Le nouvelliste, 15 mai 2020, vendredi 15 mai 2020
[" TROIS-RIVIÈRES | VENDREDI 15 MAI 2020 | 100e ANNÉE, N° 163 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 Accès aux parcs nationaux à partir du 1er juin.mais pas pour camper PAGE 7 FRANCOEUR M.Legault, ne tombez pas dans ce piège-là.PAGE 10 P H O T O F R A N Ç O I S G E R V A I S CÉGEPS, COLLÈGE ET UNIVERSITÉ À L\u2019AUTOMNE UNE RENTRÉE À DISTANCE PAGE 3 La COVID-19 emporte une jeune patiente dans la vingtaine Avec 131 décès de plus, le total passe à 3351 morts au Québec PAGE 2 CLOUTIER- DU RIVAGE EN ZONE ROUGE Nouvelle stratégie de dépistage du CIUSSS MCQ PAGE 5 SONDAGE VIRTUEL DES AIGLES Les Trifluviens veulent du baseball PAGE 19 Propriétaires et campeurs s\u2019impatientent PAGE 6 VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS affaires 14-15 arts et spectacles 16-17 opinions 10-11 sports 18 à 20 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES: 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE BRUXELLES (AFP) \u2014 Corona- virus oblige, les visites au parloir sont suspendues en prison, mais les trafiquants ont de la ressource: une livraison de drogue par drone a été déjouée jeudi dans un établissement pénitentiaire de Bruxelles.L\u2019information révélée par la presse locale a été confirmée à l\u2019AFP par l\u2019Administration pénitentiaire (AP) belge.«On confirme l\u2019interception du drone par notre personnel au niveau du préau» de la prison de Forest (une des communes de l\u2019agglomération bruxelloise), a indiqué Valérie Callebaut, porte-parole de l\u2019AP, disant ne pas avoir souvenir d\u2019un tel incident auparavant.La circulation de drogue en prison n\u2019est pas rare et plusieurs établissements ont déjà prévenu du risque d\u2019un recours plus fréquent aux drones, relève de son côté le quotidien La Dernière heure.L\u2019incident s\u2019est produit tôt jeudi matin avant l\u2019ouverture du préau pour les promenades.«Le drone aurait été trop lourdement chargé, ce qui aurait précipité sa chute», a rapporté l\u2019agence de presse Belga.Selon la DH, le destinataire de la drogue s\u2019est trahi en s\u2019inquiétant auprès du personnel de ne pas recevoir le colis de cannabis qui devait lui parvenir.Il a été transféré dans une autre prison de Bruxelles et une enquête a été ouverte.Échec d\u2019une livraison de drogue en prison.par drone ARIANE LACOURSIÈRE La Presse Une jeune patiente âgée d\u2019une vingtaine d\u2019années est décédée de la COVID-19 mercredi au Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CHUM).La jeune femme, qui présentait des facteurs de risque, devient la plus jeune victime de la pandémie au Québec.La mère de cette patiente, infirmière auxiliaire aux urgences de l\u2019hôpital Notre-Dame, est aussi contaminée et est actuellement hospitalisée aux soins intensifs de l\u2019établissement.«Cette histoire est très triste.C\u2019est abominable qu\u2019on en arrive à des situations comme ça», affirme Françoise Ramel, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de santé du CIUSSS du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal.UNE EMPLOYÉE AIMÉE DE TOUS Porte-parole du CIUSSS Centre- Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal, Jean- Nicolas Aubé confirme qu\u2019une infirmière auxiliaire se trouve aux soins intensifs «dans un état critique en raison de la COVID».«C\u2019est une situation qui nous touche et nous attriste», dit-il.Selon M.Aubé, l\u2019infirmière auxiliaire qui travaillait depuis plusieurs années aux urgences de l\u2019hôpital Notre-Dame était «appréciée de tous ses collègue .Impossible pour l\u2019instant de savoir si l\u2019employée a contracté la maladie à l\u2019hôpital ou dans la communauté.Une enquête épidémio- logique est en cours, mentionne M.Aubé.Des équipes de soutien ont été envoyées pour épauler les collègues de l\u2019infirmière auxiliaire, qui sont ébranlés par la nouvelle.Actuellement sur le territoire du CIUSSS Centre-Sud-de-l\u2019Île- de-Montréal, 609 employés sont absents en raison de la COVID-19 et 782 sont considérés comme rétablis.On ne dénombre aucun décès parmi les travailleurs, mais quatre sont hospitalisés.Une jeune patiente dans la vingtaine meurt de la COVID-19 STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 La réouverture des écoles primaires du Grand Montréal est reportée encore une fois: le premier ministre François Legault a annoncé qu\u2019elles demeureront fermées jusqu\u2019à la prochaine rentrée scolaire, en septembre.«La situation reste très fragile à Montréal», a-t-il dit jeudi.Comme la région du Grand Montréal ne répond pas aux conditions de déconfinement, le premier ministre a déclaré qu\u2019il n\u2019avait pas le choix de prendre cette décision: il n\u2019y a pas encore une baisse significative des décès, et il manque de personnel dans les hôpitaux pour s\u2019occuper des malades.Ainsi, le retour en classe pour le primaire prévu le 25 mai n\u2019aura pas lieu, a annoncé M.Legault lors d\u2019un point de presse à Montréal, jeudi, en compagnie de la mai- resse de la ville, Valérie Plante.«Ça devenait nécessaire», a renchéri la mairesse.«Pour les enfants, ce n\u2019est pas mon premier choix, a toutefois commenté M.Legault.Ce n\u2019est pas bon, surtout pour les enfants avec des difficultés d\u2019apprentissage.» En septembre, une certaine période de temps sera dédiée à rattraper le retard, a-t-il indiqué.Il a aussi promis de faire des efforts pour certaines écoles spécialisées qui accueillent entre autres des élèves handicapés: «On va regarder si on peut aider les parents».Il promet de bonifier le matériel scolaire transmis aux parents pour que les enfants puissent continuer leurs apprentissages à la maison.L es s er vices de garde, qui devaient aussi rouvrir le 25 mai, voient quant à eux le délai prolongé jusqu\u2019au 1er juin, si les conditions s\u2019y prêtent.Finalement, le cas des commerces demeure problématique.Le premier ministre et Mme Plante ont dit être bien au fait des inquiétudes des entrepreneurs et des commerçants, qui voient les commerces du reste du Québec reprendre leurs activités, en plus des grandes surfaces qui constituent à leurs yeux une concurrence déloyale.M.Legault a affirmé garder le cap avec la date du 25 mai, mais souligne que les conditions doivent s\u2019améliorer dans le Grand Montréal.Un autre report n\u2019est pas exclu.L\u2019une des façons d\u2019améliorer la situation est de voir plus de gens adopter le port du masque lorsqu\u2019ils sortent de chez eux, notamment dans les épiceries et les transports en commun, a-t- il souligné.«On n\u2019est pas rendus à l\u2019obliger dans les transports en commun, mais on ne l\u2019exclut pas», avertit le premier ministre.La réticence des gens à porter le masque pourrait d\u2019ailleurs entraîner un report de l\u2019ouverture des commerces.Le gouvernement du Québec va également aider financièrement Montréal et les municipalités de la communauté métropolitaine afin de distribuer des masques aux populations vulnérables et aux usagers du transport en commun: une aide se chiffrant à 5 ou 6 millions $.Jeudi, les autorités sanitaires ont annoncé que le coronavirus a fauché 131 vies de plus au Québec, pour un total de 3351 morts.On dénombrait 40 724 infections confirmées, soit 793 de plus que mercredi.Le premier ministre s\u2019est réjoui de l\u2019augmentation du nombre de tests de dépistage effectués.Avec 13 291 personnes testées - la majorité à Montréal - on se rapproche de l\u2019objectif de 14 000 tests à chaque jour, a-t-il souligné.«On va tout faire pour augmenter la capacité de tests», a ajouté de son côté le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda.M.Legault avait aussi une autre nouvelle à annoncer: les Forces armées canadiennes ont confirmé que leurs soldats continueront de prêter main-forte dans les CHSLD de la province jusqu\u2019au 12 juin.Les écoles primaires du Grand Montréal resteront fermées jusqu\u2019en septembre Plusieurs cliniques de dépistage ont été déployées sur le territoire de Montréal et dans tout le Québec pour tester le plus de citoyens possible. leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 ACTUALITÉS 3 BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019Université du Québec à Trois-Rivières annonce que sa rentrée, pour la session d\u2019automne, se fera «essentiellement» à distance alors que la session d\u2019été, qui s\u2019amorce le 19 mai, sera «entièrement» à distance.Le recteur, Daniel McMahon, explique qu\u2019à l\u2019automne, il «va y avoir des formations en présentiel sur le campus, mais pour des activités précises et ciblées», dit-il, car certains programmes nécessitent une présence physique à certains moments.Malgré la pandémie, l\u2019UQTR indique qu\u2019elle ne perçoit pas de désistement des étudiants pour la session d\u2019automne.Même son de cloche, d\u2019ailleurs du côté du Cégep de Trois-Rivières où les inscriptions sont même à la hausse, signale le directeur général, Louis Gendron.Dans son établissement aussi on donnera un enseignement «hybride» pour la session d\u2019automne, le 20 août, c\u2019est- à-dire que la grande majorité des activités se feront à distance sauf pour les formations qui imposent une présence physique en classe.M. Gendron constate aussi qu\u2019il y a une augmentation «significative» de 8 % voire 10 % des inscriptions du côté de la formation continue qui, elle, se fera entièrement en ligne.Le même principe s\u2019appliquera au Collège Laflèche où la tendance n\u2019est pas au désistement pour la session d\u2019automne.Au Cégep de Shawinigan, «nous sommes conscients que certains étudiants pourraient retarder ou abandonner leur projet d\u2019études», indique le conseiller en communication, Étienne Dubois.Toutefois, «on ne vit présentement pas de vague d\u2019abandon», souligne-t-il.Il n\u2019y a actuellement aucun programme menacé dans l\u2019ensemble de ces établissements d\u2019enseignement supérieur, même si beaucoup de cours se donneront à distance.La santé physique de toute la communauté universitaire est la priorité numéro un de l\u2019UQTR, en cette période de pandémie, a rappelé le recteur.C\u2019est aussi le cas dans les autres établissements d\u2019enseignement supérieur de la région.La session d\u2019été sera une bonne pratique, dit le recteur, car elle «va permettre, très progressivement, le retour sur le campus de certaines personnes.» Il y a reprise des travaux dans les laboratoires de recherche «et aussi, cette semaine, la reprise des travaux de construction.Ça nous permet d\u2019acquérir chaque jour de l\u2019expérience additionnelle en matière de déconfinement», fait- il valoir.Au Cégep de Trois-Rivières, les centres collégiaux de transfert technologique ont repris du service car ils sont liés de très près aux activités économiques, signale Louis Gendron.D\u2019ailleurs, il n\u2019y a pas que les chercheurs qui y sont de retour, mais aussi les étudiants salariés, signale-t-il.Sur les divers campus de l\u2019UQTR, «il faut être capable de recevoir des centaines, voire des milliers de personnes dans les prochains mois, dans le respect de la distanciation physique», rappelle le recteur McMahon.Plus de 2000 activités d\u2019enseignement sont en préparation pour la session d\u2019automne.«Tous nos programmes vont être ouverts», annonce le recteur, en affirmant que la «formation à distance ou hybride va être d\u2019une très grande qualité.» Les collèges de la région aussi ont eu l\u2019occasion de bien roder leur offre en ligne.Un sondage s\u2019amorce d\u2019ailleurs au Cégep de Trois-Rivières, jusqu\u2019à la fin de mai, afin de prendre le pouls des étudiants à ce sujet à la lumière de l\u2019expérience vécue depuis le début de la période de confinement.À l\u2019UQTR, le président de l\u2019Association générale des étudiants, Antoine Belisle-Cyr, indique qu\u2019une démarche similaire serait souhaitable de la part de l\u2019UQTR afin de savoir si les étudiants et les professeurs sont adaptés à la nouvelle réalité de l\u2019enseignement à distance.L\u2019AGEUQTR veut aussi être plus impliquée dans les sous-comités du Comité de confinement de l\u2019UQTR.Invitée à se joindre au sous-comité sur la vie universitaire, elle voudrait aussi avoir sa place au sein du sous- comité de l\u2019enseignement.Le recteur de l\u2019UQTR rappelle qu\u2019avant la COVID-19, il y avait une pénurie de main-d\u2019œuvre sur le marché du travail.Ce dernier estime que ce sera sans doute le cas encore lorsque les activités économiques reprendront à plein régime.«On aura besoin de nos étudiants sur le marché», dit-il, d\u2019où l\u2019intérêt qu\u2019ont les étudiants «de s\u2019avancer dans leur cheminement académique», fait-il valoir.L\u2019UQTR demande d\u2019ailleurs à ses professeurs et chargés de cours d\u2019inclure dans leurs formations des interactions et des échanges avec les étudiants.Des mesures de soutien et d\u2019accompagnement seront offertes aux professeurs et chargés de cours par le Bureau de la pédagogie et de la formation à distance, avant et pendant la session, dont une formation intensive pour pouvoir adapter leur cours en présentielle et en faire un cours à distance.Pas moins de 12 % des effectifs étudiants de l\u2019UQTR sont des étudiants internationaux.Pour l\u2019instant, afin de conserver cet important bassin de clientèle, l\u2019UQTR offrira une formation à distance à l\u2019automne en espérant que les frontières rouvriront à temps pour la session d\u2019hiver.Les étudiants internationaux représentent 5 % des revenus, au Cégep de Trois-Rivières, entre 6 % et 7 % de la clientèle au Cégep de Shawinigan et 4 % au Collège Laflèche.«La majorité de ces étudiants sont demeurés au Québec dans le but de poursuivre leurs études.Actuellement, 52 nouveaux étudiants ont manifesté l\u2019intention d\u2019étudier au Cégep à l\u2019automne 2020», signale Étienne Dubois du Cégep de Shawinigan.Quant aux frais d\u2019inscription, c\u2019est au gouvernement à décider s\u2019ils seront ou non modifiés en réaction aux nouvelles circonstances, fait valoir le recteur de l\u2019UQTR.LA RENTRÉE D\u2019AUTOMNE Essentiellement à distance Les établissements d\u2019enseignement supérieur de la région recevront des étudiants en présentiel dans certains cas, l\u2019automne prochain.\u2014 PHOTO: ARCHIVES À l\u2019automne, il «va y avoir des formations en présentiel sur le campus, mais pour des activités précises et ciblées», car certains programmes nécessitent une présence physique à certains moments.\u2014 Daniel McMahon, recteur de l\u2019UQTR «Nous sommes conscients que certains étudiants pourraient retarder ou abandonner leur projet d\u2019études» \u2014 Étienne Dubois, conseiller en communication du Cégep de Shawinigan VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 Les pompiers du Service incendie ont été déployés à cinq endroits sur le territoire de la Ville de La Tuque, jeudi, pour sensibiliser les automobilistes qui se déplaceront en Haute-Mauricie durant le long week-end.«On veut faire de la prévention pour le secteur forestier en raison du dégel.On veut que les gens soient en mesure de se rendre de façon sécuritaire où ils vont.Il y a également l\u2019aspect de la COVID-19, on veut que les gens qui entrent dans notre milieu appliquent les règles sanitaires.Il n\u2019y a toujours aucun cas ici et on souhaite que ça soit ainsi le plus longtemps possible», a lancé le directeur général et coordonnateur des mesures d\u2019urgence de la Ville de La Tuque, Marco Lethiecq.Les pompiers sont aux trois entrées principales du centre- ville, sur le chemin d\u2019accès à la municipalité de Lac-Édouard et sur la route qui relie Parent à Mont-Laurier.Ils prennent en note d\u2019où arrivent les gens, vers quel endroit ils se dirigent, ce qu\u2019ils viennent faire à La Tuque et le nombre de passagers.«Ça va nous permettre de savoir combien il y a de monde sur le territoire et on va pouvoir renseigner la santé publique.[\u2026] C\u2019est une grosse fin de semaine, la population double à ce temps-ci de l\u2019année.On veut être proactif et être en mesure d\u2019intervenir rapidement s\u2019il y a de quoi», affirme M. Lethiecq.«On va partager ces données-là avec les autorités de la santé de Mauricie, on va avoir un portrait global», ajoute-t-il.On informe les visiteurs sur l\u2019état du réseau routier en forêt qui est encore en dégel et on leur présente même une carte au besoin.«Actuellement, dans un rayon de 30 km du point central de La Tuque, c\u2019est quand même accessible au niveau des lacs et de certains chemins forestiers.Ailleurs, il y a beaucoup de lacs gelés et deux pieds de neige dans plusieurs endroits.On peut aussi s\u2019assurer qu\u2019ils ont l\u2019équipement requis pour aller en forêt», affirme M. Lethiecq.On en profite également pour rappeler aux gens de se laver les mains et de respecter les consignes de distanciation sociale.Deux heures après l\u2019arrivée des pompiers au point de contrôle à l\u2019entrée sud de la ville, on avait enregistré des gens de Varennes, Candiac, Montréal, Trois-Rivières, Shawinigan\u2026 Les villégiateurs n\u2019étaient toutefois pas en grande majorité.On s\u2019attend toutefois à les voir plus nombreux, vendredi.