Le droit, 23 octobre 2021, Cahier 2
[" leDroit ÉDITION MAGAZINE SEMAINE DU 23 AU 29 OCTOBRE 2021 + MUSIQUE Règlement 17 LE PLAISIR D\u2019ÉCLATER LES GENRES MUSICAUX + ARTS VISUELS Benjamin Rodger L\u2019ILLUSION DU GESTE CINÉMA LE P\u2019TIT MAG BIÈRES VINS HORTICULTURE C O U R T O I S I E , C R É A P H I L Halloween DES TRUCS POUR ÉVITER LE GASPILLAGE UN EXERCICE D\u2019ABANDON Céleste Lévis lance son quatrième album SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M2 LE MAG Friandises, citrouilles, décorations ou encore costumes, après l\u2019Halloween ils prennent souvent la direction des poubelles.Pourtant, il est possible de célébrer de manière plus respectueuse de l\u2019environnement.À une semaine de l\u2019Halloween, Geneviève Carrier, directrice générale (DG) d\u2019Enviro Éduc-Action, partage quelques conseils pour limiter le gaspillage et les déchets.ANICÉE LEJEUNE, LE DROIT 1 DES FRIANDISES ÉCO-RESPONSABLES Les bonbons sont une des sources principales de déchets à l\u2019Halloween.L\u2019idée d\u2019offrir des bonbons en vrac est louable, mais mieux vaut éviter.Santé Canada recommande « de jeter les friandises qui ne sont pas dans un emballage commercial ».« On peut malgré tout tenter de réduire la consommation de plastique, souligne Geneviève Carrier.Au lieu d\u2019offrir de petits sacs de plastique de bonbons, on les distribue directement dans le sac de l\u2019enfant.» D\u2019autant plus qu\u2019à ça, s\u2019ajoute une attache, un ruban, qui finiront, eux aussi, leur vie dans les déchets.« À la place, on peut utiliser un sac en papier brun qui est recyclable ou compostable », précise-t-elle.L\u2019offre de friandises dans des emballages éco-responsable est limitée, mais elle existe.« Il y a, par exemple, une boîte de 30 petites boîtes de Smarties, toutes en carton », partage la DG d\u2019Enviro Éduc- Action.Il y a aussi les bâtonnets Popeye ou encore les Nerds qui ont des contenants en carton et certains chocolats sont enveloppés dans de l\u2019alumium.Mme Carrier mentionne de « ne pas jeter les emballages de bonbons individuels en plastique au recyclage, ils vont tous à la poubelle.» 2 PRENDRE SOIN DES DÉCORATIONS Que serait l\u2019Halloween sans les décorations ?Pourtant, elles aussi prennent trop souvent la direction des poubelles.« Les gens tardent à les ramasser.Et après avoir passé trop de temps dans l\u2019herbe et dans la boue, elles sont abîmées.Et comme on n\u2019a pas le cœur à les nettoyer, elles finissent aux déchets, indique Geneviève Carrier.Pourtant, prendre le temps de les décrocher rapidement, de les laver et de les ranger éviteraient d\u2019en acheter de nouvelles l\u2019année suivante.» Bien que nombreux sont ceux qui ont déjà installé leurs décorations, les retardataires peuvent encore éviter de se ruer dans le magasin à un dollar du coin.Cartons, tissus, crayons noirs, rubans, il est possible avec un peu d\u2019imagination de créer des pierres tombales ou des panneaux « Danger » et des fantômes et bestioles à suspendre.On peut aussi récupérer différents objets sur des groupes de dons (comme Buy Nothing) ou encore dans des friperies.3 L\u2019ART DU DÉGUISEMENT MAISON Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019acheter des costumes flambant neuf chaque année.On peut fouiner dans sa propre armoire, une robe noire peut se transformer en vieux chiffon de sorcière et parfois, un simple d ra p b l a n c p e u t a u s s i f a i re l\u2019affaire.Pour les déguisements plus complexes et nécessitant un peu de bricolage, le bac de recyclage, le garage ou la remise peuvent être une source inestimable d\u2019objets convertibles.« Il est possible de chercher en ligne sur des sites comme Pinte- rest, pour avoir des versions DIY du costume qu\u2019on souhaite avoir.Ça permet d\u2019avoir plein d\u2019idées et bien souvent on a tout ce qu\u2019il faut à la maison », suggère Mme Carrier.La spécialiste en environnement rappelle également qu\u2019il est possible « d\u2019organiser un troc de costumes entre amis ou voisins.» VERS UN HALLOWEEN ÉCO-RESPONSABLE Offrir des friandises dans des emballages éco-responsables est une façon de réduire le gaspillage.\u2014 123RF Il est possible de créer des décorations sans se ruer dans le magasin à un dollar du coin.\u2014 123RF On peut fouiner dans sa garde-robe pour se confectionner un déguisement.\u2014 123RF leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M3 LE MAG 4 SAUVER LA CITROUILLE A u - d e l à d e s s c u l p t u r e s effrayantes ou drôles, « on oublie que la citrouille est aussi faite pour être mangée », souligne Mme Carrier.Mais comment ?Il existe plus i e u r s f a ç o n s d e l \u2019a p p rê t e r.Elle peut être utilisée dans des potages, des muffins ou encore des gâteaux.« On la cuisine peu, mais pour se motiver à le faire, on peut chercher à l\u2019avance des recettes.C\u2019est plus facile pour se lancer.» Et, afin de la préserver autant que possible, la DG d\u2019Enviro Éduc-Action conseille de la creuser une ou deux journées avant le grand soir pour éviter qu\u2019elle ne pourrisse trop vite.P o u r é v i t e r d e p e r d r e l a citrouille, il faut lui consacrer un peu de temps.« Une fois l\u2019Halloween terminée, il faudrait la rentrer.Puis la découper et la conserver au frigo, jusqu\u2019au moment de la cuisiner.» M m e C a r r i e r r a p p e l l e q u e « la citrouille est compostable e t q u \u2019e l l e n e d e v ra i t ja ma i s s e re t rouver da n s le ba c d e déchets ».5 BAS LES MASQUES?! Souvent pièce maîtresse du déguisement, le masque peut aisément être remplacé par un grimage.Et même si une palette de maquillage produit des déchets, e l l e r e s t e p l u s f a c i l e m e n t réutilisable.« L\u2019avantage, c\u2019est qu\u2019il permet d\u2019éviter l\u2019achat de masques, de cornes ou de museaux.Avec nos talents en maquillage, on réduit ainsi l\u2019utilisation de plastique », indique Mme Carrier.6 DÉAMBULER DANS LES RUES Un des plaisirs de l\u2019Halloween est de déambuler dans les rues pour y découvrir les décorations, se faire une bonne frousse et surtout récolter des friandises.Pourtant, il n\u2019est pas rare de voir des familles en voiture.« [Elles] vont choisir les rues les plus intéressantes, et se déplacer de rue en rue avec leur véhicule.Peut-être qu\u2019à l\u2019origine la maison est loin d\u2019un quartier où il y a des bonbons ?Mais l\u2019idéal serait d\u2019opter pour un quartier et de le faire à pied », conseille Geneviève Carrier.VERS UN HALLOWEEN ÉCO-RESPONSABLE Si l\u2019on veut réduire son empreinte carbone, l\u2019idéal est d\u2019opter pour un quartier et se déplacer à pied.\u2014 ARCHIVES LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT FEU VERT À LA CHASSE AUX BONBONS Alors que les citoyens d\u2019Ottawa n\u2019ont pas pu participer à une chasse aux bonbons l\u2019an dernier en raison de la pandémie, ils pourront le faire cette année en respectant les consignes émises par la santé publique.À Gatineau, la situation n\u2019est pas différente de l\u2019an dernier alors qu\u2019aucune ambiguïté ne plane sur la tenue de la fête de la part de la santé publique du Québec.La Ville d\u2019Ottawa invite les citoyens à intégrer le couvre-visage dans leur costume et rappelle qu\u2019un traditionnel masque d\u2019Halloween ne peut être utilisé comme remplacement.Les citoyens aux prises avec des symptômes de la COVID-19, légers ou non, sont priés de rester chez eux plutôt que de participer aux festivités.La cueillette de bonbons à l\u2019extérieur est recommandée.Dans le cas où une famille décide d\u2019entrer à l\u2019intérieur d\u2019une maison pour obtenir des friandises, il est conseillé de porter le masque en tout temps et de maintenir la distanciation sociale le plus possible.Bien qu\u2019il ne soit pas nécessaire de désinfecter les bonbons, la santé publique conseille aux citoyens de se laver régulièrement les mains durant la tournée.Il est également recommandé de ne pas se retrouver en groupe devant une porte lors de la cueillette de bonbons, mais plutôt d\u2019y aller un par un.Ottawa recommande aussi de ne passer qu\u2019un bref instant avec le donneur de bonbons et de ne pas crier ou chanter pour en recevoir.Les distributeurs de bonbons sont appelés à demander aux enfants de rester à distance entre eux afin de minimiser les risques de propagation du virus.SIMON LEFRANC Grâce au maquillage, on peut réduire l\u2019utilisation du plastique nécessaire à la confection des masques.\u2014 123RF SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M4 ARTS CLAUDIA BLAIS-THOMPSON cbthompson@ledroit.com Une voix féminine qui chante du hard rock en français est déjà en soi un phénomène presque inexistant.Joignez à la voix puissante de Cathy Vallières des mélodies accrocheuses, des textes revendicateurs et un son bien chargé et vous obtenez Règlement 17.Règlement 17 est ce groupe franco-ontarien qui aime éclater les genres musicaux.Avec ses textes engagés à la manière des groupes punk, les musiciens reviennent en force avec un troisième album, Contre-courant.Une musique dense et énergique parcourt les neuf pièces d e l \u2019a l b u m m i x é p a r F r a n - ç o i s L a m o u r e u x e t D e n i s Normandeau.« Ça fait partie du son qu\u2019on a développé, est d\u2019avis le guitariste cofondateur du groupe, Daniel Sauvé.Ça ajoute une énergie qu\u2019on retrouve moins souvent du côté franco-ontarien. » Avec Contre-courant , les six membres de la formation se sont amusés dans leur approche musicale à exposer leurs différentes couleurs.Le violon et les rythmes électro mariés aux sonorités rock habituelles surprennent à peine.Intégrés avec grande originalité, les sons chargés que décrit Daniel Sauvé deviennent une ambiance sonore et une complexité mélodique qu\u2019on entend très peu dans la musique francophone.« Exercer nos muscles créatifs au niveau musical, on aime vraiment beaucoup ça, dit-il.[\u2026] On s\u2019est fait dire que notre musique est très cinématique.On n\u2019y pensait pas nécessairement comme ça, mais on essaie souvent de jouer dans les contre-mélodies, entre la voix et le violon et on regarde ça comme un arrangement un peu plus complexe qu\u2019une guitare acoustique et une voix.On se sert vraiment de tous les éléments. » Les textes r iches et provocateurs contestent la société moderne et mettent de l\u2019avant le désir de changer les choses.Dans Un jour nous marcherons, un texte signé Le R Premier, l\u2019envie de bousculer les choses pour les transformer résonne comme une rébellion.Cette rencontre très réussie entre les deux genres musicaux emprunte la rythmique parlée du rap sur fond de mélodie agressive du rock.« On a beaucoup de respect pour Le R, c\u2019est mon rappeur préféré au Canada, mentionne Daniel Sauvé.Il y a un charisme que je trouve vraiment le fun.C\u2019est la deuxième fois qu\u2019on travaille avec lui sur une chanson.[\u2026] C\u2019est la dernière chanson qu\u2019on a finie sur l\u2019album parce que le texte a pris du temps à venir.Ça ne sortait pas pour nous et on s\u2019est dit \u2018\u2019allons parler à nos amis rappeurs\u2019\u2019.» Le silence qui tue, la première chanson de l\u2019album, traite de racisme en invitant les « personnes blanches privilégiées à se regarder dans le miroir. » « Je remarquais que les gens blancs ont plus peur de se faire appeler \u2018\u2018raciste\u2019\u2019 que de leurs actions ou de leurs mots racistes.Des sujets plus personnels comme la santé mentale et la violence conjugale prennent aussi place sur Contre-courant.C\u2019est notamment le cas avec Mon coeur est noir, la ballade de l\u2019album qui raconte une expérience de manipulation émotive.« En bon vieux rock band , il faut mettre au moins une ballade sur l\u2019album, lance Daniel Sauvé.Cette toune est hyper personnelle pour la chanteuse.[\u2026] C\u2019est le genre d\u2019affaires qui est important de parler parce que c\u2019est dangereux ce genre de truc là. » Il faudra toutefois être patient pour assister à un spectacle de Règlement 17 puisque les membres ont plutôt misé sur la sortie de l\u2019album avant de se lancer dans une série de spectacles.« Une fois qu\u2019on voit qu\u2019il y aura des restrictions qui se lèvent et qu\u2019on sait que le monde sera au rendez-vous, on va commencer à programmer des trucs. » En attendant, le groupe poursuit sa mission d\u2019être le porte- étendard de la musique rock francophone « parce que c\u2019est nécessaire particulièrement pour la francophonie canadienne. » «Exercer nos muscles créatifs au niveau musical, on aime vraiment beaucoup ça.On essaie souvent de jouer dans les contre- mélodies, entre la voix et le violon.» \u2014 Daniel Sauvé Avec Contre-courant, les six membres de la formation se sont amusés dans leur approche musicale à exposer leurs différentes couleurs.\u2014 COURTOISIE, JOE MOON RÈGLEMENT 17 TOUJOURS À CONTRE-COURANT leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M5 MUSIQUE YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com Céleste Lévis lancera le 29 octobre Si tu veux tout savoir, son quatrième album en carrière.Avec son titre qui semble se chuchoter au creux de l\u2019oreille et l\u2019image de sa pochette \u2014 des lèvres prêtes à toutes les confidences \u2014 le disque se veut un exercice de transparence et d\u2019abandon.Et une affirmation de soi baignée dans un sentiment de confiance tant envers l\u2019autre, qu\u2019il soit l\u2019auditeur ou l\u2019amant, qu\u2019envers elle-même.Pour Céleste Lévis, le moment où la phrase Si tu veux tout savoir glisse hors de la bouche, c\u2019est précisément celui où l\u2019on accepte de se dévoiler et de se montrer dans toute sa vulnérabilité, pour laisser l\u2019interlocuteur seul responsable de la suite : « rester ou s\u2019enfuir ».Il s\u2019agit donc d\u2019un disque doux, intimiste, positif, à l\u2019image de la Fran- co-Ontarienne révélée à La Voix en 2015, qu\u2019on imagine plus « velours » que « cuir ».Entre les lignes, il est beaucoup question d\u2019amour.Pourtant, l\u2019autrice-compositrice- interprète s\u2019offre ici un disque cherchant à s\u2019éloigner des sonorités folk ou pop folk des précédents albums, pour explorer cette fois une veine nettement plus pop-rock, nourrie de guitares électriques bien présentes.Pour ce faire, Céleste Lévis a laissé son acolyte de vie et de studio, le multi-instrumentiste Marc- Antoine Joly, alias JOLY \u2014 qui, sur scène, est son musicien attitré ; en studio, son réalisateur ; et, à la ville, son amoureux (et depuis le 3 octobre dernier, son mari) \u2014 faire vrombir ses guitares au détour des chansons.N\u2019AYONS PAS PEUR DU ROCK Ce disque est un peu la manifestation artistique du parfait amour qu\u2019elle file avec son chéri.Et de l\u2019osmose qui en découle, explique-t-elle.« On a mêlé nos univers.L\u2019énergie folk-rock des arrangements est plus assumé \u2014 une influence que Céleste Lévis n\u2019était pas \u201cprête\u201d à revendiquer auparavant.par manque de confiance en soi, alors qu\u2019elle y songeait depuis longtemps », confie-t-elle.« On ne peut pas enlever le mot \u201crock\u201d pour décrire les nouvelles chansons, même si on a un peu peur de dire ce mot », avoue-t-elle en riant.« Il y a des chansons pop- rock, [et d\u2019autres qui] sont plus rock indé ou plus pop folk.Et c\u2019est le fun d\u2019assumer tous ces styles ! » « Et en même temps, ça reste \u201cmoi\u201d », ajoute la chanteuse.Marc- Antoine a trouvé une façon de bien me représenter.Les paroles et la voix sont mises de l\u2019avant.[.] C\u2019est du rock, mais doux.Je ne veux pas la perdre, cette douceur », ajoute-t-elle, en préférant parler d\u2019« évolution » plutôt que de « transformation ».« Toutes les chansons partent de moi, tant les textes que les mélodies.Quand j\u2019avais trouvé une suite d\u2019accords qui appuyaient la mélodie, Marc Antoine venait me voir pour me convaincre d\u2019ajouter des guitares électriques \u2013 sans me pousser, mais on n\u2019a pas voulu non plus se limiter au folk [juste par principe].Je suis super heureuse du résultat ; j\u2019ai eu la chance de voir ce que mes chansons pouvaient devenir dans un autre style.» CONTRÔLE VOCAL Son beau-frère, le batteur Simon Joly, a lui aussi participé à l\u2019aventure de Si tu veux tout savoir, en s\u2019occupant du mixage et du matriçage, ce qu\u2019il avait fait sur le précédent disque de Céleste Lévis, Noël tout autour, paru en 2020, mais cette fois à quatre mains avec son frangin.Le timbre est globalement moins rauque, fait-on valoir.