La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1 mai 1940, Mai
[" or ue \u201d ve.w - 8 = NES Ts ™ Yl = p # PER £23 \\ tig F 2-234 kd CON va = J Cu, ¢ arte (XY Fat mg ( ; # \\ N 4 O9 + > > à LA hs Wi à \\ \u201c4 od à ss F a a Wigs La & vi # a + = = R a = hi HE becs \u20ac »e cage ok gr Fp +4 tee A \u201ca Sa & fr tte a 5 fa wily 1 iy < - rr \\ Ja HF wi ee A i; 33.! = der \"me ofl # a LY 4 839 4 ARE A cette pièce a accru de 25% LA VALEUR DE NOTRE MAISON .oui, Mon cher et elle en a aussi augmenté le confort de 25%, car cette petite pièce est l\u2019une des plus agréables que nous ayons.Flle sert de salle d'études aux enfants quand nous avons des invités dans le vivoir .c'est un endroit idéal pour lire ou se reposer enfin.c'est une piece que nous aimons fous! 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La façade de l'Art Gallery (musée et école des beaux-arts de l'Art Association) de la rue Sherbrooke, à Montréal, dont on ne voit ici que la porte d'honneur, est un très élégant et très pur spécimen d'architecture grecque.La Revue POPULAIRE LE SALON du Prin temps NE foule nombreuse, plus nombreuse que jamais, a défilé devant les toiles, gravures, travaux de sculpture et projets d'architecture du Salon du Printemps.(20 mars au 14 avril).C'est au « Art Association» de Montréal que se tient, chaque année, ce salon.250 exposants, dont 30 Canadiens français seulement.Un peu plus d\u2019un huitième ! Allons, messieurs les artistes, au travail | Pour encourager les nôtres, le reporter- photographe de La Revue Populaire s'est appliqué à photographier, de préférence, des œuvres d'artistes canadiens-français.Parmi ceux-là, citons au hasard : Adrien Hébert, Mlle Rita Mount (nouvelle manière très intéressante), Mme Louise Gad- bois, Jean-Paul Lemieux, Mlle Agnès Lefort, Lorne H.Bouchard, René Chicoine, Constantineau, Marc-Aurèle Fortin, Mlle Guillemette de Lorimier, Roger Viau, Gérard Sénécal, Albert Rousseau et Simone Hudon, de Québec.Marcel Choquette, Alonzo Cing-Mars, Robert Pelletier.On est heureux de saluer au Salon le retour des Anciens des Beaux-Arts qui, jusqu'ici, ont toujours exposé isolément.Les salles d'exposition de l'Art Gallery sont au rez-de-chaussée et à l'étage noble, distribuées tout autour de cette belle colonnade.Le photo-reporter de LA REVUE POPULAIRE, Henri Paul, est particulièrement fier de cette photographie prise, comme toutes les autres, à la lumière du jour, sans le moindre artifice.Au-dessous, à gauche, la salle des répliques de marbres antiques avec, au fond, le départ de l'escalier de l'aile nouvelle et, à droite, le \"\u2019 Trésor de la Semaine \u2018', un tableau de grand prix qu'on expose là une semaine seulement.L'unique musée des beaux-arts de Montréal (chose à la fois curieuse et inexplicable pour une ville de plus d'un million d'habitants) est une entreprise strictement privée, comme le Zoo de Londres (ceci pour excuser, s'il se peut, la municipalité de Montréal.) L'esprit et l'atmosphère de l'Art Gallery se sont sensiblement modernisés sous la présidence de M.C.F.Martin, M.D., LL.D.Les cours de dessin, peinture et art publicitaire sont sous la direction de MM.Edwin Holgate et William Ogilvie et de Mme Newton.Aussi, cl d\u2019esqui et cl pour ts.Secrétaire de l'Art Association: Mme A.M.Griffiths.Archiviste : Mlle Ethel M.Pinkerton.TALES ; 25 Le grand escolier de l'aile nouvelle, inaugurée au mois de février 1939 par feu le gouverneur-général Tweedsmuir, de regrettée mémoire.Dans cette aile nouvelle sont groupées quelques-unes des collections permanentes.On y trouve aussi de petites salles rectangulaires, appelées à tort \"\u2019 parlour cars\u2019, pour l'aquarelle, la photo.le bois gravé et l'eau-forte.Les imprimés, illustrés et catalogues du musée se vendent à gauche de l'entrée et, av premier, où fut prise cette photo.A droite, une statue, malheureusement sans grand intérêt, de St- François d'Assise, par Mme Fisher. Mai 1940 .FLEURIMOND CONSTANTINEAU : Le Champ de Mars, à Montréal.\u2014 Miss FLORENCE BRYSON, Portrait.LORNE H.BOUCHARD, de Drummondville.De la grande visite.JEAN-PAUL LEMIEUX : Eglise de la Baie Saint- Paul.\u2014 Miss MARION BOND et Miss F.P.SMITH.\u2014 A droite: JEAN LANGLOIS, Vallée de l'Outaouais.Les honneurs de la cimaise vont au Salon, a Adrien Hébert, A.R.C.A., Alphonse Jongers.R.C.A., Harold Beament, A.R.C.A., Sir Wily Grier, R.C.A.et E.Newman.i STANLEY ROYLE, Nouveau-Brunswick : Jeune religieuse (ci-dessus).À droite : JOSETTE VAILLANCOURT, Outremont : Pegay.ADRIEN HEBERT, A.R.C.A., \u2014 Le Pare Montmorency, à Québec.Cette toile de M.Hébert a obtenu l'un des deux prix annuels Jessie Dow 1940.De gauche à droite : ROGER VIAU (La délaissée) : GORDON E.PFEIFFER ; LOUIS MUHL- STOCK et MARC-AURELE FORTIN (Saint- Laurent, lle d'Orléans).Plusieurs peintres canadiens-français figurent dans cette salle.A droite, sur le socle, un plâtre patiné de SYLVIA DAOUST. La RevuE POPULAIRE AIPHES La capita le Ne croyez pas que la vigilance se soit rela- chée et que la Ville Lumiére soit redevenue la ville des lumières.Il fait encore très noir à Paris.Dès la tombée de la nuit, c'est-à-dire vers huit heures, la plupart des rues sont plongées dans une obscurité que troublent faiblement les halos des réverbères passés au bleu et les vitrines des magasins soigneusement voilées.Certains quartiers de Passy et d'Auteuil, du côté du Bois de Boulogne, sont même d'une obscurité telle que les piétons doivent se promener avec des lampes électriques de poche et que les voitures, aux phares bleuis, ne peuvent circuler qu'à une vitesse de 10 milles à l'heure ! Mais le Centre se réveille.La Place de l'Opéra et les Grands Boulevards, sans avoir repris leur aspect illuminé d'avant guerre, ont retrouvé un peu de leur clarté et de leur animation.Les commerçants parisiens, qui sont malins comme des singes, usent de toutes les ruses pour aguicher les chalands par leurs étalages savamment barriolés, sans toutefois encourir les contraventions des agents de la\u2019 Défense Passive qui circulent sans arrêt dans les rues, dès la fin du jour, et sifflent impitoyablement toutes les fenêtres ou vitrines insuffisamment camouflées.Paris la Nuit est devenue la ville du papier de couleur.Tel joaillier célèbre de la rue de la Paix a décoré sa vitrine, où avant la guerre étincelait des joyaux, de «découpages » de papier rouge, vert et bleu du plus séduisant aspect.Telle maison de couture du Faubourg Saint-Honoré a orné les glaces de UITIÈME mois de guerre.La vie reprend à Paris.son étalage de longs ciseaux et de minces silhouettes en papier de couleur.Et c'est une façon originale de présenter les Premiers modèles de la : saison, en attirant le regard des clientes .tout en restant en règle avec ces messieurs de la Défense Passive., : RÉOUVERTURE « Réouverture ».On lit ce mot sur tous les magasins qui avaient fermé dès les premiers jours de septembre.Les rideaux de fer baissés deviennent moins nombreux chaque jour et aux Champs-Elysées on n'en voit presque plus.Les cafés, les cinémas et des théâtres, qui devaient fermer à onze heures, ont obtenu la permission de rester ouverts jusqu'à minuit.Ne faut-il pas que les soldats qui viennent en permission puissent s'amuser un peu dans la capi- EN GUERRE retrouve son animation et son sourire par Juliette Cabana tale, et que les Parisiens qui restent dans leur ville conservent un bon moral en jouissant un peu de ces lumières et de ce mouvement qu'ils aiment tant.Aussi y a-t-il foule aux terrasses, enveloppées de glaces, des grands cafés des Champs-Elysées où se retrouve chaque soir l'élite du Tout-Paris et surtout les vedettes du cinéma.Dans cette foule on voit autant d'uniformes que de costumes civils.Les uniformes anglais sont très nombreux.Au dire des vieux Parisiens, Paris a repris son visage de l'autre guerre.Et la sympathie des Français pour les Anglais est plus chaleureuse encore qu'en 1914-1918.Les « tommies » aux uniformes impeccables, sont les enfants chéris de la foule.Et quel enthousiasme dans la rue quand passe un jeune officier de la Royal Air Force ! Qu'ils sont jeunes, tous ces « as » de l'armée britannique de l'air ! Grands, sveltes, élégants, ils ont la silhouette dégagée de jeunes étudiants de Cambridge ou d'Oxford.Et les Parisiens, qui suivent chaque jour dans les journaux, le récit de leurs exploits, témoignent sans compter leur admiration et leur sympathie à ces héros de vingt ans.LEs PERMISSIONNAIRES Depuis trois mois Paris est envahi par les permissionnaires.Ils arrivent par trains entiers à la Gare de l'Est et à la Gare du Nord, Ils viennent de « quelque part en France » mais surtout des frontières belges et de la ligne Maginot.Ils sont magnifiques ces hommes qui ont encore leur uniforme et leur harnachement de guerre.Ils sont énormes comme des blocs de glaise, avec leur kaki durci de boue, leurs épais souliers en- croutés de terre, leur sac, leurs musettes, tout leur barda, sans oublier le casque et le masque à gaz.Et tous ont des mines magnifiques.N'allez pas le leur dire, au moins.Car rien ne les met autant en colère.C'est qu'ils ont souffert, là-haut.Ils sont restés des semaines sans se déshabiller.Ils ont reçu la pluie pendant des semaines, des mois.Ils ont couché sur la terre humide ou sur la paille pourrie.Pendant le mois de décembre et le mois de janvier, ils ont souffert du froid.Dans les Vosges, la température est tombée jusqu'à 6° Farenheit au-dessous de zéro.Mais si les soldats se défendent d'avoir bonne mine, ils ne peuvent cacher ni leur teint halé ni leurs joues colorées de santé.Seuls quelques aviateurs, surtout ceux de l'escadrille La Fayette, portent la barbe.Les autres se rasent aussi souvent qu'ils le peuvent.On ne peut plus les appeler : en 1914.Leur moral à tous est excellent.Et avec quelle joie ils se retrouvent à Paris.Beaucoup de paysans voient la capitale pour la première fois.Et c'est le Parisien de la bande qui fait les honneurs de sa ville aux provinciaux.Sur la plate-forme de l'autobus, j'entends un petit parigot à l'air déluré dire à un gros garçon d'Auvergne en lui montrant l'Arc de Triomahe : \u2014 Tu vois, petit gars, ça c'est Paname ! Ou bien c'est un Français et un Anglais qui bavardent.Il faut entendre ces dialogues faits de dix mots d'anglais prononcés à la parisienne et de dix mots de français prononcés à la londonienne : \u2014 Ce était trés beautiful ! dit le tommy.\u2014 You said it, old fan ! répond le poilu.ce qui est la traduction approximative de l'expression très parisienne de «tu parles, vieux frère | » Et tous deux fument d'excellentes Craven en boîte de cinquante.Et le soir on retrouve tous ces soldats avec leur femme, leurs enfants, leur famille.et leurs vieux copains anglais dans les théâtres et les cinémas, Et à la sortie des spectacles, à onze heures et demie, sur les Grands Boulevards, c'est.presque l'habituelle cohue des beaux soirs de l'avant-guerre.les poilus, comme Mar 1940 UN AMI DES LIVRES Visite chez un bibliophile montréalais, à l\u2019occasion du 5e centenaire de l\u2019invention de l\u2018imprimerie.\u2014 Livres rares.\u2014 Papiers de luxe.\u2014 La première Histoire de Montréal.par GERMAINE GUEVREMONT chef du secrétariat de la Société des Ecrivains canadiens L Nous arrive assez souvent de faire la connaissance d\u2019un collectionneur de livres recherchés, de belles éditions, de reliures à fine dentelle d'or, jaloux de son bien; mais quiconque rencontre un bibliophile possesseur d'ouvrages précieux, parfois uniques, prêt à se départir de ses trésors pour le seul bonheur de les mettre en valeur, peut se vanter de connaître un ami des livres.Ceux qui ont visité à l'Ecole technique de Montréal le Salon de Racine qu'organisait, en novembre dernier, la Société des Herivains canadiens et qui purent y admirer a loisir des elzévirs et des éditions plantiniennes, savent que je veux parler du professeur Denis de la Ronde.Un des premiers visiteurs à l'exposition, le professeur offrait, sans se targuer de sa bibliothèque, de nous prêter des livres.On avait noté le fait sur un pamphlet justement intitulé : « Bien choisir pour mieux réussir » que distribuait l'Ecole technique.Avec en tête un soupçon de scepticisme, je me mis en route vers la rue Sherbrooke ouest où M.de la Ronde professe les langues.Si grande fut ma confusion de me trouver en face d'un bibliophile possédant une bibliothèque de trois mille volumes, dont la qualité ne laisserait pas d'en éblouir de plus avertis, que je confessai mon ignorance sans plus tarder.Le distingué professeur me rassura dans le langage d'un philosophe : « Je ne crains pas quiconque avoue ne rien savoir, mais j'ai peur de celui qui se vante de tout connaître.» Le meilleur parti à tirer de la situation était de me taire, de regarder, d'écouter et surtout d'annoter puisque le destin \u2014 brave homme \u2014 me servait une interviou royale.Après avoir admiré Les Béatitudes, un album d'enluminures variées des XIIe et XIIIe siècles, je m'incline devant un incunable, la passion des bibliophiles, qui date de 1493 : Tragédie de Sénèque imprimée à Venise par Mathieu de Capcasam.La couverture de parchemin porte sur les plats l'écriture monastique de la fin du XIIe siècle ou du commencement du XIIIe et garde les traces de plusieurs lavages, à cause de A rareté du parchemin à cette époque.\u2014 Que pensez-vous, me dit M.de la Ronde, de ces majuscules historiées dans les Epigrammes de Martial, un livre édité à Bâle, 1536 et portant la marque au mercure trifons de Jean Herwagen ?Cette édition est recherchée pour les savantes annotations de Jacob Micylli.\u2014 Et cette Histoire de Tacite avec lettre de Léon X, Milan, 1517 ?\u2018examine ensuite tour à tour : \u2018Histoire des Francs par Grégoire de Tours, Bâle, 1568, et la Chronique bréviaire des origines du monde par Adonis, archévêque de Vienne, ouvrage dont la converture originale est armoriée et qui porte sur le frontispice l'autographe de Charles de Pradel, soixantième évêque de Montpellier : « Du serment solennel chez les Romains » par Brisson, jurisconsulte ; un volume plein-veau, avec les armoiries des Ducs de Bourgogne, provenant de la bibliothèque ducale de la maison de Bourgogne.Le tableau des armoiries de France par Philippe Moreau, Bourdelois, un livre précieux imprimé à Paris, chez Robert Fouet « À l'occasion, devant les Matthurins », 1599 ; Le livre des emblémes par André Alciat, Paris, 1589, une édition originale avec de nombreuses gravures sur bois.On trouve rarement un Alciat, avec gravures sur bois, bien conservé ; Une première édition d'un Marot, dont il existe deux exemplaires, un chez M.de la Ronde et l'autre à la Bibliothèque Nationale.Un commissaire-priseur, à l'hôtel Drouot, en 1932, a évalué un exemplaire à $1,500 (Lire la suite page 62) = mi tucg'raigonnable.Fouong gang tricherie OR) Mint Pierre n'amena que troig by À 5) Betas.(i Fégugna de mas era di jt suis perdu! A - fai bien jeté cria t-il car je t'ai d'un point el - Bos Iejonglee je geral dont cou malheureur et un chélif, Dang le siècle et ici! II à falls que voug me Dépagigiez d'un seul point ! a Wand Leg Aimed qui gant au feu entendent que Dainct Picree gagne.de tous côtés: WEN clieg lui crient : 0 Sire nous edpérons en Youg! Saint Pierre d'il plaist à Dieu, ces | avant gue la nuict Soit bene woug devez tong en [Daradis! OCD qu'il gagna toutes leg deg.WM Legion bord de) Snfer.t au plug vite 1 mena bee lib] = 1] wana 3 jf dolent ef furieux.Sain-Pierre et te Jongleur, tableau de XIVe siècle.Manuserit enluminé et histori¢ par Malatesta.TE mm > The Sermon on the Mountain (Le sermon sur la montagne, Saint-Mathieu) enluminé par W.Hudety et illustré par Charles Rolt M.Denis de la Ronde, ou milieu de ses livres.Possesseur d'une des plus riches bibliothèques particulières de Montréal, le professeur Denis de la Ronde prépare au baccalauréat et enseigne le françois, l'anglais, l'allemand et l'espagnol.Photos de La Revue Populaire 10 LA Revue PoruLAIRE LES PORTES DU CANADA Terre-Neuve et le Labrador suppléant de Terre-Neuve, déclarait récemment à Toronto : « Nous avons le plus beau pays du monde, mais le Dominion ne sera jamais complet tant qu'on ne lui aura pas ajouté Terre- Neuve.Cette île domine le golfe Saint-Laurent et, en temps de guerre, l'ennemi qui parviendrait à la contrôler étranglerait sûrement le commerce du Canada.C'est pourquoi je crois que cette union est une question impériale.» C\u2019est avant tout une question canadienne.Le vieux Sir Alfred Morine voudrait que le Canada prit à sa charge les dettes de Terre-Neuve, pour en débarrasser la Grande-Bretagne.Ce n'est pas l'avis d'autres Canadiens, des vrais Canadiens.À cause de la Grande Guerre, et pour la défense de l'Empire, notre pays a assumé une dette formidable de trois milliards et demi de dollars ; et, seul de tous les alliés, il n'a reçu aucune compensation (même partielle) pour les sacrifices consentis.Ajoutez à ce fardeau celui, encore plus écrasant, dont nous sommes en train de nous charger : un demi-milliard en 1940 seulement! Vraiment, le Canada a payé assez cher pour qu'on lui donne libre accès à l'Atlantique ! En plus de leur position géographique \u2014 vitale pour le Canada \u2014 Terre-Neuve et le Labrador ont une valeur économique que l'on mésestime trop souvent.Visitée par les Scandinaves au XIe siècle, puis à partir du XIVe par les Basques, les Bretons et les Normands, l'île de Terre-Neuve ne fut longtemps qu'une base de pêche.Le traité d'Utrecht, en 1713, la céda à l'Angleterre.les pêcheurs français y conservant le droit (souvent contesté) d'y débarquer et d'y sécher le poisson.Le « French-Shore » existe encore aujourd'hui, sans compter les îles Saint-Pierre et Miquelon.Et même, depuis environ deux ans, la Grande-Bretagne a accordé une ou qs ALFRED MORINE, ancien premier ministre par Roland Prévost deux bases aux Italiens, qui viennent pêcher jusque dans le golfe Saint-Laurent.Terre-Neuve a la forme d'un triangle \u2014 42,734 milles carrés \u2014 dont les sommets sont les caps de Grace, de Raye et de Raz.Sur le rivage Atlantique, la côte est fortement indentée et offre d'innombrables ports naturels.En mars 1927, le Comité Judiciaire du Conseil Privé répondait à cette question : « Où situer et comment définir la frontière entre le Canada et Terre-Neuve dans la péninsule du Labrador, d'après les statuts, arrêtés ministériels et proclamations ?» Le plaidoyer de Terre-Neuve ayant prévalu, la plupart des journaux canadiens parlèrent de spoliation, sans prendre la peine d'étudier les documents du procès \u2014 plus de 5,500 pages grand octavo ! A vrai dire, d'après les juristes impartiaux, Terre-Neuve avait des arguments irréfutables dont voici les principaux : le Traité de Paris de 1763, I'Acte de Terre-Neuve de 1809, et plusieurs ordres en conseil.Terre-Neuve ayant des droits certains sur le Labrador, restait à définir le mot côte ou côtes qui revenait souvent dans les textes officiels.Les juges du Conseil Privé consultèrent des écrivains, des géographes.Mais ce qui pesa le plus c'est qu'avant 1900, toutes les cartes publiées par le Canada indiquaient la frontière Canada-Labrador à la hauteur des terres, c'est-à-dire à la source des rivières se déversant dans l'Atlantique.La topographie de la côte du Labrador rappelle beaucoup certaines parties de la Scandinavie et de \u2018la Finlande ; dans la partie nord, là où des Missions Moraves sont établis depuis 1770, le paysage ne manque de grandeur ni de pittoresque: hautes mon- \"pA NGAP Ten 9 CV S7- JEAN tagnes dénudées, fjords profondément découpés, îles nombreuses.C'est dans cette région que les Esquimaux semblent le plus heureux, grâce aux\u2019 Missionnaires Moraves qui protègent l'indigène contre son fatalisme et son insouciance.Mais le plus bel ornement du Labrador, c'est le fleuve Hamilton qui porte aussi les noms de Gande Rivière, rivière des Esquimaux, et rivière Petshikupan.John McLean, à l'emploi de la Compagnie de la Baie d'Hudson, est le premier blanc qui ait visité et décrit le fleuve Hamilton et ses chutes, en 1839.Au dire des explorateurs, les chutes de I'Hamilton dépassent en beauté celles du Niagara.Elles tombent verticalement d'une hauteur de 320 pieds; avec les autres chutes, le fleuve Hamilton descend de 760 pieds en douze milles, avec un débit de 50,000 pieds cubes par seconde.Ce sont là certainement les chutes d'eau les plus puissantes en Amérique.Bien que la moitié de l'île soit constituée de lacs, étangs et tourbières, Terre-Neuve possède des richesses naturelles intéressantes : forêts et minérai de fer.Sa production de papier fut de 353,000 tonnes en 1937, la production du bois brut ne cesse d'augmenter.Lorsque la prospection de Terre- Neuve sera complétée, on s'apercevra sans doute qu'au seul point de vue minier, il y a là un avenir prometteur pour des gens courageux.Quand on parle du Labrador, on cite toujours le mot de Jacques Cartier : « la terre que Dieu donna à Caïn».Le découvreur du seizième siècle n'avait pas tort ; mais de nos jours, on lui donne un peu moins raison.Inculte, rocheux, presque inhabité, froid, le Labrador n'a rien qui puisse séduire.Et cependant, ce devrait étre pays canadien.Sur la côte, à part les pêcheries, il n'y a sans doute pas grand'chose à exploiter.Même en été le climat y est froid : les glaces descendent avec le courant polaire en plein juillet.La population du versant est se compose de quelques milliers d'Esquimaux, d'Indiens, de pêcheurs de Terre- Neuve, et de «liviers» (métis d'Esquimaudes ou d'Indiennes et de Blancs).Ici et là et là quelques postes de la Compagnie de la Baie d'Hudson.Mais il y a un arrière-pays très intéressant, sinon pour le touriste, du moins pour le trafiquant de fourrure et le fabricant de papier.Sur le versant ouest des montagnes, la température estivale est plus élevée que sur la côte.Le long des rivières et des lacs, l'épinette, le bouleau, le sapin et le peuplier y atteignent un diamètre qui les rendront d'exploitation payante.On y trouve même des fleurs et des fruitages : thé du Labrador, raisins d'ours, gadelle, etc.La faune du Labrador est très abondante.Sur la côte, ours polaire, phoque, renard blanc ; à l\u2019intérieur, marte, fouine, rat musqué, belette, castor, loutre, lynx, renard de toutes nuances, canards, etc.Si le gouvernement terre-neuvien s'est ruiné à soutenir les pêcheurs et s'il a dû se mettre en tutelle, ce n'est pas que les pêcheries y sont une industrie déficitaire.Comme en Gaspésie, les marchands ont exploité le pêcheur, l'ont acculé à la ruine, faute de prévoyance et d'intelligence.La coopération l'eût sauvé, mais le gouvernement n'a jamais voulu imposer ni même proposer ce remède.Pêcheries, forêts, chasse, mines, tout cela se trouve en abondance à Terre-Neuve et le Labrador: à elles seules, les forêts du Labrador sont estimées à plus de $200,000,000.Carte de LA REVUE POPULAIRE [ons Mai 1940 (Photo Albert Dumas.Montréal) Quand le polémiste mourut, journalistes et écrivains rendjrent hommage en de nombreux articles \u2014 voire des volumes \u2014 à l'homme et à l'œuvre.Et ce fut, depuis, le silence.Relisant de vieux papiers où apparaissait la signature : « Asselin », des souvenirs se sont précisés, et j'ai voulu évoquer un aspect de sa personnalité que ses panégyristes et ses détracteurs ont relégué dans l'ombre : le paradoxe.Asselin demeure et demeurera dans les lettres canadiennes un classique du journalisme.Il y rejoint son ami Fournier, Arthur Buies et quelques autres.C\u2019est encore aborder un sujet d'actualité que de parler de lui d'autant plus que de nombreux disciples, formés à son école, perpétuent son œuvre.Quand la génération dont je suis quitta le collè- e, Asselin et Fournier étaient à leur apogée.Pour es jeunes d'alors, ces deux journalistes qui s'attaquaient aux puissants du jour, déboulonnaient de leur piédestal les colosses aux pieds d'argile, prenaient figure de frondeurs et cela les rendait plus attachants.Leurs séjours en prison leur conféraient une auréole d'épopée.Sans peur, comme sans reproches, ces chevaliers de la plume s'étaient dressés devant le pouvoir établi, combattant, visière relevée, les bonzes politiques alors omnipotents.C'était aux beaux jours du nationalisme, peu après la campagne de 1911, alors que Bourassa venait de faire résonner, à travers la province, son verbe claironnant.La jeunesse s'était passionnée à ces luttes et elle considérait Asselin le père du nationalisme canadien.La guerre de 1914 survint alors, Asselin continua de prêcher sa doctrine.Qui ne se souvient de ses polémiques retentissantes avec l'abbé d'Amours, impérialiste reconnu qui signait alors du pseudonyme de « Patriote.» Dans l'Action de Fournier, dans des pamphlets, notamment celui intitulé : « Les évêques, l'Action Catholique et la guerre », Asse- lin se faisait le champion du nationalisme.Puis un jour, à la stupeur de ses amis, il annonça qu'il s'enrôlait.Plus que cela, il se fit sergent recruteur et leva un régiment : le 163e, si ma mémoire est bonne.Ce fut le premier paradoxe \u2014 pour ne pas dire contradiction \u2014 de sa carrière.Par sa doctrine politique il proclamait que le Canada se devait de ne pas participer aux guerres impériales.Par sa conduite il apportait la négation de ce principe en s\u2019enrôlant lui-même et en exhortant ses compatriotes à imiter son geste en s'enrégimentant avec lui.Au cours d'une assemblée tumultueuse au Monument National, il expliqua son attitude.Il s'enrélait pour secourir la civilisation française menacée.Par contre il déclara continuer sa fidélité aux principes nationalistes.Quand Marcel Dugas le rencontrait après cela il l'interpellait invariablement par ce propos : « Vous rappelez-vous, major, quand Asselin écrivait .» Asselin, dans les deux cas, était sincere et c'est dans cette sincérité vis-a-vis de lui-méme que réside le paradoxe de son existence.Fra trop tard pour en parler ?Souvenirs littéraires 11 OLIVAR ASSELIN Homme Paradoxal par Ubald PAQUIN A la mémoire du plus grand journaliste canadien- francais, décédé il y a trois ans, le 18 avril 1937.Aucun polémiste au pays ne fut peut-être plus violent, plus acerbe, même plus hargneux.Il frappait pour que les coups portent, fassent mal, et de fait ils faisaient mal, très mal.À le lire, on aurait cru que cet homme à l'apparence chétive et malingre, au teint bilieux, à la voix aigre ne connaissait ni bonté, ni pitié.Et cependant, il n'y eut pas de meilleur homme au monde ni de plus humain.Autant il était féroce dans ses écrits, autant il était charitable et bon dans le commerce habituel des hommes.Il possédait un cœur d\u2019or.Quand la fortune lui sourit, alors qu'il s'occupait d'affaires, immeuble ou finance, combien de personnes n'a-t-il pas aidées, non pas seulement de ses conseils comme c'est souvent le cas, mais de ses deniers.L'auteur de ces lignes se souvient d'une lettre qu'Asselin lui écrivit pour le mettre sur la \u2018piste d'un marché avantageux et lui offrir son concours.Cela sans autre motif aucun que le désir de rendre service à un confrère.L'Hôpital de la Merci sur les bords, de la Rivière des Prairies est un monument qui parlé en faveur de son dévouement et de son altruisme.Théoricien du nationalisme, il poussa à l'enrôlement.Ecrivain acerbe et féroce il est la bonté et la charité même.Il semble qu'il ait eu deux personnalités en lui : que son moi se dédoublait.Peu d'écrivains ont pris avec le clergé de cette province une liberté plus grande.Il ne se fit pas scrupule de le combattre et cela ouvertement en oubliant parfois « les gants de filoselle blanche et les mitaines fourrées d'hermine» dont parlait jadis Roger Maillet.Il suffit de rappeler ses brochures du temps de la guerre et ses démêlés des dernières années avec les autorités épiscopales dont la suppression de l'« Ordre » fut l'une des étapes les plus douloureuses.Que voilà un anticlérical fieffé et un athée, penserait-on ! C\u2019est tout le contraire qui est vrai! Asselin était un chrétien convaincu et très reli- jeux de pratique.Il fait de fréquentes retraites fermées ; il s'arrête sur semaine devant les églises et y entre faire une prière ou un chemin de croix.Combien ne l'ont pas vu sortir de la chapelle des Pères du St-Sacrement, rue Mont-Royal, où il était allé s'agenouiller et prier, seul, sans ostentation.A sa mort on assiste à ce spectacle pour le moins inattendu.Cet homme qui a lutté durant une partie de sa vie contre les évêques et le clergé est pleuré presque unanimement et sincèrement par les membres de ce même clergé.A côté de sa dépouille funèbre de bons Frères veillent en prières jour et nuit.À ses obsèques une foule considérable de prêtres et de religieux de toutes cüngrégations, ont tenu, par leur précence, à rendre ce tribut ultime à son esprit profondément chrétien.Avant d'aller plus loin et de citer d'autres faits pour le moins aussi paradoxaux, je me permets une petite digression.Asselin ne se gênait pas quand, dans une revue ou un journal, un article lui plaisait de le faire savoir à qui de droit.Pour acerbe et hargneux qu'il était, il ne connaissait pas l'envie.Il lui arriva, à ce propos, deux aventures plutôt .amusantes.Il venait «de mettre au point» et de publier l'anthologie des poètes canadiens colligée par Fournier.Valdombre, dont la véritable personnalité n'était connue, à cette époque, que de rares intimes, lui avait servi dans la défunte Minerve (15 mai 1920) un « poulet » qui était presqu\u2019un étreinte- ment.Valdombre ne nourrissait pas envers Asse- lin l'admiration qu'il lui a vouée depuis.Il ne le connaissait que par certains écrits qui eurent l'heur de ne pas lui plaire.Outre de collaborer à la Minerve il publiait dans l'Avenir du Nord, de Jules Edouard Prévost, de petits contes rustiques signés Claude Bâcle.Asselin qui les avait lus et appréciés écrivit au directeur du journal lui demandant l'adresse de l'auteur qu'il voulait féliciter personnellement.Il se rendit donc au bureau de Grignon.L'entrevue fut cordiale jusqu'au moment où la conversation dévia sur Valdombre et son article de la Minerve.Inutile de dire qu'il eut sur le mérite de l'article précité des divergences fondamentales et ceux qui ont connu les deux hommes peuvent s'imaginer la discussion qui s'ensuivit.L'une des polémiques les plus sensationnelles d\u2019Asselin fut celle qu'il engagea avec le directeur du « Nationaliste » dans les dix-neuf cent vingt.et quelques années.Je ne me rappelle pas la date exacte mais je sais qu'elle « fit du potin dans Lan- derneau ».Le directeur du Nationaliste d'alors, qui signait du.pseudonyme d'Etienne Anthony, est l'un des écrivains les plus puissants que nous ayons.Et je regrette qu'il n\u2019ait pas encore produit d'œuvres à son mérite.Ce fut l'adversaire le plus rude, le plus dur à combattre que jamais Asselin rencontra et il est assez difficile de dire lequel des deux jouteurs remporta les honneurs de la mêlée.Quoi qu'il en soit, la polémique fut ardente et sans aménité, et Asselin, avec raison, ne chérissait pas Etienne Anthony de tout son cœur.Dans le même temps, Etienne Anthony collaborait à la Revue Nationale et son antagoniste ayant pris connaissance d'une de ses études signée : Jules Ledoux écrivit au directeur de la Revue lui disant que ce « jeune homme écrivait (Lire la suite page 67) 12 LA REvuE POPULAIRE NOTRE JEUNESSE SON COEUR, SA PENSÉE, SES RÊVES GRANDE ENQUÊTE D\u2019ACTUALITE HI # VIE SOCIALE ET NATIONALE PRÈS avoir interrogé les jeunes sur divers aspects de leur existence individuelle et leur avoir donné l'occasion d'exposer quelques-unes de leurs théories personnelles, il importait de passer à un ordre d'idées plus général et de savoir comment réagit cette même jeunesse en face de certains problèmes de notre vie sociale et nationale.J'ai donc posé à mes aimables intervioués les questions suivantes ou leur équivalent : 1°.Croyez-vous que notre jeunesse abuse de l'alcool?Avez-vous quelques suggestions à faire pour la prémunir contre ce fléau ?\u201c 2°.Avez-vous l'intention de vous marier ?As- pirez-vous à devenir propriétaire ?3°.Etes-vous en faveur a) du vote des femmes; b) de leur entrée dans la vie publique ; c) de leur admission à toutes les carrières et professions ?4°.Que pensez-vous de notre démocratie actuelle ?Quelle est votre opinion sur les systèmes totalitaires ?5°.Croyez-vous que le Canada soit appelé à devenir une nation indépendante ?Que dites-vous de la théorie du séparatisme ?6°.Que répondez-vous lorsqu'on vous questionne sur votre nationalité ?Avant d'aller plus loin, il est à propos de faire remarquer que cette enquête conçue et poursuivie presque entièrement avant le début de la guerre actuelle, a été terminée les toutes premières semaines du conflit.Ce qui revient à dire que les uestions posées et les réponses onnées n'ont aucune espèce de relation avec la nouvelle tragédie où le monde est plongé depuis septembre dernier.Des jeunes gens libres m'ont énoncé des opinions libres que je rapporte en toute sincérité et voilà tout.Ma tâche d'ailleurs n\u2019est aucunement méritoire, puisque pas un seul n'a exprimé devant moi une opinion qui puisse être taxée de la moindre déloyauté envers le Canada, l'Angleterre ou la France.Bien au contraire, je puis affirmer à l'honneur des jeunes de ma race qu'ils désirent tous, au moins autant que leurs aînés, la réalisation et le maintien de l'unité canadienne.Maintenant, faisons ensemble quelques visites particulières, après quoi nous dresserons un tableau récapitulatif des opinions variées qu'il m'a été donné de colliger au cours de cette consultation.e Dans un petit bureau qui tient à la fois de l'abri de cantonnier et de la resserre à outils, un jeune homme très blond et très frêle m\u2019accueille cordialement.Malgré son apparence d'extrême jeunesse, il est dans le commerce depuis plusieurs années déjà et consacre en outre tous ses loisirs aux œuvres sociales de jeunesse.Il préside même un groupe important \\de Jocistes et prend part à tous les congrès de cette puissante organisation.Enfin, signe irréfutable de précoce maturité, il fume presque sans arrêt une pipe robuste qu'il alimente d\u2019un odorant tabac canadien.par Aimé Plamondon Il m'informe qu'à son avis, la jeunesse n'abuse pas à proprement parler de l'alcool.On déplore bien ici et là quelques excès individuels attribuables assez souvent au désir de « faire les hommes », mais dans l'ensemble, nos jeunes ne sont pas intempérants.Cependant, la démoralisation engendrée par le chômage pousse incontestablement un certain nombre d'entre eux à demander à la boisson l'oubli passager de leur misérable condition.C\u2019est là le vrai danger et voilà pourquoi il faut au moins s'efforcer de procurer à la jeunesse, si l'on ne peut lui fournir du travail, des distractions saines et vivifiantes qui l'empêchent de s'enliser dans une oisiveté bien dangereuse.À travers un nuage opaque de fumée qui lui sert peut-être à camoufler une émotion sentimentale, mon interlocuteur m'avoue son intention arrêtée de se marier et son non moins ferme désir de devenir propriétaire.Son opinion n'est pas encore formée sur la question du vote des femmes, mais il s'oppose catégoriquement à leur entrée dans la vie publique et n'est guère plus favorable à ce qu'on leur permette d'exercer toutes les professions dites libérales, de même que les carrières généralement réservées aux ommes.S'il conserve son allégeance à notre démocratie actuelle, il affirme néanmoins qu'elle a un besoin urgent de réformes considérables.L'instauration du corporatisme chrétien et la réforme monétaire, \u2014 il précise qu'il ne songe pas particulièrement au Crédit Social \u2014 lui paraissent les deux mesures dont l'adoption est la plus pressante.Par contre, nous n'aurions que faire en notre pays des doctrines totalitaires que les peuples condamnés à les subir regreftent amèrement aujourd'hui d\u2019avoir si inconsidérément adoptées.Il entrevoit avec joie l'indépendance future du Canada, se refuse à exprimer une opinion sur le séparatisme et se proclame sans hésitation Canadien français.Sa pipe vient de s'éteindre en même temps que ma cigarette et je quitte l'adolescent au visage d\u2019enfant pour lui permettre de retourner à son travail d'homme.Dans Montréal, notre grand'ville, il y a un étudiant en droit qui est en même temps comptable et rédacteur d'un journal de jeunes.Je me demande encore quand et comment ce jeune homme se repose et de quelle façon il s'arrange pour être à la fois aussi prodigue et aussi parcimonieux de son temps.Mais ce que je sais, par exemple, c'est qu\u2019il com- ine magnifiquement l'optimisme de la jeunesse, sa fringale d'action et sa passion du dévouement.l me renseigne sur lui-même et sur ses contemporains d\u2019une voix calme, aux sonorités harmonieuses, qui fait présager un futur orateur parlementaire de la bonne école.Selon lui, l'alcool exerce des ravages fréquents au sein d'une partie notable de notre jeunesse.Il faut, par conséquent, que le législateur parvienne à limiter la fabriia- tion et la consommation des boissons enivrantes par tous les moyens à sa disposition : lois rigides, hausse des prix et surtout lutte sans merci à la contrebande sous toutes ses formes.Mon jeune ami trouvera le temps de se marier et ensuite, il essaiera de trouver le tour de devenir propriétaire.«Si en se mariant, rai- sonne-t-il avec son calme habituel, on se place dans la société, en devenant propriétaire on s'y incruste.Par conséquent, il importe de s\u2019incruster le plus tôt qu'il se peut.» Il est favorable au vote des femmes mais opposé par principe à leur entrée (Lire la suite page 64) * Voir lére et lle parties dans « La Revue Populaire » de mars et avril 1940.+ «+ + \"\" Celui-là combine magnifiquement l'optimisme de lo jeunesse, sa fringale d'action et sq passion du dévouement avec une maîtrise absolue de son esprit et de ses nerfs.\"* Mar 1940 13 LA LIGUE DE LA JEUNESSE FÉMININE DE MONTRÉAL, QUÉBEC, OTTAWA ET SHERBROOKE dée, en 1929, par Mme Pierre Casgrain, avec le concours d'un groupe de dames et de jeunes filles.Elle a pour but d'orienter la jeune fille vers des œuvres sociales.L'an dernier, pendant un congrès tenu à Montréal, toute cette jeunesse se réunissait à un diner a l'hôtel Mont-Royal, pour célébrer leur dixième anniversaire de fondation.Que de travaux accomplis, que de misères soulagées, pendant cette courte période de temps! Et l'on peut aussi ajouter : quel enseignement précieux pour nos jeunes filles que cette école de charité et de dévouement ! Elles peuvent être fières de l'expansion de leur œuvre qui a maintenant des filiales à Québec, à Ottawa et à Sherbrooke.Fières aussi de leur organisation si complète.Elles ont maintenant un local dans l'édifice de l'Alliance Nationale, rue Sherbrooke ouest, où Mlle Jacqueline Blon- deau se tient tous les jours de 10 heures à 1 heure.C'est là qu'ont lieu, le premier mardi de chaque mois, les assemblées du Conseil d'Administration.La période laborieuse des membres actifs de la Ligue s'étend du mois de septembre au ler juin, Durant ce temps, chacune doit accomplir 105 heures de travail.Celles qui appartiennent à la filiale de la Croix-Rouge doivent quand même fournir un minimum de 60 heures de travail en faveur des œuvres régulières de la Ligue.Chaque année à l'automne, et parfois aussi au printemps, on organise des fêtes destinées à subvenir aux déboursés qu'entraîne une œuvre de charité aussi considérable : bals, dîners, expositions de modes ou d'autos, etc.Cette année, les circonstances n'étant plus les mêmes, ce fut un grand festival au théâtre Saint-Denis pour la première représentation du grand film : Entente cordiale.Cette heureuse initiative remporta un vrai succès.On versa une moitié des recettes au fonds des Petits Souliers, c'est-à-dire qu'on la consacra à l'achat de chaussures pour les enfants pauvres ; l'autre moitié fut partagée entre les deux régiments canadiens- français de Montréal.Citons, parmi les œuvres dont s'occupe la Ligue de la Jeunesse Féminine : Des cercles de couture dont les membres confectionnent des vêtements pour I'Assistance Maternelle, la clinique du B.C.G., les pauvres de l'Oeuvre de la Soupe et la Croix-Rouge ; Des vestiaires pour les aveugles, les protégés de l'Assistance Maternelle et du B.C.G.; La décoration d'objets fabriqués par les aveugles de Nazareth et la copie des livres en braille ; La distribution de livres et de revues aux malades des divers hôpitaux ; | A LicuE de la Jeunesse Féminine a été fon- Réunion de la Ligue de la Jeunesse Féminine, à sa permanence de Montréal.De gauche 4 droite : Miles Thérése des Baillets, Gisèle Dion ; Mmes Jean Raymond et Paul Dansereau ; Miles Françoise De Serres, Françoise Clerk, Germaine Merrill, Hélène McNichols, présidente, Mimi Magnan ; Mme Yves Bourassa ; Milles Annette Beau- champ, Lucie Leduc, Louise Mathys, Madeleine Leclair, Andrée Ostiguy, Monique Préfontaine, Jacqueline Blondeau : Mme Maurice Forget et Mile Marguerite Content.Mile Rita Forget n'apparait Pas sur cette photo.Photo de LA REVUE POPULAIRE par Thérèse Fournier L'aide apportée aux enfants infirmes de l'Ecole Victor-Doré et dans les dispensaires des hôpitaux ; Le concours donné dans l'organisation de fêtes de charité comme celle de l'Oeuvre de la Soupe et des Sourdes-Muettes ; La décoration de plusieurs Arbres de Noël.Pour se procurer les vêtements et les jouets nécessaires, les jeunes filles donnent d'abord un thé shower auquel chacune apporte un ou plusieurs articles.Elles habillent, pour l'occasion, une centaine de poupées ravissantes qui, est-il besoin de le dire, font le bonheur des futures petites mamans qui se pressent, yeux éblouis et mains tendues, autour des arbres féeriques.Cet automne, la Ligue de la Jeunesse Féminine s'est affiliée à la Croix-Rouge.Cette filiale a son local au numéro 1647 de la rue Sherbrooke ouest.En outre, Mlle Mimi Magnan dirige, dans l\u2019immeuble de la Sun Life une bibliothèque circulante de livres et de revues qu'on prête aux soldats.À l'ouvroir de la Croix-Rouge, rue Saint-Antoine, on a installé une cantine où les jeunes filles servent des repas aux personnes qui travaillent à la Croix- Rouge.Le Comité Exécutif de la Ligue de la Jeunesse Féminine à Montréal se compose de la manière suivante : Mlle Hélène McNichols, présidente : Milles Denyse Saint-Pierre et Annette Beauchamp, vice-présidentes ; Mlle Mimi Magnan et Mme Yves Bourassa, secrétaires ; Mile Lucie Leduc, trésorière.Sous-Comités : Arbres de Noël, Mille Dolly De Serres ; Aide aux Aveugles, Mlle Louise Ma- thys ; Bureau, Mlle Jacqueline Blondeau ; Bibliothèques, Mile Rita Forget ; Couture, Mlle Marcelle Dalbec ; Décoration, Mlle Monique Préfontaine ; Ecole Victor-Doré, Mlle Gisèle Dion : Dispensaires, Milles Simone Beauchamp, Françoise Clerk, Madeleine Leclaire, Jacqueline Lamarche et Mme Paul Dansereau ; Comité des Hôpitaux, Mlle Germaine Merrill ; Oeuvre de la Soupe, Mlle Andrée Beaubien ; Comités de Réception et de Recrutement, Mme M.-M.Patenaude et Mlle Thérèse des Baillets ; Vestiaires, Milles Madeleine Paré et Mar- querite Content.Filiale de la Croix-Rouge : Mme aurice Forget, présidente ; Mlle Ghislaine Pru- d'homme et Madeleine Trudeau, vice-présidentes : Mille Jacqueline Brassard, secrétaire ; Mlle Simone Beauchamp, trésorière.Des trois filiales auxquelles nous faisions allusion plus haut, celle de Québec est sans contredit la plus importante et la plus active.Fondée en 1930 par Mlle Hélène Grenier, elle eut pour première présidente Mile Marthe Saint-Laurent, au- jourd'hui Mme Mathieu Samson.D'abord sous le contrôle de la section montréalaise, celle de Québec, dont le local est situé 7 avenue Sainte-Gene: viève, a demandé et obtenu en 1938 une charte d'incorporation reconnaissant son autonomie.Il en a été de même pour les filiales d'Ottawa et de Sherbrooke.Dès ses débuts, la Ligue de Québec constitua différents comités : Celui de la bibliothèque s'occupe de la distribution de livres et de revues dans les hôpitaux et les maisons de charité ; Le service social visite les familles pauvres, leur distribue vêtements et remèdes, s'occupe de la décoration des arbres de Noël ; Le comité des aveugles enseigne le braille à ces déshérités de la vie et leur procure des secours.Les infirmières bénévoles assistent médecins et religieuses au dispensaire de l'hôpital de l'Enfant- ésus.J Les membres du comité de correspondance servent de secrétaires aux malades pauvres de l'Hôtel- Dieu, incapables d'écrire (Lire la suite page 59) 14 Les Antennes Cli u Coeur \"AUTO s'arrêta si brusquement que Jean-Claude, projeté en avant, faillit heurter de son front le pare-brise, \u2014 Qu'y a-t-il encore ?gémit-il.\u2014 Une poule, qui traversait la route avec ses poussins ; j'ai manqué l'écraser.\u2014 Cœur sensible ! Depuis Paris, tu risques ma vie à chaque minute, avec ta façon de conduire, et tu n'as, de cela, aucun remords.Sans achever sa phrase, Jean-Claude hocha la tête.Son compagnon qui, au volant de la torpedo, avait remis la voiture en marche, éclata de rire : \u2014 Pauvre vieux ! s'exclama-t-il, ironique, tu es à plaindre, vraiment ! Pourquoi m'as-tu suivi?Je serais très bien venu seul! Tu peux constater qu'ayant obtenu mon permis de conduire cette semaine et me trouvant pour la première fois sur les grands chemins, je m'en tire assez bien ! \u2014 Oui! Nous ne sommes pas encore en morceaux .Allons, que se passe-t-il ?\u2014 Rien, cette fois, tu vois ?Nous arrivons ! La voiture venait de stopper devant le perron d'une villa dont la façade grise était encadrée de verdure.Etonnée d'entendre une automobile franchir la grille ouverte et parvenir jusque-là, une vieille femme apparut.\u2014 Notre Monsieur mène la voiture, à présent ?cria-t-elle.\u2018 \u2014 Oui, mère Antoine, fit gaiement Daniel.Nous venons, Monsieur Jean-Claude et moi, vous prier de nous faire diner.Nous mourons de faim.Sans répondre, la femme rentra en courant, tandis que Jean-Claude très calme, la suivait dans cette demeure qu'il connaissait pour y être venu tant de fois, du vivant de madame Deschamps.Celle-ci avait su discerner, dès les premières entrevues, les qualités du jeune étudiant.Le sachant orphelin, elle se félicitait qu'il fit l'ami de son fils et se montrait pour lui pleine de sollicitude.° \u2014 Délicieuse, l'omelette aux confitures! mère Antoine, prononça Daniel.Quoi de neuf ?\u2014 Rien, Monsieur.Le père Antoine fait son travail comme au temps où notre Dame lui commandait.\u2018Pour ce qui est de la maison, tout va bien, sauf la toiture du côté de la chambre bleue.Ah! depuis deux ans qu'on ne l'habite pas ! Les maisons, c'est comme les gens.\u2014 .Oui, ça vieillit et se fatigue, coupa Daniel.Mais je ne peux pourtant pas m'enterrer ici, ne serait-ce que l'été, pour protéger les murs et réparer les gouttières.La voix de Daniel, assez sèche, exprimait l'agacement du jeune homme d'avoir à discuter certaines questions.Mais la fermière le connaissait depuis trop longtemps pour s'en émouvoir et le croire réellement contrarié.Je sais bien que vous ne pourriez pas habiter tout seul ici : il faudrait que vous soyez marié ! précisa- t-elle.> Les jeunes gens éclatérent de rire! Daniel marié ?Quelle plaisanterie ! Comment pouvait-on concevoir une chose pareille ?\u2014 Alors, tu te couches déjà, mon vieux ?\u2014 Je m'en excuse Daniel, mais j'ai.bûché jusqu'à l'aube la nuit dernière, afin de pouvoir t'accompagner ; je t'avoue que je tombe de sommeil.\u2014 Bon! Bon! D'ailleurs je ne vais pas tarder, plus que toi, à gagner mon lit, puisque, demain, nous devons aller à Dieppe.Je me lèverai tôt.Hier, moi aussi, j'ai donné un coup de collier.\u2014 Je n'ai pu monter, ces jours-ci, jusqu'à ton atelier.Ta statue avance-t-elle ?en es-tu content ?demanda Jean-Claude.\u2014 Oui, surtout parce que Delmont en est lui- même satisfait.Il veut que je l'envoie au Salon d'Automne.Je n'ai donc pas de temps à perdre, car il me reste beaucoup à faire ! D'autre part, exposer ?Je n'apprécie pas beaucoup ce genre de manifestation.LA REvuE POPULAIRE \u2014 Delmont a raison ! Pourquoi ne pas soumettre ton œuvre au jugement du public ?Qui eût prévu que toi, un poète, tu lâcherais brusquement la plume pour le ciseau ?\u2014 Je suis parti pour l'Italie, afin d'y écrire sur place le roman dont je situais l'action à Rome ; et puis, un jour.\u2014 Je connais l'histoire.Tu visitais l'Eglise Sainte- Marie-des-Anges et comtemplais la statue de Saint- Bruno, par Houdon .\u2014 Une merveille, mon vieux ! Cette figure taillée dans la pierre a une telle intensité de vie ! Ce n'est pas l'admiration seule, qui m'a retenu et immobilisé, dans un état d'émotion indescriptible.Cet ascète m'a parlé, Jean-Claude ; il m'a révélé ma vocation véritable.Non, je ne devais plus écrire, je devais reproduire des formes ! Dès le lendemain, j'étais sur le chemin du retour et, depuis un an.\u2014 Il faut t'accorder certaines qualités d'esprit.Tu prends des résolutions promptes, variées ; mais une fois que tu as arrêté un plan, tu t'acharnes à I'exécuteur sans te laisser arrêter par aurun obsta- Mas 1940 cle.De plus, chose paradoxale, tu subis des inspirations imprévues dans lesquelles tu crois discerner des ordres formels .\u2014 Exact ! Des ordres auxquels je me soumets non par goût, mais par respect pour ce que je crois être mon destin.\u2014 À la vérité, mon cher, tu imagines de jolis rêves, dont ta situation de fortune te permet d'envisager la réalisation, rêves auxquels ton serviteur, trop occupé par sa préparation des Sciences Politiques, n'a guère le loisir de se livrer.« Là-dessus, bonsoir; ton envie soudaine de conduire une auto étant maintenant satisfaite, j'ose souhaiter que tu ne me réveilles pas pour m'annoncer qu'une impulsion nouvelle te précipite au pilotage d'un avion.e Daniel entra doucement, dans cette pièce, qui fut jadis le boudoir où Mme Deschamps, atteinte depuis de longues années d'une grave maladie de cœur, passait, depuis la mort de son mari, la plus grande partie de son temps.Obéissant à la pression exercée sur l'interrupteur, une pâle lumière diffusée par la lampe que supportait un guéridon, montra, sous le vaste abat-jour, un fauteuil vide ! Privé très jeune de son père, Daniel avait été élevé par sa mère.Celle-ci, déjà malade, s'efforçait d'échapper aux fatigues qu'entraînait à Paris son train de vie de femme riche, très mondaine.Aussi, se retirait-elle « Aux Ormes » de Pâques à la Toussaint.Tant qu'il fut enfant, de constitution assez faible et très nerveux, Daniel fut instruit par un précepteur qui habitait avec les Deschamps soit à Paris, dans l'appartement de la rue de Prony, soit « Aux Ormes ».À treize ans, il fut mis en pension et rejoignit son foyer pour les périodes de vacances.C'était un grand garçon, dégingandé, enthousiaste, batailleur, prêt à combattre pour la défense d'une idée, mais 15 NOTRE ROMAN COMPLET par \u2018 JOCELYNE Dessin de F.-L.NICOLET repoussant tout projet susceptible par sa réalisation, de blesser ou de peiner autrui.Sa mère avait sur lui une grande influence.Ii sé montrait pour elle plein de tendresse et d'affection.La mort de cette excellente femme l'avait laissé seul et quelque peu désemparé.Très riche, après son service militaire, il avait voyagé.Puis, attiré par son ami de pension Jean- Claude Hénin, dans un milieu d'étudiants, il s'était cru des dispositions littéraires.Un séjour en Italie l'avait détourné de cette voie et précipité vers la sculpture.À présent, il partageait son temps entre son atelier et cette villa, où il aimait se reposer.À vrai dire, ce qu'il venait surtout chercher « Aux Ormes », c'était un rappel de jadis, l'évocation de cette mère qui s'était montrée pour lui si tendre.La, dans la solitude, il s'efforçait de faire revivre sa chère voix, croyant l'entendre prononcer encore les mots qui bercent et qui consolent.Soudain, comme si, inconsciemment, il eût décidé d'atteindre quelque but inconnu, il s'arrêta songeur devant la commode Louis XV et, un à un, prit les différents volumes qu'elle supportait, la plupart disposés entre les deux montants d'un classeur.ans doute ce geste lui était-il familier, et l'avait- il fait à d'autres moments, lorsque, déjà, il s'était trouvé seul en ce lieu.Emu par les penséés qui affluaient à son cerveau il porta son regard sur les titres des ouvrages et en reconnut plusieurs.L'un d'eux toutefois ne laissa pas d'attirer tout particulièrement son attention.C'était une édition récente, si l'on en jugeait par son aspect et sa frai- cheur.Sur la couverture, trois mots se détachaient, simples, et pourtant prometteurs: « Une jolie histoire».Comme signature : deux initiales mystérieuses : Intrigué plus que de raison, Daniel ouvrit le volume säns l'avoir d'abord feuilleté.C'est alors que s'offrit à ses yeux ce passage évocateur dont la lecture devait si profondément le troubler : « Jamais jusque-là un jeune homme n'avait offert une fleur à May.Elle prit l'œillet, l'approcha de ses narines, dissimulant ainsi par un geste naturel, sa grande timidité .Michel était.heureux ; il éprou- Vait la très grande satisfaction de penser que désormais, sa présence, son souvenir, ses paroles, ses actions éveilleraient dans le cœur de la jeune fille l'émotion, l'amour.May ne semblait parmi les autres dénuée ni d'intelligence, ni d'instruction : elle s'effaçait ; cependant elle était la rose la plus rose dans la gerbe fleurie que formait le groupe où elle s'épanouissait au milieu de ses compa- nes.Son regard ne fuyait pas le regard de ichel, car elle était trop franche pour lui cacher ses sentiments ; mais parfois, lorsqu'il lui faisait un compliment, le sang affluait à ses joues et elle baissait la tête.» Daniel posa le livre.D'abord, accoudé au marbre de la commode, il s'installa plus confortablement, 16 alluma une cigarette, s'assit dans une bergère aux moelleux coussins et rouvrit le volume aux toutes dernières pages pour connaître la fin du récit.aturellement Michel se fiancait a cette exquise créature, et couronnait ainsi son réve de bonheur.Un tel dénouement plongea le jeune homme dans une profonde réverie.\u2014 Ah! pensait-il, je n'ai pas eu de chance ?Aucune des jeunes filles que m'ont présentées jadis les vieilles amies de maman n'était « la rose la plus rose de la gerbe».Aucune.Et pourtant, aujourd\u2019hui comme hier, je me sens capable d'une tendresse infinie et d\u2019un dévouement sans bornes pour la petite fille dans le cœur de laquelle « mes actions » éveilleraient l'émotion .l'amour ?