La voix de l'Est, 13 mars 2021, Cahier 3
[" ARTS CINÉMA GOURMAND BIÈRES VINS VOYAGES SORTIES + RÉGAL En cuisine SIROP MAGIQUE + VOYAGES Plein air ESCALES SUR LE CHEMIN DES CANTONS + MAISON Déco UN INTÉRIEUR HUMANISÉ ET INSPIRÉ SAMEDI 13 MARS 2021 \u2014 PHOTO LE SOLEIL ESSENCE TOUTE FÉMININE CATHERINE MAJOR ARTS Wutiko LA QUÊTE D\u2019ÉLAGE DIOUF SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M2 ARTS ET SPECTACLES LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Catherine Major affirme que son quotidien, ces temps-ci, ressemble un peu à un «tourbillon».Entre sa vie familiale et sa carrière musicale, la maman de quatre enfants enseigne la musique à l\u2019Université de Sherbrooke et planche sur le projet d\u2019un «Bed & Boutique» à Waterloo.Le Soleil l\u2019a rencontrée au Grand Théâtre de Québec, lors de l\u2019enregistrement d\u2019un spectacle virtuel qui revisite son répertoire.Sur la scène de la salle Louis- Fréchette, sous une lumière tamisée, Catherine Major s\u2019installe devant le Steinway & Sons.À sa gauche, les centaines de sièges vides sont impressionnants, mais on les oublie rapidement.Devant les caméras qui enregistrent l\u2019événement, la musique transcende l\u2019artiste qui, bien qu\u2019assise sur un banc de cuir, se met à danser, des mains jusqu\u2019aux pieds.L\u2019autrice-compositrice-inter- prète joue au piano plusieurs morceaux issus de ses albums précédents : Par-dessus bord, Rose sang, Le Désert des solitudes et La Maison du monde.Elle puise également dans son plus récent opus, Carte mère, paru en mai 2020.Pendant plus d\u2019une heure, généreuse, douce et authentique, la musicienne, qui voue une grande affection à la ville de Québec, partage entre les chansons des petits bouts de son univers et fait ainsi voyager ses spectateurs en racontant les anecdotes qui entourent ses pièces.«Je réalise que de faire un spectacle virtuel et d\u2019être devant les caméras, c\u2019est un autre métier c o m p l è t e m e n t .[ \u2026 ] E n c e moment, on me demanderait comment s\u2019est passé le spectacle et je ne saurais pas quoi répondre parce que je n\u2019ai pas eu de retour du public», lance l\u2019artiste interloquée par son expérience virtuelle, que Le Soleil a rencontrée quelques minutes après la fin de l\u2019enregistrement.Un tournage, donc, bien spécial pour celle qui jouait sur scène les chansons de Carte mère pour la première fois, dont certaines pièces importantes telles que Ma sœur et Tableau glacé, dédiées à sa sœur ainsi qu\u2019à une amie emportée par le cancer du sein.Pour Catherine Major, ce spectacle portant sur l\u2019amour, la maternité et la famille ne résonne pas nécessairement d\u2019une façon particulière parce qu\u2019il a été capté lors de la Journée internationale des femmes.«J\u2019ai toujours été fière d\u2019être une femme et je n\u2019ai jamais eu l\u2019impression d\u2019être mise de côté.Je porterais donc la cause pour d\u2019autres femmes, pour les femmes en général, mais pas nécessairement pour moi-même.Je n\u2019ai pas l\u2019impression [qu\u2019être une femme] me limite», affirme l\u2019artiste qui n\u2019associe donc pas d\u2019emblée son œuvre à cette lutte.Que ce soit grâce à son éducation ou à son équipe, envers qui elle a une entière confiance, Catherine Major affirme qu\u2019elle se sent entièrement libre et ce, depuis toujours.«Chez nous, c\u2019est très féminin.J\u2019ai eu des grands-mères qui avaient des tempéraments forts.La femme est donc une icône forte chez nous.Je me considère chanceuse parce que j\u2019ai aussi été très bien accueillie dans mon métier.Je n\u2019ai jamais senti que, moi, en tant que femme, je devais me battre.Par contre, je le vois dans d\u2019autres milieux et je considère qu\u2019il y a un grand bout de chemin à faire», ajoute-t-elle.Qu\u2019on lui parle donc de chant ou de composition, d\u2019enfants ou de ménage, de plan d\u2019affaires ou d\u2019enseignement, elle estime avoir «la liberté de tout faire».NE RIEN TENIR POUR ACQUIS Mais comment peut-on, humainement, arriver à mener de front tous ces projets en même temps?«C\u2019est sûr qu\u2019en ce moment c\u2019est difficile, reconnaît-elle.Ça me prendrait sincèrement un bon trois heures de plus par jour», lance en riant la femme, musicienne, mère, enseignante et entrepreneure, qui n\u2019estime pas avoir la réponse ultime, outre «bien s\u2019organiser et prioriser les bonnes choses».Questionnée sur la charge mentale que toutes ces responsabilités peuvent occasionner, Catherine Major affirme que son conjoint et son entourage la complètent et l\u2019appuient au quotidien.L\u2019artiste est bien consciente de refléter l\u2019image forte d\u2019une femme qui maîtrise tous les pans de sa vie.Si elle se sent effectivement bien ancrée et solide pour mener à terme ses différents projets, la musicienne souligne toutefois l\u2019insécurité qui l\u2019habite.«Tout est fragile dans ma tête.Je suis tellement insécure! [\u2026] Moi je suis plus consciente de mes faiblesses que de mes forces», confie celle qui avoue s\u2019investir entièrement dans la musique.«Chez nous, c\u2019est très féminin.J\u2019ai eu des grands- mères qui avaient des tempéraments forts.La femme est donc une icône forte chez nous» \u2014 Catherine Major CATHERINE MAJOR FEMME ET PLUS ENCORE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 13 MARS 2021 M3 DES PROJETS FOISONNANTS Réaliser Carte mère ne suffisait pas à Catherine Major, qui avait aussi envie de voir son album en images.L\u2019amatrice de danse a donc décidé de créer Carte mère, Corps et Graphie , un moyen- métrage de 39 minutes qui voyage d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019opus.«On a tourné ça avec les moyens du bord, en pleine pandémie.Ça donne un résultat émouvant parce que la danse, pour moi, c\u2019est la plus magnifique expression de l\u2019âme.Encore plus que le chant.» Le film, réalisé par Tiphaine Roustang, se retrouve d\u2019ailleurs dans la sélection officielle du Festival international du film sur l\u2019art, qui aura lieu en ligne du 17 au 28 mars.Entre-temps, Catherine Major monte, aux côtés de son conjoint, un projet d\u2019auberge à Waterloo.Pour celle qui vient de terminer la rédaction des 40 pages du plan d\u2019affaire d\u2019Au Loup, l\u2019été 2021 risque d\u2019être assez chargé.On peut se procurer des billets pour le spectacle virtuel de Catherine Major jusqu\u2019au 13 mars, 20h, sur le site du Grand Théâtre.Il sera par la suite possible de visionner l\u2019événement jusqu\u2019au 16 mars inclusivement.ARTS ET SPECTACLES Catherine Major a revisité son répertoire dans un spectacle virtuel capté sur la scène de la salle Louis- Fréchette.Bien qu\u2019assise sur un banc de cuir, l\u2019interprète se met à danser, des mains jusqu\u2019aux pieds.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, ERICK LABBÉ ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca En s\u2019installant à Lac-Brome il y a trois ans, l\u2019autrice-compositrice- interprète Catherine Major était loin de se douter qu\u2019elle ouvrirait une auberge à quelques minutes de chez elle, à Waterloo.C\u2019est pourtant ce projet qui occupe son esprit depuis quelques mois, alors qu\u2019elle prendra possession d\u2019une maison centenaire, avec son conjoint Jeff Moran, le 24 mars prochain.« De plus en plus, on voit que la municipalité est en effervescence au plan des commerces.En plus, Waterloo est assez central pour les attraits touristiques », affirme Catherine Major en nommant les pistes cyclables et le parc national de la Yamaska, situés à proximité.Si elle se considère comme une « Montréalaise pure laine » ayant habité à Outremont durant 37 ans, c\u2019est en région qu\u2019elle y voyait son avenir avec sa famille.« J\u2019ai eu besoin d\u2019air et d\u2019espace.On a eu notre troisième enfant dans notre appartement et on voyait mal l\u2019avenir à moyen terme.» Avec ce nouveau projet, elle affirme donc davantage son sentiment d\u2019appartenance envers sa communauté.Les premiers chambreurs d\u2019Au Loup, Bed & Boutique pourront être accueillis dès le début du mois de juin.« L\u2019auberge a besoin d\u2019un peu d\u2019amour à l\u2019intérieur.On s\u2019est donné deux mois pour la rafraîchir et la rajeunir.» L\u2019un des buts avoués du projet ?Faire voir les artistes du Québec, entre autres.Les murs de l\u2019immeuble de quatre chambres, situé rue Foster, mettront en valeur une foule de toiles.Déjà, plusieurs peintres ou dessinateurs se sont montrés intéressés : Goran, Gebey, Brigitte Mathe, Diane Dufresne, notamment.Et le plus beau dans tout cela, c\u2019est que les visiteurs auront la chance d\u2019acheter ces œuvres avec lesquelles ils auront cohabité le temps de quelques jours.Même certains meubles laissés par l\u2019ancienne propriétaire seront eux aussi mis en vente.Et chacun d\u2019eux aura une touche particulière et unique, puisqu\u2019ils seront revampés.