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Titre :
Le courrier de Berthierville
Éditeur :
  • Berthierville :[Courrier de Berthierville],1926-1946
Contenu spécifique :
vendredi 10 novembre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Courrier de Berthier
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Le courrier de Berthierville, 1933-11-10, Collections de BAnQ.

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[" VE \"1 mw RV FF 3 +r Ww 5 § J VF = WwW.vie dont trop de gens font nargue gujourd\u2019hui.ABONNEMENT : $1.00 par année.a iba SV SE 308 AMSA WIT TOMS TLD CAE 08 © 4 ARTA: 0 AARP HUIT PAGES.LE COURRIERseDERTHIERVIILE ORGANE HEBDOMADAIRE DES INTERÊTS DU COMTÉ DE BERTHIER-MASKINONGÉ Vol.IX No.4.Saint-Justin, le vendredi 10 novembre 1933.Georges BONIN, Rédacteur-Gérant.LA CRISE ET SES REMEDES LE RETOUR A LA TERRE \u2014 L\u2019ECONOMIE De mauvaise qu\u2019elle était, la crise est devenue suraiguë.Le.commerce est paralysé par cette situation anormale qui suscite des craintes et fait réfléchir les plus optimistes, Le problème a besoin d\u2019être étudié et retourné en tous sens pour en apporter une solution qui soit la plus favorable possible.Déjà, nombre d\u2019esprits alarmée ont jeté les hauts cris et s\u2019efforcent de parer aux difficultés en proposant diverses modifications qui sont d\u2019autant plus nécessaires qu\u2019elles devraient être effectuées depuis longtemps.\u2018Parmi les systèmes préconisés, le plus en honneur et le plus pratique croyons-nous, c\u2019est le retour à la terre.Les villes regorgent d\u2019habitants qui ne savent qu\u2019y faire, qui n\u2019y peuvent seulement pas trouver un gîte et du \u2018pain, et qui y trainent continuellement leur oisiveté involontaire.Une bonne part de ceux qui sont partis pour la ville, leur rés qu\u2019ils étaient, par la vie brillante et apparemment facile qu\u2019on y menait, reviennent, aujourd\u2019hui, avec une illusion de moins et une expérience souvent néfaste de plus à leur actif.C\u2019est une bonne (politique que le retour à la terre, mais nous doutons qu\u2019il faille uniquement se restreindre à ce cadre Por respecter le sentiment populaire, nous concéderons que le cultivateur est assuré de trois repas par jour et d\u2019un bon lit pour le soir, Mais jusqu\u2019à quand?N\u2019oublions pas qu\u2019à la campagne, comme partout ailleurs, il y a des échéances à noter, des taxes à payer, des intérêts à rencontrer, des améliorations à _ faire sur les bâtisses, des machines à acheter, ete, etc.Or, celui qui est évincé de la ville est-il en -positign d\u2019assu- | mer une telle tâche, est-il assuré de pouvoir boucler son budget avec en perspective des dépenses comme celles énumérées plus haut et qui ne sont pas du luxe, veuillez bien le croire?Ce n\u2019est pas notre but de jeter une note, de pessimisme à ceux qui veulent revenir à la terre, non point, mais d\u2019un autre côté, il serait indésirable que ce changement s\u2019opérât avec la conviction que la voie est toute trouvée et l\u2019obstacle abattu.Si, présentement, l\u2019on demandait à tous nos cultivateurs un compte-rendu de leurs affaires, combien auraient à étaler des chif- Îres peu édifiants: Combien doivent chaque jour abandonner les affaires, combien sont guettés par la faillite qui les attend comme un bandit guette sa victime, Notons que le coût de la vie n\u2019est pas au prorata du prix des produits agricoles.\u201cL\u2019habitant n\u2019a pas toujours été traité avec équité, ne craignons pas de l\u2019affirmer, dussions-nous, par-là, chatouiller quelque peu le dévouement de nos gouvernants, car plus souvent qu\u2019autrement on en est demeuré dans le domaine des probalités.On a négligé * cette classe d\u2019apôtres sans guère se soucier que l\u2019agriculture est le pivot sur lequel tourne la machine économique, et la nourricière de toutes nos industries.Aussi le retour à la terre est une heureuse initiative qui ne portera de bons fruits qu\u2019à la condition de décharger un peu le cultivateur.La réduction de certaines taxes, au moins pour ceux qui ont l\u2019intention de passer de la ville à la campagne, serait un grand pas à faire vers la réalisation de ce rapatriement si souhaitable et un moyen d\u2019échapper en partie aux effets désastreux de cette dépression, en solutionnant pour chez nous un problème qui soutient l\u2019attention universelle de façon particulière.L\u2019ECONOMIE De nos jours l\u2019économie est plus urgente que jamais; il faut diminuer les dépenses pour sauvegarder le capital, du moins en attendant le rajustement des affaires, Les années de prospérité \u2014 Qui le contestera?