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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel
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Octobre
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chaque mois
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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1949-10, Collections de BAnQ.

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yA Ea fd) Ye, Bn, Tr ol 2 Ey , * of 5 ; Pa # % = 52 a wi \u201cls © Ny Ca \u201ca #4, Yop pn x e * £a, = i A e vs RE, eq 3 te À a be hy i pre 5 p 468 i 3 i £3 + 5 oF * 2 i COCA-COLA LTÉE La pause qui rafraichit va LA REVUE 42e ANNEE No 10 MONTREAL, OCTOBRE 1949 Classiques anciens et langues modernes, par le juge Gustave Marin \u2026 \u2026.\u2026.\u2026 7 Ce dont on parle, par Lucette Robert \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 _ \u2026 8-9 Couleurs d\u2019automne .Ce 10 Londres vous parle.en français .LL Le 11 Réflexions dans un champ, par Marcelle Lepage-Thibaudeau \u2026 \u2026 Le 12 Ni fleurs, ni couronnes ! par Eve Paul Marguerite \u2026 \u2026.13 Renaissance Acadienne, par Jules Jolicoeur .\u2026.\u2026 Lo.14 Chez M.et Mme Alfred Paradis .\u2026 Lo.15 B NOTRE ROMAN D'AMOUR: ECHEC A L'AMOUR par Willy Diaz .16 La cuisine canadienne, par Mme Rose Lacroix .0e 18 Mieux vaut savoir.par Francine \u2026 LL Lee dt Lens ee ee 0 0 22 Chopin à Paris \u2026 AL Le Le 23 Recettes raisonnées Le Le Lu 1 44 Mots croisés \u2026 LL LA AAA Le LA Le PPP \u2026 58 Une maison bien tenue .Lo 67 Quelques conseils en deux mots.\u2026 70 Modes Simplicity La Le Le Le so 71-72-73 La Broderie, par Mme L.De Bellefeuille .121 22 .Les 20 75 NOTRE COUVERTURE : KODACHROME A.MILLER, F.P.G.LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE Membres de I'A.B.C., et de I'Assoclation des Editeurs de Magazines du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 975-985, rue de Bullion, Montréal 18, P.Q., Can.\u2014 Tél.: PL.9638% FRED & GEORGES POIRIER Propriétaires JEAN CHAUVIN CHARLES SAURIOL Directeur Chef de la publicité Sec.de la rédaction.Gérald Danis Cuisine.Mme Rose Lacroix Chef du tirage.Odilon Riendeau Sclences naturelles : Directeur artistique.Hector Brault Mme M.L.Thibaudeau Pages féminines : Mme Jules Four- = nier, Mme Lucette Robert et Mile Cinéma.Mme Gilbert-Sauvage Simonne Daigneault.Broderle.Mme L.de Bellefeuille ABONNEMENTS Canada Etats-Unis AU NUMERO : 20 CENTS Entered March 23rd 1908, at the Post Office of St-Albans, Vt., U.S.A.as second class matter under the Act of March 3rd 1879.Autorisé comme envol postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Otfawc.; LONGINES WITTNAUER VEVTES of SEWNCE Deux offro modéles modernes CERES, 17 p.or fd s, $122.30 [= P(A VE a LORIE PT dis cendre CT Montres Witinauer, de $45.4 vu + AP .sphéres de chronométrage de précision. Les progrès dans la lutte contre le DIABE TE .Ce que la science médicale accomplit .On a fait beaucoup de progrès dans la lutte contre le diabète.La décoû- verte de l\u2019insuline, en 1921, a permis à la plupart des diabétiques de compter sur des années plus nombreuses.C\u2019est ainsi que, à l\u2019âge de 40 ans, la durée probable de la vie dépasse deux fois ce qu\u2019elle était avant la production de l\u2019insuline.La science médicale n\u2019a pas interrompu ses recherches.Elle a produit de nouveaux types d\u2019insulines.sn N a Un procédé pour dépister le | diabète consiste à ajouter des .produits chimiques à un prélèvement de sang.Le changement de couleur qui en résulte aide à indiquer la quantité de sucre dans le sang.Une forte proportion de sucre dans le sang peut révéler qu\u2019il y a diabète.= Ce que vous pouvez faire Les enquêtes récentes apprennent qu\u2019en plus des milliers de diabétiques connus, il y a, dans notre pays, des milliers de gens qui souffrent du diabète, sans le savoir.Il est donc prudent de surveiller l\u2019apparition des symptômes suivants: soif, faim ou urination excessives, fatigue continuelle, perte de poids.Si l\u2019un ou l\u2019autre de ces symptômes se manifeste, il importe de consulter immédiatement un médecin.Les médecins recommandent que chaque individu ait un examen physique par année, y compris la Metropolitan Life Insurance Company (COMPAGNIE À FORME MUTUELL Siège Social: New-York Direction Générale au Canada \u201cOttawa ae Le filtrage est l\u2019une des dernières opérations pour épurer l\u2019insuline extraite de pancréas.La solution est ensuite dosée pour convenir à chaque patient en Particulier.Quelques-uns agissent rapidement, mais pas longtemps; d\u2019autres ont une action plus lente, mais plus prolongée.On a également découvert que le diabète peut être produit artificiellement par l\u2019emploi d\u2019une substance appelée \u201calloxan\u201d, aussi bien que par d\u2019autres moyens.Cette découverte jettera peut-être un peu de lumière sur la façon dont le diabète se produit.Des études variées, y compris des recherches à l\u2019aide d\u2019isotopes radioactifs, laissent également espérer des progrès notables.recherche du diabète.Cette recherche est particulièrement importante pour les individus qui ont du diabète dans la famille, pour ceux qui sont trop lourds, et pour ceux qui ont plus de 40 ans.Bien qu\u2019il n\u2019y ait pas encore de remède absolu contre le diabète, cette maladie peut être généralement combattue à l\u2019aide de l'insuline, d\u2019un régime et de l\u2019exercice.Si le diabétique suit les avis de son médecin pour l\u2019utilisation convenable de ces trois facteurs, il pourra presque toujours mener une vie qui sera plutôt normale.Afin d\u2019en apprendre davantage à propos du diabète, demandez à la Metropolitan la brochure gratuite, 109 -Z, ayant pour titre \u201cLe diabète.\u201d La Revue Populaire {1} (NSE XL i A ow RY La reine Juliana, de Hollande, avec ses fillettes dont l'une est née & Ottawa.Photo Canade Wide.Drotégez votre bébé L a été constaté que les enfants en bas âge sont beaucoup plus souvent victimes d\u2019accident que sujets à contracter des maladies contagieuses, fait qui se produit à l\u2019ordinaire quand les bambins jouent ensemble ou commencent à fréquenter l\u2019école.Veillez à éviter ces accidents, grands et petits, en observant les précautions suivantes : Habiller un bébé bien chaudement, mais sans que ses vêtements le gênent, surtout autour du cou, parce qu\u2019un nouveau-né s\u2019étouffe facilement.Ne jamais coucher un enfant dans le même lit qu\u2019un frère ou une soeur plus âgée.L'habituer à dormir sans oreiller.Vérifier la température de l\u2019eau de sa baignoire, afin qu\u2019il ne coure ni le risque de s\u2019ébouillanter, ni celui de prendre froid.Ne jamais le laisser sans surveillance dans sa baignoire, ni sur la table où vous l\u2019étendez pour faire sa toilette.Ne pas lui permettre de venir dans la cuisine à l\u2019heure où vous préparez les repas : il risquerait de se brûler ou de s\u2019ébouillanter.Si vous l\u2019installez dehors dans son petit pare pour qu\u2019il y joue tout seul, placez-le de façon à pouvoir l\u2019entendre s\u2019il pleure ou le surveiller de temps à autre par la fenêtre, sans avoir à sortir à tout moment.Tenir hors de sa portée les allumettes, les ciseaux, les épingles, les aiguilles, les lames de rasoir, les pilules, les paillettes de savon, etc.Quand vous portez un bébé, arrangez-vous de façon à ce que votre main droite soit libre de tenir la rampe de l'escalier.Mettre une barrière en haut de l\u2019escalier et la tenir fermée.Ne permettez pas à un enfant de jouer avec des objets pointus sur lesquels il risquerait de se blesser, ni avec des petits objets qu\u2019il serait porté à mettre dans sa bouche et pourrait avaler.Ne pas le laisser manipuler des appareils électriques, ni surtout s\u2019approcher du feu de cheminée qui, fort probablement, exercera sur lui une véritable fascination.POUR QU'UN PETIT GARÇON SOIT PLUS TARD UN VRAI MONSIEUR Les petits garçons sont portés à se mettre dans la tête toutes sortes d\u2019idées fausses.L\u2019une des plus répandues est qu\u2019un petit garçon bien lavé, bien peigné et dont le vêtement est propre, a l\u2019air d\u2019une fille et que, par conséquent, les mains sales, les ongles en deuil, les cheveux ébouriffés et les vêtements déchirés sont l\u2019apanage des hommes.C\u2019est dire que la manière la plus efficace de convaincre un enfant du contraire appartient au papa, qui apportera un soin méticuleux à lui donner le bon exemple, notamment en se lavant toujours les mains avant de se mettre à table.Quant à la maman, elle veillera : à ce qu\u2019il ait la place requise pour ranger ses habits et à ce qu\u2019il le fasse lui-même.Il n\u2019est jamais trop tôt pour donner à un enfant l\u2019habitude de l\u2019ordre, et là encore le bon exemple est un facteur essentiel.Si à midi, les lits ne sont pas faits, si journaux et cendriers remplis traînent dans le salon depuis la veille au soir, si la vaisselle du petit déjeuner n\u2019est pas encore lavée, comment espérer qu\u2019un garçonnet tiendra sa chambre comme un papier de musique ?Le bain quotidien ne doit pas être présenté comme une corvée, mais comme un plaisir salutaire.Quand l\u2019enfant est tout petit, on le laissera jouer un peu dans la baignoire.Se faire laver la tête peut devenir une opération amusante pourvu que l\u2019on sache s\u2019y prendre.Plus tard, un petit garçon doit s\u2019habituer à rincer la baignoire et à tout remettre en ordre avänt de quitter la salle de bains.Garçons et filles doivent apprendre à se laver les oreilles avec soin et à se brosser les ongles.Chaque enfant doit avoir sa brosse et ses ciseaux à ongles, tout aussi bien que sa brosse à dents dont il se servira matin et soir.De même, on lui montrera à brosser et à cirer ses souliers, puis à ranger dans une boîte brosse, cirage et chiffon dont il se sera servi.Un petit garçon ne doit pas s\u2019habituer à être sauvage.Si l\u2019on attend des amis, on doit lui mentionner le fait comme un événement heureux, et non l\u2019accabler de recommandations qui le figeront, à moins qu\u2019elles ne le fassent fuir.Si un enfant est vraiment content que vous ayez des visiteurs, il n\u2019aura aucune objection à se laver, à se coiffer et à mettre une belle chemise propre, pour leur faire honneur. Montréal, octobre 1949 5 Voyez ce que la viande fait pour moi Maman! Voici pourquoi les Viandes Swift's Passées au Tamis sont si importantes dans le régime de bébé! Il y a tellement d\u2019éléments nutritifs nécessaires au développement de bébé dans chaque cuillerée de Viande Swift\u2019s Passée au Tamis\u2014des éléments nutritifs satisfaisants qui aident à rendre bébé gai et bien portant.Voyez vous-même! Des protéines complètes de haute qualité*\u2014 bébé en a besoin pour une croissance saine et régulière.Fer alimentaire \u2014 essentiel pour fournir du bon sang rouge et prévenir l\u2019anémie infantile.De texture douce et lisse, les Viandes Swifts Passées au Tamis offrent une grande variété: boeuf, agneau, porc, veau, foie, coeur\u2014pour aider bébé à prendre de bonnes habitudes alimentaires.Toutes les six, de la délicieuse viande 100%.(ES He\u201d Con fa > PET ZX QUI MARCHENT à quatre pattes (et qui apprennent à mâcher}) PETITS MANGEURS (pour tenter leur appétit} oy la première marque en fait de viandes SWIFT CANADIAN CO.LIMITED Appétissantes\u2014Economiques\u2014Vite Préparées > I.Les Viandes Swift\u2019s Passées au Tamis sont prêtes à servir\u2014faites-les simplement chauffer.Et elles coûtent beaucoup moins que les viandes préparées à la maison.*Les protéines complètes (qui se trouvent dans les Viandes Swift's Passées au Tamis) fournissent tous les amino-acides essentiels connus.Bébé doit les avoir toutes ensemble, pour grandir sain et robuste.VOTRE MÉDECIN est le mieux qualifié pour vous dire quand commencer à donner des Viandes Swift's a votre bébé.HS FR RE.Seam Viandes Coupées en Dés pour- vif Mes = FOR JUNIORS MAMANS or OCCUPEES {six sortes\u2014prétes à servis} rer > Toutes les déclarations concernant l'alimentation qui sont contenues dans cette annonce ont l'approbation du Comité des Aliments et de la Nutrition de l'Association Médicale Américaine \u2026 la première avec Viandes 100% pour Bébés 8 La Revue Populaire Lv 5 5 « IL PROLONGE LA DURÉE) a au seul soutien-gorge Voici du nouveau! .la plus importante amélioration depuis Cordtex.Maintenant, les bretelles de votre soutien-gorge Gothic dureront aussi longtemps que le vêtement même.\u2018 Etirez-vous « .penchez-vous .tourhez-vous À volonté.Vous ne parviendrez pas érailler les insertions en élastique \u2018\u201cFabrilast\u201d des retelles ét-du dos.Elles restent en place .: .conservent leur solidité et leur largeur pendant toute la durée du soutien-gorge parce que le tissu et l\u2019élastique ne font qu\u2019un dans le tissage.Vous ne payez pas plus cher pour le \u201cFabrilast\u201d, une autre caractéristique exclusive ajoutée au populaire soutien Cordtex qui se retrouve dans tous les soutien-gorge Gothic.| \u201cSoyez catégorique.Demandez: \u201cGothic\u201d 5 8 È + - _ GoïHICP, .Xb Br LE Jétition, (ods QUI E ce J SE \u201cTEN pp URE \u201cLe soutienCordtex OLONGE LA D M9-2F : allège la tension UNE AUTRE CREATION DOMINION CORSET à M.le juge Gustave Marin, c.r., de la Cour des Sessions, ex-président de l'Association des Anciens du Séminaire de Saint-Hyacinthe.Photo Blank & Stoller.ENT cinquante années tout près déjà se sont passées depuis la fondation du Séminaire; et les fidèles continuateurs de l\u2019oeuvre des fondateurs travaillent encore sans relâche, par des disciplines réglementaires, intellectuelles et religieuses, à la formation d\u2019esprits cultivés et supérieurs: de volontés fortes, droites et actives.Ils enseignent, dans chaque science, les connaissances proprement générales et humaines, \u201cen dégagent les grands principes qui intéressent tous les hommes et les aident à vivre dans l'intérêt de la société où ils évoluent\u201d.Ils développent chez leurs élèves l\u2019intérêt en toutes choses; suivant un orateur \u201cleur communiquent la force de s'adapter eux-mêmes; fondent en eux une profusion de richesses intellectuelles et d\u2019énergie morale où ils puisent la souplesse de conception et la puissance de se transformer\u201d.Enfin, ils les préparent à une vie noble et élevée.Plus spécialement, par leur enseignement, leurs conseils, leurs exemples aussi, ils s\u2019efforcent de faire des hommes.L'honnêteté, cette chose si simple et si rare; \u201crendre à Dieu ce qui est à Dieu, à César, ce qui est à César\u201d, faire son devoir quoiqu\u2019il soit, applaudi ou méconnu.En deux mots: formation intellectuelle et formation morale; instruction et éducation.Voilà en résumé la haute culture dont le Séminaire s\u2019est fait le gardien.Les hommes supérieurs formés et éduqués au Séminaire, ne se comptent plus.Je ne citerai ici qu\u2019un exemple.Il y a quelques mois, un ancien du Séminaire, Juge depuis 41 ans, prenait sa retraite.L\u2019un de ses collègues, l\u2019Honorable Louis Loranger, faisait son éloge, disait entr\u2019autres choses : \u201cL\u2019exactitude, la méthode, la précision .la ponctualité, la constance dans l\u2019accomplissement de ses devoirs.lui ont valu l\u2019admiration, la confiance et l\u2019estime de la profession toute entière, et lui ont acquis le privilège d\u2019avoir été pour ses collègues, le modèle le plus accompli du vénérable magistrat\u201d.Vous l\u2019avez reconnu, peut-être.C\u2019était l\u2019'Honorable Juge L.-Philippe Demers, professeur de droit émérite; ex-doyen de la faculté de Droit de l\u2019Université de Montréal, juriste remarquable: Il a été 41 ans sur le banc; durant cet espace de temps, sa conduite a été telle: ses jugements ont été tels qu\u2019il est proclamé le modèle du véritable magistrat; voilà un esprit supérieur, un homme d'honneur formé et éduqué au Séminaire.Cette formation d'homme d'honneur n\u2019est pas restée uniquement confinée aux murs du Séminaire, trop pleins en quelque sorte pour la contenir toute, elle s\u2019est déversée dans les villes et dans les campagnes où elle a exercé une heureuse influence.Au temps de nos pères, là-bas quelque part derrière la grange, des sommes parfois rondelettes étaient prêtées sans écrit, sans témoin; puis, à la date fixée, remboursées, sans témoin, sans écrit.Nos pères avaient une telle conception de l\u2019honneur, de la valeur de la parole donnée, du contrat librement consenti, qu\u2019ils se seraient crus en conscience d\u2019y manquer.Pour eux, la parole donnée, le contrat librement consenti faisait loi.La loi, c\u2019était l\u2019ordre et le bonheur dans l\u2019ordre.Malheureusement, on constate un fléchissement dans cette haute conception de l\u2019Honneur, comme \u201cun relâchement dans la trame morale de la nation\u201d.On ne respecte plus autant la parole donnée, la loi.On se parjure après les avoir violées.Le Séminaire de Saint-Hyacinthe (M.le chanoine Lucien Beauregard, supérieur) fut fondé en 1809 par M.Antoine Girouard, curé du lieu.Montréal, octobre 1949 CLASSIQUES ANCIENS et LANGUES MODERNES pan le juge Guatave Manin Est-ce là l\u2019un des résultats de deux guerres ?Peut-être.La conséquence d\u2019une influence étrangère ?Peut-être.Certainement pour la raison suivante : le culte du veau d\u2019or.Moïse, descendant de la montagne, trouva son peuple à genoux devant le veau d\u2019or.Ah! Si Moïse redescendait de la montagne, non seulement il trouverait son peuple encore à genoux devant le veau d\u2019or, mais plusieurs autres rampant devant le veau d\u2019or, toujours debout.Devant lui, les consciences s\u2019obscurcissent, les vérités diminuent, les valeurs morales s\u2019effacent et disparaissent.On ne cherche plus autant, comme autrefois, à atteindre le succès à t'aide des grands principes de l\u2019honnêteté et de l\u2019effort.D'un côté on parle de justice et d\u2019honnêteté, cependant que de l\u2019autre, on sème la corruption, comme s\u2019il était possible de concilier les deux.Des consciences se vendent; des consciences achètent d\u2019autres consciences, et en détail et en gros, comme de vulgaires marchandises, des robes à l\u2019étalage.Que dire de la désobéissance aux lois?L\u2019encourager serait jouer avec le feu et dangereux; il y a toujours une cause bonne, juste et raisonnable, la sienne.On désobéit à la loi d\u2019abord pour cette cause bonne, juste et raisonnable qui est la sienne; on en prend l\u2019habitude.On lui désobéit ensuite sous n'importe quel prétexte; convaincu et condamné, c\u2019est la révolte contre l\u2019autorité; toute autorité.Et c\u2019est ainsi que l\u2019on fait se relâcher, se disloquer et tomber la trame morale de la nation.Où s\u2019arrêtera la danse endiablée des idées, des pensées, des désirs nés de la corruption, de l\u2019égoïsme et de la désobéissance aux lois?Je vous le laisse à penser.Un éminent éducateur américain, R.M.Hutchins, s\u2019émeut du fait que l\u2019intérêt seul guide les études de la jeunesse américaine.De fait, les Universités américaines donnent surtout des cours scientifiques afin de préparer la jeunesse à gagner promptement de l'argent.Les Etats-Unis ont acquis d\u2019immenses succès matériels.A l\u2019apogée de leur gloire, ils semblent maintenant comprendre davantage qu\u2019il y a aussi un côté moral.