«Je ne suis pas surpris de voir beaucoup de monde, il fait beau.Aujourd\u2019hui (jeudi) ça débute, mais il va y avoir plus de gens et de villégiateurs qui vont monter demain et samedi matin», souligne le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.Ce dernier était sur le terrain jeudi pour encourager les troupes et s\u2019assurer du bon déroulement des opérations.«Je tiens à saluer les gens qui travaillent, je vais parler aux gens aussi et souhaiter la bienvenue aux gens», mentionne le maire Tremblay.Les patrouilleurs de la Sûreté du Québec ont également fait de la prévention, jeudi, sur différentes routes forestières.Ils ont rappelé à ceux qui se rendent en forêt les mesures de prévention élémentaires à suivre.Rappelons que le barrage de la Sûreté du Québec, qui a restreint l\u2019accès à la Haute-Mauricie pendant plus d\u2019un mois, a été levé le 11 mai.Rappelons également que les pourvoiries ne sont toujours pas autorisées à ouvrir.Les pompiers vont continuer de faire de la prévention dans les différents points de contrôle jusqu\u2019au 18 mai.LA TUQUE EN MODE PRÉVENTION Les pompiers déployés à cinq endroits AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca L A T U Q U E \u2014 « L a 2 5 e s t à La Tuque, ce que la 155 est à la Mauricie.» Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, veut que la route forestière 25 soit entretenue complètement par le ministère des Transports (MTQ) et il n\u2019est pas le seul, il a reçu de nombreuses lettres d\u2019appui dans les derniers jours.Le Ville estime qu\u2019il est temps qu\u2019on reconnaisse l\u2019importance de cette route et que le ministère prenne en charge la centaine de kilomètres qui sépare Wemotaci et Parent.«On se donne une nouvelle vision pour la forêt.La forêt, ça inclut les activités, l\u2019industrie, les villégiateurs, etc.Qu\u2019est-ce qui est essentiel à tout ce monde-là, qu\u2019est-ce qui relie tout ce monde- là?C\u2019est d\u2019abord les routes.[\u2026] La route 25, pour nous, doit devenir une route provinciale jusqu\u2019à Parent.Il faut la reconnaître et qu\u2019elle ne soit plus à la merci d\u2019un peu tout le monde», explique le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.Actuellement, l\u2019entretien de la portion qui relie Wemotaci à Parent est sous la responsabilité de l\u2019industrie forestière qui agit en fonction de ses besoins opérationnels.«Ils n\u2019ont pas d\u2019obligation pour l\u2019entretenir alors on n\u2019a aucune garantie», déplore le maire.Ce dernier affirme que la route forestière 25 est carrément l\u2019épine dorsale de sa matrice routière, car elle donne accès aux communautés autochtones, aux secteurs habités de Parent et de Clova, au site Vallières, aux barrages hydroélectriques d\u2019Hydro-Québec, aux chalets, ainsi qu\u2019à de nombreuses pourvoiries.«Cette route est devenue, ces dernières années, la route principale donnant accès au territoire», insiste Pierre-David Tremblay.« La route 25 permet à nos citoyens du nord d\u2019avoir accès à notre centre-ville en 2 heures et 30 minutes, soit une heure de moins que ce qu\u2019ils devaient faire auparavant pour qu\u2019ils puissent s\u2019approvisionner et se rendre à leurs rendez-vous médicaux.En matière de sécurité publique, cette route est primordiale, car les ambulanciers, policiers et pompiers l\u2019empruntent régulièrement.C\u2019est pourquoi il est très important qu\u2019elle soit bien entretenue tout au long de l\u2019année sur tout son tracé», peut-on lire dans une lettre qui sera adressée au MTQ.Le maire estime que c\u2019est également très important d\u2019un point de vue économique pour le développement de projets, comme Gazo- duq et Manouane Sipi.La Ville a reçu de nombreux appuis dans sa démarche de zecs, pourvoiries, entreprises forestières, la Chambre de commerce et d\u2019industrie du Haut Saint- Maurice (CCIHSM) et différents organismes.« O n e s t r e n d u à p r è s d e 30 appuis [\u2026] Même la Commission scolaire nous a appuyés.On nous dit qu\u2019ils ont de la misère à trouver du monde pour enseigner à Parent parce que la route n\u2019est pas toujours ouverte l\u2019hiver.Les professeurs ne veulent pas aller enseigner à Parent.En s\u2019assurant qu\u2019elle est entretenue par le MTQ, on va s\u2019assurer qu\u2019elle soit ouverte à l\u2019année.» La Chambre de commerce confirme qu\u2019elle est d\u2019avis que le MTQ doit s\u2019impliquer davantage dans l\u2019entretien des routes forestières principales du territoire.La Chambre soutient que les routes sont des liens économiques très importants donnant accès à de très nombreux utilisateurs, dont plusieurs de ses membres.«Nous sommes d\u2019avis que l\u2019entretien de ces principales voies d\u2019accès multiusages ne doive pas être l\u2019unique responsabilité des compagnies forestières ou de la municipalité», soulignent les dirigeants de la CCIHSM dans une lettre d\u2019appui.La Ville veut présenter son dossier au ministère des Transports et au ministre directement.Des discussions au sujet de la route 25 ont déjà été entamées et le maire soutient qu\u2019il y a «de l\u2019ouverture».Au MTQ, on affirme que la demande officielle de la Ville de La Tuque sera analysée lorsqu\u2019elle sera reçue.«Le ministère veille à ce que toutes les communautés du Québec soient reliées au réseau supérieur par une route.Pour éviter l\u2019enclavement de la localité de Parent, le MTQ est gestionnaire, et assure par le fait même l\u2019entretien du chemin de Parent-Mont- Laurier.C\u2019est la route collectrice qui mène à Mont-Laurier.Le premier tronçon de la route 25 qui relie Wemotaci à La Tuque, c\u2019est pour assurer le désenclavement de Wemotaci», a affirmé Roxanne Pellerin, porte-parole du ministère des Transports du Québec.L\u2019entretien de la route forestière 25 jusqu\u2019à Parent réclamé Le directeur général et coordonnateur des mesures d\u2019urgence de la Ville de La Tuque, Marco Lethiecq, montre la carte qui est présentée aux gens qui se dirigent en forêt.Il est accompagné du maire de La Tuque (à gauche), Pierre-David Tremblay.\u2014PHOTO: AUDREY TREMBLAY leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 ACTUALITÉS 5 GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Alors que les éclosions dans la plupart des CHSLD de la région semblent freinées, la situation demeure préoccupante au CHSLD Cloutier-du Rivage, où une personne de plus est décédée de la COVID-19, pour un total de cinq victimes depuis le début de la pandémie, tandis que six nouveaux cas ont été détectés.Les quatre nouveaux cas chez les résidents portent à 50 le nombre de personnes atteintes.On compte également maintenant 34 cas de COVID-19 chez les employés de ce CHSLD.En tout, 84 personnes de cette résidence du secteur Cap-de- la-Madeleine à Trois-Rivières ont contracté le coronavirus.Le CHSLD Cloutier-du Rivage de Trois-Rivières est d\u2019ailleurs le seul établissement de soins de longue durée de la région à se retrouver dans la liste des CHSLD de la province en zone rouge.Alors que 27 % des lits occupés le sont par des patients ayant contracté la COVID-19, le CHSLD Cloutier- du Rivage se trouve en situation critique, estime Québec.Du côté des CHSLD Mgr Paquin de Saint-Tite (5 %), Laflèche de Shawinigan (2 %) et Cooke (2 %), où les éclosions ont été freinées, ils sont actuellement «sous surveillance», indique ce portrait de la situation réalisé par Québec.À l\u2019exception du CHSLD Cloutier- du Rivage, seul le CHSLD Saint- Joseph de Trois-Rivières enregistre de nouveaux cas positifs d\u2019infection au coronavirus.En effet, deux résidents de plus ont contracté la maladie, pour un total de 15 depuis le début de la pandémie.Dans son plus récent bilan de la pandémie, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre- du-Québec (CIUSSS MCQ) indique que la région compte 1661 cas de COVID-19, soit 30 de plus que la veille.Le bilan des victimes de la maladie se chiffre maintenant à 133.Le nombre de patients hospitalisés pour la COVID-19 dans la région est en baisse d\u2019un, alors que deux personnes se trouvent toujours aux soins intensifs.Cloutier-du Rivage en zone rouge GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Alors que s\u2019amorce la période de déconfine- ment, le CIUSSS MCQ a annoncé jeudi lors d\u2019une conférence de presse à Drummondville sa nouvelle stratégie de dépistage de la COVID-19.Cinq nouvelles cliniques désignées de dépistage (CDD) seront ouvertes tandis qu\u2019il y aura une augmentation des tests dans les cliniques désignées d\u2019évaluation (CDE).«Dans le contexte de déconfine- ment progressif qui s\u2019est amorcé, nous désirons assurer une vigie afin de limiter la transmission du virus au sein de la population et intervenir rapidement en cas d\u2019éclosion en rehaussant notre capacité de dépistage en proximité», explique l\u2019agent d\u2019information du le CIUSSS MCQ, Guillaume Cliche, par voie de communiqué.Afin d\u2019augmenter la capacité de détecter les nouvelles infections, cinq nouvelles cliniques désignées de dépistage seront ouvertes à Nicolet, Louiseville, La Tuque, Parent et Fortiville.Ces CDD permettront de dépister les cas localement et éviter le déplacement des personnes potentiellement touchées par la maladie.Par ailleurs, le CIUSSS MCQ augmentera le nombre de tests de dépistage dans les CDE déjà existantes.Ces cliniques sont à Victoriaville, Drummondville, Shawinigan et Trois-Rivières.«Par des campagnes d\u2019information, le CIUSSS MCQ souhaite rappeler aux gens de demeurer à l\u2019affût de leurs symptômes et de se faire dépister si les symptômes de la COVID-19 apparaissent afin de prendre soin de leur santé, mais aussi de celle de leur entourage», ajoute Guillaume Cliche.Par ailleurs, le CIUSSS MCQ déploie à Drummondville une nouvelle clinique de dépistage mobile destinée aux résidences pour aînés, aux entreprises, aux écoles et aux zones d\u2019éclosion.«L\u2019équipe multidisciplinaire fera le tour de certains milieux pour sensibiliser les gens à l\u2019apparition de symptômes et rappeler l\u2019importance de se faire dépister.Elle pourra également sensibiliser la population aux impacts psychosociaux de la pandémie et ainsi apporter du support psychologique», explique Guillaume Cliche.Ce projet a été rendu possible grâce à la collaboration de l\u2019entreprise Girardin Blue Bird, de la ville de Drummondville, de la Fondation Sainte-Croix/Heriot et de Graphique Shadow.«Grâce à leur précieuse collaboration, nous serons en mesure d\u2019offrir un service de proximité pour dépister rapidement la population et ainsi limiter la transmission du virus et ses impacts psychosociaux», soutient pour sa part Nathalie Bois- vert, présidente-directrice générale adjointe au CIUSSS MCQ.Les horaires de cette unité mobile seront diffusés sur le site Internet du CIUSSS MCQ, au www.ciusssmcq.ca ainsi que sur sa page Facebook.OUVERTURE D\u2019UN CENTRE D\u2019HOSPITALISATION AU CENTRE-DU-QUÉBEC Depuis le début de la pandémie, les patients hospitalisés souffrant de la COVID-19 le sont au centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières.Il s\u2019agissait du seul endroit désigné par Québec.Or, le CIUSSS MCQ ouvre maintenant un centre d\u2019hospitalisation COVID-19 au Centre-du-Qué- bec.Il sera aménagé au 4e étage de l\u2019 hôpital Sainte-Croix de Drummondville.«Afin d\u2019assurer à la population centriquoise des soins de proximité dans leur région, le CIUSSS MCQ a déposé un projet pour la création d\u2019un second site d\u2019hospitalisation COVID-19 à l\u2019Hôpital Sainte-Croix.Le projet a été approuvé par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et nous travaillons actuellement à la mise en place de cette unité d\u2019hospitalisation», explique par voie de communiqué Kellie Forand, agente d\u2019information au CIUSSS MCQ.«Ces usagers seront sous la responsabilité de l\u2019équipe de médecine interne.Cette nouvelle unité nous permettra d\u2019éviter le transfert des usagers positifs vers Trois-Rivières ou encore vers Sherbrooke.» Le CIUSSS MCQ assure que les travailleurs de ce nouveau centre d\u2019hospitalisation des patients atteints de la COVID-19 auront l\u2019équipement de protection nécessaire et en quantité suffisante.P a r a i l l e u r s , c e n o u v e a u c e n t re d\u2019 h o s p i t a l i s a t i o n a u Centre-du-Québec permettra la «reprise graduelle» des activités médicales spécialisées et des chirurgies au centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières.Nouvelle stratégie de dépistage du CIUSSS MCQ Une personne de plus est décédée de la COVID-19 au CHSLD Cloutier-Du Rivage, pour un total de cinq victimes depuis le début de la pandémie, Le CIUSSS MCQ a annoncé jeudi sa nouvelle stratégie de dépistage de la COVID-19.\u2014 PHOTO: ARCHIVES LA PRESSE VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS MATTHIEU MAX-GESSLER m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Alors que Québec permettra la réouverture de certains centres d\u2019activités sportives extérieures prochainement, il n\u2019y a toujours aucune date d\u2019ouverture des terrains de camping en vue.Les campeurs s\u2019impatientent, de même que les propriétaires de terrains de camping, qui jugent être prêts à ouvrir tout en respectant les consignes de distanciation sociale et les mesures sanitaires générales recommandées par la Santé publique.«Le moral ne va pas bien chez les entrepreneurs, ni chez les campeurs, ni de notre côté.Depuis le jour un, on a fait tous les efforts nécessaires, on a préparé un guide de mesures à respecter en temps de pandémie et on nous dit qu\u2019on n\u2019a toujours pas le feu vert.On peut comprendre que la crise dépasse le simple secteur du camping, mais les entrepreneurs sont dans une grande insécurité, alors qu\u2019on a la chance de pouvoir sauver ce domaine d\u2019activité sans pour autant compromettre la santé publique», estime Simon Tessier, président- directeur général de Camping Québec.M. Tessier affirme que le gouvernement du Québec est bien au fait des efforts qu\u2019a faits son association pour proposer une réouverture sécuritaire des campings.Il s\u2019attendait d\u2019ailleurs à une annonce portant sur son secteur cette semaine.Il s\u2019explique mal le silence radio de Québec.«On a fourni tout ce qu\u2019on avait à fournir.Je peux comprendre les craintes et que le gouvernement a des décisions pas faciles à prendre.Je leur lève mon chapeau, ce n\u2019est pas facile de gérer cette pression.Mais il donne de l\u2019aide aux entreprises à gauche et à droite, alors que mon secteur, on peut le sauver maintenant, en toute sécurité», réitère-t-il.Le PDG de Camping Québec affirme par ailleurs que si on les prive de leur saison 2020, plusieurs propriétaires de campings risquent de devoir mettre la clé sous la porte de leur établissement.Il rappelle que certains ont investi des sommes importantes pour moderniser et bonifier leurs installations au cours des dernières années, des investissements qu\u2019il faut amortir.«On traite avec des entrepreneurs qui pleurent, qui nous crient après.On accepte ça, parce qu\u2019on n\u2019a pas d\u2019autre choix, on les comprend.Si ça se prolonge trop, on va perdre des joueurs, c\u2019est inévitable.On a des entrepreneurs courageux, on veut en perdre le moins possible au combat», plaide M. Tessier.Ce dernier rappelle que le camping est avant tout une activité familiale.Le risque de contamination des autres campeurs est donc selon lui très limité, si les mesures proposées par Camping Québec sont appliquées.«Le risque est minime si c\u2019est dans une roulotte, dans une même cellule familiale, si on respecte la distanciation et qu\u2019on ferme les lieux communs et certaines infrastructures», estime-t-il.«ON SE PRÉPARE À TOUT» Patrick Bellemare, propriétaire du camping H2O de Trois-Rivières, dans le secteur de Pointe-du-Lac, se prépare pour sa part à toute éventualité.«On se prépare à tout.On se prépare à l\u2019ouverture, même si on sait que ce ne sera pas comme les autres années», indique-t-il.H2O, qui compte également un parc aquatique et une piste de karting, fait partie des sites qui ont investi dans leurs installations récemment.Malgré tout, si cette saison tombe à l\u2019eau, M. Bellemare assure que son entreprise n\u2019est pas en danger.«Peu importe ce qui arrive, on sera encore là l\u2019an prochain», promet-il.Le camping, avec ses trois secteurs d\u2019activité, emploie habituellement 85 personnes.«ON PRENDRA ÇA COMME ÇA VIENDRA» Du côté de l\u2019Aire Nature Grandes- Piles, tout le monde est également en attente d\u2019un signe provenant de Québec.Mais puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un organisme à but non lucratif, sa présidente Kathleen Luyat se dit plus zen face à l\u2019incertitude.«On est plus serein, parce que ça représente moins de problèmes de trésorerie que pour d\u2019autres.Qu\u2019il y ait ouverture ou pas, on prendra ça comme ça viendra», indique-t-elle.Malgré son optimisme, il est peu probable que le site demeure ouvert aux clients si le camping, qui ne compte que 23 emplacements, ne peut être ouvert.Bien que le kayak et la randonnée, deux activités offertes sur le site, pourront être pratiqués, les revenus qu\u2019ils génèrent risquent d\u2019être insuffisants pour assurer le fonctionnement de l\u2019endroit sans subir de pertes.