Le nouvelliste, 15 février 2020, Cahier 3
[" LES SAMEDI ET DIMANCHE 15 ET 16 FÉVRIER 2020 + LE BOURLINGUEUR Rhum à la rescousse + MAFIA La voie du crime LAURENCE DESCHÊNES UNE «DRAMA QUEEN» PAS SI COMPLIQUÉE RECETTES Farfalles aux épinards et aux tomates Au gré des vents Samedi 15 février 2020 | 20 h /// Salle J.-Antonio-Thompson Jean-Claude Picard, direction Caroline Séguin, flûte Découvrez le fil musical qui court entre le fils de Bach, Haydn, Prokofiev et Stravinski.Une soirée toute en classique puisant aux sources du baroque, mettant en lumière l\u2019exceptionnelle flûte solo de l\u2019OSTR ostr.ca /// 819 380-9797 SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 leNouvelliste E2 ARTS MAGAZINE YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com La «véritable» Léa Olivier, l\u2019au- teure Catherine Girard-Audet, s\u2019avoue «extrêmement satisfaite» de la transposition à l\u2019écran des deux premiers tomes de La vie compliquée de Léa Olivier.Sa série de romans jeunesse \u2013 écoulée à 1,5 million d\u2019exemplaires depuis sa création en 2012 \u2013 avait fait l\u2019objet d\u2019une première adaptation en format bande dessinée (dans une série déclinée en six tomes, pour l\u2019instant), ce qui avait atténué ses craintes.Reste que l\u2019auteure avait, en partant, de légitimes inquiétudes.D\u2019autant qu\u2019elle «ne connaissait rien à la télé, pour être honnête».«Ce sont des romans très \u2018\u2018épistolaires\u2019\u2019», rappelle Catherine Girard-Audet en évoquant les tex- tos et autres moyens de communication à distance auxquels ont recours ses jeunes protagonistes, au point de constituer un élément caractéristique de la série.«Transformer ça en épisodes, c\u2019est un gros défi», poursuit l\u2019auteure, qui s\u2019était assurée de conserver «un droit de regard sur les textes».«Il fallait transmettre à l\u2019écran la sensibilité qu\u2019il y avait dans mes romans.Les scénaristes [Rachel Cardillo et Sébastien Bertrand] ont fait un beau travail en gardant l\u2019essence des personnages».Ses discussions préliminaires avec le réalisateur originaire d\u2019Ottawa Martin Cadotte (déjà aux commandes des séries jeunesse Motel Monstre, Mehdi et Val et de la récente Malédiction de Jonathan Plourde) l\u2019ont rapidement convaincue que «sa» Léa serait entre bonnes mains avec lui.Le Franco-Ontarien est arrivé à leur première rencontre «super préparé», avec un volumineux cahier des charges sous le bras.«En lisant le document de Martin, j\u2019ai vu qu\u2019il comprenait bien la série et qu\u2019il savait où il s\u2019en allait.» Surtout, ils étaient tous deux au diapason dans leur «façon d\u2019imaginer Léa», le réalisateur voulant faire ressortir «le petit côté Amélie Poulain» de l\u2019adolescente.«Entre lui et moi, il y a vraiment eu un coup de cœur.Il a un cœur d\u2019enfant et moi aussi.» «Martin a l\u2019habitude de travailler avec des jeunes; il a tout leur respect, sur le plateau.» INSTINCT MATERNEL L\u2019auteure, qui a signé 18 romans autour du personnage de Léa Olivier \u2013 en comptabilisant les trois titres \u2018\u2018hors série\u2019\u2019 et le «tome zéro» à paraître à la fin du mois n\u2019a jamais caché la dimension autobiographique de Léa.«Ma relation avec Léa, c\u2019est [un peu comme] Hergé et Tintin», personnage lui aussi pétri d\u2019éléments autobiographiques.Les décisions commerciales et artistiques de Catherine Girard-Audet sont guidées par un instinct maternel farouche, visant à protéger Léa.Face au «grand respect» qu\u2019elle ressentait de la part de la production (l\u2019adaptation a été conjointement prise en charge par Encore Télévision, à Montréal, et par Slalom, à Ottawa, la série ayant été tournée à plus de 90 % dans et autour de la capitale fédérale), la créatrice de Léa a «accepté de lâcher prise».«J\u2019ai dit \u2018\u2018Je vous la donne\u2019\u2019, ou plutôt \u2018\u2018je vous la prête.faites en bon usage!\u2019\u2019».Elle ne regrette rien, en voyant à présent son univers prendre littéralement vie «dans les couleurs, les angles de prises de vue, la photographie.Je suis extrêmement fière de ce produit-là».«Et puis c\u2019est étonnant à quel point je [redécouvre] à l\u2019écran des facettes de moi, plus jeune», poursuit Mme Girard-Audet.BONIFIER LES ROMANS L\u2019auteure estime en outre que la ribambelle de jeunes comédiens ont su insuffler «vérité» et «profondeur» aux personnages.À commencer par Laurence Deschênes, l\u2019interprète de Léa, dont l\u2019auteure a pu assister aux auditions \u2013 comme à celles de sa meilleure amie, Marilou, campée par Léanne Désilets.«On a voulu m\u2019inclure.J\u2019ai toujours senti un grand respect», note celle qui a aussi passé plusieurs journées sur le plateau, et à qui on a permis de visionner le produit quasi fini «au fur et à mesure, dès que les épisodes étaient \u2018\u2018montrables\u2019\u2019».La première saison en comptera 12, que les abonnés de Club Illico pourront découvrir (en rafale) le 21 février.Douze épisodes de 21 minutes chacun, qui couvrent les deux premiers tomes.Ce format permet de bien développer les péripéties affectives, sans précipiter les choses, estime l\u2019auteure.