La revue franco-américaine, 1 septembre 1909, Cahier 1
[" ft dd de Le de de de de de dd 944797077727 7S SES S ES 8 Le passé Au givre du balcon se glace l'or du soir.Ils sont partis.Le ciel s\u2019éteint dans les miroirs.Ils sont partis.Le soir aimé des souvenirs Efface à mon regard le jroid contour des choses.Me voilà seul enfin, libre en ma chambre close D\u2019écouter mon cœur battre au milieu du silence.A mon intime appel voudra-t-il revenir Ce fantôme exilé des jours de mon enfance ?Je ne sais.Je suis là.Je laisse aller mes songes Au gré du soir qui les prolonge.Il veille autour de moi des meubles inconnus Hostiles à mon cœur par leur âme étrangère, Ne voilant de leur ombre aucune Ombre plus chère, Et n\u2019évoquant aucun de mes jours disparus.Mais le soir qui m'\u2019entend efface autour de mon, Le décor d\u2019aujourd hut par celui d\u2019 autrefors.Je revois la maison aux meubles familiers Pleins de reflets témoins de mes jeux d\u2019écoliers, Cette maison paisible aux chambres agrandies Du champêtre horizon de leurs tapisseries : Vendanges, bergeries où la mort a passé, Et ces pales motssons que le temps a jlétries.fe de de de de dde de fe de de de de 36 de de de de de de de de de de de de de de de de de de de de de + wo to 243327527776 %6 222220 SS bo LA REVUE FRANCO-AMERICAINE de dd de de de de de de de de HE de de de de de de de de de de de ee te de de de de de de de de de de M, M de de de de de de de de de de de de C\u2019est la maison où jan larssé La lueur de mon âme éparse sur les choses, Et pas un objet n\u2019y repose Dans son rayonnement discret Qui ne soit pour mon cœur un sépulcre secret.Où suis-je ?Et suis-je là ?Je larsse aller mes songes, Les laisse aller au gré du soir qua les prolonge.Vous pour qui j'ai quitté toute ma vie d'enjant, Vous, objets inconnus d\u2019une maison nouvelle, Ne soyez pas fâchés de surprendre souvent Que mon âme s\u2019envole et retourne chez elle.Quand j\u2019aurai parmi vous longtemps rêvé, soujjert, Quand je pourrai compter dans mes futurs hivers Les souvenirs passés qu'éveilleront vos Jormes, Quand vous serez pour moi le cimetière où dorment Les restes froids d\u2019un court bonheur, Quand vous saurez le poids de ma tête lassée, Vous serez tous gravés ausst fort dans mon cœur Que les chers vieux objets de la maison larssée, \u2018De la vieille demeure où je ne surs plus rien Qu\u2019un fantôme vivant parmi les choses mortes.Mais j'ai compris ce soir que l\u2019avenir m\u2019emporte, Et c'est pourquoi je laisse aller mes songes Au gré du soir qua les prolonge, Au gré du passé qui revient, Lorsque je puis encore pleurer mes jours anciens.Marguerite Gillot.# + + * %* + % À + + # + + # + + + + + À + de + * + de + #& #* %* + # + + + %* + + #* #& + À l'assaut des institutions Canadiennes- françaises III La conquête des diocèses.Ottawa, Burlington, Moncton.Il semble admis que le prochain évêque d\u2019Ottawa sera un canadien-français.Pourtant les plus rassurés ne sont pas encore sans éprouver quelque crainte, sans redouter les surprises de la dernière heure.Et, certes, s\u2019il fallait croire les mille rumeurs que l\u2019on se passe dans les milieux bien situés pour être renseignés, cette question pourrait encore avoir une solution bien différente de celle que l\u2019on attend.Ceux qui, depuis des années, préparent la conquête de tous les diocèses situés en dehors de la province de Québec, ne se tiendront pour battus que le jour où tous les sièges vacants auront été remplis contre leurs désirs.Et c\u2019est bien ce qui nous faisait dire, dans notre dernier article, que l\u2019inaction dans laquelle se complaisaient les plus intéressés était téméraire et combien elle pouvait préparer d\u2019amères déceptions.Du reste, il est tellement clair que les