« Vocalement, j\u2019ai plus de contrôle.J\u2019ai pu pousser ma voix : je fais des notes que je n\u2019osais pas avant.J\u2019ai joué avec ma voix de tête.J\u2019ai essayé différentes choses.J\u2019ai plus de fun avec ma voix.» FIÈRE DE SA PLUME Ce nouvel album, elle l\u2019a fait « moins pour plaire à un groupe de personnes ou aux fans » que pour elle-même.« Et pour laisser la musique parler.L\u2019idée, c\u2019était de trouver ce dont la chanson a besoin » pour briller, plutôt que ce de travailler en fonction de ce que les gens pourraient aimer ou avoir envie d\u2019entendre.La Franco-Ontarienne a aussi l\u2019impression d\u2019avoir réussi à se libérer des angoisses qu\u2019elle entretenait vis-à-vis de l\u2019écriture.Exit, le syndrome de l\u2019imposteur : elle se sent enfin « fière » de sa plume, de sa meilleure maîtrise du vocabulaire poétique, et de sa capacité à jongler entre l\u2019intime et l\u2019universel, en sachant « rester assez vague pour que les gens puissent tisser leur propres liens » avec les mots, même sur une chanson d\u2019amour aussi personnelle que « C\u2019est Flou », illustre la chanteuse de 26 ans.« Récemment, je me suis même fait approcher pour écrire pour d\u2019autres artistes.Je ne m\u2019y attendais pas.C\u2019est une petite tape dans le dos qui fait du bien, qui me fait dire \u201cc\u2019est correct, je peux continuer\u201d.» Un premier extrait, Ça passera, a été lancé en juin.Le second, la pièce- titre, s\u2019est envolé il y a une dizaine de jour, peu après son mariage.Les albums physiques, publiés sous l\u2019étiquette indéopendante Joly Records, qu\u2019elle a fondée avec les deux frères Joly, seront disponibles en commande sur le site web de l\u2019artiste (celestelevis.com).«?Vocalement, j\u2019ai plus de contrôle.J\u2019ai pu pousser ma voix : je fais des notes que je n\u2019osais pas avant.J\u2019ai joué avec ma voix de tête.J\u2019ai essayé différentes choses.J\u2019ai plus de fun avec ma voix?», raconte Céleste Lévis à propos de son album intitulé Si tu veux tout savoir.\u2014 COURTOISIE, CRÉAPHIL LE FLIRT ROCK DE CÉLESTE LÉVIS LA CHANSON FRAGILE ÉVOQUE \u2014 du bout des lèvres \u2014 les problèmes de santé de Céleste Lévis, qui souffre depuis longtemps de douleurs chroniques liées à une malformation du cervelet, dite syndrome d\u2019Arnold-Chiari.«?Je reste quand même vague dans les paroles?; ça évoque aussi la pandémie.C\u2019est une chanson qui m\u2019a fait beaucoup de bien.J\u2019ai hâte de partager ça et de connaître les réactions du public.J\u2019espère que les gens vont aimer ça.?» La chanteuse dit toutefois se porter beaucoup mieux.En mai dernier, elle a entamé un nouveau traitement expérimental qui la laisse envisager l\u2019avenir avec le sourire.«?Je suis à Toronto en ce moment, mon rendez-vous [hebdomadaire] est dans une heure.?» «?Ça fait des années qu\u2019on [la médecine] essaie de comprendre ce qui se passe?», sans trop chercher à atténuer la douleur, «?mais à un moment donné, il faut aussi traiter les violents maux de tête, aux épaules et à la colonne vertébrale pour que je puisse vivre ma vie?», partage-t-elle.Le traitement consiste à «?bloquer mon système nerveux?» : les médecins «?injectent un produit anesthésiant dans mon cou, mes épaules et ma tête.C\u2019est intense.à peu près 25 injections à chaque fois?», dévoile la chanteuse.Elle doit surveiller comment son corps réagit après chaque traitement.Le résultat, constate-t-elle avec soulagement, est positif.«?Je vois une amélioration.Après mes spectacles, j\u2019ai tout le temps mal, à cause de l\u2019adrénaline et du stress.Et [dernièrement], je n\u2019ai plus ça.?» YVES BERGERAS, LE DROIT LES DOULEURS CHRONIQUES S\u2019ESTOMPENT SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M6 ARTS GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Beaucoup de choses ont changé depuis la parution du dernier album de The War On Drugs, A Deeper Understanding : citons une tournée internationale et un prestigieux prix Grammy pour la formation pilotée par Adam Gran- duciel, aussi devenu père dans les dernières années.Sans oublier une certaine COVID-19 qui a bouleversé nos vies.La formation américaine s\u2019est imposée sur la scène mondiale (elle avait fait très bonne impression au Festival d\u2019été de Québec en 2018) avec des sonorités indie-rock qui ne boudent pas certains accents psychédéliques.Le groupe nous revient le 29 octobre avec I Don\u2019t Live Here Anymore, un album qui sait se faire introspectif, mais qui présente surtout une facette plus entraînante que jamais.Nous avons joint Adam Grandu- ciel (Granofsky de son vrai nom), auteur-compositeur-interprète à la tête de The War On Drugs, afin de faire le point sur ce qui ressemble à un nouveau départ.Q Quels sont vos sentiments à l\u2019idée de présenter ces nouvelles chansons au moment où, espérons-le, la pandémie pourrait bientôt être derrière nous?R Je n\u2019ai jamais été aussi heureux de lancer un album.Ce n\u2019est pas parce que je pense qu\u2019il soit meilleur que les autres, même si j\u2019en suis très fier.C\u2019est seulement parce que tout le monde vient de passer deux années de merde, et ce, peu importe le niveau d\u2019inconvénients qu\u2019on a dû subir.Je voulais envoyer quelque chose dans le monde qui pourrait peut- être apporter de la joie.Quelque chose que certaines personnes pourraient avoir hâte d\u2019entendre.Quelque chose de positif, en somme, parce qu\u2019il y a tellement eu de négatif.Je suis excité parce que la pandémie a un peu brisé l\u2019aspect compétitif de l\u2019art.Tout le monde s\u2019en fout.Fais de la bonne musique.Ou n\u2019en fais pas, c\u2019est à toi de voir.J\u2019étais juste content de faire quelque chose qui me rendait fier.Q Justement, à quel point l\u2019album était-il avancé quand la COVID-19 a frappé?R Je n\u2019ai rien écrit pendant le confinement.Tout était écrit et je dirais qu\u2019on avait environ 60 % du travail de complété sur l\u2019album.Mais il restait beaucoup d\u2019éléments de base à régler, comme des arrangements et du mixage.L\u2019enregistrement des voix a aussi été fait pendant le confinement.On s\u2019approchait du but, mais rien n\u2019était encore terminé.Pendant l\u2019année et demie suivante, [le coréalisateur] Shawn [Everett] et moi avons amené l\u2019album dans une direction différente.Certaines chansons ont vraiment été modifiées.La pandémie a certainement influencé beaucoup de choses.Q Comme quoi, par exemple?R Pendant les six premiers mois de confinement, Shawn et moi essayions de travailler par courriel.Ça n\u2019allait nulle part.Nous nous sommes f inale- ment vus en personne autour d\u2019octobre 2020.Nous avons passé trois semaines en studio avec des masques et des visières.Nous avions tous les deux un bébé à la maison.Nous avons vraiment été prudents.Mais quand nous avons pu être ensemble dans la même pièce, à prendre des décisions rapidement, nous avons pu rebrasser les cartes et le son a pris forme.Il y a une frustration qui a mené à ce moment : pendant la première partie du confinement, j\u2019avais plein d\u2019idées qui ne pouvaient pas se matérialiser parce que nous n\u2019étions pas ensemble et que ce sont des choses qui ne s\u2019expliquent pas vraiment au téléphone.Cette frustration, voire cette anxiété, je l\u2019ai laissée aller en studio.Plusieurs chansons ont ainsi pris une toute nouvelle direction pendant que nous nous donnions la permission de nous engager dans des idées plus grandes.Nous les entendions ensemble.C\u2019est ainsi que la pandémie a joué un rôle dans l\u2019album.Ce n\u2019est pas comme si j\u2019avais écrit une chanson à propos des masques ou du confinement\u2026 Q Nous vous en remercions, d\u2019ailleurs! R Exactement (rires)! Ç\u2019a plus joué dans l\u2019expérience au quotidien.D\u2019être isolés, puis de vivre l\u2019excitation de se retrouver.Sans le confinement, nous aurions juste fait comme d\u2019habitude : terminer l\u2019album sans savoir s\u2019il était vraiment terminé.Ça nous a donné du temps pour travailler plus en profondeur.Q Vous êtes connu pour travailler souvent en solitaire quand vient le temps de créer des chansons.Vous avez un peu changé la formule, cette fois- ci.Quel en a été le point de départ?R Nous étions sur la route, juste après la sortie de l\u2019album précé- dent.Nous avions fait une tournée aux États-Unis, en Europe et en Australie.Je prenais des notes vocales dans mon téléphone.Je n\u2019écrivais rien encore, mais je cueillais des idées.Au début 2018, j\u2019ai loué un studio à New York pour y travailler avec Dave [Hartley] et Anthony [LaMar- ca], qui sont aussi dans le groupe.Ces gars sont de super musiciens et ils peuvent jouer de n\u2019importe quoi : batterie, basse, guitare, claviers\u2026 Tout! Nous sommes des amis, nous nous sommes dit que nous aurions du plaisir et que nous ferions de la musique sans nous imposer de règles.Nous avons été là pendant cinq jours.Au moins deux chansons sont nées de ces sessions.C\u2019est un peu comme ça que j\u2019ai voulu faire cet album : écrire à la maison, mais rassembler un groupe pour enregistrer des démos, faire avancer les chansons et voir où ça nous mènerait.C\u2019était fait de manière très amicale, très organique, sans ego.J\u2019ai quand même parfois retrouvé ce côté savant fou, seul en studio.Mais quelques titres de l\u2019album ont juste été enregistrés live avec les autres.J\u2019apprécie de plus en plus cette spontanéité de rassembler des musiciens dans une pièce et juste d\u2019appuyer sur «enregistrer».C\u2019est sans doute une évidence pour bien des gens, mais je suis en train de le comprendre.Q Plusieurs chansons sur cet album suscitent un sentiment grisant, entraînant, qui appelle au rassemblement.En le terminant pendant que les concerts étaient interdits par l\u2019urgence sanitaire, aviez-vous en tête cette idée de retrouvailles avec le public en salles?R Je pense qu\u2019en ayant sous la main ce super groupe de musiciens, je savais que je voulais avoir des chansons qui sonneraient bien en spectacle.Je voulais qu\u2019elles s\u2019insèrent dans notre catalogue avec cette dynamique.Nous nous sommes réunis il y a quelques semaines pour répéter.J\u2019ai été vraiment surpris d\u2019entendre ces pièces se transformer avec un groupe qui joue live.Je me suis dit : «Man, ces chansons ont vraiment une énergie!» THE WAR ON DRUGS DE GRISANTES RETROUVAILLES Leader du groupe The War On Drugs, Adam Granduciel (à gauche) se réjouit du nouveau départ que s\u2019offre sa formation avec l\u2019album I Don\u2019t Live Here Anymore.\u2014 PHOTO SHAWN BRACKBILL leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M7 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M8 ARTS YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com À l\u2019heure où le «bonheur à toute épreuve semble l\u2019idéal à projeter», le 8e album d\u2019Alexandre Désilets, Les gens heureux, paru vendredi, jette des pavés dans les vitrines lisses et propres des réseaux sociaux où l\u2019on se presse d\u2019afficher et de mettre en scène des bonheurs de façade.Au détour des chansons \u2013 joliment enrubannées sous une image délavée de clowns tristes \u2013 les personnages, au «je», se désolent, qui de mourir à petit feu, qui de ramasser son cœur «En mille morceaux», qui de n\u2019avoir rien d\u2019autre qu\u2019un compagnon robotisé à caresser (Viva l\u2019avatar), qui de fuir les bleus de l\u2019hiver pour se jeter dans les bras d\u2019amours éphémères (Trop court l\u2019été), qui d\u2019avoir subi de la violence, etc.Et, bien que Désilets nous balance aux oreilles des mélodies toujours dansantes \u2013 paradoxe qui fait tout le sel et le poivre de ce disque au «fatalisme tendre» et à la plume adroite \u2013 le message est clair : malgré les sourires affichés, tout ce beau monde se sent bien «seul au milieu de la fête ».Désolé, Désilets?Pas tant que cela.Mais décillé, oui, sans doute.Se méfie-t-il des gens heureux?«D\u2019une certaine façon, oui, parce que ce n\u2019est pas normal.La vie, c\u2019est des vagues, des hauts et des bas.[\u2026] Dans notre société, c\u2019est mal vu, presque péjoratif, de parler de fatigue au travail, de dépression et de downs.» Ses chansons ne sont que «des constats, pas des critiques».Qui portent de «la recherche du bonheur» en tant que quête constante et effrénée, irréfléchie et éreintante, et non «pas sur le bonheur» lui- même, nuance d\u2019emblée, en entrevue, le musicien \u2013 qui s\u2019est exilé aux Caraïbes avec sa petite famille, où il dit retrouver des joies plus simples que celles après lesquelles on court en Amérique du Nord.Rien qui trahisse plus non une éventuelle déprime passagère de sa part: «Je n\u2019étale pas mes émotions.Si je n\u2019allais pas bien, je ne le mettrai pas comme ça dans mes textes».Lesquels ont d\u2019ailleurs été «écrits avant la pandémie», précise- t-il.Ce n\u2019est donc pas un disque de déprime post-confinement, mais bien un regard critique sur ce qu\u2019il perçoit comme une dérive de la société, prend-il garde d\u2019ajouter.«NORMOPATHIE DU BIEN-ÊTRE» À observer ses contemporains, il «regrette un peu » cette ambition «quasiment maladive», et devenue «manie», qu\u2019on a de «vouloir être heureux à tout prix» et de chercher à toujours le montrer en cachant la moindre saillie.Un excès qui contraste avec la grande « solitude contemporaine» que «tout le monde ressent», croit-il.«La façade d\u2019American Beauty, le bonheur permanent, c\u2019est une blague, image-t-il.Les gens pour qui le ciel est toujours bleu.ça cache quelque chose.Méfiance!, parce que quand ça va exploser.[Mais] c\u2019est comme si on était un peu devenus des normopathes.» Désilets, lui, préfère «les gens transparents, qui osent se dévoiler; il y a là une force de caractère que je trouve extrêmement attirante.Et c\u2019est ce que j\u2019ai voulu explorer».En remède à cette «normopa- thie du bien-être», doc Désilets s\u2019autorise à prescrire d\u2019autre que ses petites pilules mélodiques enjouées.«L\u2019enrobage musical est pop dansant, malgré tout.C\u2019est vraiment la continuité d\u2019Extravangaza et de Down de nos High [ses deux précédents albums].Ce sont des textes que j\u2019avais mis de côté à l\u2019époque, parce que je les trouvais plus sensibles, et que je réservais pour ce projet.» PLUS EFFICACE, MOINS BIDOUILLÉ Malgré les sonorités pop et les textures synthétiques des chansons, la guitare acoustique et latine de Jean- François Beaudet \u2013 pilier de Belle et Bum, déjà complice des deux albums pré-cités \u2013 se fait encore plus centrale.Et elles sont tonifiées par une vibrante section rythmique, constituée de Rémy Malo à la basse et de Robbie Kuster à la batterie.Des textures trompeusement sobres, d\u2019ail leurs.La longue «période d\u2019explorations» au plan des arrangements et de «bidouillages» technologiques destinés à reproduire les sonorités en vogue, tout cela pour se donner une chance de passer à la radio, et qui avaient orienté la création de plusieurs de ses précédents opus, est terminée.«Ça ne paraît pas, mais il faut de grosses équipes pour rester à la fine pointe de ça.» Avec Jean-François Beaudet, «on a acquis une certaine expertise ; on connaît mieux nos outils [et] on arrivait rapidement à nos fins, sans avoir à passer des heures a bidouiller» sur les logiciels, à chercher comment reproduire les références sonores désirées.Les gens heureux est marqué par l\u2019envie de revenir à une création plus «organique», durant les sessions en studio, plutôt qu\u2019à l\u2019étape de la post-production.Le tandem s\u2019est ainsi efforcé de «garder les impros et la spontanéité», de privilégier les premières prises, et de faire jouer ensemble et non séparément les deux musiciens de la section rythmique.«On arrive mieux à livrer du premier coup ce qu\u2019on veut.