La tribune, 20 novembre 2021, Cahier 2
[" ARTS CINÉMA BIÈRES VINS EN CUISINE VOYAGES PLEIN AIR + VINS Planète vins L\u2019ITALIE À L\u2019HEURE DE L\u2019APÉRO + EN CUISINE Plat réconfort LA PASTA À TOUTES LES SAUCES + MÉRITE ESTRIEN Jocelyn Proulx DU BÉNÉVOLAT QUI MÈNE LOIN SEMAINE DU 20 AU 26 NOVEMBRE 2021 ARTS VISUELS Exposition DES MEMBRES EN NOIR ET BLANC P H O T O I N S T I N C T M U S I Q U E LA MUSIQUE COMME UN PONT NIKAMU MAMUITUN SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M2 PlacART CHANSON DE CIRCONSTANCE E UASSIUIAN Kashtin Kashtin (1989) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?RETAILLE D\u2019ENTREVUE GRANBY \u2014 Le nouveau livre d\u2019Alain Stan- ké, Émerveillements, est en librairie depuis le 4 novembre.Son ami de longue date, l\u2019éditeur André Gagnon, souligne d\u2019ailleurs avec admiration, dans la préface, le don d\u2019émerveillement d\u2019Alain Stanké.« Au-delà de ses obligations professionnelles, c\u2019est sans contredit un appétit gargantuesque des gens qui l\u2019a toujours animé, si bien qu\u2019à près de 90 ans, sa vie est devenue en quelque sorte un festin de destins », écrit-il.Vérification faite, Alain Stanké a soufflé 87 bougies.Et malgré ce parcours vénérable, il ne dépose jamais sa plume.« La retraite, je ne connais pas. », fait-il remarquer.La pandémie l\u2019a d\u2019ailleurs mené à l\u2019écriture de trois autres livres.Au début de novembre a également été publié Tout le plaisir est pour moi, une série d\u2019anecdotes témoignant de ses rencontres avec les grands de ce monde.Alain Stanké en a effectivement côtoyé plusieurs d\u2019assez près pour bien les connaître et les respecter, les admirer même \u2014 mais pas dans tous les cas.On pourra aussi découvrir, en décembre, Les hasards n\u2019existent pas, dans lequel il a colligé une suite d\u2019événements énigmatiques qui prouvent que, quoi que l\u2019on fasse, l\u2019imprévu arrive toujours.Doit également paraître Malice au pays des merveilles, une collection des meilleurs tours qu\u2019il a joués dans sa vie.ISABEL AUTHIER, LA VOIX DE L\u2019EST Coupée au montage de l\u2019entrevue du 30 octobre 2021.Alain Stanké \u2014 PHOTO BRUNO DESROSIERS Le 20 novembre, c\u2019est la Journée mondiale de l\u2019enfance, et la meilleure chanson à écouter dans les circonstances est très certainement E Uassuian, un titre du duo Kashtin qui, en innu- aimun, signifie « mon enfance ».Une enfance qui, pour une grande partie des autochtones canadiens, a été synonyme d\u2019exil forcé, de séparation d\u2019avec leur famille, d\u2019agressions, voire d\u2019une fin de vie prématurée, loin des leurs, dans l\u2019anonymat.Cette entraînante pièce, qui s\u2019était emparée des radios en 1989- 1990, cache donc plusieurs blessures.Vous pourrez la trouver facilement en ligne.Malheureusement, les albums de Kashtin sont aujourd\u2019hui absents des principales plateformes (on peut retrouver les pièces sur YouTube ou acheter les disques directement sur le site du groupe, pourtant dissous depuis 25 ans).Un volontaire pour combler cette lacune?Le moment ne saurait être plus approprié\u2026 STEVE BERGERON EXPO Le Temps Lumière de la Vieille Dame Monique Verville, qui présente pour la première fois ces tableaux et sculptures dans un même espace d\u2019exposition, est originaire de Warwick.Diplômée en lettres, elle s\u2019est initiée à la peinture vers l\u2019âge de 40 ans en suivant un atelier d\u2019aquarelle avec Josée Perreault à Saint-Adrien.Ce fut pour elle une révélation.Depuis 20 ans, elle peint passionnément, avec une grande soif de découverte.Elle a ajouté la poterie à son arc depuis six ans, s\u2019inspirant des lignes, des formes, de l\u2019archéologie de la terre, de l\u2019histoire de l\u2019homme et de la femme et des territoires qu\u2019ils habitent.La Vieille Dame représente, pour elle, le réconfortant abri de la Terre Mère, en cette période où « l\u2019hiver cède à la nuit des rêves lumineux », berçant nos souvenirs et nos espérances, redonnant vie à nos cœurs d\u2019enfant, dans un univers de couleurs pastellisées et d\u2019émerveillement.À la galerie G de BR de Danville, jusqu\u2019au 20 décembre.STEVE BERGERON Monique Verville \u2014 PHOTO ANNIE ROUSSEAU Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Nostalgia Noël, Marc Hervieux 2 Comme une chanson d\u2019amour, Gilles Vigneault 3 Comme au premier rendez-vous, Mario Pelchat 4 Contre vents et marées, Paul Daraîche et Renée Martel 5 Noël beauceron, Maxime Landry 6 Où sera le monde, Marc Dupré 7 Isa, Zaz 8 Le party beauceron vol.2, Maxime Landry 9 Impossible à aimer, Cœur de Pirate 9 L\u2019Amérique pleure (b.o.f.), Les Cowboys fringants \u203a NON FRANCOPHONE 1 Voyage, Abba 2 =, Ed Sheeran 3 Phœnix, Charlotte Cardin 4 Bullet For My Valentine, Bullet For My Valentine 5 Kid A Mnesia, Radiohead 6 Between Illness and Migration, Your Favorite Enemies 7 The Lockdown Sessions, Elton John 8 Prospect, AHI 9 Let It Be, Beatles 10 I Dream of Christmas, Norah Jones Gilles Vigneault \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M3 MUSIQUE SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Douze ans déjà que les frères Mickaël et Raphaël Fortin ont décidé d\u2019embrasser entièrement leur amour de la musique.Depuis la mouture en trio d\u2019Orange O\u2019Clock jusqu\u2019au duo de fratrie Hey Major, prix, éloges et projets multiples ont pavé la voie à une carrière prometteuse où il était permis de rêver.Puis, des rêves qui s\u2019étiolent dans le grand vide pandé- mique, des remises en question, des décisions difficiles qui se pointent.« Ç\u2019a été à la fois l\u2019année la plus difficile et la plus magique de notre vie », explique Mickaël à propos de ce long passage à vide après l\u2019annulation de la tournée australienne de Hey Major.« Y a des moments où on a pensé passer à autre chose.On s\u2019est demandé si on avait fait tout ça pour ça.On a évalué la possibilité d\u2019arrêter la musique et de se lancer dans le vide.On a essayé de s\u2019imaginer ailleurs, mais cette idée faisait encore plus peur que de traverser ce vide.D\u2019un côté ou de l\u2019autre, ça nous apparaissait comme une grosse traversée.On a donc décidé d\u2019y aller avec notre cœur et de continuer.On s\u2019est rendu trop loin pour arrêter ça là, juste comme ça.Et on sait que c\u2019est la meilleure décision. » L\u2019autre décision, celle de chanter en français, a été largement inspirée par la grand-mère des deux Sherbrookois.« Notre mamie est décédée pendant la pandémie, et c\u2019était une ardente amoureuse de la langue française.Elle disait qu\u2019on se prostituait en chantant en anglais.Elle ne comprenait pas pourquoi on ne le faisait pas en français, la plus b e l l e l a n g u e selon elle. » M i c k a ë l e t R a p h a ë l o n t d é c i d é d \u2019é c r i r e a u m o i n s u n e chanson pour elle en français avant son grand départ.« C \u2019e s t a l o r s devenu une évidence qu\u2019il nous fallait assumer les deux langues, que de chanter aussi dans notre langue maternelle nous permettait de porter plus loin les messages qu\u2019on souhaite faire partager dans nos chansons. » DÉSARROI ET LUMINOSITÉ Ainsi se sont succédé des textes et compositions, regroupés sur le premier microalbum entièrement francophone de Hey Major.Offert depuis le 19 novembre, Si pour une fois regroupe six titres, dont l\u2019éponyme et La ficelle lancée l\u2019été dernier, où se côtoient désarroi et luminosité.« Ça fait du bien d\u2019arriver là, lance Mickaël.Comme musiciens, on n\u2019est jamais à l\u2019abri des regards et des critiques.On a grandi comme artistes dans les regards d\u2019autrui.Là, en raison de la COVID, on s\u2019est ramassés seuls avec nos questionnements, et on y a répondu. » « On a pris du recul.Tout est devenu clair dans le groupe et hors du groupe, poursuit-il.Nos rôles sont clairs, nos décisions sont plus réfléchies et plus affranchies de l\u2019overthinking et de ce que les gens peuvent penser.On a envie de faire ça?On se lance.Après, on verra, au jour le jour, pour s\u2019assurer d\u2019être heureux dans ce qu\u2019on est.Ce n\u2019est pas la destination qui est importante, c\u2019est le voyage. » Cette mixité des langues, mais aussi du son, alors que viennent se greffer aux arrangements plus indie du Station précédent quelques ballades et notes plus pop, ne devrait pas laisser en plan les amateurs de la première heure de Hey Major, croit Mickaël Fortin, qui signe d\u2019ailleurs la majorité des textes et compositions.« L\u2019accueil aux lancements a été très positif.On était plus confiants, plus ancrés.Les gens le sentaient et nous le disaient.On ne repart pas à zéro avec cet album, on poursuit juste en étant plus forts et assumés.On va dans le bon sens. » Après une difficile période de questionnements pendant la pandémie, les frères Mickaël et Raphaël Fortin de Hey Major ressurgissent dans la lumière avec un premier microal- bum entièrement francophone complètement assumé.\u2014 PHOTO CHRISTIAN BLAIS Hey Major venait de terminer une tournée en Ontario et s\u2019apprêtait à retourner en Australie lorsque la pandémie a frappé, en mars 2020.\u2014 PHOTO JACQUES BOIVIN SI POUR UNE FOIS La seule écrite par Raphaël.Ça s\u2019entend dans le ton et ça se répétera probablement sur les prochains albums.L\u2019interprétation à la batterie la rend « plus bestiale\u2026 » SUR UNE FICELLE Traverser de gros changements en réalisant qu\u2019on ne peut revenir en arrière parce qu\u2019on n\u2019est plus la même personne.Une illumination de Mickaël en regardant la lune et en domptant le « lâcher-prise ».LE GOUFFRE Ce gouffre, il est arrivé à l\u2019annonce de l\u2019annulation de la tournée en Suisse en raison de la troisième vague.Mickaël a lancé son cell à bout de bras de douleur.JE PARTIRAIS Écrite la même semaine que Le gouffre, après un grand moment de découragement.Mais c\u2019est le calme après la tempête, une chanson près du cœur pour se remonter soi-même après le difficile.LES OISEAUX Les frères Fortin ont toujours des histoires d\u2019amour en décalage, jamais en même temps.Pendant l\u2019été 2020, ils étaient tous deux célibataires, ils ont pris du temps pour eux, jeté un regard sur le passé, le présent, l\u2019avenir.Et sur soi.HEY MAJOR Si pour une fois POP-ROCK FRANCO Indica DES TOUNES AUX RAYONS X HEY MAJOR LA PEUR DU VIDE ET LE FRANÇAIS ASSUMÉ SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M4 S avez-vous ce que vous allez faire le 26 novembre en soirée?C\u2019est simple : vous allez vous rendre au Théâtre Granada pour assister au concert du collectif Nikamu Mamuitun.Vous n\u2019êtes pas certains?Chères Mesdames et Messieurs, je ne vous laisse pas le choix.De quoi je me mêle?Je veux juste que vous me prouviez que toute la belle compassion dont vous avez fait preuve envers les autochtones depuis l\u2019affaire Echaquan et les révélations sur les pensionnats, ce n\u2019est pas que de la foutaise.Quoi?Vous pensiez qu\u2019il suffirait de vous émouvoir sincèrement sur le sort de ces enfants arrachés à leur famille, maltraités et parfois morts dans l\u2019anonymat?Que quelques phrases de réconfort sur une page Facebook démontreraient votre bienveillance et votre absence de préjugés?Et qu\u2019après, vous pourriez retourner à votre petite vie tranquille?J\u2019ai des petites nouvelles pour vous : tout ça, c\u2019était du strict minimum.Il faudra faire bien plus.À commencer par répondre présent quand une bande de jeunes comme celle de Nikamu Mamuitun vous lance une invitation comme celle-ci.Parce que c\u2019est bien beau d\u2019être présent pour l\u2019autre quand ça va mal.On dit que c\u2019est dans ces moments qu\u2019on reconnaît ses vrais amis.Mais comment qualifier le genre d\u2019amis qui est là quand ça va mal, mais qui est toujours absent quand ça va bien?Quand j\u2019ai pris conscience de l\u2019aventure Nikamu Mamuitun (« chansons rassembleuses » en innu-aimun) en septembre 2019, lors du lancement de l\u2019album, j\u2019ai vraiment été pris d\u2019enthousiasme.Imaginez : quatre jeunes autochtones et quatre jeunes alloch- tones, quatre gars et quatre filles, tous auteurs-compositeurs de la relève, réunis sous le parrainage d\u2019Alan Côté (directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée), de Florent Vollant et de Marc Déry, pour écrire et composer des chansons ensemble, en français, innu-aimun et atikamekw.Et finalement les graver sur disque.Je ne sais pas pour vous, mais moi, une telle entreprise de rapprochement, ça me parle énormément.Et vous savez quoi?Ça a marché : il y a vraiment de foutues belles chansons issues de cet exercice qui, de prime abord, a été forcé.De la musique où deux langues se mélangent, où on ne comprend pas tout, mais où, justement, le pouvoir des notes fait tomber les barrières linguistiques.Et quand j\u2019ai entendu Joëlle Saint-Pierre chanter toute une chanson en innu-aimun en s\u2019accompagnant de son vibraphone (Kassinu auen), j\u2019ai vraiment « po- gné de quoi ».C\u2019est après que ça s\u2019est gâté un peu, quand je me suis mis à parler de ma découverte autour de moi.J\u2019avais même décidé d\u2019en faire le sujet principal de ce same- di-là dans La Tribune, par l\u2019entremise d\u2019une entrevue avec Florent Vollant.Mais mon emballement a été majoritairement accueilli par un concert de grillons.Une belle indifférence bien dense.Un désintérêt totalement décomplexé.Des haussements d\u2019épaules virtuels.Un troupeau de bof.Aujourd\u2019hui, je peux dire que c\u2019est ce jour-là que j\u2019ai commencé à comprendre.Que même si plusieurs de nos concitoyens ont commis des actes immondes envers les autochtones, ça n\u2019en serait pas resté là s\u2019il n\u2019y avait pas eu aussi de gros nuages d\u2019apathie et d\u2019insensibilité alentour.S\u2019il y avait eu plus de liens étroits tissés avec les Premières Nations.Avec la pandémie qui commence à s\u2019essouffler, l\u2019octuor de Nikamu Mamuitun peut enfin livrer la tournée qui aurait dû prendre corps en 2020.Mais à Sherbrooke, ai-je su par mes sources, les billets partent au compte-goutte.Il n\u2019est toutefois pas question que vous ratiez ce rendez-vous.Parce que, justement, c\u2019est plus qu\u2019un rendez-vous : c\u2019est une main tendue, une porte ouverte, un faire-part pour une belle fête de gang.Je ne vous demande pas de quitter votre emploi pour aller travailler dans le Grand Nord : je vous demande de consacrer une toute petite mini-soirée de novembre à une rencontre, fondée sur le plus bel intermédiaire qui soit, la musique.Pas par charité mais par curiosité.Et pur plaisir.Pas mal certain que vous rirez quand vous entendrez le duo de Matiu et Joëlle Saint-Pierre (Tshissennitamanakue), une chanson de couple à la dérive, bilingue, sur fond de folk-country, dans laquelle la fille ne passe pas par quatre chemins pour rompre.Vous devriez sourire également quand Karen Pinette-Fontaine interprétera Le blanc des yeux, dans laquelle elle passe tous les stéréotypes dans le hachoir : « J\u2019connais pas la danse du soleil / J\u2019porte pas de plume de corneille / J\u2019ai du wi- fi dans mon tipi / Je chasse ma viande à l\u2019épicerie. » Et si vous ne versez pas une larme quand vous entendrez les filles chanter Tout un village à l\u2019unisson.Je ne vous ai toujours pas convaincus?Soyez là pour Florent Vollant alors, le parrain de cette belle équipée, qui se remet petit à petit d\u2019un accident vasculaire cérébral subi le printemps dernier.J\u2019ai pris des nouvelles de lui pour vous.Il n\u2019est pas prêt à reprendre ses activités, mais il progresse lentement.Il réfléchit déjà à plusieurs projets.Bref, il y a des raisons d\u2019être optimiste.Quand ma mère parle de gens atteints de timidité extrême, qu\u2019on ne voit jamais dans les réunions ou qui n\u2019acceptent jamais une invitation, elle sort une bonne vieille expression québécoise : « Sont donc ben sauvages. » Il n\u2019y a évidemment aucune allusion aux autochtones dans cette métaphore.Elle fait plutôt référence aux animaux sauvages, qui s\u2019éloignent et retournent se cacher dès qu\u2019ils perçoivent qu\u2019un être humain approche.Je n\u2019ai pas besoin de vous préciser à qui le qualificatif s\u2019appliquera si vous n\u2019êtes pas là vendredi.Bref, ce serait bien que vous ne laissiez pas l\u2019indifférence gagner encore une fois.Être là quand ça va bien Les membres de Nikamu Mamui- tun ont donné une prestation aux dernières FrancoFolies, en septembre, à Montréal.On voit ici Ivan Boivin-Flamand, Chloé Lacasse, Karen Pinette-Fontaine, Joëlle Saint-Pierre et Marcie.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, HUGO-SÉBASTIEN AUBERT STEVE BERGERON CHRONIQUE steve.bergeron@latribune.qc.ca laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M5 MUSIQUE STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Une nomination dans la catégorie « Artiste autochtone de l\u2019année » à l\u2019ADISQ.Une participation au numéro d\u2019ouverture du gala, en compagnie d\u2019Angèle Dubeau, David Gou- dreault, CRi et Roxane Bruneau.Le lancement de Ka Minuatituiaku (L\u2019amour que nous partagions), premier extrait de son deuxième album, déjà tout terminé et n\u2019attendant que d\u2019être lancé en janvier.Et ajoutez sa propre tournée de spectacles et celle du collectif Nikamu Mamuitun qui vont bon train cet automne.Bref, on peut dire que Scott-Pien Picard traverse une belle période d\u2019effervescence, amorcée lorsqu\u2019il a remporté le concours Talents bleus et la bourse de 100 000 $ qui l\u2019accompagne, en décembre 2020.Cette effer vescence, elle se rehausse d\u2019une réponse notable de la part du public non autochtone, qui est aussi au rendez-vous dans les salles de spectacles, constate- t-il.Oui, l\u2019actualité de la dernière année et demie a modifié le regard des allochtones sur leurs concitoyens des Premières Nations.