La bonne fermière et la bonne ménagère : revue de l'école et du foyer, 1 septembre 1932, Septembre
[" + VER Dowd % a * Abonnement; 12 numêres Quésec, SEPT., OCT., NOV.ET DÉC.1932 | (en a 13 ANNÉE\u2014No 9-10-11 Er 12 (à la campagne 0.80 CEN: A iA a Bonne Ferm rmière et àd_ DONNE ena5ere ENREGISTREE 7 S F CS vs HEY 72 fi % eX viz is + $ \u2018 \\® SPA Y.?, = 4 # 2) a 4 p À 3 ry Ti si 6 4 J BT AS EF] i ET \u201c\\ Le Ask SX Voici que reprennent un peu partoat les fngénieux travaux do la laine et da lin a Pa dm n ~ Les Ecoles de Coupe 4 de Couture du Département i de l'instruction Publique \u201cLe Département de Instruction Publique de Québes, par son Service mocignemient Fi, ?Ménager, Fait consi des cours gratuits de coupe st de de couture ravers ia Province durant huit a, ou dix mois chaque année.IE E, a Con cin, la foi théoriques et dévmonstgatis: oat pos but alder lon amills de a ville ~ hermes 2 Simonet ont pour be d'lde fais Les mères.- de famille et les jeunes filles qui apprennent à coudre épargnent de cent piastres à trois cents plants chartue anne en tion el on co Hommat de louve propees males Jeu ligule ps: \u2014 Spmelle, celle de leurs familles et des petsonnee qui dépendent de leur protection.: dbligées, et peuvent mieux choisir en tenant compte de la qualité des tisus et de la valeur de.la \u201d confection.La encore eles évitent des erreurs d'achata et réalsent des éconamics qu'elles peur Les Maîtreises-Coûturières du: Service rétine À Ménager, au iy t de PInstruction.Publique, interprêtent les modes actuelles en tenant compte des conditions écono- - affirment que cet enseignement leur a £14 d\u2019un prix inestimable.Les cours donnés sous l\u2019autori ; du Département de l\u2019Instruction Publique sont de deux sortes: cours abrégés ou spéciaux d d'une semaine, et cours complets de seize à dix-huit leçons.Ces cours sont gratuits.\u201cPour obtenir les cours de couture gratuits il faut en faire la demande, en fournissant Ia iste d\u2019au moins vingt personnes qui s\u2019engagént à les suivre et en assurant au Département de ; I'Instruction Publique que la salle, dûment meublée et aménagée, sera fournie gratuitement par ahi 3 L4 Boi FemMiths 87 14 Bowie MNAGREE T7 ps NA BI EPP re \u20ac Ponte, Mégantie.P \u2019 ro \u2018 vy wb., - + A TExposition\u201d \u2018Provinciale de 1932 = .Plessisville, Mi .Ste-Gertrude, ; Bellec St , Vamaska EON Gertie, Nol Nicolet Phils MA sie na coca ua ca Een: Heuntreaninniee ?NT PAS Prix Montants dts 3 \u2014 $21.00 | 4 20.00 a 19.00 3 18.50 ; 85 15.50 : 3, 14.50 : 3 14.00 ; boy 2.00 : .|| 250 4 \u201cMontants dûs | bp RI SONOS § I aaa LDL LR weet \u201c83838 : + Ge 60 Go Ca C0 1e de de ds de Et Où Gi SU 4 02 27 07 SL0P D \u2018>.w > HNOUAAAA\u2019ADUSS snep: 8283885888528 = a _ pe \u2014\u2014 pu pr pa AA M penses ee ee a a mp a bn var uses Le\u201d ve = Sh 5 = p 2 RS 2 [ RR per Ë \u2018 = a 3 : i Le a | 3 1 2 ee 22 = oi Sn = = = : a 2 ne â % > 3 NE en ne ee S Es i) = co gras 2.# ni a > ox = 22 = KG = oe = Ged J g a i, i 7 sé i a > 5 = 5 3 he 1 § iF = = as erm Ne & NS 28 % os Gi ee a i Foray : Orgueil de la race, espoir de la patrie ! ! ! CR î = % | > Def mue dc il = 3 Rs es i = ; Industries Domestiques , makinaws, \u2018\u201chomespuns\u201d, eic., magnifiques, si les éleveurs.de moutons Tecesaient l\u2019aide nécessaire, Jus points de vue technique et financier, pour améliorer élevage.Il en est de même pour les régions propices à la culture du lin.Le Ministère fédéral de l'Agriculture y installerait des brayeuses mécaniques puissantes, si la _ Production du lin el de la filasse élail encouragée comme elle l\u2019est en Ontario.\u201cOn a trop dépensé pour le côlé secondaire des indus- dries domestiques en ne s'occupant que des dessins nosseaux, des inventions originales et des imitations étrangères à notre caracière local.H faudrait revenir sser nos pas, faire l'éducation première qui est dans la culture du lin sur le champ, dans le rouissage el le brayage, le peignage, le lavage el la teinture de la filasse en certains cas.Il faudrait surveiller la production et la préparation de la laine, la sélection des toisons ei leur classement par qualilés; il faudrait organiser les moulins à cardes, les centres de filage et de tissage, les cercles de fermières qui travaillent à domicile, et récompenser les beaux travaux utiles qui figurent dans les expositions locales des fermières.L'une des régions qui esi toute oulillée el toute prête à marcher avec profit pour ses habitants, c\u2019est la région de Chicoutimi, Lac-St- Jean et du Saguenay.Le député fédéral, Monsieur J.-E.-A.Dubuc, disait récemment que s\u2019il avait en peu d'aide de noire gouvernement pro- ménctaË, 1! lei serait facile d'obtenir celle du minisière fédéral pour généraliser, dans sa région du Nord de Québec, les petites industries qui tiennent de près à l'agriculture.L'importance de ce relour à la pelite indusirie locale est masnienani comprise ei.acceptée dans les régions où la grande industrie n\u2019a laissé que Jatllste et déception.Mais pour que cette petite industrie soit établie solidement et se déve sûrement, il est indispensable que la direction en soil confiée, avec les latitudes nécessaires, à un où des hommes désiniéressés personnellement, el ayant les connaissances, l'expérience, et le sens pratique Ce n'est pas par le bouquet que l'on doit commencer à construire une maison, c'esi la base qui supporte la charpente et st importe qu'elle soût préparée avec sagesse ei prévoyance.\u201cEDOUARD MARCOTTE. 4 LA BONNE FERMIÈRE FT LA BONNE MÉNAGÈRE = > INDUSTRIES DOMESTIQUES Les Tissus I nous consultons notre ami Larousse, il nous répondra que tissu signifie: tout ouvrage de fils entrelacés.C\u2019est ainsi que nous disons: un tissu de soie.Il peut aussi désigner la manière dont les fils d\u2019une étoffe sont assemblés.C'est dans ce sens que nous l\u2019employons quand nous parlons d\u2019une étoffe de tissu serré.Au figuré, il veut dire: enchaîne- - .Dans ce sens, on pourrait qualifier - les Cours de Coupe de tissu d'enseignement pratique.Ii res- - ment, enchevêtrement.te une dernière signification qui ne fera que compléter notre lexicologie, puisqu'elle ne nous regarde en rien: Combinaison définie d'éléments anatomiques.Laissons Messieurs les Chirurgiens disséquer ces tissus.Pour nous, contentons-nous de tailler dans les tissus de coton, de laine, de soie, etc.Le coton est une étoffe fabriquée avec un duvet long et soyeux qui enveloppe les graines du cotonnier.Le prix est accessible à toutes les bourses, c\u2019est peut-être là son principal avantage.Mais, à cette culture tropicale, nous pouvons opposer deux plantes textiles bien canadiennes celles-là: le lin et le chanvre.Les deux servent à confectionner de magnifiques toiles.Nos grand\u2019mères en étaient fières.Aussi disaient-elles lorsqu\u2019elles empilaient draps et serviettes dans le grand coffre: \u201cElles sont bonnes pour m\u2019user!\u201d N'est-ce pas là le meilleur témoignage de leur durée lorsqu\u2019on considère l\u2019âge vénérable qu\u2019atteignaient nos aieules.Mais, c'est là une industrie qui, après avoir périclité, semble renaître.Nous n'avons qu\u2019à féliciter ceux qui encouragent ce mouvement.A côté de la rugueuse toile s\u2019étalent les soies légères.La soie est un fil fin et brillant, produit par une espèce de ver appelé ver à soie.On en fait de jolis tissus qui font la joie de nos élégantes.Mais, il est aussi de mode de parler des soies artificielles.Je serais bien embarrassée de vous nommer tous les textiles obtenus au moyen de cellulose passée à la filière.Je me contenterai de mentionner la pulpe de certains bois.C\u2019est une industrie nouvelle qui tente de s'implanter au pays.oo Passons maintenant à l\u2019aînée de nos industries: les tissus de laine.Ce sont des étoffes fabriquées avec le poil épais, doux et frisé de quelques animaux, particulièrement du mouton.Elles sont rares celles qui n\u2019ont jamais vu l\u2019antique rouet qui module si gentiment pendant que s'enroule sur sa bobine la laine légèrement tordue.Il y a divers moyens pour différencer ces tissus et les - apprécier ainsi à leur juste valeur.\u2014- Cn ey Quand il s\u2019agit du coton, c\u2019est tout simple.Un enfant peut le recomnmaître.Mais s\u2019il s\u2019agit de la toile, gare aux s, tellement d'imitation, qu\u2019il faut être fin .Il y a sur le marché n, qu'il connaisseur pour ne pas se tromper.Voici un simple moyen de reconnaître s\u2019il n\u2019y a pas de coton dans une toile: Trempez un petit morceau de votre toile dans de l'huile d'olive; enlevez l'excédent de cette huile en comprimant la toile entre _ deux buvards;regardez-la par transparence, les fils de lin sont devenus translucides tandis que ceux de coton seront opaques Parmi la pléiade de cotonnade, notons: les guingans, les linons, les mousselines, les nainsouks, les croisés, les ducks, etc.Quelques-uns servent à confectionner de jolies robes, d'autres à la lingerie pes le et d\u2019autres enfin à la lingerie de maison.Le coût en est jamais élevé et c\u2019est peut-être un peu pour cela qu\u2019on lui accorde la préférence.Les couleurs vives jettent de poudre aux yeux et, sans s'occuper de la durée, on s\u2019en procure.Plusieurs répliqueront: d\u2019ailleurs, à quoi sert d'acheter des matériels de bonne qualité, puisque la mode change si vite.Un vieil humoriste qui, un jour, voy passer, marchant un peu vite, une dame connue pour être \u2018esclave de la mode, avait dit: \u2018Elle court après la mode\u201d.C'était un peu malin.La Les jolies toiles servent elles aussi à la li ie de maison, Elles ont, de plus, ie privilège exclusif d'être le tissu chivigi par les autorités ecclésiastiques pour Ia confection de toute lingerie se rapportant au culte divin.De l\u2019étoupe, rebut de la filasse de chanvre ou de lin, on fabrique des plus grossières, mais qui sont encore de bonne durée et de grande utilité.Et je suis sûre qu\u2019elles rivaliseraient, si on t les affecter aux mêmes usages, avec les soies, quelles qu'elles fussent.Ce ae Si les divers tissus de soie que nous trouvons sur je marché ont plusieurs origines, notons que l'emploi en est aussi varié.De nos jours, de ces mille et une étoffes, on confectionne robes, sous-vêtements, tentures et draperies, etc.= Il y a des soies artificielles si bien réussies qu\u2019en croirait posséder de la soie véritable.On différencie les deux avec un fer chaud, par exemple.Celui-ci glissera avec.aisance, si c\u2019est de la vraie soie, tandis qu\u2019il s\u2019attachera au tissu, si c'est de la soie artificielle, celle-ci réquérant un fer moins chaud sa consœur.Si le matériel est plié, s\u2019il est de pure soie, il coulera l\u2019un sur l'autre, tandis qu'il adhèrera dans le sens contraire avec un petit pétillement que nous connaissons toutes et qui fait dire à quelques-unes: il y.a de l'électricité Nommer tous les dérivés serait un peu long.Résumons en mentionnant toute l\u2019affinité des , les taffetas, les satins, les brochés, les georgettes, etc.commerce est prodigue de nos jours en noms évocateurs, par exemple: Crépe Manon, Crépe Rose-Marie.= - Cs Laissons donc tout frou-frou pour nous occuper de bh souple et doi que nos grands'mères préféraient laine sou en dépit des longues Pour feconnaître si un tissu est vraiment 100% laine, on n\u2019a qu'à prendre un brin de sa tissure et de sa trame.On pet s'assurer ainsi qu\u2019il n\u2019y a pas de coton.Encore là, il y a différentes sortes de laines.C'est ainsi qu\u2019une laine qui ne se défait à la moindre tension est préférable à e qu\u2019on eut ¢ er aisément.Quelques ve disent alors: C\u2019est de laine courte.Cela si qu\u2019on n\u2019a pas employé la meilleure partie de la toison, donc, qu'il s'agit d\u2019un produit de qualité inférieure.in 2° Un autre moyen bien simple de reconnaître quelle est la nature du tissu qu'on possède, c'est de le mouiller.S'il est réellement de laine, il s\u2019en dégagera un odeur caractéristique et le tissu deviendra mousseux.Mais c\u2019est là un moyen qui mest pas pratique pour quiconque veut se convaizicré avant \"acheter.CL a .La laine sert à une foule d\u2019usage.Qui ne connaît les sou couvertures de laine?On en fabrique aussi des serges, dernière catégorie, il est rare qu'il n\u2019entre pas un pources- 2, + BA BONNE FERNIÈRE ET LA BONNE MÉNAGÈRE 5 «Tous ce tions, qu'ils soient de coton, toile, soie et laine °° ' ; au second rang qui s\u2019éclipse au pre- , dit un adage.C\u2019est ainsi qu'on ait pas au en mier robe de laine pas plus qu\u2019on irait patiner vêtues de chiffons.- qu\u2019on semble avoir pour la Si on ferme les yeux sur le faible soie, admettons qu'ils nous sont tous, cependant, bien néces- vas +0.Instructrice officielle.Cu onde 1N \u2018productions nouvelles dont plusieurs sont dignes d\u2019une dre attention particulière.