[ Lire la suite page 86 ] LEE Se 8 La Revue Populaire CE DONT ON PARLE pan Lucatta Robant CTOBRE .L\u2019émouvante beauté d\u2019octobre, avec ses feuilles qui semblent éclater de joie avant de mourir une à une; son soleil dont l\u2019éclat se tamise comme la gaieté s\u2019atténue au moment des adieux; sa pluie, qui n\u2019a encore épuisé son Charme monotone; et le visage nouveau qu\u2019il fait aux femmes.Celles-ci ont fait peau neuve, mais les décolletés trahissent les zig-zags blancs des épaulettes sur le cuivre des épaules.Elles avaient appris à marcher comme des déesses dans les robes parasol.Elles avanceront, timides et hésitantes, dans la robe entrave.Petit chapeau.Larges sourires.Quoi de neuf?* o + Mais, d\u2019abord, le Prix du Cercle du Livre de France, décerné le 19 septembre, dans un bruit de feu d'\u2019artifices.Vous qui lirez ces lignes saurez mieux que moi (au moment où je les écris) quel est le vainqueur.Mais la rumeur circulait déjà, début septembre, que les deux candidats sérieux étaient Madame Françoise Loranger et M.Pierre Bail- largeon.Vous les connaissez tous deux.Françoise Loranger apprit l\u2019écriture radiophonique en travaillant trois ans avec Robert Choquette.C\u2019est dire quel maître exact et perfectionniste elle eût! Elle fut pendant trois ans l\u2019auteur de Ceux qu\u2019on aime et écrivit simultanément des sketchs de l\u2019Ecole des Parents.Pour l\u2019Education des Adultes du Québec, elle fit le programme : \u201cPréparons l\u2019Avenir\u201d.Et nous nous rappelons surtout la ravissante histoire: \u201cLa vie commence demain\u201d.C\u2019est une femme vibrante et audacieuse qui aime la nature et le grand air.Sa vie se partage entre les Laurentides, l\u2019hiver, et la Gaspésie, l\u2019été.Les personnages qu\u2019elle a créés dans son roman, \u201cLe choix\u201d, ont été pris parmi les gens du monde, chez les artistes, et dans un camp d\u2019entrainement pour athlétes.Chacun d\u2019eux fut observé.dans son habitat naturel * © © M.Pierre Baillargeon est un écrivain de grande classe, un styliste impeccable.Nous avions parlé de lui en juillet 1948, lors de la publication d\u2019un de ses livres: \u201cLa Neige et le Feu\u201d.Ses autres livres sont \u201cLes médisances de Claude Perrin\u201d, \u201cCommerce\u201d, \u201cHasard et moi\u201d, et des \u201cEglogues\u201d parues dans Amérique Française * ® © L'animateur de ce concours est Monsieur Pierre Tisseyre dont les nombreux et divers titres de gloire pourraient se résumer ainsi: Croix de guerre (il a raconté ses dernières heures de combat, avant d\u2019être fait prisonnier, dans \u201c55 Heures de guerre\u201d.Thierry Meaulnier classe cette oeuvre, qui reçut le prix Cazes, parmi les deux meilleurs livres écrits sur \u201cla drôle de guerre\u201d).Licencié en droit de la Faculté de Paris, il fait son service militaire à\u2019 l\u2019École de St-Cyr où il entre 618e pour en sortir 7e, six mois plus tard, avec le grade de sous- lieutenant.Explorateur, il traversa l\u2019Afrique du nord au sud en automobile, avec deux compagnons en 1935.Leur but était d\u2019ouvrir une route nouvelle par la côte ouest de l'Afrique afin d\u2019utiliser les colonies françaises jusqu\u2019à Brazzaville.(Ceux qui l'avaient précédé avaient suivi la côte est par les colonies anglaises).Malgré une panne de 25 jours dans le Sahara, le but fut atteint et le record de vitesse de 89 jours battait, de 11 jours, le précédent record Le Caire-Le Cap.Passionné de ping-pong, il organisa les championnats de tennis sur table, en 1932, et fut un des vainqueurs (19e joueur de France).Connaissant parfaitement l\u2019anglais et l\u2019allemand, il rendit d\u2019immenses services comme interprète des Alliés pendant sa captivité en Allemagne.En 1945, il refusait d\u2019être rapatrié pour rechercher les traces de son père et de son frère, internés à Buchenwald et Dora.Tous deux, hélas! étaient morts de sévices et de privations.Au Canada, il lança Le Monde français, en 1946.Il dirige l\u2019édition canadienne de Carrefour et depuis l\u2019an dernier, La Revue de la Pensée française.Mais, c\u2019est surtout le Cercle du Livre de France qui prend sous son impulsion M.René Germain.président de Quebec Productions.M.Jacques Guay, Mile Marielle De Serres, journaliste et réalisateur.présidente de ia La Photographie Larose Ligue de la Jeunesse féminine.Quelques membres du jury du Prix du Cercle du Livre de France.De gauche à droite: Rév.Père Paul Gay, MM.Luc Lacoursière, Dostaler O'Leary, Mme G.de la Tour Fondue, M.Jean Pierre Houle.Assis: M.Pierre Tisseyre. Montréal, octobre 1949 9 et sa direction intelligente, une importance toujours grandissante.Marié à une Canadienne, Michelle Tisseyre, artiste de la scène et de la radio, il est père de trois enfants.La création du prix du Cercle, appelé spontanément Goncourt canadien par les journalistes, n\u2019est qu\u2019une première étape vers des développements qu\u2019il espère considérables.* ® e Dans un dépliant, qui est une merveille de goût et d\u2019art graphique, l\u2019administrateur des Concerts symphoniques de Montréal, M.Pierre Béique nous annonce le programme de la saison 1949-50.M.Désiré Defauw dirigera la moitié des concerts et les autres chefs d\u2019orchestre seront : MM.Charles Munch, Vladimir Goldschmann, Georges Enesco, Bruno Walter et Rafael Kubelik.Le pianiste, Rudolf Serkin, sera le soliste des deux premiers concerts, les 18 et 19 octobre prochains.M.Wilfrid Pelletier dirigera la série des Matinées d\u2019initiation à la musique qui commencera le 22 octobre.Un programme identique sera donné aux écoliers de langue anglaise, au Montreal High School, et aux auditeurs de langue française, au Plateau.Mmes Henri Geoffrion et Alexander Howatson sont les présidentes du Comité des Matinées symphoniques et Mme Honoré Parent, du Comité féminin qui vient d\u2019organiser une fête pour marquer le début d\u2019une saison exceptionnelle * * * La Quebec Productions avait à peine terminé son film, \u201cLe Curé de Village\u201d qu\u2019elle commençait la deuxième tranche d\u2019\u201d\u201cUn Homme et son Péché\u201d.Les Canadiens ont accueilli avec enthousiasme ces films régionalistes qui leur présentent des personnages avec qui la radio les avait déjà familiarisés.La compagnie fut fondée en 1946 par M.René Germain, président, et M.Paul L\u2019Anglais, vice-président.M.Germain est licencié de l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales, et fondateur, depuis 1927, de la Société générale de Finance.M.Paul L\u2019Anglais, président de Radio Program Producers, et familiarisé avec le théâtre depuis de nombreuses années, fut le réalisateur du film.M.Paul Gury en est le metteur-en-scène.Le cameraman est un compatriote, M.Roger Racine, qui acquit un métier sûr à l\u2019Office National du Film où il signa \u201cHorizons du Québec\u201d, \u201cVal d\u2019Or\u201d, etc.Après avoir fait quelques documentaires pour les Nations Unies, il perfectionna sa technique dans les studios du Mexique où il vit tourner \u201cThe Pearl\u201d et \u201cMaria Candelaria\u201d.Une distribution importante comprend des acteurs comme : Lise Roy, Denise Drouin, Jeannette Teasdale, Paul Guèvremont, Camille Ducharme, Jeanne Quintal, Guy Mauffette.Vous n\u2019oublierez pas de sitôt Ovila Légaré dans le rôle du Curé.Juliette Huot y fait ses débuts à l\u2019écran, comme il y a douze ans la même oeuvre marquait ses débuts à la radio.L\u2019un des facteurs les plus puissants, et qui restera anonyme, est le généreux soleil du mois d\u2019août qui aida à terminer le film en un temps record de vingt jours ¢ e © L'hôtel Ritz Carlton, dont la complète transformation s\u2019est effectuée depuis deux ans, a inauguré le 14 septembre, sa salle de bal rose et or par un souper-dansant dont les profits ont été offerts aux Concerts symphoniques de Montréal.La beauté du décor, l\u2019élégance des premières toilettes d\u2019automne et surtout le talent et le charme de Dany Dauberson en firent une fête mondaine de premier ordre.La jeune chanteuse française a connu un succès immédiat, à Paris, où elle est l\u2019étoile et la propriétaire du Carroll\u2019s.Dans un répertoire, presqu\u2019entièrement inédit, nous avons particulièrement aimé \u201cLes feuilles mortes\u201d, (paroles de Jacques Prévert, musique de Kosma), et \u201cSes mains\u201d, musique de Jacqueline Batell (auteur des succès \u201cAccordéon\u201d, \u201cEscale\u201d, \u201cLa fête foraine\u201d) dont notre correspondante française, Jacqueline Conrad, vous entretint, en mars 1949.Le pianiste du Ritz est toujours l\u2019étonnant George Kent, aussi à l\u2019aise dans le répertoire classique que dans la musique légère.Sous ce nom de guerre (dans toute l\u2019acception du mot) se cache la personnalité d\u2019un musicien véritable qui fit ses études aux conservatoires de Berlin et de Paris.Ayant fui l\u2019Autriche à l\u2019arrivée des Nazis, il s\u2019engagea dans l\u2019Armée américaine et fut para- Madame Françoise Loranger- Simard, romancière et auteur radiophonique.Photo Annette & Basil Zarov.chuté en terre française avant l\u2019invasion alliée.Décoré de la médaille Legion of Merit, il continue à porter ce nom de George Kent qu\u2019il illustra pour sa patrie d\u2019adoption.Une pièce canadienne, décorée dans ses moindres détails par M.Paul Gouin, sera inaugurée dans le courant de l\u2019hiver au Ritz Carlton * * + Monsieur Jacques Guay passa du journalisme (où il fit ses débuts à l\u2019âge de 17 ans) à la radio.Au service de Radio-Canada, depuis quatre ans, il fut le réalisateur, cet été, de quelques Micro-Reportages très complets et très soignés.Les plus remarqués furent ceux du Quartier chinois, de Montréal nocturne, et l\u2019étude de Construction d\u2019un barrage à la Trenche.* e *® Au poste C.K.A.C., nous avons écouté, avec le plus grand intérêt, le programme hebdomadaire qui nous vient de France et nous fait entendre \u201cNos étudiants chez-nous\u201d.Mlle Simone Rainville, soprano lyrique, interpréta deux compositions de Mlle Jocelyne Binette (dont nous parlions récemment), et M.Jean Coulombe, baryton de Québec, fut un des artistes les plus intéressants de cette série.Elève de Nadia Boulanger, il devait se faire entendre, cet été, à Fontainebleau * © © Et, puisque rien n\u2019est parfait dans le meilleur des mondes, je remarque également que l\u2019expression faubourienne, \u201cmes- sieurs-dames\u201d, a envahi tous les programmes, et qu\u2019il est incongru de l\u2019entendre [ Suite page 86} M.Pierre Béique, administrateur de la Société des Concerts symphoniques de Montréal.Photo Adolphe.\u2014 Ci-contre : Denise Proulx, jeune comédienne de talent.Photo Gaby. 10 - COULEURS D'AUTOMNE Quelques créations de couturiers montréalais qui feront la joie de nos élégantes, cet automne.\u2018Un motif perlé du cérsage aux manches souligne la coupe simple de cette robe à taille empire et panneau drapé à l'arrière (Wm.Segal) La Revue Populaire Des rangs de fine broderie periée sont posés à infervailes gradués et donnent une allure amincissante à cette robe de Lawrence Sperber.Robe manteau, création Alfandri, en taffetas Jacquard, Les revers &.coupe géométrique encadrant la profonde encolure en V.ette robe, en crêpe Crescendo, met en valeur le travail délicot de la jupe à plis.connelés, création \u201c Alfandria choisi une faille bleu royal pour cette robe d'après-midi à jupe très\u2019 originale, à frences irrégulières.; roulé où se \u2018draps un ruban de teinte contrastante, se terminant ar an noeud à l'arrière (Pike). Quelques commentateurs en langue française de la BBC de Londres.De gauche à droite : Nina Epton, interviouant au micro un industriel anglais; Jacques Souvairan et David Wolfe Murray: M.Lacroix, interrogeant Mme lan Leslie, de Londres, et Frank Dash.Londres vous parle\u2026 en francais ous les soirs, à six heures trente, aux Actualités de Radio-Canada, et cela de septembre à juin, on peut entendre des voix anglaises nous parler, de Londres, en un français à la fois correct et élégant.La BBC se rend ainsi, à la faveur de ces courtes émissions toujours intéressantes, très sympathique auprès du public canadien-français.Si ces voix étaient françaises, la chose serait banale et ne vaudrait pas la peine qu\u2019on en parle.Mais tous les commentateurs entendus à cette heure-là, sauf un peut-être, sont anglais.Leurs textes, très soignés, portent sur des sujets approchant d'assez près l\u2019actualité canadienne ou susceptibles d\u2019intéresser un publ/e canadien.Ils sont à la fois sérieux et plaisants, pleins d\u2019esprit et de fantaisie.De toutes ces voix, la plus familière est celle de Nina Epton.Il y a aussi, dans cette équipe de la BBC, Eric Whelpton et Donald Charles Orback.Née à Londres, Nina Epton est licenciée-ès-lettres de la Sorbonne de Paris.Tout en écrivant abondamment pour la \u201cRevue d\u2019Actualités\u201d de la BBC et de Radio-Canada, depuis déjà cinq ans, elle a publié deux livres de voyage, l\u2019un sur l\u2019Afrique du nord et l\u2019autre sur l'Espagne.Son ambition la plus chère est de faire un grand voyage au Canada et même de consacrer son prochain livre à la province de Québec.L'intérêt qu\u2019elle porte à la radio, aux voyages et à la littérature, n'empêche pas cette.charmante femme d'aimer la cuisine et d\u2019en faire d'excellente.Elle collectionne partout des recettes de cuisine qu\u2019elle expérimente elle-même.Si vous avez quelque précieuse recette de cuisine canadienne, vous pouvez très bien la lui faire parvenir à la BBC, Londres, et elle vous en donnera sûrement des nouvelles ! Eric Whelpton est né en France de parents anglais.Il fit la première Grande Guerre comme capitaine d\u2019infanterie.Réformé en 1916, il reprit, à Oxford, ses études d'histoire et de littérature française.De 1919 a 1933, il visita 35 pays, enseigna la littérature anglaise dans un grand collège de France, fonda un journal anglais à Florence et fit du journalisme.Au cours de la dernière guerre, il parla de Londres à la France occupée et à la France libre.Quant à Donald Charles Orback, il est né à Londres.C\u2019est un polyglotte qui parlé aussi bien le français, l\u2019allemand et l\u2019italien que l\u2019anglais, sa langue maternelle.Il vint au Canada pour la première fois en 1938 et fut tellement charmé par la province de Québec qu\u2019il y séjourna un mo:s avant de rentrer en Angleterre, fin 1939, pour rallier son régiment.Il fut bientôt affecté au service des renseignements et fit ainsi les campagnes de Norvège, d\u2019Afrique et d\u2019Italie.Miss Nina Epton, la vedette des Actualités anglaises de la BBC et de Radio-Canada (CBF).Le personnel des émissions de la BBC destinées au Canada français : debout, Mlle Laredo, secrétaire, Charles Beauchamp, Bert King- don, Jean Gauthier, de Canada House.Assis: Madame du Souich, Nina Epton et Frank Dash. 12 Photo L.G.Rachiele, Montréal.déflexions dans un champ par Mancelle Lepage- Thibaudeau licenciée en sciences naturelles de l'Université de Montréal ce petit rectangle de nature, je pourrais travailler OURQUOI ai-je eu la sotte idée de croire que, dans et composer à loisir ma leçon mensuelle ?Comment lancer dans une direction donnée mon esprit que sollicitent cent attraits divers?Non, décidément, le soleil est trop bon, ce matin, trop grisante la brise parfumée de varech qui m\u2019arrive, par bouffées denses et glacées, de la mer, là-bas! Pourquoi est-ce que, tout à coup, je pense à ce personnage de Daudet: \u201cMonsieur le sous-préfet aux champs\u201d et au discours qu\u2019il n\u2019a pas fait, parce que dans les mousses, autour de lui, il y avait des violettes et que c\u2019était bien tentant de se laisser taquiner par leur grâce subtile.Et voilà que l\u2019envie me vient de faire comme ce sous-préfet, sans savoir quel sort lui ont réservé ses électeurs et quel sera celui que me fera monsieur le Directeur.Il n\u2019y a pas de violettes autour de moi, parce que ce n\u2019est plus le printemps, mais des tiges mûrissantes et sèches de graminées et, entre elles, des feuilles rougeoyantes de fraisiers qui ont donné leurs petits fruits savoureux, des feuilles velues et tachetées de roux d\u2019épervières, des calices dégonflés de silènes.Et, là- bas, qui grimpent la butte, côte à côte, triomphantes, les fleurs de l\u2019automne: chatons blancs et capitules blancs, aussi des sanguisorbes et des immortelles, bouquets d\u2019or des Solidages et, emmêlés à eux, de longs épis d\u2019épilobes, sur lesquels les petites fleurs mauves cèdent, une à une, et comme à regret, leur place aux siliques violacées, et des boutons duveteux de chardons dont les petites aigrettes soyeuses, serrées l\u2019une contre l\u2019autre, attendent le moment du grand départ vers quelque incertaine destinée.Vent d\u2019ouest, vent d\u2019est, du sud ou du nord, qui sait sur lesquels de ces quatre grands voiliers l'une ou l'autre s'embarquera pour propager I'espéce aux quatre coins de l\u2019espace?Le long de cette haie, plus de fleurs; mais des baies: baies blanches des cornouillers, baies sanglan- La Revue Populaire tes, des sureaux, baies vinées des framboisiers et, enroulés à leurs tiges épineuses, des jargeaux dont les gousses sèches, qui craquèlent sous mes doigts, sont déjà prêtes à rendre à la terre leurs petits grains noirs.Il n\u2019y a, ici, à parler de fraîcheur, que ces épinettes profilant sur le bleu du ciel leur immarcescible verdure.Je m\u2019allonge \u2014 tout comme le sous-préfet de Daudet \u2014 sur ces herbes jaunies qui ploient sous mon poids, et je sens que je dérange une population entière d'insectes qui besognent au ras du sol.Leurs stridences, leurs crissements, leurs bourdonnements sont- ils une protestation?Plus audacieuses, plus curieuses, des fourmis grimpent le long de mes jambes, sur mes bras et palpent cet obstacle surgi, on ne sait d\u2019où, et qui barre leur route, les force à de longs et imprévisibles détours et provoquera, peut-être, de funestes retards à rejoindre la petite cité qui git au dela de quelques trouées et galeries souterraines que mon oeil est impuissant à prospecter.L\u2019idée me vient que je ne suis pas à ma place dans ce paysage, que j\u2019y bouleverse un ordre préexistant à mon insolite présence, et que ma paresse est une injure à un incessant labeur.Fermant les yeux, je vois, maintenant, les timides tigelles pointant du sol détrempé d\u2019avril, les corolles épanouies dans tout leur éclat, dans la gloire des matins de mai et de juin; je pense au mystére de toutes ces fécondations dans le secret des petites coupes odorantes et multicolores, a la lente maturation sous les midis incandescents de juillet, aux flétrissements des pétales; et je regarde tous ces fruits bientôt rendus à la terre.Dans le monde des insectes, des phénomènes identiques mais souvent plus complexes: aparités dans quelques coins de l\u2019espace, des paquets d\u2019oeufs dans le sein de la terre, au creux de quelque branche, englués à une feuille, de bizarres transformations et, presque toujours, pour les générateurs, la mort prématurée.Ce n\u2019est pas seulement la vie vécue, mais la vie consommée, la retransmission du don gratuit, le message livré du plus profond de l\u2019instinet et dans toute son amplitude, la vie de l'espèce assurée, celle de l'individu subordonnée, sacrifiée à celle-là.Et je me pose cette question: Y a-t-il dans l\u2019âme\u2019 végétale, dans l\u2019âme animale quelque inutile protestation ou révolte contre l\u2019ordre établi inextricablement et immuablement?L'homme, animal raisonnable, est- il le seul à protester, à se révolter contre les lois inéluctables et dont les données sont inscrites au plus profond de son âme?Qui dira la multitude d'êtres humains qui auraient dû naître et qui ne sont point nés; ou de ceux qui auraient dû vivre et qui n\u2019ont point vécu!l\u2026 Je pense aussi aux oeuvres du coeur, aux créations de l'esprit, tuées avant leur éclosion, étouffées dans leur précoce vernation, mutilées, déformées, avant l'achèvement de leur maturation: gerbes trop tôt fanées, fruits gâchés, trésors inestimables; irrémédiablement perdus! Et cette misère inénarrable, parce que l\u2019homme pèche contre les lois de l\u2019espèce, parce qu\u2019il exalte l'individu, le prend égoïstement comme fin en lui-même ou dans ses proches.Trop occupé de ce qui est hors de lui, il se refuse à l\u2019attention de ce qui est en lui et-qui est sa loi et sa vérité.