Le nouvelliste, 17 juillet 2021, Cahier 2
[" SEMAINE DU 17 AU 23 JUILLET 2021 LIVRES Mélanie Watt UN NOUVEAU FRISSON CRITIQUE DE FILM Le guide de la famille parfaite LE PRIX DE L\u2019EXCELLENCE \u2014 P H O T O : K R Y S T I N E B U I S S O N LE CASSE-TÊTE DE L\u2019ÉTÉ DES DIFFUSEURS + CRITIQUE DE SPECTACLE Une nuit sous les ponts de Paris VOYAGE DANS LES SOUVENIRS SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E2 ARTS MAGAZINE FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Il n\u2019a pas fallu beaucoup de temps pour que l\u2019offre de spectacles explose après que le gouvernement eut assoupli ses règles sanitaires dans les endroits publics.Personne ne s\u2019en plaindra mais bien peu de consommateurs sont conscients de la complexité de l\u2019exercice de concevoir une programmation estivale à quelques semaines d\u2019avis.Le défi était énorme tant pour le FestiVoix que pour l\u2019Amphithéâtre Cogeco, contraints à échafauder une programmation cohérente en un temps record avec l\u2019été qui se pointait déjà le nez.Bien sûr, les diffuseurs sont en contact à longueur d\u2019année avec les agents des artistes pour d\u2019éventuels spectacles; on n\u2019est pas partis de zéro pour élaborer la programmation 2021.«La complexité, dit Thomas Grégoire, directeur général du FestiVoix, tenait notamment à ce que tout le monde était bousculé: nous, en tant que diffuseurs mais les artistes aussi.La réouverture des salles se faisant au rythme où les festivals préparaient leur été, il leur fallait jongler avec différentes options.Tout s\u2019est négocié dans l\u2019urgence avec, en plus, des paramètres qui changeaient en cours de route.» «On avait une base de programmation établie depuis quelques mois déjà, quelques noms qu\u2019on ciblait en priorité mais il restait beaucoup de marge pour improviser la programmation selon l\u2019offre et le contexte.On a élaboré différents scénarios qu\u2019on a activés ou pas selon l\u2019évolution des dossiers.Ça nous a obligés à accélérer l\u2019élaboration des ententes toujours complexes avec les devis, les contrats, les annonces à prévoir, etc.Le tout s\u2019est fait en quelques courtes semaines plutôt que plusieurs mois.» «Les dirigeants des autres évènements d\u2019importance au Québec ont salué notre audace de mettre tout ça en place assez rapidement pour lancer la saison des festivals.C\u2019est vrai que ç\u2019a été compliqué mais on est très heureux de ce qu\u2019on a élaboré.Tout le monde s\u2019est dépassé et notre public a eu, en 2021, un Festi- Voix fidèle à son identité malgré son ampleur réduite.» «On avait des négociations en cours avec beaucoup de monde, indique pour sa part Steve Dubé, à la tête de l\u2019Amphithéâtre Cogeco.Les paramètres se transformaient au fur et à mesure que les règles dictées par le gouvernement changeaient aussi.On est passé de spectacles devant 50 personnes à 250 puis à 2500.De spectacles sans vente d\u2019alcool à d\u2019autres avec vente de boisons alcoolisées sur le site.Ce sont des revenus supplémentaires qui entraient en ligne de compte dans la négociation de chacune des ententes.» Comprenez que chaque changement de capacité de salle exigeait de revoir les calculs de la rentabilité des spectacles et les cachets qu\u2019on pouvait offrir dans les circonstances.Il fallait demeurer compétitif tout en respectant les artistes.D\u2019autant que ce n\u2019est pas parce que le gouvernement permet de réunir 2500 personnes qu\u2019un diffuseur est en mesure de le faire.«Ma jauge, elle est en fonction de la distance que le gouvernement nous demandait d\u2019établir entre chaque bulle familiale, explique Dubé.On a beau avoir 3500 places assises et la permission de réunir 2500 spectateurs, avec la distanciation exigée entre les individus ou bulles familiales, ça nous ramenait à quelque chose comme 1300 personnes.» Et le chiffre change FESTIVOIX ET AMPHITHÉÂTRE COGECO LE CASSE-TÊTE DE L\u2019ÉTÉ Thomas Grégoire.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Le défi était énorme tant pour le FestiVoix que pour l\u2019Amphithéâtre Cogeco, contraints à échafauder une programmation en un temps record.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E3 selon qu\u2019on vend des billets à coups de deux, de quatre ou de six pour une même bulle familiale.Au FestiVoix, même constat.«Quand on est passé de la zone jaune à la zone verte, on augmentait le nombre de spectateurs qu\u2019on était en droit d\u2019accueillir mais la distance entre les individus restait à un mètre et demi.Ça ne changeait donc rien, calcule Thomas Grégoire.Pour augmenter significativement le nombre de spectateurs, il m\u2019aurait fallu un site beaucoup plus vaste.» Les deux interlocuteurs nous disent qu\u2019ils se considèrent chanceux d\u2019évoluer dans un contexte comme celui de Trois-Rivières où la communication entre les intervenants du domaine (Culture Trois- Rivières, les autorités municipales, les directions d\u2019évènements, etc.) est bonne et constante.«On a établi une belle collaboration qui fait que d\u2019année en année, on se consulte les uns les autres pour éviter de solliciter les mêmes artistes, convient Steve Dubé.Ce serait stupide d\u2019être en compétition dans un même marché.Nous offrons chacun une expérience différente avec notre programmation propre.Pour cet été, chacun a fait la liste des artistes qu\u2019il voulait avoir et on a su s\u2019entendre pour qu\u2019on ait une belle programmation conforme à nos besoins sans empiéter sur celle des autres.» Bel exemple de cette coopération, c\u2019est à l\u2019Amphithéâtre plutôt qu\u2019à la salle Thompson, temporairement fermée, qu\u2019est présenté Elvis Experience et le spectacle d\u2019André-Phi- lippe Gagnon par exemple.Aussi bien Steve Dubé que Thomas Grégoire conviennent aussi que les négociations avec les agents d\u2019artistes se sont faites dans le respect et l\u2019harmonie malgré l\u2019urgence.«On a eu de beaux échanges, dit Dubé.Tous étaient compréhensifs et la collaboration a été exceptionnelle parce qu\u2019on était tous conscients que la situation était compliquée pour tout le monde.Par contre, c\u2019est sûr que le niveau de complexité était très élevé et je dois rendre hommage à notre équipe pour son dévouement dans les circonstances.» «Comme personne ne pouvait travailler avec des artistes étrangers, souligne Thomas Grégoire, c\u2019est certain que les artistes québécois ont été très sollicités mais on a eu une belle collaboration de leur part.Heureusement, nous avons beaucoup d\u2019artistes de grande qualité ici, ce qui nous a permis d\u2019élaborer une programmation riche et variée malgré les contraintes.» Malgré les circonstances pour le moins exceptionnelles, il semble que les cachets versés aux artistes sont demeurés sensiblement dans la norme de ce qu\u2019on connaissait avant la pandémie bien que, comme le souligne Steve Dubé, chaque négociation est unique en soi.Le directeur du FestiVoix a néanmoins senti dans ses discussions que les artistes avaient très hâte de retrouver la route singulière des festivals.«Pour eux, les spectacles en plein air, c\u2019est une ambiance différente, unique, devant des foules plus importantes qu\u2019en salle.Tout le monde était impatient de reprendre le boulot.D\u2019ailleurs, plusieurs ont monté en quelques semaines des formules de spectacles inédites simplement pour répondre aux particularités de la demande.» N o s d e u x i n t e r l o c u t e u r s conviennent que tant le FestiVoix que l\u2019Amphithéâtre jouissent d\u2019une bonne image qui les a aidés dans leurs démarches.«Au cours des années, Trois-Rivières s\u2019est forgé une excellente réputation pour l\u2019accueil qu\u2019on fait aux artistes, dit Steve Dubé.Dans notre cas plus spécifiquement, ils connaissent désormais la qualité de nos installations et savent qu\u2019ils pourront offrir dès maintenant un spectacle dans des conditions optimales au niveau technique, et ce, à tous les niveaux, notamment parce qu\u2019on a été en mesure de garder toute notre équipe au travail pendant la pandémie.» «On a travaillé fort à peaufiner notre image depuis notre ouverture et le spectacle de la fête nationale en 2020 a certainement aidé à donner une excellente image de nous.Ça fait toujours avancer les négociations plus rapidement.» «Il y a aussi la question du nombre de spectateurs qui joue pour nous: il n\u2019y a pas tellement d\u2019infrastructures présentement au Québec où les artistes peuvent jouer devant 1500 spectateurs à part les arénas.Ça aussi, c\u2019est intéressant pour eux.» Au bout du compte, le FestiVoix aura présenté en 2021 une quarantaine de spectacles sur la centaine qu\u2019il offrait dans des conditions normales.À l\u2019Amphithéâtre, on va allonger la saison jusqu\u2019au 24 octobre et d\u2019autres annonces de spectacles sont à venir si bien que Steve Dubé calcule qu\u2019il va présenter autour de 45 évènements en 2021, ce qui correspond à ce qu\u2019il avait prévu présenter en 2020 avant que la COVID ne vienne bouleverser les plans.«On n\u2019a pas fini de travailler sur 2021 mais pour le nombre d\u2019évènements, on va se situer autour de là où on devrait être dans un développement normal.On a déjà la tête à 2022 et malgré certaines incertitudes qui demeurent, on l\u2019envisage comme une année normale.L\u2019objectif sera alors d\u2019atteindre les chiffres de 2019 et de consolider notre relance.» Le défi était énorme tant pour le FestiVoix que pour l\u2019Amphithéâtre Cogeco, contraints à échafauder une programmation en un temps record.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU Steve Dubé.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «Ce serait stupide d\u2019être en compétition dans un même marché.Nous offrons chacun une expérience différente avec notre programmation propre.Pour cet été, chacun a fait la liste des artistes qu\u2019il voulait avoir et on a su s\u2019entendre pour qu\u2019on ait une belle programmation conforme à nos besoins sans empiéter sur celle des autres.» DES DIFFUSEURS SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E4 ARTS MAGAZINE GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com En tant que groupe, Alaclair Ensemble a à peu près tout vu au fil de la pandémie.Quelques jours après un retour plus intime, mais néanmoins explosif au Festival d\u2019été de Québec (FEQ), l\u2019énergique bande s\u2019amène le 21 juil let au Festi f ! de Baie- Saint-Paul, après une année pas comme les autres pour le groupe qui roule sa bosse depuis plus d\u2019une décennie.«On est plus chanceux que des bands qui en étaient à leurs débuts et qui ont eu une petite perte de momentum.» a observé Ogden Ridjanovic, alias Robert Nelson, quelques heures avant ses retrouvailles avec le FEQ, mardi dernier.Lui-même dit s\u2019être replié dans ses terres, en Mauricie, pendant les mois de confinement.Tellement qu\u2019il n\u2019a pas trop suivi le passage de son confrère Claude Bégin dans la téléréalité Big Brother Célébrités.Les extraits qu\u2019il a vus l\u2019ont, selon ses dires, un brin déboussolé.ALACLAIR ENSEMBLE TISSÉS SERRÉS leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E5 «Cette année, je ne suis pas allé sur Internet, exprime-t-il.C\u2019était comme d\u2019avoir un moyenâgeux et de le dropper à Times Square!» blague-t-il.Claude Bégin en rigole.«C\u2019est quand même aliénant, cette émission-là», concède-t-il dans un sourire.PANDÉMIE FERTILE D \u2019autre par t , la pandémie a été fertile en création pour les membres d\u2019Alaclair Ensemble, tous bien actifs dans des projets parallèles.«On a quand même été productifs», assure le compositeur/ beatmaker Vlooper.Un peu à distance, peut-on ajouter.Jusqu\u2019à ce que les concerts re commencent à s\u2019ajouter à l\u2019agenda du groupe.«On s\u2019est transformé en bulle», image Claude Bégin.Selon les paliers d\u2019alerte, pendant les derniers mois de pandémie, Alaclair Ensemble a pu renouer avec les planches dès cet hiver, dans des régions où la COVID-19 avait moins fait son nid.Les membres du groupe évoquent ce passage aux Îles-de- la-Madeleine, porteur de souvenirs pour la troupe, qui y a joué à ses débuts.Cette visite a un peu relancé les machines pour le désormais quintette, qui a perdu un membre l\u2019été dernier.«C\u2019était un bon comité d\u2019accueil.Ça adonne que c\u2019est l\u2019un des premiers shows où on a joué loin de la maison», indique le rappeur KNLO, qui a poussé à Sainte-Foy.D\u2019un point de presse gouvernemental à l\u2019autre, d\u2019un assouplissement ou d\u2019un resserrement des règles sanitaires, les gars se sont ajustés et entraînés, évoque le rappeur Eman.À voir le party qu\u2019ils ont créé au Manège militaire de Québec pendant le FEQ, avec des spectateurs assignés à leur place (mais qui avaient quand même le privilège de se lever de leur chaise), on comprend que la formation en a vu d\u2019autres.UN AN APRÈS.Il y a tout juste un an, Alaclair Ensemble a perdu l\u2019un de ses membres fondateurs.Dans la foulée de la vague de dénonciations d\u2019inconduites, le rappeur Maybe Watson a été évincé du groupe et a lui-même reconnu ses torts.Le groupe s\u2019est dissocié rapidement de ses agissements à l\u2019été 2020.Un certain malaise entoure toujours la situation pour le groupe d\u2019amis de longue date, qui prône beaucoup les valeurs familiales.En privé, les ponts n\u2019ont pas été rompus avec celui qui s\u2019est retiré de l\u2019espace public, nous dit-on.Sur scène, la troupe rodée au quart de tour s\u2019est adaptée.«À travers les années, c\u2019est quand même arrivé souvent que l\u2019un de nous ne pouvait pas être là.Ce n\u2019était pas la première fois qu\u2019on faisait des shows à cinq plutôt qu\u2019à six», décrit Ogden Ridjanovic.P o u r l e r e s t e , l a q u e s t i o n demeure délicate.Mais la bande demeure tissée serrée.«Tout le monde est bien, la santé mentale de tout le monde va bien», assure Vlooper.Les membres d\u2019Alaclair Ensemble : Eman, Robert Nelson, KNLO, Vlooper et Claude Bégin.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET Parmi les équipes qui se sont démenées pour garder les arts vivants bien actifs (même à plus petite échelle) pendant la pandémie, l\u2019équipe du Festif! de Baie- Saint-Paul mériterait sans doute une médaille.Les initiatives se sont multipliées, quitte à parfois se faire couper l\u2019herbe sous le pied par les resserrements des consignes sanitaires.À quelques jours du lancement officiel de ce 12e festival, les organisateurs continuent de s\u2019ajuster.De petites jauges s\u2019agrandissent avec prudence et de nouveaux billets ont été mis en vente dans les derniers jours.Au moment de faire le point, plus tôt cette semaine, avec le directeur général Clément Turgeon, on était à quelque 14 500 places réservées sur différents sites pour ce rendezvous pas comme les autres, où les artistes sont appelés à se produire plus qu\u2019une fois, devant des auditoires restreints.«Tout est séparé, confirme Clément Turgeon.Notre plus gros site est à 450 places.Pour le reste, on a des sites à 75, 150 et 250 places.On joue safe.On aurait pu faire des shows à 3000 personnes.On a préféré multiplier les sites.» Avec des artistes comme Fou- Ki, Louis-Jean Cormier, Klô Pel- gag, The Barr Brothers, Alaclair Ensemble, Cœur de Pirate, Men I Trust, Elisapie, Michel Rivard, Vincent Vallières, Marie-Pierre Arthur ou Haviah Mighty, notamment, le Festif! se déploiera à Baie- Saint-Paul du 21 au 25 juillet.Des noms qui auraient pu faire courir des foules beaucoup plus grandes.La fête est au rendez-vous, mais la prudence est encore de mise, rappellent les organisateurs, qui ont multiplié les scénarios avant de se fixer, selon les consignes gouvernementales.SÉCURITÉ AVANT TOUT «Notre grosse préoccupation est que les citoyens se sentent en sécurité.En ce moment, on ne se sent pas en pandémie extrême.Le nombre de cas est super bas.On se sent en confiance de présenter ce qu\u2019on veut faire dans quelques jours», avance le directeur général Clément Turgeon, qui a par le passé piloté un festival marqué par davantage de spontanéité.«On a essayé de trouver une manière de ne pas dénaturer ce qu\u2019on fait, reprend-il.C\u2019est vraiment une question d\u2019équilibre.Pas de contrôler ton monde et que ça devienne super anxio- g è n e, ma i s e n aya nt b e s o i n d\u2019avoir l\u2019assurance que ça ne va pas déborder.On navigue là- dedans et je pense qu\u2019on va arriver à quelque chose de vraiment intéressant.» GENEVIÈVE BOUCHARD PAS DE RÉPIT POUR LE FESTIF! SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E6 ARTS MAGAZINE SHERBROOKE \u2014 Antihéros anxieux au cube, Frisson l\u2019écureuil en a fait, du chemin, depuis que Mélanie Watt l\u2019a esquissé sur papier pour la première fois.Le rigolo petit rongeur a vécu dans plusieurs albums qui se sont vendus à plus de 1,5 million d\u2019exemplaires.Après un congé de maternité qui s\u2019est étiré en pause de quelques années, l\u2019auteure et illustratrice fait revivre l\u2019attachant personnage dans un nouveau livre.Juste à temps pour célébrer les 15 ans d\u2019existence de l\u2019écureuil angoissé qu\u2019elle a imaginé en s\u2019inspirant un peu \u2014 beaucoup! \u2014 des peurs qui nous habitent.