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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2020-10-31, Collections de BAnQ.

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[" R e p o R t a g e s , p a g e s h i s t o R i q u e s , é v é n e m e n t s m a R q u a n t s e t p l u s e n c o R e ! 3 1 o c t o b R e 2 0 2 0 SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A2 jbeaudoin@lenouvelliste.qc.ca jean-marc beaudoin chronique \u2014 À mon arrivée au nouvelliste, le journal n\u2019était pas loin de célébrer son cinquantième anniversaire.c\u2019était déjà une institution.Il faut dire que, fondé au début de ce qu\u2019on appellera les Années folles, Le Nouvelliste avait dû par la suite traverser de grandes, mais aussi dures périodes.Il avait survécu à la pire crise économique du 20e siècle, la Grande Dépression des années 30, suivie de la Deuxième Guerre mondiale, avec tout ce que ça exigea de douleurs et de sacrifices, avant de pouvoir s\u2019associer au grand élan socio-économique de l\u2019après-guerre et d\u2019accomplir, comme l\u2019ensemble de la population, les premiers pas d\u2019une révolution qui était peut-être dite tranquille, mais qui allait mettre le Québec à l\u2019heure du monde.Le Nouvelliste avait aussi assisté, en s\u2019y collant de près, à l\u2019ouverture vers le nord d\u2019une région qui sera la Mauricie, à l\u2019industrialisation fulgurante de celle-ci, à la faveur de la transformation en bois d\u2019œuvre et en papier de sa forêt et de son offre unique en énergie hydroélectrique abondante et bon marché.Tout cela accompagné d\u2019une véritable explosion démographique et d\u2019une montée du niveau de vie de ses citoyens générée par la grande industrie, au point qu\u2019au début des années 1960, la ville de Shawinigan affichait le salaire industriel le plus élevé au Canada.Mais à l\u2019approche d\u2019un honorable demi-siècle d\u2019information, Le Nouvelliste en imposait aussi dans le domaine des journaux en raison d\u2019une imbrication unique avec son milieu.Non seulement son tirage quotidien par rapport à la population qu\u2019il desservait faisait-il l\u2019objet d\u2019envie dans le milieu des journaux, mais son taux de pénétration, c\u2019est-à-dire le nombre de portes où il était livré chaque matin, était tel qu\u2019on se demandait qui n\u2019y était pas abonné.Le Nouvelliste affichait le taux de pénétration le plus élevé de tous les journaux du Canada et, certains ont prétendu, même des États-Unis.Or, comme derrière chaque porte habitait généralement une famille nombreuse, son lectorat était aussi hors normes.Quand quelqu\u2019un lisait un journal, quel qu\u2019il soit, où qu\u2019il soit, on disait qu\u2019il lit son Nouvelliste.Alors imaginez, malgré toute la témérité et les excès de confiance inhérents à la jeunesse, que pour un jeune journaliste dans la vingtaine fraîche, il fallait bien laisser tomber quelques prétentions.Le Nouvelliste avait fait ses preuves bien avant Ce Compagnon d\u2019armes Centenaire Après avoir attrapé par le cou le manifestant Bill Clennett, le premier ministre Jean Chrétien se faisait régulièrement demander dans les soirées mondaines, par des dames en robe de soirée et des hommes en smoking, à recevoir un «Shawinigan Handshake».Cette fois-ci, il l\u2019avait servi à notre journaliste, au lac des Piles, avec une certaine conviction.P h o t o : S y l v a i n M a y e r leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A3 soi, on se référait à de grands noms qui y avaient collaboré dans le passé et il se trouvait toujours dans la salle de rédaction des vétérans qui impressionnaient, qu\u2019on identifiait comme chevronnés, comme Fernand Gagnon, Jacques Jess Laberge, André Pellerin, les Héroux, Hector le père et Claude, le fils, des sommités aux sports comme Claude Mongrain et Gaston Pépin, Sylvio Saint-Amant à l\u2019édito ou Albert Bolduc, un correcteur qui aurait pu siéger à l\u2019Académie française, tellement il maîtrisait sa langue.Des gens remplis de bienveillance (et de compréhension) qui ont agi en mentors naturels.Ce qui était aussi bienvenu que probablement nécessaire.Arrivé à ses 50 ans, Le Nouvelliste apparaissait en pleine maturité, solidement implanté dans son milieu.La montée de la télévision, malgré quelques inquiétudes au début, n\u2019avait en rien entamé son importance médiatique.Alors qu\u2019on aurait pu le croire au sommet, à ses limites de diffusion, le tirage du journal, le nombre de ses pages, son territoire de couverture avec l\u2019ouverture du pont et en conséquence, sa salle de rédaction, allaient exploser.C\u2019est qu\u2019avec le début des années 1970, on assistait aussi à l\u2019arrivée dans la vie active des premiers baby-boomers.Il fallait leur faire de la place, mais aussi construire des écoles, ajouter des universités, inventer les collèges d\u2019enseignement général et professionnel, bâtir ou agrandir les hôpitaux, offrir de nouveaux services publics.La nouvelle génération allait être plus instruite et beaucoup plus protégée socialement.Ce n\u2019est pas à tort qu\u2019on parlera de l\u2019État-providence.En même temps, il fallait ouvrir de nouveaux secteurs d\u2019habitation, construire des maisons à la chaîne, les meubler, les équiper, nourrir cette population en croissance et lui fournir tout ce dont elle avait besoin.Cela faisait aussi beaucoup de nouvelles portes où déposer Le Nouvelliste.On créera d\u2019un coup 100 000 emplois et l\u2019on verra pulluler les nouveaux commerces et services de toutes sortes et s\u2019ériger un peu partout des centres commerciaux, ces nouveaux grands temples de la consommation.La croissance de la population stimulera donc fortement les abonnements au Nouvelliste mais aussi les revenus publicitaires.On pourrait qualifier de glorieuses, tant pour la société que pour Le Nouvelliste, les décennies des années 1970 et 1980.Un contexte de prospérité qui procure de grands moyens au Nouvelliste pour accompagner et raconter cette société en grande ébullition.L\u2019équipe de rédaction comptera alors plus d\u2019une quarantaine de journalistes, sans compter les nombreux collaborateurs, pour couvrir un territoire qui du nord de La Tuque se rend sur la rive sud jusqu\u2019à Victoriaville et Drummondville, englobant même un certain temps Joliette à l\u2019ouest et une grande partie de Portneuf, à l\u2019est.On a depuis un peu réduit, mais surtout fortement consolidé le territoire de rayonnement du Nouvelliste.À travers les grands changements sociaux, il y avait aussi les grands changements politiques avec l\u2019arrivée au pouvoir du Parti québécois qui incarne les nouvelles aspirations sociales, mais plus nationalistes que jamais des Québécois jusqu\u2019à un premier référendum, celui de 1980, qui sera crève- cœur pour plusieurs.Celui de 1995, raté de peu, ne le sera pas moins.Comme on s\u2019en doute, Le Nouvelliste déploiera chaque fois de grands efforts pour informer sa communauté, en rapporter ses émotions, à les partager aussi.Le courant souverainiste n\u2019empêchera pas la montée en importance d\u2019un p\u2019tit gars de Shawinigan qui deviendra premier ministre du Canada et dont Le Nouvelliste suivra avec un intérêt certain la carrière politique.En même temps que la société vit de grands bouleversements, Le Nouvelliste se transforme totalement sur le plan technique.L\u2019impression au plomb, qui datait presque de Gutenberg, est remplacée par de puissants cerveaux électroniques et une presse offset d\u2019une grande performance.De leur côté, les journalistes cessent de piocher sur leurs bruyantes vieilles machines à écrire pour s\u2019installer devant des écrans cathodiques.Devenu trop coincé sur Saint-Georges, le journal intégrera son nouvel immeuble, blanc et noir, sur Bellefeuille.Avec ce déménagement, c\u2019est la grande entrée dans l\u2019ère numérique qui culminera à ce qu\u2019est devenu Le Nouvelliste d\u2019aujourd\u2019hui.Il y a un nouveau monde qui prend forme et le journal s\u2019y fusionne avec succès, puisque son lectorat est encore une fois en croissance.Il y a une chose qui n\u2019a pas changé.Le Nouvelliste reste le reflet de sa communauté de laquelle il rend compte des réussites comme des mauvais coups du sort, avec laquelle il rit ou il pleure, avec laquelle il continue de faire communion d\u2019émotion.Jean Chrétien se faisait régulièrement demander dans les soirées mondaines, par des dames en robe de soirée et des hommes en smoking, à reCevoir un «shawinigan handshake» Nous sommes très fiers de souteNir Le NouveLListe depuis de Nombreuses aNNées ! Financière Banque Nationale \u2013 Gestion de patrimoine (FBNGP) est une division de la Financière Banque Nationale inc.(FBN) et une marque de commerce appartenant à la Banque Nationale du Canada (BNC) utilisée sous licence par la FBN.FBN est membre de l\u2019organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) et du Fonds canadien de protection des épargnants (FCPE).Financière Banque Nationale \u2013 Gestion de patrimoine (FBNGP) est une filiale en propriété exclusive de la BNC, qui est une société ouverte inscrite à la cote de la Bourse de Toronto (NA : TSX).7200, rue marioN, trois-rivières I 819 379-0000 uNe éQuipe Qui s\u2019iNvestit pour vous! Samy Mouelhi Pl.Fin.Conseiller en placement Jean Poliquin Conseiller en placement Gestionnaire de portefeuille Premier vice-président Patrick Charlebois Pl.Fin.Conseiller en placement Gestionnaire de portefeuille Vice-président Benoît Marquette Conseiller en placement Gestionnaire de portefeuille Premier vice-président Ghislain Gervais Pl.Fin.Conseiller en placement Gestionnaire de portefeuille François Dessureault Conseiller en placement Gestionnaire de portefeuille Vice-président Véronique Beauchamp Conseillère en placement Gestionnaire de portefeuille Guy Gouin Conseiller en placement Bryan Beaulieu Pl.Fin.Conseiller en placement Gestionnaire de portefeuille Cynthia Toupin Conseillère en placement Denis Grenon Conseiller en placement Vice-président Steve Boisvert Conseiller en placement Guillaume Marcotte Conseiller en placement Andréanne St-Onge Pl.Fin.Conseillère en placement associée Skander Mouelhi Conseiller en placement associé SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A4 il y a un an aujourd\u2019hui, Le nouvelliste lançait l\u2019année de son 100e anniversaire avec la publication d\u2019un cahier souvenir où plusieurs intervenants du milieu racontaient leur lien et leur attachement envers Leur quotidien régional.une année qui s\u2019annonçait festive et marquée par moult rencontres, évé- nements et concours pour marquer ce premier 100 ans.Cet automne 2019, marqué par les difficultés du Groupe Capitales Médias qui a dû se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité, semble déjà bien loin.Essayons d\u2019en retenir les éléments positifs, parce qu\u2019il y en a beaucoup.Comme cette démonstration d\u2019amour dont nous avons été témoins au Musée Pop en septembre 2019.Une dose d\u2019énergie qui nous a littéralement envahis et qui a jeté les bases du nouveau projet qui allait assurer la survie de notre journal.Une coopérative de solidarité a été créée, un geste répété dans tous les milieux qui, comme le nôtre, ont été frappés de plein fouet par cette menace de fermeture.Aujourd\u2019hui, les artisans du Nouvelliste, au même titre que ceux du Quotidien (Saguenay-Lac Saint-Jean), de La Tribune (Sherbrooke), du Droit (Ottawa-Ga- tineau), de La Voix de l\u2019Est (Granby) et du Soleil (Québec) dans leur communauté respective, travaillent d\u2019arrache-pied pour assurer la pérennité de notre, de votre nouveau centenaire.Ça n\u2019a pas été facile, il faut en convenir.Alors que les pièces du casse-tête commençaient à tomber en place, en mars dernier, la pandémie s\u2019est invitée sans permission et a bousculé nos plans d\u2019avenir.Une des conditions essentielles des bailleurs de fonds pour participer au plan de sauvetage consistait à effectuer le virage vers l\u2019édition numérique.En comité de travail, nous avions prévu d\u2019effectuer ce virage numérique vers la fin de 2021.Le coronavirus n\u2019en avait rien à cirer et, du jour au lendemain, nous avons perdu la presque totalité de nos revenus publicitaires.Dans ce contexte, nous n\u2019avons pas eu le choix de suspendre la livraison complète de nos éditions dans un premier temps, puis de revenir à une publication papier par semaine sous la forme d\u2019une édition magazine.Si nous n\u2019avions pas procédé ainsi, vous n\u2019auriez pas le loisir de consulter ce cahier spécial aujourd\u2019hui parce que nous ne ferions plus partie du paysage médiatique.Nous étions voués à une disparition à très court terme en maintenant le modèle traditionnel.Nous avons même été dans l\u2019obligation de revoir nos besoins en effectifs et de nous séparer de valeureux artisans qui ont maintenu la flamme allumée pendant plus de 30 ans dans certains cas.Aujourd\u2019hui, le ciel s\u2019éclaircit et nous permet de regarder un peu plus loin, de voir un peu mieux ce que l\u2019avenir nous réserve.Un avenir prometteur, avec des moyens adaptés aux technologies qui nous entourent, mais où seront toujours présents les objectifs qui sont à la base de notre existence: vous fournir une information de proximité indépendante et de qualité.Les moyens changent mais la mission demeure et demeurera toujours la même, nous vous en faisons la promesse.Ce cahier spécial historique vient clore une année que l\u2019on aurait aimée plus festive, mais il devient aussi l\u2019ultime symbole de notre survie et de notre acharnement à vouloir être encore là pour la population de la Mauricie et du Centre-du-Québec.Il nous permet en même temps de remercier et de saluer tous ces artisans qui ont fait du Nouvelliste, à travers toutes ces décennies, cette référence en information.Les prochaines semaines seront déterminantes pour notre avenir alors que nous vous proposerons un nouveau modèle d\u2019affaires.Votre adhésion fera foi de votre attachement à votre Nouvelliste.Nous le savons et vous en remercions à l\u2019avance.Par ailleurs, nous n\u2019avons pas jeté l\u2019éponge pour éventuellement fêter dignement notre premier centenaire.Vous avez vu apparaître, au cours de l\u2019été, la Bien encrée, une bière de micro- brasserie concoctée par la Route des brasseurs.Des casquettes à notre effigie ont aussi été lancées.Des concours ont également fait leur apparition, mais nous voyons grand et nous n\u2019attendons que l\u2019occasion d\u2019un retour à la normale pour vous en faire la démonstration.Un vaccin nous permettra un jour de nous rassembler de nouveau.Nous serons alors les premiers à aller festoyer avec vous et vous remercier pour cet amour indéfectible.Là-dessus, bon centenaire au Nouvelliste et merci de continuer de croire en nous.Louis ménard Président du conseil d\u2019administration de la Coopérative de solidarité Le Nouvelliste Stéphan Frappier Rédacteur en chef et directeur général Un Centième Contre vents et marées Louis Ménard, président du conseil d\u2019administration de la Coopérative de solidarité du Nouvelliste, et Stéphan Frappier, rédacteur en chef et directeur général.P h o t o : F r a n c o i s G e r v a i s François-Philippe Champagne Député de Saint-Maurice-Champlain Shawinigan 632, av.de Grand-Mère, bur.1 Shawinigan (Québec) G9T 2H5 Tél.: 819 538-5291 Télec.: 819 538-7624 leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A5 Funérailles, préarrangements, salons d\u2019exposition avec multimédia, mémorial pour cérémonies avec diffusion web, aire de jeux pour enfants, crématorium, salles de réception avec traiteur, columbarium, cimetière, fleuristerie, 300 espaces de stationnements, 4 bornes de recharge électrique.3300, boul.des Forges \u2022 Trois-Rivières ( Situé dans le cimetière Forest Hill, adjacent au cimetière St-Michel face à l\u2019UQTR ) 819.374.6225 \u2022 centrerousseau.com Partenaire du Nouvelliste depuis 1927, nous sommes fiers de contribuer à leur succès! SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A6 \u2022 Le salaire moyen annuel au Canada est de 960 $.\u2022 Un exemplaire du Nouvelliste coûte deux sous.\u2022 Une livre de beurre coûte 60 cents.\u2022 Une douzaine d\u2019oeufs coûte 65 cents.\u2022 Une livre de sucre coûte 30 cents.\u2022 Une épicerie pour nourrir une famille de cinq personnes durant une semaine coûte 16,65 $.Sources : Statistique Canada, journal l\u2019Action catholique Un peu d'histoire.1920 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière trois-rivières \u2014 en couvrant des élections, en rapportant des nouvelles sur les guerres et les catastrophes naturelles, en accordant une visibilité aux entreprises naissantes, en racontant le développement social et en vulgarisant l\u2019évolution technologique et la recherche médicale, Le nouvelliste a été un précieux témoin de tout ce qui s\u2019est passé dans la région depuis 100 ans.et dès son arrivée à trois-rivières, le 30 octobre 1920, ce n\u2019est pas l\u2019action qui manque.Le secteur des pâtes et papiers est alors en pleine effervescence.La Canadian International Paper (située sur les terrains de Trois-Rivières sur Saint-Laurent) inaugure en décembre 1920 son usine via un investissement de six millions de dollars.Au rayon de l\u2019industrie du textile, l\u2019usine Wa- basso continue de prendre de l\u2019expansion, elle qui a lancé son exploitation en 1908.Mais ce qui retient particulièrement l\u2019attention en 1920 est la commission d\u2019enquête du juge Joseph-Alfred Désy portant sur des malversations observées à l\u2019hôtel de ville de Trois-Rivières.Dans la toute première édition du Nouvelliste, le sujet se retrouve en première page.Le Nouvelliste attire les regards, ce qui a dû ravir le fondateur du journal, Joseph-Hermann Fortier.Cet homme d\u2019affaires de Québec est président des magasins P.T.Légaré, spécialisés dans la vente de meubles et d\u2019instruments aratoires.La chaîne a un magasin à l\u2019angle de Royale et des Forges, en plein cœur de Trois-Rivières.M.Fortier veut un journal qui servira de véhicule commercial pour ses entreprises.Il croit à ce moment que Le Nouvelliste a le pouvoir de devenir le grand stimulant de l\u2019expansion économique et sociale de la région.Son objectif est d\u2019offrir un journal quotidien capable de fournir de l\u2019information aux gens de la région tout en étant libre de toute appartenance politique.D\u2019abord installé dans de modestes locaux sur la rue du Platon, Le Nouvelliste prend lentement, mais sûrement sa place dans le marché régional.Quatre ans après sa fondation, le quotidien emménage dans une bâtisse de la Cité des Trois-Rivières, soit l\u2019édifice Lampron.Un premier changement de propriétaire survient témoin d\u2019Un sièCle de vie régionale P h o t o : S t é p h a n e L e s s a r d Acheter local, c\u2019est génial.J\u2019encourage notre monde.Je crée des emplois.TReslocal.ca leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A7 12 février Décès d\u2019Aurore Gagnon à Fortierville 22 mars Un incendie détruit l\u2019École normale de Nicolet 30 octobre Première édition du Nouvelliste 31 octobre Décès d\u2019Alphonse Desjardins aUtres faits marQUaNts \u2022 La Gendarmerie royale du Canada est créée.\u2022 L\u2019usine de la Canadian International Paper (CIP) est inaugurée en décembre.\u2022 Le Théâtre des Nouveaux Compagnons de Trois-Rivières est fondé.\u2022 Les Senators d\u2019Ottawa gagnent la coupe Stanley contre les Metropolitans de Seattle.\u2022 Le Canada remporte la médaille d\u2019or en hockey aux Jeux olympiques d\u2019été d\u2019Anvers.La compétition de hockey s\u2019est déroulée en avril, soit quelques mois avant la tenue des Jeux d\u2019été.Les premiers Jeux d\u2019hiver ont lieu en 1924.\u2022 Les Indians de Cleveland gagnent les Séries mondiales du baseball majeur contre les Dodgers de Brooklyn.\u2022 Les Red Sox de Boston échangent Babe Ruth aux Yankees de New York.\u2022 Entrée en vigueur du Traité de Versailles qui met fin à la Première Guerre mondiale.\u2022 Entrée en vigueur de la loi de la prohibition aux États-Unis.