\u2026.Daniel, maintenant feuilletait fiévreusement le livre qui l'inspirait et en lisait des passages : « Le jour de la première rencontre, May avait dix-huit ans.Quand Michel l'aperçut, elle se tenait, délicieusement parée, au milieu de cinq compagnes, comme elle demoiselles d'honneur dans une cérémonie nuptiale.Comprit-il à cet instant qu'elle n'était point une étrangère pour lui ?May, assez mince, marchait avec une grâce extrême.Peut-être n\u2019était-elle pas très jolie.Mais, une fois qu'on l'avait vue, il était impossible d'oublier ce visage dont la peau dorée étincelait sous une chevelure presque blanche, tant le blond en était atténué.Libres de tout lien, un peu longs, bouclés, ces cheveux entouraient une physionomie qui gardait la candeur ingénue de l'enfance.Les yeux étaient d'un bleu sombre.« Michel, sans raison aucune, sourit.Puis, subitement, il décida qu\u2019entre toutes les jeunes filles son choix était fait désormais : Celle-ci serait sa femme ! » \u2014 Naturellement ! prononça Daniel à mi-voix.Physiquement elle est adorable, je le vois.Moralement, elle est celle que moi-même je choisirais.Si j'avais été à cette cérémonie, à la place de ce Michel, c'est moi qui l'eusse rencontrée.Ah! pourquoi n'essaierais-je pas de faire le bonheur d'une enfant de dix-huit ans, aussi charmante que May, au lieu de continuer à vivre parmi des statues de pierre?.Mais au fond ?ces ourquoi pas ?\u2014 Tu dors encore ?\u2014 Je ne sais.Il est tard ?\u2014 Pas très, non ! Mais il faut te lever en vitesse.Si tu savais ce qui m est arrivé cette nuit.Une idée, mon grand, une idée! .Ses cheveux blonds lui couvrant le front et les yeux, Jean-Claude émergea peu à peu des raps.Tout de suite, il questionna, non sans ironie : \u2014 Ça y est! \u2026.Je l'avais prévu.L'avion 7\u2019, .| \u2014 Il ne s'agit pes de cela.Il s\u2019agit de mon cœur, de ma vie, répondit aniel avec agitatio \u2014 De ta vie?\u2014 Oui, je vais me marier.J'en ai décidé ainsi à l'aube, et ce qui est magnifique, Jean-Claude, c'est que jai « vu» ma fiancée ; oui, en imagination.Elle vit sur la terre, quelque part!.je ne sais oa! .\u2014 Je te demande pardon, Daniel.Est-ce que tu te sens en bonne santé?ais péut-être est-ce moi qui suis un peu souffrant !.J'avoue ne pas te comprendre très bien !.fit I's.tudiant qui ouvrait de grands yeux stupéfaits.Daniel sourit en regardant son ami.2 Son visage, à l'ordinaire, présentait un aspect plutôt sévère.Ses traits accentués étaient coupés à angles saillants.Ses\u2019 yeux bruns illuminaient parfois d'une flamme son masque tourmenté qui paraissait être celui d'un homme ayant atteint au moins la trentaine.Mais dès qu'il .souriait l'expression de sa physionomie changeait et révélait la bonté et la délicatesse de ses sentiments.\u2014 Non, mon vieux, tu n'es pas fou, s'empressa-t-il de répondre, ni moi non plus d'ailleurs.Mais il faut que tu lises, toi aussi, un ouvrage singulier.Dès les premières lignes, l'auteur y trace, de son héroïne, un portrait qui m'a remué, bouleversé, fasciné.De là, une résolution inébranlable que j'ai prise et qui me conduira vers mon destin.Oui, j'en ai la conviction, la certitude ! Une jeune fille existe, sur terre, qui est l'exacte réplique de cette fiction du romancier.Je veux la découvrir.Je ferai tout pour cela.Je la découvrirai.Jean-Claude ne manifestait plus \u2018étonnement.quoi bon?Il savait combien il était inutile de contredire son ami lorsque ce dernier prenait brusquement une décision, fût-elle capable de jeter le désordre dans sa vie.Chapitre II eu épouvantable, docteur ! \u2014 Non, Mademoiselle, « épouvantable » est un trop grand mot! Suzanne arrive à un âge qui comporte, souvent, un peu d'anémie.\u2014 Mon amie ! Nous avons toujours soigné Suzanne.Elle mange une nourriture très saine.Elle sort beaucoup depuis qu'elle a terminé ses études.Elle ne fait rien qui puisse la fatiguer.L'anémie, c'est bon pour les petites citadines enfermées dans des logements exigus, non pour les enfants élevés à la campagne.\u2014 Oh! vous vous trompez bien, permettez-moi de vous le dire.La campagne.\u2014 Saint-Germain est bien la campagne, je pense ! \u2014 Si vous voulez.Je vous accorde u'il est plus sain de vivre ici qu'à aris rue la Fayette.Mais l'existence de Suzanne ne ressemble pas à celle que mene une fille des champs.Regardez autour de vous! Ce salon dont les fenêtres sont closes, afin que la lumière ne fane pas les très chers souvenirs que constituent tous ces ibelots ; ces pièces aux lourds rideaux ; ces tentures, voilà le milieu dans lequel vit cette petite, sauf lorsque la vieille Torine l'amène au marché ou que Mademoiselle Ferney lui fait visiter les malades et les pauvres.\u2014 Quand Denise a congé.\u2014 Evidemment, quand Mademoiselle Meunier a sa liberté, elle fait des promenades avec Suzanne ; mais la pauvre enfant n\u2019a guère de vacances ! Il faut aussi tenir compte de son tempérament.Elle est d\u2019une constitution faible.\u2014 Je crois que ses parents avaient une bonne santé.\u2014 Possible ! Néanmoins, regardez- là, à dix-sept ans elle est mince, fluette.Sa pâleur, ses cheveux d'un blond presque blanc, dénotent un état constant d'anémie.\u2014 Que faire?soupira Mademoiselle Thérèse Gertal en levant les bras au ciel.Le médecin eut aussitôt un sourire rassurant.\u2014 Mon Dieu! Mademoiselle, dit- il, il n'y a pas lieu de s'effrayer.Quelques heures quotidiennes passées au grand air suffiront pour faire disparaître ce bobo.\u2014 Merci, docteur.J'ai eu peur.Debout devant lui, au centre du salon, se tenait Mademoiselle Gertal, grande, maigre, sèche.Ses cheveux blancs très en arrière, la robe de serge de couleur sombre qu'elle portait, été comme hiver, lui donnaient un aspect quasi monacal.Mais son visage exprimait la bonté et dans ses yeux clairs brillait la flamme du dévouement.Machinalement, elle promena son regard sur les tentures et sur les vieux meubles de noyer sculpté qui gatnis- saient la pièce, et murmura : \u2014 C'est vrai que le soleil ne pénètre jamais ici.Au même instant la porte s'ouvrit.Une autre femme entra, qui s'avança vers le docteur en disant : \u2014 Vous êtes là, mon bon ami! \u2014 Ah! s'écria le docteur Richard.voici Mademoiselle Ferney.Venez donc rassurer votre amie qui s'imagine que Suzanne est malade ?\u2014 Suzanne ?malade ?\u2014 Mais non, mais non ! De quelques mois la cadette de sa compagne, Mademoiselle Marthe Ferney, âgée de soixante ans, formait avec celle-ci un contraste parfait.Malrgé son âge, elle gardait une certaine coquetterie.De taille moyenne, mais assez forte, elle était toujours vêtue de soie noire, et ne se privait point de mettre le soir, des bigoudis dans ses cheveux blancs.\u2014 Mon Dieu! s'écria-t-elle, qu'arri- ve-t-il, Suzanne ?\u2014 Rien du tout.Ne vous affolez pas.Mademoiselle Gertal m'avait prié de passer pour examiner ma filleule qui, ce matin, avait un peu de fièvre, Rien de grave.Suzanne a besoin de grand air.Une saison à la mer ou à la montagne lui ferait du bien ! La mer ?La montagne ?Un voya- e ?Vous n'y pensez pas, docteur ! ongez que depuis qu'elle est ici, Suzanne n'a jamais quitté St-Germain.\u2014 Et vous non plus ! ajouta Thérèse Gertal en faisant un geste d'effroi.À ces mots, le médecin se tourna vers elle en souriant.\u2014 Oh! Mademoiselle, fit-il, une voyageuse comme vous, qui a passé la mer et visité Londres ?\u2014 D'accord, répondit l'interpellée, mais ce voyage date de dix ans, et je ne le recommencerais pas pour un empire.D'ailleurs, je n\u2019y suis allée que pour y chercher Suzanne, la petite nièce de Marthe, qui avait alors sept ans et dont les parents venaient de mourir d'un empoisonnement alimentaire, Ah! Je m'en souviendrai \u20ac Ce Voyage.Je venais moi-même de perdre mon père, que j'avais soigné quinze ans sur son fauteuil de paralytique.Îles se turent, évoquant mentalement le passé.Très ému lui-même, le docteur Richard les contemplait, en vieil ami, qui n'ignorait rien de ces événements.La décision prise jadis en un instant par Mademoiselle Gertal, avait modifié toute sa vie, puisque, deux ans après, lorsque Monsieur Ferney mourut, et que la propre tante de Suzanne put enfin prodiguer sa tendresse à l'orpheline, il ne fut pas question de séparation.Mais tandis que Thérèse Gertal, ayant simplement changé d'occupations, et n'ayant plus le vieillard à soigner, s'occupait de l'enfant, Mademoiselle Ferney menait une autre vie.Marthe avait eu une jeunesse libre et agréable.Tant que sa mère avait vécu, elle avait fréquenté le monde, et même, après la disparition de cette dernière et de Monsieur Ferney, elle n'avait cessé de voir de nombreuses amies.Mais les deux amies avaient conservé un esprit réfractaire aux pra- LA Revue POPULAIRE tiques de la vie moderne.Entourées de parents âgés ou malade, exemptes de soucis matériels parce que possédant de la fortune, n'ayant jamais cru possible une évolution quelconque des idées reçues à la pension ou dans la famille quarante ans auparavant, elles possédaient un jugement droit, sûr, mais une conception un peu archaïque de la vie.Lorsqu'un peu plus tard le docteur eut pris congé, les deux amies se regardèrent, très embarrassées.\u2014 Quelle est cette histoire ?demanda Mille Ferney.Il faut que notre ami perde la tête pour émettre de semblables avis, murmura-t-elle d'un ton irrité.Mademoiselle Gertal prenait le chapeau, la mante et le sac que Ber- the lui tendait, habituée qu'était celle- ci à rendre mille services à son amie.\u2014 Je ne comprends pas non plus.expliqua-t-elle.Nous avons donné à Suzette du quinquina au moment de ses examens ; elle mange bien.\u2014 Evidemment ! Oh! c'est une rage, maintenant : leur sport! De notre temps, on vivait à Paris ou dans de grandes villes de province toute l'année ; les millionnaires seuls allaient parfois aux eaux, aux bains de mer.Nous nous contentions de promenades de deux heures dans les jardins publics.Le reste du temps.nous causions, nous apprenions a faire la cuisine.Et nous n\u2019étions pas anémiées ! \u2014 Non.Mais, enfin, s'il faut un changement d'air à Suzanne, ma pauvre chère, ce n'est pas notre appréciation personnelle qui suffira pour la remettre d\u2019aplomb.\u2014 Peut-être .Et pourtant, il nous est impossible de quitter St-Germain, n'est-ce pas ?\u2014 Je ne décide rien sans réflexion, Marthe, vous le savez.Cependant.j'ai immédiatement envisagé la possibilité de confier Suzanne à Denise qui, plus alerte que nous, pourrait l'accompagner à la campagne, à la mer ; il serait bon de lui acheter une bicyclette.\u2014 Ciel! Suzanne sur une bicyclette ; elle se tuera ! \u2014 Oui, tante.Oui, Mamie! Au revoir ! A bientôt ! Chers vieux visages que Suzanne a toujours vus! Chères tendresses qu'elle a toujours trouvées à ses côtés, dont elle s'éloigne pour la première fois! Deux larmes coulent sur ses joues.Denise Meunier habituée, certes, aux trajets quotidiens, ne s'intéresse uère au panorama dont elle connaît fes moindres détails.Sa jolie tête brune est penchée sur un magazine.Denise est jolie, elle a des traits fins, réguliers.Elle est encore jeune: trente-six ans! Suzanne se demande souvent si, plus tard, beaucoup plus tard, Denise aura le visage ridé d'une femme âgée ! Sans doute ! D'autant plus, qu'elle pleure souvent et que les larmes abîment la peau, Torine l\u2019affirme.Pauvre Denise ! A vingt-deux ans.tandis qu'elle menait une vie de jeune fille très riche, elle s'est vue ruinée du jour au lendemain par les mauvaises spéculations de son père qui, acculé à la faillite, se suicida.Elle resta donc seule pour subvenir aux besoins de sa mère et aux siens.Elle put, grâce à ses relations, donner de nombreuses leçons de pia- na, Elle jouait d'ailleurs en virtuose.Mais lorsqu'elle perdit sa mère, elle confia à Mademoiselle Ferney, qu'elle (Lire la suite page 18) Mai 1940 AVION A TCA (Trans-Canada Air Lines ou Air-Canada) célébra, le mois dernier, le premier anniversaire de sa fondation.En une année, du ler avril 1939 au ler avril 1940, les quinze bimoteurs Lockheed 14 de la TCA transportèrent 30,000 passagers au Canada sans le moindre petit accident.C'est dire que l'avion, et plus particulièrement l'avion de transport canadien, est un moyen de locomotion de tout repos.De sa sécurité et de sa rapidité, nous avons maintes fois parlé dans La Revue Populaire.Cette fois, nous insisterons sur son confort.Sous ce rapport, l'avion de la TCA vaut le wagon pullman, en plus petit.Il porte sur l'air comme une auto de luxe et le bruit de ses deux moteurs s'entend à peine plus que celui d'une auto.Le jour, il tient éveillé ; le soir, il endort ! Les dix passagers des avions de la TCA ont, pour les servir, les informer des choses du voyage et de l'itinéraire, et veiller à leur confort, une stewardess, ange gardien du passager, qui toute l'année, vole de l'Atlantique au Pacifique .En montant dans l'avion, la stewardess (elles sont Canadiennes françaises, de préférence, sur le parcours Montréal-Ottawa- Toronto) prie le passager de boucler sa ceinture de sûreté jusqu'à ce que le Lockheed ait grimpé à mille pieds environ et lui offre de la gomme, pour qu'il ressente moins, en la mâchant, les écarts de pression atmosphérique.Une fois à cette altitude, le passager dénoue sa ceinture, allume une cigarette qu'on lui offre et se plonge dans la lecture d'un journal ou d'un magazine, qu'on lui offre également.Ou bien, de son hublot, il contemple le paysage, vaste comme un continent, ou s'endort sur le matelas floconneux d'épais nuages blancs.Il n'a qu'à presser un bouton, au bras de son fauteuil.Celui-ci se renverse et, au ronflement jumelé des moteurs, il s'abandonne doucement au sommeil.Il y a des ronflements (ô épouses, combien vous le savez!) qui empêchent de dormir, mais pas celui-là! À l'atterrissage, un léger rebondissement indique qu'on a touché terre.La stewardess vous remet votre manteau, votre chapeau et votre valise ; vous dit bonjour en appelant chaque passager de son nom.Vous jetez un dernier regard vers votre avion autour duquel s'empressent des mécaniciens et vous devez maintenant affronter les dangers, mille fois plus grands, des routes terrestres .Photos LE CONFORT EN Air-Canada 17 18 (Suite de la page 16) connaissait depuis longtemps, son horreur de la solitude.En un instant, la décision fut prise de lui offrir une chambre dans l'hôtel de la rue d'Ajen, et depuis quatre ans, la jeune pianiste vivait avec les deux vieilles demoiselles et la jeune fille.Pour Suzanne, elle était une grande sœur qui, penpétuellement sur les routes, revenait toujours prête à raconter des histoires, et rapportait au- dedans l'air frais et pur du dehors.C'est pourquoi lorsque, très inquiètes au sujet de la petite fille aimée, les deux vieilles demoiselles, prêtes a tous les sacrifices, avaient demandé à Denise d'accompagner Suzanne à Deauville, le professeur de piano s\u2019y était opposée.\u2014 Non, Mademoiselle, non, pas Deauville, avait-elle répondu ; s'il faut aller à la mer, choisissons une plage fréquentée surtout par des familles et leurs enfants.Denise avait donc cherché et trouvé deux chambres à louer dans une grande ferme à deux heures de Paris, en forêt, au bord d'une rivière où elles pourraient vivre en plein air, - manger copieusement et jouir de la tranquillité sans laquelle il n'y a point de repos.C'est ainsi que, pour la première fois depuis dix ans, pour obéir aux prescriptions médicales, Suzanne quittait la rue d'Ajen, sous la surveillance de Denise Meunier.Chapitre III \u2018EST navrant, je n'avance plus | Regarde-moi ça! \u2014 Pourquoi as-tu changé de modèle.Je n'y entends rien c'est entendu; mais il me semble que le visage prenait bonne tournure, maintenant il est.je ne sais comment dire !.Tu l'as retouché ?\u2014 Oui.Et je ne parviens pas à lui donner une expression.C'est terrible! Depuis que j'ai lu ce livre « Aux Ormes », je « vois » très nette- tement, en pensée, la physionomie de l'héroïne, de celle qui sera ma femme.J'ai voulu continuer mon travail avec le modèle que j'avais choisi ; malheureusement lorsque je regardais la figure placée devant moi et ue, tournant: la tête, j'approchais l'ébauchoir de la glaise, une image toute différente se présentait devant mes yeux : celle de mon inconnue.Alors, j'ai renoncé à mon modèle, et jai tenté de reproduire la tête que je vois en rêve.Je n'y puis parvenir.Il faut donc que je retrouve ma fiancée.Un franc éclat de rire de Jean- Claude accueillit cette prétention.\u2014 Qu'as-tu ?questionna Daniel, étonné de cette explosion de gaieté chez son camarade habituellement assez réservé., 7 Ce que j'ai?essaya d'expliquer l'étudiant, je trouve que ta fantaisie dépasse les bornes.Tu commences par t'emballer sur un type de femme créé de toutes pièces par l'imagination d'un romancier.Tu prétends ensuite, et cela depuis trois mois, découvrir une héroïne en chair et en os, pareille à celle de ton bouquin, soit ! Mais voici que, maintenant, de sang-froid, tu me déclares : « Il faut que je retrouve ma fiancée !» Comme si, réellement, tu avais connu une jeune fille, échangé des serments avec elle et que celle-ci ait disparu.Avoue que c'est comique.\u2014 Oui, jugeant comme tu le fais, cela peut paraître bizarre.Pour moi, c'est différent, je t'assure.Je me sens lié à cette jeune fille.Je n'ignore pas la difficulté qu'il y a à reconnaître, au milieu de dix mille autres, celle qui m'est destinée.Mais des signes caractéristiques doivent me permettre de la découvrir.Son physique, ses cheveux, d'un blond presque blanc.\u2014 Pardon de t'interrompre, vieux; mais toutes les vedettes de cinéma ont des cheveux blond-platiné.\u2014 Aucun rapport ! Tu n'as jamais « vu» la petite fille que je cherche ; ses cheveux n'ont connu aucune teinture ; elle a dix-huit ans.Jean-Claude n'osait plus élever de protestations, tant son ami semblait sûr de lui.\u2014 Et puis, continua Daniel, tout en se débarrassant de la longue blouse qu'il revétait pour modeler, elle n'est pas comme les autres.Elle joint à une ingénuité presque enfantine, une compréhension des sentiments qui dénote un cœur et une intelligence élevés ; elle est timide, mais audacieuse lorsqu'il s'agit de défendre une idée noble, un être cher ! Si tu avais pris la peine de lire ce volume !.\u2014 Je l'ai lu, Daniel.L'héroïne est délicieuse, mais pas unique, non, pas unique.Je ne comprends pas que tu aies été, en quelque sorte, envoûté par cette histoire.\u2014 Envoûté ?Non ! Charmé.Et je sens que le jour où je rencontrerai celle qui sera ma « May », quelque chose me le dira.\u2014 Je veux bien ! \u2014 Quand seras-tu tout à fait en vacances ?\u2014 Le 17 juillet.Pourquoi ?\u2014 Je vais circuler, en voiture, à travers la France, avec l'espoir de découvrir celle que je cherche.Viens avec moi.\u2014 Que tu prennes tes vacances d'une façon ou de l'autre c\u2019est sans importance! Seulement, moi, mon cher, il faut que j'aille passer quinze jours auprès de mon oncle qui m'attend.\u2014 Bon ! Eh bien, partons le 19.Je te dépose à Brive, chez ton parent ; puis je descends sur la Méditerranée ; je vais de plage en plage ; ensuite je repasse te prendre au début d'août et nous continuons notre tour de France.\u2014 Volontiers! Mais d'après le portrait romancé de la jeune fille, je ne crois pas que tu aies quelque chance de la découvrir ni à Cannes, ni à Biarritz.\u2014 Oui, tu penses qu'elle doit plutôt séjourner loin de l'agitation mondaine.Je le crois aussi.Mais ne pouvant franchir les murs des propriétés et des châteaux de province pour constater sa présence ou son absence, je me contente d'appeler un hasard heureux.\u2014 Tu nous fais vivre dans les contes de fées, mon pauvre garçon ! \u2014 C'est bien pourquoi, tout devient réalisable.Allons déjeuner au Bois.J'ai la voiture en bas.Quinze jours plus tard, Daniel retrouvait son ami, et celui-ci s'exclamait, goguenard : \u2014 Alors, tu as tout abandonné : Ta randonnée sur les plages, ta sculpture, et ce qui est pire : moi- même ?Il était convenu que tu me reprendrais au passage en auto à Brive ; et, pour te rejoindre, j'ai dû affronter une chaleur suffocante dans un wagon de chemin de fer bondé.\u2014Je te demande bien pardon.Veux-tu une autre tasse de café ?\u2014 Non, Daniel ! Tu plaisantes.Je le vois à ton visage moqueur ; moi, je suis sérieux.\u2014 Sérieux, abominablement ! Sérieux, comme le contrôleur des finances que tu seras dans quelques années.Moi, je ne suis que sage.Jamais je ne l'ai été, autant.N'ayant pu joindre ma « fiancée » au cours de mes recherches, je suis revenu «aux Ormes » et j'attends.\u2014 Quoi?Qu'espères-tu ?N'est-il pas pitoyable d'avoir renoncé pour un rêve à parachever cette statue qui s'annonçait si jolie ?\u2014 Je t'arrête.Ce serait, en effet, désastreux d'abandonner un travail, pour un rêve, mais il ne s'agit nullement d'un songe.Je ne délaisse une femme en terre glaise que pour une créature vivante ! \u2014 Daniel, c'est à devenir enragé ! Offre-moi une deuxième tasse de café, une cigarette, et trace-moi un programme.Nous sommes le 6 août.Je t'ai promis de te consacrer la fin de mes vacances.Dis-moi ce que nous allons faire.\u2014 Je te le répète ! attendre ! J'ai une confiance absolue dans l'avenir.Le hasard.Jean-Claude hocha la tête.désespéré ! Chapitre IV 15 août.« Mes chères amies, je vous écris moi-même.Impossisble d'immobiliser notre enfant devant une feuille de papier ; c'est un cheval échappé.Oh! combien notre bon docteur la trouvera changée ! Je dois dire qu'elle a une mine superbe.Nous avons bien fait, croyez-moi, de renoncer à notre premier projet.La mer n'eût pas aussi bien réussi à Suzanne qui a, je m'en rends compte, un tempérament assez nerveux.Ici, dans cet immense domaine, c'est la vie libre, en pleine campagne.Suzanne joue à la fermière avec les deux filles de notre hôtesse.Sa grande joie consiste à enfourcher un ravissant ânon gris, et à nager.» « Ma lettre est restée en panne.Avant toute chose, ne vous inquiétez pas.Au moment où je tenais la plume, je fus interrompue par des cris.Ma chambre est au premier étage et donne sur la campagne.Je descends en courant et, dans la grande pièce, J'aperçois une foule, au centre de laquelle je distingue Suzanne ruisselante d'eau! Impossible, au milieu des clameurs des paysans, de saisir une phrase nous éclairant sur l'événement, cause de cette aventure.Sans perdre de temps, je bouscule gentiment les uns et les autres, je m'approche de Suzanne et lui intime l'ordre de me suivre.Elle m'obéit et, dans sa chambre, seules toutes deux, j'obtiens cette explication : «Je me promenais au bord du Thérain, sur Cadichon, lorsque j'entendis les cris d'une gamine d'une douzaine d'années qui me mon-# tra la rivière en criant: « Mon frère se noie!» Un pauvre petit était en effet tombé à l'eau.On le voyait se débattre.Je suis entrée dans le Thé- rain et l'ai tiré de là.» « Vous auriez été émues comme moi-même de la simplicité de Suzanne.Elle croit avoir fait un geste tout naturel.Or, il est avéré que le malheureux bébé n\u2019était pas à deux pas de la berge, comme vous l'imagineriez peut-être.En ce cas, la sceur leit repéché.Non, entrainé par le courant, il allait couler et Suzanne s'est jetée à l'eau, assez témérairement pensais-je.Aussi, l'ai-je d'abord admonestée vertement, essayant de lui démontrer que les gestes d'abnégation, de dévouement, ne peuvent sou- .lever l'admiration que lorsqu'ils sont susceptibles d'efficacité certaine.Se précipiter dans un fleuve, sans savoir nager, en vue de sauver une personne qui se note, est chose folle.La REVUE PoPULAIRE «L'ennui est que cette aventure nous a rendues célèbres.Nous avons dû interrompre notre promenade à plusieurs reprises pour répondre aux aimables félicitations de personnes habitant la contrée et aussi prier le jeune rédacteur du journal «l'Oise d'abord » de conserver l'anonymat à Suzanne en relatant l'événement du jour.».Daniel, au fond de son jardin, allongé dans un hamac auprès de Jean- Claude, parcourait les journaux, et les rejetait sur l'herbe l'un après l'autre.Comme tout propriétaire du département de l'Oise, il était abonné au journal régional, dont aujourd\u2019hui, l'article de tête était surmonté d'une manchette en caractère énorme : UNE INCONNUE SAUVE UN DE NOS CONCITOYENS Daniel se mit à lire machinalement : « Mardi, à 17 heures, tandis que le soleil de feu descendait derrière nos collines, un grave accident a failli plonger dans le deuil le coquet village de X.« Le petit Lucien Lacour, âgé de quatre ans, se promenait au bord du Thérain, avec sa sœur de dix ans son aînée, qui le tenait par la main.Soudain un grand cri retentit : « \u2014 Au secours !.« Ayant échappé à sa compagne.Lucien venait de glisser sur la berge et de tomber dans l'eau.Le garçonnet allait couler, lorsqu'apparut.montez sur un magnifique alezan.une délicieuse jeune fille.Je ne trouve pas de mots pour décrire l'adorable héroïne de ce jour.« Elle a dix-huit ans ; elle est naturellement blonde, de ce blond presque blanc, imité vainement par tant de femmes.On imite le merveilleux, on ne le crée pas! Cette fée, aux yeux d'un bleu d'acier, sauta à bas de sa monture et se précipita dans la rivière: après une lutte terrible contre le courant elle parvint à saisir le naufragé, et à le ramener sur la rive.« L'enthousiasme de la population est à son comble.« Nous regrettons seulement qu'une trop grande modestie conseille à Mademoiselle Y.de garder l'anonymat.Sa sœur aînée, m'a confiée cependant, que, depuisil'dge de trois ans, la vaillante amazone pratique avec succès le sport de la natation.sous la direction de son père, - lui- même ancien recordman de nage libre.\u201c \u2014 Ça c'est effrayant ! éclata Daniel.Jean-Claude se dressa légérement.enleva les lunettes teintées qu'il portait pour lire durant les heures de grand soleil et regarda son ami avec curiosité.Le visage de ce dernier révélait plutôt le ravissement que l'effroi.dont on eût pu le croire atteint après son exclamation ! \u2014 Qu'y a-t-il?interrogea l'étudiant.Silencieusement, Daniel lui tendit le journal, en lui désignant le passage qu'il venait de lire.Jean-Claude parcourut le fait divers, puis murmura : \u2014 Je ne comprends pas ton émotion ; cette histoire est banale, et.D'un saut Daniel se trouva assez près de son ami pour pouvoir lui envoyer une bourrade dans les côtes.\u2014 Tu ne comprends pas ?Trinle (Lire la suite page 21) Mai 1940 q Xperts aculées GUMBO AU POULET.Une fameuse soupe originaire du Sud, adaptée aux goûts modernes par Campbell.Son bouillon de poulet est fait de si bonnes choses : tomates bien mûres, riz, gumbo tendre, morceaux de poulet \u2014 assaisonnés de sarriette.C\u2019est un mets distingué, d\u2019une saveur peu commune ! Faites une surprise à votre famille avec le Gumbo au Poulet de Campbell.SOUPE AU CELERI, Délicieuse, nourrissante ! Campbell la prépare avec du céleri canadien frais cueilli, blanc et croustillant, il l\u2019enrichit avec du beurre de première qualité et lui ajoute de tendres morceaux de céleri.Merveilleux pour les enfants \u2014 c\u2019est un mets qu\u2019apprécieront aussi vos invités ! Régalez-vous parfois de la crème de céleri.en ajoutant du lait (au lieu de l'eau) à la Soupe au Célert Campbell.21 sortes de soupes.Asperges Clam Chowder Queue de bœuf Fèves au bacon Consommé Pois Boeuf Julienne Pepper Pot Bouillon Tête de veau en Potage écossais hi » 4 ; Céleri tortue as is ie Poulet au riz Mulligatawny Tomates FEVES au BACON.Voici une Gumbo au poulet Champignons Légumes les b \" Nouilles au poulet (Créme de) Légumes et bœuf soupe pour es ommes \u2014\u2014 ou pour tous ceux qui ont faim et bon goût.Purée épaisse et délicieuse contenant beaucoup de grosses fèves, et enrichie d'excellent bacon canadien.Avec de la laitue fraîche et un dessert, c'est un repas nourrissant et appé- ; tissant, N'oubliez pas \u2014 la Soupe aux uy Fèves au Bacon Campbell ! Compant + PHTaniD cames __ 9 S1 vous aimez les Soupes Campbell, SOUPES Gardez-en une collection: Vous trouverez la vie plus belle, Et plus gaie votre maison! VÉRIFIEZ L'ÉTIQUETTE ROUGE-ET-BLANC PRÉPARÉES AU CANADA PAR LA CAMPBELL SOUP COMPANY LTD, NEW TORONTO, ONTARIO ANNE : \u201cIl nous faut une carpette pour ANNE : \u2018\u201c Mais pourrai-je en trouver une | _ notre vivoir, mais avons-nous les qui s'harmonisera avec mes murs et S co £0 ge?moyens.\u201d mon ameublement ?: \\ 3b MARIE : \u201c N'importe qui a les moyens .| V 5 eu Gusti de se payer une carpette Congoleum! MARIE : \u201cTu trouveras chez le mar- ; ve auon Les carpettes Congoleum ne sont pas chand des douzaines de magnifiques D seulement économiques, elles sont aussi combinaisons de couleurs, ainsi que les | \\ N° ess très faciles à garder propres.Les taches plus chic patrons que l'on puisse a 1A s'essuient aisément et.avec un cirage désirer ! à IE de temps à autre, elles conservent toute leur fraîcheur.11 n'est pas même néces- ANNE : \u201c Alors allons voir aujourd'hui saire de les clouer au plancher.car elles même les nouveaux patrons Congo- N.B.Et n'oubliez pas, Mesdames, de vérifier la présence reposent à plat sans aucune fixation ! leum ! du Sœau Or qui assure une satisfaction durable ! TOMY 7K POPE A175 To Gas 2 : Idéal quelle pièce de la maison.Les couleurs de la bordure de cette carpette peuvent être agréablement reproduites dans la décoration de la pièce.CARNIVAL \u2014 No 419 : Ce qu'il y a de plus nouveau dans les dessins modernes à texture.Les couleurs gaies de cette carpette peuvent s'harmoniser ou faire contraste avec toutes sortes d'arrangements décoratifs.Dates NN RL ie 0 HYANNIS = 424 : Encore un : patron dans les nouveaux dessins à feuilles.Remarquez la superposition du rose pâle sur rose Tf 6 t lu richesse de Coloris ainsi ~ obtener C0 CHAMBRE A COUCHER CARPETTES sceau or CONGOLEUM - GRANTHUM \u2014 No 508: Voici un autre bel effet a texture.Avec son fond discret.cette carpette peut s'adapter parfaitement aux arrangements décoratifs les plus variés.MARCHE FACILE Mai 1940 (Suite de la page 18) idiot ! ou plutôt délicieux rêveur qui, brusquement arraché à une lecture poétique ne saisis plus le sens des réalités ! \u2014 La, je tarréte, mon vieux; j'étais plongé dans l'étude d'un cours du Professeur Allix sur les douanes.En fait de poésie !.Ah! là.là! Enfin, tu n'as pas été frappé, ou n'as pas crié! Mais c'est inouï ! c'est magnifique : Il y a des semaines que je la cherche vainement et voici qu'elle apparaît enfin! qu'elle est là, à quelques pas de nous! A vrai dire, l'installation « Aux Ormes » des deux jeunes gens datait de huit jours, et, durant cette semaine, Daniel n'avait pas fait allusion à sa nouvelle passion ! Tout à son travail de révision des cours de Sciences Politiques en vue de prochains examens, le sage Jean- Claude avait presque oublié «l'inconnue » et il lui fallut deux ou trois minutes pour faire un rapprochement entre elle et l'héroïne du sauvetage.Cependant, Daniel, emballé, poursuivait : \u2014 C'est admirable.Cette enfant habitait peut-être en Asie, en Amérique.\u2014 Peut-être seulement à Paris, risqua Jean-Claude.\u2014 Oui; enfin, elle a été appelée ici, dans ce département, où je demeure ; une force invisible l\u2019a poussée vers moi, qui déjà l'aime sans la connaître.C'est splendide.Tu ver- tas, elle sera ma femme! Cette fois plus d'hésitation ! \u2014 Es-tu bien sûr que cette jeune fille soit celle que tu cherches ?Il y a évidemment entre les deux portraits une similitude d'aspect physi- ue, mais tu admettras que plusieurs emmes de par le monde sont d'un blond très pâle, et que plusieurs aussi ont dix-huit ans.\u2014 .Et aussi des yeux bleus, je l'admets volontiers ! Aussi ne serai- je vraiment persuadé que cette héroïne est ma fiancée qu'après l'avoir vue et lui avoir parlé.Mais si j'ai bondi en prenant connaissance de cet article, c'est qu'il relate exactement l'histoire de May ; telle que nous l'avons lue.\u2014 Je ne me souviens pas ! Elle a sauvé un enfant ?\u2014 Ah! tu ne te souviens pas ?Enfin ! je te pardonne.Oui, elle a sauvé un enfant.Tiens.Ecoute ! Daniel tira de la poche de son veston un volume qui n'avait plus que très vaguement la forme d\u2019un livre, des manipulations continuelles aggravant chaque jour son mauvais état.Il feuilleta très rapidement et, à haute voix, lut ce passage : «Elle accueillit froidement ces hommages d'admiration ; elle jugeait son geste naturel, et même, obligatoire.Personne pourtant ne l'avait jamais vue nager, et ses amies l'accusaient gentiment d'avoir fait un miracle.Elle leur répondit que tout enfant, avant sa venue en ces lieux, lorsqu'elle avait encore père et mère, elle nageait comme un poisson .» \u2014 Evidemment, accepta Jean-Claude, il y a là une assez étrange coïncidence.\u2014 Donc, nous partons ! \u2014 Pourquoi ?\u2014 Il est quatre heures, il faut que nous rejoignions cette jeune fille ce soir-même, afin de savoir immédiatement si c'est bien elle qui m'est destinée comme compagne.Cette fois, l'étudiant éclata de rire.\u2014 Tu m'accuses de rêverie, mon cher grand, dit-il, mais je sais pourtant que le département de l'Oise, sans avoir l'étendue du Sahara, n'est tout de même pas le parc Monceau.Nous ignorons le nom du village où s'est produit cet événement, ainsi que le nom de la jeune fille! Et tu veux qu'en trois ou quatre heures, nous ?.\u2014 Oui, Monsieur, oui.Je vais téléphoner au journal « l'Oise d'abord » et obtenir en un instant, le nom du village où habite la charmante enfant avec sa sœur, si sœur il y a, ce que je ne crois pas, car cela détruirait l'ordre établi dans mes pensées.Nous pouvons donc rejoindre ces demoiselles avant le coucher du soleil.Allez vous habiller, et gardez- vous de vous faire trop beau afin de ne pas séduire celle qui ne me connaît pas encore, et qui aurait bien raison de vous préférer à moi.Vous êtes tellement meilleur ! \u2014 C'est stupide ce que tu dis! D'abord, je resterai dans la voiture sans bouger.Si tu trouves «ta fiancée », elle me prendra pour ton valet de chambre.\u2014 Idiot, va!.conclut Daniel.Chapitre V par un soir d'août dans les champs nouvellement moissonnés, l'ardent soleil avait fait naître une odeur de farine de froment grillé.Ayant achevé leur journée, les travailleurs assemblés autour des meules étaient prêts à se mettre en route vers la ferme, le repas et le lit reposant.L'ombre violette de la colline s\u2019allongeait sous un ciel incendié par le disque rouge du soleil.Sept heures sonnaient au clocher de l'église.L'auto de Daniel stoppa, pour permettre à un petit âne de traverser la route ; mais contrairement à ce qu'eût certainement fait la cavalière en toute autre circonstance, elle arrêta sa monture.Jean-Claude commençait à sourire, amusé par cette scène pittoresque.Mais ayant regardé successivement son ami assis au volant de la voiture et la jeune fille immobilisée sur le modeste coursier, son visage devint grave.Il constatait brusquement l'émotion des jeunes gens, leur même expression de satisfaction intense ! Et, tout à coup, le chimérique projet élaboré par la riche imagination de Daniel, lui apparut comme une réalité perceptible.Le premier, il comprit l'utilité de mettre un terme à une situation délicate.Saluant la jolie cavalière, il lui dit : \u2014 Traversez, vous en prie.Elle lui sourit gentiment et lança, taquine : \u2014 Vous avez le droit de priorité.Je ne circule pas dans un chemin tracé.Il est juste que vous passiez avant moi.\u2014 Non, Mademoiselle, objecta Daniel d'une voix que l'émotion rendait vibrante, nous ne saurions y consentir.Alors, Suzanne donna une petite tape à sa monture qui se mit en marche.Lorsqu'elle eût franchi la chaussée, elle tourna la tête, regarda les jeunes gens, tous deux encore immobiles à la même place, et murmura gentiment ! \u2014 Merci ! Mademoiselle, je Un quart d'heure plus tard, lorsqu'ils eurent garé la voiture dans la remise de l'auberge, le jeune amoureux transfiguré se précipita vers son ami.\u2014 Viens avec moi, dit-il.Je veux tenter de la revoir tout de suite.Mais Jean-Claude haussait les épaules en protestant : \u2014 Je t'assure, Daniel, qu'il serait préférable de renvoyer ce projet à demain.Il fait presque nuit ; il est.il est huit heures.\u2014 Alors après dîner.Je vois que tu apprécies notre bonheur.Cette auberge est confortable, et l'hôtesse se donne beaucoup de peine pour nous servir des plats succulents.\u2014 Oui.Et aussi pour nous préparer des chambres, que j'ai visitées et dont les lits embaument la lavande.Je sens que je dormirai comme un prince, si tu y consens et ne passes pas la nuit à m'entretenir de notre rencontre .\u2014 Tu dormiras, c'est entendu ! Je suis désespéré, Jean-Claude, de ton amour immodéré pour le sommeil.Où que nous soyons, tu songes immédiatement au repos.\u2014 Parce que tu me fais vivre des journées harassantes.Toi, tu es extraordinaire ; tu ne ressens jamais la fatigue.\u2014 Si, parfois.Mais pas en ce moment car nous allons tout de suite nous diriger vers la ferme des Til- liers.\u2014 Encore une fois, Daniel, sous quel prétexte veux-tu te présenter là- bas à pareille heure ?\u2014 Je n'entrerai pas.Seulement, je veux voir cette maison, où elle habite .je veux.\u2014 C'est à trois milles ! affirma l'épicière, \u2014 Eh bien! Trois milles te font peur ?Juste le temps de fumer quelques cigarettes sur une route baignée de clair de lune.Allons, ne ronchonne pas! \u2014 Je ne ronchonne pas, mon cher ; mais depuis cette après-midi, tu parles avec une telle volubilité, que j'en ai mal à la tête ! \u2014 Ah ! Excuse-moi.Heureusement que tu es là.À qui confierais-je ma joie, mon trouble?Car, enfin, je l'avais prévu que je la reconnaîtrais entre toutes.Dès qu'elle a paru, jai.\u2014 Ca y est! Tu recommences ! Mais déja Daniel entrainait le protestataire vers la grand'route.Or, il y avait deux chemins reliant le village à la ferme.La malchance voulut que les deux automobilistes prissent celui de gauche, tandis que les jeunes filles s'engageaient dans celui de droite pour faire leur promenade du soir.\u2014 C'est drôle, Denise, disait Suzanne, je n'avais jamais vu ces jeunes gens, depuis un mois que nous sommes ici ?\u2014 Mon petit, ce ne sont probablement pas des habitants du pays.Peut-être, en effet.Dans ce cas je ne les reverrai plus.\u2014 Grand malheur, vraiment ! \u2014 Non.Quel beau clair de lune ! J'aime tant me promener ainsi le soir, avec vous.Que penseraient tante et Mamie si elles savaient que je me couche si tard?Oh! que diraient- elles Denise, si elles apprenaient que j'ai parlé à des jeunes gens que je ne connaissais pas ?\u2014 Rien d'extraordinaire, mon enfant chérie.Tu n'as pas engagé de conversation, et pareille aventure eût pu t'advenir à Saint-Germain.\u2014 Non ! Oh! non! \u2014 Mais si, dans d'autres circonstances.On ne t'y aurait pas vue montée sur un âne, mais chargée de paquets, au bord d'un trottoir, un chauffeur t'engageant à traverser.\u2014 Aucun rapport avec ce qui m'est arrivé ici! affirma Suzanne avec force.° Le lendemain à dix heures du matin, Daniel se présentait soudaine- 21 \u20ac ment aux « Tilliers » et demandait à parler à l'une de ces demoiselles.Avertie par l'hôtesse, Mlle Meunier se hâta de descendre dans la vaste cuisine de la ferme où l'attendait le visiteur.\u2014 Mademoiselle ! .aussitôt le jeune homme.\u2014 La fermière m'a dit que vous désiriez me voir, Monsieur.À quel sujet ?\u2014 Vous n'ignorez pas, Mademoiselle, que l'article paru dans « l'Oise d'abord » sur l'exploit de Mademoiselle votre sœur ?.\u2014.Je vous arrête, Monsieur.Suzanne Listen n\u2019est pas ma sœur.\u2014 J'en étais sûr ! \u2014 Pourquoi donc ?Daniel sourit avant de répondre car il «savait» à l'avance que son adorable « fiancée » était fille unique.\u2014 Oh! fit-il gaiement, vous ne vous ressemblez pas beaucoup ! \u2014 Vous connaissez Mademoiselle Listen ?\u2014 J'ai eu l'honneur de la rencontrer hier, tandis que je circulais en auto, dans le but de découvrir son logis.\u2014 Monsieur, je ne comprends pas ! \u2014 Vous allez comprendre, Mademoiselle.Rédacteur d'une revue féministe, je serais désireux d'obtenir de Mademoiselle Listen \u2014 c\u2019est bien le nom que vous avez prononcé \u2014 n'est-ce pas?une interview pour notre première page.\u2014 Tous mes regrets, Monsieur, je suis déjà très contrariée de la publicité donnée à cette affaire, et qui mécontentera certainement la famille de cette jeune fille.Elle a sauvé un bébé qui se noyait, c\u2019est entendu, mais l'incident est clos.Au moment où l'émotion était à son comble, un journaliste a pu m'arracher certaines réponses à des questions posées à l'improviste.Je ne peux en vouloir à ce Monsieur, car les erreurs qui fourmillent dans son article proviennent peut-être de notre mutuelle précipitation.\u2014 Des erreurs ?Lesquelles, Mademoiselle ?\u2014 Peu vous importe ! Désormais, je m'oppose formellement à ce que l'histoire de Suzanne soit ainsi étalée dans la presse.\u2014 Comme vous avez raison ! Denise éclata de rire.Et son rire était si délicieux qu'il lui redonnait sa jeunesse, tant il éclairait son visage.Ces notes cristallines firent sursauter Daniel.Evidemment, son interlocutrice se moquait de lui avec raison, \u2014 Suis-je stupide ! pensa-t-il.Je me présente ici pour obtenir une interview de l'héroïne.On me la refuse.Et je m'empresse d'approuver ce refus !! Idiot, va! Furieux contre lui-même, il s'inclina, murmura une vague excuse, disparut et, mélancoliquement, s'en vint confier à Jean-Claude, qui l'attendait à l'ombre d'un noyer : \u2014 Mon vieux ! C'est impossible ! Je ne sais pas mentir ; j'ai été déplorable dans ce rôle de journaliste.Sü- rement cette demoiselle a deviné quelque chose.Jean-Caude haussa les épaules.\u2014 Tu es fou! Pourquoi veux-tu qu'elle ait soupçonné un mystère ?Îl était parfaitement naturel que l'on vint de la part d'un journal! II est même probable qu'un tel fait se produira.II n'y a donc aucune raison pour que ton subterfuge ait éveillé des soupçons.À moins qu'une énorme gaffe !.\u2014 .Hélas ! cette gaffe, j'ai bien peur de l'avoir commise ! commença 22 « Drôle de reporter ! songeait au même instant Denise, en triant les fraises restées de la veille et dont quelques-unes étaient en train de se gâter.Non ! jamais ce garçon n'a été reporter! Mais alors, que signifie cette visite ?Il a l'air bien élevé, distingué.Cela ne suffit pas! Et son ami ?Car ils étaient deux dans l'auto rencontrée par Suzanne ; c'est à cet instant qu'il a vu celle-ci, il me l'a avoué d'ailleurs ! Quel ennui! Il se passe tant de choses! Je ne vais plus oser laisser cette enfant errer seule dans la campagne.Quel ennui! Chapitre VI Je suis un imbécile ! Un maladroit, répétait Daniel pour la dixième fois.\u2014 Mon pauvre vieux! fit Jean- Claude, ton entêtement à vouloir forcer l'entrée en te faisant passer pour journaliste, nous a fermé la porte de la ferme.\u2014 Je le sais bien hélas ! Inutile de me le répéter.Essaye plutôt de trouver un moyen de lui parler.\u2014 Je m'y emploie, encore que tu repousses toutes mes suggestions.\u2014 Parce que tout ce que tu proposes est idiot ! \u2014 Merci.Ce qui est idiot, c'est d'être depuis trois jours ici et de n'avoir rien obtenu.Moi, au moins.j'ai lié connaissance avec Marie, la gardeuse d'oies ; j'ai appris d'elle que ces demoiselles, ici en villégiature, repartiront à la fin du mois d'août, pour rentrer chez elles, a Saint- Germain.\u2014 Tu as fait cela ?\u2014 Oui.Je suis si malheureux de te voir désemparé ! Tu pourrais peut- \u2018être aller à la ferme et demander si Mademoisele Listen n'a pas perdu une petite médaille en or ?Ce serait une entrée en matière.\u2014 Quelle médaille en or ?\u2014 Celle-ci, que j'ai achetée hier, à Beauvais, tandis que tu te reposais, après déjeuner.Regarde.C'est une assez jolie tête de sainte, je crois.Il n'y avait pas un choix très varié.\u2014 Que tu es gentil ! Seulement, si par hasard, j'étais reçu par ma.fiancée, je ne pourrais pas lui mentir, ni lui parler de ma fausse trouvaille.Il me semble que cela jetterait une ombre sur notre bonheur à venir.\u2014 Je crois préférable, plus correct, que tu demandes à parler à Mademoiselle Meunier.\u2014 Mademoiselle Meunier, c'est 7.\u2014 La personne qui t'a reçu l'autre soir.La gardeuse d'oies est bête, mais pratique.Avec de la patience, on lui arrache des renseignements utiles.Daniel sourit, étendit le bras, prit la main de Jean-Claude dans la sienne, la serra, avec reconnaissance.\u2014 J'ai de la chance d'avoir un ami tel que toi! Toujours, je te sens à mes côtés, même absent ; je sais que je n'ai qu'à t'appeler et que tu viendras n'importe où, malgré tout.\u2014 C'est tellement naturel, mon vieux ! Toi-même ne me témoignes- tu pas une affection constante ?Tu es riche, et moi pauvre.Avec une délicatesse charmante tu me fais partager ton luxe, tes plaisirs, et cela si gentiment, que je n éprouve aucune gêne.\u2014 Petites choses ! mon cher ! Moralement, tu m'es un soutien; jai besoin de toi, tandis que tu peux te passer de moi! \u2014 La vie m'a pris dans son tourbillon alors que tu rêvassais douillettement.Et cela m'a permis de connaître bien des tristesses que tu ignoreras toujours.Je me trouve ainsi ton aîné, doublement, car tu avais une maman qui te témoignait beaucoup de tendresse et qui te manque cruellement.Il faut donc que je t'aime comme un grand frère, afin que tu te sentes moins malheureux.L'opinion de Jean-Claude était parfaitement juste.D'entendre évoquer le souvenir de sa mère, amena des larmes aux yeux de Daniel.\u2014 Allons Allons! reprit l'étudiant, ne nous laissons pas envahir \u2018 par l'émotion.Lorsque nous aurons réussi et que tu épouseras ta délicieuse Mademoiselle Listen, je lui céderai mes prérogatives et ne m'occuperai plus de toi.En attendant, que décides-tu ?\u2014 Je vais tenter, grâce à ton stratagème de parler assez longtemps à Mademoiselle Meunier pour pouvoir décliner mes nom et prénom afin qu'elle ne nous prenne pas pour des gangsters ! Deux heures plus tard, au moment où il pénétrait pour la deuxième fois, médaille d'or en poche, dans la cuisine de la ferme, le jeune amoureux eut un éblouissement.Suzanne elle- même l'accueillait avec un joli sourire.\u2014 Mademoiselle Meunier n'est pas ici, Monsieur, dit-elle ; mais peut- être pourrai-je la remplacer ?\u2014 Certainement, Mademoiselle ! Il la regardait, et ce regard exprimait un sentiment indéfinissable, tout nouveau pour son jeune cœur, mais qui la fit rougir jusqu'à la racine de ses clairs cheveux ! Immobile devant elle, Daniel n'expliquait pas le motif de sa visite ; il était complètement décontenancé de se trouver, non pas, comme il le prévoyait, en face de Mademoiselle Meunier que la fermière lui avait dit être dans la salle, mais bien de cette charmante enfant ! Et il ne pensait même pas à rompre un silence qui devenait gênant.Cependant, Suzanne souriait toujours.Cela l'amusait de voir ce grand garçon si emprunté.Elle jugea qu'en somme, elle était, bien que de manière improvisée, la maîtresse de maison et, qu'en cette qualité, elle devait faciliter à son visiteur une tâche qui vraiment s'avérait difficile.\u2014 Denise.commença-t-elle, je veux dire Mademoiselle Meunier, est allée chercher des bleuets dans les champs que je traversais sur Cadi- chon, quand je vous ai rencontré l'autre soir, Monsieur.Aussitôt son petit cœur se mit à battre très fort.Elle rougit de nouveau.Qu'éprouvait-elle donc ?Pourquoi, au lieu de parler de Denise a ce jeune homme, venait-elle d'évoquer devant lui, une scène, qu'il avait peut-être oubliée ?Etait-elle assez folle ! Mais, déjà, le visiteur avait repris son sang-froid.Il est joli votre petit âne, disait-il, je suis charmé qu'il se nomme Cadi- chon ; cela me rappelle mon enfance.lorsque je lisais Madame de Ségur ! \u2014 Vous aimiez ces histoires ?Moi, beaucoup.Surtout «l'Auberge de l'Ange Gardien », probablement, parce que ces deux pauvres petits étaient orphelins, comme moi.\u2014 Il faut avouer aussi que tous les personnages de « l'Auberge de l'Ange Gardien » sont sympathiques, et Capitaine .\u2014 Oh, Capitaine ! Suzanne s'arrêta brusquement et rougit encore.Une voix secrète qui déclancha les battements de son cœur, lui conseillait la prudence devant ce beau jeune homme qu'elle ne connaissait pas.Un silence se fit, qu'ils n'osaient plus rompre.Daniel avait tant de choses à dire, qu'il ne savait par où commencer.Sans savoir pourquoi, Suzanne éprouvait le double besoin de rire et de pleurer.Mais elle eût été incapable de prononcer un mot de plus.La voix de Denise qui venait d'apparaître sur le seuil de la cuisine, lui apporta un immense soulagement.Le jeune homme se retourna et s'inclina.\u2014 Monsieur, disait Mlle Meunier, je suis étonnée de votre insistance.Je croyais que vous aviez admis qu'il était regrettable, même nuisible, de voir un journal reproduire le récit d'événement touchant la vie d'une jeune fille.Or, vous profitez de mon absence pour vous introduire ici et tenter d'interviewer cette enfant! L'enfant regardait avec surprise sa chère Denise si contrariée, et ce malheureux visiteur qui paraissait désespéré.\u2014 Avant tout, Mademoiselle, murmura faiblement Daniel, laissez-moi rectifier un malentendu.Je n'ai nullement cherché à m'introduire ici en votre absence.C'est vous, que je désirais rencontrer, et si j'avais été avisé de la promenade qui vous retenait au loin, je ne me serais pas permis de déranger Mademoiselle Listen.\u2014 Je ne comprends plus du tout, je l'avoue.Certes, je savais les journalistes obstinés ! Cependant j'avais cru discerner en vous un homme du monde, et.\u2014 Je vous en prie, coupa Daniel.je n'ai jamais été journaliste et ne songe nullement a écrire une ligne sur Mademoiselle Listen.\u2014 Alors, que faites-vous ici?Denise Meunier commengait, en effet, à juger la situation, sinon avec inquiétude, tout au moins avec une vive contrariété.Il fut donc préférable pour tous, que Jean-Claude, alarmé par la longue éclipse de son ami, apparût dans la pièce après avoir entendu la question agressive à laquelle Daniel ne savait que répondre.\u2014 Permettez-moi, Mesdemoiselles, de nous présenter, dit-il.Mon ami Daniel Deschamps, fils d'un Président à la Cour, mort il y a de nombreuses années, et moi-même, Jean- Claude Hénin, orphelin, dont l'oncle, médecin en retraite, habite Brive.Daniel Deschamps possède une propriété à Noailles, ce qui vous explique notre présence en ces lieux voisins.Hier au soir, en nous promenant, nous avons trouvé une petite médaille à demi-enfouie dans le sable de la berge.Nous avons pensé que peut-être elle appartenait à l'une de vous.Daniel tendait la médaille, qu'il laissa tomber dans la main de Suzanne.Denise semblait un peu désarmée parce que Jean-Claude s'expliquait avec une délicieuse candeur et que son visage reflétait la loyauté.\u2014 Elle ne m'appartient pas, prononça enfin Suzanne, dans le silence général, après avoir regardé le bijou.La vue de l'objet dans les mains de la jeune fille suffit à faire perdre le calme à la pianiste.\u2014 Veux-tu rendre immédiatement cette médaille ! Tu sais très bien que tu n'as rien perdu?fit-elle sèchement.\u2014 Oh! Mademoiselle, fit Daniel en s'adressant à Suzanne, demandez autour de vous.Si vous ne retrou- Vez pas son propriétaire, vous offrirez la médaille à quelque fillette ! \u2014 .- .Ou je la garderai ! conclut la jeune fille en souriant.Le battement de cœur si intempestif de tout à l'heure se reproduisit, mais cette fois il eut un écho.Denise était bouleversée de l'audace de la « petite ».La Revue POPULAIRE Déjà, les jeunes gens s'étaient éclipsés, après un bref salut.Lorsqu'ils eurent disparu, Suzanne déclara, de sa douce voix si calme ! \u2014 L'ami est gentil.I! doit être serviable.Mais je préfère « l'autre ».Il est timide, vous savez.Il n'osait pas me parler avant votre arrivée.Quel âge pensez-vous qu'il ait ?\u2014 Qui donc ?questionna Denise plongée dans ses réflexions, et qui n'entendait pas les remarques de sa compagne.\u2014 Mais, Daniel ?Ce fut comme si la foudre était tombée aux pieds de la pianiste.Quelle maladie, quelle fièvre s'était donc emparée de Suzanne pour que cette enfant si réservée, si avare de ses mots, parlât ainsi de ces inconnus ?\u2014 Es-tu folle ?fit-elle exaspérée.Je te trouve bien hardie, d'appeler ce jeune homme par son prénom ! Quant à son ami, je.Suzanne hocha la tête, sûre de son innocence.\u2014 Je ne les «appelle» pas, ils sont partis.Je vous parle d'eux.Ils viennent de dire leurs noms et je vous les répète comme ceux d'une histoire.Car ils sont les héros d'une histoire très jolie, où il y a des champs, des fleurs, une automobile.et un âne .Jean-Claude Hénin et Daniel Deschamps ! .Daniel, c'est assez joli, vous ne trouvez pas ?Chapitre VII GUZANNE s'ennuyait ! Voilà bien un état qu'elle avait ignoré jusqu'à ce jour, Etait-elle souffrante ?Non.Seulement, elle regrettait ces vastes plaines, ces sentiers ombragés, ce bord du Thérain qu'elle longeait à califourchon sur Cadichon! Quel bon temps ! Et puis aussi, quelle délicieuse compagne que Denise ; certes, bien plus gaie, plus jeune, là- bas, que lorsqu'elle accomplissait ici sa besogne coutumière et rentrait lasse, parfois contrariée.Durant leurs vacances, la pianiste avait été aussi vive, aussi insouciante que Suzanne, sauf pourtant, depuis la visite de ce Daniel Deschamps ! Que pouvait bien craindre Denise ?Car enfin, il était correct ce jeune homme, et son ami également ! « Moi, pensa tout à coup la jeune fille, quand je me marierai.» Et soudain, elle se mit à rêver.Elle était assise dans un fauteuil du salon, les volets clos pour éviter l'ardeur des rayons du soleil.Mademoiselle Ferney dirigeait ses lectures et Suzanne connaissait beaucoup de ces jolies histoires où l'on pouvait lire « Ils se marièrent, eurent de nombreux enfants et furent très heureux ».Bien sûr ! C'était la vie ! \u2014 Je me demande ce que tu fais dans l'ombre depuis une demi-heure?s'inquiéta Thérèse Gertal du seuil de la porte.Suzanne rougit.Elle n'avait jamais menti et ne jugeait certainement pas utile de commencer.\u2014 Je pensais, que je me marierai un jour, Mamie.i \u2014 Tu te marieras, un jour ?\u2014 Evidemment ! \u2014 Oui, évidemment ! \u2014 Cette idée te fâche, Mamie ?\u2014 Comment peux-tu dire une pareille chose, ma jolie chérie ?Seulement, il me semble que tu es toujours la petite fille que je suis allée chercher à Londres.Suzanne répondit par un joyeux éclat de rire.