\u201cUne roulade fuse, soudain, au-dessus de ma tête.Je lève les yeux: je ne vois rien, mais je sais qu\u2019il y a, dans le-feuillage de ce tremble, un pinson et qu\u2019il m\u2019apporte aussi son message.Pourquoi chante-t-il dans cette ravissante matinée?Pour me plaire?Quel fol orgueil! Non, il chante parce que dans son âme d'oiseau des arpèges sourdent et fusent spontanément et qu\u2019il ne tâche pas à les étouffer dans son petit gosier.Il n\u2019y a pas en lui la peur de mal rendre sa mélodie, le vain désir d\u2019imiter la voix de la grive, ni la dérisoire ambition de dépasser ses dons de pinson.Ils n\u2019ont pas atteint son coeur, ces infâmes virus et il chante sans inquiétude vaine, simplement, tout simplement, parce que Lire la suite page 74 Montréal, octobre 1949 Dessin de JEAN MILLET 13 \u2014 Le devoir d'un homme, dit Pierre, est de travailler pour sa femme et de la gâter.NI FLEURS, NI COURONNES! pan Eve Paul Manquenitte MPOSSIBLE, ma chère soeur, de venir diner chez toi cette semaine.Toutes nos soirées sont prises.Lundi, Huguette et moi dinons chez les Baluchon.Mardi : répétition générale aux Nouveautés.Mercredi: cinéma, comme d'habitude.Huguette adore le cinéma.Jeudi, Huguette désire aller entendre un peu de musique de chambre chez nos voisins : les Dencrier.Vendredi : vernissage aux chandelles chez le peintre Lam- poule qui a fait le portrait d\u2019Huguette.Samedi, enfin, nous recevons les Reveillard.Julienne Troloir, grande et forte femme aux traits rudes sous ses voiles de veuve, prit un air de majesté offensée.\u2014 Pierre, tu me fais pitié ! Comment, avec les fonctions d\u2019ingénieur que tu remplis le jour à l\u2019usine, peux- tu sortir ainsi le soir ?.Ta santé n\u2019y résistera pas.Tu as, d\u2019ailleurs, une mine de papier mâché.À vingt- neuf ans, tu en parais trente-cinq.Pierre Mounereau, beau garçon athlétique, d\u2019allure nonchalante, répondit : \u2014 Huguette est jeune, elle a besoin de distractions.\u2014 Huguette ! Toujours Huguette ! Ma parole, je finirai par croire que tu n\u2019as aucune volonté propre.Tu ne vois que par les yeux de ta femme.Tu lui as laissé prendre trop d\u2019autorité dans votre ménage.Elle en abuse.Ses caprices font loi.Pierre Mounereau haussa les épaules.\u2014 Huguette ne demande jamais rien que de légitime.\u2014 Tu vas au-devant de ses désirs.Veux-tu mon avis ?Ta femme est une égoïste.Tu trimes dix heures par jour à ton usine pour satisfaire ses goûts de luxe et, le soir, tu mènes une existence de polichinelle pour son bon plaisir.\u2014 Le devoir d\u2019un mari est de travailler pour sa femme et de la gâter.Je me repose le dimanche matin.\u2014 Quand tu ne promènes pas son chien-chien.Ah! Elle: ta bien dressé, je le reconnais.Dès le début! Lorsqu\u2019elle a consenti a t'accorder sa main, elle qui n\u2019avait aucune fortune, à toi qui lui apportais l'aisance, elle a spécifié : \u201cToutes les semaines, Pierre, vous m\u2019enverrez des roses et des chocolats.Je ne peux vivre sans fleurs et sans caramels !\u201d J\u2019entends encore sa voix puérile de petite fille gâtée.Depuis, le diapason est devenu plus aigu et le ton plus autoritaire.\u2014 Tu es injuste.Julienne, reprocha Pierre.J\u2019envoie, en effet, chaque dimanche, à Huguette, des roses et des caramels: où est le mal ?\u2026.Huguette a bien le droit d\u2019aimer les belles et bonnes choses.Mme Troloir était lancée : \u2014 Pour sa toilette, elle dépense follement.Cela te regarde.Qu\u2019Huguette soit coquette et capricieuse, passe encore ! Mais elle te traite sans considération.Elle est trop sûre de toi.Elle décrète, ordonne, régente, sachant que tu diras \u201camen\u201d à toutes ses fantaisies.Tu te laisses mener par le bout du nez, mon pauvre ami.\u2014 Tu exagères !.\u2014 Dans notre ménage, c\u2019est mon cher mari qui portait la culotte et non moi.Lire la suite page 76 14 La Revue Populaire Façade de l'Université Saint-Joseph de Mem- ramcook, fondée en 1864 par les Pères de Sainte- Croix.Le premier directeur en fut le R.P.Camille Lefebvre, né à Saint-Philippe de La- prairie.dont on voit le monument au premier plan.Le journal l\u2019Evangeline fut fondé, en 1887, à Digby, N.E.Il est aujour- ; , d\u2019hui à Moncton, installé dans un bel immeuble de la rue principale.Deux ei - à M n ; ; autres dates pour finir : En 1889, fondation à Caraquet du collège du Sacré- ; 173 oe nr A Coeur, par les RR.PP.Eudistes; en 1937, intronisation de Mgr Louis- Arthur Melanson, premier archevéque acadien.Les Acadiens sont très accueillants et leur français, un peu chantant sur les lèvres des femmes, et avec l\u2019accent sur les voyelles beaucoup mieux marqué que nous ne faisons, est extrêmement agréable à nos oreilles.La morale de notre voyage-éclair, c\u2019est que les Acadiens aimeraient bien qu\u2019on leur f.la paix.D'accord, mais à la condition que les Irlandais catholiques fassent de même ! 2 ses RE ee Renaissance Acadien pan Jules Jolicoeun EPUIS vingt ans, l\u2019Acadie française a grandi et s\u2019est affirmée de façon étonnante.Nous n\u2019avons plus, nous du Québec, à nous inquiéter du sort de nos frères acadiens.Ils sont bien vivants et, tout en se montrant poliment sensibles à la sympathie qu\u2019on leur marque, ils nous font toute aussi poliment comprendre qu\u2019ils se débrouillent très bien tout seuls.Il suffit d\u2019un bref voyage à Moncton, Nouveau-Brunswick, et aux environs pour se convaincre que la partie est gagnée.De sa tour monumentale, la cathédrale de l\u2019Assomption, construite en 1936, domine la ville entière, ville mi-anglaise, mi-acadienne.Un vaste hôpital, un collège de jeunes filles tout neuf où se donnera le cours classique, de nombreuses écoles, l\u2019immeuble d\u2019un excellent journal trihebdomadaire (l\u2019Evangéline), d\u2019agréables quartiers de plaisance, tout cela donne à Moncton une physionomie animée et bien portante.Incidemment, Moncton est le grand centre du Chemin de fer Canadien National des provinces maritimes.À quinze milles de là, c\u2019est Memramcook où deux cents familles sur six cents portent le nom de Leblanc et où les Cormier se comptent par centaines.Mem- ramcook (ou mieux, couk) est surtout le siège de la célèbre université acadienne Saint-Joseph, fondée et dirigée par la Congrégation de Sainte- Croix.Un site admirable, en pleine nature; un bel ensemble de bâtiments modernes ; près de six cents inscriptions ; une discipline intelligente et large ; un enseignement classique, mais aussi une éducation bien adaptée au présent ; une bibliothèque, éfenne 4 Re valeur inestimable ; les S pc: opganisation des loisirs, métiers manuels, etc.) ; une Saint-Laurent, et ainsi de.sy ques Fréres et un certain Léger, M.S.R.C., chargg cole du commerce.Regge Fondée en 1864 sou tion reçut alors du gga torisant a conférer ford l\u2019admit aux prigi£ 1928, le collège c 4 Sous l\u2019ancien la Cadie, comprenait\"1% Ecosse.Son nom d\u2019Arg de la nature) ou, plus @# Denys, le pays se divif de 250 lieues.En 1755, de 13,000.fondre.Les Acadiens oh Baptiste, mais l\u2019Assomptio La cathédrale de Notre-Dame de l'Assomption, de Moncton, N.B., dite le \"Monument de la Reconnaissance\u201d.Construite en 1936 par Mgr de\u201d Audet Louis-Arthur Melanson.\u2014 architecte. Chez M.et Mme Hltnad Paradis L est des maisons accueillantes comme un visage : elles livrent tout de suite le caractère de leurs hôtes.Telle est la demeure de M.et de Mme Alfred Paradis.Dès le large hall, rempli de livres et de tableaux, vous avez la clé de cette vie familiale, mondaine et sociale dont Madame Paradis sait si bien distribuer l\u2019ordonnance.Epouse d\u2019un industriel, mère de trois charmants enfants, et Présidente de la Société d\u2019étude et de conférences, elle mène une vie remplie d\u2019obligations transformées en plaisirs par la force souriante de son caractère.Mme Alfred Paradis décora sa maison en coopération avec Madame Allard, du Studio Dralla; de Claude Hinton qui créa ses lampes et abat-jour, ainsi qu\u2019un très beau meuble en chêne cérusé dont les trois portes masquent l'appareil de radio, le gramophone et la discothèque; et des tables faites par Jean Martin et Henri Beaulac.Le hall, qui s\u2019étend sur toute la largeur de la maison, est gris perle, depuis les murs jusqu\u2019au tapis, à l\u2019exception de la voûte de la rotonde peinte rose saumon.Cette rotonde contient une importante bibliothèque dont les cuirs rouges tranchent sur le noyer brillant des rayons.Quelques chaises anciennes sont recouvertes d\u2019un cuir fauve et des dessins de de Tonnancour voisinent avec un tableau de Claude- Bernard Trudeau.Le long de l'escalier sont encadrées ces ravissantes tapisseries où Marie-Marthe brode soie sur soie, ou sur lin, des scènes rustiques.Les murs et les boiseries vert réséda de la salle à manger s\u2019harmonisent au ton blond de l\u2019ameublement en noyer pâli.Une toile imprimée de lianes entrelacées et de feuillage semble prolonger l'illusion de serres, donnée par de larges boîtes remplies de cactus naturels qui s\u2019enchâssent le long des fenêtres.Dans le vaste salon, les différents tons de vert, de jaune et de rose sont si doux qu\u2019ils se marient agréablement.Les murs et les boiseries sont vert pistache; le tapis, d\u2019un gris- vert égyptien; et le grand divan circulaire à sections est de couleur rose.Les tentures ont un dessin de feuilles stylisées.Le ton dominant des accessoires est le vert.Une des meu- leures toiles de Stanley Cosgrove, un tableau de fleurs, est au-dessus de la cheminée, et nous admirons plus loin une Tête de Femme du même peintre.Une grande fresque de Madeleine Laliberté, \u201cLa Famille\u201d, jette une note éclatante sur un pan de mur.Au sous-sol, à côté des chambres de domestiques, est la salle de jeux et d\u2019études des enfants.Au premier, sont les chambres de maîtres et celles de la famille, ainsi qu\u2019un cabinet de travail.La chambre de la benjamine, Louise Paradis, a des meubles laqué ivoire; des murs et boiseries aqua; et la note chaude et gaie d\u2019un tapis framboise.Lucette ROBERT Dans l'ordre, de haut en bas : Deux angies du grand salon.La salle à manger.Ci-dessous, la rotonde du hall forme bibliothèque: la chambre de la benjamine.Décoration : Mme Alfred Paradis en coopération avec Mme Allard, du Studio Dralla.Photos Raymond Drouin. \u2018AUTOMOBILE filait & grande allure et, après avoir longé une large avenue plantée d'arbres, ne tarda pas à s'arrêter devant une villa dont la façade disparaissait derrière un rideau de verdure, strié par endroits de souples tiges portant des roses écarlates.Claire Savarese, suivie par les deux neveux, traversa le jardin, monta en courant le perron et pénétra dans l'antichambre .: Arrivée sur le premier palier, elle s'immobilisa devant une porte, le coeur battant à se rompre, en se demandant comment elle allait trouver Marie.\u2014 Maman, dit Nino, en poussant le battant, voilà tante Claire ! Deux prénoms furent échangés simultanément : \u2014 Marie !.\u2014Claire!.Déjà cette dernière était au pied du lit et, en silence, pressait contre sa poitrine la tête de sa soeur, puis, pour être encore plus proche, elle s'agenouilla à son chevet en la regardant avec une tendresse passionnée.La malade sourit et le sang monta au visage, donnant à ses joues un coloris factice.Mais même la joie qu'elle éprouvait de l'arrivée de sa soeur n'empêcha pas Marie Rosati de penser d'abord aux autres.\u2014 Tu dois être fatiguée, Claire, après ce long voyage !.Occupez-vous, mes enfants, de commander le déjeuner de votre tante, ajouta-t-elle en enlaçant de nouveau sa soeur.Georges est à Gênes depuis hier.Il revient ce soir.Donne-moi des nouvelles de ton mari et de Lilly.\u2014 Ils sont tous deux en bonne santé, merci.Et toi, Marie, comment vas-tu ?\u2014 Je m'incline devant la volonté de Dieu, murmura la malade avec une résignation qui augmenta l'angoisse de Claire.A la pleine lumière, celle-ci examina sa soeur avec attention : sur le visage qu'elle avait toujours connu si serein et comme éclairé par la joie intérieure, les ravages de la maladie étaient visibles.Les beaux yeux noirs, aux cils épais, étaient entourés d'un cerne sous leurs paupières gonflées: la bouche avait perdu sa fraîcheur et les joues étaient légèrement amaigries.Claire dut faire un effort pour ne pas éclater en sanglots mais sa nature optimiste ne tarda pas à reprendre le dessus, et elle se reprocha d'être tentée d'exagérer la gravité de l'état de la malade.Elle s'empara des petites mains abandonnées sur les couvertures et s'écria : Lire la suite page 24 \"a IN Tw » É y J = Ying ot os pue # | ™ iy, He sep Lb * 2 \u201cpg - » di \\) ( £4 oe \\ =.: Be afl: % >_>\u2014=> CHODIN À DARIS Quelques passages d'un brillant article de Robert Kemp paru dans le grand hebdomadaire parisien France-lllustration.de donner congé de son ancien logis et d\u2019en chercher un autre.Fontana a choisi deux pavillons, un pour Mme Sand et un pour Chopin, 16, rue Pigalle.Mais au bout de trois ans Mme Sand et lui sont fatigués de la rue Pigalle.Peut-être les chevaux font-ils trop de bruit dans les écuries ?Nouveau déménagement.Sixième demeure : au square d\u2019Orléans, 80, rue Tait- bout.Pour Sand, au numéro 7; pour Chopin, le rez- de-chaussée du numéro 9.Le silencieux square d\u2019Orléans n\u2019a guère changé.Admettons que la \u201cplaque commémorative\u201d scellée en 1919 soit à la bonne place.C\u2019est donc ici que Chopin a vécu ses dernières années créatrices.Là qu\u2019allaient jouer les élèves dont les noms sont inscrits aux dédicaces de tant de morceaux, inégaux, mais toujours personnels et finement ouvragés.La duchesse de Noailles et Mlle de Caraman, la baronne de Rothschild et la comtesse Apponyi, Adèle de Fur- stenstein et la princesse Czernycheff .Je ne recopie pas la liste.Ces tendres coeurs qui ont battu près de Chopin ont depuis longtemps cessé de battre.Mais d\u2019autres coeurs ont batlu devont les pages difficiles, dont quelques secrets sont perdus, et que les fantaisies individuelles, les impiétés de grands virtuoses ont si souvent trahies.Du square d\u2019Orléans Chopin ne s\u2019est évadé, dans un suprême effort, que pour un voyage en Angleterre et en Ecosse.Les relations avec George Sand s\u2019étaient gâtées.Maurice, le fils, cherchait des querelles; Solange était trop sensible au génie et au charme maladif de Chopin; la mère s\u2019en irritait.Après la rupture Chopin ne dut avoir qu\u2019un désir : échapper à un voisinage tumultueux et pénible.Mais il n\u2019avait plus d\u2019argent.Sa faiblesse ne lui permettait plus de jouer en public.Il a donné son dernier concert chez Pleyel le 16 février 1848.Finies aussi les leçons.Il n\u2019avait plus la force de s\u2019occuper de ses affaires.George l'avait abandonné.Des amis dévoués lui trouvèrent 74, rue de Chaillot \u2014 septième station \u2014 un petit appartement de 400 francs par an ($80.), puis six semaines plus tard (huitième station) un plus modeste logement encore, 12, place Vendôme, où il mourut.ROBERT KEMP 24 Il mâtait des chevaux sauvages quand l\u2019un d\u2019eux le jeta à mes pieds.\u201cEtrange façon de se présenter,\u201d lui dis-je.Il rougit.murmura que j'étais la plus jolie fille du ranch.et baisa ma main! Je n'avais pas apporté la Lotion Jergens au Texas pour me trouver un mari.mais qui me blâmera de m\u2019en être servi après ?Elle garde mes mains satinées.et si les cowboys aiment les mains lisses.et bien!.Il déposa un autre baiser sur ma main au bal.puis il m'embrassa ! Je n'attribue pas tout le mérite à la Lotion Jergens.mais je n'en manquerai jamais dans ma.dans notre foyer.L'épiderme de vos mains ne peut Deux ingrédients dont se être protégé contre les gerçures servent plusieurs méde- que par un liquide.Or, étant cins sont contenus dans la liquide, la Lotion Jergens fournit nouvelle Lotion Jergens.Ni huileuse, ni collante.Encore 10¢, 28¢, 534, 984.rapidement cette humidité bienfaisante à la peau.(FABRICATION CANADIENNE) Elle à plus d'adeptes que toute autre lotion dans le monde ECHEC À \u2014 Oh! que je suis heureuse de te voir! \u2014 Comme tu as l\u2019air jeune, Claire! dit avec un sourire la soeur aînée.Cette constatation rasséréna Claire qui, bien prise dans sa robe tailleur, les jambes fines gainées dans des bas de soie gris, coiffée à merveille, ne paraissait pas les trente ans qu\u2019elle avait effectivement.Elle reprit gaiement: \u2014 Marie, j'ai obtenu de mon époux une permission de quelques semaines que je vais passer près de toi.Les lettres des enfants et celles de Georges ne me suffisaient plus.J\u2019ai l\u2019impression que les soins dont on t'entoure ne donnent pas le résultat attendu.Me voici et j\u2019entends te remettre sur pied rapidement! \u2014 Et que devient ta petite Lilly dans ce projet?\u2014 J\u2019ai envoyé Lilly chez sa grand- mère et quand tu seras guérie, je la ferai venir ici.\u2014Je prévois que Savarese va me prendre en haine.Est-il toujours aussi amoureux de toi?_ Mais.je crois que oui, répondit Claire en rougissant comme une jeune fille.Il t'aime beaucoup aussi et il m\u2019a promis de venir nous rejoindre.A mesure que l\u2019après-midi avançait, la teinte bleu d\u2019azur de l\u2019atmosphère s'atténua et, du côté de la mer, un vent plus frais s\u2019éleva, précurseur du crépuscule qui tombait.Le visage de la malade perdit les couleurs que l\u2019animation lui avait prêtées et se décomposa graduellement; ses mains devinrent fiévreuses et ses yeux se fermèrent\u2026 Quand elle les rouvrit, elle rencontra le regard anxieux de sa soeur posé sur elle.Après un moment d\u2019hésitation provoqué sans doute par la crainte d\u2019affliger plus encore Claire, elle lui saisit les doigts et dit soudain: \u2014 Claire, jure-moi.que si je venais à mourir, tu considérerais toujours mes enfants comme les tiens! La soeur cadette se redressa avec l\u2019intention de protester, de dire qu\u2019une promesse de ce genre ne s\u2019imposait pas, mais en constatant l\u2019expression angoissée des yeux de Marie fixés sur les siens, elle eut l'intuition que cette dernière attendait, espérant une tout autre réponse.Presque involontairement, elle murmura: \u2014 Je te le jure!\u2026 Tes enfants seront les miens toujours! \u2014 Bien, soupira Marie d\u2019un air apaisé, en laissant retomber sa tête sur ses oreillers.\u2014 Marie! Marie! reprit Claire, pourquoi parles-tu ainsi?Que me caches- tu?Qu'\u2019appréhendes-tu?La malade avait retrouvé son calme et répondit: \u2014 Je n\u2019ai aucune raison spéciale d\u2019inquiétude.J'espère guérir bientôt, mais ta promesse me tranquillise\u2026 Ne m\u2019as- tu pas demandé la même assurance à la veille de la naissance de Lilly?.Quelle: heure est-il?