réclamations, même les mieux fondées, ne comptent que si elles sont faites à temps, qu\u2019il n\u2019est plus temps de récriminer lorsque les coups sont faits, qu\u2019avec plusieurs nous ne pouvions voir sans trembler la confiance sereine et inactive avec laquelle on envisageait une situation pourtant grosse de périls.S\u2019il s\u2019agissait de conquêtes à faire, ce serait bien différent.Une défaite n\u2019aurait plus la même signification.Mais quand il s\u2019agit, comme dans le cas actuel, de conserver le terrain gagné, on ne peut.plus se désintéresser des questions essentielles qui se posent, ni se montrer indifférent aux problèmes dont l\u2019on peut et doit dicter la solution.Lors d\u2019un récent voyage dans la Nouvelle-Angleterre, nous avons éntendu discuter ces questions, dans les groupes, avec unintérêt passionné.C\u2019est que là-bas, pour avoir plus souffert,et pour être aux prises depuis 50 ans avec des assimilateurs déter- 324 LA REVUE FRANCO-AMÉRICAINE minés, on comprend mieux la solidarité étroite qui devrait exister entre tous les groupes de la race, c\u2019est que là-bas, on voit mieux le mouvement entrepris contre nous par toutes les hiérarchies anglaises du continent et que l\u2019on redoute, comme si elle devait être celle de tous, la défaite sur un point stratégique.Aussi bien est-ce pour cela que tant de choses faites à l\u2019opposé des intérêts nationaux, enrôlement dans les Knights of Columbus, engouement pour les sociétés de langue anglaise et neutres, sacrifices inutiles et honteux des droits constitutionnels les plus sacrés, c\u2019est pour cela que toutes ces choses fort mal expliquées chez nous restent pour nos frères du dehors de profonds mystères.On dira que ces braves gens ont tort de s'inquiéter autant de tout ce qui nous intéresse plus particulièrement.Mais tout le monde n\u2019est plus de cet avis comme cher nous, on ne peut plus, sans se sentir mal à l'aise, écouter un orateur rappeler les termes de mépris dont on salua le départ des premiers émigrés vers la Nouvelle-Angleterre.Il y a cinquante ans, il y a plus, que tout cela est passé, et nous ne pouvons plus méconnaître cet amour de la race qui nous revient grandi par l\u2019épreuve et ne craint pas au besoin de nous rappeler au sentiment de notre devoir national.Et, d\u2019ailleurs, nos frères émigrés peuvent nous parler avec d\u2019autant plus de franchise qu\u2019ils ne sont pas avec nous en dette de sympathie, et qu\u2019ils peuvent en certains cas nous faire le sanglant reproche d\u2019avoir pactisé avec leurs ennemis et de nous être faits les artisans de leurs défaites.On ne peut pas rendre, par exemple, toute la douleur indignée avec laquelle on se disait, il n\u2019y a pas un mois, que le principal avocat d\u2019un candidat irlandais à l\u2019évêché de Burlington n\u2019était pas autre que le chapelain d\u2019une grande société canadienne-française de Montréal ayant de puissantes ramifications aux Etats-Unis.Et si l\u2019on n\u2019a pas encore divulgué le nom de cet esprit \u201c\u201c large et tolérant \u201d c\u2019est que l\u2019on se demande encore s\u2019il n\u2019est pas préférable d\u2019endurer en silence cette douleur que d\u2019avouer publiquement la honte d\u2019une pareille faiblesse.Et, certes, il n'est plus nécessaire de discuter quel rôle les sociétés de secours mutuels canadiennes-françaises peuvent jouer d\u2019une frontière à l\u2019autre quand les plus ardents à prêcher l\u2019union des forces passent sous le manteau des mémoires qui ne sont en résumé que la reddition des forteresses péniblement construites et gardées par leurs frères. + A L'ASSAUT DES INSTITUTIONS CAN.