Le courrier de Berthierville, 15 décembre 1926, mercredi 15 décembre 1926
[" cr EEE Se \u2014 Le Courrier de Bertbierville - ORGANE MENSUEL DES INTÉRÊTS DU COMTÉ DE: BERTHIER-MASKINONGE Vol.1 No.7.= \u2018 RELIGION.ET PATRIE __Berthierville 16 Précis de l'Histoire de la Seigneurie, de la Paroisse et du Comté de Berthier l\u2019abbé 8S-A.MOREAU, ptre.Par M \u201d (suite) Disons de suite que la seigneurie de Berthier ne fut pas de ce nombre; bien que ses voisines de La Noraie et Dautray en fissent partie.Elle ne fut concédée que sur la fin de l'administration de la compagnie des Indes Occidentales, qui, fondée en 1664 pour succéder A celle des cent associés dissoute l\u2019année précédente, finit elle-mê- ,me en 1674.-Les gentilshommes, en possession de ce$ vingt-neuf seignouries, y firent passer des colons, selon qu\u2019ils s\u2019y é- .taient d\u2019ailleurs engagés: ils y construisirent en plusieurs endroits des moulins, pour l'exploitation du bois et des grains: puig une église et un presbytère, pour y loger un prêtre et y fnire célébrer les saints mystères et s'assurer ainsi le secours de la prière et des sacrements, Le Canadien a reçu de ses pères son amour du prêtre et son attachement aux pratiques de la religion.\u201cLeg seigneuries,\u201d dit encore Gar- \u201cneau (1) \u201cfurent généralement divi- \u201csées en terres de quatre-vinet-dix ar- \u201cpents, Ces terres se\u2019 concédaient à \u201craison d'un ou de deux sois de rente \u201cpar arpent, plus un demi minot de \u201cblé pour la concession entière.\u201d Le soigneur exigeait quelque fois en-plus un chapon par an, ou quelques journées de corvée, etc.Souvent le seigneur et sa famille dornalent l'exemple du travail et ennoblissaient les travaux des champs par leur présence, M.Denonville l\u2019écrivit au ministre, en 1686, en lui parlant de M.de St, Ours.\u201cSes enfants \u201cne s\u2019épargnent pas, \u201cdit-il\u201d, j'ai vu \u201cdeux de ses grandes filles tenir la \u201ccharrue et couper les blés.\u201d Le rensitéira n'avait vas le droit \u2018de construire des moulins, Il s\u2019enga- &sait, au contrairè, à faire moudre son grain au moulin hanal du seigneur, en lui en donnant la quatorzième partie pour droit de mouture, et à payer pour droits de lods et ventes, le dou- ~ rh ene VAs Wp hhh ot DE A ivr © ple zième du prix de la vente de sa terre.Ces droits de Jods et ventes, établis pour forcer le censitaire et ses \u2018descendants à garder leurs terres, imperceptibles d'abord, devirrent par la quite toût à fait exorbitants, bien qu\u2019 s ne fusseut point dus pour les héritages en ligne directe.Si, dans l\u2019impossibilité de vendre sa terre à sa juste valeur, le censitaire la vendait à bas prix, le seigneur avait encore le droit de rétrait, c\u2019est-à-dire qu\u2019il pou- Vvait la reprendre pour lui-même au prix stipulé dans le contrat © vents Cet état de choses dura fusqu\u2018en 1854, où Sir Georges-Etienne Cartier et ses amis, se faisant les défenseurs du faible, firent abolir, moyennant compensation aux seigneurs par lo gouvernement et les censitaires en petite partie, 1a tenure seiguenriale et tous ses droits et privilèges.Cette tenure, très utile d\u2019abord, était devenue dans la suite nuisible au progrès et aux vrais intérêts lu pars (8) Dans co systdme de tenure seigneu.Pd riale emprunté à la féodalité, 1e roi était 1e seigneur suzerain de qui.rele- valent toutes les terrès accordées à titre de franc-alleu, de fief ou de sei- gneurle.Il n\u2019y eut que deux fiefs accordés en franc-alleu, c\u2019est-à-dire ne payant rien au roi; Charlesbourg b Trois-Rivières, Toug les autres étaient soumis au droit de quint vis-à-vis du roi, qui avait par là droit au cinquiè- qu\u2019un seigneur vendait son flef ou sa seigneurie, Si le flef-ou la seigneurie passait aux mains d'un frère, ou d\u2019un autre héritier en ligne collatérale, cet féri- tier était soumis au droit de relief, qui assurait au roi le revenu de cet héritage pendant un an; maîs il n\u2019était rien dû si le flef ou la seigneurie passait aux descendants du seiggeur.On voit que le roi agissait vis-à-vis des seigneurs pour les maintenir sur leurs seigneuries, par le droit de quint.comme les seigneurs agissaient eux- mêmes sur leurs censitaires par les droits de lods et ventes.Dans l\u2019origine le seigneur possédait encore le droit de haute, basse et moyenne justice.Il avait droit, par 14, de nommer des juges dans ses possessions pour y prendre connaissance de toute espèce de crimes, excepté de ceux de lèse-majesté.divine et humaine, de fausse monnale, de port d\u2019ar- meb, d\u2019assemblée illicite et d'assassinat (4).\u2018Mais, les seigneurs, ayant été obli- és à payer les frais de leurs cours, n\u2019exercèrent presque jamais cette autorité, Au reste, ce droit de justice ne fut accordé que jusqu\u2019en 1714, où le roi défendit de le conférer avec les seigneuries, comme étant nuisible aux intérêts de la colonie.Disons aussi, pour rendre justice aux seigneurs.que nul d\u2019entre eux n\u2019exerça jamais ce droit avec rigueur.; Voici comment finit la tenure sel gneuriale, - L'acte du parlement \u2018au Canada, 18 Victoria, passé en\u201d 1854, déclara les seigneurs propriétaires en franc-alleu rôturiers de leurs domaines et autres terres non encore concédées, sur leurs seigneuries, et les censitaires absous, moyennant rémunération- aux set gneurs par le gouvernement et en petites partie par eux-mêmes, de tous les droits de s et ventes, de retrait etc; propriétaires en franc-alleu rôturier et chargés seulement d\u2019une rente annuelle payable à leur seigneur, et établit une cour, dite cour seigneuriale, pour entendre les parties intéressées, calculer les indemnités à donner aux seigneurs, et faire dresser.un nouveau cadastre dans chaque fief et seigneurie (5) Outre ces fonctions importantes, la cour seigneuriale devait encore étudier et décider \u2018plusieurs points de droit.Elle prononça dans son rapport, \u201cque, depuis l'arrêt de 1711, les soi- \u201cgneurs étaient obligés de concéder \u201cleurs terres et le devaient faire à ti- \u201ctre de simple redevance; que nf la \u201clof ni l'usage n'avait fixé le taux des \u2018\u201c\u2019cens et rentes, excepté dans le cas Pern d'une concession faite par le gouver- fame bebe ol samedi 6e apte yen me - -du prix de la vente, chaque fois.décembre 1926.\u201cneur et Pintendant sur le refus du \u201cseigneur; que les seigneurs n'avaient \u201caucun droit dans les rivières naviga- \u201ctitre spécial; que les rivières non na- \u201cvigables formaient partie du domaine \u2018| \u201cprivé et suivaient la propriété en \u201cquelques mains qu\u2019elle passât; que \u201csur les terres concédées les rivières \u201cnon navigables appartenaient aux \u201ccensitaires, et que, dans ce cas, la \u201créserve qui en était faite, était Méga- \u201cle, ete, ete.\u201d (6) Les censitaires t'ont donc plus qu\u2019à payer leur rente annuelle, que, même, ils peuvent racheter par une somme, t qui, mise à intérêt à six par cent, donnerait chaque année une somme égale à Ia rente par eux annuellement pav- s'assurer st son seigneur est propriétaire absolu ou simplement usufruitier: car, en ce dernjer cas, le censitaire s'expose à pérdre son capital déposé.LAr lecteur aura, mous espérons.l'indulgence de nous pardonner cette dissertation longue et aride, Nous l\u2019avons crue utile à la bonne intelligence de la position ancienne et actuelle des seignewrs et de ce qui va suivre.I LA SEIGNEURIE DE BERTHIER Typographie de cette seigneurie La seigneurie de Berthier, telle que possédée aujourd\u2019hui par M.E.-O.Cuthbert, écuyer, comprend la seigneurie de Berthier proprement dite ét le flef Dorvilliers, ainsi que les fles si tuées en face dans le fleuve, Ces deux flefs réunis forment, sans compter les îles, une superficie d'environ treize lieues et demie.Leur front sur le fleuve est d'environ deux lieues et de- nile, et s\u2019étend depuis la delgneurie Dautray.qui touche le fief Dorvilliers, en haut, jusqu\u2019au fief Chicot, erBus.Une demie lieue de ce front à quatre lHeues de profondeur, vis-à-vis le fief Dorvilliers: puis les deux autres lieues de front ont cinq lieues de profondeur; et l\u2019autre lieue et demie de superficie se trouve en arrière du fief Chicot, i.\u20ac.une demie lieue de front sur trois de profondeur attenant à la seigneurie de partie.La ligne qui sépare la seigneurie Dautray du fief Dorvilliers est à une petite lieues et demie au dessus de l\u2019église paroissiale: et celle qui sépare la seigneurie de Berthier du_flef Chicot est à un peu plus d\u2019une lieue au dessous de la même église, Les petites rivières qui arrosent cette vaste étendue de terre et qui viennent se décharger dans le Saint Laurent, appelé ici chenal du nord ou rivière de Berthier, sont la rivière dite de la chaloupe, dont l\u2019embouchure est à environ un mille an dessus de l\u2019église; la rivière Bayonne, qui vient de Sainte Elizabeth de Bayonne, et qui se jette dans le fleuve à environ vingt arpents au dessous de l\u2019église de Ber- thier; et la rivière Chlicot, appelée quelquefois rivière de saint Cuthbert, qui sillonne aussi la seigneurie de Ber- thier, mais dont le confluent avec 1- St-Laurent se trouve en dehors de cette seigneurie, et A un peu plus d\u2019une lieue au dessous de l\u2019église paroissiale.L'ancien domaine seigneurial, habité, non-seulement par l\u2019Honorable Jacques Cuthbert, aleul du seigneur actuel et ses descendants, mais encore par d\u2019autres seigneurs plus anciens, tae- éfa ne 4 \u2018bles, à moins qu'ils n\u2019en eussent un- ée.Dans cette mutation chacun doit\u2019 Berthier et en faieant originairament- = 0m gure gn Agim.Rédigé en collaboration.7 est agréablement situé sur la rive occidentale de la rivière Bayonne, à environ un mille de l\u2019église, m | Fief Dorvilllers ~~ Cette seigneurie cependant n'a pas toujours eu les dimensions actuelles, et, depuis la premiére concession qui en a été faite, elle a plusieurs fois changé de propriétaires.Quant au fief Dorvilliers lui-même, nous savons par les Places et documents, et par de vieux papiers de famille, (7) qu\u2019il n\u2019eut toujours qu\u2019une demie lieue de front sur une lieue de profondeur, c\u2019est-à-dire environ vingt une terres de front sur deux de profondeur, En voici l'acte de concession au sieur de Comporté (8).JEAN TALON, conseiller du roy en ses conseils d'état et privé, intendant de la justice, police et finanecs dé la Nouvelle-France, Isle de Terre-Neuve, Acadie, et autres pays de fa \u2018France Septentrionale, A tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut: Sa Majesté, ayant de tout temps recherché, avec soin et le zèle convenable au juste titre de fils aîné de l'E- glise, les moyens de pousser dans les pays les.plus inconnus, par la propagation de la foy et la publication de l'Evangile, la gloire de Dietf, avec le nom chrétien, fin première et principale de la colonie françoise en Canada, et par accessoire de faire connoftre aux parties de la terre les plus éloignées du commerce des hommes, la grandeuf de son nom et la force de ses armes, et n\u2019ayant pas d\u2019estimé qu'il y en elit de plus seures que de composer cette colonies de gens capable de la bien remplir par les qualités de X\u201c leurs personnés, l\u2019augmenter par leurs travaux et leur application à la culture des terres, et de la soutenir par une.vigoureuse defense contre les insultes et attaques auxquellés elle pourro*t être exposée dans la suite des temps, à fait passer en ce pays bon nombre- de ses fidèles sujets, officiers de ses troupes dans le régiment de Carignan et autres, dont la plunart se conformant anx grands et pieux desseins de ; Sa Majesté, vaulant bien se ler an pays en y formant des terres et seigneuries d\u2019une estendue pronortionnée A leurs forces; le sieur Des Compor- tér novs avant requis de ni en départir: Nous, en considération des bons, utiles et louables services an\u2019il a rendus à Sa Mafesté en différents endroits, tant en l\u2019ancienne France que _ (A suivre) (1) Hist.du Cenada, 1 vol.p.171.pan Garneau, Hist.du Canada, 1 voi.\u2018 Ra?En 1854, 1l\u2018y avait 220 fièfs possédés par environ 160 selrneurs et l'on comptait près de 72,000 censitat- res, La suverficie du sol seigneurial était de 12,822,508 arpents.dont la mot- tié à peu près était occupée, (4) Garneau, Hist.du Canada, ler vol.p.182, GE, Voir \u2018len Statuts refondus du Bas- Canada nromuleuées en 1861 p, 406.9, Garneau, Hist.du Canada, 1 vol.are \u2018Ceux de M.Antoine Piette,.cultivateur de la Grande Côte, fief Dor- villiers, (8) Pièces ét documerits, p.68.L'or\u201d tographe y est souvent défectueuse, ainsi qu\u2019en d'autres documents que nous citerons plus tard, IRL Ca a eles EIR a Ab Eps ve > ar a A nw A ae erm 7) a eo \u2014 mes : sous par année année | _ 2 > LE COURRIER DE BERTHIERVILLE, : > a 16 DEGEMBRE 1926.; - - Le - - .-.7 en \u2018 Le Courier de Berthierville JOURNAL MENSUEL Dr A.-D.MILOT, , Rédacteur ea chef, BERTHIERVILLE, Qué.