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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel
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Août
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chaque mois
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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1947-08, Collections de BAnQ.

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[" 2 Ly i hl ii Gi i - dj 2 Lo ÿ hi 7 i 5 i ii jit i a ji = pi) 7 li wn ii ja Pi no i hi Ji IH Hr il i a i li fi i 7 d ff i ih i ih is Ë gr A i i if i i i ii ¢ i! ii i A LA RE VUE se su os i i id i hs i i i ii i i « i sey =, J ii TRE 7 5 y 4 re i i i: 7 Hil a i = ns iki : wb ik À rem si i di a He A 2 I e i i i i i , du 4 i je ps i Wi i vu ~r i) ne 5 cu i Fonte es i i il À 8 if i i i oh ; i it io: i oi ; # i i A fh i Boni fi i a : : i i i Hl i i 5 i he 2 geri i Un dg si i i i i me = je pe i 7 ni a à J i 4 5 i i an a & es iy i i i i : + i i i a 5 a À i i sé Tir :.ee, i i ih 73 i 2 iis Li x, fi i il i i, i 2% i ii i 0 i i i ÿ i a i iy Be i i FC in i i i J / a i x 7 oi x # i nid iy i i v A i ot 0 5 A il i 7 a A 5 74 romp i i It i He i 1 i iY 7 if f i 7 hl hi i ie 4 i A i i i i i Fa ee 7 » 0 = i i i 8 J i finn 3 i de Holi, th bon cms i i En mess Eo a i 5 es fs, FE mini it PA Ac + ti 3 ei i pr he te wd AR i, ge i i, Pa a 2 si A ii k - bik A md te a 7 en 4 4 1 dita, 4 ; i = a cn ie i bo Fi bs ns ip Gi Te i 7 2 i: = 2 Es en * JR = i if # 2 7 i od i i i: iL i mine es py & > 3 pg ens Ao nt ; À a i ge i i X \u201cà Lh : Hii i i sn FH i i } i i ov ERE wang ean i Ly i ii hi, a pn FE Gc sn af \u201c HN hE uc a 4 je, 2 si sith eo or ne ink 5 * OE Si indi ME i Hi ir aa, este ie lig Le ti a i obs HAE nA i Hh 5 a # fl i if Le i i 4 En ute | gor pig À = » i 4 i di $ + i ks; as a Pa po PC 2, fe x / bi ave ini 5 Ci wr i a 7 à - di 28 4 \\ A i Sgr a ' > St Ge hk i ok it sir Fa iy > A sé x i eH a HAE XN a pitas Br ir fos di i i, oo i = i HI.ot x 2 Li ios se i de di es, hed a.a = a iy oA jo +, ra É ne ae oe à i ed A SE NE 3 Ci SEA + i robe > A I Æ MONTRÉAL, AOÛT 1947 2 ue a jt ss dE 2 % J i i i il Notre roman complet : i i i \u201d bi f 0 55 z = * i du i i gl i = 3 Fao ht 5 fr oh 4 is ; 0 i A e LE DROIT DE CHOISIR 2 » mé Par Marcelle Davet > x 4 2 Le ar ii re I Agr à ni eo pn = oe iad i i qe fo A x mien B.a créé ces tissus dont le doux bruissement évoque l\u2019automne .des tissus de qualité qui traduiront pour vous tout l'éclat et la richesse du « coloris automnal, en tentures ef couvertures de meubles, élégantes et du dernier cri.La Revue Populaire BRUCK SILK MILLS LIMITED - Monrrcai & ToronI0 Les tissus Bruck sont aussi vendus à la verge dans tous les grands magasins. Montréal, août 1947 Remarquez la grande ressemblance entre Maman, Jimmie et Ronnie.Leurs sourires rayonnants sont la preuve que la famille Allen soigne bien ses dents et ses gencives.Maman sait que le régime alimentaire moderne prive les gencives de l\u2019exercice nécessaire à leur santé\u2014et qu\u2019Ipana est tout indiqué, à l\u2019aide du massage, pour aider à affermir les gencives.Une mère modèle devient un \u201cmodèle\u201d renommé Un sourire rayonnant a fait de Geneviève Allen, photographe amateur, une vedette de l'objectif photographique < RAIMENT, tout ce que je voulais, c\u2019était d\u2019apprendre à faire de la photo, tout comme mon mari\u201d, nous dit la charmante Mrs.Charles Allen de Beverly Hills.\u2018\u2019Mais des photographes me dirent qu\u2019un sourire comme le mien appartenait devant l\u2019appareil.Alors je devins une \u201cglamour girl\u201d \u2014moi, avec Jimmie Agé de 8 ans et Ronnie de quatre!\u201d Il faut dire que Geneviève Allen reconnaît l\u2019importance d\u2019un beau sourire.Alors, elle fait le nécessaire pour que ses fils sauvegardent aussi l\u2019attrait des leurs.Elle les fait suivre son propre régime d\u2019hygiène dentaire qui comprend l\u2019emploi d\u2019Ipana suivi du massage des gencives avec un peu d\u2019Ipana supplémentaire.Le régime dentaire de Mrs.Allen repose sur des faits reconnus par des milliers de dentistes et d\u2019éducateurs\u2014un sourire radieux relève de dents brillantes\u2014et des dents brillantes de gencives fermes et saines.Un produit Bristol-Myers Fabriqué au Canada Des gencives plus fermes, des dents plus éclatantes avec Ipana et le Massage Un match de boxe avec Maman comme arbitre sera suivi, avant le dodo, du brossage des dents et du massage des gencives avec Ipana.S\u2019il vous arrive de constater une \u2018\u2018teinte rosâtre\u201d sur votre brosse à dents, c\u2019est que vos gencives vous avertissent qu\u2019il est temps de consulter votre dentiste.Comme tant d\u2019autres, il vous suggérera peut-être la stimulation bienfaisante d\u2019Ipana et du massage.Sur la bonne voie.On peut faire confiance à une mère \u2018\u2019modèle\u201d\u2019 pour sauvegarder le sourire radieux de son fils.Elle veille à ce que Ronnie brosse ses dents soigneusement et qu\u2019il masse ensuite un peu d\u2019Ipana supplémentaire sur ses gencives pour activer Ta cireulation et les empêcher de devenir flasques et tendres.Si les parents fréquentaient l\u2019école aujord\u2019hui, ils apprendraient ce que tant d\u2019enfants connaissent déjà\u2014les avantages du massage des gencives.Une enquête démontre que 7 dentistes canadiens sur 10 recommandent le massage régulier des gencives.La pâte dentifrice Ipana est conçue tout spécialement, à l\u2019aide du massage, pour affermir les gencives., .assurer des dents plus éclatantes .et un sourire plus radieux. Douvez-vous répondre à ca queilions Touchanl ba PRESSION DE SANG ÉLEVEE | La pression de sang élevée ou l\u2019hypertension est un état dans lequel la pression que le sang exerce sur les parois des artères et de leurs ramifications excède continuellement la normale.Une élévation temporaire de la pression, telle que l\u2019élévation qui résulte d\u2019un effort physique ou à Parfois, l\u2019hypertension est ac- / compagnée d\u2019une affection de reins, d\u2019infections locales, ou de dérangements glandulaires, mais, dans la plupart des cas, la cause en est inconnue.On sait que l\u2019hy- Une hypertension artérielle persistante oblige le cœur à travailler plus fort et entraîne presque toujours une dilatation du muscle cardiaque.Les artères setrouvent ordinairement affectées; les reins, les yeux, les vaisseaux sanguins du cerveau, et d\u2019autres organes peuvent être endommagés.Heureusement, si elle est dépistée de bonne heure, l\u2019hypertension peut souvent être contenue.d\u2019une émotion vive, constitue une réaction tout-à-fait normale et n\u2019est pas de l\u2019hypertension.Toutefois, si ces élévations se produisent fréquemment et si elles sont d\u2019une trop grande intensité, elles peuvent être l\u2019indice d\u2019une tendance à l\u2019hypertension pour les années à venir.pertension se rencontre plus souvent parmi les personnes d\u2019âge mûr ou d\u2019âge avancé, chez les personnes dorit les parents ont souffert d\u2019hypertension et chez celles qui ont de l\u2019embonpoint.Si vous vous soumettez à des examens médicaux périodiques votre médecin vérifiera votre pression artérielle régulièrement.Ses conseils pourront probablement vous aider à maintenir votre pression artérielle à son niveau normal, ou, si elle vient à monter et qu\u2019elle demeure trop élevée, il pourra peut-être prescrire immédiatement des mesures correctives, avant que des dommages sérieux n\u2019aient été causés.\u201c 40e ANNEE No 8 MONTREAL, AOUT 1947 LA REV Partir en voyage, par Cécile Chabot Ce dont on parle, par Lucette Robert Songes de fin d'été .| Clochers d'autrefois par Gérard Morisset de la Société Royale du Canada L'Île d'Orléans, par René Payen Le bas du fleuve NOTRE ROMAN D'AMOUR COMPLET : LE DROIT DE CHOISIR par MARCELLE DAVET © Goélands, par Marcelle Lepage-Thibaudeau Saint-Malo, la cité martyre, par le chanoine Julien Descottes Le Scout de France Mes recettes de cuisine, par Mme Rose Lacroix Quelques mariées d'été Mots croisés La Broderie, par Mme L.de Bellefeuille Patrons Simplicity Les Papeteries Rolland, par Solande Chaput-Rolland La Bijouterie Valliére LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE Membres de l'A.B.C., et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 975-985, rue de Bullion, Montréal 18, P.Q., Can.\u2014 Tél.: PL.9638 FRED POIRIER \u2014 GEORGES POIRIER JEAN CHAUVIN Grâce à la science médicale moderne, aujourd\u2019hui, les gens qui sont atteints d\u2019hypertension peuvent souvent éviter des complications graves et vivre heureux jusqu\u2019à un âge avancé, surtout si l\u2019affection est dépistée dès son début.Dans bien des cas, l\u2019observance d\u2019un régime alimentaire, le repos, la suppression d\u2019infections, une réduction de poids au moins à la normale, et des médicaments spéciaux peuvent être nécessaires.Dans certains cas, la chirurgie a eu des effets salutaires, et la psychothérapie a parfois été utile, en supprimant la crainte de la maladie et en réduisant la tension émotive.La \u2018\u2018Life Insurance Medical Research Fund\u201d aide les progrès de la science médicale grâce à l\u2019appui de 150 Compagnies d\u2019Assurance-Vie qui accordent des bourses pour fins de recherches spéciales sur les maladies se rattachant au cœur.Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, faites venir le dépliant gratuit de la Metropolitan: \u201cLa pression artérielle \u2014 Tout le monde en a.\u201d Adressez votre requête au Service des Brochures, 87-Z, Direction Générale au Canada, Ottawa.efropolit fe nsurance Company ONPAGNIÉ À FORME NUTUELLES New-York \u201cDST mit dense.PT whi Ecke CRÉSIRENT Leroy A, Lincoln Présidents conjoints Sec.de la rédaction.Gérald Danis Chef de la Publicité : Charles Sauriol Chef dv Tirage.Odilon Riendeau Directeur artistique.Hector Brault Pages féminines : Mme Jules Fournier Mlle Gabrielle Faucher Mme Lucette Robert Cuisine.Mme Rose Lacroix Puériculture.Mme Rosario Lavallée Sciences naturelles : Mme M.L.Thibeudeau Cinéma.Mme Gilbert-Sauvage Broderie.Mme L.de Bellefeuille Directeur NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST, 20, 11e Ave.Lachine, (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, St-Hya- cinthe, Sorel, Granby, Farnham, St-Jér8me, Joliette, ef los on virons}.Québec et Lévis : \u2018 ADELARD PARE 6, rue du Pont Québec Trois-Rivières : PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe T.-Rivières TARIF DE L'ABONNEMENT : Canada Un an: $1.50 2 ans : $2.00 Etats-Unis Un an: $1.75 2 ans : $2.50 Entered March 23rd 1908, at the Post Office ot St-Albans, Vt., U.S.A.us second class matter under the Act of March 3rd 1879.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa. Montréal, août 1947 Le médecin bénéficie du précieux concours de la chimie e Le médecin sait d\u2019expérience combien la chimie contribue au maintien de la santé et au bien-être de la population.Le chlore purifie l\u2019eau.Les insecticides préviennent la maladie.En outre, la chimie aide le médecin de mille et une manières.La chimie fabrique le \u201cLucite\u201d, conducteur de la lumière et instrument d\u2019examen interne; les pellicules de radiographie et produits chimiques de développement; un agglutinant de greffage épidermique; les sutures en monofilament de nylon; les éponges en cellulose; les anesthésiques et quantité d\u2019autres articles de médecine et de chirurgie.La chimie s\u2019affirme partout.Sans cesse, elle cherche des méthodes et des matériaux nouveaux.La marque ovale de la C-I-L symbolise une entreprise qui met \u201cla chimie au service des Canadiens\u201d.LA PELLICULE DE RAYONS X, par exemple, indispensable à la médecine et à la chirurgie, est issue de la chimie tout comme les solu- tions de développement.Un grand nombre de médecins et d\u2019hôpitaux utilisent les pellicules de radiographie distribuées par la CANADIAN INDUSTRIES LIMITED 1135, côte Beaver Hall, Montréal, P.Q. QUALITÉ DE, GROSSE VOITURE Al PRIX-MODIQUE Hii » EO eee r= cat msn Sky Slee ns cn nouvelle, vous offre le plus bel de GERS de beauté, rendement \u2018et a\u2019 Cl de tout le ad domaine.CONTE JL 2 ttes sd.UN PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS Montréal, août 1947 AUX AMIS DE L'ART ARTIR en voyage! S'évader de la routine quotidienne, pour une heure, un jour, une semaine.Abandonner momentanément les routes habituelles qui n'ont plus ni secrets, ni surprises, dont on connaît tous les angles et tous les détours, dont la poussière finit par coller à nos talons, dont les pierres deviennent plus aiguës et dont on ne voit plus, sur les bords, la douceur de la mousse et la grâce des fleurs.S'arrêter, se retourner, faire volte-face, changer de place sa ligne d'horizon et s'en aller un peu sur des routes inconnues, avec des yeux tout grands ouverts prêts à la contemplation de beautés nouvelles, avec une âme libérée prête à l'acceptation d'espérances neuves et de joies ignorées.Se détendre physiquement et moralement parce que cela est nécessaire, parce que l'être humain a besoin de s'arrêter dans sa course habituelle pour se reposer, se distraire de ses préoccupu- tions, se refaire de ses fatigues et de ses\u2019faiblesses.S'en aller de temps à autre du quotidien pour qu'en y revenant il y voit plus clair, pour que ses habitudes ne lui soient point un fardeau, son travail une corvée, pour que ses ennuis et ses peines ne soient point en lui continuellement enfermés, pour que ses joies ne lui deviennent point inertes et inutiles, semblables à des ailes d'oiseaux liées ou coupées.Partir en voyage ! Se laisser emporter par un bateau qui trace sa route sur la profondeur des mers, par un avion qui survole la terre et perce les nuages pour cheminer dans l'infini du ciel, par une locomotive qui traverse les forêts et les campagnes pour atteindre des villes lointaines et nouvelles.Partir en voyage ! Suivre le grand chemin du roi pour aller à la rencontre\u2019 de villages sereins et paisibles, de gens différents, de montagnes secrètes et de lacs transparents.S'aventurer à pied dans de petits sentiers à peine tracés, découvrir le printemps dans un bourgeon vert sur le bout d'une branche noire et voir se doubler la lumière dans un mince filet d'eau claire.Au hasard d'une rue qui n'est pas la nôtre, écouter le rire des enfants et regarder, un instant, leurs jeux et leurs visages.Se promener dans un parc sous de grands arbres dont on apprend, petit à petit, la forme et l'élancement, près des plates-bandes où pointent les tulipes et se déroulent les fougères.Se pencher au bord d'un étang pour y contempler les reflets du soleil ou le glissement des canards aux ailes vernies.Partir en voyage ! S'en aller vers les expositions de peinture pour y rencontrer l'âme des artistes, prendre contact avec leurs œuvres et se laisser bercer par l'harmonie des lignes et des couleurs.S'en aller au concert pour que la musique apaise nos tourments, réveille notre émotion, pour qu'elle nous entraîne plus haut que nous-mêmes vers le mélodique enchantement des rythmes et des sons.Partir en voyage ! Ouvrir un beau livre et nous laisser emporter sur les routes de la pensée que l'écrivain et le poète ont tracées afin que nous puissions, derrière eux, pénétrer au cœur des pays qu'ils ont conquis ou créés.Qu'importe la route choisie pour partir en voyage, pourvu qu'elle soit reposante et belle ! L'essentiel est de s'évader parfois de la routine quotidienne, pour une heure, un jour, une semaine, afin de pouvoir, au retour, mieux accomplir son œuvre, y mettre plus d'élan, de cœur et de pensée et vivre plus harmonieusement la vie qui nous est donnée.Cécile CHABOT ! N PARLE du nouvel archevêque de Québec, SE.Mgr Maurice Roy.Ayant à peine dépassé la quarantaine, le nouveau titulaire est le fils du juge Ferdinand Roy, doyen de la faculté de droit de l\u2019université Laval.Il fit ses études à Québec, à Paris et à Rome et ses titres académiques comprennent des doctorats en philosophie et en théologie.Il a toujours été en contact direct avec les hommes de sa génération et son apostolat s\u2019est exercé successivement chez les scouts, les étudiants et les soldats.Aumônier militaire, pendant toute la dernière guerre, il suivit les troupes en Italie et en Sicile comme en Normandie.Avec compréhension et fermeté, il guida ces héros, si forts devant le danger, si faibles devant la vie, Les services qu\u2019il rendit lui valurent d\u2019être créé officier de l\u2019Ordre de l\u2019Empire britannique, à titre militaire.@ M.J.-J.Lefebvre, conservateur de la bibliothèque Saint-Sulpice et secrétaire de la Société historique de Montréal, vient d\u2019être élu président de l\u2019Association des bibliothécaires du Québec qu\u2019il représente, en ce moment, au congrès des bibliothécaires canadiens à Vancouver.Il ira, ensuite, à San-Francisco, comme invité de l\u2019American Library Association.Après avoir fait ses études classiques au Collège Bourget, de Rigaud, M.Lefebvre entra au service des Archives de la cour supérieure, à Montréal, où il travailla pendant près de 20 ans.Les Editions L\u2019Eclair, de Hull, viennent de publier une monographie sur les v4 A , ! tan La Revue Populaire ot gar Lucette Robert paroisses de Saint-Constant et Saint-Philippe-de-Laprairie (place natale de l'auteur) que M.Lefebvre avait préparée pour le congrès de la Société de l\u2019histoire de l'Eglise, en octobre dernier.\u201cChose étonnante\u201d, écrit l\u2019auteur, \u201cces deux paroisses, qui comptent parmi les cent onze qui reçurent leur organisation avant 1760, et qui ont un passé bien comparable, en intérêt historique ou humain, à n\u2019importe quel autre, n\u2019ont pas encore trouvé leur historiographe.\u201d ® Exemple de solidarité entre Canadiens \u201cde bonne volonté\u201d: le Montreal Repertory Theater qui souscrit $50.00 pour que les Compagnons (leurs plus sérieux rivaux) puissent se rendre à London, Ont, afin de participer au concours Bessborough.Les Compagnons ont remporté le trophée, pour tout le Canada, avec le \u201cMédecin malgré lui\u201d, de Molière.\u20ac On dit que, pour chaque étoile qui meurt, il en naît une autre au firmament.Les \u201cétoiles\u201d terrestres ont le même sort.L'été dernier, Grace Moore chantait, pour la dernière fois, à l\u2019opéra, aux Festivals de Montréal et, le 13 août prochain, cette Société favorisera les débuts de José Forgues dans le rôle de Micaela de \u201cCarmen\u201d.(On se souvient que Claire Gagnier débuta dans le rôle de Chérubin des \u201cNoces de Figaro\u201d, organisé par les Festivals de Montréal).Gagnante du concours des Singing Stars of Tomorrow pour 1947, José Forgues étudia le chant avec Mme Adelina Czapska.Depuis un an, elle travaille avec Laszlo Halasz, directeur artistique du New York Civic Center, à qui la société des Festivals a confié l\u2019organisation de cette saison d\u2019opéra en plein air.La présidente, Mme Athanase David, n\u2019a rien négligé pour le succès de cette entreprise, unique au Canada.Dans la dernière conversation qu'elle elit avec Mme Francis Everitt, secrétaire des Festivals, Grace Moore lui dit que Winifred Heidt était la plus grande Carmen du continent.Cette artiste jouera ce rôle dans l\u2019opéra de Bizet.® Pensée rafraichissante pour un jour de chaleur: le contre-amiral Byrd croit que les glaces de l'Antarctique pourraient servir d\u2019entrepôt pour garder le surplus des années d\u2019abondance.Un humoriste français, Alphonse Allais, avait traité d\u2019une façon plus fantaisiste la même idée.Après avoir visité, avec Faucher de St-Maurice, la région du Lac St-Jean et la Gaspésie, au milieu d\u2019un hiver rigoureux, il avait proposé de rabattre toutes les bêtes de la forêt vers un grand vallon et de les ensevelir sous la neige, comme dans une glacière géante.Lorsqu'on songe aux risques de pertes et au coût du transport de denrées fragiles vers le pôle sud, on se dit que le plus fou des deux n\u2019est pas celui qu\u2019on pense.® Et puis après ?me répondrait Rudel Tessier, auteur de ce programme amusant et instructif que nous entendons, tous les soirs, à 7 h.45 du lundi au vendredi.On ne peut souhaiter une plus parfaite équipe que celle qui se compose de Rudel Tessier, Roger Baulu, Miville Couture et Raymond Laplante.Que le sujet soit d\u2019un intérêt scientifique Ci-contre, le garden-party offert par l'hon.sénateur T.D.Bouchard en l'honneur des délégués de l'OACI (photo B.J.Hébert, St-Hyacinthe), Ci-dessous, à gauche, Rudel Tessier (photo Armour Landry).\u2014 A droite, José Forgues et som professeur, Mme Adelina Ciapska. Montréal, août 1947 ou tout simplement curieux, ils le discutent avec un entrain et une spontanéité admirablement joués.Avant que l'auditeur n\u2019ait le temps de se lasser, vite, un éclat de rire, une pirouette et l\u2019on passe de l'origine du \u201csunday cup\u201d au vol des abeilles en regard de l'aéronautique.\u201cVous avez une opinion ?\u201d demande Baulu.\u201cNon, mais j'ai des doutes\u201d, répond Rudel Tessier qui est devenu sceptique en écrivant, à l'âge de 16 ans, les discours politiques du candidat dont il était le manager.En 1931, il était au \u201cDroit\u201d, d'Ottawa, d\u2019où il partit, dix ans plus tard, sous-chef des informations.Pendant la guerre, il passa quelque temps au Régiment de Hull, puis à l\u2019Ecole d'officiers de Brockville, et travailla, 3 ans, au Service de l'Information.Il vint à Montréal, en 1944, comme directeur littéraire des Editions Bernard Valiquette.En 1945, il débute à Radio-Canada, avec un programme d\u2019une heure, \u201cCanadiana\u201d, qu\u2019il écrit en collaboration avec Henri Poulin.Il est l\u2019auteur de plusieurs textes dramatiques et participe régulièrement au programme- questionnaire \u201cRadio cache-cache\u201d (dont l'animateur est M.Louis Bourgoin), après avoir fait preuve de son érudition dans \u201cLe mot, s.v.p.\u201d ® Hollywood tirera un film du complot d'espionnage russe au Canada.Par mesure de prudence, l\u2019acteur qui jouera le rôle d\u2019Igor Gouzenko ne lui ressemblera en rien.Mais Brian Donlevey, qui personnifiera le colonel Zabotin, aura-t-il, comme ce dernier, les dents couvertes de platine.à moins que ce ne soit de l\u2019uranium.+ \u201cFélix\u201d, de Jean Simard, est le journal de jeunesse d\u2019un enfant éveillé et sensible ; \u201clivre d\u2019enfant pour adultes\u201d.Est-ce un livre gai?Est-ce un livre triste ?C\u2019est, sûrement, le livre le plus original que nous ayons eu depuis longtemps.Jean Simard ose dire tout haut ce que plusieurs ont pensé tout bas.Il le dit dans un style remarquablement sûr et avec un cynisme de parade qui marque tous les coups.L'auteur, qui est professeur de dessin à l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal, met dans ses trations toute la causticité de son esprit.® Bravo pour Andrée Maillet et son article dans Photo-Journal sur \u201cNotre danger d'incompréhension de la France , meurtrie\u201d.Il est temps que cette campagne de dénigrement finisse, ou nous perdrons l\u2019amitié la plus flatteuse et la plus sincère qui nous soit accordée.® La plus.grande voyageuse canadienne-française, Mme Lionel Marcotte, est venue faire son voyage annuel au pays natal.Avec son mari, consul du Salvador et représentant honoraire (ou \u201cgood will ambassador\u201d) d\u2019une maison canadienne, elle a visité 21 pays et 45 villes de l'Amérique du Sud, l\u2019année dernière.Mme Marcotte qui a Ee passé un total de 175 heures dans les airs z serait casanière, par inclination, mais repart pour un autre tour vers le sud et, probablement, vers l\u2019Afrique.® La revue Canadian Art reproduit quelques commentaires de l'artiste Jori Smith sur la peinture française et italienne.Pendant son séjour à Rome, elle put voir de près la restauration des fresques de Raphaël, au musée du Vatican.\u201cJe me sentais assez sf nerveuse sur ces échafaudages aériens\u201d; @# JEAN SIMARD,r .écrit-elle.\u201cLes fresques que, d\u2019en bag\u2018 Ea « nous voyions à peine, sont immenses sn + de a pare près, et l\u2019on peut y discerner l\u2019étonnante.* ib wo technique de Raphaël.Le travail, coms om Aol mencé depuis un an, ne séra pas terminé « \u201c Yoo avant plusieurs mois.\u201d Jori Smith revient EUR J a» .ce mois-ci, après un voyage d\u2019un an pen- 7 Pros - dant lequel elle travailla & la Grande Chaumière, à Paris, et rencontra les peintres de la jeune école, en Italie.Son mari, Jean Palardy, [Lire la suitg page 64] a ACQUES LEFEBVRE 4 Pa * A Deux fay de I'art Jatelligent et porspren de omer Mercier Gouin.Mme LIONEL MARCOTTE 10 La Revue Populaire SONGES DE FIN ETE.ET D'AUTOMNE OUR la fin de l\u2019été, nous vous présentons quelques modèles qui, tout en gardant leur charme estival, nous donnent une idée de ce que sera la mode d\u2019automne.La longueur des robes s\u2019étage de la mi-jambe à la cheville ; les jupes s\u2019ornent de plis, de tournure ou sont droites ; les corsages ressemblent à de longs sweaters, sont marqués de fronces ou bien appuyés à la taille.Pour être élégante la saison prochaine, la femme doit être mince de la taille, avoir de jolies formes et cacher quelque peu ses jambes.Telle une vague houleuse, cette robe est en piqué blanc et bleu marine, drapée à l'arrière d'une cascade, En chambrai rouge et blanc, Pour agrémenter ce modèle l'encolure de cette toilette dé- imprimé gris et blanc, portez couvre une épaule pour se ter- un chapeau de paille et des miner dans une souple boucle.Deux-pièces en crêpe brun à Trio charmant en soie shantung bleu marine et blanc : une jupe ample serrée à lc taille, une blouse à manches courtes et un boléro réduit orné de boutons d'or.Photos New York Dress Institute.gants de soie vert irlandais.Tout à fait de saison, cette corsage sweater terminé par un robe à jaquette en sheer noir.péplum à plis accordéon, de La jupe est marquée de fron- même que les manches cape.ces et d'un nœud de satin. Montréal, août 1947 CHEFS-D'OEUVRE MECONNUS de perfection paysanne qui ne cesse de étonne ner \u2014 et jé pense ici à nos belles habitati pierre, à nos vieilles églises en: cailloux des ehamps (celles qu\u2019on a tespectées, bien entendu), à nos graids ensembles sculptés, comme celui de Saint-Joachim notre magnifique orfèvrerie du XVIIIe siècle.lante époque, il ¥ a un élément architectonique qui me paraît l'emporter sur les autres.commentaires aux \u2018belles images ici reproduites.Assurément, le clocher canadien dérive directe- vince qui, lui, vient de la flèche gothique: Il est, si je puis m\u2019exprimer ainsi, une affirmation dans l'absolu décoratif.Car abriter des cloches dans une lanterne ajourée, voilà son rôle unique.\u2018Qu\u2019il s'étire vers le ciel en un cône aigu et élégant, qu\u2019il se hausse d\u2019une seconde lanterne qui n\u2019abrite habituellement que des oiseaux, qu'il se profile en courbes gracleuses reliées par des lignes tour a tour verticiles soit construit s ou octogonal, woila des particularités qui ne relèvs absolument que du goût ou du caprice du maître-charpen- tier.Celui-éêi, en traçant à grandeur réelle le dessin de son clocher (1), n\u2019éprouve.gère qu\u2019une seule préoccupation: construire, sur un pignon ou sur une-tour de maçonnerie, un sommet qui soit.proportionné au corps de l\u2019édifice, et qui, en même temps, vaille par la netteté de sa silhouette et la qualité dessa mouluration.Il convient donc de parler d\u2019affirmation dans l\u2019absolu décoratif Dans notre architecture religieuse de cette bril- C\u2019est le clocher.Je voudrais en écrire quelques mots, qui serviront de de-la-Madeleine : \u201c 1778-au sommet de la nouvelle façade de l\u2019église ment du clocher de Ÿa petite église française de pro- \u2018sur un p retinés (1798) (3).\u201d lanternes et montent généralement béfucoup plus 11 Si nous connaissons par la gravure quelques-uns de nos clochers du Régime français, il faut avouer qu\u2019il n\u2019en reste guère.A peine puis-je citer celui du Cap-de-la-Madeleine (photo 1) qui date de 1719, mais qui a été reconstruit sur le même dessin en 1796.Il est fait d\u2019une lanterne et d'une flèche hexagonales, reliées à une souche carrée par une demi-coupole ; Le plan hexagonal se retrouve tout près d le grand clocher qu'on élè Trois-Rivières (2) est une imitation de celui di paroisse voisine ; mais une imitation intelligente libre et, au surplus, quasi gigantesque \u2014 gi l\u2019on co pare les dimensions des deux clochers.Son élégen sonde facilité dans la taille es bois \u2018qu\u2019une lanterne \u2014 comme D\u2019autres sont\u2019 pourvu haut.Mais, ici, il convient de signaler deux variantes légères : les clochers de la région de Montréal \u2014 comme ceux de Louiseville (4), de Lacadie (5), de Ber- thier-en-Haut (8), de St-Roch-de-l\u2019Achigan (11) ; et les clochers de la région de Québec \u2014 comme ceux de Ste-Famille (Ile d\u2019Orléans) (6), du Cap-Santé (7), de St-Jean-Port-Joli (9).Les premiers sont fuselés comme de sveltes pyramides ; les seconds montent vers le ciel par d\u2019amples courbes superposées.Leur dessin est sensiblement le même ; c\u2019est leur élan qui diffère et, aussi, leur mouluration.Il y en a d\u2019une ordonnance sereine, noble et distinguée, d\u2019autres d\u2019une allure familière, presque féminine.Il y en a d\u2019autres d\u2019une grande sévérité de galbe \u2014 comme les deux vastes lanternes que le charpentier Joseph Laporte construit en 1798 sur les tours robustes de l\u2019ancienne église de Varennes, ou encore les lanternes hautement coiffées que l'artisan Olivier Viller élève en 1807 sur les tours latérales de la Ste-Famille (Ile d\u2019Orléans) [ Lire la suite page 55 ] (1) Suivant un usage fort ancien, les artisans et hommes de métier traçaient en vraie grandeur le dessin des ouvrages qu\u2019ils avaient à exécuter.Dans le cas d'un clocher, ce dessin était exécuté au charbon sur le plancher de l\u2019église.Photos S.C.