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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
jeudi 4 juin 2020
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2020-06-04, Collections de BAnQ.

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[" TROIS-RIVIÈRES | JEUDI 4 JUIN 2020 | 100e ANNÉE, N° 178 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 Accusé de voies de fait graves sur un bébé de cinq mois PAGE 2 DE L\u2019ESPOIR POUR L\u2019AUTOROUTE 55 Québec annonce 202 projets d\u2019infrastructures placés sur la voie rapide avec le projet de loi 61 PAGES 4 ET 5 Derek Chauvin MORT DE GEORGE FLOYD LE POLICIER CHAUVIN ACCUSÉ DE MEURTRE AU DEUXIÈME DEGRÉ PAGE 6 BILAN RÉGIONAL DE LA COVID-19 Le nombre de cas se stabilise Un employé travaillait aussi en CHSLD PAGE 3 Une usine d\u2019explosifs à Yamachiche PAGE 14 L\u2019industrie touristique veut des repères et de l\u2019argent PAGE 15 Encore quelques jours pour les musées PAGE 17 JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS aff aires 14 à 16 arts et spectacles 17 à 19 le monde 6 opinions 10-11 sports 20 à 22 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES: 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE SYDNEY (AFP) \u2014 Remplissez les stades malgré les huis clos avec une effigie de vous en carton: la bonne idée a tourné à la mauvaise farce en Australie, avec un célèbre tueur en série apparaissant dans les tribunes d\u2019un match de rugby à XIII.La fédération australienne (NRL) voulait marquer le coup lors de sa reprise le week-end dernier, à huis clos, après plusieurs semaines de suspension des matches pour cause de pandémie.S\u2019inspirant d\u2019une idée déjà appliquée pour les matches de football en Allemagne, elle propose aux fans de payer 20 $ pour faire imprimer une effigie en carton d\u2019eux, grandeur nature, disposée dans les tribunes.Mais des farceurs ont détourné le dispositif en envoyant des photos.insolites.Par exemple celle de Harold Shipman, surnommé «Dr.Death» (Docteur La Mort), un médecin anglais reconnu coupable en 2000 d\u2019avoir tué 15 de ses patientes.On a pu voir son portrait dimanche en tribunes du match entre les Penrith Panthers et les Newcastle Knights.alors qu\u2019il s\u2019est suicidé en détention il y a plus de 15 ans.Plus léger, les téléspectateurs australiens ont aussi pu distinguer dans les tribunes le portrait de Dominic Cummings, le conseiller du premier ministre britannique Boris Johnson qui s\u2019est retrouvé au cœur d\u2019une polémique pour avoir contourné le confinement obligatoire.La polémique a poussé la NRL à annoncer une réforme du dispositif.Un tueur en série parmi les supporters en carton NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Des accusations de voies de fait graves viennent d\u2019être portées contre David Jasmin, un homme de 35 ans domicilié à Bécancour, pour des gestes de violence qui auraient été perpétrés sur un bébé de cinq mois.Le suspect a été arrêté, lundi, et a comparu, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières.Compte tenu de la nature des accusations et de ses causes pendantes, il y a eu objection à sa remise en liberté.Son dossier reviendra ce jeudi au stade de l\u2019enquête sur caution.Selon la dénonciation autorisée contre lui par Me Catherine Lacoursière, les gestes de violence auraient été commis le 24 mai dernier.En fait, on lui reproche d\u2019avoir commis des voies de fait graves à un enfant en le blessant, mutilant ou défigurant ou mettant sa vie en danger.Il est passible d\u2019un emprisonnement maximal de quatorze ans.L\u2019avocat du prévenu, Me Yvan Braun, est toujours en attente d\u2019un rapport médical sur la nature des blessures.Il n\u2019est pas exclu que son client soit évalué en vue de faire une thérapie pour des problèmes de dépendance.Rappelons par ailleurs que David Jasmin a également des causes pendantes.Il avait été arrêté le 25 mars dernier au terme d\u2019une enquête menée par la Sûreté du Québec concernant un vol qualifié commis le 13 novembre 2019 dans un commerce du boulevard Port-Royal à Bécancour.Le suspect s\u2019était en effet présenté dans un dépanneur armé d\u2019une arme blanche.Il aurait demandé l\u2019argent de la caisse et des cigarettes au commis avant de prendre la fuite à pied.Personne n\u2019avait été blessé.Cet événement lui a valu des accusations de vol qualifié, port de déguisement, bris de probation et possession d\u2019arme prohibée mais il avait pu reprendre sa liberté sous conditions.Ce dossier doit revenir devant le tribunal le 16 septembre.David Jasmin accusé de voies de fait graves sur un bébé de cinq mois David Jasmin est un homme de 35 ans de Bécancour.\u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Cet individu de 46 ans, accusé d\u2019avoir abusé sexuellement de sa belle-fille pendant sept ans, a été cité à subir son procès.Au terme d\u2019une enquête préliminaire qui s\u2019est terminée mardi après-midi, la preuve présentée par la procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, a été jugée suffisante pour justifier la tenue d\u2019un procès.De toute façon, le renvoi à procès n\u2019était pas contesté par l\u2019avocate de la défense, Me Pénélope Provencher.La tenue de cette enquête visait surtout à évaluer la crédibilité de trois témoins, dont la présumée victime.Le suspect a choisi d\u2019être jugé devant un juge seul.Son dossier a été reporté au 19 août.Il fait face à une vingtaine d\u2019accusations liées à des attouchements sexuels, des incitations à des contacts sexuels, des agressions sexuelles, des relations sexuelles anales, d\u2019avoir rendu accessible à la plaignante du matériel sexuellement explicite afin de faciliter la perpétration d\u2019une infraction de nature sexuelle, du harcèlement criminel, des communications harassantes et des bris d\u2019engagements.Les infractions qui lui sont reprochées auraient été commises entre 2012 et 2019.La présumée victime avait 14 ans lorsque le suspect aurait commencé à abuser d\u2019elle.Notons que nous devons taire l\u2019identité du suspect pour protéger celle de la plaignante compte tenu du lien entre eux.Cité à procès pour des abus sexuels sur sa belle-fille Les infractions reprochées à l\u2019individu auraient été commises entre 2012 et 2019. leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 ACTUALITÉS 3 GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Pour la première depuis le mois de mars, le total des cas de COVID-19 dans la région est stable.Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) rapporte en effet dans son plus récent bilan de la pandémie un total de 1994 cas, soit le même chiffre que la veille.Un nouveau cas a toutefois été détecté dans la région depuis mardi.Par contre, un autre cas positif s\u2019est finalement révélé être négatif, mentionne le CIUSSS MCQ.Ce cas a donc été retiré du bilan total, qui demeure donc inchangé.Autre nouvelle encourageante, le CIUSSS MCQ ne rapporte aucun nouveau décès de même qu\u2019aucun nouveau cas dans les CHSLD.Rappelons que depuis le début de la pandémie, 203 personnes ont succombé à la COVID dans la région, dont 119 dans les CHSLD.«Nous regardons toujours les tendances sur quelques jours.Mais depuis quelques jours, on remarque un plateau encourageant», soutient Guillaume Cliche, agent d\u2019information au CIUSSS MCQ.«Ça démontre que les mesures déployées dans nos milieux de soins et dans nos CHSLD commencent à porter fruit.Quand on met une mesure en place, ce n\u2019est jamais instantané, ça prend un certain temps pour avoir les bénéfices en raison de la période d\u2019incubation.Espérons que ça se poursuive en ce sens.» To u s l e s h o n n e u r s d e c e bilan journalier encourageant reviennent, mentionne le porte- parole du CIUSSS MCQ, aux travailleurs de la santé qui luttent depuis près de trois mois contre le coronavirus.«C\u2019est eux qui appliquent les mesures au quotidien et qui travaillent avec l\u2019équipement de protection adéquat», affirme Guillaume Cliche.«C\u2019est les travailleurs de la santé qui font la différence.On doit leur rendre honneur aujourd\u2019hui.» Malgré tout, les centres hospitaliers désignés pour les cas de COVID-19 accueillent toujours mercredi 27 personnes, dont 5 aux soins intensifs.On dénombre 22 personnes rétablies de plus, pour un total de 1466.Cela signifie que la Mauricie et le Centre-du-Québec ont toujours 325 cas actifs.Ce bilan encourageant ne signifie aucunement que la population doit baisser la garde, précise le CIUSSS MCQ.« I l faut demeurer ave c les mesures de distanciation et de protection lorsqu\u2019on est en public.C\u2019est ce qui fait foi du succès dans le combat que nous menons», mentionne le porte-parole du CIUSSS MCQ.COVID-19 EN MAURICIE ET AU CENTRE-DU-QUÉBEC Le nombre de cas est stable Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 dans la région demeure inchangé en 24 heures, une première depuis le mois de mars.\u2014 PHOTO: ARCHIVES LE NOUVELLISTE BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Commission scolaire du Chemin-du-Roy a décidé d\u2019ajouter deux nouveaux éléments au questionnaire d\u2019au- toévaluation des symptômes que doivent remplir quotidiennement ses employés qui se présentent physiquement dans les écoles.C\u2019est que le centre administratif de la Commission scolaire a appris, mardi, qu\u2019un employé à temps partiel occupait également un emploi de soir en CHSLD alors que la direction de l\u2019école où travaillait cette personne l\u2019a appris, elle, il y a quelques jours.Selon Radio-Cana- da Mauricie, cet employé occupait un poste à temps partiel à l\u2019école Louis-de-France dans la classe touchée par la COVID-19.La Commission scolaire dit comprendre que les personnes qui n\u2019obtiennent que quelques heures de travail à temps partiel dans les écoles veuillent occuper aussi des emplois ailleurs pour se faire un salaire convenable.«Si un employé n\u2019est pas à plein temps, que c\u2019est un remplaçant ou peu importe, c\u2019est sûr que la personne peut travailler ailleurs», fait valoir la responsable des communications Anne-Marie Bellerose.Le hic, c\u2019est l\u2019endroit où cette personne va travailler, nuance-t-elle.À partir de jeudi, le questionnaire que doivent remplir chaque jour les employés qui travaillent en présentiel demandera s\u2019ils ont travaillé au cours des 14 derniers jours dans le réseau de la santé ou dans un autre lieu de travail.Jusqu\u2019à maintenant, ce genre de question n\u2019était pas posée.Il n\u2019y avait pas de directive en ce sens de la part de la Santé publique, précise Mme Bellerose.Cette dernière indique que selon la Santé publique, il n\u2019est pas possible de faire de lien entre les récents cas d\u2019éclosions dans certaines écoles du territoire et le fait qu\u2019un ou des employés à temps partiel aient œuvré dans un CHSLD .En fonction des réponses fournies par les employés à temps partiel aux nouvelles questions, les décisions seront prises cas par cas, indique Mme Bellerose.Il y a une différence, par exemple, entre être allé faire du travail administratif dans un hôpital et être allé travailler auprès des personnes âgées en CHSLD , illustre-t-elle.Mme Bellerose rappelle qu\u2019il «y a une responsabilité de la personne aussi», fait-elle valoir.«Il y a six mois, on n\u2019aurait pas eu ce réflexe- là, mais là, il va falloir le développer», dit-elle.Rappelons que la Commission scolaire du Chemin-du-Roy a été particulièrement touchée par la pandémie.Six cas ont été déclarés à l\u2019école Saint-Paul, un cas à l\u2019école Saint-Philippe, un autre à l\u2019école Jacques-Hétu tandis qu\u2019on compte maintenant 11 élèves et un membre du personnel qui ont été également touchés à l\u2019école Louis-de-France.Malgré tous ces cas, la Santé publique a affirmé que la situation était sous contrôle et que les mesures de prévention étaient bien suivies dans les établissements scolaires.Pour l\u2019instant, aucun cas n\u2019a été signalé dans les deux autres commissions scolaires de la région.Un employé de l\u2019école Louis-de-France travaillait aussi en CHSLD Un employé de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy travaillait dans une école et dans un CHSLD, ce qui ne sera plus permis.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «C\u2019est les travailleurs de la santé qui font la différence.On doit leur rendre honneur aujourd\u2019hui.» «Il y a six mois, on n\u2019aurait pas eu ce réflexe-là, mais là, il va falloir le développer» JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS CAROLINE PLANTE La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Legault a annoncé, mercredi, des critères d\u2019admission pour sa formation express de préposé en centre d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).La campagne de recrutement de 10 000 préposés a démarré au quart de tour mardi, avec près de 60 000 dossiers de candidature reçus en moins de 24 heures.Mercredi, le ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, a précisé que seuls les citoyens c a n a d i e n s â g é s d\u2019a u m o i n s 18 ans, détenant un secondaire 3, sans antécédents judiciaires et en bonne santé physique seront considérés.De plus, les candidats sélectionnés devront démontrer lors d\u2019une entrevue des habiletés relationnelles et une grande motivation pour le travail en CHSLD à temps plein, a-t-il souligné.La période d\u2019inscriptions se termine ce vendredi à 17 h.Le ministre estime qu\u2019à ce jour, 10 % des candidatures sont des doublons.Devant la popularité du programme, le gouvernement n\u2019exclut pas de resserrer davantage les critères, en exigeant des candidats, par exemple, qu\u2019ils s\u2019engagent à fournir une prestation de travail.«Est-ce qu\u2019il pourrait y avoir même un engagement plus formel?Ce n\u2019est pas exclu», a déclaré M.Roberge en réponse à la question d\u2019un journaliste.La veille, il avait évoqué la possibilité que les candidats soient appelés à déménager.La ministre de la Santé, Danielle M c C a n n , a a f f i r m é q u e l e gouvernement pourrait également revoir à la hausse le nombre de préposés qui seront formés.«On a des besoins.Pour le moment, on parle de 10 000 préposés en CHSLD.(.) Il n\u2019est pas exclu qu\u2019on en forme davantage.On va vous revenir avec ça.» Québec veut former et recruter en un temps record 10 000 préposés pour répondre aux besoins des personnes âgées vivant dans les CHSLD, où sévit une pénurie chronique de personnel soignant depuis des années.Les cours, taillés sur mesure pour ce type d\u2019établissement, débutent à la mi-juin et les étudiants ayant acquis leur diplôme devraient avoir un travail à temps complet et bien rémunéré dès la mi-septembre.Pour atteindre son objectif, le gouvernement Legault a mis toutes les chances de son côté, en offrant une rémunération durant la formation, de même qu\u2019un salaire fort avantageux, qui fera l\u2019envie d\u2019autres professionnels de la santé plus instruits.L e s é t u d i a n t s r e c e v r o n t 760 $ par semaine avec à terme un emploi assuré, s\u2019ils obtiennent leur diplôme.Le salaire annuel atteindra 49 000 $.Les partis d\u2019opposition ont accusé le gouvernement mercredi de foncer tête baissée sans réfléchir aux conséquences.À leur avis, on ne fait que «déplacer le problème» en «vidant» les autres résidences pour aînés, où la rémunération est moins élevée, en plus de dépouiller les services de soins à domicile.«Les mesures que le gouvernement propose pour amener des préposés dans nos CHSLD, c\u2019est intéressant, mais c\u2019est en train de vider les autres ressources, a déclaré le député Harold LeBel, du Parti québécois (PQ).Je parlais à des gens des groupes d\u2019économie sociale qui font du maintien à domicile.Ils avaient une centaine de travailleurs; ils sont rendus à 20.» LEGAULT MÉPRISE LE PQ, DIT HAROLD LEBEL Lors de son point de presse mercredi, le député LeBel est également revenu sur l\u2019incident de la veille impliquant son chef, Pascal Bérubé, et le premier ministre.Il a accusé François Legault de mépriser le PQ parce que, selon lui, il pense l\u2019avoir tué.«Ils veulent le tuer jusqu\u2019au bout pis c\u2019est pas vrai.Ils ne nous ont pas tués.On est là et on va faire notre travail», a-t-il déclaré.Mardi, Pascal Bérubé, furieux, était sorti en trombe du Salon bleu.Il venait de se faire accuser par M.Legault de vouloir «tuer le tourisme» dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, une «cheap shot», selon M.LeBel.Le chef péquiste avait soulevé des questions en Chambre sur le déconfinement.En clair, il voulait savoir si la décision de lever les contrôles routiers en région s\u2019appuyait sur la science ou bien si elle était politique.Visiblement agacé, M.Legault l\u2019a accusé de vouloir tuer le tourisme dans sa région, ce à quoi M.Bérubé a répondu que le premier ministre tenait des propos «minables».Selon Harold LeBel, ce n\u2019est pas la première fois que François Legault, un ancien ministre péquiste, fait preuve de mépris à l\u2019endroit du PQ.«Il nous a regardés de haut et il fait souvent ça», a-t-il lancé.L\u2019épisode de mardi, «c\u2019était vraiment bas.(.) J\u2019étais insulté d\u2019entendre ça.» FORMATION EXPRESS DE 10 000 PRÉPOSÉS Québec établira des critères d\u2019admission Danielle McCann, ministre de la Santé du Québec, a affirmé que le gouvernement pourrait revoir à la hausse le nombre de préposés qui seront formés.\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC (PC) \u2014 Des centaines de projets d\u2019infrastructures seront placés prochainement sur la voie rapide, grâce à un allégement réglementaire orchestré par le gouvernement Legault.Le gouvernement s\u2019engage à ne pas renoncer pour autant à la rigueur du processus, ni à faire quelque concession que ce soit à l\u2019intégrité des contrats publics.Après des mois de crise sanitaire et de confinement, qui ont fait grimper le taux de chômage à plus de 17 %, le gouvernement est bien déterminé à relancer l\u2019économie du Québec au plus tôt, en misant sur son projet de loi 61.Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, a déposé son projet de loi mercredi, et il l\u2019a placé, lui aussi, sur la voie rapide.Il reste à peine six jours de session parlementaire et il veut le voir adopté avant l\u2019ajournement du 12 juin.La situation est «exceptionnelle», a plaidé en conférence de presse le ministre des Finances, Eric Girard, qui parle de la pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale.«Le gouvernement du Québec doit stimuler l\u2019économie, (.) c\u2019est notre rôle.» Les deux hommes se sont présentés devant les journalistes mercredi munis d\u2019une liste de 202 projets souvent déjà dans la machine gouvernementale et qualifiés de «consensuels».Pour stimuler la relance, on parle donc d\u2019accélérer la construction d\u2019écoles, de maisons des aînés, de routes et de réseaux de transport collectif, essentiellement.En mai, le ministre Dubé avait annoncé que le Programme québécois des infrastructures (PQI) passerait cette année de 11 à 14 milliards $, ce qui permettra de donner suite au projet de relance du gouvernement.Fait à noter: le troisième lien routier entre Québec et Lévis, une promesse phare la Coalition avenir Québec (CAQ) en campagne électorale, ne figure pas sur la liste des 202 projets qui seraient accélérés.En vertu du projet de loi 61, les projets pourraient bénéficier de «mesures d\u2019accélération», telles que des «procédures d\u2019expropriation allégées» et autres «allégements des règles procédurales».Par exemple, « i l faut avoir d\u2019autres critères que celui de la règle du plus bas soumissionnaire», a expliqué Christian Dubé, y voyant un gage de plus grande efficacité.Avec la loi 61, il sera dorénavant plus facile d\u2019obtenir un permis de construction d\u2019une municipalité pour construire une maison des aînés sur une terre du domaine de l\u2019État.