Le courrier de Berthierville, 22 septembre 1933, vendredi 22 septembre 1933
[" \u2014 Pour l'Eglise, l'éducation n\u2019est rien moins que la formation de tout l'homme.Mgr Manning.04440000000005440400 Vol.VIII, No 17.RELIGION ET PATRIE LE COURRIEREBERTHIERVILLE ORGANE HEBDOMADAIRE DES INTÉRÊTS DU COMTÉ DE BERTHIER.Saint-Justin, le vendredi 22 septembre 1933.vos 6604 SOGHGAAAAU A - Dr A.-D.uns contre les autres.Et pour frayer le chemin à la paix, il faut d'abo ses passions humaines.rd engager la lutte contre (Cardinal VERDIER).Milot, Rédacteur en chef MTRE NAP.GARCEAU, CR.Les nombreux amis de Mitre Nap.Gareeau, C.R., ont chpris avec plaisir sa nomination à la Commission des C emins de Fer.En l\u2019occurence, ce n\u2019est pas simplement la reconnaissance des nombreux services du vaillant lutteur, mais encore la consécration du talent du inérite et de lu compétence.En effet, Mtre Garceau a fourni une carrière remarquable au barreau.A la tête d\u2019un bureau considérable, il a trouvé le moyen de donner beaucoup de son temps à la chose \\publique.Politicien par tempéramment, il a aimé la lutte, et chaque élection l\u2019a trouvé sur la brêche.S'il ne fut pas toujours heureux dans les idées qu\u2019il a préconisees, nous croyons qu\u2019il a toujours été sincère eb loyal envers ses amis el même ses adversaires.La dé- faile ne l\u2019a jamais abattu; elle semblait être pour lui un stimulant, car, au lendemain d\u2019un jour sombre, on rencontrait Garceuu debout et prêt à recommencer avec plus d\u2019ardeur.Sa belle combativité a été tout de méme reconnue.ll a été durant plusieurs années Maire de sa ville.L\u2019ouvrier frappait à sa porte sans crainte, certain de rencontrer un homme qui le comprendrait et toujours prêt à lui aider, Les choses éducationneiles l\u2019ont captivé au cours de sa carrière.Durant de très longues années, il fit partie de la Commission Scolaire comme simple commissaire et aussi comme président.Sur la rue Lindsay, à Drum- mondville, on voit une école qui porte son nom, sans doute pour reconnaître et perpétuer ses activités en faveur de la cause de l\u2019éducalion.Mtre Garceau était aussi journaliste à ses heures.il a fondé et soutenu de ses deniers, il y a déjà plusieurs années, deux journaux: \u201cLa Justice\u201d et \u201cLe Présent\u201d.Lorsque nous avons organisé nous-mêmes et lancé \u201cLa Parole\u201d, à Drummondville, Mire Garceau a élé le premier et pratiquement le seul à nous encourager et à nous appuyer efficacement, De l\u2019avocat, du journaliste, de l\u2019homme public, c\u2019est peut-être le citoyen lout court, chez Mtre Garceau, qu\u2019il faut le plus admirer, Son civisme a toujours été ardent et pratique.KI plaçait les intérêts de Drummondville a- vont toute autre considération.On s'accorde à dire que comme Maire il a beaucoup fait; et que comme simple citoyen, il a secondé sans cesse les entreprises conumer- ciales et industrielles, Mtre Garceau compte beaucoup d\u2019amis dans notre région, qui se réjouissent de sa belle nomination, tout en lui souhaitant succès et bonheur, Le nouveau titulaire voudra bien accepter les félicitations sincères de \u201cLa Voix des Bois Francs\u201d.La rivière Maskinongé Parmi les rivières qui font l'admiration des visiteurs et des touristes est celle de Maskinongé qui vient après un cours d'audelà de trente milles se jeter dans le lac St-Pierre, après avoir sillonné les villages de St-Didace et de Maskinongé.Cette rivière prend son cours dans le lac du même nom situé en amont, lequel est alimenté par deux rivières, Jacques-Cartier étant au lac d'Angoulème, (1) le 28 septembre 1535, découvrit que quatre ou cinq rivières se jetaient dans ce lac.Parmi ces rivières était celle de Maskinongé.La mappemonde de Harley de 1586, indique une rivière qui n\u2019est autre que la Maskinongé, elle entre assez Avant dans les terres et se décharge dans le lac.On remarque les mémes indications sur les carles de I'abbé Desceliers de 1546, de Vollard de 1547, de Desceliers de 1550 et de Mercator de 1569.Champlain remontant le lac St-Pierre, en 1609, n'en fait pas mention, il parle de la rivière Ste-Suzanne qui est certainement la Rivière du Loup.