La tribune, 18 septembre 2021, Cahier 3
[" P H O T O A R C H I V E S , I C I T É L É ARTS CINÉMA BIÈRES VINS EN CUISINE VOYAGES PLEIN AIR + PLEIN AIR Sortie prendre l\u2019air HOUBLON ET BOTTES DE RANDO + VINS Planète vins PINOT ET FEUILLE D\u2019ÉRABLE ARTS Cinéma MARIA CHAPDELAINE, PLUS PRÈS DU RÉEL + EN CUISINE Alimentation intuitive HUIT QUESTIONS À KARINE GRAVEL SEMAINE DU 18 AU 24 SEPTEMBRE 2021 CÉLÉBRER CE QUI VA BIEN 36E GALA DES GÉMEAUX Véronique Cloutier SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M2 EXPO La cérémonie Présentant le travail du collectif artistique Leisure (Meredith Carruthers et Susannah Wesley), La cérémonie a été conçue lors d\u2019une résidence à l\u2019ArtLab soutenue par le Centre d\u2019art Rozynski, pendant laquelle le duo a épluché les archives jamais cataloguées de la céramiste estrienne Wanda Rozynska Staniszewska (1929\u20132007).Il y a trouvé un texte intitulé La cérémonie et décrivant une série d\u2019objets, de costumes, de gestes et de formes en tant que « symboles du renouveau et de la guérison d\u2019amis ».Pour Leisure, cette cérémonie symbolise l\u2019art et la vie, les fins et les débuts, les obstacles surmontés, ainsi que la reconnaissance et la célébration des choses qui nous maintiennent en place.L\u2019insistance du document sur la métamorphose comme force constante de la vie et l\u2019accent mis sur l\u2019attention, le soutien et l\u2019amitié durant les périodes de traumatisme et de guérison acquièrent une nouvelle importance en temps de pandémie.À la galerie d\u2019art Foreman de l\u2019Université Bishop\u2019s, jusqu\u2019au 9 octobre.PlacART CHANSON DE CIRCONSTANCE PAPINEAU Paul Piché Légendes d\u2019un peuple \u2014 Le collectif (2014) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHICOUTIMI \u2014 Pour René Simard, bien avant l\u2019île d\u2019Orléans, il y a eu le Saguenay.C\u2019est là qu\u2019il est né, le 28 février 1961, au moment où sa famille résidait à Chicoutimi.Jusqu\u2019à son dernier souffle, cela demeurera la ville des premiers éveils, des premiers souvenirs, images fortes marquées par la proximité de la rivière.Très tôt, les Simard ont développé un goût pour le chant, ainsi que l\u2019a mentionné le père de l\u2019artiste, Jean-Roch Simard, dans le livre Au-delà du silence.« Ils savaient à peine parler qu\u2019ils chantaient déjà », avait-il confié à l\u2019auteure Louise-Marie Lacombe.« Je chantais partout.Dans des funérailles, dans des mariages.Et parce qu\u2019on avait déjà le goût de la musique, toute la famille faisait pareil », raconte René Simard.Le futur interprète avait 4 ans lorsqu\u2019il a quitté Chicoutimi pour emménager dans un environnement très différent : le village de Ferland.« On était dans le bois et il y avait de la mouche, se souvient-il.Par contre, il y avait le casse-croûte de mon oncle René et de ma tante Micheline.On aimait ça y aller pour boire des Cream Sodas.On a eu de beaux moments à cet endroit. » Arrivé à l\u2019âge où on fait de la transmission, il a profité de sa dernière tournée pour revoir les lieux de son enfance avec sa fille Rosalie.« La maison de Chicoutimi n\u2019existe plus, ni celle de Ferland, où nous avons vécu deux ans.Je garde toutefois de cette journée un souvenir agréable. » DANIEL CÔTÉ, LE QUOTIDIEN Coupée au montage de l\u2019entrevue du 14 août 2021.René Simard \u2014 PHOTO ICI TÉLÉ Pour le 150e anniversaire du décès de Louis-Joseph Papineau, le 23 septembre, pas besoin de chercher très loin un coup de chapeau musical : le personnage historique fait partie de ceux à qui Alexandre Belliard a dédié ses Légendes d\u2019un peuple, dans lesquelles l\u2019auteur- compositeur rend hommage, en chansons, aux figures importantes de l\u2019histoire du Québec, dont certaines méconnues et débusquées par les émissions des Remarquables oubliés du regretté Serge Bouchard.Après avoir interprété sa chanson Papineau lui- même, Belliard l\u2019a confiée, dans l\u2019album collectif, à Paul Piché, qui se retrouve dans la peau du chef des Patriotes exilé, relatant les sources de son combat, se languissant de sa patrie et rappelant à sa mémoire les noms des douze insurgés pendus en 1839 après que la rébellion fut matée par les Anglais.STEVE BERGERON \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Le tour du grand bois, Édith Butler 2 Charlebois à Ducharme, Robert Charlebois 3 Perséides, Cœur de Pirate 4 Mélodies country, René Turgeon 5 Poupée russe, Sarahmée 6 Inscape, Alexandra Stréliski 7 Les nuits de Repentigny, Les Cowboys fringants 8 Bon Enfant, Bon Enfant 9 Les antipodes, Les Cowboys fringants 10 Acrophobie, Roxane Bruneau \u203a NON FRANCOPHONE 1 Senjutsu, Iron Maiden 2 Mercury \u2014 Act 1, Imagine Dragons 3 Certified Lover Boy, Drake 4 Love Will Be Reborn, Martha Wainwright 5 Phœnix, Charlotte Cardin 6 Between Illness and Migration, Your Favorite Enemies 7 Happier than Ever, Billie Eilish 8 If I Can\u2019t Have Love, I Want Power, Halsey 9 Sour, Olivia Rodrigo 10 Abba Gold, Abba Sarahmée \u2014 PHOTO ALEXIS BELHUMEUR laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M3 LIVRES STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ceux et celles qui lisent l\u2019écrivain André Jacques connaissent sa minutie lorsqu\u2019il décrit l\u2019univers dans lequel évolue son personnage d\u2019Alexandre Jobin.Si, par exemple, son héros se retrouve dans un café montréalais, l\u2019auteur, aidé par son éditeur, vérifiera scrupuleusement que le commerce était effectivement ouvert à l\u2019époque où l\u2019action se déroule.Même chose pour les villes étrangères visitées par Jobin : André Jacques effectue toujours préalablement un séjour sur les lieux, telle Barcelone dans Ces femmes aux yeux cernés (2018).Mais pour la première fois, il n\u2019a pu le faire.Les gouffres du Karst, septième bouquin des aventures d\u2019Alexandre Jobin, se pose en partie en Croatie et en Italie, plus précisément dans la ville de Trieste.L\u2019auteur sherbrookois devait s\u2019y rendre en septembre 2020, mais le voyage a évidemment été annulé, le forçant à se rabattre sur des guides touristiques et sur l\u2019internet, notamment des outils en ligne comme Google- Map et StreetView, pour décrire correctement la cité portuaire sur l\u2019Adriatique, de même que l\u2019île croate de Krk, où Jobin retrouvera un de ses pires ennemis.« Ça m\u2019a quand même manqué un peu de ne pas me rendre sur place pour capter l\u2019atmosphère, la lumière, les odeurs, voir les gens du pays.J\u2019ai quand même réussi à pallier le manque, mais ça reste dans mes projets de voyage, même si le livre est terminé », souligne l\u2019écrivain de suspenses policiers, lauréat deux fois du Prix Saint-Pacôme, qui fera paraître son nouvel ouvrage le 22 septembre.Pourquoi Trieste?« À l\u2019époque où j\u2019habitais Beaulac-Garthby, il y avait à Disraeli une pizzéria portant le nom de Trieste, tenue par des Italiens originaires de là.Tout le restaurant était décoré de photos de cette région.Ça me fascinait et je me suis juré d\u2019y aller un jour.Plus tard, j\u2019ai découvert les romans de Veit Heinichen, un Allemand qui vit à Trieste et qui y campe ses histoires. » RELIEFS KARSTIQUES Cette région du monde est aussi réputée pour ses reliefs karstiques : des formations géologiques issues de la dissolution de certaines roches sédimentaires, ce qui donne à la fois des monolithes et des gouffres remplis d\u2019eau, rappelant les cénotes du Mexique.Ce haut plateau calcaire, à cheval sur l\u2019Italie, la Slovénie et la Croatie, a été baptisé Karst.Ajoutez que le secteur se trouve à la rencontre des cultures latines, slaves et germaniques, et que Trieste, construite sur plusieurs couches de civilisations, a longtemps été le principal port de l\u2019empire austro-hongrois.Vous voilà donc dans un contexte idéal pour situer une histoire de trafic d\u2019armes.« Et on se souvient que, par le passé, Alexandre Jobin, avant de devenir antiquaire, a fait partie des services secrets canadiens, qu\u2019il a été déployé dans les Balkans d u r a n t la guerre des années 1990, notamment en Croatie, et que son amoureuse Chrysanthy y a ses origines », souligne André Jacques, qui souhaitait redonner une place à ce personnage présent depuis le début des aventures de Jobin, mais plutôt effacé dans les récents tomes.André Jacques décrit Les gouffres du Karst comme le plus « psychologique » de tous ses Alexandre Jobin.Jamais il n\u2019était allé aussi loin dans la psyché de cet ex-major qui, a-t-on découvert dans La bataille de Pavie, souffre du syndrome de stress post-traumatique.On en apprend davantage également sur les réelles circonstances du décès de son épouse.Et c\u2019est l\u2019assassinat d\u2019un ancien ami des Balkans qui motive Jobin à éclaircir ce nouveau mystère.« Les gouffres du Karst, c\u2019est donc un peu le gouffre intérieur d\u2019Alexandre, notamment celui de son passé.Le personnage a gagné beaucoup de profondeur dans les derniers romans, alors qu\u2019il pouvait sembler un peu superficiel au début.Cette fois, on découvre les causes réelles de ses faiblesses et de ses angoisses, notamment par ses cauchemars.Je vais au fond de ses failles. » DES TOILES QUI RÉSONNENT L\u2019écrivain n\u2019a pas essayé de trop expliquer le conflit des Balkans, déjà très complexe, même s\u2019il constitue la trame de fond du roman.« Cela aurait représenté des tonnes et des tonnes d\u2019informations.Et n\u2019oublions pas qu\u2019Alexandre est un peu en dehors de l\u2019armée : il a été déployé pour enquêter sur d\u2019éventuels crimes de guerre, il ne faisait pas partie des Casques bleus. » Les gouffres du Karst est aussi un des rares romans d\u2019André Jacques où les œuvres d\u2019art ne se trouvent pas au cœur de l\u2019intrigue.Mais l\u2019auteur n\u2019a pu s\u2019empêcher de leur faire une petite place.Cette fois-ci, ce sont les toiles de Vladimir Velicko- vic, peintre d\u2019origine serbe décédé en 2019.« Généralement, les œuvres d\u2019art sont soit au cœur de l\u2019histoire, soit des éléments déclencheurs, pré- cise-t-il.Mais ici, elles sont une sorte de résonateur, car quand j\u2019ai découvert les créations de ce peintre-là, j\u2019y ai vu les cauchemars d\u2019Alexandre », explique-t-il.ENTRE OCTAVE ET ÉMILE S\u2019il a déjà commencé à réfléchir à la prochaine aventure d\u2019Alexandre Jobin, André Jacques caresse un autre projet de livre, inspiré en partie de la vie du poète Octave Crémazie.Celui-ci, à cause d\u2019une faillite frauduleuse, s\u2019est exilé à Paris en 1870.« Ce serait un polar historique, mais aussi inspiré par un vieux rêve, car les années de 1850 à 1880 en France me fascinent depuis longtemps, ne serait-ce que la transformation de Paris et les débuts de la photographie », confie l\u2019écrivain qui, on s\u2019en doute, a développé une attirance pour cette époque après avoir lu les 20 romans des Rougon-Mac- quart d\u2019Émile Zola.« J\u2019en relis un chaque année.Zola est vraiment un de mes auteurs favoris.Je l\u2019ai même enseigné à l\u2019époque où j\u2019étais professeur au Cégep de Thetford Mines.En fait, j\u2019ai eu le bonheur d\u2019enseigner Germinal à une classe du programme de techniques minières.Mes étudiants ont tellement aimé ça qu\u2019ils l\u2019ont fait lire aux professeurs de leur programme. » ANDRÉ JACQUES LES GOUFFRES INTÉRIEURS P H O T O L A T R I B U N E , M A X I M E P I C A R D ANDRÉ JACQUES Les gouffres du Karst POLICIER Druide 432 pages En librairie le 22 septembre Même s\u2019il écrit les aventures d\u2019Alexandre Jobin depuis 2000, André Jacques n\u2019avait pas encore réussi à percer en France.C\u2019est maintenant chose réglée à partir de cette semaine : De pierres et de sang, son quatrième livre, vient de paraître aux éditions marseillaises Le mot et le reste.Un sort similaire attend La bataille de Pavie et Ces femmes aux yeux cernés, respectivement en 2022 et 2023.STEVE BERGERON SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M4 L\u2019 a n n é e d e r n i è re, l e s Gémeaux avaient servi d\u2019exemple.Quelques mois plus tôt, il aurait été impensable de tenir un gala autrement que par Zoom, mais la fête de la télévision a prouvé le contraire, malgré un public clairsemé en studio.Véronique Cloutier, qui en est à son huitième gala, remet ça pour les 36es Prix Gémeaux, dimanche à 20 h sur Ici Télé.Un gala qu\u2019on annonce « lumineux et rempli d\u2019espoir ».« On n\u2019est pas dans un ton de blagues acides, méchantes ou crues », précise le producteur au contenu, Samuel Beauchemin.Ce qui a marqué l\u2019imaginaire l\u2019an dernier : la présentation des nommés de manière virtuelle, ce qui donnait un résultat spectaculaire à l\u2019écran.« On pousse la technologie de la réalité augmentée encore un peu plus loin cette année, toujours avec les cinq nommés sur scène et l\u2019extrait qui sort du plancher », confirme Samuel Beauchemin.Il annonce d\u2019ailleurs que la réalité augmentée a aussi été mise à profit pour le numéro d\u2019ouverture, qu\u2019il qualifie de « magnifique et grandiose » et qui devrait surprendre tout le monde.L\u2019équipe de production a cru un moment pouvoir présenter le gala dans des conditions plus normales, mais ce ne sera pas le cas.Oui, il y aura un peu plus de public au Studio 42 de Radio-Canada, mais la règle des deux mètres tient toujours.Parce qu\u2019on l\u2019a fait beaucoup dans les galas la saison dernière, on ne passera pas deux heures à nous rappeler la pandémie, pour plutôt souligner d\u2019autres aspects de l\u2019industrie de la télévision.« On fait un coup de chapeau aux artisans de la télé.On a fait des tournages en mode surprise à des gens qui travaillent sur des plateaux.Aussi, il y aura un bel hommage à la diversité sexuelle, très présente à l\u2019écran durant la dernière année.» Avec Véro dans le portrait, c\u2019est sûr qu\u2019il y aura de l\u2019humour.Les Doubleurs, composés de Virginie Fortin, LeLouis Courchesne et Arnaud Soly, offriront un numéro spécial, alors que Pierre-Yves Roy-Desma- rais se moquera des téléréalités, un sujet toujours inspirant pour un humoriste.Pour remettre les trophées, défileront entre autres sur scène Pierre-Yves Lord, Mélissa Bédard, Charlotte Aubin, France Castel, Sébastien Benoit, Michèle Deslau- riers, Jean-François Pichette, Christine Morency, Jemmy Echaquan Dubé et huit olympiennes qui se sont illustrées à Tokyo.C\u2019est la série Faits divers qui récolte le plus grand nombre de nominations avec 18, suivie de Bête noire (15), District 31 (14), Les pays d\u2019en haut et M\u2019entends-tu?(12).Pour ma part, j\u2019ai été bouleversé par Bête noire et la formidable interprétation d\u2019Isabelle Blais en mère du jeune tueur, à Séries+.Sophie Deraspe mérite certainement un Gémeaux pour sa réalisation.En comédie, la dernière saison de M\u2019entends-tu?, sûrement la plus achevée, doit être récompensée.Florence Longpré et Ève Landry s\u2019affrontent dans la catégorie d\u2019interprétation.Un choix cruel pour le jury.L\u2019animatrice Véronique Cloutier en est à son huitième gala des Prix Gémeaux et on s\u2019attend à beaucoup d\u2019humour, notamment avec un numéro offert par les Doubleurs.\u2014 PHOTO ICI TÉLÉ GÉMEAUX UN GALA LUMINEUX ET REMPLI D\u2019ESPOIR RICHARD THERRIEN CHRONIQUE rtherrien@lesoleil.com laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M5 Entre deux draps est en bonne p o s i t i o n p o u r re m p o r t e r l e Gémeaux de la meilleure série humoristique, mais Infoman pourrait brouiller les cartes.Étrange d\u2019ailleurs de placer ces deux émissions dans la même catégorie.Jean-René Dufort est certainement en pole position pour le trophée de la meilleure animation en humour.Du côté des variétés, ça se jouera entre Véronique Cloutier (1res fois), France Beaudoin (En direct de l\u2019univers \u2013 Spéciale du jour de l\u2019An), Pierre-Yves Lord (La fin des faibles), Louis-José Houde (Le 42e Gala de l\u2019ADISQ) et Édith Cochrane et André Robitaille (Les enfants de la télé).Rien pour les animateurs de TVA, même si En studio et Star Académie \u2013 le variété sont en nomination pour le Gémeaux de la meilleure série de variétés ou des arts de la scène, contre 1res fois, En direct de l\u2019univers et Le prochain stand-up.En ce qui concerne les talk- shows, je crois que Patrick Huard mérite de monter sur scène pour son remarquable travail à La tour.En pleine pandémie, ce nouveau rendez-vous de début de soirée est parvenu à renouveler le genre.Une demi-heure qui passe vite.L\u2019animateur affronte dans sa catégorie André Robitaille (Dominique Michel : J\u2019avance), Véronique Cloutier (L\u2019ombre et la lumière et Rétroviseur) et Guy A.Lepage (Tout le monde en parle).À noter que ce qu\u2019on appelait L\u2019avant-première et qui avait lieu le dimanche après-midi, a été déplacé au samedi soir, veille du grand gala.Chantal Lamarre succède à Arnaud Soly à l\u2019animation de ce Gala d\u2019ouverture des 36es Prix Gémeaux, sur Ici ArTV à 20 h.Une soixantaine de trophées sont remis au cours de cette soirée.«?On fait un coup de chapeau aux artisans de la télé.On a fait des tournages en mode surprise à des gens qui travaillent sur des plateaux.Aussi, il y aura un bel hommage à la diversité sexuelle.?» \u2014 Samuel Beauchemin, producteur au contenu SÉRIE DRAMATIQUE Bête noire ?Faits divers Les pays d\u2019en haut Patrick Senécal présente Portrait-robot SÉRIE DRAMATIQUE ANNUELLE Alertes District 31 ? ?L\u2019Échappée Toute la vie Une autre histoire COMÉDIE Discussions avec mes parents La Maison-Bleue Le Phoenix Les beaux malaises 2.0 M\u2019entends-tu?RÔLE MASCULIN\u2014COMÉDIE Antoine Vézina \u2013 Contre-offre ?Guy Jodoin \u2013 Escouade 99 Martin Matte \u2013 Les beaux malaises 2.0 Christian Bégin \u2013 Les mecs ?Alexis Martin \u2013 Les mecs RÔLE FÉMININ\u2014COMÉDIE Léane Labrèche-Dor \u2013 Escouade 99 Christine Beaulieu \u2013 L\u2019oeil du cyclone Julie Le Breton \u2013 Les beaux malaises 2.0 Eve Landry \u2013 M\u2019entends-tu?Florence Longpré \u2013 M\u2019entends-tu?RÔLE MASCULIN \u2014SÉRIE DRAMATIQUE Stéphane Gagnon \u2013 Bête noire Éric Bruneau \u2013 Faits divers Simon Lacroix \u2013 Faits divers ?Vincent Leclerc \u2013 Les pays d\u2019en haut ?Théodore Pellerin \u2013 Patrick Senécal présente RÔLE FÉMININ \u2014SÉRIE DRAMATIQUE Isabelle Blais \u2013 Bête noire ?Sophie Cadieux \u2013 Bête noire Dominique Leduc \u2013 Faits divers Mylène Mackay \u2013 Patrick Senécal présente Rachel Graton \u2013 Portrait-robot RÔLE MASCULIN \u2014SÉRIE DRAMATIQUE ANNUELLE Charles-Alexandre Dubé \u2013 Alertes Frédéric Pierre \u2013 Alertes Michel Charette \u2013 District 31 ?Vincent-Guillaume Otis \u2013 District 31 Roy Dupuis \u2013 Toute la vie RÔLE FÉMININ \u2014SÉRIE DRAMATIQUE ANNUELLE Maude Guérin \u2013 5e rang ?Sophie Prégent \u2013 Alertes Geneviève Brouillette \u2013 District 31 Catherine St-Laurent \u2013 District 31 Élizabeth Tremblay-Gagnon \u2013 Toute la vie Marina Orsini \u2013 Une autre histoire \u203a LES CHOIX ET PRÉDICTIONS DE RICHARD THERRIEN CHOIX ?PRÉDICTION ?Isabelle Blais dans Bête noire.