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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 2021-05-22, Collections de BAnQ.

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[" LES TROIS ACCORDS.LE FILM ARTS CINÉMA GOURMAND BIÈRES VINS VOYAGES SORTIES + PLANÈTE VINS Les rosés d\u2019été TOUJOURS PARFAITS! + VOYAGES Le Bourlingueur SOUVENIRS D\u2019ISRAËL TÉLÉVISION Danielle Dansereau HISTOIRES D\u2019HUMANITÉ + LECTURE David Goudreault UN PREMIER LIVRE JEUNESSE \u2014 P H O T O F R É D É R I Q U E M É N A R D A U B I N SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M2 ARTS ET SPECTACLES ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca On ne peut pas dire que Pascale Picard redoute la nouveauté.L\u2019au- teure-compositrice-interprète a profité de la dernière année pour retourner sur les bancs d\u2019école et semer les graines d\u2019un prochain album qui pourrait bien être entièrement en français.Il y a d\u2019abord cette formation en animation radio au Collège radio télé vision de Québ e c, entamée en début d\u2019année et qui la tient fort occupée.À 38 ans, maman d\u2019une fillette de quatre ans, Pascale Picard a fait le pari d\u2019apprendre une nouvelle profession.« C\u2019est difficile, quand tu as fait un métier toute ta vie, de voir qu\u2019il n\u2019existe plus pour une période indéterminée.Comme plusieurs, j\u2019étais complètement tributaire de la musique et je devais attendre la réouverture des salles.Ça m\u2019a un peu paralysée créativement.J\u2019étais allée au bout de ce que je pouvais faire au plan artistique.» « Il faut vivre des expériences pour écrire des chansons, ajoute- t-elle.Enfermée à la maison, on vit moins de choses.» C\u2019est sa gérante qui, voyant que sa protégée rongeait son frein, lui a proposé de s\u2019inscrire à ce cours d\u2019une durée de six mois.Après tout, Pascale avait déjà fait de la radio durant un an à Québec.« À partir de ce jour, ça m\u2019a redonné le feu! Quand tu retournes à l\u2019école à mon âge, c\u2019est stressant, mais tu sais pourquoi tu es là.Je suis hyper motivée, surtout que c\u2019est une belle gang.On travaille fort, mais dans une ambiance de camp de vacances.» À l\u2019avenir, elle se voit très bien faire de la musique et de la radio en même temps.« Plus je fais de la radio, plus j\u2019aime ça.J\u2019aimerais pouvoir combiner les deux », dit-elle.LENTEMENT, L\u2019ALBUM Ses fans seront rassurés d\u2019apprendre que son prochain album prend forme, lentement, mais sûrement.Encore « vague », le concept pourrait, pour la première fois, résonner dans la langue de Molière.« Ce que j\u2019ai fait, c\u2019est composer des mélodies et les envoyer à trois auteurs.Cette fois, j\u2019ai voulu m\u2019entourer.Je leur ai dit d\u2019écrire ce qui leur passait par la tête.Ç\u2019a donné des choses super le fun.On a enregistré quatre chansons en novembre dernier.» De son propre aveu, écrire en français n\u2019a jamais été une tâche facile pour elle.Sur son quatrième et dernier album The Beauty We\u2019ve Found, paru en 2018, elle avait mis au monde La tempête, mais il s\u2019agissait d\u2019une exception.Pascale Picard affirme ne pas être dans l\u2019urgence.Cette nouvelle galette verra le jour au moment opportun, lorsque tout sera à point.Avant de passer à cette étape, elle a encore envie de profiter de The Beauty We\u2019ve Found.« J\u2019ai beaucoup d\u2019empathie pour les artistes qui ont sorti des albums au début de l\u2019année 2020, juste avant la pandémie.Moi, j\u2019ai pu en profiter de l\u2019automne 2018 à mars 2020.On a tourné, on est même allés en Europe.Mais j\u2019avais des spectacles prévus, des beaux festivals d\u2019été qu\u2019il a fallu annuler.Là, on a vraiment hâte de recommencer! » UN RETOUR À COWANSVILLE Le 10 juin prochain, en foulant la scène du Théâtre des Tournesols de Cowansville, dans un spectacle hybride au profit de la Fondation de l\u2019Hôpital BMP, la chanteuse fera son retour devant public.Une situation qu\u2019elle n\u2019a pas vécue depuis septembre dernier.Aussi bien dire une éternité pour une artiste.« Après le show extérieur, en septembre, j\u2019ai pleuré comme un bébé pendant une heure! Ça faisait tellement de bien, pour moi, mais pour les gens aussi.C\u2019était une belle communion.On est des animaux sociaux et on est faits pour être ensemble.» Après tant de mois, sera-t-elle un peu rouillée ?« On va se préparer! C\u2019est comme la bicyclette, ça revient assez rapidement.Mais c\u2019est trop important pour ne pas être prêtes.» Elle ne sera pas seule; ses deux précieuses musiciennes, Marie- Pierre Bellefeuille (piano) et Marie-Pier Gagné (violoncelle), seront de la partie.Durant une heure, le trio interprètera des chansons de The Beauty We\u2019ve Found, sans omettre les autres succès de Pascale Picard, revisités pour l\u2019occasion.« Avec le piano et le violoncelle, les chansons sont plus matures, plus achevées.Ça met beaucoup mes textes et ma voix en valeur », dit-elle.En salle, un nombre restreint de spectateurs seront admis, tandis qu\u2019on offrira la diffusion simultanée sur le Web.Pascale Picard confie que cette formule « pandémique » offre le meilleur des mondes, en permettant aux gens d\u2019assister à la prestation sur place ou de la maison.« Et pour nous, c\u2019est plus naturel de jouer devant des gens que devant une caméra seulement.» Le duo Coco Méliès assurera la première partie.C\u2019est le 10 juin à 19h.Les billets sont en vente sur le site du Théâtre des Tournesols au coût de 75 $ pour un siège et 50 $ pour un accès bulle familiale en mode virtuel.L\u2019essentiel renouveau de Pascale Picard La dernière année a permis à Pascale Picard d\u2019explorer des chemins moins fréquentés.\u2014 FÉLIX RENAUD laVoixdel\u2019Est SAMEDI 22 MAI 2021 M3 TÉLÉVISION ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Un nouveau projet télévisuel est en train de naître de la plume de D nielle Dansereau.Avec Doute raisonnable, l\u2019auteure propose cette fois une plongée au coeur des crimes à caractère sexuel.Bien que sombre, le sujet ouvre la porte à un grand pan d\u2019humanité, dit-elle.À travers les dix épisodes de cette série qui sera diffusée sur ICI Tou.tv Extra durant la saison 2021-2022, on suivra le travail de la criminologue Alice Martin (Jule Perreault) au sein d\u2019une brigade hors norme.« C\u2019est une escouade policière atypique, sans hiérarchie, majoritairement féminine, formée pour traiter des crimes à caractère sexuel, décrit Danielle Dan- sereau.Ce type de crime est très difficile à résoudre.Ça relève du territoire de l\u2019intime, ça se passe généralement sans témoin et il y a souvent deux versions diamétralement opposées.Une fois une plainte déposée, le travail d\u2019enquête, c\u2019est principalement de trouver les preuves pour corroborer la version de la victime.Parce qu\u2019en cour, il ne doit y avoir aucun doute raisonnable, d\u2019où le titre de la série.Or, ces preuves ne sont pas toujours faciles à trouver.» Son Alice, ajoute-t-elle, a fait des études en criminologie, en se concentrant sur les déviances sexuelles et sur la mémoire.Le spectateur découvrira, à travers les quatre enquêtes qui ponctueront la série, ses méthodes originales.Et toute la gamme des émotions humaines y passeront, parole de Danielle Dansereau.Car en l\u2019écrivant, elle souhaitait toucher « à quelque chose de vrai ».« J\u2019ai essayé de communiquer à quel point les agressions sexuelles causent de profonds dommages, même s\u2019ils ne sont pas immédiatement visibles.» EN TOURNAGE Sous la direction de Claude Desrosiers (Fragile , Feux), le tournage a pris son erre d\u2019aller dimanche dans la région de Montréal.En temps normal, Danielle Dansereau aurait fait un saut sur le plateau, mais les choses en sont autrement à l\u2019heure actuelle.« Avec la COVID, la présence sur les plateaux est restreinte au maximum et les règles sanitaires sont très strictes.Malheureusement, je ne peux pas y aller dans ce contexte.Mais on est déjà chanceux de pouvoir tourner », fait remarquer la résidante de Frelighsburg.Outre Julie Perreault, Doute raisonnable met en vedette Marc- André Grondin, David Boutin, Kathleen Fortin, Ève Landry, Benoît McGinnis, Nadia Essadiqi, Charli Arcouette, Bruno Marcil, Karelle Tremblay, Nour Belkhira et Julie Vincent.L\u2019idée originale, dit-elle, est celle de la productrice Fabienne Larouche, qui l\u2019a contactée pour la scénarisation.Celle à qui l\u2019on doit notamment 19-2 et Le négociateur a amorcé l\u2019écriture il y a déjà deux ans.Et parce que son expérience et sa réputation la précèdent, Danielle Dansereau a eu carte blanche à la création.« Mais il y a eu un travail en collégialité pour brainstormer ou déterminer certaines courbes dramatiques afin de raconter les meilleures histoires possibles », tient-elle toutefois à préciser, en faisant remarquer que Fabienne Larouche et Michel Trudeau sont des producteurs « très impliqués dans leurs projets ».TRAVAIL EN AMONT Bien sûr, on ne se lance pas dans une telle aventure sans les connaissances et les outils nécessaires.Tout un travail a précédé et accompagné la scénarisation de Doute raisonnable.