\u2026 Six heures.Georges ne tardera pas à arriver et les enfants vont rentrer, d\u2019une minute à l\u2019autre.Claire se leva alors, ferma les persiennes, alluma l\u2019électricité, dans l\u2019espoir que le tragique fantôme qu\u2019elle avait entrevu dans la demi-obscurité s\u2019évaderait aussi.Mais quand elle reprit sa place au chevet de sa soeur, l'angoisse qu\u2019elle avait ressentie lui êtreignit de nouveau le coeur.[ Suite de la page 16 ] 5 La Revue Populaire L'AMOUR CHAPITRE 1}.LAIRE, assise dans le salon de réception, revivait les derniers jours tragiques quand se succédaient .les espérances fallacieuses et les déchirements certains.Elle ressentait les cruelles souffrances supportées par la mourante et reconstituait le dernier geste de Marie, lui tendant les deux mains comme pour demander un suprême secours.Claire appuya sa joue sur la tête blonde, en serrant contre elle la petite créature que sa soeur lui avait laissée en héritage d\u2019amour.Claire appela ensuite Nino et, se penchant sur le jeune visage, retrouva dans les yeux noirs l\u2019expression de ceux qui venaient de se fermer pour toujours.En silence, ces trois êtres du même sang s\u2019étreignirent passionnément.Savarese, malgré son amour pour Claire, se sentait un peu étranger en cet instant; Georges Rosati, la tête inclinée sur sa poitrine, apparaissait comme pétrifié.Les deux hommes ne trouvaient pas de paroles de consolation.La porte s\u2019ouvrit et une haute silhouette se détacha dans la demi- obscurité.\u2014 Bonsoir, Claude, en s\u2019essuyant les yeux.Ce dernier vint à sa rencontre et lui baisa la main: \u2014 Courage, ma pauvre Claire! ré- pondit-il sans cacher son émotion.Il se pencha ensuite vers Nino et l'embrassa en disant: \u2014 Dès que tu aura dîné, tu dois aller te coucher.Tu as grand besoin de sommeil.\u2014 Allons, Georges, viens prendre une tasse de consommé.De toute façon, tu dois donner le bon exemple à tes enfants.\u2014 Je n\u2019ai pas le courage de me mettre à table sans elle\u2026 Non, vraiment, Claude! \u2014 C\u2019est ton devoir de surmonter cette appréhension.Que ce soit au- jourd\u2019hui ou demain, il faudra bien reprendre le courant de la vie, malgré son absence.N'oublie pas qu'il est essentiel d\u2019épargner a tes enfants la prolongation d\u2019émotions aussi déchirantes.A contre-coeur, Georges prit la main de Clairette et se dirigea vers la salle a manger improvisée.\u2014 Et vous, Rosati, ne venez-vous pas aussi?demanda Savarese avant de suivre son beau-frére avec sa femme.Le repas terminé, cédant aux instances de Claude, grands et petits allérent se coucher.De son côté, M.Rosati s\u2019installa dans le salon pour fumer.Les jours suivants, la vie normale reprit, extérieurement, mais l\u2019atmosphère de la maison se trouvait comme transformée.Les enfants avaient l\u2019impression de se mouvoir dans le vide et osaient à peine élever la voix.Savarese évitait de dire à sa femme qu\u2019il ne pouvait plus différer son retour à Rome - et qu\u2019il désirait l'emmener avec lui.Georges Rosati était de plus en plus absorbé par sa douleur.Un après-midi, Nino 1entrant pour la première fois dans la chambre de sa mère où tout était demeuré dans l\u2019état où Marie l\u2019avait laissé, découvrit sa tante Claire évanouie auprès du lit.\u2019 Dès qu\u2019il eut été mis au courant, Georges Rosati dit à son beau-frère: \u2014 Emmène Claire tout de suite, avant qu\u2019elle ne tombe sérieusement .malade.murmura-t-elle Montréal, octobre 1949 25 Woodbury Cote C wean CLEANSES - SMUOTHS CONTAINS PENATEN new su pianitt Enfin, une merveilleuse crème de beauté qui nettoie mieux et donne à la peau plus d\u2019éclat ! 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Qui vous dit que vous aurez les fonds nécessaires pour faire face à ces dépenses?Il existe un plan Mutual Life of Canada qui vous permet de sauvegarder dès maintenant l\u2018avenir de votre fils.Consultez notre représentant local.Faites-lui part de vos moyens et de vos désirs, afin qu'il vous dise comment ce plan Mutual Life spécial pourra vous garantir que votre fils complétera ses études et qu'il aura l'aide financière nécessaire pour débuter dans la vie sous d'heureux auspices.Protection à bas prix Nous avons tous fait preuve d\u2019égoïsme; moi particulièrement.Dans ma douleur, la présence de Claire me procurait un peu de réconfort.Sa soeur chérie, c\u2019était encore un peu d\u2019elle! Tu comprends.\u2014 Claire ne voudra jamais quitter les enfants.Laisse-les venir chez nous pour le moment.Fais ce sacrifice pour leur bien.Les vacances vont bientôt commencer: je conduirai tout notre petit monde a la campagne.Nino reviendra passer son examen au mois d\u2019octobre.Claude Rosati, assis à l\u2019autre extrémité de la pièce, se leva et vint se mêler à l\u2019entretien que les deux hommes poursuivaient à voix basse.\u2014 Savarese a raison.Il propose l\u2019unique solution possible.Tu as besoin d\u2019être seul pour surmonter la fatigue où tu t\u2019enlises graduellement.J\u2019avais le projet de me rendre en Amérique pour affaires, le mois prochain.Tu iras à ma place.\u2014 Moi?protesta Georges.Je serai bien incapable de défendre tes inté- réts.\u2014 Je te propose une association.Tu as deux enfants et tu n\u2019as pas le droit de refuser d\u2019assurer leur avenir.Il ne s\u2019agit d\u2019ailleurs que d\u2019une absence de quelques mois.En prenant la résolution de laisser les enfants à Claire, tu procureras à celle-ci, qui s\u2019est toujours comportée avec toi comme une soeur affectueuse, un réconfort inestimable.Séparer ces trois créature auxquelles viennent d\u2019être arrachées une tendre mère et une soeur adorée, ce serait cruel! Soutenu par la présence de son frère, Georges retrouva un peu d\u2019énergie.Il serra la main de son beau-frère.\u2014 Merci, Savarese, j\u2019accepte.Je te confie mes enfants: auprès de Claire, ils auront la sensation de ne pas être complètement séparés de leur maman.Quand partez-vous?\u2014 Le plus tôt possible.Je crois que nous agissons pour le bien de tous.Un rayon de joie vint éclairer le visage de Claire quand elle apprit que ses neveux viendraient avec elle.Ainsi la promesse que Marie avait exigée, le soir de son arrivée à Bor- dighera, se trouvait réalisée: \u2018Tes enfants seront les miens!\u201d CHAPITRE Il Ès le matin du jour du départ, Claire, accompagnée de Nino et de Clairette, montèrent dans l\u2019automobile conduite par Savarese.Nino et Clairette prenaient grand plaisir au voyage et se réjouissaient de revoir leur père.Après une longue course par les routes poussiéreuses, le jour tombait quand l\u2019automobile s\u2019arrêta devant un hôtel où l\u2019appartement avait été retenu.Mme Adrienne Seve- rese les attendait avec impatience et commençait à s\u2019inquiéter de leur retard.Les deux petites filles se firent réciproquement un accueil attendri, comme si elles se revoyaient après une longue séparation et montèrent avec Nino et la bonne s\u2019habiller pour le dîner.Claire et son mari restèrent avec Mme Saverese mère.Celle-ci dit: \u2014 Devine un peu, Claire, qui j'ai rencontré a la descente du train?\u2014 Je donne d\u2019avance ma langue au chat, maman.\u2014 Le baron Sorani et sa fille! \u2014 Est-ce possible?Alexandra ne m\u2019avait pas avertie.\u2014 Ils sont arrivés hier seulement, et Alexandra se proposait de t\u2019écrire ce soir pour t'annoncer qu\u2019elle passerait un mois ici avec son père, avant de partir pour Vienne.\u2014 C\u2019est la première nouvelle.\u2014 Alexandra ne m\u2019a pas donné de détails et je ne suis pas assez intime avec eux pour faire des questions.En tous cas, je suis contente de cette coïn- La Revue Populaire cidence: tu auras ainsi une compagne de ton âge.Tu ne seras pas réduite à vivre entre les vieillards et les enfants.\u2014 Pardon, maman, demanda Pierre Savarese, dans quelle catégorie me ranges-tu?Parmi les vieillards ou les enfants?\u2014 Pour moi, tu es un enfant, et pour ta femme, on t'a qualifié de mari.Tu ne comptes pas, répondit Mme Adrienne en souriant, avant de quitter la pièce.Pierre Savarese prit une expression sérieuse pour interroger sa femme du regard.\u2014 Je crains, Claire, que la plaisanterie de maman ne cache un fond de vérité, tout au moins ces derniers temps.Claire distingua dans ces paroles un ton d\u2019amertume.Elle se rapprocha de son mari et, appuyant la tête sur la poitrine de Savarese, protesta d\u2019un seul mot: \u2014 Pierre!.Pierre!.\u20141I1 n'en est pas ainsi, Claire?\u2014 Non.Seule, ta présence à mes côtés m\u2019a donné la force de surmonter mon chagrin, murmura-t-elle.Savarese effleura de ses lévres les cheveux blonds et brillants et ils descendirent ensemble l\u2019escalier.CHAPITRE IV E lendemain matin, un groupe de promeneurs longeait un sentier tracé entre des bois touffus de marronniers et qui aboutissait au plateau couronné d\u2019une pelouse verdoyante où les enfants habitant l\u2019hôtel se réunissaient pour prendre leurs ébats.Alexandra Sorani marchait en tête, se penchant de temps à autre pour cueillir une fleur; son élégante silhouette paraissait encore plus juvénile dans sa robe de serge blanche; Roger Miari, un jeune écrivain et journaliste, qui séjournait depuis quelque temps à l'hôtel, se tenait à ses côtés.Dès leur première rencontre, ce dernier avait manifesté sa sympathie et son admiration pour la jeune fille qui accueillait gracieusement, sans les prendre au sérieux, les attentions dont il l\u2019entourait.A ce moment, Clairette courut vers son père pour lui montrer un papillon aux ailes striées d\u2019azur qu\u2019elle venait d'attraper; les cris de l\u2019enfant attirèrent l\u2019attention de Sandra et de Miari qui s\u2019arrêtèrent pour laisser les autres les rejoindre.En reprenant l\u2019ascension, le groupe demeura compact.Miari, qui venait d\u2019être présenté à Georges Rosati, lui dit: \u2014 Je viens d'apprendre, Monsieur, par Mlle Sorani que vous êtes sur le point de partir en Amérique.\u2014 Oui! Je compte passer quelques mois à New-York où mon frère a amorcé des relations d\u2019affaires dont je dois m'occuper.\u2014 J'ai fait la connaissance de Claude Rosati pendant la guerre et jai conservé de lui le meilleur souvenir; nous nous sommes trouvés, à un moment donné, dans une situation des plus difficiles et il a eu l\u2019occasion de donner des preuves de sa volonté et de son énergie.Quand on l\u2019a vu, fois après fois, s\u2019exposer témérairement au danger, on ne peut douter que notre destinée ne soit écrite à l\u2019avance.\u2014 Je suis fier de savoir que Claude a mérité l\u2019estime de ses compagnons d\u2019armes, repartit M.Rosati tandis qu\u2019un sourire illuminait son visage douloureux.\u2014 Puis-je vous demander, sans étre indiscret, de quelle nature sont les occupations de votre frére en temps de paix?\u2014 Claude est actuellement a la téte d\u2019une de nos plus importantes sociétés de navigation et il m\u2019a chargé de me mettre en rapports avec des industriels nord-américains. Montréal, octobre 1949 27 L'ARMÉE C AN ADI ENNE r Plus qu'une carrière.un mode de vie! Aujourd\u2019hui, l\u2019Armée canadienne a beaucoup à offrir aux jeunes.Avantages d\u2019une bonne formation, occasions de perfectionnement et d\u2019avancement.Elle offre une carrière différente \u2014 mais plus importante peut-être \u2014 et un mode de vie riche en amitiés et en sécurité.Le bien-être spirituel du soldat n\u2019est jamais négligé: Le padre reste toujours son guide et son conseiller.\u201cus On y encourage la vie familiale; on y pourvoit aux jeux \\i et à l\u2019éducation des enfants.En bien des régions, on construit d\u2019attrayants centres d\u2019habitation.On.y mène une vie remplie \u2018 et heureuse.Consultez votre bureau de recrutement régional.Vous êtes aptes à éervir'si vous avez dix-sept ans ou plus et si vous remplissez les conditions requises Apportez votre extrait de baptême et votre certificat d\u2019études.A A 2 A eS M > « 4 ENROLEZ-VOUS DANS L'ARMEE CANADIENNE (ACTIVE OU RESERVE) DES MAINTENANT! \u2019 Bureau de recrutement de l\u2019armée, Edifice Bellevue, Spring Garden Road, Halifax, N.-E.Dépôt d\u2019effectif No.6, Chorley Park, Douglas Drive, Toronto, Ont.Dépôt d'effectif No.2, Woodstock Road, Fredericton, N.-B.Dépôt d'effectif No.7, Wolsely Barracks, Elizabeth Street, London, Ont.Dépôt d'effectif No.3, Citadelle, Québec, P.Q.Dépôt d'effectif No.8, Fort Osborne Barracks, Winnipeg, Man.Dépôt d'effectif No.4, 3530 Ave.Atwater, Montréal, P.Q.Dépôt d'effectif No.9, National Defence Bldg., Winnipeg & Eighth Ave., Regina, Sask.Chambre 2218, Edifice \u2018\u201cC\u201c, rue Lisgar, Ottawa, Ont.Dépôt d'effectif No.10, Currie Barracks, Calgary, Alta.Dépôt d'effectif No.5, King St.West, Kingston, Ont.Quartiers généraux, Région militaire de l'Ouest, Kingsway Ave, Edmonton, Alta.Dépôt d'effectif No.11, 4th Ave.& Highbury St., Jericho, Vancouver, C.-B. 28 \"MUFFETTE\u201d B.F.Goodrich - .Une nécessité pour le confort! La plus jolie .et la plus chic .des bottes de caoutchouc qui aient jamais chaussé des pieds mignons! Le poignet est de mouton rasé électrisé .l'empeigne est d\u2019Alpaca importé \u2014 qui est lavable, ne s\u2019emméêle pas et ne se \u201cmoutonne\u201d pas facilement.Confortablement doublée de molleton laineux.Chaude.Agréable.Complètement imperméable et à l\u2019épreuve de la neige.Votre choix entre Rouge, Brun, Noir et Chocolat chez votre dépositaire B.F.Goodrich.Alaska Botte légére qui s'enfile par-dessus les bas \u2014 doublure douce en mouton rasé, et semelle intérieure amovible.Semelle extérieure plate-forme et talon en liège.CHAUSSURES 9-371F Alpine Botte qui s\u2019enfile facilement par-dessus les bas.Doublure en molleton, semelle intérieure en feutre amovible.Cambrure d'acier.B.F.Goodrich \u2014 Je vois que Claude Rosati n\u2019a rien perdu de son entrain endiablé dans la vie civile.\u2014 La plupart des hommes succomberaient à la tâche quotidienne qu\u2019il s\u2019impose, mais la fatigue glisse sur lui.Pourtant, ce n\u2019est pas un désir effréné de gagner de l\u2019argent qui le pousse à travailler intensément, car il consacre une grande partie de ses bénéfices à soutenir des oeuvres patriotiques et de bienfaisance.\u2014J\u2019espère bien que Claude viendra passer quelques jours avec nous pour voir les enfants, dit Claire en s\u2019adressant à son beau-frère.\u2014 C'est peu probable.Claude, à cette époque de l\u2019année, a l\u2019habitude de faire un séjour en haute montagne.Comp- tez-vous prolonger votre séjour ici, M.Miari?ajouta-t-il en se tournant vers le jeune écrivain.\u2014 Un mois, je pense.Je ne suis malheureusement pas bâti comme votre frère.J'ai eu dernièrement beauconp de besogne et j'ai besoin de repos, ou, pour parler plus exactement, de me détendre les nerfs.\u2014 A votre age! L\u2019équilibre de votre système nerveux est déjà compromis?ironisa Alexandra.Ces pauvres hommes! \u2014 Mlle Sorani m\u2019a laissé entendre qu\u2019elle tenait en aimable mépris notre corporation tout entière! \u2014 En aucune façon, riposta Sandra, les hommes sont, au contraire, d\u2019un commerce fort agréable, à condition de ne pas les prendre au sérieux.\u2014 Que faudrait-il pour vous convaincre, romantique Mlle Sandra, de la sincérité de vos adorateurs?Une sérénade au clair de lune ou une tentative de suicide?\u2014 Aucune de ces manifestations, Monsieur le positiviste, ne viendrait à bout de mon scepticisme.Pour ma part, je considérerais comme une véritable catastrophe d\u2019être aimée pour de bon.Je me sens tout à fait incapable de jouer ma partie dans les sentiments passionnés.\u2014 Mademoiselle est bien sûre d\u2019elle- même! Eh bien, je vous prédis, Mlle Sandra, qu\u2019un beau matin, vous tomberez amoureuse d\u2019un bellâtre ou d\u2019un champion de foot-ball.\u2014 Vous me prenez pour une novice, M.Miari! Vous ne vous étes donc pas aperçu que j'ai atteint l\u2019état de vieille fille?\u2014 Ma foi non! Et quel âge a cette digne personne?\u2014 Vingt-huit ans!.\u2026 Pas un millésime de plus ou de moins! Cette rigoureuse comptabilité vous fera comprendre, j'espère, que parmi les représentantes de mon sexe, je fais figure de phénomène: non seulement je ne tiens pas à me rajeunir mais je regrette parfois de ne pas avoir encore doublé la quarantaine! Il ne serait alors plus question de ces babioles, ajouta-t-elle d\u2019une voix où perçait soudain l\u2019émotion.\u2014 Ne parlez pas ainsi, même en plaisantant, Mlle Sandra.La jeunesse et la santé sont les véritables biens de la vie.Le reste: fortune, puissance, gloire ne sont que des succédanés pour masquer le vide.La pente se faisait de plus en plus raide et la conversation prit fin.La vue, maintenant, s\u2019étendait au loin, au-dessus d\u2019une nappe verdoyante qui allait, en se dégradant, du vert sombre des hauts cyprès à la teinte atténuée des marronniers qui, aux abords de la plaine, se fondait avec le feuillage gris strié d\u2019argent des oliviers.Peu après, le groupe des promeneurs au complet atteignit le plateau dont Nino et son camarade avaient pris possession.On se remit en route.Cette fois, Miari marchait en tête avec Claire, et Georges Rosati se tenait auprès de Sandra.\u2014 Je vous envie, M.Rosati, de partir en voyage, dit la jeune fille.La Revue Populaire \u2014 Vous aimeriez aller en Amérique?\u2014 Il me plairait de changer de cadre et d\u2019avoir une vie active.\u2014Eh bien, aujourd\u2019hui, toutes les routes sont ouvertes aux femmes.Rien ne vous empêche de vous y engager.\u2014 Mon père ne pourrait pas supporter de me voir mener une vie indépendante.Il a eu tant de déceptions que je ne voudrais pas en ajouter une nouvelle.Je comptais bien sincèrement à votre douleur, M.Rosati.Marie et moi étions des amies d\u2019enfance et j'ai eu l\u2019occasion d'apprécier toutes ses qualités.\u2014 Ne laissez pas les ombres de la tristesse obscurcir votre jeunesse.La vie a des réserves de bonheur pour vous.Quand on est belle comme vous, Mlle Sandra, on peut choisir sa destinée.Vous savez que je n\u2019ai pas l\u2019habitude de faire des compliments.\u2014 Oui, mais vous êtes assez bon pour vouloir me réconforter.\u2014 Ce n\u2019est pas le cas non plus, je constate le fait\u2026 Je ne sais comment exprimer ma reconnaissance pour tout le dévouement et l'affection que vous témoignez à mes enfants.\u2014Ils sont si charmants l\u2019un et l\u2019autre que je ne puis faire autrement que de les aimer.Comme ils approchaient du parc, les appels du gong annonçant le dîner vinrent interrompre les conversations.Les enfants prirent les devants et pénétrèrent en courant dans la cour de l\u2019hôtel.CHAPITRE V N après-midi où les déux amies étaient assises côte à côte dans les bois, Claire Savarese s\u2019aperçut qu\u2019Alexandra paraissait particulièrement préoccupée ; et elle se décida à l\u2019interroger.\u2014 Sandra, dit-elle, depuis quelques jours, je ne te reconnais plus: as-tu reçu quelque mauvaise nouvelle?Claire avait prononcé ces paroles avec tant de tendresse concentrée que Sandra lui prit la main et la lui serra affectueusement.\u2014 Je ne voudrais pas être indiscrète, reprit Claire, en surmontant sa gêne mais, au cas où les affaires de ton père lui causeraient des embarras accrus, je te prie de disposer de moi.Sandra posa l\u2019ouvrage qu\u2019elle tenait en main et dit après une légère hésitation: \u2014 Je sais qu\u2019avec toi, Claire, je puis parler à coeur ouvert: la situation de mon père est, en effet, des plus difficiles.Je ne puis prolonger ma villégiature ici.Mon père prévoit qu\u2019il devra demeurer à Vienne au moins un an; il va essayer avec l\u2019aide de mon oncle de Sollerstein de vendre les terrains qu\u2019il possédait en Hongrie.En attendant, nos parents nous offrent d\u2019habiter chez eux.Pour ma part, je m\u2019y refuse.