\u2022 Au printemps, la grippe espagnole cause encore de nombreux décès au Québec.Decennie 1920 1921 Le gouvernement du Québec met en place la Commission des liqueurs, l\u2019ancêtre de la Société des alcools du Québec.1922 Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Toronto découvre l\u2019insuline.1922 La station de radio CKAC de Montréal entre en ondes.Elle est la première station de radio commerciale au Québec.1929 C\u2019est le début de la Grande Dépression.Sources: Wikipedia, olympic.org, Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), L\u2019Encyclopédie canadienne, Mémoire du Québec, Assemblée nationale du Québec, GRC, Québec science, Élections Canada Un peu d'histoire.1920 en 1935.Jacob Nicol ajoute Le Nouvelliste à son groupe de presse incluant La Tribune de Sherbrooke ainsi que Le Soleil et l\u2019Événement de Québec.La transaction survient alors que les relents du crash économique de 1929 se font encore sentir.D\u2019ailleurs, Le Nouvelliste vit une situation financière difficile, mais passe à travers cette période pour célébrer ses 20 ans en 1940.En 1951, le pont Duplessis s\u2019écroule, Félix Leclerc remporte à Paris le grand prix du disque de l\u2019année pour sa chanson Moi, mes souliers et Honoré Dansereau devient le troisième propriétaire du Nouvelliste.Cet entrepreneur en construction de Ville Mont-Royal flaire le fort potentiel du quotidien régional, ce qui explique la transaction.C\u2019est sous son régime que Le Nouvelliste emménage dans une bâtisse toute neuve.Le quotidien s\u2019installe sur la rue Saint-Georges en 1954.À la suite de la mort d\u2019Honoré Dansereau, la relève de la direction du journal est prise en 1959 par son fils, Pierre.Il restera à ce poste jusqu\u2019en 1968.Cette année est marquée par différents événe- ments : l\u2019assassinat de Martin Luther King et de Robert Kennedy, l\u2019émeute du 24 juin à Montréal, la première représentation de la pièce de théâtre Les belles-soeurs, la création du Parti québécois et l\u2019annonce de l\u2019arrivée à Montréal d\u2019une équipe de la Ligue nationale de baseball.C\u2019est aussi en 1968 que Valeurs Trans-Canada, propriété de la famille Desmarais, achète Le Nouvelliste.Les dirigeants ont l\u2019idée d\u2019installer le quotidien dans de nouveaux locaux, ce qui sera fait sur la rue Bellefeuille en 1989.Le Nouvelliste est demeuré à cet endroit à l\u2019arrivée en 2015 de Martin Cauchon à titre de propriétaire et y est toujours depuis la naissance de la Coopérative de solidarité Le Nouvelliste qui possède le quotidien depuis le début de 2020.Sources: Bilan du siècle de l\u2019Université de Sherbrooke, la thèse universitaire «Les idéologies de développement régional, le cas de la Mauricie 1850-1950» de René Verrette, Radio-Canada, Le Nouvelliste.Joseph-hermann Fortier 1920-1935 La FamiLLe Desmarais 1968-2015 Jacob nicoL 1935-1951 martin cauchon 2015-2019 La FamiLLe Dansereau 1951-1968 coopérative De soLiDarité Le nouveLListe 2020- Les différents propriétaires.1 2 4 3 5 6 C r é d i t p h o t o : A p p a r t e n a n c e M a u r i c i e P h o t o : O l i v i e r C r o t e a u - SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A8 trois-rivières \u2014 en 1972, la signature de la nouvelle convention collective au nouvelliste allait marquer une page d\u2019histoire: celle de l\u2019atteinte de l\u2019équité salariale entre les hommes et les femmes de la salle de rédaction.«En une seule signature, j\u2019ai doublé de salaire.À l\u2019époque, c\u2019était comme ça.Tu étais une femme, donc tu avais un salaire moins élevé que les hommes», se souvient Michelle Roy.Aujourd\u2019hui retraitée du monde de l\u2019information, la dame de 84 ans se souvient à quel point les collègues masculins avaient fait preuve de solidarité dans cette négociation.«On faisait le même travail qu\u2019eux, il était normal que nous soyons payées le même salaire.Écrire, ça n\u2019a pas de sexe», lance-t-elle en riant.C\u2019est la mère de Michelle, Claire Roy, qui aura guidé ses premiers pas dans le monde du journalisme.La dame qui avait 52 ans lorsque sa fille a fait son entrée au journal, en 1956, signait déjà les chroniques féminines «La plume et le plumeau» ainsi que «Le courrier de Mamie», des chroniques que les dames de l\u2019époque aimaient bien survoler à travers les «pages féminines» qu\u2019offrait Le Nouvelliste.C\u2019est cette même Claire Roy qui, un samedi de 1955, avait dû laisser le rôti qu\u2019elle venait de sortir du four pour aller couvrir le gigantesque glissement de terrain qui venait d\u2019emporter une partie de Nicolet.«Ils avaient appelé ma mère en catastrophe alors qu\u2019on s\u2019apprêtait à se mettre à table.Elle est partie très vite», se souvient Michelle Roy.La journaliste retraitée reste marquée par sa couverture de la venue du pape P h o t o : a r c h i v e s l e n o u v e l l i s t e f o u r n i e p a r a p p a r t e n a n c e M a u r i c i e P h o t o : a r c h i v e s l e n o u v e l l i s t e f o u r n i e p a r a p p a r t e n a n c e M a u r i c i e Le soir de l\u2019élection fédérale du 4 septembre 1984, la salle de rédaction du Nouvelliste fourmille, mais les femmes y sont toujours minoritaires.Sur la photo, on aperçoit Doris V.Hamel et Michelle Roy entourant Pierre H.Vincent, le futur député de Trois-Rivières qui avait eu le temps de visiter l\u2019équipe du Nouvelliste en pleine soirée électorale tellement son avance durant le dépouillement du scrutin était importante.Louise Plante demeure l\u2019une des figures marquantes des journalistes féminines de la région.«J\u2019ai eu la ChanCe d\u2019avoir du fun dans Ce métier.enCore auJourd\u2019hui, J\u2019éCoute les nouvelles tout le temps, Je ne peux pas m\u2019en empêCher.mais C\u2019est aveC un autre regard, un regard plus Critique peut-être» - louise plante P h o t o : S t é p h a n e L e s s a r d pvermot@lenouvelliste.qc.ca PauLe vermot-deSrocheS les femmes en joUrnalisme: «éCrire, ça n\u2019a pas de sexe» leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A9 en 1984 à la Basilique Notre-Dame-du- Cap, sous «une pluie de grâce».«Ils avaient installé un espace pour les journalistes à l\u2019extérieur, mais tous mes collègues masculins étaient rentrés à l\u2019intérieur parce qu\u2019il pleuvait trop.Pas moi! Je voulais être aux premières loges quand le pape allait arriver.J\u2019étais seule dans cet espace, mais j\u2019étais là! Quand je suis revenue à la salle de rédaction, j\u2019étais trempée mouillée», se souvient- elle.Jamais au cours de sa carrière Michelle Roy n\u2019a senti qu\u2019elle était désavantagée d\u2019être une femme lorsqu\u2019elle exerçait son métier.Peut-être certains intervenants ont-ils pu laisser tomber quelques remarques condescendantes, mais elle s\u2019en moquait bien.«Je ne me suis jamais sentie brimée par mes confrères.Je crois que c\u2019était ça le plus important», confie celle qui a donné son nom au prix Michelle-Roy, de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, qui récompense chaque année l\u2019excellence du français dans les médias.En 1981, c\u2019était le tour de Louise Plante de faire son arrivée au journal.Catapultée à La Tuque pour commencer sa carrière, le petit bout de femme de 27 ans \u2014 «j\u2019en paraissais 17» \u2014 a certainement marqué la plupart des intervenants qu\u2019elle rencontrait, de par son énergie et sa fougue.«J\u2019avais de la drive! Quand on parle de femmes en journalisme, à une certaine époque, c\u2019est peut-être ça qui pouvait déranger.C\u2019est un métier de personnalités fortes», mentionne Mme Plante.Si la plupart des hommes qu\u2019elle croisait sur sa route avaient du respect pour son professionnalisme \u2014 le plus beau compliment qu\u2019on puisse lui faire, confie-t-elle \u2014 Louise Plante a évidemment eu ses petits moments décevants qui relevaient de la misogynie.Cette fois où un confrère lui a assuré qu\u2019il la recommanderait au patron si elle acceptait d\u2019être «fine», ou encore cet élu qui s\u2019était permis de parler de ses menstruations en plein milieu d\u2019une séance de conseil municipal.C\u2019est bien mal connaître Louise Plante que de penser qu\u2019elle laisserait passer de telles idioties sans répliquer.Louise Plante croyait se destiner au droit lors de ses études, un domaine qu\u2019elle a vite délaissé.«J\u2019ai compris que la vraie bataille, elle était dans le journalisme», dit-elle, convaincue.Sa carrière l\u2019aura menée à signer des reportages qui ont été marquants dans l\u2019histoire de la région, dont celui des bébés nés difformes à proximité de la centrale nucléaire de Gentilly-2, une histoire qui a fait le tour du monde.Elle a aussi eu la chance de pouvoir se rendre en Afghanistan pour faire rayonner la présence des militaires de la région partis combattre le régime en place.«Je crois que ce sont mes reportages qui ont eu le plus de retentissement dans la population.On m\u2019en parle encore aujourd\u2019hui.Après mon retour, j\u2019ai donné une douzaine de conférences sur ce voyage», se souvient-elle, gardant aussi d\u2019excellents souvenirs de toute la fébrilité des grandes campagnes électorales.Celle qui dit avoir «trippé sur le métier» a aussi constaté la transformation des médias dans les dernières années, elle qui a pris sa retraite en 2015.Le changement de format du journal, l\u2019arrivée des médias sociaux qui ont complètement bouleversé le métier.Pour elle qui était réputée pour ses séries et ses grands dossiers \u2014 elle a remporté le prix Claude-Masson en 1989 \u2014 cette nouvelle réalité n\u2019avait rien à voir avec les années fastes qu\u2019elle avait pu connaître.«J\u2019ai eu la chance d\u2019avoir du fun dans ce métier.Encore aujourd\u2019hui, j\u2019écoute les nouvelles tout le temps, je ne peux pas m\u2019en empêcher.Mais c\u2019est avec un autre regard, un regard plus critique peut-être», mentionne Louise Plante.Michelle Roy a signé ses premiers textes au Nouvelliste en 1956.«en une seule signature, J\u2019ai doublé de salaire.à l\u2019époque, C\u2019était Comme ça.tu étais une femme, donC tu avais un salaire moins élevé que les hommes» - miChelle roy P h o t o : S t é p h a n e L e s s a r d Cher Nouvelliste, 100 ans c\u2019est tellement jeune ! Il te reste encore tellement d\u2019histoires à écrire., une Ville fière de contribuer à ton histoire. SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A10 trois-rivières \u2014 au fil de son histoire, Le nouvelliste a non seulement été un joueur important de l\u2019information régionale, mais également un formidable tremplin pour de nombreuses personnalités qui y ont fait leurs premiers pas dans le monde du travail et des médias.et plus souvent qu\u2019à son tour, Le nouvelliste aura été un acteur important dans de grands moments et de grandes rencontres de l\u2019histoire.GéraLd Godin L\u2019écrivain, poète et homme politique Gérald Godin a amorcé sa carrière au Nouvelliste en 1958 comme correcteur des épreuves le soir, avant d\u2019être recruté à la rédaction comme journaliste.Il a à peine 20 ans à l\u2019époque.Mais son passage au Nouvelliste aura été marquant tant dans sa vie professionnelle que personnelle, se souvient son frère Guy Godin.Car si ce n\u2019avait été du Nouvelliste, un soir de 1961, impossible de savoir si les chemins de Gérald Godin et de Pauline Julien se seraient croisés.«Il s\u2019était rendu couvrir un de ses spectacles un soir, alors qu\u2019elle se produisait au Fleur-de-Lysée, dans l\u2019ancien hôtel Saint-Maurice.Il était allé la rencontrer après pour une entrevue.C\u2019était leur première rencontre», raconte Guy Godin.Gérald Godin et Pauline Julien deviendront par la suite inséparables, de leurs premiers pas comme couple en 1962 jusqu\u2019à la mort du poète et politicien, en 1994.pvermot@lenouvelliste.qc.ca PauLe vermot-deSrocheS le noUvelliste, Un formidable tremplin Le jeune Gérald Godin, alors qu\u2019il débutait comme journaliste au Nouvelliste.«il s\u2019était rendu Couvrir un de ses speCtaCles un soir, alors qu\u2019elle se produisait au fleur-de-lysée, dans l\u2019anCien hôtel saint- mauriCe.il était allé la renContrer après pour une entrevue.C\u2019était leur première renContre» - guy godin, frère de gérald godin Résidence st-louis- de-gonzague 480, 5e Rue gRand-mèRe 819.533.4448 969, Rue st-Jean-Baptiste nicolet 819.293.6177 Résidence st-Joseph Résidence de l\u2019aRche 862, Rue hemlock shawinigan 819.537.6619 .un milieu de vie adapté à vos besoins! Offrez-vous la sécurité.L\u2019attachement au journal Le Nouvelliste de nos résidents de Nicolet, Shawinigan et Grand-Mère nous invite à vous dire merci de nous tenir bien informés.Bon 100e! de toute l\u2019équipe de nos trois résidences leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A11 Celui qui allait devenir plus tard député de Mercier et ministre au Parti québécois avait aussi, ironiquement, été le journaliste du Nouvelliste qui s\u2019était rendu couvrir les funérailles de Maurice Duplessis, sous une étouffante chaleur qui s\u2019abattait sur Trois-Rivières ce jour- là.«Bien des années plus tard, il avait écrit que c\u2019était les portes de l\u2019enfer qui s\u2019étaient ouvertes pour Duplessis», se souvient Guy Godin en riant.Même après son entrée en politique en 1976 comme député du comté de Mercier, Gérald Godin est toujours demeuré attaché au Nouvelliste, lui qui le consultait dès qu\u2019il en avait l\u2019occasion pour se tenir au courant des nouvelles de son coin de pays.Guy Fournier L\u2019auteur, cinéaste et chroniqueur Guy Fournier s\u2019était vu offrir le poste d\u2019assistant du chef des nouvelles au Soleil en 1951, mais avait préféré accepter le même poste au Nouvelliste, à la grande surprise de ses patrons.«Trois-Rivières était plus proche de Montréal», lance-t-il en éclatant de rire.Arrivé au Nouvelliste dans la jeune vingtaine, Guy Fournier devint rapidement chef des nouvelles en 1953, alors que le journal est la propriété de Honoré Dansereau.Une fois par mois, le jeune chef des nouvelles devait s\u2019entretenir avec le député du comté, le premier ministre Maurice Duplessis qui souhaitait prendre des nouvelles de son comté et du journal.«Quand je suis arrivé au Nouvelliste, la salle n\u2019était composée que de gens de Trois-Rivières.J\u2019ai voulu changer le climat de la salle et j\u2019avais recruté quatre ou cinq personnes de l\u2019extérieur de la région.Duplessis n\u2019avait pas aimé ça, ça l\u2019inquiétait.Il m\u2019avait dit: pourquoi?Ça va bien avec les gens de Trois-Rivières», se souvient Guy Fournier, qui ne peut s\u2019empêcher de penser que l\u2019homme politique voulait user de son influence sur la salle des nouvelles.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui a causé sa démission, en 1957.Après avoir publié deux reportages sur le minerai de fer dans le nord du Québec et le prix dérisoire pour lequel on le vendait aux Etats-Unis, Maurice Duplessis l\u2019avait fait venir dans son bureau à Québec pour lui faire part de son mécontentement.Étrangement, quelques jours plus tard, son patron lui annonçait qu\u2019il serait préférable qu\u2019il remette sa démission.Autre époque.«J\u2019ai été triste de partir, et surtout pas très content de la façon dont je suis parti, mais j\u2019ai adoré mes années au Nouvelliste, j\u2019ai énormément appris», raconte celui qui se rappelle avec quelle obstination le propriétaire Honoré Dansereau voulait que Le Nouvelliste porte le projet de construction du pont Laviolette.«À chaque occasion qu\u2019on avait, il fallait en parler.C\u2019est une leçon que je n\u2019ai jamais oubliée: même une idée de fou, à force de la répéter, elle finit par devenir possible», s\u2019exclame celui qui dit encore aujourd\u2019hui croire profondément en l\u2019importance de l\u2019information locale et régionale, portée par des médias comme Le Nouvelliste.danieL Lamarre Aujourd\u2019hui président et directeur général du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre a fait ses premiers pas dans le monde du journalisme au Nouvelliste en 1970.Le jeune Daniel avait été recruté au bureau régional de Grand-Mère après un court passage au Courrier Laviolette, l\u2019hebdomadaire de l\u2019époque.«J\u2019avais commencé à sortir des scoops à la Ville de Grand- Mère, et Le Nouvelliste était venu me recruter», se souvient celui qui venait tout juste de terminer son secondaire.Le jeune homme se souvient même s\u2019être fait pousser une moustache pour avoir l\u2019air plus vieux aux côtés de ses collègues de la salle de rédaction.«Ça a été une école incroyable.J\u2019ai appris plus dans mes trois années au Nouvelliste que durant trois ans à l\u2019université», se souvient celui qui parle de cette expérience comme d\u2019un déclencheur.Pour lui, la portée du Nouvelliste dans son milieu est inégalée.«C\u2019est un phénomène unique qu\u2019on ne voit nulle part ailleurs.Quand une nouvelle passe dans Le Nouvelliste, tout le monde la voit.Il y a un taux de pénétration inégalé au Canada, et je suis convaincu que Le Nouvelliste y est pour beaucoup dans le succès du Cirque du Soleil à l\u2019Amphithéâtre Cogeco», ajoute Daniel Lamarre.«J\u2019ai voulu Changer le Climat de la salle et J\u2019avais reCruté quatre ou Cinq personnes de l\u2019extérieur de la région.duplessis n\u2019avait pas aimé ça, ça l\u2019inquiétait».- guy fournier «ça a été une éCole inCroyable.J\u2019ai appris plus dans mes trois années au nouvelliste que durant trois ans à l\u2019université.» - daniel lamarre Avec les hommages de la mairesse Geneviève Dubois et des membres du conseil municipal de Nicolet 100 ans du Nouvelliste Merci d\u2019être quotidiennement près des gens! SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A12 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière serrUriers depUis six générations Le 30 octobre 1920, Le Nouvelliste arrive dans une région marquée par de grandes expansions dans les industries des pâtes et papiers et du textile, deux secteurs d\u2019activités dont les heures de gloire appartiennent maintenant au passé.Mais d\u2019autres entreprises locales qui ont assisté à la naissance du quotidien régional sont toujours présentes.Le Nouvelliste vous propose un portrait de quelques-unes de ces compagnies ainsi que l\u2019histoire d\u2019organismes et d\u2019institutions occupant notre paysage depuis 100 ans et plus.trois-rivières \u2014 depuis le temps que la famille cooke est dans l\u2019industrie, les serrures n\u2019ont plus de secret pour elle.Cooke et fils est une des plus anciennes entreprises trifluviennes.Cette compagnie a été fondée en 1824 par André Cooke.Il est le frère de Thomas Cooke, le premier évêque de Trois-Rivières.Cette famille irlandaise est arrivée à Pointe-du-Lac en 1790.L\u2019entreprise était au départ une boutique de forge et un service d\u2019armurier en plus du service de serrurier.Le magasin était alors situé sur la rue des Forges.Au fil du temps, seul le service de serrurier est demeuré.Mais près de 200 ans plus tard, l\u2019entreprise est toujours dirigée par des Cooke.«On est propriétaire depuis six générations.Ça a toujours été de père en fils.C\u2019est une fierté d\u2019avoir une entreprise qui appartient depuis aussi longtemps à la même famille», raconte Gayle Cooke, copropriétaire de l\u2019entreprise avec sa sœur Shirley et le conjoint de cette dernière, Carlo Campanozzi.Le père de mesdames Cooke, Roland, a été à la tête de l\u2019entreprise durant une soixantaine d\u2019années.Pour ses filles, il était tout naturel de prendre la relève, ce qui a été fait en 2014.En plus de répondre à des appels de monsieur et madame Tout-le-Monde qui ont oublié leurs clés à l\u2019intérieur de la maison dont la porte est verrouillée, Cooke et fils a beaucoup de contrats avec des entreprises industrielles, notamment pour le cade- nassage des équipements lors de leur mise à l\u2019arrêt temporaire (shut down).C\u2019est sans compter les policiers qui font appel à leurs services pour entrer dans le domicile d\u2019une personne qui ne répond pas à l\u2019appel depuis un certain temps.«On répare des serrures brisées, on vend et on répare des coffres-forts.Si vous avez oublié la combinaison, on va l\u2019ouvrir.Des fois, il faut percer, mais on va l\u2019ouvrir.On a une renommée.On est professionnel.On essaie de donner le meilleur service possible au client.» Mme Cooke raconte que peu importe l\u2019allure de l\u2019économie, son entreprise se tire bien d\u2019affaire.Des reprises de maisons ou de commerces nécessitent le changement de serrures.Les déménagements sont aussi source de nombreuses heures de travail.Et il y aura toujours des gens qui ont oublié leurs clés.