\u2014 En tout cas, reprit Thérèse, je ne crois pas que Tante apprécierait (Lire la suite page 24) Mar 1940 23 SI, COMME LES JUMELLES DIONNE, VOUS AUSS/ VOUS VOULEZ RENDRE VOS DENTS PROPRES ET BRILLANTES, DE LA COLGATE IL VA SANS DIRE, VOUS DEVEZ SANS FAUTE VOUS SERVIR.POURQUOI VOUS ET VOS ENFANTS AIMEREZ AUSSI LA COLGATE.De même que les cinq petites jumelles Dionne ont pris goût à brosser leurs dents à la Colgate tout usager de Colgate aime cette méthode agréable de garder ses dents nettes et brillantes.La Colgate a une délicieuse saveur de menthe.Et c\u2019est là un point important dans l'enseignement des habitudes d\u2019hygiène orale aux enfants.L'effet de nettoyage de la Colgate est si doux et pourtant si complet.Sa mousse pénétrante spéciale entre dans les interstices cachés entre les dents et aide la brosse à dents à déloger toutes les particules d\u2019aliments en décomposition auxquelles les dentistes attribuent une grande POURQUOI LE Dr DAFOE À CHOISI partie de la mauvaise haleine.Le doux agent de nettoyage LA CREME A DENTS COLGATE inoffensif de Colgate efface les taches de surface récalcitran- POUR LES JUMELLES DIONNE tes .polit I'\u2019émail des dents pour lui donner tout son ® Le Dr Dafoe choisit la Crème à Dents éclat naturel.Colgate pour les petites Dionne parce qu'elle nettoie avec une telle perfection, avec une telle douceur\u2014sans endomma- La Colgate est la plus populaire des pâtes à dents au Canada.ger le moindrement l\u2019émail délicat .\u2019 s Cas sans irriter les tendres gencives.Il dit: Iln\u2019y a pas d'autre dentifrice exactement semblable.Achetez \u201cLa Crème à Dents Colgate est le seul de la Crème à Dents Colgate pour votre famille aujourd\u2019hui.dentifrice qui ait été employé sur les dents des jumelles Dionne.Un récent examen dentaire indique DOUBLE 1 ; iè MODÈLE GÉANT 35¢ GRAND MODELE 20-c MODÈLE MOYEN 10\u20ac que leurs premières dents sont en 24 beaucoup cette rêverie durant laquelle tu perds ton temps, alors que tu as tant à faire.\u2014 Qu'ai-je à faire ?\u2014 Petite paresseuse ! Tu as grossi de quatre livres.Je crois que c'est cela qui nuit à ton activité ; toujours, au retour des vacances, on manque de courage pour reprendre sa besogne.\u2014 Mais non, Mamie! Je ne demande pas mieux que de m'occuper ; tout à l'heure je m'ennuyais ! \u2014 Oh! quelle horreur! Tu vois comme il est pernicieux de rester inactive ! Tu vas aider Torine à éplucher les groseilles.Cette année pour les confitures, nous essayons une nouvelle recette.\u2014 Ah! Parrain, hier, a parlé de tennis ?Crois-tu Mamie, que tante permettra ?.\u2014 Certainement, puisque c'est pour ta santé, et qu'il te faut de l'exercice.D'ailleurs, Denise consacrera deux après-midis à t'accompagner.\u2014 Denise joue au tennis ?\u2014 Oui, mon enfant ; elle jouait beaucoup jadis et elle a dit qu'elle reprendrait une raquette avec plaisir.\u2014 Oh! chic, alors ! Mademoiselle Gertal soupira : \u2014 Ma mignonne, ne pousse pas d'exclamations si vulgaires ! Veux- tu ?C'est déplacé ! Pendant ce temps, Daniel cherchait le moyen de revoir sa bien- aimée.\u2014 Alors ?lui demandait chaque jour son ami.\u2014 Echec complet! répondait-il.Pas moyen de rencontrer quelqu'un qui connaisse ces demoiselles, ou la pianiste, ou le parrain ! \u2014 Evidemment.Ce sont des bourgeoises aux idées un peu surannées, si j'en juge par l'horreur de Mademoiselle Meunier pour la possible révélation du nom de l'héroïne de cette fameuse «noyade » manquée ! Es- pérais-tu rencontrer des personnes qui les fréquentent ?\u2014 Les cousins de maman ont des amis à Saint-Germain.Mon espoir de les voir en relations avec ces dames n'était pas tout à fait ridicule ! J'ai suivi Mademoiselle Meunier.Je sais à peu près le nom de tous ses élèves.Mais, de ce côté non plus, aucune chance de rapprochement ! \u2014 ll aurait fallu un hasard bien heureux pour te servir, mon pauvre grand ! \u2014 Que veux-tu que je fasse ?Je ne puis sonner chez elle, entrer, et dire : « Excusez-moi, je viens présenter mes hommages à ma fiancée ».\u2014 Non, évidemment.Mais il y a le médecin ?Va te faire soigner chez lui, invente une maladie \u2014 En voilà une idée de génie ! Jolie présentation ; un malade ! En ce cas, il serait préférable que ce fût toi qui consultes.\u2014 Merci infiniment ! Mais même si je parvenais à gagner la relative confiance du parrain, il y aurait loin de là à ton introduction dans la famille ! \u2014 En attendant, j'ai pris un abonnement pour trois séances par semaine dans un tennis, voisin de la rue d'Ayen.Si Mademoiselle Meunier qui n'avait pas l'air précisément de m'apprécier particulièrement, me rencontre dans les rues de Saint-Ger- main, me dirigeant délibérément vers un endroit fixe, j'aurai une excuse valable pour me trouver dans ces parages.\u2014 Très bonne précaution ! J'irai parfois te rejoindre.Quand commen- ces-tu ?\u2014 Mardi ! Voilà pourquoi, le mardi suivant, au moment où elles allaient entrer au « Tennis-Club » Suzanne sursauta en entendant cette exclamation de la pianiste : \u2014 Oh! par exemple ! La jeune fille qui marchait un peu en avant se retourna vers sa compagne.\u2014 Qu'avez-vous, Denise ?L'interpellée ne répondit pas tout de suite.Elles étaient à quelques verges de la porte du tennis et sous les yeux de la pianiste, Daniel venait d'entrer dans les jardins, une raquette sous le bras.Tout de suite, elle avait reconnu le «reporter» amateur, le visiteur inattendu, qui s'était présenté à la ferme des Tilliers.\u2014 J'ai été surprise, Suzy, explique- t-elle enfin.Devine qui nous allons retrouver ici?\u2014 Je ne sais pas.Qui donc ?\u2014 Eh bien, un des automobilistes de cet été.\u2014 Lequel ?\u2014 Le brun.\u2014 Daniel Deschamps ! \u2014 Quelle mémoire ! Suzanne rougit en percevant un peu d'ironie dans cette explication.Maintenant, elles avançaient en silence.Pas un instant, Denise n'avait envisagé l'idée de dissimuler la vérité.De toutes manières d'ailleurs, une rencontre deviendrait, peu après, inévitable.Lors de la première apparition de Daniel à la ferme, se rendant compte du subterfuge qu'il avait employé pour entrer en relations avec elle, Denise s'était inquiétée des intentions de cet inconnu.La deuxième tentative du jeune homme ne l'avait nullement rassurée.(La Photographie La Rose, Montréal) LE LIEUTENANT-COLONEL HUGUES de MARTIGNY Directeur de la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes- françaises de Montréal, ancien combattant de la Grande Guerre, le lieutenant-colonel de Martigny est co-directeur des services éducatifs et récréatifs de la Légion canadienne en Angleterre et en France.LA REvuE POPULAIRE: Cependant, aucune des hypothèses.envisagées ne paraissait constituer une réponse sûre aux préoccupations- de la pianiste.Que Daniel ait voulu se rapprocher de Suzanne, le fait était certain.Dans quel but ?Denise avait remarqué que, loin.de guetter la jeune fille lorsqu'elle se- promenait seule et de s'adresser directement à elle, Daniel, au contraire, la fuyait.Il venait ouvertement à la- ferme, risquant un accueil défavorable, faisant preuve ainsi de son désir- de rester profondément respectueux.Aimait-il Suzanne ?Voulait-il se faire aimer d'elle ?Denise avait pensé longuement à- ces choses.Elle avait cru le faire- d'abord en toute objectivité, sans y mêler ses sentiments personnels.Ainsi, peu à peu, elle en était arrivée à une conception adorable, imprévue: Ces enfants s'étaient rencontrés par un soir merveilleux, poussés l'un vers- l\u2019autre par des forces inconnues, pour devenir demain les deux héros d'un roman d'amour au prélude féé- rique ! Elle pensait qu'il serait cruel de séparer volontairement ces deux êtres que la vie semblait vouloir réunir.Son parti était pris lorsqu'elle- même et Suzanne durent passer devant une ancienne camarade de pension de la jeune fille qui, assise sur un banc, s'entretenait avec Daniel.It fallait évidemment tendre la main à Lucie Delamare.Celle-ci, aimable, rieuse, répondant au bonjour banal, ajouta : \u2014 Connaissez-vous Daniel Des- champs ?Il joue très mal au tennis, par exemple! Mademoiselle Meunier, Mademoiselle Listen.Et Denise souriait ! Le soir, le jeune homme put crier à son ami : \u2014 Le miracle, Jean-Claude, le miracle! J'ignorais que cette Lucie De- lamare avec laquelle j'ai parlé et dansé deux ou trois fois chez les Lornier, habitait Saint-Germain ! Si j'avais su! Enfin, tu t'imagines mon ravissement en apercevant au bout de l'allée, Suzanne s'avançant vers nous et cette présentation enfin faite dans les règles ! Je suis admis à les saluer, à leur parler.Et, mon vieux, elle venait, pour la première fois, au tennis, un mardi, le jour choisi par moi.Tu n'es pas émerveillé ?\u2014 Oui, je suis surtout bien content de te voir si heureux, répondit le sage étudiant.Chapitre VII ES présentations faites Daniel avait offert aux jeunes filles de jouer avec elles et, sa proposition acceptée, depuis lors il ne les quittait plus.Les premières fois, Suzanne avait demandé à quelques anciennes compagnes d'étude retrouvées là, de partager leur court; mais bientôt la troupe entière des tennismen et ten- niswomen évita ce trio par trop fantaisiste ! Daniel jouait mal.Jamais il n'avait voulu se perfectionner dans ce sport qu'il pratiquait rarement.De plus, ses regards, généralement posés sur Suzanne, ne suivaient méme pas les balles, lorsque celle-ci, face à lui, les lançait avec application : car, bien que très novice, la jeune fille améliorait son jeu, écoutant les conseils de Denise et de Jean-Claude.Denise, jadis très bonne « raquette» avait abandonné les < courts » depuis plus de quatorze ans; ses jambes s'étaient un peu rouillées, ses bras également.Flle paraissait rê- Mai 1940 veuse, presque triste! On imagine \u2018donc aisément qu'il était difficile, \u2018dans ces conditions, de trouver un « quatrième » car tous les abonnés du tennis, pleins d'ardeur, fervents habitués, entendaient jouer sérieusement et enlever leurs «sets» en compagnie de partenaires de valeur.Jean-Claude lui, avait toujours aimé le tennis.Il allait au stade Roland Garros assez souvent, et pouvait prétendre rencontrer là des joueurs de mérite ! Mais il était Jean-Claude, l'ami dévoué, le compagnon charmant.Sa gaîté délicate, son entrain redonnaient au trio désabusé fougue et joie.Le sachant, il se hâtait de rejoindre ses amis.Son arrivée était saluée de cris divers : \u2014 Enfin, te voilà ! D'où viens-tu, pour arriver à cette heure-ci ?\u2014 Bonjour, Monsieur Hénin ; Suzanne vous attend avec impatience, car votre ami est dans les nuages, il ne reçoit pas une balle ! Denise, à la sixième séance, n'était pas plus avancée qu'au premier jour \u201couchant les raisons qui avaient amené ce jeune homme étranger, complètement inconnu quelques semaines plus tôt, à s'introduire dans leur existence.Où voulait-il en venir ?Très naturellement, il avait révélé sa situation d'homme riche, libre, qui pouvait passer ses journées à faire du sport.Quant à Jean-Caude, il avait avoué avec franchise que les Universités n'ayant pas rouvert leurs portes, il profitait d'une fin de vacances.Mais au début d'octobre, ni eux, ni elles ne pourraient réserver trois après-midis au tennis.Denise se demandait quel moyen emploierait Dariel pour continuer à voir Suzanne, s\u2019il ne parvenait pas à se faire recevoir rue d'Ayen, et quelle suite aurait ce joli roman aux débuts mystérieux ?+ Deux jours plus tard, Mademoiselle Gertal demanda : \u2014 Je n'avais jamais remarqué la grandeur des yeux de Suzanne.Et vous, très chère ?\u2014 Je ne sais que vous répondre, Thérèse, fit Mile Ferney.Je crois que notre petite est fort jolie, d'une beauté étrange, j'en suis convaincue parce que, chaque fois qu'elle m'accompagne dans un salon quelqu'un le proclame ; mais je n'ai pas détaillé \u2018les traits de son visage.De grands yeux, dites-vous ?\u2014 Enormes'! À table, ce soir, j'en ai été frappée.\u2014 Suzanne a de grands yeux, vous avez raison, Mademoisele Gertal, reprit Denise qui tricotait près d'une petite lampe placée sur un minuscule guéridon ; cependant ce qui a manifestement accentué la profondeur de son regard, c'est qu'elle avait les yeux cernés.\u2014 Pf£tt ! fit Mile Ferney, moqueuse, y a-t-il trop longtemps que la petite n'est plus à la campagne ?Commence-t-elle à reprendre mauvaise mine ?Denise en regardant affectueusement ses vieilles amies, comprit brusquement qu'elle devait parler.Elle ne pouvait continuer à garder pour elle le secret des événements dont elle avait été le témoin et desquels dépendait peut-être le bonheur de Suzanne.Elle tenta d'expliquer : \u2014 Ce n'est pas du tout l'air de la campagne qui manque à Suzanne; elle a été désappointée aujour- d'hui.Au tennis, nous avons atten- - du en vain nos habituels compagnons! \u2014 Une si petite chose serait capable d'impressionner cette enfant ?dit Mlle Ferney, incrédule.Quelle importance cela a-t-il ?\u2014 Suzanne a été peinée.\u2014 Parce que vous n'avez pas pu jouer ?murmura Mille Gertal.Denise ne put s'empêcher de sourire.Elle revoyait leur après-midi, l'attente d'abord anxieuse, puis franchement inquiète de la jeune fille ; les efforts de celle-ci pour ne pas pleurer.Jouer ?Il s'agissait bien de jouer ?\u2014 Non, là n'est pas la qustion, continua-t-elle décidée à ne pas rester dans l'équivoque ; Suzanne vous a longuement parlé de ces jeunes gens rencontrés par hasard dans l'Oise et retrouvés ici.Les demoiselles inclinèrent la tête ensemble en signe d'assentiment.\u2014 Eh bien ! mes chères amies, je crois que l'un d'eux s'est attaché à notre petite.Mademoiselle Ferney se leva si brusquement que la pianiste ne put achever sa phrase.\u2014 Mon enfant, vous êtes inconsciente! Comment voulez-vous qu'une chose pareille soit possible ! Ce serait affreux, abominable ! \u2014 Pourquoi abominable ?demanda doucement Mlle Gertal, toujours plus calme dans ses appréciations.\u2014 Parce que nous ne savons pas qui sont ces personnages ?Que nous ne pouvors supporter que de grossiers individus .\u2014 Non, Marthe, ce ne sont probablement pas de grossiers individus, plaida encore Thérèse Gertal ; Denise sait discerner un homme du monde d'un palefrenier ; d'autre part, je me souviens que Suzanne a bien expliqué qu'ils avaient fourni leurs noms.\u2014 De faux noms, sans aucun doute ! \u2014 Je vous arrête, fit Denise en rougissant, un peu intimidés de l'audace dont elle avait fait preuve.Lors de leur étrange visite à la ferme, je me suis renseignée.J'ai vite connu leur véritable identité, plus particulièrement celle de Daniel Deschamps, notre héros.Il possède, a Noailles, une propriété qui appartient à sa famille depuis plus de trente ans.\u2014 Tout cela n'a aucun rapport avec la mauvaise mine de notre petite.Si elle fait des rêves comme les poupées romantiques, j'y mettrai bon ordre ! Vous ne retournerez plus à ce tennis, décida Mille Ferney.Pour la première fois, Denise s'impatienta : \u2014 C\u2019est ridicule ! Si je vous ai parlé comme je viens de le faire, c'est que j'ai bien examiné cette situation depuis un mois.Ce garçon paraît sincère, charmant.Il est d'excellente famille, riche, parfaitement respectueux, oh! même, je vous assure, d'une correction étonnante en notre siècle.\u2014 Voilà, mon amie, dit Mlle Fer- ney après un long silence, une étrange aventure ; Denise, notre sage Denise qui semble avoir eu, dans sa jeunesse ce qu'on appelle, une déception.\u2014 Oui, son attitude le ferait croire.\u2014 Je suis accablée.Notre petite songe à nous quitter.\u2014 Oh! Marthe! Vraisemblablement, elle n'envisage pas une séparation obligatoire, comme dans toutes les histoires.Elle a rencontré le Prince Charmant.Il est aimable, beau.Il s'empresse auprès d'elle ! Cela devait arriver.\u2014 Cela devait arriver ! Mais elle est si jeune, si inexpérimentée ! Il faudra prendre toutes nos précautions avant d'autoriser le moindre rapprochement entre elle et ce jeune homme! Le docteur nous aidera.FA Affinités Inévitables\u2026votre teint et une des 8 nuances de Poudre Woodbury 1.Sophomore recherchée de Barnard : \u2018\u2018Une jeune fille qui désire d\u2019agréables invitations doit se poudrer selon son coloris.Parmi les 8 nuances de Poudre Woodbury \u2018Radiant\u2019 me va comme un rêve, jour ou soir.Les étudiants notent chaque détail même en cosmétiques.Depuis que j'emploie Radiant je suis comblée d\u2019invitations tentantes.\u2019\u201d Betty Hanf, Barnard College, New-York, '42 3.\"La Poudre Woodbury demeure même sous l'élan du ski\u201d ajoute Marjo- tie Marschalk, \u2018Jamais mon nez ne reluit !\u201d Naturellement ! La Poudre Woodbury est libre de germes, sans ces impuretés qui rendent la peau huileuse et causent un nez luisant.Woodbury résiste aux sports violents, maintient la peau satinée pendant de longues heures.WOODBURY POWDER NUANCES QUI AVIVENT LA PERSONNALITE \u2019 GRATIS.2.Jolie Senior de Skidmore: \u2018Jai essayé les 8 nuances de Poudre Wood- bury à la lumière du jour et sous l'électricité, \u2018Brunette\u2019 est celle qui fait ressortir ma personnalité, Mon camarade de ski m\u2019a dit : \u2018Si vous êtes aussi impeccable au soleil et entourée de nei- , ge\u2014ça va!\u201d Marjorie Marschalk, \u201c Skidmore College, Saratoga Springs.New-York, \u201940 LES 8 NUANCES À LA MODE Faites venir les 8 coloris de Poudre Woodbury \u2014 gratis.Les maîtres de la mode et de la beauté vantent leur chic et leur magie.Parmi les 8 vous trouverez l\u2019affinité de votre teint.Achetez la Poudre Woodbury pour le charme d'une peau satinée.Seulement $1.00, 50¢, 25¢, 15¢.(COLLEZ SUR UNE CARTE POSTALE, ADRESSEZ AUJOURD'HUI} John H.Woodbury, Ltd, Dépt.9113, Perth, Ont.Veuillez bien m'envoyer gratis et port payé les 8 nuances de Poudre Faciale Woodbury .recommandées pour la beauté par les maîtres de la mode et des cosmétiques.Veuillez aussi y joindre un tube de Cold Cream Woodbury.Nom Adresse (FABRICATION CANADIENNE) 26 Mais ne pourrait-on éloigner la petite ?Elle oublierait peut-être cet incident ! « Mademoiselle, « Je sais que Daniel serait désespéré à l'idée que vous et Mademoiselle Listen l'ayez attendu vainement au tennis sans qu'il se soit excusé de son absence.Je vous préviens donc immédiatement que mon ami a été victime d'un accident d'automobile ce matin, au moment de partir pour vous rejoindre.Projeté violemment sur le bord d'un trottoir, il s'est évanoui et n\u2019a pas repris connaissance depuis.Vous le, savez, il n'a pas de famille, je ne le quitte donc pas.« Je vous prie d'agréer, Mademoiselle, mes hommages respectueux.JEAN-CLAUDE HÉNIN » Denise tourna, retourna la lettre sans même s'apercevoir que ses doigts tremblaient.Non, Jean-Claude n'avait pas mis son adresse.Aucune indication permettant d'obtenir d'autres nouvelles.Il avait écrit ce mot le soir, quelques heures après l'accident, bouleversé, mais trop attaché à Daniel pour oublier ce qui eût été le désir du blessé.La nuit avait passé : une aggravation, une amélioration s'était-elle produite dans l'état du pauvre garçon ?\u2014 Vous n'êtes pas prête, Denise?Suzanne entrait, déjà revêtue de son costume tailleur de drap marron, coiffée de son feutre aux larges bords.Elle devait accompagner Denise jusqu'à la gare, acheter divers journaux et, permission nouvelle, qui I'amusait : rentrer seule.Précipitamment, la pianiste glissa la lettre sous un livre et répondit au hasard : \u2014 Tu vois, je suis en retard.Tiens, aide-moi : prends mon sac dans l'armoire.Merci ;.ah ! cherche un mouchoir dans le tiroir de la commode.Et tandis que Suzanne exécutait ces besognes et tournait le dos, rapidement, Denise fit disparaître le triste billet de Jean-Claude à l'intérieur de son sac.Ainsi personne, rue d'Ayen, ne découvrirait la cause de l'absence de Daniel au tennis et Suzanne pourrait encore toute cette journée, rire et chanter avec l'espoir de retrouver le lendemain les jeunes gens.Dès que Denise eut quitté Suzanne et ne fut pus forcée de dissimuler un été d'inquiétude qui lui aurait valu certainement des questions, elle retomba dans la lourde angoisse causée par cette pénible nouvelle.Les malheureuses victimes d'accidents graves survenus dans la rue, étant généralement transportées à l'hôpital, ce devait être dans un de ces établissements que Jean-Claude avait rejoint son ami.Ferait-il par- Que dire, le lendemain, à Suzanne, pour excuser l'absence de leurs compagnons ?La vérité ?Elle était doublement cruelle, parce qu'incertaine! Denise émue, attristée, comprenait aisément que le fait exposé brutalement par Jean-Claude sans autre commentaire, apporterait un réel chagrin à la jeune fille.\u2014 Que faire ?La pauvre Denise ne cessait de periser à ces choses ! Désespérée dans son impuissance, elle adressa un pneumatique à une de ses élèves, pour s'excuser de ne pas aller chez elle et revint plus tôt que de coutume à Saint-Germain.Mais elle ne rentra pas immédiatement au logis et tenta de trouver le docteur Richard.Il était chez lui.\u2014 Qu'y a-t-il, chère Mademoiselle?fit-il tout étonné de cette visite imprévue.\u2014 Voilà.Docteur.: Denise raconta, le plus brièvement possible, tous les événements touchant Suzanne et Daniel depuis leur première rencontre et son aveu de la veille aux vieilles demoiselles ma- vrées parce que soudainement averties ; puis elle tira de son sac et lut à haute voix la lettre de Jean-Claude, poursuivant ainsi : \u2014 Je ne puis causer un tel chagrin à cette enfant, lui communiquer ce court billet sans y ajouter un espoir.ou, hélas ! s'il fallait, sans lui faire part d'une cruelle vérité.Elle était assise dans un des fauteuils de cuir qui garnissaient le cabinet du médecin.Celui-ci marchait de long en large.C'était un homme de soixante ans mais qui paraissait plus jeune.D'un esprit vif, d'une intelligence toujours en éveil, depuis la mort de sa femme il s'astreignait à l'étude.Ah! on ne s'adressait pas en vain a lui dans toute détresse morale ou matérielle.Il s'arrêta devant Denise.\u2014 Voyons, vous êtes venue à moi, conclut-il, pour obtenir \u2018une aide.Nous voulons savoir si ce garçon va mieux ?Eh bien! il faut nous débrouiller.\u2014 Comment faire, docteur, sans aucune adresse ?Il prit l'écouteur : \u2014 Allo, Mademoiselle ! .Le docteur Richard demanda ainsi plusieurs communications avant d'aboutir.Son titre de médecin facilitait heureusement ses investigations.À un moment, Denise, émue, entendit enfin ces mots : \u2014 Parfaitement ! Ah ! Voulez-vous me passer l'interne de service, ce n'est pas possible !.Merci.\u2014 Ah ! bien, bien.Obnubilation et coma sans lésion ?.\u2014 Il était préférable, en effet, avant son transport de s'en assurer par radiographie ; alors pas de fracture ?C'est merveilleux.Merci, infiniment.Pourriez-vous m'indiquer dans quelle clinique il a été conduit ?Certainement .Merci.Tourné vers Denise ravie, le docteur expliqua : \u2014 Vous avez entendu : Gros choc sans gravité.Je demande où est le blessé.L'interne est allé se renseigner parce que.«Allo, il n'a pas voulu?Il s'est fait ramener chez lui, rue de Prony ?Je note .Merci encore ! Décidément, tout était déjà bouleversé rue d'Ayen.Denise rentra en retard pour dîner, prétexta avoir rencontré le docteur dans la rue, et annonça la visite de celui-ci pour un soir prochain ; puis, très légèrement, elle tenta d'expliquer à Suzanne : \u2014 Je suis navrée, chérie, mais demain, je ne pourrai t'accompagner au tennis.Je suis absolument forcée de sortir avec une élève.Le visage tout souriant de Suzanne exprima une forte déconvenue ; néanmoins, elle s'efforça de plaisanter.\u2014 Semaine complètement ratée, dit-elle! Mardi, ce sont nos partenaires qui ont fait faux-bond ; demain, ce sera nous.Samedi, nous irons sans faute, n'est-ce pas ?\u2014 Naturellement ! affirma Denise qui se mit à parler d'un prochain concert consacré aux œuvres de Ravel.Suzanne était loin de se douter que Denise et le docteur avaient décidé de prendre des renseignements précis sur Daniel Deschamps et d'empêcher Suzanne de se rencontrer avec lui tant que les intentions de ce jeune homme n'étaient pas mieux connues.« Ne pas la mettre au courant de l'accident, affirmait le docteur, car cela ne ferait qu'augmenter sa tendresse naissante.» Denise était d'accord avec lui.Il devait pour remplir son programme commencer des démarches le lendemain.Souvent, lorsqu'après neuf heures, ces demoiselles montaient, Suzanne, en long peignoir bleu, apparaissait dans la chambre de Denise, exécutant mille singeries et de grands gestes : \u2014 Chut ! Taisez-vous ! Si tante et Mamie entendent, je vais être grondée ! faisait la pianiste.Puis, mi-souriante, mi-fâchée, elle la renvoyait, après quelques minutes de bavardage.Ce soir, la délicieuse enfant n'était plus tout à fait la gamine rieuse de jadis.\u2014 Denise, savez-vous pourquoi nos compagnons manqueront le tennis, demain ?Voilà ce que le docteur n'avait pas prévu.Après une longue journée d'émotion, sa visiteuse se trouvait aux prises avec une enfant brusquement éveillée à une sensibilité plus vive, devinant, questionnant ! Denise tenta de jouer son rôle : \u2014 Que me contes-tu la?Pourquoi veux-tu qu'ils ne viennent pas demain, et comment le saurais-je ?\u2014 Je ne puis expliquer pourquoi, mais je sens que c'est uniquement pour n'avoir pas à me fournir les motifs de leur absence que vous avez cherché un prétexte vous permettant de ne pas m'accompagner.\u2014 Oh! là, là! que vas-tu donc chercher ?Denise avait l'air si malheureux, que Suzanne s'approcha d'elle en souriant, lui mit les deux bras autour du cou et l'embrassa.\u2014 Allons, insista la jeune fille, que se passe-t-il ?Vous avez appris quelque chose?Je ne peux plus revoir Daniel ?Sa pauvre voix tremblait et des larmes perlaient & ses longs cils.\u2014 Oh! fit Denise, bouleversée.Tu es une sotte! Il n'y a rien de semblable.\u2014 Je veux tout savoir.Que faire ?Denise perdit son assurance.Elle comprit qu'un nouveau mensonge ne servirait plus de rien.En outre elle était sûre que Daniel méritait leur estime.Le docteur Richard obtiendrait des explications du jeune homme, en même temps que des renseignements favorables sur son honorabilité.Dans ces conditions, pourquoi laisser cette petite se lamenter, forger des hypothèses plus ou moins stupides ?.et finir par s'exaspérer ?Alors, simplement elle lui raconta la vérité, toute la vérité ! Chapitre IX U ES un très mauvais malade.mon vieux, affirma Jean-Claude ce matin-là.Je finirai par t'abandonner à ton triste sort.\u2014 As-tu fini, non?Tu as connu de bons malades, toi?s'indignait Daniel.\u2014 Certainement.\u2014 Alors c'est qu'ils étaient vraiment atteints de quelque affection La REvuE PoruLAIRE grave ; moi, je ne suis pas madade, je ne suis que blessé.\u2014 Bon ! Le résultat est le même ; tu es obligé au repos, tu dois recevoir des soins et ne pas faire d'imprudence.\u2014 Idioties ! Si je t'avais écouté, je me laissais transporter dans cette clinique.Au moins, je suis chez moi, où j'ai mes habitudes, mon domestique.\u2014 Ce n'est pas moi qui avais parlé de la clinique, mais le médecin de l'hôpital.Tu es tout de même, resté six heures évanoui ; ce n\u2019est pas rien! J'ai bien le droit d'avoir été bouleversé ! \u2014 Evidemment ! mon cher vieux.je serais furieux, si tu n'avais pas été bouleversé.Seulement, cela date d'avant-hier.Aujourd'hui, je suis guéri.Jean-Claude hocha la tête.\u2014 Compètement « piqué », voilà ce que tu es, tiens ! Tu es noir.\u2014 Comment, je suis «noir», tu sais ce que cela veut dire, en argot ?\u2014 Oui, mais je ne m'exprime pas en argot et tu me coupes toujours mes phrases ; ton corps est noir, bleu.violet de meurtrissures ; chaque mouvement te fait pousser un cri et tu te prétends guéri ! Mais déjà, Daniel, écartant tout le reste, s'était remis à songer à sa bien-aimée.\u2014 Tu n'as pas mis d'adresse dans ta lettre, dis donc ?\u2014 Je ne crois pas, je ne sais plus.Tu étais sur ce lit, sans connaissance ; j'ai pensé à excuser ton absence, parce qu'il m'a semblé que tu le dé- Sirais inconsciemment ; mais te répéter mon texte, ou affirmer que j'ai écrit ton adresse ou la mienne, j'en suis incapable ! \u2014 Alors, même si Elle le voulait, Elle ne pourrait prendre de mes nouvelles ?\u2014 Comment peux-tu faire pareille supposition ?Cette enfant n'accomplirait pas un acte aussi osé.\u2014 Non, mais Denise Meunier est prévenue.C'est à elle que tu as écrit.\u2014 Elles nous connaissent trop peu, pour s'intéresser ainsi à nous.\u2014 Je ne voudrais pas, Jean-Claude.te faire de la peine : je te ferai remarquer cependant que c'est à moi uniquement, que Suzanne pense ! devant l'amour, mon cher, les règles mondaines, habituelles paraissent ridicules, ou.en tout cas, trop rigoureuses.\u2014 Tu dois admettre qu'une jeune fille aussi candide que Suzanne Listen est bien forcée d'obéir à ces règles et de s'incliner devant les principes et traditions qui sont la base de son éducation.\u2014 Parfaitement ! Je serais fort contrarié que Suzanne tentât quelque démarche malséante.Mais Denise Meunier n'a plus dix-huit ans.Elle a deviné mon amour.Elle m'est une alliée, je le sens ; elle souhaitera savoir, si je suis mort ou vivant et tu verras que, même sans indication sur ma résidence, elle découvrira un moyen pour.Entrez! Qu'est-ce Auguste ?Le valet de chambre se présentait.\u2014 Monsieur, annonça-t-il, c'est un monsieur qui insiste beaucoup pour être reçu.Je lui ai bien dit que Monsieur était alité.\u2014 A-t-il donné son nom ?\u2014 Oui, Monsieur.C'est le docteur Richard, de Saint-Germain.\u2014 Faites entrer, immédiatement.A demi soulevé sur ses oreillers.sa tête brune, paraissant encore plus sombre sur la blancheur du linge, Daniel, le visage illuminé par un sourire radieux, tourné vers Jean-Claude ébahi, murmura : \u2014 Voilà ! C\u2019est le moyen qui s'offre à nous ! . ce Bp gem mb Mai 1940 \u2014 Je suis désolé de vous recevoir ainsi dans mon lit, dit Daniel dès que le docteur Richard entra dans la chambre.Celui-ci s'avança la main tendue.\u2014 C'est moi qui m'excuse d'avoir forcé votre porte, mais je craignais que vous ne fussiez contraint au repos, au moins pendant quelques jours.Or, je désirais m'entretenir avec vous, assez rapidement.Jean-Claude fit mine de s'éloigner.\u2014 Reste, conseilla Daniel, docteur, je vous en prie, cette bergère vous tend les bras ; du moment que vous êtes ici, je n'ai nul besoin de vous décliner mes nom et prénom ; vous les connaissez; mais permettez-moi de vous présenter Jean-Claude Fé- nin, mon ami.Devant lui, vous pouvez tout dire ; il n'ignore rien de mes sentiments et nos consciences mesurent également leur obligations respectives.\u2014 Eh bien, Messieurs, ceci est tout à votre honneur ; proféra le médecin en prenant le siège qui lui avait été offert ; avoir un bon ami, le conserver, être apprécié par lui; c'est mé- titer une très bonne note.\u2014 Vous verrez, lorsque vous nous connaîtrez mieux, que nous ne méritons que de bonnes notes pour toutes nos qualités, fit Daniel, en riant doucement d'un air taquin.\u2014 Je n'en doute pas ! Mais d'abord, parlez-moi de vos blessures.\u2014TJ'ai été victime d'un grand ébranlement ; et, comme je suis assez nerveux, je subis en ce moment les conséquences du choc.Quelques jours de lit feront disparaître mes bobos ; ecchymoses et courbature.Docteur, je vous en supplie, dites-moi qui vous envoie ?Le regard du visiteur pénétra profondément dans les yeux de Daniel.Il voyait le jeune homme pour la première fois et son impression initiale était favorable.\u2014 Qui m'envoie ?Personne, cher Monsieur, dit-il.J'obéis simplement aux sentiments d'affection paternelle que je porte à Suzanne Listen.Daniel eut un sourire heureux.\u2014 Tout de même, reprit-il, comment avez-vous été prévenu de mon accident ?\u2014 Par Mademoiselle Meunier, qui est une très charmante vieille fille.Elle s'inquiétait de vous et, avant de communiquer à ses amies les motifs de votre absence au tennis, elle est venue me confier son désarroi.\u2014 Je suis content, déclara Daniel, bien content.Je souffrais de mon silence obligatoire ; jamais, en effet, je n'oserai adresser un mot à Mademoiselle Suzanne avant que ses parents, où vous, m'y ayez autorisé.Jean-Claude assis au bout de la pièce, se leva, vint vers le lit et tenta d'expliquer : \u2014 Permettez-moi d'exprimer mon opinion, docteur.Daniel va vous raconter une anecdote qui, je m'en rends compte, peut sembler fantaisiste.Cependant, il faut considérer que mon ami est plutôt un impulsif, un passionné.Depuis son adolescence, il poursuit avec fougue, la réalisation de généreux projets basés sur des idées qui l'emballent.Aujourd'hui c'est un sentiment très pur, qui l'a poussé vers Mademoiselle Listen.Son cœur c'est donné tout entier à cette jeune fille.C'est bien d'amour, qu'il s'agit et non, d'amour-propre.\u2014 Bon! accepta le docteur Richard, ému du spectacle de cette amitié prudente, soucieuse de l'opinion que pourrait produire le récit du coupable.: Daniel, accoudé sur la table de nuit, commença aussitôt ! \u2014 Un soir, au début de l'été, nous venions d'arriver « Aux Ormes », ma propriété de Noailles, avec Jean- Claude.Pour la première fois, j'avais conduit ma voiture.Le même jour, le parrain de Suzanne, répétait ce récit à ses vieilles amies, et concluait : \u2014 Je vous rapporte aussi fidèlement que possible le résultat de ma journée, les renseignements que j'ai recueillis touchant la parfaite honorabilité de Daniel Deschamps, son récit.Les trois demoiselles demeuraient silencieuses et immobiles.Pour chacune, le joli conte provoquait des réflexions différentes.\u2014 Comment avez-vous pu rassembler tous ces détails ?questionna Mademoiselle Ferney.\u2014 Très facilement par mon notaire qui s'est mis en relation avec le notaire de la famille Deschamps.\u2014 Et ce jeune homme ?demanda Mademoiselle Gertal.Comment est- il?\u2014 Îl a l'air gai et solide, il a vingt- sept ans.\u2014 Je voulais savoir s'il est laid ou beau ?\u2014 Ah ! ah! laid ou beau ?demandez à Mademoiselle Meunier.elle sera bien mieux à même que moi de vous renseigner ; néanmoins je crois qu'on peut le qualifier de joli garçon.Qu'en pensez-vous Mademoiselle Denise ?Denise se mit à rire.\u2014 J'en juge ainsi ; et c'est une opinion que partagent toutes les joueuses du tennis.\u2014 Alors, qu'allons-nous faire ?demanda Mademoiselle Ferney, tout à fait désorientée, incapable, elle si volontaire, de prendre la moindre décision.\u2014 Attendre qu'il puisse marcher.Alors, puisque j'ai fait les premiers pas, je vous l'amènerai pour vous le présenter.D'ailleurs il est normal que je m'occupe de ma filleule, ajouta le docteur.\u2014 Et si, pourtant, nous nous trompions tous, s'il ne plaisait pas à Suzanne ?objecta Mademoiselle Ger- tal.J'ai déja vu cela.continua-t-elle, songeant a Cyprien Lamare.\u2014 11 est facile de s'en assurer.Appelez la petite, conseilla le docteur.je vais lui parler.Suzanne, mise au courant des évé- nements par Denise, avait entendu la sonnette de la porte d'entrée et reconnu la voix de son parrain.Depuis lors, dans sa chambre, elle ne tenait plus en place.Quelles nouvelles apportait-il 7 Quels renseignements aussi, susceptibles ou non, de favoriser les projets de Daniel ?Elle entra au salon en souriant.L'émotion qui étreignait ses chères protectrices leur donnait des physionomies peu rassurantes ; mais le docteur se hâta d'annoncer : \u2014 Figure-toi, petite, que j'ai fait la connaissance de tes amis, Jean- Claude Hénin et Daniel Deschamps.\u2014 Comment va-t-il ?L'exclamation avait jailli.spontanément, l'inquiétude balayant toute autre préoccupation.\u2014 Il va mieux et en sera quitte pour quelques jours de repos ; il est seulement « handicapé » pour jouer au tennis.Alors nous avons décidé, comme il désire beaucoup connaître tante et Mamie, que je l'amènerai ici, en visite.Nous voulions avoir ton opinion à ce sujet.Suzanne eut un regard étonné, ravi; un regard qui fit le tour de la pièce.Elle vit ses deux vieilles amies sur le canapé, leurs pauvres visages inquiets et bouleversés.Elle vint se blottir entre elles, prit dans chacun de ses bras chacune des deux têtes 27 ENTRETIENS AVEC LES GRANDES BEAUTES Nocturne .1.Linda est délicieuse ! Elle n'a que 17 ans, mais, fine, elle désire conserver sa beauté.Donc, à un récent déjeuner, son voisin de table étant dermatologiste, elle l'a consulté sur les soins de la peau.II a conseillé un \u2018Masque Nocturne Wood- bury\u201d.LINDA DARNELL conserve Léclat de son Teint par le Masque L'exquise Linda révèle sa découverte du Masque Nocturne Woodbury (application de Cold Cream Woodbury) à Louella Parsons Célèbre Journaliste du Cinéma \u201cmeer, AN çÇ 2.\"Ce masque de beauté\", a dit le spécialiste, \u2018\u2018est une application de Woodbury Cold Cream à l'heure du coucher.C'est la seule crème que je connaisse offrant triple service à la peau\u2014 2lle nettoic\u2014elle adoucit en lubrifiant\u2014 elle vivife.\u201d 3.Depuis, Linda emploie toujours ce traitement.D'abord.un vigoureux nettoyage au Woodbury.Puis elle laisse une légère couche de crème pour la nuit.C'est le Masque Nocturne Woodbury qui.selon Linda, permet à un joli teint de rester joli ! Woodbury continue où s'arrêtent les autres crèmes Woodbury Cold Cream rend au teint le triple service de beauté nécessaire chaque nuit.Elle nettoie à fond, sans danger.Un ingrédient particulier la libère de germes.Woodbury adoucit en lubrifiant \u2014 son huile fond au contact de la peau.Elle vivifie par sa vitamine tonique.Naturellement, employez toujours Wood- bury pour nettoyer le visage.Mais profitez aussi du Masque Nocturne Wood- bury pour en aviver la beauté.Grands pots de crème 506.25é, 156.GRATIS !.DEMANDEZ AUJOURD'HUI UN GRAND TUBE (Collez ce coupon sur une Carte Postale) John Woodbury, Ltd.Dépt.7213, Perth, Ontario.Veuillez bien m'envoyer gratis et port payé, un grand tube de Crème de Beauté 3-WAY Woodbury, suffisant pour plusieurs \u2018\u2018 Masques Nocturnes \u2019.Et aussi les 8 nuances à :a mode de l'exquise Poudre Woodbury.Nom _.Adresse Re (FABRICATION CANADIENNE) 28 ETES-VOUS MALADE, NERVEUSE, IRRITABLE, \"CHAQUE MOIS\u201d?Lisez POURQUOI le Composé Végétal Lydla E.Pinkham est le véritable ami de la femme Certaines femmes souffrent beaucoup chaque mois (crampes, maux de dos) à cause de désordres fonctionnels ; d\u2019autres deviennent impatientes, irritables, nerveuses et ne peuvent dormir.Pourquoi ne pas prendre le Composé végétal Lydia E.Pinkham préparé spécialement pour aider les femmes fatiguées, épuisées, nerveuses pendant ces jours pénibles.Le Composé Pinkham est préparé avec des racines et des herbes \u2014 dont chacune a un rôle spécial pour AIDER LA FEMME.Très estimé depuis plus d\u2019un demi-siècle.Essayez-le / CES MÈCHES GRISES.VOUS vieillissent vite PEUVENT REPRENDRE LEUR COULEUR NATURELLE AVEC VAN WILLIAMS 3 Tunisian Henna Souffrez-vous d\u2019Indigestion ?Sentez-vous que vous ne pouvez rien manger sans éprouver des flatulences, des crampes d'estomac, des maux de cœur, des goûts sûrs ou des brûlements d'estomac ?Pourquoi endurer ces douleurs après chaque repas ?Mangez à votre aise avec les Tablettes digestives SANO (BE VENDENT AUSSI EN POUDRE) qui vous aideront à combattre I'acidité et adouciront votre estomac.Soulagement prompt et efficace.Prouvez-le avec votre prochain repas.Eu 1 + EMPLOYEZ LES Tablettes digestives SANO et évitez une autre indigestion.Procurez- vous-les immédiatement, soit sous forme de tablettes en boîte économique de 120 pour 75 sous ou en poudre (boîte de 3 onces) pour T5 sous.Aussi une boîte de 35 tablettes au bas prix de 25 sous.Envoyez mandat-peste en écrivant à l'adresse suivante : LES PRODUITS SANO ENRG.5920, Avenue Durocher Montréal, P.Q.HEURES DE BUREAU : Le samedi, de 3 heures à 6 heures ».m.Casier Postal 2134 (Place d'Armes) aux blancs cheveux, et les couvrit de baisers tendres et chauds, en murmurant d'une voix lointaine et joyeuse : \u2014 Vous verrez comme il est gentil! Vous verrez comme vous l'aimerez ! Chapitre X [LES demoiselles étaient vêtues de satin noir.Comme beaucoup de bourgeoises cossues de la province, elles jugeaient que cette tenue était la seule qui convint a leur âge et à leur rang.Car provinciales, elles l\u2019étaient restées malgré la proximité de la capitale.Cependant, elles étaient charmantes, car ni la robe, ni l'âge n'empêchent les femmes d'être charmantes lorsqu'elles ont des cœurs chauds, des âmes tendres, des intelligences ouvertes, et que, sévères pour elles- mêmes, elles sont clémentes pour autrui.Charmantes, parce que bienveillantes, accueillantes et que si parfois, quelque divergence d'opinion survenait entre les deux amies il n'en pouvait naître dans ce qui représentait le but de leur existence : Suzanne! Or, il s'agissait de Suzanne, du bonheur de Suzanne, du contentement de Suzanne! Et les deux vieilles amies s'alliaient complétement pour réaliser ce but! Timidement Mademoiselle Ferney, pensant au jour de 'entrevue, avait prononcé d'un air détaché : \u2014 Naturellement, la petite mettra sa robe bleue, en crêpe de chine : elle l'a portée deux fois seulement ; peut-être, je ne sais, Thérèse, car nous ne sommes pas des mamans ?si, pour une telle réunion, une robe neuve ne serait pas mieux ?Mademoiselle Gertal avait presque bondi de joie : \u2014 Oh! chère, je n'osais vous suggérer cette idée, mais j'y avais son- é.Oui, une robe neuve ; elle en vou- fait une rose ! Pour le goûter, mêmes problèmes, mêmes hésitations ! Et ces soucis, en occupant l'esprit des pauvres demoiselles ne leur laissaient pas assez de loisir pour qu'elles pussent penser à la séparation que l'on préparait.Prévenue par Mademoiselle Fer- ney qui estimait qu'une domestique dévouée depuis quarante ans à une famille, devait apprendre certains événements avant leur réalisation, Victorine n'avait pas manqué d'astiquer la maison du haut en bas.Quant à Denise, elle avait jusque là continué tranquillement son existence.Seul le docteur remarquait qu'elle paraissait changée, plus nerveuse.Chaque soir, après l'affectueux bais2r donné à tante et à Mamie, Su- zant e entrait chez Denise pour parler de Daniel.ie pouvait-elle en dire ?Daniel ne Iti avait encore jamais adressé un mot d'amour.Il est vrai que, lorsqu'o1 commence à aimer, un rien met \u2018e cerveau en éveil.Une intonation de voix, un geste vite réprimé, devient sujet à rêverie, à espoir.Suzanne, d'ailleurs, ne se flattait pas d'être recherchée ; elle ignorait la jolie histoire que, seul, Daniel pourrait narrer un jour.Elle avouait seulement toutes les émotions ressenties.Denise savait la vérité, sur la profonde tendresse née de si étrange façon ! Le rappel de ces menus faits donnait à la pianiste l'assurance que, malgré la réserve sur laquelle il se tenait, Daniel agissait par amour.Il en fallait donc bien peu pour discerner les véritables sentiments d'un être ! Mille fois, celui qu'elle aimait jadis avait peut-être exprimé silencieusement une tendresse qu'elle n'avait pas su deviner ! Ainsi, bêtement, François Mortane par orgueil, elle par manque de réflexions, ils avaient laissé passer le bonheur.« Pourtant, pensait-elle, ce n'était pas exactement ainsi que les événe- ments auraient dû se dérouler.Au moment de la ruine des Meunier, François eût dû comprendre que sa situation ; meilleure alors que celle de la jeune fille, lui permettait d\u2019offrir à celle-ci un avenir paisible dans le mariage ! Or, il avait fui! S'était- elle donc trompée à son égard ?» Ces souvenirs, depuis nombre d'années, demeuraient à l'arrière-plan de ses pensées quotidiennes, mais parce que Suzanne l'entretenait sans cesse dans ses rêves, la pauvre Denise avait recommencé à songer quotidiennement au passé ! Suzanne donc, ce jour-là, était ravie de sa robe, ravie aussi d'un joli soleil d'automne qui donnait aux feuilles rousses un ton d'or cuivré.Les visiteurs furent fidèles au rendez-vous.Il avait fallu supplier Jean-Claude pour qu'il consentit à accompagner son ami.Maintenant, ils étaient là tous deux, assis devant la maîtresse de maison et ses compagnes, un peu gênés, après les présentations.Et soudain, Daniel déclara, en s'adressant à la première, d'une voix toute vibrante d'émotion : \u2014 Oh! Mademoiselle, vous êtes coiffée tout à fait comme maman : vous avez ces mêmes cheveux blancs argentés ! Mademoiselle Ferney sourit affectueusement au jeune homme : \u2014 Je suis heureuse, dit-elle, que vous retrouviez en moi une petite chose qui vous rappelle votre chère maman ! Et deux minutes plus tard, penchée vers le docteur, l'excellente femme lui glissait dans l'oreille : \u2014 Il me plait beaucoup! Il a un air de grand petit garçon ! Mlle Gertal s'était emparée de Jean-Claude, prétendant connaître par lui les habitudes, les défauts, les goûts de Daniel.L'étudiant devina ce jeu; mais elle le questionnait si gentiment qu'il se plia à ses exigences avec sa bonté coutumière.Mille Ferney et Thérèse Gertal observaient avec intérêt l'attitude de Daniel et celle de Suzanne.L'un et l'autre paraissaient parfaitement libres, joyeux ; ils se parlaient peu.A l'arrivée, elle l'avait intrrogé sur son état de santé d'une manière banalement polie ; il avait répondu sur le même ton et les vieilles demoiselles, après le goûter, échangèrent un regard qui portait leurs conclusions : \u2014 Chère ! je ne crois pas du tout que ce jeune homme aime tant Suzanne ?\u2014 Je ne sais pas, ma bonne amie, mais la petite n\u2019a pas l'air bien émue! Non ! Ils étaient calmes, satisfaits.Lui voyait son rêve se réaliser, étape par étape ; elle se sentait entourée d'affection.Qu'avaient-ils besoin de parler ?Il l'admirait dans sa robe, exquise de fraîcheur.Flle était bien « la rose la plus rose.» Elle était heureuse, simplement heureuse, parce qu'il était là.\u2014 Venez voir les chrysanthèmes dans la serre, Monsieur Daniel, dé- cida-t-elle à haute voix.\u2014 Vous permettez, Mademoiselle?demanda le jeune homme à sa voisine la plus proche, Mademoiselle Gertal.\u2014 Certainement, Monsieur ! La Revue POPULAIRE Le docteur racontait à Jean-Claude et à Denise la victoire qu'il venait de remporter en sauvant un enfant de la méningite, grâce à un nouveau serum.Les deux vieilles amies échangèrent encore une fois un regard ! \u2014 Eh bien, voilà ! Thérèse, vous avez vu?Ce n'est pas Jean-Claude qu'elle a emmené avec elle, mais Daniel, brusquement et tout naturellement ! \u2014 Oui, et comme il a paru transfiguré par cette offre ! Marthe, ce doit être vrai : le docteur, Denise, le jeune étudiant, voient plus loin que nous!.Le soleil avait laissé en se couchant une traînée rouge qui inondait le jardin et dont la robe de la jeune fille se trouvait illuminée.\u2014 Oh! fit Daniel, arrêtez-vous, une seconde.Laissez-moi goûter cette minute exquise, la fixer dans mon souvenir : La première minute où je suis seul avec vous.Comme vous oubliez facilement ! fit-elle taquine.\u2014 Moi, j'oublie ?\u2014 Oui, n'étions-nous pas seuls le jour où vous êtes venu à la ferme pour voir Denise et où je vous ai reçu ?\u2014 Ce n'était pas la même chose ' \u2014 Pour moi, oui ! \u2014 Parce que, chère petite fille.vous ne comprenez pas.Elle le regarda dans les yeux : \u2014 Je ne comprends pas ?Quoi \u2018 Si pour vous, cette visite a moins d'intérêt, il n'en est pas ainsi pour moi ; d'ailleurs du moment où je vous ai rencontré dans votre automobile.j'ai été persuadée que vous n'étiez pas un vulgaire voyageur croisé en chemin et que je vous reverrais.Lorsque vous vous êtes présenté à la ferme, j'étais exactement dans l'état d'esprit où je suis aujourd'hui.\u2014 Vous en êtes bien sûre ?Elle baissa la tête, rougit, réfléchit un instant, puis, pour éviter de faire une réponse directe : \u2014 Allons, suivez-moi à la serre ! dit-elle.En revenant, ils passèrent devant la porte-fenêtre de la cuisine, qui ouvrait sur le jardin et dans laquelle Victorine à demi-cachée par la porte d'un placard essayait de voir le « fiancé de Mademoiselle »! Pour elle, aucune hésitation, aucune attente inutile! Puisqu'on le recevait.c'était « le fiancé de Mademoiselle »! Daniel, habitué depuis l'enfance à témoigner un sincère intérêt à ses vieux serviteurs, remarqua le manège de la domestique et proposa : \u2014 Mademoiselle Suzanne, fai grande envie d'entrer dans la cuisine pour exprimer mon admiration à votre cordon bleu au sujet de l'excellent gâteau au chocolat que votre tante nous a dit avoir été fait par elle.\u2014 Ce serait très gentil! accepta Suzanne franchement contente.To- rine est une si brave femme.Déjà, de loin, Victorine avait jugé le visiteur «bien, beau, élancé ».Mais après que, mettant son projet à exécution, Daniel l'eût complimentée sur ses talents, la domestique fut prête à soutenir que pas un jeune homme dans toute la France n'égalait Monsieur Deschamps, seul digne d'être le « fiancé de Mademoiselle ».Lorsqu'ils l'eurent quitté, béate d'admiration, les deux jeunes gens retournèrent au jardin et se mirent à marcher, lentement dans l'allée, vers la charmille qui en occupait le fond.La, Daniel prit entre les siennes une petite main qui trembait un peu, mais que Suzanne ne lui refusât point.Mademoiselle ! murmura-t-il, vous parliez, tout à l'heure, de certain (Lire la suite page 31) Mai 1940 DOTÉE 29 BRILLANTES NOUVELLES IDEES reté\u2026 d'élégance de confort.de sii COUSSINS DE CAOUTCHOUC EPONGE* \"EST dans l\u2019Oldsmobile que vous trouvez d'abord les nouvelles choses.Et cela est plus vrai que jamais cette année! 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Et par les portes défilent des groupes de robustes ouvriers, satisfaits d\u2019avoir fait une bonne journée de travail.Pour ces hommes, élevés dans le respect des traditions de notre vieille province, la bière a toujours été le breuvage préféré .conforme aux habitudes de tempérance.Pâle ou foncée, douce ou amère .quel autre breuvage peut se comparer avec elle?La Revue PoruLame Mai 1940 (Suite de la page 28) voyageur, que vous avez rencontré un jour sur le chemin des « Tilliers ».Puis-je vous demander si vous avez pensé à lui, depuis\u201d.La jolie enfant, hésita, rougit, baissa les yeux et, finalement.répondit d'une voix à peine perceptible : \u2014 Oui ! \u2014 Oh, merci! fit-il avec élan, j'avais peur que vous ne m'eussiez oublié ! \u2014 Vous Suzanne.Mais elle s'arrêta, pleine d'une charmante confusion, avec, sur les lèvres, cette phrase, que son petit cœur lui soufflait.mais qu'elle n'osa pas prononcer : \u2014 .Vous oublier ?.alors que je ne pense qua vous depuis ce jour 7.Déjà, Daniel basse : \u2014 Ah! que j'ai souffert, loin de vous, petite Suzanne.Je vous ai cherchée longtemps.Votre gracieuse image était sans cesse devant mes yeux, comme dans mon cœur.Maintenant, je vous ai, là, devant moi.Je voudrais créer mon bonheur.Et je n'ose pas.Suzanne ! Suzanne ! me permettrez- vous, un jour.de vous considérer comme ma petite fiancée ?\u2014 Monsieur Daniel!.balbutia- t-elle, toute troublée.\u2014 Dites «oui» ! Oh! dites «oui» ! je vous en supplie ! Incapable de parler, elle fit « oui » de la tête, sans oser le regarder.Puis elle l'entraîna vers le salon, où on les attendait.Et tous deux se sentaient si légers, qu'ils avaient l'impression d'être emportés par un nuage rose vers un pays inconnu, où ils savaient qu'on ne trouve que des heureux .oublier\u201d.commença reprenait à voix \u2014 Parrain ?Parrain ?mais où êtes- vous ?Suzanne, introduite dans l'antichambre par la domestique du docteur, croyait trouver celui-ci dans la salle à manger où il s'attardait généralement après le déjeuner pour fumer un cigare.Ne le voyant pas, elle criait à la cantonade, n'osant entrer dans les pièces voisines.\u2014 Dans mon cabinet ! Viens ! répondit enfin une voix sourde.Suzanne obéit précipitamment.\u2014 Parrain! Oh! vous pleurez ?Elle restait pétrifiée, comme si elle venait de recevoir un choc brutal.\u2014 Je te demande pardon, mon enfant de te faire le témoin d'une telle détresse ; mais je viens de recevoir une lettre qui m'a profondément bouleversé, et mes larmes ont jailli malgré moi, Je suis un vieil imbécile ! \u2014 Voyons, parrain ! Est-ce donc être un imbécile que de pleurer parce qu\u2019on a de la peine ?\u2014 Un homme !.\u2014 Ça, mon parrain, j'en suis « revenue », comme dit Lucie Delamare, parce que si l'on parle à Daniel de sa maman, il ne pleure pas, non, mais il s'en faut de peu.Ses yeux deviennent humides.On sent que si la conversation continuait sur ce sujet ses larmes couleraient aussi.Alors!.\u2014 Oui, coupa le docteur en souriant, si Daniel fait montre d\u2019une pareille sensibilité, nous ne te ferons jamais admettre qu'on est stupide parce que l'on pleure.\u2014 Enfin, tout ceci ne m'explique pas pourquoi vous avez du chagrin, parrain ! Est-ce que vous avez encore des parents que vous aimez ?Je ne le croyais pas.Tante et Mamie disent toujours que, depuis la mort de Madame Richard, vous êtes définitivement seul ! Le docteur hocha la tête.\u2014 Petite, on affirme beaucoup de chose parce qu'on ignore généralement une partie de la vie de ses amis les plus chers.On a pu les connaître après d'importants événements auxquels ils n'ont jamais fait allusion.Assieds-toi donc, chère mignonne ! \u2014 Comme cela est vrai, parrain, J'ai pu le constater tout dernièrement en réfléchissant au sujet de Denise.Elle vit avec nous.Tante et Mamie vous raconteraient avec force détails, toute son existence, depuis sa jeunesse, bien persuadées qu'elles n'oublient rien ! Cependant, moi, j'ai deviné que la ruine, le changement de situation qui en résulta pour notre amie, l'obligation de travailler, n'ont qu'une importance secondaire dans les pensées de Denise ; mais j'ai peut- être tort de vous confier cette idée.\u2014 Non, mon enfant, elle restera entre nous et je t'avoue que moi- même j'ai cru deviner chez elle d'autres préoccupations que celles qu'on lui attribue.Je vois que ma filleule devient une femme, capable de réflexion.Alors, prends cette lettre qui m'a tant ému.Lis-la.Je ne devrai guère y ajouter pour que tu comprennes ce que tous ici, ignorent totalement ! Suzanne tendit la main pour prendre une feuille couverte d'une écriture fine et serrée.\u2014 Si cela ne t'ennuie pas, veux- tu lire à haute-voix ?demanda le docteur.\u2014 Naturellement, parrain.Et la jeune fille commença : Monsieur, «Aurez-vous la bonté de lire cette lettre jusqu'au bout ?Je l'écris avec cet espoir, parce que je viens d'être très malade, presque mourant, et que j'aurais voulu en ces jours de fièvre, où je ne pensais pas me réveiller le lendemain, obtenir votre pardon ?Votre pardon ! Oh! vous me l'avez accordé probablement ! Vous êtes si bon ! Il n'en reste pas moins que le jour où ma mère m'a parlé de vos projets, je lui ai donné le choix entre vous et moi.