Le courrier de Berthierville, 19 décembre 1935, jeudi 19 décembre 1935
[" 33.0Seph fi! bitude, ê etl ly 15\u20acS re-| ent du s.Ila TP cent - pou fiscale à élé | porcs ent du res.Li lamnés ries nee et des de la 2s ani experl ant et chargé ce ri- és d et les con.opéra- les diet des et les sment, t met s pre- i con- sali- ndant nom- mar- vision IX se 32,639, et 2.* +.ÿ tions et de a société entière.\u2018baisers et les premières cares- - erèche.{ pleins de charmes! Nous goû- ahportent leurs hommages à ABONNEMENT : $1.60 par année.LE COURRIERvEBERTHIERVILLE ORGANE HEBDOMADAIRE DES INTERETS DU COMTE DE BERTHIER-MASKINONGE.Imprimé à St-Justin, Cté Maskinongé.DIX PASS Vol.XI, No.9 25 DECEMBRE La nativité de Notre-Sei- gneur (an du monde 5199) NOEL! NOEL! _ Noél! tel était le ari de joie de nos pères, à cette époque où la foi régnait vive et ardente au coeur des familles, des institu- Ce cri s\u2019est bien affaibli de nos jours, où la naïveté de la foi tend à disparaître.Cependant la fête de Noël est encore, de toutes les \u2018 fêtes chrétiennes, peut-être la plus aimée et la plus populaire.Dieu se sert des événements en apparence les plus indiffé- renis pour parvenir à ses fins.Marie habitait Nazareth, et les prophètes annonçaient que le Messie devait naître à Beth- léem.Mais voici qu\u2019un édit de César-Auguste ordonne à tous les habitants de la Judée d\u2019aller, à une époque déterminée, se faire enregistrer dans leur ville natale.Bethléem était le lieu de la naissance de Joseph: c'est donc 1à que se dirigèrent les saints époxy.c\u2019est là, con-| formém entr à mere TES Prophètes, que Jésus va faire son apparition dans ce monde.Quelle naissance pour un Dieu! Joseph cherche une hôtellerie, mais il n'y en a pas pour des, gens si pauvres; on les rebute, on les désigne, et ils sont contraints de chercher asile dans une étable isolée.C'est là, au milieu de la nuit, que Marie donne miraculeusement naissance à Jésus; c\u2019est là que le doux Sauveur reçoit les.prenfières adorations, là qu\u2019on prodigue les premiers ses, là qu'il verse ses premières larmes! Marie prend l\u2019Enfant dans ses bras, le couvre de pauvres langes et le couche doucement dans une froide .O premiers instants que Marie et Joseph passèrent aux pieds de Jésus, comme vous fites pour eux précieux et ferons un peu de cette joie et de ces charmes en allant visiter dans notre église la rapré- Sentation d\u2019un si grand mystère! Les joies de la terre sont frompeuses; mais les joies du Service de Dieu sont vraies et durables.Jésus est né, et voici que les Cleux retentissent de chants d'allégresse; les anges entonnent à l\u2019envi le contique du triomphe: \u201cGloire à Dieu au plus- haut des cieux!\u201d le danti- que dé la paix: \u201cPaix sur la terre aux hommes de bonne volonté!\u201d Jésus est né, et aussi- lôt de pauvres bergers, avertis par les anges, vont adorer, dans ce petit enfant, le Rédempteur d'Israël.Jésus est né, et bientôt les princes- de 1'O- : rent, conduits par.une Etoile, «TERY SE Heese Saluons Noël, -aurore ide: 18 PAÏx ef du salut, ! - Berthierville, le jeudi, 19 DECEMBRE 1935.Camille DUCHARME, Rédacteur-gérant.i > où, A Gloire à Dieu dans les Cieux! Paix sur terre aux hommes de bonne volonté! Ce sera Noël bientôt! Noël avec ses secrets, ses croyances, ses hymnes, ses louanges! Noël avec ses réjouissances, ses chagrins, ses désenchantements! Noël avec tous les envois et les impressions qu'il fait naître! Noël avec tous les houhaits et les-voeux qu\u2019il fait formuler! pd vn > .A:peine ;quelques jours \u201cet nos églises verront à cette hen- NOR! re mystérieuse de la nuit, les foules envahir leurs enceintes et venir s\u2019agenouiller au pied de la Créche Divine pour adorer le Jesus-Enfant, puis le faire naitre dans leurs coeurs par la sainte communion.Mystère incompréhensible de l\u2019Incarnation où un Dieu se faisant petit enfant, s\u2019abaisse jusqu\u2019à la pauvreté d'une étable.pour venir au monde et sauver le genre humain! nuit, riche par ses leçons d\u2019hu- NOR IL! milité, de confiance et d'amour, c\u2019est le retour au foyer, où le salon, décoré de lumières multicolores, montre aux yeux ébahis des petits, le sapin richement décoré de cadeaux, de jouets et de bonbons.Chacun y trouve sa part, puis la tradi- tionnél réveillon ajoute un charme unique à cetle fête de famille qui réunit parfois des amis.L'abondance ajoute au bonheur, de (chacun.\u2018 bn us eo du pauvre.\u2026 , \u201cMaïs pour le pauvre?Que de + - Noël riche re | \u201cPuis\u201d après ne de Mf- (à suivre sur la page deux) Etude sur Schubert Auprès de Liszt, auprès de Chopin, auprès de Schumann et de Beethoven qui vécurent si intensément leurs vies \u201cromantiques\u201d Schubert fait bien modeste figure.Fils d'un petit instituteur des faubourgs de Vienne, il ne connut sur cette terre qu'une destinée médiocre, et, à 31 ans, mourut misérable sans que sa renommée ait franchi le cercle de quelques salons amis, sans même que ses jours aient été traversés d'aventures capables de retenir l'attention.Franz Schubert était le 4ième fila d'une famille de 14 enfants dont 6 seulement survécurent.Son père pédagogue consciencieux et bon ci toyen, n\u2019était pas sans connaissances musicales, {1 jouait du violoncel=- le.Mais il considérait la musique comme un agréable passe-temips, non point comme une carrière sure, et si le jeune Franz par 2 fois, dut quitter la maison familiale, ce fut à la suite de différends nés de cette rigide conception paternelle Tout jeune il témoigna de dispositions singulières pour la musique.Son père lui montra les rudiments du violon, son frère ainé ceux du piano, cependant que Michel Holzer l\u2019accueillait dans le choeur de la paroisse de Lichtenhal et l'initiait à l'harmonie on même temps qu'à l'or- GE C'est ainsi qu'a 11 ans en.1808, il entra après concours à la Clapel- le impériale, comme soprano, Ce poste était fort envié et très appré- cfable, car il comportait l'admission comme boursier au Stadconvict, sorte de conservatoire et de ège tout à la fois, ou l'on men front les études classiques et musicales en assurant comme c'était le- cas pour ls jeune Franz un service dans le coeur de la chapelle.C\u2019était pour lui une initiation excellente par la pratique de la musique religieuse et aussi de la musique symphonique, car les élèves for- malent un petit orchestre, qui, sous la direction de l\u2019organiste de l'empereur, jouait les symphonies de Mozart, de Haydn voine même celles de Beethoven et Shubert devint rapidement premier violon.Dès cette époque il s'essayait à de petites comipositions: une FANTAISIE pour 4 mains, en 1810 et un Kyrie 1810, puis des Variations, des Quatuors à cordes et enfin, dès 1811 un premier lied, la PLAINE D\u2019AGAR, sur des paroles de Schuc- king.Seul, son ami, Von Spaun, son ainée de 9 ans, était dans la confidence des essais.Le père de Schubert les soupçonna et s\u2019en {rrita.fl interdit à son fils de reparaître chez lui et ne leva l'interdiction qu\u2019à la mort de sa femme.Le pauvre enfant ne revit sa mère que sur son lit de mort, mais il reprit sa place au foyer.Son père lui permit enfin quelques leçons de contrepoint du maître de chapelle, Salieri, dont des affinités musicales, Cout italiennes, cadraient mal d'ailleurs avec le tempérament de l'élève.En 1813, Franz quitte le conviet; il a 16 ans et, désormais, 11 s\u2019abandonne à cette vie à la fois laborieuse et fantaisiste sera la sienne jusqu'à la fin.=, vivre et que Comme il lui LA suivre sur la : de .PAE Pout ai-rentont-fapes À > \u2014\u2014\u2014\u2014 mn on os Page 2 LE COURRIER DE BERTHIERVILLE le jeudi, 19 décembre 1935, mig Le Courrier de Berthierville wot AGHE \u2014 Com, DUCHARME BA.-Prep.Le prix de l'abonnement est de $1.00 année pour le et $1.50 pour Etats-Unis.\u2014 Toute année commencée est due en entier.Conformément à la tradition et dans Fimtér®t d'une juste liberté, fl est enten- que les articies du Courrier sont pu- sous la responsabilité de leurw au- Pour le tarif des annonces, impres- ulens, etc, on voudra bien s'adresser à nos bureaux.NOEL! NOEL! (suite de la premiére page) tristesses! que d'ennuis! que d'angoisses! Que de petits ont contemplé les riches vitrines, le coeur gros, l\u2019oeil humide, en pensant que tel jouet qui lui plairait bien.n'est pas pour lui! Ses bas.il ne peut les mettre dans la cheminée., si encore il a la faveur d\u2019en avoir.ils sont percés.Et les papas et les mamans qui ont le coeur bien plus grand que la bourse et que le désespoir de ne pouvoir donner une étrenne à leurs petits, ronge encore plus que la morsure du froid à leurs membres mal vêtus! Appel à la charité Songe-t-on assez à ces pauvres malheureux à l'époque des fêtes?.Songe-t-on à ceux que le sort a plongés dans la pauvreté?.A ceux que le malheur suit à chaque pas?.Vous que Dieu a daigné rendre heureux.jpensez donc à eux.Ce ne sont pas seulement la St-Vincent de Pau] et les Dames de la Charité qui se doi- : vent desecourir les pauvres.Tout chrétien doit s\u2019en faire un devoir et c\u2019est un précepte établi par Dieu.Pour qu\u2019à Noël, toute la paroisse soit en fête, il faut qu'il se trouve des riches au coeur généreux et sensible.qui ,sècheront les larmes du patiwvre.qui couvriront les membres transis des petits et qui feront naître un sourire sur chaque figure d'enfant par le don d'un jouet ou d'une friandise.C'est à Noël, où tout ne prêche que charité et amour, qu\u2019il faut prouver que la richesse n\u2019endurcit pas les coeurs et qu\u2019elle n\u2019exclut pas la générosité et la charité.Alors.réconfortés par les secours apportés, ils uniront leurs âmes à celles des heureux et ils chanteront avec plus de joie et d\u2019élan le cantique des anges: \u201cGloria in excelsis Deo, Et in terra pax hominibus\u201d, LA REDACTION.Etude sur Schubert (suite de la première page) riser sa vocation exclusive pour la musique, force lui est bien d\u2019accepter pendant quelques années de 18- 14 à 1817, les ingrates fonctions de éième adjoint dans l'école paternelle.Il apprend à lire à des bambins, mais au prix de quels efforts! T1 reconnaissait lui-même qu\u2019il ne sortait de sa rêverie que pour rappeler à l\u2019ordre, sans aucun ménagement, son turbulent auditoire.C\u2019est que l'extraordinaire facilité dont fl avait déjà donné des preuves ne s'atténuait pas bien au contraire, Schubert fut dune fécondité exceptionnelle, sgh.plus remarquable même que, £es ouvrages ne sont pas tous d'une égale valeur, meilleurs les ont couté le plus de peine.En août 1815, par exemple, il compose 29 lieders, dont 8 le 15, et 7 le 19.Bourgault-Ducoudray nous signale que, dans cette année seule, il Réd.-Gérant.lreproduisit 2 symphonies, un quatuor à cordes, 4 sonates pour piano, un adogio en sol, 12 WEINER DEUTSCH E, 8 Ecossaises, 10 variations pour piano seul, 2 messes, un nouveau morceau pour une messe précédente, Un Stabat, Un Salve Ré- gina, 5 opéras dont 2 en 3 actes et un en 2 actes, 137 lieder dont le Roi des Aulnes.Débarrassé de ses obligations pédagogiques, jl travaillait le matin, oubliant même parfois l'heure du déjeuner et ou qu\u2019il se trouvat en voyage ou chez amis.\u201cQuand j'ai terminé un lied, di- sait-il j'en commence un autre.\u201cUn jour chez un de ses amis qui tardait à venir, il trouve un livre de poèmes de Whilhelm-Muller; il le feuillette, il s'enflamme et l'emporte sans plus attendre.Le lendemain son ami vient lui réclamer le volume Eh! oui répond Schubert, je l'ai mis hier dans ma poche, ça m\u2019avait plu.Alors, j'écris là-dessus de la musique, j'ai déjà trois lieder d'achevés'\u2019\u2019.A ces 3 premiers chants, il en ajoute 17 autres et ce fut LA BELLE MEUNIERE.Aussitôt écrites, ces compositions.