Le Scout catholique /, 1 juin 1944, Juin
[" = ay HA > ÿ x 292 3.! Lee Ë a Se, 5 Hg H ¥ # # | re Fr» i \"ét 147 Fg Z ; ==> PRR .dés thd > |.¥ + ol 44% 0 \u201c Ek .4 3 3 i$ À 1 ie bl | * \"x # AR dl.né a wk RS RESTE Ry ve, a ; A etes PT da + ( | ry CE un > 20 + sax presses ge re, = e NF 3 as # 4 + 2 {a i 2 ; = eit.ig v re ~~ + i x clr Arnall.Soh tree Shed.I~ & pe :S Es Fy JUIN 1944 & y Re Ze A 11e ANNÉE \"2 No 79 a Ps # x.> F de fe ag w ded HR 2 LE x @È of *% & 5 is D H vi LE 4 fr 7 4 2% Te 2 % 7 7 Le 7 GE 37 7 7% x 7 ial HE GE i 5 Ce 7 2 7% 2 2 a FE % = 7 2 % 5 _ 7 CA 7 7; 7 2 2 2 5 7 7 GE 2 0 7 a 2 7 2 7 4 i ws CE 2 Ca 5 7 7 2 2% ws £1 GE 4 7 7 LS 7 7% GE 7; 7% 7 2 2) _ i 7 a fo CE 25 7 % 7 LE 7 Zs Ps 7 UE 7 i CE 7 \u201ci 2e 7 GE 7 Sh 2 i 7 CE Beauceville-Est 7 i is 7 SE GE 7 A Ÿ 2 7 7 7 2 7 7 7 7 7 i = ma re æ Photo: Robert HAMEL A Du se, + MH Ce bedi HT ITI HOR] AU CAMP.LORSQUE LA PLUIE S'EN MELE Au camp, lorsqu'il pleut, il importe comme on dit dans l\u2019armée, \u201cde maintenir le moral intact\u201d.Pour cela trois choses sont nécessaires: bien manger, coucher au sec et ne pas rester oisifs.Puisque tu es C.P., il est probable que tu sais te débrouiller avec la popote, choisir un emplacement de tente, monter et meubler celle-ci convenablement.Reste le dernier point: celui des activités à prévoir en cas de pluie.C\u2019est dès maintenant qu\u2019il faut y penser.Chants Profite des jours de pluie pour enrichir le répertoire artistique de ta patrouille.Composez, toi et tes garçons, un chant de guerre, un cantique de pat.ouU un numéro particulier de feu-de-camp.Vous pouvez encore publier un journal.créer un livre de bord, composer une prière de pat .rédiger l\u2019histoire de l\u2019équipe, et que sais-je encore.Techniques Concours de sculpture, (bâtons scouts, mats-totems) de modèles réduits, de modelage (glaise), construction de radeaux, tremplins de natation, épreuves de nage, régates.combats navals, etc.Divertissements Jeux d\u2019intérieur, élections au cours desquelles on choisit le type le plus populaire du camp.le plus grand \u201cchialeux\u201d, le meilleur boute-en-train.Conrours de toutes sortes \u2014 il en est de stupides comme celui qui consiste à \u2018débouler\u201d la chanson des \u2018\u201cEléphants\u201d de un à mille \u2014 mais il ne faut pas craindre d\u2019y recourir au besoin si le maintien du moral l'exige.Joutes oratoires Tu peux, avec le concours des autres C.P., organiser des débats inter-patrouilles, des procès.des concours d'éloquence.Ce sont d\u2019excellents exercices qui permettront à tes scouts de vaincre leur timidité et d\u2019acquérir de l'aplomb en public.Ils aident en outre à développer les facultés d'observation, tout en permettant de s\u2019amuser intelligemment.Histoires Tu peux te préparer un répertoire de contes ou de récits, que tu serviras par tranches, et qui intéressent toujours les garcons à un très haut degré.Visites La patrouille peut profiter d\u2019une journée de pluie pour se rendre visiter une ferme.Apportez avec vous couteaux et haches qui ont besoin d\u2019un bon affûtage, et demandez à l'habitant la permission d\u2019utiliser la meule à eau qu\u2019il a sans doute dans sa remise à machines.On trouve de ces meules dans toutes les fermes.Et pour peu que tu le lui demandes, le fermier \u2018ou l\u2019un de ses fils se fera un plaisir de vous initier à l\u2019art d\u2019aiguiser une hache.En retour vous pourrez, toi et tes gars, aider à faire le train, ou revenir, un jour qu\u2019il fera beau, donner un coup de main à faire les foins, ou monter une veillée.Et justement si tu as une veillée à monter, il peut être fort utile que ta patrouille possède certains instruments de musique, et que tes garcons sachent en jouer.Tu peux, avec une branche d\u2019auilne ou de peuplier, te fabriquer une flûte qui te permettra de jouer des airs simples.Pour décoller l\u2019écorce du bois, frappe celle-ci légérement avec le plat d\u2019un manche de couteau.Avec une tige de fer rond, il est facile de confectionner un triangle comme celui illustré ici.Quelques bouteilles et de l\u2019eau te permettront de réaliser un gong musical épatant.La guimbarde, l\u2019ocarina et I'harmonica sont des instruments bon marché, peu encombrants, faciles à jouer, que l\u2019on peut se procurer facilement et qui sont toujours un apport formidable dans une veillée ou un feu-de-camp.Et rien ne t\u2019empêche de profiter d\u2019une journée de pluie pour former un ensemble musical qui peut avoir beaucoup de succès.Et voilà! Autant de trucs qui peuvent t'aider à ne pas perdre le contrôle de ta patrouille si jamais, au cours d\u2019un camp, tu as à lutter contre la pluie.: PANTHERE NOIRE GENS (5 FI ITN ye NE FA gong, musical JeanRochon RR RS RE A RARE LE CAMP.CE QU'EN \u201cVoyons, Gadou, avait dit Georges au beau milieu du conseil de patrouille, tu m\u2019as fait lire \u201cEclai- reurs\u201d; B.P., n\u2019y écrit nulle part qu\u2019il est nécessaire de camper ?\u201d Imagine-toi, frère scout, l'embarras de ton C.P., si tu lui poussais ça au moment même où il propose un camp de patrouille.Gadou, interloqué, répondit tant bien que mal que tous les trucs de camp que B.P.nous donne a toutes les pages d\u2019*Eclaireurs\u201d ne sont pas la pour rien.La réponse était excellente mais Gadou, intrigué, vint tout de même questionner le Chef, le lendemain.C\u2019est vrai que nulle part dans \u201cEclaireurs\u201d, le fondateur du scoutisme n\u2019affirme la nécessité du camp.Quand le Directeur de ta revue m'a demandé de te donner l\u2019avis de B.P., à propos du camp, je me suis dit : ça sera facile; je vais leur servir quelques petites citations bien précises, mais comme Georges, j'ai frappé un noeud, et comme Gadou, jai trouvé la réponse chez mon Chef; c\u2019est un commissaire et il s\u2019y connaît.\u2018\u201cVois-tu, mon vieux, me dit le commissaire, B.P., il ne dit pas, il fait\u201d.C\u2019est parfaitement vrai.Quelle est la première chose que le \u201cChief Scout\u201d fit avec ses scouts, en 1907, avant même d\u2019écrire son volume ?Il partit camper avec sa petite troupe sur l\u2019île de Brownsea.Dans \u201cAventures africaines\u201d, voici ce que B.P.dit des scouts de l\u2019Ouganda : \u201cIls n\u2019achétent pas de tentes qu\u2019il leur faudrait emporter avec eux jusqu\u2019à l'endroit où ils veulent camper\u201d.B.P.nous décrit DIT B.-P.\u2018 comment ils se rendent en bicyclette, avec aucun matériel, comment en vingt-quatre heures ils se montent tout un village, des huttes d\u2019osier tressé avec des toits de chaume, des cuisines intérieures avec des fours d\u2019argile, etc.Tout au long de ce même livre, il nous montre que les scouts d\u2019Afrique campent.Enfin \u201cEclaireurs\u201d est le récit de ses propres camps.Baden-Powell ne dit pas de camper; il raconte ses camps et nous montre par toutes sortes de trucs qu\u2019il est vraiment le modèle des campeurs.