« Et je suis parti, furieux, sans me retourner.Si vous saviez combien je regrette ma folie, aujourd'hui, après si longtemps ! « Maintenant, je suis à l'hôpital.Je ne crois pas que je puisse me remettre encore une fois.Mais peut- être aurai-je la force de parvenir en France pour y mourir.Revoir Paris, revoir.qui?Personne ne me recevra dans la grande ville ! Personne ne me connaît.Si, une personne : Vous! Vous que j'ai détesté mais vous, qui, comme moi, aimiez ma mère.Faible, déprimé, c'est naturellement vers elle que je me précipiterais si elle vivait.Ne vous a-t-elle jamais demandé de m'accueillir si je me présentais à votre foyer ?Me ferme- rez-vous votre porte ou me tendrez- vous des bras secourables ?C'est votre décision qui décidera de la fin de mon existence.Si vous consentez à m'aider, je reprendrai confiance, je vaincrai l'atroce chagrin qui me mine.Seul, en proie à moi-même, je n'aurai peut-être pas le courage de prendre un bateau pour aller mourir « chez nous ».Suzanne laissa tomber la lettre, en murmurant les mots qui l'achevaient et qu'elle parcourut rapidement ainsi que la signature.\u2014 Mon parrain, quelle horrible histoire ! Je me souviens de Madame Richard, si douce, si charmante.Comment son fils a-t-il pu agir ainsi avec elle ?\u2014 Fille le gâtait trop ! Je le lui répétais, sans la corriger de cette faiblesse ! À quinze ans, il parlait en maître et dirigeait tout.Il faut avouer qu'il était difficile de lui faire des observations, car toutes ses décisions visaient à satisfaire sa mère.Je comp- \u2018fais sur son service militaire pour permettre notre mariage ; mais il fit une chûâte dans un escalier un mois après son arrivée au corps, il fut reconnu faible de cœur et réformé.Il se réinstalla donc chez lui ! Sans doute n'avait-il jamais envisagé une union entre sa mère et moi, car il me témoignait une vive affection.C'était un garçon très intelligent, mais nerveux et aisément irritable.Sa maman espérait le marier.mais à toutes ses avances il répondait invariablement « Plus tard, je ne veux pas te quitter » ! Suzanne éprouva un tremblement qui, une minute, agita son corps délicat.\u2014 Qu'as-tu, docteur, inquiet.\u2014 Je suis bouleversée, Je ne pensais pas que de telles complications pouvaient survenir dans la vie ! \u2014 Oui.tu as vécu jusqu'ici dans un paradis où ne règnent que le calme et la douceur \u2014 C'est affreux ! Ainsi des êtres qui vous aiment peuvent vous blesser, vous faire pleurer ! \u2014 Laisse cela, ne petite \u201d demanda le raisonne pas trop ! \u2014 Je vais vous quitter, mon parrain ; j'étais seulement venue vous embrasser.Qu'allez-vous répondre à cet appel ?\u2014 J'ai répondu, mon enfant ; j'ai envoyé un câble ainsi conçu: « Viens, je t'attends ».Depuis, que Suzanne avait l'autorisation de faire certaines courses dans Saint-Germain sans être accompagnée, ces demoiselles, lorsque la jeune fille était dehors, entendaient toujours quelques bruits extraordinaires, dans la rue qui les obligeaient à ouvrir unefenêtre pour se renseigner.Tout de suite, elles scrutaient l'horizon.espérant y découvrir Suzanne, même sil était impossible qu'elle fût déjà sur la voie du retour.Cette fois, Mille Ferney déclara : \u2014 Îl y a une heure que cette enfant est partie.Elle devait juste demander au Docteur de venir dîner ici demain.Il est inadmissible qu'elle ne soit pas de retour.Le docteur avait un visiteur sans doute, ce qui aura retardé Suzanne, suggéra Denise qui, atteinte d'un gros rhume, était demeurée au logis.\u2014 Voyez comme je suis, expliqua Mademoiselle Gertal, je préférerais la voir, accompagnée de Daniel ou de Jean-Claude que de me l'imaginer seule par les rues.\u2014 Ce serait parfaitement incorrect ; chère, vous perdez la tête, répondit Mademoiselle Ferney À cet instant, deux coups de sonnette annoncèrent le retour de l'absente.Elle entra au salon.l'air si absorbé que trois questions l'assaillirent en même temps : \u2014 Que t'es-t-il arrivé ?\u2014 Qu'est-ce que tu as ?\u2014 Pourquoi es-tu bouleversée ?\u2014 Si vous saviez ! .répondit- elle.Suzanne demeura un instant hésitante, interrogeant sa conscience.Pouvait-elle divulguer ce qu'elle \u2018venait d'apprendre chez le docteur Richard ?Sans nul doute ! Il n'y avait plus de raison de garder secrets des événements que la venue de l'étranger allait rendre forcément publics.Alors, s'étant assise, elle expliqua: \u2014 Le docteur?.Je l'ai trouvé dans un état ! Saviez-vous que Madame Richard avait un fils ?(Lire la suite page 33) ! ! 4 \u201cMES MAINS RESTERONT © TOUJOURS DOUCES! La peau de vos mains ne doit pas devenir rude et vilaine.Comment prévenir cela.S' VOUS ÊTES comme la plupact des jeunes filles, vos mains doivent demeurer douces et satinées.La Lotion Jergens l'humidité naturelle qui embellit et adoucit la peau des mains.L'emploi Jergens empêchera vos mains de durcir et de devenir rudes.Beaucoup de médecins se servent eux-mêmes des deux ingrédients contenus dans la Lotion Jergens.Une application peut opérer cette agréable transformation.C'est facile ! La Lotion Jergens n\u2019est jamais collante ! 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Dans des temps meilleurs un esprit comme celui d'Adrien Robitaille eût déjà prouvé ses connaissances un peu spéciales.Vienne une crise et c'est l'impossibilité flagrante.A dix ans il possède déjà l'histoire générale de Drioux par cœur, quand le cerveau est encore neuf, exemple rarement suivi mais qui serait combien profitable pourtant ! Cours primaire complet, cours technique, et enfin à dix-sept ans commence son cours classique.Actuellement il travaille seul sa philosophie.Partout où il a passé, on aime à citer quelques traits illustrant la force de sa mémoire .et chacun s'étonne encore à les raconter.Il a réclament la parole, en levant la main.Le premier des quatre conservé chez Ses amis le Surnon un peu spécial, un peu bizarre, que lui a experts qui lève la main Indique ainsi au maître de cérémonie mérité son érudition : celui de « Pythagore >.; ; qu'il a la réponse toute prête.\u2014 Quel souvenir gardez-vous de votre premier contact avec le public ?Malgré vos connaissances étendues, étiez-vous à l'aise et sûr de vous ?\u2014 Mon premier contact -.voulez-vous dire : avec les auditeurs de la radio ou l'assistance au studio ?Le micro n'est guère incommodant et l'on n'éprouve devant lui aucune angoisse.Le public du studio aurait pu m'intimider davantage.Mais on sent les gens si bien disposés, si désireux de vous voir trouver la bonne réponse que je n'ai pas du tout connu le trac.\u2014 Dites-nous quelles personnes et quelles circonstances vous ont fait admettre au programme S.V.P.?\u2014 La personne : c'est le Dr J.J.Gagnier, directeur musical de Radio- , Canada, qui me présenta à Messieurs Gérard Arthur et Léo-Pol Morin, réalisateurs de ce programme.Je ne suis pas le premier débutant que la Capitaine Gagnier ait fait connaître.Mais on oublie toujours cet homme si compétent et si modeste.Quant à la circonstance, ce fut la nécessité de remplacer à six heures d'avis un membre du jury qui s'était récusé.\u2014 Vous êtes un homme d'études.Si vous en aviez les moyens, aimeriez- vous les poursuivre et dans quelle direction ?\u2014 Oui, pour obtenir licence et doctorat.Vous avez écouté les émissions où j'ai figuré ?.Alors je crois que vous savez déjà que c'est en histoire que j'excelle ! L'emploi que je rêve serait l'enseignement libre \u2014 ce qu'on appelle ici: cours privés.J'y pourrais faire à l'histoire la part méritée qu'elle n'a pas encore.Mes rêves !.Mais après trois ans de chômage, il n'est plus de rêves ! \u2014 Une chance vous est due.Alors, dites-moi, si vous la rencontriez, que feriez-vous ?Vous avez des vues particulières sur l'histoire : pourriez-vous m'expliquer ce que vous envisagez pour lui donner la part qu'elle n'a pas encore d'après vous ?\u2014 Vous me jetez sur une pente glissante.Mon expérience personnelle me fournit un sujet de critique.De tout ce qu'on enseigne que nous reste-t-il ?Ce qui doit nous servir chaque jour.Dans les conversations courantes on ne traite ni d'algèbre ni de botanique.Les affaires et les sports mis à part, chacun fait de la philosophie et de l'histoire à la façon de Monsieur Jour- dain.Une philosophie et une histoire familières, il est vrai.\u2014 Mais la politique ?\u2014 C'est de l'histoire en marche ! Mon désir serait d'aider à rénover la philosophie et l'histoire, de la mettre à l'usage de tous en les éclairant l'une par l'autre : la philosophie de l'histoire et l\u2019histoire de la philosophie, l'histoire comme preuve de la philosophie.On n'a pas encore tenté, ou si peu, de faire la philosophie de l\u2019histoire canadienne.Je voudrais qu'on enseignat ces matières qui ont leur part capitale dans l'étude de l'histoire générale.Et l'histoire maritime ?Et l'histoire financière des grands pays et du nôtre ?Et leur histoire littéraire ?Que sait-on ici, par exemple, du vrai visage de la littérature américaine ?\u2014 La célébrité vous atteint.Je vous souhaite de trouver enfin un emploi qui vous permette de faire connaître toute votre valeur ! ES M.Adrien Robitaille écoutant ses collègues de S.V.P., et Louis LAMBERT Autour de la table carrée, sous l'œil de MM.Léo-Pol Morin et Gérard Arthur, se tiennent les quatre experts.lls étaient, ce Photos La Revue Populaire lundi-là : MM.Roméo Boucher, Louls Francœur, Jean Dufresne et Adrien Robitaille.Tout autour d'eux un auditoire sympathique. Mai 1940 (Suite de la page 31) \u2014 Madame Richard?Comment Madame Richard ?demanda Mademoiselle Ferney qui ne comprenait pas.\u2014 Oui ; avant son mariage, la fré- quentiez-vous, tante ?\u2014 Mais non.Le médecin qui nous soignait céda sa clientèle à un confrère et pria ses malades de lui accorder leur confiance.Nous avons donc reçu, dès son installation ici, le docteur Richard, puisque la santé de ton oncle exigeait des soins continuels.Il nous a présenté sa femme ; des liens d'amitié se sont développés entre nous.Durant plusieurs années de relations suivies, je l\u2019ai jamais entendu parler d'un mariage antérieur à celui qui unissait le docteur et Madame Richard.\u2014 Peut-être, si nous laissions la petite s'expliquer, dit Mademoiselle Gertal avec sa patience habituelle, nous pourrions nous faire une idée, car pour ma part, j'avoue ne pas saisir trés bien .Denise sourit.Elle venait d'avaler un cachet d'aspirine, buvait à petites gorgées un bol de tisane d'eucalyptus et écoutait d'une oreille distraite le récit entamé par Suzanne.\u2014 Le fait certain, déclara la jeune fille, est que le docteur, probablement avant d'habiter Saint-Germain, a épousé une veuve.Celle-ci avait un grand fils de plus de vingt-cinq ans, qui n'a pas admis que sa mère se remariât même avec un homme aussi bon que parrain ! Alors, il est parti, je ne sais plus où.en Chine, je crois, et il n'est jamais revenu.Il écrit au- jourd'hui à parrain une longue lettre dans laquelle il avoue avoir agi avec une intransigeance ridicule ! \u2014 Il est bien temps ! proféra Mademoiselle Gertal, peu disposée à excuser une telle conduite.\u2014 C'est ce que je pense, reprit Suzanne.Je n'ai pas demandé de détails à parrain.Peut-être ce jeune homme donnait-il de ses nouvelles régulièrement à sa mère ; il paraît qu'il lui avait toujours témoigné jusque-là une profonde tendresse.Il semble éprouver une sincère affliction de ne pas l'avoir revue avant sa mort.Il est très malade.J'imagine qu'il se juge perdu et veut, au moins, finir ses jours en France : mais il a peur de la solitude qui l'attend ; il s'est adressé à parrain pour obtenir son pardon.Il lui demande de vouloir bien le recevoir chez lui.\u2014 Cette histoire! s'exclama Mademoiselle Ferney, est inimaginable ! Cette charmante Madame Richard ! Il est vraiment extraordinaire que, jamais, une allusion ne lui ait échappé touchant ces pénibles circonstances.\u2014 J'ai souvent remarqué.ma chère Marthe, dit Mademoiselle Gertal, que la pauvre femme semblait soucieuse.Mais on sentait combien elle aimait son mari, qui le lui rendait du reste.Ah! les hommes sont bien égoïstes ! Si ce garçon, de son côté, avait résolu de se marier, il aurait jugé parfaitement normale une séparation obligatoire.\u2014 Non.corrigea Suzanne, il était si profondément attaché à sa mère qu'il refusait d'envisager tout projet d'avenir susceptible de l'éloigner d'elle.\u2014 Le monde à l'envers! déclara Mademoiselle Ferney.Ma jolie mignonne, je déteste que tu soies au courant de pareilles histoires.Vois- tu, dans la vie, il faut, avant tout, faire preuve de mesure.de réflexion.Ce garçon devait être très mal élevé.\u2014 Parrain dit : très gâté ! \u2014 C'est la même chose ! Il en résulte un déséquilibre qui, sans aller jusqu'à l'accomplissement d'actes dénués de bon sens, conduit à des exagérations dangereuses.Voilà un jeune homme qui se croyait un fils parfait.Or, il a, pour satisfaire son égoïsme, faut pleurer sa maman peut- être beaucoup plus que ne l'eût jamais fait un fils moins empressé mais plus raisonnable.Quant à ton parrain, combien de fois a-t-il dû souffrir en songeant que sa femme n'était pas pleinement heureuse, puisque privée d'un enfant chéri ! \u2014 D'autant plus, tante, que parrain a vu mourir le père et protégé cet orphelin pendant vingt ans.Il l'a vu grandir, devenir un homme.Il le considère comme son fils.Il lui a envoyé un télégramme pour lui annoncer qu'il l'attend ! \u2014 Pauvre ami! Espérons qu'il sera récompensé de ce geste spontané par des marques d'affection véritable.La morte unit ces deux hommes! As-tu lu cette lettre\u201d Dans quels termes écrit cet individu ?\u2014 Oh! il est difficile de se faire une opinion exacte.Il a pu rester volontairement sur la réserve dans la crainte de déplaire à parrain, ne sachant comment sa supplique serait accueillie.Le style est celui d'un étranger indifférent qui commence son épître par le mot « Monsieur » et finit par des « sentiments distingués », suivis d'une signature très nette « François Mortane ».La chute de la tasse demi-pleine de liquide, de la soucoupe qui roulait sur le tapis et de la cuillère firent pousser un «oh!» d'étonnement à Mademoiselle Ferney et Gertal ainsi qu'à Suzanne, toutes trois ébahies de voir Denise, très pâle, immobile sur son fauteuil, n'ayant même pas l'air de s'apercevoir qu'elle avait, d'un mouvement nerveux et inconscient, lâché les objets qu'elle tenait dans ses mains.\u2014 Vous n'êtes pas bien, ma chère petite, dit Mademoiselle Ferney, vous avez des tremblements ou du vertige.Je vous assure que vous seriez mieux au lit.\u2014 Je le lui répète depuis ce matin, dit Mademoiselle Gertal, tandis que Suzanne, en ramassant la vaisselle cassée songeait : « Chose curieuse, c'est en enten- dans prononcer le nom de ce garçon, que Denise a été bouleversée.Est-ce qu'elle connaîtrait François Morta- ne, par hasard ?\u2014 Je vous demande pardon, expliquait Denise d'une voix à peine distincte : j'ai eu, en effet, une sorte d'étourdissement ; je vais monter me coucher, ce sera préférable.Chapitre XI OURQUOI, en Îtalie ?Je ne tiens pas à visiter l'Italie.\u2014 Cette petite est extraordinaire! Tu es extraordinaire Suzanne! Toutes tes amies mariées ont fait leur voyage de noce en Îtalie.\u2014 Possible, Mamie ! Moi, je n'aimerais pas aller si loin! Si vous tombiez malade pendant que je serais à Venise ou à Naples, comment fe- rais-je pour revenir rapidement ?\u2014 Mon enfant, nous avons bonne santé.Nous ne serions pas malades toutes ensemble: tante, Denise et moi.Et puis, nous avons Victorine.D'ailleurs, il il ne s'agit pas de cela: lorsque tu seras mariée, ma chérie, tu devras nous oublier un peu.\u2014 Vous oublier?Fh bien, par exemple; n'y comptez pas, Mamie.\u2014 Je pense, j'espère que tu nous aimeras toujours; mais c'est une grande erreur de croire que nous pouvons nous « partager » comme on l'affirme.Une jeune femme qui a son foyer, doit, avant tout, satisfaire son mari.\u2014 Hum ! fit Suzanne, en voilà une lecon de morale, Mamie! Pourquoi veux-tu que je céde aux désirs de Un exercice salutaire que vous pouvez pratiquer dans votre fauteuil |, Exercice hygiénique ne consiste pas uniquement à employer et à développer vos muscles.» Votre intelligence a besoin, elle aussi, d'exercices d'assouplissement.Et, chose agréable à dire, un des exercices intellectuels les plus utiles auxquels vous puissiez vous livrer, est probablement l'exercice le plus facile et le plus attrayant qu'on vous ait jamais prescrit ! p C'est tout simplement la pratique de la lecture \u2014 pendant une heure par jour, par exemple.Ce qu'il y a de plus agréable dans cette pratique, c'est qu'il n'est pas indispensable.pour vous faire du bien, que vos lectures portent sur des sujets particulièrement \u201csérieux\u201d, ni qu'elles soient une \u201ccorvée\u201d pour vous.» Vous avez un monde \u2014 et combien intéressant! \u2014 de livres parmi lesquels choisir.De l'astronomie à la zoologie, vous avez le choix! Vous trouverez des ouvrages de premier ordre sur presque tout ce qui touche à votre vie personnelle \u2014 passe-temps favoris, enfants, sports, occupation, cinéma, le pays natal.Outre cela.vous avez un nombre infini de romans.plus captivants les uns que les autres.Par conséquent, vous n'aurez pas de peine à trouver les livres qui vous amuseront le plus ! » Cette pratique régulière de la lecture pendant une heure chaque jour, meublera votre esprit d'une infinité de choses réellement précieuses ; elle élargira votre horizon mental, et elle fera naître en vous un intérêt nouveau pour vos semblables et pour tout ce qui vous entoure.» Et, chose importante, également, cette habitude de la lecture ne pourra manquer de vous faire du bien, ne serait-ce que par le délassement qu'elle vous apportera.La tension et les soucis qu'entraine la vie de tous les jours, s'apaiseront, et vous oublierez les choses de l'existence, qui peuvent vous fatiguer.vous tourmenter, ou Vous agacer.» Si vous commencez, dès ce soir, à profiter de l'exercice mental reposant et réparateur, que constitue la lecture, votre vie s'en trouvera enrichie et complétée.Un cerveau actif, c'est un cerveau en bonne santé, et la santé mentale est un stimulant pour les personnes qui se portent bien.Metropolitan Life Insurance Company (COMPAGNIE A FORME MUTUELLE) NEW-YORK Président du Conseil : FREDERICK H.ECKER Président : LEROY A.LINCOLN Direction Générale au Canada, Ottawa AU SERVICE DU CANADA DEPUIS 1872 Bon Ami nettoie les vitres | \u201cSeul assez bien pour moi Pourquoi ?Parce que le Bon Ami ( en pain fait beaucoup plus qu'en- 1\u201d .lever la saleté complètement et Vous aussi.vous verrez LL 1\u201d rapidement.Il va plus loin: une grosse différence ! d'abord, il donne aux vitres la \u201cJ'ai constaté\u201d, dit une nou- .is velle usagére du Bon Ami.transparence du cristal, puis il ne \u201cqu'on peut e-lever la saleté + a cune elli- sur les vitres avec presque laisse a leur surface au A p n\u2019importe quoi d\u2019humide.Mais cule huileuse.Ceci veut dire que cela ne suffit pas: il faut qu\u2019une vitre paraisse propre et brille littéralement ! Et elle signale ensuite un point sur lequel des millions de fem- les fenêtres nettoyées au Bon Ami ont tendance à moins prendre la saleté \u2014 et se gardent ainsi plus mes s'accordent déjà: \u201cLe Bon Ami en pain possède une propres plus longtemps.Vous action polissante qui lui est : : \u2018 ir propre.Il n\u2019existe vraiment feriez donc bien de vous serv rien de semblable pour nent du Bon Ami en pain si vous de l'éclat aux vitres ! > voulez réduire au minimum votre nettoyage de fenêtres ! Bon Ami pour vitres et miroirs n'a pas encore égratigné!\u201d FABRICATION CANADIENNE mon mari et que lui ne tienne aucun compte des miens ?\u2014 Absolument exact ! déclara Daniel qui entrait au même instant dans le salon.Mademoiselle Gertal, mes hommages, Mademoiselle Suzanne.\u2014 Vous voici?Mais vous deviez venir demain, seulement ?\u2014 Seriez-vous contrariée de me voir ?demanda le jeune homme tout penaud.\u2014 Non, fit Suzanne en souriant ; mais il m'est désagréable d'être surprise.Je parlais à Mamie \u2026.\u2014 Je n'écoutais pas derrière la porte ; c'est Victorine qui m'a ouvert pour m'introduire.J'ai entendu, et répondu à votre phrase.Elle ne s'adressait pas à vous ! \u2014 Ma parole! cette enfant me fait une scène ! N'est-ce pas, Mademoiselle, demanda Daniel tourné vers Thérèse Gertal.Celle-ci s'amusait visiblement.\u2014 Une scène ?non, pas tout à fait.Il faut avouer que notre chérie n'accepte pas ce qui lui déplait sans récriminer.Je suppose que votre appréciation lui a déplu.\u2014 Mon appréciation ! mais je lui donnais raison.\u2014 Précisément, fit Suzanne.Son visage était pensif.Elle hocha la tête et poursuivit mélancoliquement : \u2014 Vous avez exprimé votre avis sur un ton de parfaite courtoisie.Amabilité envers moi, semble-t-il.Etait-ce vraiment votre opinion ?Suzanne avait repris son bon visage serein.Elle déclara gentiment : \u2014 Pardonnez-moi, j'étais de méchante humeur ; je le suis depuis trois jours.\u2014 Suzanne exagère, coupa Mademoiselle Gertal; elle n'est pas de méchante humeur.Elle a brusquement appris que, parfois, les hommes étaient égoïstes et ne se souciaient nullement de la douleur des autres: et cette première rencontre avec la laideur d'un testament humain, lui à causé une déception pénible.\u2014 Vous faites allusion au fils de Madame Richard ?Je suis au courant, murmura Daniel.Nous ignorons, évidemment les véritables mobiles qui ont fait agir ce garçon, au moment où il a pris sa décision.Je ne puis comprendre qu'aimant profondément sa mère, il ait agi ainsi.Un coup de tête ! C'est possible.Le mal n'est pas irréparable, si l'on revient très vite solliciter et obtenir son pardon.Mais partir pour l'étranger ; mettre volontairement des milliers de milles entre sa maman et soi! J'ai du mal à croire qu'on puisse le faire sans raison sérieuse.\u2014 Cela me fait plaisir, dit Suzanne, de vous entendre parler ainsi, Je n'ai pas connu mes parents, ou plutôt, je les ai perdus trop tôt.Aujour- d'hui je crois que l'attachement à son père, à sa mère est instinctif et tel que, seule, la mort puisse le rompre.Méme une affection comme celle que je porte à tante et à Mamie qui m'on élevée, serait, tout au moins dans mon cas, suffisante pour m'empêcher de rien faire qui puisse les rendre malheureuses.Un fils capable d'infliger pareille douleur à sa mère est un monstre ! \u2014 Je vous arrête, Mademoiselle Suzanne.Vous me considérez comme un ami, n'est-ce pas?\u2014 Naturellement.\u2014 Un vieil ami de beaucoup votre aîné.Vous êtes très jeune.Made- moiselleSuzanne.Vous avez eu le bonheur de vivre entourée de l\u2019affection de ces Demoiselles qui vous ont toujours caché les tristes spectacles qu'offre l'existence, lesquels, malheureusement nous apprennent à juger nos semblables.Moi, je connais un peu la vie et je sais que les La REvuE PoPULAIRE hommes, même les meilleurs, ne sont pas toujours aussi grands ni aussi nobles qu'on l'imagine.« Cependant, on ne peut les considérer comme des monstres, lorsqu'ils cèdent à certains penchants qu'ils n'ont pas la force de vaincre.Je suis sûr que ce fut le cas du fils de Madame Richard.et que celui-ci a droit a toute notre indulgence.\u2014 Mais, Monsieur Daniel, si sa mère s'était remariée lorsqu'il avait quinze ans, je comprendrais aisément qu'il se fût révolté devant la perspective de se sentir placé sous la domination d'un étranger.Mais il avait vingt-cinq ans, il était libre de quitter la maison, si cette situation lui déplaisait.\u2014 C'est justement cette idée qu'il n'a pu admettre : céder sa place.Considérez qu'il avait régné jusqu'alors, en maître.\u2014 Vous paraissez presque l'approuver, fit Suzanne agacée, n\u2019en parlons plus.Daniel qui était resté debout auprès du canapé sur lequel la jeune fille était assise, vint se placer à ses côtés, et, prenant une de ses petites mains dans les siennes, murmura tendrement : \u2014 Comme vous êtes nerveuse ! Non seulement, je n'approuve pas de tels gestes, mais je les blâme sincèrement.Vous savez ce que représentait pour moi, ma mère ! Aussi m'est- il doublement difficile, avec ma conception de l'amour filial, de pardonner des fautes qui me paraissent particulièrement graves.Seulement, je réfléchis et tente d'agir d'après un principe de maman, qu\u2019elle m'a inculqué.Oui, maman affirmait que la qualité la plus belle, la plus estimable, c'est la bonté, la bonté qui facilite l'indulgence et le pardon ! \u2014 Oui, fit doucement Suzanne, je commence à comprendre ce que vous voulez dire.Votre maman, aurait cherché dans le passé de Monsieur Mortane, une circonstance qui pût être pour lui une excuse.\u2014 Voilà.Le fait certain est qu'il arrive dans quelques jours très malade, puisqu'on a dû le transporter sur une civière de l'hôpital au transatlantique.C'était un garçon charmant, travailleur, affectueux, affirme le docteur.Les remords qu'il a sûrement éprouvés de tout temps, ne l'ont point quitté durant sa longue absence au cours de laquelle, nous le savons, la vie lui a été dure.H touchera le sol de France, très triste, comme un vaincu.Il va devenir notre compagnon, puisque le docteur nous a priés Jean-Claude et moi, de nous occuper de lui.Nous avons même l'intention d'aller le chercher à Marseille, où il débarquera le 30.Je souhaite que la sympathie qui m'attire déjà vers lui, soit pour ce malheureux un apaisement.\u2014 Le docteur en parle comme d'un fils, murmura la jeune fille.\u2014 Un fils, qui l'a meurtri et, chose plus cruelle, a meurtri celle qu'il aimait.Mais, voyez-vous, ma délicieuse petite amie, le docteur Richard est bon.De plus, il est fort intelligent.Il sait bien qu'en pardonnant il répond aux désirs de la chère morte, Madame Richard aurait tendu les bras à l'exilé repentant et l'aurait serré sur son cœur.Je pense, mis à part tous mes sentiments personnels d'altruisme, qu'en cette occurrence, nous ne devons.\u2014 Pas être plus royaliste que le roi! conclut Suzanne en riant.Mais figurez-vous, Monsieur Daniel, que, parmi nous, celle qui juge le plus sévèrement l'attitude de François Mor- tane, c'est Denise.(Lire la suite page 43) Mai 1940 POUR LA SAISON DES VOYAGES E volume des malles ayant beaucoup diminué.il est nécessaire de réduire vos bagages.1l convient, cependant, de ne se priver de rien et ne pas risquer d'être prises au dépourvu.Il ne faut pas se dire, par exemple, que pour un court voyage on n'emporte pas de brosse, mais il suffit d'en avoir une toute petite.Il n'y a pas besoin d'une collection d'aiguilles, ni d'un régiment de rouleaux de fil, mais il faut trois aiguilles de tailles différentes, une peloton de fil noir et un de fil blanc.Et il en va de même pour tout le reste.v Nous conseillons d'avoir toujours une trousse de toilette séparée du compartiment des vêtements.Flacons et boîtes doivent être bien fermés pour ne répandre ni eau ni poudre dans votre valise.Evitez les emballages provisoires.Vous abîmeriez ou perdriez vos objets, rangez-les plutôt dans des valises légères en fibre.Il vaut mieux, pourtant, prendre votre manteau sur votre bras : il vous sera utile en cours de route.v Voici une organisation qui vous évitera des recherches : un sac de toilette, une mallette pour les vêtements nécessaires chaque soir aux étapes, une mallette de réserve où seront placés les objets qui ne servent qu'en cas de longs arrêts.v Veillez à ce que rien ne puisse se répandre sur les vêtements (comme la poudre ou l'eau de toilette).Les objets de toilette doivent avoir un emballage imperméable.Tout ce qui est flacon doit être calé par des vêtements pouvant se tasser et amortir les chocs.Il faut une bonne mémoire si les flacons ne sont pas visibles.Nous n'en sommes plus à compter les diverses bouteilles qui ont été, au déballage, projetées sur le plancher.Placez en premier lieu les livres et les souliers enveloppés dans des housses.Vous calerez avec soin chaque objet suivant sa longueur et sa largeur, en ne laissant jamais aucun vide.Il faut protéger les objets fragiles par du papier de soie et de la cellophane.Si vous avez quoi que ce soit à déclarer à la douane, placez-le sur le dessus d'une valise dont vous avez les clefs.Il est extrêmement désagréable, en ouvrant une boîte de poudre, après un voyage, d'en renverser une partie.Pour éviter cela, une précaution bien simple suffit : avant de mettre le couvercle de la boîte, recouvrez cette dernière d'une mince feuille de papier de soie ou de cellophane.Votre poudre, ainsi, ne se renversera pas.Bien entendu, il ne faut pas laisser la houppette dans la boîte car elle sera imprégnée de poudre à l'arrivée, et cela, non seulement gâcherait de la poudre, mais vous serait désagréable.Faites-lui, pour le voyage, un petit sac spécial d'où vous ne la tirerez qu'au moment où la boîte à poudre aura trouvé une place stable.v Il arrive souvent qu'il soit difficile et même impossible d'ouvrir un flacon à bouchon de verre trop énergiquement fermé.Pour remédier à cet inconvénient, fixez une ficelle à la poignée de la porte.Prenez le flacon de la main gauche, faites faire à la ficelle deux tours tout en haut du goulot, puis de la main droite, tirez sur la ficelle de façon à produire un frottement énergique.La chaleur produite dilate le goulot, et le bouchon se retire alors facilement.v Un dernier conseil d'une importance capitale : Ayez les clefs de vos malles et mallettes réunies dans une petite pochette de cuir, dans votre sacoche.C'est la meil'eure façon de ne pas les chercher en vain à l'arrivée.FRANCINE 35 Ces 3 endroits enchanteurs sur votre parcours à la côte du Pacifique | \u201c vû 500 MILLES DANS LES Poritegnes Kochenseo + * Lac LOUISE À #2 VANCOUVER * BANFF Crest VICTORIA _ ¥ searree pest ' À \\ { ALASKA \u2014 CROISIÈRES PRINCESS 9 jours .$105 et plus.À Skagway » et retour 2000 milles par le passage Intérieur abrité.Départs toutes les $+ semaines de Vancouver.Tous frais compris \u2014 excepté dépenses à Skagway.3 VACANCES EN UNE Pour vos vacances, rendez-vous à la côte du Pacifique par les Montagnes Rocheuses.Voyage en bateau de 105 milles, de Vancouver 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replier sur la main, puis tirer délicatement le bout des doigts.Les étendre bien à plat avant de les serrer.S'ils sont humides ou mouillés les faire sécher, mais jamais près du poêle ni sur un calorifère.Ne laver que les gants qui sont garantis lavables et pour ce afire, suivre à la lettre les instructions des fabricants.S'il n'y en a pas ou si vous les avez égarées, se servir d'eau tiède et de savon doux.Bien rincer.Pour les gants de chamois ou de daine, ajouter un peu de savon dans l'eau de rinçage afin de leur conserver leur souplesse.Rouler ensuite dans une serviette de bain, presser pour faire sortir l'eau, développer et étendre à plat sur une serviette séche.Ne pas mettre au soleil ni sur un calo- tifère.Avant qu'ils soient tout à fait secs les étendre sur votre main pour qu'ils reprennent leur forme.LES SACOCHES : Même si elles sont de bonne qualité, les sacoches en suède peuvent déteindre.Elles tachent ainsi les mains et les gants, ce qui est un sérieux inconvénient.On peut dire qu'en général une sacoche de suède est trop fragile pour être d'un usage quotidien.Elle demande à être entretenue avec un soin tout particulier.Chaque fois qu'on s'en est servi la brosser avec une brosse douce ou.ce qui vaut mieux, avec une éponge en caoutchouc.L'envelopper dans un papier de soie avant de la sererr.Toutes les sacoches.d'ailleurs, devraient être essuyées chaque jour.On enlève les taches sur le cuir avec un chiffon humide, puis on frotte vivement avec une flanelle.Si cela ne suffit pas, faire une légère application de poli à chaussures d'une nuance appropriée.Les mêmes recommandations s'appliquent aux ceintures de cuir.ue.v Pa \u2018 AN 2 Ed +; Av LES SOULIERS : Pour que les souliers ne se déforment pas, il faut veiller à ce que leurs talons soient bien droits.Les mettre sur la forme dès que vous les enlevez.Vous assurer que cette forme est bien proportionnée, c'est-à-dire qu'elle soutient le soulier sans l'agrandir.On doit mettre sécher des chaussures mouillées dans une chambre chaude, et non à côté du poêle ou du calorifère parce que cela abime le cuir.Voyez à ce qu'il n'y ait pas de pli à l'intérieur de vos souliers, surtout près des talons.Pour les faire disparaître, les frotter à plusieurs reprises avec un morceau de savon sec. Mai 1940 37 Le premier chapeau du printemps dont notre correspondante à Hollywood nous a envoyé la photo est celui-ci.C'est en résumé toute la mode de cette année: paille, dentelle et ruban.Quant à celui-ci, il est d'un genre tout à fait différent.C'est le chapeau du printemps qui appartient encore à une mi-saison.Sa forme peut vous en inspirer d'autres, en paille.Le col est de toutes les saisons. 38 Demenagez-vou L Y A de par le monde, et surtout en notre beau pays, des personnes qui aiment les déménagements.Ce sont des optimistes.Elles croient volontiers que le nouveau logis sera plus beau, plus grand, mieux éclairé .enfin parfait.Ce sentiment qui indique une grande naïveté est tout de même un levier puissant qui rend facile bien des tâches quand arrive le jour du « grand dérangement ».Il ne faut pas cependant que cet optimisme aille jusqu'à l'imprévoyance.Voici quelques-uns des préparatifs qui simplifieront votre besogne et aplaniront les difficultés de la dernière heure.Un mois avant la date fixée, renseignez-vous sur le prix des diverses entreprises de déménagement.Si vous avez des glaces très lourdes, un piano, n'oubliez pas de le spécifier.Si votre nouvelle demeure est libre, faites faire les travaux de peintures, d'électricité.Un peu plus tard visitez votre cave et votre grenier : débarrassez-vous des vieilleries, il y a des œu- vres qui pourront les utiliser et qui sont même disposées à se charger du transport.Notifiez la date de votre changement d'adresse aux compagnies de gaz, d'électricité, de téléphone, à l'assurance, à la poste.Sachez les mesures de chaque nouvelle fenêtre et voyez si vos tentures et vos rideaux s'adapteront tels quels.Faites nettoyer vos tapis ; les compagnies qui font ce travail se chargent aussi de les apporter à votre nouveau domicile.Chaque colis doit être numéroté et son contenu inscrit dans votre carnet.Mettez à part les objets de première nécessité pour le lendemain et le jour du déménagement : 1 \u2014 Mallette de vêtements et linge de rechange et de nuit, objets de toilette, avec nécessaire spécial si vous avez un bébé en bas âge .2 \u2014 Matériel réduit pour assurer les repas de la journée.3 \u2014 Mettez dans les tiroirs de commode, les draps, couvertures et oreillers dont vous aurez besoin ce soir-là.4 \u2014 Caissette contenant les outils nécessaires : ciseaux, pinces, marteaux, clous, cordes, etc.Il est mieux de ne pas emballer vous-même les objets précieux ou fragiles : la verrerie, la vaisselle.La maison chargée de votre déménagement n'est tesponsable des objets cassés pendant le transport que si elle les emballe et déballe elle-même.Rassemblez les clefs toutes munies d'une étiquette ; vos déménageurs peuvent en avoir besoin.Si vos enfants sont en âge d'aller à l'école, qu'ils apportent leur lunch ce jour-là; quant aux plus jeunes, il faudrait les confier à une parente ou à une amie charitable, sans cela, vous seriez exposée à des surprises désagréables et à des complications.Et voila! Il ne vous reste plus que la joie de vous installer dans un décor neuf et la satisfaction d'avoir mené votre entreprise à bonne fin.CE QU'IL NE FAUT PAS OUBLIER QUAND ON FERME UNE MAISON Faire ramoner les cheminées si cela n'a pas encore été fait ° Profiter de l'absence pour faire laver ou nettoyer Vitrages et rideaux.° Rassembler fauteuils, chaises, bibelots fragiles et précieux, étendre sur le tout des draps ou de la toile à matelas pour les préserver de la poussière.Faire vider la boîte à ordures et la passer à l'eau de Javel pour la déodoriser.rofiter de votre départ pour donner les matelas à battre et à nettoyer les couvertures, rideaux, sto- res, Carpettes, tapis.Donner à refaire les matelas, oreillers ou traversins qui en auraient besoin.Si on laisse des tapis à la maison, les brosser et les rouler dans des journaux imprégnés de térébenthine.e Fermer soigneusement fenêtres et volets.Envelopper l'argenterie pour l'empêcher de se ternir.© Serrer les bijoux les plus précieux dans le coffret de sûreté que vous avez à la banque.e Laisser les placards en ordre, les effets en parfait état, vaporiser de l'essence de térébenthine ou du liquide antimites.Ne rien laisser qui soit entamé à la cuisine.Les denrées pouvant se conserver seront rangées dans des boîtes de fer-blanc et le reste supprimée Vider les vases à fleurs, les rincer, nettoyer les cendriers.° Fermer les compteurs de gaz et d'électricité, noter le chiffre de consommation pour pouvoir Vérifier s\u2019il n'a pas eu de fuite.Débrancher l'appareil de radio.e Mettre les abat-jour, surtout ceux qui sont fragiles, à l'abri de la poussière.e Arrêter les robinets d'arrivée d'eau chaude et froide.Grouper toutes les clefs dans une boîte ou un tiroir afin de les retrouver dès le retour.° Laisser une clef de l'appartement au concierge pour qu'il puisse surveiller en cas d'accident, de fuite d'eau chez le voisin, etc.; laissez-lui aussi votre adresse pour l'été.® S'il y a lieu, demander a sa femme d\u2019arroser les plantes, lui confier les oiseaux et les poissons avec la nourriture nécessaire.° Mettre le chien ou le chat en pension, s'il est impossible de les emmener, ce que vous ne devriez pas hésiter à faire si vous avez une maison de campagne : comme vous, ils aiment le grand air et la liberté.FRANCINE RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL ou LES DEMENAGEMENTS A QUEBEC EN 1866 «Il y a eu cette année, à Québec, encore plus de déménagements que d'ordinaire.Une foule de gens qui avaient poliment cédé leurs maisons aux employés publics, sont rentrés dans leurs foyers : ils ont revu les murs où se sont écoulés leurs jeunes années et qui leur ont rapporté de si bons loyers depuis cinq ou six ans.Par moment, dans les premiers jours du mois, on se serait cru à l'automne dernier, sur le chemin d'Ottawa.Cette série de déménagements avait l'air d'un second transport de capitale.Il y avait assez de meubles dans les rues pour garnir une petite ville.On voyait circuler d\u2019antiques ménages qui ne sont sortis qu'une fois ou deux depuis leur fondation et qui porte la trace poudreuse d\u2019une existence trop sédentaire.Des meubles plus frais apprenaient à leurs dépens ce qu'il en coûte de monter en voiture et gagnaient à ce métier des infirmités dont ils se sentiront toujours.Un déménagement, c\u2019est comme une bataille ; il y a invariablement des morts et des blessés.En vain, La REvuE POPULAIRE le propriétaire lutte pour protéger contre les coups du sort sa table à dîner, le piano de sa femme, la berceuse de ses enfants, le fauteuil des aïeux ; ce sont les objets auxquels il tient le plus qui sont les premiers écloppés.Connaît-on rien de plus navrant qu'un intérieur de maison étalé au milieu d'une rue ?C'est comme si l'on se promenait avec son habit à l'envers.On voit les coutures du luxe.Les meubles sont entassés dans les voitures de déménagement, non plus dans le bel ordre et la position favorable que leur donnait, dans son appartement, la main savante de la maîtresse de maison ; mais pêle-mêle, la cuisine à côté du salon, le grenier près du boudoir.Que de choses dans une résidence élégante, empruntent le meilleur de leur éclat à la façon dont elles sont placées et au demi- jour qui les éclaire ! Ce petit théâtre dont chaque scène est soigneusement arrangée et combinée pour tromper l'œil et faire le plus d'effet possible, vous le revoyez ici, pièce à pièce, démonté, démodé.Chaque meuble, séparé de son entourage, sorti de son cadre, a l'air plus vieux que son âge et plus laid que nature.Ce tapis, dont les fleurs vous éblouissaient encore est usé jusqu'à la corde.Ce large et commode fauteuil où vous étiez si bien assis, a perdu un pied qui lui a été mal remis.Ce vaste buffet, qui recelait de si bonnes choses.a l'air d'un château branlant.Ce poêle de cuisine, où tout rôtit à point, date du siècle dernier.Il en coûte toujours de quitter un logement où vous avez vécu un an, deux ans, trois ans, lors même que le logement serait vieux et le loyer trop cher.Les années perdues ne se regagnent pas, et vous avez beau changer de cadre, votre portrait ne rajeunit point.L'homme s'attache à tout : à la fenêtre par laquele il était habitué à voir passer ses amis et à regarder défiler le cortège varié des passants, au chien de son voisin qui, régulièrement.aboyait en entendant retentir la sonnette de la porte.Il regrette ses vieux habits lorsque l'usage, la mode ou sa femme, lui commande de les quitter.Il y a même des gens, esclaves de l'habitude, qui ne savent que faire quand leur accès ordinaire de rhumatisme se fait attendre.Sans douleur, ils se sentent désœuvrés.Durant les quinze jours qui suivent le déménagement, on va de temps à autre, entraîné par le courant de l'habitude, frapper à son ancien logement.Assez souvent, vous n'attendez pas que l'on soit venu ouvrir pour vous apercevoir de l'erreur et vous fuyez comme un malfaiteur ou un gamin qui sonne aux portes.Parfois cependant, ce n'est qu'en entrant dans votre chambre garnie de meubles étrangers, que l'illusion se dissipe.Le déménagement fini, le malheureux locataire n'est point au bout de ses tribulations.Une nouvelle série d'épreuves commence pour lui.Il subit le martyre de la propreté.On lave les planchers au- dessous de lui, les plafonds au-dessus ; l'humidité qui monte et l'eau qui ruisselle l'imbibent des pieds à la tête et le mettent en état de prendre des rhumatismes.L'ordre ne se rétablit qu'avec le temps, malgré les soins les plus diligents.Ce n'est qu'après huit jours que chaque chose est bien à sa place et que l'on commence à s'acclimater dans sa nouvelle demeure.Avant cela, il faut faire des perquisitions pour retrouver ses cols et lancer des mandats d'\u2019arrestation pour rattraper ses gilets de flanelle.N.D.L.R.\u2014 Cet article d'Hector Fabre parut dans l'Evénement de Québec (le 10 mai 1866), journal qu\u2019il avait fondé.Hector Fabre fut, pendant vingt-cinq ans, commissaire du Canada à Paris. RS Mai 1940 CE JARDINAGE en miniature comprend les plantes en pots ou celles qui poussent dans les boîtes mêmes.La culture en est identique et donne d'excellents résultats.Il ne faut pas oublier que les plantes entrent dans deux catégories : celles qui peuvent être cultivées à l'intérieur, et celles qui ne croissent qu'à l'extérieur.Certaines plantes exigent le grand air et dépérissent dans une chambre, mais il reste un choix de plantes annuelles ou vivaces qui égayeront votre maison.Il est important de vous procurer de la bonne terre pour ces boîtes, et pour cela l'engrais doit être préparé longtemps avant de commencer les semences.La meilleure méthode est d'employer une terre grasse, puis de l'arroser régulièrement en y ajoutant un fertilisateur.Vous pourriez faire un mélange de terre grasse et de tourbière.L'avantage de la tourbière est d'absorber l'eau promptement et de la conserver, ce qui constitue pour les boîtes un réservoir invisible et précieux.Vous pouvez naturellement semer vos fleurs dans le jardin et les transplanter, mais si cela vous est impossible, procurez-vous des plants chez un bon fleuriste.N'oubliez pas de placer au fond de vos boîtes des morceaux de poterie ou de terre cuite ; vous pouvez dans ce but briser les pots contenant les plants et vous en servir, car il est indispensable d'assurer l'irrigation des boîtes, une eau croupissante détruirait tout votre travail.Lorsque vos fleurs sont plantées, arrosez-les généreusement pour que la terre se tasse près des PENSEES racines.Vous pouvez continuer l'arrosage jusqu'à ce que l'eau coule des boîtes.Si vous aimez les PENSÉES, pourquoi ne pas en planter dans votre jardin- miniature ?Elles possèdent une variété infinie de couleurs et fleurissent longtemps.Elles peuvent être exposées au grand soleil, mais il ne faut tout de même pas en abuser et un peu d'ombre leur est favorable.Les variétés suisses sont généralement les préférées ; elles poussent en hauteur et leurs fleurs sont plus grandes que celles des autres espèces.Elles exigent beaucoup d'eau, surtout dans les climats chauds, mais vos soins seront récompensés par la beauté de leur floraison et la richesse de leurs teintes qui rivalisent avec celles de l'arc-en- ciel.N'oubliez pas les PÉTUNIAS.Vous pourrez vous procurer les graines chez un fleuriste où vous aurez un grand choix de nuances.Quelques semaines après les semences vos fenêtres seront resplendissantes.Les pétunias sont d'un coloris éclatant, mais de racines très frêles, ce qui est avantageux dans les boîtes où l'espace est limité.À moins de complications inattendues ces plantes fleurissent et parviennent rapidement à leur maturité tout en se propageant.Les GÉRANIUMS sont toujours décoratifs et demandent peu de soins : il n'y a qu'à voir à l'irrigation et à les laisser se tirer d'affaires ; ils fleurissent même dans l'abandon.Si vous aimez le bleu procurez-vous des LOBÉLIES.Le fleuriste en aura probablement un choix de deux PETUNIAS 39 Le lis tigré canadien Photo \u201cLa Revue Populaire\u201d ou trois nuances.Ces plantes ne mesurent pas plus de cinq ou six pouces, mais fleurissent durant plusieurs mois.Si vos boîtes sont à l'ombre, mettez-y des BEGONIAS qui peuvent ensuite être transplantés et fleuriront dans votre salon tout l'hiver.Le jardinier-paysagiste.même s'il n'est qu'un amateur n'oubliera pas la verdure et le lierre dans son plan décoratif.Certains lierres ont de petites fleurs bleues ou mauves, d'autres des reflets rouges et contribueront beaucoup à l'harmonie et à l'éclat de votre jardin suspendu.De nos jours les personnes qui aiment les fleurs n'en sont pas nécessairement privées parce qu'elles ne possèdent ni fortune, ni jardin; vous pouvez à peu de frais décorer vos fenêtres ou votre balcon de boîtes de fleurs, il suffit pour cela d'avoir du goût et de la patience.N'oubliez pas qu'en fleurissant ainsi votre logis vous embellisez toute la rue où vous habitez et qui sait si votre bon exemple ne sera pas contagieux ?L'an dernier, lors de la visite de nos souverains, la décoration des grands édifices et des maisons de notre ville a suscité l'admiration de tous, on a même dit que Montréal était plus richement décorée que Londres au moment du Couronnement ; mais on a regretté l'absence presque totale de fleurs qui auraient ajouté une note artistique et donné aux plus modestes demeures un air de fête.BEGONIAS Texte de FRANCINE et dessins de Rachel Julien vs\" LA Revue POPULAIRE MATERIEL REQUIS 3 écheveaux de Coton en Bring ANCHOR, F.588 (beige pâle) 3 écheveaux de Coton en Brins ANCHOR F.580 (brun nègre) La Verge de tissu « Glenshee » pour broderie, couleur No 11, 18\u201d de fargeur ! aiguille à tapisserie, de Milward, No 19 Le diagramme No 1 donne un quart du dessin (entouré par le pointillé).Ce diagramme donne aussi le nombre de fils, du centre du tissu à la bande tissée, et (dans les rectangles) le nombre de fils Coupés et tirés pour la broderie.Couper les fils au centre, et tirer les fils de chaque côté, en gardant une longueur suffisante pour les arrêter dans les coins.La broderie se fait par groupes de fils, passant l'aiguille par-dessus puis par dessous 3 fils, en blocs de 5 rangs Je points de tissage.Chaque signe de couleur employé pour le point de tissage représente 3 fils du tissu.Les points de cordonnet sont faits par dessus 3 fils, sautant 3 fils entre chaque point.Retourner un ourlet de 15\u201d à l'extérieur du rang de cordonnet, et rabattre à points perdus sous la broderie.Le diagramme 2 indique comment faire le point de tissage.Fig.1 \u2014 passant par-dessus un groupe de 12 fils.Fig.2 \u2014 une section du travail fini.-_\u2014] \u201cny NN 57 -=-7700 a ® eo ID XX = | \u2014 XX | | © 0|X - \"I! pop pd Ho ! \u201cesse a Pb Hen ! TeX X= oH pile | y | \u201clo oI X= i ee XX XX(X X X XX X X XX XXIX XX pou cE TTT PRY: pts Mai 1940 v UNDE 5d UMN 2 ms som emo 41 MATERIEL REQUIS 2 balles de Fil Blue Label Mercer-Crochet de Coats, No 80, blanc 6 aiguilles d'acier à tricoter de Milward, No 14 (pointues aux deux bouts) 1 crochet d'acier à tricoter de Milward, No 5 anglais ou No 10 américain Monter 7 mailles, joindre par un point coulé pour faire un anneau.Dans cet anneau, faire 10 m.s., joindre par un point coulé.Retirer le crochet de la boucle, introduire à la place une aiguille à tricoter.introduire dans la m.s.suivante, 1 jeté, tirer l'aiguille à travers la m.s.Relever encore & mailles, en plaçant 2 sur chacune des 5 aiguilles.Suivre le diagramme.Le diagramme donne 1/10 du napperon (la moitié des mailles sur une aigui!- le), répéter encore 9 fois sur chaque rang.130e rang : Pour rabattre, introduire le crochet dans les deux premières mailles comme pour les tricoter ensemble, 1 jeté, tirer le crochet à travers, glisser 2 mailles, ** 5 p.de ch., * introduire le crochet dans les 3 mailles suivantes comme pour les tricoter ensemble, 1 jeté, tirer à travers, glisser 3 mailles, passer la dernière maille sur le crochet à travers la première, introduire le crochet dans la maille suivante, travailler comme les dernières mailles, répéter depuis le dernier * encore 6 fois, introduire le crochet dans les 3 mailles suivantes, rabattre 5 p.de ch, % introduire le crochet dans les 2 mailles suivantes, rabattre, 7 p.de ch., répéter depuis le dernier % encore 4 fois, introduire le crochet dans les 3 mailles suivantes, rabattre, %* 7 p.de ch., introduire le crochet dans les 2 mailles suivantes, rabattre, répéter depuis le dernier * encore Hl 4 fois, répéter depuis %* tout le tour.Laver, empeser et épingler.Commencer ici.7 Tricoter à l'endroit.Une maille à l'endroit, passer le fil autour de l'aiguille.H Passer le fil autour de l'aiguille, une maille à l'endroit.1X Passer le fil autour de l'aig.une m.à I'end.une maille a I'env.dans | e méme point (relevant I'av.du point), passer le fil autour de l'aig.[4 Passer le fil autour de l'aiguille, une maille à l'endroit, une maille à l'envers, une maille à l'endroit dans le même point.we I Hh Une maille à l'endroit, une maille à l'envers, une maille à l'endroit dans le même point.> 1 i Tricoter à l'envers.Cer Une maille à l'endroit, passer le fil deux fois autour de l'aiguille.IE] if i + Passer le fil autour de l'aiguille, une maille à l'endroit, passer le fil autour de l'aiguille.Faire sept points dans ce point.Avant de commencer ce rang.passer le premier point de chaque aiguille sur l'aiguille précédente.Glisser une maille, une maille à l'endroit, passer la maille glissée par-dessus.Passer le fil autour de l'aiguille, glisser une maille, une maille à l'endroit, passer la maille glissée par-dessus.Deux mailles à l'endroit ensemble.Deux mailles à l'endroit ensemble, passer le fil autour de l'aiguille.Passer le fil autour de l'aiguille, deux mailles à l'endroit ensemble.Passer le fil aut.de l'aig., gl.2m.(ens.), 1 m.à l\u2019end., passer la m.gl.par-dessus passer le fil autour de l'aiguille.Passer le fil autour de l'aiguille, glisser deux mailles, une maille à l'endroit, passer les mailles glissées par-dessus.Glisser deux mailles, une maille à l'endroit, passer les mailles glissées par-dessus.ON Trois mailles à l'endroit ensemble.LI PSC CES UE des [oh iri Arr [Orv @| V5 vivir |@f virint Hr @| viet vir TO] Féroé JA ph A Ail 111] JIT OAs [vir vivit [@] = 0] A4 AA TT Pr \u2014\u2014|0 Aria @] Art [@ ABREVIATIONS HE {EUR i sie EE p.de ch.\u2014 point de chainette ull = AHH it } 4 i ie TEA m.s.\u2014 maille simple qe CAT ! Ë = | ; > m.\u2014 maille TOTO REE : X Nel Th :nd.\u2014 endroit i lait Is THF E i Et _ _ = > ol > Dm eee î = TNF i { { env.envers JP XIX : IHIHIEEIE ec) i i aig.\u2014 aiguille +E [HEF HE + IE + } È ; i ens.\u2014 ensemble +E i SRK MR Xe ere a 7 { t aut.\u2014 autour 5 11 HIE BY ABER RTT U gl \u2014 glissée = ri ll I I Orr [Bar Ce es OR Fr vir N \u2019 Tv IN SEE EE EE c| Ic] Ic] Ic} Ic IH IO] D [1 rr Ae Sr [QV {rr rr [Het [Biri |] Arto vari 87! 42 LA Revue PoPuULAIRE PQUR TOUTES CIRCONSTANCES 3349 \u2014 Jolie robe de jeune fille, gr.12 à 20.Pour un 16 : 314 v.de 35\u201d ou 274 v.de 39\u201d.14 v.de taffetas de 39\u201d ou d'organdi de 44\u201d pour les manches.Fermeture-éclair de 9\u201d.25 cents.Simplicity 3374 \u2014 Robe de jeune fille, gr.12 à 20.Pour un 12 : 4 v.de 35\u201d ou .314 v.de 39\u201d.Æ v.de ruban de 1\u201d pour la boucle.Une fermeture-éclair \u2014., { 3349 de 7\u201d pour le dos ; une autre de 10\u201d pour le côté.25 cents.Simplicity 3374 3362 \u2014 Robe élégante, gr.12 a 20.Pour un 14 : 3% v.de 35\u201d ou 345 v.de 39\u201d.14 v.de taffetas de 39\u201d ou d'organdi de 44\u201d pour les manches.Fermeture-éclair de 9\u201d.114 v.de ruban ondulé.15 cents.re ww a Simplicity 3379 3368 \u2014 Robe et bouffants de fillette, gr.2 a 8 ans.Pour un 4 : 17 v.de 35\u201d ou 115 v.de 39\u201d.L\u20ac v.de 35\u201d-39\u201d-44\u201d pour le collet.; CL Les bouffants, 34 v.de 35\u201d ou 54 v.de 39\u201d, Simplicity 15 cents.3362 3378 \u2014 Robe amincissante, gr.12 à 20.Pour ; un 18 : 414 v.de 35\u201d ou 4 v.de 39\u201d.134 v., CL de ruché de 1\u201d.Ceinture de votre choix.L4 v.Simplicity de taffetas de 39\u201d ou d'organdi de 44\u201d pour les 3378 manches.20 cents.3379 \u2014 Robe tailleur, boléro, gr.12 à 20.Pour un 14 : la jupe, le devant du boléro, les ¢ manches et le dos de la blouse, 234 v.de 35\u201d, 2% v.de 39\u201d ou 17% v.de 54\u201d.Devant de la - blouse et ceinturon, 1 v.de 35\u201d ou 54 v.de 39\u201d.Fermeture-éclair de 9\u201d.25 cents.Si vous ne pouvez trouver ces PATRONS SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec le montant requis, à I'adresse suivante : Patrons de \"La Revue Populaire\", Dominion Patterns, Ltd., 489 College St., Toronto, Ont. le ra «bl 1% Mai 1940 LES ANTENNES DU COEUR (Suite de la page 34) \u2014 C'est étrange ! Dans la conversation je l'ai toujours trouvée bienveillante ! \u2014 Elle va jusqu'à proclamer qu'elle espère ne jamais rencontrer ce Monsieur ! Deux jours plus tard, Daniel demandait en ces termes la main de Suzanne à la plus proche parente de la jeune fille : \u2014 D'aucuns, Mademoiselle, jugeraient plus correct que notre cher ami, le docteur Richard, \u2014 puisque c'est grâce à son entremise que j'ai été reçu dans cette maison \u2014 m'accompagne et vous parle en mon nom.Vous aimez Mademoiselle Suzanne comme l'aimerait une très douce maman et j'ai pensé que mon cœur devait s'adresser directement à votre cœur.\u2014 Alors, mon enfant, vous avez bien réfléchi ?Il ne s'agit pas uniquement de continuer jusqu'au bout la belle histoire commencée un soir, en imagination ?\u2014 Vous savez, n'est-ce pas, Mademoiselle, que, dès notre première rencontre, j'ai retrouvé dans cette délicieuse jeune fille le portrait de mon rêve; mais c'est un être humain, bien vivant qui a pris mon amour.Non ce n'est pas pour terminer un conte, mais bien pour commencer un roman qui doit étre vécu que je vous demande de m'accepter pour neveu.