(2) chet.Sur un plan du fort Richelieu, de 1666, elle est indiquée sous le nom de rivière du Bro- Sur les titres de concessions des seigneurs Legardeur, en 1672 on parle de la rivière Maskinongé.Il en est ainsi, dans la suite, dans les actes officiels.Cette rivière parait avoir été exploré assez tôt car en 1705 lors de l'octroi de la seigneurie de Carufel on dit que oe fief devra s'étendre jusqu\u2019au remier sault de la rivière| asquinongé.La Carte de E.Bellin qui accompagne l\u2019Histoire de la Nouvelle-France, du père Charlevoix, publiée en a74t, indique la rivières Mas- quinongé et le lac qui est à sa tête auquel il donne le nom de Caouinagamic, Sur le titre de concession de la seigneurie de Lanaudière, du ler mars 1750, il est dit que cette seigneurie partira \u201cau bout de la profondeur du fief Carufel, qui est borné au grand saut,.\u201cjusqu'au lac appelé, le lac Maskinongé.Etymologies Il y a trois étymologies du nom de Maskinongé; A.N.Monpetit (3) dit que le mot maskinongé vient de deux mots knistineaux, maska, qui veut dire ours, et anongé, qui veut dire poisson.Ge nom lui aurait été donné parce que c'est le plus redoutable des eaux douces.Une deuxième opinion veut que ce num vienne des mots algonquins: Mashk, difforme ou informe et kinon- g¢, brochet.L'abbé Cuog le fait venir de Mac, gros, et kinongé, brochet.(4) L'abohdance de ce poisson dans la rivière et le lac Maskinongé lui a valu son nom et celui-ci s'est étendu à In paroisse et au comté.(5) Affluents Le lac Maskinongé reçoit les eaux de la rivière Masti- gouche (6) et de la rivière Ma- tembin.La rivière Maskinongé reçoit les eaux des lacs Mande- ville et Déligny.Près du village de St-Didace, elle reçoit celles de la Rivière Blanche.Les ruisseaux suivants s\u2019y déchargent aussi: Le ruisseau aux Castors, la Grande-Coulée, le Ruisseau Plat, le ruisseau Pe- notte, la décharge des lacs situés en haut de la paroisse de Ste-Ursule et une foule d\u2019autres moins considérables.Chutes et rapides La première cataracte ou chute que forme la rivière Maskinongé est la chute à Lauzon située à 8 milles du Lac, d\u2019une hauteur de 65 pieds et d\u2019une force motrice de 4000, c.v.La deuxième est la chute du Poste de Yale qui a une hauteur de 20 pieds et une force motrice de 3050 c.v.La troisième et la plus considérable est la grande chute de Sainte- Ursule qui a une hauteur de de 250 pieds de haut ot Une force motrice de 14000 o.v.La rivière Maskinongé a un bassin de drainage de 360 milles carrés, Il y a en plus les rapides suivants: rapide de John, u quelques arpents plus haul que la chute du Poste de Yale; le rapide de Bourjainville, vis- a-vis le numéro cadastral 585 du Sième rang du Grand Dor- tage, paroisse de St-Didace, un rapide vis-à-vis le numéro ca- dustral 590 de ln première eon- cession de Californie en St-Di- duce; enfin le rapide du moulin de Pothier en la paroisse de Ste-Ursule.Ponts La rivière Maskinongé est traversée par les ponts suivants: Pont d\u2019en bas de la rivière, du C.P.R.el du village de Maskinongé; pont de com- munioation entre Ste-Ursule et St-Justin; du C.N.RK.aux chutes Ste-Ursule; de side; de St- dace; Desjardins; dans les li- ites de la même paroisse; un pont la traverse également pour conduire à St-Charles de Mondeville, à la tête de la rivière, près du lac Maskinongé.Charles DRISARD.(1) Appelé le luc St-Pierre, le 29 juin 1603, par Sumuel de Champlain.(2) Gest la grunde rivière du Loup, (3) Les Poissons d'eaux dou- cus, page 77.(#) Le père Lemoine le fait dériver de Mask, fort et de ki- uougé, brochel.(9) Le nom wméricuin est Muskallunge.Le num ichtyolu- Bique est Esux Nobilior.