\u2014 PHOTO LOU SCAMBLE La série Faits divers, ici dans une scène avec le comédien d\u2019origine sherbrookoise Hugo Dubé (au centre), a obtenu le plus de nominationx aux Gémeaux, soit 18.\u2014 PHOTO ICI TÉLÉ, S.GAUVIN Le Gala d\u2019ouverture des 36es prix Gémeaux sera animé par Chantal La- marre, le samedi 18 septembre à 20 h à ArTV.\u2014 PHOTO ICI TÉLÉ, CHARLES MERCIER SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M6 TÉLÉVISION Le retour de Dexter, le quotidien d\u2019une clinique de santé sexuelle, l\u2019époque du disco, une série de miracles et d\u2019épouvante.ce n\u2019est pas la variété qui manque cet automne sur les plateformes numériques.Parmi la quantité infinie de choix possibles, j\u2019ai sélectionné dix titres qui devraient retenir votre attention.RICHARD THERRIEN, LE SOLEIL PLATEFORMES NUMÉRIQUES L\u2019AUTOMNE EN 10 SÉRIES 1 THE MORNING SHOW Apple TV+ En ligne Deuxième saison très attendue de cette série sur les coulisses d\u2019un talk-show matinal, sur fond de scandale d\u2019inconduites sexuelles, étalé au grand jour en fin de première saison.Dans la suite, la chaîne de télévision tente de convaincre Alex Levy (Jennifer Aniston) de revenir à l\u2019antenne.Julianna Margu- lies fait son entrée dans le rôle d\u2019une superstar de l\u2019information, qui jouera d\u2019influence auprès de Bradley Jackson (Reese Witherspoon).En ligne depuis vendredi, en français et en anglais.2 TURNING POINT : LE 11 SEPTEMBRE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME Netflix En ligne La plupart des séries sur le 11 septembre se concentrent sur le jour fatidique et les suivants.Celle-ci, en cinq épisodes, va beaucoup plus en profondeur et remonte à l\u2019invasion de l\u2019Afghanistan par les Soviétiques en 1979 pour expliquer ces actes horribles.Sans complaisance, la série documentaire fait un sombre récit de la riposte américaine qui a suivi, autant en Irak qu\u2019en Afghanistan.Un document exceptionnel, déjà en ligne, dans les deux langues.3 MIDNIGHT MASS Netflix Début : 24 septembre Après The Haunting, le scénariste et réalisateur Mike Flanagan revient avec cette nouvelle série d\u2019épouvante intitulée en français Sermons de minuit, qui aborde le fanatisme par le biais de l\u2019horreur.Une ferveur religieuse soudaine s\u2019empare d\u2019une communauté d\u2019insulaires quand une série de phénomènes miraculeux se produisent.Ceux-ci coïncident avec le retour d\u2019un jeune homme au passé obscur et l\u2019arrivée d\u2019un prêtre très charismatique.4 SANS RENDEZ-VOUS ICI Tou.tv Extra Début : 30 septembre L\u2019histoire de cette comédie de Marie-Andrée Labbé se déroule dans une clinique de santé sexuelle.En plein questionnement sur sa propre vie, Sarah Dubois (Magalie Lépine-Blondeau) y effectue un retour après trois mois comme infirmière-sexologue.Des pratiques sexuelles inusitées à la diversité sexuelle et de genre, il n\u2019y a aucun tabou pour le personnel, qu\u2019une clientèle variée ne cesse de surprendre.Stéphane Rousseau, Rachid Badouri, Mylène Mackay, Isabelle Vincent sont aussi de la distribution.5 LA FAILLE Club illico Début : 7 octobre Dans cette deuxième saison, tournée à Québec en grande partie, la sergente-détective Céline Trudeau (Isabel Richer) doit enquêter sur le meurtre d\u2019un ingénieur, trouvé cimenté dans une baignoire du Château Frontenac.On se demande si la compétition entre les entreprises soumissionnaires pour la construction du troisième lien entre Québec et Lévis pourrait être à l\u2019origine du drame.Naïla Louisdort incarne une nouvelle partenaire dans l\u2019enquête, alors qu\u2019Alexandre Landry reprend son rôle d\u2019Alex Théberge.Maripier Morin campe pour la dernière fois Sophie Taylor, puisque son personnage a été éliminé dans la troisième saison.P H O T O N E T F L I X , E I K E S C H R O T E R P H O T O K A R L J E S S Y P H O T O C L U B I L L I C O P H O T O N E T F L I X P H O T O A P P L E T V + 4 5 1 2 3 laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M7 TÉLÉVISION 6 I KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER Amazon Prime Video Début : 15 octobre Vous vous souvenez du film d\u2019horreur de 1997, Le pacte du silence, gros succès au box-office avec Jennifer Love Hewitt et Freddie Prinze Jr.?La même histoire, elle-même inspirée du roman Comme en un mauvais rêve, fait maintenant l\u2019objet d\u2019une série.Responsables d\u2019un grave accident qu\u2019ils tiennent secret depuis un an, un groupe de jeunes sont poursuivis par un tueur, dont ils tentent de découvrir l\u2019identité.7 DEXTER : NEW BLOOD Crave Début : 7 novembre Huit ans après la fin de cette série culte, le psychopathe incarné par Michael C.Hall est de retour dans 10 nouveaux épisodes, au plus grand bonheur des amateurs.Ayant adopté un faux nom dans le nord de l\u2019État de New York, il se croyait immunisé contre l\u2019envie irrépressible de tuer, mais un événement le ramènera à ce vice meurtrier.Sa sœur Debra (Jennifer Carpenter) deviendra son nouveau passager noir, le manipulant à sa guise.Il faudra attendre au 5 décembre pour la version française.8 AUDREY EST REVENUE Club illico Début : 18 novembre Audrey (Florence Longpré) reprend connaissance 16 ans après avoir été plongée dans un long coma.Bien entendu, tout a changé autour d\u2019elle, ses proches, la mode et l\u2019omniprésence de la technologie.Retrouvant peu à peu la mémoire, elle tente de retracer le fil des événements, ce fameux soir où elle aurait pu mourir.Coécrite par Guillaume Lambert et Florence Longpré, cette comédie dramatique de dix épisodes de 30 minutes met aussi en vedette Denis Bouchard et Josée Deschênes dans le rôle des parents d\u2019Audrey.9 HAWKEYE Disney+ Début : 24 novembre Les amateurs de l\u2019univers Marvel réserveront cette date pour dévorer le premier épisode de cette série de six.Jeremy Renner reprend le rôle de Clint Barton / Hawkeye, fraîchement retraité après les événements du film Avengers : phase finale, sorti en 2019.Hailee Steinfeld y fait son entrée en tant que Kate Bishop, nouvelle superhéroïne, qui secondera Barton dans sa dernière mission, avant de prendre la relève.10 DISCO VRAI Début : 7 décembre Cette série documentaire en cinq épisodes sur l\u2019époque enivrante du disco au Québec s\u2019annonce prometteuse.Patsy Gallant, Pierre Perpall, Mado Lamotte, Judi Richards, Danielle Ouimet, Martin Stevens, France Joli, Michèle Richard et Kim Richardson ont tous témoigné dans cette fresque musicale, qui figurera sur la nouvelle plate- forme de Vidéotron, consacrée uniquement aux contenus documentaires et disponible dans l\u2019application QUB.P H O T O V I N C E N T G O N N E V I L L E 8 0076466 0076553 p h o t o M i k a ë l T h e i m e r | i n t e r p r è t e s J u l i e n D e r r a d j + R a p h a ë l l e R e n u c c i | g r a p h i s m e A n n e V a u g e o i s ÉCHOS 22 septembre 2021 à 19 h \u2014 25+26 septembre 2021 à 14 h \u2014 Théâtre Centennial 2600, rue Col lege, Sherbrooke Bil letterie \u2022 819 822-1313 cotescene.ca UNE ŒUVRE CHORÉGRAPHIQUE DE FRANC INE CHÂTE AUVERT L A COMPAGNIE DE DANSE SURSAUT PRÉSENTE Solos des bois Jeudi 14 octobre \u2013 19 h Concert hommage à Canimex Jeudi 24 février \u2013 19 h Avec le Quatuor Claudel Canimex ainsi que les pianistes Tristan Longval-Gagné, Isabelle David et Jean-Michel Dubé.Le quintette de cuivres de l\u2019OSS Jeudi 25 novembre \u2013 19 h Contes et légendes autochtones Jeudi 24mars \u2013 19 h Patrick Therrien, alias Nia Skweda Sibosimis, accompagné de ses musiciens et d\u2019un ensemble à cordes de l\u2019OSS.2021 | 2022 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DESHERBROOKE SÉRIE MUSIQUE DE CHAMBRE CANIMEX Centre Québecor Centre Québecor | 135, rue Don Bosco Nord Billetterie :819 821-0227 | ossherbrooke.com Stationnement gratuit | Entrée via l\u2019école Le Salésien 15% *Achat des concerts lors de la même transaction de réduction à l\u2019achat de 3 concerts et plus* de la SÉRIE MUSIQUE DE CHAMBRE CANIMEX SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M8 DANSE SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2013 Francine Château- vert a toujours été envoûtée par l\u2019inépuisable et magnifique cycle des saisons.Et alors qu\u2019elle s\u2019apprête à dévoiler Échos, sa dernière création chez Sursaut avant de passer le flambeau, c\u2019est un nouveau printemps qui se pointe à l\u2019horizon de l\u2019artiste chorégraphe.« Comme tous les spectacles auparavant, Échos est venu de lui-même et s\u2019est découvert petit à petit, mais il vient effectivement boucler la boucle sur les cycles de la nature et de la vie, les saisons et la vie qui passent, notre mort et la vie qui se poursuit après nous », raconte à l\u2019autre bout du fil Francine Château- vert, à travers les derniers préparatifs vers la première.Cette thématique des cycles, de la nature, de cette vie qui passe, la chorégraphe de 64 ans l\u2019avait déjà abordée dans Le bal sans fin, il y a près de 30 ans.Elle l\u2019a beaucoup habitée depuis.« J\u2019y reviens au final de façon différente, avec plus d\u2019expérience et de maturité, donc un regard diffé- rent, note-t-elle.Je pense maintenant que j\u2019ai dit ce que j\u2019avais à dire dans le cadre de la création, que j\u2019ai exprimé ce que je voulais exprimer de cette façon.Je suis prête à poursuivre autrement. » Autrement dans le rapport au temps, à la course folle, à la simplicité de la vie aussi.La créatrice cite Daniel Lavoie sur le court délai nécessaire au jeune artiste pour arriver à une création aboutie, à celui beaucoup plus long qu\u2019exige le même procédé en vieillissant.« La pandémie a accentué comme pour plusieurs ma réflexion sur la course folle et les priorités, mais ça fait peut-être huit ans déjà que mon rapport au temps s\u2019est mis à changer, raconte encore Francine Châ- teauvert.Depuis, je nourris ce désir de récupérer du temps, d\u2019accomplir les choses à un autre rythme. » « Le cycle des saisons est important dans ma vie.La nature, je trouve ça beau.On cherche souvent trop loin alors que les choses les plus simples sont les plus belles, comme les beautés des saisons, de la nature, de la vie.La vie est complexe, soit, mais elle est aussi souvent beaucoup plus simple qu\u2019on le croit. » SANS PROJET.ET HEUREUSE Chocolat chaud au bord du feu en pyjama, Francine Châteauvert fait un clin d\u2019œil ultime à cette simplicité pas du tout simpliste dans les Échos qui résonneront au Centennial la semaine prochaine.Sur scène, les danseurs Stéphanie Bro- chard, Julien Derradj, Amandine Garrido Gonzalez, Flora Spang, Raphaëlle Renucci et Joachim Yen- sen-Martin répondront à la chorégraphie de Châteauvert et aux musiques de Karèya Audet, Tomás Jensen et Nicholas Williams.La création du spectacle, qui devait être présenté en septembre 2020, s\u2019est retrouvée (comme tout le reste) en sus- p e n s e n d é b u t de pandémie.La reprise du travail s\u2019est effectuée dans des condit ions de mesures sanitaires pas toujours simples pour les interactions entre danseurs.Encore aujourd\u2019hui, une certaine insécurité flotte dans l\u2019air.« On ne sait jamais comment les choses vont évoluer.Et on ne saura jamais non plus à quel point ces événements vont avoir influencé la version définitive du spectacle.Tout ce qui arrive n\u2019est pas en dehors de nous », remarque celle qui profitera de son prochain cycle de vie pour se recentrer encore davantage.« Je n\u2019ai pas de projet, si ce n\u2019est de prendre le temps de vivre et de m\u2019occuper des gens autour de moi.Je n\u2019ai pas de projet, et je suis heureuse de ne pas en avoir\u2026 » DERNIERS ÉCHOS DE FRANCINE CHÂTEAUVERT L\u2019envoûtement des saisons Francine Châteauvert \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Après avoir été retardé d\u2019un an à cause de la pandémie, le spectacle Échos de la compagnie de danse estrienne Sursaut, toute dernière création de la directrice artistique Francine Châteauvert avant sa retraite, sera finalement présenté la semaine prochaine.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ SHERBROOKE \u2014 À la fin du prochain printemps, Francine Châteauvert retrouvera dans une certaine forme de retraite son conjoint et complice professionnel des dernières décennies, Adam Dymburt, laissant la compagnie Sursaut à une relève mûrement choisie qui sera annoncée mercredi.Cette transition préparée tout en douceur depuis quelques années permettra à la compagnie de danse de rester enracinée dans la région, mais aussi dans sa mission auprès d\u2019un public plus jeune et familial.« C\u2019est une grande satisfaction pour moi de savoir que la mission va rester, et qu\u2019il y aura encore plus de création avec l\u2019arrivée d\u2019une jeune équipe, confie Francine Châteauvert.Sursaut a fait travailler beaucoup d\u2019artistes sur le territoire ici et ailleurs au fil du temps, et a eu un important impact sur d\u2019autres qui sont arrivés après.Le changement aura des impacts multiples, mais aussi un nouvel élan créateur nécessaire. » C\u2019est en lançant en juin 2022 la première version du Festival universel de danse géniale pour enfants (FUDGE) que Francine Châ- teauvert mettra fin à son cycle Sursaut.L\u2019événement qui sera présenté à Sherbrooke réunira des troupes canadiennes, mais aussi étrangères.La programmation est toujours en cours.« C\u2019est une idée qui germait depuis longtemps et une bien belle façon de clore mon parcours.Je partirai satisfaite de ce que j\u2019ai accompli avec Sursaut, même si ça n\u2019a pas toujours été facile.Ce sera une étape importante pour moi, mais aussi pour Sursaut.Une belle étape. » SONIA BOLDUC LA FIN D\u2019UN CYCLE, LE DÉBUT D\u2019UN AUTRE Vous voulez y aller?Échos 22 septembre, 19 h 25 et 26 septembre, 14 h Théâtre Centennial Entrée : 15 $ (forfait famille : 52 $ pour quatre personnes) Billets au sursaut.ca laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M9 ARTS VISUELS SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il faut parfois savoir transformer les obstacles en occasions.C\u2019est ce qu\u2019a fait la nouvelle équipe de la Grande Virée artistique de Sherbrooke, qui a profité de la pause COVID obligatoire de 2020 pour repenser sa formule, son circuit et son calendrier.Auparavant proposée en juin, la Grande Virée atterrit en effet dans le confort de septembre, souhaitant ainsi ouvrir les portes des ateliers à un public élargi.« Les gens sont rentrés de vacances, de retour en ville pour l\u2019école et le travail.C\u2019est une offre additionnelle qui arrive à eux pour les activités de week-end en famille ou entre amis », remarque la vice-présidente du conseil d\u2019administration, Christine Morissette.Elle fait partie des artistes qui accueillent les visiteurs à l\u2019Atelier Saint-Joseph de l\u2019arrondissement Brompton, l\u2019un des 23 lieux jalonnant le circuit de cette grande virée sherbrookoise d\u2019est en ouest et du nord au sud.Ce sont ainsi 34 artistes professionnels et les jeunes participants de la galerie L\u2019Exposant X qui ouvrent ateliers et lieux choisis pendant l\u2019événement qui se déroule jusqu\u2019au 26 septembre.Outre les élèves de l\u2019école secondaire de Brompton à la Galerie L\u2019Exposant X et le quintette de l\u2019Atelier Saint-Joseph (formé de Christine Morissette, Anne-Marie Auclair, Mireille Auray, Raymonde Gagné et Jonathan Baillargeon), les visiteurs peuvent retrouver des regroupements d\u2019artistes à l\u2019Atelier Dufferin (Deborah Davis et Julie Lajoie), au Couvent Sainte-Famille (Carole Rudzinski, Lucie Levasseur, Sylvie Girard, Sylvie Rochette) et au Parvis (Renée-Marthe Royer, Réjane Tardif).Les autres artistes de la Grande Virée seront dans leur atelier ou en extérieur, soit pour la durée complète de l\u2019événement ou pour les week-ends seulement.« On est très contentes de la réponse et de la diversité des artistes, lance Christine Morissette.On a commencé le recrutement dès que l\u2019allègement des mesures nous a permis d\u2019espérer tenir l\u2019événement.La réponse a été très positive. » DE JUIN À SEPTEMBRE Après l\u2019annulation de l\u2019édition 2020, le nouveau conseil d\u2019administration a aussi décidé de recadrer l\u2019événement en septembre plutôt qu\u2019à la fin juin comme c\u2019était le cas depuis deux décennies.« On arrivait souvent dans les congés de la Saint-Jean et de la fête du Canada, quand les gens partent en vacances hors de Sherbrooke.On voulait se donner des dates d\u2019événement plus facilitantes pour tous les publics », explique encore l\u2019artiste peintre.Outre les artistes de la palette comme Morissette, la Grande Virée permet aussi de découvrir des céramistes et potiers, des sculpteurs, des graveurs, entre autres.