étaient présentés à ses amis ou même à son père, car le vieux direc- teu Franz eu l'honneur de faire exécuter une Messe à la propre église de Lichtenhai en 1816, en l'honneur des 80 ans du vieux Michel Holzer.En famille, d\u2019ailleurs on faisait régulièrement de la musique de chambre.Franz était l\u2019artiste ses frères Fernand et Ignace les violonistes et le père tenait la violoncelle.L'autorité de Franz * *{était reconnue; quand son père faisait une faute, il le reprenait avec déférence: Monsieur mon père, lul disait-il; je crois qu\u2019il manque ici quelque chose\u201d.Et le père s'incli- neit, nan _sans une certaine fierté quand l\u2019oeuvre déchiffère était de son fils.Mais l'auditoire le plus enthousiaste était celui de ses amis, car Schubert eut aussi le génie de l\u2019amitié.Toute sa vie, il fut entouré de ses frères d\u2019élection, qui s'appelaient Von Spaun, Schober, May- rhofer, Senn, les frères Huttenbru- ner, Von Schwind.Ah! s\u2019il ne reconnut pas de son vivant cette gloire qui lui vint tard, ce n\u2019est certes pas que ces camarades excellents n\u2019eussent tout tenté pour la lui assurer.L\u2019un d\u2019eux recueillait ses compositions qu\u2019il abandonnait a tout venant; tel autre, Schober, le logea pendant des années et lui fit connaître le baryton Vogl qui allait devenir son éclatant intenprête; un troisième s\u2019ingéniait à vaincre la rapacité ou l'apathie des éditeurs et aucun ne manquait une occasion de le présenter dans les salons ou l'on jouait et ou l'on appréciait sa musique.Cette atmosphère d\u2019art et de cordialité, mille traits, mille souvenirs en témoignent.En voici un, entres autres, à propos du Roi des Aulnes: \u2018\u2018Un après-midi, raconte Spaun, j'allait voir Shubert, accompagnée de Mayrhoffer, Schubert habitait alors avec son père à Himmelpforgrund.Nous trouvâmes Schubert tout enflammé, lisant à voix haute de Roi des Aulnes.Il fit plusieurs pas à droite et à gauche avec le livre, s'assit brusquement, et en bien peu de temps la magnifique ballade était sur le papier.Nous courâîmes au Convict, Schubert n'avait pas de piano, et, le soir méme, on chanta la-bas, le Roi des Aulnes qui fut accueilli: avec enthousiasme.Le vieil organiste de la cour, Ruzicka, le joua lui-même, sans le chant, d\u2019un bout à l'autre très attentif à toutes les parties et avec un vif intérêt.Il fut très ému par la composition.sont ges ceux qui lui Comme quelques-uns eritiquaient une certaine dissonnance qui revenait plusieurs fois, Ruzicka expliqua, en la faisant entendre au piano, qu\u2019elle était d\u2019autant plus belle et qu'elle résolvait avec beaucoup de bonheur.\u201d Les amis ne se rencontraient pas seulement autour du piano.Ils hantaient les brasseries et, tout en discutant des sujets les plus variés, musique, philosophie, littératture à l'exclusion de la politique que sous le règne de François II on avait ordre d\u2019ignorer A Vienne.on vidait forces chopes et trés avant dans la nuit.E.ces réunions s'appelaient des Schubertiades, non que Schubert s\u2019y montrat plus brillant causeur, ni, hélas! le plus fortuné convive, mais sans doute parce que ces jeunes gens s\u2019inclinaient devant son exceptionnel génie et pénétraient son âme délicate.L'été, les Schubertiades se déroulaient à la campagne, un aquarelle de Kupelweiser nous en a gardé le souvenir.Dans une vieille calèche, jeunes filles en larges chapeaux, jeunes gens en habit et en \u2018\u2018hauts forme\u201d ont pris place comme ils ont pu pour gagner une auberge rustique ou tout le jour se passera a chanter, à faire de la musique, à danser et \u2018\u2018outre les danses dit l\u2019un des promeneurs on s'adonuait aux libations en mangeant de petites saucisses.\u201d Malgré l'intensité de sa production toujours facile et toujours enthousiaste malgré la chaude affection de compagnons fidèles, Shubert avait des heures de tristesse et de découragement.Certes il ne nous a laissé aucun témoignage d\u2019une dé tresse romantique à la Chopin ou même d'un drame intérieur et poignant comme Beethoven, mais quelques lignes de lui, quelques lettres nous apportent l\u2019écho de son âme tendre et désabusée de sa pauvre ambition meurtrie.Elle était cependant bien modeste, son ambition! Souffrant de sa gêne constante et de sa disgrâce physique, il était timide, effacé.\u2018Il ne savait pas faire la court\u201d et ne connut jamais cet amour fidèle auquel il aspirait de toute sa vaine tendresse.Il n\u2019avoua qu\u2019une passion, pour une jeune fille qui avait chanté des soli de soprano de sa première messe; elle l'attendit 3 ans, mais, faute de ressource, il 1enonça à l\u2019épouser.Et puis, tandis que sa plume facile écrivait les uns après les autres fieder, quatuors, variations, ouvertures.un impérieux désir le travaillait: être joué au théâtre.Rossini alors s\u2019opposait à Beber, Vienne subissait alternativement l'attirance de la musique et telle de l'opéra allemand.Le jeune Franz cédait à l\u2019ivresse générale et se sentait de taille à affronter la scène.Ses essais furent malheureux.Sans doute, composant vite, n'évitant pas les longueurs, manquaîit-il de certains éléments de succès, mais il se montra surtout moins difficile encore sur le choix des livrets que sur celui de certains des poèmes qu\u2019il mit en musique.Les Jumeaux, en 1820, furent joués 6 fois au théâtre de la Porte Carinthi: la Harpe Enchantée eut 8 représentations bientôt après, et Ro- samunde, deux en 1823.C\u2019était peu pour Schubert qui avait espéré faire jouer Alfonso et Estrella à Dresde, grâce à Weber ou à Berlin.Comme Les Conjurés, comme Fiera- bras, cet opéra ne connut pas les feux de la rampe de son vivant.De sa vie un peu monotoné, émergent quelques heures plus radieuses.Ce sont d\u2019abord les 2 étés qu'il passa à Zelez, en Hongrie dans la famille Esterhasy.Il faisait travailler les 2 filles du comte, Jean- Charles Esterhazy et Marie, l\u2019ainée et la cadette, Caroline qui parut avoir ses préférences.Parents et enfants aimaient la musique et interprétaient volontiers les compositions de leur hôte, dont la veine ne tarissait pas.De même 11 se sentait en le sympathie chez ses amis, le notaire Sonniethner, mélomane éclairée et surtout chez les soeurs Froelich.Elles étaient 4 extrèmement musi- clennes et toutes les 4 chantaient.Leur salon du matin au soir, était bourdonnant de musique; Schubert aprés avoir composé toute la matinée, arrivait l'après-midi et on Ii- sait en hâte ses dernières oeuvres.Lui-même interrompait ses interprê- tes pour réclamer un morceau de quelque autre compositeur: \u201cIl ne sentait que de la joie, dit Catherine Froelich, lorsqu\u2019on exécutait devant lui quelque belle oeuvre d\u2019un mal- tre.Alors il croisait ses deux mains contre sa bouche et il restait ainsi extasié.\u201d Mais, peut-étre connut-il son plein épanouissement au cours des 2 voyages qu'il fit en 1819 et en 18- 25 en Haute-Aatriche avec son inter- préte Vogl.Ces voyages qui com- portafent des séjours plus ou moins longs a Steyr et Gmunden, étaient aussi, en quelque sorte, ce que nous appelons aujourd\u2019hui des tournées, mais des tournées, romantiques, pleine d\u2019imprévu et peu fructueuses.La mort seule devait arrêter cet infatigable travailleur.Depuis plusieurs années déjà la santé de Schubert était médiocre.Sa gaieté naturelle, qui d'ailleurs ne fut jamais excessive dans ses manifestations, se voilait de mélancolie.Bien que son nom commença à être mieux connu, les éditeurs lui répondaient par des refus ou par des offres dérisoires.Il vendait a bas prix ses oeuvres à Diabellf.Un an, il nourrit l\u2019espoir de devenir second maf- tre de chapelle de la cour de Vienne et la place fut donnée & Joseph Wreigi.Ses amis se mariaient et se dispersaient.Il devait avoir pourtant encore quelques bonnes heures.Il est reçu chez Mme Pachler, excellente pianiste qui avait été l\u2019amie de Beethoven un éditeur lui paye assez honorablement un recueil de lieder, écrits sur des poèmes de Walter Scott et, enfin, après avoir hésité 4 ans, il consent a laisser donner un concert de ses oeuvres qui obtint un grand succès et lui permit de s\u2019acheter un piano! C'est dans cet état d\u2019esprit qu\u2019il composa les 24 lieder de Voyage d\u2019hiver empreints de 1a sombre tristesse qui se dégage d\u2019un paysage glacé et d\u2019un déseapoir accablé.En 1827, la mort de Beethoven avait profondément ému Schubert.Avec Mozart, avec Haydn, Beethoven fut toujours l\u2019objet de sa fervente admiration.Beethoven, dit-on, jouait fréquemment de Schubert les VARIATIONS SUR UN THEME FRANCAIS qui lui étaient dédiées, et, un mois avant sa mort Schindler lui avait apporté un recueil de lieder.Il semble bien, cependant que Schubert n'ai jamais rencontré Beethoven vivant, mais il alla saluer sa dépouille et il était de ceux qui derrière le cercueil, tenaient des lys blancs et des torches voilées, En revenant du cimetière avec Lachner, il s'arrêta dans une \u2018\u2018weinstube\u201d\u2019 et but une première rasade A la mémoire du grand disparu.Il en but une seconde en l'honneur de celui des trois qui disparattrait le pre mier.C'était le 26 mars 1827.Le 19 novembre, de l'année suivante aprés quelques jours de maladie Schubert rejoignait Beethoven dans la mort.Et, c'est auprès de lui au Cimetière de Wahring que, respectueux du césir qu\u2019il avait exprimé, son frère le fit enterrer.\u201cPETITS FAITS\u201d par-ci par-la.A L\u2019HONNEUR.\u2014 M.Siméon Lafrenière, régistrateur, avait l'honneur d'être nommé marguillier, dimanche, succédant ainsi à M.Aimé Gervais: Nos | félicitations.A * x * IL NOUS QUITTE.\u2014 Monsiey, A.Lewis et sa famille vienneyj de nous quitter pour habite Bordeaux.: * ok BIENTOT PRETRE.\u2014 Sameÿ M.Marcel Lavallée, fils de y et Mme Alphonse Lavallé, &.ra sacré diacre par S.G.M Papineau, évêque de Joliette.nos meilleurs voeux l'accomps.gnent.* ok * IN MEMORIAM.\u2014 Nous avon le regret d\u2019annoncer la mort de Mme Emile Demers (née Adi, lina Boivin) décédée mercred matin, à l\u2019âge de 56 ans.\u201cLe Courrier de Berthiervil.le\u201d présente à M.Demers ainsi qu\u2019à sa famille l'expression de sa plus sincère sympathie.* NOS MALADES.\u2014 Mme Belle.rose de l'Hospice se porte heau.coup mieux: déjà elle march un peu et à moins de compli cations, sera bientôt sur pieds complètement.* + *# 11 nous fait plaisir de constater le retour de Mlle Norma Caisse: après trois opérations chirurgicales, elle est naturel lement d\u2019une grande faihlesse, mais la jeunesse aidant, il y à lieu d\u2019espérer pour un parfait rétablissement.* * vient de subir une autre opé ration cette fois dans la gorge serait en bonne voie de guéri son et reviendrait dans sa famille pour Noël.« + x Lundi avant-midi, le maire Théodore Gervais eut une cris d\u2019angine de poitrine qui faillit l'emporter: le dooteur Pan Gervais, son fils mandé en foute hâte sur les lieux, lui apnor- ta l'aide de la science et heureusement grâce aussi à la volonté et les nerfs du malade.ce ne fut qu\u2019une courte alerte.% + * SOUHAITS.