à LIT Ge 1 AE : PERS E Rats [To \u2018Le nombre assez considérable d\u2019ceuvres littéraires de toutes sories livrées au public, à intervalles assez rapprochées, démontre bien que le peuple canadien possède des qualités intellectuelles dont Je.développement est déjà appréciable.Ce mouvement ne devra pas ralentir, car quelque faiblesse que la critique puisse constater dans un grand nombre de ces productions, il importe de maintenir haut et ferme l'esprit de travail et d\u2019ambition chez nos écrivains.D'ailleurs & Plusieurs pèchent défaut de langue ou de forme, il reste constant que tous font preuve d\u2019un esprit sain et d'une noble émoulation qui assure l'avenir de notre littérature.Il est méme certains Ouvrages.qui ne sont point déparés \u2018par ces défauts; aussi bien la lecture-s'en impose-t-elle indistinctement et au peuple pour apprendre, et aux lettrés pour se TESSOUVENT; 2 5 st rar po 7 LED SO ETT su 5 SA eu nombre de ces derniers se place tout naturellement celui pari, en ces derniers temps, racontant l\u2019histoire remarquable d\u2019une institution qui a peut-être rendu à notre.race le plus grand service de son existence.Les circonstances actuelles sembleraient le démontrer.\u2014\u2014{ ; 0 3e 14 si Une humble fille de Ci n pagne, élevée dans toutes les wertus qui fleurissent au foyer rural canadien-français, grandit en cultivant l\u2019idéal inspiré par la foi et l'amour de la Patrie.Son cœur n'aspire qu\u2019à servir Dieu.Rendue à l\u2019âge adulte sen esprit s'applique à faire concorder l'amour de sa race avec ses aspirations spirituelles.Evidemment conduite \u2018par la Providence, cette jeune fille se consacre au Seigneur, au foyer même où fut formée l\u2019âme nationale.Les Dames Ursulines de Québec, la plus vieille communauté de femmes ani Canada sent celles qui ont donné à l'instruction de la ferame, en ce pays, son orientation gt.son élan.\u2026.:50r c\u2019est un lieu commun de dire que a force morale du ca- madien-francais lui vient de la mre de famille.1 = © Devenue fille de Sainte-Ursule, notre.héroine se distingue surtout ses qualités de clairvoyance, d'énergie et par une Sur J'ordre de sa.Supérieure elle va, avec quelques com.\u2018pagnes, dans un pays nouveau, du milieu des difficultés sans \u2018nembre, et fondé une institution dent: les bienfaits ont fait depuis la force et le bonheur de la population de la région.* Le mobile de l\u2019entreprise et les principes en jeu étaient d\u2019une nature tellement élevée, en même temps que d'une - logique de r ant tellement impérieuse que leur divulgation au grand public semblé de nature à faire rejailtir sur notre nationalité une gloire enviable.C'est.l'histoire du couvent.de Roberval et.de Lursuline, = c t t i stitution.HE; 4 ex BARE Ln Ecrire l\u2019histoire de l'une de nos communautés de femmes canadiennes, c\u2019est écrire celle de toutes les autres: débuts difficiles, développements pénibles, résultats obtenus à force d\u2019un travail souvent ingrat et de dévouement continu; abnégation parfaite et sacrifices constants chez les religieuses, toujours sous les dictées de l\u2019amour de Dieu et de la Patrie.C\u2019est à nos communautés de femmes que le peuple cana- dien-français doit d\u2019être ce qu'il est.\u201c11 est habitué à recevoir le bien de ces communautés et tout naturellement il compte sur elles.Apprécie-t-il à sa valeur l\u2019œuvre des Sœurs enseignantes dans la Province ?Montre-t-il pour elles toute la déférence et les sentiments de reconnaissance qu'il leur doit ?Si non, ne retarde-t-il pas, en manifestant souvent de l'indifférence pour leurs œuvres, le développement normal et nécessaire de notre population ?\u201cUn Religieux disait un jour: \u201cIl en est un peu de nos communautés de femmes comme de la Providence; nous sommes tellement habitués aux bienfants de cette dernière, qu'il lui faut faire des miracles pour que nous remarquions son a \u201d.Or la fondation du couvent de Roberval et sa subsistance t un demi-siècle, au milieu des épreuves et des difficultés sans nombre; les bienfaits innombrables qu'il a répandus dans toute la région du Lac Saint-Jean; l'amour du soi et l\u2019attachement aux traditions que chaque élève de ce couvent a apportés aux nombreux foyers de cet immense territoire, ont certainement accompli le miracle de sauver cette partie du pays du dépeuplement rural dont elle fut si trp sérieusement menacée dans la crise qu\u2019elle traverse depuis quinze ans et plus.cc \u201c Il importait de faire connaître au reste de la Province ce bi f.it sans prix.= 105 E ; Xe .- sue 4 = * Nos pouvoirs publics le comprennent.Tous leurs efforts actuellement tendent à promouvoir le retour à la terre.Toute notre politique vise à réparer les torts que notre engouement par l\u2019industrialisme américain nous a causés.Et si l'appli tion de cette politique est possible, dans les régions Chi- coutimi et du Lac Saint-Jean, en particulier, c'est grâce à la formation que de très nombreuses Mères de famille sont reçue au couvent de Roberval et dans des institutions similaires.Mère Saint-Raphaël, religieuse accomplie et patriote ardente autant que prévoyante, fit siennes certaines idées du grand évêque des Trois-Rivières, Mgr Lafléche, et organisa en même temps l\u2019École Ménagère dans son couvent.Cette école ménagère fut la première de la Province et le prototype de toutes celles qui suivirent jusqu\u2019à présent.11 est inutile de s'étendre longuement sur les mobiles de la fondatrice.L'expérience de cinquante années durant lesquelles un grand nombre de communautés, aidées du gouvernement de la Province, ont mis en pratique ce programme nouveau, le succès obtenu, comme l'approbation populaire, prouvent que la bonne religieuse voyait net et juste.~ Fait digne d\u2019attention: l'enseignement ménager en France, en Belgique, en Allemagne et en Suisse, n\u2019a été donné que postérieurement, et c\u2019est à Roberval que l\u2019on est venu en prendre l\u2019idée.L'auteur du livre note le fait et notre province peut s'énorgueillir, avec raison, d'avoir été la première à réa de cette façon contre la décadence du foyer familial dans le e - ; 2, _ M.Alphonse Desilets, l\u2019auteur de \u201cL'Histoire de Mère Saint-Raphaël\u201d, mérite plus que des félicitations pour cet ouvrage.i.=~ NT Ra \u2018C'était une éntreprise passablement hardie que d'écrire l\u2019histoire d\u2019une institution à laquelle la vié entière d'une religieuse sé trouve si intimement liée qu'elle en est l\u2019âme même.Ét quand cette religieuse est une cloitrée, l'on se rénd compte des difficultés de l'auteur pour percer la discrétion et la suprême modestie qui caractérisent ces religieuses.Heu- réusement que les contemporaines de Mère Saint-Raphaël : ui les : nécessaires.Il à pt À force de recherches et de travail.\u201d 6 La Bons Fematae sr LA Boum MéNAGÈRE cet ouvrage, ju justifie l\u2019espérance qu'il a donnée au débat data cuire Ecrivain en prose et en vers, et conférencier dissert, ete est avantageusement connu et jouit d'un renom qui dépasse meme les mites du Canada français .puisque entr'autres décorations, il s'est vu honoré Ee Be, par de la France du titre d\u2019 officer & Académie.a parmi nous, un grand promoteur ttérature de terroir.Profondément convaincu de la force pénétrante de cette dernière, il a négligé les attaques et même les criti quelquefois acerbes, ne se réservant d\u2019y répondre que pour éviter l\u2019apparence de l\u2019abattement.It est persuadé que notre race possède des qualités supé- rieres dont les manifestations sont toujours dans le sens de ta vraie beauté.Négligeant les formes primitives sous lesquell es ces qualités se manifestent quelques fois, il en retient l'essen a exalté la fécondité d\u2019inspirations que procure l\u2019 étude de nos mœurs ancestrales et de nos traditions populaires.Il a trouvé là la raison de notre vitalité surprenante qui a fait qualifier de miracle la survivance de la pensée française dans un milieu qui lui était hostile.Il parait avoir consacré son talent a cet idéal.Toutes ces œuvres s\u2019en irent.Fidèle à la formation e de maîtres.distingués, il sait ce qu\u2019il veut et le veut avec énergie, Er La critique de son école a pu avoir ceci de bon qu'elle a prévenu chez certains adeptes, les excès de l'engouement, mais elle n\u2019a pas entravé la marche de l\u2019idée.\u201cL\u2019Histoire de Mère Saint-Raphaël\u201d est la continuation \u2018de l\u2019œuvre de l\u2019auteur.D'une très belle tenue littéraire et d\u2019une toilette typogré- phique de premier or ordre, ce livre devra être fu avec pes et avantage par tous.H à sa place marquée dans toute les biliothèques.7 HENRI Brauvon-Durné.\u201c LE DEVOIR * Vad \u201c\u201cL\u2019Histair de Mère R fondatrice de f' e Saint Rape Alphas Desict, pélacs for enact surintendant de | Ca ivre vend 31.00 ora a er AL \u201cAlphonse Desilets, 18 rue La Vie Familiale M, Edouard Montptit a eu raison, à la séance ini rale de la seconde conférence nati tionale bilingue sur la sauvegarde de l\u2019enfance et de la famille, tenue, à Montréal, de souligner d\u2019un trait fort la nécessité de restaurer la vie fa- .miliale parmi nos populations si nous voulons que le pays canadien se développe et qu\u2019il atteigne au degré de pr rité et d\u2019influence auquel nous désirons le voir at L'idée est.de celles sur desquelles on ne saurait > revenir.Pour nous en particulier, Canadiens-français, vie de famille ne peut dépérir sans que le groupe tout entier pe en même temps ses caractéristiques, sans qu'il devienne non seulement moins intéressant, mais ce qui est , moins SS in on Ls sent PR EE qu CS ontr ra propos: que Canadien sache que nous sommes issus de la famille, que c\u2019est De Car Be rome peu .C'est la e qui a le caractère de notre peuple.\u201d On n\u2019a qu\u2019à relire les.pages de notre histoire nationale pour en être convaincu.Pas, tout en prenant les moyens de protéger la santé de a Lee parents ont une tâche des plus impo its cet en parents ont une tâche us importantes à remplir.S'ils veulent se rendre le témoignage d'avoir\u2019 accompli leurs devoirs, ils sont tenus de se vouer à l'écuca tion de leurs fils et de Teurs filles, afin d\u2019ez qui soient une valeur réelle pour le pays.1 de croire que rien ne sert de s'opposer au courant des idées modernes.Ce sophisme est une excuse trop facile pour caches a EE de M Mon espérons-le, remarques tpetit auront, servi à montrer ue la vie familiale est encore l\u2019un des cipaux facteurs la formation du caractère de l\u2019 C'est là qu\u2019il contracte les habitudes, qu\u2019il prend les ax nures d\u2019esprit qui le suivront ensuite tout le long de son existence.N\u2019apparait-il pas que, dans l'intérêt des enfants eux- mêmes aussi bien que dans l'intérêt des parents et de la société, la formation reçue au foyer soit la meilleure possible ?Et n\u2019apparaît-il pas, comme le note j t Madame Léon Lorrain, secrétaire-archiviste de l\u2019Assistance Maternelle, que la future mère de famille doit se préparer avec le plus grand soin à son rôle ?Peut-être, dans notre ambition de devenir une force économique, avons-nous perdu de vue que nous restons d\u2019 un peuple bâtisseur, un peuple qui s'eecupe d\u2019 jeune pays.Or, notre œuvré ne sera durable, solide, qu\u2019en autant qu'elle s\u2019appuiera sur une vie de famille conforme aux t re de sitipler el u'ici et qui nous permis nous m ; a ble par les diverses nationalités se compose 8 Population de Ditkiod.pee ot Métiers du du Tes es ra Cux débute mère de garde son histoire.Toutes les bari nouvelles viennent se briser sur le mur de nos traditions ancestrales.Les villes québecoises conservent encore les traces du lointain passé: Mais c\u2019est la campagne qui en est la gardienne la plus fidèle.Les églises paroissiales, les manoirs, les maisons de pierm comprenaient great tH si le du travail honnête.\u2018Et le mobilier! Les belles armoires à grands panneaux, lits en bois à quatre colonnes tournées, pe et ancpée construits d\u2019après les modèles français et anglais du XVIIIe siècle! La construction de ces meubles était excellente.Les Les bois, soigneusement séchés et bien coupés.Le menuisier de e était maître de son art.Ce sens artistique ot cette hab té technique, heureusement, ne sont pas perdus.À nous d\u2019en ter.Dans notre économie Je menuisier de campagne it conserves sa place \u201c.4 Gardons cet héritage inestimable.\u2018Cuttivans ces arte ét métiers qui hier étaient sur le point de disparaître.Calti- vons-les pa parce qu\u2019ils sont dignes de survivre, parce qu\u2019ils ont une valeur incontestable.Et aussi parce qu il n'y.a pas de sûr moyen de conserver l'esprit canadien, arts et métiers de notre \u20ac de, que de protéger, ee! et d'améliorer let : \u2014___ 2 l'E ition.Un grand tes \u201cder du milieu d\u2019 ; M.À.Pellerin, \"LA Boreus Frmaatun ter LA Bouz MéNactar \u201cÉCHOS des CERCLES de FERMIERES Au Cercle de Nicolet | ÉCEMMENT avait lieu à ia saile de l'hôtel de ville, de #4: cette ville, l\u2019exposition annuelle du Cercle de Fermières de Nicolet.; -Dès l'ouverture de l'exposition, à 3 hrs P.M., les Dames Fermières eurent l'honneur de recevoir la visite de Son Ex.Mgr J.S.H.Brunault, évêque de Nicolet, qui se fit un plaisir et un devoir de visiter tous les produits exposés dans chacun des départements.Il était acoom de M.l\u2019abbé Ed.Lafe- rest, chapelain de l\u2019Union Catholique des cultivateurs du diocèse de Nicolet.Avant son départ de la salle de l\u2019exposition Son Excellence adressa quelques mots de félicitations à toutes les Dames Fermières ainsi qu'aux personnes qui avaient exposé de si beaux produits leurs fermes à cette exposition, les encouragea à continuer à faire fructifier leurs terres car, dit-il, la vie agricole est la plus belle dans le monde.Puis, à la demande des Fermières, Son Exoellence bénit nombre de personnes, entr\u2019autres, R.SS.de l\u2019Assomption de la Ste-Vierge et les RR.SS.Grises de l\u2019Hôtel-Dieu, de cette ville visitèrent, dans l'après- saidi, cette exposition où de nombreux exhibits de toutes ; étaient exposés à l\u2019admiration de tous.: soir, malgré l'inclémence de la température de la fin de da journée, une foule considérable, tant de la ville que de la campagne, s\u2019est rendue à la salle de l'hôtel de ville.Piu- sieurs orateurs adressèrent la parole.M.Josaphat ; de Nicolet, félicita les Dames Fermiéres de leurs succès et les assura de tout son concours pour assurer le constant progrés de leur Cercle.; .M.H.