«On n\u2019ira pas à l\u2019encontre de lois ou de règlements, mais on va s\u2019assurer (.) en amont d\u2019avoir les autorisations plus rapidement qu\u2019on les aurait en temps normal», a-t-il déclaré, en promettant la même rigueur dans la gestion des coûts et la sécurité des bâtiments.Le projet de loi va «offrir davan- t a g e d\u2019a g i l i té e t d e ra p i d i té d\u2019exécution dans le processus d\u2019acquisition des organismes publics et du monde municipal, tout en préservant l\u2019intégrité des marchés publics», a promis M.Dubé.PROJET DE LOI 61 Quelque 200 projets d\u2019infrastructures placés sur la voie rapide MONTRÉAL (PC) \u2014 La pandémie de coronavirus a fait 59 nouvelles victimes au cours des 24 dernières heures au Québec.À cela s\u2019ajoutent 22 décès survenus avant le 27 mai, ce qui mène à un total de 4794 pertes de vie, selon des chiffres annoncés mercredi.Les plus récentes données font état de 291 nouveaux cas, ce qui gonfle le nombre total de personnes infectées à 51 884.Le nombre d\u2019hospitalisations avait reculé de 34 à 1141.Trois personnes de moins se trouvaient aux soins intensifs, soit 158.Cent trente-six infections se sont ajoutées dans la région de Montréal, pour un total de 25 788.Le bilan était de 5488 cas à Laval et de 7091 en Montérégie.TRANSPORT ET GASPÉSIE Des entreprises de transport par autocar qui desservent le Québec demandent une aide gouvernementale pour que les véhicules puissent reprendre la route.En mars dernier, les entreprises privées regroupées au sein de la Fédération des transporteurs par autobus ont dû interrompre leurs activités lorsque la pandémie de COVID-19 est apparue.Les campeurs qui envisagent de séjourner en Gaspésie à l\u2019été ne pourront plus s\u2019installer dans les lieux publics de Gaspé.Le conseil municipal a décidé que cette pratique qui était tolérée jusqu\u2019ici ne le sera plus dans quelques jours.59 nouveaux décès leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 ACTUALITÉS 5 MATTHIEU MAX-GESSLER m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La présence de l\u2019autoroute 55 sur la liste des projets d\u2019infrastructure qui seront accélérés par Québec pour relancer l\u2019économie de la province donne une bonne raison de sourire au député Donald Martel.Bien qu\u2019il se retienne de crier victoire trop vite, celui qui promet depuis des années que la sécurité sera améliorée sur le tronçon entre Bécan- cour et l\u2019autoroute 20, notamment avec un doublement des voies, s\u2019est réjoui mercredi de l\u2019annonce faite par ses collègues Christian Dubé et Eric Girard.«On parle de Saint-Grégoire jusqu\u2019à Sainte-Eulalie (dans le projet de loi), alors oui, on parle du doublement des voies», croit le député de Nicolet-Bécancour.«Je suis vraiment content.Je vais me réjouir deux fois plus quand je verrai les pépines sur le terrain.Mais pour moi, c\u2019est le signal le plus concret de la proximité de voir les travaux débuter», se réjouit M. Martel.L e d é p u t é c r o i t q u e c e t t e annonce signifie également que les intersections des chemins Prince et Forest, ainsi que de la rue Thi- bodeau avec l\u2019autoroute 55 seront réaménagées.Plus de 400 citoyens ont d\u2019ailleurs déposé en mars dernier une pétition réclamant que ces intersections deviennent plus sécuritaires en attendant le doublement des voies.«Le projet va régler toute la question sécuritaire le long de l\u2019autoroute.Mais aussi, il va régler la situation des intersections», affirme M. Martel.PONT DE BATISCAN Outre ce gros dossier, le pont de Batiscan sur la route 138 sera lui aussi mis de l\u2019avant.Présentement fermée aux automobilistes le temps que le ministère des Transports (MTQ) fasse des travaux visant à corriger une anomalie, la structure sera bel et bien reconstruite, semble confirmer le projet de loi 61.Rappelons que le pont actuel a une centaine d\u2019années.Il est fermé depuis plusieurs semaines en raison d\u2019une anomalie détectée par un citoyen sur l\u2019un des appareils d\u2019appui.Les travaux devraient débuter dans la semaine du 15 juin et dureront environ trois semaines, prévoit le MTQ.«Un entrepreneur, Maurécon, a été saisi du dossier.Il a fait la visite des lieux lundi pour faire des vérifications», indique Roxanne Pellerin, porte-parole du MTQ en Mauricie et au Centre-du-Québec.Le pont devra d\u2019ailleurs être soulevé de ses appuis pour être réparé, ce qui implique que même les cyclistes et les piétons ne pourront plus l\u2019emprunter pendant la durée des travaux.Présentement, ils le peuvent toujours, contrairement aux automobilistes.Des plates-formes devront également être installées pour permettre aux ouvriers de travailler sur la structure située au-dessus de la rivière Batiscan.Mme Pellerin rappelle par ailleurs que bien que les cyclistes et piétons peuvent circuler sur le pont d\u2019ici le début des travaux, ce n\u2019est pas le cas des motocyclistes.Ceux-ci doivent, comme les automobilistes, emprunter le détour qui passe par Sainte-Geneviève- de-Batiscan, par la route 361, la rue du Pont et le rang Nord.RÉFECTION DE LA ROUTE 361 Parmi les autres projets retenus par Québec pour le projet de loi 61, on compte la réfection de la route 361 entre l\u2019autoroute 40 et la municipalité de Sainte-Geneviève- de-Batiscan.Toujours en Mauricie, la construction d\u2019une Maison des aînés à Trois-Rivières fait partie de cette liste.Du côté du Centre-du-Qué- b e c , o n p ré v o i t , e n p l u s d e l\u2019autoroute 55, s\u2019attaquer au remplacement du pont de la route 132 qui enjambe la rivière Boisclair à Saint-Pierre-les-Becquets, à l\u2019agrandissement et le réaménage- ment de l\u2019Hôtel-Dieu d\u2019Arthabaska, ainsi qu\u2019à la construction des Maisons des aînés Arthabaska-et-de- l\u2019Érable et de Drummondville et d\u2019une école secondaire, également à Drummondville.«Les projets d\u2019infrastructure sont une des réponses de notre gouvernement pour stimuler l\u2019emploi et l\u2019économie face à la situation sanitaire actuelle.Il y a donc urgence d\u2019agir.Nous traversons présentement une période exceptionnelle qui demande des moyens d\u2019exception», a pour sa part réagi Jean Boulet, ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la Mauri- cie et député de Trois-Rivières.L\u2019autoroute 55: un projet «accéléré» MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Plusieurs routes des MRC de Mékinac et des Chenaux se referont une beauté sous peu.Québec consacre plus de 2,8 millions $ pour la réfection de plusieurs d\u2019entre elles.La part du lion revient à la municipalité de Sainte-Geneviève- de-Batiscan, qui bénéficiera de 1 349 357 $ pour remettre en état plusieurs de ses routes, dont le rang Nord.La municipalité de Sainte- Adelphe disposera pour sa part de 1 003 264 $ pour réaliser des travaux sur la route 352.Enfin, la municipalité de Saint-Narcisse recevra 491 347 $ pour remettre en état le 2e rang Nord et le rang Saint-Pierre.« L\u2019entret ien des routes est important pour la qualité de vie des citoyens et il s\u2019agit d\u2019une priorité pour notre gouvernement.Ces investissements permettront ainsi d\u2019améliorer une partie des infrastructures routières du comté de Champlain», a indiqué Mme LeBel, par communiqué.Cet argent provient du Programme d\u2019aide à la voirie locale (PAVL).Celui-ci a p our but d\u2019épauler les municipalités dans la planification, l\u2019amélioration et l\u2019entretien du réseau routier sous leur responsabilité.Ce programme a été bonifié de 200 millions $ dans le cadre du pacte fiscal 2020-2024 conclu l\u2019an dernier entre Québec et la Fédération québécoise des municipalités, l\u2019Union des municipalités du Québec, la Ville de Montréal et la Ville de Québec.MRC DES CHENAUX ET DE MÉKINAC 2,8 M$ pour les routes La députée de Champlain et ministre de la Justice, Sonia LeBel, annonce l\u2019investissement de 2,8 millions $ pour la réfection des routes à Sainte-Adelphe, Sainte-Geneviève-de-Batiscan et Saint-Narcisse.\u2014 PHOTO: PASCAL RATTHE, LA PRESSE Le projet de loi 61 prévoit la «bonification» de l\u2019autoroute 55 entre Bécancour et Sainte-Eulalie, ouvrant la porte à ce que le doublement des voies se concrétise.«Je suis vraiment content.Je vais me réjouir deux fois plus quand je verrai les pépines sur le terrain.Mais pour moi, c\u2019est le signal le plus concret de la proximité de voir les travaux débuter» \u2014 Donald Martel JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 6 le monde WASHINGTON (AP) \u2014 L\u2019ancien président américain Barack Obama multiplie les sorties publiques tandis que le peuple américain est confronté à l\u2019une des pires crises de l\u2019histoire des États-Unis, exposant des tensions raciales profondes et des inégalités socioéconomiques, ce qui pourrait influencer l\u2019élection présidentielle américaine de novembre.En critiquant ouvertement son successeur, le président Donald Trump, plusieurs Démocrates estiment que M.Obama comble ainsi un vide de leadership à l\u2019échelle nationale.Barack Obama s\u2019est exprimé sur la violence policière dans son pays lors d\u2019une assemblée publique virtuelle mercredi avec la jeunesse américaine, qui s\u2019est soulevée contre la mort de George Floyd, un homme noir, lors d\u2019une intervention policière troublante à Minneapolis.Dans un discours d\u2019environ 15 minutes, M.Obama a invité les jeunes à agir pour un «vrai changement», tout en étant «pragmatiques».Selon lui, les idées véhiculées sur internet qui limitent les choix individuels comme \u2018\u2019voter ou protester\u2019\u2019 ou \u2018\u2019la politique ou la désobéissance civile\u2019\u2019 font fausse route.Il a affirmé que «pour entraîner le vrai changement, il faut non seulement cibler le problème, pour le dénoncer et rendre les gens au pouvoir inconfortables, mais aussi trouver des solutions pratiques qui se traduiront sur le plan législatif et qui pourront faire l\u2019objet d\u2019un suivi.» L\u2019ancien président Obama a d\u2019ailleurs lancé un appel à tous les maires du pays pour qu\u2019ils révisent leurs pratiques policières et qu\u2019ils s\u2019engagent à faire le suivi publiquement avant la mise en application de toute réforme.Il a dit constater que les sondages démontrent qu\u2019une majorité d\u2019Américains supportent le mouvement de protestation, formant une vaste coalition.Selon M.Obama, il faut donc saisir le moment pour avoir un impact.Il s\u2019est aussi adressé directement aux «jeunes hommes et femmes de couleur» aux États-Unis qui, selon M.Obama, «ont été témoins de trop de violence et de décès, parfois même d\u2019actes violents des forces de l\u2019ordre qui doivent pourtant protéger (les gens)».«Je veux que vous sachiez que votre vie compte, que vos rêves comptent», leur a lancé Barack Obama.Obama: pour un «vrai changement» The Associated Press MINNEAPOLIS - Les procureurs ont modifié mercredi le dossier concernant les agents qui étaient sur la scène de la mort de George Floyd, accusant trois des policiers d\u2019avoir aidé et encouragé un meurtre, en plus d\u2019augmenter la sévérité de l\u2019accusation de meurtre contre l\u2019agent qui a appuyé son genou contre le cou de George Floyd.Derek Chauvin est maintenant accusé de meurtre au deuxième degré, et non au troisième degré, et d\u2019homicide involontaire au deuxième degré.Les trois autres agents \u2013 Thomas Lane, J.Kueng et Tou Thao \u2013 ont été accusés d\u2019avoir aidé et encouragé un meurtre au deuxième degré et un homicide involontaire au deuxième degré.Les quatre ont été congédiés la semaine dernière.Des mandats d\u2019arrestation ont été lancés pour les trois agents nouvellement accusés.Derek Chauvin était déjà détenu.Les nouvelles accusations ont été intentées à la demande du procureur général du Minnesota, Keith Ellison, qui a qualifié les manifestations à la suite de la mort de George Floyd de «spectaculaires, mais nécessaires» et a ajouté que George Floyd «devrait être des nôtres, mais ne l\u2019est pas».L\u2019avocat de la famille Floyd, Benjamin Crump, a qualifié la nouvelle de «moment doux-amer» et de «pas important sur la route de la justice».M.Crump a ajouté que M.Ellison avait informé la famille de George Floyd qu\u2019il allait poursuivre son enquête et qu\u2019il pourrait augmenter les accusations au premier degré, si nécessaire.Selon le nouveau dossier d\u2019accusations contre Derek Chauvin, on note que les gestes de l\u2019agent ont été «un facteur substantiel dans la cause» de la mort de George Floyd.«La manière employée par l\u2019agent Chauvin pour maîtriser M.Floyd pendant une période prolongée a été l\u2019un des facteurs substantiels dans ce qui a provoqué la perte de conscience de M.Floyd, provoquant des dommages substantiels à son corps et aussi la mort de M.Floyd», a-t-on écrit dans la plainte criminelle.L\u2019accusation d\u2019homicide involontaire au deuxième degré soutient que Derek Chauvin a provoqué la mort de George Floyd sans intention apparente tout en commettant un autre crime, dans ce cas un meurtre au deuxième degré.Derek Chauvin fait face à une peine maximale de 40 ans derrière les barreaux, comparativement à 25 ans pour un meurtre au troisième degré.Si les autres agents sont aussi reconnus coupables, ils feront face à une peine maximale identique.«George Floyd était important.Il était aimé et sa famille était importante, sa vie avait de la valeur et nous allons tenter d\u2019obtenir justice pour lui et pour vous, et nous l\u2019obtiendrons», a dit M.Ellison.L\u2019avocat Earl Gray, qui représente Thomas Lane, a dit à l\u2019Associated Press qu\u2019il n\u2019avait pas vu les accusations ou parlé à son client.Il a ajouté que Lane n\u2019était pas détenu.Avant l\u2019annonce des nouvelles accusations, l\u2019avocat de Derek Chauvin avait déclaré qu\u2019il ne ferait pas de commentaires pour l\u2019instant.Les avocats de J.Kueng et Tou Thao n\u2019ont pas immédiatement répondu à des demandes de commentaires.MORT DE GEORGE FLOYD Les trois autres policiers sont aussi accusés Derek Chauvin, Tou Thao, J.Alexander Kueng et Thomas Kiernan Lane ont tous été congédiés de la police de Minneapolis et font maintenant face à des accusations pouvant les envoyer en prison pour 40 ans.\u2014 PHOTO AFP Dans un geste spectaculaire rappelant les événements impliquant George Floyd à Minneapolis lundi dernier, des manifestants se sont couchés face contre terre devant la Maison-Blanche à Washington mercredi soir afin de démontrer leur soutien à la communauté noire et ainsi lancer un appel à la justice pour tous.\u2014 PHOTO AFP leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 ACTUALITÉS 7 GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Une marche silencieuse en soutien au mouvement «Black Lives Matter» et pour dire non au racisme se tiendra ce samedi à Trois-Rivières.Organisé par le Regroupement des Amazones d\u2019Afrique et du Monde, ce rassemblement pacifique s\u2019adresse à tous ceux qui veulent dénoncer la haine raciale.«Il n\u2019y aura qu\u2019une seule banderole lors de cette marche et elle dira: \u2018\u2018non au racisme\u2019\u2019.C\u2019est le message que l\u2019on porte dans cette marche.C\u2019est un seul message et puis il est commun», affirme Elvire B.Toffa, la présidente du Regroupement des Amazones d\u2019Afrique et du Monde.Cette manifestation se tient dans la foulée de la mort de George Floyd lors de son arrestation par la police de Minneapolis et de nombreuses manifestations à se tenir aux quatre coins des États-Unis.Même si ces événements ont eu lieu chez nos voisins du Sud, le combat contre le racisme doit aussi se tenir au Québec, estiment les organisatrices de la marche.«C\u2019est important de se lever ici aussi.Et il faut le faire de la manière la plus pacifique qui soit.C\u2019est le bon combat», soutient Elvire Toffa.«Ce n\u2019est pas parce que c\u2019est un homme noir sous un policier blanc.Lorsque j\u2019ai vu la vidéo, je me suis dit que l\u2019humanité est malade.On est en danger tous.Il faut être solidaire et dire plus jamais ça.Si j\u2019avais vu un policier noir faire ça à un homme blanc, j\u2019aurais eu la même réaction.C\u2019est dégueulasse, c\u2019est dégoûtant, c\u2019est horrible.» Les participants doivent se réunir devant le pavillon A.-Ringuet de l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières.La marche doit ensuite s\u2019amorcer autour de 14 h et les manifestants se rendront à l\u2019hôtel de ville de Trois-Rivières.Ce déplacement se fera bien sûr sous la supervision de patrouilleurs de la police de Trois-Rivières.«Notre souhait c\u2019est que le maire, Jean Lamarche, nous accueille pour qu\u2019on lui remette une lettre très simple qui dit qu\u2019on aime vivre ici, que nous sommes venus pour construire avec les autres.Et que c\u2019est ensemble que nous voulons construire notre région, notre ville», mentionne Mme Toffa.«Le racisme n\u2019a vraiment pas sa place.On souhaite que le responsable de la Ville veille à ce qu\u2019on ne vive pas ici les horreurs qu\u2019on a vues chez nos voisins d\u2019à côté.» Cette marche sera entièrement silencieuse.Les organisatrices de l\u2019événement tiennent mordicus à ce que les participants gardent le silence tout au long de la marche.«Le silence c\u2019est pour réfléchir à cette horreur qu\u2019est le racisme», explique la présidente des Amazones qui ajoute qu\u2019on trouve du racisme dans toutes les sociétés, incluant au Québec.«On ne va pas faire l\u2019autruche à Trois-Rivières, il y a plein de témoignages.Il ne faut pas qu\u2019on attende, mais j\u2019ai confiance en ma ville.» Le combat contre le racisme passe, estime Elvire Toffa, par l\u2019acceptation de toutes les différences.«Les différences devraient nous enrichir», soutient-elle.Les participants à cette marche tenue en pleine pandémie devront respecter les mesures sanitaires en place.Les participants doivent porter un masque et respecter la distanciation physique.MARCHE CONTRE LE RACISME À TROIS-RIVIÈRES «Il faut être solidaire et dire plus jamais ça» La présidente du Regroupement des Amazones d\u2019Afrique et du Monde, Elvire B.Toffa.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS LINA DIB La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Le silence éloquent de Justin Trudeau mardi a été remarqué à travers la planète.À Ottawa, certains doutent de la spontanéité du geste pendant que les adversaires politiques du premier ministre le critiquent.La longue pause offerte aux caméras après une question sur Donald Trump et les manifestations antiracistes aux États-Unis a été rapportée un peu partout, de Paris Match Belgique à L\u2019Orient-Le Jour - un quotidien libanais - en passant par L\u2019Obs, The Guardian et le LA Times.CNN, aussi, réseau particulièrement critique de l\u2019administration Trump, a offert sur son site silence et image.