Le Scout catholique /, 1 octobre 1948, Octobre
[" teciesei 8 7 ER PER s-247 a EX.2 A BR, AR 5 22 a, & *$ ss 3 = A w 8 SE = = = + 3 > 4 Ÿ SE = ee = NS Soe Se æ vif: \u201c© = >) || Se ve.+ se ATS; 5 = es { Be ed = = wy ¥ & \u2014 - y % ps SU 4 IRAE.8.- É OCTOBRE 1948 | A o.115 He Cs ; RR A 4 p v 5 [9 Tue > \" I 3 TER BHR Ah nt in LES derniers jours d'août Voyaient cette année une drôle d'agitation à Victoriaville, centre des Bois-Francs.Sur le coup de 8 heures P.M., le 27, sous une arche monumentale, réalisation des Scouts de l\u2019endroit, les derniers contingents de Routiers, bariolés et chargés comme des baudets, faisaient leur entrée aux IXe Journées Fédérales, au Collège Sacré- Coeur.JL faut dire que les Scouts de l'endroit avaient remué ciel et terre pour mettre en relief de telles \u201c\u2018réjouissances\u2019\u2019.L'immense entrée en était un témoin irréfutable; on nous a d'ailleurs dit que PGL avait daigné retrousser ses manches à cette occasion.Et ces placards splendides qu\u2019on voyait, côte à côte avec les affiches de Pepsi, n'an- nonçaient-ils pas d\u2019une façon sans précédent notre arrivée : \u2018Bienvenue aux Chefs Scouts de la Province\u201d.C'était touchant.LES premiers mots prononcés furent évidemment ceux du Cre.Minville et du Père Alcan- tara Dion, qui furent brefs mais précis : \u2018Les Journées Fédérales sont l'occasion de sentir cette unité du mouvement.La Fraternité doit être une réalité, un mot vécu.Si le Scoutisme veut réussir comme mouvement social, il doit être vivant, dynamique\u2019\u2019, et : \u2018Le prêtre vit au milieu de nous.Il est notre interprète vis-à-vis de Dieu\u201d.PUIS, le Cre.Gérard Corbeil prit la parole.En termes bien \u201c\u2018sentis\u2019\u2019, il dit ce qu'il attendait de tous pour les Journées : du sérieux.Et tous de sourire, on ne sait pourquoi.Le programme pour les deux jours qui suivent est net : prier, réfléchir, étudier, penser.manger, rire, boire et dormir.OMME le soir approche, il faut se rendre à l'évidence : le Collège Sacré-Coeur a pour voisin un parc d'amusement qui fonctionne surtout la nuit venue : une gigantesque roue illuminée tourne et tourne, des marteaux géants font la même chose en sens inverse, de petits avions font semblant de pétarader.De tout cela se dégagent d'innombrables petits cris de frayeur qui troublent l'atmosphère si calme (Oh oui!) des Journées.T il y eut un soir.Et il y eut un matin.Ce fut le second jour.E bonne heure, le 28, les rédacteurs du \u2018Noeud\u2019, qui n'avaient pas dormi de la nuit, purent voir Jean-René La- montagne sonner le réveil.Les Routiers, pour la plupart chefs et assistants, n'étaient pas habitués à ce genre : d'ordinaire, c\u2019était eux qui décidaient de l\u2019heure et qui sonnaient le clairon.Ce brusque désarroi de leurs vieux principes les a profondément bouleversés : certains avaient les yeux petits, d\u2019autres la démarche hésitante.Pour un coeur de Scout, quelle réconfortante ironie.LA messe est dite par le Père Alcantara Dion, et servie par deux gigantesques Routiers du Clan St.Jacques (évidemment).Durant le chant, tout le monde fausse, mais le Seigneur n\u2019en est pas moins content, assurément.Ite, missa est.E Q.G.a laissé à l'Equipe Gutenberg l'initiative de donner un blason à nos Journées.Ce n\u2019est qu'après de fécondes recherches que jai pu le composer.Voici son blasonne- ment, tel que paru dans le no.12 du \u2018\u2019Noeud\u2019\u2019, mais légère- (Suite à la page 11) Autorisé comme envoi postal de 2e classe.Ministère des Postes, Ottawa.SARL RUE SB abtitiohi aia Miss eit \u201cJournal d'un second \u201d Mardi 4 octobre Il y aura bientôt un mois que les classes auront recommencé, et jJ\u2019ai encore l\u2019impression d\u2019être en vacances.Je n\u2019ai pas réussi à prendre mon élan pour l\u2019année qui s\u2019en vient et Je reste tout imprégné des trois mois de l\u2019été dernier.Je pense sans cesse aux voyages que J'ai faits et surtout au camp de troupe.Dire que lorsque je suis arrivé au camp J'étais simple patrouillard et me voici S.P.II faut dire que je suis un \u201c\u201cvieux de la vieille\u201d à la troupe, mais je m\u2019attendais si peu à cela.Je me rappelle encore le jour où Gilbert (mon C.P.) est venu me chercher en me disant : \u201cLe chef veut te parler.\u201d Je croyais qu\u2019il voulait me faire laver la vaisselle de la scoutmaiîitrise ou quelque chose de semblable.Mais j\u2019eus à faire face au conseil de la troupe qui me reçut d\u2019une manière un peu trop officielle pour mon goût.J\u2019étais gêné avec mes vetements de travail et mes mains sales.Si j\u2019avais su, j\u2019aurais mis au moins mon foulard et mon chapeau.Mais bien pis encore, on m\u2019annonca que Gilbert devenait assez vieux et assez mûr pour être assistant, que Robert prenait sa place comme C.P., et que j'étais invité à prendre sa place comme second une fois le camp fini.Je fus d\u2019abord trés surpris, mais la surprise bientot céda place a un sentiment de fierté et de contentement devant importance qu\u2019on me donnait tout a coup.Mais je n\u2019ai commencé a y penser sérieusement que longtemps plus tard.Voila pourquoi j\u2019ai cru qu\u2019il serait intéressant d\u2019écrire mon journal pour relater les expériences que jaurais dans ce domaine.Ce soir j\u2019ai couvert les trois premières pages de mon petit carnet.Je suppose bien qu\u2019il n\u2019en sera pas ainsi tous les soirs.Mercredi 6 octobre Demain, première réunion de l\u2019année, et en meme temps première réunion où je ferai fonction