«Ça serait difficile, parce qu\u2019on n\u2019a pas de revenus suffisants pour survivre.On ne vivra pas que des locations d\u2019équipement», souligne-t-elle.«ÇA RISQUE DE FAIRE MAL» Du côté du Parc de la rivière Batis- can, dans la MRC des Chenaux, le personnel s\u2019affairait jeudi à préparer le terrain en vue de la réouverture de certaines activités, notamment la randonnée, le vélo de montagne et le canot/kayak.L\u2019absence de date d\u2019ouverture du camping demeure cependant une épée de Damoclès au-dessus de la tête de l\u2019organisme.«On s\u2019autofinance à 85 % et le camping représente 60 % de nos revenus.Si ça ne rouvre pas, ça risque de faire mal», prévient Nicole Robert, directrice générale.Pour le moment, la date de l\u2019ouverture du camping, prévue le 15 mai, a été repoussée au 29 mai, en attendant d\u2019avoir une «vraie» date.«On a réussi à contacter tous les gens qui avaient réservé entre le 15 et le 28 mai, ce qui représente 6 % des réservations prises à date.À peu près le tiers des gens ont préféré annuler complètement, un autre tiers a accepté de déplacer leur réservation à une date ultérieure et le dernier tiers a dit ne pas encore avoir décidé quoi faire», précise Mme Robert.TOUJOURS PAS D\u2019OUVERTURE DES CAMPINGS À L\u2019HORIZON Propriétaires et campeurs s\u2019impatientent GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca SAINT-MATHIEU-DU-PARC \u2014 Le Camp du lac Vert de Saint- Mathieu-du-Parc accueillera les enfants pour des camps de jour cet été.Les séjours prolongés ne pourront toutefois avoir lieu en raison des mesures strictes imposées par la Santé publique afin d\u2019endiguer la pandémie.La saison estivale du Camp du lac Vert s\u2019amorce le 29 juin prochain sous le thème du royaume imaginaire et la direction indique que les mesures de prévention assureront la sécurité des enfants.«Le Camp du lac Vert comporte plusieurs bâtiments qui seront vacants cet été et qui seront nécessaires afin de permettre un camp de jour sécuritaire et répondant aux normes sanitaires imposées par la Santé publique», mentionne la directrice du Camp du lac Vert, Josée Simoneau.«Nous avons l\u2019intention d\u2019offrir aux enfants un camp de jour mémorable, basé sur l\u2019ambiance d\u2019un camp de vacances.Nous sommes d\u2019avis que ce sera un défi, mais nous tenons à accueillir les enfants sur la base de plein air et toute l\u2019équipe est très enthousiasmée de revenir travailler au camp cet été.» Des places pour le camp de jour sont toujours disponibles.Il suffit de visiter l\u2019adresse suivante: www.qidigo.com/u/Camp-du-Lac-Vert/ activities/session.Bien que le camp de jour soit ouvert, le camp de vacances et le camp scout sont annulés pour le moment.La direction du lac Vert mentionne suivre l\u2019évolution de la situation de près «pour une éventuelle réouverture».Le lac Vert aura un camp de jour Le Camp du lac Vert tiendra un camp de jour cet été, mais doit annuler son camp de vacances et son camp scout.\u2014 PHOTO: COURTOISIE, CAMP DU LAC VERT L\u2019incertitude autour de l\u2019ouverture des terrains de camping au Québec pèse lourd sur les propriétaires de ces sites et les campeurs.\u2014 PHOTO: RENÉ MARQUIS leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 ACTUALITÉS 7 La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Un grand nombre de parcs nationaux fédéraux et de lieux historiques vont rouvrir partiellement le mois prochain afin d\u2019accueillir des visiteurs en journée, mais le ministre de l\u2019Environnement Jonathan Wilkinson a invité les Canadiens à ne visiter que les endroits près de chez eux.Le gouvernement fédéral a fermé ses 46 parcs nationaux et ses 171 lieux nationaux historiques, le 25 mars, dans le cadre des mesures d\u2019urgence sanitaire visant à limiter la propagation du coronavirus.Le ministre Jonathan Wilkinson a reconnu que l\u2019arrivée du printemps presse les Canadiens de sortir et avec la bénédiction des autorités de santé publique, il a annoncé jeudi la reprise des opérations dans plusieurs endroits à compter du 1er juin.«De plus en plus, les gens sentent le besoin d\u2019être dehors et l\u2019on veut s\u2019assurer de leur fournir l\u2019espace nécessaire pour respecter la distanciation physique», a commenté M.Wilkinson.Certains sentiers pédestres, des espaces verts et la navigation récréative seront accessibles à compter du 1er juin dans les parcs nationaux, les lieux historiques, les cours d\u2019eau et les aires marines nationales de conservation.Toutefois, le camping dans les parcs nationaux demeurera interdit au moins jusqu\u2019au 21 juin.Le gouvernement fédéral évaluera alors s\u2019il sera permis.«L\u2019objectif est de donner accès aux parcs aux gens qui vivent à proximité pour qu\u2019ils puissent sortir et bouger dans un endroit sécuritaire pour la distanciation sociale», a expliqué le ministre en répétant qu\u2019il ne souhaite pas que les gens voyagent sur de longues distances pour se rendre dans un parc fédéral.Le premier ministre Justin Trudeau a dit qu\u2019il savait que le long week-end de mai ne serait pas le même pour plusieurs Canadiens qui lancent habituellement leurs activités estivales au cours de ces trois jours.Il a toutefois indiqué que ce ne serait pas éternel et que le gouvernement prévoit ouvrir en partie les parcs nationaux, là où la distanciation sociale est possible.La plupart des provinces ont déjà ouvert leurs parcs aux visiteurs, ou le feront avant la fin du mois, pour des activités de jour.Plusieurs provinces prévoient également permettre le camping dès le 1er juin.PARCS NATIONAUX ET SITES HISTORIQUES Ouverture partielle le 1er juin Les 46 parcs nationaux qui ont été fermés le 25 mars dernier, comme le Parc National de la Mauricie, pourront de nouveau accueillir les visiteurs à partir du 1er juin.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé près de 470 millions $ d\u2019aide pour soutenir l\u2019industrie canadienne de la pêche.L e s p ê c h e u r s a u p a y s o n t été durement affectés par la COVID-19, notamment en raison de la baisse des exportations et de la fermeture des restaurants et des hôtels.« N o n s e u l e m e n t l e s g e n s doivent ralentir ou même arrêter leurs activités pour protéger leurs travailleurs, mais le prix et la demande des produits de la mer ont également chuté», a dit M.Trudeau lors de sa conférence de presse quotidienne, jeudi.C\u2019est pourquoi le gouvernement fédéral a lancé deux initiatives pour venir en aide aux pêcheurs qui ne se qualifient pas pour les programmes fédéraux annoncés jusqu\u2019à maintenant.La Prestation aux pêcheurs pourra couvrir jusqu\u2019à 75 % des pertes, jusqu\u2019à concurrence de 10 000 $, pour les pêcheurs qui auront connu une baisse de revenus de 25 % au cours de la présente saison.La Subvention aux pêcheurs fournira un soutien financier non remboursable d\u2019une valeur maximale de 10 000 $, selon les revenus des années antérieures.Qui plus est, les règles de l\u2019assu- rance-emploi seront également changées afin que les pêcheurs puissent demander des prestations en fonction des revenus gagnés dans les années précédentes.Les pêcheurs de homard sortent en bateau pour la première fois de la saison, vendredi.«C\u2019est l\u2019ensemble de toutes ces mesures (.) qui vont avoir un impact bénéfique chez nos pêcheurs», estime Martin Mallet, directeur général de l\u2019Union des pêcheurs maritimes, organisme qui représente 1300 pêcheurs côtiers du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.M.Mallet espère encore que la subvention salariale d\u2019urgence du Canada (SSUC), qui fournit 75 % des salaires d\u2019une entreprise qui y a droit, sera assouplie.Vendredi, le gouvernement fédéral doit annoncer les détails du prolongement, après juin, de cette mesure.Pour Marilène Gill, députée du Bloc québécois, l\u2019aide fédérale «arrive tard et semble insuffisante» à première vue.«Nous attendons les détails, mais elle est tout de même la bienvenue pour soulager nos citoyens qui vivent toujours de l\u2019incertitude quant à la conclusion de la saison de pêche», a nuancé la porte- parole bloquiste en matière de pêches et océans dans une déclaration écrite.DE LA FRAUDE POUR LA PCU?«Si on avait instauré un système qui exigeait une vérification complète du dossier de chaque personne qui demandait, il y aurait des millions de personnes qui attendraient encore de recevoir la prestation canadienne d\u2019urgence», s\u2019est défendu M.Trudeau, jeudi.Le quotidien National Post rapportait cette semaine que des fonctionnaires ont approuvé des demandes de la PCU même si les dossiers ne rencontraient pas les critères requis ou étaient considérés frauduleux.Des fonctionnaires du ministère des Finances ont par la suite indiqué lors d\u2019un comité fédéral jeudi après-midi que 200 000 de ces cas concernaient surtout des bénéficiaires qui ont appliqué pour les programmes de la PCU et de l\u2019assu- rance-emploi en double, par erreur.Le premier ministre n\u2019écarte pas l\u2019option de modifier le programme de PCU, mais garde espoir que de plus en plus de Canadiens bénéficieront d\u2019un salaire subventionné par son gouvernement.VACANCES D\u2019ÉTÉ M.Trudeau ne sait pas de quoi la prochaine saison estivale sera faite, mais une chose est certaine: «ce ne sera pas un été comme les autres».Le premier ministre n\u2019a pas voulu, à ce stade-ci, promettre que les Canadiens pourront voyager à travers le pays ou se promener d\u2019une province à l\u2019autre pour leurs vacances d\u2019été.«Les décisions que les familles vont prendre pour cet été dépendront énormément de la région, de la province dans laquelle ils se trouvent, des règles qui vont être en place à partir du mois de juillet», a-t-il dit.L\u2019ARMÉE DANS LES CHSLD Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, a annoncé via les réseaux sociaux que la mission des Forces armées canadiennes dans les CHSLD sera prolongée de 30 jours.Cette prolongation commençait mercredi.De passage à Montréal, le premier ministre du Québec, François Legault, a dit avoir eu la confirmation que la mission se prolongeait jusqu\u2019au 12 juin.«On avait des petites inquiétudes que ça se termine, (.) donc c\u2019est une bonne nouvelle», a-t-il laissé tomber en conférence de presse.Plus de 1000 militaires prêtent main-forte pour aider les établissements de soins de longue durée au Québec et en Ontario aux prises avec de nombreux cas de COVID-19.Au Québec, la majorité d\u2019entre eux se trouvent dans la région du Grand Montréal, l\u2019épicentre de la crise au pays.De l\u2019aide pour les pêcheurs VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS CLICHE Le Soleil L\u2019entreprise de Québec Medicago a annoncé jeudi que les premiers essais de son «candidat vaccin» contre la COVID-19 avaient donné des résultats intéressants : après une dizaine de jour, les souris vaccinées se sont mises à produire des anticorps, ce qui pourrait ouvrir la porte à des essais cliniques sur l\u2019humain dès cet été.Ces souris n\u2019ont reçu qu\u2019une seule «dose» du vaccin, et l\u2019entreprise attendra les résultats d\u2019un «rappel» avant d\u2019entamer les démarches pour tester son vaccin sur des sujets humains, mais «nous sommes très encouragés par ces premiers résultats», a indiqué la vice-présidente exécutive aux affaires scientifiques et médicales de Medicago, Nathalie Landry, par voie de communiqué.Si tout se déroule comme prévu, la compagnie laisse entrevoir la possibilité d\u2019avoir «des millions de doses (\u2026) disponibles selon les besoins d\u2019ici la fin de l\u2019année» \u2014 mais soulignons que tout ne se passe pas toujours comme prévu en recherche médicale, même après des résultats initiaux prometteurs.Le candidat-vaccin de Medicago n\u2019est pas un virus désactivé, mais plutôt des «bouts» de virus, ou des «particules pseudo-virales», comme elle les appelle.Dans le cas de cet éventuel vaccin contre COVID-19, il s\u2019agit d\u2019une protéine qui se trouve à la surface du virus, qui est présentée dans une double couche de lipides (comme on en trouve sur les virus dits «enveloppés» tels que les coronavirus).L\u2019entreprise produit ces particules pseudo-virales sur une «pla- teforme végétale», c\u2019est-à-dire qu\u2019elle cultive des plantes qu\u2019elle est capable de «manipuler» afin de leur faire produire les molécules voulues.Les feuilles sont ensuite récoltées, puis les vaccins extraits et purifiés.Rappelons que trois phases d\u2019essais cliniques doivent être franchies avec succès avant qu\u2019un produit (vaccin ou médicament) soit mis en marché afin de s\u2019assurer qu\u2019il est à la fois sécuritaire (phase 1) et efficace (phases 2 et 3).Le tout prend typiquement plusieurs années mais, compte tenu de l\u2019urgence, il est possible que des «voies rapides» soient accordées par les CANDIDAT VACCIN Premiers résultats prometteurs chez Medicago Si tout se déroule comme prévu, la compagnie Medicago laisse entrevoir la possibilité d\u2019avoir des millions de doses de vaccin disponibles selon les besoins d\u2019ici la fin de l\u2019année pour combattre le coronavirus.MONTRÉAL (PC) \u2014 Des chercheurs croient que des médicaments déjà utilisés pour traiter divers problèmes de santé, dans certains cas depuis des dizaines d\u2019années, pourraient combattre efficacement le coronavirus, et les projets de recherche en ce sens se multiplient.Le quotidien New York Times cite en exemple la chlorpromazine, qui est utilisée depuis les années 1950 pour soigner la schizophrénie - mais qui pourrait aussi empêcher le coronavirus d\u2019envahir les cellules.Le remdesivir, un antiviral, et la chloroquine/l\u2019hydroxychloroquine, deux antipaludéens, sont d\u2019autres exemples bien connus du public.D\u2019autres molécules à l\u2019étude ont tout d\u2019abord été conçues pour des problèmes de santé comme le cancer, l\u2019ostéoporose, la maladie de Parkinson, les allergies, l\u2019arthrite et même les menstruations irrégulières.Plusieurs chercheurs croient que ce «repositionnement de médicament» (drug repurposing, en anglais) représente le meilleur espoir d\u2019identifier rapidement de nouvelles armes avec lesquelles combattre la pandémie.D\u2019autres chercheurs exploitent la puissance de l\u2019intelligence artificielle et l\u2019apprentissage automatique (machine learning) pour accélérer l\u2019identification de molécules prometteuses.Des médicaments existants pourraient combattre le coronavirus La Presse canadienne OTTAWA \u2014 L\u2019utilisation abondante d\u2019agents assainissants et de désinfectant pour les mains est cruciale dans la lutte contre la COVID-19, mais elle pourrait nuire à la bataille du Canada contre les superbactéries.Les microbiologistes affirment que les organismes résistant aux antimicrobiens, ou «superbacté- ries», représentent une pandémie à la même échelle que la COVID-19, mais qui se produira sur une période beaucoup plus longue.La résistance aux antimicrobiens a été directement responsable de 5400 décès en 2018, selon un récent rapport du Conseil des académies canadiennes.Si rien n\u2019est fait, d\u2019ici 2050, il pourrait y avoir jusqu\u2019à 140 000 décès évitables, et les coûts des soins de santé au Canada associés à la résistance aux antimicrobiens pourraient atteindre 8 milliards $ par an.C\u2019est pourquoi certaines images de la pandémie de COVID-19 ont été si troublantes pour la Dre Lori Burrows, professeure de sciences biochimiques à l \u2019 Université McMaster.«J\u2019ai été un peu paniquée en voyant des camions-citernes pulvériser du désinfectant dans la rue dans certains pays», a-t-elle confié.«Cela me semble un peu excessif.» Certains experts s\u2019inquiètent même que des mesures strictement nécessaires pour détruire le nouveau coronavirus lié à la COVID-19 pourraient faire en sorte que certaines bactéries deviennent plus résistantes.Le gouvernement devait publier son plan d\u2019action pancanadien pour lutter contre la résistance aux anti- microbiens cette année.La ministre de la Santé, Patty Hajdu, a été interrogée sur le plan au comité de la santé de la Chambre des communes au début de mars, avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe de plein fouet le Canada.«Nous nous sommes engagés à utiliser les antimicrobiens de manière responsable», avait-elle déclaré au comité.«Comme vous le savez, cependant, il y a actuellement une forte augmentation (de l\u2019utilisation de) désinfectant pour les mains, ce qui ne nous aide pas dans le travail que nous faisons pour réduire l\u2019utilisation des choses qui contribuent à la croissance des antimicrobiens.» Bien que se laver les mains avec du savon ou des désinfectants à base d\u2019alcool n\u2019ait aucun effet connu sur les superbactéries, d\u2019autres types d\u2019agents assainissants et de désinfectants peuvent contribuer à créer des bactéries qui résistent aux antimicrobiens.L\u2019utilisation de médicaments pendant la pandémie pourrait également avoir un effet, a déclaré le Dr Gerry Wright, directeur de l\u2019Institut Michael G.DeGroote pour la recherche sur les maladies infectieuses à l\u2019Université McMaster.