( Le prix de l\u2019abonnement est de 50 our le Canada et $1.00 pour les Etats-Unis.Pour le tarif des annonces, impression, etc, on voudra bien s\u2019adresser aux bureaux du Courrier de Berthier- ville.ARTHUR L.AUGER, Le Courrier de Berthierville à 1\u2019oe- casion de Noël et du Nouvel An présente ses vœux les plus sincères de Bonheur_et de Prospérité à ses nombreux Lecteurs et Annonceurs.Nous en profitons pour les remercier chaleureusement du bienvelllant accuell et patronage qu'ils nous ont acccrdés, et nous espérons pouvoir leur contl- nuer a l\u2019avenir un service de plus en plus satisfaisant, : Joyeux Noël et Bonne \u2018et heureuss SUGGESTION POUR NOEL C\u2019est à vous les dames, les jeunes, les moins jeunes et les plus Agées, comme à vous aussi les jeunes filles, - À qui il serait bon il me semble de faire quelques suggestions pour bien fêter le Bu de Noël, afin qu\u2019il vous soit si dOuveau et si beau, que vous aimiez le répéter chaque année et afin aussi que le souvenir qui vous en reste, vous soit pour chaque jour unm reflet de lumière qui fasse des Ames meilleures et plus heureuses, Oui, comme vous le savez \u2014 penser à Noël, fait rêver de bien des joies.qui nous sont données de milles manières différentes et dont éhacune apporte la douce part qu\u2019on en recherche.On rêve de visites mombreuses, d'êtres tendrement chéris, de revoirs amicaux, des souhaits échangés de \u2018toute part et des cadeaux aussi auxquels tous pensent, car personne oublie de penser aux étrennes.et voici où je veux en venir pour toutes les suggestions que j'ai à vous faire.Vous.me direz peut-être que vous n\u2019avez pas besoin de mes suggestions, len étalages des magasins, les annon- .ces de toutes sortes, en sont bien assez pour que votre choix soit déjà fait; mais laissez-moi tout de même, vous suggérer d\u2019en faire comme vous n\u2019en avez peut-être jamais faites, du moins un grand nombre d\u2019entre.vous et se serait cependant les premières étrennes que vous deviez offrir! Disons-le tout de suite: pour celles qui ont de l\u2019argent, pour celles qui ont de la générosité.et comme toutes les femmes ont un bon cœur, c\u2019est.dire que toutes peuvent faire des économies pour faire des étrennes à Noël, Faire des étrennes avec les menues monnaies qu'elles ont épargnées sur des petits plaisirs qu\u2019elles auraient pu se procurer; comme faire des étrennes morales celles-là avec les menus fa crifices qu\u2019elles ont accumulées en veillant sur leur caractère pour être plus aimabies, plus charitables, et parvenir à faire autour d'elles le bien qu\u2019on en réclame et donner le bonheur qu\u2019on en attend, - .À qui devez-vous ces étrennes?A ceux des vôtres naturellement, votre famille, vos maris, vos enfants, quelques amies.et si ces étrennes vous les voulez intéressantes, sachez les choisir utiles, afin que chacune comprenne mieux le sens de la vie et sw che utiliser toutes choses et les appré- cler, pour apprendre & utiliser en eux jaux pauvres.\u2014 toutes leurs facuités.A part ceux des vôtres à qui vont légitimement les premiers sentiments de votre cœur, n\u2019oubliez pas de penser et laissant votre âme répondre au besoin très profond, qu\u2019elle ressent de faire la charité, vous ne Mmanquerez certainement pas alors, d's tre généreux.Vous me direz peut-être encore des pauvres 1l n\u2019y en a pas ou si peu et nous ne les connaissons pas, ce n\u2019est pas une raison qui dispense de la charité; si vous ne les connaissez pas, donnez votre.aumône: qu\u2019elle soit d'argent, de grocerte gquelconque, de vêtements \u2014 par exemple, quelques votre layette dont vous ne vous ser- | vez plus, ou des choses qui ont servi à vous-même et que vous avez mis au | - rancart, mais qui peuvent fort- bien milles \u2014 enfin tout ce que votre bon petit cœur de femme pourra trouver pour réchauffer des petits qui souffrent de froid et des mamans souvent malades, qui manquent de tout.Donc si vous ne savez trouver ces miséreux, il y en a qui les ont trouver pour vous, car il y a à Berthier, une \u201d Association de Ste-Genevidve, dont les membres actifs, connatssent les misères-et le dénuement de nos pauvres, Donc, pour faire vos étrennes à Noël à ceux qui sûrement en jouiraient le plus, les pauvres, puisque directement vous ne pouvez leur donner, faites-les, alors, par l\u2019intermédiaire de cette Association, Mais pour un bonheur qui vous serait plus personnel, à part celui de donner matériellement, je vous suggérerais d'essayer en faisant avec votre mari, \u2014 à qui ça nuirait pds non plus \u2014 en faisant donc dans la veillée de Noël, une journée dans les petites rues étroites et noires, toutes reculées et auxquelles on ne pense jamais, vous trouverez sûrement, marchant ainsi, quelques portes ou frapper pour déposer vos étrennes, dire quelques bons mots et recevoir tout de suite, une vremière récompense, par le sourire heureux des ¢ fants et de la mère, à qui vous sentirez avoir donné la joie Pourquoi n\u2019essayez-vous pas?Et si aucun de ces moyens, ne vous intéresse, puissiez-vous vous intéresser à celui de falre au moins autour de vous, des heureux par votre dévouement, votre bonté, votre gaieté et le sourire de votre âme aeraine dant la famille ou vous devez être l\u2019Âme et tout le rayonnement.Sovhaitans, pour notre Noël de savoir semer la joie et le bonheur et soyons sûre que c\u2019est encore la meilleure manière d\u2019en avoir soi-même.Fêtons bien Noël et qu\u2019elle nous soit joyeuse à tous, GUIGNOLEE.Décembre 1926, - - CHAMBRE DE -COMMERCE Mardi, le 16 novembre dernier, avait lieu en sa salle ordinaire de délibérations, la deuxième séance de la Chambre de Commerce pour son nouveau terme.\u2018 La lecture du Procès-verbal de la dernière assemblée est lut et accepter À l'unanimité.TI fut décidé d'écrire à Monsieur Bernier, président du Cercle des Voyageurs Catholiques, pour qu'il fasse une pression auprès des Autorités du C.P, R.pour mettre cômme par le passé le train de 8 heures le matin, train allant vers Montréal, durant la saison d'hiver, Revenant suf la question des Banques, résolution fut faite d\u2019envoyer une requête aux bureaux chefs des deux Banques: Banque Canadienne Natio- d\u2019autres g\u2019en chargeront pour vous et chauds lainages, quelques pièces dè | s\u2019utiliser encore dans les pauvres faun assortiment d'automobiles neufs et de passer un heureux Noël, + merce, pour demander la charge sur les chèques sur la moyenne du mois et que copie devant être remise aux gérants lacaux., A une remarque faite par plusieurs mémbres au sujet des noms inscrits dans le livre de téléphone, remarque contenant les noms mal écrits ou mauvaises adresses, ou écrits moitié anglais et moitié francais, la Chambre décida d\u2019écrire à la Cie du Téléphone Bell, pour faire corriger ces erreurs.On parla ensuie d\u2019un Banquet d\u2019hut- tres.Tout le monde fut consentant et la date en fut fixé au 27 courant.\"Un comité fut formé pour.s\u2019enguérir des prix et le lieu du banquet.Ce Comité fut composé de MM, R.\u2026-A.Gervais, Dr A.D.Milot et J-René Tessier, novembre courant.\u2018Secrétaire.: beau voyage sur les rives du St-Laurent ?Prenez l'autobus Montréal- Berthier\u2014Trois-Riviéres.VUES ANIMEES TOUS LES VENDREDIS Salle Hôtel-de-Ville de Berthier Read Motors Limited Distributeurs des Automobiles: Ca- dillae, McLaughlin-Buick, Oldsmobile, Star, Pontiac, Ford, Camions International, \u2014 Ayant toujours en magasin, usagés, variant de $100 à $800.Nous nous occupons toujours de ré Darations.Quelque soit la marque de votre automobile, nous avons la pièce de rechange dont vous avez besoin.Venez voir notre grand assortiment de pneus et d\u2019acoessoires à _des prix déflants toute compétition.no L-A.LAFOREST, _ ° Gérant.Rue de Frontenac, BERTHIERVILLE.Téléphones: Bureau 33\u2014Résidence 23 J.D.CHENARD \u201c MANUFACTURIER \u2019 BERTHIERVILLE, Pa M.-M.COTE, - PHOTOGRAPHE, W 22rue St-Laurent, Louiseville, Atelier des plus moderne.Kodaks et Films à vendre._ Nous développons, imprimons et agrandissons pour les amateurs.\u2014 Ou \u2018La chambre ajourne à mardi, le 80 i - Voulez-vous taire un| HOTEL HANOUNN ST-MICHEL DES SAINTS, Qué.CONFORT ET SERVICE, ENDROIT DE PECHE ET DE CHASSE.REN- +.DEZ-VOUS DES TOURISTES, .VINS ET BIERES « RENE MoGUIRE, Propriétaire.~~ Pour les yeux, le nez, - la gorge, les oreilles Adressez-vous au Dr A-D.MILOT, _* 'BERTHIERVILLE, P, Q.Le H.MICHAUD York et de Ste.ustine de Montréal sera A son bureau\u2019a votre damande.Ne négligez pas votre vuel FAITES EXAMINER VOS YBUX \u2014 CHEX \u2014 I R.A.GERVAIS ; Bijoutier et Horloger TOUJOURS UN OPTICIEN DIPLOMB - + A VOTRE DISPOSITION.Lunettes au complet, $1.50 et plus, MF-Celui qui m'apportera l'annonce .|de ce journal aura droit & un dollar de réduction, sur tout achat de lunettes de $5.00 ou plus.: \u2019 _.BERTHIERVILLE, P.Q.} : Dr 0.-E.MILOT ! Pharmacien, LOUISEVILLE, P.Q.8péciallté\u2014Traitement à I'électricité des.maladies suivantes: Hypertrophies des Amygdales, Polypes des fosses nasaies, Hémorroïdes, Goitre,- Verrues; Papillomes, Massage, Ete.Les maladies du système nerveux, digestif et'artieulaire sont guéries > \u201c\u201d Par la chaleur électrique.pap PETITES ANNONCES =\u2014 Le Courrier de Berthierville est lu par plus de\u201925,000 personnes chaque mois.Si vous avez quelques choses à vendre, à louer ou à échanger, essayez nos petites annonces-\u2014vous serez sur- Pris du résultat.° PRESCRIPTIONS, remèdes brevetés, articles de' toilette, etc, allez à La Pharmacie Nationale, V-R.Zhe- nard, propriétaire, Berthierville, Bon- me qualité et prix modérés, .+ TRAVAUX D'IMPRIMERIE.Il est dans votre intérêt de venir examiner nos échantillons et nos prix avant de {Placer votre commande ailleurs.Le\u2019 Courrier de Berthierville, en face du quai du gouvernement, Lé Courrier de Berthierville est édité par A.-D, Milot et Arthur L, Auger de Berthierville et est fmprimé aux ateliers de I'Echo de Saint-Justin, Saint-Justin, P.Q, le 15 de chaque mois.: \u2014Pour vos travaux d\u2019imprimerie, adressez-vous au Courrier de Berthier- ville; un homme de 35 années d'expérience est à 1a tête de ses ateliers, ce qui vous assure une exécution parfaite de vos travaux et ses prix sont très modérés.?: 7 LISEZ NOS ANNONCES ET EN.nale et Banque Canadienne de Com-) vrage des mieux finis dans 24 heures.- - 4 - : à .> 5 .; ; dors aue tapes.ler al Shae anpa co \u2014 LL .Ce ore ed Lidge es ES pa sa.ger ls ring ANT ed el ma call.dhru wae a ns REN MR Ga Be net aghast ee dv Ee op.Th ein ici pains 7 cil 44.yop A F 3 oun Les: SWB * fi oy a COURAGEZ NOS ANNONCEURS.\u201c + \\ ch SRA 6 ME Emi IT N £00\" el BS By cel BOOT SF 0 ul En asie Sie ape tea A on Suis we A A Ming 5 Hg A ne rane aX ma Agni Ge A dn MS Se be - : vec beaufbup d\u2019attention et de plai- - mon?Non?Je dpis sans doute à la > \u2014 Tenez, par exemple, je ne suis ~ \u201cvoici encore une autre idée qui m'\u2019est - \u2018couvrir, au lien de le Jnisser vagir de - chanté, sur son herceau auraient bien -.d'argent.° \u201c .LE COURRIER DE BERTHIERVILLE, 16 DECEMBRE 196.- , 3 \u201c Quand les bergers de Bethléem, venus à la crèche, eurent fini leurs dé votions, îls voulurent, pour charmer le Messie, lui jouer sur le Fi Quelques airs du pays.La Sainte Vier ge et saint Joseph les écoutdrent a- sir, et le Messie \"leur témoigna fon contentement en promenant sur eux 16 regard caressant de ses beaux yeux, candides et bleus comme des fleurs de lin\u201d - ! .L\u2019ane seul ne parut point goiter ce concer.II donnait des signes d'inquiétude et d\u2019impatience, remuant les oreilles et la queue et piétinant la litière.Quand les bergers furent partis, 11 se tourna vers le bœuf, qui ru- mirait tranquillement son souper de foin maigre et lil demanda tout bas: -=\u2014 Comment vous appelle-t-on ?\u2014 Balac, Ja \u2014 Balac?Cela.me rappelle le pays de :Moab, un \u2018vilain pays aux montagnes rousses, aux plaines brûlées, Les bêtes, paraîtil, y meurent de faim.Ah! vous, êtes de Moab; vous êtes paier, alors?( ve \u2014 Oui, dit ingénuemeft le bœuf | avec un grps soupir, Et voñs?\u2014 Moi?Je suis comme tofs les miens, de la tribu d'Issachar, L\u2019un de mes ancêtres a promené le rof Salo- mon.\u2018Vous ne connaissez pas Salo- noblesse de ma race d'avoir aujour- d\u2019Âui tant d'idées: Je vous les dirais bien, ma\u2019s vous .ne pourriez pas les comprendre, puisque .youg êtes païen.- \u2014 Dfîtes-les toujours.point content de la musique de ces.bergers.Le \u201cMessie, attendu depuis _ Quatre Mille ans par \u2018toute:la terre, .leur fait l'honneur de \u2018naître chez eux, - et voilà tout ce que ces rustres ont à.\u201c lui offrir: un, air de galoubet, Je n'aime point le galoubet, cette pauvre flûte à trois trous.Et vous, comment trouvez-vous cette musique?~ \u2014 Piaisante et douce.1 0.\u2014 Vous m\u2019étonnez; C'est étrange comme on ne se ressemble pas, Puis, - venue.Puisque les hommes de ce pays savaient que le Messie devait naître chez ceux, pourquoi n\u2019ont-ls pas préparé un palais .pour le .rece- \\-voir et un manteau de\u201croi pour le froid sous ces langes, Pour qui prendra-t-on ?2 \u2014 Pour un pauvre.