de second.Vendredi 8 octobre Je crois que je me suis fait des idées, et la réunion d\u2019hier fut pour moi identique à celle d\u2019autrefois.Je me suis même trouvé idiot d\u2019avoir attendu toute la soirée le moment de me faire valoir et jai ainsi gaché toute ma réunion.J\u2019espère que je ferai mieux la prochaine fois.Dimanche 10 octobre Voilà trois jours que je n\u2019ai rien écrit.Ce soir après étude Robert est venu me parler.Il m\u2019a dit qu\u2019il avait demandé des volontaires pour imprimer le journal de patrouille, et comme personne ne s\u2019était présenté, c\u2019était à moi que le devoir incombait.Je n\u2019ai rien répliqué de violent, mais ça m\u2019embétait tout de même.Aujourd\u2019hui j'ai travaillé toute la Journée comme un bagnard.Décidément le métier de second c\u2019est désillusionnant.Lundi 11 octobre Que je suis bête.Que je suis stupide.Je me demande encore comment j\u2019ai pu faire tant de gaffes a la fois.Robert m\u2019avait dit que le journal de patrouille devait être prêt pour lundi.Et il m\u2019avait remis les articles.Comme je lai déjà écrit, cela me barbait, et J\u2019ai retardé le travail et je l\u2019ai bâclé exprès.Je confesse même que j\u2019avais fait un trou dans la gélatine pour que l\u2019apparence du journal en soit amoindrie, et aujourd\u2019hui je remettais à Robert une pile de feuilles lamentables.Il me fit poliment la remarque que J'aurais pu être un peu plus minutieux.Je saisis l\u2019occasion que j\u2019avais habilement provoquée et je lui dis d\u2019une voix maussade et Pair frondeur que ca n\u2019était pas au second (11!) de faire les sales besognes de la patrouille et que s\u2019il ne pouvait pas m\u2019employer à d\u2019autres choses qu\u2019il n\u2019avait qu\u2019à se passer de moi.J\u2019étais maintenant enflammé.Mais il eut comme réaction de me regarder pendant un long moment sans dire un mot.Son regard fut d\u2019abord surpris, puis impassible, et il se détourna lentement en s\u2019éloignant.Cela eut sur moi l\u2019effet d\u2019un éteignoir.Cette réaction était si inattendue que j\u2019en demeurai tout beet.Et quoique mon regard restait froncé, j\u2019étais tout à fait hésitant sur DPattitude à prendre.J\u2019avais réalisé tout à coup que je m\u2019étais mis les pieds dans les plats.Il faut que je m\u2019arrête d\u2019écrire car je n\u2019ai pas encore fait mon devoir, mais je continue- mon histoire demain car elle en vaut la peine.Mardi 12 octobre J\u2019ai encore jasé longtemps avec Robert a midi.Décidément c\u2019est un type épatant.Mais je finis de raconter ce que j'avais commencé hier.Le lendemain de l\u2019incident regrettable, je vins à passer près de Robert pendant la récréation de onze heures.Dès 3 que je l\u2019ai aperçu, j\u2019ai cherche à le fuir, mais il m\u2019a regardé au bon moment et je fus coincé; il fallait lui parler.Il m\u2019a dit tout de suite : \u201cEspèce d\u2019idiot, tu pourrais me regarder un peu.C\u2019est la première fois que tu fais des gaffes comme ça depuis que je te connais.T\u2019as pas besoin de t\u2019étourdir parce que t\u2019es second.Ma parole t\u2019es orgueilleux.\u201d Heureusement que la fin de la récréation a sonné à ce moment-là.Je me suis dépêché de prendre mon rang, et pour la première fois je gardai le silence.Mercredi 13 octobre A midi j\u2019ai demandé à Robert s\u2019il voulait aue j\u2019imprime le journal de patrouille.Il m\u2019a dt que Hervé et Gaétan s\u2019en étaient chargé.J\u2019étais désolé.Mais il a ajouté que, si je cherchais à m\u2019occuper, le local était très malpropre, et qu\u2019il serait bon de le nettoyer un peu pour la réunion de demain.Ce soir le local est dans un état parfait.Je me sens mieux qu\u2019avant.Vendredi 15 octobre Hier, réunion de troupe.Je me suis comporté différemment de la semaine dernière.C\u2019est la patrouille de l\u2019aigle qui a gagné Uins- pection, mais nous l\u2019avons battue au jeu.Pour les points l\u2019aigle est en tête, nous sommes deuxième et le castor est dernier.Jai pourtant failli manquer la réunion.J'ai travaillé tellement tard à nettoyer le local, avant hier, que j\u2019ai bâclé mon devoir et hier jai attrappé un pensum.L\u2019abbé Simard m\u2019a donné à copier 500 fois: \u201cLe scoutisme est vne bonne chose en temps et lieux.\u201d Je lai copié tellement vite que j'ai quand même pu aller à la réunion.Mais je n\u2019ai pas pu écrire dans mon journal.Mercredi 20 octobre Aujourd\u2019hui rien de spécial.Nous attendons avec impatience la sortie de patrouille de samedi prochain.Jeudi 28 octobre Robert m\u2019a demandé si j\u2019aurais le temps de préparer la sortie de fin de semaine avec lui.Nous allons faire quelque chose de formidable.Vendredi 29 octobre Je suis pas mal affairé ce soir.Robert et moi nous nous sommes concertés pour un jeu de technique.Nous avons décidé de faire de l\u2019alpinisme.Nous ne ferons pas une grande escalade, mais nous pratiquerons tour à tour sur le Mont-Royal les divers cas théoriques de l\u2019ascension montagnarde.J\u2019ai lu tout ce qui concernait l\u2019alpinisme dans mon bouquin de technique.Robert en fait autant de son côté et je m\u2019occupe maintenant à récupérer tous les cables que nous trouverons.Je crois même que je pourrai me procurer un petit pic et des bottes à clou.Robert dit qu\u2019il connaît de très bons endroits sur la montagne et nous sommes remplis d\u2019espoir.Dimanche 31 octobre Quelle journée nous avons eue hier.Ce fut à la fois très drôle et très tragique.Nous nous étions donné rendez-vous devant l\u2019église