Le nouvelliste, 24 juillet 2021, Cahier 2
[" I N F O G R A P H I E L E S O L E I L , S O U R C E 1 2 3 R F + VINS Découvrir l\u2019Allemagne d\u2019aujourd\u2019hui + CINÉMA La saga Kaamelott «s\u2019emballe» LUMIÈRE SUR LES MÉTIERS DE L\u2019OMBRE HUMOUR Mariana Mazza: plus vraie, plus crue SEMAINE DU 24 AU 30 JUILLET 2021 Nathalie Rousseau, CPA auditrice, CA pour la firme Mathon CPA inc.et trésorière du conseil d\u2019administration de la BIECTR, nous dit pourquoi Wieslaw Haladaj de Pologne est son artiste COUP DE COEUR de la 12e édition : « Avec une maîtrise sans pareil et une attention quasi maniaque aux détails, l\u2019artiste nous entraîne dans un monde onirique mystérieux et parfois dérangeant.» L\u2019œuvre Checkmate! ainsi que toutes les linogravures de l\u2019artiste sont exposées au Musée Pierre-Boucher.Voici le coup de cŒur de Nathalie rousseau SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E2 ARTS MAGAZINE Les projecteurs sont rarement braqués sur eux, pourtant ces travailleurs sont des rouages essentiels au fonctionnement du domaine artistique.Vos coops de l\u2019information ont voulu vous faire découvrir dans cette édition quelques-uns de ces métiers de l\u2019ombre.MÉTIERS DE L\u2019OMBRE FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Il y a quatorze ans, une jeune Trifluvienne tout juste sortie de l\u2019Académie les Estacades cherchait de l\u2019aide financière pour assumer les coûts d\u2019un séjour d\u2019études de trois ans à l\u2019École nationale de lutherie de Mire- court, en Alsace.Elle a trouvé.Aujourd\u2019hui, Emmanuelle Dion, a créé ce qui a toutes les apparences d\u2019un emploi de rêve: elle est agente d\u2019Artisans Luthier.Ça fait quoi, une agente d\u2019Artisans Luthiers?Ça sillonne la France et les pays limitrophes, quand ça habite en France, pour faire connaître les instruments de quelques artisans d\u2019exception.Au sortir de l\u2019école, en 2010, grâce au carnet de contacts du mécène drummondvillois Roger Dubois, elle a fait un séjour en atelier chez Laurent Lopez, à Madrid.Elle a ensuite travaillé chez John Dilworth, à Londres, avant de fonder son propre atelier en compagnie de Bogidar Vermand, un confrère de classe.Ils ont investi de leur savoir et de leur passion l\u2019espace que leur ont rendu disponible les parents d\u2019un ami à Caromb, un charmant petit village de Provence.Emmanuelle y a travaillé à restaurer des instruments jusqu\u2019à il y a deux ans quand une porte s\u2019est entrouverte.Elle est devenue représentante pour les instruments que fabrique son associé.Parce que si c\u2019est une rare bénédiction pour un jeune artisan que d\u2019avoir le don de créer des instruments hors du commun, encore faut-il le faire savoir et les vendre.«Ça a rapidement fonctionné, reconnaît Emmanuelle, et les instruments ont eu un tel impact que Bogidar s\u2019est créé un carnet de commandes pour cinq années à venir.Du coup, il n\u2019avait plus besoin de moi à temps plein pour la promotion mais devant ce succès, d\u2019autres luthiers m\u2019ont demandé de faire de même pour eux.Aujourd\u2019hui, j\u2019en représente une dizaine.» «Ce que j\u2019aime par-dessus tout, plaide la toute jeune trentenaire, c\u2019est le contact avec les musiciens.Réaliser des mariages entre instruments et interprètes.Le bon appariement tient aux goûts de l\u2019instrumentiste, mais aussi à son caractère, sa façon de jouer, ses besoins.Ça implique d\u2019avoir une oreille affinée mais tout autant de psychologie pour savoir quelles combinaisons produiront de la magie qui comblera les artistes.» À la base, elle choisit non seulement les luthiers mais aussi les instruments.«Je sélectionne les plus intéressants, ceux qui ont le plus de potentiel.Je choisis aussi une série d\u2019instruments aux caractéristiques différentes, susceptibles de répondre à toute l\u2019étendue des demandes qui me sont faites.» La luthière explique avec une passion profondément réjouissante un phénomène qui marque le monde de la lutherie et justifie sa vocation.«On vit depuis quelques années un grand renouveau dans le monde de la lutherie.La réputation des instruments anciens a amené une surenchère les rendant inaccessibles.Or, un certain nombre de luthiers très talentueux créent aujourd\u2019hui à des prix raisonnables, des instruments absolument exceptionnels, du même niveau que de célèbres instruments anciens valant des fortunes.Ceux que je choisis pour leur qualité se situent le plus souvent dans une fourchette entre 5000 et 15 000 euros, à peu près.» «On connaît carrément un nouvel âge d\u2019or de la lutherie présentement, comme on en a connu aux XVIIe et XVIIIe siècles.Il faut dire qu\u2019on commence à déboulonner plusieurs mythes très répandus comme quoi il faudrait au moins cinquante ans à un instrument d\u2019exception avant qu\u2019il ne s\u2019exprime complètement ou qu\u2019après quelques années, les instruments modernes perdent de leur qualité.Tout cela est rigoureusement faux.» «Mon travail, c\u2019est justement de démontrer aux sceptiques combien certains instruments modernes sont absolument extraordinaires.Je les mets carrément au défi de se fermer les yeux et de comparer.Les oreilles parlent d\u2019elles-mêmes.» L\u2019INTUITION ENTRAÎNÉE Au cours de la conversation, l\u2019analogie entre le violon et le vin revient souvent dans la bouche de la luthière.Comme la sommelière pour son odorat, elle entraîne constamment son ouïe.Or, dans les deux cas, la subjectivité est centrale.«C\u2019est une démarche très empirique.Comme pour le vin, les circonstances dans lesquelles on essaie un violon comptent dans le jugement qu\u2019on porte.Bien sûr, il y a des qualités de base qui s\u2019entendent bien mais la différence se trouve dans des subtilités que l\u2019expérience nous apprend à déceler.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi je pense que je vais continuer de m\u2019améliorer au cours des prochaines années.» Trente et un ans, dans cet univers, c\u2019est la prime jeunesse.Pour ce qui est de la qualité initiale des instruments, elle semble tenir de l\u2019alchimie.«Ça se révèle après énormément de recherches empiriques.Cela dit, certains luthiers cherchent énormément et ne trouvent jamais la juste formule.D\u2019autres arrivent à déceler dans d\u2019infimes détails, une façon de faire qui crée des instruments exceptionnels.» «De la même façon, dans mon travail, une forme d\u2019intuition est essentielle.J\u2019ai déjà persisté à présenter des instruments que ma EMMANUELLE DION SOMMELIÈRE DES SONS Après s\u2019être assurée d\u2019avoir trouvé le bon instrument pour le bon interprète, Emmanuelle Dion procède elle- même aux ajustements finaux.Luthière depuis onze ans, Emma- nuelle Dion est désormais agente d\u2019Artisans Luthiers depuis son domicile du Sud de la France. leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E3 MÉTIERS DE L\u2019OMBRE raison jugeait quelque peu limités mais qui, dans les mains d\u2019un musicien en particulier, ont fini par se révéler magnifiques.À l\u2019inverse, il arrive qu\u2019un mariage, apparemment idéal, ne soit pas heureux sans qu\u2019on sache trop pourquoi.» «Certains musiciens veulent d\u2019un instrument très chaleureux, d\u2019autres, d\u2019un son plus éclatant.Certains instruments sont conçus pour briller sous le jeu tendu de certains interprètes alors que d\u2019autres aiment libérer l\u2019instrument pour le laisser s\u2019exprimer.C\u2019est à moi d\u2019être à l\u2019écoute.» Son marché?«Des musiciens professionnels, bien sûr, des musiciens d\u2019orchestre mais aussi des élèves avancés qui cherchent un instrument avec lequel ils vont lancer leur carrière.On retrouve même, soutient-elle, des amateurs avertis qui veulent s\u2019offrir le luxe d\u2019un grand instrument.» UN MÉTIER RARE Quand elle s\u2019est lancée dans ce métier d\u2019agente de luthiers, ses recherches ne l\u2019ont confrontée à personne qui le pratiquait en France.Elle n\u2019en connaît toujours pas.«Je dois expliquer aux clients potentiels ce qu\u2019est mon métier.Traditionnellement, les musiciens se rendent chez le luthier pour tester des instruments.Moi, je déleste les artisans de ce volet qui peut prendre énormément de leur temps sans compter le travail d\u2019ajustement, lui aussi très contraignant.Je peux personnaliser l\u2019approche, assurer un mariage heureux avec la personnalité du musicien, sa façon de jouer, ses besoins.Certaines séances peuvent prendre des journées complètes si le musicien ne sait pas d\u2019emblée exactement ce qu\u2019il recherche.» Pour le processus relevant davantage de l\u2019adoption que de l\u2019achat, elle s\u2019assure de faire vivre l\u2019instrument, violon, alto ou violoncelle, dans différents environnements.«Dans notre atelier, on a fait aménager un petit studio dont la sonorité est extrêmement sèche, le contexte le plus exigeant pour un instrument: rien ne vient appuyer le son.Ensuite, on le teste dans des salles de concert ou dans l\u2019environnement où se produisent les artistes.À la fin, le violoniste a un essai de quelques semaines pour vivre avec l\u2019instrument.» À ceux qui craignent de devoir payer plus cher pour pareil service, la jeune femme les contredit net.«Je prends une commission de 20 % qui est payée par le luthier.Le prix est le même si le musicien achète directement en atelier.L\u2019avantage que le fabricant y trouve, c\u2019est le temps gagné à fabriquer ses instruments et la satisfaction du musicien.Ça amène un bouche-à-oreille très favorable au luthier et d\u2019autres clients.Il y trouve amplement son compte.» Son travail amène Emmanuelle Dion à sillonner la France, en quête de mariages d\u2019amour mais aussi à faire des tournées.On l\u2019a interceptée à Berlin, où elle participait à un évènement de promotion pour les luthiers et les instruments qu\u2019elle cautionne.Le marché lui apparaît florissant et il y aura toujours des violonistes.Elle ne détesterait pas élargir son champ d\u2019action au Québec où elle revient annuellement visiter sa Trifluvienne de mère.Citoyenne française depuis un an, elle n\u2019en renie pas ses origines.Seulement, son métier de rêve a plus de charme pratiqué depuis un atelier qui sent les violons naissants dans un pittoresque petit village de Provence.Qui pourrait le nier? SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E4 ARTS MAGAZINE LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Mario Giguère navigue dans le monde du cinéma depuis maintenant plus de quatre décennies.Celui qui a fait son entrée dans le domaine en juin 1978 a occupé presque toutes les fonctions possibles, de placier à directeur d\u2019un cinéparc, en passant par le poste d\u2019employé au comptoir restaurant.Depuis le début des années 90, M.Giguère est projectionniste.Le Soleil a rencontré le grand cinéphile au Clap de Sainte-Foy, son antre de prédilection depuis les 12 dernières années.C\u2019est dans le hall du Clap que Mario Giguère nous accueille avant de nous conduire au deuxième étage du bâtiment, derrière une porte «Employés seulement».Une bonne partie de son travail prend place ici, aux côtés d\u2019un projecteur et de machines fort bruyantes.«Le bruit est causé par les ventilateurs qui permettent d\u2019aérer l\u2019appareil», nous explique-t-il rapidement.«J\u2019avoue qu\u2019avec le temps, je pensais que ça se serait amélioré, mais non.J\u2019ai déjà développé un acouphène dans le passé.La plupart des vieux projectionnistes étaient d\u2019ailleurs un peu sourds.» Loin des ronronnements des ordinateurs, bien assis dans l\u2019espace lounge, le responsable des opérations de projections nous raconte ses débuts de carrière.Si le métier ne nécessite, aujourd\u2019hui, qu\u2019une trentaine d\u2019heures d\u2019instruction sur le plancher, M.Giguère a quant à lui commencé à l\u2019époque où 500 heures étaient exigées.« O n c o m m e n ç a i t c o m m e apprenti.On devait nous-mêmes se trouver quelqu\u2019un qui accepterait de nous montrer le métier.Après ça, au ministère du Travail, il y avait un permis qu\u2019on pouvait demander en tant qu\u2019opérateur de machines de projection», explique-t-il, soulignant qu\u2019au Clap, ils ne sont plus que deux projectionnistes à avoir obtenu cette formation.P r o j e c t i o n n i s t e « d e p u i s l\u2019époque du cinéma Laurentien», M.Giguère a été aux premières loges de l\u2019avènement du numérique dans les salles de cinéma de Québec.S\u2019il a travaillé avec le bon vieux 35 mm, les œuvres qu\u2019il reçoit aujourd\u2019hui tiennent plutôt sur des disques durs.Les mètres de pellicule photographique ont ainsi été remplacés par des centaines de gigaoctets, environ 200 Go pour un film de 90 minutes, note d\u2019ailleurs le professionnel.Face à l\u2019éternel débat entre l\u2019argentique et le numérique, M.Giguère n\u2019hésite pas une seconde : «Le digital est meilleur», lance-t-il en riant.Bien qu\u2019il conçoive que certains cinéastes préfèrent encore aujourd\u2019hui le rendu de l\u2019ancien format, les nouvelles technologies lui permettent, de son côté, de simplifier quelques opérations, notamment la programmation des appareils.De Sainte-Foy, M.Giguère peut ainsi gérer à distance les machines de la succursale de Loretteville.«Il y aussi l\u2019entretien.Les projecteurs format 35 mm pouvaient être en bonne condition pendant 50 ans.Ceux qu\u2019on a maintenant, on semble dire qu\u2019il faudra les remplacer tous les cinq ou six ans.C\u2019est comme un ordinateur.Les programmes changent», fait- il toutefois remarquer.De l\u2019adaptation, il en aura donc eu bien besoin par le passé.Une qualité qu\u2019il met toujours à profit, même après 43 ans de carrière, puisque de nouvelles technologies comme les projections au laser ont récemment fait leur apparition dans les cinémas.ÉCOUTER SON INSTINCT Les journées passent et ne se ressemblent pas pour celui qui est aux loges des plus récentes sorties cinématographiques.La pandémie aura d\u2019ailleurs arrêté d\u2019un coup sec ce quotidien chargé, bien que les appareils aient continué de demander «beaucoup d\u2019entretien».Avec la réouverture des cinémas est rapidement revenue cette routine intense, où toute l\u2019équipe compose les horaires, programme les machineries et teste les films à l\u2019affiche.Si l\u2019image est déjà calibrée, M.Giguère ne reçoit toutefois pas vraiment de balise en ce qui a trait au son des représentations.Il doit alors se baser sur son expérience et ses deux oreilles.UN DÉCLIN ASSURÉ?Puisqu\u2019aucun diplôme spécifique n\u2019existe pour la profession, affirme M.Giguère, la formation se déroule en grande partie sur le terrain.«On entraîne beaucoup de gens.Souvent des étudiants en cinéma.N\u2019importe quel assistant sur le plancher peut apprendre.Il suffit de démontrer de l\u2019intérêt pour le métier de projectionniste», note M.Giguère, qui a accumulé, au cours de sa carrière, bon nombre de connaissances qu\u2019il est prêt à transmettre aujourd\u2019hui.Au fil des ans, Mario Giguère a assisté à bien des fermetures, qu\u2019on parle du cinéma Lauren- tien, du Cinéma de Paris ou encore du cinéma de la Canardière \u2014 pour ne nommer que ceux-là.Il a également vu l\u2019offre de films rapetissée et la diversité des genres s\u2019amenuir.S\u2019il est vrai que le métier de projectionniste a lui aussi connu des heures plus glorieuses, M.Giguère croit que son poste n\u2019est pas près de disparaître.Au même titre que son milieu.Le professionnel estime que la pandémie et les multiples fermetures auront mis en lumière l\u2019importance que prend le septième art dans la vie des gens.«Le cinéma a toujours eu des ennemis.Il y a eu la télévision, le VHS, le DVD, maintenant c\u2019est Internet avec Netflix et compagnie. [\u2026] Il n\u2019y a malheureusement que les petites salles qui n\u2019ont pas survécu», constate-t-il, bien triste du sort qui leur a été réservé.MARIO GIGUÈRE, PROJECTIONNISTE AU LONG COURS Le projectionniste Mario Giguère a été aux premières loges de l\u2019avènement du numérique dans les salles de cinéma de Québec.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E5 YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com Isabelle Belisle a commencé à s\u2019intéresser au vêtement à l\u2019adolescence, cousant et fabriquant déjà ses propres habits.Sa passion pour «le costume a pris de l\u2019ampleur durant mes études en jeu» théâtral à l\u2019Université d\u2019Ottawa, cours qu\u2019elle a suivi envers et contre les conseils de ses parents.Mais, de fil en aiguille, elle s\u2019est p i q u é e au j e u .e t p ou rsu i t depuis «un peu plus de 30 ans» une triple carrière de comédienne, metteure en scène et costumière \u2014 les deux dernières fonctions ayant fini par prendre le pas sur la première.