\u2014 ont déclanché chez nous ux amour excessif du luxe; l\u2019habitude s\u2019est prise de faire passer l\u2019agréable avant le nécessaire, les divertissements avant le travail.Le peuple a vécu dans cette atmosphère, et d\u2019aucuns en sont venus à croire que quiconque pouvait s\u2019accorder le bien- être et les plaisirs qu\u2019il envie.C\u2019est un préjugé détestable, une habitude malsaine et difficile à écarter \u201cHabitus fit secunda na- tura\u201d, que celle prise par nous.Et pourtant il faut se départir de ce travers pour que les choses redeviennent normales, i] faut pratiquer l\u2019économie sous toutes ses formes en sachant se priver du superflu.Nous pourrons ainsi attaquer la crise dans ses causes avec d\u2019autant plus de succès que l\u2019économie est une arme à la portée de tout le monde et que tout le monde peut s\u2019en servir avec profit, Emboitons le pas et tentons un effort, l\u2019effort est toujours louable, et nous verrons peu à peu la prospérité réapparaître parmi nous pour se substituer à ce fléchissement économique qui aura eu toutefois la conséquence de nous donner une leçon salutaire en nous inculquant le sens-de la vraie LA REDACTION.Pour le Collège de Gravelbourg AIDONS NOS FRERES DE L'OUEST La crise augmente, les reesour- ces diminuent: c\u2019est la plainte universelle.Par le temps qui court, les sentiments d'inquiètudes se conçoivent, et s'excusent, sans le moindre soupçon de pessimisme.Cependant, il faut pas regarder loin autour de soi, pour constater d\u2019inutiles dépenses.\u2014 D'autres part, si pauvre que l\u2019on se croit, il est aisé d'en trouver de plus pauvres que soi et suivant la parole de notre président régional de Québec, M.le Dr Louis-Philippe Roy: \u2018Les moins pauvres ont le devoir de donner aux plus pauvres\u201d.S'il y a de la misère dans l'Est, il y en a encore plus dans l\u2019Ouest.Voilà pourquoi l\u2019A.C.J.C., \u2014 qui est elle-même dans le besoin, \u2014 vient d\u2019entreprendre une souserip- tion en faveur du collège Mathieu de Gravelbourg.C\u2019est un évêque ami des jeunes qui tend aux jeunes la main: devant ce geste émouvant, comment les jeunes peuvent-ils rester insensibles?En jetant les yeux sur notre Association pour le salut d\u2019une oeuvre chère entre toutes, 8.KE.Mgr marque de confiance insigne.\u2014 Avec l'honneur, acceptons généreusement le fardeau.\u2014 L'aide au collège Mathieu, ne fut-ce point l'un des voeux enthousiastes de notre dernier congrès?\u2014 Pour que ce magnifique élan n\u2019aille pas s\u2019étouffer en un vain feu de paille, i! faut concrétiser au plutôt notre bonne intention dans quelques réalités pratiques.Je connais le génie inventif de nos jeunes: les moyens d'assurer le succès de notre souscription ne manqueront pas.\u2014 Nos cercles auront bientôt imaginé quelque organisation d'intérêt public, où l\u2019oeuvre en détresse aura sa part de bénéfices.\u2014 Chaque membre surtout consentira son petit sacrifice personnel, si minime soit-Hl: L\u2019ensemble fait le résultat.comme les gouttes d\u2019eau font l\u2019océan.Déjà, certains collège, certaines écoles, \u2014 et non des plus fortunés, ont sur le champ répondu au mot d\u2019ordre: \u201cPour nos.frères de \u2018Ouest\u2019.\u2014 Rien de plus touchant entre autres, que cette lettre d\u2019écolier, of l\u2019on s'excuse de \u2018\u2018la trop faible obole, simple résultat du sou saecri- fié aux friandises\u2019.Ces sous valent de l'or.La générosité de ces enfants dut être héroîque, parfois.En y songeant les larmes nous montent du coeur aux yeux.Le \u201csou du collège Mathieu\u201d.Imaginez seulement la somme réalisée par cette humble collecte.si tous y contribuaient.\u2014 Il y a bien le dollar de tel hôpital.Et une institution vaut l\u2019autre: l\u2019une sauve le corps: L'autre, l'intelligence et le coeur.Oui, mais c'est un hôpital de chez nous.Et le collège Mathieu, qui porte le nom de l\u2019un des nôtres.\u2014 nom vénéré entre tous, le collège Mathieu oû grandit toute une fière population de bons petits canadien- français comme vous, n\u2019est-il pas de chez-nous?