(6) Corruption du nom ubé- nuquis Mulsigusis qui veul dire ie \u201cpetit méchanl\u201d.VERS LA TERRE SAINTE (Notes de voyage) Samedi, 2 seplewbre, vers deux heures de l'après-midi, Son Eminence lg Cardinal Villeneuve monte a bord I'Ew- press of Britain bénir les Péle- l'Ius cunadiens que l'Année Daiule atlire vers Rowe et Je- l'Usalem; Son Excellence Mgr Plante reste nolre Ghef de file: sous d'aussi heureux auspices, nous parlung sans inquiélude, À Z h.45 im, les derniers liens se retirent et lentement vn s'éluigne; lallure imposan- le du navire glissanl sur les caux puisibles du grand fleuve à réuni sur les quais el la lu- laise des gruppes de geus qui adimirent avec un brin d'euvie ce dépurl pour d'autres cieux.L'Empress conlourne le cap Diamant; les cloches de la Bu- silique saluent l\u2019Auxiliaire de Québec; et l'on file sous un ciel sans nuuge.A notre tour d'admirer les ravissants panoramas de chez nous.Dimanche, 3 sept, nombreuses messes matinales (il y a plus de 20 prêtres) suivies suivies d\u2019une grand'messes à 10 h.chantée par le Directeur spirituel du Pélerinage et à laquelle assistent S.Exc.Mgr Plante, Pom Pacôme d'Oka, un Ministre du Fédéral et cent cinquante voyageurs; la partie musicale est exécutée par les membres du clergé secondés d\u2019un groupe de jeunes religieuses canadiennes, qui s\u2019en vont faire leur noviciat en Afrique.La lecture de l\u2019évangile du jour accompagnée d'un court commentaire complète la cérémonie.Puis la vie coutumière du bord reprend son activité Avec ses promenades, ses visi- les, ses amusements variés, entrecoupés de ce farniente que semble favoriser le bercement des flots; le clair de lune ajou- to son cachet poétique au charme de celte première soirée en mer.Lundi, 4 septembre, un peu de vague, un peu de vertige, un peu de trouble chez quelques-uns qui s\u2019éclipsent mo- Edouard; du village de St-Di- mentanément dans leurs cabines; mais l'entrein revient vite et de 5 h.à 6h.le petit salon vibre sous les obants canadiens: nuages au firmament, non dans les dmes.Mardi, 5 seplembre, nesses comme 4 Vordinaire; on remédie au temps gris par des vues unimeées, puis, le soir, grand concert, Ici et la on parle un peu de mal de mer.Mercredi, 6 septembre, on songe déjà à doscendre! Après une nuit passablement mouve- muntée, une journée Luut eliso- leillée qui se termine par un Banquet au revoir\u201d de 7 h.30 mw, à 9 h, Nolre vigoureux nu- vire a gurdé sa vitesse: Hud willes warins le premier jour, puis 509, 508, 532; un annvnce à midi qu'il en reste 515 à pur- courir pour atteindre Cher\u2014 bourg.Songez qu'il est pourvu de quatre hélices dont deux grosses pesant chacune 23 tonnes et qu'il cousomme et consume dix-huit cenls tonnes d'huile en une seule traversée.En somme les Pélerins ont trouvé le voyage très agréable; aucun incident ennuyeux, aucun malaise trop marque, boaucoup de bonue entente cl de gaîté.Jeudi, 7 septembre, lever matinal suivi de la messe; le grand nombre assiste 4 la meg- se lous les malins et y communie: c\u2019est un vrai pèlerinage commencé dès le départ et qui se Cunlinuerua deux mois durant.Déjeâuer au milieu du brouhaha des buguges; on tà- che de reconnailre par une pe- lite gralificulion la courluisie el Ju bienveillance dont un à ete l'objet.Il est 10 h.; mer puisible, firmament légèrement couverl avec des inler- valles de soleil; nus quatre- vingl-ouze pèlerins sont sur pieds, de bonne humeur, pule- lut au bras ou sacoche à la main: dans queigues minutes nous serons sur le pelil baleau qui nous trauspurlera en rude ue Cherbourg.J'urrète ici cetle première page de notre curnel de voyage que l'un essuycra de tenir au jour le jour en vue des parents el amis dont le souvenir el les prières nous accompu- gnent, UN PELERIN, MONTREAL 1833-1933 RIER-AUJOURD'HUI Il y a cent ans, vue du fleuve en été, Montréal donnait l'impression d'une ville marili- me: Sun havre rempli de vui- liers venus d'un peu partout, offrait à la vue l'aspect que présente encore, mais comme cen miniature, celui de la ville de Lunenburg, en Nouvelle-L- cusse, On pouvait depuis peu, à travers inextricable réseau des voilures, des mils el des câbles, voir surgir parfois la cheminée noire d'un bateau à vapeur.Au centre de la Ville s'éle- vail Notre-Dame, avec ses deux tours arrêtées dans leur élan, au ras du toil: presque en face, le clocher solitaire de l'église du même nom, récemment démolie, relique d'un passé qui s'estompe; à quelques pas plus loin, la Banque de Montréal, signe des temps nouveaux; à gauche le séminaire de Saint- Suipice; à droite, l\u2019Hôtel-Dieu, puis le couvent deg Dames de la Congrégation; sur l'emplacement du Palais de Justice actuel, l'ancien Palais et la Pri- Ramezay et voici, un peu eu arrière, émergeant des bâtisses environnantes, la croix de l'église Bonsecours.Ce petit bourg était flanqué, a 'extréme