\u2014 Vous dites cela d\u2019un air tranquille, comme si vous trouviez cette .misère du Messie toute naturelle.Les gens qui ont, comme moi, des idées, seront choqués de son dénuement et je crains qu\u2019ils ne fassent des difficultés pour le reconnaître.Les anges, dont il est roi, sont mieux habillés que lui, Ceux qui, tout à l\u2019heure, ont le .pu Iui donper, #'ils l'avaient voulu, une tunique d'azur et une ceinture : Et même croyez-vous qu'on ge se- Trait plaint dans le Paradis si quelques-uns d\u2019entre eux étaient restés dans cette étable, auprès du Messie, pour y joder quelques airs de cithare et de mandoline?Voilà de la musique distinguée! Mais des ritournelles de galoubet, comprend-on cela?Qui peut, sur la terre, se plaire à ces simplici- t és?; etits, dit le bœuf, dont les \u2014 Les gros yeux doux se mouillèrent de tendresse, Co - \u2014 Et même, ajouta I'dne, pour vous dire toute ma pensée, Je ne m\u2019explique pas encore pourquoi nous som- \u2018mes ici.A part Joseph et Marie, qui veillent sur l\u2019enfançon il n\u2019y à dans me garder le Rol du ciel et de 1a terre.J'aurais voulu, pour la circonstance, nous voir, vous et moi en possession de nos moyens, avec tous les agré ner.C\u2019est tout le contraire-qui arrive, ne remarquez-vous pas?Voilà plis de quinze jours que Joseph ne m'a pas éfrillé le poil.Ai-je l\u2019air minable avec m&croupe poudreuse, crasseuse et sans reflet?Bt vous, je suis sûr que vous ne vous regardez pas.Vous ne savez pas ce que yous avez l'air malheureux et lag avec vos flancs maigres, avec la terre des chemins défoncés qui reste à vos sâbots, et la boue des flaques d\u2019eau qui vous ont éclabo 884 les jambes, ! ter ces fâcheuses apparences par quelques agréments.Je pourrais, pour amuser cet enfant, essayer de danser sur mes pieds de derrière.et même chanter, car si je n\u2019ai pas la voix harmonieuse, je me flatte de l'avoir très puissante.: - Mais vous, quel moyen vous reste de vous faire pardonner votre aspect malheureux?Vous; êtes un pauvre bœuf de Moanb, un bœuf païen, par conséquent, sans idées,.un bœuf lourd et muet, ignorant la musique et la danse.Vous êtes là à baver sur vos fanons, votre gros mufle chaud allongé sur cet enfant, les yeux réveurs pense a rien, , lel le pauvre beeuf tressaillit d\u2019impatience, comme il avait coutume de le faire en été, quand les fhons le pi- kquaient dans le désert.T1 protestait.\u2014 Oui?vous avez des idées, dit I'a- ne, Coinbien?' .\u2014 Une, répondit le bœuf, toujours accroupi auprès de l'enfant et le mufle tourné vers lui.J'af l\u2019idée que ce petit a froid et je souffle dessus pour le réchauffer.LS - Et, ac¢roupi sur la paille, l\u2019ombre prodigieuise de ses cornes s\u2019allongeant sur la crèche, où il enveloppait de sa chaude haleine le sommeil du Messie.\u201cVoyez-vous, mon pauvre Issachar, dit-il à l'âne, vous avez trop d'idées c'est justement pour cela que vous êtes si bête, Il est certain que je ne suis qu\u2019un pauvre bœuf, et qu\u2019a \u2018l\u2019heure présente j'ai l\u2019apparence\u2019 minable.Ce que je regrette pourtant\u201d ce n\u2019est pas d\u2019avoir de la terre à mes sabots et le peil écleboussé, c\u2019est que 1 Créateur ne m'ait pas donné deux bras.pour bercer doucement ce petit et une langue pour lui demander: \u201cVoyons, avez-vous chaud,.êtes-vous bien comme cela?\u2019 Et il est bien vrai encore que je viens des montagnes de Moab, que je ne suis qu\u2019un pauvre païen.Mais é tant lourd et muet, comme vous le dites, je n\u2019en suis que plus attentif à la voix des choses et plus enclin à la songerie.Et à force d\u2019errer aux pentes des montagnes et dans les solitudes de Moab, j'ai ouï et compris ce que disaient les choses, - Depuis le cèdre jusqu\u2019à l\u2019hysope, depuis la fourmi des sables jusqu\u2019au lion du désert, elles parlaient de cet enfant.\u2018La brise qui murmurait au bord des eaux disait Aux joncs tremblants: Aimez-le, La fleur disait au vent: Je Mul dois ma grace et gnon parfum, aimons-le, La rosée qui -ré- pandait sa fraîcheur disaît à la plaine embrasée, aux herbes mourantes et aux arbres pâmés: Je lui dois ma douceur et ma, bienfaisance, bénissez-le.Et l\u2019eau pure des sources où je me penchais à midi pour boire me disait en passant: C'est lui qui m'a créée, fraîche et chantante, profonde et limpide, aimons-le! aimons-le! C\u2019est tout ce que- j'äl appris, Je viens le réciter ici.Et quand je ré chauffe cet enfant de mon haleine, je n\u2019ai point d'autre idée que de lui dire: Vous êtes grand, petit enfant; vous êtes riche, petit pauvre; vous 6- tes bon même pour le bœuf.Le pauvre bœuf vous aime, : dette établie.que vous et mol pour \\ / Dr FLAVIO.ments que la nature a pu nous don-| Moi, je pourrais à la rigueur rache- [ et endormis, comme un beeuf qui ne |\u2019 LA DERNIERE \u201c BEURE DE L'ANNEE A toutes les heures qu'affronte L'orguelilleux oubli du trépas, Et jauf, sur l'airain qui les compte, En fuyant, impriment leurs pas, Aucune, à l'oreille insensible, .Ne sonne d\u2019un glas plus terrible Que ce dernier coup de nfinuit) * Qui, comme une borne fatale, Marque d\u2019un suprême intervalle Le temps qui'commence et qui fuit.| Les autres s\u2019éloignent et glissent Comme des pieds sur les gazons, Sans que leurs bruits nous avertis PR sent Des.pas nambreux que nous, fai- .sons; Maig cette minute accomplie, Jusqu'au cœur léger qui l\u2019oublie Porte le murmure et l\u2019effroi; Elle frémit à Notre oreille, : Et loin de l\u2019homme qu\u2019elle éveille,- S\u2019envole, et'lui dit: \u201cCompte-moi!\u201d \u2018Compte-moi! car Dieu m\u2019a comptée \u2018Pour sa gloire et pour ton bonheur.Compte-moi \u2014 Je te-fus prêtée, a Et tu-me devras au Seigneur.Compte-moi, car l'heure \\sonnée .Emporte avec elle une année, En améne une autre demain.Gompte-moi! car le,temps \u2018me pres- - \u201c \u201cse! .Compte-moi! car je fuls sans cess Et ne reviens jamais en vain! : : LAMARTINE.\u201cNOEL \u2014_\u2014 4,\" - En certains villages normands, au- fourd\u2019hui encore, on peut voir, à la | messe de minuit,\u201d des bergers avec un agneau, Si j'en crois un de mes amis, on a compté, une de ces derniè.rès de Gaillon, plus de quinze ber- ers couverts :de la bouppelande et portant la houlette.Ils sé tenaient par honneur, dans le chœur de 1église, Que venaient-ils faire?Vous le \u2018devinez.Un grand souvenir a traver- 86 leg siècles.Lès pauvres le\u2019 furent par \u2018les plus grands seigneurs, les anges, qui se montrèrent à eux et ckantèrent le premièr Noël, * collines de Bethléem! Ils.sommeillaient à demi, appuyés sur leur bâ- mière de la lune passât et que vint celle.du soleil.Le \u2018vent, glissait le long des pented.Ils\u2019se défendaient contre lui en lui tournant le dos, en -a\u2018aécroupissant sur leurs talons, et leur manteau traînait à terre.L'ombre des oliviers -voyageait lentement parmt les cailloux.Une rumeur inusitée arrivait de la ville assoupie et blanche, Il y avait des lueurs de lampes à quelques fenêtres, à cause de ia foule qui emplissait les hôtels.Un des bergers, le plus vieux, songeait: \u2014 Si je pouvais avoir un abri! Et le plus jeune révait : Ce fut alors-que les anges parurent et dire : | .\u2014 Vehez ! .\u2018 Les \\bergers «descéendirent tous- des collines, Ils vinrent chacun de ton pâturage.Les plus âgés ne tiraient plus la jambe; les plus soigneux ne pensaient plus aux brebis, Ils avaient le cour tout plein de la musique divine qu\u2019ils venaient d\u2019entendre, et de la promesse faite aux hommes de bonne volonté.Et, tant qu\u2019ils furent en chemin, ils se crurent bien heureux.Mais quand ils virent l\u2019Enfant, ils fugèrent que la joie ancienne n\u2019était rien, et que le bonheur c\u2019était maintenant; ils sentirent que leur cœur s\u2019ouvrait tout grand; ils comprirent que la joie des âmes était née, que la lof |des craintes était finie, qu: tous les hommes étaient aimés, et que, pour res Années, dans le bourg da Venable,\u2019 Ah! je les vois, ces bergers, sur les, ton, n\u2019attendant rien, sinon que la lu- [ -\u2014 Si quelqu'un pouvait me sourire; |.- 7 \u201c \u2018aller à Dieu, les bergers avaient le pas sur les Trois, \u2018Depuis lors, tous les-pays de chrétienté ont composé des chansons de Noël; tous les fidèles ont chanté la nuit la plus belle que le monde ait vue, Ils ne savent quel nom lui donner, comment lui dire : , \u2014 Nous vous remercions._\u2014 Un poète du XVIe siècle, le comte d'Alsinois, l\u2019appelle \u201cla nuit la plus heureuse, nuit couronnée en beauté plus que rare, nuit divine, nuit bénite, -nuit désirée, qui à tous jours doit être préférée.\u201d , \u2018 Ne restez pas dans yos lits cette nuit-là, mes petits; demandez à vous lever; prenez le chemin de l\u2019église: votre placé est auprès de la crèche.Comme les bergers, vous ne pensez pas a grand\u2019chose; comme eux, vous n\u2019apporterez d\u2019autres présents que vos cœurs tendres.Si vous laissiez venir les années, vous seriez comme les rois, qui ne furent reçus que les seconds, qui eurént bien du tracas pour former leur cortege, et un voyage bie long à faire, et un voyage bien lon long à faire, et qui donnèrent de l\u2019or, de la myrrhe et de l\u2019encens.a Mes petits, j'ai souvent songé: que devinrent les Drésents des rois?-I1 me semble que For fut distribué, par l'Enfant Jésus, aux bergers qui ne se lassaient pas de-revenir.La myrrhe, qui embaume, Jésus la remit à sa mère, en lui disant: Co : \u2014 Gardez-la pour m\u2019ensevelir, f° L\u2019encens fut jeté au feu de l'étoile, - de l\u2019étoile qui avait amené les mages, .- { et dans les nuits de Noél, quelquefols, j'ai cru respirer son parfum et voir sa vapeur blanche.- Rens BAZIN.204 , De l\u2019Académie frahçaise, .\u2014 - rte Généalogie dela \u2014 1 famille Pelletie ziarmie GENERATION \u2014 \u2018Jehan, (Jean) LePelletier né en France comme nous l'avons dit plus haut, vint en Canada vers 1640; ÿ \\contracta mariage à Québec le.9 novembre 1649, avec Mdrie-Anne Lan- glois, née à Québec le 2 septembre 1637; elle\u2019 avait exactement 12 ang et\u2018 deux mois lors de son mariage; elle était fille de Noël Langlois, pilote, et de Françoise Garnier, Ils firent \u2018baptiser leur premier enfant le 3 mai 1664.comme habitant et résidant à l'Isle d'Orléans, avec Abne Langlois, sa.femme, et &lnq enfants.Il alla s\u2019établir à Rivière Ouelle peu après 1680, car le recensement fait en 1681, par le Père Morel, missionnaire à Bellechasse, le mentionne comme suit: Jean Peletier 56 ans, habitant à Grande Anse (Ri- vière-Ouelle) Anne Langlois sa femme, 45 ans, Ses enfänts, René 25 ans, Jean 18 ans, Marie 15 ans, Charles 10 ans, Marie 7 ans, un fusil, 45 .arpents de terre en valeur.Jean dé- céfa et fut inhumé-à Rivière Ouelle, 1e\u201d25 février 1698: (b) C\u2019est à Québec qu\u2019Antoine LePel- letier, frère de.'\u2018Guillaume, né aussi |à Bresalettes, épousa Françoise Morin, le 17 août 1647, Il se noya au pi du Sault Montmorency le 2 octobre de la même année et inhumé le Jendemain par le Rév, Père Vincent., \u201c 8lème GENERATION Jean LePelletier et Marie-Anne \u2019 Langlois Noël né à Québec le 3 mai 1664; sépulture à Rivière Ouelle, le \u2018ler septembre 1712.\u2018Il épousa en 1676 à la Rivière Ouelle, Madelsine Mt- gnot née & Québec le 22 juillet 1654.Cette dernière mourut à Rivière Ouel- le; elle était fille de Jean Mignot dit Chatillon et de Louise Cloutier.~ (à suivre) æ\u201c x - fone -\u2014\u2014\u2014 se Le recensemént de 1667 le donne - \u201d eme RY | tee à rr es e, - - \u2018 - ° 4 ° LES CLOCHES DE NOEL C\u2019est l'heure sainte 1l est minuit La vieille cloche bénévole Jette à tous vents sa note folle Qui tombe lentement et fuit.* Et dans l\u2019air pur ou rien ne bruit La vo.x\"d'argent -s'élève et vole Jusqu'à l\u2019azur de la coupole.Ou l'étoile frileuse luit.Ouvrant son cœur à l'espérance L'humanité a fait silence .