«La série ajoute beaucoup de profondeur [aux livres].Ce que je décris en plein de mots, là on peut le voir et le ressentir en quelques secondes», se réjouit-elle.En filmant quelques images du cadre campagnard où réside l\u2019adolescente avant le déménagement à Montréal, qui sert de point de départ au récit, «on comprend tout de suite d\u2019où vient Léa» et en quoi son adaptation à son nouvel environnement urbain n\u2019est pas facilitée, illustre Mme Girard-Audet.«Montréal devient littéralement un personnage, dans l\u2019adaptation: on voit Léa qui se perd.On la sent vraiment perdue.Et les images sont tellement belles!» Certes, «on ne pouvait pas avoir autant de personnages que dans mes romans.En même temps, ça permet d\u2019approfondir ceux qui sont là», y compris certains personnages plus secondaires, estime-t-elle.«Sarah Beaupré, qu\u2019on a appris à détester dans mes romans, on la comprend différemment \u2013 mieux \u2013 à l\u2019écran», illustre l\u2019auteure.Ses motivations y sont «plus naturelles», ses intentions moins toxiques.Le téléspectateur réalisera sans doute que «Sarah ne l\u2019a pas \u2018\u2018volé\u2019\u2019», Thomas, le chum initial de Léa.Bref, la série télévisée «rend les choses plus réelles, plus réalistes».Le format sériel rend bien mieux justice aux tribulations affectives de ses personnages que n\u2019aurait pu le faire un \u2018\u2018simple\u2019\u2019 long- métrage, indique l\u2019auteure.«En 2020, on est des dévoreurs de séries télé, les jeunes comme les adultes.Ça permet d\u2019aller tellement loin dans la sensibilité des personnages.» LARMES MUSICALES La présence d\u2019une trame sonore pour soutenir les émotions est un autre élément qui vient bonifier son univers romanesque, ajoute Catherine Girard-Audet.«C\u2019est un gros plus, [car] c\u2019est difficile de mettre de la musicalité dans un roman, [même si] la musique accompagne ma vie.» Elle avoue avoir «pleuré à chaque épisode» (et «découvert de super bons artistes» au passage), absorbée par l\u2019émotion des mélodies qui ponctuent la série.Et ce, dès le générique, bercé par la chanson Comme des enfants, de Cœur de Pirate, et que l\u2019auteure voit désormais comme «le thème musical qui accompagne Léa».«Les musiques qu\u2019ils ont choisies viennent nous chercher à l\u2019intérieur.Et c\u2019est ça, Léa Olivier»: des livrent qui cherchent précisément à «remuer les émotions».Le réalisateur explique de son côté avoir veillé à changer la couleur de peau de certains personnages.Par souci de réalisme, autant que pour répondre à certains quotas et subventions liés à la représentation multiculturelle au petit écran.Mais toujours avec l\u2019accord de la créatrice de Léa Olivier.Du strict point de vue narratif, en revanche, la production n\u2019a pris aucune liberté: «au niveau de l\u2019amitié et des chicanes, des accrochages entre Léa et Mari- lou, la peine d\u2019amour de Léa, ses confrontations avec \u2018\u2018 les nunuches\u2019\u2019 ou le fait qu\u2019elle se cherche: rien na été inventé», assure l\u2019auteure.Et de partager sa «hâte» de pouvoir parler de la série avec ses fans, et sa joie à imaginer que d\u2019autres jeunes «puissent découvrir ma série à travers la télé».CATHERINE GIRARD-AUDET Léa Olivier en chair et en notes «J\u2019ai un petit caméo dans l\u2019épisode 9.Une apparition surprise, en tant qu\u2019auteure.C\u2019est comme un double miroir: je suis là pour [présenter] la BD, sans que ça s\u2019appelle Léa Olivier.C\u2019est un clin d\u2019œil pour les fans», explique Catherine Girard-Audet.«On ne pouvait pas avoir autant de personnages que dans mes romans.En même temps, ça permet d\u2019approfondir ceux qui sont là.» \u2014 Catherine Girard-Audet leNouvelliste SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 ARTS MAGAZINE E3 YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com La Trifluvienne d\u2019origine Laurence Deschênes, qui tient le rôle central de Léa Olivier dans la télésé- rie que s\u2019apprête à diffuser Club Illico, adaptation des deux premiers tomes de la série littéraire signée Catherine Girard-Audet, avait lu les premiers romans, dès leur sortie.La comédienne ne savait pas précisément pour quelle production elle auditionnait, le titre ayant été «tenu secret», à l\u2019époque.C\u2019est en ressortant de son audition à l\u2019aveugle, alors qu\u2019elle passait devant «une fiche» trônant sur une table, et sur laquelle figurait quelques détails sur la future télésérie, que Laurence Deschêne a compris qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un énorme mandat, «Heureusement, j\u2019ai eu le temps de relire les deux romans avant de revenir pour ma deuxième audition», s\u2019esclaffe celle qu\u2019on peut aussi voir au petit écran en ce moment dans la série Épidémie.«Je savais ce qui lui arrive et comment elle réagissait aux évé- nements.Je connaissais un peu sa façon de penser.» «C\u2019est drôle, je me suis aperçu qu\u2019elle me ressemble vraiment beaucoup, Léa.» Au point de «penser que ça allait être facile à interpréter».Elle pouvait toutefois difficilement se douter à quel point ce projet allait l\u2019accaparer.«Laurence porte la série sur ses épaules; elle travaillait douze heures par jour» en cumulant La vie compliquée de Léa Olivier et les tournages d\u2019Épidémie, note effectivement l\u2019au- teure, qui s\u2019est liée d\u2019amitié avec la jeune comédienne.