«Un costume, ce n\u2019est pas seulement pour cacher le corps de l\u2019acteur : c\u2019est fonctionnel.Ça l\u2019aide dans son travail» en influant sur sa gestuelle, voire son état affectif, soutient celle qui a mis son talent au service de la plupart des compagnies théâtrales d\u2019Ottawa-Gatineau.Or, «on lit l\u2019être humain et son état émotif par les vêtements qu\u2019il porte.Ça doit soutenir l\u2019histoire racontée, servir le récit dramatique [\u2026] être porteur de sens et de symboles», poursuit celle qui travaille en ce moment sur les costumes de Vaches, la comédie musicale franco-ontarienne qu\u2019In Vivo prépare pour décembre; elle signera ensuite la mise en scène de Peau d\u2019ours , à l\u2019affiche du Théâtre de l\u2019île en janvier-février 2022.Son travail, explique-t-elle, se fait toujours en collaboration avec le metteur en scène et le scé- nographe.«Au théâtre, ce n\u2019est pas \u201cchacun dans sa cour\u201d : on cherche \u201cl\u2019unité et la cohérence\u201d, tout en essayant aussi de \u201ccréer des contrastes\u201d.DEUXIÈME VIE Sa job, elle démarre des mois avant même que ne la croisent les comédiens, à l\u2019étape incon- t o u r n a b l e d e l a p r i s e d e mensurations.Dès que s\u2019amorce un contrat, Isabelle Belisle se plonge dans le texte, à la recherche de mots- clefs qui dessinent le profil du personnage et ses émotions, en sus du cadre temporel logique, et se laisse inspirer.«Je dessine les vêtements que je perçois.Je peux [parfois] faire un mood board, un cahier d\u2019images» rempli «de formes, de couleurs et de textures», à présenter aux collègues concepteurs.Ensuite vient l\u2019étape du magasinage des tissus.Cruciale, car le théâtre est, avec la danse, en termes de budgets et de subventions, l\u2019enfant pauvre des arts.La cible privilégiée : les friperies.Tant pour des soucis d\u2019économies que par «conscience é c o l o g i q u e » , « o n e s s a i e d e chercher beaucoup de trucs de seconde main, et de recycler», convient Isabelle Belisle.«Certains théâtres ont des costumiers [dans lesquels] on peut aller piger.J\u2019essaie de redonner vie à de vieux vêtements.Les morceaux sont démantelés et remis ensemble.Ça sauve du temps et de l\u2019énergie.» Quelque temps après la séance de mensurations, viendront «les essayages», puis «les ajustements», étape à laquelle la costumière peut en profiter pour ajouter toutes sortes de petits éléments comme une broche, un carré de tissu coloré, «du brillant, et que sais-je?» ou des accessoires vestimentaires (sac, cha p eau , b i j o u x , pa ra p l u i e, etc.), lesquels relèvent de sa responsabilité, et non de celle de l\u2019accessoiriste.DEUX À TROIS MOIS DE TRAVAIL «L\u2019ensemble du processus dure deux à trois mois.Tout dépend d e s p ro d u c t i o n s : c e r t a i n e s ont des [délais] plus retreints, d\u2019autres sont de vrais labos, [où on est davantage] dans la recherche.Quand un texte est en création, le temps est un peu plus élastique.Ça peut prendre plus d\u2019un an, dans certains cas.» Idem, s\u2019il faut respecter une période précise, qui nécessite des recherches plus approfondies.Voilà qui peut rendre son travail plus amusant ou plus enrichissant.à condition de ne pas calculer le temps investi : «J\u2019ai arrêté de regarder le salaire horaire; c\u2019est trop déprimant, je suis très en dessous du salaire minimum».Mais Isabelle Belisle n\u2019exprime aucun regret, car «ce métier [lui] colle à la peau».ISABELLE BELISLE, COSTUMIÈRE SUR MESURE Pour Isabelle Belisle, «un costume, ce n\u2019est pas seulement pour cacher le corps de l\u2019acteur : c\u2019est fonctionnel».\u2014 PHOTO LE DROIT, ÉTIENNE RANGER «Un costume, ce n\u2019est pas seulement pour cacher le corps de l\u2019acteur: c\u2019est fonctionnel.Ça l\u2019aide dans son travail.» SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E6 ARTS MAGAZINE SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca Samedi, 15h30.Quelques heures avant que le Québec et la francophonie canadienne se retrouvent En direct de l\u2019univers.Dans un studio de Radio-Canada à Montréal, France Beaudoin s\u2019installe dans son siège d\u2019animatrice pour la générale avant que n\u2019arrive l\u2019invité chouchou de la soirée.Pour l\u2019occasion, c\u2019est l\u2019une des deux productrices au contenu qui jouera ce rôle.Une semaine sur deux, donc, c\u2019est Josée Beaudoin, la sœur de l\u2019autre, qui répond aux questions de l\u2019animatrice.Pas un défi en soi, puisque c\u2019est elle qui les a écrites.«France et moi, on se comprend sans se parler, je la connais par cœur, je sais ce qui va l\u2019intéresser, où elle voudra aller avec ses invités.Je sais quels mots choisir pour elle et comment ça va sortir.On a grandi ensemble et on a les mêmes références», lance avec conviction Josée Beaudoin, qui maîtrise non seulement les questions, mais peut assez bien anticiper également les réponses des invités.Pas parce qu\u2019elle a des dons de devin ni que les réponses sont déjà connues, mais bien parce que, dans ses nombreuses tâches de coproductrice au contenu, il y a le long questionnaire auquel se soumettent les invités de l\u2019hebdomadaire émission de variétés et la longue (parfois trèèèès looooongue) préentrevue qui permettra à l\u2019équipe de concocter une émission chaque fois surprenante.«Ensuite, avec l\u2019équipe, on passe à travers tout ça, on fait des croisements entre les chansons, les artistes ciblés et les histoires, et on se demande : \u201cQu\u2019est-ce qu\u2019on n\u2019a pas vu?Qu\u2019est-ce qu\u2019on n\u2019a pas fait?\u201d On essaie d\u2019aller ailleurs, d\u2019offrir chaque fois le show le plus singulier possible.Et ce qui compte le plus pour arriver là, au-delà des chansons, ce sont les histoires auxquelles les chansons font référence, la portée de ces histoires pour l\u2019invité de la soirée.» 25 RENDEZ-VOUS RÉGULIERS Un show singulier pour chaque personnalité invitée, avec les contraintes du direct, du plateau, des univers qui parfois se recoupent et des disponibilités de chacun afin d\u2019arrimer le casse- tête du calendrier.Cette saison encore, la treizième, qui débutera le 11 septembre, proposera 25 rendez-vous réguliers en plus du spécial francophonie et de la traditionnelle soirée du jour de l\u2019An.D è s l e p r i n t e m p s d e r n i e r, l\u2019équipe s\u2019est mise en mode pré- production.La moitié des pré- entrevues sont réalisées, les verbatims gardés en sécurité, et plusieurs invités ont déjà leur date encerclée au calendrier comme Sonia Benezra, David Goudreault et Sam Breton.«Parfois, leurs disponibilités sont tellement réduites, c\u2019est un véritable casse-tête.Un gars comme Sam Breton, il est toujours en show.Il avait trois soirs de dispo, on s\u2019est dépêché de le placer», lance en riant celle qui partage la production au contenu avec sa complice Marie-Claude Lévesque, elle aussi de l\u2019équipe d\u2019En direct depuis belle lurette.«C\u2019est une équipe très stable et très soudée où tout le monde sait exactement où on s\u2019en va.Quand on prépare une émission, il y a toujours quelqu\u2019un pour se rappeler ce qui a déjà été fait.C\u2019est fascinant», souligne celle qui a officiellement sauté dans le bateau à la saison 2, comme recherchiste, après avoir collaboré aux textes la première année.L\u2019AISANCE DE MENTIR D é s o r ma i s, Jo s é e B e au d o i n gère l\u2019agenda, l\u2019alignement, les pré entrevues, les supers qui dévoilent à l\u2019écran les liens entre l\u2019invité principal et ses surprises, les textes de France et son entrée sur le plateau.«Deux fois par semaine, on se fait des réunions de planification pour que tout avance bien», note celle qui admet que sa job est aussi tripante que stressante.«Ça prend une bonne tolérance au stress, de la folie, de l\u2019écoute, mais surtout le goût de surprendre et de faire plaisir.Ça prend aussi un peu d\u2019aisance avec le mensonge pour arriver à vraiment surprendre l\u2019invité principal», lance Josée Beaudoin, en rappelant l\u2019incompréhension d\u2019Isabelle Racicot, en mars, qui croyait remplacer à l\u2019animation, jusqu\u2019à ce que France Beaudoin vienne lui annoncer qu\u2019on se lançait dans son univers à elle.« Dans ce temps-là, toute la chaîne doit être impliquée, du chauffeur à la maquilleuse, tout le monde, sinon la surprise peut tomber à l\u2019eau.Et c\u2019est la beauté de travailler avec cette équipe, tout le monde est à fond dans l\u2019émission pour en faire ce qu\u2019elle est.» Josée Beaudoin est coproduc- trice au contenu sur l\u2019émission En direct de l\u2019univers animée par sa sœur France.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, SIMON RANCOURT JOSÉE BEAUDOIN, PRODUCTRICE AU CONTENU EN DIRECT DU CONTENU DE L\u2019UNIVERS leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E7 «C\u2019est un métier humain basé sur la relation avec les artistes et les clients.Ça prend de la passion, car il faut parfois y consacrer beaucoup d\u2019heures» \u2014 Geneviève Lévesque ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca «C\u2019est moi qui ai le plus beau métier du monde!» clame Geneviève Lévesque avec un grand sourire.À l\u2019entendre parler de sa profession de marchande d\u2019art, on ne doute pas une seconde de sa sincérité.Brève incursion dans un univers singulier, nimbé de mystère et de beauté.La propriétaire de la Galerie Artêria de Bromont s\u2019est lancée dans le domaine en 2008, en pleine crise économique.Avec son conjoint Christian Dorey, la passion avait alors pris le dessus sur la raison.Mais le jeu en valait la chandelle.«En deux ans, on a atteint ce qu\u2019on aurait dû mettre 10 ans à accomplir.On était petits, agiles \u2014 et naïfs aussi! Ça nous a permis d\u2019entrer dans le milieu rapidement et de façon un peu hors du commun.» Il lui a néanmoins fallu au moins cinq ans pour percer le marché international, où Artêria réalise désormais 90 % de son chiffre d\u2019affaires.«C\u2019est un réseau précieux de galeries à travers le monde, qui s\u2019entraident vraiment.C\u2019est un beau milieu.» En temps normal, Geneviève Lévesque et son équipe prennent part à une dizaine de foires d\u2019art par année, tant aux États-Unis qu\u2019en Asie, en Europe ou en Inde.Pour chacune d\u2019elles, environ 200 œuvres voyagent avec eux.«J\u2019adore particulièrement aller en Asie.C\u2019est vibrant et les gens y sont extrêmement respectueux», dit-elle.PLUSIEURS CHAPEAUX C o m m e s o n t i t r e l \u2019é v o q u e , Mme Lévesque procède à la vente d\u2019œuvres d\u2019art, mais son quotidien est fait d\u2019une multitude d\u2019autres choses.Elle représente des dizaines d\u2019artistes québécois dans le monde et répond aux besoins des clients en dénichant des œuvres ailleurs, au besoin.Sa spécialité : le marché primaire, privilégiant les transactions directes entre les clients et les artistes.L\u2019émission de certificats d\u2019authenticité et d\u2019évaluation fait également partie de ses responsabilités.«Et à la galerie, on essaie aussi de présenter à la clientèle locale des choses innovantes qu\u2019on ne voit pas ici», explique la jeune femme, dont l\u2019entreprise se spécialise dans les œuvres d\u2019art contemporain d\u2019artistes émergents.Il existe des formations dans cette industrie, mais comme tout bon entrepreneur, dit-elle, les compétences parallèles sont essentielles.Gestion, comptabilité, marketing, ressources humaines, procédures douanières, muséologie, art de l\u2019emballage, connaissances en histoire de l\u2019art.Être marchand d\u2019art exige plusieurs chapeaux.En plus de 10 ans de carrière \u2014 et une centaine de foires plus tard \u2014, les anecdotes se comptent à la pelle.Mme Lévesque raconte le décalage horaire, le manque de repères temporels, les chocs de culture, les pots- de-vin exigés dans certains pays, les œuvres prises dans des tempêtes en mer, les débuts d\u2019expositions sans une seule œuvre accrochée.Ennuyant, être marchande d\u2019art?Oh que non.UN MÉTIER PASSIONNANT «C\u2019est un métier humain basé sur la relation avec les artistes et les clients.Ça prend de la passion, car il faut parfois y consacrer beaucoup d\u2019heures.Et il y a des moments où le succès peut être fluctuant.Il faut être sincèrement convaincu de sa direction pour réussir.» Pour démontrer le plaisir qu\u2019elle éprouve aujourd\u2019hui à exercer sa profession, Geneviève Lévesque évoque ses nombreux voyages, ses belles rencontres (Adele, Robert Plant, Leonardo DiCaprio, Mike Myers, ça vous dit quelque chose?), le bonheur d\u2019être entourés de beauté, le luxe qu\u2019elle a d\u2019habiter à Bromont «à trois minutes de la maison», et la chance de pouvoir choisir ses collaborateurs.«Le matin, j\u2019ai hâte d\u2019aller travailler.J\u2019ai une très grande qualité de vie», dit-elle, en précisant que le côté glamour ne représente toutefois qu\u2019une toute petite partie de son métier, le reste étant bien terre- à-terre, et même très physique parfois.Elle admet néanmoins qu\u2019une chose lui est particulièrement difficile : «Quand on tombe amoureux d\u2019un artiste et de son travail, mais qu\u2019on n\u2019a pas la réponse qu\u2019on attendait des clients.Il faut alors être porteur de mauvaises nouvelles.» GENEVIÈVE LÉVESQUE MARCHANDE DE BEAUTÉ Geneviève Lévesque est marchande d\u2019art et propriétaire de la Galerie Artêria à Bromont.\u2014 PHOTO CATHERINE TRUDEAU SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E8 ARTS MAGAZINE SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca La glace est brisée, les présentations de début de relation sont faites \u2014 et bien faites d\u2019ailleurs \u2014, mais les fiançailles ont assez duré.Presque cinq ans après avoir « enfilé ses gants blancs » pour aller à la rencontre d\u2019un public qui l\u2019a fidèlement suivie sur scène avec son spectacle Femme ta gueule, Mariana Mazza veut amener la relation un pas plus loin vers l\u2019authenticité en se présentant Impolie sur les planches.« Femme ta gueule, c\u2019était une entrée en matière, une carte d e v i s i t e p o u r q u e l e s g e n s apprennent à me connaître.Mais là, avec Impolie, c\u2019est un peu comme quand ça fait deux ans que t\u2019es en couple : y a plus de barrières, tu ne mets plus de gants blancs.C\u2019est un show où je suis plus vraie, plus crue.Les gens qui l\u2019ont vu en rodage n\u2019ont pas été surpris, ils ont ri », avertit celle qui s\u2019est récemment retrouvée, règles sanitaires obligent, dans une salle remplie au quart, à Laval, pour y tester son matériel.L\u2019humoriste est confiante des textes coécrits avec ses amies Justine et Audrey Philie, retouchés par Michel Sigouin, et le retour sur scène a permis de prendre de nouveaux repères.« C\u2019est vraiment agréable de retrouver la scène et les gens, mais on doit tous se réhabituer, retrouver les réflexes d\u2019interaction, même pour les spectateurs dans la salle.Il a fallu leur dire \"oui, vous pouvez rire et intervenir\".La longue absence a changé les habitudes.Ça va prendre un peu de temps, mais ça va revenir. » LA PETITE GÊNE DE FEMME TA GUEULE À ceux et celles qui considèrent que la gagnante en 2017 de l\u2019Olivier de l\u2019année et du Félix du spectacle de l\u2019humour de l\u2019année de l\u2019ADISQ y allait déjà rondement sur scène, Mariana Mazza précise qu\u2019elle se gardait encore une petite gêne.« Le matériel d\u2019Impolie va plus loin.Ça aurait été trop \"dans la face\" pour un premier show.Mais là, on est rendus là dans notre relation, le public et moi.J\u2019ai envie de parler de choses qui me font rire, que ce soit dans les relations de couples, les relations avec les amis.Et moi, ce qui me fait rire, ce sont les malaises.Tous les petits malaises qui arrivent dans toutes les sphères de nos vies, que ce soit dans le sexe, dans les rencontres, peu importe.Les malaises autour d\u2019une simple question, d\u2019un commentaire, des choses qui nous arrivent tous.Les choses qu\u2019on n\u2019ose pas dire, ou qu\u2019on dit, ça me fait rire. » Des choses qu\u2019on n\u2019ose pas dire, Mariana Mazza va donc en partager sur scène pendant les 100 représentations prévues Avec Impolie, Mariana Mazza est prête à livrer un nouveau spectacle avec moins de gants blancs, maintenant que son public la connaît mieux.Elle sera en spectacle les 1er et 2 octobre au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ « Je mets encore des gants blancs, comme tout le monde, sinon je n\u2019aurais pas de carrière.Personne n\u2019est totalement soi-même, sinon ça ne marcherait pas.Des fois, il se passe des choses, je me passe plein de commentaires dans ma tête, pis je me dis \u201cTa yeule!