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Titre :
Le courrier de Berthierville
Éditeur :
  • Berthierville :[Courrier de Berthierville],1926-1946
Contenu spécifique :
vendredi 7 juillet 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Courrier de Berthier
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Références

Le courrier de Berthierville, 1933-07-07, Collections de BAnQ.

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[" sHd MASSE eé de \u2014Ne nous faisons iKusion.L'intérêt, l'ambition, les ranounes, la haine ont toujours armé les hommes les uns contre les autres.Et pour frayer le chemin à la paix, il faut d'abord engager la lutte contre ces passions humaines.\u2014 Pour l\u2019Eglise, l'éducation n\u2019est LE COURNIENDEDERTHIE RELIGION ET PATRIE rien moins que la formation de tout I'homme.Mgr Manning.Vol.VIII, No 7.ORGANE HEBDOMADAIRE DES INTÉRÊTS DU COMTÉ DE BERTHIER.Saint-Justin, le vendredi 7 juin 1933.Dr A.-D.(Cardinal VERDIER).Milot, Rédacteur en chef.LE COMBLE DU CULOT Après trente ans de promesses, M.Tuschereau s\u2019est décidé à l'élection de 1931, de construire le pont de I'lle d'Orléans.11 ne pouvait plus s\u2019y dérober, puisque sa majorité sur l\u2019île venait de tomber à 91 petites voix (bien qu\u2019on eùt rayé des listes tous les bleus connus ou présumés, et qu\u2019on eût dépensé l\u2019argent et le whisky à flots).Ce pont, inutile et laid, devrait coû- ter \u2014 disait-on \u2014 trois millions, c\u2019est-à-dire six, au moins.Car les contrats allaient au propre frère du premier, Edmond Taschereau (Eastern Canada Steel) et 3 Deslauriers, lineffa- ble constructeur du Palais de justice de Québec au coût de sept millions (St.Lawrence Construction).Deux virluoses des contrats gouvernementaux! M.Alexandre Taschereau entreprit le pont à la hâte, On en dut wut de suite modifier les plans.On dut planter des arbres dans le lit du fleuve, du cité de Montinorency, paree qu'on avait oublié de se rendre compte d\u2019une faille dans le roc.Présentement, il se dit qu\u2019un devra procéder à la construction de caissons, puisque le fond du fleuve échappe avec persistance aux sondes des ingénieurs.Bref, une aventure de six ou sept ou huit millions, dont personne de sérieux n\u2019entrevoit le bout, Et cela, au moment ou M.Taschereau laissait crever de faim les hôpitaux, les colons, les agriculteurs, et gavait le Canayen de (pitons non-comestibles, non-négociables, non-avouables! Cassé, fauché, insolvable, banqueroutier, inapte à faire face à ses obligations les plus ger se trouve à l\u2019heure actuelle urgentes, le régime de l\u2019étran- en face de mille promesses l'ai- tes à l\u2019électorat en 1931, Ponts et routes, palais de justice et prisons attendent le retour de la prospérité qui faisait dire à M.Taschereau, à Saint-Raymond, qu\u2019il n\u2019y avait pas de chômeurs dans la province et que, y en eul-il, son gouvernement n\u2019avait pus besoin de l\u2019assistance fédérale.N\u2019avions-nous pas les surplus?Hi, hi, hi, hil.Sait-on la dernière?Elle est splendide, M.Taschereau vient de demander à Ottawa de lui donner la bagateile de $2,400,000.,, sous le prétexie de secourir les chômeurs, afin de \u201cterminer\u201d le pont de l\u2019He?Voyez-vous ça d'ici, le peuple canadien tout entier finançant un chantage, une folle promesse de la Clique?Ottawa a refusé net.Et, pardessus le marché, il voulait $150,000 pour \u201cson\u201d annexe aux édifices législatifs de Québec, $250,000, pour loger à neuf la police provinciale à Lanctôt, et un petit pourcentage sur l\u2019ensemble de ses demandes \u201cpour défrayer le coût de certaines expropriations\u201d.Le Fédéral a signifté carrément que pas un sou des sonunes versées pour secourir les chômeurs ne doit aller aux \u201cexpertises\u201d et expropriations\u201d, dont le triste \u201cboulevard Taschereau\u201d, à Montréal-sud, a montré les exigences et les appélits.M.Taschereau a dû retirer sa première liste de demandes el en confectionner une autre.11 en est toul rageur.D\u2019où ses sorties démagogiques et électoralistes contre lu \u2018\u201c\u2018lenteur\u201d d\u2019Ottawa.D\u2019où le placotage de sa correspondance avec M.Gordon, d\u2019où sa folle réplique aux vérités par M, Sauvé, d\u2019où le silence de sa presse sur la nature précise des demandes qu\u2019il avait d\u2019abord formulées (notamment les $2,100,000, du pont de I'lle), d'où la durable mauvaie humeurs aux éclats comiques et répétés.Remertions Oltawa de n\u2019avoir pas sanctionné le formidable culot de notre premier ministre.Qu'il paye lui-même son pont! Il est le seul à le trouver utile el beau.LE JOURNAL.Charles-Jérémie _ Coulombe MEDECIN Ancien député de Maskinongé Charles- Jérémie Coulombe est né à St-Cuthbert comté de Berthier, té le 23 octobre 1846.Il est le fils de Paul Coulombe, cultivateur et de Zoé Olivier.Après avoir suivi les cours de l\u2019école primaire de sa paroisse natale on le plaça au collège de l\u2019Assomption.Son cours classique terminé, il étudia la médecine à l'Université Victoria, de Montréal.Il fut gradué de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, en 1872.C\u2019est en cette année qu'il vint se fixer à St-Justin.Le 11 février 1873, il épousait à St-Justin, Noémie Bernier.(1).Le docteur Coulombe tout en pratiquarit le médecine, ;'s\u2019intéressait à l\u2019agriculture et durant de nombreuses années il donna, dans fa région trifluvienne, et ailleurs, des conférences sur la colonisation et l\u2019agriculture.Ces conférences furent fort goûtées, et l'honorable Louis Beaubien, ancien ministre de l'agriculture à Québec, pouvait-il dire avec raison : \u201cde tous mes conférenciers, le plus pratique et le mieux compris, est le Docteur Coulombe.\u201d Le docteur Coulombe se présenta en 1884, dans le comté de Maskinongé, comme candidat conservateur aux communes du Canada, pour suocéder au député Frédéric Houde, décédé.Cette élection partielle eu lieu le 22 décembre 1384 I fit fa lutte à l'avocat Alexis-L.Désaulniers, de Louiseville, et a Désiré Laflèche.Le résultat de la votation fut de 607 voix pour Dé- saulniers, Coulombe, 570 ¢t D.-R.Latiéche, 310, Désaulniers fut éu par 37 vuix de majorité sur son plus fort adversaire le Dr Coulum- be.Aux élections générales, de 1887, Alexis A.Désauiniers député sortant fut battu par le Dr Coulombe (2) par 6 voix de majorité.Il sié- ga aux conununes du Canada, à Ottawa, de 1887 à 1891.Aux élections générales de 1891, le docteur Coulombe eut pour adversaire J.-Hormidas /Legris, cultivateur de Rivière du Loup (en haut).Le- gris fut élu par 108 voix de majorité aux élections générales de 1896, le docteur Coulombe fit de nouveau la lutte à Legris, mais il fut défait par 290 voix de minori- La dernière futte politique entreprise par le docteur Coulombe fut en 1908, où il fut sur les rangs jusqu'à la nomination.Le jour de la nomination il céda sa place au notaire Joseph Foisy de St-Paulin qui fit la lutte à Hormidas May- rand.Le docteur Coulombe fut mélé à toutes les luttes politiques dans le comté de Maskinongé, de 1884 à 1927, Depuis quelques années le docteur Coulombe souffre de cécité.Le docteur Coulombe fonda vers 1885, à St-Justin la c ie numéro 6 du 86ième Régiment de Milice, avec le grade de capitaine.Plus tard, il fut promu major.Le docteur Coulombe a fêté, le 20 avrif 1922, ses noces d'or professionnelles, à St-Justin.Le docteur Coulombe est un esprit ouvert et ciftivé, R' est renseigné sur la politique.Agronome distingué, conférencier agréable et très versé dans la science agrico- le, c'était un orateur remarquable.Le Coulombe mène une vie patriarcale entouré des soins de sa fille dévouée.Malgré son grand âge, les agriculteurs de St-Justin demande encore au vieux docteur Coulombe, qui s\u2019y prête de bonne grâce, de leur donner des conférences agricoles.- Charles DRISARD.(1) Elle est déoédée a St-Justin, le 21 février 1921.(2) Le 25 novembre 1886 a la convention tenue, les aspirants furent le Dr C.-J.Coulombe, Joseph Lessard et G.Coffin, de Montréal.Ix vote se partagea comme suit.Dr Coulombe, 27 votes, J.Lessard, 16 votes et G.Coffin, 7 votes.\u201cWASHINGTON et JUMONVILLE \u201d Par l\u2019abbé Georges Robitaille M.l'abbé Georges Robitaille, curé de Saint-Alexis de Montcalm et ancien professeur d'histoire et de littérature au Séminaire de Joliet- te, vient de publier au Devow une étude critique fort documentée sur \u201cWashington et Jumonville\u201d.\u201cLe premier doit-il réellement être tenu responsable de la mort du second?\u201d Sans autre préambule, M.l\u2019abbé Robitaille pose immédiatement le point historique qu'il entend discuter.\u201cDepuis le ptaité d'Aix-la-Cha- pelle (1748), écrit M.Marc Vil- liers du Terrage, la France se trouvait en paix avec l'Angleterre; cependant, en Amérique, le bassin de l'Ohio supérieur était l\u2019objet des convoitises anglaises.La garnison française du Détroit se vit bientôt forcée de construire le fort de la Rivière-aux-boeufs, un peu au sud-ouest du fort Erié ou Presqu\u2019- ile, et le fort Machauld, sur la rivière Alleghanys.Ce dernier, me- taçant directement les Anglais, leur déplut.Le lieutenant-gouver- neur de la Virginie, Robert Din- widdie, envoya son adjudant-ma- jor, nonuné Georges Washington, porter une protestation a M.Le Gardeur de Saint-Pierre, commandant du fort (1753).Sa démarche n'eut auoun résultat\u201d.Le R.P.Lejeune, dans son Dictionnaire général du Canada, après avoir cité M.du Terrage, ajoute à propos de Jumonville : \u201cLe 27 janvier 1754, M.Du Quesne (gouverneur de la Nou- velle-France, et la Nouvelle-Fran- ce s\u2019étendait alors de la baie d'Hudson à l'embouchure du Mississipi, et du Labrador aux confins du Maine actuel, y compris Terre-Neuve), M.Du Quesne écrivait à M.de Contrecoeur qu\u2019il le nommait commandant de la Rivière-aux- Boeufs et dépendances, et fui mandait d'aller avec 600 hommes prendre possession de la Belle-Rivière (l\u2019Ohio d'aujourd'hui), de presser ses mouvements pour bâtir le fort de Chinangué ou dans les environs.Dans l'intervalle, M.de Saint- Pierre informait le gouverneur du Canada de la protestation servie par Washington : ce qui détermina M.Du Quesne à détacher aussitôt le chevalier Le Mercier avec les meilleurs officiers et cadets de Montréal.\u201cA leur arrivée, M.de Contrecoeur, ayant appris que les Anglais érigeaient un fort au confluent de l\u2019Ohio et de la Monon- gahéla, confia à M.Le Mercier la mission de les sommer de se retirer du territoire français (le 16 avril 1754): ce qu'ils firent sur-le- champ.Et les Français y bâticent le fort Duquesne (où se trouve la ville de Pittsburgh, Pennsylvanie, d'aujourd'hui).Informé du fait, Washington, muni du grade de lieutenant-colonel et mis à la tête de 150 volontaires, partit (le ler mai) de Wells Creek et les conduisit aux Grandes Prairies.Simultanément, M.de Contrecoeur chargeait M.de Jumonville d'aker, avec 34 hommes à la découverte \u2014 en éclaireurs et en parlementaires \u2014 munis d\u2019une sommation dont on cite ces passages : La sommation de Jumowville \u201cS'H arrivaie que, contre toute attente, le sieur de Jumonivile eût connaissance de quelques mouvements de \"Anglais sur les terres du domaine du Roi (de France), il s\u2019y transportera et leur rendra la très [sommation dont nous le chargeons.Lui ordonnerons que, dans ce cas, il ait à nous dépêcher, avant de faire la sommation, deux bonnes jambes pour nous informer de ce qu\u2019il a appris, du jour où il compte la faire et de la réponse.S'il entendait dire que les Anglais sont de l'autre côté de la montagne, il ne passera pas la hauteur des terres, voulant en rien les troubler et voulant maintenir l'union qui règne entre les deux couronnes (les rois de France et d'Angleterre).Le 23 mai 1754.