« Ça a beaucoup changé.On sent une ouverture, un désir de mieux connaître notre culture.Mais, en même temps, il n\u2019y a pas qu\u2019eux qui doivent faire un pas : de notre côté, nous devons leur faire confiance.C\u2019est comme ça que je le vois : on va faire avancer la réconciliation dans la confiance et le respect », résume le Nord-Côtier de 25 ans, qui écrit et chante dans sa langue maternelle, l\u2019innu-aimun.Scott-Pien n\u2019est toutefois pas le plus représentatif de sa génération : la préservation de la langue chez les jeunes est aujourd\u2019hui un des défis de sa communauté.L\u2019in- nu-aimun cède de plus en plus la place au français.Certains Innus et Innues de son âge ne le parlent même pas.Sur l\u2019album de Nika- mu Mamuitun, sa collègue Karen Pinette-Fontaine interprète d\u2019ailleurs une chanson (Tshihnemet- nau) exprimant sa gêne de ne pas comprendre la langue innue.C\u2019est souvent à l\u2019école, observe-t- il, que le français finit par prendre plus, voire toute la place, pour les jeunes d\u2019Uashat Mak Maliotenam, et ce, même quand leurs parents essaient très fort de leur transmettre cet héritage.« Mon but, c\u2019est d\u2019inspirer les autres jeunes à au moins essayer.D\u2019un autre côté, j\u2019ai encore des choses à apprendre moi aussi, je ne connais pas encore tous les mots! » MATEN ET KASHTIN « Moi, je suis chanceux, car mes parents m\u2019ont beaucoup, beaucoup parlé dans ma langue maternelle dès mon plus jeune âge.Plus tard, ce sont des groupes comme Maten et Kashtin qui m\u2019ont inspiré à écrire en innu, qui m\u2019ont prouvé que je pouvais le faire moi aussi et que c\u2019était possible d\u2019aller loin », raconte Scott-Pien, qui n\u2019était pas encore né lorsque le duo de Florent Vollant et Claude McKenzie s\u2019est retrouvé au sommet des palmarès, mais a pris conscience de leur énorme succès après coup.Aujourd\u2019hui, il constate, à son tour, que la barrière de la langue tombe facilement lorsqu\u2019elle est mise en musique.Florent Vollant est d\u2019ailleurs devenu non seulement un mentor, mais un ami.Scott-Pien a d\u2019ailleurs enregistré son premier album, éponyme et paru en 2018, au studio Makus- ham de Florent.« Il m\u2019a toujours encouragé, tout en me disant de faire attention et de prendre mon temps.Il m\u2019a aussi aidé pour les paroles de chansons.Il a toujours été là, non seulement pour moi, mais pour tout le monde. » Qui plus est, Florent est un des maîtres d\u2019œuvre du collectif Nika- mu Mamuitun, réunissant huit artistes de la relève, quatre autochtones et quatre non-autochtones.Amorcé en 2017, ce maillage musical et culturel a fini par donner un album, paru en septembre 2019.Le groupe avait fait une apparition au grand spectacle de la Saint-Jean de la même année, à Montréal, mais ce n\u2019est que maintenant que la tournée peut enfin prendre forme.« Ce qui est bien, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas de projet semblable actuellement.Quand les gens viennent nous voir, ils sont émus de constater cette rencontre.D\u2019ailleurs, la connexion a été rapide au sein du collectif.La première fois, on s\u2019est placés en cercle, puis chacun a chanté une pièce de son style de musique.On s\u2019est ensuite divisés en duo, et chacun devait écrire une chanson ensemble.Le résultat était vraiment rapide et.wow! Joëlle [Saint-Pierre] chante même une chanson complète en innu.C\u2019est Matiu qui a écrit le texte (ça parle de son grand-père) et qui l\u2019a aidée ensuite.C\u2019est vraiment beau! » SCOTT-PIEN PICARD Dans les traces de Florent Vollant Scott-Pien Picard \u2014 PHOTO INSTINCT MUSIQUE Chloé Lacasse, Ivan Boivin-Flamand, Marcie et Scott-Pien Picard lors du lancement de l\u2019album de Nikamu Mamuitun, en septembre 2019, au Cabaret Lion d\u2019Or à Montréal.\u2014 PHOTO INSTINCT MUSIQUE Vous voulez y aller?Nikamu Mamuitun Vendredi 26 novembre, 20 h Théâtre Granada Entrée : 38,50 $ SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M6 ARTS VISUELS SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019effet est saisissant.Apaisant presque.Pour l\u2019exposition collective de ses membres, la Maison des arts et de la culture de Brompton (MACB) a opté pour le Noir et blanc, une ligne directrice qui ouvre la voie à une riche variété d\u2019œuvres parmi lesquelles on déambule lentement, de surprise heureuse en surprise tout aussi heureuse.Mais si le visiteur a la part facile, les artistes qui ont l\u2019habitude des couleurs fortes ont, eux, été appelés à sortir bien loin de leur zone de confort.« Je suis une fille de couleurs, mais j\u2019aime les défis comme celui-ci.Il y a un plaisir certain à se jeter dans une aventure inconfortable », lance d\u2019emblée la collagiste Ginette Couture, bien campée devant un grand format des séries de maisons qu\u2019elle travaille depuis le début du confinement.« Le rapport à la maison est probablement venu en partie de mon père qui était architecte.C\u2019est sur des plans que j\u2019ai fait mes premiers dessins quand j\u2019étais enfant.Et pendant la pandémie, j\u2019ai repris intérêt à la maison en observant comment le confinement nous amenait à revoir notre relation à celle-ci.Je constate aussi qu\u2019on adapte beaucoup nos maisons à ce qu\u2019on est.Si je vends ma maison demain, elle ne va pas rester la même, les nouveaux propriétaires vont la rendre à leur image, à leurs besoins, à ce qu\u2019ils sont.Ça m\u2019intéresse vraiment beaucoup et je ne suis pas au bout de cette exploration », explique l\u2019enseignante à la retraite, qui expose un grand format intitulé Au fond des brumes à la MACB en même temps que 75 petits formats au Centre Pierre-Gobeil de Rock Forest.LES MOUVEMENTS DE L\u2019EAU Si Ginette Couture marie papier, textile et acrylique dans ses collages, les 49 autres artistes de Noir et blanc explorent aussi une variété de matières et de techniques, les sculptures et installations s\u2019intercalant entre les photographies, les peintures et les gravures qui occupent les grands murs blancs de la MACB.Également retraitée de l\u2019enseignement, la danseuse et peintre Dominique Rioux a adapté son travail non seulement à la thématique des contrastes, mais aussi aux lieux en partage.« Depuis que je suis passée de l\u2019aquarelle à l\u2019acrylique, je crée beaucoup dans les grands formats.Ça fait partie des raisons qui m\u2019ont amenée vers cette technique d\u2019ailleurs », note celle qui, de par son parcours en danse, entre autres, s\u2019est toujours intéressée au mouvement.« L\u2019aquarelle permet de jouer sur le mouvement même en se concentrant sur la nature ou les paysages.Mais je stagnais, et avec l\u2019acrylique, je vais davantage vers les mouvements du corps, je joue avec les lignes, mais je continue à inclure l\u2019eau à la peinture pour ajouter au mouvement.Habituellement, je suis beaucoup dans la couleur, mais l\u2019exercice était intéressant » raconte Dominique Rioux, dont le tableau Enfin je respire est exposé à l\u2019étage.CE QU\u2019IL RESTE DE NOUS À deux enjambées, Simon Gau- thier-Brûlotte propose une œuvre numérique créée il y a quatre ans, en pleine remise en question existentielle.L\u2019empreinte humaine de la vidéo se modifie sur l\u2019écran, et comme son support, elle ne devrait pas survivre éternellement dans le temps.« J\u2019étais beaucoup en quête de sens quand j\u2019ai créé cette œuvre, mon visage dans la fenêtre, note le jeune artiste multidisciplinaire.Je me questionnais sur ce qu\u2019on laisse réellement de nous, de ce qu\u2019on est, de ce qu\u2019on crée, des gens qu\u2019on rencontre et de ceux qu\u2019on érige en monument, mais qui se perdent dans une période donnée.Je me questionne sur le sens des choses et les traces qu\u2019on laisse. » Les traces de Noir et blanc , elles, s\u2019étaleront sur les murs de la Maison des arts et de la culture jusqu\u2019au 19 décembre.« C\u2019est vraiment intéressant comme résultat, même si les œuvres sont complètement disparates.Le noir et le blanc relient chaque œuvre.Je suis contente parce qu\u2019à la base, j\u2019aime déjà beaucoup le noir et le blanc dans l\u2019art et dans la vie en général.Mais là, c\u2019est la proposition retenue par les membres et elle se tient très bien », remarque la directrice de la MACB et commissaire de l\u2019expo, Rosalie Tellier.NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA Dominique Rioux \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY Ginette Couture \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JEAN ROY Vous voulez y aller?Noir et blanc Du 18 novembre au 19 décembre Maison des arts et de la culture de Brompton NOIR ET BLANC L\u2019UNITÉ DANS L\u2019ABSENCE DE COULEURS « Je suis une fille de couleurs, mais j\u2019aime les défis comme celui-ci.Il y a un plaisir certain à se jeter dans une aventure inconfortable. » \u2014 Ginette Couture laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M7 LIVRES KIM ALARIE Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Ariane Gélinas et Maureen Martineau sont unies depuis plusieurs années par une amitié née lors d\u2019un événement littéraire.Contexte de rencontre peu étonnant pour deux auteures de fiction, il faut en convenir.Au fil du temps et de leurs engagements, cette amitié s\u2019est enracinée au point de culminer avec la publication du livre Criminelles, un recueil de nouvelles publié dernièrement chez Alire.Comme le titre l\u2019évoque si bien, il y est question de récits où les femmes sont au cœur de crimes qu\u2019elles commettent ou qu\u2019elles subissent.Les deux femmes y signent chacune six nouvelles et ont uni leur plume sur la treizième.Si la nouvelle se prête bien à ce type de collaboration, c\u2019est surtout par amour pour le genre que les deux auteures l\u2019ont choisi.« C\u2019est une forme que j\u2019adore et que je vais toujours pratiquer.Maureen, de son côté, a eu un coup de cœur pour la nouvelle policière autour de 2017-2018.Elle se disait qu\u2019entre ses romans d\u2019enquête, ce serait super-stimulant d\u2019écrire des nouvelles », raconte Ariane Géli- nas, qui fait office de porte-parole pour le duo.Bien qu\u2019ayant des styles littéraires différents, les deux écrivaines ont aussi quelques similitudes, notamment sur le fond.« Maureen et moi sommes passionnées de lieux et surtout de lieux peu densément peuplés.C\u2019est dans ces endroits que se situent les nouvelles du recueil, à deux exceptions près.Une se passe à Trois-Rivières et l\u2019autre à Thetford Mines. » D\u2019ailleurs, dans ses projets personnels comme dans ce projet col- laboratif, Ariane Gélinas ne ment jamais sur la description des lieux, à l\u2019instar de sa complice.Elles ont donc visité, par plaisir d\u2019abord et avant tout, chacun des lieux qui sont décrits dans le bouquin.Elles peuvent ainsi en livrer fidèlement le plus fin détail.C\u2019est une sorte de toponymie du crime, comme l\u2019évoque Ariane, mais sans que ce soit une cartographie systématique de toutes les régions du Québec.LUNE PERDUE Le lieu est donc un élément central dans chaque nouvelle, mais ce n\u2019est pas le fil conducteur de ce projet qui a bien évolué depuis l\u2019idée de départ, laquelle s\u2019articulait autour du calendrier chasse et pêche, et dont il reste certaines traces dans le produit final.Les 13 nouvelles sont tissées autour d\u2019un lien beaucoup plus insolite et\u2026 évocateur de mystère.« Treize mois dans une année ça n\u2019arrive pas, mais treize lunes, oui, parfois.C\u2019était un lien intéressant et ça rejoignait une symbolique féminine.De plus, cette lune perdue est un élément qui me passionne depuis plusieurs années », raconte Ariane à propos du phénomène astronomique qui se produit toutes les 2,6 années.« On ne voulait pas que la lune soit dans toutes les nouvelles, ça aurait pu être lassant, mais elle joue un rôle clé dans la treizième nouvelle.En fait, elle est à l\u2019origine du crime. » Cette treizième nouvelle, écrite à quatre mains, s\u2019est construite lors d\u2019une rencontre virtuelle entre les deux auteures, qui l\u2019ont découpée en 12 sections.Ariane a, par la suite, fait un premier jet auquel Maureen a ajouté sa touche.Se sont ensuivis plusieurs échanges du texte afin de le peaufiner.« On en est arrivé à la version publiée dans le livre et dans laquelle on ne reconnaît pas, je pense, qui a écrit quoi. » L\u2019expérience n\u2019a certes pas été trop désagréable pour les deux femmes, qui évoquent déjà la possibilité d\u2019une récidive.Par contre, comme le glisse Ariane Gélinas, elles ont aussi plusieurs projets individuels qui les occuperont dans les prochains mois.L\u2019intention est là, mais il faudra probablement laisser passer, au moins, une autre année de treize lunes! CRIMINELLES Deux auteures et treize lunes Ariane Gélinas et Maureen Martineau lancent Criminelles, un recueil de nouvelles aux éditions Alire.\u2014 PHOTO FRÉDÉRICK DURAND ARIANE GÉLINAS ET MAUREEN MARTINEAU Criminelles NOUVELLES POLICIÈRES Alire 288 pages HISTOIRE DE COUVERTURE TROIS-RIVIÈRES \u2014 Si la création de la couverture est généralement l\u2019affaire de la maison d\u2019édition, celle de Criminelles fait exception.C\u2019est Ariane Gélinas qui a fait la suggestion d\u2019une œuvre de Svend Rasmussen Svendsen (1864-1945), dont la toile originale se trouvait dans une galerie californienne, la Bodega Bay Heritage Gallery.« Quand j\u2019ai vu cette œuvre, je me suis dit ce qu\u2019elle était parfaite pour la couverture de Criminelles, puisqu\u2019en plus on y retrouve l\u2019atmosphère lunaire, bien que l\u2019astre soit hors champ. » Ariane Gélinas a eu le mandat de contacter la galerie qui lui a permis, à son grand bonheur, d\u2019utiliser l\u2019œuvre en échange d \u2019un exemplaire du l ivre! KIM ALARIE, LE NOUVELLISTE SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M8 TÉLÉVISION LA ROUE DU TEMPS Kitsch mais grandiose E n manque de séries fantastiques d\u2019envergure depuis la fin du Trône de fer?Les amateurs de littérature fantasy connaissent la série de romans de Robert Jordan, lancée dès 1990.La roue du temps (The Wheel of Time) a été adaptée pour la télévision et offerte sur Amazon Prime Video.Trois épisodes sont là depuis vendredi et les cinq autres suivront à raison d\u2019un par semaine.La finale arrivera juste à temps pour Noël, le 24 décembre.L\u2019attrait de cette série repose entre autres sur l\u2019actrice britannique Rosamund Pike, qui a remporté un Golden Globe pour son rôle dans le suspense I Care a Lot.Aussi productrice de la série, elle campe l\u2019héroïne, Moiraine, une Aes Sedai, titre donné à des femmes dotées d\u2019un pouvoir magique très puissant, associé à un don de guérisseuse.Son arrivée dans un village de la région des Deux-Rivières suscite autant d\u2019intérêt que de suspicions.L\u2019endroit relativement paisible est alors le théâtre d\u2019une attaque de Trollocs, des créatures monstrueuses qui tuent sans pitié.Moi- raine s\u2019enfuit en entraînant à sa suite quatre habitants du village, particulièrement visés par les Trol- locs et en qui le Dragon, gardien de la lumière, s\u2019est possiblement réincarné.Le groupe doit donc échapper aux Trollocs, qui le poursuit sans relâche.Ça donne lieu à des batailles épiques et violentes, toujours ponctuées de séances de magie, où Moiraine met tous ses pouvoirs et son énergie vitale à détruire ces monstres.Le reste, à vous de le découvrir, tout comme à quoi rime cette mystérieuse roue du temps.Alors que tout était sombre et gris dans Le trône de fer, La roue du temps affiche un monde des plus colorés, voire un peu kitsch, ce qui donne des images spectaculaires de régions montagneuses et de villes anciennes.Pour le reste, je ne me suis pas emballé comme pour les premiers épisodes du Trône de fer, dont les personnages et les intrigues étaient plus forts à mon avis.Même si l\u2019héroïne est blanche, la galerie de personnages affiche beaucoup de diversité.Les amateurs de La maison de papier (La casa de papel) reconnaîtront Álva- ro Morte, qui y joue le Professeur.TIGER KING : ON PRESSE LE CITRON Tiger King?On commence à avoir fait le tour et plus d\u2019une fois si vous voulez mon avis.