Le Scout catholique /, 1 février 1946, Février
[" ; i u a.cabs estate.sidan \u2014_ _ + + î ; PER 9 247 .EX.- EJ x; \u2014 _ pe A oo Lo AEEE = 2e = - re pe OUT CI REVUEOS i a = S RS Bo iS = | = = EN iw 8 Na = 5 : NY FEVRIER = = = a « Se ae ' 1946 2 = HR = = Th su se SAS, - i S 0 £3 en bth 3 3 a ead, 5 = 23 Hii 5 = 2 3 = ss nr # i = 13e ANNÉE # we =.No 95 nN 5 D a Ex S +i 3 2 , 2 i = = \u2014 = À = 2e \u201cae AN = ce N i a) a i a = 1 RD Pa = 365 5 x ne = se Gerd SS Ÿ se S $x te = S 5 & i 5 WR = = = & a, Zz Ge > & NS * a oo Ey S = # 5 ps SERGE 7 # ee æ see io $4 5.A Zen \", \u201c5 we A5 ; RD 2 = > cé À % A sy Cs SN S A \u201c4 4 5 Fan + SE 3 ir] n 2 RN = i 2 ae FE = ne GE # Lk fz Es, oy = = 3e Z 3 # A.5%: AR EE ze es Beauceville-Est nd 4 Es = = ES 7 # * 248 5 a % ni Te car Ra - 2 Ad 2 2 A 7 5 7 7 2% GR Ze % %.% ih i 7 7% a EZ ge % pa i es 7 7 GE Zn Autorisé comme envoi ER EE i; Ca 2 7 Boa 7 postal de la 2e classe, 7 7 en.7, ©, 24 Ministère des Postes, Ottawa 2 = 2 ot iy 7 7 a 24 GE SE: 7% Jit i 7 Ge 7 a i i SE te = 5 PIS Photo SUN VALLEY FARM 258 I$ A Doi BC | H I a\u201c VERA tes ay vaste.pitt AS 1H RFI 3 UN TEXTE DE LA PLUME D'OR A LA CONQUETE DU MONT EVEREST On en était au samedi soir.Le lendemain devait avoir lieu la grande excursion a travers les monts escarpés de l\u2019Himalaya.Depuis deux jours un fort vent du nord-est ne cessait de balayer continuellement ja région, et le froid s\u2019était aussi mis de la partie.Rien ne semblait présager un revers de température d'ici quelques jours.\u2014 Hello, Chef, C\u2019est Paul qui parle.Est-ce que l\u2019excursion est contremandée ?\u2014Mais non mon vieux, pourquoi veux-tu qu\u2019elle le soit ?\u2014Et la température ! Si on allait avoir une bourrasque de neige durant l\u2019escalade.\u2014Ne crains rien, nous avons la Providence avec nous.Et pendant une grande partie de la soirée le chef fut continuellement tenu en alerte par ses C.P.Gul voulaient se tenir au courant des dernières décisions et Ses scouts qui tenaient à confirmer les dire des La journée du lendemain s\u2019annonça fameuse.Dès le début le soleil commençait à percer les nuages en lançant à la dérobée un sourire narquois aux scouts qui revenaient de la Messe.Le départ devait s'effectuer en patrouille, chacun transportant son propre matériel, et en plus le minimum nécessaire pour faire la cuisine en patrouille.En effet, la température ne permettait pas les repas \u201caux sandwiwches et aux Cok!\u201d: nous laissons cela aux V.P.À onze heures au signal du rassemblement.toutes les patrouilles débouchent du bois et viennent se placer en rectangle au centre de la vaste clairière.\u2014Tout le monde est présent ?\u2014Oui Chef.; \u2014Et bien partons.Vous marcherez trois par trois Jusqu'au pied de la montagne.N\u2019oubliez pas la technique de ce mois, l\u2019observation.Donc ne laissez rien passer que votre oeil puisse capter.Allons en route.\u201cSur la route il faut chanter p\u2019tit frere, Sur la route il faut chanter, \u201cAllègrement sans s\u2019arrêter, Le chant fait mieux marcher.\u2019 Lt nous courrons les monts les bois et les plaines, Et nous chantons les plaines les bois et les monts.Æt ainsi pendant une heure ce fut une véritable exhibition de chants de route.Presque tout le répertoire y passa.