ouest, de l'Hôpital général des Soeurs Grises, faisant l'angle des rues William et McGill, et à l'extrême est, des casernes, cn face de la rue Saint-Hubert, En bordure du fleuve, rues Saint-Paul et des Commissaires, se trouvaient les bâtiments de la douane et du commerce de gros; le long des rues principales, de hautes maisons en pierre, à la façade unie, au toit incliné, comme il en existe en- cure, ailleurs des habitations plus basses, en pierre ou en bois, mais de même arohitec- ture.Lu l'etite Rivière, sur le parcours de la rue Craig d\u2019aujour- d'hui, enserrait le tout d\u2019un bras nouchalant, sauf les rues St-Laurent et sSl-Denis, impuissantes cependant dans leur fuile, à gravir la pente qui conduit maintenant à la rue Sherbrooke.Le lemps en temps, de jour, les cris du vendeur d'eau jaillissaient de la lurpeur umbiante et, lu nuit une vinglaine de reverbères à quinquet donnaient à la rue St-l'aul, un cerlain air d'opu- leuce.Superficie: UZUV âcres; populution: lente mille âmes; valeurs innuubilières: $15,000, VUU.UU; budget: $25U,U0V.00.Toul aulour, des fermes, des vergers, des buis, là-bas, droite, la première église St- Jacques, rue St-Veuis, gravail sun clucher sur l'horizon, com- He uu point d'exclamution, ol win, lrès loin, à guuche, 16 Mont-Royal endormi.La nuvigulion à vapeur pre- uunl plus d'ampieur, fes chemins de ler commenganl a converger vers celle de lous ley centres hmportants, Montreal, qui avail cté jusque-là qu'une pelile ville provinciale, surtit de sa chrysalide pour croître cl se multiplier, Elle fit des progrès étonnants en peu d'un- uées, Dès 1837 on éclaire les rues du cenlre au gaz, cn 1860, à l'électricité; des tuyaux d'a- queduo et d'égoul sout enfouis duns le sol; en 18GU on inaugure le punt Victoria, en 1861, un service de Lramwuys.Entre lemps, les rues sonl élargies et pavees, des trotloirs conslruils, de nouvelles voies de commu- niculion ouvertes, En 1871, le chiffre de lu population excède 107,000 hubi- lunils.Bref, on fit si bien, qu'au début de 1873, Arthur Buies pou- = vait écrire uvee exugérulion, c'est évident: \u2014 \u201cSuvez - vous, Moulréalais, que vous hubilez lg première ville du monde?Uruyez-nu'en, Mois qui suis un Voyageur, un costiopolile; je ne contuis pas du ville qui ait grandi et se soit méturmophusée comme la vôtre en s1 peu d'années; j'entends le développement suivi, régulier, ounslant, el non pas ces suubresauts qui tiennent de lu magie, ces ¢luncements élee- triques qui out fuit juillir Chi- cugu et quelques villes sembla- Lles comme par des coups de luudre, Montréal va vite, mais suns emportement; les purticu- liers qui ont de la furtutie sem- son; vis-à-vis, le château de|' bient fiers d'en consacrer une bonne parlie à l'embellisse- went de leur ville, et ils se bâ- lissent pour celu des palais qui, loutes proportions agrdées, wont pus d'égaux dans le monde\u201d.Tournons nos yeux vers le Montréal actuel: Unie population dépassant un- million d'habitants; le plus important port du monde pour l'exportation des grains; un budget de $:2,491,817.00; une \u201cvaluation foncière de $1,203, 000,000.00; une superficie de près de 32,000 âcres; plus de 340 églises; ici le terminus des plus grands chemins de fer du continent; d'innombrables industries; la modeste rue Saint- Jacques d'autrefvis, devenue le centre financier et économique du pays, landis que sans cesse \u201cmonte ct luit jusques à horizon\u201d, \u201cToujours plus haut, l\u2019orgueil des tours et des maisons\u201d, \u201cBourdonnantes du bruit de leurs foules nouvelles\u2019.Montréal, la Métropole du Canada, n\u2019est-ce pas tout dire?HONORE PARENT, c.r.Directeur des Services Municipaux le G septembre, 1933.LA CULTURE DE LA VOIX Vous êtes-vous déjà demandé quelie pouvait être l'utilité de la culture de la voix dans la carrière: d'un homme?C\u2019est pourtant là une question qui vaut d'être envisagée.Elle mé- rile même qu'on lui acoorde une demi-heure de réflexion, s'il est vrai que, de sa juste connaissance doivent naître de précieux avantages suscepti- bles d'indiquer la route à sui- vr& pour parvenir au succès.Suns aller jusqu'à prétendre que lu vuix de Rousevelt fut la raison principale de sa nomi- uslion au haut