-Et dans ce calme universel, La voix renaît et se prolonge Elie redit comme en un songe Jésus est né, Noël! Noël! AN ECDOTE Pourquoi les Ecossais ne vont pas en .Paradis __l1 y a longtemps, longtemps, si longtemps, que l'histoire ne nous a jamais dit au juste quand un roi d'Ecos- se fit une guerre.terrible à tous les autres rois du monde.Lu valeur écossaise prévalut et fe roi orgueilleux et tout joyeux de ses succès, fit mander son premier ministre Lord Alexander, et lui dit: .Eh bien Sandy, qu'en penses-tu?Reste-t-il un roi que nous puissions conquérir ?: Qu\u2019il plaise à Votre Majesté, je connais un roi que vous ne vaincrez ja- - Mais, - Ah! et quel est celui-là, \u2018Sandy?Lord Alexandre élevant pieusement.son regard en haut, répondit: \u201cLe Roi du Ciel\u201d.Le roi d\u2019Ecosse ne compris .pas, |- mais, ne voulant pas avouer son igno- * Trance, il dit aussitôt: \u201c Dépêchez-vous, Sandy, allez trouver ce roi, et-dites-iui qu\u2019il m'abandonne son royaume, car s\u2019il ne le fait de bon gré, je le lui arracherai de force, et faites attention Sandy, ne revenez verg moi qu'après avoir exécuté mon ordre.Lord Alexandre se retira bien « embarrassé, mais il renconfra un pré tre & qui il_se confla, et rassuré par lui, il se\" présenta de nouveau devant le» roi.Eh bien Sandy, avez-vous vu le roi du ciel et que dit-il?Qu'il plaise à Votre Majesté, j'ai vu un de ses ministres.Bien.Et que dit-il?11 dit que Votre .Majesté n'a\u201d qu'à demander son: royaume ot qui iui donnera.A-til été si poli que cela?s\u2019écria le monarque dans un élan de magnanimité, Retournez vers lui au plus vite, Sandy, et dites-lui qu\u2019en échange de sa courtoisie je lui promets que jamais un écossais ne mettra les pieds dans son royaume.Collège ét-Joseph, BERTHIERVILLE Les \u201cpremiers\u201d pour le mais de novembre 1926, sont: .9e année: \u2018(Finissants) M.Valois E- \u201c Milien, 81%; Se année: M.Martel Albert, 86.2%; T6 année: M.Paquette Lucien, 84%; 6e année.AÀ: M.Hamel Roland, 89.6% ; 6e année B: M, Rhéau- me Charles, 76%; fe année A: M.Douaire Léonard, 82.6%; be année B: M.Forget Roch, 714%; 4e année A: M.Martel Edouard, 87%; 4e année B: M, Roberge Edouard, 87%; 3e année A: M, Hébert Paul-Emile, 81.6%; 3e année B: M, Barrieau Woodrow 90%: 2e année: M.Péloquin Nazaire, 84%; TELEGRAMME TL Marchand de bestiaux Demain, tous les cochons en gare.Moi aussi, Mais ne puis arriver que par train suivant.Train de voyageurs ne prenant aucun animal.Si vous a- vet besoin d'un bœuf, pensez à moi.Adrien.; - - |\u2014 F.Paré lère année: M.Renuart Paul, 15%.f a.*- LE COURRIER DE £ BERTHIERVILLE, 16 DECEMBRE 1926.C\u2019est arâce aux recherches et au dévouement du Révérend Frère Joseph Larose, C.S.V., que nous pouvons vous donner les noms des Clercs de St-Viateur, à Berthier-en-haut, de 1848, lors de la\u201d fondation de : l\u2019Académie, jusqu\u2019à nos jours.~.1848-1851: F.Fayard Augustin, dj- |reeteur \u2014 F.Vadeboncœur Iouis \u2014 F.Langlais Ls-Georges \u2014 F.- Chrétien\u2019 Louis \u2014 F.Boucher Joseph \u2014 F.Rivest Stanislas \u2014 F, Bélanger Miche! \u2014 F.Thibaudier J.-Marie.Absents pendant 11 ans.1862-1863 : F., \u2018Bélanger Michel, di- solais Qvide \u2014 PF, Sylvestre Octave\u2014 ]F.Marsile Moïse.F.Pauzé Ludzer, diree- | 1863-1867 : tevr \u2014 F.Marsolais Ovide \u2014 F.Champoux Joseph \u2014 F.Svlyvestre Octave \u2014 F.Maîinville J.-Bte \u2014 PF.Garant Fugène \u2014 F.Lemieux B.-Her- ménéeilde \u2014 F.Pichette Georges \u2014 PF.Champoux Fidèle \u2014 F.Bernard Charles.1867-1871 : F Lauzon Flavien; dt.recteur \u2014 F.rsolais Ovide \u2014 F Bernard Charles \u2014 F, Chammnoux EA.mond \u2014 F.Pichette Georges \u2014 F.Schambier Michel \u2014 F.Corcoran P» trick \u2014 F.Tanguay Cynrien \u2014 F Maynard Octave \u2014 F.Cardinal] F donard \u2014 F.Desmarnhets Benjamir \u2014 F, Whittaker James \u2014F.Charbon- neau F.-X.: 1871-1874 : F.Pelletier Adolphe, df recteur \u2014 F.Marsodla!s :Ovite \u2014 F Desmarchets Berismin \u2014 F.Cout» David \u2014 F.Corcoran Patrick.\u2014 F Roy Edouard \u2014 F.Martin Josenh \u2014 F Corcoran Anfrow \u2014 F.Crrétirr Nanoléon \u2014'F.Huneau Napoléon \u2014 F, Pelletier Joseph.1874-1893 : F.Marsolais Ovide, d!- recteur \u2014 F.Laporte J-Bte \u2014 F Schambier Michel \u2014 F.Roy Auxus tin \u2014 F.Corcoran Anir~w \u2014 F.Tes jardins Alfred \u2014 F.Corbell Adélar\u2019 \u2014 F.Lussier Etienne \u2014 F.Desir ins Philipne \u2014 F.Carrières Hormis das \u2014 F.Collum William \u2014 F.Géné vaux André \u2014 F.Corroran Patrick \u2014 F.Nolin Edonard \u2014 F, Bernier Genr ges \u2014 F, Walsh Wiliam \u2014 F.Quir- lan John \u2014.K, Depncas Wilk male pr eet in lr rns 6e ody 4 Nom re ming > apr are Br i NY) ei ge _.er rn.gy be lil 5 ur Fh MA ~ fo Se em mmm mmm mem mm am am mm EE mm aE AR RE RE RARE MRA IS AA RR ADA xXx XR \u2014\u2014 ee =zr NGL + LETTRE D'UN PRECEPTEUR + , AU PERE DE SON ÉLEVE Monsieur, - | Vous me demandez mon avis su les progrès de votre fils dans l'écriture.Pour répondre à vos désirs, j'ai - l'honneur de vous adresser la dernière page qu\u2019il vient d'écrire; elle contient toutes les lettres de l'alphabet et en marge mes observations.A On les vante trop vos A; ce sont A trop cités.Quelque fois vous vous servez \u2018d\u2019un papier qui boit l\u2019encre.Ce sont alors des À bus.B La partie inférieure de vos B est trop large, on l\u2019aperçoit d\u2019une lieue; ce sont de vrais B vus, .\u20ac Vous les faites tantôt à peine visibles et trop légers: ce sont des C lestes\u2014tantôt quand vous en écrivez plusieurs vous les mettez l\u2019un sur l\u2019autre: ce sont des.C tassés\u2014tantôt, enfin vous les faites si petits, si petits qu'on les voit à peine: Ce sont des C à riens, - \u2018 .D Vous faites torp grimper la barre de vos D; ce sont des D faux.\u201d Vos E sont bons, un peu minces cependant; ce sont des E filés.F Je n\u2019ai pu encore voir un F comme il faut.Vous laissez traîner votre manche par dessus et vous ne montrez que des F acés\u2014sans cela vous -réuss.riez sans les F assez.G OH! mon bon ami, vous faites vos G trop grands; on dirait de vrais G au maétre.ot I Vos I sont trop longs; ce sont} des.Colon 1.J Mauvais vos J_ tantôt affreux à - voir; ce sont Œ#-J laids\u2014tantôt contournés; ce sont des J gots.Vous les montez trop haut vos L; on dirait des L en ec.Trop maigre vos M, Ce sont des M étiques.\u2014 , Bien en place vos O.vous mon- X trez ue vrais Ô rangés.\u201c Encore une bonne lettre; vous tirez très bien les 2 et vous pourrez plus tard vous Battre et vous défendre.to .R Ici par exemple, je ne sais comment vous n\u2019avez pas honte de vos R bêtes! > 8 Trop mesquines vos S, ce sont des petites 8.Quelquefois elles ressemblent à un 8, ce qui fait de .vrales s crocs., T Assez mal aujourd'hui vos T.Vous nous fîtes pourtant de bens - Tohier.v Yous écrivez ces pauvres U avec une rapidité qui les rend difformes, vous êtes un vrai bourre U.V A, certe dérnièro lsttre est la plus mal faites; vous m'avez fait un V sot.: ARTICLE SANS VERBES © \u2014 Pas d\u2019A dans un article de trois colonnes, voilà un véritable tour de force.Gloire à son auteur! et gloire aussi au \u201cPetit Journal\u201d touYours po quête de choses nouvelles, pour \u2019le - plus grand profit ou le plus grand amusement de ses lecteurs, Mais, entre nous, pourquoi autant d'étonnement pour une voyelle de moins dans la langue française ?Pourquoi même des E, deg I, des U?A quand, ia langue de l'avenir avec simplement une succession de consonnes?' #t encore, pourquoi des consonnes?Ni voyelles, ni consonnes, plus de lettres du tout: Suppression radicale de ces signes graphologiques, Voil& le programme probable de la future école littéraire du siècle de la névrose.Quel triomphe pour ia simplifica- \u201ction dans l'échange des idées d\u2019un peuple à un autre! Assez de l'écriture de nos aïeux, de la phrase de nos aïeux deg lettres de nos afeux; assez de poncif et de rococo! Voilà pour un journal l'idéal qu genre: un article très lonæ, sans lettres du tout: une somposition en blanc, Mais tr\u2018ve plaisanteries! Attention à une dé M cd te pare > * ; ee.AICTE (rArmade Ubi «cad times oir ad Pp, - ._ LE COURRIER DE BERTHIERVILLE, 15: DECEMBRE \u20181926.monstration très grave: celle de l\u2019inutilité des verbes et même des auxiliaires; oui, de ces auxiliaires indispensables jadis aux écrivains fran-) çais, Les verbes! Ok! l\u2019intolérable chose que cette antiqué et ridicule convention pour l\u2019alourdissement de la phrase si vive, si légère, si claire sans cela! Invention baroque, avec le supplice.des accords ou des non-accords de participes; piège plein de perfidie pour les examens de grammaire, Avant la réforme -de l\u2019ortographe, pourquoi pas, comme avant-goût, la suppression des verbes?Et d\u2019ailleurs, quelle.merveilleuse leçon pour nous que l\u2019absence de ceux-ci dans un gränd nombre d'axiome de la sagesse des nations! Exemple: \u201cVérité en deçà des Py- Tennées, erreur au delà.\u201d\u2014 Amas.d'é- pithétes, mauvaïses louanges.\u201d \u2014 \u201cAux petites causes, les grands effets,\u201d Ete, : Ç Quelle facilité de travail, \u2018pour les mémoires les plus rebelles, dans cette conclusion de\u201dla forme, Aucun \u2018mot de trop; rien de lourd, d'encombrant; un extrait concentré de phrase, en quatre ou cing mots; le Liebig de la pensée! O Labruyère grand - maître de la prose, quel exemple que le tien malgré certaines défaillances! Oui, le verbe, voilà l\u2019ennemi! En guerre contre lui.Mort aux indicatifs, aux subjonctifs, aux impératifs, aux infinitifs, à toutes ces choses en ,\u2018\u2018if\u2019, et surtout, au terrible plus-que-parfait- du subjonctif, triomphe des beaux parleurs du Midi, depuis Avignon jusqu\u2019à Carcassonne; .Au lieu de pâles poésies de circonstances à l\u2019Académie, à la Comédie- Française, à l'inauguration du pont Alexandre III, pourquoi pas un simple complimefit sans aucun verbe, au tsar et à la tsarine?Rien de plus neuf, certes, pour ces fêtes, remarquables précisément par la recherche de la nouveauté, en la décoration des rues, en d\u2019enguirlandement des façades, en la fforaison factice d'arbres sans feuilles, au rond-point\u2019 des Champs-Ely- sées, Un compliment sans verbes, av 7 tsar, à l'envahissement de cette étrange littérature du Nord, trop fière de ces ° mœurs ibséniennes chez nous et de son influence nébuleuse sur les mœurs de notre théâtre! Quel défi au monde intellectuel des autres pays! Et .dbvant cette constatation: la suppression du verbe dans la littérature de France, quel étonnement en\u2019 l\u2019univers tout entier! Mais courage et confiance dans le progrès! Espérance surtout en un changement des lois grammaticales, © Et quel meilleur \u201cclou\u201d pour l'inau- £uration de l'exposition universelle de 1900, que l'absence totale du verbe\u2014 même le verbe le plus utile en apparence, \u2014 dans les souhaits de bienvenue du président de la République d\u2019alors \u2014 sans doute le même d\u2019au- Jourd\u2019hui \u2014 à ses impériaux visiteurs, tels que Nicolas II, le shah de Perse et Ménélik, les trois bons amis de la France.- Ernest LAÇHAPELLE.- La Comp ment identiques en a quelques années.bouilloire de 200 à de locomotive qui constitue le dernier mot en puissance de traction et la vitesse en sont sensiblement accrues.\u201d Ce omar: Puissants Instruments de Traction Ferroviaire ie du Pacifique.Canadien est en de moment à mettre en service sur son réseau, 24 unités d\u2019un type A Ces locomotives, dites \u2018\u2018Pacifie\u2019\u2019, sont pratique- arence à cellés de la série des \u20182300\u2019 déjà en usage sur es iignes du Pacifique é ais elles comportent un nouveau dispositif de chauffage qui permet d\u2019augmenter la pression de la livres par pouce carré, ce qui constitue une grande amélioration sur les premières en ce que la quable résultat est obtenu sans augmen- \u201c tion ferroviaire.anadien depuis | tation du poids de la machine, par la simple substitution d\u2019une bouilloire plus forte en acier awnickel.rE Le Pacifique Canadien & aussi commencé à prendre livraison de 20 locomotives du type \u201cMikado\u201d, série 5300, - sur lesquelles se retrouvent les mêmes améliorations, avec, en plus un, dispositif pour le-chauffage mécani qui / ta EE PR N est construit, domine tout le panorama de Québec.l\u2019énorme structure & vraiment superbe allure et s\u2019harmonise Il n\u2019y a probablement pas un hôtel au monde qui soit mieux situé.est la pwopriété, projette d'y faire, d:.ns un avenir prochain, de considérables agrandissements.sat (Es Pacifique wht.Conran oe A um on + Elu ine A - Le Chateau Frontenac : \u201c Comme ta Citadelle, qui couronne les hauteurs du Cap Diamant, le Château Frontenac, du point élevé où il Avet sa grande tour centrale, avec ses tourelles et ses clochatons, ien avec la vieille cité dont elle fait justement l\u2019ergueil, Canadien, dont le Château Frontenaq $ wer ln \u2018 quelle merveilleusement réponse * La - - LE COURRIER DE BERTHIERVILLE, 15 DECEMBRE 1926.CONTE DE N OEL H.y avait une fois, dans le fond d'un village fort éloigné dans là montagne, - plus loin, oh! bien plus loin même, que 1 nos belles montagnes qui se faufilent si majestueuses dans notre beau ciel canadien.il y avait donc dans ce coin de village perdu, une pauvre mansarde, qu'habitait un vieillard que chacun connaissait semblaitil depuis toujours.et que tout le monde appelait: le père François, le vieux berger, Avec sa cabane appuyée au flanc du rocher, qui le préservait des gros temps, et qu'il chérissait pour y être toujours demeuré, il y avait à gauche en descendant, un renforcement de ter.rainqui servait de bergerie à son troupeau aux jours froids d'hiver; puis ctiie prairie vallonneuse d'un peu partout, avec tantôt un bosquet, tantôt un lac, était tout le domaine à la garde duquel avec ses brebis, le père -Franrois avait été constitué gardien.C\u2019était un solr de Noél.le ciel était clair, tout parsemé d'étoiles qui chantaient déjà des alleluia.la lune éclairait avec une traînée de rayons, - la grande forêt noire, et toute l'immen.| sité blanche des champs.\u2026 les clo-! chers pointus qui semblaient être les premiers ciergeg allumés sur la terre et dont les reflets d'argent qui en adou.