\u2014 Vous prévoyiez sans doute ma réponse ?Si elle avait dû être défavorable, vous aurais-je reçu toujours ici avec le même empressement ?Daniel se leva, vint se placer devant Mademoiselle Ferney, se pencha, et, sur la main ridée, déposa un baiser.\u2014 Bonjour, Monsieur Deschamps, dit Mademoiselle Gertal en pénétrant dans la pièce.Puis, aussitôt, elle reprit avec un sourire, tandis que ses yeux brillaient de larmes jaillies brusquement sous l'effet d'un grand trouble intérieur : \u2014 Allons, cette fois, je crois que je puis dire : Bonjour Daniel ! Je le lis sur votre visage.C'est bien cela, n'est-ce pas, Marthe ?Ce vilain jeune homme va nous voler notre chérie ?\u2014 Oui, répondit Mademoiselle Ferney, mais ce vilain jeune homme comme vous le qualifiez, ne s'est pas contenté de mon consentement, il a désiré le vôtre.\u2014 Le mien, chère ?Je n'ai aucun droit a.\u2014 J'ai souhaité surtout, coupa Daniel, vous réunir toutes les deux devant moi, comme vous l'êtes désormais dans mon cœur.Il faut que vous sentiez ensemble que la tendresse que vous porte celle que j'aime est sacrée à mes yeux.Nous serons pour vous des enfants dévoués et affectueux.Les deux amies étaient aussi émues l'une que l'autre; elles se regardèrent, tentant d'exprimer silencieusement leur opinion : « Décidément ce garçon est charmant ».\u2014 Voulez-vous nous embrasser ?questionna timidement Mademoiselle Gertal.\u2014 Avec joie, Mademoiselle, fit Daniel sincèrement.\u2014 Oh! plus de « Mademoiselle », décida Mile Ferney.Vous devenez mon neveu, notre neveu, Daniel, vous devez nous nommer Tante et Mamie.Fiancée ?C'était chose décidée.Depuis plusieurs semaines, Suzanne imaginait ce que serait ce jour.Daniel viendrait voir Mlle Ferney.Contrairement à l'habitude, personne ne réclamerait sa présence au salon.Le Visiteur partirait, puis, tante et Mamie demanderaient à la « petite » si elle voulait bien épouser Daniel.Flle s'amuserait beaucoup de cette question, puisque, sans l'interroger préalablement, ces demoiselles auraient déjà accepté .Elle rirait \u2026.Or, si le début des événements avait été conforme au programme, la fin en avait totalement différé car, au moment où Mademoiselle Ferney avait dit à la jeune fille : « Thérèse et moi, ma chérie, nous aimons déjà Daniel comme notre propre neveu, nous croyons que tu seras heureuse d'être sa femme, nous sommes persuadées qu'il te plaît.Cest pourquoi nous avons accepté sa proposition sans même te consulter.» Suzanne n'avait rien trouvé de risible dans cette déclaration.Au contraire, c'est une intense émotion qui l'avait bouleversée, et cela si profondément, qu\u2019elle avait éclaté en sanglots.Explosion qui avait eu pour résultat immédiat de faire pleurer les vieilles amies.Chapitre XII A+ JOUR dit, les deux jeunes gens se présentaient à l'hôtel de Noailles, à Marseille, pour y accueillir François Mortane, le beau-fils repentant du docteur Richard.\u2014 Messieurs, dit le malade, je suis touché, plus que je ne puis l'exprimer, de votre geste bienveillant.J'ai eu, à l'escale, une lettre de mon père.Il m'explique que vous êtes deux jeunes amis qu'il aime et que, dans l'impossibilité de quitter ses nombreux malades, il accepta votre offre de venir à ma rencontre, afin que soit plus gai pour moi le chemin du retour au foyer.Je vous remercie de tout cœur.Ce disant, il tendait les deux mains aux deux amis, qui s'en emparèrent.\u2014 Avant tout, restez assis, conseilla Jean-Claude ; vous avez fait une longue traversée et vous êtes mal remis d'une terrible atteinte des fièvres.\u2014 Néanmoins, le docteur aura une joyeuse surprise, reprit Daniel.Nous vous croyions, faut-il l'avouer, très malade.\u2014 Je le suis, hélas! Je n'ai pas quitté ma couchette durant le voyage, et, ce matin, j'ai débarqué sur une civière.Mais arrivé dans cette chambre, il est passé en moi comme un courant électrique.J'ai sonné au garçon, lui ai donné l'ordre d'ouvrir une malle et me suis habillé de vêtements qui furent à moi, figurez- vous ! Il avait pris les deux côtés de son veston et les repliant l'un sur l'autre, il montra qu'ils croisaient exagérément.Oui, sans doute, avait-il beaucoup maigri et son visage en portait singulièrement les traces.Les os saillaient sous l'épiderme incolore, et les veux sombres très cernés, décelaient la fièvre qui minait le malheureux.\u2014 Si vous n\u2019y voyez pas d'inconvénients, demanda Daniel au malade, nous partirons dès demain ?\u2014 Très volontiers, accepta celui- ci, Jean-Claude, cette fois, crut devoir expliquer, avec cet air de paternelle affection qu'il adoptait toujours en parlant à son ami, ou en parlant de ui.plis doux et moelleux .moins aux points non effectifs.la Kotex est moins volumineuse que les serviettes à remplissage libre et taponné ! Elle est d\u2019ailleurs moins susceptible d\u2019échauffer \u2014 puisqu'elle est recouverte du plus doux coton avant d\u2019être enveloppée de gaze ! zveo A vergeo celle fee .: .et cependant il n\u2019y a pas le moindre soupçon de taponnage ni de volume, parce que cette robe est une création d\u2019expert.Il en est de même des serviettes périodiques Kotex ! Faite de .avec plus de matériel à l'endroit requis.Ne craignez pas les regards ! Un panneau résistant à l\u2019humidité est maintenant placé entre les plis moelleux de chaque serviette Kotex \u2014 pour plus de protection ! Et quelle confiance vous éprouvez à savoir qu\u2019il n\u2019y a pas de lignes indiscrètes pour trahir sa présence ! Les bouts plats et amincis (brevetés par Kotex) ne produisent jamais de contours révélateurs.comme il arrive avec des serviettes à gros bouts épais ! Kotex* vient aussi en trois dimensions ! Contrairement à la plupart des serviettes périodiques, la Kotex est offerte en trois dimensions différentes \u2014 Super \u2014 Régu- liège \u2014 Junior.(Vous pouvez donc changer la dimension de la servitte suivant les besoins de différents jours.) Les 3 dimensions ont un centre mou, plié.des bouts plats, amincis.et un panneau de sûreté résistant à l\u2019humidité.Les 3 dimensions se vendent au même bas prix ! EPROUVEZ SA NOUVELLE DOUCEUR EPROUVEZ SA NOUVELLE SURETE COMPAREZ SES NOUVEAUX BOUTS PLUS PLATS *Marque déposée a Cest à peine AL VOTCA COFEICLES au de Go poder!\u201d 44 © PAS de corvée @ PAS de polissage ® NON glissants © Résiste à l'usure © Résiste à l\u2019eau © Dure des années Pratt & Lambert-Inc.Fort Erie, Ontario Foo TIME DEALS GENTLY WITH PRATT & LAMBERT PAINT ® UN REMEDE PRÉCIEUX Votre intestin, mal réglé, incorpore au sang des toxines et des impuretés qui ne tardent pas à se manifester par des maux de tête, des rougeurs, des éruptions.Arrêtez.dès leur apparition, ces symptômes et leur cause avec une cure TISANE des CHARTREUX de DURBON à base de plantes des Alpes françaises.Elle aidera au fonctionnement normal de votre intestin et l'élimination des toxines qui infestent le sang et à la suppression des malaises qui abattent votre énergie.ray En vente dans les pharmacies.TISANE des CHARTREUX de DURBON 20 VERGES D'ÉTOFFES À ROBES $2.98 Spun crèpe anglais, imprimé, broadcloth.rayon.Ecoulement de manufacturiers.Longueur: 4 verges.Nouveaux dessins, nuances & la mode.Notre valeur régulière jusqu'à 75¢ la vg.20 vgs.pour $2.98.Envoyé payable sur livraison plus quelques sous pour frais de poste.Garantie de remboursement.Dépt.54 TEXTILE MILLS Montréal, P.Q.\u2014 Excusez cette hâte, Monsieur Mortane, mais nous avons à Saint- Germain une ravissante fiancée, qui nous attend, et qui serait désolée de ne pas nous voir revenir avant Noël.François Mortane ne répliqua rien.Il sourit et, sur cette face ravagée, passa subitement comme un rayon de tendresse.Chapitre XIII ENISE, pourquoi êtes-vous triste ?\u2014 Je ne suis pas triste.\u2014 Mais si.Quand je compare la Denise d'aujourd'hui à celle de l'été dernier, je suis bien forcée de constater une grande différence.\u2014 Mon cher petit, nous n'avions jamais pris ensemble nos vacances et vous ne m'aviez jamais vue en « liberté ».Quand il m'est donné de m'évader ainsi pour quelques semaines, je me crois redevenue la jeure fille indépendante et riche d'autrefois.\u2014 Fiancée! Jeta Suzanne avec Hegme.Elle était assise dans la chambre de Denise Meunier sur un pouf bas qu'elle affectionnait particulièrement.Ses deux coudes sur les genoux, elle appuyait sa tête dans la paume de ses mains et scrutait de ses yeux perçants le visage de sa grande amie.Elle ne fut pas surprise d'y lire brusquement une émotion qui dépassait les bornes d\u2019un simple étonnement.Cependant, Denise répliqua : \u2014 Comment fiancée ?Je n'ai jamais été fiancée ! \u2014 Pardonnez-moi, dit Suzanne en se croisant les bras et baissant la tête, figurez-vous, Denise que, pensant beaucoup à Daniel \u2014 Tu arrives à ne plus rien imaginer, sans y incorporer une tendre et romanesque histoire.\u2014 Peut-être bien ; mais il y a cependant autre chose : Fiancée, je ne le suis que depuis quinze jours.Et pourtant, je crois que si Daniel m'\u2019abandonnait et disparaissait brusquement, j'en souffrirais toute ma vie.\u2014 Toute ta vie ! Je pense bien que non.\u2014 Denise, nos sentiments sont indépendants des serments qui nous lient.La pianiste qui fouillait dans un tiroir pour y prendre un objet de toilette se retourna, puis, vint vers la jeune fille.Lorsqu'elle fut devant Suzanne, celle-ci se leva, l'entoura de ses bras, l'embrassa, et tenta d'expliquer : \u2014 Non, je me suis bien interrogée à ce sujet, il ne s'agit pas de vaine curiosité, ni d'indiscrétion.C'est, je crois, parce que je vous aime beaucoup, que j'ai pu noter tels de vos regards et de vos sourires, qui passent inaperçus pour les autres.Voilà deux ans si je ne me trompe pas, que vous pensez à des événements très différents de ceux qui apparemment ont seuls bouleversé votre existence.Seulement, pressentant un mystère, j'en ignorais les éléments.Du jour où j'ai connu Daniel, ma pensée à suivi des chemins nouveaux, ramenant sans cesse les moindres faits à.Suzanne rougit et s'arrêta tandis que sa grande amie terminait : \u2014-.à l'amour! c'est naturel, Suzette et je me souviens que moi- même.Mais si je te dis cela, je l'avoue, en même temps, ce que je tais depuis tant d'années.\u2014 Dans quel but ?\u2014 Parce qu'il est inutile de parler de choses mortes, et qui ne peuvent renaître.\u2014 Il me semble qu'en confiant sa peine à quelqu'un, on est toujours soulagé ! \u2014 Jolie gamine de dix-huit ans, que la vie n'a jamais effleurée d'aucune égratignure et qui se permet de porter une appréciation sur la manière dont on supporte le mieux la douleur! Je serais parfaitement injuste en me plaignant d'avoir eu du chagrin, ou plutôt en attribuant à un autre la cause de ce chagrin.C'est très simple.Pendant près de deux ans, j'ai vu fréquemment, dans le monde, un jeune homme auquel je me suis attachée ; je m'intéressais à ses travaux et, parce que je pensais beaucoup à lui, je m'imaginais qu'il pensait à moi.\u2014 Pourtant, Denise, vous n'êtes pas de ces femmes qui, sans cesse, racontent que des jeunes gens les contemplent.Telle, au tennis, Lucie Delamare à ce sujet, m'énerve un peu.\u2014 Lucie a ton âge.Pour moi, à trente-six ans, je serais ridicule de me croire remarquée.\u2014 Je ne sais pas; je ne connais pas ces petites subtilités ; mais j'ai entendu Jean-Claude parler de vous.\u2014 Vraiment ! Et que disait-il ?\u2014 Que vous êtes un «chic type», la franchise même, bonne, pas coquette, et jolie, cent fois plus jolie que toutes les joueuses du tennis.\u2014 C'est très gentil ! Et ton fiancé partageait cette opinion ?\u2014 Daniel approuvait tout à fait ce jugement.\u2014 Tant mieux, je préfère être sympathique au futur mari de ma petite amie.Admettons donc que je ne suis pas coquette; mais inclinons-nous devant le fait accompli: A vingt- deux ans, j'ai cru être aimée ; or, celui de qui, j'attendais une déclaration, s'est enfui sans parler.Je m'étais donc grossièrement trompée.\u2014 Comment ?Il s\u2019est enfui?demanda timidement Suzanne.\u2014 Oui, mon petit, ce jeune homme a disparu, au moment où je venais d'être ruinée.\u2014 Vous croyez qu'il vous a quittée parce que vous étiez sans fortune ?\u2014 Cela, non! il avait une âme généreuse et tendre ; c'était un exalté, mais incapable d'un aussi bas calcul; du moins, c'est ma conviction.\u2014 S'est-il marié ?Denise demeura un instant silencieuse ; puis murmura très lentement, comme pesant ses paroles : \u2014 Je l'ai entendu dire.\u2014 Vous n'avez jamais revu ce jeune homme ?\u2014 Jamais ! Je ne tiens pas à le revoir.Rien n'est pénible comme de s être trompée en jugeant quelqu'un ! Suzanne planta son clair regard dans celui de sa compagne : \u2014 Mais pourtant, Denise chérie, s'il ne vous a pas trahie ! Comment pourriez-vous souffrir d'une désillusion ?\u2014 Il ne s'agit pas évidemment de sa conduite à mon égard.Suzanne rougit de nouveau.Elle avait de ces brusques accès qui précipitaient les battements de son cœur et le flot de sa circulation sanguine.Cela, non par timidité, mais plutôt pas excès de sensibilité, lorsqu'elle ressentait une émotion qu'elle désirait dissimuler.Elle croyait volontiers que son visage, devenu pourpre, serait immédiatement remarqué par son interlocuteur.Ce jour-là la jeune fille redouta un moment que sa rougeur ne dénoncat a son amie ce qu'elle savait la concernant.Car Suzanne n'ignorait plus rien du secret de Denise.Depuis le jour où la pianiste avait laissé tomber la tasse qu'elle tenait, en entendant prononcer le nom de François Mortane, que Denise avait aimé.qu'elle aimait sans doute encore.Elle mettrait sûrement, ses amis dans le secret pour l'aider à rapprocher Denise de François.La REvuE POPULAIRE Chapitre XIV \\/ous n'êtes pas trop lasse, ma très chère ?\u2014 Non, Thérèse.C'est vous qui m'inquiétez ! Depuis ce matin, sept heures, vous vous agitez sans répit.Cependant Daniel avait pensé à tout.Nous aurions pu descendre de nos chambres, il y a un moment, sans nous occuper de rien, \u2014 Oh! moi, Marthe, je remue parce que je suis énervée ! Est-elle jolie, notre Suzanne ?\u2014 Hs sont deux.Une valse jouée par l'orchestre tzigane installé dans le vestibule accompagnait la danse des fiancés.Ils formaient un couple parfait.Daniel.plus grand que sa compagne, la guidait avec légèreté.Ils paraissaient faire partie intégrante du chant berceur et le scander par des mouvements racieux.Un étranger les eût pro- Pablement admirés pour cette élégance qui faisait de leur enlacement une figure harmonieuse ; mais il eût remarqué aussi l'expression sereine, la douce quiétude de leur visage.La jeune fille avait refusé de lancer des invitations.La réunion très intime ne présentait aucun désaccord.S'il y manquait des rires et des explosions de gaieté, il y régnait une atmosphère de complète tranquillité morale.Denise dansait avec Jean-Claude.comme une grande enfant.«Je ne me souvenais plus qu'elle était aussi jolie », songeait Francois.venu a la féte mais incapable, vu sa faiblesse.de quitter un fauteuil.Elle.par instants, le regardait.Qu'il avait changé ! Quel visage ravagé ! Il n'avait conservé d'autrefois que la luminosité de ses grands yeux.A la fin d'un one-step, vite appris par Suzanne, celle-ci déclara : \u2014 Daniel, pourquoi tante, Mamie et parrain, ne danseraient-ils pas ?\u2014 Volontiers, ma chérie.Mademoiselle Ferney éclata de rire : \u2014 Ce serait ridicule ! \u2014 Ce n'est pas mon avis, affirma le docteur.Une valse très lente emporta le docteur et Mademoiselle Ferney, Jean-Claude et Mademoiselle Gertal.tandis que Suzanne appuyée à la cheminée regardait autour d'elle.\u2014 Notre salon et la salle à manger son ravissants, cher Daniel.J'admire que vous ayez pu introduire ici ces musiciens, ces éclairages modernes.sans que rien ne détonne malgré l'ensemble et le décor.Quelle délicieuse impression je garderai de cette soirée ! \u2014 Je vous aime Daniel ; murmura- telle en levant sur lui ses grands yeux bleus.\u2014 Mon amour Que je suis heureux ! \u2014 Daniel ! \u2014 Suzanne ! \u2014 Nous ne nous séparerons jamais, n'est-ce pas ?\u2014 Jamais, petite fille adorée ! Comment pourrais-je vivre sans vous, désormais ?\u2014 Moi, cher Daniel.quand je ne vous vois pas, je passe mon temps à vous attendre.J'ai l'impression de vivre un rêve merveilleux où je sais que vous m'attendez ! \u2014 Chaque soir, dans mes prières, je demande au Bon Dieu, de faire que notre rêve ne s'achève jamais.\u2014 Dieu vous écoutera, petite aimée ! Il sait bien que nous sommes dignes d'un tel bonheur ! \u2014 Oh, oui! Ils se regardaient, les yeux dans les yeux.oubliant les danseurs, et n'entendant même pas les voix joyeu- charmants, tous les Mai 1940 ses qui troublaient la quiétude du vieux salon.Mais soudain, la jeune fille saisit le poignet de son fiancé.egardez! chuchota-t-elle.là-bas .Denise ! Elle va lui parler.Oh! .que je suis contente.\u2014 Chut ! fit Daniel, dansons.Ils repartirent ensemble.Denise s'était avancée vers François Mortane.\u2014 Ce bruit ne vous fatigue pas trop ?demanda-t-elle d'une voix où perçait un souci affectueux, qui dépassait les bornes de la simple politesse.\u2014 Bizarre ! répondit-il.Je ne suis nullement las ! Les médecins prétendent que mes nerfs surtout sont atteints.Je finis par le croire.Dès que j'ai mis pied à terre à Marseille, je me suis senti mieux.Vos camarades sont charmants.Durant le voyage en auto, je m'amusais presque ; puis j'ai cru à la possbilité de vivre lorsque, sans une parole, le docteur m'a embrassé.Je suis vraiment favorisé par un sort bienveillant puisque je vous retrouve ici, vous, une des meilleures camarades que j'aie jamais eues.« Oui, pensa Denise, il l'avoue très franchement, « une de ses meilleures camarades ».Je n'ai jamais été que cela à ses yeux.Il n'avait pas envisagé notre union.Pourquoi me suis- je ainsi trompée ?» Elle fit un effort pour reprendre la conversation sur un ton banal : \u2014 Nous étions, en effet, de bons camarades, assez intimes, pour nous appeler par notre nom.\u2014 Oh! après la guerre dans certains salons la liberté était grande.Je ne sache pas que j'aie jamais dit « Mademoiselle » à une jeune fille rencontrée deux ou trois fois.\u2014 Nous aurions dû devenir des amis, si vous aviez continué à me voir après la ruine de mon père.\u2014 Comment vous aurais-je vue ?Votre famille n'était pas en relations avec maman.Nous ne nous étions fréquentés, en réalité, qu'au cours de soirées, chez vos anciennes compagnes de pension, où l'on m'invitait malgré mon manque de fortune, parce que j'étais, tout de même, un homme du monde, qui portait élégamment le smoking et dansait bien.L'âpreté de la voix désarma Denise.Cependant l'injustice que révélait l'opinion émise l'indigna.\u2014 Mais, fit-elle vivement, vous connaissiez parfaitement mes parents, François, vous étiez, il me semble, invité également par eux.\u2014 Sans doute.Je vous répète que maman n'était pas en relations avec les vôtres.Ne recevant plus de carton pour vos bals, je ne voulus pas avoir l'air, en me présentant chez vous, de venir vous offrir mes condoléances.Cette fois.Denise ne trouva rien à objecter ! Vraiment François montrait un caractère imprévu.Un sanglot se brisa dans sa gorge.Jamais elle n\u2019eût pensé qu'il pût avoir envisagé les choses sous cet angle ! Elle restait immobile, mais la valse prenant fin, Mademoiselle Ferney l'appela : \u2014 Denise, venez m'aider, minuit approche.Je veux que nos enfants fêtent le premier de l'an une coupe de champagne à la main.Denise s'avança avec empressement.Le docteur Richard revenu vers son beau-fils, le regarda.Depuis trois jours que le voyageur exilé avait regagné son foyer, le médecin avait pu, comme Denise, constater combien ce garçon autrefois sensible, tendre, se révélait dur, sec et amer.Habitué aux nerveux, très fin dans ses jugements, y apportant en dehors de ses connaissances médicales, beaucoup de psychologie, le docteur s\u2019intéressait d'autant plus au cas de son beau-fils, qu'il aimait beaucoup le malade.Malade ?Certes François l'était, mais non d'une grave maladie.En apprenant par Suzanne quel passé mondain unissait Denise et François, le docteur s'était réjoui.Il se demandait maintenant qui pourrait s'attacher à cet être, surtout, s'il continuait à parler de cette voix si profondément désagréable ?\u2014 Vite, vite, mes enfants, appela Mademoiselle Gertal, et vous, Monsieur Mortane, un petit effort, venez jusqu'à notre table.Le serveur ouvrait les bouteilles.Dans le vestibule, les musiciens jouaient des airs modernes.\u2014 C'est beau la jeunesse, la joie! murmura François Mortane entre ses dents.Chapitre XV (UNE partie de dames ?\u2014 Non, merci ! Le silence tomba.Ce mois de février est glacial.Malgré sa certitude d'avoir des bronches solides, François Mortane, déprimé par des mois de fièvres, a été la proie d'une mauvaise grippe qui a déterminé une congestion pulmonaire.Il a failli mourir.Le docteur Richard l'a soigné avec dévouement et lui a montré une réelle affection.Dès que son état lui a permis de recevoir, Daniel et Jean-Claude sont venus ; puis Denise.Alors, le malade a dû s'\u2019incliner devant cette évidence: des êtres lui témoignent de l'intérêt.Denise paraît soucieuse les jours où il est plus souffrant.Ainsi, beaucoup sans doute agissent d'après les mouvements de leur cœur ! Et Denise ?En pensant à elle une émotion envahit François.Car, la pianiste est là, près de lui.Tandis qu'il est étendu sur son lit de convalescent, elle tricote, assise dans un fauteuil.Denise a pris l'habitude de venir chaque jour de cinq à huit heures du soir pour permettre au docteur de faire ses visites à son moment le plus favorable.Et François admire, non sans émotion le calme inaltérable avec lequel sa garde-malade subit ses sautes \u2018humeur, ses longs silences.Or, aujourd'hui, la voix du colonial se fait plus douce, pour demander : \u2014 N'êtes-vous pas trop lasse, Denise ?\u2014 Mais non, pas du tout.\u2014 Comment va Mademoiselle Fer- ney aujourd'hui ?\u2014 Beaucoup mieux.Le docteur nous a rassurés.Elle entrera bientôt en convalescence, comme vous, François ! \u2014 J'en suis heureux pour elle, Denise.Quant & moi, peuh!.\u2014 Que voulez-vous dire ?deman- de-t-elle surprise.\u2014 Rien.Rien.\u2014 Mais encore ! \u2014 Eh bien, voilà.Il y a des moments où je me demande, si je suis bon à quelque chose, sur cette terre?\u2014 Voulez-vous bien ne pas parler ainsi! proteste Denise, alarmée.On dirait que vous ne pensez qu'à chagriner vos amis.\u2014 Mes amis ?En ai-je jamais eu ?\u2014 Mais oui, affirme avec force la pianiste.Ils ne vous ont jamais abandonné, vous le savez bien, Mademoiselle Gertal, Suzanne, Daniel, Jean-Claude n'ont point laissé passer un seul jour sans venir prendre de vos nouvelles.Tous vous aiment, en dépit de .\u2026.\u201cJe t\u2019ai bien dit .15 qu\u2019elle était trop agée pour avoir un bébé!\u201d 1.1ERE AMIE: Mon Dieu! Suzy a encore des ennuis! 2EME AMIE: Comment pourrait-il en être autrement! Elever un premier bébé à son âge! Elle est trop ancrée dans ses idées.3.CHEZ suzy 1ERE AMIE: Ma chére Suzy.il parait que tu as des ennuis avec ton bébé, et nous sommes venues te dire ce que nous avons appris en élevant les nôtres.SUZY: Du nouveau?Qu'est-ce que c'est! il Hid k : 5.suzy: Un laxatif spécial pour bébés! ! 1ÈRE AMIE; Mais certainement ! Le casTonia! II est fait spécialement pour les bébés.Il ne contient aucune drogue âpre, et ne peut donc pas occasionner des coliques.Et il est sûr! Une nouvelle maman de 36 ans apprend quelque chose de nouveau au sujet des bébés 2.1ERE AMIE: Voyons! Etre moderne n'est pas une question d'âge! C'est un état d'esprit.Je m'en vais lui donner un conseil tout de suite.2ÈME AMIE: Elle ne t'écoutera pas.SATA k 4, ERE AMIE: Par exemple, les soins spéciaux dont le médecin parle depuis quelque temps.II dit que l'organisme d\u2019un bébé étant très délicat, tout ce que le bébé prend doit être fait spécialement pour lui .depuis des aliments spéciaux jusqu'A un laxatif spécial pour bébés! \u201ci 6.SUZY: Mais a-t-il bon goût?Mon petit sauvage ne veut voir aucun médicament, 1ERE AMIE: Ne ten fais pas au sujet de Castoria.Même son goût est spécial pour les enfants .Fais-en l'essai.Tu ne voudras plus t'en passer! CASTORIA Le laxatif moderne \u2014 SÛR \u2014 préparé spécialement et SEULEMENT pour les enfants 46 $1,000 DE RECOMPENSE A quiconque prouvera que nous ne donnons pas une jolie montre bracelet pour homme ou femme gratuitement pour la vente de 20 bouteilles de parfum seulement.Pour renseignement et échantillon écrivez sans tarder à PARFUMERIE DÉ LUXE 5460 AVENUE CHARLEMAGNE MONTREAL SSI TN TN ( IRRETRECISSABLE \u2014 LAVABLE \u2014 GARANTI 36 ou 54 pouces de large.Dans tous les ( magasins ou chez Geo.L.Holland, 1011, édifice New-Birks, Montreal LA LL NID SOA SA Sa) St Vol Not a NN ) PE) Le tissu britannique de longue duree ) ) ) 50e Anniversaire M.E.C.RYAN, Acheteur et Gérant de Transport et des Garages et Ateliers des Brasseries Dawes, Dow et Frontenac, à Montréal.A l'occasion du 50ème anniversaire de son entrée au service de la National Breweries Limited, les officiers de la compagnie et les compagnons de travail de Monsieur E.C.Ryan se sont réunis pour le féliciter et pour lui présenter une magnifique peinture à l'huile.Monsieur Ryan est bien connu à Montréal pour le grand intérêt qu'il a toujours pris dans les sports amateurs.Ayant débuté comme garçon de bureau à l'ancienne Brasserie Dawes, en 1890, il gravit à grands pas l'échelle du succès pour devenir une personnalité importante quand la National Breweries Limited fut formée en 1909.Il travailla ferme et eut l'occasion d'exercer ses capacités dans divers départements jusqu'à ce qu'il devint Acheteur et Gérant du transport.Il jouit de la confiance et de l'estime de ses confrères et de ceux qui travaillent sous ses ordres.La fierté de Monsieur Ryan dans le record de son long service est partagée par les nombreux employés qui sont venus en contact avec sa belle personnalité, son sens d'équité et son habileté à aplanir les difficultés à la satisfaction de tous.Un peu confuse, Denise n'ose pas achever sa phrase.Ft ses doigts se remettent à tricoter rapidement, tandis qu'elle compte ses mailles avec une attention voulue.Mais François termine lui-même, non sans amertume.\u2014 En dépit de mon mauvais caractère !.C'est ce que vous alliez dire, n'est-ce pas ?Cette fois Denise ne répond pas.Ses doigts déliés manœuvrent les ai- quilles avec tant de hâte fébrile, que ortane ne peut plus en détacher ses regards.Un long silence s'établit dans la chambre.Et soudain : \u2014 Denise ?.L'appel a été lancé d'une voix si vibrante qu'elle sursaute.\u2014 Qu'y a-t-il ?Toujours impulsif, incapable de garder pour lui seul une alarme quelconque, il lui fait signe de s'approcher, et quand, un peu inquiète, le croyant atteint d'un malaise, elle se précipite vers lui, il lui prend la main et interroge : \u2014 Denise, si autrefois je vous avais priée d'être ma femme, auriez- vous accepté ?Elle devient toute pâle.Puis, sans chercher à dégager sa main, pour bien lui montrer que, même au temps où elle était riche, elle fût devenue volontiers sa compagne, elle répond: \u2014 Oui, François, mes parents auraient consenti à notre mariage.Le silence tombe, avec une grande gêne.Après quelques secondes, il reprend : \u2014 Avez-vous refusé des après mon départ ?Elle hésite.N'est-ce pas avouer son amour ?Mais elle ne peut mentir.\u2014 Deux fois! dit-elle.Il serre fortement la main qu'il tenait.Elle le regarde.Il sourit, et tandis que ses yeux expriment une profonde allégresse, il murmure très bas : \u2014 Je veux guérir! Il faut que je guérisse.partis \u2014 Daniel ne devait pas entrer ce soir ?interroge le docteur Richard ?\u2014 Si, père.Sans doute a-t-il été retardé.\u2014 Tu lis les journaux ?\u2014 Pas précisément, répond François Mortane, je recherche dans ces vieux numéros les comptes rendus des grands concerts ; Denise parle de la musique avec une telle ardeur et je suis si peu au courant des œuvres des compositeurs modernes, que je tâche de me renseigner.Le docteur sourit : \u2014 Ah oui! Peut-être lui ferais-tu plaisir en l'accompagnant à Colonne ou à Pasdeloup.\u2014 J'y ai songé ; mais je suis encore très las.Nos promenades en forêt me suffisent.\u2014 Elles te sont plus salutaires que l'atmosphère d'une salle de théâtre.Mais comment Denise s'arrange-t- elle pour être libre chaque jour jusqu'à quatre heures ?\u2014 Elle donne plus tard les leçons qu'elle donnait tôt, lorsqu'elle venait ici me tenir compagnie en fin de journée.\u2014 Fort bien.Puis-je parler comme un vieux papa, sans paraître me mêler de tes affaires, au point de te contrarier ?François sourit en regardant affectueusement le docteur.Son visage est encore très maigre, mais il a perdu le masque dur, douloureux qui le défigurait.\u2014 Vous pouvez, père, dit-il, me faire part de toutes vos réflexions.J'en serai touché, et tout disposé à vous satisfaire.Le docteur s'assit en face de son beau-fils, croisa ses jambes l'une sur l'autre, alluma une cigarette, et dit tranquillement : \u2014 Je crois que votre cas, d'ailleurs très clair, ne nécessite aucun commentaire.Je connais Denise Meunier depuis des années.C'est une fille sérieuse, qui, assailie par des difficultés de l'existence, à lutté avec courage, résignation, tout en conservant une exquise fraîcheur d'âme.Je ne crois pas que tu puisses choisir une compagne plus digne d'être aimée, plus apte à te rendre heureux.C'est là, justement, mon petit, ce- qui m\u2019inquiète un peu ! J'ignore si vous avez échangé quelques aveux ; mais je suis médecin ; je constate que cette malheureuse part le matin à sept heures pour Paris, rentre à midi, déjeune en hâte, marche deux heures durant avec toi, reprend le train pour aller jusqu'à sept heures du soir s'éreinter devant divers pianos.Je redoute pour elle une fatigue excessive.\u2014 Moi aussi, père ; je suis heureux que vous me parliez à cœur ouvert.Denise et moi nous nous sommes compris tout de suite.«Elle sait qu'une fois guéri, je prendrai un cabinet d'architecte et lui demanderai d'unir sa vie à la mienne.Je n'ose la prier de quitter ses leçons en ce moment, puisqu'il m'est impossible de lui offrir une aide directe et que j'ignore complètement si elle paye une pension chez Mademoiselle Ferney, et se trouve en mesure de la régler sans travailler.\u2014 Bon ! Bon! \u2014 Que feriez-vous à ma place ?\u2014 À ta place, mon garçon, je chargerais mon vieux bonhomme de père d'interroger Mademoiselle Fer- ney, que je sais riche, généreuse, capable de recevoir comme une parente notre Denise qui, probablement, ne quittera pas ses leçons, même si elle peut subsister quelques mois sans leurs secours, qu'au moment où elle sera sûre de l'avenir.Puis, je me fiancerais au plus tôt et me marierais avant l'automne, afin d'avoir ma femme près de moi, de la gâter, de lui épargner l'exercice d'un métier pénible.rançois s'était levé de son siège.Il vint serrer la main du docteur.\u2014 Vous avez raison, merci.Je parlerai à Denise demain.Voulez-vous, de votre côté ; poser quelques questions à Mademoiselle Ferney, afin que nous avisions.Ah! Père ! Père, je crois bien, voyez-vous, que les hommes de votre époque aimaient mieux les femmes que nous autres ! \u2014 Non, mon ami, l'amour est et restera l'amour.Ce n\u2019est pas votre faute si les conditions actuelles d'existence qui mettent les femmes à votre niveau dans le travail et la liberté vous cachent désormais leur faiblesse .Je t'aurai retrouvé pour peu de temps, mon petit.Enfin j'ai tort de laisser percer mon égoïsme.C'était si bon de n'être plus seul.Chapitre XVI Denise avait pris l'habitude de tendre son bras replié sur lequel François posait sa main, non pour y trouver un appui solide, mais parce qu'il éprouvait une sensation de soulagement à ne pas être livré à ses propres initiatives.Or, quand ils furent sur le trottoir devant la maison, cet après-midi- là, d'autorité, il prit la main de Denise et la passa sous son bras.Le soleil était éclatant.Mille oiseaux pépiaient dans les arbres, où les feuilles naissantes étaient d'un vert tendre.Depuis quelques jours, il n'avait pas plu.Le sol résonnait La RevuE POPULAIRE sous les pas.Des deux côtés de la route, dans la masse sombre des feuilles tombées de la saison dernière, des brindilles vertes se faisant place, poussait une tige hardie à quelques pouces de hauteur.Depuis le départ de la maison, les deux promeneurs se taisaient.Ils ne semblaient pas gênés par ce silence que François, pourtant, crut devoir interrompre.\u2014 Denise, un jour où j'étais encore bien malade, il y a un mois, je vous ai posé une question.Vous en souvient-il ?\u2014 Je pourrais répondre négativement ou vous prier de me rappeler à quel événement cette question se rapporte.À quoi bon ?S'il est utile pour maintenir l'intimité de confier ses pensées, je trouve plus affectueux de les deviner.Je réponds donc «oui» a votre demande.: \u2014 Je partage votre opinion et j'avais moi-même jugé superflu d'ajouter d'autres paroles à celles que nous avons échangées.Vous savez, n'est-ce pas, que, depuis ce moment, j'ai voulu vivre, oui, voulu de toutes mes forces afin de pouvoir vous proposer après ma guérison, de fonder un foyer.Par ma faute, nous aurons perdu quatorze ans de bonheur.\u2014 Ne regrettez rien, François.Si les chagrins, les tracas ont malheureusement ébranlé votre santé, et, durant des mois transformé votre moral, ils vous ont aussi appris à juger plus sainement les gens et les choses.Il y a quatorze ans nous n'aurions peut-être pas été heureux ensemble.Aujourd'hui nous avons vécu durement l'un et l'autre ; nous sommes capables d'accepter certaines contraintes, sans y attacher trop d'importance.Dans notre ménage il régnera une grande paix, beaucoup de douceur.Tout au moins est-ce ainsi que je l'envisage, car bien que vous ne m'ayez rien dit ouvertement, j'ai compris vos intentions.\u2014 Ma chérie ! Il fallait pourtant, d'abord, que je guérisse ! Je songeais à reprendre un cabinet d'architecte, afin de vous proposer un mari occupé, travailleur, et non un malade \u2014 Vous n'êtes plus malade, François.\u2014 Je le suis trop encore, pour me permettre une besogne suivie, qui demande, en plus des déplacements parfois lointains et fatigants, un effort intellectuel constant.Père considère, et je partage son avis, que ma situation de fortune m'autorise à prendre encore du repos; mais un repos chez moi, dans un home installé pour nous deux, selon nos goûts communs, Denise : les vôtres et les miens.Nous pourrions ainsi assister au mariage de nos petits amis, Suzanne et Daniel, en octobre et fixer la date du nôtre à l'automne.Elle ne répondit rien, mais elle appuya doucement sa main gantée de blanc sur le bras de son fiancé.Une grande émotion la secouait toute ! Certes, elle ne l'avait jamais oublié, ce François qui avait animé les rêves de sa jeunesse ; mais au cours d'une existence remplie par un labeur incessant, elle n\u2019avait pas eu le temps d'espérer son retour.Îl avait fallu la rencontre de Daniel et de Suzanne, le spectacle de leur amour pour réveiller en elle tous ses sentiments assoupis.Lorsqu'elle conseillait a Francois de ne pas regretter leur séparation de jadis, elle exprimait une opinion sincère.À vingt ans, elle ne connaissait que joies et triomphes.Avant sa ruine, comme immédiatement après, elle n'eût pas supporté une réflexion amère, un mouvement de colère de la part d'un jeune époux.(Lire la suite page 49) Mai 1940 LE COIN DU CURIEUX Par Touche-à- Tout Q.\u2014 Le cœur est-il tout entier du côté gauche de la poitrine ?R.\u2014 Il est exactement au milieu ; toutefois sa partie la plus musculaire, le ventricule gauche est à gauche ainsi que la grosse artère sortie et pour cette raison, on perçoit mieux les battements du cœur du côté gauche.C'est ce qui fait croire à beaucoup de personnes qu'il est entièrement situé de ce côté là.Q.\u2014 On me dit que la foudre a parfois causé du dégât dans les mines ; est-ce vrai?R.\u2014 C'est l'exacte vérité, bien que le fait soit plutôt rare.Le 25 mai 1845, la foudre frappa un câble métallique descendant dans une mine de Freiberg.Saxe et elle jaillit à l'extrémité inférieure de ce câble qui descendait à une profondeur de quinze cents pieds : elle ne fit cepenaant pas de dégâts sérieux.Le 5 juin 1855, une mine de Himmelsfurth, Autriche, subit également les atteintes de la foudre : des mineurs furent culbutés ou jetés violemment contre les parois mais.heurcusement, personne ne fut tué.En décembre 1913, dans le sud africain, une mine fut également frappée par la foudre qui suivit des câbles et les pièces métalliques de diverses madhines , à quatre mille pieds de profondeur elle fit exploser onze cartouches de dynamite, tuant huit mineurs et en blessant gravement quatre autres.Q.\u2014 La Hongrie est-elle un royaume ou une république ?R.\u2014 Ce pays fut déclaré république le 17 novembre 1918 mais à la suite d'un vote unanime de l'Assemblée nationale, en 1920, il fut reconstitué en royaume mais avec un régent au lieu d'un roi.Plusieurs tentatives ont été faites dans le but d'y restaurer la monarchie des Haps- bourg mais elles n'ont eu aucun succès à cause de l'opposition faite par les pays environnants.Q.\u2014 Arrivera-t-on un jour à fabriquer de l'or sans difficulté ?R.\u2014 C'est possible mais ce n'est pas à souhaiter car ce serait un bouleversement général dans le monde entier ; la fabrication intensive de l'or signifierait que ce métal aujour- d'hui précieux n'aurait plus aucune valeur ; il faudrait donc le remplacer par autre chose et ce ne serait pas facile à établir.La valeur d'une chose ne consistant que dans sa rareté, cette valeur disparaît automatiquement quand la chose en question peut se trouver en possession de tout le monde et en quantités illimitées.Q.\u2014 On dit que ce sont les frères Montgolfier qui ont, les premiers, monté en ballon ; est-ce vrai ?R.\u2014 Non ; trente-neuf ans avant eux, c'est-à-dire en 1774, un brésilien nommé Barthélemy-Laurent de Gus- man, né à Lisbocem, fit cette expérience au Portugal.Il monta dans un ballon au château St-Georges, de Lisbonne.et alla atterrir à la place du Palais.La cour royale, le sénat et une foule nombreuse assistèrent à cet exploit aérien.Q.\u2014 L'anguille n'est pas autre chose qu'un serpent d'eau, mais estelle venimeuse comme beaucoup de serpents ?R.\u2014 Non, mais son sang est un poison et quand on prépare une anguille il faut avoir soin de ne pas se couper et avoir ensuite du sang de l'anguille sur cette coupure, car il pourrait en résulter de graves accidents.o Q.\u2014 Le roi Henri VIII est connu pour avoir jew plusieurs épouses : combien en eut-il ?R.\u2014 Six légitimes qui furent : Catherine d'Aragon, Ann Boleyn, Jeanne Seymour, Anne de Clèves, Catherine Howard et Catherine Parr.Q.\u2014 Les microbes sont-ils des animaux extrémement petits et qui, par conséquent, rongent notre organisme ?R.\u2014 Il y en a quelques-uns qui appartiennent au règne animal mais la plupart font partie du règne végétal.Q.\u2014 À votre idée, le mot « féministe » est-il bien exact et signifie- t-il bien le sens qu'on lui donne ordinairement ?R.\u2014 Je trouve que ce mot est au contraire presque un non sens et qu'on devrait plutôt appeler « mas- culinistes » les femmes qui veulent obtenir l'égalité avec les hommes dans toutes les branches.Leur effort, en effet, tend a abolir les différences, mais en réglant le féminin sur le masculin.Elles voudraient, sans peut- être s'en rendre bien compte, qu'il n'y ait pas de femmes mais des sortes de copies du sexe prétendu fort et désigné comme laid.Il serait donc logique, je le répète, de les appeler masculinistes.® Q.\u2014 Depuis quand se sert-on de couveuses artificielles chez les éleveurs de volailles ?R.\u2014 Il semble que la première couveuse artificielle ait été présentée au public à Londres en juillet 1856.La reine Victoria et le Prince Albert en firent alors apporter une au château de Windsor pour l'examiner à leur aise et la chronique de l'époque dit qu'ils en furent grandement étonnés.Q.\u2014 À notre époque où l'on met tant de choses au régime scientifique, a-t-on donné une formule de ce genre au baiser ?R \u2014 Votre question est originale et méme amusante mais elle ne manque tout de méme pas de bon sens puisqu'en effet un savant dont j'ai oublié le nom a prosaïquement défini le baiser à sa manière.Voici la définition de ce vénérable fossile : « Contraction du muscle qui entoure la bouche, contraction suivie d'une détente, la lèvre supérieure étant en même temps relevée par un mouvement des muscles situés aux deux extrémités de la bouche, et la lèvre inférieure contractée par ce même mouvement des muscles.» Entre nous, la meilleure définition qu'on puisse faire du baiser n'est pas une formule théorique mais une application pratique.\"DOMINION RUBBER COMPANY, LIMITED 47 bTRES CHER CE PNEU La semelle mise à l'épreuve du dérapage prend jusqu\u2019à 220 pieds de moins pour arrêter Même sur les routes humides les plus glissantes, les Dominion Royal Masters vous donnent des arrêts rapides, sûrs et en ligne droite.Les nouvelles cordes de rayonne protègent contre les éclatements Ce pneu avancé à cordes de rayonne vous donne une étonnante protection contre - les éclatements\u2014particulièrement aux.grandes vitesses d'aujourd'hui.- a $ i AR À say i Onion ROYAL MASTER © Vous pouvez maintenant conduire avec une nouvelle Sûreté Double contre les dangers du dérapage et des éclatements! Seul le Dominion Royal Master vous offre, à vous et à votre famille, l\u2019inestimable protection d\u2019une semelle mise à l\u2019épreuve du dérapage et de cordes de rayonne plus dures.Donnez-vous la preuve que la semelle mise à l\u2019épreuve du dérapage contrôle le dérapage en avant et en arrière \u2014 qu\u2019elle prend jusqu\u2019à 220 pieds de moins pour arrêter.Et apprenez pourquoi les cordes de rayonne font du Royal Master le plus fort et le plus sûr de tous les pneus d\u2019autos.Ceux qui vous sont chers méritent la protection des Royal Masters.C\u2019est pour cela que nous vous invitons à voir votre marchand de pneus Dominion aujourd\u2019hui même. 48 La REvuE POPULAIRE C\u2019EST UN VAINQUEUR ASSURE que vous trouvez dans cette McLaughlin-Buick vive et rapide.Elle a l\u2019apparence, la performance et l\u2019endurance d\u2019une vraie bête de race.C'est ainsi qu\u2019elle a réussi à se distinguer des autres voitures pendant plus de 30 ans \u2026 et sa distinction est plus marquée que jamais cette année.La Buick est une grosse voiture.Elle tient bien la route.Elle est rapide.Sa puissance n\u2019est surpassée que par sa docilité.Son gros moteur dynamo-éclair huit en ligne \u2014 maintenant micro-équilibré avec la précision d\u2019une montre- bracelee\u2014vous transporte\u201d et ses ressorts à boudin aux quatre roues suppriment la différence que pourraient faire les mauvais chemins.Sa commande de vitesses facile, ses vives reprises et son allure superbe font un véritable plaisir de sa conduite.C\u2019est le coeur léger et l\u2019esprit tranquille qu\u2019on tient son volant! Son apparence est faite d'élégance et de distinction.Elle est économique en fait d'essence, d'huile et d\u2019en- tretien\u2014ses ressorts, par exemple, n\u2019exigent jamais de graissage.Que diriez-vous d\u2019un essai de cette fameuse voiture sur la route?Voyez vous-même pourquoi des milliers d'automobilistes disent: \u201cBuick, la gageure la plus sûre\u201d.Hlustré: sedan de tourisme deux portes Moharehlin-Bnick spécial\u201d. Mar 1940 (Suite de la page 46) Aujourd'hui, elle venait de le dire, ils avaient tous deux subi assez d'échecs et de désillusions pour se montrer plus raisonnables, moins exigeants.\u2014 Où Vvoudriez-vous habiter, ma chère Denise ?\u2014 Oh! moi, actuellement, je pense que nous devrions nous fixer à Saint- Germain.L'agitation de Paris ne vous serait pas favorable.\u2014 Vous aimeriez pourtant, sans doute, aller au théâtre, fréquenter les grands restaurants ?distractions bien naturelles, qui constitueraient pour vous une détente, après tant d'années de travail.\u2014 Le théâtre ?Mais rien ne nous empêchera d'aller en matinée, au Français ou ailleurs! Les restaurants ?Mon cher ami, si j'ai parfois regretté le mariage, s'est parce qu'il eût constitué pour moi une existence tranquille et douce.Et puis, il faut penser à votre père qui, après avoir retrouvé un fils, va se trouver seul de nouveau ! N'est-il pas mieux d'habiter non loin de lui pour l'entourer de nos soins ?Je ne vous cache pas, non plus, que l'état de ma vieille amie, Mademoiselle Ferney, m'inquiète.Elle va être forcément attristée par le départ de Suzanne et, un peu aussi, par le mien.Je désirerais passer assez souvent rue d'Ayen.\u2014 Parfait ! Alors, Denise, il va falloir chercher ici un appartement, le meubler ; deux démarches qui réclament du temps et votre présence.Ma bien chère petite Denise, puis-je vous prier de reconquérir votre liberté totale en quittant vos leçons ?Elle sourit : \u2014 Est-ce bien raisonnable ?Je n'ai pas de dot, vous le savez bien.\u2014 Oh ! Denise, je vous en supplie, ne soulevez pas ces questions.\u2014 Il le faut, mon ami.Je suis tout de même une fourmi assez avare : j'ai économisé suffisamment pour arriver chez mon futur mari avec un trousseau, et je puis actuellement m'abstenir de tout travail jussu'à l'automne, sans aucune gêne.\u2014 Merci ! H dit ce seul mot tendrement, avec une expression de soulagement profond.Les oiseaux chantaient, le soleil brillait ; les deux cœurs étaient calmes ; leurs pensées sereines.Chapitre XVII M ADEMOISELLE Suzanne est en bas ?\u2014 Dans le jardin, Monsieur.Rapidement, Daniel traversa la salle à manger pour déboucher dans le jardin par l'une des portes-fenêtres.Va-t-il gaiement appeler ?Non! Il aperçoit Suzanne au haut d'une échelle, le sécateur à la main ; elle coupe les branches mortes d'un rosier.Il craint que la surprise qu'elle va éprouver ne lui fasse perdre l'équilibre.Pourtant, sa besogne achevée, Suzanne commence à descendre les échelons.Daniel se précipite.Et, tout à coup, lorsqu'elle est à quelques pieds de terre, il la prend dans ses bras et la pose doucement sur le sol.\u2014 Bonjour, mon Daniel ! \u2014 Bonjour, mon petit oiseau qui, si matin, grimpez dans les branches.\u2014 Que faites-vous ici ?\u2014 Je passais, allant « Aux Ormes » donner quelques instructions en vue de notre prochaine visite.Et aussi, je roulais- pour « rôder » la voiture qu'on m'a livrée.\u2014 Une nouvelle ?Vous avez vendu votre torpédo ?\u2014 Non ! Nous avons besoin de la torpédo pour sortir tous les deux.Mais il nous fallait aussi une voiture fermée à quatre places, spacieuse, pour nous permettre, d'emmener tante lorsqu'elle sera rétablie, et Mamie.D'ailleurs, dimanche, nous ne pourrions faire le voyage, Denise, François, vous et moi dans la torpédo.Elle l'écoute, le regarde.\u2014 À quoi pensez-vous, Suzanne ?demanda-t-il.Elle rit.\u2014 Je pense que ce doit étre tres agréable d'avoir les moyens de se procurer les objets convoités.\u2014 Petite fille ! ! Il y a toujours des limites dans cette possibilité d'achat.Si je voulais acquérir un vaste château ou un transatlantique, j'en serais bien empêché ! \u2014 Vous êtes bien gourmand ! Pour moi, je me croirais riche, riche, si j'avais seulement deux ou trois billets dans mon sac ! Oh! certes, je n'ai besoin de rien ; mais tante juge ridicules les achats qu'elle appelle inutiles.Moi, j'aimerais choisir un livre chez un libraire; ou même, tenez : J'admire un ours en peluche en vitrine rue au Pain.Il est magnifique! Je vous accorde qu'il ne m'est pas absolument nécessaire ; mais j'en ai une folle envie ; et puis, j'achèterais des fleurs, des bonbons ! \u2014 Mon amour ! Il est ému.Ne lui confie-t-elle pas ses pensées adorables d'enfant désireuse d'être choyée ?Il reprend : \u2014 Moi aussi, j'aime les bibelots inutiles et les fleurs.Lorsque vous serez ma femme, il y aura toujours dans votre portefeuille quelques billets qui ne figureront sur aucun compte, destinés à l'acquisition de ces mêmes choses que nous apprécions.\u2014 Daniel ! Elle était devenue toute rose de plaisir.\u2014 En attendant, venez voir notre huit chevaux devant la porte.Ils sortirent ensemble.Flle admira la carrosserie et le poussa dans la voiture, taquine ! \u2014 Allez-vous-en ! Je vous ai assez vu! Une demi-heure après, un coup de sonnette la surprit lorsqu'elle traversait le vestibule.Comme elle était allée ouvrir, sachant Eugénie au marché, elle se trouva en présence d'un gamin de dix à douze ans, chargé d'un volumineux paquet.\u2014 C'est ici, cette dame-là ?deman- da-t-il en tendant un papier que la jeune fille lut.\u2014 Oui, mon petit, c'est moi.\u2014 Tenez, alors, c'est pour vous! \u2014 Attends ! Elle courut chercher quelques sous qu'elle remit au jeune porteur et, le cœur battant, commença à défaire le colossal mais léger colis, devinant bien qu'il contenait l'ours, l'ours blanc dont elle avait parlé à Daniel.Immédiatement, celui-ci avait satisfait son désir.Mademoiselle Gertal qui descendait l'escalier, posa sur une petite table le plateau qu\u2019elle tenait, et, examinant l'énorme bête que la jeune fille débarrassait d'un dernier emballage, elle resta un instant sidérée.\u2014 Ma mignonne, questionna-t-elle enfin, qu'est-ce ?Tu veux donner cela à quelque enfant ?\u2014 Mais Mamie, c'est pour moi, pour moi; Daniel vient de me l'envoyer ! \u2014 Daniel ! C'est bien curieux.Que vas-tu faire de cet ours ?\u2014 Rien, Mamie.Je vais l'asseoir dans ma chambre, sur un fauteuil, je lui parlerai, je lui raconterai mes se- 49 Silhouette nocturne d'Ottawa, la splendide capitale du Canada \u201cDes trous dans l'obscurité \u2026 QUAND ARRIVAIT LE CRÉPUSCULE, le jeune Robert Louis Stevenson aimait se tenir à la fenêtre et observer l\u2019allumeur de réverbères.\u201cQue fais-tu là, Robert?\u201d lui demanda un soir sa nurse.\u201cFe regarde cet homme faire des trous dans l'obscurité\u201d lui répondit l\u2019enfant.Cela se passait il y a bien des années.Aujourd\u2019hui, il suffit de tourner un commutateur pour que toute une ville sillumine.Cependant, :l y a encore, et il y aura toujours, des hommes et des femmes qui \u201cfont des trous dans l\u2019obscurité\u201d partout où 1ls vont .par leur sourire, leurs poignées de main, leurs bonnes paroles et leur accueil chaleureux.Obtenez le plus de la vie en lui donnant le plus possible L'amitié coûte si peu d\u2019effort.En jouissez-vous?Ou \u2014 comme tant d\u2019autres\u2014étes-vous si déprimé, si f-a-t-i-g-u-é au moral comme au physique, que vous êtes privé de ce bonheur ?Il vous faut peut-être cette aide .Aujourd\u2019hui, nombre de personnes 2 fatiguées, déprimées, reprennent plaisir à la vie d\u2019une manière très simple.Deux fois par jour, elles ajoutent à leur régime un aliment tonifiant supplémentaire.Ce supplément bienfaisant, c\u2019est la Levure Survitaminée Fleischmann, riche en vitamines A, B1, D et G dont chacun a besoin.Prises ainsi \u2014 dans la levure fraîche \u2014 ces vitamines peuvent mieux vous aider parce que la levure active la digestion et aide à mieux assimiler les vitamines.Commencez aujourd\u2019hui à manger de la Levure Survitaminée Fleisch- mann \u2014 2 gâteaux par jour \u2014 un gâteau 15 heure avant deux de vos repas, nature ou dans un peu d\u2019eau.Vous verrez que la vie vous parai- tra plus intéressante et vos amitiés seront plus chaleureuses.BROCHURETTE GRATUITE \u2014 \u201cPour Mieux Aimer la Vie\u201d, par Robert Choquette, vous fera beaucoup réfléchir.Ecrivez a: Levure Fleischmann, Immeuble Dominion Square, Montréal, P.Q.FABRICATION CANADIENNE N\u2019invitons pas les Potvin, chérie- Il est aimable mais elle.Pourquoi s\u2019exposer à être laissée de côté ?Protégez facilement votre charme avec MUM ! 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Désemparée, Mademoiselle Gertal murmura : \u2014 Pourquoi ne l'as-tu pas dit ?Suzanne éclata de son rire d'enfant.\u2014 Oh! Mamie, tu vois la figtire de tante, si j'avais exprimé un tel souhait ! \u2014 J'aurais pu.\u2014 Pauvre chère Mamie, je sais bien que tu.Elle fut interrompue par l'entrée de Denise.\u2014 Comment, s'écria celle-ci joyeusement, c'est Daniel qui te l'a donné?\u2014 L'ours?oui.Vous l'aviez remarqué rue au Pain ?demanda Suzanne.\u2014 Certes, je l'admirais tellement que François voulait à toute force l'acheter ; j'ai dû le lui défendre, car, vraiment, à mon âge, me permettre ces enfantillages ! Elle s'était avancée.Avec Suzanne elle esseyait l'ours sur la banquette, puis le remettait debout.Enfin, elle décida : \u2014 Prends-le par un bras, moi par l'autre.Nous allons lui faire monter l'escalier.Mademoiselle Gertal demeura immobile, regardant l'ascension qui provoquait leurs rires.«C'est effrayant, songeait-elle atterrée.Suzanne, évidemment, n'est qu'une grande fillette, mais Denise ?Quelle époque ! Est-ce que vraiment les femmes sont si frivoles ?Et pourtant, qui accuserait Denise de frivolité, l'ayant vue si travailleuse, si raisonnable ?Alors ?« Oui, \u2014 Mademoiselle Gertal hocha la tête, \u2014 oui, c'est l'amour qui transforme ainsi les êtres.Au fond, c'est bien joli! Je me demande si Marthe comprendrait, elle qui est plus sévère que moi.Ainsi moi, j'aurais offert ce drôle de joujou à notre petite !.Tout de même, autrefois.» Chapitre X VIII AR les vitres de la voiture les mains s'agitaient en signe d'au revoir.Puis l'auto disparut au coin de la rue.Le docteur se retourna, en souriant, vers Mlle Gertal qu'il croyait à ses côtés ; mais celle-ci était déjà rentrée.Il franchit donc, lui-même, le seuil et retrouva ces demoiselles au salon, où Mademoiselle Ferney était allongée sur une chaise-longue.D'un commun accord, les quatre fiancés avaient choisi un dimanche pour leur randonnée, afin que le docteur Richard, libéré de ses obligations, pût passer la journée rue d'Ayen.Le praticien se frottait les mains ; sa physionomie exprimait le contentement.\u2014 Eh bien.mes chères amies, c'était un bien joli spectacle que ces quatre êtres jeunes, heureux, qui s'embarquaient avec tant d'allégresse ?Il fait beau ! \u2014 Je n'aime pas les automobiles, gémit Mademoiselle Ferney.Oh! je ne le dirai pas devant Daniel, afin de ne pas le blesser ; mais il me semble que la prudence exigerait qu'il laissat le chauffeur à son volant.\u2014 Pourquoi, Marthe ?questionna, étonnée, Mademoiselle Gertal à qui Daniel inspirait une confiance illimitée.