Le Monde à bicyclette, 1 janvier 1995, Automne
[" LE COÛT MONTÉ DU RÉSEAU VERT 2.20 TEL TOP CLEAN Od EX LIN LL) AG) PISTE CYCLABLE LA PLUS CHERE AU CANADA L e réseau vert, annoncé en grande pompe l'automne dernier par un maire Doré sur ses derniers kilomètres, est en panne.Après l'inauguration d'un premier tronçon le long de la voie ferrée du C.P.de la rue Masson à la rue Clark et malgré les promesses d\u2019une suite cette année, au moins jusqu'au parc Jarry, rien n'a bougé.Notre nouveau maire serait-il moins vert qu'il ne le prétend?\" Francois Vermette Le réseau vert, comme nous le voyons aujour- d\u2019hui, porte mal son nom.Il est trés peu vert et ne constitue pas un réseau.Pourtant, malgré tout, c\u2019est un succes.Il y a du monde, des vélos, des piétons, et les utilisateurs sont satisfaits.Notre maire Bourque devrait en prendre note, lui qui nous disait le 21 septembre dernier pendant la campagne électorale que le concept de réseau vert était dépassé.Pressé de questions, le plus grand reproche qu\u2019il pouvait lui faire était son coût faramineux de près d\u2019un million $ du km pour l\u2019aménagement, faisant du réseau la piste cyclable la plus chère au Canada.Comment en sommes-nous arrivés à des coûts aussi élevés?Faire le tour de la question c\u2019est faire le tour de l\u2019ineptie municipale.M.le maire Bourque a raison, il y a quelque chose qui cloche quand une piste cyclable coûte 1 million$ du km.Une accumulation de bêtises et de travaux connexes qui n\u2019ont rien à voir avec le réseau, sont les grands responsables.LA VAPEUR MONTEL\u2019incinérateur municipal où nous brûlions nos tonnes de déchets servait de pourvoyeur de vapeur pour les industries environnantes qui l\u2019utilisaient pour se chauffer, une façon de récupérer un peu de cette énergie perdue.Le tuyau d'alimentation passe sous le réseau vert et nous pouvons toujours voir les puits d\u2019accès aux valves de sécurité.Plutôt que de contourner ces puits d\u2019accès qui étaient surélevés par rapport au niveau du sol, on a élevé le sol jusqu\u2019à leur niveau.Résultat: un muret de béton de 2 km entre la piste et la voie ferrée.Ça fait beaucoup d'argent pour éviter quelques monticules.Mais l\u2019ironie suprème est que l\u2019incinérateur a fermé et que le fameux tuyau de vapeur a cessé de servir avant même la fin des travaux.UNE CLÔTURE TROP BELLE POUR DURER.Le Canadien Pacifique qui n\u2019entretenait plus sa clôture depuis longtemps, tellement qu\u2019elle avait pratiquement disparu, a exigé et obtenu que la Ville fasse ce qu\u2019il ne voulait plus faire: une clôture neuve entretenue.Sans accord sur les passages à niveau pour traverser la voie ferrée, une clôture hermétique était condamnée d\u2019avance.Ne reculant devant rien, la clôture installée est de meilleure qualité que toute autre clôture à Montréal, plus haute, plus solide.Il n\u2019y manque que les barbelés.Bien entendu, elle est déjà criblée de trous.FAIRE LA LUMIÈRE SUR TOUT CA.Le réseau vert n\u2019est pas éclairé la nuit.Apres le coucher du soleil, il est fermé et l\u2019accès, déconseillé.Sans moyens pour assurer une surveillance de tous les racoins, l\u2019éclairage devenait une fausse sécurité.Le soir, abstenez- vous d\u2019y passer tout simplement.C\u2019était trop simple en effet, une décision venue d\u2019on ne sait où, demandait de jouer sur les deux tableaux.Il n\u2019y a pas d\u2019éclairage mais tout le filage et les bases de lampadaires sont enfouis, rouillant tranquillement sous terre.M.André Lavallée, responsable politique du dossier sous la précédente administration, nous disait que c\u2019était au cas où ils changeraient d\u2019idée, que ça reviendrait moins cher que de recommencer au début\u2026 PASSEZ LA FACTURE PAR ICI.Le passage du réseau vert est devenu le prétexte à d\u2019autres travaux le long de son parcours.Réfection de viaducs, construction d\u2019une bande de trottoir le long dè la rue des Carrières.Des travaux certainement pertinents mais difficilement justifiables sur le budget d\u2019une piste cyclable.De plus, à un endroit entre les rues Henri-Julien et Casgrain, derrière l\u2019usine d\u2019Ilco Unican, on a construit un parc.(voir page couverture du numéro 3 vol.XIX du journal du MaB).Ce site de l\u2019ancienne cour de triage Mile-End a été acquis, contrairement au reste du trajet qui n\u2019est que loué et aménagé en parc.C\u2019est bien beau mais on ne procède pas ainsi quand on veut économiser.Imputer tous ces coûts à la piste cyclable la plus chère au Canada, c\u2019est faire preuve de démagogie ou de malhonnêteté intellectuelle, la campagne électorale est terminée maintenant, les enflures verbales peuvent rester au vestiaire.Pour 1 million $ du km, on a bien plus qu\u2019une simple piste cyclable.On a surtout une série de dépenses douteuses qui font grimper les coûts indûment.Pourtant, on pourrait faire aussi bien, sinon mieux, pour bien moins cher.SMALL IS BEAUTIFUL Le réseau vert n\u2019est pas un concept dépassé, au contraire.Partout, les sentiers polyvalents voient le jour et sont des succès monstres.L\u2019Estriade, la piste du Petit train du nord, le réseau vert longueuillois, même la piste du canal Lachine sont des succès dont les retombées économiques se calculent en millions.Vélo Québec vient de publier un livre très intéressant sur toutes ces nouvelles expériences, Les sentiers du XXF siècle.La piste du canal Lachine, victime de son succès, est maintenant congestionnée, les cyclistes et les patineurs recherchent des endroits où aller.Contrairement aux pistes polyvalentes en région qui sont d\u2019abord pour le loisir, le réseau vert en milieu urbain est aussi utilitaire.Le projet du gouvernement du Québec d\u2019une route verte qui doit relier toutes les grandes villes du Québec devra bien passer par Montréal.L\u2019axe nord-sud n\u2019est pas approprié