Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
jeudi 11 juin 2020
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le nouvelliste, 2020-06-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" TROIS-RIVIÈRES | JEUDI 11 JUIN 2020 | 100e ANNÉE, N° 184 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 Il ne reste plus rien du camp bleu à La Tuque PAGE 7 P H O T O S T É P H A N L E S S A R D QUÉBEC DÉPÊCHE UN INSPECTEUR SUR LES LIEUX Le gouvernement se penche sur le cas de la résidence des Bâtisseurs de Louiseville PAGE 2 CHSLD LAFLÈCHE ET MGR PAQUIN Les éclosions sont terminées PAGE 3 «IL FAUT DEMEURER VIGILANT» Le maire de Sainte-Ursule, Réjean Carle, a été contaminé par le coronavirus PAGE 5 TOURISME SHAWINIGAN Un plan pour un été particulier PAGE 14 VALLÉE DU PARC Le ciné-parc dévoile sa programmation PAGE 17 JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca LOUISEVILLE \u2014 Québec dépêche d\u2019urgence un inspecteur gouvernemental à la résidence des Bâtisseurs afin de constater de visu ce qui se passe à l\u2019intérieur de cette résidence privée de Louiseville.Le Nouvelliste rapportait mardi le témoignage de plusieurs résidents et de personnes de leur entourage concernant un climat difficile au sein de la résidence.Les allégations de cas d\u2019intimidation envers des résidents, de communication difficile avec la direction, de mauvais fonctionnement d\u2019un système de sécurité et de mauvaise qualité de la nourriture ont été avancées par ces témoins.Cette sortie sur la place publique a été prise au sérieux par la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, témoigne son collègue Simon Allaire, député de Maskinongé.«Je suis au courant de la situation.Il y a des résidents qui sont passés à mon bureau depuis environ deux semaines.Nous étions en communication depuis le jour 1 avec son cabinet.On a informé rapidement le CIUSSS.La résidence est sous surveillance.Et des plaintes ont été faites à la commissaire aux plaintes.Avec ce qui est arrivé (la médiatisation de l\u2019histoire), j\u2019ai échangé avec Marguerite (mercredi).Je l\u2019ai interpellée, car il fallait à mon avis aller plus vite et plus loin que la démarche déjà amorcée de surveillance.Un inspecteur gouvernemental va aller voir l\u2019état de la situation le plus tôt possible.Au moment où on identifie une urgence, c\u2019est une question de jours», a commenté M. Allaire, mercredi après-midi.Le député parle d\u2019urgence, car il soutient que des plaintes ont été déposées à la commissaire aux plaintes du CIUSSS régional.Selon lui, il faut maintenant vérifier si les plaintes sont fondées ou non.Et si elles s\u2019avèrent, il faudra apporter des modifications et la résidence s\u2019expose à des réprimandes.«L\u2019inspecteur va s\u2019assurer que tout est en règle.Mais si ce n\u2019est pas le cas, il peut imposer des amendes et des sanctions après son évaluation.Je n\u2019aime pas entendre ce que j\u2019entends.On a le goût de prendre soin de nos aînés, qu\u2019ils soient bien traités, qu\u2019ils s\u2019épanouissent dans leur vie de retraités.Si j\u2019entends que des citoyens ne sont pas heureux, ça me préoccupe.» Voilà pourquoi le député Allaire demande aux résidents de parler de leur situation.«C\u2019est le temps de le dire si les choses ne fonctionnent pas.Avec la COVID, les résidences ont probablement resserré leurs règlements.Ça peut isoler des résidents et créer des situations déplorables, d\u2019où l\u2019importance de parler.» Valérie Provencher, porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, indique que le processus de dépôt d\u2019une plainte à la commissaire aux plaintes est un processus confidentiel.Elle ne peut dire si des plaintes ont été remises.Mais Mme Proven- cher confirme que le CIUSSS est au courant de la situation.«La commissaire analyse des informations qui ont été reçues pour que des actions soient mises en place à la résidence des Bâtisseurs.» La médiatisation du dossier a amené le CIUSSS à communiquer avec les familles mercredi ou dans les jours à venir, ajoute Mme Provencher.Selon elle, des intervenants ont été dépêchés sur place, mercredi, pour savoir si les familles ont des questions et pour assurer une certaine surveillance si jamais des préoccupations devaient surgir.«Une action est prise pour contacter les familles afin de les rassurer à la suite des sorties publiques et pour prendre l\u2019état de santé des résidents.On ne veut pas de négligence ou de mal- traitance.On va déployer tout le nécessaire pour rassurer les résidents et les familles.» D\u2019AUTRES TÉMOIGNAGES La publication de l\u2019article concernant la situation des Bâtisseurs a fait réagir.Des gens ont écrit au Nouvelliste pour confirmer la teneur des propos des témoins interrogés et pour ajouter que certains résidents sont complètement isolés et n\u2019auraient pas accès à l\u2019extérieur.Un membre du personnel a aussi avancé que la direction générale de la résidence fait preuve d\u2019irrespect envers les employés.Quelques-uns auraient d\u2019ailleurs quitté les lieux au cours des dernières semaines.RÉSIDENCE DES BÂTISSEURS Un inspecteur dépêché d\u2019urgence Le président des Bâtisseurs se dit choqué et surpris de la teneur des allégations LOUISEVILLE (ML) \u2014 «Il y a clairement un problème.On veut que tout le monde sorte de ça avec les services auxquels ils ont droit.Le respect et la dignité sont des valeurs chères pour le groupe.Il n\u2019y a pas de raison que ce ne soit pas comme ça à Louiseville.» Sébastien Gauthier, président du groupe les résidences des Bâtisseurs, se dit «surpris et choqué» des propos rapportés par Le Nouvelliste concernant la situation dénoncée par des résidents et des familles à la résidence des Bâtisseurs de Louiseville.M. Gauthier refuse de se lancer dans une analyse point par point des allégations, mais assure que la direction du groupe de 16 résidences au Québec est loin de prendre la situation à la légère.«J\u2019ai appris les choses par votre article.Les allégations sont très graves.Normalement, quand on soulève une question, j\u2019envoie des gens pour voir ce qui se passe sur le terrain.Je l\u2019ai fait.Une personne est en place.On rencontre les résidents et les employés pour voir ce qui se passe.On regarde comme il faut qui sont les personnes insatisfaites.Est- ce généralisé ou ce sont des causes particulières?Dans les prochains jours, j\u2019aurai une vision plus précise de la situation», déclare M. Gauthier qui estime qu\u2019une telle sortie sur la place publique crée un stress auprès des résidents et du personnel, ce qu\u2019il trouve dommage.Le grand patron des Bâtisseurs rappelle que les résidences pour aînés doivent composer avec plusieurs procédures gouvernementales strictes en raison de la COVID-19.C\u2019est ce qui a conduit notamment à la fermeture de la salle à manger.«Ça a créé de l\u2019insatisfaction, de la détresse psychologique, reconnaît- il.On a fait plusieurs initiatives pour communiquer avec les résidents, les animer, mais ce n\u2019est pas facile.Le contexte de la COVID a rendu la vie difficile pour plusieurs personnes.Est-ce que ça vient teinter les commentaires?On va le vérifier.En général, j\u2019ai un son de cloche positif.Les gens nous lancent des commentaires positifs: \u2018\u2018Vous avez réussi à protéger nos parents\u2019\u2019 .J\u2019entends du négatif aussi.L\u2019important est que nos clients soient heureux.On a déployé des mesures pour assurer leur sécurité et leur satisfaction.Il y a quelque chose qui n\u2019a pas marché avec quelques résidents ou plusieurs.On va s\u2019assurer que ça se règle.On a une excellente réputation à Louiseville.» Affirmant ne pas être au courant qu\u2019un inspecteur gouvernemental se rendra à la résidence de Louise- ville, Sébastien Gauthier rappelle que son groupe travaille en collaboration avec le CIUSSS.«Le message que j\u2019ai reçu est qu\u2019ils sont satisfaits de la gestion et qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019enjeu majeur.Mais ils ont vu les journaux.Pour l\u2019inspection, je n\u2019ai rien à cacher.On va la faire nous-mêmes.» Questionné à nouveau concernant les allégations de mauvaise communication entre les résidents et le directeur général, Claude Lévesques, et de son comportement jugé autoritaire par certains, Sébastien Gauthier déclare que les communications sont assurément plus difficiles dans un contexte de confinement.«Je ne peux pas dire qu\u2019il y a un problème de communication si je n\u2019ai pas sondé le terrain.Je ne vais pas le condamner avant de vérifier la situation.La communication se fait à deux.M. Lévesques tient des rencontres avec les résidents.Les gens disent ce qu\u2019ils pensent.On a arrêté ça à cause de la COVID.On va aller au fond des choses.» «Il y a clairement un problème» Simon Allaire\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER Sébastien Gauthier La résidence des Bâtisseurs de Louiseville.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 ACTUALITÉS 3 GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Durement affectés par la pandémie de COVID-19, les CHSLD Laflèche de Shawinigan et Mgr Paquin de Saint-Tite viennent de franchir une étape importante dans leur lutte au coronavirus.Les éclosions de ces deux établissements, qui ont vu 57 de leurs résidents emportés par la COVID-19, sont désormais considérées comme terminées, car aucun nouveau cas ne s\u2019est manifesté depuis 28 jours.Le CHSLD Laflèche a été durant plusieurs semaines l\u2019épicentre de la pandémie dans la région.En effet, pas moins de 107 de ses résidents ont contracté la COVID-19 de même que 84 de ses employés.Cela signifie que la quasi-tota- lité des 118 résidents a eu cette maladie.Très meurtrier lorsqu\u2019il contamine des personnes vulnérables, le coronavirus a fait 44 victimes au CHSLD Laflèche, alors que la Mauricie et le Centre-du-Qué- bec déplorent jusqu\u2019à présent 208 décès.Les deux nouvelles victimes depuis mardi résidaient au CHSLD Cloutier-du-Rivage et dans une résidence privée ou bien une ressource intermédiaire.Le CHSLD Mgr Paquin a quant à lui vu 25 de ses résidents affectés par le coronavirus ainsi que 21 de ses employés.Et 13 résidents sont décédés des suites de la COVID-19 à cet endroit.«C\u2019est une étape significative», avoue Guillaume Cliche, agent d\u2019information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).«Ces endroits étaient stables depuis un bon moment déjà.Pour que l\u2019éclosion prenne fin, il ne doit pas avoir eu de nouveaux cas depuis minimalement 28 jours.» Un troisième CHSLD a été retiré de la liste des établissements de soins de longue durée en situation d\u2019éclosion.Il s\u2019agit du Centre Roland-Leclerc.Des fins d\u2019éclosions ont aussi été annoncées pour quelques résidences privées pour aînées, soit la résidence France et Yvon Héroux à Louiseville, les résidences Tré- panier et Richelieu ainsi que le pavillon Rigaud à Trois-Rivières de même que la résidence l\u2019Ermitage de Drummondville.Le CIUSSS MCQ tient à rassurer la population en disant que les mesures sanitaires pour limiter la propagation de la pandémie demeurent en place même si les éclosions sont terminées.Le port de protections individuelles pour les membres du personnel demeure bien sûr une mesure obligatoire.«Les proches aidants ont la permission d\u2019accès pour venir prendre soin de leurs proches, par contre l\u2019interdiction des visites demeure inchangée», note Guillaume Cliche.«On demeure avec une aussi grande vigilance aussi pour la surveillance des symptômes et des mesures de protection.» Nathalie Perron, la présidente du Syndicat des professionnels en soins de la Mauricie et du Centre- du-Québec, accueille avec enthousiasme le retrait de trois CHSLD de la liste des établissements en éclosion.«C\u2019est une excellente nouvelle, autant pour les travailleurs, les résidents et la population voisine de ces centres», affirme-t-elle.«Possiblement que des mesures pourront être éventuellement allégées dans ces secteurs.» Le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers CSN Mauricie et Centre-du-Québec, Pascal Bastaraches, estime pour sa part que le CIUSSS MCQ reçoit de la pression de la part du ministère de la Santé pour retirer les centres d\u2019hébergement où la situation est stable de la liste des établissements aux prises avec des éclosions.«C\u2019est plus une façon d\u2019arrêter de donner des primes aux travailleurs», soutient-il.Le CIUSSS MCQ confirme en effet que des primes pour les travailleurs oeuvrant en zone chaude seront retirées aux employés des CHSLD retirés de la liste des établissements en éclosion.Pour Nathalie Perron, il est normal que ces primes s\u2019arrêtent lorsque les éclosions sont terminées.UN SEUL NOUVEAU CAS EN 24 HEURES Autre nouvelle encourageante, les autorités de la santé ne rapportent qu\u2019un nouveau cas de COVID-19 dans la région en 24 heures et il provient de Drum- mondville.Cela porte à 2020 le nombre total des cas depuis le début de la pandémie.De plus, 1676 personnes sont considérées comme guéries, ce qui signifie que la Mauricie et le Centre-du-Qué- bec ont toujours 136 cas actifs.De plus, 15 personnes étaient hospitalisées mercredi, dont trois aux soins intensifs, après avoir contracté la COVID-19.Il s\u2019agit d\u2019une diminution par rapport à la veille.COVID-19 DANS LES CHSLD LAFLÈCHE ET MGR PAQUIN Les éclosions sont terminées Le CHSLD Laflèche de Shawinigan n\u2019est plus considéré comme un établissement en éclosion, tout comme les CHSLD Mgr Paquin et Roland-Leclerc.\u2014 PHOTO:SYLVAIN MAYER La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 Les cours de conduite et les activités de l\u2019École nationale de police du Québec (ÉNPQ) pourront reprendre à compter de ce lundi 15 juin dans une nouvelle étape du plan de déconfinement annoncée par le gouvernement.Par voie de communiqué, le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet a confirmé la reprise «des activités de formation menant à une qualification».L \u2019 a n n o n c e n e f a i t toutefois mention que des cours de conduite et de la formation des policiers.Aucune autre précision ni liste n\u2019est fournie concernant d\u2019autres types de formations.Il est cependant indiqué que «les formations offertes dans les établissements du réseau scolaire ou dans un cadre récréatif demeurent pour le moment exclues».Des consignes particulières devront être appliquées afin de prévenir la propagation du coro- navirus lors des cours de conduite et des examens.Des mesures de prévention sont prévues pour les diverses étapes menant à l\u2019obtention d\u2019un permis de conduire une automobile ou une motocyclette.Dans le cas de l\u2019École nationale de police du Québec, les formations seront adaptées avec l\u2019aide de la Direction nationale de la santé publique.Un guide a également été conçu par la CNESST pour décrire les bonnes pratiques sanitaires dans ces formations qui nécessitent évidemment des contacts humains.La reprise d\u2019autres types de formation pourrait être annoncée au rythme où la santé publique fournira ses consignes.Reprise des cours de conduite et des activités l\u2019École de police dès lundi OTTAWA (PC) \u2014 Le projet de loi qui vient modifier des programmes gouvernementaux d\u2019urgence existants n\u2019a pas été débattu ni adopté rapidement, comme le souhaitait le gouvernement libéral à Ottawa.La Chambre des communes a ajourné ses travaux jusqu\u2019à mercredi prochain après le seul dépôt en première lecture de C-17.Le leader parlementaire du gouvernement, Pablo Rodriguez, n\u2019a pas obtenu le consentement unanime pour débattre du projet de loi.Il a par la suite proposé de le scinder en deux, pour adopter l\u2019aide pour les personnes handicapées, mais pas d\u2019accord non plus.Les conservateurs et bloquistes y sont ensuite allés de leurs propres motions pour suspendre les travaux parlementaires, le temps d\u2019en arriver à une entente.Encore là, pas d\u2019unanimité.Les députés ont quitté l\u2019enceinte des Communes, bredouilles.En entrevue avec La Presse canadienne, M.Rodriguez a déploré le manque de volonté de l\u2019opposition pour en arriver à un dénouement mercredi.Il a surtout pointé du doigt les conservateurs pour avoir refusé de donner leur consentement pour scinder le projet de loi en deux.Les bloquistes et les néo- démocrates, eux, étaient d\u2019accord pour adopter les mesures d\u2019aide pour les personnes handicapées dans la journée de mercredi.Seuls les conservateurs s\u2019y sont opposés.Modifications à la PCU: pas d\u2019entente entre les partis aux Communes JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS MONTRÉAL (PC) \u2014 Vingt-cinq autres vies ont été fauchées par le coronavirus au Québec au cours des 24 dernières heures, a-t-on annoncé mercredi.À ces pertes de vies s\u2019ajoutent 27 décès survenus avant le 2 juin, ce qui mène à un total de 5081 morts.Cent cinquante-six nouveaux cas ont été détectés, ce qui gonfle le nombre total de personnes infectées à 53 341.Quarante-sept personnes de moins étaient hospitalisées, soit 914.Le nombre de personnes aux soins intensifs était inchangé à 117.Le nombre de nouvelles infections était en chute pour une troisième journée consécutive à Montréal, à 61, pour un total de 26 412.On comptait 5636 cas à Laval et 7426 en Montérégie.La situation était stable partout ailleurs dans la province.Parmi les autres développement de la journée, notons d\u2019abord qu\u2019une technologie de surveillance à distance basée sur l\u2019intelligence artificielle mise au point par une profes- seure de l\u2019Université McGill pourrait freiner la propagation du corona- virus dans les murs des centres de soins de longue durée pour les aînés.De nombreux ménages se retrouveront vraisemblablement à la rue le 1er juillet si Québec ne met pas en place des «mesures d\u2019urgence» pour leur venir en aide, préviennent différents groupes désireux de «sonner l\u2019alarme».Le Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec (RCLALQ) et le Collectif pour un Québec sans pauvreté constatent que les conséquences négatives de la crise du logement sont amplifiées en raison de la pandémie.Espace pour la vie annonce la réouverture du Jardin botanique de Montréal à compter du 15 juin prochain.Les jardins extérieurs seront à nouveau ouverts au public.COVID-19, état de la situation: 25 nouveaux décès au Québec PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Tout près d\u2019une centaine de manifestants ont occupé l\u2019intersection des rues Des Forges et Royale, au centre-ville de Trois-Rivières mercredi midi, afin de protester contre le projet de loi 61.Durant tout l\u2019après-midi, le groupe composé de personnes venues de tous les horizons a effectué un sit-in devant les bureaux du député et ministre Jean Boulet afin de demander à la Coalition avenir Québec de reculer sur les modalités de ce projet de loi, dont plusieurs articles soulèvent la grogne ces jours-ci au Québec.D\u2019ailleurs, mercredi matin, une lettre parue dans La Presse + et signée par plus d\u2019un millier de scientifiques québécois, dont certains de la Mauricie, exprimait l\u2019inquiétude de la communauté scientifique quant à l\u2019assouplissement de nombreuses dispositions législatives et réglementaires liées à la Loi sur la qualité de l\u2019environnement et la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, à travers l\u2019allègement des procédures d\u2019autorisations environnementales et des processus d\u2019attribution de contrats publics.Des dispositions qui, à priori, auraient pour objectif d\u2019accélérer la relance économique du Québec.