\u201d On fait tous ça.On n\u2019a pas le choix de faire ça. » \u2014 Mariana Mazza MARIANA MAZZA PLUS VRAIE, PLUS CRUE leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E9 d\u2019Impolie , et peut-être aussi dans la suite déjà annoncée de ce spectacle, Polie.Mais dans sa vie publique, elle garde un filtre, aussi mince puisse-t-il paraître.« Je mets encore des gants blancs, comme tout le monde, sinon je n\u2019aurais pas de carrière, lance-t-elle.Personne n\u2019est totalement soi-même, sinon ça ne marcherait pas.Des fois, il se passe des choses, je me passe plein de commentaires dans ma tête, pis je me dis \"Ta yeule!\" On fait tous ça.On n\u2019a pas le choix de faire ça. » ASSUMER LES BONNES.ET LES MOINS BONNES JOURNÉES Avec sa décennie de métier, sa trentaine amorcée, sa dégaine frondeuse, son franc-parler et son rire tout aussi franc, Mariana Mazza a élargi à la gratte la voie des possibilités de postures féminines sur scène et dans l\u2019espace public.Plutôt que de se formater la personnalité, elle s\u2019est permis d\u2019être, d\u2019explorer et d\u2019exploser par moments.Complètement assumée, Mariana Mazza?« Complètement assumée, oui, mais ça, ça n\u2019empêche pas les mauvaises journées où la culpabilité est présente et où la confiance est moins forte, confie-t-elle.Tout est une question de mood, de la façon dont tu te lèves le matin, et donc que tu t\u2019es couchée le soir d\u2019avant, que tu te gères, que tu te sens.Y a plein d\u2019affaires chaque jour qui peuvent influencer ton humeur : les hormones, la température, tes relations avec ton entourage, tes décisions, ce que tu fais, ce que tu vis, comment tu vis tout ça.Faut que tu te demandes si t\u2019es bien.Pis quand tu ne l\u2019es pas, la culpabilité peut embarquer, tu remets tes décisions pis tes choix en question, t\u2019as l\u2019impression que tu l\u2019as échappé, p e u i m p o r t e.O n c ré e n o t re bonheur avec tout ce qui nous entoure, mais le contraire est vrai aussi. » « On fait toujours des apprentissages de vie, même si on est très confiants, poursuit Mazza.Et même si on est confiants, on n\u2019est jamais complètement confiants, jamais complètement heureux.Regarde autour : les gens riches ou qui ont beaucoup de succès qui s\u2019enlèvent la vie, des gens super beaux qui se charcutent le visage.On a tous nos bibittes, il faut savoir s\u2019en débarrasser, trouver nos outils dans la boîte.Mais des fois, la boîte n\u2019est pas à côté, tes outils ne sont pas à portée de main, c\u2019est plus difficile.Tu vois, moi, si j\u2019étais complètement confiante, j\u2019aurais peut- être une carrière internationale, je ferais des shows en anglais, en espagnol, je ne serais pas juste au Québec.Mais en même temps, j\u2019aime ma vie et mon confort ici.Je suis heureuse de ce que je fais, de qui je suis, j\u2019aime être près de ma famille, de mes amis.Je suis une fille de gang, j\u2019ai besoin de ça et de rester ici.Je ne pense pas que j\u2019aurai des regrets de ça.Des regrets de petites choses, peut- être, mais de grandes décisions, je ne crois pas. » SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca Après quatre ans et demi de tournée pour Femme ta gueule, Mariana Mazza a embrassé avec plaisir l\u2019année de repos forcé provoquée par la pandémie.La comédienne et humoriste a mis à profit sa créativité, sorti ses pinceaux, amorcé l\u2019écriture d\u2019un livre à venir et coscénarisé un film qui sortira en août sur les écrans.« J\u2019assume de plus en plus l\u2019artiste en moi, au-delà de l\u2019humoriste, parce que j\u2019aime créer de plein de façons », raconte celle qui joue le rôle-titre de Maria, comédie qu\u2019elle a scénarisée avec son amie et complice d\u2019écriture Justine Philie, une réalisation d\u2019Alex Pronovost qui sortira en salles le 20 août, tout juste après son lancement officiel au Festival Fantasia de Montréal.Mariana Mazza y incarne une trentenaire sans emploi ni ambition qui décide de se reprendre en main pour rassurer sa mère mourante.Sa nouvelle vocation, remplaçante dans une école secondaire, donne lieu à quelques péripéties, si on en croit la bande- annonce lancée récemment.« C\u2019est un film le fun, drôle, avec des bons gags, qui va faire du bien aux gens après l\u2019année qu\u2019on vient de passer.On a tous besoin de déconnecter, d\u2019être dans le positif un peu. » Si elle aime jouer et se retrouver sur petit comme sur grand écran, collaborer aussi aux textes ou à la scénarisation, Mariana Mazza ne prévoit pas pour autant passer derrière la caméra à court terme.« Peut-être plus tard, mais pour l\u2019instant, je n\u2019ai ni l\u2019intérêt ni la sagesse que ça prend pour réaliser.C\u2019est un art, la réalisation. » Mais l\u2019art, justement, Mariana Mazza aime ça.Si elle aborde toujours fièrement son métier d\u2019humoriste, elle prend aussi un réel plaisir à la lecture, à l\u2019écriture, à la peinture.« Je ne veux pas me limiter à une seule chose, lance-t-elle.J\u2019aime créer de toutes les façons.J\u2019aime partir d\u2019une idée, comme je le fais en humour, et voir ce que je vais faire avec ça, où je vais l\u2019amener.C\u2019est un grand plaisir. » L\u2019artiste humoriste La tournée Femme ta gueule de Mariana Mazza aura finalement duré quatre ans et demi.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD La comédie Maria, dont la sortie est prévue pour le 20 août, met Mariana Mazza en vedette dans le rôle-titre.\u2014 PHOTO TVA FILMS SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E10 ARTS MAGAZINE SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca Les détours sont parfois encore plus longs que prévu.Celui qui vient de mener Guillaume Pi- neault et son premier spectacle solo devant public pourrait s\u2019inscrire dans un livre de records.Il y a bien sûr ces reports pan- démiques : son Détour devait d\u2019abord être rodé en mars 2020.Mais il y a surtout ce rêve, comme d\u2019autres, mis en sourdine par un orienteur scolaire qui, sans éteindre la flamme, aura à tout le moins mis le couvercle sur le feu pendant quelques années.« Quand je suis allé le voir en 4e secondaire, je lui ai dit que j\u2019aimerais être policier ou humoriste.Lui, il m\u2019a répondu que je devais être réaliste.Puis il a remarqué dans mon dossier que je jouais au water-polo, que j\u2019avais des cours de natation et de sauvetage, alors il m\u2019a conseillé de devenir soudeur aquatique.Soudeur aquatique.Pour moi qui avais besoin du contact humain, qui aimais être avec le monde, ce n\u2019était vraiment pas une option idéale.Je suis sorti de là mêlé, brisé par la vie », raconte avec humour, et encore une pointe de colère, Guillaume Pineault.Diplômé en ergothérapie et en ostéopathie, il en a voulu à l\u2019orienteur et s\u2019est fait un plaisir, après sa remise de diplôme de McGill avec mention, lors d\u2019une rencontre fortuite, de rappeler ce passage au principal intéressé.« J\u2019aimerais ça le rencontrer de nouveau là, maintenant que j\u2019ai atteint un de mes rêves, pour lui parler encore.J\u2019ai arrêté de lui en vouloir, mais j\u2019aimerais ça lui dire qu\u2019il ne faut pas décourager les gens.J\u2019aimerais ça penser que les orienteurs ne sont pas là pour décourager les gens, qu\u2019au contraire, il les encourage à trouver le chemin vers leur rêve. » À leur faire valoir également que les chemins qui y mènent sont nombreux, reprend immédiatement Guillaume Pineault, en rappelant son refus d\u2019admission à l\u2019École nationale de l\u2019humour.« Ce n\u2019est pas parce que quelqu\u2019un n\u2019y entre pas que son rêve d\u2019être humoriste ne se peut pas.Ça, c\u2019est un peu comme lorsque t\u2019es ado pis que tu tripes sur une fille avec laquelle tu penses que tu ne pourras jamais sortir.Finalement, le temps passe et tu te rends compte qu\u2019elle tripe sur toi.Ça se peut », image celui qui partage sa vie avec la comédienne Anne-Éli- sabeth Bossé.EN FINIR AVEC L\u2019IMPOSTEUR Mais s\u2019il s\u2019apprête à présenter Détour une bonne vingtaine de fois en province avant les premières médiatiques prévues à Montréal et Québec en janvier 2022, Guillaume Pineault n\u2019en sera pas à ses premières armes sur scène.Celui qui a lancé les soirées humoristiques au Zaricot de son Saint-Hyacinthe natal en 2011 s\u2019est retrouvé plus d\u2019une fois en première partie de Patrick Groulx et Louis-José Houde, a participé aux galas ComediHa! et Juste pour rire, avant d\u2019être mis en nomination comme révélation de l\u2019année aux Olivier en 2019, une catégorie alors remportée par Sam Breton.« Je me sentais encore comme un imposteur quand j\u2019ai eu cette nomination, ça ne se pouvait pas, avoue Guillaume Pineault.Là, je considère que j\u2019ai une jeune carrière. » Une jeune carrière qu\u2019il souhaite lancer en force, alimenter et faire durer dans le temps.Profitant de la pause pandémique obligatoire, Guillaume Pineault s\u2019est retrouvé au Studio Bizz pour travailler sa présence scénique auprès du comédien Mickaël Gouin.« Ç\u2019a été angoissant et, on va se le dire, pas tellement plaisant.Je n\u2019avais jamais fait ça, on a travaillé beaucoup la respiration, les déplacements, le timing pour rendre le show plus efficace.Grâce au travail de Mickaël, on a amélioré le show, on l\u2019a peaufiné.Il y a plus de mise en scène, c\u2019est plus court et plus efficace. » L\u2019humoriste a cependant peu retravaillé ses textes à l\u2019ombre de la pandémie et n\u2019a nullement ajouté de numéros y faisant référence.« Moi, personnellement, je n\u2019ai pas envie d\u2019entendre parler de la pandémie en show, et je ne dois pas être le seul », revendique Pineault, qui écrit seul ses textes relatant quelques histoires qui lui sont arrivées, certaines plus romancées que d\u2019autres, avant de les retravailler avec le collaborateur Simon Delisle.« Il m\u2019aide à éviter les redites, parce qu\u2019on va se le dire, mon problème, ç\u2019a toujours été d\u2019écrire trop long.J\u2019étais au primaire, on me demandait une histoire de 250 mots, j\u2019en écrivais 1000.Ça n\u2019arrêtait pas dans ma tête.Même pendant mes études à l\u2019université, ma thèse faisait 2500 mots de trop.Là, pour le show, Simon me propose d\u2019autres façons de dire les choses quand il trouve que l\u2019histoire est trop longue ou que je me répète.Mais c\u2019est dur de me faire changer un texte, je vais le fighter longtemps.Si on le change, c\u2019est que ça améliore encore le numéro. » CONFIANT.AVEC UN GROS STRESS C\u2019est donc confiant que Guillaume Pineault arrive sur la scène mais encore un peu sceptique de se rendre sans embûche à la rentrée médiatique de janvier.« C\u2019est un gros stress parce que c\u2019est un gros rêve, et là, tant qu\u2019on n\u2019est pas à l\u2019avant-première, tant qu\u2019on n\u2019est pas aux premières, je ne suis sûr de rien. » De rien, vraiment?« On l\u2019a tellement travaillé pour qu\u2019il soit prêt, rien ne va m\u2019ébranler.Je suis un peu stressé, mais fébrile, émerveillé d\u2019être enfin là.C\u2019est sûr que j\u2019aimerais vendre 300 000 billets de mon premier show et tout, mais déjà la réception est excellente, les commentaires aussi.Et je suis content de gagner ma vie en faisant de l\u2019humour, d\u2019être arrivé là enfin.Je me sens comblé. » Guillaume Pineault sera en spectacle le 27 août au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières.Esquinté dans le rodage de son premier spectacle solo, qui devait s\u2019amorcer en mars 2020, Guillaume Pineault remonte en selle afin d\u2019être prêt pour sa première officielle en janvier prochain.\u2014 PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAULT GUILLAUME PINEAULT CENT DÉTOURS VERS L\u2019HUMOUR leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E11 LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Les Jeux olympiques de Tokyo seront suivis par des millions de personnes à travers le monde.Et si, tout en regardant le plus grand événement sportif de 2021 et en encourageant nos athlètes de haut niveau, on se laissait porter par les artistes du pays hôte?Le Soleil vous propose un bref survol de la culture nipponne en trois volets.Au menu cette semaine : une petite incursion dans la littérature japonaise.«Traduire, c\u2019est trahir.» Voilà les premiers mots qui pavent la voie de notre entrevue avec Sachiyo Kanzaki, la responsable du programme japonais de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Pour celle qui est également docteure en anthropologie, la question de la langue est intimement liée à l\u2019histoire de cette littérature de l\u2019Asie de l\u2019Est dont les premières traces remontent à une quinzaine de siècles.On le comprendra bien assez vite : «Les écrits sont importants dans la langue japonaise».Puisque deux mots, aux significations différentes, peuvent avoir une prononciation semblable, la rédaction de caractères permet souvent de dénouer les quiproquos linguistiques.«Même avant d\u2019être en contact avec les Occidentaux, le taux d\u2019alphabétisation, au Japon, était très haut», souligne d\u2019ailleurs en visioconférence celle qui est membre de l\u2019Observatoire de l\u2019Asie de l\u2019Est de l\u2019UQAM.À un public néophyte qui n\u2019aurait accès qu\u2019aux traductions francophones ou anglophones des œuvres nippones, Mme Kan- zaki souhaite ainsi rappeler l\u2019importance d\u2019aller au-delà des titres populaires et de bien choisir son édition.Puisque des barrières culturelles existent bel et bien entre les marchés littéraires de l\u2019Occident et de l\u2019Orient, bon nombre de codes japonais se voient effacés lors de leur passage d\u2019une langue à l\u2019autre, affirme Sachiyo Kanzaki.Si les sentiments et épreuves universels touchent tous les publics, plusieurs références pointues \u2014 quoiqu\u2019authentiques \u2014 disparaissent, amenant avec elles «une partie de l\u2019essence [de la littérature japonaise]», déplore Mme Kanzaki.Si plusieurs grands écrivains japonais tels que Haruki Mura- kami, Yukio Mishima ou encore Natsume Soseki demeurent des classiques à lire, la professeure de langues soutient que plusieurs autres artistes \u2014 dont des autrices \u2014 prennent aujourd\u2019hui une place considérable sur la scène internationale.SOUS LA PLUME DES FEMMES La littérature japonaise est vaste : si plusieurs périodes l\u2019ont forgée au fil des siècles, une multitude de genres, abordant des thèmes tout aussi diversifiés, la composent : du light novel \u2014 un type de roman destiné aux jeunes adultes \u2014 aux haïkus, en passant par la fantasy ou le polar.La place des femmes y est toutefois une constante, et ce, depuis des décennies.Sachiyo Kanzaki souligne qu\u2019on observe d\u2019ailleurs en général leurs écrits traduits de plus en plus, en français ou en anglais, «même si l\u2019échantillon est minime par rapport à la v r a i e p r o d u c t i o n » q u \u2019e l l e s composent.«On ne sait pas pourquoi, mais il y avait, à l\u2019époque, moins de femmes traduites.Peut-être parce que leur écriture correspondait moins aux attentes des lecteurs.On s\u2019attendait à des samouraïs ou à d\u2019autres éléments comme celui- ci qui construisaient l\u2019imaginaire occidental.Or, les femmes créaient davantage à propos de sujets proches de la vie quotidienne», explique-t-elle, précisant que plusieurs autrices ont récemment surfé sur une vague de traductions en 2020.Parmi celles dont le nom n\u2019est pas à faire, Mme Kanzaki note d\u2019ailleurs Yôko Ogawa, dont plusieurs dizaines d\u2019œuvres sont traduites en français chez Actes Sud.Alors que la romancière Yu Miri fut de son côté récipiendaire du grand prix littéraire américain National Book Award 2020, Nat- suo Kirino est récemment devenue quant à elle la toute première femme à la tête du Japan P.E.N Club, un regroupement international d\u2019écrivains unis pour la liberté d\u2019expression.LES MANGAS, ACCESSIBLES À TOUS Naruto , D eath Note , Dragon Ball et co.sont souvent la première chose à laquelle on pense lorsqu\u2019on parle de littérature japonaise.Si les mangas sont loin de pouvoir porter à eux seuls le flambeau du 5e art au Pays du Soleil levant, Sachiyo Kanzaki souligne toutefois leur impact important.Pour celle qui s\u2019intéresse à la culture populaire de ce pays, les fameuses bandes dessinées permettent surtout d\u2019ouvrir la porte à de nouveaux lecteurs, de construire un pont avec «de j eunes g énérat ions à l \u2019extérieur du pays».En plus de faire partie d\u2019une chaîne lucrative (light novel \u2013 anime \u2013 manga \u2013 jeux vidéo), qui fait rayonner les franchises à l\u2019international, la bédé permet d\u2019apprendre la langue du pays, notamment les onomatopées.