-N.Biron, maire de la ville, appelé à adresser la parole, se dit heureux et honoré d\u2019avoir été invité par le Cercle de Fermières à venirvisiter leur exposition.I! déclara n'avoir que ses plus grandes félicitations à adresser à toutes les Dames fermières pour leur beau travail et le dévouement qu\u2019elles ont mis pour faire de cette exposition un véritable succès, et qui selon le témoignage même d\u2019un des officiers du t de l\u2019Agriculture, a déclaré l\u2019an dernier, que l\u2019exposition des Dames Fermières de Nicolet était celle qui était organisée avec le plus de goût dans toutes les municipé- lités de la province.En terminant, M.le maire ne voulut pas passer sous silence le nom de M.Geo-Ed.Houle, cultivateur dela sse de Nicolet-Sud qui vient d\u2019être proclamé Com- de l'Ordre du Mérite agricole et lauréat de la médaille d'or de l'Ordre, section des cultivateurs professionnels honneur la classe agricole de Nicolet de possé- un cultivateur qui fait tant honneur à des écoles du comté de Nicolet, É s mots, dit toute l'admiration qu'il témoigne au Cercle des Dames Fermières.Malgré le peti de connaissance qu\u2019il possède en fait d'agriculture, M.Pelle- rin déclare qu\u2019il constate tout de même que les exhibits actuellement aux regards de tous méritent ses plus, \u201c et qui a reçu uné somme de $200.00.Son Honneur dit qué c\u2019est un \u201c\u2026\u2026 +, M.le chanoine Hébert, curé à la cathédrale, fut aussi invité à parier.Il dit sa joie de voir ] progresser, de plus en plus Tœuvre Dames Fermières ~~ Iléélicita en général toutes les exposantes pour les nombreux articles de valeur, dans la fabrication desquels elles ont montré beaucoup de sciences et de savoir.Il leur souhaita un succès toujours plus grand en plus grand, et leur assura son plein concours à réussite de leur belle œuvre, chaque année.» le chanoine Hébert ne voulut pas terminer son discours sans citer le nom du noble cultivateur nicolétain, M.Geo.-Ed.Houle, à l\u2019admiration de toute la population, pour les plus beaux titres qu'il venait de rapporter.La soirée se termina par la vente à l\u2019enchère des produits agricoles exposés.St-Frs-Xavier de Brompton TE viens avec plaisir noter dans la Revue les principaux événements de notre cercle.Assemblée de janvier: notre cercle ne compte que 22 membres dont 20 sont présents.Nous procédons à l'élection de deux conseillères J.-P.Salads, is, nommé vice: présidente, Mme Nap.Labbé, Songeltiess.n programme d\u2019action ayant pour couture est senté par Madame Camille Lavoie et adopté à l'unanimité.4 \u2014Assemblée générale: Lecture de la lettre de Mlle Vaillancourt: les conseils qu\u2019elle y donne sont appréciés et la secrétaire n\u2019a, à sa grande satisfaction, que des compliment à l'adresse de l\u2019Auteur.Mme la Présidente présente le programme d\u2019Exposition Provinciale; Mme la secrétaire lit programme d\u2019action annuelle et en fait la distribution.Mme la Présidente propose que le programme de l'Exposition provinciale soit adopté avec quelques amplifications, pour notre exposition locale.\u2014 Voici le programme de l\u2019assemblée indiqué au programme d'action et exécuté en ce -# Importance de la Couture, pour la Fermière.Travail rédigé et présenté par la secrétaire .2.Menu pour un diner, choisi par Mmes Morissette et Salois; nous regrettons l\u2019absence de Mme Morissette qui nous prive du menu attendu.- 3.Choix du matériel à employer dans la confection des vêtements.Travail rédigé par la secrétaire et présenté par Mme J.-P.Salois, vice-présidente.« 4 Distribution du programme de l\u2019Exposition provinciale.La secrétaire distribua aussi des feuillets du Ministère de Y Agriculture concernant les volailles.: 5.Lecture choisie dans \u2018\u2018La Bonne Fermière et la Bonne Ménagère: Le mannequin.Cette lecture fut bien comprise et très appréciée de toutes les personnes présentes car Mme Carrier qui possède un de ces mannequins eut l\u2019amabilité d'illustrer la leçon.\u2014L\u2019assemblée fut des plus intéressantes.Sincares remerciements 3 Mme Carrier pour sa généreuse Le 4 mars, le 6 mai, le 7 juillet: autres assemblées générales analogues à celle ci-haut décrites toujours en es points nouveaux en avec le programme.\u201cLe 9, 10 et 11 juin nous avons l'avantage de bénéficier de \u201ccours d\u2019Art Culinaire donnés par Milles Paré et Carbonneza.M.l'agronome Salvas nous fait l'honneur d'assister à l'ouverture de ces cours et adresse quelques conseils à nos fermières.Le 11 après-midi, Mile Paré donne des explications très appréciées de nos fermières sur la tapisserie ut les différents genres de broderie insistant sur le point de cve- 8 La Bon Fanmière nr LA BONNE MÉNaGÈRE donnet.Nos meilleurs remerciements vont À ces \u2018dévouéss institutrices que nous prions de revenir encore nous faire bénéficier de leur savoir et de leur talent.19 août : Exposition locale: sur 22 membres que: ous & mes, 12 apportent des exhibits; 1a somme de $15.30 est prom! tribuée en prix.Vers 11 heures a.m., arrive Mlle V.juge distinguée déléguée du Ministère de l\u2019Agriculture.Après avoir félicité les concurrantes, elle engage fortement les jeunes filles à faire partie du cercle et termine en démontrant les avantages d\u2019une installation moderne pour la ménagère de nos jours.Cette gentille demoiselle nous quitta vers 3 hres de l'après- midi, laissant le meilleur souvenir de son passage nous.7 assemblées générales furent tenues dans ie cours de l\u2019année, nos membres furent très actifs et s 'éloignèrent très peu du programme, À St-Pamphile de l\u2019 Islet ES dames Fermières de St-Pamphile se réunirent à Pi salle paroissiale, le 25 mai 1932, afin d\u2019élire une Présidente.Madame Josaphat Bélanger fut êlue et pes cette charge; nous avons toutes la certitude que le sous sa direction se réveillera de son inertie et progressera.Puis il y eut distribution de bulbes de Dahlias à tous les membres et deux douzaines d\u2019œufs d\u2019incubation tirées aut sort.Les heureuses gagnantes furent Madame Georges-Emile Nadeau et Mlle Catherine Gamache.Tout ceci fut un don généreux de Madame Honorius : Nous la remercions sincèrement.Nous distribuâmes aussi les statistiques à chacune et leur expliquâmes la manière de les remplir afin de les remettre à la Secrétaire.Nous donnâmes à toutes un livre de recettes très utiles concemant le hœuf (différentes manières de l\u2019apprêter).Ces livres nous sont fournis gratuitement par le Ministère de la Voirie.La Secrétaire sollicita les Fermières de travaille pour avoir des exhibits à l\u2019exposition provinciale.Il y eut quelques discussions à propos du métier mécanique.Enfin, chacune s\u2019en retourna satisfaite avec un joyeux u revoir\u201d Le 5 juin 1932.Dimanche se réunissait une trentaine de Dames Fermières.Après la prière et la bienvenue d'usage, eut lieu la présentation de la nouvelle Présidente, Mme J.Bé- langer, elle fut aussi nommée Conseillère Provinciale; -elle remercia les Dames de la confiance qu\u2019elles avaient en elle et promit toute son aide au développement du Cercle.Elle proposa d\u2019écrire au Ministère d\u2019Agriculture afin d'obtenir des ruches et à Mme J.Thom Moreau pour savoir & elle a an essaim 2 fournir cette année.A la demande de quelques dames, ha Présidente proposa de déménager le métier chez elle.La secrétaire suggéra École des Beaux Arts, une personne coms pétents pour avoir des démonstrations sur notre métier me Bélang ta 1 de l'exposi- adame er commenta le programme h tion Provinciale et appuya fortement afin que toutes.= mes travaillent avec perfection les articles indiqués.:: Melle Catherine Gamache pria les Fermières de lui remet tre les feuillets statistiques avant le 15 juin et distribua des ont té données pa Malsme E- Chamard, ro, institutrice de des Beaux Arts.Une dizaine de dames suivirent régulièrement ces cours.Des remerciements furent adressés à ta Directrice de PE.des B.Arts'uinst qu'à richer eo thos avec beaucoup de tact.soir le 13 juillet 1932.\u2014M.Georges Ga : Ratio des insectes tes nuisibles aux ard potagers ere.La Secrétaire remercia M uthier de ses con: ceils utiles.Mime la Présidente profta de l'occasion pour -atimoncér îé concours de jardin qui aura lieu vers le 15 courant.Quelques discussions fut faites poto des exhibits que nous 95 enverroge pour l'exposition de Québec, 2 137 17 juillet.Réunion du Conséil\u201d dis Cercle p à fe ocrétaire é résolution aus documents corres signer oan 4 31 juillet 1932.Une vingtaine de Dames Fern sont fait un devoir d\u2019assister à cette assemblée.Après la bienvenue et prières ordinaires, Mile La Secré- Lait fat le nouvend réglerient concernant, je méfier mévant d'Ayant eu une ruche de Madame Jos.Thom Morea, nous la fimes tirer, le sort favorisa Mme Alfred Anctil.: Madame la Présidente sollicita encore les Damies de tra vailler aver perfection ¢ tous les OusTAges : \u2018demandés Pour l\u2019Exposition de - La Secrétaire Joss la lettre avertissant que M .Bélanger, agronome, viendra visiter les jardins vers le 15 août.a FEIT ruse a t agronome, n \u2018ayant pu venir visiter les jardins, M.Sirois s'est fait un devoir de le faire.La somme de $13.fut distribuée pour ce concours.7 Le 16 septembre 1932.Exposition du Cercle Agricole dont plusieurs Fer Fermières font partie; les exhibits furent plus nor rable Adélard Godbout, Ministre de l'Agriculture, nous fit l'honneur de sa visite et fit un éloquent discours par il encouragea et félicita les dames à travailler tous lea travaux d ues, il remercia les Directrices.du Cercle de Fermières de l'activité qu\u2019elles mettent dans leur Associg- tion et promit de donner tout ce que nous demanderons.pe : rapportant À l'Agriculture ot aux travaux domestiques.à plus magnifiques que les aries dernitres, L'homo- ~~ ee pie A ns mist a Bénin a 4 Wa Cg ag Ee im ema \u201c eupa immédiatement de I \u201c \u201c@ux fantaisies de cette légende.Si elle : union royale de la Bretagne à la France, c'était par souci.de \u201cfidélité à ses engagements antérieurs.La Bevrez Frans ar Boor MENAGRRE 9 get a, : oy oy C était Anne de Bretagne.\u201d Par Alphonse Desilels | i (Droits réservés) Goevles; Nantais la reçurent avec honneur sous un dais de velours noir, précédée d'étendards de satin blanc et suivie de croix noires et de bannières aux lys d\u2019or.Elle se rendit à la cathédrale où l\u2019évêque à la tête de son clergé, fit son éloge.Cette réception eut un caractère grave, comme il convenait au deuil encore récent de la bien-aimée souveraine.Sa ph sionoutie, autrefois.si radieuse et si riante n'exprimait plus que la tristesse et l\u2019abattemient.Le peuple, heureux de a revoir, n'osait cependant, par respect pour sa douleur, éclater en sa présence la joie qu'il ressentait.Elle s\u2019oc- médiates inistration de son Duchë, ant des édits, frappant des.monnaies et convoquant à = ee nouveau To à France, Louis XII, qui venait _.Alors, nouveau roi de France, , qui \u2018d\u2019être sacré à Reims, songeait déjà à empêcher la Bretagne de _ x séparer de nouveau de son royaume.Malgré le contrat de ngeais, il craignait que la Bretagne ne s\u2019alliât avec les enr semis de la France.Louis XII avait épousé Jeanne, fille de Louis XI, par contrainte et pour obéir aux ordres d\u2019un roi auquel il était dangereux de résister.Il sollicita de Rome la tapture de son mariage, qu'il obtint après un long et sérieux ézamen, Puis, pour des raisons politiques qui s'expliquent elles midis il entama des Bégociations avec Aw de Bretagne = pour gagner convoler en mariage avec le nouvean reide France qu\u2019il était.: : \u2026 0m 0 1e \u2018 Les envoyés de Louis XII ayant convaincu la duchesse que le mariage du jeune roi avec Jeanne de France avait été rhent-et régulièrement annulé, Anne de Bretagne consentit À ce nouveau mariage pour être conforme à ses anciennes promesses et pour affermir sa protection sur son propre pays Îl est à croire que quelques historiens ont dépassé la vraisem- \u201c\u2014 blance des faits en insinuant qu\u2019Anne de Bretagne du vivant - < de Charles VIII, son époux, entretenait des sentiments de affection pour le duc d'Orléans, qui devait être \u201clus tard Louis XII et qui, dès lors, là demandait en mariage.Jrantôme, dans son livre des \u201cDames illustres\u201d en fait l\u2019allu- © gon, Mais rien, dane la vis privée de la reine Anne, ni dans 1 son caractère, ni dans ses habitudes, ni dans les témoignages de ses contemporains et de ses intimes ne peut donner raison cette seconde .En vérité, ce nouveau it sous un signe _ mariage se présentai bien différent du précédent.Cette fois, elle n\u2019était plus une -deux ans, expérimentée, mû- fle par de lourdes épreuves, et habituée à la gouverne des peu- Ee ples comme \u2018elle-même.Ce n\u2019était plus la fiancée \u2026 Ala pointe de l\u2019épée, mais la souveraine régnant sur des Etats ité.Eile recevait son nouvel époux dans la « Lesre libre de ses pères, au château de ses propres ancêtres, \u2026\u2026 sous lé toit de sa famille, où elle avait vu le jour et passé son - Mouveau contrat, ce que pouvait avoir eu.de TT NOTRE MAITRE LE PASSÉ biessant pour elle et pour sa liberté.D\u2019après le nouveau contrat Anne est reconnue et peut s'appeler \u2018\u2018vraye duchesse de Bretagne\u201d.Le roi s\u2019y engage à ne rien modifier aux lois et privilèges établis par la d en Bretagne depuis la mort de Charles VIII.