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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
vendredi 19 juin 2020
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2020-06-19, Collections de BAnQ.

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[" TROIS-RIVIÈRES | VENDREDI 19 JUIN 2020 | 100e ANNÉE, N° 191 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter qu\u2019à compter du lundi 22 juin, cette version numérique intégrale ne sera plus disponible en semaine.Elle sera offerte le samedi uniquement, en concordance avec l\u2019édition imprimée du week-end qui propose une formule améliorée.Conséquemment, le coût de l\u2019abonnement passera à 5 $ + taxes par mois.MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 P H O T O F R A N Ç O I S G E R V A I S La lumière au bout du tunnel pour les institutions muséales de la région PAGE 14 Le docteur Pierre Mailloux entame une poursuite de plus de 10 M$ contre le Collège des médecins PAGE 5 DE NOUVEAU MILLIONNAIRE 10 ans plus tard, Michel Bilodeau remporte pour une deuxième fois un gros lot du Lotto Max, cette fois de 15 millions $ PAGE 3 Terminée la distanciation pour les tout- petits dans les garderies PAGE 2 Les gîtes, ces grands oubliés du déconfinement PAGE 12 TURCOTTE Boxeurs confi nés «J\u2019espère que nous serons les prochains» PAGE 16 FRANCOEUR Mauvaise semaine pour Trump PAGE 10 VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS affaires 12-13 arts et spectacles 14-15 opinions 10-11 sports 16-17 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE AFP ROME \u2014 Deux prisonniers, qui s\u2019étaient évadés il y a une quinzaine de jours d\u2019une prison de Rome en promettant de revenir dans leur cellule après avoir réglé un problème familial, ont été arrêtés mercredi, a annoncé le ministère de la Justice.«Davad Zukanovic et Lil Ahme- tovic, les deux détenus qui s\u2019étaient évadés le 3 juin de la prison de Rebibbia ont été capturés dans la province de Pise», en Toscane, indique un communiqué du ministère.Les deux cousins roms avaient laissé un mot lors de leur évasion promettant de revenir en prison dès qu\u2019ils auraient réglé leurs problèmes familiaux, selon le quotidien La Repubblica.Ils avaient expliqué dans leur courrier, paraphrasé par le quotidien, que leurs enfants se trouvaient en mauvaise posture, probablement à cause d\u2019une histoire de trafic de drogue, et qu\u2019ils devaient les protéger.Condamnés pour recel et fraude, les deux cousins, qui auraient dû sortir de prison en 2029, avaient promis dans leur courrier de revenir «le plus rapidement possible», selon la même source.Italie: arrestation de deux évadés qui avaient promis de revenir en prison MONTRÉAL (PC) \u2014 Le bilan de la pandémie de coronavirus s\u2019est alourdi de 42 pertes de vie au Québec jeudi, portant le bilan total à 5340 morts.Onze décès sont survenus de mercredi à jeudi et 31 avant le 10 juin.On comptait 120 infections de plus par rapport à mercredi, pour un total de 54 383.Le nombre d\u2019hospitalisations avait glissé de 53, à 637, et sept personnes de moins étaient soignées aux soins intensifs, soit 65.Il y avait 58 cas de plus dans la région de Montréal, pour un total de 26 873.Le bilan était de 5702 cas à Laval et de 7670 en Montérégie.Par ailleurs, le déficit fédéral de cette année pourrait atteindre 256 milliards $ en raison de la pandémie de COVID-19, selon le directeur parlementaire du budget.Ce résultat, publié dans un rapport rendu public jeudi matin, est la combinaison d\u2019un total de dépenses fédérales en aide d\u2019urgence estimé à 169 milliards $ et d\u2019une baisse historique de la production économique.Une importante étape du décon- finement du commerce au détail de la région de Montréal sera franchie dans quelques heures avec la réouverture des centres commerciaux, vendredi.Cette permission accordée par les autorités sanitaires québécoises concerne les dizaines de centres commerciaux situés sur les territoires de la communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de la MRC de Joliette, dans Lanaudière.Après s\u2019être adaptés pendant des mois aux difficultés liées à la crise du coronavirus, de nombreux employés revoient ce qui compte le plus pour eux sur le plan de leur carrière, selon une nouvelle étude de Robert Half, une firme internationale de recrutement de personnel.Près de la moitié des professionnels œuvrant dans des bureaux qui ont été interrogés (47 %) ont déclaré qu\u2019ils ne ressentent plus la même chose à l\u2019égard du travail en raison de la pandémie.Un Québécois sur deux (46 %) serait mieux préparé financièrement si une autre crise majeure survenait d\u2019ici 5 ans, 48 % le seraient aussi bien et seulement 6 % moins bien, indique un sondage Question Retraite réalisé en collaboration avec SOM.COVID-19: 42 nouveaux décès au Québec TROIS-RIVIÈRES (PP) \u2014 Le bilan quotidien de la pandémie de COVID-19 se veut encore une fois relativement positif en Mau- ricie et au Centre-du-Québec, où seulement trois nouveaux cas ont été observés depuis les dernières 24 heures, ce qui porte le total des infections à 2041.Selon les données rendues publiques par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), c\u2019est en Mauricie, plus précisément à Trois-Rivières, que les trois nouveaux cas ont été constatés.On y dénombre désormais 1646 infections à l\u2019échelle régionale, dont 907 sur le territoire trifluvien.Le Centre-du-Québec, quant à lui, n\u2019a enregistré aucun nouveau cas depuis la veille.On y recense toujours 395 personnes malades.Par ailleurs, le bilan total des morts dans la région est demeuré inchangé depuis mercredi.On compte toujours 210 décès liés à la COVID-19.La situation continue également de s\u2019améliorer dans les centres hospitaliers, où deux personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs, soit une de moins que la veille.C\u2019est le nombre de personnes rétablies qui a connu l\u2019augmentation la plus marquée dans la région au cours des 24  dernières heures, passant de 1765 à 1775.Il est à noter que parmi les trois personnes qui ont testé positif à la maladie depuis mercredi, aucune ne se trouvait dans un des trois foyers d\u2019éclosion actifs de la région, soit le CHSLD Cooke, le CHSLD Cloutier-du Rivage ainsi que le CHSLD Saint-Joseph.Trois nouveaux cas et aucun décès dans la région STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Finie la distanciation entre les tout-petits en garderie: les enfants n\u2019auront désormais plus besoin de se tenir à deux mètres les uns des autres.La règle de distanciation entre les enfants d\u2019un même groupe, soit un maximum de dix enfants, et entre les enfants et leur éducatrice attitrée, est ainsi abolie.L e m i n i s t re d e l a Fa m i l l e , Mathieu Lacombe, l\u2019a annoncé jeudi midi.Il qualifie la nouvelle d\u2019»un pas de plus vers un retour à la normale pour les enfants», mais aussi pour le personnel des services de garde du Québec, qui devait composer avec ces règles exigeantes.De plus, à partir du lundi 22 juin, les établissements situés à l\u2019extérieur de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), de la municipalité régionale de comté (MRC) de Joliette et de la ville de L\u2019Épiphanie pourront recevoir 100 % du nombre maximal d\u2019enfants indiqué à leur permis.En ce qui concerne les services de garde en milieu familial, le nombre régulier d\u2019enfants pouvant être accueillis sera de nouveau en vigueur.«Je suis heureux que la Direction générale de la santé publique ait donné le feu vert pour un retour à la capacité maximale d\u2019accueil des enfants dans l\u2019ensemble des services de garde en zones froides.Cette bonne nouvelle offre à un plus grand nombre d\u2019enfants un retour dans leur milieu de garde habituel, permettant ainsi aux parents une conciliation famille-travail bonifiée», a souligné le ministre dans un communiqué.TOUT-PETITS DANS LES GARDERIES Terminée, la distanciation physique La règle de distanciation entre les enfants d\u2019un même groupe, soit un maximum de dix enfants, et entre les enfants et leur éducatrice attitrée, est abolie.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 ACTUALITÉS 3 MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE POUR L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca SAINT-STANISLAS \u2014 «J\u2019en ai vu d\u2019autres dans la vie.Je me sens très bien.» C\u2019est avec grand calme que Michel Bordeleau, de Saint- Stanislas, réagit après avoir appris qu\u2019il est l\u2019heureux gagnant \u2013 une deuxième fois en 10 ans \u2013 du Lotto Max.En 2010, il avait partagé avec neuf autres personnes une cagnotte de 25 millions $, soit un montant individuel de 2,5 millions $.Cette fois, c\u2019est un montant de 15 millions $ qui sera déposé dans son compte bancaire.En mettant la main sur un tel montant, certains seraient susceptibles de perdre les pédales.Ce n\u2019est pas le cas de M. Bordeleau, qui ne compte pas faire de folies avec cet argent.Peut-être parce que les millions qu\u2019il a remportés en 2010 lui permettent déjà de vivre sans tracas.Mais surtout, parce qu\u2019il considère que cet argent n\u2019appartient pas qu\u2019à lui, mais à toute sa famille.«C\u2019est familial, ce n\u2019est pas juste pour moi.Ça va être distribué entre mes enfants», souligne-t-il.Contrairement à 2010, le billet gagnant comportait une seule combinaison.M.Bordeleau le séparera en parts égales avec les membres de sa famille.Cette manne inattendue lui permettra à nouveau de gâter ses nombreux petits-enfants, comme il avait dit vouloir faire il y a dix ans.Elle contribuera aussi à lui permettre de voyager, lorsqu\u2019il le pourra de nouveau.«C\u2019est sûr qu\u2019on va faire des voyages, si la COVID veut bien passer.Mais en attendant, on se promène dans le bois, on s\u2019amuse», indique-t-il.Le septuagénaire a par ailleurs la chance que sa famille soit demeurée près de chez lui, ce qui lui a permis de garder contact avec ses enfants et ses petits-enfants malgré la pandémie.«Ils sont tous autour, je les vois toutes les semaines.On reste en famille, ils sont tous autour de grand-papa et grand-maman», ajoute M. Bordeleau.UN DÉPANNEUR CHANCEUX Le billet de loterie qui a de nouveau rendu millionnaire M. Bor- deleau a été acheté au Dépanneur Saint-Narcisse.Il s\u2019agit du même endroit où le billet qui l\u2019avait déjà rendu millionnaire il y a dix ans avait été acheté.Plus surprenant encore, c\u2019est la même personne qui a vendu ce second billet gagnant, soit Dominic Dubreuil, copropriétaire du dépanneur.«C\u2019est toujours le hasard de la machine.Mais avec ces deux événements-là, j\u2019ai peut-être un peu de chance en moi», concède M. Dubreuil.Dans tous les cas, cet heureux hasard réjouit le copropriétaire du dépanneur.«J\u2019étais content pour l\u2019homme qui a gagné, mais aussi personnellement, de l\u2019avoir fait gagner comme ça», indique-t-il.La bonne nouvelle a incité quelques clients à tenter de profiter de l\u2019aura chanceuse du dépanneur, mercredi, un phénomène qui s\u2019était également produit il y a dix ans.Cet événement représente d\u2019ailleurs un bon coup de pub pour le commerce.«On en entend parler ce matin, les gens qui passent, tout le monde en parle», confirme M. Dubreuil.Michel Bordeleau, lui, se réjouit de savoir que sa chance profitera également aux deux propriétaires du dépanneur.«Je les appelle mes petits gars.Je continue à leur prendre des billets, je leur donne une chance.Quand des jeunes partent un dépanneur en campagne, c\u2019est plus dur, ils n\u2019ont pas le même achalandage qu\u2019en ville», souligne-t-il.Selon le site de Loto-Québec, les chances de remporter la cagnotte au Lotto Max sont d\u2019une sur plus de 33 millions (33 294 800), avec une seule participation.Il va sans dire que les chances de gagner deux fois le gros lot sont elles aussi très minces.PAS DE CONFÉRENCE DE PRESSE Du côté de Loto-Québec, on avait l\u2019habitude de tenir des conférences de presse lors de gains aussi importants.Toutefois, les mesures sanitaires et de distanciation sociale ne permettent actuellement pas de tenir ce genre de rassemblement.Par ailleurs, un employé de Loto- Québec s\u2019est déplacé en Mauricie pour faire les vérifications nécessaires concernant le billet gagnant.Un communiqué de presse confirmant que le gros lot a été remporté par M.Bordeleau a d\u2019ailleurs été publié jeudi soir.La société d\u2019État précise que le multimillionnaire partagera ce gros lot avec sa famille, soit sa conjointe Jeannine Veillette et ses trois enfants, Annie, Sonia et Stéphane Bordeleau.Avec la collaboration de Paule Vermot-Desroches UN DEUXIÈME GROS LOT EN 10 ANS POUR MICHEL BORDELEAU «C\u2019est familial, ce n\u2019est pas juste pour moi» Michel Bordeleau partagera son gros lot de 15 millions $ avec sa famille, comme il l\u2019avait fait en 2010.Il est accompagné sur la photo de sa femme, Jeannine Veillette, et de ses filles Sonia (à gauche) et Annie (à droite) Bordeleau.Son fils Stéphane ne pouvait être présent, puisqu\u2019il était au travail.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Dominic Dubreuil exhibe fièrement le billet gagnant, accompagné de son frère Éric, avec qui il est propriétaire du Dépanneur Saint-Narcisse.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Michel Bordeleau (à l\u2019avant, à droite complètement) avait déjà défrayé la manchette en 2010, alors qu\u2019il avait remporté avec neuf autres personnes de la région un gros lot de 25 millions $, toujours au Lotto Max.\u2014 PHOTO: ÉDITION DU NOUVELLISTE DES 6 ET 7 MARS 2010 VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS PIERRICK PICHETTE Pierrick.Pichette@LeNouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 À l\u2019instar du reste de la province, la majorité des quelque 350 services de garde en milieu familial syndiqués à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) de la région se sont prononcés en faveur d\u2019une grève tournante, puis d\u2019une grève générale dans l\u2019ensemble du Québec en septembre.À l\u2019échelle provinciale, ce sont précisément 10 000 responsables de services de garde qui prendront part à la grève rotative du 1er au 18 septembre, puis à la grève générale illimitée à compter du 21 septembre, a fait savoir jeudi la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la CSQ.C\u2019est d\u2019ailleurs le 17 septembre prochain que les garderies en milieu familial de la Mauricie fermeront leurs portes à l\u2019occasion de la grève tournante, selon l\u2019ordre déterminé par la FIPEQ.Si les deux parties n\u2019arrivent pas à trouver un terrain d\u2019entente d\u2019ici là, les usagers de ces services devront trouver une alternative en ce qui a trait au gardiennage de leurs enfants lors de cette journée et à partir du 21 septembre par la suite.La présidente de l\u2019Alliance des intervenantes en milieu familial de la Mauricie, Mélanie Gélinas, a toutefois tenu à souligner que, pour les responsables des services de garde en milieu familial, la grève ne représente pas la meilleure alternative.Il demeure préférable pour tout le monde de conclure les négociations et d\u2019en arriver à une entente avec le ministère avant le mois de septembre.