\u2014 À tous ces convalescents, ainsi qu\u2019à tous les malades de notre ville et de nos environs, nous souhaitons le retour à la santé pour pas ser un joyeux Noël.LA COUR FAIT CESSE LA VENTE DE SUCCEDANFS POUR LE \u201cCOCA-COLA\u201d Gain de cause contre plusieurs marchands de Montréal.Les jugements récemment émis jpar la Cour d\u2019Echiquier à Ottawa, à la demande de The Coca-Cola Company of Canada.Limited, sonnent une note da vertissement aux marchands de liqueurs douces.The Coca-Cola Company of Canada, Limited a poursuiv plusienrs marchands de Li queurs douces, qui avaient servi un produit autre que le Co- ca-Cola quand leurs clients &- vaient demandé un \u201cCoca-Cola\u201d.La Campagnie a demandé à ls Cour de rendre jugement à l'effet d'empêcher cette concur rence injuste et illégale.La Cour de l\u2019Echiquier a rendu jugement en faveur des droits de The Coca-Cola Company of Canada Limited à l'égard de sa Marque de Commerce, et commandant aux défendeurs de s'abstenir pour tou- joure de faire concurrence IN juste en offrant un produit autre que le \u201cCoca-Cola\u201d lorsque de produit leur est demandé.Les défendeurs furent condamnés à payer les dommeg®é et frais de la Cour.Le jeune Jacques Lauzon qui co ni de d\u2019é neu bat té et fro cla mir tait ver nes dis tits sus consta- Norma rationsh 1afurel- iblesse, il va parfail zon qui re opé- gorge, ; guéri sa fa- > maire 1e crise i faillit » Pant en tou apnor- at heu- | Ja vo- lade.ce arte.ps con bus les et de ir pas E LA NFS LA\u201d asieurs al.ent é- ier à e The a nada.e d\u2019a- hands Vv of rsuivi Lit sere Cots a- nla\u201d.Ea la à l\u2019ef- neur- h rendes Coma l'é- mer- éfen- toue in- { au- sque dé.con- ages |! S'unir pour mieux s'aimer = CAUSERIE il fait ol bon ce réunir, § JOYEUX NOEL & GLORIA IN EXCELSIS DEO ET IN TERRA PAX HOMINIBUS Dans quelques jours, ce sera la grande fête de Noël!! Fête du coeur, fête de l\u2019âÂme! Fête des heureuses flancailles, des joyeuses réunions, des agapes familiales! Fête par excellence des petits enfants qui, au soir de la lumineuse nuit, endormis dans le petit lit blanc, réveront au bas ou au petit soulier que le \u2018Père Noël\u201d gonfiera de jouets, de cadeaux, de bonbons! Fêtes des vieillards qui verront se former autour d'eux, des couronnes d'enfants et de petits enfants! Qui, Noël! c\u2019est la fête du Souvenir.de l'Amour.du Pardon!! Souvenir des vieillards évoquant, avec leurs descendants, le temps passé! Souvenir des époux préparant pour leurs chers petits, les étrennes des années précédentes! Souvenirs des adolescents évoquant le Noël des heureuses fiançailles! Souvenirs de l'enfance, âge heureux que celui- là où Noël n\u2019inspire que joie et bonheur! .Fête de l'Amour!.Mot divin prêché par un Dieu dans la pauvreté de sa crèche!.Mot qui remplit le ciel et la terre par ia grandeur de son sens.mot qui chante, mot qui tinte, mot qui prie, dans la splendeur solennelle de la mystérieuse nuit.Fête du Pardon!!.Quelle leçon, le Fils de Dieu ne donne-t-il pas dans sa créche!.L\u2019humilité de son abaissement nous montre bien la grandeur du pardon qu\u2019il accorde à la chrétienté, en naissant dans cette pauvre étable!.Lui, un Dieu, descendre jusqu\u2019à nous, pauvre mortels!.A son exemple, que de pardons il faut accorder généreusement en cette nuit mystique: pardon pour l'injustice!.pardon pour le tort qu\u2019on nous cause!.pardon pour la mauvaise part que l\u2019on fait de nos actes!.pardon pour les peines causées.pardon partout.pardon toujours.C\u2019est Dieu, dans son grand Amour qui nous le commande! C'est là toute la grande leçon de la fête de Noël!! Noël est la fête du riche! elle est aussi celle du pauvre!.Et celle de ce dernier, sera, ce que vous, les riches, vous le leur aurez faits! Charité généreuse de vivres qui garnira la table un peu mieux que d'habitude, petits vêtements que les enfants seront fiers \u2018\u201c\u2018d\u2019étrenner,\u2018\u2019 bonbons et jouets qui répandront, chez ces petits déshérités, un peu de joie, Noël, c'est aussi la fête de la Paix!!.Paix dans les coeurs.Paix dans les Ames.Paix dans les familles.dans les voisinages.dans les paroisses.Paix dans notre province.Jans notre pays.dans l'univers entier.que la crise assiège de toute part.Paix entre les nations que les hospitalités aigrissent.et pour que cette paix divine le globe, de tout coeur, au pied de la Crèche Divine, chantons avec amour et confiance, ce cantique, que la chapelle de mon Couvent a enten- haitons} du à une messe de minuit déjà lointain: O Divin Enfançon, Qui vient au monde naître, Pour nulle autre raison, Que pour la Paix, y mettre.La Paix! Jésus, notre espérance! La Paix! Pour le monde en souffrance! Donnez la Paix!!! A toutes jz dis: JOYEUX NOEL!!! THERESE.NT DE NOEL, | NUIT D\u2019AMOUR.La neige ne tombait plus! C'était le calme d\u2019une nuit lumi- Neuse, de ces nuits où les étoiles batsers du ciel, semblent verser sur la demeure des humains, une Beauté rayonnante qui enchante les yeux et attendrit les coeurs! Comme le froid était intense, le feu pétillait clair dans l\u2019âtre ventru et, des cheminées, on voyait lentement s\u2019élever la petite torsade de fumée bleue.Dans certaine demeure, on se hâtait de terminer la parure du sapin vert, pour aligner ensuite les étrennes des enfants, et gonfler de friandises la chaussette rose des plus petits.Sous l\u2019humble toit des moins fortunés, c'était la joie de remplir Jusqu'au bord le long bas de laine suspendu au crochet du gros poêle de cuisine, par Pierrot, afin de constater la générosité du Père Noël.Puis, enfin; dans la mansarde du pauvre, c'était le chagrin de n'avoir Tien de neuf à étaler, rien de doux à déguster, mais c'était tout de mé- me l\u2019heureuse perspective d'assister bientôt à la Mogae de Minuit, \u2026 Les onze coups venalent de son- ter à la grande horloge du Couloir et résonnaient encore au 5ème de l'hôpital St-Martin.Claude Duval ne dormait pas encore.Il y avait trois mois qu\u2019un fatal accident d'avion le laissait douloureusement meurtri sur ce lit d'hôpital.Il y avait déjà si longfemps, qu'une douleur lancinante à l'épaule et au front lui enfiévrait Ia chair et lui anémiait le coeur! Depuis douze semaines qu'il était sous les soins attentifs d\u2019une célébrité médicale qui employait bien son savoir et son temps à soulager ce pauvre contusionné.Combien fervente aurait été sa prière à l\u2019Enfant-Dieu, et combien sincère sa reconnaissance si par miracle, il avait eu la force d'assister à la célébration de cette Fête lumineuse par excellence! Meis il était là, feuilletant le livre de ses souvenirs d\u2019enfant aors qu\u2019un angle du spacieux salon familial était entièrement consacré à l'arbre de Noël de Claude, l'enfant gâté des Duval.C'était avec émotion qu'il touchait à l\u2019énigme de ses impressions de petit garçon quand, au loin, un pas connu glissa sur les tuiles sombres du corridor.C'était Magdeleine LeFort, sa dévouée garde-malade qui, les bras lourds d\u2019une gerbe de roses venait fleurir la chambre de Claude.En dépit de l\u2019angoisse qui lui étreint le coeur, elle n'oublie pas de sourire au cher malade; parce qu\u2019elle sait bien que son sourire est le meilleur LE COURRIER DE BERTHIERVILLE « En veillant avec vous » baume à la douleur du blessé.\u201cMe permettez-vous de déposer en votre demeure un peu de joie parfumée?\u201d dit-elle en entrant.Comme elle était délicieuse avec ses cheveux sombres et son regard vol- lé! Comme {l était reposant de la regarder, comme son geste était délicat à disposer les corbeilles de fleurs! Le mouvement de son voile blanc ressemblait aux ailes des Anges, et Claude en demeurait ému! Oui, songeait-il, comme elle est bien mon ange gardien depuis le jour de mon terrible accident; sans la douceur de sa voix, et sans la chaleur de sa main, je crois ue je serais depuis longtemps disparu! Magdeleine souriait aux fleurs afin que durant son absence, Claude pat recueillir un peu de son coeur dans le parfum des roses.\u201cVous allez dormir maintenant, mon grand enfant; il est tard et je dois vous quitter pour la Messe de Minuit.Afin que des échos de Cantiques vous parviennent, j'ai demandé à la maîtresse du département qu\u2019on laisse ouverte la porte de la chapelle\u2019.Puis, penchant sa tendresse sur le front fiévreux de Claude, Magdeleine glissa quelques mots qui lui furent bien consolants: \u2018\u2018Re- posez-vous bien mon cher malade, tandis qu'au pied de la \u2018Crèche, je réclamerai pour vous, de l'Enfant- Dieu, le précieux trésor de la santé.Courage! Il faut que vous viviez, Claude!\u201d Et, de lumière, elle disparut.Cette fervente sollicitude de lui mit des larmes dans les solitude; vaillance et trop d'espoir pour si tôt quitter la vie et les êtres qui en font le charme.Il fallait vivre, vivre pour réaliser son rêve qu\u2019il avait logé aux cimes de l\u2019Amour! Grisé de tout ce parfum, bercé de chers espoirs, il entendit soudain, de la chapelle de l'hôpital, retentir vibrante et chaude la voix de Mag- deleine dans le traditionnel \u201cMinuit Chrétien c\u2019est l'heure solennelle, où l\u2019'Homme-Dieu descendit jusqu\u2019à nous\u201d.Comme il était ravi dans sa surprise \u2014 car il ne savait pas qu\u2019elle devait chanter ce soir-là.\u2014 Vraiment, au milieu de cette religieuse harmonie, de ce jardin embaumé, il se croyait tranaporté sur le seuil d\u2019un Eden! Quand les derniers soupirs de la voix féminine se fussent perdus dans le vide des longs couloirs, Claude sentit son être revivre d\u2019une force nouvelle qui lui semblait miraculeuse.La Messe se continuait dans l\u2019humbie décor du sanctuaire, et Magdeleine LeFort priait de toute la ferveur de son âme, pour l\u2019ami qu\u2019el- aimait tant.Puls, la cérémonie s\u2019acheva paisiblement.Chaque membre du personnel de l'établissement se disposait à reprendre son poste quand on entendit, comme un appel au secours, la petite sonnette électrique de la chambre 22.Magdo- leine accourt avec appréhensions au chevet du cher malade, mais quelle ne fut pas sa surprise de voir celuf- ci, debout, venant à sa recnontre.\u201cQui, Magdeleine, dévouée garde malade, ne vous étonnez pas: vos prières, vos soins et mon espoir ont triomphé.Jé suis guéri à l'instant même où j'ai entendu votre voix dans le \u2018Minuit Chrétien\u201d! \u2018Maintenant, continue Claude, puis-je vous avouer l'amour qui depuis trois mois me toneiliet™ \u201cQue voulez-vous dire?\u201d murmu- ra-t-elle ?\u201cQue je vous aime infiniment et a Thérèse, Directrice CEUX QUI SE SONT AIMES Ceux qui se sont aimés ne se séparent jamais, Et s'ils suivent de loin un destin dissemblable, Ils se retrouveront lorsque leur jour viendra.Les adieux éternels sont faux et périssables.Ils ont fait de leurs mains une chaîne puissante, Invisible et subtile et qu'on ne peut briser, Et, quel que goit le cours de leur vie apparente, Ils penseront toujours à leurs anciens baisers.D'abord ils se sont fuis pour calmer la blessure, Contre une autre poitrine ils se sont raposés: Ils ont cru peu à peu que les pleurs des ruptures S'étaient dans leurs yeux clairs, à jamais dessèchés.A leur insu, pourtant, un souvenir les guide, La forme des cloveux, la robe qu\u2019on aimait, Un geste d'abandon, une parole vide, ! Et c'est comme un flambeau qui ne s'éteint jamais.Et tôt ou tard, ils se retrouveront face à face, Changés et différents, hostiles quelquefois, Et sur leurs traits vieillis cherchent avec angoisse Les restes effacés de l'amour d'autrefois.Envoi de \u2018\u2018Yvon\u201d.M.M.EEE que je vous désire pour ma fem-|Noël doit te laisser de bien belles me.\u201d choses, car réellement tu es beau- laissant un entrefilet la part de celle qu\u2019il adorait en silence yeux.Ah! oul, comme il voulait vivre! Il n\u2019était pas fait pour l\u2019inaction et la il avait au coeur trop de Et dans la demi-lueur que les bougies rouges laissent au seuil de la chambre, deux visages se sont rapprochés doucement pour unir dans un baiser de fiançailles ua sentiment bien réciproque.C\u2019est ainsi que la nuit de Noël, témoin d\u2019une guérison miraculeuse, préluda en même temps au bonheur d\u2019une destinée.Noël de l\u2019un, n'est pas toujours Noël de l\u2019autre Le petit Claude est tout joyeux; depuis deux semaines il est d'une sagesse surprenante, si bien qu\u2019il est persuadé que le bon vieux Père Noël ne manquera pas de lui apporter un tel amas de joujoux qu\u2019ils ne pourront tous être contenus dans le bas qu'il va tendre près de la cheminée.\u2018L'an passé, se dit-il, je fus mé- chant et j'eus quand même plusieurs jouets, c\u2019est donc à dire que cette année, j'en aurai au moins le double\u201d.A l'école, il conte à ses petits amis le succès qu\u2019il attend; \u201cSi vous saviez, leur dit-il, combien je suis heureux d'avoir été sage, d\u2019avoir toujours obéi à maman depuis au moins deux semaines.je serai récompensé.le Père Noël n\u2019oublie jamais les bons enfants; c\u2019est maman qui me l\u2019a dit, et elle ne ment pas, maman\u201d.} Le petit Rolland, un malheureux déshérité de la nature, grelottant sous ses haillons, dans la cour de récréation, l\u2019écoute parler sans rien dire, jetant tout simplement vers lui, un regard d\u2019envie rempli de tristesse.mais entendant les dernières paroles de Claude, il proteste: \u2014 Si, elle ment ta maman.ment, je te l\u2019assure.\u201d Tout indigné, Claude s\u2019est redressé et faisant le petit coq: \u2014 *\u2018Comment, toi, Rolland, un si bon petit garçon, tu oses accuser ma petite mère?