-FRANÇAISES 325 Nous n\u2019en disons pas plus sur ce point, par crainte de céder à la tentation de donner des noms.Mais cet incident nous a fait penser que si l\u2019on peut passer la frontière pour donner des évêques irlandais à des diocèses français, il pourrait bien se trouver au pays des gens qui feraient la même chose pour Ottawa.Et, à ce sujet, On à raconté je ne sais plus trop quelle histoire de requête signée par de hauts personnages politiques désireux de régler cette question comme ils ont réglé la question des écoles de l\u2019Ouest et demandant tout simplement la division du diocèse d'Ottawa avec un évêque canadien-français à Hull et un archevêque irlandais à Ottawa.Ceux parmi les gens d\u2019ordinaire renseignés à qui nous avons parlé de cela nous ont affirmé que cette requête était un mythe, un mauvais rêve, et nous les avons crus volontiers.Elle n\u2019aurait plus alors que l\u2019'embarrassant défaut de faire parler d\u2019elle.Quoi qu'il arrive, les luttes plus ou moins actives qui se font en ce moment autour des diocèses d'Ottawa et de Burlington, tout comme sur cette grave question de la nomination d\u2019un évêque acadien, auront eu cet excellent résultat d\u2019en réveiller quelques-uns, de faire sortir de leur retraite quelques pages de statistiques soigneusement préparées.Religieux et laïques se sont mis à l\u2019œuvre, les uns pour répondre à l\u2019insidieux mémoire présenté au cardinal Merry del Val sur la nécessité de nommer un évêque anglais dans l\u2019Ouest, les autres pour répondre à la honteuse supplique du Père O\u201d Boyle sur l\u2019université d\u2019Ottawa, mais tous ont contribué, chacun de son côté, à rassembler des renseignements sous une forme aussi claire que précise et à montrer la vraie situation des catholiques canadiens-français et des catholiques de langue anglaise en ce pays.Nous avons déjà publié quelques-uns de ces renseignements dans notre dernier article.En y revenant aujourd\u2019hui nous voulons surtout compléter notre preuve en groupant mieux les chiffres, en les répétant même, de façon à permettre au lecteur de se faire une idée exacte de la situation.Pour arriver à ce résultat nous avons consulté les documents officiels, nous avons appelé à notre aide des comités de recherche, avec le résultat que nous pouvons présenter sous une forme concise une foule de renseignements distribués un peu partout et qu\u2019on ne pouvait retrouver sans beaucoup de travail et de patience.On lira donc avec intérêt les documents suivants que nous donnons dans leur première rédaction et dont la plupart sont inédits : 226 LA REVUE FRANCO-AMÉRICAINE FAITS A NOTER SUR LES DIFFÉRENTES PROVINCES CIVILES DU CANADA 1° Province de Québec : Les diocèses de Montréal et de Québec ont, chacun, plus de catholiques que les 7 (sept) diocèses réumis de la Province d\u2019Ontario ; et aussi plus que les 5 (cinq) diocèses réunis des Provinces Maritimes.2° Provinces Maritimes, (c-à-d.la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau- Brunswick et l\u2019Ile du Prince-Fdouard.) Dans ces provinces, les catholiques de langue française (presque tous Acadiens) sont encore sans un seul évêque de langue française : bien plus, tous les évêques de ces provinces, excepté Mer Cameron, évêque d\u2019Antigonish, et Mgr McDonald, évêque de Charlottetown, sont Irlandais et passent pour être peu sympathiques aux Acadiens., Or, les Acadiens sont en grande majorité dans le diocèse de Chatham : et aujourd\u2019hui ils forment presque la moitié de la population catholique dans les autres diocèses des Provinces Maritimes.Voici le tableau publié par le Canada Ecclésiastique en 1908 (page 309) : CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE LA NOUVELLE-ECOSSE (1) | Ex 1881 | En 1901 DIOCESES - | Langue Langue Autres Langue Langue Autres française anglaise langues française anglaise langues Halifax.