«C\u2019est certain qu\u2019on ne veut pas se rendre à la grève, notre objectif, c\u2019est que le ministre comprenne que nos éducatrices sont épuisées, à bout de souffle et qu\u2019elles veulent du changement.C\u2019est pour cette raison que les opinions des responsables de la région vont dans le même sens qu\u2019ailleurs dans la province», a-t-elle fait savoir.Bien que la grève aurait lieu uniquement dans quelques mois, le combat mené par les éducatrices en milieu familial ne s\u2019arrêtera pas pour autant.De nombreux évé- nements de visibilité devraient prendre forme un peu partout à travers la région au cours des prochaines semaines.Forcée d\u2019attendre de voir ce qui sera permis ou non par la Santé publique en marge du déconfi- nement progressif, l\u2019Alliance des intervenantes en milieu familial de la Mauricie ne peut pas divulguer d\u2019informations précises sur la nature de ces événements pour le moment.OFFRE FINALE ET GLOBALE REJETÉE À FORTE MAJORITÉ Également appelées à voter sur les offres du ministère de la Famille, les responsables des services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ les ont rejetées dans une proportion de 82 %.Ce résultat va dans le même sens que les recommandations effectuées par la Fédération.La FIPEQ disposait déjà d\u2019un mandat de grève, qui avait été approuvé à 97,5 %, depuis le 8 mars dernier.En outre, les 3000 autres responsables de services de garde en milieu familial, qui sont syndiquées à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, ont tenu une journée de grève jeudi.LE MINISTRE RÉAGIT Invité à commenter, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a réitéré qu\u2019il ne voulait pas négocier sur la place publique.«Les responsables de services de garde souhaitent se faire entendre au-delà de la table de négociation et c\u2019est leur droit de le faire», a-t-il fait savoir.Pour ce qui est des grèves annoncées, «nous déplorons que ce soit les parents et nos tout-petits qui fassent les frais de ces moyens de pression», a-t-il souligné.«Tout le monde a à coeur l\u2019avenir de nos tout-petits et nous avons bon espoir que les choses bougent dans la bonne direction au cours des prochains jours.Nous souhaitons que les syndicats concernés se rassoient à la table de négociation, afin de conclure une entente acceptable pour toutes les parties», a ajouté le ministre de la Famille.Les négociations entre le ministère de la Famille et ces deux organisations syndicales qui représentent des responsables de services de garde en milieu familial durent depuis plusieurs mois déjà.Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2019.LA PÉNURIE CONTINUE DE S\u2019AGGRAVER EN RÉGION Par ailleurs, le nombre de services de garde en milieu familial accessibles a continué de dégringoler au cours de la dernière semaine en Mauricie.Depuis le 9 juin, pas moins de six établissements ont décidé de fermer leurs portes dans la région.Cette augmentation porte le bilan total à 31 garderies fermées depuis le début de la pandémie de COVID-19, qui s\u2019est avérée fatale pour un grand nombre de services.Selon Mélanie Gélinas, cette statistique régionale promet de gonfler encore d\u2019ici le mois de septembre, et ce, malgré le déconfinement progressif en cours au Québec.«On s\u2019attend à ce qu\u2019il y ait beaucoup d\u2019autres fermetures étant donné le peu de reconnaissance que le ministère nous accorde.Les éducatrices n\u2019en peuvent plus de leurs conditions de travail médiocres», a-t-elle exprimé.Par rapport aux autres régions administratives du Québec, où plusieurs centaines de services de garde en milieu familial ont récemment cessé leurs activités, la Mau- ricie ne se trouve d\u2019ailleurs pas en excellente posture aux dires de la présidente de l\u2019Alliance.«On était déjà dans le rouge avant même les ravages causés par la pandémie.On manquait déjà de personnel et de milieux alors c\u2019est clair qu\u2019on se dirige vers une pénurie.Énormément de parents ont perdu leur place en service de garde et la liste d\u2019attente continue de s\u2019allonger partout en Mauricie», soutient Mme Gélinas.LES PARENTS DERRIÈRE LES ÉDUCATRICES Il serait facile de croire qu\u2019étant forcés de se trouver d\u2019autres alternatives pour faire garder leurs enfants, les parents se seraient positionnés contre les décisions prises par la FIPEQ.Qu\u2019à cela ne tienne, Mélanie Gélinas a indiqué avoir reçu un soutien chaleureux de la majorité des parents face au combat mené par les éducatrices.«Nous n\u2019avons pas sondé les parents depuis le début de la pandémie, mais chose certaine, avant l\u2019apparition de la COVID-19, leur position était très forte en faveur de leurs responsables», a-t-elle expliqué.Rappelons que le litige porte particulièrement sur le salaire des éducatrices.Ces travailleuses ne sont pas rémunérées à l\u2019heure.Elles touchent plutôt une subvention du ministère pour compenser les dépenses qu\u2019elles doivent encourir afin d\u2019offrir le service de garde à leur domicile.Elles calculent donc leurs heures de travail et, sur cette base, soutiennent gagner 12,42 $ l\u2019heure et que le ministère leur offre l\u2019équivalent de 12,83 $ l\u2019heure pour l\u2019exercice 2019-2020.La FIPEQ revendique l\u2019équivalent de 16,75 $ l\u2019heure, ainsi qu\u2019un comité d\u2019évaluation du titre d\u2019emploi de responsable de service éducatif.La présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon, a déjà balayé du revers de la main les dernières offres ministérielles, en les qualifiant d\u2019inacceptables.«C\u2019est rire de nous autres.» Texte réalisé en collaboration avec la Presse Canadienne.GRÈVE TOURNANTE ET GÉNÉRALE DES ÉDUCATRICES EN MILIEU FAMILIAL Les responsables de la région en accord avec la Fédération En raison de l\u2019urgence sanitaire, les éducatrices en milieu familial se sont longuement questionnées quant au meilleur moment pour déclencher la grève.\u2014 PHOTO: LE DROIT OTTAWA (PC) \u2014 Le Québec n\u2019a pas l\u2019intention de recommander l\u2019application pour téléphone mobile pan- canadienne de repérage de contacts proposée par Ottawa, du moins pour l\u2019instant.Au bureau du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale du Québec, Éric Caire, on indique que des consultations seront menées cet été au sujet de ce nouvel outil.«Nous devons explorer cette option pour déterminer si c\u2019est quelque chose de pertinent pour les Québécois», a déclaré l\u2019attachée de presse du ministre Caire, Nathalie St-Pierre, par écrit à La Presse canadienne.Dans un courriel de suivi, Mme St- Pierre a ajouté que les consultations «doivent se tenir durant l\u2019été pour être prêt en cas de deuxième vague cet automne».Jeudi matin, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que cette application de téléphone mobile - fruit d\u2019une collaboration avec Sho- pify, Blackberry et le gouvernement de l\u2019Ontario - sera disponible début juillet au Canada.Elle aidera à retracer les contacts d\u2019une personne qui reçoit un diagnostic de COVID-19.L\u2019application alertera le propriétaire du téléphone dès qu\u2019une personne qu\u2019il a croisée reçoit un test positif.En recevant cette alerte, chacun pourra décider de contacter les ressources de santé locales.En annonçant le nouvel outil, M. Trudeau a assuré que la vie privée des usagers sera tout à fait protégée.«C\u2019est complètement sous le contrôle de l\u2019utilisateur», a insisté le premier ministre.Elle sera d\u2019abord déployée en Ontario, province dans laquelle elle a été développée, au début du mois de juillet.M.Trudeau a déclaré que «plusieurs provinces», dont la Colombie-Britannique, ont manifesté un intérêt pour l\u2019application et que celle-ci sera disponible partout au pays «au cours des prochaines semaines».Québec mènera des consultations sur l\u2019application proposée par Ottawa leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 ACTUALITÉS 5 PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le psychiatre Pierre Mailloux n\u2019entend pas en rester là avec le Collège des médecins.Estimant avoir été victime d\u2019acharnement de la part de son ordre professionnel pendant de nombreuses années, le Doc Mail- loux entame une poursuite de plus de 10 M$ contre l\u2019institution afin d\u2019obtenir réparation.«C\u2019est une ultime requête, qui vise à réparer tout le tort qu\u2019ils m\u2019ont causé depuis 1999.C\u2019est aussi simple que ça», résume le psychiatre qui a, depuis les dernières années, été radié ou limité dans sa pratique professionnelle pas moins de sept fois par son ordre professionnel en lien avec différentes plaintes déontologiques.«Ça représente ni plus ni moins que 21 mois de radiation au cours desquels je n\u2019ai pas pu pratiquer mon métier.Tout ça sans que le Collège n\u2019ait jamais daigné me remplacer auprès de mes patients.C\u2019est l\u2019un des nombreux torts qui ont été causés par leur acharnement», confie-t-il en entrevue.Rappelons que les nombreuses procédures entamées contre lui par le syndic du Collège Mario Deschênes devant le comité de discipline touchaient pour la plupart la prescription de mégadoses de neuroleptiques, mais également plusieurs propos qui avaient été tenus par le psychiatre sur les ondes radiophoniques, lorsqu\u2019il collaborait à une émission quotidienne au 98,5.Soulignons que M.Deschênes a été congédié du Collège des médecins l\u2019an dernier, les raisons de son congédiement n\u2019ayant pas été précisées.Dans la demande introductive d\u2019instance déposée à Trois- Rivières il y a quelques jours, le psychiatre qui pratique à Loui- seville reproche au Collège des médecins son attitude à son égard qui, selon lui, «avait pour but de nuire au demandeur puisque ce dernier jouit d\u2019une grande notoriété professionnelle et médiatique, ce qui déplaît au Collège».Il indique également que «le demandeur a dû défendre sa réputation en tant que médecin psychiatre pendant plusieurs années».Selon Pierre Mailloux, l\u2019ensemble de ces procédures ont eu un effet direct sur sa vie personnelle et professionnelle.«Après tout ça, je peux comprendre le monde d\u2019être sceptique et d\u2019avoir peur de moi», souligne celui qui dit avoir été traité injustement par son ordre professionnel.Sa vie familiale en a également été affectée, soutient-il.«C\u2019est un tort épouvantable qui m\u2019a été fait.Ça a affecté ma famille, mes enfants.J\u2019ai perdu mon élevage de 19 chevaux que je possédais en raison de la perte financière causée par les radiations et aussi les procédures judiciaires», note-t-il.Pierre Mailloux rappelle, à titre d\u2019exemple qu\u2019en 2007, alors que des procédures étaient entamées contre lui, la station de radio 98,5 où il animait une émission quotidienne avait préféré ne pas renouveler son contrat, une perte salariale annuelle de 320 000 $.«Je compte aussi le temps passé à préparer mes causes et à me défendre.Je me suis toujours défendu moi-même, sans quoi je me serais ruiné, alors que le Collège avait recours à ses avocats de l\u2019interne et aussi à des firmes externes», considère celui qui rappelle que malgré ce déséquilibre des forces, les tribunaux ont souvent renversé en sa faveur des décisions du comité de discipline.Le psychiatre, qui a retrouvé son droit de pratique complet, se dit par ailleurs convaincu que s\u2019il n\u2019avait pas été aussi présent sur la place publique, notamment par les ondes radiophoniques, jamais on ne se serait acharné ainsi sur lui.«Ce qui dérangeait, c\u2019est que j\u2019étais une grande gueule.Je pestiférais sur les ondes à propos de plein de sujets.Le Collège a toujours été au courant de tout ce que je faisais au point de vue professionnel, mais ça n\u2019a jamais convenu au point de vue de l\u2019image», constate-t-il.Ainsi, Pierre Mailloux réclame, à travers cette poursuite civile, un montant de 4 M$ de dommages compensatoires pour la perte de revenus, 2 M$ pour troubles, inconvénients et perte de jouissance de la vie, 2 M$ pour atteinte à sa réputation, 2 M$ en dommages punitifs et dissuasifs pour atteinte illicite et intentionnelle à son honneur et ses droits de même que le remboursement de frais judiciaires et amendes au Collège des médecins au montant de 125 781 $.LE DOC MAILLOUX POURSUIT LE COLLÈGE DES MÉDECINS POUR PLUS DE 10 M$ «C\u2019est une ultime requête» Ils ont reçu les 7000 $ saisis dans le véhicule qu\u2019il conduisait au moment de sa mort NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Les héritiers légitimes d\u2019Éric Hinse, ce sympathisant des Hells Angels décédé dans un accident de la route en 2008 à Yamachiche, ont dû patienter plus de 12 ans avant de se voir remettre les 7000 $ qui avaient été saisis dans le véhicule conduit par ce dernier.L\u2019enquête par les policiers n\u2019a pas permis d\u2019établir que la possession de cette somme d\u2019argent (330 billets de 20 $ et 4 billets de 100 $), était illégitime au moment de la saisie.À partir de 2019, des démarches ont donc été entreprises par la procureure générale du Québec en vue de remettre l\u2019argent aux propriétaires légitimes étant donné que la période de détention à l\u2019égard de ce bien saisi était terminée et qu\u2019aucune procédure légale pour laquelle elle aurait pu être requise n\u2019avait été engagée.La particularité du dossier est que plusieurs personnes ont revendiqué la possession légitime des 7000 $ en raison de la double vie présumée d\u2019Éric Hinse, ce qui a nécessité une intervention du tribunal plus tôt cette semaine au palais de justice de Trois-Rivières.Rappelons d\u2019emblée qu\u2019Éric Hinse, 42 ans, est mort à la suite d\u2019une collision frontale qui s\u2019est produite sur la route 138 à Yama- chiche le 3 février 2008.Bien qu\u2019il ait moins défrayé les manchettes que ses deux frères Marc-André et François Hinse, des membres en règle des Hells Angels, il était lui-même associé au milieu criminalisé et considéré comme un homme à tout faire de l\u2019organisation.En 2001, il avait d\u2019ailleurs écopé d\u2019une sentence de cinq ans pour gangstérisme.Lors de son décès, il conduisait une Pontiac Sunfire appartenant à une femme que nous prénommerons Josée afin de protéger son identité et d\u2019alléger le texte.Dans le coffre arrière, les policiers avaient saisi un sac de sport contenant des vêtements, divers items de soins corporels, deux lettres à un tiers et la somme de 7000 $.Les policiers ont annoncé le décès d\u2019Éric Hinse aux personnes présentes à l\u2019hôpital pour la victime, soit sa conjointe (que nous nommerons Marie pour les raisons mentionnées précédemment) et son père.Lors de l\u2019annonce du décès, ni l\u2019un ni l\u2019autre ne savaient à qui appartenait le véhicule.Qui plus est, Marie aurait déclaré aux policiers qu\u2019elle n\u2019avait pas vu Éric Hinse depuis une semaine et qu\u2019elle le croyait en voyage d\u2019affaires.Le 4 février 2008, Josée a également été rencontrée par la SQ.Elle a affirmé être la conjointe d\u2019Éric Hinse et la propriétaire légitime de la Pontiac Sunfire.Au cours de la soirée du 3 février 2008, il était d\u2019ailleurs avec elle.Il serait parti vers 20 h 30 avec un homme pour se rendre à sa résidence de Trois-Rivières et ensuite aller rencontrer le propriétaire d\u2019un bar à Yamachiche.Elle lui a parlé pour la dernière fois à 22  h  30, soit quelques minutes avant l\u2019accident fatal dont la cause serait un épais brouillard.Sans même que la police ne lui parle de l\u2019existence du sac de sport et de l\u2019argent qu\u2019il contenait, elle a dit posséder des effets personnels dans le véhicule dont la somme de 7000 $ en coupures de 20 $, prévue pour l\u2019achat d\u2019un véhicule.Elle a plus tard transmis une demande pour prendre possession de cet argent, via les services d\u2019un avocat.En décembre 2019, une enquête a été entreprise pour déterminer qui était le propriétaire légitime, et ce, afin de lui remettre l\u2019argent.Il appert, selon le père d\u2019Éric Hinse, que ce dernier n\u2019avait pas de testament, que sa conjointe était Marie et qu\u2019il était le père de deux enfants, dont un qui est mineur et dont la mère est Marie.L\u2019autre enfant, majeur, est issu d\u2019une précédente union d\u2019Éric Hinse.Dans le cadre des audiences sur la requête en disposition des biens saisis, le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp- Laliberté, a expliqué que la possession légitime de l\u2019argent avait été revendiquée par Josée, à titre de propriétaire du véhicule, et par la succession légale d\u2019Éric Hinse, ce qui inclut ses deux enfants, tout comme Josée et Marie qui se déclarent toutes deux comme les conjointes survivantes.Toutes ces personnes ont reçu un avis les invitant à se présenter en cour à ce sujet, ce qu\u2019elles ont fait, sauf Josée.En son absence, la juge Guylaine Tremblay a finalement conclu que les 7000 $ devaient être versés à parts égales aux deux enfants d\u2019Éric Hinse puisque ce dernier n\u2019était pas marié ou uni civilement avec Marie, pas plus qu\u2019avec Josée.12 ans d\u2019attente pour les héritiers légitimes d\u2019Éric Hinse Éric Hinse Le psychiatre Pierre Mailloux poursuit le Collège des médecins pour plus de 10 M$.