de ma paroisse, et je m\u2019étais présenté chaussé de bottes à clous, tenant un énorme pic et un non moindre paquet de cordage.J\u2019ai fait rire de moi par tout le monde, y compris les patrouillards.Puis nous nous sommes mis en marche vers l\u2019endroit que Robert nous disait connaître avec précision.Il le connaissait si bien que nous l\u2019avons cherché pendant une heure et demie.Nous ne l\u2019avons pas trouvé.Nous nous sommes contentés d\u2019un rocher qui à notre avis était trop facile.Nous le trouvions trop peu escarpé.Mais le temps passait.Comme j\u2019étais déjà chaussé des fameuses bottes à clous, je me suis offert pour monter le premier.Il y eut grand déploiement de technique.Les cordes étaient reliées entre elles par des noeuds de pécheur, et un noeud de chaise double fut fait à ma mesure.Tous les gars sont montés sur la butte en contournant le rocher et je leur ai lancé le bout de la corde, puis j\u2019ai attendu qu\u2019ils tirent.Ils ont mis beaucoup de temps à s\u2019organiser et quoique ce fût pour ma sécurité, cela me rendait bien impatient.Finalement je sentis les cables s\u2019enfoncer dans mes aisselles, et tout à coup je m\u2019élevais lentement.Cette lenteur m\u2019irritait et me donnait la sensation désagréable de la sécurité.Mais bientôt en regardant en bas, je me trouvai très haut, et au même moment je perçus des petits craquements bien inquiétants dans le cable qui me soutenait.J\u2019ai crié alors à tue-tête : \u201cDes- cendez-moi vite, le cable cède.\u201d (A suivre) Porc-épic f= Sco TEE OC T OER), | ETE LAVAY 7 nrg 0 Oly A : ne .oi PE Pl 6 i - ad pe) | 4 wr | x { ~ _ | | A > Li hb CS Ld A > \"a ; og ee OUS les gargons du monde, I'Elan que je | ou autres, pnt rêvé d\u2018'avebtures veux vpus narrer aujgurd\u2019hui : celle fabuleuses, d'exflorations arcf§ques d'un Sfout de douze fans et de son ew-York, puiser des Caraibes.Ld » ££ - | | - ast = > s \u2018\u2019heures morte : = sur des plan bien termigé.i eil de Pat.8 janvier), > camp de Paf.= outume def tout fixer = ' _ nous avons =) QAA Ui E 25 janvier, nouvelle réu- nian de Pat.Comme par miracle, tous portent sous le bras, qui une carte d'Haïti, qui une \u2018Histoire de la Civilisation en général\u2019, qui un itinéraire au crayon du trajet Montréal\u2014 Port-au-Prince, projet qui avait soulevé une telle tollé sept jours auparavant.André ajoute même avec l'air candide qu'on lui connaît : \u2018Mon père dit qu\u2019il faudra apporter des caoutchoucs\u201d'.U mois de mars, le projet était clair et précis dans toutes les têtes de la Patrouille.Au mois de mai, tout était prêt: du moins nous le croyions.Au mois de juin commença la visite des parents pour les \u2018\u2019préparer\u2019\u2019.SAJELAS! Tout n'est pas fini; il va falloir commencer la tâche la plus déconcertante qui soit : la chasse aux consulats, la recherche de lettres de recommandation et d\u2019introduction, des autorisations, des documents officiels.Tout cela signé, timbré, paraphé et contre- paraphé, couvert d'hiéroglyphes.Comme par hazard, les consuls ne sont pas là, ou ils sont sortis pour quelques mu- nutes.Allez-y voir : à chacun des six consulats, on me mépon- dit : \u201cMais oui, Monsieur, entrez donc! Si vous voulez bien EI A Q 14 RSH HH can 0n 1 ie HRN SMa, a vous asseoir.Monsieur le Consul vous recevra dans quelques instants\u2019.Quelques instants! Et de plus, trois consulats avaient changé d'adresse.Déveine, direz-vous?Mais non: veine! L'aventure n\u2019en était que plus passionnante.QE fut bien autre chose lorsqu'on nous apprit qu'il fallait ingurgiter des vaccins.Les avis les plus compétents en la matière en indiquaient trois.sous peine de risquer de mourir cholériques, pesteux ou typhiques à brève échéance.Trois, c\u2019est trop.notre sang va devenir un champ de bataille pour microbes en déroute.Déveine?Non, veine.Nous n'en prendrons aucun.LORS vint le temps de fixer une fois pour toutes l\u2019itinéraire de nos pérégrinations.Jusqu'à la dernière minute, tout se modifia en moyenne une fois par heure; quelquefois les immenses cartes géographiques ne concordent pas; ou bien tel train qui devait partir à 17 heures 21 part à 17 heures 53, d\u2019après les dernières modifications fournies par des horaires bariolés que nous ont remis les compagnies de transport.£ T le téléphone qui sonne plus fort que tous ceux du quartier, en temps normal, nous apprend de curieuses nouvelles ou bien nous donne gratuitement de bons conseils comme : \u2018Attention aux moustiques, car la malaria, n\u2019est-ce pas .Et surtout n\u2019ayez garde d'oublier vos imperméables \u2026 Pas moyen de trouver tes chapeaux coloniaux, mon vieux.\u201d (à suivre) Yuan Morin, Chamois du Clair de Lune.C.P.des Eland 2 nel HI GH iH LE HHA HUH ES RATE RER ER RTE AIRE RUE RTE CONNAIS-TU LE Q.6.! 