\u201cLes Etats du pays, ajoute la déclaration, seront régulièrement convoqués et aucun impôt ne sera prélevé sans leur consentement.La noblesse bretonne ne sera pas obligée de servir le roi à la guerre en dehors de la province, sauf en cas d'extrême nécessité et avec le consentement dela reine et de ses Etats.\u201d Enfin, la reine Anne conservera le gouvernement de la Bretagne, qu\u2019elle n\u2019avait pas exercé du temps de Charles VIII.Les noces royales d\u2019Anne de Bretagne et de Louis XII furent célébrées à Nantes le 8 janvier 1499, devant la cour du roi, et en présence des grands du royaume et de la province: cardinal Georges d Amboise, les évêques de Luçon.de -Brieuc et de Quimper, ince d'Orange, le vicomte de Rohan et les maréchaux de Gléet de Rieux, : À l\u2019occasion de son mariage, la duchesse-reine fit distribuer d\u2019abondantes aumônes aux pauvres si nombreux de sa Bretagne.Elle fit de riches cadeaux à toutes les églises et chapelles de son duché.Elle allait être de nouveau enlevée à son peuple, mais elle tenait à s\u2019y attacher par les liens infrangibles de la bonté, de la justice et de l\u2019affection souveraine.- La cour de France laissa Nantes pour se rendre au château de Blois ot Louis XII était né et qu\u2019il affectionnait particulièrement.Anne y forma sa propre cour, d\u2019une suite de dames et de demoiselles d'honneur, choisies parmi les plus dignes dans le royaume.C\u2019est elle qui, la première, introduisit des dames à la cour royale.Et cette cour devint une école où la noblesse de France venait se former à l\u2019étiquette, aux belles manières, et prendre des habitudes de sagesse et de haute distinction, Elle fut aussi la première reine de France à avoir ses gardes particuliers, formés de deux groupes: le premier, de gentilhommes français et l\u2019autre de gentilhommes bretons.ue fois qu\u2019elle apercevait ceux-ci sur la haute terrasse de la salle d\u2019armes, au château de Blois, elle allait vers eux en souriant et s\u2019écriait: \u2018Voilà mes Bretons qui m\u2019attendent !\u201d Le mariage de Louis XII fut presqu\u2019aussitôt suivi d\u2019une heureuse expédition militaire en Italie, et qui se résuma en vingt jours À la conquête du duché de Man.Le roi de France entra en triomphe la ville le 2 octobre 1499 et les mères envoyèrent au devant de lui leurs enfants qui chantaient des hymnes et jetaient des fleurs de lauriers sur son passage en le proclamant le grand Roi.Voulant se montrer gracieux et magnanime, Louis XII accorda des faveurs à la noblesse milanaise, diminua les impôts du peuple.restitua les domaines confisqués et rétablit l'ordre et paix dans ce duché redevenu TE .* À la fin d'octobre dé cette année le Roi rentrait en France où-son épouse venait de lui donner une fille, baptisée sous le nom de Claude, Le roi et la reine se fixèrent-à Lyon au pria- tempe del\u2019an 1500.C\u2019est là qu\u2019eut lieu le tournoi fameux des sept chevaliers de la reine Anne contre les sept chevaliers du roi Louis XII.Tout le long de l'été les royaux époux parcoururent la France et la Bretagne, de Roanne à Nantes et, rapporte un chroniqueur, Le Roux de Lincy, ils furent accueillis partout avec le plus grand enthousiasme.Aussi la reine fit-elle distribuer, par son trésorier de l'épargue, des 10 La Bonve Fenetre 85 LA Bons Ménactas tités considérables de vêtements et de tapisseries qui t d\u2019un grand secours aux hôpitaux nécessiteux.Cette année-là, l\u2019archiduc Philippe, souverain.des Pays-\u2026 Bas, qui était en bonne amitité avec Louis XII, avait eu uit fils de son épouse Jeanne de Castille, fille de Ferdinand et\u201d d\u2019Isabelle d\u2019Espagne.Le petit prince fut baptisé sous le nom de Charles et devait régner plus tard sur plusieurs royaumes, sous le nom de Charles-Quint.Philippe proposa à Louis XII\" de fiancer son fils Charles à la princesse Claude de France et d\u2019assurer la souveraineté du duché de Milan à ce jeune couple dès quil serait en âge de régner.L'accord fut signé à Lyon en août .En avril 1502, Louis XII dut partir en guerre contre le royaume de Naples qui venait de s\u2019agiter contre la souveraineté française.Cette guerre dura plus d\u2019un an et fut marquée successivement de victoires et d'échecs.Naples et Milan plusieurs fois occupés et plusieurs fois perdus, 1l ne resta guère à _ la France que la mémoire des faits glorieux dont s\u2019illustrèrent des guerriers demeurés célèbres: Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche, la Trémouille, Gaston de Foix et le duc de Nemours.Durant cette séparation la reine Anne écrivait souvent au roi son époux.Quelques-unes de ces lettres étaient composées en vers latins, d\u2019autres en prose et en vers français, dont Ja rédaction était confiée au poète-secrétaire Fausto Audrelin.Toutes ces lettres ont été conservées dans des albums de vélin manuscrits, aux armes du roi et de la reine, sous de riches reliures à fermoirs d\u2019or, et enluminés par des moines et des artistes du temps.Nous avons eu la joie d\u2019admirer quelques- unes de ces enluminures, notamment celles du maître Jean Bourdichon.Ces trésors artistiques sont conservés à la Bibliothèque Nationale de Paris, et le recueil qui les renferme a pour titre \u2018Les Heures d\u2019Anne de Bretagne.\u201d oo Les fines miniatures qui ornent ces recueils précieux com- piètent ja documentation de l\u2019histoire sur la vie intime, l\u2019habillement, l\u2019ameublement et les armoiries d\u2019Anne de Bretagne.La duchesse-reine y apparaît, dans ses appartements, tendus de draperies à teintes sombres, mais où tranche la blancheur de l\u2019hermine et de la cordelière; on sait qu\u2019Anne de Bretagne porta de tout temps une cordelière blanche, comme les moines, en guise de ceinture même avec ses vêtements de cour.À ses pieds est couché un petit chien blanc; autour d\u2019elle, assises par terre, des princesses et des dames d\u2019honneur.Ailleurs, la reine majestueuse est sous un dais de velours rouge parsemé de lis d\u2019or et d\u2019A couronnés, dans une salle somptueuse toute tapissée d\u2019armoiries où apparaît à profusion la cordelière, symbole de son culte pour Saint-François, pauvre d\u2019Assise; devant elle est une petite table où la reine écrit ses lettres conjugales.Ces albums contiennent encore plusieurs illustrations des armes de la reine, et que l\u2019on reconnaît à l\u2019hermine blanche surmontée de sa devise: \u201c\u2019Potius raori quam fædari; plutôt mourir que sesouiller.\u201d ©: 2.00.fe so EEN \u201c * +8 \u2019 - \u2018 iit PRES + Louis XII et ses armées avaient essuyé des revers désastreux en Italie.Aussi, en 1503, le roi songeait à rentrer en France après avoir conclu une paix honorable.Entre temps, la reine Anne lui avait donné deux fils et les avait vu mourir en bas âge.La princesse Claude grandissait en âge et en grâces et le fils de l\u2019archiduc Philippe allait devenir son époux par\u2018 un mariage officiel signé à Blois en septembre 1504.Par ce mariage, Anne de Bretagne espérait assurer une nouvelle et puissante protection à son pays natal.Elle inspira Louis XII dans la rédaction du contrat et de deux traités collatéraux prévoyant l'héritage des nouveaux conjoints.Car la reine Anne t'oublia jamais sa province et n\u2019eut jamais plus grand souci d\u2019assurer le bonheur de ses chers Bretons.Aussi le roi, 18 ses moments de belle humeur, la nommait-il avec complaisance \u2018\u2019sa Bretonne\u201d faisant allusion à son caractère opi- miâtre et à son indéfectible amour pour la Bretagne, - - Les qualités et les défauts de ce caractère s\u2019accentuaié A comme bien on pense, chez In reine Annñé à mesure qu'etle avançait en et en autorité.Le roi ayant été plusieurs fois malade de à 1506, elle résolut elle-même à de vider quels ques vieilles querelles politiques et de faire justice de quelques infidèlités notoires qu'elle ne pouvait supporter.C\u2019est ainsi qu'elle fit faire une enquête sévère contre l'administration d maréchal de Gié, Pierre de Rohan, gouverneur de la vi d'Angers, qui s\u2019était opposé au ort en Bretagne de cèr- taines valeurs et certains mobiliers du royaume par la reine, durant les maladies du roi.Ce vieux guerrier, dépouillé de ses honneurs, se retira dans son château du Verger pour y terminer sa paisible vieillesse entouré de la considera ation publique.Loin de s\u2019affaisser dans la tristesse il se choisit un emb} qui en dit long sur sa philosophie de la vie; cet embléme consistait en un chapeau larges bords portant cette devise: \u201cA la bonne heur2 nous prit 1a pluie\u2019.En effet il avait joui assez longtemps des privilèges de la gloire pour songer à se reposer.Anne de Bretagne ne lui garda point rancune de cette ironique bonhomie.Mais, des historiens ont jugé sévèrement 14 conduite de la souveraine en cette circonstance.au a 7 mission d'aller visiter ses Etats.Et partout sur son passant les grands de la province comme le menu peuple se portèregé au-devant d\u2019elle pour lui prodiguer les plus grands honneurs.A Morlaix, ja reine présida au mariag e du vicomte de Lat- trec avec Françoise de Foix, qui avait été élevée à la cour èt qu\u2019elle affectionnait beaucoup.De là elle se rendit en pèlerinage de dévotion à Notre-Dame du Folgoet et de Saint-Jean- du-Doigt, où elle fut guérie miraculeusement d\u2019un mal d\u2019yeux.Elle fit, à ce dernier endroit, un don princier à la chapelle.Elle eût prolongé son séjour en Bretagne si le.roi, de nouveau malade, ne l\u2019avait rappelée en France.Le A son retour auprès du roi elle le trouva résolu à rompre lés fiançailles de leur fille Claude avec le prince Charles.-Les Etats généraux de Tours,en 1506, avaient prévu un grave danger politique dans cette alliance et suppliaient le roi y mettre avant l'intervention de la couronne d\u2019Espagne.On Vers cette époque Anne de Bretagne it de marier Claude au duc d\u2019Angoulême,neveu du roi: - a proposai Cette session des Etats généraux à Tours est restée ci dans l\u2019histoire de l'ère nouvelle qui allait s'ouvrir.Louis XII y avait été proclamé le \u2018Père du peuple\u201d et comblé de prot tations bienveillantes de la part de ses sujets.T jusqu'aux larmes, le roi qui se sentait faiblir, acquiessa et promit gagner la reine au consentement nouveau.Il y parvint nen sans peine, ique aidé des représentants bretons qui abons daient dans projet des tourangeaux.-\u2014 a Anne de Bretagne s'obstina à différer son consentement.Claude n\u2019était d\u2019ailleurs qu\u2019une enfant.Mais, Louis XI; pour une fois, prit le haut ton, et l'accord définitif eut lieu Je 21 mai 1506; le mariage fut conclu dans une assemblée solen; nelle, avec François duc d'Angoulème, qui devait régner a glorieusement de 1515 à 1547, sous le nom familier pour nous; de François ler.RTE RER EEE a: Je ne serais surpris qu'en ce moment surgissent en vos mémoires les vers gravés par ce monarque eur l'une des cheminées intérieures du château de Blois: : Te 5 Le des Etats généraux de son royaumé annoncer la joyeuse nous velle du consentement de la cour aux fiançailles de la princesse Claude avec le duc d'Angoulême.Il invita les députés ala cérémonie, qui eut lieu au château de Plessis-lez-Tours, Le chancelier da roi lut devant la cour et les représentants dus peuple, assemblés pour cette cérémonie, le contrat qui ass rait à la future reine les domaines d\u2019Asti, de Blois, de Sois- sons et de Coucy, avec cent mille écus d\u2019or Année: oY DL ERE se rd Sy Wh Sat Fra .À J \u2018Vers la fin de mai 1506, le roi vint lui-même à l'assemblée donnés perlareine RESTE MM SEL A a MES veus 1 \u201c détrôné pour faire place à la république).= quelque chose de 100 pour cent s La Beoacz Femaztetr rt La BÉNNE MÉNACERE 11 T_ Après cette 16cture, le vieux comte Gaston de Foix apporta\u201d fians ses bras In jeune princesse, ui n\u2019était âgé que de six ans et le cardinal d\u2019Amboise bénit les anneaux de ançai Les princes de France et de Bretagne et les députés junds, t de vouer leur vie et leurs biens à la mas mariage C5 effectif que tous avaient souhaité pour le bien général du royaume.Cette bonne nouvelle fut accueillie avec une joie ähubérante en Bretagne surtout, où la fille de la reine Anne était déjà aimée et attendue à l\u2019égal de sa mère.En 1505 le Roi Louis XII fut obligé de prendre part à la nouvelle campagne des armées françaises en Italie, contre Gênes qui s\u2019était soulevé.Anne de Bretagne était loin d\u2019encourager ces guerres ruineuses.Mais comme elle pouvait jouir des revenus de son Duché, elle en profita pour faire du bien autour d\u2019elle.Elle combla de générosités les pays bretons et autres provinces du royaume.Elle encouragea les artistes et les gens de lettres, les monastères et les évêchés, embellissant et enrichissant les monuments d'architecture qui restent - aujourd\u2019hui, à Nantes, à Rennes, à Léon, comme à Tours, à Lyon et à Paris, les tér es éloquents de la haute culture et.du sens artistique de la reine des Bretons.C\u2019est elle qui fit construire le couvent de l\u2019Observance à Lyon et qui donna à Saint-François de Paule, ie château de Nigeon pour y établir sa communauté.