poste, qu'il occupe aujourd'hui, (on dit tou- luluig couranuneut que la quulité purticuliére de son timbre à lurgement contribué à sa grunde pupulurité et fut peut- ttre l'artisan de sa victuire), uduelluns cependant que l'or- guano Vocul est un facteur de succes sur lequel nous de- VPlons compler davantage dans Mus enlreprises à buse d'in- Huence persounclle, st particu- licrement duns leg carrieres ou lu parole joue un role primordial, lelles que le théatre, lu politique, la sollicitation, Ajou- lous aussi, bien qu'il s'agisse dun tout autre domaine, la predicalion, vù leg mêmes phé- Lumènes psychologiques peuvent s'observer.Ce sunt là des vérités assez columunenment reconnues.Et puurlant, il est rare quon en Uenne comple.Les femmes Cousucrenl une purlio impor- tile de leur temps a a disposition de leur culllure, au maquillage de leur visage, au choix de leurs toiletles, et pas une sur mille pout-être, ne suuge à accorder lu même at- lenlion à l'éducation, à la cul- lure de su voix.Chez les hom- tes, on conslate la meéme un difference: un homme ne cralndra pus d'employer une juurnee entière pour procéder u l'achat d'un complet vu d'au- (res urlicies de Lviletles qu'il croiru susceptibles d'imipres- sitiner favorablement ses in- terluculeurs dans le traite- went d'un alfuire, et il néglige- ru complelement l'élément es- seliliel du succès: lu voix el loul ce qui s'y rapporte, dic- lon, elucution, inlonation, qui sunt les muyens pur excellen- \u201ce, celà va de sul, de persua- ston cu alfuives, aussi bien qu en tout autre domaine.Tout le reste, curreclion de lu mise, clegunle de lu démarche, cordialité du geste, charme du suurire, L'esb que décors, mise oil scene, auxquels il ne faut allacher qu'une iwporlance re- lalive.A quoi servirunt Loutes ces brilluntes dispositions ex- lericures, si celui qui évolue duns le décor ainsi fustueuse- nieul préparé, expuse ses vues, définit ses plans d'une voix pù- le, suns inflections, suns couleur, el duns un lunguge imprécis, vù l'obscurité du fond le dispute à l'imperfection de la l'orme.Cumnnenl expliquer mmainte- Haut que coux qui ont l'ambition de \u2018faire du Lhéâtre\u201d ne suhgenl pus un seul inslant à étudier les cupucilés \u201cdramatiques\u201d de leur voix?C'est un peu comme un individu qui aspirerait à devenir capilaine de Vuisseau suns se soucier au préalable, de savoir s'il possède une vue suffisamment bon- le pour se lancer dans cette carrière, L'organe vucal est à l'artiste dramutique ce que l'or- gune visuel est au pilote d'un navire.Sans sa Voix si merveilleusement riche et colorée, aux intonations infiniment nuuncées, Maimu fut-il parvenu & la popularité qui fait de lui aujourd'hui l'un des arlis- les les miieux aimés du cinéma contemporain?Quelle est lu raison principale, l'unique raison parfois du mugnétisme que dégagent cer- luines personnes (qui n'ont souvent aucun attrait physique particulier), sinon le charme, ou si l'on aime mieux, la personnalité de leur organe vocal, riche de toutes les nuances d'intonations.Que de fois cette puissance singulière de la voix a agi isolément (au télé- phone par exemple), c'est & dire indépendamment de la personnalité de l'individu où elle prend origine.N'allez pas traiter de ridicules ou de romanesques, ceux ou celles qui se montrent sensibles à l'attrait d'une voix au téléphone où à la radio! Il y a là souvent un phénomène beaucoup plus profond qu'on ne le croit, ou la propagation des ondes sensibles par voie de vibralions magnétiques joue un rôle encore indéfini mais vraisemblable.Ceux qui sont ainsi soumis à l\u2019ascendant des LA FATIGUE Plusieurs facteurs peuvent élre la cause d\u2019inefficacité, mals nous oroyons qu'il est Jusle de dire que le plus important est la fatigue.Un grand nombre de personnes ne vivent pas normalement, et pour le constater, l'on n\u2019a qu'à vulisidérer la quantité de gens qui ne prennent pas suffisame ment de repos, II ne faut pas abuser de ses furoes, et si ou le fait pendant quelque Lemps, l'on ne tardera pa à s\u2019apercevoir qu'il faut changer de méthode sans quoi hwlre santé en sera bientôt compromise, Nous devons bien Hous iuellve duns l'idée que si l'on ne prend pas la quantité de repos nécessaire pour refaire