«On veut montrer au gouvernement que ce sont des mesures qui sont contre l\u2019opinion publique, contre le débat public.On a des gens ici qui veulent discuter de l\u2019avenir du Québec et qui ne veulent pas que ça se passe dans des chambres fermées parlementaires.C\u2019est le but de dénoncer des mesures qui, on croit, vont à l\u2019encontre de nos libertés démocratiques, ainsi qu\u2019à l\u2019encontre de l\u2019écologie.Des mesures qui ne vont pas dans le sens de l\u2019urgence climatique envers quoi beaucoup de Québécois ont manifesté contre il y a quelques mois à peine», a indiqué Gabrielle, l\u2019une des organisatrices de cette manifestation, qui a préféré ne pas dévoiler son nom de famille.Mercredi, le gouvernement de la CAQ se disait prêt à reculer sur certains aspects du projet de loi, qui a par ailleurs été décrié par le comité de suivi de la Commission Char- bonneau comme pouvant ouvrir la porte à «l\u2019émergence de corruption et de collusion».Selon l\u2019organisatrice de la manifestation, leur volonté de reculer est une nouvelle encourageante, mais elle ne justifie pas que les citoyens baissent la garde pour autant.«C\u2019est un pas dans la bonne direction, mais je ne suis pas sûre que ce soit satisfaisant.Ce que démontre un aussi grand désaccord envers cette loi-là, c\u2019est que les Québécois veulent s\u2019investir en politique, veulent qu\u2019on les entendent et qu\u2019on aille dans une autre direction.On vient de traverser une grande crise qui a remis des choses en perspective pour beaucoup de gens.Ce serait intéressant de prendre cette pause pour se questionner à savoir où on s\u2019en va au Québec.Est-ce qu\u2019on veut vraiment retourner aux infrastructures qu\u2019on avait prévues avant?À des situations de corruption?Ou est-ce qu\u2019on ne veut pas se lancer dans une économie qui est plus verte, et repenser le système», se questionne Gabrielle.Un sit-in contre le projet de loi 61 à Trois-Rivières Près d\u2019une centaine de manifestants ont effectué un sit-in devant les bureaux du député et ministre Jean Boulet pour s\u2019opposer à l\u2019adoption du projet de loi 61.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS aff aires 14 à 16 arts et spectacles 17-18 le monde 8 opinions 10-11 sports 19 à 21 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE BOSTON (AFP) \u2014 Une statue de Christophe Colomb a été décapitée mardi soir à Boston et une autre traînée dans un lac en Virginie, dans la foulée du mouvement antiraciste relancé aux États-Unis par la mort de George Floyd.À Boston, une enquête est en cours mais aucune arrestation n\u2019a été faite à ce stade, a précisé un porte-parole de la police locale.La statue, juchée sur une stèle dans le parc Christophe Colomb, au cœur de Boston, a déjà été vandalisée, l\u2019image de l\u2019explorateur étant contestée depuis plusieurs années.Le navigateur génois, longtemps présenté comme le «découvreur de l\u2019Amérique», est désormais souvent considéré comme une des figures du génocide des Amérindiens et des indigènes en général.Et dénoncé au même titre que les esclavagistes ou les généraux confédérés pendant la guerre de Sécession.Des dizaines de villes américaines ont remplacé la célébration en octobre de «Columbus Day» \u2013 devenu jour férié en 1937 \u2013 par une journée d\u2019hommage aux «peuples indigènes».Mais pas Boston ni New York, aux fortes communautés d\u2019origine italienne.Une autre statue de l\u2019explorateur a été enlevée mardi soir à Richmond, en Virginie, et trainée jusqu\u2019à un lac.Des statues de Christophe Colomb attaquées à Boston et en Virginie leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 ACTUALITÉS 5 Le maire de Sainte-Ursule, Réjean Carle, a été contaminé à la COVID-19 MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca SAINTE-URSULE \u2014 «On a pensé mourir.Tu te couches le soir, tu as de la misère à respirer, faut pas que tu bouges trop et tu te dis : \u2018\u2018Est-ce que je vais me réveiller demain?\u2019\u2019» Réjean Carle n\u2019a pas l\u2019habitude d\u2019étaler sa vie privée sur la place publique.Mais si le maire de Sainte-Ursule accepte de raconter ce qu\u2019il a vécu en tant que personne atteinte du coronavirus, c\u2019est pour demander à la population de faire preuve de prudence même si le Québec se déconfine de plus en plus.«Il faut demeurer vigilant», insiste le politicien de 65 ans.Celui qui est maire de Sainte- Ursule depuis 2005 a commencé à ressentir des symptômes autour du 10 mai, soit quelques jours après que son épouse eut consulté pour la COVID-19 et qu\u2019elle eut reçu un résultat positif du test de dépistage.Le couple ne revenait pas de voyage à l\u2019étranger, respectait les consignes d\u2019isolement et faisait preuve de prudence dans ses déplacements en public.Le virus a quand même fait son travail.«On a été frappés durement.On avait de la misère à respirer, de la fièvre, pas beaucoup d\u2019appétit.Beaucoup de fatigue, manque de concentration aussi.On essayait de déjeuner un matin, je cherchais une banane et elle était devant moi.Ça a été intense.Une grippe, après trois jours, tu commences à être pas pire.Ça a duré entre 10 et 14 jours.Même après, on a un peu de mal à respirer.C\u2019est beaucoup mieux, mais on se fatigue assez vite.C\u2019est comme une grosse pneumonie.Ça prend du temps», raconte M. Carle, dont le souffle paraît encore un peu court à l\u2019autre bout du fil.Le couple a aussi eu une sérieuse crainte le 19 mai, alors que l\u2019épouse du maire est entrée à l\u2019hôpital en raison d\u2019une grande difficulté à respirer.Elle a passé la nuit à l\u2019hôpital.Elle a subi des examens qui n\u2019ont rien révélé d\u2019anormal.«Elle avait de la misère à respirer, probablement par la panique.Elle a passé les examens, tout était correct.On a eu peur», témoigne M. Carle.Outre les difficultés respiratoires, la perte d\u2019appétit a été importante auprès du couple qui se forçait à manger pour essayer de ne pas perdre trop d\u2019énergie.«On en a mangé, de la soupe.J\u2019ai maigri de 20 livres! Il y a une semaine, j\u2019avais l\u2019air d\u2019avoir 75 ans.Je commence à reprendre du poids.Je comprends les personnes en CHSLD.Si personne ne les force à manger, elles ne mangent pas.Tu n\u2019as pas faim.» Maintenant que les choses se replacent, Réjean Carle se prépare à retourner au travail.En 15 ans à la mairie, il n\u2019avait jamais raté une seule séance publique du conseil, rappelle-t-il.Il a donc hâte de «retomber dans mes bottines», soit être présent à la Municipalité afin de régler les dossiers et de faire avancer différents projets.«Ce qui me manque est le contact avec les citoyens, les employés.Et j\u2019ai hâte de faire des réunions du conseil ensemble.On a des salles assez grandes pour réunir huit personnes tout en respectant les deux mètres», raconte celui qui souligne le travail effectué par le conseil durant son absence.Le travail reprendra le 17 juin après une pause forcée de six semaines.Réjean Carle assure qu\u2019il portera des équipements de protection avant de côtoyer des gens.«Si les gens pensent que c\u2019est une petite grippe, avec tout ce que je viens de dire et ce qu\u2019on voit à la télé.Des gens l\u2019ont moins fort, mais moi, je ne prends pas de chance.Même si on me dit immunisé, je sors avec un masque et des gants.» «Il faut demeurer vigilant» Le maire de Sainte-Ursule, Réjean Carle, est maintenant rétabli de la COVID-19.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 La Ville de Shawinigan a réagi rapidement aux demandes de plusieurs parents qui souhaitaient un horaire prolongé pour le camp de jour.Mercredi après-midi, elle a confirmé que les enfants seront pris en charge de 8 h à 17 h, plutôt que de 8 h 30 à 16 h 30, tel qu\u2019il avait été annoncé la semaine dernière.En séance publique mardi soir, une dame avait transmis une question spécifiquement sur cet enjeu.Le maire, Michel Angers, convenait alors que plusieurs parents trouvaient l\u2019horaire plutôt contraignant.Cette heure supplémentaire n\u2019entraînera pas d\u2019ajout de moniteurs.Un simple réaménagement d\u2019horaires permettra cette modification pour accommoder les parents.Le plan a été approuvé par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.Rappelons que les inscriptions pour ce camp de jour débutent jeudi à 16 h 30, sur le site web de la Ville de Shawinigan.Une assistance téléphonique peut aussi être offerte.En raison des mesures de distanciation physique imposées par la direction de la santé publique, la Ville de Shawinigan limitera à 330 le nombre d\u2019inscriptions pour ce camp, qui se déroulera du 29 juin au 14 août aux écoles des Bâtisseurs, Dominique- Savio, Immaculé e-Conception et Laflèche.Camp de jour: Shawinigan allonge l\u2019horaire «On a été frappés durement.On avait de la misère à respirer, de la fièvre, pas beaucoup d\u2019appétit.Beaucoup de fatigue, manque de concentration aussi.» «Si les gens pensent que c\u2019est une petite grippe, avec tout ce que je viens de dire et ce qu\u2019on voit à la télé.Des gens l\u2019ont moins fort, mais moi, je ne prends pas de chance.Même si on me dit immunisé, je sors avec un masque et des gants.» Le maire de Shawinigan, Michel Angers.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS La Presse canadienne SAINTE-ANNE-DE-SOREL \u2014 La baleine à bosse qui a fait grand bruit lorsqu\u2019elle a été repérée la semaine dernière à Montréal serait morte à la suite d\u2019une collision avec un bateau.Disparue des eaux de la métropole depuis dimanche matin, sa carcasse a finalement été aperçue par un pilote maritime tôt mardi à proximité de Varennes, en Montérégie.Selon les premiers constats de l\u2019examen post-mortem, l\u2019équipe vétérinaire de l\u2019Université de Montréal soupçonne «fortement» que le mammifère marin a été percuté par une embarcation.Même s\u2019il observe des «signes de traumatismes possibles», le Dr Stéphane Lair s\u2019est toutefois abstenu de poser un diagnostic définitif mercredi, car des analyses en laboratoire seront nécessaires pour confirmer la présence d\u2019hémorragies.Le rapport final de la nécropsie ne viendra pas avant plusieurs semaines.En conférence de presse à ses côtés, le directeur scientifique du Groupe de recherche et d\u2019éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud, s\u2019est pour sa part dit «très à l\u2019aise» avec la décision de ne pas intervenir auprès de ce cétacé égaré.«Notre préférence, c\u2019est de laisser la nature suivre son cours», a-t-il fait valoir.«Le mieux qu\u2019on pouvait faire pour cet animal-là, pour qu\u2019il retourne à son habitat, c\u2019est lui offrir un séjour sécuritaire», a-t- il enchaîné, en soulignant que c\u2019est précisément ce qu\u2019ont fait les agents de Pêches et Océans Canada ainsi que l\u2019escouade nautique du Service de police de la Ville de Montréal.D\u2019AUTRES QUESTIONS SUBSISTENT Étant donné que le corps et le système de ces mammifères marins sont adaptés pour se trouver en eau salée, les baleines se trouvent habituellement dans les régions de la Côte-Nord et de la Gaspésie.La présence d\u2019une baleine dans le secteur fluvial à Montréal était donc tout à fait exceptionnelle.La femelle, d\u2019une longueur d\u2019environ dix mètres, était bien en chair avec un poids évalué à 17 tonnes, ce qui porte les spécialistes vétérinaires à croire que sa présence dans le Vieux-Port de Montréal ne découlait pas d\u2019une maladie.«On peut penser que dans le cas qui nous concerne, c\u2019est un jeune animal qui explorait », a avancé le Dr Lair, professeur titulaire à la faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal.L\u2019hypothèse selon laquelle le rorqual était en train de suivre des proies n\u2019a pas pu être confirmée en raison de l\u2019absence de poissons dans son estomac.«On va rester, je crois, avec des questions», a affirmé Robert Michaud.Le coordonnateur du Réseau d\u2019intervention d\u2019urgence pour les mammifères marins du Québec espère que cette histoire aura permis de sensibiliser le grand public au fait que «seulement 450 kilomètres en aval du pont Jacques- Ca r t i e r v i v e nt d e s a n i mau x magnifiques».«Plus on fait attention au fleuve Saint-Laurent, plus on fait attention à ses confrères et consoeurs, qui eux sont en train d\u2019arriver dans le golfe et l\u2019estuaire et qui vont être là en grand nombre cet été», a-t-il lancé.La baleine à bosse serait morte des suites d\u2019une collision avec un bateau JOHANNE FOURNIER Collaboration spéciale Un événement plutôt rare, mais non moins tragique, est survenu à Mont-Carmel, dans le Kamou- raska, lorsqu\u2019un agriculteur a été attaqué par son propre taureau.Cet événement, qui a coûté la vie à Louis Voyer, 59 ans, est survenu mardi vers 20 h à la ferme du 6e  rang, dont il était le propriétaire.C\u2019est un voisin qui passait par là qui a aperçu au sol l\u2019homme inanimé près d\u2019un enclos où se trouvait l\u2019animal.Les blessures que portait la victime semblaient visiblement avoir été causées par la bête.Le voisin a alors alerté les secours.Selon la Sûreté du Québec (SQ), les ambulanciers ont pratiqué des manœuvres de réanimation sur la victime, mais sans succès.Le fermier a été transporté en ambulance à l\u2019hôpital, où son décès a été constaté.«La bête a été abattue parce qu\u2019elle était menaçante», précise l\u2019agente d\u2019information de la SQ, Béatrice Dorsainville.Bien qu\u2019il n\u2019y ait aucun élément criminel au dossier, la SQ a ouvert une enquête et le bureau du coroner tentera d\u2019élucider les causes et les circonstances troublantes de la mort du quinquagénaire qui était seul au moment des faits.UN HOMME DISCRET «C\u2019est triste, n\u2019avait à dire que pour premiers mots le maire du vi l lage d\u2019un peu plus de 1100 habitants.C\u2019est tranquille, le 6e Rang! Il n\u2019y a pas beaucoup de monde.On ne s\u2019attend pas à ça, surtout que quand on entend parler de Mont-Carmel, c\u2019est en bien.Quand ça arrive, on fait le saut.C\u2019est malheureux.Je souhaite mes condoléances à la famille.» Pierre Saillant ne connaissait pas la victime personnellement.Exploitant une petite ferme en solitaire, Louis Voyer vivait seul et n\u2019avait pas d\u2019enfant.«Il ne faisait pas grand bruit, mentionne le maire.Il était vaillant et ne dérangeait pas grand monde.» Selon l\u2019élu, les gens l\u2019apercevaient parfois lorsqu\u2019il faisait traverser la route à ses animaux pour les amener au champ.«On disait qu\u2019ils faisaient une parade.» Pour M.Saillant, ce funeste événement rappelle encore une fois combien le métier d\u2019agriculteur peut être dangereux.«On voit que le travail à la ferme demande de l\u2019attention parce qu\u2019on ne sait jamais ce qui peut arriver.Ce sont de grosses bêtes et quand elles décident de foncer, elles sont très imprévisibles!» Pour le préfet du Kamouraska, qui est natif et toujours résident de Mont-Carmel, il s\u2019agit d\u2019une situation désolante.«Je suis triste, laisse tomber Yvon Soucy.Je le connaissais de vue.» Un agriculteur tué par son taureau au Kamouraska Une équipe vétérinaire de l\u2019Université de Montréal a procédé à l\u2019examen minutieux de la baleine à bosse qui a été retrouvée morte mardi à proximité de Varennes.\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE «Le mieux qu\u2019on pouvait faire pour cet animal-là, pour qu\u2019il retourne à son habitat, c\u2019est lui offrir un séjour sécuritaire» leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 ACTUALITÉS 7 AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 La Sûreté du Québec a ouvert une enquête concernant l\u2019incendie qui a ravagé le camp bleu du Club des trois raquettes, mardi soir, dans un boisé à proximité du centre-ville de La Tuque.Pour les membres du club, c\u2019était la désolation totale au lendemain du brasier.«On était en direction et on voyait déjà la colonne de fumée.[\u2026] Il ne reste que la tôle, c\u2019est complètement rasé», indique Serge Buisson, directeur du Service incendie de Ville de La Tuque.Le camp bleu du Club des Trois Raquettes, bâti par des bénévoles, est une perte totale.L\u2019incendie, qui s\u2019est ensuite propagé à la forêt, est considéré comme étant suspect par les autorités.«On avait des doutes.On avait un lieutenant formé en recherche et causes, et selon son analyse, il y avait plusieurs éléments qui portaient à croire que c\u2019était d\u2019origine suspecte», confirme M. Buisson.«L\u2019enquête a été transférée aux policiers», a confirmé pour sa part la sergente Éloïse Cossette, porte- parole de la SQ.Au Club des trois raquettes, on se désolait de voir la scène, mercredi matin.C\u2019est bien plus qu\u2019un simple camp forestier qui est parti en fumée, c\u2019est un endroit mythique des membres.«Ç\u2019a touché la population au complet, pas juste les membres du Club.On a quand même 850 membres», lance le président du Club, Claude Philibert.«Je suis monté constater les dégâts.Effectivement, le camp bleu est en cendre.Il ne reste plus rien.L\u2019abri de bois de chauffage et la toilette sèche y ont également passé», affirme-t-il.Chaque année, plusieurs événe- ments festifs et familiaux se tenaient à cet endroit qui avait été bâti avec «le jus de bras des bénévoles».«Il n\u2019y a pas vraiment de machinerie pour atteindre cette place-là.C\u2019est beaucoup d\u2019heures de bénévolat qui ont été investies dans la construction et la réalisation du camp bleu», insiste M. Philibert.Du travail, ce n\u2019est pas ça qui manque au Club: construction, réparation, entretien des sentiers.