\u2014 PHOTO: ARCHIVES VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Guylaine Mongrain a finalement été reconnue coupable d\u2019avoir fraudé sa mère de 81 ans atteinte de la maladie d\u2019Alzheimer pour une somme de 135 000 $.Dans une décision élaborée de 51 pages, le juge Pierre Lortie a conclu que l\u2019accusée avait outrepassé les pouvoirs accordés par l\u2019acte notarié et les dispositions civiles pour faire des retraits à des fins personnelles au détriment de sa mère qui était inapte et ne pouvait donner un consentement valide.«Elle a servi ses propres intérêts et non ceux de sa mère», a-t-il mentionné.Outre la fraude, il soutient aussi qu\u2019elle est coupable de vol mais comme la loi interdit les condamnations multiples, il y a eu un arrêt des procédures sur cette infraction moindre.D a n s c e t t e a f f a i r e , Mme  Mongrain avait subi un procès pour avoir fraudé et volé sa mère, alors inapte à s\u2019occuper de ses affaires financières.Elle a profité d\u2019une procuration lui permettant de gérer les finances de sa mère depuis son diagnostic d\u2019Alzheimer pour s\u2019approprier des montants d\u2019argent à des fins personnelles à même les comptes bancaires de celle-ci.Parmi les montants en cause, elle avait notamment transféré dans son compte plus de 40 000 $ pour payer une mise de fonds sur une maison qu\u2019elle venait de s\u2019acheter.Des transferts de 85 000 $ et de 10 000$ ont également été faits par Mme  Mongrain à des fins personnelles.C\u2019est le frère de Mme Mongrain, également détenteur de la procuration, qui avait constaté des retraits non expliqués dans le compte de sa mère en juin 2017.Toutefois, les montants mis en doute par la poursuite remontent jusqu\u2019au début de l\u2019année 2015.Dans sa défense, Mme Mongrain avait prétendu avoir toujours agi de bonne foi, en tenant compte des volontés exprimées par sa mère bien que celles-ci n\u2019auraient pas été divulguées au reste de la famille.À titre d\u2019exemple, le montant de 40  000  $ en mars 2016 aurait été un cadeau parce qu\u2019elle s\u2019occupait bien de ses affaires.En ce qui concerne le virement de 85 000 $, l\u2019accusée a témoigné qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un montant qui avait été transféré du compte de sa mère dans le but d\u2019honorer un héritage reçu d\u2019une tante et qui revenait à Mme Mongrain.Or, le juge n\u2019a pas cru l\u2019accusée.Dans son évaluation de sa crédibilité, il a relevé sa tendance à argumenter et à couper la parole lors du procès.Il a aussi fait mention du malaise palpable de l\u2019accusée lors du contre-interrogatoire alors qu\u2019elle estime sa mère incapable de gérer son argent mais capable de faire des dons.«Comment concilier les deux?», se demande le juge.Toujours selon lui, elle banalise la situation de sa mère sur sa capacité d\u2019agir comme liquidatrice dans le dossier de sa tante décédée, parlant de troubles langagiers en 2017.Pourtant, elle reconnaît qu\u2019en octobre 2016, sa mère ne pouvait plus gérer ses biens.Elle a aussi omis d\u2019informer la préposée de la banque de la condition médicale de sa mère, camouflant ainsi des informations pertinentes sur la santé de sa mère avant d\u2019effectuer les retraits.On sait que l\u2019inaptitude de celle-ci a été déclarée en octobre 2015 alors que le présumé don avait été fait en mars 2016.Qui plus est, la banque a vou- l u re p re n d re d u c o m p t e d e Mme Mongrain les 85 000 $ après l\u2019étude de la transaction mais après neuf jours, 9500 $ avaient déjà été dépensés.Le juge a relevé la désinvolture de l\u2019accusée qui, à une question du procureur de la Couronne Me Julien Beauchamp-Lali- berté sur la nature ses dépenses, avait rétorqué: «J\u2019ai fait de l\u2019épicerie, j\u2019ai vécu et je suis allée chez la coiffeuse.» La banque a donc pu retourner dans le compte de la victime 75 500 $.Même si l\u2019accusée a toujours affirmé que sa mère avait la volonté de lui donner de l\u2019argent, le juge est plutôt d\u2019avis que cette prétention entre en contradiction avec la preuve.Le testament notarié de 2014 démontre plutôt la volonté de la victime d\u2019agir équitablement avec les membres de sa famille, un testament que Mme Mongrain a tenté vainement de faire modifier.Clairement, le juge croit que même si la dame de 81 ans, considérée comme très influençable, avait eu la volonté de donner, elle n\u2019avait pas les capacités de le faire.Tous ceux qui ont d\u2019ailleurs gravité autour de cette dame l\u2019ont constaté.Et en ce qui concerne le montant de 85 000 $ qui devait être remboursé à sa mère dès que la succession de sa tante serait réglée, Mme  Mongrain aurait ignoré volontairement le cadre légal des procédures de succession.L e t r i b u n a l r e t i e n t q u e Mme  Mongrain était pourtant entourée de gens qui pouvaient l\u2019éclairer comme un notaire et les préposées de la banque mais elle a plutôt choisi de ne pas consulter et de procéder aux retraits.En ce sens, le juge Lortie a paraphrasé un collègue de la Cour suprême: «Elle a fermé les yeux parce qu\u2019elle savait ou pouvait fortement soupçonner que si elle regardait, elle saurait.» Plus tard, il a ajouté: «Il entre dans le sens commun qu\u2019avant de procéder à un retrait de plus de 100 000 $ du compte d\u2019une personne aux capacités réduites, l\u2019administrateur doit prendre la peine de s\u2019informer.Cette personne agirait alors avec transparence à l\u2019égard de ses proches.Elle n\u2019a pas appliqué ces règles qui relèvent du bon sens», mentionne le juge.La cause a été reportée au 6 juillet à l\u2019étape des plaidoiries sur sentence.Me Beauchamp-Laliberté a suggéré la confection d\u2019un rapport présentenciel pour guider les parties sur la peine à proposer mais cela a été refusé par l\u2019avocat de la défense, Me Maurice Biron, sous prétexte que sa cliente continue de nier les faits.La peine maximale pour fraude est de 14 ans de prison.ELLE A FLOUÉ SA MÈRE ATTEINTE DE LA MALADIE D\u2019ALZHEIMER Guylaine Mongrain coupable de fraude TROIS-RIVIÈRES (NM) \u2014 La SQ a procédé à l\u2019arrestation de Mario Hudon, 55 ans de Shawinigan, soupçonné d\u2019avoir agressé sexuellement et harcelé des femmes dans des parcs de Shawinigan.Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, l\u2019individu, connu des milieux policiers, aborderait de façon explicite des femmes inconnues d\u2019âge adulte pour ensuite se livrer à des attouchements sexuels.À ce jour, des accusations ont été déposées contre lui concernant deux présumées victimes par la pro- cureure de la Couronne, Me Émilie Goulet.Pour l\u2019une des plaignantes, il y aurait eu une agression sexuelle le 11 juin alors qu\u2019elle prenait une marche dans un parc de la Promenade du Saint-Maurice et du harcèlement entre le 11 et le 14 juin dans le même secteur.En ce qui a trait à l\u2019autre présumée victime, elle aurait été harcelée le 13 juin.Cependant, la police n\u2019exclut pas la possibilité que le suspect ait pu faire d\u2019autres victimes, toujours des femmes adultes.En effet, un événement similaire serait survenu à Shawinigan au cours des dernières semaines mais la preuve n\u2019a pas été jugée suffisante pour justifier le dépôt d\u2019accusations contre lui.Dans le cadre de cette enquête justement, une policière aurait d\u2019ailleurs été menacée par le suspect, ce qui lui a par contre valu le dépôt d\u2019un chef de menaces.Enfin, Mario Hudon a une cause pendante liée à des voies de fait sur un homme.Lors de sa comparution plus tôt cette semaine au palais de justice de Shawinigan, Mario Hudon a été envoyé subir une évaluation psychiatrique sur son aptitude à comparaître compte tenu d\u2019une possible problématique de santé mentale.Son dossier sera ramené devant le tribunal le 25 juin.Mario Hudon arrêté pour agression sexuelle et harcèlement AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 Les policiers de la Sûreté du Québec de La Tuque ont arrêté un homme pour possession de stupéfiants en vue d\u2019en faire le trafic.Johnny Matthew Chachai a comparu au palais de justice de La Tuque mercredi.L\u2019homme de 34 ans de Roberval a été arrêté lors d\u2019une vérification par des patrouilleurs le 13 juin vers 23 h 30.Les policiers ont intercepté une automobile pour vérifier l\u2019état de conduire du conducteur.La vérification s\u2019est faite sur la route 155 dans le secteur de La Bostonnais.L\u2019individu était en possession d\u2019environ 225 comprimés de méthamphétamine.Il a été arrêté pour possession de stupéfiants en vue d\u2019en faire le trafic.Il a été détenu et a comparu au palais de justice de La Tuque en milieu de semaine.Arrestation pour possession de stupéfiants en vue d\u2019en faire le trafic à La Tuque Non seulement le tribunal n\u2019a pas cru Guylaine Mongrain mais il lui reproche d\u2019avoir fait preuve d\u2019aveuglement volontaire.\u2014 PHOTO FRANÇOIS GERVAIS leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 ACTUALITÉS 7 AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 La SOPFEU a dû intervenir une fois de plus dans la région.Un incendie s\u2019est déclaré en fin d\u2019avant-midi, jeudi, à Clova au nord de La Tuque.Un camion-citerne de produits pétroliers a pris feu sur la route menant au village et les flammes se sont propagées à la forêt, nécessitant l\u2019intervention des pompiers du Service incendie de la Ville de La Tuque et de la SOPFEU.Le feu qui s\u2019est propagé à la forêt est actuellement contenu par la SOPFEU.Un total de huit pompiers forestiers ont été dépêchés sur les lieux.Le feu aurait affecté 5,3 hectares.Une équipe d\u2019Urgence-Environ- nement s\u2019est également rendue à Clova après que la direction régionale de la Mauricie du Centre de contrôle environnemental du Québec du ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ait été avisée qu\u2019un incendie impliquant un camion- citerne de produits pétroliers était en cours.Le ministère suit la situation de près et s\u2019assure, avec les partenaires, que toutes les mesures requises pour la sécurité de la population et la protection de l\u2019environnement sont prises.La Sûreté du Québec a également été demandée en assistance dans le secteur.La SOPFEU rappelle que le danger d\u2019incendie est extrême et qu\u2019une interdiction de faire des feux à ciel ouvert est en vigueur dans ce secteur au nord du centre-ville de La Tuque.«On pense au secteur de Clova, Parent, du relais 22 pour donner une idée», affirme Josée Poitras, porte-parole de la SOPFEU.Ailleurs dans la région, les pompiers de la SOPFEU sont toujours sur le terrain à Saint-Boniface et Aston-Jonction.Dans les deux cas, les incendies sont maîtrisés.Le brasier à Aston-Jonction a ravagé une portion de forêt, située dans le secteur du 3e Rang et du rang des Ormes, d\u2019une la superficie de 39 hectares.Une vingtaine de pompiers forestiers sont toujours sur le terrain.À Saint-Boniface, 23 pompiers sont encore sur le terrain.L\u2019incendie a détruit 1,2 hectare de forêt.«On a 23 personnes sur le terrain pour chacun des deux feux», a indiqué Josée Poitras.Feu de forêt en Haute-Mauricie La SOPFEU combat actuellement un incendie de forêt dans le secteur de Clova.\u2014PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 La piscine publique du parc Saint-Eugène à La Tuque ouvrira ce samedi 20 juin pour toute la période estivale.La piscine extérieure municipale sera ouverte au public tous les jours entre 13 h et 18 h avec de nouvelles consignes sanitaires.Afin d\u2019être en mesure d\u2019offrir un point de rafraîchissement sécuritaire, dans le contexte de la COVID-19, l\u2019équipe municipale a mis en place plusieurs nouvelles mesures recommandées par l\u2019Association des responsables aquatique du Québec et la Société de sauvetage pour respecter les consignes sanitaires de la Santé publique.Ces mesures pourront être ajustées si les consignes de la Santé publique changent.La capacité d\u2019accueil maximum a été fixée à 22 baigneurs à la fois, et la distanciation sociale de 2 mètres devra être respectée en tout temps.La glissade sera fermée.Il sera obligatoire de prendre une douche savonneuse avant d\u2019entrer dans l\u2019eau.Les enfants de 13 ans et moins doivent être accompagnés d\u2019un adulte en tout temps.Une seule famille à la fois sera permise dans le bâtiment et il est interdit d\u2019apporter des jouets qui pourraient circuler d\u2019une personne à une autre.«La nouvelle capacité d\u2019accueil limitée de la piscine en raison des consignes sanitaires liées à la COVID-19 nécessite une sélection des clientèles pour permettre à un maximum de citoyens d\u2019en profiter.Lorsque la piscine sera fermée au public, elle sera accessible pour les groupes d\u2019enfants du camp de jour et les centres à la petite enfance (CPE)», a indiqué la Ville.Rappelons que les jeux d\u2019eau du parc Saint-Eugène sont ouverts en tout temps tous les jours.La piscine publique de La Tuque ouvrira samedi LA TUQUE (AT) \u2014 Des travaux de pavage débuteront le 29 juin dans le secteur urbain de La Tuque.Trois sites seront complètement fermés à la circulation pendant deux semaines.Des travaux auront lieu sur la rue Bostonnais, de l\u2019intersection de la rue de la Rivière jusqu\u2019à l\u2019intersection de la rue Roberval.La rue Saint-Joseph est également visée de l\u2019intersection de la rue Lucien- Filion jusqu\u2019à l\u2019intersection de la rue Desbiens.Sur la rue Scott, les travaux se feront de l\u2019intersection de la rue Saint-Antoine à l\u2019intersection de la rue Commerciale.Des chemins de détour seront indiqués pour guider les usagers de la route.Les gens qui voudront avoir accès aux édifices publics ou aux entreprises qui sont situés dans ces trois portions de rues devront stationner leur véhicule dans les rues adjacentes pendant la durée des travaux.La Ville a également fait savoir que les citoyens qui habitent ces secteurs, dont l\u2019entrée de cour est située sur ces portions de rues, n\u2019y auront pas accès pendant la durée des travaux.