| cissaient les contours, pouvaient faire croire qu\u2019ils étaient suspendus au fir \u2018mament, Tous les toits paraissaient plus é i pais, plus hospitaliers et meilleurs: chaque cheminée fumait droite et haute vers la nue; toutes les fenétres avaient des yeux et chacun partout était toute oreille pour entendre le ¢a- * rillon de Noël, I 4 Une seule maison semblait n'avoir \u201c pas d'âme et c\u2019était la cabane du père | pourtant il était là qui Francois.- veillait, mais avec la seule lumière de son vieux cœur plein de souvenirs.fl avait longtemps, à travers la croisée, regardé la tranquille beauté de cette belle nuit de \"Noël et sa pensée avait errée aussi sur les jours en ar-|- Tière.les Noëls anciens, tous les Noëls que pouvaient compter nom- \u2018 breux, sa belle tête blanche \u2014 Et le pauvre vieux, pour miéux penser en- .core, était venu s'asseoir près de l'âtre presqu\u2019éteint et-ia téte appuyée dans ses mains, les coudes sur les genoux, vivait lentement son assée.Il füt longtemps ainsi et soudain se levant, il aila à son buffet boiteux chercher un vieux luth qu'il portât à ses lèvres pour en tirer les vieux airs a de Noël, toujours si attendrissants et si doux; mais, pour le père François, combien plus \u2018ils l\u2019étaient encore; car il.songeait \u2018que lui-même sur les genoux de sa mère, 1l les avait appris entre ses caresses et ses baisers, puis ; aussi et surtout ce qu\u2019il se rappelait, c\u2019était d\u2019avoir été papâ et d'avoir eu un petit ange à qui fl chantait pour l'endormir tous ces vieux refrains.qui faisaient son sourire si tendre et ses gestes si calins.Et le vieux père - - François au son de cette voix argen- , tine qu'il entendait encore dans son cœur\u2014sourit avec des pleurs dans sa .longue barbe blanche.- Il joua longtemps sur son luth et puis pleura plus encore, se rappelant que bientôt après son cinquième.Noël, le petit était mort et sa jeune maman non loin de là, non plus.C\u2019est alors que le vieux père François, s'était trouvé seul au monde.et avait conti- .nué dans sa grande solitude, sa.vie monotone et triste, M avait toujours été bon citoyen, bon serviteur et de Dieu et des bom- mcs aussi bien que fidèle gardien du .Souvenir de ceux qu\u2019il avait aimés: pourquoi par cette veillée de sa + + le pére François, sur ses 90 ans, .s'attendrit encore des Noëls passés, et = pour les rapprocher davantage de lui, - > iP joue dé son luth comme autrefois, La messe de minuit va bientôt sonner, chacun se prépare et se dirige vers l'église, gaiement dans leurs traîneaux qui crient sous la neige [brillante et les grelots qui portent leurs notes joyeuses sur toute la route .Mais 1\u20ac pre Francois n'entend pHis rien que son luth qu\u2019il joue toujours et sur lequel il s'épuise.La porte de la cabane qui avait été mal fermée, s'ouvre lentement sous la poussée du vent, qui dans les monta- Bnes se promènent toujours.mais le vieillard n\u2019en a cure, il ne s\u2019apper- çoit même pas, tout au rêve qu\u2019il vit.Cependant les vieilles.brebis qui viennent d'entendre des sons lèvent la tête et se regarde.elles connaissent ce souffle lent, mais qui semble ce soir presque mourir.aussi sor- | tent-elles pressées les unes sur les autres et accourent jusqu\u2019au seuil de la cabane où elles s'arrêtent.n\u2019entendant presque plus rien, elles pénètrent plus avant jusque sous la main du pauvre vieux qui pencha bien bas sa tête blanche, souffla encore une fois dans son luth et expira avec l\u2019à- tre qui s\u2019éteignit.Les cloches de partout.\u2018sonnèrent joyeuses Noël, le beau Noël du père Francois qui s\u2019en était allé au ciel, chanter les alleluia de la Gloire et du Bonheur Eternel, pendant qu\u2019en sa ca- sane, les brebis silencieuses attendaient le vieux pâtre qui dormait son dernier Noël ici-bas, NoTUS.Décembre 1926.- LES FERMIERES \u2026 Depuis quelques années, observe d\u2019une manière toute pa iculière, les efforts que fait le Gouvernement de d'Honorable Taschiereau peu re la femme à s\u2019intéresser d\u2019 aux choses de l\u2019agriculture.Un peu partout l\u2019on a vu poindre sous l'habile direction de nos agrone- mes des cercles ayant pour membres des fermières, Si nous étudions la question de près, nous trouvons que la pensée est profonde, que les résultats seront féconds, que la génération future héritera d'une mentalité plus conforme aux besoins du soi, \u2014 Il ne s\u2019agit pas tant pour la femme\u201d de collaborer de ses mains aux tra vaux de l\u2019homme, que de lui prêter cette aide morale qu\u201911 réclame, et qu\u2019il ne peut attendre que d'elle.La femme moins technicienne que l'homme, ne sont pas de mêômo les problèmes qui se posent.Elle enveloppe toutes choses d'un peu d'idéal, d\u2019art et de sentiment, Son rôle est essentiel, mystérieux, souverain.Elle est partout l'âme de son milieu; mais à la campagne plus qu'ailleurs encore, elle est sa vie, car c\u2019est elle qui crée l\u2019atmosphère au travers de laquelle les heures les plus banales prennent des figures séduisantes.Maintes l\u2019homme s'est trouvé détaché du sol par l'insouciance dè sa compagne, matérielle, C\u2019est en créant autour de son labeur une atmosphère gaie de conflance et de sécurité qu'épouses et mères le retiendront ou le ramèneront à Ja terre.La technique de la science agricole ne sera jamais qu\u2019exceptionnellement rôle nécessaire et unique est de créer aux soucis de l\u2019homme le dérivatif de ses qualités féminines.C'est dans cette ambiance enthousiaste et patiente, forte\u2018 et chaude, qu\u2019il oubliera les inquiétudes, les déceptions, les fatigues, Près de vous, il se prendra à découvrir à son tour, la beauté qui lui échappe de son existence libre et féconde -quand il vous aura vues heureuses, au*soir des moissons, devant la gerbière dorée, Il oubliera le long hiver, et lorsqu'il aura pour vous pinire, défoncé la terre brune d\u2019un _ bons tag i Ce ae pda = bw pro Sogn SHR MOA etn rn Veg rs ret NG, cre ob ter 7 Satin Rel ie fois plus encore que par son abstention h dans le programme de la femme.Son || tra plus large et moins ingrat, À vous entendre vous souvenir des bonnes | joies passées, & vous sentir compré- heñsives de son labeur austère, vous trouver.sereinem et courageuses aux jours de peines, à voir près de vous grandir les enfants:.les soutiens de] demain, à rentrer dans sa demeure toujours accueillante où la paix häbi- te, comment le fermier ne se senti- raît-it point, tui aussi, toutes les forces et toutes les patiences, comment ses \u2018petits réveraient-ils \u201cd\u2019ailleurs\u201d, et comment pourraient-ils.fuir leur village, leur \u2018maison, la Terre.\u201cTe- \u201d devrait être.le mot d\u2019ordre fé cohd, Le bonheur n\u2019habite pas les régions lointaines.Il est près de vous.\u201cTenir c\u2019est prendre vaillamment position, savoir que la vie est une lutte, sur quelque terrain qu\u2019elle s'offre.\u201cTenir, c\u2019est être fidèle: c'est croi re et vivre sa fol.\u201cL\u2019effort a toujours son écho quelque part.\u201d ' Moi qui vous écrit \u201cBELLES FER- MIBRES\u201d j'ai connu, j'ai goûté, j'ai grandt dans cette atmosphère austère, mais saine, les douceurs de la famille, les douceurs de la vie rurale.Ne rêvez pas de châteaux dorés pour vos \u2018petits, votre devoir est de leur inculquer .l\u2019amour du sol natal, La \u2018campagne demeurerd toujours la réserve du pays, et la nation vous sera reconnaissante d\u2019avoir semé la foi et Ja confiance, .\u201d s ~ N\u2019enviez pas le sort des \u2018citadins \u2018où l'on sémble voir Paisance et I'har- moniè.Adorez plutôt votre Chez-vous fustique, Il n\u2019y a pas de plus beau Ciel, de soleil plus brillant que celui \u201c|de votre campâgne., Tout semble s\u2019harmoniser dans la nature pour offrir à vos.yeux un cadre enchanteur.Oh?je me rappelle encore de ces beaux soirs ou les teintes de l\u2019atmosphère vont du bleu au gris, avec des dégradations de velours, où la féerie des couleurs mourantes jetait encore un éclat avant.de retomber en ombres, les nudges venus on ne sait d\u2019où, en quelques secondes se réunissaient au couchant.Il y avait là-bas, des jaunes, des rouges, des Cuivres, - \u2018des violets.Le soleil par moment, crevait cet amoncellement pour lancer un rayon oblique dont la longue tratnée attei- gnaît la cime de quelques arbres géants, Puis l\u2019ombre se refaisait, le so leil descendait rapidement, Bientôt, on ne distinguait plus le détail des Laurentides lointaines, la nuit était venue; c\u2019était aussi prenant que les majestueux soirs ou le Ciel convie toutes les lumières pour les disperser ensuite, Une brume 1légère se glisse au creux des routes profondes.Les toits, les arbres, les champs, un à ur-se drapent de mystère et 1a, terre oublie le Jour- douloureux qui s \u2018endort.2h - W.6.massif de fleurs, sôn champ Jui parat Généalogie del : > _ famille Pelletier \u2019 (suite de pag la- page trots) | Anne, née à Québec le 2 octobre 1656, épot.s\u201d.le 19 janvier 1670 Guillaume Lisotte, née à St-Pierre de la Gravelle, évêché de Lizieux; il était fils de \u201cRobert et de Catherine Jeanne.La date de leurs décès est inconnue.René, né à Québec en 1659, il épousa à- l'Isle d'Orléans le 5 novembre 1691 Martfe-Madeleine Leclerc, née le 14 juillet 1672: Elle était fille \u2018de Jean Leclerc et de Marie Blanquet; elle décéda à l'Isle d'Orléans le 28 octobre 1702, 0 Deuxième mariage à l'Isle d'Orléans, 23 juillet 1703, avec Marie-Jeanne Godbut, née à Québec le 12 août -1665.Elie était veuve de Jean Bail- largeon.René Pelletier décéda à l\u2019Isle_d\u2019Or- Héans le 13 janvier 1718.Antoine né à Québec le 21 décembre et aépulty- re le 26 décembre 1661, Jean, né à Québec le 22 avril 1663 et sépulture à Rivière Ouelle le 30 novembre 1736, Il épousa à Rivière Ouel- le, Marie-Anne -Huot -dit St-Laurent, née le 9 janvier 1666; elle décéda à ce même endroit le 27 octobre 1734.\u2018Elle était fille de Nicholas Huot dit St-Laurent et de Aymée Beauvilain de St-Germain d'Auxerre, de Paris.Cette dernière était fille d\u2019Btienne Beauvilain et de Anne Lacache de Paris, Marie-Delphine née\u201d à Québec le\u2019 1 février 1668.sépulture à Qué 27 février- 1a même année.Marie née à Ste-Famille le 5 mai 1667, BE épousa le 5 mai 1686 au Cap St-Ighace, Jacques Gerber né à Château Richer le ler novembre 1665; il décéda à Rivière Ouelle le 25 juillet 1699, Il était fils de Mathurin Gerber dit Lafontaine, de St-Pierre de Nantes et d\u2019Isiabelle Targé de St-Ni- cholas de La Rochelle, Elle convola en secondes noces au Cap St-Ignace avec Mathieu Guillet le 26 novembre 1700.Il était le fils de Mathieu Guillet et de Louise Meter de l'Isle de Rhé, diocèse de La Role 6 novembre 1725, Charles, né à Québeé le 27 rent bre 1671; il épousa Mañle-Thérèse Ouellet (Hoelet) le 7 janvier 1697.Elle était la fille de René Ouellet et de Thérèse Mignot, veuve de Nicholas Rivière Ouelle le 26 juillet 1707.1] convolg à Rivières\u201d Qualls, le 13 janvier 1711 avec Barbe St-Pierre, sa voisine.née le 17 janvier, 1685; ella était fille de Pierre et de Marie Gerber; elle décéda à St-Roch le 31 août -|1752.Lufi-même mourut à St-Roch le 30 décembre 1748, - ANIMAUX et VOLAILLES | \" Quitivateurs, -expédiez vos VOLAILLES et vos ANIMAUX à la d'argent.\u201c La Cobpérative Fédérée prend tes mesures nécessaires pour obtenir les plus hauts prix du marché à ses consignateurs d\u2019'ANIMAUX | et de VOLAILLES.Expédiez-nous vos animaux garantissons la plus entière satisfaction.Coopérative Fédérée de Québec, - 414, Rue ST-PAUL EST, MONTREAL.Coopérative Fédérée; c'est le meilleur moyen d\u2019err retirer.beaucoup par wagons complets; nous vous pi Lebel de Kamouraska, Elle décéda à \u2019 4 chelle.Elle mourut au cap St-Ignace, \\ cm + 4, ad : 4 Due wo - ~ ; EE TASS PAST, 1 gts Seine mi or BN ler LITTER - tement au Bazar Internationale de su- \u201c \u201cde quilles! » ith = \u201c au petit Chamot, pour le jour de l'An; Lo \u2018> menta; Mme Chamot placa un mot ai- À géniture\u2014vous le gâtez! \u201c- Furent, et dès imepoirts d'entréa, ru Ts Le LES ETRENNES DU PEFIT CHAMOT Gidoin dit à Mme Gidoin: \u201cNous di.nons tous les quinze jours chez les Chamot; il faudrait faire un cadeau c'est une politesse forcée.\u201d \u2014OQui, dit madame Gidoin, {ly a Jjus- .perbes jeux de quilles à 60 cents, ça représente un cadeau d'au moins deux dollars, Le jobr de l'An, les Gidoin s\u2019en furent chez les Chamot, et après les souhaits réglementaires M.Gidoin prit un air entendu pour dire: \u201cSi mon petit ami Bob a été sage, il n\u2019a qu\u2019à cher- - cher dans Yantichambre: il y trouvera un paquet qui l'attend\u201d.-\u2014Oh! g'éerin Mme Chamot, vous avez encore fait des foliest Le petit Chamot se rua dans l\u2019anti- - chambre et reparut avec un gros paquet insidieusement ficelé tandis qu\u2019on dénouait les ficelles, le cher enfant dansait une bambould d\u2019impatience; _cette allégresse s'étetenit soudain.lors- -Que parurent les neuf quilles, rangées autour de leur boule, comme les neuf Muses autour d\u2019Apollon, Mme Chamot jugea inutile d'affecter une joie que son rejeton \u2018se refu- -Sait à manifester, et elle -proclama é Ç \u2018tonnée et ravie: .