\u2014 Halte, cria le Chef.Pendant que vous prendrez un peu de repos je vais vous expliquer comment nous procèderons pour l\u2019escalade.Je passe le premier, et vous me suivez à 10 pieds.Préparez vos cordages au cas ou nous en aurions besoin.N\u2019oubliez pas que vos bâtons scouts peuvent vous garantir un point d\u2019appui.Mais prenez garde qu\u2019ils ne restent pris dans les infractuosités des rochers et qu\u2019ils vous projettent en bas.Et la partie intéressante de l\u2019excursion commenca.Au début il n\u2019y avait que de petits cailloux, queiques roches, puis le terrain devint de plus en plus escarpé; et les scouts montaient toujours.\u201cAttention cette roche n\u2019est pas solide\u201d.\u201cPrenez garde il y a une crevasse 1cl\u201d.Tous les accidents de terrain étaient ainsi énoncés au fur et à mesure que le Chef les apercevait.Puis, soudain, l& caravane s\u2019arrêta.Devant eux, une muraille presque lisse d\u2019un angle de 80 degrés environ.Aucun autre chemin n\u2019est accessible.Reculer c\u2019est le découragement chez les scouts.Il ne reste plus qu\u2019une solution, avancer, franchir ce mur.Un moment d\u2019hésitation puis un plan est dressé.Deux scouts placent leurs batons au-dessus de leurs bras en les appuyant sur le roc.Deux autres scouts se hissent dessus et font la méme chose.Mais a ce moment la situation se complique de plus en plus.Les scouts faiblissent.Les bâtons se lamentent sous un tel poids.Il n\u2019y a pas un instant à perdre.Le plus jeune scout entreprend l\u2019escalade de cette échelle huraine et parvient en quelques instants au sommet où il peut facilement fixer un cable.Et un par un, n\u2019osant pas se retourner, tous les scouts s\u2019agrippent a ce cable et parviennent à leur tour au sommet.Quel soulagement.Les plus jeunes sont là tout émerveillés devant cet exploit qu\u2019ils n\u2019auraient jamais cru être capables d\u2019accomplir.Le reste de l\u2019ascension est beaucoup plus aisé.Cenendant des crevasses se dressent devant nous, plongeant dans les entrailles de la terre quelque fois jusqu\u2019à trente pieds.Enfin un dernier effort et trois hourra couronnent l\u2019arrivée des scouts au sommet du Mont Everest.| \u2014Entonnons plutôt, dit le chef, l'hymne traditionnel de la troupe.On entendit dans le lointair l\u2019écho qui répétait l\u2019Ave Maris Stella.Agrès un plantureux repas digne de la table des rois, et plusieurs jeux ou l'observation et l\u2019esprit de débrouillardise des scouts furent mises à l\u2019épreuve, tous furent contents de rentrer à la maison pour raconter leurs exploits qu\u2019ils exagéraient, et qu\u2019ils exagèrent encore.| oo Ç P.S.\u2014 Pour le bénéfice de ceux qui 1gnorent iz Mont Everest, il s\u2019agit d\u2019un cap de cent à cent vingt- cinq pieds environ qui borde le fleuve St-Laurent près de Québec.CHEVREUIL COURAGEUX S.M.Québec ! PETIT JEAN DE LA GRANDE MONTAGNE Ici, tout le monde m\u2019appelle Jeannot.J\u2019ai quatorze ans, et avant de te connai- tre, Maurice était mon meilleur ami.Par un triste jour d\u2019octobre, Maurice est parti pour la guerre; il n\u2019est pas revenu.Sa mère m\u2019a dit en pleurant qu\u2019il ne reviendrait pas.Là-bas, au village, les gens ne jasent que de ça: on dit que Maurice a fait quelque chose de très bien, comme qui dirait une belle B.A.en plus grand.C\u2019est en l\u2019accomplissant qu\u2019il a été tué., Et j'ai perdu mon plus grand ami, car lui et moi nous étions des intimes, des inséparables.Depuis ma plus tendre enfance, toutes mes joies, toutes mes peines, je les ai passées à courir la montagne.Aussitôt que j'ai su la triste