À l\u2019image des « amis » de Joe Exotic, qui tirent profit au maximum de leur nouvelle célébrité en associant leur nom à la série par toutes les façons, on dirait que Netflix s\u2019est dit : « Pressons le citron, ça vend. » La plateforme vidéo lançait cette semaine cinq nouveaux épisodes d\u2019Au royaume des fauves, ce succès planétaire qui a ravi les confinés de début de pandémie lors de son lancement en mars 2020.Ce nouveau chapitre repose notamment sur des appels vidéos avec Joe Exotic en prison, lui qui clame toujours son innocence.Il avait été condamné pour cruauté envers les animaux et complot visant à tuer sa pire ennemie, Carole Baskin.Paraît que les gardiens de prison fredonnent ses chansons.Carole a refusé de participer à la deuxième saison.Harcelée de toutes parts depuis la sortie de la série en mars 2020, celle que plusieurs croient encore responsable du meurtre de son ex-mari a plutôt choisi de traîner Netflix en cour.Elle a maintenant sa propre série, Carole Baskin\u2019s Cage Fight (le combat en cage) \u2014 ça ne s\u2019invente pas.Le premier épisode de Tiger King 2 va dans toutes les directions, sans véritable fil conducteur.On alterne entre les appels à Joe, les témoignages des personnages de la première saison, pro-Joe ou anti-Joe, et la croisade auprès de Donald Trump pour faire gracier le roi des tigres.On fait quand même un retour sur les années de jeunesse de Joe Exotic.Selon ses proches, il n\u2019a plus jamais été le même après la mort de son premier mari, Brian.Du policier généreux en quête de justice, il est devenu « égoïste et narcissique », dit-on.Son frère, qui ne l\u2019a pas vu depuis 20 ans et qui refuse de voir la série, accepte volontiers de tirer à la carabine une cible à l\u2019effigie de son frère.Bref, vous voyez le genre.Si vous trouviez pathétique la première saison, ça ne s\u2019arrange pas dans la deuxième.Tiger King regroupe tout ce que l\u2019Amérique a de plus détestable.Plusieurs choisiront d\u2019en rire.Moi, je passe mon tour.La roue du temps (The Wheel of Time) a été adaptée pour la télévision et est offerte sur Amazon Prime Video Photo.\u2014 PHOTO AMAZON STUDIOS RICHARD THERRIEN CHRONIQUE rtherrien@lesoleil.com La série Tiger King commence sérieusement à presser sur le citron.\u2014 PHOTO AFP, NETFLIX laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M9 MUSIQUE CLAUDIA BLAIS-THOMPSON Le Droit GATINEAU \u2014 Le quatrième album d\u2019Antoine Corriveau n\u2019a pas eu la chance de vivre sur scène à travers une série habituelle de spectacles.Lancé en automne 2020, Pissenlit s\u2019est tout de même taillé une place dans le paysage musical québécois.L\u2019auteur-compositeur-interprète a présenté son spectacle un peu partout au Québec depuis mars dernier.Le disque créé « en pensant au spectacle » a pu finalement prolonger sa vie et, depuis le début du mois de novembre, reprendre la route pour une mini-tournée automnale, avec cette prestation pensée « sans trop de temps mort » et parsemée de moments plus intimistes.Antoine Corriveau et ses musiciens ont aussi réarrangé « de vieilles chansons qui collent » au son de son dernier album.En quête de liberté et de trucs plus personnels, Antoine Corri- veau a pris le volant un été ou deux avant la pandémie.La solitude, l\u2019état méditatif et l\u2019automatisme musical ont permis l\u2019instantanéité des idées, qui se sont transformées en réflexion sur le territoire québécois et ses grands espaces.Antoine Corriveau a aussi eu envie de rompre avec le son d\u2019avant Pissenlit.L\u2019approche « plus bricolage » et l\u2019abandon des arrangements de cordes et de cuivres laissent toute la place à une musique hétéroclite.PARTIR DES BATTEURS « J\u2019avais envie de changer mes métho des de comp osit ions, raconte-t-il.Je suis parti d\u2019une matière différente.Plutôt que de m\u2019asseoir au piano et à la guitare pour essayer de composer des chansons, j\u2019ai enregistré plusieurs beats de cinq amis batteurs pendant deux jours pour essayer de composer à partir des rythmes.Disons qu\u2019avec mon disque précé- dent, à la fin de la tournée, on finissait le show sur une espèce de high de tounes qu\u2019on avait arrangées un petit plus rock et up tempo.J\u2019aimais beaucoup cette énergie-là et j\u2019avais envie de créer le répertoire qui allait être comme ça tout le long du spectacle. » « J\u2019avais aussi envie de ne pas trop avoir de balises claires, de toucher à plusieurs affaires et de trouver le moyen de faire cohabiter ça dans un truc qui se tient quand même. » Et comme les surprises qui jaillissent en chemin font souvent naître les plus belles prises de conscience, Antoine Corriveau a dû cesser de mettre en doute ses intentions et faire confiance à son talent.Après avoir goûté à cette liberté créative, l\u2019artiste n\u2019a plus envie de se censurer.« J\u2019ai passé beaucoup de temps tout seul avec mes chansons au studio à essayer des affaires et à me lancer dans des idées que je n\u2019aurais peut-être pas osées si j\u2019avais été entouré de monde.Je trouverais ça plate de faire un disque et de ne pas douter, ça ne serait pas bon signe, je pense.Ça voudrait dire que je suis un peu trop à l\u2019aise, que je ne cours pas de risques.Je pense que c\u2019est à ça que ça sert de faire de la musique et de l\u2019art : d\u2019essayer des affaires et se mettre en danger. » ANTOINE CORRIVEAU UNE SECONDE VIE POUR PISSENLIT Antoine Corriveau \u2014 PHOTO LEPETITRUSSE, MARC-ÉTIENNE MONGRAIN Vous voulez y aller?Antoine Corriveau et Pilou Samedi 20 novembre, 20 h Le Beam, 1606, rue Principale, Saint-Adrien Entrée : 34,46 $ spectacles pour 155$ 5 pour ou Forfait mi-saison Faites VOTRE CHOIX! NOËL, UNE TRADITION EN CHANSON P-A MÉTHOT FAIRE LE BEAU MARTIN PETIT PYROMANE MÉLISSA BÉDARD MA MÈRE CHANTAIT TOUJOURS CATHY GAUTHIER EN RODAGE JOE BOCAN, MARIE CARMEN ET MARIE DENISE PELLETIER POUR UNE HISTOIRE D\u2019UN SOIR ROXANE BRUNEAU ACROPHOBIE TOCADÉO RÊVE ENCORE FRANÇOIS BELLEFEUILLE LE PLUS FORT AU MONDE YVES DUTEIL CHEMINS DE LIBERTÉ ARNAUD SOLY STAND-UP GAGNANT STAR ACADÉMIE BROUE 17 DÉC 21 20 h 18 DÉC 21 20 h 7 JAN 22 20 h 13 JAN 22 20 h 22 JAN 22 20 h 26 JANV 22 20 h 11 FÉV 22 20 h 16 FÉV 22 20 h 18 FÉV 22 20 h 4 MAR 22 20 h 5 MAR 22 20 h 22 MAR 22 20 h 23 MAR 22 20 h plusieurs .Et autres! ANGÈLE DUBEAU ET LA PIETÀ ELLE 20 FÉV 22 15 h Applicable sur 3 ou 5 spectacles différents.Pour certains spectacles, les quantités sont limitées.Date limite 31 janvier 2022.0081810 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M10 MUSIQUE ISABEL AUTHIER La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 Da ns l \u2019u n ive rs d\u2019Étienne Fletcher, les mots prennent beaucoup de place.Et, bonne nouvelle, sa prose, aussi puissante que sa musique, résonne d\u2019un bout à l\u2019autre du pays ces temps-ci, depuis la sortie récente d\u2019Entre-deux, son premier album complet.Le gars de la Saskatchewan passe le mois de novembre au Québec, après avoir chanté chez lui, en Alberta et au Nouveau-Brunswick.Il conclura son année au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.Belle façon de voir du pays.« Je suis super-heureux de la réponse du public.De pouvoir accompagner le lancement d\u2019une tournée pancanadienne, je ne pouvais pas demander mieux », lance- t-il.Il faut dire qu\u2019il a l\u2019habitude des voyages, lui qui avait présenté ses deux premiers microalbums, Side A et Face A, dans plusieurs festivals et jusqu\u2019en Europe.Il se réjouit donc de ce retour en salle en compagnie de ses trois musiciens, avec qui il propose un spectacle valsant entre le rock et le blues, le folk et la pop.« On a des capacités réduites à certains endroits, mais la réaction du public et la connexion que je recherche se sont même améliorées.À cause de la COVID, on a passé tellement de temps sans faire de show qu\u2019il y a un autre niveau d\u2019attention chez les gens et une joie partagée de se retrouver ensemble. » PERSONNEL Invité à décrire cet opus peaufiné en pleine pandémie, Étienne Fletcher opte pour la simplicité.« Entre-deux représente un morceau de mon cœur et un morceau de mon cerveau.Ce sont des idées, des perspectives et des émotions que je ressens.Ça a donné un mélange de tout ça. » Pour la première fois, l\u2019artiste a découvert le plaisir de la collaboration, en coécrivant deux pièces, Homestead et Toi et moi, avec Daniel Beaumont.« Je connaissais son nom et j\u2019aimais la façon dont il écrivait, mais je n\u2019ai jamais été du genre à partager l\u2019écriture.J\u2019avais des inquiétudes, honnêtement.Mais on s\u2019est retrouvés sur la même longueur d\u2019onde.Cela dit, je veux quand même conserver le doigt sur mon écriture, car c\u2019est très personnel », dit-il.Personnel.Le mot revient souvent dans les propos d\u2019Étienne Fletcher.En chanson, il aborde la vie, la vieillesse, la maladie, le deuil, « le beau et le triste », bref des sujets universels qui touchent tout le monde, confie-t-il.Une intimité qu\u2019il tente de transposer sur scène, chaque fois qu\u2019il le peut.« Surtout au Québec, où le public est particulièrement attentif.J\u2019aime lier la chanson avec une conversation, à une intro pour expliquer d\u2019où elle vient.Ça crée une nouvelle connexion avec les gens. » L\u2019INSPIRATION Car à la base de tout, il y a le propos et la mélodie, dont l\u2019inspiration, dit-il, lui vient à travers « des moments ».Faire l\u2019effort d\u2019écrire est pour lui rarement efficace.« Je m\u2019inspire beaucoup de mon vécu et de ceux qui m\u2019entourent.Il n\u2019y a pas vraiment de formule.Parfois, la musique vient en premier, parfois ce sont les paroles.Pour Entre la mort et moi, j\u2019avais un air de ukulele, mais je l\u2019avais mis de côté, car aucune parole ne venait.Puis, la toune au complet est apparue en 45 minutes, sans que je sache d\u2019où ça sortait! » rigole celui qui avait fait forte impression au Festival international de la chanson de Granby en 2016.À l\u2019aise à la guitare, au clavier et à la basse, Étienne Fletcher navigue entre les instruments selon ses humeurs, se servant de l\u2019un ou de l\u2019autre pour composer ses chansons.« C\u2019est un mélange, comme pour l\u2019écriture en anglais et en français.Parfois, je change d\u2019instrument pour trouver la bonne vibe.C\u2019est plaisant d\u2019avoir cette option pour ajouter de la variété. » Parlant de français, le chanteur bilingue avoue que, de plus en plus, cette langue se creuse un bel espace dans sa création.« Quelque chose a changé dans ma perspective par rapport à mon appartenance à ma communauté de l\u2019Ouest, à la fransaskoisie.Avant, je ne me voyais jamais comme un ambassadeur, mais je suis fier de notre communauté, alors si je peux agir comme porte-parole du français, tant mieux! » ÉTIENNE FLETCHER Entre le cœur et la tête Étienne Fletcher \u2014 PHOTO LANDON JOHNSON FUSION DE CHŒURS Professeur titulaire à l\u2019École de musique de l\u2019Université de Sherbrooke, Robert Ingari est aussi le chef de chœur qui se retrouvera le dimanche 21 novembre au centre du concert de chant choral réunissant les chœurs de l\u2019École de musique et le Chœur de chambre du Québec.Entouré de la pianiste Eun Jung Park et de la soprano Catherine Elvira Chartier, Ingari dirigera les chœurs I et II de l\u2019École de musique de l\u2019UdeS.Le premier chœur proposera l\u2019Exsultate justi de Da Viadana, Pavane de Fauré et Missa Festiva de Leavitt, le second s\u2019attaquera à la Cantate pour une joie de Mercure et au Lux Aeterna tiré du Requiem de Rutter.Le Chœur de chambre du Québec prendra le relais avec le Ballet des fantômes de Desjarlais, Couleurs du cycle Instants limites de Philippe Hersant, Méandres sans fin du cycle Poèmes chinois, également de Hersant, puis les 8 béatitudes du philosophe Robert Ingari lui-même.Le spectacle est présenté à 16 h à la salle Maurice-O\u2019Bready et les billets sont en vente sur le site du CCUS.SONIA BOLDUC CONCERT DE LA MEZZO-SOPRANO MARIANNE CHAPDELAINE Accompagnée du pianiste Tristan Longval-Gagné, la mezzo- soprano Marianne Chapdelaine donnera un récital le dimanche 21 novembre, à 15 h, à l\u2019église Sainte- Élisabeth de North Hatley.Le concert, offert en salle et en web- diffusion différée, sera consacré à des compositions écrites par des femmes, de l\u2019époque romantique à aujourd\u2019hui.L\u2019artiste interprétera des œuvres d\u2019Amy Marcy Cheney, connue également sous le nom d\u2019Amy Beach, Alma Schindler (l\u2019épouse de Gustav Mahler), Rachel Laurin et Claudie Bertou- nesque.Cette dernière est une compositrice basée à Montréal, qui a signé la musique de plusieurs films, jeux vidéos et plusieurs ensembles instrumentaux.Marianne Chapdelaine chantera ses Quatre pièces sur un poème de Qiu Jin, poétesse, écrivaine, intellectuelle, féministe et révolutionnaire chinoise, militante pour les droits des femmes, condamnée à mort pour sa participation à un coup d\u2019État manqué.Pour l\u2019achat de billet, il suffit de se rendre au www.mariannechap- delaine.com/concerts.STEVE BERGERON Marianne Chapdelaine \u2014 PHOTO KIM GAUDREAU Robert Ingari \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE ARTS EN BREF ÉTIENNE FLETCHER Entre-deux FOLK-ROCK FRANCO Quartier général laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M11 0081562 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M12 MUSIQUE VALÉRIE MARCOUX Le Soleil QUÉBEC \u2014 Martine St-Clair revi- site son œuvre pour mieux se lancer dans un nouveau projet.Le spectacle qu\u2019elle donnera à Québec le 21 novembre sera enregistré afin de réaliser un album réunissant ses plus grands succès.Il doit paraître au printemps prochain.« Raconte-moi ton histoire », lui a demandé Dominique Grand au moment de sélectionner, dans son vaste répertoire, les chansons qu\u2019elle interprétera sur scène.« Je lui ai tout raconté », affirme la femme de 59 ans.Au fil de son récit, des pièces se sont imposées.Notamment Mono- polis, qu\u2019elle a chantée pour la première fois pour la comédie musicale Starmania en 1980.Encore aujourd\u2019hui, les nouvelles générations la découvrent grâce à son rôle de Cristal, qui a propulsé sa carrière.Selon elle, les jeunes gens se voient encore dans ce personnage.Elle-même s\u2019en est inspirée pour oser différents styles musicaux.« Je ne suis pas obligée de chanter juste des ballades.Je peux faire du rock, je peux faire de la pop, je peux faire tout ce que j\u2019ai le goût de faire avec cette voix! » RAMENER SUR LE RADAR Avec Dominique Grand, elle a convenu d\u2019interpréter ses titres populaires, « mais aussi des chansons qui sont passées sous le radar, mais que les fans aiment », précise Martine St-Clair.Bien qu\u2019elle la considère comme une des pièces l\u2019ayant fait naître comme chanteuse, Un long chemin tombe dans cette catégorie, croit- elle.« C\u2019est une de mes chansons préférées, ajoute l\u2019artiste.Pour moi, Un long chemin est aussi importante dans ma vie de chanteuse et de femme que Ce soir l\u2019amour est dans tes yeux. » Ils ont donc convenu que cette chanson ouvrirait le spectacle où Martine St-Clair chante entourée d\u2019une dizaine de musiciens, dont un quatuor à cordes et Sylvain Grand au piano.En revisitant les paroles d\u2019Un long chemin, elle constate que la signification de cette chanson d\u2019amour a changé pour elle au cours des années.De nos jours, elles lui rappellent le chemin qu\u2019elle a parcouru comme artiste pour se retrouver devant son public à cet instant.« J\u2019ai longtemps cherché ma place », confie la chanteuse d\u2019expérience, qui se définit maintenant comme une créatrice.« J\u2019ai arrêté de chercher [ma place], je l\u2019ai prise », affirme-t-elle.LA PULSION CRÉATRICE Tout comme la signification d\u2019une chanson peut changer avec le temps, elle change aussi selon qui l\u2019écoute.Cela vaut pour les autres créations artistiques, comme l\u2019observe Martine St-Clair depuis qu\u2019elle s\u2019est lancée dans la peinture en 2001.« J\u2019aime le processus qui m\u2019amène à la création », soutient-elle.Nocturne, elle se réveille souvent pour assouvir ses pulsions créatrices sur une toile.« Créer, pour moi, ce n\u2019est pas ce que tu as fait, mais comment tu t\u2019y es pris », explique- t-elle, fascinée par cette énergie artistique qu\u2019elle invoque pour chanter et créer des émotions, mais qui peut également l\u2019envahir spontanément.La peintre a exposé pour la première fois dans une galerie en 2019.C\u2019est avec beaucoup de fierté qu\u2019elle avait présenté ses toiles abstraites à la Galerie Chez Pellan dans Limoilou.La peinture en est venue à prendre une place aussi importante que la musique dans sa vie.Ce n\u2019était qu\u2019une question de temps avant qu\u2019elle ait l\u2019idée d\u2019unir ces deux disciplines dans un projet.Un premier morceau de cette nouvelle entreprise artistique est déjà né.Il se nomme Tot\u2019aime.Lors du premier confinement, alors qu\u2019elle peignait la toile Printemps COVID, Martine St-Clair reçoit un texto de son ami Lucien Francoeur qui lui demande comment elle se porte.Elle lui expédie en retour des photos de son œuvre.Spontanément, le poète y voit un totem et décrit, avec sa prose naturelle, ce que lui inspire le tableau.Le lendemain, la peintre bouillonnante d\u2019inspiration appelle son ami pour lui exposer son idée.HUIT TOILES À partir de huit toiles de Martine St-Clair, des auteurs écriront des poèmes qui deviendront des paroles de chansons qu\u2019elle interprétera.Ces huit œuvres se retrouveront sur un album et seront également présentées lors d\u2019un spectacle tout aussi inventif.La créatrice a déjà recruté la metteuse en scène Alice Ronfard pour donner vie à sa vision.Le public pourra se familiariser avec Tot\u2019aime lors de la représentation du 21 novembre à la salle Albert-Rousseau.La chanteuse prévoit interpréter cette création multidisciplinaire à la fin du spectacle, après ses plus grands succès.L\u2019artiste ne se sent pas surmenée par ses deux albums en chantier.Au contraire, ce voyage dans le temps à travers les chansons qui ont marqué sa carrière lui insuffle l\u2019audace de se lancer avec confiance dans son nouveau projet.