\u2014 Et cet enfant de chez- nous, plus il est éloigné du centre de la famille, plus il doit attiré no- -.Atre attention et notre sympathie.: Et qu'est-ce donc alors s\u2019il est (à suivre aur la dernière page) Malanson danre ÿ l'A C.J.C.uneisont-de' LE CONGRES GENERAL DE L'U.C.C.Cet évitnement agricole est d'une si grande importance que nous estimions remplir un devoir en le portant à la connaissance de notre vaillante population.: Le Congrès général annuel de l'U.G.C.se tiendra à Montréal, les 8 et 9 novembre prochain, au Marché S.-Jacques, angle des rues Ontario et Amherst, que l\u2019Exécutif de la Métropole a bien voulu mettre gracieusement à la disposition de la classe agricole, démontrant ainsi en quelle estime il tient notre Association professionnelle.Le Congrès de 1933 doit être une manifestation digne des précédents, les conditions actuelles de l'agriculture créent un devoir à tous les cultivateurs; il faut qu\u2019ils s'assemblent en grand nombre pour bien démontrer l'intérêt qu'ils portent à leurs propres affaires, Nul ne peut oublier que les séances du Congrès sont suivies avec attention par nos autorités gouvernementales, ainsi que par toutes les classes de la société: l'U.C.C.est connue uns toutes les sphères, grâce à ses causeries quotidiennes au poste C.K.A.C., mis si gracieusèment à sa disposition par les autorités de ce poste, grâce également à la part active qu'elle prend à tous les mouvements entrepris pour rémédier à la crise.La classe agricole, dans notre Province, tout particulièrement, a su rester calme, malgré les nombreuses difficultés auxquelles elle a à faire face ; nul doute qu\u2019il en sera de même dans l'avenir; elle a su, elle sait et elle saura revendiquer ses droits avec dignité et énergie, mais aussi sans faiblesse.Le moment est venu de prler haut et ferme, l'agriculture qui fut la source de notre prospérité, dans le passé, ne doit pas succomber sous les multiples fardeaux dont elle est accablée; la classe agricole veut rester fidèle à sa tâche, mais elle demande la reconnaissance de ses droits, nul ne saurait y trouver à redire.Un grand nombre de citadins ne .escendahée\"rurale, c'est sur la bonne terre canadienne que leurs ancêtres ont fondé leur foyer et c\u2019est là aussi, qu'ils vont encore se retremper et se reposer des fatigues d\u2019une vie trépidante; nul doute que les villes reverraient avec plaisir la renaissance de notre agriculture.11 est reconnu, dans toutes les sphères, que c\u2019est l'agriculture qui sauvera le monde de la crise actuelle; il est donc du devoir de toutes les classes de s'unir pour assurer le retour à la prospérité.La classe agricole est prête à faire sa part; elle le prouvera à l\u2019occasion de son Congrès ; les études sont commencées depuis de longues semaines, Dix-sept congrès diocésains ont été tenus, dans toute la Province, depuis le 10 août dernier.A chacune de ces assises, les problèmes généraux ont été étudiés et discutés librement.D'autres questions particulières à chaque région ont également fait l\u2019objet d\u2019études spéciales et c\u2019est cet ensemble que les délégués de chaque Union diocésaine auront à examiner avec la plus grande largeur de vue.Tous les cultivateurs et tout particulièrement les membres de l'U.C.G.sont invités à assister aux délibérations du Congrès; tous seront les bienvenus; chacun y sera à sa place et prouvera par sa présence l'intérêt qu\u2019il porte à sa cause; nul n\u2019a le droit d'oublier que la part qu'un simple soldat prend dans la lutte est aussi honorable que celle qui est octroyée aux chefs.Les directeurs de l'U.C.C.espèrent qu\u2019un grand nombre de cultivateurs seront à leur poste, leur présence est désirée, car elle sera un encouragement pour ceux qui travaillent avec dévouement à l'oeuvre d\u2019union et de coopération qui, seule, peut sauver notre agricultre, en même temps qu\u2019une preuve de reconnaissance envers tous ceux qui veulent que notre Province renaisse à la saine prospérité.Grande Séance à St-Norbert Vendredi, le 17 novembre, aura lieu à St-Norbert une grande soirée récréative, donnée au profit du club de gou- ret de l\u2019endroit.Cette soirée, offerte à St-Justin, sera répétée à St-Norbert à la date précitée et les mêmes acteurs seront au programme.Deux pièces choisies: \u201cOn Demande Un Acteur\u201d et \u201cUne Minute Trop Tard\u201d seront présentées comme plats de résistance, le tout agrémenté de chants, musique, récitations au moyen desquels les inter- prétes sauront vous faire passer un agréable quart-d\u2019heu~ re.Le programme sera exécuté par des amateurs de St- Norbert, St-Justin, St-Léon et Berthier.Les organisateurs n'ont rien négligé pour rendre attrayante cette soirée à laquelle tout le monde se devrait d\u2019assister, Venez vous amuser el aider en même temps les jeunes qui veulent offrir à la population de St-Norbert, l\u2019hiver prochain, du _ haem à ges puce se uvent oublier qu\u2019ila\u2026.