« C\u2019est un peu dans l\u2019esprit du upcycling.Le but, c\u2019est de faire affaire avec des artisans du coin, je pense ici à l\u2019Atelier Ulric qui fait sa peinture sans produits chimiques.» CONFIANCE D\u2019abord et avant tout, Au Loup se veut un endroit convivial où il sera possible de partager de bons moments avec les autres convives \u2014 en contexte hors pandémie \u2014 dans une salle commune.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi l\u2019auberge se nomme Au loup : pour son côté rassembleur, rappelant celui d\u2019une meute.« Les gens arrivent, ils ont une boîte à clé et leur pleine autonomie.Ils peuvent occuper leur chambre et la salle de bain, mais ils ont aussi accès à une cuisine.Cet aspect communautaire et convivial est au centre du projet.On aime recevoir, on aime les trucs originaux et on veut proposer quelque chose de multisens.» Parlant d\u2019originalité, le duo n\u2019exclut pas la possibilité d\u2019offrir certains forfaits, notamment avec la Maison de la culture de Waterloo.« Il y a plein de choses en branle », laisse entendre l\u2019artiste.L\u2019esprit de communauté que Catherine Major veut instaurer passera aussi par la bonne foi des visiteurs.En effet, dans chacune des chambres, des paniers de produits locaux seront disponibles à la vente.« Si les gens veulent acheter, ils vont en ligne et ils appuient sur le produit de leur choix.C\u2019est un concept particulier, mais qu\u2019on veut essayer.» Catherine Major et son conjoint sont d\u2019ailleurs prêts à toute éventualité.Un petit loft au grenier ne demande qu\u2019à être occupé.« Si ça fonctionne bien, on va penser à l\u2019utiliser.» AU LOUP, BED & BOUTIQUE Son auberge nouveau genre L\u2019auberge Au Loup, Bed & Boutique occupe l\u2019esprit de Catherine Major depuis quelque temps.Elle prendra possession d\u2019une maison centenaire, avec son conjoint Jeff Moran, le 24 mars prochain.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M4 ARTS ET SPECTACLES MARIO BOULIANNE mboulianne@ledroit.com Quand on parle de musique du monde, le nom d\u2019Élage Diouf s\u2019impose de lui-même.L\u2019auteur- compositeur-interprète et percussionniste d\u2019origine sénégalaise a offert cette semaine un troisième album qui réunit plusieurs artistes provenant d\u2019autant d\u2019horizons musicaux.Avec Wutiko, qui veut dire «La quête» en wolof, Diouf propose ce qui pourrait bien être l\u2019album le plus achevé de sa carrière.D\u2019abord prévue pour le printemps 2020, la sortie de cette galette de 11 chansons a été repoussée en raison de la pandémie.Mais, cela aura permis à l\u2019artiste de faire quelques retouches qui auront, au final, ajouté encore plus de lumière à un disque qui en offrait déjà beaucoup.«On a terminé l\u2019enregistrement de l\u2019album en avril 2019, confie- t-il lors d\u2019une entrevue avec Le Droit plus tôt cette semaine.Pour y arriver, j\u2019ai travaillé avec des gars de grand talent comme Micheal Shand, Rick Haworth et Guy Kaye.Avec le retard dans le lancement, j\u2019ai fait quelques retouches ici et là.C\u2019est comme une lettre qu\u2019on n\u2019a pas encore postée.On peut rattraper quelques petites imprécisions, disons!» Wutiko est un album qui reflète le bagage musical de Diouf, ses années de scène ainsi que ses multiples rencontres et collaborations.On y retrouve des textes enveloppés de mélodies aux influences de pop, world, folk, traditionnelles et asiko qui s\u2019harmonisent parfaitement aux propos de l\u2019auteur-compositeur.«On a tous à l\u2019intérieur de soi une quête, un destin.Wutiko est mon sac de voyage dans lequel se trouvent mes défis, mes quêtes, mes réussites, mes embûches, mes acceptations, explique-t-il.C\u2019est tout ce dont j\u2019ai besoin pour poursuive mon chemin et affronter le sommet de ma vie.Mais, avant tout, j\u2019ai fait cet album pour le plaisir de la musique.» COLLABORATIONS Reconnu comme une grande vedette par ses compatriotes sénégalais, Élage Diouf livre avec Wutiko un album inspiré autant de sa vie au Sénégal que de sa vie au Québec.Chantées en wolof \u2014 la langue la plus parlée au Sénégal \u2014, les pièces de l\u2019artiste abordent de grands thèmes de la vie comme la quête, l\u2019évolution et le destin de l\u2019être humain.«Ça peut paraître lourd comme ça, mais le propos s\u2019enrobe d\u2019une musique festive et très joyeuse, ajoute-t-il.On puise dans des sonorités africaines, brésiliennes et même dans des accords de folk et de country.» L\u2019album propose plusieurs duos, et ce, avec des collaborateurs aussi variés que Jorane, Marie-Christine Depestre, Carlos Placeres ou Ous- mane Traoré.«J\u2019ai choisi tous ces artistes pour ce qu\u2019ils et elles ont à offrir et surtout parce que je suis un fan de leur musique, avoue-t-il.Quand j\u2019ai écrit Bamel par exemple, j\u2019ai tout de suite pensé à Jorane et son violoncelle.Même chose pour Mouslay, sur laquelle j\u2019ai demandé à Marie- Chistine (Depestre) de chanter.» Et il semble bien que personne ne puisse dire non à Élage Diouf.«Mais, je ne demande pas à tout le monde, alors je m\u2019assure ainsi que les artistes que j\u2019approche ont déjà envie de jouer avec moi», lance en riant l\u2019auteur-compositeur.Au fil de sa carrière, le Sénégalais a croisé le parcours de nombreux artistes, québécois ou canadiens.Entre 2015 et 2020, il a tracé sa route au Québec, à travers le Canada, aux États-Unis, en Europe et au Sénégal.Pendant ces années, il a collaboré avec Johnny Reid et il a également fait partie de l\u2019œuvre Thoreau : Retour à Walden, initiée par Richard Séguin.Il s\u2019est aussi fait connaître du public québécois pour sa collaboration avec André «Dédé» Fortin et les Colocs, à titre de coauteur de la chanson Tassez-vous de d\u2019là.Diouf a également pris part, à titre d\u2019artiste-vedette, à la tournée du spectacle Delirium du Cirque du Soleil, où il a participé à plus de 200 représentations.LANCEMENT Le percussionniste, auteur, compositeur et interprète s\u2019est installé au Canada en 1996.Lauréat de nombreux prix \u2014 Juno, Félix et prix de la SOCAN \u2014, Élage Diouf est devenu une figure importante de la scène de la musique du monde au Canada.Il offre en 2010 Aksil, son premier album, et ensuite Melokáane en 2015.Wutiko, son troisième opus, a été lancé officiellement vendredi simultanément au Canada, en Europe et au Sénégal.Il est évidemment offert sur toutes les plateformes de télé- chargement et en version physique par l\u2019entremise du site de l\u2019artiste.Élage Diouf donne une série de concerts virtuels du 27 mars au 1er mai.Billets en vente sur latrame-resonances.com On peut consulter la liste complète des spectacles sur le site de l\u2019artiste.«On a tous à l\u2019intérieur de soi une quête, un destin.Wutiko est mon sac de voyage dans lequel se trouvent mes défis, mes quêtes, mes réussites, mes embûches, mes acceptations.C\u2019est tout ce dont j\u2019ai besoin pour poursuive mon chemin et affronter le sommet de ma vie» \u2014 Élage Diouf ÉLAGE DIOUF LA QUÊTE DE L\u2019ÂME L\u2019auteur- compositeur- interprète et percussionniste d\u2019origine sénégalaise Élage Diouf a lancé cette semaine Wutiko, son troisième album. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 13 MARS 2021 M5 ARTS ET SPECTACLES MARIO BOULIANNE mboulianne@ledroit.com Avec l\u2019album Plan séquence, c\u2019est la conclusion d\u2019une trilogie qu\u2019offre le Magneto Trio.Formé du guitariste Rick Haworth, du bassiste Mario Légaré et du batteur percussionniste Sylvain Clavette, le Magneto Trio a lancé son troisième album cette semaine.Véritable voyage intérieur, cet album entièrement instrumental s\u2019écoute comme la lente lecture d\u2019un roman et le visionnement d\u2019un grand film d\u2019auteur.«Ce disque a été bâti sans trop avoir de plan de match, disait en entrevue Rick Haworth.Nous faisons de la musique ensemble depuis les années 80, alors, quand on se retrouve pour jouer, on n\u2019a pas vraiment besoin de se parler.Ça se fait naturellement.Et puisque l\u2019on enregistre tout ce qu\u2019on fait, ça finit par avoir un peu de sens.» Malgré la légèreté avec laquelle le guitariste parle du projet de ces trois lascars, on perçoit tout de même le sérieux de la démarche artistique.«C\u2019est quand même la somme de nos expériences que nous mettons sur disque aujourd\u2019hui, ajoute Mario Légaré.Bien souvent, c\u2019est Rick qui arrive avec une trame et nous, on complète sa vision.Au final, on se met tous les trois au service de la musique.» Cette façon de travailler peut sembler, à première vue, un peu aléatoire.Mais, dans les faits, ce casse-tête se met en place grâce au travail de Sylvain Clavette qui, en plus d\u2019assurer avec brio les percussions et la batterie, s\u2019emploie au mixage des pistes.Les rencontres musicales de Magneto Trio débutent souvent par un jam.Au fur et à mesure, ces moments d\u2019improvisation sont réécoutés et revisités.Puis des pièces plus formelles émergent ; elles sont retravaillées, remixées et montées.Ce travail devient finalement la marque de commerce du trio.