\u2014 Parce que.vous ne remarquez rien, chère, ce garçon à table, aussi bien qu'au moment où il nous parle, s'interrompt à chaque instant pour chercher des yeux sa fiancée.Et plus rien n'existe lorsqu'il la regarde ! J'imagine que, s'il se livre à ses fantaisies au lieu de regarder devant lui en conduisant son auto, il peut fort bien la jeter dans un arbre.\u2014 Mais non ! mais non ! fit le docteur rassurant ; moi, je suis certain que son amour, justement, l'oblige à une grande prudence ; n'est-il pas responsable de son bien le plus précieux 7.C'était vrai, Daniel, lorsque Suzanne était dans la voiture, conduisait avec une attention décuplée.Mais depuis sa première sortie avec Jean-Claude, au printemps précédent, le jeune homme avait acquis une assurance qui lui permettait de diriger son véhicule, de le ranger, et de le faire stopper impeccablement devant le perron.Le voyage n'avait pas duré longtemps.Il était à peine onze heures lorsque les jeunes gens arrivèrent « Aux Ormes ».Mais avant le déjeuner, Daniel entendait faire visiter la propriété dans tous ses détails à celle qui bientôt serait la maîtresse de maison.En descendant de la voiture, la jeune fille vint serrer la main de la mère Antoine qui, pour la circonstance, avait coiffé un bonnet de sa province natale, en fine dentelle.\u2014 Je suis bien contente de vous connaître, Madame Antoine, dit Suzanne ; Daniel a beaucoup d'estime pour vous et votre mari ; il m'a souvent parlé de vous ; j'espère que nous nous entendrons très bien.Elle avait de ces élans du cœur quand elle s'adressait aux simples, qui, en un instant, lui assuraient attachement.\u2014 Ben, je pense qu'il faudrait être difficile et de bien mauvaise nature pour ne pas s'entendre avec une demoiselle aussi gentille ! clama la paysanne.Monsieur Daniel.Daniel s'avança, prêt à écouter une confidence touchant le repas.Mais la bonne vieille lui glissa à l'oreille : \u2014 Monsieur Daniel peut me croire, j'ai un coup d'œil certain, la jolie demoiselle le rendra heureux.J'ai assez connu les idées de notre dame.qui, à force de vivre ici, me parlait n'est-ce pas ?pour affirmer que le genre, l'allure de Mademoiselle lui auraient plu ! \u2014 Merci, fit Daniel ému.: Elle avait eu raison d'évoquer la chère disparue, cette brave femme dont le cœur savait deviner les sentiments.Daniel pensait à sa maman.en voyant sa fiancée franchir le seuil de cette demeure.Une tristesse soudaine l'envahissait, car il songeait à l'horreur des séparations éternelles, à l'absence des êtres chers, en ces occasions où leur jugement, leur appréciation aurait eu tant de valeur ! Sans être luxueuse, la maison était ravissante.C'était une vieille demeure Louis XV, probablement l'aile d'un château détruit au moment de la Révolution.Il y avait de nombreuses pièces, une quinzaine, réparties entre le rez-de-chaussée et le premier étage, qui toutes donnaient sur la façade, alignant leurs fenêtres des deux côtés du perron.L'ameublement était de ce style rustique qui permet de si charmantes installations, avec de la toile de Jouy, des étains, des faïences.Seul, le boudoir de Madame Des- champs était garni de meubles très anciens.C'est là que Daniel avait ouvert, par hasard, le livre dans lequel il avait lu, \u2014 de par la volonté et pour son bonheur \u2014 l'arrêt de son destin.C'est là qu\u2019il fit entrer Suzanne avec recueillement.Et, comme, bien des fois, il lui avait parlé de sa mêre, de son chagrin de l'avoir perdue, la jeune fille partagea son trouble, lui prit la main et la serra.LA REvuE PopuLAIRE REVEILLEZ LA BILE DE VOTRE FOIE \u2014 \u2014et vous sauterez du lit \u201cgonfié & bloc\" Il faut que le foie verse deux livres de bile dans I'tntstin, chaque jour.Si cette bile n\u2019afflue pas librement, vos aliments ne se digèrent pas.Ils se putréfient et se corrompent dans l'intestin.Des gaz vous gonflent.ous vous constipez.Les poisons se répandent dans tout l\u2019organisme et vous vous sentez abattu.déprimé et vous broyez du noir.Un simple mouvement des intestins n\u2019atteint pas toujours la cause; 11 vous faut quelque chose qui agisse sur le foie.Seules les bonnes vieilles ,Petites Pilules Carter pour le foie ont le pouvoir d'assurer le libre afflux de bile qui vous remettra d\u2019aplomb.Inoffensives, végétales, douces, pour faire couler la bile, demandez par leur nom les Petites Pilules Carter pour le Foie \u2014 Carter Little Liver Pills.Refusez catégoriquement toute imitation.25¢.Crème Orientale GOURAUD La crème à appliquer avant le bal.Ne s\u2019enlève ni ne se retouche.Un > + essai vous convaincra.Blane.Chair.> \u2019 Rachel.Sun-Tan NS NSN ps EN VENTE AUX PHARMACIES Généreux échantillon expédié par la poste contre cing cents.D.WATSON & CO.286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.FORTIFIEZ VOTRE SANTE Toutes les femmes doivent être en santé, belles et vigoureuses.Employez LE TRAITEMENT MYRRIAM DUBREUIL VOUS POUVEZ AVOIR UNE BELLE APPARENCE AVEC LE TRAITEMENT MYRRIAM DUBREUIL C'est un tonique reconstituant et qui aide à développer les chairs.Produit véritablement sérieux, bienfaisant pour la santé générale.Le Traitement est très bon pour les personnes maies et nerveuses, déprimées et fai- es.Convenant aussi bien à la jeune lle qu'à la femme.AIDE À ENGRAISSER LES PERSONNES MAIGRES GRATIS : Envoyer 5¢ en timbres et nous vous enverrons gratis notre brochure illustrée de 24 pages, avec échantillon.Notre Traitement est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d'é- pulisement nerveux, Quel que soit leur âge.OORRESPONDANCE CONFIDENTIELLE Heores de burecs : Jeudi et samedi, de 2 heures à 5 heures p.m.2323 V0RUSUDSUUUAVAVUUSSE SU US UN Mme MYRRIAM DUBREUIL 5941, Avense Delorimier Boftre Postale 2353, Montréal, P.Q.Ci-inclus 5c pour échantillon du Traitement Myrriam Dubreull avec brochure.Place d'Armes Adresse Ville Prov. Mai 1940 \u2014 Mon Daniel, j'aurais tant désiré connaître votre maman, savoir qu'elle approuvait votre choix, que je ne lui déplaisais pas ! \u2014 Comment auriez-vous pu lui déplaire ?Notre vieille mère Antoine m'a appelé tout à l'heure.\u2014 Je l'ai remarqué.\u2014 C'était pour m'affirmer \u2014 je lui pardonne sa familiarité due à son attachement \u2014 que la « petite demoiselle » me rendrait heureux et que Madame dont elle connaissait les idées, aurait aimé le genre, l'allure de « Mademoiselle ».\u2014 Brave femme ! dit Suzanne souriant.Daniel, souhaitez-vous que nous gardions cette pièce close en y.laissant tous ces souvenirs du passé ?Ou bien préférez-vous que je m'occupe de ce boudoir sans le transformer complètement, afin qu'il redevienne vivant ?Car c'est là que je viendrai attendre son retour lorsque mon mari sera absent.« Vous y retrouverez, en arrivant, le souvenir de l'affection de votre maman, et aussi.la mienne! \u2014 Mon aimée ! Nulle autre n'eût pénétré aussi exactement, aussi profondément que vous en mon cœur pour y discerner les hésitations, les doutes qui l'assaillent.J'ignore comment réagissent les autres, lorsqu'ils perdent un être cher.Pour moi, la disparition de maman m'a soudain plongé dans un monde nouveau.«De la peine, oui, les premiers temps.Mais après ?Il n'est pas vrai qu'on a toujours le même chagrin, surtout lorsqu'on n'a pas habité constamment avec le cher disparu.Il y a des instants, des jours entiers, où échappant à sa propre douleur, on jouit d'un beau spectacle, du printemps en fleurs, du chant des oiseaux.« Quand on a eu une mère comme la mienne, avec qui l'existence a permis une intimité de pensées semblable à celle qui nous unissait, je vous assure que la mort ne fait pas seulement verser des larmes ; elle change certaines dispositions de l'esprit ; c'est cela qui constitue le souvenir! On ne pleure plus, mais une partie de soi-même appartient à ceux qui ont quitté cette terre.De vous, que j'adore, je supporterai que vous redonniez une vie à cette pièce où, pour la première fois, j'ai pensé à vous ! \u2014 Ici ?Pourquoi ?\u2014 Ma petite fille, c'est une très jolie histoire que je vous conterai certainement et qui vous expliquera comment j'ai été poussé vers Vous.Mais je crois nécessaire que nous descendions rejoindre nos invités.Elle passa son bras sous celui du jeune homme, appuya d'un geste câlin sa tête contre l'épaule qu'elle ne dépassait qu'à peine et confessa : \u2014 Oh ! Daniel, nous les avions oubliés ! Heureusement, Denise et François sont toute indulgence ! Toute indulgence, et eux-mêmes préoccupés de leur amour, au point d'oublier, au cours de leur promenade dans le parc, que le déjeuner devait être servi à midi.Daniel sonna la cloche et les deux retardataires arrivèrent en courant : \u2014 Pardon ! Nous sommes en retard ! \u2014 Vite, à table.Notre itinéraire est chargé cet après-midi.\u2014 Tout de même, Jean-Claude me manque, dit gentiment Suzanne.Pourquoi n'est-il pas venu ?\u2014 Oh! fit Daniel, il a objecté l'obligation d'assister à un cours.Je crois plutôt qu'il n'a pas voulu se mettre, disons en cinquième, ce qui sera plus exact qu'en tiers, et qu'il a eu peur de nous gêner ! \u2014 Il a eu tort de le craindre, dit franchement François.Votre ami Jean-Claude, Daniel, ne peut être un gêneur.Il est trop sympathique et rien n'est beau comme l'attachement qu'il a pour vous.Surveillé par la mère Antoine qui.sur les ordres de Daniel, avait pris une femme pour l'aider, le déjeuner était en tous points réussi.Les appétits, ouverts par le grand air, y firent honneur.L'après-midi, les deux couples se rendirent a la ferme des Tilliers.Quels souvenirs pour Suzanne et pour Denise qui, quelques mois auparavant, étaient venues s'y reposer et qui y retournaient, toutes les deux fiancées ! Combien elles furent heureuses de retrouver les sentiers, les prés, la rivière qui avaient été les témoins d'é- vénements inattendus appelés à transformer leur vie ! \u2014 Je suis sûre, fit Suzanne en désignant un point précis dans la prairie, que c'est là, Daniel, que j'ai dû arrêter Cadichon pour que votre voiture ne me pulvérisat pas.\u2014 Quelle audace ! J'avais freiné avant que vous fussiez au bord du chemin ; mais \u2014 et Daniel regardait attentivement la route droite, la plaine unie \u2014 je ne vois pas le repère qui vous permet de fixer la place exacte où nous avons échangé notre premier regard ?\u2014 Aucun repère ! Et pourtant.je parierais que je ne me trompe pas.\u2014 Personne, chérie, ne soutiendra le pari.Je ne crois pas que le Maire du lieu consente à faire apposer une plaque commémorative de l'événement pour l'édification des générations futures ! \u2014 Méchant ! \u2014 Heureux Daniel, murmura Denise.Ah! vous n'étiez pas si fier le jour où vous vous êtes présenté à moi, en qualité de reporter.\u2014 C'est vrai! Heureusement, mon fidèle Jean-Claude était là pour me remonter le moral ! Et chacun d'éclater de rire.\u2014 Brvo ! Bravo ! s'exclama la fermière ! J'espère que vous serez tous heureux.Je suis contente.Elles étaient si gentilles les deux demoiselles ! Et l'autre, la jeune qui parlait avec la gardeuse d'oies, il n'est pas malade ?\u2014 Non.non.répondit prestement Denise ; décidément, Jean-Claude ne pourra se plaindre d'avoir été oublié.\u2014 Ah ! bien, tant mieux, reprit la paysanne.Le malheur a tombé si vite! Tenez, le petit garçon que vous avez sauvé, petite demoiselle; c'était d'une famille aisée, travailleuse, et le vla destiné à l'Assistance.\u2014 Comment cela ?demanda Suzanne déjà bouleversée.\u2014 Oui, Mam'zelle.Ces deux-là s'étaient mariés orphelins, avec des économies.Ils avaient acheté une maison et bûchaient dur.Un ménage uni comme y a pas ! Quinze ans de vie heureuse ; puis, allez, le gars tombe d'une charrette; patron lui-même.pas assuré, il se fend le crâne et meurt en octobre.La Marie, toute pâle et triste, engage un ouvrier, et essaye de continuer la besogne.Vous savez l'hiver qu'on a eu ! En janvier, elle a attrapé une pneumonie : le lit.On a fait tout ce qu'on a pu pour lui épargner l'hôpital, l'abandon des deux gosses.Mais, une nuit, elle a passé, et allez voir.Une pareille détresse ! La Madeleine a quatorze ans, le marmot en a quatre ! Une tante veut bien prendre la fille, mais pas le petit.Madeleine refuse de quitter son frère et les v'la tous deux au couvent, où on les a recueillis.Mais faudra bien que la pauvrette se résigne.Suzanne avait les yeux pleins de larmes.Daniel réfléchissait, ne vou- (Lire la suite page 55) Pa Votre Poudre vous plait-elle vraiment ES Votre peau est si douce et si agréable à l'œil ! TRE POUDRE ! Comment pourriez-vous vous en passer ?Les poudres ordinaires ne sont sûrement pas parfaites \u2014 puisqu'elles don=- nent si peu souvent satisfaction ! Même après vous être poudrée, votre visage reluit encore \u2014 vous n\u2019avez pas une peau veloutée \u2014 ou bien la poudre a l\u2019air crayeuse, ce qui vous vieillit au lieu de vous rajeunir.Et pourtant, la poudre est indispensable.Un fait certain \u2014 Quand vous aurez essayé la poudre Princess Pat -\u2014 à base d'amandes douces \u2014 ce n'est pas la poudre qui vous sera indispensable mais la poudre de visage Princess Pat.Votre rêve de beauté se réalise \u2014 Toutes les femmes rêvent d'une poudre de visage qui adoucit la peau.donne une beauté distinguée \u2014 sans \u2018\u2018enfariner\u2019\u2019 la figure.Vous avez rêvé de cette poudre magique, espéré sa réalisation ! Mais l'avez-vous trouvée ?Oui, si vous avez employé la poudre Princess Pat.Non, si vous ne l'avez pas essayée, \u2014et a lui aussi?-~ Fe «aK > Vous demanderez peut-étre: comment une poudre peut-elle être différente ?Voilà : c\u2019est qu'il n'y a nulle part au monde une poudre comme la Princess Pat.L'amande fait toute la différence \u2014 Seule la poudre Princess Pat est à base d'amande \u2014- c'est pourquoi vous ne trouverez pas cela ailleurs, Des millions de femmes savent que la poudre Princess Pat est plus douce, plus adhérente.Elles en aiment les nuances fraiches et franches.Elle rendra votre peau translucide, jeune.séduisante.L'amande donne à la.poudre Princess Pat une sorte de souplesse.Vous aurez pour ainsi dire un nouveau teint naturel.Protégez-vous contre les pores obstrués.et contre les boutons.N'oubliez pas que certaines poudres assèchent la peau.Au contraire.la poudre Princess Pat, à based'amande.adoucit et assouplit.Observez dans votre miroir À quel point la poudre de visage PRINCESS PAT, à base d\u2019amande, embellit votre peau \u2014 remarquez- en les nuances, chics, modernes, juvéniles\u2014 et voyez comme la poudre de visage Princess Pat adhère beaucoup plus longtemps.ARTICLES DE BEAUTÉ PRINCESS PAT TORONTO, CANADA.CHICAGO, DEBILITE FAIBLESSE AN ci ETATS-UNIS SIROP Deschiens Hémoglobine.\u2014 Régénérateur du Sang, prescrit par l'élite médicale.Supérieur à la vlande crue et aux ferrugineux.\u2014 Admis dans les Hôpitaux de Paris.- pour HABITS D'ENFANTS l'illustration est une copie du patron McCall numéro 660B) Vous donnerez une allure moderne et chic à tout vêtement d'enfant et robes de bébé si vous les qar- nissez de galons pliés en biais Priscilla.Les galons Priscilla sont meilleurs et coûtent moins cher que le ruban.lis ne plissent pas, se posent facilement et aussi rapidement que vous pouvez coudre.Vous pouvez faire votre choix de qalons en fin linon, soie ou quin- gan à carreaux (avec fil assorti) parmi 35 couleurs garanties ne pas changer au lavage.Peu dispendieux Vendus partout GALONS PLIES EN BIAIS Hiscilla LINON, SOIE, GUINGAN LA Revue PopuLAIRE HÉMORROÏDES Essayez Ce Traitement-Combinaison pour Hémorroïdes, qui est offert gratuitement Ces symptômes incommodants d'Hémorroïdes \u2014 douleur, démangeaison ou saignement \u2014 sont maintenant traités privément à la maison.Les victimes d'Hémorroïdes de partout ne tarissent d'éloges sur ce Traitement-Combinaison.Lisez l'affirmation ci-dessous : Mme DAVID YEOMAN Jai souffert pendant neuf années ; J'ai essayé votre traitement pour hémorroïdes.Je ne puis vous dire assez tous les remerciements que je vous dois pour ce traitements.Mme DAVID YEOMAN, Cornwall, N.Y.,Si vous souffrez de démangeaison, de saignement ou d'Hémorroïdes sortantes, vous pouvez avoir une généreuse quantité de ce traitement gratuitement sur demande.Ne retardez pas.Vous n\u2019êtes pas obligé de souffrir inutilement.Remplissez le coupon ci- dessous DES MAINTENANT ! 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mesures rases.Cette manière de procéder ne peut pas donner les résultats que l'on espère.Des ingrédients de premier choix : œufs frais, sucre assez fin, corps gras n'ayant pas goût de rance, farine à pâtisserie et bonne poudre à pâte.Cependant, la régle la plus importante, c'est la méthode : Vous pouvez manquer un gâteau du tout au fout, même avec une très bonne recette et des ingrédients de premier choix si vous ne procédez pas avec méthode.Nous allons donc passer en revue les divers procédés concernant la confection d'un gâteau au beurre.Crémer le beurre ou la végétaline consiste à rendre le corps gras aussi mou que la crème fouettée sans toutefois le faire fondre.Ajouter le sucre graduellement signifie que le sucre doit être ajouté au corps gras en petite quantité, autrement il ne se mêle pas au beurre et on obtient une masse dure tandis que si le sucre est ajouté graduellement, on conserve au mélange sa consistance crémeuse.Les mains expertes peuvent toujours battre les jaunes d'œufs séparément des blancs et incorporer ces derniers quand la pâte est terminée mais c'est une opération très délicate que les novices ne doivent pas entreprendre.Toujours tamiser la farine avant de la mesurer, autrement on augmente facilement la quantité de farine d'une 14 tasse.Etre bien minutieuse sur la mesure de la farine et de la poudre à pâte, et tamiser de nouveau tous les ingrédients secs.Les ajouter à l'appareil alternant avec le liquide.Si l'on ajoute le liquide seul avant la farine, la pâte se sépare et est granuleuse.C'est pour éviter cet inconvénient qu'on ajoute d'abord une partie de la farine puis une partie du liquide, continuant ainsi jusqu'à ce que tout soit épuisé.Reste la cuisson qui n'est pas à négliger.Les fours trop chauds sont souvent la cause de gâteaux manqués.Règle générale, un four de 350° convient à tous les gâteaux au beurre, s'ils sont cuits dans un moule de 8 pouces carrés environ.On augmente la chaleur de 25 à 50° si la pâte est mise à cuire dans des assiettes à gâteaux.Ce qu'il importe de savoir, c'est que plus le gâteau est épais, plus la chaleur doit être douce et plus le gâteau est mince, plus la chaleur doit être forte.Il est aussi à conseiller de toujours mettre un papier beurré au fond du moule.Une excellente manière d'apprécier la cuisson d'un gâteau, c\u2019est d'enfoncer en plein centre une broche.Si le gâteau est cuit, cette broche sort sèche.On doit laisser reposer le gâteau au beurre au moins 5 minutes à la sortie du four avant de le démouler, sur un treillis pour permettre la circulation de l'air tout autour et éviter d'avoir des gâteaux humides.Je vous donne ici plusieurs recettes de bons gâteaux d'entremets.Si vous suivez mes conseils, vous aurez sûrement du succès.GÂTEAU D'ENTREMETS AU CHOCOLAT V2 tasse de végétaline 1 tasse de sucre 2 œufs 1V2 tasse de farine 2 cuillerées à thé de poudre à pâte V2 tasse de lait Va cuillerée à thé de sel Vs cuillerée à thé de canelle Va tasse de cacao Bien crémer la végétaline avec 13 tasse de sucre.Battre les œufs jusqu'à ce que bien mousseux et ajouter graduellement le reste du sucre.Joindre au premier mélange et bien battre.Tamiser la farine, la mesurer, la tamiser de nouveau avec poudre, sel, cannelle et cacao.Incorporer au premier mélange alternant avec le lait.Verser la pâte dans 2 assiettes à gâteaux préalablement bien beurrées et foncées d'un papier, et faire cuire à 350° 25 à 30 minutes.Laisser refroidir quelque peu avant de démouler.Quand c'est refroidi, garnir d'une crème pâtissière à l'orange entre les gâteaux et couvrir d'une glace à l'orange.CRÈME PÂTISSIÈRE À L'ORANGE 1 œuf Va tasse de sucre Va tasse de jus d'orange 3 cuillerées à table de jus de citron 3 cuillerées à table de farine Battre l'œuf avec le sucre et la farine et délayer avec le jus de fruits.Cuire au bain-marie jusqu'à épaississement.Laisser refroidir avant d'en garnir le gâteau.GLACE À L'ORANGE 2 cuillerées à table de beurre 2 tasses de sucre à glacer Le jus et le zeste d\u2019une orange Faire macérer le zeste de l'oran- qe dans le jus de fruits 1 heure.Couler.Défaire le beurre en crème, ajouter le sucre bien tamisé, le jus de fruits et continuer à ajouter du sucre jusqu'à ce que la glace ait une belle consistance.En couvrir le gâteau.Perrrs GÂTEAUX AU CITRON Ya tasse de beurre Va tasse de sucre Le zeste d'un citron 2 cuillerées à table de jus de citron 2 œufs 1 tasse de farine 1 cuillerée à thé de poudre à pôte Va cuillerée à thé de sel Crémer le beurre.ajouter le sucre graduellement puis les jaunes d'œufs.le jus et le zeste de citron.Bien battre, ajouter la farine préalablement tamisée avec la poudre à pâte.Verser dans de petits moules bien beurrés et cuire à 375°, 20 à 25 minutes Garnir de glace mousseuse.GLACE Mousseuse 2 blanes d'œufs 1V2 tasse de sucre fin 5 cuillerées à table d'eau froide Va cuillerée à thé de crème de tartre Bien mêler tous les ingrédients Battre au moussoir dans un bain- marie jusqu'à ce que la glace garde sa forme.Garnir les petits gâteaux avec cette glace et décorer joliment avec des filets de cerises.LE GâÂTEAU AUX PÊCHES 2 cuillerées à table de beurre 1 tasse de sirop d'érable 1 boîte de pêches en conserve Amandes et raisins Dans un poélon ou un moule a gâteau épais, faire fondre le beurre et ajouter le sirop d'érable.Laisser cuire jusqu'à ce que le sirop soit épaissi.Chemiser le moule, c'est-à- dire faire couler le sirop sur les parois.Déposer au fond les pêches bien égouttées, le côté bombé en dessous Entre les espaces.mettre des noix de Grenoble hachées et du raisin.Verser sur ce fond la pâte suivante : Va tasse de beurre Ya tasse de sucre 2 œufs 1V2 tasse de farine 2 cuillerées à thé de poudre à pâte Va tasse de lait Crémer le beurre avec le sucre.ajouter les œufs l'un après l'autre et battre jusqu'à ce que le mélange soit bien léger.Tamiser la farine, la mesurer et la tamiser de nouveau avec la poudre et JA cuillerée à thé de sel.L'ajouter au premier mélange alternant avec le lait.Battre la pate pour qu'elle soit lisse et légère.Cuire à 350°, 1 heure environ.Retirer et démouler.Servir chaud ou froid avec une sauce à l'érable.SAUCE À L'ERABLE 2 cuillerées à table de beurre 2 cuillerées à table de farine 1 tasse de sirop d'érable Va tasse d'eau chaude Faire fondre le beurre, ajouter la farine et, quand le tout est crémeux, mouiller avec le sirop et l'eau chaude.Laisser cuire une dizaine de minutes.On peut remplacer le sirop d'érable par 1 tasse de cassonade ou de sucre blanc que l'on fera fondre dans 1 tasse d'eau chaude. Mai 1940 3 générations attribuent à la \u201cMagic\u201d leurs gâteaux tendres et légers OUT bébé de sexe féminin qui naît au Canada reçoit un héritage précieux en matière de cuisson ! Quand elle arrive à l'âge de cuire son premier gâteau, la fillette apprend que la mie tendre et légère et la saveur délicieuse sont sauvegardées par la Poudre a Pate \u201cMagic\u201d.celle en laquelle 3 générations ont mis leur confiance.La \u201cMagic\u201d est pure et saine.C'est pourquoi elle donne toujours des résultats certains.Les gâteaux faits avec la \u201cMagic\u2019\u2019 sont délicieusement légers.et leur saveur est exquise, délicate.Il n'est donc pas étonnant que 3 ménagères canadiennes sur 4 préfèrent la \u201cMagic\u201d, et que non seulement celles-ci, mais aussi les plus grandes autorités en art culinaire, louent la \u201cMagic\u201d pour ses excellents ingrédients et ses résultats toujours uniformes.Cette poudre à pâte se recommande aussi pour ses qualités d'économie.un point qui a son importance.La quantité requise pour une cuisson coûte moins d'un sou ! Achetez aujourd'hui une boîte de Poudre à Pâte \u201cMagic\u201d et quand votre petite fille commencera à faire cuire des gâteaux, enseignez-lui la bonne manière avec cette poudre à pâte de qualité qui, depuis 3 générations, assure des gâteaux tendres et légers.FABRICATION CANADIENNE LIVRE DE CUISINE GRATUIT! Si vous cuisez à la maison, servez-vous du nouveau et utile Livre de Cuisine \"Magic\".Plus de 300 recettes faciles, appétissantes.Adresse\u2014Gillett Products, Fraser Ave., Toronto, 2.53 54 w La Revue POPULAIRE er dirait que de on! ue tout le mot\u201d 77 presd e le vin: » Miss Wallace fait preuve d\u2019un bon jugement! Elle choisit le vin pour ses réceptions parce qu\u2019elle sait qu\u2019on a plus de plaisir à le boire.L\u2019une des raisons c\u2019est que, maintenant, la maison Bright a l\u2019exclusivité de la culture de certaines variétés de raisin dans ses propres vignobles.Vous trouverez le Vin St.Georges plus vineux, plus riche et plus délicat, parce que le raisin qui est employé à'sa préparation et à son mélange provient des plus grands vignobles du Canada \u2014 propriété exclusive de la maison Bright.De plus, l\u2019immense capacité des chais (44 millions de gallons) signifie que le Vin St.Georges n\u2019est jamais embouteillé avant d\u2019être convenablement vieilli.UF IUT Il a toujours été de bon goût de boire i il du Vin St.Georges.Maintenant, : c\u2019est un vin économique.Essayez le Vin St.Georges aujourd\u2019hui même.préfer Le Mai 1940 (Suite de la page 51) lant rien proposer sans l'assentiment de sa fiancée.Il affirma seulement ! Madame Tillier, nous allons envisager la question, et, certainement, nous aiderons ces enfants.Ce n'est pas le tout d'avoir sauvé quelqu'un de la noyade, encore faut-il lui assurer la vie.; Suzanne qui était à son côté, s empara de sa main et la serra.Elle pensait comme Daniel ! Denise et François semblaient muets depuis le matin.Sans doute, au cours d'une journée délicieuse leur suffisait-il de se sentir l'un près de l'autre.Heureux, ils n'éprouvaient pas le besoin d'exprimer leur contentement par de vaines paroles.Peut- être aussi, leur bonheur différait-il un peu de celui des tout jeunes gens.En tous cas, s'il était pus calme, moins « voyant », il n'en était pas moins réel.Le sourire constant d'un visage prouve mieux la joie intérieure qu'un éclat de rire passager et bruyant: or François et Denise avaient le- sourire.\u2014 Alors ?questionna Daniel au moment où tous remontaient en voiture, personne n'a une idée pour venir en aide à cet orphelin ?\u2014 Le mettre en pension ?suggéra François.\u2014 Le laisser chez les religieuses en payant ?proposa Denise.Daniel hocha la tête.\u2014 Mes amis, tout cela ne changerait rien à la situation de ces enfants.Cette fillette refuse précisément de quitter son frère afin de ne pas le laisser seul dans un orphelinat.Elle se résignerait à une séparation, si elle le savait placé chez des particuliers, où il serait traité en fils de la maison.Nous cherchons donc une solution originale, comme Jean-Claude la trouvera ou vous, ma chérie, termina-t-il.tourné vers Suzanne.Elle sourit.\u2014 Justement j'imagine un projet assez intéressant ; mais je ne puis vous le soumettre avant demain.\u2014 Un secret ?fit Daniel.Non, mais en discuter avant que je possède une certitude me paraît maladroit.Voulez-vous me faire confiance quelques heures ?\u2014 Naturellement ! \u2014 Tante a passé une bonne journée ?\u2014 Oui, ma mignonne ; mais elle est remontée se coucher à trois heures et s'est endormie.\u2014 Et le docteur ?\u2014 On est venu jusqu'ici le chercher pour un malade.\u2014 Alors.tu es toute seule depuis longtemps ?\u2014 Mais non, mais non, ne t'inquiète pas, mon enfant.; \u2014 Regarde les tulipes que j'ai apportées des Ormes.Elle est très jolie cette propriété et j'ai bien des choses à te raconter, Mamie.Ne peux-tu venir avec moi dans ma chambre pendant que je change de robe ?\u2014 Avec plaisir, mon petit ! Elles montent en silence.Dans la chambre.Suzanne raconte, raconte; et Mademoiselle Gertal écoute.Puis la jeune fille : \u2014 Oh! nous avons appris une chose affreuse, Mamie.\u2014 Quoi donc ?\u2014 Le petit garçon que j'ai tiré de la rivière, tu te rappelles ?\u2014 Bien entendu ! , \u2014 Il a perdu ses parents et on va l'envoyer à l'Assistance Publique; il meurt de faim ! Suzanne exagère un peu; mais elle a évidemment son plan.\u2014 C'est abominable! Il ne faut pas supporter une chose pareille, Suzanne.Sans t'en douter peut-être, mais incontestablement, en sauvant un être humain tu t'es tacitement engagée à lui continuer ton aide.\u2014 C'est certain, Mamie.Daniel aurait immédiatement proposé de régler les frais d'éducation du bambin dans un pensionnat; mais il y a une complication ! Et la jeune fille avec force détails et avec beaucoup d'émotion, raconte l'histoire de deux pauvres petits.le refus de la sœur aînée d'être heureuse dans une famille, gâtée, entourée, sachant son cadet perdu dans la foule des orphelins d'un quelconque refuge.\u2014 Je ne puis, acheva-t-elle, prier Daniel de prendre ce marmot dans notre ménage.\u2014 C'est.en effet, impossible; il ne faut pas abuser de la bonté de ton mari et l'encombrer d'un enfant au début de votre mariage ! \u2014 Un si beau bébé, Mamie, il est si joli ! \u2014 Oh! tous les enfants sont adorables.déclare catégoriquement Mademoiselle Gertal.\u2014 Non! Mamie, je ne suis pas de ton avis.Il y a des moutards sales et laids et ce n'est pas leur faute.Ce mignon est florissant de santé.sans être pourtant trop lourdaud.Oh! évidemment, le rêve serait de trouver une personne vivant presque seule, riche, capable de l'adopter ! Après un silence, Mademoiselle Gertal hocha la tête.\u2014 Non, chérie, à soixante-cinq ans, on n'a plus le droit d'assumer une telle responsabilité.Suzanne fit l'étonnée.\u2014 Comment, à soixante-cinq ans ?\u2014 Oui, ne parlais-tu pas de moi?\u2014 Cela t'ennuierait, Mamie, te fatiguerait ?\u2014 Pas du tout, par exemple ! Marthe a besoin de repos; mais moi, j'ai besoin d'occupations.J'ai toujours aimé le babillage des enfants, leurs rires, leurs jeux.Loin de me fatiguer cela me distrairait.Songe donc.mignonne, combien je vais être seule après ton départ! Seulement je te répète que je n'ai plus le droit d'envisager de telles éventualités.\u2014 C'est un point de vue spécial.Mamie.Abandonner un petit être à quatre ans sous prétexte que l'on risque de mourir bientôt, ce n'est pas généreux ! Combien de grand'mères élèvent les orphelins de leurs enfants que parfois elles recueillent à un âge plus avancé que le tien! Pourquoi donc n\u2019atteindrais-tu pas quatre-vingt ou quatre-vingt cinq ans ?\u2014 Oh! c'est rare.\u2014 Possible: mais Mamie, de toutes façons, une fois adopté par toi, ce malheureux ne sera plus destiné à l'Assistance, et tu peux fort bien le voir devenir un grand jeune homme.Mademoiselle Gertal s'agitait sur la chaise où elle était assise.\u2014 Suzanne, que dira tante ?\u2014 Je m'en charge.Tante est vive.c'est entendu, mais bonne, pas égois- te.Elle comprendra que la présence de cet orphelin pourra te distraire.et elle aussi peut-être ! \u2014 Il est gentil, dis-tu: comment est-il ?\u2014 Blond, avec des yeux très très clairs; il aurait presque l'apparence d'un Nordique plutôt que d'un terrien de chez nous.\u2014 Quel âge a-t-il au juste ?\u2014 Près de cinq ans, j'imagine.\u2014 Tu sais, dans le grenier, il y a des joujoux à toi, que j'ai gardés; tu voudras bien que je les prenne, Suzanne ?\u2014 Bien sûr, Mamie ! \u2014 Tu me juges ridicule, tu ne prévoyais pas que ?.à la age ou 1 livre de tabac à pipe Old Virginia / aux Canadiens en service dans le J Royaume-Uni et en France seulement.A Adresse\u2014\u2018\u2018Sweet Caps\u201d B.P.6000, Montréal, P.Q.® Les cigarettes Sweet Caporal sont inimitables! 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Mademoiselle Gertal partit de son pas le plus léger.En la voyant s'\u2019éloigner, Suzanne pensait très émue : « Comme l\u2019on a raison d'affirmer que le cœur n'a pas d'âge ! Mamie a toujours eu besoin de se dévouer à quel- qu'un.Maintenant, je suis plus tranquille.Si, hélas ! Tante nous quitte, Mamie est sauvée; elle a sur la terre une nouvelle attache ! » Le petit Lucien jouait, dans le jardin, à quelques pas du banc où Daniel et Suzanne étaient assis.Toutes les formalités accomplies, l'enfant placé sous la tutelle de Mademoiselle Gertal commençait, après huit jours de grande timidité, à sourire à sa bienfaitrice, à l'appeler Mamie.Penchée sur la table de fer du jardin les deux jeunes gens lisaient le même livre que Daniel commentait en tournant ses feuillets.Depuis longtemps, il projetait de raconter à Suzanne à la suite de quelles circonstances il s'était lancé à sa poursuite et comment il l'avait aimée avant de la connaître.Ce beau jour du début de juin, si doux, embaumé des senteurs des fleurs à peine épanouies, n'était-il pas tout indiqué pour parler de leur amour ! Elle souriait en lisant certaines phrases, heureuse de se retrouver dans l'héroïne imaginaire, mais attentive aussi aux traits de crayon tracés par Daniel, qui soulignaient précisément ces analogies.\u2014 Ma petite aimée, fit soudain celui-ci, il y a longtemps que j'aurais pu vous inviter à partager l'émotion que j'ai ressentie et continue à éprouver chaque fois que j'ouvre « Une jolie histoire».Ou bien, j'aurais pu attendre notre mariage ! À quoi bon?Le livre s'arrête au point où en est notre bonheur et l'événement survenu cette semaine m'a poussé à ne pas différer ces aveux.Vous venez de lire le sauvetage par May, d'un bambin qui se noyait, épisode semblable à celui que vous avez vécu vous- même.\u2014 Oui.\u2014 Regardez ici.Il désignait un passage.Suzanne obéit et lut : « Elle apprit un jour que l'enfant sauvé l'été précédent et devenu orphelin, allait être confié à l'Assistance Publique.Une peine profonde envahit May! Elle jugeait qu'elle avait désormais certaine obligation envers un être qui lui devait la vie.Michel le comprit.Avec elle il chercha une solution satisfaisante.Elle se souvint de sa Nourrice, et ils allèrent tous deux installer le bébé dans les Côtes du Nord.» Suzanne sourit : \u2014 C'est extraordinaire, Daniel : néanmoins il y a une erreur dans ce bouquin.\u2014 Vraiment, ma petite fille.laquelle ?\u2014 L'auteur, dès le début, semble admettre et vouloir imposer l'idée que Michel est poussé vers May par une force étrangère et inconnue.Il ne fait aucune allusion aux impressions ressenties par la jeune fille.Il n'envisage pas la possibilité que cette même puissance agisse sur elle, et provoque, dans le cœur de May, l'éclosion des mêmes sentiments.\u2014 Mon amour ! Vous vous sentiez donc attirée vers moi ?- Certainement, Monsieur; alors pourquoi vous laisserais-je tout le mérite de nos premières tentatives de rapprochement ?Je ne cherche pas à nier que votre action a précédé la mienne; mais après ?Pourquoi ai- je parlé de tennis avec Parrain, alors que vous aviez décidé d'aller au court ?Pourquoi ai-je pressenti un événement extraordinaire, le soir de votre accident ?Pourquoi ai-je obligé Denise à parler ?Et puis, n'ai-je pas plaidé votre cause auprès de tante et de Mamie ?Mes actes, mes pensées n'ont-ils pas aidé à notre réunion ?I lui prit la main.\u2014 Oui, chérie, je le reconnais avec joie : Elle est incontestable et magnifique votre collaboration à l'édification de notre bonheur.Si, dés notre premiére rencontre, vous aviez éprouvé pour moi une antipathie marquée, ou une profonde indifférence.\u2014 Ou simplement une bonne amitié comme pour Jean-Claude.\u2014 Parfaitement !.Eh bien ma volonté n'eût pas suffi à nous rapprocher.Voyez, jadis, François et Denise; la tendresse de notre amie n'a pas pu retenir ce jeune homme fougueux.\u2014 II faut nécessairement une égale puissance d'amour pour réaliser l'union de deux cœurs; mais Daniel.cette union une fois réalisée, est-elle au moins infrangible.Lui, affirma posément : \u2014 Très certainement; elle ne saurait être brisée lorsque l'accord intégral a été obtenu! \u2014 Alors, nous nous aimons, pour toujours ?\u2014 Pour toujours, mon amour ! Toujours ! Mot unique, répondant seulement d'un avenir inconnu, limité; parole sacramentelle que chacun, cependant, exige de l'être aimé, parce qu'elle est l'expression de l'engagement le plus complet et le plus solennel que l'on puisse attendre du cœur humain.FIN LA Revue PoPuLAIRE VERITABLE LA BEAUTE PHYSIQUE C'EST LA JOIE DE VIVRE Etes-vous déprimée?Nerveuse?Sans énergie ?Délaissée 7?La Vie n'a-t-elle pour vous que des désagréments?Souffrez-vous de maigreur ?De vertiges?De migraines ?et votre teint a-t-il perdu sa fraîcheur ?C'est alors que vous avez le sang trop lourd, chargé de toxines, et le travail de ce sang non purifié cause de pénibles désordres dans votre organisme.Faites alors votre cure de désintoxication naturelle.Les éléments concentrés qui constituent le merveilleux TRAITEMENT SANO \u201cA\u201d élimineront tous ces poisons, De jour en jour vos chairs se développeront et redeviendront plus fermes, votre teint s'éclaircira, vous serez plus attrayante avec tout le charme de la jeunesse.Envoyez cinq sous pour échantillon de notre produit SaNO «A».CORRESPONDANCE STRICTEMENT CONFIDENTIELLE HEURES DE BUREAU Le samedi, de 9 heures à 6 heures aa3LRURNNNAUUVAGRAGLDAUU SA AN Mme CLAIRE LUCE LES PRODUITS SANO ENRG.5920 Avenue Durocher Casier Postal 2134 (Place d'Armes) Montréal, P.Q.Ecrivez Msiblement ci-dessous Votre nom _.__.\u2026.\u2026.\u2026 Votre adresse _.\u2026\u2026._\u2026._unanceeccerereeees Mai 1940 MEMORIAL SECULAIRE DE 1940 AN 40 \u2014 Selon certains historiens, suicide de Ponce Pilate dans la ville gauloise de Vienne, en Dauphiné où il avait été relégué.Guerre de Mauritanie en Afrique, à la suite de laquelle la Mauritanie devint province romaine, 140 \u2014 Achèvement d'un grand aqueduc commencé par Adrien à la Nouvelle-Athènes dans l'île de Délos.240 \u2014 Révolte en Mauritanie ; le chef des insurgés veut se faire proclamer empereur mais il est vaincu et emprisonné.Mort d'Artaxercès fondateur du second empire des Perses et chef de la dynastie des Sassanides.340 \u2014 Constantin II, dit le Jeune est tué près d'Aquilée ; il régnait sur les Gaules, l'Espagne et la Bretagne.440 \u2014Genséric, roi des Vandales, s'empare de la Sicile.540 \u2014 Terrible invasion des Francs dans le nord de la Gaule ; les villes de Cologne, Mayence et Trèves sont saccagées et brûlées.Fondation du royaume d'Yvetot.Au quinzième siècle, les revenus de ce petit royaume n'atteignaient pas encore 800 livres.640 \u2014 Heraclius qui s'illustra dans des combats contre les Perses abandonne la gloire militaire et devient un théologien très subtil.740 \u2014 Charles-Martel.roi des Francs, est à l'apogée de sa puiss-nce mais il ne lui reste plus que peu de mois à vivre.840 \u2014 Mort de Louis ler.dit le Débonnaire et dissolution définitive de l'empire de Charlemagne.940 \u2014 La guerre se rallume entre le parti Franc, dans les Gaules et celui qui portait déjà le nom de parti Français.1040 \u2014 Macbeth assassine Duncan, roi d'Ecosse et usurpe le trône : ce fait inspira à Shakespeare l'une de ses plus belles tragédies.1140 \u2014 Les doctrines d'Abélard sont condamnées au concile de Sens tenu devant le roi Louis VII.1240 \u2014 Bataille de Zara, perdue par les Croisés ; une partie de l'armée chrétienne venait d'arriver en Terre-Sainte avec Thi- baut, comte de Champagne, plus célèbre par ses poésies que par ses faits d'armes.1340.\u2014 Bataille navale de l'Ecluse entre les flottes française et anglaise à l'embouchure de la Meuse.1440 \u2014 Révolte, en France, des seigneurs contre le roi Charles VII; cette révolte fut appelée Praguerie par allusion aux sou- levements qui avaient éclaté dans Prague après la réforme de Jean Huss.Premiers essais de l'imprimerie à types mobiles.Concile de Freisingen, Allemagne, qui prive de la sépulture tous ceux qui périssent dans les tournois.Christophe est élu roi de Danemark et réunit Copenhague à la couronne puis en fait le siège du gouvernement.1540 \u2014 Quatrième et cinquième mariages d'Henri VIII, roi d'Angleterre après avoir, la même année, répudié Anne de Clèves et fait décapiter Catherine Howard.La société fondée six ans auparavant par Ignace de Loyola est confirmée par le pape Paul III sous le titre d'Institut des clercs réguliers de la compagnie de Jésus.1640 \u2014 Révolution en Angleterre : la royauté est abolie.Révolution en Portugal et avènement de la Maison de Bra- gance.Fondation de l'imprimerie royale à Paris sous Louis XIII.Mort du grand peintre Paul Rubens.1740 \u2014 Mort du roi de Prusse Frédéric-Guillaume ler.Mort de Charles VI, empereur d'Allemagne, de la tsarine Anne Iwa- nowna et du pape Clément XII à qui succède Benoît XIV.1840 \u2014 Mort de Lucien Bonaparte et du maréchal Macdonald.Inauguration, à Strasbourg.de la statue de Gutenberg, par David d'Angers.1940 \u2014 Chutes d'Hitler et de Staline ?C'est l'espoir de tous les honnêtes gens et le vœu le plus sincère qu'ils forment.\u201cCet essai m\u2019a prouvé que les Kellogg's priment par leur saveur\u201d \u201cQuand j'ai goûté, les yeux bandés, aux quatre échantillons de flocons de maïs, je n\u2019ai certainement pas eu de difficulté « à choisir l\u2019échantillon qui avait 3 la meilleure saveur .et je fus satisfait ensuite de voir que c'était celui des Kellogg's.Cet essai m\u2019a certainement prouvé que les Kellogg's priment par leur saveur.\u201d (signé) JOHN A.WHITE Chef-dégustateur de la Chateau Cheese Company, Ottawa, Canada.1 Coral Ae par BARBARA B.BROOKS, pur sont d'accord avec les experts pour dire que les Kellogg's Corn Flakes priment par leur saveur, Ils sont tellement plus frais i J plus croquants, plus délicieux! Donnez a experte en diététique \u201cSi vous voulez des faits, allez trouver des gens qui peuvent vous les fournir!\u201d C'est là-dessus que sont basées toutes les enquêtes.Par conséquent, quand la maison Kellogg me demanda de lui fournir un rapport impartial sur la saveur des Kellogg's Corn Flakes, j'allai trouver des experts en fait de saveur .des gens qui ont le votre famille la céréale prête-à-manger la plus populaire au Canada .celle qui se sert toute l'année au déjeuner\" Le déieuner surtout a besoin d\u2019étre appétissant La vie active que nous menons demande une nourriture appropriée.Nous sautons du lit juste pour le déjeuner, sans avoir eu le temps palais très délicat er qui s\u2019en servent pour d'étguiser notre appétit, Cependant, notre gagner leur vie.éjeuner doit nous faire démarrer vite et nous So , , faire tenir le coup! Voyez donc à ce que rotre J Des Jiérsrintas, des dégustateurs de thés.déjeuner fasse ces trois choses: es mélangeurs de cafés, et des _chets 1.RÉVEILLE doucement cuisiniers prirent part à ces essais.Et, les otre estomac endormi! La uns après les autres, ces experts en saveur vue des Kellogg's Corn envoyèrent des rapports dans le genre de Flakes vous fait venir l'eau celui de M, John A.White, cité ci-dessus.à la bouche, aiguise votre appétit.; 2.Vous fasse DEMARRER vite! Riches en hydrates de carbone énergétiques, les Kellogg's Corn Flakes vous aident à bien Dans les familles, 5 personnes sur 6 préfèrent les Kellogg's Naturellement.la décision des experts en saveur commencer la journée.ne nous a pas surpris, car 3, Vous aide à TENIR le coup! Un bol de nous savions déjà ce que Kellogg's Corn Flakes, avec de la crème où du préféraient les familles, lait et du sucre, fournit de l'énergie pour plusieurs heures\u2014vous aide à tenir le coup Jusqu'à midi, d'un littoral à l'autre.L'été dernier, des enquêteurs compétents posèrent la question suivante à plus de 2000 ménagères, de Halifax à Vancouver: \u2018Quelle céréale prête-à-manger votre famille préfère-t-elle?\u201d Les Kellogg's furent nommés CINQ fois pl:s souvent que toute autre marque de flocons de maïs.Il en est donc ainsi.La plupart des familles @ San: égale! La saveur riche et alléchante des Kellogg's Corn Flakes ne peut être égalée, C\u2019est un secret jalousement gardé par Kellogg.Il est bon aussi de savoir que vous pouvez épargner beaucoup de temps en servant ce \u2018Déjeuner prêt en 30 secondes\u2019\u2019.Avez-vous essayé les Kellogg's Corn Flakes dans le gros carton?Quand vous mangez dehors, demandez le carton /ndividuel scellé, Préparés par Kellogg.Fabrication canadienne, [.a Revue POPULAIRE Nos OISEAUX les PLUS COMMUNS LE GOGLU (DOLYCHONYX ORYZIVORUS) (Nom vulg.fran.Ortolan de riz \u2014 Angl.Bobolink, Rice Bird} {Couleurs prédominentes : noir, blanc et jaune) auteurs de romans policiers, a sa contre-par- tie dans le monde animal.Le beau garçon chic, brillant, favori des salons, qui quitte un bal de charité pour aller dévaliser un coffre-fort, après avoir troqué son habit et ses souliers vernis contre une blouse grise et des espadrilles, n'est guère plus original que notre Goglu, modèle de vertus en été et pillard de récoltes en hiver.Tous deux mènent une vie en partie double avec cette différence que l'oiseau est inconscient du tort causé à l'homme.D'ailleurs nous n'avons pas à juger la conduite du Goglu puisque nous ne souffrons pas de ses méfaits : l'aimable bandit opère aux Etats-Unis.Chez nous, il ne montre que le côté attrayant de sa double nature.C'est vêtu de son plus bel habit qu\u2019il vient nous régaler de son chant d'amour, le plus franchement joyeux de l'Amérique du Nord, et, tout en donnant un spectacle de son dévouement paternel, nous aider à défendre nos moissons contre les insectes.Mais l'habit qu\u2019il passe en février, et sur lequel est jeté un manteau jaunâtre qui s'use au cours du voyage, pourrait éveiller les soupçons de détectives amateurs.Il n'est pas comme les autres.Généralement, les oiseaux s'habillent de pâle en dessous | E TYPE du gentleman-cambrioleur, cher aux {Oras p Dedand/ 4a ct de sombre en dessus.Le Goglu male fait le contraire ; il se garnit le ventre de plumes noires et le dos de taches blanches, puis il se coiffe d'un bouton d'or cueilli au passage.La femelle s'habille de jaunâtre, rayé de brun sur la poitrine, costume qu'adopteront ses petits la première année.La vérité, c\u2019est que le Goglu ne cherche pas à se cacher au printemps.Il a d'autres soucis en tête.Il lui faut chanter son bonheur, réclamer un territoire, se mettre en ménage.À ce moment il déborde de vie et la prairie où il a choisi de s'arrêter, si grande soit-elle, ne peut contenir son cœur.Comme celui de l'Alouette hausse-col le ciel lui-même a peine à le loger.Le Goglu s'y élance fréquemment pour y égrener son chant très personnel, vibrant comme le cristal heurté, véritable cascade de notes claires et joyeuses.Puis il descend sur le sol courtiser la femelle, bombe la poitrine, étale ailes et queue, esquisse un pas de pavane et retourne dans l\u2019azur ou sur un perchoir favori, où il épanche à nouveau son âme d'artiste.Avant l'arrivée des femelles les mâles se réunissent parfois à sept ou huit et chantent en chœur.Ces concerts, qui sont parmi les plus beaux de la saison printanière, ne durent malheureusement que quelques jours.Pendant que la femelle couve dans un nid d'herbe, au ras du sol, quatre à sept œufs de couleur variable, le mêle chante encore pour elle \u2014 et peut-être pour lui \u2014 les plus beaux airs de son ré- par Claude MÉLANCON NOUS avons le plaisir d'offrir aux lecteurs et lectrices de LA REVUE POPULAIRE quelques chapitres INEDITS du prochain ouvrage de M.Claude Mélancon sur nos oiseaux.Ce livre sera intitulé : CHARMANTS VOISINS.M.Claude Mélancon a publié déjà les livres suivants : \u201c Par terre et par eau\u201d, \u201c Nos animaux chez eux \u201d et \" Les poissons de nos eaux \u201d.Les dessins qui illustrent cette page sont de M.Jacques Bédard, ancien élève de l\u2018Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Voir, dans LA REVUE POPULAIRE d'avril, la monographie du \u201c Moineau \u201d et de la \u201d Grive \u201d.pertoire.Son rôle n'est pas aussi passif qu'il le paraît d'abord : tout en chantant il surveille les environs et en cas de danger il s'offre le premier aux coups.Il se peut aussi que son chant éclatant ait pour motif secret de tromper sur l'emplacement véritable du nid.En faisant croire qu'il est tout proche le chanteur engage les intrus sur une fausse piste.Si tel est le cas la ruse serait aussi généralisée chez les mâles que celle qui consiste, chez les femelles, à ne jamais aborder le nid directement, mais à s'y rendre par des voies détournées et cachées.Quoi qu'il en soit, la carrière artistique du mâle touche à sa fin.Bientôt il parcourra les champs en quête de sauterelles, criquets et autres insectes dont il nourrira ses petits, payant ainsi au centuple notre hospitalité.Absorbé par ses devoirs de père nourricier il n'aura guère le temps de chanter.Et puis, les jeunes quitteront le nid un peu trop tôt comme d'habitude et la femelle, délivrée de ses soucis, l'entraînera dans quelque coin discret où s'effectuera la seconde mue de l'année.Le mâle Goglu en sortira transformé.Sa belle voix de ténor sera devenu un faible chink.chink métallique, semblable a celui de la femelle; son habit de concert, noir et blanc, disparaitra sous un manteau couleur de muraille comme dans les romans-feuilletons.Si bien qu'on le distinguera dit- ficilement de sa compagne, elle-même assez semblable à un gros moineau.En vérité, c'est bien un autre oiseau que la mue nous rend : Maître Goglu, ménestrel des prés, bon père de famille et auxiliaire du cultivateur a vécu.Son terne successeur est le pillard de grain qui fera bientôt rager les fermiers américains.Mais il nous épargne le spectacle de sa déchéance.Avant de succomber à la tentation et de gâcher la bonne opinion que nous avons de lui il nous quitte, en plein été.Un beau soir il disparaît, aussi mystérieusement qu'il était venu.Au fond, son départ prématuré est motivé par la longueur de chemin qu'il lui faut parcourir avant de rejoindre ses quartiers d'hiver.Le Goglu est notre oiseau chanteur qui hiverne le plus loin.Oiseau des champs il va chercher les grands espaces découverts qu'il affectionne jusque dans la Pampa argentine.aturellement, il s'y rend par étapes.De marais en marais, parfois en longeant le bord de la mer, il gagne l'un des rendez-vous de l'espèce, en Louisiane, pour de là rejoindre la Floride où sa bande se divise en trois groupes : l'une tire vers la Jamaïque, l'autre vers le Brésil et la Bolivie, la plus hardie vers le Paraguay et l'Argentine.Cette dernière effectue dans l'année un voyage de plus de 15,000 milles.En cours de route le Goglu change plusieurs fois de nom.Goglu il n'est qu'au Canada français.Dans le nord des Etats-Unis et chez nos voisins d'Ontario il troque ce nom un peu goguenard pour l'appellation affectueuse de Bobolink.C'est que, malgré ses mœurs déjà louches, il possède encore beaucoup d'amis.Mais quand, à l'aller comme au retour, il s'abat par troupes de plusieurs milliers d'individus dans les rizières du Texas et de la Louisiane, il n'est plus que le Rice Bird ou Orlotan de riz, nom exécré.À titre de représailles on le chassait autrefois, car sa délicieuse petite carcasse était fort recherchée par les gourmets de New- York, Paris et Londres.Désormais la Loi des oiseaux migrateurs protège ce magnifique musicien qui tourne mal en hiver.Les individus qui, après s'être engraissés en Louisiane, prennent le chemin de la Jamaïque, reçoivent à l'arrivée le nom d'oiseau-beurre (Butter Bird) et les coups de fusils des habitants qui recherchent sa chair grassouillette.Et il est permis de croire qu'après un autre baptême le Goglu reçoit un accueil aussi chaleureux dans les pays de l'Amérique du Sud, car en dehors de la saison des nids il est surtout granivore.Mais cet oiseau remarquable, apparenté d'un côté aux Pinsons, l'est de l'autre aux Corneilles.Il a dû apprendre de cette dernière famille, qui jouit avec raison d'une grande réputation d'astuce, quelques bons moyens de sauvegarder sa peau trop appétissante, car il nous revient fidèlement chaque année et « tel un météore sonore traverse l'air d'un pré en laissant un train de notes clinquantes derriere lui».