\" Document qui prouve, ajoute le R.P.Lejeune, que les éclaireurs tie partaient pas en guerre contre les Virginiens.M.Bernard Fay (cité par M.l'abbé Georges Robitaille) raconte ainsi la mort de Jumonville, dans son livre sur George Washington : \u201cUn parti de Français s'avançait le long de la rivière.Ils eurent le malheur de tomber sur le Demi- Roi et ses Indiens et la maladresse de ne savoir ni l'intimider, ni le gagner.Celui-ci se replia vers Washington et le prévint de la présence des Français.Aussitôt, malgré la nuit noire et la pluie torrentielle, Washington se mit en marche, à dix heures du soir.II emmenait quarante hommes.II fut rejoint par une dizaine d'Indiens qui le guidèrent vers les Français.On se mit d'accord sur un plan d'action commun.La mort de Jumonville \u201cA l'aube du 28 mai 1754, le colonel Washington tomba sur le détachement du capitaine du Jumon- ville qui, avec trente-deux hommes, venait, au nom du roi de France, le sommer d\u2019évacuer les terres du Roi Très Chrétien.M.de Jumonville et son monde dormaient encore, Ils furent réveillés par les coups de fusil des Anglais et se précipitèrent qui sur leurs armes, qui sur le fameux papier les accréditant comme parlementaires.Après deux salves, les Anglais attendirent un instant, comme il était d'usage.Jumonville en voulut profiter pour lire son papier.II se dressa parmi ses compagnons.Sa lecture fut tôt interrompue par une décharge que les Anglais lui en- voyérent en plein visage et qui I'étendit mort sur le sol\u201d.Une escarmouche s\u2019ensuivit.Neuf Français furent tués, outre de Jumonville.Les vingt et un survivants se rendirent.Voilà les faits de l'affaire Wash- ington-Jumonville que discute M.l'abbé Georges Robitaille.Les deux versions Voici la version des défenseurs de Washington: \u201cWashington affirmait: Jumonville ne pouvait être considéré comme un parlementaire ; il était un espion; ses instructions l'obligeaient à observer et à espionner tout ce que je faisais; sa sommation était insolente; id était accompagné par une troupe sans proportion avec son importance; cette troupe se mouvait avec crainte et précaution, comme des combattants, non comme des diplomates.Les Français disaient: \u201dJumon- ville avait une sommation parfaitement en règle.Vous l'avez attaqué par surprise.Vous n'avez pas voulu écouter ce qu'il cherchait à vous dire.Et vous avez fait tout cela en pleine paix alors que nulle opération sanglante n'était commencée.\u201d En d\u2019autres termes, Washington a-t-il simplement tué Jumonville comme on abat un ennemi en temps de guerre ou, le premier a-t-il là- chement tué le second, à bout portant, comme on se débarrasse d'un suspect au bord d'une route?L\u2019opinion de M.Robitaille Voici l'opinion de M.l'abbé Georges Robitaille : \u201cComme la sommation de Washington n\u2019avait pas été jugée acceptable par Le Gardeur de Saint- Pierre en 1753, Washington eût dû faire une déclaration de guerre, ou la faire faire par l\u2019Angleterre, ou par Dinwiddie.Dire que le colonel américain considérait que la période des négociations était terminée ne fait rien à l\u2019affaire.Il fallait en avertir.Washington ne le fit pas.\u201cConstater que les Français, sans effusion de sang, avaient les Anglais des fourches de l\u2019Ohio et que Washington considérait cela comme un début d\u2019hostilités, n\u2019a pas pour conséquence de couvrir l'honneur du général incriminé, car si cette expulsion était criminelle, comme elle existait avant décembre 1753, le colonel aurait dû en punir les Français à la première rencontre, ou, du moins, avertir de ses iritetitions.Of ne peut tout de même pas fusiller à bout portant, en pleine nuit, sans avis, des gens qui sont au lit, et qui se sont toujours s de vrais gentilshommes.Si on le fait, on doit en porter l'iniquité.Le proclamer peut déplaire à la grande nation qui honore Washington comme le père de la patrie, mais l\u2019histoire a des droits imprescriptibles et nous devons justice à tous les auteurs français qui ont proclamé la violence faite au courageux Jumonvil- le et à ses hommes\u201d.M.labbé Robitaille appuie sa thése sur de nombreux témoignages: mandement de Mgr de Pont- briand, Journal de Joseph-Gaspard Chaussegros de Léry, Philippe- Aubert de Gaspé, et d'abondants documents.L'auteur de Washington et Ju- mouville a voulu, dans son étude très solide, éclaircir un point d\u2019histoire puisque \u201cla grande ombre de Washington, comme il ie dit, a rendu nos historiens timides.Ils ont exposé les faits, ils n\u2019ont pas osé prendre à leur compte les conclusions qui s'imposaient\u201d.Et \u201cles manuels américains ne soufflent pas mot de la chose\u201d.M.l'abbé Robitaille conclut donc à l'assassinat de Jumonville par Washington.L'étude probante de M.Robitail- le ajoute une contribution précieuse à l'histoire guerrière de l'Amérique nouvelle.LR.\u201cLe Devoir\u201d.BONHEUR DE LA VIE DES CHAMPS O fortunatus nimium, sua si bona norint, Agricolas.O trop heureux seraient les agriculteurs, s'ils connaissaient leur bonheur.On ne saurait comparer à nul autre, le bonheur de la vie des champs.Que sont, en effet, les joies des grandes villes, fêtes coûteuses el réunions mondaines, à côté des saines réunions familiales et de la simplicité de nus joyeuses fêles oampagnardes?Celles-ci retrempent l'âme et lui redonnent sa sérénité, celles-là, bien souvent, sont suivies d'amertumes et de remords.Malgré les lourds et pénibles travaux de la ferme, on recon- nait en tout temps le cultivateur, par sa gaité franche et par sa bonhomie affable.C'est en chantant qu'il suit sa charrue, lorsqu\u2019il laboure à l'automne le sul mi-gelé, Il sème avec la même ardeur, et récolte bientôt le fruit de son travail, une moisson riche et abondante, Ce bonheur enviable est accompagné d'avantages matériels et moraux nombreux et d'une grande importance.Par- ini les permiers, le plus appréciable est la santé.La, brise parfuinée du printemps, la chaleur bienfaisante des soleils d\u2019été, l\u2019air vif et piquant des jours froids de l'hiver, apportent au cultivateur la vigueur et la santé, comme un bienfait naturel refusé aux citadins.Devenu vieux et incapable de travailler, l\u2019homme des champs se voit assisté de fils robustes, qui le remplacent à la tâche, et s'empressent autour de lui.Il coule ainsi le restent de sa longue vie, dans un bonheur qui ne l'abandonne plus.Le cultivateur est plus à l'abri des crises économiques que l'habitant des villes.En effet, la\u2019 crise que le monde traverse actuellement, a moins affecté l'agriculteur que le citadin: celui-ci, peu habitué à resserrer son train de vie, en a beaucoup souffert, l'autre au contraire, accoutumé à mener une vie rude, et sobre, à pu facilement s'adapter à un genre de vie plus économique.En outre le cultivateur jouit d'une indépendance à peu près complète, vie à vis des autres catégories d'hommes.Pourvu que son jours vivre honorablement.En champ rapporte, il peut tou- ces derniers temps, il en a peut-être retiré moins de profit, mais par du travail et de la méthode, il a toujours eu sa pubaistance, assurée, Le -ciia- din est toujours sous la domination d'un maître, qui peut selon son gré, le renvoyer ou diminuer son salaire: autant de préoccupations de ce genre, peuvent devenir un obstacle à son bonheur.C'est par son attachement au sol, que le cultivateur se cons- litue le bastion de notre race.Sans le noble concours de son travail, en effet, qu'advien- drait-il de nous?La paroisse et la famille canadienne perdraient vite leurs organes vitaux.Notre race s'effondrerait done, car l'agriculture est d'une importance capitale pour l'avenir et le bien-être d'un peuple, Sans elle, les facteurs essentiels au développement d'un pays disparaissent.Les avantages moraux qu'apporte la vie champêtre à l\u2019agriculteur, ne peuvent se séparer des avantages matériels; ils en découlent naturellement, La famille, par son attachement au sol, conserve les plus belles et les plus pieuses traditions.Sa foi et sa loyauté envers l\u2019Eglise, n\u2019ont jamais fait défaut.Grâce à cette fidélité, elle est restée vivante et forte.La fraternité la plus admirable unit les membres de la famille la bonté illumine leurs fronts, me, La campagne est le lieu ou chacun se connaît et s'aime.Loin du bruit des villes, du {héâtre et des modes, l'agrioul- teur ne court aucun danger pour sa foi.Il vit dans le silen- re de Ja campagne, et il en fait ses délices.Ses yeux ne voient par les désordres des villes, et ne sont pas trompés par de vaines représentations théâtrales.Les modes ne le scandalisent pas, car la modestie la plus grande, se voit chez tous.Dans la paroisse, les tradi- lions ne sont pas moins pieu- y est vénéré par tout le mon- habituellement.nombreux avantages tour à la terre.A l'époque du que Rome étalait aux yeux du ses immortels écrits, ses com- fond amour de la terre.parole «u cultivateur; la candeur et el réfléchit leur grandeur d'a- ses.Le curé, pasteur spirituel, de, chacun le respecte et lui obéit sans murmurer.Comme l'obéissance et le respect sont la clef du bon ordre, à part quelques petites disputes vile réglées, la charité et la sérénité la plus parfaite, y règnent Si la vie des champs, pur les qu\u2019elle comporte, apporte le bonheur à l\u2019agriculteur, Virgile avait bien raison de prêcher aux Romains de cetls époque le re- règne d'Auguste, les Romains, fascinés par la vie luxueuse peuple, désertaient les campa- anes pour la ville.Virgile, puè- te latin, se fit l'apôtre du re- lour à la terre, et sauva, par patriotes d'une ruine inévitable, en leur inculquant un pro- Pourquoi ne pas nous faire, nous aussi, les apôtres du re- lour à la terre?Souvent, une d'encouragement, un hon mot, peuvent faire beau- qui nous incombe, un devoir de justice envers la patrie.Encourageons les nôtres à demeurer sur leurs terres, malgré la dureté des temps; sollicitons de toutes nos forces à y revenir, ceux qui ont eu la faiblesse de quitter la terre pour la ville.Aidons les associatons formées dans ce but, et préchons l\u2019ampour du sol, de ce sol fertile, défriché au prix de saorifi- cos héroïques, par nos vaillants ancôtres.Sous l\u2019impul- ne terre de chez nous revivra.cl ses fruits apporteront à tous la prospérité, si ardemment souhaitée, et le bonheur dans tous les foyers.Ray.DRASSEL.BOXE A ST-CUTHBERT Un événement sportif, gratuit, en plein air, se déroulera chaque samedi soir à l'avenir à St-Cuthbert.Ile magnifiques programmes de boxe auront lieu entre nos meilleurs hommes, à l'hôtel Régal.Le promoteur de cette organisation est M.O, Durand, de Jolietle, Il a préparé pour son ouverture un bon programme avec des boxeurs tels que: P, Poi- vier, J.Caron, H.Bulssson, M.Payette, G.Laforest, J.Hé- nault, Dane, Prud'homme, G.Pelland, ete, Il saura tance.Vous êtes tous les bienvenus.intéresser l'assis- MARIAGE OLIVIER - MOUSSEAU En l'église Saint-Paul de Montréal, ces jours derniers, M.le Chanoine Archibald Mousseau a béni le mariage de son neveu M.Gaston Mousseau fils de M.el Mme J.