La voix de l'Est, 13 avril 2021, mardi 13 avril 2021
[" P H O T O 1 2 3 R F CAHIER SPÉCIAL AGRICULTURE 16 PAGES COOP D\u2019INFORMATION MARDI 13 AVRIL 2021 ÉDITION SPÉCIALE cidre Le en pleine effervescence PAGES C2 ET C3 MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C2 AGRICULTURE MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Bien que nouveau joueur sur la scène agroalimentaire de Brome- Missisquoi, la Ferme cidricole Équinoxe est un projet longuement mûri.Comme les arbres fruitiers qui y ont été plantés au cours de la dernière année, le temps fera grandir la jeune pousse et ses fondateurs ont très hâte d\u2019en recueillir les fruits.En mai prochain, Marc-Antoine Arsenault-Chiasson et Audrey-Anne Lussier célébreront leur premier anniversaire à titre de propriétaires de leur ferme.Ils entameront donc ce printemps leur deuxième saison à titre de cidriculteurs et de producteurs agricoles, après avoir jeté leur dévolu sur l\u2019ancien verger de la famille Goyette situé en bordure de la route 104, à Farnham.« Ici, il y avait tout ce qu\u2019on cherchait.C\u2019était parfait ! On cherchait une ferme et on a élargi notre zone de recherche parce que des fermes qui répondaient à nos besoins et à notre vision, il n\u2019y en avait pas beaucoup ! » relate ce futur diplômé en agronomie de l\u2019Université Laval, à Québec.Ni lui ni sa conjointe, qui étudie en droit à la même université, ne se destinaient à un avenir sur la ferme.La fibre entrepreneuriale du jeune homme les aura finalement menés tous les deux dans la campagne de Brome-Missisquoi, où ils espèrent dès lors couler des jours heureux.« J\u2019ai toujours rêvé de démarrer mon entreprise », raconte M. Arse- neault-Chiasson, qui a eu la piqûre de l\u2019agriculture en occupant différents emplois sur plusieurs propriétés agricoles, où il a touché un peu à tout.Son rêve a pris une forme concrète en travaillant dans une cidrerie où ses patrons lui ont appris les rudiments du métier, de même que le goût du cidre.« Ma conjointe et moi étions des amateurs de bières de microbrasserie, confie le nouvel agriculteur.En travaillant dans le milieu, j\u2019ai découvert le cidre fermier et j\u2019ai eu un gros coup de cœur.On brassait déjà de la bière chez nous, alors on a fini par essayer des recettes de cidre.On en a fait 300 litres dans notre quatre et demi, à Québec ! » UNE OFFRE QUI SE DIVERSIFIERA En reprenant le verger de son ancien propriétaire, M. Arseneault- Chiasson et Mme Lussier ont bien entendu hérité de ses nombreux pommiers.« L\u2019ancien propriétaire était davantage dans la pomme commerciale, pour le jus et la vente en épicerie, explique le nouveau copropriétaire de la ferme.Actuellement, on a déjà trop de pommes pour nos besoins.On veut éventuellement se concentrer sur celles qui vont nous permettre de concrétiser notre projet de cultiver notre matière première pour la transformer en cidre et en produits alimentaires.» «J\u2019ai découvert le cidre fermier et j\u2019ai eu un gros coup de cœur.On brassait déjà de la bière chez nous, alors on a fini par essayer des recettes de cidre.On en a fait 300 litres dans notre quatre et demi, à Québec!» \u2014 Marc-Antoine Arsenault-Chiasson Le couple souhaite par ailleurs effectuer un virage biologique et limiter la quantité d\u2019intrants, notamment de pesticides, dans leur production.Les cidres fermenteront donc naturellement, sans sulfite ou autre produit chimique.« Ça cadre aussi avec notre mode de vie.On souhaite un mode de production plus équilibré, plus santé et avec le moins d\u2019impacts environnementaux possibles, détaille M. Arseneault- Chiasson.Ça s\u2019inscrit dans nos valeurs et dans celles qu\u2019on met de l\u2019avant dans notre projet d\u2019entreprise, duquel on espère pouvoir vivre à court ou moyen terme.» Les cultures seront diversifiées.Aux pommes, on ajoutera de la poire, de la prune, des pêches, de la cerise sucrée et de la camerise dans les champs.Autant de fruits qui composeront l\u2019offre de produits de la ferme, qui rouvrira cet automne au public pour sa deuxième saison d\u2019autocueillette, mais sa première de dégustation.L\u2019agrotourisme jouera un rôle majeur dans les activités de la ferme, indique son copropriétaire.« On veut que les gens viennent nous voir et qu\u2019ils apprennent comment ça fonctionne.» Des animaux viendront aussi s\u2019établir sur les lieux au cours des prochains mois.Déjà, des poulaillers attendent leurs premières poules pondeuses, dont les œufs seront vendus sur place.Elles rejoindront des poulets de chairs, des canards et même des moutons qui, en broutant l\u2019herbe sur la ferme, élimineront partiellement la tonte de la pelouse.« Comme pour les arbres fruitiers, on vise la diversification, souligne M. Arseneault-Chiasson.Chaque espèce qu\u2019on introduira sur notre ferme aura un rôle à jouer.Les animaux vivront librement et feront partie d\u2019un tout.» CROÎTRE EN ÉQUILIBRE La présence marquée de micro- brasseries, de vignobles et d\u2019autres cidreries n\u2019est pas perçue comme une concurrence féroce pour les artisans de la Ferme cidricole Équinoxe, bien au contraire: elle servira plutôt de levier à leur jeune entreprise pour se faire connaître des amateurs de nectars de tous acabits.« Il y a beaucoup de projets qui attirent à la fois des producteurs et des visiteurs dans la région, relève Marc-Antoine Arseneault- Chiasson.C\u2019est positif d\u2019être dans une région à la fois viticole et cidricole, et on peut compter sur l\u2019ouverture et la créativité de la MRC Brome-Missisquoi pour nous soutenir dans notre projet.» Un projet d\u2019agrandissement est déjà dans les cartons de la jeune pousse farnhamienne, et ce, afin d\u2019augmenter le volume de production, qui demeurera tout de même modeste en comparaison avec d\u2019autres cidreries.À terme, la ferme devrait produire de 25 000 à 30 000 litres de cidre annuellement.Les premières offrandes, embouteillées cet hiver, pourraient être disponibles au printemps ou à l\u2019été.« C\u2019est le cidre qui décide quand il sera prêt ! » lance le cidriculteur.« On ne veut pas se lancer dans plus gros.Avant de penser à la quantité, on songe à la qualité », ajoute-t-il.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas pour rien qu\u2019ils ont choisi de baptiser leur entreprise Équinoxe.« Ça symbolise l\u2019équilibre, à la fois entre le jour et la nuit et entre les saisons, illustre M. Arseneault-Chiasson.L\u2019équilibre, pour nous, c\u2019est un objectif à atteindre.On veut pouvoir s\u2019autogé- rer et garder un certain contrôle sur notre qualité de vie.» FERME CIDRICOLE ÉQUINOXE Un jeune couple se lance dans le cidre Selon l\u2019Association des producteurs de cidre du Québec, 11 % de toute la production de pommes du Québec est destiné à la transformation.En un an, 3,8 millions de litres de cidres, fruit du travail de 109 producteurs, ont été écoulés dans la province.Cette industrie génère à elle seule 163,4 millions de dollars de retombées économiques, signe qu\u2019il y a un engouement réel pour le cidre.Au Canada, plus de 291 millions de litres de cidre ont été vendus en 2013, un volume qui a grimpé à plus de 630 millions de litres en 2018, et qui devrait atteindre les 926 millions de litres en 2022, révèle une analyse de marché d\u2019Agriculture et Agroali- mentaire Canada.Presque la totalité du cidre canadien exporté prenait le chemin des États-Unis, où l\u2019intérêt pour le cidre est croissant, à l\u2019instar du Royaume- Uni, rapporte l\u2019analyse sectorielle de février 2019 sur le marché du cidre dans ces deux pays.On y dénote que «le cidre est l\u2019une des catégories de boissons dont la croissance est la plus rapide», particulièrement le cidre artisanal qui séduit les consommateurs avec son caractère local et régional.Les exportations de cidre québécois chez nos voisins du Sud atteignaient plus de 57 millions de dollars en 2017, soit trois fois plus que quatre ans auparavant.La Belle Province représente, et de loin, la province la plus prolifique en la matière quant aux ventes de cidre en sol américain.MARIE-ÈVE MARTEL Le cidre, en chiffres À terme, la ferme devrait produire de 25 000 à 30 000 litres de cidre annuellement, et dont les premières offrandes, embouteillées cet hiver, pourraient être disponibles au printemps ou à l\u2019été.\u2014 FOURNIE laVoixdel\u2019Est MARDI 13 AVRIL 2021 C3 AGRICULTURE Le territoire couvert par La Voix de l\u2019Est est une véritable pépinière d\u2019initiatives et de personnages.Et le secteur de l\u2019agriculture en est un bel exemple.Quelles prises de risque, quelles passions?! Parmi les nombreux sujets présentées dans ce cahier spécial, le cidre et ses artisans sont à l\u2019honneur, ses bulles attirant de plus en plus d\u2019amateurs.MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca La réputation des vignobles de Brome-Missisquoi n\u2019est plus à faire.Les microbrasseries de la région jouissent aussi d\u2019une notoriété enviable.Et ce n\u2019est pas tout?: ce coin de pays est à nouveau en train de se démarquer, cette fois avec l\u2019expansion de la production de cidre.