\u2018On voyait, ajoute le chroniqueur Mézeray, - des milliers de pauvres l\u2019attendre au sortir de son palais, pour recevoir ses aumônes.\u201d , | \u201c Anne de Bretagne, à la cour de France, était un modèle de vertus.et de savoir-faire aussi écoutée de ses dames d'honneur qu'elle en était aimée.Ces dames étaient ordinairement au ñombre de cinquante.Mais jamais elle ne refusait d\u2019y ac- gueillir les jeunes filles de beau caractère qui lui étaient recommandées et voulaient se ranger sous sa tion.Parmi ces dames et ces demoiselles l\u2019histoire relève des noms illustres: C'est Charlotte d\u2019 Aragon, madame de Montpensier, Catherine et Germaine de Foix, Marguerite de Valois d'Angoulême, Jeanne de Rohan, Blanche de Montbazon, Louise de Bour- deille et Catherine des Barres.Pour leur donner le bon exem- Fe, Aone Bretagne travaillait avec elles, tous les jours, et È les occüpaït ainsi à des ouvrages de tapisseries, de tricots, de broderies, d\u2019ornements d\u2019églises, et le reste.Elle leur ensei- t la simplicité, la bonté, la charité, tous les sentiments qui t la Vraie noblesse du cœur et qui rendent la vie d\u2019une femme utile et bienfaisante.Elle leur faisait donner des le- gens de chant, de musique, de dessin, de peinture et de danse, es domestiques étaient choisis parmi les ménestrels, chanteurs populaires, et les troubadours du temps étaient toujours bien accueillis à sa cour.Ses trouvères bretons surtout sont restés légendaires: ce sont Guillaume le Clerc, Riom et Jean Josse, Préjent Jagu et [von le Brun, qui avec Jacques Lori- gnière, Jehannot Dubois, Paul et Jérôme, ont partagé la gloire d\u2019avoir bercé les rêveries tristes ou joyeuses de la reine la plus aimée de toute la Bretagne et de toute la France.Au milieu de toutes ces splendeurs, dans cette atmosphère de bonté et de beauté que la légende idéalise, Anne de Bretagne se sentit soudain frappée d\u2019un mal cruel et qui ne pardonne pas.Elle ne songea dès lors qu\u2019à se préparer la fin, par les secours de la religion.Le confesseur du roi la visitait et l\u2019assista jusqu\u2019aux derniers moments.Elle mourut au château de Blois, le 9 janvier 1514 à l\u2019âge de trente-sept ans,encore dans la fleur de son âge.Avec elle s\u2019achevait le dernier chant de la grande épopée celtique, le cycle légendaire de l\u2019héroïsme rude, de la vai aventureuse.Les \u2018\u2018loups bretons\u2019, durant dix siècles n\u2019avaient guère cessé de grincer des dents.Anne la duchesse leur avait appris la douceur, la patience et la soumission.Leur indomptable énergie allait désormais se dévouer au service de la France.Et ces loups enchaînés, malgré des tressauts de révolte parfois, dresseront aux heures périlleuses de la patrie adontée, le rempart vivant et inexpugnable pardessus lequel on ne passe pas.ALPHONSE DESILETS.(x) Danio, \u201cHistoire de notre Bretagne\".\u201c65 Ray, \u201cHist.d'Anne de Bretagne\u201d.\u201ces Rokop.cit Mot d'une profondeur.Chinoise - \"J.grand Li-Hong-Chang, le dernier des grands hommes de in-vieille Chine impérial e, qui visita notre pays vers la fin du ier siècle, était non seulement l\u2019homme le plus riche de la Chine, mais le plus habile politicien et le plus grand homme d'affaires qu\u2019il y eut dans l'Empire du M: .© M avait Âtre de.vice-roi, gt i constituait, avec 1\u2019.Le fatrice-mère T\u2019seu-Hi, ce que l\u2019on appelle le pouvoir ri Îë trône, alors que régnait le dernier empereur de Chine qui vécut et mourut empereur: Kouang-siu.(Son successeur fut - Li-Hong-Chang, après avoir parcouru l\u2019Europe, visita les commons, jusqu'aux rives du Pacifique, par : le fit accompagner, jusqu'aux rives du Pacifique, par un de ses collègues, Sir Henry Joly de Lotbinière, le plus ghevaleresque des \u201c\u2018ciceroni\u201d._: __ \u2018Lors du passage du grand Chinois à New-York, les Yankees dans l'espoir de l\u2019épater un peu et de lui faire contempler américain, le conduisirent all Street pour lui faire visiter la Bourse.Li, intarissable causeur, savait très bien écouter.Lorsqu'on lui expli- gait les formidables rouages du monumental coupe-bourse, clignait de P'ceil et \u201cfaisait I'innocent\u201d.Parvenu, avec son groupe, prés de la \u201ccorbeille\u201d, quelqu\u2019un lui suggéra de faire tite expérience.\u2014*\u201cTry luck\u201d, essayez votre à chaperonner gaïment son Arcadien.a : _.Si grande et si étrange que lui parut la nature, le lendemain matin, ce furent les traits de mœurs tout à fait canadien qui devaient à leur tour enchanter son esprit.: a À l'aube du premier jour de l\u2019an nouveau, une lumière plus fMatinale a percé les fenêtres endormies du village.Déjà une couple d'attelages aux grelots retentissants ont passé rapides et joyeux, faisant crisser la neige durcie mais au lit trop léger du chemin de traverse, dont le raccord avec la grande route vicinale contourne le pignon rouge pour tmonter tout droit à a à l\u2019occasion de revenge SRE Re TR We AWW in even eens =.La Bons Frmaère tr La Bone MéNAGÈRE 15 l\u2019église.: Ceux-là qui passent ainsi, au point de cette aurore, sont de jeunes ménages, sans doute, qui s'en vont © i-haut les bonnes gens, leur demander au saut du lit la béné- en ee tue le ee ee a es joies e tristesses antici du nouvel an de leur vie chrétienne.\u2018Emile et Hector qui n\u2019ont plus sommeil s'entretiennent quelques instants, sérieux et attendris, de la sérénité de ces mœurs.Ils n\u2019y contrediront pas, et puisque déjà des pas discrets annoncent le réveil de la maisonnée, ils viendront eux aussi surprendre la bonne tante Pèlerin et le cousin Jean, après une toilette sommaire, et leur souhaiter \u2018la bonne année\u201d dans un filial embrassement aussi pur qu\u2019une bénédiction.Ils croyaient s'amuser seulement dans la démonstration un peu tapageuse de sentiments factices; mais ils provoquèrent .en retour une cordialité si franche, une affection si visibles ment reconnaissante et attendrie que plus d\u2019une fois ils ne purent se défendre eux-mêmes d'une émotion vraie\u2014\"\u201cPar bari:refertur\u201d' chuchote l\u2019étranger à l'oreille de son ami qui d\u2019un signe de l'œil l'engage à compter dans ses a-parié avec la latinité.de Jean.Et la conversation se poursuit dans le Dee ot œrrante.\u201ccherchant à deviner regard de ses servante, au de ses hôtes la satisfaction qui la récompense de ses pei Lat At milieu de cette atmosphère de paix, d ilité et de aincérité, les deux jeunes citadins, initiés depuis longtemps aux simagrées prétentieuses du gra i i nent.malgré eus de trouver tant de bonheur di a tant d\u2019ab- mégation.Mais il n\u2019en ont pas fini de jouir de cette cordialité campagnarde.Après le déjeuner, tous partent ensemble pour ee rendre à l\u2019église où les villageois se réunissent longtesaps avant l'office.C\u2019est là que la bonhomie de nos mœurs rurales se centralise, qu'elle accuse, , non us comme au foyer d'un , aais comme l'expression l'esprit paroissial.Tout à l'heure, du haut de ia chaire, le pasteur, le chef de la grande famille 2, en appellera à cet esprit-là dans des souhaits de prospérité temporelle, dans des bénédictions en vue; de la félicité éternelle; pour les vieillards dont ÿ fut le guide et le confident, qui vont bientôt partir avec jui, cetté année peut-être; pour les jeunes gens, qu'il veut orienter sûrement dans la vie et qu\u2019il prévient des dangers à éviter, des épreuves que pourraient leur apporter les jours de l'an nou V7 LEE 4 © RESTE es Fa Sl ; 5 Jy a de tout cela, sans doute, dans les salamalecs usuels de tentes les sociétés à pareille heure, \u201ccompliments de la saison\u201d, shake hands, many relurns, etc., mais jamais Emile Dupin et Hector Hardy n'avaient éprouvé, en telle occurren- oe, d'émotion plus ée d\u2019hypocrisie mondaine, gu\u2019 entendant les paysans se.s choses, \u201cle paradis dans le ciel\u201d.; 3 qu'en se souhaiter, après tant de bonnes -Æorome s'ils avaient pu.s'oublier et faire de cette vie si sereine leur paradis sur terre, .ven Ll ana Apres la des groupes se sont formés aux hasarde de:la parenté, de-l\u2019amitié, et autres hasarda aussi plus.favos rables à la jeunesse, pendant que les voitures recueillent ceux qui s\u2019en.vont au Jom.L'indiscrétion badaude, moins que jamais cherchant à se dissimuler ce jour-là, entoure à triple rang de figures béates la famille Pèlerin et ses deux hôtes de la ville.Ceux-ci ne manquent pas d\u2019entrain: ils répondent gentiment, sans affectation aucune, à toutes les présentations que Jean se plait à faire de leur intéressante personnalité: On comprend que les membres de la famille Brillant ne pou vaient échapper à ce cérémonial, d'autant mieux que la pre- ximaité de leur demeure leur permettait de s\u2019attarder aux compliments répartis à tous, pour gagner enfin le domicile à- tous petits pas, à la file indienne, par l'étroit sentier qui s'ou- _ Vre dans la neige et aux éclats de voix d'une conversation des lus enjouées.+ a et ECS : j \u201c 74 N'oublions pas que les derniers mots de presque entretiens, à la porte de l\u2019église, traduisent des invitations à: de refuser au cours du camavek.os boson ouai monde, s'impression: Mademoiselle Esther Brillant peut laisser aux deux mamans le soin de prendre jour pour invitations aux réunions chai Elle a tant à faire de répondre, sans trop d'ingénuité mais avec réserve tout de même, comme il lui sied bien, aux civilités des trois jeunes gens.\u2018\u201cQuand on aime.\u2014Rien n\u2019est frivole\u2014Un rien désole;\u2014Un rien console.\u201d Et si elle n'a pa encore logé de sentiment bien sûr et bien personnel au foyer de son cœur, elle sait du moins, croyez-le, se tenir i t à l'affût des riens avant-coureurs.A la suite des dernières reparties où s\u2019escomptait le plaisir du revoir, quand les trois jeunes garçons regagnèrent allègrement la grande route où les devançait maman Pèlerin, on se dit qu'elle était charmante, cette jeune personne, suivant our qu erotre que là Jeune personne à sa manière ame, on a pu croire que jeune personne, sa e d'aller rejoindre ses parents et d'entrer chez elle, le savait un peu qu'elle était te.après-midi, Jean et ses amis ne laissèrent pas d'aller présenter leurs hommages à monsieur le curé.Le bon vieil- rd les reçut avec un enjouement qui lui faisait oublier les fatigues de son ministère.Il ne voulut pas se soustraire à l'ambiance joviale qui mettait le rire sur toutes les lèvres, et dans cetté journée où tous ses paroissiens lui paraissaient si heureux de vivre la vie canadienne, il trouvait l\u2019occasion belle de taquiner spirituellement Emile Dupin sur sa définition trop prosaïque de la patrie.Il ne l\u2019avait pas oubliée.Il s\u2019y amusa davantage quand Hector, à l'esprit si caustique, seconda sa partie, avec grand plaisir de contrarier son ami.[ \u2014\u201cNe parlons pas de ces Américains, monsieur le curé\u201d, lui dit-il.\u201cCe sont des cosmopolites, comme les Juifs.Ils vivent sur des chemins de fer, l'âme à l\u2019usine et I'esprit dans les: banques.C\u2019est du reste un peu comme cela chez nous, dans l'ouest.Nous ne connaissons guère la petite patrie dont le souvenir fait pleurer.Dans les villes industrielles et modernes, comme dans la France de Daudet, \u2018Robin ne croit plus aux sortiléges; mais il ne croit pas davantage à la patrie\u201d.Ici vos montagnes à l'horizon, les rives du grand fleuve, vous permettent de regarder au loin et très loin sans voir l'étranger.Tous ceux que vous rencontrez sont d\u2019une même et famille.Quand le soleil se couche derrière les Lauren- tides, il s\u2019y retire nt, comme un roi dans-son alcove, frangée d\u2019or et d'orange.Mais là-bas, il s'affale en pâlissant, comme un soiffeur dans un buisson, sur des tuyaux de cheminées ou des champs de blé d\u2019Inde, et l\u2019on ne saurait appeler ça une patrie.\u201d ; Ce coq-à-l\u2019âne met fin à la conversation dans un éclat de rise-général.On prend congé en se promettant bien de se evoir et de recommencer quelque part, durant ces jours de Les courses en raquettes à travers champs et collines, d\u2019un attrait si nouveau pour Emile Dupin, d'autres en voiture trainante sur la neige lisse ou dans la giboulée, occupérent leurs journées.Et le soir, après avoir visité u'\u2019une des localités du voisinage, c\u2019était plaisir d\u2019en parler lorsque l'hospitalité rustique les conviait à tour de rôle chez les plus intimes de la famille Pèlerin.; 2.