2 \u2019HISTOIRE du Quartier-Général remonte aux origines même de notre Fédération; ce n\u2019est que par des étapes successives et parfois même difficiles qu\u2019il a atteint ses proportions actuelles.Pour commencer par le commencement, disons que notre Fédération remonte à 1935.Avant cette date, il y avait, dans la province de Québec, et à travers tout le Canada, plusieurs groupes de Scouts canadiens-français, mais qui ne formaient pas un seul mouvement.Il y avait les Eclaireurs canadiens-français de Montréal, les Scouts Catholiques de Trois-Rivières, ceux de Québec, ceux d\u2019Ottawa, et bien d\u2019autres ailleurs.Il était temps que tous ces Scouts cherchent à s\u2019unir dans un mouvement vaste et puissant.En 1935, lors de la visite au Canada du fondateur du scoutisme, Lord Baden-Powell of | Gilwell, son Eminence le cardinal Villeneuve signait avec le Conseil Général de la Boy Scouts Association un accord qui donnait naissance à notre Fédération actuelle.Baden-Powell nous a fait \u2019honneur de contresigner cet accord.C\u2019est aux Trois-Rivières que fut établi le premier secrétariat de la nouvelle Fédération.Le Chef Julien Morissette, qui avait été secrétaire des Scouts des Trois-Rivières, a porté la lourde responsabilité d'organiser le Quartier-Général.On peut imaginer que ça n\u2019était pas facile.Il fallait à peu près tout créer de rien, et sans aide financière.Malgré tout, Morissette a réussi à mettre sur pied un secrétariat efficace.Mais les Chefs de la Fédération se sont vite rendu compte que la ville des Trois-Rivières n\u2019était pas assez centrale, et qu\u2019il fallait déménager le Quartier-Général à Montréal.En 1941, après la mort du Chef Morissette, le Q.G.fut donc déménagé à Montréal, dans Pédifice qu\u2019il occupe actuellement, sur la rue Dorchester.Comme Morissette n\u2019y était plus, c\u2019est le Père Lucien Labelle, qui a dû installer le Q.G.dans ses nouveaux locaux.En 1942, peu de temps après son arrivée à Montréal, le Q.G.acquérait les services d\u2019une secrétaire, Mademoiselle Senécal, qui a rendu, pendant cinq ans, d\u2019immenses services dans l\u2019exercice de ses fonctions.A partir de ce moment la, le Secrétariat s\u2019est développé progressivement.Au début, il occupait une seule piéce, et la secrétaire devait travailler dans le corridor.Aujourd\u2019hui il occupe tout un étage de l\u2019édifice, c\u2019est-à-dire six grandes pièces.Vos Chefs se rappellent sans doute ceux qui ont été les chefs du Quartier-Général : Ambroise Lafortune d\u2019abord, qui est maintenant missionnaire à la Martinique; ensuite Paul Pagé, grand militaire qui travaille maintenant au Mont-Saint-Antoine pour la réhabilitation des jeunes délinquants.Le Chef actuel du Q.G.est Gérard Corbeil.En tout, le personnel actuel compte quatre employés permanents et deux qui travaillent à temps partiel.C\u2019est là que nous en sommes.Il faut dire que les gens du Q.G.n\u2019ont pas l\u2019intention d\u2019en rester au point actuel; ils ont en tête de nombreux projets qu\u2019ils espèrent pouvoir réaliser, les uns après les autres, pour créer une Fédération grande et forte.Les services du Q.G.\u2018Scout \u201d.1.\u2014Troupe Dollard Conduit a la Badge de Bois Internationale.Fondée avec le concours du Cre.Dhavernas des S.D.F.\u2014 Dirigée par Cre.Corbeil pour les S.M., Cette badge fut laissée par B.P.lui- méme.2.\u2014~Meute Dollard Correspond a la troupe Dol- lard dans le louvetisme.L\u2018ab- Ww 4 OR 16 Calli ti RL lad bé Lamy, Akéla-leader de Belgique vint aider a la fondation.Dirigée par Cre Bergeron.3.\u2014Troupe Radisson Destinée à la formation des A.S.M., Fonctionne depuis 7 ans sans interruption.Claude Frémont en est le chef.Un des fidèles collaborateurs au Deux cent cinquante A.S.M.y ont passé.4.\u2014Camp de Perfectionnement Destiné aux Commissaires et attachés au Q.G.5.\u2014Journées Fédérales Pour préciser certains points de la doctrine scoute et prendre contact avec nos frères de tous les coins.ATARI ER ER RRR eal bie Gérard Corbeil ~ \u2026 Commissaire du Q.G.et représentant de la branche scoute au Conseil Provincial.Un vétéran de la dernière \u2018guerre, lieutenant dans l\u2019artillerie, Gérard est marié avec une ex-assistante du Feu Provincial et est père de deux futurs scouts.A | Joma ky Chargé des camps de forma- / 7, AV vi 7) 7 A hd tion, des relations extérieures an 7 A ; de la Fédé et exécuteur minis- / ) AA A HA \u2018 tériel des décisions du Conseil : b MES AAT ir) A 7 7 + .4 p À py £7 7 1 1) aN générdl.Aigle constant de son AGIT XA Re totem.Th : Jean-René Lamontagne = (lL FEES Administrateur du\u2019 Q.G, Grand argentier, responsable des bureaux du Q.G.(magasins et services).S.M.diocésain de Montréal; il présente les budgets, mais sans discours.Lui aussi un vétéran.A PER > ; =; of i] y s i Claire Lefrancois Responsable du magasin.Cheftaine de Compagnie.Nageuse experte.Sa compagnie a gagné le dernier concours de ®/ calendrier.Porte le foulard du '#, G.G.autour de la ceinture.Auréle Daoust Statisticien du Q.G.Directeur du \u2018\u2019Louveteau\u2019\u2019.Paralysé depuis quatre ans à la maison, il ne s'est pas découragé, mais a passé son B.À.et prend son M.A.par correspondance. a 20999900 ow - vo oo?= Lucien Labelle, O.F.M.Aumônier du Q.G.et de la troupe Saint-François.Est parti le 15 octobre pour deux ans | d\u2019études en France.Grive Solitaire.Jean Courval Secrétaire par intérim et directeur de \u201cServir\u201d.Licencié en psychologie, il prépare son doctorat.Durant les 8 premier$ @ois d pe\" Caisse $26 ixus Magasin.$7,500.88 Prévisions budgétaire e ) ; eee $3,000 ve erserre eg s css $7,000 Formation des chef} iE croncersencensennesneenes $3,000.Revues oo.™® ccrrrnvees $5,000. \u201cServir\u201d Premier numéro en décembre 1937.Revue mensuelle des chefs et routiers.Met ses lecteurs au courant du scoutisme dans le monde, de la Fédé, des directives des Cres.et fait bénéficier des expériences et problèmes des autres.Comme revue des Routiers, \u201cServir\u201d fait comprendre et aimer la route.Directeur Jean Courval.Publications du Q.G.\u201cLouveteau\u2019\u2019 Le \"P\u2019tit dernier\u2019 des publications du Q.G., mais non la moins bien portante.Seize numéros ont paru.Cette revue est mensuelle.