\u201cConnaître des animaux tout ce qu\u2019on en peut connaître en les suivant à la piste.savoir vivre en plein air, se bâtir des huttes ou se dresser des tentes, construire un feu et l\u2019allumer; tuer, dépecer et cuire leur nourriture, assembler des troncs pour faire des ponts et des radeaux; trouver leur chemin de nuit comme de jour en pays inconnus\u201d, voilà quelques- unes des principales conditions que B.P.pose pour être un scout complet.\u201cMais, continue-t-il, il'y a bien peu de types qui apprennent ces choses et qui s\u2019y exercent en pleine civlisation : ils ont des maisons confortables, des lits pour y dormir, on leur prépare leur diner.\u201d Frère scout, si ton chef exige que tu viennes au camp, il a raison.Si tu n\u2019aimes pas cela, tu peux être un excellent garçon mais tu n\u2019es pas fait pour faire un scout, car le scoutisme est une invention de Baden-Powell.CYGNE pita Ha CE a PE RE RE PRE EEE SEE TEE aka SREGREGIRRR REL HR AL RE Lai Lis sapin a Ja TI POUR LE FEU-DE-CAMP.JERE YT) FAY At HERR TROIS JEUNES TAMBOURS (Chant dramatisé) ~ Toujours dans le but de t'aider à réaliser de meilleurs feux-de-camp, je te donne ici quelques idées qui te permettront de présenter un numéro formidable, en exploitant comme thème un chant bien connu: \u2018Trois jeunes Tambours\u201d.La formule est la même que celle exploitée dans \u201cNe pleure pas Jeannette\u201d, paru dans le numéro d'avril du \u201cScout\u201d, La distribution : Elle comprend le Meneur-de-Jeu qui règle la mise en scène, dirige les bans, les chants, etc., le Roi et sa cour, la Princesse et ses Dames de compagnie.L\u2019auditoire est réparti en plusieurs choeurs (sopranos, ténors, basses) qui chantent en groupe ou en solo, selon le besoin.Le matériel : Sont presque indispensables: un trône pour le Roi, une couverture de couleur voyante, un gong musical, des costumes pour les acteurs principaux, des masques, etc.L'action : Au début le feu est bas et ne jette sur les personnages qu\u2019une faible lueur.D\u2019un côté de l\u2019aire du jeu: le Roi.Assis sur son trône, la tête renversée sur l\u2019épaule, il sommeille profondément.Accroupis à ses pieds, ses deux pages l'imitent.Seul, à un pas du trône, un énorme nègre portant anneaux dans le nez et aux oreilles et lance au poing, veille sur son maître.Au centre de l\u2019aire du jeu: \u201cla fill\u2019 du Roi est à sa fenêtre\u201d (la fenêtre est représentée par une couverture que tiennent tendue les deux personnages qui remplissent les rôles de dames de compagnie) : \u201celle arrose ses petites fleurs grimpantes\u201d.LE MENEUR: I! donne sur un gong une série de notes.(presque imperceptiblement au début, puis en augmentant graduellement) BRRROUM! BOUM! BOUM! BOUM! (4 fois) (chante: POUM, POUM, POUM, POU.en donnant l\u2019air de) TROIS JEUNS\u2019 TAMBOURS, S\u2019EN REVENAIENT DE GUERRE.(puis comme au commencement) BRRROUM! BOUM! BOUM! BOUM! (4 fois) Tout en imitant un bruit de pas qui martellent le sol, on attaque enfin, d\u2019une voix sûre, très douce au début pour augmenter en crescendo.LEs TENORS: TROIS JEUNS\u2019 TAMBOURS, S\u2019EN REVENAIENT DE GUERRE, } bis LE CHOEUF* ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LEs TENORS: SEN REVENAIENT DE GUERRE.A ce moment les trois Tambours, bras dessus, bras dessous, font leur entrée dans l\u2019aire du feu de camp.On fait flamber le bûcher et les feux d\u2019éclairage.À la vue de la Princesse les trois Tambours cessent d\u2019avancer mais continuent de marcher sur place, tandis que.Les TÉNORS: L\u2019'PLUS JEUN\u2019 AVAIT, DANS SA BOUCHE UNE ROSE, f bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! Les TENORS: DANS SA BOUCHE UNE ROSE.Celui des Tambours qui marche au milieu (le plus jeune), et qui tient une rose dans sa bouche, s\u2019avance de deux pas.Les deux autres ne changent pas de place; tous trois continuent à marquer le pas.Les Sopranos: L.A FILL\u2019 DU ROY, ETAIT A SA FENETRE, : bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LES SOPRANOS: ETAIT A SA FENETRE.LEs TENORS: (admiratif) ELLE ARROSAIT, ELLE ARROSAIT, SES PETITES FLEURS GRIMPANTES, AVEC DE L'EAU, AVEC DE L'EAU, DFE SON ARROSE ZOIR.LEs SoPRANOS: (très doux, bien lié) ET ELLE LISAIT MARIE-CLAIRE, AVEC PLAISIR, AVEC FERVEUR.LE JOURNAL LE PLUS SINCERE, ET LE PLUS TENTA TA TENTATEUR! LE CHOEUR: \u2014 \u2014 Lu RUE SERRE CU 05° apnea PH PEEPS IT PLL ML A UE BRE délais AIR EEE uns A i (hu URE LE ER M ARTE CAE CE OC EME LEs BASSES: (avec mélancolie) CAR LA BELLE PRINCESSE LON GUE, CAR LA BELLE PRINCESSE, VOULAIT 8°Y MARIER, MALURON ON LURETTE, VOULAIT S\u2019Y MARIER, MALURON LURE.Durant ce temps les trois Tambours ont cessé de marcher.D\u2019un même geste ils se sont inclinés avec grâce tout en exécutant un magnifique salut à la mousquetaire, puis ils se sont redressés.Chapeau sous le bras les deux qui - sont en arrière se tiennent rigidement à la position du garde-à-vous, tandis que le plus jeune, par gestes passionnés, mime une déclaration d\u2019amour.La Princesse haisse timidement les yeux.LES SoPRANOS: (timidement) JOLI TAMBOUR, DONNEZ-MOI VOTRE ROSE bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LES SopraNOsS: DONNEZ-MOI VOTRE ROSE.LEs TENORS: (suppliant\u2014sur lair d\u2019\u201cAu pont du Nord\u201d) FILE DU ROY, Les Sopranos: JOLI COEUR DE ROSE.Les TENORS: FILLE DU ROY, LEs SOPRANOS: JOLI COEUR DE ROSE, Les Ténors: DONNEZ-MOI VOTRE COEUR.LEs SoPRANOS: JOLI COEUR DE ROSIER.La Princesse lève les bras au ciel en signe d'impuissance, puis d\u2019un geste désigne le Roi qui, sur son trône, continue de \u2018cogner des clous\u201d.LES SOPRANOS: (avec empressement) JOLI TAMBOUR, ; D\u2019MANDEZ LE ZA MON PERE bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! Les SoPrANOS: D\u2019MANDEZ LE ZA MON PERE.Le jeune Tambour esquisse un geste d\u2019effroi, recule en protestant, tourne en rond, se gratte la tête, puis il se ravise et d\u2019un pas assuré part vers le Roi.Comme il fait mine de frapper à la porte du château.à trois reprises.LE CHOEUR: BRRRRRR.AVO! (3 fois) Le Roi et les pages se réveillent et s\u2019étirent.LEs BASSES: QUI EST LA?LEs TÉNORS: C\u2019EST L\u2019AIMÉ! LEs Basses: AIME QUI?LE CHOEUR: (cadence de tango, en soulignant bien le rythme) AIMEZ-MOI COMME ON AIME UNE [ROSF, QU\u2019'UN RAYON DE SOLEIL FAIT [ECLORE.LES TÉNORS: (avec assurance) SIRE LE ROI, 1 DONNEZ-MOI VOTRE FILLE Ç bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! Les TENORS: DONNEZ-MOI VOTRE FILLE.Le Roi esquisse un geste de mépris, LEs BASSES: (d\u2019un ton hautain) JOLI TAMBOUR, ?TU N\u2019ES PAS ASSEZ RICHE, Ç bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LEs BASSES: TU N\u2019ES PAS ASSEZ RICHE.I.es TENORS: OUAIS?AH! AH! Le jeune Tambour, avec de grands gestes, compte sur ses dix doigts un! deux! trois! LEs TENORS: (avec assurance) J'AI TROIS VAISSEAUX, DESSUS LA MER JOLIR, } bis La CHOETR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LEs TÉNORS: DESSUS LA MER JOLIE! LE CHOEUR: (sautillant) CHARGES D\u2019AVOINE, CHARGES DE BLE, (bis) De la tête le jeune Tambour fait signe que non.Les TENORS: (fièrement) L\u2019UN CHARGE DOR, .L'AUTRE DE PIERRERIES, bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LEs Ténors: L\u2019AUTRE DE PIERRERIES.LE CHOEUR: ET LE TROISIEME?Lrs THENORS: (lyriques) C'EST POUR PROM\u2019NIER MA MIE ET LE TROISIEME, C\u2019EST POUR PROM\u2019NER MA MH.LES SOPRANOS: (gaiement) AUPRES DE MA BLONDE, QU'IL FAIT BON, FAIT BON, FAIT BON, AUPRES DE MA BLONDE, QU'IL FAIT BON VOGUER! Le Roi sourit tout en signifiant de la tête son acquiescement.LEs Basses: (avec admiration) JOLI TAMBOUR, JE TE DONNE MA FILLE.