« C\u2019est un sujet vaste et complexe.J\u2019ai fait de la recherche, j\u2019ai lu, j\u2019ai interrogé des gens autour de moi.Mais mon premier réflexe a été de consulter une policière qui travaille dans ce milieu.J\u2019ai été en contact avec elle tout au long de l\u2019écriture.» Maintenant que tout est bouclé de son côté, elle savoure la suite.Voir ses mots et son histoire prendre enfin forme à travers l\u2019impressionnante brochette de comédiens de Doute raisonnable est un véritable plaisir, confie-t-elle.« La distribution est hallucinante! À cette étape-ci, quand on voit les choses se préciser, c\u2019est magnifique.» DOUTE RAISONNABLE DE DANIELLE DANSEREAU UN GRAND PAN D\u2019HUMANITÉ Avant et durant l\u2019écriture de la série, Danielle Dansereau a pu consulter une policière bien au fait des crimes à caractère sexuel.\u2014 FOURNIE Une partie de la distribution de Doute raisonnable : Julie Perreault, Marc- André Grondin, Kathleen Fortin, Nadia Essadiqi (La Bronze) et Charli Arcouette \u2014 RADIO-CANADA SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M4 ARTS ET SPECTACLES FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Les Trois Accords se lancent dans le cinéma.Pas dans la fiction, même si leurs chansons témoignent résolument de leur penchant pour la fantaisie, mais dans le spectacle musical filmé sous le titre de Les Trois Accords : Live dans le plaisir.On le retrouve à l\u2019affiche depuis vendredi dans des cinémas à travers tout le Québec.L\u2019idée remonte à l\u2019automne 2020 a l o r s q u e t o u t l e m o n d e s e demandait si les spectacles en présence allaient seulement reprendre.Les Drummondvil- lois ne savaient pas plus que quiconque ce qu\u2019il adviendrait de la tournée Beaucoup de plaisir entreprise à la suite de la sortie de l\u2019album éponyme.La captation visuelle constituait une avenue.Louis-Philippe Eno, le réalisateur du film et de clips des Trois Accords, a présenté son projet en décembre.«Quand l\u2019idée de tourner aux studios Mel\u2019s a été amenée, on a tout de suite vu un très grand potentiel, dit le batteur Charles Dubreuil en entrevue.Rendu là, il ne manquait plus grand-chose au niveau conceptuel pour tout attacher ça.On a une totale confiance en Louis.Restait à trouver l\u2019environnement visuel qui viendrait enrober chaque chanson.» L a f o r m u l e e s t c e q u i s e rapproche le plus de la prestation en direct puisque, malgré les apparences, les 18 chansons qui constituent ce spectacle ont été enregistrées en une seule journée.Chacune en prise unique.Pourtant, l\u2019enrobage visuel dont parle Charles Dubreuil est si remarquable qu\u2019il suggère un projet infiniment plus complexe.Les musiciens se sont pourtant LIVE DANS LE PLAISIR «UN FILM TRÈS TROIS ACCORDS» Appuyés par un enrobage visuel impressionnant, les Trois Accords revisitent plusieurs de leurs succès dans leur tout nouveau documentaire musical, Les Trois Accords : live dans le plaisir.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRÉDÉRIQUE MÉNARD-AUBIN laVoixdel\u2019Est SAMEDI 22 MAI 2021 M5 ARTS ET SPECTACLES tout simplement produits devant un très grand écran incur vé d\u2019une largeur d\u2019une quinzaine de mètres projetant des images spectaculaires, très léchées, témoignant néanmoins de l\u2019esprit déjanté du groupe.Musicalement, la prestation papillonne à travers le répertoire dans une percutante démonstration de la richesse de celui-ci en succès populaires.Seulement, ce papillonnage est soumis à une volonté de donner aux vieux airs un reflet d\u2019aujourd\u2019hui.«C\u2019est un exercice de style, convient le guitariste Alexandre Parr.On trouvait intéressant de partager avec le public ce qu\u2019on aurait fait avec Hawaïenne ou Saskatchewan en 2021.Ça nous challenge.» « L e résultat , aj oute Simon Proulx, c\u2019est notamment que ça apporte un autre éclairage, ça met en relief différentes qualités des chansons.Dans le cas d\u2019une qui est super dansante, les gens ne se sont peut-être jamais attardés aux textes alors que là, en modifiant l\u2019approche, on peut le mettre en valeur.» Le plus bel exemple est soulevé par Charles Dubreuil.«Quand tu écoutes la nouvelle version de Je me touche dans le parc, très dénudée, tu découvres la profondeur du texte.On se rend compte que c\u2019est un appel à l\u2019aide très mélancolique alors que dans sa version originelle, c\u2019est une chanson dansante que les gens prennent à la légère.» La liste initiale des chansons retenues était plus longue que ce qu\u2019on retrouve dans Live dans le plaisir, mais comme en laboratoire, elles ont fait l\u2019objet de tests.Étaient-elles enrichies par une relecture 2021?«En studio, il y a des chansons pour lesquelles ont avait des idées et d\u2019autres, vraiment pas, confie le chanteur.Certains tests n\u2019ont simplement pas marché.On ne cherchait pas à faire des tounes qui seraient meilleures que les versions originales, mais des relectures intéressantes.» Pour cet exercice sur grand écran, le groupe s\u2019est enrichi de deux ajouts non négligeables en Mélissa Lavergne aux percussions et Gabriel Gratton aux claviers.La réalisation musicale a été confiée à une autre pointure : Gus Van Go.Rien n\u2019a été modifié en studio au terme des enregistrements, tiennent-ils à préciser.«On a travaillé fort en amont, dit le guitariste.On était en forme, solides.Dans un autre contexte, on aurait pu travailler autrement, mettre de l\u2019énergie dans la post- production, mais on recherchait le feeling du direct.Pas question de faire ça à la manière d\u2019un vidéoclip avec du lipsynch.C\u2019est une vraie performance qu\u2019on veut offrir au public.» UN VISUEL FRAPPANT Ce que les spectateurs ne pourront manquer, c\u2019est la facture visuelle donnée à chaque interprétation grâce aux puissantes images offertes par les écrans géants.«Moi, je trouve que tout ça représente bien le groupe, analyse Simon.Autant au niveau visuel que par les interventions captées en direct entre les chansons, on retrouve une folie en concordance avec l\u2019univers des Trois Accords, mais qu\u2019on n\u2019aurait pas pu offrir dans un spectacle en direct.Je suis content de ces choix-là.C\u2019est un film très Trois Accords.On a bien réussi à transposer l\u2019esprit du groupe dans un autre médium.«Par le format choisi et grâce à la direction musicale bien claire de Gus, on présente aux gens une sorte de regard intérieur sur notre travail.Visuellement, c\u2019est sophistiqué, mais ça reste essentiellement une session de travail.Je trouve ça cool que les gens soient témoins de nos véritables échanges sur le plateau, la façon qu\u2019on a de se parler de musique.» U n e d e s b e a u t é s d e l a démarche, c\u2019est que les music i e n s n e s e s o n t p a s s e n t i s contraints par un médium lourd.Nos trois interlocuteurs affirment unanimement que leur folie est intacte.«Au contraire d\u2019être contraints, on en a fait un peu plus que ce qu\u2019on imaginait au départ, explique le batteur.On avait en tête un format télé avec une quarantaine de minutes de prestation.On en a enregistré davantage pour avoir le luxe de laisser tomber ce qui marchait moins, mais quand l\u2019idée de le présenter dans les salles de cinéma a été évoquée, on avait du matériel en masse.» L\u2019opération n\u2019est pas mercantile.Les trois musiciens rigolent à la seule idée qu\u2019ils puissent en tirer des profits substantiels.«C\u2019est un projet super intéressant, mais ça coûte cher.Je pense que ceux qui vont faire le plus d\u2019argent là-dedans, ce sont les techniciens», plaisante Alexandre.«L\u2019objectif n\u2019est pas de faire de l\u2019argent, ajoute Simon, c\u2019est de construire notre univers de groupe, faire quelque chose de stimulant.Par contre, c\u2019est très encourageant de voir la réception que le film reçoit jusqu\u2019ici.C\u2019est l \u2019 fun de voir qu\u2019autant de salles aient accepté de le projeter.» Après quelque 17 années de succès, le film vient démontrer que le groupe demeure résolument fidèle à lui-même : quatre musiciens guidés par la plus simple des motivations, le plaisir.« C \u2019e s t c o o l d e c o n s t a t e r qu\u2019après tout ce temps, on est toujours là pour les mêmes raisons, dit Charles Dubreuil.Tout ce qu\u2019on fait , on le fait dans le plaisir.La journée où ce ne sera plus le cas, on va arrêter.On ne tordra pas inutilement la serviette.«Si on regarde la plupart des groupes de musique, la base en est le plus souvent deux amis proches auxquels se joignent d \u2019a u t r e s m u s i c i e n s .N o u s sommes quatre amis qui l\u2019étaient longtemps avant de former le groupe.On fait les tournées ensemble et c\u2019est encore facile et agréable au quotidien.C\u2019est pour ça qu\u2019on dure, mais surtout parce qu\u2019on a encore autant de fun à faire de la musique.» 