| 21,584 25,338 1,026 24,227 29,149 925 Antigonish.| 16,952 52,335 1,252 18,264 56,024 989 Total.38,536 77,673 2,278 42491 85173 1914 CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DU NOUVEAU-BRUNSWICK | Ex 1881 Ex 1901 DIOCESES Langue Langue Autres Langue Langue Autres française anglaise langues française anglaise langues St-Jean.| 22,744 35992 709 | 27,871 29,629 802 Chatham.33,891 15,004 751 52,108 14,565 723 Total.56,635 50,996 1,460 79,979 44,194 1,525 (1) Canada Eccl.de 1908. A L'ASSAUT DES INSTITUTIONS CAN.-FRANÇAISES 327 CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE L'ILE DU PRINCE EDOUARD - EN 1881 Ex 1901 Diocese Langue Langue Autres Langue Langue Autres française anglaise langues française anglaise langues Charlottetown.| 14,524 36,141 303 19,191 31,797 | 270 STATISTIQUES DU DIOCESE D\u2019OTTAWA Premier évêque du diocèse d\u2019Ottawa \u2014Mgr Guigues, O.M.1., élu évêque d\u2019Ottawa en 1848, décédé en février 1874.Deuxième évêque du diocèse d\u2019Ottawa :\u2014Mgr Duhamel, élu en septembre 1874 ; archevêque en 1886 ; décédé, 5 juin 1909.1° Accroissement de la population de 1851 à 1901, d\u2019après les recensements officiels (1) Population Population cath.de Population cath.de Population Année catholique langue française langue anglaise protestant 1851 38,936 15,246 23,690 48,699 1861 72,909 34,637 38,236 75,990 1871 96,548 56,474 40,074 85,623 1881 (2) 127,933 82,264 45,669 101,781 2° Diocèse d'Ottawa, après le démembrement de 1882 (3) Population Population cath.de Population cath.de Population Année catholique langue française langue anglaise protestante 1891 127,896 95,732 32,164 78,484 1901 157,515 124,936 32,539 38,564 (1) Les données suivantes de ces recensements, pour le 40 premières années, sont citées dans l'Histoire du Diocèse d\u2019Ottawa, par le R.P.Alexis, O.M.C.(Tome I, pages 255, 489 et 609 ; Tome II, pages 92 et 352.) (2) En 1882, démembrement du diocèse d\u2019Ottawa par l\u2019érection du Vicariat Apost.de Pontiac.Alors 33,878 catholiques du diocèse d'Ottawa (dont 13,941 de langue française et 19,937 de langue anglaise) passent au nouveau Vicariat.(3) On le voit, dans le diocèse d\u2019Ottawa, il y a cinquante ans, les catho\u201d liques de langue française étaient en minorité (15,246) ; les catholiques de langue anglaise, au contraire, étaient en majorité (23,690).En 1901 (50 ans plus tard), les catholiques de langue française sont la majorité (124,936) ; et ceux de langue anglaise ne sont plus qu'une minorité (32,399) à peine un cinquième de la population catholique. 328 LA REVUE FRANCO-AMÉRICAINE 3° Augmentation de la population du diocèse d'Ottawa, de 1901 à 1909 Dans ces 8 dernières années (c-à-d.de 1901 à 1909), d\u2019après ler rapports annuels des curés, les catholiques de langue anglaise restent à peu près stationnaires (comme durant la précédente décade) ; mais ceux de langue française continuent de s\u2019accroître comme auparavant ; si bien qu\u2019aujourd\u2019hui, en 1909, les catholiques de langue française forment amplement les quatre-cinquièmes de la population d'Ottawa.Quelques-uns ont supposé que les catholiques de langue anglaise et ceux de langue française sont à peu près égaux ; ils se trompent ; car, d\u2019après le dernier rapport annuel des curés, le diocèse d\u2019Ottawa, pour la partie située dans Ontario, compte 14,165 familles, dont 3,914 de langue anglaise et 10,251 de langue française.4° Clergé du diocèse d'Ottawa en 1909 Clergé séculier :\u2014125, dont 110 de langue française et 15 de langue anglaise.Clergé régulier \u2014141, dont 126 de langue française et 15 de langue anglaise.5° Catholiques dans tout le Canada, d\u2019après le recensement officiel de 1901 Catholiques du Canada entier \u20142,229,529, dont 1,666,667 de langue française, et 562,862 de langue anglaise et autres langues.Donc au Canada, les trois-quarts des catholiques sont de langue francaise.L\u2019autre quart est de langue anglaise et autres langues.Les trois quarts de langue jrançaise ont 4 archevêques el 15 évêques.Le quart de langue anglaise (1) a 4 archevêques et 10 évêques.