«De l\u2019ouvrage on en a et on en fait, mais en recommencer ça devient désolant.Quand on a du vandalisme, c\u2019est désagréable.C\u2019est de l\u2019ouvrage qu\u2019on doit reprendre et ça devient plus dur sur la motivation des bénévoles.On se compte vraiment chanceux d\u2019avoir une bonne équipe de bénévoles avec nous.» Il faut dire que le Club est victime de vandalisme à répétition.En 2014, les dirigeants avaient d\u2019ailleurs vivement dénoncé ces actes dans Le Nouvelliste.Un feu avait été allumé à l\u2019intérieur du gazebo.«Plus c\u2019est proche de la montagne de ski, plus c\u2019est problématique.C\u2019est plus accessible», insiste-t-il.Pour Claude Philibert, évidemment que l\u2019envie de reconstruire est là, mais est-ce que ce sera possible?La question demeure toujours en suspens.«C\u2019est certain que pour moi c\u2019est oui.Maintenant, c\u2019est quoi les moyens qu\u2019on va avoir pour le refaire?Du jus de bras, on en a.Ce qui nous tue dans nos projets, c\u2019est la non-participation financière dans tous les programmes.C\u2019est vraiment la partie la plus décevante [\u2026] On fait des pieds et des mains pour assurer la pérennité de notre club, on dépose des projets et c\u2019est toujours négatif.On n\u2019est pas capable d\u2019avoir d\u2019appui financier pour réaliser nos projets et ça, ça décourage», explique le président du Club.INTERVENTION PEU ORDINAIRE L\u2019intervention n\u2019a pas été de tout repos pour les membres du service incendie puisque quatre kilomètres de sentier forestier les séparaient du lieu de l\u2019incendie.«On avait des VTT et un citoyen qui connaissait bien les sentiers nous a aidés également.Il fallait monter les équipements en haut, et une autre particularité, c\u2019est que nous n\u2019avons pas de point d\u2019eau.Dans ce temps- là, on utilise des réservoirs-gicleurs.Ça ressemble à un cinq gallons que tu as sur le dos avec une pompe.On avait aussi des haches, des pelles, des scies mécaniques et quelqu\u2019un d\u2019expérimenté dans le combat de ce type de feu là avec nous», affirme le directeur du Service incendie.«On a réussi à contenir et maîtriser la propagation à la forêt», note Serge Buisson.Il aura fallu une bonne heure à tout mettre en place, mais l\u2019incendie a été maîtrisé rapidement par la suite.«À cette heure-là, il y a moins de vent, le taux d\u2019humidité est plus élevé alors le feu est un peu plus au ralenti.Si le feu s\u2019était déclaré vers l\u2019heure du midi, il nous aurait donné beaucoup de fil à retordre», conclut Serge Buisson.INCENDIE AU CAMP BLEU À LA TUQUE «Il ne reste plus rien» AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 Une vingtaine d\u2019employés d\u2019Hydro-Québec ont refusé de se rendre à leur lieu de travail dans les centrales de la Chute- Allard et des Rapides-des-Cœurs, mercredi matin, en raison de l\u2019état de la route 25 qu\u2019ils jugeaient trop dangereuse.La Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) s\u2019est rendue sur les lieux pour enquêter.Hydro-Québec mentionne que les employés, qui jugeaient que la route n\u2019était pas sécuritaire à leurs yeux, ont décidé de se prévaloir de leur droit de refuser de se présenter au travail.« C \u2019e s t u n d ro i t .[ \u2026 ] Si l e s employés ont l\u2019impression que leur santé ou leur sécurité sont en danger, c\u2019est clair qu\u2019on prend un temps de recul, on regarde ce qui se passe, on trouve des solutions et on corrige la situation.C\u2019est exactement ce que l\u2019on a fait», a indiqué Francis Labbé, porte-parole d\u2019Hydro-Québec.Les employés auraient pris la décision de ne pas se présenter au travail et de rester devant un bâtiment de la Centrale La Tuque parce qu\u2019il y avait beaucoup trop de poussière qui affectait la visibilité sur la route 25 et que cette dernière était trop cahoteuse.«Ils jugeaient que ces deux éléments ensemble étaient trop dangereux pour leur santé et leur sécurité», confirme le porte-parole d\u2019Hydro-Québec.La société d\u2019État s\u2019affaire d\u2019ailleurs à corriger la situation le plus rapidement possible afin que les travailleurs puissent retourner au travail dans les meilleurs délais et de façon sécuritaire.La société d\u2019État ajoute que la situation est particulière cette année.«On avait prévu demain (jeudi) un épandage d\u2019abat-poussière.On en avait fait en mai, on va en faire en juin et on va en faire plus tard.Il faut dire que le printemps est particulièrement sec.[\u2026] Pour épandre ça, il fallait que la route soit nivelée et ce nivellement-là devait se faire aujourd\u2019hui (mercredi)», a indiqué Francis Labbé.«Tout le monde est en mode solution et le problème devrait se régler rapidement», a-t-il ajouté.D\u2019ailleurs, Hydro-Québec rappelle qu\u2019elle investit près de 700 000 $ annuellement pour l\u2019épandage d\u2019abat-poussière.Les employés, qui habituellement se rendent au travail en autobus ou à bord de leur véhicule personnel, devraient retourner au travail dès que la situation sera corrigée.La CNESST a déployé deux inspecteurs sur les lieux pour constater la situation et recueillir de l\u2019information.«Ils sont sur les lieux.S\u2019il y a des correctifs à demander selon les constatations, ce sera demandé à l\u2019employeur», a indiqué la porte- parole de la CNESST, Audrey-Anne Lafrenière.Des employés d\u2019Hydro-Québec refusent d\u2019aller travailler en raison de l\u2019état de la route 25 Plus d\u2019une quinzaine d\u2019employés d\u2019Hydro-Québec étaient devant la porte d\u2019un bâtiment de la Centrale La Tuque vers 14h, mercredi.\u2014 PHOTO: AUDREY TREMBLAY Le feu a détruit le camp bleu.\u2014PHOTO: COURTOISIE CLAUDE PHILIBERT JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 8 le monde WASHINGTON (AFP) \u2014 Le frère de George Floyd a lancé mercredi un vibrant appel devant le Congrès des États-unis, implorant les élus de «mettre un terme à la souffrance» des Afro-Américains et d\u2019adopter des réformes significatives des forces de police.Très ému, Philonise Floyd a expliqué «ne pas pouvoir décrire la douleur» ressentie en regardant la vidéo du calvaire de son frère, asphyxié le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc qui s\u2019est agenouillé sur son cou pendant près de neuf minutes.«Je suis ici pour vous demander de mettre un terme à la souffrance, à notre épuisement», a-t-il lancé devant une commission parlementaire qui, au lendemain de l\u2019inhumation de George Floyd, a disséqué les raisons du drame.«S\u2019il vous plaît, écoutez les appels qui montent de la rue», a plaidé le quadragénaire, en référence aux manifestations qui ont essaimé depuis deux semaines dans tous les États-Unis, les plus importantes depuis le mouvement des droits civiques dans les années 1960.«Honorez-les et adoptez les réformes nécessaires pour faire en sorte que les forces de l\u2019ordre soient la solution et non le problème», a-t-il poursuivi.«Faites en sorte qu\u2019elles rendent des comptes quand elles agissent mal, apprenez-leur à traiter les gens avec empathie et respect et appre- nez-leur qu\u2019une force létale ne doit être appliquée que quand une vie est en jeu», a-t-il énuméré.«FERMER LES YEUX» Son audition, aux côtés de représentants de la police et de la société civile, a été organisée par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, pour appuyer une proposition de loi présentée lundi, et qui vise à «changer la culture» au sein de la police des États-Unis.«Nous ne pouvons pas fermer les yeux face au racisme et à l\u2019injustice qui imprègnent trop de nos forces de police», a déclaré Jerry Nadler, le chef de la commission.«La nation exige que nous agissions».Depuis la mort de George Floyd, des foules noires et blanches battent le pavé pour réclamer justice et de profondes réformes au sein des quelque 18 000 services de police qui coexistent aux États-Unis (police municipale, shérifs des comtés, patrouille des États.).Au cri de «Black Lives Matter» (les vies noires comptent), les manifestants dénoncent la «brutalité policière» qui vise de manière disproportionnée les Afro-Américains.Les manifestants exigent aussi la fin de la large immunité dont jouissent les policiers.Après la mort de George Floyd, il a fallu plusieurs jours pour que le policier Derek Chauvin soit inculpé de «meurtre» et trois de ses collègues, présents sur la scène du crime, de «complicité».«L\u2019immunité apporte un sentiment d\u2019impunité», a dénoncé Ben Crump, l\u2019avocat de plusieurs victimes noires mortes aux mains de la police.Il faut s\u2019attaquer aux violences policières «comme à une épidémie», a-t-il ajouté devant la commission du Congrès.REGISTRE DES BAVURES Face à cette colère, de premières mesures ont été prises au niveau local: la police de Houston va renoncer à la pratique controversée des «prises d\u2019étranglement» lors d\u2019arrestations de suspects, celle de Washington n\u2019engagera plus de policiers ayant des précédents de violence.À Minneapolis, le chef de la police Medaria Arradondo a dénoncé mercredi la convention collective négociée avec les puissants syndicats de police.Ce n\u2019est pas une affaire «de salaires ou d\u2019avantages» mais de «transparence», a-t-il expliqué, alors que cet accord a été accusé de protéger les abus policiers pendants des années.Au niveau fédéral, le «Justice and Policing Act», soutenu par plus de 200 élus essentiellement démocrates, entend créer un registre national pour les policiers commettant des bavures, faciliter les poursuites judiciaires contre les agents et repenser leur recrutement et formation.Mais l\u2019avenir de ce texte est très compromis au Sénat, à majorité républicaine.Face à cette mobilisation , le chef de la majorité à la chambre haute, Mitch McConnell, a toutefois annoncé mardi qu\u2019il chargeait le seul sénateur républicain noir, Tim Scott, de mener la réflexion pour le parti du président sur ce sujet.Après avoir dénoncé une mort «triste et tragique», Donald Trump, qui est en campagne pour sa réélection, a mis l\u2019accent sur un discours sécuritaire, insistant sur les violences commises en marge des manifestations.Lors de l\u2019audition mercredi, les élus républicains ont tenu un discours comparable.«La douleur de votre frère est devenue celle de l\u2019Amérique», a lancé Jim Sensenbrenner à Philonise Floyd, tout en attribuant les violences policières à «des pommes pourries» et non à un système à réviser.RÉFORME DE LA POLICE DES ÉTATS-UNIS Le frère de George Floyd implore le Congrès Philonise Floyd n\u2019a pu retenir ses sanglots au moment ou il expliquait aux membres du Congrès ce que représentait pour la famille la perte de son frère George.\u2014 PHOTO AP «Adoptez les réformes nécessaires pour faire en sorte que les forces de l\u2019ordre soient la solution et non le problème» LOS ANGELES (AFP) \u2014 Les autorités de l\u2019État de Washington ont annoncé mercredi une nouvelle enquête sur la mort d\u2019un homme noir lors de son arrestation par la police en mars alors qu\u2019il se plaignait d\u2019être asphyxié, comme George Floyd à Minneapolis le mois dernier.Le gouverneur de cet État du nord-ouest des États-Unis, Jay Ins- lee, s\u2019est dit «convaincu» que l\u2019enquête sur le décès de Manuel Ellis ne pouvait être laissée à la charge du shérif et du procureur du comté de Pierce en raison d\u2019un «conflit d\u2019intérêts».Cette décision du gouverneur démocrate survient après la diffusion d\u2019une vidéo prise par la caméra de surveillance d\u2019un particulier qui montre Manuel Ellis menot- té, suppliant les policiers lors de son interpellation, le 3 mars.Une passante a aussi partiellement enregistré la scène à l\u2019aide de son téléphone.«Ce que nous apprend cette vidéo, c\u2019est que Manny Ellis n\u2019a pas seulement dit \u2018je ne peux pas respirer\u2019, il a dit \u2018je ne peux pas respirer, Monsieur\u2019», a déclaré lors d\u2019une conférence de presse l\u2019avocat de la famille de la victime.Pour lui, «cela montre clairement qu\u2019il lutte pour respirer mais qu\u2019il essaye aussi de rester respectueux lors de ses derniers instants de vie.C\u2019est un signe qu\u2019il n\u2019était pas la personne agressive que la police a décrite», a-t-il ajouté.M.Ellis est mort d\u2019un arrêt respiratoire lié à une contrainte physique, a révélé l\u2019autopsie, soulignant que la présence de métham- phétamine dans son organisme et une maladie cardiaque avaient pu également contribuer au décès de cet homme de 33 ans.La maire de la ville de Tacoma, à environ 50 km au sud de Seattle, a demandé la semaine dernière que les quatre policiers impliqués dans cette affaire, simplement placés en congé administratif pour l\u2019instant, soient licenciés et poursuivis.Ces derniers ont affirmé qu\u2019ils avaient procédé à l\u2019arrestation de Manuel Ellis car il tentait «d\u2019ouvrir les portières de véhicules à bord desquels se trouvaient des occupants».Selon eux, une altercation physique a eu lieu et ils ont dû maîtriser le suspect.Enquête sur la mort d\u2019un homme noir asphyxié durant son arrestation leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 ACTUALITÉS 9 MICHAEL TUTTON La Presse canadienne HALIFAX \u2014 Une professeure de droit dit espérer que la création d\u2019une nouvelle chaire de recherche visant à promouvoir la justice réparatrice puisse aider les institutions à vaincre la discrimination raciale et d\u2019autres problèmes sociaux de manière durable.Jennifer Llewellyn a déclaré que les récentes manifestations contre le racisme envers la communauté noire ont créé un moment idéal pour l\u2019annonce, mercredi, de son nouveau centre associé à l\u2019Université Dalhousie.Le Laboratoire international de recherche, d\u2019innovation et d\u2019éducation en matière de justice réparatrice (RRIELab) a obtenu une aide de 750 000 $ de la Fondation Donald R.Sobey afin de démarrer ses activités.Dans une ère marquée par les échanges hargneux sur les médias sociaux, la professeure Llewellyn, détentrice de la chaire de recherche, plaide que la justice réparatrice représente une alternative pour rapprocher les personnes blessées par des propos inappropriés et ceux qui les ont formulés afin de trouver des solutions.La chercheuse soutient que cette méthode qui a fait ses preuves en matière de justice criminelle ainsi que dans la résolution de conflits dans les écoles peut servir de base pour créer des manières de corriger des problèmes plus grands et plus complexes.Selon la professeure Jennifer Llewellyn, le public a une fausse perception de la justice réparatrice qui est vue comme une manière d\u2019apaiser des conflits émotifs plutôt qu\u2019une manière de changer les systèmes.«Les gens ont une image de la justice réparatrice du genre: «Assoyons-nous et trouvons un arrangement», mais ce n\u2019est pas de ça qu\u2019on a besoin maintenant.On a besoin d\u2019une forme de justice et de mécanismes qui nous amènent à nous rassembler et à réfléchir différemment pour vraiment identifier les enjeux», a-t-elle décrit en entrevue avec La Presse canadienne.«Nous devons inviter des gens à discuter plutôt que de simplement dénoncer des gens», observe l\u2019experte.La violence policière à l\u2019encontre de groupes racisés constitue un exemple parfait d\u2019enjeu à la portée de la justice réparatrice, croit Mme Llewellyn.Les appels actuels à des militants à couper le financement des forces policières («defund the police») devraient faire l\u2019objet de sérieuses discussions parmi les organisations communautaires, les élus, les policiers et les autres groupes impliqués afin que la proposition aille plus loin que le slogan, d\u2019après la professeure.«Si l\u2019on doit faire quelque chose de fondamentalement différent dans la manière d\u2019exercer la justice, d\u2019assurer notre sécurité, d\u2019assurer le bien-être de nos communautés, il faut que la police, les services en santé mentale et les organismes communautaires cessent de travailler en silo», explique la spécialiste du droit.Au cours des dernières années, la professeure a contribué à diverses enquêtes aux visées réparatrices, dont un processus qui a duré quatre ans pour examiner des décennies d\u2019abus dans un orphelinat pour enfants noirs en Nou- velle-Écosse.Le rapport a été publié en novembre dernier.Un nouveau laboratoire veut promouvoir la justice réparatrice au Canada La professeur Jennifer Llewellyn \u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE Chrystia Freeland appelle les policiers à admettre l\u2019existence du racisme systémique La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Toutes les agences fédérales, incluant les forces policières, doivent réaliser que le racisme systémique constitue un véritable problème au Canada, a déclaré mercredi la vice-première ministre Chrystia Freeland.Ce commentaire se voulait une réponse à une remarque venant du sous-commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Alberta, Curtis Zablocki, qui nie l\u2019existence d\u2019un racisme enraciné dans la culture policière au Canada.Le premier ministre Justin Trudeau a été très clair quant à la présence d\u2019un racisme systémique à l\u2019intérieur des institutions canadiennes, a rappelé Mme Freeland en conférence de presse mercredi.En s\u2019adressant aux journalistes, la vice-première ministre a utilisé l\u2019expression «systemic racism» en anglais, mais «racisme systématique» en français.Deux concepts différents puisque le racisme systémique fait référence au système social et aux institutions présentant des biais racistes alors que le racisme systématique suggère un comportement automatiquement raciste.Son équipe a confirmé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une confusion dans la manière dont Mme Freeland s\u2019est exprimée en français.Depuis le début du mouvement antiracisme, le gouvernement Trudeau parle effectivement de l\u2019enjeu du «racisme systémique» au Canada.«La position de notre gouvernement est très claire, c\u2019est que le racisme (systémique) existe.C\u2019est notre position, c\u2019est notre position en ce qui concerne le travail de la GRC et ce doit être la position de la GRC», a-t-elle répété en soutenant qu\u2019il n\u2019est «pas acceptable» qu\u2019un représentant du Canada ne reconnaisse pas cette réalité.Lundi, le sous-commissaire Curtis Zablocki s\u2019est exprimé au sujet des manifestations qui se sont multipliées un peu partout dans le monde, dont au Canada, en réaction à la mort de George Floyd aux États-Unis.«Je considère notre situation différente qu\u2019aux États-Unis.Je ne crois pas au racisme systémique à travers les services de police canadiens.Je ne crois pas que ce soit systémique dans les forces de l\u2019ordre en Alberta», a-t-il affirmé aux journalistes à Edmonton.Il a admis que le racisme est «courant» dans tous les aspects de la société, incluant dans les forces de l\u2019ordre.