La voix de l'Est, 7 septembre 2021, mardi 7 septembre 2021
[" P H O T O B E R N A R D B R A U L T COOP D\u2019INFORMATION MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 ÉDITION SPÉCIALE LA VOIX DE ROUGEMONT 12 PAGES Terroir d\u2019expériences 0071854 Boutique ouverte tous les jours de 10h à 17h Visites guidées disponibles.Appelez pour réserver 450-469-3894 Venezdéguster plusieursdenosVins etnoscidres.rien demieux qu\u2019un vin blanc, en tout temps 100, rangde laMontagne, rougeMont forfaits dégustation disponibles www.de-laVoie.coM MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 laVoixdel\u2019Est C2 LA VOIX DE ROUGEMONT «C\u2019est quand même difficile de combler deux emplois presque à temps plein.Je quitte sans amertume avec de beaux souvenirs de mes mandats», explique le maire, Michel Arsenault.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION ÉTIENNE BOUTHILLIER etienne.bouthillier@lavoixdelest.ca Rougemont aura un nouveau maire à la fin de l\u2019automne.Même s\u2019il a aimé son expérience à l\u2019hôtel de ville, Michel Arsenault met fin à sa carrière politique et invite d\u2019autres citoyens à prendre la relève lors des prochaines élections.Après deux mandats comme conseiller municipal et un à titre de premier magistrat de Rougemont, M. Arsenault tourne la page sur 12 années de vie politique très formatrices et enrichissantes.« Je ne pars pas à la suite d\u2019un mécontentement.J\u2019ai aimé mes quatre années à la mairie et j\u2019aimerais que cette expérience serve à d\u2019autres personnes qui voudraient se lancer en politique », affirme-t-il.CONCILIATION Michel Arsenault évoque des raisons professionnelles pour expliquer son départ.Le poste de maire de plus petites municipalités comme Rougemont demande beaucoup de temps, mais les personnes qui occupent ce siège ne peuvent pas en vivre à temps plein.Celui qui est chargé de projets chez Tarkett à Farnham a décidé de concentrer ses énergies sur sa carrière professionnelle et sur ses passe-temps.« C\u2019est quand même difficile de combler deux emplois presque à temps plein.Je quitte sans amertume avec de beaux souvenirs de mes mandats.» M. Arsenault parle de l\u2019implication à la vie municipale comme d\u2019une expérience instructive à plusieurs niveaux.Siéger sur des conseils d\u2019administration de divers domaines permet d\u2019en apprendre plus, d\u2019approfondir ses connaissances sur ces sujets et pouvoir les vulgariser aux citoyens.De plus, rien n\u2019est perdu et ce savoir sera utile pour toujours, soutient le principal intéressé.IMPLICATION Le maire sortant veut intéresser les citoyens à se présenter en politique municipale.En commençant par le poste de conseiller municipal.Il croit que cette expérience devrait être tentée par beaucoup plus de gens.« Les défis sont vraiment intéressants.La population doit s\u2019intéresser à la vie politique municipale.J\u2019invite tout le monde, notamment, les femmes, parce qu\u2019il n\u2019y en a pas beaucoup sur le conseil, à venir s\u2019impliquer à Rougemont », insiste-t-il.Ce dernier invite même tout Rougemontoise ou Rougemontois qui a des interrogations ou des a priori sur le monde municipal à entrer en contact avec lui pour lui poser tout type de questions.MÉDIATION Le maire sortait tire un bilan positif et conservateur de ses quatre dernières années à Rougemont.La construction du nouveau centre des loisirs, bien que terminée pendant son dernier mandat, a été entamée avant qu\u2019il entre en poste.« Je crois avoir réussi à avoir une bonne gestion de la Municipalité.J\u2019espère que l\u2019ensemble des citoyens a été satisfait de ma présence à la mairie », exprime Michel Arsenault.Celui qui compte 12 ans au sein du conseil rougemontois parle des défis de médiation auxquels il a dû faire face durant son mandat.Que ce soit avec les citoyens ou avec les collègues, la solution est de s\u2019asseoir, de discuter des enjeux et de prendre une décision éclairée.« Les divergences d\u2019opinions mènent vers la bonne décision.Il faut juste s\u2019assurer que les discussions se font de la bonne façon », avance-t-il.M. Arsenault tient à défaire le mythe du maire omniprésent.« Je n\u2019ai pas été tout le temps là physiquement, mais quand un citoyen appelait, j\u2019étais présent.Il ne faut pas nécessairement être un être humain à la sociabilité incroyable pour se présenter en politique », souligne le Rougemontois.APPRENTISSAGE Michel Arsenault affirme que la Municipalité a tiré des leçons de la crise sanitaire.Opter pour le télétravail ou le mode hybride, par exemple, sera encouragé dans le futur.Des projets de transport collectif et le mariage entre le récréo- tourisme et l\u2019agrotourisme ont été deux éléments que le maire sortant considère comme des échecs à son mandat.« J\u2019aurais aimé que les citoyens retrouvent l\u2019accès à leur montagne.