\u201d \u2014 \u201cQul,.et c\u2019est.parcs que je suis un bon petit garçon que je le fais.Vois-tu, dit-il, avec des larmes dans la voix, je suis sag?moi aussi, plus sage que toi, peut-être, et.le vieux Noël ne passera pas chez nous.: Jean-Jacques reste bducha bée, fl! équarquille les yeux, cherchant À comprendre, puis soudain, prenant la chose en riant: elle coup plus sage que moi.le premier en classe.Da belles choses.soupire le petit pauvre, oui, regarde, je n'al mAme pas de chaussures convenables pour protéger mes pieds que je sens raidir parfois.mes habits sont presqu\u2019en haillons.chez moi.\u201d Il s'arrête là, un gros sanglot dans la voix.Claude l'appela à l'écart, et quand ils furent seuls, il lui demanda encore une fois: \u2018Dis-moi fran chement, tu n'as pas de joujoux durant la nuit de Noël?\u201d \u2014 \u2018Jamais.J'en eus déjà, mais il y a longtemps de ça.mon père travaillait alors, notre logis était gai, ma mère riait souvent.elle chantait pour m\u2019endormir.ce temps n\u2019est p je m\u2019en souviens.j'avais quatre ans, peut-être, maintenant j'en ai neuf.\u2014 depuis quatre ans, Noël est pour nous, un jour de tristesse plus que tout autre.ce sera bientôt le troisième que nous passerons comme cela.Et tu crois que ta maman ne ment pas?.\u201d \u2014 \u201cElle ne ment pas, petit Rolland \u2014 elle ne savait pas! Déjà Claude était loin, 1] avait regagné le groupe de camarades quft parlaient eux aussi des étrennes qu\u2019ils avaient demandées.Le soir, arrivé à la maison, Claude a tout raconté à sa maman, \u2014 \u201cEst-ce vrai que tu mens?laut avait-il demandé naïvement.fl lui expliqua ce que lui avait confié le malheureux Jacques.\u201d Elle ne mentait pas, la bonne maman du petit Claude, car dès le lene demain, elle allait porter un joli paquet chez la mère de Rolland.et ce Noël-ci il aura la visite du bon Père Noël, car {1 a été bien sage.plus que par les années dernières, puisqu'il a réussi à faire comprendre que Noël n\u2019est pas semblable dans toutes les familles.Noël Quand tout s\u2019est tu, que tout repose; Là-haut dans l\u2019air silencieux, Sous la voûte immense des cieux, Renaft l'antique apothéose.toujours mais La nuit tressaille en un chant doux, Un chant de paix et d'allégeance: Noél!.du Christ, la naissance! Oh?chrétiens, ré z-vous.Noël! Noël! Jésus est né! | Humains! dans la wiclfip some A la crèche, courez sa ombre \u2014 \u2018\u2018\u2019Tu blagues, Jacques, le Père Offrir vos coeurs au Mbuveau-Né.nm = ca pee me a 22 02 00 Page LE COURRIER DE BERTHIERVILLE 1 St-Barthélemi POUR NOS PAUVRES Jeudi, le 19 courant, chaque foyer de la paroisse doit recevoir la visite du conseiller de son arrondissement, en vue de recueillir, pour cet hiver, de la lingerie et des provisions destinées à nos familles nécessiteuses.Cet excellent mouvement a été fortement recommandé par M.le curé M.Clermont, au prône de la messe, dimanche dernier, et tout fait augurer un bon succès.REMERCIEMENTS Les religieuses du couvent tien- Montréal, NOS COURRIERS pendicite à l'hôpital St-Joseph des Trois-Rivières.Espérons que tout ira pour le mieux.Mlle Lucienne Lessard est revenue enchantée d\u2019une promenade à où elle était allé visiter ses parents, La famille Donat Pa- quin autrefois de Ste-Ursule et Mme Lebel.La chorale des hommes est a exercer une inesse en parties pour la grande féte de Noël ainsi que nos petits garçons se préparent à chanter la messe de l\u2019aurôre.St-Norbert \\|gissant ainsi, on accomplit un devoir social et on fait preuve d'\u2019esprit de solidarité par l\u2019aide apportée au maintien, au développement et a l'accroissement des entreprises commerciales de notre ville.N'\u2019est-il pas vrat que trop souvent, pour des raisons futiles, on fait prévaloir que tel article à Montréal se vend autrement meilleur marché qu'ici.Dès lors on profite de l\u2019occasion qui se présente et on contribue ainsi aux succès du marchand étranger qui ne paie aucune taxe en notre ville et qui vit aux dépens des nôtres qui les patronisent, grâce aux annonces alléchantes et invitantes et aux catalogues distribués régulièrement, incitant par là nos gens à acheter en dehors et à y dépenser leur argent.À cela on pourra objecter qu'un de plus ou de moins qui achète ici ne peut pas affecter pour la peine notre commerce et qu\u2019au surplus on ne trouve pas toujours ici chez nos marchands ce dont on a besoin.À la première objection nous répondrons simplement que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières et qui si tout le monde s\u2019abstenait pour cette raison d\u2019acheter ici, dans nos petits centres?En second Heu, il n\u2019est pas tellement fréquent que le marchand local n\u2019ait pas en magasin ce qui lui est demandé pour que l'argument plus haut invoqué puisse valoir dans la généralité des cas.Souvent, si le marchand n'a pas ce qui lui est demandé, il se fera toujours un plaisir de voir à procurer à son client ce dont il a besoin.: N\u2019oublions donc pas que l'argent que nous versons à des marchands étrangers quand nous achetons chez-eux ne reviendra pas ici et ne saurait aucunement profiter à la ville où nous vivons.Ce que nous payons au marchand du coin de chez-nous, en échange de ces marchandises, tôt ou tard nous revient sous différentes formes.Dans nos centres ruraux non pas sans raison on se plaint de cette centralisation qui caractérise notre époque et qui tend à faire converger toutes les activités commerciales et industrielles vers les grandes villes.Il convient donc, plus que jamais que chacun fasse sa part en ce qui concerne le commerce local dont vivent nos concitoyens, les marchands.le jeudi, 19 décembre 1933, reconnaître les services imme qu'il rend dans le milieu où par ses dons généreux aux oeuvre de bienfaisance et aux autres org, nisations locales de toutes sort sans parler de la large part de cop.tribution qu\u2019il apporte dans le frais d\u2019administration de notre ville.N'oublions pas que le marchang local est celui qui a favorisé le ply le crédit en faveur de ces chefs de famille que le chômage a effectég que ses livres sont remplis de comptes en souffrance qui ne sauralen: être tolérés un instant par les marchands étrangers.C\u2019est dans les temps difficiig qu'il faut s'unir et coopéres davar.tage à l'avancement du commerg de notre ville et pour ce faire, mettons donc en pratique ce mot d'on dre: ACHETONS CHEZ-NOUS, particulièrement à cette époque de l'année, car il y va de l'intérêt de tous CE \u2014Pour vos travaux adressez-vous à l'Boho de BtJusth, un homme de 45 années d'expériee ce est à la tête de wes ateliers, Ÿ qui vous assure une exméoution per faite de von travaux et ses prix em Soyons justes, cette année, envers le marchands de chez-nous.Sachons très modérés.aay, § il wit § et he vs he hes Eh LC a AM fe oa a nent à remercier bien cordialement Sépulture, \u2014 Le 17 décembre a-|que deviendrait alors le commerce le public et les orgauisatrices pour vait lieu en l\u2019église paroissiale la le beau résultat obtenu lors de la [sépulture de Philiberte Laporte, en- partie de cartes du 14 au soir.fant bien-aimée de Victorin Laporte DECES et de Germaine Boivin.Sincères sym- 11 déc.\u2014 Madame Lisa Comtois, |pathies aux \u2018\u2018jeunes parents\u2019.épouse de M.Evariste Bérard, dé-| En visite.\u2014 Mme Vve P.Guil- cédée à l\u2019âge de 75 ans.Service &|beault, de Montréal, en promenade 91% heures, en notre église parois-|chez sa fille, Mme Emilien Laporte.siale, le 14 décembre.\u2014 M.Hervé Langevin, de Mont- 12 déc.\u2014 Roger Lafontaine, fils |réal, de passage dans notre localité de M.Joseph Lafontaine, décédé à dimanche dernier.l\u2019âge de 10 ans.Service à 8 heures, Nouveau marguillier.\u2014 Le 8 dé- le 14 courant.cembre, M.Clovis Laporte a été FUNERAILLES DE M.L'ABBE nommé marguillier en remplace- CONRAD AYOTTE ment de M.Pierre Rondeau, sor- \u2014_\u2014wr C + PI BE de Oa\" 0ifr-0\" Per a roe Neh Ph Xu\" Pen dh = ON ADOPT BD x Seed BNO bo! Soe * me To! .007 Seo os os eee a eee\u201d XD sn 0, 2 * Port vo! ve.° ao te 3 Lundi matin, à 1016 heues, avait tant de charge.lieu le service funèbre de M.l'abbé LS Conrad Ayotte, enfant de la parois- ° se.La foule des fidèles remplissait St-Charles de Mandeville l'église à la faire déborder et ve- _\u2014 nait rendre un dernier témoignage à Baptême ce jeune prêtre, dont on ne peut| Yolande-Diane, enfant de M.et faire trop d\u2019éloges.Mme Zotique Laprade.Parrain et La cérémonie était rehaussée par marraine: M.et Mme Azarias Baril, la présence de son Excellence Mgr |POrteuse, Gabrielle Baril.J.-A.Papineau, accompagnée d\u2019un Décès.nombreux clergé.L'évêque de Jo-| Ces jours derniers, s\u2019éteignait liette, dans une touchante allocu-|dans le Seigneur, Mme Joseph-Adé- tion, fit ressortir toutes les qualités lard Picard.Les funérailles eurent du défunt, en particulier son grand lieu lundi, le 16 courant, au milieu dévouement et son esprit de sacri-/d'UN grand concours de parents et fice.amis.né importante délégation de St- Nos sympathies à la famille en Henri-de-Mpscouche représentait la (deuil.paroisse dont il était le vicaire.Particulièrement les anciens retraitants \u2019 tinrent à venir témoigner à leur L'Achat Chez Nous aumônier toute l'estime et le res- -_\u2014 pect qu\u2019ils avaient pour lui.d\u2019autres * .0% .bos .Achetez chez-nous, en chez le marchand du coin, 2 Joo! M.l'abbé C.Ayotte a succombé |termes, le 12 courant, a l'Hôtel-Dieu de|N\u2019est rien autre chose que traduire * Montréal, des suites d\u2019une opéra-|d2&ns la pratique cette loi de la so- | ; , lidarité sans laquelle il n\u2019y a pas * tion.H était âgé de 31 ans.Après\\de survie possible pour une famille = ses études au college de l'Assomp-|ou pour un groupe formant la po- $ tion et au Grand Séminaire de|pulation d'une ville.Le fait qu\u2019il % Montréal, il fut ordonné prêtre à|fAille rappeler cette doctrine sim- $ $ Soul pliste a maintes reprises prouve la gravité d\u2019un état dans lequel bien| des gens se trouvent puisqu'ils en sont rendus à ignorer les lois que les autres pratiquent naturellement.C\u2019est pourquoi à l\u2019apprroche des fêtes, alors que les achats se font plus nombreux et qu\u2019il y a aussi Joliette il y a six ans.Nommé professeur au collège de cette ville, il devint plus tard vicaire à Mascou- che.It son père et sa mère, CC CSA Cac, laisse pour pleurer sa perte: M.et Mme Wilfrid Ayotte.Ses frères: Antonio |plus l\u2019occasion d\u2019acheter à l'exté- et Adrien, instituteurs à la Commis- for soit sur catalogue ou en pres _|fitant de voyages on marché, il § ston des écoles catholiques de Mont nous parait opportun de rappeler $ réal; Jean-Marie, étudiant au sémi- encore une fois au public que les $ marchands locaux font pour cette occasion des fêtes des préparatifs importants et coûteux en vue de satisfaire leur clientèle et de répondre aux demandes diverses de ceux qui sont en quête d\u2019amplettes.Déjà nous avons montré, par des arguments nombreux, les motifs pour lesquels tous les citoynes de la méme ville et de la méme région doivent accorder tout leur encouragement de préférence à leurs marchands locaux.Toujours nous avons préconisé l\u2019achat chez-nous et nous avons maintenu au premier plan la nécessité de la survivance du commerce local qui, plus que jamais, est menacé par la grande publicité faite par les maisons des grands centres, par les facilités de communications qui sont offertes et par les agences de toutes espèces qui se multiplient.Nous estimons que chacun de nous peut avoir tout aussi bien chez son concitoyen qui donne naire de Joliette.Ses soeurs: Mme Armand Dumontier, Berthe, Germaine et Emilienne, institutrice à St-Barthélemi.La dépouille mortelle a été inhumée dans le cimetière local.A la famille en deuil, le journal offre ses plus sincéres sympathies.Ste-Ursule Baptême: \u2014 M.et Mme Léonide Lessard sont les heureux parents d\u2019un fils qui reçut au baptême les noms Joseph, Emile, Sylvio, Rémi.Parrain et marraine \u2018M.et Mme Emile Chevaler de \u2018gene Porteuse Mlle rd.Lucienne Nos félicitations.potages