ses forces chaque jour et empêcher ainsi la faligue de s'accumuler, un danger nous attend et il est peut-être bien pres de nous.Tous tant que MUUS SURHLES, nous avons une réserve limitée de forces et de santé; celte marge de sûreté varie avec chuque individu.ll uous est, en offel, souvent don- tué de Cunsluter que certaines personnes peuvent exéouter sans cflurls un travail que d'autres n'accomplissent qu'au prix de grande faligue.Le mû- ine, un individu peut, pendant un cerlain temps, manquer de lEpos süns que rien, dans son élal apparent de santé ou dans l'efficacité de son travail, ne lindique, tandis qu'un autre, duns le méwe cas, devient immédiatement fatigué, l'air har- l'assé ayant peine à accomplir su täché\u201d journalière, kn vutre de nuire à l'efficacité du travail, il es établi que lu faligue peut être la cause de uombreux uocidents.L'on sait qu'au temps où les industries moins bien organisées qu'au- Jourd'hui ne pourvoyaient pas 4 une surveillance médicale aussi étroite des travailleurs dans l'usine, les accidents se produisaient plus nourbreux à fu période du jour a laquelle les ouvriers urrivaient au maximum de la fatigue.Il est aussi démontré qu'une courte période de repos, rumpant la monotonie d'un travail, prévient la fatigue du travailleur et, par conséquent, lend à réduire le nombre des accidents.Les accidents dûs à la faligue ne se limitent pas, toutefois, aux lravailleurs dans les usi- ties.Mappelons-nous que conduire une sutomobile dans un \u201cat de fatigue ne met pas seulement en danger la vie du conducteur, mais des person- Nez qui se trouvent dans sa voilure el des autres qu'il renoon- trera sur sa route.À mesure que l\u2019un avance en âge, les capacités physiques tendent à diminuer; la nature, en effet, nous avertit qu'avec l'âge, nous nous fatiguons plus facilement sous l'influence de l'effort physique.Cette colline qu'autrefois nous pouvions monter avec tant de facilité, nous Ia gravissons aujourd'hui fivee peine et ensoufflement, Ln fatigue dans une certaine mesure est naturelle, mais si cÎle se rend jusqu\u2019au surmenage, il faut alors en rechercher la cause, L'examen médical périodique nous permettra de nous rendre compte si notre état est normal pour l'âge que hous avons, ou si nous nous trouvons au début d'un surmenage auquel il faudrait remédier le plus Lit possible.LES FORCE DES MECHANTS J'emporterai avec moi dans l'autre monde la conviction que dans celui-ci Ja fatalité, la force des choses et autres fantômes invoquée par les nfais, ne jouent qu\u2019un tout petit rôle; et que le triomphe des méchants est dû à leur énergie, à leur résolution, à leur audace, à leur persévérance, si étrangement supérieures à la mollesse, à la pareese et à la sordide avarice de ce qu'on appelle les honnétes gens, Montalembert, PS voix inconnues ne sont pas foujours uniquement le jouet d'un caprice sentimental, mais ils subissent peut-être tout simplement l'influence d'une vibration dont les harmoniques correspondent à la couleur par- tioulidre de leur sensibilité, Jean NEILSON, À ne 1 existe plusieurs LE COURRIER DE BERTHIERVILLE Le Courrier de Berthierville JOURNAL HEBDOMADAIRE Dr A.-D.MILOT, Editeur-Propriétaire.BERTHMRVILLE, P.Q.Le prix de l'abonnement est de 60 sous par année pour le Canada et $1.00 pour les Etats-Unis.Pour le tarif des annonces, impressions, etc.on voudra bien s'adresser aux bureaux du Courrier de Berthier- ville.Toute année commencée est dle.La politique du gouvernement soviétique On peut se demander quelles sont aujourd'hui les mesures d'ordre pratique qu'a prises le Gouvernement soviétique pour remédier aur Erusses difficultés économiques de l'heure présente.Chose étrange, ces mesure ne sont plus de l'ordre économique.Toutes les réformes envisagées depuis le début de l'année par Staline et un état-major affolé relèvent de l'ordre politique ou plus exactement policier et terroriste.Le système d'espionnage, de délation et d'oppression qui a fait jusqu'ici ses preuves dans les villes, doit être introduit à la campagne sur une échelle Inconnue auparavant, et sous forme de création de \u201csections politiques\u201d auxquelles incombera la tâche de contrôler et de diriger tout ce qui se fait dans les