[Du coup], on a essayé de prioriser le workflow, et que ca se fasse inconsciemment, comme de l\u2019écriture automatique.» Estimant avoir «atteint une certaine maturité», Alexandre Désilets a voulu «ajuster le tir», «simplifier», et «revenir à quelque chose qui [lui] ressemble»: une musique pop francophone tout à la fois «intelligente» et «accessible».Désilet voit d\u2019ailleurs cette simplicité comme une forme d\u2019«honnêteté» nécessaire afin que l\u2019enrobage musical, ainsi dépouillé d\u2019esbroufe, soit au diapason de l\u2019introspection qu\u2019encourage sa thématique.LES GENS HEUREUX, D\u2019ALEXANDRE DÉSILETS L\u2019ÉLOGE DE LA TRISTESSE Pochette de l\u2019album Les gens heureux.(détail) \u2014 COURTOISIE Alexandre Désilets porte un regard critique sur ce qu\u2019il perçoit comme une dérive de la société.\u2014COURTOISIE ARIANE CHARBONNEAU leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M9 ARTS La recherche d\u2019authenticité qui imprègne Les gens heureux se perçoit aussi dans les images qui illustrent la pochette et les trois extraits qu\u2019il a tirés de son album.Il s\u2019agit de photos de famille, légèrement trafiquées graphiquement, afin de leur donner une apparence plus vieillotte.Parmi les quatre clowns tristes se trouve le paternel d\u2019Alexandre Désilets.«Mon père, son frère et ses amis faisaient du cirque acrobatique, des plongeons acrobatiques dans la piscine de Trois-Rivières.C\u2019était dangereux.Et ils se déguisaient en clowns.Il y a quelque chose d\u2019hyper authentique, dans cette photo de famille aux couleurs délavées», prise à l\u2019époque des appareils analogue, quand «tu n\u2019avais que 24 photos et ça coûtait cher et tu ne savais jamais vraiment quel résultat ça allait donner.» À l\u2019heure des images numériques, «la photo a perdu sa valeur.Autrefois on les gardait précieusement dans des albums.Maintenant, il y en a trop, on en a partout, même sur le Cloud.On les affiche une fois, et on ne les regarde plus.» «Façon d\u2019immortaliser un peu la famille», l\u2019image du plus récent extrait, Viva l\u2019avatar, est une photo de la mère du chanteur; celle de Trop court l\u2019été montre son père sortir de la piscine; et celle accompagnant la pièce-titre montre est «une vieille photos abimée» d\u2019Alexandre, son fils bébé sur les genoux, qu\u2019il conservait dans son portefeuille.«Une photo un peu frippée, comme si elle avait du vécu.Il y a là une critique.je n\u2019aurais pas pu mettre une photo neuve.» YVES BERGERAS, LE DROIT Immortaliser la famille Désilets \u2014 PHOTO COURTOISIE Mélancoliques beautés «Aujourd\u2019hui, on cherche à formater la musique pour que les chansons soient courtes, excitantes et \u2018hop la vie\u2019; les chansons qu\u2019on entend à la radio ressemblent à des publicités», toujours colorées et souriantes, constate Alexandre Désilets.Il s\u2019en étonne d\u2019autant plus que «les chansons les plus importantes de nos vies sont souvent [pleines] de mélancolie.» D\u2019où son envie de plonger dans ces creux de vagues.Dans cet exercice de tristesse imposé, Il y a aussi un clin d\u2019œil au regretté metteur en scène Pierre Paul Savoie, qui aimait explorer des thèmes comme la mort et le deuil, avance Alexandre Dési- let.Ce dernier avait collaboré avec l\u2019ex-directeur artistique de PPS Danse sur des spectacles hommage à Lhasa de Sela et à Léo Ferré \u2013 lesquels embrassaient eux aussi leur part de noirceur.YVES BERGERAS, LE DROIT Illustration : Peddy Multidor Consulter la programmation sur notre site dans le volet : Événements - SLAC www.mosaiqueinterculturelle.ca \u2022 slac@mosaiqueinterculturelle.ca \u2022 613-434-3427 @mosaiqueinterculturelle @mosaculturelle Mosaïque Interculturelle Mosaïque Interculturelle Présidente d\u2019honneur :Marie-Célie Agnant Thème: Cultive ta mémoire #slac2021, #cultivetamémoire #ONmlesarts Prix: 5$ par jour; 12$ pour les 3 journées, Gratuit: 12 ans et moins Du 29 au 31 Octobre 2021 À L\u2019UNIVERSITÉ SAINT-PAUL 110 Hazel Street, Ottawa, Ontario, Stationnement sur place payant L\u2019évènement se tiendra en mode hybride : expo-vente en présentiel, vous aurez le plaisir de rencontrer les auteur.e.s et en ligne, connectez-vous pour regarder les tables rondes, causeries et entrevues d\u2019auteur.e.s sur nos pages Facebook et Youtube.Mosaïque interculturelle s\u2019engage à respecter les règles sanitaires dues à la pandémie.Une preuve de vaccination sera demandée à la porte selon les modalités de l\u2019Université Saint-Paul.BAILLEURS DE FONDS COMMANDITAIRES PARTENAIRES LE SALON DU LIVRE DU NIAGARA Programme d\u2019établissement Salon dulivre afro- canadien 4ièmeéditiondu 2021 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M10 ARTS GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Un mal étrange qui frappe soudainement une population, des citoyens forcés de se confiner à cause de ce qui se passe dehors, un personnage survivaliste qui fait des réserves, notamment de papier de toilette\u2026 Quand il a commencé à travailler sur son film Brain Freeze, en salle le 29 octobre, Julien Knafo ne se doutait pas qu\u2019il serait tant d\u2019actualité lorsqu\u2019il arriverait sur les écrans.Pour tout dire, le réalisateur mon- tréalais s\u2019en serait bien passé! La réalité rattrape presque la fiction, en somme.«On est là où je n\u2019aurais jamais voulu aller, confirme Julien Knafo.Les gens m\u2019en parlent beaucoup.Oui, j\u2019ai un film qui est en phase avec son temps.Est-ce que je suis content de ça?Non!» Comédie d\u2019horreur campée sur la fictive Île-aux-Paons, Brain Freeze s\u2019approprie les codes du film de zombies.Dans un country club huppé, les riches de ce monde viennent jouer au golf et question de maximiser les profits, les proprios ont eu l\u2019idée d\u2019ouvrir leur terrain 12 mois par année.De là ce fertilisant dit révolutionnaire qui permet au gazon de faire fondre la neige et aux joueurs de s\u2019activer même au plus creux de l\u2019hiver.Quand ledit produit chimique se retrouve dans l\u2019eau, une partie de la population se transforme en zombies verdâtres et assoiffés.La course à la survie s\u2019entame donc pour un ado (Iani Bédard) et sa sœur encore bébé, qui trouveront un allié en un agent de sécurité survivaliste (Roy Dupuis) cherchant lui-même à sauver sa fille contaminée.ÉCRIRE POUR S\u2019AMUSER Julien Knafo a commencé à plancher sur le projet Brain Freeze il y a presque 10 ans.Sans être d\u2019emblée passionné par les zombies, il raconte s\u2019être laissé prendre au jeu.«Je me suis retrouvé à faire ce film parce qu\u2019à un moment dans ma vie, j\u2019essayais d\u2019écrire quelque chose de personnel et que rien ne sortait, raconte-t-il.Je sentais que j\u2019écrivais pour les institutions, je ne BRAIN FREEZE LA RÉALITÉ RATTRAPE (PRESQUE) LA FICTION TROIS FILMS DE ZOMBIES QUI ONT MARQUÉ L\u2019IMAGINAIRE LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968), GEORGE A.ROMERO Largement considéré comme le père de la culture zombie, George A.Romero, qui nous a quittés en 2017, a lancé son bal macabre en 1968 en lançant le premier film de la franchise La nuit des morts-vivants.Une bonne quantité de suites et d\u2019hommages arriveront dans les décennies suivantes.Duane Jones et Judith O\u2019Dea (photo) tiennent la vedette dans ce suspense où un groupe trouve refuge dans une grange pour échapper à des monstres cannibales.28 JOURS PLUS TARD (2003) DANNY BOYLE On a davantage affaire à une épidémie de rage, ici, mais l\u2019esthétique du zombie prime certainement dans ce saisissant film montrant le meilleur et le pire de la nature humaine.Si bien que les amateurs de la série The Walking Dead y ont trouvé d\u2019indéniables ressemblances, notamment dans l\u2019introduction des deux œuvres.Le long métrage de Danny Boyle vaut certainement le détour, ne serait-ce que pour ces images de Londres complètement désertée quand le personnage porté par Cillian Murphy (photo) se réveille de son coma, fin seul, après quatre semaines qui ont changé la face du monde.LES AFFAMÉS (2017) ROBIN AUBERT Des zombies québécois?Pourquoi pas?Robin Aubert s\u2019est attaqué au genre de manière très réussie avec Les affamés, un film qui allie le suspense et l\u2019épouvante avec des touches d\u2019humour.Si Marc-André Grondin (photo) tient le haut de l\u2019affiche, son personnage est entouré de femmes fortes, portées par des actrices de grand talent : Monia Chokri, Brigitte Poupart, Marie-Ginette Guay ou Micheline Lanctôt.Robin Aubert trouve un équilibre entre horreur et une certaine poésie et il ménage ses effets gore\u2026 Même s\u2019il y a évidemment quelques effusions de sang! GENEVIÈVE BOUCHARD «Je sentais que j\u2019écrivais pour les institutions, je ne trouvais pas ma voix.Je me suis dit que j\u2019allais écrire pour m\u2019amuser» \u2014 Julien Knafo, expliquant comment il en est venu à écrire Brain Freeze leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M11 ARTS trouvais pas ma voix.Je me suis dit que j\u2019allais écrire pour m\u2019amuser.» Le scénariste et réalisateur se trouvait alors à L\u2019Île-des-Sœurs.Il a eu l\u2019idée d\u2019y inviter des morts- vivants dans une histoire qui se veut d\u2019abord amusante, mais qui aborde aussi des questions environnementales.«On me demande si je suis un cinéaste engagé, avance Julien Knafo.En fait, je suis un citoyen préoccupé.Mais je me vois plus comme un cinéaste populaire.J\u2019ai envie de faire des histoires qui sont divertissantes.C\u2019est ce qui arrive aux personnages qui est important pour moi.Après viennent se greffer certains thèmes, parce que je suis ouvert à ça et que ça me préoccupe.Des éléments d\u2019actualité, notamment le fameux mur de Donald Trump, ont guidé sa plume pour brosser un récit autour de ces insulaires coupés du monde.Quand le véritable confinement s\u2019est invité dans nos vies à cause de la COVID-19 \u2014 et est d\u2019ailleurs venu interrompre son tournage \u2014, Julien Knafo n\u2019en croyait pratiquement pas ses yeux, lui qui filmait déjà un contexte de quarantaine.Ajoutons que le personnage de Dan (Roy Dupuis) faisait des réserves \u2014 avant qu\u2019on entende parler du coronavirus! «La seule chose qu\u2019on a rajoutée est cette fameuse phrase : \u201cça va bien aller\u201d!» rigole le réalisateur, qui se dit très fier de son film.«Même si les thèmes sont maintenant d\u2019actualité et que ça me fait chier!» nuance-t-il du même souffle.«J\u2019AI TOUT VU» Julien Knafo indique s\u2019être documenté avant de poser sa propre pierre dans l\u2019univers des zombies, très prisé dans la culture populaire.Des classiques de George A.Romero à la toujours très courue série The Walking Dead, il a tout vu.«Je me suis autoécœuré, illustre- t-il.Je l\u2019ai faite, ma recherche de zombies.J\u2019adorais les regards posés et ce qui a été mis dans ces morts-vivants.» Le réalisateur revient toujours à cette question, très présente dans les codes du genre.«Qui est le vrai monstre?Qu\u2019est-ce que ça génère chez les gens qui ont encore leur humanité?Dans beaucoup de films, ils deviennent pires que le monstre», illustre-t-il.Saluant au passage la contribution de Robin Aubert et de son film Les affamés (lire l\u2019autre texte), qui a ouvert des portes pour lui, Julien Knafo se dit confiant de l\u2019avenir des films de genre au Québec.«Je pense qu\u2019on a souvent confondu film de genre et produit hollywoodien, où les choses doivent se passer à telle ou telle minute, explique-t-il.Le film de genre, c\u2019est juste une histoire qui sort de l\u2019ordinaire.Ça peut être un western, un film d\u2019horreur\u2026 C\u2019est juste hors de la réalité.Pourquoi on aurait peur de ça?Il faut avoir des histoires qui sortent de l\u2019ordinaire.On n\u2019a pas toujours envie de parler de notre assiette de spaghetti!» Brain Freeze arrive au cinéma le 29 octobre.L\u2019acteur Roy Dupuis ne se décrirait pas comme un amateur de films de zombies.Il se dit plutôt attiré par les bonnes histoires.C\u2019est ce qui l\u2019a poussé à se glisser dans les bottes de Dan, l\u2019agent de sécurité survivaliste de Brain Freeze.«Je trouve que dans ce genre, l\u2019emballage prend souvent le dessus sur le contenu, avance-t- il.Pour ce film, ce n\u2019était pas ça.Il y a une bonne critique sociale.Il y a un point de vue quand même écologiste.Je trouve que l\u2019histoire se tenait et elle m\u2019a donné le goût de jouer.Pour moi, c\u2019est ce qui compte quand je lis un scénario.» Connu pour son engagement environnemental, Roy Dupuis considère que toutes les occasions sont bonnes pour ramener le sujet à l\u2019avant-plan.Même sous les grognements de créatures devenues monstrueuses à cause d\u2019une multinationale qui vend des fertilisants.«C\u2019est juste d\u2019avoir le questionnement, ajoute-t-il.Je pense qu\u2019on est au courant que ça urge.Il faut agir et tout moyen pour rappeler ça est bon, même si on le fait en divertissant.Toute occasion de susciter des discussions sur ce qu\u2019on fait de correct ou de pas correct est bienvenue.» GENEVIÈVE BOUCHARD ROY DUPUIS : L\u2019HISTOIRE AVANT TOUT Julien Knafo, à gauche, a commencé à plancher sur le film Brain Freeze il y a presque 10 ans.Roy Dupuis, à droite, y campe un agent de sécurité survivaliste cherchant à sauver sa fille contaminée.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI F E S T I V A L O B J E C T I F C I N É M A D E S J A R D I N S 0 4 - 0 7 N O V E M B R E O C JEUDI 04 NOVEMBRE 19h VENDREDI 05 NOVEMBRE 19h DOCUMENTAIRE QUÉBEC SAMEDI 06 NOVEMBRE 14h DRAME QUÉBEC SAMEDI 06 NOVEMBRE 19h COMÉDIE DRAMATIQUE FRANCE, BELGIQUE DIMANCHE 07 NOVEMBRE 13h 30 DIMANCHE 07 NOVEMBRE 10h 30 COMÉDIE QUÉBEC COMÉDIE FRANCE JEUNESSE ANIMATION FRANCE JUKEBOX LES VIEUX CHUMS MARIA 13 ANS ET + UN TOUR CHEZ MA FILLE DÉLICIEUX TERRA WILLY: PLANÈTE INCONNUE BILLETS AU MIFO.CA MIFO 6600 RUE CARRIÈRE, ORLÉANS SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M12 LIVRES GAËLLE KANYEBA gkanyeba@ledroit.com Un groupe de 18 artistes musulmans et un artiste algonquin Anishinaabe se sont réunis autour d\u2019une anthologie de 25 œuvres, Ottawa Inshallah, pour rêver d\u2019une société qui prône l\u2019unité et l\u2019inclusion.Ottawa Inshallah est directement inspirée du parcours de l\u2019artiste et réalisateur ottavien, Aquil Virani.Fils d\u2019un père musulman d\u2019origine indienne et d\u2019une mère française, il explique que toute sa vie, il a dû combattre l\u2019islamophobie.« Nous savons qu\u2019il y a des stéréotypes dans les médias et le public sur les musulmans, dit-il.On nous associe au terrorisme ».Aujourd\u2019hui, il souhaite susciter un dialogue sur les valeurs du vivre ensemble, par l\u2019intermédiaire de ce projet interdisciplinaire qui touche la photographie, l\u2019art au henné, l\u2019écriture et la poésie.« C\u2019est une invitation au public à rêver avec nous.[\u2026] L\u2019action de rêver est très importante.Car ça peut bâtir la communauté, des ponts.Comment on peut faire un avenir meilleur.Partager un rêve avec les autres, on a des espoirs avec les autres.C\u2019est le thème de l\u2019anthologie en particulier avec la pandémie », énonce-t-il.INSHALLAH Pour par venir à bâtir cette société, il est tout d\u2019abord important de démystifier le mot « Ins- h al l ah » au x y e u x d u g ra n d p u b l i c , d i t l \u2019a u t r i c e M o n i a Mazigh qui participe au projet.« Tous les mots formés du mot Allah font un peu peur, surtout parce qu\u2019il est associé à de nombreux stéréotypes, dit l\u2019autrice et activiste.Moi, je vais l\u2019utiliser sans peur, avec toutes les connotations d\u2019espoir, avec un retour aux sources ».Inshallah veut dire Dieu voulant et il peut être utilisé « dans un sens non religieux », ajoute M. Virani.« Ça veut surtout dire espoir [\u2026], explique-t-il.Quand je rêve d\u2019un avenir meilleur, les musulmans seront plus compris et les non-musulmans comprendront notre diversité.Ça fait partie de la mission de l\u2019anthologie.Pour moi l\u2019éducation est très importante pour éduquer les gens à propos de la diversité de l\u2019islam et des musulmans d\u2019Ottawa », précise-t-il.Cependant, Mme Mazigh prévient, en tant qu\u2019artiste, il ne s\u2019agit pas d\u2019encourager une société homogène.