« Je pense que c\u2019est ce qui a touché tant de monde.La peur, c\u2019est universel.On a tous des craintes. » Certains plus que d\u2019autres : engoncé dans le confort connu de ses habitudes, Frisson est un froussard qui frémit devant l\u2019inconnu et qui est obsédé par la sécurité.« À l\u2019époque, quand je l\u2019ai imaginé, je voulais écrire sur un personnage qui avait peur de tout. » L e s l e c t e u r s q u i o n t s u i v i quelques-unes de ses aventures le savent, le petit peureux poilu est en fait un écureuil volant qui s\u2019ignore.« Il n\u2019était pas au courant qu\u2019il avait cette extraordinaire capacité de planer parce qu\u2019il n\u2019avait jamais eu besoin de sortir de son arbre.Il avait son abri, sa nourriture.Alors pourquoi se donner la peine de quitter sa zone de sécurité? » Cette idée de rester dans sa tanière résonne particulièrement après une année et demie de pandémie.Mélanie Watt le sait.« C\u2019est drôle parce que l\u2019obsession de mon personnage pour tout ce qui est germes, virus et microbes, on l\u2019a fait nôtre, ces derniers mois », dit celle qui avoue avoir grandi dans une famille « où on faisait pas mal attention à tous les dangers ».« En vélo, en ski, dans toutes les situations je dirais, on partait avec cette idée qu\u2019il valait mieux être prudent », résume Mélanie.Il y a donc un peu d\u2019elle-même dans le personnage de Frisson.THÉRAPIE PAR L\u2019ÉCRIT « É c r i r e F r i s s o n , c \u2019e s t e n quelque sorte thérapeutique [rires].Et avec la pandémie, la série prend un nouvel envol, en quelque sorte.Disons que mon petit écureuil semble avoir été en avance sur son temps.Il a toujours eu son Purell à portée de pattes, depuis 15 ans.Et moi aussi! » dit en riant l\u2019auteure native de Trois-Rivières, mais depuis longtemps établie dans la région de la métropole.Dans son album tout neuf, Frisson l\u2019écureuil en bref, le petit mammifère repousse ses limites jusqu\u2019à se faire une amie.Lou, petite lapine curieuse, finit par gagner la confiance du rongeur.Là encore, i l y a un certain parallèle à faire avec l\u2019actualité pandémique et l\u2019actuel décon- f i n e m e n t , q u i n o u s p e r m e t de retrouver une certaine vie sociale.Tous, nous nous permettons davantage de sortir de notre tanière.« C\u2019est drôle parce que j\u2019ai commencé à travailler sur ce livre avant la pandémie, mais certains Après une pause de quelques années, l\u2019auteure et illustratrice Mélanie Watt revient à l\u2019avant-scène littéraire avec un nouvel album mettant en vedette Frisson l\u2019écureuil.\u2014 PHOTO SCHOLASTIC KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca MÉLANIE WATT UN NOUVEAU FRISSON « Disons que mon petit écureuil semble avoir été en avance sur son temps.Il a toujours eu son Purell à portée de pattes, depuis 15 ans.Et moi aussi! » \u2014 Mélanie Watt leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E7 Autre héros animalier créé par Mélanie Watt, Chester le chat devrait éventuellement vivre à nouveau dans un nouvel album.« Je me concentre davan- t a g e s u r F r i s s o n p o u r l \u2019 i n st a nt , ma i s Ch e st e r fait encore partie de mon imaginaire.J\u2019ai envie de lui inventer de nouvelles aventures.Je ne sais juste pas quand, exactement, je le ferai. » L e r é c a l c i t r a n t f é l i n , qui biffe des éléments de l\u2019histoire au feutre rouge et qui s\u2019amuse à enquiquiner l\u2019autrice, a lui aussi fait le tour du monde par l\u2019entremise de différentes traductions.A priori, avec son côté anarchiste, il ne semble pas avoir grand-chose en commun avec le peureux Frisson.« Mais j\u2019ai réalisé qu\u2019ils avaient quand même des trucs en commun le jour où, dans un groupe de quatrième année où j\u2019allais faire une présentation, la classe m\u2019a montré un graphique avec deux cercles qui se connectaient.Les élèves avaient analysé tous les traits de caractère de Chester et de Frisson.Ils avaient trouvé que les deux personnages partageaient le même besoin d\u2019être en contrôle de tout.Ça en dit beaucoup sur moi, je pense, et sur mon côté control freak qui vient de ma peur de ne pas savoir ce qui s\u2019en vient », raconte Mélanie en riant.KARINE TREMBLAY CHESTER, FÉLIN TAQUIN MÉLANIE WATT Frisson l\u2019écureuil en bref JEUNESSE Scholastic 72 pages Mélanie Watt écrit toutes ses histoires en français et en anglais, en même temps qu\u2019elle dessine ses planches.« C\u2019est ma façon de travailler.Je ne serais pas capable de commencer seulement par un texte.Probablement en raison de ma formation en graphisme, j\u2019ai toujours en tête qu\u2019il faut que ce soit beau visuellement, que ce soit agréable pour l\u2019œil. » S\u2019il y a des pages plus chargées que d\u2019autres, la créatrice s\u2019assurera d\u2019en intercaler d\u2019autres plus épurées.« Chaque livre forme vraiment un tout où chaque élément est relié aux autres.Je ne pourrais pas envoyer un manuscrit seulement.Quand je soumets un projet à un éditeur, c\u2019est toute une maquette que j\u2019envoie. » Le graphisme est réfléchi jusque dans les moindres détails.« Pour créer l\u2019univers illustré de Frisson, par exemple, je me suis beaucoup inspirée de tous ces panneaux qui nous indiquent ce que nous ne devons pas faire.J\u2019ai aussi pigé quelques idées dans les plans d\u2019urgence qu\u2019on voit dans les avions et qu\u2019on nous suggère «d\u2019admirer» avant le décollage. » KARINE TREMBLAY L\u2019art de « Dessinécrire » trucs trouvent un écho dans ce qu\u2019on a vécu collectivement ces derniers mois.Ce sont des coïncidences, mais c\u2019est toujours particulier de voir que des liens se tissent là où on ne l\u2019avait pas prévu. » L\u2019arrivée du personnage de Lou dans l\u2019univers frissonnien ouvre une nouvelle porte narrative.« Je ne sais pas exactement où je m\u2019en vais avec ça, mais ça me donne de nouvelles possibilités. » La ménagerie qui se construit autour de l\u2019arbre à noix où habite Frisson pourrait donc vivre dans d\u2019autres albums?« Je pense bien, oui.Toute l\u2019interaction qui existe entre ces personnages aux personnalités distinctes, c\u2019est intéressant à creuser.Et le roman graphique permet beaucoup de choses.Ce qui est bien, avec Frisson, c\u2019est qu\u2019il a une voix, il s\u2019adresse directement au lecteur », expose celle qui a investi la sphère littéraire un peu par hasard.IMPRÉVU LITTÉRAIRE Retour en 1999.Mélanie Watt étudiait à l\u2019école de design de l\u2019UQAM et pensait s\u2019orienter vers le graphisme-marketing lorsqu\u2019un travail remis a attiré l\u2019attention d\u2019une enseignante.« Ma prof, Michèle Lemieux, a v a i t d é j à p u b l i é .E l l e m\u2019a demandé si je pouvais traduire ce travail, dans lequel j\u2019explorais le thème des couleurs complémentaires.Elle y voyait une possibilité de livre.Je l\u2019ai traduit, elle a envoyé le manuscrit\u2026 et c\u2019est devenu Léon le caméléon. » D\u2019autres livres ont suivi, mais c\u2019est avec Frisson que la carrière littéraire de Mélanie Watt a véritablement pris son envol.Dès le départ, dans le tout premier livre de la série, il y avait cette couleur humoristique qui séduit petits et grands lecteurs.« L\u2019humour, ça fait partie de qui je suis : dans ma famille, les gens sont drôles, ce sont des raconteurs de blagues.Moi, j \u2019aime écouter des comédies, des spectacles d\u2019humour, des émissions de télé comiques.Je trouve qu\u2019il y a assez de choses déprimantes.On a besoin de rire un peu. » Et ce besoin-là est universel : traduits en 23 langues, les albums illustrés de Mélanie Watt ont voyagé.Beaucoup.Et loin.« J\u2019ai une pile de mes livres traduits dans de nombreuses langues comme l\u2019italien, le polonais, l\u2019espagnol.C\u2019est toujours amusant et intéressant de voir la trajectoire que prend un livre.C\u2019est beau de voir qu\u2019une œuvre créée ici peut arriver à toucher des gens de différentes langues et différentes cultures. » Les illustrations aux traits francs et remplies d\u2019éléments graphiques témoignent du parcours en design graphique de Mélanie Watt.\u2014 IMAGES FOURNIES PAR SCHOLASTIC « L\u2019humour, ça fait partie de qui je suis : dans ma famille, les gens sont drôles, ce sont des raconteurs de blagues.Moi, j\u2019aime écouter des comédies, des spectacles d\u2019humour, des émissions de télé comiques.Je trouve qu\u2019il y a assez de choses déprimantes.On a besoin de rire un peu. » \u2014 Mélanie Watt SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E8 ARTS MAGAZINE KIM ALARIE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca CRITIQUE Le 14 juillet, déambuler sous la tour au son de l\u2019accordéon apparaissait une façon parfaite de souligner la fête nationale des Français, et ce, même si la tour n\u2019était pas celle créée par Gustave Eiffel mais plutôt l\u2019emblématique structure de la Cité de l\u2019énergie.Après des mois de pandémie, on n\u2019allait pas s\u2019enfarger dans les détails.On était mûr pour une bonne dose d\u2019émerveillement et l\u2019illusion était fort acceptable.Personne ne niera que le dépaysement que proposait Une nuit sous les ponts de Paris, qui lançait la saison des spectacles à l\u2019Amphithéâtre de Shawinigan, était le bienvenu.Ce retour en arrière dans le répertoire musical des légendes de la chanson française promettait d\u2019exploiter le magnifique décor de l\u2019endroit.Une formule prometteuse sur papier qui a vite conquis le cœur du public si l\u2019on en croit les commentaires dithyrambiques qui fusaient de toute part après la représentation.Le spectacle, donc, créé avant la pandémie était destiné à tourner dans des salles de la province.Il n\u2019aura pas eu la vie espérée dans les derniers mois mais son retour sur scène dans l\u2019environnement grandiose de l\u2019Amphithéâtre de la Cité de l\u2019énergie était une bénédiction pour ses artisans dont André Veil- leux, le Trifluvien, fait partie.Il confiait en entrevue quelques heures avant la première que le bonheur de revenir sur les planches était immense d\u2019autant plus que le répertoire de la chanson française en est un qu\u2019il affectionne particulièrement.«Ça prenait un vieux», lance-t-il à la blague.«Chanter les chansons à texte est un peu mon rôle dans le spectacle et j\u2019adore ça!» Le doyen de cette production a utilisé l\u2019étendue de son expérience pour ajouter de la profondeur à ses prestations, souvent sans artifice, notamment celle de la Bohème et d\u2019Avec le temps, émouvantes à souhait.Par ailleurs, il n\u2019était pas le seul à avoir les yeux brillants et une énergie contagieuse, les six autres interprètes qui faisaient partie de la production rayonnaient aussi de bonheur.Ils ont, à tour de rôle, livré pendant plus de 90 minutes une panoplie de morceaux qui couvraient un large pan de l\u2019histoire musicale française, de la ballade au rock\u2019n roll.Le dénominateur commun de chacune des pièces était sans contredit la capacité à replonger le public dans ses souvenirs.Comment résister à l\u2019entraînante interprétation de Douliou douliou Saint-Tropez de Miranda Martin avec la rivière Saint-Maurice en toile de fond ou de son Acropolis Adieu qui enthousiasmait le public dès les premières notes.La puissance vocale de Mathilde Duval- Laplante qui interprétait, entre autres, Le temps des fleurs en chœur avec les spectateurs a ému à plusieurs reprises au cours de la soirée.Puis cette Dalida personnifiée par Monya Mathieu qui a bercé le public avec sa version de l\u2019incontournable Il venait d\u2019avoir 18 ans dans une envoûtante simplicité.L\u2019animation de la soirée était l\u2019affaire d\u2019Adrien Alexandre Aubert qui n\u2019a pas manqué de contaminer le public avec son interprétation pimpante du Petit oiseau de toutes les couleurs.Pour sa part, Elie Haroun, qui prenait à un moment place sur la scène installée sur le Saint-Mau- rice, a fait écarquiller les yeux avec Où sont les femmes, entre autres.Mais mon coup de cœur absolu de la soirée je le dédie à David Latulippe, un ancien de La Voix qui, dans un décor en flammes, a embrasé la scène avec Que je t\u2019aime de Johnny Hallyday.À chacune de ses présences, il trouvait le bon dosage d\u2019énergie évitant habilement de trop en faire.Indéniablement, les interprètes, magnifiquement épaulés par les musiciens sur scène, étaient la pièce maîtresse de la soirée mais il faut quand même souligner la judicieuse utilisation du décor en place à l\u2019Amphithéâtre Québécor.Différente de sa version en salle, la mise en scène du spectacle a été retravaillée pour tirer le maximum du site.Le défi était de faire avec ce qui est déjà en place.Même si certains éléments scénographiques n\u2019avaient rien à voir avec le style parisien, leur judicieuse utilisation n\u2019en était pas dérangeante, au contraire.Quand David Latulippe entame Noir c\u2019est noir sur l\u2019épave installée sur la scène, on se laisse rapidement porter par sa prestation sans protester.D\u2019aussi belles installations devaient être maximisées mais il fallait le faire de avec doigté et, à mon point de vue, c\u2019est réussi.Il est certain qu\u2019en ce soir de première la température était plus que clémente.S\u2019il advenait que la pluie se mette de la partie dans les prochaines représentations qui auront lieu jusqu\u2019au 17 juillet et du 21 au 24 juillet, André Veilleux mentionnait qu\u2019un plan B serait activé minimisant les déplacements des interprètes, simplifiant la mise en scène sans en compromettre la magie des prestations qui sont, au final, le cœur de ce spectacle et la source de l\u2019émerveillement attendue par le public.Pour tous les détails du spectacle, consultez le www.cited e l e n e r g i e .c o m / a c t i v i t e s / unenuitsouslespontsdeparis UNE NUIT SOUS LES PONTS DE PARIS VOYAGE DANS LES SOUVENIRS André Veilleux était en pleine possession de ses moyens pour la présentation du premier spectacle Une nuit sous les ponts de Paris à la Cité de l\u2019énergie.On le voit en compagnie de Monya Mathieu et Mathilde Duval-Laplante.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Elie Haroun au premier plan est entouré de Mathilde Duval-Laplante, Adrien Alexandre Aubert et Miranda Martin.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E9 STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca Il y a eu son arrivée comme chroniqueur à Salut bonjour! en 2018 qui l\u2019a fait connaître à une grande partie du public.Puis l\u2019Olivier de la découverte, en décembre 2019, qui l\u2019a propulsé encore plus loin.Fortement remarqué, son passage à Tout le monde en parle en février 2020 a été comme le moment où on lâche l\u2019élastique du lance-pierre.Puis est arrivée la pandémie.La bonne nouvelle, c\u2019est que, seize mois plus tard, Sam Breton flotte toujours.Les salles continuent de se remplir sur son chemin.Son spectacle Au pic pis à \u2018pelle conquiert les foules avec constance même s\u2019il n\u2019a pas changé d\u2019un iota dans l\u2019intervalle.Bref, celui dont le coronavirus aurait pu couper les ailes en plein élan se porte assez bien, merci.En grande partie à cause de l\u2019attitude qu\u2019il a choisi d\u2019adopter au début du grand confinement.«C\u2019est sûr que ça a été un bon coup de barre de fer dans les rotules, surtout qu\u2019après mon passage à Tout le monde en parle, je m\u2019étais mis à recevoir plein de messages, tant du public que du milieu.Mais je suis quand même quelqu\u2019un qui se revire de bord sur un dix cents.C\u2019est certain qu\u2019au début, j\u2019ai traversé toutes les étapes du deuil, la peine, la colère, mais après une semaine ou deux, j\u2019étais déjà rendu à l\u2019acceptation.Une sorte de deuil en formule express.C\u2019est là que je me suis dit : \"Bon ben OK : on va écrire un nouveau show, ça va s\u2019appeler Sam Breton : pas son vrai show et je vais le présenter dès que je pourrai.Ah pis ce serait le temps maintenant de lancer un podcast [Avec son Sam, qui remporte un vif succès]!\" En gros, je me suis dit que je n\u2019allais pas me morfondre, que je continuerais de vivre ma vie et que je ferais autre chose pendant ce temps-là.» SHOW ZÉRO PANDÉMIE Malgré l\u2019ampleur de ce que l\u2019humanité a vécu, Sam Breton n\u2019a jamais été tenté de changer quoi que ce soit à son premier bébé scénique.«Pour la simple et bonne raison que, moi- même, j\u2019étais écœuré d\u2019entendre parler de la pandémie.Même en écrivant Pas son vrai show, je me suis fait un point d\u2019honneur de n\u2019y faire aucune allusion.Je me disais que les gens allaient venir se débrancher de leurs problèmes, juste profiter du moment et rire.Au pic pis à \u2018 pelle a été tellement ficelé serré, je savais qu\u2019il serait encore bon quand je le ressortirais.Et la réponse des gens jusqu\u2019à maintenant m\u2019a confirmé que j\u2019ai eu raison.» La prestation n\u2019a donc pas changé d\u2019une virgule pendant tout ce temps et Sam Breton l\u2019a reprise telle quelle dès que les salles de spectacles ont rouvert le printemps dernier.«Je l\u2019ai mise au congélateur, comme lorsque tu fais trop de bouffe et que tu te dis que tu vas en remanger dans un mois (finalement, ça a été un an et quelques).C\u2019est un spectacle intemporel, parce que je suis un raconteur, et une histoire qui est bonne hier le sera encore demain.» L\u2019humoriste a même l\u2019impression qu\u2019il est aujourd\u2019hui meilleur dans son interprétation, une expérience acquise quand il a présenté Pas son vrai show, lors du déconfinement de l\u2019été et de l\u2019automne 2020 (pour certaines régions), avec souvent une cinquantaine de personnes dans la salle seulement, voire moins.