-P.de Québec. 12 Ci-dessus, sur l'Ile d'Orléans, on rencontre d'anciennes chapelles, trésor d'histoire et musées d'art ancien.\u2014Ci- contre, du quai de Ste-Pé- tronille, on reconnaît au loin la silhouette de Québec.Photos R.Payen.\u2014 À droite, située en face- de Ste- Anne de Beaupré, la paroisse de Ste-Famille, renommée pour ses produits ma- raichers.Photo C.N.R.La Revue Populaire L'ILE D\u2019ORLEANS par René Pagyen \\ ES CHAMPS PEIGNÉS AVEC SOIN, l\u2019Ile m\u2019est apparue pour la première fois du haut de la Côte Sud du fleuve.Comme dirait le poète, \u201cc\u2019est le plus beau joyau de la ceinture d\u2019argent du St-Laurent\u201d.On ne prend plus le bon vieux bateau pour s\u2019y rendre.On la parcourt en autobus, voire à bicyclette.Je l\u2019ai visitée en automobile et je souhaiterais la revoir en marcheur.Ce serait le moyen idéal de jouir de la grande beauté du site.Par un matin de juin, sac au dos, en compagnie d\u2019un compagnon ou deux, souliers ferrés aux pieds, traverser le pont et, après la rude montée de la falaise, s'engager sur la route de St-Pierre.On pourrait se nourrir chez l'habitant et dormir dans un lit de campagne ou bien, dans le foin des granges.L'essentiel, c\u2019est de prendre son temps, de ne pas aller vite.Si vous connaissez l\u2019histoire de votre pays, vous serez dans le décor du plus beau film jamais réalisé.Les acteurs n\u2019y sont plus.Leurs noms n\u2019ont jamais flamboyé sur l'affiche.Ils sont enfouis dans les pages jaunies des vieux registres de paroisse.Parfois, un chercheur, un curieux d\u2019histoire les relève avec vénération.Sur la route, après quelques pas, le regard est attiré et va se perdre, loin, sur la côte de Beaupré.Distinguant les villages il s\u2019y attarde, puis, suivant les hasards du terrain, il grimpe sur le flanc du Mont St-Anne.Quel espace ! Et si, pour se reposer, les yeux traversent à nouveau le Fleuve et reviennent à l\u2019Ile, ils découvrent tout autour la vie paisible des champs.Ce sont des terres alignées, de vieilles maisons, des granges égayées d\u2019un bouquet de verdure.Ces caractéristiques de l\u2019Ile composent sa parure plusieurs fois centenaire.Sur cette immense scène, des paysans travaillent.A la fin de juin, tout le monde est occupé à la cueillette des fraises.Un bambin vous en offre.Goûtez-les! Elles sont délicieuses, les fraises dé l\u2019Ile ! Arrêtez-vous dans les villages Percer Abritée de la route par un rideau de peupliers, la vieill église attire d\u2019abord vos regards.Etudiez-en la sobre façadé-aux statues de bois sculpté.Admirez-en la haute flèche point vers le ciel, pure, sans boursouflures inutiles.Pénétrez da le calme et la fraîcheur du rustique sanctuaire.L\u2019&klise est lieu saint d\u2019abord.Sur l\u2019Ile, c\u2019est ausy trésor dis oire~gt un musée d\u2019art ancien.Dans le village 7 y feRdg vies dymeyr®, toutes ridées, dont la face est périodiquerhen holllie d'ÜUne/ couche de chaux.Ce qu\u2019elles ont vu, ce dont elles\u2018 & témoins, [ Lire la suite page 55] Montréal, août 1947 13 - LEBAS DU FLEUV I L\u2019ON VEUT retrouver les coutumes vénérables de nos ancêtres, leur vie à la fois laborieuse et paisible, leurs moeurs douces et courtoises, la chaleur de leur accueil et les tournures savoureuses de leur parler, c\u2019est sur les îles de la province de Québec qu\u2019il faut les aller chercher.L\u2019isolement, que la ceinture des eaux amène nécessairement autour d\u2019elles, a conservé plus longtemps qu'ailleurs, chez leurs habitants, ces vestiges du passé que la civilisation américaine tend à faire disparaître.L\u2019Ile aux Coudres est située à soixante milles en aval de Québec et son losange de cinq milles de côté barre presque complètement l\u2019entrée de la Baie Saint-Paul.Son nom lui vient de Jacques Cartier qui y trouva une grande quantité de coudriers, lors de son séjour de 1535, et la dénomma Ile aux Coudres.On sait que la première messe en notre pays y fut offerte le 7 septembre 1535.C\u2019est dans une paix qui se voit dans les yeux, se traduit dans les paroles, transperce dans les gestes, suinte même des bêtes et des choses, que la population poursuit sa vie et son travail.Le cabotage (les goélettes doivent transporter les marchandises de l\u2019extérieur et les produits de l'Ile), la pêche, la culture des pommes et des patates sont les principales occupations des habitants de l\u2019Ile.Même si les eaux du fleuve ne fournissent plus avec la même abondance qu\u2019autrefois les marsouins énormes, cette pêche se pratique encore de nos jours.Les touristes trouvent à l'Ile aux Coudres, avec les vieilles coutumes et les moulins à vent d'autrefois, l\u2019air salin venant du large qui vous revigore en un instant, une vue magnifique de la rive nord avec ses montagnes sévères, dont le troupeau, en rangs pressés, s\u2019enfuit vers l'horizon, des gens qui ont le coeur sur la main, des souvenirs historiques, mais surtout, je le répète, une atmosphère de paix douce et reposante qui constitue la caractéristique de l'Ile.Charlevoix est certainement, avec la Gaspésie, ce que la province de Québec offre de plus pittoresque.Les deux plus beaux joyaux de la nature, l\u2019eau et la montagne, s\u2019y combinent pour offrir au voyageur des spectacles qui hantent longtemps ses yeux après avoir quitté cette région privilégiée.Comme l'harmonie des Ci-dessus, à droite, les touristes trouvent a I'lle aux Coudres, avec les vieilles coutumes et les moulins à vent, l'air salin venant du large.(Photo S.C.-P., Québec).\u2014 Ci-dessus, à la Baie Saint-Paul, les deux plus beaux joyaux de la nature, l'eau et la montagne, s'y combinent pour offrir au voyageur un spectacle grandiose.\u2014 A droite, La Malbaie domine le fleuve.Les Laurentides majestueuses s'entassent vers le nord et recèlent dans leurs vallées des plus beaux lacs.(Photos C.N.R.}).\u2014 Ci-contre, le bateau \"Québec\" s'apprête à accoster à Tadoussac avant de reprendre sa route.Les mouettes l'escortent dans son voyage.(Photo René Payen).sons, l'harmonie des couleurs et des formes laisse au fond de l'âme des refrains qui, un jour, on ne sait trop pourquoi, remontent à la surface.C\u2019est dans ce coin merveilleux qu\u2019est située la Baie Saint-Paul.La petite ville est sise au centre d\u2019une plaine de deux(à trois milles de large et d\u2019une douzaine de milles de long.Six à sept cents je habitent le village, tandis que les autres ont des fermes sur les terres fertiles ded \u201cfonds\u201d de la baie ou cultivent_les versants plus ingrats des monts avoisinants.! La petite ville est le centre( vers où descendent les gens des \u201crangs\u201d pour y faire leurs emplettes, [ Lire la suite page 61 ] 14 ROMAN D'AMOUR COMPLET La Revue Populaire PAR MARCELLE DAVET ICHÈLE arriva au Clos-Joli par une radieuse après-midi de printemps.Un vrai ciel de Pâques couvrait de sa lumière tendre la maison paisible, le jardin tout embaumé du parfum des violettes et la propriété de la famille Astrières.« C\u2019est d\u2019un heureux présage », songea-t-elle en descendant de voiture devant le perron.Et, vraiment, une impression de quiétude, d\u2019apaisement, la pénétrait, à cette minute où elle allait commencer, auprès d\u2019êtres totalement inconnus et tout à fait étrangers à elle-même, une existence nouvelle et changée dans ses moindres détails.La vie, jusqu\u2019à ce jour, avait été particulièrement cruelle pour Michèle Dajac.Petite orpheline, élevée dès le berceau par la charité d\u2019une vieille cousine, elle venait de voir disparaître ce seul et dernier appui.Mile Gertrude Brémont, en quittant ce triste monde, ne léguait à sa pupille que Je souvenir d\u2019une bonté parfaite, d\u2019un désintéressement total, et l\u2019exemple d\u2019une longue existence, modèle de devoirs et de vertus.Cela ne suffisait malheureusement pas à enrichir une jeune fille de vingt ans, désormais face à face avec la lutte quotidienne et les dures nécessités que chaque jour nouveau apporte en se levant.Douée d\u2019une intelligence remarquable et d\u2019une âme fortement trempée, Michèle fit front à l\u2019adversité.Elle avait terminé ses études ; les diplômes obtenus au lycée de Toulouse lui permettaient du moins de travailler.Des amis compatissants venaient de la proposer à la famille Astrières, et, sitôt les vacances de Pâques finies, elle allait commencer, auprès de la petite Suzette, son nouveau rôle d\u2019institutrice.Elle s\u2019y préparait de tout son cœur, avec la volonté sincère de se montrer digne de sa tâche, de se faire aimer de son élève et de trouver elle-même sa joie dans l\u2019accomplissement du devoir accepté.Elle était attendue ce jour-là au Clos-Joli, et de toute évidence on guettait son arrivée, car, à peine la dernière marche de l\u2019escalier franchie, elle vit, tout en longeant la vaste terrasse, que le rideau d\u2019une fenêtre située vers la droite du bâtiment se soulevait quelque peu, et elle eut la vision rapide d\u2019un visage masculin appuyé contre la vitre.Ce ne fut d\u2019ailleurs que l\u2019espace d\u2019une seconde.À peine avait-elle effleuré d\u2019un doigt léger le timbre de la porte d\u2019entrée que celle-ci s\u2019ouvrait toute grande, et une femme d\u2019un certain âge \u2014 qu\u2019à sa mise et à sa tournure Michèle jugea devoir être la bonne \u2014 la pria poliment d\u2019entrer.\u2014 Mademoiselle Dajac, sans doute ?demanda-t-elle.\u2014 Elle-même.Mme Astrières a dû recevoir ma lettre lui annonçant mon arrivée ?\u2014 Madame vous attend.A ce moment, une voix dolente cria, d\u2019une pièce à côté : \u2014 Louise, si c\u2019est la nouvelle institutrice, introduisez-la chez M.Roger ; je suis souffrante et ne puis recevoir personne.La domestique eut un geste un peu agacé, qui signifiait que cela ne l\u2019étonnait pas, et elle dit: \u2014 Si mademoiselle veut bien me suivre.Elles se dirigèrent toutes deux vers ce côté de la maison où Michèle avait cru précisément [ Lire la suite page 22 ] 15 Montréal, août 1947 Les deux jeunes gens se retrouvèrent seuls.Mais alors, ils osèrent se regarder bien en face ; leurs yeux s\u2019unirent .la même expression ravie y parut tout au fond.Aucune parole n'aurait été plus éloquente.Le regard qu'ils échangèrent valait le plus doux des aveux.DESSIN DE TED ES GOÉLANDS ET LES MOUETTES animent tous les Paysages marins.On ne peut penser à la mer, aux horizons infinis, à l\u2019Âcre parfum de la brise du large, aux galets tapissés de varechs, de laminaires et d\u2019algues vertes, dans les replis desquels se cachent des crustacées et des mollusques ; on ne peut évoquer la voile d\u2019une barque de pêche démarrant à l\u2019aube ou rentrant au port au crépuscule, sans rappeler l\u2019image de ces beaux oiseaux blanes qui volent et planent avec majesté, décrivent dans l\u2019azur des courbes gracieuses, se posent avec autant de grâce sur la dentelle d\u2019une vague dolente que sur la crête hérissée d\u2019une lame roulée par la mer en colère.De longues heures, ils dorment sur le flot qui les berce, souples et blanches nacelles.Les goélands et les mouettes sont des oiseaux cosmopolites.On les trouve sur toutes les mers des continents, sur les lacs de vaste étendue et même à l\u2019intérieur des terres.Cependant les rivages des mers du nord semble être pour eux un lieu de prédilection.Dans notre province, ils vivent en très grand nombre sur les deux rives du Saint-Laurent.Ils nichent sur les rochers, les îles escarpées, à proximité des côtes.Très grégaires, ils entassent leurs nids les uns sur les autres.Nous en avons vus des, milliers, sinon des millions, étagés dans des crevasses sur les falaises nord de certaines îles, telles I'lle aux Corneilles, I'Ille aux Basques, les Iles du Bic, le Rocher Percé.Ils font bon ménage a I'lle Bonaventure avec les guillemots et les fous de Bassan.Leur nid assez grossier est fait d\u2019herbes et d\u2019algues marines.Deux ou trois oeufs sont pondus que la femelle couve environ vingt-cinq jours.Le jeune MARCELLE LEPAGE-THIBAUDEAU goéland est d\u2019abord nourri par régurgitation par ses parents, puis il apprend à se débrouiller seul dès qu\u2019il commence à voler, soit quatre ou cinq semaines après sa naissance.Les goélands et les mouettes se nourrissent de petits poissons, harengs, éperlans, qu\u2019ils pêchent dans les replis d\u2019une vague, en nageant, ils ne plongent jamais.Un mets favori, c\u2019est quelque crustacé, quelque mollusque ou astéride découvert dans le sable, à marée basse.Ils l\u2019emportent au haut des airs, le laissent choir sur les rochers pour briser la coquille ou la carapace, puis redescendent avaler la chair succulente.Si le coup n\u2019est pas réussi ils remontent avec leur trésor et recommencent.Ils ont pour cela une patience admirable.On en a vu qui ont fait le même manège jusqu\u2019à quinze fois.Les poissons morts, les détritus de poissons font aussi leurs délices.Voilà pourquoi, en Gaspésie, ils suivent obstinément, criards et piailleurs, les petits bateaux des morutiers qui apprêtent leurs poissons sur la plage.Les entrailles et les têtes rejetées à la mer sont vite happées par ces oiseaux voraces.Les goélands suivent aussi, de leur vol puissant et plein de majesté, les transatlantiques dans leurs longs voyages, en quête des déchets de nourriture.Ils s\u2019attablent volontiers sur les cadavres flottants de quelques mammifères marins.Ils se réunissent à l'embouchure des égouts pour faire ripaille de quelques matières en décomposition.Sur les terres, ils mangent des insectes, des rongeurs, se rendant ainsi utiles à l\u2019agriculture.Dans une petite ville américaine, on a même élevé, pour tant de bons offices, un monument en reconnaissance à ces splendides habitants [Lire la suite page 61] On ne peut évoquer la voile d'une barque de pêche rentrant av port sans rappeler l'image de ces beaux oiseaux bianes.Photos C.N.R.La Revue Populaire Les goélands et les mouettes font bon ménage à l'Ie Bonaventure, au Rocher Percé et à l'Ile du Bic avec les guillemots et les fous de Bassan.Pr éland \u2018vent obstiné + En Pp , les g t.criards et piailleurs, les petits bateaux des morutiers qui apprétent leurs poissons sur la plage. ee Le bassin Duguay-Trouin et la partie est du Sillon, cette étroite bande de sable sur laquelle s'élève la digue qui réunit Saint-Malo au continent.U LENDEMAIN de notre délivrance, un ancien ministre de la marine, bâtonnier des avocats et sénateur, maire de Saint-Malo, Alphonse Gasnier Dupare, aujourd\u2019hui décédé, faisait avec sa haute autorité cette déclaration qui parut avec un film documentaire dans tous les cinémas de France : \u201cJe viens verser au dossier des crimes allemands la destruction de Saint-Malo, non par le canon ou par les bombes, mais par un incendie allumé et entretenu volontairement sans utilité militaire.Le colonel Von Aulock, commandant de la place, venu, dit-on, de Stalingrad, a réduit la ville en miettes et en cendres.Et cela, ai-je dit, sans aucune utilité militaire.Donc, nous accusons le colonel Von Aulock et l'Allemagne d\u2019avoir commis cet acte de vandalisme, devant l\u2019opinion française et celle des Alliés!.\u201d Saint-Malo ne fut donc pas à proprement parler une victime de la guerre ; notre ville a été martyre de la barbarie allemande.Les maisons ont été détruites volontairement par des groupes d\u2019'incendiaires organisés qui tiraient froidement avec leurs fusils sur tous ceux qu\u2019ils rencontraient dans la ville encore habitée.Ils ont tué ainsi criminellement des infirmières de la Croix-Rouge qui soignaient des blessés, des gendarmes exerçant leur surveillance et même des pompiers pendant qu'ils éteignaient les incendies.Ils ont ainsi anéanti plus des trois quarts des maisons de la ville, s\u2019acharnant principalement sur celles qui avaient un cachet artistique ou rappelaient un souvenir historique.Méthodiquement, par exemple, ils ont épargné toutes les baraques, tout ce qui était laid et indésirable à Saint-Malo.Nous évaluons leurs destructions aux sept huitièmes de la partie construite de la vieille cité.Le port a été lui aussi très éprouvé; depuis plusieurs années, ils l\u2019avaient entièrement miné et ils l\u2019ont fait sauter avant de se rendre; mais il a été aussi terriblement pilonné par l\u2019artillerie et l\u2019aviation américaine.Les Au centre, les écluses du bassin Duguay-Trouin.Les Allemands ont méthodiquement détruit toutes les portes.mais les mines qu'ils y avaient placées ont fait peu de dégâts.\u2014 Ci-contre, l'entrée du bassin \u2014Duguay- Trouin.Quelques bombes, lancées par les avions alliés, ont plus encore que les mines atteint ce coin du port.Photos S.I.F.LA CITE MARTYRE par le chanoine Julien Descottes bateaux de guerre et de commerce et toute notre flotte de pêche ont été détruits ; et les Allemands avaient pris soin d\u2019emporter depuis longtemps notre bateau de sauvetage ; si bien, que même sur la côte, nous serions encore à présent dans l'impossibilité d\u2019aller au secours de bateaux ou de naufragés en détresse.De ce qui fut autrefois le bassin Vauban, il eut été impossible de trouver, lors de notre délivrance, un espace de même dix pieds de côté, n'ayant été bombardé ou remué.De tous les ponts de la région, ils ne nous en avaient laissé qu\u2019un seul ; mais ils avaient envoyé à la fonte tous ses coussinets de bronze, le rendant ainsi absolument inutilisable.Je ne parle pas des nombreuses écluses, car pas une seule, parmi elles, n\u2019avait même conservé une de ses portes.La gare maritime et tous les bâtiments du port ont été eux aussi brûlés, minés et bombardés, tout est anéanti.On voit que le descendant d\u2019Attila est passé par la! La destruction du port de Saint-Malo a été non seulement pour notre ville, mais pour toute la région, un immense malheur qui, pendant bien des années encore, immobilisera notre commerce et nos industries; nos agriculteurs en subiront eux aussi les conséquences, car bien longtemps l'exportation de leurs denrées, et particulièrement des pommes de terre primées, des choux-fleurs et des fruits, sera matériellement impossible.Le 18 mai 1945, dans une lettre ouverte que j\u2019adressais à monsieur le Directeur des Ponts Maritimes de France, après lui avoir décrit la grande misère de notre port \u201cméthodiquement détruit par les boches, en même temps que notre cité martyre, et laissé dans le plus grand abandon\u201d, je lui rappelais tout ce que dans le passé le port de Saint-Malo avait fait pour la France.Je lui disais : \u201cLes faits que je vais vous citer vous montreront mieux que des paroles que pas un seul parmi les autres ports français ne peut se flatter d\u2019avoir donné à la mère patrie autant d\u2019intrépides corsaires et de grands hommes.Par ses seuls moyens, en maintes circonstances, la ville de Saint-Malo et ses armateurs ont levé et armé des flottes pour venir au secours de l'Etat, et ce fut pour reconnaître ces services signalés que les bateaux-amiraux de France n\u2019eurent à leur service [ Lire la suite page 61 ] Esouremae DANS LA GUERRE Moisson, petit village de l'Ile-de-France, les scouts du monde entier se réuniront au mois d\u2019août prochain.Trente mille garçons, de toutes races, de toutes langues, fraternellement unis dans le même idéal, vivront pendant quinze jours la belle aventure que Baden Powell a réalisée pour eux.Ce rassemblement, appelé \u201cJamborée\u201d, sera le sixième camp international des éclaireurs.Il prendra le nom de \u201cJamborée de la Paix\u201d.Hubert Martin, commissaire scout international, écrivait en 1938 : \u201cLe scoutisme n\u2019est pas international, mais inter-nations, c\u2019est-à-dire que c\u2019est un mouvement national de chaque nation, de chaque pays, qui enseigne le patriotisme national, et, ainsi, inspire un véritable égard pour l\u2019amour de la patrie, qui doit être dans le coeur des scouts de chaque autre pays.C\u2019est, je crois, le seul moyen de créer la compréhension et la paix dans le monde\u201d, Espérons que cette fraternité inter-nations, mise en pratique par des jeunes, saura être comprise par les hommes qui en ce moment discutent de l\u2019organisation et de l\u2019avenir du monde de demain.Le scout de France est heureux et fier de recevoir ses frères étrangers.Il veut que l\u2019éclaireur de Montréal, de Québec, de New-York, ou de Melbourne, rapporte dans son pays le souvenir d\u2019une France à l\u2019image que les poètes et les écrivains du monde entier ont imprégnée dans chaque esprit, d\u2019une France digne de son rayonnement intellectuel, enfin l\u2019image de la France douce, belle et généreuse.Cinq années de guerre ; ont coupé notre pays du reste de l'univers.Déjà, au delà de nos fron- \u2019 tières circulent des légendes sur la vie de la France pendant cette période.Elles sont tantôt merveilleuses, tantôt peu glorieuses, selon que le conteur qui les rapporte a des informations exactes ou inexactes ou sait être ou non impartial dans son jugement.A la veille du Jamborée, les scouts canadiens seront intéressés sans doute de connaître la vie et la conduite dans la guerre de leurs frères de France, [ Lire la suite page 62 ] Les scouts en vacances vont camper.Sac au dos et d'un pas allègre, iis explorent la campagne, font eux-mêmes leur popote et, le soir venu, chantent en chœur avant d'aller dormir sous la tente.Photos S.I.F. 19 Montréal, août 1947 BOUILL Fait avec du Boeuf Maigre qui a mijoté longtemps NOUILEL Baignant dans le Bouillon de Boeuf OEU Gros Morceaux Tendres Je vais lancer mon beau lasso Pour attraper un\u2019 bonne soupe \u2014 Un\u2019 Soup\u2019 Campbell\u2019s, bien à propos Que je prendrai dans ma soucoupe ! SOUPE AU BOEUF ET NOUILLES Combi, Préparée par Campbell\u2019s au Canada RECHERCHEZ L'ÉTIQUETTE ROUGE-ET-BLANC CO-VEDETTE dans À-EASY COME, EASY G0\u201d un film de Paramount déclare: E.effet, Diana, les \u201cSparkies\u201d de Blé Soufflé Quaker, si appétissants, sont aujourd\u2019hui plus populaires que jamais.Notre façon de tirer dans des canons géants des grains de blé de choix, mûris au soleil, donne une céréale vraiment délicieuse BOUM! BOUM! Voilà d'énormes grains de blé, 8 fois plus gros que nature, si tendres .si croustillants, que toute la famille en raffole.LE NOUVEAU FORMAT ÉCONOMIQUE DON, 14% PLUS DE \"SPARKIES\" DE BLE SOUFFLE QUAKER SANS QU'IL EN COÛTE PLUS LE GRAND FORMAT » VOUS OFFRE AUSSI UNE ÉCONOMIE PROPORTIONNÉE 20 La Revue Populaire Une nappe fraiche et gaie, de la porcelaine fleurie, des verres de couleur, un bouquet de marguerites, et voici une table accueillante qui aiguisera votre appétit même par un temps chaud.MES RECETTES DE CUISINE Par Mme ROSE LACROIX Directrice de l'Institut Ménager de LA REVUE POPULAIRE et du SAMEDI DESSERTS CHOISIS POUR LA SAISON ESTIVALE A SAISON ESTIVALE BAT SON PLEIN.Toute la nature est en fête pour célébrer comme il convient les splendeurs de l\u2019été.C\u2019est le temps des vacances pour tous.Il ne faut pas oublier que la maîtresse de maison y a droit comme les autres.Le seul moyen d\u2019y arriver est de servir des mets vite faits et préparés d'avance.Les fruits, lorsqu\u2019on peut les avoir facilement, jouent un grand rôle au chapitre des desserts.Il faudrait en user largement : fraises, framboises, bleuets, rhubarbe, pommes, sont les fruits de chez nous; pêches, poires, prunes, melons, bananes, raisins sont en abondance l\u2019été.Voyons ce que l'on peut tirer de toutes ces merveilles mises à la disposition des maîtresses de maison qui ont à coeur, tout en se reposant, de servir de bons desserts, légers, rafraîchissants et gorgés de vitamines.N\u2019oublions pas que la chaleur détruit en tout ou en partie les vitamines ; les manipulations a lair libre font également perdre aux aliments les vertus précieuses de leurs vitamines.Donc, ne perdons pas de vue que les fruits et les légumes nature exigent d\u2019être servis tels quels chaque fois qu\u2019il est possible de le faire.Je vous offre ce mois-ci, mes chères lectrices, toute une série de desserts légers et faciles à préparer et vous souhaite à toutes de beaux succès.CRÈME BAVAROISE AUX FRAISES 144 tasse de fraises hachées 2 c.à tb.de jus de citron 14 de c.à thé de sel 34 de tasse de sucre 14 c.à tb.de gélatine 14 tasse d\u2019eau 1 tasse de crème à fouetter 1 c.à thé de vanille Mettre dans un bol les fraises, le jus de citron, le sel et le sucre et laisser reposer 1 heure ou jusqu\u2019à ce que le sucre soit fondu.Faire gonfler la gélatine dans l\u2019eau froide 5 minutes et faire dissoudre dans l\u2019eau bouillante.Ajouter au premier mélange, bien brasser et laisser refroidir jusqu\u2019à consistance de sirop épais.Incorporer à ce moment la crème fouettée et aromatiser.Verser dans un moule passé à l\u2019eau froide et laisser prendre ferme.Démouler sur un plat à dessert et garnir de crème fouettée et de fraises fraîches.Ce dessert peut se préparer également avec n'importe quel autre fruit de saison.MOUSSE AUX FRAMBOISES 1 blanc d'oeuf une pincée de sel 14 de tasse de sucre fin 1 tasse de framboises J4 de tasse de noix de coco râpé Battre le blanc d\u2019oeuf avec le sel jusqu\u2019à ce qu'il soit très ferme.Ajouter le sucre graduellement et quand la meringue est à point, incorporer graduellement les framboises écrasées.Mettre dans des coupes, garnir de noix de coco et de framboises fraîches et servir très froid.[ Lire la suite page 54] \u2014 \u2014\u2014 ee \u2014 Montréal, août 1947 2 QUELQUES MARIÉES D'ÉTÉ + = Ë a ; _ Madame JEAN GAUDREAU (Maryelle Charton).Mme WILLIAM HAYMAN (Denyse Geoffrion) Mme ANDRE MORIN (Madeleine Saucier) Photo A.& B.Zarov.Photo W.Notman & Son Ltd.\u2019 Photo Studio Adolphe.Mme DENNIS BLACK (Madeleine Beaubien) Mme DONALD DE LOTBINIERE HARWOOD (Jacqueline Dugal) Mme YVON TETREAULT (Louise Pinsonnauit} Photo W.Notman & Son Ltd.Photo Garcia.Photo W.Notman & Son Ltd.Mme JEAN-PAUL VENNE (Liette Vinet) Mme JEAN DANSEREAU (Gisèle Dumont) Mme ROBERT QUINTAL (Lorraine Lalonde) Lo Photographie La Rose.La Photographie La Rose.Photo Garcie. LE NOUVEAU Shampooing [ustee-Creme LAISSE VOS CHEVEUX PLUS DOUX, PLUS LUSTRÉS \u2026 PLUS DOCILES POUR LA COIFFURE Narz _, os Ni un liquide nouvelle CREME donne des résu \u2014ni un savon \u2014 Mais une révolutionnaire qui Itats étonnants! Voyez la douceur, l\u2019éclat, la docilité que le Shampooing \u201c\u201cLustre-Creme\u201d donne à votre chevelure! Désormais, des millions de femmes peuvent se parer d\u2019une chevelure plus DOUCE, plus radieuse et plus attrayante qui soit en même temps plus DOCILE pour la coiffure, grâce à cette découverte remarquable qu\u2019est le Shampooing \u201cLustre-Creme\u201d de Kay Daumit! Le Shampooing \u2018\u2018Lustre-Creme\u201d\u2019 est une création géniale de Kay Daumit, Parmi ses vastes ressources, elle a choisi la lanoline et des ingrédients spéciaux secrets pour élaborer une nouvelle formule presque magique.Dès le premier essai du Shampooing \u201cLustre-Creme\u201d, vous serez ravie, en le comparant aux savons et aux shampooings liquides savonneux que vous utilisiez autre-fois, d'être redevable à sa mousse abon- 4 onces bocal, $1.00 dante et généreuse des avantages que voici: 1.Le Shampooing \u201cLustre-Creme\u201d rend les cheveux doux et lustrés comme s'ils avaient subi un brossage vigoureux.2.Il n'assèche pas.3.Il ne laisse pas de traces savonneuses.4.1 rend votre chevelure plus souple, plus docile.5.Il me nécessite pas de rinçage au citron ox au vinaigre.6.1/ est aussi efficace dans l'eau dure.Demandez-le au comptoir de cosmétiques des magasins à rayons et dans les pharmacies.La Revue Populaire LE DROIT DE CHOISIR [ Suite de la page 14] apercevoir, derrière le tulle d\u2019un rideau, un regard inconnu qui la frôlait.\u2014 Voici le bureau de M.Roger, expliqua Louise ; espérons qu\u2019il sera là.Et elle frappa à la porte.\u2014 Entrez ! répondit aussitôt une voix masculine.Et Michèle, une seconde après, se trouva face à face avec Roger Astrières.Elle ne l\u2019avait jamais vu.Pas plus, d\u2019ailleurs, que les autres membres de la famille.On l\u2019avait engagée par correspondance et sur les bons renseignements que des amis communs avaient bien voulu donner d\u2019elle, \u2014 Mademoiselle Dajac, n\u2019est-ce pas ?demanda le jeune homme, dont un sourire très doux vint éclairer subitement l\u2019austère physionomie.Et, sur un signe affirmatif de son interlocutrice, il ajouta : \u2014 Puisqu\u2019on vous a conduite directement chez moi, j'en conclus que vous n\u2019avez pas vu ma mère ?\u2014 Mme Astrières était fatiguée et ne désirait pas recevoir.I] eut un soupir vite réprimé.\u2014 Comme toujours.Ah! la maison n\u2019est pas gaie, et j'ai grand\u2019peur qu\u2019un être jeune ne puisse s\u2019y acclimater.Elle répondit avec une lente douceur : \u2014 Je connaissais la situation pénible à laquelle vous faites allusion, lorsque j'ai accepté de venir chez vous.Moi non plus, je ne suis pas habituée aux maisons heureuses ; je suis persuadée que celle-ci me conviendra parfaitement, au contraire, et je n\u2019ai qu\u2019un désir: y apporter un peu de paix, y faire un peu de bien.et vous soulager, si possible, madame votre mère et vous.Elle le regardait avec des yeux tout pleins d\u2019une bonne volonté charmante, et à sentir passer sur lui leur flamme chaude et si gentiment fraternelle, il en éprouva une sorte de bien-être que depuis longtemps il ne connaissait plus.