«C\u2019est un long processus, confie Clavette.On a enregistré tout ça en 2019 pour ensuite le mixer en 2020.C\u2019est finalement cette semaine qu\u2019on a lancé le produit final.» Les allusions au cinéma ainsi qu\u2019aux voyages ont surgi à la fin du processus.«Il fallait bien donner des titres de chansons pour que l\u2019imprimeur termine la pochette, avoue Légaré, encore amusé de cette façon de faire.Mais, plus sérieusement, chaque titre fait référence à des moments précis dans la création des chansons.» LE VOYAGE Plan séquence s\u2019inscrit dans un univers où tout bouge rapidement.Mais la lenteur de sa déclinaison fait office de paradoxe et l\u2019album est l\u2019éloge à la lenteur.«Chacun peut imaginer sa propre histoire en écoutant l\u2019album, assure Clavette.C\u2019est un peu la force de la musique instrumentale qui, parce qu\u2019il n\u2019y a pas de texte, laisse toute la place à l\u2019imagination de la personne qui écoute.On a voulu permettre ce voyage et grâce à des sonorités et des rythmes très spécifiques, l\u2019auditeur peut se rattacher à un lieu qu\u2019il a déjà visité ou non.» Des pièces comme YUL ou Irlande invitent directement au voyage.Chemin Roxham par contre, peut faire référence à la fuite ou à la quête d\u2019un monde meilleur.Cette poésie essentiellement musicale remplit un espace laissé libre par la musique contemporaine et les musiciens du Magneto Trio se sont donné la mission de combler ce vide.UNE GRANDE COMPLICITÉ L\u2019amitié et la complicité qui unissent le trio se sont forgées au fil des années, et ce, depuis le milieu des années 80.À l\u2019époque, les trois musiciens ont été réunis pour la première fois lors de la tournée Un trou dans les nuages de Michel Rivard.«Sylvain est arrivé à ce moment, se rappelle Haworth.Mario et moi, nous travaillions déjà ensemble avec Rivard et Piché.Et quand Sylvain s\u2019est pointé, on a tout de suite connecté.Comme si on jouait ensemble depuis des années.» Rick, Mario et Sylvain ont permis à beaucoup d\u2019artistes de la scène musicale québécoise d\u2019offrir un produit de très haute qualité, sur scène et sur disque.Dès 2004, le trio lançait un premier album regroupant leurs compositions nées d\u2019expérimentations.Déjà leur musique était atmosphérique et montée sur une structure très libre.On y retrouve d\u2019ailleurs plusieurs artistes invités avec lesquels un ou l\u2019autre des membres du trio avait déjà travaillé.C\u2019est comme ça qu\u2019on peut y entendre Ariane Mof- fatt, entre autres.Le trio se retrouve à chaque fois dans une totale liberté et l\u2019expérimentation fut également toujours la voie qu\u2019ils ont privilégiée.Et c\u2019est en 2015 que le deuxième opus fut lancé.LES MUSICIENS Après avoir bourlingué dans divers groupes de jazz-rock et de blues rock, Rick Haworth effectue ses premiers engagements professionnels sont avec Steve Faulkner, alias Cassonade, en 1977.Rick gravitera aussi autour des groupes de Michel Rivard et de Paul Piché et sa feuille de route est parsemée des jalons importants de l\u2019histoire musicale québécoise.Quant à Mario Légaré, il fut reconnu par le grand public dès 1973 comme membre du groupe Octobre aux côtés de Pierre Flynn, jusqu\u2019à la dissolution de la formation en 1981.Par la suite, il fut un rouage important des groupes de Michel Rivard et de Paul Piché en plus d\u2019une liste imposante de collaborations.Enfin, c\u2019est en 1983 que Sylvain Clavette entre par la grande porte de la musique québécoise avec Louise Forestier alors qu\u2019il réalise son album De bouche à oreille.Le plus discret du trio rencontre Michel Rivard en 1986 avec qui il enregistre l\u2019incontournable Un trou dans les nuages.Par la suite, il fait partie de la tournée 1988 @ 1995 de Luc de Larochellière et de la tournée Dix mille matins de Daniel Boucher.Comme ses deux comparses, Sylvain possède aussi une éloquente feuille de route.LE MAGNETO TRIO DE PLAN SÉQUENCE ET DE VOYAGES Le Magneto Trio est formé de Sylvain Clavette, de Rick Haworth et de Mario Légaré.\u2014 PHOTO IAN KELLY LES DIABÉTIQUES DE LAHAUTE-YAMASKA est un organisme sans but lucratif.Nous offrons des activités d\u2019information, de sensibilisation et de prévention du diabète.Nous offrons aussi du soutien aux personnes diabétiques adultes et enfants.Nous sommes en télétravail pour une durée indéterminée.N\u2019hésitez pas à communiquer avec nous.POUR INFORMATION : diabetiqueshy@gmail.com\u2014 450 372-1151 0056397 SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M6 ARTS ET SPECTACLES GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil Sérieusement, on a l\u2019impression qu\u2019ils avaient en mains une boule de cristal.Avec leur troisième album, Le palais d\u2019argile, les membres de la formation française Feu! Chatterton nous parlent d\u2019écrans omniprésents, du monde qui change.Et tout ça se dessinait avant qu\u2019on entende parler d\u2019une certaine COVID-19.Au bout du Zoom, trois membres du quintette parisien rigolent en acceptant à moitié le qualificatif de « presque clairvoyants ».« Les jours où on est orgueilleux, on dit oui et on se la pète, lance d\u2019emblée le chanteur et parolier Arthur Teboul.Mais les jours où on est plus humble, on dit qu\u2019il y avait des signes avant-coureurs.Il y avait des signes dans l\u2019air, quoi! Peut-être que la vision des musiciens, c\u2019est d\u2019avoir le temps de se dresser les antennes pour essayer d\u2019écouter un peu le chant du monde.Au moins un peu\u2026 Et il chantait fort, le monde.Donc ça va! » « Quand on a commencé à écrire le disque, c\u2019était en été 2019 et c\u2019était la canicule, reprend-il.On a eu la chance de s\u2019isoler un peu dans une maison dans les Cévennes, au milieu de la nature.Nous sommes des citadins.Ce sont des moments où on a le temps de faire halte, de respirer, de réfléchir sur le monde dans lequel on vit.On ne réfléchit pas en philosophe, on réfléchit en musiciens.Mais hop!, ça rejaillit dans nos chansons.On était déjà très absorbés par nos écrans.» Dans cet album foisonnant de personnages, qui évoque ici un nouveau monde, là justement une omniprésence des écrans, Feu! Chatterton aura sans le préméditer fait écho au drame qui se tramait pour nous tous, qui nous sommes retrouvés confinés par le coronavirus, comptant sur la technologie et les géants du Web pour travailler, mais aussi garder le contact avec nos proches.« Les GAFA ont encore eu une aubaine, ils deviennent encore plus riches, les salauds! lance Arthur Teboul.Quand il se passe des choses aussi énormes, tout semble résonner avec elles.Même si on avait fait un album simplement d\u2019amour, il aurait résonné différemment avec la pandémie.On le voit dans nos vies.On constate que tout semble faire écho à ce qui nous arrive.Hier, je regardais un film des années 1960.Il y avait une gare vide.Je ne me d e ma n da i s pa s p ou rq u o i la gare était vide.Nous, on ne voit plus que des gares vides.Mais il n\u2019y avait pas de confinement à l\u2019époque! Ça montre comment les choses peuvent résonner, toujours\u2026 » «?UNE FORME DE DRAMATURGIE?» Quintette qui conjugue son attrait pour la poésie avec un rock se jouant des étiquettes, Feu! Chatterton devait monter sur les planches avec ses nouvelles chansons, avant même de les enregistrer.Ça devait se déployer dans une salle parisienne, dans une forme alliant le théâtre et la musique.La pandémie a mis un terme aux projets du groupe, qui présente néanmoins avec Le palais d\u2019argile une œuvre touffue et fort imagée, nourrie de synthés analogiques et d\u2019inspirations puisées dans le répertoire progressif.« On a l\u2019impression qu\u2019il y a une forme de dramaturgie dans l\u2019album, reconnaît le guitariste et claviériste Sébastien Wolf.La COVID est venue siphonner nos espoirs de présenter ça sur scène.Mais ç\u2019a été une grande base pour nous.Ça nous a forcés à préparer les chansons et on a pu aller très vite en studio.» « On aime beaucoup les ponts entre les différents arts du spectacle, ajoute Arthur Teboul.Il y avait une vraie scénographie, on avait acheté tout le matériel.On avait divisé le spectacle en trois actes.On avait cette ambition d\u2019aller plus loin que le simple concert.Et c\u2019est une ambition qu\u2019on a depuis le début.» De là la forme très libre des chansons, qui peuvent parfois couler pendant près d\u2019une dizaine de minutes.« On enregistre en live, explique le musicien Clément Doumic.On ne va pas couper juste parce que la durée l\u2019imposerait.On laisse libre cours à ce qui se présente.C\u2019est un film choral.» Les membres de Feu! Chatterton ne taisent pas leur impatience de retrouver le public en personne.En attendant, ils ont tendu des perches par les réseaux sociaux, pendant une crise sanitaire qui a fait décréter aux gouvernements que la culture n\u2019est pas un service essentiel.« C\u2019est mieux que rien.Et ça nous procure une joie sincère », résume Arthur Teboul.