\u2014Oh! vous le gates! Jespére Bob, tu Vas bient\u2019amuser avec ces magnif- _ que quilles! Bob répondit quelques mots qui se * Perdirent heureusement dans le brouhaha du départ.; ; _ Les Gidoin se retirèrent; après eux, -vinrent les Trouduné; on se compli- .mable qu'elle avait reçu de Mme Gi- doin: on se repassa le sac de fondants que la maîtresse de maison n\u2019aimait .pas: puis M.Trouduné dit, d\u2019un air fin: \u201cBob, va voir dans Pantichambre; je crois qu'il ya quelque chose POUT toi!\u201d \u2014\u2014Je suis sûr que vous avez encore fait des folies! s\u2019étria Mfne Chamot.Et Bob revint avec un paquet très lourd que l\u2019on dépouilla de son papier: c'était un superbe jeu de quilles.\u2014Oh' dit précipitamment Mme Cha- * mot \u2014coupant ainsi la parole à sa pro- MN désirait justemefit un jeu de quilles! - Et l'on forga le petit Chamot à remercier.: Les Trouduné partis, es Bran appa- girent: \u201cBob, mon garçon Nous t'a vons apporté, \"devine aupl?.Un jeu \"Apres \u201cles Bran, on \u201cvit \u201cvenir les Chaupince, puis les Cambouis, puis M.Foron, le parrain du petit Chamot : puis d'autres encore.Et tous apportaient des jeux de quilles! \u201c Et, quand le soir arriva enfin, il surprit le petit Chamot en\u2019 train de pleurer silencieusement auprès de cent huit quilles rangées en bataille devant douze boules; quant aux parents Cha- mot, ils sonfeaient avec satisfaction qu\u2019ils avaient leur provision de bois pour le reste de l'hiver, Il n\u2019est rien de tel que les étrennes utiles, °, BANQUET ANNUEL DE LA CHAM- PRE I DE COMMERCE AU MANOIR Etaient présents: Dr T, Gervais, D.Tessier, G.-H, Daviault, Dr L.De Grandpré, R.-À.Gervais, René Tessier, Art.Goyette, Lucien Béland, J.-A, Lessard, A»D.Milot, L.-P, Brien, BE.Mar soille, J.-H.Aubé, A.L.Auger, Willie Lamoureux, G.-H, Dubois, Albert De- Grandpré, À Trudel, Ww.Robillard, Tracey BE.Keenan, Gerald Boulanger, J.-A.Brouillette, \u2018Henri Courchesne, Ferd, St-André, V.Barrette, Jos.Sal- A | ses deux filles Mme Edgar Duval et \\ LE COURRIER DE BERTHIERVILLE, 15 DECEMBRE 1926.Louis Lamothe, Henri Laterriare, J A.Lanoix, Ferrier Laïerrière, D.| Caisse, H, Boucher,\u201d Aimé Lamothe, Dr Hardy,\u2019 A.Laforest, Jos.Csisstu, Paul Aucoin, Berthierviile, 2 de.1928, M.et Mme B.Brosseau et leurs fillettes Manon et Nicolle, dè Montréal, ont passé la fin de semaine chez M.et Mme Geo, Normandin.- Mme Gaston Allard a regu id un bridge et thé mercredi après-midi.Etaient présentes - Mesdames: Geo.A-D.Milot, B.Rocher, Melles, Her- mange Aubé et Simonne Gravel.Lcs jolis prix furent gagnés par Mesdames, Geo, Normandin et René\u201cTessier.1 : Mile Simonne Gravel de Montréal est en promenade chez ga seeur Mme René Tessier.: Mme Laurent Mesnard est Mont \u2018| réal \u2018pour quelques temps, M.A.Guilbault de Sorel était de |.passage à Berthier ces jours-ci.'- Mme Geo.Normandin et Mme Lau-i.rent Mesnard ont reçu & des bridges en l'honneur de Mme B.Brosseau de Montréal.Mles Louise et Marguerite Magnan Mme B.Rocher dernièrement.\u2018Mme J.-H, Aubé, Mme B, Rocher recevra à un bridge et thé la semaine prochaine, Mme René Tessiér est a Montréal pour une semaine en visite cher ses parents.Mme René Brissette est de retour | d\u2019un voyage à Montréal.M.et Mme P.Bourgeois sont allés passés le jour des Fêtes de Noël et du jour de l\u2019An à la Nouvelle Angleterre.Mmé F.-O.Lamarche est de retour d\u2019un voyage aux Trois-Rivières avec Mme Léopold Brunelle de Batiscan.M.Victor Lamarche de Montréal dé Trois-Rivières passer quelques jours chez Mlie Irène Coutu.: Mme A.-D.Milot ainsi que Mme Lé- opold Gélinas sont partis pour Ottawa où elles assisteront à l'ouverture de |* la session.x POURQUOI L'HUMILITE ET SI PEU : DAMES.HUMBLES _ - Ceux qui arpirent A être pour Jésus de \u2018vrais amis doivent p&rtager |\u2018 ses sentiments; ils doivent avant tout participer à son humilité.Quelle amitié, en \u2018effet, seraît possible entre le Sauveur si humble, si doux, et l\u2019âme orgueillense, susceptib! e, vaniteuse, ru- -de et rebêche?.\u201c44 Voyant tout le prix de l'humilité, nombre de rsonnes \u2018pieuses voudraient bien la posséder; mais chez elles ce désir est stérile parce qu'elles restent .très éloignées de vonloir les humiliations;.elles ne savent pas avouer simplement leurs sfaiblesses: quand elles sont en faute, elles s\u2019ex_ cusent; elles ne s\u2019efforcent pas de se faire auprès du prochain petites, modestes, condescendantes; elles ne s\u2019appliquent pas à être insensibles aux manques d\u2019égard, aux critiques, aux reproches, à tout ce qui blesse leur amour-propre; alors même qu\u2019elles de- -mandent à Dieu l'humilité.elles ne sont pas dans les dispositions d\u2019accepter de bon cœur tout ce que l'humi- lation à d'amer pour la nature, _Chanoine SAUDREAU.see Un homme doit braver I'opinion, une femme doit s\u2019y soumettre, On est heureux ou malheureux pour une foule de choses qui ne paraissent sine, qu'on ne dit point et-qu\u2019on ne peut vas, Ernest Frodette, J-A.C.avalide, - - - Sy els a Bp snl 1 - » Pa a Anke nee: aon ele inl ng Ri BR cma ik me Ha ingen im gin bot oF, 00e 1 Botte Postale 3 Normandin, Paul Brien, René Tessier, [ de Montréal étaient en visite chez | Mile Mathilde Coutu de St-Thomés a de Joliete était en visite chez sa \u2018sœur f passage chez sa mère Mme Lamarche.| MHe Hermancé Aubé est allée aux | TANT D'ESTIME vel Go Téléphane 84.Tn - FERD.ST- ANDRE .FERBLANTIER, COUVREUR GENE y.- RAL ET PLOMBIER.Toujours en maîns les Peintures Ramsay.Je garantis satisfaction.x Buccursale à Lanoraie.\u2018Venez me voir pour vos travaux 2 Vas G.A.DAVIAULT MARCHAND DE Ar Nouveautés, Epiceries, Ferrenneries, Huiles, Peiritures, Vitres, Vaisselle, Librairie, Tapisserie, Meubles, eta.: BERTHIERVILLE, P.Q pile + [Fame 61, RE _ * Cester 39.T-Albert Tellier LE MAGASIN LE PLUS CHIC DE |: 7 BERTHIERVILLE quéttes, Etc.pour Hommes, Gar- - + cons et Enfants, - .Agent de la: Cle Semi-Ready.Rue de Frontenac; - BERTHIERVILLE.- Places votre commande ici chaque Semaine\u201d afin.d\u2019cbtenir la meilleure valeur.« Nous tenons\u201d en magasin des épiceries de choix et notre service de livraison vous.apporte sans délai No, 30, \u2018N'oubliez pas que nous avôns BON POISSON FRAIS .BIERES' ET PORTERS \u20ac des.meilleures marques J.D.CAISSE Angle des rues Frontenac et Iberville, ©.BERTHIERVILLE, P.Q.\u2018 - Téléphone 18: \u2018 f J.A.LANOIX .*_ MARCHAND-TAILLEUR.- Spécialité: Hardes faites \u201d.\u201c 4 £ on ALLEY Téléphone Bell 28.\u201cRestaurant Regal\u201d .R.ST-MARTIN, Profi Bonbons, Biscuits, Tab:.c, Cigares, Cigarettes, Pommes, Fruits de toutes sortes, Ete.EN GROS ET EN DETAIL.Rue de Frontenac.BERTHIERVILLE.Tél 108 R-2 Etabli en 1883 J.F.FERNET GRAIN, FOIN BT FARINB GRANDE SPECIALITE DE TABAC (En gros seulement) R.R.no 2, BERTHIERVILLE, P, Q.0h A, MILOT, CHIRURGIEN-DENTISTE, Spécialité : Extraction des dents sans deuleur.\u201c= -1 foe .- A nr BERTHIERVILLE, P.Q.a Te pes Tél.Bell no 81 [Spécislité : Habits faits sur mesure TE \u2018Habits; Chaussures; Chapeaux; Cas- votre commande donnée par téléphone Rue de ® Frontenac, BERTHIERVILLE.Fontaine et salle de rafraîchissement.| Maison D.TESSIER _ NOUVEAUTES POUR DAMES Assoftiment complèt de Marchandises \u2018pour hommes, Hardes Faites, Chaussures, Fourrures, Eto, Place du Marché, BERTHIERVILLE.~ CJ.LAGASSE - CORDONNIER, ouvrages garahtis, Rue d'Iborvits, \u2014 BERTHIERWLLE.Ferronnerie Générale \u2018En Gros & en Détail.tre & Frère, Berthierville.Feu \u2014 Vie \u2014 Accident \u2014 Maladie \u2014 Responsabilité \u2014 Automobile _H.COURCHESNE - COURTIER D'ASSURANCE Tél Bell 62w \u2014 Rue de Champlain BERTHIERVILLE, P.Q.7 \u201c.\u201c , 7.+ BSPACE RESERVE A J.-D.CHENARD © + -BERTHIERVILLE, P.Q./ Dr LEOPOLD GELINAS CHIRURGIEN-DENTISTE oe Spécialité : Dentiers, Ponts en or, Ex traction des dents sans douleurs.{En face de l\u2019Hôtel Lafleur) LOUISEVILLE, \u2014 \u2014 P.Q.\"GASTON ALLARD\" : AVOCAT Rue de Frontonee, BERTHIERVILLE, Téléphone 83~ J-A.LESSARD ~ NOTAIRE Prêts sur hypothèques, Achat ou vente de débentures, Réglements de successions.Rue de Frontenac, BERTHIERVILLE, (En face du Garage Read).Dr T.GERVAIS _ MEDRÇIN, Ave de l'Eglise, - BERTHIERVILLE, HOTEL DU CANADA \u2018PA, GARIEPY, Prop.Rue de Frontenac, BERTHIERVILLE.BRIAR en mpg © Téléphone 81.WILFRID GENDRON MEDECIN-CHIRURGIEN Ex-Interne de l\u2019Hôtel-Dieu, Ave Ste-Geneviève, * BERTHIERVILLE, P.Q.- eus redire ce ae fe a EE Ma dit SE PONS D te) te ~ ~ * re g - ~ LE COURRIER DE BERTHIERVILLE, 16 DECEMBRE 1826, -._ - .1 > em .$0 .3 Ve B08 gl Tk ede) 5 Miettes d'Histoire \u201cas AO PIPE WR Poissons du lac de Génésareth A ~~.Sous le pontificat de Pie IX, Mgr Spaccapietra, archevêque de Smyrne, \u2018@était chargé, comme préfet apostoli- ue, de cette partie de la Galilée où se rouve le lac de Génésareth.Il eût \\ _ voulu réstaurer un antique sanctuaire bâti sur le lieu même où Notre-Sei- gneur Jésus-Christ à dit à saint Pier- \u201cre: \u201cJe te donnerai les clefs du royaume des cieux.\u201d Mais les refsources manquaient au zélé prélat, Il fit prendre quelques petits poissons du lac, et en ayant conservé quelques-uns dans l'alcool, il les emporta lorsqu'un peu plus tard.il se rendit à Rome.Etant à l\u2019audience de Pie IX, il lui fit part de ses désirs de reconstruction et aussi de sa pauvreté, s\u2019Appliquant à faire remarquer au Pape lim.\u201c portance d\u2019un édifice qui rappelait l\u2019institution même de 1a-Papauté dans la personne du Prince des Apôtres.* \u2014Oui, répliqua Pie IX avec son incomparable finesse d\u2019esprit, mais n\u2019est- £e au même endroit que Notre-Sei- gneur \u2018fit trouver miracifleusement, sous l\u2019ouïe d\u2019un paisson de ce lac, une piècead'or et la donna à saint Pierre pour payer l'impôt?Faites donc de même) et votre chapelle sera bien vite relevée.Mgr Spaccapietra n\u2019était jamais en défaut, / \u2014Très Saint Père, reprit-il, vous êtes le successeur de saint Pierre et - 1 \u2014Et moi ayssi.8i je te donnais cing francs?: .\u2014Je ne les prendrais pas, \u2014Dix! r \u2014Pas davantage, Un soufflet ne se paye pas comme ça.7 \u201c \u2014Tu as raison.Je vais t'embrasser pour effacer la trace, Veux-tu?\u2014Oui, mon général, | Le baiséf du soldat remplaçait l\u2019expiation du chef, SURPRISE DU CANDIDAT | Dans certaine une on devait élire un conseilter nicipal.Un candidat sans doute peu populaire obtint une seule voix, Le soir même, il fit apposer sur sa porte un avis par lequel il invitait son unique électeur & venir le lendemain à midi déjeuner.en sa compagnie et Doire le champagne à leur commune santé.\u2018Mais qu'êlle ne fut pas la stupéfaction du malheureux candidat en apercevant le lundi une fogie deyant sa porté.Il y avait.là quatre-vingt-trois citoyens qui tous affirmèrent très sé\u201d rieusement lui avoir accordé leur sut- \u2014- ~ CEST LE MINISTRE _ - , vd i + M.Budde,'zAinistre des Travaux publics en Allefnagne, faisait, il y a quelque temps, une tournée d\u2019inspection Il avait pris place dans un coupé, et le train venait de se mettre en marche, quand un-voyageur, assis en face de lui, allumg un énorme cigare, Avec beaucoup de\u2019 politesse, M.Budde, qui n'aime pas l'odeur du tabac, fit remarquer à son compagnon de route que, dans les coupés de 1ère classe, on n\u2019a le droit de fumer qu'avec l'assenti- le vicaire de Jésus-Christ; vous ferez pment des autres voyageurs; le fumeur plus aisément que moi le miracle; j'ai pris les poissons du même lac sans y trouver de l'or, mais les voici dans ce bocal; Votre sainteté peut essayer, elle sera plus puissante que moi, Et il présenta sa capture qu'il avait cachée jusqu\u2019à ce moment sous son manteau, Pie IX rit de bon cœur, et ouvrant.Un tiroir, il donna pour l\u2019œuvre de Gé- | nésareth autant de pièces a or qu\u2019il y | avait là de poissons.Le \u201cmiracle\u201d était fait.: - \u2018 EX-VOTO \u2014 Tl y a blen desssiècles, une petite \u201cville de Lorraine fut infestée par une légion de rats qui pullulaient et dévo- rafent tout.Ils caug&ent même Ia mort d\u2019un jeune enfant qu\u2018iis rongèrent dans son berceatà La population désolée mit toute en œuvre pour combattre le fléau, mais ce fut en vain.Alors on orgahisa des processions et des prières publiques, et tous les habitants se réunirent pour faire fabriquer un rat en argent qu\u2019on plaça dans l'église, Aussitôt les rongeurs disparurent et le pays en fut délivré pour jamais.L'ex-voto existe toujours dans l\u2019église, qui est une des plus cu- Jieuses de Lorraine, Dernièrement, un préfet prussien passait en cette petite ville; {1 visita l\u2019église en compagnie du maire qui lui montra le rat en argent et lui en conta l\u2019histoire: .7 \u2014Et vous croyez encore à de pa- \\ reilles superstitions?dit le Prussien avec un sourire dédaigneux.