| (1) Il ne faut pas oublier que \u201cce quart de langue anglaise comprend tout près de 100,000 catholiques dont la langue n\u2019est ni l\u2019anglais ni le français.\u201d A L'ASSAUT DES INSTITUTIONS CAN.-FRANÇAISES 329 AUTRES REMARQUES 1° Catholiques du diocèse d\u2019Ottawa, d'après les recensements de 1881 et 1901 : En 1901.Catholiques de langue anglaise (Irlandais, Ecossais, Anglais.30,272 Catholiques de langue frangatse.125,162 taliens, Polonais, Indiens.eee ee 1,252 De 1881 à 1901.Augmentation des catholiques de langue anglaise.3,305 Augmentation des catholiques de langue francaise.ee 52,062 2° Catholiques du diocèse de London (Ont.) d'apris les recensements de 1881 et 1901 : En 1901.Catholiques de langue anglaise (Anglais, Ecossais, Irlandais).30,701 Catholiques de langue francaise.28,249 De 1881 à 1901.Diminution des catholiques de langue anglaise.5,801 Augmentation des catholiques de langue française.3,993 3° Catholiques du diocèse du Sauli Ste-Marie (Ont.) d\u2019après le recensement de 1901i\u2014(diocèse érigé en septembre 1904) : En 1901.Catholiques de langue anglaise.4,301 Catholiques de ! langue française a 13,988 En 1904, catholiques d'après le recensement des curés et des missionnanres : Catholiques de langue anglaise.5,929 Catholiques de langue frangaise.19,465 4° Catholiques du diocese d\u2019 Alexandria, (Ont.) : En 1881.De langue anglaise (Fcossais, Anglais, Irlandais).- 11,392 De langue frangaise.2 Lea a aa eee es 8,377 En 1901.De langue anglaise.LL ae ee 9,200 De langue francaise.a 14,223 De 1881 à 1901, catholiques (sur le même territoire) : Diminution de langue anglaise.eee 2,192 Augmentation de langue \u2018Française LL LL LL La La aa eee 5,845 Ce qui précède suffira, croyons-nous, pour fixer les esprits sérieux sur cette question des races dans l\u2019Eglise canadienne.Quelques chiffres peuvent, à cause d\u2019un nouveau classement, varier de ceux que nous avons donnés le mois dernier.La diff érence que l\u2019on pourrait trouver entre certains totaux n \u2018est pas, du reste, considérable.Elle confirme plutôt le fait démontré cent fois de l'immense supériorité en nombre des 330 LA REVUE FRANCO-AMÉRICAINE catholiques canadiens-français sur les catholiques de toute autre origine, soit 1,666,667 canadiens-français sur une population catholique totale de 2,229,529.Et on nous permettra bien de signaler en passant le fait que les plus ardents défenseurs des prérogatives anglaises n\u2019ont jamais songé à donner, de leur côté, les chiffres de population sur lesquels ils basaient leurs prétentions.Ou, quand ils ont essayé de le faire, ils ont invariablement compté comme irlandais ou éléments de langue anglaise tous les groupes, polonais, allemands, italiens, ete, établis dans le pays.On avouera que c\u2019était escompter un peu trop à l\u2019avance les effets d\u2019une assimilation qui est encore loin d\u2019être faite ou qui, si elle se faisait, pourrait bien ne pas être ce que certains pensent.Il est, du reste, connu que dans l\u2019Ouest les catholiques d\u2019autres nationalités s\u2019affirment carrément comme déterminés à exercer leur influence d\u2019accord avec les Canadiens-français.Voilà, certes, des circonstances avec lesquelles il faudra compter.Et même si l\u2019on nous assure que le Délégué Apostolique a déclaré qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019avenir pour la langue française en dehors de la province de Québec, que