« Il y a effectivement un renouveau et un retour aux sources en même temps, un engouement renouvelé pour le cidre, et particulièrement pour le cidre fermier, dans sa production plus traditionnelle et travaillée », constate Leslie Carbonneau, coordonnatrice et conseillère en développement bioalimentaire au CLD de Brome-Missisquoi.Actuellement, quatre entreprises s\u2019illustrent dans le domaine cidri- cole dans Brome-Missisquoi, tandis que six autres projets sont à l\u2019étape du démarrage ou en pré- démarrage, indique la conseillère.« Plusieurs projets en devenir sont liés au transfert de vergers vers de nouveaux propriétaires ou de nouvelles générations, qui veulent donner un nouvel élan à la culture et pour diversifier les activités, précise-t-elle.La transformation alimentaire est de plus en plus privilégiée, et la culture de la pomme pour en faire du cidre est adaptée à notre climat.La popularité du cidre s\u2019explique aussi par le fait que la pomme est propre au Québec, comparativement au raisin ! » Aux dires de Marc-Antoine Las- nier, président de l\u2019Association des producteurs de cidre du Québec, « Brome-Missisquoi compte beaucoup de pommiers et de producteurs.Il y a un énorme potentiel pour produire du cidre dans cette région.C\u2019est même étonnant que l\u2019industrie ne se soit pas développée davantage auparavant ! » lance- t-il à la blague.Cet essor dans la région fait partie de la troisième vague de production du cidre au Québec, allègue-t-il.« Le cidre a longtemps été la chasse gardée de la Montéré- gie et plus précisément de la MRC de Rouville, où on retrouve Rouge- mont, surnommée la capitale de la pomme, explique le propriétaire de la Cidrerie Milton.C\u2019est là que la première vague de producteurs de cidres \u2014 des pionniers\u2014 a eu lieu.La deuxième vague est constituée de producteurs de pommes comme moi qui ont décidé de se tourner vers la transformation.» « Et là, on est dans une troisième vague où des gens qui ne sont pas nécessairement issus du milieu de la pomiculture décident de se lancer dans le cidre, et ce, dans plusieurs régions du Québec, poursuit-il.Ça peut être des passionnés qui brassaient chez eux ou des vignerons qui veulent se diversifier.La beauté de la chose, c\u2019est que le milieu s\u2019ouvre tous azimuts.» UNE DESTINATION CIDRICOLE La consommation de cidre est à la hausse au Québec, se réjouit M. Lasnier.« En fait, plus le temps passe et plus la croissance de l\u2019industrie est forte », précise-t-il.Ce faisant, les ventes de cidres ont crû de 19 % entre 2018 et 2019 et de 40 % en 2020, par rapport à l\u2019année précédente.Cette dernière statistique tient compte du fait qu\u2019une grande partie des ventes de produits cidricoles ont été réalisées en épicerie ou chez un détaillant en raison de la pandémie.«?La beauté de la chose, c\u2019est que le milieu s\u2019ouvre tous azimuts.?» \u2014 Marc-Antoine Lasnier, président de l\u2019Association des producteurs de cidre du Québec « On sent un engouement vraiment intense pour les nouveautés, remarque le président de l\u2019APCQ.Avant, on voyait peu de cidres sur les tablettes ; désormais, on sent un attrait fort, aussi bien pour les produits prêts à boire que pour les cidres plus artisanaux.» La boisson de pommes fermentées connaît à ce point un essor qu\u2019un projet de route des cidres est également en train de mijoter dans la tête de l\u2019entrepreneur Martin Delisle, qui espère pouvoir concrétiser ce projet l\u2019an prochain ou la suivante.Le cidre fera aussi partie intégrante de la campagne promotionnelle visant à mousser le tourisme dans Brome-Missisquoi à travers différentes expériences agroalimentaires.Ce faisant, les cidriculteurs de Brome-Missisquoi n\u2019ont rien à craindre de l\u2019immense popularité des vins et des bières d\u2019ici, estime Mme Carbonneau, qui ne voit aucune compétition entre ces différentes boissons.« En fait, aucun n\u2019est une menace pour les autres, juge la conseillère.Au contraire, leur présence mutuelle vient renforcer notre région comme MRC nourricière et l\u2019ensemble de l\u2019industrie, car ils vont chercher des clientèles que les autres n\u2019attirent pas.» Marc-Antoine Lasnier abonde en ce sens.Selon des chiffres détenus par l\u2019APCQ, il se boit environ 400 ml par habitant par année au Québec, alors que la bière et le vin ont des volumes annuels par Québécois de 83 litres et de quelque 20 litres.« À mon avis, il se boit trop peu de cidre chez nous ! lance le cidriculteur.Alors, plus il y aura de producteurs pour faire découvrir le cidre, plus il y aura de nouveaux consommateurs.Cet essor est très positif pour notre industrie.» BROME-MISSISQUOI Engouement renouvelé pour le cidre Aux dires de Marc-Antoine Lasnier, président de l\u2019Association des producteurs de cidre du Québec, «?il y a un énorme potentiel pour produire du cidre?» dans Brome-Missisquoi.Cet essor dans la région fait selon lui partie de la troisième vague de production du cidre au Québec.\u2014 ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Forage de puits artésiens et géothermiques Pompes à eau \u2022 Traitement d\u2019eau Adoucisseur \u2022 Analyse d\u2019eau puisatiersexperts.com 450 372-2388 VENTE \u2022 INSTALLATION \u2022 RÉPARATION de pompes à eau de tous genres SERVICE 7 JOURS VENTE AU COMPTOIR Résidentiel \u2022 Commercial \u2022 Industriel \u2022 Agricole lespompesamr.com 450 378-3101 RBQ: 8003-8524-59 RBQ: 8100-3493-51 Service 7 jours sur 7 Les pompes 682, rue Dufferin, Granby \u2022 Traitement d\u2019eau \u2022 Forage de puits artésiens géothermiques MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C4 AGRICULTURE BILLIE-ANNE LEDUC billie-anne.leduc@lavoixdelest.ca Sylvie Larochelle a trente- quatre filles.C\u2019est ainsi qu\u2019elle appelle ses vaches laitières, dont elle prend grand soin depuis 2019.À l\u2019âge de 53 ans, elle a décidé de tout plaquer pour suivre sa passion et s\u2019occuper seule d\u2019une ferme laitière.À Notre-Dame-de-Stanbridge, Sylvie se lève tous les jours aux petites heures du matin pour aller traire ses 18 vaches laitières et donner des soins à la quinzaine de génisses et taures de l\u2019étable dont elle loue plusieurs d\u2019entre elles.La Voix de l\u2019Est est allée visiter Sylvie et ses filles, des bêtes particulièrement affectueuses.« On ne pourrait pas faire ça avec d\u2019autres vaches.Elles aiment les humains », lance Sylvie, en caressant Nutella ou encore Charlotte.Après avoir travaillé vingt-cinq ans chez Bell en comptabilité, la femme originaire de Pike River a décidé en 2008 de quitter la compagnie et de se concentrer à ses deux passions : le travail sur une ferme et l\u2019entretien paysager, qu\u2019elle fait encore aujourd\u2019hui entre deux traites, l\u2019été.C e l l e q u i a o b t e n u l e p r i x Laitx\u2019cellent pour son lait en 2020 a développé sa passion pour les vaches à la suite de quelques expériences sur des fermes laitières de la région, notamment à la ferme Impériale et Dave Campbell, autant FERME LAITIÈRE DE SYLVIE LAROCHELLE TOUT PLAQUER POUR «?SES Sylvie Larochelle a travaillé 25 ans pour Bell puis a décidé, à l\u2019âge de 53 ans, de démarrer sa ferme laitière.Elle est ici en compagnie de Nutella.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL 0059417 M A L O U I N A S S U R A N C E .C A SAINT-CÉSAIRE 1 888 MALOUIN I BEDFORD 1 800 363-4545 SAINT-JEAN-BAPTISTE 450 467-3797 Laissez l\u2019expertise deMalouin Assurance vous offrir la couverture adéquate pour protéger votre exploitation agricole, votre résidence ainsi que vos biens personnels.Votre entreprise agricole représente votre avenir laVoixdel\u2019Est MARDI 13 AVRIL 2021 C5 AGRICULTURE en gestion qu\u2019en travail manuel.En 2019, e l le a f inalement conclu une entente de location avec Serge Forgues sur la ferme laitière.« J\u2019avais cogné aux portes du Québec au complet.Ça a pris deux semaines après la proposition de Serge pour repartir le système et tout refaire marcher.» «?L\u2019AGRICULTURE, C\u2019EST PAS POUR N\u2019IMPORTE QUI?» Depuis, la résidente de Bed- ford a découvert toute la beauté et l\u2019apport des vaches, qui ont « besoin de nous », et dont il faut prendre soin.« C\u2019est sûr que les agriculteurs ne sont pas tous gagas comme moi! », lance-t-elle à la blague.«?Quand tu pèses 400 livres dans ta tête, rien ne peut t\u2019arrêter.?» \u2014 Sylvie Larochelle, productrice de lait à Notre-Dame-de-Stanbridge Nuit et jour, elle veille à leur bien-être, à leur confort et à leur santé.Elle doit organiser les gestations, les traites, choisir les semences pour chacune d\u2019elles, coordonner les soins de vétérinaire, etc.« Une ferme laitière, ce n\u2019est pas juste traire les vaches.» « L\u2019agriculture, c\u2019est dur, c\u2019est pas pour n\u2019importe qui.Il faut être leader de caractère et foncer.J\u2019ai toujours dit, quand tu pèses 400 livres dans ta tête, rien ne peut t\u2019arrêter.» À raison de 14 heures de travail par jour, Sylvie ne chôme pas.Heureusement, elle peut compter sur « son ange », sa tante Jeanne d\u2019Arc Larochelle, q u i l u i p ré pa re d e s p lat s e t l\u2019aide dans ses commissions.« Elle a toujours été bonne pour moi », laisse entendre Sylvie, qui compte aussi sur la compagnie d\u2019Apollo, son gros chien de huit ans.Sylvie a toujours aimé les animaux, et les gros à part de ça.