pour soutenir la route verte, le réseau vert, lui, l\u2019est.Mais un réseau vert modeste, une bande de 3m en pierres concassées où l\u2019on a laissé le plus possible de la végétation sauvage pousser le long des voies ferrées, où les aménagements sont minimaux, est la solution de l\u2019avenir pour réunir vélo utilitaire et de loisir.Ainsi, les coûts pourraient être divisés par dix, permettant d\u2019aller plus loin dans la réalisation du tracé.Les coûts latéraux doivent revenir à d\u2019autres programmes mais les budgets cyclistes ne doivent pas devenir les bailleurs de fonds de services municipaux ratoureux.Le premier tronçon a coûté trop cher mais faut-il jeter le bébé avec l\u2019eau du bain?Le réseau vert peut devenir la colonne vertébrale du réseau cycliste montréalais parce qu\u2019il est linéaire, direct et en site propre.D\u2019autres pistes sur artères peuvent venir s\u2019y greffer pour rejoindre le centre-ville; des rues transformées en rues vertes avec des aménagements intelligents deviendraient les tentacules du réseau dans les quartiers.II ne peut y avoir de pistes cyclables partout.Pour pouvoir se déplacer en vélo dans la ville, 11 faut que la rue soit accueillante pour les cyclistes.Ce qui n'empêche pas un réseau multifonctionnel de décupler les possibilités cyclistes.Tout ça n\u2019entre t-il pas dans la vision du Montréal vert de monsieur le maire, tout ça n\u2019est-il pas dans la pensée qui sous-tend le projet éco-quartier?Le maire Bourque entend privilégier le réseau bleu, l\u2019accès aux berges.C\u2019est bien, mais il faut bien s\u2019y rendre aux berges.La Ville investit 250 000$ pour les 5 prochaines années d\u2019opération de la navette fluviale, entre la promenade Bellerive dans l\u2019est de la ville et l\u2019île Charron, alors que la Promenade est difficilement accessible pour les cyclistes qui sont les premiers utilisateurs.La piste de la rue Notre-Dame, à l\u2019est de Viau, ne mérite même pas le nom de piste.On s\u2019affaire en ce moment à refaire la rue, plus de 4 millions$ en travaux mais la piste restera ce qu\u2019elle est, une honte.Pourtant, 3 pâtés de maisons au nord, parallèlement, il y a la voie ferrée du CN sur laquelle le Maire veut faire passer son petit train électrique.Un bout de réseau vert pourrait très bien cohabiter et constituerait un puissant moteur de développement récréo-touristique pour l\u2019Est, tout en devenant un grand tronçon utilitaire dans cette partie de la ville balafrée de grands axes routiers et autoroutiers et en permettant de relier efficacement le parc régional du bois de la Réparation, les parcs riverains de Pointe-aux- Trembles et de Tétreaultville au reste de la planète cyclable.ET SI LA VILLE ÉTAIT INCOMPÉTENTE?La Ville de Montréal, en poursuivant ces nombreux objectifs avec ses fonctionnaires travaillant de nombreux dossiers en même temps, n\u2019est peut-être pas la plus apte à mener à bien un projet de ce type.Un peu comme sur le modèle des Groundwork trust en Angleterre qui réunissent des organismes à but non lucratif, des bailleurs de fonds privés et gouvernementaux pour le reverdissement de friches industrielles, nous pourrions créer ici un organisme qui serait responsable de la réalisation et \u2018de la gestion du réseau.Cet organisme (pourquoi pas le Monde à Bicyclette) serait plus à même de susciter la participation des citoyens des quartiers traversés, à l\u2019élaboration du réseau.De même, un organisme indépendant de la Ville pourrait plus facilement interpeller les entreprises privées pour les amener à participer à ce projet.De même, la participation financière de Québec pourrait être mise à profit, 55 millions$ sont prévus pour l\u2019aménagement de voies cyclables dans le cadre de la route verte.Combien viendront à Montréal, là où la masse des cyclistes est concentrée et combien iront à faire des pistes cyclables dans les épinettes des Laurentides?+ ALLIWYIA SIOÔNVE \u2014_ .a J \u2014 Sa PSUR = ww\". CYC LO-PROZAC A VELO SANS TETE, ES-TU TOMBE SUR TON CASQUE ?< ue Montréal soit une ville cycliste, voilà ce que l\u2019été aura encore révélé, mais Montréal ville cyclable est encore péniblement loin: encore aujourd\u2019hui, il y en a qui voudraient se déplacer à vélo en ville, mais ces personnes ont peur.(voir p.XX).Le réseau vert s\u2019est arrêté à son premier et trop court tronçon qui aura couté bêtement et scandaleusement cher; l\u2019entretien du stationnement cycliste de la ville en rue commerciale laisse à désirer et son expansion est encore remise à l\u2019année prochaine: voilà qui engendre des montées de bave dans le Monde à Bicyclette (lire les textes de F.Vermette).Étant donné la forte demande des commerçants pour du stationnement vélo, nous souhaiterions que la Ville de Montréal, au-delà de ses propres initiatives que nous attendons impatiemment, autorisent les commerçants à implanter eux-mêmes leur propre stationnement vélo, moyennant évidemment le respect de certaines normes d'installation et d\u2019entretien de la voie publique.Ceci ne coûterait rien à la Ville.\u201c Ajoutez à ces irritants l\u2019anorgasmie intellectuelle de la machine municipale en matière de maîtrise de la circulation automobile et nous sommes au bord de la cyclo-névrose.La signalisation et les découpages des voies implantés par la Ville dans la zone parc Laurier/rue Christophe-Colomb ont permis de réduire de 40% le volume de circulation dans la rue Christophe-Colomb, sauf que l\u2019impact de la circulation n\u2019a pas changé, puisque les vitesses n\u2019ont pas diminué d\u2019une.miette.Sur la rue Parthenais, l\u2019aménagement de l\u2019an dernier a réduit les excès de vitesse (nombre d\u2019autos roulant plus vite que 55 km/h).On n\u2019a pas refait l\u2019aménagement cette année, un sondage fait auprès des résidants indique le peu d\u2019enthousiasme pour cet aménagement somme toute peu convaincant.Contrairement à la méthode préconisée pour implanter les mesures d\u2019apaisement de la circulation, la Ville n\u2019a pas tenté de stimuler la réflexion des gens vivant sur cette rue\u2026 Dans l\u2019est : Quatre numéros par année bicyclette comme élément d\u2019un système de transport assuran biens de façon à minimiser les impacts socio-écologiques et | Rien de moins.: Présentez-nous vos idées d'articles, de photos, de dessins, etc.