même dans tout le pays l\u2019avenir appartenait à la langue anglaise, on peut encore croire que le temps est encore capable de modifier les plus audacieux calculs On a vu ce qui est arrivé pour le diocèse d\u2019Ottawa ; on a vu aussi le mouvement rétrograde de la population catholique de langue anglaise dans les centres mêmes où germent pourtant de formidables ambitions.En fin de compte, il faudra toujours céder devant la brutale éloquence des faits.Et c\u2019est bien ce qui permet de saisir la pointe de fine ironie avec laquelle un religieux rappelait les commencements du diocèse d'Ottawa : Lorsque vers le milieu du siècle dernier, disait-il, la province d\u2019Ontario prit, grâce à l'immigration anglo- saxonne, les merveilleux développements qui l\u2019ont placée df à la tête des provinces de la Puissance, l\u2019on pensa un % instant que l\u2019avenir du catholicisme y serait lié aux destinées des fils d\u2019Irlande.Et cette opinion était fondée dp sur des faits, puisque, de 1830 à 1860, plus de deux cent Pareilles choses ne se décrivent pas : il faut les voir.- Les conditions spéciales dans lesquelles ces terrains sont concédés permettront de faire de cet endroit un quartier d\u2019habitation conforme à toutes les règles de l\u2019art moderne, aux multiples points de vue de l\u2019hygiène, de la salubrité, du pittoresque et de l\u2019association.On y trouvera, en fin de compte toutes les qualités qui distinguent les riches et souriantes banlieues des grandes villes maritimes des Etats-Unis.Ce sera un endroit où l\u2019on voudra venir se reposer et vivre.UNE RESIDENCE IDEALE, SUR LE PARC \u2018\u2018 MAUFILS \u201d\u2019 Il offre, en somme, une proposition d\u2019affaires digne d'attirer l\u2019attention des plus sages comme des plus clairvoyants.xy Disait Russell Sage, millionnaire américain\u2014 \u201cIl y a un moyen sûr de devenir riche et c\u2019est d\u2019acheter \u201cdes immeubles du dehors et de les garder jusqu\u2019à ce qu\u2019ils \u201c deviennent propriété intérieure.Les plus grandes fortunes \u201c du pays ont été faites de cette façon.Je conseille toujours \u201c à mes jeunes amis de planter leurs épargnes dans les terrains \u201c situés près d\u2019une ville qui grandit.\u201d Québec grandit, et grandira.Ceux qui profiteront de son développement sont ceux qui \u2014 \u2014, =\u2014 \u2014 \u2014 se REVUE IMMOBILIÈRE 397 planteront leurs épargnes, comme le conseille Russell Sage, dans les terrains qui l\u2019environnent et qui en feront bientôt partie.Avis à ceux qui ont du flair et qui se sentent quelque esprit d\u2019entreprise.Il ne fait plus de doute que la ville de Québec, grâce aux nombreuses entreprises de chemins de fer dont elle va être UNE HAIE DE SAPINS TRAVERSE LE PARC MAUFILS le théâtre d\u2019ici une couple d\u2019années, va prendre des dévelop pements très considérables.Le La seule construction du pont du Transcontinental\u2014entre- prise malheureusement retardée par une catastrophe mais, qui est déjà recommencée\u2014avait donné aux propriétés immobilières un regain de valeur plutôt anormal.Le prix des loyers et le coût général de la vie ont augmenté, à Québec, dans des proportions qui ne justifient même pas les progrès futurs de la ville.Et rien n\u2019indique que ces conditions, dues à la densité de la population dans les quartiers habités et habitables, vont changer.La plus-valeur des terrains tendra plutôt à augmenter encore.Ce fait seul indique que le temps n\u2019est pas éloigné où les 398 LA REVUE FRANCOVAMÉRICAINE citoyens qui désirent s'installer chez eux, acquérir de la propriété, devront chercher dans les environs de Québec.Ils seraient même forcés d\u2019y aller encore s\u2019ils voulaient seulement se bâtir en assurant à leurs foyers toutes les