(Thoreau) LE ROITELET (TROGLODYTES AEDON) {Le Troglodyte musicien ou Railleur \u2014 Angl.House Wren) {Couleur prédominante : brun) Une énergie qui n'arrive pas à se dépenser entièrement caractérise cet oiseau brun à queue retroussée, pygmée impudent et gracieux doué d'une voix joyeuse « comme une source libérée » (Balchan).toca ue Dextond /40 .Dès son retour, en avril-mai, le mâle (il précède la femelle de quelques jours) réclame son ancien territoire ou s'en taille un nouveau.Il proclame ses titres d'un ton clair, puissant, tout à fait disproportionné à sa taille Au besoin il met en fuite un timide Merle bleu qui s'est arrêté sur son terrain ou bat une Fauvette assez audacieuse pour s'installer dans les environs.Puis, dans le domaine délimité, il commence des nids qu'il n'achève pas, histoire d'occuper ses loisirs et d'éloigner des voisins possibles.Tout en procédant à cette opération illégale avec un entrain endiablé, il chante.Autrement dit, il annonce au monde ailé qu'il va bientôt se mettre en ménage, qu'il est roitelet chez lui et que rivaux et envieux feraient sagement de le laisser tranquille.Mais ce défi est si mélodieux que nous croyons à un chant d'amour et nous nous attendrissons devant sa beauté.La femelle arrivée il s'empresse auprés d'elle, lui fait faire le tour du propriétaire, l'invite à choisir le site qui lui convient.Invitation superflue puisque dans le ménage Troglodyte c'est madame qui, symboliquement.porte la culotte.C'est elle qui choisit l'emplacement du nid, sans s'occuper de son mari qui s'extasie devant chacune de ses propres constructions ; c'est elle qui achève le nid commencé ou dédaignant les goûts de son époux, en construit un autre de toutes espèces dans un poteau creux, une cavité de rocher, un tas de bois, . Mai 1940 bref, partout où sa fantaisie le lui suggère.On l'a vue couver ses œufs rosés et tachetés, dont le nombre varie de cing à douze, dans une vieille chaussure, une boîte de conserve et même dans la poche d'un pantalon, oublié sur une corde à linge, qu'on lui prêta pendant toute l'incubation.Habitant autrefois dans les rochers et les tas de pierres (d'où le nom savant qui l'écrase) le Troglodyte aime nicher dans un endroit bien abrité, ce qui explique sa prédilection pour les maisons d'oiseaux, surtout quand leur ouverture n'a que trois quarts de pouce de haut et est assez large (3 pouces environ) pour qu'il puisse entrer facilement ses matériaux.Si près de notre demeure que nous placions ces maisons Madame Tro- lodyte la choisit de préférence et a meuble promptement de bâtonnets et d'herbes.Le nid construit elle la tapisse de plumes, de cocons d\u2019insectes, etc., l'entretient en parfait état de propreté et en défend l'accès avec fracas.Vraie petite mégère, quand elle ne gourmande pas son luron de mari, elle insulte tout ce qui passe dans son champ visuel.Incapable de chanter comme le mâle elle se rattrape en éclats coléreux, gronderies tril- lées et protestations flutées.Gare à l'intrus qui, croyant l'endroit vacant, vient se poser près du nid ; la petite furie se précipite sur lui, le chasse en l'injuriant et le poursuit de ses malédictions.Et par précaution elle barricade sa porte avec des brindilles.La maison idéale ne doit pas être trop éloignée du sol, à 2 ou 12 pieds environ.Le Troglodyte n'est pas très bon voilier.Ce défaut remonte, d'après une légende, au concours organisé par les oiseaux pour déterminer lequel d'entre eux pouvait monter le plus haut.L'aigle vint réclamer le prix, mais au moment où on allait le lui accorder le Troglodyte, qui s'était caché dans ses plumes, prétendit être le vainqueur.Le jury lui donna raison, alors l'aigle le frappa du bout de son aile puissante et depuis le petit recordman de la hauteur, le premier des rats de cale, se tient à proximité du sol.L'incubation dure environ quatorze jours.Deux semaines d'attente pour un nerveux c'est long.Quand il n'est pas employé à couver les œufs, le mâle chante, se bat avec les voisins, se dispute avec sa compagne, explore son territoire et construit de faux nids.Après l'éclosion des petits la tâche de les nourrir pendant deux autres semaines l'occupe davantage (on l'a vu apporter de la nourriture jusqu'à soixante et dix fois en une heure), mais pas assez cependant pour satisfaire son extrême activité.Alors il prend quelquefois une seconde compagne pendant que la première couve et aide à fonder un second foyer, quitte à se faire ramener à son premier domicile par madame Troglodyte qui, pour le punir de son escapade, % charge d'élever seul sa couvée pendant qu'elle s'établit avec un autre mâle.Dans d'autres cas deux femelles acceptent les assiduités du même mâle qui les aide à tour de rôle et chante pour les deux.Et il y a probablement d'autres combinaisons, car les Troglodytes peuvent avoir jusqu'à trois pontes par année.Malgré ce surcroit de besogne notre bec fourré partout trouve encore le temps de satisfaire à sa manie de construction et de se mêler des affaires des voisins.Il est si curieux et si indiscret de sa nature qu'on n'est pas étonné d'apprendre par la légende qu'il était présent dans l'étable lors de la naissance de l'Enfant Jésus.Ses qualités font oublier ces gros défauts et la mauvaise habitude qu'il a d'éloigner les Fauvettes en brisant leurs œufs et de chasser les Merles bleus.C\u2019est un parent modèle, un prodigieux destructeur d'insectes nuisibles et un chanteur fort agréable.Ii faut aussi tenir compte qu'il a quitté l\u2019orée des bois, son ancien habitat, pour venir vivre à nos côtés.Il y retourne en août avec ses petits, mais jusque-là il occupe gaiement chaque moment d'attention que nous lui consacrons.Comme la timidité est son moindre défaut il n'est pas besoin de lunette d'approche pour surveiller ses mouvements.Il étale sa vie sous nos yeux, près du tas de bois, dans l'arbre qui touche à nos fenêtres, au milieu du jardin de rocailles.Il nous insulte du haut de notre propre toit, puis vient manger à nos pieds.Autrefois très abondants les Troglodytes furent graduellement chassés par les Moineaux.Ceux-ci sont incapables, individuellement, d'avoir raison de ce pygmée batailleur, mais en bande ils le repoussent et s'emparent de ses nids.L'avenir paraissait donc sombre pour le gentil petit couple, quand l'automobile vint diminuer le nombre de ses ennemis.En quelques années les Troglodytes reprirent beaucoup de terrain perdu.Hélas! Une autre vague d'immigrants, celle de ces Sansonnets, vint les balayer.En ce moment leur nombre tend à diminuer.À nous de leur accorder la protection qu'ils viennent solliciter à notre porte, de leur construire les maisonnettes qu'ils aiment et peuvent défendre, si nous voulons voir revenir chaque printemps du sud des Etats-Unis et du Mexique ces petits êtres belliqueux et amusants qui charment nos heures claires tout en nettoyant notre jardin de ses parasites.LA LIGUE DE LA JEUNESSE Son Eminence le Cardinal Villeneuve a confié exclusivement à la Ligue de la Jeunesse Féminine la tache de fonder, maintenir et administrer une école pour les enfants infirmes, l'Ecole Cardinal Villeneuve.Après avoir séjourné dans un local trop petit et incommode de la rue St- Eustache, cette école s'est transportée, en octobre 1938, dans une maison qui est devenue la propriété de la igue.C'est là une entreprise considérable et qui mérite le concours de toutes les bonnes volontés.Le transport des enfants se fait en taxi grâce à certains arrangements conclus avec une compagnie responsable.Cinq institutrices, en plus des bénévoles, instruisent 111 enfants, recrutés dans les familles indigentes.À midi, un bon repas chaud, servi par une dizaine de jeunes filles, est offert aux élèves.Ajoutons que plusieurs de ces enfants ont besoin d'appareils orthopédiques assez coûteux.Les autorités de l'école y pourvoient avec l'aide efficace des Clubs Rotary et Kiwanis.Deux médecins compétents assurent le service de l'institution.Le Conseil Exécutif de la Ligue de la Jeunesse Féminine à Québec comprend : Mille Jacqueline Métayer, présidente ; Mlle Françoise Sévigny et Mme Gaston Esnouf, vice-présidentes ; Mme Adrien Désautels, archiviste ; Mile Pauline LeMoine, secrétaire ; Milles Zoé Pinsonnault et Cécile Bouchard, trésorières.Directrices des Sous-Comités : Ecole Cardinal Villeneuve, Milles Jacquelin Métayer et Bernadette Aubé ; Tricot, Mille Simone Cauchon ; Couture, Mlle Cécile Matte ; Service So- (Suite de la page 13) cial, Mlle Simone Tessier ; Aveugles, Mile Georgette Chalifour ; Dispensaire, Mlle Marie Baillargeon ; Correspondance, Mille Cécile Jobin ; Bibliothèque, Mlle Jeannette Métayer ; Croix-Rouge, Mile Charlotte For- tier; Réception et Recrutement, Milles Charlotte Savary et Madeleine Desrivières ; Conseillères, Mme Robert Blatter et Mlle Jeanne Ménard.La section de la Ligue de la Jeunesse Féminine d'Ottawa est plus jeune que celles de Montréal et de Québec, et cela de deux manières.D'abord, parce qu'elle n'a été fondée qu'au printemps 1938, grâce au travail de recrutement accompli par Mile Denyse Ouimet, sa première présidente.Ensuite, parce que l'aînée des 52 membres qui en font actuellement partie a tout juste 24 ans! L'âge de l'enthousiasme, l'âge où tout semble facile.On ne peut s'empêcher d'évoquer les vers du Cid : Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées La valeur n'attend point le nombre des années.On aurait tort, cependant, de croire que la tâche était aisée.N'oublions pas qu'à Ottawa les nôtres sont en minorité et que cette minorité n\u2019est pas, en général, la plus fortunée.Sans compter qu'on la sollicite déjà de tous côtés, surtout depuis le début de la guerre.Voilà pourquoi la Ligue a dû jusqu'à présent s'abstenir de FÉMININE faire appel au grand public et vivre des cotisations de ses membres, ce qui a nécessairement restreint son champ d'action.Qu'importe, riches d'espoir, d'enthousiasme et de dévouement, ces jeunes filles ont accompli des merveilles.Vous allez en juger : Trois semaines après sa fondation la filiale d'Ottawa réunissait à l'H6- pital Général un groupe de trente jeunes filles qui, un mois plus tard, fournissaient un service bénévole régulier aux cliniques et à la salle des enfants.Elles s'en acquittaient si bien qu'au déjeuner annuel de Laval- sur-le-Lac, le 16 juin de la même année, elles pouvaient annoncer, non sans quelque fierté, qu'elles avaient accompli 1,085 heures de travail en l'espace d'un mois et demi.Cette année, elles ont étendu leur champ d'action.Les autorités de l'hôpital leur ont confié des tâches additionnelles : Elles s'occupent des cliniques de médecine, de pédiatrie, d'art dentaire, mettent à date le dos- sien des patients, secondent les infirmières, accomplissent certains travaux de laboratoire.Donnons en terminant les noms des membres du comité exécutif et des présidentes des sous-comités, après l'élection du mois de mai dernier.Mille Denyse Ouimet, présidente ; Milles Alice Michaud et Françoise Patenaude, vice-présidentes: Mlles Claire de Salaberry et Lucille Bishop, secrétaires ; Mlle Marie Farley, trésorière.Présidentes des cercles de couture et de tricot : Milles Margot Lambert, Laurette Woods, Andrée Leduc et Rita Laframboise.Femmes de profession * du Canada x LA CORSETIERE CHARIS \"EST UN PERSONNAGE IMPORTANT des C affaires et de la société la femme qui a chotsi la profession de corsetière et qui as reçu chez Charis une formation complète.On l'appelle tout simplement la Corsetière Charls: en faisant tous les ajustages à domicile, elle rend à la femme, dans les conditions ordinaires, un service vraiment Indispensable \u2014 et introuvable ailleurs.Le service de corsetitre Charis a domicile est entiérement personnelle.Charis a créé une méthode toute nouvelle pour étudier les imperfections plastiques, Ce qui permet de trouver l'exact vêtement de fond pour chaque cliente.Si la corsetière peut fournir un produit aussi parfait, aussi personnel, c\u2019est d'abord grâce aux ajustements possibles avec les seuls Charis, et grace au grand nombre de modèles et de grandeurs créés par les dessinateurs de Charis.N\u2019importe quand, sans aucune obligation vous pouvez consulter la Corsetière Charis de votre district.Ses consultations n\u2019impliquent aucun frais supplémentaire.Téléphonez au Bureau local de Charis (liste ci-dessous) et demandes la Corsetiére Charis.CHARIS FABRICATION CANADIENNE CHARIS, LTD.Toronto, Ontario CHARIS DE MONTREAL 1117 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal, P.Q.221 Edifice Drummond Tét.: PLateau 3322 CHARIS D'OTTAWA 105, Edifice Birks Ottawa, Ontario Tél.: 2-5179 CHARIS DE QUEBEC 251, rue St-Joseph Téléphone 6567 CHARIS DES TROIS-RIVIERES 444, rue Des Forges Trois-Rivières, P.Q.Téléphone 2626 Nous acceptons les demandes de personnes sérieuses et travailleuses désirant devenir corsetières.Veuillez signer ce coupon.Québec, P.Q.CHARIS, LTD., Dépt.P-5, New Toronto, Ont Veuillez me dire comment je puis m'initier à la profession de Corsetiére Charis.Nom ACFESSE ooo eee een mere rene eata eee Localité .Prov. 60 Les Mots Croisés de \"La Revue Populaire\u201d GRANDE SERIE \u2014 No 43 Solution du problème du mois dernier.Pp É R \\ ° £ c ! ÉÈ N 5 P R £ s \u20ac N T t R w Div nF] HORIZONTALEMENT bn .Genre de mollusques lamellibran- ches.\u2014 Prison ou l'on enfermait les esclaves a Rome.\u2014 Monnaie d'or de la Perse.2.À l'usage de tous.\u2014 D'Argos.\u2014 Lieutenant-colonel français (1774- 1822).Usages.\u2014 Suite de termes se succédant.\u2014 Signature au dos d'une lettre de change.\u2014 Partie d'or fin.\u2014 Adverbe de lieu.4.Homme trés avare.\u2014 Ornement sacerdotal.\u2014 Une des Cyclades.\u2014 Qui assujettit à que'que peine.\u2014 À travers.ww 5.Ancienne ville d'Italie.\u2014 Genre d'anonacées.\u2014 Avoir peur.\u2014 Orné.6.Ville de Prusse.\u2014 Rivière de France.\u2014 Construction faisant communiquer deux points séparés par un cours d'eau.\u2014 Variations.7 Préposition latine.\u2014 Patrie de Lacépède.\u2014 Rendus murs.\u2014 Bornes.8.Dire qu'une chose n'existe pas.\u2014 Monnaie des Grecs.\u2014 Jeu de cartes.\u2014 Légumineuses césalpinées.\u2014 Fit sortir.9.Saison.\u2014 Adverbe.\u2014 Gros village.\u2014 Conjonction.\u2014 Genre de linacées.10.Adverbe.\u2014 Regarde en visant.\u2014 Maison paternelle.\u2014 Foyer de la cheminée.\u2014 Conjonction.t1 Interstice.\u2014 Attachent avec un lien.\u2014 Rivière de France.12.Déliée et menue.\u2014 Fer de prisonnier.\u2014 Tête.\u2014 Détail d'un compte.13.Orge germée.\u2014 Corps simple doué d'un éclat particulier.\u2014 Qui appartient à la mer.\u2014 Préposition.14 Adjectif numéral.\u2014 Régler avec modération.\u2014 Ancien petit poème à deux rimes et à refrain.\u2014 Puissance, autorité.15.Article.\u2014 Peaux de certains fruits.\u2014 Célèbre.\u2014 Possessif.16.Gâter, avarier \u2014 Eau entourée de terre.\u2014 Obstinée.17 Ferme dans le midi de la France.\u2014 Possessif.\u2014 Cotonnade de provenance indienne.\u2014 Titre an- 20.21.22.23.L 2 3 4, 5 6, 7 B 9 10, 1, 12, 13, 4, 15, 16, La REvuE POPULAIRE 17, 18, 19, 20, 2I, 22 23 © ® Non HE UN oS ~ Gi 19, 20.21, 22.23 glais.\u2014 Opéra-comique de Plan- quette.Titre de noblesse.\u2014 Inflammation phlegmoneuse.\u2014 Petit objet de forme cylindrique.Etablissements où l'on enseigne.\u2014 Carte qui est seule de sa couleur, au bridge.\u2014 Action ou propos bête.Cachés.\u2014 Quantité d'œufs pondus.\u2014 Ville d'Espagne.\u2014 Caser.Dieu de la mythologie grecque.\u2014 Assaisonnement liquide.\u2014 Aussi promptement.\u2014 Fondateur de la congrégation de l'ordre de l'Oratoire.Possessif.\u2014 Qui a la forme d'un cœur.\u2014 Instrument pour enfoncer les pavés.\u2014 Canal qui conduit l'eau des marais.\u2014 Filou qui dévalise les hôtels.Pronom.\u2014 Sorte de tonneau.\u2014 Elévation arrondie.\u2014 Aller çà et là.\u2014 Pronom.VERTICALEMENT .Eminent au suprême degré.\u2014 Pantoufle laissant le talon découvert.\u2014 Locomotive démodée.Qualité de ce qui contient du sel.\u2014 Flétri.\u2014 Genre d'ombellifère.Préposition latine.\u2014 Entreprise.\u2014 Côté d'une pièce de monnaie.\u2014 Mots d'une chanson.4.10.1 \u2014 12.13.Coupé court.\u2014 Rivière d'Allemagne.\u2014 Grande élévation naturelle au-dessus du sol.\u2014 Plaques cornées au-dessous du sabot d'un animal.Fils de Vénus.\u2014 Terminaison.\u2014 Fait briller du cirage.\u2014 Pose.\u2014 Venus au monde.\u2014 Préfixe.Etoffe de laine, très employée en Ecosse.\u2014 Petit amas d'eau dormante, \u2014 Général autrichien battu par Bonaparte.\u2014 Dénué d'esprit.Le plus puissant des quadrupèdes.\u2014 Inflammation des synoviales du poignet.\u2014 Repos ménagés dans un vers pour en régler la cadence.\u2014 Portion, .Non immédiat.\u2014 Cérémonies de la prise d'habit par un religieux.\u2014 Genre de chénopodées.Coups de baguettes.\u2014 Insérée sur.\u2014 Embellir.\u2014 Sorte de tenailles.Volonté.\u2014 Agent politique français, né à Tonnerre.\u2014 Qui plaît à l'œil.\u2014 Article simple.\u2014 Etat des organes.Dieu du feu, dans la mythologie védique.\u2014 Ouvrier d\u2019une houil- liere.\u2014 Morceau de laine aui sert à envelopper un enfant au maillot.\u2014 Interjection.Ville de Phénicie.\u2014 Gros orteil.\u2014 Cannelure d'une colonne.\u2014 Genre de liliacées.Ville de l'Asie Mineure.\u2014 De taille élevée.\u2014 Nom scientifique des laiches.\u2014 En les.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.Adjectif indéfini.\u2014 Préfixe.\u2014 Du verbe gésir.\u2014 Commune rurale autonome en Russie.\u2014 Paysages pittoresques.Initiales de notre magazine hebdomadaire.\u2014 Genre de champignons vénéneux.\u2014 Nom de la grosse tortue imbriquée.\u2014 Sorte de laine d'Espagne.Fixer l'axe central d'une pièce.\u2014 Parties inférieures des navires.\u2014 Polie.Femelle du canard.\u2014 Préfixe.\u2014 Ensemb'e de pilots \u2014 Dernière partie du jour.Instrument qui sert à vanner le blé, \u2014 Manche d'un pinceau.\u2014 Ville forte de Belgique.\u2014 Préfixe.Qui appartient à la bouche.\u2014 Préfixe.\u2014 Ville d'Espagne.\u2014 Lettres de lime.\u2014 Dieu suprême des Babyloniens.\u2014 Note.Parole vide de sens.\u2014 Collaboration.\u2014 Nom grec du dieu de l'amour.\u2014 Petit rat.Douze mois.\u2014 Egal.\u2014 Boutique de boucher.\u2014 Adoucir.Atelier du fabricant de cartes.\u2014 Ville de Turquie.\u2014 Placeras.Personne qui démontre de l'amitié.\u2014 Vaste Etat de l'Indochine.\u2014 Genre de mollusques gastéropodes.des mers chaudes. Mai 1940 Une bonne tenue, une jolie démarche N PARLE souvent de la démarche d'une femme.Mais n'est-ce pas ses démarches qu'il faudrait dire exactement, comme on dit ses gestes ?Car c'est un instinct très sûr qui commande à une femme ou à une jeune fille de ne pas marcher de la même manière à la ville et à la campagne, en robe de sport et en robe du soir, et cela sans qu'elle y mette de l'affectation.Une mauvaise démarche gâche tout.N'avez-vous jamais remarqué au golf, à la promenade, des femmes dont le moindre détail de l'habillement est merveilleusement dans la note, et qui, pourtant, ont je ne sais quoi de mal adapté ?Cela tient, tout simplement, à ce que, en costume de sport, elles gardent leur maintien, leur démarche de citadine.Il est donc indispensable que vous sachiez marcher et vous tenir selon la circonstance : avant d'être une question d'esthétique, c'est une question de bon sens et de bonheur de vivre.Pour cela, il est important d'être vêtu d'une manière pratique et confortable.Les quelques suggestions suivantes vous aideront à atteindre ce double but : La coiffure sera simple et seyante.Les cheveux ondulés seront enveloppés dans une résille qui supprime les mèches.Le tout aura donc un aspect net, sobre et soigné.La veste de gros tweed est toujours confortable.Elle peut être élégante, si elle est bien coupée.Elle aura de grandes poches pratiques.La jupe, en tweed comme la jaquette, sera ample, à larges plis.Elle permet ainsi de marcher à l'aise, de faire de grands pas.Elle est en outre peu salissante.Pour ne pas se promener les mains encombrées d'un sac à main, on peut fixer à la ceinture une petite sacoche dans laquelle on glisse les objets indispensables qu'on désire emporter : porte-monnaie, clefs, etc.Les gants en peau tannée, solides et peu salissants, seront plus pratiques que les gants de filet ou les gants ajourés que l'on est obligé de laver très souvent.Les bas de marche devront, bien entendu, être élégants, mais plus encore solides.Les bas fins s'usent rapidement lorsqu'on marche beaucoup.Les mailles filent vite, et rien n'a l'air plus négligé.Les chaussures auront des talons bottier raisonnables.Elles seront en cuir souple et solide à la fois.confortable pour de longues marches.Comme elles couvriront le cou-de- pied, elles seront pratiques pour tous les temps.Ainsi vêtues, profitez dès maintenant des premiers chauds rayons de soleil, apprenez à marcher, préparez vos vacances.Le printemps vous a appris à aimer l'air frais, l'été va vous apprendre à aimer l'air pur.Désintoxiquez-vous des longs mois sédentaires, ne demeurez plus enfermées entre vos quatre murs.Eva- dez-vous, au contraire, de la maison et même de la ville.I! faut partir droit devant vous, marcher.Garniture Duchesse Suite de l\u2019article de tricot paru dans le numéro précédent : | m.s.par-dessus du groupe, (3 p.de ch.1 p.c.dans la dernière ms, 5 p.de ch.1 p.c.au même endroit, 3 p.de ch.1 p.c.au même endroit \u2014 ceci forme un picot triple), répéter depuis * encore 8 fois, 7 m.s.pardessus la chaînette, 1 picot simple, 7 m.s.par-dessus la même chaînette, 3 ms.dans l'espace des 4 p.de ch.7 m.s.par-dessus la chaînette, 1 picot simple, 7 m.s.par-dessus la même chaînette, joindre par un p.c.Arrêter.Chaque médaillon est relié par la chaînette du centre du picot triple au dernier rang.Voir la photo.Douze médaillons pour le grand napperon, six médaillons pour le moyen, et un seul pour chaque petit napperon.CENTRE : Monter 12 mailles, joindre par un p.c.pour former un anneau.ler rang : 1 p.de ch., 24 m.s.dans l'anneau, joindre par un p.c.à la première m.s.2e rang : 6 p.de ch., sauter 2 m.s., 1 ms.dans la m.s.suivante, * 5 p.de ch., sauter 2 ms.1 ms.dans la m.s.suivante, répéter depuis * encore 5 fois, 5 p.de ch.1 p.c.dans le premier des 6 p.de ch.3e rang : * par-dessus la boucle des 5 p.de ch.faire 1 ms.1 demi- bride, 1 s.b., 3 db.1 s.b.1 demi- bride, 1 m.s., répéter depuis * encore 7 fois.4e rang : p.c.le long de la ms 1 demi-bride, 1 s.b.2 d.b., 8 p.de ch.1 m.s.dans la d.b.du centre du groupe suivant, * 7 p.de ch.1 ms.dans la d.b.du centre du groupe suivant, répéter depuis * encore 5 fois, 7 p.de ch, 1 p.c.dans le premier des 8 p.de ch.5e rang : par-dessus la boucle des 7 p.de ch.faire 1 m.s.1 demi-bride.3 s.b.2 d.b., 3 p.de ch.1 p.c.dans la dernière d.b.2 p.de ch, 1 pc.dans la chaînette du centre de l'un des picots triples du napperon, 2 p.de ch, 1 p.c.dans la dernière d.b., 3 p.de ch., 1 p.c.dans la même db.par-dessus la même boucle des 7 p.de ch.faire 1 d.b.3 s.b.1 demi-bride 1 m.s., par-dessus la boucle suivante de 7 p.de ch.faire 1 m.s.1 demi- bride 3 s.b.2 db, 3 p.de ch.1 p.c.dans la dernière d.b., 11 p.de ch., 1 p.c.dans le premier picot simple, 6 p.de ch., 1 p.c.dans le picot simple suivant, 8 p.de ch., 1 p.c.dans le 3e des 11 p.de ch.( comptant à partir du centre) 8 p.de ch.1 p.c.dans le picot simple suivant, 6 p.de ch., 1 p.c.dans le picot simple suivant, 8 p.de ch.1 p.c.dans le 3e des 11 p.de ch., 2 p.de ch, 1 p.c.dans la dernière d.b., 3 p.de ch., 1 p.c.dans la même d.b.par-dessus la même boucle des 7 p.de ch.faire 1 d.b.3 s.b.1 demi-bride 1 m.s., continuer de cette maniére jusqu'a ce que le centre soit complété.ABRÉVIATIONS PC.Lencescecrsrcrsrssees point coulé p.de ch.\u2026\u2026\u2026\u2026 point de chaînette MS.ier maille simple sb.simple bride db.double bride Affrontez le DANGER avec des lèvres SÉDUISANTES UE de fois dans une journée votre Q rouge à lèvres risque de vous trahir ! Le grand ennemi du rouge à lèvres est la clarté solaire, dont les rayons violets peuvent faire paraître froid et artificiel.Le Crayon à lèvres Louis-Philippe vous protège contre ce danger, et contre d'autres ennemis du rouge à lèvres.parce qu\u2019il est d\u2019un genre spécial.Mélangées par un procédé spécial, ses nuances chaudes et séduisantes ne pa- raitront ni froides ni artificielles.Le soir et le jour, il donne à vos lèvres une teinte discrète et vivante \u2014 avec cette jeunesse séduisante, pétillante, et si fascinante ! 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pour ainsi dire un bien de famille : mon père, médecin en France, possédait une bibliothèque de dix mille volumes qu'il chérissait.J'ai donc été élevé parmi les livres.Avec les études, mon engouement pour les auteurs ne fit qu'augmenter si bien qu'au cours de mes voyages en Allemagne, en Hollande et en Espagne, je passai le meilleur de mon temps dans les bibliothèques et chez les libraires.Et avant même que je m'informe de la provenance de ces ouvrages, le professeur m'apprend qu'il a acquis la plupart à Leipzig.Après la guerre et le pillage des monastères du Nord de la France, les soldats allemands cédaient à vil prix les œuvres conservées par les moines pendant des siècles.\u2014 Devant la perfection des premiers caractères, je me demande si l'imprimerie a beaucoup évolué depuis son origine ?De quelle époque date la plus ancienne bibliothèque du monde ?\u2014 Il faut retourner à trois mille ans d'ici, jusqu'au roi d'Egypte Osyman- dias que les égyptologues identifient avec Ramsès IT ou Sesosti.Selon l'historien Diodore de Sicile, le roi avait fait graver, au-dessus de la porte de la bibliothèque qu'il avait réunie en son palais de Thèbes, cette inscription : « Remèdes à l'âme ».Du premier coup le livre se trouve donc admirablement défini.Il faut vous dire qu'un bibliographe allemand s'est avisé de rédiger un mémoire sur les Ecrits et les Bibliothèques antédiluviens .\u2014 J'abandonne volontiers à d'autres ces temps primitifs de l'âge de pierre quand un auteur, encore plus qu'aujourd'hui, devait peser ses mots.À travers le XVIIe siècle Que ne puis-je raconter par le menu la féérique excursion à travers les livres du grand siècle, trouver les mots qui mireraient les images merveilleuses que j'y ai contemplées ?Montesquieu a dit : « Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.» Qui ne se consolerait pas de bien des déboires rien qu'à l'examen de cette histoire de France (1688) en six volumes par Mézerai, le frère de Jean Eudes, fondateur des Eudistes, une édition qui comprend les gravures sur cuivre des premiers rois avec légendes en vers et en apostille le nom des papes contemporains ; L'Histoire des Douze Césars (1646) imprimée à Leyde, avec figures sur cuivre et sur les plats les armoiries des ducs d'Arbolt-Bern- bourg ; Le Traité de la perfection du chrétien, du cardinal de Richelieu alors évêque de Luçon.Trois exemplaires seulement de cet ouvrage sont con- La RevuE PoruLAIRE asapts porcs eau rept rer cer Fast paren hme be Me Le Er sflgnaoxy at gos nr SIA GS.Pacrmispars sinh ] d # as faras ges: or i smn free en nus, les deux autres ave qualibusionzves Ronco, pepo Jos mismo dt, Proteus adore Po is N er vethrneti eue à a be ques JS, sont à la bibliothe- ogusmeicturculi.porate Hercsime uh dati pacnsn | het que épiscopale de i BL ciopesdaacilima a Foperbd capa.Leumltord.ci as id tu des brin Sn planctiss povs ; qUOT 0360 Facer (1 ech r force le fug ab ocuts ces» à i cas C Luçon et à la biblio- | assim: rr dato To theque Nationale.Ê = riser dedercior | ® Re ro Les Lettres Provin- Le ents i, ors a ie ciales, 1658, une édi- Mill pn emery, Peden tion elzévirienne origi- me preepenetinez ocuis Dar rod mac a 2 nale très rare qui fut (ue at DANIEL Vtt co pr tes condamnée au bûcher J amen X cc meadus cverauts renee.abc har.par un arrét du Con- 1 moplis addrams macné cends pomken are Fm seil en 1660 ; i us 25 403 oh pesado scented oh ee Les Oeuvres com- Sn Ss Cops a ta plètes de saint Hilaire par les moines bénédictins de Ligugé, 1693.Le tableau de la vie et du gouvernement de MM.les cardinaux Richelieu et Mazarin et de MM.Colbert et Fouquet, un recueil peu commun des satires, épigrammes, mazarina- es écrites contre les principaux ministres du XVIIe siècle.Jusqu'à nos jours Voici une édition des fables de La Fontaine qu'on a pu admirer au Salon de Racine, édition \u2018tirée à quatorze exemplaires pour quatorze libraires de Paris et à laquelle quarante graveurs ont collaboré ; La Henriade, de Voltaire, sur papier de coton, une expérience unique tentée par les frères de Montgolfier; Une édition impériale de Shakespeare, en trois volumes, avec dentelle et gravures sur acier par des artistes de l'Académie royale ; Les contes de La Fontaine, avec les premières estampes de Fragonard ; Les bois de Doré ; Trente exemplaires des Editions de la Vraie France, avec autographe de chaque auteur, une édition hors- commerce ; Au soir de la pensée, de Clémen- ceau, en deux volumes, tirage hors- commerce ; Une édition numérotée des Fleurs du Mal, sur papier d'Arches ; Et tant d'autres.premiers Gustave Papiers de luxe Papier d'Arches, papier de Rives, papier à la cuve, vélin teinté, autant de noms de papier que le professeur distingue sans hésiter et qui tintent comme des cloches étrangères à mes oreilles.Il entreprend patiemment de m'en expliquer la variété.\u2014 La première qualité de papier se nommait hiératique ou sacrée parce qu'elle était réservée aux livres saints ; elle prit ensuite le nom d'auguste, de royal ; le même papier de deuxième qualité fut appelé Livien, de Livie, femme de l'empereur Auguste.Dès lors la dénomination de iératique ne s'appliqua plus qu'au papier de troisième qualité.Le papier de quatrième qualité était connu sous le nom d'amphithéatrique parce qu'il était fabriqué à Alexandrie, dans le quartier de l\u2019Amphithéâtre.La fabrication du papier mécanique date de 1779 ; il fut inventé par Louis Robert.Les papiers actuellement en usage sont : le Grand Aigle qu'on n'emploie que pour les cartes géographiques ; le Colombier, particulièrement propre aux affiches commerciales ; le Grand Jésus, Jésus, Petit Jésus : le Jésus, la double couronne, le cavalier et le carré servent ?QUARK Matis 2 Bassortreg\u2019 mh popudcti be siprioce Dee co rath rh ache gp popere wear I 4 Bach acc Les: fin dpt és Dire msn ina Va | eo Mecearaat de arts 3 GISTRVM HviVs CFERIS.» \u2019 au ; dsfghikimaop grace sy 28.08 Lr r.um cxexpro.ab.fos 3200 & LA verte spécialement aux livres; le raisin sert aux livres et aux régistres; la coquille ne diffère plus du carré : l'Ecu, la couronne, la tellière, le pot et la cloche servent à l'impression des documents administratifs.On appelle papier vergé celui qui laisse apercevoir par transparence des fils métalliques.Le papier de Hollande est en dépit de son nom un papier d'invention et de fabrication françaises.Le papier whatman du nom de son inventeur ressemble au papier de Hollande ; il est grene.très ferme et solide.On l'emploie beaucoup pour le dessin linéaire.Le vélin ainsi nommé parce qu'il a la transparence et l'aspect de l'ancien vélin est un papier sans grain.uni, lisse et satiné, excellent pour le tirage des vignettes.John Baskerville (1706-1775) en est l'inventeur.La papier de Chine se.fabrique avec l'écorce du bambou ; il a une teinte grise ou jaunâtre, un aspect sale plus ou moins prononcé.Le papier du Japon est un superbe papier blanc ou légèrement teinté de jaune, soyeux, satiné, nacré à la fois transparent et épais.Le Japon absorbe l'encre facilement et fait on ne peut mieux ressortir les tons des dessins.C'est avec la ramie appelée aussi ortie de Chine et qui se cultive aujourd'hui dans le midi de la France que se fabriquent les plus belles sortes de papier.Le papier Alfa dont les Anglais ont jusqu'à présent le monopole absorbant de fortes proportions de fécule et de kaolin prend bien l'impression et est rarement blanc.Le papier indien d'Oxford de création récente est à la fois mince et très opaque ; on utilise ce papier notamment pour l'impression des bibles anglaises.Le papier Serpente est un papier très mince et sans colle, destiné à protéger les gravures.Le papier pelure d'oignon est aussi un papier très mince, très léger et non collé ; il s'emploie pour les copies de lettres.Le papier Joseph, du nom de son inventeur, ou papier de soie, blanc fin, soyeux sert à envelopper les bijoux.Enfin le papier végétal ou papier à calquer est un papier très fin et transparent, fait de filasse et de chanvre.(Lire la suite page 67) Mai 1940 {Nos Vieilles Familles Canadiennes par EMILE FALARDEAU BoILEAU-DIT-POISSANT M.A.B., Montréal.Puisque vous mentionnez un autre nom, il nous est possible de vous donner satisfaction.Vous nous permettrez de dire que votre nom est plutôt le surnom attaché à celui de Poissant que l'inverse.Ce surnom dut être donné à propos d'un incident, comme d'ailleurs pour tous les surnoms.Toutefois ce n'est que vers la quatrième génération canadienne que le surnom « Boileau » est apparu attaché à celui de Poissant dont voici les origines : L'ancêtre de votre famille arriva au Canada en 1684 avec les troupes envoyées en ce pays pour combattre l'ennemi juré des canadiens : l'Iroquois.On le retrace alors dans la compagnie du sieur de Cadillac qui devait plus tard fonder Détroit.En 1694, il était dans la compagnie du sieur de Noyan.\u2019 Jacques Poissant-dit-laSaline naquit en 1661 à Marennes, en l\u2019ancienne province de l'Aunis.Il était le fils de Jacques Poissant et d'Isabelle Ma- gaud (et Magos), professant la religion des réformés (calvinistes).Son arrivée au Canada lui valut de reconnaître son erreur et il fit abjuration en l'église de la Pointe-aux-Trembles, district de Montréal, le dimanche des Rameaux (15 avril 1685).C'est dans cet acte que l'on retrace les noms de ses parents ainsi que l'endroit de son origine.otre ancêtre dut se marier vers 1698 à Laprairie, où il avait vécu depuis qu'il avait reçu une concession de terre en 1694.(Plusieurs régis- tres antérieurs à 1700 sont disparus.) Il avait alors épousé une Canadienne : Marguerite Bessette-dit- Bellestre, fille de Jean Bessède (Bes- sette et Bessin) -dit-Brisetout et d'Anne LeSeigneur, de Laprairie.Jacques Poissant-dit-laSaline ressentant les effets d'une longue maladie, le 14 août 1734, fit venir le notaire Barrette qui redigea ses dernières volontés.Cinq jours plus tard il était inhumé au cimetière de La- prairie.BASTIEN-DIT-ROCAND M.J.P., Montréal.Le nom Bastien fut d'abord un nom de baptême.Il est devenu nom de famille.Toutefois l'origine de votre nom est Rocand.En voici l'origine : Pierre Roquant-dit-LaVille naquit vers 1675.C'était un cordonnier.Il était le fils de Jacques Roquant et de Marie Maudor, demeurant dans la paroisse de Saint-Martin, en l'Ile du Rhé, diocèse de La Rochelle.Le 10 novembre, à Montréal, il épousait Marie-Louise Aigron.Celle- ci était la fille de Pierre Aigron et de Madeleine Doucet.FRENETTE M.M.F., Québec.L'ancêtre des familles Frenette ayant vécu dans le comté de Port- neuf est : Michel Fernet.Il naquit vers 1662 du mariage de Michel Fernet et de Catherine Juneau demeurant dans la paroisse de Sainte-Marguerite-des- Baux, diocèse d'Evreux, en l'ancienne province de Normandie.Le 26 juin 1684, à la Pointe-aux- Trembles, district de Québec (actuellement Neuville), il épousait une Canadienne : Olive de LaVoye.Celle-ci était la fille de Pierre de LaVoye et de Jacquette Grinon.CHAGNON Mille G.C., Baltimore, E-U.Un contrat de mariage passé au manoir du sieur Jarret de Vercheéres en date du 23 juillet 1679, dressé par le notaire Ménard, nous fournit les indications de son origine que voici : François Chaisgnon - dit - Larose, était un cardeur.Il naquit, dans la paroisse de Saint-Georges, diocèse de Tours, en l'ancienne province de Touraine.Il était le fils de Pierre Chaisgnon et de Françoise Favreau.Il se maria tout probablement a Verchères ou à Contrecœur \u2014 les registres de ces paroisses sont détruits \u2014 avec Catherine Charron.Celle-ci était une Canadienne.Elle était la fille de Pierre Charron et de Catherine Pilliot (et non Pillard tel que mentionné dans le dictionnaire de Mgr Tanguay).(Pour l'information sur cette famille Charron nous vous conseillons de vous procurer l'ouvrage de M.Emile Falardeau : « Les Pionniers de Longueuil et leurs origines ».) DANSEREAU M.L.D., Toronto.Toutes les familles Dansereau sont apparentées les unes aux autres par une même souche qui est commune à toutes et la voici : Pierre Dansereau naquit vers 1675 du mariage de Jean-Baptiste Danse- reau et de Catherine Noël demeurant dans la paroisse de Saint-Georges, diocèse de Poitiers, en l'ancienne province du Poitou.A Varennes, le 10 juin 1708, il épousait Angelique Abiron, fille de Pierre Abiron-dit-Sansfaçon et de Marie-Anne Despernay.MÉNARD-DIT-LAFONTAINE Mme M.L.M., Holyoke, E.-U.L'ancêtre des différentes lignées du nom Ménard l'est aussi de d'autres portant les noms Bellerose et Lafontaine.Le patriarche fondateur de ces familles : Jacques Ménard-dit-Lafontaine naquit en 1629 du mariage de Jean Ménard et d'Anne Savinelle, demeurant dans la paroisse de Mervant, en l'ancienne province de la Vendée.Le 19 novembre 1657, aux Trois- Rivières, il épousait Catherine For- tier, née en France.Elle était la fille de Jean Fortier et de Josette Coeffes demeurant à La Rochelle.L'ancêtre décéda à Boucherville où il fut inhumé le 31 mars 1694.(Sir Louis Hippolyte Lafontaine descend de lui.) y A N\u2019EST pas compliqué \u2014 si l'on a Ç recours à la Danderine qui est préparée spécialement pour la femme moderne, toujours occupée, mais qui n\u2019en veut pas moins avoir de beaux cheveux, soyeux, lustrés, sans pellicules.sans s'éterniser chez le coiffeur ni fignoler sa chevelure à la maison.C'est la formule même de la Danderine qui se charge du travail.Plus de frictions interminables ni de doigts ankylosés ! Il suffit d'en verser quelques gouttes sur le peigne ou la brosse, puis de se coiffer comme à 63 l'ordinaire.Suivez cette méthode durant quelques jours et vous constaterez que vos cheveux ont l\u2019air plus propres, plus lustrés \u2014 et que votre ondulation garde parfaitement ses plis.Solution facile d\u2019un problème ennny- eux, la Danderine se trouve dans toutes les pharmacies.Le flacon est économique et dure longtemps.DANDERINE Nom COUpon d'abonnement Ci-inclus la somme de $3.50 pour 1 an, $2.00 pour 6 mois ou $1.00 pour 3 mois (Etats-Unis : $5.00 pour 1 an, $2.50 pour 6 mois ou $1.25 pour 3 mois) d'abonnement au magazine LE SAMEDI.FA Adresse Ville Prov, POIRIER, BESSETTE & CIE, 975, rue de Bullion, - Montréal, Lu ha == 5.2 o D L , Ivrees avec accompagne toutes nos voitures neuves.Cette garantie dure 60 Nos Lincoln-Zephyrs quasi-neuves de 1939, vous sont | qu\u2019 Fl.2424 CUMMING PERRAULT LTEE, > = Oo - Lu Lu ZZ Ox Lui Ox - < Q Lu - un LE PREMIER SAMEDI DU MOIS LE FILM EST 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résulta.Quant au séparatisme, c'est une théorie proprement impraticable pour l'instant.Enfin, il est Canadien tout simplement et considère ce brevet de nationalité comme titre que tout individu de notre époque doit s'estimer fier de porter.\u2014 C'est sur ces mots que je quitte l'étudiant-comptable-journaliste en lui souhaitant de propager autour de lui cet équilibre si désirable des facultés de l'âme et du corps qu'il a déjà si bellement réussi à réaliser en sa personne.Sans quitter la métropole, rendons- nous dans une grande maison d'édition où la secrétaire privée, « confidential secretary » disent les Américains, de l'adminisrtateur-général a bien voulu me donner rendez-vous.Un petit bureau, des paperasses, des livres, des portraits d'artistes, quelques fleurs même et dans ce cadre, coquet malgré sa sincérité commerciale, une élégante jeune fille blonde au regard singulièrement vif et attirant derrière les lunettes à monture d'argent chromé.«Oui, Monsieur, m'\u2019affirme-t-elle avec assurance, trop de jeunes et même de très jeunes abusent maintenant de l'alcool.Il faut absolument trouver des remèdes énergiques pour empêcher ce fléau de s'aggraver.Je ne veux pas parler des jeunes garçons, mais pour ce qui est des jeunes filles, je ne puis m'empêcher de constater avec chagrin qu'elle jouissent d'une liberté beaucoup trop grande dans ce domaine.Encore, si leurs principes de morale étaient vraiment solides et leur volonté d'acier trempé, elles pourraient peut-être s\u2019en tirer tant bien que mal, mais je vous assure que, trop souvent, tel est loin d'être le cas.» « Si quelqu'un veut de moi, dans quelques années, \u2014 ici un sourire bien joli à voir mais quasi impossible à traduire \u2014 je me marierai et mon bonheur sera complet le jour où j'aurai un «home » bien à moi, pardon, bien à nous.» « Pour ma part, je ne tiens nullement à avoir le droit de vote qui constituera pour nous toutes un cadeau beaucoup plus embarrassant qu'avantageux.Est-il besoin d\u2019ajouter après cela que je m'oppose formellement à ce que les femmes puissent quitter leur royaume héréditaire, le foyer, pour descendre dans les troubles arènes de la politique ?Par exemple, je crois qu'on doit nous permettre l'accès de toutes les carrières et professions où plusieurs d'entre nous rendront certainement des services signalés à la science et à l'humanité.» « Je suis une démocrate et irréductible.C'est précisément pour cette raison que je désire la réforme et la modernisation du système actuel.Il faut surtout que s'établisse une coopération vraiment sincère et amicale entre toutes les classes de citoyens.C'est de cette façon qu'on combattra efficacement les idéologies totalitaires qui me répugnent plus que je ne saurais vous le dire.» « Le Canada peut avantageusement continuer à faire partie pour un certain temps encore du Commonwealth des dominions britanniques.Quand il sera plus peuplé et plus riche, il volera de ses propres ailes.Quant à séparer le Québec du reste de la Confédération, cette seule pensée me paraît un non sens absolu.» « Moi, Monsieur, je suis Canadienne française.» Tel est le résumé fade et incolore d'une conversation scintillante, où les grâces d'un sourire piquant et d'une mimique délicieusement expressive se jouaient à travers les phrases comme les rayons du soleil matinal folâtrent sur les vagues de la mer.Puis, nous revoici au vieux Québec.Dans un vaste salon assombri de draperies lourdes aux plis classiques, parmi des meubes de style et des peintures encadrées d'or ou d'acajou foncé, je vais interviouer une jeune patricienne de haute culture et de noble caractère.Grâce à sa séduisante prestance, à ses manières raffinées et à son esprit charmeur, cette jeune fille dont les yeux lumineux évaluent et classent instantanément chaque visiteur, remporte sans les chercher les succès mondains les plus flatteurs.Pourtant, elle consacre la meilleure partie de ses activités quotidiennes aux œuvres sociales où sa charité et son dévouement opérent de réels prodiges.Il est incontestable, admet-elle, que les jeunes filles d'aujourd'hui usent assez volontiers des alcools et que cela donne lieu parfois à des incidents et même à des accidents regrettables.Tout de même, il faut prendre garde de trop généraliser, car ces abus sont loin d'être aussi fréquents que certains voudraient le faire croire.Les meilleurs préservatifs contre ces faiblesses demeurent toujours les principes religieux, l'éducation de la volonté et la vigilance de tous les instants.Elle se mariera probablement un jour, \u2014 le mariage étant après tout une autre forme du service social, \u2014 et elle croit fermement que ceux qui fondent un foyer doivent en devenir aussitôt qu'ils le peuvent des propriétaires.Sans être une féministe militante, elle réclame le droit de vote pour les femmes mais prétend également qu'on doit préparer ces dernières à exercer ce droit par une éducation sociale appropriée.À son avis, il serait désirable qu'une élite féminine soigneusement sélectionnée se consacrât à la vie publique, sans négliger pour cela, bien entendu, le devoir primordial de la femme qui est d'être épouse et mère.Par ailleurs, elle est absolument favorable à l'admission des femmes dans toutes les carrières et professions.Son allégeance aux principes de la démocratie est aussi absolue que son opposition aux doctrines totalitaires.« Qu'on réforme ce qui a besoin d'être réformé, c'est fort bien, mais de grâce qu'on ne prétende pas remplacer ce qui est essentiellement bon par ce qui est fondamentalement mauvais.» Elle croit fermement à l'indépendance future du Canada et se refuse à envisager la seule pensée d'une possible séparation de la province de Québec d'avec ses sœurs de la Confédération.(Lire la suite page 69) Mai 1940 Etes-vous de celles qui se plaignent tout le temps ?par FRANCINE J E ME posais l'autre jour le problème suivant au sujet d'une jeune femme : Elle n'a guère plus de trente ans, elle est jolie, cultivée, s'habille avec élégance et reçoit très bien dans son appartement qui est du meilleur goût.Pourquoi n'est-elle pas entourée de nombreux amis ?Voilà ce qu je me demandais.J'eus l'occasion de connaître davantage cette jeune femme.Au bout d'un ou deux déjeuners, de quelques téléphones, j'avais compris : elle se plaint tout le temps.De vive voix, c'est encore supportable.Dans ce cas, j'estime qu'il n\u2019est pas discourtois et qu'il est même urgent de couper la parole à celle qui se lamente et de l'orienter vers des sujets optimistes.Mais au bout du fil, rien à faire.À la phrase traditionnelle : « Comment allez- vous ?» elle répond régulièrement : «Oh, ça va mal!.» Et suit le long chapelet de ses migraines, de ses névralgies, de ses fatigues, de ses insomnies, de ses démêlés avec sa famille et ses domestiques.Après deux minutes, on se demande si cela durera longtemps ; après cinq, on bout; après dix, on la verrait avec plaisir partir pour le pôle nord ou le pôle sud.Je crains que personne au monde n'ait la franchise de lui dire à quel point ses jérémiades lui font tort, et pourtant je suis persuadée que la vie de cette jeune femme se transformerait du jour où elle transposerait sur le plan positif tout ce qu'il y a en elle de négatif et de lassant.Conclusion pratique : vous demande-t-on comment vous allez ?Répondez : « Très bien », même si vous êtes malade, même si vous n'en pouvez plus.Dites- vous bien que la plupart de gens n'aiment pas à s'attendrir plus de dix secondes sur les malheurs d'autrui.Sachez ce que vous voulez : être plainte ?Lamentez-vous, mais on fi- nida par vous fuir.Si vous voulez plaire, ne geignez jamais sur vous- même.ou fort peu.Vous me répondrez là-dessus que ces gens sont d'impitoyables égoïstes, incapables d'éprouver un sentiment de sympathie.Pas nécessairement.Il est même fort possible qu'ils soient susceptibles de s'attendrir devant une infortune réelle et de chercher a I'atténuer.Mais quelle patience peut- on avoir quand on entend des plaintes dans le genre de celles-ci : « Que je suis donc malchanceuse ! Je suis allée me faire coiffer chez Philippe.Figurez-vous qu'il était grippé et que j'ai dû me contenter de son assistant: Un incapable qui m'a frisée comme un mouton.C'est horrible! Il va falloir recommencer la semaine prochaine.Autant dire que j'ai jeté mon argent par la fenêtre.Et ce n'est pas tout.En rentrant chez moi, devinez ce que j'apprends ?Ma bonne va se marier le mois prochain.Une bonne que je m'étais évertuée à dresser.Elle commençait à faire très bien le service à la table, et voilà, elle me lâche.Maintenant, il va falloir reprendre la même chanson avec une autre.Pourquoi aussi ne pas m'avoir prévenue, quand elle est entrée à mon service, qu'elle comptait se marier au bout de six mois ?Il y a vraiment des gens qui n\u2019ont pas de conscience.» Pour arrêter ce flot monotone vous vous risquez à interrompre et, afin d'égayer les propos de la plaignante, vous la questionnez sur ses projets de vacances.Peine perdue puisqu'elle répond : « Ah! ne m'en parlez pas ! Je vois venir l'été comme un véritable cauchemar.Nous allons à Old Orchard comme d'habitude, c\u2019est entendu, mais au lieu d'occuper les mêmes chambres que l'an passé avec une magnifique vue sur la mer, mon mari a eu la sotte idée d'en louer deux en arrière.Eh, oui, il a été pris d'une crise d'économie, sous prétexte que notre locataire de la rue Prince-Arthur a demandé qu\u2019on refasse son toit.Il dit qu'il ne peut suffire à tant de dépenses.Et comme toujours l'économie se fait à mes dépens.C'est inendurable ! Vraiment, on dirait qu'il n'y a qu'à moi que ces choses-là arrivent.» Il est fort malséant de se plaindre devant des personnes pratiquement ruinées et obligées de gagner leur vie, surtout si l'on a soi-même un solide revenu.On doit aussi s'abstenir de parler de dépenses extravagantes, d'achats coûteux, comme s'il s'agissait de nécessités indispensables.Il est toujours de mauvais goût de faire étalage de son luxe, et cela est d'autant plus choquant si l'on s'adresse à des personnes qui trouvent tout juste le moyen de joindre les deux bouts.Si des gens d'âge soi-disant raisonnable ont une si piètre idée de la valeur réelle des choses et des événe- ments, il n'y a pas lieu de s'étonner que la jeunesse commette plus souvent encore la même erreur.Que de jeunes filles se sont crues malheureuses et persécutées parce que leur mère leur refusait une robe neuve ou que leur père s'objectait formellement à une excursion coûteuse et peut-être imprudente.Sur le moment, cette manière d'agir leur a paru de la cruauté.Puis, le temps a passé, et le gros chagrin qu'on avait cru inconsolable, a été oublié.Il arrive fort souvent que des jeunes gens sérieux s'éprennent de jeunes filles qui ne le sont guère.Avant le mariage, leur babillage, leur étourderie et même leurs caprices semblent de divertissants enfantillages.Mais laissez seulement passer la lune de miel et vous verrez face à face deux antagonistes boudeurs et quelquefois furieux.La petite madame a décidé que son mari ne l'aimait plus parce qu'il insiste pour écouter une conférence faite à la radio par un de ses amis, plutôt que le chapitre d\u2019un roman policier qui la passionne.Un autre soir, elle se sera résignée à accompagner son mari à un cinéma qui présente un film historique qu'elle juge très ennuyeux.À certains moments de la représentation et pendant tout le trajet du retour, elle lui exprimera avec amertume son regret d'avoir si mal employé une soirée qu'elle aurait pu passer à une comédie musicale dont elle avait envie.Comment s'étonner après cela si le pauvre mari veille moins souvent à la maison et s'il n\u2019invite pas toujours sa femme à sortir avec lui?Presque toutes les femmes modernes ont appris à calculer leurs dépenses et à équilibrer leur budget.Puisqu'elles connaissent si bien la valeur de l'argent, pourquoi s'obsti- nent-elles à ignorer le prix de tout ce que la vie leur apporte ?Si elles l\u2019évaluaient plus souvent, il est certain qu'elles seraient plus satisfaites de leur sort et plus reconnaissantes envers la Providence qui s\u2019est montrée si généreuse à leur égard.LES CHAUSSURES SI BELL UNE FABRICATION SLATER Dono pln, s-__A \\ COUpon d'abonnement Ci-inclus $1.50 pour 1 an ou $2.00 pour 2 ans (Etats-Unis : $1.75 pour 1 an ou $2.50 pour 2 ans) d\u2019abonnement à LA REVUE POPULAIRE.Nom Adresse Ville Prov.- POIRIER, BESSETTE & CIE, Ltée.975, rue de Bullion, Montréal, P.Q. 66 J'ME CIRE AU \u201cNUGGET\u201d D'PUIS TOUJOURS C'EST ENCOR L'MEILLEUR DE NOS JOURS Lustres brillants, durables\u2014et imperméables, aussi.Le Nugget est le poli le plus populaire au Canada.Noir, Bleu et toutes les teintes de Brun.LEATHER PRESS 175 ROMANS pour $35.00 En plus de ces romans soigneusement choisis pour vous, vous avez dans Le Samedi La Revue Populaire Le Film de nombreux articles sur les sujets les plus divers : cinéma, modes, documentaires scientifiques, notes encyclopédiques, littérature, un choix très varié de photos instructives, etc, etc.SSUUURGANUVUUNAUSUAUGUSAUT COUPON D'ABONNEMENT (Canada seulement) COIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE 975, rue de Bullion, Montréal, P.Q., Canada.Ci-joint $5.00, prix d\u2019un abonnement d'une année à vos trois magazines LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM que vous voudrez bien faire parvenir à la personne suivante : Nom en - Adresse Ville La Revue PopuLAIRE Votre Coeur, Mesdames ! CELLE qui m'a écrit, sous son propre nom, la plus confidentielle des lettres.Chère amie, Si votre geste fut quelque peu imprudent, \u2014 sait-on jamais ce qui peut arriver à une lettre ?\u2014 il était si chic et il m'a touchée si profondément que je ne saurais assez vous en exprimer ma reconnaissance.Peu m'importe après cela que votre nom et votre adresse soient absolument exacts, vous pouvez être assurée que je ne ferai rien pour vérifier.Le son de franchise totale que rend votre lettre a emporté du premier coup ma confiance et mon ami- tie.Et puis, votre histoire est tellement humaine, on la sent tellement vêcue et vous la racontez avec une si troublante simplicité qu'on ne saurait vous suspecter un seul instant de rouerie ou de duplicité.D'ailleurs, elle est bien simple cette histoire.Ce n'est qu'un épisode de la lutte éternelle que se livrent l'amour et le devoir dans l'âme d'une honnête femme.Comme tant d'autres, vous avez été sacrifiée par des parents égoïstes qui, pour satisfaire de petits ca- culs et de mesquines ambitions, vous ont contrainte à abandonner celui que vous aimiez pour vous faire épouser le prétendant de leur choix.Avec le résultat trop habituel que l'époux imposé s'est révélé nettement inférieur à toutes les prévisions, cependant que l'amoureux brutalement évincé, surmontant les plus difficiles handicaps, se taillait une brillante place dans la société.Comme la chose était à prévoir, vous vous êtes retrouvés, D'abord par hasard, puis plus ou moins volontairement.Lui, encore libre, nimbé de l'auréole du succès et toujours amoureux, vous, épouse et mère de deux enfants déjà grands.Et vous avez constaté que malgré la distance et le temps, vos cœurs n'avaient pas encore oublié.Voilà ce que vous me racontez sous votre signature.Vous n'ajoutez même pas que vous souffrez.Vous me dites que vous avez confiance en moi et c'est tout.Comment répondre pas trop indignement à votre silencieux cri de détresse ?Comment vous faire comprendre l'écho de profonde sympathie que l'aveu de votre peine a éveillé en moi ?Il me semble que tout ce que je puis faire, c'est de vous livrer, d'âme à âme, ma pensée chargée d'affectueuse sollicitude, la pensée d'une sœur qui serait en même temps une grande amie.Vous souffrez?Je vous comprends.Vous pleurez votre beau rêve brisé ?Je vous comprends encore.Vous dites que votre vie est irrémédiablement gâchée ?Là, par exemple, je vous arrête et je vous affirme en toute tendresse que vous vous trompez.Du seul fait que vous êtes maman, que vous êtes responsable de la vie de deux êtres qui vous aiment et que vous chérissez, votre existence a acquis un sens sublime que vous ne sauriez contester et encore moins renier.Si le compagnon qui vous fut imposé vous comprend mal, si même à certains égards, il se montre indigne de vous, il demeure néanmoins le père de vos enfants et cela lie indissolublement votre existence à la sienne.Une femme peut succomber quelquefois, une mère jamais.S'il est triste assurément de gâcher sa vie, il est épouvantable de la souiller.Les regrets sont douloureux mais les remords sont inexorables.Toutes les joies d'ici-bas sont passagères, sauf une : celle du devoir généreusement accompli.\u2014 Vous voyez, chère amie, je ne vous donne aucun conseil.Je m'efforce seulement de vous dire que je pense absolument comme vous et je vous félicite de votre décision irrévocable, que je devine, de marcher une dernière bis sur votre cœur et de consommer le suprême sacrifice.Comme je vous admire et comme je vous aime ! Oui, vous avez mille fois raison : la vie est brève et l'âme est immortelle.Bon courage, chère, et croyez à la sollicitude compréhensive de VOTRE AMIE INCONNUE.Une marraine en peine : Quoique votre communication ne rentre pas exactement dans le cadre de cette chronique, je ne puis m'empêcher de vous dire que je sympathise avec vous dans vos inquiétudes au sujet de votre filleule.Si les faits sont tels que vous les rapportez, il faut bien admettre que le père dont vous parlez a une assez pauvre conception de ses devoirs.Toutefois, il n'en reste pas moins que ses droits paternels sont incontestables.