Le nouvelliste, 27 avril 2020, lundi 27 avril 2020
[" TROIS-RIVIÈRES | LUNDI 27 AVRIL 2020 | 100e ANNÉE, N° 147 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.100e Depuis 1920 MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE P H O T O F R A N Ç O I S G E R V A I S TRAVAILLEURS AU FRONT Guillaume Morrissette D\u2019auteur à livreur à créateur d\u2019une chaîne de générosité PAGE 9 CLOUTIER-DU RIVAGE IMPORTANTE ÉCLOSION Mouvement de personnel persistant entre une clinique d\u2019évaluation de la COVID-19 et le CHSLD Cooke PAGES 2 ET 3 CANADIEN Marc-André Bergeron se souvient du printemps Halak PAGE 17 Québec: 69 décès, le plus petit nombre en une semaine Place au plan de réouverture des écoles PAGE 4 LÉGARÉ Cloîtrées et confi nées PAGE 5 MEURTRE À PARENT L\u2019identité de la victime maintenant connue PAGE 6 Réduire la production ou engager des Québécois inexpérimentés?PAGE 14 LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS affaires 14-15 arts et spectacles 16 le monde 13 opinions 10-11 sports 17-18 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE WASHINGTON (AFP) \u2014 Une femme qui a survécu à une balle reçue dans la poitrine, tirée à bout portant alors qu\u2019elle marchait dans une rue de Toronto au Canada, doit manifestement la vie à ses implants mammaires, estiment des médecins dans une étude.L\u2019incident, survenu en 2018, semble le premier impliquant des implants en silicone parmi les rares cas de femmes sauvées par leurs implants mammaires, selon cette étude médicale publiée la semaine dernière par SAGE Journals.La femme, non identifiée, s\u2019est rendue aux urgences après avoir vu du sang et ressenti des douleurs dans la poitrine.Durant son opération, une blessure a été découverte et une balle avec une douille en cuivre de calibre 0.40 (10 mm) a été retirée sous son sein droit.Ses implants ont été ôtés et des photographies accompagnant l\u2019étude ainsi que les résultats d\u2019un scanner montrent que la balle a traversé l\u2019implant gauche pour aller frapper l\u2019implant droit.«En se fondant sur la trajectoire de la balle observée cliniquement et sur l\u2019évaluation radiologique, la seule raison expliquant la déviation de la balle est l\u2019implant mammaire gauche», estime l\u2019étude.«Cet implant recouvre le cœur ainsi que la cage thoracique et a donc vraisemblablement sauvé la vie de cette femme».Le chirurgien Giancarlo McEve- nue, un des auteurs de l\u2019étude, a expliqué à la télévision CNN que la balle était entrée par le côté gauche et avait ricoché vers l\u2019implant du côté droit.«L\u2019implant est la cause du changement de trajectoire de la balle», a-t-il dit.Sauvée par son implant d\u2019une balle à bout portant SÉBASTIEN HOULE sebastien.houle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Tandis que des cas de COVID-19 apparaissent dans différentes installations dédiées aux soins des aînés de la région, Le Nouvelliste a appris que des infirmières et des aides de services affectés à la clinique d\u2019évaluation de la COVID-19 du Centre Clou- tier-du Rivage ont fait des heures supplémentaires au CHSLD Cooke au cours de la dernière semaine, et que d\u2019autres iront encore y travailler dans les prochains jours.L\u2019information émanant de l\u2019unité régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS- CSN) est corroborée par le syndicat régional des infirmières, la FIQ- SPSMCQ.Les syndicats n\u2019hésitent pas à faire le lien entre le mouvement de personnel qui perdurent et l\u2019apparition de cas au CHSLD Cooke.«Si c\u2019est logique administrativement parlant, ça n\u2019a aucune logique clinique», s\u2019insurge Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.«On n\u2019envoie pas des travailleurs d\u2019une clinique de dépistage vers un endroit où on soigne les gens les plus vulnérables du réseau, c\u2019est la dernière chose à faire.On va espérer qu\u2019ils ne perdent pas le contrôle comme ils l\u2019ont fait au Laflèche», déclare la syndicaliste.Au CIUSSS MCQ, on convient que des infirmières puissent être appelées à prêter main-forte dans les CHSLD, avec les précautions d\u2019usage, mais qu\u2019autrement, le personnel d\u2019une clinique d\u2019évaluation est dédié à ce lieu et ne devrait pas normalement bouger.«Il nous faudrait des noms pour faire les vérifications qui s\u2019imposent», soutient Guillaume Cliche, agent d\u2019information au CIUSSS MCQ.«S\u2019il y en a qui passent à travers le filtre, il faut remédier à la situation», maintient-il.De son côté, Nathalie Perron, présidente de la FIQ-SPSMCQ, relate son incrédulité quand une infirmière lui a fait part de son affection la semaine prochaine au CHSLD Cooke, après avoir travaillé au centre d\u2019évaluation de Cloutier-du Rivage.Elle estime que ce dernier est un «point chaud» de la contagion.«C\u2019est là que tout le monde qui a des symptômes va se faire tester», souligne-t-elle.L\u2019infirmière, qui ne devait pas subir de test avant d\u2019aller travailler à la résidence Cooke, devra finalement se soumettre à une procédure de dépistage avant son quart de travail, a-t-elle appris dimanche.Il semblerait que les autorités sanitaires viennent de revoir leur protocole.Par ailleurs, la directive de mobilité de personnel à laquelle on dit avoir mis fin doit visiblement être abordée avec nuance.Dans une note de service interne datant du 22 avril, concernant les dernières orientations du réseau régional du système de santé et dont Le Nouvelliste a obtenu copie, on peut lire que la mobilité des travailleurs de la santé n\u2019est pas permise, mais seulement à l\u2019intérieur d\u2019un même cadre de travail.«Une personne qui accepte un quart à temps supplémentaire dans un secteur différent de sa première unité d\u2019affectation doit se changer d\u2019uniforme ou mettre une jaquette de protection par-dessus son uniforme entre les deux quarts de travail», peut-on lire dans la note.Devant des messages apparemment contradictoires provenant des autorités, concernant le mouvement de personnel, des syndicats de la région, sous l\u2019égide de la CSN, décriaient encore vendredi «une gestion de crise déconnectée».On déplorait «la distance entre le décisionnel et l\u2019opérationnel».Multipliant les exemples, Nathalie Perron raconte encore qu\u2019une infirmière ayant récemment travaillé au CHSLD Mgr Paquin de Saint-Tite, un foyer d\u2019éclosion reconnu, a été affecté au centre d\u2019hébergement temporaire de l\u2019École nationale de police, à Nicolet, dédié à des patients atteints de la COVID-19.On devra redoubler de prudence face au nombre croissant de travailleurs malades dans le réseau, plaide celle qui dit commencer à mettre en doute l\u2019efficacité des équipements de protection.«C\u2019est tu normal qu\u2019on ait autant de cas dans cas?L\u2019Institut national de santé publique devrait se poser des questions», laisse-t-elle tomber.Du côté du CIUSSS MCQ, on affirme tenir à un minimum les déplacements de personnel, et que si ceux-ci sont nécessaires, il sont faits d\u2019une «zone froide» vers une «zone chaude».«Sinon, il faut qu\u2019il y ait un changement d\u2019uniforme complet», précise toutefois Guillaume Cliche.Quant à la clinique de dépistage du Centre Cloutier-du Rivage, l\u2019agent d\u2019information plaide que c\u2019est peut-être dans ces lieux que la vigilance et la prudence sont les plus importantes.Il soutient par ailleurs que ce n\u2019est pas une «zone chaude».Il en veut pour preuve qu\u2019une seule infirmière affectée à l\u2019un de ces points de service ait reçu un diagnostic positif à la COVID-19 depuis leur déploiement dans la région.L\u2019agent d\u2019information déclare que les mesures de protection mises en place sont efficaces, pour peu qu\u2019elles soient respectées, même si, convient-il, «le risque zéro n\u2019existe pas».Dans la grande région de la Mau- ricie-et-Centre-du-Québec, 181 travailleurs du réseau de la santé ont contracté la COVID-19 depuis le début de la pandémie, selon les données officielles.Du nombre, 65 sont maintenant rétablis.CLINIQUE D\u2019ÉVALUATION DE LA COVID-19 ET LE CHSLD COOKE Mouvement de personnel persistant Le mouvement de personnel perdure dans le réseau de la santé.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS «On n\u2019envoie pas des travailleurs d\u2019une clinique de dépistage vers un endroit où on soigne les gens les plus vulnérables du réseau, c\u2019est la dernière chose à faire.On va espérer qu\u2019ils ne perdent pas le contrôle comme ils l\u2019ont fait au Laflèche» \u2014 Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN. leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 3 SÉBASTIEN HOULE shoule@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 On apprenait dimanche que 11 des 18 personnes traitées à l\u2019unité de courte durée gériatrique du Centre Cloutier-du Rivage ont reçu un diagnostic positif de CO- VID-19.La Direction de la santé publique régionale en aurait fait le constat samedi soir.Ce nouveau foyer d\u2019éclosion appa- rait alors que la région compte désormais 1156 cas confirmés de COVID-19, soit 32 de plus que samedi, et 2 décès supplémentaires, portant le bilan régional à 88 victimes depuis le début de la pandémie, selon le plus récent portrait que dresse le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre- du-Québec.Dans l\u2019ensemble du Québec, la maladie a maintenant touché 24 107 personnes, fauchant la vie de 1515 d\u2019entre elles.Ce sont 840 nouveaux cas en 24 heures et 69 décès supplémentaires.Il y aurait 220 cas au Centred u - Q u é b e c e t 9 3 6 c a s e n M a u r i c i e , o ù l a c o n t a g i o n continue toujours sa progression de façon plus marquée.L\u2019é c l o s i o n d u C e n t r e C l o u - t i e r- d u R i v a g e , d u s e c t e u r Ca p - d e - l a - Ma d e l e i n e, v i e n t par ailleurs s\u2019ajouter aux cas notoires des CHSLD Laflèche, du secteur Grand-Mère, et Mgr Paquin, de Saint-Tite.Si ces deux centres d\u2019hébergement n\u2019ont pas enregistré de nouveaux cas dimanche, 229 personnes y ont été infectées depuis le début de la pandémie, résidents et travailleurs confondus.Une des deux victimes des dernières 24 heures provient incidemment du Centre Laflèche, où le sinistre décompte atteint maintenant 41 décès.Pendant que le CIUSSS MCQ explique qu\u2019une enquête épidé- miologique est mise en branle pour contenir toute propagation de l\u2019infection liée à l\u2019éclosion du Centre Cloutier-du Rivage, on apprend qu\u2019une personne a tt e i n t e a é t é t ra n s f é ré e a u CHSLD Roland-Leclerc, où elle est actuellement en isolement, et qu\u2019une autre est décédée des suites de la maladie.Les autorités font valoir que le diagnostic du résident de Roland-Leclerc n\u2019était pas connu au moment de son retour vers le CHSLD.Une opération visant à déplacer les 11 malades de Cloutier-du Rivage vers le Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières était en cours dimanche après-midi.Ils y seront pris en charge dans l\u2019unité dédiée à la COVID-19, indique-t-on.Le CHSLD Cooke est un autre foyer d\u2019éclosion potentiel, où deux nouveaux cas sont venus s\u2019ajouter à celui recensé la veille.Les chiffres diffèrent des données rendues publiques par le gouvernement du Québec.Les autorités sanitaires de la région travaillaient dimanche à arrimer leur base de données à celle des instances nationales, explique-t-on.Importante éclosion à Cloutier-du Rivage Nombre de cas au 26 avril en Mauricie et au Centre-du-Québec 1156 [+ 32 par rapport au 25 avril] MAURICIE: 936 [+ 29] MRC du Haut-Saint-Maurice: 0 MRC Mékinac: 51 [+ 1] Sainte-Thècle: 5 [ - ] Saint-Tite: 34 [ - ] Hérouxville: 5 [5] MRC Des Chenaux: 30 [+ 2] Notre-Dame-du-Mont-Carmel: 8 [ +1 ] Saint-Maurice: 11 [ - ] Saint-Narcisse: 8 [ - ] MRC Maskinongé: 176 [+1] Louiseville: 77 [ - ] Maskinongé: 12 [ - ] Saint-Boniface: 11 [ - ] Saint-Étienne-des-Grès: 19 [ +1 ] Saint-Paulin: 8 [ - ] Saint-Sévère: 5 [ - ] Yamachiche: 20 [ - ] - Shawinigan: 277 [+ 1] - Trois-Rivières: 402 [+ 24] CENTRE-DU-QUÉBEC: 220 [+ 3] - MRC d\u2019Arthabaska : 17 [ - ] Victoriaville: 9 [ - ] - MRC de l\u2019Érable: 0 - MRC Bécancour: 17 [+1] Bécancour: 15 [+1] - MRC Nicolet-Yamaska: 9 [ - ] - MRC Drummond: 177 [+2] Drummondville: 141 [+2] Saint-Cyrille-de-Wendover: 12 [ - ] Saint-Germain-de-Grantham: 11 [ - ] DÉCÈS : 88 [+ 2] *Seules les municipalités comptabilisant cinq cas et plus de COVID-19 sont indiquées.ÉCLOSIONS Nombre de cas de COVID-19 au CHSLD Laflèche Nombre de résidents atteints: 106 [ - ] Nombre d\u2019employés atteints: 81 [ - ] Nombre de décès: 41 [ + 1 ] Nombre de cas de COVID-19 au CHSLD Mgr Paquin Nombre de résidents atteints: 25 [ - ] Nombre d\u2019employés atteints: 17 [ - ] Nombre de décès: 10 [ - ] Nombre de cas de COVID-19 au CHSLD Cooke Nombre de résidents atteints: 3 [ +2 ] Nombre d\u2019employés atteints: 0 Nombre de décès: 0 Nombre de cas de COVID-19 au CHSLD Roland-Leclerc Nombre de résidents atteints: 1 [ +1 ] Nombre d\u2019employés atteints: 0 Nombre de décès: 0 Nombre de cas de COVID-19 à l\u2019UCDG Cloutier-du Rivage Nombre de résidents atteints: 11 [ +11 ] Nombre d\u2019employés atteints: 2 [ + 2 ] Nombre de décès: 1 [ + 1 ] Source : CIUSSS MCQ Les travailleurs du secteur de la santé et les résidents de CHSLD ont reçu des encouragements qui sont arrivés sous la forme d\u2019un cortège d\u2019autobus dans les rues de Trois-Rivières, dimanche en soirée.À l\u2019initiative des employés de la Société de transport de Trois-Rivières, une vingtaine d\u2019autobus partis du siège social de l\u2019organisation se sont ainsi diriger vers le Centre hospitalier affilié universitaire régional du Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières (CHAUR), en prenant soin de passer devant cinq CHSLD.On pouvait lire message « Ça va bien aller » sur les girouettes des véhicules.\u2014 PHOTO OLIVIER CROEAU \u203a LES CHAUFFEURS D\u2019AUTOBUS SOLIDAIRES DANS LA CRISE LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS La Presse canadienne Le Québec déplore 69 nouveaux décès liés à la COVID-19, a indiqué dimanche le ministère de la Santé et des services sociaux dans son plus récent bilan.Signe encourageant, peut-être, il s\u2019agit du plus petit nombre de morts depuis le 19 avril, et le deuxième plus bas depuis le 14 avril.Le nombre de décès s\u2019élève à 1515 depuis le début de la crise.A u t r e s d o n n é e s e n c o u r a - geantes: le nombre des hospitalisations n\u2019a augmenté que de neuf pour atteindre 819.On y dénombrait aussi deux personnes de moins aux soins intensifs, ce qui en porte le total à 215.Toutefois, la propagation de la maladie continue de progresser puisqu\u2019on recense 24 107 cas confirmés, une hausse de 840 par rapport à la veille.On considère que 5342 personnes affectées se sont rétablies, 285 de plus que la veille.La région de Montréal demeure la plus touchée par la pandémie.On dénombre sur l\u2019île de Montréal 11 621 cas confirmés (+460), 2789 en Montérégie (+53), 2711 à Laval (+132) et 1796 dans Lanau- dière (+73).Si la progression semble freinée en Mauricie-Centre-du-Québec (1127) et en Estrie (822) où la hausse est inférieure à 2 %, elle se poursuit dans la région de la Capitale-Nationale qui enregistre 762 cas, une augmentation de 5,8 %.Dans l\u2019Outaouais, on recense 252 cas, une hausse de 2,4 %.