Ça ne lui fait pas peur, pas plus que de leur faire des piqures dans les veines du coeur, ou de leur enfoncer une sorte de bâton dans la gorge, nécessaire à leurs soins de santé.Q u e l \u2019o n s o i t f e m m e o u homme, âgé ou jeune, Sylvie croit que tous devraient avoir leur chance s\u2019ils veulent part i r u n e f e r m e.« Qu e tu s o i s une femme, un homme, âgé ou jeune, il faut aller à fond dans ton rêve.Quand on sait, on sait.» Durant son parcours peu commun, sans vouloir donner de détails précis, elle déplore avoir été victime de discrimination à l\u2019égard de son sexe et de son âge, aux débuts de son projet.« Je suis une femme seule, sans enfant, sans mari.J\u2019ai senti un peu de jugement et de discrimination dans le milieu.» Une attitude qu\u2019elle déplore non seulement au sein du milieu agricole, mais aussi lorsque vient le temps de faire des demandes d\u2019aide au gouvernement qu\u2019elle affirme être davantage réservées à la jeune relève en agriculture.CHEFFE DE FILE DANS SA COMMUNAUTÉ Toutefois, malgré quelques e m b û c h e s , c e l l e q u i e s t aujourd\u2019hui âgée de 55 ans vit sa passion à fond et a même la chance, en temps normal, d\u2019aller parler de son expérience dans les écoles, en tant qu\u2019ambassadrice laitière pour les Producteurs de lait du Québec.De plus, elle a suivi la formation « Agir en sentinelle pour la prévention du suicide \u2013 Déclinaison agricole » à Nicolet pour aider les agriculteurs qui vivent de la détresse.Sylvie et ses filles souhaitent ma i nte na nt au g m e nte r l e u r q u o t a l a i t i e r à 1 9 k g , a l o r s qu\u2019il est présentement à 13 kg.Une demande à ce sujet a été déposée à la Régie des marchés agricoles et alimentaires, et elle est toujours en attente de la réponse.Cette augmentation de quota l\u2019aiderait à couvrir les coûts et « à mieux arriver », indique-t-elle, surtout que dans la dernière année, « les prix ont tous augmenté ».Son rêve serait d\u2019avoir un jour une terre à elle, où elle ajouterait légumes et maraîchage.«?L\u2019agriculture, c\u2019est dur, c\u2019est pas pour n\u2019importe qui.Il faut être leader de caractère et foncer?», dit Sylvie Larochelle, à sa ferme de Notre-Dame-de-Stanbridge.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL Sylvie Larochelle doit organiser les gestations, les traites, choisir les semences pour chacune des vaches, coordonner les soins vétérinaires, etc.«?Une ferme laitière, ce n\u2019est pas juste traire les vaches.?» \u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL FILLES?» MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C6 AGRICULTURE JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca L\u2019un est architecte, l\u2019autre designer.Rien ne laissait présager l coup de foudre des Montréa- lais Maxime Vandal et Richard Ouellette pour l\u2019agriculture.Et pourtant, en quelques années, le duo a su redonner avec brio sa vocation première à la terre de la ferme Humminghill à Bolton- Ouest.De la communion des deux complices avec la nature sont nés plusieurs produits inusités, allant de bouquets floraux colorés aux vinaigres aromatiques.Dans les années 1960, l\u2019endroit avait été transformé en domaine de villégiature.Les anciens propriétaires avaient complètement effacé la nature agricole du site.Dès qu\u2019ils y ont mis les pieds en 2016, Richard et Maxime ont été séduits.Ce qui se dessinait comme un projet de retraite s\u2019est matérialisé plus tôt que prévu pour les deux hommes au tournant de la cinquantaine.« Mon ambition était de trouver une façon de redonner à la ferme sa propre vie.Ses propres buts, confie l\u2019architecte.Que ce ne soit pas seulement un bel endroit où des gens privilégiés habitent.On voulait insérer dans la ferme une production pas nécessairement rentable, mais viable et techniquement réalisable.» Maxime Vandal et Richard Ouellette ont ainsi ramené la ferme Humminghill à la vie.Après deux ans de dur labeur, l\u2019endroit avait regagné ses lettres de noblesse.Afin d\u2019être épaulé dans son projet, le duo a intégré le collectif de Bolton-Ouest, qui a pour objectif de valoriser les terres et les boisés du territoire.« Ça nous a permis [de faire appel à] des consultants pour nous accompagner dans notre réflexion.Et on a finalement décidé de faire un grand potager et de reconstruire la dépendance de la propriété, indique Maxime.Pour nous, c\u2019est une exploration d\u2019habiter la terre dans un bâtiment qui n\u2019est pas nécessairement une maison.» DÉCLIC Plusieurs types de cultures ont vu successivement le jour sur le site, notamment du foin et des légumes.Mais, rien n\u2019a été concluant.C\u2019est par pur hasard que le déclic a eu lieu au printemps 2019.« J\u2019avais publié sur une page Facebook de jardinier amateur une photo de mon potager, se remémore Maxime.Sa particularité est que toutes les bordures vertes sont réalisées avec de la ciboulette.C\u2019est une belle plante mellifère qui attire les pollinisateurs.Quelqu\u2019un m\u2019a suggéré de faire du vinaigre à la fleur de ciboulette.Je me suis dit, pourquoi pas ?» Après quelques recherches, le duo a concocté une recette artisanale.Les épicuriens étaient alors loin de se douter qu\u2019il s\u2019agissait du premier jalon d\u2019une nouvelle ramification de leur aventure agricole.« En peu de temps, les quelques bouteilles de notre vinaigre à la ciboulette, produit sans prétention, ont trouvé preneurs », mentionne Maxime.Bien vite, le carnet de commandes des agriculteurs en herbe s\u2019est rempli.Jusqu\u2019au jour où une bouteille à l\u2019effigie de la ferme Humminghill s\u2019est retrouvée entre les mains d\u2019une dirigeante d\u2019un groupe de marchés d\u2019alimentation.« La personne nous a dit que notre produit devait se retrouver sur les tablettes en épicerie.» «?Mon ambition était de trouver une façon de redonner à la ferme sa propre vie.[.] On voulait insérer dans la ferme une production pas nécessairement rentable, mais viable et techniquement réalisable.?» \u2014 Maxime Vandal En peu de temps, le réseau de distribution du tandem a pris une ampleur insoupçonnée.La demande pour de nouveaux vinaigres a suivi la même tangente.La gamme compte donc désormais trois vinaigres : ciboulette, estragon et poivre puis basilic et citron.Un quatrième pourrait s\u2019ajouter l\u2019automne prochain.Les produits sont disponibles dans plus de 15 points de vente dans les Cantons-de-l\u2019Est et en périphérie de Montréal.Plusieurs restaurateurs les utilisent également.«?ON VEUT COMMUNIQUER Chaque pot de vinaigre à la ciboulette requiert 50 fleurs en macération.\u2014 LA PRESSE, MARTIN TREMBLAY 0059538 centre agricole bienvenue importateur \u2022 Campagnola \u2022 Tifone service commercial 1115, petite-caroline, rougemont \u2022450 469-4945 Distributeur \u2022 Perfect \u2022 Seppi \u2022 Felco \u2022 Bacho \u2022 Pesticides et autres.bonne saison à tous! 350 Raygo, La Présentation, Qc - sortie 123 autoroute 20 450 795-2966 - 514 875-1600 www.monkubota.ca Une solution clé en main qui s\u2019agence parfaitement à votre style de vie.Avec toute la force d\u2019un tracteur utilitaire compact, mais la manoeuvrabilité d\u2019un tracteur de pelouse, le BX23S n\u2019a pas d\u2019égal au chapitre de la polyvalence. laVoixdel\u2019Est MARDI 13 AVRIL 2021 C7 AGRICULTURE Mais ce n\u2019est pas tout.Le duo cultive aussi une panoplie de fleurs, entre autres des dahlias, des zinnias et des cosmos, pour approvisionner des fleuristes de la région.BEAU, AUTHENTIQUE ET BON L\u2019histoire derrière la relance de la terre à l\u2019abandon et l\u2019originalité de leurs produits est au cœur du succès que connaissent Maxime et Richard.« On arrive à créer quelque chose de beau, authentique et bon.On veut avoir la plus grande diffusion possible, mais on ne se prend pas au sérieux.On veut communiquer la poésie de la ferme » Pour arriver à maintenir la c a d e n c e d e p r o d u c t i o n d e vinaigres, faits main de A à Z, les deux professionnels qui parcourent le globe pour leur boulot ont embauché une personne de la région.« Elle assure au quotidien la gestion du projet, dit Maxime.Lorsqu\u2019on arrive la fin de semaine, on se sépare les tâches.» Par ailleurs, les deux jardiniers ont décidé de prendre un pas de recul avant d\u2019accroître la production.« Pour le moment, on ne prend plus de points de vente supplémentaires.On veut voir comment les choses vont aller.Il y a un énorme travail derrière chaque [item].Ça prend quand même 50 fleurs de ciboulette par bouteille de vinaigre.Et c\u2019est le genre de chose qui ne s\u2019industrialise pas.» Malgré la beauté du site au cœur d\u2019une luxuriante nature, le couple tient à garder son intimité.La ferme n\u2019est donc pas ouverte au public.Le contact privilégié avec les consommateurs confère toutefois au projet une aura particulière.« Professionnellement, on vit dans un écosystème très fermé.Le projet de la ferme me permet de connecter avec des gens à un tout autre niveau, hors de mon champ d\u2019expertise.J\u2019adore ça.[.] Si notre petite histoire peut inspirer d\u2019autres personnes à se lancer en agriculture, tant mieux.» Outre les vinaigres, les agriculteurs cultivent plusieurs variétés de fleurs.Celles-ci sont notamment destinées à des marchands locaux.\u2014 MAXIME VANDAL LA POÉSIE DE LA FERME?» Après des années de dur labeur, Maxime Vandal et Richard Ouellette ont redonné vie à la ferme Humminghill.