«Le fait d\u2019avoir souvent joué dans ces conditions plus difficiles, avec un spectacle que je n\u2019avais jamais rodé, est venu solidifier encore plus mes bases d\u2019humoriste.L\u2019atmosphère était vraiment particulière, car tu sentais que les gens étaient à la fois fébriles et nerveux d\u2019être là.Je pense que ça a fait que je livre mon premier spectacle de façon plus appuyée maintenant.En tout cas, j\u2019ai souvent le sentiment que certains gags sont plus drôles à cause de ça.» 14 MINUTES DE CHIHUAHUA Au pic pis à \u2018pelle est aussi un spectacle un peu en dehors de la tendance (très forte actuellement) du stand-up comic.Il se compose de quelques numéros assez longs, entrecoupés de transitions plus courtes et plus rythmées.Une structure qui sied aux talents de raconteur du Laurierlois.«Je suis dans mes pantoufles avec cette formule-là.De toute façon, je serais le premier à sentir les longueurs.L\u2019anecdote du chihuahua, elle durait une demi-heure et je l\u2019ai ramenée à quatorze minutes.Je parsème beaucoup mon récit aussi : une petite expression ici, un petit flash-back là.J\u2019ai l\u2019impression que tout ça met beaucoup de poivre dans la soupe.Et ça t\u2019empêche de connaître la soupe après seulement quatre cuillerées.Dans le fond, c\u2019est ça, mon métier : te faire passer quatorze minutes comme si c\u2019en étaient quatre.» Ce fameux numéro du chihuahua comporte même un passage de pantomime.«Et on m\u2019a bien repris là-dessus : ce n\u2019est pas du mime, mais bien de la pantomime, insiste-t-il en riant.Je l\u2019ai travaillée beaucoup avec Joseph Saint-Gelais, le metteur en scène de mon spectacle.Et Joseph, il a tout fait.C\u2019est lui qui m\u2019a dit qu\u2019on allait découper chaque mouvement comme il faut pour la rendre payante.C\u2019est un moment que j\u2019adore.Ça casse le rythme, tout en le gardant d\u2019une autre façon.Et le public embarque.» LAURIER-STATION SUR LA CARTE On le sait, Laurier-Station, la municipalité d\u2019où vient Sam Breton, occupe une place prépondérante dans son spectacle et son discours.Mais la petite ville d\u2019environ 2500 âmes, sise sur l\u2019autoroute 20 à la sortie 278, a-t- elle vu des retombées depuis qu\u2019un de ses illustres fils fait partie des humoristes les plus connus?Sam Breton commence par rendre à César ce qui appartient à César : «Avant moi, il y a eu David Deshar- nais, qui a joué plusieurs années avec le Canadien, et qui vient aussi de Laurier-Station.Je ne sais pas s\u2019il y a eu des retombées, sinon des amis humoristes qui m\u2019envoient parfois le message sur la 20 : \"Heille, on arrête à Laurier!\" J\u2019ai l\u2019impression que quelques-uns font maintenant leur pause au Tim Horton de Laurier quand ils voient l\u2019affiche.Il y a donc peut-être eu des retombées de 37,56 $ dans la dernière année.D\u2019autres, dont des gens du public, m\u2019envoient des photos du panneau qui porte le slogan de la ville (Une ville à la campagne), dont je parle souvent.» Au printemps, l\u2019humoriste Sam Breton a repris la prestation de son spectacle telle quelle, malgré des mois de pause forcée par la pandémie \u2014PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ SAM BRETON SANS PRENDRE UNE PELLE UN SUJET ÉPINEUX On peut dire qu\u2019en osant aborder, tant dans son spectacle qu\u2019en entrevue, son choix de ne pas avoir d\u2019enfants, Sam Breton a mis le doigt sur un thème épineux : le sujet revient régulièrement dans les commentaires reçus, les entrevues données ou ses conversations, sans s\u2019essouffler.«Souvent, les commentaires sont ceux de gens qui sont dans ma situation et qui sont heureux que j\u2019en parle, parce que plusieurs ne savent plus comment le dire à leurs proches.Ils réalisent qu\u2019ils ont le droit de ne pas en vouloir simplement parce qu\u2019ils n\u2019en veulent pas.Il n\u2019y a pas de justification nécessaire.C\u2019est parce que c\u2019est encore tabou que je trouve important d\u2019en parler et que j\u2019ai écrit ce numéro-là.J\u2019ai le désir de faire rire, mais quand même avec un peu de profondeur, par exemple avec mon numéro sur le suicide, ou quand je parle de la relation avec les animaux.» Sa décision de ne pas devenir papa n\u2019est pas née de cette autre mouvance de choisir la non-parentalité à cause de la surpopulation et de l\u2019avenir incertain de l\u2019humanité en raison du dérèglement climatique.«Je n\u2019ai jamais eu à pousser ma réflexion jusque-là : je ne veux pas d\u2019enfants parce que je n\u2019ai pas envie de m\u2019occuper d\u2019un enfant.Maintenant, si je changeais d\u2019idée, quelle serait ma réflexion?Moi aussi je constate qu\u2019il y a déjà énormément d\u2019êtres humains sur la Terre et ça m\u2019inquiète.Est-ce que ça me pousserait plutôt alors vers l\u2019adoption, le choix de m\u2019occuper d\u2019un enfant déjà au monde?Je ne le saurai que si j\u2019ai ce désir-là un jour.L\u2019important, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y ait pas de jugement, parce que je sais que certaines personnes qui décident de ne pas avoir d\u2019enfants à cause de la planète se sont fait critiquer.On leur répond parfois que c\u2019est parce qu\u2019ils n\u2019osent pas avouer qu\u2019ils n\u2019en veulent pas.» STEVE BER- GERON, LA TRIBUNE SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E10 ARTS MAGAZINE STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca En 1995, Marc Dupré, alors à l\u2019aube de la vingtaine, quittait le nid familial pour son premier appartement, à Magog, car il serait artiste en résidence tout l\u2019été au Vieux Clocher, ancienne église transformée en salle de spectacles.Vingt-six ans plus tard, voilà qu\u2019à deux coins de rue de là, il ouvre une microdistil- lerie.dans une ancienne église.Et c\u2019est son fils Anthony, à l\u2019aube de la vingtaine, qui s\u2019en occupe, et qui vient donc de quitter le nid familial pour son premier logis.à Magog.«Il s\u2019est acheté un condo tout près d\u2019où j\u2019habitais.Il travaille 50, 60 heures par semaine à la distillerie, alors c\u2019était impossible pour lui de ne pas déménager, ajoute le chanteur.C\u2019est spécial, parce qu\u2019il vit un peu la même affaire que moi.Et je ne te cacherai pas que cette semaine de concerts au Vieux Clocher, c\u2019est un peu pour pouvoir passer la semaine avec mon gars.» Marc Dupré entamera en effet, dès le 20 juillet, une série de cinq concerts au Vieux Clocher, déjà presque à guichets fermés.Une façon pour lui de renouer avec ses origines et de remettre les pieds sur cette scène qu\u2019il n\u2019avait pas foulée depuis longtemps, ses plus récents spectacles étant trop volumineux pour s\u2019y glisser.DIX ANS D\u2019IMITATIONS «Ces dernières années, on partait en tournée avec un camion de 53 pieds.Mais j\u2019ai passé beaucoup de temps à Magog ces derniers temps à cause de la microdistillerie et ça m\u2019a rendu un peu nostalgique.J\u2019en ai vécu, des affaires, ici! Je me suis revu débarquer avec tout à apprendre, ma voix que je ne savais pas encore comment gérer, les six spectacles par semaine, les petites assistances du début qui finissent par grossir, jusqu\u2019à ce que les salles soient complètes à la fin de l\u2019été.Bernard Caza a vraiment eu du front.Il m\u2019avait simplement vu au Festival Juste pour rire, alors que je n\u2019avais même pas de spectacle!» P l u s i e u r s o n t o u b l i é q u \u2019à l\u2019époque, Marc Dupré était avant tout imitateur (même si les chanteurs étaient sa principale cible, ce qui lui avait notamment permis de se produire en première partie de Céline Dion).En fait, constate-t-il, une bonne part de son public d\u2019au- jourd\u2019hui, plutôt jeune, n\u2019a aucune idée de cette première décennie de carrière où les foules se pressaient pour le voir imiter Bryan Adams, Éric Lapointe ou Michael Bolton.«Un gros pourcentage n\u2019en a aucune espèce d\u2019idée.Pour les amis de mes enfants, je suis un chanteur, point.En même temps, je n\u2019en parle pas tant que ça.Peut- être parce que, pour moi, c\u2019est un peu la même chose.Que ce soient mes chansons ou celles des autres, ça reste de la chanson.Mais j\u2019avoue que, pour ce spectacle, j\u2019ai envie de revenir un peu sur ce que j\u2019ai fait au Vieux Clocher au début.J\u2019ai presque envie d\u2019aller fouiller dans un vieux numéro du temps.Mais j\u2019ai toujours gardé de la place pour de l\u2019humour dans mes spectacles, même quand je suis passé à la chanson.» Cette prestation créée pour l\u2019occasion, Marc Dupré avoue qu\u2019il avait d\u2019abord pensé en faire une captation, soit pour un album en concert, soit un DVD.Lorsqu\u2019il a pris conscience de la préparation et des répétitions nécessaires, il a abandonné l\u2019idée, son calendrier et la pandémie ne lui permettant pas.Il a donc préféré miser sur une soirée plus acoustique, avec davantage de spontanéité.«Ma fille sera là et elle est censée venir chanter avec moi.Peut-être aussi quelques amis qui sont de passage à Magog.J\u2019ai gardé ça très ouvert.Je ne sais pas trop ce qui va se passer chaque soir.J\u2019ai envie de m\u2019amuser, de revisiter de vieilles affaires, de jaser avec le monde.De toute façon, le Vieux Clocher, c\u2019est une place pour ça», résume celui qui ne sait pas encore s\u2019il y aura une suite à cette prestation.SAUVÉE DE LA DÉCRÉPITUDE Une chose est certaine : avec la microdistillerie Cherry River maintenant installée dans l\u2019ancienne église Saint-Luke, angle Saint- Patrice et des Pins, Marc Dupré n\u2019a pas fini de passer par Magog.C\u2019est à la suggestion de son partenaire d\u2019affaires Francis Delage, résident de Magog de longue date, que le bâtiment patrimonial, construit en 1870, a été sauvé d\u2019un état de décrépitude avancée.Les investisseurs ont également fait ériger une adjonction en respectant scrupuleusement l\u2019architecture d\u2019origine.«On pourrait presque croire que la rallonge a toujours été là, alors qu\u2019il n\u2019y avait rien avant.Je n\u2019étais pas certain de l\u2019idée de Francis au départ, mais quand je suis entré la première fois, j\u2019ai dit oui instantanément.Je cherchais un endroit avec de l\u2019âme, et c\u2019était ça.Il y a tellement de vécu dans ce lieu! C\u2019est un édifice où il y a eu des baptêmes, des mariages, des funérailles.» En dépit des impératifs de préservation du patrimoine, doublés de l\u2019augmentation des coûts des matériaux et de la main-d\u2019œuvre, l\u2019entreprise n\u2019a pas été trop compliquée aux yeux de l\u2019artiste.«Bien sûr, il fallait solidifier les planchers, réparer les fuites, mais nous avons gardé 80% des boiseries.On a fait le bar avec les bancs d\u2019église, on en a mis sur la terrasse.On a pratiquement tout gardé.Les murs ont été recouverts, mais le bois d\u2019origine est toujours là, en dessous.» On a même appris, lors de la première émission de La belle tournée, qu\u2019un local de l\u2019église avait été loué à Patrice Michaud c o m m e stu d i o.« Pe n d a nt la construction! s\u2019étonne encore Marc Dupré.Nous sommes allés le voir plusieurs fois pour vérifier si tout allait pour lui, parce qu\u2019il y avait des journées où ça tapo- chait pas mal.Une partie de son prochain album est née là.» MARC DUPRÉ RETOUR AUX ORIGINES 1 Marc Dupré avec sa conjointe Anne-Marie Angélil \u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, SIMON RANCOURT 2 La microdistillerie Cherry River à Magog a été aménagée dans l\u2019ancienne église Saint-Luke.1 2 leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E11 La Presse On ne peut pas dire que Roadrunner: A Film About Anthony Bourdain montre l\u2019homme derrière le personnage.Que ce soit comme chef ou auteur, Bourdain se démarquait par son authenticité, son intégrité et son refus des faux-semblants.Il était tout sauf un personnage\u2026 Comme on dit dans sa langue maternelle, il était no bullshit.Or, on en savait très peu sur lui.C\u2019est la vie privée, ou du moins intérieure, du célèbre animateur de Parts Unkown que le réalisateur Morgan Neville tente de mieux comprendre dans le documentaire qu\u2019il lui consacre.Bourdain le père, Bourdain l\u2019ami, Bourdain l\u2019amoureux de trois femmes et Bourdain le tourmenté qui a tragiquement mis fin à ses jours en 2018\u2026 Le documentaire s\u2019ouvre avec des images du globe-trotteur devant la mer.Avec sa voix hors champ et son élocution si unique, Bourdain dit penser à la mort chaque jour\u2026 C\u2019est connu, Bourdain était un être d\u2019excès et un bourreau de travail.Du jour au lendemain, il a mis fin à sa dépendance à l\u2019héroïne.Quand il s\u2019est mis au ju-jitsu, il s\u2019est investi corps et âme dans cet art martial.Avant de sortir le livre qui l\u2019a révélé au monde, Kitchen Confidential, Bourdain se réveillait avec une seule idée en tête : s\u2019allumer une cigarette, ouvrir son ordinateur et écrire\u2026 C\u2019est ce qu\u2019il confie dans son appartement new-yorkais de l\u2019époque dans Roadrunner : A Film About Anthony Bourdain.Avec les nombreuses émissions, entrevues et reportages dont Bour- dain a été la vedette pendant sa carrière, Morgan Neville avait un formidable bassin d\u2019archives pour réaliser son film.La grande valeur ajoutée aux images du passé s\u2019avère les entrevues avec ses proches : ses producteurs depuis le début, Lydia Teneglia et Chris Collins, son éditrice et agente, Kimberly Witherspoon, et ses nombreux amis.Neville, comme il l\u2019avait démontré dans son excellent documentaire 20 Feet from Stardom, sait faire parler les gens.Les entrevues avec les membres de l\u2019équipe de tournage de Bourdain sont hyper intéressantes et révélatrices.On apprend à quel point le passage à la télé de Bourdain a été éprouvant pour lui.À un moment donné, il se décrit avec une certaine déception comme «un transfuge» (defector) de la cuisine.Bourdain avait un esprit et un mode de vie rock\u2019n\u2019roll.Il comptait parmi ses amis Iggy Pop, Alison Mosshart et Josh Homme, à qui on doit la chanson du générique de Parts Unkown.Dans le film, ce dernier et Bourdain parlent de la difficile conciliation famille et travail à l\u2019étranger.Le dernier tiers du film se concentre sur les raisons qui ont poussé Bour- dain à mettre fin à ses jours.Il y a une grande part de règlement de comptes envers l\u2019actrice Asia Argento (avec qui Bourdain était en couple à sa mort).Il y a aussi des amis de Bourdain qui ont des remords.David Chang pleure à la caméra quand il raconte avoir reçu un courriel de Bourdain qui se désolait de ne pas être un bon père\u2026 Il y a aussi une entrevue éclairante avec la mère de sa fille, Ottavia Busia.Et bien entendu, une autre avec son grand ami Éric Ripert, avec qui Bour- dain était en tournage en Alsace quand il s\u2019est suicidé.À la fin de sa vie, le plus cool et humaniste des globe-trotteurs n\u2019allait pas bien.C\u2019est pourquoi ses tournages le menaient toujours plus loin.Sa relation amoureuse avec Asia Argento lui a aussi fait prendre des décisions qui ont dérouté son entourage.Mais on ne vous en dit pas plus.Si vous pleurez toujours la mort d\u2019Anthony Bourdain ou si vous regrettez de ne pas avoir suivi ses aventures de son vivant, regardez Roadrunner : A Film About Anthony Bourdain.Si vous avez besoin de soutien, si vous avez des idées suicidaires ou si vous êtes inquiet pour un de vos proches, contactez le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) ou encore Tel- jeunes (1 800 263-2266).Un intervenant est disponible pour vous 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.ROADRUNNER : A FILM ABOUT ANTHONY BOURDAIN L\u2019HOMME DERRIÈRE LE PERSONNAGE Au générique Cote : HHHH Titre : Roadrunner : A Film About Anthony Bourdain Genre : Documentaire Réalisateur : Morgan Neville Durée : 1 h 58 TANTÀ musees.qc.ca Pour vivre un moment d\u2019évasion et participer à la relance culturelle de votre région, visitez les musées qui vous entourent.Ils ont tant à offrir, il y a tant à découvrir.#MuséesQc Boréalis - Centre d\u2019histoire de l\u2019industrie papetière Centre d\u2019exposition Léo-Ayotte de Culture Shawinigan Église Notre-Dame-de-la-Visitation de Champlain Espace Pauline-Julien Galerie d\u2019art du Parc La Cité de l\u2019énergie Lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac Musée Bon Père Frédéric Musée des Ursulines deTrois-Rivières Musée Pierre-Boucher Musée POP En partenariat avec : SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E12 ARTS MAGAZINE Le guide de la famille parfaite s\u2019attarde au surparentage avec un humour à la fois léger et incisif.