- -hockey de haut calibre, - - += rem Ne. Page 2 LE COURRIER DE BERTHIERVILLE .Vendredi, le 10 novembre 1933.Le Courrier de Berthierville JOURNAL HEBDOMADAIRE W.-H.GAGNE Geo.BONIN Ed.-Prop.Réd.-Gérant.Le prix de l'abonnement est de $1.00 par année pour le Canada et $1.60 pour les Etats-Unis.Pour le tarif des annonces, impressions, etc.on voudra bien s\u2019adresser aux bureaux du Courrier de Berthierville, 106 rue Frontenac, Berthierville.Sous la tente scoute (suite) Nous avons parlé la semaine dernière des deux premières épreuves d\u2019aspirant.La troisième épreuve consiste dans la \u201ctenue\u201d, c\u2019est-à-dire, savoir se présenter correctement, connaître les différents saluts, et leur usage.Avant qu'il soit permis au scout de porter l'uniforme, sa tenue, c\u2019est-à-dire la propreté de son visage, de ses mains, et de ses vêtements, est remarquée par les chefs.T1 doit bien se fenir, marcher correctement, avoir un bon langage, exempt de ces expressions vulgaires et de termes malpropres.Le scout doit connaître trois saluts.D'abord le petit salut, qui consiste à porter la main à la hauteur de l'épaule, l\u2019avant- bras plié, le coude le long du corps.Il se fait entre les éclaireurs; c'est un témoignage de sympathie et de fraternité.Le grand salut se fait en portant la main au bord du chapeau d'un geste net et décidé.Quand l'éclaireur a un bâton il rend la position d\u201d\u2018attention\u201d, le main droite horizontalement en travers du bâton, à la hauteur du coude gauche.On adresse le grand salut à une personne non éclaireur, à tous les chefs, aux Autorités Ecclésiastiques et au Drapeau durant le chant de l\u2019hymne national, : Pour le salut d\u2019honneur, le scout incline légèrement la tê- te, et tend le bras dans le prolongement de la tête.Il se fait pour le Très-Saint-Sacrement.La Noix.Berthierville Le docteur Gérald Gervais, interne de l'hôpital Notre-Dame a passé quelques jours chez ses parents.Mlle Jeanne Gervais a été Yinvitée de Mlle Cécile Boursier, d\u2019Outremont.Mlle Lyline Sawvyer a donné un bridge en son honneur.M.Louis Casaubon de Saint- Cuthbert était parmi nous la semaine dernière.M.P.-D.Sanschagrin a passé quelques jours à Trois-Riviè- res, l\u2019invité de son frère M.J.- L.Sanschagrin.MM.Jean Ferland et Gabriel Bonin, étudiants à l\u2019Institut A- \u2018gricole d'Oka sont retournés à Jeurs études après quelques jours de vacance dans leurs familles.M.et Mme Joseph Desroches ainsi que leur famille étaient à Joliette dimanche.M.et Mme Philippe Gendron aussi à Joliette, dimanche dernier.Le Dr et Mme A.-D.Milot, étaient à Montréal, dimanche et lundi.M.Mailhot Olivier, à Louise- ville, samedi, à une fête donnée en l'honneur de Mlle King.M.Roland Doucet, de retour d\u2019un voyage à Montréal.M.Paul Brunet, Franklin Mire inspecteur [née par tait de passage à Berthierville samedi.M.J.-G.LeDroit, gérant de la Confederation Life Ins., Co., à Berthierville, la semaine dernière.Mlle Claire Lavallée, fillette de M.et Mme Alphonse Lavallée, de Berthierville nous a quitté dernièrement pour le couvent des SS.du Saint Coeur de Jésus et de Marie, de Laval des Rapides.Mme Vve Fortuna Olivier, de Montréal, en visite chez Mlle Marie-Louise Desrosiers.M.et Mme Roland Doucet, de Montréal sont pour quelques temps chez Mme Vve Omer Doucet.Mlle Lorraine Roy a reçu le 30 octobre, en l'honneur de Mlle Fernande Bailly, de Jo- liette.Naissances Le 24 octobre, M.et Mme Charles Piché, une fille, baptisée: Marie-Fiore-Alilce-Pauli- ne, Parrain et marraine: Arthur Lewis et son épouse, Flore Piché.Le 3 novembre, M.et Mme Arthur Olivier, née Simone Bélair, une fille, baptisée: Marie- Jeanne-Simone.Parrain et marraine: M.Arthur Bélair, de Louiseville, et son épouse, Hermine Laurendeau, grands-parents de l\u2019enfant.Le 3 novembre, M.et Mme J.