\u2014 LA PRESSE, MARTIN TREMBLAY 0060265 320, rue St-Joseph, Farnham \u2022 450 293-4302 www.meunierelectrique.ca \u2022 MOTEURS ÉLECTRIQUES \u2022 POMPES \u2022 CONTRÔLES \u2022 aLIgNEMENT aU LaSER VENTE ET RÉPARATION Votre spécialiste de moteurs électriques 139, rang St-Ours, Saint-Césaire 450 469-3358 \u20221866 469-3358 info@herbic.com \u2022 www.herbic.com Semence fourr agère Plomberie agr icole Phytoprotection Semence soya et maïs D ekalb Programme de financement disponible pour semences, pesticides et pulvérisateur * Sur approbation de crédit +DE 50 ANS Toujours entre de bonnes mains ! L aveuse s à pressio n P u l vérisa teurs neufs et u s a g é s MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C8 AGRICULTURE ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Homme - orchestre, Antony Deslandes ?C\u2019est le premier mot qui no s vient à l\u2019espri pour décrire ce producteur qui ne craint pas les nouveaux défis.L\u2019homme est entrepreneur à Montréal, mais c\u2019est sur la terre familiale, dans le 11e rang à Roxton Pond, qu\u2019il cultive sa passion pour l\u2019agriculture.À commencer par la culture de l\u2019asclépiade.Il l\u2019avoue sans détour, tout ce qu\u2019il sait aujourd\u2019hui, il l\u2019a appris à force de lecture, de recherche et en faisant confiance à de plus connaissants que lui.Inspiré par les François Simard, Daniel Allard et autres pionniers de la culture de l\u2019asclépiade, il a développé son expertise.« Je n\u2019ai aucune formation en agriculture autre que d\u2019avoir travaillé à la ferme parentale quand j\u2019étais jeune.Et j\u2019ai beaucoup lu, sur la permaculture entre autres.Assez pour me faire une idée de ce que je voulais et de ce que je ne voulais pas.» Sur sa ferme, achetée de son père en 2014 et qui porte le nom Centre équestre Yamaska, une partie est consacrée à la culture du foin et une autre parcelle est louée à un voisin pour cultiver le maïs, le soya et le grain en rotation.La majeure partie, cependant, est réservée à l\u2019asclépiade depuis quatre ans.« Je cherchais quoi faire avec la ferme.La culture à forfait n\u2019était pas un débouché intéressant.Quand il y a eu un gros buzz sur l\u2019asclépiade il y a quelques années, je suis entré en contact avec ces gens et, de fil en aiguille, j\u2019ai décidé d\u2019y consacrer dix hectares.» Le lopin avait besoin d\u2019amour ; il lui a d\u2019abord fallu retravailler la terre et creuser des rigoles.Mais une fois cette étape franchie, l\u2019asclépiade s\u2019est révélée la plante parfaite.« Je n\u2019ai pas besoin d\u2019intrants à part du fumier, je n\u2019ai pas besoin de semer, je n\u2019ai pas besoin de travailler le sol, je n\u2019ai qu\u2019à récolter, dit-il.C\u2019est une culture complètement biologique qui a seulement besoin d\u2019une belle température.» «?Quand il y a eu un gros buzz sur l\u2019asclépiade il y a quelques années, je suis entré en contact avec ces gens et, de fil en aiguille, j\u2019ai décidé d\u2019y consacrer dix hectares.?» \u2014 Anthony Deslandes Antony Deslandes produit et vend présentement sa production, estimée entre 10 et 15 tonnes par année, à la Coopérative Monark.Le système de récolte actuel, cependant, lui « met des bâtons dans les roues », l\u2019obligeant à cueillir les gousses à la main, en automne.Et le temps est compté, car une fois ouverte, la gousse doit être récoltée avant que ses fibres s\u2019envolent au vent.« Mais je suis en train de créer un système qui combine les idées de plusieurs personnes et qui pourrait nous permettre de récolter une tonne par jour, juste dans les temps », dit-il.LÉGUMES ET POISSONS Depuis peu, il s\u2019est aussi lancé dans la culture maraîchère.Avec sa conjointe Louise Martineau, il cultive des fruits et des légumes \u2014 l\u2019ail et la fleur d\u2019ail entre autres \u2014, mais également des arbres fruitiers aux abords des bandes riveraines, des fleurs et des arbustes mellifères, argousiers, framboisiers, etc.« Ça permet de filtrer les eaux de surface avant qu\u2019ils se déversent dans les rigoles et les fossés », explique-t-il.Le principe de la permaculture l\u2019a aussi incité à creuser trois bassins de sédimentation reliés entre eux pour canaliser son eau.« Tout ça se jette ensuite dans un petit marais, avant de se rendre dans le bassin versant du lac Boivin », poursuit M.Deslandes.Tant qu\u2019à faire, il s\u2019est dit qu\u2019il pourrait y ajouter des truites mouchetées pour la pêche.Côté maraîcher, l\u2019agriculteur a le vent dans les voiles.La culture de certains légumes se fera désormais sous tunnel, à l\u2019abri des insectes et du vent.On y trouvera divers types de légumes dont les semences sont originaires du Québec, dont une tomate en voie de disparition, la rose, plus difficile à cultiver.Alors qu\u2019on pensait avoir fait le tour de ses nombreux projets, le voilà qui nous confie qu\u2019il songe en plus à récolter le caviar de ses truites ! « J\u2019essaie plein de choses.Au départ, je n\u2019y connaissais rien, mais je me suis renseigné.Et j\u2019ai la chance de compter sur des gens qualifiés pour m\u2019aider.» LE PRODUCTEUR AUX MULTIPLES CHAPEAUX Le producteur Antony Deslandes \u2014 FOURNIE ÉQUIPEMENTS DE FERME vente & installation JSBéquipementS inc.145, route 137 Sud Ste-Cécile-de-Milton 450469-3133 jsbequipements@hotmail.com Dépositaire de: \u2022Fabrication mêmes spécifications qu\u2019Idéal \u2022 réparation \u2022 usagés Dépositaire autorisé: 240, Route 235, Ange-Gardien 450 293- 1443 \u2022 Télec.: 450 293-1430 Les entreprises GrAnBY-siLO inC.Savoir faire et expérience! Équipements de ferme \u2022 construction \u2022 réparation \u2022 installation et entretien préventif Recherchons Technicien d\u2019installation agricole laVoixdel\u2019Est MARDI 13 AVRIL 2021 C9 AGRICULTURE JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca Jessika Huot et Jérémie Leclerc ont dû se montrer à la fois créatifs et patients, mais ils ont finalement réalisé leur rêve de s\u2019établir dans le milieu agricole.La location d\u2019une terre et la rénovation de bâtiments leur ont permis de développer la ferme Porchoc, qui regroupe aujourd\u2019hui quelque 2300 porcs.Le chemin du couple de Saint- Valérien-de-Milton a toutefois été parsemé d\u2019embuches.Jessika et Jérémie ont rapidement compris qu\u2019on n\u2019acquière pas une terre en claquant des doigts, bien au contraire.« Ça faisait quatre ans qu\u2019on était dans un processus d\u2019achat.On avait des rencontres avec notre planificateur financier, mais ça ne marchait tout simplement pas », raconte la mère de 27 ans.« Ce n\u2019est vraiment pas évidemment pour les jeunes qui commencent en agriculture, avec des moyens financiers assez limités.C\u2019est clair que les vendeurs, eux, veulent avoir le meilleur retour possible.» Une ouverture s\u2019est finalement présentée à l\u2019été 2018.« On a eu l\u2019occasion de louer une bâtisse qui était vide depuis 10 ans à Saint-Liboire.On l\u2019a rénovée au complet pour la refaire fonctionner.[\u2026] Ça a vraiment été notre porte d\u2019entrée dans le milieu », confirme Jessika.Le duo a dû investir 110 000 $ afin de remettre l\u2019endroit en ordre.«Ce n\u2019est vraiment pas évidemment pour les jeunes qui commencent en agriculture, avec des moyens financiers assez limités.» \u2014 Jessika Huot En misant sur de l\u2019équipement usagé autant que possible, cette option a permis de dégager les fonds qui ont éventuellement servi, en mars 2019, à l\u2019achat de la terre sur laquelle le couple habitait déjà à Saint-Valérien-de-Milton.Celle-ci appartenait jusqu\u2019alors à la famille de Jérémie.Des travaux de rénovation, cette fois de l\u2019ordre de 70 000 $, étaient nécessaires là aussi.« Je dois avouer qu\u2019on a eu des questionnements.On venait de démarrer à Saint-Liboire, ça faisait deux projets en même temps.Mais on a décidé de prendre une chance avec ça.» « J\u2019ai grandi dans le rang d\u2019à côté, donc on avait un attachement naturel.» Les propriétaires de Porchoc espèrent atteindre un jour un total de 8000 « places » sur leurs différents sites.Ils se sont aussi lancés dans la culture du foin récemment.DE LA BANQUE À LA FERME Bien qu\u2019elle ait toujours soutenu le rêve de son conjoint, Jessika Huot reconnaît qu\u2019elle n\u2019était pas certaine au départ de vouloir s\u2019engager à 100 % dans le projet.Elle a toutefois été conquise par l\u2019industrie en cours de route.« À l\u2019époque, j\u2019avais un emploi dans une banque, explique-t- elle.Durant mon premier congé de maternité, j\u2019ai proposé à mon beau-frère de l\u2019aider à sa ferme.J\u2019ai découvert que j\u2019aimais ça au point d\u2019être là-bas sept jours sur sept ! » « Ça a été une révélation pour moi.Je me suis rendu compte que je n\u2019étais vraiment pas à la bonne place sur le plan professionnel.» Chose cer taine, Jessika ne regrette pas les choix et investissements des dernières années.Ses deux filles, qui auront bientôt respectivement deux ans et quatre ans, en profitent elles aussi aujourd\u2019hui.