nouvelle, j'ai pris mes skis et je suis monté d\u2019autant plus haut que ma peine était grande.a Connais-tu la montagne ?Non ! Alors, je vais te l\u2019expliquer, car moi, je l\u2019aime un amour passionné.Imagine un peu.D\u2019immenses champs de neige étincelants de soleil.Des pistes rapides côtoyées par la forêt.Toute une harmonie de rochers, de glace et de neige.dé La-haut, toutes les manifestations de la nature jouissent d\u2019un impressionnant écor.Un coucher de soleil, par exemple.les sommets du lointain s\u2019illuminent des teintes rouges du couchant qui peu à peu s\u2019éteignent pour laisser flotter un instant une lueur bleuâtre presque diaphane.Et c\u2019est la nuit magnifique entre la terre blanchie de neige et un ciel lumineux rempli d\u2019étoiles.Pour bien connaître la montagne, il faut être un skieur passable.Très tôt le matin, tu te mets en route, l\u2019effort musculaire de la montée communique à ton corps transi une bienfaisante chaleur.Le soleil apparaît lentement.Tu te détends, tu admires et tu commences à faire de la descente, à te griser de vitesse, de soleil, d\u2019équilibre; cela pendant que les heures glisseront trop vite sur les pentes du temps.Lorsque \u201cfourbu\u201d tu rentreras chez toi, le monde d\u2019en bas te semblera petit.palot.Dans la maison trop sombre, tu garderas les yeux à; demi fermés comme pour conserver plus longtemps la vision merveilleuse.Mais aujourd\u2019hui toute cette blancheur m\u2019écrase.Je suis trop seul, j'ai besoin d\u2019un ami.Veux-tu être mon ami?Oui.Chic alors, tu vas voir, nous allons former une équipe épatante.Tu aimeras la montagne comme je l\u2019aime.Surtout ne m\u2019en veux pas si je parle trop souvent de Maurice.Nous ferons de belles choses en souvenir de lui car il etait un as.CASTOR IMAGINATIF Bi Be fae ge se LE MYSTÈRE DE CELUI QUI N'AIMAIT PAS LES CONFITURES Pourquoi ce titre puisqu\u2019il n\u2019y avait pas de confitures, ou si peu, et que je n\u2019ai pas encore rencontré le monsieur scout, même chez les commissaires, qui n\u2019aime pas ce mets divin ?J'aurais pu intituler cet article \u201cLes mémoires d\u2019un cuistôt\u201d, mais ça vous a un petit air mortuaire et il s\u2019agit d\u2019une aventure toute récente.Le Castor qui, comme rédacteur en chef, possède la science du titre m\u2019a bien proposé \u201cEntre la roire et le fromage\u201d tout en me prévenant que ca ne voulait rien dire.Sa malheureuse explication m\u2019a décidé à maintenir mon choix.Je te prierais donc de noter qu\u2019il n\u2019y aura aucun mystère, que je ne suis pas mort et n\u2019ai aucune intention de voir publier mes mémoires.Ceci dit, je te livre, les unes à la suite des autres, ces idées que j'ai laborieusement inscrites dans les marges de mon livre de recettes.* Froid terrible.Nous entrons dans la maison ou l\u2019humidité nous glace; nous, deux pauvres cuisiniers et un assistant.Nous gelons, voilà le mot.Du bois, vite, car les scouts arriveront bientôt et le chef a promis aux parents que le chalet était formidabie.L : A Paix 1 oo + .° .° .- « ae A Vv \u2018ae aga\u2019 Deux par deux, nous nous réchauffons les pieds dans le fourneau.Fameux, ce chalet.D\u2019immenses mares d\u2019eau prouvent bientôt que le chef avait raison : un chef a toujours raison, d\u2019ailleurs, mais il n\u2019avait pas Frevu que la glace des fenêtres fondrait si vite.Si vite, encore une façon de parler; une fois les scouts arrivés, longtemps l\u2019air qu\u2019ils respirerent se condensa en vapeur.Ceci je te le dis par exces de franchise car, autrement, tu ne l\u2019aurais pas su.Ou diable sont donc ces fameux linges ?Il serait vraiment dommage de prendre ceux destinés à la vaisselle ! * As-tu déja compris pourquoi la gelée ne veut jamais prendre quand on n\u2019a aucun autre dessert sous la main ?