0065379 SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M6 LECTURE SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca Mai 2018.Julie Myre-Bisaillon publie son premier livre, Des réguines et des hommes, où elle raconte, dans une série de tableaux remplis d\u2019humour, le quotidien de Chum, un maraîcher patenteux qui achète un pas pire paquet de réguines en ligne, et Chérie, sa blonde qui a décidé d\u2019en faire son lot, d\u2019en rire\u2026 et d\u2019en écrire.Au même moment, Julie Myre- Bisaillon s\u2019apprête, avec le Chum- maraîcher, à ouvrir un resto fermier pour la période estivale, mais n\u2019en dit pas plus.Suspense.Quelques semaines plus tard, le Cuisinier déchaîné s\u2019installe dans la cour de la microbrasse- rie 11 comtés, à Cookshire-Eaton.Succès immédiat et retentissant qui rallie la communauté du Haut- Saint-François.Mais pas que.On vient de partout, c\u2019est un peu fou, et défilent donc nécessairement sur la terrasse de bois, dans la garnotte et sur le béton du salon de dégustation, autant de gens et d\u2019anecdotes mêlant l\u2019ordinaire au pas croyable.Des gens et des anecdotes dont s\u2019est inspirée Julie Myre-Bisail- lon, on s\u2019en doute bien, pour son second bouquin qui sort des fourneaux ces jours-ci, trois ans après Des réguines et l\u2019ouverture du resto, et au cœur duquel trônent Des bières et des femmes, un titre qui dit tout, ou presque.C\u2019est à la patronne de la micro- brasserie que l\u2019autrice a confié le rôle de narration, histoire de faire le lien entre les deux commerces plantés comme un seul dans la même cour et de mêler les cartes un peu, tout en conservant le ton gentiment baveux, les dialogues punchés et les regards tout en humour sur le quotidien.« J\u2019avais d\u2019abord prévu écrire une suite aux Réguines avec le quotidien de la vie, mais on a finalement décidé d\u2019aller un peu ailleurs avec l\u2019aventure du resto », explique l\u2019autrice-restauratrice-prof-cher- cheuse, qui avait déjà sa matière à écriture au terme du premier été de service aux tables et de gestion de réservations.FOND DE VRAI « Je suis plus une fille de musique que de littérature, alors je monte ça comme un album, par petites histoires que je colle ensemble, raconte Julie Myre-Bisaillon.Ces personnages existent pour vrai, que ce soit du resto ou de mon passé, et je pars de ma rencontre avec eux pour raconter des situations qui sont arrivées là, mais mêlées avec mon enfance rurale à moi.Y a toujours un fond de vrai, mais quoi?Ça, le lecteur ne le sait pas trop. » Ainsi se côtoient les brasseurs et restaurateurs, les employés, les habitués et les clients plus ou moins commodes issus de la rura- lité ou qui débarquent du 514 pour s\u2019y plonger le temps d\u2019une bière, d\u2019un burger ou de demandes spéciales pas toujours bienvenues.« J\u2019avoue que je marche souvent sur une ligne mince et que certains personnages passent un peu au cash, mais c\u2019est toujours raconté avec autant d\u2019amour que d\u2019humour », assure celle qui s\u2019est elle- même remise en question comme cliente.« Ça m\u2019a changée, avoir un resto.Des petites demandes spéciales, j\u2019en fais plus tellement, je comprends comment ça peut désorganiser une cuisine, surtout quand elle est aussi petite que la nôtre.Je pense que les restaurateurs vont se reconnaître un peu, mais les clients aussi, qu\u2019ils soient difficiles ou non. » SE RENCONTRER À LA MICRO Qu\u2019on s\u2019y reconnaisse ou pas, on a envie d\u2019y être, de goûter la bouffe et la bière locales, de jaser sur le bord du feu, peut-être même de boire un peu trop et de tenter de cerner qui est qui dans cette grande mixité de personnages.Les régions changent, croit Julie Myre-Bisaillon, originaire de Maniwaki, et de retour en milieu rural depuis quelques années après avoir tant aimé la ville.«  Les jeunes reviennent ou viennent s\u2019y installer, ça amène de la diversité partout, note-t-elle.Et les micros, ici comme ailleurs dans toutes les régions, sont devenues au cours des dernières années les nouveaux points de rassemblement.En milieu urbain comme à Montréal, les gens y vont pour s\u2019y reconnaître.Mais en région, on y va pour se rencontrer, il y a davantage de mixité sociale.On se rassemble pour prendre une bière et jaser, peu importe la classe sociale, le métier, le genre, les idées.C\u2019est rassembleur et extraordinaire. » Si Des bières et des hommes se retrouvera sur les tablettes dès le 26 mai, le lancement, lui, se fera dès que les règles sanitaires permettront un rassemblement sur la terrasse du Cuisinier déchaîné, à Cookshire.Dès que ce sera fait, Julie Myre-Bisaillon recommencera à plancher sur l\u2019adaptation en websérie de son premier roman, qui avait été amorcée en 2019 et mise en veilleuse avec la pandémie.JULIE MYRE-BISAILLON Des bières, des femmes et des anecdotes croustillantes Julie Myre-Bisaillon (deuxième à partir de la gauche) en octobre 2018, en compagnie de l\u2019équipe d\u2019alors de la microbrasserie Les 11 comtés et du restaurant Le Cuisinier déchaîné?: Mathieu Garceau-Tremblay, maître brasseur,Yannick Côté, cuisinier, et Émilie Fontaine, copropriétaire.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES JULIE MYRE-BISAILLON Des bières et des femmes RÉCIT Hurtubise 252 pages Après le succès retentissant de son roman Des réguines et des hommes en 2018, Julie Myre-Bisaillon ramène sa gang vers le lecteur avec amour et humour dans Des bières et des femmes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ « J\u2019avoue que je marche souvent sur une ligne mince et que certains personnages passent un peu au cash, mais c\u2019est toujours raconté avec autant d\u2019amour que d\u2019humour. » \u2014 Julie Myre-Bisaillon laVoixdel\u2019Est SAMEDI 22 MAI 2021 M7 LECTURE KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca David Goudreault écrit depuis des années.Beaucoup.Tous les jours.Des romans, du slam, des chansons et des recueils de poésie sont nés dans la foulée.Mais signer un livre jeunesse, ça, c\u2019est une première pour l\u2019auteur sherbrookois qui lancera le 25 mai La réparation de mes parents.Publiée chez D\u2019eux, l\u2019histoire qu\u2019il a imaginée aborde la question de la séparation des parents avec autant d\u2019humour que de sensibilité.Probablement parce que le récit s\u2019ancre à un certain vécu.«Disons que c\u2019est une autofiction qui trempe sa plume dans la réalité», résume Goudreault, pour qui il était important d\u2019écrire ce livre-là.«Pour mes enfants, d\u2019abord, mais aussi pour les autres jeunes qui vivent ou ont vécu la rupture de leurs parents», résume celui qui est papa d\u2019un garçon et d\u2019une fille.Le frère et la sœur du livre, c\u2019est d\u2019ailleurs un peu beaucoup eux.On les reconnaît tant dans le coup de crayon que dans la personnalité qu\u2019ils affichent.«Mon lectorat cible, c\u2019étaient mes enfants.Je souhaitais leur parler de l\u2019éclatement de la famille, oui, mais je voulais aussi leur raconter une histoire intéressante.La séparation des parents, c\u2019est le sujet qui traverse le livre.Mais l\u2019intrigue véritable, au fond, elle est ailleurs.» Ailleurs dans un bocal de verre, autour de Grobetta, poisson bleu par qui arrive le comique comme le plus dramatique.«L\u2019intrigue véritable est liée au poisson qui disparaît.Le lecteur se demande  : mais où est- i l parti? » Avant qu\u2019il ne s\u2019évanouisse dans la nature, l\u2019animal de compagnie a quand même campé ses couleurs.On n\u2019a pas affaire ici à un banal poisson qui se contente de remuer les nageoires dans sa maison vitrée.Non.Grobetta a des sentiments et de l\u2019ambition, lui qui rêve de devenir astronaute.C\u2019est à travers lui que passent les enjeux plus délicats de la crise familiale.C\u2019est lui qui ressent (et nomme) les émotions plus difficiles.La petite «entourloupette psychologique» permet, mine de rien, de toucher à différents enjeux sans tomber dans le prêchi-prêcha.«Disney exploite souvent ce mécanisme : faire vivre les émotions plus intenses au personnage le plus drôle.Ça devient un ressort humoristique auquel on injecte une touche de tragédie.» DE L\u2019HUMOUR, DE LA TENDRESSE Allié des enfants, le poisson fugueur et féru de voyages a également permis à l\u2019auteur de s\u2019amuser avec la langue en développant un champ lexical à saveur maritime.«Ça amène un autre ton, d\u2019autres strates.Tout en étant divertis, les enfants apprennent quand même l\u2019essentiel de ce qui les concerne.Il y a plusieurs messages au fil des pages.Ils comprennent que ce qui arrive n\u2019est pas de leur faute, par exemple.Ils réalisent aussi que, si le lien entre les parents s\u2019est brisé, celui qui unit chacun d\u2019eux aux enfants n\u2019est pas entamé.» Le récit permet enfin de saisir l\u2019idée qu\u2019une fois passée la tempête qui suit la fin du sentiment amoureux entre les parents, il y a des embellies.Une amitié possible, même.