À Ottawa, le chef bloquiste estime que le premier ministre a obtenu le résultat qu\u2019il recherchait.Tout de même, Yves-Fran- çois Blanchet y voit une occasion ratée.M.Blanchet est convaincu que le geste était calculé, que pendant ces 21 secondes de silence, M.Trudeau ne faisait que compter jusqu\u2019à 20 avant de «partir la cassette».«J\u2019ai l\u2019impression que tout ça est l\u2019objet d\u2019un minutieux calcul parce que quand il a pesé sur «play», la cassette est partie», a raillé M.Blanchet lors d\u2019une conférence de presse mercredi matin, à Ottawa.«Le silence, dans ce cas-ci, parlant plus que les paroles (.), il s\u2019agissait de laisser entendre qu\u2019il était très réticent à dire ce qu\u2019il pensait pour vrai.C\u2019est un procédé de communication, à mon humble avis, d\u2019un ancien professeur de théâtre», a-t-il poursuivi.«Mais (.) calculé ou pas, ça ne projette pas une image de leadership, ni pour le premier ministre, ni pour le Canada», a-t- il jugé.Précédant M.Blanchet devant le même micro, Jagmeet Singh a dénoncé tout silence devant le racisme.«Son silence montre de l\u2019hypocrisie parce que comment le premier ministre peut dire aux gens «vous devez vous tenir debout (face) à la haine» et en même temps, il reste silencieux quand la haine et le racisme existent avec les propos dangereux du président Trump?», a lancé le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).L a v i c e -p re m i è re m i n i st re Chrystia Freeland est venue à la défense de M.Trudeau quelques heures plus tard.«La réponse hier du premier ministre était éloquente et excellente», a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse quotidienne des ministres du gouvernement Trudeau.Invitée à spécifier si le silence de 21 secondes faisait délibérément partie de cette réponse, elle a offert ceci: «La réponse du premier ministre était la réponse du premier ministre.» Le gouvernement canadien n\u2019ira pas plus loin, préférant se concentrer sur le racisme à combattre en terre canadienne.L\u2019ancienne députée libérale fédérale Celina Caesar-Cha- vannes qui, durant son passage à Ottawa, a dénoncé haut et fort racisme et micro-agressions, a utilisé Twitter pour reprocher à son ancien chef sa trop longue pause.Son gazouillis, repris quelques centaines de fois, a choisi l\u2019ironie: «Si vous ne savez pas encore combien de temps vous devez vous lavez les mains pendant la pandémie, regardez ceci», a-t-elle écrit en partageant la vidéo et le silence de 21 secondes.Le meurtre de George Floyd à Minneapolis a inspiré une poignée de manifestations antiracistes au Canada.Au sud de la frontière, des dizaines de villes sont secouées par cette affaire et se voient imposer des couvre- feux, pendant que le président Trump menace d\u2019envoyer l\u2019armée ou la garde nationale pour mater le mouvement.REMARQUÉ À TRAVERS LA PLANÈTE Le silence de Trudeau est critiqué à Ottawa Le chef du Bloc québécois, Yves- François Blanchet, soutient que Justin Trudeau a raté une occasion de démontrer du leadership par son silence face aux agissements de Donald Trump.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS Les parcs aquatiques veulent savoir quand ils pourront ouvrir AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Aqua Parc H20 de Trois-Rivières et le Regroupement des parcs aquatiques du Québec (RPAQ) veulent savoir quand ils pourront reprendre du service.Ils exigent un calendrier et demandent des mesures financières pour traverser la crise sanitaire.«On essaie de se préparer, mais ce n\u2019est pas évident.C\u2019est assez plate comme situation.Si au moins on avait un son de cloche, mais on n\u2019a rien.On est dans le néant.C\u2019est du jamais vu et j\u2019espère qu\u2019on ne reverra plus jamais cette situation- là», souligne Patrick Bellemare, propriétaire du camping H2O de Trois-Rivières, dans le secteur de Pointe-du-Lac.Des délais sont nécessaires pour préparer la saison et déployer les mesures sanitaires requises pour l\u2019exploitation des sites dans un contexte de pandémie.Au moins deux semaines seront nécessaires pour tout mettre en place à l\u2019Aqua Parc H20.«De préparer un site comme le nôtre, ça ne se fait pas en une semaine.On parle d\u2019environ deux semaines, et encore là, il ne faut pas avoir les doigts dans le nez [\u2026] Jusqu\u2019à quel point on peut aller pour se préparer, ce sont des coûts.Est-ce qu\u2019on va pouvoir ouvrir ou non?Ce n\u2019est pas évident», affirme M.Bellemare.C\u2019est pourquoi les propriétaires de parc aquatique exigent des indications claires.Ils veulent être en mesure d\u2019effectuer une saine gestion de leur entreprise, autant pour la planification de leurs activités que pour leur santé financière et celle de leur personnel.Le RPAQ estime que l\u2019annonce de l\u2019ouverture des piscines publiques ajoute à l\u2019incertitude des préparatifs.Les exploitants de parcs aquatiques s\u2019expliquent difficilement l\u2019exclusion des sites de baignade privés dans l\u2019annonce de samedi dernier faite par les ministres de la Santé et des Affaires municipales et de l\u2019habitation.Ils ajoutent que cette incompréhension est d\u2019autant plus choquante puisque «rien n\u2019indique que les risques de contagion de la COVID-19 soient variables en fonction d\u2019une exploitation privée ou publique d\u2019un lieu de baignade».Le propriétaire du Camping H2O affirme également que la distanciation sociale est tout à fait possible dans ses installations aquatiques.«Le terrain est tellement grand que c\u2019est faisable.Ce n\u2019est pas tout le monde qui est séparé non plus, il ne faut pas oublier qu\u2019il y a beaucoup de familles qui viennent ici», note Patrick Bellemare.Le RPAQ souligne également qu\u2019un plan de sécurité sanitaire a été déposé aux autorités gouvernementales le 25 mai dernier afin d\u2019encadrer l\u2019exploitation des sites et d\u2019y incorporer toutes les consignes sanitaires exigées par la Santé publique du Québec.«Depuis les dernières semaines, le RPAQ a travaillé sans relâche avec le ministère du Tourisme, la CNESST, le CQRHT et la Société de sauvetage afin de produire un plan de sécurité sanitaire COVID-19, respectant toutes les normes demandées.Les exploitants de parcs aquatiques sont stupéfiés d\u2019apprendre que les lieux de baignade publics ont bénéficié d\u2019un décret gouvernemental qui les exclut, d\u2019autant plus que leur site et leurs infrastructures leur permettent un cadre d\u2019exploitation plus sécuritaire que les lieux publics, notamment par la présence de surveillants et de sauveteurs certifiés pour encadrer les visiteurs», indique Yves Juneau, porte-parole du RPAQ.Rappelons que le RPAQ représente neuf entreprises, dont le Village Vacances Valcartier, le Parc Safari, le Zoo de Granby, le Mont Cascades, Parc aquatique Sommet Saint-Sauveur, Super Aqua Club, Parc aquatique Bromont et l\u2019Éco- Parc des Etchemins et l\u2019Aqua Parc H2O.En plus du calendrier de planification de la reprise des activités, l\u2019autre défi identifié par le RPAQ est la fragilité financière des parcs aquatiques.On somme le gouvernement de dévoiler ses intentions quant à l\u2019exploitation des sites cet été.Les entrepreneurs demandent d\u2019être «considérés équitablement» dans les décisions prises par Québec et souhaitent que le gouvernement puisse les aider à passer à travers les prochains étés.«Qu\u2019on ouvre ou qu\u2019on n\u2019ouvre pas, il y a des coûts.On va être encore là en 2021, mais ce serait le fun de savoir ce qu\u2019il arrive avec nous autres.La gestion de tout ça laisse à désirer», note Patrick Bellemare.«Qu\u2019il y ait beaucoup, peu ou aucun client, on doit entretenir nos infrastructures, payer nos taxes et continuer à couvrir nos autres frais fixes qui sont très importants dans notre industrie.On est prêt à participer activement à la relance de l\u2019économie et je suis persuadée qu\u2019on peut le faire en toute sécurité pour nos clients et nos employés, mais encore faut-il connaître les intentions du gouvernement sur la suite des choses, et ce, très rapidement.On ne peut pas nous garder à l\u2019écart encore longtemps.Il va nous falloir une aide pour garder la tête hors de l\u2019eau et penser à contribuer à notre économie régionale à moyen et long terme», ajoute Nadine St-Amant, propriétaire du Super Aqua Club.Au camping H2O, il ne se passe pas une journée sans que les gens parlent du parc aquatique.Si dans d\u2019autres terrains de camping, c\u2019est la folie actuellement la situation est différente en raison de l\u2019incertitude vis-à-vis un des attraits principaux.«C\u2019est loin d\u2019être la folie.On a eu des annulations.C\u2019est certain qu\u2019en n\u2019ayant pas de piscine.La piscine et les glissades d\u2019eau, c\u2019est l\u2019activité principale des gens qui viennent au camping.Il n\u2019y a rien de drôle pour personne», a conclu M.Bellemare.«On est dans le néant» MATHIEU LAMOTHE mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Ce sera finalement ce vendredi que l\u2019ensemble des modules de jeux meublant les parcs de Trois-Rivières seront de nouveau accessibles, et ce, au grand bonheur des enfants.Cette décision a été prise à la suite d\u2019une réunion qui a eu lieu mercredi avant-midi et après des discussions avec les équipes de la Santé publique.Les employés municipaux s\u2019affaireront donc au cours des prochains jours à enlever les rubans de sécurité et à détacher les balançoires.Comme plusieurs autres activités qui sont de nouveau permises depuis le début du déconfinement, l\u2019utilisation de ces infrastructures est bien sûr conditionnelle au respect des consignes de salubrité toujours en vigueur et elles seront la responsabil i té des citoyens-utilisateurs.«Il y a au-dessus de 340 modules de jeux à Trois-Rivières.L\u2019analyse est arrivée ce matin et ça représenterait environ 4500 heures par semaine pour nettoyer tous les modules à raison de trois fois par jour.C\u2019est inconcevable [que ce soit la Ville qui s\u2019occupe de la désinfection] et c\u2019est la démonstration que l\u2019on a faite aux gens de la Santé publique et ils en sont conscients», explique le porte- parole de la Ville, Guillaume Cholette-Jenson.«Nous conseillons à la population de se laver les mains avant et après avoir joué dans les modules et de maintenir la distanciation physique de deux mètres.Il est important de demeurer vigilants et de prendre toutes les mesures nécessaires afin de limiter la propagation du virus dans la communauté tout en profitant de ces installations qui contribuent au bien-être des citoyens», souligne Dre Marie-Josée Godi, directrice de la Santé publique et de la responsabilité populationnelle, dans un communiqué émis par la Ville de Trois-Rivières.JEUX D\u2019EAU ET PISCINES Par ailleurs, les neuf jeux d\u2019eau que l\u2019on retrouve sur le territoire de la ville seront accessibles à la population dès le 20 juin.Pour ce qui est des piscines publiques, leur ouverture pourra se faire dès la fin juin, soit sensiblement aux mêmes dates que l\u2019an dernier.Par contre, seulement celles où les mesures de distanciation peuvent s\u2019appliquer seront ouvertes, soit les piscines du parc de l\u2019Exposition, du parc Pie-XII et du parc Martin-Bergeron.«Nous avons fait des analyses et ce sont les seules piscines qui nous permettent vraiment de respecter les règles de distanciation [de deux mètres], autant sur le bord de la piscine, dans les douches que les vestiaires», poursuit le porte-parole.DANS LES PARCS DE TROIS-RIVIÈRES Les modules de jeux accessibles vendredi Patrick Bellemare, propriétaire du camping H2O de Trois-Rivières, veut savoir quand il pourra ouvrir son parc aquatique.Il est accompagné sur la photo de sa fille Ann Bellemare.\u2014PHOTO: STÉPHANE LESSARD leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 ACTUALITÉS 9 GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Le conseil municipal de Shawinigan a finalement agi plus rapidement que prévu pour l\u2019adoption d\u2019une mesure non réglementaire pour permettre l\u2019organisation d\u2019un ciné-parc à la station Vallée du parc.Dès lundi en séance extraordinaire, les élus ont voté en faveur de la résolution pour donner le feu vert au projet cet été.Rappelons que le zonage ne permet pas la présentation d\u2019activités cinématographiques sur la propriété de cette station de ski.La mesure non réglementaire permet aux élus de contourner le processus de modification de zonage pour permettre l\u2019organisation de ce projet pilote.La résolution précise que le ciné- parc pourra être ouvert du 15 juin au 31 août 2020.Si l\u2019expérience s\u2019avère concluante et que la direction souhaite en faire une activité permanente, elle devra alors se lancer dans l\u2019habituel processus de modification de zonage, qui comprend notamment une consultation publique.La résolution adoptée lundi précise également qu\u2019une partie des recettes de ce ciné-parc sera remise à un organisme de charité, ce qui a visiblement pesé dans la balance.«On n\u2019a pas encore choisi», mentionne le directeur général de la station Vallée du parc, Alain Beau- parlant.«On devrait aller vers un organisme d\u2019aide aux familles ou aux enfants.» Le responsable s\u2019attend à annoncer officiellement les derniers détails de son initiative d\u2019ici une semaine.Il travaille présentement à la sélection des films qui alimenteront la programmation.À la suite d\u2019un test effectué la semaine dernière, l\u2019écran a encore été agrandi.Une première projection sera faite pour les partenaires financiers, Culture Shawinigan et les médias, avant d\u2019ouvrir cette attraction à la population.M. Beaupar- lant vise toujours une première représentation publique d\u2019ici deux semaines.R a p p e l o n s q u e l \u2019 h o m m e d\u2019affaires a devancé ce projet de ciné-parc afin d\u2019offrir un divertissement original à la population régionale en cette période de pandémie.M.  Beauparlant planche également sur un projet de yoga en montagne, mais pour le moment, il n\u2019a pas obtenu l\u2019approbation de la direction de la santé publique.En fait, il pourrait le faire s\u2019il n\u2019accueillait que dix participants.Il soumettra l\u2019idée d\u2019aménager au moins trois sites en montagne afin de permettre l\u2019organisation de cette activité à prix abordable.CINÉ-PARC À VALLÉE DU PARC La mesure non réglementaire adoptée TROIS-RIVIÈRES (MLA)\u2014 Le service de transport urbain de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) sera de nouveau en vigueur selon l\u2019horaire régulier, à compter du lundi 22 juin.Rappelons que la situation liée à COVID-19 avait eu pour effet de faire chuter l\u2019achalandage sur le réseau de la STTR.Celle-ci s\u2019était donc vue dans l\u2019obligation de réviser son offre de service à la baisse.«Avec la reprise graduelle des activités économiques et dans un contexte de déconfinement progressif, nous souhaitons offrir à nos usagers un réseau opéré à 100 % de ses capacités», explique Patrice Dupuis, directeur général par intérim de la STTR.PROMOTION Afin d\u2019inciter les Trifluviens à se déplacer à bord de ses autobus, la STTR offrira un deux pour un pour tous les titres mensuels (jeunesse, général et 65 ans et plus), et ce, pour les mois de juillet et d\u2019août.Du 21 juin au 21 juillet, les usagers désirant bénéficier de cette promotion devront se présenter chez un dépositaire et, lorsqu\u2019ils achèteront leur laissez-passer pour juillet sur leur carte Cité, ils obtiendront gratuitement un laissez-passer pour le mois d\u2019août.Cela s\u2019ajoute à la promotion estivale permettant à tous les usagers de ne payer qu\u2019un dollar pour leur passage pendant les soirs et les week-ends, du 21 juin au 16 août inclusivement.DISTANCIATION SOCIALE Pour favoriser la distanciation sociale, la STTR met en place une nouvelle fonctionnalité permettant de connaître approximativement le nombre de personnes à bord de ses autobus.Offerte dans l\u2019application Transit, les usagers pourront donc planifier leurs déplacements et sauront le nombre de passagers déjà à bord de l\u2019autobus qu\u2019ils attendent.Il suffit d\u2019appuyer sur l\u2019icône des autobus pour obtenir cette information.Par contre, les places debout ne sont pas comptabilisées.STTR: retour à la normale le 22 juin GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Une policière de la police de Trois-Rivières a été blessée à la suite d\u2019une collision survenue sur la rue Laviolette, mercredi après-midi.L\u2019homme impliqué dans l\u2019accident a pour sa part été arrêté et conduit au quartier général par les policiers où il a par la suite échoué les épreuves de détection des drogues.Le sergent Luc Mongrain de la police de Trois-Rivières confirme que la policière a été transportée par ambulance au centre hospitalier pour y soigner des blessures au poignet.L\u2019accident s\u2019est produit sur la rue Laviolette, à l\u2019intersection de la rue du Père-Frédéric.La patrouil- leuse circulait en direction nord lorsque la voiture de l\u2019homme est venue emboutir la portière avant.Le choc a été si important que des pinces de désincarcération ont été nécessaires pour ouvrir la portière.Des spécialistes en collision et le service d\u2019identité judiciaire de la police de Trois-Rivières étaient sur place.L\u2019homme a été détenu et comparaîtra par voie téléphonique jeudi.Un homme percute une voiture de patrouille La collision s\u2019est produite sur la rue Laviolette à Trois-Rivières.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS MATHIEU LAMOTHE mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019important chantier de réaménagement du boulevard Jean-XXIII, particulièrement le tronçon situé entre le boulevard Saint-Jean et la rue Charbonneau, se mettra en branle à compter de la mi-juin et entraînera nécessairement des entraves, et ce, jusqu\u2019à l\u2019automne.Ce secteur, où la circulation est devenue problématique au fil des ans a fait l\u2019objet d\u2019une étude en 2017-2018.Celle-ci avait conclu que la géométrie routière devait être repensée et que des feux de circulation devaient être ajoutés à certaines intersections.L\u2019ajout de trottoirs et de pistes cyclables était aussi envisagé.Les résidents et les commerces à proximité ont été rencontrés par les autorités municipales et informés de la nature des travaux.Des efforts ont déjà été déployés et le seront tout au long des travaux afin de minimiser les impacts sur le quotidien des citoyens.Le réaménagement du boulevard Jean-XXIII nécessite un investissement d\u2019environ 9,5 M$ subventionné par le Programme de la taxe sur l\u2019essence et de la contribution du Québec (TECQ).Réaménagement du boulevard Jean-XXIII en raison d\u2019un important chantier Un important chantier se prépare dans le but de réaménager une portion du boulevard Jean-XXIII.