\u2014Je vous remercie, mademoiselle ; nous tous ici, tant que nous sommes, avons bien besoin de votre aide.Depuis notre malheur.Sa voix fléchit quelques secondes, et il dut faire un effort pour continuer : \u2014 Je ne sais si on vous a mise tout à fait au courant?Je préfère vous donner tout de suite les éclaircissements nécessaires, afin de ne plus avoir à revenir sur ce sujet, qui m'est affreusement pénible.Nous venons de perdre, presque simultanément, mon père et ma sœur.Mon père avait fondé l\u2019usine que je dirige maintenant, et Anne était l\u2019âme même de la maison.Privés d\u2019eux, nous ne sommes plus que de pauvres épaves.Je tâche de remplacer mon père, et j'espère, avec le temps et l\u2019expérience, parvenir à me hausser à sa hauteur.Mais Anne, comment la remplacer ?Ma mère a qua- rante-cing ans ; elle a été si profondément ébranlée par ces deuils successifs que sa santé même est atteinte, et il ne faut compter sur elle en rien ni pour rien.Les domestiques en profitent pour laisser tout aller à la dérive.Quant à ma petite sœur Suzette, pour laquelle nous vous avons priée de venir, il est grand temps qu\u2019on s\u2019occupe de sa culture intellectuelle aussi bien que de son redressement moral.C\u2019est une enfant charmante, mais terriblement gâtée, et j'ai grand\u2019peur qu'elle ne vous donne beaucoup de mal.Il ajouta aprés une pause: \u2014 Dans tous les cas, et aussi bien pour une chose comme pour l\u2019autre, vous pourrez toujours compter sur moi.Je vous soutiendrai et, au besoin, vous imposerai s\u2019il y a lieu, et votre autorité pourra, en n\u2019importe quelle circonstance, s'appuyer sur la mienne.Il se leva, montrant par là que l\u2019audience était close.Mais il eut un geste charmant pour s\u2019excuser : \u2014 J'ai un travail fou.Pardonnez- moi d\u2019abréger ce premier entretien, mademoiselle.mademoiselle ?Jai merais savoir votre prénom : mademoiselle Dajac, c\u2019est un peu cérémonieux, c\u2019est trop distant.et nous avons besoin d\u2019être en confiance l\u2019un avec l\u2019autre.Elle répondit avec simplicité : \u2014 Je m'\u2019appelle Michèle.\u2014 Eh bien ! mademoiselle Michèle, je vais vous présenter votre petite élève, voulez-vous ?\u2014 J\u2019allais vous le demander.J\u2019ai hâte de la connaître.Roger Astrières ouvrit la fenêtre et, se penchant au dehors : \u2014 Suzette ! appela-t-il, par deux fois.Il y eut, dans les allées du parc, un bruit léger de pas, puis comme un galop de jeune poulain échappé, et soudain la porte vitrée donnant accès sur la terrasse s'ouvrit toute grande pour livrer passage à une charmante fillette d\u2019une dizaine d\u2019années, au visage espiègle, aux beaux yeux couleur de pervenche, aux courts cheveux châtain clair, parsemés d\u2019aubépine.\u2014 Suzette, dit simplement le jeune homme, voici Mlle Dajac.\u2014 L\u2019institutrice ?jeta l\u2019enfant avec une moue.Et l\u2019on-sentait qu\u2019une politesse native l\u2019empêchait seule de livrer sa pensée, mais que, visiblement, cette institutrice lui faisait l'effet d\u2019une intruse.Michèle sourit.\u2014 C\u2019est une amie qui vient vers vous, Suzette, dit-elle, effleurant d\u2019une main légère les belles boucles emméêlées ; une amie qui tâchera de vous aimer comme vous aimait votre grande sœur.Au souvenir de la morte, les beaux yeux bleus s\u2019emplirent de larmes.\u2014 Personne ne remplacera Anne! cria-t-elle farouchement.Une voix grave, lourde de reproches, jeta en écho: \u2014 Qui parle ici de remplacer Anne ?Et une silhouette masculine surgit soudain dans l'encadrement de la porte vitrée.\u2014 Entrez donc, Marc! dit Roger As- trières, d\u2019un ton qui parut à Michèle légèrement agressif.Et aussitôt, correctement, il présenta : \u2014 M.Harmont.le fiancé de ma pauvre petite sœur.Mlle Dajac, l\u2019institutrice de Suzette.Le jeune homme s\u2019inclina ; et, troublée sans trop savoir pourquoi, Michèle n\u2019osa pas offrir sa main, \u2014 Vous désirez quelque chose, Marc ?demanda Roger, dont le regard glacé se posait sur le visage de celui qui avait été presque son frère.\u2014 Simplement vous dire adieu; je pars tout à l\u2019heure.\u2014 Pour Paris ?\u2014 Pour Paris.Service commandé.Porter des plis au Ministère de l\u2019Air.Vous m\u2019excuserez auprès de votre mère.Je n\u2019ai vraiment pas le temps d\u2019aller la saluer.D'ailleurs, elle n\u2019y tient probablement guère ; tout ce qui lui rappelle Anne la martyrise.Suzette s\u2019approchait, levant vers le fiancé de sa sceur le bleu incomparable de ses larges prunelles.Marc effleura d\u2019une caresse rapide le petit visage enfantin, puis, saluant d\u2019un geste bref, il quitta rapidement la pièce.Il y eut un silence, qui tout d\u2019un coup se fit si lourd, si oppressant, que Michèle sentit le désir violent de s\u2019évader de ras murs, de cette chambre, de cette maison, de fuir jusqu\u2019à la présence de ce Roger, dont le visage s\u2019était durci, dont le regard se chargeait d\u2019une sorte Montréal, août 1947 MONSIEUR CHARLES SAURIOL président de l'Association des Magazines du Canada Il nous fait plaisir de communiquer à nos lecteurs et lectrices que M.Charles Sauriol, chef de la publicité de La Revue Populaire, du Samedi et du Film, vient d'être élu président de l'Association des Magazines du Canada, lors de la réunion annuelle de cette importante organisation, tenue récemment à Toronto.Le comité exécutif de l'Association que dirigera M.Charles Sauriol, conjointement avec son gérant, M.I.D.Carson, comprendra les membres suivants : MM.Fred F.Smith, du New World et Nouveau Monde : Robert G.Entwistle, de Maclean-Hunter Publishing Co.Ltd.; Noel R.Barbour, de Chatelaine ; R.T.Brown, de La Revue Moderne ; D.B.Crombie, de Mayfair; A.W.Dancey, de Rod and Gun; C.J.Laurin, de Canadian Homes and Gardens; A.M.O'Mailley, de Canadian Home Journal; R.Bruce Owen, de Maclean's ; W.C.Stovel, de National Home Monthly.Monsieur Sauriol est le premier Canadien français à occuper ce poste et le plus jeune président élu par l'Association des Magazines.DREPARATIFS! de la 36e EXPOSITION PROVINCIALE La trente-sixième Exposition Provinciale de Québec, qui sera tenue cette année du 29 août au 7 septembre, est en bonne voie de préparation.Le comité de l'éducation et des arts organise, tout comme l'an dernier, un concours de photographie ouvert à tous les amateurs et professionnels du Dominion.La date de réception des photos a été fixée au 16 août et le jugement, en vue de l'attribution des prix, sera rendu le 23 août.Le comité de l'agriculture a fixé à $25,000 le montant des prix qui seront distribués dans les concours divers.Quant au comité de l\u2019industrie féminine, il a déjà fait paraître la liste des travaux qui seront acceptés dans ses concours.Plusieurs projets sont à l'étude et des plans se concrétisent pour faire de l'Expo \u201947 « l'Année de la Jeunesse ».La Commission de l'Exposition Provinciale entend honorer particulièrement tous les mouvements de jeunesse rurale organisés dans la province de Québec, et il y aura une journée consacrée aux jeunes.organisée par le directeur du service de l'enseignement agricole.Les diverses manifestations incluront séances d'études, exposition d'arts manuels, parade de tous les groupements avec drapeaux et insignes et dîner officiel où les jeunes ruraux seront honorés de la présence de hauts dignitaires religieux et civils.La date de ces manifestations, qui se dérouleront au Parc de l'Exposition même, sera déterminée prochainement alors qu'on en fera connaître le programme officiel.Connaissant l'enthousiasme qui anime tous les mouvements de la jeunesse rurale, les organisateurs ne doutent nullement du succès de cet événement qui contribuera à faire de l'Expo '47, « l'Année de la Jeunesse ».23 On pourrait peut-être nous taxer de maladresse en abordant le sujet du chauffage lorsque nous sommes au beau milieu de l\u2019été .mais les temps froids arriveront vite .\u2026.août, septembre; octobre .et le chauffage central de nouveau reprendra son importance .C\u2019est donc maintenant qu\u2019il faut vous préoccuper -et vous décider au sujet de votre chauffage: Votre entrepreneur en plomberie et chauffage est occupé Il le sera peut-être davantage lorsque le temps de chauffer viendra! Alors, si votre installation a besoin d\u2019être réparée ou renouvelée, consultez-le sans tarder.I] vous dira ce qu\u2019il peut faire pour vous\u2014et quand il pourra exécuter vos travaux.IMPRIMÉS CRANE Faites venir ceux qui pourrcient vous être utiles: Si vous projetez construire, demandez notre intéressante bro- .1A \u201cProjets de cuisines et d chure, \u201cComment choisir le chauf- ) ° salles de bain\u201d.Une brochure de fage approprié a votre maison.\u201d Vous y trouverez des renseignements impartiaux sur tous les genres de chauffage, et vous pourrez choisir celui qui répond le mieux à vos moyens, à votre emplacement et à vos besoins.* * % Lorsque vous discuterez avec votre architecte ou votre entrepreneur en plomberie et chauffage, souvenez-vous au sujet de l\u2019installation d\u2019un chauffage central que la Sté Crane peut tout fournir: tuyauterie, robinetterie et radiateurs\u2014et tous les produits Crane sont de haute qualité.CRANE WARDEN KING Limitée Limitée Limited '@C RANE ET SES FILIALES CANADIAN POTTERIES 24 pages remplie d\u2019idées pratiques pour la maison que vous projetez construire.2B \u2018\u2018Plomberieet chauffage pour la maison\u201d.Une brochure illustrant les produits actuellement en fabrication.3D \u201cAccessoires de salles de bains chromés \u2018Gerity Lifetime\u2019.\u201d Porte-savon, porte-serviettes et autres articles d\u2019une ligne moderne.4F \u201cComment choisir le chauffage approprié à votre maison\u201d.Une brochure de 16 pages dans laquelle sont illustrés et décrits différents genres de chauffage.SE \u201cNotions de plomberie et chauffage\u201d.Pour vous aider à prolonger la vie de vos appareils actuels.@ PORT HOPE SANITARY Manufacturing Co.Limited 1-7090-F Appareils sanitaires - Materiel de chauffage Robinetterie - Raccords - Tubes CRANE LIMITÉE, 1170, square Beaver Hall, Montréal (2), Canada Succursales dans 18 villes du Canada et de Terre-Neuve REPRÉSENTATION NATIONALE PAR LES ENTREPRENEURS EN PLOMBERIE ET CHAUFFAGE Aucun menu tout prêt ne peut convenir à tous les bébés.Votre médecin est le mieux qualifié pour vous dire quels sont les différents aliments que vous devriez donner à votre bébé et à quel moment vous devriez les lui donner.Cependant, les Purées Heinz énumérées ici peuvent être ajoutées au menu de la plupart des bébés normaux ayant atteint l\u2019âge suggéré.Consultez votre médecin concernant la quantité que vous devriez donner à votre bébé.Il commence à regarder autour de lui avec de grands yeux et son intérêt s\u2019éveille .il essaie de s\u2019asseoir .s'exprime par des gazouillis, des roucoulements et des sourires ravis, Mais il dort encore comme un sabot pendant 16 ou 18 heures.Les aliments solides font régulièrement partie de son menu, et pour aiguiser son appétit délicat, sa maman peut choisir trois des Purées Heinz\u2014 Carottes, Haricots Verts et Compote de Pommes.Toutes les Purées Heinz ont une consistance lisse et uniforme, pour étre de digestion facile.Tou Bebe do 729 mois Je Il s\u2019assied seul maintenant .essaie d'attraper tout ce qui s'offre à sa vue.Son plus grand plaisir est de jouer avec quelque chose qu'il peut chiffonner ou avec lequel il peut faire du bruit.Et ses dents?Il en a une, peut-être deux! Sa maman peut ajouter trois variétés ou plus de Purées Heinz à son menu\u2014Légumes et Agneau, Epinards et Abricots avec Farine d'Avoine.Ces Purées sont soigneusement préparées.avec des fruits, légumes et viandes de la meilleure qualité .qui sont cuits de façon à conserver à un haut degré les sels minéraux et les vitamines qui devraient rentrer dans le régime alimentaire de bébé.Vd i} a] = ee.: Tour Bébé de D à 12 mois \u2019 Il peut ne pas être capable de se tenir debout mais il essaie de son mieux.Il comprend nombre des choses qui lui sont dites et peut-être en dit-il aussi, D'autres dents pointent, et sa maman l\u2019habitue à d\u2019autres Purées Heinz.Comme mets principal \u2014des Asperges, Soupe au Boeuf et Foie.Comme dessert\u2014 Purée d'Orange avec Cossetarde, dessert délicieux et velouté.Il y a, en tout, 22 variétés de Purées Heinz \u2014 chacune d'elles spécialement préparée pour que les bébés deviennent grands et forts, et restent bien portants.Recherchez le Bébé Heinz, bien connu, à votre magasin préféré.Il sert à identifier les étagères où vous trouverez une gamme complète d\u2019Aliments Heinz pour Bébés.Pour recevoir GRATIS le livret intitulé\u2018\u201cLe Régime Alimentaire de Bébé\u2019', écrivez à H.J.Heinz Company of Canada, Ltd, 6465, rue Durocher, Montréal, P.Q.3 QUARTIER GENERAL LLL] de rancune farouche, et qui, tout d\u2019un coup, lui semblait devenu plus profondément étranger.\u2014 Ma petite Suzette, dit-elle gentiment, voulez-vous que, pour faire connaissance, nous allions nous promener un peu dans le parc ?\u2014 Oh! oui! jeta l\u2019enfant avec enthousiasme.Je' vous montrerai les oiseaux des Iles que maman enferme dans une cage toute dorée, et les grands paons qui font la roue, et les colombes blanches qui viennent manger leur blé dans mes mains! Partons ! partons vite! Tu veux bien, Roger ?Le visage crispé se détendit ; les yeux profonds, dans lesquels dormait l\u2019inquiète pensée, retrouvèrent une étrange douceur pour se poser sur l'enfant chérie, et le jeune homme répondit avec un charmant sourire : \u2014 Va, ma toute petite, va montrer notre beau jardin à ta nouvelle amie.Et puis fais-lui voir la maison tout entière ; installe-la dans sa chambre.Il faut que, chez nous, elle retrouve un foyer.Je désire que tu lui obéisses, ma Suzette, comme tu obéissais à Anne.Quoi que tu en penses, et quoi qu\u2019en pense Marc, Mile Dajac est ici pour essayer de la remplacer\u2026 Il les regarda s\u2019éloigner, la main de l\u2019enfant enfermée dans celle de la jeune institutrice, et, poussant un soupir, il revint s\u2019asseoir à sa table de travail.\u2014 Pendant ce temps, Michèle et Suzette s\u2019enfonçaient dans l\u2019étroit bosquet qui clôturait la propriété des Astrières ; la fillette, avec la spontanéité de son âge, babillait comme un oiseau.\u2014I vous plaît, Marc ?demandait- elle ingénument.\u2014I est bien.il est très bien, répondit Michèle, qui revoyait en pensée la silhouette élégante, la physionomie un peu hautaine et le froid regard gris du jeune homme.\u2014 Il aimait tant ma sœur ! reprenait la petite.Après sa mort, il a demandé à permuter, car il est pilote aviateur à la Compagnie Air-France.Toulouse sans Anne, il disait que ce n\u2019était plus supportable.\u2014 Où donc est-il allé ?\u2014 À Dakar.Mais là-bas il n\u2019a pu calmer son chagrin.Alors il est revenu ici.Il vient nous voir.quelquefois.Mais sa présence attriste maman.Roger aussi est tout drôle avec lui.Il n\u2019y a plus que moi, ici, pour aimer Marc, acheva-t-elle d\u2019une petite voix presque douloureuse.\u2014La propriété de vos parents est toute proche du camp d'aviation, n\u2019est- ce pas ?\u2014 À peine cinq kilomètres ; nous irons le visiter un jour, si vous ne le connaissez pas.\u2014 Avec grand plaisir, d\u2019autant plus que ce sera très instructif commerciale prennent de plus en plus de l\u2019importance, et chaque pays en est fier, à juste titre.\u2014 Roger vous emmènera aussi à l\u2019usine ; c\u2019est papa qui l\u2019avait créée.\u2014 Usine de quoi, petite fille ?\u2014 De conserves.Des conserves de toutes sortes : pâtés, foies d\u2019oies, saucisse, etc.tous les produits du pays.\u2014 M.Roger doit avoir beaucoup de travail et de soucis.\u2014 Oh! oui! C\u2019est pour cela qu\u2019il est parfois un peu sévère, un peu dur.Mais il est très bon, et tout le monde admire son courage.Suzette s\u2019interrompit pour demander brusquement : \u2014 Et petite mère ?vous l\u2019avez vue ?\u2014 Pas encore ; Mme Astrières était fatiguée.\u2014 Oh! maman dit toujours ça.Venez, petite mademoiselle, je veux que vous montiez chez elle.Michèle se laissa guider par l\u2019enfant.Et, jetant à regret un dernier regard sur la camprgne baignée de lumière, le beau jardin qu'embaumait le tendre parfum des violettes, elle remonta les La Revue Populaire marches de pierre du large escalier que les bras souples des glycines enlaçaient amoureusement.CHAPITRE Il A PROPRIÉTÉ de la famille Astrières et l\u2019usine de conserves se trouvaient, ainsi que Suzette l\u2019avait expliqué à son institutrice, non loin de Fran- cazal, et par conséquent tout près du camp d\u2019aviation commerciale.Elle n\u2019était que de petite contenance, mais admirablement cultivée et en plein rapport.Et quant à la maison, elle offrait plutôt l\u2019aspect d\u2019une grande villa que d\u2019une de ces demeures bourgeoises d'autrefois.Le toit en briques roses, comme dans la plupart des constructions languedociennes, les volets peints en vert et la terrasse aux balustres ajourés lui donnaient un aspect joyeux et d'extrême jeunesse.On eût aisément pensé que la vie devait y être facile, simple et charmante.Le pays lui- même, ce clair et radieux pays méridional, semblait incompatible avec toute idée de tristesse, et il semblait impossible d'y cultiver la mélancolie.Toulouse la rose, Toulouse ville des arts, des plaisirs et de l\u2019harmonie, Toulouse grisée de musique et du parfum de ses violettes, respirait, s'agitait, vivait, trop prés de ce Clos-Joli charmant pour que, dans ses murs, des étres humains y pussent étre malheureux.Et de ces deux morts prématurées un drame avait surgi.un drame mystérieux, inconnu de tous, mais que Michèle n\u2019avait pas été longue à pressentir.Depuis ces quelques mois de vie commune avec les hôtes du Clos-Joli, elle avait appris à les connaître et elle pouvait sainement juger toutes choses.Elle sentait que, sauf Suzette, chacun souffrait pour des causes mystérieuses ; déjà attachée à tous, elle les plaignait et souhaitait leur venir en aide.Mme Astrières, très affectée par le décès simultané de son jmari et de sa fille, ne parvenait point & réagir.Suzette même ne l\u2019intéressait pas.Et elle se déchargeait avec une sorte de soulagement de tous ses devoirs vis-à-vis de l'enfant sur l\u2019institutrice, dont le visage loyal l\u2019avait tout de suite séduite.Michèle veillant sur l\u2019éducation de Suzette, Mme Astrières, tout à fait rassurée, ne quittait plus guère sa chambre, où, devant les photographies de ses chers disparus, elle ne cessait de pleurer et de prier.Marc d\u2019Harmont n\u2019avait plus reparu au Clos-Joli depuis le jour de l\u2019arrivée de Mlle Dajac.De lui, elle ne savait que ce que le puéril bavardage de sa petite élève avait pu lui livrer: qu\u2019il avait fait sa carrière dans l'aviation commerciale, où il était connu comme un pilote d'élite.De la mort de sa fiancée, rien n\u2019avait pu le consoler.Fuyant Toulouse, cherchant sous le ciel de Dakar un oubli impossible, il était revenu dans sa ville natale, on ne savait trop pourquoi.Peut-être pour se rapprocher de sa mère.Il ne voyait plus guère Mme Astrières, dont le visage douloureux ajoutait à son propre chagrin; et, chose bizarre, ses rapports avec Roger semblaient tendus ; il avait paru à Michèle, pendant les quelques minutes où elle les avait vus ensemble, que l'attitude de l\u2019aviateur était hostile, agressive, même.Quant à Roger, qui, à vingt-cinq ans à peine, s\u2019était trouvé subitement mis en présence de responsabilités de toutes sortes, sa conduite ne semblait prêter à aucune critique.II gérait la fortune, la propriété et l\u2019usine de sa famille, avec une autorité, une conscience et un savoir-faire remarquables.Son visage plutôt froid, dont il exagérait, semblait-il, l\u2019impassibilité, se détendait aux heures de l'intimité familiale, et il avait parfois, surtout quand il s\u2019ait à sa jeune sœur, des regards emplis de tendresse et une voix aux inflexions caressantes dont Michèle ne Montréal, août 1947 Ses mains puissantes travaillent le sol du Canada au service de l'univers.Ses labeurs produisent l\u2019essence même de la subsistance; le pain quotidien.Le cultivateur canadien a valu à notre pays l\u2019éternelle gratitude des peuples d\u2019Europe et d\u2019Asie que la guerre a réduits à la famine.Les hommes comme le cultivateur\u2014 qui appartient au nombre de nos meilleurs citoyens\u2014 sont au service du public .à votre service.BRASSERIE DAWES BLACK HORSE I ; D JT - JOOIII- x BRASSERIE * DAWES BLACK HORSE.FONDEE EN 1811 * 26 ZU marcue f'otvosér GRÂCE AUX PEASTIQUES Une garde-robe dont vous serez fière et dont Vous pourrez voir tout le contenu d\u2019un seul coup d\u2019oeil .voila ce que vous obtiendrez en choisissant les sacs à vêtements et les porte-couvertures en Plastiques VinyuiTE.Grâce à la transparence de ces substances d\u2019un éclat étincelant, il suffit d\u2019un regard pour identifier vos vêtements .sans compter qu\u2019elles durent fort longtemps, sans s\u2019éventer ni se fendiller.Pour joindre le beau à la durée, cherchez donc toujours la signature \u2018\u2019VINYLITE\u201d sur les articles que vous achetez pour vous- même, pour les vôtres ou pour le foyer.Les articles en VINYLITE se vendent dans tous les bons magasins, Il n'y a qu\u2019une seule qualité de Plastiques VINYLITE.Manufacturés d'après des formules scientifiques précises, soumis à des épreuves rigoureuses, ces plastiques donnent un rendement d\u2019une efficacité in- d'acheter, vérifiez comparable.Avant donc la marque déposée.5 =.LA MARQUE DÉPosÉE VINYLITE est LAPROPRIETE DE LA CANADIAN RESINS AND CHEMICALS LIMITED CANADIAN RESINS and CHEMICALS LIMITED MONTR EAL, QUE, TORONTO, ONT.pouvait se défendre de subir le charme.Mais sur la maison tout entière il planait quelque chose d\u2019étrange; on y respirait une atmosphère de mystère, comme si un terrible secret se dissimulait dans les moindres coins de l\u2019habitation familiale.Cela, Michèle l\u2019avait senti dans les babillages de Suzette, dans les soupirs de Mme Astrières, et surtout dans l'attitude du fiancé et du frère d'Anne.Elle eût souhaité avoir la clé de cette douloureuse énigme, pour tenter d\u2019apporter à chacun un peu d\u2019apaisement.Mais, quand on ignore tout, que faire?Du moins elle avait employé toutes les heures de ces longs mois passés au sein de cette énigmatique famille à s\u2019attacher la petite Suzette, à apprivoiser les domestiques : Joseph, le jardinier, et Louise, cuisi- niére et bonne tout a la fois, qui, au début, n\u2019avaient pas vu d\u2019un très bon œil cette arrivée de l'institutrice dans la maison où ils servaient depuis de longues années.Mais Michèle sut se montrer si charmante, complimenter Joseph sur ses massifs de fleurs dont il avait un si légitime orgueil, aider Louise dans de menus travaux, qu\u2019ils ne tardèrent pas à être conquis l\u2019un et l\u2019autre.Par Roger, elle se sentit étudiée, observée, et, non sans trouble, attendit le jugement qu\u2019il ne manquerait pas de porter sur elle, \u2014Je n\u2019ai que des remerciements à vous adresser, mademoiselle Michèle, lui dit-il un soir, tandis qu\u2019accoudée à la fenêtre ouverte elle regardait tomber sur la campagne toulousaine la vague lente du crépuscule.Ses beaux yeux le fixérent, interrogateurs ; il reprit : \u2014 Depuis que vous êtes là, votre heureuse influence s\u2019est exercée sur tout.Vous avez fait de ma turbulente et rebelle petite sœur une enfant docile et charmante.Suzette avait grand besoin que quelqu\u2019un s\u2019occupe d\u2019elle.Absorbée par sa douleur, ma pauvre mère l\u2019oublie totalement.À elle aussi, il faudrait porter secours.Je vous demande d\u2019être, ici, autre chose que l\u2019institutrice de Suzette.Il faut, articula-t-il avec force, oui, il faut absolument que vous remplaciez Anne ! \u2014 J\u2019essayerai, promit Michèle, Elle s\u2019en fut rapporter ces paroles à la dévouée Louise et lui demander quelques explications.\u2014 Que faisait donc Mlle Anne ?de- manda-t-elle.A quoi la domestique répondit : \u2014 Mais tout, absolument tout ! Madame se reposait entièrement sur elle de ce qui regarde la maison.Mlle Anne composait les menus, ordonnait notre travail, à Joseph et à moi, réglait les moindres détails, payait les fournisseurs et faisait toutes les commandes nécessaires.De même, Monsieur s\u2019occupait de la propriété et de l\u2019usine.M.Roger à courageusement succédé à son père ; mais personne n\u2019a remplacé Mlle Anne.Et c\u2019est pourquoi tout va mal, ici.Moi, je fais mon devoir, je puis l\u2019affirmer ; mais Joseph n\u2019est pas toujours à sa tâche quand il le faudrait, et quant au personnel de la ferme, vous pouvez vous rendre compte, mademoiselle, qu\u2019ils n\u2019en fichent pas lourd.La jeune institutrice sentit venir vers elle de nouveaux et impérieux devoirs.Mais elle avait une âme prête à les accepter tous.H Je remplacerai votre sœur, dit- elle simplement à Roger, si vous me soutenez, si vous faites reconnaître à chacun mon autorité.\u2014 Tout le monde ici vous respectera et vous obéira, promit-il.Et, après quelques premiers frottements et un commencement de mauvaise volonté, Michèle, à force de patience, de bonne grâce et de simplicité, obtint le résultat voulu.Soutenue par Roger qui exigea formellement que la jeune institutrice fût considérée comme un La Revue Populaire membre de la famille Astrières, elle arriva à obtenir la même soumission et le même travail qu\u2019Anne elle-même eût pu exiger.\u2014 N\u2019étes-vous pas un peu sorcière ?lui demanda-t-il un soir, ayant été témoin de la complaisance que chacun apportait a la satisfaire.\u2014 Nullement, répondit-elle, avec un doux sourire ; mais les morts guident les vivants, ne le croyez-vous pas ?Votre chère petite Anne me facilite les choses et m\u2019aplamit la route où je marche après elle.\u2014 C\u2019est bien possible, admit-il, avec \u2018une simplicité de croyant.Et l\u2019heureuse influence de Michèle continuant à s\u2019exercer sur les êtres et sur les choses, elle fut bientôt indispensable à la famille Astrières ; Joseph et Louise, devenus pour elle de vrais amis, aimaient à bavarder de temps à autre avec cette simple et aimable fille dont l'autorité ne les brimait jamais.Et, par eux, elle apprit bien des choses.\u2014 De quoi donc est mort M.Astriè- res ?demanda-t-elle au cours d\u2019une conversation avec la cuisinière et le jardinier.\u2014 D'une maladie de cœur, répondit Louise.\u2014 Et Mlle Anne ?\u2014 Ah! celle-là, par exemple, on ne sait pas trop.Les médecins eux-mêmes n\u2019y ont rien compris.Elle s\u2019en est allée, la pauvre petite fille, un mois après son père.Une maladie de langueur.quelque chose d\u2019inexplicable.Je vous jure que dans le pays on a été joliment surpris de ces deux morts si brusques! Et même que l\u2019on a jasé un peu partout ! \u2014 Comment, jasé ?\u2014 Mais oui ; on disait que c\u2019était bien étrange de mourir comme ça.Et, moi qui vous parle, j'ai entendu un jour le docteur demander à Mme Astrières si son mari et sa fille n\u2019avaient pas un chagrin caché.Madame a protesté avec force.Elle a dit que c\u2019était impossible.qu\u2019elle l\u2019aurait su.« Ma chère petite Anne n'avait rien de caché pour moi, et quant à son père, s\u2019il y avait eu quelque chose de grave dans sa vie, je l'aurais su », disait-elle.Mais j'ai bien compris que le docteur n\u2019était pas convaincu et qu\u2019il continuait à penser que la mort de Monsieur et de Mademoiselle avait été provoquée par la même terrible cause.Il y a eu un drame dans cette famille, jen jurerais! \u2014Eh bien! implora Michèle, également troublée, n\u2019y pensez plus, ma bonne Louise.Et surtout n\u2019en parlez pas.Mme Astrières a assez de chagrin, et M.Roger aussi.M.Roger, surtout.Il a besoin de toute sa force de caractère pour la tâche qu\u2019il a assumée.II est inutile que des racontars plus ou moins véridiques viennent augmenter ses soucis.\u2014 Bien sûr, mademoiselle ; nous serions désolés de lui faire de la peine.\u2014 Et puis, pensez à Suzette.Elle grandit ; sa jeune imagination s\u2019éveille ; il ne faut pas lui faire courir le risque d\u2019entendre des paroles qui la troubleraient, et peut-être éclaireraient d\u2019un jour nouveau, et combien terrible, les circonstances qui ont pu déterminer la mort de son père et de sa sœur.Cette enfant se remet des émotions passées; à son âge, l\u2019oubli est chose facile; elle ne demande qu\u2019à trouver la vie belle: il est inutile de raviver dans son petit cœur le chagrin qu\u2019elle a éprouvé jadis.Ne le pensez- vous pas, Louise ?\u2014 Pour rien au monde nous ne voudrions lui faire du mal, à notre petite mignonne.\u2014 Alors, taisons-nous, et jamais plus ne parlons de ces choses dont Dieu seul connaît le secret.Un long moment, elles restèrent encore dans la lingerie, absorbées toutes deux par le soin de plier une grosse Montréal, août 1947 \u2014 l l | l I I l | J «27 ANNÉES D\u2019EXPERIENCE DANS LES AIRS \"Oui, d , nous vrai t les pionniers de l'Atian- , tique.Nous le survolons en tout sens depuis 1937\u2014De fait nous } fûmes les premiers à parcourir l'Atlantique Nord dans les deux sens, à l'année longue.Plus de 3000 envolées transatlantiques r | | | L \u2018En 27 ans, nous avons acquis beaucoup d'expérience .52 de nos commandants ont plus d'un million de milles à leur crédit .16 d'entre eux ont fait plus de 150 traversées transatlantiques.Le réseau Speedbird couvre une distance de 72,000 milles.MAINTENANT\u2014HUIT ENVOLEES par semaine vers Londres .DEUX envolées par semaine de Montréal via Glasgow, SIX envolées par semaine de New York via Glasgow et Shannon.Trois envolées por semaine de Baltimore aux Bermudes.B-0-A BRITISH OVERSEAS AIRWAYS CORPORATION VOTRE AGENCE DE VOYAGES EST NOTRE BUREAU LOCAL.On peut aussi réserver par l'intermédiaire de lo plupart des autres lignes aériennes, bureaux de chemins de fer, ou bureau de B.O.A.C., Hôtel Laurentien, Montréal.Marquette 5751.B.O.A.C.vous transporte partout où vous désirez aller par avion.Du célèbre aéroport de Dorval à Montréal, c'est le voyage \u2018Au-dessus de l'Atlantique .et à travers le monde\u2019 par Speedbird .Des cabines à pression stabillsée assurent un confort parfait et un voyage agréable.SERVICE SPEEDBIRD .Au-dessus de l'Atlantique .et à travers le Monde DÉBARRASSÉS DES MALNCONTRE WSITEURS DESTRUCTION MODERNE DES PARASITES Souper sur la véranda, au soleil couchant, sans bourdonnement ou morsure d\u2019insectes! C\u2019est ainsi que l\u2019on doit pouvoir jouir des soirs d\u2019été.C\u2019est de même que vous les goûterez, si vous employez les Antiparasites Green Cross.une protection sûre contre les insectes du jardin et du logis.