«C\u2019est une belle histoire de rupture.Et au final, c\u2019est une belle histoire tout court, qui permet un bon moment de lecture, peu importe la situation familiale qui est la nôtre», remarque David Goudreault, qui a bien sûr «testé» son histoire auprès de ses enfants.La narration, sympathique, les a fait rire.Sitôt le livre terminé, ils voulaient le recommencer.«Je m\u2019attendais à ce que ça les remue un peu, j\u2019ai été heureux de découvrir qu\u2019ils étaient ailleurs, qu\u2019ils retenaient surtout l\u2019humour et la tendresse familiale.J\u2019ai vu que l\u2019histoire fonctionnait.Après ça, c\u2019était important pour moi qu\u2019ils soient fiers de la façon dont je les représente.» Comme c\u2019était important, aussi, que la maman de ses enfants lui donne son aval.«Elle a été la première lectrice.C\u2019est quelqu\u2019un de qui je suis encore très proche.Elle a abordé le tout avec beaucoup d\u2019ouverture, en étant consciente que c\u2019était d\u2019abord un objet littéraire, mais également un outil pour nos enfants et pour tous les autres qui plongeraient le nez dans l\u2019album.» À LA DÉFENSE DU LIVRE JEUNESSE Les illustrations, signées France Cormier, campent une famille métissée, avec un papa à la peau blanche et une maman à la peau noire.Là encore, c\u2019est ancré à la réalité.«Tant qu\u2019à mettre mes enfants en scène, je souhaitais les représenter avec justesse.J\u2019ai partagé ma vie pendant 10 ans avec une femme noire, je suis sensible à la question de la représentation et de la diversité dans les œuvres culturelles.«Dès le départ, j\u2019ai été enchanté par les dessins de France.Elle a vraiment capté et respecté la personnalité de chacun.Elle est venue ajouter des couches à l\u2019histoire avec différents détails qui bonifient la lecture.» Le projet, qui s\u2019est échelonné sur deux ans, est le fruit «d\u2019un vrai beau travail d\u2019équipe».«Je suis plutôt solitaire et je fais souvent cavalier seul dans mes projets.Mais avec la préparation de mon récent disque et avec ce livre- là, j\u2019ai vécu deux superbes expériences de création à plusieurs.» Tellement superbes qu\u2019elles lui donnent envie de recommencer.«L\u2019aventure de ce livre jeunesse, c\u2019est un gros coup de cœur et je souhaite en écrire d\u2019autres.Surtout que je mesure maintenant toute l\u2019importance de la littérature jeunesse.» Maintenant seulement?«Avant, je considérais l\u2019importance de la chose, oui, mais avec un peu de recul.En allant donner des ateliers dans les écoles primaires, j\u2019ai constaté la disparité qui existe entre les bibliothèques.» Au fil des discussions qu\u2019il a eues avec l\u2019éditeur et ancien enseignant Yves Nadon, sa vision s\u2019est encore précisée.«Le livre jeunesse, c\u2019est le parent pauvre de la littérature, alors que c\u2019est un moment crucial pour accrocher les jeunes lecteurs.Si on veut que notre culture soit vivante, avec un imaginaire riche, il faut investir la littérature jeunesse.«J\u2019ai envie de parler de cet enjeu, de monter au front.Je n\u2019en fais pas un nouveau cheval de bataille, mais je me range du côté de ceux qui croient à la littérature jeunesse.Et je vais en parler lorsque j\u2019ai une tribune.» David Goudreault signe un premier livre jeunesse qui aborde la séparation avec humour et sensibilité, La réparation de mes parents, offert dès le 25 mai.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY DAVID GOUDREAULT LA BELLE HISTOIRE D\u2019UNE RUPTURE LES DIABÉTIQUES DE LAHAUTE-YAMASKA est un organisme sans but lucratif.Nous offrons des activités d\u2019information, de sensibilisation et de prévention du diabète.Nous offrons aussi du soutien aux personnes diabétiques adultes et enfants.Nous sommes en télétravail et toujours en action pour vous.N\u2019hésitez pas à communiquer avec nous.POUR INFORMATION : diabetiqueshy@gmail.com\u2014 450 372-1151 0064058 SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M8 MAISON L\u2019Éclaireuse a lancé récemment ses boîtes entièrement québécoises (B.E.Q.) remplies de produits locaux.Chaque mois, ces boîtes surprises livrées à domicile mettent en vedette une région différente du Québec.Chaque boîte contient entre cinq et huit produits d\u2019artisans, de producteurs et d\u2019entrepreneurs.Il peut s\u2019agir de produits de soins naturels, d\u2019artisanat, d\u2019articles zéro déchet, de gourmandises\u2026 le contenu est varié et demeure une surprise jusqu\u2019à l\u2019envoi.«Une brochure incluse dans la boîte raconte aussi l\u2019histoire derrière chacun des produits et des producteurs, en plus de fournir de l\u2019information touristique sur la région», indique la fondatrice de L\u2019Éclaireuse, Marilyn Préfontaine.De quoi donner aussi des idées d\u2019escapades.La boîte du mois de juin actuel- l e m e n t e n p ré v e n t e m e t e n vedette la basse-ville de Québec, en particulier les quartiers Saint- Roch et Saint-Sauveur.«Pour vous mettre l\u2019eau à la bouche ou la puce à l\u2019oreille, disons que les amateurs de produits forestiers, boréaux et de bières artisanales seront ravis», indique-t-on dans la description.Une fois la prévente terminée, on en dévoile le contenu sur le site de L\u2019Éclaireuse.Par exemple, celle du mois de mai représentant la région de Portneuf contenait un miel crémeux de fleurs sauvages (Miel & Co), un billet pour adulte à La Vallée Secrète, une mayonnaise dorée (Pur Safran), une moutarde à l\u2019érable (La Sucrière), un baume à lèvres (Bien dans son pot), un vinaigre de cidre de pommes vieilli en fût de chêne (Verger du Roy), un film alimentaire en cire d\u2019abeilles (La P\u2019tite Fabrique) et un miel de Morphée Bonne nuit (Ferme api- cole Mosaïque).On peut découvrir également le contenu des boîtes de février (La Jacques-Cartier), mars (Beauce) et avril (Lévis) à leclaireuse.ca Le prix d\u2019une B.E.Q.est de 39 $ en prévente (taxes en sus, frais de livraison de 5,95 $ au Québec et en Ontario).Les boîtes réservées sont expédiées dans la première semaine du mois.Celles restantes sont alors en vente au prix de 45 $, mais on connaît alors le contenu.En plus de ses boîtes découverte mensuelles, L\u2019Éclaireuse propose un magazine en ligne et une boutique 100 % Québec.RAPHAËLLE PLANTE, LE SOLEIL 2 2 La fondatrice de L\u2019Éclaireuse, Marilyn Préfontaine \u2014 PHOTO CATHY LESSARD PHOTOGRAPHE B.E.Q.DES BOÎTES POUR DÉCOUVRIR NOS TRÉSORS LOCAUX 1 La boîte met en vedette les produits d\u2019une région différente à chaque mois.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ÉCLAIREUSE 1 ESTIMATION GRATUITE | INFO@ELAGUEURS.COM ABATTAGE ÉLAGAGE ÉMONDAGE ESSOUCHAGE TAILLE DE HAIES HAUBANAGE ASSURANCE RESPONSABILITÉ 450 521-6639 ELAGUEURS.COM 0066345 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 22 MAI 2021 M9 MAISON ET LES MEILLEURS BBQ, ALORS?Maintenant qu\u2019on a tondu la pelouse, récompensons- nous avec un bon souper de grillades! Le magazine Pro- tégez-Vous a aussi évalué 19 BBQ, dont les fameux kamado en forme d\u2019œufs géants, ainsi que des modèles standards aux granules et au propane.Dans le cas du kamado, c\u2019est le Kamado Joe Classic Joe II à 1600 $ qui a le mieux performé, notamment en raison de sa vitesse de chauffage et du contrôle de la cuisson.Dans la catégorie des BBQ à granules, le Camp Chef Woodwind Wifi 24, à 1250 $, s\u2019est distingué par sa performance de cuisson et sa facilité d\u2019usage et de nettoyage.Pour les engins au gaz, quatre «bêtes» partagent le titre de meilleur choix : Weber Genesis II S-335 (1300 $), Weber Spirit S-315 (750 $), Napoléon Prestige 500RSIB (1600 $) et Char-Broil Performance Série à quatre brûleurs (450 $).Info : pv.ca/bbq FRANCIS HIGGINS, LE SOLEIL P H O T O 1 2 3 R F / M A R I U S Z B L A C H P H O T O 1 2 3 R F / N E J R O N On a parfois l\u2019impression qu\u2019un concours d\u2019inesthétisme a été lancé par les fabricants de panneaux électriques, véritables verrues grises quand ils sont installés à la vue.Plusieurs astuces existent pour camoufler ces disjoncteurs disgracieux, comme l\u2019installation d\u2019une petite armoire en bois, sur laquelle on peut fixer des étagères.Tableau d\u2019ardoise, cadre photo, toile de maître, tenture ou même macramé tissé serré peuvent constituer autant de possibilités pour masquer l\u2019indésirable.Il est cependant très important, si l\u2019on opte pour un coffret fermé, de prévoir des charnières qui permettront d\u2019accéder au panneau électrique en tout temps, ainsi que de n\u2019effectuer aucune modification directement sur ce dernier.SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE Plusieurs astuces existent pour camoufler les panneaux électriques.