«Cela peut être un problème dans certains secteurs.Ce n\u2019est pas toléré et l\u2019on va continuer à collaborer avec nos partenaires pour identifier des moyens de l\u2019éliminer», a-t-il soutenu.En réaction, Chrystia Freeland a indiqué que le premier ministre Justin Trudeau et le ministre de la Sécurité publique Bill Blair avaient discuté de cet enjeu avec la commissaire de la GRC Brenda Lucki.«Le racisme (systémique) existe.Nous devons comprendre ça et non seulement comprendre ça, mais prendre les actions concrètes et directes pour démanteler le racisme (systémique) et nous devons comprendre que c\u2019est un travail très difficile et c\u2019est un travail pour tous les Canadiens et les Canadiennes», a renchéri Mme Freeland.«Le racisme existe» La vice-première ministre Chrystia Freeland a admis mercredi que le racisme est «courant» dans tous les aspects de la société, incluant dans les forces de l\u2019ordre.\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 10 Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE opinion MON?CLIN?D\u2019ŒIL STÉPHANE?LAPORTE Collaboration spéciale CARREFOUR DES LECTEURS À la question, y aura-t-il une deuxième vague?Tout le monde reste vague.Ce sale virus C\u2019est fou comme le temps passe! En cette sombre époque de confinement imposé par la pandémie, la relativité règle plus que jamais le passage du temps, tantôt ennuyeux, tantôt essoufflant.Rappelez-vous, en février 2020, des groupuscules autochtones bloquaient illégalement nos voies ferrées mettant déjà à mal l\u2019économie canadienne.Au tout début de l\u2019année, l\u2019état iranien abattait criminellement un avion civil bourré de touristes issus de sa propre communauté.La crise sanitaire qui nous afflige présentement a enseveli ces événements médiatiques pourtant pas si lointains.Reculons encore un peu.L\u2019automne 2019 s\u2019est avéré une saison placée sous le signe de l\u2019environnement.Tous les médias débordaient alors de reportages, d\u2019éditoriaux, d\u2019opinions diverses sans oublier les fausses nouvelles dénonçant l\u2019état lamentable dans lequel l\u2019activité humaine avait plongé notre mère la terre.La production industrielle, la surconsommation, les voyages en avion étaient au nombre des coupables de la catastrophe environnementale annoncée.Indignés, des milliers de militants écolos n\u2019ont pas hésité à prendre leur voiture pour participer aux marches solidaires en faveur du sauvetage de notre planète.Des artistes subventionnés nous incitaient à adhérer à leur Pacte pour la transition tandis que des «enverdeurs» imaginatifs inventaient le concept fumeux d\u2019écoanxiété afin de nous terroriser davantage.La frénésie a culminé lors de l\u2019apparition de la jeune prêtresse verte venue de Suède en voilier.Mais, en fin de compte, qui s\u2019est privé de quoi que ce soit au nom de la réduction des gaz à effet de serre?Moi qui suis un tantinet discuteur, je mettais alors en doute la volonté de la population de réaliser la décroissance économique mise de l\u2019avant comme meilleure solution au réchauffement climatique.J\u2019ajoutais qu\u2019une récession ou un cataclysme pourrait en tout temps provoquer le ralentissement de la consommation prôné par les prophètes verts.Puis, ce sale virus nous est tombé dessus faisant d\u2019innombrables victimes, bousillant nos libertés et stoppant net l\u2019ensemble de l\u2019économie.Amorcée brutalement, la décroissance économique semble installée pour longtemps.La prochaine saison estivale sera très plate mais bénéfique à l\u2019environnement : voitures et avions demeureront immobilisés et la consommation, minimale.Dès à présent, des rapports scientifiques font état d\u2019une diminution significative de la pollution atmosphérique partout dans le monde.Voilà l\u2019unique aspect positif de la situation actuelle.À la suite de cette déplorable dévastation, se profile l\u2019opportunité du changement profond et durable de nos habitudes de consommateurs.Saurons-nous relever ce défi collectif pour aujourd\u2019hui et les générations futures?Jean Brière Trois-Rivières BRIGITTE BRETON brigitte.breton@lesoleil.com S oit le gouvernement Legault est d\u2019une candeur fort inquiétante et ne se méfie pas du crime organisé, des entreprises et des fonctionnaires véreux, soit il a tenté d\u2019en passer une «petite vite» à la population et à l\u2019opposition, soit il est brouillon.Même si le ministre Christian Dubé y apporte d\u2019importants amendements, le projet de loi 61 sur la relance économique soulève de sérieuses questions sur la rigueur du gouvernement caquiste.Bien sûr, il y a urgence de relancer l\u2019économie sur pause depuis des semaines à cause de la pandémie.Faire redémarrer des chantiers, remettre des travailleurs à l\u2019ouvrage, livrer un bout de route, une ligne de métro, un hôpital ou une école, pas mal tout le monde adhère à ça.Mais pas à n\u2019importe quel prix.Pas au détriment de nos droits et de l\u2019environnement, pas en prolongeant indûment l\u2019état d\u2019urgence sanitaire, pas en permettant au gouvernement de se donner des pouvoirs exorbitants et pas en risquant que l\u2019octroi des contrats publics et leur réalisation se fassent n\u2019importe comment et avec une facture de 10 à 35 % plus élevée.Le Québec n\u2019est pas devenu immuniser à jamais contre la corruption, les malversations, les projets mal évalués et les travaux bâclés et de piètre qualité avec le départ des libéraux et l\u2019élection d\u2019un gouvernement caquiste.Le premier ministre François Le- gault semble le croire, ou du moins tente de le faire croire à la population, et c\u2019est très inquiétant.Rien ne permet de douter de la droiture et de l\u2019intégrité de M.Le- gault et de son équipe.Ce serait toutefois faire preuve d\u2019une grande naïveté de penser que personne ne veut profiter de la manne de contrats publics que Québec veut lancer en grande vitesse pour dynamiser l\u2019économie.Entendre un premier ministre dire que la commission Charbon- neau est derrière nous, qu\u2019il ne s\u2019inquiète pas de la corruption, notamment parce qu\u2019il compte dans son cabinet des comptables agréés et l\u2019ex-procureure en chef de la commission Charbonneau, Sonia Lebel, n\u2019est pas très convaincant et rassurant.Comme le soulignait la commission Charbonneau dans son rapport, en matière de corruption et de collusion, la créativité prévaut.«L\u2019histoire n\u2019est jamais la même».Mais elle se répète.La commission Charbonneau était la sixième du genre au Québec depuis 1905.Il faut en tirer des leçons.Une pandémie ne justifie pas de baisser la garde.Et surtout pas pour que le parti au pouvoir puisse dire en 2022 qu\u2019il a rempli toute la liste de ses engagements électoraux.Certes, M. Legault et le président du Trésor font amende honorable en acceptant de modifier le projet de loi 61 et en proposant de prolonger les travaux parlementaires.Ils n\u2019avaient pas vraiment le choix.Lorsque la Protectrice du citoyen, la Vérificatrice générale, le comité de suivi sur la commission Char- bonneau, le Bureau de l\u2019inspecteur général de la ville de Montréal, Jacques Duchesneau du Bureau de l\u2019intégrité professionnelle et administrative de Saint-Jérôme,le Barreau et l\u2019Autorité des marchés publics viennent exposer en commission parlementaire les dangers, les failles et les abus contenus dans le projet de loi, il serait irresponsable et téméraire, même pour un gouvernement très populaire dans les sondages, de maintenir le texte initial.«Alors, je pense qu\u2019ensemble mes soustractions et mes additions vont faire un résultat incroyable pour la relance du Québec», a déclaré mercredi Christian Dubé à la période de questions à l\u2019Assemblée nationale.Il devra accélérer les calculs car l\u2019opposition fait bloc contre son projet.Malgré l\u2019ouverture et la bonne volonté qu\u2019expriment M.Dubé et son chef, une question demeure et la co-chef de Québec solidaire, Manon Massé, l\u2019a formulée: «Comment se fait-il que personne à la CAQ n\u2019avait vu ça avant?» Ce n\u2019est pas parce que le ministre des Finances sort le bonbon de la baisse de la taxe scolaire le 1er juillet que la question devient impertinente.Ce n\u2019est pas non plus parce que le premier ministre fait du chantage avec les députés de l\u2019opposition à propos d\u2019un tronçon de la route 132, de la route de la mort dans une circonscription péquiste ou de la ligne bleue qu\u2019il faut cesser de s\u2019interroger sur la première mouture du projet de loi 61.M.Legault se targue d\u2019avoir dans son équipe Sonia Lebel.La députée péquiste Véronique Hivon aimerait bien savoir comment la ministre de la Justice et ex-procureure de la commission Charbonneau peut défendre un projet de loi qui bafoue son travail, son héritage, sa mission et les raisons pour lesquelles elle a dit venir en politique.Plusieurs voudraient en effet connaître la réponse.Mme Lebel n\u2019était pas à la période des questions mercredi.Je le répète, l\u2019intégrité du gouvernement Legault n\u2019est pas en cause.Mais même si personne ne souhaite le retour des «petits amis», il y a un danger et tout gouvernement doit veiller à limiter les risques.Mme Brigitte Bishop, l\u2019inspectrice de Montréal, a soutenu devant les parlementaires que plus on veut aller vite dans l\u2019octroi de contrats et des travaux, plus il faut des inspecteurs sur le terrain et renforcer les remparts.Il existe aussi des lacunes de ce côté.Québec souhaite accélérer des travaux d\u2019infrastructures, mais un des donneurs d\u2019ouvrage, le ministère des Transports, souffre toujours d\u2019un manque d\u2019expertise en génie, a rappelé la Vérificatrice générale.Cette dernière reconnaît par ailleurs qu\u2019il y a lieu de réduire les «délais indus».Guylaine Leclerc préconise cependant une révision de la réglementation pour y parvenir, et non l\u2019adoption d\u2019une nouvelle loi.Le projet de loi 61 s\u2019éloigne selon elle des critères de saine gestion des fonds publics et elle souhaite une meilleure et une plus grande reddition de comptes dans les ministères, mais également au niveau municipal.Si l\u2019objectif du gouvernement était de relancer l\u2019économie et d\u2019accroître les liquidités des entreprises comme le recommandait la commission Charbonneau, pourquoi avoir rédigé un projet de loi qui vise si large et va si loin, et qui expose le Québec à des dérives?L\u2019urgence sanitaire et le besoin de relancer rapidement l\u2019économie ne peuvent servir d\u2019explications.Un projet de loi bâclé, ce n\u2019est pas le premier que le gouvernement Legault dépose.Relance, vitesse et perte de contrôle leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS  Les événements récents nous rappellent que le rapport avec l\u2019autre est fragile et exige qu\u2019on lui porte une attention particulière.Pour accueillir l\u2019autre dans sa différence, il faut une identité forte, une fierté, des assises culturelles bien ancrées.Comme le disait l\u2019essayiste Amin Maalouf, «pour accueillir l\u2019autre, il faut avoir la tête haute et les bras ouverts».Sinon, cela devient un geste de soumission et personne n\u2019aime être soumis à l\u2019autre.Sans une identité forte, l\u2019autre devient une menace et génère la peur.Mais pour relever les défis de demain, il faut dépasser ses peurs, s\u2019ouvrir à l\u2019autre.Accueillir la différence demande à chacun d\u2019entre nous des efforts quotidiens.La différence peut être perçue comme une menace ou une opportunité.Nos expériences, notre histoire et les assises de notre identité déterminent la posture dans laquelle nous pouvons accueillir l\u2019autre.Bien qu\u2019il soit important de construire l\u2019avenir en nous rappelant notre histoire, il ne faut pas qu\u2019elle soit une reproduction de celle-ci.Le monde évolue rapidement, les défis de demain ne seront pas nécessairement ceux du passé.La mondialisation nous amène à construire ce futur avec des gens de partout sur la planète.Les défis sont mondiaux et les luttes aux changements climatiques et au virus de la COVID-19 nous le rappellent.Nous sommes tous de la même «race», la race humaine.Les humains doivent partager entre eux leurs richesses, échanger et comprendre leurs différences pour faire face aux défis de demain.La haine, la violence sont des constructions sociales.Nelson Mandela disait: «Personne ne naît en haïssant une autre personne par la couleur de sa peau, ou son origine, ou sa religion.Les gens apprennent à haïr.Et si on peut apprendre à haïr, on peut aussi apprendre à aimer».En ces moments particuliers, réfléchissons sur notre façon d\u2019accueillir l\u2019autre.Apprécions et célébrons cette différence et cette richesse.Nous constaterons rapidement qu\u2019il y a aussi beaucoup de similarités entre nous et que le «vivre ensemble» est davantage qu\u2019un concept abstrait.Stéphane Roy Professeur de sociologie au collégial Trois-Rivières Le racisme, «c\u2019est la peur de l\u2019autre, la peur de soi» O n peut comprendre, avec cette pandémie, que le gouvernement Legault essaie de répondre à une situation qui semble de plus en plus incontrôlable, en particulier à Montréal.Par exemple, dans les 44 CHSLD privés et publics les plus touchés de cette région, on compte plus de la moitié des résidents qui ont contracté le virus.Expliquant en bonne partie pourquoi la situation au Québec au 10 juin était la pire au Canada avec 55 % des personnes infectées et 63 % de celles décédées.Toutefois, il semble que trop peu de personnes de l\u2019entourage de notre premier ministre analysent les politiques des dernières décennies qui y ont favorisé cette concentration des personnes âgées et, encore moins, qui réfléchissent sur la politique de long terme à promouvoir pour ne pas recommencer cette crise plus tard.Ces chiffres démontrent aussi que le Québec a trois fois plus de personnes âgées dans ces résidences que dans les autres provinces.Situation qui a débuté dans les années 1960 quand ceux-ci ont dû délaisser leur logement avec la réduction des divers services à domicile, y compris les médecins avec, en contrepartie, l\u2019institutionnalisation croissante des soins en santé dans les hôpitaux.Évolution s\u2019expliquant aussi par les développements thérapeutiques ainsi que la concentration des actes médicaux faisant en sorte que pour plusieurs maladies, notamment celles cardiaques et respiratoires, on a réduit la mortalité, mais créé de ce fait le besoin d\u2019assurer le suivi régulier de ces conditions.Or, force est de constater que les ressources sont concentrées dans les milieux hospitaliers au détriment des soins communautaires.Et ce, sans compter l\u2019allongement de l\u2019espérance de vie et l\u2019augmentation de l\u2019incidence des maladies chroniques et neurocognitives dégénératives.Or, la solution passe nécessairement par un retour à la médecine à domicile d\u2019avant ces années, mais modernisée, lequel devrait être intégré aux soins de première ligne dans la communauté et non en extension de l\u2019hôpital.Système reposant sur une équipe interdisciplinaire de soutien et de soins composé d\u2019aides aux malades, d\u2019infirmières, de professionnels tels que des physiothérapeutes, des travailleurs sociaux, des médecins et des spécialistes, le tout coordonné par une infirmière-praticienne capable de procéder aux ajustements cliniques requis.Système permettant de maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible dans leur milieu, tout en assurant des soins de transition pour ceux ayant dû être hospitalisés pour une exacerbation de leur état.Système soutenu par plus d\u2019une centaine d\u2019études réalisées dans le monde depuis plus de trente ans, qui ont démontré l\u2019efficacité de ce type de suivi sur le prolongement de l\u2019autonomie à la maison, le contrôle des maladies chroniques, la réduction des réhospitalisations, ainsi que l\u2019amélioration des indices de santé et de la qualité de vie.Système prôné systématiquement par l\u2019OCDE, comme le rappelle le rapport de 2017 intitulé: «Les infirmières et leur rôle avancé dans les premiers soins.Politiques pour leur développement».Ce système est la seule bonne réponse à cette pandémie et, en même temps, à la question des files d\u2019attente aux urgences, pour au moins six raisons.La première, en lien avec la pandémie, est d\u2019isoler en quelque sorte les personnes âgées plus ou moins autonomes dans leur domicile, tout en recevant le soutien de leurs proches, complété par l\u2019équipe soignante observant les mesures de protection nécessaires.La seconde est de situer une bonne partie des problèmes de santé dans leur contexte.Ce qui permet de tenir compte beaucoup plus finement de l\u2019évolution à court et à long terme de ces problèmes, bien au-delà d\u2019un dossier médical faisant fi des autres aspects, tels que la gestion des symptômes, la qualité de vie, l\u2019hygiène personnelle et de l\u2019habitat, les habitudes de vie, de façon à agir avec une vision globale.La troisième favorise l\u2019effort personnel et ainsi une responsabilisation des patients et de leurs proches du fait de se retrouver dans leur milieu, appuyés par les soignants.Quatrièmement, ce système de soins de santé à domicile coûte moins cher que l\u2019hospitalisation ou l\u2019institutionnalisation en CHSLD.Comme nous l\u2019avions déjà démontré dans un rapport de 1990 intitulé « Vieillissement de la population et coûts de la santé au Québec en 2001 », suivi du rapport Clair de 2001 sur Les services de santé et les services sociaux, ou encore de celui de l\u2019IRIST de 1917 intitulé L\u2019armée manquante au Québec: Les services à domicile.Cinquièmement, cette question de l\u2019urgence qui n\u2019en finit pas de demander des heures et des heures (comparativement aux 3 heures dans plusieurs pays européens).Il faut sortir de la « tyrannie de l\u2019urgence » pour les personnes âgées ou souffrant de maladies chroniques qui devraient être soignées ailleurs que dans les corridors.Sixièmement, un tel système souple, avec des équipes multidisciplinaires pour s\u2019adapter à chaque milieu, permettrait de s\u2019occuper aussi des populations vulnérables pour lesquelles la morbidité est la plus élevée.Bref, ce n\u2019est pas en rachetant et en perpétuant les CHSLD avec des constructions plus modernes, pour ainsi continuer à concentrer les personnes dans un même lieu, que l\u2019on apprendra à prendre véritablement soin des patients et qu\u2019on améliorera la santé de la population, y compris dans des temps cruciaux comme cette pandémie.Mais pour cela, il faudra du courage et de la constance pour changer les choses alors qu\u2019il semble que ce ne soit pas le cas avec les dernières interventions du gouvernement du 3 juin dernier.Pierre-André Julien Professeur émérite en économie des PME Odette Doyon Professeure émérite en Sciences infirmières Pandémie et soins de santé à domicile: la seule solution à long terme Selon les auteurs de cette lettre, les gouvernements devraient mettre l\u2019accent sur les soins à domicile pour soigner les personnes âgées plutôt que sur la construction d\u2019autres structures qui les sortent de leur environnement.Nous sommes tous de la même «race», la race humaine, affirme ce professeur dans cette lettre.