à la correction de textes, à la mise en page ou à la distribution t permise, avec mention de la source.COORDINATION Christian Boulais COMITÉ DE RÉDACTION Danielle Béchard, Christian Boulais, Maria Dobreva, Lili Haury, Lorraine Mayrand, Stephanie Roth, Robert Silverman, Michael Thibault, Francois Vermette TEXTES Danielle Béchard, Maria Barba, Christian Boulais, Benoît Lambert, Nathalie Mercier, Claire Morissette, Stephanie Roth, Michel Séguin, François Vermette Coordoi , Monde \u2018Bicyclette GB : Organisme sans but lucratif fondé en \u20181975, le: Monde à Bicyclette fait la promotion de la | | Les auteurs portent l\u2019entière responsabilité de leurs Écrits.La reproduction en tout ou en parti Imprimerie Québécor Saint-Jean de Montréal, les résidants du secteurs Radisson-Des Groseillers avaient gagné la paix l\u2019an dernier, grâce à des mesures réduisant de beaucoup le volume de circulation dans leur coin.Ils l\u2019ont perdue cette année: la Ville a modifié les mesures sans avertissement.Ainsi la nuit, nous nous mettons à faire des rêves étranges du genre petit nuage fatigant qui reste collé sous le nez.Nous voulons des zones de 30 km/h dans les quartiers résidentiels: la Ville va peut-être mettre à l\u2019essai dans un secteur, la limite de 40 km/h, ce qui ne changera pas grand- chose à l\u2019impact de la circulation automobile.Alors qu\u2019on refaisait, pour exactement 4 196 359 $ et 45 cents (gros lot pour Lafarge Canada inc), la rue Notre- Dame dans l\u2019est de la Ville, on aurait pu envisager de reconfigurer le contexte pour mieux aménager la caricature de piste cyclable\u2026 D'autre part, parce qu\u2019on nous en a pas mal parlé cet été, nous psy- chanaliserons dans notre prochain numéro, la rue Rachel et sa troublante piste cyclable.Mais enfin, il y a quand même eu cet été, un peu de quoi se soulager.Grâce à l\u2019entrée en service de la navette Bellerive/ Ile Charron (lire le texte de Nathalie Mercier), les vents fluviaux éloignent les fatigants petits nuages collés sous le nez.En plus, il est désormais permis de rêver éveillé, comme vous pourrez le conclure avec notre dossier «Villes sans autos».CYCLISTE EN BALOUNE En juin dernier, La Presse et Le Devoir ont mis en bonne place dans leur page, une lettre de M.Daniel Gomez argumentant contre le port obligatoire du casque pour les cyclistes.Nous partageons son avis quand il soulève l\u2019inapplicabilité de la loi, quand il défend le confort à vélo (ce qui est d\u2019ailleurs un élément de sécurité) et quand il suggère de ne s\u2019en tenir qu\u2019à encourager le port du casque, car nous ne nions pas son utilité potentielle.t la mobilité des personnes et des | à-vivifier l\u2019environnement urbain, Les contributions au financemen sont bienvenues.Sébastien Bouchard DISTRIBUTION natrices: Danielle Béchard.Michele Lebeau PUBLICITE Lili Haury (514) 844-2713 IMPRESSION Dépôt légal: M.Gomez aurait dû ajouter qu\u2019au-delà d\u2019un nécessaire effort d\u2019éducation pour un comportement adéquat des cyclistes et pour le partage de la rue qui doit viser cyclistes et automobilistes, le fait est que la sécurité des cyclistes passe beaucoup par l\u2019amélioration de leur environnement: quand ils se font tuer, c\u2019est dans la plupart des cas par des véhicules automobiles.Ainsi la rue, tuyau d'écoulement de la circulation automobile, doit disparaître au profit de la rue milieu de vie.Des pistes cyclables doivent être envisagées dans certaines artères.Les pistes en site propre, tel le réseau vert, qui nous promettent des voies éloignées de la circulation automobile, doivent être aussi développées.Toutefois, nous cessons sec de pédaler avec M.Gomez quand il passe de la question bien concrète du port du casque pour partir en baloune sur la raison «plus fondamentale» qu\u2019il a de s\u2019opposer au port obligatoire du casque: « (\u2026) j'en ai pardessus la tête que l\u2019État veuille absolument mon bonheur et ma sécurité.Je veux qu\u2019il me laisse respirer, qu\u2019il me laisse la petite marge de liberté qu\u2019il me reste (.) L\u2019État protecteur, l\u2019État gendarme, y'en a marre monsieur le ministre.Laissez notre tête en liberté».Nous ne sommes pas indifférents au délirant discours anti-État.Alors, il yena qui préfèrent que leur bonheur soit entre les mains de Coca-Cola, GM ou Mazda ?Nous espérons désespérément que les M.Gomez ne réaliseront pas trop tard à quel point ils font le jeu de ceux pour qui l\u2019État est l\u2019obstacle à éliminer pour mieux disposer de nos libertés démocratiques et économiques, pour mieux mettre à sac notre planète.M.Gomez se proclame «cycliste libre».Cela nous appelle définitivement dans notre «régularité» (mangez du All- brun, adieu RBO).Le Monde 3 bicyclette se réclame depuis toujours de l\u2019anarchisme.Comme l\u2019a dit on ne sait plus trop qui, être anarchiste, ça veut dire être responsable et la liberté, ça ne va pas sans lucidité.On pourra toujours s\u2019engueuler sur la liberté et la lucidité mais cela ne signifie certainement pas répéter les constats du 19° siècle\u2026 L'État, honni des anarchistes, s\u2019acharnait alors à détruire l\u2019univers autogéré paysan et imposer l\u2019enrégimentement de l\u2019industrialisation.L'Etat social-démocrate que nous connaissons aujourd\u2019hui a permis une maîtrise relative du capitalisme et de faire un peu plus de