« Ce serait plus vers l\u2019unité et non uniformité », confie-t-elle.PLUSIEURS ARTISTES Outre Monia Mazigh, Aquil Vira- ni a fait appel à une panoplie d\u2019artistes pour réaliser son projet.Du côté de l\u2019art visuel, le public pourra s\u2019émerveiller devant les œuvres de Pansee Atta, Self Saboteur, Sarah-Mecca Abdourahman, Aliya Amarsi, Shamima Khab, Maria Malik, Anisa Khan, Marwa Talal, Mariam Gabr, Zubair Hossain, Zainab Hussain, Iman Korenic À l a p l u m e, s e r é u n i s s e n t Anonymous / anonyme, Adil A ma rs i , A r z o o Z a h e e r, Ad i l Amarsi.Sans oublier l\u2019artiste Algonquin Anishinaabe, Dara Wawatie-Chabot.Le public peut déjà acheter l\u2019anthologie sur le site de l\u2019artiste.Pour plus de renseignements?; aquil.ca INSHALLAH OTTAWA L\u2019ART POUR DÉCONSTRUIRE LES PRÉJUGÉS Ottawa Inshallah est directement inspirée du parcours de l\u2019artiste et réalisateur ottavien, Aquil Virani.Fils d\u2019un père musulman d\u2019origine indienne et d\u2019une mère française, il explique que toute sa vie, il a dû combattre l\u2019islamophobie.\u2014 CAPTURE D\u2019ÉCRAN «Un moment de cinéma d\u2019une TRÈS GRANDE RICHESSE.» Marc-André Lussier, La Presse «Un CHEF-D\u2019OEUVRE! Une SPLENDEUR!» Sophie Durocher, Le Journal de Montréal «GRANDIOSE!» François Lévesque, Le Devoir «Un ?lm SUBLIME!» Maxime Demers, Journal de Montréal Kevin Laforest, Extra Beurre LesOiseauxIvres.com PRÉSENTEMENT AU CINÉMA JORGE ANTONIO GUERRERO HÉLÈNE FLORENT CL AUDE LEGAULT MARINE JOHNSON UN FILM DE IVAN GRBOVIC REPRÉSENTANT DU CANADA AUX OSCARSMD MEILLEUR FILM INTERNATIONAL leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M13 ARTS VISUELS YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com L\u2019artiste visuel gatinois Benjamin Rodger s\u2019est installé dans la Galerie Montcalm, où il propose l\u2019exposition Wo Bin Ich?(Où suis-je?), à découvrir jusqu\u2019au 9 décembre.Ce titre en allemand renvoie au nom d\u2019un forum auquel a participé le Gatinois dans le cadre d\u2019une résidence artistique en Allemagne dont il a bénéficié y a quelques années.C\u2019est lors de ce séjour à l\u2019étranger que l\u2019artiste peintre, qui s\u2019intéressait auparavant aux visage et à l\u2019art figuratif, a complètement transformé sa démarche en se mettant à l\u2019art abstrait : « J\u2019étais dans cet esprit-là, à me demander \u201coù suis- je ?\u201d dans ma pratique.» Et c\u2019est là- bas que Benjamin Rodger a « eu envie de retourner aux bases de la peinture, à ce qui m\u2019attirait dans la peinture.» Et ce qui l\u2019 intéresse, en ce moment, c\u2019est l\u2019illusion du geste.La trentaine de toiles (quatre de grande envergure et 28 petits formats) encerclant la dizaine de sculptures qui constituent Wo Bin Ich ?cherchent à rendre plus manifeste la « gestuelle » invisible sur laquelle s\u2019appuie son travail.La peinture n\u2019est pas « directement » appliquée au pinceau, sur ses toile en coton.Dans un premier temps, l\u2019artiste étale des lignes de ruban à masquer, puis passe ses pinceaux par-dessus ces bandes de ruban dont il se sert comme on utilise un pochoir.La couleur vient ainsi combler les interstices.Ce n\u2019est qu\u2019ensuite qu\u2019il ôte le ruban.Apparaissent alors des lignes de couleur juxtaposées.« Les coulures, les dégoulinures qu\u2019on voit sont toutes fausses ; elle sont en réalité découpées et peintes au rouleau.Il y a donc une imitation de la gestuelle du peintre, alors que c\u2019est très figé, en réalité.[\u2026] Tout est aplati », explique Benjamin Rodger.« Il y a une dichotomie entre l\u2019image figée et la gestuelle, entre ce qui est perçu et ce qui est réel », et qui fait en sorte que le geste créateur est vraiment mis de l\u2019avant ».Cette notion de gestuelle, il l\u2019a déjà exploitée dans le passé, notamment dans l\u2019exposition Errances, que l\u2019Ottavien d\u2019origine a présentée à la Galerie St-Laurent + Hill durant la pandémie.Les sillons colorés et lignes enchevêtrées qu\u2019il laissait alors sur ses canevas reflétaient les trajets des balades pédestres qu\u2019il effectuait, sans but précis, à travers les rues de la ville.« Ici, les quatre très grands formats reprennent l\u2019idée de trajet », quoique les enchevêtrements sont cette fois encadrés par des « grilles » apparues sous l\u2019effet du ruban adhésif, pour donner une « impression de profondeur » à l\u2019image.« L\u2019idée d\u2019illusion est là aussi.» SCULPTURES.DE TAPE À MASQUER À l\u2019heure où le zéro déchet a la cote, Benjamin Rodger s\u2019est alors demandé ce qu\u2019il pouvait bien faire de tout le ruban à masquer qui lui restait sur les bras, après l\u2019avoir arraché des toiles.et qui finissait en grosses boules, jonchant le sol de son atelier.Il en a fait \u2013 Eurêka ! \u2013 des sculptures.Les boules de ruban « sculptées » ont fini sur de « faux socles en pin », c\u2019est-à-dire déposées à l\u2019intérieur des tiges verticales qui formeraient l\u2019ossature d\u2019un socle, et ce afin qu\u2019elle conservent la forme désirée.Leur présence vient « créer le lien entre les toiles qui se font face part d\u2019autre de la galerie.Ça crée aussi quelque chose d\u2019assez intéressant, visuellement, entre les lignes \u2013 très droites, très propres \u2013 des socles et ces boules tachées de restants de peinture.Le contraste est assez fort.» « En regardant vite [les toiles], on croit que c\u2019est un coup de pinceau [qui est à l\u2019origine des tracés], mais non.c\u2019est grâce au ruban.Je voulais vraiment mettre le processus de l\u2019avant.Tout ça a été fait sur du tape, et voici le tape », explique, amusé, Benjamin Rodger \u2013 qui en est à sa deuxième invitation à la Galerie Montcalm, où il avait présenté Libre circulation, en 2013.JEU HARMONIQUE « Je me suis fait plaisir avec [\u2026] plusieurs tableaux de très grands formats », ajoute-t-il en mentionnant notamment une œuvre de 8 pieds par 18 pieds.« Je n\u2019avais jamais fait rien d\u2019aussi gros, d\u2019aussi haut.C\u2019était un défi [au plan de] la gestuelle, vu la grandeur.» Pour entremêler les bandes et créer la profondeur désirer, « j\u2019ai dû \u201crentrer\u201d le corps et tout le bras autour de la peinture » et segmenter la toile en trois panneaux distincts.L\u2019autre démarche conceptuelle réside au niveau des teintes choisies et de leurs harmonies.« Pour cette exposition, j\u2019ai choisi d\u2019exploiter des couleurs analogues, c\u2019est-à-dire des couleurs situées côte à côte sur le cercle chromatique.Il y a aussi des harmonies [de couleurs] complémentaires et des harmonies triadiques », lesquelles consistent à sélectionner trois couleurs formant, sur ce cercle chromatique, les pointes d\u2019un triangle équilatéral, explique celui qui enseigne les arts visuels au Cégep de l\u2019Outaouais.« Il n\u2019y a aucune couleur pure : elles sont soient mélangées entre elles, soit mélangées à un niveau de gris, pour faire [ressortir] l\u2019harmonie entre les couleurs.» « Je viens de finir d\u2019accrocher les œuvres et je suis très satisfait du résultat ! », se réjouit Benjamin Rodger.BENJAMIN RODGER L\u2019illusion du geste et de la profondeur La trentaine de toiles encerclant la dizaine de sculptures qui constituent Wo Bin Ich?cherchent à rendre plus manifeste la «?gestuelle?» invisible sur laquelle s\u2019appuie le travail de Benjamin Rodger.\u2014 LE DROIT, ÉTIENNE RANGER SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M14 ARTS JOSÉE LAPOINTE La Presse En enfilant les patins de la championne olympique Frédérique Lessard dans la série Virage, Charlotte Aubin a relevé le plus grand défi de sa carrière, avec sérieux et intensité.Rencontre avec une comédienne de fond.Quand on lui demande si elle se sentait prête à porter une série sur ses épaules, Charlotte Aubin sourit.«C\u2019est ça qui se passe, hein?On dirait que je ne le réalise pas encore\u2026 Je suis comme : \u201cben non, ils sont très bons, tous les autres!\u201d» Mais pour répondre à la question : non seulement elle se sentait prête, mais elle en avait aussi envie.«Je pense que j\u2019étais rendue là.J\u2019avais le goût de prendre soin de l\u2019équipe, des textes, des gens, de ce personnage, de cette histoire.De le porter avec beaucoup de lumière.» Dans Virage, qui est diffusée sur Noovo depuis la mi-septembre, Charlotte Aubin incarne Frédérique Lessard, une championne olympique de patinage de vitesse sur courte piste qui, à 28 ans, vient de prendre sa retraite et de rompre avec son compagnon des 10 dernières années.Revenir dans la vie réelle sera un processus plein d\u2019obstacles, mais Charlotte Aubin a bien compris le désarroi de son personnage, autant que la réalité des athlètes olympiques.«Moi, à 30 ans, je ne veux plus jamais faire autre chose de ma vie! Je veux jouer, faire de l\u2019art, écrire, j\u2019ai l\u2019impression que j\u2019ai trouvé mon X.Et eux, à 30 ans, tout s\u2019arrête.Mais comment tu te prépares à l\u2019après quand tu es à 100 % dans quelque chose?Je n\u2019avais jamais compris ce dévouement total qu\u2019ils ont.» Une fois sortie de sa bulle sportive, Frédérique, «submergée par la vie» et sans outils pour «entrer dans le monde», agit pas mal comme une ado, constate la comédienne.«Pendant que tout le monde vivait ses expériences, elle faisait juste patiner et s\u2019arranger pour être la meilleure.Alors cette période exploratoire de l\u2019adolescence, elle la vit là, à la fin de la vingtaine.Et c\u2019est pas mal moins cute, mettons.» Son objectif : donner à Frede de la profondeur pour qu\u2019on s\u2019y attache quand même et qu\u2019on ait de l\u2019empathie malgré ses faux pas, ses maladresses, son manque de respect.«Parce que des fois, c\u2019est vraiment pas gentil\u2026» explique la comédienne, qui s\u2019est inspirée de personnages féminins imparfaits comme Frances Ha, du film du même nom de Noah Baumbach (2013).«Je trouvais que s\u2019il n\u2019y avait pas de candeur, ou si elle se rendait compte de ce qu\u2019elle faisait, c\u2019est là qu\u2019elle devenait juste égocentrique et méchante.Mais il y a toujours une volonté de rattraper ses erreurs, qui fait en sorte qu\u2019on a envie de la suivre là-dedans.» SE CONSACRER CORPS ET ÂME Télé (Blue Moon, L\u2019échappée), cinéma (Ceux qui font les révolutions à moitié n\u2019ont fait que se creuser un tombeau), théâtre (Déterrer les os), poésie (un recueil, Paquet de trouble, publié en 2018), Charlotte Aubin aime se promener entre les médiums.«Pour moi, ce sont des vases communicants», dit la comédienne, qui sera en décembre de la distribution du nouveau film de Ken Scott, Au revoir le bonheur, et qui jouera en janvier à La Licorne dans l\u2019adaptation théâtrale de Deux femmes en or par Catherine Léger.«J\u2019ai l\u2019impression que tout est lié et que ça fait juste élever l\u2019interprète que je veux être.» Femme de mots et de paroles \u2014 «Ouin, je parle beaucoup, hein?» \u2014, Charlotte Aubin préfère réfléchir et analyser en amont, question d\u2019être «dans l\u2019instinct, libre, disponible et fresh» une fois sur le plateau.Bref, elle aime se préparer plus que moins, et avec Virage, elle a été servie.Entraînement de patinage intensif, long travail sur le texte avec la réalisatrice Catherine Therrien, Charlotte Aubin a consacré plus de six mois à cette série dont l\u2019histoire est librement inspirée de la vie de la patineuse Marianne St-Gelais.«Je pensais juste entraînement, nutrition, texte, je parlais avec des athlètes.J\u2019étais toujours en train de baigner dans ce monde-là.» C\u2019est certainement le genre de projet immersif auquel rêve toute jeune comédienne.Elle en convient, c\u2019était un gros morceau.«De l\u2019action, du drame, du sport, une transformation physique\u2026 Quand tu es acteur, tu as le goût de te transformer jusque dans cette limite», nous dit Charlotte Aubin, qui a interprété elle-même la plupart des scènes de patinage, dont celles des départs.«Je pensais sans doute plus au personnage que je pensais à moi-même pendant le tournage.» Tiens, de quoi voir une similitude avec ce que vivent les athlètes, justement, qui se consacrent corps et âme à leur sport.«C\u2019est vrai qu\u2019il y a quelque chose de total.Un tournage, tu penses juste à ça, ça devient comme une bulle.Les gens avec qui tu travailles deviennent ta famille.Ce sont aussi des métiers très prenants, insécurisants par moments, où il y a une grande pression sur le corps, la performance.Je ne suis pas athlète, mais des fois, il y avait des zones émotives où je me disais : \u201cah, je connais ça\u201d.» «TÊTE D\u2019AFFICHE»?Charlotte Aubin est reconnaissante à Noovo d\u2019avoir fait confiance à une actrice qui «n\u2019est pas une tête d\u2019affiche», et fière du résultat.«Le travail acharné qu\u2019on a tous fait, on le voit à l\u2019écran.» L\u2019actrice espère maintenant que ce rôle pourra la propulser vers d\u2019autres projets d\u2019envergure.A-t-elle continué à patiner?«Non.Mais j\u2019attends mon prochain sport, mon prochain défi, tu comprends?» Disons\u2026 comme le saut à la perche ?«Name it, je suis prête!» Elle rigole.«Si je jouais encore une sportive, il faudrait que ce soit un autre genre.J\u2019ai toujours rêvé d\u2019incarner une boxeuse, à cause de Million Dollar Baby [de Clint Eastwood]\u2026 J\u2019ai été fascinée par ce film.Mais je veux toutes sortes de défis, jouer des jeunes premières très dignes et douces autant que des petites bums.Ça m\u2019intéresse d\u2019explorer toutes les facettes et, à date, j\u2019ai eu bien de la chance.On m\u2019appelle pour des choses différentes.» Pour l\u2019instant, elle ne sait pas de quoi son année 2022 sera faite, mais elle fait confiance à la vie.«C\u2019est un métier comme ça.On va finir 2021, et après on verra.Je n\u2019ai pas peur et je pense que de belles choses vont arriver.Je le souhaite.» On n\u2019a pas trop d\u2019inquiétudes pour elle.Virage, tous les mercredis à 20h sur les ondes de Noovo, ou en rattrapage sur le site de Noovo CHARLOTTE AUBIN PARTIE POUR LA GLOIRE Charlotte Aubin est reconnaissante à Noovo d\u2019avoir fait confiance à une actrice qui «n\u2019est pas une tête d\u2019affiche» et est fière du résultat.