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la situation était stable puisqu\u2019on y dénombrait 266 cas, le même chiffre que la veille.L e m i n i s t è r e a r a p p e l é dimanche que le port du masque ou du couvre-visage était dorénavant recommandé dans les lieux publics «lorsque la distanciation physique (2 mètres) n\u2019est pas possible», citant l\u2019exemple des transports en commun.Le premier ministre François Legault devrait reprendre lundi ses points de presse avec la ministre de la Santé, Danielle McCann, et le directeur nation a l d e l a S a n t é p u b l i q u e , Horacio Arruda.Les autorités québécoises devraient annoncer cette semaine leur plan de déconfinement.Au Canda, i l y a eu plus de 691 000 tests administrés au Canada jusqu\u2019à maintenant.La proportion de tests positifs ayant décelé la COVID-19 demeure p r è s d e 7 p o u r c e n t , s e l o n l\u2019Agence de la santé publique du Canada.Ces tests ont décelé 46 648 cas confirmés et probables.La COVID-19 a provoqué la mort de 2560 Canadiens.COVID-19 Québec: 69 décès, le plus petit nombre en une semaine JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com Le premier ministre François Legault présentera lundi son plan de réouverture des écoles, le ministre de l\u2019Éducation sera à ses côtés pour le dévoilement.Rappelons qu\u2019un pas en arrière est toujours possible dans ce mouvement vers le déconfinement.Chaque fois que M. Legault parle d\u2019un retour à l\u2019école, il fait naître plus de questions que de réponses, selon la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement (FSE).Il insiste sur la nature «graduelle» d\u2019un redémarrage de l\u2019économie et du réseau scolaire, ce qui laisse entendre que des régions seront prêtre à «se déconfiner» avant d\u2019autres, que des écoles pourront ouvrir avant d\u2019autres.Il a aussi mentionné que les parents ne seraient pas obligés d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école, tout dépend de chaque situation.Ces détails amènent un problème d\u2019équité, toujours selon la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement.«Ça dépend du scénario qu\u2019ils prés enteront, on a parlé de région, de niveau de volontariat.Et il ne faut pas oublier les plus vulnérables.Il faudra un plan pour ceux à la maison et un plan pour ceux à l\u2019école.L\u2019enseignement devra faire le suivi et devra avoir des professionnels pour l\u2019appuyer», exprime la présidente de la FSE, Josée Scalabrini.Il y a aussi l\u2019écart entre les écoles privées et les écoles publiques qui risque de s\u2019agrandir.«L\u2019écart était là avant.Certaines écoles auraient travaillé différemment, mais la santé publique c\u2019est pour tout le monde.» Rap p e l o n s q u e M . L e gau l t avait précédemment envisagé un retour à l\u2019école au début du mois de mai, avant de finalement repousser la date.UN MESSAGE CLAIR Mme Scalabrini insiste : les enseignements doivent avoir des objectifs clairs.«La population veut savoir pourquoi on ouvre les écoles.Une question d\u2019immunité?De gardiennage pour faire rouler l\u2019économie?De consolidation?De nouveaux acquis?» Selon Josée Scalabrini, les enseignants passent leur temps à rassurer les parents, plutôt que de se concentrer sur la matière scolaire depuis les derniers jours.Des réponses seront aussi attendues pour les spécialistes, les enseignements de musiques ou d\u2019éducation physique.«Il ne sera certainement pas question de s\u2019échanger un ballon ou des instruments de musique.On devra avoir des conditions sanitaires qui viennent sécuriser tout le monde.» Mme Scalabrini évoque aussi un problème qui existait bien avant la crise sanitaire : le manque d\u2019employés de soutien dans les écoles.«Il y avait déjà un problème de propreté.On doit aussi sécuriser les écoles pour ne pas manquer de personnel et avoir des lieux propres en tout temps», termine-t-elle.Place au plan de réouverture des écoles Le nombre des hospitalisations au Québec n\u2019a augmenté que de neuf pour atteindre 819.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 5 C e confinement qui nous est imposé, ces femmes l\u2019ont choisi.C\u2019était leur vie avant la pandémie.Ça restera leur existence après.Ces religieuses sont cloîtrées, mais libres de l\u2019intérieur.Bienheureuses.Sœur Micheline Turcotte a décroché le combiné après la deuxième sonnerie.Accueillie par le ton amical de son bonjour, je suis allée droit au but.«J\u2019aimerais démystifier votre quotidien en perpétuelle quarantaine et, si je peux me permettre, tenter de m\u2019inspirer de votre expérience prolongée en isolement le plus complet pour, je vous remercie d\u2019avance, mieux traverser la crise actuelle.» Je m\u2019attendais à un refus poli.«Si ça peut vous aider», m\u2019a prise de court sœur Micheline avant de suggérer de la contacter à nouveau le lendemain, même heure, même poste.D\u2019ici là, elle allait faire part de mes questions existentielles à ses compagnes, vérifier si l\u2019une d\u2019entre elles avait envie de se joindre à la conversation.«Vous savez, c\u2019est très démocratique ici!» Soeur Julie Lasnier, 73 ans, a répondu présente avec sœur Micheline, 80 ans.L\u2019une est originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, l\u2019autre, de Rimouski.Elles sont dix au total dont six religieuses toujours actives.Moyenne d\u2019âge: 83 ans.La communauté des moniales dominicaines était établie à Ber- thierville depuis 1925 avant de déménager à Shawinigan, en 2012.Le monastère était devenu trop grand.Ces sœurs contemplatives occupent une aile du couvent des dominicaines de la Trinité, des sœurs apostoliques.Les unes sont cloîtrées, les autres ne le sont pas.Sœur Julie souligne qu\u2019en 2020, on parle davantage de vie monastique.Le terme «cloître» symbolise encore trop souvent des grillages alors qu\u2019elle et ses consoeurs se vouent à la prière, par choix.«C\u2019est sûr qu\u2019il y a toujours ce retrait.Ça fait partie de notre vie, mais c\u2019est moins marqué qu\u2019autrefois.Ça s\u2019est beaucoup allégé», poursuit sœur Micheline, ce à quoi sœur Julie apporte cette nuance\u2026 «Il est important de rester signifiant à l\u2019époque que l\u2019on vit.On doit s\u2019ajuster à notre société.» Voir quelqu\u2019un vivre derrière les barreaux ne reflète pas, dit-elle, la profondeur de sa vie spirituelle.Les moniales dominicaines ne sont plus entourées d\u2019une clôture, mais elles sont néanmoins soumises à des restrictions.«On reste sur la propriété.On ne va pas à l\u2019extérieur comme ça, en ville par exemple.Les gens ne viennent pas non plus comme ils veulent dans le monastère, sans que la prieure ne soit au courant.» Le couvent est situé à proximité de la rivière Shawinigan.Il n\u2019est pas rare de les croiser le long des sentiers.«On aime marcher pour se tenir en forme.Parfois, on rencontre des personnes.On parle avec elles pendant un petit moment», raconte sœur Micheline avant d\u2019ajouter que leur vie se déroule cependant loin des sources de divertissement.«On ne va pas au théâtre.Ce n\u2019est pas ça qu\u2019on a choisi.» Cette manière de vivre peut être difficile à comprendre pour le commun des mortels.Sœur Micheline y va de cette analogie\u2026 «C\u2019est très fort, cet appel.On peut difficilement passer à côté.C\u2019est un peu comme un garçon et une fille qui se rencontrent.Ils s\u2019aiment et savent qu\u2019ils peuvent construire ensemble quelque chose de beau.Ça doit être difficile pour eux aussi de passer à côté de ça.Ces moniales dominicaines sont issues de la seule communauté francophone en Amérique du Nord.Elles ont fait l\u2019objet d\u2019un documentaire, «Amoureuses», sorti au Québec à l\u2019automne dernier.Un an avant de quitter Ber- thierville, les sœurs cloîtrées ont exceptionnellement accepté de se laisser filmer dans tous les aspects de leur quotidien par la réalisatrice Louise Sigouin.«De l\u2019extérieur, notre vie peut paraître monotone et répétitive, mais de l\u2019intérieur, c\u2019est tout le contraire.Il n\u2019y a pas une journée qui ressemble à l\u2019autre», raconte l\u2019une d\u2019elles devant la caméra.Pour sœur Julie, quiconque décide de suivre sa vocation, quelle qu\u2019elle soit, est appelé à faire certains sacrifices.Du musicien au dentiste.Et la famille qu\u2019elle ne voit qu\u2019à de rares occasions?«J\u2019ai une sœur qui s\u2019est mariée et qui habite à l\u2019autre bout du pays.Elle aussi est éloignée de ses proches.» Les deux femmes s\u2019épanouissent à travers les chants et les silences méditatifs.«On n\u2019a pas choisi une vie de tristesse, bien au contraire!», affirme sœur Micheline.«Vous savez, l\u2019étude de la bible et de la liturgie apporte une grande joie!», ajoute sœur Julie.Les moniales dominicaines ont accès à Internet pour y faire la rédaction de travaux et communiquer par courriel.Une journée type ressemble à deux heures de prières, deux heures de travail, le dîner, une marche de santé, deux heures de travail, deux heures de prières, le souper, une récréation commune\u2026 Elles peuvent regarder la télévision pour se changer les idées, mais davantage pour se tenir au courant de ce qui se passe en ce temps de pandémie mondiale.«C\u2019est déchirant ce qu\u2019on voit\u2026», constatent avec désolation sœur Micheline et sœur Julie.Isolées de nous tous, ces femmes ne se sentent jamais seules puisqu\u2019elles portent le monde dans leurs prières.Particulièrement en ce moment.Touchées de compassion, les moniales dominicaines prient intensivement.Pour les personnes malades, pour ceux et celles qui les soignent, pour les gens qui ont perdu leur emploi\u2026 «On ne peut pas vivre à côté d\u2019un monde qui souffre comme si nous étions sur une autre planète.On pleure et on se réjouit avec lui», rappellent les deux religieuses qui n\u2019ont pas eu à s\u2019adapter à cette période de confinement.C\u2019est leur réalité depuis des décennies.Un conseil?«Prenez le temps de porter un regard sur ce qu\u2019on vit, prenez de la distance face au rythme de vie qu\u2019on a habituellement.C\u2019est une occasion de revoir ses valeurs.Dans toutes circonstances, on peut tirer profit de quelque chose.Tournez-vous vers les autres!», proposent sœur Julie et soeur Micheline qui saluent le vent de solidarité qui souffle ce printemps.Cloîtrées et confinées ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Cette photo de Jean-François LeBlanc a été prise durant le tournage du touchant documentaire «Amoureuses», de la réalisatrice Louise Sigouin, qui a eu un accès privilégié à la communauté des moniales dominicaines avant leur déménagement de Berthierville à Shawinigan, en 2012.\u2014 PHOTO COURTOISIE Sœur Julie Lasnier, 73 ans, et sœur Micheline Turcotte, 80 ans.\u2014 PHOTO COURTOISIE LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS SÉBASTIEN HOULE sebastien.houle@lenouvelliste.qc.ca PARENT \u2014 La Sûreté du Québec (SQ) a révélé l\u2019identité de l\u2019homme de 49 ans qui a été retrouvé mort, samedi, à Parent, en Haute-Mau- ricie.Il s\u2019agit de Jean-Paul Wezi- neau.Selon nos informations, la victime de ce qui est traité comme un meurtre par les autorités était d\u2019Opitciwan.Rappelons que la SQ avait été appelée vers minuit et demi, dans la nuit de vendredi à samedi, pour signaler la disparition de la victime.L\u2019homme avait été retrouvé à Parent vers midi, samedi, et son décès avait été constaté sur les lieux.Un homme de 20 ans a été arrêté relativement à l\u2019affaire et comparaîtra le lundi 27 avril, par visioconfé- rence au palais de justice La Tuque.Il devra possiblement faire face à une accusation de meurtre, indique la SQ.Les enquêteurs du service des enquêtes sur les crimes contre la personne et de la division des crimes majeurs poursuivent actuellement leur enquête pour éclaircir les circonstances entourant l\u2019événement.MEURTRE À PARENT L\u2019identité de la victime dévoilée Kristen Beaton est une des 22 victimes de la tuerie de la Nouvelle-Écosse survenue la fin de semaine dernière.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE (PC) \u2014 Avant de se lancer dans son carnage en Nouvelle-Écosse, l\u2019homme à l\u2019origine de l\u2019un des pires massacres de masse dans l\u2019histoire du Canada a attaqué son amie de coeur de longue date, une histoire qui, selon des experts en matière de violence conjugale, est sinistrement familière.Selon les autorités policières, cet assaut a possiblement été l\u2019élément déclencheur de l\u2019horrible folie meurtrière qui a fait 22 victimes la semaine dernière.Selon des chercheurs et des militants, de nombreuses tueries commencent par des agressions sur les gens les plus proches.Pour prévenir de telles tragédies, les autorités ont besoin de prendre conscience de la menace que pose la violence conjugale au grand public, affirment-ils.«Lorsque des femmes sont en danger dans notre collectivité, les hommes, les femmes et les enfants sont tous en danger, déclare Peter Jaffe, un psychologue qui étudie la violence contre les femmes et les enfants depuis 40 ans.Ce n\u2019est plus seulement une question de violence contre les femmes.Habituellement, ça tend à indiquer qu\u2019il y a des raisons d\u2019être inquiet au sujet du malfaiteur.» Ce professeur à l\u2019Université Western, en Ontario, est le coauteur d\u2019une étude pour le compte de l\u2019Initiative canadienne sur la prévention des homicides familiaux qui a analysé 418 cas d\u2019homicides familiaux au Canada entre 2010 et 2015.Les chercheurs ont découvert que 13 % des cas impliquait le meurtre d\u2019une tierce partie, incluant des membres de la famille, de nouveaux partenaires et de témoins passifs.Un récent rapport de l\u2019organisation américaine Everytown for Gun Safety note également que dans plus de la moitié des tueries survenues aux États-Unis entre 2009 et 2018, le malfaiteur a abattu un partenaire, ancien ou actuel, ou un membre de sa famille.Quelques-unes des tueries les plus meurtrières au Canada correspondent à ce scénario, selon M.Jaffe.À Edmonton, un homme soupçonné de violence conjugale a tué six adultes et deux jeunes enfants avant de s\u2019enlever la vie en 2014, le pire massacre dans l\u2019histoire de la ville.En 1996, à Vernon en Colombie- Britannique, un homme, furieux de la requête en divorce de sa femme, l\u2019a tuée ainsi que huit membres de sa famille avant de se suicider.M.Jaffe souligne que l\u2019homme qui a tué 14 femmes à l\u2019École polytechnique de Montréal en 1989 avait connu la violence à la maison pendant son enfance.Cela laisse croire, estime-t-il, que le cycle de la violence peut avoir des répercussions d\u2019une grande portée - parfois mêmes fatales - au fil des générations.Dans bien des cas, ajoute M.Jaffe, des membres des forces de l\u2019ordre ou de la communauté sont au courant de cas de violence conjugale de la part du malfaiteur avant que ne commence la tuerie de masse.Julie Lalonde, une militante des droits des femmes, est d\u2019avis que les victimes de violence conjugale choisissent souvent de demeurer avec leur abuseur parce qu\u2019elles ont peur que leur départ laissera d\u2019autres personnes à risque.Mme Lalonde déplore que la société désapprouve les femmes qui restent avec leur abuseur tout en considérant les victimes qui réagissent comme étant responsables d\u2019autres actes de violence subséquents.Il pourrait exister un lien entre la violence conjugale et les tueries de masse MATTHIEU MAX-GESSLER m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca BÉCANCOUR \u2014 Un moto c y- cliste se trouve dans un état critique après avoir heurté une barrière interdisant l\u2019accès au quai de Sainte-Angèle-de-Laval, à Bécancour, samedi après-midi.La Sûreté du Québec (SQ) a été appelée à se porter au secours de l\u2019homme vers 14h30.L\u2019individu circulait à basse vitesse sur l\u2019avenue des Nénuphars.