«Les mangas peuvent conduire quelqu\u2019un qui s\u2019intéresse au light novel, puis de là, il peut peut- être faire le saut à la littérature classique par exemple», estime finalement la professeure qui utilise d\u2019ailleurs ces livres imagés comme un outil d\u2019apprentissage, dans ses cours universitaires.À t i t r e d \u2019e x e m p l e r é c e n t , M m e K a n z a k i r a p p e l l e l e s records au box-office du film Demon Slayer : le train de l\u2019infini (Kimetsu no yaiba) qui est issu d\u2019une série de mangas, véritable phénomène littéraire au Japon depuis les deux dernières années.Anthropologue, Sachiyo Kanzaki souligne l\u2019importance de l\u2019écrit dans la tradition linguistique japonaise.\u2014 PHOTO SACHIYO KANZAKI HARUKI MURAKAMI 1q84 BELFOND NATSUME SOSEKI Je suis un chat GALLIMARD YUKIO MISHIMA Confessions d\u2019un masque GALLIMARD LA LITTÉRATURE JAPONAISE AU-DELÀ DES HAÏKUS ET DES MANGAS SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E12 ARTS MAGAZINE YVES BERGERAS Le Droit Les dix ans qui séparent la fin de la télésérie française Kaamelott et la sortie du film (repoussé à plusieurs reprises, pour différentes raisons, dont la pandémie de CO- VID) correspondent exactement au « temps narratif » que le réalisateur Alexandre Astier a imposé à son récit.Dix années se sont en effet écoulées depuis la disparition d\u2019Arthur et le « retour du roi », qui sert de point de démarrage de ce film annoncé comme le premier d\u2019une trilogie.Si cette décennie présente l\u2019avantage de retrouver des acteurs naturellement vieillis (sans s\u2019encombrer de maquillages destinés à rajeunir l\u2019équipe), ce choix narratif permet aussi d\u2019entrer de plain-pied dans la dimension plus « mythique » du roi Arthur, cette aura de grandeur dont le réalisateur (et interprète du roi exilé) Alexandre Astier a voulu imprimer le nouveau chapitre de sa « saga ».« Il y a ce que j\u2019appelle la période de la Résistance, qui commence quand Arthur s\u2019en va et que Lancelot [son successeur sur le trône] brûle la Table ronde.Elle s\u2019étend jusqu\u2019au début du film, amorce Alexandre Astier.C\u2019était important que le temps passe en l\u2019absence d\u2019Arthur.Il fallait que son absence se fasse sentir », qu\u2019on comprenne que le peuple l\u2019attend, qu\u2019on sente que « les plus jeunes, ceux qui ne l\u2019ont pas connu, vivent avec cette espèce de fantasme d\u2019un roi bon », poursuit le réalisateur.« Le monde s\u2019est métamorphosé.Il s\u2019est dégradé.Le temps sert à imprimer cette époque » où le royaume se désagrège, où la Résistance s\u2019organise et où la légende se construit.L\u2019auteur a d\u2019ailleurs dans ses cartons, en marge de la trilogie cinématographique prévue, un projet de roman spécifiquement centré sur la période de la Résistance.RENCONTRES DE PLANÈTES Ce Premier volet déploie, façon Game of Thrones, la myriade de personnages croisés au détour des épisodes de la série.Difficile de faire autrement quand on construit une saga, se défend Alexandre Astier.« Le territoire mythique régi par Arthur, le royaume de Logres, est énorme : il s\u2019étend des frontières espagnoles jusqu\u2019à l\u2019Écosse, donc c\u2019est normal qu\u2019on y trouve de très nombreuses et diverses » provinces et tous ceux qui les incarnent.« Les sagas ne peuvent pas tellement se passer de faire rencontrer les différentes \"planètes\" et groupes qui s\u2019y retrouvent, tous [les personnages] qui vont garnir la suite de l\u2019histoire. » Son récit est délibérément fait pour être touffu et chargé.« C\u2019est un truc que j\u2019assume : ce n\u2019est pas un film intimiste, c\u2019est une saga! » dit-il, bien déterminé à jouer à court ou moyen terme avec les éléments les plus emblématiques de la geste arthurienne : l\u2019épée dans le rocher, la Table ronde, ou Mordred le fils incestueux d\u2019Arthur.Le long format de ce nouvel opus lui a permis de s\u2019amuser, notamment en lui donnant les moyens de tourner dans les décors naturels.« Pour une série télé de six heures, j \u2019avais, en temps ou Aux protagonistes connus s\u2019ajoutent, dans ce long métrage, deux nouveaux peuples colorés.D\u2019abord une brochette de Saxons, de dangereux guerriers caractérisés par leur allure « pop-punk » qui décoiffe.Ils sont menés par le chanteur Sting, « qui prépare insidieusement l\u2019invasion de l\u2019île de Bretagne ».Notez également une horde de Burgondes dont les costumes ont été complètement revus.Leur esthétique tire désormais sur le rose gomme balloune et le psychédélique bariolé.ce qui, lorsqu\u2019ils guerroient, donne des contrastes tout à fait ravissants.« Les Burgondes sont, dans la vraie histoire, un peuple germain et on a des traces, convient le réalisateur.Mais les origines des Burgondes de Kaamelott sont beaucoup plus floues.On [a trouvé] en Afrique et en Amérique du Sud de très vieux costumes qui sont tout aussi colorés que ce qu\u2019on a fait, avec des couleurs et des formes complètement dingues.On nous dit : \u201cQuelle inventivité!\u201d Mais la réalité est encore plus folle et plus colorée. » YVES BERGERAS, LE DROIT DEUX NOUVEAUX PEUPLES COLORÉS Le chanteur Sting campe le chef de guerre des Saxons, peuple régulièrement évoqué dans la série Kaamelott, mais qu\u2019on découvre dans le film.\u2014 PHOTO MK2 MILE END ALEXANDRE ASTIER LA SAGA KAAMELOTT «?S\u2019EMBALLE?» leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E13 en budgets, trois fois moins de moyens que pour ces deux heures-là.Ce que ça autorise, c\u2019est le détail.On a pu arrêter de suggérer les choses pour les montrer vraiment.Il y avait encore des [contraintes budgétaires], bien sûr, mais moins de privations », lance Astier, par ailleurs réalisateur de deux récents volets de la franchise Astérix au cinéma.Les scènes désertiques correspondant à l\u2019exil d\u2019Arthur ont été filmées à Oman; les autres scènes extérieures, « dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, autour de Lyon », ville où sont basés Alexandre Astier et le noyau dur de comédiens de la série (lequel compte une poignée de membres de sa famille).« On a pu profiter, à l\u2019Est, des volcans d\u2019Auvergne et, à l\u2019Ouest, voir les contreforts des Alpes et le [massif du] Vercors \u2014 des lieux qui ont beaucoup de gueule, avec de la neige et du vent.J\u2019essaie de faire sentir le trajet, les kilomètres qui s\u2019enchaînent » au fil du lent périple d\u2019Arthur pour rentrer au bercail.ALIGNER LES PUNCHS Le long métrage est l\u2019occasion d\u2019ajouter un peu de chair à certains personnages qui, dans les formats capsulaires de la série, pouvaient parfois sembler unidimention- nels.C\u2019est sans doute le cas des deux principaux ahuris, Perceval et Caradoc (Franck Pitiot et Jean- Christophe Hembert), qui « s\u2019épaississent ».Mais, dans l\u2019ensemble, c\u2019est plutôt le contraire qui s\u2019est produit, conteste Alexandre Astier.« De mon coté du crayon, j\u2019ai la sensation inverse.J\u2019avais l\u2019impression d\u2019être plus introspectif, en format chroniques [dans la série], alors que là, le destin s\u2019emballe pour terminer cette saga. J\u2019ai plutôt l\u2019impression d\u2019avoir dû gérer les personnages dans l\u2019action [afin de dynamiser le rythme] et donc de leur donner un rôle plus ponctuel, sans vraiment prendre le temps de creuser.J\u2019avais souvent l\u2019impression de pouvoir moins explorer leur langue et leur personnalité, de moins pouvoir montrer \"l\u2019arrière-boutique\". » Tout comme la télésérie, qui de saison en saison a lentement glissé de la comédie décalée à la comédie dramatique, le ton du film accorde une place croissante à l\u2019émotion.Pas qu\u2019Alexandre Astier ait voulu reproduire la même courbe dramatique : « L\u2019incursion de flashbacks [retraçant la jeunesse d\u2019Arthur dans l\u2019armée romaine] impose aussi quelque chose d\u2019un peu plus émouvant, puisqu\u2019on est dans les choses qui l\u2019habitent et l\u2019angoissent » dans sa vie adulte.Quand on jongle avec les éléments dramatiques, ajoute-t-il, « ce qui est important, c\u2019est de ne pas s\u2019en excuser, ne pas se précipiter sur une blague sous prétexte qu\u2019on vient de dire un truc un peu sérieux.Quand les choses sont graves, elles le sont; et quand c\u2019est con, c\u2019est con.Moi, je rêve d\u2019un équilibre entre tout ça. » À la fois réalisateur et acteur principal de Kaamelott, Alexandre Astier fait revenir ses personnages au cinéma, dix ans après la fin de la série télé.\u2014 PHOTO MK2 MILE END YVES BERGERAS Le Droit CRITIQUE Il faudrait pouvoir signer deux critiques différentes pour le film Kaamelott : une destinée aux connaisseurs de cette série- culte, et l\u2019autre à l\u2019attention du grand public.Les premiers, nombreux (y compris au Québec, semble-t- il), seront ravis de retrouver, à quelques exceptions près, tous les petits et grands ahuris du royaume de Camelot.La cote fans serait de cinq étoiles, notamment parce que les absents ne dépassent pas les doigts d\u2019une main (quel tour de force que d\u2019avoir réussi à trouver une niche à tout le monde!).Les seconds découvriront une myriade de personnages, pour les deux tiers trop éphémères pour qu\u2019on prenne la peine de les présenter vraiment, risquant de se demander pourquoi le récit fait appel à 150 gugusses, dont 110 en apparition-éclair, alors que cette galerie aurait pu être condensée en 30 personnages.La cote nouveau venu serait plutôt de trois étoiles.DIALOGUES JUTEUX Kaamelott était une télésérie culte parodiant la geste arthu- rienne, en réduisant les chevaliers de la Table ronde à une équipe de « bras cassé » (incompétents) et en faisant de leur quête du Graal une épopée bien secondaire au regard des petits problèmes d\u2019intendance et de diplomatie que connaît le royaume de Bretagne.L\u2019histoire se concluait par le départ du roi Arthur et son remplacement par le despote Lancelot.On retrouve dans Kaamelott \u2014 Premier volet (le film préfigure déjà deux suites) tout ce qui a fait le succès de la série, à commencer par cette galerie de sympathiques personnages s\u2019exprimant au naturel, plutôt que de la façon dramatiquement soutenue qui caractérise ce genre de productions historiques.Des dialogues décalés au possible mais ciselés.Et pas moins juteux, dix ans après la fin de la série.Certes, le récit aurait pu se passer de la moitié des personnages, mais au risque de décevoir les amateurs.Et puis, c\u2019est ça, Kaa- melott : une grande ménagerie.Impossible de ne pas convoquer Merlin, la Dame du Lac ou beau- papa, ne serait-ce que pour quelques scènes minutées.Et comme s\u2019il n\u2019y avait pas déjà assez de visages dans l\u2019œuvre télévisée, on en rajoute.Et pourquoi pas?Surtout si c\u2019est pour aller chercher un prince de la chanson pop britannique, Sting, et quelques grosses pointures du cinéma français, dont Guillaume Gallienne et Clovis Cornillac.Sting se retrouve à la tête de l\u2019armée des Saxons que courtise Lancelot du Lac, lequel semble assumer sans grande passion son nouveau rôle de dictateur.Mais Sting, quoique correct dans son rôle (qui l\u2019oblige à parler en français), était nettement plus inquiétant dans le Dune de David Lynch.Il manque d\u2019ailleurs au film une véritable figure de grand méchant aussi fourbe que dangereux.RÉSISTER À L\u2019USURPATEUR Reste que le nœud de l\u2019action est, lui, condensé autour du roi Arthur et d\u2019une poignée de personnages.En l\u2019absence du roi, et en espérant son improbable retour, la Résistance a commencé à s\u2019organiser façon Star Wars.La trame du récit parvient à installer plusieurs nouveaux éléments, donnant effectivement un ressort bienvenu aux mésaventures de l\u2019ex-roi Arthur, qui avait perdu de sa superbe dans les derniers épisodes de la série.Le voilà qui revient d\u2019Orient, avec son look de sans-abri, pour se rapprocher lentement mais sûrement de Lancelot, dans un parcours semé d\u2019embûches et de sympathiques crétins, princes, péquenots ou amis délaissés, mais aussi parsemé de flashbacks, histoire d\u2019alimenter sa courbe dramatique et de ne pas rester au niveau de la comédie sans âme.C\u2019est ensoleillé (contrairement à la série, on a ici les budgets adéquats pour tourner allègrement en extérieur) et coloré (merci à l\u2019armée burgonde!).C\u2019est plutôt bien rythmé et parfois même touchant.Pour répondre à l\u2019un des personnages qui se demandait s\u2019il n\u2019« y aurait pas moyen de réduire la voilure sur la connerie », la réponse d\u2019Alexandre Astier, qui campe Arthur et réalise Kaa- melott, est : « Évidemment, y a moyen! » KAAMELOTT- PREMIER VOLET Le retour des rois des «?bras cassés?» Comment réagira-t-on, au royaume de Camelot, au retour du roi Arthur après dix ans d\u2019absence?\u2014 PHOTO MK2 MILE END « Pour une série télé de six heures, j\u2019avais, en temps ou en budgets, trois fois moins de moyens que pour ces deux heures- là.Ce que ça autorise, c\u2019est le détail.On a pu arrêter de suggérer les choses pour les montrer vraiment.Il y avait encore des [contraintes budgétaires], bien sûr, mais moins de privations. » \u2014 Alexandre Astier Au générique Cote : ?Titre : Kaamelott \u2013 Premier volet Genre : Comédie dramatique Réalisateur : Alexandre Astier Acteurs : Alexandre Astier, Alain Chabat, Géraldine Nakache et Sting.Durée : 2 h SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E14 ARTS MAGAZINE titre, il ne s\u2019agit pas d\u2019une nouvelle version remastérisée d\u2019Il était une fois dans l\u2019Est (1974) d\u2019André Brassard d\u2019après Michel Tremblay (ni d\u2019une variation sur les films de Leone).Mais les deux créateurs auraient aimé le cadre naturaliste et ces gens «ordinaires» qui doivent se débattre avec les tourments du cœur dans ce très réussi long métrage intimiste ancré dans la Russie villageoise.Présenté dans la section Un certain regard du Festival de Cannes 2019, le film de Larissa Sadilova (Elle, Fiston) s\u2019inspire d\u2019une histoire vraie.Celle d\u2019amoureux qui se retrouvaient dans un camion à l\u2019occasion d\u2019allers-retours entre Moscou et Briansk (région dont la cinéaste est originaire).Elle a donc imaginé cet adultère entre Anna (Kristina Schneider) et Egor (Egor Barinov).La femme prend l\u2019autobus pour la capitale pour aller vendre ses tricots.Son voisin routier la cueille à la sortie de Trubchevsk et le couple infidèle poursuit son chemin ensemble.Larissa Sadilova aurait pu se contenter de ce canevas d\u2019amour, d e d é s i r e t d e c o n t r a i n t e s sociales, mais elle a aussi intégré les conjoints trompés, Ioura (Yuri Kiselev) et Tamara (Mariya Semyonova).Pendant que les premiers se butent à une impasse \u2014 laisser son mari ou sa femme en Russie tombe sur le coup de l\u2019opprobre social comme au Québec il y a 50 ans \u2014, les seconds commencent à avoir des doutes\u2026 Rien de révolutionnaire dans cette valse de mensonges, de non- dits et d\u2019aveuglement volontaire.Mais Sadilova a délicatement brodé son récit, laissant fréquemment l\u2019image prendre le dessus sur les dialogues, dans une réalisation épurée misant sur des plans assez longs pour que le réel s\u2019insère dans la fiction.L\u2019utilisation très judicieuse des ellipses permet de faire progresser la narration, rythmée par les quatre saisons, campée dans un décor qui évoque fortement le Québec \u2014 et dans un style «documentaire» qui rappelle le cinéma direct des Brault, Perreault, Groulx et compagnie.Entre mélancolie et une touche d\u2019humour, Il était une fois dans l\u2019Est s\u2019évertue aussi à tracer les contours d\u2019une société engluée dans son patriarcat et la servitude de femmes qui peinent à se libérer de ce carcan.À ce chapitre, la réalisatrice a fait d\u2019Anna sa véritable héroïne, prête à assumer les conséquences de ses actes, alors qu\u2019Egor se réfugie dans la pensée magique \u2014 il répète constamment «tout va s\u2019arranger».Reste que le plus fascinant demeure de deviner dans ces images la tension entre la tradition incarnée par le quatuor et la modernité de leurs enfants.Il y a encore de l\u2019espoir au pays de Poutine.Un très beau film, qui offre autant du dépaysement qu\u2019une étrange familiarité.Il était une fois dans l\u2019Est est présenté au cinéma le Tapis Rouge IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L\u2019EST JE TE TROMPE, MOI NON PLUS Au générique Cote : HHH1/2 Titre : Il était une fois dans l\u2019Est Genre : Drame Réalisatrice : Larissa Sadilova Acteurs : Kristina Schneider, Egor Barinov, Yuri Kiselev, Mariya Semyonova Durée : 1h20 ÉRIC MOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Ne vous laissez pas tromper par le Les voisins Egor (Egor Barinov) et Anna (Kristina Schneider) vivent un amour interdit.