« Ce trait d\u2019union me permet vraiment de plonger dans la suite. » À la salle Albert-Rousseau de Québec, le 21 novembre, Martine St-Clair a convenu d\u2019interpréter ses titres populaires, « mais aussi des chansons qui sont passées sous le radar, mais que les fans aiment ».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE MARTINE ST-CLAIR LE LONG CHEMIN SE POURSUIT laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M13 MUSIQUE DANIEL CÔTÉ Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Quand on dressera le bilan de la pandémie, dans la courte liste des bonnes choses qui en ont résulté, il faudra inclure la résurrection de Gazoline.Confirmée par la sortie de l\u2019album Gazoline III, ainsi que la tournée qui suivra, elle ramène à l\u2019avant-scène un groupe dont les beaux jours semblaient derrière lui.Or, au même titre que le rock, ce genre musical dont les oiseaux de mauvais augure annoncent la fin imminente, voici le groupe dans d\u2019excellentes dispositions, avec sous le bras de solides compositions.« Il y a deux ans, le groupe n\u2019était pas mort, mais il n\u2019était pas fort.On avait fait le tour du Québec mille fois et on avait tous d\u2019autres projets qui nous tenaient occupés.Moi, c\u2019était le festival La Noce.Xavier [Dufour-Thériault, chanteur et guitariste] avait le projet Zoo Baby, tandis que JP [Jean-Philippe Godbout, batteur] travaillait avec des bands de jazz.Des fois, ça fait du bien de s\u2019accorder une pause », raconte le claviériste Jean-Cimon Tellier.Grâce à l\u2019interruption causée par la pandémie, le groupe a constaté qu\u2019il restait de l\u2019eau dans le puits.Tout ce qu\u2019il fallait, c\u2019était du temps pour la laisser remonter.« Dès qu\u2019il a été possible de jouer ensemble, on s\u2019est mis à jammer deux ou trois fois par semaine, mentionne Xavier.Il y a longtemps qu\u2019on ne s\u2019était pas donné la permission de fonctionner de cette manière.Je me suis mis à écrire des textes où il est question d\u2019avoir un band, de faire de la musique. » Le ton était donné, et tant pis pour les punks qui trouvent Gazoline trop pop, et pour le grand public qui le juge trop punk.Des hymnes dansants, tirant parfois sur le new wave, parfois sur le funk à carburation lente, ont fait résonner les murs du studio montréalais où le combo saguenéen a repris des couleurs.Sentant qu\u2019elle tenait quelque chose de bien, la formation complétée par le bassiste Sam Beaulé a sollicité \u2014 et obtenu \u2014 la collaboration du réalisateur Gus Van Go.« Il avait déjà fait du mixage pour nous, mais c\u2019était la première fois que nous collaborions avec lui en studio.Ce que Gus amène dans ce contexte, c\u2019est d\u2019abord une attitude, la confiance qu\u2019il arrive à communiquer.La vibe, c\u2019est une grosse dimension chez lui », fait observer Jean-Cimon.SUPER FÉDÉRATEUR Signe que cette rencontre devait fonctionner, le groupe était fin prêt dès le premier jour.« Vu qu\u2019on était en pandémie, on avait beaucoup joué les chansons.Gus nous a donné les outils pour traduire ça sur un album », résume Xavier.La musique emprunte différentes voies, ce qui reflète les goûts éclectiques du quatuor.Le risque de s\u2019éparpiller était réel, mais la science du réalisateur a rendu le tout cohérent.« On craignait que l\u2019album soit hétéroclite, mais grâce à Gus, ce n\u2019est pas le cas », se réjouit Jean-Cimon.Parmi les pièces qui ressortent, il mentionne Jessica, qui pourrait faire un malheur sur les radios.« Le refrain est super fédérateur.C\u2019est une grosse chanson », croit-il.Un clip a été tourné récemment, ce qui donne la mesure des espoirs suscités par ce titre.Détail intéressant, il comporte des harmonies vocales, une nouveauté chez Gazoline.On en trouve également sur Dis, Stacy et Comeback Baby.« On a travaillé là-dessus pour mettre les gars de l\u2019avant, relate Xavier.C\u2019est une chose qu\u2019on va amener sur scène. » La scène, justement, a repris ses droits le 12 novembre, avec un premier spectacle présenté à Montréal, puis un autre à Sague- nay, le 19, là où tout a commencé.D\u2019autres sorties sont prévues à Sherbrooke (25 novembre), Gati- neau (18 décembre) et Québec (3 mars).Ajoutons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un vrai spectacle, avec l\u2019intégrale de Gazoline III et des pièces plus anciennes.GAZOLINE Improbable résurrection GAZOLINE Gazoline III POP-ROCK FRANCO Duprince Vous voulez y aller?Gazoline Jeudi 25 novembre, 20 h La Petite Boîte noire Entrée : 18 $ Pendant la mise en pause des arts de la scène, le groupe Gazoline a retrouvé le goût de s\u2019investir dans la création.Ses efforts ont mené à l\u2019enregistrement de l\u2019album Gazoline III, prélude à son retour sur les routes du Québec.\u2014 PHOTO DUPRINCE vieuxclocher.com 819.847.0470 Nos spectacles débutent à 20h00 ouverture des portes à 18 h 45 RÉSERVEZ MAINTENANT / DE NOUVEAUX BILLETS mis EN VENTE.MARIO JEAN VEND.26 ET SAM.27 NOVEMBRE MESSMER VEND.17 ET SAM.18 DÉCEMBRE ARIANE MOFFATT 20 NOVEMBRE ROCK STORY VEND.10 DÉCEMBRE LE VENT DU NORD MERC.29 DÉCEMBRE MUSIQUES À BOUCHES DIM.28 NOVEMBRE YVES LAMBERT MAR.28 DÉCEMBRE CE SOIR MARC HERVIEUX SAM.11 DÉC.20H ET DIM.12 DÉC.15H ET 19H30 0081563 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M14 CINÉMA GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil CRITIQUE QUÉBEC \u2014 D\u2019un spectacle à l\u2019autre, le constat est resté le même : foisonnant à souhait, l\u2019univers du conteur Fred Pellerin offre un fabuleux terrain de jeux pour l\u2019imaginaire.Le réalisateur Francis Leclerc s\u2019en est donné à cœur joie en portant à l\u2019écran L\u2019arracheuse de temps, qui explore d\u2019une part la touchante relation entre un garçon et sa grand-mère et, d\u2019autre part, les personnages hauts en couleur qui peuplent les légendes racontées par cette mamie Bernadette.Sortie très attendue de l\u2019automne au Québec, L\u2019arracheuse de temps nous arrive portée par une bien solide distribution, par une histoire joyeusement trempée dans le fantastique et par une fascinante galerie de personnages.Une proposition visuellement soignée, ludique, souvent très drôle, mais qui n\u2019élude pas des questions plus graves comme la peur (ou l\u2019apprivoisement) de la mort.Cette transposition donne à voir, deux fois plutôt qu\u2019une, le personnage généralement plus effacé de la grand-mère de Fred Pellerin.Cette fois, Bernadette (interprétée à la fois par Michèle Deslauriers et Jade Charbonneau) aura un grand rôle à jouer, tant dans le récit qu\u2019elle livre à son petit-fils à la fin des années 1980 que dans l\u2019histoire qu\u2019elle raconte, qui nous ramène dans le village de Saint-Élie-de-Caxton en 1927.POMMES EMPOISONNÉES Car la mort rôde dans ce film (scé- narisé par Fred Pellerin lui-même), sous la forme de pommes empoisonnées ou d\u2019une faucheuse aux allures de vieille souche.Elle s\u2019invite aussi de manière plus subtile et touchante dans la complicité qu\u2019entretient une Bernadette faiblissante (Michèle Deslauriers) mais toujours pétillante et bienveillante avec son petit-fils encore enfant (Oscar Desgagnés).Dans l\u2019œil créatif et l\u2019imagination fertile de ce garçon, les habitants du village vont du pittoresque au ridicule, jusqu\u2019au carrément délirant : le conservateur « curé neuf » (zozotant Pier-Luc Funk, affublé d\u2019un surréaliste toupet), une sorcière western capable de déjouer la mort (Céline Bonnier), l\u2019épuisée Mme Gélinas (Geneviève Schmidt) et ses 472 d\u2019enfants, le barbier ivrogne heureux (Marc Messier), le marchand grippe-sou (Émile Proulx-Cloutier) et sa femme plus généreuse (Sonia Cordeau).Il y a aussi la belle Lurette (Marie- Éve Beauregard), qui sera ciblée par la Mort, son dévoué forgeron de père (Guillaume Cyr) et son amie, la jeune Bernadette (Jade Charbon- neau), débrouillarde et intrépide.ENTRER DANS LA LÉGENDE Déjà porté par une douce folie, le monde décrit par le conteur de Saint-Élie se trouve en quelque sorte magnifié à l\u2019écran (si c\u2019était possible de le faire davantage\u2026).On trouve un bonheur enfantin à entrer dans cette bulle extravagante, fantastique et fantaisiste, où tout semble possible, même de revenir en arrière pour corriger quelques détails avec un sourire en coin.Dans son spectacle L\u2019arracheuse de temps, écrit alors qu\u2019il vivait lui- même un deuil, Fred Pellerin rendait hommage à ces gens de son coin de pays qui sont entrés dans la légende et qui vivent toujours, même une fois disparus.Avec son film, Francis Leclerc leur fait honneur à son tour.L\u2019ARRACHEUSE DE TEMPS Plonger dans la légende Jade Charbonneau en jeune Bernadette et Céline Bonnier dans le rôle de la Stroop, sorte de sorcière capable de déjouer la mort.\u2014 PHOTO LES FILMS SÉVILLE Au générique Cote : ?Titre : L\u2019arracheuse de temps Genre : Fantastique Réalisateur : Francis Leclerc Actrices : Jade Charbonneau, Michèle Deslauriers et Céline Bonnier Durée : 1?h?54 GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil CRITIQUE QUÉBEC \u2014 Il nous a fait rire, souvent.Avec Ding et Dong, dans La petite vie ou Les Boys.Mais Serge Thériault est disparu de l\u2019œil du public.La dépression l\u2019a confiné à son domicile pendant des années.Avec une grande pudeur et beaucoup de respect, les réalisateurs Martin Fournier et Pier-Luc Latu- lippe sont partis à sa recherche.Ils ont plutôt trouvé sur leur chemin les anges gardiens qui s\u2019occupent de lui.Leur documentaire, Dehors Serge Dehors, est bouleversant.Vous ne verrez pas beaucoup Serge Thériault dans ce film qui lui est consacré, piloté par deux admirateurs qui s\u2019inquiétaient de ne plus le voir à l\u2019écran.L\u2019acteur a justement donné son aval au projet, du moment qu\u2019il ne se retrouverait pas lui-même sous la lentille.On apercevra sa silhouette, on entendra sa voix brièvement.Le sujet du film s\u2019est transformé à la rencontre de ses proches.Ils ne sont pas nombreux, mais ils ressemblent à une bienveillante armée.La conjointe de Serge, Anna, veille au grain au détriment de son propre bien-être.Leur fille Melina, qu\u2019on verra peu, mais dont la présence précieuse traverse l\u2019écran.Et ces voisins dévoués, Robert et Jolande, qui montent la garde et offrent leur aide au quotidien.Martin Fournier et Pier-Luc Latu- lippe ont pris leur temps pour arriver à ce documentaire profondément humain.Plus qu\u2019une année, de ce qu\u2019on comprend.De coups de fil en rencontres, ils ont gagné la confiance de ces gens ordinaires, appelés à s\u2019accomplir de manière extraordinaire afin d\u2019aider un homme qui a souvent été applaudi.Nous n\u2019en sommes plus là.Ils veulent seulement lui sauver la vie.AU BOUT DU ROULEAU Le documentaire donne beaucoup de place à Anna, la conjointe de Serge, qui se livre avec une transparence troublante.On sent qu\u2019elle en a vu d\u2019autres, mais on la devine aussi au bout du rouleau.À force d\u2019aider, elle semble tout près de trébucher à son tour.Les voisins, Robert et Jolande, s\u2019imposent comme des piliers sur lesquels Anna \u2014 et également Serge \u2014 peut s\u2019accrocher.Et elle accepte la main tendue.Leurs témoignages, si honnêtes, sont magnifiques à tous points de vue.Dehors Serge dehors met en lumière avec beaucoup de doigté la question de la santé mentale, et surtout la situation des proches aidants.Comment réagir au quotidien devant quelqu\u2019un qui ne veut plus sortir de son appartement?Quelles ressources aller chercher?Quand une Anna à bout de souffle tente de trouver une place pour son conjoint à la résidence Chez nous des artistes, on s\u2019interroge sur l\u2019ingratitude qui vient avec la célébrité, surtout quand celle-ci s\u2019étiole et que la vie malmène.La dévotion de l\u2019entourage de Serge Thériault va droit au cœur.Mais le film n\u2019est pas misérabiliste pour autant.L\u2019hommage à l\u2019homme et à l\u2019artiste demeure en filigrane.Avant tout, c\u2019est la dignité qui ressort de ce très touchant film.DEHORS SERGE DEHORS Transparence et dignité Jolande, Anna et Robert, proches aidants de Serge Thériault, qu\u2019on apprend à connaître dans Dehors Serge dehors.\u2014 PHOTO CHEVAL FILMS Au générique Cote : ?Titre : Dehors Serge dehors Genre : Documentaire Réalisateurs : Martin Fournier et Pier-Luc Latulippe Durée : 1 h 7 laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M15 CINÉMA PASCAL LEBLANC La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Il faut parfois être patient pour voir la suite d\u2019un film.En 1989, on a enfin eu droit à Ghostbusters II, cinq ans après le premier.Ce deuxième chapitre a déçu les attentes par rapport à son prédécesseur, devenu culte.Columbia Pictures a donc pris son temps avant de raconter la suite des aventures des chasseurs de fantômes (la version entièrement féminine de 2016, injustement dénigrée par certains, ne fait pas partie de la continuité de l\u2019histoire).A i n s i , 3 2 a n s p l u s t a rd , l e s Ghostbusters ne sont plus actifs, mais les prévisions d\u2019Egon Spengler sont sur le point de se réaliser.Celui-ci a passé les dernières années de sa vie reclus dans le village de Summerville, en Oklahoma, à se préparer au retour des ectoplasmes.Il a légué sa demeure et sa vaste terre à sa fille Callie (Carrie Coon) qui, dépourvue d\u2019autres options, y emménage à contrecœur avec ses deux adolescents.Alors que Trevor (Finn Wolfhard) est un garçon de 15 ans plutôt typique, sa sœur Phoebe (Mckenna Grace) est le portrait de son grand-père, même si elle ignore tout de lui.La comédienne de 15 ans est une révélation dans le rôle de la passionnée de science pince-sans-rire.Le personnage de l\u2019enfant surdoué solitaire est fréquent au cinéma, mais elle le joue avec finesse et originalité.Toute la jeune distribution (on inclut ici Paul Rudd, qui semble avoir cessé de vieillir il y a 20 ans) est particulièrement attachante et permet au film de se distinguer des précédents.Car, outre les lieux et l\u2019histoire de famille au centre du récit, le reste de l\u2019œuvre n\u2019est qu\u2019une série de références et de clins d\u2019œil au long métrage de 1984.Ce n\u2019est pas entièrement une mauvaise chose.La plupart font sourire ou donnent carrément des frissons.Le bruit du démarrage du proton pack et de son laser, la sirène d\u2019Ecto-1, le souffle de la trappe à fantôme\u2026 les effets sonores mythiques de Ghostbusters sont dans la même catégorie que ceux de Star Wars.Ghostbusters : Afterlife (S.O.S.fantômes : l\u2019au-delà en français) est une réussite autant pour les yeux que pour les oreilles.LE POUVOIR DE LA NOSTALGIE Inconsciemment, on se crée dans la tête une liste de ce qu\u2019on espère voir durant le film.Une fois qu\u2019ils apparaissent à l\u2019écran, ces souvenirs renouvelés provoquent une joie intense, qui s\u2019estompe rapidement.On s\u2019habitue vite à une émotion familière.Le dernier acte en souffre pour cette raison.On comprend que Jason Reitman (Up in the Air, Tully) ait voulu rendre hommage au travail de son père Ivan et au regretté Harold Ramis en plus de faire plaisir aux amateurs.Ce faisant, il a aussi atteint les limites de ce que peut accomplir la nostalgie.Note pour les parents : sachez qu\u2019un garçon de près de 6 ans, qui a courageusement vu les deux premiers volets de Ghostbusters il y a quelques semaines, a trouvé Afterlife « plus épeurant et plus long ».Et il a raison! SOS FANTÔMES : L\u2019AU-DELÀ Dans l\u2019esprit de l\u2019original Phoebe (Mckenna Grace) et Podcast (Logan Kim) devront apprendre à utiliser le matériel des anciens chasseurs de fantômes dans la suite S.O.S.fantômes : l\u2019au-delà.\u2014 PHOTO SONY PICTURES Au générique Cote : ?1/2?Titre : S.O.S.fantômes : l\u2019au-delà Genre : Comédie d\u2019épouvante Réalisateur : Jason Reitman Acteurs : Mckenna Grace, Finn Wolfhard et Carrie Coon Durée : 2 h 4 MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Même si le titre de ce long métrage fait du protagoniste un roi, King Richard : au-delà du jeu ne verse pas dans l\u2019hagiographie.Le scénario tente plutôt de chercher l\u2019équilibre entre les exploits d\u2019un homme qu\u2019on pourrait qualifier de visionnaire (tout ce qu\u2019il a prévu s\u2019est réalisé) et le côté plus obscur d\u2019un être obsédé par ses convictions.Le parcours de Richard Williams (Will Smith), père des sœurs Venus (Saniyya Sidney) et Serena Williams (Demi Singleton), est ainsi raconté du point de vue familial.La réussite des deux plus jeunes est présentée ici comme le fruit d\u2019un travail collectif auquel ont également participé les trois sœurs aînées, sans oublier leur mère, formidablement interprétée par Aunjanue Ellis.Évidemment, l\u2019accent est mis sur celui qui a conçu son plan avec le ferme dessein de sortir sa famille de Compton, ce quartier de Los Angeles réputé défavorisé, à une époque où l\u2019on parlait encore très peu de diversité dans le monde du sport.À cet égard, King Richard est aussi l\u2019histoire d\u2019une famille afro- américaine qui parvient à briser un plafond de verre.Will Smith offre une remarquable performance dans le rôle d\u2019un homme animé de ses certitudes, quitte à bousculer l\u2019ordre établi au passage et à se faire remettre à sa place quand la démarche frôle la déraison.Tout amateur de tennis prendra plaisir à la reconstitution d\u2019époque, notamment au cours des chapitres consacrés aux entraîneurs Paul Cohen (Tony Goldwyn) et Rick Macci (Jon Bernthal).Les matchs de tennis sont bien reconstitués.L\u2019ensemble aurait sans doute gagné à être resserré, mais King Richard reste un film bien fait, bien raconté.KING RICHARD : AU-DELÀ DU JEU Bien fait, bien raconté Will Smith incarne le père des sœurs Venus et Serena Williams, championnes de tennis.