À première vue, selon la police, la distraction pourrait expliquer cette collision.Le motocycliste a été conduit dans un centre hospitalier et se trouve dans un état critique.Une équipe de la SQ spécialisée en reconstitution de collisions était en route samedi après- midi pour établir avec certitude les circonstances dans lesquelles s\u2019est produit l\u2019accident.Un motocycliste dans un état critique après avoir heurté une barrière MONTRÉAL (PC) \u2014 Une des deux fillettes vraisemblablement poignardées par leur mère samedi soir à Montréal a succombé à ses blessures à l\u2019hôpital.Le décès de l\u2019enfant, âgée de 11 ans, est considéré maintenant comme étant le 5e homicide à survenir sur l\u2019île de Montréal depuis le début de l\u2019année par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).La sœur de la victime, âgée de 5 ans, était dans un état stable dimanche matin à l\u2019hôpital.Un appel de détresse au 911 a été logé vers 18 h 05 samedi concernant un drame familial dans un logement de la rue Rousselot, près du boulevard Crémazie Est, dans le secteur de Villeray.Un porte-parole du SPVM, Julien Lévesque, rappelle qu\u2019à leur arrivée sur les lieux, les enfants avaient été grièvement blessés et transportés à l\u2019hôpital dans un état critique.Il a confirmé que la femme, âgée de 34 ans, qui sera éventuellement interrogée par les patrouilleurs est la mère des deux enfants.«Elle a aussi été transportée en centre hospitalier pour y soigner des blessures au haut du corps qu\u2019elle se serait infligée elle-même», a précisé l\u2019agent Lévesque,.Le périmètre de sécurité érigé autour de la scène de crime était toujours en place dimanche matin et il devait en être ainsi pour encore plusieurs heures afin de faciliter le travail des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire du SPVM.La rue Rousselot était toujours fermée à la circulation entre le boulevard Crémazie Est et la rue Jarry Est.En entrevue à La Presse canadienne peu après les évènements, Antoine Ortuso, un superviseur aux interventions à Urgences-San- té, a raconté «l\u2019appel tragique» que les ambulanciers ont reçu.Il a affirmé que quatre personnes avaient été transportées à l\u2019hôpital, sans toutefois confirmer si la quatrième personne était bien le père des fillettes que les voisins ont vu à l\u2019extérieur en état de choc.Le personnel d\u2019Urgences-Santé était aussi «sous le choc», a confié M.Ortuso.«Ce sont des appels qui laissent des traces pour le reste d\u2019une carrière», a-t-il confié.Décès d\u2019une des deux fillettes poignardées à Montréal Une équipe spécialisée dans le nettoyage de scène de crime était à l\u2019oeuvre dimanche dans le secteur Villeray à Montréal à la suite d\u2019un meurtre d\u2019une fillette.\u2014 PHOTO PC leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 7 NICOLET (MR) \u2014 La MRC de Nico- let-Yamaska souligne la précieuse contribution de Priorité Enfants Nicolet-Yamaska pour son soutien d\u2019urgence de 15 000 $ aux familles vulnérables dans cette période de crise de la COVID-19.Cette action est rendue possible grâce au soutien financier d\u2019Avenir d\u2019Enfants, principal bailleur de fonds de Priorité Enfants Nicolet-Yamaska.En effet, le regroupement de partenaires en petite enfance annonce qu\u2019il a dégagé cette importante somme de son budget annuel afin de venir en aide aux familles vulnérables du territoire.L\u2019argent servira, entre autres, à offrir des produits essentiels de base tels que des couches, du lait pour nourrisson, des produits d\u2019hygiène et des articles d\u2019art et de bricolage.Les familles qui recevront cette aide d\u2019urgence auront préalablement été référées par les organismes communautaires ou les distributions alimentaires du milieu.L e r e g r o u p e m e n t P r i o r i t é Enfants Nicolet-Yamaska s\u2019implique activement depuis près de huit ans dans la réalisation d\u2019actions pour soutenir les jeunes familles afin d\u2019offrir aux tout-petits de 0 à 5 ans ainsi qu\u2019à leurs parents une rentrée scolaire réussie.La dizaine de partenaires du regroupement issus du milieu municipal, scolaire, centre de la petite enfance, communautaire et de la santé réalisent différents projets qui ont un impact sur les enfants du territoire.Quant à Avenir d\u2019Enfants, il s\u2019agit d\u2019une organisation à but non lucratif issue d\u2019un partenariat entre le gouvernement du Québec et la Fondation Lucie et André Chagnon.FAMILLES VULNÉRABLES DE NICOLET-YAMASKA 15 000 $ en aide directe BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019homme d\u2019affaires trifluvien Yvon Bourassa avait fait la manchette, en janvier dernier, alors qu\u2019il lançait un appel à toutes les entreprises du Québec qui avaient des masques médicaux et des gants à vendre.Il était preneur et les cargaisons s\u2019en allaient directement en Chine où son entreprise d\u2019import-export essayait de venir en aide à la région de Wuhan, aux prises avec la COVID-19.Le virus n\u2019était pas encore au stade de pandémie à ce moment-là.M. Bourassa a de la famille dans cette région de Chine et il voulait soutenir les efforts d\u2019un groupe d\u2019universitaires qui cherchaient à aider les hôpitaux à faire face à l\u2019épidémie.M. B ourassa aimerait bien rendre la pareille aux Québécois, en ce moment.Des masques, des gants, des blouses, il en a beaucoup à vendre.À sa grande surprise, le CIUSS-MCQ et d\u2019autres organisations au Québec n\u2019en ont toutefois pas voulu.Pourtant, les 30 000 masques qu\u2019il avait à distribuer étaient bel et bien certifiés Niosh et certains avaient été achetés au Québec, précise-t-il.Les offres d\u2019Yvon Bourassa font partie des quelque 1200 offres re ç u e s p a r l e C I U S S S - M C Q lorsque la pénurie d\u2019équipements médicaux avait fait l\u2019objet de quelques points de presse du premier ministre Legault.Même si certains des équipements offerts par M. Bourassa portaient le sigle d\u2019approbation de la Food and Drug Administration des États-Unis, ils n\u2019ont pas été choisis par les spécialistes du CIUSSS-MCQ.Le porte-parole du CIUSSS, Guillaume Cliche, confirme avoir reçu l\u2019offre de l\u2019homme d\u2019affaires, dans le lot, mais ses produits, dit-il, «ne convenaient pas aux besoins hospitaliers».«Il y a des masques qui sont perméables aux particules dans l\u2019air et d\u2019autres sont moins perméables et la sorte qu\u2019il avait n\u2019était pas assez imperméable pour répondre aux besoins», explique-t-il.L e s 1 2 0 0 o f f r e s r e ç u e s a u CIUSSS-MCQ «étaient de petites offres».Au niveau de fournisseurs plus importants, c\u2019est le ministère, dit-il, qui en faisait l\u2019analyse.Ce dernier a reçu quelque 800 offres.«Les offres faites au CIUSSS- MCQ provenaient d\u2019entreprises qui avaient des stocks existants, de personnes qui en avaient de petites quantités ou de programmes scolaires, par exemple les programmes d\u2019études en soins infirmiers», illustre-t-il.«Lorsque quelqu\u2019un de l\u2019établissement recevait ça, on envoyait tout ça à la même adresse pour que ce soit centralisé, analysé et que les contacts soient faits avec les personnes en question», dit-il.Le service d\u2019approvisionnement, explique-t-il, détient une liste de spécifications qui permettent de vérifier toutes les offres faites.M. Cliche rappelle que tout récemment, de faux masques ont circulé sur le marché, «toutefois, on n\u2019est plus dans la même situation», assure-t-il.«On a maintenant ce qu\u2019il faut», dit-il.«Les fournisseurs recommencent à fournir.On est capable d\u2019y avoir accès.» M. Cliche n\u2019a pu confirmer si le fait que des masques soient produits en Chine représente un critère de rejet.C\u2019est qu\u2019en ce moment, pas moins de 8000 entreprises chinoises produisent des masques médicaux, signale Yvon Bourassa.C\u2019est plutôt au niveau du ministère que ce genre de produits se négocient, explique M. Cliche.«Toutes les demandes qu\u2019on a sont analysées par notre service d\u2019approvisionnement», indique- t-il en ajoutant que les critères ne touchent pas seulement les masques, mais également tous les autres équipements demandés.Rappelons que des entreprises se sont adaptées pour fabriquer des équipements médicaux à la place de leurs produits habituels.À la fin mars, par exemple, Bauer, le manufacturier d\u2019équipements de hockey, s\u2019est mis à produire des visières de protection contre la COVID-19.«La reprise des fournisseurs permet de restocker au niveau provincial», dit-il.En ce moment, «au niveau de l\u2019équipement, on a ce qu\u2019il faut», assure-t-il.Quant à l\u2019homme d\u2019affaires Yvon Bourassa, il demeure persuadé que les équipements qu\u2019il proposait, dont quelque 30 000 masques, étaient conformes aux normes.Il a vendu quantité d\u2019équipements au Brésil et aux États-Unis depuis, dit-il.CIUSSS-MCQ 1200 offres d\u2019équipements L\u2019homme d\u2019affaires Yvon Bourassa.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD Yvon Bourassa, demeure persuadé que les équipements qu\u2019il proposait, dont quelque 30 000 masques, étaient conformes aux normes.Il a vendu quantité d\u2019équipements au Brésil et aux États-Unis depuis. LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS Q uand je vois des titres comme «La stratégie d\u2019immunité naturelle divise Québec et Ottawa», j\u2019avoue un petit découragement.Ils témoignent d\u2019une réalité, certes.Mais il ne faudrait pas créer de confusion dans la population avec des messages plus contradictoires en apparence que sur le fond.Que les messages ne soient pas en tous points pareils chaque jour, c\u2019est une chose.Mais il ne faudrait pas omettre de les voir et de les entendre en ayant à l\u2019esprit ce qui s\u2019est dit la veille et ce qui se dira le lendemain.Il ne faut pas totalement isoler les segments.Pas plus qu\u2019il ne faut faire dire aux uns et autres ce qu\u2019ils n\u2019ont pas dit.Ou tirer des conclusions hâtives de leurs propos.Par exemple, c\u2019est une chose de faire la pédagogie de l\u2019immunité naturelle collective pour justifier le fait que le Québec ne puisse rester sous cloche encore un an ou deux, comme l\u2019a fait François Legault la semaine dernière.C\u2019en est cependant une autre d\u2019en faire un objectif en soi.Et c\u2019en est totalement une autre d\u2019en faire un but à atteindre à toute vitesse! Ce qui serait totalement mortel pour de trop nombreuses personnes.En faisant la pédagogie de l\u2019immunité naturelle collective, François Legault a voulu faire comprendre qu\u2019il faut passer à une autre étape.Point à la ligne.Il n\u2019a jamais dit que l\u2019immunité naturelle serait désormais son credo \u2014 et encore moins que plus vite on l\u2019atteindrait, mieux ce serait! Il n\u2019y a pas eu de changement de doctrine sur le fond.Le premier ministre du Québec a parlé d\u2019immunité naturelle en guise d\u2019argumentaire supplémentaire en faveur d\u2019une levée graduelle des restrictions.Il en a parlé parce qu\u2019il sait et que l\u2019on sait que l\u2019épidémie continuera de se propager, que l\u2019on devra coexister avec.Les autorités québécoises ne disent évidemment pas qu\u2019il ne faudra plus se protéger.Et les autorités fédérales ne disent évidemment pas qu\u2019il faut demeurer sous cloche ad vitam aeternam.L\u2019administratrice en chef de l\u2019Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, n\u2019adhère certes pas à la doctrine de l\u2019immunité naturelle.Elle l\u2019a dit samedi.Justin Trudeau a semblé dire la même chose.S\u2019il devait effectivement être pris au pied de la lettre, ce «concept», selon le mot de Mme Tam, en ferait aussi sourciller plus d\u2019un au sein de la santé publique du Québec, tout comme il laisse sceptique l\u2019Organisation mondiale de la santé.Mais le gouvernement Legault ne le prend pas au pied de la lettre.La preuve en sera donnée avec la levée qui ne sera que très progressive des mesures de restrictions et dans le rappel que Québec fera du nécessaire respect des consignes données aux citoyens depuis le début de la crise : lavage des mains, distanciation physique et, désormais, cette recommandation quant au port du masque dans certaines circonstances.PARTI PRIS L\u2019immunité naturelle collective de la population apparaîtra lorsque quelque 70 % \u2014 ou plus, ou moins \u2014 des citoyens auront été infectés naturellement par la COVID-19.Cela, c\u2019est si une personne infectée ne peut l\u2019être une seconde fois.Ce qui n\u2019est pas certain, à l\u2019heure actuelle, mais vraisemblable.À voir plus tard.Quoi qu\u2019il en soit, répétons-le, les mesures de restrictions ont été mises en place pour faire en sorte que le système hospitalier soit toujours en capacité d\u2019accueillir les gens atteints par ce coronavirus; qu\u2019il ne soit pas obligé de choisir à qui il porterait secours et qui il devrait abandonner.Voilà pourquoi on ne pourra pas laisser l\u2019immunité naturelle faire son œuvre comme si de rien n\u2019était et ainsi risquer de créer l\u2019explosion de cas que l\u2019on a cherché à éviter.Ce n\u2019est pas ce que l\u2019on a dit du côté de Québec et ce n\u2019est évidemment pas ce que l\u2019on veut.Et à Ottawa, on convient, comme à Québec, que la société ne peut rester totalement paralysée jusqu\u2019à l\u2019éventuelle apparition d\u2019un vaccin, tant pour des motifs économiques que sociaux.Il faut tenir compte des graves détresses domestiques que vivent et subissent de nombreux citoyens.Oui, ce texte a un parti pris \u2014 voire un biais totalement assumé (si j\u2019ai mal décodé ce que disent et ce que veulent les uns et les autres).Mon parti pris, ou mon biais, est celui de montrer que les divisions entre Québec et Ottawa sont essentiellement de surface et qu\u2019un consensus existe sur le fond des choses.Car, il ne faudrait pas qu\u2019une lecture trop parcellaire des propos des uns et des autres mène à l\u2019apparition de camps inutilement opposés et doctrinaires au sein de la population.Pas dans un domaine comme celui-là! Pour réussir le mieux possible le déconfinement, il faudra non seulement un consensus, mais une vraie adhésion au sein de la population.De fausses oppositions ou des oppositions montées en épingle ne nous y aideraient pas.Québec et Ottawa, divisions de surface et consensus de fond JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com DONNA SPENCER La Presse canadienne Lorsque Debbie Barna sort prendre une marche avec ses chiens Moe et Joey, elle ne peut s\u2019empêcher de remarquer les gants et les masques qui jonchent le sol partout autour de son immeuble à logements.L\u2019entreprise d\u2019entretien ménager pour laquelle travaille Mme Barna, à Winnipeg, et bien d\u2019autres entreprises du genre au Canada ont remarqué une hausse de la présence de ces déchets de matériel médical contaminé depuis le début de la pandémie de la COVID-19.