justice.C\u2019est ce rôle modérateur de l\u2019État que l\u2019on tente de faire disparaître, avec l\u2019appui de gens dépassés par les transformations de notre société, sous la poussée de celles de l\u2019économie.En ce qui nous concerne, nous souhaitons des réformes de l\u2019État, pour qu\u2019il soit plus démocratique encore et pour qu\u2019il puisse tracer les voies qui s\u2019imposent face aux problèmes socio-écologiques de la fin du 20¢ siecle.BOSNIE Tant qu\u2019à nous éloigner de nos préoccupations cyclo-urbaines, nous ne pouvons pas passer à côté de la Bosnie.I y en a eu, notamment dans l\u2019hebdromadaire Voir il y a quelques semaines, pour faire leur intéressant sur le thème: en Occident on sait mais on fait rien pour sauver la Bosnie.Ce n\u2019est pas vrai que nous ne faisons rien.Nous souffrons tabarnak.L\u2019horreur qu\u2019on laisse infliger aux Bosniaques, Croates et Serbes par des forces politiques fanatiques, nous écoeurent.Cela se passe au sein de la plus riche, la plus puissante mais aussi la plus prétentieuse civilisation de l\u2019Histoire, l\u2019Occident.Le plus dégoûtant, c\u2019est d\u2019entendre certains couillons _ (dont un «expert» du\u2019 Devoir) poser la question: «Sommes-nous prêts à envoyer nos fils et nos filles mourir pour la Bosnie».Lorsqu\u2019il a été question de se porter à la défense des crapules d\u2019émirs pétro-monarchiques du Golfe Persique, pour qu\u2019il reste possible de continuer de gaspiller le pétrole à bas prix, on n\u2019a pas cru bon de nous poser la même question.UTOPISTES Il y en a eu pour dire que le journal du MàB commence à faire années 1960.Certains textes seraient dans le genre «changer le monde».Nous n\u2019en demandons quand même pas tant.N\u2019est-il pas raisonnable de vouloir une ville «place publique», que l\u2019automobile soit remise à sa place, qu\u2019on réduise le temps de travail pour que tous travaillent mais moins, qu\u2019on produise sans polluer, qu\u2019on nous épargne l\u2019esprit avec le harcèlement publicitaire des médias électroniques et qu\u2019on cesse de fabriquer des armements ?La génération des années 1960 voulait changer le monde et elle s\u2019est trouvée de bonnes jobs.Celle des années 1990 veut se trouver de bonnes jobs, mais n\u2019aura pas d\u2019autres choix que de changer le monde.Christian Boulais MILLE MERCIS À CEUX E T CELLES QUI DISTRIBUENT LE JOURNAL DU MONDE À BICYCLETTE PHOTOGRAPHIES / ILLUSTRATIONS Danielle Béchard, Michael Thibault, François Vermette Photo page couverture: Infographie d'aprés des photos de Christian Boulais TRADUCTION Christian Boulais CORRECTIONS Danielle Béchard INFOGRAPHIE Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada: ISSN: 0823-5570 Le Monde à Bicyclette 3680, rue Jeanne-Mance, bureau 341 Tél.: (514) 844-2713 FAX: (514) 844-6622 E-mail: lemab@web.apc.org ADRESSE POSTALE C.P.1242, suce.Place du Parc 5 Montréal (Québec) H2W 2R3 LE MONDE A BICYCLETTE « VOL.XX, #3 © AUTOMNE 1995 » PAGE 2 Plusieurs personnes s'impliquent au Monde en Bicyclette en faisant une tâche anonyme mais combien utile: la répartition à vélo du journal du MAB vers les points de distribution, cafés, bars, bibiothèques, buanderies, caisses populaires et vélocistes, à qui NOUS eXprimons notre reconnaissance, Certaines personnes se sont méme mises à adopter une «run» qu'elle refont à chaque Parution, et qu'elles entretiennent (en remplacant les points de distributions vides).Une façon de se créer des liens avec son milieu, comme quoi la tâche n'est pas qu'ingrate.Merci à, selon un ordre pêle-mêle, David Alper, Danielle Béchard, Maria Barba, Estelle | Demers, Bruno Dubuc, Mathieu Francoeur, Yves Desjardins, Stéphane Gagné, Kevin ; ead, Patrice Limoge, John Johnston, Michelle Lebeau, Miro Nésic, Frangois Vermette, sre ANU We TY aT a VÉLO-BATEAU BOUCLEZ-LA AVEC VOTRE VÉLO! Nathalie Mercier l n autre chainon manquant ne l\u2019est plus! Avec la mise en service, au début de l\u2019été, d\u2019une nouvelle navette fluviale dans l\u2019Est de Montréal, voici que nous est maintenant accessible le parc des îles de Boucherville et, par le fait même, la Rive-Sud, à partir de Montréal, sans pédaler pendant des heures et sans risquer sa vie sur le pont Jacques- Cartier\u2026 il était grand temps! UNE BOUCLE.La navette qui part du quai du parc de la Promenade Bellerive dans Tétreaultville permet de se rendre aux Îles de Boucherville puis, par deux autres navettes, soit à Boucherville ou à Longueuil.Du quai de cette dernière, on peut rejoindre le réseau vert (sur lequel Montréal pourrait très certainement prendre exemple), la promenade René-Lévesque qui longe le fleuve et, pour boucler le circuit, la traverse Longueuil-Vieux port de Montréal.L\u2019Est de Montréal, qui a toujours fait figure de parent pauvre en ce qui concerne les infrastructures cyclistes, hérite enfin d\u2019un équipement important qui pourra devenir, on le souhaite, un catalyseur pour d\u2019autres aménagements.En effet, avec les deux pires pistes de tout Montréal (si ce n\u2019est de l\u2019univers\u2026) l\u2019Est de l\u2019île n\u2019est pas très invitant pour les cyclistes.Maintenant que le bateau est à l\u2019eau, il faudra travailler les liens qui permettent aux usagers de rejoindre le quai (comme la piste de la rue Notre-Dame) et ainsi relier l\u2019Est au reste de la planète vélo.GARANTIE DE 5 ANS OU $500 000.00.La revendication, lancée par le Comité des citoyens de la Promenade Bellerive, a été reprise par une société a but non lucratif issue du premier groupe, la Société d\u2019animation de la Promenade Bellerive, responsable des activités dans le parc.Les négociations avec la Ville de Montréal d\u2019une part et le gouvernement du Québec d'autre part, ont été longues même si les appuis étaient nombreux.Les quais étaient déjà installés des deux côtés du fleuve et on ne savait