« Je dirais qu\u2019on est un peu fous ! Quand on faisait les travaux à Saint-Liboire, je tenais la main de ma plus jeune et j\u2019étais enceinte de ma deuxième ! Ça vient avec des défis, mais en même temps, ça laisse de très beaux souvenirs.» « Je me lève le matin, je prends mon café puis je vais faire le train avec mes enfants.Pour moi, ça n\u2019a pas de prix.» ACCÈS À LA TERRE Louer et rénover pour réaliser son rêve Jessika Huot et Jérémie Leclerc ont dû se montrer à la fois créatifs et patients, mais ils ont finalement réalisé leur rêve de s\u2019établir dans le milieu agricole.Leurs deux filles en profitent elles aussi aujourd\u2019hui.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL Le couple a pu développer son projet en louant d\u2019abord une terre à Saint- Liboire et en rénovant des bâtiments qui avaient grandement besoin d\u2019amour.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL 0060313 Visitez-nous pour en savoir plus sur la gamme complète des appareils à batterie Husqvarna, l\u2019Automower®, les accessoires, etc.1169, rang de l\u2019Église, Marieville 450 460-3033 www.blanchardminimoteur.com \u2022 TRACTEURS \u2022 COUPE-HERBE \u2022 TONDEUSES \u2022 SOUFFLEUSES \u2022 SCIES À CHAÎNE \u2022 ET AUTRES Une vaste gamme d\u2019accessoires et un choix de plusieurs méthodes de coupes confèrent à nos tracteurs de pelouse une excellente polyvalence.Ils sont idéals pour l\u2019entretien des pelouses et divers travaux sur votre terrain.On peut y atteler une remorque, un épandeur ou une lame de chasse-neige pour effectuer toutes sortes de tâches avec un minimum d\u2019efforts MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C10 AGRICULTURE CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local Les affaires vont bien pour les Copeaux Kyling.Dans les dernières années, l\u2019entreprise de copeaux en vrac pour le milieu agricole a quadruplé son chiffre d\u2019affaires, acheté une scierie et mis au point un produit unique.En 2016, la compagnie de Stan- bridge Station est passée d\u2019une capacité de stockage de ripe d\u2019une quarantaine de remorques à 300, souligne Anne-Lise Kyling, propriétaire de l\u2019entreprise avec son conjoint Benoit Gagnon depuis 2005.« Le nerf de la guerre, dans cette business-là, c\u2019est d\u2019avoir de la ripe de disponible douze mois par année.» La ripe sèche ou de cèdre, par exemple, sert de litière pour les animaux de ferme, principalement dans les fermes aviaires et laitières et dans les écuries.La litière souillée est épandue au champ en tant qu\u2019engrais.Des mélanges sont faits selon les besoins et les préférences des producteurs.Les entrepôts de Stanbridge Station et maintenant celui de Saint-Césaire, acquis des Sciures Jutras le 1 er janvier dernier, assurent aux différents clients de partout dans l\u2019ouest de la province d\u2019être approvisionnés à l\u2019année.« Si jamais on tombe dans une pénurie, on a six à huit mois d\u2019avance.Avec la nouvelle acquisition de Sciures Jutras à Saint- C é sa i re, o n e st d e v e n u u n e des plus grosses sinon la plus importante entreprise de ripe en vrac au Québec.On est dans les joueurs majeurs.» DE MIRABEL À SAINT-HYACINTHE Cette acquisition permet également d\u2019optimiser les transports.Davantage de voyages pourront être effectués dans une même journée pour approvisionner la clientèle des secteurs de Saint- Hyacinthe, Saint-Alphonse et Ange-Gardien.Éventuellement, le rayon de clientèle pourra aussi être élargi.Les camions de Copeaux Kyling parcourent un rayon d\u2019environ 200 kilomètres pour livrer les mélanges spécialisés.L\u2019entreprise se rend jusqu\u2019à Mirabel.L e s r e m o r q u e s - b e d a i n e s , conçues sur mesure pour avoir une plus grande capacité, font to u te f o i s b eau c o u p p l u s d e route pour s\u2019approvisionner en copeaux auprès de différentes scieries.« Il n\u2019y a pas beaucoup de résidus qui proviennent de Brome- Missisquoi, fait savoir Mme Kyling.Il faut aller chercher la ripe vraiment loin.On va dans le nord et en Beauce, par exemple.Il faut faire beaucoup de kilométrage pour aller dans de bonnes sources d\u2019approvisionnement.» La ripe, un résidu des scieries, s\u2019est depuis longtemps taillé une place pour devenir la matière première d\u2019autres secteurs d\u2019activité plutôt que d\u2019être enfouie.En plus de servir comme litière, la femme d\u2019affaires explique que les copeaux peuvent être utilisés pour du contreplaqué, du papier kraft, du papier journal, mais aussi dans le milieu de l\u2019emballage et la fabrication de mélamine.NOUVEAU PRODUIT Les Copeaux Kyling ont développé, en octobre passé, l\u2019Éco- Bed, qui est un mélange de bran de scie et de chaux acheté à la car r ière Graymont, s i tué e à moins de 500 mètres des entrepôts de Stanbridge Station.« On a justement une étude sur l\u2019ÉcoBed qui débute.On a engagé une firme de recherche pour documenter le produit, annonce Mme Kyling.Il y a neuf fermes qui vont être à l\u2019étude d\u2019avril à septembre.Tout va être regardé.Il va y avoir des podomètres sur les vaches, elles vont être filmées.Ils vont étudier si les vaches sont plus confortables sur notre litière par rapport à une autre.Ils vont analyser les bactéries, etc.» J u s q u \u2019à p r é s e n t , t o u s l e s clients qui en ont fait l\u2019essai sont satisfaits.L\u2019objectif est d\u2019offrir une alternative aux étables qui sont sur le sable, une matière dure sur l\u2019équipement et qui n\u2019apporte aucune valeur organique une fois épandue au champ.Selon Annie-Lise Kyling, l\u2019Éco- Bed ne provoque aucune usure sur l\u2019équipement en plus d\u2019avoir une valeur organique intéressante et qui diminue le besoin de phosphore chimique.« Ça a beaucoup de potentiel.Il y a beaucoup d\u2019étables au sable qui en font l\u2019essai et qui ont l\u2019intention de l\u2019utiliser pour remplacer le sable.On ne prend pas de nouveaux clients présentement, parce qu\u2019on veut attendre les résultats de l\u2019étude, mais on veut être prêt l\u2019an prochain pour le lancer à grande échelle.C\u2019est un produit qui pourra être ensaché et exporté.» À la suite de l\u2019étude, un troisième entrepôt sera construit à Stanbridge Station et sera consacré à la production de l\u2019ÉcoBed.Durant la même période, un garage sera construit pour assurer la mécanique sur les équipements.Il aura un espace dédié aux bureaux et aux rencontres clients.COPEAUX KYLING EN CROISSANCE Serge Plouffe, directeur du développement des affaires, et Benoit Gagnon, copropriétaire de Copeaux Kyling, sur une montagne de ripe \u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, CHRISTOPHE BOISSEAU-DION L\u2019ÉcoBed est un mélange de bran de scie et de chaux.Il peut remplacer le sable dans les étables.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, CHRISTOPHE BOISSEAU-DION 0061718 laVoixdel\u2019Est MARDI 13 AVRIL 2021 C11 AGRICULTURE PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca Avec ses élèves en adaptation scolaire à l\u2019école secondaire Massey- V nier, à Cowans ille, Manon Brien sème, plante, arrose, entretient et récolte au fil des mois chauds près de 4000 plants de toutes sortes issus de la serre et du potager scolaires.« Ils adorent ça ! », affirme la technicienne en travaux pratiques (TTP) en évoquant les adolescents qu\u2019elle supervise et qui ne suivent pas les cours réguliers.« Ils constatent tout le cycle de vie des plants et ils sont impressionnés de voir ça, dit Mme Brien.C\u2019est un outil d\u2019enseignement puissant parce que c\u2019est très concret.Ils prennent conscience d\u2019où vient la bouffe, ils peuvent mettre les mains dedans.» Et ils les mettront encore plus en septembre puisqu\u2019avec des enseignantes de son école, la dynamique TTP a mis sur pied une nouvelle formation axée sur l\u2019agroalimentaire.Cette formation plus poussée \u2014 et à laquelle se mêleront des notions de français, de mathématiques et de sciences \u2014 permettra de préparer les élèves à un emploi dans ce domaine, qu\u2019il soit à la ferme, en usine ou dans la restauration.« La main-d\u2019œuvre agricole fait partie des 10 corps d\u2019emploi où il y a le plus de besoins », souligne Mme Brien.CURE DE JOUVENCE Venant appuyer ce programme, un plan de rénovation de la serre et de la cuisine d\u2019enseignement de l\u2019école de la rue Mercier est en branle au coût de 250 000 $.La cuisine a 50 ans et est mûre pour une cure de jouvence : des portes de four ne ferment pas bien, de ronds de poêle ne fonctionnent pas.Des travaux de ventilation, d\u2019électricité et de plomberie sont également au menu cet été et un accès direct à la cour intérieure, où trônent la serre et le potager, sera aussi aménagé.Quant à la serre, elle sera rafraîchie l\u2019hiver prochain afin qu\u2019elle puisse fonctionner à l\u2019année grâce à des panneaux solaires.Des robots superviseront l\u2019arrosage des plants par la suite.« On va pouvoir aller cueillir nos tomates et les amener directement à la cuisine », dit Mme Brien.Car les élèves n\u2019aiment pas que jardiner et composter, ils vendent leurs produits ou encore les cuisinent.« Je suis heureuse quand un jeune me demande la recette ! » « Ils ne deviendront peut-être pas médecins, ajoute la TTP, mais ils seront notre main-d\u2019œuvre de demain.Ils sont plus manuels qu\u2019intellectuels.On essaie de développer ces qualités-là pour les axer vers le marché du travail.On allume une lumière au jeune qui ne sait pas ce qu\u2019il va faire dans la vie.» Apprendre (encore mieux) en jardinant Les élèves en adaptation scolaire à l\u2019école secondaire Massey-Vanier adorent jardiner et pourront bientôt profiter d\u2019une nouvelle formation.