«On les voit particulièrement autour des épiceries et des pharmacies, rapporte Brian Winch de Quality Maintenance, à Calgary.J\u2019en ai vu aussi éparpillé à l\u2019extérieur d\u2019autres types de commerces.» Par exemple, de nombreux automobilistes qui s\u2019arrêtent à une station-service utilisent des gants ou des lingettes nettoyantes pour faire le plein.Puis, peu importe si une poubelle se trouve à quelques mètres, les déchets sont trop souvent balancés au sol.Du côté de Graham Dreger, de l\u2019entreprise Terrace Property Maintenance, à Winnipeg, ce sont les masques qui ont retenu son attention depuis que l\u2019administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a déclaré que le port d\u2019un masque pourrait aider à limiter la propagation du nouveau coro- navirus.«Il y a de toute évidence eu une augmentation du nombre de masques parce qu\u2019avant les gens n\u2019en portaient pas, mais je ne crois pas que ce soit pire ici qu\u2019ailleurs au pays», a commenté M.Dreger.En Ontario, Greg Jankowski de l\u2019entreprise Patch of Green, à Milton, affirme ne pas voir de lingettes jetables, «mais beaucoup de gants et de masques».Les stationnements, les plates- bandes et les escaliers qui mènent à des stationnements intérieurs sont les endroits où son équipe voit le plus de matériel médical contaminé.Tous les propriétaires de ces entreprises de nettoyage assurent que leurs équipes utilisent des pinces, des balais ou des gants pour manipuler ces détritus.Mais à quel point ces équipements de protection personnelles peuvent- ils représenter un danger d\u2019infection?«C\u2019est difficile à dire, répond le Dr Chris Sikora responsable de la santé publique pour la région d\u2019Edmonton.Le matériel peut contenir des traces du virus laissées par la personne qui le portait.Je ne sais pas combien de temps le virus peut demeurer actif sur ces surfaces.» Il ajoute cependant qu\u2019»après une certaine exposition aux éléments comme le soleil, le froid ou la pluie, l\u2019oxydation de l\u2019environnement va détruire le virus».Le Dr Sikora fait remarquer que de manière générale, personne ne va toucher ce genre de déchets au sol.À son avis, les poignées et les cadres de porte, de même que les robinets et les rampes représentent des risques bien plus grands.D\u2019ailleurs, si la santé publique estime que le port du masque peut aider à limiter la contagion, le Dr Sikora ne croit pas que le fait de porter des gants à l\u2019épicerie soit utile.«Ça ne fait pas de sens de porter des gants en public», tranche-t-il.Les travailleurs de la santé sont habitués à porter des gants et savent qu\u2019il faut se laver les mains immédiatement avant de les enfiler et après les avoir enlevés.Selon lui, les gens qui portent des gants en public touchent des poignées de porte et toutes sortes d\u2019autres surfaces et continuent de se toucher le visage.Les déchets de matériel médical contaminé s\u2019accumulent La pandémie crée une nouvelle catégorie de déchets.\u2014 PHOTO PC leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 9 Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l\u2019arrêt d\u2019un nombre incalculable d\u2019activités sociales, culturelles, économiques.Les journaux de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante publient une série de portraits de ceux pour qui le quotidien continue.Des personnes qui permettent d\u2019offrir quelques sourires dans nos vies chamboulées.GUILLAUME MORRISSETTE D\u2019AUTEUR À LIVREUR À CRÉATEUR D\u2019UNE CHAÎNE DE GÉNÉROSITÉ TRAVAILLEURS AU FRONT PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Au début du confinement, l\u2019auteur Guillaume Morrissette a commencé à donner du temps pour livrer l\u2019épicerie à des gens qui ne pouvaient pas quitter la maison.Celui qui a publié sept romans dont L\u2019affaire Mélodie Cormier, s\u2019est rapidement rendu compte que son temps pouvait être mis à profit pour aider des centaines de personnes en ces temps de confinement.Depuis, l\u2019auteur, qui est aussi chargé de cours à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, a créé une véritable chaîne de générosité en amassant plus de 5000 $ et en fournissant près de 1000 repas à des gens dans le besoin, un «travail» qui le tient occupé six jours sur sept depuis le début de la pandémie.Q Comment cette chaîne de générosité a débuté?R Le directeur de l\u2019épicerie IGA Jean-XXIII où je faisais des livrais ons b éné volement a voulu m\u2019offrir une épicerie pour me remercier.Je n\u2019étais pas à l\u2019aise d\u2019accepter parce que je savais que d\u2019autres en avaient plus besoin que moi.Ma conjointe et moi on a donc contacté Tandem Mauricie (NDLR: une ressource destinée notamment aux personnes vivant avec le VIH).On a envoyé cette épicerie-là à leur cuisinière qui a cuisiné pour les bénéficiaires.Ça a été une révélation.J\u2019ai donc lancé un appel à tous dans mon réseau et on a pu amasser près de 5000 $ à ce jour pour faire d\u2019autres épiceries.Le directeur du IGA nous a aussi donné 500 $.Dans nos amis proches, une famille s\u2019est offerte pour cuisiner 50 repas pour Tandem.Ils ont à leur tour lancé un défi à leur réseau, celui de cuisiner.D\u2019autres familles ont levé la main pour cuisiner elles aussi.C\u2019est une véritable chaîne de solidarité qui est née, c\u2019est parti de pas grand chose et grâce à tous ces gens, ça a fait boule de neige.Après avoir rempli le congélateur de Tandem Mauricie, on a pu aussi fournir plusieurs plats aux Artisans de la paix.On devrait avoir atteint le 1000 plats très bientôt.Q Vous faites aussi rayonner la littérature à travers le projet?R J\u2019ai contacté la Société des écrivains de la Mauricie de même que plusieurs auteurs que je connais et on a reçu des livres qui sont tous «coronavirus-dédicacés» par les auteurs.Quand je fais les livraisons d\u2019épicerie, j\u2019essaie d\u2019inclure un livre pour certaines personnes, en prenant en considération leurs goûts ou encore en incluant un roman jeunesse quand il y a des enfants dans la famille.On fait connaître les auteurs d\u2019ici du même coup, c\u2019est génial! Q Pourquoi avez-vous senti le besoin de vous impliquer de la sorte?R Je ne me sentais pas capable de rester chez moi, il fallait que je fasse quelque chose.En même temps, c\u2019est du bénévolat qui va parfaitement avec ma personnalité.Je suis une personne super efficace, super organisée, mais à une seule condition: que je ne m\u2019enfarge pas dans les détails bureaucratiques.Ce qu\u2019on fait présentement, c\u2019est un fonds d\u2019investissement de bonheur pour lequel j\u2019ai carte blanche.L\u2019autre jour, en allant livrer les plats chez Tandem, j\u2019ai pris deux plats et je suis allé me promener au centre-ville.Je les ai remis à une fille et sa mère qui étaient dans le besoin.C\u2019est ça que j\u2019aime, c\u2019est qu\u2019on peut faire ce qu\u2019on veut de cette chaîne de générosité.Il n\u2019y a pas de limites.Q Il y aura pourtant une fin un jour, lorsque vos occupations professionnelles reprendront.Croyez- vous qu\u2019il sera difficile pour vous d\u2019arrêter le projet?R Oui, ça va être difficile.En même temps, la structure normale de ces organismes est différente que lors du confinement.Normalement, ils peuvent avoir un contact quotidien réel avec les usagers.Ce contact, il va revenir.Ce qu\u2019on fait, c\u2019est utile surtout parce que ce contact n\u2019est pas possible en ce moment.Le besoin que l\u2019on comble, il ne sera pas toujours là, alors ça me consolera aussi de savoir que les choses sont rentrées dans l\u2019ordre.Q Comment croyez-vous que cette expérience va influencer votre travail d\u2019auteur dans le futur?R Sur le plan de l\u2019inspiration, je crois bien qu\u2019il n\u2019y aura plus jamais rien de pareil pour aucun auteur.Le coronavirus nous a appris très concrètement que pour l\u2019humanité, tout peut réellement basculer en l\u2019espace de quelques semaines.Pour les auteurs de fiction, ça vient d\u2019élever le niveau d\u2019un cran (rires).L\u2019auteur trifluvien Guillaume Morrissette.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 10 Directeur général ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE opinion L\u2019auteur, Sylvain Charlebois, est professeur en distribution et politiques agroalimentaires à l\u2019Université Dalhousie et directeur du Laboratoire de recherche en Sciences analytiques agroalimentaires.L es gens cuisinent à fond de train ces temps-ci.D\u2019ailleurs, en faisant une marche dans nos quartiers respectifs, ça sent bon! Des effluves et des odeurs délicieuses nous parviennent d\u2019un peu partout.Confinement oblige, nous devons retourner à nos fourneaux, nous n\u2019avons pas vraiment le choix.Pendant que les gens désertent les restaurants, ils font la popote, et cela laissera sans contredit un héritage culinaire.D\u2019après un sondage d\u2019Angus Reid publié la semaine dernière, 62 % des Canadiens souhaitent cuisiner davantage une fois la pandémie terminée.Après la pandémie, il y a de fortes chances que nous n\u2019atteindrons pas cet énorme pourcentage de 62 %, mais nos habitudes ne reviendront plus comme avant non plus, du moins, pas pour les prochaines années.Depuis longtemps, nous suivions le mode de vie des nomades et des voyageurs constamment en transit.Nos habitudes alimentaires ont dû s\u2019adapter à notre rythme de fou.La plupart d\u2019entre nous possédaient un domicile fixe, une maison ou un appartement où l\u2019on habitait, mais de nombreuses activités sociales, divers sports, passe- temps et voyages nous éloignaient souvent de notre domicile.Maintenant, avec le confinement lié à la COVID-19, nous n\u2019avons plus qu\u2019une adresse et nous y vivons, une première expérience pour plusieurs.Notre sédentarisation collective est arrivée soudainement, même très brusquement.L\u2019ère du nomade sédentaire arrive parmi nous.Jusqu\u2019à tout récemment, nous dépensions en moyenne 38 % de notre budget en restauration, en achetant de la nourriture préparée par quelqu\u2019un d\u2019autre.Notre cuisine se retrouvait continuellement en sous-traitance.D\u2019ailleurs, selon les calculs de l\u2019Université Dalhousie, nous aurions pu atteindre le cap du 50/50 d\u2019ici 2032.La moitié de notre budget consacré à la nourriture consommée à l\u2019extérieur de notre ménage.Avant la crise, les Américains dépensaient 52 % de leur budget en restauration.Pratiquement du jour au lendemain, tout a changé.Notre statut se définit dorénavant comme un nomade sédentaire.Difficile de voir comment nous arriverons à dépenser 38 % de notre budget en restauration d\u2019ici la fin de l\u2019année 2020.Un jour, nous y parviendrons, mais la grande question reste à savoir quand.Plusieurs personnes commandent toujours de leurs restaurants favoris, soit pour une livraison à domicile ou pour le comptoir à apporter.Mais les 90 milliards $ de ventes par année qui profitaient au secteur de la restauration ont fondu comme neige au soleil.Le secteur arrive à peine à générer 10 à 15 % de ses recettes habituelles.Une réelle catastrophe.Entre la restauration et le commerce de détail alimentaire, on constate une grande différence.Nous consommons différemment chez nous, bien évidemment.À la maison, on sert moins de homards, de côtelettes, de pommes de terre frites, de champignons, mais on utilise plus de farine, de levure, d\u2019œufs, de sucre, bref des ingrédients pour créer des mets chez nous.L\u2019industrie vit un grand bouleversement historique.Du jour au lendemain, la vie sans restaurant peut s\u2019avérer normale pour certains, mais drôlement bizarre pour la majorité d\u2019entre nous, habitués à des solutions rapides, sans effort qui ont bon goût.Hélas, plusieurs restaurateurs indépendants qui ne jouissent pas d\u2019un réseau de soutien financier et logistique important ne survivront pas à cette crise.Une grande partie de l\u2019innovation culinaire émanait pourtant de ces restaurants.Bien entendu, chaque jour où nous cuisinons, nous épargnons tous de l\u2019argent.En passant plus de temps à la maison, nous devenons peu à peu de meilleurs gestionnaires d\u2019inventaire alimentaire.En visitant l\u2019épicerie, nous avons une meilleure connaissance du contenu de nos frigos et de l\u2019argent dépensé.Toutes ces pratiques nous amènent à épargner.Dans un marché où l\u2019inflation alimentaire pourrait bien dépasser 4 % cette année, les consommateurs doivent porter une attention particulière aux dépenses faites au supermarché.L\u2019après-COVID nous fera vivre différemment, du moins pour plusieurs d\u2019entre nous qui nous sommes sédentarisés.Avant la COVID, plusieurs se réunissaient au restaurant pour des réunions, des rencontres entre amis et avec la famille.Selon le même sondage d\u2019Angus Reid de la semaine dernière, 56 % des Canadiens envisagent de recevoir les amis et la famille plus souvent à la maison après la crise.Bien sûr, lorsque les balades et voyages reviendront possibles, les restaurants retrouveront sans aucun doute leur affluence coutumière.Nous restons des bêtes sociales.Mais depuis cinq semaines, nous nous attardons à comprendre nos limites et possibilités en cuisine.Un sentiment réconfortant lorsque l\u2019on reçoit.Cela constitue tout de même une belle richesse à léguer à la prochaine génération.Au fil du temps, on a longtemps considéré la cuisine comme le cœur de la maison, il nous fallait une crise pour nous le rappeler.La fin du 38 % Selon l\u2019auteur, les gens désertent les restaurants, ils font la popote, ce qui laissera sans contredit un héritage culinaire.\u2014 PHOTO: LA PRESSE Protégez le lac des Piles! Lettre adressée à Nancy Déziel, conseillère municipale à la Ville de Shawinigan.Je vous adresse cette lettre à titre de conseillère de la Ville de Shawinigan ainsi que scientifique bien établie.Depuis quelques années, la Ville a mis en place différentes actions dans le cadre du plan directeur de l\u2019eau du lac des Piles, soit la conformité des installations septiques, la protection de la bande riveraine et le lavage obligatoire des embarcations.Bref, tout pour protéger l\u2019écosystème très fragile du lac.Dans les dernières années, vous vous êtes présentée à toutes les assemblées de l\u2019Association du Lac des Piles.Vous écoutez et supportez les initiatives afin de protéger le lac.C\u2019est tout à votre honneur.La présente est pour vous faire une demande très simple: écoutez l\u2019émission de La Semaine Verte du 18 avril et essayez de nous convaincre que l\u2019épandage du Bti ne présente pas une hécatombe inévitable pour le lac.Il ne faut pas tenir pour acquis l\u2019écosystème du lac et nous devons continuer l\u2019application de mesures concrètes afin de la protéger.L\u2019arrêt de l\u2019épandage de Bti devrait faire partie des mesures du plan directeur qui protège l\u2019eau du lac des Piles.James Marcotte Propriétaire au lac des Piles N\u2019oublions pas les plus vulnérables Le 14 mars dernier, François Legault a déclaré que le plus grand risque au Québec était que le virus entre dans les centres de personnes âgées.C\u2019est arrivé.Le coronavirus est entré dans les résidences pour personnes âgées et il est fatal pour plusieurs.La situation est horrible.Les opinions abondent.