\u201cLe Scout\u2019 Fondé en 1933 aux Trois- Rivieres.Son histoire est une épopée aux plus brillants exploits.(La plaine donne du relief a la montagne).L'Equipe qui le dirige aujourd\u2019hui afin d'assurer une meilleure compréhension de tous ses lecteurs, se permet de se présenter elle-même.l \u2014Compagnon de l\u2018Equipe : Jean Duchesne (Lion téméraire).Il a fait ses débuts dans le scoutisme assez tard.mais il a rattrapé le temps perdu.|! dirige depuis un an \u201cle Scout\u201d, fait partie des Ouaouarons et Sauterelles, Novice-Routier au Clan des Rois-Mages.C'est aussi un Novice juriste qui füû- me la grosse pipe.Otez-vous de là quand il a décidé de remonter l'abonnement ! \u2014Grand Inquisiteur : Lambert Bovy, prêtre.Le sage de l\u2019Equipe, savant philosophe devant Dieu, les hommes et les diplômes.Responsable du service d\u2018inquisition et de censure de la substantifique moëlle du \u2018Scout\u2019.Pélican de la men- tagne pour les intimes.Scout- Routier du Clan Saint-Jacques.* \u2014Maitre es-lignes-et-cou- leurs : Jean-Pierre Boivin.Un Grand amateur des \u2018\u2019Puzzles\u2018\u201c.Couturier et tailleur du \u2018Scout\u2019.\u201cS\u2019habille bien le numéro qui s'habille chez Oeil de Faucon\u201d.Scout-Routier au clan Saint- Hyacinthe.\u2014Photographe : Denys Pelletier.Homme économique : escabeau et photographe combinés deux-dans-un.Scout- Routier et compagnon au clan Saint-Jacques.\u2014Archiviste : Yvan Morin: C'est le P\u2019tit dernier de l\u2019Equi- pe.Doyen de la plume d'Or : preuve que \u2018quand un poéte (!) a ben chanté, on l\u2019met dans l\u2019\u2018grenier en d'sous des vieux pâpiers\u201d\u201d.\u2014Ouaouaron : Georges Ar- couet.Ancien Rover Scout dans l'Ouest parmi les Sauvages et les cow-boys, il a tout recommencé à neuf chez les scouts catholiques.Comme le savetier de Lafontaine, il commence et finit tout par une chanson.Novice-Routier au clan des Rois Mages.Il dirige l\u2019équipe du Rossignolet depuis deux ans.Dans quelques mois on chantera de lui : \u201cC'était un p'tit avocat, tirelirelire\u201d\u201d.\u2014Reporter expert : Jean- Robert Rémillard.Scout-Rou- tier et compagnon au clan Saint-Jacques.Tu ne sais jamais s\u2019il rit de toi ou de lui- même.|| se donne beaucoup d'importance avec ses grandes couettes: comme Samson, c'est là qu\u2019il a toute sa force.Frère Scout, pour être en forme aussi bien que ferré en technique, tu dois t'entraîner ! Si tu veux être bien mis, consulte sans plus tarder 865 est, rue Sainte-Catherine, Montréal PLateau 5151 10 RATS Le A (Suite de la page 2) ment modifié : \u2018De Gueules au Flambeau d\u2019Argent accompagné de trois Feuilles d'\u2019Erable d\u2019Or.\u201d Un Routier m'\u2019a confié, entre haut et bas : \u2018Dis donc, tu pourrais au moins mettre : \u2018De Bouches au Flambeau d\u2019Argent.\u201d\u2019 Devant mon air las et découragé, 1l s\u2019est sauvé.Le fond de Gueules est couleur du Service; le Flambeau d\u2019Argent est symbole de notre mission de rayonnement et de la Lumiere que nous venons essayer d\u2019acquérir.Les trois feuilles d\u2019érable sont le symbole de Victoriaville, centre des Bois-Francs.À première Session est un beau topo économique du monde, intitulé : \u2018Face au monde moderne\u2019.On s\u2019écarte beaucoup du sujet qui devait porter sur la Foi.ORS des palabres qui suivirent, on agita le problème suivant : \u2018\u2019Admettez-vous que nous soyons anémiques, religieusement?\u2019\u201d\u2019 Plusieurs \u2018non\u2019: beaucoup plus de \u2018oui\u2019.Un Routier questionné me confia ci- niquement : Question d'\u2019a- +?mour-propre.E second expos?est méthodique; 1l a pour titre : \u201cL\u2019Apostolat par le témoignage\u2019.Voici quelques mots extirpés au Cre.Corbeil : \u201cOn peut être apôtre par la prédication, ce qui n'est pas toujours possible à tous; mais ce qui reste à la portée de tout le monde, c\u2019est le témoignage, don personnel de l\u2019homme a Dieu.\u201d INER agité : les Radissons sont légèrement énervés par certains Routiers de Québec.Il y a du poivre dans l\u2019atmosphère.Ça se sent.E la troisième Session, nous ne retiendrons qu\u2019une métaphore colossale de certain Routier de la Radisson : \u2018\u2019Le païen, c\u2019est l'horizontale; le chrétien, c\u2019est l\u2019oblique; le catholique, c\u2019est la verticale!\u201d Après cela, prenez une aspirine.LES choses s'enveniment : non, la Radisson ne peut manger et crier à la fois.Il semble bien toutefois que les Québecois en soient capables.Quel chahut, et quelle dépense de salive! E Feu de Camp eut un gros succès auprès de la gent vic- toriavillienne.L'autonomie provinciale y joua un grand rôle, preuve qu'il y avait des gens de \u2018Trois-Rivières et de Québec parmi les acteurs.Le clou de la soirée fut donné par les louveteaux de Victoriaville dans \u201cLe petit Chaperon Rouge\u2019 qui eut un succès écrasant, n'en doutez pas.£T 11 y eut un soir.Et il y eut un matin.Ce fut le troisième jour.Celui du départ.vrai dire, la journée passa vite, trop vite.Après la messe, le déjeûner fut plus calme que la veille; les esprits, reposés, ne demandaient qu'à \u2018\u2018s\u2019épanouir\u2019.Et tous de chanter en choeur.On a raconté dans les milieux bien informés que la grande tente de la Radisson s'était écroulée durant la nuit précédente.Les victimes soupçon - nèrent d'abord les Québecois Puis, sans que rien ne laisse présumer ce changement, elles accusèrent les membres de l\u2019Equi- pe Blaguapart, autrement dit : les rédacteurs du \u2018Noeud\u2019.Pierre Gérin-Lajoie, en charge des \u201ccoups montés\u201d au \u201cNoeud\u2019\u2019, répondit très diplomatiquement que les membres de l'Equipe n'étaient pas somnambules.Claude Jutras, gra- touilleur au \u2019\u2019Noeud\u2019\u2019\u201d commenta dans un poème surréaliste : \u2018Une gang de chicaNOEUDS Plus gonflés que des [NOEUDS, Aux propos vénéNOEUDS, Veulent accuser le \u2018\u201cNOEUD\u201d.Mais nous nous RAIDISSONS, Car un peu RAIDES ŸY SONT.Et nous nous REDISONS : La paix!! la RADISSON!