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ALAIN ROBERGE «Je ne suis pas athlète, mais des fois, il y avait des zones émotives où je me disais : \u201cah, je connais ça\u201d» \u2014 Charlotte Aubin, en parlant de son rôle de patineuse de vitesse leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M15 LE MAG L\u2019 insomnie m\u2019embête rarement, mais elle s\u2019est pointée, samedi soir, sous la forme d\u2019un dilemme qui me gruge beaucoup d\u2019énergie mentale ces temps-ci.Où ma fille devrait-elle aller au secondaire?C\u2019est un beau problème, vous me direz, reste que les enfants \u2014 et leurs parents \u2014 ont le choix aujourd\u2019hui parmi un tas de programmes «particuliers».Dans mon centre de services scolaire, par exemple, il y a un programme d\u2019éducation internationale (PEI), un Sport-Arts-Études et des «concentrations» en anglais, arts et technologies de l\u2019information, soccer ou musique. Ma fille de 11 ans ne s\u2019intéresse pas à tous ces programmes, mais il y en a plusieurs qui l\u2019inspirent.Et c\u2019est sans compter les écoles privées qui lui font de l\u2019oeil avec leurs myriades d\u2019activités parascolaires et d\u2019équipements de haute technologie.Durant ma nuit blanche, je me suis demandé pourquoi diable ce choix m\u2019angoissait autant.Et je m\u2019en suis voulu d\u2019être encore aussi tiraillé par une croyance tenace. Comme beaucoup de parents, j\u2019ai été contaminé par l\u2019idée que le succès dans n\u2019importe quel domaine vient de la spécialisation hâtive.Si tu veux devenir bon, il faut que tu commences tôt, que tu focalises et que tu pratiques énormément.Sinon, tu ne pourras pas rattraper ceux qui ont bénéficié de cette longueur d\u2019avance. C\u2019est là que je me suis souvenu d\u2019une conversation que j\u2019ai eue il y a deux ans avec André Lachance, un gars de Québec qui est directeur du développement des affaires et des sports de Baseball Canada, a été entraîneur-chef de l\u2019équipe canadienne féminine de baseball et recruteur pour les Yankees de New York.André m\u2019avait mis en garde contre la spécialisation hâtive des enfants et des ados dans les sports : les risques plus élevés de blessures, d\u2019épuisement, d\u2019abandon.Et, cerise sur la coupe glacée : les enfants qui se spécialisent tôt dans un sport sont plus susceptibles d\u2019être sédentaires à l\u2019âge adulte.J\u2019aurais aussi pu songer aux leçons de mon propre parcours.J\u2019ai fait trois ans de sports-études en volleyball au secondaire.Après l\u2019école en accéléré le matin, je consacrais tous mes après-midis à faire des touches, des manchettes et smashs.Et presque toutes les fins de semaine, je participais à des tournois. Je garde d\u2019excellents souvenirs du sport-études, de mes coéquipiers et de la variété impressionnante de conneries qu\u2019on pouvait faire dans l\u2019autobus de l\u2019équipe.Mais je me rappelle aussi que, rendu au cégep, je n\u2019ai plus rejoué au volley. Faut croire que j\u2019en avais eu ma claque de cette monomanie sportive. Je réalise aussi aujourd\u2019hui que la focalisation sur un sport m\u2019a privé de la possibilité d\u2019explorer une foule d\u2019autres intérêts. Au secondaire, j\u2019aurais voulu essayer le badminton et le basket le midi. J\u2019aurais aussi aimé participer aux ateliers de dessin et m\u2019incruster dans un groupe de musique. Mais je n\u2019avais pas le temps, je dînais en quinze minutes et je montais dans un bus pour aller à l\u2019entraînement de volley. Avec le recul, je ne regrette pas mon expérience.Mais je réalise qu\u2019il y a un coût à la spécialisation : le manque de temps pour explorer d\u2019autres intérêts et développer d\u2019autres habiletés. Les enfants et les adolescents devraient focaliser sur l\u2019exploration, devenir des maîtres de l\u2019échantillonnage. Ils pourront se spécialiser un jour s\u2019ils en ont envie.Mais si leur horaire est très tôt saturé de la même activité, l\u2019échantillon ne sera pas assez grand pour vraiment décider. Je vous ai déjà raconté l\u2019étonnante éducation sportive de Roger Federer.Enfant, il a pratiqué le ski, la lutte, la natation, la planche à roulettes, le squash, le basketball, le handball, le ping-pong, le football et le badminton par-dessus la clôture de son voisin. Sa mère ne voulait pas lui enseigner le tennis.«Il m\u2019aurait trop énervée de toute façon.Il essayait tous les coups bizarres et ne renvoyait jamais la balle normalement», a-t-elle raconté à Sports Illustrated.Comme l\u2019a démontré de façon très convaincante le journaliste scientifique David Epstein dans son livre Range : Le règne des généralistes : Pourquoi ils triomphent dans un monde de spécialistes, la spécialisation hâtive n\u2019est pas la règle, mais l\u2019exception.Dans la plupart des domaines \u2014 en particulier ceux qui sont complexes et imprévisibles \u2014, les généralistes et non les spécialistes sont mieux préparés pour exceller, conclut Epstein.Ils sont plus créatifs, plus agiles et plus aptes à faire des connexions qui tombent dans l\u2019angle mort des spécialistes. Alors, note aux parents anxieux comme moi : relaxez, l\u2019adolescence, c\u2019est fait pour explorer.De toute manière, l\u2019avenir appartient aux généralistes.L\u2019avenir appartient aux généralistes MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com NOUS, LES HUMAINS DIDIER LAMBERT ET MÉLANIE COUTURE EN PLATEAU DOUBLE 27 NOVEMBRE BILLETTERIE : 819 243-2525 SALLEODYSSEE.CA ARNAUD SOLY 1ER DÉCEMBRE PHILIPPE BOND 4 DÉCEMBRE ARIANE MOFFATT 6 DÉCEMBRE ANIK JEAN 30 NOVEMBRE 2022 VOS PROCHAINS SPECTACLES P-A MÉTHOT 26 OCTOBRE BOUCAR DIOUF 29 ET 30 OCTOBRE MARIO TESSIER 1ER NOVEMBRE PHIL ROY EN RODAGE 4 NOVEMBRE CATHY GAUTHIER 28 OCTOBRE YANNICK DE MARTINO 10 NOVEMBRE ARI CUI CUI 14 NOVEMBRE MÉLISSA BÉDARD 17 NOVEMBRE TOCADÉO 21 NOVEMBRE BROUE 22 ET 23 NOVEMBRE LOUIS-JEAN CORMIER 25 NOVEMBRE NOUVEAUTÉ SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M16 LE MAG APRÈS AVANT AVANT 1 2 3 Toute rénovation exige une bonne dose de planification et couronne un processus de longue haleine.Nous proposons de vous faire découvrir un projet qui pourrait donner des idées.DANIELLE BONNEAU La Presse Les propriétaires d\u2019une vaste résidence secondaire située à Charlesbourg ont décidé de métamorphoser la salle de bains à l\u2019étage.Le meuble-lavabo, la volumineuse penderie et l\u2019imposante baignoire en coin accaparaient beaucoup d\u2019espace, faisant paraître la pièce très petite.Une douche en coin en acrylique très ordinaire complétait le tout.Clients de longue date de la designer d\u2019intérieur Claudia Bérubé, dont l\u2019agence se trouve à Québec, les propriétaires lui ont fait de nouveau confiance.«La salle de bains avait clairement besoin d\u2019amour, confie la designer.En entrant, il y avait un meuble-lavabo directement à notre gauche.À droite, il avait une grosse lingerie dans laquelle se trouvait une chute à linge.Comme tout était massif, on se sentait à l\u2019étroit.Les couleurs n\u2019aidaient pas.La baignoire en coin et la douche en acrylique rendaient aussi l\u2019espace peu intéressant.Cela a été un beau défi d\u2019actualiser la salle de bains en intégrant mieux une grosse baignoire et une grande douche.» Elle a conservé la chute à linge, fort pratique.Un tiroir sans fond dans le bas du meuble-lavabo, en angle, fait en sorte que le linge sale tombe directement à l\u2019endroit désiré.ASTUCE INTÉRESSANTE Autre astuce : aucune paroi ne sépare la douche de la baignoire, afin que la circulation demeure fluide.«Il n\u2019y a aucun problème pour les éclaboussures, parce que la douche est très longue et une pente réglementaire mène l\u2019eau vers le drain, explique Mme Bérubé.L\u2019écran de verre mesure 4 pi*, tandis que le mur, où se trouve une niche, mesure 68 po, donc plus de 5 pi.Cela fait paraître la pièce plus grande tout en ayant moins de contraintes pour circuler.» Cherchant à obtenir un bel effet, la designer a joué avec différentes textures, mariant diverses porcelaines et céramiques au sol et sur les murs.Comme à son habitude, elle a privilégié des produits d\u2019entreprises établies au Québec, que ce soit la baignoire (MAAX), la plomberie et la robinetterie (H2flo et Alt), le drain linéaire de la douche (Zitta), les lavabos et la toilette (Neptune), ainsi que la mélamine (Tafisa) et le comptoir du meuble-lavabo en granit Noir Cambrian (Polycor).«Cela reste une salle de bains tout de même sobre, même s\u2019il y a plusieurs textures différentes, précise-t-elle.En ayant une seule circulation, qui est centrale, cela donne un effet de grandeur en entrant.» Tout un changement! * Si on fait une conversion métrique, 4 pi équivalent à 1,2 m; 5 pi équivalent à 1,5 m; 68 po équivalent à 1,7 m.EFFET DE GRANDEUR APRÈS leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M17 LE MAG 3 La volumineuse penderie et l\u2019imposante douche faisaient paraître la pièce plus petite.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR CLAUDIA BÉRUBÉ 5 Le plan montre comment la douche et la toilette ont été interchangées.\u2014ILLUSTRATION FOURNIE PAR CLAUDIA BÉRUBÉ 2 Le meuble-lavabo monopolisait beaucoup d\u2019espace.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR CLAUDIA BÉRUBÉ 6 Les différentes textures et la circulation centrale donnent un effet de grandeur.\u2014 PHOTO PHOTOGRAPHIE ATYPIC 1 Des produits d\u2019entreprises établies au Québec ont été privilégiées, telles H2flo et Alt pour la plomberie et la robinetterie.\u2014 PHOTO PHOTOGRASPHIE ATYPIC 4 Aucune paroi ne sépare la douche de la baignoire.\u2014 PHOTO PHOTOGRAPHIE ATYPIC EFFET DE GRANDEUR LES TRAVAUX EN BREF Un incontournable : une baignoire et une douche spacieuses Un défi : intégrer la chute à linge existante dans le meuble-lavabo Durée des travaux : environ trois semaines Coût : 36 912 $ Ébéniste : Les Cuisines Rénove Entrepreneur : Item Construction Designer d\u2019intérieur : Claudia Bérubé 6 5 4 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M18 LE MAG Ce qui s\u2019annonçait temporaire devient une réalité pour bon nombre de travailleurs : à temps plein ou en mode hybride, le bureau s\u2019invite à la maison pour ne plus en sortir.Ce changement impose un réaménagement adéquat des espaces de vie, avec le casse-tête qui l\u2019accompagne, notamment en matière d\u2019assise.Mais peut-on vraiment conjuguer design et ergonomie de travail en une même chaise?Telle est la question.ISABELLE MORIN La Presse Une bonne chaise de travail est la pierre angulaire qui fait souvent défaut dans l\u2019aménagement du «9 à 5» à domicile, et ce, après un an et demi de télétravail en pandémie.Que ce soit par manque d\u2019espace, pour travailler dans l\u2019endroit le plus agréable de la maison, mais aussi par souci esthétique (avouons qu\u2019une chaise ergonomique peut casser un décor), certaines installations demeurent bancales, comme nous l\u2019avons constaté en prenant le pouls auprès de collègues qui travaillent régulièrement, si ce n\u2019est en tout temps, équipés d\u2019une chaise de cuisine et de mobilier de maison.Est-ce mal?Nous avons présenté des chaises utilisées par nos collègues à trois spécialistes de l\u2019ergonomie.On y trouve plusieurs modèles tirés du mobilier de la salle à manger, des tabourets et une chaise de bureau fixe de type coquille.Aucune n\u2019est à condamner ou à valider sans regard pour les mensurations de son utilisateur et le contexte de travail, précisent-ils.Mais aucune ne semble adaptée à un travail prolongé à l\u2019écran : toutes ont un support lombaire insuffisant, une absence d\u2019appuis- bras, des assises parfois trop profondes qui obligent l\u2019utilisateur à travailler sur le bout de sa chaise.Dans le cas du tabouret, l\u2019absence de dossier est problématique et fait en sorte qu\u2019on compensera en mettant trop de pression sur les avant-bras, tandis que l\u2019étrier entraîne une flexion des genoux.Si on ne peut faire autrement, il faudrait optimiser ces chaises au moyen d\u2019accessoires et limiter leur utilisation en variant régulièrement les stations de travail \u2013 debout à l\u2019îlot, par exemple, suggèrent les experts consultés.À noter : la majorité de ces chaises sont utilisées pour travailler à une table de cuisine, donc à une surface de travail plus haut perchée qu\u2019un bureau standard.Par conséquent, l\u2019utilisateur devra forcément augmenter la hauteur de son assise et probablement de son appui-pieds.PEUT-ON RENDRE UNE CHAISE PLUS ERGONOMIQUE?«Une chaise n\u2019est pas ergonomique en soi, peu importe le modèle.Elle le devient parce qu\u2019on y est convenablement assis ou qu\u2019elle s\u2019ajuste pour qu\u2019on le soit », explique Miguel Laurin, ergonome associé chez Intergo.«Le problème du mobilier de maison est la standardisation, poursuit-il.Pour une utilisation ponctuelle, comme au moment des repas, ce n\u2019est pas un enjeu, mais ça le devient si on utilise une chaise plusieurs heures par jour.» U n m a u v a i s é q u i p e m e n t de travail et une position statique provoquent un inconfort et une fatigue, mais peuvent v i t e d é g é n é r e r e n t r o u b l e s musculo-squelettiques au cou, au dos, aux bras, prévient l\u2019ergonome et ergothérapeute Pascaline Eloy, de la firme de consultation en ergonomie Eloy ergo, dont elle est la fondatrice.Si une chaise ne peut se régler à la morphologie de l\u2019utilisateur comme le fait un modèle ergonomique, elle doit alors être naturellement compatible avec ses mensurations.Dans le cas contraire, des accessoires devront être utilisés pour obtenir une posture de travail convenable : un ou deux coussins glissés sous les fesses, une serviette roulée dans le bas du dos, une base stable placée sous les pieds.Veut-on cependant passer son temps à gérer ces accessoires à chaque mouvement et y pense- ra-t-on dans le feu de l\u2019action?Un support ergonomique comme l\u2019ObusForme simplifie la tâche, selon l\u2019ergonome et ergothéra- peute Isabelle Gagnon, aussi chargée de cours en ergonomie et en innovation au département des relations industrielles de l\u2019Université Laval.«En position assise, la région lombaire s\u2019affaisse, ce qui crée une grande pression sur les vertèbres et un inconfort.Avoir un bon support pour le dos est essentiel», affirme cette dernière.TROUVER UNE CHAISE DE TRAVAIL «DESIGN» : MISSION POSSIBLE?Dans une volonté de combiner esthétisme et confort au travail, nous avons présenté à nos experts cinq modèles de chaises proposés dans la section bureau de magasins en ligne et dans différentes gammes de prix.Mis à part certains modèles qui se règlent en hauteur, peu s\u2019en tirent avec une mention «passable».«Tout revient à cette question : combien de temps passez- vous assis à travailler?interroge Mme Eloy.Ici, le confort semble avoir été considéré, mais ces chaises manquent d\u2019options pour être appropriées dans le cadre d\u2019une période de travail prolongée.» Les accoudoirs, lorsqu\u2019ils sont présents, semblent souvent inconfortables, certains risquent d\u2019interférer avec la surface de travail ou sont trop écartés l\u2019un de l\u2019autre pour permettre un bon positionnement des bras près du corps.Toutes exigeront probablement un support lombaire additionnel.Notons que l\u2019option de base pivotante et les roulettes sont pratiques, mais ne sont pas des arguments évalués d\u2019un point de vue ergonomique, à moins de travailler sur un bureau en coin et de faire un usage constant de plusieurs surfaces de travail.Aucune chaise destinée au travail ne peut être aveuglément évaluée hors contexte.L\u2019achat en ligne est par le fait même risqué.Mieux vaut tester d\u2019abord le matériel en gardant en tête la posture de travail recherchée, suggèrent les experts.Les facteurs les plus importants à considérer sont le dossier, qui devrait soutenir le dos et sa partie lombaire, ainsi que la hauteur de l\u2019assise.Les bras devraient être appuyés sur la surface de travail ou sur des accoudoirs, pour éviter des tensions.Ces derniers sont donc un plus, voire un élément essentiel, selon le rapport chaise-table et la corpulence de l\u2019utilisateur qui pourrait se trouver à l\u2019étroit avec des appuis-bras.Au bout du compte, une chaise adéquate allège la pression sur certaines parties du corps, sans tiraillement, et permet de maintenir une posture neutre autant que possible, même si une certaine marge de manœuvre est normale et même souhaitable pour ne pas s\u2019ankyloser.Évidemment, pour obtenir cette posture idéale, on ne peut faire abstraction de la surface sur laquelle on travaille.LE DILEMME DE LA CHAISE DE BUREAU 1 leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M19 LE MAG 4 Les accoudoirs de cette chaise à piètement pivotant de Roche Bobois (Colette, 2195$) semblent inconfortables et risquent d\u2019interférer avec la surface de travail.Le dossier, très droit, ne peut soutenir adéquatement le dos.2 Cette chaise de Nüspace offre une hauteur variable (Radius, 525 $), mais ses accoudoirs, trop écartés et hauts, ne sont pas optimaux.3 Les accoudoirs de cette chaise à base pivotante de chez Mobilia (Nolan, 359 $) ne semblent pas offrir beaucoup de confort et de support.La hauteur n\u2019est pas réglable et le support lombaire est insuffisant.5 Cette chaise de salle à manger, proposée également dans la section bureau de BoConcept (Vienna, 1629 $), offre des accoudoirs trop écartés et un dos très droit.Elle ne peut non plus être réglée en hauteur.1 Allier esthétisme et ergonomie n\u2019est pas toujours évident, maintenant que la chaise de bureau à la maison est beaucoup plus utilisée.\u2014 PHOTO 123RF/BIALASIEWICZ 2 Ce modèle réglable en hauteur d\u2019EQ3 est celui qui s\u2019en tire le mieux dans les critiques, bien qu\u2019on aurait aimé y voir des appuis-bras (Nixon, 499 $).«Si tous les critères sont respectés, il est possible d\u2019obtenir une meilleure position de travail avec une chaise standard qu\u2019avec une chaise ergonomique mal ajustée à ses mensurations ou à la surface de travail», indique Miguel Laurin.Mais encore faut-il la trouver! AU-DELÀ DE LA CHAISE, DE BONNES HABITUDES Le temps devant les écrans a augmenté pour 90 % des Québécois depuis le début de la pandémie, selon un sondage réalisé il y a quelques mois par l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).