«Ce qui a changé au fil des années est qu\u2019il y a plus d\u2019électronique : les autos avec les clés intelligentes, des serrures de maison qui fonctionnent par Bluetooth.Mais pour le reste, une serrure est une serrure.» P h o t o : S y l v a i n M a y e r aussi centenaire.1930 Cairine Wilson devient la première femme sénatrice au Canada.Elle est nommée par le gouvernement de Mackenzie King.1930 Une nouvelle loi sur le vote des femmes est présentée à l\u2019Assemblée législative du Québec.La loi est rejetée à 44 voix contre 24.1931 À la suite d\u2019un amendement au Code civil, les femmes mariées ayant un emploi rémunéré obtiennent le droit légal de toucher leur propre salaire.1932 Le gouvernement québécois et les municipalités prennent part au plan Gordon du gouvernement canadien dont l\u2019objectif est d\u2019envoyer des chômeurs coloniser l\u2019Abitibi- Témiscamingue.1936 À la tête de l\u2019Union nationale, Maurice Duplessis devient premier ministre du Québec.1936 La Société Radio-Canada est créée.1937 L\u2019autoneige B7 est commercialisée par Joseph-Armand Bombardier.Il s\u2019agit d\u2019un véhicule fermé conçu pour le transport sur la neige.Sa capacité est de sept personnes.1937 Ouverture de la station de radio CHLN à Trois-Rivières.1939 La Deuxième Guerre mondiale débute.Sources : Wikipedia, l\u2019Encyclopédie canadienne, Le Soleil, Élections Canada, Institut de recherches et d\u2019études féministes de l\u2019UQAM, Bilan du siècle de l\u2019Université de Sherbrooke.Gayle Cooke Un peu d'histoire.decennie 1930 Bon 100e à notre quotidien régional ! DONALDMARTEL DÉPUTÉ DE NICOLET-BÉCANCOUR ADJOINT PARLEMENTAIRE DU PREMIER MINISTRE (VOLETS PROJET SAINT- LAURENT ET ZONES D\u2019INNOVATION) 819 233-3521 SONIA LEBEL DÉPUTÉE DE CHAMPLAIN PRÉSIDENTE DU CONSEIL DU TRÉSOR 819 694-4600 JEAN BOULET DÉPUTÉ DE TROIS-RIVIÈRES MINISTRE DU TRAVAIL, DE L\u2019EMPLOI ET DE LA SOLIDARITÉ SOCIALE 819 371-6901 MARIE-LOUISE TARDIF DÉPUTÉE DE LAVIOLETTE\u2013SAINT-MAURICE ADJOINTE PARLEMENTAIRE DUMINISTRE DES FORÊTS, DE LA FAUNE ET DES PARCS (VOLET FORÊTS) 819 539-7292 (Shawinigan) 819 676-5092 (La Tuque) SIMONALLAIRE DÉPUTÉ DEMASKINONGÉ VICE-PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE L\u2019AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE 819 228-9722 1 877 528-9722 (Sans frais) leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A13 Kioti, fondée il y a plus de 70 ans, est fière d\u2019accompagner les Québécois depuis plus de 30 ans.Avec vous depuis plus de 50 Ans ! 101, boul.Est, Maskinongé 819.227.2245 EquipEMEntsgagnon.ca yvon.gagnon@EquipEMEntsgagnon.ca Kioti, fabricant coréen de tracteurs, tondeuses à gazon et de véhicules utilitaires est fier de s\u2019associer à Équipements G.Gagnon Inc.pour féliciter et célébrer le 100e anniversaire du quotidien régional Le Nouvelliste., , \u2019 .e . SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A14 amelie.houle@lenouvelliste.qc.ca Amélie Houle Trois-Rivières \u2014 Parfois cocasses, hilarantes et d\u2019autres fois plus choquantes, les caricatures que l\u2019on retrouve dans un journal ont l\u2019art de nous décrocher un sourire et de nous raconter un aspect de l\u2019actualité d\u2019un tout autre angle.Au fil des 100 dernières années, on l\u2019imagine, ce sont des milliers de caricatures qui ont été publiées par les caricaturistes du Nouvelliste, en passant notamment par le travail d\u2019Anthony Delatri et par celui de Jean isabelle.mais connaît-on réellement tout le travail qui se cache derrière la création de caricatures?Souvent pratiqué dans l\u2019ombre, le métier de caricaturiste est en effet bien plus que de simples coups de crayon donnés aléatoirement ici et là, il consiste plutôt à l\u2019art de raconter une nouvelle en très peu de mots.Au Nouvelliste, cette tâche qui consiste à créer grosso modo près de 300 caricatures par année, c\u2019est au caricaturiste Jean Isabelle qu\u2019elle est confiée depuis plus de 25 ans.«Ironiquement, je n\u2019ai jamais passé d\u2019entrevue pour être engagé au Nouvelliste.C\u2019est le père d\u2019un de mes amis qui jouait au tennis avec Anthony Delatri et comme la retraite approchait pour lui, je suis allé le rencontrer pour voir comment il travaillait et lui parler du métier.J\u2019ai apporté quelques dessins la semaine suivante au rédacteur en chef de l\u2019époque, soit le mardi et il m\u2019a rappelé le jeudi pour me dire qu\u2019on publiait ma première caricature le lendemain», se souvient-il.Depuis, jour après jour, Jean Isabelle se lève le matin et doit pondre une caricature par jour en lien avec l\u2019actualité régionale, si des sujets s\u2019y portent, ou encore sur des sujets nationaux d\u2019envergure.Un travail qu\u2019il effectue avec autant de passion qu\u2019à ses débuts.«En général, mon travail est quand même routinier.Par exemple, le matin, je lis le journal et j\u2019écoute les nouvelles à la télé.Des fois, je vais commencer à crayonner le matin, mais comme j\u2019aime être à l\u2019affût de l\u2019actualité, des fois, je vais attendre en après-midi ou après les nouvelles du midi pour commencer.Et quand ça ne marche pas et que je n\u2019ai pas d\u2019inspiration, je fais autre chose et à un moment donné, une lumière s\u2019allume.Mais c\u2019est sûr que plus tu es informé et plus tu as du bagage dans la vie, plus c\u2019est facile de faire une caricature.Mais Le métier de caricaturiste ou L\u2019art de décrocher un sourire Jean Chrétien a été l\u2019une des têtes de Turc préférées de Jean Isabelle pendant plusieurs années.Jean Charest a été une source intarissable d\u2019inspiration pour Jean Isabelle, et ce, même après son départ de la politique.Une caricature récente de Jean Isabelle en lien avec les festivités de Pâques 2020.P h o t o : S y l v a i n M a y e r Le caricaturiste Jean Isabelle produit quotidiennement des caricatures pour le Nouvelliste depuis plus de 25 ans.Le savoir au coeur de nos missions Le Syndicat des professeurs et des professeures de l\u2019UQTR.souhaite un bon anniversaire et une longue vie au quotidien Le Nouvelliste Depuis 50 ans Depuis 100 ans leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A15 Une caricature qui a beaucoup fait jaser et fait rire jaune Jean-Denis Girard lors de la parution.1940 Le droit de vote aux femmes est adopté par l\u2019Assemblée législative du Québec par 67 voix contre 9.Le chef de l\u2019opposition, l\u2019unioniste Maurice Duplessis, vote contre cette loi proposée par le premier ministre libéral Adélard Godbout.1940 Le conseil municipal de Cap- de-la-Madeleine demande à la Commission municipale du Québec de déclarer la Ville en tutelle, car cette dernière est dans l\u2019obligation d\u2019emprunter pour couvrir ses versements sur le fonds d\u2019amortissement.1940 L\u2019École élémentaire d\u2019aviation de Cap-de-la-Madeleine est inaugurée.1941 Les femmes ont maintenant accès au Barreau du Québec.1943 Le gouvernement du Québec décrète l\u2019instruction obligatoire des enfants de 6 à 14 ans.1944 Hydro-Québec est fondée.1945 La Deuxième Guerre mondiale prend fin.1948 Le Québec a son propre drapeau.Sources : Wikipedia, Chambre des communes du Canada, Le Nouvelliste, Le Devoir, Société Saint-Jean-Baptiste ça peut quand même arriver, comme c\u2019est parfois le cas l\u2019été quand il y a moins de nouvelles, de trouver des idées.Je finis toujours par tricoter quelque chose quand même, mais ça reste un défi.» un métier en évoLution On s\u2019en doute, au fil des 100 ans d\u2019histoire du quotidien régional, le métier a évidemment évolué, notamment avec l\u2019arrivée des nouvelles technologies.Ainsi, si le travail se faisait principalement au crayon de plomb et ensuite à l\u2019encre il y a de cela plusieurs années, les nouvelles technologies permettent désormais d\u2019avoir plus de latitude afin d\u2019y apporter des détails supplémentaires et même de la couleur, chose qui était plutôt rare à l\u2019époque.Toutefois, pour le caricaturiste de métier, Jean Isabelle, bien qu\u2019il utilise désormais la technologie pour finaliser ses oeuvres, les outils traditionnels de tout bon caricaturiste, soit le bon vieux papier et le crayon de plomb, restent des incontournables pour lui.«Je commence toujours avec le carton et le crayon puisque c\u2019est dans mon ADN.Et maintenant avec la magie de l\u2019ordinateur, je numérise le tout et je peux retravailler mes dessins et mettre de la couleur.» un art en Soi Bien connaître l\u2019actualité et avoir des aptitudes en dessin est une chose, mais cela ne veut pas nécessairement dire qu\u2019une caricature sera percutante.Selon Jean Isabelle, quelques éléments permettent en effet de distinguer une bonne caricature d\u2019une moins bonne.«Il faut tout d\u2019abord que le dessin parle en premier.Si tu réussis à faire une bonne caricature et que les gens comprennent sans qu\u2019il n\u2019y ait de texte, c\u2019est le summum.Mais souvent, les gens ne sont pas au courant de toutes les nouvelles, donc il faut parfois mettre une petite phrase pour mettre en contexte l\u2019événement, mais il faut que ça soit court», précise- t-il.Sans oublier que le style que choisit le caricaturiste permet également de distinguer ses oeuvres de ses concurrents.D\u2019ailleurs, Jean Isabelle ne s\u2019en cache pas, à ses débuts, il n\u2019avait pas réellement de style propre à lui.Chose toutefois qui a passablement changé avec le temps, lui qui estime désormais être un caricaturiste assez réaliste avec un style qui se rapproche beaucoup de la bande dessinée.Mais détrompez-vous, ce n\u2019est pas parce qu\u2019il est un artiste que tous les sujets l\u2019inspirent et qui se prêtent à la création d\u2019une caricature, bien au contraire.«Je lis beaucoup de nouvelles pour m\u2019inspirer, mais il arrive que je saute certaines d\u2019entre elles, car il n\u2019y a pas de matériel pour en faire une caricature.Par exemple, dans le cas des catastrophes, surtout quand elles sont régionales, c\u2019est plus sensible comme sujet», explique-t-il.D\u2019autres sujets comme la politique qui sont plus propices à la caricature permettent cependant à l\u2019artiste de bien s\u2019amuser au quotidien, au plus grand bonheur des lecteurs.D\u2019ailleurs, le caricaturiste a eu à de nombreuses reprises au cours de sa carrière des «têtes de Turc» comme il aime bien les appeler qu\u2019il appréciait tout particulièrement dessiner.«À l\u2019époque, il y avait Jean Chrétien et Jean Charest que j\u2019aimais bien faire, mais un que j\u2019adorais encore plus faire, car il était très facile à dessiner, c\u2019est le Doc Mailloux.Mais je dois dire aussi que l\u2019ancien maire Yves Lévesque était intéressant à faire, car avec sa personnalité, je savais que je pouvais aller plus loin», conclut-il.De 1967 à 1993, Anthony Delatri a été le caricaturiste attitré au Nouvelliste.C\u2019est son style, proche du cartoon américain, qui a notamment séduit le quotidien.Il aura entre autres réalisé quelque 8000 caricatures, relatant ainsi plus d\u2019un quart de siècle d\u2019actualités au sein du quotidien régional.Le caricaturiste vedette s\u2019est toutefois éteint à l\u2019âge de 97 ans, le 30 décembre 2019.Voici quelques-unes de ses caricatures publiées dans le Nouvelliste au cours de sa carrière.Le passage de la rectrice de l\u2019UQTR Nadia Ghazzali fut bref, mais a été très inspirant pour Jean Isabelle.«Je CommenCe touJours aveC le Carton et le Crayon puisque C\u2019est dans mon adn» on s\u2019en doute, après plus de 25 ans de carrière, jean isabelle a quelques milliers de caricatures à son actif.malgré la délicate tâche qui lui a été confiée de cibler les caricatures coups de coeur de sa carrière, il s\u2019est toutefois prêté au jeu volontiers.voici sa sélection.Un peu d'histoire.decennie 1940 SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A16 mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca mathieu Lamothe mathieu Lamothe photographe: Un métier qUi ne Cesse d\u2019évolUer Une aUtre époqUe Shawinigan \u2014 cumulant plus de 90 années d\u2019expérience, les photographes Sylvain mayer, François Gervais, Stéphane Lessard et olivier croteau ont été aux premières loges pour observer les différentes transformations qu\u2019a connues leur profession depuis qu\u2019ils immortalisent des moments pour le compte du nouvelliste.Comme le monde dans lequel on vit, le métier que les quatre hommes pratiquent a changé à un point tel que leur titre n\u2019est plus photographe, mais bien technicien multimédia.Elle est donc lointaine l\u2019époque où le doyen du quatuor, Sylvain Mayer, alors uniquement attitré au secteur de Shawinigan, développait ses films et imprimait lui-même ses photos en chambre noire avant de les envoyer au quartier général triflu- vien du quotidien.Et la situation était passablement plus compliquée lorsque l\u2019événement à couvrir se déroulait en soirée.«Pour un match des Cataractes, on prenait les photos en première période, on les développait, les imprimait et les faisait sécher en deuxième et on descendait les porter à Trois-Rivières en troisième, beau temps mauvais temps.Moi, pour sauver du temps, je les mettais sur le tableau de bord de ma voiture, partais le chauffage au fond et je descendais tout de suite à Trois-Rivières une fois qu\u2019elles étaient imprimées.Elles séchaient en chemin», raconte celui qui a joint les rangs du Nouvelliste en 1985.En plus de la transformation de son principal outil de travail lors du virage numérique, Sylvain Mayer considère que l\u2019arrivée du téléphone cellulaire a également entraîné une importante révolution.«Avant qu\u2019on ait des cellulaires, on appelait constamment dans des cabines téléphoniques.On disait qu\u2019on connaissait tous les endroits entre La Tuque et Bécancour où il y en avait une! Et avant l\u2019arrivée sur le marché des téléphones intelligents ayant des connexions puissantes, on avait repéré des endroits où le réseau n\u2019était pas sécurisé afin de s\u2019en servir pour envoyer nos photos», confie-t-il.arrivée de La vidéo Longtemps limités à saisir des images fixes d\u2019un événement, les quatre preneurs d\u2019image sont maintenant appelés régulièrement à tourner de la vidéo, d\u2019où la nouvelle appellation de leur poste.Pour Stéphane Lessard, qui est arrivé dans la grande famille du Nouvelliste en 1999, l\u2019ajout de cette tâche lui permet en quelque sorte de réaliser un rêve, celui de devenir caméraman.Avouant qu\u2019il est devenu photographe «un peu par accident», il accueille donc à bras ouverts ce double emploi.«Ce sont deux métiers complètement différents.En vidéo, il faut raconter une histoire.En photo, il faut capter et résumer un événement en une image.C\u2019était difficile au début, mais on a développé des trucs afin de bien faire les deux choses», explique-t-il.Le «petit nouveau» de l\u2019équipe, Olivier Croteau, est quant à lui arrivé en poste en 2003.N\u2019ayant pas connu de changement technologique d\u2019importance depuis le début de son parcours professionnel, c\u2019est plutôt l\u2019incessante quête de rapidité qui l\u2019a marqué depuis ses débuts.«Depuis que j\u2019ai commencé, il faut toujours fournir les photos rapidement.Mais avec le site Internet, les \u2018\u2018breaking news\u2019\u2019 et notre volonté d\u2019informer rapidement nos lecteurs, nous devons toujours être plus rapides», constate-t-il.PLuS de contrainteS Jadis, il n\u2019était pas rare qu\u2019un photographe ou un journaliste soit admis sur une scène de crime ou puisse s\u2019approcher à quelques mètres d\u2019un violent incendie.Maintenant, ils doivent plutôt faire leur travail en restant religieusement à l\u2019extérieur du périmètre de sécurité érigé par les forces de l\u2019ordre.François Gervais, qui est photographe au Nouvelliste depuis 2000, est bien placé pour en parler.«Avant, quand on arrivait sur un feu, on passait sous le cordon de sécurité sans problème.Les pompiers nous disaient même où nous placer pour prendre la meilleure photo! Maintenant, il faut être patient, et ça, c\u2019est quand ils veulent bien nous laisser nous approcher», mentionne-t-il, avant d\u2019ajouter que des limitations ont également été mises en place dans différents lieux publics, notamment les palais de justice.Néanmoins, François Gervais tient à préciser qu\u2019il ne changerait pas de métier pour tout l\u2019or du monde.«Ce qui n\u2019a pas changé, c\u2019est l\u2019excitation le matin.Ne pas savoir où nous allons être en milieu d\u2019après-midi, c\u2019est toujours le fun», laisse-t-il tomber.Les techniciens multimédias du Nouvelliste: François Gervais, Stéphane Lessard, Sylvain Mayer et Olivier Croteau.Shawinigan \u2014 Photographe au nouvelliste de 1960 à 1995, roméo Flageol se souvient de sa première journée de travail pour le quotidien maintenant centenaire.Armé de son appareil de type grafma- tic, qui était passablement lourd selon ses souvenirs, il avait été mandaté pour aller prendre une photo d\u2019un triste événement qui venait de se produire dans une ruelle située dans le secteur qui est maintenant connu comme étant les premiers quartiers de Shawinigan.Un jeune garçon venait en effet de se faire happer par une voiture.«J\u2019ai pris la photo, mais les policiers ont décidé de saisir mon appareil.Ça commençait bien! Mais grâce à des pressions faites par mes confrères, j\u2019ai pu récupérer mon appareil le lendemain.Ça avait fait tout un battage médiatique.C\u2019était le début de l\u2019aventure», raconte l\u2019octogénaire.Même s\u2019il n\u2019a pas connu la révolution numérique avant de prendre sa retraite, il a tout de même été en mesure d\u2019apprivoiser plusieurs types d\u2019appareils au fil des années.Il indique que chaque changement technologique a entraîné une certaine transformation du travail, notamment en ce qui a trait à la rapidité du traitement des films.«Au début, il fallait développer les films dans un petit plat contenant un procédé d\u2019acide, un par un.Il ne fallait pas que ça colle! On les passait à l\u2019eau après et il fallait les laisser sécher», se rappelle-t-il.L\u2019appareil avec lequel Roméo Flageol a fait ses débuts.P h o t o : F r a n ç o i s G e r v a i s L\u2019Association forestière Vallée du Saint-Maurice félicite le Nouvelliste dont la durabilité est à l\u2019image des utilisations durables que nous voulons pour nos forêts! Qu\u2019il soit fait de papier ou en ligne, c\u2019est d\u2019abord par son information rigoureuse et sa présentation de points de vue diversifiés que le Nouvelliste apporte, depuis une solide contribution à l\u2019actualité forestière régionale.Nous remercions toute l\u2019équipe du Nouvelliste pour son soutien à notre mission: faire rayonner la forêt et ses utilisations durables.100ans @ info@afvsm.qc.ca (819) 536-1001 afvsm.qc.ca @AFVSM Pour devenir membre de notre Association, participer à nos activités ouvertes au public ou connaître nos programmes éducatifs : leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A17 SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A18 La toponymie, c\u2019est l\u2019histoire au coin de la rue.Sans blague.Regardez autour de vous : une dizaine de lieux publics de Trois-Rivières vous racontent l\u2019histoire du Nouvelliste.Suivez le guide ! Commençons par le commencement, c\u2019est-à-dire la petite rue qui porte le nom de J.Alfred Cambray dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.Cet avocat madeli- nois était propriétaire d\u2019une imprimerie et d\u2019un journal nommé « Le Trifluvien ».En 1920, il cède tous ses actifs à un hommes d\u2019affaires de Québec qui réalise son projet d\u2019un quotidien grand public baptisé « Le Nouvelliste ».Ce patron de presse a laissé son nom à une rue de chez nous : « J.H.Fortier ».Joseph-Hermann Fortier peut financer et administrer un journal, mais il sait aussi s\u2019entourer.Dès le début des années 20, il recrute trois hommes de confiance.Chacun aura une rue à son nom : le directeur-gérant Émile Jean, le rédacteur en chef Hector Héroux et le gérant du tirage Laurent Paradis.Les trois feront au Nouvelliste une carrière de plus de trente ans, traversant une crise économique majeure et une guerre mondiale.Parmi les longues carrières, on relève aussi celle d\u2019Hervé Biron.