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS MATTHIEU MAX-GESSLER m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca LAC-AUX-SABLES \u2014 Après avoir été forcé d\u2019annuler ses activités, le camp de vacances Lac en Cœur ouvrira finalement ses portes aux enfants cet été, avec une formule de camp de jour.L\u2019horaire du camp sera du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.Les enfants devront apporter leur repas.Bien que les enfants demeurant à Lac-aux-Sables seront priorisés dans l\u2019octroi de places, les inscriptions seront ouvertes à tous.Les résidents de la municipalité devront débourser environ 60 $ par semaine pour permettre à leur progéniture de profiter de ce camp de jour.Pour ceux de l\u2019extérieur de Lac-aux-Sables, il leur en coûtera 100 $ par semaine.Les inscriptions seront ouvertes sous peu, sur le site web familia.com.Le camp suggère aux parents intéressés de créer un compte dès maintenant sur la plate-forme afin de pouvoir réserver une place dès que celles- ci seront disponibles.«On est très fiers de ce beau projet et on pense que ça va répondre aux besoins de la communauté.C\u2019est important pour nous d\u2019être présents pour les jeunes d\u2019ici et d\u2019à côté», se réjouit Marianne Baril, coordonnatrice du camp de vacances Lac en Cœur.Le projet est mené en collaboration avec la Municipalité de Lac- aux-Sables et le camp de vacances Val Notre-Dame de Hérouxville, qui fournira les repas au personnel.Mme Baril salue également l\u2019aide apportée par la MRC de Mékinac, via son coordonnateur aux loisirs, à la culture et aux communications, Alexis Rheault.Le camp de jour proposera une thématique différente chaque semaine aux jeunes.Le personnel du camp est par ailleurs en train d\u2019évaluer chacune des activités proposées habituellement aux jeunes afin de s\u2019assurer qu\u2019elles peuvent être faites tout en respectant les normes sanitaires imposées par la santé publique, en les adaptant au besoin.«On a des animateurs très créatifs.Ils vont créer des personnages qui vont changer chaque semaine pour faire vivre une belle expérience aux enfants», assure Mme Baril.Celle-ci se réjouit d\u2019ailleurs d\u2019avoir pu récupérer les animateurs qui avaient été embauchés l\u2019automne dernier et formés avant la pandémie.Le camp de vacances invite les personnes intéressées à lui confier son ou ses enfants cet été à surveiller sa page Facebook (www.facebook.com/lacencoeur) pour connaître davantage de détails lorsque ceux-ci seront diffusés.Un camp de jour au Lac en Cœur Le camp de vacances Lac en Cœur de Lac-aux-Sables adapte sa formule et offrira un camp de jour aux enfants cet été.MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE POUR L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE \u2014 Le fait d\u2019organiser la 5e édition du Salon écolo de Sainte-Anne-de-la- Pérade en mode virtuel a permis de rejoindre un public plus large que lors des précédentes éditions, estiment les organisateurs de l\u2019événement.Chaque jour, du 1er au 7 juin, le public était invité à assister à des conférences en direct sur Facebook sur divers sujets reliés à l\u2019environnement (gaz à effet de serre, confection de produits corporels, réduction des déchets, etc.) Selon le comité organisateur, le fait de transposer cette édition sur le web a permis de rejoindre un nombre inespéré de personnes.Selon les données dont il dispose, les activités organisées pendant cette semaine ont atteint 12 800 personnes.«Nous avons rayonné au-delà de nos frontières», indique Stéphanie Tremblay, membre fondatrice du Salon écolo.Les deux ateliers les plus populaires de l\u2019événement portaient sur la fabrication de tawashis - des éponges zéro déchet fabriquées à partir de tissu recyclé \u2013 et de produits corporels.Plusieurs vidéos sont toujours disponibles sur la page Facebook du Salon écolo (https://www.facebook.com/Salo- necolo), ainsi que des capsules présentant les conférenciers.L\u2019événement s\u2019est terminé avec l\u2019inauguration de bacs de légumes à partager installés devant l\u2019église de Sainte-Anne-de-la-Pérade, dimanche dernier.SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE Une édition virtuelle du Salon écolo réussie Le comité organisateur du 5e Salon écolo (de l\u2019avant à l\u2019arrière): à gauche, Gabrielle Nobert-Hivon, Lise Légaré et Magaly Macia; au centre Pierre Cam- peau; à droite, Stéphanie Tremblay et Noémie Trépanier.\u2014 PHOTO: GRACIEUSETÉ DE CÉDRIC LEBOUC GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Pandémie oblige, les organismes communautaires doivent s\u2019adapter pour continuer de mener à bien leurs missions.Ne pouvant être tenu en personne, le traditionnel brunch- bénéfice de Moisson Mauricie/ Centre-du-Québec sera virtuel cette année.Cet événement sous la présidence d\u2019honneur de Me Cassy Bernier, notaire chez Leblanc Martin Bernier, notaires et avocats, se tiendra le 21 juin.Les organisateurs souhaitent amasser 30 000 $ pour permettre d\u2019aider à nourrir les plus démunis de notre société.La population est invitée à faire des dons de 5 $ en textant le mot «manger» au 45678.Les dons de 20 $ ou plus enregistrés à www.moisson-mcdq.org/faites-un-don donnent droit à un coupon pour le tirage de prix.Le brunch proprement dit se tiendra le 21 juin.La population est invitée à faire parvenir la photo de famille prise au moment du brunch à communications@mois- son-mcdq.org ou à la publier sur les réseaux sociaux avec le mot-clique #cavabienmangermoisson.L e s e n t r e p r i s e s q u i s o u - haitent participer peuvent écrire à l \u2019a d re ss e c o u r r i e l d o n n é e précédemment.Un brunch-bénéfice différent pour Moisson Le brunch-bénéfice de Moisson Mauricie/Centre-du-Québec sera virtuel cette année.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 ACTUALITÉS 13 NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Au lendemain de la parution d\u2019un article portant sur le plaidoyer de culpabilité de Claude Carpentier pour des crimes de pornographie juvénile, la Ligne de baseball sénior A de la Mauricie désire apporter certaines précisions.Elle rappelle qu\u2019elle s\u2019était dissociée des gestes commis par ce dernier, et ce, dès l\u2019arrestation de M. Carpentier en avril 2018.Ce dernier avait été démis immédiatement de ses fonctions de gouverneur de l\u2019équipe de Saint-Boniface et n\u2019a plus jamais été dans l\u2019entourage de la Ligue depuis.«Les gestes qui furent commis sont extrêmement graves et la LBSAM n\u2019approuvera jamais un tel écart de conduite commis par l\u2019un de ses membres», a fait savoir Denis Boisvert, président intérimaire de la LBSAM.Claude Carpentier a déjà été très impliqué dans le baseball en Mau- ricie.C\u2019est ce qui explique ce communiqué acheminé par la LBSAM au Nouvelliste.Le 8  juin, le suspect a plaidé coupable à des accusations de possession et distribution de pornographie juvénile.Les représentations sur la peine auront lieu le 2 octobre.La LBSAM se dissocie des gestes de Claude Carpentier Claude Carpentier GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Alors que les besoins peuvent être importants en période de crise, le Centre d\u2019intervention en dépendances Adrienne-Roy lance une ligne téléphonique d\u2019urgence afin d\u2019étendre ses services.Cette ligne (819-913-2092) permet de parler à un intervenant en dehors des heures d\u2019ouverture habituelles du centre, soit le vendredi de 17 h à 22 h et la fin de semaine de 15 h à 22 h.De plus, il est possible de demander de l\u2019aide en semaine en appelant au 819 539-9285.Les services du Centre Adrienne- Roy s\u2019adressent aux personnes vivant avec une dépendance et à leur entourage.CENTRE D\u2019INTERVENTION EN DÉPENDANCES ADRIENNE-ROY Une ligne d\u2019urgence pour plus de services Les pompiers de Trois-Rivières ont été appelés pour ce qui s\u2019apparentait à une fuite de gaz à la Caisse Desjardins de l\u2019Est de Trois-Rivières, sur le boulevard Thibeau, au croisement des rues Cardinal-Villeneuve et de Mère-Gamelin, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine, mercredi avant-midi.Un citoyen avait détecté une odeur suspecte et avait prévenu les services d\u2019urgence.Le bâtiment a été évacué par prévention, mais il s\u2019agissait finalement d\u2019une fausse alerte.Les pompiers sont demeurés sur place une heure, le temps d\u2019effectuer des vérifications.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS ?FAUSSE ALERTE À LA FUITE DE GAZ JOCELYNE RICHER La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 Les centaines de programmes d\u2019aide financière orchestrés par les ministères du gouvernement québécois ne tiennent pas compte de l\u2019enjeu environnemental, déplore le commissaire au développement durable, Paul Lanoie.Or, tous ces programmes, qui représentaient 7,6 milliards $ de fonds publics en 2018-2019, pourraient servir de précieux leviers pour favoriser l\u2019adoption de mesures de protection de l\u2019environnement, fait-il valoir.Mais ce n\u2019est pas le cas, peut-on lire dans son rapport annuel 2020- 2021, de plus de 200 pages, déposé mercredi à l\u2019Assemblée nationale.Le commissaire au développement durable relève du Vérificateur général du Québec.Le ministère de l\u2019Environnement, dirigé par Benoit Charette, est pointé du doigt.Les gestes ne suivent pas les beaux discours.Le gouvernement s\u2019engage à utiliser des instruments économiques pour assurer une transition vers une économie verte et responsable, mais, dans les faits, le ministère de l\u2019Environnement n\u2019a pas mis en place «les conditions nécessaires» pour tirer profit de ces instruments.Il reproche au ministère de ne pas avoir «envoyé de signal clair» à l\u2019ensemble des autres ministères et organismes gouvernementaux, quant à leurs responsabilités en ce domaine.Ils ne sont tout simplement pas incités à intégrer des conditions pro-environnemen- tales à leurs programmes d\u2019aide financière.Résultat: sur 106 ministères et organismes gouvernementaux dotés d\u2019un plan d\u2019action en développement durable, seulement cinq ont prévu inclure des conditions reliées à la protection de l\u2019environnement pour accorder leur aide financière.Qui plus est, ce laxisme de l\u2019administration publique n\u2019entraîne «aucune conséquence» pour les fautifs, note M.Lanoie dans son rapport.En agissant de la sorte, le gouvernement Legault se prive de «l\u2019adhésion des citoyens et des entreprises aux pratiques de production et de consommation responsables», une condition essentielle en vue d\u2019atteindre ses objectifs en matière de développement durable.«L\u2019octroi de l\u2019aide financière est rarement lié au respect des conditions environnementales», conclut le commissaire Lanoie.Parmi les lacunes identifiées, il déplore notamment le fait que Québec n\u2019a pas développé le réflexe d\u2019utiliser la fiscalité pour mieux protéger l\u2019environnement, alors que les mesures fiscales pourraient s\u2019avérer «avantageuses».Comparé à 36 pays de l\u2019OCDE, le Québec est parmi ceux qui tirent le moins de recettes de taxes liées à l\u2019environnement.L\u2019efficacité des rares mesures fiscales existantes n\u2019est d\u2019ailleurs pas évaluée au fil des ans.Un exemple: la contribution des automobilistes au transport en commun, soit 30 $ par année, n\u2019a pas été revue depuis 1992.Le gouvernement s\u2019est aussi donné comme objectif de réduire de 40 % sa consommation de produits pétroliers de 2013 à 2030.Or, la taxe en vigueur sur les carburants n\u2019a pas permis d\u2019infléchir la consommation d\u2019essence.Au contraire, durant cette période, elle a augmenté de 24 %.Pendant ce temps, la vente de véhicules énergivores ne cesse d\u2019augmenter.Au Québec, les ventes de gros véhicules (mini- fourgonnettes, véhicules utilitaires sport, camions) représentaient 62 % des ventes totales de véhicules neufs en 2018.La Stratégie gouvernementale de développement durable 2015- 2020 visait pourtant une utilisation accrue de l\u2019écofiscalité, de l\u2019éco- conditionnalité et de l\u2019écorespon- sabilité, conformément à la Loi sur le développement durable.Il appert que cette stratégie «manque de précision», a commenté M.Lanoie, en conférence de presse.Personne ne semble capable d\u2019indiquer clairement aux divers ministères «la contribution attendue» d\u2019eux sur le plan de la protection de l\u2019environnement.L\u2019écoconditionnalité consiste à rendre l\u2019aide financière gouvernementale conditionnelle au respect d\u2019exigences environnementales.L\u2019écoresponsabilité vise plutôt à promouvoir des pratiques favorables à la protection de l\u2019environnement.Enfin, l\u2019écofiscalité désigne des mesures économiques visant à limiter l\u2019impact sur l\u2019environnement, comme l\u2019application du principe de pollueur-payeur.Les programmes d\u2019aide ne tiennent pas compte de l\u2019environnement Le ministère de l\u2019Environnement, dirigé par Benoit Charette, est pointé du doigt.Les gestes ne suivent pas les beaux discours.\u2014 PHOTO LA PRESSE JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 14 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 15 701,33 - 132,41 NEW YORK 26 989,99 - 282,31 S&P 500 3190,14 - 17,04 PÉTROLE $US  39,60 $US + 0,66 DOLLAR ¢US 74,68 ¢US + 0,18 EURO $CAN 1,5225 ¢CAN + 0,09 ?GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Personne ne peut encore prédire comment la population régionale réagira lors de la période de vacances qui s\u2019amène.Tourisme Shawinigan souhaite que les initiatives mises de l\u2019avant permettront aux gens de passer des moments agréables, malgré les règles de distanciation physique et d\u2019hygiène toujours en vigueur.Mercredi, cet organisme a dévoilé quelques projets issus de la réflexion des dernières semaines.L\u2019idée maîtresse consistera à inspirer la population à partir du concept des «Bulles_à Shawi».Ces microaventures serviront à faire découvrir des secrets plus ou moins bien gardés.«C\u2019est du dépaysement de proximité!», résume Andréanne Bois- vert, coordonnatrice, marketing et communication chez Tourisme Shawinigan.Ces suggestions pourront être vécues sur de courtes périodes, une seule journée ou un week-end par exemple.L\u2019objectif consiste à offrir une évasion à dix ou vingt minutes de la maison.Divers thèmes seront proposés, mais Mme Boisvert ne cache pas que celui de la nature occupera une place importante.«Nous avons la chance d\u2019avoir des espaces vraiment imposants, vraiment dépaysants», rappelle-t-elle.«Cet été, la nature aura la cote auprès des visiteurs, puisque c\u2019est facile d\u2019être à deux mètres de distance.» L\u2019itinéraire demeurera très personnalisé, selon les intérêts de chacun et la durée prévue.«Nous aurons une bulle nature en randonnée», illustre Mme Boisvert.«Nous avons tellement d\u2019options! Ça va donc dépendre combien de temps la personne aura et son niveau d\u2019habileté.Ça peut se passer au parc de la rivière Shawinigan, au parc des Chutes, au parc National de la Mau- ricie.Nous proposerons le pique- nique qui s\u2019agencera avec cette randonnée, les endroits où s\u2019arrêter.» La coordonnatrice précise que ces bulles ne sont pas simplement conçues en réponse à la crise sanitaire.Elles s\u2019ajouteront au bouquet de l\u2019offre touristique en toute saison.«Nous ne sommes pas dans une solution de rechange, un tampon pour boucher le trou à cause de la COVID», laisse-t-elle tomber.«C\u2019est une bonification de l\u2019offre touristique qui grandira dans le temps.» Tourisme Shawinigan relève également les efforts réalisés par de nombreux restaurateurs pour offrir des menus originaux en comptoir, des initiatives qui survivront sans doute à la réouverture des terrasses et des salles à manger, lundi.Parmi les autres activités disponibles, notons le ciné-parc à Vallée du parc, le parcours artistique dans des ruelles du centre-ville et des projections architecturales sur l\u2019église Notre-Dame-de-la-Présentation, inspirées du modèle de l\u2019hôtel de ville de Shawinigan.«Les jardins sont magnifiques et la façade se prête bien à ce genre de projection», souligne la porte-parole.L\u2019unité mobile d\u2019information effectuera un retour cet été, mais comme tant d\u2019autres choses, elle sera réinventée.Six jeunes composeront cette équipe.«La situation actuelle nous a forcés à repenser l\u2019accueil touristique», indique Mme Boisvert.«L\u2019équipe mobile continuera à se déplacer sur les terrains de camping, où l\u2019engouement est en croissance.» Par contre, cette unité ne se déplacera plus dans les commerces, les hôtels ou les terrasses, pour entrer en contact avec les gens.Selon Mme Boisvert, son travail sera davantage concentré sur «l\u2019animation du territoire», notamment en proposant des énigmes ou des suggestions à des endroits stratégiques.«On veut piquer la curiosité des gens, pour les inciter à découvrir Shawinigan encore plus», souhaite- t-elle.«On veut aussi faire découvrir les humains derrière les entreprises touristiques.» TERRASSES Pour compléter le tout, le conseil municipal de Shawinigan vient d\u2019adopter une mesure non réglementaire pour permettre que des restaurateurs empiètent sur des espaces publics pour agrandir leur terrasse, afin de respecter les mesures de distanciation physique.Il s\u2019agit de la suite logique du projet entrepris par le président du Regroupement des gens d\u2019affaires du centre-ville de Shawinigan, Claude Villemure.Grâce à cette mesure non réglementaire, l\u2019autorisation pour ces nouvelles terrasses s\u2019étendra du 15 juin au 14 octobre.Au centre-ville, rappelons que ce plan prévoit la fermeture d\u2019une partie de la rue Mercier, pour permettre au bistro Le Chenapan d\u2019agrandir sa terrasse.Le 462, Tamarac et La Pointe à Bernard bénéficieront du même privilège, sur Tamarac.L\u2019avenue Willow sera aussi fermée à la circulation pour permettre l\u2019élargissement des terrasses.Une partie de la place du Marché accueillera les clients des Ailes Buffalo et du Radoteux.De plus, le Globe Steakhouse pourra étendre sa terrasse jusqu\u2019à l\u2019ancienne pizzéria Bravo.Les démarches du RGACVS ont également permis à des restaurateurs hors du centre-ville d\u2019obtenir une autorisation de la Régie des alcools, des courses et des jeux en raison de la modification de leur place d\u2019accueil, même si elle n\u2019empiète pas sur la voie publique.C\u2019est déjà le cas du Saint-Antoine et du Zélé, dans le quartier Sainte-Flore.D\u2019autres établissements de Shawinigan pourraient s\u2019ajouter au cours des prochaines semaines.En séance publique, le maire de Shawinigan, Michel Angers, a tenu à souligner l\u2019implication de M.Villemure, mais aussi celle de la conseillère du district de la Cité, Jacinthe Campagna.Ce genre d\u2019initiative réservera sans doute de beaux moments à sa population, se réjouit-il.