«Nous ne sommes pas conçus pour une vie aussi sédentaire ni pour passer des heures assis, sans bouger», souligne Pas- caline Eloy, de la firme de consultation en ergonomie Eloy ergo.Des pauses de 30 secondes à 2 minutes à marcher sont nécessaires toutes les 45 à 60 minutes, périodes au-delà desquelles on commence à voir apparaître une diminution de la circulation sanguine et une ankylose au niveau du dos et des hanches, peu importe sa chaise.«Quand on sent qu\u2019on est fatigué en fin de journée, c\u2019est souvent la cause.On a alors besoin d\u2019une longue période de dynamisation», indique Miguel Laurin, ergonome associé chez Intergo.«Il est préférable d\u2019aller chercher des petites pauses régulières à bouger que d\u2019en faire une grande et d\u2019accumuler une dette de fatigue.» Il est vrai qu\u2019en milieu de travail, les occasions d\u2019être mobiles sont plus nombreuses, mais le fait de travailler de la maison peut être un net avantage sur le plan ergonomique.Qui se plaindra qu\u2019on se promène en parlant au téléphone ou qu\u2019on change régulièrement de surface de travail pour être debout ou assis selon nos tâches?fait remarquer Pascaline Eloy.«Le travail à la maison permet cette flexibilité.Un îlot et une étagère peuvent très bien être utilisés pour varier les positions de travail.Dynamiser le travail est crucial.» Si une bonne chaise de bureau est un élément essentiel pour travailler sept heures à l\u2019écran, aucune \u2013 même la mieux adaptée \u2013 ne peut compenser de mauvaises habitudes de travail.«Prendre régulièrement des pauses sera toujours plus aidant que de faire un investissement massif dans une chaise en restant statique, souligne Miguel Laurin, même si l\u2019idéal est évidemment d\u2019avoir les deux!» LE DILEMME DE LA CHAISE DE BUREAU 1 Le siège Obus- Forme permet de transformer une chaise standard en assise ergonomique.Le siège et le dossier peuvent être utilisés séparément (159 $, chez Spasupply.ca) 2 1 3 4 5 DEBOUT! Des applications gratuites pour se rappeler qu\u2019il est l\u2019heure de prendre une courte pause et de se dégourdir en s\u2019étirant et en marchant.WORKRAVE (WINDOWS) Ce programme vous rappelle de prendre une micropause ou une pause plus longue selon l\u2019intervalle.Il affichera une fenêtre contextuelle à l\u2019écran de votre ordinateur et vous proposera quelques exercices animés.STAND UP (IOS) Rudimentaire, l\u2019application a le mérite d\u2019être simple en vous envoyant une notification pour vous inviter à vous lever, à la fréquence que vous aurez déterminée.BREAK TIME (IOS ET ANDROID) Comme la précédente, elle offre la possibilité de mettre des alertes aux intervalles souhaités.LA PRESSE 2 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M20 O n rêve des montagnes Rocheuses.On retient pourtant beaucoup l e s la c s, q u a n d o n s\u2019aventure dans l\u2019Ouest canadien.Du moins, dans les parcs nationaux de Banff et Jasper, ce sont beaucoup les plans d\u2019eau qui nous attirent.À preuve, on parle d\u2019emblée du lac Louise et de son voisin, le lac Moraine.Pendant qu\u2019on y est, on risque une randonnée ou un arrêt rapide au lac Minnewanka.À Jasper, c\u2019est le lac Maligne qu\u2019on vante comme un des plus beaux des Rocheuses.Comme d\u2019 habitude, à trop mu l t i p l i e r l e s é p i t h è t e s, o n risque surtout la déception.Et de l\u2019anticipation, il y en a dans les 45 minutes de voiture entre Jasper et le lac.En chemin, on croise des occasions de randonnée, notamment au canyon Maligne, où on peut observer des cascades et voir des fossiles.Un peu plus loin, le lac Medicine, qui s\u2019assèche presque complètement à l\u2019automne, est généralement rempli en été en raison de la fonte des glaciers.Il s\u2019impose dans le trajet puisque la route le longe en entier.Un arrêt photo est presque nécessaire.Cet été, une importante quantité de conifères qui l\u2019entouraient avait été calcinée.Les troncs noircis, élancés et chétifs, se tenaient encore en forêt dévastée, presque poétique.Il y a ce je-ne-sais-quoi du deuil et un petit quelque chose de la fascination qui se mélangent devant cette nature forte et vulnérable à la fois.Pendant quelques minutes, sur les berges, la route m\u2019a rappelé la Californie, même si le paysage n\u2019avait rien à voir.J\u2019ai eu cette vision d\u2019une route montagneuse entre San Francisco et le parc national de Yosemite qui surplombait des ravins.Un vertige soudain, quoi, de constater l\u2019absence de garde-fous pour nous protéger de nous-mêmes.Tout au bout de la route, le lac Maligne s\u2019enroulait à son tour dans le brouillard.Les sports nautiques et la croisière me faisaient moins envie devant les perspectives de pluie.La r a n d o n n é e d e s B a l d H i l l s , chaudement re commandé e, paraissait moins enivrante avec la possibilité d\u2019en revenir trempée.Mais pour les traîne-savates comme moi, il restait encore la piste le long du lac jusqu\u2019à la boucle du lac Moose.Facile, elle n\u2019est longue que de 3,4 km.C\u2019était, je l\u2019avoue, mon prix de consolation.Je ne m\u2019étais pas rendu jusque-là pour rebrousser chemin sans avoir exploré un peu.On raconte qu\u2019il est commun, le long du sentier, de croiser des orignaux.Pas cette fois-là.Mais il y a bien eu le petit lac Moose lui-même, un peu plus grand qu\u2019un lancer de pierre, qui jouit d\u2019une popularité timide.Et la timidité, moi, j\u2019aime.LES AUTRES INCONTOURNABLES DES ROCHEUSES JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M21 VOYAGES J\u2019y suis arrivé dans le craquement d\u2019une brindille sèche sous mes bottillons.Sinon, j\u2019avais largué le bruit en marchant plus vite que lui.Il finirait bien par me rejoindre, mais malgré la présence de deux autres randonneurs, le silence prenait encore toute la place.Le vrai.Pas un sifflement d\u2019oiseau.Pas le son de l\u2019eau qui s\u2019écoule.Pas un bruit de semelle écrasant la pierraille.Instinctivement, tous se sont posés dans la plus grande délicatesse.Assis là, je me suis planté les yeux dans le silence.Je le voyais s\u2019étendre jusqu\u2019aux cimes du proche horizon.J\u2019osais à peine respirer de peur de le troubler.Même les mouvements de mon cou, de mes bras, paraissaient tonitruants.J\u2019avais trouvé le bout du monde.Pendant que d\u2019autres gravissaient une autre montagne, moi, je restais immobile pendant trente longues minutes avant de reprendre la route, juste quand le bruit me rattrapait, bien accroché aux sabots d\u2019un groupe qui l\u2019avait cueilli de bon chemin.Malgré les conditions météorologiques défavorables, d\u2019autres arrêts ont valu le détour entre Banff et Jasper.Notons les chutes Athabasca, hautes de 23 mètres, qui sont entourées de chemins bétonnés permettant aussi d\u2019apercevoir un canyon.Si on s\u2019y pointe après une journée complète en voiture, il est possible qu\u2019on se refuse de parcourir tous les sentiers pour apercevoir de nouveaux points de vue.Les chutes Sunwapta, elles, sont impressionnantes pour leur puissance.Un sentier mène jusqu\u2019au pied des chutes et il vaut semble- t-il la peine.Je ne m\u2019y suis pas rendu, me rendant compte au bout de 30 minutes de marche que je me trouvais seul en forêt.Dans la saison où les ours se montrent plus souvent aux yeux des visiteurs, je préférais ne pas me risquer.Après coup, on m\u2019a indiqué qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un des importants habitats d\u2019ours dans le parc national Jasper.Il faut donc prévoir s\u2019y rendre à plusieurs.UN HAVRE TURQUOISE Plus près du lac Louise, le lac Émeraude, situé tout juste en Colombie-Britannique, dans le parc national Yoho, constitue un havre de paix où je n\u2019ai fait que passer.Si le café et le chocolat chaud, qu\u2019on aurait aimé siroter en fixant les eaux turquoise du lac, étaient infects, les cabanes du Emerald Lake Lodge m\u2019ont un peu fait rougir d\u2019envie.Je me suis noté qu\u2019il me faudrait y retourner pour une ou deux nuits, question de me réveiller sur les rives de ce lac où, autrement, il n\u2019y a que des infrastructures limitées pour les visiteurs.Pour les amateurs de sites exceptionnels, on s\u2019y trouve aussi à proximité des schistes de Burgess, un site argileux inscrit au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO depuis 1980 comme l\u2019un des plus importants dépôts fossilifères au monde.On y a découvert 150 espèces issues de 120 genres différents.Si on n\u2019accède pas aux schistes eux-mêmes, le simple de fait de les savoir là, tout près, a suffi à m\u2019éblouir.Enfin, parce que l\u2019insolite me captive toujours un peu, j \u2019ai aperçu à la dernière minute la halte des tunnels en spirale.On y trouve un belvédère surplombant, bien caché dans les arbres, une boucle ferroviaire qui était destinée à négocier une pente trop raide.À l\u2019origine, celle-ci avait une inclinaison de 4,5 pour cent, soit la plus importante pour une voie ferroviaire sur le continent.Pour ralentir les trains, il a été décidé de leur faire traverser des lacets dans deux longs tunnels en spirale creusés dans les monts Cathedral et Ogden.Voir le train s\u2019enfoncer dans le tunnel et sa locomotive en ressortir en croisant les wagons de queue a rallumé l\u2019étincelle du gamin en moi.Il faut un peu de persévérance pour bien l\u2019apercevoir à travers les branches, et surtout la chance d\u2019être au bon endroit au bon moment pour voir passer un train, mais il n\u2019en fallait pas plus pour m\u2019impressionner.2 Le lac Émeraude, à la frontière de l\u2019Alberta et de la Colombie- Britannique, est un arrêt prisé à moins d\u2019une heure du village de Lake Louise.1 La lac Maligne, près de Jasper, est considéré par certains comme un des plus beaux des Rocheuses.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 1 2 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M22 Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU L\u2019amyotrophie spinale est une maladie rare qui s\u2019attaque à tous les muscles.Cette maladie peut s\u2019attaquer, par exemple, aux muscles nécessaires pour respirer ou avaler de la nourriture.Ces handicaps sont irréversibles, cela veut dire qu\u2019ils restent pour toujours.L\u2019amyotrophie spinale peut même conduire au décès de certains enfants\u2026 Heureusement, il existe un médicament pour freiner l\u2019arrivée de nouvelles complications liées à l\u2019amyotrophie spinale.Ce médicament s\u2019appelle le Zolgensma.Le problème c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit du médicament le plus cher du monde.Chaque dose coûte 2,8 millions de dollars.\u203a LE ZOLGENSMA DISPONIBLE AU QUÉBEC Dès la semaine prochaine, des familles québécoises pourront obtenir ce médicament.Notre système de santé étant gratuit, ce n\u2019est pas les familles qui devront débourser 2,8 millions de dollars, mais bien le gouvernement.Fiou! Ce traitement est disponible en Ontario et en Alberta depuis quelques mois déjà.Inutile de te dire que des familles ont sauté de joie en apprenant la nouvelle.Les enfants qui sont atteints d\u2019amyotrophie spinale sont forcés de se rendre à l\u2019hôpital plusieurs fois par année.On leur fait des ponctions lombaires, c\u2019est-à-dire des opérations dans la colonne vertébrale.Ces interventions peuvent être très traumatisantes et douloureuses pour les enfants.Avec le Zolgensma, c\u2019est beaucoup plus simple, ils n\u2019ont qu\u2019à prendre le médicament une seule fois.\u203a L\u2019AMYOTROPHIE SPINALE : UNE MALADIE TRÈS RARE Seulement une personne sur 10 000 est atteinte d\u2019amyotrophie spinale.Chaque année, au Québec, huit enfants naissent avec cette maladie.Nous ne savons pas toujours dès la naissance si l\u2019enfant en est atteint ou non.Plus on attend avant de traiter l\u2019amyotrophie spinale, plus elle s\u2019étend.Alors, plus elle est dangereuse.Le Zolgensma n\u2019est pas parfait.Les enfants qui le recevront ne retrouveront pas les capacités qu\u2019ils ont perdues, mais, au moins, ils n\u2019auront plus de nouveaux effets négatifs de la maladie.D\u2019ici la fin de l\u2019année, une douzaine de personnes atteintes de cette maladie très rare pourront enfin recevoir du Zol- gensma.Quoique dispendieux, ce médicament va sauver de nombreuses vies! PAR PHILIPPE JULIEN-BOUGIE LE MÉDICAMENT LE PLUS CHER DU MONDE POUR SAUVER DES PETITS QUÉBÉCOIS! A R C H I V E S L E Q U O T I D I E N , M I C H E L T R E M B L A Y leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M23 LE P\u2019TIT MAG A R C H I V E S L E Q U O T I D I E N , M I C H E L T R E M B L A Y 1 2 3 R F / M I L K O S Pfizer-BioNTech (pas facile à prononcer!) est une entreprise allemande qui a développé un des vaccins contre la COVID-19.Au- jourd\u2019hui, cette entreprise a conçu un vaccin censé être adapté aux enfants de 5 à 11 ans.Cette nouvelle formule du vaccin Pfizer a été soumise pour approbation à Santé Canada.En d\u2019autres mots, des scientifiques étudient le vaccin pour s\u2019assurer qu\u2019il ne représente pas un danger et qu\u2019il est utile à la santé des jeunes Canadiens et Canadiennes.C\u2019est la dernière étape avant qu\u2019il puisse être administré à la population.\u203a UNE NOUVELLE RECETTE! Les doses du vaccin pour enfant représentent le tiers de celles qu\u2019on donne aux adultes et aux adolescents de plus de 12 ans.À ce jour, Pfizer a livré plus de 46 millions de doses de son vaccin au Canada! Ce serait largement suffisant pour vacciner les enfants.Cependant, d\u2019après le fabricant Pfizer, la formule du vaccin pour enfant a changé pour être adaptée aux 5-11 ans.Il ne suffit donc pas de prélever des petites doses dans les vaccins qu\u2019on distribue déjà aux adultes.\u203a VÉRIFIER L\u2019EFFICACITÉ! Le vaccin pour enfant est déjà commercialisé pour les personnes de plus de 12 ans depuis mai.Il est distribué sous le nom Comirnaty.Pfizer a donné à Santé Canada les résultats de ses propres vérifications sur les enfants.Ces données montrent les mêmes résultats que pour les 16-25 ans.Malgré tout, Santé Canada examinera avec une attention toute particulière cette nouvelle formule du vaccin.Pour qu\u2019il soit distribué, il faut que les avantages l\u2019emportent sur les risques.Quand on parle de risques, on parle des effets secondaires du vaccin.Il est aussi important de se rappeler qu\u2019attraper la COVID-19 représente un risque, même pour les enfants.Certaines personnes, dont des enfants, peuvent développer des symptômes graves à long terme.La mission de Santé Canada est donc d\u2019évaluer la meilleure solution pour protéger la population des dangers de la COVID-19.PAR MARIUS GELLNER, JOURNALISTE STAGIAIRE UN VACCIN CONTRE LA COVID-19 POUR LES ENFANTS?Savais-tu qu\u2019il existe des concours de citrouilles géantes?Eh oui, ça existe dans 14 pays différents : Japon, Australie, États-Unis, Finlande\u2026 et au Canada! Il y en a un ici au Québec, c\u2019est le Potirothon de Gentilly.Le Potirothon est un concours dont le but premier est de faire pousser la plus grosse citrouille possible.En fait, ce n\u2019est pas vraiment une citrouille, mais plutôt un potiron, qui lui ressemble et qui est dans la même famille de plantes, mais qui est beaucoup plus gros! Chacune participant reçoit une graine de potiron.Pour cultiver de beaux et gros potirons, il faut en planter les graines à la fin du mois de mai, ou au début du mois de juin.Il faut l\u2019arroser suffisamment, mais pas trop, pour ne pas le faire pourrir! \u203a LE CONCOURS 2021 Cette année, la 1re position a été décernée à Mario Morin qui a cultivé un potiron de 416 kilos.C\u2019est environ le poids de deux frigos.L\u2019an dernier, aux États-Unis, Travis Gienger a cultivé le plus gros potiron d\u2019Amérique du Nord, il pesait 1065 kilos! \u203a UNE COURSE DE BATEAU-CITROUILLE! Mais attends, ce n\u2019est pas fini\u2026 Quelques jours après la pesée des potirons, les équipes peuvent participer à une course de ba- teau-citrouille, eh oui, SUR L\u2019EAU! Les participants vident leur potiron pour le transformer en embarcation flottante.Ils s\u2019affrontent ensuite sur un parcours d\u2019un kilomètre sur la rivière Bé- cancour, près de Québec.