«Chaque fois que nous sommes confrontés à une augmentation des infections du type de celles que nous constatons avec la COVID-19 (.), nous courons le risque d\u2019infections bactériennes en même temps», a noté M.Wright.Les infections bactériennes secondaires sont fréquentes chez les patients présentant de graves symptômes des voies respiratoires supérieures, a-t-il indiqué, ce qui conduit les médecins à prescrire des antibiotiques.Et l\u2019utilisation accrue d\u2019antibiotiques entraîne une augmentation de la résistance aux antimicrobiens.On ne sait pas si l\u2019utilisation d\u2019antibiotiques dans le grand public a augmenté ou diminué pendant la pandémie, car le Canada ne recueille pas de données en temps réel.Il se pourrait que les gens soient moins susceptibles de demander des soins médicaux de toute nature, mais une augmentation des visites virtuelles chez le médecin pourrait également conduire ces derniers à prescrire des antibiotiques sans tester d\u2019abord les infections bactériennes, a avancé le Dr Andrew Morris, directeur médical du programme de gestion des anti- microbiens de Sinai Health System- University Health Network.Nous ne le saurons pas avant la fin de la pandémie, a-t-il souligné.Il semble cependant que davantage de personnes prennent des médicaments non éprouvés pour lutter contre la COVID-19, en particulier au sud de la frontière où le président Donald Trump a plaidé pour l\u2019utilisation préventive de certains médicaments.«Nous avons en fait des médecins et des patients qui réclament le médicament, alors que nous ne savons même pas si le médicament aide», a déclaré M.Morris.«Cela nous a vraiment fait reculer, car nous disons depuis très longtemps que les antimicrobiens doivent être utilisés lorsque nous savons qu\u2019ils aident.Ils ne devraient pas être utilisés à grande échelle et sans discernement.» La lutte contre la COVID-19 pourrait nuire à la bataille contre les superbactéries «Chaque fois que nous sommes confrontés à une augmentation des infections du type de celles que nous constatons avec la COVID-19 (.), nous courons le risque d\u2019infections bactériennes en même temps» leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 ACTUALITÉS 9 NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Pour la troisième fois en une semaine, un individu souffrant de problématiques de santé mentale s\u2019est barricadé dans son domicile à Trois-Rivières.À 7 h 15 jeudi matin, une opération policière a en effet été déclenchée sur la rue de Ramezay.Un homme dont l\u2019état mental est perturbé aurait tenu des propos menaçants envers lui-même et affirmé avoir une arme à feu en sa possession.Heureusement, il s\u2019est rendu de façon très pacifique.Vers 9 h 35, après quelques minutes de dialogue et de négociation, l\u2019individu, un homme de 66 ans, a collaboré à la demande des policiers et s\u2019est livré à ceux-ci sans offrir de résistance.Il fut pris en charge par les ambulanciers avant d\u2019être conduit au centre hospitalier pour recevoir les soins requis par son état psychologique.Encore une fois, la Direction de la police de Trois-Rivières n\u2019avait pris aucune chance: un périmètre de sécurité avait été établi.Les occupants des immeubles situés à proximité avaient été évacués par mesure préventive et un autobus de la STTR a été mis à leur disposition.L\u2019opération policière a nécessité le déploiement de cinq policiers ainsi que la présence du poste de commandement mobile pour la coordination de l\u2019événement.L e 5 m a i d e r n i e r , d e u x i n d i v i d u s e n é t a t d e c r i s e et dont la santé mentale était également perturbée avaient nécessité des déploiements policiers importants.La première intervention était survenue sur la rue Père-Fré- déric.La police avait dû faire a p p e l a u G r o u p e t a c t i q u e d\u2019intervention.TROISIÈME CAS EN UNE SEMAINE Un homme se barricade à Trois-Rivières NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un homme de 55 ans de l\u2019Assomption a été arrêté, jeudi matin, après une sortie de route avec un taux d\u2019alcool dans le sang de plus du triple de la limite permise.Vers 7 h 15, les policiers de la Sûreté du Québec du poste principal de la MRC de Maskinongé ont été informés de la sortie de route d\u2019un véhicule récréatif (motorisé) dans le secteur de Yamachiche.Le véhicule impliqué a d\u2019ailleurs été localisé dans la sortie située au km 187 de l\u2019autoroute 40 Est à Trois-Rivières, complètement sorti de la route.Le conducteur n\u2019était pas blessé.Cependant, il a été arrêté pour conduite avec les capacités affaiblies par l\u2019alcool.Transporté au poste de Louiseville, le suspect a été libéré sur citation à comparaître au palais de justice de Trois- Rivières le 22 juin prochain.Son permis de conduire a été suspendu pour 90 jours et le véhicule impliqué a été saisi pour 30 jours.ARRESTATION APRÈS UNE SORTIE DE ROUTE Plus du triple de la limite permise d\u2019alcool dans le sang TROIS-RIVIÈRES (NM) \u2014 Un homme devra faire face à la justice pour un incendie criminel survenu dans une résidence de Saint-Zéphirin-de-Courval.Vers 12 h 45 jeudi, les policiers ont été appelés à se rendre dans cette résidence concernant un individu en crise.Peu de temps après, la résidence prenait feu.Elle est une perte totale.L\u2019individu de 22 ans qui se trouvait sur place a donc été arrêté.Il devrait comparaître vendredi pour incendie criminel.Il a pour l\u2019instant été conduit au centre hospitalier pour des blessures mineures.Arrestation pour incendie criminel RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Une explosion a détruit un garage résidentiel à Saint-Charles-de-Drummond, jeudi avant-midi.Un homme de 47 ans a été blessé lors de la déflagration survenue au 745 du boulevard Foucault vers 11 h.Il a été transporté à l\u2019hôpital de Drummondville pour soigner ses blessures.Le Service des incendies de Drummondville a été appelé sur place.Selon le directeur, Yves Beaurivage, c\u2019est une bouteille de soudure qui aurait causé cette explosion.Des vérifications ont été effectuées dans le garage et le bâtiment voisin.Un inspecteur en bâtiment et un préventionniste sont aussi intervenus pour vérifier l\u2019intégrité des structures.SAINT-CHARLES-DE-DRUMMOND Explosion dans un garage Les policiers de Trois-Rivières ont érigé ce matin un périmètre de sécurité dans le secteur de la rue de Ramezay à Trois- Rivières après qu\u2019un individu, dont l\u2019état mental est perturbé, se soit barricadé.Ce dernier s\u2019est livré aux policiers de façon pacifique vers 9 h 35.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 10 éditorial Directeur général ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE MARTIN FRANCOEUR m.francoeur@lenouvelliste.qc.ca MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale Un village pour élever des enfants C\u2019est un vent d\u2019espoir et d\u2019amour qui me porte à la vue de l\u2019entrée des enfants dans les écoles! Depuis lundi, les adultes offrent à nos enfants des cœurs ouverts et grands comme la Terre! Nos amours d\u2019enfants ont été accueillis par une quantité d\u2019adultes inhabituelle.Tous le sourire aux lèvres, prêts à envelopper de leur bienveillance et de leur amour chaque enfant.Des éducateurs en poste partout sur les terrains et à l\u2019intérieur des écoles.Des enseignants rapatriés de leur spécialité, à leur tâche d\u2019enseignant du secondaire ou d\u2019autres écoles\u2026 Avec la pression d\u2019évaluation en moins, un horaire de présence allégé, l\u2019interdisciplinarité encouragée, la santé et le bien-être des élèves priorisés, nous assistons à une école qui respire.Les classes respirent aussi mieux, les enseignants sont moins sous pression.En classe, l\u2019enfant occupe un espace qui lui est propre et qui reste très exclusif et personnel.Chacun habite sa propre maison à l\u2019intérieur même de sa classe.Pour beaucoup d\u2019enfants, cela est rassurant.Quelle belle occasion pour les enseignants d\u2019explorer le travail autonome et indépendant.Faisons des propositions concrètes et claires en début de journée, afin de permettre à chacun de consolider ses habiletés en français, lecture, écriture et en logique.Laissons ensuite l\u2019enfant faire son propre plan de travail et évoluer selon ses choix et intérêts à chaque instant, parmi nos propositions.Sur la cour de récréation, des enfants avec le sourire, qui se respectent dans leur espace comme jamais auparavant, mais surtout, des adultes qui jouent, qui courent, qui rient et qui parlent avec les enfants\u2026 Tout le monde joue et occupe de façon active et créative son espace et son temps\u2026 Dans cette nouvelle école, le personnel n\u2019a jamais autant été plongé dans des pratiques de coopération.Les forces de chacun sont mises à profit et tous sortent de leur rôle restreint pour ouvrir leurs horizons, être créatifs et créer l\u2019école ajustée au contexte.Tout le monde est au service du bien-être et de la sécurité de nos enfants.Bien entendu, l\u2019organisation et la logistique des déplacements et surveillances pour assurer la sécurité de tous restent en cours de travail et demeurent encore pour quelques jours le principal défi, mais nous y arriverons! J\u2019ai foi en notre éducation, mais surtout en notre humanité.Libres, créatifs et bienveillants, restons et soyons! En mon nom et celui de tous les enfants du Québec, merci! Je suis fière d\u2019œuvrer au service de l\u2019éducation globale de nos enfants! On disait autrefois: ça prend un village pour élever des enfants\u2026 L\u2019école du contexte actuel se rapproche grandement de ce principe! Tamara Ouellet Levesque Agente de réadaptation Commission scolaire René-Levesque CARREFOUR DES LECTEURS «Est-ce que la balle va devoir rester à deux mètres du trou?» \u2013 un golfeur pour qui ça ferait son affaire F rançois Legault s\u2019est aventuré sur un terrain glissant, mercredi, en soulevant le fait que les médias, et plus particulièrement le quotidien The Gazette, avaient une certaine responsabilité dans le fait que les craintes face au plan de déconfinement soient plus élevées chez les anglophones.Le premier ministre doit faire preuve d\u2019un peu plus de prudence dans ses propos et surtout ne pas tomber dans le piège populiste du blâme jeté aux médias lorsqu\u2019une situation ne fait pas notre affaire.Blâmer les médias pour tout et n\u2019importe quoi, c\u2019est ce que fait presque quotidiennement le président des États-Unis.Il n\u2019est certainement pas souhaitable que le premier ministre Legault, dont la gestion de la crise est tout à fait honorable dans les circonstances, cède à la facilité et joigne sa voix à ceux pour qui les médias sont les boucs émissaires parfaits pour tous les malheurs du monde.Ou presque.Rappelons les faits.Lors de son rendez-vous quotidien avec les journalistes, le premier ministre a a f f i r m é q u e l e q u o t i d i e n The Gazette avait «une certaine responsabilité» pour les craintes apparemment plus élevées des anglophones face au plan de décon- finement.Un sondage Léger publié récemment révélait en effet qu\u2019au Québec, les non-francophones étaient plus inquiets (72 %) que les francophones (un peu moins de 50 %) concernant le déconfinement et la crainte d\u2019être infectés.«Je pense que les journalistes, vous avez une responsabilité, hein?J\u2019aime lire un certain journaliste du journal The Gazette, le spécialiste en santé, [Aaron Derfel].Parfois, je suis vraiment en désaccord avec lui.C\u2019est une question d\u2019information», a dit M.Legault.Aaron Derfel est affecté à la santé et a écrit de nombreux articles depuis le début de la crise.C\u2019est à lui qu\u2019on doit l\u2019essentiel des révélations concernant la situation horrifique qui a frappé le CHSLD Herron.Le premier ministre semble ne pas avoir apprécié la couverture de The Gazette.Assez, en tout cas, pour évaluer que cela peut se refléter dans les perceptions et les craintes de la communauté anglophone de Montréal.Il dit essayer de faire de son mieux en français aussi bien qu\u2019en anglais lorsque vient le temps de livrer ses messages.«Alors je ne comprends pas pourquoi les résultats sont différents pour les francophones et les anglophones.J\u2019imagine, peut-être, que The Gazette a une certaine responsabilité [dans tout cela]», a-t-il ajouté.L\u2019analyse du premier ministre est plutôt simpliste.Il aurait été plus approprié, si on cherche vraiment des hypothèses de validation des craintes chez les anglophones, de constater que la pandémie de COVID-19 frappe fort dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal, où les anglophones sont plus nombreux.Il aurait surtout été plus avisé de s\u2019appliquer à rassurer ces communautés plutôt que de blâmer les médias ou un quotidien anglophone en particulier.François Legault est sous les feux de la rampe depuis la mi-mars.Il est compréhensible qu\u2019il puisse échapper une bêtise à un moment ou à un autre.Mais il faut simplement s\u2019assurer que le réflexe de blâmer les médias ne devienne pas une habitude chez lui.L\u2019ex-cheffe du Bloc québécois, Martine Ouellet, avait aussi voulu jouer sur ce terrain-là en 2018, alors qu\u2019elle commentait la baisse de ce parti dans les intentions de vote.Il y a un an, Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada, mettait ses partisans en garde contre les médias traditionnels, qu\u2019il accusait de déformer ses propos.Les détracteurs des médias ont un modèle de choix au sud de la frontière.Donald Trump accuse les médias de produire des fake news, d\u2019être responsables d\u2019une grande colère ou même d\u2019être les «ennemis du peuple».Les médias ne sont pas à l\u2019abri des faux pas, mais quand des personnalités politiques cèdent à la tentation de généraliser et de blâmer à tous vents, ça alimente le cynisme et ça contribue certainement à affaiblir les médias déjà aux prises avec une crise conjoncturelle.Il importe, pour n\u2019importe quelle personnalité publique, de faire la part des choses.M.Legault, ne tombez pas dans ce piège-là. leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS L\u2019auteur, Yves-François Blanchet, est chef du Bloc québécois et député de Beloeil-Chambly à la Chambre des Communes.C onfusion et crise font bien mauvais ménage, alors que les émotions sont exacerbées et l\u2019anxiété à fleur de peau.Lorsque le gouvernement Trudeau, au premier chef le Premier ministre lui-même et le ministre Jean-Yves Duclos, ont expliqué leur propre programme d\u2019aide aux aînés de 65 ans et plus, il eût été préférable qu\u2019ils la replacent adéquatement dans son contexte.À leur décharge, l\u2019idée n\u2019était pas d\u2019eux.Nous ne lèverons pas le nez sur 2,5 milliards de dollars pour les retraités du Québec et du Canada pour autant.Malheureusement et pour cette raison, ce qui aurait dû être reçu comme une excellente nouvelle a été accueilli avec une certaine incompréhension, faisant l\u2019objet parfois de critiques diamétralement opposées les unes aux autres.Expliquons le contexte: durant la campagne électorale, le Bloc québécois a sollicité une bonification de la Pension de la Sécurité de la vieillesse à hauteur de 110 $ par mois, à compter de 65 ans, et bien sûr permanente.Certains groupes représentant des aînés nous ont alors trouvés audacieux avant toutefois de se rallier à notre demande.Nous proposions aussi une augmentation du Supplément de revenu garanti et plusieurs mesures complémentaires, dont la protection des régimes de retraite privés.Lorsque la crise s\u2019est déclarée, le Bloc québécois a sollicité que les mesures soient mises en place immédiatement, et s\u2019il le fallait temporairement, afin que les Québécois (et les Canadiens) de plus de 65 ans, plus fragiles en termes sanitaires, économiques et d\u2019isolement, puissent affronter la hausse du coût de la vie engendrée par la COVID-19.Le gouvernement s\u2019y est refusé longtemps.Devant l\u2019insistance du Bloc québécois qui ralliait un grand nombre de gens à cette idée d\u2019équité et de compassion, le gouvernement a changé d\u2019idée.Pour éviter que la mesure ne suscite des attentes de permanence, le gouvernement a choisi d\u2019émettre un seul chèque couvrant une première période de trois mois pour chacun des deux programmes.La perception de geste ponctuel s\u2019avère grave: plutôt que de voir dans la mesure une hausse d\u2019une pension déjà existante, bien des gens le jugent sévèrement parce qu\u2019il est unique.En plus, comparé même à tort aux montants des autres programmes de crise, il fait bien pâle figure.Cette maladresse des libéraux crée, à elle seule, beaucoup de confusion et d\u2019amertume.La question de la date à laquelle commence la période de trois mois n\u2019est pas réglée, pas plus que l\u2019enjeu de ce qu\u2019il adviendra ensuite puisque, selon toute vraisemblance, les aînés seront encore confinés Également, nous n\u2019en savons pas plus sur la possibilité que la hausse de la Pension de la sécurité de la vieillesse ne disqualifie des bénéficiaires du Supplément de revenu garanti avec pour résultat une perte de revenu, ou, sur l\u2019enjeu du délai de perception de ces sommes dans un contexte d\u2019urgence.Le Bloc québécois continuera d\u2019exercer des pressions sur le gouvernement pour que les choix annoncés soient désormais les bons.Enfin, pourquoi une somme qui semble si dérisoire si on la compare à la PCU ou à la PCU pour étudiants?Parce que les bénéficiaires des programmes de PCU n\u2019ont aucun autre revenu ou un revenu tronqué alors que les aînés reçoivent déjà un montant de l\u2019État qui part de trop bas, certes, mais qui est augmenté un peu par l\u2019annonce de ce mardi.