\u2014 PHOTO FILMS OPALE KIM ALARIE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca CRITIQUE Après avoir posé son regard incisif sur les relations de couple et la surconsommation avec Le mirage, voilà que Louis Morissette expose la pression que certains parents imposent à leur enfant afin qu\u2019il devienne, en quelque sorte, un trophée.La «surparentalité» traverse largement la limite de ce qui est sain d\u2019exiger des rejetons qui se retrouvent étouffés, anxieux et privés de leur privilège de choisir leur propre chemin dans la vie.Morissette tient le rôle principal du père de Rose (Émilie Bierre), sa «championne», qu\u2019il pousse sur le chemin de l\u2019excellence autant dans son parcours scolaire que dans ses activités parascolaires.Croulant sous ces attentes irréalistes et asphyxiantes, elle en viendra à prendre des moyens frauduleux pour satisfaire son insatiable paternel qui souhaite, au fond, estomper son propre sentiment de médiocrité avec les succès de sa fille.C\u2019est alors que tout partira en vrille dans un gouffre prévisible, mais plus profond qu\u2019on pourrait l\u2019anticiper, et ce, malgré les tentatives du paternel de recoller les morceaux.Le Guide de la famille parfaite traite d\u2019un sujet plutôt sombre, mais avec des touches d\u2019humour fort sympathiques grâce notamment au personnage de Gilles Renaud, le grand-père, qui est complètement dépassé par la réalité des familles d\u2019aujourd\u2019hui.Il y a aussi la nouvelle conjointe et belle-mère de Rose (Catherine Chabot) qui trouve sur Internet des solutions (souvent douteuses) à ses dilemmes parentaux.Évidemment, sa recherche de réponses lui fait découvrir des problèmes qu\u2019elle ne soupçonnait pas.La charge dramatique de l\u2019histoire est habilement soutenue par la talentueuse Émilie Bierre dont on aurait aimé voir l\u2019attachant personnage un peu plus approfondi dans le scénario.C\u2019est d\u2019ailleurs un petit côté crève-coeur du film, en choisissant le point de vue du père, beaucoup de personnages très intéressants ne sont présentés qu\u2019en surface.On aurait facilement pu faire une série en plusieurs épisodes, ou plusieurs films, et on n\u2019aurait pas manqué de matériel.La réalisation de Ricardo Trogi fait dans la simplicité.Un choix judicieux qui permet de maintenir l\u2019équilibre entre le côté émotif et le côté humoristique.Fidèle à son habitude, il fait preuve d\u2019une grande finesse dans l\u2019évocation et LE GUIDE DE LA FAMILLE PARFAITE LE PRIX DE L\u2019EXCELLENCE dans la création d\u2019ambiances qui installent l\u2019émotion avec douceur et doigté.Ce n\u2019est pas un film avec une légèreté visant simplement à divertir.Bien sûr que le Guide de la famille parfaite divertit, mais il fait aussi réfléchir.Une recette qui avait très bien fonctionné avec Le mirage et qui est de bon augure pour ce petit dernier.Au générique Cote : HHH Titre : Le guide de la famille parfaite Réalisateur : Ricardo Trogi Distribution : Louis Morissette, Émilie Bierre, Catherine Chabot Durée : 1h41 leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E13 ÉMILIE PINARD-FONTAINE emilie.pinard-fontaine@latribune.qc.ca Émilie Bierre a tout de suite été charmée par le sujet du film Le Guide de la famille parfaite lorsqu\u2019elle a reçu le scénario.«Je trouvais qu\u2019il y avait quelque chose de tellement vrai et de tellement beau dans la façon dont le scénario et l\u2019histoire étaient construits, juste dans le fait de balancer l\u2019humour et quelque chose de plus dramatique aussi», mentionne- t-elle d\u2019entrée de jeu.Mais c\u2019est surtout le personnage de Rose qui l\u2019a rejoint.«J\u2019ai retrouvé pleins de gens de mon entourage dans le personnage de Rose, moi-même un peu aussi et des membres de ma famille», exprime-t-elle.«Je suis une personne anxieuse aussi dans la vie.Ce n\u2019est pas le même cas que pour Rose, moi j\u2019ai des parents qui me mettent zéro pression pour ce que je veux faire, mais moi j\u2019ai tendance à m\u2019en mettre vraiment beaucoup», poursuit-elle.Il faut dire qu\u2019all ier études s e c o n d a i r e s e t t o u r n a g e s demande beaucoup de temps et d\u2019énergie à la jeune actrice qui vient tout juste de terminer son cinquième secondaire.«Au niveau de l\u2019école, je peux faire 30 jours d\u2019école sur 180 dans une année scolaire.Il y a quelques a n n é e s, j e v o u l a i s t o u j o u r s atteindre des notes qui étaient au-dessus de 90 % partout, je m\u2019en demandais vraiment beaucoup et j\u2019étais toujours super déçue et super dure avec moi quand je n\u2019atteignais pas ces objectifs-là ou même dans ma vie professionnelle sur les plateaux.Je veux être parfaite!» exprime Émilie Bierre.Le tournage du film et plus particulièrement son personnage de Rose Dubois lui ont en partie appris à lâcher prise.«J\u2019ai réalisé que tu ne peux pas avoir le contrôle de tous les aspects de ta vie, on n\u2019est pas des machines!» lance-t-elle.«Je pense que c\u2019est un problème qu\u2019on a entre autres avec l\u2019image à laquelle on est constamment confrontée sur Internet, sur les réseaux sociaux.On se regarde et on essaie de se trouver dans des images tellement parfaites, tellement retouchées et peaufinées et il faut s\u2019adapter à ça, il faut savoir comment le gérer parce que parfois même inconsciemment, ça peut briser la confiance en soi», explique la jeune actrice qui a aussi participé au documentaire La barre haute, produit et animé par Louis Morissette, qui décortique l\u2019anxiété de performance.UN PROJET RASSEMBLEUR Si le sujet du film a particulièrement touché Émilie Bierre, le tournage fut également une expérience marquante dans sa vie.«C\u2019est une équipe vraiment respectueuse, alors je me suis tout de suite sentie bien dans ce projet-là et c\u2019est devenu comme une famille aussi.Quand tu passes autant de temps avec des gens sur un plateau, ça rapproche vraiment beaucoup et, au final, c\u2019est un projet qui m\u2019a amené mon beau-père, alors ce tournage a quelque chose de très marquant pour moi», précise celle qui est présentement en couple avec Justin Morissette, le fils de Louis Morissette.Même si elle n\u2019a pas encore de prochain projet de tournage sur la table, Émilie Bierre assure qu\u2019elle ne se voit pas faire un autre métier.«Ce n\u2019est toujours pas un travail pour moi.Je le vois vraiment comme quelque chose de plaisant et une passion.Mon but, c\u2019est de traîner cette passion-là toute ma vie parce que j\u2019aime ça, j\u2019aime ça être amenée à donner vie à des personnes que je ne suis pas ou qui peuvent me ressembler un peu parfois, mais les amener ailleurs.C\u2019est vraiment quelque chose qui me fascine», exprime-t-elle.La jeune actrice a aussi des plans pour écrire et réaliser et elle souhaite malgré tout poursuivre ses études collégiales en communications et médias.ÉMILIE BIERRE L\u2019ÉCOLE DU LÂCHER-PRISE Émilie Bierre a beaucoup appris sur le tournage du Guide de la famille parfaite.«J\u2019ai réalisé que tu ne peux pas avoir le contrôle de tous les aspects de ta vie, on n\u2019est pas des machines.» \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD présentée par 8 AOÛT 2021 21 AOÛT 2021 13 AOÛT 2021 14 AOÛT 2021 SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E14 ARTS MAGAZINE Un peu partout sur la planète, des projets architecturaux d\u2019exception étonnent, fascinent, choquent parfois\u2026 mais ne laissent assurément pas indifférent! Le Mag met en lumière certaines de ces réalisations.Cette semaine, la résidence Sail House par David Hertz.VUE D\u2019AILLEURS RAPHAËLLE PLANTE rplante@lesoleil.com Inspirée de la structure d\u2019un navire, avec ses voiles et ses mâts, la Sail House invite à naviguer au- dessus des Caraïbes à partir de la terre ferme.Ce projet architectural, élaboré selon les principes de développement durable, vient de remporter le prix du jury au prestigieux concours international Architizer A+ Awards dans la catégorie résidence privée (+ de 6000 pi2).La vaste demeure a été conçue par la firme David Hertz Architects, Studio of Environmental Architecture basée à Los Angeles, en Californie.Située à Port Elizabeth sur l\u2019île de Bequia \u2014 faisant partie de l\u2019État de Saint-Vincent-et-les-Grenadines \u2014, la Sail House est en fait un ensemble de structures composé d\u2019une résidence principale et de plusieurs maisons d\u2019hôtes, telle une flotte de navires avec son vaisseau amiral.Le projet est nommé en référence à son élément le plus distinctif : des toits tendus d\u2019inspiration nautique, rappelant la culture de la voile dans les Grenadines.Étant donné que la construction dans les Caraïbes peut être difficile en raison de ses ressources limitées, les bâtiments ont été préfabriqués en Indonésie puis expédiés sur l\u2019île dans 15 conteneurs.DURABILITÉ La structure préfabriquée repose sur une base en béton qui sert de citerne pour la collecte d\u2019eau et ancre la résidence au sol.Elle permet aux poutres en aluminium d\u2019être en porte-à-faux de la base, offrant un impact minimal sur la végétation.«La durabilité était l\u2019un des principaux objectifs du projet Sail House.Le système structurel en aluminium non corrosif et résistant aux termites est enveloppé dans des planches de bois récupérées d\u2019une jetée abandonnée à Bornéo, tout comme les planchers, les terrasses et les persiennes verticales qui contrôlent la lumière du soleil et le vent», explique l\u2019architecte David Hertz.Les autres finitions intérieures et extérieures sont des panneaux en palmier tressé, des fragments de coque de noix de coco et de nombreuses autres surfaces naturelles hautement travaillées par des artisans javanais et balinais, indique la firme d\u2019architecture.Les caractéristiques durables comprennent la collecte des eaux pluviales, le bois récupéré, la ventilation passive et les panneaux photovoltaïques.Le projet génère ainsi sa propre électricité.Les membranes de toit tendues créent une forme plongeante conçue pour collecter l\u2019eau de pluie et créer une cheminée thermique pour évacuer la chaleur du haut en maximisant la ventilation transversale.L\u2019eau collectée dans les citernes de la fondation en béton est utilisée pour aspirer de l\u2019air plus frais à travers le mât central pour refroidir la maison si nécessaire.Cette eau récupérée sert aussi à répondre aux besoins de la propriété.La Sail House a été réalisée par une équipe internationale : les clients viennent de Londres, l\u2019architecte de Los Angeles, les ingénieurs d\u2019Allemagne et tout a été fabriqué à Java et à Bali, en Indonésie, tandis que la résidence a été assemblée par des artisans caribéens et javanais locaux.Le coût de construction du projet s\u2019est avéré inférieur à 250 $/pi².Info : davidhertzfaia.com et architizer.com/projects/sail-house-2 Sources : v2com et Architizer 5 Les planches de bois ont été récupérées .6 Le projet génère sa propre électricité.4 Les toits sont d\u2019inspiration nautique.VOGUER AU-DESSUS DES CARAÏBES 7 Les toits permettent de récolter l\u2019eau de pluie.Elle se retrouve dans les citernes, dans la fondation.\u2014 IMAGE ARCHITIZER 4 1 leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E15 «La durabilité était l\u2019un des principaux objectifs du projet Sail House» \u2014 David Hertz, architecte 1 et 2 La Sail House comprend une résidence principale et plusieurs maisons d\u2019hôtes.\u2014 PHOTOS NICOLA CORNWELL 3 Aperçu de la structure en construction 2 5 6 7 3 RÉALISATION RICARDO TROGI SCÉNARIO LOUIS MORISSETTE, JEAN-FRANÇOIS LÉGER ET FRANÇOIS AVARD LOUIS MORISSETTE ÉMILIE BIERRE XAVIER LEBEL CATHERINE CHABOT «C\u2019EST UNE RÉUSSITE! ÇA MÉRITE D\u2019ÊTRE VU ET PARTAGÉ!» Bien entendu (ICI Première Chaîne) - Georges Privet «UNE SATIRE MORDANTE.UN SOLIDE DIVERTISSEMENT!» Journal de Montréal - Maxime Demers «ÉMILIE BIERRE EST ABSOLUMENT EXTRAORDINAIRE!» Puisqu\u2019il faut se lever (98.5FM) - Jessika Brazeau «C\u2019EST RÉUSSI! UNE MAGNIFIQUE DISTRIBUTION!» LCN Nouvelles (LCN) - Marie-Andrée Poulin PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE LeGuideDeLaFamilleParfaite.com SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E16 ARTS MAGAZINE HORTICULTURE LARRY HODGSON Collaboration spéciale L a tomate a beau être populaire, elle cache quand même bien des secrets! La tomate est le légume le plus cultivé dans les jardins québécois.Beaucoup de gens qui ne se considèrent nullement comme ayant le pouce vert ont néanmoins un pot de tomates sur leur terrasse ou leur balcon.Peut-être alors que, après des années de culture de ce délicieux légume-fruit, vous pensez tout savoir à son sujet.Mais j\u2019en doute, car la tomate offre encore bien des surprises.En voici 10! 1 Il y a plus de 10 000 variétés de tomates à travers le monde, dont des tomates rouges, roses, jaunes, orange, «bleues», noires, vertes et panachées.Les Québécois préfèrent la \u2018Celebrity\u2019, une tomate rouge classique, mais je dois confesser que ma favorite est le cultivar \u2018Sungold\u2019, une tomate cerise orange toujours prolifique et particulièrement sucrée : vraiment du bonbon! 2 Jusqu\u2019au milieu du 18e siècle, les Européens pensaient que la tomate était toxique.D\u2019ailleurs, le nom botanique de la tomate, Solanum lycopersicum, en est témoin.Lycopersicum veut dire «pêche de loup», car on voyait le loup comme une créature maléfique.On appelait aussi la tomate «pomme empoisonnée».Ce n\u2019est qu\u2019au 19e siècle que la tomate fut acceptée mondialement comme plante comestible, devenant éventuellement le chouchou de la cuisine italienne! 3 La tomate est une plante carnivore.Les petits poils collants sur ses tiges servent de pièges pour de petits insectes.Ceux-ci meurent et tombent au sol pour être absorbés par les racines de la plante après leur décomposition.On considère ainsi que la tomate est une plante carnivore, mais un carnivore passif.La pomme de terre aussi est un carnivore passif, ainsi qu\u2019un autre cousin, le pétunia (les trois sont des Solanacées).4 Le plus grand plant de tomate au monde se trouvait à Disney World.Fixé sur des poteaux et dirigé de façon à couvrir le toit d\u2019une serre plus grosse qu\u2019une piscine olympique, il couvrait 56,73m2.Il détient aussi le record pour le plus grand nombre de tomates produites dans une année sur un seul plant : 32 194 tomates pour un poids total de 522 464 kg.5 Le record du plant de tomate le plus haut va toutefois à un spécimen de 19,8 m, cultivé en Angleterre en 2000.C\u2019est l\u2019équivalent de 6 étages! 6 La tomate la plus grosse du monde mesurait 83,8 cm (33 pouces) de diamètre et pesait 4896 kg (plus de 10 livres), et fut cultivée par l\u2019Américain Dan Sutherland en 2020.Au cas où vous voudriez essayer de reproduire et même dépasser cet exploit, le cultivar de tomate utilisé était \u2018Domingo\u2019, une variété rouge géante qui produit régulièrement des tomates aussi grosses qu\u2019une assiette à tarte.7 La tomate sauvage (Solanum pimpinellifolium), ancêtre de la tomate qu\u2019on connaît, ne produit que des fruits de la taille d\u2019un pois.Ce sont les Amérindiens de l\u2019Amérique du Sud il y a 7000 ans qui développèrent par sélection sur plusieurs générations la tomate à gros fruit qu\u2019on connaît aujourd\u2019hui.Et ce sont les Aztèques du Mexique qui lui donnèrent le nom «tomatl», ce qui veut dire «fruit enflé».8 Les tomates sont riches en lyco- pène, un antioxydant bon pour le cœur et efficace contre certains cancers.Les tomates regorgent également de vitamines A et C, de calcium et de potassium.9 La tomate n\u2019est pas une plante annuelle, mais plutôt une vivace.Pas sous notre climat froid, bien sûr, mais dans le sud, où elle peut vivre plusieurs années, même des décennies, formant à l\u2019état sauvage une plante grimpante un peu comme une vigne.Théoriquement, vous pourriez rentrer une tomate de votre jardin (ou encore, rentrer une bouture) l\u2019automne et la cultiver sous un éclairage artificiel intense pendant l\u2019hiver.Ainsi, il serait possible de la conserver d\u2019année en année.10 Des semences de tomate ont voyagé dans l\u2019espace.En effet, jusqu\u2019à maintenant, 600 000 graines de tomates ont voyagé jusqu\u2019à la Station spatiale internationale avant d\u2019être cultivées dans des salles de classe partout au Canada dans le cadre de l\u2019expérience Tomatosphère, en cours depuis maintenant 20 ans.La tomate : fascinante, n\u2019est-ce pas?Fruits de la tomate Solanum pimpinellifolium \u2014 PHOTO 123RF/MAXSOL7 10 FAITS FASCINANTS SUR LA TOMATE Il existe plus de 10 000 variétés de tomates! \u2014 PHOTO 123RF/STYLEPHOTOGRAPHS Une petite partie du plus grand plant de tomate au monde \u2014 PHOTO SYLVAR, FLICKR leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E17 RÉPONSES À VOS QUESTIONS Radio CKIA et Facebook Live L\u2019émission radiophonique et virtuelle le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM 88,3 et sur www.facebook.com/ JardinierParesseux.Formations horticoles en ligne L\u2019agronome Lili Michaud offre des formations en ligne que vous pouvez suivre à votre rythme dans le confort de votre foyer.Au programme : Les ravageurs et les maladies au potager, Le compostage domestique, Les fines herbes de la terre à la table, Le potager : planification, aménagement et entretien et Les trucs de culture de 25 légumes, de l\u2019ail à la tomate.Coût : 25 $ et 30 $ + taxes.Info : www.lilimichaud.com CALENDRIER HORTICOLE Pour toute activité horticole, écrivez- nous à courrierjardinierparesseux@ yahoo.com.\u203a Les limaces peuvent se cacher sous les pots de vos plantes.Vérifiez quotidiennement.\u203a En période de canicule, tondez le gazon plus haut (à 8cm) pour protéger ses racines des dommages causés par le soleil brûlant.