Écrivain, historien, tour à tour éditorialiste et rédacteur en chef, il a une artère à son nom derrière le centre commercial Les Rivières, à côté des rues J.H.Fortier et Émile Jean.Comme quoi la toponymie réunit parfois de vieux amis.Plus près de nous, les journalistes Claude Mongrain, Jean-Paul Arseneault et Claude Savary ont laissé leur marque dans la toponymie locale.Claude Mongrain faisait dans le sport et loisir : un aréna porte son nom.Jean-Paul Arseneault donnait plutôt dans la ligne à pêche et la ligne ouverte : une rue porte son nom, de même que le belvédère de l\u2019île Saint-Quentin.Claude Savary fréquentait le palais de justice, où la salle de presse porte son nom, de même qu\u2019un parc près de son domicile.Le dixième toponyme réfère à un personnage qui a connu une fin tragique : Claude Masson, président-éditeur, patron de presse engagé, mort dans un accident d\u2019avion.Lors de son passage parmi nous, il avait lancé une campagne de promotion sous le thème : « Ma région, je l\u2019ai à cœur ».Et la région n\u2019a pas oublié Claude Masson.En fait, c\u2019est le premier but de la toponymie : être la mémoire d\u2019une ville.1950 Une conférence fédérale-provinciale portant sur les amendements à la constitution s\u2019ouvre à Ottawa.1950 Air France inaugure la première liaison Paris-Montréal, réalisant le tout en 19 heures.1950 Le chanteur Félix Leclerc amorce une série de spectacles à Paris.1952 Une grève survient à l\u2019usine Associated Textile de Louiseville.1952 La télévision est inaugurée au pays avec l\u2019entrée en ondes de CBFT Montréal (Société Radio-Canada).1955 Une émeute éclate au Forum de Montréal pour protester contre la suspension imposée à Maurice Richard par le président de la Ligue nationale de hockey, Clarence Campbell.1957 Les Grands Ballets Canadiens sont fondées.1959 Le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, meurt à Schefferville.Sources : Wikipedia, Le Soleil, La Presse, Société Radio-Canada, Bilan du siècle de l\u2019Université de Sherbrooke, Le Nouvelliste, Les Grands Ballets Canadiens (Collaboration spéciale) FRaNçoiS Roy LE NOUVELLISTE DANS LA TOPONYMIE: DIX LIEUX PUBLICS POUR CENT ANS D\u2019HISTOIRE (Le belvédère de l\u2019île Saint-Quentin porte aussi son nom) Rue Claude-Masson Rue Émile-Jean Aréna Claude-Mongrain Rue Hector-Héroux Rue J.Alfred-Cambray Parc Claude-Savary Rue Laurent-Paradis Rue J.H-Fortier Rue Hervé-Biron Rue Jean-Paul-Arseneault TRoiS-RivièReS Le nouveLLiSTe Un peu d'histoire.decennie 1950 Bon 100e anniversaire de la part de tous nos membres s s 50, rue Bostonnais La tuque 819.523.2737 100 ans, ça se fête en grand! Félicitations à toute l\u2019équipe du Nouvelliste.Info-Service 819 676-5091 ou sans frais 1 866 523-2121 infoservice@ville.latuque.qc.ca www.ville.latuque.qc.ca Appelez-nous Écrivez-nous Visitez notre site Web leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A19 Coup de chapeau aux équipes du Nouvelliste, d\u2019hier à aujourd\u2019hui.Les SADC + CAE de la Mauricie et du Centre-du-Québec, des gens d\u2019ici ayant à cœur la réussite des entreprises et le développement de nos communautés.Merci de mettre en lumière les réussites des gens d\u2019ici.Depuis plus de 100 ans, vous êtes au cœur de notre information régionale.CAE Laprade Trois-Rivières www.caelaprade.ca / 819 378-6000 SADC du Haut St-Maurice www.sadchsm.qc.ca / 819 523-4227 SADC Nicolet-Bécancour www.sadcnicoletbecancour.ca / 819 233-3315 SADC de la MRC de Maskinongé www.sadcmaskinonge.qc.ca / 819 228-5921 SADC Shawinigan www.sadcshawinigan.ca / 819 537-5107 SADC Vallée de la Batiscan www.sadcvb.ca / 418 328-4200 Contactez la SADC ou le CAE de votre région Financement Accompagnement Développement local durable DoMiniC PAgé DirECtEur générAL CAE LAPrADE BéAtriCE roy-PrinCE ConSEiLLèrE En DévELoPPEMEnt Et CoMMuniCAtionS SADC Du HAut St-MAuriCE CHAntALE LESSArD ADjointE ADMiniStrAtivE SADC DE LA MrC DE MASkinongé joHAnnE LAMy DirECtriCE DES SErviCES FinAnCiErS SADC DE LA MrC DE MASkinongé CAnDiDE PAQuin AnALyStE FinAnCiEr SADC DE niCoLEt-BéCAnCour CAroLynE AuBin ConSEiLLèrE En DévELoPPEMEnt DurABLE SADC DE niCoLEt- BéCAnCour gEnEvièvE BEAuCHEMin ADjointE ADMiniStrAtivE SADC DE niCoLEt-BéCAnCour guy MASSon DirECtEur DES SErviCES FinAnCiErS SADC DE niCoLEt- BéCAnCour MAriE-CHriStinE tESSiEr ConSEiLLèrE En DévELoPPEMEnt SADC niCoLEt-BéCAnCour PiErrE CLoutiEr DirECtEur générAL SADC DE LA MrC DE MASkinongé StEvE BrunELLE DirECtEur générAL SADC niCoLEt-BéCAnCour MArC-AnDré DE LAunièrE DirECtEur DES SErviCES FinAnCiErS SADC SHAwinigAn véroniQuE PErron CHArgéE DE ProjEt SADC SHAwinigAn CAtHErinE gAuLin ConSEiLLèrE En DévELoPPEMEnt DurABLE - SADC vALLéE DE LA BAtiSCAn DEniS CHAMPAgnE ConSEiLLEr En FinAnCEMEnt SADC vALLéE DE LA BAtiSCAn giLLES MErCurE DirECtEur générAL SADC vALLéE DE LA BAtiSCAn SyLvAin LEMirE AgEnt DE DévELoPPEMEnt SADC vALLéE DE LA BAtiSCAn SyLviE LAPointE SECrétAirE-CoMPtABLE SADC vALLéE DE LA BAtiSCAn nADiA CourCHESnE DirECtriCE DES SErviCES ADMiniStrAtiFS SADC SHAwinigAn nouDjAn EugéniE konAté tECHniCiEnnE CoMPtABLE SADC SHAwinigAn SiMon CHArLEBoiS DirECtEur générAL SADC SHAwinigAn SyLviE LAvErgnE DirECtriCE Du DévELoPPEMEnt Et DES CoMMuniCAtionS SADC SHAwinigAn vALEriE PizziMEnti ConSEiLLèrE ti SADC SHAwinigAn tHérèSE riCArD ADjointE ADMiniStrAtivE SADC DE niCoLEt-BéCAnCour ABDouLAyE SouLEy AnALyStE FinAnCiEr SADC SHAwinigAn AnDré grAngEr CHArgé DE ProjEt SADC SHAwinigAn éDitH SiroiS gEStionnAirE ti SADC SHAwinigAn guyLAinE BorDELEAu ForMAtriCE ti SADC SHAwinigAn kArinE LAngLAiS CoorDonnAtriCE En DévELoPPE- MEnt LoCAL Et DurABLE SADC DE LA MrC DE MASkinongé kEvEn rouSSEAu ConSEiLLEr Aux EntrEPriSES En DévELoPPEMEnt DurABLE SADC DE LA MrC DE MASkinongé LuCiE CArignAn ADjointE ADMiniStrAtivE à LA CoMPtA- BiLité Et CoorDonnAtriCE Du MEntorAt SADC DE LA MrC DE MASkinongé PASCAL BAriL-SABourin AgEnt DE ProjEt En DévELoPPE- MEnt DurABLE Et CoMMuniCAtion SADC DE LA MrC DE MASkinongé CHAntAL Fortin DirECtriCE DES SErviCES Aux EntrEPriSES SADC Du HAut St-MAuriCE DiAnE PoMErLEAu ADjointE ADMiniStrAtivE SADC Du HAut St-MAuriCE toMMy DéziEL DirECtEur générAL SADC Du HAut St-MAuriCE jEAn BouLiAnE AnALyStE FinAnCiEr CAE LAPrADE MAtHiEu LEFEBvrE ConSEiLLEr Aux EntrEPriSES CAE LAPrADE Développement économique Canada pour les régions du Québec appuie financièrement les SADC et les CAE SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A20 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière boUlangerie germain, Une marqUe à maintenir Sainte-thècle \u2014 «dans la région, la boulangerie est connue.des grands-parents qui venaient ici quand ils étaient jeunes reviennent avec leurs petits-enfants et ils mangent le même beigne à la crème depuis tout ce temps.ce sont des souvenirs.c\u2019est quelque chose.Les gens font le détour pour venir chez nous.on se compte chanceux.on est des marchands de bonheur.» Lorsque Martin Brière a relancé en 2010 la boulangerie Germain avec son ami Pascal Lavallée, il était acquis que leur commerce allait garder ce nom inscrit dans l\u2019histoire de Sainte-Thècle.Mais tout en maintenant les produits ayant fait la renommée de la boulangerie, les deux amis ont donné un coup de jeunesse au commerce, notamment en diversifiant les produits et en mettant sur pied une boutique en ligne.Une boulangerie est située sur la rue Notre-Dame depuis 1899 grâce à l\u2019initiative de Charles Comeau.Si on fait exception d\u2019une fermeture de quelques mois à la suite de la vente du commerce des Germain à un propriétaire qui n\u2019a fait que passer, le commerce, repris en 2010 par les deux partenaires d\u2019affaires, continue de servir des centaines de clients désireux de savourer un pain frais du jour.«Je suis imprimeur et Pascal est biologiste.Je suis natif de Sainte-Thècle et Pascal est un résident de longue date.L\u2019idée était d\u2019avoir un projet commun.On a tout bonnement tenté la relance dans un intérêt d\u2019affaires.On croyait au nom de Germain qui est là depuis 1955.Les affaires vont bien», raconte M.Brière.Une douzaine de propriétaires se sont succédé depuis 1899.La famille Germain a été présente durant plus de soixante ans avec Willie Germain, sa fille Carolle et le conjoint de celle-ci, Yvan Cos- sette.Martin Brière désirait maintenir la qualité du service de cette famille et les produits qui ont fait sa réputation comme le pain frais, les galettes aux dattes, les beignes à la crème et les brioches.Mais les nouveaux propriétaires ont amené les plats préparés, ont développé le volet de la pâtisserie et offrent un service de traiteur.Cette diversification fait en sorte que les mets cuisinés et le service de traiteur représentent chacun 30 % des affaires.La boulangerie et la pâtisserie se partagent également les 40 autres %.«On a été à l\u2019écoute des gens, explique M.Brière.Au niveau du traiteur, on a des classiques.Mais on offre aussi le service de barbecue à domicile: on arrive avec un service clé en main avec des burgers et des hot dogs de luxe.On est là de l\u2019entrée au dessert, on arrive avec la vaisselle.Les gens ne touchent à rien.On sert encore du pain frais du jour, on a ajouté des pains croûtés, aromatisés à notre façon, on a ajouté des bagels.On est allés chercher une nouvelle clientèle.On est sortis des chemins tracés, car les gens ont des besoins différents des années passées.On a diversifié l\u2019entreprise, mais on a un cadre qu\u2019on respecte.» La famille Germain a accompagné les deux nouveaux propriétaires lors de l\u2019acquisition en 2010.Depuis ce temps, le commerce a agrandi et le nombre d\u2019employés a grimpé de cinq à trente.«On s\u2019entoure de bonnes personnes, souligne M.Brière.On veut des personnes qui s\u2019attachent à l\u2019entreprise.On veut développer des relations de longue durée.» P h o t o : s y l v a i n m a y e r aussi centenaire.1960 Le Parti libéral de Jean Lesage renverse l\u2019Union nationale et prend le pouvoir à Québec.1960 Le hockeyeur Maurice Richard annonce sa retraite après une carrière de 18 saisons avec les Canadiens de Montréal.1960 J.A.Mongrain est réélu maire de Trois-Rivières après avoir quitté ce poste en 1953.1962 La construction du métro de Montréal commence.1965 Le Canada a son propre drapeau.1967 L\u2019Exposition universelle de Montréal est présentée.1968 Le Parti québécois est créé.1968 Les premières écoles polyvalentes et les premiers cégeps ouvrent au Québec.1969 L\u2019UQTR est créée.Le recteur-fondateur est Gilles Boulet.Sources : Wikipedia, Le Nouvelliste, Le Soleil Pascal Lavallée et Martin Brière dirigent la boulangerie Germain de Sainte-Thècle.Un peu d'histoire.decennie 1960 leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A21 brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca briGitte trahan briGitte trahan «jamais on ne m\u2019a diCté qUoi éCrire» le pont, il noUs le fallait! P h o t o : L e S o l e i l , Y a n D o u b l e t trois-rivières \u2014 bernard champoux fut rédacteur en chef du nouvelliste dans les années 1990 au cours desquelles il a également signé de nombreux éditoriaux, la plupart publiés chaque lundi matin.retraité depuis plusieurs années, il conserve une excellente mémoire de cette période de sa longue carrière en journalisme marquée notamment par la tristement célèbre affaire du policier Louis-Georges dupont qui, encore aujourd\u2019hui, n\u2019a toujours pas été élucidée.«Le seul fait que la police Trois-Rivières ait elle-même effectué l\u2019enquête \u2013 au- jourd\u2019hui elle aurait fait appel à la Sûreté du Québec \u2013 ouvre la porte à bien des interrogations», écrivait-il en juillet 1994.«J\u2019avais un style un peu trop direct», se souvient-il, «mais je disais ce que je pensais», surtout «quand des événe- ments se produisaient et venaient me chercher, quand des choses m\u2019agaçaient.Je ne me gênais pas.» Cela lui a valu, parfois, quelques lettres ouvertes dans la section Opinion du lecteur, se souvient- il, «mais j\u2019acceptais ça.» À ce moment là, dit-il, on était loin des commentaires souvent méchants et à l\u2019emporte-pièce qui caractérisent aujourd\u2019hui les échanges sur les réseaux sociaux.Les gens qui répliquaient considéraient l\u2019opinion de l\u2019éditorialiste comme étant celle, également, du journal.L\u2019Opinion du lecteur était une section très importante, se souvient-il.«On laissait beaucoup de place à ça.Aujourd\u2019hui, avec les réseaux sociaux, les gens ont des opinions désordonnées et ne sont pas respectueux.Ce que les gens écrivent aujourd\u2019hui n\u2019aurait pas été accepté il y a 25 ans», assure-t-il.Bernard Champoux, qui a oeuvré pendant 40 ans au Nouvelliste, se souvient notamment d\u2019avoir écrit au sujet de l\u2019ancien chef de police de la Ville de Trois- Rivières, Gérald Cholette, qui faisait faire des prières aux policiers au poste de police.«Ça nous a valu des plaintes au Conseil de presse à tour de bras.Journalistes et éditorialistes, tout le monde y a passé, mais il n\u2019a pas gagné.On déplorait une situation qui était inacceptable», résume-t-il pour expliquer un des rôles fondamentaux de l\u2019éditorial.L\u2019histoire du décès de Louis-Georges Dupont l\u2019avait particulièrement frappé.«Il avait été trouvé sans vie dans son auto.Son fils a dit, un peu plus tard, qu\u2019il avait été assassiné et que son père ne s\u2019était pas enlevé la vie.Dans ce temps- là, il y avait des ombres dans le fonctionnement du service de police», se sou- vient-il.L\u2019affaire, on le sait, n\u2019aura jamais été élucidée.Bernard Champoux se souvient que dans les années où il a exercé son métier, l\u2019éditorial était porteur de messages.«Il y avait des éditoriaux qui étaient très positifs.On félicitait des gens, mais il fallait aussi reconnaître les mauvais coups.L\u2019éditorial était là pour avoir un point de vue qui devait refléter la réalité.Ce n\u2019était pas critiquer pour critiquer.On était l\u2019interprète des gens qui n\u2019étaient pas capables d\u2019écrire tout en donnant un reflet de l\u2019actualité et en permettant aux gens de réfléchir», résume-t-il.Dans ces années-là, Le Nouvelliste se faisait souvent taxer de «rouge» par l\u2019opinion publique.«Il faut reconnaître que tu ne peux pas ignorer l\u2019opinion du grand boss», fait valoir M.Champoux.Le grand boss, dans son temps, c\u2019était la famille Desmarais et Power Corporation.«Quand ils ont pris possession du Nouvelliste et de tous les journaux TransCanada, eux ils étaient des libéraux», rappelle-t-il.«Ils laissaient la place à ceux qui voulaient écrire contre les libéraux parce qu\u2019ils ne faisaient pas juste de bons coups, mais évidement, le journal n\u2019était pas indépendantiste.Ça, c\u2019est clair», se souvient-il.Bernard Champoux a fait carrière sous cinq présidents-éditeurs, au fil des années et ils avaient tous des vues différentes, précise-t-il.«Jamais on ne m\u2019a dicté quoi écrire et je n\u2019ai jamais été réticent à écrire ce que je pensais.Si un candidat libéral exagérait, ça ne me gênait pas de l\u2019écrire.» L\u2019ancien rédacteur en chef assure qu\u2019il a toujours écrit en tout honnêteté.«J\u2019ai le sentiment du devoir accompli.J\u2019ai été honnête jusqu\u2019au bout des doigts tout le temps.Je faisais mon devoir», dit-il.Cela ne l\u2019a pas empêché, toutefois, de tomber dans un piège vraiment peu banal au tout début de sa carrière comme journaliste.Ça s\u2019est passé dans l\u2019affaire du sergent-détective trifluvien Denis Leclerc.«Je travaillais aux faits divers, la fin de semaine.Il m\u2019appelait pour me dire que quelqu\u2019un allait faire un hold-up en fin de semaine à tel endroit.Or, c\u2019est lui qui l\u2019organisait», se souvient-il.«Il voulait qu\u2019il y ait de la nouvelle sur ça pour montrer que c\u2019est lui qui intervenait sur ces événements», raconte-t-il, encore estomaqué par de tels agissements de la part d\u2019un policier.Aujourd\u2019hui, Bernard Champoux lit, sur Internet, tous les éditoriaux publiés dans Le Nouvelliste.Ce sont des écrits qui méritent respect, estime-t-il en saluant le travail de ses anciens collègues Syl- vio St-Amand, Claude Bruneau et Ginette Gagnon, la première femme à exercer la profession d\u2019éditorialiste à temps plein au Nouvelliste.Écrire l\u2019éditorial représentait une responsabilité importante, dit-il.«Je me relisais pour éviter que je me retrouve en position de défense.» Comme tout bon éditorialiste, Bernard Champoux voulait rapporter des faits exacts et vérifiables, une règle d\u2019or de la profession.trois-rivières \u2014 après la deuxième Guerre mondiale, la région voulait une alternative aux deux traversiers déjà trop achalandés qui faisaient la navette sur le fleuve Saint-Laurent entre trois-rivières et le quai de Sainte-angèle-de-Laval.C\u2019est alors que la Chambre de commerce de Trois-Rivières, Le Nouvelliste et la station de radio CHLN lancèrent conjointement la fameuse campagne Le pont, il nous le faut et nous l\u2019aurons, raconte l\u2019historien François Roy, un slogan rassembleur imaginé par le journaliste Magloire Gagnon, animateur de l\u2019émission Omnibus dans ces années-là.Ce message, martelé par Le Nouvelliste pendant plusieurs années, soutient les porteurs de ballon, car la région rêve d\u2019un espace économique qui couvrirait les deux rives.On lui donnera le nom de Coeur-du-Québec, un projet que seule la construction du pont pouvait permettre.Ce pont permettra éventuellement de greffer des artères à ce cœur, soit les futures autoroute 55 et 30.Ce pont, il nous le fallait et nous l\u2019avons eu.» «Bravo et merci aux artisans du Nouvelliste, d\u2019hier à aujourd\u2019hui SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A22 amelie.houle@lenouvelliste.qc.ca améLie HouLe Nicolet \u2014 «Choisis un travail que tu aimes et tu n\u2019auras pas à travailler un seul jour dans ta vie».Cette phrase semble avoir été spécialement écrite pour Raymond et son fils Jean Gagnon qui ont oeuvré au Nouvelliste.Jean y travaille d\u2019ailleurs toujours à titre de représentant publicitaire.À eux seuls, le père et le fils, qui partagent la même passion, cumulent plus de 70 ans de service au Nouvelliste et ont su créer leur marque de commerce bien à eux.En effet, chez les Gagnon, lorsqu\u2019on bâtit une relation avec un client, elle reste pour toujours et se termine bien souvent par des amitiés de longue date.D\u2019ailleurs, autant pour Raymond que pour Jean, leur but n\u2019est jamais et n\u2019a jamais été de vendre une publicité à tout prix pour leur propre bénéfice personnel, bien au contraire.«Quand j\u2019étais représentant, j\u2019allais au moins une fois par semaine faire un tour en campagne pour aller rencontrer mes clients et on jasait de tout et de rien et souvent, on ne parlait même pas d\u2019annonces publicitaires.Moi je n\u2019ai jamais fait de pression pour vendre, parce que je savais que sinon, les clients avaient tendance à se cacher et à ne plus vouloir annoncer si on leur mettait de la pression.Et je crois que c\u2019était apprécié de mes clients», raconte Raymond Gagnon.Un élément primordial que Raymond a tenu mordicus à léguer à son fils Jean, qui suit désormais ses traces.«Je crois qu\u2019il faut rester attentif aux clients et il ne faut jamais manquer d\u2019être près d\u2019eux.Pour moi, l\u2019humain est très important et je veux avoir du plaisir avec mes clients quand je les vois.C\u2019est d\u2019ailleurs ma marque de commerce», soutient-il.uNe pRoFeSSioN eN évoLuTioN Ce devoir de créer une relation privilégiée avec chaque client est toutefois l\u2019une des seules choses qui est restée la même pour les deux hommes au cours de leur carrière respective, puisque la réalité entourant ce domaine s\u2019est fortement modifiée avec les années.À cet effet, si le père et le fils peuvent se vanter d\u2019exercer la même profession, leur carrière respective est cependant à des années-lumière l\u2019une de l\u2019autre.Pas besoin de dire que les revenus publicitaires qui étaient autrefois une mine d\u2019or pour les journaux se sont effrités avec les années, en raison notamment de l\u2019arrivée des géants du web.La réalité des deux hommes à titre de représentant publicitaire a donc été très différente au fil des années.En effet, à l\u2019arrivée de Raymond au Nouvelliste en 1959, les annonceurs n\u2019hésitaient pas une seconde à annoncer dans le journal, si bien que chaque représentant avait son propre territoire.«La publicité à cette époque-là, ça se vendait assez bien, mais pour le vendeur en soi, c\u2019était plus LA VENTE PUBLICITAIRE, LA PASSION DES GAGNON À eux seuls, les représentants publicitaires raymond et Jean GaGnon cumulent plus de 70 ans de service au nouvelliste Raymond Gagnon, Martine Couture et Jean Gagnon, Le Nouvelliste est une véritable histoire de famille.P h o t o : S t é p h a n e L e s s a r d compliqué puisqu\u2019on n\u2019avait pas de technologie à notre disposition.C\u2019était donc plus de travail, car j\u2019allais voir le client, je lui faisais un plan pour sa publicité, mais il fallait aussi que je retourne le voir pour lui faire approuver le tout puisqu\u2019on n\u2019avait pas de fax.Et ça, c\u2019est si on ne devait pas tout changer et que je devais y retourner encore une fois et il faut comprendre que le territoire était très gros à couvrir.Donc oui, c\u2019était plus facile à vendre, mais c\u2019était plus complexe de les faire monter et les faire approuver.» La réalité a toutefois bien changé depuis, avec l\u2019arrivée notamment de la technologie et la baisse des revenus publicitaires.Une réalité que connaît très bien Jean, qui est représentant publicitaire au Nouvelliste depuis 31 ans.