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LUMBEC, M. CARON ET LES MEILLEURES TONDEUSES SONT\u2026 Le magazine de consommation Protégez-Vous a testé 13 tondeuses à essence, électriques à fil ou à batterie pour offrir ses recommandations habituelles dans son édition de juin, disponible maintenant en kiosque et en ligne.La palme du «meilleur choix à essence» revient à la robuste Lawn-Boy de 21 po (17 730), avec un bon rapport qualité-prix à 390 $.Le titre pour «l\u2019électrique avec fil» va à la Craftsman de 20 po (CMEMW213), à 300 $.Légère et facile d\u2019utilisation, elle serait «idéale pour les petits terrains».Pour les modèles à batterie, c\u2019est la Ryobi de 20 po (RY401 110), à 400 $, qui s\u2019illustre, notamment en raison de sa meilleure autonomie à 37 minutes.Pour finir, on recommande carrément d\u2019éviter la Dewalt (072-6870), en raison de sa «piètre coupe» et de sa faible autonomie.Info : pv.ca/tondeuses FRANCIS HIGGINS, LE SOLEIL TU VOIS LE PANNEAU?PLUS MAINTENANT! 19 Principale, Granby \u2022 450 991-0600 www.literieplusdesign.com Literie Plus Design Draps en solde 55, rue Bruce, Granby 450 375-6139 www.centrejardinagegranby.com centre de vrac terreaU \u2022PaILLIS PIerreSdÉcOratIveS etdecOnStrUctIOn daLLeSdePatIO GaZOncULtIvÉ cÈdreSPOUrHaIeS surplaceou surlivraison 450-378-4231 maranoinc.ca optez pourdes services d\u2019experts \u2019 lavage à pression à l\u2019eau chaude résidentiel et commercial estimation gratuite 0060869 0063307 0064411 SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M10 RÉGAL J \u2019aime les gins.Que ce soit le classique London Dry Gin ou l\u2019une des très nombreuses versions contemporaines aux aromates variés, le gin est le spiritueux qui me présente la plus belle touche de fraîcheur pour un taux d\u2019alcool élevé.Et si vous aussi vous aimez le gin, vous aimerez les bières qui s\u2019inspirent du gin.Se servir un verre de gin, profiter de ses arômes et découvrir son mélange de botanique est un geste agréable pour tout amateur de ce spiritueux.Depuis quelques années, la botanique dans le gin lui a permis de se tailler une place non négligeable parmi les alcools préférés des Québécois.J\u2019ai eu l\u2019occasion de goûter à des centaines de gins parmi toutes mes visites de distilleries et j\u2019y ai décelé un point commun : l\u2019amour du distillateur pour son choix d\u2019aromates.Que ce soit les gins aux épices boréales, très tendance au Québec, ou les gins aux notes d\u2019agrumes et de fleurs, plus courants dans les distilleries modernes, il y a un gin pour chacun de nous.De plus en plus populaires, les bières aux aromates habituellement utilisés pour distiller du gin font leur apparition sur les tablettes de vos détaillants favoris.Bières et gin, ce n\u2019est pas nouveau.En Europe du Nord, il n\u2019était pas rare de voir quelques consommateurs de café y plonger un petit verre de distillat à base de genièvre qu\u2019on appelle peket ou jenever.De là à le mettre dans la bière, l\u2019idée n\u2019était pas si saugrenue et plusieurs le faisaient.D\u2019autres ont préféré l\u2019accompagner de leur bière.Le petit verre d\u2019alcool à côté de sa bière préférée, ça se voyait assez souvent.Puis, un jour, la « Gin Ale » est apparue.Au Québec, la marque Amiral a été la première à proposer sa « Gin Ale », une bière composée des ingrédients habituels, avec une touche « gin » grâce à l\u2019ajout de la baie de genièvre, de muscade, de coriandre, de clou de girofle, de cannelle, de cardamome, de zeste d\u2019orange et de citron.Au nez, les aromates du gin sont bien présents, le produit rappelle effectivement le spiritueux.En bouche, la bière est sèche, laissant aux aromates toute la place nécessaire pour s\u2019exprimer.C\u2019est définitivement la référence dans le genre, d\u2019autant plus qu\u2019Amiral se targue d\u2019avoir proposé la première « Gin Ale » au monde.Elle a longtemps été la seule « Gin Ale » disponible sur le marché, mais de plus en plus de bières avec ajout d\u2019aromates utilisés dans les gins font leur apparition.LE BILBOQUET GIN ALE, COLLABO NOROI Il est tout d\u2019abord intéressant de voir que le terme « Gin Ale » est utilisé ici, soulignant la très rapide appropriation du terme pour en définir le style.Ensuite, cette collaboration entre la distillerie Noroi et la brasserie Le Bilboquet \u2014 qui partagent également les mêmes bâtiments \u2014 présente non pas une interprétation d\u2019un London Dry Gin, mais plutôt celle du Gin Noroi, aux notes d\u2019agrumes et de fleurs plus prononcées.On retrouve effectivement, en aromatique, la signature particulière du Gin Noroi, distillé à froid selon un procédé sous- pression unique au Québec.AMIRAL PRÉSENTE SA GIN IPA Fort du succès de sa Gin Ale, Amiral propose sa Gin IPA, remplie des mêmes aromates que sa version plus douce, mais avec une dose de houblons classiques contemporains (Nugget, Mosaic, Eldorado, Citra, Haller- taueur, Chinook et Cascade), donnant un mélange d\u2019arômes d\u2019agrumes et une amertume bien franche.Pendant ma dégustation, j\u2019ai adoré voir les arômes et le goût de la bière évoluer en fonction de sa température.Une bien belle expérience.D\u2019AUTRES BIÈRES AUX AROMATES DE « GIN » Vous l\u2019aurez compris, les bières aux notes aromatiques de gin sont surtout des bières qui utilisent de la baie de genièvre et des agrumes.Plusieurs brasseries, sans les nommer « Gin Ale », n\u2019hésitent pas à ajouter quelques épices, souvent en collaboration avec des distilleries locales.Mention spéciale à la Wabas- sol du Temps d\u2019une pinte, à la P\u2019tit Blanc de Dieu du Ciel! et à la Carcajou du Corsaire.Le gin se transporte dans la bière PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca \u2014 TIRÉE DU WEB \u2014 TIRÉE DU WEB \u2014 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 22 MAI 2021 M11 PLANÈTE VINS NATALIE RICHARD Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca J\u2019 adore cette période de l\u2019année où les vins rosés arrivent de partout pour ensoleiller notre printemps.Frais et polyvalent, le rosé est un vin qui s\u2019harmonise avec tout, de l\u2019apéro au repas, des fromages aux fruits de mer, du barbecue au pique-nique, de la terrasse à la plage et même dans la piscine, il est toujours parfait! Beau temps mauvais temps, voici mon palmarès de la saison pour mieux boire la vie en rosé.1 LE PIVE BRUT 23 $ \u2022 14 493 310 12,5 % \u2022 9,1 g/L On l\u2019aime d\u2019amour ce vin effervescent qui nous transporte en Camargue dès la première gorgée.À la fois ensoleillées et salines, ses bulles délicates expriment les plus belles qualités du grenache gris et noir, complétées par la syrah qui vient couronner le tout.Une très belle bouteille à offrir et à partager avec ceux qu\u2019on aime.2 LE LOUP BLANC LE RÉGAL 2020 20,35 $ \u2022 12 883 429 13 % \u2022 1,2 g/L Dans le sud de la France, le grenache est la fondation du rosé.Assemblé ici avec 10 % de cinsault, c\u2019est vraiment un régal.À la fois floral et marqué d\u2019une empreinte minérale soutenue, il est parfait pour apaiser une soif de loup et offre assez de complexité pour marier un repas convivial.3 CHÂTEAU DE CARTES VIN GRIS 2020 21,95 $ \u2022 14 559 358 \u2022 10,5 % 4,1 g/L Inspiré des rosés de Provence et délicatement pressé pour conserver une couleur très pâle, voire gris, ce millésime est particulièrement délicieux.Frais, fruité et léger en alcool, il est très agréable pour se désaltérer à n\u2019importe quelle heure qui vous inspire un moment de farniente.Le Château de Cartes est un des vignobles phares de la route des vins de Brome-Missisquoi dans les Cantons-de-l\u2019Est.4 PLANETA SICILIA 2020 16,95 $ \u2022 12 818 361 12,5 % \u2022 1,8 g/L Depuis le premier millésime, et ce, chaque année, ce rosé sicilien me fait voyager.Sans doute parce qu\u2019on a rarement la chance de déguster le nero d\u2019Avola de cette façon.Légèrement pressé, il retient ses arômes de cerise noire et de réglisse qui viennent subtilement s\u2019amouracher de la syrah qui compose 50 % de cet assemblage.Pour l\u2019accord ultime, essayer-le avec les pasta alla trapanese, un pesto d\u2019amandes.C\u2019est tout simplement divin! 