\u2014 PHOTO K-FILMS AMÉRIQUE RÉALISATION RICARDO TROGI SCÉNARIO LOUIS MORISSETTE, JEAN-FRANÇOIS LÉGER ET FRANÇOIS AVARD LOUIS MORISSETTE ÉMILIE BIERRE XAVIER LEBEL CATHERINE CHABOT «C\u2019EST UNE RÉUSSITE! ÇA MÉRITE D\u2019ÊTRE VU ET PARTAGÉ!» Bien entendu (ICI Première Chaîne) - Georges Privet «UNE SATIRE MORDANTE.UN SOLIDE DIVERTISSEMENT!» Journal de Montréal - Maxime Demers «ÉMILIE BIERRE EST ABSOLUMENT EXTRAORDINAIRE!» Puisqu\u2019il faut se lever (98.5FM) - Jessika Brazeau «C\u2019EST RÉUSSI! UNE MAGNIFIQUE DISTRIBUTION!» LCN Nouvelles (LCN) - Marie-Andrée Poulin PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE LeGuideDeLaFamilleParfaite.com leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E15 FÉLIX LAJOIE Le Soleil Un rêve comme les Olympiques va assurément pousser l\u2019humain à se surpasser.Mais le dépassement ne s\u2019effectue pas toujours de la manière qu\u2019on l\u2019avait initialement prévu.Le film québécois Sam raconte l\u2019histoire d\u2019un jeune nageur qui devra ainsi changer ses plans et sortir des sentiers battus pour atteindre son but\u2026 et trouver la paix.Sam est un suspense psychologique qui expose le destin inattendu d\u2019un nageur de haut niveau, incarné par Antoine-Olivier Pilon.Cependant, le film ne concerne pas seulement les amateurs de sports, assure le réalisateur, Yan England.Sam est plutôt destiné à garder toute la famille, sportive ou pas, sur le bout de son siège.Même si, dans le long métrage, Antoine-Olivier Pilon personnifie un nageur, l\u2019histoire \u2014 et la morale, si le cinéphile en cherche une \u2014 peut s\u2019appliquer à tous les gens passionnés, qui ne vivent que pour un seul rêve, selon le réalisateur.« Je voulais vraiment explorer le monde des gens qui sont déterminés à atteindre leur objectif, leur rêve, quitte à faire des sacrifices et à changer leurs plans de départ », explique-t-il.Bien que les plus grands sportifs de ce monde accomplissent des choses merveilleuses devant les projecteurs, ils affrontent aussi des moments sombres et des défis personnels comme le commun des mortels.Selon Yan England, on sous-estime les répercussions tentaculaires de ces défis.C\u2019est un des thèmes qu\u2019il expose dans son œuvre, puisque Sam n\u2019est pas le seul personnage qui doit surmonter des épreuves.Loin d\u2019un long métrage moralisateur, Sam est destiné à toucher les sentiments de tous les spectateurs, quel que soit leur âge ou leur origine : « Je voulais vraiment que les gens aillent voir le film et se disent en sortant : \u201cHé! cette histoire-là, ça pourrait m\u2019arriver à moi aussi\u201d », illustre le réalisateur.UN MARATHON AU LIEU D\u2019UN SPRINT Yan England est lui-même un sportif, et pas un sportif du dimanche.Il a pratiqué activement la natation, la course à pied, l\u2019athlétisme et le tennis.Il a entrainé de jeunes nageurs tous les étés pendant près de dix ans et il a complété quelques triathlons.Son premier long métrage 1:54, qui a reçu plusieurs prix, était lui aussi porté par une histoire sportive.Ainsi, pas question pour le cinéaste d\u2019engager des nageurs amateurs, quel que soit leur talent dans l\u2019eau.Possédant quelques contacts dans le domaine, Yan England a communiqué avec l\u2019équipe Neptune natation, qui a accepté de participer au projet.Des nageurs de niveau universitaire d\u2019un peu partout au Québec se sont aussi joints à l\u2019aventure.Pas question non plus d\u2019utiliser n\u2019importe quelle piscine pour le tournage.Yan England voulait absolument le stade olympique de Montréal.« Ils ont tellement de belles installations.Ce sont nos installations à nous et elles ne portent pas le nom olympique pour rien.» En effet, elles ont été revampées en 2015 et elles sont maintenant conformes aux normes de la Fédération internationale de natation.Un peu à l\u2019image de l\u2019histoire de Sam, le tournage du film n\u2019a pas été un long fleuve tranquille pour Yan et son équipe.Il a commencé à la fin de l\u2019hiver 2020.Après deux semaines de travail où tout allait comme sur des roulettes, la date fatidique du 13 mars est arrivée, et comme pour tout le monde, le tournage s\u2019est arrêté en raison du confinement.PLANCHER FRACTURÉ Un peu plus de trois mois plus tard, le cinéaste, les acteurs et les techniciens ont pu revenir sur le plateau.Mais les craintes étaient grandes de toutes parts.Tous se demandaient s\u2019ils étaient capables de reprendre le tournage sans que la pause paraisse à l\u2019écran.Heureusement, selon les dires de chacun, le redémarrage s\u2019est effectué sans problèmes.« Sérieusement, on aurait dit qu\u2019on revenait simplement d\u2019une fin de semaine de trois jours », affirme Yan England.La pandémie n\u2019est pas le seul obstacle qui a retardé le tournage : peu après la reprise des activités, l\u2019équipe appris que le bassin de la piscine olympique était fracturé\u2026 et qu\u2019elle devrait attendre encore un peu avant de continuer à filmer.Outre Antoine-Olivier Pilon dans le rôle de Sam, la distribution compte Stéphane Rousseau, Mylène Mackay et Milya Corbeil-Gauvreau.Sam prend l\u2019affiche le 28 juillet.YAN ENGLAND VIVRE POUR UN SEUL RÊVE Au contraire du réalisateur Yan England, Antoine-Olivier Pilon n\u2019est pas un amoureux du sport, mais plutôt un sportif occasionnel.Comme pour 1:54, dans lequel il incarnait un coureur, il a ainsi été obligé de sortir de sa zone de confort pour Sam.« C\u2019était parfait pour moi, parce que j\u2019aime relever des défis », affirme-t-il.Lorsqu\u2019on lui demande s\u2019il s\u2019est inspiré d\u2019un grand nageur ou d\u2019un athlète pour entrer dans son rôle, il répond par la négative.En fait, pour mieux jouer son personnage, il a vécu le véritable mode de vie d\u2019un athlète pendant plusieurs semaines.Des semaines qui se sont transformées en mois, pause COVID oblige.Tel un sportif déterminé, il a fait de nombreux sacrifices durant cette période : « J\u2019ai arrêté de sortir, j\u2019ai arrêté de boire et de fumer.J\u2019ai aussi dû m\u2019entrainer tous les jours », explique-t-il.Un entrainement physique certes, mais spécialisé en natation.Entre autres, Pierre Lamy, entrai- neur en natation à l\u2019Université de Montréal qui compte 36 années d\u2019expérience, était présent pour le guider.Résultat : très rares sont les scènes où Sam n\u2019est pas joué par Antoine-Olivier, selon la productrice Denise Robert.Le comédien a même dû suivre une diète stricte pendant le tournage ainsi qu\u2019un programme de déshydratation pour paraitre plus musclé.Lorsque le film a été enfin terminé, il avoue avoir eu « une écœurite » de la natation et du sport en général.Après cette expérience, Antoine- Olivier dit avoir développé « un énorme respect pour les sportifs de haut niveau ».Est-ce que, selon lui, on peut établir un parallèle entre les sacrifices d\u2019une carrière d\u2019acteur et celle d\u2019un athlète d\u2019élite ?« Les sportifs font tellement de sacrifices et ils mettent tellement d\u2019efforts qu\u2019un jour leur corps ne suit plus.Je pense que nous, on est chanceux parce qu\u2019on peut faire ce qu\u2019on aime jusqu\u2019au jour où ça ne nous tente simplement plus », explique Antoine-Olivier.FÉLIX LAJOIE, LE SOLEIL Antoine-Olivier Pilon, sportif du dimanche Yan England (au centre) en compagnie d\u2019Antoine-Olivier Pilon et Stéphane Rousseau, deux des acteurs principaux du long métrage Sam, dont la sortie est annoncée pour le 28 juillet.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E16 ARTS MAGAZINE HORTICULTURE LARRY HODGSON Collaboration spéciale V ous voulez savoir comm e n t a u g m e n t e r l a ré c o l t e d e s l é g u m e s dans votre potager d\u2019un tiers?Il suffit de faire des semis successifs! À mesure que vous récoltez vos légumes racines et vos légumes feuilles, certaines parties de votre potager peuvent commencer à paraître dénudées.Mais il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019il en soit ainsi.D\u2019ailleurs, ce n\u2019est même pas une très bonne idée, car ces espaces vides invitent les mauvaises herbes.Il est beaucoup plus sage de semer d\u2019autres légumes, des légumes à croissance rapide toutefois, pour combler les trous.On appelle ces semis faits sur le tard des semis successifs.Il suffit de faire de nouveaux semis dans les espaces laissés vides par votre première récolte.Il faut quand même que l\u2019espace soit au soleil au moins une bonne partie de la journée (certains légumes, comme la tomate et le chou, qui s\u2019élargissent en mûrissant et ainsi ombragent le sol à leur pied, ne sont pas nécessairement de bons compagnons pour les semis avides de soleil).Évidemment, au Québec, il n\u2019y a pas assez de temps pour faire des semis successifs de légumes à maturation lente, notamment des semis de légumes fruits comme les tomates ou les aubergines qui peuvent nécessiter 4 ou 5 mois de culture avant de produire des fruits prêts à être récoltés.On peut cependant faire au moins une deuxième culture de la plupart des légumes racines et légumes feuilles.Certains légumes, comme la laitue, les épinards et le radis, se prêtent d\u2019ailleurs à plusieurs semis successifs durant la saison, toutes les deux semaines, et ce, durant tout l\u2019été, afin de vous assurer d\u2019avoir toujours quelque chose de frais à croquer jusqu\u2019à la fin de l\u2019automne.Même dans le cas des légumes à maturation assez lente, on peut faire un deuxième semis si on ne vise à consommer que le feuillage.Un oignon semé à la fin de juillet, par exemple, n\u2019aura pas le temps de faire un bulbe avant l\u2019automne, mais on pourra le consommer comme oignon vert.Beaucoup de légumes racines ont des feuilles comestibles et on peut donc en faire des semis successifs même si leurs racines n\u2019auront pas le temps d\u2019atteindre leur taille maximale : betteraves, carottes, navets, etc.Chez les légumes feuilles, peut- être n\u2019aurez-vous pas assez de temps pour voir certains mûrir pleinement \u2014 qu\u2019une laitue pom- mée fasse une pomme dense, par exemple \u2014, mais vous pourrez quand même les manger\u2026 sous forme de «bébés feuilles».COMBIEN DE TEMPS AVANT LE GEL?Dans la plupart des régions du Québec, le premier gel d\u2019automne survient vers la fin de septembre ou même en octobre.Sachant ce détail, vous trouverez bien pratique le tableau, présenté ci- contre, de légumes et de fines herbes avec leur date de récolte.Avec cette information en tête, il vous suffira de sortir un calendrier et de compter à rebours pour savoir jusqu\u2019à quand vous pouvez faire des semis successifs de vos légumes préférés.COMBLER LES VIDES AVEC D\u2019AUTRES LÉGUMES 1 Dès que vous libérez une section de potager, plantez autre chose.Cela permet d\u2019augmenter la récolte jusqu\u2019à un tiers et de freiner les mauvaises herbes.\u2014 PHOTO 123RF/ STOCKBROKER 2 Les bébés laitues seront prêts à récolter en seulement quatre semaines.\u2014 PHOTO 123RF/DLEONIS DES SEMIS AU FRAIS Peu de semis aiment les températures extrêmement chaudes.En période de canicule (températures de 30 °C et plus), retardez les semis un peu ou semez un peu plus profondément que d\u2019habitude.Et aussi, arrosez davantage.Ou semez dans la maison (s\u2019il y fait plus frais) et repiquez les plantules quand la canicule est passée.Un bon paillis (quand les semis sont assez hauts pour permettre son installation) aidera aussi à garder le sol plus frais.Donc, pensez-y : dès qu\u2019un espace se libère au potager, plantez autre chose! 2 1 3 L\u2019aneth est prête à récolter en seulement quatre semaines.\u2014 PHOTO 123RF leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E17 LÉGUME AVANT LA RÉCOLTE Aneth 4 semaines Basilic 8 semaines Basilic bébé 4 semaines Bette à carde 10 semaines Bette à carde bébé 4 semaines Betterave 8 semaines Betterave bébé 4 semaines Bok choy 7 à 8 semaines Bok choy bébé 4 semaines Carotte bébé 8 semaines Chou 8 à 12 semaines Chou bébé 6 semaines Chou kale bébé 6 semaines Chou-rave 6 semaines Coriandre (cilantro) 4 semaines Courge d\u2019été 8 semaines Endive 8 semaines Épinards 5 à 6 semaines Épinards bébés 2 semaines Haricot nain 8 semaines Laitue bébé 4 semaines Laitue pommée 8 semaines Mizuna (et autres moutardes) 8 semaines Mizuna bébé 4 semaines Navet 6 semaines Oignons verts (oignonets) 3 semaines Oignons verts (semences) 6 semaines Persil 6 semaines Pois 8 semaines Radis ronds 4 semaines Roquette 4 semaines ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE \u203a Si votre sol est sablonneux, arrosez plus souvent, mais moins longtemps.\u203a N\u2019oubliez pas d\u2019inclure des plantes d\u2019asclépiade au jardin pour nourrir les chenilles du papillon monarque.\u203a Certaines fines herbes sont très envahissantes.Pour les empêcher de se ressemer, supprimez alors les fleurs fanées des plantes suivantes : aneth, anis, bourrache, cari, cerfeuil, coriandre, mélisse et origan.Vous cherchez des activités horticoles pour meubler vos temps libres?En voici quelques-unes pour les jours qui viennent.Radio CKIA et Facebook Live L\u2019émission radiophonique et virtuelle le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM 88,3 et sur facebook.com/JardinierParesseux.Formations horticoles en ligne L\u2019agronome Lili Michaud offre des formations en ligne que vous pouvez suivre à votre rythme dans le confort de votre foyer.Au programme : Les ravageurs et les maladies au potager, Le compostage domestique, Les fines herbes de la terre à la table, Le potager : planification, aménagement et entretien et Les trucs de culture de 25 légumes, de l\u2019ail à la tomate.Coût : 25 $ et 30 $ + taxes.Pour information et inscription : lilimichaud.com Pour toute activité horticole, écrivez- nous à courrierjardinierparesseux@ yahoo.com.DRÔLE DE MOUSSE DANS LE COMPOST Q J\u2019aimerais connaître le nom des intrus qui poussent dans mon compost depuis quelques semaines.Est-ce des champignons?Est-ce bon pour mon compost?Rose-Marie Champagne R Il s\u2019agit de myxomycètes, appelés slime molds par les anglophones, et malgré leur apparence, ce ne sont pas des champignons, ils appartiennent aux protistes : une catégorie d\u2019êtres vivants bien différente.Notamment, ces «myxos» se déplacent lentement mais sûrement, allant çà et là comme des amibes, digérant les matières organiques, les bactéries, et les moisissures qu\u2019ils rencontrent.Curieusement, chaque colonie est composée d\u2019une seule grande cellule avec plusieurs noyaux.On peut les trouver dans le compost, mais aussi dans les forêts, les prés et les jardins\u2026 presque n\u2019importe où, en fait.On les considère comme bénéfiques et inoffensifs pour les humains, les animaux et les végétaux.Certains sont même comestibles.Leurs spores peuvent toutefois déclencher le rhume des foins et l\u2019asthme chez certaines personnes sensibles.La présence de myxomycètes dans le compost est tout à fait normale et même souhaitable, donc il n\u2019est pas nécessaire de les supprimer.Par contre, si jamais leur présence vous dérange, il suffirait de retourner le compost pour les faire disparaître.FAUT-IL CONGELER LES GRAINES AVANT DE LES SEMER?Q Concernant les graines, comme celles du marronnier, du chêne, du hêtre, du noisetier, de l\u2019amandier, etc., on m\u2019a mentionné récemment qu\u2019il fallait que ces graines passent un hiver à l\u2019extérieur avant de les planter.En un mot, il paraît qu\u2019il faut que les graines gèlent une fois avant de les planter.J\u2019aimerais savoir si c\u2019est vrai et quelle en est la raison.Et qu\u2019en est-il pour les petits sachets de graines qu\u2019on achète?Faut-il que ces graines gèlent aussi?M.F.Gingras R Beaucoup de semences des plantes de climat froid \u2013 surtout des arbres, des arbustes et des vivaces, mais aussi certaines annuelles, doivent subir une longue période de froid humide avantage de germer.On appelle cela la vernalisation ou la stratification à froid et ce besoin varie d\u2019une espèce à l\u2019autre.D\u2019ailleurs, l\u2019idée est parfaitement logique.La plupart des graines tombent au sol à l\u2019automne, mais ce n\u2019est pas la bonne saison pour la germination, car les semis ainsi produits, encore jeunes et fragiles, ne passeront pas l\u2019hiver.Mais à la place, les graines des plantes nordiques entrent en dormance et ne peuvent être «réveillées» avant le printemps.Certaines variétés sont programmées pour nécessiter un traitement au froid minimal seulement 3 ou 4 semaines; pour d\u2019autres, c\u2019est quelques mois! Et notez que le gel n\u2019est pas nécessaire.C\u2019est le froid (des températures de moins de 8 °C) qui compte.Aussi, le sol qui les entoure doit être humide.Sans humidité \u2014 si, par exemple, vous mettiez un sachet de semences sec au réfrigérateur \u2014, il n\u2019y aura pas de germination.Normalement, on sème les graines qui ont besoin de vernalisation en pleine terre tard à l\u2019automne ou encore, dans un pot de terreau humide qu\u2019on place au réfrigérateur pour imiter les conditions de plein air.Quand vous achetez des semences en sachet, habituellement le fournisseur indique par écrit sur le sachet si les graines ont besoin d\u2019une vernalisation et, si oui, de quelle durée.RÉPONSES À VOS QUESTIONS Des questions S.V.P.! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 CALENDRIER HORTICOLE Myxomycètes dans du compost \u2014 PHOTO ROSE-MARIE CHAMPAGNE 3 SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E18 ARTS MAGAZINE 6 5 4 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com O n a trop longtemps c o n n u l \u2019A l l e m a g n e sous le cap des vins blancs sucrés et bas de gamme.Il me vient tout de suite en mémoire une bouteille noire et une bouteille bleue, que je ne nommerai pas, mais si vous êtes de cette génération, vous savez exactement de quels vins il s\u2019agit.Sinon, oubliez tout de suite la référence, car cette époque est révolue et l\u2019offre s\u2019est grandement bonifiée depuis, au point de nous épater avec des vins d\u2019exception comme dans la mer veilleuse sélection que voici.1 SCHÄFER-FRÖHLICH TROCKEN RIVANER NAHE 2018 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/l Si vous avez envie d\u2019impressionner vos papilles avec de nouvelles saveurs, voici le vin à vous offrir : un rivaner qui est en fait le nouveau nom donné au müller-thurgau, un croisement entre riesling et madeleine royale.Dans un profil herbacé et acidulé, il offre une bonne fraîcheur doublée d\u2019une légère effervescence volontairement ajoutée pour en faire un vin facile à boire et super rafraîchissant pour l\u2019apéro, servi avec des olives, des fromages et des charcuteries.2 DREISSIGACKER WEISSBURGUNDER RHEINHESSEN 2019 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/l \u2022 Biodynamie Un cépage qu\u2019on ne boit pas souvent, le weissburgender, ou pinot blanc, très tendance actuellement en Allemagne, car il est plus doux et plus crémeux que le riesling.Celui-ci est léger et frais sur un fruit agréablement miellé et suave qui en fait un excellent choix pour accompagner les mets asiatiques.Reconnu pour garder ses vins très longtemps sur lie, le vigneron Jochen Dreissigacker a repris les rênes du vignoble familial au début de sa vingtaine et complètement changé le profil des vins, en plus de convertir son domaine en biodynamie.Ses vins sont bien représentatifs du terroir du Rheinhessen, mais sans être exempts de personnalité, résultat d\u2019une agriculture soignée et d\u2019un travail patient et attentif dans le cellier.3 WEINGUT EMRICH- SCHÖNLEBER RIESLING NAHE TROCKEN 2019 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/l Un riesling sec, élégant et droit avec des notes florales de camomille, de pomme verte et une délicate pointe de lime dans sa finale qui révèle l\u2019expression minérale des sols d\u2019ardoise et d\u2019argile qui ont alimenté la vigne.Une cuvée élaborée en Allemagne spécialement pour le marché du Québec par la famille Schönleber, à boire maintenant ou à garder de 6 à 8 ans.4 DR.LOOSEN RIESLING MOSEL 2020 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ? g/l Moselle est la plus prestigieuse région vinicole du pays, réputée pour ses grands vins liquoreux et ses rieslings de garde.Les meilleurs terroirs sont composés d\u2019ardoise très ancienne datant du dévonien, souvent sur des pentes très abruptes qui surplombent la rivière Moselle et commandent une agriculture héroïque.Dr. Loosen est un vignoble réputé qui cumule les distinctions.Une valeur sûre pour un vin doux à prix doux, léger en alcool et très agréable à déguster avec des fromages, en après-midi, avec un dessert ou à l\u2019apéro avec du foie gras.5 J.BÄUMER PINOT NOIR 2020 ? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ? g/l Une découverte coup de cœur! Parfait pour la saison, ce pinot du Rheingau se boit comme un vin de soif.Droit, léger et super digeste avec de la gourmandise de fruits rouges comme la cerise, la framboise et la pomme grenade.À servir frais de préférence.6 BURG RAVENSBURG PINOT NOIR 2017 ?,? $ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,? % \u2022 ?,? g/l Baden est la région de prédilection pour le pinot noir, en Allemagne, et le terroir du vignoble Ravens- burg est particulièrement propice à de grands vins, car on y cultive la vigne depuis plus de 750 ans.Déjà au 13e siècle, les moines cisterciens de Bourgogne l\u2019avaient repéré.Le vignoble appartient depuis 2009 au groupe Heitlin- ger, dirigé de main de maître par le vigneron Claus Burmeister qui a justement découvert sa passion dans les chais de Ravensburg, où jeune adolescent, il travaillait l\u2019été dans le but de pouvoir se payer une mobylette.Belle histoire, et le vin est encore meilleur.Un pinot qui a de la profondeur, de la substance, et d\u2019élégants tannins viennent couronner ce millésime 2017 où le fruit frais rejoint le sous-bois sur des notes de champignon en finale.Prêt à boire ou à garder jusqu\u2019en 2025.BIO Pour en savoir davantage, suivez-moi sur www.sommeliereaventuriere.com La Moselle est réputée pour ses grands vins liquoreux et ses rieslings de garde.\u2014PHOTO @WINEOFGERMANYCANADA DÉCOUVRIR L\u2019ALLEMAGNE D\u2019AUJOURD\u2019HUI 1 2 3 leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E19 V ous voilà sur les routes du Québec, à la recherche des meilleures cuvées brassicoles, pour une petite escapade de quelques jours ou une étape pendant vos vacances.Plusieurs emprunteront les routes des bières officielles, d\u2019autres se laisseront aller au gré de leurs envies.Je vous propose cinq brasseries qui méritent votre attention.ROBIN BIÈRE NATURELLE J\u2019en parle souvent de Robin, mais j\u2019adore ce qu\u2019ils font.La notion de terroir et d\u2019affinage de leurs cuvées apporte beaucoup à notre culture bière.Cet été, vous pouvez profiter du nouveau Beer Garden derrière le chai, proposant quelques lignes de fût, une cuisine bistronomique et assez de place pour recevoir des dizaines de convives.De quoi se ravitailler en chemin, tout en passant par la boutique pour sélectionner quelques bouteilles du moment.De la saison en fût, avec une légère touche acidulée, des notes de foin et de céréales, et une amertume bien contrôlée, ça ne se refuse pas ! 6547, rue Foster, Waterloo, J0E 2N0 ESPACE DUNHAM Attenant à la brasserie, le nouvel Espace Dunham propose un lieu de rencontres et de découvertes à l\u2019extérieur.Cela fait quelques années que Sébastien Gagnon, copropriétaire de la Brasserie Dunham me parlait d\u2019offrir aux gens de Dunham un espace qui allie la gastronomie, la bière et la détente.Voilà qui est fait.Vous pouvez donc profiter d\u2019installations confortables sous le soleil, de bières de la brasserie et d\u2019une cuisine BBQ texane en partenariat avec Dunham Smokehouse.Pensez à passer par la boutique pour découvrir les dernières cuvées du moment; de quoi faire plaisir aux amateurs de bière.3809, rue Principale, Dunham, J0E 1M0 AUX QUARTIERS BELLE GUEULE On ne présente plus les produits Belle Gueule disponibles partout au Québec, car ils font partie du paysage brassicole depuis des décennies.Mais connaissez-vous les Quartiers Belle Gueule, une grande terrasse derrière le nouveau pub de la brasserie à Montréal?Depuis quelques mois, Jan- Philippe Barbeau, brasseur d\u2019expérience reconnu dans le milieu, y concocte différentes recettes en plus petite quantité qu\u2019à la brasserie voisine.On peut donc découvrir quelques cuvées exceptionnelles et uniques.De quoi sustenter les curieux et profiter de l\u2019offre de restauration légère sur place.579, avenue Christophe-Colomb, Montréal, H2J 3H3 BRASSERIE ARTISANALE ALBION Sur la route entre Québec et Montréal, prenez le temps de vous diriger vers Joliette pour vous ravitailler chez Albion.Depuis 2010, la brasserie prend plaisir à brasser des styles historiques et faire vivre la culture bière autrement.On trouve des petits trésors chez Albion; leurs bitters, pale ales et autres bières d\u2019inspiration britanniques sont une ode au savoir-faire d\u2019avant.Une façon d\u2019arrêter le temps à chaque gorgée et de profiter de la passion du personnel sur place.Vous pouvez même rapporter quelques cruchons pour faire découvrir cette brasserie à vos proches.408, boulevard Manseau, Joliette, J6E 3E1 MICROBRASSERIE LES GRANDS BOIS Lorsqu\u2019on me demande de nommer des exemples concrets de brasseries qui s\u2019investissent dans leur communauté, j\u2019aime nommer Les Grands Bois.D\u2019abord parce que la brasserie offre de l\u2019emploi dans sa communauté, mais également parce qu\u2019elle fait vivre la culture, le tourisme et plusieurs autres initiatives aux gens du coin.Cet été, le dernier bébé des Grands Bois est un parc en face de la brasserie, aménagé pour y faire une pause, mais également découvrir le savoir-faire de la région.La brasserie y organise, chaque vendredi, un marché public et présente un spectacle gratuit.N\u2019oubliez pas d\u2019aller vous ravitailler à la boutique juste en face.Vous y trouverez les bières habituelles de la brasserie, mais également quelques cuvées exceptionnelles.415, rue Tessier Est, Saint-Casimir, G0A 3L0 Cinq brasseries à découvrir sur la route des vacances La terrasse de Robin Bière naturelle à Waterloo.\u2014 PHOTO TIRÉE D\u2019INSTAGRAM Le nouvel Espace Dunham.\u2014 PHOTO OLIVIER PIERSON PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca DURANT TOUT L\u2019ÉTÉ, PHILIPPE VOUS PROPOSE DES CHRONIQUES BRASSICOLES TÉMOIGNANT DE SES DÉCOUVERTES ESTIVALES ET COUPS DE CŒUR DU MOMENT. SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E20 ARTS MAGAZINE SAMEDI 24 JUILLET 2021 leSoleil M44 RÉGAL leSoleil SAMEDI 24 JUILLET 2021 M45 RÉGAL P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 I N G R É D I E N T S , 1 5 M I N U T E S ; N U M É R O D \u2019 A O Û T 2 0 2 1 , V O L .1 2 , N O .0 3 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 205 °C (400 °F).2 Avec les mains, défaire le tofu en morceaux d\u2019environ 2 cm (3/4 de po).Saler et poivrer.3 Dans un bol, déposer la fécule de maïs.Ajouter les morceaux de tofu et remuer pour bien les enrober de fécule.4 Dans un autre bol, mélanger la végénaise avec la sriracha et le vinaigre de cidre.5 Prélever 45 ml (3 c.à soupe) de sauce, puis verser dans un petit bol.Ajouter 30 ml (2 c.à soupe) d\u2019eau et remuer.Réserver le reste de la sauce au frais.6 Dans un troisième bol, mélanger la levure avec la chapelure.7 Tremper les morceaux de tofu dans le mélange de sauce et d\u2019eau.Égoutter.Enrober de préparation à la chapelure.8 Sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin, déposer les morceaux de tofu.Cuire au four de 20 à 25 minutes, en remuant à mi-cuisson.9 Servir les bouchées de tofu avec la sauce.www.5ingredients15minutes.com/ fr/recettes/plats-principaux/ bouchees-de-tofu-sauce-epicee Préparation : 15 minutes \u2022 Cuisson : 20 minutes \u2022 Quantité : 4 portions Végé / sans lactose / sans noix / sans œuf 2 SRIRACHA AU GOÛT 3 VÉGÉNAISE NANDO\u2019S 180 ML (3/4 DE TASSE) 4 LEVURE ALIMENTAIRE EN FLOCONS 125 ML (1/2 TASSE) 5 CHAPELURE PANKO 125 ML (1/2 TASSE) LA RECETTE DE LA SEMAINE BOUCHÉES DE TOFU, SAUCE ÉPICÉE PRÉVOIR AUSSI : \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de fécule de maïs \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de vinaigre de cidre INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES PAR PORTION Calories .926 Protéines .26 g Matières grasses .14 g Glucides .18 g Fibres .3 g Fer .3 mg Calcium .169 mg Sodium .134 mg PHOTO TIRÉE DU LIVRE JE CUISINE «CONFITURES ET PETITS POTS», PRATICO-PRATIQUES Préparation : 10 minutes Cuisson : 7 minutes Quantité : 375 ml (1 1/2 de tasse) INGRÉDIENTS \u2022 750 ml (3 tasses) de pacanes \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de sirop d\u2019érable \u2022 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019huile de noix de coco \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) d\u2019extrait de vanille \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de sel de mer PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 180 °C (350 °F).2 Déposer les pacanes sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin.Cuire au four de 7 à 9 minutes, jusqu\u2019à ce que les pacanes soient légèrement rôties.Retirer du four et laisser tiédir. 3 Dans le contenant du robot culinaire, déposer les pacanes.Méla nger quelques m i nutes, jusqu\u2019à l \u2019obtention d\u2019une pâte granuleuse.4 Ajouter le sirop d\u2019érable, l\u2019huile de noix de coco, la vanille et le sel de mer.Mélanger de nouveau, j u s q u \u2019 à l \u2019o b t e n - t ion d \u2019u ne te x t u re homogène.www.pratico-pratiques.com TARTINADE ÉRABLE, PACANES ET SEL DE MER Recette tirée du livre Je cuisine «Confitures et petits pots», Pratico- pratiques PAR PORTION Calories .214 Protéines .3 g Matières grasses .22 g Glucides .5 g Fibres .3 g Fer .1 mg Calcium .22 mg Sodium .98 mg Préparation : 20 minutes Cuisson : 20 minutes Quantité : 12 muffins Sans noix ni arachides INGRÉDIENTS \u2022 450 ml (1 3/4 de tasse + 4 c.à thé) de farine de blé entier \u2022 250 ml (1 tasse) de flocons d\u2019avoine à cuisson rapide \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de graines de chia \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de poudre à pâte \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de bicarbonate de soude \u2022 5 ml (1 c.à thé) de cannelle \u2022 2 pincées de sel \u2022 250 ml (1 tasse) de lait 2 % \u2022 1 œuf \u2022 80 ml (1/3 de tasse) de mélasse \u2022 80 ml (1/3 de tasse) de compote de pommes non sucrée \u2022 1 pomme Cortland coupée en cubes \u2022 250 ml (1 tasse) de canneberges séchées \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de gros flocons d\u2019avoine PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 205 °C (400 °F).2 Dans un bol, mélanger la farine de blé entier avec les flocons d\u2019avoine à cuisson rapide, les graines de chia, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude, la moitié de la cannelle et le sel.3 Dans un autre bol, mélanger le lait avec l\u2019œuf, la mélasse, la compote de pommes et les cubes de pomme.4 Incorporer graduellement les ingrédients secs aux ingrédients humides et remuer jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une préparation homogène, sans trop mélanger.Ajouter la moitié des canneberges et remuer délicatement.5 Déposer des moules en papier dans les douze alvéoles d \u2019un moule à muffins, puis y répartir la pâte.6 R é p a r t i r le s g r o s f lo c on s d\u2019avoine et le reste des canne- berges sur les muffins.Saupoudrer du reste de la cannelle.7 Cuire au four 10 minutes.8 Réduire la températ ure du four à 180 °C (350 °F) et prolonger la cuisson de 10 à 12 minutes, jusqu\u2019à ce qu\u2019un cure-dent inséré au centre d\u2019un muffin en ressorte propre.Retirer du four et laisser tiédir sur une grille.www.lesrecettesdecaty.com/fr MUFFINS AU BLÉ, AVOINE, POMMES ET CANNEBERGES P H O T O T I R É E D U M A G A Z I N E G A B R I E L L E V O L .1 0 , N O .1 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S Recette tirée du magazine Gabrielle Vol.10, No. 1, Pratico- pratiques PAR PORTION Calories .205 Protéines .5 g Matières grasses .3 g Glucides .40 g Fibres .6 g Fer .2 mg Calcium .134 mg Sodium .246 mg 1 TOFU FERME 1 BLOC DE 454 G Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes; Numéro d\u2019Août 2021, Vol.12, No.03, Pratico- pratiques Note Se conserve 1 à 2 semaines au réfrigérateur, et de 1 à 2 mois au congélateur. leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E21 SAMEDI 24 JUILLET 2021 leSoleil M44 RÉGAL Soleil SAMEDI 24 JUILLET 2021 M45 RÉGAL P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 I N G R É D I E N T S , 1 5 M I N U T E S ; N U M É R O D \u2019 A O Û T 2 0 2 1 , V O L .1 2 , N O .0 3 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 205 °C (400 °F).2 Avec les mains, défaire le tofu en morceaux d\u2019environ 2 cm (3/4 de po).Saler et poivrer.3 Dans un bol, déposer la fécule de maïs.Ajouter les morceaux de tofu et remuer pour bien les enrober de fécule.4 Dans un autre bol, mélanger la végénaise avec la sriracha et le vinaigre de cidre.5 Prélever 45 ml (3 c.