À qui la faute?Qu\u2019aurait dû faire le gouvernement?La population?On connaissait cette réalité depuis longtemps, c\u2019est arrivé quand même.Nous connaissions une autre triste réalité au Québec.Non seulement les aînés font partie des populations vulnérables, mais également les enfants qui ne sont pas suffisamment nourris, ceux qui sont négligés par leurs parents, les personnes victimes de violence conjugale, les personnes qui souffrent d\u2019un problème de santé mentale, et j\u2019en passe.Beaucoup.Énormément.Qu\u2019arrive-t-il de ces personnes vulnérables pendant la crise?Leur vulnérabilité augmente.Leur situation se dégrade.Leurs besoins augmentent.Qu\u2019en est-il des services qui leur sont offerts?Rien.Déjà grandement déficients au Québec, les services sociaux n\u2019ont pas été significativement bonifiés depuis le début de la crise.Nous connaissons tous la réalité de ces personnes vulnérables.Quoi faire?Simplement faire pression pour que le gouvernement investisse dans les banques alimentaires.Dans les centres jeunesse.Dans les centres pour victimes de violence conjugale.Dans les centres de prévention du suicide.En santé mentale.Dans les services sociaux.Un réel investissement pour rendre tous ces services accessibles, gratuits et réellement intégrés au système de santé public.Après tout, on parle du ministère de la Santé et des Services sociaux.Catherine Ouellette Enseignante en psychologie au collégial leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS Prudence avant de rouvrir les écoles! J\u2019aimerais vous faire part de ma réflexion sur le fait que M.Legault pense à rouvrir les écoles et les garderies.Depuis le début du confinement, on acquiert des connaissances inestimables et ce, en très peu de temps.Nous avons seulement à penser au manque d\u2019attention accordée dans les dernières années aux CHS- LD.Loin de moi l\u2019idée de faire des reproches à nos dirigeants, il fallait l\u2019expérience en temps réel pour acquérir ces connaissances.Depuis le début de ce confinement, une expérience se déroule en temps réel.Effectivement, pour répondre au besoin des employés des services essentiels, nous avons ouvert des garderies.La clientèle de ces garderie provient d\u2019une population beaucoup plus à risque que la population en général.De plus, la distanciation entre les enfants et les membres de leur famille est impossible.Enfin, la distanciation entre les enfants fréquentant les garderies est quasi impossible.Ainsi, nous sommes dans une situation où le risque de contamination est de beaucoup supérieur à la population en générale.Alors, pourquoi ne pas dénombrer les cas de contaminations réelles depuis le début dans les garderies, afin de pouvoir appuyer un argumentaire.En conclusion, si très peu de contaminations ont découlé de cette expérience, alors nous pouvons penser à rouvrir les garderies et écoles et si au contraire, il y a eu contamination, il serait préférable de continuer le statu quo.Étant bien conscient qu\u2019il faut des données statistiques en relation avec la taille des échantillons pour établir le degré de fiabilité, je suis certain que vous avez les outils requis pour faire une extrapolation logique dans la population.Étant donné qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une population plus à risque que la population en général, alors la probabilité que la conclusion soit faux négatif est grande.Donc, cela respecterait le principe de la prudence.Guy Desaulniers Saint-Tite Trop peu, trop tard Enfin! M.Legault envoie un S.O.S.à Ottawa et accepte l\u2019aide de son homologue M.Trudeau, après deux semaines infernales dans les CHS- LD du Québec.Deux semaines de tragédies humaines inacceptables \u2013 quoique prévisibles \u2013 exposées dans nos médias, au vu et au su de tous\u2026 Sauf, dirait-on, des preneurs de décision de notre gouvernement provincial.Le Québec se compare désormais aux États-Unis en ce qui concerne le nombre de morts par rapport à la population.Trump et Legault: différentes stratégies, soit, mais même résultat.Ce dernier a même l\u2019outrecuidance de dire, au sujet des militaires qui sont envoyés dans nos CHSLD: «Ce n\u2019est pas l\u2019idéal, mais ça va beaucoup nous aider d\u2019avoir des paires de bras additionnelles».S\u2019agit-il de mépris envers les membres des Forces canadiennes?D\u2019une énième pointe à l\u2019endroit des médecins spécialistes?D\u2019une stratégie visant à rejeter un éventuel blâme sur lesdites paires de bras?Ne suffisait-il pas à M.Legault d\u2019insulter notre intelligence en énonçant une évidence bien connue de tous depuis deux semaines?N\u2019eut été de l\u2019agenda politique de M.Legault à l\u2019encontre des médecins, et de son aversion à accepter l\u2019aide de nos Forces (parce qu\u2019elles sont «canadiennes»?), combien de vies auraient pu être sauvées?Comment expliquer cet entêtement à déshabiller Pierre pour habiller Paul, et à ne pas accepter immédiatement toute l\u2019aide mise à notre disposition?Vivement une commission d\u2019enquête publique sur ce funeste cafouillage.Cela dit, mieux vaut tard que jamais: bienvenue et merci à nos militaires.Nous avons bien besoin de vous.David Gauvin Bécancour Des statistiques et une tragédie Maintenant, pour le gouvernement, les aînés morts ou malades sont seulement des statistiques sur le modèle qu\u2019on nous montre toujours\u2026 Les aînés sur un côté et les gens réguliers sur une autre ligne, afin de nous démontrer que la ligne descend et le coronavirus est en contrôle.Sérieusement, depuis quand les aînés ne font pas partie de la population normale?C\u2019est maintenant une tragédie nationale.Une honte! Sans les journalistes, beaucoup de choses nous seraient cachées et on ne prendrait pas la mesure de cette grande tragédie.Je les remercie sincèrement pour leur travail sur le terrain, afin de démontrer la vraie histoire.Caroline Lazurka Trois Rivières J\u2019 œuvre dans la santé depuis plus de cinquante ans et une grande partie de ma carrière s\u2019est passée auprès des personnes âgées, et un peu en santé mentale, ces deux domaines d\u2019activité considérés les enfants pauvres de la santé.À cela s\u2019ajoute la perception de nombreuses personnes, que le travail en CHSLD ou en santé mentale, c\u2019est réservé aux infirmières moins bonnes (entendre compétentes) que les autres, parce que c\u2019est prétendument facile en CHSLD! Mon analyse toute personnelle de la mésestime dont sont victimes ces domaines d\u2019exercice professionnels, est à l\u2019effet que dans les hôpitaux, il y a valorisation de la dextérité et de la maîtrise technique de la technologie.Cela donne l\u2019assurance concrète et rapide d\u2019une certaine compétence.En CHSLD, il faut entrer en relation presque intime avec une personne en détérioration mentale ou cognitive et avec une souffrance persistante.Cela demande maturité et expérience de vie, c\u2019est très difficile, voire confrontant.Il faut également être patient et respecter le rythme du résidant pour effectuer l\u2019intervention et obtenir un résultat.Le travail en CHSLD demande à l\u2019infirmière de prendre le temps de redonner confiance et estime de soi, de faire émerger l\u2019étincelle du souvenir chez la personne âgée.Comment apprendre à une personne âgée ayant subi un AVC ou une fracture, à apprivoiser les gestes quotidiens?Puisqu\u2019une infirmière en CHS- LD est une denrée rare et comptée (elle augmente le budget ressources humaines\u2026), seule pour des dizaines de résidants, elle se contente souvent d\u2019aller au plus vite et dans ce qu\u2019elle considère indispensable, les médicaments et les soins dits de base, en répondant aux demandes d\u2019aide des préposés qui n\u2019y arrivent tout simplement pas.L\u2019État québécois n\u2019a jamais pris la vraie mesure de l\u2019ensemble des besoins de soins, au-delà de ceux dits de base, et les budgets sont à l\u2019avenant.Les ratios infirmière- patients sont sous le seuil minimum, et mieux vaut ne pas savoir pour le soir et la nuit! Pourtant les résidants ne dorment pas nécessairement la nuit, et ils ont des besoins 24 heures sur 24! Les sous-effectifs pérennes en CHSLD ne s\u2019appuient que sur la prémisse que les aînés n\u2019ont que des besoins de base, et de plus, durant la journée seulement.La crise humanitaire actuelle demande que l\u2019on réponde aux besoins les plus urgents.On dit qu\u2019on a «besoin de bras».Ce que je peux abhorrer cette expression! Ne faut-il pas également penser et réfléchir avant d\u2019agir?Même en temps dit normal, les aînés que nous disons actuellement tant aimer, ont besoin de beaucoup plus que d\u2019être lavés et nourris.Les préposés font un travail formidable sur ce plan.Toutefois, si les infirmières étaient plus nombreuses, elles pourraient jouer vraiment leur rôle de professionnelle de la santé auprès des aînés.Ce travail nécessite des compétences spécifiques afin d\u2019offrir des soins de qualité et cohérents avec les besoins individuels (OIIQ, 2018).Les aînés en CHSLD présentent un tableau complexe de maladies chroniques et de perte d\u2019autonomie non seulement physique, mais cognitive.Les infirmières sont chargées notamment d\u2019évaluer constamment la condition physique et mentale des personnes âgées, de déterminer les meilleures interventions individuelles et d\u2019en assurer le suivi, de voir aux besoins médicamenteux et d\u2019évaluer les résultats.Elles doivent aussi prévenir les chutes en réduisant au minimum les contentions, s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a pas de plaies, voir à les traiter le cas échéant.Toutes ces interventions doivent se faire en établissant une relation chaleureuse et humanisante avec les aînés.Les infirmières en CHSLD ont pour mission de soutenir tout au long de la dernière trajectoire de vie, de surveiller et d\u2019intervenir dans les périodes instables et de promouvoir le bien-être au quotidien pour les mois ou les années qu\u2019il reste à la vie.La population vient de prendre la pleine mesure des impacts de la sous-budgétisation des CHSLD et des effectifs réduits.Augmenter les salaires est une bonne mesure qui apportera une satisfaction temporaire (Mintzberg).Garder des ratios aussi minimes ne réglera pas le problème de fond du manque de personnel pour bien faire les choses, avoir la satisfaction du travail accompli et éviter les perpétuelles pénuries dans le milieu.Quelle réflexion, et surtout, quelles actions prendrons-nous après la crise?C\u2019est à ce moment que nous verrons la sincérité des paroles et de l\u2019effroi actuels.Danielle Bellemare Trois-Rivières Courir après sa queue.La population vient de prendre la pleine mesure des impacts de la sous-budgétisation des CHSLD et des effectifs réduits.\u2014 PHOTO: LA PRESSE LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS MONTRÉAL (AFP) \u2014 Les autorités sanitaires canadiennes ont mis en garde contre l\u2019utilisation des médicaments antipaludéens chloroquine et hydroxychloro- quine pour prévenir une infection au nouveau coronavirus ou la traiter.«La chloroquine et l\u2019hydroxychloroquine peuvent e n t r a i n e r d e g r a v e s e f f e t s secondaires.Ces médicaments doivent être utilisés seulement sous la supervision d\u2019un médecin», a averti l\u2019agence de la santé publique du Canada, dans une mise à jour publiée samedi.«Santé Canada s\u2019inquiète du fait que certaines personnes pourraient acheter directement de la chloroquine ou de l\u2019hydroxy- chloroquine et l\u2019utiliser pour prévenir ou traiter» le Covid-19, ajoute l\u2019agence, en notant que ces médicaments peuvent entrainer «de graves troubles du rythme cardiaque».L\u2019Agence européenne des Médicaments (EMA) avait émis jeudi un avertissement similaire sur ces médicaments dont l\u2019usage a notamment été prôné par le président Donald Trump.Ces médicaments approuvés pour traiter la malaria et certaines maladies auto-immunes, dont le lupus et la polyarthrite rhumatoïde peuvent «causer des dommages au foie et aux reins, une baisse du taux de sucre dans le sang (hypoglycémie) et des troubles du système nerveux, comme des étourdissements, des évanouissements ou des crises épileptiques», précise Santé Canada dans un communiqué.«Dans les cas les plus graves, les effets sur le rythme cardiaque peuvent être mortels.Les enfants sont particulièrement sensibles à ces médicaments, et même de faibles doses peuvent leur être dangereuses» ajoute l\u2019agence.Notant qu\u2019il est essentiel de disposer de «résultats provenant de grandes études bien conçues pour déterminer si les bienfaits de la chloroquine et de l\u2019hydroxy- chloroquine l\u2019emportent sur leurs risques dans le traitement» du Covid-19, Santé Canada estime que pour le moment «les données tirées des essais cliniques sont limitées, et les résultats ne permettent pas de montrer de façon concluante que des médicaments précis sont efficaces contre» le Covid-19.CHLOROQUINE ET HYDROXYCHLOROQUINE Mise en garde des autorités La Presse canadienne OTTAWA \u2014 L\u2019origine de la crise de la COVID-19 est un échec gouvernemental et non pas celui de la population ou du marché.Elle serait imputable au fait que le gouvernement du premier ministre Justin Trudeau a notamment échoué à protéger les frontières du pays.C\u2019est ce qu\u2019a affirmé Pierre Poilievre, porte-parole conservateur en matière de Finances, lors d\u2019une conférence de presse tenue dimanche après-midi et lors de laquelle il devait s\u2019attarder à la politique gouvernementale pour les petites et moyennes entreprises.Lors de son allocution, M.Poi- lievre a affirmé que la responsabilité de protéger les frontières relève de l\u2019État fédéral.Selon M.Poilievre, le gouvernement Trudeau a plutôt permis à 50 000 gens de la Chine d\u2019entrer au pays après que les forces militaires canadiennes eurent averti le gouvernement de la crise de la COVID-19 au début de janvier.À cela, M.Poilievre a ajouté que le gouvernement fédéral avait aussi la responsabilité de protéger les approvisionnements, notamment les masques protecteurs et autres équipements.Or, M.Poilievre a affirmé que Justin Trudeau a donné 16 tonnes de cet «équipement essentiel» à la Chine après que la pandémie eut été déclarée.Faisant un lien avec les compensations versées aux travailleurs et aux entreprises, M.Poilievre a affirmé qu\u2019il ne s\u2019agissait non pas d\u2019un cadeau de la part du gouvernement, mais d\u2019une «compensation de cet échec».«Il est en train de compenser les Canadiens avec leur propre argent pour ces échecs.C\u2019est ça la situation actuelle.On n\u2019a pas besoin de remercier le gouvernement Trudeau de renvoyer l\u2019argent des Canadiens aux Canadiens pour compenser les erreurs qu\u2019il a faites», a déclaré M.Poilievre.Au sujet des programmes d\u2019aide aux entreprises et aux familles, M.Poilievre dit appuyer ces initiatives, mais y voit certains incitatifs qu\u2019il a qualifiés de «pervers».Il s\u2019est notamment attardé sur le fait qu\u2019un travailleur qui travaille pendant plus de huit jours par mois ne pourra pas recevoir la prestation d\u2019urgence.Poilievre blâme le gouvernement Trudeau pour la crise de la COVID-19 Santé Canada estime que pour le moment «les données tirées des essais cliniques sont limitées, et les résultats ne permettent pas de montrer de façon concluante que des médicaments précis sont efficaces contre la COVID-19».