«La fermeture complète de ces portions de rues pourrait être plus courte ou plus longue que prévu en fonction des conditions météo.Il est aussi possible que les travaux soient retardés d\u2019un jour ou deux si les conditions météo sont mauvaises», a indiqué la Ville.Travaux de pavage La piscine publique ouvrira samedi à La Tuque.\u2014 PHOTO: COURTOISIE AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 La Ville de La Tuque a annoncé qu\u2019il y aura un feu d\u2019artifice le 24 juin pour souligner la fête nationale du Québec.Dès 22  h mercre di , un feu d\u2019artifice sera projeté du haut de la montagne de Ski La Tuque, afin de permettre aux citoyens de le voir de leur domicile ou à différents endroits dans la ville «ce qui évitera les grands rassemblements pour respecter les consignes liées à la Covid-19».«Nos citoyens sont invités à le regarder de leur maison ou dans leur voiture en se stationnant dans les rues environnantes, car le stationnement de Ski La Tuque sera fermé et non accessible pour une question de sécurité.Nous sommes en mesure d\u2019offrir ce divertissement à la population grâce à un partenariat avec l\u2019entreprise Gauvin Sports Pronature», a indiqué Hélène Lan- glais, directrice des communications de Ville de La Tuque.Si la Ville est dans l\u2019incapacité de faire ce feu d\u2019artifice le 24 juin en raison de mauvaises conditions météo ou d\u2019une interdiction de feux à ciel ouvert, il sera reporté au 1er juillet pour la Fête du Canada.LA TUQUE Feu d\u2019artifice pour la fête nationale VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca LOUISEVILLE \u2014 Le transport collectif au sein du territoire de Louiseville prend de l\u2019ampleur.À compter du 2 juillet, les usagers pourront utiliser des circuits revus et profiter de plus d\u2019arrêts, une décision qui s\u2019inscrit dans une volonté de faciliter l\u2019accès aux commerces et aux entreprises de l\u2019endroit.La Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé a fait l\u2019annonce jeudi de la bonification du système de transport en commun à Louiseville.L\u2019organisme s\u2019est basé sur une demande importante de la part des utilisateurs pour ajouter quatre arrêts aux 24 déjà existants.Parmi les arrêts ajoutés, il y en a plus à l\u2019ouest afin de rejoindre des commerces comme un restaurant et une salle de quilles et aussi un secteur résidentiel.«On ne se rendait pas dans la partie ouest auparavant, car on n\u2019avait pas eu la manifestation de besoins au début, mais c\u2019est arrivé par la suite», commente Valérie Belle- rose, directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé.La Corporation a aussi des arrêts sur les rues Marcel, à l\u2019angle de la 2e  Rue et de la 2e Avenue et sur l\u2019avenue Dalcourt afin de permettre aux citoyens de se rendre plus facilement à des services gouvernementaux et à des organismes communautaires comme la Clé en éducation populaire, le centre de femmes l\u2019Héritage et le Centre d\u2019action bénévole de la MRC de Maskinongé.«C\u2019était une volonté de la Corporation.Ce sont des milieux où la population se déplace.On fait le lien entre le milieu de vie et le milieu des services», rappelle Mme Bellerose en précisant que la fréquence des transports a été améliorée entre le centre-ville et la zone périphérique de Louiseville.Le circuit de ville fonctionne le jeudi, le vendredi et le samedi en avant-midi et en après-midi.Le tarif courant est de 2 $ par passage, mais la Corporation offre le service à 1 $ jusqu\u2019au 31 août.Lancé il y a cinq ans, le service a vu son achalandage doubler, passant de 50 embarquements par mois à plus de 100 par mois.UNE AIDE QUI EST LA BIENVENUE La Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé subit les impacts causés par la pandémie de COVID-19.Celle-ci a causé une importante baisse du nombre de transports au printemps.Et comme le financement public d\u2019un organisme de transport collectif est basé sur l\u2019achalandage, cet élément représente un défi supplémentaire pour tout gestionnaire de ce service.Voilà pourquoi l\u2019annonce par le gouvernement du Québec d\u2019une aide d\u2019urgence de 400 millions de dollars destinés au transport collectif est bien accueillie par Mme Bellerose.«Les modalités de l\u2019aide d\u2019urgence ne sont pas encore annoncées.Ça semble intéressant.C\u2019est une façon de reconnaître notre travail durant la pandémie.On n\u2019a pas arrêté complètement nos services, on a toujours été présent.C\u2019est un pas dans la bonne direction pour soutenir l\u2019ensemble des initiatives sur notre territoire.» LOUISEVILLE Plus d\u2019arrêts pour le circuit de ville AMÉLIE HOULE Amelie.Houle@LeNouvelliste.qc.ca NICOLET \u2014 Au cours des derniers mois, les entreprises des secteurs touristiques et culturels de la région ont passablement souffert de la pandémie.À défaut d\u2019avoir pu leur venir en aide pendant la crise, la MRC de Nicolet-Yamaska lance la campagne de sociofinan- cement «Tourisme et culture au cœur de Nicolet-Yamaska» afin de soutenir les milieux culturels et touristiques de son territoire, en plus d\u2019aider les banques alimentaires.«Dès le début de la pandémie, on a beaucoup aidé nos entreprises sur le territoire, mais, comme les entreprises touristiques et culturelles étaient fermées, on ne pouvait rien faire pour elles pendant la pandémie.Quand on a réfléchi à la manière de les encourager, l\u2019idée de la campagne de sociofinace- ment est arrivée.Évidemment, on ne voulait pas abandonner les organismes d\u2019aide alimentaire, car il y a énormément de demandes encore aujourd\u2019hui.C\u2019est pourquoi on combine les trois secteurs», souligne la mairesse de la Ville de Nicolet et préfète de la MRC de Nicolet-Yamaska, Geneviève Dubois.Avec cette nouvelle campagne de f inancement par t ic ipat i f déployée sur le site La Ruche, la MRC souhaite récolter un montant de 25 000 $ d\u2019ici le 18 juillet prochain.Ainsi, dans le cadre de cette campagne, le public est invité à soutenir les commerces locaux participants par le biais de dons en argent, ou encore, grâce à l\u2019achat de cartes-cadeaux en visitant le http://laruchequebec.com/projet/ nicoletyamaska.Parmi les nombreuses entreprises participantes, on retrouve notamment l\u2019Hôtel Montfort de Nicolet, le Musée des cultures du monde et Manu Factum, le Théâtre Belcourt, le Musée des Abénakis, la Maison et atelier Rodolphe-Duguay, SC Performance Karting, les Pelleteurs de nuages, Alpagas Fibrefine, les Idées de Marthe, Pinard et frères \u2014 Jardiniers, la Ferme des Ormes, l\u2019Érablière Prince, la Ferme de l\u2019Élouard, les Vergers Nicolet, le St-Zeph, Au Pâturage \u2014 Espace gourmand et l\u2019Érablière Fréchette et Michel Lemire \u2014 Artisan d\u2019art.«On invite donc le public à manifester leur fidélité en achetant des cartes-cadeaux, puisque ça représente une source de revenus essentielle pour nos entreprises locales qui ont eu de la difficulté à couvrir leurs frais pendant la crise.C\u2019est évidemment un petit geste qui aura une grande signification pour nos marchands», soutient Mme Dubois.Par ailleurs, Desjardins pourrait doubler l\u2019objectif de la campagne jusqu\u2019à concurrence de 25 000 $ par l\u2019entremise de son programme «Du coeur à l\u2019achat».Cette contribution sera partagée en totalité entre les organismes communautaires d\u2019aide alimentaire associés à la campagne.À c e s m o n t a n t s s \u2019a j o u t e également une somme de 10 000 $ que la MRC de Nicolet-Yamaska s\u2019engage à répartir ente les entreprises du secteur touristique et culturel.Au total, ce sont plus de 60 000 $ qui pourraient donc être remis aux diverses entreprises participantes de la MRC.UNE AIDE BIENVENUE POUR LES MILIEUX CULTURELS ET TOURISTIQUES La campagne de sociofinance- ment lancée par la MRC arrive évidemment à point pour de nombreuses entreprises de la région qui ouvrent ou qui ont rouvert leurs portes dernièrement.Pour le Musée des cultures du monde de Nicolet, cette aide arrive à point, alors que l\u2019établissement culturel prépare sa réouverture dès la semaine prochaine.«Pour nous, c\u2019est une très belle initiative pour redémarrer notre saison après trois mois d\u2019arrêt.Sans effacer toutes les pertes subies au cours des derniers mois, cette campagne va nous apporter la notoriété et évidemment de l\u2019achalandage dans notre boutique.On en ressort donc gagnant à tous les niveaux», précise le directeur général du Musée des cultures du monde, Christian Marcotte.MRC NICOLET-YAMASKA Une campagne de sociofinancement voit le jour Voici le circuit qu\u2019emprunte le transport collectif à Louiseville.La campagne de sociofinamement «Tourisme et culture au coeur de Nicolet- Yamaska» vise à soutenir les entreprises des secteurs touristiques et culturels, en plus des banques alimentaires.Sur la photo, on retrouve le directeur général du Musée des cultures du monde, Christian Marcotte et la mairesse de la Ville de Nicolet et préfète de la MRC de Nicolet-Yamaska, Geneviève Dubois.\u2014 PHOTO: AMÉLIE HOULE leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 ACTUALITÉS 9 MATHIEU LAMOTHE mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Dans la foulée des mouvements de protestation attribuables à la mort tragique de George Floyd, la question de l\u2019accès aux services de santé et de services sociaux pour les enfants issus de l\u2019immigration présentant un retard de développement constitue une question qui mérite l\u2019attention des chercheurs québécois.C\u2019est le constat que fait Geneviève Saulnier, chercheuse en établissement au CISSS de l\u2019Ou- taouais et membre de l\u2019Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l\u2019autisme.C\u2019est d\u2019ailleurs dans le cadre d\u2019un colloque virtuel organisé par l\u2019institut chapeauté par le Centre intégré universitaire en santé et services sociaux Mau- ricie \u2013 Centre-du-Québec (CIUSSS \u2013 MCQ), qui a eu lieu jeudi, qu\u2019elle a présenté les conclusions d\u2019une revue de la littérature scientifique américaine sur le sujet.Il n\u2019existe d\u2019ailleurs pratiquement aucune étude canadienne sur cette question précise selon elle, d\u2019où l\u2019intérêt de s\u2019y pencher.«L\u2019intérêt de cette journée est d\u2019ouvrir cette porte.Il faut aller chercher des données contextua- lisées.Il faut faire de la recherche avec les familles immigrantes d\u2019ici qui ont recours à ces services ainsi que les intervenants qui travaillent eux», explique Mme Saulnier.Se défendant de transposer les conclusions des chercheurs américains aux réalités québécoise et canadienne, la candidate au doctorat à l\u2019Université d\u2019Ottawa a tout de même profité de la tribune qui lui était offerte pour présenter leurs constats.Un biais eth- nocentrique des recherches dans le champ du handicap et de la réadaptation, des disparités dans l\u2019obtention des diagnostics pour les enfants issus de l\u2019immigration ou de certains groupes ethniques, dans la qualité des services pour les familles immigrantes ainsi que relativement à l\u2019accès et l\u2019utilisation des services par les familles immigrantes sont au nombre des phénomènes qui ressortent des études qu\u2019elle, ainsi que son assistante Emmanuelle Saulnier- Leclerc, ont épluchées dans le cadre de leurs travaux.Rappelant qu\u2019elle ne possède pas l\u2019expertise pour se prononcer d\u2019une quelconque façon sur le phénomène du profilage racial dans l\u2019accès aux services pour les enfants issus de l\u2019immigration, Mme Saulnier est tout de même consciente que l\u2019actualité fait en sorte que cette question intéresse la population et suscite un intérêt marqué.«Ce qui se passe présentement est une invitation aux acteurs de notre milieu à tendre l\u2019oreille, à écouter ce que ces gens-là ont à dire», laisse-t-elle tomber.ENFANTS ISSUS DE L\u2019IMMIGRATION PRÉSENTANT UN RETARD DE DÉVELOPPEMENT L\u2019accès aux services mérite d\u2019être étudié L\u2019accès aux services de santé et de services sociaux pour les enfants issus de l\u2019immigration présentant un retard de développement constitue une question qui mérite l\u2019attention des chercheurs québécois.\u2014 PHOTO: 123RF MONTRÉAL \u2014 Le règne d\u2019Emma et William à la tête du palmarès des prénoms les plus populaires du Québec est terminé.En 2019, ce sont Olivia et Liam qui ont eu la faveur des nouveaux parents.Emma et William trônaient en tête de liste depuis plus de quatre ans.William demeure malgré tout un prénom très populaire pour les nouveau-nés, puisqu\u2019il arrive en deuxième place des prénoms masculins pour l\u2019année 2019.Il est suivi par Thomas, Léo et Noah.Chez les filles, Emma prend elle aussi la deuxième position, suivie par Alice, Charlie et Charlotte.Avec son palmarès de 2019, la Banque de prénoms célèbre son 40e anniversaire.La liste officielle des prénoms donnés aux enfants au Québec, dont la première date de 1979, est consultée plus de 500 000 fois par année sur le site de Retraite Québec.La Banque inclut les données des six dernières années.Olivia et Liam détrônent Emma et William LES 10 PRÉNOMS FÉMININS: 1.Olivia 2.Emma 3.Alice 4.Charlie 5.Charlotte 6.Léa 7.Florence 8.Livia 9.Rosalie 10.Béatrice LES 10 PRÉNOMS MASCULINS: 1.Liam 2.William 3.Thomas 4.Léo 5.Noah 6.Logan 7.Nathan 8.Félix 9.Raphaël 10.Édouard STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Un nouveau guide sur la violence et l\u2019intimidation en milieu scolaire vient d\u2019être confectionné «par des parents, pour les parents».La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) a procédé jeudi au lancement de ce nouvel outil qui vise à aider les parents d\u2019enfants intimidés ou de ceux qui intimident.C o n f r o n t é s à c e t t e d i f f i - cile situation, les parents se retrouvent parfois au bout de leurs ressources.