-Baptiste Mousseau, de Berthierville avec Mlle Jeannette Olivier, fll- le de feu M.F.Olivier et de Mme Olivier.M.J.-B.Mous- seau était le témoin de son fils.La mariée, qui était accompagnée de son oncle M.Joseph Olivier, portait une robe de crêpe \u2018sable maîs, un grand chapeau et des souliers de même ton.Sa gerbe se composait de roses jaunes et de muguets.Les solistes étaient: M.le Dr Jean Olivier, M.Gauthier, Mlle Ernestine Lemay et Juliette Brault, ainsi que Mlle Kielbicki.Après la cérémonie le vin fut servi chez Mme Fortunat Olivier.M.et Mme Gaston Mousseau partirent ensuite pour voyage.Pour voyager, adame Mousseau portait une robe et un manteau de crêpe bleu hyacinthe, un feutre soleil, des souliers bleus et des coup de bien, C'est un devoir fourrures de marthes.Dr A.-D.Milot, B.A, D.D.$, L.D.S.CHIRURGIEN-LENTISTE Travaux Dentaires garantis et faits avec soin PROCEDE SPECIAL D'EXTRACTION SANS DOULEUR Téléphones: Bureau 74 - Résidence 97- 107 Frontenac, BERTHIERVILLE.sion de ce mouvement, la bon- _ LA PHARMACIE THIN.SERVICE A DOMICILE des journaux quotidiens, hebdomadaires, revues.magasines, etc.sans frais, CONFIEZ-NOUS VOS FILMS: SERVICE RAPIDE, Avez-vous entendu lee nouveaux \u2018\u2018recorde\u2019\u2019 BLUE BIRD, VICTOR?., En vente à 85¢., 8 pour $1.00 BERTHIER ENRG.(La seule pharmacie & Berthierville) Voisin du Manoir BERTHIERVILLE, P.Q.tr en cre ae as BR L2 COUVRIER DE BERTHIERVILLE Le Courrier de Berhtierville JOURNAL HEBDOMADAIRE Dr A.-D.MILOT, Editeur-Propriétaire.BEORTHIBRVILLE, P.Q.Le prix de l'abonnement est de 60 sous par année pour le Cunada el $1.00 pour les Etats-Unis.Four le tarif des annonces, Impres sions, etc, on voudra bien s\u2019adrusses aux bureaux du Courrier de Berthier ville.Teute année cummencée est doe.LA JOURNEE CATHOLIQUE DE LEVIS Grand ralliement annuel des retraitants C'est à lu fin de ce mois, le 80 juillet, qu'a lieu à Lévis la dixième Journée catholique.Des Retraitants de toutes les parties du pays s'y rencontreront.Il existe actuellement dans lu seule province de Qué- hec quatorze maisons de retraites fermées pour honunes of jeunes gens: Villa Saint- Martin (près Montréal), Villa Manrèse (Québec), Maison N.\u2014 Dame du Cap (Cap-de-la-Ma- deleine), Villa St-Alphonse (Sherbrooke), Maison du Sa- cré-Cueur (Hull), Villa La Broquerie (Boucherville), Mai- sou de Jéssu-Ouvrier (près Québec), Maison Notre-Dame de Lourdes (Mont-Joli), Villa d'Youville ( Charlesbourg ), Maison de St-Hyacinthe (St- Hyacinthe), Maison St-lgnace (Ghicoutimi), Villa du Rosaire (Nicolet), Maison Querbes (Joliette), Maison du Christ- Roi (Chateauguay).Des groupes nombreux se rendront à Lévis de tous ces centres, On en alteud aussi des maisons de rétraites des autres provinces: de Bouctouche (près Moncton, N.B.), de Windsor, Ont, et même de l'Ouest.Ceux qui désirent des renseignements sur cette Journée sont priés de s'adresser aux directeurs de leur maison de retraite, vu au président du Comité des retraitants de Lé- vis, M.Cyrille Vaillancourt, Hôtel du Gouvernement, Qué- Jueques, enfant de M.Ovide Rousseau et Germaine Fafard.Parrain et marraine: Camille Fafard et.Régina Rousseau.fille de M.et Mine Paul Fafard.Parrain et marraine: M.Mme Joseph Fafard.Sépulture.\u2014 Joseph - Nor- M.Jean-Baptiste Durand.Carnet social.chez M.Pierre Chaput, M.À.Poulette et un de ges fils.En visite au presbytère, M.Poirier et son fils, Léo, M.et Mine Edouard Brisselle, sa famille, M.et Mme Bernard Drainville, M.le notaire et Mine Casaubon.M.Gaston Plante est allé M.Joseph Favreau.M.Victor Fafard était jour derniers.M.A.Lallemand avec sa famille, de.passage chez M.Paul Fafard, Bénédiction d\u2019une Limanche après-midi, avait lieu la bénédiction d'une croix élevés chez M.Cuthbert Des- trempes.M.le vicaire À.La- porte présida la cérémonie.Il it comprendre en quelques phrases le sens religieux d\u2019une telle cérémonie et les nom- hreuses bénédidtions qu'\u2019attire une croix sur les champs environnants.Commissaires.\u2014 On parle d'élections de commissaires.D'après les rumeurs, il y aura lutte entre MM.Fortunat Beaupré el Cuthbert Destrempes, Azarie Lambert et Josaphat Bibeau, Nous connaîtrons, la semaine prochaine, les vainqueurs, Balle au camp\u2014Nous avons reçu la visite du fort elub St- François d'Assise des Trois- que celle Semaine attirera à Rimouski, On compte qu'un bon nombre en profiteront.ST-CUTHBERT Baptémes., \u2014 Juseph-Alfred- Murie-Clpire-Madeleine, et mand-Marcel, jeune enfant de \u2014 En visite En visite chez M.Pacifique Fafard, M.L.De Grandpré et passer une dizaine de jours au lac Sely près de Dunham, chez de passage chez res gendres, ces croix.\u2014 bec; ou à l'organisateur du groupe de Montréal, M.Joseph Hébert, Hôtel des Postes de Maisonneuve, 5I0 rue Létour- Rivières.Nos joueurs ont fait piètre figure devant ces ama- leurs qui gagnèrent par 12 à 2, neux.(Tél.Clairval 1687.) PROTESTATIONS CONTRE L'INIQUITE ESPAGNOLE \u2018Madrid, 29 juin\u2014L'adoption de la loi sur les congrégations Nous les félicMons (de leur bel esprit sportif et nous les remercions beaucoup de la leçon profitable qu'ils sont venus nous donner.M, Zépir Brousseau a gagné le $2.50 qui s'est tiré durant la religieuses a soulevé non seu- partie.; lement en Espagne inais par Dimanche prochian nous au- ; rons la visite du olub \u201cles toute l'Europe une vive indignation, Loi d'ailleurs si absurde que de l'avis de tous elle ne pourra être mise à exéou- tion, au moins pour la marquée, le ler octobre prochain.Le président Zamora a reçu durant plusieurs jours des mil- lièrs de télégrammes le priant de retourner la loi à la Cham- bouffons\u201d, des Trois-Rivières encore.Espérons que nous serons date [nous bons amis à venir nous supporter ST-BARTHELEMY plus heureux au jeu; invitons toujours nos Cours agricoles.\u2014 Il est désormais officiel que notre A- bre sans la signer.Entre au-[cadémie sera sur le rang d'é- tres protestations on remarque [cole agricole élémentaire, et si celle des médecins espagnols.nous ne nous trompons pas, En contact par leur profession|ce sera une des premières de avec les ntalades, les aliénés, les invalides, ils se croyaient tenus, disaient-ils, d'intervenir au nom de ces malheureux, car |; outre les millions d'enfants qui fréquentent les écoles religieuses, on compte en Espagne 350,000 malades, 18,000 aliénés, 15,000 lépreux et 38,000 orphelins dont prennent soin les communautés.La loi n\u2019in- {erdit pas en soi Aux congrégations d'exercer la charité, mais cHe est rédigée de façon à paralyser leur action, à les ruiner.E.S.P.SÉMAINE SOCIALE DE RIMOUSKI Le problème de 1a Terre est la question du jour.C'est l\u2019a- gricullure qui triomphera de la crise économique dont nous souffrons si cruellement.Mais de quelle manière?Par quelles mesures?Avec quelle collaboration?Ces importantes questions feront le sujet de la pro- chaige Semaine sociale du Canada qui se tiendra à Rimous- ki du 13 au 19 août.Le fait que de hautes personnalités comme S.Em.le cardinal archevêque de Québec, S.Exc.le délégué apostolique et plusieurs autres évêques, des ministres fédéraux et provinciaux, des députés, des représentants de nos grandes associations nationales, des meme bres éminents de nos ordres religieux, des professeurs d'Université et d\u2019Ecoles d'Agriculture, ete, prendront la parole à ces assises, ce fait indique toute l\u2019importance de cette Semaine et le profit qu'il aura nisation prend les mité d'orga mibsures nécessaires pour bien |UN très joli costume recevoir tous les étrangers \u2014 ;frennait dimanche en ecclésiastiques et laïques \u2014.noire province.Le R.Père Latour, c.s.v., provincial, a averti M le directeur Jos Des- rosiers, que les négociations a- vee le gouvernement de Québec avaient heureusement a- houti et qu'un professeur spécial viendrait donner des cours À notre école, de concert avec notre excellent personnel actuel.C\u2019est une grande nouvelle pour la population rurale des environs.Elle aura à ses portes une institution qui greffera à son enseignement un programme spécial concernant les choses de la terre.Les élèves de 7e année seront acceptés dès l\u2019an prochain, et le cours sera probablement oontinué jusqu'en 10e année.Déjà plusieurs dentandes d'inscriptions ont été faites à M.le Directeur, qui va se trouver dans la pénible obligation de refuser des élèves, faute d'un local plus vasle.C'est le programme de M.le Ministre de l'Agriculture, de doter chaque que comté de semblables écoles et celui de Berthier a été I'heureux prenant de la première place.Félicitations aux négociateurs \u201cd'une si belle oeuvre! le 3 juillet, avaient lieu les élections pour les commissaires d'écoles pour remplacer MM.Cyriac Plante et Arthur Tru- el.Les candidats sur les rangs étaient MM.Jos Caron et Gédéon Turootte, pour Bel- Automne, et MM.Pit Brissette d'York.M.Brissette a été élu premier et M.Désy, second.Félicitations! ON DIT 1 QUE.On dit \"que le club de St-Viateur.Elections, \u2014 Lundi dernier, in et Giles Désy, pour le rang notre club de balle au camp a u'il é- tlant On dit qu'on aura bientôt des élections pour remplacer l'inspecteur de trottoirs, sortant de charge.On dit qu'il faudra tenir les parterres bien prêts pour l'inspection du concours, fin de juillet.Vieat de Paraître REVUE DE L\u2019AMERIQUE FRANCAISE La deuxième livraison de cet organe d'action nationale chez les peuples de langue française en Amérique vient de paral- tre pour l'année 1933.Ce numéro contient un article magnifique par sa richesse de pensée et d'expression sous la signature du Chanoine Arthur Robert, directeur du Grand Séminaire de Québec.L'article est intitulé: \u201cLe Rayonnement de Québee en Amérique\u201d.contient de plus les matières à lire suivantes: \u201cLa défense nationale et le fisc\u201d, \u201cBeaux résultats de notre oeuvre\u201d, \u201cL'influence du nombre au point de vue national\u201d, \u201cUne chance s'il vous plaît\u201d, \u201cActe de concentration nationale\u201d, \u201cBien ou mal\u201d, \u201cL'Aveuglement\u201d, \u201cUne section officielle de la Fédération des Gardes Militaires\u201d, des annonces de librairie, des pensées choisies, ete.On s'abonne pour 50 cents par année en s'adressant au directeur, No 84, rue Lachevrotière, Québec.La Confédération de I'Amérique Française a pour but d'unifler les peuples de langue française en Amérique au moyen d\u2019un congrès de représentants tenu à Québec lous les ans.Le prochain congrès aura lieu les 21, 22, 28 octobre 1033.ILE DUPAS Naissance4\u2014M.el Mme E- douard Farley sont les heureux parents d'une fillette, baptisée le 418 juin, par M.l'abbé A.Richard, sous les noms de Marie-Lucie-Agnès.Parrain: M.Victor Farly, M.D; marraine: Mlle Lucienne Jeannotte, de Montréal, Porteuse, Mlle Rachel Farly, tante de l'enfant.