« INSECTICIDE DOMESTIQUE A 5% DE DDT (résiduel) Pour 8 à 10 semaines à la fois, il met fin, dans vos demeures, à l'éternel désagrément des mouches, maringouins, brûlots et autres agaçauts insectes.Une bonne application d\u2019Insecticide Domestique, couvrant murs, plafonds, meubles rembourrés et même les vêtements à ranger, fera le travail propre, sûr et efficace.Ne tache pas; n\u2019est pas malodorant.CERTICIDE (Vernis à 5%, de DDT) Ce produit reprend la lutte là où l\u2019Insecticide Domestique l\u2019abandonne.Il est conçu pour l\u2019application du DDT au pinceau sur les surfaces qui se prétent mal à la pulvérisation ou là où le dépôt de DDT pourrait s\u2019enlever par frottement.moustiquaires, poubelles, etc.Mouches, fourmis, coquerelles, puces et autres insectes qui marchent sur une surface traitée au Certicide mourront sûrement.« TANTOO, CREME CHASSE-INSECTES Savourez une promenade en plein air, par les beaux soirs d\u2019été, sans la compagnie d\u2019insectes incommodants.Tantoo les chasse .mouches noires, marin- ouins, brûlots et les autres, Idéale pour les pêcheurs, Éaigneurs, joueurs de golf, etc.WEED-NO-MORE > (Le premier 2,4-D de type ETHER BUTYLIQUE) C\u2019est vieux jeu de déraciner les mauvaises herbes .de nos jours, on les pulvérise simplement avec du Weed-No-More d\u2019une pénétration rapide.Une application suffit .en moins de 3 semaines les mauvaises herbes sont mortes jusqu\u2019au bout de leurs racines, les gazons demeurant intacts.Protégez votre jardin contre les insectes destructeurs, au moyen de l\u2019Insecticide pour Fleurs au DDT, du Garden Guard à la Roténone et des autres produits d'arrosage et de saupoudrage \u201cGreen Cross\u201d.* Marque déposée LES INSECTICIDES GREEN CROSS sont fabriqués par: THE CANADA PAINT CO.[EE à » THE MARTIN-SENDUR CO.LIMITED THE LOWE BROTHERS COMPAN PU + 5 THE SHERWIN-WILLIAMS CO, a PORN qu lessive et de mettre de côté le linge à repriser.Puis elles descendirent au jardin cueillir les fruits d\u2019arrière-saison, et le tragique secret ne fut plus abordé.Michèle se rendit ensuite dans la salle d\u2019étude et y retrouva Suzette absorbée dans le soin de résoudre un problème particulièrement difficile, sur lequel, avec une ardeur tenace, elle se penchait.\u2014 Je crois que j'ai trouvé la solution ! cria-t-elle, triomphante, au bout d\u2019un long moment.L\u2019institutrice prit le cahier, réfléchit quelques secondes, puis déclara avec un sourire : \u2014 C\u2019est parfait, ma petite fille, absolument juste.\u2019 \u2014 Oh! que je suis contente ! Suzette battit des mains et, joyeuse, s\u2019élança : \u2014 Je vais le dire à maman ! Elle courut d\u2019un trait jusqu\u2019à la chambre où, étendue sur son éternelle chaise longue, Mme Astrières conversait avec ses morts.\u2014 Petite mère, jeta-t-elle, radieuse, j'ai réussi mon problème Un très difficile problème, Regarde ! Et, naïvement orgueilleuse, elle lui tendit le cahier où Michèle venait d\u2019inscrire la mention : Très bien.\u2014 C\u2019est Roger qui va être content, dit Mme Astrières avec un pâle sourire, lui qui adore les mathématiques ! \u2014 Et toi, maman, tu n\u2019es pas contente ?Le beau regard bleu se fixait, plein d\u2019une muette imploration, sur le triste visage maternel.Quelque chose comme un remords fit battre plus vite le cœur déchiré de Mme Astrières.Elle eut honte de son indifférence pour cette chère petite fille pourtant si charmante, honte de sacrifier la vivante à la morte, et un émoi soudain monta dans ses prunelles claires, où le bleu, lavé par trop de larmes, s\u2019était fané.\u2014 Ma petite Suzette, murmura-t-elle d\u2019une voix redevenue miraculeusement tendre, ma fille chérie Et, pour la première fois, cessant de penser à Anne, elle serra contre elle, avec une sorte de violence farouche, Penfant tremblante qui lui restait encore à chérir.\u2014 C\u2019est très bien, c\u2019est très bien, di- sait-elle.Tu travailles admirablement ; tu me fais un grand, très grand plaisir, Suzette.Tu le diras à mademoiselle.\u2014 Maman, implora la petite, avec son plus câlin sourire, si tu le lui disais toi-même ?.Elle est si gentille, Mlle Michèle ! Pourquoi ne veux-tu pas causer avec elle, te promener avec elle ?Maman .si tu savais.elle ressemble à Anne! .Le nom bien-aimé résonna dans la triste chambre comme une musique divine, et, sur l\u2019âme de Mme Astrières, il eut un effet immédiat.\u2014 Soit! Appelle ton institutrice, ma Suzette.La jeune fille parut.Sur le seuil de cette pièce dont la pauvre mère avait fait une sorte de sanctuaire et où elle n\u2019avait encore jamais pénétré, une minute elle s\u2019arrêta, interdite.Une voix douce l\u2019encouragea : \u2014 Entrez done, petite mademoiselle.Maman est si contente de mes progrès qu'elle veut vous féliciter.\u2014 C'est exact, dit Mme Astriéres en tendant sa longue main amaigrie en un gèste aimable, tandis que, d\u2019un regard, elle invitait Michèle à s'asseoir.\u2014 Je vous suis très reconnaissante de tout c que vous faites pour cette enfant et pour nous-mêmes, dit-elle avec beaucoup de sincérité.Je sais par mon fils que vous remplissez avec tact et autorité tout ensemble toutes les tâches que l\u2019on vous confie.Roger ne cesse de chanter vos louanges ; je suis heureuse d\u2019y joindre les miennes.Plus tard, si je me sens plus courageuse, j\u2019essayerai de vous seconder.Il ne faut La Revue Populaire pas me mal juger si j'ai l\u2019air de tout laisser à l\u2019abandon, Je souffre tant!\u2026 Elle enfouit son visage dans la soie des coussins, et de nouveau les larmes iperlèrent au bord de ses cils.Michèle, d\u2019un élan spontané, s\u2019agenouilla contre la chaise longue, et elle se mit à parler doucement, avec des mots tendres et puérils, comme l\u2019on fait aux enfants qui ont de grands chagrins.Mme Astrières d\u2019écoutait, les yeux clos; elle se laissait bercer par cette calme voix féminine qui lui en rappelait une autre.si claire, si charmante.une autre désormais muette, Et peu à peu un vague sourire détendit ses lèvres, ses prunelles pâles s\u2019ouvrirent toutes grandes, et, posant sur le front de Michèle une main caressante, elle dit : \u2014 Mon fils prétend que vous êtes un peu sorcière, parce que toutes les difficultés, paraît-il, s\u2019aplanissent sous vos pas.Mais, moi, je crois plutôt que vous êtes une petite fée : la fée bienfaisante que le Seigneur a placée dans cette triste demeure pour notre consolation à tous.\u2014- Je voudrais tant que vous soyez heureuse ! murmura la jeune fille, \u2014 Heureuse ?Hélas! que veut dire ce mot ?Il n\u2019est plus fait pour les habitants du Clos-Joli.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Mon mari et ma fille ont emporté toute la joie.\u2014 Ce n\u2019est pas vrai ! cria Michèle impétueusement.Il y a au Clos-Joli des êtres qui ont encore droit à toute leur part de bonheur.\u2014 Roger.Suzette.Mme Astriéres.\u2014 Ils sont vos enfants aussi; ils ont la vie devant eux; ne la leur rendez pas éternellement amére par le spectacle de votre douleur.Croyez-moi: votre Anne vous parlerait comme je le fais ; pour ce frère et cette sœur qu\u2019elle aimait tant, je le sais, elle exigerait de vous un sacrifice : celui de vos larmes.Ce n\u2019est pas pécher contre elle que de sourire à ceux qui vous restent.Allez, les morts ne sont pas jaloux des vivants.Reprenez contact avec les choses extérieures.Si vous saviez comme votre beau jardin est merveilleux ! Toutes les fleurs sont écloses: les glycines mauves, les jacinthes blanches, et les pervenches.les pervenches bleues comme les yeux de votre petite Suzette.\u2014 Comme les yeux d\u2019Anne, rectifia douloureusement Mme Astrières.\u2014 Venez les voir, descendez avec moi ; voulez-vous ?murmura \u2014 Oh! oui, maman!.implora la fillette.\u2014 Eh bien! soit.puisque vous le voulez toutes deux.Rejetant loin delle l\u2019amas de couvertures sous lesquelles son corps amaigri disparaissait, Mme Astrières se leva, et ce fut appuyée sur le bras de l\u2019institutrice que, pour la première fois depuis son malheur, elle descendit au jardin.CHAPITRE III vous me donnez les pleins pouvoirs ?jeta Michèle en riant.\u2014 Les pleins pouvoirs, et pour une période illimitée, parfaitement! répondit le jeune homme.Et il s\u2019en alla vers son bureau retrouver le travail.\u2014 Puisque nous avons toutes les autorisations nécessaires, ma petite Suzette, dit alors l\u2019institutrice à son élève, profitons-en pour exécuter nos beaux projets.Par quoi commençons- nous ?\u2014 Par ma chambre, mademoiselle.\u2014 C\u2019est cela.On va vous faire un nid tout neuf, gai, jeune et charmant, à votre image, mon petit oiseau chéri.Elle lui prit la main, et toutes deux grimpèrent en courant jusqu\u2019au premier étage.A monsieur Roger, c\u2019est entendu, Montréal, août 1947 29 F:Z.MASSICOTTE H a tiré de l'obscurité rois siècles d'histoire ! En novembre 1911, M.E.-Z.Massicotte fut chargé d\u2019inventorier et classifier toutes les archives judiciaires du district de Montréal conservées depuis 1642.Partie de ces documents était entassée dans un corridor long de 300 pieds, au sous-sol de l\u2019ancien palais de justice, à Montréal.Grâce à 35 ans de labeur, M.Massicotte a réussi à compiler et à faire classifier des documents qui constituent une mine inépuisable de renseignements précis sur les origines et la vie des premiers habitants de la région de Montréal.Aujourd\u2019hui, ce gigantesque travail est presque complété.Au cours de ses recherches, M.Massicotte a mis à jour des centaines de documents d\u2019une valeur inestimable .tels que le testament de Jeanne Mance, les contrats de concessions faits par Chomedey de Maisonneuve et un acte de reddition signé par George Washington.Dès l'enfance, E.-Z.Massicotte commença à s\u2019intéresser à l\u2019histoire de Ville-Marie en visitant avec son père les édifices du passé.Devenu journaliste, il s\u2019occupa de recherches historiques, puis de généalogie, de C'est M.Massicotte, qui, en 1924, eut l\u2019idée d\u2019instituer la parade annuelle de la St-Jean- Baptiste.Pendant 21 ans, il choisit chaque année le thème de la parade et, avec l\u2019artiste J.-B.Lagacé, il prépara d\u2019innom- Devenu membre de la Société Royale du Canada en 1920, il reçut en 1936 la médaille de la Société Historique de Montréal pour ses travaux sur l\u2019histoire de Montréal, et, en 1939, la médaille Tyrrell pour l\u2019en- folklore et d\u2019art héraldique.brables \u2018\u201c\u2018chars allégoriques\u2019:.semble de ses travaux historiques.PUBLIE PAR Molo\u201d (tiré d\u2019une série d'articles biographiques En permettant de retracer fidèlement les débuts difficiles et aventureux du Canada français, M.Massicotte\u2014 archiviste, historien, généalogiste, folkloriste\u2014a rendu d\u2019inappréciables services à la population d\u2019Amérique, illustrant la carrière de Canadiens français bien connus dans le domaine des sciences, des arts ou de l\u2019industrie.) 30 L\u2019AVENIR APPARTIENT À CEUX QUI S\u2019Y PRÉPARENT La plupart des \u2018premiers enfants\u2019 sont-ils des garçons ?Les histoires de vieilles filles et les nouvelles théories scientifiques n\u2019ont pas encore dévoilé le secret des forces mystérieuses qui déterminent le sexe d\u2019un bébé.Cependant, un fait surprenant a été établi par les registres de naissances \u2014 c\u2019est que la plupart des premiers enfants sonl des garçons! Et votre premier bébé\u2014 le début d\u2019une génération nouvelle\u2014 est, pour vous, d\u2019une importance primordiale.Il mérite d\u2019avoir toutes les possibilités de devenir un individu bien portant et heureux, muni de tout ce qu'il lui faut pour réussir dans la vie.Dans ce cas, la Prudential peut vous aider\u2014car la Prudential s\u2019est spécialisée dans la question de fournir une sécurité financière qui protège l'avenir de la famille.Un plan d\u2019assurance Prudential peut être établi de façon à satisfaire à vos besoins particuliers \u2014 en tenant compte du nombre d'enfants que vous avez, du revenue que vous gagnez, du genre de protection que vous voulez assurer à votre famille.Si vous n\u2019êtes pas sûr que votre assurance-vie actuelle remplit tous vos desiderata, voyez votre représentant Prudential.Tl se fera un plaisir de discuter de la chose avec vous et d\u2019établir un plan complet pour la protection de votre famille.Vous aimerez le programme \u201cPrudential Family 'Hour\u201d \u2014 radiodiffusé tous les dimanches après-midi par les postes CKAC Montréal et CFRB Toronto.El le programme ** Jack Berch\u201d \u2014 radiodiffusé fous les après- midi, du lundi au vendredi, par les postes CBM Montréal et CBL Toronto.THE PRUDENTIAL INSURANCE COMPANY OF AMERICA SIÈGE SOCIAL: NEWARK, NEW JERSEY SUCCURSALES DANS TOUTES LES PRINCIPALES VILLES CANADIENNES Pendant huit jours, elles travaillèrent à transformer la pièce qu\u2019occupait l\u2019enfant.Elles mirent des rideaux clairs aux fenêtres; les murs furent peints en rose avec une guirlande au pochoir des contes de Perrault.Suzette, émerveillée, battait des mains, sautillait d\u2019un pied sur autre et ne cessait de s\u2019agiter que pour embrasser sa grande amie.Quand l\u2019embellissement fut terminé, elle courut chercher son frère : \u2014 Roger, laisse tes vilains grimoires et viens voir mon palais.Docile, il la suivit.Et sur la porte il s\u2019arrêta, lui-même surpris et charmé.\u2014 N\u2019est-ce pas que c\u2019est gentil, et tout a fait en harmonie avec notre petite poupée ?demanda Michèle qui, avec un naïf orgueil, souriait à son œuvre.Il déclara : \u2014 C\u2019est tout simplement délicieux ; vous avez fait un petit chef-d\u2019œuvre.Et c\u2019est vous qui avez peint toutes ces belles histoires ?\u2014 Mais oui.Il soupira : \u2014 C\u2019est à regretter de n\u2019être plus un enfant pour pouvoir jouir à son gré de toutes ces merveilles.Ces contes de Perrault vont bercer ton sommeil, ma petite Suzette, et je gage que tes rêves vont se peupler de Prince Charmant, de Belle au Bois dormant et de Petit Poucet.Et, plus grave, regardant Michèle avec une émotion contenue, il ajouta : \u2014 Une fois encore, je vous remercie ; vous avez créé autour de ma petite sœur l\u2019atmosphère de jeunesse, de gaieté qui lui manquait, hélas ! et dont elle a pourtant besoin.D'ailleurs, tout, ici, s\u2019épanouit depuis que nous avons le bonheur de vous avoir.Il n\u2019est pas jusqu\u2019à notre mère qui, dirait-on, réapprend à sourire.\u2014 Maintenant, elle accepte de descendre au jardin, c\u2019est vrai.\u2014 Et de partager ses repas avec nous.\u2014 Elle s'intéresse aux études de Suzette.\u2014 Elle a témoigné le désir de revoir Mare, murmura Roger ; jusqu\u2019ici elle le fuye endra-t-il ?demanda Michèle.\u2014 J\u2019ai reçu un mot de lui, hier.Ce soir il sera auprès de nous, et sans doute acceptera-t-il de diner ici.Veillez à tout ; que ce soit bien, mademoiselle Michèle ; Marc a beau être de la famille, je tiens à ce qu\u2019on le reçoive le mieux possible.Il s\u2019éloigna, laissant la jeune fille aux prises avec ses occupations ménage- res.Elle les acceptait d\u2019ailleurs allégre- ment.La douleur de cette famille dans laquelle elle vivait depuis plusieurs mois l'avait profondément touchée.Elle qui n\u2019avait jamais eu de foyer véritable avait fait sien celui-ci, à cause précisément de l\u2019amère mélancolie qui s'en exhalait._, Progressivement, d\u2019une main légère qui ne touchait aux choses qu avec des précautions infinies, elle s ingéniait à mettre un peu de vie, un peu de joie dans la triste demeure.\u2014 Puisque nous avons ce soir un invité, dit-elle à Louise, nous dresserons le couvert sous la tonnelle; ce sera ravissant, dans ce décor plein de lumière et de fleurs.Aidée de Suzette, elle ouvrit les armoires, chercha, parmi le linge, le plus beau ; le plus élégant service, les écrins d\u2019argenterie, et sous la tonne le pa es roses- pons ouvraient toutes | = des leurs corolles fragiles, elle disposa le fin cristal des verres, la porcelaine précieuse, tout un luxe charmant et discret.\u2014 Que c\u2019est joli ! s\u2019écria Suzette.Petite mademoiselle, je sens que Je vais avoir une faim de loup, dans un décor pareil! Louise, tu as fait de bonnes choses, je l\u2019espère ?La vieille, souriante, lui glissa en confidence : La Revue Populaire \u2014 1 y a un soufflé au chocolat et une crème à la vanille.si vous êtes bien sage ! Roger arrivait de l\u2019usine.D'un coup d'œil il vit les préparatifs ; son visage s\u2019éclaira de plaisir.Lui qui n\u2019ouvrait guère la bouche que pour donner des ordres et qui souriait si rarement, il eut aux lèvres des exclamations enthousiastes, et la plus franche satisfaction se peignit sur ses traits.Quelle bonne idée vous avez eue, mademoiselle! s\u2019écria-t-il.Il y a bien longtemps qu\u2019on n\u2019a fait un diner champêtre.Je suis sûr que Marc appréciera votre heureuse initiative ; quant à ma mère, le grand air lui donnera peut- être un peu plus d\u2019appétit, ce dont elle aurait grand besoin.Michèle, enchantée d\u2019être approuvée, disposa sur la table un bouquet d\u2019œil- lets blancs, dont la grâce odorante acheva d\u2019embellir la tonnelle fleurie.\u2014 Où donc est Suzette ?demanda le jeune homme, s\u2019apercevant de la disparition soudaine de l'enfant.\u2014 Elle est allée mettre sa robe neuve, une petite robe blanche, car j'ai cru devoir alléger quelque peu son deuil.Elle est trop jeune pour s\u2019éterniser dans le noir.Cette couleur seule la rendrait triste, et c\u2019est malsain, à son âge.\u2014 Ah! murmura Roger, nous avions décidément bien besoin de vous, ici ! Et son regard ému, presque tendre, enveloppa, frôla quelques secondes la jeune fille debout à ses côtés, toute rose dans une simple toilette qui lui seyait à ravir, et blonde miraculeusement.À cette minute, il aperçut sa mère qui venait vers eux, tenant Suzette par la main, Mme Astrières s\u2019avançait d\u2019une démarche moins lasse que d\u2019habitude, et même un sourire errait sur ses lèvres.Elle écoutait le babil enfantin de sa fille, et, remarquant lair moins mélancolique de Roger, une expression presque heureuse passa sur son visage tourmenté.\u2014 Voici Marc! s\u2019écria Suzette qui, d\u2019un élan, courut jusqu\u2019au jeune homme, Celui-ci se pencha vers l'enfant, la souleva dans ses bras robustes et l\u2019embrassa fraternellement, puis il rejoignit le petit groupe formé par les trois autres personnes.Il baisa la main de Mme Astriéres, serra mollement celle de Roger et salua l\u2019institutrice d\u2019une brève inclinaison de tête.Tout en causant, il jeta un rapide regard autour de lui.H aperçut d\u2019un coup d'œil toutes les transformations que Michèle avait lentement opérées.Rien ne lui échappa: il vit les fenêtres largement ouvertes, les rideaux neufs, l\u2019éeclat des glaces, les tapisseries changées ; et là, dans ce décor printanier, cette table presque luxueusement servie, l\u2019éclat des cristaux, le reflet de l\u2019argenterie, et les fleurs.toutes ces fleurs dont la tonnelle semblait s\u2019être ornée subitement, comme sous l\u2019effet d\u2019une baguette magique.I] lui parut que tout était changé au Clos-Joli: l'atmosphère, la maison jadis si morne, le jardin qui dormait sous un linceul de deuil, et jusqu\u2019aux trois êtres qu\u2019il avait quittés tout imprégnés d\u2019une douleur que rien ne devait apaiser.Pendant qu\u2019il gardait en lui la religion du souvenir et continuait à endurer une souffrance indicible, les autres avaient commencé à oublier ; leur peine s\u2019était allégée.Il en avait comme preuves le jeune rire de Suzette qui fusait en cascades à propos de tout et de rien, le sourire qui éclairait par instants le visage moins pâle de Mme Astrières, la voix de Roger qui résonnait, plus douce, à ses côtés.Et enfin il y avait, pour compléter le changement survenu pendant son absence, cette jeune institutrice aux cheveux dorés, au regard si droit, si pur, à la fraîche robe de linon parsemée de bouquets champêtres. Montréal, août 1947 De tout cela il reçut un choc au cœur qu\u2019il fut incapable de dissimuler.Il se tourna vers Roger et demanda d\u2019un ton agressif : \u2014 C\u2019est vous qui avez ordonné toutes ces transformations ?\u2014 Les désapprouveriez-vous ?répondit le jeune homme, à son tour glacial.J\u2019en serais au regret.Mais tout ceci est plus gai, plus agréable aux yeux, et, pour ma part, j'en suis ravi.\u2014 C\u2019est trop gai, justement, trop beau.Et de même cette table dressée sous la tonnelle, pourquoi ?\u2014 Vous en plaindriez-vous ?Tout ceci est en votre honneur, puisque vous êtes l'invité.Une légère raillerie passait dans la voix de Roger.Michèle sentit que des froissements allaient se produire entre les deux hommes et elle s\u2019intenposa : \u2014 C\u2019est moi qui ai demandé à M.Roger d'apporter quelques modifications à l\u2019intérieur de la maison, et je me suis permis de dresser le couvert ici, croyant que tout le monde apprécierait mon idée.Si j'ai eu tort, je m\u2019en excuse.\u2014 Voyons, mon cher enfant, dit Mme Astrières, pour faire diversion, asse- yez-vous.Suzette et moi allons voir si Louise est prête à servir.Elles s\u2019éloignèrent, tandis que les deux hommes se rapprochaient de la table ; et alors, de nouveau, le cœur de Marc se serra : \u2014 Oh! s\u2019écria-t-il, désignant d\u2019une main tremblante le beau bouquet que Michèle avait délicatement composé, vous avez saccagé les œillets d\u2019Anmne ! les œillets ! ses fleurs préférées ! Un éclair passait dans ses yeux et sa voix vibrait d\u2019indignation contenue.\u2014 Tout ce qui me rappelle Anne me crucifie ! murmura-t-il.Pourquoi avez- vous mis ce bouquet, là, devant mes yeux ?Est-ce pour le plaisir de raviver ma douleur ?\u2014 Je vous ferai remarquer, jeta durement Roger, que votre douleur est la nôtre, et que, pour ma part, je ne suis pas plus consolé que vous de la mort de ma sœur.Mais, si l\u2019on a des devoirs envers les morts, on en a aussi envers les vivants.Nous avons appelé auprès de nous Mile Dajac pour qu\u2019elle nous apporte le réconfort de sa jeunesse, de sa gaieté, et qu\u2019à son contact Suzette apprenne autre chose que les larmes et les regrets.Elle a pris en main la direction de la maison, l\u2019éducation de notre petite sœur ; son heureuse influence commence à se faire sentir sur tout et sur tous.Voyons, Marc, tâchez de faire appel à votre raison et à votre cœur ; convenez que Suzette a le droit de vivre et que, moi, j'avais le devoir d'empêcher maman de sombrer tout à fait dans le désespoir ou la folie.Je n\u2019aurais plus répondu d'elle, si cette existence tragique avait continué.Il se tut.Il en avait beaucoup dit, et il n\u2019était pas dans ses habitudes de parler si longtemps.Du moins était-il arrivé à un résultat.Marc paraissait ébranlé.Pour achever de le convaincre, Michèle s\u2019empressa d\u2019ajouter : \u2014 Monsieur, je vous affirme que mon intention n\u2019était pas de vous froisser avec ce bouquet d\u2019œillets.Joseph m\u2019avait prévenue que c\u2019étaient les fleurs préférées de votre fiancée ; j'ai fait nettoyer la plate-bande où ils s\u2019étiolaient.Ils auront une floraison double, et ce sera tellement plus joli! Je pensais ainsi vous faire plaisir.Emu, le jeune homme s\u2019excusa avec bonne grâce : \u2014 Je vous prie de me pardonner, mademoiselle.J\u2019ai un chagrin si lourd.si profond.La douleur m\u2019égare parfois et me rend injuste.Je regrette très sincèrement la brutalité de mes paroles.C\u2019est vous qui avez raison en voulant ramener ici une vie normale pour Mme Astrières et Suzette.Puisque rien ne peut nous rendre notre petite bien-aimée, que les autres, du moins, nous restent ! ajouta-t-il avec un soupir.Roger s\u2019était éloigné ; ils étaient seuls sous la tonnelle que le parfum délicat des roses-pompons emplissait tout entière.Michèle pensait à Anne.Elle songeait à l\u2019éphémère destin de cette jeune fille, presque du même âge qu\u2019elle, partie en plein bonheur, alors que tout lui souriait et qu\u2019ayant rencontré l\u2019amour elle s\u2019apprêtait à fonder son nouveau foyer avec l'homme de son choix.Quelle étrange maladie avait eu raison de cet organisme fragile ?Quel secret, peut-être terrible, la petite morte avait- elle emporté dans son tombeau ?\u2014 Comme j'aurais aimé connaître votre fiancée! ne put-elle s'empêcher de dire.Elle devait étre si belle et si bonne ! \u2014 Belle ?répondit Marc avec exaltation, le mot n'est pas tout a fait exact.Anne avait un visage si pur, si fin, qu\u2019aucun autre ne peut lui être comparé.Elle rappelait les saintes de vitrail : les anges du ciel doivent lui ressembler.Et quant à son cœur, il n\u2019était que tendresse.Les pauvres du village ne faisaient jamais appel en vain à sa pitié, à sa charité.Il n\u2019est pas possible, jen ai la conviction absolue, de retrouver pareille merveille.\u2014 Suzette la continuera.\u2014 Peut-étre.Elle a ses yeux, cette incomparable couleur de pervenche, d\u2019un bleu sombre, et, par instants, le même regard un peu trop grave.Et c\u2019est pour cela que je la recherche ou que je la fuis, selon l'impression de mon ame.\u2014 Elle sera, j'en suis sûre, une jeune fille charmante.\u2014 Grâce à vous.Car je reconnais que Roger a raison en disant que votre influence s\u2019exercera ici avec un rare bonheur.Suzette est une enfant à laquelle la douce autorité, d'Anne manque beaucoup.\u2014 Je tâche de la remplacer de mon mieux.\u2014 La remplacer! dit-il avec amertume.Hélas ! qui le pourrait ! Son départ a été une véritable catastrophe.Venant après un premier deuil pénible à tous, il nous a déchirés profondément.\u2014 Je voudrais que l\u2019on me parle d\u2019elle : je voudrais que l\u2019on me dise ce qu\u2019elle aimait, ce qu\u2019elle pensait, les choses qui lui déplaisaient et celles qui l\u2019attiraient.Cela pour agir comme elle en toutes circonstances.\u2014 Je suis revenu à Toulouse pour longtemps, la compagnie Air-France me garde ici à sa disposition.Elle m\u2019enverra piloter tel ou tel de ses appareils quand bon lui semblera.Pour l'instant, je fais un stage dans ses bureaux, J\u2019aurai donc l\u2019occasion de venir parfois au Clos-Joli, et il me sera doux de parler d\u2019Anne.Oui, je crois que je souffrirais moins si je l\u2019évoquais devant vous.\u2014 Eh bien: ! pacte conclu.Nous serons des amis, monsieur Marc, de grands camarades, et je ferai tout pour alléger votre peine.\u2014 Merci ! dit-il avec émotion.Roger revenait vers eux.Il s\u2019immobilisa à l\u2019entrée de la tonnelle, la tête appuyée contre un des montants, au- dessous d\u2019un frais bouquet de roses.Il regardait Michèle et le fiancé de la pauvre morte, et, réalisant la secrète sympathie qui venait de naître entre eux, il éprouva une sensation bizarre de colère et de douleur tout ensemble.Ses traits étaient contractés ; son visage avait pris cette expression dure et impénétrable que, depuis quelque temps, il semblait avoir rejetée.Marc releva la tête, qu\u2019il tenait baissée depuis qu\u2019envahi de nouveau par le souvenir d\u2019Anne il avait cessé de parler d\u2019elle.Ses yeux croisèrent ceux de Roger, et aussitôt une lueur indéfinissable y passa ; le reflet du rêve s\u2019évanouit pour faire place à une flamme dure qui ne cessa \u2018plus de briller.Michèle, qui les observait tous deux, surprit leur attitude 31 Les Etudiantes prouvent que 4 femmes sur 5 SONT PLUS JOLIES EN 6 MINUTES AVANT b MINUTES APRES L\u2019Etudiante Claire Wickware déclare: \u201cJe suis ravie du charme plus séduisant, dus radieux que fe \u2018Maquillage Miracle\u2019 Cashmere Bouquet me donne.\u201d \u2018MAQUILLAGE MIRACLE Cashmere Pouguil Les Salons de Beauté appuient le \u201cMaquillage Miracle,\u201d éprouvé par des mannequins, des ménagères, des femmes d\u2019affaires et des étoiles de la radio.Vous aussh vous pouvez devenir plus jolie en 6 minutes à l'instar de cette Etudiante.3 MINUTES \u2014 Appliquez la Crème à Triple Effet Cashmere Bouquet, si légère et onctueuse, en massant surtout le nez, le menton et le front.Enlevez soigneusement à l\u2019aide d\u2019un tissu\u2014et du même coup, vous enlevez la poussière et l\u2019ancien maquil- lave.Faites une seconde application délicate et enlevez l\u2019excès avec un autre tissu: il restera suffisamment de Crème à Triple Effet pour consti- \u2018 tuer un fond de teint prêt à recevoir votre \u201cMaquillage Miracle\u201d.VOICI CE QUE LES ÉTUDIANTES PENSENT DE LA Poudre pour la Figure % \u201cLes teintes de Poudre pour la Figure Cashmere Bouquet s\u2019harmonisent parfaitement avec le coloris naturel du visage, auquel elles donnent un éclat 2 MINUTES\u2014Suit une couche doux.\u2014Beth Caddy légère de la teinte de Poudre pour #% \u2018Parlez-moi de l\u2019apparence plus la Figure Cashmere Bouquet qui jeune, du teint plus velouté que donne Cashmere Bouquet et de la façon dont elle dissimule les petites rides et les imperfections!\u201d \u2014 June Barrick % \u201cCashmere Bouquet, dont Parome est si doux, s\u2019applique avec uniformité, vous garde jolie pendant des heures!