\u2014 VAL-DES-CERFS 0061422 Magasinez local.Achetez STIHL.ƒ STIHLMOTOMIXMD \u2014 L\u2019ULTIME CARBURANT PRÉMÉLANGÉ! OFFERT EXCLUSIVEMENTCHEZ VOTRE DÉTAILLANT STIHL! Les détaillants peuvent vendre à prix moindre.Les prix des scies à chaîne et des souffleurs sont en vigueur jusqu\u2019au 30 juin 2021.Les prix de tous les autres outils motorisés et des accessoires sont en vigueur jusqu\u2019au 30 juillet 2021.Les descriptions et les illustrations sont exactes au mieux de notre connaissance au moment de la publication et sont modifiables sans préavis.STIHL Limitée n\u2019est pas responsable des erreurs d\u2019impression et le détaillant STIHL local détient le pouvoir final de décision des prix des produits.Les prix sont valides chez les détaillants participants uniquement jusqu\u2019à épuisement des stocks.?Poids moteur seulement.?Prix avec chaîne 61PMM3.WWW.STIHL.CA STIHLCANADA 57995$ PDSM 779,95 $ avec guide-chaîne de 16 po économisez 200$ SCIE À CHAÎNE À ESSENCE MS 391 64,1 CM3 \u2022 3,3 KW \u2022 6,4 KG/14,1 LB ?42995$ PDSM 459,95 $ avec guide-chaîne de 16 po économisez 30$ SCIE À CHAÎNE À ESSENCE MS 250 45,4 CM3 \u2022 2,3 KW \u2022 4,6 KG/10,1 LB ?20995$?PDSM 289,95 $ avec guide-chaîne de 16 po économisez 80 $ SCIE À CHAÎNE À ESSENCE MS 170 30,1 CM3 \u2022 1,3 KW \u2022 3,9 KG/8,6 LB ?31995$?PDSM 379,95 $ avec guide-chaîne de 16 po économisez 60 $ SCIE À CHAÎNE À ESSENCE MS 180 C-BE 31,8 CM3 \u2022 1,5 KW \u2022 4,2 KG/9,3 LB ?69995$ PDSM 779,95 $ avec guide-chaîne de 16 po économisez 80$ SCIE À CHAÎNE À ESSENCE MS 261 c-m 59,0 CM3 \u2022 3,0 KW \u2022 4,9 KG/10,8 LB ?52995$ PDSM 569,95 $ avec guide-chaîne de 16 po économisez 40$ SCIE À CHAÎNE À ESSENCE MS 271 50,2 CM3 \u2022 2,6 KW \u2022 5,6 KG/12,3 LB ?335, ST-VALIER, GRANBY 450 378-0046 pontbriandgranby.com 1280, LAURIER EST, ST-HYACINTHE 450 250-0046 MINI-MoTEURS ST-HYACINTHE INC.Vente et réparation de petits moteurs Marc-Olivier Daunais, copropriétaire MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C12 AGRICULTURE CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca Initiative de journalisme local Jérémy Postel caresse un rêve.Celui de faire du sapin baumier l\u2019emblème de Sutton.Son miel et son kombucha de sapin sont des productions uniques qui se démarquent à Sutton et dans la région.« Je viens de France et chaque village a souvent quelque chose qui ressort et qui fait que les gens identifient une richesse ou quelque chose de patrimonial à ces villages », explique le Suttonnais d\u2019adoption.Ces choses deviennent un point de rencontre pour les citoyens et les visiteurs.Il donne en exemple la saucisse de Toulouse, les pommiers de Nor- mandie ou encore le fromage de Mondor.Leur point en commun est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un aliment.Au Québec, cette pratique n\u2019est pas très répandue.Cependant, il donne en exemple Dunham qui se démarque particulièrement avec ses vignobles et la Brasserie Dun- ham.La vigne pourrait devenir l\u2019emblème du village.À Sutton, il y a bien sûr le plein air, les montagnes et les sentiers, tout comme le houblon et les vignes, mais ça ne la distingue pas des autres, croit M. Postel.Le miel de sapin, si.« Le potentiel est là.Dans les commerces, je suis déjà bien accueilli avec mon idée.» Cette idée lui est venue quand il a entendu des touristes parler de son miel de sapin, sans savoir qu\u2019il en était le producteur.« Je me suis dit que ça aurait du sens.» Si ce n\u2019est déjà fait, il avait bien l\u2019intention de présenter son rêve à la Corporation de développement économique de Sutton, qui travaille à favoriser la venue de nouveaux producteurs agroalimentaires.« J\u2019aimerais ça que, quand on arrive dans le village, il y ait quelque chose de marquant.Je mettrais des sapins ou des affiches avec des sapins », voit-il.M. Postel croit qu\u2019un tel emblème, aussi bien affiché, deviendrait un attrait supplémentaire.Il invite par ailleurs ses concitoyens à lui transmettre leurs commentaires sur son idée.Il est ouvert à d\u2019autres suggestions.OUVERTURE AU PUBLIC?Son atelier de production est situé chez lui.Mais si Sutton adopte le sapin comme emblème, ouvrira-t- il au public ?« Déjà, j \u2019a imerais ouvrir la première place d\u2019autocueillette de sapins de Noël à Sutton.Mon objectif d\u2019entreprise est d\u2019accéder à un terrain, même si à Sutton c\u2019est un défi irréaliste, où je puisse avoir des sapins et accueillir les gens.» Cet autre rêve lui permettrait de concilier son travail de producteur à son ancienne carrière, celle de guide de plein air et d\u2019éducateur en environnement.Sur son hypothétique terre, il aimerait organiser des randonnées et des activités éducatives pour permettre aux gens de découvrir leur patrimoine naturel.«Le potentiel est là.Dans les commerces, je suis déjà bien accueilli avec mon idée.» \u2014 Jérémy Postel Par exemple, « tous les résineux au Québec se mangent, mais presque personne n\u2019est au courant de ça.J\u2019ai choisi le sapin parce que c\u2019est un arbre inscrit dans l\u2019histoire partout dans le monde.Je pense que tout le monde a entendu son nom ».REPENSER En attendant, Jérémy Postel travaille au développement de son entreprise.Il lancera dans les prochains mois son site web et sa nouvelle image de marque.Il travaille également à répondre aux demandes du service d\u2019urbanisme pour construire sa nouvelle miellerie, qui sera logée dans la grange située dans sa cour arrière.L\u2019entrepreneur pourra ainsi faire grandir sa production et la diversifier.Il attend les permis de la Ville pour commencer.« La pandémie n\u2019est pas mauvaise pour tout le monde.Le fait que les gens se tournent vers le local, s\u2019intéressent à ce qui se passe chez eux, c\u2019est profitable pour moi.Je veux profiter de cette vague-là pour ancrer quelque chose de plus solide.C\u2019est le moment de se montrer et de dire ce qu\u2019on veut faire.» JÉRÉMY POSTEL FAIRE DU SAPIN LA FIERTÉ DE SUTTON «Tous les résineux au Québec se mangent, mais presque personne n\u2019est au courant de ça», rappelle Jérémy Postel.\u2014 PHOTO TIRÉE DU COMPTE FACEBOOK DE JÉRÉMY POSTEL Jérémy Postel aimerait faire du sapin baumier l\u2019emblème de Sutton.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION Vente - InstallatIon - serVIce Distributeur autorisé Nous vivons le lait ! 180, ROUTE 235, ANGE-GARDIEN \u2022 450 293-1011 Visitez notre page Facebook les Équipements lcB inc.De plus en plus Votre solutIon en ÉquIpements laItIers laVoixdel\u2019Est MARDI 13 AVRIL 2021 C13 AGRICULTURE MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca Lorsque vient le temps de s\u2019impliquer dans la communauté ou dans différents projets, l\u2019agriculteur granbyen Sylvain Laroche répond souvent présent.« Je trouve que ça m\u2019aide à devenir un meilleur citoyen », affirme celui qui s\u2019est lancé en agriculture à l\u2019âge de 21 ans, avec une ferme en location, rue Cowie.Sylvain Laroche a siégé durant 16 ans au conseil d\u2019administration de l\u2019UPA Haute-Yamaska, dont trois ans à titre de vice-président.Il est aussi engagé depuis 2003, comme administrateur, auprès du club-conseil Gestrie-Sol à Granby.Plus récemment, le producteur laitier de 46 ans a été sollicité pour faire partie du nouveau comité consultatif en environnement de la Ville de Granby.« J\u2019ai accepté parce que je trouve que la Ville a pris une bonne direction au niveau environnemental depuis quelques années, souligne-t-il.J\u2019essaie modestement, dans la mesure de ce que je connais, d\u2019apporter l\u2019expérience que j\u2019ai accumulée en 25 ans.» Celui qui prône une agriculture respectueuse de l\u2019environnement a en fait toujours été enclin à s\u2019engager.Un peu comme ses parents, qu\u2019il qualifie de « curieux impliqués ».À l\u2019école secondaire J.-H.-Leclerc, il a fait partie du conseil étudiant.« C\u2019est une leçon de démocratie hallucinante pour les jeunes », lance Sylvain Laroche.Il ne souhaite pas cumuler les fonctions ou les titres, mais plutôt « avoir le plus possible un impact positif ».RESPECT DE LA NATURE C\u2019est aussi un impact positif que M. Laroche cherche à avoir au quotidien, dans son travail de la terre.Lorsqu\u2019il s\u2019est porté acquéreur en 2003 de la ferme Comeau \u2014 rebaptisée ferme Ruisselet \u2014 qu\u2019il exploite sur le chemin René, il a aménagé les bandes riveraines des trois ruisseaux présents sur la terre, question de favoriser la biodiversité.«?Je trouve que l\u2019agriculture, c\u2019est un monde de possibilités.?» \u2014 Sylvain Laroche Avec Gestrie-Sol, la collaboration d\u2019organismes environnementaux, de même que la participation d\u2019une poignée de fermes, Sylvain Laroche a aussi œuvré au projet du ruisseau Brandy, situé rue Cowie.Ce dernier, qui a connu un succès enviable, visait justement à aménager les bandes riveraines du ruisseau Brandy, sur huit kilomètres.Le but visé : contrôler l\u2019érosion, mais aussi favoriser entre autres une biodiversité florale et réduire les recours aux pesticides.