* \u201cComme une chanson\u201d, telle était la devise du camp.Du réveil au coucher, on entendait de jeunes voix qui chantaient leur joie et leur jeunesse.Le chef, un type bien et poète à ses heures, avait composé un chant national sur l\u2019air de \u201cY a d\u2019la joie\u201d que j'aimerais te montrer.Parlant chansons, il me fait plaisir de te conter ce fait matinal où nous, les cuistôts, jouions un rôle très important.Tu dois savoir que tout bon cuisinier se lève avant le jour pour préparer la nourrissante sou- pane.Après avoir savamment calculé l\u2019heure exacte cù le déjeuner aurait fini de cuire et commencerait à brûler, nous allions réveiller la scoutmaîtrise.Je Gt N° ER Source 3 ( oid) PR oux n\u2019insisterai pas sur le petit lever de ces dignitaires, car l\u2019intéressant de l\u2019aventure ne commence qu\u2019après, lorsqu\u2019au rythme entrainant et un veu sauvage du \u201cBounda\u201d nous montions tous à l\u2019étage supérieur où dormaient les scouts._ Ça vous brise évidemment un rêve, mais c\u2019est chie de se faire éveiller par une chanson.* Connais-tu l\u2019incroyable volupté -de hacher les oignons ?* Non, ce n\u2019est pas vrai, nous n\u2019avions pas joué Barbe Bleue, mais depuis ce camp de neige, voilà un fait établi.Tu n\u2019as qu\u2019à demander à tous les scouts de ia troupe.\u2014 Question de détail, un foulard de troupe bleu peut servir de barbe à ce triste sire.Je dois à mes petits scouts du camp de la chanson un ban de la félicitation pour la simplicité et la franchise de leurs numéros de feu de camp et pour l\u2019ardeur avec laquelle ils savaient jouer là._Une toute petite histoire encore.Nous avions invite des garçons des environs à notre dernier feu de halle 1idicirtei its id led Rates HEN camp et voici que l\u2019un d\u2019entre eux, je crois qu\u2019il se nommait Claude, nous demanda si ses petites soeurs ne pourraient pas venir également.Accordé, et vers huit heures, Claude s\u2019amène avec les demoiselles.Pas petites du tout et jolies en plus de ça.Dans le temps de le dire, ma cuisine où se trouvaient les réserves d\u2019eau fut envahie.Jamais, non, jamais on ne vit une troupe si bien peignée.Inutile de dire que le feu de camp fut une réussite et, pour ma part, jai bien aimé ce geste de chevalerie.* - Comment peut-on faire différentes sortes de soupes avec du macaroni et des boites de jus de tomates ?* Esclave de mes chaudrons, je n\u2019ai pu voir la troupe dans ses grands jeux, mais on m\u2019a dit qu\u2019elle chanta plus que jamais.Pourquoi ne l\u2019imiterais-tu pas en prenant comme mot d\u2019ordre \u201cCOMME UNE CHANSON\u201d ?ECUREUIL REVEUR QUAND FLAMBE LE BUCHER L'ÉQUIPE PLUME-AGILE PUBLIERA EN AVRIL UN NUMÉRO SPÉCIAL SUR LE FEU DE CAMP.TU Y TROUVERAS : DES NUMÉROS DES TRUCS DES COSTUMES DES BANS DES CHANTS DE TOUT Vu = AM I = UN NUMÉRO INDISPENSABLE POUR TOUS CEUX QUI VEULENT RÉUSSIR UNE SOIRÉE AUTOUR DU FEU DE CAMP.LE CONCOURS EST OUVERT À TOUS. QUAND LA 39¢ VA AU BOIS Heureuse troupe que la 39e, elle a trois vaillantes patrouilles et surtout une scoutmaitrise de premier ordre.Imaginez le