Ça n\u2019a pas fonctionné.En ce qui a trait au transport en commun, je n\u2019ai pas réussi à faire aboutir quelque chose, mais on s\u2019en va vers là de toute façon », fait-il valoir.Concilier la vie de famille et le monde agricole à Rougemont constitue également un défi de taille pour le maire de la municipalité.Selon le premier magistrat, il faut « assurer l\u2019équilibre » entre les deux univers, qui peuvent être en confrontation, mais complémentaires à la fois.Michel Arsenault tient à remercier les employés municipaux de Rougemont en qui il a pu avoir confiance tout au long de son mandat.« Je ne laisse pas Rou- gemont dans un mauvais état.L\u2019équipe en place est solide et bien encadrée », ajoute-t-il.En ce qui a trait à un éventuel retour, le maire sortant ne ferme pas la porte de manière définitive, mais il ne veut pas s\u2019avancer plus loin.« Je mets fin à mon parcours en tant que politicien.On verra rendu à ma retraite professionnelle, mais pour le moment, je vais profiter du temps libre.» ÉLECTIONS MUNICIPALES 2021 MICHEL ARSENAULT CÈDE SA PLACE laVoixdel\u2019Est MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 C3 LA VOIX DE ROUGEMONT NICOLAS PARENT nicolas.parent@lavoixdelest.ca La Cidrerie McKeown a lancé une gamme de nouveaux produits afin de rafraîchir l\u2019été.Des cidres à saveur de fraises et de rhubarbes et à la cerise ont été confectionnés en petits lots pour les férus de la marque établie à Rougemont.Le directeur des ventes et marketing de la cidrerie, Maxime Cédi- lot, se dit heureux du résultat et de la popularité des produits fraîchement confectionnés.Les premières caisses, lancées au mois de juillet dernier, se sont envolées comme de petits pains chauds.Les fervents admirateurs ont en effet « dévalisé » les principaux points de vente, qui se sont retrouvés vides en l\u2019espace de quelques jours.« N o u s a v o n s p r o d u i t 270 caisses seulement pour le premier produit, le cidre à la fraise et à la rhubarbe.C\u2019est un article saisonnier que nous avons lancé cette année, qui effectue un retour sur les étals.Nous prévoyons dévoiler le prochain lot vers le début du mois de septembre.Il s\u2019agit d\u2019un cidre sec au goût de cerises », partage M. Cédilot.Le dernier produit de l\u2019été jouira sans doute d\u2019une popularité semblable à celle de son homologue.Dans le cas d\u2019une rupture de stock, les amateurs de cidres pourraient se reprendre une autre fois.« Ces produits seront probablement de retour.Dans le cas du premier, nous le lançons à t e m p s p o u r l a s a i s o n d e s f r a i s e s d u Q u é b e c .I l s\u2019a g i t d \u2019 u n e p r o d u c t i o n à f a i b l e nombre, très exclusive.» BOUTIQUE EN LIGNE La Cidrerie McKeown a lancé en avril dernier une boutique en ligne.Selon M. Cédilot, cette o p t i o n p e r m e t a u x g e n s d e régions plus éloignées de profiter d\u2019un grand éventail d\u2019articles, puisque certains points de vente affichent des choix plutôt limités.« Il s\u2019agit de la principale raison de l\u2019existence de cette boutique vir tuel le.O n peut commander les caisses, avec possibilité de livraison.On retrouve 2000 points de vente au Québec, dont des épiceries et dépanneurs, mais on n\u2019y déniche pas n é c e s s a i r e m e n t t o u t e s n o s gammes de cidre.Nous souhaitons offrir tous nos produits à la population, peu importe où elle réside », relève le directeur des ventes et marketing.M. Cédilot et ses acolytes sont agréablement surpris par la popularité de cette boutique virtuelle, qui agit comme complément aux nombreux points de vente dans la province.« On constate plusieurs commandes reçues par semaine, s a n s q u e n o u s s o y o n s p o u r autant submergés.Nous restons très satisfaits.» UNE BONNE SAISON Malgré la présence de nouveaux joueurs dans le marché, la saison va bon train à Rouge- mont, selon le porte-parole.On parle ici de compagnies qui se spécialisent dans le Hard Sel- zer , une boisson alcoolisée et aromatisée aux fruits.« I l s o n t p r i s q u e l q u e s consommateurs, c\u2019est devenu une grosse mode.Sinon, tout va bien de notre côté.Malgré l\u2019arrivée de ces nouveaux prod u i t s , o n s \u2019e n s o r t e t n o u s s o m m e s s a t i s f a i t s d e n o t r e croissance sur le marché.» Les attentes pour le reste de l a s a i s o n e s t i v a l e s o n t t o u t de même considérables.Malgré la pandémie, on s\u2019attend à re cevoir des visi teurs, des amoureux de la pomme et du cidre à Rougemont, capitale de ce fruit dans la région.