même pas s\u2019il y aurait, un jour, un bateau qui les relierait.Ce n\u2019est que quelques jours avant le lancement du service de navette fluviale qu\u2019une réponse ferme, garantissant le financement du service pour les 5 prochaines années, s\u2019est faite entendre.La Ville de Montréal contribuera pour 50 000$ par année et le Gouvernement du Québec en fera autant par l\u2019entremise des ministères des Affaires municipales et du Tourisme.UN SUCCÈS Le succès est instantané.Les fins de semaines, ils sont plus de 1000 cyclistes à monter à bord.La demande était là, alors on se demande pourquoi les politiciens ont tant attendu avant de se décider à investir.Maintenant, Pierre Bourque et Camille Laurin, qui a convaincu ses collègues ministres, peuvent se vanter d\u2019avoir mis la navette au monde.Tant pis pour ceux qui ont trop tardé! Ce sont les nouveaux venus qui ont su prendre les décisions et qui récoltent aujourd\u2019hui les fruits de cette réussite.+ ® On a un tube pour vous:e La plupart des tubes fluorescents sont stressants car leur lumière diffère du spectre naturel.Heureusement, il y a une alternative: Spectralite des tubes dont le spectre se compare à la lumière du soleil.Info:Robert Silverman, 849-5596 Café-Couette «À l'ombre de l\u2019Orford» Une vieille maison vous offre une halte de repos et de cordialité - À prix réduit: Chambrée pour groupes S.Bienvenue 180, route 220, Bonsecours, Qué.JOE 1HO TEL.: (514) 535-6589 PORTE-VÉLO «ALMAS», Auk la navette Promenade Bellerive\u2014ile Charron est en opération 5 jours par semaine, du jeudi au lundi, de 11h à 18h.À partir du 4 septembre et jusqu\u2019au 9 octobre, le service sera assuré les fins de semaine seulement.Les départs se font aux heures de la Promenade Bellerive et aux demies de chaque heure de l'ile Charron.Le coût du passage est de 2,50$ La Promenade Bellerive est située à l\u2019est du tunnel Louis-H: Lafontaine, le long du fleuve entre les rues Liébert et George-V, à la limite de Montréal-est.l'embarcadère est au pied de la rue Mercier.Pour informations sur ce service de navette et celles du Vieux-port, composez le 281-8000 10 2086000000 5 $ par mois T 381-0049 AEE ERE EEE EEE EEN NEEEEE ENN ENNENNNNEIX: = a = = rm \u2014 = .\"ee%8a LE@VÉLOCISTE Bouchard Y services (depuis 1936) LEADER + MINELLI « MIYATA + NORCO RALEIGH » SPECIALIZED ACTION VELO PLUS Réparation rapide de toutes marques.Aussi: service d\u2019aiguisage 6662 Papineau, St-Zotique We 727-7171 SIMPLE ET ESTHETIQUE, en une seule pièce.À la fois ROBUSTE et LÉGER, non encombrant, facile à manipuler.DD Pour REMISAGE de tout vélo (homme et femme) : modèle ordinaire à luxueux.Dans garage, remise, escalier, etc\u2026 Sur tout mur: bois, gypse, brique, pierre, béton, etc.Intérieur et / ou extérieur.DD SUSPEND le vélo au mur à toute hauteur désirée.JD PROTÈGE le vélo contre les bris.JD SÉCURITAIRE: se cadenasse de multiples façons.FO D'INSTALLATION aisée: 4 vis.FD Unique! ce porte-vélo mural.__ EN VENTE CHEZ: COPIGRAPH inc.410-247 rue Saint-Nicolas / Vieux-Montréal Téléphone et fax (514) 285-2125 ho -\u2014 tm - mad AA ee -.~ Tw. el A TERE WY I \u2014\u2014p\u2014 CONFLIT AUTOBUS/VÉLO Transport en commun et vélo sont en principe des modes de transport complémentaires.Depuis dix ans, la relation autobus/vélo s\u2019est apparemment améliorée, mais pour que l'évolution se poursuive, nous tenons à publier cette lettre d'une personne utilisant son vélo pour se rendre à son travail, et qui a adressé sa plainte en bonne et due forme à la STCUM.Un exemple à suivre! Le ler septembre 1995 Madame Roxane Corbeil Relations avec la clientèle Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal 800 rue De la Gauchetière Bureau 1-4200 Montréal H5A 116 Madame, La présente se veut une plainte formelle à l\u2019endroit d\u2019un de vos chauffeurs d\u2019autobus dont le comportement au volant de son véhicule a risqué de me coûter la vie.Les lignes qui suivent sont donc le condensé des reproches que j\u2019adresse audit chauffeur, lesquels ont également été con- ans la série des horreurs cyclables: la piste du boulevard ouin à Rivière-des-Prairies.Pouvez-vous croire que s'est ne piste très récente, refaite l'an dernier?Une ochonnerie qui oblige au slalom entre les poteaux, le tout .sur un trottoir.Qui signées au téléphone par un de vos agents.(.) J utilise le vélo comme moyen de transport pour aller travailler.Le 29 août 1995, je roulais paisiblement, au sortir du bureau, en direction de ma demeure.L\u2019incident s\u2019est produit vers 18h20, alors que j'étais sur la rue Jeanne-Mance, direction nord.Je roulais à l\u2019extrémité droite de la chaussée, comme il se doit.Je me trouvais entre les rues René-Lévesque et Ste-Catherine lorsqu\u2019un autobus, provenant du sud, passa à ma gauche.Comme cet autobus désirait s\u2019arrêter pour cueillir les gens qui attendaient à l\u2019arrêt d\u2019autobus, il s\u2019est tout simplement tassé à droite, sans se préoccuper de moi, qui était à sa droite.Au lieu d'attendre que je passe devant lui, EN YSN EWE RSUR DIN BY Wo) vu CIRCULATION Le Monde bicyclette présentera gratuite TEL Era LS citoyens YY ond @.,w @-, EN VL) feront là demande un diaporama sur 18 mesures d\u2019apaisement dela f .DIE æ 4 ir ington, res circulationŸ?Découvrez comment votre 0 a è 0 a nl Yad quartier etgotre ville pourraient IN transformes.OV PIRE PIQUE RS LI3WNYIA SIOÏNVES comme j'en avais le privilège, voire la priorité, l\u2019autobus s\u2019est tassé à droite, où je me trouvais.N\u2019eut été de ma promptitude à réagir (j'ai freiné et j'ai dirigé ma bicyclette sur le trottoir), j'aurais été écrabouillée! Je comprends que les autobus ont priorité à gauche, lorsque, après un arrêt, ils redémarrent, mais ce n\u2019est pas la situation ici: j'étais à droite et l\u2019autobus m'a littéralement coupée.Puisque j'ai eu très peur