\u2014 Et alors, quels sont les projets, ma pauvre Sandra?\u2014 J'avais pensé à solliciter un emploi dans un bureau, mais mon père ne veut pas admettre que j'aie vingt-huit ans.Il considère que je serais exposée, dans ce milieu, à toutes sortes de périls.Je ne veux donc pas, si je puis l\u2019éviter, heurter à ce point ses convictions.\u2014 Et bien, reste avec moi, suggéra affectueusement Claire.\u2014 Merci de ton offre.J'aurais scrupule, vois-tu, de prendre racine dans ton ménage, mais si tu pouvais me trouver une place de dame de compagnie ou de lectrice, ou me dénicher un enfant dont je pourrais faire l\u2019éducation, ce serait parfait.Pour ne pas blesser l'orgueil paternel, j\u2019accepterais d\u2019entrer au pair.Je parle quatre langues.L\u2019indécision me pesait.Je vais écrire de mon côté à quelques amis.\u2014 Ecoute, dit Claire, je vais te faire une proposition: mon beau-frère voudra certainement reprendre ses enfants à son retour: d\u2019ailleurs, s\u2019il acceptait de me les laisser, Claude s\u2019y opposerait. ty Yiddll Northern Dans la conception de ces quatre appareils, nous avons accordé une importance primordiale à la tonalité, car l'appareil de radio est avant tout un instrument de musique qui doit plaire à l'oreille.Le style des meubles a été dessiné en considération du fait qu'un appareil oy de radio doit également plaire par ses lignes et sa couleur.Le Laurentien Nous avons fixé des normes élevées pour ce radio-phono- graphe.Un instrument de qualité en résulte.Le tourne-disques tout automatique peul recevoir tous les types-les disques réguliers, les nouveaux disques à 45 TPM, et les disques de longue durée Le meuble est de noyer automne ou d'acojou rouge Le Laurentien est un compagnon de foyer, qui promet un plaisir sans égol 20 BNE \"MIOGE Destiné à ceux qui veulent un petit appareil sans sacrifier la tonalité Le \"Midge est un peu plus gros que votre appareil téléphonique.Choix de six teintes décoratives \u201c Lal Chant Des milliers le choisissent ll est un bon apporeil à tous points de vue.Vous pouvez y raccorder un tourne-disques Six jolies couleurs Ses lignes et ses couleurs vous plairont.LE\u201d Top hon\u2019 Un pet! appareil puissant Une manette perme! de régler la tonalité de même que le volume Raccord pour tourne-disques Boîter de plostique, sable, crème, brun ou vert 30 NOS MOTS 3 4 5 6 7 8 9 10, I 12 CROISÉS 13, 14, 15, 16, 17, HORIZONTALEMENT 1\u2014Qui n\u2019a pas de pattes.\u2014 Qui sont à lui.\u2014 Oiseau échassier des marais salants.2\u2014Genre de poissons comestibles.\u2014 Sentier.\u2014 Remède qui ne s\u2019administre que par cuillerées.3\u2014Grain du chapelet.\u2014 Artère du coeur.\u2014 Louanges.\u2014 Liqueur qui s\u2019exprime des viandes.4\u2014Négation.\u2014 Tout ce qui est extrême.\u2014 Outil de tonnelier.\u2014 A toi.5\u2014Appareils qui, recevant de l\u2019énergie électrique, en modifient la tension.6\u2014Dictateur de la Yougoslavie.\u2014 Sorte de cornet-alto à pistons.\u2014 Trop compact.7\u2014Devenues plus lentes.\u2014 Monnaie d\u2019or arabe.8\u2014Métal.\u2014 Dureté.\u2014 Siège principal.9\u2014Commune autonome en Russie.\u2014 Une des Cyclades.\u2014 Evénement fortuit.\u2014 Orient.10\u2014Qui se termine en pointe.\u2014 Faciles à instruire.\u2014 Terminaison.11\u2014Sentiment de convoitise.\u2014 Paré.12\u2014Fils de Noé.\u2014 Grand papillon de Madagascar.\u2014 Menottes.13\u2014Affectation de sentiment.14\u2014Nom du soleil chez les Egyptiens.\u2014 Non viciée.\u2014 Qui a un caractère de grandeur gigantesque.\u2014 Lui.15\u2014Portion de circonférence.\u2014 Eux.\u2014 Délivré d\u2019un mal physique.\u2014 Matière visqueuse.16\u2014Part!e immergée d\u2019un navire.\u2014 Se dit des griffes des oiseaux de proie.\u2014 Vent sec et chaud qui brunit la peau.17\u2014Produite au dehors.\u2014 Mouvement alternatif et journalier des eaux.\u2014 Asphyxiés.VERTICALEMENT 1\u2014La partie antérieure d\u2019un objet.\u2014 Machine hydraulique.\u2014 Faveur.2\u2014Oiseau à plumage du genre des pics.\u2014 Prenons un air gai.\u2014 Nom donné par la Bible à la Syrie.3\u2014En forme d\u2019oeuf.\u2014 Fluide gazeux.\u2014 Bords d\u2019un fleuve.\u2014 Voix propre à chaque animal.4\u2014Petit cube.\u2014 Guerrier et poète arabe du VIe siècle.\u2014 Patrie de Guizot.\u2014 En les.5\u2014Qualité de ce qui est.absolu.\u2014 Femme de très petite taille.6\u2014Vif désirr \u2014 Se suivent dans Edouard.\u2014 Qui rend service.7\u2014Harangués.\u2014 Câbles des ancres.8\u2014Bénéfices.\u2014 Catastrophe.\u2014 A lui.9\u2014Saison.\u2014 Cueille en grand nombre.\u2014 Pic des Pyrénées.10\u2014Venu au monde.\u2014 Serrée d\u2019une corde passant dans les anneaux.\u2014 Ce qui entoure.11\u2014Fruit du pays des Lotophages.\u2014 Lieu où l\u2019on enterre les morts.12\u2014 Mettre.\u2014 Instruit.\u2014 Foyer de la cheminée.13\u2014Qui a subi une déformation de la colonne vertébrale.\u2014 Dégonflai.14\u2014Préposition latine.\u2014 Droit perçu dans les ports du Levant.\u2014 Homme politique allemand, né à Nassau.\u2014 Marque la surprise.15\u2014Divinités qui présidaient à la gaîté.\u2014 Voeu que l\u2019on fait en buvant.\u2014 Genre de légumineuse.\u2014 Corps aériforme.16\u2014Odeur.\u2014 Partie du pied appelée cou-de-pied.\u2014 Marteau pointu des deux bouts.17\u2014Vente à l\u2019enchère \u2014Au billard, effet de recul.\u2014 Choisies par élection.Solution du mois précédent z|o;zi» 1 N D 1 E N m|zl-le|oc|[z|[m]|o 2|w|+|z|-[ 1 à é épi 11, t.sucre granulé fin et haché mince 1 e.à thé de cannelle Ya c.à thé de toutes-épices La t.huile à salade 14 c.à thé crème de tartre 3 34 tasse de saindoux ; 5 jaunes d'oeufs non battus 1 tasse blancs d\u2019oeufs = 1 tasse de sucre 1% tasse de sirop de mais Tamisez ensemble farine, Poudre à au mélange de blancs d\u2019oeufs.Versez @ 1% tasse de lait sur ou de lait de beurre i Pâte \u2018Magic\u2019, sel et sucre.Faites une dans un moule à tube non graissé de | 2 oeufs 1 tasse de dattes énoyautées, hachées cavité au centre du mélange de farine et 10\u201d de profondeur au sommet intérieur.J ; hé versez-y l\u2019huile à salade, les jaunes Cuisez a four lent (325°F.) de 1'4 à 1, Ÿ 15 tasse de noix de Grenoble hachées d oeufs, le café et ja vanille.Brassezun heure.Immédiatement après la cuisson, peu ces liquides à la cuiller, puis combi- renversez le moule et laissez refroidir le 8 A : i i épi nez avec le mélange de farine et battez gâteau suspendu.(Pour \u201csuspendre\u201d le 4 Mélez et tamisez ensemble 3 fois, Ja farine, le soda, le sel et les épices.lisse.Incorporez le chocolat et battez gâteau, posez le bout du tube sur un\u201d Mettez en crème le saindoux jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit en mousse, Ajoutez gra- (une séplucheuse à pommes de terre entonnoir ou posez le bord du moule 4 duellement le sucre et le mélange en crème jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit léger et tranche le chocolat mince).Parsemez sur trois tasses renversées).Retirez le crémeux.Incorporez le sirop de maïs.Ajoutez 25 tasse du mélange de farine les blancs d\u2019oeufs de crème de tartre gâteau refroidi du moule avec précau- puis battez très ferme (plus ferme que tion et recouvrez-le d\u2019un glaçage 7 pour une meringue).Incorporez gradu- minutes à la cassonade dans lequel l\u2019eau ellement le mélange de jaunes Foeuts aura été remplacée par du café.et mélez bien.Ajoutez les oeufs bien battus et brassez parfaitement.Ajoutez 14, tasse du mélange de farine aux dates et aux noix.Ajoutez alternativement la farine qui reste avec le lait sur pour commencer en finissant avec la farine.Mêlez bien après chaque addition.Ajoutez les dattes et les noix et mêlez bien.Versez dans deux moules à gâteau de 9 pouces et faites cuire dans un four modérément chaud, 375° F., pendant 35 minutes. \"SANDWICHES DE FANTAISIE\u201d\u2014Avec un peu d'\u2019imagination vous pouvez faire des sandwiches appétissants et délicieux.Mélanger le saumon avec de la mayonnaise, et des oignons hachés.Garnir d\u2019olives, de cornichons hachés, de piments ou d'asperges.Ces sandwiches peuvent être faits roulés, découverts ou à trois étages.Vos invités se régaleront.Le saumon en conserve est d\u2019un prix raisonnable.Il permet de préparer des mets raffinés et il est nourrissant.- Le menu est agréablement varié, et il \u201cSAUMON AU CASSEROLE\"\u201d\u2014 Mélanger 1 lb.de saumon défait en paillettes, 14 tasse de fromage râpé, 2 oeufs battus et 1 tasse de lait.Verser dans un plat beurré.Ecraser trois biscuits soda, y ajouter 2 c.à table de beurre fondu.Recouvrir le saumon avec ce mélange.Asperger du jus d'un citron.Couvrir, mettre le plat dans un peu d\u2019eau chaude et cuire à four modéré, 350-375°, pendant 30 minutes.Peut servir quatre.n\u2019y a pas de perte, âvec le saumon en conserve! Tout est bon!\u2014 C\u2019est le meilleur achat que vous puissiez faire pour la table.ASSOCIATED SALMON CANNERS OF BRITISH COLUMBIA \"SOUFFLES AU SAUMON\u201d''\u2014Défaire en paillettes 1 lb.de saumon, ajouter 1 c.à thé de sel, un soupçon de poivre, 34 de tasse de châpelure et 1 c.à thé de jus de citron.Ajouter 3 jaunes d\u2019oeufs battus, et bien mélanger.Battre 3 blancs d\u2019oeufs en neige et y ajouter le mélange.Verser dans des moules individuels.Mettre les moules dans un lèchefrite contenant un peu d'eau chaude et cuire à four modéré 300°, 30 minutes.Démouler sur un plat chaud, garnir ét servir avec sauce tartare.ENS AUMO COLO OL 46 Imprimés de HEES De Nouveaux et Attrayants Motifs Dour Rehausser le Cachet de votre Intérieur Ces chics motifs géométriques, conventionnels et floraux sont originaux et exclusifs à Hees.Voici des tissus à tentures de haute qualité \u2014 riches au toucher \u2014 de fort belle apparence et imprimés à la main sur des tissus fabriqués d\u2019après nos propres prescriptions.Les Imprimés à la main Homemaker de Hees sont 100% de fabrication canadienne, et le choix varié des motifs originaux aux couleurs vives et attrayantes offre à tout besoin de décoration intérieure, des dessins s\u2019harmonisant avec les jeux de couleurs de chaque pièce.A gauche: ALADDIN A droite: WOODLANDS Au bas: ENCHANTMENT En vente chez les grands marchands de meubles et ensembliers GEO.H.HEES SON & CO.LIMITED TORONTO MONTREAL Maison fondée en 1887 2 : hex la mention ee Hand Print by Hees sur la lisière du tissu.ECHEC À La Revue Populaire L'AMOUR [ Suite de la page 42 ] \u2014 Ecoutez, Anna, Clairette n'est pas bien; elle a presque 39° de fièvre.Vous ne vous étiez aperçue de rien?\u2014 Non, mademoiselle.J\u2019ai été seulement étonnée que la petite se fût endormie aussitôt après le repas, ce qui ne lui arrivait jamais.Ne vous effrayez pas.Les enfants sont sujets à de brusques malaises qui ne laissent souvent pas de traces.Les deux femmes se tenaient devant le petit lit.\u2014 J'hésite à téléphoner au médecin.Ce serait peut-être le parti le plus sage.\u2014 Justement, aujourd\u2019hui que M.Ro- sati est absent, ce n\u2019est pas de chance.Alexandra calcula le nombre d\u2019heures qui devaient s\u2019écouler avant qu\u2019il ne fût jour\u2026 Elle ne pouvait laisser Clairette sans soins jusque la.En prenant cette décision, ses yeux rencontrèrent la photographie de la mère de la fillette, suspendue à la tête du lit, qui semblait veiller sur elle.Elle pénétra dans sa chambre, prit un châle puis sonna à l'appartement de Claude Rosati où se trouvait le téléphone.Le domestique se hâta d\u2019ouvrir la porte.\u2014 Comment, mademoiselle, c\u2019est vous?\u2014 Oui, répondit-elle brièvement, il faut que je téléphone, Clairette est souffrante.Le domestique la conduisit dans le cabinet de travail, alluma l\u2019électricité et sortit.Sans prêter attention au décor de la pièce où elle entrait pour la première fois, Alexandra décrocha le récepteur\u2026 Le docteur était chez lui et promit que d'ici une demi-heure, il viendrait examiner l\u2019enfant.Cette assurance procura un grand: soulagement à Sandra.Elle se sentit rassurée.À côté du-téléphone, se trouvait placé un grand fauteuil de cuir et Alexandra eut la tentation de s\u2019y laisser tomber tant l\u2019émotion l\u2019avait fatiguée.Elle fit effort sur elle- -même, versa rapidement le salon, aveftit .domestique d\u2019avoir à ouvrir la porte cochère pour le docteur et rentra chez elle.Elle s\u2019assit à côté du lit où Clai- .rette, le visage rouge, s\u2019agitait malgr\u201d son abattement.CHAPITRE XIV E docteur Soria était un ami de Claude Rosati dont Alexandra avait fait la connaissance le lendemain de leur arrivée à Gênes, quand il était venu faire une visite pour examiner les enfants.Le praticien constata, outre la fièvre, un peu d\u2019inflammation a la gorge, et l'enfant, à son réveil, se plaignit d\u2019avoir mal à la tête.Ces symptômes indiquaient clairement que Clairette couvait une maladie mais ne permettaient pas encore de se prononcer.Il n\u2019y avait donc qu\u2019à demeurer dans l\u2019expectative en prenant des précautions.On pouvait encore espérer qu\u2019il s'agissait d\u2019une petite angine suffisante à cet âge pour provoquer la fièvre.Sandra transporta un fauteuil au chevet de Clairette et, le soir, décida de la veiller.La nuit ne fut pas mauvaise; Clairette se réveilla à plusieurs reprises mais ne manifesta pas d\u2019agitation; elle demanda à boire et se rendormit en souriant, une fois assurée que Sandra était installée auprès d\u2019elle.Le lendemain matin, le docteur découvrit, sur les bras et sur la poitrine, des rougeurs; il fronça le sourcil, puis se tournant vers Sandra qui attendait anxieusement le résultat de l\u2019examen, il conclut: \u2014 C\u2019est la scarlatine.Sandra pâlit et, s\u2019éloignant du lit, fit signe au médecin de la rejoindre.\u2014 La scarlatine?Est-ce grave?mur- mura-t-elle.\u2014 Ne vous inquiétez pas, Mlle So- rani.J'ai tout lieu de croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une scarlatine légère.J\u2019ai appris par la domestique que Claude est en voyage.Il vous appartient donc de prendre les dispositions pour mettre Nino à l\u2019abri de la contagion.Si vous le désirez, je pourrais vous envoyer une soeur garde-malade.\u2014 Non, merci.Je donnerai moi-méme les soins a Clairette, répondit Sandra avec décision.\u2014 Il sera probablement nécessaire, au début, de passer quelques nuits.Je crains que ce soit beaucoup de fatigue pour vous.\u2014 Anna m\u2019aidera.N\u2019est-ce pas Anna?\u2014 Bien entendu, mademoiselle.Je suis a votre disposition.\u2014 Docteur, dites-moi la vérité, je vous prie.Clairette n\u2019est pas en danger?insista Sandra.\u2014 En aucune façon.À moins de complications que rien aujourd\u2019hui ne fait prévoir, dans trois semaines, l\u2019enfant sera guérie.C\u2019est une question de patience et de régime.Je suivrai de près le cours de la maladie.Avez-vous pris une décision au sujet de Nino?\u2014 Si vous jugez, docteur, que ce soit suffisant comme séparation, je compte installer Nino dans l\u2019appartement de son oncle.\u2014Ce sera parfait.Toutefois, vous veillerez à ce que Nino n\u2019ait aucun rapport avec les personnes qui approchent l\u2019enfant.\u2014 Naturellement.A votre avis, docteur, dois-je mettre au courant M.Rosati et Mme Savarese?\u2014 Pour le morhent, \u201cje n\u2019en vois pas la nécessité.Il n\u2019y a pas péril en la demeure et je suis sûr que vous serez une infèfnière accomplie.D'\u2019ailleurs Claude _Prochainement de retour.D'autre are > tommunications im- presipnnaraté A nt sans raison Mme Sa- gr imposeraient un long et as ae Si le cas s\u2019aggravait, yurions.jours la ressource de = ¢ .Mais, rassuréfvous: Clai- fette jouit \u2018d\u2019une bonne constitution et\u201d supportera sans dommage un peu de fièvre.Après avoir rédigé son ordonnance, le docteur prit congé de Sandra en promettant de revenir le soir.A partir de ce moment, une nouvelle vie commenca pour la jeune fille: elle ne quittait le chevet de la petite malade que pendant les quelques heures où Anna venait la relayer.Elle prenait ainsi un peu de repos entre 5 heures et 9 heures du matin.Du jour au lendemain, Sandra eut l\u2019impression que cette chambre de malade devenait le centre du monde.Elle n\u2019aspirait plus qu\u2019à une seule chose: voir Clairette guérie.Et elle sentait son affection pour la fillette croître au fur et à mesure des fatigues et des sacrifices qu\u2019elle s\u2019imposait.L'enfant, de son côté, lui témoignait une tendresse grandissante et ne voulait pas qu\u2019elle la quittât un seul instant.Pour la distraire, Sandra lui racontait des contes de fées qui avaient charmé sa propre enfance: le Petit Chaperon rouge, la Belle au Bois dor- Montréal, octobre 1949 mant, la Belle et la Bête.Mais le conte préféré de la petite fille était l\u2019histoire de Blanche-Neige et des sept nains.Le soir, la fièvre augmentait généralement, et Alexandra attendait anxieusement la visite du médecin, craignant toujours d\u2019avoir assumé une trop grande responsabilité en n\u2019avertissant pas M.Rosati et Mme Savarese; toutes les deux heures, elle prenait la température de l'enfant et inscrivait les degrés sur un carton qu'elle présentait au docteur à son arrivée.Dès le troisième jour, le praticien déclara que la maladie évoluait normalement: l\u2019éruption couvrait le corps de Clairette.Dans ces conditions, aucune complication n\u2019était à craindre.Tous les matins, Alexandra recevait une lettre de Nino lui racontant ce qu\u2019il avait fait la veille et demandant des nouvelles de sa petite soeur.À une heure convenue, Sandra sortait sur le balcon et entamait une conversation avec l\u2019adolescent qui se tenait debout sur le balcon contigu.Un matin, Sandra s\u2019était levée plus tard que d'habitude, ayant veillé une partie de la nuit.Elle avait revêtu une blouse blanche pour donner les soins à l\u2019enfant et Clairette faisait des difficultés pour boire sa tasse de lait, Sandra s\u2019efforçant de la persuader d\u2019obéir aux prescriptions du médecin.À ce moment, la porte s\u2019ouvrit et Anna passa la tête par l\u2019entre-bâillement en an- nongant: \u2014 M.Rosati est de retour! Ce dernier la suivait de pres.\u2014 Oh! oncle Claude! s\u2019écria Clairette d\u2019une voix encore faible.\u2014 Ma chérie, mon petit ange! Te voilà malade?dit-il en embrassant l\u2019enfant\u2026 Bonjour, Mlle Sorani ajou- ta-t-il en tendant la main à la jeune fille.Pourquoi ne m\u2019avez-vous pas écrit?Je serais revenu de suite.Alexandra répondit en rougissant 1é- gèrement: \u2014 Le docteur Soria m\u2019a déconseillée de le faire.Sinon, je n\u2019aurais pas pris la responsabilité de cette abstention.\u2014 Avec les soins de Soria et les vôtres, Clairette ne pouvait pas être dans de meilleures mains.Ma présence n\u2019était certainement pas nécessaire, mais Anna m\u2019a dit que vous aviez veillé pendant cing nuits et je m\u2019y serais opposé.Vous êtes pâle.Vous vous êtes beaucoup fatiguée.\u2014 Vous avez avancé votre retour, M.Rosati.Quelqu'un vous a-t-il averti?Nino, peut-être?\u2014 Non, personne ne m\u2019a écrit.Mais je n\u2019ai pas trouvé dans cette excursion le repos et la tranquillité que je cherchais En conséquence, j'ai décidé d\u2019abréger mon voyage.J'ai laissé l\u2019automobile à mes cousins et, pour faire le tour du lac, j'ai repris le train.Nino m'a raconté succinctement ce qui s'était passé.Et je compte sur vous pour me donner des détails.