\u2014 PHOTO AFP LIA LÉVESQUE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Lorsque le Québec aura traversé cette crise du coro- navirus, il faudra tenir des «états généraux» sur la façon dont on veut traiter les personnes vulnérables au Québec.C\u2019est l\u2019idée que lance la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) qui représente 5000 travailleurs dans le réseau de la santé et des services sociaux.«C\u2019est l\u2019ensemble du réseau qui craque.La COVID nous remet en pleine face ce qu\u2019on ne voulait pas voir.Il faut une réflexion globale, comme société, sur comment nos réseaux doivent s\u2019occuper des plus vulnérables», a plaidé en entrevue le président de la CSD, Luc Vachon.Il verrait bien de tels états généraux l\u2019automne prochain.Pour lui, il ne s\u2019agit pas d\u2019adresser des blâmes ou de trouver un ou des coupables, mais bien de réfléchir collectivement à la façon dont on traite les plus vulnérables dans la société.Et comment on estime qu\u2019ils devraient être traités.«Ce serait totalement injuste d\u2019imputer au gouvernement qui est là la responsabilité de tous les malheurs.C\u2019est quelque chose qui s\u2019est fait sur plusieurs années», a affirmé Luc Vachon.«L\u2019idée, ce n\u2019est pas de trouver des blâmes, mais des solutions.» Ces états généraux réuniraient tant les représentants des travailleurs que les associations de résidents, de personnes âgées, de personnes handicapées, d\u2019employeurs, d\u2019acteurs du réseau de la santé et des services sociaux, décrit-il.À ceux qui diraient, l\u2019automne prochain, \u2018ce n\u2019est pas le temps des grandes réflexions, il faut relancer l\u2019économie\u2019, M.Vachon répond: «si on ne fait pas de post mortem là, je ne sais pas ce que ça va nous prendre.Selon certains, ce n\u2019est jamais le temps de faire de grandes réflexions sociales.» Même si la CSD est une centrale syndicale, M.Vachon affirme qu\u2019il ne faut pas s\u2019arrêter seulement aux conditions de travail des employés du réseau, tant privé que public.«Il faut penser à l\u2019accompagnement, à la façon dont on dispense les soins, à l\u2019encadrement, à avoir les outils nécessaires.» «À l\u2019heure actuelle, les conditions des soins.Les travailleurs sont minutés; ils n\u2019ont pas le temps de parler aux résidents.Les gens qui vont travailler là le font pour des valeurs humaines.Mais là, ce sont des mandats mécaniques et administratifs», déplore le dirigeant syndical.La CSD propose des états généraux sur les plus vulnérables, après la crise «Dans les cas les plus graves, les effets sur le rythme cardiaque peuvent être mortels.Les enfants sont particulièrement sensibles à ces médicaments, et même de faibles doses peuvent leur être dangereuses» leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 13 le monde MADRID (AFP) \u2014 Les quatre pays européens les plus touchés par la pandémie de Covid-19 affichaient dimanche des bilans quotidiens de morts en nette baisse, au moment où l\u2019Europe commence prudemment à sortir du confinement face au nouveau coronavirus qui a contaminé près de trois millions de personnes dans le monde dont plus de 200 000 ont perdu la vie.Après six semaines cloîtrés chez eux, les petits Espagnols ont ainsi pu dimanche recommencer à jouer dans la rue.Des jours et des jours qu\u2019ils attendaient ça! «Les enfants se sont levés tôt en demandant quand nous allions descendre dans la rue», a confié Miguel Lopez, père de deux enfants de trois et six ans à Madrid.«On a joué à cache-cache, on a fait la course.On a trouvé une coccinelle qui s\u2019était perdue et on l\u2019a mise au milieu des fourmis», a expliqué ravi Ricardo, l\u2019aîné.Mais les restrictions restent nombreuses: les enfants n\u2019ont pas le droit de jouer avec des voisins, ni de s\u2019éloigner de plus d\u2019un kilomètre de leur domicile ou de sortir sans adulte.La durée est limitée à une heure et les parcs restent fermés.L\u2019Espagne, le troisième pays le plus endeuillé par la pandémie partie de Chine fin 2019, avec 23 190 décès, avait dû adopter l\u2019un des régimes de confinement les plus stricts du monde.Résultat, l\u2019Espagne a enregistré dimanche son bilan le plus bas depuis le 20 mars avec 288 morts en 24 heures.Une tendance observée le même jour dans d\u2019autres pays européens comme en Italie, le deuxième pays comptant le plus de cas mortels, où 260 personnes ont succombé, soit le total le plus faible depuis le 14 mars.Même constat en France avec un chiffre en baisse (242 morts en 24 h) ou encore au Royaume- Uni, avec 413 morts à l\u2019hôpital, le chiffre le plus bas depuis la fin mars.Le dernier bilan britannique présente des «signes encourageants», a jugé le ministre de l\u2019Environnement George Eustice.À Londres, le Premier ministre Boris Johnson, lui-même frappé par le virus, doit effectuer lundi un retour aux affaires très attendu, les Britanniques voulant connaître ses projets pour remettre l\u2019économie en marche et sortir du confinement.Il a regagné dimanche soir le 10 Downing Street.La Suisse se prépare quant à elle à rouvrir partiellement certains de ses commerces lundi.Sous réserve de respecter les mesures-barrières, ce sont d\u2019abord les coiffeurs, physiothérapeutes, médecins, salons de massage, fleuristes, jardineries, ainsi que les crèches qui reprendront leurs activités.«C\u2019est super (.), on va essayer de réattaquer gentiment», confie Florian, le gérant du «Barbier de Lausanne» à Genève.DOUTES SUR L\u2019IMMUNITÉ La sortie du confinement reste un casse-tête planétaire, dans l\u2019attente de la découverte d\u2019un vaccin ou d\u2019un remède qui seuls, selon l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), pourront permettre de juguler le Covid-19.En Espagne, le confinement a été prolongé jusqu\u2019au 9 mai inclus.Le gouvernement présentera mardi un plan d\u2019assouplissement envisagé pour à partir de la mi-mai.L e m ê m e j o u r, l e p r e m i e r ministre français Edouard Philippe dévoilera sa «stratégie nationale du plan de déconfine- ment», qui doit débuter le 11 mai, avec notamment une réouverture controversée des écoles.L\u2019Italie aussi doit détailler en début de semaine les mesures qu\u2019elle envisage à compter du 4 mai.Les écoles resteront cependant fermées jusqu\u2019en septembre.Dans l\u2019État de New York, certaines activités manufacturières e t d e s cha nti e rs p ou r ra i e nt reprendre après le 15 mai, a quant à lui fait savoir son gouverneur Andrew Cuomo.Ailleurs, en Afrique, l\u2019État de Lagos, la capitale économique du Nigeria, a pour sa part annoncé imposer le port du masque, une mesure qui entrera également en vigueur à compter du 1er mai en Afrique du Sud, quand les restrictions seront légèrement assouplies.En vue d\u2019un déconfinement, certains pays mettent en place des programmes de tests sérologiques, comme l\u2019Italie qui va entamer une campagne sur 150 000 personnes.Mais l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a douché les espoirs de ceux qui misent sur une éventuelle immunité des personnes ayant été confrontées au coronavirus pour faciliter le déconfinement, via la délivrance de «passeports immunitaires».Sans exclure qu\u2019une telle immunité puisse exister, l\u2019OMS a rappelé qu\u2019il n\u2019y avait «actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection».CADAVRES DANS LES TOILETTES En tête des pays payant le plus lourd tribut : les États-Unis qui ont enregistré plus de 54 000 morts depuis le début de l\u2019épidémie.À New York, la ville la plus endeuillée du monde avec plus de 15 000 décès, la vue de camions réfrigérés utilisés comme morgues provisoires a rappelé de terribles souvenirs à Maggie Dubris.«Je me suis souvenue de la morgue dressée au World Trade Center» après les attentats du 11-Septembre 2001.Dans la ville portuaire équato- rienne de Guayaquil, la plus touchée d\u2019Amérique latine, c\u2019est une autre vision d\u2019horreur qui hante les nuits d\u2019un soignant : à l\u2019hôpital où il travaille, «ouvrir la porte des toilettes avec tous les cadavres» entassés là faute de place ailleurs.CORONAVIRUS La barre des 200 000 morts franchie, tendance à la baisse en Europe Après six semaines cloîtrés chez eux, les petits Espagnols ont ainsi pu dimanche recommencer à jouer dans la rue.Des jours et des jours qu\u2019ils attendaient ça! \u2014 PHOTO AFP GENÈVE (AFP) \u2014 Le Liechtenstein va équiper 2200 volontaires de bracelets biométriques, destinés d\u2019habitude à suivre le cycle de fertilité des femmes, pour savoir s\u2019ils permettent de détecter la maladie Covid-19 à un stade précoce, a-t-on appris dimanche auprès des responsables de l\u2019expérience.S\u2019il s\u2019avérait efficace, ce bracelet, qui mesure la température de la peau, le pouls, la fréquence respiratoire et le débit sanguin, permettrait d\u2019isoler et de traiter rapidement un patient infecté.Il pourrait également permettre de suivre en télémétrie les personnes vulnérables isolées.Les premiers résultats de l\u2019étude COVI-GAPP sont attendus à l\u2019automne.«L\u2019objectif est de disposer des résultats de la recherche avant le début d\u2019une éventuelle deuxième vague d\u2019infection au second semestre 2020 afin de pouvoir agir efficacement contre la propagation de Covid-19», indiquent dans un communiqué le laboratoire pharmaceutique Dr Risch Group et la start-up suisse AVA qui a développé le bracelet.La société zurichoise AVA affirme fournir ses équipements à prix coûtant pour cette étude co-financée par la maison princière du Liechtenstein, des fonds privés et le gouvernement de la principauté.Au Liechtenstein, des bracelets de fertilité biométriques pour détecter le coronavirus LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 14 facebook.com/ lenouvelliste GIUSEPPE VALIANTE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 En raison de la pandémie de la COVID-19 qui sévit à l\u2019échelle mondiale, nombre de fermes québécoises ne pourront compter sur les travailleurs saisonniers étrangers pour les aider cet été.Par exemple, Mélina Plante et son mari François D\u2019Aoust, tous deux propriétaires d\u2019une ferme de cinq hectares au sud de Montréal, engagent année après année les quatre mêmes travailleurs guaté- maltèques.Mme Plante calcule qu\u2019ils sont deux fois plus productifs qu\u2019un Québécois.Mais cette année, ces ouvriers agricoles sont bloqués chez eux à cause des restrictions de voyage imposées par leur pays afin de limiter la propagation de la COVID-19.Ces quatre hommes font partie des quelque 5000 travailleurs temporaires qui, selon l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), ne pourront venir au Québec.Leur absence laisse Mme Plante, M.D\u2019Aoust et de nombreux autres agriculteurs devant un choix difficile: réduire leur production ou engager des Québécois inexpérimentés, mais avides de travailler en raison de chômage qui sévit au pays.Pour contrer ce manque de main- d\u2019œuvre étrangère, le gouvernement québécois a annoncé le 17 avril un programme de 45 millions $ pour inciter les gens à aller travailler à la ferme.Ceux-ci recevront un salaire hebdomadaire de 100 $ plus élevé que la normale.À ce jour, environ 2800 Québécois ont répondu à l\u2019appel du premier ministre François Legault.On ne sait toujours pas s\u2019il y aura assez de Québécois capables et désireux d\u2019accomplir ce travail.Et ceux qui le feront, resteront-ils si l\u2019économie est relancée et que leur ancien emploi est de nouveau disponible?Mme Plante l\u2019affirme sans détour: les citadins québécois ne sont pas des agriculteurs fiables.«C\u2019est notre expérience.C\u2019est pourquoi nous nous sommes tournés vers la main-d\u2019œuvre étrangère.Nous estimons qu\u2019il faudra deux travailleurs québécois et demi pour remplacer un travailleur guatémaltèque», a-t-elle affirmé lors d\u2019une entrevue téléphonique.Le programme mis au point par le gouvernement québécois paie le salaire minimum en plus d\u2019un supplément de 100 $ par semaine.Il exige toutefois que les candidats soient disponibles pour travailler pendant au moins 25 heures par semaine.Le président de l\u2019UPA Marcel Groleau croit que cet horaire est insuffisant.«Les exploitations agricoles ont besoin au minimum 40 heures par semaine par employé pour remplacer la main-d\u2019œuvre étrangère», soutient-il.Si la f ro nt ière ca na d ien n e demeure ouverte aux travailleurs agricoles saisonniers, plusieurs d\u2019entre eux ont du mal à obtenir les permis pour quitter leur pays d\u2019origine.«La pandémie nous a fait réaliser à quel point nous comptons sur la main-d\u2019œuvre étrangère, mais il est difficile d\u2019attirer une main-d\u2019œuvre locale dans les champs depuis de nombreuses années», souligne M.Groleau.Une de ces candidates qui ont répondu à l\u2019appel des champs, Florence Lachapelle, espère bien être embauchée.Elle avait déjà accepté de travailler à la ferme de Mme Plante pour l\u2019aider à remplacer les travailleurs agricoles guatémaltèques avant que le Québec n\u2019annonce son programme.L\u2019étudiante montréalaise de 19 ans en arts visuels a rencontré Mme Plante et M.D\u2019Aoust par une connaissance familiale.Déjà impliquée dans le mouvement écologiste de son cégep, Mme Lachapelle mentionne qu\u2019elle ne savait pas comment dépenser son énergie au cours de la pandémie.«La clé de la lutte contre le changement climatique passe par l\u2019autosuffisance agricole et le fait de savoir travailler la terre de manière respectueuse, croit- elle.Je veux vraiment apprendre comment cela fonctionne.» Si des gens comme Mme Lachapelle peuvent aider à combler une lacune, la chaîne d\u2019approvisionnement alimentaire ne manque pas de maillons faibles pendant cette pandémie.Selon M.Groleau, la COVID-19 a mis en évidence les problèmes liés à la concentration de l\u2019agriculture, particulièrement dans le secteur de la transformation.«Il y a de moins en moins d\u2019usines de transformation.Celles qui restent sont de plus en plus grandes.Quand il y a un problème dans l\u2019une d\u2019entre elles, cela crée de graves répercussions sur le reste de la chaîne d\u2019approvisionnement.» Par exemple, la fermeture d\u2019une seule usine d\u2019emballage de viande en Alberta, la semaine dernière, a contraint le Canada à réduire ses exportations de bœuf pour répondre à la demande intérieure.L\u2019usine exploitée par Cargill a vu 484 de ses ouvriers être atteints du virus.On y a déploré un décès.«Nous ne prévoyons pas, à ce stade, de pénurie de viande de bœuf», a dit le premier ministre Justin Trudeau, cette semaine.Il a toutefois mis les Canadiens en garde contre une possible augmentation des prix.Mme Plante dit s\u2019attendre, à l\u2019instar d\u2019autres agriculteurs, à des pénuries alimentaires au cours de l\u2019automne.Elle et son mari ont déjà estimé qu\u2019ils devront réduire leur production d\u2019un tiers cette année.Le vice-président de l\u2019Ordre des agronomes du Québec, Pascal Thé- riault, dit espérer que cette crise obligera les Canadiens à repenser leur relation avec la nourriture.«Nous avons travaillé à produire de la nourriture au coût le plus bas possible et c\u2019est tout ce qui comptait», fait-il valoir.Mais au fil des ans, les chaînes d\u2019approvisionnement internationales contrôlées par une poignée de grands acteurs ont contribué à éloigner les Canadiens des aliments qu\u2019ils mangent.