« C\u2019est intéressant de les découvrir et de discuter avec eux, que ce soit dans des lieux communs ou dans leur atelier, là où on peut bien sentir leur univers », souligne Christine Morissette.L\u2019entrée est gratuite sur tous les lieux de découverte.La disponibilité de certains artistes peut cependant varier, il vaut donc mieux visiter le site gvasherbrooke.com pour les horaires et la carte du circuit.GRANDE VIRÉE ARTISTIQUE DE SHERBROOKE RETOUR DANS L\u2019ANTRE DES ARTISTES FÊTES PERSANES À LA MAISON DU CINÉMA Les Concerts de la Chapelle de Saint-Camille diffuseront le concert Fêtes persanes le dimanche 19 septembre à 13 h à la Maison du Cinéma.Enregistré à Avignon, ce concert réunit les clavecinistes Loris Barrucand et Clément Geoffroy dans une prestation entièrement consacrée aux « tragédies persanes » de Jean- Philippe Rameau, transcrites pour leur instrument.Sur place, Mylène Bélanger, installée sur son clavecin, présentera le programme et animera une discussion, à la fin de la projection, entre l\u2019assistance et les musiciens en présence virtuelle.Billets en vente sur le site de la Maison du Cinéma.L\u2019HEURE DU CONTE AVEC DAVID GOUDREAULT L\u2019auteur David Goudreault fera une lecture en ligne de son premier livre jeunesse, La réparation de mes parents, le samedi 18 septembre à 10 h 30.Il suffit de se rendre sur le site de Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ) pour trouver le lien à cliquer afin d\u2019assister à la diffusion, par l\u2019entremise de l\u2019application Teams.L\u2019activité est gratuite et s\u2019adresse aux 13 ans et moins.STEVE BERGERON ARTS EN BREF Comme c\u2019est le cas aux quatre coins de la ville, les artistes Anne-Marie Auclair, Mireille Auray, Christine Morissette et Raymonde Gagné, sont fin prêtes à recevoir les visiteurs à l\u2019Atelier St-Jospeh de Brompton jusqu\u2019au 26 septembre dans le cadre de la Grande Virée artistique de Sherbrooke.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD vieuxclocher.com 819.847.0470 Nos spectacles débutent maintenant à 20h00 ouverture des portes à 18 h 45 RÉSERVEZ TÔT! LES PLACES sont LIMITÉES.élisabeth bossé ven.22 et sam.23 octobre boucar Diouf 4-5-6 et 7 novembre evelyne brochu ven 29 octobre KaÏn Je viens d\u2019ici venDreDI 1 octobre richardson ZÉPHIR venDreDI 24 sePtembre Jean-franÇois Mercier venD.15 octobre 0076552 SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M10 LIVRES KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dans un peu moins d\u2019un mois, ce sera le 43e Salon du livre de l\u2019Estrie.Le tout premier piloté par la nouvelle directrice Mylène Rioux, arrivée en poste au courant de l\u2019été.Après une édition essentiellement virtuelle l\u2019an dernier, l\u2019événement littéraire propose cette année différents rendez-vous « en personne », sur divers plateaux, du 14 au 17 octobre.« En raison de la pandémie, on ne pouvait pas revenir à la formule habituelle, au Centre de foires, mais on pouvait penser l\u2019événement autrement », expose Mme Rioux.L\u2019idée de privilégier des rencontres en présence était déjà dans les cartons.Un congrès avec les représentants d\u2019autres salons du livre a confirmé cet élan.« Les commentaires des éditeurs et des auteurs quant à l\u2019expérience vécue en mode virtuel, pendant la pandémie, nous montraient que notre filon était bon.Avec l\u2019équipe, on aimait mieux en faire moins en présence, mais en donner davantage aux participants en créant des moments spéciaux.C\u2019est plus complexe, parce qu\u2019on doit composer avec les normes sanitaires, mais on a choisi de faire l\u2019effort de vivre avec le contexte. » Et d\u2019être créatifs au cube, dans la foulée.La Biblairie GGC, la librairie Appalaches, la Maison du cinéma, la bibliothèque du Collège Mont- Notre-Dame ainsi que les restaurants O Chevreuil et Pizzicato sont quelques-uns des sites où se dérouleront les activités pendant les quatre jours du festival, qui se terminera le dimanche par un original circuit littéraire au centre-ville.Destiné à toute la famille, et composé de plusieurs stations différentes, celui-ci permettra aux visiteurs de rencontrer des auteurs et d\u2019assister à des ateliers éclair.L\u2019expo Téléphonexquis et les Boîtes à poésie y seront aussi mises en exergue et des cubicules théâtraux animés présenteront l\u2019univers des quatre auteurs estriens Véronique Drouin, Patrick Nicol, Jean-François Létourneau et Véronique Grenier.Une chasse aux mots destinée aux enfants est également au programme.« Quand je suis arrivée, lors du premier c.a.auquel j\u2019ai participé, les gens se sont mis à blaguer et à nommer des activités qu\u2019on pourrait faire pour repenser l\u2019événement.On a déliré pendant deux heures, mais j\u2019ai tout noté.Au final, la programmation a été bâtie en faisant du pouce sur ce qui a été dit ce soir-là. » TRENTE PLUMES À L\u2019HONNEUR Francine Ruel, Robert Lalonde, Mylène Gilbert-Dumas, Nicholas Giguère, Julie Myre-Bisaillon, Hervé Gagnon, Frédérique Dufort, Sarah Bertrand-Savard, André Jacques, Geneviève Cloutier, Patrick Sené- cal, Benoit Pinette (Tire le coyote), Gabrielle Boulianne Tremblay, Daphné B, André Marois, Emné Nasereddine et Simon Lafrance comptent parmi les 30 hommes et femmes de lettres qui participeront à ce Salon hors les murs.Entretiens, conférences, tête- à-tête, animations jeunesse, tables rondes et séances de dédicaces figurent au menu de la programmation.Ainsi, à la Biblairie GGC, on accueillera différents auteurs tout au long du week-end.Vendredi après-midi, une table ronde animée par Émilie Perreault réunira Benoit Pinette et Robert Lalonde, qui entretiennent tous deux une correspondance littéraire.À 16 h 30, vendredi toujours, ce sera le lancement du Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke ainsi que la remise des prix remis par l\u2019Association des auteures et auteurs de l\u2019Estrie.Samedi matin, entrevues et animations s\u2019adresseront à la jeunesse avec, entre autres, Tristan Demers et Valérie Fontaine.En après-midi, sous le chapiteau extérieur, l\u2019écri- vaine Marie-Hélène Poitras s\u2019entretiendra avec la comédienne Pascale Montpetit (qui fait la narration de son roman La désidérata, en version audio).Le samedi matin, un café poétique sera animé par Véronique Grenier à la Maison du cinéma.En après- midi, ce sera une table ronde sur le roman historique qui s\u2019y déploiera, avec René Cochaux à l\u2019animation.Ceux qui veulent assister aux deux événements sans quitter le centro pourront participer au diner-cause- rie avec Francine Ruel, au Pizzicato.La librairie Appalaches sera également le théâtre de différentes entrevues d\u2019auteurs.Elle accueillera aussi Biz, le dimanche matin, pour le lancement de son nouveau livre.ACTIVITÉS ÉCLATÉES Au chapitre des activités littéraires payantes qui sortent de l\u2019ordinaire, une soirée de lancement est prévue au Tapageur le mercredi 13 octobre, où tapas et poésie feront bon ménage.Jeudi soir, c\u2019est un 5 à 7 Bulles, huîtres et chick lit qui se déroulera à la taverne O Chevreuil, tandis que plus tard en soirée, la Petite Boîte noire accueillera un cabaret Littérature et autres niaiseries ancré au Salon du livre.Vendredi soir, les littéraires ont rendez-vous à la Brasserie 11 comtés pour une soirée autour du livre Des bières et des femmes, de Julie Myre-Bisaillon.« On finalise le concept, mais il y aura entre autres des entrevues avec les personnages du livre », note Mylène Rioux.Celles et ceux qui s\u2019ennuient de l\u2019éclaté Show Tardif que pilotait Dominic Tardif peuvent tout de suite encercler la date du samedi soir à leur calendrier.Le journaliste et animateur (cet automne aux commandes de Viens souper, sur AMI-télé) tiendra la barre d\u2019un Deviens-tu c\u2019que t\u2019as voulu, en direct du Salon du livre de Sherbrooke, à la Petite salle du Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke.Tire le coyote, Émilie Perreault, Jérémie McEwen et Gabrielle Boulianne- Tremblay s\u2019assoiront dans le fauteuil des invités.Les billets pour tous les événe- ments seront mis en vente le premier octobre.« On était plus limités dans ce qu\u2019on pouvait proposer dans cette formule éclatée, mais on a cherché à rejoindre tous les publics, on a voulu en offrir pour tous les goûts en touchant à différents genres littéraires, note Mme Rioux.C\u2019était l\u2019un de mes moteurs en arrivant au Salon : j\u2019avais le souci d\u2019aller chercher tous les types de lecteurs et, surtout, de réconcilier l\u2019aspect mercantile et celui plus artistique de l\u2019événement en ralliant aussi les plus littéraires.Je pense que le Salon était déjà dans cette mouvance et qu\u2019avec la programmation qu\u2019on présente, on raffermit encore cette position. » C\u2019est sous le thème « Reflets » que se déroulera le Salon du livre, pour illustrer le fait que les livres sont souvent comme des miroirs ou des vitrines « qui nous donnent à voir des réalités différentes de la nôtre, des univers parallèles, des possibilités insoupçonnées ».UN SALON DU LIVRE QUI INVESTIT LA VILLE La Biblairie GGC est l\u2019un des nombreux sites où se déploiera le 43e Salon du livre de l\u2019Estrie, du 14 au 17 octobre.La directrice générale de l\u2019événement, Mylène Rioux, a orchestré avec son équipe une série de rendez-vous éclatés auxquels participeront différents auteurs et autrices, dont Julie Myre-Bisaillon, qui a notamment signé le roman Des bières et des femmes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M11 MUSIQUE LAURIE WIELAND Le Soleil QUÉBEC \u2014 The Witness, tout dernier album de Suuns, est très dif- férent du précédent Felt (2018).Beaucoup plus lyrique, doux et organique, moins dense et surtout moins sombre, il conserve la signature mystérieuse et électrique du quatuor devenu trio.Le groupe montréalais composé de Ben She- mie, Joe Yarmush et Liam O\u2019Neill entame une tournée automnale la semaine prochaine.« Il y a beaucoup de choses qui font de cet album une œuvre si différente des précédentes », soutient Ben Shemie, chanteur et guitariste.« Cette fois, on a misé beaucoup plus sur les paroles et la mélodie, on a tenté un langage musical un peu plus ambitieux et plus complexe.La voix n\u2019est plus qu\u2019un simple instrument, c\u2019est un élément clé. » Autoproduit au cours de l\u2019année 2020, The Witness est, pour le groupe, le reflet d\u2019un temps de réflexion, d\u2019un moment transitionnel et de changements occasionnés par les mois de pandémie.« C\u2019est inspirant de prendre le temps de s\u2019arrêter, de ralentir, de se questionner, pour ensuite s\u2019exprimer autrement.C\u2019est un peu ça, le noyau de l\u2019album : s\u2019exprimer autrement, simplement », explique Ben Shemie.Le groupe dit avoir donné une touche plus jazzy à son électro-rock expérimental sur cette cinquième offrande, cherchant à garder une atmosphère semblable du début à la fin, faisant en sorte que l\u2019album sonne « comme un tout, comme une seule chanson ».L\u2019intrigant titre du disque reflète le désir de communiquer leurs similarités, explique Ben Shemie, qui affirme que nous sommes tous témoins des mêmes choses.« Il y a quelque chose d\u2019universel dans l\u2019idée que nous sommes des témoins [witnesses en anglais].On voit et on vit les mêmes choses, comme au cours de la dernière année. » Rappelons qu\u2019après 15 ans à travailler ensemble, Suuns a encaissé en 2018 le départ de son claviériste Max Henry, qui ne souhaitait plus faire de la musique professionnellement.« Ç\u2019a été un gros changement qui a mené à beaucoup de réflexion, mais on a réussi à retrouver notre esprit créatif », affirme Ben Shemie.« ON A TENU ÇA POUR ACQUIS » The Witness a vu le jour dans un contexte pandémique peu facile pour le monde artistique, d\u2019autant plus que Ben Shemie se trouve à Paris et les autres membres du groupe, à Montréal.À l\u2019aube d\u2019une nouvelle tournée qui s\u2019étendra du Canada à l\u2019Europe, les musiciens se sentent choyés.« On aime être sur scène et apprécier la musique live.Il y a quelque chose de magique et ça nous a vraiment manqué, tout comme ça a manqué au public.On réalise à quel point on a tenu ça pour acquis.Pour nous, les tournées, c\u2019était normal, mais on se trouve chanceux de ravoir ça aujourd\u2019hui, on est un band de scène, et on sait qu\u2019on est privilégiés de donner des concerts », indique Ben Shemie.Suuns a tout récemment lancé le vidéoclip (réalisé par Antoine Das- seville) de la chanson The Trilogy, dernière de l\u2019album.« Cette chanson représente la patience qu\u2019on s\u2019est permis d\u2019avoir sur The Witness, notre volonté de laisser les choses suivre leur cours sans trop pousser », explique Liam O\u2019Neill.SUUNS Tous témoins Joe Yarmush, Ben Shemie et Liam O\u2019Neill de la formation Suuns.\u2014 PHOTO WILL LEW SUUNS The Witness ÉLECTRO-ROCK ANGLO Secret City Records Une initiative du Groupe de travail sur la fréquentation des arts de la scène (GTFAS) L\u2019humour est bien vivant.Renouez avec le spectacle d\u2019ici et ses artisans.LaissezVousEblouir.ca 0074630 SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M12 MUSIQUE VALÉRIE MARCOUX Le Soleil QUÉBEC \u2014 Jorane n\u2019a pas peur de présenter Hemenetset comme le projet le plus ambitieux de sa carrière.Plus qu\u2019un album de musique, c\u2019est la trame sonore d\u2019un univers qu\u2019elle dévoile et qui prendra sa forme finale en spectacle.La musique de cet opus nous transporte très loin pour finalement nous ramener à nous-mêmes.Des Nébuleuses I et II aux Tectoniques, le thème de La beauté sauvage de la féménitude \u2014 titre de la dernière pièce de l\u2019album \u2014 apparaît au fil de cette Errance symphonique.« J\u2019ai envie de cette vastitude du cosmos, autant que de l\u2019infinie petitesse de la particule.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019entrer dans un nouveau tome de ma création avec un projet comme ça.Je ne le vois vraiment pas comme le même genre de projet que j\u2019ai pu faire dans le passé », affirme la compositrice et interprète.Dans cette entreprise d\u2019envergure travaillée depuis six ans, l\u2019artiste a suivi son instinct.Le thème de la « féménitude » est d\u2019ailleurs une invitation à renouer avec l\u2019intelligence instinctive.« Je pense que cet appel au retour des valeurs féminines en avant- plan mérite toute l\u2019attention en ce moment et mérite qu\u2019on voie cette beauté, cette grandeur de création qui est déjà à l\u2019intérieur de nous.Pour moi, la \u201cféménitude\u201d est présente autant chez l\u2019homme que chez la femme », explique la créatrice.Jorane a mis des « tempêtes de sable » dans Hemenetset, de « grosses vagues », « une forêt luxuriante avec des fleurs », « des chutes » : « Il y a la sécheresse et il y a l\u2019abondance en même temps, il y a l\u2019apesanteur et la lourdeur : les contrastes sont très présents dans cet album », souligne-t-elle.« L a natu re fait partie d\u2019un des trois liens s a c r é s q u e j\u2019ai envie de représenter d a n s c e t t e œuvre, mais aussi dans ma vie, ces trois l ie n s ét a nt l e lien à l\u2019autre, le lien à soi et le lien à la nature. » Une trinité bien verbalisée par Abdennour Bidar dans son livre Les tisserands, précise Jorane.MATRICE MUSICALE Bien que la matrice de cet univers soit musicale, le projet s\u2019exprime à travers plusieurs formes d\u2019art.« C\u2019est de la musique que part cette énergie qui va ensuite se décliner dans l\u2019éclairage (Atomic3), dans le mouvement (Deborah Brown), dans les costumes (Julie Charland), etc. » énumère celle qui s\u2019est entourée de plusieurs collaborateurs.Notamment François Blouin, avec qui elle s\u2019associe pour la mise en scène.« C\u2019est quelqu\u2019un qui est à l\u2019affût de tout ce qu\u2019on pourrait vouloir créer avec les nouvelles technologies », affirme- t-elle.Il travaille d\u2019ailleurs sur un clip en réalité augmentée pour la pièce Nouvelle novembre et c\u2019est à lui qu\u2019on doit l\u2019herbier [lestectoniques.ca] des Tectoniques, un morceau de 10 minutes présenté sur une page Web où les visiteurs activent librement chaque élément qui la compose par l\u2019entremise de dessins de fleurs.« Si la musique ne joue pas, cette fleur ne danse pas.Elle va réagir à la musique qui est commandée par la partie musicale qu\u2019elle représente.Avec des pièces de dix minutes, on ne pouvait pas faire des clips classiques, car ça devient un court métrage rendu là », explique Jorane.La technologie fait maintenant partie prenante des créations de la compositrice qui joue de la harpe, du violoncelle et de sa voix dans cet album.Comme dans des productions antérieures, les mots s\u2019effacent pour laisser la place aux sons qui ne cherchent pas l\u2019esthétisme à tout prix, mais plutôt le pouvoir de l\u2019évocation.« Parfois, on a des sons plus gutturaux, des sons qui sont dans la racine, dans la terre.D\u2019autres fois, on a des sons plutôt dans la dentelle, dans la lumière.L\u2019objectif est d\u2019avoir accès à ces contrastes afin d\u2019évoquer le maximum d\u2019émotions », explique-t-elle.LA PIÈCE MÈRE C\u2019est par ce processus qu\u2019est né Hemenetset.« Ce son hemenetset arrivait au même endroit de façon très concrète et revenait pareil tout le temps.C\u2019est vraiment devenu un moment très important parce qu\u2019il se trouve être dans la dernière pièce, qui est un peu la pièce qui regroupe toutes les autres, la pièce mère, la conclusion.Pour moi, hemenetset est devenu un mot, c\u2019est devenu ce projet au complet.C\u2019est un mot qui s\u2019incante à l\u2019impératif, qui est un appel à l\u2019ultime expression de soi. » Jorane est très reconnaissante des personnes qui ont partagé sa curiosité artistique et développé l\u2019univers qu\u2019elle voulait faire émerger (notamment Geneviève Clermont, Vanessa Marcoux, Lana Tomelin, Sophie Coderre, Mathieu Désy, Martin Lizotte, Geneviève Toupin, Chloé Lacasse, André Simard, Marc Bell).Dans la dernière année, Marc Bell et elle ont accumulé 100 jours de studio pour cet album.« Marc est un réalisateur compositeur de projets multimédia à grand déploiement, je savais qu\u2019il n\u2019aurait pas peur de l\u2019architecture musicale que j\u2019allais proposer et qu\u2019il allait, avec moi, plonger dans cet univers avec curiosité et patience », affirme Jorane.Avec lui, elle a travaillé un son « froid », aérien, inspiré notamment par Johann Johannsson, Björk et Sigur Rós.JORANE SUIVRE SON INSTINCT Dans la création d\u2019Hemenetset, un projet d\u2019envergure mené depuis six ans, Jorane dit avoir a suivi son instinct.