\u2014 L'épouse de M.Philippe faisait cadeau à son époux d'une jolie filletle, baptisée le 19 juin par M.l'abbé A.Richard, sous les noms de Marie-Rose Charlotte.Parrain: Paul-Emile Dandonneau, marraine, Mlle Marguerite Farley, de St-Joseph de Sorel, oncle et tante de l'enfant, Por- leuse, Mlle Florida Dandon- neau.M.et Mine J.Duntond, accompagnés de Mlle Colette Girard, de Montréal, en visite chez M.Arsène\u2019 Farley.Mlle Laurette Savignac, de Ste-Elizabeth, en vacance chez son oncle, M, Onier Courches- ne.Mlle Bernadette Courchesne, en visite à Montréal chez sa sueur, Mme A.Manseau.La famille de M.J.Fitspa- trick, en villégiature à la maison de M.Lucien Chevalier.M.et Mme Henri Richard, accompagnés de leurs enfants, Pierrette, Henriette, Jean Guy, ainsi que M.Paul Richard, sont venus rendre visite à M.le curé À.Richard.M.Marcel Guévremont, de Montréal, passe ses vacances chez sa tante Mme Vve Jos Joinville.M.Vincent Paul Farley de Sorel, passe ses vacances chez son cousin M.Arséne Farley.M.Dr Victor Farly, de l'hôpital Notre-Dame de Montréal, accompagné de sa future épouse Mile Lucienne Jeannotte de Dandonneau Montréal, passent quelques jours chez son père M.Candide Farley.La semaine dernière avait lieu ia petite sépulure solennelle de Pauline Désy, fille de Armand Désy de de Jeanne d'Arc Plante à qui nous offrons nos sympathies, \u201cMade in France\u201d II est peu de choses qui nous agacent autant que de voir, soit sur un livre français, soit sur n\u2019importe quelle marchandise qui nous vient de France, l'étiquette \u2018Made France\u201d, Nous savons bien que le célèbre \u2018\u2019Made in Germany\u201d a fait le tour du monde, proclamant la force et la richesse de moyens de l\u2019industrie allemande.Et c'est depuis la grande guerre que s'est établie la coutume d'indiquer sur les abjets le pays d'où ils proviennent.Il y à vingt ans, nous ne voyions jamais du moins d'après nos souvenirs nels, ces \u201cMade in U-8.A, der Th England\u201d (que nous découvrions ces derniers tempe sur les papiers qui enveloppent le chocolat Moirs.d'Halifax).Chaque pays tient aujourd'hui à signer ses productions.Nous n'y voyons pas d'inconvénients Mais si on tient absolument à miter, jusqu'à la langue même, le fameux \u201cMade in Germany\u201d, il nous semble que la France est une personne assez honorable pour signer ses oeuvres ex français.Trop peu de producteurs français ont osé jus- quaujourd\u2019hui afficher le \u201cfait en France\u201d ou \u201cfabriqué en France\".Trop peu de producteurs français aussi paraissent savoir que dans la province de Québec, bien que nous appartenions à un \u201cdominion\u201d britannique, l'immense majorité des gens parlent le français et n'aiment guère à recevoir de Paris des lettres, des circulaires ou des catalogues rédigés en anglais.Un jour, me trouvant au bureau de poste avec le curé de ma parois se, ce dernier me mit sous les yeux un cau catalogue anglais qu'il venait de recevoir d\u2019une maison de Paris qui fabrique des ornements H|d\u2019église.\u201cEt pourtant, dis-je en souriant, il me semble que vous portez un nom bien français!\u201d \u2014 \u201cOh! me répondit-on en haussant les épaules, je vous assure qu\u2019ils sont durs à la détente.Savez-vous que je me suis trouvé un jour, à Paris même, en présence d'un des patrons de cette firme, à l'occa- sivn de je ne sais plus quelle réception?Cet honme, jeune encore, me confia qu\u2019il avait complété ses études par um séjour en Angleterre, afin de bien apprendre l'anglais qui devait lu servir pour pousser ses affaires aux Etats-Unis et.au Canada.Je pris la peine de lui faire remarquer, comme l'occasion s'y prétait, qu'il serait infiniment préférable que sa maison ne correspondit pas en anglais avec ses clients français de la province de Québec.\u201cMais, monsieur l\u2019abbé, me dit-il tout surpris, ne savez- vous pas l'anglais?\u201d \u2014 \u201cAssurément, répondis - je, mais je vais vous dire quelque chose, que pourraient vous répéter tous les curés canadiens-fran- çais de ma province: j'ai l'habitude de jeter impitoyablament au pa- nicer les catalogues anglais que je reçois de France\u201d.Je vous laisse imaginer l'expression de surprise de mon interloouteur, Il failut lui expliquer, en quelques minutes, à quel point nous tenions à rester Français, et comibien nous étions parfois étonnés de voir que la France ne parût pas connaître ce fait important.Et j'ajoutai qu'il était encore plus surprenant de voir des industriels français, en quête de clients au Canada français, ne pas s'aviser de, correspondre en français avec nous.Nous comprenions assurément qu'ils eussent besoin de catalogues rédigés en anglais pour l'Amérique anglosaxon- ne: seulement il ne leur servait de rien de nous adresser ces catalogues.On parut comprendre: on m'assura même qu'on prenait bonne note du renseignement.Vous voyez le résultat?\" Un geste indigné, et le beau catalogue anglais venu de Paris s'en alla choir dans la boite à papier du bureau de poste.C'était bien fait! \u201cLe St-Laurent.La Vérendrye par Robert Rumilly C'est un des épisades les plus tragiques de l'histoire de la colonie canadienne que la pathétique odyssée d'une vingtaine d'années de durée de Pierre Gaultier de La Vé- rendrye à travers les savanes et les prairies de l'ouest vers les Rocheuses.L'auréole de gloire qui entoure aujourd'hui le nom du découvreur de ces montagnes \u201chautaines, lErandioses, écrasantes, fierté et le venge largement devant la postérité des soupçons qui ont pesé sur lui durant toute sa vie.Un peuple français et anglais reconnaissant lui a élevé un monument à Porta- ge-la- Prairie, à l\u2019endroit même où il construisit le fort La Reine, l\u2019un des plus importants de la chaîne de forts qu\u2019il édifia au cours de ses expéditions dans l\u2019ouest.Comme Vauban fortifia militairement la France, La Vérendrye fortifia commercialement le centre et l\u2019ouest canadien d'il y a deux sièdes par un réseau de forts destiné à monopoliser la traite des pelleteries au bénéfice des Français.Comme autant de noms \u2018de victoires éclatantes résonnent: Fort St-Pierre, Fort Saint-Charles, Fort Maure- pas, Fort La Reine, Fort Dauphin, Fort Bourbon, etc.Mais La Vé- rendrye devait mourir avant de voir son oeuvre achevée et ses fils devaient être empéêchés de la poursuivre comme ils l'auraient désiré.Plusieurs historiens ont recueilli des documents précieux sur La Vérendrye, notamment M.le juge L.-AÀ.Prud'homme.M.Robert Rumilly, qui aime se pencher sur nos annales canadiennes et y étudier les gestes héroïques Ths nôtres.vient d'écrire, par diversion, pendant qu\u2019il prépare un livre ok longe haleine Sur Louis-Jo- 8 apineau, une biographie de La Vérendrye, découvreur canadien (1).Cette biographie compte 130 symbole de I'Amérique du Nord\u201d, |}, pages et se lit comme un roman, même mieux.Le héros est attachant.Comme les jeunes Cane- diens de l\u2019époque, À a le goût des grands espaces, de l'aventure, des faits d'armes.Il y a même du romanesque das sa vie.Il se fiance à Marie-Anne Dandonneau du Sablé (et non du Sable, faute qui n\u2019est sans doute pas imputable à l'auteur) et part conquérir des grades dans le régiment de Bretagne.Les nominations faites sur champ de bataille ne furent pas confirmées à Versailles et La Vé- rendrye dut revenir au pays avec neuf cicatrices mais sans grade, Il revoit sa \u201cdalente fiancée\u201d qu'il épouse et s'établit à La Gabelle.Le courant commercial qu'il essaie de créer sur de St-Maurice ne va pas.C'est alors que lui vient l\u2019idée de tenter plus grand.Le marquis de Beauharnois le nomme au commandement des postes les plus à l'ouest du pays, au lac Nipigon.Il apprend des trappeurs à la peau cuivrée des choses merveilleuses sur les contrées de l\u2019ouest.II résout d'aller à la découverte de la mer de l'ouest (Le Pacifique).Jes obstacles s'amoncellent, mais il triomphe de tout.Hl part avec cinquante compagnons.Pendant plus de dix-huit ans il doit aller, revenir, repartir, pousser plus loin, endurer les privations les plus pénibles, voir mourir un vaillant neveu, un brave fils, se sentir incompris à Ville-Marie et à Versailles, mais persévérer toujours dans ses desseins jusqu'à ce que la mort vienne le surprendre au moment même où il est convaincu qu'enfin son oeuvre va être couronnée du plus grand succès et qu'il va enfin escalader, franchir des Rocheuses, descendre vers la mer immense de l'ouest.C'est le portrait de cet honune incompris, calomnié, de ce découvreur courageux et Vaillant que trace M.Rumilly.C\u2019est le récit de toutes fes péripéties de cette vie aventureuse et sacrifiée qu'il fait.Même s'il écrit peut-être plus encore pour le lecteur d'outremer que pour le lecteur canadien, M.Rumilly a fait oeuvre utile de propagande en tassant en un petit volume la biographie de La Véren- drye, Celui-ci est véritablement un héros, héros des taches longues, rudes, laissées a son propre risque.Ce livre nous redit une fois de plus que des Français furent les premiers à atteindre les Rocheuses comme ils furent les premiers a parcourir la majeure partie du Ca- rada et des Etats-Unis d\u2019aujour- d\u2019hui.Peut-être a-t-il paru assez tôt pour qu'il soit donné en prix dans cette année, ce devra l'être l'an prochain.\u2018\u201cLe Devoir\u201d.(1) Aux Editions Albert I.éves- que et en vente à la Librairie du Devoir.POUR LES CONFITURES Pour fermer hermétiquement les pots de confitures sans ficelle, prenez des récipients aux bords parfaitement lisses, faites tremper dans un bain de gélatine tiède, des bonne qualité, coupées à la dimension voulue, appliquez la feuille sur le pot en vous assurant de l'adhérence sur les bords.La feuille en séchant se tend d'une façon uniforme, le pot est alors couvert comme avec une feuille parchemin et par- failement obturé, Il reste à feuilles de papier blanc de couper avec une lame la partie du papier qui dépasse les ords.Ce mode de fermeture est propre et net et permet une conservation parfaite des confitures, $387,069.51 viennent d'être distribués à ses rentiers par la Caisse Nationale d'Economie.Son actif dépasse $8,630,000.00.Les réserves sont de $1,102, 958.00.La rente reste au même niveau que les années précédentes.Que vous faut- il de plus pour grossir nos rangs?Renseignements gratuits.- |.PATENAUDE L'ASSOMPTION les écoles?Si cela n'est pas fait 45° Venez voir nos prix AGASIN [NDEPENDANT VICTORIA J D.CAISSE Epicier-Licencié Angle des rues Frontenac et Iberville, Tél.30, BERTHIERVILLE.Petites annonces \u201cLe Courrier de Berthierville\u201d est édité par A-D.Milot, de Berthierville et est Imprimé aux ateliers de l\u201c\u201cEcho de Saint-Justin\u201d, Saint-Justin, P.Q.d Un bon bureau chauffé à louer.S'adresser à 129, rue Fruntenac.BERTHIERVILLE g A VENDRE Canot Peterborough, 16 pieds de long, très léger, en bois blanc.Peinturé à neuf, aviron complet.Adresse: 139 Frontenac, Tél 118.faillites et mens de titres.difficultés commer- LA PYORRHEE Pour éviter la pyorrhée, le sai- gnement des gencives et la carie entaire, servez-vous de la 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BERTHIERVILLE, \u2014 P.Q.MALADIE \u2014 RESPONSA- veau Rue de Champlain, PUS PIVOT IUITOVVOVO YYVTTIVITVOVVTVOSOSOGUS La force proverbiale de nos ancêtres Marie Grenon et son sac de sel (Page extraite des.