\u201d Après cela, je n'avais plus rien à ajouter.P EQUIPE Blaguapart est composée, soit dit en passant, d\u2019un groupe de \u2018\u2018cérébraux\u2019\u2019, venant de tous les Clans de la Province : 3 Routiers du Clan des Rois-Mages; 2 du Clan St.Jacques; 1 du Clan St.Hyacinthe; 1 du Clan St.Viateur, du Clan Ste.Croix et du Clan Cardinal Villeneuve; 1 scout de la Troupe Lyautey du Groupe Stanislas.Le \u2018\u2019Noeud\u2019\u2019, composé d\u2019une pareille équipe ne pouvait qu\u2019établir un record.N constata que 249 Routiers avaient assisté aux Journées.C\u2019est un autre record.T 1l y eut un soir.Et 1l y eut un matin.Ce fut le dernier jour.Dieu se reposa.Et nous aussi.Chamois du Clair de Lune.Photo-Lithographic Blue-Print * Photostat => \u2014 Téléphones : 2-5024 \u2014 3-1471 TREMBLAY & DION, INC.125 D'ABRAHAM, QUEBEC 11 RIEL I LRN LPR £3 fl LE PG = rly y C7 UA Ï sé VJ; © ZN 77 LE DEMENT ou LAC JEAN Qui d\u2019entre nous n\u2019a pas eu de folles idées?Qui n\u2019a pas rêvé aux heures creuses de réalisations formidables ?Qui n\u2019a pas parlé, un soir, en marchand avec un copain, de projets merveilleux, si merveilleux qu \u2019ils en sont irréalisables et qu\u2019on les oublie aussitôt?Eh bien! voilà que le sort a permis qu'un de ces projets se réalise.Oui, mes vieux ! Un peu d\u2019audace, un peu de ténacité, un peu de travail ont conduit notre enthousiasme a bon port! Nous avons réalisé, de nos propres mains, un petit film strictement scout.Et je vais vous raconter comment.Après les emballements effrénés et bruyants de la première heure, nous nous sommes mis en frais de trouver une intrigue, une trame sur laquelle bâtir le film entier.Quelques idées naquirent d\u2019efforts d\u2019imagination.Les autres vinrent avec la discussion.Les sujets psychologiques, très nuancés, furent éliminés dès le début.Nous nous sommes construit une petite histoire avec un brin de mystère et un brin de sang: un personnage barbu et dément tient en captivité son petit garçon qu\u2019il aime, pourtant.Mais les scouts découvrent leur refuge et les traquent jusqu\u2019au bord d\u2019un précipice, d\u2019où le fou 12 se tue.Mais le petit garçon res- cha er V Ta abile et a ravoure scouts.Le second pas fut de rédiger le scénario plan par plan.On appelle plan la partie d\u2019une scène qui se déroule entre deux changements de prise de vue, sous des angles différents.Chacun d'eux fut décrit en détail et copié à la machine, en double exemplaire, sur une feuille individuelle.Il y avait en tout 191 plans.JEUNES Les problèmes subséquents furent d\u2019un ordre psychologique.Comment établir un programme de prises de vues qui n\u2019entre pas en contradiction avec celui du chef de camp ?Voici la solution que nous avons trouvée.Deux journées entières seraient consacrées aux prises de vues et aux excursions en même temps, car le décor requis pour les scènes en question se trouvait à sept milles du camp.Toutes les autres scènes seraient tournées aux \u201cheures libres\u201d de l\u2019horaire (siestes, etc.).Je crois que la formule était satisfaisante, car le camp n\u2019en fut pas sérieusement dérangé.Malheureusement, pour gagner du temps, jai quelquefois négligé d\u2019utiliser mon photomètre au cours des prises de vues et quelques scénes sont sous exposées.Le temps étant limité, les scènes n\u2019étaient répétées que sommairement avant d\u2019être tournées.De plus, pendant de longues journées, nous étions voués à l\u2019inactivité cinématographique a cause d\u2019un ciel trop terne.Nous nous en sommes tout de même tirés, et certaines scènes furent palpitantes à tourner, notamment celle du précipice.Le camp terminé, le travail commençait à peine.J\u2019ai d\u2019abord Le a 7 EET Ort attendu frénétiquement le retour des pellicules qui étaient au laboratoire.J'ai pu constater par la suite que certaines scènes étaient assez jolies, mais d\u2019autres, lamentables.Et j'ai dû avoir recours à des procédés de technique photographique qui ne s\u2019emploient que rarement avec une telle pellicule : ainsi, l\u2019intensification et la réduction.Malgré tout, il me fallut retourner sur les lieux avec des acteurs pour reprendre quelques scènes essentielles.Mais le gros travail fut sans contredit le \u201cmontage\u201d.Je n\u2019ai pas besoin de dire que les scènes n'étaient pas photographiées dans l\u2019ordre du scénario.C\u2019est ainsi que le début et la fin du film, qui se passaient au même endroit, furent filmés la même journée; tandis que différents plans consécutifs étaient filmés à plusieurs jours l\u2019intervalle et en des endroits très différents.Il s\u2019agissait donc de les \u201cdécouper\u201d, d\u2019éliminer les mauvais ou les inutiles, et de \u201ccoller\u201d les autres bout a bout, dans l\u2019ordre requis.Je m\u2019étais aménagé des boîtes à oeufs, et après avoir coupé un plan, je le roulais, le déposais dans un casier numéroté et le iH prenais en note dans un cahier.Lorsqu'ils furent tous ainsi classés, je les ai mis en ordre et recollés.Nous étions