scoutmestre, dix ans de scoutisme, quatorze camps dont deux d'hiver, son assistant, inutile d'en parler, depuis six ans à la troupe, il est passé de scout, à second, puis c.p.et enfin instructeur, 11 n'a manqué aucun camp et connaît sa technique comme son Notre Père.Et un aumônier qui sy connaît en gambades et excursions, il est même allé en Afrique, histoire de voir S'il fait aussi chaud là-bas qu'on le dit et puis avec ça, une compréhension du garçon.Enfin tout pour créer un climat scout idéal.Cependant quelque chose n'allait pas bien à la 39e, c'est qu'elle avait un local; imaginez un local, sans colonne, de plein pied, chauffé à calorifère, un amour de local et rien de la catacombe, 18 pieds de haut, éclairé par cinq grandes fenêtres assez élevées pour éviter le fracas des batons.Un local si beau que la troupe ne pouvait s'empêcher d'y séjourner, les patrouilles dans leurs coins respectifs avaient décoré avec un art consommé, enfin quelque chose qui donne la nostalgie quand on le quitte.C\u2019est pour cela que malgré les avis de la scoutmaitrise la troupe excursionnait chaque mois entre quatre murs.QuaOuaron, le sachem donnait l'initiative à ses patrouilles mais ces dernières semblaient disposées à demeurer au chaud.Vendredi, mi-janvier, c\u2019est soir de réunion, a l'inspection tous les garçons sont frais et dispos, ils ont le visage rose de froid et les poumons remplis de bon air.Un coup de sifflet et voilà une proclamation \u2018Dans le but de célébrer la venue de notre ami le Grand Froid \u2014 10 degrés, il est enjoint a la patrouille du Bison, du Castor et du Cerf de remplir les sacs, plier bagage et de rencontrer la scout- maîtrise au Rocher Gris dans une heure\u2019.Une vague d'inquiétude passe sur les visages, qu'est-ce qui nous arrive.Cependant les sacs se bouclent, chaudron, poêle, vs\u201censiles, câble et hache disna- raissent sous la toile kaki.Les patrouilles à la file indienne s'élancent vers le Rocher Gris.Le Froid mord le visage, la neige soulevée par nuages flagelle les corps mais rien n\u2019y fait car le souffle du vent est couvert par le chant de troupe.Quelle est la plus belle troupe du monde Répondez à la Ronde La 39e vue Chez-elle on apprend à camper Et comment s\u2019débrouiller Là on s'démène Lois et Noeuds, B.À.et Signalisation Remplace pots cassés et mille tribulations Voyez comment des Vas Nu Pieds Changent vite de métier Grâce au scoutisme.- Le Rocher Gris se dresse là-bas, tout crevassé et couvert de veines blanches.La scoutmaîtrise y est déjà.OuaOuaron fait déposer les sacs, sortir les câbles et explique.Aigle Vorace, votre frère a glissé et s'est démis une cheville, il s'agit d'aller le secourir, la patrouille du Bison ira a sa recherche, celle du Castor préparera le nécessaire pour les premiers soins, tandis que celle du Cerf ira au prochain voisin chercher de la nourriture pour soulager le blessé.André le c.p.du Bison organise son groupe avec bâtons scouts et câbles, la patrouille escalade le rocher, le vent souffle dur et colle les patrouil- lards aux pierres gelées.