5 MICHEL GASSIER COSTIÈRES DE NÎMES BUTI NAGES 15 $ \u2022 427 625 \u2022 13,5 % 1,2 g/L À la fois croquant, gourmand et velouté, avec beaucoup d\u2019ampleur aromatique, ce rosé demeure un de mes préférés chaque année.Un classique finalement! Et tellement de qualité pour un prix si doux.Un vin parfait à l\u2019apéro avec des charcuteries et pour accompagner les pâtes, les poissons grillés et les salades.80 % grenache, 20 % syrah.6 ROSELINE 15,30 $ \u2022 534 768 13,5 % \u2022 1,3 g/L Un grand classique pour vivre la Provence dans un verre.L\u2019assemblage traditionnel des rosés de la région, cinsault-grenache-syrah- carignan, lui confère son style et son goût signature qui nous transporte littéralement au bord de la Méditerranée devant un plateau de fruits de mer et un coucher de soleil.7 GÉRARD BERTRAND CÔTE DES ROSES 18,35 $ \u2022 13 845 791 13 % \u2022 1,6 g/L Une autre belle et bonne bouteille à offrir quand on est invité à un BBQ \u2014 parce qu\u2019elles vont revenir ces soirées festives en famille et entre amis! Et en attendant, on ne s\u2019empêchera pas de déguster ce rosé aux notes de fraise, de framboise et de melon qu\u2019on apprécie pour sa fraîcheur, mais aussi pour sa texture bien représentative du terroir du Languedoc.INCURSION DANS LE MONDE DU ROSÉ Frais et polyvalent, le rosé est un vin qui s\u2019harmonise avec tout, de l\u2019apéro au repas, des fromages aux fruits de mer, du barbecue au pique-nique, de la terrasse à la plage et même dans la piscine, il est toujours parfait! \u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, NATALIE RICHARD 1 2 3 4 5 6 7 BIO VÉGANE Pour en savoir davantage, suivez-moi sur www.sommeliereaventuriere.com SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M12 CINÉMA FRANÇOIS HOUDE Le Nouvelliste Pour Paul Doucet, le film Les vieux chums est «?un projet de cœur?».Une façon de dire que ce n\u2019était pas un contrat vraiment lucratif, mais l\u2019interprète qu\u2019il est a été totalement conquis, tant par ce scénario que par celui qui l\u2019a écrit et porté à l\u2019écran, Claude Gagnon.C\u2019est par agents interposés qu\u2019il a su que le réalisateur avait un rôle pour lui.« Je l\u2019ai appelé sans rien savoir du projet qu\u2019il avait en tête, raconte-t-il.Il m\u2019a rapidement séduit par deux aspects : l\u2019aspect humain au centre de son histoire et le fait qu\u2019il voulait Patrick Labbé dans le rôle principal.Patrick est un superbe acteur qui a trop peu fait de cinéma à mon avis.» Doucet et Labbé gardent tous deux en souvenir un très heureux tournage à Halifax il y a plusieurs années pour la série Octobre 70.Ils y avaient scellé, sans doute autour de quelques pintes de bière dans l\u2019un ou l\u2019autre des nombreux pubs de la ville, une amitié durable.Cette histoire de retrouvailles de deux vieux amis ne pouvait que les interpeller.Par ailleurs, ce récit d\u2019accompagnement d\u2019un ami vers une mort imminente a eu une résonance dans le cœur de Doucet.« Il arrive des étapes dans la vie où certaines questions nous interpellent davantage.À 55 ans, l\u2019idée de la maturité, du corps qui vieillit, de l\u2019inexo- rabilité de la mort, ça m\u2019habite davantage.J\u2019ai vécu le départ d\u2019un proche pas longtemps avant ce tournage et je savais que ça s\u2019en venait pour mon père également.Tout cela était bien présent dans mon esprit.» Ajoutez à cela l\u2019engagement de longue date du comédien au sein de la Fondation Charles-Bru- neau qui vient en aide aux enfants atteints de cancer et on comprend que ce rôle avait plusieurs aspects susceptibles d\u2019interpeller profondément l\u2019interprète.« Toutes les expériences de notre vie nourrissent l\u2019acteur », dit-il.Certaines plus que d\u2019autres, aurait-il pu ajouter.LE LUXE DU TEMPS Au même t i tre que Patr ick Labbé, Paul Doucet s\u2019est réjoui au plus haut point d\u2019avoir du temps pour échafauder son personnage.« En amont et entre les prises, pour réfléchir, répéter, se tromper, pour discuter.C\u2019est devenu très rare dans notre boulot.Patrick a vécu ce qui est sans doute l\u2019exemple le plus probant, en jouant dans District 31.C\u2019est un rythme de tournage effréné.» Le comédien voit quand même un autre côté à la médail le.« Quand, dans une série, on est associé avec un personnage assez longtemps, ça devient un peu une seconde nature.On a moins besoin d\u2019analyser et de réfléchir aux motivations du personnage.Ç\u2019a été le cas pour moi avec Georges Sainte- Marie dans Unité 9.Je garde en souvenir une journée de tournage où j\u2019avais 17 scènes à enregistrer! Toutes se tournaient dans la chapelle du centre de détention, mais, pour des raisons de logistique, elles couvraient l\u2019équivalent de la moitié d\u2019une saison.Il fallait se mettre dans le contexte de l\u2019évolution du temps entre chacune.Avec la relation entre les personnages qui évoluait à travers ça.Tu as beau vérifier pour savoir où en est ton personnage, tu n\u2019as ni le temps ni le choix de le connaître intimement et de t\u2019abandonner à ses réactions.» Le tournage des Vieux chums était pratiquement à l\u2019opposé, avec des journées de tournage de deux scènes, par exemple.« On a pris trois jours pour tourner une longue scène.C\u2019est vrai qu\u2019elle est cruciale, mais il reste que c\u2019est complètement autre chose que ce qu\u2019on fait habituellement.On était une si petite équipe que même les interprètes s\u2019adonnaient à toutes sortes de tâches techniques sur le plateau.On aurait quasiment pu me donner des crédits de technicien au générique parce que j\u2019ai traîné des projecteurs, roulé des fils, collaboré aux éclairages, etc.Ce côté artisanal ajoute à la qualité du film, je pense.Il est imprégné de cette solidarité.Tous les membres de l\u2019équipe ont le sentiment d\u2019avoir fait quelque chose de spécial qui a tissé de profondes amitiés.» Le tout, autour d\u2019une riche histoire d\u2019amitié et de deuil.« Le film traite de toutes sortes d\u2019aspects de l\u2019amitié et de la réalité masculine, analyse Doucet.C\u2019est super-inté- ressant de voir toutes les couches de sens que Claude a su inscrire dans son scénario.Plus on y réfléchit, plus on explore le texte et plus on trouve du sens nouveau.C\u2019est là toute la qualité de son écriture et de son cinéma.C\u2019est fabuleux.» « Comme interprète, avec un canevas aussi solidement installé, tu as la liberté de t\u2019abandonner.C\u2019était, pour nous, un magnifique terrain de jeu.C\u2019est un peu, je pense, ce qu\u2019on recherche toujours dans notre boulot.» Se le remémorer lui amène cette réflexion : « Notre travail est toujours une exploration, une étude de l\u2019expérience humaine.C\u2019est ce qui fait que c\u2019est un si beau métier.On se penche sur des sujets dramatiques qu\u2019on n\u2019aura peut-être jamais à vivre, mais qu\u2019on peut quand même connaître intimement.» INCARNER.UN COMÉDIEN Si le cinéma est plutôt bienveillant à son égard, Paul Doucet a la chance d\u2019avoir une carrière plurielle qui le fait jouer régulièrement à la télévision ou fréquenter les planches du théâtre de temps en temps.Malgré la pandémie, il a même pu voir la concrétisation d\u2019un rêve : la création d\u2019un spectacle solo.Ça s\u2019appelle Trajectoire(s) de Paul Doucet et c\u2019est un spectacle né d\u2019une résidence de création en Gaspésie.Il en est sorti un spectacle hybride où le comédien parle du parcours d\u2019un comédien, de ses influences, des rôles joués et à jouer.Il s\u2019y permet même de chanter.Le spectacle, présenté dans quelques salles du Bas-Saint- Laurent et de la Gaspésie, vient d\u2019arriver au terme de cette première tournée.Le comédien ne demande rien de mieux que de lui donner un second souffle aussitôt que les salles de spectacles reprendront leurs activités de façon plus intense.La chance lui sourit par ailleurs puisqu\u2019il vient de terminer le tournage d\u2019un film en anglais, Snow Angel, d\u2019un duo formé de Catherine Bérubé et Gabriel Allard.Finalement, il commencera bientôt le tournage d\u2019une série télé dont il ne peut cependant rien révéler pour l\u2019instant.Les terrains de jeu ne manquent pas pour Paul Doucet.PAUL DOUCET On n\u2019explore bien qu\u2019avec le cœur «?Comme interprète, avec un canevas aussi solidement installé, tu as la liberté de t\u2019abandonner.C\u2019était, pour nous, un magnifique terrain de jeu.C\u2019est un peu, je pense, ce qu\u2019on recherche toujours dans notre boulot.?» \u2014 Paul Doucet Dans ce qu\u2019il appelle un projet de cœur, Paul Doucet a l\u2019occasion d\u2019explorer les profondeurs de l\u2019amitié masculine avec Les vieux chums, à l\u2019affiche depuis le 21 mai.