\u2014Hélas, non! Monsieur, répondit le maire, on n\u2019est plus croyant comme jadis, car si on l\u2019était, il y a fongtemps qu\u2019ici nous nous serions tous cotisés pour offrir à l\u2019église un Prussien en argent de grandeur naturelle! \u2019 BAISER DU GENERAL - \u201cRencontrant un joùr, en pleine ville, un militaire ivre, le général Paultre- Lamothe lui aonna un sôuffiet, : Regrettant aussitôt son mouvement, 11 fait appeler, le lendemain, le soldat: \u2014Te souviens-tu d'hier?:-\u2014Oui, mon général, \\ 1 .dn Rp ca Age séismes oe se contenta de répondre à cet avertissement*par un geste muet, mais significatif, et continua de s\u2019envelopper de nuages, comme un dieu.Quand il eut tiré de son havane ham.boyrgeois la dernière bouffée, il le jeta par la fenêtre, ouvrit son porte-cigares, et, avec\u2019 beaucoup\u2019de soins, il en choisit un second, .Indigné de ce sans-géne, et légitimement incommodé par l'odeur dw cigare, M.Budde reprit la parole.\u2014Je vous répète, Monsieur, que vous ne devez pas fume} dans ce compartiment sans ma permission, J'ai d\u2019ailleurs le droit et le devoir de faire \u2018|respecter les règleménts des chemins de fer, car je suis le ministre Budde.H tendit sa carte au fumeur qui, en lançant à travers le coupé une nuée plus épaisse, glisse tranquillement le bristol dans sa poche, ol + A la station suivante, le fumeur, toujours fumant, desçend, sans plus préndre garde au ministre enfumé.Celui-ci, furieux, appelle le chef de gare, lui explique la chose, et le somme de demander son nom au voyageur.Le voyageur ne se fait pas prier; il tire de sa poche la carte de M.Budde, la remet poliment au chef de gare, et disparaît dans la foule.Le fonctionnaire jette les yeux sur la carte, revient près du coupé, et s'adressant à M.Budde: \u2014Monsieur, dit-il, il n\u2019y a rien à faire; c'est le ministre.ol COLIN-MAILLARD \u2018 Jean-Colin Maillard était un guerrier fameux du pays de Liège.It avait pris le nom de Maillard, parce que, dans les combats, il s\u2019armait de préférence d'un maillet, dont il se servait en fort et courageux champion.Ses exploits lui méritèrent l'honneur bert, rol de France.Dans la dernière bataille qu\u2019il livra au comte de Louvain, il eut les deux yeux crevés, mais, guidé par ses écuyers, il ne cessa de se battre tant que dura l'engagement.Nos aYeux, assure-t-on, A\\Ja suite de d\u2019être fait chevalier, en 909, par Ro- | 2000000000060000S00S000080S0S0S0G0ISSÉSS00GOSSN00SGOS 1A BRIQUETERIE SAINT-LAURENT - 74 rue St-Jacques, MONTREAL Limitée © Téléphone : Harbour 4904 > \u201c Briqueterie : LAPRAIRIE,P.Q.1 .- DO00SIOU0000SO0N0I0ICIUOSONSOOGOSLONOSGOOBÉGOSSONOSON ,> ed inCanadien ,- Melchers - | roix dor a Fabriqué a Berthierville; Qué., sous à surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: - .Gros:-.40 onces $3.65 Moyens: 26 onces 2.55 Petits: 10 onces 1.10 The Melchers Gin & Spirits Distillery Co., Limited oo MONTREAL .+ 4 PO EEE EEE EE EEE EE EEE EEE EN EEE EEE EEE EE EEE EE TEE » SIX REMEDES QUI MERITENT VOTRE CONFIAN-|p > CE, PARCE QU'ILS SONT LE FRUIT DE \" 25 ANS D'EXPERIENGE.| = sa\" * ; o = > LO \\ , PY : ; .LES PILULES TONIQUES DU DR COMTOIS, seûit indiquées dans] M les maladies suivantes: Maux d'estomac, indigestigns, maladies du fole,|§ i palpitations du cœur, constipation, faiblesse, nervosité, épuisement Z6-|j Bl néral, sensation de fatigue et-surtout amalgrissement.Prix $1.00'la boîte ; {| pour un mois de traitement.: © 5 \u2018LES PILULES RENALES Qu DR COMTO!S.Pour: mal de dos ji 4| mal de fins et de la vessie, mittion douloureuse et fréquente, incontj- M nence d'urine, cystite-urine blanche et avec dépôt, gonflement des pay.il pidres au lever, enflure et engourdisyemen des pieds et dés mains, 68-8 i soufflement au moindre travail.Prix 50 cents la boîte, traitement de 15 \u2019 à ours.[ ; = LS : \u2018\u201c LES TABLETTES MIGRAINES DU DR COMTOIS.Pour : indiges-® #| tions, la fièvre, la migraihe, la grippe, mal de tête® mal de dents et, dou-ix Mlleurs névralgiqtiés.Prix 25 cents la boîte de 12 tablettes.| LES PILULES PURGATIVES DU DR CÉOMTOIS.Pour constipa-k #| tion habituelle-mauvaise digestion, besoin de sommeil après les repas, M langue chargée, gaz d\u2019estomat et manque d\u2019appétit.Prix 25 cents la boîtek| Hide 50 pilules.: Le I: PILULES MATERNELLES pour allaitement et troubles des femmes Kl et des jeunes filles.$1.00 la bouteille de 100 pilules, 3 ~ ELIXIR ANTI-RHUMATIQUE DU DR COMTOIS.Toujours le} fll meilleur remède pour les cas de rhumatisme rebels à tout autre traite-§ ii ment.Prix $2.50 a bouteille pour un traitement.Un.échantillon suffisantg {i pour prouver son efficacité vous sera envoyé sur réception de 16 cents.(§ 3 Tous ces remèdes vous seront envoyès franco par la malle sur ré | | cefition du prix.- .X Dr Jos.Comtois, St-Barthélemi, co.Berthier, P.Q.: En-vente aussi chez W.-H.Gagné, St- Justin; Pharmacie Legris, Louise- .Mi ville; Pharmacie Nationale, Berthierville et F.-X, Desjarlais, Maskinongé.; - MS roc EEE ERE Er EE REY SE EOE RI A \u2014 2eme - Faites faire vos impressions à l'imprimerie de * \u201cL\u2019Echo de Saini=Justin,\u201d - © .8T-JUSTIN, P.@.- Travail rapide fait avec soin et à prix modérés.Nous.sommes outillés pour tous les genres de travaux.4 cet événement.inventirent, 11 y.a neuf giècles, le jeu du Colin-Maillard.- ~ x .mes omy cg be DE Ar pe Tgp wes Nik a.\u201c Estimés et échantillons fournis: sur demande.[SO NE PT - phils sam of i rie-Germaine-J acqueline, » \u2019 .Hen, & l\u2019âge de 3 mois et 12 jours, fils - vires, voir leur sceur, Madame Cham- - A / .nn cl on sili EE St a pis A Ba oe eb i .bault et de Maria Rocheleau.Parrain .\u2014Le 28 nov, a été baptisé Joseph: .Parrain et marraine, M, Joseph Savi- _ gnac et Oliva Savignac.Porteuse, Mlle, i - ne Olivier, ~~ LE COURRIER DE SERTHIERVILLE, 1 oEGEMBRE 1928.n \u2014 BERTHIER NOTES PAROISSIALES NAISSANCES .Le 16 novembre a été: baptisée Ma fille de M.\u2018Pierre Beaulne et de Alice Bergeron.Parrain et marraine, M.Camille Ber- geron et Mlle Germaine Trudel, +-Le 26 nov, a été baptisé Joseph-Via.teur-André, fils de M.Viateur Thi marraine, M.Léopold Thibault et alérie Morin de St-Cuthbèrt.Jean-Jacques, fils de Joseph Robillard et de Adélina Dubeau, Parrain et marraine, M.J.-N.Fernet et Célina La- tourelle.re N\\ \u2014Le 29 nov, a été baptisée\u2019 Marie- Jacqueliné-Fernande, fille de M, Albert Chatelle et de Yvonne Barrette.Parrain et marraine, M.Henri Barrette et Christine Laporte.\u2014Le 4 décembre a été baptisée Ma- rie-Thérèse-Victoire, fille de M.Paul- Arthur Savignac et de Jeanne Aubé.Annette Aubé tante de l'enfant.DECES - Le 19 novembre, Joseph-Henri-Ju- = d'Emile Chaput et de Exalda Delcourt.-~Le 27 nov.Octave Champagne, décédé.ie 24, à l'âge de T71-ans et 5 mois, épouse \u2018de Octavien Tellier.\u2014Le 30 nov., Geneviève Champagne, décédée le 57, à l'âge de 82 ans et Si mois.- Mlle Laura Caisse a été rendre visite à sa jumelle religieuse, Sœur Saint Adrien, en mission à l\u2019'Académie St-Patrice de Montréal.co ; Mlles Läura, Jacqueline et M.A- drien Caisse, sont allés aux Trois-Ri- - pag Samedi dernier, profitant du passage de son frère Gaston, interne de l'Hôpital St-Justine, Mlle Jacqueline : Caisse organisa une soirée, Il y eut chant, musique et jeux de sociétés.Un léger réveillon fut servi vers -mi- nuit.L'entrain au plaisir sè continua jusqu\u2019à une heure très avancée du matin, 7heures.\u2014 Etaient présents: MM- 8.Marois, J.Joyal, P, Laferriè- \u2018re, G.-Daviault, A, Lemire, A, Tru: \u2018del, G; Lemire, A, De Granpré, M.-Dubois: Mlles Hermance Aubé, Lau- rette Allard, Simone- Laterrière, Corinne Coté; Annette Lafrenière, Ire te Olivier, Berthe Sylvestre, te Par Tahoe CONTE DE NOEL, = M.Dardilly semblait absorbé dans la lecture de son journal; le petit Vic: tor, familièrement appelé Totor, tour- naît autour de lui avec une visible en- ue.de lui parler.À la fin, il s\u2019enhar- \u2014Dis, papa, tu as prévenu le bon- .homme Noël?Il m\u2019apportera mon chemin de fer?\u2018 \u2014Oui, mon petit, \u2014Tu lui as écrit, - - Non, je lui ai téléphoné, Rassuré par ces paroles, Totor alla se coucher et fit des réves joyeux en pensant à son chemin de fer.Quelqques jours après cette conversation, comme il rentrait de sa pension avec sa bonne, il aperçut dans la cour de la maison un petit garçon à peu près de son âge qui faisait sur la rigole gelée les plus belles glissades du monde.I1 demanda à sa bonne de lui permettre dé contempler cet amusant spectacle, promettant de rentrer bien sagement au bout.de quelques riiautes.La bonne consentit ét se ha.oe -~ Ÿ | chaud, Totor s\u2019approcha du virtuose, et bientôt la.conversation s'engages entre les deux entants, Qui est-ce qui vous à appris à glisser ainsi?demanda Totor.\u2014J'ai appris tout seul; il \u2018faut se lancer et n'avoir pas peur, répondit l\u2019autre._\u2014Mais on doit souvent tomber ?\u2014Eh bien! on se ramasse, ~\u2014Cela fait mal?\u2014Des fois.Voulez-vous essayer?Totor hésitait: -d\u2019autorité, le petit glisseur le prit par la main et le guida, Après quelques essais réussis, To- tor remarqua que son nouveau camarade était misérablement.vêtu: \u2018\u2014Vous n\u2019avez pas de Daletot: vous allez prendre froid, \u2014Oh! que non; pour me réchauffer.\u2014Où demeurez-vous donc?\u2014Tout là-haut, au sixième.\u2014Entrez vite.Vous serez mieux près dù feu.\u2014II n\u2019y a pas de feu chez nous, C\u2019est cher, le charbon, et ma maman ne gagne pas assez pour en acheter.\u2014Qu\u2019est-ce que fait votre maman ?\u2014Elle est couturière, Un métier qui ne räpporte pas gros; mais enfin ona de quoi manger, et c\u2019est toujours ça.Quand je serai grand, jé travaillerai ét je gagnerai de quoi acheter du charbon.Là-dessus, je vous quitte, je suis réchauffé, Il se dirigea vers l'escalier de service et disparut, laissant Totor tout songeur.Celuf-ci remonta chez ses parents, et, en ôtant son paletot, sed gants fourrés, il pensait au petit garçon du sixième avec sa méchante veste usée.\u2018Le soir, il réfléchit longuement avant de 8 \u2019endormir, et une idée lui vint qui, ayant satisfait son bon petit cœur pitoyable, lui procura enfin le sommeil, Le leñdemain, quand il se fut assuré d\u2019être seul, ji se précipita sur lan nuaire du téléphone: \u2014Noël, murmurait-il en tournant les feuillets, Il trouva la page, mais, là, son embarras fut grand: il y avait plus de vingt Noël inscrits.Lequel était le bonhomme Noël?A la fin, fl apéreut Noël, demeurant rue Paradis.\u2014Rue Paradis, c\u2019est celui-là évi- \u2018demment.Il releva le numéro et demanda la communication: il l'obtint assez rapidement, ce qui lé confirma dans l'idée qu\u2019il ne s\u2019était pas trompé.: +\u2014AIô! AN6! fit-il, \u2014A10! répondit-on.A je suis.descendu \u2014Ouil, Qui me-parle?\u2014Totor, Co Qui ça, Totor?\u2019 ~\u2014Vous savez bieh; mon papa vous.\u201cJa téléphoné il y a quelques jours pour vous dire que je, désirais un chemin de er.Totar crut percevofs un petit rire chez son interlôcuteur, Puis la conversation reprit: \u2014 \u2014-Ah! c\u2019est au bonhomme Noël que vous croyez parler, \u2014Oui, Monsieur, Est-ce que je me trompe \u2014Vous ne vous trompez pas.Eh] bfen! mon petit ami, vous aurez votre chemin de fer, \u2014C\u2019est que je ne veux plus de chemin de fer: jo voudrais à la place cent francs.\u2014Cent francs?Vous prétérez de l\u2019argent?\u2014Je vais vous expliquer: 11 y a dans notre maison un petit garçon qui loge au sixième avec sa maman.Ils n\u2019ont pas de charbon; lui pas de paletot, et il a bien froid, Avec les cent\u201d francs, il pourrait acheter du charbon et un paletot, = \u2014Alors, c'est pour les lui donner que vous voules les cent francs?\u2014Oui, Monsieur Noël, ~ ; \u2014\u2014C\u2019est très bien, vous aurez les - cent francs.Seulement, dites-moi votre nom ta de rentref dans l'appartemeüt bien , \u2014C\u2019est vous, Monsieur oat?a : | La neige tombe, muette et blanche, la d'erreur, j'ai plusieurs Totor sur mon carnet.- ~Victor Dardilly, 3bis, rue de Cour- celles Parfait, Au revoir, Monsieur To- tor, \u2014 Merci bien, Monsieur Noël._ .Deux jours apres, à sa grande stupéfaction, M.Dardilly voyait entrer chez lui un monsieur avec un grand carton: c'était M.Noël de la rue Paradis, Il raconta sa conversation par téléphone avec Totor, et après avoir félicité M.Dardilly d\u2019avoir un fils animé de si bons sentiments, il lui remit le carton, qui renfermait le chemin de fer et une enveloppe qui contenait les cent francs.M, Dardilly voulut lui rembourser le prix du chemin de.fer et les cent francs, mais M.Noël sy refusa : -\u2014Je suis\u2019 veuf, je n air pas d'enfant; n\u2019enlevez pag le plaisir de faire une bonne action, dont l\u2019inspiration me vient de votre fils.M.Dardilly ne put que s\u2019incliner devant un désir, si touchant, Et le 25 décembre au matin, Totor, surpris, -émerveillé et joyeux, trouva | dans la: cheminée le chemin de fer et | une enveloppe contenant deux cents francs, car son père avait doublé la somme, Ce jour-là, il y eut quelque joie dans la chambre du sixième.\u2019 A CHANSON DE DE I NEIGE La neige tombe, muette et blanche, la néige tombe sur nos maisons .