À un tournant le Nordet les frappe de face, aussitôt c'est le jeu du passe- montagne, chacun fabrique son noeud de chaise simple autour du corps et relie son câble à celui du voisin et tandis que Madame la Lune lance- des étincelles d'argent sur le rocher couvert de glace, les gars du Bison, mi-rampant, mi-marchant parviennent au sommet du rocher.Des traces sur la neige les orientent vers Aigle Vorace qui à l'abri d\u2019un buisson se frotte la cheville et parfois le bout de ses doigts.La hache de patrouille et les couteaux de chasse font disparaître le buisson en un instant, aussitôt Jules allume un feu et signale à la patrouille du Castor que leur mission est remplie.Durant ce temps la pat.du Castor a aussi allumé un feu et fait bouillir de l'eau (neige fondue) pour désinfecter la plaie en cas de blessure.Heureusement, il n'y a pas de blessure, Aigle ne s\u2019est donné qu'une entorse mais pour lui faciliter la descente, Guy, c.p.du Castor fabrique une chaise double qu'il lance à André et voilà nos garçons qui descendent des hauteurs avec toute la dignité voulue malgré le vertige qu'ils éprouvent et les caresses froides de la brise hivernale.GROWN - DUC . \u201cDurant ce temps la pat.du Cerf arrive de leur visite au voisin, ils ont apporté les provisions demandées par le Chef.À leur tour, ils allument un feu.Et en l'honneur de l'assistant retrouvé grande boustifaille.L'eau bouillie sert au chocolat chaud, la pat.du Cerf prépare des rôties à la mélasse tandis que la pat.du Bison signale avec son feu, un message a Madame la Lune.\u201cQue sert aux scouts de réver d'univers.S'il ne Piaieie sait rigoler et camper l'hiver\u2019.Inutile de dire que le retour fut des plus joyeux, les chants de marche, les bans de patrouille, les cris de troupe tout faisait vibrer sous le pas gaillard de nos garçons.Et je me rappelle le mot de ce promeneur tardif qui hasardait son nez à la froidure et renfrognait sa tête dans son collet comme une tortue sous sa carapace.\u201cY sont ti-ben eux-autres! OuaOuaron Flegmatique I MINI gy PRoux POUR S'ASSEOIR ENCORE MIEUX ! A en juger par les locaux scouts qu'il m'est arrivé de visiter, il semble que les objets qui servent de récipient pour les culottes scoutes et ce qu\u2019elles contiennent ordinairement soient très peu variés.Les bûches et les caisses à beurre sont vraiment douées d'une prédestination très forte.Ces objets sont très- pratiques et surtout faciles à trouver, mais à l'état nature, ils sont assez peu décoratifs.Essayons donc ensemble de voir comment les transformer en meubles confortables et élégants.Deux poignées faites d'un bout de bâton rond enfoncé dans un trou fait au vilebrequin chaque côté ou d'un câble solidement fixé permettront de déplacer facilement les bûches.Une peau de bête, (pas la tienne) retenue sur le dessus par des cordes fixées à des clous tout autour fera un coussin que tous envieront.ll est une tradition qu'on respecte, complètement à tort d'ailleurs; c'est celle qui veut qu'une bûche soit placée verticalement.Quatre pattes enfoncées et collées dans des trous percés dans la bûche horizontale la transforment en un banc magnifique.Certains voudront de la même façon y rajouter un dossier.Alors, c'est du grand con-' fort.J'ai vu une fois quelque chose d'extrêmement original et joli.À chaque extrémité de son banc, le scout avait ajouté une tête de cheval en bois sculpté et une queue en filasse.Une peau de mouton retenue par une courroie tenait lieu de selle.