\u201d \u2014Kay Cockburn vous convient personnellement, puis passez au Rouge pour la Figure Cashmere Bouquet de la teinte aussi harmonisée personnellement; vous complétez le tout par un fini à la Poudre.1 MINUTE\u2014II suffit maintenant d\u2019embellir vos lèvres à l\u2019aide du Rouge à Lèvres Cashmere Bouquet qui vous convient personnellement.Regardez-vous dans le miroir! En 6 petites minutes magiques, Cashmere Bouquet vous a parée d\u2019une beauté radieuse: vous voilà plus jolie que Jamais! H existe une teinte de Poudre pour la Figure Cashmere Bouquet, harmonisée pour vous personnellement\u2014une teinte appropriée à tous les teints, de celui d'une blonde au visage le plus angélique à celle d\u2019une jolie rousse au charme piquant.La Poudre pour la Figure Cashmere Bouquet, harmonisée personnellement, s'applique avec uniformité .elle aide à dissimuler les petites rides et les imperfections .elle adhère des heures de plus.COPPER TAN \u2014 donne ce beau teint \u2018\u2019ensoleillé\u201d .\u2026.Faites l\u2019essai de la poudre pour la figure Copper Tan, la nouvelle teinte estivale dont ¢ fond est vraiment rosé, pour garder votre teint bronzé, NON PAS JAUNATRE.A l'instar des Etudiantes, Employez Corkmere Pouguil 32 RREVVAGES Toujours prêts quand vous êtes altere : Oui, quand il y a du fameux sirop de chocolat Fry dans le réfrigérateur, vous pouvez préparer instantanément de ces délicieux breu- \u2014 vages froids, qui vous désaltèrent et vous rafraîchissent.Et rien n\u2019est plus facile que de préparer ce merveilleux sirop \u2014 © Voici tout ce qu'il y a à faire: Mélangez à SEC L4 tasse Cacao Fry et 3{ tasse de sucre.Ajoutez lentement, tout en brassant, 34 tasse d\u2019eau bouillante.Faites bouillir 1 minute.Mettez dans un pot propre et sec \u2014 couvrez, laissez refroidir et déposez au réfrigérateur.Et maintenant, quand vous voudrez vous désaltérer, essayez une de ces excellentes recettes \u2014 elles sont toutes délicieuses! Pour un lait au chocolat \u2014ajoutez une cuillerée à dessert de sirop de chocolat Fry à un verre de lait Éroid, puis brassez.Pour un soda au chocolat \u2014dans un grand verre, mélangez bien 13 tasse de lait avec 2 cuillerées à soupe de sirop de chocolat Fry.Ajoutez 2 cuillerées à soupe de crème glacée et remplissez d\u2019eau gazeuse.Pour un chocolat mous- seux\u2014dans un grand verre, mélangez 3 cuillerées à soupe de sirop de chocolat Fry, 1 tasse de lait et 2 cuillerées à soupe de crème glacée.Battez avec une batteuse d\u2019oeufs rotative ou agitez jusqu\u2019à ce que bien mélangé.Versez ans le verre et ajoutez 1 autre cuillerée à soupe de crème glacée.LE CACAO À LA SAVEUR DE CHOCOLAT PLUS RICHE hostile et, une fois de plus, s\u2019étonna.Pourquoi ces deux êtres également bons et intelligents, qu\u2019une même douleur consumait, qui portaient une croix semblable, pouvaient-ils se traiter en ennemis ?La petite morte les aimait ; l\u2019un était fait de la même chair et du même sang; l\u2019autre lui avait pris le cœur.Son souvenir eût dû les attacher d'un lien solide et que rien n\u2019aurait pu briser.Entre eux, elle eût dû rester comme un trait d\u2019union sacré, et c\u2019est ensemble qu\u2019ils auraient dû la pleurer.Pourtant, de toute évidence, ils ne s\u2019aimaient plus.Une chose était entre eux, mystérieuse, inquiétante, peut-être terrible.Michèle se demandait avec épouvante quel affreux secret ils dissimulaient d\u2019un commun accord.Pour éviter une nouvelle dispute, elle se leva, cherchant à apercevoir Mme Astrières et Suzette, dont la présence ne pourrait qu\u2019apaiser les deux jeunes gens.Elles arrivaient, en effet.La fillette avait passé son bras autour de la taille de sa mère ; elle la forçait à hâter son pas, et celle-ci marchait avec une vivacité dont depuis longtemps elle n\u2019était plus coutumière.On entendait le babil de l'enfant, son rire léger, et parfois la voix de Mme Astrières qui lui répondait avec une animation inattendue.Michèle et Roger échangèrent un sourire, et le jeune homme eut un regard chargé de gratitude, qui la frôla comme une caresse, CHAPITRE IV ARC reprit tout naturellement l\u2019habitude de revenir presque chaque jour au Clos-Joli, comme à l\u2019époque heureuse où le sourire bien- aimé d\u2019Anne l\u2019accueillait à la grille du jardin ; comme en ces mois pleins de bonheur où dl\u2019amour lui emparadisait l'âme et où le proche avenir lui semblait un enchantement.La petite morte adorée n\u2019était plus là ; mais les fleurs avaient retrouvé leurs parfums, le jardinier son zèle pour les cultiver ; la maison ouvrait toutes grandes ses larges fenêtres, vers lesquelles la tendre glycine élevait ses verts rameaux, ses grappes mauves; Mme Astrières paraissait moins pale, Roger moins taciturne, et quant a Suzette, son joli rire, si longtemps contenu, s\u2019égrenait en cascades, à propos de tout et de rien.Et tout cela qui, le premier soir de son arrivée, avait si fortement choqué Marc, lui paraissait maintenant naturel, et même souhaitable.L'aspect seul du Clos-Joli, qui, depuis le départ d\u2019Anne, lui était intolérable, à présent lui redevenait si doux, si cher, qu\u2019à peine éloigné de la maison familière il souhaitait y revenir encore.Ces impressions nouvelles, cet état d\u2019âme si particulier, il les devait à Michèle.Parce que, sous le toit endeuillé, une autre jeune fille avait apporté sa volonté de bien faire, son ardeur à consoler et à guérir et le charme d\u2019une présence féminine, tout était transformé ; la douleur même revêtait un visage nouveau, visage moins acenbe, moins sinistre ; et la vie, une fois encore victorieuse de la mort, reprenait ses droits impérieux.Ainsi, tout en gardant avec une fidélité stricte le souvenir d\u2019Anne, le jeune aviateur et Roger éprouvaient tous deux une sorte te de joie mélancolique et poignante à songer à Michèle, à respirer le même air qu\u2019elle, à la regarder, à l\u2019éco , et, lorsqu\u2019elle n\u2019était pas là, à rêver d\u2019elle, dans l\u2019inconscient de leur être.\u2014 Marc, dit un matin Suzette, qui, au fond du jardin, avait guetté l\u2019arrivée du jeune homme, je voudrais te montrer ma chambre.\u2014 Mais je la connais, ta chambre, ma chérie ! s\u2019écria-t-il.J'y suis allé bien souvent.C\u2019est toujours la même, je suppose ?\u2014 C\u2019est la même.et ce n\u2019est pourtant pas la même.Tu verras.\u2014 Soit ! allons admirer cette merveille.Il riait, tout prêt, pour contenter l\u2019enfant, à s\u2019extasier devant n\u2019importe quoi ; mais, quand il eut pénétré dans la claire pièce, il s\u2019arrêta sur le seuil, surpris et charmé, \u2014 Mais c\u2019est ravissant, tout ceci! \u2014 N'est-ce pas ?fit-elle, triomphante.\u2014L'\u2019étoffe des rideaux, si transparente, avec ses frais bouquets de roses, donne une impression de jeunesse qui convient parfaitement à ton âge, et a été choisie avec un goût parfait.I] soupira : \u2014 Anne n\u2019eût pas fait mieux! \u2014 C'est mademoiselle qui a transformé tout cela.\u2014 Je m\u2019en doute bien, murmura-t-il.\u2014 Et regarde ceci : tu reconnais bien, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Les Contes de Perrault ?Parfaitement ; c\u2019est un petit chef-d'œuvre.\u2014 C\u2019est que mademoiselle est une artiste.Si tu l'avais vue quand elle peignait cela au pochoir ! \u2014 Elle a exécuté ce long travail toute seule ?\u2014Je lui ai aidé, bien sûr.Mais je n'ai ni son talent, ni sa patience, et sans elle jamais je n\u2019aurais pu réussir.Il demanda d\u2019une voix grave : \u2014 Tu l\u2019aimes bien, ton institutrice ?\u2014 Si je Taime! oh! Marc! presque autant que j\u2019aimais Anne! Elle a mis tant de gentillesse à arranger ma chambre pour que je m\u2019y sente heureuse ! Le matin quand je m\u2019éveille et que je vois autour de moi toutes ces couleurs si claires, si gaies, il me semble que pas un chagrin ne m\u2019atteindra dans 1a journée.Et puis, mademoiselle arrive.Elle se penche sur mon petit lit, elle m\u2019embrasse comme faisait Anne, Et puis elle cherche mes vêtements ; elle choisit ma robe ; elle m\u2019aide à faire ma toilette ; ses mains sont si douces pour avoir raison de mes boucles rebelles ! Et, le soir, elle est là quand je me couche ; elle s\u2019assied un moment sur une chaise basse, tout contre mon lit.Nous parlons de mes études, d'une leçon que je n\u2019ai pas bien comprise, d\u2019un devoir que j'ai fait avec trop de hâte.Jamais elle ne me gronde ; mais je ne saurais pas lui désobéir.Si je lui faisais de la peine, sans le vouloir, j'en serais désespérée.Vois-tu, Marc, depuis qu\u2019elle est ici, tout est changé : maman est moins triste ; les domestiques ont repris leur travail avec plus de goût ; Roger me semble moins sévère ; et toi-même, tu es redevenu le Marc d'autrefois.Elle conclut, après avoir réfléchi quelques secondes : \u2014 C'est comme si Anne était revenue.Il tressaillit.La phrase de l\u2019enfant l\u2019avait frappé en plein cœur.Il sentait que de la bouche innocente la vérité absolue était tombée.Mais de cette vérité il ne se révoltait plus.Ainsi que les habitants du Clos-Joli, il acceptait comme une chose naturelle que la vivante continuât la morte et que, par elle, les gens, aussi bien que les choses, éprouvassent un apaisement ou un bien-être.Songeur, il prit la fillette par la main et la suivit au salon.Mme As- trières y était seule.Mais, dams cette pièce où Marc se souvenait avoir vue si souvent en une pose pleine de lassitude, les yeux clos, les mains jointes et inactives, il la retrouvait aujourd\u2019hui un ouvrage entre les doigts.Dès qu'elle aperçut le fiancé de sa chère Anne, elle lui sourit affectueusement et, d\u2019un signe de tête, le pria d'entrer.\u2014 Exousez-moi, dit-elle, si je continue mon travail.C\u2019est un sweater pour Suzette, dont mademoiselle m\u2019a enseigné le point.J\u2019ai hâte de le terminer, car cette enfant a tellement grandi et grossi, depuis quelque temps, qu'elle n\u2019a plus rien à se mettre.Le jeune homme s\u2019assit auprès de Mme Astrières et, quelques secondes silencieux, il regarda le mouvement régulier des aiguilles et le déroulement de la laine.La Revue Populaire \u2014 Ceci vous distrait, dit-il enfin, après avoir constaté combien la mère d\u2019Anne paraissait absorbée par son ouvrage.Je suis certain que vous avez raison de vous intéresser de nouveau aux choses simples et naturelles de la vie.\u2014I le faut bien! soupira-t-elle.Mademoiselle m\u2019a montré que dans mon seul souci de cultiver le souvenir de mes chers disparus, je manquais a mes devoirs envers mes autres enfants, Elle a eu raison.D\u2019ailleurs, je me plais à reconnaître qu\u2019elle est la sagesse même.Cette jeune fille est à tel point parfaite que je ne pourrais plus me passer d\u2019elle.Sa seule présence met un rayonnement sur les choses les plus ternes et les pensées les plus amères.Elle ajouta \u2014 et ses paroles semblèrent le fidèle écho de celles prononcées tantôt par Suzette : \u2014 Quand elle est auprès de moi, j'ai l'illusion que ma fille ne m\u2019a jamais quittée.\u2014 Elle ne lui ressemble pourtant pas ! ne put s'empêcher de dire Marc.\u2014 Comme traits, évidemment non.Mais c\u2019est la même douceur nuancée d\u2019autorité tranquille ; la même simplicité, avec autant de grâce fière.Et enfin, quand elle parle, je retrouve dans sa voix certaines inflexions de celle d\u2019Anne.Ils causèrent encore quelques instants.Mme Astrières, jadis si indifférente à tout ce qui n\u2019était pas sa douleur, s\u2019intéressait à la vie du jeune homme, à sa carrière, si prenante par certains côtés, mais si périlleuse à certaines heures.\u2014 Comme votre mère doit trembler, lui dit-elle, lorsqu\u2019elle vous sait parti pour quelque randonnée lointaine ! Il sourit.\u2014 Elle n\u2019est pas avertie à l\u2019avance ; je ne le lui dis qu\u2019au retour.\u2014 Parce que vous ne faites que des courriers réguliers et \u2014 si j'ose parler ainsi \u2014 sans gloire.Mais si, un jout, on vous envoie tenter un raid, elle en aura connaissance malgré vous.\u2014 Par les journaux ?\u2014 Et par la radio.\u2014 C\u2019est vrai.J'espère qu\u2019elle voudra bien croire à mon étoile.et à ce Dieu qu\u2019elle ne cesse de prier.Et puis vous envisagez, madame, un cas qui ne se présentera certainement pas.Jai des camarades qui sont des as; pour des exploits de ce genre, c\u2019est à eux que l\u2019on penserait, et non à moi.I se releva, prêt au départ.\u2014 Au revoir, mon cher enfant ; re- venez-nous le plus souvent possible, dit avec une brusque émotion Mme As- trières.Anne vous aimait, et vous étiez presque mon fils.A cause de cela, ma maison sera toujours, et quoi qu\u2019il arrive, un peu la vôtre.Il baisa la longue main fine et descendit au jardin, où Suzette l\u2019attendait.L'enfant regardait, très intéressée, les travaux auxquels se livrait le vieux jardinier.\u2014 Oh! oh! fit Marc, admiratif, mais c\u2019est de l\u2019art, cela, mon brave Joseph! Modeste, le domestique répondit : \u2014 C\u2019est Mile Michèle qui a dessiné ces nouveaux massifs ; je ne fais qu\u2019exécuter ses plans.Mais Monsieur a raison: c\u2019est tout à fait joli.D'ailleurs, tout ce que décide l\u2019institutrice de Mlle Suzette est toujours parfait.C\u2019est à croire que le bon Dieu lui souffle ses propres idées.Avant qu'elle arrive, le Clos-Joli ressemblait à un tombeau.Personne n\u2019osait plus parler ni rire; à peine se hasardait-on à respirer.La mort du pauvre Monsieur, celle de notre petite demoiselle, nous avait tous rendus à moitié fous ou idiots.Mais, depuis que cette jeune fille est là, tout est changé ; c\u2019est comme si Mlle Anne, par une sorte de miracle, était revenue parmi nous. Montréal, août 1947 En descendant la grande allée centrale qui aboutissait à la grille du jardin, Marc pensait à toutes ces réflexions que venaient de lui faire, à tour de rôle et sous des formes différentes, Suzette, Mme Astrières et le jardinier.Et, l\u2019âme envahie par le souvenir de sa fiancée, il chercha son portefeuille dans la poche droite de son veston et en retira une petite photographie d'Anne dont il ne se séparait jamais.Il marchait a tous petits pas, les yeux fixés sur l'image chérie, perdu dans une contemplation douloureuse.Il voyait les beaux yeux rieurs, le dessin pur du front, la bouche grave; tout ce qu\u2019il avait si passionnément chéri.Il croyait entendre le son de la voix désormais muette, la douceur câline avec laquelle Anme disait son propre nom: Marc.Les mots d'amour, inoubliés, lui remontaient aux lèvres ; dans le silence du jardin, inconsciemment, il se prit à les murmurer.Puis, avec amertume, il dit tout haut : \u2014 Je suis fou.puisqu'elle est perdue \u2026 puisque rien ne me la rendra.A quoi bon parler à une ombre ! Il éleva vers lui le portrait de la morte, le caressa d\u2019un baiser fervent.Puis il le remit dans son portefeuille et, pressant le pas, il franchit la grille qui clôturait le parc des Astrières.Un étroit chemin s\u2019ouvrait devant lui.Il le prit.En cette période heureuse du début de juin, la campagne se parait de grâces diverses, et le ciel et la terre rivalisaient de beauté.L'odeur du foin coupé montait des prairies toutes proches ; les pâquerettes et les boutons d\u2019or émaillaient le revers des talus; les jeunes pousses vertes des arbustes élevaient en bouquets leurs rameaux touffus ; les merles sifflaient dans les plus hautes branches des peupliers.Devant cette résurrection éclatante de la nature, Marc sentit mieux sa peine, car, de la mort, l\u2019homme ne triomphe pas.Le printemps avait beau réveiller la terre endormie, verdir l'herbe des prés, dorer les moissons futures, rien ni personne ne ferait qu\u2019Anne se lève du tombeau.\u2014 Jamais plus! songeait le jeune homme avec désespoir.Jamais plus je ne sentirai son jeune Corps heureux s'appuyer à mon bras, son rire éclater à mes oreilles, ses baisers caresser Mon front ; et de cela, comment pourrais-je me consoler ?Cependant, au Clos-Joli, la vie reprenait ses droits.Jusqu'à la mère qui, résignée, se courbait sous l\u2019inévitable, acceptait de continuer à dérouler la trame des jours et, devant la petite Suzette, espoir de sa vieillesse, réapprenait à sourire.Elle avait raison.Ils avaient raison, tous.Pourtant, comme c'était difficile ! comme c'était cruel!.\u2014 Anne.Anne, murmurait-il en son cœur, petite bien-aimée, petite fille perdue, se pourrait-il que moi aussi, un jour, je cesse de moins pleurer, de moins te chérir, et qu\u2019une autre te remplace ?L'image de Michèle, brusquement, se dressa devant lui, et de sa radieuse jeunesse elle effaça la petite ombre de la morte \u2026 Ce ne fut d\u2019ailleurs qu\u2019un instant.Mare se reprit.D\u2019un effort de volonté, il repoussa la vision tentatrice ; honteux de sa passagère infidélité, il reprit la trame de ses souvenirs.Et, l\u2019étroit chemin ayant terminé son cours, il se trouva au bout d'une large route nationale, en bordure de laquelle, sur la gauche, s'élevait l'usine des Astriè- res.Que de fois il était venu là avec Anne et son père! À ce moment, ce dernier s\u2019en occupait, secondé par Roger.Et Marc avait plusieurs fois admiré l\u2019activité débordante de l\u2019industriel.La mort l'avait emporté en pleine force, avec une brutalité inouïe.Le jeune aviateur eut un geste de colère qui semblait balayer autour de lui un invisible obstacle ou quelque ennemi mystérieux.À la seule évocation du double malheur qui, en si peu de temps, avait fondu sur le Clos-Joli, ses sourcils se froncèrent, son visage énergique se durcit ; ses pas, plus rapides, en foulant le sol familier, semblaient écraser une vision hideuse.Il s\u2019arrêta quelques secondes.Son regard se posa sur l\u2019usine, à cette heure en plein travail ; il vit l'énorme bâtisse dont il connaissait bien les aitres; dans la cour, un ouvrier passait; le portail claqua sous la poussée brusque de sa main; sa ti- che finie, il s\u2019en allait en sifflotant.Soudain, dans l'encadrement d\u2019une fenêtre, la silhouette de Roger se profila.On voyait nettement la haute taille, la tête brune, le visage hautain et durci.Marc, une minute, observa celui que, pendant une période heureuse, il avait aimé comme un frère et que, maintenant, une force obscure lui faisait presque haïr.\u2014 Ah! gronda-t-il entre ses dents, Anne est perdue.perdue par sa faute! Je ne pourrai jamais, jamais l\u2019oublier ! Et, accélérant sa marche, il s\u2019enfonça sur la route blanche, fuyant le Clos- Joli, fuyant l\u2019usine et surtout Roger.CHAPITRE V ETITE mademoiselle, je vous en prie, consentez à faire cette promenade avec moi! suppliait Suzette.Je suis sûre que vous ne connaissez pas ce côté de Toulouse.\u2014 Oh! certainement non! répondit Michèle.Ni ce côté-là ni un autre, d\u2019ailleurs.\u2014 Pourquoi ?demanda Marc, qui assistait à la conversation.\u2014 Mais parce que je ne suis pas de ce pays.\u2014 Vous êtes née ?\u2014 Dans l\u2019Aude.Oh! inutile de vous nommer l\u2019endroit précis ; c\u2019est un tout petit village dont vous ignorez certainement le nom.Je ne l\u2019ai quitté que pour mes années d\u2019étude, et, de ce fait, je ne connais à Toulouse qu\u2019une seule chose : le lycée.\u2014 Eh bien ! Suzette a raison : il vous faut parcourir la ville et ses alentours.Tout dans cette région est agréable et mérite qu\u2019on s\u2019y arrête.\u2014 Vous voyez, petite mademoiselle : Mare est de mon avis! s\u2019écria l\u2019enfant, triomphante.\u2014Eh bien! je m'incline.Puisque c\u2019est jeudi, profitons de cette journée de congé pour visiter ce qu\u2019il vous plaira, ma Suzette.\u2014 Alors, prenons l'auto: nous irons plus loin.\u2014 Vous oubliez que votre frére est trop occupé pour nous accompagner.\u2014 Mais je puis le suppléer, proposa aimablement le jeune homme, \u2014 Oh! oui, Marc! Avec vous ce sera encore plus gentil ! L\u2019aviateur regarda Michèle, dont le sourire acceptait.\u2014 Vous voulez bien de moi comme cicérone ?interrogea-t-il.Elle se hâta de répondre : \u2014 Volontiers ; à la condition que vous soyez prudent: la dernière fois que nous sommes sortis ensemble, vous avez conduit comme un fou.Il se mit à rire.\u2014 Vous n\u2019avez pas envie de vous rompre le cou ?\u2014 Oh! pas le moins du monde! \u2014 Pourquoi ?Si j'ai bien compris, vous êtes orpheline ?\u2014 C\u2019est vrai.\u2014 Alors ?\u2014 J\u2019aime la vie.J\u2019aime ses joies et ses devoirs.Elle ajouta d\u2019une voix émue : \u2014 Et puis, vous vous trompez.Je ne suis pas seule sur la terre.Depuis que la Providence m\u2019a envoyée au Clos- Joli, j'ai la sensation d\u2019avoir retrouvé une vraie famille.Et, peut-être est-ce une illusion, mais je crois que, dans cette maison où l\u2019on m\u2019a si affectueu- DE dus Tee A l\u2019âge de 3 à 4 semaines\u2014le médecin ajoute le premier nouvel aliment à la diète quotidienne du bébé .du jus d'orange dilué.Car le lait (même le lait maternel) contient peu de vitamine C .et le bébé a besoin de vitamine C dès le début.Parvenu à l'âge de 1 an\u2014le bébé prend du jus d'orange pur .au moins 3 ou 4 onces par jour.Durant ces jours critiques du développement d'os solides et de dents saines, la vitamine C de son jus d'orange est vitale.A l'âge de 4 ans\u2014une verre quotidien de jus d'orange (4 à 6 onces) fournit toute la vitamine C dont l'enfant a besoin.Comme les adultes, l'enfant en croissance bénéficie d\u2019un approvisionnement quotidien de cette vitamine .car, contrairement aux autres, la vitamine C n'est pas emmagasinée dans le corps pour un usage futur.Parvenus à l'âge de six ans\u2014les enfants ont autant besoin de vitamine C que les adultes.Ils boivent la méme quantité de jus d'orange que papa et maman* .6 à 8 onces chaque jour .ils en reçoivent de précieuses quantités de vitamines et d'autres facteurs de santé.*Maman et papa ont besoin de vitamine C chaque jour\u2014 et quelle forme plus délicieuse qu\u2019un verre de jus d'orange frais pour répondre à ce besoin quotidien.Prenez de délicieuses oranges Sunkist tous les jours\u2014procurez-vous la vitamine C dont vous avez besoin, vous et votre famille, pour contribuer à la protection des dents et des gencives\u2014 au maintien de la santé.Les oranges portant la marque Sunkist sont les meilleures eultivées par 14,500 producteurs de la Californie et de l'Arizona.Sunkist ORANGES DE CALIFORNIE PREMIERES POUR LE JUS.uz fix! 34 Quand des heures indues vous punissent au réveil\u2014 Ou qu'un foie déréglé vous dit sa façon de penser\u2014 Quand votre appareil digestif devient dérangé et embarrassé \u2014 - Le laxatif salin, rapide, inoffensif qui combat aussi l\u2019excès d\u2019acidité gastrique! Deux cuillerées à thé de Sal Hepatica dans un verre d\u2019eau donne un soulagement rapide\u2014habituellement en moins d\u2019une heure.Et ce soulagement est plus complet car, en plus de son action laxative bénigne, Sal Hepatica combat aussi l\u2019excès d\u2019acidité gastrique\u2014ce qui aide à vous remettre d\u2019aplomb plus rapidement.Sal Hepatica a bon goût et est facile à prendre; il n\u2019incommode pas ni ne laisse d\u2019effet désagréable.Ffficace dans un grand nombre de malaises, Sal Hepatica est le Jaxa- tif familial par excellence.Procurez- vous, dès aujourd\u2019hui, une bouteille de ce laxatif rapide, inoffensif chez votre pharmacien.Un produit Bréstol-Myers\u2014 Fabriqué au Canada XATIF DOUX.LE LAS RAPIDE r à DOUBLE ACTIO SAL HEPATICA sement accueillie, tout le monde a, plus ou moins, besoin de moi.Suzette, d'un élan, lui sauta au cou.\u2014 Oh! chère petite mademoiselle, si nous vous perdions, ce serait comme si notre Anne nous quittait de nouveau.\u2014 Vous voyez ?dit Michèle avec un sourire.I] promit gaiement : \u2014 Je tâcherai donc de vous ramener entière au Clos-Joli, Il descendit au garage pour vérifier si la voiture était bien là, et tandis que Suzette et l\u2019imstitutrice s\u2019habillaient pour la promenade projetée, il alla saluer Mme Astrières.\u2014 Où allez-vous emmener ces enfants?dit celle-ci, arrêtant quelques minutes le cliquetis de ses aiguilles pour parler au jeune homme.\u2014 Je ne sais trop.\u2014 Allez donc jusqu\u2019au Parc Toulou- sain.\u2014 Le Parc Toulousain, murmura-t-il, presque malgré lui, c\u2019était notre promenade favorite avec Anne.\u2014 Je sais bien ; mais il faut vous réhabituer, mon pauvre Marc, à revoir sans elle ce que vous avez admiré ensemble.Elle n\u2019est pas jalouse de vos actes quotidiens.Aucun ne peut ni la blesser, ni la faire souffrir; non, aucun ! accentua-t-elle avec force.Ainsi, mon enfant, profitez bien de cette promenade ; déposez un peu votre croix.Suzette vous aime comme le grand frère que vous auriez dû être, et Mille Michèle est si charmante ! Ici, le jeune homme crut percevoir un léger soupir, mais il n\u2019eut pas lair d\u2019y prêter attention et il dit seulement, désireux de préciser l'itinéraire de la journée : \u2014 Nous traverserons le Parc Toulou- sain et nous irons ensuite sur le chemin de Croix-Falgarde.Il y a non loin de là un point de vue magnifique.\u2014 Mais les tournants sont un peu dangereux ; soyez prudent, Marc.Et, sur ce conseil maternel, le jeune aviateur prit congé de Mme Astrières.A peine le moteur ronflait-il devant le perron que Suzette et l\u2019institutrice y arrivaient à leur tour.Elles portaient toutes deux des robes de toile blanche, si parfaitement semblables qu\u2019on les eût prises pour deux sœurs.L\u2019extrême jeunesse de Michèle n\u2019avait d\u2019ailleurs pas de peine à rejoindre les onze ans de Suzette ; par moments, lorsque leurs rires fusaïent, il était impossible de reconnaître le timbre enfantin de la petite Astrières, tant celui de l\u2019institutrice résonnait avec une égale ingénuité.Elles s\u2019assirent dans le fond de la voiture ; Marc prit le volant, et la voiture s\u2019engagea dans allée du jardin.Le jeune homme demeurait silencieux, tout entier à son rôle de chauffeur, mais Suzette babillait comme un oiseau, et, par instants, il entendait la voix claire de Michèle qui lui donnait la réplique.Après avoir dépassé l\u2019usine, laissé de côté le camp d\u2019aviation, ils arrivèrent dans le populaire faubourg de Saint- Cyprien, où, tournant sur la droite, ils commencèrent à monter les allées Char- les-de-Fitte jusqu\u2019au pont Saint-Mi- chel.\u2014 Nous allons au Pare Toulousain ! s\u2019écria Suzette, qui avait compris.\u2014 Nous nous y arréterons tout a l'heure, répondit le jeune homme.Pour l'instant, je veux vous emmener plus loin.Nous allons prendre le chemin de Croix-Falgarde.\u2014 Je le connais.Il y a des villas toutes roses tout le long ! \u2014 C\u2019est cela.Et nous nous arréte- rons pour goûter dans un charmant petit établissement que je connais et où l\u2019on sert un chocolat exquis ! \u2014 Ah! Marc, que je suis contente ! Michèle se taisait.Les exclamations joyeuses de la fillette, la voix plus grave de Marc, parvenaient à ses oreilles comme dans un rêve.Elle songeait.Tandis que l\u2019auto les emportait à travers les rues et les boulevards de Toulouse, les images de sa vie passée flottaient devant ses yeux.Elle se revoyait, petite fille en robe noire, à l\u2019humble foyer de la vieille tante charitable.Pas d\u2019amie, pas de camarade pour jouer avec elle, et, d\u2019ailleurs, pas de joujoux ; trop pauvre pour connaître cette joie merveilleuse d\u2019étreindre sur son cœur quelque vague poupée, si modeste fût- elle.De bonne heure, on l\u2019avait dressée au ménage, à la couture, aux menus travaux d\u2019intérieur.Puis l\u2019âge de l\u2019étude était venu.Les livres l\u2019avaient prise.Elle avait foncé sur eux, tête baissée.Une bourse lui avait permis l\u2019entrée au lycée.La, elle s\u2019était acharnée à comprendre même les matières les plus dures, les plus abstraites.Ses diplômes de bachelière conquis de haute lutte, elle s\u2019apprêtait à continuer à la Faculté des études plus hautes, désirant préparer une licence de Lettres, en vue du professorat de français.À ce mo- ment-là, une grave maladie terrassait la vieille tante, et Michèle avait dû plier ses livres pour s\u2019installer à son chevet.Quand la mort eut emporté jamais l\u2019humble et tendre créature laquelle la jeune fille avait dû de ne pas mourir de faim, l\u2019année scolaire était trop largement entamée pour que la jeune fille pût en prendre sa part.Attendre ?Comment l\u2019eût-elle pu ?Il fallait vivre! C\u2019est alors que s\u2019offrit cette place inespérée d\u2019institutrice au Clos- Joli.Michèle bénissait la Providence qui l\u2019avait conduite dans cette famille Astrières, où il lui était permis de remplir une tâche double: enseigner Suzette et redonner le goût de la vie à de pauvres êtres découragés.De ce devoir, accepté avec enthousiasme, la jeune fille avait fait le bonheur de chacun de ses jours ; elle aimait cette mère si cruellement frappée, qui, à son contact, sentait sa douleur s\u2019endormir ; cette petite fille si confiante dont elle se croyait vraiment la sœur ; et Roger, malgré son air sévère ; et Marc, qui devenait, chaque jour un peu plus, un camarade si charmant.Se séparer d\u2019eux, les quitter, elle n\u2019aurait pas pu.Désormais, il lui serait impossible de se sentir étrangère à la famille Astrières.De même qu\u2019on l'avait spontanément adoptée, elle s\u2019était donnée à tous.Il n\u2019était pas jusqu\u2019à cette petite morte qu\u2019elle ne pouvait s'empêcher d\u2019aimer.Elle aurait voulu parler d\u2019elle, savoir ses goûts, ses idées, et jusqu\u2019à ses secrètes préférences.Mais, craignant d\u2019attrister Suzette, elle ne l\u2019interrogeait presque jamais sur cette sceur disparue.Elle était si bien plongée dans ses réflexions qu\u2019elle ne s\u2019était pas aperçue que l\u2019on avait laissé les avenues de la grande ville pour prendre une large route nationale, et lorsque la voiture stoppa au coin d\u2019un amour de petit chemin, elle poussa un cri de surprise : \u2014 Comme c\u2019est joli, cet endroit-là ! Mais c\u2019est la campagne ! la vraie campagne ! \u2014 Absolument.Et, si vous le voulez bien, nous allons nous y enfoncer encore plus.Ils descendirent de l\u2019auto, qu\u2019ils rangèrent au bord du talus, et ils s\u2019avancèrent sous une voûte de feuillage dans laquelle les oiseaux faisaient entendre les plus bruyants concerts.L'\u2019étroit sentier se déroulait en lacets ; la pente, très douce au début, s\u2019accentuait à mesure qu\u2019on se rapprochait du sommet des collines environnantes.Parvenus au faite, ils s\u2019assirent sur l\u2019herbe, chaude encore des rayons du soleil, malgré l\u2019ombre épaisse que projetaient à l\u2019entour les grands arbres bordant les prés.Suzette les quitta pour cueillir les fleurs sauvages qui s\u2019épanouissaient çà et là.Et Marc dit à Michèle : \u2014 Je venais ici souvent avec Anne, : à à La Revue Populaire Ces deux mots bien connus, tracés sur une carte portant au bas votre signature, sont messagers d\u2019une attention délicate qu\u2019on ne manquera pas d'apprécier.Si vous désirez donner à ce message un sens et une valeur qui se répéteront automatiquement pendant un an, rien n\u2019est plus simple, rien n\u2019est moins coûteux : joignez-y tout simplement le reçu d\u2019un abonnement à nos trois magazines : Le Samedi La Revue Populaire Le Film que vous aurez souscrit au nom du destinataire, Vous pourrez alors constater qu\u2019il ne faut pas être nécessairement extravagant pour créer une grande joie.Soixante-seize numéros de magazines contenant 24 romans, plusieurs feuilletons, de nombreux récits et nouvelles, un nombre encore plus grand d\u2019articles illustrés de tout genre font d\u2019un abonnement à LA REVUE POPULAIRE, au SAMEDI et au FILM un cadeau de grand prix pour la somme modique qu\u2019est $5.00 Donnez, cette année, un sens nouveau, une valeur plus grande à vos souhaits d\u2019anniversaire, souscrivez au nom de cette personne à qui vous voulez plaire, un abonnement qui \u2018assure, pour l\u2019année durant, la réception de ces trois magazines les mieux connus de chez nous.COUPON D'ABONNEMENT AUX TROIS MAGAZINES Ci-inclus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement) pour un an d'abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE et D IMPORTANT : \u2014 Veuillez indiquer d'une croix s\u2019il s'agit d'un renouvellement.Ville .POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE 975-985, rue de Bullion, Montréal 18.TE Montréal, août 1947 \u2014 Oh! parlez-moi d\u2019elle ! supplia la jeune fille.Il prit la petite photographie jalousement cachée dans son portefeuille, la contempla quelques secondes, le cœur serré, tandis qu\u2019elle se penchait sur son épaule pour regarder à son tour le beau visage de la morte.