«On s\u2019entend super bien, la chimie est là», lance Catherine Girard-Audet, d\u2019ailleurs «impressionnée» par l\u2019ensemble de cette très jeune distribution.«Je suis un peu elle, puisque c\u2019est inspiré de sa vie et que je la joue.Ça nous rapproche», concède la comédienne.De l\u2019auteure, elle ne se souvient avoir reçu une seule consigne : «Elle m\u2019a dit que je pouvais en mettre un peu plus, dans les chicanes avec mon frère» (Félix, campé par Zachary Evrard).SIMILITUDES En se refamiliarisant avec les romans, Laurence Deschêne a eu la sensation que le personnage ne lui était pas du tout étranger.«Comme moi, Léa est pleine de joie de vivre, une vraie petite boule d\u2019énergie.Elle a plein de projets d\u2019avenir, mais elle a aussi besoin d\u2019un coup de pied de son entourage [pour oser se lancer], et elle cherche l\u2019approbation de tout le monde.[.] Puis, c\u2019est une vraie drama queen.[La moindre] petite situation peut devenir une grosse affaire, avec elle.[.] On se ressemble, je trouve.» «Moi aussi, je suis stressée dans la vie; j\u2019ai peur du jugement et de l\u2019opinion des autres», partage-t-elle en évoquant l\u2019angoisse ressentie le jour où la distribution a été dévoilée.«J\u2019avais très peur que les fans soient déçus» par un physique ou une énergie qui ne soit pas conforme à leurs attentes ou leurs projections des personnages.Entre Léa et Laurence, il y a aussi une concordance de parcours, puisque «Léa doit déménager à Montréal, et moi je venais juste de [m\u2019y installer]», ajoute l\u2019ex-Tri- fluvienne, à présent étudiante en cinéma au Collège Ahuntsic.«Je vivais un peu les mêmes émotions qu\u2019elle» liées au déracinement et à l\u2019apprivoisement d\u2019un nouvel environnement affectif et scolaire.«C\u2019est pour moi aussi une adaptation, notamment aux autobus et aux métros.Le système de transport en commun, je ne l\u2019aurai jamais! Je ne prends jamais le bon autobus, j\u2019en rate plein.C\u2019est le côté \u2018\u2018perdu\u2019\u2019 de Léa Olivier.Tout ça m\u2018a aidée pour le tournage.» À l\u2019exception de la relation à distance qu\u2019entretient Léa, alors que Laurence Deschênes a emménagé avec son amoureux.«J\u2019ai cherché des différences, ajoute-t-elle, mais la seule chose que j\u2019ai trouvée, c\u2019est l\u2019anglais.Elle a vraiment de la difficulté avec la langue anglaise.Là, on ne se ressemblait pas!» avoue-t-elle en riant.LAISSER «BOUGER» SES ÉMOTIONS Reste que le rôle est des plus exigeants.«C\u2019est basé sur des livres, alors c\u2019est sûr qu\u2019il y a beaucoup de texte», convient-elle.Défi commun à toute nouvelle série, il faut savoir dessiner et asseoir très vite les personnages.Trouver une gestuelle cohérente et constante devient une priorité.C\u2019est pourquoi, «avec le coach de plateau, Sébastien Corbeil, on a travaillé à bien établir les réflexes de Léa», pour que sa gestuelle se fasse l\u2019écho de ses émotions et que «tout soit clair, sans être répétitif».Car Léa «réagit fortement à chaque situation.On a [veillé à ce] que le niveau de drama soit contrôlé.Des fois c\u2019est juste un petit mouvement de tête [trahissant la nervosité], ou jouer avec ses doigts quand elle est stressée, ce genre de \u2018\u2018réflexes\u2019\u2019».La jeune comédienne dit avoir adoré son expérience sur le plateau.«J\u2019ai été impressionnée par le professionnalisme» du réalisateur, Martin Cadotte.«Il nous avait envoyé un dossier extrêmement détaillé de ce qu\u2019il attendait de chacun des personnages, de ce qu\u2019il allait donner, lui, et de tout ce qu\u2019il voulait faire: les lumières, les décors.Il savait où il s\u2019en allait.Et le résultat est exactement ce qu\u2019il avait projeté.» «Pendant le tournage, on ne se posait pas mille questions, la base était claire, on était prêts.Et on pouvait approfondir.J\u2019ai adoré cette façon de travailler», expose celle qui a auparavant joué dans La Bolduc (de François Bouvier) et The Walk (de Robert Zemeckis), et qui a tenu pendant des années le rôle d\u2019Anne O\u2019Hara dans la série O\u2019.LAURENCE DESCHÊNES Une «drama queen» pas si compliquée La Trifluvienne Laurence Deschênes tient le rôle de Léa Olivier dans la télésérie adaptée des deux premiers tomes de la série littéraire.\u2014 PHOTO: FOURNIE Laurence Deschênes trouve plusieurs similitudes entre elle et Léa Olivier.\u2014 PHOTO: FOURNIE «C\u2019est drôle, je me suis aperçu qu\u2019elle me ressemble vraiment beaucoup, Léa.» SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 leNouvelliste E4 ARTS MAGAZINE À L\u2019AFFICHE CETTE SEMAINE TAPIS ROUGE (TR) FLEUR DE LYS (FDL) CINÉMA DU CAP (CAP) PLACE BIERMANS (CB) 1917 Drame de guerre.Pendant la Première Guerre mondiale, deux jeunes soldats britanniques se voient confier une mission impossible: faire passer un message du côté du territoire ennemi pour empêcher 1600 hommes d\u2019entrer dans un piège mortel.(Cap, FdL) L\u2019ASSISTANTE N.D.Suspense psychologique.Récemment diplômée de l\u2019université, Jane, aspirante productrice de films, a décroché un emploi de rêve comme assistante d\u2019un magnat du divertissement.