CS 2 > « Soe! 2X * 2, > Mlle Luclenne Juneau, fille de M.ue meme perantle de Sailstaction \u2018 nger.Nous insistons corns: ADD, est partie lundi pour |donc sur ia nécessité d'encourager = ass ne ne opération pour l\u2019ap-|le commerce local parce que, en a- le jeudi, 19 décembre 1935.SES LE COURRIER DE BERTHIERVILLE Page 5 Rester vieille fillle Rester vieille fille! voilà le cauchemar de beaucoup.Mais il n\u2019y a plus deo vieille filles.Mesdemoiselles, plus de ces créatures timides, effacées, incapables d'initiative, attendant pour oser être elles-mêmes de se sentir épaulée par un mari, Ne point avoir droit au titre de \u201cMadame\u201d ne met plus comme jadis en ung sorte d'infériorité.Celles qui ne se marient pas savent prendre leur place au so- seil, donner à leur vie un but, un intérêt, une utilité aussi.J'ai connu une \u201cdemoiselle\u201d d'au- irefols, Sa jeunesse s'était évanouie sans que ni elle, ni les siens y prissent garde.Elle attendait que sa mère décidât de la couleur de ses robes et, à plus de quarante ans, n'aurait pes osé faire seule des visites.Lorsque la mort de ses parents la latssa seute, son isolement l'épouvanta moins par luitmême que parce qu\u2019elle allait devoir \u201cvivre sans s'appuyer sur une autorité\u201d.lle héritait fort henreusement d\u2019une bonne aisance, sans quoi elle eût été réduite, pour vivre, A cette seule planche de salut à laquelle se raccro- chalent les filles pauvres des époques révolues, chercher un emploi de dame de compagnie.Ce type effacé, ce type résigné, serait aujoted'hui, je crois, à peu près introuvable.La difficulté des temps y est bien pour quelque chose.Dès l'adolescence, les jeunes filles se sont rendu compte que désormais, il leur faudrait, non plus attendre béatement d'abord, impatlemment ensuite, qu\u2019un mari les prit en charge, mais bien conquérir et à la fois, par leur propre effort, un but intéressant à leur vie et la sécurité matérielle que Tes fortuneg les mieux assises ne sauraient garantir aujourd'hui.A l'âge où leur mère rêvait à son premier bal, ces enfants travaillent courageu- * x2 MESDAMES, LE SALON LEO vous offre Un permanant SANS ELECTRICITE deux genres: Jamal et Zotos.SPECIAL POUR UN TEMPS LIMITE: i CPE P RP] Permanent à l'huile $1.50 seulement.\u2018 Salon Léo Téléphonez au No.62 pour votre appointement.aces\u2019.Caceres rn eee PLACE DU MARCHE este sZeateazo et Du nouveau à La Maison Tessier Pour remercier notre clientèle de l'encouragement ° > ° \" ° - > * ° ., este \" * - BERTHIERVILLE » 00e, ° - ° - *, ae 2 - ale egeenloelo ne a 003 > 3 Je oTeele + este st onze teste a.ood pute rte ete os; .oo > 20 e%0 0% o% e%s% ¢% Joutoute Ton Sou ze 02e 07.ct ten Get Te 707 oe 0.ester: 2 .* .$ 1\u2014-Blind valant $150 3 1\u2014Corset valant $2.50 _ % 1\u2014Daire de bottines de travail valant $275 Ÿ 15% de réduction sur tout habit \u201cFashion Craft # 1\u2014Echarpe pour homme ou dame valant $1.00 2 0 nd boo 2 cg Joel *, .Joel 2, ef ele! *, - bo; ERR * tes.eut bos 2 Sesto te eTerd atte Tete 0 2% \" 2 Soleo oe! ogafeatpadeadesd 20 eProlsofoofaelsale; qu'elle nods a donné durant notre grande vente, nous offrirons chaque jour à partir du Lundi \u201c23 DECEMBRE AU 31 DECEMBRE\u201d un prix pour toutes les personnes présentes à 8 hrs pp.m.à notre magasin.Ce prix sera tiré au sort.Il y aura un prix pour hommes et un prix pour dames.Cela ne vous coûtera RIEN.Vous n'avez qu\u2019à vous rendre au MAGASIN TESSIER, \u201cle magasin qui veut de plus en plus donner satisfaction à sa clientèle\u201d, le lundi 23 décembre prochain et les jours suivants et vous pourrez être les heureux gagnants des prix suivants: (PAS NECESSAIRE D\u2019ACHETER, LES PRIX SONT OFFERTS GRATUITEMENT.) .1\u2014Rug-Congoleum 6 x 9 1\u2014Chandail pour homme 1\u2014Uhandail pour garçon 1\u2014Casquette de Ski pour homme 1\u2014Casquette de Ski pour dame 3\u2014Chemises P.O.K.valant $2.50 chaque 3\u2014Bérets de couleurs différentes valant 75cts 1\u2014paire de pardessus en velours valant $3.75 1\u2014Chapeau pour homme valant $4.50 10\u2014verges de coton pour drap de lit oi * XD * * - > * - ool 2 \" oD 2, ° * bool * - Joo * 0%.*% ogee * - ool 9, - > 2 * ool > ool * - Soe! oS, 000, boo 0 .boo! * doo! * - boo! > 0% Saag eo\u201d 2 .* Joo * - Soe % ee - * .Yoel * a see - ° * 3 ares deteste eee 1\u2014Paire de souliers pour homme 1\u2014paire de souliers pour dame 1\u2014casquette doublée pour hommes 1\u2014Casquette doublée pour homme 1\u2014Cravate valant $1.00 1\u2014Sacoche valant $1.50 1\u2014Corset valant $2.00 _ 3_Paires de bas \u201cCHATELAINE\u201d valant $0.75 chacune 1\u2014Paire de bloomers \u201cPENMANS\u201d 1\u2014Foulard, valant $2.00 1\u2014Paire de Taies d'oreillers 1\u2014Set de serviettes et de céMophane.1\u2014Veste en line pour dames, valeur $2.50 Tout ceci-vous est offert gratuitement au Magasin Tessier, qui fait tout en son possible pour satisfaire sa clientèle toujours grandissante.etre * - débarbouillettes (dans le Joyeux Noël à notre clientèle et nos amis, MAISON D.TESSIER, BETHIERVILLE.\u20ac HPS0O09-0 rcteetectrceatne Cu i ac IT Parrum de Romance iL Dermys 3 Secre = Poudres, Parfums, Crèmes, Lotions, etc.LA PHARMAGIE BERTHIER Enrg.BERTHIERVILLE 400000000000000000000¢ sement À se rendre capables, au besoin, de gagner leur vie.Celles qui ne se marieront pas, seront-elles donc en état d'infériorité auprès de leur soeur dont un mari se charge d\u2019aplanir le chemin?Bt lorsque ces vaillantes auront depuis longtemps coiffé sainte Catherine les trajtera-t.on de \u201cvieilles (tilles\u2019\u2019?Combien ce mot semble déguet! A celles qui n'ont pas le souci du pain quotidien et que nul n\u2019a chol- sies, ou qu'un idéal trop intransigeant \u2014 une déception peut-être \u2014 a éloignées du mariage, de vastes champs sont maintenant ouverts, où leur intelligence, leur activité, leur besoin de dévouement aussi peuvent se satisfaire.Leur vis ne saurait plus ressembler à la morne existence où s\u2019étiolaïient autrefois les jeunes filles oubliées.Oh! les vieilles demoiselles du passé! Mélancoliques pastels chaque jour plus effacés.Peaucoup étaient les anges gardiens de leur famille, la servante de tous, sans que la conscience de se rendre utile parvint à leur donner plus de relief, ni à les délivrer d'un sentiment confus d\u2019humiliation pour n'avoir pas d'époux.Posséder un foyer protégé par un compagnon aimant et aimé, et entendre autour de soi des rires d'enfants, sera toujours pour nous l'idée] du bonheur.Mais celles à qui ces joies sont refusées, jouissent aujourd'hui de toutes les sympathies, de tous les respects; et, en somme, on au- raîit tort de les plaindre, puisque les maris.ne sont pas tous de bons maris! Anng, ma soeur Anne, ne perdez pas votre temps sur la tour de vos rêves à regarder \u2018l'herbe qui verdoie et le soleil] qui poudroie.' 11 y a mieux à faire, croyez-moi.PENSEE On dit que la jeunesse est 1'Age du plaisir; ce n\u2019est pas vrai, c'est l\u2019âge de l'héroïYgme.Paul CLAUDEL.yr GLAZO FORMATS PLUS GRANDS Poli à Ongles BOUTEILLE FOIS PLUS GRANDE Maintenant Ÿ 5\u20ac \u2014 en vente à \u2014 LA PHARMACIE BERTHIER Enrg.Têl.: No 70 AVEC LE beoil> IL EST AUSSI SIMPLE QUE es IA.ne nets er .LAFOREST, Président, gérant.» PE DE CAPTER ur ope Le radio Globe Trotter RCA Victor est le synonyme de la réception toutes ondes éprouvée.nouveaux Globe Trotters 1935-36 atteignent un nouveau degré de perfection.Syntonisation plus facile et plus précise des postes ordinaires et des postes ondes courtes américains et européens.Sonorité brillante.Magnifiques cabinets.Voyez et entendez-les à notre magasin.Un grand choix de modèles , .à des prix modérés.Conditions faciles.\u201cRADIO Globe frotter ÉCHANGE N ffri res RCA VICTOR (a Assurez-vous que le nom mur ecran da radins avec LAMPES EN MÉTAL AGENT AUTORISE BERTHIERVILLE AUTOMOBILE LTÉE.| TEL: NU 40 BERTHIERVILLE A (ous nes amis, à tous nos clients nous souhaitons: UN JOYEUX NOEL! Berthierville Automobile Lite, _, \u2014\u2014\u2014\u2014 an en LE COURRIER DE BERTHIERVILLE RENAN (Prions en rimant.) NOTRE PERE \u201cO Dieu, Notre Père qui régnez aux cieux, Agréez de nos coeurs ces légitimes voeux.Seigneur, que votre saint nom soit sanctifié; Etendez vos bras sur l'univers opprimé, Par les lois arrogantes du pur communiste, Rangé parmi les pires matérialismes.Page 6 lie En prenant vengeance de ces cruels implies, O Jéhovah, épargnez vos enfants chéris, Qui combattent sans cesse contre ces démons.Si c'est votre volonté, qu'ils aient le renom, De ceux que vous avez condamnés à des flammes, Jaloux de votre empire, du salut des âmes.Nous nous efforcerons donc Jésus, de vous plaire, En nous abritant tous dans votre Coeur de chair, + Qui peut seul nous sauver de ce flot monstrueux, Qui engloutit le monde et force les cieux.Mais espérant en Vous qui êtes notre force, Nous n'avons rien à craindre de cette amorce Dont nous avons découvert tous les yeux trompeurs, De ceux qui entretiennent ces discours menteurs.Nous vous prions de faire comme dans le ciel, Où règne une félicité éternelle: Que sur la terre nous ayons la paix, par vous promise, A ceux par qui vos lois, aucune ne fut omise, Pendant leur long séjour de la présente vie.Nous vous prions maintenant comme vos amis: Donnez-nous en ce jour, le pain si nécessaire: Accordez-le nous, comme vous nous donnez l\u2019afr.Pardonnez-nous nos faiblesses et nos offenses, Que nous vous avons faites, sans doute par les sens, Puisque nous buvons l\u2019iniquité comme l'eau.Servez-vous pour nous pardonner, de la mesure, Dont nous nous serons servi pour les créatures.Faites que nous distinguions toujours le beau, De ce qui nous paraît douteux et ténébreux.Ainsi, jamais nous ne brûlerons malheureux, Et nous irons jouir près de vous, Notre Père, En compagnie de Marie, notre tendre Mère.MAURICE.TONIFIEZ- vous Vous qui souffres de: Pâleur Faiblesse Manque d\u2019appétik Fatigues Douleurs de dos, de reins Périodes douloureuses Troubles internes esgentiellement féminins (symptomes ou conséquences de | l\u2019'ANEMIF) Prenez les bonnes PILULES ROUGES, qui, depuis 40 ans, font du bien aux femmes Saus votre état.Pourquoi ne: Yous ferajent- elles pas du bien à vous a PILULES ROUCES pour les Femmes Piles et Falbies Cie Chimique FRANCO Américaine Liée, 1576, rue 2.-Denin, Montoées.DOG IA trente tentera trie dtudtratoctu tre tontoatn 20e odteateet \u2026 POUR UN JOYEUX NOEL \u201cMp ne prenant que du lait.La cure de Parrum de Romance Dern Go y= \u201ce / Sécrets Mens deu CHARME et Romanc: \\ \\Q2 LA PHARMACIE BERTHIER Enrg.BERTHIERVILLE AVEZ-VOUS DEJA PENSE D\u2019AL DER NOTRE PETIT JOURNAL EN NOUS ENVOYANT AU MOINS UN NOUVEL ABONNE?\u2014\u2014\u2014 IMPORTANCE DU LAIT DANS L\u2019ALIMENTATION Un trop grand nombre de personnes pensent que le lait est exclusivement l'alimentation des bébés et des enfants, oubliant qu\u2019il contient des éléments dont les adultes ont besoin pour nourrir leurs dents et leurs os, et pour se faire vivre longtemps en repos préconisé par un fameux médecin aujourd\u2019hui le Dr S.Weir Mitchell, ne consistait qu'à cesser tout travail et à prendre du lait seule ment.Le lait est un aliment presque parfait.Les bébés ne vivent que de cela durant plusieurs mois.Il contient tous les aliment nécessaires à la croissance du corps des jeunes enfants.I! n\u2019y a pas de meilleures substances minérales pour former des os forts et des dents saines.Il contient aussi les vitamines nécessaires à la croissance du corps.De plus, 1] est de digestion facile.Trop nombreuses sont les personnes qui se rendent compte que \u201cles adultes ne sont que des enfants dont le corps s'est développé.\u201d Le lait qui était leur aliment par excellence, quand {ls étaient enfants, est encore nécessaire pour eux quand bien mêâ- me ils seraient maintenant hommes et femmes, C\u2019est un aliment riche en calcium et en phosphate; deux minéraux nécessaires à tous les Ages, Il contient des mati.res grasses et du sucre qui donnent de l\u2019énergie; enfin, 11 fournit une quantité considé- rable de protéine qui refait les tis- le jeudi, 19 décembre 1935, \u2014 SOOPOPOPDPIU Poledeairdris] PIPH sus usés et aide à la croissance.dans la plupart des cas, les adultes qui ajouteront le lait à leur menu quotidien, s'apercevront que leur santé est meilleure.née qui veut que graisser, a empêché un grand nombre de personnes d'en prendre, des 2 >.