\u2014 Le soir même de votre départ, j'ai remarqué que Clairette paraissait fatiguée et, quand je suis venue la voir dans son lit, j'ai constaté que son visage était rouge et que sa peau brûlait.J\u2019ai téléphoné aussitôt au docteur; le lendemain, la scarlatine se déclarait.Le médecin m\u2019a assuré que ce n\u2019était pas grave.\u2014 Mais vous, Mlle Sorani, qui ne l'avez pas quittée, vous pouviez attraper la maladie.Avez-vous eu la scarlatine dans votre enfance?\u2014 Non, jamais.\u2014 Soria a été imprudent, très imprudent! s\u2019écria Claude en se levant.En entendant cette observation, Alexandra devint encore plus pâle et sentit sa gorge se serrer.Elle dut faire un effort pour dominer son trouble et dit enfin d\u2019une voix normale: \u2014 Pour le moment, M.Rosati, je ne suis pas malade.et heureusement, Clairette va mieux.\u2014 Je vais t\u2019apporter, Clairette, une poupée avec sa chambre à coucher, et elle te tiendra compagnie.\u2014 Elle sera malade aussi! s\u2019écria la petite en battant des mains, et elle écoutera les belles histoires que me raconte cousine Sandra.Connais-tu l\u2019histoire de Blanche-Neige et des sept nains, oncle Claude?\u2014 Non, ma chérie, je l\u2019ignore et je crains que même si j'étais malade, Mlle Alexandra ne me la raconterait pas.\u2014 C\u2019est que tu n\u2019es pas un petit enfant, oncle Claude.\u2014 Sans doute, mais les belles histoires m\u2019enchantent encore.Malheureusement, celles qui m\u2019ont été contées jusqu\u2019à présent n\u2019ont pas eu un heureux dénouement.Involontairement, la jeune fille jeta un regard à la dérobée sur son voisin.Pour la première fois, elle observa sur le visage aux traits accusés une expression mélancolique.Contre toute raison, elle en éprouva une joie soudaine irrésistible, sur laquelle le raisonnement n\u2019avait pas prise.La sonnette de la porte d'entrée retentit alors et Anna, quelques instants plus tard, introduisit le docteur Soria.\u2014 Tiens, Claude!\u2026 Te voilà déjà de retour! \u2014 Oui, répondit-il.La magnificence du décor des lacs m\u2019oppressait\u2026 Tant de grandeur me dépasse probablement.\u2014 Tu n\u2019as pas perdu, en tout cas, ton goût pour les paradoxes, riposta le mé- \u2018decin.Où en est ma petite malade?ajouta-t-il en s\u2019approchant du lit de Clairette.Claude Rosati gagna la fenêtre pour laisser le docteur examiner Clairette.Celui-ci prit connaissance du bulletin de température et posa quelques questions à Alexandra.Puis il rejoignit Claude.\u2014 La maladie suit son cours normalement et je prévois que d\u2019ici une quinzaine, Clairette pourra se lever.Il n\u2019y a donc aucune raison de se tourmenter.\u2014 Mlle Sorani n\u2019a jamais eu la scarlatine.N\u2019est-elle pas exposée à un risque en soignant l\u2019enfant?\u2014 Dès le début, j'ai proposé à Mademoiselle de lui envoyer une soeur garde-malade, mais elle a refusé catégoriquement.Elle a insisté pour soigner elle-même Clairete.Evidemment, la contagion est possible mais les grandes personnes y échappent souvent.\u2014 En tout cas, reprit Rosati, Mlle Sorani doit dormir la nuit et prendre un peu d\u2019air dans la journée.Tu me feras donc plaisir en envoyant une garde-malade.\u2014 Je ne veux pas voir de soeur! Je veux que cousine Sandra reste auprès de moi, hurla la petite.\u2014 Sois tranquille, ma chérie, je ne te quiterai pas, dit Alexandra en caressant l\u2019enfant.Puis, se tournant vers Claude, elle ajouta: \u2014 Ne vous préoccupez pas à mon sujet, M.Rosati.Clairette est satisfaite de son infirmiére et je suis heureuse de lui donner des soins.Si j'attrape la scarlatine, accorda-t-elle en riant, le docteur Soria me tirera d\u2019affaire à mon tour, voilà tout! \u2014 Tu ne peux pas t\u2019étonner que mademoiselle n\u2019ait pas accédé à mon conseil, puisque toi-même tu n\u2019as pas réussi, malgré ton caractère autoritaire, à la persuader.En ma qualité de médecin, je te conseille de ne pas t\u2019attarder dans la chambre de notre malade et puisque Nino habite chez toi, aie soin de te laver les mains et la figure avec un désinfectant et de changer de vêtements avant de revoir ton neveu.Allons, adieu, à ce soir! Quand le médecin eut quitté la pièce, Sandra et Rosati demeurèrent quelques instants debout, de chaque côté du lit de Clairette, qui s\u2019était assoupie.La 47 AUTOMATIQUE DOUBLE 3D COTTON\u2014 UNENTT, CHAUD en 30 secon des Chauffe plus vite @ Reste chaud plus longtemps @ Repasse plus rapidement Si vous n\u2019avez jamais employé le fer à repasser Ironmaster Sunbeam, vous ne pouvez savoir comment le repassage peut se faire de façon aussi rapide et aussi facile.Vous n\u2019attendez pas, car le fer est chaud en moins d\u2019une minute et il vous donne la chaleur uniforme voulue pour le genre de tissu à repasser.Voilà pourquoi le repassage se fait plus rapidement, sans souffrir de la chaleur, quand vous avez un fer Sunbeam sous la main.Chale ur asse et re- LE FER SUNBEAM est muni d\u2019un régulateur de la gulière Qui chaleur à l\u2019avant de la poignée, à un endroit toujours pas les plus frais et commode.Facile à voir.Facile à régler.Un fines lingeries.coup de pouce vous donne la chaleur voulue, sans aucun risque.LE FER SUNBEAM donne une chaleur rapide et constante grâce au régulateur de chaleur automatique double, invention exclusive Sunbeam.Il chauffe plus RAPIDE vite mais ne surchauffe jamais.Il atteint une chaleur Chaleur basse en 30 secondes pour repasser la rayonne et une élevée ec haute chaleur en 2 minutes et demie pour la toile pour les pesante et humide.toiles pe- DE PLUS .santes et » il est muni d'une poignée refroidie par humides.l\u2019air sur laquelle repose le poignet .la surface de repassage est plus large .la corde est fixe .la forme du fer est élégante.Voyez votre marchand.SUNBEAM CORPORATION (CANADA) LIMITED , , «321 WESTON RD.SOUTH, TORONTO 9, ONT.Renommés pour leur GRILLE-PAIN Sinbedm.MIXMASTER.IRONMASTER, SHAVEMASTER, etc. 48 Maintenant que Le Lait Eagle Brand est de retour\u2026 régalez-vous de nouveau de ces MACARONS À LA NOIX DE COCO qui se font presque tout seuls! 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Vimo VF LU Laden jeune fille abaissa un store afin que la chambre demeurât dans la pénombre.En revenant au chevet de l\u2019enfant, Sandra dit: \u2014 Elle dort.Rien ne peut lui être plus salutaire.Rosati se leva.\u2014 Je vais envoyer Anna pour vous relayer et j'espère que vous voudrez bien me promettre d\u2019aller vous reposer à votre tour.\u2014 Certainement, mais je vous assure que je ne suis pas fatiguée.\u2014 Même dans ce cas le repos vous est nécessaire\u2026 Que puis-je dire de plus?Pour une preuve de bonté et de compassion de ce genre, on ne trouve pas de paroles pour remercier.Seule, celle dont la photographie est à la tête du lit de Clairette saurait exprimer sa gratitude.À votre place, elle aurait agi de la même façon.Si elle nous voit encore.Non, je ne veux pas invoquer une nouvelle émotion.Au revoir! Quand elle fut seule, Alexandra demeura debout comme absorbée, les yeux fixés sur la photographie de la mère de Clairette.Elle se secoua en entendant Anna ouvrir la porte et sortit.Une fois dans sa chambre, elle ouvrit les grandes fenêtres et le soleil y pénétra en maitre.Le ciel était bleu et donnait l'illusion, par cette belle journée de novembre, d\u2019une atmosphère estivale; la mer parfaitement calme confirmait cette impression.Alexandra respira fortement comme si elle avait besoin, après son long séjour dans la petite chambre de la malade, de reprendre souffle.Elle s\u2019accouda sur la balustrade du balcon pour mieux goûter la plénitude de vie qui émanait de la nature en fête.Peu à peu, toutes les paroles échangées autour du lit de la fillette, à partir du moment où Claude Rosati était entré, lui revinrent à la mémoire.Elle se demandait pourquoi M.Rosati avait abrégé son voyage.Malgré toutes les grâces déployées par la comtesse Ga- brio, le besoin de solitude ne disparaissait pas: c\u2019est donc que l\u2019empire de la petite cousine ne prévalait pas\u2026 I s\u2019était volontairement séparé d\u2019elle.Au souvenir des sentiments de reconnaissance exprimés par Claude avec une délicatesse toute féminine que rien, dans son apparence physique, ne pouvait faire soupçonner, la jeune fille se sentit émue.Mais pourquoi Claude Rosati se préoccupait-il d\u2019elle à ce point?La crainte de la contagion à ses dépens devait-elle être attribuée simplement au fait que M.Rosati se croyait tenu de protéger tous ceux qui vivaient sous le toit de son frère?En- globait-il dans sa compassion sa- petite nièce et une jeune fille: deux êtres faibles?S\u2019il en était ainsi, il la jugeait bien mal: elle saurait préserver son indépendance et, d\u2019ailleurs, en cas de besoin, son père n\u2019était-il pas toujours prêt à se tenir à ses côtés?Néanmoins, Sandra admettait que l'intérêt sympathique que M.Rosati lui témoignait aurait pu la toucher si les paroles offensantes à son égard qu\u2019elle avait surprises n\u2019avaient creusé entre eux un fossé que rien ne pouvait combler.D'ailleurs, à quoi bon se préoccuper des motifs qui poussaient Claude Rosati à lui témoigner une amitié qu\u2019elle D\u2019avait jamais encouragée?\u2026 Il s\u2019agissait maintenant de guérir Clairette et ensuite, quand Georges Rosati serait de retour, elle se trouverait dégagée de toute obligation et libre de quitter Gênes.Elle referma la fenêtre et s\u2019étendit sur une chaise-longue, se conformant ainsi involontairement aux recommandations de Claude Rosati.La Revue Populaire CHAPITRE XV LAIRETTE entrait en convalescence.La fièvre avait disparu et l\u2019enfant, encore pâle et affaiblie, dormait pendant des heures et, à son réveil, demandait à manger.Par précaution, le docteur avait conseillé de la garder au lit durant quelques jours.La poupée, dans son lit laqué blanc, que loncle Claude avait eu soin de choisir pareil à celui de Clairette, lui tenait fidèle compagnie.Alexandra, que la petite réclamait sans cesse, la considérait avec une tendresse maternelle.Deux fois par jour, Claude Rosati venait faire une visite et s\u2019asseyait quelques instants au chevet de l'enfant.Un soir, Clairette s\u2019était endormie plus tôt que de coutume et Claude se préparait à prendre congé.Sandra qui se tenait debout, au pied du lit, fut prise soudain d\u2019un étourdissement et dut se raccrocher au lit pour ne pas tomber: elle eut l'impression que tout vacillait autour d\u2019elle et serait tombée si deux bras ne l'avaient soulevée comme une enfant.Quand elle reprit connaissance, elle était étendue sur sa chaise-lon- gue.Claude se tenait auprès d\u2019elle et la regardait avec des yeux égarés.Elle rougit légèrement et fit mine de se lever.Claude parut soudain revenir de la réalité et en s\u2019apercevant qu'il se trouvait dans la chambre de la jeune fille, son visage laissa paraître un léger embarras.Instantanément, il s'approcha de la porte et sonna, puis revint avec la même rapidité auprès de Sandra.\u2014 J'ai appelé Anna mais elle n\u2019a pas dû m'\u2019entendre.Elle va répondre à la sonnette\u2026 Mais vous, pourquoi n\u2019avez- vous pas dit que vous étiez malade?Vous avez la fièvre.Soria n\u2019est donc pas venu ce soir?\u2014 Non, répondit Alexandra d\u2019une voix faible.Il ne vient plus que le matin désormais.\u2014 Qu'\u2019avez-vous ressenti?\u2014 Un assez fort étourdissement, mais c\u2019est passé, ce ne sera rien.Rosati demeura immobile et si manifestement angoissé que Sandra ferma les yeux pour éviter de déchiffrer sa physionomie.Anna se présenta.Rosati dit aussitôt: Anna, Mlle Sorani a été prise d\u2019un étourdissement.Aidez-la à se coucher.Je vais téléphoner au docteur.Clairette dort.Restez ici en attendant le médecin.Alexandra voulut protester mais M.Rosati avait déjà quitté la chambre.\u2014 Qu'avez-vous, mademoiselle?demanda la domestique.\u2014 Je n\u2019en sais trop rien.Voici deux ou trois jours que je me sens mal à mon aise.Je ne voulais pas le dire, supposant que cela passerait.J\u2019attribuais ce trouble à la fatigue.Mais tout à l'heure, la tête m\u2019a complètement tourné et je serais tombée si M.Rosati ne m'avait soutenue.\u2014 Vous avez la fièvre, mademoiselle, dit Anna en lui enlevant ses souliers\u2026.Votre peau est brûlante.\u2014 En effet, j'ai peut-être un peu de fièvre.Une fois étendue sur son lit, Alexandra se sentit mieux; elle avait moins mal à la tête.Il ne s\u2019agissait peut-être que d\u2019un peu de fatigue.Tout en boutonnant la chemise de nuit de la jeune fille, Anna l\u2019observait attentivement.En se relevant, elle dit: \u2014 Ne vous effrayez pas, mademoiselle, mais je crains que vous n\u2019ayez attrapé la scarlatine a votre tour.Vous avez sur le visage une éruption semblable à celle de Mlle Clairette.Deux heures plus tard, après avoir examiné Sandra, le docteur Soria ne put que confirmer le diagnostic de la femme de chambre: c\u2019était bien la scarlatine.La malade accepta cette éventualité avec calme.Le docteur, au contraire, parut affecté et déclara: Montréal, octobre 1949 \u2014 Claude avait raison: je n\u2019aurais pas dû vous autoriser à rester au chevet de Clairette\u2026 A votre âge, les chances de contagion sont trop grandes\u2026 Enfin, je prévois que pour vous aussi la maladie prendra une forme bénigne.\u2014 Je n\u2019en doute pas, docteur, mais je vous serais obligée de m'envoyer une soeur garde-malade: Anna est déjà fatiguée et il faut qu'elle se consacre à soigner Clairette.\u2014 La soeur sera chez vous a la première heure demain matin.J\u2019espère, Mlle Sorani, que vous ne me tiendrez pas rigueur d\u2019avoir accédé au désir que vous avez exprimé de donner vous- même vos soins à Clairette?\u2014 Je n\u2019y penserai pas, docteur! C\u2019est un petit ennui, voilà tout! En sortant de la chambre de la malade, le médecin trouva Claude Rosati qui marchait dans le corridor, la tête baissée, les mains derrière le dos.\u2014 Eh bien?demanda-t-il aussitôt.Le docteur leva les bras dans un geste de découragement et répliqua: \u2014 Mlle Sorani a la scarlatine à son tour! Rosati fronga le sourcil: \u2014 Tu es en grande partie responsable de cette complication d\u2019autant plus fâcheuse que nous avions le devoir de ne pas l\u2019exposer inutilement à ce risque.J\u2019aurais mieux fait, de mon côté, de ne pas quitter Gênes! As-tu pris les mesures de circonstance?\u2014 Demain matin, jenverrai une soeur garde-malade qui sera relayée par une autre pour la nuit.\u2014 En conscience, Soria, tu ne crois pas utile de provoquer une consultation?\u2014 Une consultation pour un cas de scarlatine sans gravité selon toute apparence?.Cette suggestion m\u2019offenserait si je ne tenais pas compte de ton agitation anormale.Un bon conseil: laisse dormir les deux malades et va prendre un peu de repos, ce dont tu as besoin.Au revoir, à demain matin! Un quart d\u2019heure après, quand Anna sortit de la chambre pour aller chercher une tasse de lait destinée à Alexandra, elle trouva M.Rosati qui l\u2019attendait pour avoir des nouvelles.\u2014 Anna, demanda-t-il, comment va Mlle Sorani?\u2014 Elle s\u2019est assoupie.Ne vous tourmentez pas, M.Rosati.J\u2019ai placé mon lit pliant entre les deux pièces de façon à surveiller les deux malades et, en cas de plus mal, je vous ferai avertir.Mlle Sorani ne prenait aucune précaution! Elle embrassait Clairette et se laissait embrasser par elle sans s\u2019occuper de la contagion.Mme Savarese n\u2019aurait pas fait preuve de plus de dévouement.Bonsoir, Monsieur.Le lendemain matin, après une nuit agitée, le médecin constata que la fièvre avait tendance à augmenter.Clairette commençait à se lever, venait s\u2019asseoir au chevet de Sandra et pour la, distraire lui racontait les fables qu\u2019elle avait apprises.Alexandra ne souffrait pas beaucoup et la tranquillité qui régnait dans les deux chambres lui procurait un grand soulagement.Elle voulut écrire elle- même une carte à son père pour qu\u2019il ne se doute de rien.Quand elle sortait de l\u2019assoupissement provoqué par la fièvre, elle trouvait la soeur Mercédès assise au pied de son lit qui détachait les timbres-poste des vieilles lettres pour des, Missions.A la fin de la semaine, un événement se produisit qui troubla la paix relative dont jouissait la malade.Le docteur Soria pénétra dans la chambre suivi d\u2019un homme d\u2019un certain âge que Sandra ne connaissait pas.\u2014Qu\u2019y a-t-il, docteur?demanda Sandra un peu surprise.\u2014 Le professeur Salvestri vient vous examiner, Mlle Sorani.\u2014 Une consultation?s'écria Sandra.Mon état s\u2019est donc aggravé?\u2014 En aucune façon, répondit le professeur.Mais mon collègue Soria est venu hier de la part de M.Rosati me demander de lui donner mon avis.\u2014 La maladie suit son cours, mais je serais content de tranquilliser tout à fait M.Rosati.Mademoiselle est l\u2019invitée de son frère et il se considère responsable qu\u2019elle ait attrapé la scarlatine au chevet de Clairette.Le professeur posa diverses questions à son collègue, procéda à un examen attentif de la malade, puis il conclut: \u2014 Vous êtes dans de bonnes mains, mademoiselle, et votre guérison ne tardera pas.Aucune complication n\u2019est à prévoir.Le coeur est parfait et les poumons ne laissent rien à désirer.Prenez patience.Les deux médecins quittèrent alors la pièce.Une fois seule, Sandra remit de l\u2019ordre dans sa toilette et se leva dans son lit.Elle se mit à réfléchir: sa maladie était-elle done plus sérieuse qu\u2019elle ne se l\u2019imaginait?Jusqu\u2019alors, elle n\u2019avait pas ressenti la moindre inquiétude.D'ailleurs, elle ne doutait pas que s\u2019il se fût agi d\u2019un cas grave, Claude Rosati n\u2019eût pas manqué d\u2019avertir son père.À cette idée, elle éprouva un violent désir de revoir le baron Sorani.Pour lui éviter une angoisse inutile, elle avait cru bien faire de lui cacher son état, mais si son état devenait inquiétant, elle tenait essentiellement à la présence de son père.Peu après, le docteur Soria s\u2019aperçut de l\u2019agitation de la malade: il lui tâta le pouls.\u2014 J\u2019avais prévenu Claude que cette consultation vous impressionnerait.Je vous donne ma parole d'honneur qu\u2019elle était parfaitement inutile.\u2014 Docteur, parlez franchement.Ne serait-il pas opportun d\u2019avertir mon père?Si quelque complication survenait, je souhaite que mon père.Je vous en donne l'assurance, il n\u2019y a aucune nécessité de ce genre.D'ici huit jours, je pense, vous pourrez commencer à vous lever.Naturellement, si vous avez envie de revoir votre père, rien ne vous empêche de lui exprimer ce désir.\u2014 Je voudrais, au contraire, s\u2019il n\u2019y a pas urgence, lui épargner cette peine.\u2014 N\u2019ay2z aucun serupule a ce sujet.Vous avez confiance en ma parole?\u2014 Oui, mais alors, je ne m\u2019explique pas la visite de ce professeur.\u2014 Je vous l'ai dit: Claude a exigé cette consultation.Vous savez qu\u2019il n\u2019est pas facile de lui résister.Votre maladie le préoccupe d\u2019une manière incrovable, étant donné son caractère impressionnable.Sandra fit semblant de chercher son mouchoir sous son traversin pour dissimuler son trouble.Le docteur Soria reprit: \u2014 Le souci de Claude est assez naturel: vous étes ici seule.loin de votre famille.et sa responsabilité lui pèse.Je suis content aprés tout que le professeur Salvestri ait confirmé mes dires.Il donne en ce moment à Claude toutes les précisions possibles.