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 10 opinion Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale L a situation actuelle a beau être exceptionnelle et exiger une solution exceptionnelle, il y a néanmoins des précautions que le gouvernement Legault doit prendre.Comme celle de s\u2019assurer que les personnes qui seront payées pour une formation de préposés en CHSLD restent en poste pour une période déterminée lorsqu\u2019elles auront décroché leur attestation d\u2019études.«Engagez-vous», dit le premier ministre François Legault.Il est justifié de pousser la formule de l\u2019armée canadienne jusqu\u2019au bout.Dans les Forces armées canadiennes, lorsqu\u2019un individu s\u2019inscrit dans un programme d\u2019études subventionnées, il s\u2019engage à fournir deux mois de service pour chaque mois d\u2019études payées.Les entreprises privées qui recrutent des étudiants dans les cégeps ou les universités et paient une partie de leur formation exigent aussi en contrepartie.Les étudiants s\u2019engagent à rester à l\u2019emploi de l\u2019entreprise un certain temps ou à rembourser une partie des coûts de la formation s\u2019ils désirent quitter leur poste avant la fin de leur contrat.C\u2019est du donnant-donnant.Le gouvernement n\u2019a pas fixé de telles conditions avant de lancer sa vaste campagne de recrutement de préposés en CHSLD.Quand l\u2019économie reprendra et que les emplois réapparaitront dans d\u2019autres secteurs d\u2019activités, Québec ne doit pas revenir à la case départ, se retrouver encore en pénurie de main-d\u2019œuvre dans les CHSLD, et ce, après avoir investi des millions de dollars de fonds publics en formation.Plus de 67 000 personnes se sont inscrites à quebec.ca/ devenirprepose.C\u2019est impressionnant.Mais si le «mercure grimpe», pour emprunter l\u2019expression de la ministre Marguerite Blais, ce n\u2019est peut-être pas uniquement parce que les Québécois se découvrent une passion pour les personnes âgées et malades dans les CHSLD et qu\u2019ils sont animés d\u2019humanité et de compassion.Heureusement, c\u2019est le cas de certains et il faut espérer qu\u2019avec de bonnes conditions de travail et de rémunération, ils formeront pour longtemps des équipes solides et fiables auprès des personnes hébergées.Mais, pour d\u2019autres, l\u2019offre du gouvernement permet d\u2019aller tester si la «job» de préposé leur convient, sans s\u2019engager au-delà des trois mois de formation.C\u2019est aussi une occasion de gagner 21 $ l\u2019heure plutôt que de travailler ailleurs au salaire minimum ou d\u2019être sans emploi.Après 12 semaines, on verra.Mardi, le premier ministre reconnaissait qu\u2019il y avait un «certain risque» à ce que des personnes suivent la formation de trois mois et partent par la suite.Mercredi, le discours changeait quelque peu.Québec envisageait de mettre des conditions.Pourquoi pas un engagement écrit noir sur blanc?Un engagement moral paraît insuffisant.Une simple entrevue ne permettra pas de connaître les motivations profondes des aspirants préposés.Vous êtes prêts à travailler à temps plein, le soir et les fins de semaine?Bien sûr que oui! Après la formation de trois mois, ou quand un autre emploi moins difficile sera disponible, ça reste à voir.Évidemment, la crise sanitaire exige beaucoup du présent gouvernement.Il doit trouver rapidement des solutions et prendre des décisions.La population s\u2019attend toutefois aussi à ce qu\u2019il évalue bien les objectifs et les conséquences des mesures qu\u2019il met en place et qu\u2019il fasse preuve de rigueur et de cohérence.La semaine dernière, lorsque le gouvernement a annoncé qu\u2019il voulait recruter 10 000 préposés aux bénéficiaires, les ressources intermédiaires d\u2019hébergement, les entreprises d\u2019économie sociale d\u2019aide à domicile et les résidences privées pour aînés ont dit craindre un exode de leurs employés vers le secteur public où les salaires seront plus élevés.Leurs craintes se confirment.Des bris de services sont prévisibles.Après l\u2019implantation des maternelles 4 ans, François Legault semble vouloir que l\u2019amélioration des conditions de vie et de travail dans les CHSLD fasse aussi partie de son legs politique.À la fin de son mandat, M.Legault sera peut-être le premier ministre qui aura investi le plus dans les CHSLD.L\u2019ensemble de ses actions auprès des aînés devra cependant être évalué, et non seulement le travail réalisé dans les centres d\u2019hébergement publics.Si de grands malades sont négligés dans des ressources intermédiaires d\u2019hébergement ou si des personnes âgées manquent de soins à domicile, la note du premier ministre en souffrira.Pour pouvoir affirmer qu\u2019il respecte son engagement de créer partout des maternelles 4 ans, le gouvernement caquiste n\u2019a pas toujours procédé en respectant les règles de l\u2019art.Il avait mal évalué le besoin de personnel enseignant et de locaux.Il avait minimisé les coûts et n\u2019avait pas une évaluation complète des impacts de sa promesse.Il peut y avoir un coût politique à confondre ambition et improvisation.La pandémie n\u2019excusera pas tout.CHSLD et recrutement: l\u2019entonnoir BRIGITTE BRETON CHRONIQUE brigitte.breton@lesoleil.ca Pourquoi Trudeau a répondu aux agissements de Trump par un silence de 21 secondes?C\u2019est le temps de s\u2019en laver les mains.CARREFOUR DES LECTEURS Précision Chères lectrices, chers lecteurs, Par la présente, je souhaite corriger une erreur qui s\u2019est malencontreusement glissée dans les sections Opinions du 2 juin 2020 des quotidiens du groupe de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante.En effet, à la lecture de la lettre d\u2019opinion intitulée «Retraite Québec: une fausse sécurité financière», nous avons réalisé que les signataires citaient un texte de M.Michel Lizée, publié par l\u2019Observatoire de la retraite en 2015, où il est fait mention de retraités qui ont vu leurs retraites coupées de 20 %, 30 % ou 40 % par leurs anciens employeurs.Dans son analyse, M. Lizée mentionne, «le lourd prix payé par les retraités d\u2019Aleris, de Produits forestiers Résolu ou de Papiers White Birch», afin d\u2019illustrer son propos.Or, s\u2019il est vrai que certaines entreprises qui ont expérimenté des difficultés financières dans le passé n\u2019ont pas toujours été en mesure de protéger leurs fonds de pension, il est important de mentionner que Produits forestiers Résolu a maintenu l\u2019intégrité de tous ses fonds de retraite enregistrés au sortir de la crise financière à laquelle elle a dû faire face en 2011.Il est donc erroné de mentionner que les retraités de Produits forestiers Résolu aient pu faire les frais d\u2019une restructuration ou d\u2019un redressement financier.Par respect pour nos retraités, par respect pour les lectrices et lecteurs de la CN2i et par respect pour les signataires d\u2019une lettre autrement bien ficelée, nous croyons qu\u2019il est indispensable de corriger cette situation.Louis Bouchard Directeur principal - Affaires publiques et relations gouvernementales - Canada Produits forestiers Résolu leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS  Dans «La Libellule» de mai, j\u2019ai partagé avec vous un texte de Frédéric Lenoir portant sur le plaisir et le bonheur.Le moment que nous vivons nous indique un passage obligé: nos aînés laissés pour compte dans nos CHSLD.Pas encore ça direz-vous! Ne pas y réfléchir démontrerait une insensibilité impardonnable.L\u2019urgence est là, les initiatives se multiplient mais on risque peut-être de négliger l\u2019essentiel: une présence aimante à nos aînés, celle qui va au-delà d\u2019une simple attention médicale.«Ce qui fait la valeur d\u2019une vie n\u2019est pas la quantité de choses qu\u2019on y a accomplies, mais la qualité de présence qu\u2019on aura placée dans chacune de nos actions.» Le témoignage de Frédéric Lenoir, auteur trop méconnu, raconte qu\u2019après son bac il s\u2019est engagé dans une action humanitaire aux Indes, à Calcutta, dans un mouroir fondé par Mère Teresa.La logistique, l\u2019ordre, les tâches administratives, les horaires, le fonctionnement étaient parfaits.Les personnes mourantes allongées sur des nattes recevaient toutes sortes de soins mais ce n\u2019était pas ce qui les réconfortait le plus.Un matin, il a eu envie de s\u2019arrêter, s\u2019approcher d\u2019un homme mourant, lui prendre la main, lui parler, même s\u2019il ne comprenait pas le français.Peu importait, il établissait une relation.Il massa sa tête, sa nuque, ses épaules, son visage.Leurs yeux ne se quittaient pas, des larmes ont coulé le long de ses joues creusées.Il sentait monter en lui une joie qu\u2019il a transmise peu à peu à l\u2019homme mourant.Après cet épisode, il a demandé au responsable de le décharger de certaines activités matérielles pour pouvoir offrir aux malades sa seule présence.Beaucoup d\u2019autres sentiers sont à explorer.Sans nécessairement changer les ratios, y ajouter quelques assaisonnements: un sourire adoucit l\u2019amertume d\u2019un remède; lors d\u2019un déplacement, une explication du geste à réaliser soulage la douleur d\u2019une posture incommode; quelques mots d\u2019encouragement; un cri de confiance vers le Dieu de bonté; une allusion à leur famille, aux petits-enfants surtout; un simple bonjour! Bonsoir! Bonne nuit! À demain! Cette attention réelle, chaleureuse, ne remplace en rien les soins nécessaires mais crée des l iens et pré dispose à la guérison.Les «urgences» exigent\u2026 c\u2019est vrai, et félicitations au personnel qui tient bon, mais humaniser la relation est davantage une question d\u2019attitude que de temps: un regard aimant, une voix calme, un geste doux, etc.Cette attention vraie adoucirait l\u2019obligation de séjourner dans un CHSLD, lieu où il ferait bon y finir ses jours puisqu\u2019on y respirerait L\u2019AMOUR.Lucie Larouche Trois-Rivières Humaniser notre attention aux aînés N ous vivons une crise sans précédent.La pandémie teste notre résilience tout comme notre capacité d\u2019intervention sur le terrain, là où les besoins sont les plus criants.Elle révèle nos forces \u2013 nombreuses, dont l\u2019exceptionnelle solidarité des Québécoises et des Québécois \u2013 mais aussi nos faiblesses, comme le montrent tragiquement les impacts de la crise sanitaire et économique sur nos citoyennes et citoyens et sur nos communautés les plus vulnérables.Il faut s\u2019occuper de notre monde, de ceux et celles qui ont perdu leur emploi, qui ont mis temporairement la clef dans la porte de leur commerce ou de leur entreprise, de nos aînés(es) qui n\u2019ont pas mérité de finir leurs jours dans l\u2019angoisse et l\u2019isolement, et de nos jeunes déjà inquiets pour l\u2019avenir.Nous avons besoin de nous retrouver, de nous aérer, de retisser nos liens entre voisins et avec la nature.La crise nous déstabilise, nous pousse à reculer nos limites et à entrer en terrain inconnu.Elle nous incite à être créatifs, à nous remettre en question et à nous imaginer nous relevant plus forts, plus solides et mieux armés pour faire face à ce que l\u2019avenir nous réserve encore, alors même que la crise climatique et la croissance des inégalités sociales font toujours partie de notre paysage.Elle nous permet de nous imaginer une nouvelle vie normale plus verte, plus prospère et plus solidaire.Répondre à la pandémie est la toute première priorité du monde municipal.La crise crée des enjeux immenses de santé et de sécurité publique, de soutien économique et social aux personnes démunies.Nos services sociaux de premières lignes, nos espaces publics comme les parcs et les équipements municipaux, nos services de voirie, de police et d\u2019urbanisme sont directement mis à contribution.C\u2019est au niveau municipal et local que se déploieront la plupart des mesures de relance, la réouverture des commerces et des services, les grands parcs, la reprise des transports collectifs et l\u2019application des mesures de distanciation sociale.C\u2019est aussi à notre échelle que se vivront de nouvelles habitudes de vie et de consommation, comme la recrudescence de l\u2019agriculture de proximité et un retour vers les activités de voisinage, à l\u2019échelle des collectivités et des quartiers.C\u2019est aussi là que nous devons resserrer le filet social \u2013 sur le plan du logement, de l\u2019itinérance et du soutien envers nos enfants et nos aînés(es), notamment.Déjà, le monde municipal a mis au jeu, à travers ses regroupements, de nombreuses propositions de nature à nous permettre une sortie de crise qui renforce les grands consensus économiques, environnementaux et sociaux auxquels nous sommes parvenus au cours des dernières années.Ces propositions, ancrées dans la réalité de chacune des régions du Québec, doivent être appuyées par les gouvernements.Nous devons miser sur ceux qui habitent nos milieux et mettre en valeur les spécificités territoriales.La réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout comme le renforcement de notre tissu social, doivent s\u2019inscrire systématiquement dans notre grille d\u2019analyse pour les investissements à venir, notamment sur le plan du soutien à nos artères commerciales et noyaux villageois, du développement des transports collectifs et actifs, de la réfection des routes, de la promotion de l\u2019achat local, de la rénovation des bâtiments, de la mise en valeur du patrimoine, de l\u2019aménagement d\u2019écoquartiers, de l\u2019embellissement d\u2019espaces publics, de la construction et la rénovation de logements sociaux et abordables ainsi que de l\u2019accès aux infrastructures numériques.Cette crise que nous traversons est aussi une occasion précieuse de miser sur le développement durable de nos milieux.Le Québec tente actuellement des premières mesures de décon- finement.Nous travaillons tous et toutes à stabiliser nos vies et celles de nos collectivités.Bientôt, nous devrons aussi faire des choix sur les suites que nous voulons nous donner, et créer ensemble une nouvelle normalité.La culture du dialogue social est une force et une source de fierté au Québec.Nous, maires et mairesses de plusieurs régions, ajoutons nos voix aux 15 leaders économiques, sociaux, syndicaux et environnementaux qui ont écrit récemment au premier ministre François Legault afin de proposer une relance solidaire, prospère et verte.Cette vision, partagée par la grande majorité des Québécois(es) partout au Québec, est aussi la nôtre.Travaillons ensemble à la réaliser.André Bellavance maire, Victoriaville Caryl Green, mairesse, Chelsea Charles Breton maire, Tadoussac Geneviève Dubois mairesse, Nicolet Jérôme Landry maire, Matane Kathy Poulin mairesse, Val-David Marc-André Plante maire, Terrebonne Mathieu Lapointe maire, Carleton-sur-Mer Maude Laberge mairesse, Sainte-Martine Maxime Pedneaud-Jobin maire, Gatineau Normand Dyotte maire, Candiac Philippe Pagé maire, Saint-Camille Régis Labeaume maire, Québec Valérie Plante mairesse, Montréal Vicki-May Hamm mairesse, Magog Sortir ensemble de la crise plus forts, plus solidaires et plus verts L\u2019auteure de cette lettre espère qu\u2019à l\u2019avenir la manière de prendre soin des personnes âgées sera plus humaine, plus près du cœur.\u2014 PHOTO LA PRESSE JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS JOCELYNE RICHER La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 Les édifices ayant une valeur patrimoniale sont trop souvent laissés à eux-mêmes, se détériorant au fil des ans, victimes de la négligence du ministère de la Culture, constate la vérificatrice générale dans un rapport accablant rendu public mercredi.Le ministère de la Culture ne prend pas ses responsabilités, manque de leadership et n\u2019a aucune stratégie d\u2019intervention, ni vision claire de son rôle dans la sauvegarde du patrimoine immobilier, selon Guylaine Leclerc, qui a remis son rapport annuel 2020- 2021 à l\u2019Assemblée nationale.Le document de 300 pages fait état du laxisme du gouvernement quand vient le temps de classer et protéger les édifices patrimoniaux du Québec, qui forment l\u2019»héritage légué aux générations futures», a observé Mme Leclerc, en conférence de presse.Un exemple: 20 pour cent des demandes de classement d\u2019édifices sont à l\u2019étude au ministère depuis plus de 10 ans, un délai jugé «démesuré».Pendant ce temps, le risque de détérioration de ces édifices est «important», au point de «perdre toute valeur patrimoniale».Le ministère a été incapable de dire pourquoi il tolérait de tels délais, tout comme il n\u2019a pu donner une idée juste de la valeur patrimoniale du parc immobilier des organismes qui relèvent de lui.Québec classe les immeubles présentant un «intérêt national».Or, cet intérêt national n\u2019a jamais été défini, déplore la vérificatrice.De plus, le gouvernement ne donne pas l\u2019exemple: il classe des immeubles, mais ne s\u2019assure pas de les maintenir en bon état.Pourtant, l\u2019État ne peut pas se dégager de cette responsabilité, soutient-elle.«À titre de propriétaire d\u2019immeubles ayant une valeur patrimoniale, l\u2019État se doit de montrer l\u2019exemple dans un domaine où l\u2019adhésion collective s\u2019avère cruciale», écrit Mme Leclerc.En 2014, le ministère s\u2019était engagé notamment à inspecter les bâtiments classés, au moins tous les quatre ans, pour connaître leur état.Dans 40 % pour cent des cas, cela n\u2019a pas été fait, a calculé la vérificatrice.Le ministère dirigé par Nathalie Roy confie par ailleurs aux municipalités une part importante de la responsabilité de sauvegarder le patrimoine immobilier du Québec, mais sans leur fournir les outils ni le soutien requis pour s\u2019acquitter de cette tâche exigeante.Le rapport énumère certains exemples concrets du laxisme du ministère, dont le cas de l\u2019ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres, dans la région de Montréal.Le bâtiment classé est vacant et se détériore depuis plus de 20 ans.Le ministère a cependant attendu jusqu\u2019en 2019 pour entreprendre des travaux de restauration.Par voie de communiqué, la ministre Roy, qui est en poste depuis octobre 2018, a commenté les constats faits dans le rapport en rejetant le blâme sur ses prédécesseurs.Le député solidaire de Rose- mont, Vincent Marissal, retient du rapport qu\u2019il est «plus que temps» de donner «un important coup de barre» pour ne plus voir le patrimoine bâti «s\u2019écrouler sous les pics» des démolisseurs.La porte-parole péquiste en culture, la députée Méganne Perry Melançon, a déploré le manque d\u2019incitatifs financiers offerts aux municipalités pour préserver les édifices ayant une valeur patrimoniale.DONNÉES CONFIDENTIELLES Par ailleurs, le rapport de la vérificatrice porte aussi sur des manquements observés à la Régie de l\u2019assurance maladie (RAMQ) et Retraite Québec, en matière de protection informatique des données confidentielles.La vérificatrice générale recommande d\u2019améliorer les contrôles et les mesures de sécurité liés à la gestion des identités et des accès informatiques.Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, a accueilli favorablement le rapport, jugeant «totalement inacceptable» d\u2019apprendre notamment que des employés retraités de la RAMQ continuaient d\u2019avoir accès aux données.Dans son rapport, la vérificatrice revient une fois de plus à la charge pour relater aussi des ratés dans la gestion contractuelle au ministère des Transports.Elle note l\u2019importante pénurie d\u2019ingénieurs au ministère, soit 225 selon l\u2019évaluation des besoins faite en 2012, de même que le manque de rigueur dans l\u2019estimation des coûts des travaux à effectuer.Près de la moitié (44 %) des contrats de construction octroyés ont été surévalués ou sous-évalués de 10 % ou plus.Les manquements observés risquent de s\u2019amplifier, selon elle, avec le devancement annoncé par le gouvernement des travaux de mise à niveau des infrastructures, pour stimuler la reprise économique.RAPPORT DE LA VÉRIFICATRICE GÉNÉRALE ET PATRIMOINE IMMOBILIER Québec fait preuve de laxisme CAMPBELLTON, N.-B.(PC) \u2014 La Société médicale du Nouveau- Brunswick (SMNB) dit être très préoccupée par les injures racistes dont aurait été abreuvé le médecin de Campbellton qui est possiblement à l\u2019origine d\u2019une récente éclosion de COVID-19 dans la région du Restigouche.Le président de la SMNB, Chris Goodyear, estime qu\u2019il est décourageant et honteux que le Dr Jean Robert Ngola ait été victime de racisme, et que cela ne pouvait être toléré.Le Dr Ngola a admis avoir commis une erreur de jugement en traversant la frontière du Québec et en revenant au Nouveau-Brunswick sans s\u2019isoler.Il a repris le travail à l\u2019Hôpital régional de Campbell- ton en étant infecté à la COVID-19 et a donc pu contaminer d\u2019autres personnes.En entrevue à Radio-Canada, le Dr Ngola a affirmé qu\u2019il ignorait s\u2019il avait contracté le coronavirus lors de ses déplacements entre le Nouveau-Brunswick et le Québec ou auprès d\u2019un patient.Il y a 13 cas actifs de COVID-19 au Nouveau-Brunswick alors qu\u2019il y a quelques semaines à peine, la province pouvait déclarer tous ses cas de coronavirus rétablis.La Société médicale du Nou- veau-Brunswick signale que rien ne justifie la diffusion de renseignements personnels du Dr Ngola ou les attaques verbales racistes et les déclarations fausses à la police à son sujet.Il y a quelques jours, Jean Robert Ngola a été suspendu de ses fonctions par le Réseau de santé Vitalité qui assure la prestation et la gestion en français des soins et des services de santé dans le nord et le sud-est du Nouveau-Brunswick.Dans la foulée de cette décision, des centaines de personnes ont subi un test de dépistage dans la région de Campbellton de même qu\u2019à Pointe-à-la-Croix, au Québec, qui n\u2019est qu\u2019à un jet de pierre de Campbellton.Un médecin de Campbellton infecté à la COVID-19 abreuvé d\u2019injures La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, n\u2019a pas été tendre avec le gouvernement, l\u2019accusant de faire preuve de laxisme en ce qui a trait aux édifices ayant une valeur patrimoniale.\u2014 PHOTO PC KIM ALARIE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Malgré l\u2019arrivée de la COVID-19 qui a joué les trouble-fêtes, les finissants de l\u2019Académie les Estacades auront droit à un bal nouveau genre qui permettra de souligner ce rite de passage tout en respectant les consignes émises par la Santé publique.Ainsi, l\u2019événement aura lieu les 25 et 26 juin entre 12 h 30 et 16 h 30.Durant ces deux jours, les élèves déambuleront sur un circuit prédéterminé.D\u2019abord les élèves arriveront en voiture, accompagnés uniquement de leurs parents, par la rue Patry.Il y aura par la suite prise de photos sur la passerelle, distribution et signature de l\u2019album des finissants et la remise d\u2019une attestation de fin d\u2019études secondaires.Les jeunes, qui sont invités à sortir leur plus belle tenue, devront préalablement prendre un rendez-vous pour s\u2019assurer que l\u2019événement se déroule dans les règles.L\u2019Académie les Estacades compte la plus grosse cohorte de la région avec 350 élèves.Les finissants de l\u2019Académie les Estacades auront un bal Les finissants de l\u2019Académie les Estacades auront droit à un bal nouveau genre qui permettra de souligner ce rite de passage tout en respectant les consignes émises par la Santé publique.L\u2019événement aura lieu les 25 et 26 juin entre 12 h 30 et 16 h 30.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 ACTUALITÉS 13 STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le Collège des médecins a servi un avertissement aux médecins québécois qui parlent de la COVID-19 sur les réseaux sociaux: nier l\u2019importance du virus, ou inciter les citoyens à se déconfiner rapidement, va non seulement à l\u2019encontre des directives de santé publique, mais aussi de leur Code de déontologie.Il les invite donc à la prudence lorsqu\u2019ils écrivent des commentaires sur Twitter ou Facebook.Ce rappel a été diffusé mercredi par communiqué.Le Collège affirme avoir été avisé par sa Direction des enquêtes que des médecins utilisaient les médias sociaux pour faire connaître leurs opinions dans le contexte de la pandémie de COVID-19.Il rappelle ainsi aux médecins que leurs obligations déontologiques tiennent toujours «même lorsqu\u2019ils s\u2019expriment d\u2019un point de vue personnel» sur les médias sociaux.Il ne saurait donc être question d\u2019utiliser ces plateformes de communication pour exprimer des avis ou diffuser des messages inadéquats ou contraires aux normes scientifiques, précise le Collège.Il rapporte que des déclarations ont notamment été publiées sur Twitter par des médecins qui niaient l\u2019importance du virus, ou qui incitaient à un déconfinement rapide, «ce qui va à l\u2019encontre des directives de santé publique», tranche-t-il.Le Code de déontologie des médecins prévoit que lorsqu\u2019ils émettent des opinions médicales dans un média, elles doivent être conformes aux données actuelles de la science médicale sur le sujet.S\u2019il est question d\u2019une nouvelle méthode diagnostique ou de traitement insuffisamment éprouvée, les médecins doivent mentionner «les réserves appropriées».Les médecins sommés de faire attention à ce qu\u2019ils disent sur Twitter LIA LÉVESQUE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Bien que des frictions soient récemment apparues entre les syndicats de la construction, le ministre du Travail, Jean Boulet, croit toujours possible que les négociations avec les associations patronales en vue du renouvellement des conventions collectives se déroulent rondement.Il veut surtout éviter un autre conflit de travail dans l\u2019industrie de la construction, a-t-il réitéré lors d\u2019une entrevue avec La Presse canadienne, mercredi.Il a d\u2019ailleurs l\u2019intention de rencontrer de nouveau les parties, l\u2019été prochain, pour discuter des moyens qu\u2019il peut mettre à leur disposition pour faciliter les échanges.Récemment, d\u2019importantes dissensions sont apparues au sein des cinq organisations syndicales de la construction, au point où elles ne sont pas parvenues à conclure entre elles un protocole de négociation.Or, ce protocole est un prérequis pour débuter les négociations face aux associations patronales.Les quatre plus importants \u2013 la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), le Syndicat québécois de la construction et la CSD-Construction \u2013 ont signé le protocole.Toutefois, le plus petit des cinq, la CSN- Construction, a refusé de le faire et a demandé l\u2019arbitrage.Les autres syndicats craignent q u e c e q u \u2019 i l s a p p e l l e n t l \u2019 « o b s t r u c t i o n » d e l a C S N- Construction retarde le processus de négociation.Mais le ministre Boulet ne le croit pas.«Je n\u2019anticipe pas que ça retarde le début des pourparlers», a-t-il réagi.Il fait valoir que comme les conventions collectives n\u2019arrivent à échéance qu\u2019en avril prochain, les parties auront amplement le temps de négocier, de toute façon.Il espère tout de même que ces négociations se dérouleront rondement.«Je veux éviter le scénario des négociations précédentes», a-t- il commenté.MARAUDAGE PAISIBLE Par ailleurs, le ministre s\u2019est réjoui du bon déroulement de la période de maraudage intersyndical qui a eu cours jusqu\u2019au 31 mai.Le scrutin syndical, qui concerne 192 000 travailleurs, est maintenant commencé et a cours jusqu\u2019au 20 juin.Le ministre Boulet a souligné le fait que seulement quatre des 33 signalements portés à l\u2019attention de la Commission de la construction ont eu lieu pendant la période de maraudage proprement dite.Et c\u2019était pour de la sollicitation au travail, des objets promotionnels ou de l\u2019affichage.Et ces quatre se comparent à huit en 2016 et 22 en 2012.Le ministre y voit donc «un beau succès».«C\u2019était une première dans l\u2019histoire de la construction un maraudage sanitaire avec des consignes» qui touchaient par exemple les rassemblements.«Je suis très fier de la façon dont les syndicats se sont comportés», a commenté le ministre du Travail.Ce maraudage paisible aidera, espère-t-il.«La perception n\u2019a pas toujours été hyper positive.J\u2019espère que ça va contribuer à donner une meilleure image de l\u2019industrie de la construction.» CONSTRUCTION Boulet espère des négos menées rondement Jean Boulet, ministre du Travail, espère mener rondement les négociations avec les syndiqués de la construction.\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE La Presse canadienne Québec fait un virage à 180 degrés sur sa décision annoncée il y a deux semaines de réduire parfois de moitié le nombre d\u2019enfants par moniteurs dans les camps de jour du Québec et autorise désormais le retour aux ratios habituels dès la réouverture le 22 juin.Dans un communiqué transmis mercredi soir, la santé publique a expliqué avoir changé de cap «compte tenu de l\u2019évolution des connaissances relatives à la transmission du virus et de la situation de la pandémie».Les rapports d\u2019encadrement habituels recommandés par l\u2019Association des camps du Québec sont de huit enfants de 3 à 4 ans par moniteur, de dix enfants de 5 à 6 ans par moniteur, de douze enfants de 7 à 8 ans par moniteur et de 15 enfants de 9 à 17 ans par moniteur.Les municipalités et les organismes qui organisent des camps de jour devront tout de même prévoir des activités qui respectent la distanciation physique et devront veiller à appliquer des mesures d\u2019hygiène supplémentaires, insiste le ministère de la Santé.Le gouvernement du Québec avait annoncé mardi une aide financière pouvant aller jusqu\u2019à 11 mill ions $ pour aider les camps de jour à se conformer aux demandes de la santé publique.L\u2019«assouplissement» des ratios c o n s t i t u e u n s o u l a g e m e n t pour les organisateurs qui craignaient de subir une pénurie de moniteurs.Il «permettra de fournir davantage de latitude aux municipalités et aux organismes responsables de la tenue des camps de jour dans leurs efforts de recrutement», a noté le ministère.Lors de l\u2019annonce des règles de réouverture, le premier ministre François Legault avait lancé un appel aux adolescents afin qu\u2019ils posent leur candidature.M.  Legault disait craindre la concurrence de la Prestation canadienne d\u2019urgence qui les payait «pour rester à la maison».CAMPS DE JOUR Québec autorise les ratios habituels moniteur-enfants L\u2019assouplissement des ratios annoncé par Québec mercredi constitue un soulagement pour les organisateurs qui craignaient de subir une pénurie de moniteurs. JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 14 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 15 575,11 + 180,75 NEW YORK 26 269,89 + 527,24 S&P 500 3122,87 + 42,05 PÉTROLE $US  37,29 $US + 0,48 DOLLAR ¢US 74,05 ¢US + 0,06 EURO $CAN 1,5161 ¢CAN + 0,60 ?MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca YAMACHICHE \u2014 Si tout va bien avec ses demandes de différents permis, l\u2019entreprise EPC Canada lancera la production d\u2019explosifs à sa future usine de Yamachiche à la fin de 2020 ou au début de 2021.EPC Canada appartient à la compagnie française EPC, un chef de file mondial dans la fabrication et la distribution d\u2019explosifs utilisés pour différents travaux civils.La compagnie prévoit investir entre 10 et 12 millions de dollars pour construire à Yamachiche une usine de quelque 10 000 pieds carrés et acquérir différents équipements.L\u2019usine regroupera une quarantaine de travailleurs.«On est devant la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec) pour un changement de zonage.Ça prend une étude environnementale, on a une firme qui fait avancer le dossier.Tout ça progresse bien», déclare Pierre Poulin, responsable du développement des affaires d\u2019EPC Canada.L\u2019entreprise veut s\u2019installer sur le terrain d\u2019une ancienne carrière située sur le chemin de la Concession.Selon M.Poulin, une promesse d\u2019achat des lieux est liée à l\u2019obtention des permis nécessaires à l\u2019exploitation d\u2019une telle usine.La compagnie va fabriquer à Yamachiche deux types de produits, soit une émulsion en vrac et un explosif sec.L\u2019émulsion en vrac est un produit dont la consistance ressemble à de la mayonnaise.Cette marchandise sert notamment à dynamiter la roche dans les carrières ou à dynamiter une section de rocher pour permettre le passage d\u2019une route.EPC a acheté il y a trois ans une compagnie ontarienne.L\u2019entreprise a par la suite émis la volonté de s\u2019implanter au Québec.Un bureau a été ouvert à Montréal.Mais dans l\u2019esprit de M.Poulin, il fallait trouver un endroit où installer les bureaux administratifs et une usine de fabrication.De par sa situation géographique, Yamachi- che a été choisie par la compagnie.« I l y a a u s s i l e c ô t é d e l a main-d\u2019œuvre.C\u2019est plus facile de trouver de la main-d\u2019œuvre en Mauricie», ajoute M.Poulin qui évalue à 85 % le nombre d\u2019employés provenant de la région.EPC Canada est déjà en exploitation à Yamachiche par le biais d\u2019entrepôts.Elle a de plus installé ses bureaux administratifs à proximité.La Caisse Desjardins de l\u2019ouest de la Mauricie vient d\u2019annoncer qu\u2019elle a conclu un bail de cinq ans avec EPC Canada afin d\u2019accueillir cette compagnie dans son centre de services de Yama- chiche.EPC occupera un peu plus de 50 % des locaux.Cinq employés devraient s\u2019ajouter aux cinq déjà en place depuis environ un mois.Avec la fermeture des bureaux montréalais d\u2019EPC, Yamachiche devrait devenir le siège social à court terme, une orientation qui plaît à Paul Carbonneau.«C\u2019est une très bonne compagnie, commente le maire de Yamachiche.Les emplois sont bien payés, ils ont des contrats.Ils ont choisi Yamachiche parce que c\u2019est central, il y a le port de Trois- Rivières tout près, l\u2019autoroute, les chemins de fer.» M.Carbonneau rappelle qu\u2019aucune activité de la compagnie n\u2019est reliée au domaine militaire.De plus, il soutient que le secteur de la production d\u2019explosifs est régi par une réglementation rigoureuse.Un employé doit posséder un dossier criminel vierge pour pouvoir travailler dans une telle industrie.«On a eu une rencontre entre les gens d\u2019EPC et nos pompiers.S\u2019ils doivent intervenir, ils doivent savoir quoi faire.Les pompiers ont été rassurés», ajoute le maire qui a agi à titre d\u2019entremetteur entre EPC et Desjardins pour la question de la location d\u2019espaces de bureau.De son côté, la Caisse Desjardins de l\u2019ouest de la Mauricie mise sur un locataire qui permet une utilisation maximale du centre de services de Yamachiche construit il y a 15 ans au coût d\u2019un million de dollars.Devant la baisse du volume de transactions au comptoir et la popularité des transactions par voie numérique, les lieux étaient devenus trop grands.«Il faut savoir qu\u2019il y a 10 ans, la tablette faisait son entrée tranquillement.Le téléphone intelligent aussi.Ça a vraiment changé la donne.Les choses se sont accélérées dans les cinq dernières années.La tablette et le téléphone intelligent ont pris le pas sur l\u2019ordinateur de bureau pour faire les transactions.La majorité des transactions sont maintenant faites à partir d\u2019une tablette ou d\u2019un téléphone», explique Marie-Christine Hudon, directrice des communications, développement durable et jeunesse de la Caisse Desjardins de l\u2019ouest de la Mauricie.USINE D\u2019EXPLOSIFS À YAMACHICHE En production dans quelques mois EPC Canada est déjà en exploitation à Yamachiche par le biais d\u2019espaces d\u2019entreposage.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «On a eu une rencontre entre les gens d\u2019EPC et nos pompiers.S\u2019ils doivent intervenir, ils doivent savoir quoi faire.Les pompiers ont été rassurés» \u2014 Paul Carbonneau, maire de Yamachiche La compagnie va fabriquer à Yamachiche deux types de produits, soit une émulsion en vrac et un explosif sec.L\u2019émulsion en vrac est un produit dont la consistance ressemble à de la mayonnaise.Cette marchandise sert notamment à dynamiter la roche dans les carrières ou à dynamiter une section de rocher pour permettre le passage d\u2019une route. leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 AFFAIRES 15 L\u2019industrie touristique veut des repères et de l\u2019argent GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 L\u2019anxiété qui touche le milieu de la restauration s\u2019étend à l\u2019ensemble de l\u2019industrie touristique, pour qui chaque journée d\u2019incertitude qui s\u2019ajoute en raison de la pandémie risque de peser lourd dans les états financiers.Mercredi, les associations régionales se sont levées à leur tour pour réclamer un portrait clair des intentions du gouvernement du Québec pour la belle saison et surtout, des subventions pour passer à travers cette période unique.Donald J.Desrochers, président de Tourisme Mauricie, considère que ses membres ont tout fait pour sauver les meubles jusqu\u2019ici.Il faut maintenant que le gouvernement lance une bouée à l\u2019industrie.«C\u2019est certainement l\u2019une des plus touchées par la crise et surtout, l\u2019une de celles qui prendront le plus de temps à se relever, si on se fie à ce qui s\u2019est passé après 2008-2009», relate-t-il.«Ça a alors pris quatre ans à retrouver ce qu\u2019on avait et on s\u2019entend qu\u2019actuellement, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes eaux.On s\u2019attend à ce que la marche soit longue.» «Avant la COVID, notre indus- tr ie al lait remarquablement bien», rappelle M. Desrochers.«Nous n\u2019avons pas l\u2019habitude de demander des subventions.Mais là, on va avoir de la difficulté à passer au travers.» Président et directeur général de la chaîne Hôtels Marineau, M. Desrochers raconte que deux de ses quatre établissements ont dû fermer leurs portes au cours des dernières semaines, à La Tuque et Trois-Rives (Mattawin).Son nombre d\u2019employés est passé de 110 à 15 durant la crise.«J\u2019appréhende beaucoup mon mois de juillet», raconte M. Des- rochers.«Tout le monde a été très gentil au début de la crise, en disant qu\u2019on pourrait payer dans trois mois.Hydro-Québec, la TPS, la TVQ, la taxe sur l\u2019hébergement, les taxes municipales.Mon trois mois arrive en juillet et je n\u2019ai pas beaucoup plus de clients.» L\u2019aide financière réclamée viendrait ainsi retirer un peu de pression des épaules des acteurs du milieu.Une prolongation de la subvention salariale d\u2019urgence, qui doit cesser à la fin août, fait aussi partie des demandes.