\u2014 Elle avait un si charmant caractère ! Toujours prête à ne voir que le bon côté des choses, incapable de faire le mal, et ne le supposant pas chez les autres.Elle était gaie comme un pinson ; sa seule présence eût animé un monde.L\u2019écouter était un charme .\u2026 lui obéir un plaisir.Anne!.petite merveille adorée Un soupir profond s\u2019exhala de la poitrine de Marc, et Michèle sentit des larmes mouiller ses paupières.\u2014 Suzette a ses yeux, n\u2019est-ce pas ?dit-elle.\u2014 Oui.Roger aussi, d\u2019ailleurs.Roger, surtout.C\u2019est le même bleu incomparable des prunelles.Mais le regard diffère ; il a une expression plus dure.Le vôtre, plutôt, me rappellerait celui d\u2019Anne.Il s\u2019absorba quelques secondes dans ses souvenirs, les sourcils froncés, le visage subitement changé, et une mélancolie profonde figea ses traits.\u2014 Qu\u2019avez-vous ?demanda Michèle, inquiète devant ctte étrange attitude.Il passa sa main sur son front, d\u2019un geste las.\u2014 J\u2019oublie.je sens que j'oublie.Comprenez-vous l\u2019horreur de ce mot: oublier ?J\u2019oublie Anne.À certains moments, malgré tous mes efforts, c\u2019est à peine si je puis arriver à la réaliser tout entière.Oh! sans doute, son visage est toujours 1a, trés net; je sais la couleur de ses yeux, la nuance de sa chevelure ; mais des détails s\u2019estompent, s\u2019effacent.Ainsi, je ne parviens plus à me rappeler sa coiffure.Sépa- raiît-elle ses cheveux sur le côté gauche ou sur le côté droit?Impossible de m\u2019en souvenir.\u2014 Pourquoi vous torturer ainsi ?répondit Michèle.On ne revient pas vers le passé ; il faut avoir plus de courage et ne pas vivre avec des ombres.Votre fiancée elle-même ne voudrait pas que, pour cultiver l'impossible, vous gâchiez à jamais votre vie.\u2014 J\u2019ai quitté Dakar précipitamment.Personne n\u2019a su pourquoi.C\u2019est la première fois que je laisse la vérité monter de mon cœur à mes lèvres : je sentais que là-bas je perdais le souvenir d\u2019Anne.C\u2019est cette sensation abomima- ble qui m\u2019a fait revenir dans sa famille.Là, je savais que je retrouverais ma bien-aimée ; pourtant, une douleur nouvelle m\u2019attendait.J'ai été choqué de voir la vie renaître, alors que rien ne ressusciterait ma pauvre petite morte.\u2014 Vous aviez tort ; on peut garder le culte du souvenir et vivre en même temps.\u2014 Je le reconnais volontiers.J\u2019approuve tout ce que vous avez entrepris pour redonner un peu de gaieté, un peu de jeunesse à cette maison si morne, à ces pauvres êtres vieillis avant l\u2019âge.Vous êtes la fée bienfaisante dont la baguette magique anime les moindres choses ; tout le monde vous aime et a raison de vous bénir.Suzette revenait avec un gros bouquet de fleurs champêtres, et toute rose d\u2019avoir couru.\u2014 Nous le porterons sur la tombe d\u2019Anme, dit-elle gravement.Ils rentrèrent.Moins distraite que la première fois, Michèle voulut jouir pleinement de la belle promenade.Avant de descendre l\u2019étroit sentier, elle s\u2019arrêta quelques secondes tout en haut de la colline, pour contempler le splendide panorama.Toulouse s\u2019étalait tout en bas, avec les bouquets de verdure de ses jardins, le rose de ses toits en briques, la perspective de ses ponts jetés harmonieusement sur la Garonne; les eaux miroitantes du fleuve scintillaient sous le soleil.A pas lents ils regagnérent la voiture, et, Marc ayant repris le volant, l\u2019auto s\u2019engagea sur la longue route poudreuse, déroulée comme un ruban entre des villas toutes neuves et la Garonne, qui lui faisait comme une bordure d'argent.Ils s\u2019accordérent un ar- rét dans une délicieuse petite guinguette ou Suzette, avec une faim de jeûne loup, dévora de savoureuses brioches et un non moins savoureux chocolat.Quand ils apprpchérent du Clos-Joli, le soleil avait disparu derrière l\u2019horizon, et les ombres douces du crépuscule caressaient le charmant paysage.Comme ils passaient devant l\u2019usine, Roger en sortait ; il semblait les guetter et leur fit signe de le prendre.Il s\u2019assit dans la voiture, aux côtés de Marc, et, instantanément, celui-ci reprit un visage glacé.Michèle les considéra un instant et, une fois de plus attristée de ne pas comprendre quelle énigme douloureuse séparait ces deux hommes, elle eut un soupir, et toute la joie qu\u2019elle avait rapportée de cette promenade s\u2019envola.CHAPITRE VI E LENDEMAIN, au début de la matinée, Roger entra dans la salle d\u2019étude où Suzette travaillait, sous la surveillance de l\u2019institutrice, et il dit, après avoir embrassé la fillette : \u2014 Si les leçons d\u2019aujourd\u2019hui ne sont pas trop urgentes, je vous proposerais de vous emmener visiter l\u2019usine ; je l\u2019ai promis à ma sœur depuis longtemps, et je suppose que cela vous intéressera aussi.\u2014 Certainement beaucoup, affirma la jeune fille.Nous pouvons très bien remettre à cet après-midi ce que nous venions de commencer.\u2014 Eh bien! préparez-vous ; le temps de sortir la voiture, et nous partons.\u2014 Mon grand frère est de bonne humeur! jeta Suzette avec gaieté ; pro- fitons-en !.Ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on peut le voir ainsi!.Il soupira : \u2014 J'ai beaucoup de préoccupations, ma chérie, et toujours du chagrin ; il faut me pardonner si je ne t'offre trop souvent, hélas! qu\u2019un visage maussade.D\u2019un élan elle lui sauta au cou, l\u2019embrassa.\u2014Je t'aime bien, Roger.quand tu n\u2019es pas gentil!.Il quitta la pièce et descendit au garage.Michèle et sa petite élève ne furent pas longues à l\u2019y rejoindre, et la distance, si courte entre le Clos-Joli et l\u2019usine, fut franchie avec rapidité.Ils traversèrent tous trois la vaste cour, à cette heure complètement déserte, car le travail avait déjà commencé et chaque ouvrier était à son poste.L\u2019énorme bâtisse dressait ses larges murailles sur une vaste étendue ; les hautes cheminées envoyaient vers le ciel leurs panaches de fumée, et les moteurs donnaient leur plein d\u2019essence, Ils pénétrèrent dans la salle principale, et Suzette s'extasia sur le ronflement des machines, qui lui semblaient être d\u2019énormes Meccanos.Le vieux contremaître, qui faisait partie du personnel depuis la fondation de l\u2019usine et avait pour la fillette une véritable adoration, s\u2019approcha pour la saluer et, lui prenant la main, il s\u2019offrit à lui montrer en détail tout le mécanisme des divers outillages utilisés pour la fabrication des boîtes de conserves.Elle le suivit avec joie ; il la retenait contre lui, ayant peur qu\u2019un danger, toujours possible, ne frôlât l\u2019enfant précieuse dont Roger venait de lui donner la garde.Il! la conduisit dans les ateliers installés les uns à la suite des autres, chacun pour des spécialités.Elle vit les trieuses mécaniques qui abattaient si vite et si bien leur ouvra- même Quand bébé est irritable à cause de la et les nourrissons.\u201d UAND votre enfant est irritable, mal en train, qu\u2019il pleure ou fait des scènes à cause de la constipation, voici ce qu\u2019il est sage de faire: Donnez-lui du Castoria .le laxatif bénin mais efficace, qui ne dérange aucunement le système digestif délicat des petits.Pourquoi il convient aux enfants Contrairement aux laxatifs pour adultes qui pourraient être trop violents, le Castoria ne contient aucune drogue drastique et ne peut causer ni crampes ni coliques.CASTORI Le laxatif SÛR préparé spécialement pour les enfants .donnez du Castoria! \u201cConstipation des enfants\u201d J \u201cC\u2019est le laxatif préparé spécialement pour les enfants Le Castoria a de plus un goût agréable que les enfants aiment.Ils le prennent toujours sans se faire prier.Achetez Castoria aujourd\u2019hui à la pharmacie voisine.Demandez le laxatif préparé spécialement pour les enfants.cal pas Aix RÉNETVE viX EXCRAMIVE - ey x oefRonce Woman prepare: Fa ha GE mince de ge La prodéke qua Ve \u20ac sessmle wiprendin a nie 00 3 SAN aN Tauwe Au Ls = 36 c'est encore le meilleur TRAITEMENT D\u2019URGENCE.Coupures, lésions Brôlures (flamme ou dermiques liquides bovillants) de pétrole*\u2018\u2018Vaseline Mains rugueuses et gercées jours heureux.Ayez toujours la Mal de gorge merce partout.Essayez aussi les autres Préparations de marque re V = 9 aseline\u2019\u2019.Eh Aho oil LES MAMANS devraient essayer la nouvelle hvile Vaseline MARQUE DÉPOSÉE pour BEBE! 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Oh! Roger, tu me prendras quelquefois à l\u2019usine ?\u2014 Mais oui, chérie : quand mademoiselle me dira qu\u2019elle est contente de toi.Maintenant, rentrons ; maman ne comprendrait rien à une plus longue absence.Elle est si vite inquiète.Pauvre maman ! acheva-t-il avec mélancolie.Ils remontèrent en voiture.Suzette prit place à côté de son frère ; Michèle s'installa dans le fond.Et alors elle eut le loisir de se remémorer les paroles bizarres qui avaient échappé à Roger.Qu'avait-il voulu dire?Qu\u2019y avait-il donc d\u2019inquiétant, d\u2019étrange, dans la mort d'Anne Astrières, et quelles étaient les réflexions dont Marc eût pu se laisser aller à lui faire part ?Enfin, pourquoi Roger avait-il eu ce regard inquiet, cette sorte d'angoisse dans la voix, quand il avait imploré Michèle pour qu\u2019elle ne crit pas, sans examen préalable, tout ce que le jeune aviateur pourrait lui affirmer ?I] y avait dans la famille Astrières un mystère douloureux que la jeune fille ne parvenait pas à percer.Elle l\u2019aurait voulu, pourtant, non par vaine curiosité, mais pour pouvoir y porter remède, si possible ; apaiser les rancunes, la haine, même, qu\u2019elle sentait germer dans le cœur des deux jeunes gens, et qui Jui semblait impie, du fait que tous deux avaient chéri également \u2014 bien que d'un amour dissemblable \u2014 la pauvre petite morte.Mais Michèle avait beau analyser les moindres indices, se répéter les paroles échappées tout à l\u2019heure à Roger, rien ne lui donnait la clé de l'énigme.La voiture stoppa devant le perron ; Suzette et son institutrice en descendirent et se dirigèrent vers la salle d'étude.\u2014 Quel ennui! soupira la fillette.S\u2019enfermer avec ce beau temps ! Petite mademoiselle, on était si bien, là-bas, dans les champs qui entourent l\u2019usine ! \u2014 Vous y retournerez, votre frère vous l\u2019a promis.Mais, à présent, il faut rattraper le temps perdu.Vous avez votre leçon d\u2019histoire.\u2014 Une leçon d'histoire! Ce que je déteste le plus! \u2014 L'histoire de son pays, c\u2019est pourtant si beau ! remarqua Michèle.\u2014 Mademoiselle a raison, approuva Mare, qui, arrivé à l'instant au Clos- Joli, venait de saisir au vol cette phrase.L'histoire de la France, ce sont des pages admirables que tu dois connaître et aimer, petite fille.\u2014 Jessaierai, promit Suzette, qui ché- Fissait trop bien le fiancé de sa sœur pour ne point tâcher, en tout et pour tout, de lui plaire.- Elle s\u2019achemina donc avec résignation vers la salle d\u2019étude, et, assise à sa table de travail, elle ouvrit le livre au chapitre marqué d'un signet.Michèle et Marc l\u2019avaient suivie tout en causant; l\u2019air préoccupé du jeune homme n\u2019échappa pas à l\u2019institutrice.Il avait des gestes brusques, des inflexions de voix dures, qui ne lui étaient pas habituelles.De toute évidence, il subissait une crise d\u2019exaltation et d\u2019énervement, dont le motif, inconnu de Michèle, lintrigua au point de lui faire poser une question mais La Revue Populaire précise, ce qui n\u2019était pas dans ses habitudes : \u2014 Qu\u2019avez-vous donc ?Vous n\u2019êtes plus vous, aujourd\u2019hui.Il jeta, avec une franchise brutale : \u2014 Je suis extrêmement contrarié, et par votre faute, Michèle.Pour la première fois, il venait de l'appeler par son prénom, et cette familiarité qui eût dû les rapprocher un peu plus fit, au contraire, se contracter tout l'être sensible de la jeune fille.Pressentant un obscur danger, elle s\u2019écarta de l\u2019aviateur et, déjà hostile, demanda : \u2014 Je n\u2019ai rien à me reprocher, ni envers vous, ni envers personne ; il m\u2019est donc impossible de comprendre vos insinuations.\u2014 En ce cas, je précise: pourquoi Roger s\u2019est-il permis de vous emmener à cette promenade matinale ?\u2014 J\u2019accompagnais Suzette : pas naturel ?\u2014 Son frère suffisait à la chaperonner; votre présence était inutile, et j'ajoute qu\u2019il a manqué de réserve en vous priant de se joindre à eux.\u2014 Je ne pense pas que M.Astrières ait de leçon de correction à recevoir de personne! jeta-t-elle séchement.En toute occasion je l\u2019ai trouvé parfaitement bien élevé; vos reproches sont ridicules et le froisseraient s\u2019il en avait connaissance.\u2014 Mais vous ne lui direz rien.\u2014 Cela me regarde.I] vit le jeune visage courroucé, les beaux yeux dans lesquels une flamme passait.I] murmura : \u2014 Michèle.Elle répliqua froidement : \u2014 Monsieur d\u2019Harmont ?Il sentit la nuance.Son nom de famille, qu\u2019elle venait cérémonieusement de lui jeter à la face, creusa entre eux un brusque fossé.Il la sentit lointaine ; il comprit qu\u2019elle ne tolérerait aucune familiarité, aucune union plus ou moins avouée qui eût ressemblé à quelque complicité, Il prit le parti de battre en retraite.\u2014 Excusez-moi, dit-il.Je n\u2019ai pas été maître d\u2019un mouvement de mauvaise humeur, et aussi.oui, pourquoi ne pas l\u2019avouer ?de jalousie.\u2014 Comment, de jalousie ?\u2014 Envers Roger.Chut! ne vous fichez pas.Je n\u2019ai nullement l'intention de m'en prendre à lui, ni de vous manquer de respect.Mais je puis bien vous avouer, pourtant, ce que tous ici nous pensons, sans oser le dire: c\u2019est que vous êtes le rayon de soleil du Clos- Joli, notre joie, notre espoir.un peu de notre Anne retrouvée, et que tous nous avons besoin de vous.nous avons soif de vous.Emue, elle dit : \u2014 Je suis à vous.à vous tous.du plus profond de mon âme, je vous le jure.\u2014 Alors, soyez bonne : faites la part égale entre chaque hôte, ici.Mme As- trières vous doit la douceur de ses soirées, le travail manuel en commun, les causeries affectueuses dans lesquelles vous mêlez le souvenir d\u2019Anne à l\u2019avenir de notre petite sœur.Suzette vous doit l\u2019éveil de son intelligence, la joie de comprendre, les pures beautés de I\u2019étude.Roger.Il se tut, et de nouveau elle le sentit crispé dans une sorte d\u2019âpre rancune.Il fit un effort pour reprendre : \u2014 Roger vous a eue ce matin.Il vous a fait visiter l\u2019usine, qui est à lui, dont il est le maître tout-puissant et que son orgueil se plaît à montrer.Mais, moi aussi, j'ai droit à votre aumône.\u2014 Ne suis-je pas venue avec vous ?Cette longue promenade dans la campagne toulousaine que nous avons faite dernièrement, l\u2019avez-vous oubliée ?Il eut un très doux sourire : \u2014Ce fut un charme.Ah! Michèle, c\u2019est tous les jours que je voudrais n\u2019est-ce - - ves A Montréal, août 1947 vous emporter! Mais mieux que cela.comprenez-vous ?Pas sur la terre : en plein ciel.\u2014 Ah! bel oiseau, fit-elle en riant, vous voulez me montrer vos ailes ?\u2014 C'est vrai.Me refuserez-vous une promenade en avion ?\u2014 J'accepte, au contraire.Dimanche, cela vous sera-t-il possible ?Il jeta avec ferveur : \u2014 Pour m\u2019envoler avec vous, je saurai toujours me rendre libre.\u2014 Alors, entendu.Mme Astrières passait; elle avait surpris le dernier mot et demanda : \u2014 Qu'est-ce qui est entendu ?\u2014 M.d\u2019Harmont m'\u2019offrait de faire un tour en avion, répondit simplement Michèle.\u2014 Cela vous tente ?\u2014 Infiniment.\u2014 Vous n\u2019avez pas peur ?\u2014 Oh ! pas du tout! Elle regarda Marc en souriant : \u2014 Jai confiance ; je sais que vous êtes un pilote remarquable.Alors, jamais meilleure occasion d'aller décro- eher les étoiles ! \u2014 Nous permettrez-vous d'emmener Suzette ?dit le jeune aviateur.Mme Astrières eut un soupir : \u2014 Non, mon pauvre Marc.J'aurais trop d'inquiétude, et votre promenade me semblerait interminable.Songez que ma toute petite, c\u2019est mon dernier trésor.Je ne veux pas risquer de le perdre.Des larmes lui montaient aux yeux ; elle s\u2019éloigna pour les dissimuler.Les deux jeunes gens furent seuls.Mais aucune conversation ne semblait plus possible entre eux; leurs pensées les absorbaient.Ils se quittèrent après une franche poignée de main, en camarades; Marc se dirigea vers le garage pour y reprendre sa petite auto; Michèle s\u2019assit en face de Suzette, qui, la leçon apprise, lui tendait le livre grand ouvert.Rendue au devoir professionnel, l'institutrice parcourut la page d\u2019un regard rapide et, tournée vers la fillette, elle dit : \u2014 Parlez-moi du traité de Westpha- lie, Suzette.CHAPITRE VII louse-Francazal, le dimanche matin, de fort bonne heure.Marc avait demandé, et facilement obtenu, la permission de donner le baptême de l'air à une passagère.L'autorisation bien en règle dans sa poche, il s\u2019était rendu au Clos-Joli, avec sa petite voiture, pour chercher Michèle.Ils étaient partis alors que tout dormait encore dans la maison.Ou, du moins, ils le croyaient.La jeune fille avait traversé la chambre de Suzette, et, constatant le sommeil de l'enfant, elle s\u2019en était réjouie, car la défense de Mme Astrières avait été pénible à la petite fille, qui regrettait la belle promenade manquée.Et quand Michèle monta dans la voiture aux côtés de l\u2019aviateur, elle ne sut pas qu\u2019un rideau se soulevait dans une pièce du premier étage et qu\u2019un regard inquiet et presque douloureux suivait, tout le long de la grande allée du jardin, la fuite de la Bugatti.Comment eût-elle pu deviner que Roger, dévoré de jalousie, torturé d\u2019un chagrin sans nom, s\u2019était levé tout exprès pour assister à ce départ et se repaître de sa souffrance ?A Francazal, tout était parfaitement calme.Le camp se divise en deux parties tout à fait distinctes : le camp d\u2019aviation militaire, que prolongent les casernes, et le camp d\u2019aviation marchande de la compagnie Air-France, avec ses hangars pleins d'appareils prêts au départ, et d'immenses bâtisses destinées aux bureaux du personnel civil.Ce matin-là, il n\u2019y avait qu\u2019un nombre restreint de mécanos et font peu de curieux, car ce n\u2019était pas l\u2019heure pré- |: ARRIVERENT au port aérien de Tou- vue pour les départs ou les arrivées.Marc Pht visiter le camp en détail à la jeune fille, tout en lui donnant des explications minutieuses qui l\u2019intéressèrent au plus haut point.\u2014 Vers quels pays partent les courriers de la compagnie Air-France ?de- manda-t-elle.\u201411 y a, lui répondit-il, I'avion quotidien pour l\u2019Espagne et le Maroc ; puis la ligne France-Indochine, et enfin celle France-Amérique du Sud.\u2014De Toulouse à Casablanca, c\u2019est très rapide, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Extrêmement.Parti d'ici méme à 6 h.30, il arrive vers 15 h.30.Et vice- versa : l\u2019avion qui a quitté hier Casa à 8 h.45 a atterri à Francazal vers 16 h.15.\u2014 C\u2019est admirable! Mais les autres lignes, d\u2019où partent-elles, et pour aboutir où ?\u2014 Il y a un courrier qui quitte Marseille pour Saïgon, Hanoï, Hong-Kong, et retourne ensuite en sens inverse.\u2014 Et du côté de l\u2019Amérique du Sud ?\u2014 On s\u2019envole de Tolouse pour atterrir à Buenos-Aires, puis à Santiago du Chili.\u2014 Mais les correspondances aériennes sont transmises à bien d\u2019autres pays, à bien d\u2019autres villes, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Evidemment.Il y a des services pour la Syrie, le Liban, l\u2019Afrique Occidentale Française, l\u2019Afrique Equatoria- le Française, le Sénégal, la Mauritanie, les Indes, Madagascar, ete.Il regarda la jeune fille dont les beaux yeux se posaient sur les grands oiseaux prêts au départ, et il demanda avec un sourire : \u2014 On s\u2019envole ?peur ?\u2014 Avec un pilote dont je serais moins sûre, peut-être ; avec vous, non.\u2014 Alors, en route ! Michèle, le cœur battant, beaucoup plus émue qu\u2019elle ne voulait l\u2019avouer, suivit l\u2019aviateur jusqu\u2019au hangar où l'avion qu\u2019il devait piloter pour cette courte promenade était remisé.Elle attendit, un peu à l'écart, qu\u2019il eut vérifié toutes choses, mis la main aux derniers préparatifs et revêtu le costume nécessaire à ces randonnées sportives.Elle-même s\u2019était équipée en conséquence, et, l\u2019ayant examinée d\u2019un rapide coup d\u2019œil, Marc déclara en souriant que c'était bien .tout à fait bien.\u2014 Où m\u2019emmènerez-vous ?demanda la jeune fille.\u2014 Nous allons survoler Toulouse et ce coin de campagne si joli où, dernièrement, nous avons passé de si douces heures.Pour une première fois, je ne veux pas vous entraîñer trop loin.Plus tard, on tâchera de vous aguerrir.si vous avez du goût pour les envolées en \u2018plein ciel! ajouta-t-il en riant.Il s'installa à son poste de commande ; elle prit place derrière lui.Il y eut des ordres brefs, l\u2019agitation habituelle de mécanos autour de l'appareil, le ron- Vous n\u2019avez pas flement du moteur.un glissement très doux au début.la sensation de glisser sur une route plane.et puis un élan, une sorte de bond prodigieux, la montée progressive.l'essor final, le vol libre et hardi parmi le grand espace bleu.Le magnifique oiseau ouvrit toutes grandes ses larges ailes et, dans l'infini, il plana.Combien de temps ?Michèle ne réalisait plus rien.Grisée, presque inconsciente, elle regardait fuir, se dérouler et changer avec une rapidité incroyable les bouquets d\u2019arbres, les cimes des collines, le toit rose des maisons, les clochers des églises, les prés, les bois, les routes, tout un amas confus dans lequel on distinguait 4 grand\u2019peine des choses précises.\u2014 Ça va?lui criait de temps à autre Marc.HALO EMBELLIT LES CHEVEUX DANS 9 CAS SUR 10 985 femmes \u2014 dans des épreuves à domicile \u2014 ont établi que Halo ne laisse pas de pellicule savonneuse™ Madame E.Forsythe, de Regina dit: \"Mon Shampooing doit se rincer facilement.\u201d Halo est le Secret! \u201cDésormais, Halo a une place d\u2019honneur chez nous.Malgré que j'aie une chevelure épaisse, je n\u2019at pas eu la moindre difficulté | la rincer de la mousse odorante et crémeuse que Halo donne.Avec Halo, aucune trace de pellicule savonneuse pour ternir l'éclat de mes cheveux.\u201d * L'ÉPREUVE HALO À DOMICILE 985 femmes canadiennes\u2014de tous les âges et types de chevelures\u2014 ont éprouvé Halo chez elles: Premièrement, elles notèrent ce qu\u2019elles désiraient le plus d\u2019un shampooing.Deuxièmement, elles se lavèrent la tête suivant les directions indiquées sur la boîte.Enfin, elles observèrent leurs cheveux attentivement pour voir si Halo répondait à leurs exigences: 9 femmes sur 10 rapportérent: \u201cHALO EST LE SECRET!\u201d Madame O.Lingley, de Saint-Jean dit; \u2018Mon Shampooing doit faire ressortir tous les reflets naturels sans rinçage spécial.\u201d Halo est le Secret! \u201cHalo est mon shampooing favori! Grâce à lui, ma chevelure est plus brillante et plus belle que jamais! Halo ne laisse aucune pellicule savonneuse.Tous les reflets naturels de mes VOUS AUSSI, vous pouvez cheveux ressortent éclatants, après obtenir ces améliorations, de mon shampooing au Halo! Je ne Halo, instantanément: pourrais pas employer un autre \u2019 ni: ps shampooing! % Cheveux plus doux, plus faciles à peigner.À Du lustre et des reflets.#% Cheveux délicatement parfumés.% Pas de dépôt terne sur la chevelure pour cacher la beouté naturelle.À Cuir et cheveux nets; sans pellicule.À Aucun rinçage au citron ou au vinaigre n'est nécessaire.À Parfaitement sûr pour la chevelure grise, blanche, blanchie ou teinte à l'épreuve de l\u2019eau.EPARGNEZ format géant 89° aussi 15c, 29c, 49c SHAMPOOING HALO = Chevelure normale, huileuse ou seche\u2014Plus belle instantanement Mlle Lafortune, de Montreal dit: \u2018Un shampooing qui rend la chevelure facile à placer.\u201d Halo est le Secret! \u201cLe Shampooing Halo est tout simplement merveilleux.Il fait une mousse riche et odorante qui nettoie complètement le cuir chevelu, rend les cheveux brillants et les laisse doux, souples et très faciles à placer.\u201d == == = 38 Pourquoi supporter la torture des cors?Blue- Jay contient maintenant de la Nupercaïne qui endort la douleur.Comme un anesthésique cette substance endort la douleur lancinante autour de l\u2019axe corné.Pendant ce temps, la douce médication de Blue-Jay amollit et détache la pointe du cor\u2014 vous n\u2019avez plus qu\u2019à le soulever.Rappelez-vous que seul Blue-Jay vous donne ce soulagement rapide et complet.Achetez un paquet de Blue-Jay maintenant \u2014 soyez soulagé ce soir.BLUEJAY contient maintenant de la NUPERCAINE Elle répondait: Oui! d\u2019une petite voix étouffée qui parvenait à grand\u2019- peine au jeune homme, parmi les ronflements du moteur.Et puis, peu à peu, elle reprit pied, jeta d\u2019elle-même quelques phrases, des appréciations, essaya d\u2019expliquer ce qu\u2019elle éprouvait.Le rire de Marc par moment lui répondait.Jamais elle ne l\u2019avait vu si gai.Il semblait que, sous la pureté du ciel plus proche et dans cet isolement à deux, il fût devenu un autre homme.Elle voyait les mains posées sur la direction, ces mains énergiques en lesquelles elle avait confiance ; elle admirait la netteté du profil qu\u2019accentuait le casque, la ligne fine de la bouche qui, miraculeusement, avait perdu son pli d\u2019amertume.Elle ne put se retenir de lui dire, tandis qu\u2019il sifflotait un refrain à la mode : \u2014 C\u2019est l\u2019air pur des hauteurs ou la solitude qui vous rend si joyeux ?\u2014 Ni l\u2019un ni l\u2019autre, répondit-il avec franchise.C\u2019est vous-même.\u2014 Moi ?Mais vous me voyez tous les jours, et vous n\u2019avez jamais été comme vous êtes ce matin.\u2014 Parce qu\u2019il n\u2019y a ici, entre nous, aucun tiers importun ; parce que je vous ai.pour moi seul ! Ah! Michèle, quelle sensation exquise !.Savoir que vous êtes là, tout proche .si proche que je n\u2019aurais qu\u2019à étendre le bras pour vous toucher \u2026.\u2014 Gardez-vous-en bien ! cria-t-elle, d\u2019un ton qu\u2019elle s\u2019efforça de rendre moqueur, pour masquer le trouble qui, peu à peu, l\u2019envahissait.Au moindre mouvement que vous feriez, votre bel oiseau risquerait fort de piquer du nez, un peu trop brutalement, sur la terre ! L\u2019interruption de la jeune fille n\u2019eut pas de prise sur exaltation de Marc.Il reprit : \u2014 Quelle ivresse de vous emporter dans l\u2019espace.et de savoir que vous êtes là .à ma merci.et que je tiens votre vie entre mes mains!.\u2014 Marc!.murmura-t-elle.Et son nom, qu\u2019elle prononçait pour la première fois, prit sur ses lèvres la douceur d\u2019une caresse.A peine l\u2019eut-elle murmuré qu\u2019elle s'en voulut et tenta de réagir : \u2014 Si nous rentrions ?demanda-t-elle.\u2014Déjà!.Vous m\u2019êtes pas souffrante ?\u2014 Non.mais je désire pourtant terminer cette promenade.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Je ne sais pas.Au seul tremblement de la voix qui prononçait ces mots, Marc, lui, sut pourquoi.