«Quand j\u2019ai commencé à travailler avec mon père, on travaillait avec le papier et le fax, mais maintenant, l\u2019informatique a fait son entrée dans le système et là, ce sont nous, les vendeurs, qui s\u2019occupent de la réservation d\u2019annonces sur Internet, avant de les envoyer aux graphistes.Et maintenant, avec les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) de ce monde, la tarte que Raymond avait tout à lui pour la vente de publicités, on doit maintenant la séparer avec eux.J\u2019ai donc vu l\u2019effritement des revenus publicitaires au fil des ans, mais l\u2019expérience que j\u2019ai acquise en cours de route m\u2019a permis de m\u2019adapter à la situation et de rester ouvert à toutes les possibilités pour réussir en tant que représentant publicitaire», explique-t-il.DeS CLieNTS TouJouRS FiDèLeS, De GéNéRaTioN eN GéNéRaTioN Au fil des ans, Raymond Gagnon a évidemment réussi le pari de servir de nombreux clients Présent dans la région de la Mauricie depuis 100 ans, Le Nouvelliste est un partenaire important au développement de la MRC des Chenaux.Au nom de nos 10 municipalités, merci de nous faire rayonner au quotidien comme vous savez si bien le faire.630, 3e Rang Saint-Luc-de-VincenneS 819.840.0704 mrcdeschenaux.ca Bonne continuité! leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A23 martin LaFrenière la pUb aU fil des ans RAYMOND GAGNON UNE PREMIèRE JOURNÉE DÉCEVANTE Lors de sa première journée de travail en 1959 au Nouvelliste, Raymond Gagnon a tenté sa chance du côté de Louiseville pour vendre de la publicité.La journée aura cependant été si décevante sur le plan de la vente, qu\u2019il a songé à tout abandonner.Son nouveau collègue du bureau de Louiseville, Maurice Béland, lui est toutefois venu en aide et lui a donné quelques contacts précieux.Dès le lendemain, Raymond a pu effectuer ses premières ventes, ce qui l\u2019a encouragé à rester au Nouvelliste.PLAIRE À UN CLIENT EN SE COUPANT LA MOUSTACHE Au cours de sa carrière, Raymond a été attitré notamment à la région de La Tuque.Alors que le directeur général de l\u2019époque, un certain M.Archambault avait la réputation de faire la loi et l\u2019ordre avec les représentants publicitaires, Raymond est allé le rencontrer avec toute sa bonne volonté.M.Archambault a toutefois été catégorique, si Raymond gardait sa moustache, il ne prendrait pas de publicité dans Le Nouvelliste.Il n\u2019en fallait pas plus pour que le représentant retourne à l\u2019hôtel pour couper ladite moustache.À son retour au bureau du directeur général, l\u2019homme a trouvé la situation très drôle et a finalement pris la décision d\u2019acheter de la publicité à Raymond.Les deux hommes sont par la suite devenus de très bons amis.JEAN GAGNON UNE RENCONTRE AVEC LA FEMME DE SA VIE Une journée, alors qu\u2019il était encore aux études, Jean Gagnon a décidé de venir rejoindre son père au boulot afin que celui-ci le ramène à la maison en soirée.Jean était toutefois loin de se douter qu\u2019il rencontrerait la femme de sa vie à ce moment.En effet, celle qui l\u2019a accueillie est Martine Couture, qui était à la réception.La chimie a opéré rapidement et le couple est toujours ensemble depuis ce temps.UN PROJET RÉALISÉ EN CACHETTE Lorsqu\u2019il veut arriver à ses fins, Jean Gagnon a plus d\u2019un tour dans son sac.Il y a près de 10 ans, alors qu\u2019un partenariat entre la Ville de La Tuque et la communauté atikamekw de Wemotaci devait se conclure concernant le projet de la centrale hydroélectrique Manouane Sipi, Jean a eu vent de l\u2019événement bien avant les journalistes et a décidé de faire des pages de publicité sur le sujet.mais en cachette de ses patrons et de ses collègues qui l\u2019ont su seulement la veille de la publication.Les pages ont par la suite été présentées à l\u2019Assemblée nationale par la députée de l\u2019époque Julie Boulet.martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca qui sont devenus au fil du temps, des clients fidèles à l\u2019organisation.«En 2000, quand j\u2019ai pris ma retraite, j\u2019ai quitté mon territoire et j\u2019ai laissé 350 clients qui m\u2019étaient fidèles et qui ont continué pour la plupart à annoncer.J\u2019en suis vraiment fier», souligne-t-il.D\u2019ailleurs, encore au- jourd\u2019hui, Jean a su conserver cette relation privilégiée avec des anciens clients de son père qui annoncent encore pour la majorité dans Le Nouvelliste, et ce, malgré le passage de plusieurs d\u2019entre eux à la deuxième génération.À la retraite depuis maintenant plus de 20 ans, Raymond Gagnon suit d\u2019ailleurs toujours de très près la carrière de son fils, avec évidemment une certaine fierté d\u2019avoir pu lui léguer ses conseils les plus précieux.D\u2019ailleurs, en 40 ans de service, lorsqu\u2019on le questionne sur le moment le plus marquant de sa carrière, M.Gagnon n\u2019hésite pas une seconde, c\u2019est celui où en 1995, il a pu intégrer son fils au sein de l\u2019équipe des ventes pour lui apprendre tous les rudiments du métier.«J\u2019ai eu plusieurs années marquantes, mais je dois dire que les cinq années où j\u2019ai pu travailler avec mon fils, c\u2019est quelque chose que je vais toujours me souvenir, puisque pour un père, travailler avec son fils, c\u2019est une fierté.» On peut donc dire que pour les Gagnon, Le Nouvelliste est une véritable histoire de famille, d\u2019autant plus que la femme de Jean, Martine Couture, a travaillé de son côté pendant 38 ans au Nouvelliste, dans plusieurs secteurs, notamment à la réception.C\u2019est d\u2019ailleurs au journal que les deux tourtereaux ont fait connaissance il y a plus de 30 ans.«On a une passion chez les Gagnon qui est la vente et cette passion s\u2019est transmise de père en fils et Martine a tout vécu ça avec nous.On est très conscient que le Nouvelliste passe des temps difficiles et j\u2019aimerais ça pouvoir dire à mes petits-enfants que j\u2019ai travaillé pour le Nouvelliste et qu\u2019il soit toujours là à ce moment», conclut avec émotion Jean Gagnon.1956 1942 1939 1973 trois-rivières \u2014 en 100 ans d\u2019existence, Le nouvelliste a connu une évolution dans la conception et la présentation des publicités.voici quelques exemples de publicités diffusées au fil des ans.1932 SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A24 1967 - 21 déCembre 100 ans de Unes marqUantes 1920 - 30 oCtobre 1955 - 22 mars 1969 - 21 jUillet 1939 - 4 septembre 1963 - 23 novembre 1970 - 18 oCtobre 1945 - 7 mai 1976 - 16 novembre 1951 - 31 janvier 1967 - 25 jUillet 1977 - 17 août leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A25 1980 - 21 mai 1991 -28 août 2000 - 17 mars 1984 - 10 septembre 1995 - 31 oCtobre 2001 - 12 septembre 1988 - 9 août 1989 - 7 déCembre 2005 - 14 janvier 2007 - 2 août 2012 - 28 mai 2016 - 31 août SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A26 troiS-rivièreS 100 ans en images Pour plus de photos d\u2019archives, consultez le appartenancemauricie.ca inauguration du nouveau traversier, le trois-rivières, le 22 juin 1962.Photos de cette page: Archives Le Nouvelliste fournie par Appartenance Mauricie vue aérienne du chantier de construction de la basilique du sanctuaire notre-dame-du-cap en 1958.La piscine de l\u2019exposition de trois-rivières réjouit petits et grands depuis des années, comme le démontre cette photo réalisée en 1953.en mai 1956, maurice duplessis distribue des pièces de 10 cents aux enfants lors de l\u2019inauguration du Pavillon Saint-arnaud.durant la deuxième Guerre mondiale, l\u2019armée canadienne a réquisitionné le terrain de l\u2019exposition afin d\u2019y tenir un camp d\u2019entraînement.cette photo a été prise en septembre 1940.Félicitations pour 100 ans de présence au quotidien dans la vie des Trifluviens ! Bonne continuité! Toute l\u2019équipe de la Compagnie des Cimetières Notre-Dame-du-Cap Cimetière St-Louis-de-France Cimetière Sainte-Famille Cimetière Ste-Marie-Madeleine 819 374-1864 \u2022 Trois-Rivières \u2022 cimetieresnotredameducap.com Pour faire les choses autrement leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A27 C\u2019est en janvier 1951 qu\u2019une partie du pont Duplessis, reliant Trois-Rivières à Cap- de-la-madeleine, s\u2019est effondré.Le 24 juin 1959, élisabeth ii s\u2019arrête à Trois-Rivières.La reine est en visite au Canada afin d\u2019inaugurer la voie maritime du Saint- Laurent.Jacques villeneuve Sr a remporté la course de Formule atlantique au Grand prix de Trois-Rivières en 1989.en 1959, les funérailles du premier ministre maurice Duplessis attirent des milliers de personnes à la cathédrale de Trois-Rivières.Longue vie au Nouvelliste! Ancré dans le de la population trifluvienne depuis 100 ans SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A28 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière l\u2019histoire en 500 000 négatifs Shawinigan \u2014 «Le fonds illustre la mémoire mauricienne.c\u2019est ce qui fait sa richesse.on a un trésor entre les mains et on veut le partager.» Mario Lachance est visiblement heureux qu\u2019Appartenance Mauricie soit le dépositaire de nombreuses archives du Nouvelliste.Non seulement l\u2019organisme qu\u2019il préside possède les microfilms des éditions du quotidien régional, il est aussi le dépositaire de 500 000 négatifs ayant illustré, à travers les pages du Nouvelliste, toute l\u2019histoire de la région.Les négatifs remis à la société d\u2019histoire régionale couvrent de 1940 à 1965 et de 1980 à 1995.Les archives photographiques de la période comprise entre 1965 et 1980 ont été remises à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.Le photographe Roland Lemire était à son compte durant cette période.«Le fonds couvre une grande période et a une grande couverture géographique», dit Kate Grenier, historienne d\u2019Appartenance Mauricie.«Le fonds est intéressant, car ça couvre des sujets variés comme le sport, la politique.On voit aussi des photos de la vie quotidienne des gens», estime sa collègue historienne, Andréanne Jalbert.L\u2019objectif d\u2019Appartenance Mauricie est de rendre ces photos disponibles à la population.Déjà 40 000 négatifs ont été traités et mis en ligne sur le site web de l\u2019organisme.«La conservation des négatifs a été bien faite.C\u2019est très bien classé: par reportage, avec une description de l\u2019événement et l\u2019année.Il faut entrer ces informations dans des bases de données et ce sont des dizaines de milliers de données à entrer une par une», mentionne Marilyn Côté, archiviste d\u2019Appartenance Mauricie.«C\u2019est un travail de moine, ajoute M.Lachance.Nous avons 40 000 négatifs numérisés et diffusés.Mais pour arriver à classer les 500 000 négatifs, ça va prendre entre 10 et 15 ans.» Les gens qui consultent le site d\u2019Appartenance Mauricie pour visionner des photos peuvent constater que celles-ci sont de grande qualité même si les négatifs sont très vieux.Les négatifs datant de 1940 jusqu\u2019à 1960 mesurent chacun environ 10 cm sur 12 cm (4 pouces sur 5 pouces).C\u2019est la raison pour laquelle il est possible d\u2019isoler un élément sur la photo tout en conservant une qualité d\u2019image.travaiL de conServation Le transfert numérique des négatifs du Nouvelliste est une tâche qui exige du temps et de la minutie, mais Appartenance Mauricie doit aussi s\u2019occuper de leur conservation.Ceux qui sont dégradés sont nettoyés.Tous les négatifs sont manipulés avec soin et seront rangés dans une voûte à température contrôlée.«Un disque dur a une durée de vie de cinq ans.Il faut les faire rouler.C\u2019est la même chose pour les serveurs.Rien ne remplace la pièce d\u2019origine», ajoute Mme Côté.noStaLGie et découverte Les productions à caractère historique ont la cote au Québec depuis de nombreuses années.Selon les spécialistes d\u2019Appartenance Mauricie, la nostalgie joue un rôle important dans cette affection pour les photos anciennes, mais celles du Nouvelliste démontrent aussi tout le chemin parcouru depuis des décennies.«D\u2019habitude, les fonds que nous avons sont concentrés sur un sujet, une usine, par exemple.Ce que nous avons (le fonds du Nouvelliste) couvre l\u2019ensemble de la région», raconte Mme Jalbert.«Le monde évolue tellement vite, indique Mme Grenier.Les gens aiment ça, ça leur rappelle leur enfance.Pour les gens plus âgés, c\u2019est de la nostalgie.Mais pour les plus jeunes, c\u2019est pour découvrir.» «La Mauricie a beaucoup changé en 50 ans.On dirait que c\u2019est un autre monde qu\u2019on découvre», souligne Mme Côté.D\u2019après Mario Lachance, la civilisation actuelle met beaucoup l\u2019accent sur l\u2019image.L\u2019intérêt porté à des ouvrages historiques repose possiblement sur une volonté de retrouver ses racines.«On est dans une période d\u2019instantanéité, de fausses nouvelles.Les gens sont à la recherche d\u2019une certaine identité.» Appartenance Mauricie et Le Nouvelliste s\u2019associent pour produire un livre soulignant le centenaire du journal.Abondamment illustré, ce livre racontera l\u2019histoire du journal et celle de la région.Le livre devait être lancé le 30 octobre.Le tout est reporté d\u2019un an.P h o t o : F r a n ç o i s G e r v a i s L\u2019équipe d\u2019Appartenance Mauricie est composée des historiennes Kate Grenier et Andréanne Jalbert, de l\u2019archiviste Marilyn Côté, de l\u2019agente administrative Céline Goulet et du président Mario Lachance.«C\u2019est un travail de moine.nous avons 40 000 négatifs numérisés et diffusés.mais pour arriver à Classer les 500 000 négatifs, ça va prendre entre 10 et 15 ans.» www.maisongarneau.ca La vie est une histoire.Racontez-la bien.Comment souhaitez-vous qu\u2019on se souvienne de vous ?J.D.GARNEAU COMPLEXE FUNÉRAIRE 274, rue St-Laurent Trois-Rivières G8T 6G7 819 376-3731 Depuis 1919 Plus de 100 ans à aider les familles à célébrer des vies bien vécues ! leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A29 haute-mauricie 100 ans en images Pour plus de photos d\u2019archives, consultez le appartenancemauricie.ca Les concurrents de la classique de canots de la mauricie prennent le départ en face du quai neuf, à La tuque, en septembre 1960.À La croche, voici le premier tronçon de la future route vers roberval en 1953 cette photo de la plage Saint- Louis de La tuque a été prise lors de sa première année d\u2019existence, soit en 1959.construction de l\u2019école marie-médiatrice de La tuque en 1961.cette école est devenue le centre d\u2019études collégiales.Le monte-pente du centre de ski de La tuque est mis en marche en 1960 Photos de cette page: Archives Le Nouvelliste fournie par Appartenance Mauricie SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A30 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière l\u2019entrée de l\u2019agriCUltUre dans la modernité champlain \u2014 Si le résultat du travail d\u2019un agriculteur change peu au fil des ans, la façon de réaliser sa tâche s\u2019est grandement transformée.Sébastien Marchand est le propriétaire de La Champlinoise depuis 2004.Il représente la sixième génération à diriger la ferme familiale exploitée au même endroit, dans la partie est de Champlain, depuis au moins 1807.La ferme a abandonné la production laitière en 1994 pour prendre le virage de la culture maraîchère en 1995.Elle produit entre autres du maïs sucré, des fraises, des framboises, des concombres et des haricots.Elle écoule 40 000 douzaines d\u2019épis de maïs annuellement.Sa culture de 5000 plants de bleuets fait la joie des autocueilleurs depuis 27 ans.Cet agronome de formation est bien au fait de l\u2019évolution vécue dans l\u2019exploitation d\u2019une entreprise agricole depuis 100 ans.«À l\u2019origine, c\u2019était une ferme laitière qui était plus une ferme d\u2019autosuffisance pour la famille, avec quatre ou cinq vaches, des poules et des cochons.Avec l\u2019électricité, on a vu une certaine automatisation.Il y a eu les trayeuses automatiques.On a troqué le cheval et le bœuf pour des tracteurs à roues de fer.Quand ça cassait, ça cognait dur!» Le développement de techniques de culture et l\u2019arrivée d\u2019équipements à la fine pointe de la technologie ont amené une nouvelle façon de produire.La mécanisation a permis aux fermes d\u2019intensifier la production et de prendre de l\u2019expansion.Comme le rappelle le producteur maraîcher de 43 ans, les années 1970 ont été propices aux projets d\u2019expansion, le prix des terres et le coût de la main- d\u2019oeuvre étant raisonnables.Ce portrait a changé aujourd\u2019hui.Et comme de nombreuses autres fermes, l\u2019entreprise de M.Marchand doit avoir recours à de la main-d\u2019oeuvre étrangère pour récolter sa production.Cette main-d\u2019oeuvre représente la moitié des quelque 12 travailleurs de la ferme.«Avant, tu avais de la main-d\u2019oeuvre familiale, un rythme de vie plus lent et ça marchait pareil.Maintenant, il faut en faire plus, car la marge de profit est moindre avec les augmentations de salaires, de taxes municipales et scolaires, du pétrole.Le prix reçu ne suit pas les augmentations.Il faut être débrouillard.» La Champlinoise vend sa production à son éventaire situé à l\u2019entrée de sa ferme et à d\u2019autres exploitants d\u2019éventaires extérieurs.Ses produits sont distribués à des restaurants, à des résidences pour personnes âgées et à des épiceries.Ce dernier aspect du commerce s\u2019est aussi transformé, les chaînes de supermarchés faisant principalement affaire avec de grands producteurs.L\u2019offre des produits sur les tablettes des supermarchés a pris du coffre depuis les dernières décennies.Hiver comme été, les clients peuvent acheter des fraises, ce qui a modifié leur rapport avec les produits et le moment de leur récolte.«Avant, il y avait une saison pour les fraises, le maïs.Les gens faisaient des réserves, transformaient les produits.Aujourd\u2019hui, on a plus de clients, mais on a moins d\u2019achats.» Si une chose ne change pas sur une ferme, c\u2019est que ce secteur d\u2019activités demande beaucoup de travail.Pour celui qui a grandi sur une terre, la passion pour la culture maraîchère est intacte.«C\u2019est le fun de partir de quasiment rien, une graine, et produire des fruits et des légumes.C\u2019est la beauté de la nature.» trois-rivières \u2014 chez les ducharme, le travail de camelot, on connaît.Normand, Mario, Luc et Isabelle Du- charme, tous frères et sœur, ont distribué Le Nouvelliste à tour de rôle de 1971 à 1989 dans le secteur de Saint-Louis- de-France.Six matins sur sept, beau temps, mauvais temps, ils partaient avec leurs exemplaires pour les livrer à leurs clients des rues Saint-Martin, Caron, Saint-Alexis et autres rues avoisinantes.«Nos parents nous apprenaient à prendre des responsabilités et à être autonomes le plus possible.On a commencé de bonne heure à ramasser nos sous et à être débrouillards», raconte Normand Ducharme, qui a été camelot de 1971 à 1973.Ses frères Mario et Luc ont pris la relève.Isabelle Ducharme a été la dernière de la famille à distribuer Le Nouvelliste, entre 1984 et 1989.Elle se souvient qu\u2019il lui fallait une grande discipline pour se lever très tôt afin d\u2019accomplir son travail, mais celui-ci lui a inculqué le sens des responsabilités.«J\u2019aimais avoir des sous en main.Je savais que, par moi-même, j\u2019étais capable d\u2019en ramasser et ça a servi à toute la famille.On a connu la valeur de l\u2019argent.» Mme Ducharme raconte que sa paie de camelot lui a permis entre autres de se procurer un lecteur de cassettes portatif.Et pas n\u2019importe lequel.«C\u2019était le vrai Walkman de Sony, gris, avec les écouteurs!» «Moi, c\u2019était des jeans Lois, indique Normand Ducharme.C\u2019étaient nos parents qui décidaient et payaient pour nos vêtements.J\u2019ai pu acheter des jeans à mon goût!» Adolescente, Isabelle Ducharme se souvient d\u2019avoir distribué Le Nouvelliste au retour d\u2019une partie de quilles tardive et d\u2019être allée se coucher par la suite sans être obligée de se lever de bonne heure.«On recevait l\u2019argent directement du client, ma mère gérait ça.Et notre plus belle récompense était le client qui nous donnait du pourboire.» Normand Ducharme se rappelle les éditions du samedi qu\u2019il détestait en raison de leur épaisseur.Les cadeaux du temps des Fêtes, donnés par les abonnés, étaient particulièrement appréciés.«On a travaillé dur pour gagner nos sous et on y faisait attention.L\u2019ensemble de l\u2019argent qu\u2019on faisait était ramassé.Quand je suis entré au cégep, j\u2019avais un beau petit magot.Ma mère était fière de nous montrer comment gérer notre argent.» «Dans notre entourage, tout le monde dira qu\u2019on est des travaillants, souligne Isabelle Ducharme.