À demain.Rien de changé pour le régime, ajouta-t-il, en se tournant vers la garde-malade.Mais Mlle Sorani a besoin de beaucoup de repos.\u2014 Au revoir, docteur, et merci, dit Sandra.Rassurée, Alexandra laissa retomber sa téte sur les oreillers.Elle éprouvait un étrange sentiment de paix.Pour la première fois qu\u2019elle avait quitté son foyer, elle se retrouvait dans une ambiance protectrice: de loin, quelqu\u2019un veillait sur elle.Les explications du docteur avaient dissipé le trouble que lui causait l\u2019attitude de Claude Rosati à son égard.Pourtant, elle ne put faire autrement que d\u2019évoquer devant ses yeux la pâ- NOUVELLE! 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Anna, dit-elle en s\u2019agrippant au lit.Est-ce possible! Je ne me tiens pas debout.\u2014 C\u2019est l\u2019affaire d\u2019un moment, mademoiselle, répondit la domestique.Et, pour la rassurer, elle ajouta: \u2014 Clairette n\u2019était pas plus fière à ses débuts et le lendemain, elle courait comme un cabri.\u2014 C\u2019est bien vrai, mais je suis restée couchée plus longtemps qu\u2019elle.Nous voilà déjà en décembre.Comme le temps passe! \u2014 Rappelez-vous, mademoiselle, que le docteur a bien recommandé que vous ne bougiez pas aujourd\u2019hui.Asseyez- vous sur le fauteuil\u2026 Vous avez froid?Je vais vous mettre une couverture sur les pieds.\u2014 C\u2019est inutile, je me sens très bien.Le chauffage central donnait à la chambre une température très agréable et, de plus, un magnifique soleil y répandait ses rayons brûlants, donnant ainsi l\u2019illusion de ne pas être en plein hiver.Cette impression était encore affermie par la vue qu\u2019on avait de la fenêtre où l\u2019azur du ciel et celui de la mer se confondaient.Alexandra s\u2019installa sur la chaise- longue avec un sentiment de satisfaction et de bien-être.La vieille femme de chambre lui passa un oreiller sous la tête, lui mit à portée une table avec ses livres de chevet et une tasse de lait.De sa chaise-longue, elle contemplait le bref crépuscule de décembre, les yeux tournés vers la fenêtre.Le soleil avait disparu derrière les montagnes; sur la mer et dans le ciel, quelques La Revue Populaire \u201c lambeaux roses persistaient puis s\u2019effacèrent pour faire place à une teinte grise envahissant l'horizon; dans la pièce, l\u2019obscurité gagnant peu à peu du terrain: les meubles paraissaient changer de forme avant de devenir invisibles.Alexandra ferma les yeux et, malgré la chaude température de l\u2019appartement, elle éprouva un léger frisson.Toutefois, elle ne pouvait se décider à se coucher, en proie à une sorte d'inertie.Elle surprit un bruit de voix au loin mais n\u2019y prêta pas attention.Peu après, la porte s\u2019ouvrit et la domestique parut.\u2014 Mademoiselle, dit-elle, M.Rosati vous fait demander s\u2019il peut venir vous saluer.Alexandra sentit que son coeur battait à se rompre.Elle était encore si faible que la moindre émotion la faisait tressaillir.Anna attendait la réponse.Sandra parvint enfin à articuler à voix basse: \u2014 Faites entrer M.Rosati.Allumez les lampes auparavant, s\u2019il vous plait.Alexandra entendit se rapprocher le pas rapide qu\u2019elle connaissait si bien.Elle appuya la tête sur ses oreillers comme prise d\u2019un étouffement mais instantanément, elle reprit possession d\u2019elle-même et se redressa dans une attitude d\u2019attente.Claude Rosati s\u2019arréta un instant sur le seuil: d\u2019un regard, il enveloppa la fine silhouette, le visage pâle, les yeux bleus tournés vers lui.\u201cEn quelques enjambées, il se rapprocha, prit les mains de la jeune fille et les serra doucement entre les siennes.\u2014 Bonsoir, Mlle Alexandra.Finalement, Soria vous a donné la permission de vous lever?Comment vous sen- tez-vous?Alexandra retira ses mains et les posa sur ses genoux.Elle détourna les yeux du regard braqué sur son visage.\u2014 Je me sens assez bien.\u2014 Vous êtes encore un peu pâle.Vous vous sentez encore faible?\u2014 Oui, un peu.Rosati demeurait debout à côté de la chaise-longue.\u2014 Asseyez-vous, dit Alexandra comme malgré elle.\u2014 Vous voulez bien m\u2019y autoriser?Quelques minutes seulement.Je craindrais \u2018de vous fatiguer.Rosati prit place sur une chaise basse et Alexandra observait à la dérobée, comme si elle voulait les reconnaître, le visage glabre et fermé, l\u2019oeil profondément enfoncé sous l\u2019are des sourcils.La bouche rigide revêtait maintenant une expression de joie.Cette constatation troubla la jeune fille et comme Claude gardait le silence, elle prit la parole: \u2014Je vous remercie vivement, M.Rosati, pour les violettes.et aussi pour toutes les attentions dont vous m\u2019avez comblée pendant ma maladie.\u2014 Vous n\u2019avez pas à me remercier.La reconnaissance doit demeurer toute de notre côté.Je dois vous avouer que votre maladie a fait naître en moi un vrai remords et une grande inquiétude, Alexandra.Elle tressaillit en s\u2019entendant appeler par son prénom.Mais elle n\u2019en laissa rien paraître et répondit froidement: \u2014 Il n\u2019y avait pas de motif ni pour le remords, ni pour l\u2019inquiétude.\u2014 Chacun juge d\u2019après son point de vue, riposta Claude d\u2019un ton calme\u2026 Nos points de vue diffèrent grandement malheureusement.En tout cas, puis-je ajouter que votre guérison m\u2019apporte un bien grand soulagement?° Alexandra fit un signe de tête affirmatif sans lever les yeux.Un long silence succéda.Ni l\u2019un, ni l\u2019autre ne paraissaient disposés à le rompre, comme s'ils suivaient chacun une pensée secrète.M.Rosati se leva au bout de quelques instants et dit: \u2014 J\u2019oublie qu\u2019il se fait tard et que vous devriez sans doute être couchée. pr Montréal, octobre 1949 En rentrant, j'ai rencontré Soria qui m'a annoncé qu\u2019il vous avait permis de vous lever\u2026 J\u2019ai voulu vous féliciter immédiatement.J'aurais mieux fait d\u2019attendre à demain.Le moment était mal choisi.Ma visite vous a peut-être fatiguée, pardonnez-moi.\u2026.Alexandra remarqua combien la voix grave et profonde de Claude Rosati, habitué à donner des ordres brefs ou à conduire des discussions serrées, pouvait s\u2019adoucir\u2026 Peut-être réservait-il cette intonation pour les enfants et les malades?\u2014 Je vous suis bien reconnaissante, au contraire, de votre visite, répondit Alexandra en prenant congé.De l\u2019antichambre, Sandra entendit Claude appeler sa nièce pour lui dire adieu.Puis la porte se referma derrière lui.Elle se leva alors et se déshabilla sans aide comme si une force réparatrice venait de lui être transfusée; elle se cacha le visage dans son oreiller.Prise dans une sorte de remous où se mélaient la joie et le découragement, une pensée dominait cependant dans son esprit: la nécessité de s\u2019éloigner de cette maison si elle voulait demeurer fidèle à ses principes.Elle se rendait compte que, pour obtenir ce résultat, elie devait oublier les personnes au contact desquelies elle vivait actuellement mais, en même temps, elle ne pouvait s\u2019empêcher d\u2019éprouver une crainte terrible de franchir ce seuil au delà duquel elle prévoyait qu\u2019elle irait à l\u2019encontre d\u2019une nuit sans espérance.Peu de jours après, la matinée avait été pluvieuse mais le vent s\u2019était levé et, vers onze heures, l\u2019apparition d\u2019un beau soleil décida Alexandra à faire sa promenade habituelle et à emmener Clairette avec elle.La petite manifesta sa joie de sortir pour la première fois avec la cousine Sandra et courut sur le balcon pour communiquer à Nino cette bonne nouvelle; ce dernier, en effet, habitait toujours chez son oncle en attendant que leur appartement eût été désinfecté.Arrivée au bord de la mer, Alexandra s\u2019assit sur un mur bas prolongeant Penceinte du couvent; Clairette courut aussitôt vers la plage pour examiner les barques qu\u2019on y avait tirées.Sandra, baignée dans cette atmosphère ensoleillée, demeurait comme engourdie.Soudain, elle entendit, provenant du boulevard longeant la mer, une voix appelant: \u2014 Clairette! Clairette! \u2014 Voilà Nino, s\u2019écria la petite fille se précipitant à la rencontre de son frère.Les deux enfants s\u2019approchèrent de Sandra; la fillette blonde et l\u2019adolescent au teint brun formaient un groupe charmant, mais leurs vêtements de deuil, contrastant avec le lumineux décor et l\u2019éblouissante clarté de l'heure, éveillèrent chez Sandra une infinie pitié pour ces jeunes créatures prématurément privées de la sollicitude maternelle; elle se reprocha d\u2019avoir été égoïste, d\u2019avoir songé de les abandonner avant même le retour de leur père.D\u2019un geste maternel, elle ouvrit les bras à Nino qui alla s\u2019asseoir sur le mur auprès d\u2019Alexandra qui l\u2019interrogea sur ses études, s\u2019informant s\u2019il avait des camarades sympathiques, si, chez son oncle, il ne manquait de rien.L'adolescent, qui était doué d\u2019une sensibilité presque féminine, apprécia les soins affectueux dont Sandra l\u2019entourait et se pencha pour lui embrasser la main: \u2014 Merci, cousine Sandra.Vous me permettez à moi aussi de vous donner ce nom?\u2014 Cher enfant, répondit-elle en lui caressant les cheveux.Pour dissiper l\u2019émotion qui l\u2019étreignait, Nino se mit à raconter ses faits et gestes pendant ces deux mois d\u2019absence et Alexandra retrouvait son rire d\u2019enfant, en écoutant ce récit imagé.Au 51 bout de quelques minutes, elle consulta sa montre et dit : \u2014 Il est midi passé! Il faut penser au retour.\u2014 Mais l\u2019oncle Claude, interrompit Nino, vient de monter chez lui pour un instant et il m'a dit qu\u2019il reviendrait nous prendre en automobile pour vous éviter la fatigue de grimper ce raidillon.\u2014 Non, je ne suis pas fatiguée.Dans ce cas, nous attendrons.Malgré l\u2019effort qu\u2019elle faisait pour se dominer, la jeune fille articula difficilement ces derniers mots.Involontairement, elle jeta un regard à la dérobée dans la direction où devait apparaître la voiture.Dès qu\u2019elle fut en vue, elle détourna les yeux.\u2014 Voilà mon oncle! cria Nino.La portière s\u2019ouvrit et Claude Rosati sauta vivement à terre.Il s\u2019approcha et Alexandra remarqua sa pâleur.Mais sa voix, en la saluant, conservait son intonation de calme cordialité.\u2014 Bonjour, Mlle Sorani.Bonjour, Clairette! Comment vous sentez-vous ce matin, Mlle Sorani?.Votre promenade ne vous a-t-elle pas fatiguée?\u2014 Du tout! \u2014 Vous préférez peut-étre faire a pied ce petit bout de chemin?\u2014 Oui.oui.Alors, Nino, dis au chauffeur qu\u2019il peut rentrer.Reste- rons-nous encore un peu ici?ajouta- t-il en s\u2019adresant a Sandra.\u2014 Je crois qu\u2019il est préférable de rentrer.Clairette a I\u2019habitude de déjeuner a cette heure-ci.Ils prirent aussitôt le chemin du retour.Les deux enfants les précédaient et prirent rapidement une bonne avance.Demeurés seuls, un silence embarrassant se dressa entre eux.Claude Ro- sati le rompit soudain en demandant: \u2014 Aimez-vous la mer, Mlle Sandra?\u2014 Beaucoup, répondit-elle en se retournant à moitié pour jeter un dernier tegard sur l'immense étendue liquide.\u2014 Dans ces conditions, j'espère que ma surprise vous agréera.J'ai tout fait remettre en état dans la villa de Bor- dighera afin que vous puissiez y faire un séjour avec Clairette.J\u2019en reviens.C\u2019est le printemps là-bas!\u2026 Le jardin est en fleurs.J\u2019ai des amis dans le pays auxquels vous pourrez toujours avoir recours en cas de besoin.D'ailleurs, j'irai souvent passer la journée.Dans ce milieu, vous reprendrez rapidement des forces et bonne mine\u2026 Qu\u2019en dites- vous?\u2014 Je ne puis que vous remercier de votre bonté.\u2014 Bonté?.reprit-il en se penchant vers elle.Non, ce n\u2019est pas de la bonté, mais une profonde dévotion.J\u2019ose employer le terme exact bien qu\u2019en vérité vous ne fassiez rien pour m\u2019encourager, conclut-il en la regardant dans les yeux comme s\u2019il voulait lire ses pensées.\u2014 Je ne comprends pas.\u2014 Vous me comprenez parfaitement.Si je m\u2019en rapportais à votre attitude, je vous considérerais comme un être d\u2019une invincible froideur, mais votre façon d\u2019agir avec les enfants m\u2019a révélé chez vous des réserves de sensibilité et de tendresse.Je vous connais mieux que vous ne voulez l\u2019admettre\u2026 Aussi je puis supporter de votre part, sans en souffrir trop, des rebuffades qui me paraîtraient intolérables venant de quel- qu'un d\u2019autre\u2026 En réalité, la patience n\u2019est pas ma principale vertu! ajouta- t-il en riant.Alexandra était devenue écarlate; mais Claude lui évita l\u2019obligation d\u2019exprimer son trouble en changeant de conversation.\u2014 J\u2019ai reçu hier une lettre de Sava- rese: il m\u2019annonce que Claire viendra nous faire une visite après les fêtes.On avait d\u2019abord projeté une réunion pour Noël et la nouvelle année, mais j'ai préféré remettre au mois suivant.Les enfants auraient encore plus cruellement senti l\u2019absence de leur mère et Bain £ i595 N MONILALM Numéro 718 Disponible en services complets su au morceau chez les détaillants partout au Canada.EE messe Me fées.de 32 S()S nettoie marmites et casseroles EN UN CLIN D'OEIL! 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Anna, partie la veille, les attendait sur le quai et les trois femmes montèrent dans une des élégantes petites voitures qui stationnaient dans la cour, pour gagner la villa où Marie Rosati aimait tant à séjourner.La magnifique situation de la villa et le jardin charmèrent immédiatement Alexandra.Derrière la maison, les plantations d\u2019oliviers étalaient leur verdure argentée; du second étage et de la terrasse, on apercevait la mer.Le temps était si beau que la plupart des grands hôtels avaient ouvert leurs portes avant la date habituelle.Clairette ne manifestait aucune fatigue et, dès son arrivée, elle se mit à la recherche de la petite fille du jardinier, sa compagne de jeux.Sandra, guidée par Anna, visita la maison dont la décoration et l\u2019ameublement témoignaient du goût de celle qui avait présidé à l'installation: sur les tables, des toiles brodées et sur les meubles clairs, des coussins multicolores donnaient un cachet d\u2019élégance raffinée.Une des chambres demeurait les persiennes closes: celle où dormait la mère prématurément enlevée à sa famille.Anna introduisit Sandra dans une grande pièce exposée au soleil et agrandie d\u2019un balcon dont la vue était enchanteresse.\u2014 M.Rosati, expliqua Anna, a dit de prendre pour vous cette pièce qui, de tout temps, a été réservée aux invités.La Revue Populaire \u2014 Je m'y trouverai à merveille, mais où sera Clairette?\u2014 M.Rosati m\u2019a dit de m'installer, avec la petite, dans la chambre des enfants.Il tient, Mademoiselle, à ce que vous puissiez vous reposer en toute tranquillité.Il m\u2019a expressément recommandé de veiller à ce que vous ne soyez aucunement dérangée\u2026 Vous avez été plus d\u2019un mois au lit et vous êtes encore très pâle.Il faut profiter de votre séjour ici pour vous remettre tout à fait.Le lendemain matin, sous l\u2019influence bienfaisante d\u2019un soleil printanier, il ne restait plus trace de cet état d\u2019âme.Ayant retrouvé son sang-froid, Sandra s\u2019étonna de la faiblesse à laquelle elle venait de succomber: était-elle donc si débile moralement au point de ne pouvoir supporter le poids de la solitude?Elle décida de faire un effort pour secouer cette apathie: elle appela Clairette qui prenait déjà ses ébats dans le jardin et lui dit de se préparer pour aller faire une belle promenade.La jeune fille et la fillette suivirent l\u2019imposante artère bordée de pins parasols dont la ligne sombre se détache contre l'horizon entre la mer et le ciel; elles obliquèrent bientôt vers la petite église de San Ampellio; la petite construction basse paraissait avoir été construite par les rudes marins d\u2019autrefois, antre les grandes masses de rochers, en bordure de la mer, dans le but de la rendre propice.Un peu plus loin, le casino d\u2019une élégance prétentieuse contrastait étrangement avec le grave décor.Alexandra s\u2019arrêta avec l'enfant pour contempler la vue magnifique qui s\u2019étendait devant elles.Le soleil était si chaud qu\u2019Alexandra enleva son manteau et s\u2019assit dans une anfractuosité rocheuse pendant que la petite fille s\u2019musait à récolter des coquillages.La douceur de l\u2019atmosphère dans ce pays qui paraissait créé pour le rêve et le bonheur plongea Sandra dans une sorte de torpeur.Un appel de cloche la fit tressaillir et lui rappela que l\u2019heure du déjeuner approchait.Elle fit signe à Clairette de venir la rejoindre et elles se dirigèrent à pas lents vers la villa.Tout le long du chemin bordé de jardins fleuris sortaient des charrettes remplies de mimosas coupés qui répandaient dans l\u2019air un parfum persistant.En approchant de la maison, Alexandra crut voir une haute silhouette pénétrer par la porte d\u2019entrée\u2026 La jeune fille, en proie à une émotion qu\u2019elle essayait en vain de surmonter, s\u2019immobilisa devant la grille.\u2014 Tu n\u2019as pas sonné, cousine Sandra?constata l\u2019enfant.Alexandra appuya vivement sur le timbre qui résonnait encore quand Claude Rosati apparut sur le perron, descendant les marches deux à deux et, sans attendre la venue du jardinier, se hâta de venir ouvrir.\u2014 Oh! oncle Claude! s\u2019écria la petite en sautant au cou de son oncle.Sandra demeura immobile sans mot dire pendant que M.Rosati embrassait la fillette.En silence aussi, Claude Ro- sati et Alexandra échangérent un long regard, paraissant avoir oublié l\u2019un et l\u2019autre de formuler les salutations d\u2019usage.M.Rosati reprit le premier conscience de la réalité.\u2014 Bonjour, Mlle Sorani, je viens d\u2019arriver et je me suis invité à déjeuner! J\u2019ai voulu constater de mes propres yeux comment les convalescentes avaient supporté les fatigues du voyage.Si je m\u2019en rapporte aux apparences, vous n\u2019en avez pas souffert; vous avez, l\u2019une et l\u2019autre, meilleure mine.\u2014 Merci, murmura Sandra de plus en plus troublée par l\u2019expression joyeuse qui illuminait le visage naturellement grave de M.Rosati.Ils continuèrent leur route, marchant de chaque côté de la petite qui les tenait l\u2019un et l\u2019autre par la main.Pour [ Lire la suite page 54 ] ES Montréal, octobre 1949 MES RECETTES DE CUISINE suite de te page 18 ou encore des doigts quand on y est habitué, bien mélanger le corps gras et la farine jusqu\u2019à ce que le mélange ait l\u2019apparence du gruau d\u2019avoine et soit bien sec; pour cela, il ne doit pas être trop travaillé, autrement, il se ramollit et donne une pâte granuleuse qui se sépare lorsqu\u2019on l\u2019abaisse.Le mélange gras et farine étant prêt, on y verse graduellement juste assez d\u2019eau froide pour le lier, c\u2019est- à-dire réunir le tout en boule molle mais non collante.Couvrir la pâte et laisser reposer si possible au frais pour la raffermir et l\u2019abaisser plus facilement.L'important à retenir, c\u2019est qu\u2019il faut travailler la pâte très vite pour ne pas la réchauffer et développer le gluten de la farine, ce qui donne souvent une pâte dure et difficile à abaisser parce qu\u2019elle est élastique comme la pâte à pain.Toutes les pâtes qui se retirent lorsqu\u2019on les étend, sont des pâtes qui ont été pétries ou manipulées trop longtemps.C\u2019est ordinairement le cas des personnes inexpérimentées.Dans la confection des pâtes à tarte, la plus sûre garantie de succès, c\u2019est d\u2019en faire très souvent et peu à la fois.Cette quantité donne une tarte profonde.Séparer la pâte en deux parties.Abaisser une des parties et en couvrir une assiette à tarte profonde, parce que les tartes aux fruits débordent souvent.Trancher minces des pommes moyennes, 8 à 10.Les faire revenir dans un poëlon dans un peu de beurre, couvrir et laisser cuire jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient tendres ou bien faire cuire au four et refroidir.Mettre sur la pâte.D'autre part, mesurer Je à 34 de tasse de sucre ou de cassonade, y ajouter au goût 14 c.