« Nous avons recommencé à faire du fût, avec la réouverture des restaurants et des bars.Il s\u2019agit d\u2019une excellente nouvelle », se réjouit Maxime Cédilot.P l u s i e u r s p r o j e t s s o n t s u r l a t a b l e p o u r l a C i d r e r i e McKeown.L\u2019hiver dernier, les installations ont été agrandies a f i n d e b o n i f i e r l \u2019e s p a c e d e stockage et de production.La compagnie souhaite, dans le futur, augmenter son nombre de points de vente au Québec et faire connaître davantage le cidre, un produit encore trop méconnu du grand public.CIDRERIE MCKEOWN Les fruits à l\u2019honneur Le directeur des ventes et marketing de la Cidrerie McKeown, Maxime Cédilot \u2014 PHOTOS LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL Une vaste gamme de produits est offerte à la boutique virtuelle de la cidrerie.0071676 Une division deMachinerie J.Viens et fils inc.Fabriquantde cuveagroalimentaire \u2022 VIN \u2022BIÈRE \u2022 CIDRE \u2022 LAIT \u2022 CHIMIQUE 1 10 , chemin mariev ille , rougemont \u2022 450 469.42 19 \u2022 MACHINERIEjVIENs.CoM \u2022 RAyNoxINC.CoM SOUDURE \u2022 Usinage CNC et conventionnel \u2022 Soudure TIG, MIG, ARC \u2022 Découpage au plasma \u2022 Presse plieuse \u2022 Reconditionnement de machines industrielle et agricole Machinerie j.Viens etfils inc.Une entreprise familiale au service de la communauté depuis 20 ans ! NOUVEAU! MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 laVoixdel\u2019Est C4 LA VOIX DE ROUGEMONT JOCYA VAUTOUR-OUELLET jocya.vautour@lavoixdelest.ca «Il y avait une cinquantaine de véhicules récréatifs installés dans notre champ.On a fait un immense feu de joie, c\u2019était fou! On n\u2019aurait pas pu y faire dorer des guimauves», raconte Philippe Beauregard, l\u2019un des propriétaires du Potager Mont-Rouge halte gourmande.Des histoires comme celle-là, il en a plein.Ce qui les relie les unes aux autres, c\u2019est la décision prise par sa sœur Marjolaine et lui de devenir hôtes avec Terego.Depuis 2017, ils accueillent régulièrement des voyageurs et jamais ils n\u2019ont regardé en arrière.Évidemment, depuis deux ans, l\u2019expérience est un tantinet différente.Si des soirées folles comme celle évoquée plus haut par M. Beauregard lors de l\u2019ouverture de la saison Terego 2018 ne sont plus à l\u2019ordre du jour, l\u2019expérience ne continue pas moins à être enrichissante.Pour le duo et son entreprise, Terego a été un tremplin, entraînant un achalandage dès les tout débuts.De fil en aiguille, le mot s\u2019est passé et les réservations se sont accumulées.« Les clients Terego sont complètement différents de notre clientèle habituelle.Ils demandent plus de temps, oui, mais ils sont aussi extrêmement curieux.Ils cherchent à connaître, à comprendre, à expérimenter », spécifie le maraîcher.Il ne manque pas d\u2019ajouter qu\u2019à défaut de payer des frais pour leur terrain, les voyageurs Terego consomment généralement plus.Et aux yeux de M. Beauregard, les souvenirs que cela crée l\u2019enrichissent.« C\u2019est comme voyager, sans quitter notre chez-soi.» Il explique d\u2019ailleurs qu\u2019en tant qu\u2019agriculteur, un bel été signifie un été très occupé.Il a donc peu de temps pour explorer.En contrepartie, il le fait au gré d\u2019histoires de ses fidèles visiteurs.« Le soir, ils veulent souvent prendre un verre de vin et discuter à la belle étoile.Pour moi, ces moments n\u2019ont pas de prix.» Les voyageurs sur roues sont bien souvent impressionnés par la grandeur et la beauté des paysages, un vent de fraîcheur pour le producteur agricole.« Ça me fait toujours rire de voir leurs réactions.Quand ils disent \u201cWow ! C\u2019est tellement beau ! \u201d Je me dis toujours : \u201cVraiment ?\u201d Moi, quand je regarde mon champ, je vois surtout de la job, dit-il en riant.C\u2019est parfait, ça me permet de voir mon quotidien sous un autre angle.» PAS UNIQUEMENT DES POMMES À ROUGEMONT Au pays de la pomme est aussi installée, depuis 1998, la savonnerie artisanale Les Douceurs d\u2019Auré- lie.Depuis deux ans, Lise Tanguay, la propriétaire, invite les usagers de Terego à découvrir les dessous de la confection de savons.Celle que l\u2019on pourrait décrire comme une recrue de la communauté s\u2019est vue approchée par Terego spécifiquement pour offrir une variété d\u2019expériences aux utilisateurs.« C\u2019est vraiment une belle clientèle, complètement différente, qui nous visite », indique Mme Tanguay .Contrairement au Potager Mont- Rouge, la productrice n\u2019a pas d\u2019installations pour les plus jeunes aventuriers.Son entreprise attire donc beaucoup plus de voyageurs appartenant à la génération des « baby-boomers ».Si sa savonnerie attire une clientèle qui diffère de celle de M. Beauregard, tous deux ont le même discours.« Ce sont des gens tellement curieux et hétéroclites, assure Mme Tanguay.Ils sont intéressés et intéressants.» L\u2019artisane propose d\u2019ailleurs son expérience Comptoir découvertes, DÉCOUVRIR LE TERROIR AVEC TEREGO VOYAGER SANS QUITTER SON NID Aux yeux de Philippe Beauregard, copropriétaire du Potager Mont-Rouge avec sa sœur Marjolaine, les souvenirs liés au passage de la clientèle Terego l\u2019enrichissent, dit-il.