\u2018Il était entendu que la fête des Rois les réunirait tous à la table relativement te des Brillant.Déjà une couple de fois Jean et ses amis avaient retrouvé la demoiselle Esther, fortuitement, sans doute, dans ces réunions.Mais l'amuse- ment-du jeu de cartes et de la conversation trop générale n'avait pu donner aux citadins l\u2019occasion de faire valoir leurs talents de société.Au salon de la riche demeure, ce serait moins prosaique.Là se trouvait l\u2019unique piano de la paroisse, puisque l\u2019héritière de céans en était à l\u2019étude des beaux arts.Au cours d\u2019une visite cérémonieuse, Hector Hardy s'était révélé pianiste et chanteur des plus intéressants, réputation qui n'avait fait depuis que s\u2019amplifier dans les petites cause- nies où l\u2019on aime à tirer partie de ses connaissances et de ses goûts artistiques.: Et l'on avait grande hâte d'entendre cet artiste de salon dont le nom volait sur les lèvres de tous ceux 16 La Bonn Famatae 27 La Bou MénactrE La réclame en faveur de l'étranger avait été tellement bruyante que les convives, pourtant naguère si intéressés à l\u2019immutation sociale de Jean et de sa mère, ne voudront pas tout d'abord remarquer combien ces derniers s\u2019y trouveront effacés.Plus tard, un peu plus tard, la critique envieuse se repren Mais à la table du banquet, sous les yeux du couple pri lant qui jouit de son bien-être et de ses Bn sera on n'aura \u2018 sourires et applaudissements à donner tout orei aux spirituelles reparties échangées entre le vieux curé et les deux jeunes étudiants, chez lesquels il avait à qui parler comme aux jours gais et brillants de sa jeunesse.Quand arriva le moment si impatiemment attendu de \u201ctirer le gâteau des Rois\u201d, c\u2019est lui, grâce à son âge et à son caractère vénérable, qui fut appelé à faire la part d\u2019un chacun, sans oublier \u201cla part de Dieu\", destinée au premier indigent venu, le lendemain matin, suppliant et souffreteux, à la porte de service.C'est lui qui sans le savoir, avec tout le sérieux de la Ligué des nations tranchant dans la carte d'Europe, va aussi trancher dans cette miche affriolante récelant lé symbole d\u2019une royauté aléatoire, factice et d\u2019un seul j jour, mais pouvant avoir son influence sur la destinée de ceux qui s\u2019en amusent.Avec la large lame bien affutée, dont la ménagère a récems ment ravivé tout l'éclat, d\u2019un grand geste solennel, il divise } gâteau et distribue les parts égales de cette or 5 légire qui s'en vont de mains en mains garair le tablée, sous les.yeux rieurs et vives.Prenez garde, monsieur.le \u2018curé; que le sort envieux au service d\u2019un petit dieu malin ne vous fasse, de vetre grand geste solennel et joyeux, trancher ainsi la trame assez tenue de votre cher projet !! 1 est vrai que dans la pièce voisine, où d'on on dresse les mets abondants de la table plaisante bien intentionnés ont apporté secrètement deux couronnes agrestes, en paille d\u2019avoine et paille de blé, piquées de quelques roses dumes- tiques.Elles devaient vous faire sourire de contentement, ces couronnes.Mais déjà mademoiselle Esther a cueilli presque sur sa lève carminée la fève qui la fait proclamer reine, et tout de suite, voilà le sort! Hector Hardy montre à tous, en le tenant délicatement du pouce et de l'index, le pois qui le désigne à la royauté éphémère de la soirée.Bien peu des joyeux convives ont pu remarquer qu\u2019au même instant tiñe subite pâleur au front de Jean Pèlerin a trahj chez lui quelque malaise, mais personne n\u2019en saura la cause.Personne ne saura, pour le moment du moins, qu'il vient aussi de croquer un pois; que la supercherie s\u2019accuse a lui seul, et ue le rôle de prétendant frustré lui met au oceur un dépit: naissait pas encore.LUE Les couronnes agrestes restèrent à la cuisine: on nea pe les mettre au front du roi et dela reine, que la haute culture intellectuelle, le rayonnement de J instruction et du bet conrit nimbait déjà aux yeux de tous d\u2019 res celui d\u2019un lignage vraiment supérieur.: 3 Le roi et la reine furent superbes de belles manières et de bon ton dans leurs rôles de majestés pour rire.L'esprit exercé du pseudo-souverain se donna carrière dans les répliques et les boniments qu\u2019on lui imposa, tandis que mademoiselle Esther faisait bien voir que l'éducation reçue dans nos.cow vents seconde parfaitement les aptitudes naturelles de l\u2019es- prit féminin à toutes les carrières, même à celles qui pou\u201d raient conduire sur les marches d'un trône.Non, les couronnes d\u2019avoine et de bie n'étaient plus en Ke salon où l\u2019on passe après le banquet, evo In rene vont exercer, sur tous et mutuellement \u2018sur eux-mêmes,\u2019 de pouvoir fascinateur de leurs charmes personnels et de leur supériorité intellectuelle, Emile Dupin, dont ie cœur.est droit et bon, se auprès de son cousin Jear 11.commence a s'inquiéter de I'impair qu\u2019il'aurait involontairement commis en préparant le désarroi de l'idylle dant on borne tants lit « tout confié le secret.Peu enclin lui-même aux plaisirs du firtage, avec son esprit hanté des pations pratiques de la vie industrielle aw milieu de aquelle il a jusqu'à présent vécu, sérieusement adonné aux Etudes professionnelles, il n'avait pas encore souffert des sollicitations de son cœur ingénu.Ce tante lui avait secrètement appris des projets d\u2019éta ment du cousin Jean l'avait fait sourire et l\u2019avait oe comme l'aurait pu faire une charmante lecture de roman.Ajoutez que son amitié tendre et sincère pour le jeune Panter pauvre n'aurait jamais pu rien susciter chez lui de Fanta gonisme qu il voyait poindre.Et comment aux yeux dé bien des gens l'attitude de l\u2019asméricain pendant le reste de cette joyeuse soirée paraître insolite, prêtera à Jes ern BE oa reas injustes.Monsieur le .curé saisira mieux réserve et des traits de syns- pathie qu\u2019il.lui verts à son élève; car hui aussi s'inquiète des effets de la petite intrigue commencée = Deiademonelle Esther et Hector, dans leurs personnages a: intéressent de moins en.moins l'assistance pour s'intéresser de plus en plue l'un | autre.La jeune fille, dont l\u2019éducation déclassée n'offre rien de \u2018paysan, trouve l\u2019occasion trop belle d\u2019accuser ses goûts et ses connaissances avec Fetudiant, qui possède une inépuisaible pacotille artis- ir Tig REEF Cai rE add oe tinctivemen tle secret de I'élocution musicale; ole savait non pas bourer dela musique avec des mot, rai bien dire en chantant ce qu\u2019elle avait Après qu'ils auront tour à tour donné quelques pièces de chant ou de piano, à la satisfaction par trop la plus grande partie de l\u2019auditoire qui ne sait pas applaudir,- ile brouverent tout à l'heure un plus intime et plus affiné dans des premières lectures Pe chant études à quatre mains.Ils auront bientôt ce loisir agréable, car mon sieur le curé, sur les dix heures, alléguant son grand âge et son ministère, évidemment aussi beaucoup moins joyeux qu\u2019à la table du banquet, s'excuse et se retire, emportant dans son vieux Cœur, ee mais charitablement sensible, quel: Tee\u201d rappelle le coup de grand couteau donné le \u201c\u2018 eau des rois\u201d: 1.{tant à tous de s'amuser bien chrétiennement, il a jeté un regard attends; sar le groupe Pèlerin où Emile, décidément soucieux, fait tapisserie avec sa tante et son cousin Emile n\u2019est pas artiste, pas même artiste de salon; il n\u2019est folâtre non us, ce que remarquent bien les.jeunes geoises et rougissantes qui dans la veste salle oy contentent pour l'heure d'observer et me perletont de: tout cela que demain.He ox X00E5 « Le prêtre parti, à détente dans les esprits.La conversation se fait plus g au point que les deux musiciens péuvent maintenant sans contrainte caqueter et as ser c reutueliement dans l'interprétation Jmprovisée' des role express ob Jan i Ge or on mans qu.: ce n'était pas la peine de l'aimer ainss 1.- Mais act ee.sou pri at qu\u2019il n\u2019a pu son ami Ee atome érévocbiement ur départ pan ville au lendemain matin.\u2014 at , Un autre esprit moins jeune devait également subir ta traction de cette évolution sentimentale; Maman Brillant et sa vanité féminine ne sont pas là.bien, pour mépris ser les succès mondains de sa fille.le\u201d Quand om 5 pas voue lésiner sur le coût d\u2019une éducation: dispendisuee, is ; vo ME em EE ww We ET oy PAR 5S Gk TR GR We OF WT EO Bh erred ROR © ube i \u2018 gatastrophe d'une collision.\u201cseulement qu\u2019il lui faudra craindre l'a - #t du rafinement qu\u2019elle Er La BonnE FERMIÈRE NT LA Monet MÉNAGÈRE 17 soutenu généreusement, comme elle, l\u2019ennui des longues séparations annuelles pour faire de son unique enfant une jeune personne très distinguées, les attentions du docteur A y devaient r être beaucoup plus appréciées que les machinations d\u2019un vieux pasteur pour faire le bonheur d\u2019un orphelin pauvre.Et tout à l\u2019heure, lorsque cette mémorable soirée | fin, parmi tant d\u2019impressions diverses esprits des uns et des autres, après tous les ts de voix où se seront confondus rires, co: i veuve Pèlerin, au bras de Jean, s'eforcera vainement d'ou- hlier qu'on ne lui a-pas dit \u201cBansoir\u201d! situ on LE \u201cail pie Lo vm = ri Le bon curé de Saint-Germain a bien réfléchi depuis l'instant ol, heureux encore et sans souci, il tranchait de son grand couteau la pâte affriolante du gâteau des Rois, et, du coup, inconscient, la trame de son roman pastoral.- Des événements des plus graves vont maintenant se préci piter qui le feront refléchir davantage sur l\u2019inanité de nos rêves les plus charmants, sur les mécomptes de nos projets les plus généreusement édifiés; où l\u2019on prend trop candidement comme facteur l\u2019abnégation des vanités sociales.Dans la paix si douce pourtant de son presbytère, il se révolte très -.secrètement contre la tyrannie de cette société et contre teut pe qui de près ou de loin en accrédite ou prépare les exigences.À se dit de ces choses qu'il trouverait scandaleux de confier aux autres, ét dont il sé reproche même intimement de tant goûter l'amertume:-\u2014\u2018\u201cOh! ces couvents modernisés! On leur confie des petites paysannes, et ils nous rendent des catalo: gues de modes et sciences aussi inutiles qu\u2019incomprises!\u201d : Les dernières heures qu'Emile Dupin passa chez ses parents - Jui furent pénibles Son attitude nécessairement compassée \u2018Aile soin d'éviter toute explication intempestive ne l\u2019 ; - chèrent pas cependant d \u20ac - À sa tante et à son cousin, non plus que de réssentir au cœur de témoigner la plus franche affection un sentiment fort étrange chez lui.Pour la première fois, il voulut mépriser le prestige de l\u2019argent qui s\u2019en vient troubler de son apparat les rêves de bonheur les plus pure.Mais sa rature généralement bonne n'eut pas le temps.de.compléter ge perfectionnement.: SA \u2018- - À peine rendu à la ville, il reçut de Cincinnati une dépê- .che qui le mandait d'urgence auprès de sa mère: «+ \u201c vA! c\u2019était son tour à lui de commencer à connaître les s désarrois de la vie! Son père, appelé au Brésil par.les | : intérêts de son commerce, s'en revenait plein d\u2019espoir et.de santé, lorsque dans le golfe du Mexique, avant d'atteindre l'embouchure du Mississipi, il fut englouti à jamais dans la : _À jamais aussi, le caractère de ce jeune homuie, jusque-là si humainement heureux, devait épnserver l'atteinte inée de sa première tristesse.Et ce \u2018coup de foudre en ifiant l\u2019orientation de ses études, du \u201cMoins temporairement, l\u2019attira plus que jamais dans les : Soucis qui sont l\u2019escortede l'argent, ex: lui faisant rompre avec la vie canadienne, : ; 5 \u201cPar là-même, il cessa, dans une bonne \u2018 Ane mesure, ur , de hantet Jes cauchemars du bon curé qui-craignait tant son influence eux l\u2019esprit de son protégé.Touterois, le cher vieillard n'en a a \u2018pas fini avec ces hantisses et ces cauchemars qui n'auront fait que se compliquer et se déplacer.Ce n\u2019est plus sur son élève A ppétence de la richesse ) qu\u2019elle procure; mais sur des caractèrès encôre moins avertis.Aussi longtemps que Pierre Brillant * s'est contenté d\u2019être son paroissien le plus à l\u2019aise, de s'hond- rer de sa confiance et de seconder toutes ses vues comme fabricien, il était facile de lui faire agréer en outre le beau projet nous connaissons.Maintenant, us événements Al obstacles dont il avait malheureusement méconnu l'importance: l\u2019éducation fausse d\u2019une campagnarde et la frivolité naturelle du caractère féminin.Mademoiselle Esther, retournée à ses études, n\u2019a pas voulu languir bien longtemps sur les livres; elle a su obtenir d\u2019un père facile et d\u2019une mère complice son \u201centrée dans le monde\u201d Ce commencement d\u2019émancipation lui a permis, puisqu'elle est grande demoiselle, d'assister à une fête sociale à la ville, de \u201cfaire son début\u201d avec une intime amie, dans une réunion de gens très distingués où elle a retrouvé l\u2019intéressant Hector v.L\u2019entrée dans le monde, ou le \u201cdébut\u201d de la jeune demoiselle, est la mise en vedette, à jour conventionnel, de ses aptitudes sociales, de ses talents naturels perfectionnés par une coûteuse éducation, de qualités vraies qui en feront un jour la femme bénie, pourvu que ce printemps trop hâtif ne les étiole pas dans leur première floraison, et s\u2019il fallait tout dire, en vedette aussi, des caprices mutins momentanément trop flattés, qui en feront plus tard l\u2019horrible mégère aca- iâtre.: ei C'est aussi l\u2019occasion, pour des parents hautains et bien rentés, de faire miroiter l\u2019éclat, emprunté ou non, d'avantages dotaux, auxquels une idylle trop brusquée devra de se voir transformée peut-être en un très vilain troc de sentiments.Mais c\u2019est encore plus, hélas! la première mascarade officielle des vanités féminines sous les afféteries hypocrites.