(mouvement de valse, très doux, bien rythmé) LE CHOEUR: C\u2019QU\u2019IL EST ELOQUENT, QUENT, [QUENT, QUENT, QUENT, C'QU'IL EST EMBALLANT, LANT, [LANT, LANT, LANT.C'EST UN ROI CHARMANT, MANT, [MANT, MANT, MANT, AUTANT QUE PUISSANT, SANT, [SANT, SANT, SANT, ET LE JUGEMENT, MENT, MENT, [MENT, MENT, QU'EN CE JOUR IL REND, REND, [REND, REND, REND, EST TOUT SIMPLEMENT, EPATANT! RENVERSANT! [MIROBOLANT! Pendant ce temps le Roi descend de son trône.Son garde du corps et ses pages le suivent.La Princesse et ses Dames de compagnie d\u2019une part, le jeune Tambour et ses compagnons de l\u2019autre, s\u2019avancent à sa rencontre, Le Roi présente l\u2019un à l\u2019autre les deux jeunes gens qui se donnent la main, reculent de quelques pas tout en formant un cercle avec le reste du groupe.Les Sopranos: VIVE LE ROI! ET BUVONS DU [CHAMPAGNE! Le Roi, sa cour et ses invités vident des coupes imaginaires.LE CHOEUR: VIVE LE CHAMPAGNE! PAGNE, PAGNE, PAGNEF, PAGNRF.VIVE LE CHAMPAGNE! ET TOUS LES CHAMPENOIS.Durant les couplets suivants, tous les personnages principaux, qui sont déja en place pour une ronde, dansent la \u201cChampagne\u201d.LE CHOEUR: ENTREZ DANS LA DANSE, DES VIGNERONS CHAMPENOIS, AH! AH! AH! AH! VIVE LE CHAMPAGNE, ETC.LE JEUNE ROI HENRI QUATRE, CARESSAIT LE JURANÇON, ON! ON! ON! ON! VIVE LE CHAMPAGNE.MAIS APRES SON SACRE, ROI D'AIS SE PROCLAMA, AH! AH! AH! AH! VIVE LID CHAMPAGNE.nati a Rs La danse finie, le Roi reprend son trône, et les autres personnages se groupent autour de lui.LES BASSES: JOLI TAMBOUR, ] JE TE DONNE MA FILLE.f bis LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LEs BASSES: JE TE DONNE MA FILLE.En répétant le même mot: PAM, PAM, PAM, PAM, PAM,.le Choeur entonne, solennel et très \u201cpompier\u201d, un air de marche connu.Les trois Tamhours miment le cortège nuptial tout en s\u2019éloignant du trône et se préparant à sortir de l\u2019aire du jeu.Le Roi se gourme.La Princesse jubile.LEs TÉNORS: (mystérieux) SIRE LE ROI, JE VOUS EN REMERCIE.his LE CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! Les TENORS: JE VOUS EN REMERCIE, Le Roi proteste du geste que ce n\u2019est pas la peine.Les trois Tambours saluent profondément.LEs TENORS: (dédaigneux) DANS MON PAYS, YEN A DE PLUS JOLIES.bis LB CHOEUR: ET RAN! ET RAN! RAN PATA PLAN! LES TÉNORS: YEN A DE PLUS JOLIES.Les trois Tambours disparaissent.La Princesse s\u2019évanouit.Le Roi s\u2019arrache les cheveux.Les serviteurs s'affolent.On couvre les feux.LE CHOEUR: (diminuendo) BRRROUM! BOUM! BOUM! BOUM! (4 fois) TOI QUI VA AU CAMP.(très doux) VIVE LA CANADIENNE, VOLE MON COEUR VOLE.VIVE LA CANADIENNE, ET SES JOLIS YEUX DOUX.ET SES JOLIS YEUX DOUX, DOUX, ET SES JOLIS YEUX DOUX.(DOUX, VIVE LA CANADIENNE, VOLE MON COEUR VOLE.VIVE LA CANADIENNL, ET SES JOLIS YEUX DOUX.(en diminuant jusqu\u2019à ce qu\u2019on entende plus rien) BRRROUM! BOUM! BOUM! BOUM! NOTE: Les parties du dialogue qui se chantent sont indiquées en italique; les autres sont parlées.Les thèmes musicaux utilisés dans ce numéro sont tirés des airs connus suivants: (dans l\u2019ordre de leur apparition) \u201cTrois Jeunes Tambours\u201d, \u201cElle arrosait ses fleurs\u201d, \u201c\u201collé lisait Marie-Claire\u201d, \u201cC\u2019est la belle Françoise\u201d, \u201cAu pont du Nord\u201d, \u201cLe Tango des roses\u201d, \u201cA Saint-Malo beau port de mer\u201d, \u201cAuprès de ma, blonde\u201d, \u201cC\u2019qu\u2019il est éloquent\u201d.\u201cDanube dleu\u201d, \u201cJeanne en chantant\u201d, (pour Vive le Roi et buvons le champagne), \u201cLa Champagne\u201d, (danse) et \u201cVive la Canadienne\u201d.PANTHERE NOIRE SACHE TIRER PROFIT DES EXPERIENCES DU JEUNE WHANG En fouillant de vieilles archives datant de l\u2019Age de pierre, j'ai mis par hasard la main sur une tablette qui raconte un voyage du jeune Whang.Au dire des historiens de l\u2019époque, ce n\u2019était pas une mince affaire que de partir en voyage en ces temps reculés.Mais voyons plutôt ce que révèlent ces manuscrits millénaires sur les pérégrinations de notre jeune ami.Tout d\u2019abord, il s\u2019était confectionné un sac.Avec d\u2019infinies précautions, il l\u2019avait taillé dans la peau d\u2019un tigre du Bengale, puis avec des lianes très souples il en avait solidement cousu toutes les pièces.Qu\u2019avait-il mis dedans ?Justement, le petit Whang n\u2019était pas homme à se gratter le ciboulot vingt- quatre heures durant, avant de prendre une décision.De suite, sans une seconde d\u2019hésitation, il avait enfoui tout au fond de son sac une épaisse peau de buffle, pour pouvoir dormir bien au chaud durant les nuits froides.Il avait pris en outre du linge de rechange : entre autres choses, une peau de zebre rayée verticalement, à la dernière mode.Tu vois que la parure et les artifices ont une origine lointaine, perdue dans la nuit des âges.Le père Whang, cordonnier de son métier, avait fabriqué pour son rejeton des chaussures de marche spéciales : en peau d\u2019alligator et munies de solides semelles en cuir de rhinocéros.Et pour finir de bourrer son sac, Whang junior y avait glissé la boîte à dessin qu\u2019il avait reçue à sa fête du professeur Khaméra et dont il se servirait pour prendre des images des régions visitées.Une solide massue et des silex pour faire du feu complétaient le fourniment de notre explorateur.Mais ceci, frère scout, est une histoire.En voici une autre.Tu fais du campisme.Quand tu pars pour le camp, qu\u2019apportes-tu dans ton sac à dos?Des peaux et des massues, comme le jeune Whang?Pourquoi pas.si elles sont adaptées à notre époque.L'essentiel est de ne pas t\u2019embarrasser d\u2019articles en- 6 combrants et inutiles.Voici une liste de matériel de camp qui contient tout ce qui faut pour permettre à un bon campeur de se débrouiller : Couchage _ Un sac de couchage ou deux bonnes couvertures cousues en forme de sac.Une paillasse vide de 2\u2019 x 6\u2019 (en coton pas trop lourd).Pyjama.Vêtements Uniforme scout complet, y compris le canif et le bâton (5 pieds pour les C.P., et 42 pieds pour les scouts).