«C\u2019est comme voyager, sans quitter notre chez-soi.» \u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION 0071342 0060282 Nous sommes accompagnés d\u2019éducatrices d\u2019amour qui ont à coeur notre mieux-être nous permettant ainsi de nous développer harmonieusement afin de devenir les adultes de demain\u2026 160 amédée-côté, rougemont 450 469-4767 www.mamiepom.com on apprend, on bricole, on chantonne et on gigote.mon centre d\u2019amour! À l\u2019installation Pomme câlins il fait bon aller s\u2019amuser LES MEUBLES SAINT-DAMASE POSTULE AU RH@ST- DAMASE.COM OU WWW.ST-DAMASE.COM laVoixdel\u2019Est MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 C5 LA VOIX DE ROUGEMONT pendant laquelle ils peuvent découvrir, tester et sentir les produits, une activité qui fait le bonheur de bien des visiteurs.Au-delà des bénéfices économiques, Mme Tanguay remarque surtout les avantages du bouche- à-oreille.Les voyageurs apprécient leur visite, ils en parlent, et leurs connaissances explorent ces mêmes terres quelques semaines plus tard.« J\u2019ai même déjà accueilli des voyageurs qui baptisaient leur VR.Ils venaient tout juste de l\u2019acheter et ils ont décidé de venir chez moi pour leur première expérience nomade.J\u2019ai trouvé ça très \u201ccute\u201d.» Tout comme le Potager Mont- Rouge halte gourmande, le vignoble et cidrerie Coteau Rougemont n\u2019en est pas à son premier rodéo.« Ce sont les entrepreneurs de Terego qui nous ont sollicités.Jadis, la plateforme s\u2019appelait toujours Terroir en VR », se rappelle la propriétaire, Julie Robert.Son adhésion n\u2019apporte pas un achalandage monstre, mais bon nombre de clients la visitent tout de même grâce à la plateforme.« Ça nous met sur la mappe .Une bonne partie de la clientèle que j\u2019accueille me connaît spécifiquement grâce à Terego.Si je n\u2019y étais pas, certains clients ne se seraient probablement jamais arrêtés.» Comme ses confrères, la productrice n\u2019a que des louanges à adresser à la communauté de voyageurs prônant la mise en valeur des terres agricoles.« Ce sont des gens vraiment respectueux.Ce ne sont peut-être pas ceux qui achètent le plus, mais ils parlent de nous et reconnaissent nos produits à la SAQ.Au final, c\u2019est ce qu\u2019on veut.Dans tous les cas, c\u2019est vraiment une belle façon de voyager.» «?Ça nous met sur la mappe.Une bonne partie de la clientèle que j\u2019accueille me connaît spécifiquement grâce à Terego.Si je n\u2019y étais pas, certains clients ne se seraient probablement jamais arrêtés?», partage Julie Robert, propriétaire du Vignoble et cidrerie Coteau Rougemont.\u2014 FOURNIE, JONATHAN ST-GERMAIN Aux Douceurs d\u2019Aurélie, Lise Tanguay propose son expérience Comptoir découvertes , pendant laquelle les visiteurs peuvent découvrir, tester et sentir les produits.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION 0071570 325 Grande-Caroline, Rougemont I 450 469-4935 La transformation dumétaL, notre passion depuis 1939! L\u2019entreprise Le Matériel industriel (LMI) spécialise ses activités en matière de chauffage et de ventilation depuis 1939.Comptant aujourd\u2019hui une centaine d\u2019employés dans ses rangs, la compagnie se considère chanceuse de conserver une main-d\u2019oeuvre fidèle.La preuve ; deux employés viennent de fêter leurs 50 ans de service chez LMI.Située dans la belle municipalité de Rougemont, l\u2019entreprise dessert aujourd\u2019hui des secteurs très variés passant de l\u2019industrie de la construction à la robotique jusqu\u2019aux pâtes et papiers.Aujourd\u2019hui, c\u2019est environ 10 000 produits de chauffage et de ventilation que LMI propose sur le marché.Dans un contexte où pourvoir tous les postes d\u2019une compagnie peut s\u2019avérer un défi, LMI est fière de compter au sein de son personnel des employés loyaux.Parmi eux, le mécanicien industriel Clément Gagnon et le ferblantier d\u2019usine Fernand Leclerc soufflent leur cinquantième bougie d\u2019activité au sein de la compagnie.« J\u2019aime vraiment l\u2019ambiance ici.En plus je ne reste pas loin et je voyage tous les jours à pied », raconte M.Leclerc qui a quitté son ancien emploi cinquante ans auparavant pour aller s\u2019épanouir chez LMI.Les deux hommes ont fait leur entrée dans l\u2019entreprise en 1971.« Je suis arrivé à 16 ans.C\u2019était mon premier emploi et je suis toujours resté ici », mentionne M.Gagnon qui est toujours aussi passionné par son travail.Depuis l\u2019entrée en poste des deux hommes qui ont seulement une semaine de différence d\u2019ancienneté, l\u2019entreprise a eu le temps de bien évoluer.« C\u2019est certain que la machinerie change un peu, mais je sais où je m\u2019en vais et je connais bien mon emploi », souligne M.Leclerc.Pour LMI, M.Leclerc et M.Gagnon sont très précieux.À eux deux, ils cumulent 100 années d\u2019expérience.« Ils sont extrêmement importants pour nous avec leurs bagages de connaissances », explique le directeur adjoint de la production M.Sébastien Haineault.M.Gagnon travaille sur la maintenance des différents équipements et sur de nombreux projets d\u2019améliorations.M.Leclerc occupe un poste du côté de la planification et de la mise en production.M.Gagnon et M.Leclerc ne sont que deux exemples d\u2019employés qui continuent de trouver constamment de nouveaux défis chez LMI.En promouvant un environnement de travail stimulant et en cherchant toujours à mettre à jour leurs technologies, c\u2019est encore bien des heureux qui repousseront leurs limites chez la compagnie.100 ans de service pour deux employés chez LMI Publireportage MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 laVoixdel\u2019Est C6 LA VOIX DE ROUGEMONT Les panneaux relatant l\u2019histoire des chemins de fer se retrouvent à Rougemont, au stationnement de la piste cyclable situé aux abords de la route 112.