et de toutes façons, j'avais atterri sur le trottoir, je suis montée dans l\u2019autobus, pour demander au chauffeur s\u2019il me voyait bien.Ce dernier, derrière ses lunettes de soleil et occupé à mâcher avec force et conviction sa gomme (tout un chic quand on travaille avec le public), m\u2019a répondu que oui, il me voyait.Je lui ai alors demandé si lorsque j'étais sur mon vélo, il me voyait aussi.Il me répondit narquoisement que non, pas lorsque j'étais sur mon vélo.Je lui ai demandé de s\u2019identifier, ce qu\u2019il a refusé de faire.Jai alors cherché sur le tableau de bord et dans les alentours un indice pour me permettre de l\u2019identifier et me voyant faire, il m\u2019a suggéré de prendre le numéro de l\u2019autobus et de sortir au plus vite, car il partait.Le numéro de l\u2019autobus était 60- 032 et le numéro de la plaque d\u2019immatriculation était A-13411.Montréal est une ville où l\u2019utilisation de la bicyclette est en forte progression.Un nombre impressionnant d\u2019individus s\u2019en servent pour se véhiculer.Bien plus qu\u2019un sport, le vélo est un moyen de transport.Les automobilistes doivent se cycliser et apprendre à partager la rue.La STCUM a un rôle à jouer en ce sens en conscientisant ses chauffeurs au danger qu\u2019ils peuvent représenter, lorsqu\u2019ils ne respectent pas les vélos, Après tout, un cycliste happé par un autobus, ça n\u2019a pas très bonne presse! En ce qui me concerne, mes impôts servent, entre autres, à financer votre Société.J'ai pleinement le droit de circuler à vélo dans la rue et j'entends le faire respecter.Le comportement de votre chauffeur démontre le plus grand mépris et il constitue un réel danger pour les cyclistes.Je tiens à ce que la présente lettre soit incorporée au dossier disciplinaire du chauffeur en question, lorsque vous l\u2019aurez identifié et je demeure disponible pour témoigner lors d\u2019un éventuel arbitrage.J\u2019attends de vos nouvelles.Isabel Larose, avocate.c.c.Madame Élaine Binette, Directrice des Resssources humaines de la STCUM; Le Monde a Bicyclette.STATIONNEMENTS CYCLISTES A MONTREAL: DE MOINS EN MOINS CHAQUE ANNEE! Francois Vermette n 1993, pour la première fois la pri de Montréal installait des stationnements cyclistes sur la rue St-Denis, puis l\u2019année suivante, sur la rue St-Laurent et l\u2019avenue du Mont-Royal.Les rues Monk et Laurier en profitent aussi sur de courtes distances.Le Monde à Bicyclette saluait cette initiative avec joie, après des années de revendications restées sans réponses.Les trombones, comme on les appelle, entraient dans le paysage montréalais.Le modèle, développé par la Ville elle-même, était salué comme une réussite, La troisième saison de ces stationnements s\u2019achève maintenant, l\u2019enthousiasme des premières années laisse place au désenchantement.Après un bon départ en 1993, l\u2019année suivante ne voyait leur nombre augmenter que par l\u2019introduction de nouvelles rues.Déjà sur les premières rues à profiter des stationnements, la situation commençait à régresser en 1994.Sur la rue St-Denis au sud de Sherbrooke, aucun stationnement n\u2019est encore installé en ce début de septembre 1995.Sur cette même rue, au nord de Roy, il en manque plus de 40%! Nous avons pris la rue St-Denis en exemple mais la situation n\u2019est guère mieux sur les autres rues, les stationnements sont de moins en moins nombreux.À la Ville, c\u2019est la consternation.Pierre-Y ves Melancon, responsable politique du dossier vélo, ignorait la situation mais chose plus grave, les fonctionnaires responsables de la planification cycliste l\u2019ignoraient aussi! La moitié des stationnements peut disparaître sans que personne ne le remarque à l\u2019Hôtel de ville.Chaque année voit le nombre de stationnements fondre avec les bris, les vois (et oui!) et les pertes, aucun budget pour les remplacements n\u2019ayant été prévu.Détruits et/ou égarés, il manque de stationnement, et on ne parlera pas ici des nombreuses rues qui n\u2019en ont jamais eu, Les fonctionnaires du service de la circulation qui viennent d\u2019hériter du dossier qui était au service des parcs l\u2019an dernier encore, mettent la faute sur leurs prédécesseurs, c\u2019est un peu facile.En attendant, on cherche les stationnements perdus dans un quel- LE MONDE A BICYCLETTE * VOL.XX, #3 + AUTOMNE 1995 » PAGE 4 conque entrepôt que les cols bleus auraient oublié de signaler.ON NE RIT PLUS! Cette situation serait drôle si elle n\u2019était pas symptômatique de la fonction publique montréalaise.Elle est plutôt pathétique.La main gauche ignore ce que fait la main droite qui oublie elle-même ce qu\u2019elle a fait la veille.Planification déficiente, suivi inexistant et certainement un peu d\u2019incompétence crasse démollissent les gains de plusieurs années de luttes.La Ville de Montréal se gausse de 114 km de pistes cyclables dont une grande partie est dans un état d\u2019entretien proche de l\u2019abandon, elle se pète les bretelles d\u2019avoir installé des stationnements cyclistes sur quelques rues commerciales puis, les laisse disparaître sans s\u2019en soucier.La machine municipale, du haut jusqu\u2019en bas, n\u2019a pas encore le réflexe cycliste.Si la moitié des places de stationnement pour automobiles disparaissait rue St- Denis, on en entendrait parler et la situation ne durerait pas longtemps.Si le tiers du mobilier urbain d\u2019une rue s\u2019envolait, on serait au courant.Malgré leur grand nombre les cyclistes semblent encore invisibles pour plusieurs.Il serait temps que les élus et les fonctionnaires habitent cette ville, à pied, à vélo et qu\u2019ils la vivent un peu plus.