\u203a UN PARTICIPANT ASTUCIEUX! L\u2019histoire du concours de la plus grosse citrouille a pris une tournure inattendue avec un fermier canadien, Howard Dill.Dans les années 70, il participait au concours de citrouilles géantes de sa ville, Windsor, en Nouvelle-Écosse.À l\u2019époque, on différenciait mal le potiron de la citrouille.Il a vite découvert qu\u2019un certain type de «citrouille» de couleur orange pâle donnait des fruits plus gros et plus lourds que les autres.Tu l\u2019auras deviné, c\u2019est le potiron! Il a commencé à récolter les graines de son plus gros potiron, pour les planter au printemps suivant.Pour s\u2019assurer de la qualité de ses graines, il polli- nisait lui-même les fleurs de sa plus grosse courge avec le pollen d\u2019une autre courge tout aussi grosse ou qui avait d\u2019autres traits qui l\u2019intéressaient (couleur orangée, écorce épaisse, belle forme, etc.).En peu de temps, dès 1980, il gagnait le concours pour plusieurs années d\u2019affilée! PAR LYN- DIE JULIEN DES CITROUILLES PLUS LOURDES QUE DEUX FRIGOS! P H O T O F A C E B O O K D U P O T I R O T H O N D E G E N T I L L Y SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M24 LE P\u2019TIT MAG Voici une photo de mes deux petits-fils il y a quelques années.Suzanne Gingras \u203a COSTUMES D\u2019HALLOWEEN! La fête de l\u2019horreur et des bonbons approche! Le Mag veut partager en photos les costumes de vos petits monstres, que ce soit ceux de cette année ou des années passées.Sorcière, zombie, superhéros ou autre personnage populaire du moment?Envoyez-nous des photos de vos enfants costumés, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com.Nous en publierons une sélection dans les prochaines semaines.Je vous présente mon joli poussin d\u2019amour! Elle s\u2019appelle Olie Pronovost et sur la photo elle a 10 mois.Grand-maman Jocelyne Poulin LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Les pommettes de la poupée 2 L\u2019heure sur le cadran 3 Les dents de la petite fille 4 Une partie du titre du livre 5 Un pli de la couverture 6 Les détails sur une des chaussettes de la maman 7 Les motifs de la tête de lit leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M25 LE MAG H umilité.Le mot a tourné en boucle, dans ma tête, en me rendant à un cours de vélo de montagne.L\u2019idée d\u2019essayer ce sport m\u2019avait déjà effleuré l\u2019esprit sans que je passes à l\u2019action.Jusqu\u2019à ce qu\u2019arrive cette invitation et le coup de pied qu\u2019il me fallait pour sortir de ma zone de confort, moi la contemplative pas casse-cou du tout.Mon amie (et collègue) Sonia racontait récemment comment son apprentissage de la poterie a été une leçon et un rappel que l\u2019on peut faire les choses pour le plaisir, sans penser uniquement au résultat et à la performance.En plein air, je ne suis pas dans la performance.Mais j\u2019avoue que cette fois-ci, le résultat m\u2019inquiétait un peu.La veille de mon passage à Bro- mont, mes «vieilles» amies m\u2019envoyaient des «GIF» (ces petites images animées) de cycliste qui se cassait la gueule, c\u2019est vous dire.J\u2019ai aussi imaginé ma saison de ski de fond anéantie pour un membre brisé, ça vous donne une idée.Mon humilité et moi, on s\u2019est donc rendu au mont Oak, un matin de septembre.Ian Hugues et sa conjointe Mélanie Roberge, le couple derrière Bikeskills, nous attendaient afin de nous enseigner les bases d\u2019une sortie en vélo de montagne.«Peu importe votre niveau, vous méritez la meilleure formation qui soit», a lancé d\u2019entrée de jeu Ian Hugues, ancien entraîneur de l\u2019équipe olympique canadienne de vélo de montagne.«La popularité du vélo de montagne est en train d\u2019exploser.Tout le monde devrait suivre des cours.Les débutants méritent d\u2019avoir un entraînement certifié», a-t-il souligné, pendant que j\u2019acquiesçais silencieusement.Ce n\u2019est pas moi qui allais le contredire là-dessus.Le groupe a été scindé en deux selon l\u2019expérience (zéro pour moi, est-ce nécessaire de le rappeler).À mes côtés, je retrouvais Caroline Cossette, déjà adepte, et la journaliste voyage et plein air Anne Pélouas, qui m\u2019avait justement raconté récemment qu\u2019elle s\u2019était mise au vélo de montagne électrique il y a environ deux ans.À 60 ans passés.Respect! Pendant deux heures et demie, Mélanie nous a enseigné comment ajuster notre vélo (électrique), les positions de base, la façon de moduler le freinage et d\u2019anticiper notre environnement, d\u2019amorcer un virage.Des apprentissages techniques dont je n\u2019aurais pas pu me passer.Lorsque j\u2019ai réussi à oublier la technique quelques minutes et réalisé que je pourrais terminer l\u2019activité sans visite à l\u2019hôpital, j\u2019ai constaté à quel point le mont Oak était magnifique en ce mardi matin ensoleillé.Le plaisir de se retrouver dans le bois, lui, est demeuré le même.«J\u2019aime fondamentalement être dans le bois, atteindre des sommets, avoir un point de vue quelque part.Je ne suis pas casse-cou, mais j\u2019aime le côté technique.On a quelque chose à apprendre», m\u2019a dit Anne après le dîner.«C\u2019est une activité sportive qui demande de bien le faire.D\u2019où l\u2019intérêt de suivre des cours plutôt que de s\u2019aventurer tout seul, parce qu\u2019on prend de mauvais plis.En ski de fond ou alpin, si tu n\u2019as pas pris de cours, tu vas toujours faire les mêmes erreurs.Je fais beaucoup la promotion de l\u2019initiation aux activités de plein air.C\u2019est la meilleure façon d\u2019avoir le maximum de plaisir, de bien le faire et de s\u2019améliorer.Si tu fais toujours les mêmes bêtises, tu te lasses et te dis que ce n\u2019est pas un sport pour toi.» C\u2019est justement lors d\u2019activités du genre avec des experts, dans le cadre de son travail, que l\u2019autrice (notamment chez Ulysse) a développé l\u2019intérêt pour ce sport.«Des cours comme ça, c\u2019est bien.Tu peux évoluer sur de bonnes bases.» Après avoir hésité avant de se lancer, elle a finalement fait l\u2019acquisition d\u2019un vélo électrique.«Ce n\u2019est pas juste une façon de faire moins d\u2019efforts : tu vas en faire plus, plus longtemps.Au lieu de peut-être penser juste à ton car- dio, tu vas utiliser ton temps et ton énergie à améliorer ta technique», souligne cette touche-à-tout adepte entre autres de canot, de kayak, de randonnée, de ski de fond et de vélo de montagne.Au final, non seulement je suis revenue en un seul morceau, indemne pour ma prochaine saison de ski, mais en plus, j\u2019ai eu du plaisir.Prête à recommencer.bien entourée.La journaliste était l\u2019invitée de Rocky Mountain, qui organisait l\u2019activité en collaboration avec Bikeskills.Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca et suivez-moi sur Instagram à isabelle.pion.ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR Non seulement j\u2019ai terminé l\u2019activité avec tous mes membres, mais en plus, j\u2019ai eu du plaisir.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ HUMILITÉ EN VÉLO DE MONTAGNE SAVIEZ-VOUS QUE\u2026 \u203a Bikeskills regroupe des entraîneurs professionnels de vélo, experts en enseignement technique, partout au Québec.\u203a Le Pitt stop Vélo-Café, à Bromont, est un lieu de rendez-vous pour les cyclistes, où on retrouve des services de mécanique et une boutique.Adepte de vélo ou pas, on y mange très bien et on y boit d\u2019excellents cafés, ai- je pu constater après notre sortie.\u203a Fondée en Colombie-Britannique, Rocky Mountain compte un bureau à Saint-Georges.L\u2019entreprise conçoit et fabrique des vélos pour les adeptes de tous les niveaux.ISABELLE PION , LA TRIBUNE SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M26 HORTICULTURE LARRY HODGSON Collaboration spéciale L e moment est venu de révéler les 10 plus belles plantes de l\u2019été, telles que choisies par les visiteurs au grand jardin Domaine Joly- de Lotbinière au tout début de l\u2019automne.En effet, à partir des quelques 300 végétaux inscrits dans le concours Tendances horticoles 2021 \u2014 annuelles, vivaces, arbustes et plus encore \u2014, ces plantes ont reçu le plus de votes du grand public.Ce sont donc vos préférées! Prenez-en bien note : el les seront les vedettes de votre jardin l\u2019an prochain! 1 ANGÉLONIA ANGELFACE® CASCADE BLUE (Angelonia Angelface® \u2018ANCASBLU\u2019) H : 20 à 35 cm L : 30 à 50 cm Du nouveau chez l\u2019angélonia, devenu populaire pour sa floraison massive portée sur des tiges nettement dressées : le port en cascade.Cette nouvelle variété, aux fleurs violet foncé, a un port d\u2019abord rampant, puis retombant, parfait pour les paniers suspendus et les boîtes à fleurs.La floraison commence tôt et dure jusqu\u2019à la fin de l\u2019été sans la moindre taille.D\u2019ailleurs, la plante est autonettoyante : les fleurs fanées tombent d\u2019elles-mêmes.C\u2019est le choix idéal pour un emplacement ensoleillé et chaud, car elle tolère bien la canicule.À la fin de l\u2019été, on peut le rentrer dans la maison comme plante d\u2019intérieur.2 AGERATUM ARTIST® BLUE (Ageratum x \u2018Agsantis\u2019) H : 20-30 cm L : 25-30 cm Cette plante n\u2019est pas l\u2019agérate de nos grands-parents, produit par semences, qui perdait son éclat au milieu de l\u2019été, mais une variété plus robuste et florifère, produite par bouturage.Elle se couvre de fleurs mousseuses bleu violet tout au long de la saison sur une plante arrondie très uniforme.L\u2019agérate Artist Blue convient parfaitement aux jardinières et à la plate-bande.Il n\u2019est pas nécessaire de supprimer les fleurs mortes; de nouvelles fleurs s\u2019élèvent au-dessus des fleurs fanées, les cachant de vue.Ainsi, il paraît toujours parfaitement fleuri.C\u2019est un excellent choix pour le plein soleil ou même la mi- ombre.N\u2019oubliez pas de l\u2019arroser en période de sècheresse.3 PIMENT ORNEMENTAL \u2018ONYX RED\u2019 (Capsicum annuum \u2018Onyx Red\u2019) H : 20-30 cm L : 15-20 cm Voici un piment décoratif qui plaît de deux façons.D\u2019abord, son feuillage \u2013 de petites feuilles denses et luisantes - est pourpre très foncé, presque noir, puis il se couvre de magnifiques petits fruits ronds rouge vif, comme des billes! Tout un contraste! D\u2019ailleurs, les fruits sont comestibles aussi, avec un goût intense et brûlant.C\u2019est une plante vigoureuse qui pousse tout au long de l\u2019été tout en restant compact.C\u2019est un excellent choix pour la plate-bande et la jardinière.Vous pourriez acheter des plants en caissette au printemps, mais cette plante est disponible sous forme de semences aussi, ce qui en réduit beaucoup le coût.Enfin, \u2018Onyx Red\u2019est un gagnant du concours Sélections All-America, toujours le signe d\u2019une plante hors pair.4 BÉGONIA BK COLLECTION VERMILLION RED (Begonia × hiemalis BK Collection Vermillion Red) H : 30-45 cm L : 30-35 cm Vous avez rarement vu une plante aussi florifère! Ce bégonia se couvre de tellement fleurs doubles rouge vif de bonne taille que son joli feuillage en est presque complètement caché.Et ce bégonia fleurit tout l\u2019été, n\u2019arrêtant que lorsque la température rafraîchit à l\u2019automne.Aussi attrayant en jardinière qu\u2019au jardin, il forme un monticule arrondi de feuilles en forme de cœur vert foncé coiffé de belles fleurs rappellent de petites roses.Les fleurs sont autonettoyantes, donc, aucun besoin de faire du ménage.Il préfère la mi-ombre, mais tolère le soleil et l\u2019ombre.Maintenez son terreau légèrement humide en tout temps.5 SÉDUM D\u2019AUTOMNE \u2018CHERRY LIPSTICK\u2019 (Hylotelephium \u2018Cherry Lipstick\u2019) H : 15-20 cm L : 30-45 cm Voici une vivace surprenante, car ce sédum rustique offre de la couleur toute la saison, pas seulement lors de sa floraison.Quand les feuilles charnues vert gris sortent au printemps, elles sont joliment ourlées de blanc crème, mais cette bordure devient de plus en plus rose à mesure que l\u2019été avance, s\u2019entourant même d\u2019une mince ligne rouge à l\u2019automne.Quant aux fleurs roses, elles sont regroupées en ombelle dense et paraissent à la fin de l\u2019été.Elles attirent les papillons.Comme tous les sédums, \u2018Cherry Lipstick\u2019 nécessite beaucoup de soleil et préfère un sol bien drainé, voire sec.Il tolère bien les sols pauvres et même salins.Excellent choix pour la plate-bande, la rocaille ou même le bac de patio! Et il est bien rustique aussi : zone 4, voire peut- être zone 3.La semaine prochaine, découvrons les cinq autres gagnants principaux du concours Tendances horticoles 2021.PHOTO BURPEE DES PLANTES GAGNANTES POUR VOTRE JARDIN PHOTO SÉLECTIONS ALL-AMERICA PHOTO ROCK GIGUÈRE PHOTO ROCK GIGUÈRE PHOTO ROCK GIGUÈRE 3 1 2 5 4 leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 LE MAG M27 CALENDRIER HORTICOLE ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE \u203a Vous pouvez conserver le terreau de vos bacs et bal- connières pendant de nombreuses années.Au printemps, ameublissez-le de compost, tout simplement.\u203a Pensez ajouter à votre aménagement des plantes aux attraits automnaux : floraison tardive, feuillage coloré ou fruits persistants.\u203a Semez en pleine terre des marrons d\u2019Inde, des noix, des samares d\u2019érable et des glands de chêne.Elles germeront au printemps prochain.\u203aAvant de rentrer une potée de ciboulette pour l\u2019hiver, laissez-la geler au moins une fois, car la ciboulette a besoin de froid pour bien pousser.Radio CKIA et Facebook Live L\u2019émission radiophonique et virtuelle le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM 88,3 et sur www.facebook.com/JardinierParesseux.Deux formations en ligne pour mettre les récoltes en pots Lili Michaud présente la formation en ligne La mise en conserve domestique.Une bonne façon de découvrir les pratiques sécuritaires pour faire des conserves.Coût: 30 $ + taxes.La formation La lactofermentation des légumes est également disponible.Coût: 25$ + taxes Il s\u2019agit de formations que vous pourrez suivre au moment qui vous convient et à votre rythme.Information: lilimichaud.com NE PLANTEZ PAS DES SEMENCES NON SOLLICITÉES Q J\u2019ai reçu de Chine, sans que je n\u2019aie rien commandé, ce petit paquet (photo jointe) de graines.Je n\u2019ai aucune idée de ce que c\u2019est et je n\u2019ai surtout pas l\u2019intention de les semer.Cependant, c\u2019est vraiment curieux et je suis persuadé que je ne suis pas le seul à avoir reçu un tel colis.Peut-être que ces plantes sont inappropriées pour notre pays ou peut-être même dangereuses.Savez- vous où je pourrais les faire examiner?Yves Bourget, Lévis R Depuis plus d\u2019un an maintenant, on rapporte non seulement au Canada, mais aux États-Unis et à travers le monde, de telles livraisons non sollicitées.Jusqu\u2019à maintenant, les semences incluses se sont avérées être soit des semences de plantes de jardin courantes (tomates, radis, carottes, etc.) ou celles de mauvaises herbes.Bien que, jusqu\u2019à maintenant, ces semences se soient avérées inoffensives, l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) recommande quand même de ne pas les semer au cas où qu\u2019elles contiennent des microbes nuisibles aux cultures d\u2019ici.La consigne actuelle est de signaler l\u2019envoi à l\u2019ACIA à partir son site web et aussi de leur envoyer le paquet pour inspection.Vous trouverez les détails ici : bit.ly/3j9II2Q Il s\u2019agirait de ce que l\u2019on appelle une arnaque des colis non sollicités («brushing scam» en anglais).Le marchand veut gonfler son chiffre d\u2019affaires et augmenter sa crédibilité internationale.Ainsi, il envoie des colis de produits peu pesants (semences, dans ce cas) à des résidences partout dans le monde.La description du contenu inscrite sur le paquet ne mentionne jamais des semences, mais plutôt le produit qu\u2019il veut promouvoir.Après la livraison, il publie de faux rapports élogieux sur le prétendu contenu pour améliorer sa réputation, s\u2019offrant un 5 étoiles.Et il doit envoyer quelque chose physiquement à une véritable adresse, pas seulement inventer une livraison, car le client qu\u2019il veut impressionner contrôle automatiquement ce détail.DOIT-ON TAILLER UNE AUBÉPINE À L\u2019AUTOMNE?Q J\u2019ai un arbre aubépine \u2018Toba\u2019 depuis 5 ans.Est-ce que je dois le rabattre de quelques pouces avant l\u2019hiver?Line Paradis R D\u2019abord, le terme «rabattre» ne s\u2019applique pas ici.Rabattre veut dire couper très court, presque au sol.Vous conviendrez que vous ne voudriez pas couper le tronc de votre aubépine au sol, ce qui pourrait facilement la tuer.Le terme «tailler» est plus approprié.Il veut raccourcir les branches, sans préciser une longueur.Mais il faut avoir une bonne raison pour tailler un arbre.En général, moins on taille un arbre, mieux il pousse.On taille habituellement un arbre pour enlever une branche brisée, malade ou morte ou raccourcir une qui est mal placée, mais autrement, la taille est rarement nécessaire.Et même si vous aviez une bonne raison pour la tailler, la meilleure saison pour tailler une aubépine \u2014 et d\u2019ailleurs, la plupart des arbres \u2014 est le début du printemps, pas l\u2019automne.Si vous taillez l\u2019aubépine à l\u2019automne, de plus, elle ne fleurira pas au printemps.Pourtant, c\u2019est un arbre qu\u2019on cultive spécifiquement pour sa belle floraison.RÉPONSES À VOS QUESTIONS Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 Pour toute activité horticole, écrivez- nous à courrierjardinierparesseux@ yahoo.com.Arbre aubépine \u2014 123RF Paquet venant de la Chine qui contient des semences non sollicitées.