« Comme artistes, on se pose beaucoup la question du sens de ce qu\u2019on fait », observe Sébastien Wolf.« On a réduit la société à sa phase la plus fonctionnelle possible », ajoute son confrère Teboul.De là l\u2019intérêt de continuer à jouer, une activité qui s\u2019impose pour lui comme une nécessaire dissidence : « C\u2019est une pirouette, mais d\u2019aller contre la performance, contre l\u2019\u201cutile\u201d, ce que ça nous a montré, c\u2019était qu\u2019on n\u2019était pas si inutile.» Les membres de Feu! Chatterton : au sol, Arthur Teboul, et derrière de gauche à droite, Antoine Wilson, Clément Doumic, Sébastien Wolf et Raphaël De Pressigny.\u2014 PHOTO UNIVERSAL FEU! CHATTERTON RÉSONNER TOUJOURS\u2026 FEU! CHATTERTON Palais d\u2019argile POP FRANCO Universal laVoixdel\u2019Est SAMEDI 13 MARS 2021 M7 LECTURE DANIEL CÔTÉ Le Quotidien Ils sont rares, les livres comme Lettre à Benjamin.Une parole constamment à la limite du hors- jeu, tant elle est brutalement honnête, dépourvue des éléments décoratifs qui, souvent, tiédissent la réalité.Chacune de ses pages a été le fruit d\u2019un arrachement et on le ressent.On se dit que la personne qui a rédigé ce texte, Laurence Leduc-Primeau, mériterait une médaille pour s\u2019être rendue au bout de l\u2019exercice.Elle, sans doute, préférerait retrouver un minimum de sérénité et on la comprendrait, puisque cet ouvrage publié à La Peuplade, en librairie à compter du 18 mars, découle de la disparition de son compagnon.Après une année en montagnes russes, marquée par de vives tensions au sein du couple et surtout par de vaines tentatives pour trouver de l\u2019aide auprès de ceux qui sont censés savoir, il s\u2019est enlevé la vie.Le choc fut aussi terrible qu\u2019on l\u2019imagine, tellement que Laurence Leduc-Primeau a été confrontée à un éventail de mauvais choix.Le moins difficile, parce qu\u2019il pouvait mener à un début de reconstruction, consistait à plonger dans l\u2019action.Écrire rapidement sans se censurer ni chercher à faire de la littérature.Écrire en acceptant la possibilité que rien de tout cela n\u2019entrerait dans l\u2019espace public.Écrire parce que c\u2019était nécessaire.« À la mort de Benjamin, je me suis dit que ce n\u2019était pas vrai que j\u2019allais juste mourir.Ma psy m\u2019avait conseillé d\u2019écrire là-dessus et j\u2019ai accepté d\u2019essayer, mais comme j\u2019étais réticente, je me suis donné cinq jours pour le faire et, en fin de compte, j\u2019en ai pris huit.La seule façon d\u2019y arriver, c\u2019était de raccourcir le temps d\u2019écriture », raconte Laurence Leduc-Primeau.Il y avait quelque chose du réflexe de survie dans ce projet à haut risque.On pourrait y voir une fuite en avant, l\u2019ultime coup de dés, tandis que la principale intéressée suggère l\u2019image du cul-de-sac.« Quand cette mort est arrivée, tout ce que j\u2019étais a disparu, se sou- vient-elle.J\u2019étais incapable d\u2019écrire sur autre chose, ce qui représentait une grosse affaire pour moi, et je ne pouvais plus prendre de décisions autrement que par une sorte d\u2019instinct sauvage qui a pris toute la place.» «?UN CHAOS INDESCRIPTIBLE?» Un autre geste significatif fut d\u2019adresser une lettre au disparu.« Parler à Benjamin était le véhicule le plus simple et un moyen de me garder le plus proche possible du cœur.Dans ce contexte, il était mon juge le plus pur.Ce que j\u2019ai écrit, c\u2019est vraiment ce que je lui aurais dit », fait observer l\u2019autrice.Au préalable, toutefois, elle a dû accepter l\u2019idée que la vie du destinataire serait rendue publique sans son consentement.Une question qui l\u2019a hantée.L\u2019honnêteté mentionnée plus haut faisait également partie de l\u2019équation.Pour que l\u2019exercice ait une réelle valeur, aucun filtre ne devait voiler l\u2019expression de ce qu\u2019elle ressentait.C\u2019est ainsi qu\u2019au fil des pages, on est témoin de sa colère, de ses doutes, de ses élans d\u2019espoir et, par-dessus tout, de sa quête désespérée de réponses.Analyser pour comprendre, même si elle-même affirme que, pendant l\u2019écriture de la lettre, sa vie était « un chaos indescriptible ».Or, prendre du recul aurait représenté une erreur, estime Laurence Leduc-Primeau, qui reconnaît que ce point de vue n\u2019est pas celui de la majorité des gens.« On vit tous des choses de l\u2019ordre de l\u2019innommable, mais on en parle peu.Souvent, on attend que ce soit absorbé avant de le faire et c\u2019est compréhensible, admet-elle.Moi, par contre, je trouvais utile de pénétrer le plus vite possible à l\u2019intérieur du chaos.Il y avait là un statement de vie, qui était aussi artistique.» Les mots sont sortis drus, cependant, bien plus que d\u2019ordinaire, ce qui ne lui déplaît pas.« J\u2019avais ce désir d\u2019écrire de façon plus crue et c\u2019est arrivé dans ce livre.Le défi consistait à dire les choses le plus directement possible, d\u2019écrire vrai en assumant le résultat, raconte- t-elle.J\u2019aurais trouvé obscène de mettre de l\u2019écriture par-dessus, alors que, d\u2019habitude, mes textes sont très travaillés.» Il y a quelque chose de sacré, en effet, dans Lettre à Benjamin.Une obligation absolue envers elle- même, de même que son conjoint disparu cruellement tôt.« Je n\u2019ai pas voulu participer au silence.Je crois qu\u2019une partie de ce qui a tué Benjamin est le silence et c\u2019est pourquoi je suis allée aussi loin que je le pouvais dans le non-silence », explique Laurence Leduc-Primeau.Laurence Leduc-Primeau n\u2019avait pas le choix d\u2019écrire le livre Lettre à Benjamin, même si cet exercice l\u2019a plongée au cœur de l\u2019innommable.Elle avait besoin de le faire pour transcender la douleur résultant du suicide de son conjoint.\u2014 PHOTO FOURNIE Même après avoir complété la rédaction de Lettre à Benjamin, Laurence Leduc-Primeau ne savait pas si ce document aurait une vie publique.Pour en avoir le cœur net, elle l\u2019a soumis à l\u2019équipe de La Peuplade, qui avait réservé un bon accueil à Zoologies, un microrécit lancé il y a trois ans.« Il s\u2019agit d\u2019une super belle maison d\u2019édition qui sait trouver un équilibre entre l\u2019humain et un travail intéressant sur le livre.Je m\u2019en suis remise au jugement des membres de l\u2019équipe, mais en me disant que s\u2019ils décidaient de publier ce texte, j\u2019insisterais pour que ce soit tel quel », rapporte l\u2019autrice.Dans son esprit, il fallait préserver le caractère brut de cet ouvrage né dans la douleur, mais qu\u2019elle assumait entièrement.Seuls quelques ajouts ont été effectués, essentiellement pour fins d\u2019éclaircissement.Ni les chapitres, ni le ton, ni les idées exprimées à l\u2019intérieur du document n\u2019ont été modifiés.« Je savais que je ne voudrais pas revenir nettoyer ce texte quelques mois plus tard, enlever les sections où je me suis exposée », souligne Laurence Leduc-Primeau.Elle se doutait que ce ne serait pas une bonne idée, pour la même raison qu\u2019elle anticipe avec un brin d\u2019appréhension la ronde des entrevues.« Ça fait plusieurs mois que je m\u2019y prépare, soit depuis qu\u2019on a fini de travailler sur le livre.Malgré tout, c\u2019est sûr que ça reste pas mal difficile », reconnaît l\u2019autrice.Ce qui est devenu plus évident à ses yeux, en revanche, c\u2019est la pertinence de publier Lettre à Benjamin.Pour son bien à elle, mais aussi pour les autres.« Au-delà de moi, je crois que ce livre a une valeur, un intérêt.Parmi les personnes qui ont eu l\u2019occasion de le lire, plusieurs m\u2019ont dit que ça leur avait fait du bien, qu\u2019il avait libéré des choses en elles.Ça m\u2019a touchée », confie Laurence Leduc-Primeau.Ces réactions l\u2019encouragent, mais pas au point de précipiter son retour à l\u2019écriture.