«La crise nous sensibilisera à l\u2019importance de manger plus localement, ajoute M.Thériault.Ce n\u2019est pas que nous ne le faisions pas auparavant, mais maintenant, nous y prêtons vraiment attention.» Acheter des produits locaux peut signifier une facture d\u2019épicerie plus élevée pour les consommateurs canadiens habitués à voir des tablettes bondées en produits importés moins onéreux à cause d\u2019une main-d\u2019œuvre moins chère et des règlements moins stricts.Les Canadiens consacrent environ 10 % de leur budget à l\u2019alimentation \u2013 l\u2019un des plus faibles pourcentages au monde, avance M.Thériault.Il est donc possible de payer un peu plus pour se procurer des produits locaux, mais pas beaucoup plus.Florence Lachapelle a commencé jeudi son nouvel emploi.Elle vivra dans une roulotte sur la ferme de ses patrons.Elle sera en isolement pendant deux semaines afin de s\u2019assurer qu\u2019elle n\u2019est pas infectée par le virus.Elle commencera ensuite un travail exténuant dans les champs où elle devra continuer de respecter les règles de distanciation sociale.«Je travaille très dur, professe-t- elle.J\u2019ai 19 ans, et je pense que je suis prête, physiquement et mentalement.Je sais que ça va être un défi.Mais je pense que ce sera super amusant!» ABSENCE DES TRAVAILLEURS ÉTRANGERS Réduire la production ou engager des Québécois inexpérimentés?L\u2019absence des travailleurs étrangers cause des maux de tête aux producteurs agricoles du Québec.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE «Nous estimons qu\u2019il faudra deux travailleurs québécois et demi pour remplacer un travailleur guatémaltèque» leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 AFFAIRES 15 E n dépit des divers programmes d\u2019assistance financière émanant des deux ordres de gouvernements et des mesures d\u2019assouplissement que certaines institutions financières pourraient consentir aux consommateurs en difficulté, il est indéniable que la pandémie entraine de dures conséquences sur les finances personnelles d\u2019un grand nombre de consommateurs que la conjoncture inquiète.Alors que plusieurs d\u2019entre eux envisagent différents scénarios si la situation devait se prolonger, nous tenterons ci-dessous de jeter un éclairage sur les principales questions soulevées.REPORT DE PAIEMENTS Je ne serai pas en mesure de faire le paiement pour mon auto.Est-ce que je peux demander de reporter un ou plusieurs paiements?Généralement, les commerçants accepteront plus facilement de reporter un ou plusieurs versements s\u2019il n\u2019y a encore aucun retard de paiement au moment de la demande.Il est donc recommandé de contacter le commerçant aussitôt que vous appréhendez des difficultés.Auto louée : Le commerçant n\u2019a pas l\u2019obligation d\u2019accepter le report de versements.S\u2019il accepte de le faire, il ne peut exiger que les intérêts courus.Habituellement, le contrat prévoira le taux d\u2019intérêt qui se substituera au taux légal de 5 % par an.Aucuns autres frais ne peuvent être exigés.Auto achetée et financée chez le commerçant : Le commerçant n\u2019a pas l\u2019obligation d\u2019accepter le report de versements.S\u2019il accepte de le faire, il ne peut exiger que les frais de crédit découlant de l\u2019application du taux de crédit calculé conformément à la loi, qui doit être divulgué dans le contrat.Aucuns autres frais ne peuvent être exigés.CESSER DE PAYER: LES EFFETS Je ne pense plus être en mesure de payer mon auto.Qu\u2019est-ce qui pourrait arriver si je cesse de payer?La Loi sur la protection du consommateur (LPC) renferme des règles qui précisent les règles du jeu lorsque le consommateur n\u2019est plus en mesure d\u2019honorer ses paiements d\u2019auto.Selon qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une location à long terme ou d\u2019un financement traditionnel, ces règles indiquent les différents scénarios que le prêteur/locateur peut favoriser en cas de retard de paiement.Bien que ces dispositions présentent des similitudes, des nuances significatives demeurent.En vertu de la LPC, le prêteur / locateur peut choisir, selon l\u2019approche qui lui convient le mieux : Automobile louée a) D\u2019exiger le paiement immédiat des versements en retard; b) Sous réserve d\u2019un préavis de 30 jours, vous demander d\u2019effectuer les versements en retard, sans quoi il exigera tous les versements prévus à votre contrat (ceux en retard et ceux à venir).c) Sous réserve d\u2019un préavis de 30 jours, de reprendre possession de l\u2019automobile; Remettre l\u2019automobile?Contrairement aux contrats de financement lors de l\u2019achat d\u2019une automobile, vous pouvez, à tout moment pendant la période de location, mettre fin au contrat en tout temps en remettant l\u2019automobile au commerçant.Par contre, cela entraîne généralement une réclamation en dommages-intérêts de la part du commerçant, souvent plusieurs milliers de dollars.Quand vous remettez l\u2019automobile avant la fin du contrat de location, le commerçant n\u2019a pas le droit d\u2019inscrire une note négative à votre dossier de crédit.Automobile achetée a) D\u2019exiger le paiement immédiat des versements en retard ; b) Sous réserve d\u2019un préavis de 30 jours, de mettre fin au privilège consenti au consommateur de rembourser sa dette par des versements mensuels selon les termes du contrat et, conséquemment, d\u2019exiger le paiement immédiat du solde total de la dette ; c) Sous réserve d\u2019un préavis de 30 jours, de reprendre possession de l\u2019automobile (la dette du consommateur est alors éteinte) Vendre l\u2019automobile?Vous ne pouvez pas vendre une automobile qui a fait l\u2019objet d\u2019une vente à tempérament avant qu\u2019elle soit entièrement payée, sauf si vous avez obtenu l\u2019autorisation de la compagnie de financement.Par ailleurs, vous devez savoir que les retards de versement ou une reprise forcée du véhicule seront fort probablement inscrits à votre dossier de crédit.Gary Frost est directeur des services aux clientèles à l\u2019Office de la protection du consommateur PANDÉMIE ET DROITS DU CONSOMMATEUR Incapable d\u2019honorer vos paiements d\u2019auto?CONSOMMATEUR AVISÉ GARY FROST CHRONIQUE Collaboration spéciale \u2014 PHOTO ARCHIVES LEE BERTHIAUME La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Les citoyens des deux plus grandes provinces d u p a y s d e v r a i e n t p r e n d r e connaissance, cette semaine, des plans de relance établis par les gouvernements du Québec et de l\u2019Ontario en vue de mettre fin progressivement au confinement.De nouvelles mises en garde o n t f a i t s u r f a c e, d i m a n c h e, contre le risque de faire miroiter des attentes irréalistes à la population.Les autorités de santé publique de tout le pays ont rapporté un total de 1200 nouveaux cas de contamination à la COVID-19 et au moins 95 nouveaux décès.En Ontario, le gouvernement a confirmé que les écoles allaient demeurer fermées au moins jusqu\u2019à la fin du mois de mai.O n o b s e r v e t o u t d e m ê m e un sentiment de changement alors que pour une rare fois, dimanche, la grande majorité des dirigeants politiques fédéraux et provinciaux n\u2019ont pas fait de sortie médiatique.Un silence d\u2019autant plus étonnant à l\u2019aube d\u2019une semaine qui s\u2019annonce particulièrement importante dans la lutte contre la pandémie.Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé qu\u2019il présenterait cette semaine la stratégie de relance des activités économiques et sociales de la province.Son homologue de l\u2019Ontario, Doug Ford, se prépare lui aussi à dévoiler le cadre de son projet de réouverture de l\u2019économie en début de semaine.L e s d e u x p r o v i n c e s q u i c o m p t e n t l e p l u s d e c a s d e contamination à la COVID-19 v o n t e m b o î t e r l e p a s à l a S a s k a t c h e w a n , à l \u2019 Î l e - d u - P r i n c e - É d o u a rd e t a u No u - veau-Brunswick qui ont déjà fait connaître leur plan pour un retour à un semblant de vie normale.Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a discuté avec les dirigeants des provinces vendredi.Il a tenu à rappeler que les stratégies de relance ne doivent pas s\u2019appuyer sur le principe d\u2019immunité collective puisqu\u2019aucune preuve scientifique ne permet encore de confirmer qu\u2019une personne guérie de la COVID-19 devient de facto immunisée.L\u2019expert en matière de maladies infectieuses de l\u2019Université de Toronto, David Fisman, compare les plans de déconfinement à un gradateur qui permet d\u2019augmenter lentement l\u2019intensité de l\u2019éclairage.«On ne peut pas juste faire «on» et «off» avec la distanciation physique, mais économiquement et psychologiquement, on doit déterminer ce qu\u2019il est possible de rouvrir ou pas», a-t-il expliqué dans une série de messages publiés sur Twitter.Par exemple, les commerces et les services qui ne causent pas de rassemblements importants pourraient reprendre leurs activités en respectant les mêmes consignes de prévention que les services essentiels.RELANCE DE L\u2019ÉCONOMIE Des messages contradictoires En Colombie-Britannique, des manifestants ont déambulé dans les rues de Vancouver dimanche pour réclamer la réouverture de l\u2019économie.Au Québec, le premier ministre François Legault devrait annoncer son plan lundi.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 16 facebook.com/ lenouvelliste J onathan Roberge venait d\u2019apprendre toute une nouvelle durant la semaine: son fils de 10 ans, Xavier, a perdu toute trace de son cancer du cerveau, après des mois intenses d\u2019inquiétude.L\u2019annonce a donné lieu à un moment très émouvant, dimanche soir à «Tout le monde en parle», où il a beaucoup été question de l\u2019enfance, à l\u2019aube d\u2019un possible retour en classe.En cette période de mauvaises nouvelles, celle-là prenait une dimension hautement symbolique.«Je me sentais mal de venir ici, dire aux gens qu\u2019on a besoin de 50 000 donateurs, pendant que tout le monde en arrache», a avoué Jonathan Roberge, très reconnaissant à l\u2019endroit de la Fondation CHU Sainte-Justine.«C\u2019est un petit miraculé, mon fils», affirme l\u2019auteur de «Fiston» et «Papa», qui a consenti à ce que la masse retirée du cerveau de Xavier, grosse comme un avocat, soit disséquée et serve à la recherche.L\u2019humoriste a réécrit la fin de son spectacle, après tout ce qu\u2019il a vécu.«Son sens de l\u2019humour nous a sauvé», dit-il à propos de Xavier, qui a blagué durant tout le processus des traitements.À ses côtés, Claude Meunier venait pour sa part solliciter les dons pour la Fondation du CHUM, notamment pour un fonds d\u2019urgence sur la CO- VID-19, qui nécessite trois millions de dollars.«C\u2019est vraiment la science qui va nous sauver», rappelle l\u2019auteur et comédien.Alors que le Québec s\u2019apprête à rouvrir graduellement ses écoles, Boucar Diouf trouve qu\u2019on est un peu vite en affaires, que les gens ne sont pas prêts à affronter les conséquences d\u2019une immunité collective.«Le message ne passe pas, il est mal communiqué», dit-il, considérant que le gouvernement a sorti cette notion de son chapeau «du jour au lendemain».«Ça prend de la stratégie et beaucoup de dextérité pour expliquer ça aux gens.» Pour l\u2019instant, le biologiste de formation a l\u2019intention de garder ses enfants à la maison, puisque sa conjointe et lui travaillent de leur domicile.«Si papa et maman sont contaminés, qui va s\u2019occuper des enfants?» demande-t-il.L\u2019humoriste, qui avait choisi d\u2019accorder l\u2019entrevue de son bungalow à Longueuil parce que sa blonde et sa fille ont les poumons plutôt fragiles, garde tout de même confiance en Horacio Arruda, et ne jette pas la faute sur le gouvernement pour la situation dans les CHSLD.«C\u2019est un choix collectif», rappelle-t-il.Oui, la COVID fera encore beaucoup de dommages, «mais elle ne nous exterminera pas», parce que ce n\u2019est pas dans son intérêt: «si tu extermines l\u2019autres, tu vas disparaître avec l\u2019autre».«On a très hâte de revoir nos enfants et leurs familles», affirme la pédiatre sociale Gaëlle Veke- mans, qui doit se contenter de leur parler à travers un écran depuis six semaines, ce qui complexifie son travail.Selon elle, les dommages collatéraux d\u2019un confinement prolongé seraient énormes pour les enfants.Elle s\u2019inquiète entre autres d\u2019une baisse significative des signalements à la DPJ, preuve que les enfants ont perdu leur cercle protecteur.Si les discours scientifiques diffèrent sur la question de l\u2019immunité, ils sont unanimes sur celle des conséquences physiques, minimes chez la vaste majorité des enfants.«Ça dure quelques jours et c\u2019est fini», rassure la Dre Vekemans, qui comprend néanmoins l\u2019inquiétude des parents à propos du retour à l\u2019école.«Ça fait du bien de mettre un pantalon», a admis un Louis- José Houde très chevelu, qui n\u2019avait vu personne depuis huit jours.L\u2019humoriste, dont la présence faisait beaucoup de bien, rêvait de faire une longue retraite d\u2019écriture, et la pandémie lui en a donné l\u2019occasion.Ses capsules font fureur, lui qui fréquentait bien peu les réseaux sociaux.Il espère que les becs à tout le monde ne reviendront pas après le confinement, mais déplore la possible disparition du comptant.Le Gala de l\u2019ADISQ n\u2019aura peut-être pas lieu; au pire, il sera reporté.«C\u2019est vraiment pas important de faire des galas de prix en ce moment», dit-il.Le jour où 3000 personnes pourront se rassembler, tout ça sera loin derrière nous.Louis-José, à qui il restait une quarantaine de représentations de son dernier spectacle, pourrait bien patienter un an s\u2019il le faut, lui qui aime autant écrire qu\u2019être sur scène.Le président de l\u2019Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, annonce que 3700 Québécois ont déposé leur CV pour travailler dans les champs cet été, pour remplacer les travailleurs saisonniers étrangers qui ne pourront pas venir.La crainte des agriculteurs: que ces Québécois retournent à leurs emplois au beau milieu de l\u2019été et les laisse en plan.Maraîcher bio à la Ferme des Quatre-Temps, Jean- Martin Fortier croit que ce temps d\u2019arrêt est l\u2019occasion parfaite de réfléchir au Québec de demain, pour «une souveraineté alimentaire et une agriculture saine».Pour éviter de trop en importer, il croit au respect de la saison- nalité des fruits et des légumes.«Faut pas s\u2019attendre d\u2019avoir des fraises en janvier», dit-il, voyant ce principe comme «une célébration des saisons».Il se réjouit de constater qu\u2019un nombre record de paniers bio ont été commandés par les Québécois.La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, ne sait pas plus que nous quand pourra redémarrer l\u2019industrie culturelle.Sans les nommer, la ministre pense à certains secteurs qui pourraient rouvrir graduellement, comme c\u2019est le cas pour le doublage.Le gouvernement aidera-t-il le Cirque du soleil, menacé de faillite?Mme Roy pellete ça dans la cour du Ministère de l\u2019Économie.Et si nous faisions payer les GAFA pour soutenir les médias, par exemple?«Y aller de façon unilatérale, le Québec contre les GAFA de Trump, ce serait irresponsable.