(Diamètre moyen compris entre 1 pouce et 144 pouce).Culotte de rechange.1 chemise légère.1 sous-vêtement de rechange.9 paires de bas de rechange.1 gros chandail.Maillot de bain.Bonnes chaussures ou souliers de camp.Imperméable.Foulard de camp.Matériel Assiette, bol et gobelet (incassables).Couteau, fourchette, cuiller.Articles de toilette.Linge à vaisselle.Lampe de poche, boussole, lasso (40°).Missel, calepin solide, crayons.Camera (facultatif).Ft maintenant, en route pour le camp! YUG LA REGLE DU CAMP.MESSIRE DIEU PREMIER SERVI Nous remontions du bain de cinq heures.Le ciel était lourd et menaçant, présage infaillible d\u2019événements formidables.Le chef Alfred le Castor, grimpé sur une grosse pierre au milieu du camp, nous fit la harangue suivante : \u201cNous sommes en l\u2019an de grâce 1642.Paul Chomedy de Maisonneuve, c\u2019est moi.Dans vingt minutes, nous partons à la découverte de Ville-Marie.Le Père Vimont y célèbrera la première messe demain au lever du jour.Quand même tous les arbres de Pile de Montréal se changeraient en autant d\u2019Iroquois, nous irons y planter la croix au nom de Dieu et du Roy! Que chacun voie aux préparatifs.\u201d A la queue leu-leu, dans la brunante, les canots pointent vers le large, vers l\u2019aventure.Mais au moment où la troupe aborde le grand ilôt boisé, à peine a-t-on échoué les embarcations entre les rochers, que l\u2019orage éclate.Ce fut bref.mais violent.Le temps de monter quelques tentes entre les arbres pour abriter les bagages, et de rentrer du bois sec, et bientôt on aperçoit la lune, entre les gros nuages qui fuient vers l\u2019est, en se bousculant.Puis lentement, la nuit descend sur Fîle; tandis que le lac, baigné des clartés de la lune, miroite de toutes les petites vagues que soulève la brise.Le chef est allé chercher un site pour dresser la croix et l\u2019autel du lendemain.En l\u2019attendant on fait un feu entre les rochers sur la grève, pour se faire sècher.Puis, quand la flamme s\u2019évanouit, chacun armé d\u2019une- branchette fourchue, fait rôtir ses saucisses sur la braise.(Ici, on s\u2019est un peu écarté de l\u2019Histoire; car il n\u2019est pas très certain que Maisonneuve mangea des hot-dogs à son premier souper en Pile de Montréal.) \u201cBénissez-nous, Seigneur, bénissez ce repas.\u201d Entre les îles et les montagnes, l\u2019écho répond de partout au bénédicité.Assis sur les roches du rivage, autour du feu mourant, on causa longuement sous le beau clair de lune.Il fut question de bien des choses.Finalement la conversation rejoignit Maisonneuve, et la Compagnie de Ville-Marie, née d'inspiration divine.De là on passa aux plans merveilleux de la Providence dans la conduite des mondes et des hommes.Belle occasion pour terminer par le Cantique des Patrouilles, en faisant la chaîne autour des tisons.Mais il ne fait pas bon se coucher avec des saucisses sur l\u2019estomac.C\u2019est pourquoi le chef, dans le but de tasser le souper et aussi d\u2019aguerrir les sentinelles, entonne une furieuse danse iroquoise, au milieu des pier- 1es et des troncs d'arbres.Puis, on gagne les tentes.Et tandis que s\u2019éteignent les murmures des chapelets, là-haut, de vieux hiboux étonnés s\u2019interpellent et échangent leurs impressions.Dormez les Scouts, nouveaux découvreurs de merveilles.Ce ne sont pas les Iroquois qui vous guettent.D\u2019ailleurs la sentinelle est 1a, et Dieu veille.Et c\u2019est le matin.L\u2019aube souléve les brumes du lac et trace de grandes raies de lumiére entre les arbres.Déjà les oiseaux sont a l\u2019oeuvre.Sur la grève des pluviers piaillent gaiement; plus loin une perdrix tambourine, et au milieu du lac deux huards ricanent en cas- vcades; le tam-tam d\u2019un pic-bois les accompagne.A l\u2019oeuvre nous aussi! C\u2019est l\u2019offrande du matin à la porte des tentes, puis un bain rapide dans l\u2019eau couleur de rose.Chacun s\u2019affaire mais personne n\u2019ose troubler le silence recueilli de la nature.Sur un cap de roche au-dessus du lac, la croix est dressée face au soleil levant.À son pied on brêle des rondins entre trois petits cèdres pour faire une table d\u2019autel.Et c\u2019est la Messe : pour la première fois, le bon Dieu descend en cet ilôt sauvage qui lui est consacré.Comme tout-à-l\u2019heure il descendra dans les poitrines.Sur la patène que le prêtre élève à l\u2019offertoire, il n\u2019y a pas seulement qu\u2019une hostie.Il y a l\u2019offrande de ce jour nouveau, l'offrande d\u2019une terre neuve, et surtout loffrande d\u2019âmes jeunes et vaillantes.Et les oiseaux prêtent leurs chants, les bois leurs arômes, ct le soleil ses chauds rayons d\u2019or pour la cérémonie.Et de même qu\u2019en ce radieux matin de ju'llet 1942.au camp du lac des Iles, on redécouvrit le Mo:tréal d\u2019it y a trois siècles, tel qu\u2019il sortit des mains du Créateur: ainsi les scouts qui vont par les bois et par les monts.redécouvrent du même coup le bon Dieu qui se fait si simple, si proche dans la grande nature.L\u2019HIRONDELLE RAT R Ley\u201d Ce PDO = SK J AEA aig a Lag OC) \u201cff ft \\ rcp 177 A su, Ltlif il py, N\\ Jedd qe bor me me rm a pra ar OT are il, vem À fi kdl wo sn \u2014\u2014\u2014 = get a Se Mae co ç DE \u2014\u2014\u2014 rman yok ;} PL mm >, J \u2014 ZR un P Poux S$ \\ gt), DS Le 79; \\ : \\ VA «À / A Wi | Wo 441 3 at = f Ab Er a tet À A PZ EN VE ~ VV en Ces pn) i À Sk il /7 \\ ; 7 - 7 \\ ome À j \u2014 4 Ly F) \u20ac > \\ 7 D Li \\ \u2018 H 3 t , \\ | ~ > Lc ~~./ ») | od 1 i yA / EN if / I id \u2014 \u201c A : T {1 1444 < / FT mes D te 2 ~\u2014 AR] w ; = // = DE QUOI EXERCER TES 2.croi Y Ly / 4 noo \u2014 J \u2014\u2014\u2014.\u2014 [PR >! masse ee mm are ae = Lu { \u2018yr \u201cJ / TR \\ 4; je Ju ; , KT SE we, ~ar ESS me em.TT meee # Sr pe a ~~ N fi ; /| uw i / = SNS I c = | \u2014\u2014 \u2014\u2014 = ~~ > ; rm Re Verne D ta rr ma ae memes ams on an - _.> + = > vf \\ | N >) >] NS N rman\u2019 ecm \\ ASTUCES DE CAMP Fr 4 sl 4 dé \u201cran yl a st WM LA Whe.ve nn cet SW [ary - | ad Nie Reed QL Roux ï \u201c fp\" SNS KA = me D ser y 5 {0 A pan) | v WA | i cee eres 5 \\ {em iy \"1 Ë | \\ D x01 Vg Pe PR cssnate, = meta ag ventas a ter \\ \\ | / J of { me.= NN / / Hi F) WJ 3 : \\ \\ i | ; A CN ff \\ TALENTS DE BRICOLEUR I EN LOO \\{{) {7 Ww \\ ° O mm \\ \\\\ | 7 \\ g 5 Ce a en ru rt ve Re, gy { a A re (Up \\ | ir AN ry \" = Vv NS cos es np.du = \u2014 2 | EAN aN EPISODES DÉ CAMP.AUX JOURS EPIQUES DU \u201cFOUDROYANT\u201c, QUAND L'OYSEAU BLEU N'ETAIT ENCORE L\u2019Oyseau Bleu a toujours eu un goût fortement prononcé pour la navigation sous toutes ses formes.Dès sa plus tendre enfance, il prenait grand plaisir à créer au printemps de grandes mares d\u2019eau en construisant des barrages aux endroits stratégiques.Il y faisait évoluer de petites embarcations aux noms et aux formes variées.Cependant, ce n\u2019est pas de ces bateaux primitifs cu\u2019il voudrait te parler aujourd\u2019hui mais des formes plus perfectionnées que sont les radeaux.