\u203a Récoltez et faites sécher les feuilles de fines herbes quand vous voyez des boutons floraux, car leur goût est alors à son plus intense.\u203a Assurez-vous que vos tomates ne manquent jamais d\u2019eau, sinon elles peuvent fendiller.TULIPES QUI DÉPÉRISSENT AVEC LES ANNÉES Q Voilà plus de cinq ans, j\u2019ai mis des bulbes de tulipes en terre.Cette année, le feuillage s\u2019est présenté, mais il n\u2019y avait pas de fleurs.J\u2019ai sorti les bulbes de terre et je ne sais pas si je dois les réutiliser ou doivent- ils être déplacés dans de meilleures conditions?Alice Turpin R La plupart des tulipes ont une persistance relativement faible dans nos jardins.La première floraison (donc, au printemps de l\u2019année 2) est la plus spectaculaire, la suivante nettement moins impressionnante, la troisième est faible\u2026 et souvent il n\u2019y a pas de quatrième floraison.Cela relève en bonne partie des producteurs néerlandais, qui considèrent les tulipes comme des plantes annuelles et suggèrent de les arracher après la première floraison et d\u2019en replanter d\u2019autres tous les automnes.Ainsi, lors du développement de nouvelles variétés, la pérennité est rarement un facteur.Il reste quand même certaines variétés de tulipes qui sont beaucoup plus pérennes et qui peuvent alors persister pendant plusieurs décennies dans nos jardins, notamment les tulipes botaniques, les tulipes viridifloras (tulipes qui ont du vert dans la fleur) et les tulipes Darwin hybride (de grandes tulipes à grosses fleurs).Curieusement, on vend surtout en jardinerie les tulipes Triomphe, soit les tulipes les moins durables! Plutôt que de replanter une tulipe qui s\u2019est montrée faible sous notre climat, je vous suggère de vous procurer des variétés plus durables.Vous pouvez toujours planter les bulbes récupérés, toutefois, soit aussitôt que vous les avez déterrés ou encore à l\u2019automne, les plantant à une profondeur de 15 à 20 cm ou plus, au soleil et dans un sol riche et bien drainé, même un peu sec.SCARABÉE DU ROSIER Q Mes plantations sont infestées de scarabées du rosier.Mes pommetiers, mes astilbes et mes hydrangées rose vanille en sont envahis.Le piège à scarabées du rosier ne fonctionne pas vraiment.J\u2019arrose avec du produit vendu en pépinière, je fais une collecte manuelle (avec de l\u2019eau savonneuse), je n\u2019allume jamais les lumières le soir, j\u2019ai semé du trèfle pour que ma pelouse soit plus dense.Bref, je fais tout ce que je peux, mais ils sont toujours légion.Ils détruisent tout sur leur passage.Au secours !! Sylvie Duhamel R Le scarabée du rosier (Macrodac- tylus subspinosus) est un coléoptère de couleur beige olivâtre de 8\u201313 mm de longueur avec de longues pattes orange.On le trouve presque uniquement près des gazons au sol sablonneux, l\u2019environnement idéal pour ses larves qui sont des vers blancs mangeurs de racines des graminées.En juin et au début de juillet, les adultes consomment fleurs et feuilles d\u2019une bonne gamme de plantes, pas seulement des rosiers, puis disparaissent, leur cycle terminé.Un traitement possible est de les ramasser avec un aspirateur, beaucoup plus rapide qu\u2019une récolte manuelle.Vous pouvez encore terreauter votre gazon avec une terre meuble non sablonneuse avant de ressemer avec un mélange de graminées et de trèfle, créant alors un milieu moins propice aux larves.Enfin, il y existe un nouveau produit \u2014 le BTG (Bacillus thuringiensis gal- leriae), marque de commerce Grub B Gone \u2014, qui est une bactérie naturelle spécifique aux larves de scarabées, que l\u2019on applique au gazon à la fin de juillet ou en août, puis encore au milieu du printemps, quand les larves sont les plus actives.Quand les larves consomment les spores de BTG, elles meurent rapidement.Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec)?G1K 7J6 Rosier attaqué par des scarabées du rosier \u2014 PHOTO 123RF/CHRISTINGASNER ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E18 ARTS MAGAZINE NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com C ette semaine, j\u2019invite vos papilles à découvrir un nouveau vin du terroir des graves sur la rive gauche de la Garonne, des cuvées californiennes qui se démarquent et un cépage phare de l\u2019Espagne qui attire de plus en plus d\u2019attention.Puis, on fait un saut en Provence et du côté de la vallée d\u2019Oka au Québec pour déguster les nouveaux millésimes.Santé! 1 J.LEBÈGUE GRAVES 2019 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ?,? % ?,? g/L Un nouveau vin à découvrir qui fait partie de la gamme Élégance de Jules Lebègue, illustre négociant de Saint-Émilion depuis 1828.On le reconnaît par son ruban (rouge, bleu ou or) emblème de la marque depuis plus de 100 ans.C\u2019est tout une histoire et un savoir-faire que l\u2019on retrouve dans notre verre quand on déguste ce Graves classique à l\u2019assemblage 80 % sauvignon blanc et 20 % sémillon qui nous séduit dès les premiers effluves par d\u2019élégantes notes florales, puis en bouche par son onctuosité aromatique aux saveurs de pêches blanches qui laissent place à une fine minéralité.À boire maintenant ou à conserver 2 à 3 ans.2 CHÂTEAU REVELETTE 2020 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ? % ?,? g/L Un autre millésime où la magie de Peter Fisher nous faire vivre son amour de la Provence à chaque gorgée.On trouve toujours autant de complexité et de plaisir au palais avec une harmonie de saveurs qui incluent l\u2019orange sanguine et la garrigue.Un rosé qui a assez de fraîcheur pour se boire à l\u2019apéro et de corps pour accompagner un bon repas, comme les fruits de mer.Pour vous situer, le Château Reve- lette est situé à Jouques, le climat le plus frais de la région au nord de la célèbre Montagne Sainte-Vic- toire.3 HEAD HIGH PINOT NOIR SONOMA COAST 2018 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ?,? % ?,? g/L Assurément le meilleur rapport qualité-prix pour un pinot noir de Sonoma en Californie, une région plutôt chaude où on en produit peu.Un pinot qui ressort quand même avec beaucoup de corps et une bonne concentration de fruits rouges, bien dosée de fraîcheur, avec des tannins élégants issus des six mois passés en barriques françaises et hongroises.4 TERRE ROUGE SYRAH LES CÔTES DE L\u2019OUEST CALIFORNIE 2015 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ?,? % \u2022 ? g/L On n\u2019est jamais déçus par ce vin extrêmement bien réalisé de Bill Easton du Domaine de la Terre Rouge établi dans les Sierra Foothills, un terroir qui démontre des similitudes avec les sols de la vallée du Rhône.La passion du producteur pour les cépages rhodaniens comme la syrah se ressent dans l\u2019élégance de ses vins.Et bien que ce millésime soit tout de même assez concentré, il maintient une fraîcheur à la fois juteuse et généreuse en fruits noirs, comblés de notes poivrées subtilement fumées.Les quantités sont limitées donc ne tardez pas à vous faire plaisir! 5 VIGNOBLE RIVIÈRE DU CHÊNE WILLIAM 2020 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ? % \u2022 ?,? g/L Une cuvée particulièrement réussie pour ce rouge de la Vallée d\u2019Oka qui a reçu plusieurs médailles en 2019 et beaucoup d\u2019attention de son œnologue Elizabeth Steppan qui souhaitait le voir se démarquer encore davantage en 2020.Un assemblage de Maréchal Foch, marquette et Leon Millot, élevés sur lies pendant un an en cuve inox.On y trouve de gouleyantes notes de framboise et de cassis que viennent compléter les épices douces et des tannins souples au final.Excellent! À savourer avec des burgers, de la pizza ou un bon fromage comme la Sauvagine.6 EL MACHO UTIEL-REQUENA SUPERIOR 2019 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ?,? % ?,? g/L Un nouveau produit vraiment intéressant à découvrir, car il est composé majoritairement de bobal, un cépage peu connu qui se trouve à être le deuxième cépage le plus planté d\u2019Espagne.Il donne des vins à la fois fruités et épicés aux tannins veloutés qui font ressortir des arômes de réglisse, de cacao et de thé noir.El Macho s\u2019est donné comme mission de mettre en valeur le style typique des vins de la région d\u2019Utiel-Requena et ils ont même organisé un concours sur leurs réseaux sociaux qui permettra au grand gagnant de visiter la région dans un voyage tout inclus en Espagne.Si vous trouvez un bouchon de liège sous la capsule à vis de votre bouteille, on vous remettra une caisse de vin et vous devenez automatiquement finaliste pour le grand tirage.Bonne chance! TOUT NOUVEAU TOUT BON! PHOTO 123RF/MISSJ 1 2 3 6 4 5 BIO VÉGANE Pour en savoir davantage, suivez-moi sur www.sommeliereaventuriere.com leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E19 PHOTO ARISTA ON A GOÛTÉ LES SELTZERS MONT- ROUGE À BASE DE CIDRE Tant qu\u2019à être en Montéré- gie, autant s\u2019amuser avec la pomme.Et comme la mode est aux eaux pétillantes alcoolisées (hard seltzers pour les intimes), pourquoi ne pas mixer les plaisirs?L\u2019entreprise Arista (de Rougemont) a lancé les seltzers Mont-Rouge faits de cidre plutôt que de malt ou de spiritueux, comme le veut la tradition.Trois saveurs \u2014 auxquelles Le Mag a goûtées \u2014 sont offertes : baies et hibiscus, pamplemousse et romarin puis mangue yuzu.La première offre le plus de punch; relativement parlant, bien sûr, puisqu\u2019on parle d\u2019eau gazeuse et non de jus de pommes, après tout.Le parfum fruité passe bien, créant une gorgée légère, agréable et rafraîchissante.Ce sera notre recommandation conservatrice.Toutefois, ce sont le pamplemousse et le romarin qui nous ont pris par surprise, suscitant la vague, mais heureuse impression de savourer une salade de fruits épicée au brunch.Une saveur étonnante et aboutie, mais qui ne conviendra peut-être pas à toutes les soifs.Quant à la mangue yuzu, on l\u2019a senti moins présente.Sans sucre ajouté, les cidres mousseux Mont-Rouge comptent 100 calories par canette de 355 ml, avec taux d\u2019alcool de 5 %.Prix : 3 $ l\u2019unité, en SAQ et dans les marchés IGA, Metro et Provigo participants.Info : vinsarista.com FRANCIS HIGGINS U ne nouvelle micro- brasserie s\u2019est implantée à une heure du bureau.Il fait beau et chaud et très peu d\u2019informations sont disponibles sur cette nouvelle destination brassi- cole.Les conditions sont donc réunies pour aller y faire un tour.Toit ouvert et cheveux au vent, direction Labelle, à quelques kilomètres au nord du très achalandé mont Tremblant, en suivant le lit de la rivière Rouge.La Belle Broue, c\u2019est le projet d\u2019un passionné de bières, Mathieu, et de sa conjointe, Jennifer, qui se sont installés à Labelle, transformant le chalet familial en résidence.Mathieu vient du monde des affaires en Ontario; il a donc un bagage fort utile.Sa passion pour la bière, il l\u2019a découverte au gré des cuvées brassicoles dans son coin de l\u2019est de l\u2019Ontario.Un jour, il brassa sa première bière.C\u2019était le début d\u2019une aventure gourmande et passionnante.J\u2019ai rencontré Mathieu sur la terrasse de sa brasserie, lors d\u2019une conversation spontanée autour de ses deux bières qu\u2019il brasse actuellement chez La Veillée à Sainte- Agathe-des-Monts.Il a prévu installer sa salle de brassage au sous-sol du bar, mais la capacité de production n\u2019est pas encore fixée.Ses bières étant très populaires sur place, il désire trouver le meilleur équilibre entre production artisanale et capacité de production.C\u2019est qu\u2019elles sont bonnes les bières de Mathieu.J\u2019y ai senti une agréable candeur, bien loin de la spirale envoûtante de brasser pour attirer l\u2019œil.Mathieu brasse pour se faire plaisir, tout simplement.Sa Milkshake IPA est l\u2019une des plus intéressantes bières de ce style que j\u2019ai pu goûter.Rares sont les Milkshakes qui offrent un équilibre à la dégustation, tout en s\u2019assurant de respecter les critères du style.Le lactose ?Présent, mais pas trop.Une petite touche sucrée qui appuie l\u2019aromatique des houblons.Les houblons ?Bien travaillés, laissant place aux arômes plus fins que l\u2019habituel duo agrumes/fruits tropicaux.Sa Pale Ale au gingembre est tout aussi équilibrée et agréable.De belles notes de gingembre frais qui accompagnent les notes céréalières de la bière, tout en laissant place à une fine amertume, sans tomber dans l\u2019excès.Il faut dire que le cadre est propice à se laisser guider par la bière et la gourmandise.La grande terrasse donne sur les chutes aux Iroquois et la plage du camping, alors on s\u2019y sent très rapidement en vacances.Côté cuisine, un menu original permet d\u2019accompagner les cuvées brassicoles de la maison et les produits d\u2019autres brasseries, sélectionnés par l\u2019équipe.Une destination coup de cœur donc, prétexte parfait pour profiter d\u2019un après-midi estival au cœur des Laurentides.La Belle Broue 8, rue du Camping, Labelle La belle candeur de La Belle Broue La grande terrasse donne sur la plage, donnant vite l\u2019impression d\u2019être en vacances.Les bières de La Belle Broue valent le détour.\u2014 PHOTOS MARIE-JOËLLE BENOIT PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E20 ARTS MAGAZINE SAMEDI 17 JUILLET 2021 leSoleil M44 RÉGAL leSoleil SAMEDI 17 JUILLET 2021 M45 RÉGAL P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 - 1 5 , A O Û T 2 0 2 1 , V O L .1 2 , N O .0 3 PRÉPARATION 1 Dans un saladier, mélanger le poulet effiloché avec le chou rouge, les carottes, la v inaigrette asiatique au sésame et les oignons verts.Saupoudrer de mi- so en granules haiku et remuer.2 S i d é s i r é , g a r n i r d e feuilles de basilic au moment de servir.5ingredients15minutes.com/fr/ 2 CHOU ROUGE RÂPÉ FINEMENT 750 ML (3 TASSES) 3 CAROTTES TAILLÉES EN JULIENNES 375 ML (11/2 TASSE) 4 VINAIGRETTE ASIATIQUE AU SÉSAME 125 ML (1/2 TASSE) 5 MISO EN GRANULES HAIKU 30 ML (2 C.À SOUPE) LA RECETTE DE LA SEMAINE SALADE DE POULET AU MISO HAIKU PRÉVOIR AUSSI : \u2022 80 ml (1/3 de tasse) d\u2019oignons verts hachés \u2022 Quelques petites feuilles de basilic frais (facultatif) PAR PORTION Calories.239 Protéines .18 g Matières grasses.12 g Glucides .16 g Fibres.2 g Fer.7 mg Calcium.51 mg Sodium .915 mg Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes, août 2021, Vol.12, No.03.Publié par Éditions Pratico- pratiques.INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES PHOTO TIRÉE DU LIVRE JE CUISINE CONFITURES ET PETITS POTS Préparation : 20 minutes Cuisson : 30 minutes Quantité : 8 bocaux de 250 ml (1 tasse) chacun INGRÉDIENTS \u2022 1 litre (4 tasses) de petites fraises coupées en dés \u2022 1 litre (4 tasses) de rhubarbe coupée en dés \u2022 1,5 litre (6 tasses) de sucre \u2022 15 ml (1 c.à soupe de jus de citron PRÉPARATION 1 Dans une casserole en acier inoxydable, mélanger tous les ingrédients.Porter à ébullition et cuire de 30 à 35 minutes à feu doux-moyen, jusqu\u2019à la texture désirée.2 Au besoin, écumer la confiture après la cuisson.pratico-pratiques.com CONFITURE FRAISES ET RHUBARBE Recette tirée du livre Je cuisine Confitures et petits pots.Publié par Éditions Pratico- pratiques.Conservation Au réfrigérateur \u203a De 1 à 2 semaines Au congélateur \u203a De 2 à 3 mois Stérilisation (10 minutes à la casserole) \u203a De 6 à 8 mois PAR PORTION 30 ml (2 c.à soupe) Calories .79 Protéines .0 g Matières grasses .0 g Glucides .20 g Fibres .0 g Fer .0 mg Calcium .9 mg Sodium .1 mg Préparation : 20 minutes Réfrigération : 2 heures Quantité : 8 portions INGRÉDIENTS \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de cœurs d\u2019artichauts bien égouttés, hachés \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de poivrons rouges grillés coupés en petits morceaux \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de ciboulette fraîche hachée \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de noix de pin rôties, hachées \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de tomates séchées hachées \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de persil frais haché \u2022 3 tranches de prosciutto coupées en petits morceaux \u2022 1 paquet de fromage à la crème de 250 g, ramolli \u2022 250 ml (1 tasse) de fromage à pâte ferme (de type Oka), râpé \u2022 125 ml (1/2 tasse) de parmesan râpé \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de ricotta \u2022 Sel et poivre au goût PRÉPARATION 1 Éponger les artichauts avec du papier absorbant.2 Dans un bol, mélanger les artichauts avec les poivrons rôtis, la ciboulette, les noix de pin, les tomates séchées, le persil et le prosciutto.3 Dans un autre bol, mélanger le fromage à la crème avec le fromage râpé, le parmesan et la ricotta.Saler et poivrer.4 Incorporer environ le tiers de la préparation aux artichauts à la préparation au fromage et remuer jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une préparation homogène.5 Fo r m e r u n e b o u l e a v e c la prépa rat ion au f romage.Envelopper la boule d\u2019une pel- l icule plast ique et réfrigérer de 1 à 2 heures.Couvrir le bol contenant le reste de la préparation aux artichauts et réserver au frais.6 Rouler la boule de fromage dans le reste de la préparation aux artichauts en pressant légèrement afin que la préparation adhère bien.Déposer la boule dans une assiette.Couvrir et réserver au moins 1 heure au frais avant de servir.pratico-pratiques.com BOULE DE FROMAGE ANTIPASTO PAR PORTION Calories .264 Protéines .12 g Matières grasses .22 g Glucides .5 g Fibres .1 g Fer .1 mg Calcium .232 mg Sodium .534 mg Préparation : 15 minutes Quantité : 4 portions Sans noix 1 POULET CUIT EFFILOCHÉ 500 ML (2 TASSES) P H O T O T I R É E D U M A G A Z I N E J E C U I S I N E , T A P A S & T R E M P E T T E S , J U I L L E T 2 0 2 1 , V O L .1 7 , N O .0 3 Recette tirée du magazine Je cuisine, Tapas & Trempettes, juillet 2021, Vol.17, No.03.Publié par Éditions Pratico- pratiques. leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E21 SAMEDI 17 JUILLET 2021 leSoleil M44 RÉGAL S leil SAMEDI 17 JUILLET 2021 M45 RÉGAL P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 - 1 5 , A O Û T 2 0 2 1 , V O L .1 2 , N O .0 3 PRÉPARATION 1 Dans un saladier, mélanger le poulet effiloché avec le chou rouge, les carottes, la v inaigrette asiatique au sésame et les oignons verts.Saupoudrer de mi- so en granules haiku et remuer.2 S i d é s i r é , g a r n i r d e feuilles de basilic au moment de servir.5ingredients15minutes.com/fr/ 2 CHOU ROUGE RÂPÉ FINEMENT 750 ML (3 TASSES) 3 CAROTTES TAILLÉES EN JULIENNES 375 ML (11/2 TASSE) 4 VINAIGRETTE ASIATIQUE AU SÉSAME 125 ML (1/2 TASSE) 5 MISO EN GRANULES HAIKU 30 ML (2 C.