[.] Ça va se faire de façon concertée avec le Canada et les pays de l\u2019OCDE», répond la ministre.Alors que ses collègues créent des chansons sur les réseaux sociaux durant le confinement, Daniel Bélanger préfère échanger ses dessins sur Instagram.L\u2019ancien préposé aux bénéficiaires dans une résidence pour personnes âgées a conclu l\u2019émission avec «Il y a tant à faire», un titre de circonstance.On parle des enfants RICHARD THERRIEN CHRONIQUE rtherrien@lesoleil.com Alors que le Québec s\u2019apprête à rouvrir graduellement ses écoles, Boucar Diouf trouve qu\u2019on est un peu vite en affaires, que les gens ne sont pas prêts à affronter les conséquences d\u2019une immunité collective.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE leNouvelliste LUNDI 27 AVRIL 2020 17 LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Il y a 10 ans, le Canadien virait le Québec à l\u2019envers en atteignant la demi-finale des séries de la LNH.Marc-An- dré Bergeron n\u2019aura joué que 79 matchs avec l\u2019organisation, mais il est tombé sur une cuvée spéciale, dont les partisans se souviennent encore aujourd\u2019hui.Retour sur le Printemps Halak.L\u2019ancien défenseur de la LNH ne s\u2019attendait pas à recevoir autant de demandes d\u2019entrevues au cours du dernier mois.Avec la planète sportive en pause, les chaînes de télévision alimentent la nostalgie en diffusant de vieux matchs, dont ceux du Canadien pendant les éliminatoires de 2010, présentés à la fin mars.Il s\u2019adonne que Bergeron a eu son mot à dire dans les succès inattendus de l\u2019équipe cette année-là.Récapitulons.Durant l\u2019été de 2009, le directeur général Bob Gainey \u2013 qui laissera sa place à Pierre Gauthier quelques mois plus tard \u2013 fait plusieurs acquisitions sur le marché des joueurs autonomes.Au revoir, Saku Koivu et Alex Kovalev, bienvenue à Scott Gomez, Mike Cammalleri et Brian Gionta.Dès le match inaugural à Toronto, Andrei Markov, quart arrière de l\u2019équipe à la ligne bleue, se blesse à un genou.Le Canadien a besoin d\u2019un défenseur offensif et ça presse.Chez lui, Marc-André Bergeron, nouvel agent libre, n\u2019attend qu\u2019un coup de fil.L\u2019année précédente, il avait joué pour le Wild du Minnesota, mais une blessure allait compromettre son retour.«J\u2019étais sur le point de terminer ma réhabilitation quand Markov s\u2019est blessé.On s\u2019est entendu avec le Canadien et j\u2019ai rejoint l\u2019équipe après un bref séjour à Hamilton», se souvient celui qui n\u2019est pas du genre à baigner dans la nostalgie.«Sauf que mon année avec le Canadien occupe une place spéciale parmi mes beaux souvenirs reliés au hockey, avec la finale de la Coupe Stanley de 2006 dans l\u2019uniforme des Oilers et mon championnat à Zurich, en Suisse.» C e tt e a n n é e sp é c i a l e a e n quelque sorte commencé avec l e m a t c h d u c e n t e n a i r e , l e 4 décembre 2009.Bergeron était sur la glace quand le CH a vaincu ses éternels rivaux de Boston, 5-1.Il a conservé la dernière rondelle utilisée lors de cette joute.«J\u2019ai eu le bon réflexe de ramasser la rondelle, après avoir pris la photo d\u2019équipe avec les légendes.Je l\u2019ai encore!» LE MIRACLE DE WASHINGTON Le CH parvient à se classer de justesse pour les séries, en amassant un point contre les Leafs à la dernière partie du calendrier.Ber- geron marque dans cette défaite en prolongation.Catastrophe évitée en cette dernière année des célébrations du centenaire.Au premier tour se dresse un géant: les Capitals de Washington, champions de la saison régulière.Les prédictions des experts?Washington.en 3! «Nous sommes entrés en séries sans momentum: il a fallu attendre une défaite des Hurricanes pour nous qualifier! On n\u2019était pas dupes, les Capitals étaient les grands favoris avec les Backstrom et Ovechkin.Par contre, c\u2019était une équipe jeune, qui n\u2019avait pas encore nécessairement appris à gagner.» Les Montréalais réalisent un grand coup en enlevant les honneurs du match un, mais perdent les trois suivants.Ils ont un genou au sol en revenant dans la capitale américaine pour la cinquième rencontre.C\u2019est à partir de là que Jaroslav Halak devient pratiquement invincible devant le filet.Son brio permettra au Canadien d\u2019éviter l\u2019élimination.et de réaliser un petit miracle.Dans le match numéro sept, c\u2019est Bergeron qui procure l\u2019avance à son club, et avec son arme de prédilection de surcroît: un lancer frappé en avantage numérique.«Un de mes beaux buts en carrière.Et quelle passe de Gomez!» Blessé au genou à sa première présence du match un, Berge- ron ne joue pas beaucoup.On limite son utilisation à l\u2019attaque à cinq.En saison, il pouvait passer 17 minutes sur la glace.«J\u2019avais une déchirure du ligament croisé antérieur.J\u2019ai dû me faire opérer après les séries.C\u2019est d\u2019ailleurs ainsi que mon aventure avec le Canadien a pris fin.» LE PRINTEMPS DE HALAK.ET CAMMALLERI Le nom de Halak était sur toutes les lèvres au printemps 2010.Pour Bergeron, un joueur passe malheureusement sous le radar.«Je trouve qu\u2019on ne parle pas beaucoup de Mike Cammalleri.Il a pourtant obtenu 19 points en 19 matchs! Si ce n\u2019était pas de lui, Halak n\u2019aurait pas pu réaliser ses exploits.» Bergeron a adoré jouer avec lui.Il faisait partie du groupe de meneurs et le considère encore aujourd\u2019hui comme un ami, à l\u2019image des liens qu\u2019il entretient avec Roman Hamrlik et Carey Price.«Nous n\u2019avions pas un leader absolu, mais plusieurs meneurs.Nous étions relativement jeunes aussi.Tout le monde contribuait.Des performances comme celle de Halak en 2010, on a vu quelques unes depuis.Si ton gardien est hot au bon moment, tout peut arriver.J\u2019ai regardé ses statistiques, il est encore très fiable quand il joue en séries.J\u2019ai le souvenir d\u2019un gars humble et discret, une très bonne personne.» LA FOLIE Bergeron n\u2019a jamais eu la chance de soulever la coupe Stanley.Il a par contre vécu deux printemps mémorables dans deux villes canadiennes, Edmonton et Montréal.«C\u2019était la folie! À Edmonton, il y avait un cortège de partisans qui partait de l\u2019autoroute jusqu\u2019à l\u2019aré- na.À Montréal par contre, tout était centralisé autour du Centre Bell et à moins que je me trompe, c\u2019est en 2010 que les fanions sur les voitures sont apparus.Quand on a battu Pittsburgh en deuxième ronde, nous avons vraiment commencé à croire en nos chances de gagner la coupe.Ce sentiment se développait tranquillement dans la chambre.» Cela peut paraître surprenant, mais Bergeron estime que la victoire contre les Penguins a, dans sa perspective, plus de valeur que celle face aux Capitals.«On parlait quand même des champions en titre! C\u2019était l\u2019année du but en or de Crosby aux Jeux olympiques de Vancouver, tout le monde voyait les Penguins répéter leurs exploits.Mais bon, nous n\u2019avions pas fini de surprendre!» Ce parcours de rêve devait prendre fin de manière abrupte, contre les Flyers.Cinq matchs et c\u2019était terminé.L\u2019attaque avait frappé un mur en troisième ronde.«Ils avaient autant de momentum que nous, ils venaient de battre Boston après avoir tiré de l\u2019arrière 0-3.C\u2019était la fin d\u2019une super saison, ma seule avec le Canadien.» Comme Québécois, Marc-André Bergeron se considère privilégié d\u2019avoir endossé l\u2019uniforme bleu- blanc-rouge au sein d\u2019un groupe qu\u2019aucun partisan n\u2019a oublié.«Je redescendais à Trois-Rivières après nos matchs, j\u2019ai donc vécu cette année entouré de mes proches et avec plusieurs francophones au sein de l\u2019équipe.C\u2019était une belle gang.J\u2019aurais voulu que ça se prolonge.Mais tant qu\u2019à avoir joué une seule année à Montréal, je prends celle-là plutôt que leurs cinq dernières!» Bergeron se souvient du printemps Halak \u2014 PHOTO: LA PRESSE «Si ce n\u2019était pas de lui (ndlr: Mike Cammalleri), Halak n\u2019aurait pas pu réaliser ses exploits» LUNDI 27 AVRIL 2020 leNouvelliste 18 SPORTS LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La communauté des courses virtuelles grandit et force est d\u2019admettre qu\u2019elle est solidaire: 112 pilotes répartis dans 52 équipes ont répondu à l\u2019invitation de l\u2019équipe Dumoulin Compétition, qui a organisé un enduro de six heures sur le jeu vidéo iRacing.Pas moins de 7365 $ ont été amassés.Le montant sera remis à la Fondation québécoise du cancer, en Mauricie.Le succès est tel qu\u2019une deuxième édition de l\u2019Enduro Sim Racing est déjà confirmée pour 2021.Cet enduro est l\u2019initiative du fondateur d\u2019une ligue québécoise de courses virtuelles, Sylvain Bernier.Les pilotes ont roulé, samedi soir et dans la nuit de dimanche, sur le circuit de Road America.Plusieurs centaines de spectateurs ont d\u2019ailleurs suivi l\u2019action, en direct de leur salon.La victoire est allée au trio de pilotes formé de William Lévesque, Jonathan Boivin et Kevin Lacroix.Ce dernier est l\u2019un des bons pilotes de la série Nascar Pinty\u2019s.L\u2019étoile montante Raphaël Lessard défendait quant à lui les honneurs de l\u2019équipe Dumoulin Compétition.Avec son coéquipier Étienne Cliche, ils ont été forcés à l\u2019abandon après deux accrochages.En plus de Lessard et Lacroix, Alex Labbé, Simon Dion-Viens et le Trifluvien Luc Lesage figuraient parmi les participants de l\u2019épreuve d\u2019endurance.I l est touj ours p ossible de contribuer à la cause de la Fondation québécoise du cancer en visitant le site lacoursecontrele- cancer.ca.L\u2019enduro virtuel contre le cancer récolte plus de 7000 $ Raphaël Lessard (à gauche) représentait l\u2019équipe Dumoulin Compétition lors de l\u2019enduro virtuel contre le cancer.On le voit ici en compagnie des frères Louis-Philippe et Jean-François Dumoulin, au Grand Prix de Trois-Rivières en août 2019.\u2014PHOTO: OLIVIER CROTEAU JOSHUA CLIPPERTON La Presse canadienne Le gardien des Canucks de Vancouver Jacob Markstrom utilise un lance-balles de tennis afin de garder ses réflexes aiguisés.Son collègue des Blue Jackets de Columbus Joonas Korpisalo n\u2019a pas autant de chance depuis le début de la pandémie de COVID-19, et en conséquence il utilise plutôt un mur.Pour sa part, le gardien des Maple Leafs de Toronto Frederik Andersen est peut-être le plus choyé du groupe - il est en confinement avec son coéquipier et marqueur de 47 buts cette saison Auston Matthews.«J\u2019ai un très bon tireur avec moi», a lancé à la blague Andersen.Ceci étant dit, peu importe leur situation, les cerbères de la LNH sont, du moins à première vue, désavantagés dans leurs efforts pour maintenir leur forme physique en ces temps incertains qui ont contraint le circuit Bettman à interrompre ses activités le 12 mars.Contrairement aux patineurs, qui peuvent peut-être déposer un filet devant leur entrée de garage ou encore effectuer des exercices de maniement de la rondelle, les gardiens ont de la difficulté à reproduire des situations qui s\u2019approchent un tant soit peu de celles vécues dans un entraînement ou un match de la LNH.«Nous faisons de notre mieux pour travailler notre coordination oeil-main, a confié Markstrom.C\u2019est important de ne pas laisser nos yeux s\u2019endormir.» Le gardien des Jets de Winnipeg Connor Hellebuyck fait également de son mieux pour demeurer au sommet de son art pendant la pandémie.Mais c\u2019est difficile.«Personne n\u2019a vécu ça auparavant, a confié Hellebuyck.Il n\u2019existe aucun manuel, aucun protocole.Je ne peux pas porter mes jambières.C\u2019est la chose la plus importante pour un gardien, pour retrouver ses sensations et accomplir le travail nécessaire.Si je sors faire du jogging, ça ne me permettra pas de maintenir mes habiletés de gardien.» «C\u2019est de toute évidence un défi puisque nous ne pouvons patiner, a ajouté Andersen.Présentement, l\u2019accès aux installations est limité, donc il faut qu\u2019on soit créatifs.» C\u2019est la raison pour laquelle la plupart des gardiens se fient sur leur entraîneur personnel.Si l\u2019entraîneur responsable de la force et du conditionnement physique des joueurs d\u2019une équipe doit développer des programmes d\u2019entraînement spécifiques pour une vingtaine de joueurs, d\u2019autres spécialistes tels qu\u2019Adam Franci- lia, qui compte parmi ses clients les Sharks de San Jose, Hellebuyck, le gardien du Wild du Minnesota Devan Dubnyk et celui des Hurricanes de la Caroline James Reimer, se concentrent uniquement sur les programmes pour les gardiens.«Dans certains cas, ils sont très bien équipés à la maison, a souligné Fran- cilia.Cependant, il y en a d\u2019autres qui habitent des condos, sans aucun appareil.mais j\u2019ai des choses dans mon répertoire qui leur permettent de s\u2019entraîner uniquement avec leur masse corporelle.» Francilia, qui se concentre sur le développement à long terme des athlètes, a mentionné que l\u2019interruption provoquée par le coronavi- rus est certes négative, mais qu\u2019elle représente aussi une opportunité pour eux.«Chaque gardien peut travailler sur des détails qui lui sont particuliers, que ce soit par rapport à une vieille blessure, ses lacunes techniques ou encore celles biomécaniques, des choses sur lesquelles il n\u2019a pas le temps de travailler pendant la saison régulière, a-t-il expliqué.Les seules choses qui peuvent le freiner, ce sont les connaissances et la créativité.» John Stevenson, un psychologue haute performance et un ex-entraîneur des gardiens dans la LNH, a ajouté qu\u2019il demande constamment à ses gardiens de faire fi des bruits extérieurs.Et la pandémie en fait partie.«Le coronavirus est incontrôlable, a-t-il évoqué.Nous n\u2019avons aucun contrôle sur quelque chose d\u2019incontrôlable, mais nous avons de toute évidence du contrôle sur notre façon de réagir.» Pour sa part, le gardien des Sénateurs d\u2019Ottawa Craig Anderson, qui fêtera son 39e anniversaire le mois prochain, a décrit la «bataille mentale» qu\u2019il doit livrer afin d\u2019être prêt à reprendre ses activités - si la saison est relancée.«Il faut que tu t\u2019accroches.tout dépend de ton état d\u2019esprit, a-t-il confié.Il est trop tôt pour dire comment les choses se dérouleront.Il faut s\u2019assurer d\u2019être prêt, peu importe le moment.» De plus, comme la plupart des gens en confinement, Francilia a reconnu que la monotonie peut devenir le pire ennemi des joueurs de la LNH.En sachant cela, il a tenté d\u2019établir des objectifs qui sont atteignables à court terme avec eux.«En fin de compte, ça n\u2019a pas d\u2019importance si nous nous entraînons pour un retour au jeu, a-t-il dit.Dites-vous que vous vous entraînez parce que vous voulez être en santé, comme individu.Élargissez vos cadres.En même temps, ces gars-là sont programmés pour performer et viser un seul objectif.Je les encourage à garder leur motivation.C\u2019est une occasion de créer une ambiance de compétition, dans un monde autrement incertain.C\u2019est ça que les gars recherchent», a-t-il conclu.COVID-19 Les gardiens de la LNH misent sur leur créativité pour s\u2019entraîner Le gardien des Canucks de Vancouver, Jacob Markstrom , utilise des balles de tennis afin de garder ses réflexes aiguisés.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE "]
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