-D.Gosselin, un fils, baptisé : Joseph-Antonio-Claude.Parrain et marraine: M.Antonio Gosselin et son épouse, Dame Marie Dumont, oncle et tante de l\u2019enfant.Mariages.Le 25 octobre, M.François Précourt, fils de M.et Mme Do- nat Précourt, de Ste-Anne d\u2019A- hestos, à Mlle Flore Laprade, fille de M.et Mme Charles La- prade, de Berthierville.Le 28 octobre, M.Camille Goyet, fils de M.et Mme Félix Goyet, de Berthierville, à Mlle Aurore Laprade, fille de M.et Mme Charles Laprade, aussi de Berthierville.Funérailles Le 30 octobre, a été inhumée Dame Joséphine Lavallée, épouse de feu Hector Magnan, décédée le 28 octobre, à l\u2019âge de 67 ans.\u2018 Cargaisons de foin et de conserves Deux goélettes ont laissé Berthier, cette semaine.La première, la Ste-Fidèle, commandée par M.Jos Lapointe est partie avec 100 tonnes de foin à destination de La Mal- baie; La seconde, Marie-Lydia, portait une cargaison de conserves de \u201cLa Ferlandière\u201d.Les 5000 caisses chargées ont été expédiées & Québec.DECES DE MME VEUVE JOSEPH-ALEXIS PIETTE Au moment d\u2019aller sous presse, nous avons le regret d\u2019annoncer la mort de Madame Vve Joseph-Alexis Piette, née Christine Fernet, décédée Jeudi le 9 novembre, et les funérailles auront lieu à Berthier- ville Samedi le 11 courant à 9.30 hrs a.m.L'Heare Catholique La causerie religieuse à I'Heure catholique du 42 novembre, organisée par le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, sous le patronage de S.Exc.Mgr Gauthier, sera don- l'abbé Joseph Ga-| dogmatique au Séminaire des Missions Etrangères de Pont- Viau.11 traitera le sujet suivant: Dieu ne refuse à personne la grâce nécessaire au salut.PROGRAMME DU CONGRES GENERAL DE L\u2019UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS INC.Mardi le 7 novembre Réunion des aumôniers et directeurs diocésains à 5505 St-Laurent Mercredi, le 8 novembre 9h.Messe basse à l\u2019Eglise Ste- Catherine (coins Amherst et Robin), par le R.P.Léon Lebel, S.J.Sermon da circonstance par le R.P.Lorenzo Gauthier, C.8.V.10h.Réunion générale des aumôniers de l\u2019U.C.C.et rassemblement des congressistes au Marché St-Jacques (coins Ontario et Amherst).Inscription, identification des délégués, distribution des programmes et rubans-souvenirs.10 h.30 Allocution d\u2019ouverture par M.Albert Rioux, Président général.Câblogramme au Saint-Pére.Rapport annuel du secrétaire-géné- ral, M.R.M.Pucet.Après-Midi 2h.Président d\u2019honneur: M.l\u2019Abbé Philibert Grondin, Aumônier de l\u2019Union diocésaine de Québec-Sud.Allooution d\u2019ouverture, par M.Abel Marion.Président actifs conjoints: MM.Albert Rioux et Abel Marion.Discussion du rapport du secrétaire.CAISSES POPULAIRES ET CREDIT AGRICOLE, par M.Cyrille Vaillan- court, Président de la Fédération des Caisses Populaires.Conclusions par M.l\u2019Abbé Grondin.Résolutions sur les Caisses Populaires et le crédit agricole.Soirée 8h.Président d\u2019honneur: Son Excellence Mgr Gauthier, Archevéque de Montréal.Bienvenue par M.Albert Rioux, Président général.Allocutions par S.H.le Maire de Montréal, l\u2019Hon.Fernand Rinfret.L'Hon.Robert Weir, Ministre de l\u2019Agriculture à Ottawa.L\u2019Hon.Adélard God- bout, Ministre de l\u2019Agriculture à Québec, Le Rév.Père Léopold, Vice- Président général de la C.S.T.AM.Victor Doré, Président-général de la St-Jean-Baptiste, M.Lionel Le- roux, Président général de l\u2019A.C.J.- C., M.Esdras Minville, Président de PAction Nationale, M.Osias Filion, Président des Syndicats Catholiques, 8.E.Mgr Georges Gauthier.Jeudi, le 9 novembre 8h.45 Président d\u2019honneur: le Chan.Bissonnette, Aumônier de 1'Union diocésaine de Valleyfield.Pré- sidents-actifs conjoints: M.Albert Rioux et Hercule Riendeau.Allocution d'ouverture et rapport du Comité des lettres de créance.Assurance dans l\u2019U.C.C.par l\u2019abbé Arm.Malouin.NOTRE ENQUETE sur la petite industrie, par M.G.H.St-Cyr.Résolutions sur la petite industrie, etc.Conclusions, par M.le Chan.O.Bissonnette.Jeudi après-midi ; 2 h.Président d'honneur: M.l\u2019abbé R.Glaude, Aumônier de l'Union diocésaine d\u2019Ontario.Présidents actifs-conjoints: Albert Rioux et Alfred Hardy.Allocution d'ouverture par M.AI- fred Hardy.Nécessité d'organiser les par M.l\u2019Abbé D.Hénault.Résolutions et amendements.MM.jeunes, Conclusions par M.l\u2019Abbé R.Glaude.Election du Président, des Vice- Présidents et confirmation des élections du Bureau de Direction, sous général.: Allocution du Président général Allocution de clôture du congrès par le R.P.Léon Lebel, Aumônier- général.Bénédiction solennelle du Très Saint-Sacrement.Acte de consécration au Sacré- Coeur, lu par le Président-général.Vendredi le 10 novembre .0\".Réudloh du Bureau de Di- Fiépy, professeur de théologie rection, & 5505 Blvd.St\u2018Laurent.la présidence active de l\u2019Aumônier Le thé vert a l\u2019effet de stimuler, du à la fraîcheur vigoureuse de son essence naturelle 4 THÉ VERT \u201cFRAIS DES PLANTATIONS\u201d Téléphone 83 Dr H.