«Les parents ne savent pas toujours à quelle porte cogner», a indiqué lors de la présentation Kévin Roy, le président de la FCPQ.Le guide vise à les aider à réagir et à intervenir auprès de leurs jeunes, à les accompagner et à les informer de leurs droits avec une démarche décrite étape par étape.Il explique notamment comment soutenir les enfants qui sont les instigateurs de la violence et de l\u2019 intimidation afin qu\u2019ils mettent fin à leurs comportements.I l explique aussi comment r e c o n n a î t r e l e s s i g n e s q u i peuvent indiquer qu\u2019un enfant est victime d\u2019intimidation et explique différentes situations qui peuvent se produire à l\u2019école.L e g u i d e d o n n e a u s s i d e s conseils aux parents dont l\u2019enfant est témoin d\u2019intimidation, et comment aborder le sujet avec le personnel scolaire.Il a été réalisé en allant chercher différentes expertises: celles des parents, des écoles et du milieu communautaire, a-t-il été expliqué lors de la présentation.Le FCPQ a remercié le ministère de la Famille du Québec pour le financement qui a servi à la réalisation du guide.Il est gratuit et accessible en ligne sous le lien: https://www.fcpq.qc.ca/fr/bonnes-pratiques : https ://www.fcp q.q c .c a/fr/ bonnes-pratiques INTIMIDATION ET VIOLENCE À L\u2019ÉCOLE Un nouveau guide pour aider les parents Le guide vise à aider les parents à réagir et à intervenir auprès de leurs jeunes,\u2014 PHOTO ARCHIVES VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 10 éditorial Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE Écrivez-nous Écrivez-nous à opinions@lenouvelliste.qc.ca Pour être publié dans le journal ou sur notre site Web lenouvelliste.ca/opinions votre commentaire doit être court et accompagné de votre nom, de votre adresse et de votre numéro de téléphone.MARTIN FRANCOEUR m.francoeur@lenouvelliste.qc.ca MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale La Ville de Trois-Rivières devrait planter des arbres plutôt que les distribuer Lettre adressée aux membres du conseil municipal de Trois-Rivières.La Ville de Trois-Rivières vient d\u2019annoncer que 600 arbres seront donnés aux citoyens à l\u2019automne.Je fais le lien avec les 600 arbres que la Ville ne savait pas où planter.J\u2019ai une suggestion bien importante pour notre quartier.Demeurant sur la rue Parent, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, il y a un mini parc devant ma maison.Un deuxième parc identique se trouve sur la même rue.Malheureusement la majorité des arbres qu\u2019on y trouve sont de magnifiques frênes attaqués par l\u2019agrile.Ces arbres sont entourés d\u2019un ruban vert, signe qu\u2019il devront être abattus.Ne serait-il pas logique d\u2019en planter de nouveaux dans un délai très bref?Je ne comprends absolument pas cette décision de donner des arbres aux citoyens alors que la Ville néglige de combler les besoins de nos espaces verts communs.Je n\u2019ai pas besoin de vous sensibiliser au fait que les îlots de chaleur sont nombreux à Trois-Rivières.La situation climatique exige de la prévoyance et de l\u2019action à court terme.La croissante d\u2019un arbre mature prend 40 ans plus ou moins.Je m\u2019engage à trouver des bénévoles pour la plantation de remplacement des cinq frênes en perdition dans cet espace de verdure.Il faudrait choisir des espèces indigènes ne craignant ni le sable, ni la sécheresse, ni l\u2019hiver.Je me sens désemparée devant l\u2019inertie généralisée et l\u2019indifférence face à l\u2019urgence de contrer la menace climatique qui affectera plus vite qu\u2019on ne le croit toute vie sur terre.J\u2019ajouterai un peu cyniquement que les autorités de tous niveaux s\u2019ingénient actuellement à amuser le peuple à court terme au risque de négliger sa future viabilité.Je comprends que ce n\u2019est pas toujours profitable électoralement de planter des arbres mais qu\u2019ad- viendra-t-il de nous d\u2019ici quelques années?Lise Landry Trois-Rivières CARREFOUR DES LECTEURS «Le Canada est un pays qui se tient debout.On n\u2019a pas le choix, on n\u2019a pas de siège.» \u2013 Justin Trudeau Ç a commence à sentir la panique dans l\u2019entourage du président des États-Unis, Donald Trump.Les mauvaises nouvelles s\u2019accumulent depuis quelques semaines et semblent avoir atteint leur point culminant au cours des derniers jours: deux décisions de la Cour suprême allant en contradiction avec les politiques du président, un livre assassin de l\u2019ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton, une dérive haineuse dans des publications sur les réseaux sociaux et des sondages qui n\u2019en finissent plus de creuser l\u2019écart entre lui et le candidat démocrate Joe Biden.Tout cela dans un contexte marqué par une gestion complètement décousue de la pandémie.Dommage qu\u2019on ne soit pas à la fin octobre plutôt qu\u2019à la mi- juin.L\u2019élection n\u2019aura lieu que le 3 novembre prochain, mais déjà plusieurs observateurs voient le président Trump engagé sur une longue pente descendante.De plus en plus de républicains prennent leurs distances du président qui met en branle sa campagne pour être reconduit dans ses fonctions.Le plus récent coup spectaculaire est venu jeudi de la Cour suprême, pourtant à majorité conservatrice.Dans une décision rendue à cinq juges contre quatre, la Cour a statué que le programme de protection dont bénéficient 700 000 jeunes migrants qu\u2019on appelle aussi les «Dreamers» devait être maintenu.Le président Trump souhaitait abolir le statut accordé par l\u2019administration de son prédécesseur, Barack Obama, à ces migrants arrivés clandestinement aux États-Unis lorsqu\u2019ils étaient enfants.La majorité des juges a plutôt conclu que la volonté de l\u2019administration Trump de supprimer le programme DACA (pour Deferred Action for Childhood Arrivals) était «capricieuse» et «arbitraire».Ou si on préfère: politique.C\u2019est un sérieux revers pour Trump, qui pensait sans doute qu\u2019avec une majorité de juges à tendance conservatrice, la Cour suprême allait être son alliée dans certaines batailles juridico-politiques.Lundi, le plus haut tribunal du pays avait frappé aussi fort avec ce jugement, rendu cette fois à six contre trois, qui concluait que la loi fédérale interdisant la discrimination fondée sur le sexe protège également les employés LGBTQ.Ceux-ci ne peuvent donc pas être congédiés en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.Là encore, c\u2019est une rebuffade pour Trump, qui s\u2019était opposé à cette interprétation étendue.«Avez-vous l\u2019impression que la Cour suprême ne m\u2019aime pas?», a tweeté le président en dénonçant ces décisions.Ses partisans acquiesceront sans doute, mais la réalité, c\u2019est que la Cour suprême préfère être loyale à la Constitution plutôt qu\u2019à un homme.Ça, c\u2019est plutôt rassurant.Comme si ce n\u2019était pas assez, l\u2019ex- conseiller à la sécurité nationale a donné une série d\u2019interviews en marge du lancement de son livre explosif.John Bolton a affirmé qu\u2019il ne pense pas que Donald Trump soit apte pour la fonction de président et qu\u2019il n\u2019a pas les compétences pour occuper ce poste.Certaines révélations s\u2019annoncent explosives et dévastatrices.Ajoutons à cela cet étrange épisode d\u2019utilisation du triangle rouge inversé \u2013 un symbole autrefois utilisé par les nazis pour identifier les dissidents politiques dans les camps de concentration \u2013 dans des publications sur les réseaux sociaux.Facebook les a supprimées parce que l\u2019utilisation de ce symbole viole la politique contre la haine organisée.Ces messages, lancés sur la page de Trump mais aussi sur celle de sa campagne et sur celle du vice-président Mike Pence, dénonçaient les émeutiers d\u2019extrême gauche et invitaient à signer une pétition pour que le mouvement antifa soit désigné comme une organisation terroriste.Enfin, comme cinq ou six mauvaises nouvelles n\u2019arrivent jamais seules, Trump traîne la patte dans tous les plus récents sondages, maintenant par une dizaine de points derrière Joe Biden.Dans les États où l\u2019élection va se jouer (Pennsylvanie, Michigan, Floride, Caroline du Nord, Arizona et Wisconsin), le candidat démocrate le devance.Ça regarde mal pour Donald Trump.Et sûrement un peu mieux pour les États-Unis.Mauvaise semaine pour Trump leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS  C omme certains l\u2019ont évoqué, ne pourrait-on pas ouvrir aux réfugiés les programmes d\u2019immigration économiques?Ainsi le réfugié serait admis selon ses compétences et apte à combler les besoins en main-d\u2019oeuvre et ne serait plus la personne qui reçoit passivement de l\u2019aide.Ce dont le Québec a un besoin criant, ce sont des personnes qui maîtrisent les technologies de pointe et les méthodes scientifiques; par exemple, des analystes- programmeurs, des développeurs de logiciels, des concepteurs de circuits intégrés numériques, des ingénieurs mécaniques, des ingénieurs en robotique, des infirmières cliniciennes, etc.Mais aussi du personnel expérimenté, notamment en agriculture.Une telle immigration serait une source de prospérité pour le Québec.Le Québec n\u2019aurait pas à payer pour leur formation car ils arriveraient ici à un âge où ils sont immédiatement productifs et, ce qui n\u2019est pas négligeable, prêts à donner leur part d\u2019impôts.Le monde change.L\u2019évolution des mentalités s\u2019accélère.Sans contredit, la politique de l\u2019immigration instituée par Pierre Elliott Trudeau, il y a plus de 40 ans (1978) est plus que désuète.Peut-on croire qu\u2019en 2020 le Québec n\u2019a aucun pouvoir sur l\u2019accueil et l\u2019acceptation ultérieure des réfugiés et sur le volet réunification des familles?Il faut comprendre que Pierre Elliott Trudeau était mû par un sentiment anti-souverainiste, ce qui le poussait constamment à user de politiques coercitives qui visaient à affaiblir le Québec par rapport au reste du Canada ainsi qu\u2019à diviser les Québécois entre eux.C\u2019est pourquoi l\u2019apport des catégories \u2013 réfugiés et regroupement des familles \u2013 tendait surtout à augmenter le nombre des anglophones au détriment des francophones.En effet, plus d\u2019immigrants qui viennent grossir les rangs des anglophones (on connaît l\u2019attrait de la langue anglaise), c\u2019est plus de votes pour le NON lors d\u2019un référendum.René Lévesque l\u2019avait compris.Malgré que le nombre des immigrants à son époque ne s\u2019élevait qu\u2019à 17 000, il disait que le fédéral travaillait à «noyer les francophones».Qui plus est, lors de sa mise en place, la politique du multicultu- ralisme de Trudeau père a envoyé le message à ces communautés immigrantes de refuser l\u2019assimilation.Il obligeait ainsi le Québec à respecter la diversité des langues et des cultures; et pour être sûr que le Québec soit dans son étau, Trudeau a renforcé le multiculturalisme par la Charte des droits et de libertés en 1982.Une épine dans le cœur du Québec.Car si cette mosaïque de langues et de diversités culturelles n\u2019a presque pas d\u2019influence dans le reste du canada, où elle ne menace en rien la prédominance culturelle canadienne anglaise, elle est drôlement handicapante pour le Québec, la minorité francophone représentant à peine 2 % en Amérique du Nord.Conséquence: le peuple québécois est ravalé au rang de simple minorité ethnique parmi d\u2019autres.Disparu le dualisme des deux nations fondatrices.Rien n\u2019a changé depuis 40 ans.Nous avons maintenant le fils qui suit aveuglément la stratégie de son père depuis qu\u2019il a pris le pouvoir en 2015.Ses politiques sur l\u2019immigration suscitent justement ce sentiment d\u2019un peuple minoritaire asservi, vivant des heures d\u2019incertitude, ne participant pas aux décisions qui le concernent.L\u2019infantilisation du Québec par le fédéral en matière d\u2019immigration doit cesser.Il est temps que les décisions sur les politiques d\u2019immigration soient prises par les seuls Québécois.Roger Greiss Shawinigan Une révision de la politique de l\u2019immigration s\u2019impose Les auteurs, Ghislain Picard et Terry Teegee, sont respectivement chef régional de l\u2019Assemblée des Premières Nations Québec-Labra- dor et chef régional de l\u2019Assemblée des Premières Nations de la région de la Colombie-Britannique.Les Autochtones sont tués par la police.Nous sommes incarcérés à un taux bien supérieur à celui du reste de la population canadienne.Nos enfants sont pris dans un cercle vicieux et continuent d\u2019être appréhendés et placés dans des foyers d\u2019accueil, où trop d\u2019entre eux finissent incarcérés et emprisonnés ou pire: morts! Il pourrait y avoir une autre commission, un autre rapport sur la vague actuelle de meurtres et d\u2019agressions, mais encore, aucune mesure n\u2019est prise pour donner suite aux recommandations et, malheureusement, rien ne sera fait pour mettre fin à la violence, la discrimination, le racisme et les abus contre les peuples autochtones qui sont ancrés dans le système judiciaire canadien.Entre 1967 et 2019, il y a eu treize rapports de ce type.Nous n\u2019avons pas besoin d\u2019études supplémentaires, nous connaissons les problèmes, nous devons agir maintenant.La Charte des droits et libertés, la Loi canadienne sur les droits de la personne et les instruments internationaux des droits de la personne tels que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ne protègent pas nos peuples, parce que le Canada ne respecte pas sa Constitution, et encore moins la relation de Nation à Nation.Les treize rapports contenant des centaines de recommandations tout aussi répétitives les unes que les autres ne sauvent pas de vies.Il suffit de regarder la vidéo de la force policière excessive exercée à l\u2019endroit du chef Allan Adam, il s\u2019agit d\u2019un exemple parfait du racisme systémique qui sévit dans tout le pays, c\u2019est clair et simple: notre peuple est enragé.Pas plus tard que vendredi dernier, un agent de la GRC a tiré sur Rodney Levi et l\u2019a tué, le deuxième autochtone à être tué au Nouveau- Brunswick en autant de semaines.Il y a deux semaines, Chantel Moore, une femme autochtone de 26 ans originaire de la Colombie- Britannique, a été abattue par la police d\u2019Edmundston.Le charnier déborde.L\u2019actualité canadienne documente les traumatismes les uns après les autres.Nous devons mettre fin au racisme et à la discrimination ainsi qu\u2019à la force e x c e s s i v e pratiquée par les forces de police canadiennes.Nous devons également mettre fin à l\u2019impunité dont jouissent les agents de police.La discrimination fondée sur la race est illégale et la violation des droits fondamentaux d\u2019une personne est un acte qui mérite l\u2019intervention de la police, pas plus de violence policière.Une autre commission d\u2019enquête n\u2019ajoutera rien à ce que nous savons déjà.La poursuite des agressions violentes de la police contre nos communautés en est un cruel rappel.La relation négative entre les peuples autochtones et la police a déjà été largement documentée.Nous savons que nous avons dix fois plus de chances d\u2019être tués par la police que les autres citoyens canadiens.Nous savons que les femmes autochtones représentent la population carcérale qui augmente le plus rapidement.Une autre enquête judiciaire ne changera pas ces faits.La colère gronde à nouveau.Nous sommes à des années-lumière de la justice, de l\u2019équité et de la sécurité dont jouissent la plupart des citoyens canadiens.L\u2019injustice et la violence se poursuivront si les Canadiens ne trouvent pas le courage et la détermination nécessaires pour apporter de sérieux changements à notre système de «justice».Pour les peuples autochtones au Canada, il s\u2019agit d\u2019une question de vie ou de mort.Il existe d\u2019autres forces meurtrières qui tuent les peuples autochtones du Canada depuis bien trop longtemps et qui sont bien pires que le virus de la COVID-19: il s\u2019agit de la discrimination et du racisme.Jusqu\u2019à présent, les dirigeants canadiens n\u2019ont pas trouvé le courage d\u2019affronter la GRC, le Service correctionnel du Canada et le ministère de la Justice.Ils ont du sang sur les mains.Nous demandons une stratégie et un plan d\u2019action nationaux en matière de justice pour les Premières Nations.Nous exigeons une restructuration des services de police dans ce pays.Nous n\u2019accepterons pas de formation de sensibilisation, ni d\u2019excuses, ni de pratiques d\u2019embauche symboliques.Aucune de ces approches ne fait vraiment une différence quand on regarde les chiffres.Nous voulons des solutions fondées sur des données probantes à un problème pour lequel nous disposons de trop de preuves pour l\u2019ignorer.Cela signifie qu\u2019il faut envisager des solutions audacieuses, notamment en supprimant le financement des services de police et en l\u2019utilisant pour embaucher des travailleurs sociaux et d\u2019autres professionnels non violents afin d\u2019intervenir lorsqu\u2019une personne a une urgence de santé mentale.Cela signifie qu\u2019il faut retirer les armes mortelles de la police.Cela signifie transférer les services de police de la GRC aux gouvernements des Premières Nations.Cela signifie également que le gouvernement fédéral ne traînera plus les pieds en matière de justice à l\u2019endroit des Premières Nations.Nous continuons à mourir, et vous continuez à parler.Nous en avons fini avec les discussions.Il est temps d\u2019agir.Assez de rapports, assez de commissions: nous voulons une action immédiate Pour l\u2019auteur de cette lettre, il est temps que les décisions sur les politiques d\u2019immigration soient prises par les seuls Québécois.