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL NICOLAS T.PARENT nicolas.parent@lavoixdelest.ca La Société d\u2019histoire et de généalogie des Quatre lieux (SHGQL), la MRC de Rouville et l\u2019historien Gilles Bachand ont été sollicités afin de participer à un projet mettant en lumière une partie importante du passé régional.Un circuit de panneaux patrimoniaux a été érigé le long de la Route des champs, afin de faire revivre l\u2019histoire de voies ferrées et de gares, vecteurs importants de la vie économique locale.Pour l\u2019instant, une dizaine de panneaux grand format sont installés de Saint-Paul-d\u2019Abbotsford à Sainte-Angèle, dont deux à Rou- gemont, au stationnement de la piste cyclable situé aux abords de la route 112.« Il s\u2019agit d\u2019une initiative qui permet de raconter l\u2019histoire du chemin de fer sur la Route des champs.En fait, les gens l\u2019ignorent sans doute, presque toutes les pistes cyclables sont des anciennes voies ferrées », précise Gilles Bachand, historien et ex-pré- sident de la SHGQL.UN AVANTAGE ÉCONOMIQUE L\u2019un des panneaux , si tué à Rougemont, raconte l\u2019histoire du tramway à la gare de la municipalité, qui passait par Granby et Montréal.Dès 1882, le chemin de fer de la compagnie Montreal Portland & Boston Railway se rend à Saint-Césaire, en passant par ce qui est aujourd\u2019hui Rou- gemont.On y retrouve une petite gare rectangulaire construite en bois qui peut abriter pour les voyageurs.Puis, en 1913, la voie ferrée est électrifiée.Il s\u2019agit d\u2019une avancée technologique considérable pour l\u2019époque.« C\u2019est une rareté incroyable.Au Québec, on retrouvait seulement deux endroits qui profitaient du tramway électrique.L\u2019un dans la région de Québec, à Sainte-Anne-de-Beaupré, et l\u2019autre ici, sur la Rive-Sud.Celui-ci arrivait de Granby pour se rendre à la station McGill, à Montréal, en passant sur le pont Victoria », précise Gilles Bachand.Cette forme de transport collectif, à l\u2019avant-garde selon l\u2019historien, a contribué à l\u2019essor économique du territoire, puisqu\u2019il servait à exporter les produits des fermes locales jusqu\u2019à Montréal.Les producteurs utilisaient le tramway électrique pour vendre du lait, des mannes de pommes, des légumes et petits fruits de la Rive-Sud.« On retrouvait des wagons pour les passagers et un autre dédié aux agriculteurs qui souhaitaient transporter leurs bidons de lait.Le chemin de fer a ouvert les marchés de Granby et de Montréal aux producteurs de Rougemont.La voie ferrée, c\u2019est l\u2019autoroute de l\u2019époque », ajoute l\u2019historien.Ce mode de transport interurbain facilitait la visite de la parenté et l\u2019accès aux divertissements Pleins feux sur les autoroutes d\u2019une autre époque 0071632 0071756 EXCAVATION DETOUS GENRES Terre \u2022 Sable \u2022 Gravier \u2022 Pierre concassée - Pépine - Mini-pelle - Terrière - Marteau hydraulique - Plaque vibrante - Service de démolition - Fosse septique 555, rue Principale, Rougemont Cell.: 514 821-2050 \u2022 Bur.: 450 469-2050/450 469-4663 R.B.Q.: 8316-9375-58 Alain Barré, propriétaire ANTIROUILLE PNEUS ENTRETIEN PRÉVENTIF MÉCANIQUE GÉNÉRALE 250, rang de la Montagne, Rougemont Tél.: 450 469-2252 R garagerealbarre@videotron.ca laVoixdel\u2019Est MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 C7 LA VOIX DE ROUGEMONT qu\u2019offrait la grande ville.En augmentant la cadence de ses tramways, le chemin de fer permettait à la foule de se rendre à l\u2019Exposition agricole de Rouville à Rouge- mont, très populaire aux environs de 1913.L\u2019événement fut un lieu de prédilection des meilleurs éleveurs et agriculteurs, en plus d\u2019attirer les artisans domestiques.UN DEUXIÈME CHEMIN La municipalité de Rougemont avait beaucoup d\u2019atouts, dont deux chemins de fer.Le deuxième partait de Saint-Guillaume, au Centre-du-Québec, pour se rendre à Frelighsburg.On avait la possibilité, par la suite, de traverser vers les États-Unis.« On retrouve deux lignes, celle de l\u2019est à l\u2019ouest, avec le tramway électrique, et celle du nord au sud.Les industries ont été valorisées, surtout celles liées au monde agricole.Les cultivateurs transportaient du foin et le vendaient aux États-Unis, au Vermont et dans l\u2019État de New York », raconte M. Bachand.Ce train à vapeur, comme le tramway électrique, a fini par disparaître du paysage.Selon l\u2019historien, entre 1950 et 1960, la société a laissé tomber les voies ferrées pour le transport en autoroute et le camionnage, que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui.« Une des raisons qui explique la disparition du tramway électrique est sa traversée du fleuve.Le trafic automobile devenait un enjeu sérieux sur le pont Jacques- Cartier.Ils ont décidé d\u2019utiliser le pont Victoria, d\u2019enlever le chemin de fer et d\u2019utiliser l\u2019infrastructure pour le transport en voiture.Le tramway a continué d\u2019exister sur la Rive-Sud, à Longueuil entre autres.Mais il a fini par disparaître », conclut Gilles Bachand.L es p ers o n n es intéress é es peuvent visiter Rougemont et l\u2019entrée de la Route des champs, pour en apprendre davantage.G i l l es B acha n d , h i s to r i e n pa ss i o n n é \u2014 A R CH I V E S L A VO I X D E L\u2019 E S T, CHRISTOPHE BOISSEAU-DION 0071634 0071636 centre agricole bienvenue importateur \u2022 Campagnola \u2022 Tifone service commercial 1115, petite-caroline, rougemont \u2022450 469-4945 Distributeur \u2022 Perfect \u2022 Seppi \u2022 Felco \u2022 Bacho \u2022 Pesticides et autres.bonne saison à tous! Manufacturier de carton pour emballages, boîtes, imprimeurs et plus Bravo à toute l\u2019équipe ! La qualité de nos produits vient de la qualité de nos employés.340, rue Grande-Caroline Rougemont 450 469-3705 www.paulymark.com MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 laVoixdel\u2019Est C8 LA VOIX DE ROUGEMONT Toute la famille est impliquée dans le projet?: Érik Caouette, Marie-Jeanne Munger, Annie Brocoli et Antoine Munger.\u2014 LA VOIX DE L\u2019EST, CATHERINE TRUDEAU ÉTIENNE BOUTHILLIER etienne.bouthillier@lavoixdelest.ca Le plan d\u2019affaires, le concept e t l \u2019a m b i a n ce vo u l u e s o n t pensés.I l ne manque qu\u2019un local et un autre investisseur «?à l\u2019esprit ludique?» pour que l \u2019a n i matr i ce An n i e B roco l i lance son entreprise familiale?: une microbrasserie qui prendra racine à Rougemont et où ses deux enfants, Antoine e t M a ri e -J ea n n e , se ra i e nt impliqués.« Il y a quatre ans, Antoine et moi avons suivi un cours d\u2019un jour pour apprendre à brasser de la bière.J \u2019ai vu qu\u2019i l était hy p e r pa ssi o n n é e t ca l é su r le processus de fermentation.I l a c o m m e n c é à f a i r e s e s p ro p re s b i è re s e t e l l e s s o n t franchement incroyables ! » , l a n c e l a R o u g e m o n t o i s e d\u2019adoption.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019automne dernier que l\u2019ex-chanteuse pour enfants a mis sur papier ses idées afin de permettre à son f i ls de vivre de sa passion et combler un vide à Rougemont.Cette dernière croit vraiment que la municipalité comblera i t u n m a n q u e av e c l \u2019a j o u t d\u2019une microbrasserie.PATIENCE PATIENCE Pour mener ce projet entre- p r e n e u r i a l à t e r m e , A n n i e B r o c o l i d o i t t r o u v e r u n e n d r o i t « b u c o l i q u e » a f i n d e s\u2019 i n s t a l l e r.« O n a v i s i t é q u e l q u e s l i e u x .Ça n e f o n c- t i o n n e p a s p o u r p l u s i e u r s raisons.Je suis sûre que ça va débloquer », affirme-t-elle.D e p l u s , c e l l e q u i h a b i t e R o u g e m o n t d e p u i s p r è s ANNIE BROCOLI RÊVE 0072251 0074425 421 La Grande-Caroline, Rougemont 450947-1004 musCuLation-CaRdio Nous respectoNs les règles gouverNemeNtales d\u2019hygièNe de la covid Yvan Michaud, Luc Bernard, entraîneur et Daniel Guillet, propr.Absent: Mathieu Guérin, Catherine Dumesnil.Supplément de nutrition sportive disponible sur place ouveRt 7 jouRs dépositaire des produits Entraîneur sur place Plan d\u2019entraînement Plan d\u2019alimentation ? ? ? ? ??? ? ? ? ? ? ? ? laVoixdel\u2019Est MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 C9 LA VOIX DE ROUGEMONT d e 2 0 a n s c h e r c h e u n t r o i - s i è m e i n v e s t i s s e u r s o u h a i - tant se joindre à elle et à Érik Caouette, membre du groupe 2 F r è r e s e t a m o u r e u x d e s a fille, Marie-Jeanne.Convaincue que ce troisième partenaire financier arrivera sous peu, Annie cherche la perle rare et, idéalement, quelqu\u2019un qui habite dans la région.« Il faut qu\u2019on ait un vrai coup d e c œ u r.I l f a u t é g a l e m e n t quelqu\u2019un qui se joint à une famille tissée serrée comme la nôtre », prévient l\u2019animatrice.P o u r c e t t e d e r n i è r e , c e l a d e m a n d e u n e x e r c i c e d e patience auquel el le est peu hab i tu é e.« Hab i tu e l l e m e nt, quand j\u2019ai une idée en tête, je f o n c e.Mo n b o n a m i Mi ch e l J o d o i n m\u2019a v r a i m e n t d i t d e prendre mon temps pour un t e l p r o j e t .C e n \u2019e s t p a s u n exercice facile, mais j\u2019attends que les astres soient alignés », explique Annie.L\u2019e n t r e p r e n e u s e s a l u e l e soutien de la Municipalité de R o u g e m o n t , av e c q u i e l l e a des contacts réguliers et qui l \u2019a ide énor mément dans ses principales recherches.IMPLICATIONS DIVERSES A n n i e B r o c o l i i n s i s t e s u r l \u2019é l é m e n t p r i n c i p a l d e s o n n o u v e a u p r o j e t : l a b i è r e .