\u2018La neige dessine sur les.toits en pente de grands rectangles éclatants, Elle borde les gouttières, coiffe les lucarnes, saupoudre les tourelles.Elle capitonne l'appui des \u2018fenêtres, met brouille les à-jourg des balustrades, étend des tapis blancs sur les marches du balcon, pose des calottes d\u2019ouate sur les pommes de bois de l'escalier.La neige abolit les allées du jardin, charge sur son poteau le chalet des hirondelles, pénètre sous l\u2019abri des, berceaux, Sur la place publique elle \u2018remplit 1a vasque de l\u2019abreuvoir et la conque des tritons; aux grands hommes de bronze, nu-tête dans la gloire, elle ajuste des perruques à marteau.Elle fait aimer le feu de l\u2019âtre, la neige qui tombe, muette et\u201d blanche, sur nos maisons! so.>.or nt Ta = Ve 7 neige tombe sur nos grands bois!.lonne dans le silence au-dessus des millions, de bras ligneux, tendus immobiles vers le ciel gris.Elle glisse sur l\u2019écorce argentée des érables, caresse la peau vivante des hêtres, s'accroche \u2018aux flancs loqueteux des noyers tendres.Elle déroule des cordons blancs tout le long des rameaux, corrige les angles des aiselles, enfarine les ai Jgrettes des pins et la grappe écarlate du \u2018bourreau des arbres\u201d, s\u2019in sinue dans la spirale des feuilles sèches cramponnées dans ja mort à la branche nourricière.La neige comble dans les aulnales les petits chemins des lièvres, envahit le ravage de l\u2019orignal, scelle dans son terrier la marmotte endormie.La neige précède dans le sentier le chasseur solitaire; elle adoucit le vermillon de ga tuque, gagne pour lui des épaulettes, raidit les potls de ses moustaches, lui colle les cils au coin des yeux; elle tend des pièges sous ses pas, s\u2019embusque au bout deg rameaux verts pour le souffleter, et, quand il est passé, se quettes, Mais surtout, elle remplit les nids déserts: nids de crin, nids de -mousse, et elle ensevelit sans reour et votre adresse pour qu\u2019il n'y uit pas l'amour et les chansons de la saison des croissants aux œils-de-bœuf, em- hâte d'effacer la trace ovale des ra-| passée, la meige qui tombe, muette et blanche, sur nos grands bois! .La neige tombe, muette et blanche, ia neige tombe sur nos champs!.La tieige endort en les touchant, les mille vies de l'herbe.Elle obture les sombres galeries où, dans des attitudes hiératiques, les chrysälides accomplissent leur rite mystérieux! lle met en vigueur les clôtures de cèdré gris qui se hâtent, sans jamais y atteindre, vers un horizon toujours pareil.Elle efface sur le ciel pâle la flèche des girouettes, la ligne oblique des brimbales.Elle -encotonne les squelettes des verges d'or chevelues, mortes au dernier baiser du soleil caduc, et cache sous un domino d\u2019hermine leg croupes blafardes des rochers erratiques.\u2019 Et parce qu\u2019elle aime le silence, doucement, bien doucement, en leur me tant sur la bouche ses millions de petites ~mains, elle fait taire les ruisseaux, la nélge qui tombe, | muette et blanche, sur-nos champs!.' iv La neigé tombe, muette et blanche, la _ nelge- tombe sur nos habits!.Miniatures d\u2019étoiles, phalènes minuscules, affllochures de tissus célestes et inconnus, ces choses jolies, et légères, et mouvantes s\u2019accrochent à notre coiffure, attérrissant sur nos é- ' paules, se jettent dans nos bras, Leur multitude nous fait sentir notre isolement, leur richesse de forme et leur blancheur déconcertent notre pauvreté et nos souillures, : Petit flocon de neige, 1a, sur mon bras, comme tu dois en connaître des choses de la terre, du ciel et de la mer!.Qui es-tu?.D'où viens- tu?.\"Serals-tu une goutte d\u2019eau pec.camineuse condamnée par ie Maître de la nature à errer, travestie en étoile, sous.des cieis boréaux?.ly & des jours, des mois peut-être, sous la coupole du feu d\u2019un ciel équatorial, tu jouais, goutte de lumière, bijou H- quide, sur les- fleurs de pierre d\u2019un rivage de corail.Aspirée dans un rayon de soleil, tu t'es mise à courir le mone de, par la route du firmament, tour à tour, vapeur, étoile ou perle!.Et tu t\u2019en venais à ma rencontre, mignonne, et tout à l'heure, parmi-tes mile Hons de compagnes folâtres, tu me cherchais à droite, à gauche!.Je t\u2019admire, petit flocon de neige, ainsi posé sur un rayon de glace par- | mi les brins noirs de la laine, et j'ai peine & penser que, comme tous nos -bonheurs d'ici-bas, tu n\u2019es pas viable, Qu'il faut que tu toudes sous mol soil fle ou que, sans m'avoir rien dit, tu t'en ailles te coucher avec l'infinie | multitude de tes compagnes qui n\u2019ont La neige\u201d \u2018vole, et court, et tourbil- caressé personne, que nul œil n\u2019a remarquées et qui attendront des semal- - nes et des mois, le printemps meurtrier et libérateur.C\u2019est à regret que je te secoue de mon bras, fragile étoile venue des cieux, étoile de neige qui tombes, muet et blanche, siir mes habits!.> Vv La neige tombe, muette et blanche, Ia neige tombe sur nos cœurs!.Ses premières légions nous retrouvent chaque hiver, moins jeune, plus courbés et plus éteints.La première tombée trouve toujours en l\u2019intime de .nous-mêmes des décombres d\u2019espérances, des cadavres de bonheurs sur quot tisser ses faciles suaires.La neige retrouve tarie dus sources qu\u2019elle avait laissées jaillissantes; elle trouve.des rides établies sur les ruines des sourires!.La neige tombe, muette\u2019 et blanche, la neige tombé sur nos cœurs!.ffr Marie-Victorin des E.C.(Croquig Laurentiens), Ea Faites abonner vos parents et amie \u2018 D _.FU LE ct td à aime Ta au Courrier de Berthierville.POS 7 \u2018 \\ BR \u201c .\u2018 : À.\\ J - a LE COURRIER DE SERTHIERVILLE, 16 DECEMBRE 1028, : \u2018 .NOEL Gabriel NVICAIRE .La Vierge mignonne endort, en chan- tan t, Son petit Jésus sur la paille fraiche, Elle resplendit au fond de la crèche, Comme un grand lis d\u2019or au bord d\u2019un étang.Hélas Le pauvret grelotte en ses lan- 4 ges Il pleure, et le vent qui vient des che- .mins Glace méchamment ses petites mains, Faites pour guider la troupe des anges, Comment l'apaiser?\u2014Le bon saint Jo es.ce monde et pour l\u2019autre.Elles se pré- sed ç n taut avoir pleuré pour savoir être heureux, / \\ Gustave Droz.- .Les distractions du monde n'ont Jamais guéri une douleur.Tous ceux qui ont souffert connaissent la tristesse des lendemains de fête.Nese T1 est dans la vie des heures décisives qui semÿient spécialement destinées à fixer le sort d'une Ame, pour sentent sur notre rpute au moment voulu par Ja Providence; heureux alors celui qui sait recevoir les biens que Diéu lui envoie.© Pe Gabriel Bouffier, 8.J me - L'HABITUDE DE L'ECONOMIE S'ACQUIERT NATURELLEMENT PAR DES DEPOTS REGULIERS A LA CAISSE D'EPARGNE.OUVREZ UN COMPTE D'UN DOLLAR.(1.00) ET VOUS, 8E- REZ SURPRIS DE CONSTATER LA FACILITE DE L\u2019ECONOMIE.ph * .; D'une voix très douce entonne un can.Le passé est un abfime qui engloutit | p\u2014 : Que, toutes choses et l'avenir est un autre an D 7 \u2018Et l\u2019âne et le bœuf, sous l\u2019auvent rus- abtme impénétrable.Succursale de Berthierville, \u2014 \u2014 A, L.BRIEN, Gérant, ; tique, : , fq Marquent.la \u2018mesure en branlant le| \u2018L'ambition en portent nos yeux sur Rue d'Iberville, Téléphone Bell, chef.\u2014 présent: nous empêche \u2018de jouir du ee ee Mais qui vient là-bas?Quel est ce|Présent.ee Brusey.- .Ce sont les bergers avec Jou ortoge! La langue doit être considérée com- AUX AMATEURS DE PHOTOGR APHIE i.\u201cpeaux.me un des privilèges les plus sacrés > - Îls entrent, vêtus de sayons de peaux, Tout enguirlandés de flocons de neige \u2014\u201cSalut, bonne dame, enfant merveilleux! Si nous n'avons pas, comme les rois mages, De l'or, de l\u2019encens, de bellès images, Pour vous réjouir le cœur et les yeux, \u201cPauvres chevriers, perdus dans la plaine, S'il nous faut pâtir, hiver comme été, Regardez du moins notre pauvreté, Ne méprisez pas nos bonnets de laine.\u201cNoud voilà, petits à vos genoux, Souriez un peu, soyez charitable, Nous sommes aussi nés dans une at e, Que vos jolls yeux s'arrêtent sur nous! Et, se prosternant devant la madone, - Chacun lui présente un peu de pain bis, Des roses, des noix, du lait de brebis, Bt c\u2019est de grand cœur que cela se -donne.Aussi gracieux qu\u2019un jour de prin- \"temps L'enfant a sourf, disant: \u201cJe vous al me,\u201d Joseph et Marie ont souri de même, Et le bœuf et l\u2019Âue ont paru contents.PENSEES La crainte d'un mal vous fait tomber, dang un pire.vee Dr Huchard.Le vin a été créé pour rendre l\u2019homme heureux et non pour l\u2019enivrer, Saint Augustin.eee Un secret s'échappe.d'autant plus qu'il y a plus de personnes pour le garder.ee Sans sortir de ma maison, je puis connaître l\u2019univers.Sans regarder à ma fenêtre, je puis entrevoir les voies du ciel.2 La sympathie n\u2019est autre chose qu\u2019une parenté de cœur et d'esprit, Il est prudent d'ajouter qu\u2019entre deux personnes de sexe différent, les sens entrent aussi dans la famille, _ Adrien Dupuy.- see \u2018 L'amour, l'inquiétude et le chagrin cheminent toujours ensemble, cee Ovide.La sincérité est un don aussi rare que l'intelligence et la beauté; on ne saurait, sans injustice, l\u2019exiger de tous, .*.La vertu, ce n'est que le sentiment et le besoin du beau dans l\u2019ordre mo- ne! ait d'un peuple, | - Langevin.1° POUR RIRE La petite Nini avoue à sa maman fuelle a pris trois éclairs dans le buf- et: \u2014 C\u2019est mal, mon enfant, dit la mère; \u2018thais pour ton aveu je te pardon- \u2014 Alors, il faut m\u2019en redonner un, dit la petite ravie; je me -doutais bien de ce que tu allais me dire.et je n\u2019en avais pris que deux! L'ACCORDEUR L'accordeur, ouvre mon clavecin et _ Mt a de bien mauvaises- touches! Je lui demande : \u2014 Met! fait-il.Je suis sourd! Et {1 me confie qu\u2019avec sa femme il ne peut pas s\u2019accorder! \u2014= Mon réve! soupire l\u2019accordeur.ce serait d\u2019apnrendte le piano, C'est nn si bel instrument! Ma fille m\u2019er jouait tous les soirs.Hélas! je ne l\u2019entendrait plus! \u2014 L'aurlez-vous perdue?lui-dis-je.= Non, me répond l'accordeur.je-viens d'accorder sa main?æ_ DIAGNOSTIC [ \u2014 Oh! 1a! Ia!.\u2018a ne va past x \u2014\u2014 Quot donc qué t'as?\u2014 J'ai mangé du cheval et 11 me tourne sur le cœur! \u2014 11 te tourge! Ca devait être un cheval de Cirque! ese Mes amis je vous ménage s\u2019est agran \u2014 Ah! un-flls ou une fille?__> \u2014 Ni l\u2019un, ni l\u2019autre, hélas\u201d.ma belle-mère?nonee que mon res Lui, \u2014 Pourquoi trouvez-vous cette pièce si invraisemblable ?trois mois après le premier, et ils ont toujours la même servante! : soy \u2018Un filon.\u2014 Madame se souvient d\u2019avoir don né, il y a deux jours, un peu de rhum au pauvre mendiant qui était tombé devant la porte?_ \u2014 Oui, Marie, eh bien?\u2014 Ti vient de retomber! AU DESSERT La grand'mère de Toto rajuste set lunettes sur son nez, .\u2014 Grand'maman, interroge le bambin, pourquoi metstu des lunettes?\u2014 Parce que ça grossit les objets, mon enfant, + = Alors, tu les ôteres, dis, quand tu - « \u2014\u2014Ça ne yous énerve pas d \u2018accorder?| Elle, \u2014 Le denxidme acte se passés Il nous fait plaisir de vous annoncer que nous sommes récemment outillés pour DEVELOPPER et IMPRIMER vos \u201cFILMS\u201d dans les meilleures conditions possibles, Nos prix sont des plus bas et notre travail garanti vous donnera satisfaction, Pourquoi attendre une -semaine et vous les recevez le soir même ! ! ! Notre devise: VITE ET BIEN, vous en dit assez, pour vous convaincre que votre travail ici est promptement et surement exécuté, cela doit vous encourager à nous honorer de votre patronage.Nous nous faisons-une spécialité de Caster Postal 27.~ PHARMACIE SN \u201cCESR IEEE ENTER ENT \u2018 plus après vos portraits, quand ici, V.-R.CHENARD, PHARMACTIEN, Rue de Frontenac, BE RTH I ERVILLE.| le Servic Cop \u201cÀ VOTRE SERVICE\" EEE EEE REE EERE EEE recevoir vos agrandissementts, de tous genres, ils sont pour nous l'objet de la plus délicate attention.Nous avons\u2019 aussi un assortiment complet de vues de Berthierville qui ne manqueront pas de vous intéresser.Done apportez votre travail de photographie à la PHARMACIE NATIONALE et nous vous promettons entière satisfaction.Nous représentona exclusivement dans Berthierville la Compagnie de Phonographes orthophoniques Columbia (COLUMBIA PHONOGRAPH Co.Ltd.) et nous avons toujours en mains une collection très variée des plus beaux records Columbla à 50c, et 75.Con Téléphone Bell 87.N ATIONALE, v\u201d Parr RO EET EEE EEE EE EEE 102 IEEE EEE EEE EEE EEE TEER EEE Téléphone Bell 6.HOTEL - MANOIR PIERRE BEAUDOIN, Prop.Vins, Liqueurs et Cigares des \u2019 meilleures marques.Table \u201cde première classe.Rue de Frontenac SBERTHIERVILLE, P.Q.nl.Carmen sg > Cp nies wf 0 ele en I.Naas.+ = ASAT) page coupersg mon séteaut.eos Le A 5 pati 15e MEA Bid Apts Aen ening + \u201c ) U J oyeux 1 Noel .-+.\u2018Bonne ot Heureuse Année Dr H.D.Milot, Chirargien-Dentiste, \u20ac Bertbierville, P.Q.; ; 7 \u201cNEL St Hrs MINUS ~ srt ag ral eres.= \u201c \u201c AE Ye cao Et PIR Pr ies og re thm ph velo pa > "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.