«Au même titre que dans les autres industries, les entrepreneurs touristiques se sont virés de bord, en obtenant des prêts chez les banques et auprès des gouvernements», explique M. Desrochers.«Mais on ne peut pas s\u2019endetter pendant quatre ans.Le message que nous voulons lancer, c\u2019est que nous avons besoin d\u2019aide, d\u2019une subvention pour nos frais fixes.» Le président de Tourisme Mauri- cie cite une étude réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton et Horwath HTL, qui estime que dans le contexte actuel, 50 % des entreprises touristiques cesseront leurs activités en 2020.«Pensez à Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Alexis-des-Monts, Grandes- Piles.Demain matin, enlevez 50 % des entreprises touristiques.Ce serait une dévitalisation complète de ces villages.Malheureusement, c\u2019est vers ça qu\u2019on s\u2019en va si on n\u2019a pas d\u2019aide.» «C\u2019est pourquoi nous réagissons tout de suite et qu\u2019on essaie de s\u2019organiser pour minimiser les pertes, parce qu\u2019il y en aura», ajoute Bernard Giles, président de Tourisme Centre-du-Québec.«Cette étude mentionne que la crise ne handicapera pas seulement l\u2019année 2020, mais que ça pourrait aller jusqu\u2019en 2022.Pensez seulement aux croisières: pensez-vous que bien des gens voudront en faire en 2021?» M. Desrochers souhaite une aide modulée selon les difficultés rencontrées en raison de la situation actuelle.Ces subventions doivent évidemment être réservées aux entreprises dont la rentabilité est menacée spécifiquement par la crise sanitaire et non pour tout autre prétexte.Les deux présidents ne peuvent estimer le montant recherché pour leur région, mais l\u2019étude de RCGT et Horwath HTL avançait une somme de près de 600 millions $ pour l\u2019ensemble du Québec.M. Desrochers considère qu\u2019il faut accorder une attention particulière aux attractions qui possèdent ce qu\u2019il qualifie de «pouvoir multiplicateur», dont la seule visite entraîne normalement d\u2019autres retombées dans le milieu.Il cite les exemples de la Cité de l\u2019énergie ou de l\u2019Amphithéâtre Cogeco.INCONNU À cette demande d\u2019aide financière s\u2019ajoute la nécessité de connaître certains indicateurs de base pour l\u2019ensemble de l\u2019industrie, comme la ministre Caroline Proulx l\u2019a fait la semaine dernière avec les campings et les pourvoi- ries, notamment.«L\u2019incertitude est la pire des situations», observe M.  Giles.«Pendant ce temps, les frais fixes arrivent toujours.C\u2019est pourquoi nous demandons de l\u2019aide pour survivre en attendant que la situation se stabilise.Et ce ne sera pas demain matin.» «On comprend l\u2019idée de décon- finer, de regarder la réaction et de continuer», indique M. Desro- chers.«Ce qui stresse les entrepreneurs du milieu touristique, c\u2019est de n\u2019avoir aucun horizon.Ça prend un certain calendrier, même si on sait qu\u2019on ne peut pas avoir de dates fermes.Ça prend aussi un peu de cohérence.Il y a des manifestations à Montréal, mais on ne peut pas servir un client dans un restaurant.Ça irrite des entrepreneurs.» M. Giles fait remarquer qu\u2019un signal clair de la ministre rassurerait non seulement l\u2019industrie touristique, mais aussi l\u2019ensemble de la population.«Les promoteurs ont hâte de continuer leurs opérations et la clientèle a besoin de se divertir», conclut-il.Les deux représentants comptent sur les députés et ministres de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour porter leur message.«Nous avons besoin d\u2019aide» L\u2019annulation d\u2019événements comme le Grand Prix de Trois-Rivières, en 2020, donne un dur coup au milieu touristique, qui réclame une compensation financière du gouvernement du Québec.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS La MRC de Maskinongé réclame du gouvernement une aide pour le secteur touristique MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca S A I N T E - A N G È L E - D E - P R É - MONT \u2014 «Les entreprises touristiques sont à l\u2019heure de sauver les meubles et il n\u2019y a pas de directive ni d\u2019espoir d\u2019une quelconque date de réouverture.Il faut aider les entreprises à se maintenir la tête hors de l\u2019eau.On sait que ce sera un respirateur artificiel.Mais il faut le ploguer, le respirateur.» Barbara Paillé regarde aller le secteur touristique en cette pandémie et craint de perdre des joueurs si le gouvernement tarde trop à venir en aide au tourisme.La mairesse de Sainte-Angèle-de-Prémont et présidente de la Corporation touristique de la MRC de Maskinongé sait très bien que le tourisme est un moteur économique puissant au sein de cette MRC avec près de 300 entreprises, près de 2000 personnes et des retombées approchant les 97 millions de dollars par année.Voilà pourquoi elle estime que le gouvernement doit soutenir financièrement ce secteur durement touché par la crise afin que les entreprises puissent prendre un peu d\u2019air avant le retour aux affaires.Comme toutes les entreprises, celles du tourisme doivent faire face à des obligations financières même si tout est mis sur pause depuis trois mois.La belle saison arrive à grands pas et le gouvernement mise sur le tourisme inter- provincial pour faire tourner un tant soit peu l\u2019économie.Selon Mme Paillé, il est grand temps que le gouvernement annonce ses couleurs.«Il faut être solidaire avec nos entreprises touristiques.Si on ne les aide pas, elles vont étouffer.Quand l\u2019activité va reprendre, il faudra prendre des mesures pour respecter la distanciation sociale.Ça ne se peut pas, le casse-tête que ça va donner.Ça prend de l\u2019argent pour que le tourisme se prépare en vue d\u2019une réouverture.Les lumières ne sont plus jaunes, elles sont rouges», insiste Mme Paillé, qui souhaite une réponse du gouvernement d\u2019ici les prochains jours.«L\u2019heure de sauver les meubles» Barbara Paillé \u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 16 AFFAIRES GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Maintes fois évoqué au cours des derniers mois, le déménagement de la microbras- serie Broadway se réalisera finalement cette année.Le président de l\u2019entreprise, Jean-Luc Marchand, confirme que son expansion se poursuivra à Shawinigan.«Nous allons faire des annonces prochainement », avance-t-il.«Nous avons fait l\u2019acquisition d\u2019une bâtisse, à Shawinigan.La micro- brasserie va déménager au courant de l\u2019année.On espère avant l\u2019hiver!» M.Marchand avait acquis la microbrasserie Broadway au début 2017 du fondateur de l\u2019entreprise, Marc Ménard.Il a vite constaté que les locaux étaient plutôt mal adaptés pour la production de bière.«Nous serons dorénavant sur un seul plancher», confie-t-il.«Nous n\u2019aurons plus d\u2019escaliers à monter et à descendre!» «Nous voulons aussi ajouter des cuves, mais dans notre local actuel, je ne peux pas le faire en raison de la capacité portante de l\u2019immeuble.» En spectaculaire croissance depuis trois ans, la vente des différentes marques en canettes représente maintenant 95 % de la production du Broadway, estime M. Marchand.Plusieurs micro- brasseries sous-traitent leur mise en canettes à l\u2019entreprise shawini- ganaise, une tendance qui ne fera que s\u2019accentuer avec l\u2019acquisition d\u2019un nouvel équipement.Quelques mois après avoir pris possession de la microbrasserie, les propriétaires avaient conçu un procédé artisanal qui leur permettait environ huit mises en canettes à la minute.La nouvelle enca- netteuse, acquise en pleine crise sanitaire, permet d\u2019augmenter ce rythme à 35 à la minute! «La tendance du marché est vraiment vers la canette», estime M. Marchand, qui confirme une augmentation de la consommation à domicile pendant la pandémie.« Mais au début, nos clients étaient inquiets», rappelle-t-il.«Après trois semaines, les dépanneurs spécialisés en bières ont vu que les gens continuaient à consommer.Les termes de paiement ont aussi changé avec nos fournisseurs, qui voulaient se faire payer sur commande.Au début, c\u2019était dur sur les liquidités.» Cette crise a renforcé sa vision de diversifier ses sources de revenus pour assurer la pérennité de son entreprise.«Actuellement, nos produits représentent environ les deux tiers de notre production.Le reste, c\u2019est de la sous-traitance».La production totale annuelle s\u2019élève présentement à environ 2500 hectolitres.LA FIN DU BROADWAY PUB?Juste à côté de la microbrasse- rie, les perspectives d\u2019avenir s\u2019annoncent moins réjouissantes pour le Broadway Pub.Le restaurant-bar est fermé depuis le 17 mars, au début de la crise sanitaire.L\u2019actuel propriétaire, Sébastien Bussière, confirme qu\u2019il ne rouvrira pas l\u2019endroit.Il étudie présentement diverses options, dont la vente du commerce.Le propriétaire de l\u2019immeuble, Marc Ménard, vient d\u2019autoriser l\u2019affichage sur cette propriété à vendre.Le mandat est confié à Jonathan St-Jean.«Ça fait longtemps que la bâtisse est à vendre, mais je ne voulais pas l\u2019afficher parce que le Broadway Pub roulait encore et je ne voulais pas lui nuire», explique M. Ménard.«Maintenant que c\u2019est fermé, c\u2019est moins gênant de mettre une pancarte!» L\u2019homme d\u2019affaires se désole de voir que ses deux anciennes entreprises prennent des directions différentes.Il se réjouit des projets d\u2019expansion de la micro- brasserie, mais il ne cache pas que les difficultés du Broadway Pub lui font un petit pincement au cœur, même s\u2019il sait que plusieurs restaurants seront bousculés par cette pandémie.«Je suis content d\u2019avoir vécu ces belles années», sourit M. Ménard.«Je ne pense pas qu\u2019on reverra quelque chose de semblable, pas pour le moment en tout cas!» L\u2019année 2012, avec le party de la conquête de la Coupe Memorial et la présentation des finales provinciales des Jeux du Québec quelques mois plus tard, transpire encore dans les murs de l\u2019immeuble.De nombreux rassemblements politiques ont aussi été organisés à cet endroit, de même qu\u2019une multitude d\u2019événements caritatifs.Sans oublier les soirées d\u2019Halloween, du Nouvel An et les 5 à 7 du cégep.La liste pourrait s\u2019étirer sur plusieurs paragraphes si on remontait à l\u2019ère de la Place de ville.Une nouvelle page se tournera vraisemblablement au cours des prochains mois.«C\u2019est quand même une bâtisse bien positionnée, au centre-ville, sans problème de stationnement, qui est déneigé par la Ville», énumère M. Ménard.«Ça peut devenir un nouveau restaurant, mais aussi des bureaux ou une clinique.Beaucoup de choses peuvent aller là.» «Des gens m\u2019ont déjà approché, avec de beaux projets», glisse-t-il.«Mais personne ne m\u2019a parlé de bar! Avec le Saint-Maurice derrière, il pourrait peut-être y avoir des condos.C\u2019est un bâtiment solide.Le pub avait été construit en fonction de recevoir un autre étage.» L\u2019arrêt des activités du Broadway Pub ne change pas grand-chose pour la microbrasserie, qui avait coupé les ponts avec l\u2019entreprise voisine l\u2019automne dernier.La microbrasserie Broadway déménagera en 2020 La croissance de la microbrasserie Broadway passe par la popularité de ses produits en canettes.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 L\u2019Association des pourvoiries de la Mauricie veut inciter les voyageurs et les vacanciers, qui ne sont peut-être pas des pêcheurs naturels, à considérer un séjour en pourvoirie comme vacances familiales pour la saison estivale 2020.L\u2019association va lancer une campagne sur «Les vraies histoires de pêche».«Plutôt que de mettre de l\u2019avant les grands espaces et les paysages grandioses, la campagne se concentre sur les petits détails et les petites traditions qui forment les meilleurs souvenirs.La chemise de son père, le goéland sur la roche, la planche cassée sur le quai prennent tous plus d\u2019importance dans les mémoires que les grandes évidences du tourisme», explique dans un communiqué l\u2019Association des pourvoiries de la Mauricie.Cette dernière ajoute également qu\u2019elle veut faire un rappel à tous les pêcheurs que les pourvoiries seront ouvertes et qu\u2019ils pourront y passer du bon temps.L\u2019histoire de pêche, la vraie, celle qui raconte tous les petits détails marquants, les petits morceaux d\u2019histoires qui peuvent paraître insignifiants, mais qui laissent une empreinte dans la mémoire, sera donc à l\u2019honneur.Étant dans l\u2019impossibilité de tourner de nouvelles images, le contenu de la vidéo a été réalisé à partir d\u2019images existantes de l\u2019Association des pourvoiries de la Mauricie.« Ap puyé e s pa r u n e na r ra - tion sentie qui transporte par la précision des détails qu\u2019elle soulève, les images rappellent aux gens leurs plus beaux souvenirs, tout en les invitant à venir créer leurs en pourvoirie», conclut l\u2019Association.POURVOIRIES DE LA MAURICIE «Les vraies histoires de pêche» mises en valeur L\u2019Association des pourvoiries de la Mauricie lance une campagne sur «Les vraies histoires de pêche».\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY «Nous serons dorénavant sur un seul plancher.Nous n\u2019aurons plus d\u2019escaliers à monter et à descendre! Nous voulons aussi ajouter des cuves, mais dans notre local actuel, je ne peux pas le faire en raison de la capacité portante de l\u2019immeuble.» leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 17 facebook.com/ lenouvelliste FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 En vertu du feu vert des autorités gouvernementales pour la réouverture des musées, ces derniers ont activé le processus pour accueillir des visiteurs.Après analyse, plusieurs institutions sont en mesure d\u2019annoncer le moment auquel elles ouvriront leurs portes.Boréalis sera ouvert au public à partir du mardi 23 juin et on demande aux visiteurs de réserver leur place au 819-372-4633.On y offrira la visite classique à l\u2019aide d\u2019écouteurs personnels à même le téléphone intelligent.Même principe de la visite audioguidée au Manoir Boucher de Niverville, et ce, à partir du 3 juillet.La visite de l\u2019Église St.James sera offerte gratuitement du 23 juin au 7 septembre.Pour ce qui est de l\u2019Espace Pauline-Julien, on propose aux visiteurs de replonger dans l\u2019exposition Scenocosme présentée par deux artistes français, Gré- gory Lasserre et Anaïs met den Ancxt.Les deux œuvres interactives seront présentées par des guides-animateurs à compter du vendredi 3 juillet.Le Centre d\u2019exposition Ray- mond-Lasnier sera l\u2019hôte d\u2019un volet de la Biennale nationale de sculpture contemporaine à p a r t i r d \u2019 u n e d a t e e n c o r e indéterminée.Le Musée des Ursulines annonce qu\u2019il sera ouvert au public dès le mardi 9 juin avec une programmation complète qui inclut les visites déjà offertes dans la programmation de l\u2019année dernière (chapelle, cour intérieure et salles d\u2019expositions) auxquelles s\u2019ajoute la visite du chœur des religieuses de même que la nouvelle exposition de 2020 intitulée Portrait de famille.Le Musée POP de Trois-Rivières a annoncé vendredi qu\u2019il ouvrira officiellement ses portes le samedi 20 juin.Pour sa saison estivale, l\u2019institution de la rue Laviolette privilégiera les réservations en ligne disponibles à partir du 15 juin sur le site Internet du Musée (www.museepop.ca) aussi bien pour la Vieille prison que pour les expositions du musée.Le Musée Pierre-Boucher situé au Séminaire Saint-Joseph rouvrira le jeudi 25 juin avec des heures d\u2019ouverture modifiées jusqu\u2019au 6 septembre 2020, soit de 10 h à 17 h.On y recommande le port du couvre-visage.On présentera l\u2019exposition Pastel toujours de même que Dietrich-Politis, aquarellistes, deux expositions solos réunies de même que les expositions permanentes Pierre Boucher, une vie au service de la nation, Plus grand que nature, La chapelle et Maurice L.Duplessis.De son côté, Culture Shawinigan a fait savoir que l\u2019équipe travaille à la préparation d\u2019un été culturel avec des activités gratuites pour le grand public.La plupart seront à l\u2019extérieur avec des concerts musicaux surprises et des performances théâtrales éphémères un peu partout sur le territoire couvert par l\u2019organisme.Une exposition en art contemporain de l\u2019artiste Robert Roussil intitulée La liberté de l\u2019imagination sera offerte aux visiteurs du 11 juin au 11 octobre.L\u2019exposition, en partenariat avec le Musée du Bas-St-Laurent, rassemble des œuvres de 1954 à 2011 en dessin, sculpture et estampe.L\u2019exposition sera présentée à l\u2019intérieur au Centre des arts e t s e ra a c c e s s i b l e gratuitement.À Shawinigan, on a aussi confirmé le re tou r d e s p ro j e c- tions architecturales sur les murs de l\u2019Hôtel de ville et l\u2019ajout d\u2019une projection sur les murs de l\u2019église Notre-Dame-de-la-Présentation du secteur Shawinigan-Sud.On indique également que divers parcours artistiques dans les rues et ruelles du centre-ville seront offerts pour les après-midis de balade.Pour ce qui est des activités intérieures, on s\u2019affaire à mettre sur pied une exposition à l\u2019église Notre-Dame-de-la-Présenta- tion pour découvrir les œuvres d\u2019Ozias Leduc.Les dates d\u2019ouverture seront annoncées sous peu.Pour en savoir davantage, on invite le public à suivre la page Facebook de Culture Shawinigan au www.facebook.com/cultures- hawi/ ou à s\u2019inscrire à l\u2019info- lettre par le site web de Culture Shawinigan au www.cultureshawi- nigan.ca.À la Cité de l\u2019énergie, la directrice générale Sandie Letendre est convaincue de pouvoir ouvrir cet été à la lumière des dernières vérifications effectuées auprès de la CNESST.Or, si aucune date précise n\u2019a été fixée, on espère être en mesure d\u2019accueillir les visiteurs autour du 1er juillet.À Trois-Rivières, l\u2019Atelier Silex est rouvert depuis le 1er juin.Les artistes peuvent donc de nouveau profiter des espaces d\u2019atelier pour réaliser leurs projets selon de nouvelles procédures pour assurer la sécurité de tous.Dans tous les cas susmentionnés, on s\u2019est assuré de mettre en place toutes les mesures sanitaires exigées par la CNESST pour protéger les visiteurs.Encore quelques jours pour les musées Le Musée POP rouvrira ses portes le 20 juin prochain.