À l\u2019autre extrême, on pourrait croire que puisqu\u2019ils ne perdent pas de revenu d\u2019emploi, même ces 100 $ par mois ne sont pas justifiés pour les aînés.Or, outre qu\u2019ils auraient dû leur être accordés bien avant la COVID-19, ces 25 $ par semaine couvrent tant bien que mal une augmentation du coût de la vie directement imputable au confinement.Ces raisonnements simples justifient l\u2019octroi d\u2019une aide et en expliquent le montant.Ils s\u2019ajoutent en effet à d\u2019autres demandes que nous avons formulées et qui, pour l\u2019instant, n\u2019ont pas obtenu de réponses, de même qu\u2019à la volonté d\u2019assurer qu\u2019au lendemain de la crise, des mesures de soutien aux aînés devront être considérées sur une base permanente.Il ne fait pas de doute que la perspective électorale favorisera les aînés, et ce, d\u2019autant mieux que le Parti libéral semble avoir renoncé à l\u2019idée saugrenue de créer une distinction entre les retraités âgés de 75 ans et moins et ceux qui sont plus âgés.Ainsi, le Bloc québécois croit légitime de se réjouir de ce progrès très réel pour les aînés du Québec et du Canada, comme il l\u2019est pour son rôle comparable et démontrable dans l\u2019implantation du parlement virtuel, de la subvention salariale, de la PCU pour étudiants, de l\u2019admissibilité pour les entreprises d\u2019économie sociale ou auparavant, la protection de l\u2019aluminium, et dans le futur, espère-t-on, le soutien aux industries et aux travailleurs saisonniers.65 ans et plus: un progrès très réel Lettre adressée au ministre de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur, Jean-François Roberge.Pour une période indéterminée, l\u2019éducation préscolaire est complètement transformée en raison de la pandémie de COVID-19.À leur retour à l\u2019école, les enfants sont confrontés à un milieu physique transformé et ils ont à respecter des mesures sanitaires allant souvent à l\u2019encontre de leurs habitudes et routines.Dans ce contexte, plusieurs enseignantes expriment leurs craintes et leurs préoccupations au sujet de la nature des activités qu\u2019il est possible de mettre en œuvre en classe.Comme chercheurs, cela nous préoccupe également.Leurs témoignages nous amènent à anticiper un danger: l\u2019évacuation du jeu des classes de maternelle et une sur- dose d\u2019activités «académiques» de type papier-crayon.Nous souhaitons rappeler qu\u2019en temps de crise (guerres, migration, catastrophes naturelles, drames communautaires, etc.), le jeu constitue un puissant antidote au stress et agit comme une soupape de sécurité.En effet, des recherches réalisées dans le cadre d\u2019activités médico-psychologiques d\u2019urgence et des projets humanitaires menés auprès d\u2019enfants ayant été confrontés à des événements traumatiques de natures différentes ont permis de constater le rôle inestimable du jeu pour la résilience des enfants ainsi que sa force salvatrice et ses bienfaits pour leur santé.L\u2019urgence sanitaire causée par la pandémie que nous vivons actuellement est une situation imprégnée d\u2019inconnu.Nous ne pouvons donc pas encore savoir dans quelle mesure les enfants en seront affectés.Toutefois, plusieurs éléments de la situation étant anxiogènes, il importe de se préoccuper du jeu non seulement pour les apprentissages, mais aussi et avant tout pour le bien-être psychologique des enfants.Monsieur Roberge, en votre qualité de ministre de l\u2019Éducation, nous vous invitons donc à encourager les enseignantes, les éducatrices, les conseillères pédagogiques, les directions d\u2019école, les orthopédagogues et toute autre personne œuvrant auprès des enfants d\u2019âge préscolaire à proclamer une urgence pédagogique: faire vivre le jeu dans les salles de classe et permettre aux enfants de jouer tout en tenant compte des mesures sanitaires.Ainsi, nous vous demandons de réitérer la place centrale que doit occuper le jeu à l\u2019éducation préscolaire tel que prescrit par les programmes ministériels, de rappeler son importance pour le développemental global des enfants, et de vous assurer qu\u2019il demeure vivant malgré les contraintes de la situation actuelle.Nous sommes conscients que les mesures sanitaires restreignent l\u2019accessibilité aux jouets et aux aires de jeu, mais tout n\u2019est pas perdu.Le jeu étant avant tout un état d\u2019esprit, il peut se réaliser sous des formes alternatives.L\u2019objectif ultime est de garder l\u2019esprit du jeu vivant dans la classe et d\u2019encourager les enfants à imaginer, à rêver, à verbaliser et, finalement, à «jouer dans leur tête» en attendant le moment où ils pourront à nouveau jouer librement.En cette période difficile, comme l\u2019affirme le grand connaisseur de l\u2019enfance, le pédiatre et le psychanalyste Donald Winnicott, faire le nécessaire pour que les enfants soient capables de jouer, c\u2019est une psychothérapie en soi.Krasimira Marinova Professeure titulaire, UQAT Christian Dumais Professeur titulaire, UQTR Roxane Drainville Doctorante en éducation, UQAT L\u2019urgence de jouer Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE \u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Pour une deuxième année consécutive, la Ville de Shawinigan réserve un montant de deux millions de dollars pour refaire l\u2019asphaltage de ses rues.Cet été, les rangs St-Pierre et St-Michel, ainsi que le chemin de la Vallée-du-Parc seront particulièrement privilégiés.La Ville peut heureusement bénéficier d\u2019un support considérable du programme d\u2019aide financière Réhabilitation du réseau routier local, car la facture pour la réfection de ces trois artères est salée.En séance publique mardi soir, le conseil municipal a accordé le contrat pour la réparation des rangs St-Pierre et St-Michel à Marcel Guimond et f i ls de Saint-Adelphe, au montant de 1 776 101 $.Dans le cas du chemin de la Vallée-du-Parc, l\u2019entreprise trifluvienne Maskimo construction a hérité de ce mandat de réfection pour la somme de 3 604 922 $.Le programme d\u2019aide financière permet d\u2019absorber 90 % de ces montants, en incluant les taxes.«Habituellement, c\u2019est 75 %», précise le maire, Michel Angers.«Mais il est possible, pour les municipalités où les évaluations sont basses, d\u2019augmenter ce montant.Avoir une basse évaluation municipale, ça n\u2019a pas que des mauvais côtés! Dans ce cas, ça nous a permis d\u2019aller chercher beaucoup plus de subventions.» Concrètement, l\u2019aide financière atteindra 1 678 416 $ pour la réfe ction de la voir ie des rangs St-Pierre et St-Michel et 3 406 651 $ pour celle du chemin de la Vallée-du-Parc.Lors de la même séance, le c o n s e i l mu n i c i pa l a a d o p té u n rè g l e m e nt d\u2019e mp r u nt d e 1 442 000 $ pour la réalisation de nombreux travaux de voirie et de réfection de chaussée sur l\u2019ensemble du territoire.Le différence de 558 000 $ pour atteindre le budget de deux millions $ représente tout simplement la part que la Ville de Shawinigan devra payer pour compléter les subventions obtenues pour les travaux des rangs St-Pierre et St-Michel et du chemin de la Vallée-du-Parc.Shawinigan annonce son plan de réfection de voirie pour 2020 Des travaux sont réclamés depuis plusieurs années par des résidents du rang St-Pierre.\u2014PHOTO: SYLVAIN MAYER CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local DUNHAM \u2014 Le ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation serait ouvert à revoir la règlementation sur la vente de l\u2019alcool pour permettre aux brasseurs d\u2019acheter du matériel dans les commerces et ainsi pouvoir se réserver à nouveau les meilleurs espaces sur les tablettes.Le directeur général de la Brasserie Dun- ham, Sébastien Gagnon, s\u2019inquiète devant ce qui pourrait devenir une concurrence déloyale dans le milieu brassicole.La note interne émise par le MÉI a été consultée par l\u2019Agence QMI, qui en a dévoilé la teneur au début du mois.Il s\u2019agirait d\u2019une recommandation du comité mis en place après le décès de Athéna Gervais, en 2018, morte noyée après s\u2019être intoxiquée avec de l\u2019alcool très sucré.Selon la note, le MÉI ne s\u2019opposerait pas à modifier le règlement sur la vente d\u2019alcool pour permettre aux fabricants d\u2019alcool d\u2019acheter du matériel aux établissements, comme des tablettes, des lignes de bière en fût dans les bars, ou même des chambres froides, rapporte l\u2019Agence QMI.«On se bat depuis des années, les microbrasseries du Québec, pour éviter cette forme de concurrence déloyale, commente Sébastien Gagnon.Les gros brasseurs ont des moyens substantiellement supérieurs aux nôtres pour acheter des lignes de fût ou des espaces tablettes.De se servir d\u2019un événement tragique comme celui-là, d\u2019essayer de tourner ça pour faire pression auprès du gouvernement en disant \u201con va acheter des tablettes, ça ne se passera plus des affaires comme celles-là\u201d, je trouve ça scandaleux et honteux.» Il ne voit aucun lien qui relie le décès de l\u2019adolescente et l\u2019espace que peuvent occuper les brasseurs industriels comme Labatt et Molson.«Le ministère prône l\u2019achat local.Super.Mais, d\u2019un autre côté, il pense peut-être permettre aux grands brasseurs de pouvoir contrôler l\u2019espace tablette au détriment des microbras- series, ajoute-t-il.Ça n\u2019a ni queue ni tête.» PLAIDOYER Cette ouverture du ministère est d\u2019autant plus frustrante pour lui qu\u2019une demande de l\u2019industrie des bars pour réussir à payer leurs frais pendant la pandémie a été refusée.«De notre côté, il n\u2019y a aucune ouverture, et de l\u2019autre il y a un lobby avec des grands brasseurs qui arrivent et, là, tout va bien», lâche-t-il.Les établissements qui ont un permis de restaurant peuvent vendre une bouteille de vin, de bière ou de cidre avec les repas qu\u2019ils livrent à leurs clients.Ce n\u2019est toutefois pas permis pour les établissements avec un permis de bar.«On demande à ce qu\u2019on ait un assouplissement le temps d\u2019amener de l\u2019eau au moulin pour les établissements durement touchés, expose M. Gagnon, aussi propriétaire du bistro Vices et Versa, possédant un permis de bar, à Montréal.Il y a beaucoup de bars qui ont une offre de nourriture super élaborée.Ils peuvent offrir du take out, mais ne peuvent pas accompagner ça d\u2019une bouteille.On s\u2019est vu refuser notre demande par la Régie des alcools du Québec.» ÉVITER LES FERMETURES En tant que propriétaire d\u2019un bar, même si le Vices et Versa a une grande renommée, il sait qu\u2019il est difficile d\u2019obtenir de l\u2019aide financière, que ce soit en raison de la pandémie ou en temps normal.«On a toujours été considéré comme une industrie de second ordre, mais ce n\u2019est plus comme dans les années 90 où le crime organisé contrôlait les bars et les machines à sous.Les bars aujourd\u2019hui représentent leur terroir, dynamisent leur région, leur quartier.Ça a tout pris pour que les bars aient accès au prêt d\u2019urgence de 40 000 $ du fédéral.» «Il y a une campagne qui est parue il y a un mois qui dit qu\u2019un bar est une PME.À Montréal, au Vices et Versa, on est 40 employés.À la Brasserie Dunham, on est 40 employés.Les bars créent des centaines de milliers d\u2019emplois, mais même avant la crise c\u2019était difficile.Ce n\u2019est pas une industrie qui est valorisée auprès des institutions financières, c\u2019est très difficile d\u2019avoir du financement pour rénover ou agrandir.» Il craint que la crise force la fermeture de plusieurs bars et que le crime organisé, qui a des moyens financiers et n\u2019a pas besoin des banques, en profite pour reprendre le contrôle.Il ne nous a pas été possible d\u2019obtenir de réponses à nos questions, jeudi, de la part du ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation.MICROBRASSERIES Une menace qui plane Le ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation du Québec étudierait l\u2019option de permettre aux brasseurs d\u2019acheter du matériel dans les commerces, comme les épiceries, ce qui provoquerait une concurrence déloyale, selon Sébastien Gagnon, directeur général de la Brasserie Dunham.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 ACTUALITÉS 13 DIRK MEISSNER La Presse canadienne VICTORIA \u2014 Une cérémonie virtuelle, au cours de laquelle toutes les personnes impliquées ont montré un document fraîchement signé à une caméra, peut être le début d\u2019une nouvelle relation entre les chefs héréditaires de la nation Wet\u2019suwet\u2019en et les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique.Les représentants des gouvernements et les chefs héréditaires, qui s\u2019opposent à un projet d\u2019oléoduc traversant leur territoire ancestral, ont signé un protocole d\u2019accord avait été négocié quand manifestations et occupations ont paralysé le pays en début d\u2019année.«Chacun notre tour, nous avons signé pendant que la cérémonie était enregistrée.Tout le monde peut le voir», a déclaré le ministre des Relations avec les Autochtones et de la réconciliation de la Colom- bie-Britannique, Scott Fraser.La traditionnelle cérémonie de signature en personne n\u2019a pas se dérouler afin de respecter les directives des responsables de la santé publique pour empêcher la propagation de la COVID-19.Le mémorandum ne parle pas de l\u2019opposition d\u2019une partie de la nation Wet\u2019suwet\u2019en au projet d\u2019oléoduc de Coastal GasLink visant à transporter du gaz naturel vers un terminal d\u2019exportation à Kitimat.Toutefois, il reconnaît les droits et les titres de la Première Nation dans le cadre de leur système de gouvernance.Le protocole établit un échéancier s\u2019étendant sur une période de 12 mois pour les négociations touchant des compétences en matière d\u2019aménagement du territoire, des ressources naturelles, en gestion de l\u2019eau, de la faune et de la protection sociale des enfants et des familles.Un chef héréditaire, Dini\u2019ze Woos, a déclaré dans un communiqué que l\u2019accord permettra d\u2019?uvrer pour une meilleure compréhension et des relations plus solides entre les Wet\u2019suwet\u2019en, le Canada et la Colombie-Britannique.«Le peuple wet\u2019suwet\u2019en, quelles que soient ses opinions politiques, peut maintenant envisager la certitude.Nos priorités sont les suivantes : mobiliser les mesures de sécurité pour tous les Wet\u2019suwet\u2019en, promulguer l\u2019existence des Wet\u2019suwet\u2019en et sanctifier nos traditions wet\u2019suwet\u2019en.» Les Wet\u2019suwet\u2019en sont régis à la fois par un système traditionnel de chefs héréditaires et par des conseils de bande élus.C i n q c o n s e i l s é l u s d e Wet\u2019suwet\u2019en avaient signé des accords avec Coastal GasLink, permettant la construction de l\u2019oléoduc.Les chefs élus déplorent avoir été exclus du processus de négociation.Ils ont publié jeudi un communiqué pour réfuter la validité de l\u2019accord, car elle n\u2019a pas été approuvée par la population.Ses chefs ont réclamé la démission de la ministre fédérale des Relations Couronnes-Autochtones, Carolyn Bennett.«Nous devons exprimer notre manque total de confiance envers toutes les parties dans ce processus de négociation accéléré, ont commenté les quatre chefs élus.Elles n\u2019ont pas reçu de mandat du peuple.» Mme Bennett dit que l\u2019accord est une étape importante vers le rétablissement des relations avec les Wet\u2019suwet\u2019en.