\u2014 PHOTO WARNER BROS.Au générique Cote : ?1/2?Titre : King Richard : au-delà du jeu Genre : Drame biographique Réalisateur : Reinaldo Marcus Green Acteurs : Will Smith, Aunjanue Ellis et Saniyya Sidney Durée : 2 h 18 0081497 AVEC LA PARTICIPATION FINANCIÈREDE ET LACOLLABORATIONDE PRÉSENTEMENT AU CINÉMA larracheusedetemps-lefilm.com L EC L E R C F R A N C I S UN FILM DE C OZ ZO L I N O A N TO N E L L O PRODU IT PAR UN CONTEDE ET SCÉNARISÉ PAR F R E D P E L L E R I N « SUPERBE FILM ! UNE TRÈS BELLE DISTRIBUTION.» CATHERINE RICHER, ICI PREMIÈRE « UN FILM FANTASTIQUE QUI NOUS RESSEMBLE.» ANDRÉ DUCHESNE, LA PRESSE + « À VOIR ! » STÉPHANIE NOLIN, SHOWBIZZ.NET SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M16 V ous planifiez quelques escapades en plein air dans les prochaines semaines?J\u2019ai recensé pour vous quelques nouveautés à travers la province.Certaines qui nous donnent hâte à l\u2019hiver, d\u2019autres qui peuvent être testées dès maintenant.Voici un coup d\u2019œil qui n\u2019a pas la prétention d\u2019être exhaustif, parce que les possibilités d\u2019aller jouer dehors ne manquent surtout pas chez nous.MARIER PLEIN AIR ET RESSOURCEMENT C\u2019est tout nouveau dans le réseau de la Sépaq.La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) s\u2019allie au Monastère des Augustines du Vieux-Québec afin d\u2019offrir un forfait de trois jours qui comprend deux nuits dans l\u2019ancien cloître restauré et une nuit en EXP au parc national de la Jacques-Cartier.« De plus en plus cette forme d\u2019évasion est recherchée.Les visiteurs cherchent plus qu\u2019une destination où ils vont simplement se divertir pendant leurs vacances, mais où ils vont faire une pause sur leur vie du quotidien et en ressortir avec quelque chose lorsqu\u2019ils vont reprendre leur rythme effréné.Il y avait un dénominateur commun entre le côté apaisant que la nature procure et ce que le Monastère offre en termes de séjour, avec des moments de silence et d\u2019introspection.Il y a un mariage intéressant que l\u2019on pouvait faire là », résume Simon Boivin, responsable des médias à la Sépaq.PLONGER DANS UN AQUARIUM Vous faites de la plongée et cherchez des endroits insolites au Québec?L\u2019Aquarium du Québec n\u2019accueille pas que des espèces fascinantes à observer.L\u2019endroit s\u2019ouvre maintenant aux plongeurs qui ont obtenu leur certification.Ceux-ci sont conviés à l\u2019intérieur du « Grand Océan » où, en compagnie d\u2019un instructeur, ils peuvent nager à travers les différentes espèces de poissons, d\u2019anémones et d\u2019étoiles de mer.D\u2019une profondeur de 22 pieds, ce grand bassin contient 350 000 litres d\u2019eau salée et reproduit la faune de l\u2019océan Pacifique à la hauteur de Vancouver.Ma collègue plongeuse, Viatka Sundborg, est revenue de là-bas enchantée.Vous pouvez d\u2019ailleurs ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR 1 Des nouveautés pour s\u2019échapper 2 3 laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M17 PLEIN AIR lire son récit dans sa chronique Sous pression du 3 octobre dernier.https://www.latribune.ca DE NOUVEAUX CIRCUITS DE SKI Adeptes de ski de longue randonnée?Dans la réserve faunique de Papineau-Labelle, six nouveaux circuits de longue randonnée ont été développés pour partir à la découverte de ce territoire.Les skieurs peuvent s\u2019arrêter dans différents refuges au cours de leur expédition, qui peut s\u2019échelonner entre trois et cinq jours.En fonction du circuit, l\u2019itinéraire varie entre 30 et 48 km.« Ce que ça permet de faire, c\u2019est d\u2019avoir une proposition de circuits qui va nous emmener dans différents refuges de Papineau- Labelle.Ce sont des refuges qui existaient déjà », explique Simon Boivin, en soulignant que les skieurs peuvent ainsi connaître à l\u2019avance la longueur de leur trajet.Le transport des bagages est aussi offert pour les différentes étapes du parcours.ÉTOILES ET LENTILLES Ingénieur en informatique, Samer Hobeika est aussi astro- photographe.Sa passion pour l\u2019astronomie et la photographie l\u2019ont amené à créer son entreprise, Zenderfull \u2013 la contraction des mots « zen » et « wonderful », ce que le Libanais d\u2019origine dit aimer ressentir lorsqu\u2019il observe le ciel étoilé.C\u2019est dans la campagne de Val-Racine que le Montréalais a acheté un pied-à-terre, où ses clients peuvent passer la nuit.Son amour de l\u2019astronomie l\u2019a incité à se promener un peu partout au Québec.Les abords du parc national du Mont-Mégantic (PNMM) et la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont- Mégantic (RICEMM) en font un cadre tout indiqué pour devenir témoins des beautés célestes.Samer Hobeika organise des excursions où les clients sont initiés à l\u2019observation du ciel ou encore à la photographie du ciel étoilé.« Au début, je fais une présentation.Je veux que les gens comprennent quelques concepts reliés à l\u2019astronomie.Ça, c\u2019est à l\u2019intérieur.Après, on sort et on fait un tour du ciel, pour naviguer et explorer, voir ce qui est dans le ciel ce soir-là.Ensuite, on passe à la photo de groupe. » Il adapte son contenu aux clients présents et propose aussi d\u2019autres activités comme la randonnée et le yoga.Une bonne saison, l\u2019hiver, pour scruter l\u2019horizon?« En hiver, on a pas mal d\u2019activités célestes, comme des étoiles filantes », explique Samer Hobeika.Ses préférées sont les Géminides, que l\u2019on pourra voir autour des 13 et 14 décembre.DU PATIN EN OUTAOUAIS J\u2019ai un faible pour les sentiers glacés, que ce soit celui de Magog aux abords du lac Memphréma- gog ou celui de l\u2019Érable rouge, à Saint-Valère (dans le Centre-du- Québec), où on peut patiner en plein cœur de la forêt.L\u2019érablière compte aussi une mini-fermette pour les enfants.Voilà qu\u2019à La Pêche (Wakefield), en Outaouais, les patineurs pourront aussi s\u2019élancer sur le cours d\u2019eau glacé du parc nature Éco- Odyssée, où l\u2019on peut naviguer dans un labyrinthe pendant la belle saison.La saison hivernale, elle, doit prendre son envol le 18 décembre prochain.DE L\u2019ART EN PLEINE NATURE Vous connaissez le Domaine Forget de Charlevoix, à Sainte- Irénée?Ce haut lieu de la culture est aussi un très bel endroit pour prendre l\u2019air et aller marcher tranquillement.J\u2019y ai fait un saut, cet été, pour aller admirer les sculptures qui ornent le domaine\u2026 mais aussi la vue grandiose sur le fleuve.Le Domaine propose 23 sculptures, dont 21 extérieures.Depuis cet été, on y offre un circuit que l\u2019on peut suivre sur une carte interactive disponible sur le site internet du Domaine ou en téléchargeant la carte sur l\u2019application Ondago.Le Domaine est accessible tous les jours de l\u2019année.Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram à isabelle.pion Dans Lanaudière, le parc régional des Sept-Chutes de Saint-Zénon compte deux nouveaux refuges, le 7e Ciel et l\u2019Étoilé.\u2014 PHOTO FOURNIE, SIMON LAROCHE 1 Si vous avez votre certification de plongeur, il est possible de plonger dans l\u2019Aquarium du Québec, et pas seulement de le visiter.\u2014 PHOTO FOURNIE, SÉPAQ, MATHIEU BOUCHARD 4 Les amateurs de ski de longue randonnée peuvent découvrir six nouveaux circuits dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.\u2014 PHOTO FOURNIE, SÉPAQ 2 Samer Hobeika a fondé Zenderfull, qui offre des activités d\u2019observation et de photographie du ciel étoilé.\u2014 PHOTO FOURNIE, ZENDERFULL 3 Les patineurs pourront aussi s\u2019élancer sur le cours d\u2019eau glacé du parc nature l\u2019Éco-Odyssée.\u2014 PHOTO FOURNIE, ÉCO-ODYSSÉE ?À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT 4 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M18 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune SAMUEL LAROCHELLE La Presse MONTRÉAL \u2014 Rentré au Québec au début de la pandémie, l\u2019auteur du livre Histoires à dormir dehors était occupé à replanter ses racines dans le territoire qui l\u2019a vu naître lorsqu\u2019il a su qu\u2019Airbnb cherchait 12 voyageurs pour mettre en lumière son programme Live Anywhere.Non pas des influen- ceurs musclés et bronzés dont les comptes Instagram regorgent d\u2019abonnés, mais des individus de tous les horizons qui séjourneraient au moins 28 jours dans chacune de leurs destinations.En échange d\u2019une somme couvrant leurs dépenses et des crédits d\u2019hébergement, les 12 chanceux doivent remplir deux tâches : répondre à des questions sur leur expérience au début, au milieu et à la fin de chaque séjour, et accepter que la multinationale partage certaines de leurs photos de voyage.Aux yeux de Jonathan B.Roy, cela semblait trop beau pour être vrai ! « J\u2019étais convaincu que c\u2019était une arnaque, un peu comme les appels nous annonçant qu\u2019on vient de gagner une croisière », explique-t- il en visioconférence en direct de Marrakech.« Je me disais qu\u2019il n\u2019y avait aucune chance que ça arrive, mais que je pouvais quand même prendre 10 minutes pour remplir le formulaire.» Puis, tout a déboulé.Il a passé des entrevues, appris qu\u2019on l\u2019avait choisi et reçu de l\u2019argent dans son compte.« À ce moment-là, je me suis dit qu\u2019il fallait peut-être que je pense à ma valise ! » (RE)PARTIR EN VOYAGE N\u2019allez pas croire que le grand voyageur attendait la première occasion de quitter le pays.« Les gens nous mettent souvent dans une boîte, dit-il.Quand j\u2019étais avocat, j\u2019étais seulement l\u2019avocat.Durant mes voyages à vélo, j\u2019étais le cycliste toujours parti en voyage.Pourtant, on est tous beaucoup plus que notre travail ou un seul aspect de notre personnalité.Je suis capable de faire autre chose que du vélo au bout du monde.» Il précise d\u2019ailleurs que sa motivation principale a toujours été la curiosité, et non le nombre de kilomètres avalés ou de pays visités.« Je voulais voir comment les gens vivent ailleurs, à quoi ressemblent le climat et les paysages, découvrir la petite histoire des habitants et la grande histoire de leur pays.Après des années à vivre ainsi, je pensais avoir fait le tour.» Après quatre ans à pédaler, il a été freiné par la pandémie, deux mois avant la fin de son projet.« Ce n\u2019était pas aussi choquant que si j\u2019étais au début d\u2019une aventure que je préparais depuis des années.J\u2019avais presque complété ce que j\u2019avais prévu.» Son retour au Québec a même été adouci par la pandémie, qui forçait tout le monde à s\u2019ajuster à un nouveau mode de vie.« Je connais des voyageurs qui sont rentrés chez eux après de longs séjours, avant la pandémie, et qui réalisaient que rien n\u2019avait changé, alors qu\u2019eux n\u2019étaient plus les mêmes.Ça, c\u2019est dur à vivre.» Ne comptez pas non plus sur lui pour se plaindre de l\u2019isolement dû aux mesures sanitaires.« Quand je voyageais à vélo, j\u2019étais seul la plupart du temps.Parfois, je préférais rester dans ma tente plutôt que de séjourner dans les hôtels qui étaient trop laids.Donc, le fait de revenir au Québec et de pouvoir apprécier un matelas, une douche et la nature, ce n\u2019était que du positif.» NOMADE DE NOUVEAU Pendant près d\u2019un an et demi, il a apprécié sa vie québécoise aux côtés de sa copine, Gabrielle, avec qui il a fait des offres d\u2019achat sur quelques maisons.Manque de chance, le marché immobilier endiablé a bousillé leurs plans.À moins que ce ne soit le destin qui voulait les faire voyager ensemble.Le 30 septembre, ils se sont envolés vers le Maroc, où ils louent un appartement pendant plusieurs semaines.Sur place, le voyageur québécois écrit des articles et le deuxième tome de ses aventures à vélo, en plus de découvrir le pays du couchant lointain.Dès son arrivée, il a été saisi par le caractère chaotique de la capitale, la forte présence du désert, la VOYAGER SUR LE BRAS D\u2019AIRBNB JONATHAN B.ROY VIT LE FANTASME DE PLUSIEURS GLOBE-TROTTEURS : ÊTRE PAYÉ POUR VOYAGER PENDANT UN AN.EN EFFET, CELUI QU\u2019ON A CONNU DURANT SES VOYAGES À VÉLO PARTOUT SUR LA PLANÈTE A ÉTÉ CHOISI PAR AIRBNB AFIN DE PROMOUVOIR LE TÉLÉTRAVAIL À L\u2019INTERNATIONAL.SON PROFIL A ÉTÉ SÉLECTIONNÉ PARMI 314 000 CANDIDATURES! « Je voulais voir comment les gens vivent ailleurs, à quoi ressemblent le climat et les paysages, découvrir la petite histoire des habitants et la grande histoire de leur pays.Après des années à vivre ainsi, je pensais avoir fait le tour.» \u2014 Jonathan B.Roy laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M19 VOYAGES couleur ocre qui tapisse son regard et.le plaisir d\u2019être ailleurs.« J\u2019ai réalisé que les voyages me manquaient.Ça fait du bien d\u2019être un peu perdu et de ne pas savoir quoi faire.J\u2019aime être ici.Je dirais même qu\u2019un mois, ce n\u2019est pas assez.» C\u2019est pourtant l\u2019entente avec Airbnb : de quatre à six semaines par ville et hop! on recommence ailleurs.Prochains arrêts : Albanie, Slovénie et Italie.« Quand on préparait nos valises, on devait penser à ce qu\u2019il nous fallait durant presque un an, mais c\u2019est difficile de savoir où on pourra aller en fonction de la pandémie et des vaccins.» Les amoureux ont néanmoins choisi de se priver des vélos, très chers et complexes à transporter sur une base régulière.À la place, ils se creusent les méninges pour choisir les pays et les lieux d\u2019hébergement.« Dans certains pays, les crédits Airbnb pourraient nous permettent de louer le parlement! » Qu\u2019est-ce qu\u2019on disait déjà?Ah! oui, il est payé pour voyager.Consultez La page Facebook de Jonathan B.Roy VOYAGER SUR LE BRAS D\u2019AIRBNB Le globe-trotter Jonathan B.Roy a été sélectionné parmi 314 000 candidats par Airbnb afin de promouvoir le télétravail à l\u2019international.\u2014 PHOTO FOURNIE, JONATHAN B.ROY Jonathan B.Roy et sa copine, Gabrielle, devant une mosquée à Casablanca, au Maroc.\u2014 PHOTO FOURNIE, JONATHAN B.ROY SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M20 VOYAGES B ienvenue à Wayne.Population : autrefois 2490, maintenant 29.Le panneau trône au-dessus de quatre wagons de bois en décrépitude posés sur une ancienne section de voie ferrée.Il me fallait absolument m\u2019arrêter pour une photo.Le village albertain se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Drumheller.Le hasard seul ne suffira pas à aboutir dans cette ancienne communauté minière.Sur la route 56, un panneau indique encore la direction vers Wayne.La route secondaire traversera dix ponts, tous au-dessus de la même rivière Rosebud, avant d\u2019arriver à destination.Tout au bout, un saloon et un hôtel sont tout ce qu\u2019il reste de l\u2019ancien hameau de mineurs.Dans les belles années du charbon, entre 1912 et les années 1930, ils étaient plus de 2000 à vivre là, à animer deux écoles, un hôpital, et quelques commerces.Mais le déclin du charbon a entraîné la démographie avec lui, si bien que le saloon, curiosité au milieu de nulle part, agit principalement comme une attraction touristique.Aujourd\u2019hui, son petit stationnement se remplit rapidement avec la poignée de touristes qui s\u2019y arrêtent pour manger.De l\u2019intérieur, l\u2019ancien bar est encombré comme on s\u2019y attend.Des plaques d\u2019immatriculation, des vieilles photos, un piano et le crâne d\u2019une bête cornue rappellent l\u2019ambiance des westerns.Dans les années 1920, le bar s\u2019était vu affublé du nom de Bucket of Blood en raison des nombreuses batailles qui y survenaient entre les mineurs.Selon l\u2019ancienne propriétaire, les fêtards buvaient, sortaient se bagarrer, et rentraient pour une autre tournée de bière.La légende du saloon raconte aussi qu\u2019un beau jour des années 1970, trois étrangers sont entrés à l\u2019hôtel adjacent pour commander des pintes de houblon.Une fois leur rafraîchissement servi, ils auraient refusé de payer la facture.Le barman serait alors retourné calmement derrière son bar, aurait dégainé un pistolet et aurait tiré un coup au-dessus de la tête de chacun des visiteurs.Aujourd\u2019hui, trois trous de balle bien encadrés sont toujours visibles au-dessus du vieux piano.Si l\u2019envie vous prend de passer la nuit au Rosedeer Hotel de Wayne, sachez que la rumeur souffle que son troisième étage est hanté.