« C\u2019est Antoine le génie derrière tout ça.Il a vraiment du t a l ent » , d i t- e l l e.Ce d er n ier e s t a c t u e l l e m e n t b r a s s e u r chez Lagabière, à Saint-Jean- sur-Richelieu, pour parfaire son expertise.Marie-Jeanne, l a f i l l e d\u2019A n n i e , v e u t é g a l e - m e nt s\u2019 i m p l i q u e r da n s l \u2019e n- treprise.Dans une init iative « zéro déchet », cette dernière veut réutiliser les grains pour en faire des savons.Le reste des céréales utilisées ser vira à nourrir les animaux dans les fermes qui en voudront.SE SERVIR DU TERRITOIRE A u m o m e n t o ù l e s c o n d i - t i o n s s e r o n t r é u n i e s , l \u2019a n i - matrice ira de l\u2019avant avec ce projet qui lui t ient vraiment à cœur.« D\u2019ici un an ou deux m a x i m u m , l a m i c r o b r a s s e - rie va être sur pied.J \u2019ai plein d\u2019 idé es pour l \u2019endroit , ça va ê t r e i n c r o y a b l e ! » , p r o m e t- e l l e .L\u2019a m o u r e u s e d e R o u - g e m o n t v e u t é g a l e m e n t s e s er v ir d e l \u2019a sp e c t bu c o l i q u e et de l\u2019offre touristique de la m u n i c i p a l i t é p o u r m o d e l e r son projet .« C\u2019est tel lement beau ici.C\u2019est sûr qu\u2019on veut utiliser les attraits de la ville et de la MRC et s\u2019inscrire dans la proposition touristique de R o u g e m o n t » , a v a n c e l \u2019e n - t r e p r e n e u s e .U n e b i è r e a u x p o m m e s e st d é jà p ré v u e a u menu initial.Même si Annie Brocoli tré- p i g n e d \u2019 i m p a t i e n c e , e l l e a t t e n d c e f a m e u x t ro i s i è m e i n v e s t i s s e u r e t d \u2019a v o i r u n l o c a l p o u r p o u v o i r d é g a g e r son sous-sol rempli de bières ! D\u2019UNE MICROBRASSERIE 0073520 MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 laVoixdel\u2019Est C10 LA VOIX DE ROUGEMONT OLIVIER PIERSON olivier.pierson@lavoixdelest.ca Le 30 septembre, un nouveau visage trônera au sommet de l\u2019organigramme des Industries Lassonde.Après avoir passé 34 ans dans cette compagnie de pointe enracinée à Rougemont, dont dix coiffés de la casquette de PDG, Jean Gattuso fera valoir son droit à une retraite bien méritée, même si le mot «repos» ne semble pas inscrit dans les gènes du futur ex-PDG et chef d\u2019exploitation.Un homme épris d\u2019agroalimentaire.Portrait.Il y a des destins qui semblent tracés.Demandez donc à Jean Gattuso.Le monde des affaires a très tôt tendu les bras à ce fils d\u2019entrepreneur.Ça a commencé dans les pâtes alimentaires.« Je travaillais pour Catelli, une entreprise du groupe Labatt », g l i s s e - t- i l .É v o l u e r d a n s l e monde des pâtes quand on a des parents italiens, ça aussi ça semblait écrit.« Je suis né dans l\u2019alimentation.Ma famille a créé une entreprise en 1936.Ça fait partie de mon ADN.» Il sourit.Idem lorsqu\u2019il repense au conseil de son père.« I l m e d i sa i t s o u v e n t c e c i : \u201cReste dans l\u2019alimentation, tu auras toujours du travail\u201d.» Le fiston a toujours eu de l\u2019appétit pour le business et l\u2019action.L\u2019oisiveté, très peu pour lui .« Dès le départ j\u2019ai embrassé la culture de l\u2019entreprise.» Arrivé chez Lassonde au poste de directeur du marketing, Jean Gattuso a gravi les échelons un à un pour parvenir au sommet, sans jamais oublier que sa réussite \u2014 et celle du géant rouge- montois à travers lui \u2014 était aussi et avant tout une affaire c o l l e c t i v e , a v e c p o u r c o m - mencer le soutien de la famille Lassonde , actionnaire majoritaire de ce fleuron québécois qui a imprimé sa marque dans la vente de jus de fruits.« Je suis un président, mais aussi un chef d\u2019orchestre », martèle le dirigeant en mettant l\u2019accent sur le travail d\u2019équipe et la communication que cela sous-entend pour mettre de l\u2019huile dans les rouages, mais aussi les décisions.C\u2019est d\u2019ailleurs une de ses grandes fiertés : « Avoir monté une équipe capable de compé- titionner avec les grands de ce monde.» «Mon père me disait souvent: \u201cReste dans l\u2019alimentation, tu auras toujours du travail\u201d.» \u2014 Jean Gattuso UN PETIT DEVENU GRAND D i f f i c i l e d e l e c o n t r e d i r e sur ce point.Elle semble loin l \u2019é p o q u e o ù l e c h i f f r e d \u2019a f - faires de Lassonde se calculait en millions de dollars.En 2020, la multinationale a frôlé les deux milliards de bénéfice.E l le s\u2019est aussi émancip é e à l \u2019é c h e l l e n o r d - a m é r i c a i n e , grignotant des parts de marc h é i c i e t l à a u g r é d e s e s acquisitions.Si l\u2019on devait faire une analogie avec le monde du hockey \u2014 un sp or t dont M. Gattuso e s t t r è s f r i a n d e t q u \u2019 i l p r a - tique à ses heures \u2014, on dirait qu\u2019elle est passée de la Ligue de ho cke y junior maj eur du Q u é b e c à l a L i g u e n a t i o - na le.S e s e f f e c t i f s c o mp te nt à c e j o u r u n p e u p l u s d e 2 7 0 0 e m p l o y é s ( d o n t 8 0 0 environ à Rougemont) répar- t i s d a n s q u a t re f i l i a l e s, s o i t 1 7 u s i n e s a u Ca n a d a e t a u x États-Unis.Quand il remonte le temps, le sémillant PDG se souvient avec affection de cette compagnie qui ne demandait qu\u2019à grandir quand il l\u2019a intégrée.