\u2014 PHOTO YVES BOURGET SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M28 RÉGAL P artie intégrante de la culture bière, les nombreux festivals qui se donnent comme mission de vous faire découvrir des brasseries et des bières ont dû jongler avec les mesures sanitaires.Alors que certains ont préféré passer leur tour cette année, d\u2019autres y sont allés d\u2019une formule différente.Est-ce un succès ?Habitué des « sessions », nos voisins du Sud n\u2019ont pas eu trop de mal à profiter des nombreux festivals à capacité réduite en cette période estivale.Mais le Québec n\u2019avait pas encore tout à fait découvert le principe : une heure de début et de fin sur vos billets, vous invitant à profiter des installations sur place, à commander de la bière et à sortir gentiment afin de laisser la place à d\u2019autres festivaliers.Conditions sanitaires et capacité maximale obligent, les « sessions » sont donc devenues très populaires.DES ÉDITIONS LIMITÉES Mention spéciale au Festibière de Gatineau, qui a réussi à offrir une ambiance toute particulière et permettre à plusieurs de découvrir les bières du Québec.On pouvait également y faire du pédalo, embarquer dans la grande roue et profiter du choix musical.Si je me fie aux nombreux témoignages d\u2019habitués de l\u2019événement, cette cuvée 2021 risque d\u2019être étudiée pour les années futures.Même son de cloche du côté du Festibière de Repentigny, qui a offert un Okto en mode terrasse avec de la bière, bien sûr, mais surtout des activités et des spectacles d\u2019humour, se voulant donc plus un « party avec de la bière » qu\u2019un festival en tant que tel.Car rappelons que le but d\u2019un festival de bières est de mettre en relation les consommateurs et les brasseurs, dans un environnement agréable et de faire découvrir des bières, qu\u2019elles soient exclusives, originales ou non.C\u2019est à l\u2019événement Bière Garden que revient la palme cette année, avec un nouveau concept de festival « ambulant » et de lignes de fût exclusives ou presque.Quatre emplacements à travers le Québec ont reçu organisateurs et festivaliers, en partenariat avec quelques restaurateurs locaux.Seul bémol, le prix.Je comprends tout à fait qu\u2019il y ait des frais liés à l\u2019organisation d\u2019un événement ambulant, mais la psychologie du prix équivalent de la pinte en a freiné plusieurs.De toute façon, c\u2019était complet, signe que la formule intimiste plaît à pas mal de monde.Je serais donc peu surpris de les revoir l\u2019année prochaine.Par contre, déception du côté du Mondial de la bière cette année.Il y avait très peu de bières importées, même si l\u2019atout du Mondial est justement de pouvoir goûter des bières de partout dans le monde.Le service était défaillant, assez lent, mais surtout ne mettait pas la bière à l\u2019honneur, en la versant à l\u2019avance dans des verres en plastique\u2026 Une formule à revoir.Fort à parier qu\u2019on reverra plutôt le Mondial de la bière dans son ancienne formule.L\u2019AVENIR DE LA FORMULE « SESSION » La formule « session » est fort probablement là pour rester.Elle a beaucoup d\u2019avantages et permet de mieux contrôler les ventes et la variété de bières.Mais si vous désirez rencontrer le brasseur, celui-ci se fait de plus en plus rare.Le marché de la bière évolue et il est difficile d\u2019être présent à tous les événements.Mention spéciale à Foudres Unis de Fre- lighsburg.L\u2019événement, tant attendu par beaucoup d\u2019amateurs de bière, n\u2019a pas eu lieu cette année, mais la formule fonctionne et de nombreux brasseurs internationaux seront de la partie la prochaine fois.Même son de cloche du côté du festival Bières et Saveurs de Chambly, où les organisateurs ont préféré annuler l\u2019événement plutôt que de travailler sur une formule différente.Il faut dire que le festival est un succès chaque année et que c\u2019est le plus grand rassemblement de brasseurs.L\u2019année 2022 devrait donc être un retour à la normale\u2026 ou presque.Les festivals s\u2019en sont-ils bien sortis ?PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe@bieresetplaisirs.com 1 2 3 R F leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M29 1 3 4 2 DANIELLE DUPONT levin@ledroit.com Voilà l\u2019automne qui est bien installé, et le temps plus froid qui emboite le pas aussi.Envie de vins réconfortants et surtout à prix doux ?Voici quelques trouvailles vinicoles, sous la barre des vingt dollars, voir même à prix fort raisonnables, sélectionnées pour leur juste équilibre prix-plaisir.Ils sauront égayer vos papilles tout en demeurant légers sur le portefeuille.Et feront de très beaux vins de semaine, et plus! 1FALERNIO, ORIS, 2020, CIU CIU, ITALIE SAQ+13575815 \u2013 13.35$ \u2013 13% La région des Marches en Italie centrale est moins connue que la Toscane en matière de vin mais elle propose de nombreux crus intéressants.C\u2019est notamment le cas avec cette cuvée issue de l\u2019appellation Falerio.Composée des cépages trebbiano, pecorino et passerina, entièrement vendangés à la main, cette cuvée séduit dès le premier nez avec un profil aromatique fin et riche.Des arômes d\u2019eau de vie de poire, de pommes jaunes délicieuses et d\u2019amandes blanches s\u2019ajoutent au caractère floral et citronné.Le vin est sec en bouche tout en offrant un fruité savoureux.L\u2019acidité en retrait met de l\u2019avant une texture ronde, de la tenue dans les saveurs et la finale est signée d\u2019une délicate amertume tout à fait rafraîchissante.Très bon rapport qualité-prix! À essayer sur des filets de poisson croustillants sauce tartare citronnée ou un plat de pennes sauce bolognaise au veau et vin blanc.2TOSCANA, CITTO, 2019, COMPAGNIA DI VOLPAIA, ITALIE SAQ+14044653 \u2013 16.50$ \u2013 14% Situé en plein cœur du chianti dans la ville médiévale de Rad- da, Castello di Volpaia est un des bourgs fortifiés les mieux préservés de l\u2019époque.Citto, une des cuvées d\u2019entrée de gamme du domaine, est issu de l\u2019assemblage à parts égales de sangiovese et de cabernet sau- vignon.De culture biologique et élevé sans apport de bois, ce vin offre un beau profil reflétant bien le caractère de ces deux cépages : l\u2019aspect cerise, prune et vivacité du sangiovese et le côté structuré, légèrement végétal, cassis du cabernet.La bouche se révèle moyennement corsée, aux tanins d\u2019un grain fin.Simple mais ô combien agréable, faites-en provision! Il se plaira à lui seul, sur des mets tels qu\u2019un calzone aux saucisses italiennes ou une pâte à la sauce tomate, basilic et copeaux de parmesan.3AGLIANICO DEL VULTURE, 2016, D\u2019ANGELO, ITALIE LCBO+971689 \u2013 18.95$ \u2013 13.5% La région de Basilicate au sud de l\u2019Italie abrite une appellation qui mérite d\u2019être connue : Aglianico del Vulture.Le Mont Vulture, un ancien volcan éteint, lui donne son nom et culmine le paysage.Les origines volcaniques de la région sont à la base d\u2019une terre très fertile et riche en minéraux, ce qui donne aux vins une typicité complexe et de la structure.Le nez est très développé et propose des tonalités de myrtilles, de bleuets en compote, anisées, florales, de cèdre et d\u2019épices.Fougueux, à l\u2019aspect un peu sauvage, la bouche suit le nez et réserve beaucoup d\u2019étoffe, une trame tannique un brin rustique mais en équilibre, enrobée de goûts de fruits noirs.Beaucoup à offrir pour le prix! Il fera sensation sur un bœuf braisé à l\u2019anis étoilé, un jarret d\u2019agneau aux épices ou des fromages à pâtes fermes vieillis et gelée de camerise.4EMPORDÀ, SAULO, 2020, ESPELT, ESPAGNE SAQ+10856241 \u2013 15.30$ \u2013 14.5% Le vignoble d\u2019Empordà, situé au nord-est de la Catalogne, profite d\u2019un amphithéâtre avec vue sur la mer Méditerranée d\u2019une part et des montagnes des Pyrénées de l\u2019autre.C\u2019est la troisième génération de la famille Espelt qui gère maintenant le domaine et en culture biologique.La cuvée Saulo, tirée de leur vignoble en terrasses un peu plus en altitude, se veut non boisé, jeune et facile à boire.Elle est composée d\u2019un assemblage dominé par le grenache et complété d\u2019un peu de carignan.Le vin est souple, rond et élégant sur des notes de fruits mûrs et des pointes d\u2019épices.Beau rapport qualité- plaisir! Sa simplicité attirera des accords pas trop compliqués tels que des ailes de poulet, un poulet à la portugaise ou une délicieuse pizza de semaine.DES VINS RÉCONFORTANTS Voici quelques vins réconfortants à des prix très raisonnables.\u2014123RF SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M30 PRÉPARATION 1 Dans une casserole d\u2019eau bouil lante salée, cuire les pâtes al dente.Réserver environ 125 ml (1/2 tasse) d\u2019eau de cuisson, puis égoutter.2 Pendant ce temps, chauffer une poêle à feu moyen.Cuire les cubes de bacon de 6 à 7 minutes, jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit doré.Égoutter l\u2019excédent de gras.3 Dans la même casserole, déposer la sauce Alfredo, la purée de citrouille et l \u2019eau de cuisson réservée.Porter à ébullition.4 Ajouter le fromage.Poivrer.Remuer jusqu\u2019à ce que le fromage soit fondu.5 Remettre les pâtes dans la casserole et ajouter le bacon.Remuer et poursuivre la cuisson de 2 à 3 minutes.boutique.pratico-pratiques.com/ produits INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES VERSION MAISON PAR PORTION Calories ?688 Protéines ?29 g Matières grasses ?29 g Glucides ?75 g Fibres ?5 g Fer ?2 mg Calcium ?335 mg Sodium ?1212 mg P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 - 1 5 , N O V E M B R E 2 0 2 1 , V O L ?1 2 , N O ?0 6 Préparation : 15 minutes \u2022 Cuisson : 12 minutes\u2022 Quantité : 4 portions Sans noix 2 BACON 4 TRANCHES ÉPAISSES COUPÉES EN PETITS CUBES 3 SAUCE ALFREDO À L\u2019AIL 500 ML (2 TASSES) 4 PURÉE DE CITROUILLE DU COMMERCE 250 ML (1 TASSE) 5 MÉLANGE DE FROMAGES ITALIENS RÂPÉS 375 ML (1 1/2 TASSE) LA RECETTE DE LA SEMAINE MAC\u2019N CHEESE CITROUILLE ET BACON Purée de citrouille 24 calories par portion Dans une casserole, déposer 750 ml (3 tasses) de cubes de citrouille?Couvrir d\u2019eau froide?Porter à ébullition, puis cuire de 20 à 25 minutes, jusqu\u2019à tendreté?Égoutter?Dans le contenant du robot culinaire, déposer les cubes de citrouille et réduire en purée?Se congèle?Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes; Numéro de novembre 2021, Vol?12, No?06?Publié par Éditions Pratico- pratiques?1 MACARONIS 750 ML (3 TASSES) leDroit SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M31 RECETTES PRATIQUES PHOTO TIRÉE DU MAGAZINE CHOCOLAT - 60 RECETTES COMPLÈTEMENT CHOCOLATÉES Préparation : 15 minutes Cuisson : 30 minutes Réfrigération : 1 heure Quantité : 10 portions INGRÉDIENTS \u2022 3 œufs \u2022 1 boîte de préparation pour gâteau au chocolat de 432 g \u2022 310 ml (1 ¼ tasse) de lait 2 % \u2022 125 ml (½ tasse) d\u2019huile de canola \u2022 160 ml (2/3 de tasse) de dulce de leche \u2022 300 g (2/3 de lb) de barres et de friandises au chocolat au choix, hachées \u2022 750 ml (3 tasses) de crème fouettée \u2022 80 ml (1/3 de tasse) de coulis de chocolat PRÉPARATION 1 Préchauffer le four à 180 °C (350 °F).2 Dans un bol, fouetter les œufs avec la préparation pour gâteau, le lait et l\u2019huile en suivant les indications de l\u2019emballage.3 Huiler un plat de cuisson de 33 cm x 23 cm (13 po x 9 po), puis y verser la pâte.4 Cuire au four de 30 à 35 minutes, jusqu\u2019à ce qu\u2019un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre.5 Pendant que le gâteau est encore chaud, percer plusieurs trous dans la pâte à l\u2019aide d\u2019une paille.Verser le dulce de leche dans les trous et parsemer de la moitié des barres et des friandises au chocolat hachées.6 Réfrigérer 1 heure.7 Au moment de servir, garnir de crème fouettée, du reste des friandises au chocolat, puis de coulis.boutique.pratico-pratiques.com/ produits/ GÂTEAU AUX BARRES DE CHOCOLAT ET CARAMEL Recette tirée du magazine Hors- série Chocolat - 60 recettes complètement chocolatées.Publié par Éditions Pratico- pratiques.PAR PORTION Calories .596 Protéines .10 g Matières grasses .30 g Glucides .76 g Fibres .3 g Fer .72 mg Calcium .225 mg Sodium .440 mg Préparation : 30 minutes Marinage : 8 heures Cuisson : 8 heures Quantité : 12 portions INGRÉDIENTS \u2022 500 g (environ 1 lb) de cubes de porc à ragoût \u2022 500 g (environ 1 lb) de cubes de veau à ragoût \u2022 500 g (environ 1 lb) de cubes de bœuf à ragoût \u2022 100 g (1/3 de lb) de lard salé coupé en cubes \u2022 1 petit oignon haché \u2022 10 ml (2 c.à thé) d\u2019ail haché \u2022 1 feuille de laurier \u2022 10 ml (2 c.à thé) de thym frais haché \u2022 10 ml (2 c.à thé) de sarriette fraîche hachée \u2022 125 ml (1/2 tasse) de persil frais haché \u2022 Sel et poivre au goût \u2022 1,25 kg (23/4 lb) de pommes de terre pelées et coupées en cubes \u2022 1 paquet de sauce demi-glace de 300 ml \u2022 2 recettes de pâte à tarte PRÉPARATION 1 Dans un autre bol, mélanger le porc avec le veau, le bœuf, le lard salé, l\u2019oignon, l\u2019ail haché, le laurier, le thym, la sarriette et le persil.Saler et poivrer.Couvrir et laisser mariner au frais de 8 à 10 heures.2 Dans un grand bol, déposer les pommes de terre et couvrir d\u2019eau.Garder au frais jusqu\u2019à l\u2019utilisation.3 Préchauffer le four à 205 °C (400 °F).4 Dans un bol, mélanger la sauce demi-glace avec 500 ml (2 tasses) d\u2019eau.Réserver.5 Sur une surface farinée, abaisser les deux t iers de la pâte à tarte.Déposer l\u2019abaisse dans une rôtissoire de 38 cm x 25 cm (15 po x 10 po) en s\u2019assurant qu\u2019elle couvre le fond et les côtés de la rôtissoire.6 Égoutter les pommes de terre et incorporer à la préparation de viandes.Transvider dans la rôtissoire.Égaliser la surface.7 Verser la préparation à la sauce demi-glace dans la rôtissoire.8 Abaisser le reste de la pâte, puis déposer l\u2019abaisse sur la garniture.Pratiquer un trou de 2,5 cm (1 po) de diamètre au centre de l\u2019abaisse.Rabattre le pourtour de la pâte à l\u2019intérieur de la rôtissoire.9 Cuire au four 1 heure.10 Diminuer la température du four à 120 °C (250 °F) et poursuivre la cuisson de 7 à 8 heures, jusqu\u2019à ce que la pâte soit dorée.11 Si la croûte devient trop foncée avant la fin de la cuisson, recouvrir de papier d\u2019aluminium.12 Laisser reposer avant de servir.boutique.pratico-pratiques.com/ produits TOURTIÈRE DU LAC-SAINT-JEAN P H O T O T I R É E D U L I V R E T A R T E S , P Â T É S E T C I E D E L A S É R I E L E S P L A I S I R S G O U R M A N D S D E C A T Y Recette tirée du livre Tartes, pâtés et Cie de la série Les Plaisirs Gourmands de Caty.Publié par Éditions Pratico- pratiques.PAR PORTION Calories .749 Protéines .35 g Matières grasses .43 g Glucides .54 g Fibres .3 g Fer .5 mg Calcium .56 mg Sodium .752 mg SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leDroit M32 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.