À travers sa banale routine quotidienne, on prend conscience des abus qui colorent insidieusement chaque aspect de sa journée de travail, une accumulation de dégradations contre laquelle Jane décide de prendre position.VOSTF (TR) BIRDS OF PREY ET LA FABULEUSE HISTOIRE DE HARLEY QUINN Aventures fantastiques.Après sa séparation avec le Joker, Harley Quinn rejoint les super-héros Black Canary, la Chasseresse et Renn Montoya afin de sauver une jeune fille d\u2019un seigneur du crime.VF et VOA (Cap, FdL) BOTERO N.D.Documentaire.Attablé avec les membres de sa famille dans un restaurant de Provence, l\u2019artiste colombien Fernando Botero, qui a apporté une contribution significative à l\u2019histoire de l\u2019art, revient sur les événements marquants de sa vie qui lui ont permis de développer son style singulier.VOSTF (TR) LE CHANT DES NOMS N.D.Drame.Enfants, Martin et Dovidi se lient d\u2019amitié à travers la musique.Dovidi est un violoniste de génie qui prend le pianiste Martin sous son aile pour qu\u2019il l\u2019accompagne.Alors que la Deuxième Guerre mondiale fait rage, les deux amis tentent d\u2019apporter de la lumière par la musique.Jeunes hommes, à la veille d\u2019un important concert, Dovidi disparaît.Martin passera sa vie à le chercher.(TR) LES CHATOUILLES Drame.Danseuse professionnelle, Odette décide sur un coup de tête d\u2019aller raconter pour la première fois à une thérapeute les raisons de son comportement autodestructeur; elle a été abusée sexuellement étant petite par le meilleur ami de ses parents.Alors qu\u2019elle tente de faire éclater la vérité, ses proches réagissent différemment.(TR) DOLITTLE Aventures.Le Dr John Dolittle, explorateur et environnementaliste, peut parler avec tous les animaux.Il vit en reclus au sein d\u2019un refuge animal mais quand il apprend que l\u2019état de santé précaire de la reine Victoria pourrait signifier la fin de son sanctuaire, il tente de sauver la souveraine et le jeune Tommy Stubbins se joint à l\u2019expédition comme second de l\u2019érudit Dolittle.(Cap, FdL) L\u2019ÎLE FANTASTIQUE DE BLUMHOUSE N.D.Suspense fantastique.À leur arrivée sur une île paradisiaque, les invités sont accueillis par Mr Roarke qui leur offre de réaliser leurs fantaisies les plus secrètes.Ce qu\u2019ils ignorent tous, c\u2019est qu\u2019en acceptant la proposition, il seront confrontés à leurs cauchemars les plus redoutés.(CB, Cap, FdL) JOYEUSE RETRAITE N.D.Comédie.Philippe et Marilou s\u2019apprêtent à aller vivre leur retraite au Portugal.Les choses se gâtent quand leur fille, tout juste séparée, a besoin d\u2019eux pour s\u2019occuper des enfants.Sous les conseils d\u2019amis retraités, Philippe et Marilou tenteront de reprendre le contrôle de leur vie, quitte à mentir effrontément aux personnes qu\u2019ils aiment le plus au monde.(TR) JUMANJI: LE PROCHAIN NIVEAU Aventures fantastiques.Dans Jumanji: le prochain niveau, la bande est de retour mais le jeu a changé.Lorsqu\u2019ils retournent à Jumanji pour sauver un des leurs, ils découvrent que rien n\u2019est comme avant.Les joueurs devront affronter l\u2019inconnu, des déserts arides aux montagnes enneigées, afin d\u2019échapper au jeu le plus dangereux du monde.(Cap, FdL) MAFIA INC Film de gangsters.Les Gamache, tailleurs de père en fils habillent la famille mafieuse des Paternò.Vincent «Vince» Gamache travaille pour le compte du parrain Frank Paternò et sa soeur Sofie fréquente Patrizio, le cadet des Paternò.Vince, téméraire et impétueux, monte un grand coup pour impressionner le parrain, attisant la jalousie de Giaco, son fils.La guerre éclate.(CB, Cap, FdL) MAUVAIS GARÇONS POUR LA VIE Comédie policière.Marcus Burnett est maintenant inspecteur de police.Mike Lowery est, quant à lui, en pleine crise de la quarantaine.Ils s\u2019unissent à nouveau lorsqu\u2019un mercenaire albanais, dont ils ont tué le frère, leur promet une prime.(Cap, FdL) MERCI POUR TOUT Comédie.Les soeurs Marianne et Christiane Cyr ne se parlent plus mais doivent se revoir à la mort de leur père.Chacune vivant des moments difficiles dans sa propre vie, elles prennent la route ensemble pour fuir leurs problèmes et aller répandre les cendres de leur père aux Îles-de-la-Madeleine.Abonné aux affaires malhonnêtes, leur père leur a laissé en héritage des ennuis gênants.(FdL) PARASITE Comédie noire.La famille Ki-Taek est sans le sou.Un ami de Ki-woo lui propose de devenir tuteur d\u2019anglais pour la fille adolescente de la riche famille Park.Après avoir établi un lien de confiance, Ki-woo met en branle un plan pour faire engager son père comme chauffeur et sa soeur comme professeur d\u2019art.Un parasite vit aux dépens de son hôte sans le détruire.VF et VOSTF (TR) LA REINE DES NEIGES 2 Animation.Anna, sa soeur Elsa, son copain Kristoff, son ami Olaf et le renne Sven habitent ensemble.Un jour, Elsa entend une voix qui l\u2019incite à quitter son royaume pour connaître l\u2019origine de ses pouvoirs magiques.Ses amis l\u2019accompagnent à travers la forêt enchantée afin de sauver le peuple d\u2019Arendelle qui court un grave danger.(FdL) SONIC LE HÉRISSON N.D.Aventures.Sonic vit sur une île paradisiaque jusqu\u2019au jour où, menacé, il trouve refuge dans une petite ville au Montana grâce à une bague pouvant le propulser dans un autre monde.Il s\u2019est inventé une famille d\u2019adoption qui ignore pourtant son existence.Quand Sonic déclenche une panne d\u2019électricité, le Dr Robotnik débarque en ville pour s\u2019emparer de ses pouvoirs.Sonic doit faire appel à Tom pour l\u2019aider à retrouver son sac de bagues, égaré à San Francisco.