© Le premier radeau que je construisis avec les copains (dans le temps, j\u2019étais encore trop jeune pour être scout) était un simple empilement plus ou moins stable des panneaux que l\u2019on place sur les côtés des routes exposées au vent en hiver.Nous entreprenions là-dessus de grandes croisières sur les mares d\u2019eau printanières qui se forment dans les champs vagues.Nous en revenions trempés, crottés et un peu inquiets de l\u2019accueil que nous recevrions en réintégrant le foyer paternel en si piètre état.Heureusement, nous rapportions invariablement une bonne brassée de \u2018petits minous\u201d, des chatons de saule, qui amadouaient la maman.Malheureusement, ces plaisirs étaient de courte durée car le soleil avait vite fait d\u2019assécher notre \u201cmer des Sargasses\u201d et notre radeau restait piteusement échoué entre deux bosquets d\u2019aulnes, triste épave, témoin d\u2019héroiques croisiéres.e Lors d\u2019un grand camp sur la rivière Oouareau à Rawdon, nous avions eu la bonne fortune de recueillir un grand nombre de billots de \u2018\u201c\u2018drave\u201d.Chaque scout de la patrouille s\u2019était construit un radeau rudimentaire formé de deux grosses billes brélées à une perche transversale.Des avirons taillés dans le tilleul mou nous permettaient d\u2019avancer à la vitesse d\u2019au moins un demi- mille à l\u2019heure.Quels combats acharnés cette flotte de guerre n\u2019a-t-elle pas vus.Victoires, défaites, naufrages, rien n\u2019arrétait les vaillants matelots.Mais la plus remarquable de nos embarcations vit le jour au cours d\u2019un camp sur un lac du Haut-Saint- Maurice.La compagnie de papier sur le terrain de laquelle nous avions établi notre camp nous avait permis d\u2019utiliser tous les billots désirés à la condition de n\u2019y planter aucun clou.Comme la tradition de la troupe prohibait comme un sacrilège l\u2019emploi du moindre clou dans les aménagements de camp, la promesse n\u2019était pas difficile à tenir.D'ailleurs, quand on nous eût expliqué que la présence d\u2019un morceau de métal pouvait être la cause de dommages très considérables pour la compagnie qui nous recevait si gentiment, notre décision en fut renforcée d\u2019autant.Nous avions donc ramassé un certain nombre de gros billots d\u2019épinette de seize pieds.Ces billots furent maintenus en place au moyen d\u2019un certain nombre de longues perches brélées transversalement par dessus.Ce radeau quoiqu\u2019immense était insuffisant pour porter toute la patrouille.Nous avons donc brélé par dessus les perches un autre rang de billots.Le \u201cFoudroyant\u201d devint alors capable de tenir la mer même par les plus gros temps.De nombreux perfectionnements vinrent rapidement faire de notre bateau une forteresse imprenable.Une voile formée d\u2019une toile de fond permit à notre embarcation de se déplacer assez rapidement les jours de grand vent.Le timonier, une longue rame à la main, maintenait la direction du bâtiment.Mais il mérita réellement son nom de \u201cFoudroyant\u2019 lorsqu\u2019il eût été converti en bâtiment de guerre au cours de combats nautiques inter-patrouilles.On l\u2019entoura d\u2019une clôture de pieux épointés et de branches épineuses.Il devenait dès lors impossible d\u2019en escalader le bord.On hissa au mât le traditionnel pavillon à tête de mort.Une roche au bout d\u2019une longue corde permettait d\u2019ancrer le bateau et d\u2019attendre de pied ferme les embarcations ennemies.Mais le \u201cFoudroyant\u201d devint véritablement maître des mers lorsque Gadou y introduisit une arme de défense formidable.Il avait déniché DU \u201cD'IBERVILLE\u201d ET DU \"RADISSON\u201d, QU'UN OUAOUARON SANS PROTECTION lors d\u2019une visite au village une vieille pompe à ires»\" démodée qui traînait dans un coin de la cavr de \"église paroissiale.Le maire que la patrouille était allé voir avait consenti à la prêter pour la durée du camp.On avait donc ramené la machine en quest/on et on l\u2019avait secrètement installée à bord du \u201cFoudroyant\u201d.On l\u2019avait dissimulée à la vue des autres patrouilles en la recouvrant d\u2019une hutte de branchages.Le lendemain eût lieu un grand combat naval.Tous les adversaires durent s\u2019avouer vaincus sous les trombes d\u2019eau vomies par l\u2019infernal engin.Mais ces jours -de gloire et de domination eurent une fin car le lendemain une coalition se forma contre nous.Malgré les efforts vigoureux des scouts qui actionnaient la pompe, il nous fut impossible d\u2019empêcher quelques- uns de nos ennemis de se glisser près de notre cuirassé.Nous ne craignions nullement de les voir monter à bord car notre défense barbelée était vraiment infranchissable.Malheureusement les traîtres étaient armés de couteaux et ils eurent tôt fait de trancher les cordes maîtresses.Notre bâtiment s\u2019en allait à la débandade.L\u2019équipage leva l\u2019ancre en hâte et ses efforts désespérés permirent au moins de sauver les parties précieuses du bâtiment par un prosaïque échouage.Le \u2018\u2018Foudroyant\u201d n\u2019était pas mort.Le lendemain, il renaissait plus redoutable par la substitution de broches aux cordes sectionnées.Mais le camp touchait à sa fin et il ne put inscrire d\u2019autres grands exploits à son histoire.© Nous avons construit en patrouille d\u2019autres embarcations du même genre mais jamais aucune d\u2019elle ne nous a laissé des souvenirs aussi vivaces que le \u201cFoudroyant\u201d.Le \u201cD\u2019Iberville\u201d comportait une plate-forme en forme de croix.Les flotteurs étaient de vieilles chambres à air fixées par des lanières de toile passant dans des entailles de la plate-forme.Le mat, retenu par des haubans en corde solide était coincé dans une douille vissée Ts 1 3 2n pant.La quille était aussi vissée et consolidée par des équerres métalliques.La corne et le gui étaient en bambou.Comme gouvernail, on placait une pagaie dans une encoche a l\u2019arrière.© Le \u201cRadisson\u201d était encore plus perfectionné.Ce fut pendant deux ans le bateau de croisière de la patrouille.Il avait remplacé le \u201cd\u2019Iberville\u201d dont il avait adopté le mât, la voilure et la quille.TI était essentiellement composé d\u2019une grande plate-forme sous laquelle étaient fixés au moyen de fil de fer une double rangée de bidons d\u2019huile de quatre gallons fournis par un garagiste ami des scouts.Que de fins de semaines splendides, nous avors passées sur notre cher \u201cRadisson\u201d que nous remisions à la maison de campagne de Pierrot lorsque venait Pheure de rentrer à la maison.