|! est peut-être moins facile de faire une oeuvre d'art très originale avec la classique caisse à beurre.La chose n'est tout de même pas impossible et les quelques dessins de Pierre Roux par- (Suite à la page 14) cu pépiid RE HE HERE HER NADINE EE TA AE HT SRI HII TE RTE ES \u201c Dans les glaces Le bateau pouruivait sa route, battu par les vagues dures et courtes du Nord Atlantique.Sur la passerelle ou j'étais de quart soufflait un vent glacé.La plage avant m\u2019apparaissait toute ruisselante d\u2019embruns avec, au beau milieu, son canon couronné d'écume.Mais, pourtant, officiers et marins n\u2019ont pas un regard pour ce trop habituel spectacle de la mer en courroux.Leurs yeux, à tous, sont fixés à l\u2019hori- Zon qu\u2019ils regardent avec intensité.Là-bas, droit sur l'avant, une grande ligne blanche presque lumineuse sépare la mer en tumulte d\u2019un ciel orageux.\u201cChamp de glace\u201d laisse tomber l\u2019officier de quart après un examen minutieux à la jumelle.\u201cRéduisez la vitesse à 120 tours.Timonier, prévenez le capitaine.\u201d A l\u2019intérieur du vaisseau, assez loin vers le fond, se trouve le carré ou lieu d\u2019habitation des matelots.Suspendus à des barres d\u2019acier, les hamacs s\u2019y balancent au rythme du tanguage et du roulis.Une lumière de secours jette une lueur rougeâtre sur le pan- NOS GRANDS REPORTAGES T neau d\u2019entrée.Le bruit de la dynamo en action parvient jusqu\u2019ici et s\u2019accorde a celui des ventilateurs.Les pulsations souples et continues de l\u2019arbre de couche scandent à leur manière le sommeil des marins.Soudain, une secousse terrible m\u2019envoie rouler par terre.Qu\u2019est-ce au juste, une collision, une torpille ?Minute horrible d'incertitude, réveil brutal pour ceux-là qui n\u2019étaient pas de quart.De tous les coitis du carré obscur émergent des silhouettes tilubantes, à demi-vêtues.Au passage, chacun agrippe une ceinture de sauvetage et se précipite vers les hauts.Ahurissement général de se retrouver tous ensemble sur le pont, dans la magie d\u2019un paysage polaire.Des heures durant, le bateau a fait son chemin à travers les glaces.À l\u2019aube, il a de nouveau rencontré la mer libre; la machine a repris sa vitesse normale et peu après, la côte de Terre-Neuve était si- gralée.Côte sauvage, à la vérité, rocheuse et com- pilètement dépourvue de végétation.Quelque part sur babord, une lampe de signalisation, perchée sur la montagne, nous envoie les signaux d\u2019usage.Le bateau se dirige droit sur la falaise abrunpte.Pourtant, il n\u2019y a rien qui puisse laisser soupconner l\u2019existence d\u2019une ville aux environs.Un ordre bref : \u201cA gauche toute\u201d.L\u2019homme de la roue exécute et le bateau s\u2019incline dans une courbe gracieuse.\u201cRedressez; la roue à zéro\u201d.Ah ! mais je vois maintenant entre deux montagnes très hautes un goulot étroit, tortueux comme un fjord, à l\u2019extrémité duquel s\u2019évase une baie, la baie de Saint-Jean.Saint-Jean C\u2019est toute une magie que d\u2019arriver dans cette Bretagne du Nord Atlantique.Un pâle soleil disperse la brume avec une sage lenteur et, à nos yeux émerveillés, se révéle soudain un cirque invraisemblable; de hautes montagnes cernant de toute part le hâvre où reposent les bateaux.Amarrées à des quais de bois, une multitude de goelettes subissent leur toilette matinale.De vieux marins, des moussaillons hardis vaquent aux besoins du bord: appareillage prochain, réparation des engins de pêche, énissures aux drisses, etc.Tout au fond du port, les bateaux de guerre canadiens, revetus de leur camouflage, jettent une note moderne dans ce paysage d\u2019ancien temps.Saint-Jean est à la fois la capitale et la plus grande ville de Terre-Neuve.Ses maisons multicolores, fresque toutes de bois, s\u2019étagent au flanc