\u2014 PHOTOS DAMIAN SIQUEIROS/ ÉLÉMENTS GRAPHIQUES JEFF CLERMONT JORANE Hemenetset CLASSIQUE L-A Be laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M13 CINÉMA LÉA HARVEY Le Soleil QUÉBEC \u2014 Qu\u2019on ait rencontré Maria Chapdelaine par pur hasard sur une tablette de librairie ou \u2014 de façon un peu forcée \u2014 dans un cours de littérature, il ne fait nul doute que ce succès international de Louis Hémon charme bon nombre de lecteurs et d\u2019artistes depuis sa parution, en 1913.Ce n\u2019était donc qu\u2019une question de temps avant que Sébastien Pilote s\u2019y plonge à son tour.Le livre teinte d\u2019ailleurs l\u2019œuvre du réalisateur depuis plusieurs années : il en a intégré quelques éléments dans son premier long métrage, Le vendeur, en nommant entre autres l\u2019un de ses personnages François Paradis.Son second film, Le démantèlement, lui apparaît comme étant en quelque sorte « la suite » de l\u2019œuvre littéraire.« J\u2019avais un peu l\u2019impression de faire un sequel de Maria Chapdelaine : qu\u2019est-ce qu\u2019on fait aujourd\u2019hui des terres qu\u2019on a défrichées il y a 100 ans? » explique le cinéaste.Pas question toutefois de se laisser influencer par les autres adaptations cinématographiques de Maria Chapdelaine.Le cinéaste le répète : « S\u2019il y avait eu dix films adaptés du roman, j\u2019aurais voulu faire le onzième. » Celui qui scé- narise et réalise aujourd\u2019hui la quatrième version sur grand écran a donc pris plaisir à redécouvrir Maria Chapdelaine, mais toujours avec cette envie de « revenir à l\u2019essentiel ».Bien que le rôle ait été confié à des actrices plus âgées par le passé, Maria n\u2019est, dans le livre, qu\u2019à l\u2019aube de la majorité.Elle est une jeune femme « à la frontière entre le monde des enfants et celui des adultes », rappelle Sébastien Pilote.« Quand tu as 30 ans, en 1910, et que tu habites chez tes parents, ça teinte le personnage terriblement.Ce qu\u2019on montre, finalement, c\u2019est l\u2019été de ses 16 ou 17 ans, l\u2019été de ses premiers amours », soutient le natif de Saint-Ambroise, village du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean situé à quelques dizaines de kilomètres du lieu où se déroule l\u2019histoire, aux abords de la rivière Péribonka.Pour le réalisateur, il s\u2019agissait donc ici de raconter le tout « d\u2019une nouvelle manière », d\u2019« explorer les ambiguïtés du roman » et les différentes métamorphoses qui se produisent, tant dans le paysage entourant la concession Chap- delaine que chez les êtres qui la défrichent.Une façon pour lui d\u2019éloigner cette histoire des idées conservatrices et religieuses qu\u2019on lui a « collées à la peau » sans pour autant la moderniser : « Faire des scènes montrant, par exemple, les personnages en train de s\u2019embrasser, je crois que ça aurait été une erreur.L\u2019étiquette paysanne faisait qu\u2019à l\u2019époque, il y avait une distance, un respect.Je trouve ça très beau.On peut en dire beaucoup en disant peu de mots. » LE TEMPS AU XXe SIÈCLE Tourné à Normandin, au nord de Saint-Félicien, le long métrage fait voyager le public en 1910, au cœur d\u2019une forêt dense d\u2019épinettes, que l\u2019on verra sous tous les angles, aux couleurs de toutes les saisons.Un lieu symbolique plus qu\u2019écologique.« C \u2019e s t p a r a d o x a l a v e c aujourd\u2019hui.En environnement, on ne veut pas couper les arbres.Mais, dans Maria Chapdelaine, couper les arbres, c\u2019est positif.À l\u2019époque, la forêt est un peu comme le diable.Elle est inquiétante, sépare des gens, des paroisses ou empêche de cultiver », affirme Sébastien Pilote, qui tenait à mettre en lumière cet aspect du roman.En plus de placer au cœur de son film le territoire du Saguenay \u2014 Lac-Saint-Jean, le réalisateur fixe sa caméra sur tout le travail fait par ces hommes et ces femmes qui ont peuplé le nord de la province.Le tout dans des conditions souvent plus que difficiles.Pour ce faire, le cinéaste « épouse le rythme de l\u2019époque ».Un film de 159 minutes qui met ainsi en images le « passage du temps », les instants de dur labeur comme les parties de cartes et les veillées chez les voisins où l\u2019on discute, où on raconte de longues histoires.« Les gens n\u2019avaient pas constamment quelque chose à faire sur leur tablette ou leur téléphone.Ils devaient s\u2019occuper de toutes sortes de manières.C\u2019est un film de survivance, d\u2019hivernement », soutient le cinéaste passionné et surtout fier de son projet dont le format a été pensé pour les salles de cinéma.Maria Chapdelaine sera présenté sur une centaine de grands écrans, partout au Québec, dès le 24 septembre.L\u2019actrice Sara Montpetit et le réalisateur Sébastien Pilote \u2014 PHOTO LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI La famille Chapdelaine en 1910 sur sa terre de Péribonka, avec Maria (Sara Montpetit) au centre, le père Samuel Chap- delaine à sa droite (Sébastien Ricard) et la mère Laura Chapdelaine à sa gauche (Hélène Florent).\u2014 PHOTO PIONNIERS PRODUCTIONS INC.MARIA CHAPDELAINE DANS LA LENTILLE DE SÉBASTIEN PILOTE LIRE LES TROIS PRÉTENDANTS DE MARIA \u203a M14 SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M14 CINÉMA LES TROIS PRÉTENDANTS DE MARIA Les trois prétendants qui courtisent Maria Chapdelaine.De gauche à droite, Eutrope Gagnon (Antoine Olivier Pilon), François Paradis (Émile Schneider) et Lorenzo Surprenant (Robert Naylor).\u2014 PHOTO PIONNIERS PRODUCTIONS INC.EUTROPE GAGNON, «?L\u2019HABITANT?» Q Antoine Olivier Pilon, ton personnage pour toi, c\u2019est\u2026 R Eutrope, c\u2019est le voisin le plus proche de la concession Chapdelaine.Il vit de la même manière qu\u2019eux.Il a sa terre.C\u2019est vraiment l\u2019habitant avec ses valeurs classiques.Il illustre un peu la tradition.Il est poli, doux, toujours prudent lorsqu\u2019il parle avec Maria.Q Pourquoi les films comme Maria Chapdelaine sont-ils toujours importants pour le cinéma québécois, en 2021?R Parce qu\u2019il s\u2019agit de représenter, au grand écran, ces années-là qu\u2019on oublie parfois.Pour voir la dureté de cette époque.Pour réaliser ce que les gens ont dû traverser pour nous permettre d\u2019être là aujourd\u2019hui, établis.C\u2019est une réalité qu\u2019on ne comprend pas nécessairement à l\u2019école, dans nos cours d\u2019histoire.Dans le film, je crois que c\u2019était un des défis de Sébastien [Pilote] de montrer ça.C\u2019est finalement un bel hommage qu\u2019on rend à nos ancêtres.FRANÇOIS PARADIS, «?L\u2019ENFANT SAUVAGE?» Q Émile Schneider, ton personnage pour toi, c\u2019est\u2026 R C\u2019est l\u2019enfant sauvage, l\u2019amour d\u2019été.D\u2019un côté presque spirituel, c\u2019est comme un esprit qui passe, comme des gens qu\u2019on croise sur notre route et qu\u2019on ne reverra jamais.François Paradis est chargé d\u2019une volonté de ne pas être dans aucun dogme.Il va fuir tous ces cadres.Au moment où il décide de s\u2019y résoudre, il ne revient jamais\u2026 Q Pourquoi les films comme Maria Chapdelaine sont-ils toujours importants pour le cinéma québécois, en 2021?R On n\u2019a pas beaucoup de films d\u2019époque à grand déploiement contrairement à la France, par exemple.On a l\u2019impression que oui, parce qu\u2019on a eu Les pays d\u2019en haut à la télé, mais ce n\u2019est pas vraiment le cas.C\u2019est aussi un long métrage super-Blanc, avec de vieilles valeurs, mais ça traduit un pan de notre histoire.On vient de là et ça explique le travail qu\u2019on a encore à faire aujourd\u2019hui.C\u2019est aussi un hommage aux bâtisseurs du Québec et des pays du Nord qui ont tellement travaillé fort pour juste habiter des lieux! C\u2019est un acte de mémoire que l\u2019on archive dans une œuvre cinématographique.Maria Chapdelaine, c\u2019est un film qui va être important longtemps.LORENZO SURPRENANT, L\u2019HOMME MODERNE Q Robert Naylor, ton personnage pour toi, c\u2019est\u2026 R De la façon dont il est présenté dans le livre, Lorenzo est un peu le méchant qui arrive des États-Unis pour voler Maria.Mais Sébastien [Pilote] ne voulait pas nécessairement le montrer comme ça.Il souhaitait illustrer quelqu\u2019un d\u2019authentique, qui croyait réellement en sa proposition [d\u2019amener Maria aux États-Unis].Il a connu le mode de vie de Maria.Il vient de là.Il représente donc la modernité, le changement d\u2019époque vers un monde plus industriel.Q Pourquoi les films comme Maria Chapdelaine sont-ils toujours importants pour le cinéma québécois, en 2021?R Ce que j\u2019aime beaucoup avec la proposition de Sébastien, c\u2019est qu\u2019on reconnaît ces personnages-là.C\u2019est une façon de voir comment les choses ont changé ou sont restées pareilles.Ce que je trouve drôle, c\u2019est que la pandémie nous rapproche de ce style de vie.On est un peu isolé.On joue ensemble autour de la table.Pour moi, c\u2019est intéressant que ce film-là sorte en même temps que la planète vit elle aussi une sorte d\u2019isolement.PROPOS RECUEILLIS PAR LÉA HARVEY, LE SOLEIL laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M15 CINÉMA QUÉBEC \u2014 Maria Chapdelaine a été interprétée par Madeleine Renaud et Michèle Morgan dans les adaptations françaises de Julien Duvivier et Marc Allégret, puis par Carole Laure dans celle du réalisateur québécois Gilles Carle.Il revient aujourd\u2019hui à Sara Montpetit d\u2019incarner la jeune femme aux prises avec une décision importante pour son avenir.Si Sara Montpetit n\u2019avait jamais lu le roman avant de donner son nom pour le rôle, elle est rapidement tombée sous le charme de la qualité et de « la poésie du texte ».Un vrai « coup de cœur », lance-t-elle au bout du fil.Selon l\u2019actrice, on a souvent mythifié Maria Chapdelaine alors qu\u2019elle n\u2019est, au fond, qu\u2019une fille très simple : « Ce n\u2019est pas faux.C\u2019est avec cette simplicité qu\u2019elle devient plus grande que nature.Mais j\u2019ai l\u2019impression que Maria est une femme d\u2019aujourd\u2019hui comme une femme d\u2019avant.C\u2019est un peu ma grand-mère, ma mère et ma sœur.Ses choix ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux de notre époque, mais ils sont semblables. » Après un processus d\u2019audition qui aura duré, en tout et pour tout, un an, Sara Montpetit est débarquée sur le plateau de Maria Chapde- laine à l\u2019âge de dix-huit ans, sa toute première présence sur le tournage d\u2019un long métrage.Celle qui s\u2019est davantage retrouvée sur les planches des théâtres a donc beaucoup retenu de cette nouvelle expérience.En plus d\u2019apprendre les conventions du milieu cinématographique et de jouer sans public, entourée d\u2019une quarantaine de personnes dans un petit espace, Sara Montpetit a dû se concentrer pour interpréter Maria « par l\u2019intérieur ».« L\u2019histoire passe par son regard, alors je devais vraiment parler par mes yeux.Ça a été un défi de faire ressortir l\u2019amour, la colère, la peine, l\u2019espoir.Parfois tout ça mélangé en même temps », explique celle qui devait être présente dans presque toutes les scènes, mais dont le rôle- titre ne comportait pas beaucoup de lignes.RACONTER À NOUVEAU Pour Sara Montpetit, Maria Chap- delaine est en quelque sorte une légende que tous ont le loisir de réinterpréter comme bon leur semble.« C\u2019est nécessaire de retravailler nos histoires, de les faire survivre », explique-t-elle.Loin de se lasser de ce type d\u2019œuvres, la jeune actrice croit qu\u2019il est au contraire important de « réapprendre à aimer ces classiques » puisqu\u2019on peut toujours en faire plusieurs lectures.LÉA HARVEY, LE SOLEIL MARIA, UNE FEMME D\u2019HIER ET D\u2019AUJOURD\u2019HUI La vraie forêt, le froid, la chaleur intense et les moustiques ont beaucoup inspiré Sara Montpetit pour jouer Maria Chapdelaine.\u2014 PHOTO PIONNIERS PRODUCTIONS INC.« L\u2019histoire passe par son regard, alors je devais vraiment parler par mes yeux.Ça a été un défi de faire ressortir l\u2019amour, la colère, la peine, l\u2019espoir.Parfois tout ça mélangé en même temps. » \u2014 Sara Montpetit 0074956 « Un conseil : réservez votre dîner pour après la séance.Vous n\u2019aurez jamais autant de plaisir à savourer de bonnes choses ! » Sud Ouest « Un divertissement savoureux ! » Femme Actuelle « Sensuel et romanesque.» La Croix L\u2019autre révolution de 1789 : ils vont créer le premier restaurant un ?lm de Eric Besnard Maintenant au cinéma SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M16 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune « C\u2019est une question de feeling », chantaient Fabienne Thibeault et Richard Cocciante.Quand on visite l\u2019Alberta, c\u2019est surtout une question de timing pour savoir si les plus beaux panoramas se déploieront sous nos yeux.Cet été, aux risques de croiser des ours ou de se noyer dans une foule trop dense, s\u2019ajoutaient les écrans de fumée qui s\u2019entortillaient tout autour des plus beaux sommets.La vraie de vraie solution, pour ne pas être déçu, aurait été de planifier de façon serrée pour fréquenter les sites d\u2019intérêt à l\u2019extérieur des heures d\u2019achalandage, et, paradoxalement, d\u2019avoir prévu du temps libre pour changer les plans si la fumée se faisait trop présente.Les secteurs brumeux en matinée avaient tendance à se dégager en fin de journée, ou vice versa.Par exemple, autour de la ville de Banff, dans le parc national du même nom, on peut planifier plusieurs randonnées de quelques heures.Le secteur du lac Minnewanka, un plan d\u2019eau pas tout à fait aussi turquoise que le populaire lac Louise, trônait tout au sommet de ma liste.J\u2019y avais notamment repéré le sentier de Bankhead, qui permet de se promener dans les ruines d\u2019un ancien village minier.Mais j\u2019ai finalement poursuivi ma route directement jusqu\u2019au plan d\u2019eau, le plus grand du parc national, pour y casser la croûte.Le lac Minnewanka est le seul à être accessible pour les embarcations à moteur.Un sentier de 12 km mène à un point de vue d\u2019où on peut souvent, semble-t-il, voir des chèvres de montagne.Mon enthousiasme a toutefois été freiné par la petitesse du stationnement, où il était presque impossible de trouver un espace vacant, et par les avis de la présence d\u2019ours.Les grosses bêtes sont réputées nombreuses autour du lac, si bien qu\u2019il est conseillé, et parfois obligatoire, de faire des groupes d\u2019au moins quatre randonneurs pour s\u2019aventurer en nature.Les Des pots d\u2019encre dilués par la pluie JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M17 VOYAGES livres sur l\u2019Alberta le disent.Les employés des hôtels aussi.Et la signalisation renchérit.Bien qu\u2019une rencontre avec un ours puisse se transformer en histoire incroyable à raconter au retour, il ne m\u2019apparaissait pas judicieux de risquer l\u2019aventure.Pour une promenade à pied, ce serait donc le plan B, pas forcément plus judicieux considérant le temps qui courait à grandes enjambées, de visiter le canyon Johnston, à une vingtaine de kilomètres au nord de Banff.Les canyons, ils sont souvent traîtres, puisqu\u2019ils nous proposent d\u2019abord une descente avant de nous achever, sur le chemin du retour, avec une remontée éreintante.On paye à postériori pour l\u2019exaltation ressentie en début de parcours.Le canyon Johnston, lui, est plutôt familial et présente une faible dénivellation.Hourra! C\u2019est ce qui explique un fort achalandage.Il est préférable de s\u2019y rendre tôt en matinée ou plus tard en journée.J\u2019y étais sur le coup (de gong) de 16 h.Le gong, c\u2019était le tonnerre en écho, caché derrière de lointains nuages cendrés.Les touristes arrivés en même temps que nous se risquaient néanmoins sur les sentiers, en direction, à un kilomètre environ, d\u2019une première chute d\u2019eau.Le chemin, souvent sur une passerelle à flanc de falaise, permet une vue sans pareil sur l\u2019eau cristalline de la gorge.On croirait l\u2019eau si propre qu\u2019on se risquerait presque à en goûter une lampée.Un étroit tunnel permet aux influenceurs en herbe de s\u2019approcher de la chute pour s\u2019y photographier.Mononcle, qui craignait la colère de Señor Météo, ne s\u2019est pas attardé dans la file beaucoup trop longue et a poursuivi vers la deuxième chute, plus grosse, plus haute, un autre kilomètre plus loin.On dit que les algues qui s\u2019y trouvent, sous l\u2019effet du soleil, créent une espèce de « mur miroitant ».Le chagrin qui commençait à tomber du plafond nuageux ne m\u2019aura pas permis de le constater.De là, il reste trois kilomètres pour atteindre les pots d\u2019encre (Ink Pots), six flaques d\u2019eau fraîche de couleurs vives allant du vert au bleu, qui constituent l\u2019attraction principale pour quiconque a les rotules assez solides pour 45 minutes de randonnées supplémentaires.Après la deuxième chute, le sentier quitte la gorge et s\u2019aventure en forêt.Le ciel a d\u2019un coup diminué sa luminosité d\u2019un coup comme je m\u2019enfonçais sous les feuillages.Le gong rapprochait de minutes ses grondements percutants.J\u2019ai pris conscience que la plupart des touristes avaient rebroussé chemin.J\u2019ai constaté, itou, que nous n\u2019étions que deux, sans personne devant ou derrière.Les ours, ça craint le tonnerre autant que les humains?Aux tambours qui s\u2019harmonisaient s\u2019est ajoutée une trombe d\u2019eau que les cimes denses ne parvenaient pas à retenir.J\u2019avais tout à coup les galoches dans la flotte, en dedans, et dans la boue, en dehors.L\u2019imperméable suffisait à peine à garder l\u2019appareil photo au sec.L\u2019envie de rebrousser chemin revenait périodiquement, aussi rapidement qu\u2019un ballon poire qu\u2019on frapperait à répétition.Ils paraissaient soudain loin, ces pots d\u2019encre.Et on n\u2019y verrait probablement pas grand-chose non plus, foi des rares touristes français qui venaient de s\u2019y river le nez.Mais l\u2019orgueil a gagné.Je n\u2019allais pas abandonner de si bon chemin.Mais voilà, la forêt s\u2019est éclaircie en même temps que le ciel, néanmoins encore gris.La brume léchait désespérément les montagnes avant de s\u2019évanouir.La clairière autour des pots d\u2019encre présentait les rigoles de la rivière dans un accoutrement bien différent de celui de la gorge observée plus tôt.Malgré le froid relatif qui me gagnait et le manque d\u2019éclat des couleurs des « encriers », le silence presque complet m\u2019apaisait.Le site, normalement achalandé, était désert.Les couleurs qu\u2019on promettait éclatantes semblaient diluées par les averses.Que nous, l\u2019écho du tonnerre qui s\u2019éloignait et la rivière qui suivait son cours.Pas d\u2019éclat sur les photos.Pas de percée de soleil.Mais j\u2019ai fait la paix avec ma décision d\u2019aller au bout du sentier malgré les conditions exécrables.Si les pots d\u2019encre à eux seuls n\u2019ont pas suffi à me couper le souffle, l\u2019environnement dans lequel ils sont campés, lui, m\u2019a un peu donné l\u2019impression de flotter sur un nuage au bout du monde.Le chemin du retour s\u2019est fait sans anicroche ni ours.Les sentiers s\u2019étaient vidés.L\u2019averse avait dispersé la file près de la première chute.L\u2019eau cristalline n\u2019était plus.C\u2019était une question de timing.Le lac Minnewanka est le seul de tout le parc national de Banff où les embarcations à moteur sont acceptées.