conditions de confort et de salubrité qu\u2019on exige maintenant des habitations modernes.C\u2019est pour des raisons semblables que se sont développés les grandes banlieues des villes américaines, comme les véritables jardins qui entourent les grandes villes du Massachu- setts\u2014de Boston en particulier.Des quartiers qui semblaient plutôt propres aux résidences d\u2019été sont devenus, grâce aux facilités de communications fournies par les chemins de fer et les tramways, les endroits LES GRANDS ORMES D'UN PARC PROJETE préférés où \u2018négociants, professionnels et citadins ont établi leur résidence permanente.: L'histoire:de Québec elle-même n\u2019est pas sans offrir des exemples de ce genre, Montcalm, Jacques Cartier, Saint Malo, Limoilou ne sont pas autre chose.Et il faut songer à étendre encore.#4 Voilà toute la raison de la proposition qui est faite aujour- d\u2019hui au public par la mise en vente du parc Maufils.Le parc Maufils : Pourquoi ce nom ?Pour attacher\u2014suivant la coutume suivie dans la fondation de tous les faubourgs de Québec\u2014un nom historique au quar- REVUE IMMOBILIÈRE 399 tier nouveau que l\u2019on veut établir.Dans le cas actuel on a voulu consacrer la mémoire d\u2019un des héros abseurs tombés aux champ d\u2019honneur pour la défense de la Nouvelle France: Pierre Maufils, élève de philosophie au Séminaire de Québec décédé le 16 novembre 1690 des blessures reçues \u2018\u2018 par les anglais qui assiégeaient Québec.\u201d Il a paru convenable de donner son nom à ce quartier qui fut le théâtre de ses exploits.Les lots à concéder, il y en a en tout 700 dont le plus éloigné ne sera pas à plus de deux minutes d\u2019un chemin de fer, Le prix des lots est de $300.00 et plus suivant les sites.Les propriétaires du parc Maufils resument ainsi les avantages de leur propriété: Avantages en gerbes.Le parc Maufils est le plus bel endroit où s\u2019établir.Lots de 4,000 pieds carrés pour le prix d\u2019un lot de 2,000.Grande Avenue et chemin macadamisé\u2014futur driveway.Pare et pelouse pour les enfants\u2014bordures de grands arbres, ete.Bocage de sapins\u2014site idéal pour un sanatorium.Communications par chemins de fer et voie ordinaire.À trois minutes de la ville de Québec.Aqueduec, égouts, électricité.Téléphone, télégraphe.À proximité des écoles et des églises.Lots doubles \u2014Prix simples.S\u2019adresser pour renseignements au directeur-gérant.J.A.LEFEBVRE, 4, casier postal, Québec.Telephone [ 3321, résidence.ë | 3434, bureau.Bureaux : 207, rue St-Jean. Le théâtre La REVUE publiera, chaque mois, sous cette rubrique, une revue de l\u2019amusement théâtral à Québec.Elle publiera à l\u2019avance une liste des pièces qui seront jouées dans le cours du mois, un aperçu général des distractions qui seront offertes au public dans les divers établissements de vaudeville, cinématographie, etc.A l\u2019Auditorium [Théâtre Bennett] 2-3-4 septembre Gingerbread Man .\u201c Gingerbread Man \", l\u2019un des vraiment superbes opéras comiques lancés récemment, a été applaudi pendant les trois dernières saisons théâtrales, par des millions de spectateurs qui se plaisent à louer le talent de son auteur et de son compositeur.Ces deux derniers ont leur propre compagnie d\u2019opéra, chanteurs et comédiens de marque qui ne sont jamais venus en deça des Montagnes Rocheuses.Ia\u2019 distribution des rôles a été faite par un artiste de marque.Les décors et les costumes sont neufs.Le succès est assuré partout où la compagnie joue.\u201d 17 septembre.Fanfare de Souza .°, Burgomaster .20-21-22septembre La Lou Fuller .ee 23-24-25 septembre Volunteer Organist .27-28 septembre.LA SOCIETE DE LA REVUE FRANCO-AMERICAINE 207 RUE ST-JEAN, QUEBEC.= fl "]
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