\u2014 Soit ! dit-il, rentrons.Docile entre les mains habiles du pilote, l\u2019appareil reprit la direction du camp.Mais le retour se fit en silence.Michèle, oppressée, inquiète, mécontente des sentiments nouveaux qui s\u2019agitaient en son cœur, avait hâte de se trouver loin du jeune homme afin de s'analyser, de s\u2019étudier et d\u2019y voir clair en elle-même.Subitement, le souvenir d\u2019Anne s\u2019imposait à sa mémoire ; il l\u2019oppressait.il l\u2019étouffait.Jamais, quand elle cherchait à évoquer la morte, elle n\u2019avait éprouvé une sensation pareille.L\u2019ayant remplacée, en quelque sorte, dans la maison, elle croyait mériter la reconnaissance et l\u2019affection de tous, et de la chère ombre disparue elle ne craignait pas un reproche.D\u2019où venait qu\u2019en ce clair matin, seule avec le fiancé d\u2019Anne, elle éprouvait tout d\u2019un coup comme \u2018une sorte de remords ?Quel mal faisait-elle ?Pourquoi ce malaise subit?Pourquoi se traitait- elle tout bas de voleuse ?Marc était libre, après tout.La mort avait rompu le pacte sacré des fiançailles ; il pouvait de nouveau regarder l\u2019avenir, et il avait le droit de le bâtir avec une autre.Alors ?Michèle n\u2019accomplissait elle- même aucune mauvaise action en se laissant bercer par un rêve.Le rêve que toute âme féminine se plaît à caresser : celui d\u2019être deux, de fonder un foyer, de rencontrer l'amour et de l\u2019enfermer dans ses bras.L'amour!.Arrivée à ce point de ses réflexions, la jeune fille eut un sursaut.L\u2019amour ?Etait-elle certaine que cet attrait subit qui l\u2019entraînait vers Marc méritait ce nom ?N\u2019était-elle pas victime d\u2019une illusion ?Parce qu\u2019elle admirait son courage, sa maîtrise de lui-même, parce qu\u2019elle le trouvait beau d\u2019énergie, de tranquille assurance, et surtout parce qu\u2019il venait de lui laisser comprendre le tendre émoi qu\u2019il éprouvait à ses côtés, allait-elle croire que vraiment il était l'homme de sa vie, celui auquel la destinée l\u2019avait promise?Ah! qu'elle était troublée, mon Dieu! Elle n\u2019y voyait plus clair dans ses pensées ! Et quelle hâte elle avait maintenant de retourner là-bas, vers cette terre misérable, sur laquelle \u2014 du moins, elle l\u2019espérait, \u2014 la raison lui reviendrait.\u2014 Lei, j'ai le vertige, songea-t-elle.Et ce fut avec un véritable soupir de soulagement qu\u2019elle vit poindre les toits des bâtisses du camp, les casernes, et enfin Francazal tout entier.\u2014 Eh bien ! lui dit Marc en la recevant dans ses bras, pas trop étourdie, pas trop fatiguée ?\u2014 Un peu, avoua-t-elle, lui souriant avec gentillesse, mais encore toute chavirée, beaucoup moins par le mal de lair que par les sensations morales qu\u2019elle venait d\u2019éprouver.Ils reprirent la voiture pour retourner au Clos-Joli, et, durant le trajet, ils ne parlérent que de banalités.Mme Astrières les rejoignit devant le perron, et Suzette, qui était levée, sauta au cou de Michèle.\u2014 Tu vois, maman, Marc nous a ramené mademoiselle tout entière ! Pourquoi n\u2019as-tu pas voulu que je les suive ?s\u2019écria-t-elle, témoignant une fois encore son regret.\u2014 Plus tard, quand tu seras plus grande.\u2014 C\u2019était beau, dites, petite mademoiselle ?Les yeux encore pleins de ses souvenirs, l'institutrice répondit : \u2014 Admiraible.\u2014 Alors, vous y reviendrez ?Quelque chose d\u2019indéfinissable passa dans le regard de la jeune fille ; elle répondit à la fillette, mais elle parlait pour Marc : .\u2014 Je ne crois pas.Je ne me sens aucune vocation d\u2019aviatrice ! Les nuages, voyez-vous, ce n\u2019est pas un domaine où je me sente à l\u2019aise ; jy perdrais quelque peu la raison.et je tiens beaucoup à mon équilibre moral.Ils causèrent encore quelques instants, puis le jeune pilote prit congé de Mme Astrières ; il était attendu à Toulouse pour un déjeuner entre camarades.Quand il fut parti, Michèle s\u2019occupa de Suzette qu\u2019elle devait accompagner à la messe du village le plus proche.C\u2019était un bourg modeste, où les rares habitations voisinaient avec la petite église et l\u2019'humble cimetière.Le désir d\u2019aller prier sur la tombe d\u2019Anne s\u2019empara de l\u2019institutrice.Elle prétexta quelques achats à faire et, laissant la fillette sagement agenouillée dans l\u2019étroite chapelle, elle ressortit pour se rapprocher de l\u2019endroit où reposait celle que Mare avait choisie et aimée.Parmi de pauvres tombes creusées à même le sol, avec leurs croix de bois toutes pareilles, le mausolée de la famille Astrières se détachait, sans apparat, mais harmonieux de lignes et d\u2019une blancheur éclatante.Des noms s\u2019y trouvaient écrits en lettres d\u2019or.Michèle ne vit que celui d\u2019Anne.Il lui cachait tous les autres.Dans ce moment, il n\u2019y avait qu\u2019elle.Dans tout le cimetière sa seule présence s\u2019imposait.Elle était là, couchée dans le cercueil aux draperies blanches, endormie pour l\u2019éternité.La jeune fille voyait-elle l\u2019autre jeune fille agenouillée tout con- La Revue Populaire tre elle ?la vivante qui apportait, comme un bouquet, devant cette forme invisible, ses espoirs, ses doutes, ses ré- mords ?Michèle lui parlait, l\u2019implorait.Elle priait, et ses larmes se mélaient aux mots rituels, mouillant ses lèvres qui, doucement, les murmuraient.\u2014 Oh! disait-elle, vous qui êtes détachée du monde, vous qui n\u2019éprouvez plus nos pauvres sentiments humains, ayez pitié de moi.éclairez-moi.Je ne sais plus quelle est la route où je dois marcher.Jusqu'ici le devoir était simple et facile, sa lumière m\u2019éblouissait, et je savais toujours si je devais ou non faire une chose au lieu d\u2019une autre.Maintenant, je m\u2019agite dans les ténèbres.La présence journalière de Mare me trouble.Anne, chère petite morte, vous qui avez connu l'amour, est-ce bien de l'amour que mon cœur ressent pour Marc, ou suis-je victime d\u2019un entraînement passager, parce qu\u2019il est jeune, courageux et beau.et parce que j'ai soif d\u2019une tendresse autour de moi?.Anne, puis-je aller vers lui ?Ne se trompe-t-il pas sur le sentiment que je lui inspire ?Eclairez- moi.Je ne suis qu\u2019une enfant malheureuse, avide d'affection.et j'ai peur des autres et de moi-même \u2026.Longtemps, elle demeura prostrée tout contre la pierre où reposait celle qu\u2019avait aimée Mare ; et longtemps elle lui parla, dans le mystère de son cœur.Parfois, il lui arrivait d\u2019évoquer Roger et de mêler les deux images masculines.Ils étaient là, debout à ses côtés ; et, si dissemblables, elle ne parvenait plus à les séparer l\u2019un de l\u2019autre; mieux : à les distinguer.Dans son désir de leur apporter l\u2019apaisement, de les consoler de la perte irréparable qu\u2019ils avaient faite tous deux, elle aurait voulu apporter à chacun un même amour, un même cœur, et que la paix et le bonheur leur viennent à tous deux par ses mains.Hélas ! vœux irréalisables ! Michèle, ayant beaucoup prié, se releva et reprit le chemin de l\u2019église.L\u2019office divin était commencé.Suzette le suivait avec une sagesse exemplaire, et son petit visage candide acheva de rasséréner Michèle.À son tour, elle s\u2019absorba dans le divin Sacrifice, et son âme ne tarda pas à retrouver la paix.Envisageant toutes choses avec une saine raison, elle décida de ne rien changer à sa vie, de continuer à voir Marc, à étudier leurs sentiments à tous deux.Anne, du haut de son éternité, la guiderait, la protégerait ; peut-être le bonheur lui viendrait-il par elle.Lorsque la fillette et son institutrice quittèrent l\u2019humble église, l\u2019une avait retrouvé sa sérénité coutumière ; l\u2019autre, suivant son habitude, gazouillait comme un oiseau.Elles rentrèrent au Clos-Joli en empruntant un chemin détourné qui sentait bon la menthe sauvage, le thym et la bruyère.L\u2019or des genêts éclairait les coteaux environnants, et la pure lumière du ciel caressait le charmant paysage.Dans ce sentier étroit, qui montait en lacets jusqu\u2019à la maison des Astrières, Anne était venue bien souvent.Elle y était passée, une chanson aux lèvres et le bel amour dans le cœur.Et maintenant, une autre jeune fille foulait, à la même place, l\u2019herbe des talus; une âme tendre s\u2019exhalait ; et, parmi toute cette ardeur secrète qui palpitait dans les bois, les prés et les champs, qui s\u2019exhalait de la terre tout entière, elle sentait les forces vives de son être s\u2019élancer vers la beauté de la vie.UVELQUES mois passèrent.La vie avait repris son cours dans la maison des Astrières, redevenue, sinon heureuse, du moins paisible.La maman de Suzette sortait un peu.Oh! certes, elle ne faisait pas encore de visites, mais elle descendait volontiers au Montréal, août 1947 village, et quand elle avait prié et pleuré sur la tombe de ses morts, elle allait voir les pauvres, s\u2019intéressait à leur misère, à leurs peines, et laissait en partant quelque aumône et le souvenir de sa bonté.Enfin elle s\u2019occupait d'œuvres, à la grande joie de M.le curé, qui avait désespéré de retrouver jamais cette paroissienne que la douleur semblait avoir submergée.Michèle l\u2019accompagnait volontiers dans ses courses charitables, et chacun s\u2019accordait à retrouver en elle quelque chose de la douceur, de la gentillesse d\u2019Anne.Comme la petite morte, elle savait trouver le mot qui console, le geste qui apaise, et secourir sans blesser l\u2019amour-propre, souvent ombrageux, des pauvres gens.Quant à Marc, plus assidu que jamais au Clos-Joli, il semblait faire partie des hôtes de la maison ; comme à l\u2019époque heureuse de ses fiançailles avec Anne, on le voyait arriver, dans sa petite auto, à n\u2019importe quelle heure du jour.Le plus souvent, Mme As- trières le priait de partager le repas familial; mais il acceptait rarement, ce qui peinait fort la mère de Suzette, qui ne s\u2019expliquait pas ces continuels refus.Seule, Michèle savait.Elle comprenait qu\u2019approcher Roger, s'asseoir en face de lui, lui parler, être obligé, sinon à des démonstrations d\u2019amitié, du moins à des actes de courtoisie, était impossible au jeune aviateur.Aussi se gar- dait-elle bien de mêler son insistance à celle de sa petite élève qui, tout aussi surprise que sa mère, se désespérait toujours lorsque Marc les quittait.Roger se faisait de plus en plus invisible.Excepté aux heures qui les réunissaient autour de la table familiale, il était impossible de lui parler ou de se promener avec lui.Il fuyait jusqu\u2019au calme salon de Mme Astrières.Et lorsque celle-ci lui faisait remarquer qu\u2019il l\u2019abandonnait tout de même un peu plus que de raison, il avait aux lèvres la même réponse, toujours prête, et dont le laconisme expliquait pourtant tout : \u2014 Que voulez-vous, maman, je travaille.Et, d\u2019ailleurs, c\u2019était vrai.Le premier à l\u2019usine, à l\u2019heure où les ateliers étaient encore déserts, il en ressortait le dernier, après avoir jeté partout ce regard de l\u2019œil du maître que rien ne remplace.Et le soir, alors que chacun avait regagné sa chambre et qu\u2019un sommeil réparateur descendait sur les habitants du Clos-Joli, Roger, seul, prolongeait sa veillée.La fenêtre de son bureau demeurait longtemps éclairée, et si quel- qu\u2019un était passé sur la terrasse, il eût pu le voir, accoudé à sa table, compulsant des dossiers ou prenant des notes d\u2019une main fiévreuse.Les heures sonnaient sans qu\u2019il y prit garde; une partie de la nuit s\u2019écoulait ainsi, courbé sur un labeur auquel, tant il s\u2019y livrait avec une sorte de passion, il semblait demander l\u2019oubli de quelque affreuse aventure.Jamais plus il n\u2019avait proposé à Michèle de l'emmener à l\u2019usine.De même, il ne partageait pas les promenades quotidiennes qu\u2019elle faisait avec Suzette et auxquelles, au début, il se mêlait volontiers.Il mettait à éviter Marc le même soin que ce dernier apportait à le fuir.Et rien, d\u2019ailleurs, ne les rapprochait, puisque l'aviateur ne venait au Clos-Joli qu\u2019aux heures où Roger était lui-même à l\u2019usine.Et ainsi s\u2019écoula tout l'hiver.Avec le nouveau printemps, rien ne changea.Les jours furent plus clairs, les soirs plus doux ; au beau jardin, les fleurs que Joseph cultivait amoureusement s\u2019épanouirent avec plus d\u2019éclat; mais rien n\u2019apporta de détente entre les deux jeunes gens.Michèle s\u2019attachait davantage à Mme Astrières, qui la considérait comme sa fille et ne prenait aucune décision sans l\u2019avoir au préalable consultée.Suzette continuait progressivement des études normales, et si elle n\u2019était pas ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler un sujet brillant, son institutrice pouvait néanmoins se déclarer satisfaite de cette élève qui mettait à la contenter une bonne volonté évidente.Avec Roger elle n\u2019avait aucun rapport direct, et leur conversation, au cours des repas, se bornait à des banalités d\u2019où ni l\u2019un ni l\u2019autre ne retirajent aucun plaisir.Mais, pour pallier la monotonie des heures si semblables, il y avait les visites de Marc.Il y avait la belle confiance que le jeune aviateur lui témoignait, ses souvenirs inlassables sur Anne et leur tendre idylle si douloureusement finie ; Michèle éprouvait une douceur infinie à sentir que Marc avait besoin d\u2019elle, qu\u2019il était parmi les êtres malheureux qu\u2019elle s\u2019était donné la tâche de consoler, celui auquel l\u2019apaisement venait chaque jour davantage.À cause du bien qu\u2019elle lui faisait, elle s\u2019attachait à lui un peu plus peut-être qu\u2019elle ne l\u2019eût désiré, et elle prenait pour de l\u2019amour un sentiment dans lequel il entrait surtout de la pitié, de sa part à elle, et de la part du jeune homme beaucoup d\u2019égoïsme et le désir inguérissable de retrouver à travers une autre la présence bien-aimée qu\u2019un brutal destin lui avait enlevée.Les fêtes de la Pentecôte arrivèrent, et avec elles une ère de vacances pour Suzette.Le samedi soir, comme, dans la salle d\u2019étude, elle achevait de plier livres et cahiers, heureuse du repos prévu, Mme Astrières entra, une lettre à la main.\u2014 La cousine Martine m\u2019écrit qu\u2019elle aurait beaucoup de plaisir à te revoir, dit-elle à la fillette.\u2014 La cousine Martine ?N\u2019est-ce pas ma marraine, maman ?\u2014 En effet.On ne la voit guère.Je ne sais trop pourquoi.C\u2019est une brave fille, un peu originale et fantasque, mais un cœur d\u2019or.\u2014 Elle habite loin d\u2019ici?demanda Michèle.\u2014 A quelques kilomètres.Une petite ville sur da ligne Toulouse-Lexos : Gaillac.\u2014 Dans le Tarn ?Pays du vin mousseux, cousin germain du champagne ! \u2014 C\u2019est cela.Et ma cousine est elle- même propriétaire d\u2019importants vignobles.Elle a une très belle propriété et une maison rustique, aux portes de Gaillac.Et, regardant Suzette, Mme Astriè- res demanda : \u2014 Veux-tu aller passer quelques jours chez la cousine Martine ?L'enfant, joyeuse, battit des mains: \u2014 Oh! maman, je serais si contente ! \u2014 En ce cas, je consens à me priver de mon petit oiseau, Mais, comme il me serait pénible de retourner dans le Tarn, où j'avais coutume d\u2019aller avec ta pauvre sœur, mademoiselle voudra bien t\u2019accompagner à ma place.De même, elle retournera te chercher.\u2014 Bien volontiers, madame.\u2014 Je vais donc téléphoner pour annoncer ta visite.Je suis sûre que la pauvre fille n\u2019aura pas eu depuis bien longtemps une si grande joie.Tes préparatifs seront vite faits, et comme les vacances sont, à la Pentecôte, d\u2019assez courte durée, le mieux est que tu partes tout de suite.Ce soir vous convient- il, mademoiselle ?\u2014 Je suis à votre disposition, madame, \u2014 I y aura un ennui.Roger, à qui j'en ai déjà parlé, ne pourra vous conduire à Gaillac : la voiture est en réparation ; mais Mare voudra bien vous accompagner jusqu\u2019à Toulouse, et, là, vous prendrez le train.\u2014 Tant mieux! s\u2019écria Suzette.Le train, c\u2019est bien plus agréable que l\u2019auto.Il y a des voyageurs qui montent, qui descendent .ils parlent entre eux ; quelquefois c\u2019est très drôle! Et puis, peut-être y aura-t-il des petites filles 39 | Aone vous poo wns gamme Luc Co VC Choisissez votre Eau de Cologne d'Eté parmi la gamme de parfums suaves et piquants offerte par Avon .afin de vous maintenir délicatement fraîche et parfumée et d\u2019une féminité distinctive et ravissante.Après le bain ou la douche .avant de sortir, parfumez-vous copieusement avec la fragrance Avon que vous préférez .pour que votre peau réchauffée par le soleil dégage une odeur suave et subtile .pour rehausser le charme de votre à raffinement et de votre coquetterie.La Repré- = sentante Avon vous apportera ces Eaux de Cologne 5 Avon fraiches comme la rosée du matin ainsi a que la Son Parfumé Avon pour le Bain, I'Huile LS Avon pour le Bain et autres Produits de Beauté qui vous tu HOLD-BOB SOUPLES SOLIDES INVISIBLES Fabriquées ou Canoda Gaylord Products of Canada, Lid., St.Hyacinthe, P.Q., successeurs de Hump Hairpin Mfg.Co.of Canada (1940) Ltd. 62 Z.B.T.protège Jean contre la \u201cMOITEUR- ACIDE\u201d Le sourire de mon petit Jean dit \u201cMerci.\u201d II est reconnaissant parce qu\u2019il est à l'aise.La Poudre Z.B.T.pour Bébés le protège, de la tête aux pieds, contre la \u201cmoiteur-acide\u201d \u2014 pas surprenant qu il soit souriant! 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et dès juillet 1940, un décret de Berlin interdit le mouvement en zone occupée.Alors commence la \u201cRésistance\u201d.Dès 1940, le scoutisme n\u2019admet pas la défaite, il continue la lutte commencée en 1939, la lutte pour la patrie et pour le respect de la dignité humaine.C\u2019est dans cet esprit que l\u2019éclaireur commence la résistance active à l\u2019ennemi.Les chefs et les aumôniers qui ont échappé à la captivité regroupent leurs troupes.L\u2019on range soigneusement l\u2019uniforme au fond de l\u2019armoire, et, dans l'ombre, l\u2019activité continue.Les réseaux clandestins s\u2019organisent.Le quartier général scout est à Vichy ; les ordres franchissent la ligne de démarcation, parviennent aux commissaires de districts qui les diffusent dans leur secteur.Le mouvement vit, et qui plus est, s\u2019accroît rapidement.Plus de dix mille garçons viennent au scoutisme, alors qu\u2019il est dangereux d\u2019y adhérer.C\u2019est la preuve que la France peut encore espérer en sa jeunesse, et c\u2019est aussi la preuve que des garçons sont capables de grandes choses, par amour pour leur pays et non seulement par haine pour le pays voisin.La patrouille allemande ne s\u2019inquiète pas de ce jeune garçon qui, le cartable sous le bras, muse au retour de l\u2019école.Pourtant, la serviette contient le journal clandestin imprimé durant la nuit, et qui demain en apportant au quartier les nouvelles du monde libre, maintiendra l\u2019espoir.1942-1943 voient la déportation massive de la jeunesse française vers les usines allemandes.C\u2019est en refusant l\u2019exil et le travail pour l\u2019ennemi, contre leurs alliés, que les réfractaires a cet ordre constituent les premiers maquis.son élément.Le contact de la nature, la vie exaltante des bois, les nuits étoilées sous la tente, tout lui rappelle ces grands camps de vacances de l\u2019heureux temps de paix.Certes le jeu cette fois comporte des risques, mais il les accepte de grand coeur.Cette France, il la sait belle, douce, il sait que des générations, au prix d\u2019immenses sacrifices, ont écrit sa merveilleuse histoire et qu\u2019il lui incombe aujourd\u2019hui de maintenir la tradition.Aux doux mois d\u2019été succèdent les rudes mois d\u2019hiver.Le froid est un adversaire cruel quand l\u2019estomac n\u2019est pas entièrement satisfait ; les nuits sont longues quand il faut les passer dans la neige ; le combat est pénible quand il faut l\u2019accepter ou le provoquer avec des armes dérisoires pour l\u2019époque atomique.Il est long, cette année, le grand camp des scouts de France, Il dure depuis deux ans, quand, un matin de juin, alors que le moral va chez certains en faiblissant, que les vivres deviennent rares, que les munitions commencent à manquer, la grande nouvelle éclate: \u201cIls ont débarqué!\u201d Ce jour est le plus beau de la vie de tous les maquisards.Enfin un rayon de soleil traverse le ciel de France ; ils sont maintenant sûrs de tenir jusqu\u2019au bout, les petits gars terrés depuis deux ans.Merci à vous, Canadiens, Anglais, Américains, à vous tous nos alliés, pour cette journée du 6 juin que vous nous avez donné de vivre.La Victoire a des ailes, partout l\u2019ennemi recule.Le 19 août, Paris s\u2019insurge, le 24 il est libre.Les cloches de toutes les grandes villes du monde sonnent en signe d\u2019allégresse.Le rideau se déchire.La France retrouve le monde.Voilà, scouts canadiens, quelle fut la vie de guerre de vos frères de France.Cette vie ne fut pas exclusivement celle des éclaireurs, elle fut celle de beaucoup de jeunes Français qui, sans distinction de parti ou de croyance, luttèrent contre l\u2019occupant.Frères scouts du Canada, la France qui vous accueillera au \u201cJamborée de la Paix\u201d n\u2019est pas celle que de mauvais journaux, de mauvais livres, de mauvais films, une propagande tendancieuse vous ont peut-être fait connaître, mais celle qui vous garde toute sa reconnaissance pour l\u2019aide généreuse que vous avez apportée à sa libération et au soulagement de ses misères, la France de vos ancêtres, de Cartier, de Champlain, de Montcalm, dont vous conservez la mémoire, celle que les scouts de France s\u2019efforcent de faire revivre, la France de Bayard, le chevalier ancien, la France du scout Guy de Larigaudie, le chevalier d\u2019aujourd\u2019hui.FERNAND ENAULT, Routier scout de France, ancien combattant des Forces Françaises de l'Intérieur.Dans le maquis, le scout est dans\u2019 FORTIFIEZ VOTRE SANTÉ Toutes les femmes doivent être en santé, belles et vigoureuses.Vous apparence avec le TRAITEMENT MYRRIAM DUBREUIL C\u2019est un tonique reconstituant et qui aide à développer les chairs.Produit véritablement sérieux, bienfaisant pour la santé générale.Le Traitement est très bon pour les personnes maigres et nerveuses, déprimées et faibles.Convenant aussi bien à la jeune fille qu\u2019à la femme.pouvez avoir une belle AIDE A ENGRAISSER LES PERSONNES MAIGRES Notre Traitement est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d'épuisement nerveux, quel que soit leur âge.GRATIS : Envoyez 5e en timbres et nous vous enverrons gratis notre brochure illustrée de 24 Pages, avec échantillon.CORRESPONDANCE CONFIDENTIELLE Les jours de bureau sont : Jeudi et Samedi, de 2 h.& 5 h.p.m.REMPLISSEZ CE COUPON Mme MYRRIAM DUBREUIL 6901, Ave de Chateaubriand Case Postale, 2353, Place d'Armes, Montréal, P.Q.Ci-inclus 5\u20ac pour échantillon du Tral- tement Myrriam Dubrevil avec brochure.| Province . >, ross 000460091415 400000040005 Montréal, août 1947 \u2014e0ee0e0eeeeeeeee0e0e pers PI PO LOOP IOI OIG OGL SPIT IT 78 5 0 Isa PPTs rr dT rsd ors LES DADETERIES ROLLAND PAR SOLANGE CHAPUT-ROLLAND est une de nos plus belles pages.Il est bon de narrer les faits et de rappeler toutes les difficultés qui ont marqué le début de ces maisons.C'est à l\u2019époque de la fondation de la maison Rolland qu\u2019on trouve les qualités administratives qui caractérisent les descendants de Jean-Baptiste Rolland.Jean-Baptiste Rolland naît à Verchères, le 2 janvier 1815, de Dame Euphrosie Danois et du Sieur Pierre Rolland.La famille Rolland est établie à Verchères depuis que le sergent François Rolland, du régiment de Guyanne, y planta sa bayonnette.Le jeune Baptiste n\u2019aime pas la terre ; il rêve d\u2019aventures et de grandes villes.A l\u2019âge de dix-sept ans, après un cours bien sommaire, il quitte le domaine familial un soir d\u2019hiver 1832 pour venir à Montréal.Qui pourra jamais dire à quoi songe le jeune Rolland alors qu\u2019il s\u2019avance seul à travers la campagne, avec cinquante sous dans sa poche ! Sa joie de vivre et sa confiance dans l'avenir surmontent tous les obstacles, et il ne tarde pas à se trouver un emploi comme apprenti, chez I'imprimeur Ludger Duvernay.En 1839, il épouse Esther Dufresne, de Saint-Laurent, de qui il a six filles et six garçons.Avec un associé, M.John Thompson, il devient propriétaire d\u2019une librairie au numéro 24, de la rue Saint-Vincent.C\u2019est au deuxième étage de cette maison que naît Jean- Damien Rolland, lequel devient plus tard président de la maison Rolland.Damien remplace John Thompson comme associé de son père et la firme prend officiellement le nom de J.-B.Rolland et fils.Le père et le fils orientent le commerce de la maison vers l\u2019importation des livres et des papiers fins.Dès qu\u2019il le peut, Jean-Baptiste associe ses fils à son entreprise et, vers 1870, la maison J.-B.Rolland et fils réunit Jean-Baptiste, Jean-Damien, Stanislas.Octavien et Damien Rolland.Les fils gèrent les affaires extérieures de leur maison, tandis que le père s'intéresse aux affaires municipales.Il achète des terres entières à Hochelaga sur lesquelles il érige des immeubles en temps opportuns.L'activité de monsieur Rolland ne connaît pas de repos.Tantôt il est entrepreneur, architecte, tantôt échevin et, comme tout bon Canadien français de l\u2019époque, il s\u2019intéresse vivement à la politique.Pour le récompenser de ses oeuvres civiques, il est nommé sénateur en 1867.En 1870, sur les conseils d\u2019un Français, il finance une usine fabriquant des papiers fins.Malheureusement, cette initiative connaît un échec.Mais l\u2019idée de fabriquer du papier hante monsieur Rolland.Jacques Lanthier, député de Soulanges, lui conseille de construire une papeterie à Valleyfield, avantageusement située au bord d\u2019une rivière.Mais les Seigneurs de Beaujeu prétendirent avoir le contrôle des terres et des eaux de ces lieux.Après de vaines discussions, M.Rolland dut abandonner son projet.Le curé Labelle, ayant eu vent de l\u2019affaire, alla plaider la cause de St-Jérôme auprès du financier.En 1881, une résolution exemptant M.Rolland de toute taxe municipale durant 25 ans, à partir de la mise en opération de l\u2019usine de papier Rolland, fut définitivement adoptée et, dès 1882, le moulin fonctionnait.Trois ans après que M.S.J.-B.Rolland eut assumé la gérance de l\u2019usine de St-Jérôme, la maison gagnait la médaille d\u2019or de l'exposition d\u2019Anvers pour la qualité exceptionnelle de ses papiers fins.Quoique sa santé allait toujours déclinant, M.Rolland ne continuait pas moins de s\u2019intéresser vivement aux affaires de son industrie.Il mourut en 1890 au terme d\u2019une brillante carrière.Son courage et sa grande énergie lui avaient acquis une place d\u2019honneur dans son pays.En 1902, M.S.J.-B.Rolland et M.St-Charles, président de la banque d\u2019Hochelaga, décident d\u2019installer une nouvelle usine un peu plus bas que Ste-Adèle.Les droits sur les pouvoirs d\u2019eaux sont achetés d\u2019un Américain et la direction de l\u2019usine est confiée au petit-fils du fondateur, Jean Rolland.C\u2019est de cet événement qu\u2019est né le village de Mont Rolland.Le moulin de Mont Rolland est opéré indépendamment de celui de St-Jérôme pendant quelques années; en 1912, les deux usines sont fusionnées sous une seule direction.Jean Rolland est nommé à la gérance de l\u2019usine de St-Jérôme, en 1918 ; son frère Olivier le remplace à Mont Rolland.Dix ans plus tard, Jean Rolland accepte la présidence de la compagnie, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019à sa mort, en 1946.Tous ceux qui l\u2019ont connu reconnaissent qu\u2019il a maintenu les traditions de progrès de ses ancêtres, À ses qualités administratives, se joignait une profondeur de vues qui a fait de lui un des Canadiens français les plus avertis dans le monde des affaires.Son cousin Pierre Rolland le remplace à la présidence, Jean-Paul, fils aîné de Jean Rolland, gère l\u2019usine de St-Jérôme ; ses frères, Marc et André, occupent les postes de surintendant et de directeur du département des achats ; son cousin, Lucien Rolland, celui d\u2019ingénieur du moulin de Mont Rolland.| = de la réussite de nos grandes industries canadiennes-françaises bo crercorerercceccevrenrersenrenrenrenranrerenrenren caca COP PI PPC ICIP PIII POPPI POT OOP IO IIE SOI» 2 SWB rSrs rd: 8 CP 0s tt 0 0 0 0 0 0 0 PI PP PGI COPIED P OPPO LOPEGOII PPI OP III PPOR II POP POPS IPP POI OOP OPI PIEOIEPOPOPII IIL PPI OPOSR OP OI POP LOISOSS O74 02 [REAR EP PNY YIP ET ERR PY YY PY ¥) Que veux-tu dire par notre atgent® Jeanne soupira: \u2014Tout mon argent a passé pour faire le marché! \u2014Tu ne veux pas dire qu'il ne t'en reste même pas pour la quête, demain?\u2014Seulement quelques cents.Tout est si cher que l\u2019argent semble fondre.\u2014Je le sais bien, ma pauvre Jeanne; tout de même, il faut nous en tenir à notre budget.Il ne faut pas toucher à motre argent.\u2014 Notre argent?Que veux-tu dire?\u2014 Notre assurance-vie.Notre budget doit d\u2019abord tenir compte de l\u2019avenir, si nous voulons dépenser maintenant sans remords.Je t'ai nommée bénéficiaire de mes polices, évidemment; mais j'espère biën que æoxs pourrons en jouir ensemble .quand nous serons vieux .l\u2019Assurance-V1e Le moyen dont dispose la femme pour assurer son indépendance Un message des compagnies d'assurance-vie au Canada et de leurs agents.63 Le pantalon ZWOWZERS est synonyme de la parfaite élégance avec sa bande de taille \u2018 brevetée, idéalement ajustable, grâce au procédé de fermeture exclusif ZWOW qui amenuise la ligne.Pas d'inélégants bourrelets ni de capricieuses fermetures \u2014 et deux poches absolument invisibles.Confection anglaise de Bond Street, Londres.par GOR-RA Y Registered Seuls Fabricants : Gor-ray Ltd., 107 rue New Bond, Londres WI Angleterre rince-bouche et gargarisme pour toute la famille 5-47RF Efficace et sûr.Les enfants l'aiment, eux aussi.DÉBILITÉ FAIBLESSE Deschiens Hémoglobine.\u2014 Régénérateur du Sang, prescrit par l'élite médicale, Supérieur à la viande crus ef aux ferrugineux.