« Je crois qu\u2019il y aura d\u2019autres livres, mais on verra, laisse planer l\u2019autrice.Je n\u2019ai plus la capacité de me projeter dans l\u2019avenir, parce que j\u2019apprivoise un nouveau rapport au temps.Là, il y a juste le présent qui existe.» DANIEL CÔTÉ, LE QUOTIDIEN Publié tel quel LETTRE À BENJAMIN DE LAURENCE LEDUC-PRIMEAU QUAND ÉCRIRE CONSTITUE UN RÉFLEXE DE SURVIE LAURENCE LEDUC-PRIMEAU Lettre à Benjamin RÉCIT La Peuplade 112 pages SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M8 MAISON LÈCHE- VITRINE Que ce soit par son corps ou son visage, l\u2019être humain offre une possibilité décorative infinie.Certains préféreront illustrer sa beauté par un visage abstrait sur un tableau alors que d\u2019autres opteront pour une approche stylisée à même un coussin.Des silhouettes féminines ou masculines peuvent aussi prendre la forme d\u2019une sculpture et même être exposées sur l\u2019entièreté d\u2019un mur suite à l\u2019achat d\u2019un nouveau papier peint.Chacune des pièces de la maison peut être propice à l\u2019ajout d\u2019une décoration «?humanisée?».LE QUOTIDIEN HUMANISER SON INTÉRIEUR 5 Buste visage décoratif en céramique \u2014 PHOTO BOUCLAIR 6 Tableau visage coloré \u2014 PHOTO IKEA 3 Coussin visage abstrait \u2014 PHOTO TANGUAY 4 Papier peint visage abstrait \u2014 PHOTO ETSY, KIINOO 1 2 4 5 3 6 1 Main décorative dorée par Torre & Tagus \u2014 PHOTO LINEN CHEST 2 Tableau visage abstrait \u2014 PHOTO SIMONS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 13 MARS 2021 MAISON M9 ÈVE-MARIE FORTIER emfortier@lequotidien.com Connaissez-vous quelqu\u2019un dans votre entourage qui apprécie les cadres ou les coussins qui mettent de l\u2019avant diverses pensées positives?Si oui, sachez que cette façon de décorer la maison peut avoir un réel impact sur l\u2019humeur de la personne et sur la manière dont elle affrontera la journée.Certaines citations sont même si touchantes, qu\u2019elles permettent d\u2019avancer sereinement à force d\u2019être lu au quotidien.Nous avons pratiquement tous déjà vécu un moment moins évident où une phrase inspirante nous a aidés à aller de l\u2019avant.Que ce soit pour retrouver le moral ou pour trouver le courage d\u2019accomplir une tâche difficile, la phrase inspirante qui a été lue a certainement eu un impact, qu\u2019on en soit conscient ou non.Selon la sophrologue Latifa Gallo, pratiquer la pensée positive et se répéter diverses citations inspirantes a plusieurs bienfaits, notamment en ce qui a trait à la confiance en soi.«Pratiquer la pensée positive ne consiste pas à se percevoir ou à observer le monde à travers des lunettes roses.Il ne s\u2019agit pas non plus de nier les émotions négatives, qu\u2019il faut prendre en compte.Ne réfutez pas le verre à moitié vide, mais portez toute votre attention sur celui à moitié plein.La pensée positive a le pouvoir d\u2019intervenir sur le contenu de vos réflexions et modifie votre façon de regarder la vie», a-t-elle écrit dans son livre Les 50 règles d\u2019or de la pensée positive.Supposons que vous trouvez un cadre dans lequel il est inscrit La vie, c\u2019est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l\u2019équilibre et que vous décidez de l\u2019installer dans votre chambre.À force de la lire tous les soirs avant le coucher, vous finirez probablement par assimiler la citation qu\u2019Albert Einstein a énoncée il y a plusieurs années.Puisque chaque pensée positive a une signification unique à chacun, toute personne qui la lira y trouvera son compte en la reliant à une situation qui lui est propre.Qu\u2019elle se trouve sur le mur du salon, dans la salle de bain où à l\u2019entrée de la maison, elle fera littéralement rayonner l\u2019optimisme dans votre intérieur.LA FORCE DE LA PENSÉE POSITIVE LES BIENFAITS D\u2019UN DÉCOR INSPIRANT P H O T O P I N T E R E S T , P O P W A L L P H O T O P I N T E R E S T , L \u2019 A F F I C H E R I E P H O T O P I N T E R E S T , A M B I A N C E - S T I C K E R P H O T O P I N T E R E S T , G A L I - A R T SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M10 RÉGAL L e monde de la bière, c\u2019est un monde principalement d\u2019hommes; les messages publicitaires ont longtemps été stéréotypés et nombreux sont ceux qui utilisent l\u2019expression « bières de fille » pour décrire une bière qui devrait plaire\u2026aux filles.Un regroupement de femmes qui œuvrent dans le monde de la bière au Québec propose de faire tomber les stéréotypes en brassant une bière en collaboration avec la Pink Boot Society, un regroupement international de femmes œuvrant dans le monde de la brasserie qui partagent une volonté commune de faire vivre la culture bière et développer un réseau mondial.Les femmes dans la bière, il y en a; elles sont cependant peu nombreuses, mais le chiffre augmente.Au Québec, nommons quelques pionnières comme Laura Urtnowski des Brasseurs du Nord, Ellen Bounsall de la Brasserie McAuslan, Jeannine Marois du Mondial de la bière et bien d\u2019autres\u2026 Mais si la Pink Boot Society existe, c\u2019est qu\u2019il y a encore de nombreux stéréotypes présents dans le monde de la bière.Que ce soit dans la salle de brassage, au bar ou même chez vous.Les témoignages de discrimination sont encore trop nombreux.L\u2019avenir n\u2019est cependant pas si sombre.Les nombreuses publications Facebook de microbras- series, le lundi 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour remercier leur personnel féminin font foi d\u2019un changement d\u2019attitude dans ce milieu historiquement très masculin.La culture microbras- sicole au Québec est souvent ouverte d\u2019esprit, tournée vers la communion, le partage et l\u2019égalité.Mais c\u2019est du côté du consommateur qu\u2019il est nécessaire de rappeler que les stéréotypes sont encore bien ancrés dans l\u2019imaginaire collectif.Voilà pourquoi, un collectif de femmes connues dans le milieu brassicole québécois vient de lancer une bière au nom sans équivoque : Ceci n\u2019est pas une bière de fille.Une NEIPA \u2014 un style très tendance ces temps- ci \u2014 qui s\u2019éloigne des messages sexistes habituellement associés à l\u2019expression « bière de fille », souvent synonyme de teneur sucrée, de faible taux d\u2019alcool, avec des fruits ajoutés ou sans saveur.D\u2019ailleurs, si l\u2019on se fie à ce qui fait vibrer le monde de la bière en ce moment \u2014 les nombreuses «Smoothie Beers, «Pastry Stouts» et autres bières à haute teneur en sucre \u2014, on réalise que l\u2019expression est à reléguer aux oubliettes le plus rapidement possible.« Les femmes dans la bière, il y en a; elles sont cependant peu nombreuses, mais le chiffre augmente.» Mais revenons à la bière\u2026 Idée d\u2019un collectif de dix femmes qui avaient participé à un voyage brassicole au Vermont en 2018, la bière a été brassée chez Les Brasseurs du Nord, profitant ainsi de son réseau de distribution.La Ceci n\u2019est pas une bière de fille offre un nez tropical, résultat de l\u2019utilisation d\u2019un mélange de houblons spécialement créé par la Pink Boot Society.Elle titre 6% d\u2019alc/vol et est vendue en canette de 473 ml.Vous aimez les IPA du Nouveau Monde ?Vous devriez aimer cette bière.Mention spéciale à l\u2019étiquette, réalisée par l\u2019artiste Pauline Stive, qui a déjà travaillé avec plusieurs brasseries au Québec : une magnifique toile de profils de femmes représentant la diversité.Envie de découvrir la bière ?Vous la trouverez chez de nombreux détaillants.Une bourse d\u2019études, composée d\u2019une partie des profits de chaque bière vendue, permettra à une femme de suivre une formation de brassage et rejoindre cette incroyable communauté féminine qui anime notre culture bière.Je lève d\u2019ailleurs mon verre aux nombreuses femmes animatrices et biérologues qui composent mon équipe.Ici aussi, de très nombreux stéréotypes existent, car ce ne sont pas encore tous les hommes qui ont compris le peu d\u2019importance du genre quand vient le temps de se faire conseiller une bière.Mais si l\u2019on se fie aux nombreux témoignages depuis le lancement de cette bière, l\u2019expression « bière de fille » tend à disparaître une gorgée à la fois.Une paire de bottes roses dans la brasserie PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca \u2014 PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE BORÉALE laVoixdel\u2019Est SAMEDI 13 MARS 2021 M11 RÉGAL NATALIE RICHARD Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca Ç a fait déjà un an que j\u2019ai le bonheur d\u2019écrire pour vous chaque semaine m e s s u g g e s t i o n s e t petites histoires qui font du vin un des univers les plus palpitants qui soient.Un monde toujours en mouvement, un de ceux qui, comme la vie, tournent toujours plus vite chaque année.Surtout dans le contexte des changements climatiques où les vignerons doivent être plus attentifs et travailler encore plus fort pour s\u2019adapter à un environnement qui n\u2019a jamais été aussi imprévisible.Ma mission est de les suivre encore davantage au cours de la prochaine année et de vous faire découvrir leurs meilleures cuvées tout en continuant de répondre à toutes vos questions sur le merveilleux monde de la planète vins.On me demande souvent le style de vins que je préfère.En général, des cuvées pures et sans artifices, créées par de vrais artisans.