\u2014 PHOTO MAISON 4:3 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 22 MAI 2021 M13 CRITIQUE CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil CRITIQUE C\u2019est l\u2019histoire de deux hommes qui ne savent pas dire non.Et qui, par conséquent, n\u2019acceptent jamais un «?non?» comme réponse.Surtout quand il s\u2019agit des enfants et des ados autistes dont ils s\u2019occupent avec un énorme courage et autant de don de soi.Un sujet lourd, traité avec beaucoup de doigté et d\u2019humanité par Olivier Nakache et Éric Toledano, et le soutien indéfectible de Vincent Cassel et Reda Kateb.Avec Intouchables (2011), le duo de cinéastes français avait déjà exploré la vie de gens dont on parle peu.Cette fois, la paire va encore plus loin pour décrire la réalité de ces jeunes différents et de leurs parents, qui sacrifient souvent une grande partie de leur vie.Hors normes s\u2019inspire librement du combat quotidien de Stéphane Benhamou et de Daoud Tatou, qui dirigent chacun une association d\u2019aide à Paris, et de leur improbable amitié.Des rôles endossés avec brio respectivement par Cas- sel, sous le nom de Mario, et par Kateb, qui joue Malik.Le long métrage immerge le spectateur au sein du quotidien fébrile de deux hommes, qu\u2019on voit souvent évoluer en parallèle, alors qu\u2019ils doivent composer avec un surplus d\u2019enfants, parfois turbulents, et un manque de personnel (et de locaux appropriés).Le leitmotiv : « Je vais trouver une solution.» Évidemment, l\u2019administration de la santé leur fait des misères parce que leur modèle ne rentre pas dans les cases.L\u2019absurdité bureaucratique à son paroxysme, qu\u2019on caricature à peine\u2026 DÉFAVORISÉ ET DÉPASSÉ Non contents de venir au secours de ces « cas lourds » que le système refuse de prendre en charge, Mario et Malik forment aussi des jeunes défavorisés pour les épauler.On suit d\u2019ailleurs le parcours de Dylan (Bryan Mialoundama), complètement dépassé par l\u2019ampleur de la tâche et de ses responsabilités, mais qui va (évidemment) cheminer tout au long du récit.Si on ne savait le scénario inspiré du réel, on accuserait certainement les deux cinéastes d\u2019exagérer \u2014 d\u2019autant qu\u2019il met en scène un Juif et un Arabe qui collaborent dans l\u2019harmonie (on leur sait gré de ne pas avoir accentué cet aspect).Ce qui ne les empêche pas, parfois, de jouer sur les bons sentiments.Reste que le résultat est souvent émouvant, jamais didactique.Avoir fait appel à de jeunes autistes, dans leurs propres rôles, augmente la crédibilité et la véracité de la démarche.Ce qui force d\u2019ailleurs les « vrais » acteurs à marcher sur la corde raide de l\u2019improvisation.Il se dégage une forme de fébrilité, renforcée par l\u2019utilisation fréquente de la caméra portée et un montage nerveux.Il faut aussi souligner la présence d\u2019une riche galerie de personnages secondaires.Nakache et Toledano désamorcent parfois la grande charge dramatique en ayant recours à l\u2019humour, sans jamais appuyer sur le trait \u2014 de façon plus subtile qu\u2019Intouchables, d\u2019ailleurs.Il y a des aspects réducteurs dans ce plaidoyer pour le « vivre ensemble ».Et la conclusion, maladroite dans sa volonté de présenter un film réconfortant, gâche un peu la démarche.N\u2019empêche : nul ne peut douter de la pureté des intentions des réalisateurs de mettre en lumière à quel point nous détournons souvent, et trop facilement, le regard.Sans jamais chercher à nous culpabiliser.HORS NORMES La bonté à l\u2019état pur Au générique Cote : ?1/2?Titre : Hors normes Genre : Comédie dramatique Réalisateurs : Olivier Nakache et Éric Toledano Acteurs : Vincent Cassel, Reda Kateb et Bryan Mialoundama Durée : 1 h 54 Hors normes, avec Reda Kateb et Vincent Cassel, s\u2019inspire de la véritable histoire de Stéphane Benhamou et Daoud Tatou, qui s\u2019occupent de jeunes autistes en région parisienne.\u2014 PHOTO MK2 MILE END FRANÇOIS HOUDE Le Nouvelliste CRITIQUE Le récit du scénariste et réalisateur Claude Gagnon avec Les vieux chums est relativement simple à dessiner, parce que son film est tout de dense simplicité.Il se passe d\u2019effets de caméras ou de ruses narratives.Il est ici question de l\u2019essentiel : la vie, la mort, l\u2019amitié, la colère, le legs.Au-delà des évènements, des actions, Claude Gagnon se penche sur les émotions des hommes avec intelligence et sensibilité.Quand Pierrot (Patrick Labbé) débarque à Saint-Hyacinthe, à peine a-t-il fait quelques pas dans la ville où il a grandi qu\u2019il croise des amis perdus de vue.Quand il retrouve son plus vieil ami, Jacques (Paul Doucet), on apprend que Pierrot souffre d\u2019un cancer, qu\u2019il est en phase terminale et que ce retour à la maison est sa façon de fermer sereinement la boucle d\u2019une vie tumultueuse.Jacques est aux antipodes, bouleversé et profondément révolté par la nouvelle.Il décide d\u2019accompagner son vieux chum.Mais Pierrot a un plan quant à cette fin de vie, qui implique un voyage et il compte sur Jacques pour l\u2019accomplir.Claude Gagnon a le mérite de ne pas tenter de tout expliquer.Il exprime la profonde colère qui habite Jacques mais ne cherche pas trop à nous en faire connaître l\u2019origine.Ce qu\u2019on peut comprendre, c\u2019est que la colère est le dernier ancrage de la peur.Ce sont l\u2019idée de l\u2019amitié virile et du pouvoir que la mort peut avoir sur le parcours des vivants qui l\u2019intéressent ici.La beauté du scénario, ce sont ses couches de sens à travers lesquelles se dessine une grande bienveillance, une lumière.Au-delà de ce qu\u2019on perçoit se cache une autre vérité plus discrète mais plus riche.Les vieux chums est un film sans prétention teinté même d\u2019un certain humour qui se voit avec le cœur et se digère avec le temps.TOUTE LA PLACE AU PROPOS La mise en scène se caractérise par sa simplicité pour laisser toute la place au propos.Si la caméra élargit son cadre pour adopter le regard de Pierrot, le plus souvent, elle témoigne simplement et scrute les visages, surtout celui de Patrick Labbé, qui connaît probablement ici son plus riche rôle au cinéma.Il joue en retenue en faisant de la douleur physique de son Pierrot sa justification.L\u2019acceptation de sa mort prochaine lui donne une sérénité qu\u2019il n\u2019aurait pu imaginer avant.Il est soutenu par Paul Doucet, irréprochable en ami révolté.Claude Gagnon a certainement le sens de la distribution.Il a trouvé au personnage du père de Jacques, discret mais néanmoins important quant au sens de cette histoire, un rôle parfait pour Pierre Curzi, qui cumule avec beaucoup de doigté la sérénité et le malaise du père qui voit son fils lui échapper.Malgré la gravité, le film baigne dans une lumière (morale et physique pour la dernière portion) assez remarquable.C\u2019est une production à contre-courant mais d\u2019une redoutable pertinence dans le contexte actuel.LES VIEUX CHUMS Le sens de l\u2019inéluctable Patrick Labbé et Paul Doucet incarnent les deux principaux personnages du dernier film de Claude Gagnon, Les vieux chums, qui vient de prendre l\u2019affiche.\u2014 PHOTO MAISON 4:3 Au générique Cote : ?1/2?Titre : Les vieux chums Genre : Drame psychologique Réalisateur : Claude Gagnon Acteurs : Patrick Labbé, Paul Doucet et Luka Limoges Durée : 1?h?49 SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M14 VOYAGES J e n\u2019avais pas réellement gardé contact avec Dana après l\u2019avoir rencontrée en Chine en 2012.Nous partagions le même dortoir dans une auberge de jeunesse de Shanghai, où je venais tout juste d\u2019arriver, désorienté.Nous avons partagé le trajet en train jusqu\u2019à Hangzhou, où elle rejoignait un ami qui l\u2019attendait à la gare.Nos routes se sont séparées là, ont convergé par hasard quelque trois semaines plus tard, dans le brouhaha de Pékin.Deux aiguilles dans la même botte de foin.Et après, le silence intercalé de photos publiées sur Facebook, où nous suivions le parcours de l\u2019autre à distance.Six ans plus tard, alors que j\u2019immobilisais ma voiture de location dans le stationnement du parc national de Banias, dans le nord d\u2019Israël, j\u2019ai pu capter le wi-fi d\u2019un bus de touristes qui se préparait à partir.« Où es-tu?Appelle-moi dès que tu peux », m\u2019écrivait Dana.Pour combler les interstices de ces six années, précisons que Dana est Israélienne d\u2019origine.Même si elle n\u2019y vivait plus en 2018, j\u2019avais pris le risque de l\u2019informer du périple dans lequel je m\u2019embarquais.Toutes les suggestions seraient les bienvenues.Retour au parc national, donc, où j\u2019ai déclenché la sonnerie de son téléphone.« Ne va pas au sud.C\u2019est trop dangereux.Ne va pas au sud de Tel-Aviv. » Elle s\u2019inquiétait.Un tir de mortier avait atteint une zone résidentielle vers Beer-Sheva, à l\u2019est de Gaza.J\u2019avais considéré passer par là dans les jours qui suivraient.« Si tu entends une alarme, suis la population locale.Elle te dira où te mettre à l\u2019abri. » Le moment était un tant soit peu surréaliste.Avant de partir pour Israël, où je rêvais d\u2019aller depuis des années, quelques attaques survenues dans le petit pays avaient fait les manchettes à l\u2019international.Attaque au couteau, attaque à la voiture bélier.Jérusalem avait vu l\u2019un de ces actes barbares.J\u2019avais cherché à savoir quel risque je courais de partir pour le Moyen- Orient.Je ne comprenais par ailleurs pas vraiment où je pourrais me mettre à l\u2019abri si un conflit éclatait.Ce jour-là, je m\u2019étais aventuré dans le Golan, à la frontière de la Syrie, en suivant les recommandations de Riki, la propriétaire de l\u2019hôtel où je dormais.Selon elle, on ne notait aucune alerte pour un tir de roquette dans la région depuis deux semaines et la virée valait le détour.Les routes à l\u2019est de Safed étaient pourtant relativement désertes, à part quelques camions blancs des Nations unies et un groupe de démineurs sur le bord de la route.J\u2019ai retrouvé une foule au sommet du mont Bental, où il est possible de visiter d\u2019anciens bunkers israéliens.Surtout, on pouvait voir une fumée se dégager du côté syrien.Et il suffisait de tendre l\u2019oreille pour entendre des détonations.Sans savoir précisément d\u2019où elles venaient ou s\u2019il s\u2019agissait de frappes militaires, il y avait de quoi laisser songeur.En retournant vers l\u2019intérieur des terres, en passant par la forteresse de Nimrod, j\u2019avais reçu ce message de Dana.Nos routes ont été loin de se croiser de nouveau, mais au début de la pandémie, il y a un an, mon amie est rentrée dans ses terres natales.De silence en publications de photos sur Facebook, je vois grandir ses enfants que je n\u2019ai jamais rencontrés.La semaine dernière, les enfants assoupis, sages en images, dormaient dans l\u2019abri où la petite famille s\u2019était réfugiée.Ces jours-ci, dans leur hameau entre Tel-Aviv et Gaza, ils entendent les sirènes les implorant de se mettre à l\u2019abri.Quand je vois les pluies de roquettes, comme des feux d\u2019artifice maîtrisés par le Dôme de fer, je ne peux m\u2019empêcher de penser à ces gens que j\u2019ai un jour croisés.