© La patrouille a maintenant mieux encore.Je t\u2019en parlerai peut-être une autre fois.Mais en attendant, pourcuoi ne construirais-tu pas toi aussi un radeau qui t\u2019initierait aux plaisirs de la navigation et peut-être aussi de la pêche, occupations qui ne sont pas nécessairement réservées aux bourgeois bedonnants.L\u2019Oyseau BLEU SONT-ILS LA?LES SCOUTS.Les Scouts de Saint-Hyacinthe invitent tous les scouts et routiers de la Province qui désirent assister au Congrès Eucharistique de Saint-Hyacinthe, du 21 au 25 juin, à utiliser l\u2019Hôtellerie scoute qu\u2019ils mettent à leur disposition: \u2018\u2018des tentes pour plus de 200 bons campeurs\u201d.Communiquer avec Laurent St-Onge, S.R., case postale 116, téléphone 5.Les aumôniers qui aimeraient se joindre à leurs scouts pourront communiquer avec l\u2019aumônier diocésain, monsieur l\u2019abbé Edouard-Léon Paul-Hus, prêtre, Presbytère du Christ-Roi, 320, rue de la Concorde, téléphone 886. a CHAPITRE VII Ou des grandes personnes perdent la téte cependant que des enfants gardent la situation en main Te, tetut, tetut, tut tut, te tetut.Le 14 au matin, dans la petite gare ensoleillée de Gaspé, l'agent télégraphiste manipulait le bouton de son appareil avec un air d\u2019abandon et de sérénité qui enrageait au suprême Madame Eugénie Fari- beau, la notairesse.C\u2019est qu\u2019on avait décidé enfin de télégraphier au camp scout pour avoir des nouvelles de Pierre et la maman affolée, ne sachant où donner de la tête, voyait chaque minute augmenter ses craintes et elle tempêtait : \u2014 Mais pressez-vous donc ! Pressez-vous ! Je veux une réponse ce matin.Vous avez bien saisi l\u2019adresse ?Le chef Picard, Lanoraie.Mais le flot continu de ces paroles qui déferlait sur l\u2019agent se heurtait, comme la marée de Percé, à un roc trop peu friable.Sans perdre une bouffée de son brûlot dûment culotté, le télégraphiste continuait, impertubable.Te, tetut, tetut tut tut, te tetut.\u2014Quel service !! On voit que l\u2019on se trouve dans un coin perdu ! Voyons, ne retardez pas.C\u2019est une question de vie pour un pauvre enfant abandonné et une malheureuse mère ! L'agent redressa la tête, leva les yeux vers le visage cramoisi de Madame Faribeau, saisit le bord de sa visière verte qu\u2019il pointa vers le ciel et, enlevant sa pipe du coin gauche de sa bouche d\u2019où elle pendait depuis le déjeuner, d\u2019une brusque contraction de ses joues, chassa hors de ses lèvres un long jet de salive noirâtre.\u2014Epoumonnez-vous pas Madame.Du calme, un brin.Le fil ne peut pas porter plus qu\u2019une lettre à la fois.Votre message est parti maintenant.Ecoutez : \u201cChef scout Jean-Théo Picard, Lanoraie.Prière donner renseignements sur Pierre Faribeau \u2014 stop \u2014 Suis inquiète \u2014 stop \u2014 Aucune nouvelle de son camp depuis mon départ \u2014 stop.\u2014 Sa maman Eugénie \u2014 stop.\u201d C\u2019est bien ça ?\u2014Oui, je retourne à lhôtel.Aussitôt que vous aurez le message, vous me l\u2019enverrez porter par un gamin à \u201cLa Morue Salée\u201d.12 LE PRISONNIER DU VIEUX MANOIR Par: HIBOU TACITURNE Quand Madame Faribeau fut partie, Monsieur Sinclair, le télégraphiste, marmotta entre ses dents: \u2014Urgent ! Urgent ! C\u2019est urgent qu'elle dit.Ces dames de la ville ça se débarrassent de leurs enfants comme d\u2019un petit cochon de lait, puis ça gloussent comme des poules pour les retrouver quand elles les croient perdus ! Cependant, la notairesse avait gagné sa chambre d\u2019hôtel et elle continuait à détendre ses nerfs en répétant à qui voulait l\u2019entendre, en occurrence son mari : \u2014Ah! les scouts, les scouts! Ils sont toujours les mémes.Pour sir, ils empéchent mon pauvre petit chou de Pierre de m\u2019écrire, sous prétexte de vie rude ! Ce à quoi le notaire répondait sur le même ton mais en exploitant une autre veine : \u2014C\u2019est à croire! Il ne nous écrit pas parce que tu l\u2019as trop gâté et qu\u2019il se moque de nous.Tu l\u2019as toujours trop chéri.Aujourd\u2019hui, il ne pense même plus à nous.\u2014-Vous vous faites des peurs avec des riens, concilia Pierrette.Dans un camp scout, les garçons ont tellement d\u2019occupations intéressantes qu\u2019ils oublient d\u2018écrire.C\u2019est simple.Et elle continua en poussant un soupir de regret : \u2014Ah ! si j'étais un garçon ! ! ! \u2014Tais-toi.A-t-on jamais entendu sottise pareille.Je te l\u2019ai déjà dit, Pierrette, tes rêves te perdront.Je ne veux plus entendre un tel langage dans ta bouche.Même notre fille qui n\u2019est pas contente de ce que nous avons fait pour elle.Le notaire sentit qu\u2019il fallait ramener la famille au calme et à la juste réalité des choses.\u2014Eugénie, voyons, c\u2019est un enfant.Et puis cette discussion ne réglera rien.Quand le chef de gare doit-il t\u2019envoyer son messager ?Madame Faribeau ouvrit la bouche en même temps que la porte, car on venait de frapper.Un petit gars apparut aussitôt (non à la bouche mais à la porte) ! \u2014Un télégramme pour Mame Faribeau! Cela suffit comme présentation.La notairesse lui arracha littéralement des mains le rectangle de papier jaune, le parcourut avidement des yeux, puis s\u2019écroula comme une masse.Renversé, beaucoup moins que sa femme cependant, le notaire \u2018s\u2019élança pour ramasser son épouse.La jumelle en profita pour saisir le télégramme et le lire tout haut.\u201cPierre n\u2019est pas venu au camp scout \u2014 stop.Signé : Jean-Théo Picard, scoutmestre \u2014 stop.Il n\u2019y eut aucune explication supplémentaire.Quand la notairesse fut revenue à elle, un quart d\u2019heure plus tard, le trio Faribeau fonca à toute allure vers le manoir de la Valtrie où l\u2019on espérait découvrir enfin les traces du pauvre jumeau.Le notaire appuyait farouchement sur l\u2019accélérateur, la mère crispait ses mains et retenait ses larmes, Pierrette frémissait à l\u2019aventure qu\u2019elle avait tellement désirée.L\u2019auto dévalait les côtes comme un canot de Chasse-Galerie.La dépêche de Madame Faribeau avait totalement abasourdi le chef Picard et son aumônier.Ils se demandaient par quel sortilège les parents de Pierre avaient imaginé trouver leur fils au camp scout, et, chose plus grave, où pouvait bien être ce Gribouille de novice s\u2019il n\u2019était ni avec ses parents ni avec la troupe.\u2014Les patrouilles sont revenues d\u2019excursion, dit l\u2019abbé Masse.Consultons les Hiboux pour savoir s\u2019ils en ont eu des nouvelles a La Valtrie.\u2014C\u2019est juste.Les patrouilles doivent être chacune dans leur coin.Il ne s\u2019agit que de convoquer Hibou Ricaneur.L\u2019appel fut lancé et \u2014 pour cause \u2014 personne ne répondit.Après deux essais inutiles, le scoutmestre dépêcha un assistant aux renseignements.Pas plus de Hibou dans le camp que de badges sur la manche d\u2019un chef de troupe ! Pourtant, tous les autres scouts étaient de retour.La scoutmaîtrise en demeura sidérée.\u2014Patience, dit le chef, ils reviendront après le diner.Attendons.On attendit au milieu des activités scoutes ordinaires.Aucun Hibou ne pointa à l'horizon.Le dîner, la sieste.rien! , Jean-Théo en fut définitivement désemparé.Pierre Faribeau sensé être au camp et dont on n\u2019avait pas vu la binette depuis des lunes, les Hiboux disparus dans la direction de La Valtrie.c\u2019était trop en même temps ! La scoutmaîtrise décida d\u2019agir.On attendit l'heure du bain pour donner une chance aux retardataires de se montrer le bout du nez.Rien ! Alors, le chef fit servir un repas rapide, comme pour un grand jeu et convoqua ensuite tous ses gars au pied du grand mât.