\u2014 Admis dans les Hôpitaux de Paris.OFFRE SPECIALE : $2.00 pour 2 ans {Canada seulement! EB IMPORTANT : \u2014 Indiquez d'une croix s\u2019il s'agit d'un renouvellement.LA REVUE POPULAIRE ° Adresse 975-985, rue de Bullion Ville Montréal 18, P.Q.Province ppp\" La Revue Populaire (Cr PI PP PI PIP PPP I IP 4G PRI ICEL I ICP PINOT OCCT IOI FP II P32 PP PIP IP PIT rss?rs srsdd QUAND LE FISCSOURIRA-T-IL?.OUS AVONS REÇU, il y a quelque temps, une copie de la lettre que M.Robert E.Day, président de Bulova Watch Company, Limited, de Toronto, adressait au T.H.William L.Mackenzie King, premier ministre : du Canada, au nom de tous les bijoutiers du pays pour protester contre le maintien de la taxe de 25% sur les montres et l\u2019argenterie.Dans cette lettre, M.Day fait montre d\u2019un excellent esprit et semble réclamer une mesure raisonnable.Comme il le dit, les manufacturiers et les bijoutiers - n\u2019ont aucunement protesté, pendant la guerre, contre cette taxe de luxe, ° comprenant parfaitement qu\u2019il fallait restreindre les dépenses du public et encourager ainsi tous les Canadiens à placer leur argent dans les obligations de la Victoire et les certificats d\u2019épargne de guerre.Mais on avait raison de croire que, la guerre terminée, cette taxe serait immédiatement abolie.Contre l\u2019attente de tous, on l\u2019a maintenue, tout en levant les taxes et les restrictions sur des objets infiniment moins essentiels qu\u2019une montre.Le montant de cette taxe a contribué à réduire de près de 20%, dans toutes les provinces du Canada, l\u2019industrie de la bijouterie.Il nous semble qu\u2019on pourrait donner facilement raison à M.Day ainsi qu\u2019à tous les manufacturiers et bijoutiers du Canada.Il existe en effet des choses beaucoup plus inutiles que des montres, des réveille-matin, des couteaux et des fourchettes d\u2019argent.AE PIPPI PEER IRIS RPE PCP PPP P IRI PPP PLPC PIRI EPI Ctr Pr rr rp rsa LES FESTIVALS DE MONTREAL ULIVS RupkL, un des chefs d\u2019orchestre du New York City Opera Company, est arrivé à Montréal pour prendre charge des répétitions des choeurs d\u2019opéra qui sont présentés en plein air par la Société des Festivals de Montréal, au Stade Molson, durant juillet et août, sous la direction de ; Laszlo Halasz.Ce choeur sera entendu pour la première fois à l\u2019occasion de la grandiose présentation de l\u2019opéra Aïda qui inaugurera une série de spectacles en plein air.Il sera entendu de nouveau dans l\u2019opéra Madame Butterfly le 6 août et dans Carmen le 13 août.Les choristes ont été recrutés récemment.M.Halasz a lui-même fait subir une audition à plus de 200 candidats.M.Halasz et M.Rudel sont enchantés de la valeur des choristes et promettent un beau succès.La distribution d\u2019Aïda sera composée de Florence Kirk et de Ramon Vinay dans les rôles d\u2019Aïda et de Radamès, de Marjorie Lawrence dans celui d\u2019Amnéris, Enzio Mascherini dans celui d\u2019Amonasro et Norman Cordon dans celui de Ramphis, tous des artistes du Metropolitan.Theodore Komi- sarjevsky, célèbre metteur en scène russe, sera en charge de la direction de la scène, LETT PPV TEP a ck rl LIS s rrr ery 7 OTT SIS CC IIA GL PPT PoP OPO CG TP PIF + OG Pr td rr sss tor hvi #0 hard babs sr CE DONT ON PARLE [ Suite de la page 9] vient de terminer, pour l\u2019Office National du Film, un court métrage sur \u201cMontréal, la nuit\u201d que nous verrons bientôt dans la série En avant Canada.® Pour ceux qui n\u2019ont pu voir l\u2019exposition de Lomer Mercier-Gouin, au Art Gallery de Montréal, nous présentons deux exemples de son art si intelligent et si personnel.Cet art eut son retentissement jusqu\u2019en France où un éditeur lui demanda d'illustrer les Contes du Lézard.Après avoir écrit pour \u201cLes voix du pays\u201d une série de sketchs radiophoniques d\u2019une poésie très délicate, il mit momentanément de côté les muses pour finir ses études de droit.Il prépare une pièce de théâtre qui sera créée, l'automne prochain, à Montréal.® L'hon.sénateur T.-D.Bouchard offrait, récemment, un garden-party, en l'honneur des délégués de l\u2019OACI.Plusieurs personnalités de St-Hyacinthe et de Montréal y assistaient et les jardins présentaient un aspect nuancé avec les invités en robes claires, les Hindoues dans leurs saris brodés et les baigneurs s\u2019ébattant dans la piscine.Le déjeûner était servi dans la serre et les invités firent ensuite le tour de la ville de St-Hyacinthe.CORO PI OP rr TPP SP PRP I OPE TOES OV PAGES PIO ETT PT 5.TERE POPPI ISIN PPS PIP LLNS NI I PIP re Cc dE ese \u20ac GAFLOS GEL OASIS ISA EMOM PST rr Hr rr cor te gun.ES 2 Montréal, août 1947 Dents e nacre et d'ivoire OMME elles parent votre visage de radieuse lumière ! Là n\u2019est point cependant toute leur raison d\u2019être, et une question de santé s\u2019y rattache plus que l\u2019on ne saurait croire.Ne sont-elles pas vos seules armes de mastication ?Qu'\u2019elles soient étroites et longues, ou larges et carrées, les dents forment, derrière les lèvres un véritable rempart, que rien ne franchit avant d\u2019avoir été broyé, coupé et déchiré.Elles commencent la digestion, et d\u2019elles dépend l\u2019assimilation parfaite des aliments dont vous vous nourrissez.Y pensez- vous, chères lectrices, et attachez-vous toute l\u2019importance que réclament les soins, moins de coquetterie que d'hygiène, nécessaires à votre denture.J'aimerais qu\u2019un instant vous entrevoyiez les conséquences multiples d\u2019une négligence inexcusable.D'abord l\u2019anéantissement des principes nourriciers de votre alimentation, ensuite les troubles de mauvaise digestion, les maladies d'estomac et d\u2019intestins, et enfin, les souffrances locales, occasionnées par des dents malsaines.Votre premier souci doit être de rendre visite à un dentiste attitré, aussi régulièrement que vous le permettent vos possibilités et vos moyens, c\u2019est-à-dire, environ tous les trois mois.Ainsi surveillée, votre denture n\u2019aura jamais besoin d'intervention sérieuse et urgente.Et le reste des soins vous incombent personnellement.Je ne veux pas mettre en doute vos principes de propreté et d'hygiène : aussi me permet- trai-je seulement de vous rappeler que si les dents demandent à être nettoyées matin et soir, elles exigent les mêmes attentions après chaque repas.Des débris d\u2019aliments séjournant sur leurs couronnes et entre leurs interstices, entraînent très vite des fermentations qui altèrent l\u2019émail et le rongent sournoisement.C\u2019est du brossage que dépend toute la propreté des dents.Choisissez pour cela une brosse bien dure, à moins, bien entendu, que vos gencives trop sensibles n\u2019en puissent supporter le contact sans saigner.Dès que les soies s\u2019amollissent, munissez-vous d\u2019une autre brosse, du reste, il est plus sain d\u2019en changer souvent, quelque soit sa valeur.Je n\u2019insiste pas sur l\u2019état de propreté dans lequel cette brosse doit être laissée après usage, ce détail découle de l'hygiène la plus élémentaire.Avec le nettoyage, il est question d\u2019antisepsie.Et c\u2019est alors seulement que le dentifrice joue un rôle important.Dire que tels dentifrices liquides sont préférables aux savons, dont la mousse cependant pénètre partout, que les produits en poudre valent mieux que les dentifrices en pâtes ne se justifie par aucune certitude.Tous possèdent les antiseptiques désirés, et la présentation seule varie.Alors ?Votre choix reposera sur un goût personnel ou une habitude, à condition toutefois, que vous ne souffriez d'aucune maladie des gencives ou des dents.Ah! si vous êtes sujettes au déchaussement des dents ou a l\u2019inflammation des gencives, si les stomatite, gingivite et pyorrhée vous menacent, ce n\u2019est plus la même chose.Votre cas est trop grave pour que vous puissiez vous contenter de dentifrices neutres.Les conseils d\u2019un bon dentiste vous sont de première nécessité.Mieux que moi, il saura discerner le dentifrice qui vous est plus favorable.Après le brossage, un gargarisme avec une bonne eau dentifrice vous rincera la bouche à merveille, en entraînant les parcelles alimentaires dissociées.Et puis, il parfumera agréablement votre haleine.Le manque de fraîcheur du souffle, s\u2019il n\u2019est pas la conséquence de dents cariées ou de maladies d\u2019estomac, résulte souvent d\u2019un mauvais entretien de la denture.Ce détail est suffisamment délicat pour que je me dispense d\u2019insister.Ne faites pas usage de cure-dent, il ne sert qu\u2019à blesser les gencives.Tous les soirs, un fil de soie passer entre les interstices le remplacera avantageusement.Voulez-vous parfaire ces soins élémentaires ?Pour activer la cireula- tion du sang aux gencives, c\u2019est-à-dire pour les raffermir et les colorer, faites un massage gingival, intérieur et extérieur, à l\u2019aide de votre index très propre.Et si vous ajoutez à cela quelques précautions, comme d\u2019éviter les boissons trop froides ou les mets trop chauds, les transitions brutales de température, les fruits acides, les matières dures et sucrées : bonbons, chocolats, nougats, etc, vos dents saines garderont longtemps l\u2019éclat des ravissantes perles de nacre ou d\u2019ivoire que la nature vous offrit.PE LE = MIXMASTER est muni de l'exclusif CADRAN MIX-FINDER MELANGE PILE FOUETTE .a BAT C\u2019est en faisant usage du célèbre Sunbeam Mixmaster que l\u2019on AGITE constate combien facilement, MÊLE combien rapidement peut se PRESSE faire la préparation des aliments.Seul le Mixmaster INCORPORE est muni de l\u2019exclusif MOUSSE CADRAN MIX -FINDER sur lequel sont clairement indiquées toutes les vitesses de malaxion requises.Sunbeam Mixmaster est synonyme de gâteaux mieux levés, à la pâte plus légère et de texture veloutée.de purées de pomme de terre idéalement crémeuse .de glaces aux reflets satinés.de toutes sortes de sauces .de plus de jus à chaque orange.Usage incroyablement multiple \u2014 et quelle économie de temps et de labeur! 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d\u2019une charnière ?.Boule que l\u2019on met au bout des fleurets d\u2019escrime ?.Des boucles frisées de cheveux postiches ?.Cercle en bois en haut et en bas d\u2019un tambour, servant à tendre les peaux de ce tambour ?.Celui qui recherche les paillettes d\u2019or dans le lit de certains cours d'eau et terres aurifères ?.Pli fait à un vêtement pour le raccourcir ?9.Parler d\u2019une voix enrouée ?10.11.12, 13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24, 25.26.27.28.29.30.31.32.33.34.35.36.317.38.39.L\u2019art de transmettre des ordres au moyen d\u2019instruments de musique ?Plancher d\u2019un pont ?Hache de tonnelier à fer recourbé ?Qui aime le vin, qui sait l\u2019apprécier ?Tranche coupée en rond ?Instrument qui sert à mesurer le chemin qu\u2019on a fait ?Croissant pour émonder les arbres ?Barre servant à fermer une porte ?Poisson artificiel pour pêcher les poissons voraces ?Lettres majuscules, ordinairement au nombre de trois, placées en haut de chaque colonne dans un dictionnaire ?Chacun des tours d\u2019un câble enroulé sur lui-même ?Peinture exécutée en quelques coups de pinceau ?Tableau peint sur une muraille ?Petit foret pour percer les barriques ?Morceau de bois pour accoupler les coupons d\u2019un train de bois flotté ?Le trou d\u2019une clé ?Qui est de la nature de la laine ?Dents artificielles faites avec de l\u2019ivoire d\u2019hippopotame, qui tiennent à la gencive sans être retenues par des crochets métalliques ?Instrument propre à extraire le jus de citron ?Corbeille, petit meuble qui sert à recevoir ce que l\u2019on porte habituellement dans ses poches ?Outil pour ôter le coeur et les pépins des pommes sans les couper ?Petite cavité ménagée entre deux moulures ?Partie saillante du larmier d\u2019une corniche qui empêche l\u2019eau de couler dessous ?Défaut de rectitude, de régularité ?Viser d\u2019un oeil en fermant l\u2019autre ?Se dit des pierres, des arbres susceptiblés d'être fendus par la gelée ?Qui a plus de largeur que d\u2019épaisseur ?Cornet pour appeler au loin ?Se dit d\u2019une locomotive qui n\u2019est pas attelée ?Etablissement pour les victimes de maladies contagieuses ?Vent coulis.Un moyeu.Un lacet.Un éteuf.Des chichis.Une vergette.Orpailleur, pailleteur.Troussis.Grailler.(Aussi: crier comme une corneille).La célestique.Le tablier.Herminette.Oenophile.Rouelle (de citron, de saucisson).Odomètre.Un émondoir.Un épar.Devon, tue-diable.Lettrine.Un plet.Une pochade.Une fresque.Gibelet.Habillot.Une forure.Lanugineux.Dents osanores.Vide-citron.Un vide-poche.Un vide-pomme.Tarabiscot.Mouchette.Guingois (de guingois : de travers).Bornoyer.Pierre gélive, arbre gélif.Méplat (bois méplat).Huchet.Haut-le-pied.Un lazaret.GASPARD SAINT-ONGE (D\u2019après l\u2019émission du Mot s\u2019il vous plaît, avec autorisation ) La Revue Populaire LA 110 174 PLUS DE HHH Le nouveau LYPSYL adoucissant « soulage vite l\u2019irritation Une application de Lypsyl sur vos lèvres sèches, gercées, soulage rapidement.Lypsyl contient de l\u2019émolliente 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FLY N'est-ce pas qu'elle est gentille cette robe de chambral bles pâle avec son ruban de taille en gros grain rouge of Ê son encolure à la princesse Eugénie ?C'est une tion : Bwmily Wilkens, Photo New-York Dress institute.Avec cette robe-ci, aux piis froncés à la taille, au corsage \u2018 ES étroit et manches courtes, vous pourrez oller à un \u2026 À un mariage et à un lt dîner.Surtout si oile tisse Bruck Silk Is et créée par Brodkin.if .NOUVELLES CHAQUE SAISON En 1946 Viceroy présenta sur le marché une nouvelle rondelle en caoutchouc ROUGE pour bocaux.Des millions de ces nouvelles rondelles ont éte utilisées et leurs qualités exceptionnelles d'étanchéité sont universellement reconnues.TT I VICEROYe,,v.: \"POUR BOCAUX LS no ASSURANT UN SCELLAGE ABSOLUMENT HERMÉTIQUE os aires GILLETT \u201cN= la W7E dégagé ! a égagé ! @ Point n\u2019est besoin de retarder le dîner pendant que vous vous évertuez à dégager un renvoi obstrué.Jetez-y simplement de la Lessive Gillett non diluée\u2014en un 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oeufs.Ajoutez le beurre, l\u2019eau et le vinaigre, et faites cuire au bain-marie, en remuant constamment, jusqu\u2019à ce que la sauce Épaississe.Demandez de Livre de Recettes Gratuit Ecrivez à Reckitt & Colman (Canada) Limited, Station T, Montréal, pour avoir un exemplaire de notre nouveau livre de recettes illustré, intitulé \u201cArt Culinaire\u201d.Vous y trouverez de nombreuses = F33B idées pour des plats succu- ~ lents qui plairont à votre .; famille.PPORTEZ à l\u2019amie chez qui vous passez vos vacances cette jolie boîte Lentheric composée d\u2019un flacon de sels et d\u2019une poudre de bain au parfum Tweed, pénétrant, frais et plein de charme.Ce cadeau est la meilleure preuve de reconnaissance que vous puissiez offrir à votre hôtesse.VANT de cosmétiquer vos cils et vos sourcils, débarrassez-les de toute trace de poudre.Appliquez ensuite votre mascara Maybelline, en crème ou en pain.Maybelline allonge vos cils, les rend plus brillants tout en donnant à votre joli regard une 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place dans tout foyer.Le Samedi, précisément, est la publication idéale dans le cas qui nous oœupe.Jeunes ou vieux, filles et garçons sont assurés de trouver dans ce magazine leurs sections préférées : nouvelles, récit policier, roman, feuilleton, articles et contes illustrés d\u2019intérêt général, chroniques de toutes sortes, radio, théâtre, concerts, cinéma et quoi encore ! Le Samedi contient tout cela et, chaque se- -maine, vous l'offre d\u2019une qualité toujours égale.Les journées pluvieuses sont bien longues et une lecture aussi intéressante constitue une distraction qui fait le bonheur des jeunes tout autant que la satisfaction des aînés.S'y abonner est poser un geste dont il y aura toujours lieu de se féliciter.Le prix est des plus modiques et les conditions des plus simples: on n\u2019a qu\u2019à remplir le coupon d'abonnement ci-dessous.Un nouveau feuilleton : Fn Les Lévres Closes par PAUL D'AIGREMONT \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 COUPON D'ABONNEMENT LE SAMEDI Canada États-Unis $3.50 2.00 2.50 OO IMPORTANT:\u2014Indiquez d'une croix s'il s'agit d'un renouvellement.1 an POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE 975-985, rue de Bullion, Montréal 18.EE Montréal, août 1947 (ENDRILLON VINGTIEME SIÈCLE Se voir accorder le titre de « Raving Beauty », gagner un voyage de trois jours à New-York comme invitée de Mlle Peggy Sage, organisatrice de ce concours de beauté, partir avec un superbe trousseau, voilà la belle aventure que vient de vivre Mlle Iris Boyd, de Brandon, Manitoba.La tenue de voyage de l'heureuse gagnante comprenait un tailleur de Shrybman en lainage gris, un manteau trois-quarts, un large béret André.Dans ses valises de la maison Fournier, Mlle Boyd apportait une robe de dîner noire à large volant de tulle souligné de perles de jais.Pour se promener sur le Broadway, la robe tout indiquée est bien celle-ci en toile noire de Murray Bowen, à boutons blancs, que Mlle Boyd portait avec un grand chapeau quadrillé noir et blanc, signé André, et des accessoires blancs et noirs Del Grande.Durant son séjour à New-York, notre «Raving Beauty» canadienne sera l'invitée de Mlle Peggy Sage à plusieurs réceptions.127 L\u2019ODEUR de la transpiration M \" Pp de lo Radic oujours fraiche et e bien se vétir.n bon déso- \u201cPour réussir, se garder t soignée est auss! Voilà ce qui re dorisant tellemen la nouvelle crème lgate, pour deux rai ee prime l\u2019odeur sous les bras, et Was enraye la moiteur de lo transpiration.nd l'usage d'u 1 + essentiel.J'emploie Veto, désodorisante antiseptique sons: sans danger, elle la transpiration dit Jeanne Gognon \u201cGerde-malade Diplômée de Montréal \u201cJe trouve que Veto est, sans contredit, le désodorisant le plus officace que i.jamais.employé.Doux.moël eux, eux, et facile à appliquer \u2014 hat enraye toute moiteur et oP oui.vraiment Vodeur sous les ro ne.sans aucun doute, Veto est mo \" dorisant idéal.\u201d Seul VETO, et aucun autre désodorisant, contient DURATEX, ingrédient nouveau, sûr, exclusif © Veto est différent de tout autre désodorisant que vous ayez employé auparavant.© Veto, et Veto seul, contient Duratex, nouvel ingrédient sûr, exclusif.® N\u2019\u2018abime pas la linge.@ Sûr pour toute peau normale.© Veto est plus crémeux \u2014 se répand, pénètre immédiatement .- complètement.Au comptoir de la pharmacie et des cosmétiques \u2014 256 394 59e Reconnu inoffensif aux tissus Le ) 70 DÉPRIMÉE ?NERVEUSE ?LYMPHATIQUE ?DÉLAISSÉE ?LISEZ ALORS CECI .Ne perdez pas courage car la vie peut trés bien vous sourire encore! La maigreur, les vertiges, les migraines, un teint dépourvu d\u2019éclat sont très souvent les caractéristiques d\u2019un sang alourdi, obstrué de toxines, cause très répandue de longs et ennuyeux désordres organiques.Le moyen tout indiqué pour y remédier est une cure naturelle de désintoxication.Or, les éléments concentrés qui sont à la base du merveilleux TRAITEMENT SANO \u201cA\u201d ont précisément pour fonction d\u2019éliminer ces poisons.Des que la cure est commencée, on constate un développement, une fermeté nouvelle des chairs.Le teint se ranime et le charme séduisant de la jeunesse réapparaît Un envoi de cinq sous suffit pour recevoir un échantillon de notre merveilleux produit SANO «A» Correspondance strictement confidentielle.LES PRODUITS SANO ENRG.Mme CLAIRE LUCE Cl-inclus 5 sous pour échantillon du produit SANO « A », Ecrivez lisiblement ci-dessous.NOM L.\u2026cnvessensiense asnonen ressessssasaansnsensasssansnrons Adresse \u2014 tnssnssenseenssesensesnannane Ville .B.P.2134 PLACE D'ARMES MONTREAL, P.Q.La Revue Populaire LA BINOUTERIE J.-D.VALLIERE \"HISTORIEN qui s\u2019appliquerait à écrire l\u2019histoire de Montréal, quartier par quartier, devrait accorder une place prépondérante au quartier St- Jacques parce que celui-ci a toujours joué, pour une raison ou pour une autre, un rôle important dans la vie de la Métropole.Il fut jadis le faubourg St-Germain de notre ville, alors que les plus anciennes familles de la bourgeoisie canadienne-française y demeuraient.Plus tard, la présence de l\u2019Université et des institutions affiliées, de la bibliothèque St-Sulpice, des restaurants fréquentés par les étudiants, en firent, en une certaine mesure, un petit Quartier Latin.Maintenant, le quartier St-Jacques est le château-fort du commerce de détail des marchands canadiens-français.Une mise au point s\u2019impose à ce sujet.Il est faux, comme certains ont intérêt à le dire, que notre commerce est passé tout entier aux mains des Juifs, M.J.-D.VALLIERE.Photo Albert Dumas.Parmi les magasins de la rue Ste-Catherine Est qui attirent les regards du promeneur et souvent en font un client, on remarque la nouvelle bijouterie Vallière, J\u2019ai fait comme les autres, jy suis entrée pour admirer son installation si moderne et ses brillants étalages ; j\u2019y ai appris beaucoup de choses et noté quelques observations : M.J.-D.Vallière est propriétaire de la bijouterie qui porte son nom et qui se compose de 3 magasins: le principal, rue Ste-Catherine Est, en face de chez Dupuis Frères, les deux autres, rue Saint-Hubert et avenue Mont-Royal est.La famille de M.Vallière est originaire de Saintonge.Le premier du nom qui vint au Canada, Pierre Vallière, était né à Saint-Pierre-de-Segonzac, évêché de Saintes, du mariage de Louis Vallière et de Périnne Fournier.Il sembarqua en 1666 avec les recrues que le capitaine Jamain amena de France.Quatre ans plus tard, il épousait Anne Lagoue, dont les parents étaient originaires de Saint-Etienne-du-Mans, dans le Maine.Elle n\u2019avait que quatorze ans.Ils eurent huit enfants dont six firent souche.L\u2019aîné fut l\u2019ancêtre du juge Vallière de Saint- Réal et le cadet celui de M.J.-D.Valliére.Ce dernier est né à Montréal et a fait ses études au collège d\u2019Ironside.Il a été pendant huit ans à l\u2019emploi d\u2019un bijoutier de la Métropole, avant d\u2019établir un commerce à son compte.Le 15 juin 1944, un incendie spectaculaire dévastait un important immeuble du quartier Saint-Jacques.La bijouterie Vallière subissait alors des dommages tels que l\u2019établissement fut fermé et le propriétaire forcé d\u2019ouvrir, non loin de là, un magasin temporaire.Sans se laisser abattre par le désastre, M.Vallière se mit aussitôt à faire des plans de reconstruction et un an plus tard, avait lieu l'inauguration d\u2019un nouveau magasin de conception ultra-moderne.Des personnages officiels, des représentants de la finance et du commerce avaient été invités, et des milliers de curieux se pressaient autour de l\u2019édifice brillamment illuminé.Les innovations sont à la fois nombreuses et ingénieuses.L'architecte, M.Maurice Germain, a pensé qu\u2019aucune barrière ne doit plus exister entre l'acheteur et l\u2019étalage, que le client doit avoir l'impression que le magasin tout entier est à sa disposition et qu\u2019il peut y circuler à l\u2019aise.Pour créer cette agréable illusion, on a supprimé la marche séparant le magasin du trottoir, on a transformé la vitrine de jadis en un immense comptoir qui se partage sur tout le rez- de-chaussée.La porte à deux battants est en verre incassable.Les comptoirs suivent une courbe qui rend plus facile l\u2019examen des bijoux disposés à l\u2019intérieur.L\u2019éclairage joue dans une bijouterie un rôle de premier plan, c\u2019est pourquoi une attention toute spéciale a été donnée à l\u2019aménagement lumineux, et pour le faire, l\u2019on s\u2019est inspiré des plus récents travaux du même genre exécutés dans les grandes bijouteries de New-York.M.Vallière qui, malgré ses nombreuses occupations, veut bien répondre à mes questions, m\u2019assure que depuis une vingtaine d\u2019années le commerce de détail des bijoux a beaucoup augmenté.Naturellement, la guerre a ralenti ou interrompu les importations bien que grâce à une entente les montres suisses aient continué de nous parvenir.Petit à petit le marché reprend avec l\u2019Angleterre, la France et la Tchécoslovaquie, mais pas encore avec l\u2019Allemagne.Bon nombre de pierres précieu- 3 ses viennnt de Hollande, de Belgique et des Indes.La perle E | 3 satinée, qu\u2019on importait jadis du Japon, se fabrique maintenant i I a ST au Canada.Comme chacun le sait, le marché américain est très cher et il y a avantage à acheter la marchandise en Europe M.Vallière est propriétaire de trois magasins à Montréal, ou au Canada, quand la chose est possible.situés rue Ste-Catherine est (photo du haut), rue St-Hubert » P Tuéni F (photo du centre) et avenue Mont-Royal est (photo ci-dessus).HÉRÈSE FOURNIER Montréal, août 1947 Mes Recettes de Cuisine [ Suite de la page 54 ] \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 brasser pour faire fondre et y mettre le jus de citron.Laisser refroidir à consistance de sirop épais.Incorporer la banane tranchée, les pêches et les poires bien mûres, pelées et tranchées minces puis le raisin.Mettre dans un moule humeeté d\u2019eau froide et laisser prendre ferme.Servir très froid avec la crème fouettée.TARTE MOUSSELINE AU CITRON 1 c.à tb.de gélatine 14 de tasse d\u2019eau froide 4 oeufs 1 tasse de sucre 15 c, à thé de sel 15 tasse de jus de citron 1 c.à thé de zeste de citron râpé Faire gonfler la gélatine dans l\u2019eau froide 5 minutes.Séparer les oeufs, battre les jaunes avec 14 tasse de sucre.Ajouter le sel, le jus de citron et le zeste.Cuire au bain-marie jusqu\u2019à épaississement.Retirer du feu, laisser refroidir jusqu\u2019à ce que la crème ait bonne consistance, y incorporer délicatement les blancs d'oeufs battus avec le reste du sucre, verser dans une croûte de tarte Graham et laisser prendre ferme.Saupoudrer de noix de coco légèrement dorée au four et servir très froid, Ar PATE GRAHAM 115 tasse de biscuits Graham écrasés 15 de tasse de sucre fin 1, tasse de beurre fondu Bien mélanger le tout, étendre également avec le dos d\u2019une cuillère dans une assiette à tarte, et faire chauffer au four de 400° F.10 minutes.Laisser refroidir avant d\u2019y mettre la préparation.Ce genre de tarte est léger, peut se préparer d\u2019avance et enlève bien des soucis aux novices qui ont certaines difficultés à abaisser la pâte.CRÈME BAVAROISE AUX PÊCHES (Ilustration ci-dessous) 1 enveloppe Jell-O au citron ou à l\u2019orange 1 tasse eau chaude 1 tasse jus de pêche 15 tasse crème a fouetter 1 tasse pêches écrasées 2 ou 3 gouttes d\u2019essence d\u2019amande Dissoudre le Jell-O dans l\u2019eau chaude.Ajouter le jus de pêche.Refroidir jusqu\u2019à consistance sirupeuse.Incorporer la crème légèrement fouettée, les pêches et l\u2019essence.Laisser prendre au froid.Verser dans des moules individuels.Refroidir de nouveau.Démouler et garnir de tranches de pêche.8 portions.Photo General Foods Corp.7 Gi le tps des salades.POUR AVOIR DES SALADES PLUS SAVOUREUSES, | Miracle Why C'est le temps de mettre en pratique la \u201crègle de santé\u201d qui recommande de manger une salade chaque jour.Mais cette salade sera encore mieux appréciée si vous la servez avec la Miracle Whip.La Sauce à Salade Miracle Whip donne en effet une saveur tout à fait particulière.C'est un produit d'un genre unique, qui joint le piquant d'une sauce bouillie aux propriétés onctueuses d'une riche mayonnaise.Les quantités en sont présentement très limitées vu la rareté des huiles à salades, du sucre et autres ingrédients Mais ayez l'oeil ouvert, les magasins en reçoivent assez souvent. ¥3A04 LEY In que 2 femmes sur 3 peuvent s'assurer un fu act jews! | je me rendis chez un dermatologiste célèbre.Dans mon groupe, certaines d\u2019entre nous avaient la peau sèche, d\u2019autres huileuse, d\u2019autres normale.Après un examen soigneux, le médecin nous prescrivit de faire l\u2019essai du Traitement de Beauté Palmolive de 14 jours, à la maison .« Voici tou t 6%in 3Nany 2ww ANS TINY ce quily 41 Lavez-vous la figure avec le Savon Palmolive.Ensuite, pendant 60 secondes, massez bien avec la mousse embellisante et douce de Palmolive, puis \" s I?4 59 NITTZAY 3y0uy 71° \u201cMon teint me ren PROUVENT qait malade! ' déclare Frieda Meyer (adresse sur demande) \u201cJ'avais la peau si huileuse, si rude, qu\u2019elle avait resque l\u2019air malpropre! Fen étais découragée! - Heureusement, j\u2019eus la veine de faire l\u2019essai du Traitement de Beauté Palmolive de 14 jours, sous la surveillance d\u2019un médecin.En outre, des Canc- diennes de Halifax à Vancouver ont fait l\u2019essai de ce traitement Palmolive dans leur propre foyer! rincez! Répétez trois fois par jour, pendant 14 jours.Ce massage purifiant fait ressortir tout l'effet embellissant de Palmolive sur votre épiderme.14 jours seulement après avoir commencé le traitement Palmolive, je fis constater à mon médecin que j'avais la peau moins huileuse, plus douce, plus fraîche et plus claire, aussi! Voyez ce que le Traitement Palmolive peut faire pour vous!\u201d PIRE Vo us SS, / vous pouvez vous attendre à ces améliorations de au l\u2019épiderme en 14 jours seulement ! Si vous voulez un teint qui fasse l\u2019envie de toutes les femmes, l\u2019admiration de tous les hommes, dépêchez-vous à commencer le Traitement de Beauté Palmolive de 14 jours, dès ce soir! N'oubliez pas que le Traitement Palmolive a été éprouvé sur l\u2019épiderme de 2696 femmes de tous les âges\u2014entre quinze et cinquante ans\u2014avec tous les types d\u2019épiderme; les unes avaient la peau sèche, d\u2019autres huileuse, d\u2019autres normale, jeune ou plus vieille! Il y avait là, des Canadiennes d\u2019un Océan à l\u2019Autre et, dans les deux tiers des cas, on a constaté des résultats probants, en\u2019 14 jours seulement, quels que soient les soins de beauté auxquels ces femmés avaient eu recours précédemment! ê, A et le bain, ~ procurez-vous an + ; .LA le nouveau Pain Géant % économique de Palmolive .Moins tacheté Moins lUgueux Les Médecins Prouvent les Résultats de Palmolive! "]
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