À Dana qui me vantait justement, en 2018, l\u2019efficacité du fameux « Dôme de fer ».À ces enfants du camp de réfugiés d\u2019Aïda, à Beth- léem, qui s\u2019amusaient à voler ma casquette pour tuer le temps.Quand les conflits éclatent là où on est passé, le bruit des bombes, on l\u2019entend plus fort à la vue des reportages télévisés.Haïfa et Akko, deux villes paisibles du nord, sont maintenant en proie à d\u2019importantes violences.Jérusalem, où j\u2019ai vu le même jour les célébrations du ramadan et du shabbat, est soumis à de fortes tensions.Cette vieille ville, réel délice pour les sens, autant la vue, l\u2019odorat que l\u2019ouïe, ne vibre plus de la même joie.L\u2019envie d\u2019y arpenter à nouveau les marchés, de retourner vers Tibériade, de découvrir le Négev, devra patienter.La Terre sainte n\u2019aura pas été une révélation religieuse.Pas au sens propre.Mais le contact de l\u2019autre, les rencontres, la richesse historique, eux, sont inversement proportionnels à la grandeur du pays.Parce que dans ma vie il y a un avant Israël et un après, j\u2019aurai toujours dans les cartons d\u2019y retourner, de m\u2019y installer un temps pour regarder le temps qui passe.Pour y prendre la mesure du temps passé.En espérant que la paix et le calme volent plus haut que les roquettes, j\u2019attends que la poussière qui retombe soit celle du temps et non des bâtiments qui s\u2019effondrent.Et j\u2019ai une pensée pour ceux comme Dana et ces enfants de Palestine, qui souhaitent la même paix plus tôt que tard.Les roquettes d\u2019Israël L\u2019Esplanade des Mosquées a été l\u2019objet de tensions, à Jérusalem, au cours des dernières semaines.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU Le centre historique d\u2019Akko, ou Acre, est un site de plus en plus prisé par les touristes.Des confrontations violentes y ont éclaté récemment.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR laVoixdel\u2019Est SAMEDI 22 MAI 2021 M15 SORTIE PRENDRE L\u2019AIR À la barre de l\u2019émission La belle vie sur Unis TV, Julien Roussin Côté sillonne les routes depuis un bail déjà.Les kilomètres avalés à travers le Québec, le Canada et les États-Unis depuis qu\u2019il a un jour vendu son condo de Rosemont l\u2019ont habitué au mode de vie minimaliste.Une façon de vivre qui se reflétera dans la maison écologique que lui et sa douce ont commencé à se construire dans le secteur de Bolton-Est dans les Cantons-de-l\u2019Est.« Beaucoup de choses se passent dans ma vie.Entre autres, il y a un enfant qui s\u2019en vient.Ça change des choses.Le fait que j\u2019aie eu 40 ans cette année\u2026 » énumère le visage de Go-Van avec sa blonde, Karolina Krupa.L\u2019idée du point d\u2019ancrage a émergé, un camp de base en vue de l\u2019arrivée du petit capitaine en route, comme ils se plaisent à l\u2019appeler.La future demeure sera plus spacieuse qu\u2019une van, certainement, mais elle aura néanmoins quelques similarités : la fenestration abondante sur une nature généreuse, et la quantité de choses qu\u2019on pourra y stocker devrait être somme toute limitée.« On ne met pas derrière nous le nomadisme », assure-t-il au bout du fil.Cette façon de vivre a justement nourri la réflexion du couple, qui souhaitait réduire son empreinte avec une maison écoresponsable, en diminuant par exemple sa consommation d\u2019énergie et en récupérant l\u2019eau de pluie.Entre autres choses.« Ça nous a amenés à découvrir de belles innovations dans le monde de la construction.Beaucoup de gens s\u2019intéressaient au sujet et nous posaient des questions.C\u2019est l\u2019fun de partager ce qu\u2019on apprend dans une nouvelle plateforme : campdebase.eco, qui parle d\u2019autosuffisance, de sujets connexes aux maisons.On réfléchit notre maison dans un écosystème, ce n\u2019est pas seulement quatre murs et un toit.Ça amène de la fraîcheur dans le monde de la construction. » À quel point la vie en van influence les plans de la nouvelle résidence?« Beaucoup! On l\u2019a réalisé récemment (.) On n\u2019a pas énormément de stockage, par exemple.On n\u2019a pas de pièce de débarras ou de grandes armoires dans la cuisine.On va avoir le minimum.C\u2019est quand même pensé\u2026 On a cette règle-là, dans une van : quand quelque chose de nouveau entre, il faut que quelque chose sorte.Ça ne veut pas dire qu\u2019on jette : on aime donner une deuxième vie, le redonner à quelqu\u2019un, le prêter à quelqu\u2019un qui en a besoin.On a gardé un peu cette approche-là. » « Il y a aussi la connexion avec la nature.Souvent les gens vont mettre leurs fenêtres ou leurs portes directement sur la rue.On est carrément à l\u2019inverse et on pense en fonction du soleil, parce qu\u2019on a une approche solaire passive. » Campdebase.eco s\u2019intéresse au projet de Julien Roussin Côté et de sa conjointe, mais pas que.Il s\u2019attarde à d\u2019autres projets et fait d\u2019ailleurs un clin d\u2019œil à l\u2019artiste Pilou, qui vit à Saint-Adrien.Petit retour en arrière, pour ceux qui ignorent la genèse : en 2013, Julien Roussin Côté achète un condo.Rapidement, la nouvelle propriété crée un sentiment d\u2019emprisonnement, celui de « s\u2019être mis entre quatre murs blancs à Rosemont ».« Je n\u2019ai rien contre ça.Pour des gens, c\u2019est super.Moi, ça ne m\u2019a pas donné l\u2019effet escompté.J\u2019ai senti que j\u2019avais besoin de quelque chose d\u2019autres.Je cherchais à être plus minimaliste, à diminuer mon empreinte écologique\u2026 J\u2019avais déjà une réflexion en cours (\u2026) Je l\u2019ai habité un peu.En janvier 2015, je suis parti avec l\u2019idée de changer d\u2019air.J\u2019avais besoin de ça.Je suis parti en disant : on verra bien! » On connaît la suite : la vie en vanlife a donné un livre et s\u2019est transposée à la télé\u2026 L\u2019émission en est à sa deuxième saison sur Unis TV.Cette fois, c\u2019est la construction de leur maison qui inspirera une deuxième série télé sur Tout.tv, qui devrait être présentée cet automne.« C\u2019est quelque chose d\u2019assez court, c\u2019est cinq épisodes de huit minutes.C\u2019est l\u2019histoire de Karolina et moi, qui faisons la transition de la vanlife à ce camp de base.Ce n\u2019est pas un show de construction, mais de life style, qui se base sur ce projet.On a bien hâte de commencer à faire le montage.On a tellement fait de recherches depuis deux ans, ce sont des choses qu\u2019on veut quand même partager. » De la van au camp de base Julien Roussin Côté et sa conjointe Karolina Krupa.\u2014 PHOTO KAROLINA KRUPA (@KAROLINAKK) RÉINVENTER LE CAMPING L\u2019animateur participera à une séance d\u2019idéation organisée avec Design Thinking, en collaboration avec la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), le 25 mai à compter de 17 h 30.Julien Roussin Côté observe que la popularité de la vie sur roues a monté en flèche.Les voyageurs ne veulent pas toujours s\u2019ancrer temporairement dans les campings traditionnels.De l\u2019autre côté, on a vu des craintes s\u2019élever devant ceux et celles qui s\u2019installaient un peu partout.Il faut que l\u2019industrie du camping s\u2019adapte, avance Julien Roussin Côté.« Je pense que cette réflexion va dans le bon sens\u2026 » Selon le responsable des médias, Simon Boivin, la Sépaq n\u2019a pas de projet spécifique lié à la van life dans les cartons, mais il s\u2019agit d\u2019une belle occasion afin de voir quelles pistes de réflexion pourront émerger.ISABELLE PION Vous voulez en savoir plus : campdebase.eco www.tv5unis.ca/la-belle-vie-avec-go-van/ ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SAMEDI 22 MAI 2021 laVoixdel\u2019Est M16 0065900 Unabonnement facile, rapide et sécurisé \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Nouvel été.Nouvelles de l\u2019été.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Abonnez-vous sans tarder sur lavoixdelest.ca Local.De calibre mondial.NUMÉR IQUE "]
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