\u2014Frères scouts, dit-il (et cette fois on sentait qu\u2019il parlait sérieusement).Frères scouts, la patrouille des Hiboux est bel et bien disparue.Il s\u2019agit de la retracer avant la noirceur.Le premier scout qui la découvre aura le fanion d'honneur.Un assistant expliqua longuement l\u2019itinéraire des disparus et, à leur tour, les scouts du Séminaire de Joliette filèrent vers le mystérieux et terrible Manoir de La Valtrie, vers lequel semblaient converger tous les personnages de notre récit.En effet, au même moment, la bande de Zelinsky s\u2019ébranlait, quittant son antre de la Petite Rivière, pour atteindre le même château où les voulait une tâche nécessaire.Il leur fallait se rendre discrètement, sans être remarqués, à la recherche du cadavre de Bob, pour ensuite le précipiter dans le fleuve, des pierres aux pieds, qu\u2019il s\u2019y décompose.Pendant que la toile se tissait de partout vers la demeure des Faribeau où s\u2019était la veille manifesté l\u2019esprit de Krikomakai, la patrouille du Hibou ronflait en cadence.Eh oui! Malgré l'heure avancée, le grand soleil qui pénétrait dans la chambre, nos héros roupillaient comme des marmottes.Trop de fatigue les avaient terrassés pour qu\u2019ils puissent se contenter d\u2019un somme.Ils dormaient tout d\u2019une traite depuis le matin.Rémi qui rêvait tout haut, se retourna soudain dans son sommeil en tentant d\u2019esquiver une imaginaire attaque de Zélinsky.Le bruit de sa voix, son coude qu\u2019il plongea dans les côtes du Hibou Ricaneur suffirent pour réveiller son voisin.Le c.p.s\u2019étira en grognant, se frotta les yeux et consulta machinalement sa montre.Elle était arrêtée.Dans I'énervement de la veille, il avait complètement oublié de la monter.Le souvenir des événements qu\u2019il avait vécus monta brusquement au cerveau du c.p.à la vue de sa montre et il se leva d\u2019un bond pour se précipiter à la fenêtre.Déjà, la soleil était bas sur les lointaines Lauren- tides, il devait être près de six heures.Sans perdre son temps en jérémiades inutiles, notre c.p.se décida d\u2019agir et vite.D\u2019une voix de stentor, il réveilla ses patrouillards bien blottis dans leur coin et qui, malgré le plancher de bois, auraient bien voulu continuer la fête.Après un chant scout à la Vierge, il leur expliqua la besogne qu\u2019on avait décidée.Pratique, il divisa aussitôt sa patrouille en deux équipes.À la première, il confia la tâche de préparer le foyer, il chargea la seconde de recueillir et de remplir tous les vases susceptibles de contenir de l\u2019eau pour éteindre le feu, quand la porte aurait cédé, qu\u2019il ne se propage pas à tout le Manoir.© La petite hache de la patrouille fit merveille dans l\u2019étude du notaire.Les chaises, les bibliothèques volèrent en éclats.Bientôt s\u2019entassa une respectable pile de bois sec que l\u2019équipe disposait à mesure devant la lourde porte de chêne.Pour allumer, Wapiti disposa avec adresse, sous la pyramide, les bourru- res des fauteuils éventrés et les paperasses qu\u2019avait rejeté la Bande de Zelinski, les ayant trouvées sans valeur.Un inventaire des ressources de la pat.révéla que les Hiboux ne possédaient que deux allumettes.Le C.P.ne s\u2019en formalisa pas outre mesure.Il commença par disposer ses patrouillards dans le foyer de la cheminée à la fenêtre, leur ayant fait entourer la tête de foulards trempés.Toute la pat.a les yeux sur le Hibou Ricaneur.Lentement comme au soir d\u2019un feu de camp, celui- ci s\u2019agenouille devant les débris épars des meubles sacrifiés, il frotte une allumette sur le parquet, en protège la flamme vacillante de ses deux mains réunies en cupule et l\u2019approche du papier.Un éclair ! La feuille s\u2019enflamme, noircit, se tord, puis.s\u2019éteint.Wapiti esquisse un sourire moqueur à l\u2019adresse de son C.P., tandis que toute la pat.sent la sueur lui perler au front.(phénomène fort explicable quand on sait que nos héros avaient la tête emmaillottée de linges mouillés).Le C.P.foudroie son S.P.d\u2019un 13 R > 1 a H ; A TM IR TRAIT gtd.far LS THEIRS aie ER RRR I LR I EE ES LE regard, rassure ses gars d\u2019un geste de dédain, puis frotte la seconde allumette.Cette fois, il a fabriqué une torche d\u2019un bel acte notarié signé et contresigné, frappé d\u2019un sceau rouge laissant pendre des rubans de même couleur.Le testament s\u2019enflamme.Hibou l'approche de la pyramide, le promène dans les entrailles des chaises éventrées.La flamme lèche les planches de chêne de la porte.Celle-ci semble défier les volutes de fumée et les langues de feu qui glissent sur elle, mais le feu ronge quand même.Les Hiboux pleurent, leurs yeux clignotent chaque fois qu\u2019ils essaient de percer les nuages âcres pour constater les progrès du feu.Rémi tousse.Le C.P.l\u2019entraîne vers la fenêtre pour lui permettre de respirer un peu d\u2019air pur.La flamme tourbillonne, le cadre de la porte crépite, les murs noircissent.Il s\u2019en faut de peu que le feu ne.s\u2019étende a toute la piece.Pierre se sent étouffer par la fumée, se précipite et renverse un seau plein d\u2019eau.Wapiti tâche de réparer la maladresse.Hélas, le robinet se trouve près de la porte que le feu empêche d'approcher.Wapiti se roule dans l\u2019eau répandue sur le plancher, se couvre les genoux de foulards humides, et fonce dans le feu à la recherche de l\u2019eau.Il se brûle sur le robinet, le poil des bras lui roussit, mais il tient bon.La chaudière est pleine.Il la remet à son C.P.Victoire ! Des flammèches jaillissent.La chemise de Pierre se couvre d\u2019étincelles rouges qui s\u2019étendent en grandes taches noires, jusqu\u2019à ce que le tissu cède et mette au vif la peau sur laquelle le feu laisse des marques cuisantes.Le pauvre jumeau hurle comme si on l\u2019avait fait cuire à la broche.I= i Hibou ricaneur s\u2019apercoit que la panique menace de gagner la pat.; il décide de s\u2019imposer en maitre.Prenant conscience de la lourde responsabilité qui pèse sur ses faibles épaules, ramassant à ia fois l\u2019autorité qui lui est dévolue en vertu de sa charge et le seau d\u2019eau, en un tout fort homogène, il douche copieusement le nouveau Robinson qui crie encore plus fort.\u2014 Scouts toujours! lance le C.P.avec une voix qui ne se reconnaissait pas.Les scouts, saisis par l\u2019appel inopiné de leur chef et habitués à répondre à cet ordre impératif, hésitent un quart de seconde et lancent en choeur : \u2014PRETS ! Pierre en demeure bouche bée, s\u2019arrête net et oublie de pleurer.\u2014Je suis le chef, continue-t-il, et je veux être \u2014\u2014 qu) = -, P.Raoux UE obéi à la lettre.La situation est critique et en suis responsable.Pierre, la ferme ! La vie rude, c\u2019est le temps de mettre ça en pratique.