à soupe) de sauce, puis verser dans un petit bol.Ajouter 30 ml (2 c.à soupe) d\u2019eau et remuer.Réserver le reste de la sauce au frais.6 Dans un troisième bol, mélanger la levure avec la chapelure.7 Tremper les morceaux de tofu dans le mélange de sauce et d\u2019eau.Égoutter.Enrober de préparation à la chapelure.8 Sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin, déposer les morceaux de tofu.Cuire au four de 20 à 25 minutes, en remuant à mi-cuisson.9 Servir les bouchées de tofu avec la sauce.www.5ingredients15minutes.com/ fr/recettes/plats-principaux/ bouchees-de-tofu-sauce-epicee Préparation : 15 minutes \u2022 Cuisson : 20 minutes \u2022 Quantité : 4 portions Végé / sans lactose / sans noix / sans œuf 2 SRIRACHA AU GOÛT 3 VÉGÉNAISE NANDO\u2019S 180 ML (3/4 DE TASSE) 4 LEVURE ALIMENTAIRE EN FLOCONS 125 ML (1/2 TASSE) 5 CHAPELURE PANKO 125 ML (1/2 TASSE) LA RECETTE DE LA SEMAINE BOUCHÉES DE TOFU, SAUCE ÉPICÉE PRÉVOIR AUSSI : \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de fécule de maïs \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de vinaigre de cidre INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES PAR PORTION Calories .926 Protéines .26 g Matières grasses .14 g Glucides .18 g Fibres .3 g Fer .3 mg Calcium .169 mg Sodium .134 mg PHOTO TIRÉE DU LIVRE JE CUISINE «CONFITURES ET PETITS POTS», PRATICO-PRATIQUES Préparation : 10 minutes Cuisson : 7 minutes Quantité : 375 ml (1 1/2 de tasse) INGRÉDIENTS \u2022 750 ml (3 tasses) de pacanes \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de sirop d\u2019érable \u2022 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019huile de noix de coco \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) d\u2019extrait de vanille \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de sel de mer PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 180 °C (350 °F).2 Déposer les pacanes sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin.Cuire au four de 7 à 9 minutes, jusqu\u2019à ce que les pacanes soient légèrement rôties.Retirer du four et laisser tiédir. 3 Dans le contenant du robot culinaire, déposer les pacanes.Méla nger quelques m i nutes, jusqu\u2019à l \u2019obtention d\u2019une pâte granuleuse.4 Ajouter le sirop d\u2019érable, l\u2019huile de noix de coco, la vanille et le sel de mer.Mélanger de nouveau, j u s q u \u2019 à l \u2019o b t e n - t ion d \u2019u ne te x t u re homogène.www.pratico-pratiques.com TARTINADE ÉRABLE, PACANES ET SEL DE MER Recette tirée du livre Je cuisine «Confitures et petits pots», Pratico- pratiques PAR PORTION Calories .214 Protéines .3 g Matières grasses .22 g Glucides .5 g Fibres .3 g Fer .1 mg Calcium .22 mg Sodium .98 mg Préparation : 20 minutes Cuisson : 20 minutes Quantité : 12 muffins Sans noix ni arachides INGRÉDIENTS \u2022 450 ml (1 3/4 de tasse + 4 c.à thé) de farine de blé entier \u2022 250 ml (1 tasse) de flocons d\u2019avoine à cuisson rapide \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de graines de chia \u2022 15 ml (1 c.à soupe) de poudre à pâte \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de bicarbonate de soude \u2022 5 ml (1 c.à thé) de cannelle \u2022 2 pincées de sel \u2022 250 ml (1 tasse) de lait 2 % \u2022 1 œuf \u2022 80 ml (1/3 de tasse) de mélasse \u2022 80 ml (1/3 de tasse) de compote de pommes non sucrée \u2022 1 pomme Cortland coupée en cubes \u2022 250 ml (1 tasse) de canneberges séchées \u2022 60 ml (1/4 de tasse) de gros flocons d\u2019avoine PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 205 °C (400 °F).2 Dans un bol, mélanger la farine de blé entier avec les flocons d\u2019avoine à cuisson rapide, les graines de chia, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude, la moitié de la cannelle et le sel.3 Dans un autre bol, mélanger le lait avec l\u2019œuf, la mélasse, la compote de pommes et les cubes de pomme.4 Incorporer graduellement les ingrédients secs aux ingrédients humides et remuer jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une préparation homogène, sans trop mélanger.Ajouter la moitié des canneberges et remuer délicatement.5 Déposer des moules en papier dans les douze alvéoles d \u2019un moule à muffins, puis y répartir la pâte.6 R é p a r t i r le s g r o s f lo c on s d\u2019avoine et le reste des canne- berges sur les muffins.Saupoudrer du reste de la cannelle.7 Cuire au four 10 minutes.8 Réduire la températ ure du four à 180 °C (350 °F) et prolonger la cuisson de 10 à 12 minutes, jusqu\u2019à ce qu\u2019un cure-dent inséré au centre d\u2019un muffin en ressorte propre.Retirer du four et laisser tiédir sur une grille.www.lesrecettesdecaty.com/fr MUFFINS AU BLÉ, AVOINE, POMMES ET CANNEBERGES P H O T O T I R É E D U M A G A Z I N E G A B R I E L L E V O L .1 0 , N O .1 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S Recette tirée du magazine Gabrielle Vol.10, No. 1, Pratico- pratiques PAR PORTION Calories .205 Protéines .5 g Matières grasses .3 g Glucides .40 g Fibres .6 g Fer .2 mg Calcium .134 mg Sodium .246 mg 1 TOFU FERME 1 BLOC DE 454 G Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes; Numéro d\u2019Août 2021, Vol.12, No.03, Pratico- pratiques Note Se conserve 1 à 2 semaines au réfrigérateur, et de 1 à 2 mois au congélateur. SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E22 ARTS MAGAZINE SAMEDI 24 JUILLET 2021 leSoleil M38 LE P\u2019TIT M G LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?C\u2019EST PLATE.QU\u2019EST-CE QU\u2019ON FAIT?Me promenant près d\u2019un marais où il y avait des quenouilles, je demande à ma petite-fille : «Qu\u2019est-ce que c\u2019est ça?» «Mais voyons mamie, des nouilles pour les grenouilles» \u2014 Jade, 3 ans FAITES- NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com Je dis à Alexandre qui jouait dans un jeu d\u2019eau au parc : «Alexandre, n\u2019oublie pas que tu as des vêtements».«Grand-maman, est-ce que je pourrais m\u2019habiller en tout nu?» \u2014 Alexandre, 4 ans Écoute un balado de clowns! Tu sais ce qu\u2019est un balado?C\u2019est comme une émission de radio que tu peux télécharger pour l\u2019écouter quand tu veux.Que dirais-tu de balados faits par des clowns?C\u2019est ce que propose Dr Clown dans tes oreilles aux jeunes de 4 à 12 ans.Dans chacun des trois épisodes de 10 minutes, des artistes clowns «thérapeutiques» te donnent des trucs sympas sur la relaxation, l\u2019imagination et le courage.C\u2019est disponible gratuitement sur les plateformes Spotify, Apple Podcast, Google Podcast.Drôle et éducatif! FRANCIS HIGGINS P H O T O 1 2 3 R F / W A V E B R E A K M E D I A M I C R O SOLUTION 1 Le haut de la cheminée sur la maison 2 L\u2019œil d\u2019un des oisillons 3 Une section d\u2019une des cordes du masque 4 Une des feuilles au-dessus de la maman oiseau 5 Une des branches dans l\u2019arbre tout à gauche 6 La forme de la queue de la maman oiseau 7 Un des doigts de la maman oiseau leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 E23 Unabonnement facile, rapide et sécurisé \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Nouvel été.Nouvelles de l\u2019été.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATION À LONG TERME.Abonnez-vous sans tarder sur lenouvelliste.ca N U M É R I Q U E Local.De calibre mondial.N U M É R I Q U E SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E24 ARTS MAGAZINE SAMEDI 24 JUILLET 2021 leSoleil M36 leSoleil SAMEDI 24 JUILLET 2021 M37 LE P\u2019TIT MAG Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante En Californie, les chèvres sont devenues de précieuses alliées dans la lutte aux incendies.Leur tâche?Elles broutent.Par dizaines, elles arpentent des terrains broussailleux et mangent les herbes qui pourraient facilement brûler.\u203a DES ZONES TAMPONS Le feu voyage très vite lorsqu\u2019il touche à des zones où il y a beaucoup d\u2019herbes mortes et sèches.C\u2019est dans ces situations que le feu passe d\u2019un bout de forêt à un autre et devient incontrôlable.Les chèvres créent donc des zones tampons.C\u2019est-à-dire qu\u2019en broutant, elles créent une zone qui empêche le feu d\u2019avancer parce qu\u2019il n\u2019y a plus rien à brûler.Rassure-toi, les chèvres ne sont pas mises en danger par le feu.Elles travaillent en prévention dans les zones qui pourraient brûler dans le futur.Elles ne sont pas maltraitées.Au contraire, pour elles, ces herbes sont de la nourriture.\u203a PAS SI VITE BIQUETTE! Le s c h èv re s s o n t re co n - nues comme des animaux qui mangent tout sur leur passage.À un certain point, cela peut devenir négatif, car il arrive qu\u2019elles tuent la biodiversité en mangeant tout.Pour cette raison, elles sont surveillées de près lorsqu\u2019elles sont au travail.Des personnes s\u2019assurent qu\u2019elles ne broutent pas trop en dehors de la zone établie.Les feux de forêt sont de plus en plus fréquents et dévastateurs.Le travail des chèvres pourrait donc devenir essentiel pour combattre cette menace de plus en plus présente.PHILIPPE JULIEN-BOUGIE DES CHÈVRES QUI PRÉVIENNENT LES FEUX DE FORÊT?! P H O T O 1 2 3 R F / S A B I N E H E I N D O R F Avez-vous déjà vu, dans une émission de télévision ou dans un film, deux personnes qui communiquent entre elles par la pensée, sans dire de mots?C\u2019est ce qu\u2019on appelle la télépathie.Cela est encore impossible dans la vraie vie, mais la science commence à rattraper la fiction grâce à un programme développé par un docteur de l\u2019Université de la Californie.Le docteur Edward Chang travaille avec un homme de 38 ans qui est surnommé Pancho.Dr Chang a créé une technologie qui permet à Pancho de communiquer avec les docteurs et sa famille sans même devoir ouvrir la bouche! Il doit simplement tenter de parler et les messages envoyés par le cerveau sont alors captés par un ordinateur qui écrit ensuite les mots sur un écran.\u203a UN ACCIDENT QUI A TOUT CHANGÉ Il y a de cela 18 ans, en 2003, Pancho a été victime d\u2019un grave accident de voiture.Cet accident a causé des blessures graves au niveau de son estomac et il a dû subir une opération qui a eu des effets secondaires sur sa santé.Pancho a été très malade et est tombé dans le coma pendant une semaine.À son réveil, il était incapable de bouger ni même de parler\u2026 \u203a UNE TECHNOLOGIE QUI REND LA COMMUNICATION PLUS FACILE! Après l\u2019accident, les médecins ont tenté de trouver une solution pour venir en aide à Pancho et lui permettre de s\u2019exprimer de différentes façons.Le fait d\u2019être paralysé a évidemment compliqué les choses grandement.Une façon qu\u2019avaient utilisée les médecins était de lui donner une casquette équipée d\u2019un pointeur qui lui permettait d\u2019écrire les mots sur un clavier d\u2019ordinateur, puisqu\u2019il était possible pour lui de bouger sa tête légèrement.Cela prenait beaucoup de temps, rendant la communication très difficile.Il ne pouvait écrire que 5 mots par minute.La nouvelle technologie développée par le docteur Chang et ses collègues lui permet maintenant d\u2019écrire entre 15 et 18 mots par minute.Les médecins qui travaillent sur cette technologie croient qu\u2019il est encore possible d\u2019améliorer le processus, mais ignorent s\u2019ils vont être capables d\u2019atteindre la vitesse d\u2019une conversation normale qui se situe environ à 150 mots par minute.Les chercheurs continuent leur travail pour rendre la technologie encore meilleure, mais aussi pour pouvoir la rendre accessible à d\u2019autres personnes comme Pancho qui sont aussi paralysées.FÉLIX LALIBERTÉ, JOURNALISTE STAGIAIRE UN HOMME PARALYSÉ RETROUVE LA PAROLE 18 ANS APRÈS L\u2019AVOIR PERDUE! P H O T O 1 2 3 R F / R O C K E T C L I P S Plusieurs espèces de tortues marines raffolent de méduses et les dévorent sans même se brûler.La tortue luth, qui est la plus grosse espèce de tortue au monde, mange presque uniquement des méduses.L\u2019aquarium de Fort Fisher, en Caroline du Nord, révèle que les tortues de mer ont des adaptations spécialisées dans leur bouche qui leur permettent de se protéger du venin.On appelle ces adaptations «papilles» : leurs papilles sont en forme d\u2019épines et se prolongent de leur gorge à leur estomac.Leurs papilles ont plusieurs fonctions.En plus d\u2019être une excellente protection contre le venin, elles aident également à décomposer leur nourriture et à expulser l\u2019excès d\u2019eau salée.\u203a LES AUTRES PRÉDATEURS DE LA MÉDUSE Il n\u2019y a pas que les tortues qui raffolent de méduses : les manchots, les albatros, les thons et les espadons mangent des méduses.D\u2019ailleurs, une étude publiée en 2018 dans la revue scientifique Trends in Ecology and Evolution a révélé qu\u2019avec les changements climatiques, de plus en plus d\u2019animaux pourraient se retourner vers les méduses.Comme la quantité de poissons et de krill est en baisse dans certaines zones des océans, les méduses pourraient éventuellement avoir un rôle encore plus important dans la chaîne alimentaire.Les tortues de mer jouent elles aussi un rôle important dans l\u2019écosystème.Elles permettent de contrôler la quantité de méduses, ce qui permet d\u2019éviter que des plages soient remplies.Les tortues de mer sont menacées par le réchauffement climatique, entre autres.Une étude de Global Change Biology a d\u2019ailleurs révélé que plus de la moitié des tortues de mer ont ingéré du plastique.Elles confondent les méduses avec d\u2019autres objets flottants, comme des sacs en plastique.De petits gestes, comme avoir un sac d\u2019épicerie réutilisable et ne pas lâcher de ballons dans les airs, peuvent aider les tortues! ROXANNE LACHAPELLE, JOURNALISTE STAGIAIRE LES TORTUES MANGENT DES MÉDUSES SANS SE BRÛLER! P H O T O 1 2 3 R F / F O U R O A K S Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Tokyo, notre journaliste-sta- giaire Gabriel Benoit te présentera des capsules vidéos! Il va t\u2019y expliquer d\u2019où viennent les Jeux, partager avec toi des anecdotes olympiques savoureuses et te donner également des informations pour que tu puisses bien apprécier certains sports lorsque tu les regarderas en compétition.Les capsules vidéos de Gabriel seront disponibles dans la section jeunesse de notre site Internet.Ne les rate pas! Elles te permettront d\u2019être le plus savant de la famille! ON TE PARLE DES OLYMPIQUES! UNE SEMAINE D\u2019ACTU leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E25 SAMEDI 24 JUILLET 2021 leSoleil M36 l S leil SAMEDI 24 JUILLET 2021 M37 LE P\u2019TIT MAG Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante En Californie, les chèvres sont devenues de précieuses alliées dans la lutte aux incendies.Leur tâche?Elles broutent.Par dizaines, elles arpentent des terrains broussailleux et mangent les herbes qui pourraient facilement brûler.\u203a DES ZONES TAMPONS Le feu voyage très vite lorsqu\u2019il touche à des zones où il y a beaucoup d\u2019herbes mortes et sèches.C\u2019est dans ces situations que le feu passe d\u2019un bout de forêt à un autre et devient incontrôlable.Les chèvres créent donc des zones tampons.C\u2019est-à-dire qu\u2019en broutant, elles créent une zone qui empêche le feu d\u2019avancer parce qu\u2019il n\u2019y a plus rien à brûler.Rassure-toi, les chèvres ne sont pas mises en danger par le feu.Elles travaillent en prévention dans les zones qui pourraient brûler dans le futur.Elles ne sont pas maltraitées.Au contraire, pour elles, ces herbes sont de la nourriture.\u203a PAS SI VITE BIQUETTE! Le s c h èv re s s o n t re co n - nues comme des animaux qui mangent tout sur leur passage.À un certain point, cela peut devenir négatif, car il arrive qu\u2019elles tuent la biodiversité en mangeant tout.Pour cette raison, elles sont surveillées de près lorsqu\u2019elles sont au travail.Des personnes s\u2019assurent qu\u2019elles ne broutent pas trop en dehors de la zone établie.Les feux de forêt sont de plus en plus fréquents et dévastateurs.Le travail des chèvres pourrait donc devenir essentiel pour combattre cette menace de plus en plus présente.PHILIPPE JULIEN-BOUGIE DES CHÈVRES QUI PRÉVIENNENT LES FEUX DE FORÊT?! P H O T O 1 2 3 R F / S A B I N E H E I N D O R F Avez-vous déjà vu, dans une émission de télévision ou dans un film, deux personnes qui communiquent entre elles par la pensée, sans dire de mots?C\u2019est ce qu\u2019on appelle la télépathie.Cela est encore impossible dans la vraie vie, mais la science commence à rattraper la fiction grâce à un programme développé par un docteur de l\u2019Université de la Californie.Le docteur Edward Chang travaille avec un homme de 38 ans qui est surnommé Pancho.Dr Chang a créé une technologie qui permet à Pancho de communiquer avec les docteurs et sa famille sans même devoir ouvrir la bouche! Il doit simplement tenter de parler et les messages envoyés par le cerveau sont alors captés par un ordinateur qui écrit ensuite les mots sur un écran.