«Ça va permettre aux gens de sortir, étant donné qu\u2019il n\u2019y aura pas beaucoup d\u2019activités cet été», commente- t-il.«Je sais que les commerçants sont très fébriles à l\u2019idée d\u2019expérimenter cette formule.» TOURISME SHAWINIGAN Un plan pour un été particulier SAI NT- LUC- DE-VI NCEN N ES (MMG) \u2014 La MRC des Chenaux annonce de nouvelles mesures de soutien aux entreprises et aux organismes de son territoire.Ces dernières pourront demander une contribution non remboursable couvrant jusqu\u2019à 50 % des dépenses reliées à la mise aux normes sanitaires de leurs locaux.L\u2019achat de cloisons de plexiglas, de combinaisons de sécurité, d\u2019affiches, d\u2019autocollants, de stations de lave-main portables et de protections oculaires ou de tout autre équipement jugé pertinent par la MRC pourra ainsi être remboursé en partie, jusqu\u2019à concurrence de 1000 $ par projet présenté.La MRC offre également une subvention pour la mise sur pied d\u2019une plateforme numérique pour permettre aux entreprises d\u2019obtenir une meilleure visibilité sur le web, de faire des transactions en ligne ou de faciliter les commandes, la cueillette en magasin ou la livraison.Pour un site de type vitrine, les entreprises et organismes pourront bénéficier d\u2019une subvention allant jusqu\u2019à 2500 $.Pour les sites transactionnels, le montant maximal de cette subvention est de 3500 $.Enfin, la MRC lance un appel de projets ayant pour but d\u2019avoir un impact positif pour le territoire ou de regrouper des organisations, dans le but de stimuler la reprise économique.Les coûts liés au fonctionnement régulier d\u2019une entreprise ou d\u2019un organisme ne sont toutefois pas admissibles.La date limite pour soumettre un projet est le 26 juin 2020.Des formulaires pour chacune de ces demandes sont disponibles sur le site web de la MRC des Chenaux (https://www.mrcdeschenaux.ca/ nouveaux-fonds-pour-les-entre- prises-et-les-organismes-de-la-mrc- des-chenaux).Nouvelles mesures de soutien aux entreprises et organismes de la MRC des Chenaux: L\u2019avenue Willow se transformera en une immense terrasse à compter de la semaine prochaine.\u2014PHOTO: SYLVAIN MAYER leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 AFFAIRES 15 MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Après un mandat qui s\u2019est terminé dans le contexte de la pandémie, Jo- hanne Hinse passe le flambeau à Jean Pellerin à la présidence de la Chambre de commerce et d\u2019industries de Trois-Rivières (CCI3R) pour l\u2019année 2020-2021.Ce dirigeant chez Valeurs mobilières Desjardins est aussi connu comme président de Moisson Mauricie/ Centre-du-Québec.«Dans la continuité des anciens présidents, je poursuivrai nos actions afin de conserver notre rôle de leader d\u2019influence.Aussi, en collaboration avec le comité de relance économique de la Ville de Trois-Rivières, je travaillerai pour aider nos entreprises et notre région à sortir rapidement de ce ralentissement.L\u2019élaboration du prochain plan stratégique de la Chambre sera au cœur de mes priorités et la situation des derniers mois alimentera assurément nos discussions», a-t-il fait savoir lors de l\u2019assemblée générale annuelle tenue mercredi.Malgré le contexte difficile des derniers mois, la CCI3R a dévoilé un bilan positif et entrevoit les prochains mois avec confiance.«La meilleure chose à faire pour comprendre la complexité de notre année, c\u2019est de la séparer en deux.Il y a la période avant le 13 mars, et celle après.C\u2019est un tiraillement entre la fierté et la profusion de la première partie de la saison, et l\u2019inopiné de tous les imprévus arrivés ensuite», a décrit la présidente sortante.«Grâce à un conseil d\u2019administration engagé et une équipe permanente dévouée, la Chambre est demeurée forte, active et présente pour ses membres.On est prêt à se relever, mais l\u2019appui des membres fera toute la différence», a-t-elle renchéri.Ceux-ci sont d\u2019ailleurs invités à poursuivre leur soutien pour assurer la pérennité de la CCI3R.«Les revenus d\u2019adhésion nous permettront de poursuivre notre mission et de garder active notre organisation forte de près de 140 ans d\u2019histoire», plaide la directrice générale, Andréanne Guilbert.Les membres bénéficient cette année d\u2019un assouplissement pour le paiement de leurs cotisations.Même s\u2019ils sont encouragés à payer leur renouvellement avant le 30 juin, avec une visibilité spéciale dans l\u2019infolettre de l\u2019organisme, il sera possible de le retarder, au besoin, jusqu\u2019au 30 septembre.Nonobstant une fin d\u2019année impromptue en raison de la COVID-19, le réseau d\u2019affaires tri- fluvien a connu un grand succès pour sa 139e saison d\u2019activité.Les Grands déjeuners d\u2019affaires Cogeco restent populaires grâce à la qualité des conférenciers invités et le Gala Radisson poursuit sa tradition de mettre en lumière les entrepreneurs et personnalités qui se démarquent.Tenu en février dernier, l\u2019événement a connu un record d\u2019assistance avec un total de 630 convives.Des activités pour les nouveaux membres, les cafés-rencontres et les formations RH2 et MPA continuent de répondre aux besoins des membres, notamment en termes de formation et de développement d\u2019affaires.Au-delà des activités, la Chambre a poursuivi son rôle de leader d\u2019influence, en se positionnant dans des lieux décisionnels stratégiques et en alignant les actions avec celles de partenaires, déterminés à agir pour l\u2019essor de la communauté.Parmi les moments forts de la saison, la Chambre a organisé un dîner-conférence sur le projet de la bande riveraine du Port de Trois- Rivières.Au niveau des projets d\u2019infrastructures, notons toutes les actions portées pour faire cheminer les dossiers du train à grande fréquence et de l\u2019aéroport de Trois-Rivières.À l\u2019automne, la Chambre a coordonné un débat électoral, une première en plus de dix ans pour un scrutin fédéral.Autre moment fort, la Chambre a réitéré son appui indéfectible au Nouvelliste, mais également à tous les médias de la région.«Ces partenaires nous permettent d\u2019avoir accès à une information diversifiée, régionale, recherchée et essentielle pour les citoyens, en plus de faire rayonner notre organisation chaque semaine», soulève Mme Guilbert.Par ailleurs, celle-ci admet que les nombreuses annulations d\u2019évé- nements entraînent des pertes financières considérables pour l\u2019organisme à but non lucratif qui soulignera en 2021 ses 140 ans d\u2019histoire.Au plan de l\u2019achat local, ça fait longtemps, dit-elle, que la Chambre souhaite agir afin d\u2019en faire la promotion.«La pandémie fut l\u2019occasion d\u2019accélérer notre démarche en créant une page web dédiée aux entreprises de chez nous.On s\u2019efforce de mettre en valeur les entreprises, membres ou non membres, de tous les secteurs d\u2019activités, afin d\u2019encourager la communauté d\u2019affaires à investir ici.Cette initiative existera de plusieurs façons au cours des prochains mois, dans le but de faire preuve de solidarité économique», a-t-elle conclu.PRÉSIDENCE DE LA CCI3R Jean Pellerin succède à Johanne Hinse MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Voulant soutenir les entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec en cette crise pandémique, les SADC Centre-de- la-Mauricie, du Haut Saint-Mau- rice, de la MRC de Maskinongé, de la Vallée-de-la-Batiscan, d\u2019Arthabas- ka-Érable, de Nicolet-Bécancour et les CAE Laprade Trois-Rivières et Drummond reçoivent une somme de 8,3 millions de dollars de Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) dans le cadre du Fonds d\u2019aide et de relance régionale (FARR).Cette contribution financière permettra d\u2019aider les entreprises qui n\u2019ont pu, jusqu\u2019à maintenant, bénéficier de l\u2019appui du gouvernemental fédéral.Chaque SADC et CAE recevra donc un montant de 1 059 701 $.«Afin de livrer le Fonds d\u2019aide et de relance régionale, Développement économique Canada pour les régions du Québec peut compter sur la collaboration des SADC et des CAE dont les services de proximité, l\u2019expertise et le dynamisme permettront d\u2019aider les entrepreneurs à relever les défis liés à la COVID-19.Ensemble, nous passerons à travers cette période difficile.Retroussons nos manches pour relancer l\u2019économie de nos régions», a lancé comme message la ministre du Développement économique et des Langues officielles et ministre responsable de DEC, Mélanie Joly.«Dans le contexte actuel, notre responsabilité était d\u2019agir rapidement et efficacement.Avec des partenaires aussi solides que les SADC et les CAE, nous voulons travailler pour ramener le dynamisme économique dans nos régions.Avec un plan aussi concret et des partenaires aussi bien implantés dans leurs milieux, je suis confiant que tous ensemble, nous allons faire une grande différence pour notre santé économique», renchérit le ministre des Affaires étrangères et député de Saint-Maurice-Champlain, Fran- çois-Philippe Champagne.D\u2019ailleurs, le représentant des SADC+CAE Mauricie Centre-du- Québec, Tommy Déziel, remercie les deux ministres pour leur grande écoute.«Ils ont compris que les besoins de nos ruralités n\u2019étaient pas nécessairement comblés avec les programmes existants et ils ont reconnu l\u2019expertise de nos ressources sur le terrain», a-t-il commenté.Pour ce directeur général de la SADC du Haut Saint-Maurice, il s\u2019agit d\u2019une «excellente nouvelle pour nos entreprises qui ont peut- être passé dans les mailles du filet des programmes préexistants».«Il y en avait quelques-unes malheureusement qui étaient inadmissibles aux programmes qui avaient été lancés.On le sent déjà sur le terrain, ça va répondre vraiment à un besoin et on a beaucoup de demandes qui sont entrées», rapporte M.Déziel.Les entrepreneurs sont invités à faire une demande auprès de leur SADC ou CAE.Pour vérifier leur admissibilité au FARR et trouver leur SADC ou CAE régional: sadc- cae.ca .L\u2019aide octroyée par les SADC et CAE peut se faire sous forme de fonds de roulement pouvant aller jusqu\u2019à 40 000 $ ou encore sous forme de contribution financière non remboursable pour des besoins d\u2019aide technique comme des expertises spécialisées dans des domaines primordiaux actuellement chez leurs clientèles comme l\u2019adaptation aux mesures sanitaires, le développement de plan financier de continuité pour préparer l\u2019avenir ou encore l\u2019adoption des technologies pour le commerce en ligne.Les SADC ou CAE pourront aussi réaliser ou collaborer à des initiatives de développement économique local comme des formations aux entreprises, la promotion d\u2019achat local, des opérations de revitalisation de centres-villes et des campagnes publicitaires.«Ces investissements sont très attendus dans le milieu et les SADC et CAE s\u2019assureront de livrer rapidement cette aide au cours des prochaines semaines afin que nous puissions répondre aux besoins urgents de nos clientèles.Le FARR est une solution concrète et je remercie très sincèrement Mélanie Joly ainsi que François-Phi- lippe Champagne pour leur écoute et leur contribution dans la mise place de cette mesure.Je salue aussi le dévouement et la créativité dont les entrepreneurs de notre région font preuve pour faire face à cette crise.Le FARR est un appui de plus pour permettre aux entreprises de demeurer opérationnelles », ajoute Jean Gagné, administrateur à la SADC Arthabaska-Érable et représentant au conseil d\u2019administration du Réseau des SADC et CAE.Le FARR totalise une enveloppe de 211 millions de dollars au Québec et est mis en œuvre en collaboration avec DEC, dont 71,3 millions de dollars sont dédiés aux 67 SADC et CAE.8,3 M$ pour les PME des deux régions La présidente sortante du conseil d\u2019administration de la CCI3R, Johanne Hinse, en compagnie de son successeur, Jean Pellerin.\u2014 PHOTO: COURTOISIE JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 16 AFFAIRES PATRICE BERGERON La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 Le plan de relance économique du gouvernement Legault pourrait être plus «vert»: plusieurs chantiers environnementaux méritent d\u2019être ajoutés à la liste de 200 projets d\u2019infrastructures que veut prioriser la Coalition avenir Québec (CAQ).C\u2019est ce que soutient le Réseau environnement, qui propose des investissements pour à la fois soutenir l\u2019économie et accélérer la transition écologique du Québec.L\u2019intervention de Réseau environnement n\u2019est pas un hasard: l\u2019Assemblée nationale se penche actuellement sur le controversé projet de loi 61, qui permettrait au gouvernement caquiste d\u2019assouplir un ensemble de règles et de s\u2019arroger davantage de pouvoirs afin de réaliser plus rapidement plus de 200 projets, tels que la construction d\u2019écoles, de CHSLD, de routes, etc.Dans un document transmis à La Presse canadienne mercredi, Réseau environnement suggère notamment d\u2019investir dans les infrastructures de traitement des eaux, qui souffrent d\u2019un déficit d\u2019entretien et de mise à jour estimé à un total de 17 milliards $.«Il faut protéger notre ressource la plus chère», a fait valoir la présidente de l\u2019organisme, Christiane Pelchat, en rappelant qu\u2019une centaine de municipalités n\u2019ont toujours pas d\u2019usines de traitement des eaux usées, donc tout est rejeté directement dans des cours d\u2019eau.Cette proposition fait d\u2019ailleurs écho au tout dernier rapport du Commissaire au développement durable publié mercredi.Le document conclut que les richesses en eau douce du Québec sont mal protégées, en raison d\u2019un manque de connaissances et d\u2019un manque d\u2019évaluation.TERRES CONTAMINÉES En outre, considérant les nombreux chantiers à venir avec leurs milliers de tonnes de terre qui seront charriées, l\u2019association recommande la mise sur pied d\u2019un fonds de 300 millions $ pour financer les coûts de réhabilitation des terres contaminées.Cette enveloppe serait à la disposition des municipalités, tandis que le gouvernement est aussi appelé à décontaminer les terrains qui lui appartiennent.É g a l e m e n t , R é s e a u environnement invite le gouvernement à améliorer l\u2019efficacité énergétique de ses propres bâtiments.Mme Pelchat a dressé un parallèle avec une étude selon laquelle il est possible de réduire les coûts énergétiques d\u2019un bâtiment résidentiel du tiers.«Imaginez ce que ça pourrait représenter pour le gouvernement en économie d\u2019énergie pour l\u2019ensemble de son parc immobilier», a-t-elle évoqué.INFRASTRUCTURES VERTES De plus, l\u2019organisme incite l\u2019État à financer de façon plus importante les infrastructures vertes et la plantation d\u2019arbres en milieu urbain.Mme Pelchat cite encore une fois une autre étude qui démontre qu\u2019une hausse de 10 % de ce type d\u2019investissement permet de réduire de 37 à 41 % les pertes causées aux bâtiments en cas d\u2019inondations.Réseau environnement propose aussi la mise en place de tarifs préférentiels pour favoriser la culture locale en serre et l\u2019acériculture.Enfin, l\u2019association veut que le Québec vise la réduction des quantités de déchets acheminées au dépotoir, pour plutôt miser massivement sur la «circularisation» de la matière: récupérer la matière et la réutiliser dans la chaîne de production.«Par exemple, le plastique qu\u2019on utilise: d\u2019où il vient?Il faut le tracer.Où on en dispose?Centre de tri?Et il faut investir de l\u2019argent dans sa valorisation.Donc circulariser l\u2019utilisation de la matière.» Le gouvernement Legault a pour sa part déjà soutenu que son plan de relance est vert, puisque des projets de transport en commun y figurent.Réseau environnement est une association qui regroupe le plus grand nombre de spé- c i a l i st e s e n e nv i ro n n e m e n t au Québec.Ces professionnels en environnement oeuvrent autant dans les domaines public et parapublic que privé.Un plan de relance plus vert souhaité B É C A N C O U R ( M R ) \u2014 En+reprendre MRC Bécancour prolonge de trois mois le moratoire sur le remboursement des prêts en capitalisant les intérêts, et ce, pour toutes les entreprises ayant un prêt avec l\u2019organisme.Cette mesure concerne les prêts qui proviennent du Fonds local d\u2019investissement, du Fonds d\u2019investissement en agriculture de la MRC de Bécancour et du Fonds locaux de solidarité (FLS).Si des entrepreneurs ne veulent pas bénéficier de cette mesure, ils doivent le faire savoir à Yves Boisvert ou Geneviève Leprohon au 819 298-2070 avant le 16 juin prochain.EN+REPRENDRE MRC BÉCANCOUR Moratoire prolongé de trois mois Le Réseau environnement suggère au gouvernement d\u2019investir dans les infrastructures de traitement des eaux, «notre ressource la plus chère» a fait valoir la présidente de l\u2019organisme Christiane Pelchat.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER SAN FRANCISCO (AFP) \u2014 Amazon a décidé d\u2019interdire à la police d\u2019utiliser son logiciel de reconnaissance faciale Rekognition pendant un an, dans un contexte de pression des associations de défense des libertés et de manifestations contre les violences policières et le racisme aux États-Unis.«Nous prônons des régulations plus strictes des gouvernements sur le recours éthique aux technologies de reconnaissance faciale, et le Congrès semble prêt à relever le défi», a indiqué mercredi le géant du commerce en ligne dans un communiqué.Depuis la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc il y a deux semaines, les entreprises, ainsi que les autorités locales et nationales, tentent de réagir à la pression de la rue et des réseaux sociaux.Les manifestants exigent notamment des réformes en profondeur de la police et des systèmes de surveillance, dont ils estiment qu\u2019ils ciblent les personnes noires de façon disproportionnée.La Chambre des représentants, à majorité démocrate, a présenté lundi une loi qui vise à «changer la culture» au sein de la police des États-Unis.Elle entend notamment créer un registre national pour les policiers commettant des bavures, faciliter les poursuites judiciaires contre les agents et repenser leur recrutement et formation.