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU Au canyon Johnston, les cuves d\u2019eau colorées appelées pots d\u2019encre (Ink Pots) sont moins impressionnantes que le panorama lui-même.Il faut dire que la pluie a joué les trouble-fêtes en diluant les couleurs éclatantes dont se réjouissent normalement les touristes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M18 VOYAGES EXPATRIÉS FRANCIS HIGGINS Le Soleil NOM : Océane De Sorgher ÂGE : 29 ans PROFESSION : enseignante VILLE D\u2019ORIGINE : Sherbrooke VILLE D\u2019ADOPTION : Tanger, au Maroc PARTIE DEPUIS : 2017 MA TRAJECTOIRE\u2026 « J\u2019ai rapidement compris que je n\u2019étais pas faite pour rester au même endroit.Tout en finissant mes études [à l\u2019Université de Sherbrooke en enseignement au préscolaire et au primaire], j\u2019ai postulé pour travailler dans une école au Royaume-Uni.Je me suis dit que je partais juste pour un an, mais peu de temps après je signais un autre contrat pour travailler en Pologne.Je me suis dit : allez, c\u2019est ta dernière année\u2026 mais ça fait deux ans que j\u2019habite maintenant au Maroc.Je vous rassure : j\u2019ai arrêté de me dire que c\u2019était ma dernière année.J\u2019accepte le fait que je suis faite pour une vie d\u2019expatriée! » LA RAISON DU DÉPART\u2026 « En toute honnêteté, j \u2019avais besoin de prendre le large.J\u2019avais besoin de me vider la tête et de passer à un autre cap.Je passais une période assez difficile et j\u2019avais l\u2019impression d\u2019étouffer là où j\u2019étais.Au-delà de ça, j\u2019ai toujours su au fond de moi-même que je ne pourrais jamais rester trop longtemps à la même place; j\u2019ai la bougeotte! Je n\u2019ai jamais été aussi heureuse que depuis que le monde a les portes grandes ouvertes pour moi! » LE PLUS DUR À APPRIVOISER\u2026 « Je pense que le plus dur à apprivoiser, c\u2019est que culturellement parlant, nous sommes très différents.Les Marocains sont des gens adorables et ouverts, si heureux de faire découvrir leur pays.Mais nous n\u2019avons pas les mêmes codes sociaux.Certaines choses me choquent, qui font pourtant partie de leur quotidien.Toutefois, l\u2019adaptation est le mot d\u2019ordre et le jugement n\u2019a pas sa place dans l\u2019expatriation.Nous sommes des hôtes dans leur pays et non l\u2019inverse! » MA PLUS GRANDE SURPRISE\u2026 « J\u2019ai toujours été très sociable, mais je n\u2019avais pas réalisé à quel point les rencontres qu\u2019on fait en tant qu\u2019expatriée deviennent rapidement profondes et intenses.Nous sommes un petit groupe de personnes qui ont la même réalité et le lien que nous créons avec les autres est incroyable.Nous avons rapidement l\u2019impression de faire partie d\u2019une grande famille.» JE MANGE\u2026 « Beaucoup trop au Maroc! La nourriture ici est succulente! Couscous, tajine [ragoût de viande cuit à l\u2019étouffée dans un récipient conique], bissara [une sorte de soupe aux pois] et thé à la menthe, etc.Je n\u2019ai jamais autant pris plaisir à déguster que depuis que j\u2019habite ici! » J\u2019HABITE\u2026 « À Tanger, dans un chouette petit appartement en plein centre-ville.Je dois préciser : petit ici signifie grand pour nous! La modération n\u2019a pas meilleur goût ici.Tous les appartements sont immenses et richement meublés.J\u2019ai même la chance d\u2019avoir une immense terrasse.J\u2019ai des palmiers pas loin de chez moi, c\u2019est génial! » UN BON COUP DE MA VILLE D\u2019ADOPTION QUE JE RAPPORTERAIS AU QUÉBEC\u2026 « La simplicité! Un Marocain m\u2019a dit une fois : vous avez l\u2019heure et nous avons le temps.C\u2019est tellement vrai! Ici, nous ne vivons pas au rythme de la pression du temps, tout est au rythme des gens.[De plus], tout est accessible, il y a toujours une solution pour tout! Tu veux quelque chose, tu peux être certain qu\u2019ils vont tout faire pour te rendre heureuse et te le procurer.Je me rappellerai toujours la fois où j\u2019ai voulu des patates douces et qu\u2019il n\u2019y en avait plus au marché.Le lendemain, un vendeur était devant chez moi parce qu\u2019il m\u2019avait trouvé des patates douces la veille de l\u2019autre côté de la ville! » JE REVIENDRAIS VIVRE AU QUÉBEC?« Je ne pense pas! Le Québec est ma patrie et je l\u2019ai tatouée sur le cœur, je me sens très patriotique, mais mon bonheur se trouve au détour des routes et des aéroports.Je pense revenir vivre au Québec pour de bon le jour de ma retraite.Ou peut-être que je voudrais retourner m\u2019y établir le jour où j\u2019aurai des enfants.Pour le moment, je ne sais pas, mais je ne pense pas.» 1 «Le cap Spartel, à Tanger.» 3 «Moi dans le jardin Majorelle, à Marrakech.» \u2014 PHOTOS OCÉANE DE SORGHER Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre à l\u2019autre bout du monde.Pour le travail, par amour ou juste pour voir si l\u2019herbe y est plus verte.Le Mag présente ces expatriés qui racontent leur nouvelle vie à l\u2019étranger.LE CHOC DES CULTURES AU MAROC 2 «Tanger, là où j\u2019habite.» 1 2 3 laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M19 PHOTOGRAPHIES DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOT GRAPHES Chaque semaine, nos photographes des six journaux de la Coopérative nationale d\u2019information indépendante CN2i se lancent le défi de réunir leurs meilleures photos sur des thématiques précises.Pour visionner la galerie photos complète, visitez le www.latribune.ca, dans la section « Dans l\u2019œil du photographe ».À cinq jours des élections, le chef conservateur Erin O\u2019Toole a débarqué à l\u2019aéroport de Sherbrooke pour soutenir ses candidats de la région.Pierre Tremblay, qui fait campagne dans Compton-Stanstead, a filmé son arrivée.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Après une attente de 18 ans le Vert & Or a obtenu la toute première victoire de son histoire face au Rouge et Or de l\u2019Université Laval, par la marque de 23 à 17, samedi devant 2516 spectateurs au stade de l\u2019Université de Sherbrooke.Pier-Olivier Cadoret a marqué un touché pour contribuer à cette première victoire des Sherbrookois en 36 affron- temenet contre la puissance du football canadien.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Tous les renseignements à sherbrooke.ca/plannature Le jeudi 30 septembre 18 h 30 à 21 h Deux façons de participer sur la plateforme Zoom à la salle du Parvis (987, rue du Conseil) Inscription obligatoire en composant le 819 823-8000 (places limitées).Bienvenue à tous et à toutes! E X P R I MEZ- VOUS La conservation des milieux naturels de Sherbrooke vous tient à cœur?Vous voulez obtenir un portrait à jour de ces milieux naturels et vous prononcer quant à leur avenir?Participez à la soirée d\u2019information et d\u2019échanges à ce sujet.soirée d\u2019information et d\u2019échanges 0076449 SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M20 MARIE TISON La Presse MONTRÉAL \u2014 En fait, ils manquaient peut-être quelque chose.Une belle longue fin de semaine sur le bord de la rivière L\u2019Assomption à apprendre plein de choses utiles, par exemple.Le petit groupe d\u2019aspirants canoteurs s\u2019installe à des tables de pique-nique devant la rivière, sur le site d\u2019Au canot volant.La plupart ont fait du canot auparavant et ont même participé à de petites ou à de grandes expéditions.Ils veulent revenir à la base, améliorer leurs techniques ou encore progresser vers le canot d\u2019eau vive.Or, pour suivre une formation en eau vive, il faut avoir réussi un programme d\u2019introduction au canotage et, idéalement, une formation en eau calme.Bref, il faut revenir au Canot 101.L\u2019instructeur, Vincent Bellerose St-Jean, explique le premier objectif de la journée : être en mesure de canoter en ligne droite.Il faudra apprendre trois coups de pagaie : la propulsion, la propulsion circulaire et le fameux coup en J.Jusqu\u2019ici, tout va bien.Puis, ça se complexifie.Vincent présente des coups additionnels : l\u2019appel, l\u2019écart, l\u2019appel déporté.Et les incidences, réservées à l\u2019équipier avant.Les aspirants canoteurs s\u2019étonnent : ils pensaient que c\u2019était surtout l\u2019équipier arrière qui dirigeait l\u2019embarcation et que l\u2019équipier avant se bornait à propulser le canot sans trop réfléchir.Cette petite formation réserve des surprises.Les aspirants canoteurs essaient les fameux coups sur la terre ferme, puis descendent les canots sur la rive en essayant de ne pas s\u2019assommer les uns les autres (avec un succès très relatif).Le défi suivant est d\u2019embarquer dans les canots sans se retrouver à l\u2019eau (objectif réussi) et de commencer à mettre en pratique les connaissances nouvellement acquises.Les élèves font du progrès et parviennent bientôt à suivre une ligne relativement droite et à effectuer des virages sans trop s\u2019embourber sur les bords de rivière.Et sans se retrouver à l\u2019eau.Or, il fait extrêmement chaud, et l\u2019eau de la rivière L\u2019Assomption se fait de plus en plus invitante.Ça tombe bien : l\u2019exercice suivant consiste justement à se jeter à l\u2019eau.En fait, c\u2019est un exercice de récupération : un canot chavire, l\u2019équipe d\u2019un autre canot vient à la rescousse des naufragés en retournant et en vidant leur embarcation, puis en les aidant à le réintégrer.JOUR 2 À la fin de la journée, les aspirants canoteurs se sentent beaucoup plus confiants.Malheureusement, cette belle confiance est mise à rude épreuve le lendemain matin, dès le début du niveau II : Eau calme.Il faut apprendre à reculer, et donc à faire des coups renversés.Cette fois- ci, la ligne droite n\u2019est pas droite du tout, et les canoteurs vont joyeusement se perdre dans les grands herbages des rivages.Reculer sur un lac ne semble pas être d\u2019une extrême utilité (à part faire rire les témoins de la scène).Il s\u2019agit toutefois d\u2019une habileté très précieuse à maîtriser en prévision du canot en eau vive.Faire un peu de marche arrière avant un gros rapide, ça donne plus de temps pour réfléchir à la meilleure stratégie à adopter.La formation se transporte sur la terre ferme pour apprendre à fixer un canot sur une automobile.C\u2019est important, car personne n\u2019a envie de voir son canot s\u2019envoler sur l\u2019autoroute.Il y a plein de beaux nœuds à apprendre, qui vont certainement impressionner les copains lors de la prochaine sortie.Le groupe profite de l\u2019occasion pour aller s\u2019exercer sur un lac des environs.Si un grand héron s\u2019enfuit à la vue des élèves canoteurs, les huards poursuivent leur routine sans se soucier d\u2019eux et un gros ouaouaron demeure totalement amorphe.Sa totale confiance dans les nouvelles habiletés des canoteurs, pourtant tout près de lui, est un brin émouvante.Ledit ouaouaron serait peut-être plus nerveux s\u2019il assistait à la portion « solo » de la formation.Il y a un tout nouveau coup de pagaie à apprendre pour le canot en solo, le coup en C, qui comprend un petit appel en avant, une propulsion et un petit coup en J à l\u2019arrière.C\u2019est d\u2019une suprême élégance.lorsque c\u2019est bien maîtrisé.Pour l\u2019instant, les élèves se contentent d\u2019une certaine efficacité.Une petite compétition par équipe termine la formation, histoire de mettre en pratique les différents coups de pagaie dans un contexte ludique.Mine de rien, les élèves ont beaucoup progressé et ont profité de la formation pour nouer de nouvelles amitiés.Nos grands-parents auraient aimé.Consultez le site de Canot kayak Québec canot-kayak.qc.ca/ trouver-une-formation/ Consultez le site d\u2019Au canot volant canotvolant.ca/formation/ Pour suivre une formation en eau vive, comme celle-ci organisée il y a quelques années, il faut avoir réussi un programme d\u2019introduction au canotage et, idéalement, une formation en eau calme.Bref, il faut revenir au Canot 101.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE Le canot?Pfff.C\u2019est facile.Il suffit de pagayer, ça va tout seul.Bon, la ligne droite demeure un idéal inaccessible et quelques chavirages sont évités de justesse, mais c\u2019est facile quand même.Et puis, nos grands-parents ne suivaient pas de formation avant de s\u2019élancer sur les lacs et les rivières.CANOT 101 Ledit ouaouaron serait peut-être plus nerveux s\u2019il assistait à la portion « solo » de la formation.Il y a un tout nouveau coup de pagaie à apprendre pour le canot en solo, le coup en C, qui comprend un petit appel en avant, une propulsion et un petit coup en J à l\u2019arrière.C\u2019est d\u2019une suprême élégance.lorsque c\u2019est bien maîtrisé.Pour l\u2019instant, les élèves se contentent d\u2019une certaine efficacité. laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M21 PLEIN AIR D epuis longtemps, les arrêts brassicoles s\u2019invitent dans les voyages de Bianca Pomerleau.Maintenant, ils font aussi partie de ses escapades en randonnée.La globe-trotteuse nous fait découvrir 40 itinéraires avec le nouveau guide Randos bière au Québec.Il y a près de 20 ans que cette femme de Québec s\u2019intéresse à la bière, au point où cela devient un prétexte pour visiter une région\u2026 peu importe où dans le monde.« J\u2019ai toujours couru un peu ces bières-là.Même en Jordanie, on s\u2019entend que ce n\u2019est pas un pays réputé pour sa production bras- sicole.On a gratté et on a réussi à trouver cinq bières qu\u2019ils produisaient sur le territoire et où les acheter », raconte-t-elle, amusée.« Dès que j\u2019apprends l\u2019existence d\u2019une nouvelle microbrasse- rie et dès que j\u2019en ai l\u2019occasion, j\u2019essaie d\u2019aller la visiter.J\u2019aime aussi beaucoup assister aux évé- nements brassicoles, comme le Festibière. » Au fil des dernières années, elle a développé un intérêt pour la randonnée pédestre.C\u2019est lors d\u2019un voyage de presse dans l\u2019Hexagone qu\u2019elle découvre Randos bière en France.L\u2019étincelle est instantanée : il fallait, nous aussi, avoir un tel guide au Québec, pour refléter l\u2019effervescence du monde brassicole.Elle entend justement parler d\u2019une version québécoise dans les cartons\u2026 Après quelques échanges avec la maison d\u2019édition suisse Helvétiq (Québec Amérique ici), le projet voit le jour.« Je n\u2019ai rien inventé! » Il en a coulé, de la bière, depuis son premier atelier de dégustation et un périple initiatique en Belgique, il y a environ 20 ans.Au Québec, on comptait alors une poignée de brasseurs.« Notre contact avec la bière artisanale, c\u2019était vraiment des importations, les bières belges qu\u2019on pouvait trouver dans les dépanneurs spécialisés.Maintenant, je ne sais plus combien de sortes différentes on a.C\u2019est hyper effervescent.Moi, j\u2019ai un peu de difficulté à suivre toutes les nouveautés. » Qu\u2019est-ce qui distingue l\u2019univers brassicole québécois de ce qu\u2019elle a vu à l\u2019étranger?« Je pense que c\u2019est la proximité.C\u2019est sûr que ça doit se voir ailleurs aussi\u2026 Il y a des microbras- series qui sont dans de petits villages sans histoire, qui n\u2019ont pas nécessairement une offre touristique.Les gens vont se déplacer dans ces petits endroits-là pour aller visiter la microbrasserie.Quand on se promène de l\u2019une à l\u2019autre, on voit les brasseurs et propriétaires qui s\u2019entraident et se connaissent.On a un peu l\u2019impression qu\u2019elles sont interconnectées, qu\u2019elles n\u2019agissent pas toutes seules dans leur coin.Il y a beaucoup de communautés là-dedans\u2026 » Randos bière au Québec, c\u2019est tout près de 484 km de marche en cinq mois et 54 visites de microbrasseries.L\u2019autrice a dû faire des choix et composer avec certaines contraintes.Certains lieux incontournables de la randonnée, par exemple, ne comptent pas d\u2019enseigne houblonnée à proximité.Celle qui tient le blogue La Grande Déroute aurait bien aimé inclure toutes les régions.Or, on ne recensait pas de microbras- serie à la Baie-James lors de son passage, illustre-t-elle.La donne a changé depuis.La Gaspésie et les Cantons-de- l\u2019Est ont la part belle dans le bouquin de plus de 300 pages : ces vastes terrains de jeu s\u2019avèrent à la fois de hauts lieux de randonnée pédestre tout en regroupant d\u2019intéressants brasseurs.