(CB, Cap, FdL) STAR WARS: L\u2019ASCENSION DE SKYWALKER Aventures fantastiques.Bien qu\u2019affaiblie, la Résistance n\u2019a pas dit son dernier mot.Pendant que Rey poursuit son entraînement de Jedi, Poe, Finn et Chewbacca cherchent un moyen de déstabiliser le Premier Ordre.Son chef Kylo Ren est aussi en mission, tentant d\u2019en savoir plus sur les rumeurs d\u2019un retour du chancelier Palpatine.Son désir de régner sur la galaxie est plus grand que jamais.La bataille finale arrive et il faudra choisir son clan.(Cap, FdL) YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com La vie compliquée de Léa Olivier a fait l\u2019objet d\u2019une adaptation télévisuelle qui sera disponible à partir de dimanche 16 février.Les abonnés d\u2019Illico pourront en visionner \u2013 en rafale \u2013 les 12 épisodes de la première saison de cette série réalisée par le Franco-Ontarien Martin Cadotte.«Je ne connaissais pas l\u2019ampleur du phénomène», mais j\u2019avais un a priori favorable.Ma fille [.] lisait Léa Olivier quand elle était au secondaire; elle nous avait montré un livre et moi, en bon papa poule, j\u2019ai regardé un peu ce qu\u2019il y avait à l\u2019intérieur.J\u2019ai beaucoup apprécié son contenu, ses belles valeurs, les notions de partage, l\u2019écoute.J\u2019étais en confiance», se remémore le réalisateur, entre- temps devenu chef d\u2019orchestre de plusieurs séries bien ficelées, dont Motel Monstre, Mehdi et Val et La malédiction de Jonathan Plourde.L\u2019ampleur \u2013 «1,5 million de livres vendus, c\u2019est énorme!» \u2013 il l\u2019a vite comprise dès qu\u2019il a mis un pied dans le projet.Invité en novembre dernier à parler de son parcours cinématographique devant des élèves d\u2019Ottawa, le réalisateur a mentionné pour la première fois dans une école le nom de Léa Olivier en cours de présentation.En une seconde, tous les yeux se sont écarquillés.Sa phrase a aussitôt déclenché l\u2019exaltation déchaînée de son jeune public «Je suis devenu une vedette instantanée, parce que je connaissais Catherine Girard-Audet! rigole-t-il.On m\u2019a même demandé de signer des autographes.» Une première, pour lui, pourtant routinier des interventions en milieu scolaire.NE RIEN DÉNATURER «Quel que soit le projet, je me mets toujours la même pression: je veux toujours arriver avec la meilleure histoire possible».Mais cette fois, il avoue avoir ressenti une pression spéciale, liée à la responsabilité de rendre justice à «un univers aussi connu» des jeunes.Tout au long du projet, il avait le souci constant de ne «pas trahir l\u2019essence» des romans et de «suivre à la lettre ce qu\u2019avait bâti Catherine».Il se souvient avoir vu sur Youtube une vidéo amateure qu\u2019une jeune fille avait réalisée, en s\u2019amusant à mettre en scène l\u2019univers de Léa Olivier avec sa famille et ses amis.M. Cadotte avait été éberlué par la déferlante de réactions que la vidéo avait suscitées.Ce petit hommage vidéo sans prétention avait confronté l\u2019imaginaire des lecteurs, qui se déchaînaient: «Ce personnage ne devrait pas être comme ça, et celui-ci plus comme ça», résume Martin Cadotte, qui s\u2019est fait un devoir de lire attentivement tous les commentaires, en prenant des notes.«Là, j\u2019ai réalisé à quel point il ne fallait surtout pas dénaturer l\u2019œuvre [ni ses composantes].Je me suis dit \u2018\u2018Je dois vraiment suivre toutes les balises\u2019\u2019».CONTOURNER LES TEXTOS Il a aussi fallu contourner le problème de la multiplication des échanges de textos, qui sont «un des éléments importants des livres».«La pire chose, pour moi, c\u2019est d\u2019être pris à filmer un cellulaire dans une main.Tu perds un temps précieux», narrativement.La solution, ce sont les scénaristes qui l\u2019ont trouvée, en parachutant les interlocuteurs numériques dans la scène, comme s\u2019ils étaient à côté de celui ou celle à qui ils répondent.Plutôt que de regarder à un double jeu de pitonnage sur cell, d\u2019un intérêt visuel limité, le spectateur assiste à une véritable conversation.Rapidement installée, cette «convention» fonctionne à plein régime, estime Martin Cadotte: «C\u2019est beaucoup plus \u2018\u2018payant\u2019\u2019 quand les personnages racontent, plutôt qu\u2019il s\u2019écrivent.Ça fait en sorte qu\u2019on est dans l\u2019émotion, et non pas dans la lecture de textes.» MARTIN CADOTTE, RÉALISATEUR DE LA VIE COMPLIQUÉE DE LÉA OLIVIER Coller au texte, mais pas aux textos PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE Ma?aInc-LeFilm.com I N S P I R É D U L I V R E « M A F I A I N C .» P R O D U I T P A R A N T O N E L L O C O Z Z O L I N O A N D R É R O U L E A U V A L É R I E D \u2019 A U T E U I L U N F I L M D E PODZ S C É N A R I O SYLVAIN GUY SERG IO CASTELLITTO M A RC-A NDRÉ GRONDIN G IL BER T SICOTTE M Y LÈNE MACKAY AV E C L A PA R T I C I PAT I O N F I N A N C I È R E D E E T L A C O L L A B O R AT I O N D E « MISSION ACCOMPLIE.» CAMILLE LAURIN-DESJARDINS, HUFFINGTON POST QUÉBEC «SERGIO CASTELLITTO EST INCROYABLE.J\u2019AI ADORÉ.» CATHERINE BEAUCHAMP, 98.5 FM « JE VOUS LE RECOMMANDE FORTEMENT! » JÉRÔME LANDRY, 98.9 ÉNERGIE QUÉBEC «EXTRÊMEMENT BIEN FICELÉ, SCÉNARIO SOLIDE, LIVRÉ MAGISTRALEMENT.» ANIK MOULIN, ÉCOUTEZ L\u2019ESTRIE ICI PREMIÈRE « DU PODZ AU SOMMET DE SON ART!» ÉDITH