Étrangement, j\u2019adore ces villages où il n\u2019y a (presque) plus rien à voir.On n\u2019y reste jamais une éternité, même si l\u2019éternité, elle, y passe tout son temps.J\u2019ai eu le même sentiment à Val-Jal- bert, au Québec, où les murs des bâtiments encore debout sont les gardiens de tellement de secrets.J\u2019aime imaginer comment on y vivait autrefois.Les « fantômes » de Wayne, Dorothy et Patricia JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR 1 laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M21 VOYAGES À une trentaine de kilomètres de Wayne, le long de la route 570, se trouve la charmante Dorothy, un autre village qu\u2019on risque de rater si on cligne trop longtemps des yeux.Avec une population de plus ou moins dix personnes, le hameau n\u2019a semble-t-il jamais vraiment dépassé la centaine de citoyens.Son silo de grains, qui a pour le moment échappé au temps, se découpe magnifiquement sur un fond rocheux et de terres agricoles.On le trouve toutefois dans un état d\u2019abandon qui lui laisse présager un avenir très incertain.Un seul arbre se déploie sinon à l\u2019entrée de « l\u2019agglomération », où le silence arpente les rues entre quelques furtifs chiens de prairie.Un homme prenant appui sur une camionnette a choisi l\u2019endroit pour y faire voler son drone.Là, aucun danger d\u2019interférence.On raconte que Dorothy a vu le jour au début des années 1900.Il s\u2019agissait d\u2019un lieu de rencontre important, si bien qu\u2019on y a déjà répertorié une épicerie, un étal de boucher, un restaurant, une école et deux églises.Les bâtiments de bois ont un temps été laissés sans entretien, mais les touristes peuvent maintenant contribuer à leur restauration en proposant un don un argent.Sous un ciel bleu moutonné de nuages joufflus, le silence à nos côtés, on croit apercevoir à Dorothy toute l\u2019immensité du monde.Il y a ce vide jusqu\u2019à très loin.Et parfois le bourdonnement d\u2019une voiture qui passe sa route comme un battement de cils.Mon coup de cœur demeure le village de Patricia, plus au sud, où vivent encore 88 citoyens, selon le recensement de 2020.Surtout, c\u2019est le Patricia Hotel-Bar-B-Q Pit qui avait retenu mon attention en aboutissant par hasard dans mes recherches sur Google.Voilà un autre saloon aux murs bien chargés, où la population locale s\u2019arrête pour boire et manger.Là, le bœuf albertain est bien entendu à l\u2019honneur, mais on peut aussi se laisser tenter par un steak de bison.Peu importe la coupe de la viande choisie, on la grille soi-même dans un coin du restaurant.C\u2019est la version carnivore du bar à pain de Pacini.Pendant qu\u2019on patiente, on s\u2019amuse à décoder les blagues tantôt anodines, tantôt grivoises, qui couvrent les murs de l\u2019endroit.Soupe, salade, patate.on nous offre suffisamment à manger pour qu\u2019on ressorte de là bien rond.Ce soir-là, c\u2019était le calme plat à Patrica, qui a, semble-t-il, déjà fait les manchettes dans les années 1970 quand un propriétaire local a fait don d\u2019un bout de terre d\u2019une valeur de 3 $ au premier ministre Pierre Elliott Trudeau.Celui-ci aurait refusé la propriété du terrain.Malgré la petite taille du village, le grand saloon est semble-t-il bondé dès qu\u2019un rodéo se tient en région.Enfin, si au Québec des symboles religieux trônent au coin des rangs dans plusieurs villages, à plusieurs intersections entre Drumheller et Patricia, en Alberta, ce sont plutôt des dinosaures qui voient passer les rares véhicules arpentant les routes de campagne.Les « fantômes » de Wayne, Dorothy et Patricia 2 Le Last Chance Saloon est le seul commerce encore ouvert dans le hameau de Wayne, où la population est de 29 habitants.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 3 Le saloon du village de Patricia correspond à l\u2019image qu\u2019on se fait de ce type d\u2019établissement : murs encombrés, bustes d\u2019animaux et photos d\u2019époque.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 1 À Dorothy, un ancien silo résiste encore au temps.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 2 3 Sous un ciel bleu moutonné de nuages joufflus, le silence à nos côtés, on croit apercevoir à Dorothy toute l\u2019immensité du monde.Il y a ce vide jusqu\u2019à très loin.Et parfois le bourdonnement d\u2019une voiture qui passe sa route comme un battement de cils. SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M22 BIÈRES/COCKTAILS N on, je ne vous parlerai pas de la fameuse organisation secrète de l\u2019univers de Marvel et encore moins des exploits de Captain America, mais plutôt d\u2019une nouvelle levure censée aider à brasser des IPA contemporaines.Qu\u2019est-ce que le consommateur recherche dans ces IPA modernes?Des notes fruitées, un voile léger et une impression sucrée.C\u2019est donc au brasseur de réussir à fermenter sa bière en y laissant des notes de sucre résiduel, en s\u2019assurant d\u2019un beau voile de bière \u2014 et non pas d\u2019un teint grisâtre provenant d\u2019une mauvaise utilisation des houblons \u2014 et en y apportant les notes aromatiques fruitées que le consommateur apprécie de plus en plus.Un beau défi si on se fie aux nombreux progrès que l\u2019industrie de la bière a réalisés au cours des dernières années.Mais voilà qu\u2019un fournisseur de levure à bière, Escarpement Labs, propose depuis peu un hybride entre deux levures déjà très connues dans le milieu : Cerberus et Vermont.Son nom : Hydra.Retenez-le, car plusieurs brasseries n\u2019hésitent pas à l\u2019indiquer sur leurs canettes pour différencier la énième NEIPA de celle d\u2019avant.Hydra, c\u2019est la nouvelle technologie en matière de biofermen- tation au service du brasseur.On nous promet une levure qui offre des notes aromatiques de mangue et d\u2019agrumes, qui laisse une impression plus sucrée en bouche et qui est donc parfaite pour les NEIPA, Session IPA ou autres IPA aromatiques.Bien entendu, la levure ne fait pas tout.Les houblons utilisés ont encore le dernier mot.Si les houblons ne sont pas aromatiques \u2014 avec des techniques qui exploitent les notes aromatiques du houblon bien avant les acides amérisants \u2013, la bière ne le sera pas.Envie d\u2019y goûter?Les bières fermentées à la levure Hydra commencent à faire leur apparition.CATNIP HYDRA \u2022 NOCTEM Basée sur la fameuse Catnip de la brasserie Noctem, cette bière juteuse en bouche nous invite à encore plus de notes explosives de fruits.STAY CLASSY \u2022 BELLWOODS La fameuse Light Pale Ale, autrefois inspirée des American Pale Ale, est dorénavant brassée avec de la levure Hydra, ce qui lui offre un corps et un nez plus proche des IPA de la côte Est que des cousines de l\u2019Ouest.LA RENCONTRE \u2022 BORÉALE Brassée en collaboration avec Noctem, cette Hydra IPA est dans l\u2019air du temps, favorisant les notes d\u2019agrumes et de fruits tropicaux des houblons, sur un voile bien présent.Elle commence tout doucement à faire son apparition chez votre détaillant favori.Surveillez le terme Hydra, car d\u2019autres bières verront fort probablement le jour.Hydra est parmi nous Les bières fermentées à la levure Hydra commencent à faire leur apparition.\u2014 PHOTO 123RF PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe@bieresetplaisirs.com MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale L ors de la rédaction de mon nouveau bouquin sur les gins québécois (Tout sur les gins du Québec), j\u2019ai eu un plaisir fou à replonger dans l\u2019univers des cocktails oubliés, ceux qui ont marqué l\u2019ascension de cette eau- de-vie dans les années 1800.Le plus important d\u2019entre eux?Le martinez.Des 210 cocktails à base de gin proposés dans mon livre, le martinez occupe une place spéciale puisqu\u2019il est le fameux chaînon manquant, la première variation du manhattan (un cocktail au whisky) en cocktail au gin.C\u2019est le martinez qui a poussé une génération de bartenders vers ce que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui comme le roi des cocktails : le dry martini.Sans martinez, il n\u2019y aurait pas eu de martini.Mentionné pour la première fois dans le livre The Modern Bartender\u2019s Guide paru en 1884, il aurait été inventé \u2014 selon ce que croient certains \u2014 par le célèbre Jerry Thomas pour un touriste qui se rendait dans la ville de Martinez, en Californie.D\u2019autres attribuent sa création à un barman de la même ville.Quoi qu\u2019il en soit, vous avez devant vous un martini qui tend vers le caramel et la rondeur, beaucoup plus réconfortant que le dry martini classique en ce mois de novembre.Le martinez est le compagnon parfait de ceux qui ont envie de réaliser un martini adapté à leur gin céréalier, boisé, terreux ou vieilli en fût.N\u2019hésitez pas à faire la recette qui suit avec un vermouth blanc ou à couper le vermouth sucré avec un vermouth sec.Tranquillement, vous comprendrez grâce à ce cocktail l\u2019évolution qui a permis au dry martini \u2014 et à sa célèbre olive \u2014 de naître.Martinez INGRÉDIENTS \u2022 1,5 oz de gin \u2022 1 oz de vermouth rouge \u2022 0,25 oz de liqueur Luxardo Maraschino \u2022 2 traits d\u2019amer Angostura \u2022 Zeste d\u2019orange (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un verre à mélange rempli de glace, ajouter les ingrédients et mélanger à la cuillère.2 Filtrer à la passoire dans un verre à martini ou une coupe refroidie.3 Décorer d\u2019un zeste d\u2019orange Santé! MARTINEZ, UN GRAND COCKTAIL OUBLIÉ P H O T O A N N I E F E R L A N D laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M23 VINS J e n\u2019ai qu\u2019un seul mot pour vous décrire ma passion pour l\u2019apéro : incontournable.L\u2019heure de l\u2019apéro est un moment privilégié que l\u2019on s\u2019offre pour faire une transition entre la journée et la soirée.Et quel plaisir de varier les thèmes.Cette fois-ci, on visite l\u2019Italie du nord au sud.Salute! BARONE MONTALTO BRUT 14,55 $ \u2022 14742232 \u2022 12 % \u2022 9,9 G/L \u2022 BIO Un apéro à l\u2019italienne débute toujours par un verre de bulles et en voici un très bon de la Sicile, à un prix imbattable.Une nouveauté à base de cataratto et de pinot grigio.Le genre de bouteille qu\u2019on veut toujours avoir au frais pour le plaisir d\u2019ouvrir des bulles en toutes occasions.L\u2019accord est simple et parfait avec une assiette d\u2019antipasti, légumes marinés, olives et charcuteries.Nouveauté coup de cœur! SAVIEZ-VOUS QUE\u2026 Ce vin est élaboré en cuve close de la même manière qu\u2019un pro- secco mais porte la mention vino spumante?Pourquoi?Parce que seulement les vins effervescents produits avec le cépage glera, dans des régions précises de la Vénétie et du Frioul au nord de l\u2019Italie, peuvent porter l\u2019appellation prosecco.NESPOLINO TREBBIANO RUBICONE 2020 15,10 $ \u2022 14758875 \u2022 12 % \u2022 4,2 G/L \u2022 BIO Une nouveauté de l\u2019Émilie-Romagne, un blanc parfait à l\u2019apéro et une découverte pour les papilles, car le trebbiano, qu\u2019on appelle ugni blanc en France, est un raisin utilisé surtout pour la production de brandy et de vinaigre balsamique, un des produits phares de la région.On a un vin très aromatique et bien vif, sur une bonne finale citronnée, pointée de basilic.Pour l\u2019accompagner à l\u2019apéro, on fait comme en Émilie-Romagne : du jambon de Parme avec du parmesan Reggiano sur lequel on ajoute quelques traits de vinaigre balsamique.Pour un accord plus ludique, essayez-le avec des tranches de pommes vertes recouvertes d\u2019huile d\u2019olive, de feuilles de basilic et d\u2019un trait de balsamique.Vous m\u2019en donnerez des nouvelles! PLANETA LA SEGRETA SICILIA 2020 15,95 $ \u2022 741264 \u2022 13 % \u2022 1,5 G/L Voici un excellent vin pour s\u2019initier aux blancs siciliens.Soyeux et suave en bouche, avec des notes de pêche blanche, de melon miel et de zeste d\u2019orange sur une légère salinité en finale.Il est produit avec 50 % de grecanico, 30 % de chardonnay et 10 % de viognier et de fiano.À titre de référence, le grecanico est le même cépage que le garganega de Soave, donc fraîcheur et vivacité sont aussi au programme.En accord, optez pour des arancinis ou des carrés de fondue parmesan et vous serez conquis.COTTINI STILE NATURALE CORVINA GARDA 2019 19,05 $ \u2022 14729530 \u2022 13 % \u2022 10 G/L \u2022 BIO Une nouveauté et une curiosité.Le corvina est le raisin principal du Valpolicella et il est assez rare de le retrouver en mono-cépage comme dans cette cuvée, car on l\u2019assemble généralement avec le rondinella qui apporte des notes florales au vin.De plus, celui-ci est issu de l\u2019appellation Garda DOC, une zone qui contourne le lac de Garde, tant en Vénétie qu\u2019en Lombardie.On a donc ici la pure expression du raisin avec ses notes de cerise acidulée et d\u2019amande, d\u2019épices et de chocolat amer.C\u2019est un vin d\u2019une bonne acidité pour un rouge.Il compte des tannins assez présents pour balancer le taux de sucre qui semble élevé si on le regarde en chiffre, mais qui est parfaitement balancé en bouche.Il est parfait pour un apéro sucré et salé, car il mariera tout autant le saucisson italien et la bruschetta que le fromage, les amandes et des canneberges enrobées de chocolat noir.ALBINO ARMANI RIPASSO VALPOLICELLA SUPERIORE 2018 21 $ \u2022 13893178 \u2022 14 % \u2022 5,5 G/L Si vous voulez faire la comparaison des saveurs et des styles, revoici le corvina, assemblé ici avec un total de 30 % de rondinel- la et de corvinone et vinifié selon la méthode ripasso qui consiste à « repasser » le vin sur des marcs d\u2019Amarone pour lui donner plus de corps et de concentration.Ce vin est excellent pour un apéro dînatoire, avec des petits pâtés à la viande, des terrines et de la lasagne.BOTTER UCCELLINI PRIMITIVO PUGLIA 17,35 $ \u2022 14729556 \u2022 13,5 % \u2022 7,4 G/L \u2022 BIO On termine au sud dans la région des Pouilles, ou le talon de la botte italienne si vous préférez, avec un primitivo qui est un raisin de la même souche que le zinfandel.Donc dans un style fruité, épicé et bien concentré avec des tannins souples.Des notes de fraise, de cannelle, de tabac sur de la mûre bien fraîche en finale, un ensemble parfait pour s\u2019accorder avec des mini-burgers aux champignons ou des pétoncles enrobés de bacon.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com NATALIE RICHARD PLANÈTE VINS Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca Apéro à l\u2019italienne L\u2019heure de l\u2019apéro est un moment privilégié que l\u2019on s\u2019offre pour faire une transition entre la journée et la soirée.\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M24 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHERBROOKE \u2014 C\u2019est un plat de tous les jours, un passe-partout qu\u2019on sert à toutes les sauces.Littéralement.Classiques parmi les classiques, les pâtes ont la cote dans pas mal toutes les maisonnées.Mais malgré leur omniprésence sur nos tables, il y a encore à apprendre, ai-je constaté en discutant avec Lucie Lahaie.La fondatrice de l\u2019entreprise gourmande sherbrookoise Per il Gusto (www.cuisineperilgusto.com) a cessé de compter le nombre de fois où elle a posé ses valises en Italie.Au fil de ses nombreux séjours culinaires au pays de Botticelli, elle a appris tous les rudiments de la cuisine italienne.Évidemment qu\u2019elle en connaît un rayon sur les pâtes.J\u2019ai causé avec elle des règles d\u2019or à observer pour tirer le meilleur de la pasta.D\u2019abord et avant tout, il y a l\u2019éventail disponible.Ça saute aux yeux en supermarchés comme dans les épiceries spécialisées : la grande famille des pâtes est éclatée tant elle se décline sous des formes diverses.Se pose donc nécessairement la question de l\u2019association : quelles pâtes marier à quelles sauces?« Il y a une semi-science.et aussi un certain flou artistique autour de la question », m\u2019explique Lucie en riant.« Je me souviens d\u2019un soir où, pendant un stag e cul inaire à Florence, je me suis couché e en me demandant c o m m e n t démêler tout ça, poursuit- el le.Parce que oui, il y a certaines règles, mais elles se contredisent parfois! Les chefs italiens aussi, d\u2019ailleurs. » Il y a de quoi perdre son latin.Ou bien son italien.DE L\u2019ARCHITECTURE « On peut imager en disant que les pâtes, c\u2019est de l\u2019architecture pour la bouche.La même pâte ne goûtera pas pareil si on la sert avec une sauce ou une autre. » Règle générale, une pâte plus structurée va demander une sauce plus texturée.« Les pâtes longues, de par leur structure et leur forme, vont bien retenir le condiment.C\u2019est donc plus facile de faire une pâte crémeuse avec ce type de pâtes, parce qu\u2019elles ont une grande surface sur laquelle la sauce peut adhérer. » Les bucatinis, qu\u2019on mange moins souvent ici qu\u2019en Italie, sont servies avec une sauce plus lisse et tomatée.« Étant donné que c\u2019est comme un grand tube, la sauce va s\u2019infiltrer à l\u2019intérieur des pâtes », explique Lucie.Ça va presque de soi, mais rappe- lons-le quand même : puisqu\u2019il y a des œufs dans la sauce carbonara, on ne la sert jamais avec des pâtes aux œufs.« Ça donnerait un plat trop lourd. » Les pâtes courtes qui ont plein d\u2019interstices vont gagner à être servies avec une sauce qui contient de petits morceaux de légumes ou de viande, parce que ceux-ci vont se glisser dans les trous des pâtes.Le truc, c\u2019est vraiment de penser à la sauce qu\u2019on va servir, et de figurer quelle pâte irait bien avec ça », expose Lucie Lahaie.Le truc, c\u2019est aussi de choisir des pâtes de qualité.Parce que non, les spaghettini, gemelli et autres catavappi ne sont pas tous fabriqués avec le même soin.Les pâtes artisanales sont sans égales et valent leur pesant d\u2019or, assure Lucie Lahaie.« Parce que les condiments et la sauce vont mieux coller à la pâte si celle-ci est de qualité. » Au fil du processus de confection, la pâte extrudée passe à travers un moule de bronze.« Ça va créer de petites retrous- sures microscopiques à la surface.Si on met ensuite la pâte à sécher à haute chaleur, toutes les écailles vont se refermer.La pâte va devenir lisse, comme vitrifiée.Et la sauce va moins adhérer. » C\u2019est ce qui différencie la pâte commerciale de celle faite de manière artisanale, où on ne prend aucun raccourci au chapitre du séchage.