À vous donc d'agir avec discrétion pour contrebalancer les effets de cette éducation déplorable.Je vous souhaite bonne chance et plein succès.L'Oiselle blessée : Je comprends votre situation, ma pauvre petite, et j'y compatis de tout cœur.Seulement, il ne faudrait pas l'empirer en essayant d'en sortir à contretemps par un mariage prématuré et sans grande chance apparente de réussite.Aussi, il ne faut pas trop vous fier aux apparences pour ce qui est la conduite de votre mère et vous devez mépriser les racontars qui salissent la mémoire de votre père.Ftes-vous bien sûre également d'avoir fait tout votre possible pour vous concilier la tendresse de votre mère et l'affection de votre sœur ?Soyez prudente et prenez garde aux coups de tête.Ils donnent bien rarement de bons résultats.Semez plutôt sans vous lasser de la tendresse, beaucoup de tendresse, et vous verrez la merveilleuse maison d'amour qui lèvera autour de vous.Mexicali-Rose : Votre mère et vos sœurs vous aiment et veulent sûrement votre bonheur.Voilà pourquoi elles craignent que vous ne vous obstiniez à poursuivre un rêve qu'elles jugent impossible.De votre côté, ma pauvre enfant, vous semblez croire que vous avez raison d'espérer et que votre attente, même si elle se prolonge, ne sera pas vaine.Peut-être avez-vous raison et je vous le souhaite sincèrement.Mais je ne voudrais pas, moi non plus, que vous soyiez déçue et que vous demeuriez solitaire et malheureuses.Voilà pourquoi je vous dis qu'il vaudrait mieux que votre ami vous donnât des assurances plus précises de son retour et de ses projets d'avenir avant que vous décidiez de l'attendre indéfiniment.N'oubliez pas le refain de la vieille mais toujours véridique chanson : Le temps marche vite, Il emporte dans sa fuite La jeunesse et les amours.A MES LECTRICES.\u2014 On me pardonnera, à la veille d\u2019un voyaged'interrompre ma chronique que je compte reprendre à l'automne.L'AMIE INCONNUE \u20140©\u2014 Les conseils de Francine On peut enlever les marques faites par de l'eau renversée sur la table de bois verni de la salle 4 manger.en la frottant avec un chiffon imbibé d'huile de camphre.Quand les taches auront disparu, appliquer un poli à meubles et la table sera aussi brillante que si elle était neuve.Quand on lave des chaussettes de laine, on doit employer de l'eau chaude, mais non de l'eau bouillante.Pour les assécher, il faut les presser légèrement et non les tordre.Les étirer délicatement dans le sens de la largeur avant de les étendre pour sécher.De cette manière, elles ne seront ni rapetissées, ni déformées.Si vous voulez que votre pâte ait un goût plus fin et soit plus croustillante, ne manquez pas d'ajouter une cuillerée à thé d'huile d'olives pour chaque demi-livre de pâte.Surtout.ne craignez pas qu'elle prenne un goût d'huile.Laver un édredon n'est pas, au premier abord, une tâche facile.Voici comment il faut s'y prendre : Le plonger dans une cuvette remplie d'eau chaude et savonneuse.Le presser jusqu'à ce que cette eau devienne grisâtre.La renouveler autant de fois qu'il sera nécessaire, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'eau reste propre.Quand I'édredon sera sec, le secouer pour qu'il redevienne léger et que les plumes ne soient pas tassées en bourrelets mais uniformément réparties.La laitue doit toujours être lavée soigneusement à l'eau froide.Ne pas l\u2019y laisser tremper trop longtemps : elle perdrait sa saveur.La secouer et l'essuyer délicatement avec un linge dans lequel on l'enveloppe jusqu'au moment de s'en servir.Si vous la serrez dans le frigidaire, ne manquez pas de la couvrir.La disposer sur le plat à salade juste au moment de servir. Mai 1940 UN AMI DES LIVRES (Suite de la page 62) La première Histoire de Montréal Je ne ferais guère honneur à mes attributions si je ne m'étais mis en quête de Canadiana.Et pas en vain puisque je retrouve, pour n'en citer que quelques-uns, Sulte, Buies, La- vergne, Jules Fournier, Vieux Doc, Louis Fréchette, Jean Chauvin, Marius Barbeau ; L'œuvre complète de Crémazie, édition de luxe, premier tirage à deux cents exemplaires ; Le journal des Jésuites par les abbés Laverdière et Casgrain dont on dit qu'il ne reste qu'une centaine d'exemplaires ; L'Histoire du Canada et Voyages, en quatre volumes, par le F.Gabriel Sagard Théodat, tirage très limité (1865) : Bref récit et succinte narration de la navigation faite par le capitaine Jacques Cartier, en trois volumes ; L'Histoire de la colonie française en Canada, en trois volumes, par M Faillon, un sulpicien qui devait écrire l'histoire en dix volumes mais son opinion du premier évêque lui valut d'être rappelé en France ; Une Exposition rétrospective des colonies françaises de l'Amérique du Nord ; Les Jésuites et la Nouvelle-France au XVIIIe siècle, d'après des documents inédits par le P.Camille de Roche Monteix, s.j.: Et une histoire de Montréal, la plus ancienne et la première rédigée dans les deux langues.Le manuscrit de cette histoire qui fut écrite à la plume au XVIIe siècle est à la bibliothèque mazarine (No 1963).On la découvrit en 1844.Deux versions furent imprimées, l\u2019une en français par Dollier de Casson et l'autre, en anglais par Ralph Plentey.En 1919- 21 une nouvelle impression fut faite pour les archives canadiennes, à mille exemplaires.Celui que j'examine est numéroté 86.La Destinée des Livres Presque au seuil de la porte, je trouve encore une question à poser : \u2014 Vous arrétez-vous parfois à penser à la destinée des livres ?Où vos livres iront-ils après vous ?Que deviendront-ils ?\u2014 Souvent.J'aimerais mieux mendier plutôt que de céder mes livres à prix d'argent à quelqu'un qui ne les aimerait pas.Une chose certaine est que je travaille pour le Canada.En autant que je puisse l'affirmer, jamais ces livres ne retourneront en Europe.\u2014 Si tous nos bibliophiles avaient, comme vous, ce souci de conserver à la collectivité des trésors amoureusement amassés, nous aurions plus de bibliothèques, et de plus riches.Le collectionneur qui vend ses livres sans y être forcé par la nécessité ne mérite pas le beau nom de bibliophile ! OLIVAR ASSELIN (Suite de la page 11) rudement bien » et qu'il désirait faire sa connaisance.Le directeur de la revue ne crut pas à propos de dévoiler l'identité de son collaborateur.Il eut été amusant de voir le polémiste féliciter son adversaire de son talent ! Tout étrange que cela paraisse le fondateur du nationalisme canadien professait la doctrine du colonialisme intellectuel.La littérature canadienne n'existait pas, ni ne pouvait exister.Il n'y avait pas de romanciers ni de poètes canadiens.Intellectuellement nous étions et devions être Français.Négateur de la littérature canadienne, le volume le plus important qu'il édite est précisément une anthologie littéraire canadienne : celle des «poètes canadiens» préparée par son ami Fournier, qu'il a «mis au point et préfacée » après la mort de ce dernier.Valdombre disait : « Pourquoi des « poètes canadiens si la poésie canadienne n\u2019existe pas » ?Pourquoi une anthologie de «poètes» qui n'en sont pas?» Au cours de sa vie, Asselin a du souventes fois, « brûler ce qu'il adorait et adorer ce qu'il avait brûlé ».Il semble que les circonstances se soient acharnées à le forcer aux contradictions perpétuelles.L'un des hommes qu'il a le plus attaqués, et qu'il a peut-être le plus détestés est l'ancien premier ministre de la province de Québec : M.L.A.Taschereau.Il lui imprima même sur la joue la marque de ses doigts ce qui lui valut, avec une certaine notoriété un séjour de quelques mois sur la paille des cachots.C'était au début, tout au début de son entrée dans le journalisme.Qui lui eut dit alors qu'il serait un jour le panégyriste officiel de ce même Alexandre Taschereau, lui aurait fait hausser les épaules.Et pourtant, c'est ce qui fut.Pour donner un lustre nouveau au journal du parti libéral : Le Canada, ses commanditaires allèrent trouver Asselin et lui en confièrent la rédaction.Et l'on sait avec quel souci et aussi avec quel succès il s'acquitta de sa tâche.Si M.T'aschereau ne succomba pas aux coups que lui porta Camillien Houde alors qu'il dirigeait les forces conservatrices de cette province, le mérite en revient en grande partie à Asselin.Singulière destinée que celle-là, ballotée par des courants contraires.Mais, il faut dire à son honneur, qu'il fut sincère avec lui-même, malgré les apparentes contradictions : Il ne fut jamais vénal ni ne prostitua sa plume pour une somme d'argent.Le plus grand paradoxe de tous est que son œuvre conserve un sens profond d'unité.67 se propage vite \u2014 L'INFECTION.Appliquez \u2018DETTOL\u2019 sans delai! a=, Cet eflicace antiseptique britannique agit instantanément! 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Le jardinage est un excellent tonique pour les esprits préoccupés et inquiets.Il est impossible de passer des heures dans un jardin sans en absorber un peu de sa sérénité.Plus le travail physique est énergique, plus l'esprit y trouve une tranquillité, un calme rafraîchissant.Les personnes douées de beaucoup d'imagination et de sensibilité aiment généralement le jardinage, et c'est peut-être pour cette raison qu'il constitue la distraction d'un grand nombre d'artistes.Johann Strauss adorait son jardin.Il y trouva souvent l'inspiration pour ses immortelles compositions.Il lui arrivait de lâcher subitement pelle et râteau, et de se précipiter dans la maison où il griffonnait quelques mesures de ses fameuses valses.Il est fort possible que le Bleu Danube ait êté composé près du carré de carottes ou de la plate-bande des reines- marguerites.Un jardin est une aventure délicieuse pleine d'intrigues, de surprises et de révélations.Cependant il faut se l'avouer, le début est bien prosaïque.Existe-t-il rien de plus laid qu'un jardin quand la neige vient de fondre.Il est difficile de croire que ce terrain boueux peut se transformer en un enchantement parfumé.Pour arriver à faire un beau jardin il faut de la patience et un travail assidu.Les muscles sont parfois endoloris, et l'on se demande si tant de fatigue en vaut la peine.Chaque matin l'on se précipite vers les plates- bandes pour voir si rien n'a poussé pendant la nuit.Le premier coup d'œil ne révélant rien, l'on est bientôt à genoux examinant chaque pouce de terrain.Enfin un beau jour, & merveille, quelques feuilles minuscules d'un vert tendre percent la terre noire.À partir de ce moment émotionnant, le jardin devient une préoccupation constante, une joie de tous les instants.Ce coin de terre est un tableau mouvant dont l'aspect change à chaque heure du jour, car les fleurs détestent l\u2019uniformité.La merveilleuse vigne de « Belle de jour » s'épanouit dans le calme du matin ; mais chaque fleur se referme aussitôt que le soleil la touche.Par contre d'autres variétés de fleurs ouvrent largement leurs corolles et se tournent toujours vers le soleil.Par contraste, la nicotine ouvre au crépuscule ses pétales jusque-là farouchement clos et répand dans la nuit son parfum pénétrant.Les fleurs sont pleines de caprices et de ruses, Aussi la jardinière novice a bien des mésaventures.C'est effarant quand l'amarante s'étend en largeur plutôt qu'en hauteur.Vite il faut secourir les myosotis qui menacent d'être enfouis sous les feuilles bigarées de cette plante étrange et somptueuse.Ou encore, les zinnias grandissent démesurément, cachant La Revue PopuLAIRE les mufliers Quelle déception ! Ne connaissant pas le sortilège des fleurs l'on a confondu les espèces géantes et les naines.Ailleurs, l'exubérange des pétunias envahit toute la plate-bande et il faut transplanter les marigolds.Ainsi grâce à l'immense variété des fleurs, à la diversité de leurs formes, à l'abondance des couleurs et au contraste de leurs habitudes, l'intérêt d'un jardin, comme les fleurs se renouvelle constamment.Pour les convalescentes, ou les personnes peu fortes, un jardin est un véritable tonique.Disparue la monotonie des heures désœuvrées.L'esprit est distrait pendant que le corps affaibli s'imprègne d'air et de soleil.Evidemment, il faut de courtes périodes de travail coupées de longs repos.Mais ces repos autrefois ennuyeux se changent en des moments d'indolence délicieuse, engourdis de soleil, colorés d'une luminosité aux teintes exquises dans laquelle flottent mille parfums, Dans cette quiétude l'on se sent renaître à la santé et au bonheur.maire de Le docteur Arthur Rajotte, Drummondville et député du comté de Drummond : président de l'Association des Eleveurs d'Animaux à fourrure de la province de Québec et éditeur-pro- priétaire de la '\u2019 La Revue des Producteurs de Fourrures '\u2019, publication mensuelle très intéressante.Plusieurs lecteurs de La Revue Populaire nous ayant demandé de leur signaler une revue de ce genre, nous le faisons ici avec plaisir.Adresse de la \u2018Revue des Producteurs de Fourrures \u2018* : C.P, 100, Saint-Hyacinthe, P.Q.\u2014 Les dignitaires de l'Association des Eleveurs d'Animaux à fourrure sont les suivants: Président honoraire émérite : L'honorable Antonio Elie.Président actif: Dr Arthur Rajotte, M.V., M.P.P.Vice- Président : L'abbé Maurice Brown, curé de Saint-Frédéric de Beauce.Secréfaire: M.Emile Nichol, Saint-Pie de Bagot.Les directeurs élus sont les présidents des clubs d'éleveurs de la province, à- savoir : Docteur J.E.LaForest, MM.AI- fred Nichol, Aza Séguin, Donat Robert, Adélard Trépanier, Wilfrid L'Heureux, Roland Dallaire, Georges Tremblay, F.-X.Bouchard, Notaire J.-H.-S.Turcotte, Eloi Côté, François Bhérer, Athanase Labbé, Eugène Leclerc, L.Gagnon, Paul Lo- noie, Eville Papillon, Josaphat Gilbert, etc.etc.(Photo J.O.Laperrière, Drummondville) Mai 1940 Juste au moment où elle se proclame Canadienne française, un coup de téléphone impérieux vient brutalement interrompre notre entretien et je m'en vais, maudissant une fois de plus la science moderne et ses stupides inventions.Et voici le moment des généralisations et de la statistique comparative et aussi hélas ! approximative.Qu'on me pardonne une fois de plus les formules sèchement mathématiques que je me contrains à employer pour ne pas surtaxer outre mesure l'attention et la bonne volonté du lecteur.Tout d'abord, constatons avec un légitime sentiment de satisfaction que plus de la moitié des intervioués affirment que notre jeunesse n'abuse pas généralement de l'alcool.Sans doute, la plupart admettent aussi qu'il se commet en certains milieux des abus assez graves.On allègue comme raisons principales de ces défaillances la fragilité des principes de morale religieuse, la faiblesse des volontés, la fréquentation assidue des dancings et restaurants où l'on sert de la boisson, le snobisme et la mode, l'abus de la cigarette, et plus spécialement « pour les jeunes et même très jeunes filles, la liberté, disons mieux, la licence inexplicable et inexcusable, \u2014 c'est une jeune fille qui parle \u2014 que leur octroient les mœurs modernes.» Mais la cause la plus générale et la plus désolante de l'abus des liqueurs enivrantes parmi la jeunesse, c\u2019est encore et toujours l'Ennemi Public numéro 1, le Chômage.Voilà, bien pourquoi, en tête de tous les remèdes et préventifs sug- érés, on place le travail raisonna- lement rémunéré et à son défaut immédiat, d'organisation rationnelle des loisirs forcés des jeunes réduits à une oisiveté momentanée.On insiste également pour que l'éducation familiale et scolaire se préoccupe davantage de former et de discipliner la volonté des jeunes.Enfin, on recommande l'établissement de clubs sociaux modelés sur les Y.M.C.A.et autres organisations similaires, la réglémenta- tion plus rigide des salles de pool, dancings, restaurants et tavernes, la création et la popularisation d\u2019une boisson typiquement canadienne de faible teneur alcoolique, \u2014 une variété de cidre, par exemple, \u2014la hausse du prix des spiritueux et la lutte impitoyable contre la contrebande.Le mariage et son corollaire si désirable, la propriété, ont chez nos jeunes un nombre sensiblement égal de partisans convaincus, soit environ 80% des individus interrogés.Détail assez piquant, c'est chez les jeunes filles que j'ai rencontré les sujets les moins enthousiastes du mariage et particulièrement du mariage précoce.J'ai encore dans l'oreille la boutade plus sérieuse que badine d'une petite dactylo trépidante de vie et pétillante d'esprit : « Moi, monsieur, je ne me marierai que s'il reste encore un Vrai mariage d'amour à faire.C'est vous dire que j'ai bien des chances de rester vieille fille.» Pour ce qui est de la propriété, j'ai constaté avec satisfaction que les jeunes d'aujourd'hui se rendent compte tout aussi bien que leurs aînés de l'importance sociale qu'il y a pour une famille de posséder en propre son foyer, si modeste qu'il puisse être.Arrivons maintenant au scrutin préalable que je me suis trouvé à tenir sur ka question d'actualité par NOTRE JEUNESSE (Suite de la page 64) excellence : le vote des femmes.Voici le résultat de cette élection où il n'y eut ni discours, ni cabale, ni aucune promesse autre que celle d'une rigoureuse discrétion.Chez les jeunes garçons : 45% en faveur du suffrage féminin, 50% contre, 5% sans opinion.Chez les jeunes filles : 60% pour, 30% contre, 10% sans opinion.Pour éviter de fastidieuses redites, je m'abstiens d'ajouter à ces chiffres aucun commentaire.Par exemple, le partage des voix s'opère très différemment lorsqu'il s'agit de déterminer s'il est opportun pour les femmes de prendre part à la vie publique.Sur ce point, 95% des jeunes garçons et 70% des jeunes filles opinent catégoriquement dans la négative, en appuyant leur bulletins parlés d'arguments préremp- toires.Les avis sont un peu plus partagés sur l'admission des femmes aux carrières et professions.Pendant qu'environ 65% des jeunes garçons s'opposent formellement à cette innovation dans nos mœurs, du côté des jeunes filles on fait des distinctions et 509, seulement réclament toute liberté dans ce domaine, alors que 80% se contentent de revendiquer le droit d'exercer la médecine ainsi que de se livrer à l'enseignement supérieur des arts, des sciences et des lettres.Sur ce sujet, je m'en voudrais de ne pas rapporter deux remarques qui m'ont particulièrement frappé.Une jeune fille jolie et très cultivée m'a confié en souriant : « Moi, je suis pour que les femmes mènent le plus possible dans le monde.C'est pourquoi je tiens à ce qu'elles demeurent à leur foyer.En effet, dès qu'elles s'aventurent hors de cette forteresse inexpugnable, leur influence décroit et s'annihile inévitablement.» Puis, un jeune homme fort remarquablement doué m'a dit : « La femme est avant tout une mère en puissance.Lorsqu'elle cesse de se considérer comme telle, elle n'est plus une femme mais un être équivoque dont le rôle inquiétant devient rapidement nuisible et même antisocial.» Que pense donc au juste notre jeunesse de cette pauvre Démocratie , si durement attaquée par quelques- uns, parfois si maladroitement défendue par d'autres ?Hâtons-nous de constater qu'ici, une fois de plus, l'union sacrée s'est accomplie.Plus des quatre cinquièmes des jeunes garçons et des filles que j'ai rencontrés se déclarent franchement démocrates et réprouvent impitoyablement les idéologies totalitaires de tout acabit avec leurs méthodes moyenageuses et leurs procédés de persuasion renouvelés des temps de l'Inquisition.Et si la plupart s'accordent à réclamer de sérieuses réformes à nos institutions actuelles, c'est précisément dans le but d'en assurer la pérennité.Parmi les améliorations suggérées, c'est l'établissement du Corporatisme chrétien dans notre société qui rallie les plus nombreux et les plus ardents suffrages.Sur ce sujet, d'ailleurs, je dois avouer que durant tout le cours de mon enquête, j'ai .senti très vivement que la majeure partie de notre jeunesse studieuse et agissante, en fait la seule qui compte, est profondément imbue de cette doctrine du Corporatisme et que tôt ou tard, quoi qu'on puisse faire pour l'en détourner, elle tentera un puissant effort pour en imposer l'application.Ils paraissent invinciblement convaincus, ces jeunes aux espérances illimitées, que seul le Corporatisme saura amener le rapprochement des classes et assurer leur mutuelle collaboration, cependant qu'il abattra la puissance des monopoles et mettra fin au contrôle de la haute finance sur les affaires publiques.Enfin, ils soutiennent mordicus que cette doctrine favorisera grandement l'essor de la petite industrie et du petit commerce, rendra à la classe moyenne, toujours sacrifiée, son influence perdue et permettra à tout citoyen de faire bénéficier la communauté de son expérience et de son initiative.Pour ce qui est de l'avenir du Canada, les jeunes anticipent avec une compréhensible hâte le jour où notre pays sera une grande nation indépendante, estimée et respectée de ses voisins, connue et admirée dans le monde entier.Cependant, même les tenants les plus enthousiastes de ce rêve grandiose admettent que c'est en ne brusquant rien que nous obtiendrons le plus rapidement et le plus sûrement le but idéal de notre ambition patriotique.J'ai presque regretté d'avoir parlé, si peu que ce soit, du séparatisme à mes jeunes amis.L'unanimité quasi absolue des opinions exprimées sur cette théorie m'a démontré à l'évidence que la jeunesse la considère à tout le moins comme une dangereuse et irréalisable utopie.Enfin, tous les intervioués se sont proclamés Canadiens français, à l'exception de deux jeunes garçons et d'une jeune fille qui ont tenu à revendiquer le titre de Canadiens.Cette profession de foi nationale, où il serait malséant de chercher à voir du chauvinisme ou de l'étroitesse d'esprit, démontre simplement qu'il y a sur ce point une mentalité canadienne à former chez les nôtres.Cela viendra à son heure et l'on peut être assuré que le temps, la bonne entente mutuelle et la conscience de l'avenir merveilleux de notre beau pays sauront y pourvoir.Pour terminer ce rapide tour d'horizon, il ne vous reste plus maintenant qu'à écouter un peu battre le cœur de notre jeunesse, en d'autres termes, à tâcher de discerner quels sont actuellement ses sentiments et ses tendances.C'est ce que nous essaierons de faire dans un dernier article, après quoi nous énoncerons brièvement les conclusions générales et particulières que nous a suggérées cette enquête.\u2014_\u2014\u20140\u2014\u2014 CONSEILS DE FRANCINE Le bicarbonate de soude peut être employé de plusieurs manières.Appliqué sur une brûlure, il empêche les cloches de se former et apaise la douleur.En mettant une pincée de bicarbonate dans le lait avant de le faire bouillir, on l'empêchera de tourner.En jeter une pincée dans l'eau de cuisson des légumes, ils resteront verts ; ne pas mettre le couvercle pendant l\u2019ébullition.Le temps nécessaire pour cuire les pommes de terre au four peut être réduit de moitié, si l'on a soin de les laisser tremper un quart d'eure dans de l'eau chaude, avant de les mettre dans le fourneau.69 Les mains de L\u2019AMIRAL RICHARD E.BYRD SAVANT e AVIATEUR e EXPLORATEUR En deux expéditions aux régions polaires du Sud, il a beaucoup enrichi la science.Maintenant, sa troisième expédition, patronnée par le Gouvernement Américain, est à l'oeuvre dans l'Antarctique.Le monde honore Richard E.Byrd, le plus grand des explorateurs modernes.La montre personnelle de |* Amiral Byrd est une Longines chronographe à courroie: l'équipement scientifique de son expédition pour la mesure du temps est exclusivement Longines.LES MAINS LES PLUS HONOREES DU MONDE PORTENT LA MONTRE LA PLUS HONORÉE Longines Les montres Longines ont été choisies par l\u2019Amiral Byrd lui-même, pour la navigation et pour l\u2019heure de ses envolées et de ses expéditions.Pour sa troisième expédition dans l\u2019Antarctique, il a de nouveau choisi des instruments scientifiques Longines exclusivement.Ses brillants records dans le service minutieux des plus grands aviateurs a fait de Longines la montre de l\u2019aviation.Une belle montre Longines se vend chez les bijoutiers aulorisés à un prix aussi bas que $12.50.Dans 77 pays, les mains les plus honorées du monde portent des Longines, la montre la plus honorée du monde.LONGINES-WITTNAUER CO.OF CAN.LTD.240 OUEST, RUE ST-JACQUES, MONTREAL LA MONTRE LONGINES Trt £7 TET iNT à UE CE 70 NETTOYEUR OLD DUTCH | COUPE LA GRAISSE |_\u2014 D'EMBLÉE NETTOIE EN N UN CLIN D'OEIL ' FAIT BRILLER PLUS VITE SANS TROP DE FROTTAGE FABRICATION CANADIENNE \u201c Sa vie a soute une vie.et la maman J ON premier sourire .Pour la ne sera pas là pour l'accueillir jeune Un traitement suivi aux pilules Femor fille qui J Zz 4 z evient aurait probablement évité ces consé foment quences douloureuses.Grâce à FEMo., des milliers de femmes ont franchi avec sérénité les étapes pénibles de leur vie FemoL n'est pas un simple calmant\u2019 c\u2019est un concentré végéta! qui tonifie les organes particuliers au sexe féminin et les tend plus aptes à remplir leurs fonctions naturelles Pourquoi ne pas adopter femor aujourd\u2019hui méme?FENOL femme a l\u2019époque du retour d'âge.CONCENIRÉ PUREMENI VEGÉIAL INSTITUT CAZO, 637, rue Craig ouest, Montréal No 1B Lisez LA REVUE POPULAIRE EN VENTE PARTOUT - - - - - - 15 SOUS La REevuE POPULAIRE Ne refusez pas les invitations.par FRANCINE | ARRIVE parfois qu'une jeune fille se trouve transportée, par son mariage, dans un monde qui n'est pas tout à fait le sien.Je veux dire par là qu esi elle a été aussi bien élevée que son mari, elle l'a été dans des circonstances un peu différentes.Supposons, par exemple, qu'elle a dû travailler et qu'elle n'a pas eu le loisir de faire une entrée officielle en société ; ou encore qu'elle habitait un village ou une petite ville dont les usages retardent légèrement sur ceux de la métropole ; il se peut aussi que les amis de son mari soient pour elle de parfaits inconnus, peut-être parce qu'elle épouse un homme plus âgé qu'elle et qui, par le fait même, appartient presque à une autre génération, ou encore un homme d'une nationalité différente.Dans ce dernier cas, l'épreuve de s'exprimer en public dans une langue qui n'est pas la sienne, viendra s'ajouter à toutes celles qu'elle redoute.Ce monde nouveau, qui de loin l'éblouissait, l'intimide maintenant qu'il va falloir l\u2019affronter.Si bien que sa première réaction sera peut- être de chercher à se soustraire aux invitations.Pour le faire, elle inventera mille prétextes : une violente migraine qui a surgi à la dernière minute ; sa toilette qui ne lui semble pas a la hauteur de la situation; la difficulté, vu la modeste installation d'un jeune ménage, de rendre les politesse qu'elle accepterait.Ces raisonnements plus ou moins justes sont autant de petites lachetés indignes d'une nouvelle mariée soucieuse d'être agréable à son mari et de l'aider à conserver ses bonnes relations.Le dernier prétexte que je viens d'énumérer est particulièrement faux puisqu'en principe, une invitation, acceptée ou refusée, doit toujours être rendue.Ayez donc plus de courage et de simplicité.Dites-vous que si l'on vous invite c'est qu'on a plaisir à vous voir, ou encore que, par estime pour votre mari, on désire faire votre connaissance.Dites-vous également qu'après tout votre petite personne n'est pas si importante que cela et qu'il n'y a pas de raison pour que vous soyez le point de mire de la soirée.Surtout, essayez de croire que rien ne vous sera difficile, Soyez parfaitement naturelle.Vous réussirez d'autant mieux à plaire que vous ne ferez pour y parvenir aucun effort et que vous vous contenterez d'être vous-même, tout simplement.Première recommandation : arrivez à l'heure indiquée.Ne cherchez pas la fausse élégance qui consiste à arriver la dernière ; mais évitez pourtant d'arriver avant tout le monde ; vous seriez gênée, et ce serait attirer sur vous trop d'attention dès le début.Si vous craignez d'être trop en avance, ce serait une bonne idée de vous promener quelques instants dans la rue, jusqu'au moment où vous verrez entrer dans la maison quel- qu'un ou quelqu'une des convives que vous reconnaissez Montez alors à la suite, comme par hasard.Si vous êtes les premiers arrivés, vous serez deux à en partager la responsabilité, et cela mettra plus d'animation dans les entrées en matière, I va de soi, vous devez marcher vers la maîtresse de maison pour la saluer d'abord.Si votre mari vous accompagne et qu'il soit prêt avant vous, demandez-lui de vous attendre au vestiaire afin de faire votre entrée au salon ensemble.Votre hôtesse vous présentera ensuite à toute la compagnie.Contentez-vous de dire gentiment bonjour à tout le monde et n'entamez aucune conversation particulière avant que les présentations soient terminées.Il vous arrivera sans doute de rester en tête-à-tête avec un invité.Si vous le connaissez déjà, tout va bien.Sinon, ayez du courage, c'est le mauvais moment de la soirée.Comme il durera peu, inutile d'entamer une conversation suivie.Quelques remarques banales feront l'affaire.Louez l'installation de vos hôtes, le quartier où ils habitent.Dites un mot des vacances qui approchent ou qui finissent.S'il le faut, parlez de la température, mais ne restez pas silencieuse.D'ailleurs, ce mauvais moment ne dure pas, et l\u2019on passe bientôt à table.La conversation à table comporte certaines règles particulières à cause de la disposition des convives et des incidents du service.La coutume générale est que l'on parle avec ses voisins de droite et de gauche, mais rien n'empêche que l'on parle avec son vis-à-vis.Essayez de faire les deux afin d'introduire le plus de gens possible dans la conversation.De la sorte, ils pourront se relayer, et cela vous permettra de savourer en toute tranquillité les mets recherchés qu'on vous présente.Pour stimuler l'intérêt général et faire rebondir la conversation qui commence à se traîner péniblement, les noms propres sont merveilleux.Cependant, les noms de personnes sont toujours plus dangereux que les noms de lieux qui ont en outre l'avantage de prêter à plus de développements et de provoquer des comparaisons.Le dîner est fini et la maîtresse de maison a donné le signal de passer au salon.C'est le moment de la récréation, de la conversation presque générale, des allées et venues et du bavardage.Vous pouvez en profiter pour vous rapprocher de quelques amis plus intimes.Si vous êtes l\u2019une des plus jeunes de l'assistance, vous pouvez aussi proposer à la maîtresse de maison de faire la jeune fille, c'est- à-dire de passer les tasses de café et les verres de liqueur ; c'est un bon moyen de vous montrer aimable et adroite, et aussi de parler un peu à tout le monde.Mais, si vous n'êtes pas une amie intime de la personne qui reçoit, n'insistez pas trop, vous risqueriez de supplanter une autre qui a plus de droits que vous.Rester à sa place en se disant qu\u2019elle est la meilleure, puisqu'elle nous convient, est encore la meilleure politique.Donnez votre avis sans prétention sur les questions qu'on discute devant vous.Surtout, ne vous impatientez jamais, mais, au contraire, croyez toujours que l'opinion de votre interlocuteur est valable et mérite d'être soutenue.Ne partez pas la première, naturellement.Attendez l'instant où un roupe se mettra en route, pour vous lever.Faites alors vos adieux et vos remerciements à la maîtresse de maison, saluez les invités et retirez-vous discrètement, sans attendre que quel- qu'un offre de vous reconduire en voiture.Si vous désirez un taxi, ar- rangez-vous pour l'appeler sans qu'on en ait connaissance. Mai 1940 71 Pour savoir nager LA CouréE NE FOIS la première phase maîtrisée, n'est-ce pas que vous vous sentez déjà beaucoup plus à l'aise et confiant au beau milieu de l'élément liquide.Cette confiance obtenue, passons à la coulée qui n\u2019est autre chose que le glissement à la surface de l'eau, lequel doit précéder et suivre tous les mouvements complets de natation quelle que soit la façon que l'on veuille nager.Pour la réussir ; debout dans une profondeur d'eau suffisante pour submerger les hanches, faisant face à la rive ou à un objectif quelconque.Fléchissez les genoux pour amener le niveau de l'eau près du menton, toujours après avoir eu soin d'inspirer profondément par la bouche, inclinez le corps vers l'avant jusqu'au moment où les pieds semblent vouloir laisser le fond, alors détendez brusquement les jambes comme pour sauter vers l'avant.Vous sentirez votre corps lancé à la surface et y glisser d'autant mieux que vous serez calme et relâché.Demeurez dans cette position la figure submergée, les yeux regardant vers le fond, aussi longtemps que vous pourrez maintenir votre respira- toin, puis relevez-vous de la façon précédemment apprise, afin de vous familiariser avec la position horizontale que vous adopterez désormais pour nager, répétez la coulée autant de fois que possible tout en récapitulant tous les mouvements et exercices déjà vus.LA RESPIRATION La respiration joue un rôle tellement important en natation, comme dans tous les sports d'ailleurs, qu'elle est aussi indispensable au nageur qu'au coureur à pieds d'avoir deux jambes.Il n'y a qu'une façon de bien respirer dans l'eau, peu importe le mouvement que l'on nage, tout ce qui diffère c'est la période du mouvement durant laquelle il est pratiquée.Quoique certains mouvements puissent être nagés avec la figure hors de l'eau, il est indispensable à un débutant comme au nageur plus expérimenté d'apprendre à expirer sous la surface, sans quoi ils ne seront jamais confortablement à l'aise s'ils leur arrivent de devoir nager dans un endroit où l'eau est le moindrement agitée.En natation, l'inspiration doit se faire par la bouche, laquelle doit s'ouvrir le plus grand possible, ce qui permet à l'épiglotte, « Valve formée de cartilage fermant le passage de l'air au poumon, située à l'orifice du pharynx », de se dilater et de laisser entrer l'air dans le poumon par la pression atmosphérique sans avoir à faire de succion.De cette façon il est très facile de sentir l\u2019eau qui s'approche de l'épiglotte et de fermer celle-ci sans pour cela fermer Pour PRATIQUER LA RESPIRATION Debout ou accroupi dans l'eau les épaules submergées.Ouvrez la bouche très grande, inspirez fortement, laissez la bouche ouverte, descendez la tête lentement, au moment où vous sentez l'eau près de la gorge sans fermer la bouche, fermez le passage de l'air puis submergez com- pletement la figure, forcez l'air sous l'eau par le nez ou la bouche, sentant les bulles d'air monter à la surface de chaque côté de la tête en faisant un petit bruit sourd.Répétez cet exercice aussi souvent que possible chaque fois que vous avez l'occasion, jusqu'à maîtrise complete.À mesure que vous devenez plus en plus près de la surface, essayez de la réussir même avec de l'eau dans la partie inférieure de la bouche.Au début peut-être sentirez- vous comme un réflexe nerveux qui vous portera à contracter les muscles de la figure sans pouvoir réussir à expirer sous l'eau, pour le maîtriser restez calme sans tension la figure bien relâchée, expirez sous l'eau en forçant l'air par la gorge, le faisant passer par l'arrière du nez comme pour tousser.De cette façon vous parviendrez à maîtriser assez facilement l'expiration sous l'eau si indispensable pour pouvoir nager avec facilité.\u2014_\u2014\u2014 OQ \u2014~\u2014 CONSEILS PRATIQUES Mettre sécher au four les pelures de vos oranges jusqu'à ce qu'elles durcissent.Les passer alors dans un moulin à café.Conserver cette poudre dans une boîte de fer-blanc et s'en servir pour aromatiser et colorer les gâteaux ou les crèmes.Pour enlever les taches d'herbe sur la flanelle, les recouvrir d'un mélange égal de blanc d'œuf et de glycérine.Laisser reposer deux heures environ, puis laver de la manière habituelle.Contre les piqûres de moustiques et d'araignées| tamponner l'endroit douloureux avec de l'ouate imbibée de vinaigre.Après un shampooing, mettre trois cuillerées à soupe de vinaigre dans l'eau de rinçage pour enlever toute trace de savon et rendre les cheveux souples et brillants.Pour enlever les taches de fruits sur les doigts, frottez avec du vinaigre.T'aches sur l'argenterie : lavage au vinaigre chaud, rinçage à l'eau pure et séchage à la sciure de bois.Nettoyage des cadres en bois doré : passer une éponge imbibée de vinaigre de vin très pur, rincer à l'eau claire, sécher à l'air.Taches de boue sur les vêtements de caoutchouc : trois cuillerées à soupe de vinaigre dans une chopine d'eau.Les taches alcalines de lessive de soude, de lait, de chaux, xquis dessin de fleurs de Ce 'nouiller en délicates teintes pastel fournit un arrière-plan d\u2019une ravissante féminité pour des arrangements de volants tels que celui illustré, quand il est dispo sé en panneaux comme Ces maintenant de mode.Demandez à votre décorateur de vous montrer l'Album Empire 1940 conte- nent un grond choix de ces pa- piers-tentures \"\" Sunworthy nouveaux et peu coûteux.A Demandez notre brochurette gra- .tuite, \u201cL'Art de la Décoration Intérieure \" EMPIRE WALL PAPERS LIMITED - 3455 AVE DU PARC LA PLUS GRANDE MAISON DE PAPIERS-TENTURES AU CANADA Une ORNAMENTATION DIGNE Y he i 40 styles | PLAIRONT AUX YEUX ET AUX OREILLES Par sa belle apparence et sa charmante sonnerie un authentiques carillon \u2018\u2019Edwards'\u2019\u2019 sera une garniture impression- la bouche, laquelle peut être pleine de crème, s'enlèvent à l'eau vinaigrée.de nante dans votre foyer.d'eau à ce moment, ce qui importe Nettoyage des glaces : eau vinaigrée différentes Fai 1 I loch i peu puisque l'inspiration est déjà et blanc d'Espagne.Délustrage des périodes Go a dou cloghertes discordantes ot prise.Après une pause assez sensi- tissus noirs : brosser avec brosse hu- de \u201cEdwards\u201d « ble, afin de donner au poumon le mectée d'eau vinaigrée.Ravivage des $4.70 Ecrivez aujourd'hui au Département R2 pour les temps de faire l'échange d'oxygène teintes au lavage : une cuillerée à montant prix et la Mirtérature.P P pour du gaz carbonique, rejeter ce dernier par le nez ou la bouche, ou encore par le nez et la bouche, sous l'eau ou en dehors de l'eau suivant le cas.Cependant je répète qu'il est très important que tous puissent expirer sous l'eau.soupe de vinaigre dans une pinte d'eau chaude pour le rose et le vert, dans une pinte d'eau froide pour le rouge.Pour obtenir du céleri blanc, le plonger avant cuisson, pendant trois heures, dans de l'eau fortement vinaigrée.EDWARDS ar /1872\\ wy COMPANY EDWARD CANADA Lier MONTREAL, La Belle Argenterie exige Silvo Community Plate \u201cCoronation\u201d.Les fabricants recommandent Silvo pour votre Argenterie.Silvo ne tolérera pas la matité ou la ternissure sur votre argenterie.Doucement mais sûrement il restaure le poli et le lustre naturel.Traitez votre argenterie au Silvo .le rapide et sûr poli liquide pour argenterie.777 ë Silvo / Rr Améliorez votre apparence, jouissez vous aussi d\u2019une belle taille aux lignes harmonieuses.Les PILULES PERSANES donneront à votre poitrine cette rone dour et cette fermeté si recherchées, $1.00 la boite, 6 boîtes pour $5.00.Dans toutes les bonnes pharmacies ou expédiées franco par la malle, sur réception du prix.1 Sociôté des Produits Persans 406, rue Notre-Dame, Est, Montréal de Tête £ gm, Maux Jo et Pas de Dents Rhumes La Grippe - SY Douleurs Périodiques Soulagés vite et efficacement avec les CAPSULES 344 La Revue POPULAIRE Nos Arts Domestiques * Deuxième leçon du cours d'arts domestiques, à l'usage de la Canadienne francaise, préparé par la Canadian Handicrafts Guild (Mlle Anne Savage) et par M.Jean- Marie Gauvreau, directeur de l\u2018Ecole du Meuble de Montréal.C \"EST encore de tapis crochetés que nous vous parlerons ce mois- ci, le tapis crocheté étant certainement le plus intéressant de nos travaux d'artisanat.Pour conserver la qualité traditionnelle de nos tapis crochetés, qualité qui se maintient depuis de nombreuses générations, il nous faut accorder plus d'attention et plus d'importance aux motifs ou aux dessins que nous incorporons aujourd'hui dans nos tapis.outes celles de nos lectrices qui ont lu notre précédent article se rappellent ce que nous disions des motifs de dessins fondamentaux.Ces motifs sont les suivants : le point ou cercle ; NZS78N7N/ (NZ NZXN ZY] la spirale, symbole du mouvement (1) Ne croisez jamais les lignes et de la vie ; le demi-cercle, qui suggère ne laissez jamais une ligne s'en- aussi bien l'arc que l'arc-en-ciel ; la tremêler avec une autre.Que double courbe, pareille à la lettre S; chacune aille son chemin sans l'ondulation de l\u2019eau, qui se traduit toucher aux autres.par une ligne ondulée, faite de demi- (2) Quand vous vous servez de mo- cercles ; la ligne en zig-zag, image tifs similaires, comme dans le de la foudre ou des crêtes de mon- cas d'une bordure, dessinez-les tagnes ; enfin la ligne simple, sous parallèlement \u2014 ou à égale disses divers aspects : horizontale (li- tance.gne d'horizon ), verticale et diagonale.Veuillez noter que les dessins de Toute bordure doit avoir un ryth- bordures qui illustrent cet article me dominant qui progresse et grandit sont faits entièrement de l'agence- tout le temps.On obtient ce mouvement des lignes essentielles ou des- ment en choisissant un motif princi- sins fondamentaux que nous venons pal et en l'enrichissant d'autres mod'énumérer.On peut obtenir ainsi tifs.Le motif principal et le DOMI- une variété de dessins pour ainsi dire NANT; les autres sont des motifs inépuisable.SUBORDONNES.Rappelez-vous surtout les deux rè- en ere 1 a gles suivantes : dans LA REVUE POPULAIRE d'avril © remet (roses) fs AA NS NISSAN NON Mai 1940 Nos Vieilles Familles Canadiennes par Emile FALARDEAU MARCOUILLIER Mile A.M.Trois-Rivières.L'ancêtre de votre famille, Pierre Marcouillier, arriva au Canada durant les dernières années du régime français.Il naquit en 1731, du mariage de Pierre Marcouillier et d'Anne Couturier demeurant dans la paroisse de Thenac, en l'ancienne province de Saintonge, patrie du fondateur de Québec le sieur de Champlain.Thénac est suffrageant du diocèse de Saintes.(Département de la Charente-Inférieure.) A Deschambault le 26 février 1759 votre ancêtre épousait une Canadienne : Marie-Josette Grégoire.Celle- ci était la fille de Jean-Baptiste Grégoire et de Marie-Josette Chapelain.VADEBONCŒUR Mille, A.V., Montréal.Un très grand nombre de colons venus de différents endroits de France ont le surnom ci-dessus mentionné attaché à leur nom principal.Il nous est donc impossible de vous dire quel est celui qui est votre ancêtre.Cependant pour vous montrer que nous nous sommes occupés de votre demande voici la liste des noms à peu près complète des colons.Si vous y trouvez un nom qui vous est familier il se peut que ce soit telui qui vous intéresse.Veuillez alors poser une autre question.Exemple : Baril-dit-Vadeboncœur.Bireau ; Boluse ; Bureteau ; Cauchy ; Cavasseur ; Chopin ; Clarem- bault, Couturier ; Delestier ; Dupont; Fontjamy : Fourré ; Gareau ; Hélo- nis: Lauzon; Marguery; Miram- bault; Monpoirier; Morand; Pa- riau; Parnier; Paviau; Rastoul ; Renfour ; Roux ; Sourdif ; Sulte.Nous devons dire toutefois qu'il y eut des colons qui ayant ces mêmes noms ont eu un surnom différente LAVIOLETTE M.O.L., Black-Lake, P.Q.Il est heureux que vous ayez eu l'idée d'ajouter un autre nom à celui que vous portez actuellement.Autrement il nous aurait été impossible de vous donner dans nos colonnes l'origine de votre famille, trop de colons ayant porté les noms de Cholet et Laviolette.Voici l'origine de votre famille : Sébastien Cholet - dit - Laviolette était tisserand.Il naquit vers 1679 du mariage de Sébastien Cholet et de Perinne Hilaire demeurant à Au- bigny, en ancienne province de l'Anjou (nom de ses habitants : Angevins).Le 19 octobre 1705, a Montréal, il épousait Anne Hard, une Anglaise prisonnière de guerre qui fut amenée en captivité au Canada.Elle fut baptisée à Montréal et était la fille de Benjamin Hard et d'Elisabeth Roberts, de Chicto près Douvres ( Dover ) en Angleterre.LEFEBVRE Mlle J.L., Oakland, Cal, E.-U.Le nom Lefebvre est très répandu parqu'il y eut plus d'une trentaine de colons venus de différentes parties de la France.Il nous est impossible, sans plus de renseignements, de vous dire quel était votre ancêtre.Cependant nous voulons vous montrer que nous nous sommes occupés de votre demande.Toilettes d\u2019Ete Il est vrai que de nos jours la confection est bon marché et qu'on peut acheter une petite robe d'été pour un prix ridicule, comme disent les annonces.Mais il n'est pas moins vrai que ces pimpantes toilettes sont fort mal cousues et cèdent bientôt a toutes les coutures.Mesdemoiselles, pourquoi ne pas réaliser une économie appréciable et confectionner vous-méme vos toilettes pour la saison prochaine?Vous auriez alors des robes mieux finies et plus originales, tandis que celles qu'on fabrique en séries dans les manufactures se retrouvent à tous les coins de rues.La saison est venue d'essayer vos talents de couturière.Les toilettes d'été sont plus simples et, partant, plus faciles à tailler et à ajuster.Leurs tissus moins coûteux vous causeront moins d'angoisses.Vite, mettez-vous à l'œuvre, mais non sans avoir lu et médité les conseils suivants : Ayez un assortiment de bonnes aiguilles de grosseurs courantes.Gar- dez-les piquées dans un morceau de flanelle.Ayez des épingles d'acier pas trop grosses, pas trop courtes.Autour de la boîte à épingles, fixez une épaisse bande de lainage.La boîte sera toujours à portée de votre main quand vous travaillerez et vous piquerez dans cette bande les aiguilles dont vous aurez besoin, par exemple : deux aiguilles à bâtir enfilées de couleurs différentes, puis votre aiguille à coudre.Ainsi, pas de temps perdu en recherches.Ayez deux dés : Il est bien rare que les deux se trouvent égarés à la fois, s\u2019il est bien difficile de n'en pas égarer un ! Ayez deux paires de bons ciseaux: une grande pour tailler, et une seconde paire plus petite pour les découpes fines.Soignez votre machine à coudre.Si vous vous en servez souvent, grais- sez-la une fois par mois avec de l'huile spéciale.Lorsque votre machine vient d'être graissée, essayez-la sur un morceau de tissu inutilisable pour que le surplus d'huile se répande.Faute de cette précaution, vous risqueriez fort de tacher votre travail.N'oubliez pas, quand vous avez fini de travailler, de fermer la machine : elle ne doit pas rester exposée à la poussière.Quand la tension du fils est bien réglée, n'y touchez plus! Vous pouvez seulement allonger ou raccourcir le point.Pour une piqûre apparente, il faut de petits points.Pour que de la mousseline en forme ne fronce pas, avoir soin de bâtir la partie à piquer sur une bande de papier.Si vous avez une piqûre garniture à faire au cordonnet, c'est la canette qu'il faut garnir de cordonnet, et il faut piquer le tissus sur l'envers, après avoir allongé le point.Servez-en ce soIr\u2014 Bourrés de Raisins Sultanas d'Australie, riches en valeur énergétique, et aussi sains qu'ils sont délicieux.De la manière dont Christie's fait les biscuits Sultana, le fruit n'est pas ÉCRASÉ et conserve la saveur exquise et l\u2018arome de raisin frais.Chez votre épicier, à la livre.Christies Sultanas DU NOUVEAU dans Le Samedi DANS LE SAMEDI, le plus grand et le plus populaire magazine hebdomadaire canadien-français commencera, le 11 mai, un merveilleux feuilleton d\u2018amour et d'aventures intitulé : Le Plus Beau Geste par JACQUES BRIENNE LE SAMEDI est aujourd'hui un magazine d'actualité, illustré de nombreuses photos et d\u2019un ton 100% moderne.ACHETEZ-LE UNE FOIS ET VOUS VERREZ! 74 LA Revue POPULAIRE Un historien de vingt et un ans \"EST le rôle de l'indiscret que l'on m'a confié.Tu me permets de le remplir, mon cher Robert Prévost.\u2014 Pourquoi pas?(de répondre celui-ci à Pallascio-Morin).\u2014 Alors, je commence, et avec hardiesse.Depuis combien d'années habites-tu notre planète de misère ?\u2014 Ayant très mauvaise mémoire, je ne puis me baser que sur la tradition.On m'a toujours dit que j'avais vu le jour le 7 juin 1918.Maintenant, en comptant sur tes doigts, ça fait.\u2014.Vingt et un ans et neuf mois.Mais où es-tu né ?\u2014 À Bordeaux.\u2014 C'est pittoresque .\u2014 Oui, mais à Bordeaux-hors-les- murs | \u2014 Alors, tant mieux ! Et tes études ?\u2014 Elles se résument vite, en ce sens que je n'ai jamais pris de cours spéciaux, J'ai fait les huit années du cours complémentaire à l'école Fran- çois-de-Laval, de Bordeaux ; ensuite, je m'aventurai dans la grand'ville pour y fréquenter l'école du Plateau dont je garde le plus cher souvenir.\u2014 Puis ?\u2014 C'est tout.\u2014 Et depuis quand fais-tu du journalisme ?\u2014 Depuis bientôt six ans.\u2014 .Soit depuis que tu as abandonné tes langes ! \u2014 Au moins quelques années après.Sois charitable ! \u2014 Tu as fait tes débuts à l'Illustration Nouvelle, je crois ?\u2014 Oui, dans le temps qu'elle n'était pas nouvelle.J'y ai publié mon premier article, alors que j'étais élève de dixième au Plateau, le premier octobre 1934.Mon ami, l'imperturbable Louis Francœur, à qui je dois autant de chandelles qu'il en faut pour éclairer une église, était alors rédacteur en chef.\u2014 Et tu y es resté longtemps ?\u2014 Ce premier article inaugurait une série d'éphémérides quotidiennes, rubrique que Louis Francœur eut l'idée d'intituler « L'Histoire Nationale au Jour le Jour.» Cette série fut d'environ cent articles.Plus tard, j'ouvris une rubrique quotidienne intitulée « Une question par jour », sorte de courrier historique qui m'a permis de répondre à environ 600 questions.\u2014 N'as-tu pas aussi tenu une chronique semblable dans Le Samedi?\u2014 En effet, et elle a duré plusieurs mois.J'ai été forcé de l'abandonner vu mes occupations.\u2014 Et depuis quand es-tu au Petit Journal ?Je me souviens que tu venais fureter dans nos bureaux alors que tu n'avais pas encore quitté ton enfantine culotte ! \u2014 J'ai d'abord rédigé des articles pour le Petit Journal à titre de collaborateur.Je devins rédacteur permanent frois ans, jour pour jour, après avoir publié mon premier article, soit le premier octobre 1937.\u2014 Et maintenant tu te mêles de remplacer le patron quand il se ballade .\u2026.\u2014 Je comprends si bien qu'il aime à voyager.Moi, tout voyage me fait du bien, même si c'est seulement le Entrevue de deux journalistes : Robert Prévost et Ernest Pallascio-Morin tour du carré, comme disaient nos valeureux ancétres.\u2014 Quand as-tu reçu le baptême du micro ?\u2014 En décembre 1935.\u2014 À dix-sept ans.\u2014.et six mois.M.Edouard Montpetit m'accorda alors l'hospitalité de l'Heure Provinciale pour y donner une conférence sur Samuel de Champlain dont le troisième cente- ami commun Micro-Scome ne connaît pas, une série de 230 émissions.Il faut y ajouter quelques programmes commémoratifs, dont l'un à l'occasion du deuxième centenaire de la découverte de l'Ouest, et l'autre, lors de l'inauguration du parc historique de l'Ile Saint-Hélène.J'ai encore dans mes cartons plusieurs projets de séries radiophoniques, sur l'histoire canadienne, sur des sujets absolument Robert Prévost, le plus jeune membre de la Société Historique de Montréal.naire de la mort tombait quelques jours plus tard.L'année suivante, je revenais au même programme avec une causerie sur Charles Huault de Montmagny, notre deuxième gouverneur.Quelques mois plus tard, c'était encore mon tour, avec une petite these intitulée « Sommes-nous des Métis », que j'ai publiée plus tard, et qui tendait à démontrer que les Canadien français ne sont pas issus des Indiens qui peuplaient l'Amérique, avant l'arrivée des blancs.A la radio montréalaise, j'ai eu, durant un an, en collaboration avec mon frère, Arthur Prévost, que notre inédits et inconnus du public en général.\u2014 Tu viens de toucher ton point faible, je crois : l'Ile Sainte-Hélène.\u2014 Oui, je m'intéresse beaucoup à ce magnifique parc insulaire, le plus intéressant que nous possédons à Montréal, tant au point de vue historique que pittoresque.C'est avec plaisir que j'ai fait de la publicité dans tous les journaux de la province au sujet de l'île, que j'ai rédigé, pour la Commission Métropolitaine, une plaquette qui a été tirée à 40,000 exemplaires.\u2014 N'est-ce pas toi qui dirigeais le service des guides dans l\u2019île ?\u2014 Oui, j'ai été le chef des guides en 1938 et en 1939.Il était temps que quelqu'un s'occupât de ce service, car bien des visiteurs s'étaient fait dire que c'est dans le petit fort français situé près du pont Jacques- Cartier et reconstruit selon des plans anciens, qu'était mort Napoléon ! \u2014 J'espère bien que tu seras encore là cette année, car l'Ile Saint- Hélène ne manquera pas d'être très populaire auprès des Montréalais comme des touristes, surtout si la Commission du Troisième Centenai- naire en fait le centre de ses démonstrations historiques.Toutes tes activités, en dehors du journalisme militant, se rapportent à l'histoire canadienne.Comment as-tu été amené à t'intéresser à cette science sérieuse ?\u2014 C'est assez amusant.Quand j étais à l'école, un seul sujet du programme scolaire me répugnait : l'histoire canadienne \u2026.\u2014 « Histoire canadienne » me fait penser que tu n'as pas encore parlé de « Canadiana ».\u2014 C'est une modeste revue que j'ai fondée dans le but de vulgariser l'histoire.Les fêtes du troisième centenaire de Montréal approchent.Elles redonnent à nos fastes locales un regain d'intérêt.« Canadiana » en est rendue à son troisième numéro.Je prépare actuellement un numéro spécial, abondamment illustré, consacré en partie au marché Bonsecours.En somme, « Canadiana», revue du troisième centenaire et la Commission du Ille Centenaire de Montréal n'ont-elles pas un but commun : vulgariser l'histoire, intéresser leurs contemporains à la vie de leurs ancêtres, à leurs sacrifices comme à leurs sains divertissements, promouvoir les choses de chez nous, la petite industrie, encourager l'initiative privée, les mouvements sociaux ?Rien ne vaut la célébration éclatant d\u2019un anniversaire important pour retremper les esprits dans les siècles passés où l'on peut puiser des leçons capables de servir de base à l'élaboration de l'avenir.La ville de Montréal a trouvé dans M.Léon Trépanier celui qu'il fallait pour être le directeur général de cette importante commission, car l'expérience qu'il a déjà acquise dans de semblables organisations à travers la province est une garantie des fêtes qui nous seront offertes en 1942.\u2014 Je suis aussi de ton avis, mon cher Robert.\u2014 Pour une fois, mon vieux, tu ne dis pas : « Jamais de la vie!» \u2014 Et qu'as-tu écrit ?Que sont devenus tes deux livres ?\u2014 Tu vas un peu vite.Mon premier fut «Le Moulin du Gros-Sault», la monographie inédite d'un vieux centre de meunerie situé à Bordeaux.Il m'a fallu quatre ans de recherches parmi les poussiérieuses archives avant d'en retracer l'existence complète.« Que sont-ils devenus ?» est mon deuxième, une série d'entrevues avec les vétérans de la scène d'avant-guerre à Montréal.\u2014 Cela me rappelle la causerie que tu as donnée en matinée et en soirée à la Salle Saint-Sulpice, le 17 décembre dernier, sur l'histoire du théâtre, avec des illustrations par MM.Filion, Palmieri, Hamel, Mallet et Georges Gauvreau. COPAINS SE DEPUIS DES ANNÉES QUAND DES RÉUNISSENT sy 3 ve) ii hd if A NÉ N / % = Be 29 pe ru 3 + RTE Rim, pr Tony \u20ac x ww Ko PET % À ded ci Aur 55 cs mats id Voici ce qu'ils ont dit: cS Le ES \u201d MO! 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