deux alors à la besogne, et nous travaillions des nuits entières dans un atelier improvisé.Je ne peux pas insister sur les espoirs, les déceptions, les doutes et les joies que nous avons rencontrés au cours de cet-' te expérience, mais je peux dire qu\u2019elle en vaut la peine.Nous ne nous sommes pas pris au sérieux, et notre oeuvre est bien humble.Mais elle fut pleine d\u2019enseignements et nous comptons sur elle pour nous éclairer à l\u2019avenir.Je peux dire que j'ai consacré mes vacances à ce film, et il n\u2019est pas encore fini, loin de là.En plus de diverses retouches à faire, il reste à filmer des titres, à peindre des affiches, et à enregistrer la trame sonore.J\u2019aurais aimé avoir des chansons scoutes comme musique de fond.S\u2019il y a une troupe qui se spécialise en chant et que la chose intéresse, je lui demande de communiquer avec moi.* Pour finir selon la tradition, je remercie tous ceux qui m'ont accompagné dans l\u2019aventure et qui se sont abandonnés joyeusement à ses péripéties: la troupe IIIe St-Jean, si pleine de bonne humeur; Cygne Bleu son chef, consciencieux et conciliant; Le Grand Rem, vedette bénévole, à l\u2019attitude fébrile et au regard béant; Héron Artiste, ce collaborateur infatigable.et je vous invite tous à une représentation, très prochaine, j'espère, du \u201cDEMENT DU LAC JEAN-JEUNES\u201d.Porc-épic 13 LR adge de cuitinien Te souviens-tu du \u2018\u2018Carnet de Cuisine\u2019, édité par Condor Dur, dans le Scout Catholique de juin 19457?Si tu n\u2019as pas reçu ce numéro, demande à un vieux de la viellle, II te montrera.Ce même Condor Dur d'antan nous revient avec de nouvelles recettes.\u201cComment ! en octobre!\u201d Veux-tu rire \u2018?a-t-ll répondu, sans laisser son travail.température.De l\u2019air!\u2019\u201d\u201d Qu\u2019en penses-tu ?dis-nous le.\u201cDes scouts, ça campe par n\u2019importe quelle (Toute répétition de la technique de 1ère classe est évitée) a) Organiser une CUISINE DE CAMP avec un feu en plein air, et les autres installations nécessaires, et y préparer les plats suivants : ragoût, viande rôtie, légumes, oeufs battus (exemple : omelette), pouding au lait, salade aux fruits, ou tout autre plat que l\u2019examinateur peut considérer comme équivalent.Préparer du thé, du café, du cacao.Faire du PAIN DE CAMPEUR.b) Connaître les méthodes employées pour FAIRE CUIRE LES VIANDES; expliquer l\u2019emploi de la poudre à pâte et du soda à pâte.c) Montrer comment l\u2019on conserve les provisions HYGIENIQUEMENT.d) Prouver que le candidat a fait une CUISINE SATISFAISANTE pour une patrouille ou pour une troupe en campement pendant une période d'au moins 3 jours complets.N.B.\u2014 Insister sur la propreté.N'accorder cette badge qu\u2019à celui qui fait volontiers la cuisine et s\u2019en est toujours acquitté avec soin.lère Partie : CUISINE ET DEPENDANCES La cuisine de camp comprend : un foyer (indispensable) un trou à détritus (nécessaire) une tabe de cuisine (utile) des accessoires.À Le foyer : Dans nos régions, les vents dominants viennent de l\u2019ouest.Donc ne pas situer le foyer à l\u2019ouest de la tente ou du cache soleil de la patrouille.Pour un camp de 15 jours, le foyer en couloir (avec parvis de pierres sur les côtés nord, est et sud et un fond de pierres plates) offre le plus d'avantages.Choisis et érige tes pierres avec soin, et ne mets pas ta confiance dans de la soi-disant \u2018\u201cbonne glaise\u201d pour caler des pierres mal disposées.Afin d'éviter des maux de reins au cuistot, bâtis ton foyer sur un tertre ou sur une table en brélages.Dans ce dernier cas, isole bien la table du foyer, si tu ne veux voir les billots dey la table se consumer au bout d\u2019une semaine.Si tu UVUOW > 14 construis un tertre et que le sol soit très poreux, tu prendras la terre pour remplir ton tertre à l\u2019endroit où le cuistot se tiendra debout devant le foyer.Si tu n'as ni grilles ni tiges de fer, les parois nord et sud du foyer doivent être assez rapprochées l\u2019une de l\u2019autre pour soutenir tes casseroles.Certaines patrouilles, mieux achalandées que Du- puis Frères, emportent une tôle d'environ 2 pieds par 3 pieds, dans laquelle sont percés des trous pour les marmites.B Le trou à détritus : doit être creusé à l\u2019écart du coin de patrouille et des sources, et muni d\u2019un couvercle de branches.Le trou le moins malsain sera le trou le plus profond.Aplatis les boîtes de conserves vides afin de le faire \u2018\u2019durer\u2019.Recouvre les déchets d'un peu de terre ou de cendres de foyer.Il faut au moins 8 pouces de terre et de pierres sur les détritus pour fermer le trou (ça se fait au dernier moment) et empêcher les animaux de le déterrer.C La table de cuisine : permet la préparation commode, rapide et propre des mets.Plus de soupes aux petits cailloux, patates aux sapinages et blanc-mange à l'humus! Deux traverses, supportant une vingtaine de branches droites et longues de 3 pieds, sont brêlées à 4 piquets, enfoncés dans le sol et hauts de 21% pieds.La table de cuisine et le foyer peuvent être montés sur les mêmes traverses, comme le montre la vignette.de ) Jo MW / \u2018 J, 3) sr 7) ASS Gate Ls Cou LOIR.DE CUISINE Foyer EN ET TABLE , CoMBINES,.| ma Mite C 4\u2018 1 fe, wu, À DE ee rade ELU CHARS SHETUHE HATH) AA HHT He eee D Accessoires : Creuse un trou à eaux grasses large de 12 pouces et profond de 15, dont tu tapisseras le fond de grosses pierres rondes.Remplis- le de sapinages et munis-le d\u2019un couvercle.Le sa- pinage, qui agit comme filtre, sera brûlé tous les jours.Un seau de toile, suspendu à un moignon de branche, sauvera moultes allées et venues au cuis- tot quand la source est loin du coin de patrouille.