« Les pâtes fraîchement formées sont déposées sur de grandes tiges et sèchent à air libre dans de grandes chambres ventilées qui sont exactement à la bonne température.Elles peuvent y rester jusqu\u2019à 72 heures. » Lucie Lahaie a créé son entreprise Per il Gusto pour partager son amour de la cuisine italienne.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE POPULAIRE PASTA À DÉCOUVRIR Une pâte à découvrir : les trofie (que l\u2019on prononce « trofié »).Il s\u2019agit d\u2019une pâte courte originaire de la Ligurie (Nord de l\u2019Italie) que l\u2019on sert traditionnellement avec un pesto.« Cette pâte, en raison de la façon dont elle est fabriquée (elle est tournée sur elle-même), tient extrêmement bien la cuisson.Ce qui veut dire que c\u2019est facile de maintenir le \u2018\u2018al dente\u2019\u2019 tant désiré, même lorsqu\u2019on termine la cuisson à la poêle.On en trouve de plus en plus en épicerie, parfois dans le coin des aliments spécialisés », explique Lucie Lahaie.KARINE TREMBLAY « Les pâtes longues, de par leur structure et leur forme, vont bien retenir le condiment.C\u2019est donc plus facile de faire une pâte crémeuse avec ce type de pâtes, parce qu\u2019elles ont une grande surface sur laquelle la sauce peut adhérer. » \u2014 Lucie Lahaie laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M25 EN CUISINE Lors des voyages culinaires qu\u2019elle a organisés en Italie, Lucie Lahaie a déjà amené les gens visiter une fabrique dans le Chianti.« On constate sur place tout le temps et l\u2019énergie consacrés au séchage.Évidemment, quand les artisans mettent autant d\u2019efforts dans le procédé, ils emploient aussi un blé de grande qualité.C\u2019est tout ça qui fait la différence.Et qui explique aussi l\u2019écart de prix entre une pâte commerciale et une autre artisanale. » CUISSON 101 Après ça, pour qu\u2019une pâte soit bonne, il faut aussi savoir bien la cuire.On a souvent vu les pâtes blanches déposées dans l\u2019assiette et nappées d\u2019une couronne de sauce.Erreur et faux pas culinaire.Depuis que Lucie Lahaie m\u2019a mont r é c o m m e n t elle s\u2019y prenait pour obtenir des pâtes parfaites, je ne jure que par sa méthode.Et je ne sors la passoire que pour rincer les légumes.ou lorsque je bricole une salade de pâtes pour l e s l u n c h s d u lendemain.« S i o n v e u t q u e l e s p â t e s s\u2019imprègnent des saveurs, il faut vraiment qu\u2019elle finisse de cuire dans la sauce chaude.On les mélange donc directement à celle-ci, dans la poêle, un peu avant qu\u2019elles n\u2019aient fini de cuire », souligne Lucie.Et ça change tout.Pour vrai.« L\u2019eau de cuisson des pâtes est aussi une précieuse alliée pour détendre la sauce.J\u2019en ajoute dans la sauce, pour qu\u2019elle ne soit pas trop dense lorsqu\u2019on met les pâtes dedans.Lorsque je donne mes cours de cuisine, les gens sont parfois découragés de voir que j\u2019ajoute de l\u2019eau de cuisson ainsi; ils ont l\u2019impression que je gâche la sauce. » Au contraire, elle la bonifie.L\u2019opération se fait à feu vif, de façon à que l\u2019eau s\u2019évapore rapidement.« L\u2019amidon des pâtes amalgamé à la sauce va créer une texture crémeuse. » Questions, commentaires, suggestions?Envie de partager votre recette favorite?Écrivez-moi : karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram : karine.encuisine BON À SAVOIR En Italie, les pâtes ne se mangent jamais en accompagnement.Elles se suffisent à elles-mêmes, résume Lucie Lahaie.Pourquoi?Elle a posé la question à Nicola Dolfi, chef et ami.« Ici, en Italie, la pasta est et sera toujours une protagoniste dans l\u2019assiette et ne sera jamais déclassée en devenant un simple accompagnement.La raison?Premièrement, parce que la pasta permet de faire valoir et de tirer le meilleur d\u2019une grande variété matières premières avec lesquels on peut la combiner et aussi, parce qu\u2019ici, en Italie, c\u2019est un des éléments les plus représentatifs de notre pays.La pasta est considérée comme une forme d\u2019art.La pasta est une des rares choses qui relie toute l\u2019Italie.On la reconnait dans la mémoire de la nation au même titre que la couleur de la peau ou la langue », répond-il.Il ajoute encore que « la pasta ne doit pas être traitée comme une garniture, c\u2019est une institution ici\u2026 en plus d\u2019être économique et bonne pour tout le monde. » KARINE TREMBLAY INGRÉDIENTS \u2022 1 gousse d\u2019ail \u2022 15 grammes d\u2019estragon frais (l\u2019équivalent d\u2019une tasse, bien tassée) \u2022 50 g de noix de cajous \u2022 ¼ à ½ tasse d\u2019huile d\u2019olive \u2022 Une bonne pincée de sel \u2022 ¼ tasse de parmesan (ou plus!) \u2022 200 g de trofie \u2022 1 ou 2 pommes de terre \u2022 Haricots verts fins (au goût) PRÉPARATION \u2022 Mettre de l\u2019eau dans un grand chaudron et amener à ébullition.\u2022 Pendant ce temps, laver et couper les haricots en morceaux de 3 cm.\u2022 Peler et couper les pommes de terre en cubes d\u2019environ 1 ½ cm.Lorsque l\u2019eau bout, saler et verser les pâtes.\u2022 Après 4 minutes, ajouter les cubes de pommes de terre et au bout de 5-6 autres minutes, verser les haricots.\u2022 Laisser bouillir le tout pendant encore 5-6 minutes.\u2022 (*Au total, les pâtes doivent cuire pendant 15-16 minutes, selon les indications de l\u2019emballage.Ajuster les temps de cuisson au besoin afin que les pommes de terre soient bien cuites, que les pâtes soient al dente et que les haricots soient parfaits).\u2022 Pendant ce temps, préparer le pesto.Mixer au robot (ou au mélangeur) l\u2019ail et les noix.Ajouter l\u2019estragon, le sel et l\u2019huile d\u2019olive, puis continuer de mixer (en ajoutant de l\u2019huile d\u2019olive au besoin) jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019un mélange crémeux.\u2022 Déposer dans un grand bol et incorporer le parmesan.\u2022 Note : Si on manque d\u2019estragon, on peut compléter avec du persil frais.On peut aussi faire un pesto à la sublime saveur de céleri en remplaçant l\u2019estragon par des feuilles de céleri fraîches ou encore préparer un traditionnel pesto de basilic.\u2022 Ajouter un peu d\u2019eau de cuisson dans le bol avec le pesto pour détendre et réchauffer le mélange.\u2022 Lorsque les pâtes sont cuites, prélever la moitié des cubes de pommes de terre et les écraser dans le pesto.Bien incorporer.\u2022 Verser les pâtes et les légumes cuits dans le bol et bien mélanger en ajoutant de l\u2019eau de cuisson afin de rendre le tout bien crémeux.\u2022 Servir immédiatement en ajoutant des copeaux de parmesan ou en saupoudrant de pecorino romano.TROFIE AL VERDE TROFIE CRÉMEUX AU VERT DUO (au pesto d\u2019estragon et haricots verts) Recette de Lucie Lahaie, propriétaire de l\u2019entreprise gourmande Per il Gusto (pour 2 personnes) \u2014 PHOTOS 123RF SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M26 samedi 20 novembre 021 leSoleil 44 Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! Ève Tessier-Bouchard Coopérative nationale de l\u2019information indépendante voici une nouvelle plutôt loufoque.mais comme l\u2019actualité peut être parfois lourde, on s\u2019est dit que ça te ferait sourire.as-tu déjà lâché un petit pet devant tes camarades de classe en espérant qu\u2019il passe inaperçu?si oui, sache qu\u2019il n\u2019y a aucune honte à avoir, car tout le monde pète.même le président des États-Unis?! \u203a un peT qui faiT du BruiT! C\u2019est lors d\u2019un évènement marquant le début de la CoP26 que Joe biden aurait eu des gaz devant des membres de la famille royale.d\u2019après la duchesse Camilla Parker bowles, épouse du prince Charles, le président des États-Unis aurait laissé échapper un «pet long, bruyant et impossible à ignorer».À ce moment, le président allait commencer une discussion sur les changements climatiques et la production de gaz à effet de serre (Ges) avec la duchesse.Peut-être cherchait-il simplement à illustrer ses propos lorsque l\u2019incident s\u2019est produit?blague à part, cette conversation aurait marqué la duchesse qui, depuis, n\u2019aurait pas arrêté de parler des gaz de Joe biden.\u203a une mauvaise journée pour le présidenT Quelques heures auparavant, l\u2019homme de 78 ans a été surpris en train de somnoler pendant le discours d\u2019ouverture de la CoP26.dans une vidéo, on le voit fermer complètement ses yeux pendant près de 20 secondes.Un assistant arrive quelques instants plus tard pour le réveiller et s\u2019assurer qu\u2019il reste attentif jusqu\u2019à la fin de l\u2019évènement.\u203a de reTour aux choses sérieuses\u2026 Joe biden a quand même beaucoup travaillé pendant la CoP26.il a profité de son séjour en Écosse pour s\u2019excuser de certaines décisions prises par son prédécesseur donald Trump.Ces dernières allaient à l\u2019encontre de la lutte aux changements climatiques, notamment le retrait des États-Unis dans l\u2019accord de Paris.Cet accord est un traité international signé par 192 pays qui s\u2019engagent à réduire leur production de Ges dans le but de devenir carboneutres d\u2019ici 2050.au début de l\u2019année, les États-Unis ont réintégré ce traité et Joe biden a promis des actions pour rendre le pays plus vert.en terminant, sa- vais-tu que pour les britanniques, le mot anglais «trump» signifie «pet» en langage familier?Par Samira ait Kaci ali, journaliSte Stagiaire il ÉTaiT Une fois Un PeT donT ToUTe la PlanèTe a ParlÉ! Une semaine d\u2019actU La duchesse Camilla Parker Bowles \u2014 PhoTo arChives afP, frank aUGsTein Le président des États-Unis, Joe Biden \u2014 PhoTo aP, evan vUCCi laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M27 LE P\u2019TIT MAG eSoleil samedi 20 novembre 20 1 45 e \u2019tit ag Les vétérinaires responsables de la santé des animaux des zoos de partout sur la planète en apprennent chaque jour eux aussi sur le coronavirus.ainsi, ils ont identifié des espèces qui sont plus à risque de contracter la maladie et d\u2019en avoir des symptômes plus graves.il s\u2019agit des primates (singes, gorilles, etc.) et des félins ( lions, tigres, etc.).Pourquoi ceux-ci selon toi?Parce qu\u2019ils ont plusieurs ressemblances génétiques avec les humains! \u203a Des vaccins à Granby! aucun des animaux du Zoo de Granby n\u2019a contracté la maladie depuis le début de la pandémie.mais comme on sait que le variant delta est plus contagieux même pour les animaux, les vétérinaires du Zoo de Granby ont décidé de vacciner 90 animaux plus à risques.Les bêtes sélectionnées par le Zoo recevront deux doses du vaccin Zoetis, fabriqué spécialement pour les animaux, aux États-Unis.L\u2019opération vaccination devrait être terminée avant noël.\u203a comment a-t-on choisi ceux qui seront vaccinés?Comme chez les humains, les individus plus vieux ou plus faibles sont plus à risques de développer des symptômes plus graves de la Covid-19.Les vétérinaires ont donc procédé à une évaluation qui tenait compte de ces éléments et aussi de la fréquence de contact que l\u2019animal a avec des visiteurs ou des employés.Comme ces interventions médicales sont stressantes pour les animaux, l\u2019équipe médicale du Zoo de Granby a décidé de s\u2019en tenir à seulement 90 animaux pour l\u2019instant et s\u2019ajustera s\u2019il faut en protéger d\u2019autres.\u203a Les animaux, Les humains et La contaGion.Les vétérinaires disent ne pas craindre de contagion des animaux vers les humains.mais ils s\u2019aperçoivent que le virus peut passer d\u2019un humain à un animal et que certains d\u2019entre eux sont plus fragiles.Certaines espèces peuvent mourir de la Covid-19 et c\u2019est pour cette raison qu\u2019on les vaccine.Plusieurs animaux de jardins zoologiques sont des espèces protégées ou en voie de disparition et il ne faut pas courir le risque! Cette semaine, trois léopards des neiges sont décédés de la Covid-19 dans un zoo des États-Unis.Cela démontre l\u2019importance d\u2019immuniser nos amis les bêtes également! Selon un article d\u2019Étienne Bouthillier, La Voix de L\u2019est des animaUx dU Zoo de Granby seront vaCCinÉs Contre La Covid-19! Comme nous te l\u2019avons expliqué samedi dernier, près de 200 États se sont réunis récemment pour discuter de l\u2019environnement et de stratégies à adopter pour protéger notre planète.Cette réunion est appelée La Conférence des nations Unies sur le climat (CoP26), et elle a eu lieu à Glasgow, en Écosse.\u203a Pas faciLe De raLLier tous Les Pays autour D\u2019un accorD! samedi dernier, tous les représentants des pays présents ont accepté de signer une entente afin de freiner le réchauffement climatique et aider les pays pauvres à faire face aux conséquences du réchauffement.il a fallu deux semaines de négociations avant que les pays arrivent à un accord commun.Pour plusieurs il s\u2019agit d\u2019un grand compromis parce qu\u2019ils souhaitaient des mesures plus importantes, mais tu dois te douter qu\u2019il n\u2019est pas facile de faire en sorte que 200 états se mettent d\u2019accord sur un texte! \u203a Le charbon et Le PétroLe au banc Des accusés! on peut lire dans l\u2019accord que les pays doivent intensifier les efforts vers la réduction du charbon qui est un gros polluant et diminuer les subventions aux énergies fossiles.autrement dit, les pays qui ont signé l\u2019accord doivent s\u2019engager à réduire la pollution produite par le charbon et les énergies fossiles comme le pétrole, qui sont les principaux responsables du réchauffement climatique.\u203a Des réactions PLus ou moins contentes.beaucoup de gens sont déçus de l\u2019accord.L\u2019inde et la Chine refusaient de signer l\u2019entente si le texte demandait aux pays de «sortir» le charbon.À la dernière minute, le texte a donc été changé : les pays ne sont plus tenus d\u2019éliminer leur utilisation du charbon, mais bien de la «réduire».Un changement qui fait réagir et déçoit beaucoup.en Chine et en inde, le charbon est utilisé pour produire de l\u2019électricité et ces deux pays sont responsables d\u2019une grande quantité de la pollution dans le monde.Plusieurs trouvent aussi que les progrès suggérés par le texte sont trop faibles.Les points adoptés ne respectent pas les objectifs de l\u2019accord de Paris, signé en 2015, et ne viennent pas suffisamment en aide aux pays pauvres.Cependant, plusieurs grands pas ont quand même été faits.«Un signal a été envoyé : l\u2019ère du charbon est terminée.et cela compte», a résumé la directrice générale de Greenpeace international Jennifer morgan.La prochaine rencontre du genre aura lieu l\u2019an prochain, en Égypte.nous verrons alors si les pays ont respecté leurs engagements.d\u2019ici là, on doit tous faire notre part et exiger que nos gouvernements en fassent autant! Par roxanne lachaPelle 200 Pays siGnent Un aCCord PoUr ProtÉGer La PLanète! P h o t o f o U r n i e P a r L e Z o o d e G r a n b y SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M28 LE P\u2019TIT MAG samedi 20 novembre 021 leSoleil 46 LE P\u2019TIT MAG En revenant de l\u2019école, Samuel dit à sa mère : «J\u2019ai appris les majuscules, les minuscules et les points de décoration!» (en parlant des points d\u2019exclamation!) \u2014 Samuel, 5 ans le jeu des 7 erreurs Ces deux CariCatures d\u2019andré-PhiliPPe Côté sont en aPParenCe identiques.en réalité, il y a 7 erreurs.Es-tu obsErvatEur?soLutIoN 1 des cheveux en plus à la dame en présentiel 2 le maquillage des yeux 3 bouton en plus sur l\u2019ordinateur 4 le sourcil du garçon en distanciel 5 le masque du jeune homme 6 une mèche de cheveux du garçon 7 l\u2019angle du coin de la table d\u2019ordinateur C\u2019Est pLatE.qu\u2019est-Ce qu\u2019on fait?Grand-mère emmène ses petits- enfants à une course de voitures au circuit Paul-Ricard (France).«Dépêchez-vous, dit-elle, il y aura plein de VIP.» Après le spectacle, un des petits demande : «Mamie, où étaient-elles, les vieilles pies?» \u2014 Hector, 5 ans Mon mari, qui est chasseur, a fait empailler sa meilleure prise : une tête d\u2019orignal mâle au panache immense.Il l\u2019a installée sur un des murs de notre garage.Mon petit-fils à son papi : «Pourquoi l\u2019orignal est rentré dans le mur?» \u2014 William, 4 ans Écris au père Noël! Tu as sûrement commencé à songer aux cadeaux que tu espères trouver sous le sapin à noël.Pour t\u2019assurer que tes souhaits ont les meilleures chances d\u2019être exaucés, dépêche- toi d\u2019écrire au père noël.Ce gentil barbu est si occupé en cette période de l\u2019année qu\u2019il vaut mieux que tu lui envoies ton courrier avant le 10?décembre si tu veux recevoir une réponse à temps.Tu peux rédiger ta lettre toi-même ou réclamer l\u2019aide de tes parents ou de tes frères et sœurs plus vieux.Tu sais déjà ce que tu écriras?voici l\u2019adresse : Père noël, Pôle nord, HoH oHo, Canada.même pas besoin de timbre! n\u2019oublie pas d\u2019ajouter ton adresse si tu veux qu\u2019il te réponde.bonne rédaction! Francis Higgins P H o T o 1 2 3 r F / F o o d a n d m o r e faItEs- Nous rIrE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M29 ACTUALITÉS Toi aussi tu peux danser Q uand je regarde les prouesses des danseurs à Révolution, l\u2019estomaquante compétition de danse diffusée à TVA le dimanche soir, je songe parfois à l\u2019inaptitude de mes hanches à réagir au rythme.Comme disait Louis-Josée Houde en ouverture du dernier gala de l\u2019ADISQ, je suis un de ces hommes blancs affligés par une « absence de swing dans le bassin ».En vacances dans un tout inclus à Cuba, il y a quelques années, j\u2019ai été invité un soir sur la scène par un animateur qui a essayé de m\u2019enseigner la bachata devant un public de gringos paquetés.Il a mis tout son cœur à m\u2019inculquer le roulement de hanches avant de déclarer forfait.