°, 072100 *.CC A \u201cJoyeux Noël\u201d aux amateurs de æ \u2018 DELICIEUX \u2014 TAFRAICHISSANT \u201cMme Gustave Lafontaine BERTHIERVILLE.al e000 nana aa 0a $ 7 6000900 VVOPVOOVVOOPVPPIO Deer tete te rater ete tete terrier tr te Pourquoi payer plus cher?3 Vous avez \u201cla qualité\u201d en achetant les Lonadocord OLD TIME HOME MADE 22e * 5 ae CANDIES Réservez votre boîte.LA PHARMACIE BERTHIER ENRG.Voisin du Manoir Tél: No 70 Berthierville.street rrlér-treipetratretedteaqratnet TEVRVIVICUV RETOOL.boo! ae 2 AS veut.toute = ser que suivant le nombre de calories qu\u2019il possède; or une pinte de lait ne contient que 750 calories.Comme le corps a besoin de 2,000 à 2,500 calories par jour, il est facile de préparer le menu de sorte que ie lait ait sa place.Si l\u2019on tient compte de cela, on pourra prendre, du lait La croyance erro- le lait fasse en- jeunes femmes en particulier.Le|avec avantage et sans augmenter lait n'a la puissance de faire engrais-[son poids.: Geetoa Sos ou 3007010201 000 0000007001 RC I ES a Lor3os sata 1200 toto tete ° - 22 ; SIROP Faites vos Liqueurs ESSENCES POUR avec CONCENTREES | L10 EU RS les essences ou : \u201cCoram.° 66 \u2019 Gin $ Benedictine les sirops \u201cLachance : Ola Tom Gin : Chartreuse verte porsrsrsondensne Rn 3 .Chartreuse jaune TEREIIITO000L48400 ; Cognac ; Cherry Bran .cotch $ érème de I .Ces produits sont en vente a Benedictine.uracao Rye a LA PHARMACIE BERTHIER ENRG.ry run TRE No.70 omg reves qe ES PRE fe aa re 0e 0e M Berthierville.TEL.No.70.140005005205 fes ov le AEE ok pue fle eu prr pul nye ere ent wy .$l 3 - PreSealeeSredealdualeatneloeds .- na Le 20.* - * 03e ogee] Pee o>! boo 2, ool - 20 6% 6®0s% Je 02e e3a-a2ee 0 $.Soule % o Goede Sree Je SA A CaS * arte doe! 2.oe! bos * - este Serer alodreleele ir ° o> rr v+0040H000D0 le jeudi, 19 décembre 1935.LE COURRIER DE BERTRHIERVILLE BiSION DANS LA NEIGE La guerre menace le monde, La bix des pacifistes est couverte par bruit infernal des usines de mutions, et, ironie des choses, de vissants génies créateurs servent à faire l\u2019oouvre de destruction 1886 arec un acharnement qui tient , délire.Partout, on s'occupe fé- llement à perfectionner les engins eurtriers.L'on a augmenté l\u2019effet prrosif des gazs; il y a tant de pumons à brûler dans une armée.es mitrailleuses sont devenues plus pides; faut avoir raison des milers de poitrines pleines de vie.\u2019on a ajouté du volume, du poli x obus, aux grenades: leurs éclats bront plus nombreux pour casser bs os et défigurer, et le fil des la- es de baïonnettes devenu plus fin illaidera mieux les chairs.Tout t prêt.Les portes des arsenaux attendent que la légère poussée mi les fera rouler sur leurs gonds uilés.Une étincelle pétille non loin e la poudre et si d\u2019une part on Bitte désespérément pour 1\u20196teindre, \u2018autre part on l\u2019active, attendant ordre de l\u2019approcher de la mèche.t alors.Que Dieu nous protège! On dirait que les éléments ressen- ent déjà le froid du glaive de Mars, s se déchainent souvent et les rui- es qu'ils sèment préparent un ca- e à la catastrophe qui s'annonce BE Svitable.Pourtant, parfois, la ter- p cette grande nourricière du gen- humain offre un spectacle de ix tel, que l\u2019homme s'arrête, sai- est-ce que ces contrastes de Mihaos et de calme sont voulus pour Mb faire réfléchir?Paix sur la terre aux hommes de onne volonté, disent la voix de oël.Et pour recevoir ce message bujours répété et si pen compris, ne couche ouatée s'était posée sur bp sol ce matin-là, étouffant les pas, bh éant ce silence religieux que l'on ouve dans les sanctuaires.Par la nétre de son humble chaumière PETITES ANNONCES L'Echo de Saint-Justin et le ourrier de Berthierville sont lus bar plus de 20,000 personnes chaque emaine.Si vous avez quelque chose vendre, à louer ou à échanger, es- nyez nos petites annonces \u2014 Vous erez surpris du résultat.TARIF: 25 mots ou moins 35 nts; 1 cent par mot additionnel § Quatre insertions consécutives our le prix de trois.A ce prix, les etites annonces seront publiées dans nos deux journaux.Réservez vos journaux quotidiens pu hebdomadaires, service à domici- e sans aucune charge, La Pharmacie Berthier Enrg, Tél.No 70 Ber- thierville.FERMES DEMANDERBS On demande à acheter de 40 à 50 fermes situées dans les Comtés de Berthier ou Maskinongé.Envoyez tous les détails à M.P.-O.Coulombe, L'Epiphanie Qué.BOIS DE CHAUFFAGE A VENDRE Nous avons environ 150 cordes de bon bois de chauffage (sec) de 15 à 18 pouces, à vendre.S\u2019adresser au i Magasin W.-H.Gagné, St-Justin.OOFFRE-FORT A vendre, en très bonne condition, mesurant 36 pcs de hauteur 37 pce de largeur et 26 des de profondeur, s'adresser à L\u2019Echo de Saint-Justin.MOTEUR ELECTRIQUE, de 3 forces, à vendre.En parfait ordre, v'ayant servi que quelques mois.S\u2019adresser au bureau de l'Echo de Saint-Justin, St-Justin, P.Q.A vendre, outillage complet et moderne avec glacière pour étal de boucher, centre le plus commercial: s'adresser à 45 rue Gaspard, Joliet- te.Aubaine, cause maladie.Voulez-vous collecter l\u2019argent qui vous est dû?Vous pouves faire votre collection vous-même et faire payer les plus récaloitrants par une méthode de cellestion qui résussit.Demandez- les détails.Bureau d'Ajustement, Potr protection des Jean Joliet le malheureux mutilé de la Grande Guerre, regardait de ses beaux yeux douloureux la campagne immaculée.Un ciel pur mettait des coulées de pastel aug creux des vallons, et le long des collines.A mesure que le soleil montait, la neige devenait brillante, transparente, on l'eût dit embaumée; était-ce parce que sous elle dormait le printemps Avec sa rosée et ses fleurs?sa transparence avait les tons délicats de pétales et d'eau douce.Sous les branches ployantes des arbres il y avait de J\u2019azur, et là-bas, un horizon vaporeux aux teintes que donne le topaze sous la lampe, unissait le bleu du firmament à la blancheur de la terre.Toute la journée, Jean Joliet ne bougea pas de sa fenêtre.Sur la fin du jour, cependant, à l\u2019invitation de sa mère, il avait roulé de son unique bras, sa chaise d\u2019infirme près de la table pour manger un peu du bout des dents.\u2014Tu n\u2019as pas faim?lui demanda sa mère.TI sourit faiblement.\u2014Je ne dépense yas grand énergie, maman, dans.Sa main se crispa sur la roue de sa voiturette, et il murmura le visage soudain contracté: \u2014Vie misérable.Madame Joliet se pencha, et appuyant sa joue ridée sur celle hâve de son fils, elle dit, la voix brisée: \u2014 Mon Jean, sois courageux.\u2014Je ne puis plus.\u2014C\u2019est Noél, mon fils.\u2014C\u2019est Noël demain, maman, il devait y avoir ici aujourd'hui des enfants pour vous embrasser et pour.\u2014.et pour te consoler.Je le sais bien, va, mon Jean.Je sais ce que tu souffres.Muette dans ma douleur, j'ai gravi avec tof ton calvaire.J'ai senti dans mon coeur la déchirure que chaque année écoulée agrandissait dans le tien.J'ai compris ta soif d\u2019un foyer, d\u2019une existence laborieuse.J\u2019ai supplié Dieu, mais Dieu ne peut pas te redonner les membres que les hommes t'ont pris, ton pauvre bras droit et tes jambe brisées dans les genoux, Tes tortures ont été les miennes, et sl, voyant ta détresse, parfois j'ai souri, c\u2019était pour arrêter les larmes prêtes à couler de tes yeux, si beaux, mon fils.\u2014Au front, pelaient Jean Joli, sans reproche.\u2014Tu as fait ton devoir.une consolation.Il eut un rire amer.\u2014Devoir! Honneur! ces mots sont pour la Patrie.Si en certains milieux on a compris la beauté de ces sentiments, en d\u2019autres, on s\u2019en est servi pour une basse spéculation qui avait pour but non pas de sauvegarder la civilisation, mais l\u2019argent.Et sur les loques que mous sommes devenus, on a accroché des décorations, croix, médailles, tirées de la fonte des débris de mitrailles qui nous avaient broyés.Combien de soldats sont morts avec la conviction que leur sacrifice n\u2019était pas inutile! Combien ont su que leur mort ne servait qu\u2019à élever un autel au dieu de l\u2019argent! Le nom- les camarades m'\u2019ap- le lieutenant c\u2019est peut-être celui du premier.Mais les mutilés qui n\u2019ont pas eu, eux, la consolation de mourir, de sombrer dans l\u2019oubli, réalisant l\u2019horrible ma- quillonnage que l\u2019on a fait de leur jeunesse.Adorateurs du veau d\u2019or, des êtres défigurés, amputés, désar- laideur de nos difformités est belle à côté de vos faces hideuses! clamé sa révolte.Il se tut épuisé.Sa mère épouvantée, l\u2019étreignit de ses bras tremblants.\u2014Jean! calme-toi.tu te fais mal.le docteur ne veut pas.Ah que vienne donc ia An.et que le martyre finisse! \u2014 eut un cri: tes! Je ne veux pas! bre de ce dernier groupe dépasse ticulés, vous maudiesent \u2014 mais la Jamais Jean Joliet n'avait ainsi Madame Joliet, les yeux dilatés, \u2014Je ne veux pas que tu me quit- \u2014Ce serait mieux pourtant.\u2014Et moi.\u2014Mourons ensemble, maman.Cette potion, là sur la table, en doublant la dose.\u2014Tais-toi, Jean! C'est affreux.Toi, un chrétien!.Osez! \u2014Pardonnez-moi.Je ne sais plus.| Madame Joliet roula la chaise de son fils près de la fenêtre, et s\u2019assit à ses côtés.Le soleil se cou- transition, elle absorba les gammes de mauve que le soir étendait sur elle et le crépuscule lui remit cette matité que l\u2019aube lui avait donnée.Lorsque les rayons de la lune eurent écarté le voile de la nuit aux mailles fragiles scintillantes d\u2019étoiles, sa blancheur devint diaphane comme un corps mystique.Jean s\u2019étendit la main.\u2014-C\u2019est beau, maman.\u2014C\u2019est que pour former cette beauté, mon fils, le ciel s\u2019est ouvert et que ses splendeurs ont affleuré la terre.Le ciel.Lève les yeux mon Jean.Prions.\u2014Je veux bien, maman, tout est si calme.Je me sens tout léger.Il prêta l\u2019oreille.\u2014Entendez-vous?Quelque part un clocher a frémi sous la neige qui l\u2019enveloppe et drape sa croix.Ouvrez la fenêtre, l'air est doux.Madame Joliet s\u2019empressa.\u2014Les cloches de Noël, mon Jean, le son en est lointain.\u2014On \u2018dirait une harpe aile aurait frôlée.\u2014 Mais les sons grandissent, Jean.Tu n\u2019as pas froid?le vent s'élève.Sans prêter attention à la remarque de sa mère, il continua: \u2014Ce sont maintenant des voix d\u2019airain qui emplissent l\u2019espace; elles sont graves et solennelles; l\u2019air qui les porte ploie et se relève comme la vague lente que pousse la marée.\u2014Les cloches de Noël, mon fils, elles parlent de paix.Jean eut un recul.\u2014Maman.que vient-il donc de se produire.la voix des cloches n\u2019est plus joyeuse.le son en est fêlé.c\u2019est le tocsin! Un coup de vent vint fermer la fenêtre.Une bourrasque subite s\u2019abattit sur la campagne soulevant la neige, mettant à nu le dos des collines qui apparurent telles des blessures rousses aux lèvres salies.Jean haletait.\u2014 Mère, c\u2019est la guerre.enten- dez-vous les canons?Ils crachent la mort.Voyez-vous les baYonnettes qui brillent et se croisent?.Ce sont.les branches des arbres, mon Jean, il n\u2019y a pas de guerre.Voyez-vous ces ombres qui se traînent, tombent et se relèvent.ce sont des jeunes.Me reconnais- sez-vous?Il faut fuir cette mort qui ne sert qu\u2019à enrichir des monstres à face humaine.Ah, les sentinelles! \u2014Ce sont les arbres, mon Jean, il n\u2019y a pas de guerre.Le vent tourbillonnait et creusait des trous «dans la neige que les rayons de la lune emplissaient de reflets de culasse.Jean s\u2019agita.\u2014 Nous sommes cernés! Camarades, sortons de cet enfer! En avant: Ah.Je suis blessé!.je sens mon sang qui gicle par mes velues sectionnées.Monstre à face humaine n\u2019aurez-vous pas pitié?.\u2014Îls sont à l'abri et se vautrent ils ne t'attendent pas, moh Jean.\u2014Fous sanguinaires.voleurs de vie.de talents.Destructeurs de foyers.le râle d'un homme n\u2019émeut pas votre coeur?