« Pour la réalisation du livre, j\u2019ai dû goûter toutes les sélections régulières de toutes les micro- brasseries visitées, dans le but de faire un choix diversifié.Si j\u2019avais été avec juste mes goûts, la sélection serait différente.Je voulais aller chercher des styles qui sortaient de l\u2019ordinaire ou qui campaient bien dans les styles plus traditionnels.Je voulais une bonne diversité\u2026 Ça m\u2019a forcée à apprendre à apprécier des styles que je n\u2019appréciais pas avant. » Confidence : je ne bois pas de bière, mais je m\u2019y intéresse de plus en plus pour savoir quoi acheter quand les ami(e) s viennent à la maison.J\u2019ai toutefois ciblé des sentiers à mettre sur ma liste, auxquels je n\u2019aurais pas nécessairement pensé.Qui sait, peut-être que davantage d\u2019ami(e)s auront envie de suivre sachant qu\u2019il y a une pinte au bout.Bianca Pomerleau raconte avoir elle-même fait plusieurs découvertes lors de la préparation du livre.« Je faisais de petites randonnées du dimanche, mais je ne m\u2019aventurais pas dans des choses plus costaudes, dit celle qui n\u2019avait jamais osé se frotter aux parcs nationaux de la Gaspésie et du Fjord-du-Saguenay.L\u2019intérêt a toujours été là, mais j\u2019avais l\u2019impression que ce n\u2019était pas accessible pour moi. » Avec une mère passionnée par la boisson houblonnée, les trois enfants (8, 10 et 13 ans) de Bianca Pomerleau comptent sans doute à leur actif plus de visites de microbrasseries que bien des gens.Les kilomètres en forêt se sont aussi additionnés.Parce que l\u2019autrice les a intégrés à son aventure pendant environ deux des cinq mois.« C\u2019était un peu leur baptême de rando.Je suis peut-être allée trop fort, ils ne veulent plus me suivre.Ils en ont fait beaucoup, beaucoup », s\u2019exclame-t-elle en riant.Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram à isabelle.pion RANDOS BIÈRE AU QUÉBEC Un guide pour étancher sa soif ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR Bianca Pomerleau s\u2019intéresse au tourisme brassicole depuis une vingtaine d\u2019années.\u2014 PHOTO FOURNIE, BIANCA POMERLEAU L\u2019autrice de Randos Bière au Québec a sillonné près de 500 km de sentiers pour la rédaction du livre.\u2014 PHOTO FOURNIE, BIANCA POMERLEAU SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M22 COCKTAILS MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale D ifficile de mettre le doigt sur l\u2019apéro automnal parfait.Quel est le spiritueux idéal à découvrir sur le balcon en contemplant les derniers rayons de soleil de la journée?Quel cocktail pourrait bien réchauffer contre les pointes acérées du vent froid et serait à la fois idéal avant d\u2019attaquer le souper?Il est grand temps de sortir votre whisky ou votre calvados.Plutôt associés au digestif, ces deux spiritueux vieillis en fût offrent des notes chaudes, épicées et gourmandes.Il suffit de les apprêter avec de l\u2019amertume et du vermouth pour en faire le meilleur apéritif automnal qui soit : le boulevardier.Le boulevardier a été créé dans les années 1920 à Paris par l\u2019éditeur Erskine Gwynne, qui était un régulier du bar de Harry MacElhone.Bien que le nom de son inventeur soit très difficile à prononcer, le boulevardier lui-même ne saurait être plus simple : il s\u2019agit d\u2019une simple variation de son grand cousin au gin, le negroni, créé en Italie en 1919.Tandis que le negroni est vif et aromatique, le boulevardier est riche et réchauffe l\u2019âme lorsque la température tombe.Le choix des ingrédients est crucial : un whisky ou un brandy de pomme de qualité avec un taux d\u2019alcool plus élevé que 40 %, du campari et un vermouth rouge pas trop sucré.Le zeste d\u2019orange arrondira les saveurs en bouche et, bien sûr, un gros cube de glace permettra au cocktail de ne pas se diluer pendant que vous en profitez longuement, emmitouflé dans votre gilet de laine préféré.Boulevardier INGRÉDIENTS \u2022 1,25 oz de bourbon ou de brandy de pomme \u2022 1 oz de campari \u2022 1 oz de vermouth rouge (ou 0,75 oz de vermouth de pomme rouge) \u2022 Zeste d\u2019orange (pour décorer) PRÉPARATION 1 Da ns u n ver re à méla nger rempli de g lace, ajouter tous les ingrédients et mélanger à la cuillère.2 Filtrer à la passoire dans un verre old fashioned muni d\u2019un gros cube de glace.3 Décorer d\u2019un zeste d\u2019orange.Santé! L\u2019APÉRO AUTOMNAL P H O T O A N N I E F E R L A N D MC/MD Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Genesis sont des marques de commerce appartenant à (ou accordées sous licence par) Genesis Motors Canada, une division de Hyundai Auto Canada Corp.Toutes les autres marques de commerce sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.Visitez www.genesis.ca ou communiquez avec votre distributeur Genesis pour tous les détails.Garantie de 5 ans/100 000 km (selon la première éventualité), entretiens réguliers gratuits, service de voiturier à domicile avec véhicule de courtoisie, garantie globale limitée inclus.Certaines limites s\u2019appliquent.Consultez un distributeur Genesis autorisé pour tous les détails.Entretien réguliers gratuits couvre tous les entretiens réguliers, tels que décrits dans le Passeport de service.Le plan ne comprend pas la réparation ou l\u2019entretien des pièces soumises à une usure ou à une détérioration normale.G70 2.0T SELECT 2022 AWD = prix de vente de 45 000$.À la location 48 mois: paiements de 248$ aux deux semaines, 1000$ de comptant à un taux de 2,9%.Limite de 16 000km/an.Modèles illustrés à titre indicatif seulement.Sujet à approbation du crédit.Détails sur place.O?res valides pour une durée limitée.Les o?res de location comprennent le droit sur les pneus neufs et la taxe sur le climatiseur.Frais d'enregistrement, d'assurance, d'immatriculation, RDPRM et toutes les taxes applicables en sus.Aucun dépôt de sécurité (0 $) sur tous les modèles.Kilométrage annuel de 16 000 km.15 ¢ par km additionnel pour tous les modèles.GROUPE BEAUCAGE PAR GENESIS ESTRIE GENESISESTRIE.CA 1-866-249-9716 4777 Boul.Bourque CONCESSION OUVERTE LE SAMEDI Irradiant une élégance athlétique, primée à maintes reprises, la G70 a été réinventée, mais elle vise toujours à transformer votre expérience de conduite.de 3,3 litres qui développe 365 chevaux, dotée d\u2019un échappement à soupape variable et d\u2019une traction intégrale de série.Mais la conduite n\u2019est que le début.Genesis vous offre aussi une expérience d\u2019acquisition et de propriété centrée sur vos besoins.Qu\u2019il s\u2019agisse de notre politique du meilleur prix et du prix tout inclus ou de notre service de voiturier et de livraison à domicile, nous nous engageons à ce que la nouvelle Genesis G70 vous offre des performances et une expérience de propriété incomparables.OFFRIR L\u2019INCOMPARABLE Location sur 48 mois | 1 000$ comptant | Taux de 2,9% /2SEM.248$ GENESIS G70 SELECT 2.0T AWD 2022 ELLE MET TOUT AU SERVICE DE L\u2019INCOMPARABLE.0074679 laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M23 VINS A u-delà de la Bourgogne, son terroir de prédilection, le pinot noir est de plus en plus présent dans les différentes régions de la planète vins, notamment au Canada.Parfois surprenants de complexité, les pinots canadiens sont souvent assez majestueux pour gagner l\u2019affection des incorruptibles du pinot noir.Même ceux qui ne vénèrent que la gamme des grands classiques.Et pour ceux qui doutent encore de leur appréciation du plus glorieux et laborieux des cépages, je dirais que ces cuvées sont susceptibles de confondre les plus sceptiques.Côté accords, le pinot noir est très polyvalent.Il accompagne aussi bien les viandes rôties que les poissons grillés et tout ce qui se cuisine avec des champignons.CLOS JORDANNE JORDAN VILLAGE PINOT NOIR 2019 24,95$ \u2022 14800762 \u2022 13 % \u2022 1 G/L En SAQ prochainement, voilà une primeur épatante de la région de l\u2019escarpement du Niagara, le Jordan Village 2019.Cette cuvée a été vinifiée pour la première fois en 2019, à partir de raisins soigneusement choisis dans le vignoble Talon Ridge et dans les vignobles Le Clos et Claystone, tous deux des sous-appellations du Twenty- Mile Bench.Thomas Bachelder, vigneron et œnologue pour le Clos Jordanne, confirme que c\u2019est un millé sime exceptionnel pour le pinot noir et pour la garde.Il décrit ce vin comme une combinaison presque parfaite d\u2019acidité vive qui offre en bouche une danse de saveurs de baies rouges et de mû res, avec une excellente longueur et une miné ralité texturé e.J\u2019ai eu l\u2019occasion de le déguster préalablement et quel coup de cœur! C\u2019est un joyau, et à ce prix, une excellente occasion de s\u2019en procurer une deuxième bouteille à laisser s\u2019épanouir au cellier.Bien qu\u2019il soit déjà très bon à boire maintenant, on suggère de le déguster entre 2023 et 2028, si vous avez la patience de l\u2019attendre.HIDDEN BENCH ESTATE PINOT NOIR 2019 37 $ \u2022 12582984 \u2022 13,5 % \u2022 1,8 G/L \u2022 BIO Pour mieux vous situer à Niagara, la région de l\u2019escarpement est située au nord de Niagara- on-the-Lake, entre Hamilton et Ste-Catharines.Les principaux vignobles gravitent autour des villages de Jordan et de Beamsville, où se trouve Hidden Bench, un petit domaine familial qui ne cesse d\u2019impressionner par la qualité de ses vins.Juste cet été à Londres, son Chardonnay Felseck Vineyard 2018 a remporté le prix « Best in Show », la plus haute distinction dé cerné e par les Decanter World Wine Awards 2021 qui comptait 18 000 vins de 56 pays.Le chardonnay lauré at est issu de vignes d\u2019une trentaine d\u2019anné es et d\u2019une seule parcelle.Les raisins sont vendangé s à la main, trié s et pressé s dé licatement en grappes entiè res, avant une fermentation avec levures indigè nes et un é levage de 14 mois en barriques de chê ne franç ais.Embouteillé e sans collage ni filtration, la cuvé e repré sente une petite production de 3500 bouteilles.Le vin sera mis en marché en septembre et une petite quantité sera disponible au Qué bec.En attendant, je vous propose d\u2019essayer leur pinot noir qui s\u2019inscrit aussi dans l\u2019excellence avec ses notes de violette et baies sauvages, avec des tonalités de thym sur des tannins élégants.À boire maintenant et jusqu\u2019en 2027.INNISKILLIN MONTAGUE VINEYARD PINOT NOIR FOUR MILE CREEK 2018 32 $ \u2022 14503522 \u2022 14 % \u2022 4,1 G/L À Niagara-on-the-Lake, le pinot noir de la parcelle Montague du vignoble Inniskillin est un autre incontournable, teinté de cerise et de poivre blanc, ample et savoureux, avec une portée qui évoque la terre et les champignons sauvages.Sautez sur l\u2019occasion de mettre la main sur une des dernières bouteilles qui restent dans le réseau, sinon il faudra attendre le prochain millésime, 2019 qui s\u2019est révélé être une année d\u2019exception pour le pinot noir de la région ontarienne.LA CANTINA VALLÉE D\u2019OKA PINOT NOIR 2019 25 $ \u2022 13952941 \u2022 12 % \u2022 1,4 G/L Plus près de chez nous, La Cantina est un vignoble de 20 hectares, judicieusement situé à flanc de colline devant le lac des Deux-Mon- tagnes dans la Vallée d\u2019Oka.Un terroir assez clément pour faire pousser des vitis vinifera comme le pinot noir, le chardonnay et le riesling, grâce à l\u2019influence des lacs et du fleuve St-Laurent à proximité.Le pinot noir de la gamme L\u2019empreinte distinctive du vigneron est magnifiquement balancé et gastronomique à souhait.Il est produit en petites quantités, seulement 950 caisses pour ce millésime qu\u2019on peut se procurer dans certaines épiceries spécialisées du Québec ainsi que par commandes en ligne ou directement au vignoble www.vignobleriviere- duchene.ca.BLUE MOUNTAIN RESERVE CUVÉE PINOT NOIR VALLÉE DE L\u2019OKANAGAN 2017 47 $ \u2022 14509529 \u2022 13 % \u2022 1,8 G/L Sur la côte ouest du Canada, les pinots noirs adorent le terroir de la vallée d\u2019Okanagan.Malheureusement, on en trouve que trop peu de ce côté-ci du pays.Celui du vignoble familial Blue Mountain est produit à partir d\u2019un site exceptionnel face au lac Okanagan avec des raisins sélectionnés dans leurs parcelles de vieilles vignes de 26 ans et plus.Le savoir-faire et la philosophie de la famille Mavety en font un vin de terroir précis et exceptionnel, tout autant que leur chardonnay et leur méthode traditionnelle.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com La région de l\u2019escarpement du Niagara est située au nord de Niagara- on-the-Lake, entre Hamilton et Ste- Catharines.Les principaux vignobles gravitent autour des villages de Jordan et Beamsville, où se trouve le petit domaine familial Hidden Bench qui ne cesse d\u2019impressionner par la qualité de ses vins et le célèbre Clos Jordanne, représenté sur la photo.\u2014 PHOTO VINS ARTERRA CANADA NATALIE RICHARD PLANÈTE VINS Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca Éloge du pinot noir canadien SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M24 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine Q Est-ce que l\u2019idée d\u2019écrire ce livre vous habitait depuis longtemps?R Depuis quelques années, l\u2019engouement que suscite l\u2019alimentation intuitive est notable.La littérature scientifique se multiplie, il y a aussi un intérêt grandissant de la population, peut-être parce que les gens en ont assez des diètes amaigrissantes, justement.Je pourrais aussi dire que, personnellement, ce désir de remettre en question les diètes remonte à beaucoup plus loin dans le temps, parce que j\u2019ai l\u2019impression d\u2019être née là-dedans, d\u2019avoir grandi dans cette culture-là.J\u2019en parle dans le livre : ma mère suivait des diètes lorsque j\u2019étais jeune.Quand j\u2019en parle avec elle, elle me raconte que tout le monde « comptait ses calories » dans ce temps-là, que c\u2019était comme ça.Quand j\u2019étais enfant, ça faisait tellement partie du quotidien que j\u2019avais l\u2019impression que toutes les mamans suivaient un régime.Alors quand j\u2019ai découvert cette approche positive de l\u2019alimentation, qui préconise un rapport sain avec la nourriture, ça a été une révélation pour moi, en quelque sorte.Q Qu\u2019est-ce que l\u2019alimentation intuitive, justement?R C\u2019est une solution de rechange aux diètes amaigrissantes, mais ce n\u2019est pas une méthode de perte de poids.C \u2019e s t v r a i - ment autre chose, une a p p r o c h e de la nour- r i t u r e q u i est bienveillante.Plutôt que d\u2019essayer d e c o n t r ô l e r ce qu\u2019on mange, notre corps ou notre poids, on est plus à l\u2019écoute de nos besoins.On essaie de comprendre nos comportements alimentaires, mais sans les juger.Des fois, on a tendance à être sévères avec nous-mêmes, mais si on a des comportements comme des rages alimentaires ou si on n\u2019écoute pas notre satiété, par exemple, il y a probablement des raisons sous- jacentes et c\u2019est ça qu\u2019on essaie de comprendre et d\u2019explorer.Dans l\u2019alimentation intuitive, il y a aussi cette idée que chaque personne est experte de son corps et est la mieux placée pour déterminer ses besoins, ses préférences, ses envies.Ce n\u2019est pas quelqu\u2019un qui lui dit quoi faire ou qui lui prescrit une seule bonne façon de faire les choses.L\u2019objectif, c\u2019est d\u2019améliorer son rapport avec la nourriture et son corps.Le but n\u2019étant pas de maigrir, mais de se sentir bien.Q Vous employez l\u2019adjectif grosse, dans votre livre.Le choix des mots était important?R Le m o t g ro ss e est s ou- vent perçu d e f a ç o n n é g a t i v e lorsqu\u2019on parle d\u2019une personne, mais quand il est utilisé pour une auto, une maison ou une transaction financière, c\u2019est au contraire vu comme merveilleux et positif.Or, plusieurs personnes grosses préfèrent ce terme à celui d\u2019obèse ou d\u2019embonpoint, parce que ceux-ci réfèrent à l\u2019indice de masse corporelle, une mesure qui vient avec beaucoup de bémols.On peut laisser ça aux études et au milieu médical; pour Nutritionniste clinicienne, Karine Gravel s\u2019intéresse à l\u2019alimentation intuitive depuis qu\u2019elle a creusé le sujet pendant son doctorat, il y a une dizaine d\u2019années.\u2014 PHOTO FOURNIE Nutritionniste clinicienne, Karine Gravel s\u2019est pour la première fois intéressée à l\u2019alimentation intuitive pendant son doctorat, en 2010.Elle a depuis ancré cette approche bienveillante de l\u2019assiette dans sa pratique.Elle en a mesuré les bienfaits.Et elle en a fait le cœur de son premier ouvrage : De la culture des diètes à l\u2019alimentation intuitive, publié chez KO Éditions et bien garni en anecdotes, souvenirs, observations, analyses et données de toutes sortes.Entrevue à propos de cette approche positive qui préconise une autre façon de voir, loin, très loin de la balance et de la démonisation des calories.L\u2019ALIMENTATION INTUITIVE, POUR VOIR L\u2019ASSIETTE AUTREMENT laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M25 EN CUISINE nous, au quotidien, ce n\u2019est pas très pertinent d\u2019être ainsi catégorisé selon son poids.Et on ne peut pas juger de la santé des gens à partir de leur poids.Q Le thème de la culpabilité revient à quelques reprises au fil des pages.R Oui, j\u2019ai même tout un chapitre là-dessus parce qu\u2019on apprend à se sentir coupables lorsqu\u2019on suit des diètes.