réglons soumises A leur activité.Or, psychologiquement parlant, cette innovation paraît être un impair de la part des Soviets.Les chefs des \u2018sections politiques\u201d, pour la plupart des citadins considérés par les agriculteurs conime des intrus, sont en même temps des incompétents pour la tâche qui leur a été conflée.Fréquents sont les conflits poussés à l\u2019extrème entre eux et les comlu- nistes locaux acquis à certaines revendications locales.Ces derniers, instruits per l'expérience des mois précédents, ne peuvent que s'opposer sous malo aux livraisons exagérées des récoltes ordonnées par le Gouvernement central, si nécessaires cependant à l'alimentation des pro ducteurs eux-mêmes.La presse soviétique s'est falte l'écho de ces graves dissentiments qui vont causer un tort considérable à la \u2018campagne du blé\u201d organisée par le Gouvernement.Le but essen- tle] de cette campagne homicide n'est-11 pas en effet de priver au plus vite et aussi complètement que possible les sovkhoses de la presque to taiité de leur récolte, pour assurer le ravitaillement des grands centres, des fonctionnaires et de l'armée rouge?Actuellement la campagne russe présente un singulier spectacle, celui d'un gouvernement en guerre avec ceux qui ont produit le grain A la sueur de leur front.Au beau milieu des champs sont édifiées des tourelles d'observation, garnies de troupes et même de mitrailleuses pour empêcher le paysan de toucher à la récolte qu\u2019il vient de produire.Toute cette mobilisation accompa- &née de troupes de cavalerie et mé me d'avions, est dirigée contre les coupeurs d\u2019épis (qui se servent pour cela de ciseaux, ce qui les a fait désigner sous le nom de \u2018\u2018coiffeurs\u2019\u2019) pour les empêcher de s'approprier leur bien, cet acte étant puni des peines les plus sévères.La population après avoir cruellement souffert de la récente famine et prévoyant le retour de ce tragique fléau, conduit en ce moment une iutte acharnée contre un gouvernement pour lequel la victoire est Une question de vie ou de mort.Jusqu'ici les moyens terroristes ap pliqués par lui ont réussi, mais par ailleurs le sabotage par la population rurale des réquisitions de bié a atteint un degré précédemment \\n- conau, cela de l'aveu même de la presse soviétique.La situation s'aggrave encore du fait de l'état lamentable des moyens de transport dû à la ruine du réseau ferroviaire qui en dépit de ses promesses le gouvernement a négligé de réparer et de développer.Au Jourd'hui ce gouvernement s'agite, publie décret sur décret pour rattraper le temps perdu.Il s'empesse de créer pour les tansports des \u2018\u2019Bections politiques\u201d dans le genre de celles qu\u2019il & installées pour l'ex- bloitation agricole, mais la situation n'est pas de celles qui puissent être redressées du jour au lendemain.La disette, l'état précaire des transports, enfin la détresse finan- cidre des dictateurs de Moscou, ces trois importants facteurs d\u2019un affaiblissement marqué de la puissance russe, permettraient à eux seuls d'expliquer la raison de l'attitude \u201cpacifiste\u201d suivie actuellement par un gouvernement dont 11 révèle toute la faiblesse.Comment expliquer sans cela l'étrange passivité des Soviets en face des résistances qu'il rencontre en ce moment, tant en Asie qu'en Europe.Ne sait-on pas en effet que pas plus que le grand état- major rouge, le Komintern s\u2019est montré capable de réagir contre les coups foudroyants portés par Hitler à ce parti communiste allemand, la plus puissante organisation du Komintern hors de Russie dont l\u2019organisation et l\u2019armement ont coûté tant d'efforts et de formidables sacrifices pécuniaires à la trésorerie soviétique.Et en Asle, c\u2019est la capitulation presque complète du régime à l\u2019égard des Japonais.L\u2019abandon à ces derniers de l'importante ligne de l'Est chinols qui traversait la Mand- chourie représente une singulière reculade.Ces échecs expliquent l'effort que ont actuellement Staline et son représentant Litvinoff pour relever par des \u2018\u2018paces\u2019\u2019 nouveaux la situation si ébranlée de leur pays.Spécial Le Parc National des Laurentides réserves forestières dans la province de Québec, mais acune