\u2014Îls ne se sont jamais penchés sur un berceau, mon Jean.Mes.camarades tombent autoi qu\u2019une couvrent le sol.humaine.d\u2019entrailles pour, abattre les mains qui se tendent vers l'avenir?sée; poussant la neige.moi.voix ne-t-elle comme une plainte.La Monstres à face n'avez-vous donc pas \u2014Pour l'or, on extermine une race, on mutile une génération, on fléchit les drapeaux, mon Jean.Dehors la bourrasque était pas- mais le vent gémissant en Jean soupira faiblement.\u2014Une femme se penche sur sa coiffe est blanche.sa est douce.pourquoi réson- femme s'éloigne et la plainte con- et c\u2019est trop triste ces lits alignés, pleins de formes rigides ou tour- core?Je ne comprends pas.Je ne veux pas de médailles.je veux mon bras.je veux retrouver la souplesse de mes jambes.\u2014Ton bras est resté sur le champ La cloche des beffrois sonne C'est la nuit de Noël!.C\u2019est la nuit de Noël!.Suit de \u2018 > 7 de bataille, mon Jean, t jambes se sont raidies à jamais sous le scalpe.Tiens, j'allume la lampe, vois ton infirmité.Chut!.Les cloches sonnont.c\u2019est Noël.ce soir le ciel touche la terre.Venez maman, venez.Au retour de la Messe de Minuit, des voisins de madame Joliet voyant de la lumière à sa fenêtre entrèrent, inquiets.Dans la chambre glacée, ils virent une pauvre mère devenue démente dont les yeux égarés ne quit- tafent pas les belles prunelles éteintes de son fils.Sonnez cloches de Noël! Beautés chait.La neige réfléta un moment |tinue.elle grandit pleine de dé-|du ciel, ,touchez la terre! Trembles les couleurs d\u2019arc-en-ciel qui %é-|tresse.Allons-nous en, maman, |tyrans, les voix d'airain parlent d'é- braient le firmament, puis sans|cette odeur d'hôpital me fatigue.|ternité! Peuples angoissés regardes la Crèche! Que l'espérance ne quit- to pas votre coeur parce que cette nuit un Enfant est venu offrir au monde la paix et le pardon, et qu\u2019une étoile surmonte l'endroit où lut sourit la Vierge Marie.Adolphe BRASSARD.sMoël à toute volée.! Sur le flanc des coteaux, au fond de la vallée, Brûle joyeusement, dans l\u2019âtre des aYeux, La bâche de sapin.Les maisons s\u2019illuminent.Ceurbés sur leur bâton, les vieillards s\u2019acheminent, Evoquant tour à tour des souvenirs pieux.On entend tout à coup de glorieux cantiques.La terre parle au ciel.Et sous les hauts portiques Des temples merveilleux élevés par la foi, - Et sous le frêle arceau de la pauvre chapelle, La foule émue accourt.Quel spectacle t'appelle, Etrange multitude, et d\u2019où vient ton émoi?Nuit calme et parfumée, Qui berce mollement la lande accoutumée Au murmure des eaux, au vol des papillons.Nuit glacée, éclatante, Qui s'ouvre sur nos champs comme une immense tente, Ou les ensevelit dans ses blancs tourbillons.Pamphile LEMAY.Les FETES| Elles resserrent les liens familiaux, apportent la joie tous et rappellent que la patrie est l'endroit où il fait encore meilleur de vivre | Offrir à ses invités et amis un pit coup de gin canadien ELCHERS Croix d'Or, est toujours de tradition et une bonne vieille coutume de chez nous.10 onces +85 26 onces $1.90 I i 40 onces $2.63 GIN CANADIEN CROIX i D'OR me chers Distillé ot emboutelilé ay Conade pat » de moi.des membres déchiquetés Crédits, B.P.809, Roberval, P.Q.Hitow MELOHERS DISRLLENES LIMITED « « m= « Religion - Morale - Education » Heureux l\u2019homme qui craint le Seigaeur, Et qui se complait dans I'observance de sa loi.(Ps.III) In Excelcis.Toute la nuit, On entendit, De proche en proche, Des voix us cloche Chanter au ciel Noël! Noël! Et des phalanges Planaient dans l\u2019air Et l'accent clair De leur trompette Chantait la fête! Au vieux beffroi, Le cadran froid S\u2019éclaira d'une Lueur de lune Lorsqu\u2019à minuit On entendit, De proche en proche, Des voix de cloche Chanter au ciel Noël! Noël! Jacquelin.Double mystère En ce temps-là, l\u2019empereur Au- Euste avait édicté le recensement du monde romain.Dans la Judée montagneuse, les caravanes s'étaient ébranlées vers Bethléem, un des centres de recensement.Les cortéges luxueux, les longs convois, les chameaux vêtus de pourpre, cotoyaient sur les chemins poudreux l'humble monture des plus modestes.À la tombée du soir, les voyageurs enva-| hissaient les hotelleries et les gîtes en bordure de la route.Assise au flanc d\u2019une colline, Bethléem, la patrie de David, regorgeait d\u2019étrangers, ce soir-là.Les premiers venus avaient pris asile chez les parents et les amis; l\u2019auberge s\u2019était bientôt remplie.Quand Joseph et Marie passèrent, il n\u2019y avait pjus de place à l'hôtellerie.Ce concours exceptionnel donnait à la ville un air de fête.Divertissements, réjouissances, festins délassaient la foule: on se distrayait, on gaspillait l'argent, on oublait le prix de la vie, à l'heure même où le grand Rachat s'accomplissait.\u20140)\u2014 A la sortie du village, sur les cô- teaux endormis, dans la nuit glacée où les étoiles tremblaient, des pâtres montaient la garde de leur troupeau.Loin des clameurs et du tapage, le silence régnait dans la contrée.Soudain l'obscurité s'illumina, le ciel rayonna de clarté, d\u2019un rayonnement qui environna tous les bergers.La crainte les saisit; mais un ange, apparu dans la clarté, leur dit: \u2018\u201c\u201cNe craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie.Il vous est né aujourd\u2019hui dans la ville de David un Sauveur, qui est le Christ Seigneur.Et voici ce qui vous servira de signe: vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche\u201d.A cet instant un choeur d\u2019anges se joignit au messager; ils entonnèrent à la gloire de Dieu un cantique d'action de grâces que les montagnes se redirent fort avant dans la nuit.Double mystère de cette nuit lumineuse, un Dieu dont la miséricorde infinie se penche sur la misère de l\u2019homme et rachète ses égarements au prix d\u2019une suprême humiliation pour son Fils unique; les hommes, à la réserve de quelques bergers, enchaînés aux diens trompeurs, s\u2019amusent et se TfMontrent indifférents à l'endroit de leur seul Bienfaiteur, Dieu trguvera-t-il encore des pasteurs ES foi assez vive et le \u201ccoeur a simple pour accueillir pere son message?Oui, sans doute, il en trouvera.Mais nous croyons qu'aujourd\u2019hui, comme autrefois, les pauvres, qui |potnent dans la nuit, ont plus de chances d'entendre l'appel des anges, que les riches qui s\u2019amusent, qui célèbre Noël dans l'éblouissement des fêtes mondaines.Y .pense- t-on toujours?Noël A genoux, Marie se penche.De ses mains tremblantes, elle prend l\u2019Enfant divin, comme le prêtre sa première hostie.Avec un soin infiniment respectueux elle l'enveloppe de quelques pauvres langes, le dépose dans la mangeoire des animaux.Et là, dans l\u2019extase, elle adore Celui qu'elle sait être son Dieu.Cette première adoration du Verbe par Marie et Joseph ne sera jamais dépassée.Je m\u2019approcherai humblement me tenant en arrière et je demanderai à Jésus de me prendre en pitié.La pitié c\u2019est plus que la miséricorde: On a pitié d\u2019une pauvre bête traquée.Cettet pitié, je la demande, moi pauvre être blessé par le péché.Et Joseph et Marie perdus dans leur amour, et moi abimé dans ma misère nous adorons le Verbe de Dieu couché sur la paille.Je ferai plus, je dirai devant cette erèche un grand merci, car le péché :d\u2019Adam nous avait fait perdre la grâce.Certes, Dieu ne pouvait pas me condamner à l'enfer sans duute commise par moi, mais il pouvait faire ce qu\u2019il a fait, me priver de la vie surnaturelle.et rien ne l'obligeait à me restituer cette vie.Alors j'aurais vécu humainement, travaillé à atteindre un idéal naturel; j'aurais, si aucune faute personnelle n\u2019avait été commise par moi, jouir dans mon âme d'un bonheur naturel.Dieu a été plus généreux que moi.Il a voulu me rendre ce qu'Adam avait perdu, la grâce, l\u2019ordre surnaturel, et c\u2019est :pour cela que Jésus est descendu dans une pauvre crèche! Ah! Quelle joie! Quelle allégresse! Nous sommes sauvés de la vie purement humaine.Désormais la faute d\u2019Adam est effacée totalement.Nous pourrons vivre divinement.Le ciel pourra s\u2019ouvrir devant nous! Gloire à Dieu au plus haut des Cieux! Merci à son amour! Mon Dieu, laissez-moi baiser le bois de la crèche.et par ce baiser donnez-moi de sentir le prix de l\u2019humiliation: Une mangenire d\u2019animaux! Jusque-là vous pouvez descendre, l\u2019humilité de mon Sauveur! Saint Cyrille contemplant cette cré- che destinée aux bêtes croit avoir trouvé pourquoi Jésus a voulu y ê- tre placé.Les hommes étaient descendus au rang des animaux par leurs aspirations.Or, les animuax vont chercher leur nourriture dans des mangeoires de bois.Jésus se couchera dans cette mangeoire; il leur dira mangez moi, je suis une herbe mais une \u2018herbe dont la fleur est un pain qui fait vivre.Gracleuse fleur épanoule en pleine nuit et qui ne se fermera plus\u2019 Quand, courbé par le péché, je redescendrai au rang de ceux qui vont chercher l'herbe des mangeoires de bois, je te trouveral toujours me disant que tu n\u2019es pas une fleur, mais un pain vivant.Et dans le silence de la nuit de Noël, je redirai tout bas la belle prière que saint Ephrem LE COURRIER DE BERTHIERVILLE fait dire à la Vierge Marie: \u201cO mon Dieu, que tous les hommes possèdent, celui que j'aime! Je suis la seule à vous avoir compris; mais demeurez, mon fils, dans le pain, afin que l'Eglise puisse vous contempler comme votre mère a pu le faire\u2019.rt LES TABLETTES sOLFAGUFT Combattent à l'instant le mal de tête, de dents, d'oreilles, douleurs de rhumatisme, les névralgies.Exigez les NEVRAGOL FAGUET, Prix 25c la boîte partout.\u2014 æ, Bureau 66 Tol: 4 J.M.BONIN 3 Notaire 4 Assurances 3 < générales Berthierville, éAAAAADAA A \u201cA votre service pour teutes ves assurances\u2019, J.E.HAMELIN 128 De Frontemae C.P.4 Berthierville \u201cMédecine générale\" DR GERALD GERVAIS, MD.» ex - interne des Hôpitaux Ste-Justine et Notre-Dame T& 126, BERTHIERVILLE.+0000e0.ee0000ee00A A COO VIIVYVIYVVIYVYSY SAO AADD LSD AS VV VVOVIVO A VOO se CONTRE LA GRIPPE CONTRE LE RHUME ETC., ETC, La Pharmacie Berthier I torso trop pp 400++ \u2018Une bonne dentition eet le seeret de la santé\u201d.Dr Antoniéo RENY, B.C.D, CHIRURGIEM-DENTISTE Tél.No.119.88 De Frontemae, BHRTHIRRVILLE, Le mercredi à St-Barthélemt PTOI?AAA AALAAL ALA L AL Tél.No.37.141 De Frontenae Maurice Breton AVOCAT Vendredi et samedi seulement.Au bureau du Noteire Boivin BERTHIERVILLE, P.Q.Tél.No.115 Dr G.-H.Pagé Chirurgien-Dentiste 108 De Frantenac BERTHIERVILLE SOBOBSAANMANSANAA A CVS PVYVYVUV® le jeudi, 19 décembre 1935, ee eee \u2014 Prière de Noël Petit Jésus des crèches, En nos églises fraîches Vous allez revenir, avec vos cheveux blonds, Votre sourire ému, vos yeux pleins dep tendresse.Vos doigts roses chargés d'incomparables dons Qu'implore avec ferveur la foule qui s\u2019empresse.L'enfance vous attend Et depuis bien longtemps Rêve de la minuit et de Noël en fête Qui promet le sapin aux rameaux merveilleux Où pendent les joujoux accrochés jusqu\u2019au faîte Et les lampions d\u2019or qui jettent mille feux.Pour moi qui n\u2019ai plus l\u2019Age De ces enfantillages, Je vous attends, Jésus, avec d\u2019autres désirs Et je veux vous prier avec une Âme ardente Pour que vous bénissiez mes rêves d'avenir Et que croisse en mon coeur la grâce fécondante.Donnez-moi un coeur fort Qui ne craint pas l\u2019effort Et qui pour votre gloire ait toute les audaces.Donnez-moi de mourir à moi-même, Seigneur, Au monde sans vertus, aux vanités qui passent, A tout ce qui rend lâche et dégrade le coeur.Petits Jésus des crèches, , En nos églises fraîches Vous verrez défiler le cortège navrant De tous les maux humains.Ecoutez la prière Que chacun vous adresse en son cour défaillant Jésus, donnez à tous Force, Paix et Lumière, er LE TEMPS DES FETES V'là l\u2019temps des Fét\u2019s pis des étrennes Les magasins, les grands journaux Annonc\u2019ent Santa Claus d\u2019puis trois semaines C\u2019est l'p\u2019tit Jésus des temps nouveaux.Dir que Santa Claus te remplace, Ah! pauvr\u2019 Jésus de mon jeun\u2019temps! C\u2019est-i vrai qu\u2019t\u2019as perdu ta place Dans la croyanc\u2019 des p\u2019tits enfants!.Tandis que tout l\u2019mond\u2019 se garroche Aux magasins, j'passe en r\u2019gardant, Tout seul, les deux mains dans mes poches J\u2019ai pas d\u2019autr\u2019 chose à mettr\u2019 dedans.L'argent, on pong\u2019 pas ça au piège, Faut travailler pour en avoir: Ça l\u2019fait exprès, on n\u2019a pas d\u2019neige A ramasser su\u2019 les trottoirs.J\u2019aîmerais ça fair\u2019 des bell\u2019s étrennes A ma vieille et aux p'tits enfants; J'leu donn\u2019 c\u2019que j'peux.