À l\u2019âge adulte, ça a demeuré.» P h o t o : S y l v a i n M a y e r P h o t o : F r a n ç o i s G e r v a i s aussi centenaire.Sébastien Marchand représente la sixième génération exploitant une activité agricole sur la ferme familiale.Normand et Isabelle Ducharme ont été camelots du Nouvelliste tout comme leurs frères Mario et Luc, absents de la photo.martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière Une famille de Camelots leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A31 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca maRTiN LaFReNièRe L\u2019ARRIVéE DE L\u2019INfORMATIqUE, UN éVéNEMENT P h o t o : S y l v a i n M a y e r Welly Murray, André Pellerin et Jean-François Laventure.Trois-Rivières \u2014 L\u2019arrivée de l\u2019informatique a bouleversé notre façon de vivre et de travailler depuis des décennies et son impact a été immense pour la production d\u2019un journal comme Le Nouvelliste.La réalisation d\u2019un quotidien en 2020 n\u2019a plus rien à voir avec la façon de faire un journal au début du 20e siècle.Il n\u2019y a qu\u2019à jeter un coup d\u2019oeil à la première édition du Nouvelliste, le 30 octobre 1920, pour apercevoir la transformation extrême de la présentation d\u2019un journal d\u2019information.La production du Nouvelliste se faisait à partir de linotypes.Cet équipement volumineux produisait des lignes de texte en plomb.Ces lignes devenaient des textes qui étaient pris en charge par des typographes dont la mission était de les mettre en page dans des cadres d\u2019acier.La photogravure était le procédé utilisé pour les photos.Un négatif était produit pour ensuite être gravé avec de l\u2019acide sur une plaque de zinc.Un épais carton était pressé sur la page de plomb pour former un moule à installer sur une presse.Le plomb était fondu pour être réutilisé.André Pellerin a amorcé sa carrière au Nouvelliste comme photographe en 1959 pour la conclure en 1996 à titre d\u2019adjoint au directeur de l\u2019information.Ayant oeuvré entre autres comme journaliste et directeur de l\u2019information provenant des bureaux régionaux du Nouvelliste, il a vécu de près toutes les transformations technologiques.«En 1959, il y a une machine à écrire sur tous les bureaux dans la salle de rédaction.Les outils de travail étaient le téléphone à roulette, le calepin, le stylo et la machine à écrire.Ça marchait! En 1980, l\u2019informatique arrive avec les premiers ordinateurs.À l\u2019époque, on faisait du texte avec les ordinateurs, la mise en page est arrivée un peu plus tard.L\u2019arrivée des ordinateurs, ça a été un événement», se souvient M.Pellerin.«L\u2019invention du linotype date du début du 20e siècle.Jusque dans les années 1970, la façon de faire un journal n\u2019a pas trop bougé.Mais à partir de là, ça a complètement changé.Au début des années 1980, les ordinateurs sont arrivés dans la salle de rédaction.Ça a été un gros changement technologique.On avait acheté près de 30 ordinateurs de la compagnie Harris.Ça avait coûté un million de dollars.C\u2019était de l\u2019argent.En capacité et en performance, 10 ordinateurs de ce temps-là entrent dans un téléphone cellulaire d\u2019aujourd\u2019hui!», ajoute Welly Murray, employé du Nouvelliste de 1961 à 2003, d\u2019abord comme linotypiste pour ensuite devenir électronicien et informaticien.André Pellerin précise qu\u2019en 1959, les appareils photo étaient équipés d\u2019une plaquette contenant six films d\u2019une pose chacun.«Ça coûtait cher! C\u2019est pour ça qu\u2019on surnommait Roland Lemire (le photographe qui a formé André Pellerin à cette fonction) «one shot».Il prenait UNE photo.Quand j\u2019ai commencé, je ne connaissais rien à la photo.C\u2019est lui qui m\u2019a montré, à sa façon, et c\u2019était «one shot»!» Informaticien au Nouvelliste depuis 1985, Jean- François Laventure se souvient du système centralisé de cartes perforées utilisé par le service de l\u2019administration pour mettre à jour les dossiers des abonnés.«La seule façon d\u2019accéder à des rapports de fin de mois étaient des rapports sur papier.Les budgets étaient faits à la main.J\u2019ai fait découvrir les Mac (les ordinateurs Macintosh) au Nouvelliste.Je connaissais Excel aussi (une application de tableur).On avait un Mac avec un écran de 9 pouces en noir et blanc.Quand tu mettais une donnée à jour, ça se mettait à jour partout dans le bilan.Je me souviens que des gens étaient au-dessus de mon épaule et regardaient l\u2019écran.Le monde capotait!» «Le Nouvelliste a toujours été avancé au niveau technologique, un des plus avancés dans les journaux en Amérique du Nord.J\u2019allais dans des séminaires aux États-Unis dans les années 1980.Il y avait le New York Times et le Chicago Tribune qui étaient avancés, mais il n\u2019y en avait pas tant d\u2019autres», dit M.Murray.La popularité d\u2019Internet dans les années 1990 amène une nouvelle révolution dans le monde informatique, de même que les appareils photo numériques.Le Nouvelliste investit une fois de plus en 2002 afin de doter la salle de rédaction d\u2019ordinateurs Macintosh au printemps 2003.Depuis les dernières années, toute la production d\u2019un journal se fait numériquement, de la rédaction d\u2019un article à l\u2019impression sur papier journal ou à la mise en ligne pour les applications et le site web.L\u2019année 2020 a apporté son lot de défis aux informaticiens des journaux membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (la CN2i, regroupant les coopératives locales du Nouvelliste, du Soleil de Québec, de La Tribune de Sherbrooke, du Quotidien de Saguenay, de La Voix de l\u2019Est de Granby et du Droit d\u2019Ottawa-Gatineau).Le télétravail fait dorénavant partie de la vie des quotidiens et cet aspect a été accentué en raison de la pandémie de COVID-19.«La rapidité des liens offre des possibilités incroyables, analyse M.Laventure.L\u2019entrevue avec Philippe Dallaire (un Trifluvien qui vit en Chine) en février a été une belle démonstration de 3CX (l\u2019application de téléphonie IP).On a réussi à faire une entrevue facilement.On n\u2019aurait jamais pu faire ça avant.» Des citoyens de Champlain et de Pierreville visitent Le Nouvelliste en 1955.Cette photo de 1958 montre Jacques Laberge dans la salle de rédaction du Nouvelliste.Les bureaux du quotidien étaient alors situés sur la rue Saint-Georges dans une bâtisse aujourd\u2019hui occupée par l\u2019entreprise Progi.Longue vie au Nouvelliste! Il contribue à développer nos projets.bon 100e René Bérubé, président \u2022 819-371-5766 François Comeau, vice-président \u2022 819-399-2673 St-Léon ard-d\u2019As ton terrains résident iels à ve ndre SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A32 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière Cnda : se démarqUer par l\u2019innovation nicolet \u2014 Lorsque la direction du collège notre- dame-de-l\u2019assomption a lancé en 2004 le programme un élève, un ordinateur, elle était loin de se douter que cette initiative des Sœurs de l\u2019assomption allait marquer le monde de l\u2019éducation 16 ans plus tard avec la pandémie de covid-19.L\u2019enseignement à distance a été un passage obligé pour de nombreuses écoles au cours des derniers mois, imposant des investissements massifs dans la fourniture d\u2019ordinateurs.Cette manière de fonctionner fait toutefois partie des mœurs de cette école secondaire privée de Nicolet depuis des années, rappelle la directrice générale, Mylène Proulx.«On a été les premiers en région avec ce programme.Pour l\u2019enseignement à distance, on est dans les tops.On est dans les premiers à utiliser la technologie.On a été avant-gardistes, car il fallait se démarquer dans la région.Les sœurs étaient visionnaires, elles n\u2019avaient pas peur d\u2019embarquer là-dedans», mentionne celle qui a amorcé sa carrière au CNDA en 1991 comme enseignante.Fondé en 1872 à Nicolet, le CNDA a été durant de longues années une école réservée aux filles.La qualité d\u2019enseignement a fait la réputation de l\u2019école dotée d\u2019un pensionnat très populaire jusqu\u2019à il y a une trentaine d\u2019années.La diminution graduelle observée au cours des années suivantes a incité la direction à faire preuve d\u2019innovation en lançant, en 2015, son service de pensionnat pour les élèves étrangers qui vivent à temps plein à l\u2019école.«Durant mes débuts au CNDA, on a monté jusqu\u2019à 200 pensionnaires.Ça a baissé à 50.On a posé la question à savoir si on ouvrait le pensionnat à l\u2019international ou si on le fermait.Notre collège est ouvert à la clientèle internationale.On a des élèves qui viennent de la Côte d\u2019Ivoire, de la République du Congo, du Rwanda, de la France, du Mexique.Il y a une demande grandissante pour l\u2019international.Le Canada est bien coté à l\u2019extérieur du pays, le système scolaire québécois a bonne réputation et le CNDA offre une qualité d\u2019enseignement et un encadrement avec le pensionnat.» Le pensionnat accueille 90 élèves.Habituellement, 45 proviennent de l\u2019étranger.Le CNDA en compte actuellement 35, car plusieurs élèves sont toujours en attente de leur permis d\u2019étude, une situation attribuable à la COVID-19.Mme Proulx souligne l\u2019apport des religieuses dans l\u2019investissement consacré il y a une quinzaine d\u2019années pour remettre l\u2019école aux normes.Le pensionnat a entre autres été rénové.Depuis 2011, il est ouvert aux élèves masculins, eux qui ont fait leur arrivée au collège quatre ans plus tôt, ce qui constitue un autre changement notable dans l\u2019histoire de cette école.À l\u2019instar d\u2019autres écoles privées dirigées par des congrégations religieuses, la relève institutionnelle s\u2019est amorcée en 2005 au CNDA.Les religieuses ont cédé le collège à une corporation laïque en 2017, soit à la même période durant laquelle certains bâtiments du campus ont été démolis.Le personnel enseignant est entièrement laïque depuis 2014.Entre 300 et 325 élèves fréquentent annuellement le CNDA, selon la directrice générale, soit une centaine de moins qu\u2019il y a 10 ans.La situation financière de l\u2019école est bonne, d\u2019autant plus que la remise aux normes effectuée par les religieuses a permis d\u2019améliorer le système de chauffage, un poste budgétaire important pour toute grande bâtisse.«Nos dépenses sont en fonction du nombre d\u2019élèves et on arrive.On n\u2019a pas de roulement de personnel.Quand on entre au CNDA, on ne le quitte plus.Des collègues qui avaient quitté sont revenus à cause de l\u2019ambiance, de l\u2019esprit d\u2019équipe, de l\u2019esprit de famille.C\u2019est dans notre philosophie.Que tu sois une personne à l\u2019administration ou un professeur, on forme une équipe.C\u2019est ça, notre force.» P h o t o : S y l v a i n M a y e r La directrice générale du Collège Notre- Dame-de-l\u2019Assomption, Mylène Proulx 1970 Première du film Deux femmes en or.1970 Le parc national de la Mauricie est créé.1970 Le diplomate britannique James Richard Cross est enlevé par le Front de libération du Québec.Cet événement marque le début de la crise d\u2019Octobre : le ministre libéral Pierre Laporte est enlevé cinq jours plus tard et est assassiné le 17 octobre.1971 Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, annonce que le gouvernement du Québec va entreprendre le développement hydroélectrique de la Baie James.1976 Montréal accueille les Jeux olympiques.1976 À la tête du Parti québécois, René Lévesque devient premier ministre du Québec.1977 La Charte de la langue française, la loi 101, est adoptée par le gouvernement québécois.1979 Les Canadiens de Montréal remportent une quatrième coupe Stanley d\u2019affilée, la 22e de leur histoire.Sources : Le Nouvelliste, La Presse, Le Devoir, notrehistoire.canadiens.com Un peu d'histoire.decennie 1970 leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A33 rive-Sud 100 ans en images Pour plus de photos d\u2019archives, consultez le appartenancemauricie.ca Le premier ministre du Québec, robert bourassa, lors de l\u2019ouverture de l\u2019aluminerie de bécancour en 1986.La construction de la cathédrale de nicolet en 1961.Le glissement de terrain de nicolet en 1955.Le Festival de montgolfières de bécancour a été présenté de 1990 à 2005.cette photo a été prise lors de la première année de l\u2019événement.Photos de cette page: Archives Le Nouvelliste fournie par Appartenance Mauricie 444, rue de l\u2019Exposition Saint-Léonard-d\u2019Aston 819 399-2596 saint-leonard-daston.net Le Nouvelliste, outil important pour la démocratie rurale MAIRE SUPPLÉANT Rejean Labarre CONSEILLERS District no 1 : Jean Allard District no 2 : Sylvie René District no 3 : René Doucet District no 4 : Réjean Labarre District no 5 : Jean-Claude Guévin District no 6 : Mario Laplante Bon 100e! SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A34 Le Nouvelliste a été le témoin de nombreux événements ayant marqué la vie des Ursulines.En 1947, soit 250 ans après l\u2019arrivée de cette congrégation religieuse à Trois-Rivières, le quotidien publie en première page de son édition du 13 octobre une photo de quelque 150 Ursulines prenant part à une procession vers la cathédrale afin d\u2019assister à une messe d\u2019Action de grâce.La procession était un réel événement, considérant qu\u2019à cette époque, les Ursulines étaient des religieuses cloîtrées.martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière les UrsUlines: Une CapaCité d\u2019adaptation trois-rivières \u2014 «notre fondatrice, sainte angèle, parlait, déjà en 1535, d\u2019adaptation au temps et aux circonstances.Le mot ouverture a traduit la capacité d\u2019adaptation à la société en évolution.» Selon Yvette Isabelle, Ursuline de Trois-Rivières, cette congrégation religieuse a su composer avec tous les changements survenus au fil des 100 dernières années après s\u2019être établie dans la capitale régionale en 1697 et y avoir fondé le Collège Marie- de-l\u2019Incarnation.Dans les années 1960, le Concile Vatican II a entraîné notamment l\u2019abandon de la clôture monastique (les Ursulines étaient des sœurs cloîtrées) et la publication du rapport Parent a sonné le glas du cours classique offert à leur école réservée à l\u2019époque aux filles.L\u2019accueil de laïcs au sein du personnel dans les années 1950 et 1960, la nomination en 1993 d\u2019un premier laïc, Pierre Papillon, à la direction du Collège Marie-de-l\u2019Incarnation, et l\u2019arrivée des élèves masculins en 2010 font en sorte que le visage de l\u2019école primaire et secondaire a changé, mais les valeurs transmises par les Ursulines demeurent au cœur de l\u2019institution.Le rapport Parent mettait fin au cours classique dans les années 1960 après que les Ursulines eurent décidé de l\u2019enseigner à partir de 1935.Cet enseignement pavait la voie à la formation universitaire.Mais au milieu des années 1930, l\u2019opinion publique était peu favorable à cette formation offerte par les Ursulines, des gens proposant même «d\u2019aménager» la formation pour les filles, car le cheminement scolaire menant à l\u2019Université n\u2019était pas nécessairement considéré pour les femmes en devenir.«Les Ursulines ont porté le projet et savaient ce qu\u2019elles voulaient pour les femmes.Elles ont maintenu le cours classique», souligne Soeur Isabelle.Celle qui a été enseignante, administratrice et Supérieure provinciale des Ursulines durant 12 ans mentionne qu\u2019à la suite du dépôt du rapport Parent, les Ursulines ont diversifié leur mission.Ce rapport indique que la formation des enseignants sera dorénavant l\u2019affaire des universités.Les Ursulines récupèrent la défunte École normale du Christ-Roi pour y fonder le collège Laflèche en 1969.Les religieuses ont fait preuve de ténacité une fois de plus, car des voix s\u2019élevaient contre ce projet, rappelle Soeur Isabelle.Les années 1970 ont vu naître plusieurs projets des Ursulines.La Maison Albatros (maison offrant des soins de fin de vie), la Maison de l\u2019amitié (devenue l\u2019Arche Mauricie qui soutient les personnes vivant avec une déficience intellectuelle), le Tremplin (soutien aux femmes de Shawinigan en difficulté) sont des initiatives des Ursulines qui s\u2019occupaient de la conservation du patrimoine, notamment par l\u2019incorporation en 1989 du Musée des Ursulines.Tous ces projets d\u2019aide à la communauté n\u2019ont jamais mis de côté la vocation première des Ursulines, soit celle de l\u2019éducation.Comme de nombreuses congrégations religieuses à la tête de maisons d\u2019enseignement, les Ursulines ont amorcé leur réflexion pour passer le flambeau à une équipe laïque.La nouvelle corporation a été mise en place en 1996 pour le CMI.Même chose pour le collège Laflèche.«Je trouve important que l\u2019œuvre ne se termine pas avec nous, déclare Soeur Isabelle.Laisser nos écoles à des laïcs, ça fait partie d\u2019une société en mouvement.C\u2019était nécessaire pour assurer la pérennité.» Le dernier grand changement est survenu en 2019, alors que les Ursulines ont quitté leur monastère pour emménager dans une résidence située à quelques jets de pierre.Alors qu\u2019elles étaient 150 religieuses il y a 100 ans, elles sont aujourd\u2019hui environ 40, toujours installées à Trois-Rivières et toujours en mesure d\u2019admirer le dôme de la chapelle de leur monastère qui fait le bonheur des visiteurs du quartier historique depuis des décennies.Malgré la baisse d\u2019effectif, Soeur Yvette Isabelle demeure persuadée que l\u2019œuvre des Ursulines saura traverser le temps.«Ce que nous avons été et ce que nous avons semé seront toujours présence et inspiration.» P h o t o : F r a n ç o i s G e r v a i s Soeur Yvette Isabelle est photographiée dans la chapelle du monastère des Ursulines de Trois-Rivières.P h o t o : a r c h i v e s l e n o u v e l l i s t e , f o u r n i e p a r a p p a r t e n a n c e m a u r i c i e Un des développements résidentiels du groupe Doyon depuis 1967 100 ans pour Le Nouvelliste, FÉLICITATIONS! leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A35 Le président de la France, le général Charles de Gaulle, a visité le Québec en 1967 et s\u2019est arrêté au Séminaire Saint-Joseph.On le voit en compagnie, entre autres, du premier ministre du Québec, Daniel Johnson.martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière ssj : laïCité et mixité trois-rivières \u2014 Foi de Pierre Leclerc, la laïcité et la mixité sont les deux éléments ayant marqué l\u2019évolution du Séminaire Saint-joseph depuis les 100 dernières années.Élève du Séminaire inscrit au cours classique en 1955, enseignant dès 1965, Pierre Leclerc a enfilé les responsabilités de directeur du service aux élèves et de directeur général adjoint avant d\u2019occuper la direction générale de 1989 à 1998.Ce laïc est revenu comme procureur en 2011 et agit à titre de supérieur depuis 2012.Il a vécu de près de nombreux changements vécus au sein de la maison d\u2019enseignement.Selon lui, l\u2019école a vraiment fait du chemin en 100 ans, elle dont la mission était de former des religieux.«L\u2019arrivée des premiers enseignants laïques au milieu des années 1950 avec Jean-Guy Béliveau, Denis Vaugeois, Émilien Girard, Georges Lemire, et l\u2019arrivée de laïcs à la direction en 1965 avec Jacques Béliveau, ça a été un puissant changement de mentalités.L\u2019arrivée de femmes comme enseignantes dans les années 1970, les premières femmes dans des postes de direction, Louise Cormier et Marie-Hélène Rheault, l\u2019arrivée des filles comme étudiantes en 1998, l\u2019arrivée de Martine Roy, la première femme nommée directrice générale, en 2016.Tout ça, dans la culture du Séminaire qui remonte à 1874, sont des changements importants», énumère M.Leclerc, dont la nomination à titre de supérieur en 2012 a fait sourciller quelques prêtres, se souvient-il.Le Séminaire est fondé en 1860, mais l\u2019année 1874 est marquante dans son histoire.Durant les 14 premières années de son existence, l\u2019école est appelée le Collège de Trois-Rivières, une école fondée par des hommes d\u2019affaires qui veulent parvenir à doter Trois-Rivières de son propre séminaire.À l\u2019époque, le diocèse de Trois-Rivières va de la Mauricie jusqu\u2019aux Cantons de l\u2019Est et possède son séminaire à Nicolet.La création du diocèse de Nico- let va régler la question et permettra la fondation de la mission sacerdotale du Séminaire Saint-Joseph en 1874.La transformation de l\u2019école au fil des ans passe par la fin en 1968 de l\u2019enseignement du cours classique, une mesure découlant du rapport Parent.Le personnel, composé à 100 % de religieux au début des années 1950, est aujourd\u2019hui totalement laïque.Les élèves féminines sont maintenant bien installées dans cette école qui avait grandement besoin de leur présence, rappelle Pierre Leclerc.