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Une autre commission d\u2019enquête n\u2019ajoutera rien à ce que nous savons déjà VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 12 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 15 479,83 + 51,14 NEW YORK 26 080,10 - 39,51 S&P 500 3115,34 + 1,85 PÉTROLE $US  39,05 $US + 0,84 DOLLAR ¢US 73,59 ¢US - 0,18 EURO $CAN 1,5238 ¢CAN + 0,15 ?PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Alors que l\u2019industrie touristique et de loisir se déconfine de plus en plus, les propriétaires de gîtes piaffent d\u2019impatience de pouvoir de nouveau être opérationnels.Qui plus est, le Plan de relance de l\u2019industrie touristique proposé par Québec pour plus de 750 M$ ne laisserait que des grenailles aux quelque 1000 gîtes québécois, dont une quarantaine en Mauricie.Pour Pierre-Yves Amey, propriétaire du Gîte aux Orchidées situé sur le Chemin du Parc-National à Shawinigan, cette aide financière se traduira par un chèque d\u2019un peu moins de 20 $, alors qu\u2019il est présentement en train de manquer une grande partie de sa haute saison touristique.«C\u2019est ridicule ce qu\u2019on va recevoir», note-t-il.En fait, ce qui a été prévu pour les gîtes à l\u2019intérieur du plan de relance, c\u2019est le remboursement de la taxe d\u2019hébergement pour les mois de janvier à mars.Sur 750 M$, ce sont un peu moins de 300 000 $ qui reviendront aux gîtes partout au Québec, estime Pierre Robinette, propriétaire de gîte et président de Tourisme Memphré- magog, qui a notamment travaillé à présenter un plan de déconfine- ment des gîtes à la Santé publique il y a plus de dix jours maintenant.Un plan qui n\u2019a toujours pas reçu de réponse, puisque les gîtes n\u2019ont toujours pas l\u2019autorisation d\u2019ouvrir.«Juste dans ma région, je sais déjà que quatre ou cinq gîtes vont fermer leurs portes, parce qu\u2019ils ne peuvent plus supporter la pression financière.Et les propriétaires ne sont admissibles à aucune aide gouvernementale, à moins qu\u2019on fasse des emprunts pour effectuer des travaux d\u2019infrastructures.Mais nous sommes des gîtes, on ne va quand même pas investir pour faire des centres de congrès», image-t-il ironiquement.«Il n\u2019y a rien qui a bougé pour nous.On veut des aides concrètes, et on veut pouvoir ouvrir.On dirait qu\u2019on nous balaie sous le tapis.On n\u2019a pas l\u2019impression d\u2019être entendus en ce moment», résume Pierre- Yves Amey, qui envisage d\u2019ouvrir 50% de ses chambres sans y servir le petit déjeuner, ce qui pourrait à tout le moins sauver une partie de la saison sans qu\u2019il opère de façon illégale.Ailleurs en Mauricie, des propriétaires de gîtes ont choisi de convertir leur espace en chalet à louer, histoire de ne pas tout perdre dans cet été qui s\u2019annonce difficile pour eux si une réouverture ne survient pas rapidement.«On meurt littéralement, et le gouvernement ne bouge pas.Par son inaction envers nous, il est en train de transformer des petits commerçants honnêtes en délinquants», résume Jeanne Char- bonneau, propriétaire du Gîte du Lac-à-la-Tortue, qui a décidé de fonder un regroupement des propriétaires de gîtes pour pouvoir mieux se faire entendre.Cette dernière indique que parce que son établissement était fermé cet hiver, elle ne touchera pas un seul sou de l\u2019aide financière proposée par Québec, puisqu\u2019elle n\u2019a versé aucune taxe d\u2019hébergement entre janvier et mars.Pour d\u2019autres gîtes, ce remboursement pourrait se traduire par des montants aussi ridicules que 6$ ou 8$, note-t-elle.«Selon les calculs qu\u2019on a faits, les gîtes rapportent pas moins de 14 M$ à l\u2019État en taxes par an au Québec.Mais on nous offre qu\u2019une aide de 300 000 $, en plus de nous exclure de toutes les aides disponibles.Notre industrie représente l\u2019équivalent de 60 hôtels de 50 employés chacun, mais on ne nous verse que 300 000 $ sur un plan d\u2019aide de 740 millions», déplore Mme Charbonneau, qui indique qu\u2019elle aurait apprécié être mieux représentée par l\u2019Alliance de l\u2019industrie touristique du Québec dans ce dossier.APPUIS À Tourisme Mauricie, on appuie complètement les demandes formulées par les gîtes.Le directeur général, Stéphane Boileau, estime qu\u2019il est plus que temps que le gouvernement annonce leur réouverture.«Je comprends que la situation n\u2019est pas facile à gérer en ce moment, mais il y a aussi une logique à respecter.Quand on regarde tout ce qui a été rouvert, qu\u2019on permet des rassemblements intérieurs de 50 personnes, ce n\u2019est pas normal que les gîtes ne soient pas encore ouverts.Ils ont la possibilité pour la très grande majorité d\u2019aménager les espaces afin de respecter les mesures sanitaires et de pouvoir en partie sauver leur saison touristique.Il va falloir que quelque chose se passe», considère Stéphane Boileau.Ce dernier insiste pour dire que son organisme poursuit les représentations à l\u2019interne en ce sens.Des rencontres doivent d\u2019ailleurs avoir lieu ce vendredi au sujet des gîtes.Il espère pouvoir obtenir des nouvelles encourageantes.Les gîtes, grands oubliés Pierre-Yves Amey du Gîte aux Orchidées.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD MONTRÉAL (PC) \u2014 Alors que le déconfinement va bon train et que Québec planifie la relance de l\u2019économie, les quatre centrales syndicales lui suggèrent d\u2019adopter un Buy Québec Act, un peu comme il existe un Buy America Act aux États-Unis.La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD ont préparé conjointement un document de 44 pages sur l\u2019économie qu\u2019elles aimeraient voir renaître, après le plus fort de la crise du coronavirus.Entre autres moyens, elles suggèrent un Buy Québec Act, qui irait plus loin que le seul fait de favoriser l\u2019achat local.Il s\u2019agirait d\u2019une politique d\u2019approvisionnement pour accroître la capacité de fabrication québécoise de certains produits \u2013 ce qui peut se faire en respectant les grands accords commerciaux internationaux, affirment-elles.«Consommer local, c\u2019est bien.Produire au Québec, c\u2019est mieux», résument les quatre centrales.Elles ciblent trois secteurs plus particulièrement: les produits pharmaceutiques, les équipements médicaux comme les masques et les produits bioalimentaires.Dans le domaine pharmaceutique, elles demandent d\u2019ailleurs de ne plus laisser les entreprises privées déterminer seules des priorités de recherche.Dans le domaine bioalimen- taire, elles conseillent de «travailler à améliorer son autosuffisance alimentaire».«Il est trop risqué de dépendre exclusivement de quelques pays, notamment la Chine, pour la production de biens essentiels.L\u2019économie mondiale doit être réorganisée de manière à favoriser la résilience des économies nationales devant des crises comme la COVID-19», écrivent-elles.Les quatre suggèrent aussi une «réindustrialisation» du Québec, davantage axée sur la deuxième et la troisième transformations des ressources naturelles.Les centrales proposent également qu\u2019à moyen et long terme, l\u2019aide aux entreprises soit accordée en contrepartie de création d\u2019emplois, de conditions salariales, de résultats environnementaux et d\u2019investissements sur le territoire.Elles insistent aussi pour qu\u2019aucune aide de l\u2019État soit accordée à une entreprise qui fait affaire dans les paradis fiscaux ou qui fait de l\u2019évitement fiscal.Pour la relance, elles rappellent que le Fonds de solidarité de la FTQ et Fondaction CSN sont déjà là pour épauler des entreprises.Et alors que le ministre des Finances, Eric Girard, s\u2019est déjà engagé à ne pas hausser les impôts et la Taxe de vente du Québec pour dégager davantage de revenus, les quatre l\u2019invitent à la prudence à ce chapitre.«Les centrales syndicales estiment qu\u2019il est trop tôt pour exclure une telle option», écrivent- elles dans leur document sur la relance.RELANCE DE L\u2019ÉCONOMIE Les quatre centrales proposent un Buy Québec Act leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 AFFAIRES 13 MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Investissement Québec (IQ) vient de compléter le regroupement des bureaux régionaux du ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation à ceux d\u2019IQ, de même que l\u2019intégration des équipes du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et d\u2019Export Québec au sein de la société d\u2019État.La mise en commun de ces forces vives concrétise la création du nouvel IQ.Le réseau d\u2019IQ, représenté dans toutes les régions, constitue désormais la principale porte d\u2019entrée des entreprises et permet d\u2019alléger leurs démarches pour accéder aux différents services d\u2019accompagnement et aux nombreuses solutions financières disponibles.L\u2019ajout des équipes régionales du MEI à celles d\u2019IQ permettra de bonifier l\u2019offre de services pour les entrepreneurs et dirigeants d\u2019entreprises qui cherchent des services d\u2019accompagnement et des solutions de financement adapté ou des investissements, pour soutenir le développement de leur entreprise, qu\u2019elle soit petite ou grande, une coopérative ou une entreprise d\u2019économie sociale.Aux équipes d\u2019IQ déjà présentes, de nouveaux spécialistes et conseillers s\u2019ajoutent pour atteindre un total de 10 personnes dédiées au développement économique régional en Mauricie et 19 au Centre-du-Québec.Le leadership de ces équipes sera assumé par Guylaine Mathieu, directrice régionale principale, Mauricie, Estrie et Centre-du-Qué- bec, aux côtés de Martin Belle- rive, directeur régional, Mauricie et Nathalie Desjardins, directrice régionale, Centre-du-Québec.En Mauricie, les équipes seront basées au 100, rue Laviolette, à Trois-Rivières tandis que celles du Centre-du-Québec travailleront au 330, rue Cormier, à Drummond- ville, et au 62, rue Saint-Jean-Bap- tiste, à Victoriaville.Cette réunion des bureaux régionaux résulte du mandat élargi que le gouvernement du Québec a confié à Investissement Québec.Dans la foulée, l\u2019organisation s\u2019est dotée d\u2019une nouvelle image de marque, plus audacieuse avec la création d\u2019Investissement Québec Mauricie et d\u2019Investissement Québec Centre-du-Québec.L\u2019intégration de l\u2019équipe d\u2019Export Québec à celle d\u2019Investissement Québec International - une division d\u2019IQ - officialisée aujourd\u2019hui, permet d\u2019appuyer les entreprises en matière d\u2019exportation et de commerce extérieur, en collaboration avec les équipes économiques des bureaux du Québec à l\u2019étranger.Au total, Investissement Québec pourra compter sur plus d\u2019une centaine d\u2019experts en commerce extérieur pour soutenir les entreprises.Ce faisant, les entreprises souhaitant développer, accroître ou diversifier leurs exportations peuvent cogner à la porte d\u2019Investissement Québec afin de profiter de services d\u2019accompagnement personnalisé, de ciblage de clients et d\u2019opportunités d\u2019affaires, d\u2019organisation de rencontres avec des acheteurs et de missions commerciales à l\u2019étranger, en plus d\u2019explorer les solutions financières disponibles.Cette nouvelle offre de soutien à l\u2019exportation s\u2019ajoute au mandat d\u2019attraction d\u2019investissements étrangers dans toutes les régions du Québec qu\u2019assume déjà la société d\u2019État, grâce à une équipe de démarcheurs présente dans 12 bureaux à l\u2019étranger.Investissement Québec entend travailler en collaboration avec les différentes organisations régionales d\u2019aide à l\u2019exportation et d\u2019attraction d\u2019investissements étrangers.Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) a été intégré à Investissement Québec le 1er avril et est maintenant désigné par Investissement Québec - CRIQ.Ainsi, les entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont accès chez IQ à des services d\u2019innovation industrielle et d\u2019accompagnement technologique pour accroître leur productivité, leur compétitivité et leur performance environnementale, de même qu\u2019à une offre de simulations, essais et analyses inégalée au Québec.Avec son équipe d\u2019experts multidisciplinaire, ses laboratoires à la fine pointe de la technologie et son vaste réseau de partenaires, Investissement Québec - CRIQ est un chef de file de l\u2019innovation industrielle au Québec depuis 50 ans.«Notre gouvernement s\u2019est donné comme objectifs d\u2019accélérer les investissements des entreprises, notamment en innovation, d\u2019attirer plus d\u2019investissements étrangers ainsi que d\u2019accroître et de diversifier les exportations.Le contexte conjoncturel dans lequel nous nous trouvons depuis quelques mois rend la réalisation de ces objectifs encore plus importante pour relancer l\u2019économie dans toutes les régions du Québec.En simplifiant les processus de communication, les changements annoncés aujourd\u2019hui seront significatifs et bénéfiques pour les entreprises et les investisseurs.Sans conteste, le Québec vient de se doter d\u2019un grand réseau économique connecté sur les régions et le monde», a indiqué Pierre Fitzgibbon, ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation.RELANCES DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DU QUÉBEC Présence régionale plus forte pour IQ MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE POUR L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca SAINT-TITE \u2014 La MRC de Mékinac a lancé jeudi la campagne Ensemble pour notre Mékinac visant à soutenir les entreprises sur son territoire, en invitant la population à se procurer des bons d\u2019achat en ligne.Il est possible d\u2019acheter des bons de 25 $, 50 $ ou 75 $ sur la plate forme larucheque- bec.com.La MRC bonifiera ces bons en y ajoutant 10 $, 20 $ ou 35 $ supplémentaires.