\u2018Tu mettras tes torchons à sécher sur une corde à linge.Si ta patrouille part au camp avec une tente, un cache soleil, 2 marmites, 2 poêles et 6 bols en tout et pour tout (pas de coffres, de montants de tentes, de clous, de scie, etc., etc.), tu renverseras tes marmites et poêles propres sur 2 ou 3 billots brélés ensemble.Mets ta réserve de bois à l'abri de la pluie.Les vrais trappeurs n'ont pas de glace pour conserver les denrées périssables.Imite-les en aménageant un petit bassin dans une source à un endroit ombragé.Fais-y flotter les récipients contenant ces denrées.2ème Partie : RECETTES NOTE : Les quantités ci-dessous suffisent pour 6 personnes, à moins d'indication contraire.Potage Valmorinien tasses de bouillon ou d\u2019eau tasses de fèves cuites (restant de fèves au lard) c.à soupe de beurre oignons cubes d'Oxo.Faire revenir les oignons (tranchés) dans le beurre.D'autre part, jeter les fèves (cuites) dans le bouillon bouillant, y ajouter les oignons.Laisser mijoter jusqu'à ce que les fèves tombent en purée (ce temps dépend de leur cuisson antérieure).Ajouter l\u2019Oxo.ps ES La Lo V1 Soupe Stannique de livre de lard salé carottes tranches de navets pintes d'eau ou de bouillon c.à table de tapioca oignon sel et poivre.Faire revenir le lard dans un chaudron avec les légumes coupés en dés, et ajouter l\u2019eau ou le bouillon.Laisser cuire doucement.Un quart d'heure avant de servir ajouter le tapioca.Soupe au riz et aux tomates 5 c.à café de soda à pâte 2 boîtes de tomates 2 boîtes d\u2019eau 3 oignons BET SHI RRP HL pee © AHIR Hat IRQ FLT A H I$: iy: ng Trent Be.dias [a fre Lu Cohan on EE TE i dE Ll ; on EN Cou LOIR.MONTE SUR UN Lo tasse de riz beurre, sel et poivre.Faire bouillir les tomates et le soda durant deux minutes, puis ajouter l\u2019eau, les oignons tranchés, le riz, etc.Laisser mijoter, 1 heure, en brassant de temps en temps afin que le riz n\u2019attache pas.Ragoût 3 livres boeuf, mouton ou porc dans l'épaule ou 2 rognons de boeuf 10 a 12carottes 3 c.à table de graisse ou beurre 3 c.à table de farine sel et poivre persil, thyn et laurier.De préférence dans une marmite de fonte, faire revenir la viande coupée en morceaux de la grosseur d\u2019une balle de golf.La retirer quand elle est dorée.Ajouter la farine à la graisse restée dans la marmite et cuire jusqu'à ce qu\u2019elle devienne brun foncé.(Ça s'appelle \u2018\u2018faire un roux\u2019).Remettre la viande dans le roux.Ajouter les assaisonnements et de l\u2019eau (ou du bouillon) pour couvrir, puis les carottes quand le ragoût bout.Cuire 12 heure.(Au camp, on peut remplacer les carottes par des patates coupées en 4 mais à condition de ne les ajouter que 35 minutes avant de servir ou par une boîte de pois verts ajoutée 10 minutes avant de servir).Patates frites (pour 1 pat.) Patates Huile ou graisse.Couper les patates en lisières.Les faire tremper pendant ! heure dans l\u2019eau froide.Les assécher avec un linge et les faire frire dans la graisse très chaude.(A suivre) Condor dur, Troupe Lyauley 15 Rta aol EI EAL MEHR te LT nt ee Aux Editions \"Sein Décoration de ton coin de pat.@ Les Lys et les Lions\u2019\u2019, par Pierre Joubert.9 X 13, en couleur, $2.50.Presses d\u2019Ile-de-France, 1947.Tous ceux qui s\u2019occcupent de dessiner ou de composer des insignes, des badges.font de I'héraldique.sans le savoir.Ils ont donc le plus grand intérêt à connaître les règles essentielles de la science du blason.Ce livre est bourré de suggestions car les règles sont expliquées plus encore par les dessins en couleur que par de savants jus.Ornements intérieurs : 1.\u2014 meubles (la fleur de lys, le lion, l'aigle, le léopard, la croix, les quadrupèdes,, les oiseaux, poissons, animaux fabuleux, végétaux, minéraux, les astres).2.\u2014 objets usuels monuments et navires, corps humain.; 3.\u2014 le blasonnement ou l'art de décrire un écu selon un langage conventionnel.Ornements extérieurs : 1.\u2014 le timbre, supports, collier, la devise, le clergé, l'armée, etc.Bref, c\u2019est un des livres de base dans une bibliothèque si on veut ne rien faire à moitié.Compagnon : Jean DUCHESNE SCOUT CATHOLIQUE te Revue Scoute des Garçons Numéro 115 60 cents Abonnement : @ Tresses et noeuds décoratifs\u201d, par R.Ledoux.5 X 2, 100 pages, 0.60, de la Collection \u2018Noeuds et Passerelles\u2019 et \u2018Ponts\u2019.Tresses et cordelieres, chainettes.T'erminaisons de cordes.Ornements et noeuds décoratifs.Epissures.Illustrations claires et abondantes.Archives du Gardien des Légendes @ Feux nouveaux\u201d, par Gérard Tarwe.Casterman, 4 X 6, 181 pages, $1.30.Un plein recueil de sketchs pour feux de camp.Sans doute, il ne s'agira pas d'apprendre par coeur mais en regardant et interprétant selon ton goût les scènettes, tu apprendras à en bâtir toi- même.N'oublie pas que le feu de camp ne sera réussi vraiment qu\u2019à condition d'en réaliser douze mois par année.© L'Alouette\u2019\u2019, éditions à l'Orante\u2018\u2019 4 X 6, 130 chants, 0.75.Plusieurs chants que tu ne trouveras pas ailleurs.En outre le recueil lui-même se compose de feuillets non reliés les uns aux autres ce qui est commode pour les pratiques de chant ou pour ajouter à ton carnet personnel.ADMINISTRATION : 2080, Dorchester Ouest MONTREAL Téléphone : WIlbank 5368 Rédigé par I\u2019Equipe GUTENBERG "]
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