\u203a UN ACCIDENT QUI A TOUT CHANGÉ Il y a de cela 18 ans, en 2003, Pancho a été victime d\u2019un grave accident de voiture.Cet accident a causé des blessures graves au niveau de son estomac et il a dû subir une opération qui a eu des effets secondaires sur sa santé.Pancho a été très malade et est tombé dans le coma pendant une semaine.À son réveil, il était incapable de bouger ni même de parler\u2026 \u203a UNE TECHNOLOGIE QUI REND LA COMMUNICATION PLUS FACILE! Après l\u2019accident, les médecins ont tenté de trouver une solution pour venir en aide à Pancho et lui permettre de s\u2019exprimer de différentes façons.Le fait d\u2019être paralysé a évidemment compliqué les choses grandement.Une façon qu\u2019avaient utilisée les médecins était de lui donner une casquette équipée d\u2019un pointeur qui lui permettait d\u2019écrire les mots sur un clavier d\u2019ordinateur, puisqu\u2019il était possible pour lui de bouger sa tête légèrement.Cela prenait beaucoup de temps, rendant la communication très difficile.Il ne pouvait écrire que 5 mots par minute.La nouvelle technologie développée par le docteur Chang et ses collègues lui permet maintenant d\u2019écrire entre 15 et 18 mots par minute.Les médecins qui travaillent sur cette technologie croient qu\u2019il est encore possible d\u2019améliorer le processus, mais ignorent s\u2019ils vont être capables d\u2019atteindre la vitesse d\u2019une conversation normale qui se situe environ à 150 mots par minute.Les chercheurs continuent leur travail pour rendre la technologie encore meilleure, mais aussi pour pouvoir la rendre accessible à d\u2019autres personnes comme Pancho qui sont aussi paralysées.FÉLIX LALIBERTÉ, JOURNALISTE STAGIAIRE UN HOMME PARALYSÉ RETROUVE LA PAROLE 18 ANS APRÈS L\u2019AVOIR PERDUE! P H O T O 1 2 3 R F / R O C K E T C L I P S Plusieurs espèces de tortues marines raffolent de méduses et les dévorent sans même se brûler.La tortue luth, qui est la plus grosse espèce de tortue au monde, mange presque uniquement des méduses.L\u2019aquarium de Fort Fisher, en Caroline du Nord, révèle que les tortues de mer ont des adaptations spécialisées dans leur bouche qui leur permettent de se protéger du venin.On appelle ces adaptations «papilles» : leurs papilles sont en forme d\u2019épines et se prolongent de leur gorge à leur estomac.Leurs papilles ont plusieurs fonctions.En plus d\u2019être une excellente protection contre le venin, elles aident également à décomposer leur nourriture et à expulser l\u2019excès d\u2019eau salée.\u203a LES AUTRES PRÉDATEURS DE LA MÉDUSE Il n\u2019y a pas que les tortues qui raffolent de méduses : les manchots, les albatros, les thons et les espadons mangent des méduses.D\u2019ailleurs, une étude publiée en 2018 dans la revue scientifique Trends in Ecology and Evolution a révélé qu\u2019avec les changements climatiques, de plus en plus d\u2019animaux pourraient se retourner vers les méduses.Comme la quantité de poissons et de krill est en baisse dans certaines zones des océans, les méduses pourraient éventuellement avoir un rôle encore plus important dans la chaîne alimentaire.Les tortues de mer jouent elles aussi un rôle important dans l\u2019écosystème.Elles permettent de contrôler la quantité de méduses, ce qui permet d\u2019éviter que des plages soient remplies.Les tortues de mer sont menacées par le réchauffement climatique, entre autres.Une étude de Global Change Biology a d\u2019ailleurs révélé que plus de la moitié des tortues de mer ont ingéré du plastique.Elles confondent les méduses avec d\u2019autres objets flottants, comme des sacs en plastique.De petits gestes, comme avoir un sac d\u2019épicerie réutilisable et ne pas lâcher de ballons dans les airs, peuvent aider les tortues! ROXANNE LACHAPELLE, JOURNALISTE STAGIAIRE LES TORTUES MANGENT DES MÉDUSES SANS SE BRÛLER! P H O T O 1 2 3 R F / F O U R O A K S Pendant toute la durée des Jeux olympiques de Tokyo, notre journaliste-sta- giaire Gabriel Benoit te présentera des capsules vidéos! Il va t\u2019y expliquer d\u2019où viennent les Jeux, partager avec toi des anecdotes olympiques savoureuses et te donner également des informations pour que tu puisses bien apprécier certains sports lorsque tu les regarderas en compétition.Les capsules vidéos de Gabriel seront disponibles dans la section jeunesse de notre site Internet.Ne les rate pas! Elles te permettront d\u2019être le plus savant de la famille! ON TE PARLE DES OLYMPIQUES! UNE SEMAINE D\u2019ACTU SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E26 ARTS MAGAZINE SAMEDI 24 JUILLET 2021 leSoleil M5 LE MAG O our sa nouvelle campagne de marketing, le voyagiste Next Vacay a décidé de souligner le 11e anniversaire de la sortie du prodigieux film Inception du réalisateur Christopher Nolan.Pour ce faire, la compagnie spécialisée dans la recherche et la réservation de vols à bas prix a trituré des photos de 11 villes américaines.L\u2019idée?Donner à ces cités la même apparence que dans le film, soit des lieux repliés sur eux-mêmes, courbés, crochis, réfléchis dans un miroir, etc.Comme l\u2019était Paris dans les scènes de rêve qui mettaient en vedette Leonardo DiCaprio.Allez, faites tourner votre toupie et admirez ces photos! Et après, retournez voir Inception (c\u2019est tellement bon!) Info : nextvacay.com/inception-cities FRANCIS HIGGINS VIVRE DANS INCEPTION 1 Charlotte, Caroline du Nord \u2014 PHOTOS NEXT VACAY 2 Honululu, Hawaï 3 Minneapolis, Minnesota 4 New York, New York 5 Los Angeles, Californie 6 Miami, Floride P 3 2 1 6 5 4 leNouvelliste SAMEDI 24 JUILLET 2021 ARTS MAGAZINE E27 La journée est froide, pluvieuse, venteuse.Ce n\u2019est vraiment pas le temps idéal pour un amateur de plein air.Et pourtant, quelqu\u2019un, quelque part, se réjouit.MARIE TISON La Presse On a l\u2019impression que tout le monde déteste la pluie.Or, il y a des pagayeurs qui affectionnent une bonne ondée lorsqu\u2019elle permet de remplumer une rivière anémique.«Au printemps, le niveau d\u2019eau de la majorité des rivières était super bas, note Philipe Beau- champ, coordonnateur des opérations techniques chez Canot Kayak Québec.Presque aucune rivière à rapides n\u2019était praticable par manque d\u2019eau.Le niveau est justement remonté avec les dernières grosses pluies et plusieurs pagayeurs ont pu descendre des rivières qu\u2019ils n\u2019étaient pas capables de faire par manque d\u2019eau.» Il ajoute que le canot et le kayak se pratiquent très bien quand il pleut.«On est déjà habillés pour aller dans l\u2019eau, c\u2019est le plus beau sport du monde à faire sous la pluie.» Les randonneurs au long cours peuvent aussi aimer la pluie.si elle tombe avant l\u2019expédition ou pendant la nuit.C\u2019est qu\u2019ils dépendent de sources d\u2019eau en chemin et il peut être très embêtant de tomber sur des ruisseaux asséchés au moment où il faudrait remplir sa gourde.Émilie Saulnier-Burelle, directrice des communications chez Rando Québec, voit même certains avantages à la pluie pendant une randonnée.«Comme le vent, la pluie est une belle arme contre les moustiques», rappelle-t-elle.Les sentiers plus populaires risquent également d\u2019être moins achalandés.Elle souligne aussi que la pluie intensifie les odeurs, comme celles du feuillage ou de l\u2019humus des sous- bois.La pluie rehausse aussi les couleurs : tout est plus verdoyant.«On a un sentiment de réussite et d\u2019aventure beaucoup plus grand lorsqu\u2019on randonne sous la pluie, ou dans des conditions plus difficiles.Et le repas chaud en revenant à la maison est encore plus satisfaisant!» VIVE LE VENT! Lorsqu\u2019on parle de grands vents, il y a une catégorie d\u2019amateurs de plein air qui est particulièrement enchantée : les adeptes de cerfs-volants de traction, qu\u2019on parle de kitesurf ou de kitesnow.«Plus il vente, mieux c\u2019est, s\u2019enthousiasme François Tremblay, responsable de la sécurité et de la formation à la Fédération québécoise de kite.Normalement, pour les gens, la meilleure météo pour aller à la plage, c\u2019est quand il fait soleil, qu\u2019il fait 30 °C, qu\u2019il fait chaud, qu\u2019il fait beau.Nous, on va à la plage quand c\u2019est nuageux, quand il ne fait pas beau, qu\u2019il fait froid et qu\u2019il vente.» Il nuance et reconnaît que c\u2019est quand même plus plaisant avec du soleil.«Si on a un bon vent, 30 °C avec du soleil, on va se mettre de la crème solaire en masse et on va être bien contents, assure-t-il.Mais soleil ou pas, on va y aller quand même.» Selon le type d\u2019équipement, le cerf-volant de traction peut se pratiquer avec des vents relativement faibles ou encore avec des vents plutôt violents.«Le kite foil peut se pratiquer avec des vents de seulement 10 km/h.C\u2019est une espèce de planche avec un grand mât en dessous qui permet de survoler un peu la surface de l\u2019eau.» Le cerf-volant plus traditionnel nécessitera des vents d\u2019au moins 20 à 25 km/h.Il est possible d\u2019aller affronter des vents de 70 à 80 km/h.«Mais ça dépend du poids de la personne, de son habileté, de la grandeur de sa voile, précise M.Tremblay.Ce n\u2019est pas pour n\u2019importe qui, mais avec la voile appropriée, les compétences appropriées, ce sont des vents appréciés par beaucoup de personnes.» Les amateurs de kitesnow, comme les autres adeptes de sports d\u2019hiver, aiment le froid et la neige.Mais il y a froid et froid.«C\u2019est comparable au ski alpin.Oui, il y a des gens qui vont aller faire du ski alpin quand il fait - 20 °C, - 30 °C, mais c\u2019est sûr que le ski de printemps, tout le monde aime ça.Quand il fait - 10 °C, - 5 °C, la neige commence à ramollir, c\u2019est là que c\u2019est le plus plaisant.» Il se trouve même des sportifs qui ne craignent pas les inévitables redoux qui désespèrent les skieurs : les grimpeurs de glace.Si ces épisodes ne sont pas trop longs et pas trop intenses, ils peuvent permettre à l\u2019eau de couler de nouveau et d\u2019épaissir la cascade de glace lorsque le froid revient.L\u2019hiver 2018-2019, marqué par divers redoux, avait ainsi été très propice à l\u2019escalade de glace.Pour apprécier la température qui se présente, il suffit donc de pratiquer diverses activités de plein air et de choisir celle qui se prête le mieux à la météo.1 Les adeptes de cerfs-volants de traction sont particulièrement enchantés par les grands vents.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE 2 Le manque d\u2019eau empêche les pagayeurs de descendre certaines rivières.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, DAVID BOILY IL FAIT TOUJOURS BEAU POUR QUELQU\u2019UN, QUELQUE PART SAMEDI 24 JUILLET 2021 leNouvelliste E28 ARTS MAGAZINE S entez-vous le vent du Sud?Il pourrait souffler vers le Canada dès le 9 août en raison de l\u2019ouverture des frontières pour les Américains annoncée lundi.Déjà en début de semaine, Air Canada bonifiait ses horaires de vol pour les liaisons avec les villes américaines pour la fin de l\u2019été.On s\u2019attend donc visiblement à un retour des voyageurs américains en territoire canadien.Les Étatsuniens n\u2019attendaient pourtant pas une décision du Nord pour remballer passeport et maillot de bain.Il y a plusieurs semaines déjà qu\u2019ils s\u2019en donnent à cœur joie sur les réseaux sociaux, ayant repris les voyages comme avant.Idem pour l\u2019Europe, qui a repris ses droits sur Instagram, alors que des influen- ceurs ont recommencé à nous faire saliver à l\u2019idée de redevenir aventuriers.Parmi les choses que la pandémie a enseignées aux voyageurs indomptables, c\u2019est bien qu\u2019il restera toujours un coin du monde à explorer pour quiconque aura encore soif de bourlingue.Plus que jamais, elle me taraude, la certitude qu\u2019une vie ne suffira pas à me jeter dans les yeux tous les paysages, tous les hôtels originaux et tous les sourires étrangers qui me font envie.Elle me taraude juste un grain de sable de plus que cette indécision à savoir si le moment est bien choisi pour recommencer à écorner les pages de mon passeport.Pas de souci, j\u2019ai pris note du nouveau vol direct Montréal-Ho- nolulu annoncé récemment par Air Canada.J\u2019ai les fjords de Norvège et les montagnes de la Géorgie qui me reviennent en tête sporadiquement, comme la Poly- nésie française, qui me faisait envie avant la pandémie, avec son eau turquoise et ses promesses de décrocher complètement du mode de vie nord-américain.N\u2019appelez pas l\u2019ambulance, je n\u2019ai pas perdu mes envies de prendre le large.Malgré les obligations financières et familiales qui se sont ajoutées dans la dernière année, je n\u2019aurai jamais de semelles assez lourdes pour m\u2019empêcher de m\u2019envoler quelques fois par année.Mais le jeu du yoyo du confine- ment-déconfinement m\u2019a un peu donné le tournis.Les mesures dissuasives, comme la quarantaine obligatoire à l\u2019hôtel, auront produit leur effet.Pas question de payer des centaines de dollars pour être confiné entre quatre murs qui ne sont pas les miens.Mais le yoyo donne aussi envie de profiter au maximum des relâchements, au cas où on passerait un nouvel hiver à se tourner les pouces.C\u2019est là que le niveau d\u2019éthique entre en jeu.S\u2019il suffit d\u2019avoir peur que la reprise du tourisme à large échelle nous précipite dans une quatrième vague pour décider de rester à la maison, ça n\u2019en freinera certainement pas d\u2019autres, à tort ou à raison, d\u2019emmagasiner évasion et liberté pendant que le soleil brille.Si la relance de l\u2019économie a servi à expliquer toutes sortes d\u2019assouplissements asymétriques, elle justifie certainement qu\u2019on participe à la relance du tourisme, une industrie qui mettra des années à se remettre des secousses liées à la pandémie.Mais un peu pour les mêmes raisons, pendant que l\u2019Angleterre abandonne les restrictions sanitaires, que la Tour Eiffel accueille de nouveau les visiteurs et que la France abandonne le masque dans les lieux clos pour les personnes doublement vaccinées, l\u2019Islande rétablit les contrôles sanitaires en raison d\u2019une hausse de contamination.Début juillet, c\u2019est Malte qui fermait ses frontières aux voyageurs non vaccinés.L\u2019île de Méditerranée expliquait que les nouveaux cas déclarés se trouvaient majoritairement chez des individus non vaccinés et qu\u2019il fallait d\u2019abord penser à protéger sa propre population.C\u2019est là que la balance tangue, qu\u2019elle me force à jouer les équilibristes sur la frontière.Protéger les populations locales, quand on voyage, c\u2019est un peu, beaucoup notre responsabilité aussi.À Malte, le taux de vaccination est élevé et avoisine les 80 %.Mais peut-on en dire autant pour les pays plus pauvres qui nous accueillent habituellement pour nous offrir un repos sous le soleil?Les employés des hôtels et des restaurants destinés aux touristes ont-ils seulement eu accès à un vaccin?Pourront-ils se faire soigner si la maladie les frappait?Il y a sans doute moyen de voyager en réduisant les risques autant que possible, pour nous et pour les autres.Si on peut difficilement contrôler la distance avec son voisin dans l\u2019avion, on arrive assez bien à placer un mètre avec tout étranger dans la plupart des autres contextes.Avouons-le, la pandémie nous a donné des envies de plein air et les grands espaces ont la cote.Voilà une piste intéressante pour la reprise du tourisme en territoires incertains.Enfin, il me paraît logique que les deux doses de vaccin contre la COVID, comme ceux de l\u2019hépatite, de la fièvre jaune, du tétanos ou de la rage qu\u2019on prenait avant de voyager, à l\u2019époque prépan- démique, deviennent la norme pour les touristes étrangers.Sans une certaine forme d\u2019universalité dans les méthodes de contrôle des voyageurs, comment arrive- rons-nous à empêcher une nouvelle flambée mondiale?Mais encore faudra-t-il s\u2019entendre sur la façon de présenter les preuves vaccinales et nous assurer que tous ceux qui souhaitent voyager aient accès à ces deux doses.Pour les vacances d\u2019été, je choisis donc de rester au Canada.J\u2019ai mes deux doses dans le bras et des rêves de montagnes plein la tête.Après, assurément, je vérifierai le niveau de danger non seulement pour moi, mais aussi pour les populations locales, avant de réserver une visite à l\u2019étranger.En équilibre sur la frontière J\u2019ai pris note du nouveau vol direct Montréal-Honolulu annoncé récemment par Air Canada.\u2014 PHOTO ASSOCIATED PRESS, ARCHIVES JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR "]
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