VALLIÈRES, COUP DE POUCE « AVEC CE FILM, PODZ DEVIENT LE SCORSESE QUÉBÉCOIS.UNE GRANDE RÉUSSITE.» ANNIE-SOLEIL PROTEAU leNouvelliste SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 ARTS MAGAZINE E5 ÉRIC MOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Podz nous a habitués à sa prise de risques - et pas seulement dans l\u2019audace et la maîtrise de sa réalisation originale -, de la violence trouble de La loi du talion ou 101/2 au plan-séquence de King Dave.Mais le cinéaste prodige aurait facilement pu se casser les dents sur Mafia inc., une ambitieuse fresque réussie qui dépeint l\u2019ascension et la chute d\u2019un jeune Québécois auprès de la famille régnante dans la province.La très libre adaptation de l\u2019enquête journalistique d\u2019André Noël et d\u2019André Cédilot sur la présence des Rizzuto au Québec se situe en pleine guerre des motards, en 1994.Vince Gamache (Marc- A n d r é G r o n d i n ) , a n t i h é r o s et électron libre, se trouve au Venezuela pour un coup fumant.Le garçon mal-aimé est issu d\u2019une famille modeste de tailleurs qui habille les Paterno?depuis trois générations.Prêt à tout pour impressionner Frank Paterno?(Sergio Castellitto) et doté d\u2019une ambition sans limites, il profite de son amitié avec l\u2019ainé des fils du parrain pour grimper dans l\u2019organisation.Sa sœur Sofie (Mylène Mackay) fréquente le cadet\u2026 M a i s p o u r i m p o r t e r c e t t e considérable quantité de drogues, l\u2019arrogant va commettre un crime odieux et ainsi déclencher une guerre fratricide qui n\u2019épargnera personne.Vince incarne l\u2019enfant prodigue qui veut (métaphoriquement) tuer son vrai père (Gilbert Sicotte), conscience morale du récit, ainsi que son père adoptif.Le jeune gangster est habité de pulsions contradictoires mises en lumière par le gouffre qui sépare les deux familles.Alors que ses parents peinent à joindre les deux bouts, les Paterno?n a g e n t d a n s l \u2019o p u - lence\u2026 de l\u2019argent sale.Le parrain tente d\u2019ailleurs d\u2019en blanchir le plus possible grâce à un projet pharaonique de pont financé à l\u2019aide de nombreux pots-de-vin et de corruption à grande échelle.Une belle illustration de l\u2019emprise tentaculaire de la Cosa Nostra.Mais Vince risque de tout gâcher.Dans ce film de gangsters à plusieurs personnages, Podz s\u2019attache au crime commis et à ses répercussions sur ces derniers.Multipliant les effets miroirs, il conduit d\u2019une main sûre le spectateur sans l\u2019égarer.Quelques touches d\u2019humour noir viennent a d o u c i r l e s p a s s a g e s p l u s brutaux.Le cinéaste a évité la glorification de la violence, écartant gros plans et ralentis typiques du genre, mais celle-ci demeure omniprésente \u2014 tant physique que psychologique.Si Podz a choisi de laisser le récit lui dicter sa mise en scène pour ce sixième long métrage, le réalisateur démontre son doigté habituel à la direction d\u2019acteurs.Bien sûr, Castellitto et Sicotte sont des acteurs chevronnés et Grondin avait tourné avec lui L\u2019affaire Dumont (2012).N\u2019empêche, chacun livre une solide performance.Grondin dévoile juste assez d\u2019humanité pour que la blessure liée à l\u2019enfance de Vince Gamache nous p er mette de comprendre \u2014 ce qui ne veut pas dire endosser \u2014 sa violence gratuite.En parrain impitoyable mais homme de famille, Castel- litto s\u2019avère totalement crédible.Quant à Sicotte, quel acteur ! Sa douleur de père rejeté, honnête, digne mais faible, prend le spectateur à la gorge.Il sera nommé aux Iris comme acteur de soutien.Même chose pour Mylène Mackay, moins présente, mais tout aussi marquante.Les femmes de ce film, qui agissent dans l\u2019ombre, détiennent la vraie balance du pouvoir.Mafia inc.n\u2019est pas épargné par quelques passages à vide et ces derniers moments un peu exagérés.Mais la finale est juste parfaite.Sans parler de quelques truculents personnages secondaires.Podz a réussi à concilier propos percutant sur la mafia et intrigue divertissante qui nous tiennent en haleine.Coppola, Scorsese et compagnie approuveraient.MAFIA INC.La voie du crime Gilbert Sicotte et Sergio Castellitto font partie de la distribution de Mafia inc.\u2014 PHOTO COURTOISIE LES FILS SÉVILLE Grondin dévoile juste assez d\u2019humanité pour que la blessure liée à l\u2019enfance de Vince Gamache nous permette de comprendre - ce qui ne veut pas dire endosser - sa violence gratuite.\u2014 PHOTO COURTOISIE LES FILMS SÉVILLE Mafia inc.n\u2019est pas épargné par quelques passages à vide et ces derniers moments un peu exagérés.Mais la finale est juste parfaite.Au générique Cote?: «?«?« ?1/2 Titre?: Mafia inc.Genre?: Drame Réalisateur?: Podz Acteurs?: Marc-André Grondin, Sergio Castellitto, Mylène Mackay, Gilbert Sicotte Classement?: 13 ans + Durée?: 2?h?13 On aime?: l\u2019ambition du récit.Le réalisateur exemplaire.La forte distribution.Le segment avec du Joy Division.On n\u2019aime pas?: quelques passages à vide. SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 leNouvelliste E6 ARTS MAGAZINE KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Si Florence K signe un premier disque en français, c\u2019est un peu, beaucoup, à cause de son émission hebdomadaire à la radio de CBC.