À L\u2019AN PROCHAIN Nous avons commencé à signaler la situation au mois de mai.Depuis, la machine cherche des égarés et des fonds de tiroirs pour en faire faire d\u2019autres.L\u2019inventaire de ce qui est et de ce qui devrait être va prendre encore quelques mois\u2026La lenteur du mastodonte fait que la situation ne pourra pas être corrigée cette année.Nous avons même eu des commentaires de fonctionnaires à l'effet qu\u2019effectivement, il y aurait des stationnements de disponibles mais que les cols bleus, qui sont les bras de la Ville, étaient trop débordés pour les installer.Sans commentaires.UNE AUTRE TUILE POUR LES CYCLISTES: ADIEU PARCOMÈTRES Les parcomètres qui font bêler les automobilistes sont une bénédiction pour nous.Ce sont des stationnements nombreux, solides et toujours sur des rues passantes où la demande est forte.Mais voilà, la Ville envisage de remplacer les parcomètres par des oroda- teurs ce qui réduira encore plus les emplacements de stationnement cycliste.La Chambre de Commerce qui gère le stationnement sur rue a-t- elle pensé aux cyclistes?La Ville y a- t-elle pensé?La solution à cette catastrophe appréhendée n\u2019est pas encore connue.Les poteaux d\u2019ancragé des parcomètres pourraient servir de base à des emplacement pour vélo, si on y installait une invention intéressante de la Ville de Montréal: les volants.Ce sont des pièces de métal ovales fixées au poteau, elles sont déjà installées sur certains parcomètres de la rue Fleury.Si, pour une fois, une décision rapide pouvait être prise, les poteaux d'ancrage des parcomètres retirés pourraient rester autant de stationnements pour vélo.VOUS NE PERDEZ RIEN POUR ATTENDRE! Les grandes organisations comme la Ville de Montréal ont leur propre logique qui ignore la logique.Installer un stationnement cycliste interpelle plusieurs services: Le service de la circulation, celui de l\u2019urbanisme, le contentieux et, pour faire la job, les cols bleus.Dans le dédale, des bouts se perdent, l\u2019information circule mal et la responsabilité échappe à tout le monde.On ne change pas une machine comme ça facilement.Mais il vient un temps où on en a marre de l\u2019inefficacité.Il faut à l\u2019intérieur du service de la circulation, des fonctionnaires qui ont à coeur le développement du vélo et il faut que ces fonctionnaires ne soient pas que de simples exécutants.Nous ne devrions pas avoir à surveiller si la job est faite, elle devrait se faire.Nous devrions pouvoir concentrer nos énergies sur le développement des infrastructures cyclistes et non pas nous battre pour leur survie.Bon! Cette année est perdue mais les bases d\u2019un bon démarrage l\u2019an prochain se mettent en place.Après que le Monde à Bicyclette ait un peu brassé la cage, une volonté de changement semble apparaître.Les résultats ont besoin de suivre si tout ce beau monde veut conserver ne serait-ce qu\u2019une façade de crédibilité.« DOUX VENTS D'EUROPE GERMANIQUE LES VERTS PARTICIPENT AU POUVOIR D\u2019UNE PROVINCE ALLEMANDE Une Coalition formée des Verts et du SPD (Parti social-démocrate) dirigera le lander allemand le plus riche et le plus peuplé, la Rhénanie Nord-Westphalie.Les Verts ont accepté de former cette coalition, appuyée par plus de 92% des délégués de chaque parti, moyennant l\u2019abandon de projet de construction de route et d\u2019agrandissement d'aéroport.Les ministère de l\u2019Environnement et de la Construction seront dirigés par des Verts.Certains se demandent si cette alliance ne préfigure pas d\u2019un futur gouvernement fédéral allemand (LaPresse, 3 juillet 1995, B3).FEMME, AUTO ET TRAVAIL Brême, Allemagne, une étude du ministère fédéral du transport allemand a montré que les femmes engagées dans la vie professionnelle sont plus disposées à prendre le transport en commun pour se rendre au travail que les hommes.Cette étude, dont la cible était les entreprises de 500 employés et plus à Brême, a aussi permis de conclure que l\u2019utilisation de la voiture pour se rendre au travail pourrait être reduite aisément de 30%.Les règlements d'urbanisme de la ville exigeant les stationnements d\u2019entreprises ainsi que les dispositions encore trop restrictives pour le \"job-tick- et\u201d (passe pour le transport en commun achetée en gros par l\u2019entreprise pour ses employés, à prix réduit) défavorisent l\u2019utilisation du transport en commun et en FERRARRA, ITALIE LE PARADIS AVANT LA FIN DE VOS JOURS Notre collaborateur François Vermette y à déjà séjourné et tombe encore sans connaissance quand on lui en parle: le paradis cycliste et urbanistique de Ferrarra, près de Venise, dans le nord de l'Italie.D\u2019après les rédacteurs de Pedaliamo, la revue de la Fédération italienne des amis(es) de la bicyclette, dont nous tirons du numéro de mai 1995 les informations qui suivent.La bicyclette est naturelle à Fertarra, autant que le fait de marcher, le vélo sert à tous les déplacements, que ce soit pour le travail, l\u2019école, les achats ou les loisirs des 137 384 citoyens dela ville, 100.000 sont des cyclistes habituels ! C\u2019est la ville d\u2019Italie où le vélo est le plus utilisé et le taux de possession de vélo, (un par habitant, y atteint celui des Pays-Bas.Favorisant l\u2019usagé du vélo, le stationnement cycliste y est développé: un important stationnement cycliste se trouve à la Gare centrale (train) et il abonde sur les rues commerciales.Comme dans de nombreuses villes européennes, les rues en pavé causent des problèmes aux cyclistes et la ville installe du pavage d\u2019asphalte, dans le centre des rues étroites et sur les-côtés des rues plus larges, pour acccomoder les cyclistes.Cependant, et voilà qui rejoint le point de vue que nous développons au MaB, les pistes cyclables sont Tares dans cette ville, il n\u2019y en a que 35 km : elles n'apparaissent pas-nécessaires.La présence cycliste est si importante que les automobilistes ne se sentent plus maîtres de la rue, si bien qu\u2019ils conduisent plus lentement et prudemment.Les conflits entre utilisateurs de la rue seraient