«Notre objectif est d\u2019augmenter le pouvoir d\u2019achat des citoyens en donnant cette bonification.On voulait aussi augmenter l\u2019argent dépensé dans les commerces», explique Nadia Moreau, directrice du service de développement économique de la MRC de Mékinac.La contribution de la MRC est plafonnée à 10 000 $.Soixante-quinze entreprises de différents secteurs participent à cette campagne.Deux organismes communautaires bénéficieront également de cette campagne.En effet, par l\u2019entremise de son programme Du cœur à l\u2019achat, Desjardins remettra un montant équivalent à celui dépensé par les citoyens à la Maison des familles de Mékinac et à Partenaires action Jeunesse Mékinac.«Quand on a choisi les organismes qui bénéficieraient de cette campagne, c\u2019était en plein au moment où on parlait des jeunes, alors qu\u2019on savait que le retour au secondaire ne se ferait pas.On s\u2019est dit que les jeunes étaient peut-être un peu oubliés dans cette crise.Sachant qu\u2019on a des organismes impliqués pour les jeunes sur notre territoire, on s\u2019est dit qu\u2019on pourrait leur donner un coup de pouce pour organiser des activités pour eux.C\u2019était une belle occasion de les aider», souligne Mme Moreau.La contribution de Desjardins à ces deux organismes est elle aussi plafonnée, à la hauteur de 25 000 $.La solidarité mékinacoise n\u2019a pas mis de temps à s\u2019exprimer sur le site de La Ruche.En fin d\u2019après-midi, plus de 60 personnes avaient déjà contribué à cette campagne, pour un montant de près de 11 000 $.«On avait déjà commencé à en parler aux entreprises, alors elles aussi en ont parlé autour d\u2019elles.Les gens avaient hâte que ça commence, hâte d\u2019aider le milieu.La bonification qu\u2019offre la MRC aide aussi», explique Mme Moreau.Celle-ci espère que cet élan de soutien se poursuivra même après l\u2019épuisement de la contribution de la MRC.La campagne se poursuit jusqu\u2019au 19 juillet.Les bons achetés en ligne seront envoyés par la poste au cours du mois d\u2019août.La l iste des entreprises participantes se trouve sur la page de la campagne, sur le site de La Ruche (https://laruchequebec.com/projet/ ensemble-pour-notre-mekinac-7368/).Appel à la solidarité pour soutenir les entreprises dans Mékinac MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE POUR L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca SAINT-LUC-DE-VINCENNES \u2014 La MRC des Chenaux lançait elle aussi une campagne d\u2019achat local jeudi visant à soutenir les entreprises de son territoire et quatre organismes communautaires.Cette campagne baptisée Priorité des Chenaux est réalisée avec le soutien du programme Du cœur à l\u2019achat de Desjardins.Les participants sont invités à se procurer un bon d\u2019achat chez l\u2019un des commerces et entreprises participants.Desjardins versera l\u2019équivalent du montant déboursé aux organismes communautaires sélectionnés, soit les Centres d\u2019action bénévole de la Moraine et des Riverains, la Maison de la famille des Chenaux et Proches aidants des Chenaux, jusqu\u2019à concurrence de 25 000 $.Il s\u2019agit d\u2019un nouveau coup de pouce local pour aider les entreprises de la MRC à se remettre à flot après avoir traversé la tourmente des dernières semaines.Marie-Pier Lemaire, agente de développement culturel et des communications à la MRC des Chenaux, se dit cependant certaine que la population sera au rendez-vous pour les soutenir.«On sent que les gens sont enthousiastes, ils ont hâte de retourner dans les commerces qui avaient fermé.On sent déjà une vague de solidarité», se réjouit-elle.«Le moral des troupes est bon, on se serre les coudes très forts.On a l\u2019habitude d\u2019être tissés serré et on va le voir dans la campagne.Ça fait à peine une heure que la campagne est lancée et on a déjà 4 % de notre objectif qui est atteint», ajoute-t-elle.La touche personnalisée de la MRC des Chenaux se retrouve dans l\u2019offre de quatre paniers cadeaux thématiques.Un panier regroupe des boissons alcoolisées de la Ferme du Tarieu et des Boissons du Roy, un second comprend des produits corporels et de détente, comme du savon, de la crème hydratante, des arômes à diffuser et des chandelles de la Ferme récréative Caza, Bambou d\u2019Chou, Pranasens et du Fief d\u2019Orvilliers, et un troisième comprend des produits alimentaires venant des Boissons du Roy, de Massibec, de la Fabrique gourmande, du Fief d\u2019Orvilliers et de Blanc cassé.Le quatrième panier est composé exclusivement de produits culturels, une dimension que la MRC souhaitait à tout prix inclure dans sa campagne.«C\u2019était super important pour nous d\u2019intégrer les artistes de la MRC dans notre démarche.Après tout, c\u2019est quelque chose avec laquelle on se démarque», souligne Mme Lemaire.Le panier comprendra des albums d\u2019Éric Mas- sion et de Phil G.Smith, des cartes de souhait de la Galerie d\u2019Art Céline Tanguay et de Raymond Quenneville ainsi que le livre Gens de rivières de Johanne Germain (Éditions du Wampum).Le prix des paniers varie entre 40 $ et 80 $.Il sera possible de les récupérer une fois la campagne terminée, soit après le 18 juillet.Quant aux bons achetés en ligne, ils seront expédiés à la poste.La campagne est accessible sur le site laruche- quebec.com (https://laruchequebec.com/ projet/priorite-des-chenaux-7411/).PRIORITÉ DES CHENAUX Des bons d\u2019achat et des paniers cadeau pour soutenir les commerçants VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 14 facebook.com/ lenouvelliste FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 C\u2019est dans un décorum inhabituel, mais rien n\u2019est habituel dans la situation que nous vivons depuis trois mois, qu\u2019on a célébré jeudi la réouverture des musées, centres d\u2019exposition, centres d\u2019interprétation et lieux historiques de la région.Culture Mauricie a réuni des intervenants de la politique comme de la culture pour non seulement souligner fêter cette nouvelle étape du déconfinement mais surtout lancer une invitation au public à se rendre dans ces lieux de culture au cours de la saison estivale.Le directeur général de Culture Mauricie Éric Lord a parlé d\u2019une relance de la vie culturelle en Mauricie à un moment où elle en a grand besoin.Il estime à près de 35% les pertes financières tant pour les organismes que les institutions au cours de la période de confinement.L\u2019annonce par le gouvernement de la réouverture des musées le 22 mai dernier a marqué un point tournant mais beaucoup de travail a dû être accompli depuis pour que les institutions soient en mesure d\u2019ouvrir leurs portes ce qu\u2019elles feront toutes.Le Musée des Ursulines, le Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac, le Domaine seigneurial de Sainte- Anne-de-la-Pérade, le Vieux presbytère de Batiscan ainsi que le Centre d\u2019exposition Léo-Ayotte de Shawinigan l\u2019ont déjà fait.Le 20 juin, ce sera le Musée POP alors que le 23, Boréalis, l\u2019Église St.James feront de même.Le 25 juin, au tour du Musée Pierre-Boucher.La Cité de l\u2019énergie ouvrira le 27 juin et l\u2019Église Notre-Dame-de-la- Présentation de Shawinigan, le 2 juillet.Le 3 juillet, ce sera le tour de l\u2019Espace Pauline-Julien, du Manoir Boucher de Niverville et la Petite Place des arts de Saint-Mathieu- du-Parc.Le 8 juillet, le Village du bûcheron rouvrira alors que le Centre d\u2019exposition Raymond- Lasnier et la Galerie d\u2019art du Parc feront de même le 1er août.Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche a rappelé qu\u2019on tient souvent la culture pour acquise mais que la crise nous a rappelé à quel point elle est fragile.«C\u2019est quand on en est privé qu\u2019on mesure l\u2019importance de la culture.J\u2019invite les gens à aller visiter un musée qu\u2019ils n\u2019ont pas visité depuis longtemps.Il faut maintenant faire l\u2019effort de redécouvrir sa ville et se réapproprier notre culture.À noter que c\u2019est encore plus facile grâce à la carte-musée qu\u2019on peut se procurer auprès de Tourisme Trois-Rivières.» Le maire de Shawinigan Michel Angers était également de cette cérémonie et il a aussi rappelé l\u2019importance de la culture, «.une industrie primordiale pour chacune de nos communautés.Ça procure des retombées économiques très importantes.Et comme aime le rappeler le directeur général de Culture Shawinigan Bryan Perreault, investir en culture, ce n\u2019est pas une dépense mais bien un investissement puisque chaque dollar investi en culture au Québec rapporte 1,70 $ dans l\u2019économie.» «Cela dit, la culture est beaucoup plus qu\u2019un secteur économique, c\u2019est aussi un facteur de cohésion sociale, d\u2019expression.Le confinement a été difficile mentalement et là, on a une superbe occasion de se réapproprier notre ville, notre culture, notre Mauricie.» Le maire a aussi tenu à souligner l\u2019incongruité qui fait qu\u2019on peut prendre des métros ou des autobus bondés à Montréal mais qu\u2019on ne peut pas prendre l\u2019ascenseur pour visiter la tour d\u2019observation de la Cité de l\u2019énergie.«Deux poids, deux mesures.La culture est un axe majeur de notre économie et j\u2019ose espérer que les décideurs vont permettre un déconfinement à la hauteur de ce que nous sommes capables de faire en respectant la distanciation sociale.» Présidente de Culture Mauricie et directrice générale de la Cité de l\u2019énergie, Sandie Letendre a parlé d\u2019un parcours du combattant pour arriver à ouvrir les institutions en fonction des règles sanitaires imposées.«La COVID-19 a été difficile pour tout le monde et nous devons maintenant repenser la façon dont nous allons passer nos vacances.C\u2019est une occasion pour les gens de partout en Mauricie de découvrir et redécouvrir leurs centres d\u2019exposition et musées.C\u2019est le moment ou jamais d\u2019en profiter.» La présidente de Médiat-Muse Émilie Papillon a indiqué que les institutions de la région ont dû se réorganiser afin de poursuivre leur mission .«Tous et chacun, nous avons été forcés de prendre un virage virtuel et grâce à un regroupement comme Médiat-Muse, les plus petites institutions privées de revenus ont pu ont pu continuer d\u2019avancer par leur contact avec les autres institutions via la visiocon- férence.C\u2019est un optimisme sans borne du milieu qui nous a permis d\u2019avancer jusqu\u2019à être en mesure d\u2019annoncer la réouverture.» «Une chose est certaine : la visite muséale s\u2019est trouvée profondément transformée par la crise tout comme les équipes de nos institutions.Les mesures sanitaires sont appliquées partout incluant le lavage des mains, la distanciation sociale, etc.Plusieurs institutions ont fait preuve d\u2019imagination pour trouver des façons de faire novatrices permettant des visites en toute sécurité.» La présidente a rappelé qu\u2019il est possible d\u2019emprunter la carte Accès-famille dans les bibliothèques de la région pour avoir accès gratuitement aux musées.«Les musées, centres d\u2019interprétations, centres d\u2019exposition et lieux historiques de la Mauricie et du Centre-du-Québec invitent les gens d\u2019ici à être des touristes dans leur propre région.J\u2019espère que les populations mauriciennes et Centricoises sauront profiter de ce qu\u2019on leur offre.» RÉOUVERTURE DES INSTITUTIONS MUSÉALES DE LA RÉGION La lumière au bout du tunnel Des intervenants tant du monde politique que culturel se sont réunis sous l\u2019égide de Culture Mauricie pour célébrer la prochaine réouverture de toutes les institutions muséales de la région.De gauche à droite, on retrouve, Sandie Letendre, présidente de Culture Mauricie et directrice générale de la Cité de l\u2019énergie, Michel Angers, maire de Shawinigan, Éric Lord, directeur de Culture Mauricie, Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières et Émilie Papillon, présidente de Médiat- Muse.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS. leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 ARTS ET SPECTACLES 15 AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 Le Centre d\u2019amitié autochtone de La Tuque (CAALT) fêtera la Journée nationale des peuples autochtones en grand ce dimanche.L\u2019organisme s\u2019est associé à la firme Apogée, et DW projects pour en mettre plein la vue lors des célébrations en direct sur le web ce 21 juin de 18 h à 20 h.«On fait les choses en grand.On travaille vraiment fort pour organiser ça.Ce sera très professionnel et c\u2019est très motivant pour nous.Dimanche, ce sera une émission en direct de deux heures.Il y a beaucoup de logistique en arrière de ça.Il va y avoir des artistes d\u2019un peu partout au Québec et même de l\u2019extérieur.On peaufine notre programmation actuellement [\u2026] Le Centre Sakihikan va se transformer en studio d\u2019enregistrement pour l\u2019occasion», a indiqué Laurianne Petiquay, directrice générale du CAALT.On a d\u2019ailleurs annoncé que Laura Niquay, Florent Vollant, Fawn Wood, Christian Sondakwa Laveau, Sakay Ottawa, Shauit, Natasha Kanapé-Fontaine, Ludivine Reding, DJ KZO et plusieurs autres seraient au rendez-vous.Cette soirée sera animée par Mélanie Napartuk et Alfred Biroté.Cette fête annuelle, forte en couleur et en émotions, est une occasion privilégiée de faire rayonner la richesse de la culture autochtone et de contribuer au rapprochement des peuples.Pour le CAALT, il n\u2019était pas question d\u2019annuler les festivités du 21 juin en raison de la pandémie.«On a cherché des solutions afin de célébrer la Journée nationale des peuples autochtones, qu\u2019on souligne en passant depuis de nombreuses années à La Tuque.On ne voulait pas annuler ça [\u2026] On invite les gens à se joindre à nous en grand nombre sur le Web», souligne Laurianne Petiquay.Cette dernière a également mentionné qu\u2019une cérémonie du lever du soleil aurait lieu en direct le 21 juin.Le CAALT profitera de l\u2019occasion pour lancer son tout nouveau projet d\u2019application numérique.Cette dernière permettra dorénavant à la population latuquoise de participer à créer le contenu diffusé sur l\u2019écran d\u2019eau géant du lac Saint-Louis.«Cette application numérique est super intéressante.Elle a un volet de développement des compétences numériques.[\u2026] On y retrouve la langue Atikamekw, les valeurs autochtones\u2026 Il y a un aspect très culturel et un aspect très collectif».