\u201cMémoires\u201d de Philippe Aubert de Gaspé) Lorsque nous eûmes fini de souper, M.Louis Fournier prit la parole: \u2014Vous vous vantez, messieurs d'être des hommes; je veux bien le croire, j'en ai eu des preuves, mais voyez-vous, il y a des hommes d'une force si prodigieuse qu'on a peine à y ajouter foi; j'étais ici à cette batture, il y a quarante ans, avec mon frère Pierre que vous voyez, feu mon frère Michel et le défunt José Jean, lorsque nous vimes venir du nord un canot qui se dirigeait vers cette batture.C'est un de nos amis, de I'lsle aux Coudres, qui vient nous rendre visite, dimes-nous.Le soleil venait de se coucher, le vent du sud s\u2019éleva, en sorte que le feu allumé à la porte de notre cabane nous inconmodait beaucoup; les flamemnèches, les charbons nous aveuglaient.Un de nous proposa alors d'aller chercher à une petite distance sur le sable un arbre de merisier afin d'en faire un coupe- feu.Mais, après bien des efforts (et nous étions pourtant des hommes tous dans la vigueur de l\u2019âge) nous n'avions pas le poignet pourri et nion défunt frère Michel, surtout, était d'une force athlétique, après bien des efforts, dis-je, il fallut à notre courte honte renoncer à notre entreprise: outre que l'arbre était très pesant , les branches enfouies dans le sable à une assez grande profondeur, rendaient notre travail inutile, H était nuit close, et il faisait bien noir quand celui dont nous attendions la visite arriva.C'était un petit vieillard chétif en apparence, dont nous n\u2019aurions donné quatre sous.Quoiqu'il nous fut in- conta, nous lui fimes le meilleur accueil possible, et nous lui offri- mes de souper avec nous.\u2014Ce n\u2019est pas de refus, dit-il, mais je ferai comme les sauvages, je vous laisserai aussitôt que j'aurai pris mon repas, car je ne veux pas perdre la marée montante pour me rendre à l'Isle-au-Grue.Et puis il ajouta; Est-ce que vous gu'avez pas de coupe-feu que vous vous laissez aveugler par les flamme- es ?\u2014U y a bien, lui dis-je, un arbre, le long de ce banc de sable qui pourrait nous rendre ce service, mais il est si pesant que nous a- vous renoncé à le trainer jusqu'ici.Le vieillard continua à fumer pendant quelques minutes tout en Jasant avec nous, se leva ensuite; et grâce à l'obscurité, nous le per- dimes bien vite de vue.Quelle fut notre surprise, notre horreur, lorsque à l'expiration de quelques minutes, nous le vimes revemr l'arbre sur l'épaule! \u2014l'enez, dit-il en le jetant à terre voici votre coupe teu et nous souperuns plus à l'aise.La pesanteur de l'arbre était telle que sa secousse en tombant près de nous, nous fit faire un bond d'un pied de hauteur.Nous crûmes fermement que c'était le diable en personne qui nous avait rendu visite, et nous le vimes partir de grand coeur quant il eut soupé.Ce ne fut que le lendemain que nous appri- mes par Dufour, de l'Isle aux Coudres, que c'était le bonhomme Grenon et non le diable qui avait soupé avec nous.Nous avions souvent entendu parler par les gens du nord de sa force surhumaine, sans y ajouter foi, mais nous en fumes cette fois convaineus.J'ai été depuis rendre visite au père Grenon, un brave homme s'il en LE OOURRIER DE BERTHEFRVILLE fut, qui s'amuse beaucoup de la belle peur qu'il nous avait donnée.Toute la \u2018famille Grenon, ajouta M.Pierre Fournier, est douée dune grande vigueur, mais une seule de ses filles a hérité de la turce prodigieuse ue sun pére.Ua des fis de Grenon après un sé- Jour de trois à quatre années au service de la compagnie du nord- vuest, retournait dans sa famille chargé de trophées sous la forme de plumets qu'il avait gagnés dans les luttes tenues contre les Montferrand, les Monarque, les Dumoughel, et autres fiers-a-bras redoutables, voyageurs des pays d'en haut.On intormia son pére, qui passait par hasard, que son fils venait d'entrer dans une auberge.Le père Grenon s'empresse d'aller ie rejoindre, et voyant qu'il avait ie dos tourné à la porte il fit signe aux gens de la maison de ne rien dire, et miarohant à pas de loup derriere son tils, il lu prit la tête entre ses deux mams.Le fils fat des eftorts utiles pour se dega- ger de cette étremte et s'écria: Lest mon pére, 11 n'y à pas un autre homme dans le Canada capable (de me tenir avec des pics sem- julables.Quoique plusieurs des prouesses du vieux Grenon doivent apparte- nr au dumame de la légende, en voier une que je crois veritable, è- tant attestee par plusieurs personnes témoins oculaires.Grenon fit rencontre le dimanche, dan les bois d'un jeune ours, gros conume père et meng; l'animal voulut fu à soit aspect, mais l\u2019'hercule le considérant de bonne prise, lui livra bataille, le terrassa, tinit par le sai sir par la nuque et arriva avait la messe à la porte de l'église de la Baie Saint-l'aul avec son prison- mer, ou de nombreux spectateurs furent témoins de cette scène assez nouvelle pour eux.Il parait que je maitre de nos forets canadiennes goutait peu cette manière de voyager, car Grenun dit en arrivant: Le HHHOHHHOHOHHHSCOHVOOOUSGG COCSOOGCVOGCOHSASH ASS A MESSIEURS LES AMATEURS PHOTOGRAPHES Vous trouverez à mon Studio toutes fournitures d'amateurs, tels que : \u201cKODAK Eastman,\u201d de toutes grandeurs et dimensions, de la célèbre maison Canadian Kodak & Co.Ltd, Toronto.Plate, Films, \u201c Pellicules\u201d Cartes, Papiers, Plats, Solutions, Etc., Etc Je fais aussi à bonnes conditions, les agrandissements pour amateur: M.M.Rue St-Laurent, CO T H LOUISEVILLE, |.y.Td.84.Voulez-vous avoir du bon, allez à l'Epicerie de choix de WILFRID PICHE, Spécialités : Thé, Café, Ej ices, Etc, Fruits de toutes sortes.Délivraison à domicile.Rue St-Antoine, Place du Marché, Bienvenue a LOUISEVILLE, P.Q.tous.Nous 22 roe M.-M.COTE grandissons pour les amateurs.des mieux finis dans 24 heures.Portraits colorés, une spécialité.PHOTOGRAPHE Atelier des plus moderne Kodacks et Films à vendre.développons, imprimons et a- Ouvrage St-Laurent, Louiseville Chirurgien-Dentiste.\u2014 BERTHIERVILLE, P.Q.Voulez-vous avoir un bon dentier et faire enlever vos dents sans douleur?Si oui, voyez immédiatement le Dr Léopold Gélinas Chirurgien-Dentiste.LOUISEVILLE, P.Q.MARCHE MODELE C.-E.DAMPHOUSSE, Prop.Le seul Boucher à Louiseville dont les viandes sont conservées dans une glacière \u201cFrigidaire\u201d.Viandes fraiches de toutes sortes, à tous les jours de la semaine.RUE STE ELISABETH, LOUISEVILLE, P.Q.j.P.CARON Marchand de Ferronneries et Quincailleries Le seul vendeur de produits explosifs tels que dynamite, accessoires, etc.LOUISEVILLE, Qué.GARAGE BOURK D.BOURK, Prop.Casier Postal 44.Réparations générales d'Autos, Engins à Gazoline, Soudures â l'oxigène.OUVRAGES GARANTIS Accessoires pour Autos, Gazoline Huile, Graisse, Pneus, Chambres à air, Ete.LOUISEVILLE, P.Q.Td.Bell 2 B.P.213 HOTEL WINDSOR J.-T.BELAND, Prop.Pension de première classe Chambres spacieuses Omnibus a tous les trains Salles d'échantillons pour voyageurs de commerce 61 rue St-Laurent, Louiseville.LES REVES Les rèves des cardiaques leur suggèrent la sensation de la légèreté ou d'une élévation; ceux des pulmionaires sont pleins d'optimismes, d'espérances couleur de rose, tandis que les nerveux ne peuvent même pas domnir tranquillement, ct les ivrognes ont, eux aussi, des serrements de coeur et des angoisses, souvent, des cauchemars.On à constaté toutefois qu'un état d'a- me bien discipliné ne manque pas sun effet salutaire sur les rêves, le contenu et la qualité desquels dépendra en effet en grande partie d'une volonté ferme qui saura les régler.Et un sommeil bien réglé aura, inversement, sa réaction et sur la mentalité en général et sur la santé du corps.gredin n'aime guère la société des honnêtes gens: il s'accrochait avec ses griffes à tous les arbres et racines qu'il trouvait à sa portée.L'inspeotion des lieux convainquit bien vite les curieux de la vérité de ces dernières parules: jeunes pcusses d'arbres et racines auxquels l'ours s'étaient accroché jonchaient le chemin qu'il avait parcouru.En m'entretenant dernièrement des prouesses du vieux Grenon avec un vieil habitane nonuné Joseph Charretier, mon voisin à la campagne, je lui dis que l'on m\u2019avait assuré que même les filles de cet hercule avaient des nerfs d'acier.\u2014Je n'ai jamais connu le bon- honmie Grenon, ni ses fils, me dit Charretier, mais quand à une de ses filles, je puis vous en parler savanument.J'avais alors environ vingt-cing ans, et c'était la première fois que je mettais le piod sur la terre du nord.J'arrivais a grands pas au pied des cites épouvantables de la baie Saint-Paul qu'il me fallait franchir, lorsqu'une jeune fille chargée d\u2019un paquet qu'elle portait sous un bras passa prés de moi en trottinant.J'étais ! dans l'âge où l\u2019on sait accoster pro- | prement une créature (femme) et je lui dis, après avoir dté mon bonnet en la saluant jusqu'à terre: Jai deux grâces à vous demander, mademoiselle ; d\u2019abord celle de me permettre de jouir de votre agréable compagnie aussi longtemps que nous suivrons la même route, et celle ensuite de vous soulager du paquet que vous portez.Vous voyez, monsieur, ajouta le père Charretier, que c'était parler poliment et comme un homme qui sait vivre avec le monde.\u2014Je vois, père Charretier, lui dis-je, que vous savez accoster une créature sans réplique, et qu'elle dut être sensible à vos politesses.\u2014Je n\u2019eus point à m\u2019en plaindre au début, répliqua le vieillard; elle me fit une belle révérence et me dit: C'est trop d'honneur que vous me faites de m'offrir votre agréable compagnie et je l'accepte avec plaisis ; mais quant au léger paquet que je porte, ce n'est pas la peine de vous en embarrasser.\u2014Je n'ai pas été élevé parmi les sauvages, que je lui répliquai: les gens du sud connaissent les égards qu'ils doivent à la créature.\u2014Puisque vous étes si galant, vous autres messieurs du sud, à ce qu'elle me dit, voici le paquet.Etant sous l'impression, fit Je: père Charretier, que ce paquet enveloppé propremens dans une nappe blanche contenait de la laine ou tout au plus du linge, je voulus le prendre sans précautions, mais, à ma honte, il m'échappa des mains et tomba à terre, \u2014Faites excuses, à ce qu\u2019elle me dit; c\u2019est une gaucherie de ma part d'avoir laissé tomber ce paquet.J'étais rouge jusque dans le blanc des yeux, et me baissant aus- stot, ce fut à grand'peine que je réussis à mette sur mes épaules son léger fardeau.Mais dis-je au père Charretier, quel était donc le contenu de ce paquet ?\u2014Une misère qui ne vaut guère lu peine d'en parler, reprit le vieillard; c'était tout simplement un minot de sel.me donnait des forces et je répk- quai que je ne voulais pas tne séparer d\u2019une si aimable compagne ; et je repris le collier de misère tout en haletant comme un chien qu'on fesse pour lui faire tirer sa charge.J'étais éreinié, lorsque nous arrivâmes par bonheur, à un chemin de traverse.Je lw demandai alors quel côté elle allait prendre, bien déterminé à gagner le nord- est si elle allait du côté du sud- ouest.Nous finimes par nous séparer ; elle me fit encore une belle révérence en me disant qu'elle # n'oublierait jamais la galanterie des messieurs du sud Je l\u2019envoyai, en moi-même, à tous les diables, ¢t je fis une halte à la première habitation que je trouvai et où je demandai un vaisseau de lait, pour me rafraichir, car la langue me desséchait dans la bouche.Je m\u2019enquis de la maîtresse de la maison si c'était, ici, le pays où les femmes sont plus fortes que les hommes; et je lui racontai mon a venture, \u2014C'est Marie Grenon, me dit- etle, en éclatant de rire; elle vous aurait.au besoin, porté par-dessus son minot de sel et monté les côtes sans fléchir.Est-on trop pressé pour être poli?Un écrivain français déplorait réœnnmment la disparition graduelle de courtoisie et du savoir-vivre dans la patrie qui fut la terre classique des bonnes manières.Il n'est pas seul, parmi les journalistes français à regretter la tendance à remiser les règles élémentaires de la politesse, «t il écrit ses remarques dans un but louable ; cehu de refaire l'éducation du public.Ce n'est pas une mince tâche dans un temps où le laisser-aller a pris une place si grande.Au Canada, il est certain qu'une campagne du même genre ne serait pas déplacée.Nous avons, ici comme en France, glissé tranquil- lenwnt dans l'abandon plus ou moins protioncé des règles de la cuurtoisie.C'est particulièrement parmi les jeunes générations que la décadetice se fait le plus sentit, ac- cenitué peut-être par l'acceptation chez nous des modes d'égoïsme et de camaraderie qui nous viennent de nos voisins du sud Un conférencier a dit que la politesse est probablement le dernier rempart de l\u2019ordre moral dans la soiété, Cela étant, il est tout à fait » [convenable de prêcher le retour aux bonnes manières.Lisons donc cet extrait de l'article que M.J.