À SOUPE) LA RECETTE DE LA SEMAINE SALADE DE POULET AU MISO HAIKU PRÉVOIR AUSSI : \u2022 80 ml (1/3 de tasse) d\u2019oignons verts hachés \u2022 Quelques petites feuilles de basilic frais (facultatif) PAR PORTION Calories.239 Protéines .18 g Matières grasses.12 g Glucides .16 g Fibres.2 g Fer.7 mg Calcium.51 mg Sodium .915 mg Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes, août 2021, Vol.12, No.03.Publié par Éditions Pratico- pratiques.INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES PHOTO TIRÉE DU LIVRE JE CUISINE CONFITURES ET PETITS POTS Préparation : 20 minutes Cuisson : 30 minutes Quantité : 8 bocaux de 250 ml (1 tasse) chacun INGRÉDIENTS \u2022 1 litre (4 tasses) de petites fraises coupées en dés \u2022 1 litre (4 tasses) de rhubarbe coupée en dés \u2022 1,5 litre (6 tasses) de sucre \u2022 15 ml (1 c.à soupe de jus de citron PRÉPARATION 1 Dans une casserole en acier inoxydable, mélanger tous les ingrédients.Porter à ébullition et cuire de 30 à 35 minutes à feu doux-moyen, jusqu\u2019à la texture désirée.2 Au besoin, écumer la confiture après la cuisson.pratico-pratiques.com CONFITURE FRAISES ET RHUBARBE Recette tirée du livre Je cuisine Confitures et petits pots.Publié par Éditions Pratico- pratiques.Conservation Au réfrigérateur \u203a De 1 à 2 semaines Au congélateur \u203a De 2 à 3 mois Stérilisation (10 minutes à la casserole) \u203a De 6 à 8 mois PAR PORTION 30 ml (2 c.à soupe) Calories .79 Protéines .0 g Matières grasses .0 g Glucides .20 g Fibres .0 g Fer .0 mg Calcium .9 mg Sodium .1 mg Préparation : 20 minutes Réfrigération : 2 heures Quantité : 8 portions INGRÉDIENTS \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de cœurs d\u2019artichauts bien égouttés, hachés \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de poivrons rouges grillés coupés en petits morceaux \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de ciboulette fraîche hachée \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de noix de pin rôties, hachées \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de tomates séchées hachées \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de persil frais haché \u2022 3 tranches de prosciutto coupées en petits morceaux \u2022 1 paquet de fromage à la crème de 250 g, ramolli \u2022 250 ml (1 tasse) de fromage à pâte ferme (de type Oka), râpé \u2022 125 ml (1/2 tasse) de parmesan râpé \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de ricotta \u2022 Sel et poivre au goût PRÉPARATION 1 Éponger les artichauts avec du papier absorbant.2 Dans un bol, mélanger les artichauts avec les poivrons rôtis, la ciboulette, les noix de pin, les tomates séchées, le persil et le prosciutto.3 Dans un autre bol, mélanger le fromage à la crème avec le fromage râpé, le parmesan et la ricotta.Saler et poivrer.4 Incorporer environ le tiers de la préparation aux artichauts à la préparation au fromage et remuer jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une préparation homogène.5 Fo r m e r u n e b o u l e a v e c la prépa rat ion au f romage.Envelopper la boule d\u2019une pel- l icule plast ique et réfrigérer de 1 à 2 heures.Couvrir le bol contenant le reste de la préparation aux artichauts et réserver au frais.6 Rouler la boule de fromage dans le reste de la préparation aux artichauts en pressant légèrement afin que la préparation adhère bien.Déposer la boule dans une assiette.Couvrir et réserver au moins 1 heure au frais avant de servir.pratico-pratiques.com BOULE DE FROMAGE ANTIPASTO PAR PORTION Calories .264 Protéines .12 g Matières grasses .22 g Glucides .5 g Fibres .1 g Fer .1 mg Calcium .232 mg Sodium .534 mg Préparation : 15 minutes Quantité : 4 portions Sans noix 1 POULET CUIT EFFILOCHÉ 500 ML (2 TASSES) P H O T O T I R É E D U M A G A Z I N E J E C U I S I N E , T A P A S & T R E M P E T T E S , J U I L L E T 2 0 2 1 , V O L .1 7 , N O .0 3 Recette tirée du magazine Je cuisine, Tapas & Trempettes, juillet 2021, Vol.17, No.03.Publié par Éditions Pratico- pratiques. SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E22 ARTS MAGAZINE PLONGEON VERS L\u2019INCONNU PATRICIA RAINVILLE Collaboration spéciale Ils rêvaient de travailler dans des jardins.Ils ont plutôt créé le leur.Isabelle LeBlanc et Gabriel Gagnon entament leur 4e saison au Potager Saint-Denis, à Saint-Denis-de-la- Bouteillerie, dans le Bas-Saint- Laurent.Les récoltes sont bonnes, les clients sont présents et le couple est passionné par la vie de maraîcher.Mais ils ajoutent maintenant une corde à leur arc : la production bovine.Et c\u2019est dans le drame qu\u2019est née cette nouvelle vocation.Portrait d\u2019une famille tissée serrée qui n\u2019a pas peur de se salir les mains.Isabelle LeBlanc était serveuse.Gabriel Gagnon était chef cuisinier.C\u2019est à Québec que le couple s\u2019est rencontré, il y a à peine quelques années.Rapidement, ils ont eu le désir de prendre le large, de travailler la terre.«Nous voulions travailler dans des jardins.On n\u2019avait pas vraiment pensé à se lancer en affaires, mais on avait envie de travailler dehors, dans des champs», raconte Isabelle, lorsque rencontrée au Potager Saint-Denis, situé dans le rang de la Haute-Ville, à proximité du fleuve.Les astres se sont alignés.Ils sont tombés sur une charmante maison ancestrale à vendre, voisine de la ferme laitière biologique du cousin de Gabriel, Hubert.«Nous avons fait une offre et ç\u2019a marché.Et Hubert nous a prêté une de ses terres.On voulait travailler dans des jardins.On s\u2019est dit pourquoi ne pas bâtir le nôtre!» raconte Isabelle LeBlanc.«Je ne dirais pas que c\u2019est un coup de tête, mais presque», renchérit Gabriel Gagnon.«Oui, oui, c\u2019est un coup de tête, mais un maudit beau coup de tête!» rétorque Isabelle, en riant.Voilà donc comment est née la petite ferme maraîchère du Kamouraska.De 0,3 à 1 hectare en trois ans, le couple a bâti son potager à coups d\u2019essais et d\u2019erreurs et d\u2019entraide agricole, tout en continuant à œuvrer dans le milieu de la restauration, histoire de boucler les fins de mois.Aujourd\u2019hui, ils vivent de leur terre.Modestement, précisent Isabelle et Gabriel.« No u s s o m m e s c h a n c e u x , puisque nous sommes capables de vendre tous nos produits dans la région.Au début, on se disait qu\u2019on pourrait en livrer vers Québec, puisque nous avions des contacts en restauration, mais ça n\u2019a pas POTAGER SAINT-DENIS DES LÉGUMES À LA PRODUCTION BOVINE «J\u2019ai ajouté de vos épinards rouges dans ma chaudrée de palourde, c\u2019était vraiment délicieux», explique une dame au kiosque du potager, ouvert le samedi.«Tu as entendu ça, Gaby, il faudrait essayer!» répond Isabelle.C\u2019est aussi ça, l\u2019avantage de se procurer ses légumes ou tout autre produit directement chez le producteur.Et c\u2019est aussi ça qu\u2019apprécie le couple de maraîchers.«J \u2019a i m e b e a u co u p ce contac t d irec t avec les clients.Ils nous partagent leurs recettes, nous disent comment ils ont concocté nos légumes, c\u2019est vraiment super le fun», indique Isabelle LeBlanc.«On a toujours hâte de retrouver nos clients lors du début de saison», ajoute la maraîchère.En plus du kiosque ouvert les jeudis et samedis jusqu\u2019à l\u2019automne, le couple sera aussi au marché public de Kamou- raska durant l\u2019été.Un endroit idéal pour faire connaître leur potager.PATRICIA RAINVILLE (COLLABORATION SPÉCIALE) UN CONTACT PRIVILÉGIÉ AVEC LE CLIENT 5 leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E23 «Nous sommes chanceux, puisque nous sommes capables de vendre tous nos produits dans la région [.] Tous nos clients sont dans le Bas-Saint- Laurent, ce qui est vraiment intéressant.Il y a un important mouvement dans le monde agricole» \u2014 Gabriel Gagnon 2 Isabelle LeBlanc et Gabriel Gagnon sont propriétaires du Potager Saint-Denis, dans le Kamouraska.1 Yvan Gagnon a pris une longue pause de son travail pour s\u2019occuper de la ferme.\u2014 PHOTOS COLLABORATION SPÉCIALE, PATRICIA RAINVILLE 5 Guylaine Voyer accompagne son fils dans ses projets agricoles.3 Le Potager Saint- Denis propose une trentaine de variétés de légumes fraîchement sortis des champs.été nécessaire.Tous nos clients sont dans le Bas-Saint-Laurent, ce qui est vraiment intéressant.Il y a un important mouvement dans le monde agricole et nous en avons fait partie», explique Gabriel Gagnon.En cette quatrième saison, le Potager Saint-Denis propose une trentaine de variétés de légumes frais sortis des champs.Ils sont vendus au kiosque à la ferme, mais aussi dans quelques points de vente.Des abonnements à des paniers de légumes font également partie de l\u2019offre du potager.LE DRAME DE JUIN 2020 Mais comment le couple a-t-il été amené à explorer le monde de l\u2019élevage bovin et à se lancer dans cette production qui ne faisait pourtant pas partie de leurs plans?Ça s\u2019est passé en juin 2020.L\u2019oncle de Gabriel, propriétaire de la ferme laitière du 6e Rang de Mont-Carmel, située un peu plus haut dans les terres du Kamou- raska, est décédé tragiquement, tué par son propre taureau.Un drame qui a évidemment bouleversé toute la famille.Et la ferme est devenue orpheline.Mais pas pour très longtemps.Louis Voyer, qui vivait seul et qui n\u2019a pas eu d\u2019enfant, a légué ses biens à ses sœurs, dont la mère de Gabriel, Guylaine Voyer.Du jour au lendemain, la famille a donc hérité des terres et des bâtiments agricoles.«Ç\u2019a vraiment été un été intense, parce qu\u2019il y avait encore les vaches laitières de mon oncle.On parle de vivant, donc il fallait reprendre le tout en main, c\u2019était important pour la ferme familiale.Mon père Yvan a pris une année sabbatique de son emploi et il a travaillé dans les champs d\u2019arrache-pied.Nous avons tout fait pour garder la ferme vivante.Ç\u2019a été dur, puisque nous n\u2019étions pas des experts en ferme laitière», raconte Gabriel.Ce dernier, qui aidait souvent son cousin Hubert à la Ferme Haute- Ville, avait néanmoins de bonnes bases.«Mais je ne connaissais absolument rien de la machinerie! Non seulement il y avait les vaches, mais aussi les vastes champs à s\u2019occuper.Une chance que mon père était là, il connaît la machinerie et tout ce qui a un moteur.Moi, je suis plutôt du genre à éviter de m\u2019en servir!» explique le jeune homme.Il était hors de question pour la famille d\u2019abandonner le travail d\u2019une vie de M.Voyer.La Ferme du 6e Rang n\u2019aura plus la même vocation, mais elle fera toujours partie du monde agricole du Bas-Saint-Laurent.Et des projets, Gabriel et Isabelle, accompagnés de Guylaine et Yvan, en ont plein la tête.C\u2019est donc dans la production bovine que la famille a décidé de se lancer, histoire de garder bien vivantes les installations de Mont-Carmel.Des veaux broutent déjà dans les pâturages.Ils ont tous trouvé preneurs, lorsque viendra le temps de faire boucherie.Gabriel cultive maintenant les champs de céréales et de foin et caresse le projet de produire de la pomme de terre dans un avenir rapproché.Après le kiosque au potager, la famille prévoit maintenant l\u2019aménagement d\u2019une boucherie à même la ferme du 6e Rang et un kiosque pour la vente de la viande sur place.«Un jour, on aimerait bien pouvoir offrir en un même lieu une foule de nos produits.Comme un petit marché public», note Gabriel Gagnon.Mais d\u2019ici là, leur mission est de prendre soin de leurs potagers et de leurs veaux, qui sont traités aux petits oignons.Et nul doute que le sympathique couple a encore bien des idées en réserve afin de promouvoir l\u2019achat local, tout en respectant l\u2019environnement.4 Les légumes sont vendus au kiosque à la ferme.Des abonnements à des paniers sont aussi possibles.1 2 3 4 SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E24 ARTS MAGAZINE SAMEDI 17 JUILLET 2021 leSoleil M38 LE P\u2019TIT MAG leSoleil SAMEDI 17 JUILLET 2021 M39 LE P\u2019TIT MAG Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante Où te vois-tu lorsque tu auras 17 ans?Peut-être en train de réaliser tes rêves comme Mélyna Mady, une jeune commerçante de la rue Principale à Granby! Au début du mois de juillet, elle a ouvert sa propre boutique, la Friperie Vintage.Une friperie, c\u2019est un magasin où on vend des vêtements usagés.\u203a COMBINER SES PASSIONS Mélyna s\u2019est découvert une passion pour le commerce en s\u2019inscrivant à l\u2019option Entrepreneuriat du Collège Mont-Sacré-Cœur, l\u2019école secondaire de laquelle elle a gradué en juin.Elle a toujours eu une passion pour la mode et la couture, et a décidé d\u2019unir ses deux passions en créant sa propre friperie.Dans sa boutique, elle vend des vêtements usagés, mais aussi des morceaux qu\u2019elle coud elle-même.Voilà pourquoi la friperie n\u2019est ouverte que du mercredi au samedi.Le lundi et le mardi, elle se consacre à la couture, et le dimanche elle se repose.Il faut bien que Mélyna ait un peu de temps pour elle! \u203a TRAVAILLER FORT! L\u2019ouverture de son magasin symbolise le fruit de nombreuses heures de travail pour l\u2019entrepreneuse.Elle a travaillé pendant des années en tant que commis dans un magasin des galeries de Gran- by, ce qui lui a permis d\u2019accumuler une somme de 10 000 $ qu\u2019elle a investie au complet dans sa boutique.Elle a également rempli une demande de subvention et enregistré son entreprise au Registre des entreprises.Cela fait beaucoup de responsabilités pour une si jeune femme, mais elle a su les relever avec brio! Mélyna a également rénové le local qu\u2019elle a loué pour sa boutique.Elle a dû entre autres refaire la tuyauterie et peindre les murs.\u203a REGARD VERS L\u2019AVENIR Pour une jeune femme qui affirme vouloir un jour être sa propre boss, Mélyna Mady est bien partie.Elle rêve de pouvoir se consacrer uniquement sur ses propres confections vestimentaires.Elle entreprend une technique ambulancière au cégep en septembre, ce qui bouleversera forcément les heures d\u2019ouverture de sa friperie.Qu\u2019à cela ne tienne! Mélyna Mady n\u2019a pas de plan de carrière précis, et préfère vivre un jour à la fois en faisant ce qu\u2019elle aime.Il y a de quoi s\u2019inspirer, tu ne trouves pas?VIOLETTE CANTIN, JOURNALISTE STAGIAIRE, SELON UN ARTICLE DE LA VOIX DE L\u2019EST AVOIR SON PROPRE MAGASIN À\u2026 17 ANS! P H O T O L A V O I X D E L \u2019 E S T , J U L I E C A T U D A L Es-tu un amateur de jeux vidéo?Si oui, tu sais sûrement que certains jeux vidéo ne sont pas autorisés ou conseillés à tous les publics.Il s\u2019agit notamment des jeux qui peuvent présenter beaucoup de violence graphique ou encore faire très peur.Ces jeux vont souvent être autorisés uniquement pour les plus de 16 ans ou de 18 ans.Il est important de respecter ces limitations, car elles sont là pour éviter d\u2019être troublé par un jeu, ou encore d\u2019en faire des cauchemars! Cependant, il arrive souvent que de jeunes joueurs déjouent les limites pour aller jouer à des jeux qui sont pensés pour des publics plus âgés.Aussi, les jeux vidéo présentent un risque de dépendance, que l\u2019on appelle la «cybe- raddiction» : certains joueurs peuvent en oublier de manger, ratent l\u2019école, se privent de sommeil ou s\u2019isolent du fait de leur trop grande passion pour le jeu.\u203a UN PAYS SÉVÈRE AVEC LES JEUNES JOUEURS En Chine, depuis 2019, les joueurs en ligne sont obligés de donner leur nom complet et leur âge pour pouvoir jouer.Pour les plus jeunes, un couvre-feu est imposé entre 22h et 8h du matin.Cette loi avait déjà beaucoup dérangé de nombreux citoyens, car cela veut dire que le gouvernement et de grandes compagnies de jeux peuvent récupérer des données personnelles et confidentielles sur les joueurs.Mais ces citoyens sont au- jourd\u2019hui encore plus inquiets, car la compagnie Tencent, qui rassemble plusieurs entreprises liées à Internet et aux jeux vidéo, a décidé d\u2019intégrer de la reconnaissance faciale dans ses jeux.Cela veut dire que pour s\u2019assurer qu\u2019un jeune joueur ne contourne pas la loi chinoise en utilisant le compte de ses parents, par exemple, l\u2019ordinateur pourra déduire son âge à partir de son visage! S\u2019il estime que le joueur est trop jeune, le jeu s\u2019arrêtera.