« C\u2019est le genre de projet qui peut permettre de mettre en lumière qu\u2019il est possible de faire de l\u2019agriculture et d\u2019en laisser un peu à la nature.C\u2019est un projet super intéressant », dit le producteur laitier.MARAÎCHER La ferme Ruisselet compte actuellement un troupeau de près d\u2019une soixantaine de vaches laitières et 200 acres de terre, où sont cultivés du foin, du maïs, du blé ainsi que du soya en plus petite quantité.Sylvain Laroche s\u2019est en outre lancé il y a deux ans dans la production de maïs sucré.L\u2019an dernier, il a ajouté une serre à ses installations.« J\u2019ai ajouté le volet maraîchage, mais à petite échelle.Je n\u2019ai pas de grandes ambitions pour le moment.[.] Et je le fais à la mode bio, sans être certifié bio », dit-il.Pour l\u2019heure, les trois filles du producteur laitier n\u2019ont pas démontré un intérêt marqué pour l\u2019agriculture.Mais si l\u2019une d\u2019elles devait développer un coup de cœur pour la culture maraîchère, une croissance de ce volet serait possible, glisse-t-il.Les tomates, concombres, maïs et autres betteraves récoltés sont vendus sur place, à un kiosque libre-service aménagé en bordure du chemin René.Situé à une dizaine de minutes à peine du centre-ville de Granby, le secteur a l\u2019avantage d\u2019être passant.Sylvain Laroche ne s\u2019imagine pas faire autre chose que de l\u2019agriculture.« Je ne changerais pas de vie, lance-t- il.Avec la ferme, je fais de l\u2019électricité, de la plomberie, de la mécanique, de l\u2019administration.Je m\u2019occupe d\u2019un troupeau de vaches.Je fais un peu de maraîchage.Je trouve que l\u2019agriculture, c\u2019est un monde de possibilités.» SYLVAIN LAROCHE S\u2019engager pour avoir un impact positif Le producteur laitier Sylvain Laroche souhaite avoir «?le plus possible un impact positif?».\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION 0061855 0061950 1137, RUE DE ROBERVAL SUD, GRANBY (PRÈS DE SETLAKWE) 450 375-7766 \u2022 info@batteriesillimitees.com \u2022 batteriesillimitees.com Toute l\u2019énergie dont vous avez besoin pour votre saison estivale TransporT de Terre sable - pierre - Gravier Excavation - Terrassement R.B.Q.: 8329-9263-24 Représentant et installation du système 115, rue Authier, St-Alphonse-de-Granby 450 375-4751 Téléc.: 450 375-0695 www.rogerdionetfils.com excavation@rogerdionetfils.com \u2022 vente et installation de fosses septiques, champs d\u2019épuration et drains \u2022 excavation \u2022 Terrassement \u2022 livraison, vente et installation de tuyaux d\u2019acier et de plastique MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C14 AGRICULTURE ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca Une terre de Bolton-Ouest foisonne d\u2019activités.Avec leurs abeilles, leurs bœufs et leurs cultures, Nancy Lanteigne et Syed Mohamed de la ferme WB Gold veulent redonner à l\u2019agriculture d\u2019antan ses lettres de noblesse.À leurs yeux, les 500 acres de terre, dispersés sur le chemin Stukely, Brill et Bailey, doivent être utilisés à leur plein potentiel, et surtout, dans le respect de la nature.Alors que le couple concentre ses activités sur l\u2019apiculture avec ses 40 ruches, Syed et Nancy ont été accompagnés par des agronomes de Gestrie-Sol pour valoriser leur terre.« Avec eux, on a marché la terre au complet pour identifier ce dont elle a besoin et ce qu\u2019on peut faire de manière naturelle », souligne Nancy.Ainsi, 2164 arbres, arbustes et plantes ont fait leur apparition dans la dernière année : amélanchier, aubépine, viornes, peupliers, chênes, pour ne nommer que ceux-là.Des champs fleuris devraient aussi s\u2019ajouter prochainement.« Anciennement, on ne nourrissait pas des abeilles avec du sirop.On veut revenir à ce qu\u2019est la nature.Dès que tu développes un rucher quand même important, il faut s\u2019assurer qu\u2019il y ait assez de plantes et d\u2019arbustes.On en a planté plusieurs qui sont bons pour les abeilles et qui sont principalement de Bolton-Ouest », détaille Nancy.Prioriser des plantes qui poussent dans leur patelin n\u2019est pas un choix vide de sens pour les apiculteurs qui veulent préconiser une agriculture d\u2019antan, où on n\u2019utilisait pas des plantes provenant d\u2019un autre pays pour profiter de leurs bienfaits.« On voulait vraiment revenir à l\u2019essence de Bolton-Ouest et travailler avec ça.» DIVERSIFICATION Comme tous les apiculteurs qui débutent dans le domaine, Nancy et Syed ont d\u2019abord commencé leur projet, il y a cinq ans, en tentant d\u2019être le plus naturel possible, mais aussi en imitant les pratiques de leurs confrères, c\u2019est-à-dire en nourrissant les abeilles avec du sirop et en essayant de tirer le maximum de miel de leurs ruches.« Mais on s\u2019est aperçu qu\u2019en vidant la ruche de tout son miel, ce n\u2019était peut-être pas sain.Notre but c\u2019est de laisser le miel aux abeilles, c\u2019est-à-dire d\u2019en prendre une partie, mais de leur laisser ce dont elles ont besoin pour passer l\u2019hiver.Et ça, c\u2019est très rare les gens qui font ça.» En prélevant moins de miel, Nancy ne laisse pas de côté le potentiel des ruches pour autant.Elle récupère plutôt la matière autrement.En plus du miel, elle vend donc de la cire, du pollen et de la propolis, tous des produits utiles pour l\u2019apithérapie, une pratique qui consiste à soigner divers maux à l\u2019aide des produits issus des abeilles.«?Notre but, c\u2019est de laisser le miel aux abeilles, c\u2019est- à-dire d\u2019en prendre une partie, mais de leur laisser ce dont elles ont besoin pour passer l\u2019hiver.?» \u2014 Nancy Lanteigne, copropriétaire de la ferme WB Gold « En allant chercher un peu de tout, je pense que côté profitabilité, on revient à la même chose qu\u2019un apiculteur qui prend tout le miel et qui ne va pas travailler les à-cotés comme la cire ou le pollen », réfléchit tout haut Nancy.Le pollen ou encore la propolis sont classés comme étant des supe- raliments.Le pollen, rempli d\u2019acides aminés et de vitamines, permet notamment de combattre la fatigue extrême.« Ce ne sont pas des médicaments, ce sont de bons suppléments, met en garde Nancy.Ce sont des produits bons pour la santé qu\u2019il faut apprendre à connaître.» Ces produits, en vente dans les magasins, sont souvent transformés se désole-t-elle.« Dès que c\u2019est séché ou mélangé, ça n\u2019a plus les mêmes bienfaits.Nous, on ne les transforme à peu près pas : une fois recueilli, le pollen est congelé.» Le labeur des abeilles est d\u2019ailleurs en vente à la boutique ouverte le samedi sur la ferme du chemin Stukely, mais on peut aussi le trouver dans diverses épiceries Metro et boutiques locales, puisque la ferme WB Gold fait partie du Collectif Bol- ton-Ouest, un regroupement de propriétaires de terrains forestiers et agricoles.AGRICULTURE DE PROXIMITÉ Par ailleurs, il semblerait que les visites à la ferme se font nombreuses, certains habitants étant curieux d\u2019en voir et d\u2019en savoir davantage sur la passion de Syed et Nancy.Il faut dire que leur histoire a de quoi surprendre.Alors qu\u2019il habitait à Montréal, le couple s\u2019est inscrit à un cours d\u2019apiculture urbaine pour avoir une ruche à la maison.Entre-temps, le duo a acquis une maison à Bolton- Ouest pour y passer les week-ends.Quelques ruches ont rapidement fait leur arrivée sur le terrain et une synergie s\u2019est créée entre eux et les habitants.« Ça s\u2019est développé tellement plus rapidement qu\u2019on pensait.Et on a finalement décidé de s\u2019installer à Bolton-Ouest.Ça fait deux ans qu\u2019on est ici à temps plein.» Les visiteurs apprécient particulièrement la jolie petite bouille des 14 bœufs Highland qui broutent l\u2019herbe.Outre leur côté attachant, ces bœufs ont une fonction bien pratique sur la ferme qui cultive aussi du foin.« Au lieu d\u2019utiliser de l\u2019engrais ou de prendre du fumier qui provient de vaches avec des antibiotiques, moi je sais que je ne donne rien à mes bœufs », explique Nancy.Les agriculteurs ont aussi opté pour faire des pâturages en rotation.« Le fumier et les bêtes qui marchent dedans, ça permet de régénérer le sol.En changeant les bœufs de place chaque jour, ils ne vont pas manger l\u2019herbe jusqu\u2019à la racine, ils ne mangent que le dessus, ce qui permet à l\u2019herbe de repousser et ce qu\u2019ils mangent, c\u2019est le carbone que le pâturage a absorbé.» Comme la quantité de foin produit est plus que suffisante pour les bœufs, Nancy et Syed le vendent à des gens de la région.« On travaille à faire des partenariats avec les gens du coin avant d\u2019aller le vendre ailleurs, même si on pourrait faire plus de sous.On veut travailler avec la communauté », souligne Nancy.Avec toutes ces pratiques soucieuses de l\u2019environnement, la Ferme WB Gold croit être bien placée pour pouvoir obtenir sa certification biologique.Les propriétaires ont d\u2019ailleurs entamé les démarches depuis deux mois.Nancy croit que l\u2019emplacement stratégique de sa terre pourra aussi jouer en sa faveur.« À Bolton- Ouest, il n\u2019y a pas de monoculture et les gens n\u2019utilisent pas de pesticides.Il y a cette facilité-là si on veut devenir bio.On a choisi la bonne place », croit Nancy.FERME WB GOLD DES ABEILLES BIEN ENTOURÉES En plus du miel, Nancy et Syed vendent de la cire, du pollen et de la propolis, des produits utiles pour l\u2019apithérapie, une pratique qui consiste à soigner divers maux à l\u2019aide des produits issus des abeilles.