«L\u2019accès à une meilleure éducation, le fait de vouloir que les garçons s\u2019habituent à la présence des filles et l\u2019inverse, ce sont des raisons nobles (pour l\u2019arrivée de la clientèle féminine).Mais la vraie raison, c\u2019est que c\u2019était une question de survie au niveau financier.La clientèle baissait : on a déjà été 1200, on était autour de 600.On est maintenant à 740 élèves.On travaille fort pour boucler le budget.Il faut faire des choix éclairés.Mais le Séminaire va rester une excellente école et on va lui souhaiter 160 autres années.» Le nouveLLiSte, un témoin FidèLe Selon Pierre Leclerc, Le Nouvelliste a été un témoin fidèle de nombreux événements qui se sont déroulés au Séminaire Saint-Joseph.Le supérieur rappelle que les exploits des sportifs de l\u2019école ont maintes fois été racontés par le défunt journaliste Claude Mongrain.Des rassemblements partisans de Maurice Duplessis dans la cour du Séminaire ont fait la manchette du Nouvelliste qui était aussi présent lors du passage de Charles de Gaulle au SSJ en 1967.«Le Nouvelliste a toujours eu un œil attentif sur ce qui se passait au Séminaire.» P h o t o : F r a n ç o i s G e r v a i s Le supérieur du Séminaire Saint-Joseph, Pierre Leclerc. SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A36 mékinac / deS chenaux 100 ans en images Pour plus de photos d\u2019archives, consultez le appartenancemauricie.ca Photos de cette page: Archives Le Nouvelliste fournie par Appartenance Mauricie Le premier canon à neige au centre de ski mont-carmel en 1962.L\u2019inauguration de l\u2019observatoire de champlain, en avril 1981.c\u2019est le carnaval de la pêche aux petits poissons des chenaux à Sainte-anne-de-la- Pérade en janvier 1957.560, rue Notre-Dame \u2022 Saint-Tite \u2022 418.365.5151 \u2022 mrcmekinac.com \u2022 mrcmekinac@mrcmekinac.com Au cœur de l\u2019évolution de l\u2019information de notre communauté depuis toujours Bon 100e anniversaire! leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A37 L\u2019entreprise boulet de saint-tite, en pleine production de bottes pour l\u2019armée canadienne en 1945.Photo du festival western de saint-tite prise en 1987.monseigneur Georges- Léon Pelletier, évêque du diocèse de trois- rivières, visite le camp du lac en coeur à Lac- aux-sables en 1949.Le musée des filles de caleb à saint-stanislas, un an après son ouverture en 1992.Le Regroupement des Chambres de Commerce de la Mauricie, porte-voix de plus de 2500 gens d\u2019affaires Andréanne Guilbert Geneviève Racine Geneviève Scott-Lafontaine Karine Rochette Mélanie Thiffeault Joannie Bournival Merci au Nouvelliste de contribuer à notre rayonnement! SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A38 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière germain et frère, dans l\u2019air dU temps trois-rivières \u2014 en 116 ans d\u2019histoire, Germain et frère a été partenaire de nombreux projets industriels exigeant des systèmes de traitement d\u2019air.Si les gens continuent de faire confiance en cette compagnie trifluvienne, c\u2019est qu\u2019elle a maintenu une qualité de produit et de service au fil des ans, analyse Léon méthot.«Si tu veux passer à travers l\u2019épreuve du temps, tu dois atteindre certains standards de qualité et de service.La réputation de l\u2019entreprise est basée sur le service.C\u2019était ça dans le temps des fondateurs et c\u2019est encore vrai.On est à l\u2019écoute des clients, de leurs besoins», confie M.Méthot, président, chef de la direction et actionnaire de la compagnie avec le vice-président Claude Germain (descendant de la famille fondatrice), le directeur des opérations Jason Bernier et le directeur administratif Philippe Vallières.Azarias Germain a lancé son entreprise au centre- ville en 1904.Son frère Adjutor l\u2019a rejoint en 1905.Les locaux de la compagnie familiale ont été rasés par le grand incendie de juin 1908.La compagnie s\u2019est relocalisée sur la rue Saint-Antoine et y est demeurée jusqu\u2019en 2019.À l\u2019origine, Germain et frère était une entreprise spécialisée dans la plomberie, le chauffage et le métal en feuilles.La construction de l\u2019usine Wa- basso de Trois-Rivières en 1907, la construction de l\u2019hôpital Cooke de Trois-Rivières en 1931 et la transformation la même année de l\u2019hôpital Saint- Joseph de Trois-Rivières font partie des importants contrats obtenus par la compagnie durant ses premières décennies.«La compagnie faisait aussi des toitures de métal en feuilles.Elle a fait le contrat pour la cathédrale (de Trois-Rivières) et la basilique (Notre-Dame-du- Cap)», rappelle M.Méthot.Depuis plus de 20 ans, Germain et frère consacre ses énergies au traitement d\u2019air industriel.Que ce soit pour le chauffage, la ventilation, le refroidissement des usines et des procédés, l\u2019entreprise a développé une expertise pour ses différents clients répartis principalement dans les secteurs des pâtes et papiers, des mines et dans l\u2019industrie de transformation.Elle a récemment contribué à la transformation de la machine numéro 10 de la compagnie Kruger (la machine de l\u2019usine trifluvienne fabrique du carton au lieu du papier) et réalise le système de ventilation de la nouvelle usine de papier tissu de Kruger dans l\u2019arrondissement Brompton de Sherbrooke.«On fait aujourd\u2019hui essentiellement la même chose qu\u2019au départ, raconte le président.Ce qui a changé, ce sont les méthodes de travail: le dessin par ordinateur avec logiciels.On présente une ingénierie plus poussée.On fait l\u2019ingénierie de l\u2019équipement, on fabrique, on installe et on fait l\u2019entretien.C\u2019est du sur-mesure chaque fois.Il faut que ça soit bien ajusté.» Germain et frère a quitté le centre-ville de Trois-Ri- vières à la fin de 2019 afin d\u2019emménager dans une bâtisse du nord de la ville mieux adaptée à ses besoins en équipements et en rapidité de production.Ce déménagement a été un fait marquant dans l\u2019histoire de la compagnie qui suit les dernières tendances en matière d\u2019efficacité énergétique.«Il y a plus de défis à cause des changements climatiques.On veut toujours être plus performant.Mais de l\u2019air, c\u2019est de l\u2019air.» P h o t o : S y l v a i n M a y e r aussi centenaire.Léon Méthot est le président et chef de la direction de Germain et frère.1980 Le Non remporte le premier référendum portant sur la souveraineté du Québec.1980 Durant son Marathon de l\u2019espoir, Terry Fox arrive à Montréal.1980 Le chanteur John Lennon est assassiné à New York.1981 Le gouvernement Trudeau passe un accord constitutionnel avec toutes les provinces, sauf le Québec.L\u2019événement est appelé par plusieurs observateurs comme étant la Nuit des longs couteaux.1982 Le gouvernement fédéral rapatrie la constitution canadienne.1984 Brian Mulroney conduit le Parti progressiste-conservateur au pouvoir à Ottawa.1988 L\u2019accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis est ratifié.1989 Une tuerie survient à l\u2019École polytechnique de Montréal, causant la mort de 14 étudiantes.Sources : Wikipedia, Chambre des communes du Canada, Fondation Terry Fox, Le Nouvelliste, La Presse Un peu d'histoire.decennie 1980 Bravo pour vos 100 ans d\u2019existence de toute l\u2019équipe de Lafrenière Tracteurs leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A39 ShaWiniGan 100 ans en images Pour plus de photos d\u2019archives, consultez le appartenancemauricie.ca L\u2019hôtel de ville de Shawinigan en train d\u2019être construit en 1945.Le 8 avril 1963, jean chrétien célèbre sa première victoire électorale dans la circonscription fédérale de Saint- maurice-Laflèche avec son épouse aline et leur fille France.Grève à l\u2019usine Shawinigan chemical en 1960.L\u2019usine Wabasso du secteur de Grand-mère à Shawinigan, en plein chantier d\u2019agrandissement en 1949.La construction du bureau de poste de Shawinigan en 1959.ouverte en juin 1997, la cité de l\u2019énergie de Shawinigan accueille de nombreux visiteurs en ce 29 juillet 1997.Photos de cette page: Archives Le Nouvelliste fournie par Appartenance Mauricie P h o t o : S y l v a i n M a y e r SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A40 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca martin LaFrenière dYnamiteUr, Un métier qUi fasCine Shawinigan \u2014 malgré les techniques qui se raffinent au gré des années qui défilent, le métier de dynamiteur conserve ce côté mystérieux qui pique la curiosité des gens, selon Lauryane Grenier.Mme Grenier représente la quatrième génération de la même famille à la tête d\u2019une compagnie de dynamitage et de forage à Shawinigan.Fondées en 1911, les Entreprises Élie Grenier ont longtemps exploité une carrière de pierre dans la partie nord de la ville.L\u2019orientation de la compagnie familiale a changé dans les années 1960, alors que les volets construction résidentielle et génie civil ont davantage été développés.La compagnie peut être appelée autant pour des travaux sur des chantiers routiers que pour aider un propriétaire d\u2019une maison à aménager un sous-sol dans le roc.«On va dynamiter pour passer une conduite d\u2019aqueduc, on va forer dans le roc pour des ancrages de tours de télécommunications, on intervient dans des constructions de piscine.Au parc national de la Mauricie, le dynamitage, c\u2019est nous.On était là au début du parc», énumère Mme Grenier, adjointe à la direction de la compagnie qu\u2019elle possède avec son conjoint, Éric Bordeleau.Selon Mme Grenier, les techniques de travail d\u2019au- jourd\u2019hui permettent de dynamiter tout près d\u2019une structure existante sans endommager celle-ci.«Quelqu\u2019un qui veut agrandir sa maison, mais qui est sur le roc, on va dynamiter.On peut dynamiter à six pouces de la maison.On a des techniques avec des matelas de dynamitage.On a des sismographes pour calculer les vibrations.Au pont Trudel (à Shawinigan), on a fait du dynamitage en 2019.Tu ne veux pas faire sauter le pont! Il y a eu des inspections de toutes les fissures pour ne pas être à l\u2019origine de nouvelles fissures.Le dynamitage, c\u2019est l\u2019affaire de mon conjoint et mon père, Jean.On a développé une expertise au fil des ans.Ce ne sont pas des travaux que n\u2019importe quel dynamiteur peut faire.Mais on fait aussi des travaux plus légers comme faire sauter une roche dans un chemin forestier ou un contrat dans une carrière.Ça, c\u2019est facile.» Les techniques de forage ont aussi évolué avec le temps.Si le marteau-piqueur était l\u2019instrument de prédilection à l\u2019époque, la foreuse hydraulique s\u2019est ajoutée à la liste des équipements.L\u2019exercice des métiers de dynamiteur et de foreur est encadré par des règles de sécurité qui ont elles aussi évolué au fil du temps.Mais la vocation première de la compagnie fondée par Élie Grenier est intacte, précise Lauryane Grenier.«Être la quatrième génération à la direction de la compagnie est une source de fierté.Il y a sentiment d\u2019appartenance.Des entreprises centenaires, il n\u2019y en a pas beaucoup et on en est très fiers.» P h o t o : S y l v a i n M a y e r aussi centenaire.Jean Grenier, Éric Bordeleau et Lauryane Grenier.1990 Le service de train de passagers de Via Rail disparaît sur la rive nord du Saint- Laurent entre Québec et Montréal.1990 L\u2019Accord du lac Meech, dont l\u2019objectif est d\u2019obtenir l\u2019aval du gouvernement québécois concernant la révision de la Constitution canadienne, tombe à l\u2019eau.1990 C\u2019est le début de la crise d\u2019Oka.Cette crise prendra fin le 26 septembre.1990 Le premier épisode de la série Les filles de Caleb, se déroulant en Mauricie, est diffusé à Radio-Canada.1992 L\u2019Accord de Charlottetown, visant à modifier la Constitution canadienne, est rejeté par la population lors d\u2019un référendum.1993 Jean Chrétien, chef du Parti libéral du Canada, devient premier ministre.1994 Le Parti québécois, mené par Jacques Parizeau, revient au pouvoir.1995 Le Non gagne par une mince marge le deuxième référendum portant sur la souveraineté du Québec.1998 Une tempête de verglas s\u2019abat sur le sud du Québec.Sources : Wikipedia, La Presse, l\u2019Encyclopédie canadienne, Le Nouvelliste, Bilan du siècle de l\u2019Université de Sherbrooke Un peu d'histoire.decennie 1990 La direction de RE/MAX de Francheville, son personnel administratif et ses nombreux courtiers soulignent avec fierté la contribution des artisans du quotidien Le Nouvelliste à l\u2019évolution de la presse régionale.100 ans.tout un accomplissement! 2375, boul.des Récollets \u2022 Trois-Rivières remaxdefrancheville.com \u2022 819.373.7140 leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A41 martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca maRTiN LaFReNièRe LE NUMéRIqUE, ALLIé ET ENNEMI Louiseville \u2014 Le milieu de l\u2019imprimerie a durement été touché par la popularité grandissante du numérique.mais l\u2019imprimerie Giguère a décidé de prendre cette réalité à bras le corps et de profiter des avantages des nouvelles technologies.Cette imprimerie fait partie de la vie économique de Louiseville depuis 1898.Elle a été fondée par J.A.Giguère.La famille Giguère a cédé l\u2019entreprise à Denis Dupuis et à Jacques Chevalier en 1978.M.Dupuis est devenu propriétaire unique en 1981.Depuis 2014, c\u2019est le fils de Denis, Sylvain Dupuis, qui dirige les destinées de cette imprimerie juste assez grande pour réaliser des projets majeurs et juste assez petite pour être capable de réagir rapidement lorsqu\u2019une commande de dernière minute arrive d\u2019un client pressé.«On imprime des livres, des factures, des dépliants, des chèques.On fait aussi des signets funéraires, des menus de restaurant, on fait des contrats pour les écoles, le municipal.On fait aussi de l\u2019impression sur des tasses, des pochettes de presse, des étiquettes», énumère M.Dupuis.Toute cette production existe depuis des décennies grâce à une clientèle très fidèle à l\u2019équipe de l\u2019Imprimerie Giguère.L\u2019entreprise a toutefois dû faire face à l\u2019arrivée d\u2019un compétiteur inattendu à travers son évolution.«Mon plus bel allié a été mon plus grand ennemi : l\u2019informatique.Ici, j\u2019imprimais des chèques à coup de 10 000.Avec le dépôt direct, ça a tombé.Mais le numérique a aidé dans le processus d\u2019impression.Au lieu d\u2019imprimer avec le procédé quatre couleurs, on imprime à partir du numérique.Ça m\u2019a sauvé, car on pouvait être plus compétitif et plus rapide.» La compagnie compte six employés affectés aux travaux d\u2019imprimerie, de conception graphique et d\u2019administration, un personnel fidèle et responsable, souligne M.Dupuis.La réputation de l\u2019entreprise fait en sorte que les clients habituels sont toujours au rendez-vous.Mais l\u2019imprimerie reçoit aussi des commandes.d\u2019autres imprimeries en raison de sa rapidité d\u2019exécution.«Le milieu des presses a énormément changé.La technologie a beaucoup avancé, avec des presses sans plaque.Notre problème est la relève de personnel.On a de la misère à trouver des pressiers.On a besoin de pressiers numériques.L\u2019avenir est sur le numérique.» La récession de 2008 a été sévère, mais le marché s\u2019est replacé par la suite, si bien que l\u2019entreprise avait bonne allure jusqu\u2019à ce que la pandémie de COVID-19 arrive.Cette situation a amené Sylvain Dupuis à faire l\u2019aller-retour entre son bureau et l\u2019atelier.Il remet parfois son tablier de pressier pour aider son équipe à traverser cette nouvelle période plus difficile.«La situation financière de l\u2019entreprise est bonne.Je pense qu\u2019il va toujours y avoir du papier.Un livre restera toujours un livre.» P h o t o : F r a n ç o i s G e r v a i s aussi centenaire.Sylvain Dupuis est le propriétaire de l\u2019Imprimerie Giguère.Prenez rendez-vous 100, 9e rue de la Pointe, Shawinigan 819 537-4646 | chateaubellevue.ca | ?« POUR QUE MES PARENTS SOIENT BIEN ENTOURÉS.» \u2022 SÉCURITÉ \u2022 SOINS DISPONIBLES \u2022 À PROXIMITÉ BON 100e ANNIVERSAIRE! SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A42 maSkiNoNGé 100 ANS EN IMAGES Pour plus de photos d\u2019archives, consultez le appartenancemauricie.ca Photos de cette page: Archives Le Nouvelliste fournie par Appartenance Mauricie Saint-Barnabé a été le lieu d\u2019une exposition agricole durant de nombreuses années.Le Nouvelliste a publié plusieurs reportages à ce sujet comme le montre cette photo de 1941.Le vieux presbytère de Saint- Boniface est déplacé en 1959.L\u2019hôpital Comtois de Louiseville est inauguré en 1954.photo en 1958 de la construction de l\u2019église de yamachiche.C\u2019est la grève à l\u2019usine associated Textile de Louiseville en 1952.Louiseville en 1945.photo de l\u2019avenue Saint-Laurent.on aperçoit entre autres le cinéma Royal.EMPORTEZ LE GREC À LA MAISON Pour commander, téléphonez au 819 377-2511 legrec.ca À noter que le service de livraison n\u2019est pas disponible.Service de commande pour emporter ouvert de 15h à 20h avec cueillette à l\u2019auto.Du jeudi au dimanche leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A43 amelie.houle@lenouvelliste.qc.ca Amélie Houle un siècLe de passion et de théâtre à trois-rivières Trois-Rivières \u2014 Aux quatre coins du Québec, en passant par le Centre-du-Québec et la mauricie, peu d\u2019organisations peuvent se vanter d\u2019avoir su passer le cap des 100 ans d\u2019existence.et encore moins de troupes de théâtre peuvent en dire autant.C\u2019est toutefois le cas du Théâtre des Nouveaux Compagnons qui célèbre tout comme le Nouvelliste son 100e anniversaire cette année, dans un contexte pour le moins particulier.C\u2019est en 1920, avec l\u2019aide des Frères franciscains de Trois-Rivières, alors que l\u2019industrialisation bat son plein à Trois-Rivières depuis quelques années déjà que la troupe de théâtre voit officiellement le jour, au plus grand bonheur de plusieurs artistes en herbe qui souhaitaient vivre une vie quelque peu différente.«À l\u2019époque, ce n\u2019était pas tout le monde qui avait envie de travailler dans les usines.Et parmi ces gens-là, il y avait des gens de lettres et des artistes en herbe qui avaient envie que la vie soit autre chose que du matériel.Tous ces gens-là se sont donc retrouvés dans différents organismes et les Frères franciscains ont mis ça sur pied en même temps que la fanfare, notamment.Évidemment que les gens plus sérieux trouvaient ça superficiel, car ils pensaient que les gens allaient seulement s\u2019amuser, mais avec le temps, notamment avec le cinéma qui s\u2019est installé, tout ça a créé une effervescence.Les gens de lettres ont donc fini par se retrouver et se soutenir pour aller plus loin avec la troupe», raconte Nicole Poisson-Trudel, femme très impliquée dans la vie culturelle trifluvienne, mais également dans la troupe au cours des années.uNe évoluTioN eN PluSieuRS TemPS En passant par le Cercle Dramatique, Les Compagnons de Notre-Dame enr., Les Compagnons de Notre-Dame inc., Les Nouveaux Compagnons de Notre-Dame inc., puis par les Nouveaux Compagnons inc., le nom de la troupe a certes changé au fil des ans, mais la passion pour le théâtre n\u2019y est pas moins intacte pour autant.En plus des changements de nom au fil des ans, la troupe a évidemment vieilli et acquis de nouvelles expériences, si bien qu\u2019elle a aussi su évoluer avec les années, tout comme la société l\u2019a fait au même moment.D\u2019ailleurs, on s\u2019en doute, lors de la création de la troupe en 1920 et pendant plusieurs années, il était impensable de voir une femme jouer au sein du groupe et encore moins en voir écrire une pièce et la mettre en scène, chose qui a toutefois changé avec les années.«Les femmes ne pouvaient pas écrire de pièces ni même les jouer à l\u2019époque.C\u2019est pourquoi une Ursuline a décidé d\u2019écrire quelque chose, mais sous le nom de Claude Dupont.La troupe a donc évolué en même temps que l\u2019évolution sociale le faisait de son côté.Mais la troupe a aussi su évoluer grâce aux gens qui s\u2019ajoutaient d\u2019année en année», précise celle qui vient à peine de publier un ouvrage pour faire suite à celui de son père Louis-Philippe Poisson, qui rassemble les 50 dernières années de la troupe des Nouveaux Compagnons.Mais alors que plusieurs autres troupes de théâtre ont vu le jour pendant la dernière décennie et qu\u2019une grande partie de celles-ci n\u2019a pas survécu au passage du temps, comment se fait-il qu\u2019une troupe aussi vieille que celle des Nouveaux Compagnons soit toujours sur pied en 2020?Pour Mme Poisson-Trudel, une série de facteurs peuvent l\u2019expliquer, bien qu\u2019il reste difficile de cerner exactement la raison de ce succès.