- Joseph Renaud publiait dans un grand journal de Paris, et tächons d'en tirer profit.\u201cNous vivons, écrit-il, parmi d'étonnantes rudesses.On ne se gêne plus pour autrui.Contredire avec brusquerie; à la moindre dif- ficuké entrer en fureur tout en chuchottant à leur sujet; dans un wagon de train ou de métro, fredonner, siffloter ou même se curer les ongles comme si l'on était passer devant les gens sans s'excuser; au restaurant, tenir une conversation si bruyante qu\u2019elle prive les tables voisines de la faoulté de Ga alla assez bien tant que nous marchâmes sur le chemin planche, mais lorsque nous fümes dans les côtes, les sueurs m\u2019abimaient.Quant à ma compagne, elle caquet- tait comme une pie; et tout en sautant sur un pied et sur l\u2018autre, elle me faisait en ricanant des excuses de la peine que je prenais pour elle, ajoutant que les messieurs du sud du fleuve Saint-Laurent étaient beaucoup plus polis que ceux du nord.\u2018Lorsque je m'\u2019arrêtais pour me reposer en montant les infernales côtes, sous prétextes de lui faire admirer quelques beaux points de vue, elle me disait : \u2014Nous autres, montagnardes, sommes si accoutumées à ce spectacle que nous n'en faisons aucun cas; mis tenez, monsieur, je suis un peu pressée, ma mère m'attend, rendez-moi s\u2019il vous plait mon paquet et je vais continuer ma route, tandis que vous jouirez des beautés de la nature.causer tranquillement \u2014 sont au- juurd'hui des fautes si fréquentes, même en des milieux \u201ccossus\u201d, qu'elles paraissent vénielles.Jadis, elles eussent disqualifié le coupable.\u201cQuand au langage courant, ré- flété par le théâtre, le music hall «t même la simple chanson, il est hideusement trivial, on emploie moins le terme juste que son équivalent argotique; d'ailleurs d'anecdote obscène a pénétré dans le salon.On cause avec une femme le chapeau sur la tête et même en fumant.Les parents tolèdent de leurs enfants des irrévérences bien nuisibles à l\u2019esprit de famille.Et les jeunes filles, aussi vertueuses, certes que celles des générations où l'on se tenait bien, ne donnent pas toujours, par leur aspect ou leurs propos; l'exemple du savoir-vivre.\u201cEtre bien élevé ne semble plus très indispensable.Se soucier d'autrui?La barbe!.On n\u2019a plus le Je rentrais en terre; la honte temps.Chacun pour soil.\u2018IPI _ e_cwtre.JE NG Un BON BY LON DIT QUE suis Pras CHASSEUR, /// seul; ne pas répondre aux lettres ; |- ve cette fine Aa \"SALADA ; \u2018Frais des plantations \u201cOn retrouve pourtant intactes les traditions de fa courtoisie en des coins qui unt gardé l'atinos- phère d'autrefois; ocrtaines sous- préfeœures de village, Là les gens sont accueillants, affables, souriants.Au diner Ce vieux général, resté toute sa vie célibataire, n'était pas du tout mondain.Pourtant, lorsque sa nièce devint orpheline, il fallut bien qu'il la recueillit et la menat dans le monde.C'est ainsi qu'il fut, un jour, convié avec elle à la table d'un de nos ministre.Le grade de général, son grand âge et sa poitrine constellée de décorations lui avaint valu une place d'honneur presque en face de la maitresse de maison.Le potage avalé, on enlève, naturellement, les assiettes creuses.En ce moment, le général est très vecupé à raconter à sa voisine de droite ses campagnes.Machinalement, il prend sa serviette et fait le geste du vieux garçon qui au restaurant, essuie son assiette.Aussitôt, un valet se précipite, enlève l'assiette, en met me autre .une autre que le général essuie aussitôt, tout en continuant son his toire.Nouvel échange et nouveau geste machinal du vieux guerrier.Une fois de plus, le domestique avance le bras pour desservir; mais, cette fuis, Je général a vu son geste: i[ happe le bras au passage et, se tournant vers la maitres- se du logis: - Sapristi, madame! s'écrie-t-il, est-ce que cet imbécile va finir, ou faut-il que j'essuie toute la vaisselle de la maison ?CALENDRIERS \u2014 ET \u2014 LIVRETS de COMPTOIR FEU M, 3.-E.HAMELIN A Montréal, ces jours derniers ont eu lieu les funérailles de M.Jo- seph-ldouard Hanxlin, décédé à l\u2019âge de 40 ans.C'était un vétéran du 22e bataillon.1 avait été l'ordonnance de feu le lieutenant-colonel C.-T.Delanaudiére, 4e Joliet- te, et infirmier militaire de hopital Laval no 0, de \u2018Troyes (Aube), France, et de l\u2019häpital Laval no 6, de Joinville-le-Pont, Paris.Enrôlé dès le début de la guerre en 1914, il partit le 16 avril 1915 et revint le 11 juillet 1919.Il avait obtenu deux médailles militaires.Depuis une dizaine d'années il était un patient de l'hôpital militaire de Sainte-Anne de Bellevue.Le convoi funèbre partit de chez son frère, le Dr Louis Romuald Hamelin, 4595 rue St-Denis, pour l'église Notre-Dame du St-Sacre- ment, où le service fut chanté ; l'in- lumation eut lieu au cimetière St- Joseph de l\u2019est.Le deuil était conduit par ses frères: Romuald, Autoine, Alphonse, Guy: son beau-frère, Ernest Chicoyne; ses soeurs, Mmes Gustave Caron (Joséphine), Anna- Maria Mme Ernest Chicoyne (E- douardina) ; ses cousins, Dr Lio- ue! Hamelin, les notaires Lessard, de.Ste-Ursule, Richard et Lucien, Urbain et Albert Lessard, de Ste- Ursule, Ivan, Joseph et Albert De- rouin, de Montréal, (Comanuniqué) Paw ANNONCES, ETIQUETTES, MARQUES du COMMER ENFETES de LETTRE, DIPLOMÉ, CATALOGUES, AFFICHES, ot, sésutue: Curtains commerciales Prenez : TT CE-PHANOL Le Mal de tête, Grippe, Névrof- gie, mal de dents, douleurs périodiques, Rhumatisme et autres affections semblables.Les toblettes CE - PHA .NOL s'attaquent 6 la cause même du moi sons affecter le coeur ni l'estomac.Leur action cele monte et sûre est due à leur composition particulière, préparée par des pharmaciens Chimistes expérimentés.Les Ce-Pha-Nol Outre les Impressions générales, nous faisons une grande apécialité de CALENDRIERS et de LIVRETS DE COMPTOIR.I! est dans l'intérêt de tous ceux qui en ont besoin de ne pas placer leurs commandes sans avoir semi nos échantillons et nos prix.L'Echo de Saint- Justin SAINT-JUSTIN, P.Q.sont des tablettes composées.Vous verrez fo différence entre les véritables Ce-Phe- Nol et les toblettes ordinaires.Bolte blanche Zeus vous le et violelte votre épiciee, marchand général ou pharmacien 25 En vente chez le Dr A.-D, MILOT.GROS & SERVICE \u201cCourtier en Informations fournies avec sur chacune de vos > Si vous désirez, en Assurance, une protection parfaite b et de tout instant, Placez vas risques ët res, hilités de tous genres à r l'entremise de pa LAUREN T ROY Représentant des meilleures Compagnies Canadiennes, Françaises, Américaines et Anglaises.Régidence : 163 Frontenac.\u2014 Tél.130 \u2014 BERTHIERVILLE ; JOS H.GIGUERE MARCHANZ FPIC.aR DETALL Marchandises de choix, Engrais de toutes sortes: Son, Gru, Moulée, Farine, Sel, etc.SPECIAL Avis aux épiciers et Restaurateurs des paroisses environtantes.Mon Camion Automobile passe régufièrement à vos établissements pour prendre et délivrer vos commandes à domicile.TELEP PHONEZ au numéro 4 pour avoir du service spécial, qui vous épargnera des déboursés de fret, de temps et d'argent.VENEZ ou Assurances isir et entière satisfaction ifficuités à résoudre ts arp \u2026 Fr crnières i = LE COURRIER DE BERTHIERVILLE Rôle de la Compagnie des Cent-Associés Travail présenté par M.Edouard Gélinas, élève finissant du Séminaire des Trois-Rivières, au concours inter- collégial annuel de l'Ecole des Hautes Etudes de Montréal, et qui a valu à son auteur la magnifique prime d'une remise de cent dollars sur le coût de ses études.+ * Dans une conférence prononcée en 1925, sur le \u201cfacteur économique\u201d dans l'histoire, M.Edouard Montpe- tit disait avec raison: \u201cOn ne cous truit pas l'histoire sur pilotis\u201d.En effet pour être un édifice solide, l'histoire ne doit pas asseoir ses bases sur un fondement mobile et instable.Notre esprit se rofuserait à concevoir que la nôtre, pas plus que celles des autres peuples ue suit qu\u2019une résultante fortuite de la juxtaposition de faits séparés, surgis un moment donné, sans autre cause que la volonté immédiate de ceux qui les posent, et qui s'évanoulssent tout-à- coup sans laisser de lendemain pour les juger.C\u2019est ce qui faisait ajouter à M, Montpetit dans la même conférence: \u201cle régime français, au moins dans les manuels, est en grande partie étayé sur les faits d'Etat, d'où le souci du détall économique du mouvement social, des conditions géographiques, est banni, et c\u2019est un trop rare bonheur lorsque ces faits politiques sont rellée à l'Europe qui lea détermina.Enoncés tout dru, sans être raccordés, ils perdent la moitié de leur signification.Comment juger de la politique coloniale de François ler, si l\u2019on n\u2019a pas réfléchi sur les conditions où le monarque exerçait le pouvoir?\u201d Et comme rorollaire à cette parole de M.Montpetit, nous pourrions ajouter: comment juger avec exactitude le role de la compagnie des Cent-As- sociés au Canada, 8! fon ne considére et n'étudie d'abord les influences européennes, qui se sont exercées dans le même temps?En effet ce sont le intentions du Cardinal Richelieu et les moyens |« dont il dispose qui vont déterminer la direction qui sera donnée à ln Nouvelle-France.Richelleu le grand Champion de I'absolutisme, est alors autorité de France.Un conps mince, des joues pâles, un oeil froid et cal- eont immenses.D'abord par rapport à l'étendue du territoire, le roi, après avoir révoqué toutes les autres concessions déjà faites, accorde à la Compagnie, la jouiesance totale du Cunada, de la Floride et de leurs dépendances, c'esté-dire qu'il lui livre quasiment toute l'Amérique du Nord alors habitée, avec le droit d'en user à son gré, d'y faire de nouvelles concessions aux colons, d'y bâtir des forts, ete.Relativement au commerce et à l'industrie Richelieu déclare 10 qu'à partir du ler janvier 1628 jusqu'au 81 décembre 1834 tout autre commerce que celui de la Compagnie se trouve révoqué; 20 que le monopole de la traite des pelleteries est accordée aux Cent-Associés.30 qu'il leur fait don de deux vaisseaux de guerre d'environ deux à trois cents tonnes, sans provisions, mais garnis de quatre coulevrines en fonte verte, et avec la promesse qu'ils seront renouvelés, s'ils étaient pris par les ennemis de sa Majesté en guerre ouverte; 40 que pour faciliter la fondation de manufactures, tout artisan qui viendra s'établir dans la Nouvalle-Fran- ce, après six ane sera réputé Maître de son métier, de sorte que #'il re tournait en France, 1! pourrait tenir boutique dans Paris et dans toutes les autres villes; 50 que toutes les marchandises, particullèrement celles manufacturées au Canada seront exemptées d'impôts.Enfin, M y est aussi stipulé lo que douze ennoblissements seraient ac cordés pour ceux qui n\u2019étant pas nobles voudraient entrer dans la Compagnie; 20 que Richelieu choisira lui-même le gouverneur du Canada égard.