Ça m\u2019fait d'la peine Vu qu'\u2019jai ben l\u2019coeur, mais pas d'argent.Des p'tit quéteux r\u2019gard\u2019nt les vitrines ' Plein\u2019s de nénane et d\u2019beaux joujoux: Le coeur leu bat dans la poitrine, Y\u2019en voudraient ben eux-autre's étou.En r\u2019gardant ça l\u2019s\u2019font d'la bile A s'expliquer c\u2019qui z\u2019aim\u2019raient mieux.Pourtant, i\u2019sa'vnt qu\u2019c\u2019est inutile, Santa Claus ira pas chez eux.-.Eh oui! c\u2019est d\u2019même tout le long d\u2019la vie, Qu'on soit p\u2019tit ou ben qu\u2019on soit grand, On est plein d\u2019rêve et plein d'envies, Pis, on s\u2019fait plus d\u2019mal en révant! Jean NARRACHR.E00000000000000000000000000000000 \u201cJOYEUX NOEL\u201d Pour ondulation / voyez ,.7 Melle Cécile Gendron Tél: No 29 es ord td onc 4 le hoiv onc eill ali ul CCU.e ur ant urvi | vo eux Our.À est, hefs cma e nc UX a > 1935, me, mm, Per meme Miéboursé assez considérable.Voilà le LE.$0000 le jeudi, 19 décembre 1935.ges nouvelles sont vraies, de voir des hommes à qui nous ac- e À en RES COMMENTAIRES POLITIQUES: NOTRE BUT.En rédigeant cet article, nous avons pas la présomption je dévoiler des faits nouveaux; loin de 1a.Nous voulons simplement tenter de mettre au courant des événements actuels a classe du peuple qui n\u2019a {pas l'avantage de suivre les dis- ours à la radio, ou de lire des journaux qui occasionnent un seul motif qui nous fait t bntreprendre ce travail.INTERESSANTE CAUSERIE.t Tous ceux qui étaient aux écoutes le premier décembre Hernier ont eu le grand plaisir d\u2019entendre M.C.Cormier don- er à la population de notre province un compte-rendu des anoeuvres frauduleuses que les gens de M.Taschereau sont upposés avoir déployées lors de la dernière campagne élec- c'est: \u201cLeur courage m\u2019inquiète\u201d ; LE COURRIER DE BERTHIERVILLE Page a REED See INFORMATIONS POLITIQUES «+ ° PROVINCIALE ET FEDERALE et c\u2019est beaucoup plus jus- e, car le temps est proche ou M.Taschereau dégringolera de son Thabor, à Ja satisfaction générals de toute la province.UNE PLAINTE DE M.TASCHEREAU Ges jours derniers, notre premier ministre s\u2019est plaint ouvertement de ce que le parti national] tient des discours insu!- tants ou pour lui-même ou pour san cher parti.Nous voyons là une anomalie inconcevable.N'est-ce pas plutôt M.Gouin et M.Duplessis qui devraient se [plaindre du parti taschereautis- \u20ac, parti sans délicatesse et sans retenue dont les partisans vont jusqu\u2019à assommer les gens.Honte pour de tels procédés, et malheur à ce parti barbare car il sc fera bientôt écraser la ête sous le poids de la vraie civilisation, celle.des unionistes.SOUHAITS SINCERES Souhaitons que, pour le plus grand bien de (chacune de nos paroisses, comme pour celui de la province toute entière, l'Action Libérale Nationale aille toujours de progrès en jpro- grès.Enrôlons-nous sous son étendard , et encourageons-la, orale.afin qu'un jour elle puisse chanter le Te Deum de la victoire Dans cet entretien, on nous a dit que les organisateurs 8 lu grand parti libéral \u2014 ne devrait-on {pas l\u2019appeler plutôt le petit parti \u2014 ont usé de ruse, voire même de violence, afin l'obtenir le plus grand nombre de votes possible pour déte- ir encore le pouvoir.Ainsi, on rapporte que dans certaine grande ville on & compté quarante bulletins de plus que le ombre de voteurs, et tous en faveur du parti Taschereau.ans d\u2019autres miieux on a acheté bassement des familles our des sommes: ridicules; dans d'autres milieux enfin, on ous informe que la police provinciale a trempé dans toutes es mauvaises actions.Ici, nous nous permettrons de dire qu\u2019il est horrible, si ordons confiance descendre aussi bas dans le respect des lois t du devoir.Il est répugnant de voir des gens qui, par leurs, onctions mêmes, doivent personnifier l'autorité et la justice d t la probité faire: fi des vertus sociales et chrétiennes qu\u2019ils joivent pratiquer.Si ces avances sont vrais, nous déclarons|e jonc ces officiers de police sans honneur et sans conscience tt nous souhaitons qu\u2019ils disparaissent parce que inaptes à eiller à la sécurité publique.0 A la suite de ces tactiques deshonnétes, \u2019Action Libérale Le passé politique du loi du 14 juin de cette année, augmenftant la représentation nada qui lui donna l'existence té de Saint-Maurice.De la partie ouest de ce dernier comté ar les ruines du parti libéral-ministériel à jamais vaineu.LA REDACTION.ron fut battu par Moise Houde qui fut député jusqu\u2019au 1 juillet 1867.Le 27 août 1867 eurent lieu les \u2018premières élections pour \"|les Gommunes du Canada.Moise Houde eut pour adversaire Georges Caron.Ce dernier fut comté de Maskinongé Chambre des Communes.Le comté de Maskinongé Le 20 juin 1863 Georges Ca-| aki Ho Ho SEI SE voix sur Moise Houde.11 fut d4- puté jusqu'au 8 juillet 1872.Le 15 août 1872 Georges Caron fut battu par Louis-Al- phonso Boyer, par 229 voix.Boyer fut de nouveau élu aux élections générales de 1874 contre Georges Caron par 157 voix de majorité.Boyer fut député du comté du 15 août 1872 au 17 août 1878.Le 17 septembre 1878, Frédéric Houde, journaliste, emportait le comté de Maskinongé contre Georges Caron par ve VOIX.Le 20 juin 1882, Frédéric Houde battait deux adversaires: Georges Caron et le major (à suivre au prochain numéro) xiste depuis 1853.C\u2019est une u peuple de la provinie du Ca- élu le 9 septembre 1867 par 138 n subdivisant en deux le com- n forma celui de Maskinongé.SOYEZ UN HOMME FORT.Georges-Henry Yale par 319 de majorité.Houde fut député du 17 septembre 1878 au 15 novembre 1884 date de son décès.Le premier député de Maski- .« .ul homme fort est précieux.po Acquérez des forces et conser- = vez-les en faisant usage des alionale, défendant ses droits, a ouvert des enquêtes qui ont u leur répercussion jusque devant les tribunaux; jplusieurs ceusés onl été condamnés.nongé fut M.Joseph-Edouard Turcotte avocat des Trois-Ri- vières.Il fut élu par acclamation le 27 juillet 1854.T1 \u2018fut dé- contre : PILULES MORO, ce bon tonique \u201c L\u201d uté jusqu\u2019au 28 novembre faiblesse ° LE JOURNAL \u201cLE SOLEIL\u201d, PT jusq manque d'appétit Ponrsuivant le fil de ses activités, dimanche soir le 8 M.|_ Le deuxième député fut Ie fatigue habituelle lorace Philippon a vigoureusement blâmé le journal précité|Docteur Louis-Honoré Gau- nervosité t a bon droit, l\u2019a presque declaré anti-catholique.On sait/vreau, il eut pour adversaire le épuisement ue le \u201cSOLEIL\u201d a adressé d\u2019amers reproches au clergé par-|Docteur Charles Boucher de e qu\u2019il a mis le monde en garde contre les corruptions qui|Maskinongé.Gauvreau fut élu ouvaient avoir lieu.Le clergé a seulement fait son devoir et|le 7 janvier 1858.Il fut député ous l\u2019en remercions.Espérons qu\u2019à l'avenir, LE SOLEIL,|jusqu'à son décès arrivé le 30 ournal teint en rouge, laissera en paix notre Cardinal, nos Cartes Caron se présenta Ole Médicale More, 1806, rue 8.-Denie, Montréal, Bq : Y ons re le peu de vêques et nos Pasteurs, s\u2019il veut conserver encore p en 1858 pour remplacer le Dr mpularité qui lui reste et qu\u2019il ne mérite jpas.ADOPTONS LE JOURNAL \u201cLA PROVINCE\u201d I! existe actuellement dans quelques villes de la provin- ¢ un petit journal tout à fait intéressant qui a vu le jour il à quelques mois et dont l\u2019impression a été suspendue pen- ant près de trois semaines.D'aucuns ont cru qu'il n\u2019avait pu ürvivre à la lutte qu\u2019on lui a faite, mais il n\u2019en est pas ainsi; { voilà qu\u2019il nous revient maintenant plus frais, plus heu- ÊUX que jamais; aussi sommes-nous fiers de saluer son re- Our.Gauvreau.Il eut pour adver- TRONEET du saires: Adélard-J.Boucher, fils Dr F.-X.-0.Boucher de Maskinongé, et Jean-Baptiste- Eric Dorion, surnommé l\"\u201cEn- PRIX REDUITS Entre tous les points au Canada fant-Terrible.Ce dernier avait été battu dans Drummond-Ar- thabaska aux élections géné- Noël et le Jour de l\u2019An rales de 1858.Ad.-J.Boucher se retira de la lutte en faveur\u2018de Prix du passage simple plus 25% pour aller-retour Georges Caron de St-Léon, qui fut élu le 14 décembre 1858.11 fut député jusqu'au 10 maij[| nuit, Jeudi, 26 déc, 1936.FETE DE NOEL: Valable pour aller du 23 déc.au 25 déc.inclusi~ vement.Coupon de retour valable pour partir pas plus tard que mi- La Province est l\u2019organe officiel du parti libéral national.| est rédigé soigneusement sous le contrôle de ses princypaux hefs qui sont justes et charitables.Espérons que ce petit heb- (madaire pénétrera au sein des demeures les plus reculées ® nos paroisses et que tous: feront un accueil sympathique UX agents qui reoruteront des abonnés.LES ENQUETES SE POURSUIVENT Les grands quotidiens nous informent que, dans plusieurs 0mtés, l\u2019Action Libérale Nationale a ouvert des enquêtes.® perquisitions ne visent pas surtout, comme on le prétend, tmener la contestation d'une élection ou la disqualification in député; non, elles ont pour but de montrer au peuple les lets honteux dont on s\u2019est servi pour garder le pouvoir, les » cs hideux et corrupteurs dont on a usé pour imposer au \"ple un gouvernement dont il voulait se débarasser.Et l'on issisté au triste spectacle dd la victoire de l'argent et de la \"8on sur la probité et l'économie.Ces enquêtes ne sont.pas comme le veut M.Taschereau, \u201c effets de la rage.\u201cLeur Rage M\u2019amuse\u201d; disait le premier + pt tistre; mais À n'était pas sinctre, et ce qu'il voulait dire} ~~ 1863.NTALGINE tard que minuit, jeudi, 2 janvier, Maux deTête FETE DU JOUR DE L'AN: Valable pour aller du 30 déc.au 1er janv.inclusivement.Coupon de retour valable pour partir pas plus Passage simple plus un tiers pour aller - retour Valable pour aller du vendredi, 20 déc.au mercredi, 1er janv, inclusivement; au retour le voyage devra commencer pas plus tard que minuit, vendredi, ie 10 janv.1936.Les ROIS - 1986.6 Janvier Rhumes Passage simple plus 25% pour aller-retour algine.Faciles à prendre.Ayez-en toujours une boîte à la PACIFIQUE La Grippe Valable pour aller sur n'importe quel train à partir de midi, vendredi, 8 janvier jusqu\u2019 à 2.00 p.m., lundi, 6 janvier.RETOUR: va- | Douleurs lable pour partir pas plus tard que minuit, mardi, 7 janvier, 1986.soula romptemen par fes Capsules Ant- Prix réduits minimums: Adultes 50c \u2014 Enfants 25e Billets et renseignements de tout argent.CANADIEN\u201d mmm laa age 10 LE COURRIER DE BERTHIERVILLE le jeudi, 19 décembre 1935.+ Nouvelles | - Etrangères + Deux importants discours de M.Bucard sur la politique extérieure de la France.A la Salle Wagram à Paris, a eu lieu le 13 novembre la grande réunion de propagande organisée par les groupements francistes de la région parisienne.Devant une foule énorme de Chemises Bleues et de sympathisants de tous les partis anti sanctionnistes, Marcel Bucard a prononcé un vibrant discours et a dénoncé la politique de tous les gouvernements qui s'acharment à mener campagne pour étouffer l'Italie Faciste: il a exposé ensuite les périls inévitables que rencontrerait l\u2019Europe entière si les intentions de quelques éléments malavisés frouvaient dans l'adhésion des autres Gouvernements le moyen d'atteindre les résultats prônés et souhait*s par le communisme, dont la victoire serait le prix de tonte l'agitalion qui trouble actuellement la vie des pen- être acceptée par la paysannerie au nom de laquelle parle I\"*Union Nationale des Syndi- rats Agricoles\u201d.C'est pourquoi celle
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