| Les Hiboux estomaqués par cette harangue inattendue n\u2019osèrent bouger.; \u2014Piti! (le C.P.abrégeait aussi le nom de son scout parce que le temps pressait), remplis le plat d\u2019eau.Les autres, préparez-vous à sortir.Les ordres furent exécutés avec une promptitude digne d\u2019un camp-école.Dans un nuage d\u2019étincelles, la porte croula.Le passage était ouvert aux captifs.\u2014Tout le monde à l\u2019eau, claironna le C.P.Les scouts comprirent.Ils se précipitèrent sur les seaux d\u2019eau et se mirent à arroser l'incendie pour l'empêcher de gagner le reste du Manoir.Tâche difficile, car le plafond flambait déjà.(à suivre) LOUIS PRONOVOST directeur Rédigée pour la Fédération des Scouts Catholiques de la Province de Québec, par l\u2019Equipe Plume-Agile.PIERRE ROUX, Directeur artistique Abonnement i4 LE : SCOUT : CATHOLIQUE Revue Scoute des Garcons Abbé BERNARD LEFILS aumonier 2080 ouest, Dorchester, Montréal.Téléphone : WILbank 5368.S.V.P., aviser de tout changement d\u2019adresse.ANDRE ROCHON, Rédacteur-en-chef 50 cents. \u20ac y y my LE SCOUTISME DANS LE MONDE Les scouts trifluviens ont fété récemment leur Aumônier diocésain, monsieur l\u2019abbé Maurice Patry.Assistaient à cette fête: le Commissaire provincial adjoint Ambroise Lafortune, monsieur l\u2019abbé Robert-E.Llewellyn, aumônier du Clan Saint-Jacques, Son Honneur le maire des Trois-Rivières monsieur Arthur Rousseau, le Commissaire diocésain Frédéric Poliquin, monsieur le juge et madame Lacoursière et monsieur Sylvio Cari- gnan, protecteurs des scouts.© Les anciens scouts du diocèse des Trois-Rivières viennent de fonder un organisme qui leur permettra de se réunir et de revivre fraternellement leur vie scoute.Les \u201cAnciens\u201d ont leur président: Raoul Morand, leur Aumônier, et leurs réunions périodiques.© A Montréal, la Branche de la Route a clôturé ses activités par un dîner au Cercle Universitaire.Le Commissaire diocésain Trefflée Boulanger a prononcé à cette occasion une causerie sur l\u2019utilisation de la pédagogie scoute dans la famille.L\u2019honorable sénateur Léon-Mercier Gouin, président de la Fédération, a remercié le conférencier.© Le dimanche vingt et un mai le chef du Q.-G., était à Québec, y repérant les Commissaires, visitant les meutes et les troupes et \u201cNotre-Dame-des-Laurentides\u201d, Je Relai québécois.Hibou Taciturne s\u2019est aussi rendu à Lévis.Le dimanche vingt-huit il était dans les Maritimes pour des journées de formation.© Dans la coulisse on répète que le Commissaire au Q.-G., André Rochon sera intendant de tous les camps fédéraux cet été.© A la Troupe du Collège de Montréal le Chef Léo Tassé a reçu, le soir de l\u2019Ascension, les promesses de plusieurs nouveaux scouts.Outre l\u2019Aumônier et de nombreux parents, le Supérieur du Collège et une vingtaine de professeurs assistèrent à la cérémonie.Le mercredi dix-sept mai, veille de l\u2019Ascension, avait lieu à la Palestre nationale de Montréal, sous les auspices de la Canadian Youth Association et la présidence conjointe de messieurs Antoine Desmarais et Maximi- lien Caron, un ralliement des représentants de tous les groupements de jeunesse de langue francaise de la ville.Si les porte-parole des groupements réputés avancés avaient le verbe haut, les deux représentants du scoutisme: le Commissaire provincial-adjoint Ambroise Lafortune, et le Commissaire-assistant de province a la Route Louis Pronovost n\u2019ont pas été le moindrement intimidés.En la fête de l\u2019Ascension, à la fin d\u2019une sortie de Clan sur le Mont-Royal et après une messe splendide au Calvaire du Cimetière de la Côte des Neiges, le Commissaire provincial adjoint et chef de l\u2019Equipe Ka-ke- bon-gué a pris son Départ routier.Le Commissaire- assistant de province à la Route, les routiers du Clan Saint-Jacques, de nombreux dirigeants et dirigeantes de la J.E.C., assistaient à cette cérémonie, à la suite de laquelle le nouveau routier se mit en route pour Joliette.Le jour de l\u2019Ascension, une délégation du Q.-G., composée des Commissaires Ambroise Lafortune, Georges Kelly et André Rochon, ainsi que de Jean Rochon de Equipe Plume-Agile, assistaient à un grand rallye de tous les scouts et routiers du diocèse de Joliette.A cette occasion prirent leur Départ routier : Maurice Laforest et Luc Piette.Fiit adoubé scout du roi: Constant Bouillon.e Les scouts de Montréal ont célébré la fête de Dollard par un camp diocésain de deux jours, les 27 et 28 mai, au Jardin Botanique.Ce rallye a été marqué de nombreuses activités: messe, feu-de-camp, grands jeux formidables, etc.© De passage aux Trois-Rivières le Commissaire Ambroise Lafortune, Chef du Q.-G., a semé de sa verve et de son entrain sans s\u2019appauvrir pour autant.À tous les scouts il a laissé comme devise: \u201cLe diable au corps et le Christ dans l\u2019âÂme\u201d.L\u2019abbé Robert-E.Llewellyn, Aumônier du Clan Saint-Jacques, qui l\u2019accompagnait, a délégué à nos frères trifluviens une partie de la mission illuminatrice assumée par les Scouts de France.Récemment le bureau du président des Chemins de Fer nationaux a été la scène d\u2019une impressionnante cérémonie scoute.En présence d\u2019officiers de la Boy Scouts Association, et du réseau national, le Commissaire G.Robley Mackay (B.S.A.) a épinglé la médaille du mérite sur la poitrine de monsieur H.-T.Parker, au service du scoutisme depuis vingt ans, dont neuf comme scoutmestre a la troupe de Cartierville.\u201cLe Nouvelliste\u201d, journal trifluvien, accueille dans ses colonnes une chronique scoute.On y rencontre un Akéla qui commence sa réunion en uniforme de chef pour la terminer en uniforme de commissaire; de l\u2019étonnement.en face d\u2019un aumônier qui cuit son diner; un palabre routier par correspondance; un médecin de troupe qui cherche un Akéla et qui n\u2019en tronvant point, se transforme peu à peu en chef de meute.Lambert BOVY 15 amv» Y As-tu besoin d'une hache ou LA CACH EF J d'un noeud d'épaule, d'une gamelle ou de livres scouts d\u2019une pièce d'uniforme ou d'une boussole, tu trouveras tout a magasin scout provincial, 388, rue de la Cathédrale, LES TROIS-RIVIERES, =: PQ EDITIONS SERVIR Tu ne peux te passer d\u2019un carnet de poche © Aussi scout © Aussi complet Jil ® Aussi pratique 1 L ECLAIR $0.50 l'unité; $5.40 la douzaine \u201cL\u2019ECLAIR EST FAIT POUR AIDER TOUS LES SCOUTS\u201d Adresse ta commande sans tarder au Groupe Saint-Viateur, 225, AVENUE BLOOMFIELD, - - OUTREMONT Le OU CHEZ LES SCOUTS CATHOLIQUE Quartier-général, 2080 ouest, rue Dorchester, Montréal, Tél.WI.5368 De la tenue! À bas les uni- ° \u201c5 .formes \u201cGribouilles\u201d! C'est .Dupuis 5rères mot d'ordre de Castor Industrieux a tous les scouts de la Fé- 865 est, rue Ste-Catherine, dération.Pour une allure im- .peccable, consulte MONTREAL Plateau 5151 hu 16 "]
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