À court terme, un régime, ça peut aller, mais après, ça se gâte.Des fois, c\u2019est trop rigide ou trop restrictif, ça nous amène à « tricher ».Automatiquement, on se sent coupables.On veut bien faire, mais ce qu\u2019on s\u2019impose va nous amener à nous sentir coupables (.).La pression de la perte de poids et de la minceur est très forte.On ne mange jamais le bon aliment ni la bonne quantité, on est toujours en train de se questionner, de se demander si c\u2019est correct ou pas : ça met beaucoup de pression! Il y a une étude, que je cite dans le livre, qui démontrait que les femmes au régime se sentaient coupables à 100 pour cent lors des repas et des collations de toute une semaine.Au t r e m e n t d i t , p e u i m p o r t e d a n s q u o i e l les piquaient leur fourchette, ce n\u2019était jamais correct! C\u2019est difficile de manger de cette façon-là, parce qu\u2019on met tout le plaisir de côté.Q Le plaisir autour de la table, c\u2019est quand même une clé importante, non?R Il y a plusieurs sortes de plaisir alimentaire et c\u2019est important parce que ça nous aide à avoir une relation saine avec la nourriture.Par exemple, si je mange quand je n\u2019ai pas faim ou si je mange des aliments imposés, je n\u2019aurai pas autant de plaisir que si je mange lorsque je suis en appétit et que je consomme les aliments que j\u2019ai envie de manger.La nourriture doit nous apporter une certaine satisfaction.Si, comme c\u2019est souvent le cas dans une diète, tout est déterminé d\u2019avance, les quantités comme les aliments, et qu\u2019on n\u2019a pas de spontanéité, on perd une partie du plaisir et on va peut-être chercher à manger encore ensuite pour ressentir une certaine satisfaction.On peut penser que si on a du plaisir à manger, on va avoir tendance à abuser, mais en réalité, ce n\u2019est vraiment pas ce qu\u2019on constate, ni dans les études ni en clinique.Quand on apprend à s\u2019écouter et à ne pas avoir d\u2019aliments interdits, le plaisir de manger est vraiment aidant.Q Au chapitre de la tyrannie de la minceur à tout prix, on blâmait auparavant les magazines et leurs publicités sur papier glacé.Maintenant, on pointe souvent les médias sociaux et les photos retouchées qui tapissent Insta- gram.Est-ce qu\u2019on a raison?R Pour se distancer de la culture des diètes, je conseille souvent aux gens de faire le ménage de leurs médias sociaux.Si on suit les comptes de personnes avec des corps constamment retouchés ou des groupes de pertes de poids, à tout instant, ça nous met cette pres- sion-là sous les yeux.Des fois, on critique Instagram, mais en même temps, c\u2019est un média où il y a aussi plusieurs comptes qui montrent la diversité corporelle.On est exposé à ce à quoi on est abonnés, de là mon idée de faire le ménage.Pour plusieurs de mes clients et clientes, c\u2019est un espace intéressant si on suit des comptes qui favorisent la diversité, qui vont dénoncer la grossophobie ou montrer des corps différents.Q Vous parlez de la culture des diètes dans laquelle vous avez grandi.Avez-vous l\u2019impression que les choses évoluent?R Quand une chose est ancrée dans une culture, c\u2019est sournois, parce que, étant donné qu\u2019on fait partie de cette culture, on ne se rend pas compte de tout ce qui la teinte.J\u2019ai quand même l\u2019impression qu\u2019il y a un grand mouvement où cet impératif de la minceur est remis en question.L\u2019alimentation intuitive n\u2019est pas une recette miracle, mais c\u2019est une vision qui rejette cette culture des diètes.Tout faire en fonction de maigrir tout le temps, ça commande énormément d\u2019énergie, et parfois, en plus, ce n\u2019est pas du tout réaliste.Après ça, l\u2019idée derrière mon livre, ce n\u2019est pas de dire quoi faire aux gens, mais de leur montrer d\u2019autres options.Q Est-ce qu\u2019adopter l\u2019alimentation intuitive commande un certain engagement?R Ça demande un certain travail, oui, une certaine introspection, aussi, mais en même temps, ce qu\u2019on apprend sur nous, on n\u2019aura pas à le réapprendre dans six mois, ce ne sera pas à recommencer deux fois par année.On adhère à cette approche à notre rythme, on se sent mieux et c\u2019est plus durable.Quand on regarde les statistiques au chapitre des diètes amaigrissantes, c\u2019est saisissant : au Québec, presque une femme sur deux fait au moins deux tentatives de perte de poids par année.C\u2019est cyclique, c\u2019est à recommencer.Et les données montrent que plus on fait des essais, plus le temps passe avec ces différentes diètes, plus ça augmente l\u2019insatisfaction corporelle et que ça diminue l\u2019estime de soi.Il y a des conséquences psychologiques à tout ça.Se retrouver constamment dans le contrôle, la perte de contrôle, la culpabilité, c\u2019est négatif et ça occupe beaucoup les pensées.Si toute cette énergie à vouloir maigrir, si on la mettait ailleurs, ce serait vraiment l\u2019fun.Questions, commentaires, suggestions?Écrivez-moi?: karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram?: karine.encuisine KARINE GRAVEL De la culture des diètes à l\u2019alimentation intuitive KO Éditions SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M26 JEUX DE SOCIÉTÉ FRANCIS HIGGINS Le Soleil Depuis toujours, dame Nature est la muse de nombre d\u2019artistes.Les concepteurs et illustrateurs de jeux de société n\u2019échappent certainement pas à sa magie! Voici cinq suggestions d\u2019excellents et superbes jeux inspirés par la nature, qui nous font aimer toujours plus notre belle planète bleue! 5 JEUX POUR LES AMOUREUX DE LA NATURE PLANET, BÂTIR SON MONDE 2 à 4 joueurs 30 à 45 minutes 8 ans + 46 $ à 50 $ Dans Planet, vous construisez rien de moins qu\u2019une nouvelle Terre, choisissant soigneusement l\u2019emplacement des océans, des forêts et des déserts que vous avez sous la main.Surprise : vous devez positionner les tuiles « Continent » aimanté es sur votre « cœur de planète », un dodé- caèdre magnétique qui prend l\u2019apparence d\u2019une véritable planète au fil de la partie.Façonnez des écosystèmes variés et vastes et vous pourrez réclamer des cartes « Animal » pour marquer des points.Tout le plaisir \u2014 pour les yeux comme pour l\u2019esprit \u2014 de ce jeu très simple pour toute la famille réside dans la confection et la manipulation de votre planète en trois dimensions.Quel bonheur de la voir prendre des formes et des couleurs dans nos mains! PHOTOSYNTHESIS, UNE PLACE AU SOLEIL 2 à 4 joueurs 30 à 60 minutes 10 ans + 50 $ à 57 $ C\u2019est bien connu, la photosynthèse est la manière dont les plantes utilisent la lumière du soleil comme source d\u2019énergie pour se nourrir.Or, d\u2019audacieux designers ont eu la curieuse idée de transposer ce processus en jeu de société.Et ça fonctionne à merveille! Dans Photosynthesis, vous incarnez donc\u2026 une forêt! Alors que le soleil tourne autour du plateau de jeu, vous semez des graines et assurez la pousse de vos arbrisseaux jusqu\u2019à ce qu\u2019ils deviennent les grands et majestueux rois de ce boisé.Mais l\u2019ombre portée par les arbres de vos adversaires risque de miner votre croissance.L\u2019étonnant Photosynthesis offre un casse-tête captivant dans un enrobage unique.Voir ses charmants arbres colorés peupler le plateau et pousser est tout à fait réjouissant! P H O T O Î L O 3 0 7 PHOTO ÎLO307 laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M27 JEUX DE SOCIÉTÉ WINGSPAN, AUX OISEAUX! 1 à 5 joueurs 40 à 70 minutes 10 ans + 76 $ à 80 $ À tout seigneur, tout honneur : l\u2019excellent Wingspan trône sans doute au sommet de bien des listes de jeux « nature ».A v e c r a i s o n ! L\u2019ornithologue en vous doit découvrir et a t t i r e r d e n o m b r e u x o i s e a u x d e d i f f é re nte s espèces dans vos habitats ( f o r ê t , p r a i r i e , m a r a i s ) .Chaque carte « oiseau » ajoutée à votre tableau vaut des points, mais permet parfois aussi de profiter des avan- tag es de plusieurs car tes d\u2019un coup.La sélection et la combinaison des cartes constituent l\u2019âme de Wingspan ; elles donnent au jeu une profondeur remarquable sans jamais nuire à sa fluidité.Qui plus est, on ne se lasse pas d\u2019admirer le matériel sur la table : les illustrations d\u2019oiseaux, la mangeoire qui sert à lancer les dés de bois et, surtout, les œufs colorés et jolis à croquer.On adore tout simplement, à plusieurs comme en solo! PARKS 1 à 5 joueurs 30 à 60 minutes 10 ans + 67 $ à 75 $ Si vous aimez la randonnée et rêvez de visiter les plus grands parcs nationaux des États-Unis, j etez un coup d\u2019œil à Parks.Chaque joueur y incarne deux promeneurs en excursion dans des sentiers panoramiques, amassant ressources, équi- p e m e n t e t photos-souvenirs.Au bout du voyage, v o u s v i s i t e z d e s parcs célèbres et amassez des points de victoire, si vos adversaires ne vous marchent pas d\u2019abord sur les pieds! Ce jeu de promenade bucolique donne l\u2019impression d\u2019une course zen, au ralenti, dans des décors de rêve, sans pour autant sacrifier la tension et les décisions intéressantes.Et on ne peut échapper à la beauté de ses illustrations colorées et de ses composantes parfaitement abouties.Parks est un jeu de collecte de cartes élégant qui satisfera vos pupilles, vos neurones et votre envie d\u2019aller marcher! MARIPOSAS 2 à 5 joueurs 45 à 75 minutes 14 ans + 58 $ à 60 $ On dirait de Mariposas que c\u2019est une course déambulatoire, un marathon dont vous décidez la direction et la distance.Un peu comme le font les papillons qui ont inspiré son thème.Dans ce jeu conçu par la designer de Wingspan, vous déplacez vos monarques depuis le Mexique vers le Canada, même jusqu\u2019à Québec si vous voulez! Votre objectif est de survoler l\u2019Amérique du Nord, de butiner des fleurs et, le plus important, de vous reproduire en chemin.En effet, les insectes qui amorcent la partie ne sont pas ceux qui atteignent le fil d\u2019arrivée; normal, puisque ces petites bêtes ont une espérance de vie plutôt courte.Mari- posas est un jeu à la fois amusant, tranquille et instructif avec une belle touche pour les amants de la nature! P H O T O Î L O 3 0 7 P H O T O Î L O 3 0 7 P H O T O R A N D O L P H SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M28 ACTUALITÉS Les enfants ne sont pas des pions D ans Le guide de la famille parfaite, le plus récent film de Louis Morissette, le père est prêt à payer sa fille pour qu\u2019elle excelle en quatrième secondaire.Pour un A à un examen, Rose empoche 100 $.Un B ?50 $.Un C, zéro. « C\u2019est juste qu\u2019on s\u2019est trouvé un petit système pour la garder motivée », justifie le père, Martin, lors d\u2019un souper de famille.Sur le coup, j\u2019ai bien rigolé en voyant cette scène.Puis, j\u2019ai eu un petit malaise. De manière peut-être un peu moins flagrante, on est encore beaucoup de parents à recourir allégrement aux récompenses pour motiver nos enfants.On leur offre des figurines s\u2019ils font leurs devoirs sans rouspéter, des jeux vidéo s\u2019ils réussissent leur examen, un voyage s\u2019ils maintiennent une moyenne de 90 % et plus.Les enseignants jouent aussi à fond avec la carotte et le bâton.Ils apposent des collants dans les agendas, dessinent des bonshommes sourires dans les cases des tableaux de renforcement et promettent des dîners pizza aux élèves assidus.Les enfants indisciplinés sont privés des « activités récompenses » ou, s\u2019ils persistent, collectionnent les retenues. Comme le père joué par Louis Morissette dans Le guide de la famille parfaite, la plupart des parents et des enseignants font appel à ce genre de récompenses de bonne foi, en ayant l\u2019impression que ça aide les enfants à réussir. Mais ça ne marche pas. Et parfois, ça leur nuit. C\u2019est un constat auquel la science est arrivée à maintes reprises, me dit Frédéric Guay, professeur à la faculté des sciences de l\u2019éducation à l\u2019Université Laval et titulaire de la chaire de recherche du Canada en motivation, persévérance et réussite scolaires.Mais les récompenses et des punitions semblent tellement scotchées au gros bon sens qu\u2019elles sont dures à décoller. « Il n\u2019y a pas un enseignant qui utilise les récompenses dans une optique de malveillance, dit M. Guay.C\u2019est dans leur conception : ils pensent que ça fonctionne, que c\u2019est quelque chose de bien.Ben non, ça ne fonctionne pas! » En fait, nuance-t-il, les récompenses peuvent marcher à court terme.Un élève peut se mobiliser pour terminer des résolutions de problème en maths s\u2019il veut avoir le droit de visionner un film le vendredi en classe.Mais son ardeur au travail risque fort de se dégonfler une fois le privilège retiré. « On n\u2019est pas toujours là à effectuer toutes nos tâches quotidiennes sous la gouverne de la récompense, dit Frédéric Guay.À un moment donné, il faut être proactif, il faut pouvoir agir, il faut pouvoir cultiver ce plaisir d\u2019apprendre pour rendre l\u2019individu autonome dans ses apprentissages.» La recherche a montré que lorsqu\u2019on est récompensé pour quelque chose, on a tendance à se désintéresser de ce qu\u2019on a fait pour l\u2019obtenir \u2014 à perdre le plaisir qu\u2019on retirait de l\u2019activité elle-même.Le problème des récompenses à l\u2019école, « c\u2019est que pour ceux qui aiment lire, écrire ou faire des mathématiques, ça tue aussi le plaisir qu\u2019ils ont d\u2019apprendre », souligne Frédéric Guay. Mais pourquoi ? Chaque enfant a un désir d\u2019être autonome, de se sentir libre d\u2019agir, note M.Guay.Or, « en donnant une récompense, vous le traitez comme un pion, quelqu\u2019un qu\u2019on déplace sur un échiquier en fonction de ce qui est attendu ».Selon M.Guay, nous ne sommes pas motivés par les récompenses, mais par le plaisir et le sens inhérents aux activités que l\u2019on effectue \u2014 ce qu\u2019on appelle la « motivation intrinsèque ».L\u2019ennui, bien sûr, c\u2019est que toute discipline \u2014 français, maths, science, musique, sports \u2014 exige de la pratique, et que la pratique n\u2019est pas toujours une partie de plaisir. Que faire alors?Edward Deci et Richard Ryan, deux scientifiques incontournables en matière de motivation scolaire, suggèrent de miser sur des activités qui tendant à combler trois besoins clés de l\u2019être humain : a) l\u2019autonomie b) la compétence et c) l\u2019appartenance.Si un ado démontre de l\u2019intérêt pour le piano, par exemple, une bonne façon de l\u2019encourager à pratiquer serait de lui laisser déterminer un horaire de pratique, de lui donner des défis juste assez difficiles pour qu\u2019il les réussisse avec un certain effort, et de le mêler à d\u2019autres ados avec qui il pourrait avoir du plaisir à jouer \u2014 dans un groupe de rock, par exemple.La pire stratégie serait probablement de lui promettre du temps de jeux vidéo en échange de ses pratiques au piano, ce qui risque de siphonner son intérêt pour l\u2019instrument. Comme dirait Alanis Morissette, n\u2019est-ce pas ironique?Mais oui, parfois les récompenses punissent. Dans le film Le guide de la famille parfaite, Martin (Louis Morissette) est prêt à payer sa fille, Rose (Émilie Bierre), pour qu\u2019elle excelle à l\u2019école.\u2014 PHOTO LES FILMS OPALE MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com NOUS, LES HUMAINS laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M29 HORTICULTURE LARRY HODGSON Collaboration spéciale L\u2019 année 2021 est l\u2019année de la jacinthe : une bonne occasion pour découvrir ce bulbe superbe, actuellement en vente dans toutes les jardineries.2021 a été déclaré « année de la jacinthe » par le National Garden Bureau, une organisation internationale qui fait la promotion des plaisirs du jardinage.Et ce bulbe populaire mérite bien une telle promotion.Après tout, combien de fleurs de nos jardins sont aussi délicieusement parfumées que la jacinthe?SES ORIGINES Le nom jacinthe dérive de la légende suivante : Hyacinthe était un jeune homme d\u2019une grande beauté, aimé d\u2019Apollon, mais le dieu des vents, Zéphyr, était jaloux de cette relation.Un jour lorsque Apollon et Hyacinthe pratiquaient le lancer du disque, Zéphyr dévia le disque d\u2019Apollon qui frappa Hyacinthe à la tempe et le tua.De son sang naquit u n e f l e u r q u i p o r t e s o n n o m : Hyacinthus orientalis.Les amateurs de belles fleurs o n t c o m m e n - cé à cultiver des jacinthes en Europe il y a plus de 400 ans.Au 18e siècle, elles étaient d\u2019ailleurs les bulbes à floraison printanière les plus populaires au monde, plus même que les tulipes, et les horticulteurs proposaient plus de 2000 cultivars différents.Aujourd\u2019hui, il y a moins de 50 cultivars en production commerciale, mais la beauté et le doux parfum de la jacinthe sont toujours aussi enchanteurs.LA JACINTHE MODERNE La jacinthe sauvage était une petite fleur bleu violet similaire à une gloire des neiges (Chiondoxa), mais les jacinthes d\u2019aujourd\u2019hui sont très différentes.Après des siècles de sélection par les horticulteurs néerlandais, elles ont développé une forme commune.Chaque bulbe produit une rosette de 4 à 6 feuilles linéaires larges.Une tige florale de 20 à 30 cm de hauteur sort du centre de la rosette portant un épi dense de fleurs étoilées étroitement serrées.Les fleurs sont beaucoup plus grosses et nombreuses que celles de la jacinthe sauvage et sont d\u2019ailleurs souvent doubles.Aussi, la gamme des couleurs est aussi beaucoup plus vaste : bleu, violet, rouge, rose, saumon, jaune, blanc et même presque noir.COMMENT CULTIVER DES JACINTHES EN PLATE-BANDE Plantez les bulbes de jacinthe entre septembre et la fin d\u2019octobre, en même temps que les tulipes et les narcisses.Choisissez un emplacement avec un sol riche et bien drainé, assez humide, mais jamais détrempé.Le plein soleil est préférable, bien que les jacinthes poussent également bien à l\u2019ombre légère.Plantez les bulbes en groupes de 5 ou plus, espacés d\u2019environ 1 2 c m , en les enter- r a n t à environ 10 à 12 cm de profondeur avec l\u2019extrémité pointue dressée vers le haut.Ajoutez des mycorhizes et un engrais à dégagement lent au trou avant de le combler.Ensuite, arrosez bien.C\u2019est tout! Les jacinthes sont adaptées aux zones de rusticité 4 et plus, même dans la zone 3 si on leur offre un épais paillis hivernal : une couche de feuilles mortes, par exemple.DES JACINTHES À L\u2019INTÉRIEUR?Oui, on peut aussi cultiver des jacinthes à l\u2019intérieur.Voici comment faire : Empotez les bulbes à la fin de l\u2019automne.Utilisez un pot muni de trous de drainage d\u2019au moins 15 cm de hauteur.Remplissez-le de terreau d\u2019empotage et plantez les bulbes serrés les uns sur les autres avec le dessus du bulbe à fleur de sol ou dépassant le terreau un peu.Arrosez légèrement.Pour f leur ir cor re ctement, les bulbes de jacinthe en pot d o i v e n t ê t r e e x p o s é s à d e s te m p é ratu re s c o n st a m m e nt froides (4 à 7°C) pendant au moins 12 à 14 semaines.Un garage non chauffé peut fonctionner tant que les bulbes ne gèlent pas.Un réfrigérateur est une autre option s\u2019il ne contient pas de fruits mûrs, car ils dégagent de