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD.Dans tous les cas, on s\u2019est assuré de mettre en place toutes les mesures sanitaires exigées par la CNESST pour protéger les visiteurs. JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 18 ARTS ET SPECTACLES KIM ALARIE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 À compter du 4 et jusqu\u2019au 7 juin, le Festival international Danse Encore vivra de manière virtuelle avec plusieurs activités alternatives proposées aux amateurs attristés par l\u2019annulation de l\u2019édition 2020 en raison de la pandémie qui a paralysé la planète entière.En ouverture, Danse Encore présente huit compagnies, six pays, une danse qui rassemble des compagnies de danse qui devaient faire partie des spectacles originalement prévus en salle.Provenant du Canada, de la République tchèque, de Cuba, d\u2019Espagne, des États-Unis et de Belgique, les compagnies ont créé des parcelles de cette chorégraphie qui s\u2019enchaînent pour former un tout.Cette création unique est agrémentée de la musique de Jeannot Bournival.La diffusion se fera sur la page Facebook et Instagram du FIDE.De plus, l\u2019organisation offre sept classes en ligne de différents styles et différents niveaux, par le biais de la plateforme Zoom, parsemées le vendredi, samedi et dimanche.Les danseurs invités sont Véronique Giasson, Marie Poppins (Femme Fatale), Ricardo Marmitte, Marvl, Ginger Cox, Debbie Wilson et Alisia Pobega (Studios Grands Ballets).Le samedi à 20 h, une rencontre est également prévue entre Louis Durand de Marvl et le public où il répondra à des questions.Le vendredi, il y aura présentation d\u2019un montage des vidéos reçues à la suite de la diffusion du tutoriel de Chloe Arnold le 29 avril ainsi que la remise de prix à certains participants.La nouvelle directrice générale Maria Juliana Vélez mentionnait que même si l\u2019équipe a été sonnée par les dommages collatéraux de la COVID-19, elle n\u2019a pas mis de temps à se remettre au travail pour proposer, sous une nouvelle forme, une partie de la programmation prévue.«Il fallait montrer au public un peu de ce qu\u2019il aurait pu voir s\u2019il était venu au festival.La programmation extérieure ne fait pas partie des éléments de la programmation alternative, on a misé sur ce qui était programmé en salle.» Cette initiative a été possible notamment grâce à la volonté des artistes de s\u2019impliquer dans la nouvelle forme du projet.«Je pense que, même dans les circonstances très difficiles, on avait la collaboration de tout le monde, autant nous comme équipe, mais également de la part des artistes.Ça ajoute un peu de lumière dans les circonstances.» Cette diffusion sur le web changera certainement le portrait du public habitué à l\u2019événement qui lance habituellement la saison estivale au centre-ville de Trois-Rivières.«Je pense qu\u2019on va rejoindre un public qui ne se déplacerait pas nécessairement au festival mais on s\u2019entend que tout ce qui se passe dans la rue rejoint un public qui, peut-être, n\u2019est pas toujours sur les réseaux sociaux.Alors oui, on est content de rejoindre d\u2019autres personnes mais à un moment donné il faudra pouvoir se rassembler à nouveau pour qu\u2019on puisse rejoindre ces gens qui passent et qui sont surpris par un spectacle qu\u2019ils n\u2019avaient pas prévu voir, par exemple.Par contre, on espère attirer un grand public qui n\u2019est pas nécessairement encore venu ici et qui, dans les années à venir, va le faire», conclut-elle.DU 4 AU 7 JUIN Danse Encore en mode alternatif Malgré l\u2019annulation du Festival international Danse Encore, l\u2019équipe a concocté une programmation virtuelle qui permettra de présenter au public une partie de ce qui était prévu en 2020.\u2014 PHOTO: ARCHIVES FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières \u2013 L\u2019aventure du duo formé de François St-Martin et Marc Bruneau dans le monde de la bande dessinée se poursuit en s\u2019étendant au-delà du succès de la série Dans la tête de François.Ils ont procédé mercredi au lancement officiel bien que virtuel, d\u2019un autre bouquin, celui-ci intitulé De nouveaux amis dans la classe.Ce nouvel opus est particulier: il a un été créé comme un outil de sensibilisation à la déficience intellectuelle et aux troubles du spectre de l\u2019autisme tout en gardant un caractère divertissant et humoristique .L\u2019initiative origine de Violaine Héon, coordonnatrice du Regroupement d\u2019organismes en DI et TSA de la Mauricie.C\u2019est elle qui a d\u2019abord approché les créateurs de Dans la tête de François pour concevoir avec eux une trousse de sensibilisation visant les élèves des deuxième et troisième cycles du primaire.«On a réfléchi à la façon par laquelle on pourrait présenter cette trousse et la bande dessinée avec son côté coloré et ludique est apparue comme une très belle option, explique Violaine Héon.La trousse est d\u2019abord destinée aux enseignants ou aux étudiants en éducation spécialisée comme un outil pour aborder le sujet de la DI ou du TSA dans une classe régulière.» «On voulait un outil pratique et intéressant qui pourrait s\u2019intégrer dans le cadre du programme éducatif régulier.Ultimement, on aimerait que la trousse contribue à créer des classes plus inclusives.C\u2019était un mandat délicat parce que ce n\u2019est pas un sujet simple à aborder surtout à travers l\u2019humour.Or, François possède ce don d\u2019offrir des réflexions intéressantes à travers un humour intelligent et c\u2019est ce que ça prenait en conjonction avec la grande créativité de Marc.» Une fois la trousse conçue, elle est devenue disponible gratuitement sur le site de rodit- samauricie.org il y a quelques mois.«L\u2019idée du livre est arrivée tout naturellement dans la lignée du projet parce que ça s\u2019est imposé comme un complément idéal à la trousse qu\u2019on offrait en ligne.» «Au départ, poursuit François St-Martin, on avait une trousse numérique qui se présente en projection dans les classes et on était tellement contents du résultat et de la réponse qu\u2019on a pensé à ajouter un livre même si celui-ci n\u2019était pas prévu.» «Beaucoup de projets nous sont proposés mais sincèrement, on a eu un coup de cœur pour celui-ci même si c\u2019était tout un défi.Ça a demandé une très grande réflexion pour savoir comment aborder ce sujet-là.On voulait le faire à notre manière mais on comprend que l\u2019idée d\u2019aborder la déficience intellectuelle à travers l\u2019humour, ça a pu inquiéter certains intervenants.» L\u2019angle finalement choisi par les créateurs, c\u2019est celui de mettre en scène des enfants dans une classe normale qui accueillent deux nouveaux amis présentant une déficience intellectuelle pour un et un trouble du spectre de l\u2019autisme pour l\u2019autre.«Après longue réflexion, on a choisi de rigoler un peu de la réaction des autres élèves devant la différence.Ça représente nos réactions à nous tous parce que souvent on ne sait pas comment réagir devant la différence, quelle qu\u2019elle soit.J\u2019ai voulu qu\u2019on traite de la DI et TSA simplement comme des différences parmi des centaines d\u2019autres qu\u2019on rencontre tous les jours.» Au final, ça donne un livre de 68 pages tout en humour à travers des mises en situation de la vie quotidienne au sein de la classe.«Au niveau visuel, il fallait aussi trouver une facture particulière même si c\u2019est le texte qui est toujours à l\u2019avant-plan, explique Marc Bruneau.Ce sont les réactions des personnages qui viennent renforcer la blague ou le texte.On a repris la facture exploitée dans Les gentils chenapans, notre première incursion dans le livre jeunesse.» «Pour ce qui est du dilemme de trouver un look à nos personnages, on l\u2019a résolu en ne donnant pas un look particulier aux jeunes qui ont des différences.Chaque enfant dans la classe se présente avec ses propres attributs et traits de caractère et on les présente tous sur le même pied.» «Chaque enfant a été traité avec ses qualités et ses défauts y compris l\u2019enseignante de la classe, Mme Caro, de spécifier François St-Martin.Le livre s\u2019adresse d\u2019ailleurs aussi bien aux enfants qu\u2019aux parents ou à des enseignants qui voudraient aborder ce sujet de la différence.» Prêt depuis le début du confinement, le bouquin papier est dès à présent disponible sur le site des Éditions Dans la tête au www.danslatete.ca d\u2019où on peut le commander.En Mauricie, il est disponible chez les différents libraires alors que pour le reste du Québec, il suffit de le demander à son libraire préféré pour qu\u2019il le commande.À noter que le livre, si Violaine Héon le considère comme le complément parfait de la trousse de sensibilisation, peut très bien être lu en lui-même.«C\u2019est vrai que le livre est tiré d\u2019un outil destiné aux élèves de 2e et 3e cycles du primaire mais le contenu est universel, soutient-elle.C\u2019est particulièrement pertinent si on cherche à aborder le sujet de la différence.C\u2019est facile à lire et ça constitue une excellente amorce à une discussion.Je dirais que c\u2019est tout aussi approprié pour des élèves du secondaire et que les parents vont aussi l\u2019aimer.» DE NOUVEAUX AMIS DANS LA CLASSE La différence abordée avec humour La nouvelle bande dessinée de François St-Martin et Marc Bruneau s\u2019intitule De nouveaux amis dans la classe et sensibilise le lecteur à la différence à travers deux jeunes personnages présentant des troubles du spectre de l\u2019autisme pour l\u2019un et une déficience intellectuelle pour l\u2019autre.\u2014 PHOTO COURTOISIE leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 ARTS ET SPECTACLES 19 Nadia, butterfly de Pascal Plante a été retenu La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Un film québécois, Nadia, butterfly, de Pascal Plante, fait partie de la Sélection officielle du 73e Festival de Cannes, qui n\u2019a pas eu lieu cette année en mai pour cause de pandémie.Face à ce report, les organisateurs du festival ont tenu à donner un coup de main à 56 films qu\u2019ils ont aimés et qui porteront à jamais au générique le prestigieux sceau «Sélection officielle - Cannes 2020».Ces films seront aussi «accompagnés par le Festival lors de leur sortie en salles et de leur présentation dans certains festivals», a promis mercredi le délégué général, Thierry Frémaux, en dévoilant la Sélection officielle, dans un cinéma parisien.Il n\u2019y aura pas de compétition officielle ni Palme d\u2019or à Cannes cette année.Nadia, butterfly, seul film québécois ou canadien retenu dans cette Sélection officielle, raconte les petits deuils vécus par une athlète de haut niveau qui participe à ses ultimes Jeux olympiques.Le film met en vedette la nageuse Katerine Savard, qui avait remporté notamment le bronze au relais lors des Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro.I l s\u2019a g i t d u d e u x i è m e l o n g métrage de Pascal Plante, qui avait réalisé auparavant «Les faux tatouages», sélectionné à la Berli- nale 2018.Diplômé de Concordia en 2011, le jeune réalisateur et scénariste avait par la suite cumulé les courts métrages.La Sélection officielle de Cannes retient bien sûr les grands noms qui étaient très attendus en mai sur la Croisette: les plus récents films de Wes Anderson, François Ozon, Thomas Vinterberg, Steve McQueen, Maïwenn, Lucas Belvaux ou Emmanuel Mouret, entre autres.Cannes adoube également plusieurs «premiers films», notamment ceux des acteurs Viggo Mortensen et Laurent Lafitte.Le 73e Festival de Cannes devait se tenir du 12 au 23 mai, mais il a été d\u2019abord reporté, puis annulé.73E FESTIVAL DE CANNES Un film québécois dans la «Sélection officielle» Nadia, butterfly est le deuxième long métrage de Pascal Plante qui avait réalisé Les faux tatouages, sélectionné à la Berlinale 2018.\u2014 PHOTO LA PRESSE VARSOVIE (AFP) \u2014 Le musée de l\u2019ancien camp nazi de la mort Aus- chwitz-Birkenau, fermé aux visiteurs depuis la mi-mars en raison de la pandémie, a lancé mercredi un appel à l\u2019aide financière pour pouvoir poursuivre sa mission de mémoire et d\u2019éducation.L\u2019a n n é e 2 0 2 0 m a r q u e l e 75e anniversaire de la libération d\u2019Auschwitz-Birkenau, devenu le symbole de tous les camps de la mort allemands.«Nous appelons à l\u2019aide financière de la part de tous ceux qui considèrent comme nécessaire de préserver la mémoire», affirme un communiqué publié sur le site officiel du musée.«Le budget de 2020 s\u2019est effondré», ajoute le texte, malgré un «soutien particulier» du ministère polonais de la Culture et de la Fondation internationale Auschwitz-Birkenau qui permet de maintenir l\u2019emploi et de continuer les travaux de maintien des vestiges de cet ancien camp de la mort.En revanche, le musée manque de fonds pour l\u2019ensemble de ses activités éducatives, scientifiques, éditoriales et pour ses expositions.Visité chaque année par plus de deux millions de personnes, le mémorial d\u2019Auschwitz-Birkenau est particulièrement actif sur les réseaux sociaux.Il est suivi par 331 000 personnes sur Facebook et plus d\u2019un million sur Twitter.Fermé depuis le 12 mars, le musée ne pourra rouvrir qu\u2019au début de juillet, selon son site.Entre 1940 et le début de 1945, l\u2019Allemagne nazie avait exterminé à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs de différents pays européens.Ce camp où quelque 80 000 Polonais non-juifs, 25 000 Roms et 20 000 soldats soviétiques ont également trouvé la mort, a été libéré par l\u2019Armée Rouge en janvier 1945.Fermé en raison de la pandémie, le musée d\u2019Auschwitz demande une aide financière WASHINGTON (AFP) \u2014 Donald Trump apparaît en premier résultat des comptes suggérés en tapant en anglais le mot «raciste» dans la recherche Twitter.Le fruit d\u2019un algorithme qui ne devrait pas arranger les relations déjà tendues entre le président américain et la plateforme.Le journal britannique The Independent est le premier mercredi à avoir relevé cette curiosité dans un contexte de manifestations généralisées à travers les Etats-Unis contre le racisme et les violences policières.«Si un compte est régulière m e n t a s s o c i é à c e r t a i n s termes, ils peuvent émerger ens emble dans les re com- mandations par le biais d\u2019un algorithme», a simplement expliqué un porte-parole de Twitter.Le réseau social a pour la première fois le 26 mai signalé un tweet de Donald Trump comme trompeur, avant d\u2019en épingler un autre trois jours plus tard pour «apologie de la violence».Le président républicain, suivi par plus de 80 millions de personnes sur la plateforme, avait riposté entre temps en signant un décret visant à limiter la protection judiciaire des réseaux sociaux.Pour Greg Sterling, rédacteur du site spécialisé dans les moteurs de recherche Search Engine Land, le fait que Donald Trump soit suggéré en premier en cherchant «raciste» sur Twitter n\u2019est pas un nouvel épisode de ce conflit ouvert.Mais plutôt le ref let d\u2019un «grand nombre de personnes uti l isant les mots «raciste» ou «racisme pour décrire ou répondre» au président; ou le résultat d\u2019un «effort concerté pour associer le compte de Trump à ces termes».L\u2019a l g o r i t h m e d e Tw i t t e r, explique le spécialiste, utilise tout un tas de variables mettant en principe la plateforme à l\u2019abri de toute tentative de manipulation.C\u2019est aussi censé être le cas de celui de Google, pourtant victime en 2003 d\u2019une manœuvre d i t e d e « b o m b a r d e m e n t » pour qu\u2019apparaisse tout en haut le nom de l\u2019ancien pré- si d e nt G e o rg e W .Bu s h e n cherchant l\u2019expression «échec misérable».Seule une analyse poussée permettrait de faire explicitement la lumière sur les méca- n i s m e s a s s o c i a n t D o n a l d Trump et racisme, note Kjerstin Thorson, enseignante de l\u2019université du Michigan spécialisée dans la politique et les réseaux sociaux.« L es platefor mes ont fai t beaucoup d\u2019efforts pour éviter de donner la moindre impression de parti pris», dit-elle.Trump: premier résultat de recherche pour le mot «raciste» sur Twitter Le film de Pascal Plante met en vedette la nageuse Katerine Savard qui avait remporté notammanet le bronze au relais lors des Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro.\u2014 PHOTO LA PRESSE JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 20 STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un repêchage junior, c\u2019est toujours imprévisible.Faire des projections sur des adolescents de 15 ans qui s\u2019apprêtent à être déracinés de leur milieu amène son lot d\u2019impondérables.Habituellement, à partir du milieu de la première ronde, les listes des équipes varient pas mal.La COVID-19 accentue certainement cette tendance en fin de semaine à l\u2019encan de la LHJMQ, qui s\u2019amorce vendredi soir avec la tenue de la première ronde.Le dépisteur-chef des Cataractes Mario Carrière avoue s\u2019attendre à davantage de surprises.«Il nous manque des événements importants dans l\u2019évaluation, notamment le Challenge Gatorade où on peut comparer les joueurs des Maritimes avec ceux du Québec.Sans le Challenge, il y a bien des dépisteurs régionaux qui n\u2019ont pas assez vu les joueurs des autres territoires pour se prononcer.Toutes les équipes sont dans le même bateau.Mais ce serait mentir que de dire que ça ne complexifie pas notre travail.» Pour remplacer les deux mois volés par la pandémie mondiale, les Cataractes ont utilisé davantage de vidéos et d\u2019entrevues.«Le vidéo, c\u2019est utile, mais il faut quand même faire attention.Tu ne vois pas tout, tu n\u2019as pas la même profondeur d\u2019analyse.Nos devoirs sont faits au maximum, dans les circonstances.On verra bien ce que ça va donner!» Carrière dit avoir eu à juger une bonne cuvée, qui offre notamment une belle brochette de défenseurs.«Il y a de la qualité à toutes les positions, une certaine profondeur aussi.C\u2019est vrai particulièrement chez les défenseurs», note Carrière, qui sait bien que les observateurs s\u2019attendent à se gâter dans ce rayon.«On a été durs avec notre défensive, en oubliant peut-être qu\u2019elle était jeune.En fin de saison l\u2019an dernier, on voyait déjà de beaux progrès, qui vont se poursuivre la saison prochaine à mon avis avec une année de plus d\u2019expérience chez les Bourgeois, Chouinard, Pépin, Hinds et Blanchet.Maintenant, ça ne veut pas dire que le tableau est parfait, qu\u2019on n\u2019a pas besoin de continuer à y injecter du talent.Année après année, il y a toujours des équipes qui cherchent des défenseurs lors des périodes de transactions.Plus tu en as des bons, plus tu es en bonne position», sourit-il.Les Cataractes détiennent le neuvième choix au total vendredi soir.Ils parleront ensuite en troisième ronde.Ce scénario pourrait quand même changer dans les prochaines heures.La semaine dernière, le directeur-gérant Martin Mondou ne cachait pas son ouverture à monnayer ses choix s\u2019il pouvait fortifier son alignement à l\u2019aube de la dernière phase du cycle de cinq ans, soit celle de performance qui devrait durer deux campagnes.«Je ne suis pas le genre de recruteur qui s\u2019attache à ses choix.Si l\u2019équipe veut les utiliser pour d\u2019autre chose, je me rallie.Mon travail, c\u2019est d\u2019être prêt lorsqu\u2019on me donne le micro.Je le serai en fin de semaine, peu importe quand!» Un repêchage junior hautement imprévisible Si Martin Mondou ne change pas ses plans, Mario Carrière annoncera le premier choix des Cataractes au neuvième rang du repêchage.