\u201d Les avantages que confère cette charte, parmi trols noms que lee Cent-Asso- clés lui auront soumis, et que celui- lÀ recevra sa commission du Ainel, le gouverneur relève À la fois de Louis XIII, de Richelieu, et de la Compagnie; me pour les capitaines de vaisseaux, et les commandants de forts; 4o que la Cie d'autres titres, bonneurs, charges et pouvoirs à son gré.Roi.30 qu'il en sera de mé- pourra ellemême attribuer Mais si la Compagnie jouit de ie graves obligations à remplir.D'abord elle doit rendre foi et la suprême jhuit marcs.De plus elle s'engage à pourvoir, Qui se rendent au Canada avec un premier noyau de colons et un char- sement ds provisions, de bétails et de matérieux de construction.Æt le 19 juillet 1629, la colonie ac culée à lu famine doit se rendre aux Anglais commandés par Kirke.Aln- si, par la guerre, se trouve annihilé le premier effort sérieux accompli pour peupler et développer le pays.Plus tard en 1632 le Canada est rendu à la France, mais dès 1636 commence en Europe la période française de la guerre de Trente ans, et Richelieu, aux prises avec l'Espagne n'a plus le temps de s'occuper de la Nouvelle-France, qui reste 4 lu seule sollicitude de la Compagnie des Cent- Associés.Et voilà comment par la guerre encore le développement de la fréle colonie, se trouve paralysé.Enän pendant même la guerre de Trente ans, au moment où Richelieu ot Louis XIII dleparaissent coup sur coup de la scène politique, c'est la grande guerre des Iroquois en 1641 qui commence au Canada pour ne se terminer qu\u2019en 1665 et Mazarin, que les affaires de la MèrePatrie absorbent totalement, se préoccupe pou de la petite colonie des bords du Saint- Laurent.De 1650 à 1653, au plus fort de la terreur iroquoise la France est troublée par toutes sortes de perturbations sociales; c'est d\u2019abord l'union des deux Frondes, puis l'exil du ministre, ensuite la révolte de toute une moitié du royaume sous la pous- ksée de Condé et enfin après la guerre de Trente ans, ls guerre contre l'Espagne jusqu'en 1659.Il reste blen la Compagnie pour s'occuper de la Nouvalle&France, mais comme on le sait déjà et comme le dit bien Vattier: les Cent-As- sociés \u201cn'ont qu'une unique préoceu- pation: gagner le plus d'argent possible daus le plus bref délai, coloniser, c'est-àdire transporter des habitants dans la Nouvelle-France, les installer, les soutenir pécunialrament et moralement, les aider à défricher et cultiver, c'est !à le moindro de leurs soucis.\u201d La colonisation et l'industrie cod.tent cher, rapportent peu et nuisent à la traite.En effet, si les culous restent attachés à leure outils e À leur grands privilèges, par contre elle alterre, le commerce de la colonie en souffre; et d'autre part si les habitants du Canada s'organisent pour ee hommage au roi et lui offrir alnel|suffire à eux-mêmes et s'assurer l\u2019in- Qu'à ses successeurs, lors de leur a-|dépendance vènement au trôge, Une couronne de/chands perdront le contrôle du com- économique, les mar- merce et l\u2019occasion d'augmenter leurs bénéfices.I! n'en fallait pas plus pendant quinze ans, À l'entretien des/pour que la Compagnie s'en déainté me, concillent chex jui une volonté missionnaires, lesquels doivent être|ressât complètement.inexorable, et un esprit de grandejau moins trois par habitation; aux Enfin, les commerçants de fourru- envergure, qui fllumine un front d'ai-|frais du culte, et de plus à fournir|res et leurs employés, qui constituent rain.Sous sa puissante administration, |t te pouvoir royai, entre les faibles maine de Louis XIII grandit et de-|t vient à chaque jour plus fort et pluajl ferme, en triomphant les provisions aux officiers de la Jus-lalora In plus nombreuse ica Souveraine, Enfin au chapftre de la Colonise- ion, qui est le but premier de Riche fou, les Cent-Associés #obligent 10 A des Huguenots, de l'ambitieuse indé [métiers.20 A former, avant 1643, une pendance de la noblesse et de tous [population de 1600 familles ce qui les éléments d\u2019'anarchie qui ont ger |constitue une moyenne de 16,000 ha.mé en Franc depuis la mort d'Henri |bitants; 30 à nourrir Iv.colons durant trois ans: Emflu sans amis, mais en butte à |dietribuer des mille ennemis, craint et mal vu dujdes semences; 50 à restituer lee nouveaux 40 à leur détrichées et 4 sa terres malheureux roi, qu'il sert, se faisant |s& Majesté, la somme à laquelle est un instrument de chaque part! et de [estimée la dépense des Richelieu avance, |8eaux, si avant 1638, {ls manquent de chaque principe, deux vais- par des sentiers difficiles, vers le no- faire passer 1500 Français de l\u2019un et ble but qu'il poursuit; la grandeur de |de l'autre sexe; 60 à subir la même la France sous une autorité corcen-|sänction, avec, en plus, la perte du trée et indivisée.C'est done avec l'intention d'admi-|1688 À 1643, Île ne remplissent pas la nistrer lul-méme les affaires de la co-| Même obligation, sauf toutefois le lonie qu'en 1626 il achète de Mont-|©&# de la prise des vaisseaux par les morency son ancienne charge d'ami |©NHemis.ral de France et se constitue lui-mé- Et ce n'est pas tout: la charte me, le \u201cGrand Maltre et surintendant |COMPrend encore deux articles qui, de la Navigation et du Commerce.\u201d dans des termes généraux, marquent Mais quelle sera la politique du mi- [les bonnes dispositions de Richelieu nistre de Louis XIII, au sujet de la |à l'égard de la Compagnie.colonie naissanteY Il y est dit qu'un délai sera accor- La Nouvelle-France sera-t-elle à ses |Ÿé.si les obligations ne peuvent être yeux, comme les colonies espagnoles, ['eMplles à cause de la guerre civile une ferme d'exploitation pour rem-|9U étrangère et que sa Majesté plir le trésor de la Couronne?\u20ac Ou bien encore brillera-t-elle, comme le Nouvelle-Angleterre, soue ac- ordera d'autres articles au besoin.\u201cEnfin, ajoutera plus tard le père le/de Charlevoix, S.J.H y avait tout faux éclat de la liberté, où le com-|lieu d'espérer, que la Nouvalle-Fran- merce, la religion et les moeurs n'au-|©e allait devenir un des principaux ront d'autre norme de moralité que lé |0bjets de l'attention du étant soutenue par une si puissante raison du jugement privé?Ministère, Non, Richelieu, veut considérer le |Compagnie.\u201d Canada, comme un prolongement de la Mère-patrie, 1] veut pour lui toutes les qualités qu'ils désire pour \u2014_\u2014 Mais les Cent-Associés ne répon- 1a [dront pas & ce qu'on attend d'eux, lle France.S'il recherche ici une source [Jouiront le plus possible des privile- d'exploitation, {1 n'enpère pas moins |#&e8 qui leur sont accordés, sans rem- y fonder une race pure, intacte et pr les obligations qu'iis ont accep- forte, où la religion catholique édifie- | ra pour la gloire de Jéeus-Christ et la diffusion de sa doctrine et de sec Avant 1643, ils étaient tenus de former une population de 16,000 ha- bienfaits une Eglise aussi puissante |bitants.Or en 1642, trente-quatre ans que celle de France.sprès la fondation de Québec, quinze Mais malheureusement, ce n\u2019est pas [88 après l'institution de la Compa- tout que d'avoir une bonne volontéet |&ule, huit ans après que La Violette, de belles intentions, pour conduire les |*U' les ordres de Champlain a ouvert destinées d'un peuple, car la volonté |VN deuxième noyau à la colonisation d'un homme ne suffit pas à doter un êt enfin l'année même de l'arrivée de pays d'une population nombreuse, Maisonneuve et de ses cinquante d'une culture Intelligente et d'une ri-|COMP@&Zuons, on ne compte encore chesse abondante.Et si ces trois éléments de succès d'une colonie, vont manquer, que 400 habitants dans le pays! Mais qu'est-ce que fait la Compa.comme nous le verrons |SNie, pendant tout ce temps-là?Déjà troie futures grandes villes ont pris naissance: le cadre de la Province de Québec est entièrement constitué, et, si l\u2019on considère la population actuelle de la colonie et celle qui doit être en vertu de la charte de 1627, on cons tate une différence de 15,600 âmes.La Compagnie sous ce rapport n'a donc rempli que la quarantième partie de ses obligatione! Pourquo) sommes-nous obligés d'enregistrer un écart aussi considérable, lorsqu'on sait que la raison première de la fondation de la Compagnie était dans la suite, à notre Nouvelle-Fran- ce de 1627-1663, c'est que malgré see dispositions admirables, Richelieu ne comprend pas l'erreur qu\u2019il va faire en conflant à des marchands la colonisation d'un pays que, pour la plupart, [ls n\u2019habiteront même pas.Les marchande fournissent les fonds, mais avec la préoccupation première d'en retirer des profits personnels.Ils s'engagent à faire de la 8 colonisation, mais par la pente normale des appétits, ile délaisseront vite les colonisateure, pour s'occuper exclusivement de leurs propres inté-|Précisément l'établissement de grou- réts mercantiles.bes importants de colons sur les ter do foe du ouveau-Monde, + -_e \u2018erreur a d'abord été de La Compagnie des Cent-Associés|des marchande, égolstes par ta È fut fondée par Richelieu et placée soin de remplir une auvei noble tà- s sous son patronage.En faisaient PAT-|che.Dans cette association l'intérêt tie: le Sieur de Roquemont, comman-|national devait forcément être aban.deur de Rassilly, le sieur Houel, con-|donné à la merci des\u2019 Intérts privés.trôleur des salines en Brouage,| Comment pouvnit-Hi en être autre Champlain et plusieurs autres Per-[ment lorsque l\u2019on sait que ce pays sonnages, en tout ure centaine delétait administré par huit marchands membres, comme le nom l'indique.!demeurés en France?Dans ces con- qui souscrivent A cette etreprise del ditions, quel contrôle pouvaient-ilg colonisation une somme de 300,000 raisonnablement exercer et quel inté livres.rêt pouvaient-lls prendre au dévelop- Avec ce groupement d'hommes et|pemnt d'un pays auquel rien ne les de capitaux Richelley a réuni tout |attachait?, ce qu'il lui faut pour former sa Com-| D'autres causes vi \u2019 4, pagnie, et, en avril 1627, 1! lui accor-|là la mesquinerie en oar de une charte par laquelle.elle est|D'abord notre rude climat, la distan- définitivement constituée.ce de la MèrePatrie ot les conditions Oo Il y a dans ce contrat un partage si |§énérales de l'existence dans un pays admirable de privilèges et d'obliga-[Neuf, qui manque de toutes les com- tions qu'en 1744 le père de Charlevoix |Modités.Il fallait du courage pour = S.J., écrivait: \u201cRien n'était mfoux |s'arracher à un pays aux moeurs af: Po imaginé et ne crains point d'avau-[fAnéen ot nifronter rede isolement Writhiaitia \u201cte fà Nouvelle-France serait au-| d'une colonie en formation.joûrd'hui la plus puissante colonie de| Puis le guerre qui a toujours été un l'Amérique, si l'exécution avait ré-|obatacie au développement des pou- pondu À la beauté du projet et si les |Dles et au progrès des pays, viendra membres de ce grand corps eussent [d'ajouter à ces obetacies, profité des dispositions favorables du| D'abord dès 1688 len Anglais inter Bouvernin et de son Ministre à leur |cepient les trois vaisseaux français des quatre classes de Ia société, de même que les coureurs de bois, ces esprits à ventureux de moeurs larges et peu sévères, qui vont chercher la liberté d'abord des |onvoyer, dès l'année suivante, 1628,|dans les plaines de l'Ouest, où ils factions de la cour, de la turbulence deux ou trois cents ouvriers de