«Ce nouvel album est le reflet d\u2019où j\u2019en suis actuellement dans la musique.J\u2019étais auparavant davantage portée vers le jazz et la musique latine, mais depuis deux ans, j\u2019ai ce micro où mon mandat est de faire découvrir la musique francophone à un public majoritairement anglophone.Parce que je veux intéresser l\u2019auditoire, je creuse beaucoup le répertoire que je fais jouer.Je fais moi-même toutes les recherches, j\u2019écris mes interventions.Cette immersion a fait en sorte que j\u2019ai eu envie d\u2019écrire en français.J\u2019aime jouer avec les mots, mais ma force à moi réside davantage dans les mélodies que dans les textes.Je me suis donc entourée d\u2019auteurs de talent pour pousser mes idées plus loin.» Moran, Jean-Jacques Marnier ainsi que le Sherbrookois David Goudreault ont donné un coup de plume à la chanteuse.«Leur apport est considérable.Ils m\u2019ont offert quelques textes, et on en a coécrit d\u2019autres ensemble.J\u2019aborde différents thèmes qui touchent autant à l\u2019intime qu\u2019à l\u2019universel», explique celle qui a croisé la route de David Gou- dreault lors d\u2019un salon du livre.«On avait la même maison d\u2019édition [la chanteuse a signé les bouquins Buena Vida et Lili Blues] et on autographiait des livres l\u2019un à côté de l\u2019autre.J\u2019aimais entendre David parler aux gens, j\u2019aimais son approche.À la fin de la journée, on s\u2019est dit qu\u2019on devrait écrire ensemble.Quand j\u2019ai décidé de faire un disque en français, je l\u2019ai rappelé.On a jasé de différents thèmes.Il m\u2019a pondu deux textes (Paparfait, Minuit moins toi) et on a signé ensemble Pas grand-chose pour être heureux, mon premier extrait radio, sur lequel il interprète d\u2019ailleurs la portion rap.» DES CHANSONS ET DES RAMENS Le disque a été réalisé avec Jean Massicotte, «un grand manitou des arrangements et du travail en studio».«Pour vrai, ce gars-là est un génie, insiste Florence.Et je pèse mes mots, il a quand même étudié la physique quantique! On a passé quelques mois à confectionner ce chapelet de chansons à deux, en s\u2019alimentant de bols de soupe ramen parce que le studio se trouvait au-dessus d\u2019un resto dont c\u2019était la spécialité.» Les sonorités qu\u2019explore la musicienne sont pimentées de touches technos.Une nouveauté pour celle qui compose au piano.«L\u2019idée est venue de ma fille, qui est maintenant adolescente.Elle lisait sur le sofa pendant que je créais.Elle m\u2019a dit que je faisais la même chanson depuis des années.Ça m\u2019a donné un choc, j\u2019ai eu envie de bousculer mes habitudes, d\u2019autant plus que ma fille me fait découvrir plein de nouveautés musicales géniales.Il y a aussi que j\u2019ai écouté beaucoup d\u2019électro dernièrement.Milk & Bone, Por- tishead, ces trucs-là.C\u2019est la seule musique que je suis capable d\u2019entendre lorsque j\u2019étudie.» C\u2019est que la chanteuse a fait un retour sur les bancs d\u2019école.«Je fais une maîtrise en santé mentale avec l\u2019idée de postuler ensuite en neuropsycho ou peut- être même en médecine, dans trois ou quatre ans.» Le virage peut sembler étonnant tant il détonne avec la sphère artistique.«Parce que j\u2019ai moi-même eu des problèmes de santé mentale, je sais combien ceux qui travaillent dans le domaine font un travail précieux.C\u2019est un domaine qui me fascine et me passionne.Ces études ont en quelque sorte sauvé ma relation avec la musique, laquelle était pour moi, à la base, une passion et un exutoire.Mais avec tout ce qui se passe dans l\u2019industrie, il y avait une perte de sens.Du stress, aussi.J\u2019ai vécu beaucoup de remises en question.Le fait de me réorienter vers quelque chose d\u2019autre qui m\u2019allume a fait en sorte que j\u2019ai retrouvé le plaisir de la musique.En m\u2019ouvrant d\u2019autres portes, j\u2019ai retrouvé une légèreté face à mon métier.Ça fait en sorte que je monte sur scène avec le même élan que lorsque j\u2019avais 20 ans.» Florence K vient de lancer Florence, son premier album de chansons en français.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND, FLORENCE K FIL FRANCO leNouvelliste SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 ARTS MAGAZINE E7 Prix littéraire des collégiens En marge de la remise du Prix littéraire des collégiens, Le Nouvelliste s\u2019est associé au Cégep de Trois-Rivières et au Collège Laflèche pour publier les critiques des romans en lice pour ce prix.Ce sont les professeurs qui ont choisi les textes parmi ceux rédigés par les étudiants.Le premier roman d\u2019Élisabeth Benoit, Suzanne Travolta, déconcerte les esprits en quête de vérité.Maniant notamment le mythe d\u2019Œdipe, l\u2019autrice élabore un récit aux allures de polar autour duquel se construit une satire sociale.E n p r e m i è r e p a g e d \u2019 É c h o vedettes, on annonce le suicide de Marie-Josée, sœur du célèbre Laurent M.Deux photos figurent sur la couverture, une grande du frère et une petite de la sœur.Naïvement, Suzanne, narratrice et personnage principal, déclare que celle-ci aurait «été dévorée de l\u2019intérieur par son frère, par l\u2019ego surdimensionné de son frère».À l\u2019occasion des funérailles, Suzanne rencontre la famille et les proches de la défunte.Au fil de ses rencontres avec ceux-ci, elle est, au même titre que Marie- Josée, complètement submergée par les histoires de Ray, de Georgia et de Laurent.