Ça dépend toujours de l\u2019occasion et surtout de ce que l\u2019on mange, car l\u2019harmonie mets et vins me passionne, tout autant que la découverte de nouvelles régions et de cépages autochtones qui se démarquent.Et comme ça change tout le temps, voici quelques-uns de mes coups de cœur, ceux du moment et de tous les temps.1 DRAPPIER BRUT NATURE PINOT NOIR ZERO DOSAGE 53 $ \u2022 11 127 234 \u2022 12 % \u2022 2,5 g/L Un an ça se fête avec du champagne! J\u2019adore les cuvées zéro dosage, en particulier celui-ci.Parce qu\u2019il est à la fois vif, pur et délicieusement vineux, en plus d\u2019être composé à 100 % de pinot noir, le grand prince de la région de l\u2019Aube, aux sols argi- lo-calcaires similaires à ceux de sa voisine, la Bourgogne.Aussi parce que Drappier est une maison familiale qui représente avec grande classe et savoir-faire le potentiel incroyable de la Côte des Bar, trop longtemps boudée et qui récolte enfin les éloges qu\u2019elle mérite.2 ALOIS LAGEDER PINOT BIANCO ALTO ADIGE 2019 - BIODYNAMIE 19,80 $ \u2022 12 057 004 \u2022 12,5 % 1,2 g/L Le pinot blanc est un de ces cépages qui méritent d\u2019être découverts et cette cuvée le met en valeur de façon incomparable grâce à sa justesse et l\u2019harmonie délicate de ses notes florales, rehaussées d\u2019agrume, de poire fraîche et une touche de cardamome sur une trame minérale qui reflète le terroir unique de l\u2019Alto Adige, à l\u2019orée des Alpes italiennes.De plus, j\u2019ai un énorme respect pour le travail de ce domaine familial, établi depuis plus de 200 ans et pionniers de la biodynamie locale, pratiquée sur leurs 55 hectares de vignes.3 LE CLOS JORDANNE LE GRAND CLOS CHARDONNAY NIAGARA 2018 45,50 $ \u2022 14 222 851 \u2022 13 % Parce que j\u2019admire autant l\u2019homme que le vigneron et son exceptionnelle connexion avec la vigne.Que ce soit sur le «Bench» de Niagara, en Oregon ou en Bourgogne, Thomas Bachelder ne fait aucun compromis sur la qualité de ses vins qui, comme les plus grands, sont toujours encore meilleurs avec le temps.2018 est un millésime solaire et riche, un bouquet de fleurs et une opulence de fruits qui s\u2019expriment longuement sur une trame minérale typique du terroir exceptionnel du Grand Clos.4 PRUNOTTO OCCHETTI LANGHE NEBBIOLO 2017 29 $ \u2022 13 491 241 \u2022 14 % \u2022 1,5 g/L Une belle découverte.J\u2019adore le nebbiolo et bien sûr les Baro- lo, mais j\u2019ai récemment dégusté certaines cuvées du Langhe qui m\u2019épatent par leur fraîcheur et leur buvabilité, comme celui-ci qui offre un nez séduisant de rose et anis étoilé, de notes gouleyantes de fraise des champs et une puissance tannique qui perdure dans un superbe équilibre.Je l\u2019ai dégusté avec une pizza cuite sur feu de bois et le vin harmonisait super bien le côté fumé et grillé de la croûte.5 VIGNOBLE GUILLAUME PINOT NOIR 201 21,50 $ \u2022 11 556 311 \u2022 12,5 % \u2022 1,5 g/L Je suis fan du pinot noir et comme j\u2019aime beaucoup comparer les différentes régions de production, cela m\u2019a mené vers le Vignoble Guillaume situé en Franche-Comté, à 35 minutes de Besançon.À la croisée de quatre grandes régions viticoles, la Champagne et l\u2019Alsace au nord, la Bourgogne et le Jura au sud, le vignoble s\u2019étend sur 43 hectares de chardonnay et de pinot noir.Cette cuvée offre un nez généreux et une belle typicité, empreinte d\u2019un aspect minéral important, puis une fraîcheur de griotte sur des tannins souples avec des notes de cacao et une finale bien poivrée.Un nouveau coup de cœur! Pour en savoir davantage, suivez-moi sur www.sommeliereaventuriere.com CUVÉES D\u2019ANNIVERSAIRE Déjà un an que j\u2019ai le bonheur d\u2019écrire pour vous chaque semaine mes suggestions et petites histoires sur le merveilleux monde de la planète vins, un des univers les plus palpitants qui soient.\u2014 PHOTO NATALIE RICHARD 1 2 3 4 5 SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M12 RÉGAL Il œuvrait en droit, elle travaillait en finances.Chacun dans leur sphère professionnelle, Philippe Charest-Beaudry et Caroline Bordeleau avaient l\u2019habitude d\u2019accompagner des entrepreneurs pour trouver des solutions devant différents enjeux.Baigner dans l\u2019entrepreneuriat, ça donne parfois la piqûre et le goût de plonger soi- même dans le bain des affaires.« On pensait depuis plusieurs années à ce projet-là », résume Caroline.En janvier 2018, le couple décide de se mettre en mode recherche.D\u2019ores et déjà, c\u2019est la sphère alimentaire qui les intéresse.« On voulait reprendre l e s r ê n e s d \u2019 u n e enseigne établie et on souhaitait le faire dans un créneau qui rejoignait nos valeurs.On nous avait donné le conseil de chercher dans une sphère qui nous passionne », explique Philippe.C\u2019est dans le sirop qu\u2019ils sont tombés.« Dès qu\u2019on a mis le nez dans l\u2019entreprise de transformation Brien, à S a i n t e -A n n e - d e - l a - Rochelle, on a été séduits.» Ça sentait bon le sucre et les possibilités.Les amoureux, aussi parents de trois fillettes âgées de 4 à 10 ans, avaient envie de bâtir quelque chose.Ensemble.« L\u2019industrie de l\u2019érable, sa mise en marché, ça n\u2019a pas beaucoup bougé ces dernières décennies.Nous, on avait envie de promouvoir cette belle ressource québécoise et de \u2018\u2018décabaniser\u2019\u2019 le sirop en proposant une gamme de produits qui le font rayonner autrement.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019on a créé Bretelles, en 2019.» La marque nous propulse loin de l\u2019habituelle boîte de conserve brune estampillée d\u2019une feuille d\u2019érable.Le sirop (ambré, foncé, doré) est embouteillé dans un contenant en verre.Il entre aussi dans la composition de savoureux produits gourmands.Maïs soufflé au caramel, érable et fleur de sel, gelée d\u2019érable au piment d\u2019Alep, beurre d\u2019érable, sucre d\u2019érable et rub magique figurent dans la liste des nouveautés lancées sous la bannière Bretelles.« On s\u2019approvisionne auprès de producteurs locaux qu\u2019on choisit pour la qualité de leur sirop.Notre gamme est raffinée, mais offerte à un prix accessible.On voit nos produits c o m m e d e s rehausseurs de saveurs qu\u2019on peut utiliser dans la cuisine de tous les jours.» Le rub magique au sucre d\u2019érable, par exemple, contient sumac, mélange de poivres et d\u2019épices, graines de coriandre et de fenouil, lavande et sel de mer.« On l\u2019appelle rub magique pour une bonne raison : son goût et ses saveurs complexes font en sorte qu\u2019il s\u2019harmonise avec plusieurs aliments.Il est formidable sur une pièce de viande, du saumon ou du canard, mais aussi en Bloody Caesar ou sur des légumes grillés.» Le chef Riccardo Bertolino, ami du couple, apporte sa touche aux produits.« Chaque fois qu\u2019on a des idées, on commence par faire quelques essais dans notre cuisine, mais après ça, assez rapidement, c\u2019est lui qu\u2019on appelle.» Autre produit chouchou : la gelée au piment d\u2019Alep.« Tout de suite, on pense l\u2019agencer à un plateau de fromages, mais elle BRETELLES SORTIR LE SIROP DE LA CABANE KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine On peut le voir comme un incontournable de nos printemps, comme l\u2019or liquide de nos forêts ou comme l\u2019emblème sucré de nos tablées.D\u2019une façon ou d\u2019une autre, le sirop d\u2019érable reste un classique du terroir québécois.Et un classique que certains réinventent avec bonheur.Regard sur deux familles qui mettent temps, cœur et créativité pour proposer de nouvelles façons de déguster le savoureux nectar.P H O T O 1 2 3 R F Les sirops de la gamme Bretelles.\u2014 PHOTO ISABELLE EMOND Caroline Bordeleau et Philippe Cha- rest-Beaudry ont lancé la gamme Bretelles avec l\u2019idée de «?sortir l\u2019érable de la cabane.?» \u2014 PHOTO PHIL BERNARD DE L\u2019ÉRABLE PLEIN LA TABLE Les fondants à l\u2019érable sont les petits nouveaux de la gamme Bretelles.Les délicieuses douceurs sucrées composées d\u2019un seul ingrédient (du sirop?!) se mangent sur le pouce ou coiffent superbement gâteaux, tartes, parfaits, alouette.Le petit plus qu\u2019on aime?: l\u2019emballage est compostable.\u2014 PHOTO ISABELLE EMOND laVoixdel\u2019Est SAMEDI 13 MARS 2021 M13 RÉGAL est aussi vraiment succulente dans un sandwich ou sur un croissant », note Caroline.L\u2019année 2021 pourrait voir de nouveaux produits Bretelles arriver sur les tablettes.« On y travaille, on a confiance de pouvoir proposer autre chose au cours des prochains mois.» À travers le développement de produits et la gestion des ressources humaines, de l\u2019équipe des ventes, de l\u2019équipe de marketing, le temps file aussi vite que le sirop coule des érables une chaude journée de mars, lorsqu\u2019on se lance en affaires.« Ça a été intense, mais c\u2019est st imulant de travail ler pour construire quelque chose.Et à l\u2019usine, on a la grande chance de pouvoir compter sur les conseils de Richard Brien, à qui on a acheté l\u2019entreprise.Si on a une question ou un souci de production, on l\u2019appelle et il nous fait profiter de son expertise.Ça, c\u2019est très précieux pour une relève.» ÇA VOUS INTÉRESSE?Les produits d\u2019érable Bretelles sont distribués dans 225 points de vente au Québec?: bretelles.ca.On le constate d\u2019emblée?: les produits d\u2019érable Virgin Mady brillent par leur originalité.Marielle Quirion me confirme que c\u2019est ça l\u2019idée.Et l\u2019intention.« Mon conjoint et moi, on n\u2019aime pas l\u2019ordinaire.On voulait se démarquer en proposant quelque chose qui n\u2019existait pas », m\u2019explique la résidante de Bury.Le couple avait auparavant une ferme laitière.