«C\u2019est quelque chose qui va pouvoir grandir dans le temps», a conclu Laurianne Petiquay.JOURNÉE NATIONALE DES PEUPLES AUTOCHTONES En direct sur le web pour célébrer SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE (MMG) \u2014 Le Domaine seigneurial Sainte-Anne accueillera à nouveau les visiteurs dès ce samedi 20 juin.Des visites libres des lieux pourront être faites, en accord avec les directives gouvernementales.Des capsules audio conçues par les guides-interprètes du Domaine seront disponibles sur la plate- forme YouTube pour enrichir la visite.L\u2019exposition permanente Quand l\u2019histoire se raconte permettra aux visiteurs de découvrir l\u2019histoire du site historique par le biais des personnages importants qui l\u2019ont habité, comme Madeleine de Ver- chères, l\u2019épouse du seigneur Pierre- Thomas Tarieu de La Pérade, l\u2019artiste Elizabeth Hale, nièce du général Jeffery Amherst, et Honoré Mercier, premier ministre du Québec de 1887 à 1891.Une exposition temporaire, De défricheur à Premier ministre, présentera également l\u2019histoire des bâtisseurs de la municipalité.Afin de se conformer aux mesures sanitaires exigées par la santé publique, un parcours de visite a été établi pour éviter les contacts entre les visiteurs.La fréquence de nettoyage des surfaces a aussi été accrue.La direction du Domaine invite tout de même les visiteurs qui le souhaitent à porter un masque et à utiliser des méthodes de paiement sans contact.Le musée sera ouvert tous les jours du 20 juin au 7 septembre, de 10 h à 17 h.La programmation complète est disponible au www.domaine-steanne.com.Ouverture du Domaine seigneurial Sainte-Anne AMÉLIE HOULE Amelie.Houle@LeNouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 En raison de la situation actuelle, le Festiroule Country de Trois-Rivières a évidemment dû annuler sa 13e édition qui devait avoir lieu du 4 au 7 juin.Une soirée web sera toutefois présentée samedi le 20 juin, à 20 h, par la mascotte officielle Westy, sur la page Facebook de l\u2019événement.Yannick & Alain, Daniel Davidson, Ghyslain Mongeon, Steeve Desmarais et Christian Lemieux se chargeront de la portion musicale de la soirée.Rappelons que Le Festiroule est un festival-bénéfice qui vient en aide à l\u2019organisme Bureau d\u2019Aide et d\u2019Information sur le Logement adapté \u2013 région Mauricie (BAIL- Mauricie), un organisme travaillant à l\u2019amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées en ce qui a trait à l\u2019accessibilité des logements et des lieux publics.FESTIROULE COUNTRY DE TROIS-RIVIÈRES Soirée virtuelle pour la cause À défaut de pouvoir présenter un vrai festival cette année, le Festiroule Country de Trois-Rivières présentera une soirée virtuelle ce samedi.\u2014 PHOTO D\u2019ARCHIVES Le Centre Sakihikan va se transformer en studio d\u2019enregistrement pour la Journée nationale des peuples autochtones.\u2014PHOTO: AUDREY TREMBLAY LONDRES (AFP) \u2014 Une vente exceptionnelle consacrée à Pablo Picasso, la première organisée par Sotheby\u2019s à Londres depuis la levée progressive du confinement au Royaume-Uni, a rapporté plus de six millions d\u2019euros, a annoncé jeudi cette maison d\u2019enchères à l\u2019AFP.La vente aux enchères, qui s\u2019est déroulée en ligne, un créneau que Sotheby\u2019s souhaite développer depuis la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus, s\u2019est achevée par l\u2019adjudication de 188 créations de l\u2019artiste espagnol \u2013 dessins, céramiques et même des palettes utilisées pour exécuter des toiles célèbres \u2013 pour un total 4,8 millions de livres La céramique des années 1950 Grand vase aux femmes nues a raflé la mise la plus élevée, 435 000 livres.En tout, plus de 200 objets étaient proposés à la vente, dont une soixantaine issus de la collection personnelle de la petite-fille de l\u2019artiste, Marina Picasso, le reste provenant de collectionneurs divers.Sotheby\u2019s a rouvert ses portes au public lundi, à l\u2019instar des autres commerces «non essentiels» au Royaume-Uni.Mais cette vente en ligne consacrée à Picasso, comme les autres enchères organisées pendant le confinement, marque le virage opéré par la multinationale, pandémie oblige: elle a accéléré le développement de supports numériques, comme des catalogues interactifs en réalité augmentée.Picasso, vedette de la première vente post- confinement de Sotheby\u2019s VENDREDI 19 JUIN 2020 leNouvelliste 16 Mikaël Zewski et Simon Kean ont bien hâte de remonter dans le ring L e déconfinement sportif s\u2019est accéléré ces dernières semaines.Avec la réouverture des arénas dévoilée mercredi, il reste bien peu de disciplines sur les lignes de côté.La boxe en fait partie.Chez nous, Mikaël Zewski et Simon Kean commencent à taper du pied.«J\u2019espère que nous serons les prochains.Il reste pas mal juste les sports de combat!», souligne Zewski, qui aimerait mieux comprendre le raisonnement derrière la décision de garder son sport au neutre.«Il doit y avoir des raisons, bonnes ou mauvaises\u2026 Je regarde ça, je me dis que la boxe professionnelle concerne un très petit pourcentage de la population, on peut se faire tester souvent.Mais bon, j\u2019ai le sentiment que ça achève.À mon avis, on devrait avoir de bonnes nouvelles bientôt!» Zewski n\u2019a évidemment pas attendu le feu vert pour reprendre l\u2019entraînement.À part le sparring, qui est interdit, il abat chaque semaine la somme de travail nécessaire pour se garder dans une forme le séparant d\u2019un combat de quatre semaines.Son poids est au même point que ses efforts.Lui qui se bat à 147 livres se promène en Mauri- cie actuellement autour de 168 livres.«Une vingtaine de livres à perdre à quatre semaines d\u2019un combat, c\u2019est pas mal le standard.Je cours cinq fois semaine, je serai prêt quand on fera appel à moi.» Le protégé d\u2019Yvon Michel a d\u2019ailleurs refusé une première offre il y a trois semaines.Aux États-Unis, la boxe a repris son envol.Top Rank a sondé son intérêt en lui soumettant une bonne offre \u2013 de loin supérieure à celle que Camille Estephan lui avait expédié au début de la pandémie.Le problème, c\u2019est que Zewski ne disposait que de trois semaines pour achever sa préparation.«Ce n\u2019était pas assez.Surtout que je ne peux mettre les gants en ce moment.Il y avait aussi de l\u2019incertitude pour ma mobilité.Est-ce que j\u2019allais traverser les douanes?Tu investis dans un camp et tu es refoulé aux frontières par la suite, ce n\u2019est pas quelque chose qui serait plaisant.Dans ces conditions, on a refusé», confie- t-il.«Par contre, cette offre prouve que mon nom circule aux États-Unis.Nous avons été clairs: à quatre semaines d\u2019avis, on embarque!» Zewski s\u2019attend d\u2019ailleurs à ce que son prochain combat soit livré de l\u2019autre côté de la frontière, idéalement cet été.«C\u2019est super bien organisé à Las Vegas, il y a trois programmes par semaine.Tu arrives au MGM une semaine avant ton combat, tu es testé puis si tu es ok, on te place à l\u2019intérieur de la bulle où tu restes jusqu\u2019au combat.Tu manges, tu dors, tu t\u2019entraînes sous cette bulle.Au plan télévisuel aussi, ça fonctionne bien.Comme téléspectateur, tu ne te rends pas compte que le gala est présenté à huis clos.» KEAN SUR LE POINT DE DÉMÉNAGER Kean a lui aussi hâte d\u2019être fixé sur son prochain combat.Il a une date en poche, le 18 septembre.Mais pour l\u2019instant, ce gala planifié par son patron Estephan ne peut quitter la planche à dessin.«Je m\u2019attends à de très bonnes nouvelles bientôt.D\u2019ici la mi-juillet, en fait.Ça tombe bien, c\u2019est le moment pour partir en camp d\u2019entraînement en vue du 18 septembre!» L\u2019olympien assure qu\u2019il ne se tourne pas les pouces d\u2019ici là.Il a commencé à travailler sous les ordres de Vincent Auclair dans les parcs de la métropole.Il fait la route trois fois par semaine pour rejoindre Auclair.La route sera raccourcie dans deux semaines, puisqu\u2019il déménage à Laval.«J\u2019ai hâte!» En temps de pandémie, Kean s\u2019est essayé dans le déménagement, une aventure qui a été de très courte durée.Il a aussi aidé quelques amis avec leur toiture, lui qui a une formation de couvreur.«Au départ, je croyais que le confinement allait durer plus longtemps, c\u2019est pour ça que je me suis parti une entreprise de déménagement.J\u2019ai toutefois eu des pépins d\u2019assurance, alors je l\u2019ai vendue.J\u2019ai fait quelques toits aussi mais sinon, je m\u2019entraîne.Je veux m\u2019assurer d\u2019être prêt quand la cloche va sonner.» Kean dit avoir hâte de retrouver Auclair au gym de Marc Ramsay.«Au départ, on avait étudié la possibilité que j\u2019aille m\u2019entraîner dans un autre pays.Je réalise que j\u2019ai pris la bonne décision.Il y a juste de la boxe dans ce gym.Pas de filles, pas de boxe récréative, pas de musique.Juste des champions du monde, avec d\u2019autres boxeurs qui sont prêts à faire les sacrifices pour suivre leurs traces.Honnêtement, je sais que je vais beaucoup m\u2019y plaire.» BOXEURS CONFINÉS «J\u2019espère que nous serons les prochains!» STEVE TURCOTTE CHRONIQUE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca Mikaël Zewski \u2014 PHOTO LE SOLEIL ERICK LABBE Simon Kean \u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE leNouvelliste VENDREDI 19 JUIN 2020 SPORTS 17 MONTRÉAL (PC) \u2014 L\u2019Impact de Montréal a annoncé jeudi que la première équipe peut maintenant s\u2019entraîner en équipe complète au Centre Nutrilait.La Direction de la santé publique du Québec a accepté la demande de l\u2019Impact de reprendre l\u2019entraînement en équipe complète, conformément au protocole de santé et de sécurité soumis au gouvernement et à la MLS.«Ça fait du bien.Ça faisait très longtemps qu\u2019on attendait ça, a dit le milieu de terrain Saphir Taïder.S\u2019entraîner en équipe complète, ça change complètement la donne.«Nous allons travailler sur des automatismes du début de la saison, et sur certaines choses spécifiques avec l\u2019entraîneur.Nous allons doucement retrouver nos repères et forcément, ça va nous aider pour le tournoi (de relance de la MLS qui débutera le 8 juillet, non loin d\u2019Orlando).» Evan Bush a lui aussi accueilli d\u2019un très bon oeil le retour de ces entraînements réguliers.«Il y a une nouvelle énergie, a confié le gardien.Ça vous rappelle de ne plus prendre les choses pour acquises.Ce sera ma mentalité chaque jour, en espérant que ce soit la même chose pour les autres gars.«(Au niveau de la préparation), vous ne savez pas vraiment où vous en êtes avant d\u2019avoir repris votre rythme dans un contexte d\u2019équipe.C\u2019est important pour tout le monde et pour un gardien, c\u2019est très important.» «(Le 8 juillet) n\u2019est quand même pas si loin, alors il faut que chaque jour soit productif.» L\u2019équipe a dû se conformer à un processus de dépistage strict selon les directives de la ligue.Depuis lundi, tous les joueurs ont réussi un test médical et deux tests de réaction en chaîne par polymé- rase (PCR) à 24 heures d\u2019intervalle, 72 heures avant le début des entraînements.Les joueurs, le personnel technique et certains membres du personnel essentiels seront testés tous les lundis, mercredis et vendredis.Seuls ceux qui ont des résultats négatifs seront autorisés à accéder aux installations et à poursuivre leurs activités.Les joueurs et le personnel essentiel auront donc accès aux installations intérieures du Centre Nutrilait, y compris les vestiaires, les douches et la salle de sport, selon des règles sanitaires strictes.La MLS a levé le moratoire sur l\u2019entraînement en équipe complète le 4 juin, et ces séances sont maintenant obligatoires pour tous les joueurs.Conformément aux directives de la MLS, les médias n\u2019auront pas accès aux installations ni au stationnement du Centre Nutrilait, mais le club distribuera du contenu vidéo et photo, ainsi que les commentaires des joueurs.L\u2019Impact obtient le feu vert Les joueurs de l\u2019Impact on pu recommencer à s\u2019entraîner en équipe jeudi, la Direction de la santé publique du Québec ayant accepté la demande de l\u2019organisation conformément au protocole de santé et de sécurité soumis au gouvernement et à la MLS.\u2014 PHOTO PC La Presse canadienne OTTAWA -\u2014Le gouvernement fédéral aurait pris une mesure pour aider une ville canadienne à devenir l\u2019un des deux sites de la relance de la LNH.Jeudi, un fonctionnaire fédéral a déclaré à la Presse canadienne que le gouvernement a émis un décret autorisant Vancouver, Edmonton ou Toronto à être choisie.Le fonctionnaire a demandé l\u2019anonymat, n\u2019étant pas autorisé à parler du décret en public.Le décret doit être signé par la gouverneure générale.Le ministre de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino, a publié une lettre disant qu\u2019il est dans l\u2019intérêt national d\u2019avoir une ville canadienne en vedette, après que l\u2019Agence de la santé publique du Canada et les autorités de santé publique de Toronto, Edmonton et Vancouver aient approuvé le plan du circuit Bettman.Cela s\u2019appellerait une quarantaine de cohorte.Cette décision permettrait à la LNH de contourner la quarantaine traditionnelle de 14 jours pour quiconque entre au Canada.Chicago, Columbus, Dallas, Las Vegas, Los Angeles, Pittsburgh et Minneapolis / St.Paul sont également considérées pour les sites centralisés.La LNH prévoit commencer les camps d\u2019entraînement pour les 24 équipes restantes le 10 juillet en vue des séries, au cours de l\u2019été.VILLES CANADIENNES EN LICE POUR LE PLAN DE LA LNH Un coup de pouce d\u2019Ottawa?LO S A N G E L E S (A FP) \u2014 L e Dr Anthony Fauci, immunologiste en chef de la Maison-Blanche, a prévenu jeudi que la saison NFL de football américain aurait du mal à démarrer comme prévu en septembre à cause du coronavirus, sinon dans une «bulle».«À moins que les joueurs ne soient regroupés dans une bulle, isolés de la population et qu\u2019ils ne soient testés presque tous les jours, il est très difficile d\u2019imaginer comment on pourrait jouer au football cet automne», a déclaré M.Fauci sur CNN.«S\u2019il y a une deuxième vague de la pandémie, ce qui est évidemment une possibilité et qui serait encore plus compliqué à cause de la saison de grippe attendue, la saison de football pourrait ne pas avoir lieu cette année», a-t-il insisté.Les ligues de basket (NBA) et de football (MLS), qui préparent leur arrivée courant juillet chez Disney World à Orlando, ont fait un choix difficile à imaginer pour la NFL: reprendre la compétition sur un site unique.«Nous ne pensons pas que ce soit pratique ni adapté», a déclaré le directeur médical de la NFL, Allen Sills.«Quiconque est positif restera en quarantaine jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit médicalement autorisé à rejouer».La ligue et le syndicat des joueurs demeurent en pourparlers sur les détails exacts des protocoles qui seront mis en place, dont les dépistages.La NFL fait tout ce qu\u2019il faut pour «atténuer les risques pour la santé des joueurs», a assuré M.Sills.«Ne vous y trompez pas, ce n\u2019est pas une tâche facile.Nous apporterons les ajustements nécessaires pour répondre aux directives de santé publique.Nous serons flexibles pour nous adapter au virus selon son évolution».Alors que plusieurs joueurs des Cowboys de Dallas et des Texans de Houston ont été testés positifs au Covid-19 ces derniers jours, l\u2019entraîneur des Ravens de Baltimore John Harbaugh a exprimé son insatisfaction quant aux mesures de sécurité présentées par la ligue aux clubs, estimant qu\u2019elles étaient «humainement impossibles» à respecter.La NFL a prévu de faire démarrer les camps d\u2019entraînement en juillet, avec des matchs de présaison en août et l\u2019ouverture de la saison régulière le 10 septembre à Kansas City, entre les Chiefs, champions en titre, et les Texans.CORONAVIRUS Le Dr Fauci pessimiste pour la saison de la NFL "]
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