à thé de muscade ou de cannelle et 1 c.à tb.de farine.Bien mélanger le tout et saupoudrer sur les pommes.Abaisser le reste de la pâte, ayant soin d\u2019humecter le bord de l\u2019abaisse intérieure.Faire quelques incisions sur le dessus pour l\u2019_échappement de la vapeur.Presser les deux bords ensemble soit avec une fourchette ou les doigts, badigeonner de lait, saupoudrer de sucre et cuire 10 à 15 minutes a 450° F.Abaisser la chaleur à 350° et cuire encore 44 heure.Servir chaude.Ne pas oublier que toutes les tartes aux fruits doivent être servies chaudes.Une tarte aux bleuets ou aux framboises peut se préparer de la même manière, avec cette différence qu\u2019on ne fait pas cuire les fruits d\u2019avance et qu\u2019on n\u2019ajoute pas d\u2019épices.Une bonne manière d\u2019épaissir le jus de fruits dans une tarte, c\u2019est d\u2019employer du tapioca pulvérisé, dit tapioca minute au lieu de la farine; 2 à 3 c.à thé suffisent pour une tarte ordinaire suivant que le fruit est plus ou moins juteux.TARTE À LA FERLOUCHE Les tartes à la ferlouche varient suivant les régions.Elles se font avec du sirop d\u2019érable, du sucre granulé ou de la mélasse.Voici une recette de base : 1 tasse de mélasse ou de sirop d\u2019érable 1) tasse d\u2019eau chaude 6 c.à tb.rases de farine 1 c.à tb.de beurre si l\u2019on emploie du sucre ou de la cassonade, on mettra 14 tasse d\u2019eau Délayer la farine avec l\u2019eau, ajouter la mélasse ou le sirop d\u2019érable.Faire cuire en brassant jusqu\u2019à épaississement et laisser bouillir doucement 2 ou 3 minutes.Retirer du feu, ajouter le beurre, brasser jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit fondu.Laisser refroidir un peu et verser dans une croûte de tarte déjà cuite.Dans la garniture à la mélasse, aromatiser d\u2019une 1% c.à thé d\u2019essence d\u2019amandes ou de ratafia.Garnir la tarte à l\u2019érable d\u2019amandes hachées et la garniture au sucre ou à la cassonade de raisin.On peut à volonté mettre cette garniture dans de la pâte non cuite et couvrir d\u2019une autre abaisse de pâte.Les tartes à la ferlouche sont meilleures servies froides.Lire la suite page 68 Photo Sovereign Potters 53 pls gos! FAITES VITE mes chéris .Papa vous suit! Il y a du bacon Premium Swift pour le déjeuner\u2014 un régal à apprécier n'importe quand ! Quelle manière savoureuse de servir les déjeuners plus gais dont petits et grands ont besoin! Si riche en éléments énergétiques, avec cette qualité sur laquelle vous pouvez toujours compter et avec ce fameux petit goût de fumé .pas surprenant qu\u2019au Canada l\u2019on préfère le Bacon Premium Swift à toutes les autres principales marques réunies! IL EST FACILE DE BIEN LE FAIRE CUIRE! Mettez des tranches de Bacon Premium Swift dans une poêle froide.N\u2019en mettez pas trop.Faites cuire lentement; retournez souvent pour une cuisson uniforme.à Egouttez sur du papier absorbant.Pour avoir \u2018 du bacon croquant, enlevez la graisse au fur et à mesure (et conservez-la pour l\u2019employer plus tard).Servez avec des tranches de pommes non pelées, recouvertes de cassonade et frites dans la graisse du bacon.au petit goût de fumé! 54 fonde + « » que Monsieur offre le bras à sa compagne pour traverser la rue.Ori des Chocolats Ganong constitue également, en toute occasion, une marque de bon goût.Le luxueux assortiment Delecto, par Ganong, représente le cadeau idéal .14 centres différents et exquis, enduits de ce chocolat lisse, crémeux et surfin que l\u2019on reconnaît comme \u2018\u201cce qu\u2019il y a de meilleur au pays\u201d .et richement emballés dans une boîte dorée superbe.Les Ganong ont toujours bon goût .sont toujours un cadeau de bon goût! GANONG BROS.LIMITED ST.STEPHEN, N.B.Vig Chocolats Ganong ce qu\u2019il y a de meilleur au pays ECHEC A La Revue Populaire L'AMOUR [ Suite de la page 52 ] éviter qu\u2019il ne se produisit un silence embarrassant, Sandra demanda: \u2014 Vous êtes venu par la route, n\u2019est- ce pas?\u2014 Oui, en marchant à bonne allure, le trajet dure environ quatre heures.Huit heures aller et retour.\u2014 Comptez-vous repartir bientôt?\u2014 Aussitôt après le déjeuner.C\u2019est peu.C'est un bref entr\u2019acte, conclut-il comme s\u2019il répondait à une remarque que Sandra ne lui avait pas faite.entre deux longues étapes mais je suis payé de ma peine en trouvant meilleure mine à Clairette.Alexandra se sentit rougir et elle se pencha vivement pour respirer une fleur.M.Rosati parut ne rien remarquer et il reprit: \u2014 Ce pays est un véritable paradis, n'est-il pas vrai, Mlle Sorani?À Vienne, il est bien probable qu\u2019il neige au- jourd\u2019hui! Néanmoins, les hivers dans le nord ont aussi leur poésie.Le brouillard, le vent, les frimas qui sévissent au dehors font ressortir le charme des intérieurs où une atmosphère d\u2019une tiédeur toujours égale semble augmenter le charme de l'intimité.\u2014 C\u2019est bien juste.Quand on en a pris l\u2019habitude, on se plait dans ces climats extrêmes.L\u2019année prochaine.à cette époque, je serai à Vienne.\u2014 À Vienne?répéta Claude en s\u2019arrêtant pour contempler la jeune fille.A Vienne l\u2019année prochaine?\u2026 Je ne le crois pas, ajouta-t-il d\u2019un ton désinvolte.Alexandra n\u2019osa pas répondre, ne voulant pas s\u2019exposer à connaître la raison de ce specticisme.Ils pénétrèrent dans la maison et se mirent à table.Sans paraître se rappeler les paroles significatives qu\u2019il avait prononcées, Claude continua: \u2014 Vous n\u2019étiez jamais venue sur la Riviera, Mlle Sorani?\u2014 Non, je ne connaissais pas cette région.\u2014 Il faudra alors que nous vous la fassions visiter en détail.Il y a, dans les environs, des sites enchanteurs.Mes cousins Daveria comptent faire un bref séjour ici, à l'hôtel d'Angleterre, entre Noël et la nouvelle année.Nino viendra passer ses vacances avec vous et Clairette.Vous aurez alors l\u2019occasion de faire quelques excursions intéressantes.\u2014 Et toi, oncle, que feras-tu?demanda la petite fille qui avait écouté attentivement.\u2014 Je resterai sans doute à mon bureau, absorbé par mes occupations comme d\u2019habitude, repartit Claude dont la physionomie reprit son austérité coutumière.\u2014 Mais moi, je veux que tu viennes aussi, oncle Claude, réclama l\u2019enfant, les larmes aux yeux.\u2014 Si tu le veux, Clairette, je viendrai, répondit-il en caressant les cheveux blonds.Et bientôt papa arrivera à son tour.\u2014 Et maman?\u2026 Il faut que maman revienne aussi.Alexandra se pencha vers la petite et murmura: \u2014 Maman est partie pour un pays dont on ne revient pas aussi facilement que d\u2019Amérique\u2026 Mais un jour, ma chérie, si tu es bien sage, tu la reverras.\u2014 Je suis sage, très sage, cousine Sandra.\u2014 Très sage, confirma la jeune fille en embrassant tendrement Clairette pour cacher son émotion.Aussi, je ne serais pas étonnée que le petit Jésus t'envoie de belles surprises pour Noël.Est-ce votre avis, M.Rosati?\u2014 D\u2019après mes renseignements, il doit arriver une caisse entière de joujoux, assura Claude gaiement.Ils se levèrent alors de table et s\u2019ac- coudérent sur la terrasse.À brile- pourpoint, M.Rosati demanda: \u2014 Avez-vous vraiment l'intention de retourner à Vienne, Mlle Sorani?\u2014 N\u2019est-il pas naturel que j'aille re- - joindre mon père?répondit Sandra en s'efforcant de garder un ton indiffé- rent.Mon père habite Vienne.\u2014 Oui.évidemment, ce serait naturel, accorda Claude après une brève méditation.L\u2019instant d\u2019après, l\u2019automobile de M.Rosati vint s\u2019arréter devant la grille.Celui-ci consulta sa montre: \u2014 Il est temps de me mettre en route.Si je ne vous vois pas auparavant, je vous souhaite un bon Noël.Puis il embrassa tendrement sa nièce et prit congé.CHAPITRE XVIII E matin de Noël, Clairette à son réveil avait trouvé dans sa chambre la caisse de jouets annoncée par son oncle.Pour sa part, Sandra reçut des souhaits et des boîtes de bonbons de la part de Savarese et de Miari; un somptueux manteau de fourrure arrivait en même temps de Vienne avec une lettre du baron Sorani donnant des nouvelles rassurantes sur la liquidation de ses affaires et lui confirmant son espoir et son désir de leur réunion, au début du printemps.Au début de la soirée, elle avait conseillé à Nino de se coucher de bonne heure.Un peu plus tard, ne pouvant maîtriser son inquiétude, elle pénétra dans la chambre de Nino\u2026 Au lieu d\u2019étre au lit, il était assis devant sa table, le visage enfoui dans ses mains.Sans faire de bruit, Sandra s\u2019approcha et lui caressa doucement les cheveux comme aurait pu le faire la tendre mère qui n\u2019était plus.Il souleva la tête et laissa para°tre un visage baigné de larmes.\u2014 Nino, mon pauvre petit! s\u2019écria-t- elle en le soulevant comme un enfant.La tête appuyée sur l\u2019épaule d\u2019Alexandra, l\u2019enfant sanglotait désespérément.Quelques minutes plus tard, des bruits de pas dans l\u2019escalier éveillèrent leur attention, d\u2019autant plus qu\u2019ils n\u2019avaient pas entendu résonner le timbre de la porte d\u2019entrée.Surpris, ils prêtèrent l\u2019oreille.En réalité, il n\u2019était pas tard mais, néanmoins, ils ne pouvaient imaginer quel visiteur allait faire son apparition.La porte s\u2019ouvrit, livrant passage à Claude Rosati.D'un coup d\u2019oeil, il jugea la situation; les yeux rougis de Nino et la pâleur de Sandra éveillèrent chez lui une émotion soudaine qu\u2019il s\u2019ef- forca de maîtriser en disant: \u2014 Bonsoir et heureux Noël à vous deux!.J\u2019ai supposé que vous vous sentiriez un peu solitaires ce soir et je comptais partager votre dîner, mais le train a subi un long retard.Je craignais de vous trouver tous couchés.Encouragé par la lumière que j'ai vue dans ta chambre, Nino, je suis monté t\u2019embrasser.Moi aussi, la solitude me pesait ce soir et j'ai avancé mon départ de douze heures.Clairette dort naturellement? Montréal, octobre 1949 \u2014 Oui, elle dort profondément, confirma Alexandra, en dissimulant son trouble.Mais vous avez sans doute besoin, M.Rosati, de donner des ordres.Je vais avertir Anna, ajouta-t-elle en se dirigeant vers la porte.\u2014 Ne vous dérangez pas, je vous en prie.J\u2019ai dîné dans le wagon-restaurant, et ma chambre est retenue à l\u2019hôtel d'Angleterre.\u2014 Tu ne restes pas avec nous, oncle Claude?demanda Nino d\u2019une voix angoissée.\u2014 L'hôtel est à deux pas d'ici, répondit Claude évasivement, c\u2019est tout comme!.Allons, viens me dire bonsoir, mon pauvre enfant, ajouta-t-il en l\u2019embrassant affectueusement.Alexandra profita de ce moment pour quitter la pièce.Elle se dirigea vers la salle à manger et alluma l\u2019électricité.Elle appela ensuite Anna, prépara le thé et fit apporter des sandwiches et des gâteaux.L'impression de tristesse qu\u2019elle avait ressentie au cours de cette veille de Noël avait disparu, comme par enchantement.Quand ils furent seuls, M.Rosati demanda l\u2019autorisation de fumer une cigarette et suivit des yeux, pendant quelques instants, les spirales de la fumée.Puis il demanda: \u2014 Au moment de mon arrivée, le pauvre petit pleurait?Alexandra acquiesça de la tête.Elle s\u2019était installée dans un petit fauteuil à contre-jour, évitant de parler afin de ne pas laisser surprendre son trouble.M.Rosati poursuivit, comme s\u2019il se parlait à lui-même: \u2014 Je ne voulais pas venir.Je ne voulais pas que, même pour moi, ce jour de Noël prit un air de fête mais, au dernier moment, j'ai pensé que vous et les enfants seriez bien solitaires.J'ai sauté dans un taxi et je suis arrivé à la gare, juste à temps.L'année dernière, continua-t-il en baissant la voix comme s\u2019il s\u2019agissait de la révélation d\u2019un secret, Marie, bien que gravément atteinte déjà, nous avait tous réunis ici.Claude jeta un coup d\u2019oeil autour de lui comme si l\u2019esprit de celle qu\u2019il sentait si proche hantait encore la maison.Sandra écoutait, entraînée dans les remous d'émotion.Claude reprit: \u2014J\u2019ai l\u2019impression d'aimer doublement ces enfants de mon frère et de celle que j'ai aimée plus qu\u2019une soeur.Il se leva alors et se rapprocha d\u2019Alexandra en disant: \u2014 Je vous attriste peut-être avec ces souvenirs, mais il me semble que votre silence s\u2019accorde à mon émotion mieux que ne pourrait le faire aucune parole.La vie peut nous réserver encore de grandes joies.N\u2019en est-il pas ainsi, Alexandra?La jeune fille se taisait, en proie à un charme auquel elle n\u2019avait pas la force de se soustraire.Claude interpréta son silence comme un assentiment, car il poursuivit, à voix basse: \u2014 Depuis trois mois, vous nous accordez le privilège de votre présence et vous entourez les enfants de votre tendre sollicitude; dans l\u2019atmosphère de cette maison frappée par le malheur, vos soucis personnels ont dû être aggravés.Il arrive parfois, cependant, que le Destin, par des moyens détournés, nous conduise vers des buts que nous ne soupçonnions même pas.Alexandra sentit son trouble croître en entendant Claude prononcer ces paroles, dont elle devina la portée.Elle comprit qu\u2019elle était tenue de répondre et de rompre l'entretien et, faisant appel à toute son énergie et à ses griefs d\u2019orgueil, elle répliqua: \u2014 Soulager la tristesse des autres est, au contraire, souvent la meilleure manière d\u2019oublier la sienne: si j'ai pu avoir une influence bienfaisante sur les enfants, j'en suis bien heureuse.Quant au reste de vos conclusions, je ne puis les partager: je ne crois pas aveuglément aux décrets du Destin et il ne me plairait pas d\u2019être entraînée malgré moi vers une destinée étrangère à ma nature.Tout en parlant, Claude observait attentivement la jeune fille qui tenait les yeux baissés.Rien sur son visage ne trahissait son émotion.M.Rosati marchait de long en large dans la chambre comme il avait coutume de le faire quand il était préoccupé.Puis, s\u2019arrêtant devant Alexandra, il dit à brûle-pourpoint: \u2014 Puis-je vous demander, Mille Alexandra, pourquoi il vous arrive de manifester à l\u2019improviste des sentiments si hostiles?Alexandra rougit mais répondit avec un calme apparent: \u2014 Vous vous méprenez, M.Rosati, sur mes intentions.\u2014 Vous ne savez pas dissimuler, Mlle Sorani, et vous maniez le mensonge maladroitement.J'attendrai qu'un jour vous me révéliez vous-méme les motifs de votre attitude.Je vous fais crédit.Nous avons trop de points communs pour que l'accord définitif entre nous soit impossible.Je ne veux pas vous retenir longtemps.Je voudrais seulement savoir, avant de partir, si mon arrivée inopinée ce soir vous a déplu?.En formulant cette question, Claude regardait Sandra bien en face.Sous l\u2019influence des yeux loyaux fixés sur les siens, la jeune fille murmura comme malgré elle: \u2014 Non! M.Rosati jeta un dernier regard inquisiteur sur Sandra comme s\u2019il voulait lire au fond de son âme puis il la salua et sortit.Le lendemain, Nino parut avoir oublié complètement son chagrin de la veille et l\u2019arrivée de la comtesse Gabrio et de son frère provoqua d\u2019ailleurs dans la villa une si grande animation qu\u2019il eût été bien difficile de n\u2019y pas prendre part.De son côté, Alexandra accueillit de meilleure grâce que lors de leurs précédentes rencontres les cordiales effusions de Camille, dont la présence lui éviterait de se trouver en tête-à-tête avec M.Rosati; elle prévoyait que les initiatives de la comtesse Gabrio donneraient une tout autre tournure aux entretiens et aux occupations des habitants de la villa.En effet, aussitôt après le déjeuner, Camille proposa à Claude d\u2019aller prendre le thé à San-Remo.M.Rosati ne fit aucune difficulté pour donner satisfaction aux caprices de sa cousine et commanda l\u2019automobile.Pendant la journée, M.Rosati parut avoir oublié la conversation de la veille et il ne fit aucune tentative pour en provoquer une seconde.M.Daveria, qui avait toujours une collection de nouvelles à raconter, en fit profiter Alexandra tandis que Camille se consacra à son cousin, au bénéfice duquel elle déployait toutes ses grâces.En observant le manège de la jeune femme, Sandra ne douta pas que celle-ci ne s\u2019efforçât de faire la conquête de son cousin.Enveloppée dans son manteau de cuir d'automobile, Camille était vraiment charmante et, avec sa chevelure blonde dissimulée dans son capuchon, elle rappelait l\u2019élégante silhouette d\u2019un adolescent.Par un instinct profond qu\u2019elle ne cherchait pas à expliquer, Alexandra n\u2019éprouvait toutefois aucune jalousie à l\u2019égard de la brillante séductrice.A San-Remo, ils s\u2019installèrent pour le thé sur la terrasse du casino.Mais la fraîcheur suivit de peu le coucher du soleil et ils durent rentrer dans le salon.Le crépuscule tombait quand ils remontèrent dans l\u2019automobile.La lune montait à l\u2019horizon, à demi cachée par un léger brouillard.Tandis que l\u2019auto glisait d\u2019une allure rapide sur la route, Sandra observait à travers la vitre l\u2019obscurité qui gagnait peu à peu les arbres et les massifs de fleurs, respectant encore dans ce sombre décor les 55 MME.GEORGE HEES DE TORONTO joue un rôle important dans la vie Portrait Par Robin Watt.sociale et civique du Canada.LES FEMMES CANADIENNES SONT FAVORISEES .les représentantes de la Maison Avon leur portent à domicile les cosmétiques les plus rafinés \u201cLe choix des cosmétiques doit être fait avec soin\u201d, déclare la charmante Mme Hees, \u201cc\u2019est pourquoi je préfère la méthode Avon qui consiste à vendre les cosmétiques à domicile.Une femme se sent plus à l\u2019aise chez-elle pour choisir les teintes Avon qui s\u2019harmonisent parfaitement avec son teint.\u201d Par tout le Canada, de jolies femmes comme Mme Hees accueillent avec plaisir la représentante Avon qui leur apporte chez- elles des cosmétiques fabriqués au Canada.Faîtes bon accueil à la représentante Avon quand elle se présentera chez-vous.MONTREAL - NEW YORK +» WINNIPEG - HAMILTON TORONTO - LONDON - WINDSOR » VANCOUVER - EDMONTON QUEBEC 56 UN GROS | CUISEUR AUTOCLAVE UN CUISEUR UNE UNITE Voyez l\u2019épatant nouveau Cuiseur Econome Hotpoint de Triple Service .le Four Automatique Hotpoint qui cuit précisément un repas entier, quand vous étes sortie .les éléments Calrod plus rapides la beauté attrayante et la commodité sans égale.Et, mieux que tout, ce nouveau Hotpoint ne vous coûte pas un sou de plus que le modèle de l\u2019an dernier qui ne possédait pas ce remarquable trait du nouveau Cuiseur Econome de triple service.Comparez-le! 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