« C\u2019est mon beau-père qui avait démarré ça en 1965.On a fermé la portion laitière en 2018 pour se consacrer aux grandes cultures.Sur notre terre de 3500 acres de terrain, 1000 sont consacrées à la culture.Notre érablière compte, elle, près de 30 000 entailles, mais elle a un potentiel de 50 000.» Deux neveux, Yves Fauteux, Alexandre Blais, se sont associés avec leur oncle André Perron pour développer davantage le filon acéricole.« On commercialise aujourd\u2019hui six produits spécialisés qu\u2019on ne voit pas ailleurs.On a un sirop vieilli six mois et un autre vieilli 12 mois qui est assez unique au pays, je pense.On fait aussi un sirop fumé à froid, un sirop infusé aux grains de café et des beurres d\u2019érable », souligne Mme Quirion.Certifiées biologiques, toutes ces gourmandises sont concoctées avec cœur et le souci de ne jamais lésiner sur la qualité.Le projet a le vent en poupe.Dans la prochaine année, il faudra sans doute agrandir les installations pour continuer à suivre la cadence.C\u2019est la création d\u2019un beurre d\u2019érable au sel d\u2019Himalaya qui a lancé ce mouvement vers des pots et des bouteilles d\u2019exception.« Dès qu\u2019on faisait goûter, les gens étaient conquis.C\u2019est encore vrai pour tous nos produits, d\u2019ailleurs.Et puisque ce qu\u2019on fait ne ressemble à rien d\u2019autre, on n\u2019est pas en compétition avec les autres producteurs, ça nous ouvre des portes.» Vrai que leur nectar d\u2019exception séduit les papilles dès la première lichée.Vrai aussi que les déclinaisons de la marque sont attrayantes.Le sirop vieilli en fût m\u2019intrigue.Beaucoup.« Ça amène vraiment l\u2019érable dans une autre dimension de saveur, parce qu\u2019on fait macérer le sirop dans des barils de whisky.Les arômes boisés apportés par le procédé sont très parfumés.Ça donne un sirop aux notes particulières, qui fera merveille avec un gâteau au fromage ou une glace à la vanille, par exemple.» Les barils de whisky employés pour la macération du sirop arrivent du Tennessee et ont été fraîchement vidés d\u2019alcool.« Il s\u2019écoule environ une semaine avant qu\u2019on les remplisse de notre sirop.Une fois que celui-ci est prêt à être embouteillé, on doit disposer des barils.Notre vision mise sur le développement durable, on s\u2019est demandé comment les revaloriser.Des microbrasseries souhaitaient s\u2019en procurer pour brasser des bières de spécialité, mais en petits volumes seulement.» L\u2019idée de faire des copeaux de fumage à partir du bois des barriques a germé.Un premier essai a été plus que concluant.« Nos copeaux, qui sont infusés de sirop et de whisky, sont assez uniques en Amérique du Nord.Quand on ouvre le sac, le parfum est incomparable.» Les copeaux, commercialisés, permettent un fumage à l\u2019arôme d\u2019exception qui séduit de plus en plus de consommateurs.« La fromagerie Petits Plaisirs fume d\u2019ailleurs désormais ses fromages avec nos copeaux, remarque Mme Quirion.Nous, on produit aussi un sirop fumé à froid, lentement, qui s\u2019harmonise bien aux vinaigrettes, aux ailes de poulet, aux sauces, au saumon et autres poissons.» Les délices de Virgin Mady sont actuellement distribués dans plus de 100 points de vente au Québec, mais aussi à Ottawa et à Toronto.Le bouche-à-oreille produit son effet : la demande va croissant.« On est dans plusieurs boutiques spécialisées et dans certains lieux touristiques, aussi.On n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019investir les grands supermarchés parce que, pour être en mesure de fournir, il nous faudrait faire de gros volumes et on ne pourrait pas offrir la même qualité.Par exemple, pour réussir notre beurre d\u2019érable selon nos standards, ça prend trois jours.Il n\u2019est pas question pour nous de prendre un raccourci pour produire davantage.On préfère faire moins, mais miser sur une grande qualité.» Dans tout ça, l\u2019esprit du projet reste résolument familial.Dans les bureaux de l\u2019entreprise, l\u2019ambiance est aussi douce que le sirop est bon.« On fait tout ça dans la bonne humeur et on a eu la chance, dans la dernière année, de pouvoir maintenir notre grande bulle tissée serrée parce qu\u2019on travaillait ensemble, en famille.» ÇA VOUS INTÉRESSE?virginmady.com Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à karine.tremblay@latribune.qc.ca Virgin Mady parfumé au whisky «?L\u2019industrie de l\u2019érable, sa mise en marché, ça n\u2019a pas beaucoup bougé ces dernières décennies.Nous, on avait envie de promouvoir cette belle ressource québécoise et de \u2018\u2018décabaniser\u2019\u2019 le sirop en proposant une gamme de produits qui le font rayonner autrement.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019on a créé Bretelles, en 2019.?» \u2014 Philippe Charest-Beaudry Les maîtres sucriers de Virgin Mady remplissent plus de 300 barils de sirop chaque printemps.«?Nous, on prend chaque fois quelques jours pour goûter le produit de chacun des barils afin de sélectionner les meilleurs sirops, note Mme Quirion.Ce sont ceux-là qu\u2019on garde pour confectionner nos produits.?» L\u2019étape du test de goût est essentielle.«?Parce que c\u2019est la sélection du sirop qui nous permet d\u2019assurer une constance dans la saveur de nos produits.?» Toute la gamme de produits Virgin Mady est certifiée biologique.L\u2019entreprise de Bury a par ailleurs emprunté un virage vert?: aucun contenant de plastique n\u2019est employé et les sacs de sucre et de copeaux de fumage sont biodégradables.\u2014 PHOTO FOURNIE Le sirop d\u2019érable vieilli en fût de whisky du Tennessee est un produit d\u2019exception de la marque Virgin Mady.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M14 VOYAGES D ifférentes nouveautés ont fait leur arrivée dans les derniers mois.J\u2019en ai testé quelques-unes.Récit.RANDONNÉE HIVERNALE AU SOMMET D\u2019ORFORD Dimanche dernier, au parc national du Mont-Orford.La journée est splendide, rehaussée des contrastes de blanc et de bleu.Je me suis ruée sur mon billet journalier de ski de fond quelques jours avant : avec la météo que l\u2019on annonce dans les prochains jours, c\u2019est sans doute ma dernière journée de ski.Orford se découpe, majestueux, sur fond de ciel bleu.Soudain, ça devient clair : c\u2019est là que j\u2019irai terminer ma journée.Les skieurs alpins n\u2019y verront pas de nouveauté : le mont Giroux dans la lumière descendante, Magog, à l\u2019heure bleue, qui s\u2019illumine tranquillement en fin de journée, Owl\u2019s Head à l\u2019horizon.Mais pour moi, si, du moins en hiver.La Corporation Ski & Golf Mont- Orford permet depuis le début de la saison d\u2019aller randonner après la fermeture des pistes, à 16 h.J\u2019y suis allée une première fois, en février, une fin de journée sans nuages.Ma vieille amie et moi, on a dû s\u2019extasier 20 fois avant d\u2019arriver en haut.Il faudrait que l\u2019on m\u2019explique pourquoi la lumière est si belle les journées d\u2019hiver.Au moment où on est passée, on a même pu voir le soleil se coucher.Il y avait quelque chose d\u2019émouvant à pouvoir admirer ce paysage à l\u2019heure où le temps s\u2019arrête.Le territoire m\u2019émeut, aurait dit mon collègue Mickaël Berge- ron.C\u2019est exactement ça.La fin de journée donne l\u2019impression d\u2019être seules, mais nous ne le sommes pas : des randonneurs alpins montent et descendent Orford.La randonnée alpine est permise depuis quatre ans au mont Orford.Le sport était déjà en plein essor, mais comme pour bien d\u2019autres activités, la pandémie semble avoir dopé la popularité.«On a doublé le nombre d\u2019abonnements que l\u2019on avait, et l\u2019achalandage a quadruplé», précise le directeur général de la Corporation, Simon Blouin.JOUVENCE POUR LA PREMIÈRE FOIS C\u2019est chez nous et je n\u2019y avais jamais mis les pieds.Je n\u2019avais qu\u2019un vague souvenir d\u2019avoir été déçue de ne pas y aller enfant, alors que l\u2019école avait fait un autre choix de camp pour la sortie de fin d\u2019année.et que ma grande sœur, elle, y était allée.