« Alors que les négociations sont entamées, un processus de mobilisation exhaustif, inclusif et transparent viendra appuyer les parties afin qu\u2019elles collaborent pour conclure un accord définitif sur l\u2019affirmation et la mise en œuvre des droits et du titre des Wet\u2019suwet\u2019en.» Les gouvernements et les chefs héréditaires Wet\u2019suwet\u2019en signent l\u2019entente PolySeSouvient poursuit sa lutte JIM BRONSKILL La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Le groupe PolySeSou- vient, qui prône un contrôle plus strict des armes à feu, croit que permettre aux propriétaires de conserver les armes récemment interdites par le gouvernement canadien faciliterait la tâche à un futur gouvernement de lever ladite interdiction dans l\u2019avenir.Dans une lettre adressée au ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, le groupe prie le gouvernement libéral de mettre sur pied un programme obligatoire de rachat d\u2019armes d\u2019assaut.Le gouvernement de Justin Trudeau a interdit un certain nombre d\u2019armes, plus tôt ce mois-ci, précisant qu\u2019elles avaient été conçues pour le champ de bataille, pas pour le champ de tir ou pour la chasse.L\u2019interdiction couvre quelque 1500 modèles d\u2019armes d\u2019assaut, ce qui signifie qu\u2019elles ne peuvent plus légalement être utilisées, vendues ou importées.Les libéraux ont proposé un programme qui permettrait aux propriétaires actuels de recevoir une compensation s\u2019ils rapportent ces armes, ou encore de les conserver en vertu d\u2019une clause grand-père qui reste à être rédigée.Les tireurs sportifs, les défenseurs des droits des détenteurs d\u2019armes à feu et certains députés conservateurs ont remis en question la valeur de ces mesures dans la lutte contre la criminalité.La Coalition canadienne pour les droits des armes à feu (CCFR) a déclaré que l\u2019interdiction touche des centaines de milliers de Canadiens qui ont suivi toutes les règles en vigueur et n\u2019ont commis aucun crime.Certains ont critiqué la liste des armes maintenant prohibées, stipulant que certains modèles ont été oubliés.La mesure avait été applaudie par PolySeSouvient, composé d\u2019étudiants et de diplômés de l\u2019École polytechnique de Montréal, où un homme a tué 14 femmes en 1989.Mais le groupe rappelle dans sa lettre transmise au ministre Blair que plusieurs des tueries de masse au Canada impliquent des armes enregistrées.Mary-Liz Power, une porte- parole du ministre, a dit que le programme de rachat à venir serait «juste et efficace», mais n\u2019en a pas donné les détails.PolySeSouvient souhaite maintenant voir cette interdiction devenir loi afin que l\u2019interdiction devienne permanente, ce à quoi les Libéraux ont consenti.Le groupe demande également aux Libéraux de légiférer afin que seuls les modèles d\u2019armes inspectés et autorisés par la GRC puissent entrer sur le marché canadien.Le ministre Blair a indiqué que le gouvernement prévoit mettre en place une législation qui permettra une classification des armes à feu visant à s\u2019assurer que sa décision ne puisse pas être contournée.Les armes prohibées doivent être rachetées Le gouvernement de Justin Trudeau a interdit un certain nombre d\u2019armes, plus tôt ce mois-ci, précisant qu\u2019elles avaient été conçues pour le champ de bataille, pas pour le champ de tir ou pour la chasse.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Le chef héréditaire Wet\u2019suwet\u2019en Dini\u2019ze Woos et le ministre des Relations avec les Autochtones et de la réconciliation de la Colombie-Britannique Scott Fraser souhaitent de nouvelles relations pour l\u2019avenir après la signature d\u2019une entente jeudi .\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 14 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 14 209,66 - 6,45 NEW YORK 23 625,34 + 377,37 S&P 500 2852,50 + 32,50 PÉTROLE $US 27,88 $US + 2,20 DOLLAR ¢US 70,97 ¢US - 0,09 EURO $CAN 1,5206 ¢CAN - 0,49 ?JOCELYNE RICHER La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 En dormance depuis deux mois, l\u2019économie du Québec va pouvoir sortir de sa torpeur grâce à l\u2019injection de près de 3 milliards $ d\u2019investissements publics de plus que prévu durant l\u2019année en cours.Le Plan québécois des infrastructures (PQI) prévoyait en mars des investissements de 11 milliards $ cette année, pour la mise à niveau de diverses infrastructures: écoles, routes, transports en commun, etc.L\u2019impact majeur de la pandémie de COVID-19 sur l\u2019économie au cours des derniers mois a amené le gouvernement à conclure qu\u2019il devait ajouter dès maintenant 2,9 milliards $ supplémentaires à cette somme, afin de donner un coup de pouce à plusieurs secteurs névralgiques, au premier chef celui de la construction.L\u2019annonce du devancement de divers projets durant l\u2019année financière 2020-2021 a été faite jeudi par le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, et le ministre des Finances, Éric Girard.Le PQI de l\u2019année en cours passe donc de 11 milliards $ à près de 14 milliards $.Du total, on réservera 700 millions $ pour devancer la construct ion des Mais ons des A înés (2900 places) et l\u2019achat de lits dans les hôpitaux.L\u2019éducation aura droit à 1,1 milliard $ de plus pour agrandir et rénover des écoles sur tout le territoire.Montréal pourra lancer ses projets de transports collectifs, grâce à l\u2019injection de 600 millions $ additionnels.On ajoutera aussi 370 millions $ au réseau routier.Le détail sera connu plus tard.«MÉTHODE ALTERNATIVE» Toujours dans le but d\u2019accélérer les choses, le gouvernement promet des «mesures d\u2019assouplissement» à la procédure d\u2019octroi des contrats.Le ministre Dubé dit vouloir mettre en place une «méthode alternative» au processus d\u2019appel d\u2019offres.Ce type d\u2019accroc au principe du «plus bas soumissionnaire» est «permis dans la loi», a spécifié M. Dubé, qui n\u2019exclut pas de modifier la loi, au besoin, pour rendre le processus plus efficace.On veut notamment faciliter l\u2019accès des PME aux contrats publics.23 MILLIARDS $ De son côté, le ministre Girard a calculé que depuis le début de la crise sanitaire, en mars, le Québec avait déjà investi 23 milliards $, soit 5 % du PIB, de fonds publics en vue de soutenir l\u2019économie vacillante, forcée au confinement prolongé.« O n a f e r m é 4 0 p o u r c e n t de l \u2019é conomie p endant huit semaines», rappelle M.Girard, prédisant que le retour à l\u2019équilibre budgétaire ne sera pas possible avant trois, voire cinq ans.Avec un horizon quinquennal, le gouvernement croit qu\u2019il pourra «éviter l\u2019austérité» et éviter d\u2019alourdir le fardeau fiscal des contribuables, et ce, malgré le lourd tribut de la pandémie sur les finances publiques, a précisé M. Girard.Avant la pandémie, le Québec profitait pratiquement du plein emploi, à 4,5 %, alors que son taux de chômage actuel frôle les 18 %.Le ministre Girard a dit espérer que les mesures annoncées par le gouvernement vont contribuer à ramener le taux de chômage à 8 % avant la fin de l\u2019année et à 5 % avant la fin de 2021.RELANCE DE L\u2019ÉCONOMIE Québec devance 3 milliards $ d\u2019investissements publics Afin d\u2019accélérer la relance de l\u2019économie québécoise, le gouvernement de François Legault a décidé devancer des investissements publics se chiffrant à 3 milliards $.\u2014 PHOTO LE SOLEIL OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement fédéral se prépare à dépenser plus de 3 milliards $ en infrastructures afin de rendre certaines installations plus résistantes aux pandémies et encourager les activités extérieures tandis que la COVID-19 fait rage, a indiqué la ministre des Infrastructures, Catherine McKenna.Mme McKenna a indiqué dans une entrevue accordée à La Presse canadienne, mardi, que pendant que ses collègues des autres ministères s\u2019affairaient à répondre dans l\u2019immédiat à la crise, son ministère a redoublé d\u2019efforts afin de revoir et approuver des projets d\u2019infrastructures soumis par les provinces et les territoires nécessitant des fonds fédéraux.Des centaines d\u2019applications ont reçu le feu vert au cours des dernières semaines, bien que les annonces officielles n\u2019ont pas encore eu lieu.La ministre a dit que des conversations avec les leaders provinciaux et territoriaux depuis mars ont permis de déterminer que des besoins créés par l\u2019épidémie actuelle n\u2019étaient pas couverts par les programmes existants.«Nous avons adapté notre programme d\u2019infrastructures à la nouvelle réalité créée par la COVID», a assuré Mme McKenna.Il comprendra maintenant des mesures de modernisation des établissements de santé et des écoles afin de favoriser la distanciation sociale et les bonnes pratiques d\u2019hygiène, comme le lavage des mains.Des projets pour aider les gens à profiter de l\u2019extérieur de façon plus sécuritaire, comme de nouvelles pistes cyclables ou sentiers pédestres, seront également priorisés.Le gouvernement met de côté jusqu\u2019à 10 pour cent des 33,5 milliards $ du programme Investir dans le Canada, distribué par des ententes avec les provinces et les territoires, pour bâtir un fonds spécial en raison de la COVID-19 afin de répondre à la pandémie.Ottawa assume la majorité des frais.«Il s\u2019agit de reconnaître de réelles occasions d\u2019appuyer les efforts en santé, mais également les opportunités économiques afin que des projets soient mis en chantier au cours des deux prochaines années.La ministre a indiqué qu\u2019environ la moitié des fonds du programme Investir dans le Canada n\u2019avait pas été allouée.Normalement, Ottawa couvre le tiers des coûts des projets municipaux et la moitié des coûts des projets provinciaux.Le fonds spécial de la COVID-19 fera passer cette participation du fédéral à 80 pour cent.La façon pour les villes et les gouvernements provinciaux de se partager les 20 pour cent restants sera déterminée par chaque province.Le gouvernement fédéral adapte lui aussi ses plans d\u2019infrastructures en raison de la COVID QUÉBEC (PC) \u2014 Déposé il y a à peine deux mois, le budget 2020- 2021 du Québec n\u2019est déjà plus une feuille de route fiable pour le gouvernement.Le ministre des Finances, Eric Girard, a annoncé jeudi qu\u2019il déposera en juin un «énoncé complémentaire», destiné à faire le point sur l\u2019état des finances publiques du Québec, en tenant compte de l\u2019impact majeur causé par la pandémie de COVID-19.Le 10 mars, quand le ministre Girard a déposé son budget, deux jours avant le début des mesures de confinement, le Québec avait des milliards de surplus dans ses coffres.Aujourd\u2019hui, la croissance n\u2019est plus qu\u2019un mirage et M. Girard croit que le déficit du Québec pourrait atteindre cette année entre 12 et 15 milliards $.Son «énoncé complémentaire» sera présenté autour de la Fête nationale, soit vers le 24 juin.Le point sur l\u2019état des finances du Québec en juin leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 AFFAIRES 15 PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le comité de relance économique mis en place par Innovation et développement économique (IDE) Trois- Rivières interpelle les Trifluviens afin qu\u2019ils soumettent des projets qui, selon eux, permettront d\u2019aider et de soutenir la relance économique de la ville, touchée comme le reste du monde par la pandémie de coronavirus.«Dans le contexte actuel, le projet idéal est celui qui crée un effet d\u2019entraînement sur le tissu socioéconomique, avec u n e p r é o c c u p a t i o n i m p o r- tante pour le développement durable et les enjeux de santé publique.Le comité sera particulièrement sensible aux projets en lien avec l\u2019innovation et la culture.Les industries du tourisme, de la culture et du divertissement, qui ont été durement frappées par la pandémie, auront un canal dédié», indique IDE Trois-Rivières.Les idées et projets peuvent être partagés sur le site Internet d\u2019IDE au www.idetr.com.«Contrairement à un appel de projets traditionnel, où une enveloppe budgétaire est définie, l\u2019objectif de cette initiative est de travailler de façon ouverte et collaborative.En offrant un guichet p our p er mettre aux gens de contribuer, le comité s\u2019attend à accélérer la mise en action des citoyens et des entreprises, incluant celles de l\u2019économie sociale.Les idées reçues seront étudiées et l\u2019équipe d\u2019IDE Trois-Rivières pourra faciliter le maillage entre les différents promoteurs et leur proposer un accompagnement qui pourrait faire la différence», ajoute-t-on.Des idées ont déjà été communiquées au comité de relance par des gens d\u2019affaires de la ville, et le tout sera compilé dans un canal unique pour faciliter l\u2019analyse.Le comité de relance a tenu, depuis un mois, plus d\u2019une vingtaine de rencontres de travail et dit mettre les bouchées doubles à l\u2019heure actuelle pour plancher sur des projets et des outils qui aideront à la relance économique.Par ailleurs, IDE Trois-Rivières poursuit son accompagnement auprès des entrepreneurs triflu- viens qui ont besoin de soutien.Ils peuvent consulter le www.idetr.com, section Coronavirus, où ils trouveront les informations pertinentes.Ils peuvent également joindre l\u2019équipe d\u2019IDE Trois- Rivières à l\u2019adresse coronavirus@ idetr.com.RELANCE ÉCONOMIQUE Les Trifluviens interpellés Le comité de relance économique demande aux Trifluviens de leur partager des idées de projets.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Les restaurateurs du Québec sont impatients de retrouver leur clientèle en salle à manger, selon les résultats d\u2019un récent sondage mené par l\u2019Association Restauration Québec.En effet, la grande majorité des répondants (72 %) ont dit souhaiter rouvrir, même s\u2019ils doivent réduire de 50 % la capacité réelle de leur salle à manger.À défaut de pouvoir le faire, plus de 60 % des exploitants jugent que leur établissement ne pourra survivre financièrement au-delà de 6 mois.Soixante-sept pour cent des restaurateurs ont manifesté une grande inquiétude quant à leur capacité de payer le loyer, leurs fournisseurs et leurs employés au cours des prochaines semaines.Au total, 39 % croient avoir besoin d\u2019une capacité d\u2019accueil à 75 % pour qu\u2019une réouverture soit viable, alors que 22 % affirment qu\u2019une capacité de 60 % serait suffisante.Une fois ce seuil de capacité identifié pour un minimum de rentabilité, ils sont seulement 29 % à penser qu\u2019ils tiendraient le coup entre six mois et un an, 22 % entre trois et six mois, et 14 % moins de 3 mois.À l\u2019opposé, seuls 27 % des restaurateurs se disent capables de poursuivre leurs activités à ce rythme, passé le cap d\u2019un an.Près de la moitié des répondants, soit 48 %, ont mis en place un service de livraison ou de mets à emporter durant la crise, mais ces ventes n\u2019auront généré qu\u2019au plus 30 % des revenus habituels pour 76 % des établissements demeurés ouverts.Afin de faire face à la situation actuelle, les restaurateurs comptent, à court ou moyen terme, apporter des changements à leur modèle d\u2019affaires, soit en développant ou en augmentant l\u2019offre de mets à emporter (56 %), en développant ou en consolidant les commandes en ligne (34 %) ou un service de livraison (31 %).« ( L e s g e s t i o n n a i r e s d e l a restauration du Québec) sont très inquiets et vivent une situation économique particulièrement difficile qui perdurera pour plusieurs mois encore.Dans les circonstances, il est nécessaire que les entreprises de restauration puissent avoir droit à de l\u2019aide financière directe des gouvernements», a indiqué François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l\u2019ARQ.Les restaurateurs sont nombreux à avoir utilisé une ou plusieurs mesures d\u2019aide offertes par les gouvernements provincial et fédéral.La plus populaire a été le Compte d\u2019urgence pour les entreprises (prêt de 40 000 $), qui a été demandé par plus de 80 % des personnes sondées, suivi par la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU), dans 46 % des cas.L\u2019Aide d\u2019urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) n\u2019avait été utilisée que par près de 15 % des restaurateurs au moment du sondage.L\u2019enquête a été réalisée par internet, du 6 au 11 mai 2020.La majorité des restaurateurs souhaitent rouvrir, même à 50 % de leur capacité À défaut de pouvoir rouvrir, même à 50 % de leur capacité, plus de 60 % des exploitants jugent que leur établissement ne pourra survivre financièrement au-delà de 6 mois.\u2014 PHOTO AP VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 16 facebook.com/ lenouvelliste MARIO BOULIANNE mboulianne@ledroit.com En 20 ans de carrière, Kaïn n\u2019a jamais raté une Fête nationale.Alors, il n\u2019était pas question qu\u2019un virus vienne mettre un terme à cette belle tradition.Mais cette fois, c\u2019est sur un écran d\u2019ordi que les fans du groupe sont conviés alors que Steve Veilleux, Éric Maheu et John-Anthony Gagnon-Robinette souligneront la Saint-Jean devant une caméra et autour d\u2019un feu de camp.« On a décidé de faire ce show- là dans ma cour, autour d\u2019un feu de camp avec une p\u2019tite bière, de confier Steve Veilleux lorsque joint par Le Droit.On va offrir un spectacle de 45 minutes, en formule trio, qui a été monté exclusivement pour la Saint-Jean.D\u2019ailleurs, il n\u2019y aura pas d\u2019autres shows de Kaïn que celui-là en 2020.» Ce spectacle sera présenté en ligne via la plateforme lepoin- tedevente.com.C\u2019est aussi sur cette même plateforme que les personnes intéressées peuvent acheter leur billet afin de pouvoir visionner le spectacle qui s\u2019ouvrira à la brunante, dès 20 h 30, le mercredi 24 juin.Et le trio originaire de Drummondville promet une soirée pleine d\u2019émotions présentée dans une ambiance festive.« En ces moments difficiles, ç a n o u s p r e n d d e s p r o j e t s rassembleurs, des rendez-vous qui nous unissent tous comme dans l\u2019temps, ajoute Veilleux.Nous, on veut faire de la musique et on veut le faire aussi pour les gens.Cette Fête nationale sera très particulière et comme groupe, on se devait d\u2019être là.» Les trois compères ont également décidé d\u2019enregistrer la prestation à l\u2019avance, et ce, principalement pour des raisons techniques.