n'est mieux organisée ni plus facile d'accès que le Parc National des Laurentides.Ce parc, véritable paradis tre és | des amateurs de pêche à la truite, s\u2019étend pratiquement depuis Stoneham, non loin de Québec, jusqu'au lac St-Jean.Il est traversé du sud au nord par un excellent chemin, la route No.15, qui n\u2019est que partiellement gravelé, mais entretenu en bonne condition durant toute la saison de tourisme.Dans le but d'assurer la sécurité des voyageurs, la pro- lection de la forêt et la conservation du gibier, il est défendu de séjourner dans le Parc National des Laurentides - sans permis, Ces permis s'obtiennent de deux fagons.Les permis de séjour et de pêche dans les camps organisés s'obtiennent du département de la Colonisation, de la Chasse et des Pêcheries, au Parlement, a Québec.Les voyageurs qui veulent simplement traverser le parc pour aller au lac St Jean ou pour en revenir, obtiennent un permis aux barriè- tes du parc.Il leur est loisible de s'arrêter en route, pour un lemps limité, aux deux camps spécialement organisés pour eux, le premier au lac Horatio Walker, situé à 30 milles de la barrière de Stoneham, et le second au lac des Arpenteurs, à 2 miilles de la barrière Mésy.La chasse est strictement défendue dans les limites du parc et il est interdit d\u2019y apporter des armes à feu, Seules les Lruites gourmandes, très abondantes dans les nombreux lacs du parc, sont laissées à la merci des pécheurs et, encore, ne faut-il pas en abuser: pas plus de quarante truites par jour ou l\u2019equivalent de vingt livres de poisson.Au départ, on a le droit d'apporter les prises de deux jours, soit quatre-vingts truites ou quarante livres.Le Parc National des Lau- rentides possède une vingtaine de camps organisés par le département de la Colonisation, de la Chasse et pêcheries.Les amaleurs de pêche qui veulent y faire un séjour de quelque durée seraient bien avisés de retenir leur place à l'avance, car la préférence est toujours donnée aux groupes les plus nombreux el les premiers 1ns- orits, Ces camps, tous situés près de lacs poissonneux, occupent des siles enchanteurs et sont pourvus de tout ie confort mo- uerne: chambres propres, salle de bain,.foyer, bibliothèque, eau courante, table excellente, téléphone, garage.C'est un endroit particulièrement recommandable à ceux qui veulent se repuser loin des affaires et du bruit, dans un décor sylves- re incomparable et à une al- lilude propre à assurer un air pur et vivitiant.Le prix de location demandé pur le département de la Colo- nisalion, de la Ghasse et des Pécheries est trés raisonnable, allant de $3.504 $7.00 par jour par personne, suivant le camp choisi; ce prix comprend le logement, la nourriture, le droit de pêche et l'usage des embarcations, En réalité, peu d'endroits dans la province de Québec of- trent à meilleur compte d'aussi grandes facilités de pêche et surtout l'assurance de faire en tout temps des excursions fruotueuses, lou en se reposant au milieu d\u2019une nature riche en paysages du plus admirable pittoresque.\u2018Vous les amateurs de pêche de la province sont invités à se prévaloir des multiples avan- tiges que leur offre le Parc National des Laurentides, On peut se procurer des détails additionnels en s'adressant en personne au Bureau Provincial du Tourisme, 1013, Dominion Square, à Montréal, ou en écrivant à l'Office Provincial du Tourisme, Parlement, Québec.Mesures plus sévères L\u2019honorable J.-B.Perrault, ministre de la Votrie, demande aux automobilistes, par l'intermédiaire des journaux, de redoubler de prudence dans leurs excursions à travers la province, Le ministre fait remarquer que le public s'effaye à bon droit des multiples accidents qui se produisent, accidents qui, dans la plupart des cas, sont dûs à des excès de vitesse intolérables, Depuis le commencement de la belle saison, l'autorité provinciale à annulé deux cents permis de conduire, mais 1! est évident que l'on a usé beaucoup de tolérance.Cependant, la tolérance n\u2019aboutit pas toujours au but désiré: ceux qui enfrei- nent habituellement les règlements de la circulation profitent souvent du fait qu\u2019on leur passe une frasque rour
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.