-L.FORTIN L.D.S., D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE SABA did lle dodo ADL Lodr dole OSE VV PVIVVPPE IPP PETIPIT vee MARCHANDS, SERVEZ-VOUS DE VOTRE JOURNAL 2.L'annonce faite dans un journal d'intérêt local, a une portée commerciale bien supérieure à une simple circulaire.Le journal local, avec ses nouvelles du quartier, ses potins sur des oeuvres et des gens connus, ses articles pour la défense de ces canses chères au lecteur, devient l\u2019ami du foyer, celui qu\u2019on lit de la première ligne à la dernière, et qu\u2019on ne jette pas au panier avant d'en avoir lu deux lignes, comme il est fait des circulaires qu\u2019un messager dépose tous les jours sur le seuil de nos demeures, reve eresye 159 de Montcalm, Berthierville (===) SOULAGENT TOUJOURS Maux de tête, névralgies, rhumes, grippe, douleurs périodiques, lumbago, rhumatisme, torticolis.Ayez-en toujours une boîte à la main.Es vente partout, 25e 3 LA DIRECTION.Le a a a ee a 0 to esto roa ob A AL A AAAS La AT eT oe A Oo a RP GIN I Pog VEVUVVIVOVYV VIII IVIIVTITVTIVIVPPVPVvIVvoovovrrre GASB DALAL ddA AAALSLAALL LLL ALALALLAL A 2.ABA LoL AD Lolo le Lod Sods Lots Lod VPP P OVP PCIE PO 4 Si vous désirez, en Assurance, une protection parfaite et de toast instant, Placez vos risques et 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par la mauvaise température, mais nous nous permettons de penser que le vieux dicton qui prétend que les morts se promènent sur la terre, le soir de la Toussaint, avait conseillé à plusieurs le coin du feu.Toutefois, vers les huit heures, toute une procession de lanternes à main trouèrent, à intervalles irréguliers, l\u2019obscurité de la rue principale.Dans le cercle que faisait leur lueur blafarde, on pouvait distinguer des jeunes filles et des jeunes garçons, et leurs éclats de voix fréquents et sans cesse soutenus trahissaient leur bonheur.Il y avait ce soir-là grande soirée cnez les Durand.On fêtait le retour de leur fille aînée, Marguerite, après trois ans d\u2019absence aux Etats-Unis.Un tel évènement, surtout pour les Durand réputés riches, ne pouvait guère passer ignoré.Ils demeuraient tout au bout du village, à quelques cinq cents pieds du cimetière dont la clôture toute basse permettait de la route d\u2019en voir facilement toute l'étendue.On ne passait jamais par là, le soir principalement, sans une cerfaine appréhension, Plusieurs passants prétendaient avoir vu par les beaux soirs de lune, des espèces de fantômes se promener à travers les mausolées ou entendre en d'autres temps des chansons qui pour venir du ci- \u201c melière n\u2019en étaient pas moins obscènes.On disait: ce sont les damnés.Mais dans la nuit dont je vous parle, par groupes de quatre ou six, la jeunesse du village affluait vers la maison des Durand, toute entière à la joie.x * x Sur la grande route, en pleine obscurité, le cou et la figure enfoncés dans leur paletôt, sans hâte en dépit du vent, deux jeunes garçons se rendaient aussi à la veillée, en fumant et causant.,- = L'un, qui sæ nommait Paul, disait : .\u2014Sais-tu, Albert, que j'ai toujours regretté notre escapade du cimetiére.\" \u2014Pas de sentiment, mon vieux.Il fait assez froid: sans se payer d'inutile frissons.C'était peut-être mal j'en conviens.Ce soir-là nous étions ivres.En pleine raison,.je ne l'aurais peut-être pas fait.Mais par bravade ou pour.un pari, je risquerais bien de nouveau l'aventure.vo \u2014Mais les plaintes Cette aventure\" survenue quatre mois auparavant, un soir de juin, nécessite pour du récit, d\u2019être relatée au moins dans ses grandes lignes.Ce soir-là, Paul et Albert rencontrèrent à la taverne un de leurs copains du village voisin, un nommé Jules, ivrogne avéré.On prit un coup, deux, puis trois, si bien qu\u2019à minuit les trois camarades commençaient à pêcher par ivresse.\u2014Je crois bien que je vais coucher au cimetière, dit Jules indolemment, Pensez-vous que j'aurai la force de me rendre chez nous, à cinq milles plus loin?D'ailleurs ce ne sera pas la première fois.J\u2019y ai couché trois fois dans ma vie.Vous ne me croyez pas?Je m\u2019étendais dans les longues herbes, sous un arbre, et je laissais aux morts le soin de veiller sur moi.