« Étant donné que les gens paient pour voir le show, on voulait absolument offrir une excellente qualité sonore et visuelle, explique-t-il.Ceci étant dit, on voulait également s\u2019assurer de pouvoir donner un show en soirée et à l\u2019extérieur.Alors, on sait tous que la Saint- Jean rime souvent avec une bonne averse, on ne voulait tout simplement pas prendre cette chance (rire).» Il y aura donc des techniciens sur place pour assurer une bonne captation, mais comme l\u2019explique le chanteur, tout se fera selon les mesures de distanciation et en tout respect pour la santé de tous.«On va se tenir à deux mètres les uns des autres, insiste-t-il.Mais on va quand même s\u2019amuser.On veut offrir un beau grand tour de table du répertoire de Kaïn, comme on le fait à chaque Saint-Jean depuis 20 ans.» Les billets pour cette soirée sont déjà en vente et jusqu\u2019au 14 mai, on peut se les procurer au coût de 10,99 $.Après cette date, ils augmenteront de cinq dollars.Informations: lepointdevente.com h t t p s : / / w w w.f a c eb o o k .c o m / groupekain kain.ca La Saint-Jean de Kaïn Kaïn offrira un spectacle de la Saint-Jean en ligne.Le trio enregistrera cette prestation qui sera diffusée sur la plateforme lepointdevente.com le 24 juin, à 20h30.\u2014 PHOTO COURTOISIE JULIEN ARSENAULT La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Alors que le Cirque du Soleil est toujours à la recherche d\u2019une façon de se renflouer ou d\u2019un éventuel acquéreur, il affirme ne pas avoir cogné à la porte de l\u2019État québécois dans le but de contracter un prêt de plusieurs centaines de millions de dollars.Son président du conseil d\u2019administration, Mitch Garber, a indiqué, dans un courriel envoyé jeudi à La Presse canadienne, que l\u2019entreprise de divertissement n\u2019avait pas «demandé au gouvernement un dollar de financement».L\u2019homme d\u2019affaires réagissait ainsi à une récente dépêche de l\u2019agence Bloomberg à l\u2019effet que le Cirque discutait avec Investissement Québec (IQ) afin que le bras financier de l\u2019État lui prête jusqu\u2019à un demi-milliard de dollars canadiens.«Quant à savoir si un ou des acheteurs potentiels aient demandé au gouvernement de leur prêter un million ou un milliard de dollars, je ne sais pas, mais demander au gouvernement un prêt de 500 millions $ semble absurde», a écrit M.Garber.Parallèlement, jeudi, le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, qui avait exprimé son intérêt à l\u2019endroit du Cirque la semaine dernière, a été avare de commentaires sur le dossier, en marge de l\u2019assemblée annuelle des actionnaires du conglomérat de télécommunications.Traînant une dette estimée à plus de 900 millions $ US, le Cirque vient d\u2019obtenir un financement d\u2019urgence de 50 millions $ US auprès de ses trois principaux actionnaires \u2013 TPG Capital (60 %), la firme chinoise Fosun (20 %) et la Caisse de dépôt et placement du Québec (20 %).En plus d\u2019étudier tous les scénarios, y compris celui où elle se placerait à l\u2019abri de ses créanciers, la compagnie a commencé ses démarches afin de dénicher un investisseur ou un acquéreur, ou de renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.Autant à Québec qu\u2019à Ottawa, le Cirque a récemment ajouté des mandats à ses inscriptions aux registres des lobbyistes afin de solliciter un coup de pouce financier dans le but de traverser la tempête déclenchée par le nouveau coronavirus.Puisque le ministre de l\u2019Économie, Pierre Fitzgibbon, n\u2019a jamais fermé la porte à une éventuelle aide du gouvernement Legault, tout porte à croire qu\u2019IQ sera mis à contribution dans la relance du Cirque, qui a annulé ses 44 spectacles en plus de licencier la qua- si-totalité de son effectif - environ 4700 personnes - en raison de la pandémie de COVID-19.Au cours d\u2019un point de presse téléphonique, à la suite du rendezvous annuel de Québecor, M.Péla- deau, interrogé à maintes reprises, a affirmé qu\u2019il ne voulait pas discuter publiquement d\u2019une «transaction qui pourrait se produire».Il n\u2019a pas été possible de savoir si le conglomérat avait eu accès aux livres financiers du Cirque, ce qu\u2019il déplorait la semaine dernière, faute d\u2019une entente de confidentialité.«C\u2019est difficile de penser qu\u2019une situation financière peut être plus précaire que celle (du Cirque), a affirmé l\u2019actionnaire de contrôle de Quebecor.Il est important d\u2019agir rapidement pour assurer la pérennité du Cirque.» Le Cirque du Soleil dit ne pas avoir demandé de prêt à l\u2019État québécois leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 ARTS ET SPECTACLES 17 NATHALIE COLLARD La Presse Bien sûr, il y aura des nouveaux livres sur les rayons des librairies l\u2019automne prochain.Mais on le devine, la rentrée littéraire sera bien différente des années précédentes.Coup de sonde auprès de quelques éditeurs qui reprennent tranquillement leurs activités, et qui nous expliquent comment ils s\u2019adaptent à la pandémie.Comme bien des secteurs d\u2019activité, le monde du livre est inquiet.De l\u2019éditeur au libraire en passant par le distributeur, toute la chaîne du livre est fragilisée ces jours-ci.On estime que les librairies indépendantes ont perdu environ 70 % de leur chiffre d\u2019affaires depuis le début de confinement, sans compter que des chaînes comme Renaud-Bray sont en difficulté.Selon l\u2019Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française (ADELF), qui craint une crise des liquidités, le pire est à venir.C\u2019est dans ce contexte difficile que les éditeurs préparent la rentrée de l\u2019automne, LE plus gros moment de l\u2019année dans le monde du livre.Alors que l\u2019ouverture des librairies montréalaises est sans cesse reportée, il faut planifier une rentrée automnale sans lancements, sans séances de signature et probablement sans salons du livre.Pas évident.«On a un semi-plan, on tricote trois mailles puis on détricote trois mailles», lance Caroline Fortin, vice-présidente de Québec Amérique.«C\u2019est l\u2019incertitude, confirme Mark Fortier chez Lux Éditeur.Il faut faire comme si la rentrée allait être normale même si elle ne le sera pas.» «On essaie de s\u2019adapter autant que faire se peut, souligne de son côté Pascal Assathiany, directeur général aux éditions du Boréal.On va sortir des livres en mai et juin, avant la période des vacances, mais d\u2019autres titres seront reportés à l\u2019automne.Et des titres prévus pour l\u2019automne seront reportés à l\u2019hiver.On doit tenir compte de l\u2019état du marché.» UN PRINTEMPS PAS ÉVIDENT À la mi-mars, tout a cessé d\u2019un coup sec.«Il y a un de nos livres qui est littéralement resté pris dans un camion arrêté quelque part, raconte Caroline Fortin en riant.C\u2019est un livre sur les plantes d\u2019intérieur, Une jungle entre quatre murs\u2026 Ça ne s\u2019invente pas ! » Le gros morceau du printemps chez Québec Amérique, c\u2019était toutefois la biographie de Pauline Marois, qui devait sortir au début du mois d\u2019avril.«On a tout mis sur pause, poursuit-elle.On y va au cas par cas.Certains titres seront repoussés à l\u2019automne et on réévalue des sorties de l\u2019automne qui seront peut-être reportées à l\u2019hiver 2021.» La plupart des maisons d\u2019édition se livrent au même exercice.C\u2019est pourquoi l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a lancé un message à ses quelque 120 membres : tentons de ne pas engorger les rayons des libraires cet automne.«Je pense que tous les éditeurs sont conscients que ça ne sert personne de créer un goulot d\u2019étranglement, note son président, Richard Prieur.De toute manière, les imprimeurs ne seront pas en mesure de fournir.» UN JEU DE DOMINOS Depuis le début du confinement, la lecture est plus populaire que jamais.Les gens revisitent leurs bibliothèques, dressent des listes, s\u2019échangent des suggestions.«Comme l\u2019art, la lecture est une valeur refuge», soutient Pierre Filion, qui assure la direction générale et éditoriale chez Leméac.Les gens lisent, mais les librairies et les bibliothèques sont fermées.Et les ventes en ligne représentent au mieux le quart des ventes habituelles.«On avait beaucoup de livres à sortir en mars, avril et mai, précise M.Filion.On va attendre que la plupart des librairies rouvrent pour tout lancer.Je prévois que la moitié de mon programme d\u2019hiver sera reporté à l\u2019an prochain.Et je vais baisser ma production de 20 à 25 % cet automne.On ne veut pas créer une crise inflationniste et risquer de tuer des livres.» Pour Lux Éditeur, qui observe une baisse de 15 à 40 % de son chiffre d\u2019affaires, il ne fait aucun doute que l\u2019automne sera atypique.«On performe bien dans les librairies de cégeps et d\u2019universités, note Mark Fortier.Mais quand vont- elles rouvrir ?Il reste encore tellement d\u2019inconnues quand on parle de la rentrée.» Richard Prieur parle des trois R pour décrire ce que vivent les éditeurs de livres actuellement: la relance, la reprise et la rentrée.«La relance et la reprise, ça va, dit-il.Ça reprend lentement avec l\u2019ouverture des régions.Les libraires ont tenu au cours des dernières semaines, même s\u2019il n\u2019y avait pas beaucoup d\u2019argent à faire quand on ajoute le coût des livraisons.Là, les acquisitions vont reprendre, et on souhaite que les librairies ouvrent bientôt à Montréal.Mais les entrepôts des distributeurs débordent.Et je suis inquiet pour les librairies dans les centres commerciaux.L\u2019écosystème du livre est fragile.» On verra au cours des prochaines semaines quelle part de la somme de 500 M$ annoncée par le ministre du Patrimoine canadien Steven Guilbeault reviendra au milieu du livre.Mais pour l\u2019instant, l\u2019inquiétude de Richard Prieur est partagée par Pascal Assathiany, qui porte aussi le chapeau de président de Dimedia, un diffuseur et distributeur, propriété des éditions du Boréal et de Québec Amérique.«Le problème principal, c\u2019est de tenir l\u2019ensemble de la chaîne du livre debout, insiste- t-il.Les librairies ne paient pas ou paient en retard, les distributeurs n\u2019ont pas de revenus.Or, la distribution, c\u2019est le maillon discret de la chaîne, celui qui ne reçoit pas d\u2019aide en temps normal.» COMMENT PARLER DES NOUVEAUX LIVRES L\u2019autre défi qui attend les éditeurs cet automne, c\u2019est celui de la promotion.Dans un contexte où tout rassemblement est interdit, le mode habituel de promotion des livres devient impossible.« Nos lancements attirent environ 200 personnes chaque fois, note Olga Duhamel, qui assure la direction littéraire chez Héliotrope.Il y a beaucoup d\u2019énergie dans ces soirées qui donnent une impulsion aux livres.Ensuite, il y a les salons du livre.Peut-être qu\u2019il y en aura en région, mais Montréal reste notre gros salon\u2026 On réfléchit à d\u2019autres manières de faire les choses parce qu\u2019on a envie de se voir.Un lancement où tout le monde porte un masque ?Je ne sais pas\u2026 » En cette saison, les éditeurs ont l\u2019habitude de présenter leurs nouveaux titres aux libraires et aux bibliothécaires.Des journées qui ne pourront avoir lieu puisque les rassemblements sont toujours interdits.Pierre Filion, de Leméac, constate que les éditeurs européens ont entre autres recours à des rendez-vous Facebook, en direct ou préenregistrés.«On va trouver d\u2019autres moyens, mais c\u2019est certain que notre grand cocktail de la rentrée ne pourra pas avoir lieu», regrette-t-il.«Les auteurs vont trouver d\u2019autres façons de rencontrer les lecteurs via les réseaux sociaux, croit pour sa part Caroline Fortin, de Québec Amérique.Ce qui m\u2019inquiète, c\u2019est de savoir quand les lecteurs pourront à nouveau bouquiner, tenir un livre dans leurs mains et le feuilleter.Pour des auteurs moins connus, c\u2019est important que les lecteurs puissent les découvrir en librairie.» Toutes sortes d\u2019initiatives sont en préparation en vue d\u2019un retour à la normale.On a déjà vu le mot-clic #jelisbleu, lancé dans les réseaux sociaux par l\u2019autrice Nadine Descheneaux.Plusieurs éditeurs espèrent aussi que les libraires mettront l\u2019accent sur les livres québécois en magasin.Quelques-uns proposent également que les écoles et les bibliothèques favorisent l\u2019achat de livres québécois.Richard Prieur de l\u2019ANEL voit même une occasion du côté des médias électroniques, où, selon lui, la couverture de la littérature n\u2019est pas choyée.«Les tournages sont retardés et la télé va devoir remplir ses contenus, croit-il.Il y aura un intérêt pour les variétés et l\u2019information.Il y a peut- être opportunité de ce côté ?Pour l\u2019instant, on cherche par tous les moyens de garder la tête au-dessus de l\u2019eau\u2026» LITTÉRATURE Une rentrée d\u2019automne pas comme les autres Comme bien des secteurs d\u2019activité, le monde du livre est inquiet.De l\u2019éditeur au libraire en passant par le distributeur, toute la chaîne du livre est fragilisée \u2014 PHOTO ROBERT SKINNER LA PRESSE «Le problème principal, c\u2019est de tenir l\u2019ensemble de la chaîne du livre debout.Les librairies ne paient pas ou paient en retard, les distributeurs n\u2019ont pas de revenus.Or, la distribution, c\u2019est le maillon discret de la chaîne, celui qui ne reçoit pas d\u2019aide en temps normal.» VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 18 STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le processus pour trouver un successeur à Daniel Paradis n\u2019aura pas traîné.Hockey Mauricie s\u2019est tourné vers Frédéric Lavoie, qui a démissionné de son poste d\u2019entraîneur-chef des Estacades midget AAA en début de semaine, pour encadrer ses équipes de la structure intégrée.Lavoie, qui est enseignant à l\u2019Académie les Estacades, fera du hockey à temps plein puisqu\u2019il aura aussi le mandat de chapeauter le sport-études.«Après 12 ans de coaching à pleine face, je suis content d\u2019obtenir ce nouveau défi.Ce partenariat entre Hockey Mauricie et les Estacades m\u2019offre une très belle opportunité pour parfaire mes connaissances», souligne Lavoie, qui supervisera donc plusieurs jeunes entraîneurs de qualité, sans pour autant diriger lui-même.«J\u2019ai hâte de voir si ça va me manquer de ne pas être derrière le banc! Je serai quand même près de l\u2019action.» Ce sera la seule vocation de Lavoie l\u2019an prochain, à part peut- être le temps qu\u2019il a l\u2019habitude d\u2019offrir bénévolement au hockey mineur.Pas question de joindre les rangs d\u2019une équipe de la LHJMQ, même dans un rôle de soutien.«Pour moi, j\u2019aurais du mal à concilier les deux.Je veux avoir toute la latitude pour aller voir jouer les équipes que j\u2019encadre lors des fins de semaine, alors j\u2019aime mieux uniquement me concentrer là-dessus», souligne-t-il, en dévoilant la couleur qu\u2019il veut apporter à ces deux environnements.«Ma vision, c\u2019est qu\u2019on doit servir de tremplin.Au hockey comme dans la vie en général, notre mission c\u2019est d\u2019outiller les jeunes avec qui on travaille.» Du côté de Hockey Mauricie, on se réjouissait de cette prise.«Nous sommes très heureux de pouvoir bénéficier de l\u2019expérience de Frédéric au sein de notre structure de hockey.Ses qualités tant sur le plan professionnel que personnel seront un atout important pour l\u2019ensemble de notre organisation », indique René Leclair, président de Hockey Mauricie.Lavoie entre en fonction immédiatement.Il sera secondé dans ses nouvelles fonctions par Steve Mongrain également bien connu dans le monde du hockey régional, notamment pour son implication comme entraîneur des gardiens de but chez les Cataractes de Shawinigan.Hockey Mauricie opte pour Frédéric Lavoie Frédéric Lavoie \u2014PHOTO LE NOUVELLISTE «Ma vision, c\u2019est qu\u2019on doit servir de tremplin.Au hockey comme dans la vie en général, notre mission c\u2019est d\u2019outiller les jeunes avec qui on travaille.» LONGUEUIL, Qc (PC) \u2014 À l\u2019heure où plusieurs sites internet rapportent que le Grand Prix de Formule 1 du Canada ne fera pas partie du calendrier provisoire de la FIA en prévision de la saison 2020, une source au fait des discussions a révélé à La Presse canadienne jeudi qu\u2019il n\u2019en est rien \u2013 pour l\u2019instant.La FIA entend dévoi ler un calendrier provisoire pour la saison «quelque part au début du mois de juin», en dépit de la pandémie du nouveau coronavirus.Selon cette source, le scénario où le Grand Prix du Canada serait présenté en septembre ou au début du mois d\u2019octobre tient encore la route.La décision finale reviendra cependant à la FIA, en partenariat avec les autorités sanitaires, a-t-elle précisé.Ainsi, la marge de manœuvre commence à être assez mince pour les organisateurs de Grands Prix .C\u2019est d\u2019ai l leurs ce qu\u2019a constaté le directeur général du Grand Prix de France, Éric Boul- lier, lorsqu\u2019il a tenté de reporter sa course qui devait être présentée le 28 juin \u2013 tout juste après le Grand Prix du Canada.«On a regardé.On a discuté avec les instances fédérales et la F1.Le Grand Prix de France s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019un calendrier avec d\u2019autres Grands Prix, et ce sont la F1 et la FIA qui gèrent cela.Les disponibilités du circuit Paul Ricard n\u2019étaient pas adéquates, nous n\u2019avons pas trouvé de date de report possible», a-t-il expliqué jeudi sur les ondes de la chaîne française Canal+.D\u2019ailleurs, Boullier a profité de l\u2019occasion pour expliquer les motifs qui l\u2019ont poussé à carrément annuler le Grand Prix de France \u2013 tout comme les Grands Prix d\u2019Australie et de Monaco l\u2019ont fait avant lui.