À grands coups de «avait dit Ray, avait dit Laurent», le discours de Suzanne devient entièrement parasité par les préoccupations de ses fréquentations.Parallèlement à cela, une autre voix s\u2019insère dans le roman.Celle de Bob, un détective qui épie les faits et gestes de Suzanne avec l\u2019aide de son acolyte Mike.Voilà un autre mystère! Rapidement, les interrogations des proches de Marie-Josée prennent d\u2019autres directions.L\u2019anecdotique, l\u2019émoi des personnages interrompent sans cesse la quête sous-entendue.On comprend à ce moment qu\u2019on n\u2019assistera pas à l\u2019élucidation d\u2019une vérité éclatante quant aux motifs du suicide.Au sein des dernières pages, les mystères énoncés n\u2019étant pas résolus, on découvre un dénouement déroutant en raison de sa rupture avec le cadre policier classique.L\u2019aboutissement de ce roman est plutôt réservé aux tourments de Laurent qui, aveuglé tel Œdipe, étend sauvagement ses pensées sur l\u2019écoute attentive de Suzanne.Au dernier chapitre, Benoit offre une superbe touche de dérision.La souveraineté de l\u2019ego de Laurent prend des dimensions totalement démesurées, celle-ci envahit l\u2019esprit de Suzanne! Benoit nous offre ainsi un anti- polar, une déconstruction du genre policier caricaturant, à même sa structure narrative, l\u2019individu d\u2019aujourd\u2019hui, qui place ses enjeux personnels devant la quête de vérité et de sens.THOMAS ROBERGE Cégep de Trois-Rivières Suzanne Travolta, un roman policier?L\u2019écriture familière d\u2019Élisabeth Benoit raconte Suzanne Travolta un roman où Suzanne, la supposée héroïne, demeure mystérieuse et où l\u2019intrigue perdure.La quatrième de couverture contribue à cette confusion des genres, car ce n\u2019est pas un roman policier.Sans le vouloir, le lecteur tombe dans tous les pièges, dont celui d\u2019essayer de prévoir la suite.L\u2019histoire est basée sur la disparition subite de Marie-Josée, amie de Suzanne.Elle s\u2019enlève la vie alors que sa carrière de scénographe prenait son élan.Tout le monde se questionne et spécule sur les raisons de cet acte.Est-ce la faute d\u2019une amitié néfaste ou de sa mère qui ne jure que par son fils?De plus, Élisabeth Benoit amène un aspect original en illustrant les conséquences d\u2019une telle mort sur l\u2019entourage et le changement de perception de cette personne.Va-t-on essayer de comprendre son secret ou l\u2019oublier?L\u2019énigme Marie-Josée se dévoile essentiel lement à travers le regard des autres.Au début, par celui de Suzanne, puis vers la fin par celui de Ray, son meilleur ami, et de Laurent, son frère.Sans véritablement connaître leurs motivations, ni qui ils sont, leurs préjugés et leurs projections vont créer son identité.Une identité qui se construit et se déconstruit sur des ouï-dire, qui amènent le lecteur dans le jugement et l\u2019attente.La narration est double, parfois basée sur des descriptions interminables donnant l\u2019impression qu\u2019il ne se passe rien.Celle de Suzanne est souvent répétitive: «J\u2019ai bien réfléchi Suzanne, j\u2019ai réfléchi toute la nuit, toute la nuit j\u2019ai pensé à toi.» Le rythme de l\u2019écriture est lent, s\u2019étire dans des monologues très peu ponctués, ce qui donne u n c ô té lo ng e t p é n i b le pa r moment.En revanche, la narration des détectives est simple, directe et surtout remplie d\u2019informations sur Suzanne.Malheureusement, sa présence est plus limitée.Avec des indices sans équivoque, cet intrigant roman ne laisse personne indifférent: «Le plus important c\u2019est ce qu\u2019on imaginait qui allait se produire et qui ne s\u2019est pas produit.» L\u2019auteure ajoute et rature, propose et soustrait, joue et déjoue le lecteur en quête de mystères.MAXEEN LEBLANC Collège Laflèche Enquête mystérieuse 15 février Suzanne Travolta 29 février Ouvrir son coeur: le samedi 14 mars Les offrandes 28 mars Shuni 11 avril L\u2019évasion d\u2019Arthur ou La commune d\u2019Hochelaga L\u2019annonce du gagnant se fera une semaine après la publication du dernier texte, lors du Salon du livre de Québec, le 17 avril.LES ŒUVRES RESPIRE! Maud Ankaoua ÉDITO Malo apprend au détour d\u2019une conversation médicale qu\u2019il ne lui reste que très peu de temps à vivre.N\u2019ayant plus rien à perdre, il accepte le défi d\u2019une vieille dame qui lui propose de se livrer à une série d\u2019expériences qui pourraient modifier son destin.Dans l\u2019univers envoûtant de la Thaïlande, il pourrait découvrir l\u2019ultime vérité.Après Kilomètre Zéro, l\u2019auteure Maud Ankaoua, coach, conférencière internationale et dirigeante, invite une fois de plus les lecteurs dans un voyage de transformation intérieure.KIM ALARIE EN LIBRAIRIE découvrez l\u2019éthiopie dans une salle près de chez vous achetez votre billet 819 380.9797 les grands explorateurs .com samedi 22 février 13h30, 16h30 et 19h30 SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 leNouvelliste E8 leNouvelliste SAMEDI 15 FÉVRIER 2020 ARTS MAGAZINE E9 A près les journées froides passées à l\u2019extérieur, quoi de mieux que de se faire plaisir avec des cuvées digestes et réconfortantes.SLOVÉNIE SAUVIGNONASSE 2018, MARJAN SIMCIC 26,60 $ \u2022 14214608 \u2022 12,5 % \u2022
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