«Nous espérons que ce moratoire d\u2019un an donnera au Congrès suffisamment de temps pour mettre en place des règles appropriées», a ajouté Amazon dans son communiqué mercredi.Des organisations, comme la puissante American Civil Liberties Union (ACLU), appellent depuis deux ans Amazon à cesser de fournir sa technologie de reconnaissance faciale aux forces de l\u2019ordre.La pression est montée d\u2019un cran mardi, quand des associations de lutte contre les inégalités raciales ont exhorté Amazon à cesser toute collaboration technologique avec la police américaine.Dans leur pétition mise en ligne, elles accusent le groupe de Seattle «d\u2019alimenter et de profiter de l\u2019injustice systématique, des inégalités et des violences contre les communautés noires».«Amazon a longtemps cherché à être la colonne vertébrale technologique de la police et de l\u2019ICE (police de l\u2019immigration, ndlr) en promouvant activement Amazon Web Services (cloud), son logiciel de reconnaissance faciale (Rekogni- tion) et ses caméras de surveillance (Ring)», a élaboré Athena, un collectif d\u2019associations qui interpellent le groupe sur les impacts négatifs de ses diverses activités.Les caméras Ring servent à assurer la sécurité des particuliers, mais leurs propriétaires peuvent donner s\u2019ils le souhaitent accès à la surveillance vidéo à la police.«Il aura fallu deux ans à Amazon pour en arriver là, mais nous sommes heureux que l\u2019entreprise ait enfin reconnu les dangers que pose la reconnaissance faciale pour les personnes de couleur, ainsi qu\u2019en termes de droits civils en général», a réagi mercredi Nicole Ozer, directrice des technologies et libertés pour une branche californienne de l\u2019ACLU.Amazon interdit temporairement à la police d\u2019utiliser sa technologie de reconnaissance faciale leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 17 facebook.com/ lenouvelliste GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Le Roi lion, un classique de Disney, lancera la programmation du projet pilote de ciné-parc à la station de ski Vallée du parc, le vendredi 19 juin.Pour le moment, la direction ne peut dévoiler sa programmation que jusqu\u2019au 3 juillet.En effet, la réouverture des salles de cinéma pourrait modifier la liste des films prévus.«Notre programmation est faite pour l\u2019été», explique Dominic Lamy, directeur des ventes et du marketing à Vallée du parc.«Nous faisons affaire avec ACF, qui fait la distribution des films internationaux lors d\u2019événements spéciaux, comme ce que nous proposons.» «Or, nous avons des droits de diffusion pour environ deux à trois semaines», ajoute-t-il.«À partir du moment où les cinémas rouvriront, les compagnies de production pourraient ne plus autoriser les ciné-parcs spontanés.Donc, tant que les cinémas seront fermés, on est correct, mais s\u2019ils rouvrent, nous devrons changer une bonne partie de notre programmation.» M.Lamy assure que jusqu\u2019au 3 juillet, la programmation est coulée dans le béton.Les représentations sont prévues les mardis et vendredis, à compter de 21 h.Le site accueillera les visiteurs dès 19 h.Alain Beauparlant, directeur général de la station, souligne que peu importe la date d\u2019ouverture des salles de cinéma, Vallée du parc compte honorer son projet pilote tel que prévu, jusqu\u2019au 28 août.«C\u2019est l\u2019objectif», confie-t-il.«Les distributeurs nous confirment ça au compte-gouttes, mais tous les ciné-parcs événementiels comme nous sont dans le même bateau.Nous sommes confiants que ça va se régler.» M.Beauparlant convient qu\u2019il est sorti de sa zone de confort avec la réalisation de ce projet.«Ça a été un peu plus complexe que je le pensais», reconnaît-il.«Nous avons reçu plein d\u2019informations de dernière minute.On pensait qu\u2019organiser un ciné-parc, ce serait relativement simple! Nous voulions suivre les règles.En affaires, on n\u2019est pas toujours sur une grande autoroute pavée! Je ne regrette rien, car si c\u2019est rentable, ça pourrait devenir un beau produit pour les prochaines années.» M.Lamy précise que la programmation estivale a été établie à partir d\u2019une liste de 4000 films disponibles.«L\u2019accent a été mis sur la famille», explique-t-il.«Nous avons des films d\u2019action, de science-fiction, des comédies, des drames.Nous essayons d\u2019offrir des films pas trop violents, qui s\u2019adressent à tout le monde.» Deux projections précéderont la première grand public.Le 16 juin, un rendez-vous est prévu pour les médias et les partenaires du projet, tandis que le 18 juin, le film Merveilleux sera diffusé exclusivement pour les membres et les employés de la station de ski, à prix réduit.Une façon de les remercier à la suite d\u2019une fin de saison un peu abrupte en raison de la crise sanitaire.Il n\u2019est pas exclu qu\u2019une deuxième représentation réservée aux membres et aux employés soit intégrée au calendrier pendant l\u2019été.La capacité d\u2019accueil jouera autour de 200 voitures, mais pour les premières représentations, M.Beauparlant estime qu\u2019environ 175 véhicules seront admis.«On n\u2019a jamais fait ça!», rappelle- t-il.«On se donne une marge de manœuvre.Nous sommes prudents.Il faut roder la restauration, les placiers, le scan de billets.Comme tout projet, il y aura une période d\u2019adaptation.» Le directeur général observe, n o t a m m e n t su r l e s ré s e a u x sociaux, qu\u2019une certaine fébrilité entoure cette initiative dans la région.«Les gens ont hâte», remarque-t-il.«Nous avons reçu beaucoup de suggestions de films.Notre programmation sera accessible.Le but, ce sera de divertir les gens, offrir du bonheur et faire rire le monde!» Les cinéphiles intéressés ne pourront se procurer leurs billets qu\u2019en ligne, via le site web de Vallée du parc.Rappelons que les profits de la saison seront versés à un organisme de charité de Shawinigan, qui reste à être déterminé.VALLÉE DU PARC Le ciné-parc dévoile sa programmation Alain Beauparlant, directeur général de la station Vallée du parc, attend les cinéphiles sur son site à compter du 19 juin.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER Date Film 19 juin Le Roi lion 23 juin Yesterday 26 juin En avant 30 juin Dirty dancing 3 juillet Aladdin LES FILMS À L\u2019AFFICHE À VALLÉE DU PARC «L\u2019accent a été mis sur la famille.Nous avons des films d\u2019action, de science- fiction, des comédies, des drames.Nous essayons d\u2019offrir des films pas trop violents, qui s\u2019adressent à tout le monde.» JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 18 ARTS ET SPECTACLES La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Andrée Lachapelle, décédée en novembre dernier, aura été une grande actrice jusqu\u2019à la fin.Le dernier grand rôle de sa carrière, dans le film Il pleuvait des oiseaux, lui a valu le prix posthume de la meilleure actrice au Gala Québec cinéma.Les prix Iris, qui récompensent les artisans du cinéma québécois, ont été remis, mercredi soir, pour la première fois dans une formule sans public en raison de la pandémie de la COVID-19.La crise sanitaire a forcé l\u2019annulation du grand gala dont la présentation était prévue le dimanche 7 juin.Québec Cinéma et le diffuseur, Radio-Canada, avaient donc convenu de présenter deux galas sans public, en toute distanciation.Le prix Iris du public a été décerné au film Il pleuvait des oiseaux de la cinéaste Louise Archambault pendant l\u2019émission Bonsoir, bonsoir de Jean-Philippe Wauthier et ses invités.Le film Il pleuvait des oiseaux et ses artisans ont obtenu trois des quatre prix les plus prestigieux de la soirée.L\u2019acteur Gilbert Sicotte a été récompensé pour son rôle de Charlie avec le prix de la meilleure interprétation masculine dans un premier rôle.Il a rendu hommage à sa partenaire dans le film, feu Andrée Lachapelle, à qui a été décerné l\u2019Iris de la meilleure interprétation féminine dans un premier rôle, à titre posthume.Andrée Lachapelle est décédée le 21 novembre dernier, à l\u2019âge de 88 ans.Cette grande dame de la scène culturelle québécoise a laissé sa trace tant au théâtre qu\u2019à la télévision et au cinéma pendant près de 70 ans.Le film Antigone , de Sophie Deraspe, a obtenu l\u2019Iris du meilleur film et cinq autres prix lors du gala hors d\u2019ondes surnommé Gala sur le Sofa, qui a précédé, et qui a permis la remise de 24 prix Iris.L\u2019événement entièrement diffusé sur le web, à compter de 19 h, a connu quelques difficultés techniques qui n\u2019ont pas semblé trop ébranler les animateurs.Le film Antigone , de Sophie Deraspe, a obtenu également les prix de la meilleure réalisation, du meilleur scénario, du meilleur montage, de la meilleure distribution ainsi que l\u2019Iris de la révélation de l\u2019année qui a été remis à l\u2019actrice Nahéma Ricci.Il y a une dizaine de jours, Antigone a été sacré meilleur film canadien aux prix Écrans.Deux des actrices du film ont aussi été récompensées, dont une fois de plus Nahéma Ricci dans le rôle- titre et Nour Belkhina dans un rôle de soutien.Le film Matthias & Maxime de Xavier Dolan a reçu trois prix, dont l\u2019Iris du film s\u2019étant le plus illustré à l\u2019extérieur du Québec, et celui pour la meilleure musique originale, remis à Jean-Michel Blais.La comédienne Micheline Bernard a été récompensée très tôt dans la soirée pour la meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien pour son rôle de Francine, la mère de Matthias.Le prix de la meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien a été décerné à Sergio Castellitto pour son interprétation du parrain de la mafia sicilienne de Montréal Franck Paternò dans Mafia inc.» L\u2019Iris du meilleur premier film a été remis à Sympathie pour le diable du réalisateur Guillaume de Fontenay, pour qui c\u2019était le premier scénario cosigné avec Guillaume Vigneault.Le film a été récompensé à deux autres reprises dans les catégories meilleur son et meilleurs effets visuels.Le film Le vingtième siècle a remporté quatre prix dans les catégories meilleurs costumes, meilleur maquillage, meilleure coiffure et meilleure direction artistique.Le prix «hommage» a été remis à la première femme cinéaste autochtone du Québec, Alanis Obomsawin, qui exerce son métier de réalisatrice et de productrice à l\u2019Office national du film du Canada (ONF) depuis 1967.La documentariste abénaquise Alanis Obomsawin a réalisé plus de 52 films en plus de 50 ans de carrière.L\u2019Iris hommage s\u2019ajoute à une longue liste de prix et de distinctions soulignant sa carrière prolifique, elle qui a aussi été faite Grande officière de l\u2019Ordre national du Québec en 2016.AUTRES LAURÉATS - L\u2019Iris de la meilleure direction de la photographie: Yves Bélanger pour 14 jours 12 nuits.- L\u2019Iris du meilleur film documentaire: Xalko (Hind Benchekroun, Sami Mermer).- L\u2019Iris de la meilleure direction de la photographie - Film documentaire: Pedro Pires pour le film Alexandre le fou.- L\u2019Iris du meilleur montage - Film documentaire: Annie Jean, Ziva Postec.La monteuse derrière le film Shoah - L\u2019Iris du meilleur son - Film documentaire: Wolfgang Beck, Mustafa Bölükbasi, Kerem Çakir, Huseyin Can Erol, Sonat Hançer, Eric Leboeuf, Bruno Pucella, Ibra- him Tarhan, Yener Yalçin, Tolga Yelekçi pour Échos d\u2019Istanbul.- L\u2019Iris du meilleur court métrage - Fiction: Juste moi et toi (Sandrine Brodeur-Desrosiers, Les Films Camera Oscura, Johannie Deschambault).- L\u2019Iris du meilleur court métrage- Animation: Physique de la tristesse (Theodore Ushev, Office national du film du Canada, Marc Bertrand).PRIX IRIS Andrée Lachapelle la meilleure actrice Andrée Lachapelle \u2014 PHOTO LA PRESSE NEW YORK (AFP) \u2014 Le film Autant en emporte le vent, qualifié par certains historiens de révisionniste, a été retiré de la pla- teforme de streaming HBO Max, en plein mouvement de protestation contre le racisme et les violences policières visant les Noirs aux États-Unis.Le long métrage fleuve (3H58) sorti en 1939 est considéré par de nombreux universitaires comme l\u2019instrument le plus ambitieux et efficace du révisionnisme sudiste.Il présente notamment une version romantique du Sud et une vision très édulcorée de l\u2019esclavage, avec notamment du personnel de maison dépeint comme satisfait de son sort et traité comme des employés ordinaires.Cette réinterprétation d\u2019une période sombre de l\u2019histoire américaine est l\u2019œuvre de mouvements très organisés dans les anciens États confédérés, qui se sont attachés à montrer le Sud d\u2019avant la guerre de Sécession sous un jour présentable.Point fondamental, l\u2019idéologie de la «Lost Cause» (cause perdue) soutenait que les États du Sud s\u2019étaient battus pour leur indépendance politique, menacée par le Nord, et non pour le maintien de l\u2019esclavage, ce qui est une contrevérité historique.Si en chiffres bruts, Avengers: Endgame, est le film qui a rapporté le plus de recettes de l\u2019histoire du cinéma, avec 2,8 milliards $, Gone With the Wind, son titre américain, reste en tête, avec 3,44 milliards $.«Autant en emporte le vent est le produit de son époque et dépeint des préjugés racistes qui étaient communs dans la société américaine», a commenté mardi à l\u2019AFP un porte-parole de HBO Max pour expliquer le retrait du long métrage aux 8 Oscars.Pour HBO Max, maintenir ce film dans son catalogue «sans explication et dénonciation de cette représentation aurait été irresponsable».La plateforme prévoit de remettre le film en ligne mais avec une contextualisation pour resituer l\u2019oeuvre dans son époque.Le film Autant en emporte le vent, jugé raciste, est retiré de la plateforme HBO Max LONDRES (AFP) \u2014 J.K.Rowling, auteure de la saga à succès Harry Potter, a révélé mercredi avoir été victime de violences conjugales et d\u2019agression sexuelle, après avoir été accusée de transphobie.L\u2019écrivaine britannique a dit dans un long blog faire ces révélations pour mettre en contexte ses commentaires controversés sur les personnes transgenres.«Je suis sous les projecteurs depuis plus de vingt ans maintenant, et je n\u2019ai jamais parlé publiquement du fait d\u2019avoir moi-même survécu à des violences conjugales et des agression sexuelles», a-t-elle écrit.«Ce n\u2019est pas parce que j\u2019ai honte que ces choses me soient arrivées, mais parce qu\u2019il est traumatisant de revenir dessus et de se souvenir.Je suis aussi soucieuse de protéger ma fille issue de mon premier mariage», a-t-elle ajouté.Après un premier «mariage violent » dont el le est sort ie «difficilement», J.K.Rowling s\u2019est remariée en 2001 avec le médecin écossais Neil Murray, «un homme vraiment bon», a-t-elle dit.La romancière a été accusée de transphobie pour un tweet publié durant le week-end.Elle y partageait un article parlant des «personnes qui ont leurs règles», en commentant ironiquement: «Je suis sûre qu\u2019on devait avoir un mot pour ces gens.Que quelqu\u2019un m\u2019aide.Feum?Famme?Feemm?».Elle s\u2019est ainsi attiré les foudres de certains internautes, qui lui ont rappelé que les hommes trans- genres pouvaient avoir leurs règles et que des femmes transgenres non.L\u2019acteur britannique Daniel Radcliffe, qui a incarné à l\u2019écran Harry Potter, s\u2019était joint aux critiques.«Les femmes trans sont des femmes», a-t-il martelé.«Tout propos affirmant le contraire efface l\u2019identité et la dignité des personnes transgenres».J.K.Rowling révèle avoir été victime de violences conjugales Le film Autant en emporte le vent a été retiré de la plateforme HBO Max.\u2014 PHOTO: YOUTUBE leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 19 LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Ligue de baseball junior élite du Québec travaille sans relâche pour sauver son été.Un communiqué envoyé aux médias mercredi matin indique que la saison pourrait commencer à la mi-juillet.Son président, Rodger Brulotte, concède qu\u2019une marge de manœuvre subsiste, jusqu\u2019au début du mois d\u2019août.«On anticipe de jouer le 15 juillet, mais ça pourrait être plus tard.Pourquoi parle-t-on du 15?Parce qu\u2019on ne peut pas demander aux joueurs de s\u2019entraîner pendant un mois sans avoir de but précis», reconnaît Brulotte, qui annonce ainsi l\u2019ouverture des camps d\u2019entraînement à partir du 15 juin, soit dans quelques jours.«Il faut féliciter les équipes.Elles sont prêtes à absorber des pertes financières pour s\u2019assurer que nos meilleurs joueurs d\u2019âge junior au Québec puissent retourner sur le terrain.» 21 MATCHS AU CALENDRIER Les Aigles juniors de Trois- Rivières disputeront un calendrier écourté de 21 parties: 20 d\u2019entre elles les opposeront aux trois autres équipes de leur section (Charlesbourg, Québec et Sague- nay).Un match est aussi prévu contre les meilleurs joueurs de 16 ans de l\u2019Académie de baseball du Canada.On parle de régions n\u2019ayant pas été parmi les plus touchées par la pandémie de la COVID-19.«C\u2019est assurément une bonne nouvelle», commente l\u2019entraîneur- chef des Aigles Jr Rémi Doucet, qui saluera son retour à la barre de l\u2019équipe après quelques années d\u2019absence.«Notre section a toujours été réputée parmi les plus fortes de la ligue.Ça va nous garantir du baseball de qualité.» Doucet et ses adjoints convoqueront les joueurs pour le début du camp, le 15 juin.«Ce sera une saison différente, forcément.Avec 21 matchs, on risque d\u2019utiliser moins de joueurs.Ce que je sais par contre, c\u2019est que la grande majorité de nos gars seront originaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec.» La volonté de la LBJEQ de redémarrer rapidement ses activités constitue une bonne nouvelle pour les autres circuits de développement, comme le midget AAA et tout le baseball mineur AA, selon Rémi Doucet.«Parce qu\u2019il pourrait y avoir de belles annonces pour eux aussi.» SÉCURISER SANS DÉNATURER Rodger Brulotte explique que des mesures additionnelles seront annoncées prochainement afin d\u2019être au diapason du travail exécuté par Baseball Québec, la Santé publique et le gouvernement provincial.