l\u2019éthylène, ce qui peut endommager les bulbes.Après cette longue période de refroidissement, déplacez les pots vers une fenêtre ensoleillée et regardez-les fleurir! La jacinthe : le photo rend bien la beauté de cette fleur, mais c\u2019est quand vous l\u2019aurez sentie que vous en deviendrez vraiment entiché! L\u2019ANNÉE DE LA JACINTHE Ces offres sont accessibles à tout particulier qualifié qui prend possession d\u2019un modèle Hyundai neuf sélectionné chez un concessionnaire participant du 1 au 30 septembre 2021.Elantra Essentiel 2021 = 48$ par semaine en location 48 mois (208 paiements) au taux de 1,49%, 1395$ comptant.Location avec 16 000km/an, 0,15$ du km excédentaire.Prix au comptant de 20 238$.Tucson Essential FWD 2022 = 75$ par semaine à la location pendant 48 mois à 3,99%, 1795$ comptant.Prix à l'achat à partir de 30 438$.Kona EV Preferred 2021 = 99$ par semaine à l'achat pendant 84 mois.Taux de 0,99%, 1350$ d'acompte et crédit de 1000$ à l'achat inclut.Prix au comptant de 33 778$.L'offre inclut le 13 000$ de remise gouvernementale applicable après taxes.Sujet à approbation de crédit.Les Taxes et frais de couleur en sus.Frais de transport et préparation inclus.Modèles illustrés à titre indicatif seulement.HYUNDAIMAGOG.COM 415KM d\u2019autonomie 0,99% | 1 350$ d\u2019acompte mois 84 pendant (364 semaines) /sem.99$ Financement à KONA ÉLECTRIQUE Preferred 2021 3,99% | 1 795$ d\u2019acompte mois 48 pendant (208 semaines) /sem.75$ Location à TUCSON Essential 2022 Prix au comptant: 20 438$ 1,49% | 1 395$ d\u2019acompte mois 48 pendant (208 semaines) /sem.48$ Location à ELANTRA Essential 2021 0074680 SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M30 ACTUALITÉS S i on dit courir « après » le chien, est-ce que c\u2019est parce que le chien est en avant de la personne qui court après?Et pourquoi doit-on se tenir « après » la rampe?Si on se tient « après », il sera trop tard! Bon, je blague, mais quand même\u2026 Jacqueline Simard Québec La plupart des ouvrages et sites de référence, dont la Banque de dépannage linguistique, dressent une liste des nombreux cas où la préposition après, normalement utilisée pour d\u2019introduire un complément se situant postérieurement dans le temps ou dans l\u2019espace, semble vouloir dire autre chose.En voici une énumération non exhaustive.C\u2019est très dangereux de courir après l\u2019autobus lorsqu\u2019on est en retard.Tiens-toi après moi, je vais te retenir si tu glisses.J\u2019en ai vraiment marre d\u2019attendre après lui.J\u2019ai épinglé mon macaron après mon chandail.Elle n\u2019arrête pas de crier après son chien.Il ne la lâche pas, il est tout le temps après elle.Papa est occupé, il est après tondre la pelouse.La majorité de ces tournures sont encore très courantes à l\u2019oral.Elles ne sont pas propres au Québec : la plupart des dictionnaires français les relèvent.Et il y en a d\u2019autres utilisées ailleurs dans la francophonie et inconnues ici, comme « demander après quelqu\u2019un », qui signifie « demander à voir quelqu\u2019un », et « s\u2019ennuyer après quelqu\u2019un » au lieu de « s\u2019ennuyer de quelqu\u2019un ».Dans certains cas, on pourrait croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019anglicismes, car on trouve des formes similaires dans la langue de Shakespeare (« to run after », « to wait after somebody », « to be after somebody »).Mais, non, ce sont plutôt de vieux usages de la préposition après, qui a eu quelques autres sens depuis son apparition en français au Moyen Âge.Aujourd\u2019hui, la plupart de ces constructions sont considérées comme archaïques ou familières, et on recommande de les remplacer par d\u2019autres qui se révèlent souvent plus simples.En fait, quelques-unes sont jugées plus acceptables dans le registre soutenu, mais après avoir épluché plusieurs sources, j\u2019ai relevé tellement d\u2019avis différents que j\u2019ai envie de vous dire de toutes les éviter, du moins à l\u2019écrit.Vous pourriez trouver un dictionnaire vous affirmant que telle tournure passe la rampe.mais quelqu\u2019un brandira une autre brique certifiant le contraire.Prenons « courir après ».La Banque de dépannage linguistique énonce qu\u2019« elle est correcte dans plusieurs situations, mais il peut être préférable de l\u2019éviter dans la langue soignée ».Le Dictionnaire de l\u2019Académie l\u2019approuve, mais juge trop familière « courir après une demoiselle », au sens de la pourchasser de ses assiduités.Le Multidiction- naire et le Bon usage ne voient rien de répréhensible, peu importe le contexte.Peut-être parce qu\u2019effectivement, comme vous le dites, une personne qui en poursuit une autre « court après » elle (alors que celle qui est poursuivie « court avant »).LE PETIT AVIS DE TOUT LE MONDE Dans le cas d\u2019« attendre après quelqu\u2019un » (au lieu de simplement « attendre quelqu\u2019un »), la BDL admet cette formule seulement dans les cas où l\u2019auteur souhaite « illustrer la nécessité, la longueur de l\u2019attente ou l\u2019impatience de la personne qui attend ».Mais Usito la juge familière et le Dictionnaire de l\u2019Académie la qualifie d\u2019archaïque et de populaire.En somme, tout le monde a son petit avis, différent de celui du voisin, sur l\u2019endroit où il faut tracer la ligne entre un registre soutenu et un registre plus relâché.Difficile, donc, de s\u2019y retrouver.Dans le cas que vous évoquez (se tenir, se s\u2019agripper ou s\u2019accrocher après quelqu\u2019un ou quelque chose), c\u2019est la simplicité qui l\u2019emporte, car la préposition à fera parfaitement l\u2019affaire.Dans d\u2019autres contextes, c\u2019est la préposition sur qui conviendra.Les enfants n\u2019arrêtent pas de grimper sur la clôture (et non après la clôture).Elle a peint son œuvre sur le mur de l\u2019école (et non après le mur).Il s\u2019est brûlé en touchant le poêle (et non après le poêle).Ce petit garçon est constamment agrippé aux jupes de sa mère (et non après les jupes).D\u2019où ces usages peuvent-ils provenir?À une époque lointaine, le mot après avait un sens plus proche de celui d\u2019auprès, près de, explique le Dictionnaire de l\u2019Académie française.Après est issu d\u2019ailleurs de la locution ad pressum, empruntée au bas latin, et qui est la juxtaposition de la préposition à avec le participe passé de « serrer, presser ».Et si vous remplacez après par auprès dans certains des cas que je viens de mentionner, vous constaterez qu\u2019on n\u2019est pas très loin quant au sens, tel « être agrippé après [auprès de] sa mère ».Dans le cas où après se retrouve dans des contextes de colère, c\u2019est la préposition contre qui est recommandée.Elle est vraiment fâchée contre son voisin (et non après son voisin).Arrête de crier contre lui (et non après lui).Finalement, on privilégiera « en train de » lorsque la préposition après exprime une action en cours.Elle est en train de finir son travail (et non elle est après finir son travail).RETOUR SUR LES INDIENS Un passage de ma plus récente chronique prêtait à confusion, lorsque je rapportais qu\u2019Usito confirme que « s\u2019asseoir en Indien » est un québécisme (je n\u2019ai pas réussi à trouver de source qui indique clairement son origine), dans la même catégorie qu\u2019« été indien » et « file indienne ».Des lecteurs se sont empressés de me mentionner que ces deux dernières expressions étaient largement connues et répandues, en France comme ailleurs dans la francophonie.Elles figurent d\u2019ailleurs dans les dictionnaires européens.En fait, quand j\u2019ai écrit « dans la même catégorie », je ne voulais pas signifier que ces deux expressions étaient aussi des québécismes, mais plutôt qu\u2019elles tiraient leur origine des Indiens d\u2019Amérique du Nord, et non de l\u2019Inde.En effet, du côté des anglophones, lorsqu\u2019on parle de « sitting Indian style », certaines sources affirment qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une référence à la position du lotus, associée à la culture de l\u2019Inde.PERLES DE LA SEMAINE La campagne électorale est presque terminée, mais on est loin d\u2019en avoir fini avec la vision folklorique du métier si on se fie à ces réponses d\u2019examens\u2026 Quand un ministre fait une loi, il y a toujours des manifestations, mais il continue de faire des lois pour énerver les gens.Les politiciens parlent sans arrêt.On dirait des mp3.Les ministres, quand ils veulent se faire bien voir, vont dans les banlieues et font semblant de caresser les jeunes.La politique est le plus vieux métier du monde.Les hommes politiques sont tous contre le chômage.Pourtant, il existe encore.Source : Le sottisier du bac, Philippe Mignaval, Hors Collection, 2007 Questions ou commentaires?Steve.bergeron@latribune.qc.ca Les vieux après STEVE BERGERON SÉANCE D\u2019ORTHOGRAPHE steve.bergeron@latribune.qc.ca \u2014 PHOTO 123RF laTribune SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 M31 JULIE LANE santé/éducation SABRINA LAVOIE sabrina.lavoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Changer le monde en prenant soin des personnes plus vulnérables : voilà ce qui anime depuis toujours la pro- fesseure et chercheuse Julie Lane qui dirige aujourd\u2019hui un centre universitaire axé sur la santé mentale des jeunes.Le chemin professionnel de Julie Lane n\u2019était toutefois pas tracé d\u2019avance.Originaire des Lauren- tides, celle qui préside aujourd\u2019hui le Centre RBC d\u2019expertise universitaire en santé mentale confie avoir poursuivi ses études de cycles supérieurs à Sherbrooke d\u2019abord pour le bien de sa famille.« À l\u2019époque, mon copain était accepté en droit à l\u2019UdeS alors que moi j\u2019étais enceinte de ma première fille.Évidemment, les études me permettaient de satisfaire ma curiosité, mais j\u2019y voyais davantage une occasion d\u2019être présente pour mes enfants », raconte celle qui se spécialisait alors en adaptation scolaire.Que ferait alors la jeune maman de trois enfants avec un doctorat en poche?Julie Lane confie s\u2019être posé la question à de multiples reprises lors de son parcours universitaire.« Dans ce temps-là, on demandait aux professeurs de faire de la recherche, d\u2019écrire des articles scientifiques, d\u2019être très productifs en matière de quantité d\u2019articles et je me disais, \u201cmais moi j\u2019ai envie d\u2019être proche des milieux.J\u2019ai le goût de travailler au quotidien avec les gens\u201d. » SUR LE TERRAIN Son vœu fut exaucé.Les connaissances de Julie Lane en éducation et en psychologie cognitive l\u2019ont rapidement menée dans le réseau de la santé et des services sociaux.« J\u2019y ai travaillé pendant 15 ans, raconte-t-elle, et j\u2019y ai développé une expertise en transfert des connaissances.Prendre des résultats de recherche et faire en sorte que ceux-ci contribuent à la santé de la population.C\u2019est vraiment ce que j\u2019aime faire », confie-t-elle.Élaborer des programmes de formation, des guides de pratique et des outils pour les travailleurs sociaux et tous les professionnels de la santé : voilà ce qui animait (et anime encore) Julie Lane qui s\u2019est retrouvée à la tête de projets majeurs.Sa contribution à la mise en œuvre d\u2019une approche « globale, concertée et efficace » en prévention du suicide lui a d\u2019ailleurs valu un Prix méritas Hommage offert par l\u2019Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) en 2019.« Le succès de ce projet collabora- tif, comme tous les autres, ne repose pas sur moi », réfute toutefois Julie Lane.« Dès le début, dans ce cas-ci, j\u2019ai vu que l\u2019expertise était dans les centres de prévention du suicide, dans les milieux communautaires.C\u2019est ce que nous devions valoriser.Mon travail était donc de mettre à profit les connaissances existantes sur le terrain en offrant plus de formations aux professionnels du réseau de la santé. » ET À L\u2019UNIVERSITÉ.Une formule qui semble gagnante puisque Julie Lane répète pratiquement le même scénario en dirigeant depuis près de trois ans le Centre RBC d\u2019expertise universitaire en santé mentale.« Mon travail c\u2019est encore une fois d\u2019écouter ce que nous disent les partenaires sur le terrain qui nous nomment les problèmes et les enjeux de santé mentale dans les différents milieux dans le but de développer des stratégies d\u2019intervention.Et avec la pandémie de COVID-19, nul besoin de vous rappeler l\u2019importance de mettre en place des outils et diverses initiatives qui visent à réduire le niveau d\u2019anxiété des jeunes. » Parmi celles-ci, Julie Lane note le programme HORS-PISTE instauré dans les écoles québécoises ou encore le groupe 5@7 qui réunit chaque semaine de jeunes adultes en quête de liens significatifs.Des ateliers gratuits ont été créés pour les étudiants, mais également pour les parents et les enseignants afin qu\u2019ils puissent soutenir les jeunes, notamment pendant la pandémie.« Les projets sont toujours colla- boratifs et ma plus grande force, je crois, c\u2019est d\u2019être capable de réunir des gens de cœur qui veulent faire une différence pour le bien-être de la population.et aussi d\u2019aller chercher le financement nécessaire », ajoute la professeure en riant.La pandémie aura au moins eu ça de bon.« De grosses sommes d\u2019argent ont été injectées en santé mentale cette année, se réjouit Julie Lane.Mais divers organismes ou fondations développent des programmes similaires à ce qui existe déjà.Ce n\u2019est pas une utilisation optimale de ces fonds-là.Par exemple, des directions d\u2019écoles paient parfois jusqu\u2019à 2000 $ pour recevoir une conférencière sans même savoir qu\u2019il est possible d\u2019avoir ce service gratuitement.Ça prend absolument de la coordination pour faire connaître les ressources existantes. » L\u2019horaire de Julie Lane est donc chargé de rencontres auprès d\u2019acteurs impliqués dans la vingtaine de projets du Centre RBC, mais aussi auprès des 18 étudiants qu\u2019elle accompagne à la maîtrise et au doctorat.Et si elle était sceptique à l\u2019idée de retourner dans le milieu universitaire, Julie Lane affirme ne jamais avoir regretté ce choix professionnel.« Je suis parfaitement sur mon X.Pour moi le travail, c\u2019est une passion.Je ne peux pas croire que je sois payée pour faire ce que je fais en ce moment.Je demande juste à ce que tout cela se poursuivre et dure le plus longtemps possible. » Contribuer au bien-être de la population REPÈRES Directrice du Centre RBC d\u2019expertise universitaire en santé mentale destiné aux enfants, adolescents et jeunes adultes Professeure et chercheuse à la faculté d\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke Membre de l\u2019équipe RENARD qui se spécialise en transfert de connaissances \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ PARTENAIRES COMMANDITAIRES ViVement le retour s\u2019entretient avec la personnalité du Mérite estrien dès 15h regardez la capsule du Mérite estrien au téléjournal estrie 18h 0057510 SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 laTribune M32 0073992 *Offre valable pour la location mensuelle d\u2019un modèle Mazda CX-5 GX 2021.5 (NXXL81AA50)/CX-9 GS 2021.5 (QXSM81AA50) de base neuf, d\u2019une valeur de 32 500$/42 350$, incluant la traction intégrale i-Activ (d\u2019une valeur de 2 000$/3 300$), ce qui équivaut à 48 paiements mensuels de 343$/457$, avec un acompte de 2 575$/2 505$.Limite de 20 000 km par an.Frais de 0,08$ par kilomètre excédentaire pour le CX-5 et de 0,12$ pour le CX-9.Les paiements ne peuvent être hebdomadaires et sont mentionnés à des ?ns informatives seulement.***Les Services connectés Mazda sont offerts pour les CX-5 2021.5 et CX-9 2021.5 pour une période d\u2019essai de deux ans à partir de la date de mise en service de votre véhicule; un abonnement payant est requis à l\u2019expiration de la période d\u2019essai.Nécessite l\u2019applicationMyMazda (sur un téléphone intelligent compatible), un système électrique de véhicule en bonne condition (y compris la batterie), une couverture sans fil et un signal satellite GPS.Les services, la connectivité et les capacités varient selon les conditions ainsi que les restrictions géographiques et techniques.Visitez mazda.ca pour plus de détails.?L\u2019offre de boni Mazda est valable pour les clients au détail admissibles qui achètent comptant, font financer ou louent certains modèles Mazda 2021/2021.5 neufs, non immatriculés, en stock, chez un concessionnaire Mazda autorisé au Canada, entre le 1er et le 30 septembre 2021.Les modèles admissibles et les montants maximums de boni sont les suivants: 500$ pour les Mazda3 et Mazda3 Sport 2021, CX-3 2021, CX-30 2021, CX-5 2021.5, CX-9 2021.5; 1 000$ pour les Mazda6 2021, MX-5 ST 2021, MX-5 RF 2021, CX-5 2021, et CX-9 2021.Le boni sera déduit avant l\u2019application des taxes.Certaines conditions s\u2019appliquent.Visitez votre concessionnaire pour tous les détails.**Pour en savoir plus sur la garantie à kilométrage illimité de Mazda, visitez le site mazdaillimitee.ca.L\u2019immatriculation, les assurances, les taxes et l\u2019acompte (s\u2019il y a lieu) sont en sus et peuvent être exigés au moment de l\u2019achat.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Les offres sont valables du 1er au 30 septembre 2021 ou jusqu\u2019à épuisement des stocks.Sur approbation du crédit pour les clients admissibles seulement.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.Détails sur mazda.ca ou chez votre concessionnaire.CX-5 GX ÉQUIVAUT À /SEM.79$ PRIX DE DÉTAIL À PARTIR DE 32 500$ INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV ET 2 ANS DE SERVICES CONNECTÉS MAZDA DE SÉRIE*** À PARTIR DE 343$*/MOIS LOCATION 48 MOIS AU TAUX DE 2,95%, ACOMPTE DE 2575$ 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) CX-9 GS 7 PASSAGERS ÉQUIVAUT À /SEM.105$ PRIX DE DÉTAIL À PARTIR DE 42 350$ INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV ET 2 ANS DE SERVICES CONNECTÉS MAZDA DE SÉRIE*** À PARTIR DE 457$*/MOIS LOCATION 48 MOIS AU TAUX DE 2,45%, ACOMPTE DE 2505$ 20 000 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