\u2014Nous te conduirons au cimetière, dit Albert, car je crois que lu veux te payer notre tê- te.Toi, coucher au cimetière?Trop lâche pour cela! Accep- tez-vous mon offre?Allons-y Nous boirons sur les tombes une douzaine de bouteilles et égrènerons une dizaine de 'blasphèmes.\u2014Respectons les morts, dit Paul.Moi, je les crains.\u2014Les morts! Est-ce qu\u2019ils reviennent?Nous ne sommes plus des enfants, que diable! \u2014T ne faut pas profaner le cimetière, continua Paul.\u2014Profaner! C\u2019est à moi que tu fais ce reproche! Qu'est-ce que tu penses de Jules quand il y élit domicile?\u2014Moi, interrompit Jules, je n\u2019ai jamais profané le cimetière.J\u2019yai couché parfois.Amon insu.Le lendemain quand je me réveillais, j'étais plein de remords.C\u2019est vrai que j'y étais bien tranquille et bien peu incommodé par les vivants.Vous rirez de moi tant que vous voudrez, mais chaque fois que j'ai couché au cimetière, j'ai fait dire une grand\u2019messe pour les morts, J\u2019ai toujours eu peur qu\u2019il m'arrive malheur.Albert accueillit cette déclaration avec un éclat de rie: \u2014AÂllons au cimetière boire de la bière! Allons boire avec les morts! \u2014Pas ça! conseilla Paul.\u2014Si.Quoi, vous êtes des Jâ- ches! Des poltrons! Des poules mouillées! Vous avez peur?Peur de quoi?J'irai seul.Il insista si bien que les deux autres suiviçent.Ils prirent tous trois le milieu de la rue, les trottoirs devenant trop étroits, bras dessus, bras dessous.De cette façon ils traversèrent le village et parvinrent à la grille du cimetière.Jules et Paul refusèrent tout d\u2019abord d'entrer, mais finalement se laissèrent gagner.La grille s\u2019ouvrit avec un grincement lugubre.Ils suivirent l'allée centrale quelque cent- cinquante pieds, puis gagnèrent à travers les herbes folles, un superbe mausolée sur les degrés duquel ils s\u2019assirent côte à côte.Là, ils trinquèrent.Ils blasphémèrent rien que par hravade.Il faisait un beau clair de lune.Les croix dans cette lumière, se dressaient silencieuses et mornes.Pas un bruit: le silence total, absolu.Albert se leva, murmura quelques mots, renversa une oroix, puis deux, puis trois, puis dix.ll vit une pauvre croix de bois, il la saisit, l\u2019arracha de terre, la broya en deux morceaux, et avec une imprécation horrible, les jeta au loin.Puis frappant la terre avec violence, il ajouta: \u201cViens boire, sors de la tombe.C\u2019est aujourd'hui ma fête.Quand ce.sera la tienne, tu viendras me voir.\u201d Et se tournant vers ses deux compagnons, il dit: \u201cFaites-en au- tant!\u201d Quand ils sortirent du cimetière, ils entendirent tous trois une longue plainte qui les glaça d\u2019effroi.Ils se regardèrent étonnés.\u2014Tu te souviens de cette plainte, continuait Paul, comme ils approchaient de la maison des Durand.\u2014Les morts sont morts.C\u2019était le vent.C\u2019est le vent qui hurle, ce soir.\u2014Tu as été un peu loin, ce soir-là, L'inviter à venir boire chez toi; c\u2019est demain la fête des Morts.\u2014Laisse-moi tranquille avec tes sottises.Tiens, nous voilà chez les Durand.Grande foule! \u201c+ Chez les Durand la danse battait son plein.Heureux et gais, les couples de danseurs tourbillonnaient dans la grande pièce et toutes les figures traduisaient de la gaieté.Vers le quart d\u2019heure de minuit, il y eut quelques discours; on passa le vin, la bière.Tout à coup, minuit sonna à la grande horloge, avec lenteur, tel un glas, Tous regardèrent l\u2019horloge comme mus par un identique pressentiment.Au même instant, un coup était frappé à la porte, un coup sec, net.sinistre.Puis un second, plus impératif, Un troisième suivit, formidable.M.Durand s\u2019empressa d'ouvrir.Une forme blanche, haute de près de six pieds s\u2019avança de trois pas.On ne voyait ni ses pieds.ni ses mains, ni sa figure.On cria de toutes ports: \u2014Une peur! C\u2019est un masque! Quelqu'un qui veut nous effrayer!.