«Tous les scénarios ont été étudiés, du huis clos au report en passant par le non-maintien lui- même.Le Grand Prix de France a un impact significatif sur l\u2019économie de la région Sud.Cette décision s\u2019est imposée avec les récentes décisions annoncées par l\u2019État.On pense que c\u2019est une décision responsable, et la santé de notre écosystème F1 est primordiale», a-t-il déclaré à Canal+ En attendant qu\u2019une annonce soit faite, la saison de Formule 1 pourrait commencer en juillet malgré l\u2019annulation ou le report des 10 premières courses en raison de la pandémie de coronavi- rus, a affirmé le président de la F1, Chase Carey, le mois dernier.Carey espère une saison de 15 à 18 courses, d\u2019abord en Europe jusqu\u2019en septembre, avant un déplacement en «Eurasie, Asie et Amérique».La saison s\u2019achèverait dans le Golfe Persique avec le Grand Prix de Bahreïn \u2013 initialement prévu pour mars \u2013 et le Grand d\u2019Abou Dhabi.«Nous publierons notre calendrier finalisé dès que possible, a assuré Carey.Bien évidemment, il ne sera réalisable que si la crise sanitaire liée à la Covid-19 s\u2019améliore dans les différents pays concernés.» GRAND PRIX DU CANADA 2020 Une décision en juin? leNouvelliste VENDREDI 15 MAI 2020 SPORTS 19 Près de 2000 personnes ont répondu au sondage virtuel des Aigles LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 En l\u2019espace de quelques heures, près de 2000 personnes ont répondu à l\u2019appel lancé par les Aigles, par le biais d\u2019un sondage virtuel, à savoir s\u2019ils répondraient présents cet été pour encourager l\u2019équipe.Les chiffres ne mentent pas: si la distanciation physique est contrôlée et que les mesures sanitaires sont rigoureuses, ceux qui sont déjà vendus à la cause du baseball n\u2019hésiteraient pas à se déplacer.«Je m\u2019attendais à quelque chose de bien, mais à 87 % , je me tape dans les mains», sourit le président des Aigles Paul Poisson.En effet, près de 9 internautes sur 10 ont répondu qu\u2019ils franchiraient les portes du Stade Quillorama, si les réglementations gouvernementales leur permettaient d\u2019assister à une partie pendant la belle saison.Les Aigles devaient entamer leur calendrier régulier vendredi, à Joliet en Illinois.«Pour nous, c\u2019est un gros wow! On sait que nous avons un petit noyau dur avec nos 300 abonnés de saison, mais plusieurs répondants ont également écrit qu\u2019ils prévoyaient assister à 3 ou 5 matchs.» Cet exercice a été commandé par la Ligue Frontière, dont les rencontres hebdomadaires entre présidents se poursuivent afin de sauver un semblant de saison.Il y a quelques jours, Paul Poisson disait au Nouvelliste que le mois de mai serait important, sur le plan des décisions.«Notre plus récent entretien, ce fut un copier-coller du dernier.Mais attention, ça ne veut pas dire qu\u2019on n\u2019avance pas.» On sait que le Stade Quillo- rama de Trois-Rivières pourrait accueillir jusqu\u2019à 850 personnes, dans une nouvelle configuration de l\u2019ère «covidienne», toujours en tenant compte d\u2019une ouverture de la Santé publique à ce chapitre.«On séparerait les familles par trois bancs de chaque côté, avec personne en avant, ni à l\u2019arrière.Nous prévoyons aussi une douzaine de personnes à la sécurité.La nourriture serait vendue en boîte, les concessions alimentaires n\u2019ouvriraient pas avant le début de la partie.Les toilettes seraient d é s i n f e c t é e s a p r è s c h a q u e utilisation.» Les Aigles recommanderaient aussi le port du masque, voire l\u2019obligation du dit masque si les gouvernements en décidaient ainsi.«Je verrais mal nos employés travailler sans masque, que ce soit obligatoire ou non», reconnaît Paul Poisson.Plus de 70 % des répondants n\u2019entretiendraient pas de craintes à amener un enfant voir les Aigles et la mascotte Grand Chelem.C\u2019est moins clair pour les 70 ans et plus, une part non négligeable des amateurs assis dans les gradins au Stade Quillorama.Au sein de cette catégorie d\u2019âge, on tourne autour du 50-50.«C\u2019est sûr qu\u2019on serait triste de ne pas les voir.En ce moment, la Santé publique ne le recommande pas.Est-ce que le discours changera cet été?Chose certaine, on développe notre plateforme de webdiffusion des matchs.Si on joue cet été, et je suis persuadé qu\u2019on aura du baseball en 2020, ce sera une possibilité pour cette clientèle.» DE L\u2019ESPOIR La ministre Isabelle Charest a souligné, mercredi, que le baseball pourrait s\u2019adapter plus facilement que d\u2019autres sports collectifs au déconfinement.Le directeur général de Baseball Québec, Maxime Lamarche, a salué cette ouverture dans La Presse.Les Aigles sont également confiants.Pourquoi pas du baseball à la mi-juillet?«On pense au baseball professionnel, mais aussi à toute la communauté du baseball mineur, à nos jeunes.Il faut remettre le sport sur les rails et nous voulons continuer à être présents pour eux.» La direction des Aigles s\u2019attend à recevoir bientôt la confirmation de la Ville de Trois-Rivières qu\u2019elle peut entrer dans ses bureaux, au stade.Car beaucoup de travail reste à faire, ne serait-ce que pour entretenir l\u2019espoir qu\u2019il y aura bel et bien du baseball au parc de l\u2019Exposition.«On l\u2019a déjà dit: si les frontières demeurent fermées cet été, il y aurait moyen d\u2019organiser une mini saison avec les Capitales de Québec, d\u2019aligner des joueurs canadiens.Tous les scénarios sont encore sur la table.» Les Trifluviens veulent du baseball Les Aigles continuent à travailler sur un plan de configuration du Stade Quillorama qui permettrait de respecter les mesures sanitaires, dans le contexte de la pandémie du coronavirus.\u2014PHOTO: STÉPHANE LESSARD ST.PETERSBURG (PC0 \u2014 L\u2019as des Rays de Tampa Bay Blake Snell a déclaré au réseau américain ESPN qu\u2019il ne jouera pas «à rabais» cette saison, parce que les risques d\u2019être infectés par le nouveau coronavi- rus «n\u2019en valent pas la peine».Snell a exprimé son refus à la prétendue proposition des Ligues majeures de baseball d\u2019établir un partage des revenus 50-50 avec les joueurs pour une saison écourtée par la COVID-19 dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux mercredi.«C\u2019est une saison écourtée, donc moins de salaire, a-t-il dit dans sa vidéo diffusée sur son compte Twitter.Non, je dois recevoir mon argent.Je ne joue pas à moins que je le reçoive, O.K.?Et c\u2019est tout ce qui compte pour moi.Ce que je veux dire, c\u2019est que je suis désolé que vous pensiez différemment, mais le risque (d\u2019être infecté à la COVID-19) est beaucoup trop élevé et le montant qui m\u2019est dû est beaucoup trop petit.Pourquoi est- ce que j\u2019envisagerais de le faire?» Les clubs avaient exprimé leur appui lundi à une proposition pour que les joueurs reçoivent une portion de leur salaire de la saison 2020 en fonction d\u2019un système de partage 50-50 des revenus des Ligues majeures de baseball pour la saison régulière et les séries éliminatoires, a précisé une personne au fait du plan à l\u2019Associated Press lundi.Cette source a requis l\u2019anonymat puisque celui-ci n\u2019a pas été dévoilé publiquement.Ce concept permettrait aux équipes de limiter leurs coûts d\u2019opération pour jouer devant des gradins vides, en raison de la pandémie de COVID-19.Le syndicat considère ce système comme étant un plafond salarial déguisé, et en conséquence il a rappelé qu\u2019il ne l\u2019accepterait jamais.Snell, qui doit empocher 7 millions $US en 2020, a mentionné qu\u2019il «adore le baseball», mais qu\u2019il n\u2019est pas prêt à accepter de multiples réductions salariales en raison des circonstances actuelles.«Mon frère, je risque ma vie, a poursuivi Snell.Que voulez-vous dire quand vous dites que ça ne devrait pas être une préoccupation?Ça devrait être la seule préoccupation.(.) En plus de ça, je dois payer mes impôts.Imaginez-vous combien il me reste pour jouer?Comprenez-vous ce que j\u2019essaie de dire?» Snell a ensuite expédié un texto au quotidien Tampa Bay Times, en admettant que ses propos dans la vidéo pouvaient être perçus comme étant égoïstes.L\u2019ex-lauréat du trophée Cy Young dans la Ligue américaine a aussi confié au Tampa Bay Times qu\u2019il serait prêt à rater la saison 2020, et il a ajouté que la proposition des propriétaires d\u2019établir un système de partage des revenus est «super frustrante, parce que c\u2019est nous qui prenons les risques».Snell, qui est âgé de 27 ans, entame la deuxième année d\u2019un contrat de cinq ans d\u2019une valeur totale de 50 millions $ avec les Rays.L e s d i r i g e a n t s d e s L i g u e s majeures ont indiqué qu\u2019i ls avaient rencontré les représentants syndicaux des joueurs mardi afin de présenter leur proposition, mais qu\u2019ils n\u2019avaient pas discuté de compensations financières pour les joueurs ni d\u2019enjeux économiques.Blake Snell refuse de jouer «à rabais» Blake Snell, lanceur des Rays de Tampa Bay.\u2014 PHOTO: ASSOCIATED PRESS VENDREDI 15 MAI 2020 leNouvelliste 20 SPORTS ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Max Domi ne s\u2019en fait pas avec sa situation contractuelle, même s\u2019il pourrait être l\u2019un des nombreux joueurs touchés par les impacts économiques qu\u2019aura la pandémie de la COVID-19 sur la LNH.L\u2019attaquant du Canadien de Montréal deviendra joueur autonome avec compensation au terme de la saison suspendue depuis le 12 mars.Domi avait signé un contrat de deux saisons lui rapportant un salaire moyen annuel 3,15 millions $ US à son arrivée avec le Tricolore en juin 2018.Après avoir fracassé son record personnel avec 72 points en 82 matchs à sa première campagne avec le Canadien, Domi a fait un pas vers l\u2019arrière cet hiver, accumulant 44 points en 71 rencontres avant l\u2019interruption de la saison.Et alors que les plans entourant la reprise des activités demeurent incertains, Domi ne s\u2019en fait pas trop avec son avenir.«Jusqu\u2019ici, il n\u2019y a pas vraiment eu de discussions (avec le Canadien).Et je crois qu\u2019il se passe des choses beaucoup plus importantes dans le monde», a dit Domi à partir de sa résidence de Toronto lors d\u2019une conférence téléphonique.«Une chose est claire par contre: je veux jouer à Montréal.J\u2019adore jouer à Montréal et j\u2019adore mes coéquipiers.J\u2019espère jouer encore longtemps à Montréal et c\u2019est comme ça depuis ma première partie avec le Canadien.» Différents facteurs peuvent expliquer la baisse de production de Domi cette saison.Il a été privé des services de son complice Jonathan Drouin pendant la majeure partie de la campagne puisque le Québécois a été ennuyé par des blessures.Certains ont aussi noté qu\u2019il n\u2019avait peut-être pas aimé la décision de l\u2019entraîneur Claude Julien de le muter à l\u2019aile pendant quelques parties en novembre.Domi, qui a pourtant joué comme ailier pendant ses trois saisons avec les Coyotes de l\u2019Arizona, avait affirmé à l\u2019époque qu\u2019il n\u2019était pas évident de retourner à cette position.«Vous avez beaucoup plus d\u2019options quand vous êtes dans l\u2019axe central et vous touchez plus souvent à la rondelle.Vous avez aussi plus de vitesse dans certaines phases du jeu, comme lors de la relance», a-t- il expliqué jeudi en revenant sur les avantages de jouer au centre.«Ce sont les entraîneurs qui décident de la formation et je vais toujours tenter de jouer au maximum de mes capacités, peu importe la position, a-t-il ajouté.Je suis prêt à jouer à l\u2019aile gauche, à l\u2019aile droite ou au centre.Mais j\u2019aime jouer au centre, encore plus que je pouvais l\u2019imaginer.» Malgré ce désir, Domi est aussi conscient qu\u2019il doit améliorer certaines facettes de son jeu pour confirmer son emprise sur le rôle de centre.Il a notamment admis qu\u2019il devait s\u2019améliorer dans le cercle des mises en jeu.À ce niveau, Domi se classait 74e parmi les 100 joueurs ayant participé au plus de mises en jeu dans la LNH cette saison, avec une efficacité de 48,9 %.Certains ont aussi critiqué son manque d\u2019engagement en repli et en couverture défensive, ce qui ne le rendait pas assez fiable pour jouer au centre dans la LNH.De son côté, tout ce que Domi semble vouloir, c\u2019est un peu de stabilité et ne pas avoir à faire le yo-yo entre les deux positions.«Si vous alternez continuellement entre les positions, vous perdez vos repères, a-t-il dit.Si vous voulez jouer à l\u2019aile et être efficace, vous devez aussi y consacrer du temps.» UNE PENSÉE POUR LARAQUE Domi n\u2019a pas voulu dévoiler ses préférences concernant la possible reprise des activités dans la LNH, qualifiant les idées en circulation de «simples spéculations».Il a également rappelé que la lutte contre la pandémie était la priorité, ajoutant qu\u2019elle avait touché de nombreuses personnes.«Il y a beaucoup de personnes qui vivent des moments difficiles, qui sont en deuil.Il faut faire preuve de compassion, a affirmé Domi.Nous devons faire notre part en restant à la maison et en suivant les consignes et recommandations.» Les Sénateurs d\u2019Ottawa et l\u2019Avalanche du Colorado ont rapporté que des joueurs avaient été infectés à la COVID-19 au début de la crise.Dernièrement, l\u2019ancien hockeyeur Georges Laraque a partagé sur les réseaux sociaux son combat avec la maladie.«Je connais Georges depuis l\u2019époque où il jouait contre mon père (Tie Domi) et j\u2019ai appris à le connaître un peu plus lors des deux dernières années, a mentionné Domi, qui a représenté le Canadien lors du dernier défilé la Fierté en compagnie de Laraque.Il sourit toujours et il est comme un rayon de soleil quand il entre dans une pièce.«Je n\u2019ai pas pris de ses nouvelles dans les dernières semaines, mais je crois qu\u2019il se sent mieux.Je sais qu\u2019il a souffert, comme des milliers d\u2019autres personnes, mais je suis content qu\u2019il se porte mieux», a-t-il conclu.Domi veut rester et jouer au centre Max Domi se plaît à Montréal, mais il aimerait bien que Claude Julien l\u2019utilise au centre, pas à l\u2019aile.\u2014 PHOTO PC MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Le Condor de Nicolet a beau avoir terminé cinquième parmi les neuf équipes de la Ligue de hockey senior AAA en 2019-2020, il était très difficile d\u2019écarter la candidature d\u2019Émilien Boily à titre de meilleur gardien du circuit.Boily a eu le dessus sur le Granbyen Philippe Gatien (Louiseville) et sur Frédéric Piché (Joliette).En 18 matchs, il a conservé une moyenne de 3,25, accompagné d\u2019un pourcentage d\u2019arrêts impressionnant de ,923.Sa fiche a été de 11 victoires, quatre défaites et une défaite en prolongation.Que ce soit au niveau de la moyenne (2,07) et du pourcentage (,937), Gatien a obtenu de meilleures statistiques.Mais le fait qu\u2019il ait disputé seulement 10 matchs (il soignait une blessure en début de saison) a assurément joué contre lui.«Honnêtement, je ne m\u2019attendais à rien après avoir vu que j\u2019étais en nomination, explique Boily.Surtout, en plus, que j\u2019avais connu un début de saison très difficile avec quatre défaites de suite en partant.Mais il a suffi d\u2019une victoire pour me relancer et relancer l\u2019équipe.Après cette mauvaise séquence, on a été une des meilleurs clubs de la ligue.» En séries, le Condor s\u2019est ensuite incliné en cinq matchs face aux Sportifs de Joliette.S\u2019il se plaît dans la Ligue senior AAA, Boily avoue qu\u2019il rêve de jouer en Europe.«Il y a des gens qui travaillent pour me trouver une place là-bas, mais avec tout ce qui se passe, ça complique les choses.Si je reviens à Nicolet, je ne serai pas triste, d\u2019autant plus que le calibre s\u2019améliore tout le temps.» Boily vient de compléter sa deuxième saison à Nicolet.Il a aussi disputé un match avec les 3L de Rivière-du-Loup, dans la Ligue nord-américaine, en 2019-2020.LHSAAAQ Émilien Boily meilleur gardien Émilien Boily \u2014 PHOTO COURTOISIE LHSAAAQ LONGUEUIL, Qc (PC) \u2014 L\u2019attaquant Jakob Pelletier, des Wildcats de Moncton, est le lauréat du trophée Frank-J.-Selke, remis au joueur le plus gentilhomme de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.Ce trophée est remis au joueur ayant le mieux prouvé son efficacité sur la glace, tout en démontrant un maximum de respect envers ses adversaires ainsi que les officiels et en évitant le banc des pénalités.Pelletier, qui est le capitaine des Wildcats, a écopé seulement huit punitions mineures en 57 parties l\u2019hiver dernier.Il a ajouté 32 buts et 50 mentions d\u2019aide.Le hockeyeur âgé de 19 ans a été sélectionné en première ronde, 26e au total, par les Flames de Calgary lors du dernier repêchage de la LNH.Les attaquants Rafaël Harvey-Pinard, des Sague- néens de Chicoutimi, et Dmitry Zavgorodniy, de l\u2019Océanic de Rimouski, étaient les deux autres finalistes pour l\u2019obtention du trophée.LHJMQ Pelletier joueur le plus gentilhomme "]
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