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU «Il nous manque des événements importants dans l\u2019évaluation, notamment le Challenge Gatorade où on peut comparer les joueurs des Maritimes avec ceux du Québec.» «Le vidéo, c\u2019est utile, mais il faut quand même faire attention.Tu ne vois pas tout, tu n\u2019as pas la même profondeur d\u2019analyse.Nos devoirs sont faits au maximum, dans les circonstances.On verra bien ce que ça va donner!» «Je ne suis pas le genre de recruteur qui s\u2019attache à ses choix.» La Presse canadienne Le directeur exécutif du circuit européen de golf a déclaré que le sort de la Coupe Ryder, qui doit se dérouler plus tard cette année, sera connu d\u2019ici la fin du mois de juin.Keith Pelley a mentionné dans un long entretien accordé à la balado- diffusion \u2018McKellar Journal\u2019 que le circuit européen et la PGA «discuteront» de la Coupe Ryder, maintenant que les calendriers remodelés des deux circuits professionnels ont été dévoilés.Pelley a déclaré qu\u2019il «y aura des indications à la fin du mois».La Coupe Ryder doit se dérouler du 25 au 27 septembre à Whistling Straits, au Wisconsin, en dépit des interruptions provoquées par la pandémie de coronavirus.La compétition pourrait se dérouler sans spectateurs, mais des golfeurs comme Rory McIlroy et Brooks Koepka font partie de ceux qui s\u2019opposent à cette idée.Coupe Ryder: une décision d\u2019ici la fin du mois de juin leNouvelliste JEUDI 4 JUIN 2020 SPORTS 21 Patrice Bergeron lève le ton contre le racisme CARL TARDIF Le Soleil Joueur plutôt réservé de nature, Patrice Bergeron a jugé que le temps était venu de faire entendre sa voix sur des enjeux sociaux, comme le racisme.«Je ne serai plus silencieux», a fait savoir l\u2019attaquant des Bruins de Boston en marge de l\u2019annonce d\u2019un soutien de 25 000 $ chacun à deux organismes venant en aide aux minorités, dont le Centre multiethnique de Québec.Le joueur de Sillery suit donc la même démarche de plusieurs autres sportifs professionnels afin de dénoncer le racisme à la suite des événements ayant eu lieu à Minneapolis, aux États-Unis.Plusieurs joueurs de hockey de la LNH l\u2019ont fait au cours des derniers jours, notamment le capitaine du Canadien de Montréal, Shea Weber.«Comme plusieurs le savent, je ne suis pas présent sur les réseaux sociaux, et pour les bonnes ou les mauvaises raisons, j\u2019ai toujours essayé de ne pas partager mes opinions sur la place publique.Nous, les joueurs de hockey, avons tendance à nous occuper de nos affaires, sans faire trop de bruit.Ça fait partie de notre culture.Mais à la suite du meurtre de George Floyd et des manifestations qui ont suivi, j\u2019ai réalisé que de ne pas en parler de ne pas utiliser ma voix à titre d\u2019athlète professionnel permettait plutôt au racisme de couver et de continuer.Le silence n\u2019est plus une option pour moi», a écrit Bergeron, dans une déclaration publiée, entre autres, sur le compte Twitter des Bruins.Ainsi, le numéro 37 a décidé d\u2019appuyer le centre multiethnique de Québec et la branche de Boston de l\u2019Association nationale pour l\u2019avancement des personnes de couleurs aux États-Unis.En son nom et celui de sa famille, il remettra 25 000 $ à chaque organisme.« Dorénavant, je veux être à l\u2019écoute, apprendre sur le sujet et me tenir debout pour la communauté noire.On ne peut pas réécrire l\u2019histoire, mais on peut certainement changer les choses dans l\u2019avenir.Il est temps de vraiment reconnaître ce cri à l\u2019aide», ajoutait l\u2019auteur de 869 points en 1089 matchs dans la LNH.À 34 ans, Bergeron est l\u2019un des meilleurs joueurs de la LNH.À Québec, il est impliqué depuis 10 ans dans le Pro-Am Gagné- Bergeron, qui vient en aide aux enfants malades et dans le besoin.Il promet de tout faire pour enrayer ce problème qui perdure depuis longtemps.«Ça prend plus qu\u2019un simple message sur Instragram.Il faut prendre de véritables actions, avec compassion et cœur.Tout en continuant de grandir et d\u2019élever mes enfants pour qu\u2019ils soient antiracistes, je suis déterminé à être un allié», ajoutait-il, celui qui signait son message avec amour, respect et la plus sincère humilité.Le Centre mutliethnique de Québec existe depuis 60 ans.L\u2019organisme communautaire établi sur la Rue Dorchester a pour mission d\u2019accueillir les immigrants de toutes catégories afin de faciliter leur établissement, de soutenir leur adaptation et de favoriser leur accès à de meilleures conditions socio-économiques.À LA SUITE DE LA MORT DE GEORGES FLOYD «Je suis déterminé à être un allié» À la suite de la mort de Georges Floyd aux États-Unis, Patrice Bergeron a décidé d\u2019ajouter sa voix à celles d\u2019autres sportifs qui dénoncent le racisme.\u2014 PHOTO: LA PRESSE La Presse canadienne Le capitaine du Canadien de Montréal, Shea Weber, son coéquipier Brendan Gallagher, et le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, ont notamment ajouté leurs voix à celles des nombreux athlètes qui ont dénoncé la discrimination raciale mercredi matin.«Je suis déconcerté et frustré depuis les premiers instants où j\u2019ai vu le troublant et insensé meurtre de George Floyd, a écrit Weber dans un message diffusé sur le compte Twitter officiel du Tricolore.Nous devons promouvoir l\u2019égalité et unir nos ressources et nos voix afin de provoquer un changement.» Pour sa part, Gallagher a exprimé son indignation face à la mort de Floyd, en plus d\u2019aborder l\u2019enjeu des manifestations et des émeutes.«J\u2019ai réalisé que je suis privilégié, et que plusieurs personnes qui n\u2019ont pas la même couleur de peau que moi, ont vécu, et continuent de vivre, des expériences très différentes (avec les policiers), a rédigé Gallagher sur son compte Twitter personnel.Le policier qui a tué George Floyd est une mauvaise personne.» De son côté, Crosby a diffusé un communiqué par l\u2019entremise du compte Twitter officiel de sa fondation dans lequel il a souligné que la mort de George Floyd «ne peut être ignorée».«Le racisme actuel, sous toutes ses formes, est inacceptable, a écrit Crosby dans le communiqué.Bien que je n\u2019ai jamais vécu la discrimination à laquelle sont confrontées les communautés noire et ethniques au quotidien, j\u2019écouterai et j\u2019essaierai d\u2019apprendre comment je peux faire une différence à ce chapitre.» Crosby, Weber et Gallagher réagissent La Presse canadienne L\u2019ex-défenseur du Canadien de Montréal P.K.Subban a déclaré qu\u2019il avait offert 50 000 $US à une campagne de sociofinancement \u2018GoFundMe\u2019 mise sur pied pour la fille de George Floyd, et précisé que la LNH avait égalé ce montant.Subban, qui évolue maintenant pour les Devils du New Jersey, a annoncé son don dans une vidéo transmise sur son compter Twitter officiel mercredi.Il en a profité pour demander que justice soit faite pour les Afro-Américains.Floyd est mort la semaine dernière et a laissé dans le deuil sa fille âgée de six ans, Gianna.Subban, un Afro-Canadien, a dit que «la trame de fond doit changer» au chapitre de la discrimination raciale.Subban a aussi demandé à la population de faire un don au fonds destiné à Gianna Floyd (https://www.gofundme.com/f/ g i a n n a - f l o y d - d a u g h t e r - o f - george-floyd-fund : https://www.gofundme.com/f/gianna-floyd- daughter-of-george-floyd-fund).En date de mercredi après-midi, celui-ci avait atteint près de 800 000 $, sur un objectif total de 1 million $.Subban verse 50 000 $US à la fille de George Floyd, précise que la LNH a égalé P.K.Subban \u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE LOS ANGELES (AFP) \u2014 Poser un genou à terre pendant l\u2019hymne national est un «manque de respect vis à vis du drapeau» des États-Unis a estimé mercredi Drew Brees, des Saints de la Nouvelle-Orléans, vivement critiqué pour cette position notamment par LeBron James.«Je ne serai jamais d\u2019accord avec quiconque ne respecte pas le drapeau des États-Unis d\u2019Amérique ou notre pays.Quand je regarde le drapeau, j\u2019imagine mes deux grands-pères, qui ont combattu pour ce pays pendant la Seconde Guerre mondiale», a déclaré Brees, interrogé par Yahoo.com sur la perspective de voir ce geste réapparaître dans le football américain, étant donné le contexte brûlant de la mort de George Floyd et des violences policières racistes qui gangrènent son pays.Ces derniers jours, de nombreux athlètes ont exprimé leur soutien à Colin Kaepernick, qui avait déclenché la controverse en 2016 en lançant ce mouvement de protestation.Cela lui a valu d\u2019être traité de «fils de pute» par Donald Trump et de se retrouver sans club à la fin de son contrat avec les San Francisco 49ers.«Tout va bien avec notre pays en ce moment?Non, ce n\u2019est pas le cas.Nous avons encore un long chemin à parcourir.Mais je pense que le fait de se tenir debout et de respecter le drapeau avec sa main sur son cœur, c\u2019est faire montre d\u2019unité», a encore argué Brees.Des mots, qui n\u2019ont pas plu à LeBron James.«WOW MEC!! Tu ne comprends toujours pas pourquoi Kap s\u2019était agenouillé?Ça n\u2019a absolument rien à voir avec le manque de respect envers le (drapeau) et nos soldats.» Brees ne veut pas de genou à terre JEUDI 4 JUIN 2020 leNouvelliste 22 SPORTS RONALD BLUM The Associated Press NEW YORK \u2014 Le baseball majeur a rejeté la proposition des joueurs pour un calendrier de 114 matches sans réduction de salaire supplémentaire, indiquant au syndicat que les équipes n\u2019ont pas de raison de penser que 82 matches soient possibles.Lors des prochaines discussions, les grandes ligues vont proposer une saison encore plus courte.Les joueurs ont fait leur proposition dimanche, cinq jours après le plan économique initial de la direction.Les matches inauguraux seraient présentés le 30 juin et la saison régulière se terminerait le 31 octobre \u2013 plus d\u2019un mois après une conclusion le 27 septembre évoquée par MLB, qui respectait ainsi le calendrier initial de la saison.Le baseball majeur compte proposer un calendrier d\u2019environ 50 matchs.Les joueurs recevraient environ 30 % de leur salaire intégral selon l\u2019accord au prorata convenu par le syndicat, en mars.«Vou s n ou s avez c o n f i r m é dimanche que les joueurs sont unifiés dans leur opinion qu\u2019ils n\u2019accepteront pas moins de 100 % de leurs salaires au prorata, et nous n\u2019avons pas d\u2019autre choix que d\u2019accepter cette représentation», a écrit mercredi le sous-commissaire Dan Halem dans une lettre adressée au négociateur en chef du syndicat des joueurs Bruce Meyer, obtenue par l\u2019Associated Press.«Sur la base de cette position, des positions adoptées dans votre contre-proposition, du risque sanitaire important de prolonger la saison régulière après septembre et du fait que nous avons manqué notre date limite du 1er juin pour que les camps reprennent d\u2019ici le 10 juin, nous n\u2019avons aucune raison de croire qu\u2019une solution négociée pour une saison de 82 matchs soit possible», a écrit Halem.«Néanmoins, le commissaire s\u2019est engagé à ce qu\u2019il y ait du baseball en 2020, a ajouté Halem.Il a entamé des discussions avec les propriétaires sur l\u2019organisation d\u2019une saison plus courte, sans partisans.» Il a terminé sa lettre en disant à Meyer «nous sommes prêts à discuter de toutes les idées que vous pourriez avoir et qui pourraient conduire à un accord sur la reprise du jeu sans un accès régulier des fans à nos stades.» La MLB ne veut pas jouer au- delà d\u2019octobre.Les grandes ligues craignent qu\u2019une deuxième vague du coronavirus affecte les séries et compromette 787 M $ de revenus de diffusion.«Je reste confiant qu\u2019il y aura du baseball cette année, a dit le président des opérations baseball des Brewers de Milwaukee, David Stearns.Je suis optimiste à l\u2019idée que les deux côtés veulent réellement présenter des matches.Je crois que ça peut se concrétiser.Même une saison plus courte, même 50 matches.» Halem a cité le consultant en maladies infectieuses de la MLB, le Dr Ali Khan, doyen du Collège de santé publique de l\u2019Université du Nebraska.«Il n\u2019est pas dans l\u2019intérêt collectif des clubs ou des joueurs de commencer une saison 2020 et d\u2019être par la suite forcé de la suspendre ou de l\u2019annuler avant la fin de l\u2019après-saison», a écrit Halem.«Dr.Khan et son équipe nous ont informés que pour minimiser le risque de retard ou d\u2019annulation de la saison 2020, nous devrions nous efforcer de terminer la saison et l\u2019après-saison le plus tôt possible à l\u2019automne.«De plus, votre proposition ne tient pas compte des réalités de la météo dans de nombreuses ré gions du pays p endant la seconde moitié d\u2019octobre.Si nous programmons une liste complète de matches à la fin octobre, nous serons en proie à des annulations.» L es é quip es et les j oueurs espèrent commencer la saison devant des gradins vides.Quant aux salaires, les clubs disent qu\u2019elles subiraient d\u2019énormes pertes s\u2019ils n\u2019étaient pas réduits davantage.Les parties ont convenu le 26 mars d\u2019un accord selon lequel les joueurs acceptaient des salaires au prorata en échange de 170 M$ d\u2019avances et une garantie que si la saison était abandonnée, chaque joueur obtiendrait un temps de service de 2020 correspondant à ce qu\u2019il avait accumulé en 2019.Cet accord appelait à des négociations de «bonne foi» sur le fait de jouer dans des stades vides ou des sites neutres.Le syndicat a dit qu\u2019aucune réduction supplémentaire n\u2019était acceptable.Le 26 mai, MLB a proposé de diminuer les salaires d\u2019environ 4 milliards $ à environ 1,2 milliard $, sans compter les primes de signature, les indemnités de licenciement ou les rachats d\u2019options.Il y aurait un bonus de 200 M$ si les séries étaient complétées.Le plan établirait une échelle de réductions.Les joueurs au salaire minimum de 563 500 $ recevraient environ 47 % de leur salaire initial et ceux au sommet \u2013 comme Mike Trout et Gerrit Cole à 36 M $ \u2013 recevraient moins de 23 %.L\u2019offre du syndicat aurait des salaires totalisant environ 2,8 milliards $, laissant à chaque joueur environ 70 % de son salaire initial.Les ligues majeures proposent une campagne d\u2019environ 50 rencontres Les probabilités qu\u2019il y ait une saison du baseball majeur s\u2019amenuisent avec les jours qui passent et la mésentente qui règne entre les propriétaires et les joueurs.\u2014 PHOTO AP MONTRÉAL (PC) \u2014 Après des discussions «assez difficiles» de l\u2019avis même du commissaire Don Garber, la Major League Soccer a annoncé avoir conclu une entente de principe avec l\u2019Association des joueurs concernant la ratification d\u2019une nouvelle convention collective qui arrivera à échéance après la saison 2025.L\u2019Association des joueurs (AJMLS) a confirmé l\u2019information sur son compte Twitter officiel, mercredi matin.Garber a ensuite offert quelques détails de la nouvelle convention collective, lors d\u2019une conférence sur la plateforme virtuelle \u2018Zoom\u2019.«Les derniers mois ont été difficiles, de toute évidence, et les négociations l\u2019ont été également.Et cette fois-ci n\u2019a pas été différente.En fait, ç\u2019a été encore plus difficile, mais heureusement nous sommes parvenus à nous entendre.Nous pourrons donc retourner au travail et offrir notre produit aux amateurs de soccer», a déclaré Garber, en rappelant que la MLS prévoit des pertes de 1 milliard $US en raison de la pandémie cette saison.Cette annonce a ainsi mis un terme à la menace de lock-out brandie par Garber la semaine dernière si jamais les joueurs refusaient d\u2019en arriver à une entente.Le commissaire Garber a indiqué que la ligue avait notamment obtenu une rationalisation du salaire des joueurs de l\u2019ordre de cinq pour cent pour 2020 \u2013 «une baisse bien inférieure à celle que nous recherchions», a-t-il admis \u2013, ainsi qu\u2019un partage des revenus des droits de télédiffusion entre la ligue et l\u2019AJMLS qui sera de 25 pour cent jusqu\u2019en 2022, avant de chuter à 12,5 pour cent en 2023, et de retourner à 25 pour cent pour 2024 et 2025.«Nous n\u2019avons disputé que deux matchs jusqu\u2019ici cette saison, et le mot-clé, ici, est \u2018incertitude\u2019, a-t-il confié.Car nous ignorons toujours à quel moment nous retournerons au jeu, combien de matchs nous présenterons, et que pourrons-nous offrir à nos partenaires commerciaux?Il fallait donc pouvoir offrir un nombre minimum de matchs, un cadre certain pour nos partenaires et nos partisans.» C\u2019est dans ce contexte que Garber a annoncé qu\u2019un tournoi \u2013 probablement à huis clos \u2013 sera présenté à l\u2019ESPN Wide World of Sports d\u2019Orlando, en Floride.Le principal intéressé a cependant refusé d\u2019entrer dans les détails, pour l\u2019instant.Des rumeurs selon lesquelles les joueurs se rapporteraient à Orlando le 24 juin et le tournoi se mettrait en branle le 1er juillet ont toutefois circulé ces derniers jours.«Il faut que vous sachiez que notre plan est deux fois plus modeste que celui que nous avions bâti initialement \u2013 et par le fait même les revenus que nous pourrons en tirer seront moindres.Il est cependant satisfaisant pour la ligue et l\u2019AJMLS», a-t- il dit, avant de préciser que la ligue avait mis cinq à six semaines à le développer.«Les gens risquent d\u2019être impressionnés par la qualité du produit que nous offrirons (à Orlando).Il y aura plus de caméras que lors des matchs traditionnels diffusés sur les chaînes ESPN et Fox, et la technologie sera mise à l\u2019avant-scène.Ça demandera des investissements énormes, et des concessions énormes des joueurs, puisqu\u2019ils seront confinés loin de leur résidence pour un maximum de 35 jours, le temps du tournoi.Ce n\u2019est pas une tâche facile.Mais elle ne le sera pas non plus pour la LNH ou la NBA, qui songent aussi à ce type de format de compétition.Mais c\u2019était devenu une nécessité (pour la MLS)», a-t-il conclu.Le commissaire n\u2019a toutefois pu préciser ce qui se produira après le tournoi, à savoir à quel moment les équipes pourront retrouver leur domicile respectif.Tout dépendra de la vitesse du déconfinement de chacun des marchés de la MLS.La saison est suspendue depuis le 12 mars en raison de la pandémie de la COVID-19.Major League Soccer: entente de principe (AP) \u2014 Une personne au fait de la situation a indiqué que la NBA a annoncé à l\u2019Association des joueurs qu\u2019elle présentera un plan de relance de la saison qui comprendra 22 équipes au Bureau des gouverneurs dès jeudi.Ces 22 équipes se rendront au complexe ESPN Wide World of Sports de Walt Disney World, à Orlando, et joueraient huit rencontres afin de déterminer le classement en vue des séries éliminatoires.Selon cette source qui a requis l\u2019anonymat auprès de l\u2019Associated Press, les séries y seraient ensuite disputées.La proposition n\u2019a pas encore été rendue publique par la NBA.Si ce plan est approuvé, l\u2019Association Ouest enverrait 13 équipes à Disney, tandis que l\u2019Association Est en compterait neuf.La limite pour recevoir une invitation à Orlando est de se trouver à pas plus de six matchs d\u2019une place en séries.Les éliminatoires seraient lancées en août et la finale serait probablement disputée en octobre.Certains éléments de ce plan de relance peuvent encore être modifiés, tandis que des points font toujours l\u2019objet de négociations, comme le pourcentage de salaire perdu par les joueurs en raison de l\u2019annulation de certaines rencontres de la saison.Le sort des huit équipes qui ne se battront pas pour une place en séries n\u2019a pas été clairement établi.Si la saison 2020-21 de la NBA n\u2019est lancée qu\u2019en décembre, ce qui semble une réelle possibilité, ces équipes auront passé neuf mois sans jouer, soulevant certaines interrogations au sujet du développement des joueurs.La NBA dévoile son plan de relance 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