\u2014Démasquons - le! une demoiselle.Dix garçons s\u2019élançaient pour ce faire.Ils reculèrent, épouvantés.Deux mains de squelette venaient de surgir de sous le grand manteau blanc, un suaire.Les deux mains fendirent l'air d\u2019un mouvement violent, et brusquement firent jaillir une tête de squelette.Tous se levèrent.Un cri de terreur partit de toutes les lèvres.On tremblait.Front luisant et terrible d\u2019effroi; orbi- {es creuses semblant des cratères; des trous à la place des joues: pas de bouche; deux rangées de dents hideuses à regarder.Pas un mot ne fut prononcé.La peur glaçait tous les assistants.Tous les yeux se braquaient sur cette hideuse apparition qui subitement se dirigea vers le piano.Les doigts osseux se posèrent sur le clavier.Une valse commença.Personne ne bougeait.Se retournant, le squelette dit d\u2019une voix caverneuse, froide comme un tombeau : \u2014Vous ne dansez plus?N'interrompez pas votre soirée, pour moi! On comprendra que personne ne voulait danser, Alors le squelette revint vers les convives, se promena devant eux quelques minutes, les examinant tour à tour, avec une minutieuse attention, ricana par moments, puis son étrange examen terminé dit: \u2014Je ne Vous veux pas de mal.Vous respectez les morts.Un seul parmi vous doit être puni pour avoir envers eux manqué de respect.Ne dansez plus; c\u2019est la fête des Morts.Pensez à ceux des vôtres qui dorment au cimetière, pensez que vous les rejoindrez si ce n\u2019est pas demain, bientôt.À genoux.Prions pour celui d\u2019entre vous qui tantôt entrera dans la tombe.Personne ne comprenait ces ajouta étranges paroles, mais tous obéirent.Le fantôme commença le chapelet, et tous les assistants prièrent comme» jamais ils n'avaient prié.Quand il eut fini, il dit: \u2014C\u2019est maintenant la vengeance des morts.Les morts de votre cimetière m'\u2019ont délégué ici.Ils veulent être vengés, Je ne serai pas long.Quelqu'un d'entre vous, il y a quatre mois, est entré au cimetière.Il était ivre, mais pas assez pour ignorer ce qu'il faisait.Il a renversé des croix.Il a brisé en deux parties l\u2019'humble croix de bois qu\u2019on avait plantée sur ma tombe.Il a blasphêmé.Il a insulté les morts.H m'a invité à venir boire quand ce serait ma fête.Très bien, je veux boire car c\u2019est ma fête.Allons qu'on remplisse mon verre! Chacun son tour.Il but, ricana, fit en reculant dix pas vers la porte, se couvrit la tête et les mains, et faisant volte-face disparut dans la nuit.Un homme à l'instant roulait sur le sol.On se précipitait vers lui, C'était Albert.On le secoua.On apporta de l\u2019eau.Peine inutile: il était mort.Chose étonnante : tous ses cheveux étaient blancs.La peur l\u2019avait tué.Deux grosses larmes, des larmes de repentir, de ses joues.x kk Depuis, le soir de la Tous- aint, on dit que dans le cime- tièhe de X.une forme blanche qui a la démarche d'Albert se promène à travers les tombes.Il va de l\u2019une à l\u2019autre, relève les croix que vent a renversées, les replante avec soin et sur chacune d'elles dit une B.P.15 ¢ Table de premiére classe.- rapide et à bon compte.Invitations, driers, Etc., Ete.RUE FRONTENAC s\u2019étaient immobilisées le long, _ prière, C'est l'expiation.L'an dernier, on n\u2019a pas revu la forme blanche: il faut croire que les morts sont satisfaits.On ne badine pas avec les morts: ils sont puissants.Ils ne veulent que notre bien, ils nous aident à notre insu, il nous insp\u2018rent parfois.Mais ils ne souffrent pas \u2014 et c\u2019est, dans l'ordre des choses \u2014 qu'on aille impunément les insulter dans leur dernier repos.CELIBER.- Novembre 1933 Pour Vous nos agents sont une opportunité, comme le printemps qui fait éclore.notre institution est une promesse, comme l\u2019été qui accumule.nos rentes viagéres sont une récompense, comme l\u2019automne qui engrange.Alors la vieillesse, comme Phiver, peut venir.CAISSE NATIONALE D\u2019'ECONOMIE 1 PATENAUDE L\u2019ASSOMPTION VICTORIA HOTEL B.PRECOURT, Prop.Bière, Vins et Liqueurs assortis BERTHIERVILLE, P.Q.CHAMBRES BIEN CONFORTABLES ET BIEN AEREES | COUCHER $1.00 - Confiez-nous Vos Impressions QUAND vous aurez besoin d\u2019impressions quelconques, n\u2018oubliez pas que nous Sommes en mesure de vous faire ces travaux d\u2019une façon artistique, Nos spécialités: En-têtes de Lettres, Enveloppes, Memorandums, Cartes de visite, Cartes d'affaires, Programmes, Lettres de faire-part, Cartes Mortuaires, Affiches Pancartes, Circulaires, Etiquettes, Reçus et Billets, Billets de Râfle, Brochures, Prospectus, Livrets de Comptoir, Calen- LE COURRIER DE BERTHIERVILLE GEORGES BONIN, Tél.22 c 4 REPAS 50c GS VOIP VIIVVIVIIIVIVIVIVIVIVVIY VY VvVIYI VV VY YY ¢ 4 4 < 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 < 4 4 d 4 4 q 4 < 4 .4 4 4 4 q 4 Rédacteur-Gérant.BERTHIERVILLE, Pr-@- \u2014- 20m a
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