tous|font le commerce des fourruree, se souclent peu de la moralité des moyens qu'ils emploient pour arriver à leur but.Pourvu qu\u2019ils y trouvent des peaux de castors et des femmes indiennes, ils ne se font pas scrupules de payer leurs marchandises par de l'alcool de toutes sortes.Or l'eaudevie est le plus grand obatacle des missionnaires dans leur travail d'évangélisation.C'est pourquoi les autorités religieuses et les habitants du Canada seront toujours en lutte contre lee commerçants, jus- commerce qui leur est accordé, si delqu'à ce qu\u2019en 1663 un trifluvien, M.Pierre Boucher et Mgr de Laval aillent eux-mêmes déposer leurs griefs au pled du trône de Louis XIV et fal- re dissoudre la Compagnie impuissante.Pierre Boucher, az nom des \u201chabitants\u201d accuse d'abord la Compagnie de ne rien faire pour la défense de la Colonie, alors que les Iroquois constituent pour elle un danger réél.Mgr de Laval de son côté proteste contre le commerce illicite de l'eau- de-vie, qui nuit à la conversion des sauvages et entretient contre l'Eglise et l'Etat un antagonisme contraire à tout progrès.Car les gouverneurs, subissent l'influence des commerçants de fourrures, s'opposent ouvertement aux lois disciplinaires promulguées par Mgr de Laval.Non ce n'est pas dans ces conditions que l'on peut fonder un empire prospère et durable.Lorsque tous les intérêts ne sont pas coordonnés au même but, l'entreprise est bofteuse et sa marche lente et pénible.Tel fut le cas du Canada sous le régime de la Compagnie des Cent Associés.C'était le conflit inévitable dee intérêts commune de Richelieu et du pays et de ceux des sociétaires.La fin des Cent-Associés a été manquée et au lieu de remplir les fonctions d'administrateurs sages et dé sintéressés qu'on leur avait assignées, lls ont joué, dans Voeuvre de colonisation de la Nouvelle-France, un rôle néfaste, dont noue ressentons encore aujourd'hui les malheureuses répercussions.L'essor qu'ils auralent pu donner à notre développement économique et Industriel, durant trenteeix ans, le Canada ne l'a pas reçu.Comme le dit l\u2019axfome: \u201cle temps perdu ne se reprend pas.\u201d C\u2019est pourquoi, que Richelieu ait mis le sort de notre colonie naissante entre les mains de marchands cupides et incompétents, nous ne pouvons que le déplorer.Cependant si la compagnie est Impujesante à remplir ses devoirs et ses obligations, d'autres se sont chargés de combler son insuffisance, et la colonie vit quand même grâce à l'héroïme individuel.Malgré se& promesses et ses tentatives apparentes de colonisation, \u201cné anmoins\u201d, dit Benjamin Suite, \u201cla Compagnie des Cent-Associés n'a pas fait le quart de la colonisation faite par De Giffard, Juchereau et autres de 1032 à 1640.\u201d S'il y avait ou un peu plus de ces hommes le Canada ne serait jamais passé À l'Angleterre et aujourd'hui, toute cette vaste étendue qui s'étend de l'Atlantique au Pacifique, serait peuplée de Français catholiques pour célébrer les gloires de la France et de la religion.Admirons donc dans ce premier développement de la Nouvelle-Fran- ce, la part de l'initiative individuelle, la part du travaH, de l'énergie des défricheurs.Juuqu'en 1660, pas un pouvoir, qui leur vienne en aide.Mais grâce à eux, \u201cune étape décisive a été franchie, la plus difficile de toutes.La race francaise a définitive naissance ment - Elle s'incrustera le long du Saint- Laurent, et y conservera notre an.Sue, nos traditions, nos moeurs, notre civilisation.\u201d Edouard Gélinas, Séminaire des Troie-Rividres, le 9 mare 1088.MEUNIER, TU DORS Dans son cadre de verdure épaisse, encerclant un vieux moulin, miroitait un lac d'azur.Rides et clapotis, c'était son affaire.Il aimait éperdumient par la \u201cvalve\u201d entr\u2019ouverte à se précipiter sur la grande route: en cascatelles furibondes et neigeuses, il débordait d\u2019un godet dans un autre, il les abaissait, les descendait jusqu'au dernier d\u2019où en clapotant il s\u2019enfuyait.La roue géante geignait, petites roues et larges meules grinçaient, puis ronronnaient à qui mieux mieux.Au meunier bercé par ce concert, parfois emporté au pays des rêves la chanson sonore du vieux moulin Fedisait: \u201cMeunier, tu dors!.\u201d Le meunier en s'éveillant humait l\u2019arome de la blanche farine et vivait en paix.Par une fissure qu'il s'était taillée, le lac augmentait son débit: qu'elle démarre la grande roue! Comme elles tournent les meules et les petites roues! le moulin en tremblait dans sa chanpente, tandis que s\u2019accentuait l'enivrante chanson: Meunier, tu dors! et le meunier dormait en paix.Mais la fissure s'était élargie: voici qu\u2019un panneau cède, la porte éclate, un torrent passe le flot! Grandes et petites roues, meules aux abois, clament au meunier sommolent : \u201cMeunier, tu dors! .\u201d Quel vacarme, quels craquements ! C\u2019est le mécanisme qui se détraque, c\u2019est le flot qui balaie tout, le vieux moulin qui se meurt.Et le meunier dormait en paix.Dans la verdure épaisse, le moulin n\u2019est plus qu\u2019un amas de ruines moussues et de peine et de chagrin: le meunier pour toujours s\u2019est endormi.Il est chez nous des torrents endigués et de vieux moulins où vivent des meuniers heureux: flots de jeunesse d'expension et de vitalité que la religion contrôle, mai- trise et transforme en sources d'énergie; foyers chrétiens solidement bâtis et qui ont abrité tant de meunières et de meuniers heureux ! Car, sous ces toits, les rouages fonctionnent avec harmonie.Oh! la ravissante chanson de l\u2019ordre Donné avec le THE ou CAFE MIKADO Chaque paquet da 1 Ib.contient es articles suivants en semi- 1 tasse et une soucoupe, / 1 ussiette À soupe.Z 1assietted déjeuner, pouces.A Meilleur que tout autrethéou café du même prix.GLOBE TEA CO, dans la paix sereine! Meuniers et meunières en sauraient seuls le charme.Mais le plaisir jaseur et miroitant fatigue la digue, il heurte les principes qui la protègent Meunier, meuniére, n'as-tu pas remarqué, sous ton toit, les symptômes alarmants des âmes moins blanches : ennui, dégoût en face du devoir ?Vanité, révolte, rage d\u2018indépendance et de plaisir?C'est la fissure! Meunier, tu dors! meuniére, tu somnoles! quand, sous la poussée du flot, ton foyer tressaille.N\u2019as- tu pas remarqué que les jeunes té- tes tournent, que les coeurs halé- tent ?Oh! quelles tourment les jeunes têtes ! Qu'ils sont fous, les jeunes gens! Prends garde, c'est la fissure qui peut s'élargir ! Meunier, tu dors! Meunière, tu somnoles! Mais tu auras, demain, un douloureux réveil.Demain, peut-être, tes fils et tes filles seront emportés par le flot qui disloque les foyers, salit, meurtrit les coeurs et ne laisse que des épaves.Bons meuniers, bonnes meunières res de chez nous, veillez à la digue, gardez intacts les principes religieux, opposez-vous à toute fissure.Bons mieumiers, onnes meunières de chez nous, qu\u2019enchatnent les alaires chansons de vos foyers, ne dormez pas, oh! ne dormez pas! Le Messager du Sacré-Coeur.L'HOMME L'homme physique ne vaut pas cher puisqu'un savant américain nous en donne la composition évaluée à moins d\u2019une piastre, soit : 10 gallons d'eau, de la graisse pour fabriquer 7 morceaux de savons, du carbone pour faire 9000 crayons a la mine, du phosphore pour faire 2200 allumettes, du magnésium pour une dose ordinaire de ce sel, du fer pour un clou de 4 pouces, assez de chaux pour nettoyer une cage à poulets, assez de souffre pour débarrasser un chien de ses poux.En effet par son corps l'homme n\u2019est pas grand chose, Les forces formidables de la matière peuvent l\u2019écraser en tombant sur lui; mais par son intelligence, il pare leurs coups, les esquive, les tourne et en fait ses instruments dociles; la tempête est terrible mais je la force à gonfler ma voile, le torrent est terrible, mais je capte sa force et la convertis en lumière, en force, en électricité; la foudre est terrible, mais je la fais courir sur un fil léger d\u2019un bout à l'autre du monde, messagère obéissante de ma volonté.Par son intelligence l'homme perce les montagnes, endigue les torrents.Par cette veine des facultés humaines, il devient ie roi de la création: roi de la terre d\u2019où il fait sortir l'or et les pierreries, les fruits et les fleurs; roi des mers dont il sillonne la surface sur ses vaisseaux rapides et confore tables et explore les abimes dans ses sous-marins puissants, roi des airs enfin où ä vole plus vite et monte plus haut que l\u2019otseau.AUTOMATISME Nos coptemporains sont devenus incapables de s'écouter les uns les autres.Ets-ce pour économiser du temps qu\u2019en se regardant dans les yeux ils monologuent, font une pose, recommencent, se quittent.Ils ont parlé.Personne n\u2019a pu écouter.Ils semiblent s'être compris, Ils parlent politique, d'affaires, de aport, de scandale, des autres.Ils crient à peu près tous la même chose au même moment.Ils népétent aujour- d'hui et de la même façon ce qu'ile ont dit hier.Ils parlent, ils \u2018\u201cgra- mophonent\u201d.Ils posent leurs idées, émettent leurs opinions tous en- ble.Vuilà ce qu'on appelle de l\u2019automatisme dû au mauvais état des rouages intellectuels, ENCOURAGEMENT Le père.\u2014 Ma fille vous at-elle donné de l\u2019encouragement ?L\u2019amoureux.\u2014 Oui, monsieur, elle m'a dit que si je l\u2019épousais vous paieriez tous les frais de la noce.\u2014 oO \u2014 Depuis si lo: que la vérité est au fond d\u2019un puits, elle a du se noyer.$9.25 et plus GRATIS Afin de favoriser nos clients et donner à tous l\u2019avantage de se procurer cette prime si pratique, ce coussin sera offert gratuitement A tout client qui achétera un fer A repasser électrique en juillet.Si vous n\u2019avez pas de fer À repasser électrique, décidez aujourd\u2019hui de vous en proeurer un\u2014c\u2019est l\u2019appareil le plus pratique et le plus facile à manier.Profitez de l\u2019occasion et remplacez votre vieux fer maintenant.Nous avons des fers de qualité pour $2.25 seulement.Garantie d\u2019un an sur tout fer à repasser électrique The Shawinigan Water & Power Company Département Commercial et de la Distribution n\u2019ai Bière vpn Je suis un amateur de tous les sports et je réussis ordinairement assez bien: à la balle au camp, je préfère la position de lanceur, mais je suis gaucher et mes camarades de collège prétendent que je as un bon contrôle de la balle et de pratique et un ue je suis trop nerveux.Comme résultat e joue au champ et entre les parties je pratique le lancer de la main droite avec d'assez bons résultats.Me conseillez-vous de continuer à me servir de ma main gauche, ou est-ce que je devrais m'appli- Juer exclusivement au lancer droitier ?.\u2014P.L., St-Philippe, P.O.1 n\u2019y a pas de raison au monde pourquoi un lanceur gaucher n\u2019aurait pas tout le contrôle d'un droitier, avec suffisamment eu d'entrainement intelligent.Règle générale, le voltigeur droitier est meilleur que le gaucher au bâton et pour lancer à distance\u2014quoique nlusieurs voltigeurs gauchers sont excel- ats frappeurs aussi.en collaboration avec une des plus grandes au au PE Rd 4) toritée sportives ESTIO + NOTR:\u2014S1 vous désires vous renseigner sur toute question relative sus sports, records, raisons motivent cer décisions.derives à \u2018Mile DOW™, Service de Rensel- anements Sportifs Dow, Ca vier Postal 23, Montréal.futures annences, "]
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