«C\u2019est facile de commencer quelque chose, mais c\u2019est plus difficile de continuer avec les années.Évidemment, nous aussi on a eu des hauts et des bas en cours de route, mais c\u2019est avant tout la passion qui nous a tenus tout ce temps», soutient-elle.D\u2019ailleurs, au cours de la dernière décennie, des centaines de pièces, soit plus de 300 ont été écrites, ont été mises en scène, puis ont finalement été jouées à Trois-Rivières par la troupe.Difficile alors de sélectionner les plus marquantes, on en convient.Nicole Poisson-Trudel note toutefois au passage la pièce «Ma p\u2019tite ville» mise en scène en 1951, «Un moyen grand jour» d\u2019Arlette Fortin en 1990, la pièce «Le p\u2019tit bonheur», pièce jouée à quelques reprises, puis la «Prison du cœur».Quel fuTuR PouR lA TRouPe?Évidemment, l\u2019année 2020 n\u2019aura pas été celle espérée pour les Nouveaux Compagnons qui avaient prévu présenter une saison anniversaire haute en couleur.Pandémie oblige, les activités sont toutefois sur pause pour une durée indéterminée.Mais quel est le futur pour la troupe?Croit-on à un avenir prospère pour les années à venir et même pour la prochaine décennie?Nicole Poisson-Trudel y va de ses prédictions.«Le théâtre est encore un mode d\u2019expression et les gens ont besoin de ce loisir-là, puisqu\u2019il y a oui l\u2019art, mais aussi la fraternité au sein de la troupe.Donc non, elle n\u2019est pas près de disparaître.Et d\u2019un autre côté, si ce n\u2019est pas avec la troupe des Compagnons, il va toujours se faire du théâtre quand même.D\u2019année en année, on a donc semé quelque chose chez les comédiens et on espère qu\u2019ils vont continuer à transmettre la passion», conclut-elle.P h o t o : S y l v a i n M a y e r Perron YVES DÉPUTÉ DE BERTHIER-MASKINONGÉ L\u2019Histoire d\u2019une région, ça se dessine par ses nombreux citoyens qui, chaque jour, participent par leurs actions à améliorer la vie dans nos communautés.Merci à nos journaux locaux de raconter notre Histoire, et d\u2019occuper un rôle essentiel dans notre démocratie.Bon 100 anniversaire! e Yves Perron, député de Berthier-Maskinongé « » 819 228-1210 / 1 866 311-1210 SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A44 SPECTACLES EXPOSITIONS ACTIVITÉS CULTUR3R.COM FIERSD'ENCOURAGER UNMÉDIA CULTURELLEMENT ENGAGÉ DEPUIS 100 ANS ! leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A45 Trois-Rivières \u2014 Depuis près de 100 ans, plus précisément depuis 1928, un établissement culturel d\u2019importance a pignon sur rue au centre- ville de Trois-Rivières.il s\u2019agit de la salle J.-Anto- nio-Thompson, autrefois connue sous le nom de Théâtre Capitol, qui a vu passer à travers les années le cinéma muet et les vaudevilles, bien avant de devenir une salle de spectacle d\u2019envergure.En passant par les Céline Dion de ce monde, Francis Cabrel, Gilbert Bécaud, Nana Mouskouri, Andrée Lachapelle et Rita Lafontaine, les artistes se sont en effet succédé au cours des années.Toutefois, ce que peu de gens savent, c\u2019est que la salle est l\u2019une des plus anciennes infrastructures culturelles à Trois-Rivières à être toujours active encore à ce jour.En effet, c\u2019est en 1928 que la culture a véritablement pris racine au centre-ville trifluvien, avec l\u2019inauguration du Théâtre Capitol par la famille Robert, avant d\u2019être repris en 1966 par United Amusement Corporation, une filiale de la firme Famous Players.D\u2019ailleurs, dès le départ, on ne lésine pas avec les moyens et on tente le tout pour le tout afin de rendre l\u2019endroit digne de ce nom.Ainsi, c\u2019est à l\u2019architecte montréalais Daniel-John Creighton, qui a notamment participé à la construction du Château Frontenac et du théâtre Granada, que sera confiée cette énorme tâche.Il sera toutefois accompagné du décorateur Emmanuel Briffa qui y ajoutera sa touche de décoration d\u2019inspiration art déco.«Quand on observe comme il faut, si on regarde par exemple les balcons de la salle, il y a beaucoup moins de détails et si on regarde vers la scène, il y en a plus, car c\u2019était justement le but d\u2019Emmanuel Briffa d\u2019attirer le regard vers la scène et c\u2019est ce qui donne cette ambiance très unique à la salle depuis les débuts», souligne Nancy Kukovica, directrice générale de Culture Trois-Rivières.Il n\u2019a d\u2019ailleurs pas fallu attendre bien longtemps pour que l\u2019endroit connaisse une forte popularité dans la région.Une popularité qui est d\u2019ailleurs toujours présente plus de 90 ans plus tard et qui ne semble pas vouloir s\u2019essouffler.«Au départ, la salle s\u2019appelait le Théâtre Capitol et était une salle de cinéma où l\u2019on présentait aussi du vaudeville, des concerts et des variétés.Donc dès le départ du Capitol, tout ce qui était prestigieux passait par là, et on peut dire que c\u2019est encore vrai aujourd\u2019hui avec la salle J.-Antonio-Thompson.Cette tradition est donc restée», précise Nancy Kukovica.C\u2019est toutefois en 1979 que la Ville de Trois-Ri- vières deviendra officiellement propriétaire de l\u2019endroit et sera du même coup le troisième propriétaire à en faire l\u2019acquisition depuis son ouverture en 1928.À ce moment, le théâtre Capitol sera renommé la salle J.-Antonio-Thompson, en l\u2019honneur de ce grand musicien trifluvien qui a contribué au développement de la vie culturelle de la ville et deviendra par le fait même un endroit où les spectacles de tout genre seront présentés.DeS RéNovATioNS mAJeuReS Afin de transformer l\u2019endroit en une salle de spectacle respectable, des rénovations majeures s\u2019imposaient lors de l\u2019achat de cette dernière, on s\u2019en doute fort bien.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019a entrepris la Ville de Trois-Rivières dès 1986.«Ce qu\u2019on connaît aujourd\u2019hui de la salle, c\u2019est dû aux travaux de 1986-1987.Et ce qui n\u2019a pas vraiment changé, c\u2019est l\u2019intérieur de la salle, la configuration et le décor.Mais ce qu\u2019on a vu apparaître à ce moment, c\u2019est un agrandissement de la scène, mais aussi l\u2019ajout de foyers et de vestiaires, en plus de la modernisation de l\u2019équipement scénique.Au total, les travaux ont duré pratiquement deux ans.» Plus de 30 ans plus tard, évidemment, d\u2019autres rénovations majeures étaient devenues nécessaires.C\u2019est pourquoi au cours des prochaines années, des travaux d\u2019envergure afin de réaménager de manière plus fonctionnelle l\u2019endroit, notamment en procédant à l\u2019agrandissement et la mise aux normes de la salle seront réalisés.DeS DéfiS à lA ToNNe En près de 100 ans d\u2019existence, de nombreux défis se sont évidemment imposés tant du côté du Capitol que de la salle J.-Antonio-Thompson.On n\u2019a qu\u2019à penser à la technologie qui a fait son entrée plus récemment au sein de l\u2019établissement et qui était loin d\u2019être la norme il y a à peine 50 ans.«Au fil des années, surtout depuis que c\u2019est la Ville de Trois-Rivières qui est propriétaire, on a eu beaucoup de défis pour s\u2019adapter, notamment pour répondre continuellement à des besoins techniques et technologiques qui n\u2019étaient pas là il y a quelques années à peine, mais également du côté des artistes qui ont désormais leurs demandes bien à eux.Par exemple, des artistes vont vouloir partir en tournée avec leur chien et ça, on ne voyait pas ça il y a 20 ans, donc on doit s\u2019ajuster.Mais il y a aussi une certaine adaptation avec le public qui a accès aujourd\u2019hui à une multitude de façons de consommer la culture et qui souhaite vivre une expérience, donc on doit aussi s\u2019assurer de pouvoir répondre à ce besoin-là», soutient Mme Kukovica.amelie.houle@lenouvelliste.qc.ca Amélie Houle au cœur du centre-viLLe depuis pLus de 90 ans saLLe J.-antonio-thompson Le Capitol, 1954 La Salle J.-Antonio-Thompson avant les travaux d\u2019agrandissement de 1986-1987.La billetterie en 1954.Des soldats admis gratuitement en 1941.P h o t o : C o l l e c t i o n C u l t u r e T r o i s - R i v i è r e s .P h o t o : C o l l e c t i o n C u l t u r e T r o i s - R i v i è r e s .P h o t o : A p p a r t e n a n c e M a u r i c i e , f o n d s L e N o u v e l l i s t e P h o t o : A p p a r t e n a n c e M a u r i c i e , f o n d s L e N o u v e l l i s t e fAiTS mARQuANTS \u2022 La salle a remporté le Félix de meilleure salle de spectacle au Québec à trois reprises, soit en 1988, 1989 et 2001.\u2022 Deux tournages de film (A Space Travesty et Isn\u2019t She Great) ont eu lieu à la salle J.-Antonio-Thompson au cours des 90 dernières années.\u2022 Dans les années 1980, le chanteur Gowan a battu un record, alors que les billets de son spectacle se sont vendus à la main en moins de trois heures seulement.\u2022 Depuis 2005, plus de 1400 artistes et groupes ont été reçus et plus de 2600 spectacles ont été présentés à la salle J.-Antonio-Thompson.\u2022 Depuis 2005, c\u2019est l\u2019humoriste Martin Matte qui a vendu le plus de billets (20 822).\u2022 Depuis 2005, c\u2019est le spectacle Showtime qui a fait le plus grand nombre de représentations avec 38. SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A46 Des renDez-vous inoubliables 2018 Championnat canadien junior de curling, Shawinigan 2012 Jeux du Québec d\u2019été, Shawinigan 2012 Coupe Memorial, Shawinigan 2011 Championnat provincial de hockey mineur en Mauricie 2009 Championnat canadien de baseball junior, Trois-Rivières (aussi en 2010 et 2012) 2008 Matchs préparatoires du Mondial de hockey, Trois-Rivières 2006 Championnat canadien de boxe entre David Cadieux et Patrice L\u2019Heureux, Shawinigan et Trois-Rivières 2004 Mondial junior de curling, Trois-Rivières 2002 Mondial féminin de pétanque, La Tuque 1999 Jeux du Québec d\u2019hiver, Trois-Rivières 1998 Championnat provincial de hockey mineur en Mauricie 1991 Jeux du Québec d\u2019hiver, Shawinigan 1989 Mondial junior de baseball, Trois-Rivières 1985 Coupe Memorial, Shawinigan et Drummondville 1984 Championnat canadien junior de baseball, Trois-Rivières 1984 Championnat provincial de hockey mineur en Mauricie 1979 Coupe Memorial, Trois-Rivières (après la deuxième conquête de suite de la Coupe du Président par les Draveurs) 1975 Jeux du Québec d\u2019été, Trois-Rivières 1946 Championnat des Royaux de Trois-Rivières au baseball, avec John Wright et Toy Partlow, deux Noirs au sein de l\u2019équipe 1939 Match des étoiles de la Ligue provinciale de baseball, dans le nouveau stade de Trois- Rivières 1925 Les Black Giants de New York, champions de baseball de la Ligue des Noirs, sont de passage à Trois-Rivières C\u2019est sans oublier les grands rendez-vous ponctuels du monde du sport qui animent notre région chaque année, comme le Grand Prix de Trois-Rivières, les rodéos du Festival Western de Saint-Tite et la Classique internationale de canots de la Mauricie.Trois-rivières \u2014 ils font la fierté de leur coin de pays.on leur déroule parfois le tapis rouge: des rues, un parc ou un aréna sont nommés en leur honneur, les portes des temples de la renommée s\u2019ouvrent à eux.la belle et longue aventure des athlètes de l\u2019élite, peu importe la discipline, trouve sa source dans les comptes-rendus d\u2019un média local ou régional, l\u2019un des premiers à témoigner des réussites, des ambitions.Depuis un siècle, des dizaines de journalistes ont couvert les activités sportives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.Ils et elles ont réalisé des dizaines de milliers d\u2019entrevues, du jeune hockeyeur surdoué au sein de sa paroisse au médaillé olympique.«Grâce au Nouvelliste, j\u2019ai 35 ans de bibliographie! Mes tantes ont ramassé tous les articles de journaux.Six gros cartables de six pouces d\u2019épais», rigole l\u2019ex-patineur de vitesse courte piste originaire de Sainte-Thècle Éric Bédard, qui est justement devenu le premier Olympien originaire de chez nous à monter sur le podium des Jeux, à Nagano en 1998.«Chaque page de ces albums raconte une anecdote, une course, une situation.Et tout ça a commencé avec mes premiers Jeux du Québec, en 1987.» CommenCer par la fin On doit à un ancien président de la Cour suprême des États-Unis, Earl Warren, l\u2019une des citations les plus connues du journalisme sportif: «Je regarde toujours la section des Sports en premier en ouvrant mon journal, car elle traite des accomplissements des gens.La page frontispice ne montre que les échecs des hommes.» Commencer par la fin, c\u2019est le réflexe d\u2019une partie des lecteurs.C\u2019est là qu\u2019apparaissent les noms des Bédard, Jobin, Nault, Vincent Lapointe et autres Talbot.Des trophées, des médailles, des succès, mais aussi des échecs et des remises en question.Le suivi des scribes a sans doute permis aux abonnés de découvrir de nouveaux sports.Et qui de mieux que Marcel Jobin, notre fou en pyjama national, pour le confirmer! «Je me suis mis à la marche olympique en 1958.Les passants que je croisais dans la rue ne comprenaient pas ce que je faisais! Mon surnom du fou en pyjama, ça vient de là.Les médias, et en grande partie Le Nouvelliste, m\u2019ont aidé à populariser la marche.Parce qu\u2019on s\u2019entend que ce n\u2019est pas aussi spectaculaire que l\u2019épreuve du 100 mètres! Ce n\u2019est pas aussi vendeur.» Dans son temple de la renommée aménagé au deuxième étage de sa demeure à Saint-Boniface, Jobin conserve précieusement photographies et coupures de presse.Il nous montre les textes parus avant et durant les Jeux de Montréal, en 1976.Il fails.gauthier@lenouvelliste.qc.ca louis-simon GauThier Le MéDia De PRoxiMiTé, Ce FiDèLe PaRTeNaiRe Marie-Ève Nault retient que Le Nouvelliste a été présent dans ses bons, comme dans ses moins bons moments.Sur cette photo, un souvenir à classer dans la première catégorie, à son retour triomphal des Jeux de Londres, en 2012, avec une médaille de bronze en soccer féminin.Le fou en pyjama, Marcel Jobin, est devenu l\u2019un des athlètes dont le nom a été le plus souvent publié dans la section sportive du Nouvelliste.À presque 80 ans, il est encore actif dans les compétitions internationales.P h o t o : S y l v a i n M a y e r P h o t o : O l i v i e r C r o t e a u leNouvelliste SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 A47 Éric Bédard célébrant sa première médaille olympique aux Jeux de Nagano, en 1998.Un peu d'histoire.2000 C\u2019est la fin des activités de l\u2019usine Tripap de Trois-Rivières.2002 Les fusions municipales entraînent la création des nouvelles villes de Trois-Rivières et de Shawinigan.2005 Le protocole de Kyoto entre en vigueur.L\u2019objectif du protocole est la réduction des gaz à effet de serre émis par les pays industrialisés.2006 Le Canada a un nouveau premier ministre en Stephen Harper, chef du Parti conservateur.2007 Cédrika Provencher disparaît à Trois-Rivières.2007 La direction d\u2019AbitibiBowater annonce la fermeture définitive de l\u2019usine Belgo de Shawinigan.2008 Les États-Unis élisent un premier président noir, Barack Obama.Sources : La Presse, Le Soleil, Le Nouvelliste, Le Journal de Montréal, Le Devoir, le Bilan du siècle de l\u2019Université de Sherbrooke, l\u2019Encyclopédie canadienne decennie 2010 2010 Décès du syndicaliste Michel Chartrand.2012 Pauline Marois est la première femme à devenir première ministre du Québec à la suite de la victoire électorale du Parti québécois.2013 Lac-Mégantic subit une tragédie ferroviaire causant 47 morts.2015 Le libéral Justin Trudeau devient premier ministre du Canada.2016 La loi sur l\u2019aide médicale à mourir entre en vigueur au Canada, deux ans après l\u2019adoption de la même loi par le gouvernement du Québec.2018 La Coalition avenir Québec, menée par François Legault, prend le pouvoir à Québec.2018 Le cannabis est légalisé au Canada.2020 La planète est aux prises avec une pandémie de coronavirus.Sources : Le Soleil, Radio-Canada, Le Nouvelliste, Le Journal de Montréal, L\u2019Actualité, La Presse, Le Devoir P h o t o : F r a n ç o i s G e r v a i s 2000 decennie sait partie d\u2019une délégation de quatre athlètes de la Mauricie avec Dave Hill (athlétisme), Luc Tousi- gnant (handball) et Robert Pelletier (cyclisme).«Certainement parmi mes plus beaux souvenirs, surtout l\u2019entrée au Stade olympique! André Côté couvrait mes Jeux pour Le Nouvelliste.Une vingtaine d\u2019années plus tôt, Claude Mongrain avait été un des premiers à me suivre, moi et Michel Doré entre autres.Au début, le journal a été présent pour rapporter mes performances et par la suite, il m\u2019a permis de partager ma passion pour l\u2019activité physique, de rappeler l\u2019importance de bouger, peu importe notre âge.C\u2019est une association importante.» Le ReSpeCT muTueL Athlètes et journalistes établissent souvent de solides relations professionnelles grâce à la confiance acquise au fil des années, dans les bons et les moins bons moments.«Il y a un respect mutuel qui, pour moi, aura été assurément gagnant-gagnant.Quand tu connais l\u2019interlocuteur devant toi, qu\u2019il te suit depuis tes débuts, la dynamique n\u2019est pas la même qu\u2019avec un intervenant que tu croises de temps en temps dans les grandes compétitions», concède Éric Bédard.La joueuse de soccer Marie-Ève Nault va plus loin.En 2011, après une Coupe du monde difficile avec le Canada et une importante blessure à la cheville, elle remettait sa carrière sportive en question.«Une entrevue avec Le Nouvelliste m\u2019avait aidée à remettre les choses en perspective.Quelques mois plus tard, je réalisais mon rêve de participer aux Jeux olympiques.» Elle allait devenir la première athlète de la région médaillée aux Jeux d\u2019été.Et s\u2019il y en a une qui risque d\u2019emprunter la même voie, c\u2019est Laurence Vincent Lapointe.Identifiée depuis plusieurs années comme la meilleure canoéiste au monde, elle se prépare à vivre ses premières Olympiades, on l\u2019espère, en 2021.Impossible pour elle d\u2019oublier sa première entrevue avec un représentant du quotidien régional.«Je terminais ma pratique, le journaliste m\u2019attendait sur le bord de l\u2019eau.J\u2019ai chaviré! Sur le coup, ç\u2019a été difficile, j\u2019étais frustrée et découragée, il faisait froid.Ils ont pris le temps de faire l\u2019entrevue et en voyant l\u2019article après, ça m\u2019a tellement fait chaud au cœur! Au final, ce n\u2019était pas grave et ça m\u2019avait seulement convaincue de continuer à pousser.Merci d\u2019avoir cru en moi toutes ces années!» Éric Bédard a souvent eu l\u2019impression que les médias de proximité l\u2019accompagnaient à l\u2019étranger, alors que ce n\u2019était évidemment pas le cas, la plupart du temps.«C\u2019est drôle à dire.Les gens m\u2019arrêtaient parfois dans la rue pour me parler d\u2019une compétition en Pologne, à Salt Lake ou en Allemagne.Ils n\u2019y étaient pas, mais ils en avaient entendu parler, ils avaient lu quelque chose dans le journal à ce sujet.C\u2019est drôle et flatteur!» Mais tout n\u2019est pas toujours parfait.Ça non! Athlètes, entraîneurs ou directeurs sportifs ne se gênent pas pour critiquer un titre tendancieux ou corriger une information erronée.Parfois ils ont raison, parfois non.«Il y en a eu des accrochages, c\u2019est certain.Même qu\u2019une fois, au milieu des années 80, un président éditeur avait dû s\u2019en mêler», confie Marcel Jobin, qui préfère néanmoins se rappeler les meilleurs moments.«Sans vous, j\u2019aurais marché un peu plus dans l\u2019ombre.» À la fin de l\u2019été 2010, Laurence Vincent Lapointe revenait de Pologne avec ses premières médailles d\u2019or acquises durant les championnats mondiaux.Le Nouvelliste, qui la suivait déjà depuis quelques années sur la scène provinciale, n\u2019allait pas manquer l\u2019occasion d\u2019immortaliser cette récolte.P h o t o : S y l v a i n M a y e r SAMEDI 31 OCTOBRE 2020 leNouvelliste A48 640, boul.Saint-laurent eSt | louiSeville 819.228.9448 |maskiford.com 7100, boul.Gene-H.-KruGer | troiS-rivièreS 819.370.3315 | trfordlincoln.com Fier partenaire 100 ans d\u2019évolution, 100 ans d\u2019information régionale facebook.com/trfordlincoln L\u2019équipe de Trois-Rivières Ford et l\u2019équipe de Maski Ford tiennent à féliciter Le Nouvelliste pour leur 100e anniversaire.L\u2019information régionale au cœur de la Mauricie.Ford bronco 2021 Ford bronco 1966 "]
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