«Maman et papa se souviennent d\u2019être venus ici», m\u2019a souligné ma filleule lorsqu\u2019on est allée passer un avant-midi de la relâche à Jouvence.L\u2019établissement, qui a célébré ses 50 ans en 2020, a accueilli des générations d\u2019enfants et d\u2019élèves.Cette année, l\u2019établissement a décidé d\u2019ouvrir ses portes au public ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR SUR LE CHEMIN DES CANTONS 2 1 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 13 MARS 2021 M15 VOYAGES qui ne séjourne pas sur le site en proposant des plages horaires l\u2019avant-midi ou l\u2019après-midi.La formule a l\u2019avantage d\u2019explorer différentes activités, particulièrement avec les plus jeunes : glissade, parcours d\u2019hébertisme, trottinette des neiges\u2026 Jouvence offre aussi une formule tout inclus en hébergement.Les multitudes de possibilités m\u2019ont rappelé le centre touristique Duchesnay, à Sainte- Catherine-de-la-Jacques-Cartier.Avec ma filleule adosapiens, on a skié (on prête l\u2019équipement), patiné et marché autour du lac Stukely, nous permettant ainsi de découvrir le parc national du Mont-Orford autrement.On aurait aussi très bien pu louer un fatbike .Moi, j \u2019en ai surtout profité pour rattraper un peu de ce temps perdu avec elle.Et ça m\u2019a donné une raison d\u2019arrêter à la boulangerie Au cœur du pain, dans le secteur de Saint-Élie à Sherbrooke, qui se trouvait sur mon chemin du retour.Quand je vous disais, la semaine dernière, que chaque sortie devient prétexte à une escale gourmande\u2026 Avec la douce météo annoncée, Jouvence ne prévoyait pas offrir la formule les samedi et dimanche 13 et 14 mars, mais examinera la possibilité pour le week-end suivant.Par contre, avec le passage en zone orange, la Petite Auberge de Jouvence rouvrira ses portes le vendredi 19 mars prochain pour les weekends de la fin mars, de même que pour le congé pascal (voir encadré).MARCHER SHERBROOKE Je ne sais pas si je vous ai déjà dit à quel point j\u2019aime Sherbrooke.Pour s es restaurants, sa v ie culturelle, ses paysages, sa douceur de vivre.J\u2019aime la marcher, aussi.J\u2019ai un faible pour le vieux Sherbrooke et le centre-ville.Ça tombe bien : en janvier, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, le Musée d\u2019histoire de Sherbrooke et le Musée de la nature et des sciences ont lancé le circuit en balado «Randonnée urbaine».J\u2019y suis allée, un dimanche de zone rouge où la vie au centro semblait s\u2019être arrêtée.Oui, on connaît le Musée d\u2019histoire, mais savez-vous que c\u2019était autrefois un bureau de poste?J\u2019ai redécouvert l\u2019immeuble de la rue Webster qui abritait autrefois une usine de cigares et porté attention, pour la première fois, aux détails de l\u2019édifice.J\u2019ai été touchée en découvrant la prestation de danse d\u2019Élise Legrand et de Thomas Casey à la Place des moulins.Je me suis demandé pourquoi, aussi, je ne venais pas marcher plus souvent sur la promenade de la rivière Magog, petit bout de nature en plein centre-ville.Le circuit urbain de quatre kilomètres s\u2019avère une excellente raison de sortir prendre l\u2019air et une belle façon de redécouvrir sa ville lorsqu\u2019on pensait tout savoir d\u2019elle.Une façon originale aussi de la visiter si on est de passage.C\u2019est sans compter que lorsqu\u2019on se met à fouiller du côté des balados, une mer de possibilités s\u2019ouvre devant nous.Des suggestions qui risquent de me servir pendant l\u2019entre- saison, celle où on doit rester loin des sentiers et faire le deuil de la saison de ski de fond.3 Randonnée urbaine nous fait découvrir quelques-uns des plus beaux bâtiments de Sherbrooke, à quelques pas de la gorge de la rivière Magog au centre-ville.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 2 Jouvence a célébré ses 50 ans en 2020.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN 1 Owl\u2019s Head, vu du mont Orford \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION VOUS VOULEZ Y ALLER?\u203a ORFORD La randonnée pédestre hivernale est permise entre le 1er novembre et le 1er mai.Les détenteurs d\u2019un abonnement annuel à la SÉPAQ, d\u2019un billet journalier au parc national du Mont-Or- ford ainsi que les abonnés de saison de ski 2020-21 du Mont- Orford ont accès gratuitement à l\u2019abonnement de randonnée pédestre hivernale.Les gens doivent tout de même aller se procurer l\u2019abonnement au service à la clientèle.montorford.com/fr-ca/hiver/ la-randonnee-pedestre-hivernale \u203a JOUVENCE La Petite Auberge de Jouvence rouvrira ses portes le 19 mars pour les week-ends de la fin mars, de même que pour le congé pascal pour les visiteurs en provenance de zones orange.Seuls les visiteurs qui résident en zone orange pourront faire une réservation.L\u2019offre s\u2019ajoute à celle des chalets.Les formules d\u2019activités en demi-journées doivent faire une pause les samedi et dimanche 13-14 mars, et l\u2019établissement évaluera la situation pour la suite.jouvence.com \u203a RANDONNÉE URBAINE Pour plus d\u2019infos sur le circuit et le téléchargement, con sul- tez baladodecouverte.com/ circuits/1030/randonnee- urbaine-sherbrooke 3 SAMEDI 13 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M16 0058589 Consultez fr.nissan.ca/offers pour plus de détails | L\u2019association des concessionnaires Nissan du Québec Offres en vigueur du 2 au 31 mars 2021.?L\u2019offre de location par l\u2019entremise de NCF est offerte sur le KICKS S 2020 et est basée sur une allocation de 20 000 km/an (allocation totale de 65 000 km pour un terme de 39 mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription ( jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.?Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquement mentionnés à titre informatif.* Le rabais Mon choix de 1 500 $ sera déduit du prix de vente négocié avant taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui louent ou financent un KICKS 2020 neuf et non immatriculé auparavant par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance (NCF) chez un concessionnaire Nissan participant au Canada, sur approbation de crédit, entre le 2 et le 31 mars 2021.L\u2019offre ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Cette offre n\u2019a pas de valeur d\u2019échange au comptant.Des conditions s\u2019appliquent.+ La réduction du taux allant jusqu\u2019à 2 % est offerte sur les modèles KICKS 2020 neufs et non immatriculés auparavant loués ou financés par l\u2019entremise de NCF chez un concessionnaire Nissan autorisé au Canada du 2mars au 31mars 2021, sur approbation de crédit.Les clients admissibles recevront jusqu\u2019à 2 % de réduction sur les taux de financement ou de location actuellement offerts par l\u2019entremise de NCF, jusqu\u2019à un taux minimum de 0 %.Les taux ne pourront en aucune circonstance être réduits à un taux inférieur à 0 %.Ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Des conditions s\u2019appliquent.\u2021 L\u2019offre est administrée par Nissan Canada Extended Services Inc.(« NCESI ») et est applicable sur les modèles neufs KICKS 2020 (dans chaque cas, un « véhicule admissible »), achetés au comptant, loués ou financés et immatriculés par l\u2019entremise deNissan Canada Finance sur approbation de crédit entre le 2 et le 31mars 2021 auprès d\u2019un détaillant autorisé Nissan auQuébec.Le bénéficiaire de l\u2019offre aura droit à unmaximumdedix (10) visites d\u2019entretien (dans chaque cas, une« visite d\u2019entretien ») pour chaque véhicule admissible, chacune de ces visites d\u2019entretien se composant d\u2019une (1) vidange d\u2019huile (à l\u2019aide d\u2019huile à moteur Genuine Synthetic 0W20 de Nissan) et d\u2019un (1) service de permutation des pneus (dans chaque cas, un « service admissible »).Tous les services admissibles seront effectués strictement en conformité avec le programme de vidange d\u2019huile et de permutation des pneus décrit dans le livret de l\u2019entente pour le véhicule admissible.La période de service débutera à la date de l\u2019opération de location (la « date de l\u2019opération ») et se terminera i.à la date à laquelle le nombre maximum de visites d\u2019entretien sera atteint, ii.60 mois après la date de l\u2019opération ou iii.lorsque le véhicule admissible aura atteint 120 000 kilomètres, selon l\u2019éventualité qui se produit en premier.Tous les services admissibles doivent être fournis durant la période de service, sans quoi le bénéficiaire perd tout droit s\u2019y rapportant.Le bénéficiaire peut à ses frais bonifier cette offre par l\u2019utilisation d\u2019une huile de première qualité.Les services admissibles ne sont pas conçus de manière à répondre à toutes les exigences et à toutes les spécifications nécessaires pour l\u2019entretien du véhicule admissible.Pour la liste complète des mesures d\u2019entretien nécessaires, veuillez vous reporter au guide d\u2019entretien.Les services additionnels nécessaires ne sont pas compris dans l\u2019offre, et le bénéficiaire en assume exclusivement la responsabilité et le coût.L\u2019offre n\u2019est pas monnayable et peut ne pas être jumelée à certaines offres.NCESI se réserve le droit de modifier la présente offre ou d\u2019y mettre fin, en totalité ou en partie, en tout temps, sans préavis.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Adressez-vous à votre détaillant pour obtenir plus de détails.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2021.OU OU Jusqu\u2019à 1 500$* de rabais Mon choix à la location.Ensemble d\u2019entretien sans frais pendant 5 ans.\u2021 Inclut changements d\u2019huile et permutation des pneus.Taux réduit jusqu\u2019à 2% + à la location.Sur modèles KICKS 2020.MC Choisissez votre boni Du 2 au 31 mars MONCHOIX L\u2019événement Louez le KICKS S 2020 à partir de 219 $?/mois, pendant 39 mois, avec 995 $ en comptant initial.Valeur au détail de Les paiements à la location incluent le rabais Mon choix de 1 500 $.21 343$ 50$?/semaine C\u2019est comme payer KICKS 2020 "]
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