\u203a IL Y A PLUSIEURS RISQUES\u2026 Ce type de technologies pose de nombreux problèmes : il permet de récupérer des données confidentielles, supprime l\u2019anonymat en ligne et peut comporter des risques de sécurité si les données sont piratées.Cela veut aussi dire, à terme, que les gouvernements pourraient contrôler tout ce que l\u2019on fait en ligne, ce qui serait un peu dangereux, tu ne crois pas?Pour de nombreuses personnes, c\u2019est aux parents de mettre des limites et de contrôler ce que regardent leurs enfants, et non au gouvernement! Il sera important de suivre l\u2019évolution de cette affaire! PRUNE LIEUTIER P H O T O 1 2 3 R F / V A D Y M V D R O B O T Selon un groupe de 140 experts en histoire des États-Unis qui ont fait un classement des présidents du pays, Donald Trump serait parmi les pires présidents que les États- Unis n\u2019aient jamais connus.Seulement trois autres présidents, liés à l\u2019esclavage et au racisme, sont moins bien classés que Trump.Cette liste a été publiée par le canal de télévision CSPAN qui diffuse du contenu lié à la politique américaine.Ils publient un nouveau classement chaque fois qu\u2019on change de président.En 2017, quand le président Barack Obama a terminé son mandat, ce dernier a pris le 12e rang.Cette année, Obama arrive en 10e position, un bond de deux places.Bravo Barack! \u203a DES PRÉSIDENTS REMARQUABLES Barack Obama vient rejoindre un noyau de présidents solides dans le top 10.Ceux qui sont dans cette position ont tous accompli des choses impressionnantes.Parmi eux, on crédite l\u2019abolition de l\u2019esclavage à Abraham Lincoln; George Washington est le tout premier président de l\u2019histoire du pays; Franklin D.Roosevelt, lui, est connu pour avoir sauvé l\u2019économie des États-Unis quand des millions d\u2019Américains n\u2019avaient pas de travail.Il va sans dire que le président actuel, Joe Biden, a des croûtes à manger pour rejoindre le top 10.\u203a POURQUOI EST-IL UN SI MAUVAIS PRÉSIDENT?Pour déterminer le classement, les experts jugent selon 10 différents critères.Certains de ces critères incluent la capacité du président de convaincre le public, de mener le pays pendant une crise, la gestion de l\u2019économie, les relations avec les autres pays et les capacités administratives.Les historiens placent Trump au 32e rang pour sa capacité à convaincre la population.Il convainquait facilement ses partisans, mais peu ceux qui ne l\u2019aimaient pas.Les historiens sont aussi d\u2019accord pour dire que la gestion économique de Trump n\u2019est pas l\u2019une des pires, le plaçant 34e pour ce critère.Pour ce qui est du critère moral, Trump arrive au dernier rang de tous les présidents.Le critère moral évalue les règles de bonnes conduites en société.Pour ses habiletés administratives, qui sont les qualités nécessaires au bon fonctionnement du gouvernement, Trump est également bon dernier.FÉLIX LALIBERTÉ TRUMP PARMI LES PIRES PRÉSIDENTS AMÉRICAINS UTILISER LA RECONNAISSANCE FACIALE POUR CONTRÔLER LES JOUEURS UNE SEMAINE D\u2019ACTU leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E25 SAMEDI 17 JUILLET 2021 leSoleil M38 LE P\u2019TIT MAG S leil SAMEDI 17 JUILLET 2021 M39 LE P\u2019TIT MAG Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante Où te vois-tu lorsque tu auras 17 ans?Peut-être en train de réaliser tes rêves comme Mélyna Mady, une jeune commerçante de la rue Principale à Granby! Au début du mois de juillet, elle a ouvert sa propre boutique, la Friperie Vintage.Une friperie, c\u2019est un magasin où on vend des vêtements usagés.\u203a COMBINER SES PASSIONS Mélyna s\u2019est découvert une passion pour le commerce en s\u2019inscrivant à l\u2019option Entrepreneuriat du Collège Mont-Sacré-Cœur, l\u2019école secondaire de laquelle elle a gradué en juin.Elle a toujours eu une passion pour la mode et la couture, et a décidé d\u2019unir ses deux passions en créant sa propre friperie.Dans sa boutique, elle vend des vêtements usagés, mais aussi des morceaux qu\u2019elle coud elle-même.Voilà pourquoi la friperie n\u2019est ouverte que du mercredi au samedi.Le lundi et le mardi, elle se consacre à la couture, et le dimanche elle se repose.Il faut bien que Mélyna ait un peu de temps pour elle! \u203a TRAVAILLER FORT! L\u2019ouverture de son magasin symbolise le fruit de nombreuses heures de travail pour l\u2019entrepreneuse.Elle a travaillé pendant des années en tant que commis dans un magasin des galeries de Gran- by, ce qui lui a permis d\u2019accumuler une somme de 10 000 $ qu\u2019elle a investie au complet dans sa boutique.Elle a également rempli une demande de subvention et enregistré son entreprise au Registre des entreprises.Cela fait beaucoup de responsabilités pour une si jeune femme, mais elle a su les relever avec brio! Mélyna a également rénové le local qu\u2019elle a loué pour sa boutique.Elle a dû entre autres refaire la tuyauterie et peindre les murs.\u203a REGARD VERS L\u2019AVENIR Pour une jeune femme qui affirme vouloir un jour être sa propre boss, Mélyna Mady est bien partie.Elle rêve de pouvoir se consacrer uniquement sur ses propres confections vestimentaires.Elle entreprend une technique ambulancière au cégep en septembre, ce qui bouleversera forcément les heures d\u2019ouverture de sa friperie.Qu\u2019à cela ne tienne! Mélyna Mady n\u2019a pas de plan de carrière précis, et préfère vivre un jour à la fois en faisant ce qu\u2019elle aime.Il y a de quoi s\u2019inspirer, tu ne trouves pas?VIOLETTE CANTIN, JOURNALISTE STAGIAIRE, SELON UN ARTICLE DE LA VOIX DE L\u2019EST AVOIR SON PROPRE MAGASIN À\u2026 17 ANS! P H O T O L A V O I X D E L \u2019 E S T , J U L I E C A T U D A L Es-tu un amateur de jeux vidéo?Si oui, tu sais sûrement que certains jeux vidéo ne sont pas autorisés ou conseillés à tous les publics.Il s\u2019agit notamment des jeux qui peuvent présenter beaucoup de violence graphique ou encore faire très peur.Ces jeux vont souvent être autorisés uniquement pour les plus de 16 ans ou de 18 ans.Il est important de respecter ces limitations, car elles sont là pour éviter d\u2019être troublé par un jeu, ou encore d\u2019en faire des cauchemars! Cependant, il arrive souvent que de jeunes joueurs déjouent les limites pour aller jouer à des jeux qui sont pensés pour des publics plus âgés.Aussi, les jeux vidéo présentent un risque de dépendance, que l\u2019on appelle la «cybe- raddiction» : certains joueurs peuvent en oublier de manger, ratent l\u2019école, se privent de sommeil ou s\u2019isolent du fait de leur trop grande passion pour le jeu.\u203a UN PAYS SÉVÈRE AVEC LES JEUNES JOUEURS En Chine, depuis 2019, les joueurs en ligne sont obligés de donner leur nom complet et leur âge pour pouvoir jouer.Pour les plus jeunes, un couvre-feu est imposé entre 22h et 8h du matin.Cette loi avait déjà beaucoup dérangé de nombreux citoyens, car cela veut dire que le gouvernement et de grandes compagnies de jeux peuvent récupérer des données personnelles et confidentielles sur les joueurs.Mais ces citoyens sont au- jourd\u2019hui encore plus inquiets, car la compagnie Tencent, qui rassemble plusieurs entreprises liées à Internet et aux jeux vidéo, a décidé d\u2019intégrer de la reconnaissance faciale dans ses jeux.Cela veut dire que pour s\u2019assurer qu\u2019un jeune joueur ne contourne pas la loi chinoise en utilisant le compte de ses parents, par exemple, l\u2019ordinateur pourra déduire son âge à partir de son visage! S\u2019il estime que le joueur est trop jeune, le jeu s\u2019arrêtera.\u203a IL Y A PLUSIEURS RISQUES\u2026 Ce type de technologies pose de nombreux problèmes : il permet de récupérer des données confidentielles, supprime l\u2019anonymat en ligne et peut comporter des risques de sécurité si les données sont piratées.Cela veut aussi dire, à terme, que les gouvernements pourraient contrôler tout ce que l\u2019on fait en ligne, ce qui serait un peu dangereux, tu ne crois pas?Pour de nombreuses personnes, c\u2019est aux parents de mettre des limites et de contrôler ce que regardent leurs enfants, et non au gouvernement! Il sera important de suivre l\u2019évolution de cette affaire! PRUNE LIEUTIER P H O T O 1 2 3 R F / V A D Y M V D R O B O T Selon un groupe de 140 experts en histoire des États-Unis qui ont fait un classement des présidents du pays, Donald Trump serait parmi les pires présidents que les États- Unis n\u2019aient jamais connus.Seulement trois autres présidents, liés à l\u2019esclavage et au racisme, sont moins bien classés que Trump.Cette liste a été publiée par le canal de télévision CSPAN qui diffuse du contenu lié à la politique américaine.Ils publient un nouveau classement chaque fois qu\u2019on change de président.En 2017, quand le président Barack Obama a terminé son mandat, ce dernier a pris le 12e rang.Cette année, Obama arrive en 10e position, un bond de deux places.Bravo Barack! \u203a DES PRÉSIDENTS REMARQUABLES Barack Obama vient rejoindre un noyau de présidents solides dans le top 10.Ceux qui sont dans cette position ont tous accompli des choses impressionnantes.Parmi eux, on crédite l\u2019abolition de l\u2019esclavage à Abraham Lincoln; George Washington est le tout premier président de l\u2019histoire du pays; Franklin D.Roosevelt, lui, est connu pour avoir sauvé l\u2019économie des États-Unis quand des millions d\u2019Américains n\u2019avaient pas de travail.Il va sans dire que le président actuel, Joe Biden, a des croûtes à manger pour rejoindre le top 10.\u203a POURQUOI EST-IL UN SI MAUVAIS PRÉSIDENT?Pour déterminer le classement, les experts jugent selon 10 différents critères.Certains de ces critères incluent la capacité du président de convaincre le public, de mener le pays pendant une crise, la gestion de l\u2019économie, les relations avec les autres pays et les capacités administratives.Les historiens placent Trump au 32e rang pour sa capacité à convaincre la population.Il convainquait facilement ses partisans, mais peu ceux qui ne l\u2019aimaient pas.Les historiens sont aussi d\u2019accord pour dire que la gestion économique de Trump n\u2019est pas l\u2019une des pires, le plaçant 34e pour ce critère.Pour ce qui est du critère moral, Trump arrive au dernier rang de tous les présidents.Le critère moral évalue les règles de bonnes conduites en société.Pour ses habiletés administratives, qui sont les qualités nécessaires au bon fonctionnement du gouvernement, Trump est également bon dernier.FÉLIX LALIBERTÉ TRUMP PARMI LES PIRES PRÉSIDENTS AMÉRICAINS UTILISER LA RECONNAISSANCE FACIALE POUR CONTRÔLER LES JOUEURS UNE SEMAINE D\u2019ACTU SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E26 ARTS MAGAZINE Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection estivale de livres choisis par des gens qui s\u2019y connaissent\u2026 et un journaliste du Mag! LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Une des rayures sur le soulier du garçon de droite 2 Un des sourcils du garçon de droite 3 Une des couettes de cheveux du garçon de gauche 4 L\u2019intérieur de l\u2019oreille du garçon de droite 5 Le motif d\u2019une des cartes de la fillette 6 Une des rayures sur le chandail du garçon de droite 7 Les broches du garçon de gauche Ah, l\u2019été\u2026 saison des fleurs, des fruits et du jardinage! Savais-tu qu\u2019on doit ces merveilles à deux petites bêtes souvent oubliées : l\u2019abeille et le ver de terre?À elles seules, les abeilles pollinisent 80 % des plantes, alors que les vers de terre irriguent, nettoient et enrichissent le sol.En les présentant ensemble, le documentaire Abeilles et vers de terre fait découvrir tous les aspects de la vie de ces indispensables petites bêtes.Merveilleusement illustré, le livre s\u2019attarde sur une multitude de détails étonnants qui plaira aux curieux.Chaque page présente un paysage où on trouve nos deux héros : les abeilles en haut parmi la végétation et les vers de terre dans le sol.L\u2019information y est présentée sous forme de courts encadrés faciles à lire.Sophie Loiselle Bibliothécaire à la Bibliothèque de Québec Abeilles et vers de terre : pourquoi le monde dépend de leur survie (À partir de 8 ans) FLORENCE THINARD GALLIMARD JEUNESSE Les neuf de la rue Barbe tome 2 : prêts pour la fête?(À partir de 10 ans) Chaque fois que la famille passe ses vacances d\u2019été à la plage, le grand-père \u2014 d\u2019habitude si gentil \u2014 devient une véritable catastrophe ambulante! Il met les pieds dans les châteaux de sable, il écoute sa musique trop fort, il nuit aux voisins avec son gros parasol et se laisse remorquer par son cerf-volant jusqu\u2019au milieu d\u2019une partie de ballon-volant.Quel lourdaud, ce pépé! Dans cette suite spirituelle du livre à succès Mémé à la plage, l\u2019écrivaine Rhéa Dufresne et l\u2019illustratrice Auré- lie Grand revisitent cet univers familial rigolo et attachant.Le livre est court et se lit en un tour de main.Les dessins sont charmants, colorés et pleins d\u2019action.Pépé à la mer est un livre amusant qui soulèvera de belles questions sur l\u2019art de vieillir en beauté et le respect des autres.Francis Higgins Journaliste du Mag Pépé à la mer (À partir de 5 ans) RHÉA DUFRESNE LES 400 COUPS Ce petit roman nous présente neuf enfants au cours d\u2019une fête organisée chaque année qui ferme la rue Barbe aux autos, au grand dam d\u2019automobilistes malchanceux.Durant cette fête, toute la nourriture est gratuite et on mange à volonté.Tout le monde sur la rue apporte un petit quelque chose qu\u2019il a cuisiné : le boulanger du bon pain croustillant, et les parents, des plats faits maison.Cette année, les neuf de la rue Barbe veulent préparer une surprise aux parents.Des pétards?Non, c\u2019est trop dangereux.Il faut trouver une idée, mais quoi?Je suggère ce livre aux enfants un peu plus jeunes, car il y a de belles illustrations et le livre n\u2019est pas épais.Un de mes passages préférés est lorsqu\u2019on assiste à la visite du maire.Je vous laisse découvrir pourquoi\u2026 Rose-Marie Cantin Lectrice de 12 ans JO HOESTLANDT BAYARD JEUNESSE leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E27 l S leil SAMEDI 17 JUILLET 2021 LE MAG M JEUX DE SOCIÉTÉ FRANCIS HIGGINS fhiggins@lesoleil.com Du papier, un crayon.Parfois quel ques cartes ou des dés.C\u2019est tout ce dont vous avez besoin pour pas ser un bon moment au chalet, en camping, dans la cour, en famille, à deux ou même en solo.Voici cinq jeux amusants et faciles à traîner partout en vacances.Parce que l\u2019été, c\u2019est fait pour jouer! 1 CARTOGRAPHERS, POUR LES\u2026 CARTOGRAPHES 1 à 100 joueurs 10 ans + 30 à 45 minutes 30 $ à 33 $ Dans Cartographers, vous êtes chargé par la reine de dessiner la carte de son fabuleux royaume.Pour ce faire, vous devez tracer sur votre feuille des types de terrains aux formes variées, comme des pièces de Tetris.Emboîtez-les judicieusement pour atteindre vos objectifs et marquer des points.Par moments, il vous faudra échanger votre grille avec l\u2019adversaire; malheur, car il se fera un malin plaisir à colorier des espaces pour saboter vos plans! Ce jeu primé file à toute vitesse, vous laissant toujours sur vos gardes, vous forçant souvent à repenser votre stratégie devant des obstacles surprenants.Très original! 2 WELCOME, POUR LES ARCHITECTES EN HERBE 1 à 100 joueurs 10 ans + 25 minutes 30 $ Vous incarnez ici un architecte chargé de développer les plus jolies maisons et les quartiers les mieux remplis d\u2019une petite banlieue américaine des années 1950.Pour y arriver, vous devez bâtir des parcs, des piscines et des clôtures, entre autres, tout en évitant qu\u2019on vous refuse des permis de construction.Welcome est possiblement le titre classique par excellence quand on parle de jeux de coche (flip and write ou roll and write, en anglais).Avec raison, puisqu\u2019il propose un très bon jeu, réfléchi sans être trop complexe, qu\u2019on a l\u2019impression de pouvoir rejouer à l\u2019infini.3 TREK 12, POUR LES AVENTURIERS 1 à 50 joueurs 8 ans + 15 à 30 minutes 38 $ à 40 $ Pour jouer à Trek 12, vous commencez par brasser deux dés.Vous avez alors le choix d\u2019inscrire à l\u2019intérieur des bulles sur votre feuille soit l\u2019un de ces deux chiffres, leur total, leur produit ou leur différence.Votre objectif : bâtir des séries de chiffres consécutifs ou créer de larges zones de chiffres identiques.Telle une ascension de l\u2019Everest, ce joli jeu au thème d\u2019escalade vous confronte à des choix douloureux au fur et à mesure qu\u2019on approche du but.Ce jeu évolutif est très «rejouable» grâce à ses «parcours» divers, ses niveaux de difficulté ajustables et ses mystérieuses enveloppes- surprises qui ajoutent des itinéraires et des compagnons de route dans l\u2019aventure.4 TRÈS FUTÉ!, POUR LES FANS DE YAHTZEE 1 à 4 joueurs 8 ans + 30 minutes 15 $ Si le classique Yahtzee était boosté aux stéroïdes, il deviendrait Très futé! Une fois vos six dés lancés, vous devez choisir ceux que vous conservez et où vous les inscrivez sur votre feuille.Savamment joués, ils vous permettront de récolter des bonus.Mais prenez garde, puisque les dés que vous n\u2019aurez pas utilisés serviront à vos adversaires, qui en profiteront peut-être pour vous doubler au pointage.Très futé! (comme ses successeurs de la série) est un jeu de calcul et de fine stratégie rudement efficace qui donne envie d\u2019enfiler les parties les unes après les autres.5 PENNY PAPERS ADVENTURES, POUR TOUTE LA FAMILLE 1 à 99 joueurs 7 ans + 20 minutes 22 $ Les jeux «papier-crayon» sont très souvent accessibles aux joueurs d\u2019à peu près tous les âges : la série Penny Papers Adventures (même titre en français) en est une belle preuve.Suffit de savoir compter.Dans le premier (et le plus facile) opus de cette trilogie, vous participez aux péripéties de l\u2019exploratrice Penny Papers dans le temple d\u2019Apikhabou.Pour survivre aux momies et vous échapper du dédale, vous devez choisir ou additionner les dés pour créer des séquences et des zones de chiffres.Ce jeu propose une touche d\u2019inte- ractivité et s\u2019adapte bien à tous les joueurs, la complexité croissant avec les titres suivants.DU PAPIER, DES CRAYONS ET DES VACANCES! P H O T O S F R A N C I S H I G G I N S 1 2 4 3 5 SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E28 ARTS MAGAZINE O n a la ferme impression que Vanessa McKeown n\u2019est jamais à court d\u2019idées quand vient le temps de décider comment se vêtir.Suffit à cette artiste-photographe d\u2019ouvrir sa garde-robe \u2014 ou son garde- manger \u2014 pour trouver chaussure à son pied.Cette Londonienne aime combiner des objets disparates pour mélanger les genres, étonner et ajouter de la couleur au quotidien.