d\u2019une montagne.Ici, comme en Europe, les autos circulent à gauche des rues; il y a une profusion de voitures ei d\u2019attelages de toutes sortes.Au sommet de la viile, la cathédrale catholique dresse ses deux tours carrées.Un petit séminaire limite la propriété de l'E- vêché.Et son histoire.Une curieuse histoire que celle de Nerre-Neuve, une histoire magnifique de tenacité et de courage, de lutte contre les Français, contre les compagnies anglaises, contre le froid et la faim.L\u2019ile fut découverte en 1498, par Jean Cabot, qui RR DERNIER REFUGE NEUVE Ë S GRANDS VOILIERS en prit possession au nom du roi d\u2019Angleterre.Pendant de longues années, personne ne vécut sur ce rocher considéré à tort comme inhabitable.L\u2019été, des stations de pêche y étaient établies par des compagnies venues d\u2019Angleterre, de France ou du Portugal.La guerre menacçait l\u2019Europe.Alors, en stratégiste prévoyant, le roi d\u2019Angleterre délégua un bateau de.guerre avec mission d\u2019occuper l\u2019île et de la débarrasser des éléments étrangers, Sur le continent, la guerre venait d\u2019éclater entre la France et l\u2019Angleterre et se propageait rapidement aux colonies.L\u2019un des postes de pêche français de Terre-Neuve fut transformé en une imprenable forteresse, Placentia.Par deux fois, des expéditions Farties de cette ville brûlèrent Saint-Jean, jusqu\u2019à ce que les Français subissent à Jeur tour une cuisante defaite.A l\u2019issue de la guerre de Sept Ans, il ne restait plus aux Francais, de toutes leurs possessions \u2018 d\u2019Amérique, que les petites îles de Saint-Pierre et Miquelon.Terre-Neuve continuait de vivre chétivement sous la double misère de persécutions religieuses et d\u2019un gouvernement colonial incapable de comprendre les problèmes du pays.Mais, peu à peu, la tolérance est venue et les Irlandais catholiques, qui forment la majorité de la population, ont enfin accès aux charges publiques.Au début du XXe siècle, Terre-Neuve fut déclarée indépendante.Courte indépendance, car une faillite financière la remit à nouveau sous la tutelle anglaise.Encore aujourd\u2019hui, le problème économique est aigu.La difficulté des importations et des exportations est la question vitale le l\u2019ile.C\u2019est pourquoi tous les jeunes apprennent très vite le métier de la mer.Les petits gars que je rencontre dans la rue peuvent faire une épissure, un noeud de tisserand; ils savent la conduite à tenir à la barre d\u2019un voilier et comment éventrer le poisson que ramène le filet.Leurs visages charmants sont pleins de la grande lumière marine.I y a là-bas des scouts épatants qui, comme nous, pratiquent à fond un scoutisme de plein air et de débrouillardise loyale.+ + + Et encore aujourd\u2019hui, je me prends à rêver au souvenir de cette ile rocheuse, de son peuple marin, de ses trois mâts goélettes qui sortent, toutes voiies déployées, de la passe de Saint-Jean pour alier, des mois durant, faire la pêche aux phoques dans le lointain détroit de Belle-Isle, ou dans les parages plus lointains encore de l\u2019Islande.Souhaitons a ce sympathique pays un avenir paisible et prospère et l\u2019aplanissement de toutes ses difficultés.cuties CASTOR IMAGINATIF A] bi | i uk ui i J \u2014_\u2014 Tae em \u2014 | | afl adi ol puit pr Musi » bh @ TAULE DEUX CARTONS ÉPAIS, DEPASSANT TON volume oa fo\" tT APPLIQUE \u2018LES Sua Tow VOLUME, ET,
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