«On va sécuriser notre sport sans la dénaturer.Sur le plan de l\u2019hygiène, tout ce qui est sanitaire, on n\u2019aura pas de problème.J\u2019ignore encore s\u2019il y aura des spectateurs: si oui, c\u2019est le deux mètres de distance qui devra être appliqué.Baseball Québec continue les pourparlers, ils font du bon travail.» Justement, dans le plan de déconfinement préparé par Baseball Québec, les matchs entre équipes de régions différentes se déroulent dans la sixième des sept manches du retour au jeu.On peut donc dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une avancée importante, d\u2019autant plus qu\u2019il y a quelques jours à peine, plusieurs personnes, dont des joueurs, s\u2019inquiétaient de l\u2019annulation pure et simple de la saison.ET LE STADE?Rodger Brulotte est bien aux faits des discussions entre les Aigles et les Capitales de Québec, désireux de présenter du baseball professionnel avec quelques-uns des meilleurs joueurs originaires du Canada et qui n\u2019auront pas de boulot cet été, faute d\u2019activités dans les ligues mineures aux États-Unis.«J\u2019espère pour eux que ça va fonctionner.Par contre, c\u2019est vrai que ça créerait peut-être des conflits d\u2019horaire au Stade Quillorama.Ça ne m\u2019inquiète pas, on va s\u2019organiser.L\u2019important, c\u2019est que tout le monde joue!» Les Tyrans de Gatineau ont confirmé qu\u2019ils faisaient une croix sur la saison 2020 du baseball junior élite.Ils sont les seuls à passer leur tour.«Le baseball junior est tenu à bout de bras par des gens qui travaillent excessivement fort», rappelle Rémi Doucet.«Ce ne sont pas toutes les villes qui misent sur de bonnes foules et en ce moment, c\u2019est dur pour certains commanditaires.C\u2019est dommage pour eux, pour ces joueurs.» Un processus de sélection de leurs joueurs sera bientôt annoncé, afin que les Gatinois puissent évoluer dans le circuit junior cet été.Quant au format des séries éliminatoires, il n\u2019a pas encore été déterminé.Les Aigles juniors en action dès la mi-juillet?Le calendrier de la saison 2020 comporterait 21 matchs pour chacune des équipes de la Ligue de baseball junior élite du Québec, dont les Aigles juniors de Trois-Rivières.Gatineau a toutefois décidé de passer son tour pour cet été.\u2014 PHOTO: LE NOUVELLISTE «On va sécuriser notre sport sans la dénaturer.Sur le plan de l\u2019hygiène, tout ce qui est sanitaire, on n\u2019aura pas de problème.J\u2019ignore encore s\u2019il y aura des spectateurs: si oui, c\u2019est le deux mètres de distance qui devra être appliqué.Baseball Québec continue les pourparlers, ils font du bon travail.» JEUDI 11 JUIN 2020 leNouvelliste 20 SPORTS LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Leur dernière pratique en groupe remontait au mois de mars, à l\u2019intérieur.Une éternité, pour des jeunes de 10 et 11 ans qui carburent au baseball.Mercredi soir, une petite armée de quelque 70 passionnés a enfin retrouvé le terrain et les amis: c\u2019était la première séance d\u2019entraînement organisée en Mauricie.Ces joueurs caressent tous le même objectif: une place au sein de l\u2019équipe des Aigles moustiques AA, dans une saison qu\u2019ils ne sont pas prêts d\u2019oublier.Trois stations ont été aménagées mercredi sur la vaste étendue de jeu du Stade Quillorama, avec au menu des exercices au bâton et de lancers.«C\u2019est le fun de recommencer à jouer, on n\u2019avait rien à faire.J\u2019ai une grande cour, je pouvais lancer la balle avec ma mère et mon père, mais d\u2019être ici, c\u2019est diffé- rent», admet Lucas Désaulniers, de Saint-Étienne-des-Grès.«On va jouer des vrais matchs dans environ deux semaines.Je suis confiant, play ball!» s\u2019écrie Tyler David de Trois-Rivières.Le Stade Quillorama a donc accueilli la première séance du camp d\u2019entraînement, en vue de la formation des équipes AA qui représenteront la région cet été.Les pee-wee suivront jeudi, suivis des bantams vendredi.Les joueurs de la catégorie midget sauteront sur le terrain samedi.Le 22 juin, on connaîtra l\u2019identité des porte-couleurs des équipes des Aigles dans le baseball mineur.À cette date, selon le président de Baseball Mauricie, les associations locales à travers la région devraient avoir entamé leurs activités elles aussi.Aucun doute, le baseball est de retour! «C\u2019est là que tu réalises que c\u2019est une passion», sourit le responsable du développement des Aigles AA, Mike Lachance, heureux de constater la bonne humeur des enfants ainsi que de leurs parents.«Aucun n\u2019a abandonné le processus! Nous n\u2019avons pas perdu de joueur depuis le mois de mars dans le camp de sélection.Pour nous, ça en dit beaucoup.Les jeunes se sentent bien, ils ont confiance, leurs parents aussi.Je pense que nous avions tous hâte d\u2019être ici.» Ceci dit, Lachance reconnaît que tous n\u2019ont pas les mêmes appréhensions par rapport à la pandémie du coronavirus.Dans le processus du retour au jeu, des mesures sanitaires strictes sont appliquées.Au Stade Quillorama, joueurs, entraîneurs et parents devront désormais entrer par les grandes portes du côté du premier but, puisque l\u2019accès à l\u2019intérieur de l\u2019enceinte est pour l\u2019instant interdit par la Ville de Trois-Rivières.Des responsables s\u2019assurent également que les joueurs respectent certaines règles, dont le lavage des mains et la distanciation physique le plus possible.On le sait, dans un entraînement de baseball, c\u2019est plus facile à faire que pour d\u2019autres sports.Les Aigles AA espèrent pouvoir amorcer leur saison dans quelques semaines.Même chose pour les équipes des associations locales, dans les catégories du simple lettre.Ces associations dépendent en grande partie des services des loisirs de leurs municipalités respectives.«Par exemple, à Trois-Rivières, c\u2019est une grosse machine avec trois associations de baseball différentes», reconnaît le président de Baseball Mauricie, Francis Hénault, très satisfait du déroulement des choses jusqu\u2019à présent.«Je suis optimiste que nous aurons une saison régionale dans le coin du 1er juillet.» Retour dans la bonne humeur au stade à Trois-Rivières Mercredi soir, une petite armée de quelque 70 passionnés a enfin retrouvé le terrain et les amis: c\u2019était la première séance d\u2019entraînement organisée en Mauricie.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com La possibilité de disputer une saison de deux mois de baseball indépendant avec quatre équipes canadiennes à Québec et Trois-Rivières réjouit bien sûr les joueurs, mais certains ont quand même des craintes concernant la possibilité d\u2019être forcés de vivre confinés durant cette période.Un tel «plan B» pourrait être mis en place s\u2019il est impossible pour les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières de jouer la saison dans la Ligue Frontier en raison de la fermeture de la.frontière avec les États-Unis.Ce plan prévoit que les joueurs doivent vivre en confinement pendant deux mois.«Personnellement, ça ne me préoccupe pas.Je veux juste jouer au baseball, peu importe les conditions», a déclaré au Soleil l\u2019arrêt-court des Capitales David Glaude.«Pour ceux qui espèrent percer, c\u2019est important de trouver une manière d\u2019avoir une saison.Deux cents présences au bâton, c\u2019est mieux que zéro! De plus, avec les équipes affiliées qui disparaîtront au niveau A, ce sera bon pour le baseball indépendant, mais ça veut aussi dire moins d\u2019opportunités pour les joueurs d\u2019atteindre le baseball affilié», poursuit l\u2019athlète de 25 ans.Glaude, qui a passé les deux dernières saisons à Trois-Rivières, continue de s\u2019entraîner même s\u2019il ne sait pas dans quelle ligue les Capitales évolueront ni qui seront ses coéquipiers.«Les joueurs latins ne pourront pas venir, on ne sait pas trop pour les Américains.Le plan B prévoit des joueurs canadiens répartis dans quatre équipes.» La perception de Karl Gélinas, lanceur et entraîneur des lanceurs des Capitales, est différente.«Oui, c\u2019est positif d\u2019avoir potentiellement du baseball cet été, mais le côté négatif, c\u2019est le confinement.J\u2019ai surtout hâte d\u2019en connaître les conditions!», confie le grand droitier qui n\u2019est pas chaud à l\u2019idée de se séparer de sa famille et de ses proches pendant deux mois.«Le joueur de baseball en moi a envie d\u2019être sur le terrain, une opportunité que je pourrai avoir le 15 juin grâce à mon travail avec l\u2019Académie de baseball du Canada.Par contre, la possibilité de confinement m\u2019a un peu mis sur les «brakes».J\u2019aurai 37 ans cet été, est-ce que je veux vraiment vivre ça?», s\u2019interroge-t-il.Gélinas ne cache pas qu\u2019il pourrait décider de prendre une année sabbatique si jamais les mesures de confinement imposées étaient trop sévères.«Moi aussi, j\u2019ai un plan B qui serait de m\u2019impliquer un peu plus avec l\u2019Académie, ce que j\u2019ai d\u2019ailleurs fait depuis le début de la pandémie en suivant de près les lanceurs avec Marc-Antoine Bérubé.On tenait des mini-conférences et on avait des réunions avec le logiciel de vidéo- conférence Zoom régulièrement.» DISCUSSIONS Pour Michel Laplante, président des Capitales, l\u2019objectif est toujours de pouvoir débuter la saison dans la Ligue Frontier, mais il avoue que le maintien de la fermeture de la frontière canado-américaine rendrait ce projet plus difficile.«Pour ce qui est d\u2019un plan B, nous en discutons avec les joueurs, les organisations majeures, les agents et les recruteurs.Moralement, je ne crois pas que personne ne pourrait nous empêcher de faire travailler des joueurs s\u2019ils ne peuvent pas leur fournir eux-mêmes du travail», explique-t-il à propos de la possibilité de réunir tous les meilleurs espoirs canadiens dans quatre équipes au Québec.«Les organisations ne souhaitent pas que leurs joueurs arrêtent de jouer pendant un an, car c\u2019est vraiment néfaste.Nous pourrions alors leur offrir une alternative», poursuit Laplante, qui ajoute que la grande majorité des joueurs qu\u2019il a contactés ont la même vision des choses que David Glaude, soit qu\u2019ils sont prêts à jouer cet été, confinement ou pas, afin de ne pas nuire à leur cheminement.Quant au Stade Canac, domicile des Capitales, les opérations pour en retirer le dôme débuteront le 15 juin pour se terminer le 20 ou le 21.«Présentement, le programme Sports-Études l\u2019utilise, mais le stade sera prêt à la fin du mois.Pour ce qui est d\u2019accueillir des spectateurs, nous avons une belle collaboration de la Ville de Québec et des différents ministères.Restera à voir s\u2019il est possible d\u2019accueillir de 950 à 1000 personnes par match dans un stade utilisé à 25 % ou 30 % pour respecter les mesures de distanciation physique», termine Michel Laplante.Baseball indépendant: l\u2019idée du confinement fait peur leNouvelliste JEUDI 11 JUIN 2020 SPORTS 21 WASHINGTON (AFP) \u2014 Le numéro un mondial, Rory McIlroy, qui s\u2019apprête à reprendre le circuit nord-américain de golf (PGA) jeudi au Charles Schwab Challenge, disputé à huis clos, coronavirus oblige, a dit se sentir «en sécurité» et «aussi affûté» que possible à Forth Worth, au Texas.«On se sent vraiment en sécurité.Tout sur le parcours, tout ce qui a été mis en place pour nous, on sent que c\u2019est solide, très sûr», a déclaré McIlroy mercredi lors d\u2019un point presse.«Il y a un désinfectant partout où vous regardez.Je me sens en sécurité et je dirais que tout le monde ici ressent la même chose», a-t-il insisté.Après trois mois de pause forcée en raison de la pandémie, la saison de la PGA s\u2019apprête à redémarrer au Colonial Country Club, avec un plateau digne d\u2019un tournoi majeur, puisque les cinq premiers mondiaux, parmi 16 joueurs du Top 20 sont notamment engagés.Seul absent de marque, Tiger Woods.Tests au Covid-19, prises de températures quotidiennes, ports de masques et de gants, distanciation sociale, font partie des protocoles mis en place par la PGA pour les golfeurs, caddies et personnels divers, tous maintenus dans une «bulle».Un contexte inédit, qui confère aux quatre prochains jours des allures de test crucial pour le golf, dans sa capacité à organiser des tournois malgré les risques liés au coronavirus.«Cette semaine est très importante.Le golf sera le centre du monde du sport», a même estimé McIlroy.«Nous devons montrer que nous pouvons jouer d\u2019une manière socialement distante, que nous pouvons organiser un tournoi tout en respectant tous les protocoles de sécurité.» Sans la présence du public, le Nord-Irlandais s\u2019attend à une atmosphère «étrange sans applaudissements ni de réaction après des beaux coups».«En même temps, c\u2019est ce que nous devons faire.C\u2019est ce que nous allons devoir vivre dans un avenir à court terme.» Tout cela n\u2019altère en rien son ambition, d\u2019autant que ce qui lui a le plus manqué, depuis trois mois, «c\u2019est la compétition».Ces derniers temps, «j\u2019ai essayé de jouer avec des joueurs de haut niveau, de me mesurer à eux.J\u2019ai l\u2019impression que mon jeu est assez précis.Je suis aussi affûté qu\u2019on puisse l\u2019être en venant ici», a-t-il dit.«Les deux premiers jours constitueront un vrai test.J\u2019en apprendrai beaucoup sur moi et sur mon jeu», a-t-il conclu.GOLF DE LA PGA Reprises des activités au Texas JEAN-FRANÇOIS PLANTE jfplante@ledroit.com L\u2019étiquette du meilleur hockeyeur de 15 ans dans l\u2019Est du Canada a ouvert une panoplie d\u2019options pour Tristan Luneau.Avant de signer un contrat en bonne et due forme avec les Olympiques de Gatineau afin de devenir le premier joueur réclamé à la séance de sélection de la LHJMQ vendredi dernier, le défenseur de Victoriaville envisageait aussi une carrière avec les Badgers de l\u2019Université du Wisconsin.Pour son conseiller familial, Dominic Deblois, l\u2019élément déclencheur dans la décision du défenseur des Estacades de Trois-Rivières aura été l\u2019embauche de Louis Robitaille à titre d\u2019entraîneur-chef et directeur général des Olympiques.«L\u2019arrivée de Louis a porté la réflexion à un autre niveau.Je le connais bien.Nous avons à peu près le même âge.Nous avons joué l\u2019un contre l\u2019autre.Je connais son niveau de passion et je savais qu\u2019il allait apporter une structure chez les Olympiques.Pas juste dans le volet hockey, mais aussi dans le volet académique, si cher aux yeux de la famille Luneau.Martin Raymond s\u2019occupe de ce volet.Il a longtemps été associé aux Redmen de McGill au niveau universitaire.C\u2019est un homme que je respecte beaucoup», a expliqué Dominic Deblois.Les autres embauches de Louis Robitaille n\u2019ont fait que faciliter la réflexion du clan Luneau.Robi- taille est un ancien défenseur, mais il a aussi embauché des spécialistes de cette position au sein de son organisation.Darren Rumble est un ancien défenseur de la LNH, qui a aussi l\u2019expérience d\u2019avoir été entraîneur- chef dans la LHJMQ.Jean-François Fortin, qui va s\u2019occuper du développement des défenseurs, a aussi été un défenseur de carrière.Il a notamment remporté la coupe Calder avec les Bears de Hershey aux côtés de Louis Robi- taille en 2006.Dans la LNH, il a disputé 71 matches avec les Capitals de Washington.«Tristan a accepté de se rapporter aux Olympiques pour un ensemble de facteurs, mais l\u2019arrivée de Louis Robitaille, Darren Rumble et JF Fortin a aussi pesé dans la balance.Ensemble, ils ont beaucoup de connaissances à la position de défenseur.Tristan est une éponge.Il va tout mettre en application.C\u2019est un beau set up pour lui.Nous savons qu\u2019il sera bien encadré.Remarquez que j\u2019ai toujours eu une grande confiance en Ron Choules à ce chapitre», a ajouté Dominic Deblois.LE SECRET Le conseiller familial savait depuis plus d\u2019une semaine que Tristan Luneau allait s\u2019engager envers les Olympiques, mais il tenait à étirer l\u2019intrigue le plus longtemps possible afin de générer un semblant d\u2019excitation pour la journée d\u2019un repêchage pas comme les autres.«Ç\u2019a été difficile comme situation.Le repêchage de cette année n\u2019était pas aussi le fun que d\u2019habitude parce qu\u2019il se tenait de façon virtuelle.Nous avons trouvé une manière de rendre ce repêchage intéressant malgré tout.Tristan est arrivé à l\u2019hôtel avec sa famille le jeudi.Les Olympiques ont annoncé sa sélection en direct avec Maxime Talbot qui lui remettait sa casquette et son chandail.Le secret n\u2019est pas vraiment sorti et toute la famille était excitée quand la sélection est devenue officielle.» TRISTAN LUNEAU CHEZ LES OLYMPIQUES Des défenseurs devenus entraîneurs en renfort La Presse canadienne TORONTO \u2014 L\u2019attaquant de l\u2019Océa- nic de Rimouski Alexis Lafrenière a été nommé le joueur par excellence de la Ligue canadienne de hockey, mercredi.Lafrenière a inscrit 112 points, dont 35 buts, en 52 rencontres à sa troisième campagne dans la LHJMQ.Seul Marco Rossi, des 67\u2019s d\u2019Ottawa, a fait mieux au niveau junior majeur canadien avec 120 points en 56 parties.Son ratio de points par match de 2,15 est d\u2019ailleurs le meilleur depuis celui de 2,5 points par match de l\u2019ex-attaquant étoile des Otters d\u2019Erie, Connor McDavid, en 2014-15.«Je suis vraiment honoré d\u2019avoir remporté le trophée David Branch, a déclaré Lafrenière.Je tiens à remercier mes coéquipiers, mes entraîneurs et toute l\u2019organisation de l\u2019Océanic pour ce qu\u2019ils ont fait pour moi.Je ne serais pas ici sans eux.» Habitué aux grands honneurs individuels, Lafrenière est ainsi devenu le premier joueur depuis Sidney Crosby, avec l\u2019Océanic également, à obtenir deux années de suite le trophée remis au joueur de l\u2019année dans la LCH.Ce n\u2019est pas la première fois que le nom de Lafrenière est associé à celui de Crosby.Le mois dernier, le Québécois avait rejoint l\u2019actuel capitaine des Penguins de Pittsburgh à titre de seuls joueurs de l\u2019histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à avoir remporté deux saisons d\u2019affilée le trophée Michel- Brière, remis au joueur par excellence du circuit.Lafrenière, qui est pressenti comme le meilleur espoir disponible lors du prochain repêchage de la LNH, avait appris la nouvelle dans une vidéo de Crosby diffusée sur le site du circuit Courteau.«C\u2019est une de mes idoles.C\u2019est un des joueurs que je regardais en grandissant.Que ce soit lui qui ait fait l\u2019annonce, ça rend l\u2019honneur un peu plus spécial», avait-il admis lors d\u2019une vidéoconférence.Les autres finalistes pour l\u2019obtention du titre de joueur de l\u2019année dans la LCH étaient Adam Beck- man, des Chiefs de Spokane, dans la Ligue de hockey junior de l\u2019Ouest, et Rossi.Le trophée remis au joueur de l\u2019année dans la LCH a été rebaptisé cette année en l\u2019honneur de Branch, qui occupe le poste de commissaire de la Ligue de hockey junior de l\u2019Ontario depuis 1979 et qui a été le président de la LCH de 1996 à 2019.JOUEUR DE L\u2019ANNÉE DANS LA LCH Qui d\u2019autre qu\u2019Alexis Lafrenière?Tristan Luneau, premier choix de la séance de sélection 2020 de la LHJMQ avec Louis Robitaille.\u2014 ARCHIVES, PATRICK WOODBURY, LE DROIT "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.