« Je pense que ce gars-là n\u2019est pas fait pour danser, a-t-il justifié à la foule.Donnez-lui une bonne main d\u2019applaudissement pour l\u2019effort! » C\u2019est dommage que le talent m\u2019esquive, parce que j\u2019adore danser.P\u2019tit gars, j\u2019accompagnais ma mère au sous-sol quand elle se laissait aller sur les vinyles de Michael Jackson.Jeune adulte, j\u2019étais parfois le seul gars de ma bande à m\u2019agiter sur la piste de danse, pendant que mes chums s\u2019enracinaient au bar.Je n\u2019ai pas lâché.Avec trois gars célibataires, je me suis inscrit à un cours de salsa.Puis, à un cours de swing en compagnie d\u2019une coloc.J\u2019y ai appris une dizaine de mouvements et de tours que je recycle allègrement dans les par- tys de Noël.Aujourd\u2019hui encore, mon bassin, mes jambes et mes bras ont l\u2019air de se ficher l\u2019un de l\u2019autre au son de la musique.Mais je vais continuer à danser quand même.Un jour peut-être que mon style désarticulé sera imité.Chose certaine, avec la réouverture des pistes de danse, j\u2019ai la ferme intention de continuer à me ridiculiser.Vous devriez faire pareil, les piliers de bar.Si vous en doutez, vous devriez lire ce que les neuroscientifiques et danseurs Julia F.Christensen et Dong-Seon Chang ont à dire sur les bienfaits de la danse.D\u2019abord publié en allemand, puis en anglais cet automne, leur livre s\u2019intitule Dancing Is the Best Medicine (La danse est la meilleure médecine).Christensen est une ex-ballerine de haut niveau qui a dû interrompre son ascension à cause d\u2019une blessure au dos.Chang, lui, a surmonté une dépression grâce au swing.Mais la vedette incontestée de leur bouquin, c\u2019est la danse elle-même.Selon les auteurs, plusieurs études ont montré que les bébés et les tout-petits sont incapables de réprimer l\u2019envie de danser.Leurs corps miniatures remuent naturellement au son de la musique.En vieillissant, ils continueront à se mouvoir sur la musique de manière plus ou moins inélégante, en trashant dans un spectacle de heavy métal ou en enchaînant un tango sulfureux dans une soirée.Christensen et Chang expliquent que des cellules dans notre cerveau responsables d\u2019écouter la musique et de coordonner les mouvements sont liées.Les sons pénètrent dans nos oreilles et voyagent sous forme d\u2019impulsions nerveuses qui incitent directement nos jambes à bouger.Et la joie s\u2019impose dans la foulée.Qu\u2019on danse le merengue, le cha-cha-cha ou la valse, le cerveau réagit à la combinaison de la musique, du mouvement et du toucher (en couple) en libérant des hormones qui nous procurent un vif sentiment de bien-être.En prime, notre cœur pompe, notre respiration se fortifie, nos muscles s\u2019exercent et notre posture se redresse.Mais le côté social de la danse constitue un de ses plus grands bénéfices, soulignent Christensen et Chang.Ceux qui s\u2019inscrivent à un cours de danse ne trouvent pas seulement des techniques; souvent, ils trouvent aussi une communauté.T\u2019es tout seul un vendredi soir?Il y a de fortes chances qu\u2019il y ait une soirée de swing, de salsa ou de danse country organisée quelque part en ville.Il ne semble pas y avoir de statistiques sur le nombre de gars qui ne dansent pas au Québec ou au Canada.Mais si nous ressemblons à nos amis britanniques, plus des trois quarts des hommes n\u2019ont jamais ou rarement dansé, selon un sondage de 2017 commandité par la BBC.Comment peut-on amener les réfractaires à danser?On peut se crinquer en écoutant Révolution.On peut demander à un ami qui danse déjà de nous initier.Et, bien sûr, on peut s\u2019inscrire à un cours.Mais il faut d\u2019abord surmonter un obstacle intérieur.Dans leur livre, Christensen et Chang racontent que, lors d\u2019un congrès, ils ont assisté à une conférence d\u2019un chercheur sur l\u2019importance des activités partagées pour la socialisation.Le soir, ils ont vu le même chercheur planté au bar pendant que la plupart des gens s\u2019éclataient sur la piste de danse.« Je ne pense pas qu\u2019il soit introverti, s\u2019est dit Chang.Je pense qu\u2019il sait à quel point il pourrait avoir du fun avec le reste de la bande.C\u2019est son champ de recherche.Peut-être qu\u2019il n\u2019a pas le courage » \u2026 Écouter Révolution peut-être un bon moyen de se motiver à danser.\u2014 PHOTO OSA IMAGES MARC ALLARD CHRONIQUE Le Soleil NOUS, LES HUMAINS SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M30 ACTUALITÉS J e cherche non pas le sens, mais l\u2019origine de l\u2019expression « être boutonné en jaloux ».J\u2019ai une hypothèse, mais j\u2019aimerais tellement savoir d\u2019où ça vient.Céline Bilodeau Québec Je suis désolé de vous annoncer qu\u2019après plusieurs heures de recherche, en ligne comme dans de bons gros vieux dictionnaires, je n\u2019ai pas trouvé d\u2019explication claire et nette.Cela ne veut pas dire que la réponse n\u2019existe pas, mais elle ne figure pas dans les ouvrages que j\u2019ai consultés.D\u2019expérience, lorsqu\u2019il y a consensus sur l\u2019origine d\u2019un mot ou d\u2019une expression idiomatique, il est assez facile de retrouver l\u2019information.Cela aurait dû être le cas avec « être boutonné en jaloux », une tournure qui est quand même assez courante chez nous.Du moins, j\u2019ai le sentiment qu\u2019une vaste majorité de francophones du Canada la comprennent sans avoir besoin d\u2019explications.Elle indique qu\u2019une personne a inséré un bouton dans la mauvaise boutonnière, la plupart du temps la précédente ou la suivante, ce qui crée un décalage et un renflement du vêtement.Je ne peux donc qu\u2019émettre, moi aussi, des hypothèses d\u2019après les définitions que j\u2019ai trouvées.J\u2019ai très vite écarté la possibilité de l\u2019anglicisme : en anglais, on dit plutôt « misbuttoned », « buttoned wrong » ou « shirtlop ».En France, vous entendrez « attacher lundi avec mardi », « samedi avec dimanche », etc.En fait, vous pouvez employer pratiquement tous les jours de la semaine.Ironiquement, c\u2019est la page de Wikipédia, même si je ne fais pas très confiance à ce site, qui m\u2019a donné la piste la plus plausible pour « boutonner en jaloux » : « Supposément dérivé d\u2019une formule utilisée en architecture pour désigner les volets \"en jalousie\", c\u2019est-à-dire retenus par une penture au cadre et se rejoignant au centre.De là, l\u2019appellation a été employée pour désigner un vêtement attaché au centre et par devant. » Le problème, c\u2019est que cette hypothèse de Wikipédia n\u2019est appuyée par aucune référence (il y a d\u2019ailleurs une mention en ce sens sur la page).J\u2019ai tenté de trouver une autre source affirmant que la locution « en jalousie » désignait un vêtement qui se boutonne par- devant, au centre.J\u2019ai malheureusement fait chou blanc.BOUTONNÉ EN STORE VÉNITIEN Par contre, la mention que ce terme viendrait de l\u2019architecture m\u2019a remémoré une chose : le mot jalousie (de l\u2019italien gelosia) s\u2019emploie (surtout en Europe) pour désigner ce qu\u2019on appelle un store vénitien ou des persiennes.Ce mot tire son origine du fait que l\u2019on peut se placer derrière une jalousie, dont les lamelles sont généralement mobiles, pour épier quelqu\u2019un sans être vu, ce qui est idéal.pour les maris jaloux! Or, que se passe-t-il lorsque nous boutonnons un vêtement en jaloux?Le vêtement ondule, un peu comme la surface des persiennes, et il peut arriver que le tissu fasse jour et expose la peau ou un sous-vêtement, sans que nous en ayons conscience, permettant aux autres d\u2019épier.Mon idée est donc qu\u2019avant de dire « boutonné en jaloux », on a probablement dit « être boutonné en jalousie ».Mais bon, cela reste une hypothèse.Est-ce également la vôtre?Autre possibilité : j\u2019ai découvert, en fouillant notamment dans le dictionnaire Littré et dans le Trésor de la langue française, que le mot jalousie avait déjà été employé dans le vocabulaire militaire.Lorsqu\u2019on disait qu\u2019une place, un territoire ou une position étaient en jalousie, on exprimait qu\u2019ils étaient exposés aux attaques et qu\u2019on pouvait facilement s\u2019en emparer.Bref, ces lieux faisaient naître un sentiment de jalousie chez l\u2019ennemi, puisque ce dernier craignait qu\u2019on les convoite et qu\u2019on les occupe \u2014 le mot jalousie, rappelons-le, n\u2019est pas que synonyme d\u2019envie, mais aussi d\u2019attachement farouche envers quelque chose, voire quelqu\u2019un.La jalousie, dans l\u2019argot militaire, est donc « l\u2019inquiétude que donne un État par sa force, sa puissance; en particulier, l\u2019inquiétude que donne un ennemi en menaçant certains points ».Une personne boutonnée en jaloux (en jalousie) pourrait ainsi également être une personne « à découvert », qui expose quelque chose de convoité.UNE BARQUE JALOUSE À titre d\u2019information, j\u2019ai trouvé jaloux comme terme de marine dans le Littré : « Qui souffre des vagues de la mer, qui roule beaucoup en parlant d\u2019un petit bâtiment, d\u2019une barque, etc.dont l\u2019agitation est comparée à celle d\u2019un jaloux. » Par exemple, « cette barque est jalouse; il n\u2019y a point de bâtiments plus jaloux ».Cet adjectif se dit aussi « des berlines et autres voitures semblables, quand elles sont sujettes à pencher d\u2019un côté ou de l\u2019autre ».Le site Du français au français ajoute que l\u2019on emploie également au Québec « être boutonné en menteur », une expression que je n\u2019ai jamais entendue et qui semble plutôt rare.En somme, si quelqu\u2019un ou quelqu\u2019une d\u2019entre vous peut me fournir une source ou une autre explication, je suis plus que preneur.Pourquoi entend-on des Français dire « en Canada »?André Dussault Sherbrooke C\u2019était la façon de dire à l\u2019époque de la Nouvelle-France, probablement parce que le Canada était alors considéré comme une province (car on utilise souvent la préposition en quand il est question d\u2019une province française, indépendamment du genre du nom de cette province).Cette tournure s\u2019est perpétuée jusqu\u2019au XIXe siècle et il en existe encore des traces aujourd\u2019hui, de ce côté de l\u2019Atlantique comme de l\u2019autre.C\u2019est l\u2019auteur Louis Fréchette qui, dans un article publié dans La Patrie en 1882, aurait affirmé haut et fort que la forme « au Canada » était la seule conforme à la grammaire et à l\u2019usage.PERLES DE LA SEMAINE Examen sur l\u2019Asie.Commentaire d\u2019un étudiant après l\u2019examen : « Japonais pas grand-chose. » Les Japonais ont les yeux brisés.Le premier Européen qui a visité la Chine était un Italien nommé Supermario Polo.Les Chinois ont construit la grande muraille de Chine pour ne pas être dérangés.Au Japon, les gens se suicident en se sortant le contenu du ventre.Les traditions du Japon sont le ara qui rit et les gais chats.Source : « Le sottisier du collège », Philippe Mignaval, Éditions Points, 2006.Questions ou commentaires?Steve.bergeron@latribune.qc.ca La jalousie des boutons STEVE BERGERON SÉANCE D\u2019ORTHOGRAPHE steve.bergeron@latribune.qc.ca «Être boutonné en jaloux» est une tournure qui est quand même assez courante chez nous.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M31 JOCELYN PROULX bénévolat/engagement TOMMY BROCHU tommy.brochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Lorsqu\u2019il a commencé à donner du temps au club de patinage artistique Libellules de Magog, Jocelyn Proulx ne pensait pas que cette implication allait le mener aux Jeux olympiques environ 25 ans plus tard.Au fil des années, celui qui n\u2019a à peu près jamais chaussé de patins à bouts dentelés est devenu un véritable passionné de ce sport.Tout a commencé pour Jocelyn Proulx lorsqu\u2019il a inscrit ses filles au club Libellules.À cette époque, il n\u2019avait aucune connaissance liée à ce sport.« On se disait que tant qu\u2019à être là, aussi bien s\u2019impliquer et s\u2019embarquer plutôt que de rester assis dans les estrades.Je n\u2019aurais jamais pensé que j\u2019aurais fait un si long bout de chemin, au-delà de Magog », dit celui qui a été président de Patinage Estrie, de Patinage Québec et d\u2019autres événements.M. Proulx a décidé de poursuivre son engagement même lorsque ses enfants ont accroché leurs patins.« Je suis juge en patinage depuis environ 25 ans.J\u2019aimais ça, c\u2019était ma passion.Je me retrouvais beaucoup dans ce sport.J\u2019ai connu plein de gens dans mon bénévolat.J\u2019ai continué à juger et à être bénévole dans des CA.Beaucoup de gens me demandaient ce que je faisais encore là-dedans alors que mes filles ne patinaient plus », indique celui qui, avant son implication dans le patinage artistique, a siégé au conseil d\u2019administration des Cantonniers de Magog.Au fil des années, M. Proulx a suivi différentes formations pour devenir officiel en catégorie novice.« J\u2019ai été accompagnateur dans l\u2019équipe du Québec pendant neuf ans.Il y a des jeunes que j\u2019ai accompagnés comme Joannie Rochette.La passion pour le sport a grandi avec ces athlètes, qui sont plus tard allés aux Olympiques », mentionne-t-il avec fierté.Le Magogois est conscient de tout ce qu\u2019il a donné au patinage artistique, mais aussi de tout ce que cette discipline sportive lui a apporté.« On a été 10 ans sur la route en compétition avec les filles, ce qui a fait de nous une famille unie.Et professionnellement, être président de différents clubs, ça m\u2019a donné confiance en moi.Ça m\u2019a fait comprendre que j\u2019avais du leadership.Je suis convaincu que si je ne m\u2019étais pas autant impliqué, je n\u2019aurais pas atteint mes sommets professionnels », décrit-il, le sourire aux lèvres.CHAMPIONNATS DU MONDE Jocelyn Proulx a également voyagé grâce à son titre de président de Patinage Québec.Il s\u2019est déplacé aux championnats du monde à Boston en 2016 où les Canadiens Meagan Duhamel et Eric Radford avaient remporté la médaille d\u2019or en couple.« On est allés les voir sur le bord de la glace.De vivre avec les athlètes lorsqu\u2019ils célèbrent des moments aussi importants, c\u2019est exceptionnel », raconte-t-il.Ce voyage, il le faisait pour organiser les championnats du monde, à Montréal.en mars 2020.« Le premier événement qui a été annulé par le premier ministre Legault, ce sont les Championnats du monde.Ç\u2019a été annulé le mercredi et je devais partir le jeudi.Plein de patineurs étaient déjà arrivés au Québec pour commencer à s\u2019entraîner.Ç\u2019a été une grande déception », s\u2019attriste Jocelyn Proulx.« On espérait un legs de deux millions de $ pour Patinage Québec.On avait une projection sur 10 ans pour le développement de notre sport.Ç\u2019a freiné nos élans », pour- suit-il, ajoutant cependant que Montréal aura l\u2019occasion de recevoir les Championnats du monde en 2024.Cette fois, il ne pourra pas présider le comité organisateur, puisqu\u2019il est directeur général des Jeux du Québec, qui auront lieu à Sherbrooke.en 2024.« C\u2019est certain que je vais y aller comme bénévole », précise-t-il.OLYMPIQUES « Ç\u2019a été le summum.D\u2019assister aux JO en Corée du Sud, ç\u2019a été une expérience incroyable.En même temps, je me suis fait des amis partout au travers du Québec. » Deux ans plus tard, le Magogois prenait l\u2019avion à destination de Pyeongchang pour assister aux Jeux olympiques.« Scott Moore et sa partenaire ont gagné la médaille d\u2019or olympique.Quand Scott m\u2019a vu à la maison du Canada, il m\u2019a fait une accolade et il m\u2019a remercié de tout ce que Patinage Québec faisait pour eux.C\u2019est incroyable », décrit le passionné de sports.« J\u2019ai fait le tour du Canada avec mon implication bénévole », explique celui qui est également connu pour avoir été journaliste, animateur à la radio et, jusqu\u2019à tout récemment, directeur général des stations Cogeco de l\u2019Estrie.S\u2019impliquer jusqu\u2019aux Olympiques \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD REPÈRES A commencé sa carrière à la radio, à CIMO 106, à 19 ans.Est directeur général des Jeux du Québec, qui auront lieu à Sherbrooke en 2024.Est père de Mélanie, Jessica et Isabelle.Il est également le mari de Chantal Bolduc.PARTENAIRES COMMANDITAIRES ViVement le retour s\u2019entretient avec la personnalité du Mérite estrien dès 15h regardez la capsule du Mérite estrien au téléjournal estrie 18h 0057510 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 laTribune M32 NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.Abonnez-vous sans tarder sur latribune.ca DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Un abonnement facile, rapide et sécurisé Bienquecette édition impriméeduweek-end soitmaintenue, votre médiapréféréest dorénavantdisponible en formulenumériquepayante.Abonnez-vouspour accéder, chaque jour, à cette informationdeproximité crédible et rigoureusequi a toujours éténotremarque.\u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là pour vous.1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestions www.monsamedi.com/faq Cliquez pour tourner la page Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Un abonnement.Six médias.Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre 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