ès son début dans le monde, la jeune émancipée aura voix libérative avec ses égales, avec sa mère aussi, dans des colloques où se fourbissent les armes plus-ou moins meurtrières de la toilette.Elle s\u2019exercera, sous les leçons de l\u2019expé- rienee, à la guérilla des.conversations oiseuses, des propos ambitieux, des jugements téméraires, enfin, de la vie mon- .Modes, exigences soi-disant de bon ton, coutumes sociales, it sa pauvre âme ingénue frémira peut-être, relèveront désormais de sa compétence et de son sens propre affolés, puisque\u2019lle a fait son début.; -Ælle se croira tenue, quoiqu\u2019en veuille sa prudence innée, de fréquenter bals et théâtres dont l\u2019éloignerait encore pour un temps sa candeur apeurée, si elle n'avait pas fait son début.\u2018Faire son début serait donc s\u2019astreindre aux obligations mensongères de la mondanité, avant que I'autorité maritale, s'autorisant de ces hasardeuses conventions, s\u2019en vienne étouffer de ses dictamens la voix d\u2019une conscience tardivement assagie.Après quoi l\u2019obéissance conjugale remplacera les exigences sociales comme condiment des compromis à faire avec les réclamations de l\u2019âme inquiète.: Ainsi le veulent, dans la Aauie, l\u2019usage, la mode, les convenances, les relations qui élèvent, les intérêts qui font bien vivre, enfin tous les succès à remporter sur la scène du monde, quand on vit uniquement pour y briller.N\u2019allons donc pas nous étonner si la belle héritière de Saint-Germain, durant les mois du printemps, se désintéres- ge des choses de la vie rurale, ne prête qu\u2019une attention distraite aux mille voix agrestes qui chantent autour d'elle, parce qu\u2019une voix jusqu'alors inconnue, plus aimée et plus impérieuse, s'élève en son cœur.C'est la voix que monsieur le curé avait trop naïvement négligé d'évoquer et de consulter, avant d\u2019édifier aucun beau projet selon ses vues.Que pour- ra-t-il maintenant contre la bonhomie du père, contre l\u2019émoi et la vanité concertés de la mère et de la fille, contre les déclarations du prétendant, bientôt professionnel diplômé, qui brillera les étapes et viendra très prochainement solliciter l'honneur d\u2019une a aussi imprévue?N\u2019a-t-il pas remarqué l'attitude de la jeune personne qui n\u2019est déjà plus l\u2019ingénue aux reparties candides, qu\u2019il aimait naguère à taquiner comme une aimable enfant ?Elle se dérobe maintenant à sa conversation, pour s\u2019entretenir isolémenit de pensées trop peu secrètes, puisque la chronique villageoisé les-colporte, ou pour réserver toutes ses confidences à sa mère ni hostile ni cachottière.Et lorsque le bon vieux prêtre tente- za de raisonner le couple Brillant; la vanité mondaine et I» IVS OHDIW (MN 3 18 La Bonne Frmatræ tr Boom Méénactaz recherche d'un \u2018\u2018beau parti\u201d l\u2019emporteront aisément sur sa belle théorie chauvine ou patriotique à base d\u2019affection charitable pour un orphelin pauvre ne lui reste plus qu\u2019à user de prudence et ménagement pour empêcher son mécomp- \u201c te et ses déplaisirs de faire au village, jusqu\u2019au jour où à la suite de ele ues visites toujours sensationnelles du monsieur de la vi che: en \u201cpes quoi le Dr Hector trop retentissantes çailles, e ector Hardy, déjà nanti d\u2019une pleine autorisation paternelle, s'en va dans sa ville natale de l\u2019ouest canadien préparer son établissement professionnel en même temps que les pedlimi- naires de son mariage à l'automne.Eh! oui, les événements se sont bien précipités! - Jean Pèlerin était-il assez épris pour souffrir éperdument, comme un personnage romanesque, de cette cruelle déception de son premier amour ?\u2014Ce serait trop dire! Il ne ie savait pas encore.Il n'avait pas eu le temps raisonner cet amour qui lui était venu inopinément, à la suggestion trop brusque de son protecteur; d'en rechercher la cause intime qui naît au cœur, comme le parfum au calice de la fleur, pour embaumer toute la vie.Non! Dans son dépit entre donc plus d'orgueil froissé que d\u2019affection trompée, parce que, ce premier amour, il ne l\u2019avait pas cherché, il ne l'aurait pas même rêvé.Il y aura là un remords dans l\u2019éclosion de son sentiment juvénile, le remords d'une erreur qu\u2019il n'aurait pas faite de lui- même, qu\u2019il doit se défendre de reprocher à personne et qui complique son chagrin d\u2019une orgueilleuse sauvagerie.: Elevé dans la pauvreté et l\u2019humilité, il accusait néanmoins une grande fierté de caractère, plug ! use que toutes les tendresses de son coeur fête Rois, aux aux froideurs graduellement nes de de la famille Brillant pour sa vieille mère et pour lui-même, qui avaient remplacé.des accueils si chaleureux et si spontanés, dans la solitude de son foyer de nouveau assombri par le deuil de l\u2019encle riche et secourable, il eut à loisir beau sujet de philosopher sur ia double déconvenue de son cœur et de son esprit.Et c'est alors que les saines idées de son précepteur sur le bonheur vrai de la vie ne suffisaient plus & contredire celles de gon cousin Emile.Ah! s\u2019il avait eu, comme celui-ci, la fortune qui suppite 3 tant de choses aux yeux du monde, serait-il aujourd\u2019hui cet être minable, désarmé par la pauvreté sous affront, en butte aux railleries de tout le village, d\u2019autant plus secrétement méchante qu\u2019elles succèdent à des jalousies secrètes aussi ?Incapable d'aucun ressentiment, encore moins d'aucune ingratitude à l'endroit de son bienfaiteur aussi fourvoyé que lui dans cet avatar, il ne peut cependant comme autrefois se soumettre à ses objyurgations doucereuses contre le mépris et la désertion du sol natal.\u2014Ce sol natal! auquel on voulait attacher toute sa vie, qui se dérobe sous ses pieds pour le laisser ridicule dans la confusion de son premier amour, qui ne étue le souvenir des siens que dans la des morts et le réduit de sa mère pauvresse, que lui doit-il, au sol natal, des tendresses ultérieures de son cœur meurtri et den aspirations de son esprit à jamais humilié ?\u2014\u201cNe parle pas ainsi, mon bon petit enfant de: Saint-Ger- main\u2019, s\u2019écria le vieux curé, aux premières manifestations de ces nouveaux sentiments de son \u201cJe m\u2019en irais mourir, vois-tu, avec le chagrin de n'avoir pa faire tomprendre à mon Jean, malgré toutes mes peines et mes leçons, que la plus belle chose dans la vie de l\u2019homme, ici- bas, après l\u2019amour de Dieu, c\u2019est l'amour de la \u2018patrie qui « est l'amour des siens.\u201d Si Jean pouvait s'en expliquer, il lui dirait peut-être que son tourment s'entretient et s'active isément de l'amour des siens, dans ces lieux consacrés par Est-ce pour avoir cru un instant qu\u2019il pourrait honorer leur mémoire dans le travail de la glèbe canadienne et la prospérité, pour avoir vu ane: humiliante déception confondre: ses espérances au début de sa vie, < qu'il voudra quand même r deuil et leur misère: - perpétuer son abjection dans l'amour des rdens nina cntende ean ne peut traduire ses sentiments, en faire part à son précepteur raisonnements et des récriminations que lui interdisent son âge, sa condition et ses moyens intellectuels, si le vieux prêtre, exercé à l'étude des âmes, veut bien s\u2019y prêter, il découvrira de lui-même dans l'esprit de son trois impressions très profondes; un irrespressible dégoût pour la vie rurale, surtout à Saint-Ger- main, une inclination atavique du côté de la vie d'aventures eur mer, et le désir de la fortune édifiée à la manière américaine.Rien de tout cela, certes, nous le savons bien, ge provient de l'éducation qu\u2019on a voulu lui donner; mais tout cela s'affirme de plus en plus dans la mentalité du jeune homme, à la suite des événements divers qu\u2019il a subis depuis quelques mois.La mort soudaine de l'oncle Dupin devait avoir son funeste effet sur la famille Pélerin.Au premier échange de lettres sympathiques avait succédé une correspondance fascinatrice et te dans laquelle la riche veuve priait sa sœur venir habiter avec elle.Ce projet aurait dû sourire à Jean; mais il ne fut pour lui qu\u2019un surcroît de contrariété.Malheureusement, la mère Pèlerin, pauvre plante agreste, dans le terroir canadien, y tenait par des racines trop profondes.Vouloir l'en extraire pour la transplanter -18> bos Distant dé la détruire.Les discussions furent longues dans ies tête-à-tête solitaires de la triste maisonnée, entre la veuve éprise de souvenirs et le fils incertain de son avenir et de lui-même.Ce n\u2019est plus la confidente de ses intentions que Jean trouve en elle, c\u2019est l'obstacle; c'est l'amour le plus désintéressé et le plus fort qui réclame et s'alarme.Quand il erre attristé autour de I'bumble majsonnette, fuyant le re gard des villageois, à la tombée du jour, Tœil de sa mère-le suit comme wn reproche et l\u2019éclais du phare comme une \u2018Durant ies beaux mois de l'été, cette torture morale sags gravera des inquiétudes que lui inspire maintenant la santé débilitante de IA pauvre mère.Monsieur le curé, que Jean ne fréquente plus à titre d'étudiant, dont les idées bien connues da reste me: lui serviraient d'aucun appui, vient souvent apporter à la malade le réconfort de son ministère et de ses conseils.Ce sont alors pour Jean de fatigants entretiens où l\u2019un et l'autre l\u2019accablent de leur double affection, la seule i lui soit donnée aussi pure; aussi généreuse sur la terre: urait-il réagir ?à leurs idées communes opposer les siennes devenues trop personnelles ?Non, il aimera mieux discrète ment en souffrir.D'ailleurs, il constatera bientôt que sa mère, anémiée par des chagrins longtemps entretenus, excegs tionnellement réconfortée depuis quelques mois pas: am fallacieux mirage, est cette fois frappée à mort; ise ; : Puisque Jean faisait toute sa vie, c'est elle-qui moma TE cn vu tan anne da pourquoi avai ui au œ rayon de bonheur maternel Éclipeé sitôt dans L'ombre de sd misère accoutumée!?Encore un mécormpte d'autant plus Soko ni det, de art va Lt po 5 Comme la lumière qui scintille au large our ce cap dans les flots, les alternances de son \u2018chagrin.et de son deuil reviendront donc jusqu\u2019à la fin traverser les trop-rares bots Te trie devenue à bi de éaage de incapable our au l\u2019hurable maisonnée; Rose Diesprée, Fange secourable des meals jours, apparait à sou chevet lorsque Jean est obligé s\u2019en éloigner : \u201cLe père de Rose Després est un caboteur dont le vaisseut n'aborde guère dans le mauvais parage de Saint-Germain, et fait ses rares escales en été aux quais.de Saint-Louis et de paint Ar \u2018Sa demeure établie au pied de la falaise n'à autre voisine, à un demi-mille de distance, que la mai- rouges du côté de l'ouest.Partant, c'est id premiers jouss de aes éprews von isolement, \u2018avait accowtumé de \u2018cours au plus isolé 2 ! trgent il lui fallait quérir aide où secours.Et Nose, Ps son le plus tendre, avait appris de sa mère l'art chæ- ritable de secourir instinctivement plus malheureux que soi.\u2018 Humble, impersonnelle, elle s'acquitte comme d\u2019un devoir filial des menus soins que réclame la malade.Jean l\u2019affectionne à l'instar d\u2019une sœur qui de tout temps aurait été de remarque ureusement pour notre société, est la contrepartie.ae antidote de certaine afféterie féminine rendue séduc- une fausse instruction.En ces moments si pénibles, i n'a pas le loisir d\u2019 édifier ses chagrins au inculte.Ce sont les affres de la mort, de la mort de sa mère qui vont accaparer toute son âme et tout son cœur, pour ne ni laisser pendant longtemps qu\u2019une déses farouche aux prises avec la tendresse assagie mais impuissante dun vieux cur ;.-\u2014 Enfin, après semaines d\u2019anxiété, voilà hoy x et le médecin jugent le moment venu £1 oil que ccliy Eo malade les sacrements des mourants, La triste nouv : -.- flambe comme une traînée de poudre d\u2019un bout à l'autre du + village.Des lors, à Ia place des jalousies cancanières, suivis de moqueries satisfaites, dont la veuve et son fils avaient 6 \u2018 l\u2019objet depuis unan, une sympathie réelle et réparatri 8e manifesta partout pour ces malheureux.À mesure que ia vie se retire chez Ia malade ef conjond I espoir pourtant st et la compassion autour d\u2019eux.2 oo Et elles étaient là nombreuses, les bonnes villageoises, aw :-, Verbe naguère encore peut-être ironique, s'apitoeyant dans A la \u2018prière et les larmes, aux dernières paroles, aux derniers res TL = de l\u2019agonisante à l'adresse de son fils, lorsqu'un : - \u2026 find\u2019été, sds les Dénédictions Énalesetl'absolution du prêtre.- \u201cà l'heure où le phare s'allumait au large, l'œil de la veuve } - Pälerin s\u2019éteignait.