«Je veux simplement que les gens regardent mes images et sourient! Je crois que j\u2019aime communiquer de petites idées qui nous amènent à voir les choses différemment», a-t-elle expliqué au site Web Talenthouse.Pour admirer ses photos (de mode ou autre), rendez-vous sur Instagram à @vanessam- ckeown.FRANCIS HIGGINS MODE FOLLE PHOTOS VANESSA MCKEOWN leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 E29 Unabonnement facile, rapide et sécurisé \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Nouvel été.Nouvelles de l\u2019été.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATION À LONG TERME.Abonnez-vous sans tarder sur lenouvelliste.ca N U M É R I Q U E Local.De calibre mondial.N U M É R I Q U E SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E30 ARTS MAGAZINE V ous êtes, comme moi, l\u2019amie des animaux?C\u2019est comme ça que m\u2019appelle à la blague ma vieille amie, parce que oui, je m\u2019émerveille facilement.Devant un cerf de Virginie, un cardinal, et si j\u2019ai la chance d\u2019observer un grand héron\u2026 vous risquez de m\u2019entendre m\u2019exclamer.Comme lors de cette dernière promenade en kayak sur le marais de la Rivière aux Cerises à Magog.Je ne suis pas une ornithologue amatrice, mais ça fait partie de mes petits plaisirs lorsque je pars en rando, à vélo ou en kayak.Petit survol d\u2019idées pour passer en mode contemplatif.LES BEAUTÉS DU SENTIER NATURE TOMIFOBIA C\u2019est l\u2019un de mes endroits préférés pour faire du vélo.Un doux dimanche matin de mai, je suis partie d\u2019Ayer\u2019s Cliff pour me rendre à Stanstead par le sentier nature Tomifobia.J\u2019ai passé les premiers kilomètres à m\u2019arrêter : là, un grand héron qui passe au-dessus de ma tête; plus loin, un carouge à épaulettes qui semble chercher un repas, les deux pattes bien ancrées dans le fond d\u2019un marécage.Là encore, je souris à la vue des tortues ou des bernaches qui placotent fort\u2026 Au diable l\u2019appareil photo bien serré dans ma sacoche de vélo lorsqu\u2019un oriole de Baltimore passe devant moi.Pas étonnant que les ornithologues et les photographes soient aussi nombreux à l\u2019entrée du sentier.Pédaler aux abords de la rivière Tomifobia, c\u2019est aussi apercevoir des dizaines et des dizaines de poissons dans ses eaux claires, imaginer les tonnes de photos qu\u2019on pourrait prendre de cette verdoyante campagne et abdiquer en se disant qu\u2019on est là pour pédaler (et qu\u2019on pourra revenir!), et en profiter pour faire escale le temps d\u2019un dîner à Stans- tead, petite ville charmante aux abords de la frontière canado- américaine.C\u2019est d\u2019ailleurs là que je termine mon parcours, avant d\u2019aller manger au parc municipal, qui compte des modules de jeux pour les enfants.Si un aller-retour de 40 km ne vous sourit pas, il est possible de couper le trajet en se stationnant à d\u2019autres endroits qu\u2019à Ayer\u2019s Cliff.« À mon avis, c \u2019est l \u2019un des meilleurs sites pour l\u2019observation des oiseaux en Estrie, avec le marais Réal-D.-Carbonneau à Sherbrooke et l\u2019île du Marais à Sainte-Catherine-de-Hatley, me confirme l\u2019ornithologue Bernard Jolicoeur.Le sentier nature Tomi- fobia, c\u2019est un endroit de choix.Pour vous donner une idée de l\u2019importance de ce site-là, on a environ 160 espèces d\u2019oiseaux qui ont été répertoriés le long du sentier, sur environ 400 pour le Québec au complet », note M. Jolicoeur, qui cite la diversification des habitats afin d\u2019expliquer cette richesse.Même si la «période de pointe» est au printemps pour les ornithologues, juillet permet aussi de faire de belles observations.«Les couvées sont complétées, mais les jeunes ne sont pas encore complètement autonomes [\u2026] C\u2019est une période où les oiseaux sont très actifs pour nourrir leur couvée, malgré le fait qu\u2019ils chantent un peu moins.C\u2019est encore intéressant même si on n\u2019a pas la foison du printemps.Il y a des plantes qui vont attirer certaines espèces.L\u2019une d\u2019elles, l\u2019impatiente du cap [\u2026] attire les colibris.» Il n\u2019est pas rare, non plus, d\u2019observer des tortues, note celui qui se passionne aussi pour les amphi- biens et les reptiles.Ceux qui vont marcher à l\u2019île du Marais en verront aussi.Au lendemain de ma sortie à vélo, j\u2019ai vu passer une publication du sentier nature Tomifobia qui annonçait qu\u2019un ours avait été vu pendant le week-end.Lui, je n\u2019étais pas tout à fait déçue de l\u2019avoir manqué.On se reprendra, l\u2019ami.IMPRESSIONNANT PYGARGUE L\u2019été dernier, on voyait parfois un petit attroupement aux abords de la route 249 à Val-des-Sources : un immense nid à la limite de la municipalité attirait les curieux et les photographes.Je levais les yeux au ciel chaque fois que je passais par là.Les pygargues sont plus courants que je ne le croyais en Estrie, mais ils demeurent à mes yeux tout aussi impressionnants.Je les avais observés pêcher, l\u2019été dernier, au parc national du Lac-Témiscouata, là où ils représentent l\u2019emblème du parc.Je n\u2019ai pas eu la chance de les voir à Anticosti, mais des collègues, oui; l\u2019île abrite la plus grande population à l\u2019est du Canada.Si vous allez marcher à l\u2019île du Marais à Sainte-Catherine et que vous regardez du côté de l\u2019île d\u2019Oda- nak ou que vous pagayez dans le secteur, vous aurez peut-être la chance d\u2019en observer, puisque des jeunes ont été aperçus.Des observations ont été notées à la plateforme eBird depuis LA FAUNE EN MODE CONTEMPLATIF 4 ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR leNouvelliste SAMEDI 17 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E31 plusieurs années, note Mario Poirier, ornithologue et secrétaire du conseil d\u2019administration de l\u2019organisme L\u2019Île du Marais.D\u2019autres espèces comme la marouette de Caroline et le petit blongios peuvent être observés.«Le pygargue à tête blanche est un oiseau absolument fascinant qui avait presque disparu du nord- est de l\u2019Amérique du Nord.Il y en a toujours eu des populations assez nombreuses à l\u2019ouest du continent.Et puis, c\u2019est un oiseau de proie qui a subi beaucoup de diminution de population à cause des pesticides organochlorés, en particulier le DDT dans les années 50 et 60 [\u2026] On a corrigé cette lacune d\u2019utilisation du DDT, ça a été banni.En plus, il y a eu des endroits où on a eu des programmes de réintroduction du pygargue à tête blanche.Nos amis américains l\u2019ont réintroduit à beaucoup d\u2019endroits, avec beaucoup de succès», me raconte M. Jolicoeur.On peut notamment en voir sur le bord des lacs, aux abords des autoroutes (près des carcasses de chevreuil!) et notamment le long de la rivière Saint-François, où on retrouve plusieurs sites de nidification.«On en voit de plus en plus, et la population est actuellement en expansion.Ça prend quatre ou cinq ans avant qu\u2019il ait son plumage typique, brun foncé avec la tête blanche.» AU BIC POUR LES PHOQUES Je ne vous redirai pas à quel point j\u2019aime le parc national du Bic.Même si j\u2019y suis allée plusieurs fois, ce n\u2019est que l\u2019été dernier que j\u2019ai pu observer les phoques comme jamais auparavant.Jusque-là, je les avais surtout vus de loin, pas certaine de reconnaître une tête ou une roche.Si vous passez par là de la mi-juillet (parfois début juillet) jusqu\u2019en octobre, prenez le temps de vous arrêter à la pointe aux Épinettes, la ferme Rioux ou encore au cap Caribou (à marée basse), les endroits recommandés pour observer les phoques communs.C\u2019est la période de mue, où ils ont besoin de refaire leur pelage, qui permet de les observer de si belle façon, alors qu\u2019on peut les voir sécher sur les roches, m\u2019explique Alexandra Herman, garde- parc naturaliste au parc national du Bic.«Ils font ça pendant l\u2019été, pendant les journées chaudes.Ça leur permet de rester en dehors de l\u2019eau parce qu\u2019ils ont besoin d\u2019augmenter la circulation sanguine sous la peau pour que le poil puisse repousser.C\u2019est une grosse demande énergétique pour eux, ils passent le maximum de temps en dehors de l\u2019eau\u2026» «Sinon, on les voit à l\u2019eau régulièrement, parfois les belles journées ils viennent s\u2019échouer en dehors de la mue.» En juin, je n\u2019en ai pas vu un.Mais ça me donnera une énième raison d\u2019y retourner.Sortie prendre l\u2019air fait relâche le temps d\u2019aller jouer dehors à temps plein.On se retrouve ici en août.Bon été! 2 Le parc national du Bic est un bon endroit pour observer le phoque commun.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, ISABELLE PION 5 On peut apercevoir des tortues serpentines le long du sentier nature Tomifobia, comme celles-ci.\u2014 PHOTO BERNARD JOLICOEUR 1Un oriole de Baltimore observé le long du sentier nature Tomifobia.\u2014 PHOTO BERNARD JOLICOEUR 4 Il n\u2019y a pas que les oiseaux et les tortues à observer le long du sentier Tomifobia.De nombreux amphibiens, dont ce ouaouaron, peuplent les étangs tout le long du sentier.Leurs vocalises sont aussi remarquables que leur apparence.\u2014 PHOTO BERNARD JOLICOEUR 3 Un pygargue à tête blanche dans le secteur du pont Eustis, dans le Canton de Hatley.Les populations de ces oiseaux de proie sont sensibles aux pesticides.\u2014 PHOTO MARIO POIRIER 1 2 3 5 SAMEDI 17 JUILLET 2021 leNouvelliste E32 ARTS MAGAZINE L a ligne de marketing est déjà toute prête, cousue en fil blanc gros comme le bras : il n\u2019y aura jamais moment plus propice, alors que la pandémie mondiale ralentit sa progression, pour débarquer sur une île ayant servi pendant plus de 100 ans de lieu de quarantaine pour les immigrants d\u2019outremer.Grosse-Île, au large de l\u2019île d\u2019Orléans, à une trentaine de minutes de bateau du port de Ber- thier-sur-Mer, a été le théâtre d\u2019un pan de notre histoire à côté duquel on passe trop facilement.Non, ce n\u2019est pas la pandémie de COVID-19 qui m\u2019a inspiré un détour en mer vers le lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial- des-Irlandais.Depuis la première fois qu\u2019on m\u2019en a parlé, il y a 17 ans, j\u2019ai su qu\u2019il fallait que je m\u2019y rende.J\u2019ai seulement la procrastination un brin patiente.Sur la route, peu de visiteurs croisés dans les jours précédents connaissaient l\u2019existence de Grosse-Île.Pourtant, il y a assez à faire dans cette ancienne station de quarantaine pour occuper toute une journée.Mine de rien, entre 1832 et 1937, plus de 7500 étrangers partis pour la promesse d\u2019un monde meilleur au Canada ont eu Grosse-Île comme dernière escale.Ils y ont été enterrés après avoir succombé à la variole, au choléra, à l\u2019influenza, au typhus ou à la peste.Certains employés de l\u2019époque reprennent aujourd\u2019hui vie sous les traits de personnages qui nous accueillent au quai comme si nous débarquions nous-mêmes d\u2019une longue traversée.Il faut alors rapidement s\u2019emparer d\u2019un horaire pour la journée, qui permet de diviser la foule en petits groupes et d\u2019organiser la visite en plusieurs stations qui nécessiteront des investissements en temps entre quinze et trente minutes.Quoi de plus naturel que de commencer par la désinfection?Miss Wade nous attendait pour s\u2019assurer que nous ne présentions aucun signe alarmant de maladie.Pas de toux?Pas de manifestations d\u2019étranges hémorragies?Il n\u2019en fallait pas pour autant négliger la stérilisation des vêtements, qu\u2019on plaçait à l\u2019époque dans une énorme étuveuse pendant une trentaine de minutes.Les gros caissons métalliques sont l\u2019une des reliques les plus impressionnantes de tout le site.Ça commence fort! À l\u2019étage, les douches bien cordées, où l\u2019on forçait les nouveaux arrivant à se laver, donnent l\u2019impression de visiter une prison.Des anneaux avaient été installés pour encercler le corps des individus et éviter qu\u2019ils se mettent à l\u2019abri de l\u2019eau qui leur tombait sur la tête.Celle-ci contenait du bichlorure de mercure pour assurer la désinfection.Plusieurs d\u2019entre eux ne connaissaient que les bains, raconte-t-on, si bien qu\u2019on craignait de les effrayer avec les douches.Dans une salle de vidéo, à la sortie du bâtiment, une femme arrivée au Canada alors qu\u2019elle était enfant se souvient avoir été choquée que des étrangers la regardent se laver, à son passage à Grosse-Île.Elle ne comprenait pas, alors, qu\u2019on cherchait à éviter les épidémies.On nous raconte aussi que les nouveaux arrivants provenaient de 60 pays différents, notamment l\u2019Angleterre, l\u2019Écosse, la Scandina- vie, l\u2019Europe de l\u2019Est et la Russie.On les avait attirés entre autres avec des publicités vantant les grands espaces, l\u2019école gratuite.et un climat sain.On omettait de leur parler de l\u2019hiver, bien entendu.DES MONUMENTS Sur l\u2019île de la quarantaine, comme sur les navires, tous n\u2019étaient pas égaux.Les passagers de première classe tuaient le temps dans un bâtiment richement décoré alors que ceux de troisième classe s\u2019entassaient sur l\u2019île comme ils le faisaient dans les bateaux.On peut d\u2019ailleurs visiter l\u2019hôtel de première classe, où les chambres exiguës sont toutes dotées d\u2019un lavabo.Pratique pour le lavage des mains à répétition! Bien entendu, il importe de s\u2019intéresser à l\u2019histoire des Irlandais, qui ont été les victimes de la plus importante épidémie en 1847.Terrassés par le typhus, 5400 Irlandais succomberont en une seule année.Un monument, près du cimetière où ils ont été inhumés, répertorie le nom de toutes les victimes portées à leur dernier repos sur l\u2019île.À quelques mètres du cimetière, où des croix ont été ajoutées avec le temps, un autre monument, plus imposant celui-là, est visible même de la mer.La croix celtique de 15 m, construite avec de la pierre de Stans- tead, serait l\u2019une des plus hautes croix celtiques au monde.Un petit train nous emmène aussi à l\u2019autre bout de l\u2019île, là où étaient isolés les malades dans l\u2019espoir d\u2019une guérison.En chemin, on croise l\u2019école du village, où l\u2019institutrice nous rappelle qu\u2019il faut bien faire nos devoirs.Surtout, on peut voir l\u2019ambulance qu\u2019on utilisait en 1891, encore en très bonne condition.La charrette, attelée derrière un cheval, avait été construite par Pierre «Pit» Masson, le charretier du village qui agissait aussi comme conducteur d\u2019ambulance.Sous son siège, il avait installé une cloche qu\u2019il activait avec son pied pour qu\u2019on libère le passage.Même s\u2019il assurait le transit des malades, il n\u2019a jamais été contaminé lui-même.La visite se conclut un peu plus de cinq heures après notre arrivée.On aura alors appris que de l\u2019anthrax a déjà été fabriqué sur l\u2019île et on n\u2019aura probablement jamais réussi à attraper un des acteurs décrochant de son personnage.Igor s\u2019amuse même à fredonner dans la langue natale de son personnage pendant qu\u2019il ramasse du bois.Notons par ailleurs que les guides de Parcs Canada vivent en partie sur l\u2019île au courant de l\u2019été et qu\u2019ils retournent à la terre ferme en alternance.Comme il n\u2019y a pas de restaurant à Grosse-Île, il est préférable d\u2019y amener son propre repas.Les Croisières Lachance, qui assurent le transport, proposent une boîte à lunch pour 16 $.Il sera toutefois probablement moins cher de passer par l\u2019épicerie avant de voguer sur le Saint-Laurent.SUR L\u2019ÎLE DE L\u2019AUTRE QUARANTAINE 2 Grosse-Île, au cœur du fleuve Saint-Laurent, propose plusieurs panoramas intéressants.1 La croix celtique, haute de 15 mètres, est l\u2019une des plus hautes du genre sur la planète.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR 1 2 "]
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