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION Nancy Lanteigne affirme que les visiteurs apprécient particulièrement la jolie petite bouille des 14 bœufs Highland qui broutent l\u2019herbe.Outre leur côté attachant, ces bœufs ont une fonction bien pratique sur la ferme qui cultive aussi du foin.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION laVoixdel\u2019Est MARDI 13 AVRIL 2021 C15 AGRICULTURE OLIVIER PIERSON olivier.pierson@lavoixdelest.ca Si l\u2019artisanat est un mot agréable à vos oreilles, alors vous devriez aller les traîner du côté de la Ferme Anecdotes à Bolton-Ouest.Dans cette exploitation gérée par d\u2019anciens citadins épris d\u2019écologie, on récolte notamment l\u2019eau des érables avec des ânes.L\u2019activité, ouverte au public et inaugurée cette année, sera reconduite à l\u2019avenir, avec pour mission de sensibiliser les visiteurs aux vertus de l\u2019essentiel.À peine arrivé sur place, on est vite mis au jus.Les animaux ne tardent pas à montrer le bout de leurs longues oreilles.Ils sont les attractions de ce domaine de 40 acres où la permaculture dicte sa loi.Il y a là Clémentine, la doyenne du haut de son quart de siècle (voire un peu plus), Lancelot, Katou \u2014 « car elle est née un 4 août » \u2014, Charlot et Sabi.Christiane Tétreault est aux petits soins avec ceux qu\u2019elle considère comme des collègues de travail.« J\u2019ai un grand respect pour eux.Je les sors tous les jours, je leur laisse de 2 h à 4 h de liberté », clame cette hyperactive qui leur doit d\u2019avoir appris à ralentir, et « à vivre l\u2019instant présent ».À L\u2019ANCIENNE ET SANS BRUIT Il y a deux ans, cette Montréa- laise décidait de tout plaquer.Elle prenait son conjoint sous le bras pour aller cultiver sa fibre environnementale en Estrie.Exit son quotidien de comptable informaticienne pour elle, et de gérant de café sur le Plateau pour lui.« Notre conscience écologique nous a poussés à acheter une terre », confie cette végétarienne assumée.Dans leur nouveau chez eux, on trouve notamment une érablière de quelque 1500 arbres.Une partie seulement (358) sert à la fabrication de sirop d\u2019érable.Les tubulures qui occupaient le terrain avant leur a r r i v é e ont laissé p l a c e à des chaud i è r e s .P a s l a m o i n d r e trace non plus de pompe et autre machinerie.« On voulait que ce soit le plus artisanal possible et travailler sans bruit.C\u2019est peut-être plus fastidieux, mais c\u2019est aussi plus intéressant! » s\u2019enflamme Mme Tétreault.L\u2019eau récupérée atterrit dans deux réservoirs de mille litres, avant de prendre la direction de la cabane à sucre pour le processus d\u2019évaporation.Là aussi, la méthode traditionnelle est privilégiée.« On utilise un évaporateur au bois.On fait bouillir l\u2019eau pendant 14 heures et on rajoute du combustible t o u t e s l e s 10 minutes.» Fastidieux, en effet.Q u a n d l \u2019e a u n \u2019e s t p a s r é c o l - tée manuellement, ce sont les ânes qui s\u2019en chargent.Pour le moment, un seul d\u2019entre eux est équipé pour le faire; les chaudières sont attachées à un bât.Les animaux ne se contentent pas de transporter ce précieux liquide, ils participent aussi aux travaux dans les champs.« Ça a demandé beaucoup d\u2019éducation et d\u2019entraînement, mais aussi de la patience », sourit la copropriétaire de la Ferme Anecdotes.VISITES ÉDUCATIVES En décidant d\u2019ouvrir cette activité symbolique du temps des sucres au public, Christiane Tétreault souhaite partager une parcelle de son quotidien, mais aussi son désir ardent de protéger la planète, à son modeste niveau et sans faire de prosélytisme.« Toutes nos visites sont éducatives et se déroulent dans un esprit familial », fait valoir cette autodidacte.Les premiers visiteurs accueillis durant la fin de semaine du 20 mars sont repartis enthousiasmés, rapporte-t-elle.« Ce que les gens apprécient, c\u2019est de savoir comment tout ça fonctionne.Ils sont ravis lorsqu\u2019ils constatent qu\u2019il y a de l\u2019eau d\u2019érable dans les chaudières.Ça reste un moment magique.» Pour 2022, Christiane Tétreault a déjà quelques idées en tête.L\u2019ajout d\u2019une charrette qui serait tirée par les ânes pour acheminer l\u2019eau en fait partie, avec toujours la volonté de travailler en silence.Pour participer à l\u2019expérience des sucres proposée par la ferme, il faut compter environ deux heures.« Je présente les ânes et l\u2019érablière, mon copain aborde pour sa part le processus de fabrication de sirop d\u2019érable », détaille- t-elle.Sans oublier la tire d\u2019érable qui vient ponctuer cette immersion pédagogique.La neige est placée dans un bac spécialement conçu par elle, qui rappelle l\u2019animal emblématique des lieux.Forcément.Les ânes ne se contentent pas d\u2019aider à la récolte de l\u2019eau des érables, ils participent aussi aux travaux dans les champs.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION En décidant d\u2019acquérir une ferme dans la région, Christiane Tétreault et son compagnon Normand Beaudry ont aussi fait le pari de l\u2019autosuffisance.Si, dans la réalité, ce n\u2019est pas encore tout à fait le cas, les propriétaires de la Ferme Anecdotes ne ménagent pas leurs efforts pour subvenir à leurs besoins.L\u2019autonomie alimentaire est bien entendu au cœur de ce défi.Pour y parvenir, ils ont misé sur la permacul- ture, un mot à la mode synonyme d\u2019abondance.Un premier jardin de 3000 pieds carrés, cultivé selon ce principe, a vu le jour l\u2019an passé, avec des résultats qui ont dépassé leurs attentes.«Rien que pour les tomates, on en a récolté 600 à 800 livres», révèle Mme Tétreault.«On a choisi de jardiner en lasagne», poursuit-elle en faisant référence à cette technique sans labour qui utilise des couches de matériaux compostables.Dans le cas qui les concerne, ce sont 12 couches d\u2019un pouce d\u2019épaisseur qui ont été superposées avec une alternance carbone azote.«On a notamment utilisé du bois mort, du fumier d\u2019âne, du gazon, des feuilles mortes et des fougères», ajoute celle qui n\u2019avait pas le pouce vert avant de s\u2019installer en Estrie.Cette année, quatre jardins supplémentaires devraient voir le jour sur la ferme.«Ils utiliseront d\u2019autres méthodes d\u2019amendement des sols», fait savoir la copropriétaire en précisant que leur objectif est de produire environ 250 variétés de légumes, de fruits et de fleurs, «comestibles ou utiles», sur l\u2019ensemble des parcelles.OLIVIER PIERSON Le pari de l\u2019autosuffisance Christiane Tétreault est aux petits soins avec ses ânes.«Ils m\u2019ont appris à vivre l\u2019instant présent» dit-elle.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION FERME ANECDOTES L\u2019appel de la terre Les ânes sont les attractions de ce domaine de 40 acres où la permaculture dicte sa loi MARDI 13 AVRIL 2021 laVoixdel\u2019Est C16 AGRICULTURE Avez-vous pensé à changer vos pneus?Procurez-vous la Civic 2021 bien chaussée C\u2019est le printemps! * Offre de location à la semaine pour une période de 60 mois pour un total de 260 paiements applicable sur la Civic berline LX CVT 2021 neuve (modèle FC2F5MEX) avec une valeur au détail de 25 500 $, taxes en sus.L\u2019offre de location inclut le boni de 750 $ et un acompte initial de 999 $ lorsque loué par l\u2019entremise des Services Financiers Honda (SFH).Sur approbation de crédit des SFH.Transport et préparation de 1 700 $, surcharge sur le climatiseur (100 $ lorsque applicable) et frais pour peinture premium de 300 $ inclus.Franchise de kilométrage total de 100 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Les frais d\u2019enregistrement auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 46,50 $ au total) ne sont pas inclus.Comme le premier paiement périodique, ils sont dus à la livraison du véhicule.Les taxes, droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $), assurances, immatriculation et options sont en sus.\u2020 Le boni de 750 $ (déduit après taxes) est disponible aux clients au détail admissibles à la location d\u2019un modèle Civic berline 2021 neuf, sur approbation de crédit par l\u2019entremise de Services Financiers Honda (SFH)._*\u2020 Certaines conditions s\u2019appliquent.Offres d\u2019une durée limitée et sujettes à changements ou annulation sans préavis.Offres valides sur les véhicules neufs seulement.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Jusqu\u2019à épuisement des stocks.Voyez un représentant de Chagnon Honda pour plus de détails.1711, rue Principale, Granby 450 378-9963 Stéphanie Réceptionniste et adjointe administrative Létourneau InstallatIon de pneus d\u2019été, Incluant l\u2019équIlIbrage des roues VérIfIcatIon de la géométrIe des roues traItement de pare-brIse (Aquapel) ou Prenez rendez-vous dès mAintenAnt ! (prix varient selon le modèle) 59$ /PAR SEM.750$ à la location LOCATION 60MOIS* CIVIC LX CVT 2021 Boni 29 3995$ + taxes 64 à partir de 95$ + taxes 95$ + taxes DE PLuS, nous pouvons vous aider avec l\u2019entreposage de vos pneus d\u2019hiver.999$ d\u2019acompte Incluant boni 750$ Valeur au détail 25 500$* "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.