« On faisait à peu près 80 mill i o n s d e d o l l a r s d e c h i f f r e d\u2019affaires, principalement au Québec.À la blague, on disait d\u2019ailleurs qu\u2019Ottawa était un marché export.» JEAN GATTUSO L\u2019ALIMENTATION DANS LE SANG Jean Gattuso quittera définitivement Lassonde le 30 septembre prochain, après 34 ans de services.Il se veut optimiste quant à l\u2019avenir du géant québécois des jus de fruit à condition, prévient-il, de poursuivre sur la voie de l\u2019innovation et de la créativité.\u2014 ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST 0074509 509, rue Principale, Rougemont, 450 469-3945 www.lacidrerieduvillage.ca Venez les découvrir! aussi \u2022 grande variété de pommes \u2022 gelées \u2022 miel \u2022 jus de pomme \u2022 jus de pomme pétillant médaillés d\u2019or.nos Le cidre du verger Notre cidre tranquille Folie de glace Coup de foudre Le Montérégien laVoixdel\u2019Est MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 C11 LA VOIX DE ROUGEMONT Pour le centenaire des Industries Lassonde, en 2018, un tournoi de hockey avait été organisé en Russie, comme un clin d\u2019œil à la fameuse Série du siècle de 1972.L\u2019équipe québécoise, composée d\u2019employés issus de différents secteurs de l\u2019entreprise, avait alors remporté quatre des six matchs qui l\u2019opposaient à son adversaire.Une expérience qui a marqué Jean Gattuso, grand amateur de ce sport et qui occupait le poste de gardien.\u2014 FOURNIE PAR LES INDUSTRIES LASSONDE PRÉPARER LA RELÈVE Lorsque viendra le temps de transmettre le flambeau, Jean Gattuso partira sans l\u2019ombre d \u2019 u n r e g r e t , a v e c l \u2019é t r a n g e s e n s a t i o n d \u2019a v o i r p r i s s e s fonctions la veille.« Je n\u2019ai pas vu le temps passer.Ces 34 ans ont filé à une vitesse folle ! » Il donnera les clés de la mais o n L a s s o n d e à V i n c e n t R .Timpano, qui compte lui aussi une belle feuil le de route en tant que dirigeant, ayant entre autres été président de Coca Cola Canada.« On est en train d e l e f o r m e r p o u r q u \u2019 i l s o i t prêt le 1er octobre.C\u2019est désormais mon principal objectif », déclare-t-il à propos de celui qui avait été nommé, en septembre dernier, président et ch e f d e la d i re c t i o n d e L a s- s o n d e Pa p a s a n d Co m p a ny .Ni plus ni moins que la plus grande filiale de fabrication et de vente de jus et de boissons prêts à boire du poids lourd agroalimentaire québécois.Le futur homme fort des Industries Lassonde héritera d\u2019une s i t u a t i o n f i n a n c i è r e s a i n e , mais aussi d\u2019une mécanique bien huilée.OPTIMISME I n t e r r o g é s u r l \u2019a v e n i r d u p a q u e b o t q u \u2019 i l s \u2019a p p r ê t e à q u i t t e r, J e a n G a t t u s o s e montre optimiste, à condition, d i t- i l , d e p o u r s u i v r e s u r l a voie de l\u2019innovation, « qui fait partie de l\u2019ADN de Lassonde ».D a n s u n m o n d e a g r o a l i - mentaire sans cesse en mouvement et soumis à une forte concurrence, où le besoin du consommateur dicte la loi du marché, l\u2019avenir appartiendra, s e l o n l u i , à c e u x q u i s e ro n t c a p a b l e s d e s e r e m e t t r e e n question et de faire preuve de créativité.Il fait d\u2019ailleurs un p a ra l l è l e av e c l a t h é o r i e d e Da r w i n .« E l l e c o nv ient t rès bien à notre secteur d\u2019activité.Ce n\u2019est pas le plus gros qui va survivre, mais celui qui saura s\u2019adapter.» I l f au d ra au ss i v e i l l e r à n e pas alourdir la dette, ajoute- t-il en insistant sur l\u2019équilibre à trouver entre l\u2019audace et la prudence (financière).E t l u i d a n s t o u t ç a , q u e f e r a - t- i l u n e f o i s q u \u2019 i l a u r a tourné cette page de sa vie ?I l p r o f i t e r a d e s e s p r o c h e s bien entendu, et continuera à s\u2019a d o n n e r a u h o c ke y , « a u moins deux fois par semaine ».I l r e s t e r a a u s s i a c t i f , p r é - v i e n t- i l , d a n s l e m i l i e u a l i - mentaire, que ce soit au sein de conseils d\u2019administration ( i l s i è g e n o t a m m e nt à c e l u i d\u2019Investissemnt Québec) ou à t itre de consultant.« Je veux p o u v o i r a i d e r e t c o n s e i l l e r.Je p eux encore contr ibuer à cette industrie en laquelle je crois beaucoup.» Et si on lui propose un autre poste de direction ?La question le fait sourire, et i l préfère botter en touche, sibyllin.« Je vais essayer de ne pas être un dirigeant dans l\u2019immédiat.Ce sera la chose la plus di f- f ic i l e p ou r m o i à ap p ren d re désormais.» La flamme entrepreneuriale promet d\u2019être dure à éteindre.0074840 BOUTIQUE TERRASSE DÉGUSTATIONS c o t e a u r o u g em o n t .c a MARDI 7 SEPTEMBRE 2021 laVoixdel\u2019Est C12 0070557 "]
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