à 5 navrent les sanglots, sur Rose Després portant fa éroix.rés Zs demptrice â des lèvres exsangues, sur l'éclat du phare, qui, _ s'avive dans les ombres du dehors, la prunelle alanguie \u20ac de ia \u201c\u201cmourante une dernière fois s\u2019anime d\u2019une vision # Prophétisez maintenant, monsieur le curé de Sai \u2018main! Vous en avez le loisir et l'invite; plus.sûrement.que \u201cdans aucune fête sociale, sous l'inspiration des sentiments = : pursetsi vrais qui vont naître autour de cette mort! od Ly dienes se \u201cfurent tus, après la dermi \u201c\u201d ternbée de sa main tremblante sur les réstes mortels de 5 \u201cmere, dans les herbes grasses du cimetière, le bon vieux prêtre.qu'aux jours tant regret de sa prime jeun esse.ES tens chez mos que je voudrais fair : enfant, \u2018J'ai bénit, il y à uri instant, ta pauvre \u201cmort; jé : \u201cté reste à fournir: Mais avant cela, ©.op envers toi.5 aT demander pardon, a Pardon! pour vous, monsieur ie r à qui je dois tout ?j'ai : aspirations de ar actuellement.Cétté peine, à la disparition de ta mère, après \u2018 la vie si intime que vous avez faite tous deux, s'attaque à un - ; cœur déjà soulrant, of Sulit par ma faute- Je m'étais = ja = moitié dans ses peines.I! ne voit pas qu\u2019elle à grandi; il ne encore, ce qu\u2019il comprendra un jour, que cette _- ctacle de la vertu 2 et ae de ceux qui s\u2019emploient à la retenir, s'augmentent | Tour à tour fixée, dans un suprême effort, sur Jean que | que Me veulent traduire cos rapis entres sfondi c fate.oublier la lumiére.on Bla oy les de tintémen ., lorsque eres ins sedis \"fit mander le fils, Jean, qu'il voulut retenir à sa table ainsi: \u20ac fre chez voi, mon of mon ches voudrais aussi te bénir dans a vie, toute la vie ea ; , a qui el LY eth Soir ten pros : ane am Ln à qui tu dois, dans une trop.: mesure, l\u2019état d'âme spécial tu te trouves aujouts- ui et que j'appellerai inquiétant.tu as perdu to ton.tu étais encore petit enfant, et ton chagrin d'enfant, _ confondu dans l\u2019exubérance de l\u2019amour maternel, ne pouvait pas être conscient et réfléchi comme la peine dont tu souffres : 3 __ _______ LA Boreut Fine #fLa Boni MéNadèss 19 mépris, Jean.Je croyais faire tèn bonheur, et c'est ton malheur que j\u2019édifiais, en te déclassant.La bonne Providence voit mieux que nous dans les beaux projets que nous révons: Bénissons-là de n'avoir pas voulu les laisser se réaliser.Et ne lui demande jamais une épouse à qui tu devrais tout l\u2019appoint matériel de ton établissement.© est une erreur, jean, c\u2019est une erreur, avec cette autre d'abandonner à la femme l'esprit dominant de la communauté conjugale.La dame au Fri ou signant tes chèques aurait réparti sur toute ta vie \u2019humiliation qui révoite romentanément aujourd\u2019hui ton amour propre.Défie-toi toujours aussi de I'amour c\u2019est un mauvais conseiller.Ne cherche plus la fortune le mariage qui n\u2019est pas une loterie mais avant tout un sacrement, et pardonne-moi, vieux prêtre, à moi, d'avoir inconsidérément commis cette erreur dans mon aveugle affection.I est trop tôt encore pour chercher une nouvelle orientation À ton cœur ; non, avant cela, deviens quelqu'un par ton travail, par ta bx bonne conduite, par tes talents, par toi-même! ge tu et js or ete re bonne ter terre canadietine; je n'en possdde qu'un arpent, monsieur le curé.Le travail de mes bras au service des autres, je veux bien le donner, mais pas ici.\u2014Et où donc, je t\u2019en pris?Tu ne l\u2019aimes donc pas cette phic ai trop pleuré.\u2014Précisément, c\u2019est parce \u2018ue nous l'aurons arrosée de 10s larmes et de nos sueurs, parce « les nôtres en ont fait es toujours, aa nous hs une commune pous- et toujours, qu'il nous faut l'aimer.Mais rien ne ous verrons.Nous verrons.\u201d \u201cL'allusion est trop directe aux q de la bonné tèrre canadienne si fraîchement Le ean respectueux et attristé n'insiste pas mais n\u2019est pas soumis.C\u2019est le j jeune chursier plein d'ardeur qui sent sa liberté maintenant possible, veut rompre sa longe êt fuir.Rien ne le retient plus dans é& village que l\u2019affection sénile de ce bon prêtre, avec la re- éonnaissence qu'il voudrait lui témoigner.Et il y à chez taf quelque chose de plus impérieux que tout cela, qui malheu- réüsement l\u2019égare et l\u2019entraîne, puisqu'il n\u2019a plus maintensnt de tendre mère À voif pleurer: d'est le dépit de son esprit tron fier.Dans quelques jours; ie village sera en Hesse.- Ce sera fa nôce élégante depuis longtemps résolue chez les Brillant: la noce que monsieur le cüré annoncera dimanche dans son\u2019 prone, tout le monde le sait.On en parlait même très- discrétement, dans de petits groupes fort sympathiques, 2 la e de f'éghise, après les humbles obsèques de veuve erin.\u201cPrenant cengé de son protectëur en refusant avec une éhergie insolite de loger cétté nuit au presbytère, Jean regagne \u2018son lamentable foyér où it trouve heurcusemient réunis membres dé la famille Després, ses voisins.Le teur, dont le vaisseau est au quai de Saint-Louis, a pu assis ter aux funérailles de se voisine, et fépertira le surlendemain pour Jean, l\u2019œil en féu et le-cœur malade, au milieu de ces bong intimes dont la pitié sé fait si naîve ét si frariche, à la vue de cL Rose qui n'a pas fini de pleurer, perd tout à fait contenance ef laisse sans contrainte éclater sa peine.Rien, rien ne lui reste plas sur cette terre canadienne dunt parle si chaleureusement mionsieut le curé, Hen quis (Cette triste masure aux pignons\u2019 rouges, pauvre éé de sé\u201d jeunesse défunte.Di s'y enfermer pour mourir aussi sans avoir vécu?Va-t-it y vivre dans la m ité qui pous* veit suffire à une \u2018verve et répugne à tous ses instinets* 18 nobles, avivés par un commencement trop avancé à tion?Que peut-il attendre enfin, malgré tous les bons D onseils théoriques et ues, attendre de cétte petite patrie; si ce n'est de lui laisser, ttrï peu lus tBt un\u2019 peu plus tard, ses os de mercenaire?Me vaut-i pas mieux\u2019 s'eti éloigner;dut-il trdtner | lui ce nol chia\u201d ria dul sus 'exiié comme Fombre vw cavalier en faite?L&- © La Bono Pumsates 1710 Bove Masta _ sentiment patriotique 1 remontera-t-il jamais dans son âme comme une marée ?N'est-ce pas une seconde erreur que va derechef lui faire commettre le bon vieux prêtre qui ne sera plus là pour s\u2019en repentir, comme il a fait après l\u2019autre.\u2026 .?\u201cEmmenez-moi, emmenez-moi loin d\u2019ici, maonsieur Després, le voulez-vous ve Tu toujours venir à Québec, Ca te changera les idées.T1 te fau t prendre de l'air, mon gars çon.Sois prêt; nous partirons après demain.Je le veux bien.\u201d Jean qui n\u2019a pas oublié la e croisière dans les eaux lau- rentiennes, avec son cousin, sentit que ces bonnes paroles rassérénaient son esprit comme une douce brise de mer tem pérant l\u2019ardeur d\u2019une journée torride., Une courte visite au presbytère, le lendemain, sembla l\u2019ac- hn de ses devoirs envers son protecteur, stupéfié d\u2019abord cette proposition, mais qui l'approuva toutefois après avoir songé à grande fête prochaine des joyeux villageois de San dédaignant pl la terre où ils étaient t Jean gnant plus que jamais terre venus mourir, s'aventura une deuxième fois dams Ia vie yeti: time dont avaient vécu ses pères.LOIN DE LA TERRE NATALE 5, te _ Ala ville qu \"n'avait encore jamais vue; sous les ux de Jean s'offre un aspect tout nouveau de la vie.Au de a en rat à il ne rencontrait guère personne qui ne sut ce w\u2019il en était de son être et de ses moyens intellectuels et matériels.Dans la grande cobue de 1a ville, ville il 'est plus qu'un grain de sable confondu au milieu de 0 ceux-là qui tourbillonnent au souffle d'intérêts.divers, ils ont aussi comme lui le secret de leurs vies, un motif d'activité, une ambition, une angoisse peut-être qui les tourmente.Tous ceux-là conjurent les soucis du présent eu vue des de l\u2019avenir.pis Alors le spectre du travail et de l'effort personnel se dresea devant lui.Il voulut se rappeler tout ce que lui en avait dit déjà Emile Du dans leurs conversations si intimes à bord du yacht \u2018Le Dauphin\u201d.I! eut une idée plus ive.de vie humaine en ce monde et pour ce laissa très vivement impressionner pour la première dernières paroles de son-vieux curé de Saint-Germain, lui recommandant de se faire quelqu\u2019un par son travail, par lui-même 9 allait pour cela retourner dans son village, s \u2018astreindre y végéter entre des souvenirs et des privations ?2 N'allait-it; tôt chercher la protection du- cousin riche-là-bas.?peg pi Ce serait encore la dépendance, une mendicité, LE teu Deore postes du sure en A mci du naan Jean, sans autre ressource que son travail disponible mais.non encore en valeur, peut-i être moins Humilié de le suivre: dans ses courses pour vivre de son aide qu\u2019il ne l\u2019eÂût été de: recourir À son cousin riche?.Il savourait ce fruit aimer de son argueil, dans la perspective d\u2019avoir à s'attacher à: ce.besogneux ou de battre les pavés du port avec la cohorte-de tant d\u2019autres désœuvrés, lorsque ses pes distraits le condti-: etait à repatte , une dernière fois, sur la que aimait repaître son esprit et ses yeux Bois pt vie heureuse.Le beau monde de la ville était : desson père sont là privés d\u2019une - eu docteur Hector + et aa toute jeune épouse aiment tant le faste et la musiquel.,.Ce ne : Au môle de la basse ville où se trouve amarré le bateau dé Charles Després, un vapeur francais du port de Brest serait aussi en partance pour le lendemain si l\u2019on pouvait seulement compléter l'équipage auquel il manque un manœuvre indispensable.Jezt, qui n'avait pu acquérir chez son éducateur une connaissance bien pratique de la langue anglaise, s\u2019était , depuis deux «©maines, à fréquenter de préférence œt page français.Aussi ne fut-on que médiocrement étonné -\u2014sauf nf Charles Després Després qui pen pensa suffoquer,\u2014lorsque Jean, ce soir-là, descendant de la ville, au lieu de rallier son accoutumé, courut offrir ses bras, son service et son sort aa itaine français.détermination subite résista aux remontrances amicales du père de Rose.La seule chose que le jeune homme demanda à ce dernier, ce fut d'accepter un sous-seing-privé a l\u2019appui de cette Fe \u2014*J\u2019ai bien i, monsieur ur Després.Je vous remercie a de m'avoir éloi de Saint-Germain.Si je n\u2019allais plus.revenir, je veux que la pauvre maison de ma mère : jenne à Rose qui, elle, ne sait qu'aimer, se dévouer et prier.En y priant pour les miens, je suis sûr qu\u2019elle prierait 1, = pour moi, aussi bien disparu.\u201d Le lendemain, aprés midi, LE DESTIN, navire à vapeur du CA port de Brest, sortait du bassin de Québec et disparaissait at tournant de fa Pointe-Lauzon: Au milieu de son ee oe joyeux der revoir encore ap enière foi fair à He ; Jean erin voit pour première fois ses yeux Li \u201cLe branle-bas de partance, l'initiation à sôn travail durant les] premières heures de la course ne lui ont pas permis d\u2019en | bien réaliser le fait.Mais sur la fin de la soirée, \u2018seul et réflé* chi, il prête une oreille attentive à la conversation du pilote et d\u2019un j jeune lieutenant là-haut sur la dunette.Le ronfle- Si ment de I'hélice et l\u2019ébrouement de l'étrave dass l'onde enténébrée ne l\u2019empêchent pas d\u2019 entendre distinctement ces fa voix solitaires qui s'élèvent dans la nuit:\u2014 = \u2014\u201c\u201cEt ces trois feux de marine qui scintillent de file à bord, qu'est-ce donc pilote Pointe-aux res que nous avons dé passée, ; Grose.Te de.Saint-Germain, en ligne droite, et les Pêlerins, ed ena : Jean se dit que di son œil pouvait percer les ténèbres comme\u2019 le fait son cœur, il verrait en ce moment, là-bas, au ras du rivage, une pauvre maisonnette aux pignons rouges, une église =~ à.demi-masquée par les arbres d\u2019un cimetière, et que tout au fond des eaux qui gémissent sous son passage, les restes = sépulture chrétienne.°° © Cette lumière de Saint Germain qui va Le som psn et fuit dé hs dans le lointain, n\u2019est-ce pas l\u2019âme père, l\u2019âme des ancêtres, l\u2019âme \u2018de la \u2018patrie canadienne q qui s\u2019émeut des.Py désertion dans ce vaisseau ravisseur ?Ce vaisseau-là, 5 tant, c'est une partie de la vielle patrie française d\u2019 autrefois, $ celle qu\u2019oñt aimée les ancêtres, chère mére-grand,\u201d \u2018toujours\u2019: chérie, mais dont fet ene a \u2018fait qu'e elle n'est plus, pour nous la 25, à légende familiale qui, # - Cette lumière, ne serait-ce pas la chaque génération, s\u2019anime d\u2019urf éclat nouveau sur.des bers ceat pour s \u2018éclipser momentanément sur les tombes \" Cette lumiére symbolique, qui raviva l'œil mourant de + pauvre mère, et que celle-ci lui recommanda, conime un legs d'amour filial et sacré à né jamais oublier, \"Jean comprend i alors ce qu'elle dit de da vraie patrie natale, ce qu\u2019elle remé- niore de tous les sien&.C\u2019est le souvenir intermittent des 4} 1 as w i ê- Ë pa ne \u201c> oS 3 \u201c a lly \" dei x i = % : Ry § ay bis i Si 5 OF: = 2 ie ES ARGNE ne R : = + À DANS 25 D'UNE AUTOMOBILE L'ACHAÎ #6, ie i vy de & +.4 4 + & oy p x MACHINE PE \u201cFORD\u201d T +7 > PLUS ECONO- A RECONNUE _ # es UV Re VONS LA PA MIQUE ET NOUS PO COMPARER TOUTE AUTO- # a ps rs: wie ,; a i MOBILE DE LUXE.nw En £ > 2er AF tel ie J x a i 3 = 55 Ge # 7.AR 2 ÿ MBER gs = oF = i < Pix Repr ésentant + a ¥ 5 i + = Xe i be * = > LE sr la - Couronne i à 33, rue de 7 z i # LA & and SA = = é i Tél.8102 Québec 3 À ee reps IN \u2014_\u2014 [I emote re rrr ener pa | : 1) 3 x > ; EY A \u2014 ji sof 5 2 = + oe a = Ÿ a \u201cToutes tes Machines 5 + Couère Singer vienmest Fu inconnus Jusqu'id, les meilleures machines quin sient d\u2019être soumises à une diminution de-prix très apprécia- jamais été fabriquées par Ja Maison Singer.Le ble.Cette réduction s'applique à tous les types et modè- * Nombre mines , aus nam.les, électriques ou non, de table, ou portatifs.Les condi- pelle tombe d à sous ont remis l'achat à we not a aux bone Le ont aus 6 reviséeset ce conviennent \u2018les moyens\u201d\u2019 d\u2019acheter une Singer.elles peuvent J + ses les plus mode wh
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.