très rares, le respect réciproque entre automobilistes, cyclistes et piétons étant bien ancré dans les moeurs.La-municipalité veut que les cyclistes puissent circuler librement partout, sans pistés cyclables.Comme nous le soutenons au MaB, là où la coexistence est plus dangereuse pour les cyclistes, c\u2019est-à-dire, dans les artères, on envisage des pistes cyclables, à tout le moins, des bandes cyclables (marquages réservant dé l\u2019espace pour les cyclistes).D\u2019autre part, les autorités municipales de Ferrarra priorisent des projets de pistes cyclables interurbaines, dans le\u2018but de favoriser l\u2019accès à la ville en vélo, dont une pour rejoindre Venise.D\u2019après notre Vermette, qui a fait le trajet, ce ne serait pas vraiment nécessaire.Ferrarra va se lancer dans des développements visant à restreindre encore plus la circulation automobile dans lé centre-ville et à étendre les zones piétonnes.Un parc de stationnement automobile avec poste de location de vélo existe à l\u2019entrée de la ville pour acco- moder le tourisme, et ceux qui font le-choix intermodal obtiennent une carte offrant des rabais pour les musées ët les restaurants.On envisage d\u2019autres stationnements de ce type.On aimerait bien que la ville de Montréal nous annonce des projets aussi fantastiques.conséquence, encouragent l\u2019utilisation de l\u2019automobile.(SR, source: ACE Lenkrad juin 95).PAYS-BAS ÉLÉMENTS DE FISCALITÉ INTELLIGENTE Quiconque au Pays-Bas qui assurera ses déplacements pour le travail à l\u2019aide du vélo au lieu de l\u2019automobile, aura droit à des réductions d\u2019impôt.Cette décision du gouvernement néerlandais témoigne de sa volonté de réduire la congestion sur les routes, d\u2019accentuer la lutte à la pollution atmosphérique et d\u2019améliorer la santé publique.Cette mesure fiscale entre en vigueur le 1¢ septembre 1995.Les employeurs qui fourniront des vélos a leur personnel ont droit à un vélo par employé à tous les trois ans et peuvent déduire de leur impôts sur le profit ces Boutique d'équipement sportif d'occasion Vente © Achat © Echange 278-1909 Réparation et mise au point de vélos LENE EE \u2019un)sportifaYTautre® Vente de vélos d'occasion frais d\u2019achats de vélo, de même que ceux relatifs aux vêtements appropriés et aux éventuelles réparations.La mesure offre des déductions telles qu\u2019elle permettra aux travailleurs d\u2019acheter un vélo neuf pour aussi peu que 34$ (The Gazette, 29 août 1995).CONTINUE À NOUS INFORMATIONS Une excellente façon de co ibuer à la force du Monde Bicyclette est de porter à no # connaissance tout évènement hénomènes bizzaroides reli ux conditions de pratiques élo, nous remercions ceux elles qui nous parlent de la ri achel, ne vous en faites p n ne vous oublie pas! L uestions relatives à la circul on automobile (sécuri outière, aménagement) et aménagement urbain no téressent beaucoup aussi.# Eco Vélo 167.mu io Hits, Fongueuit, 611-5974 Syncros PROFILE Spécial Monde a Bicyclette! 10 % de rabais sur présentation de ce coupon* *Ne peut être jumelé avec autre spécial ou promotion.Valide jusqu\u2019au 31 décembre 1995.Leader by design.\u201d IAA DANS PEDRKUS Vente / location / réparation de vélos et matéri Pièces et accessoires vélo (cyclotourisme) plein-air (camping d'été et d'hiver) Vêtements et sous-vêtements d'hiver LE MONDE À BICYCLETTE « VOL.XX, #3 » AUTOMNE 1995 * PAGE 5 Spécial AUTOMNE-HIVER Entreposage d'hiver, évaluation et mise au point du vélo pour $39,95 plus taxes.100 places seulement.Allons chercher et livrons.Renseignez-vous sur les modifications de votre vélo pour rouler l'hiver! Carnac GRAB «== __\u20147 _ S SAIS f el de plein-air (tente, cae 3 doe, ete.) KRYPTONITE GIrvin Siro.foria LP fa BÉCKERICH lie Le 4 bm le. - \u2014 CYCLO-RALLYE, ÉDITION \u201895: DEUX FOIS PLUS DE PARTICIPANTS-ES! We avez manqué le Cyclo-rallye \"95 du Monde à bicyclette?Erreur monumentale! Sous un ciel clément, la quatrième édition du Cyclo-rallye du Monde à bicyclette combinait fête du vélo et découverte, dans l'entraide et la bonne humeur, le tout couronné de prix alléchants distribués au son des rythmes antillais.Claire Morissette Vous pensez que j'en rajoute?Écoutez plutôt les cyclo-rallyistes: selon le sondage de fin de journée, 69% d\u2019entre eux étaient TRES satisfaits, 29% ASSEZ satisfaits et 2% seulement étaient peu ou pas très satisfaits de leur journée.Ah! Ha! Vous commencez à vous dire: «J\u2019aurais dû être lal», n\u2019est-ce pas?DE PERSONNAGES EN DECOUVERTES Et comment! Le parcours cette année explorait le centre-ville, le Vieux-Montréal, le faubourg aux Récollets et le quartier latin, avec une pointe vers l\u2019ouest, par St-Henri et l\u2019estacade du pont Champlain.40 kilomètres ponctués de découvertes surprenantes et de délicieux petits coins secrets On y faisait connaissance avec Herbert Aymes, dit «Herbert les bécosses», lui qui s\u2019est battu pour le droit à une toilette privée par famille à Montréal, au cours du siècle passé.On apprenait le talent d'homme d\u2019État de Kondiaronk, un Huron, dit «le Rat» (les rats vivaient plus noblement à cette époque-là), artisan de la Grande Paix de 1701, alors qu\u2019il construisait un consensus auprès de 40 nations amérindiennes aux dialectes différents dans l\u2019est du continent.Faut le faire! On contemplait le cadre où le beau Jean séduisait la petite Florentine dans le roman de Gabrielle Roy.On saluait le premier journaliste montréalais, les artistes du Cri-Art, un socialiste initiateur de la Fête du ler mai, l\u2019escroc le plus notoire du Régime français, l\u2019homme le plus fort du Québec au début du siècle, et bien sûr, quelques notables et des architectes de génie aux styles flamboyants.Et vous avez manqué tout ça?Hoooonnnn! Qu\u2019en disent les rallyistes?93% trouvent le tracé «juste assez éducatif».\u2026et 69% trouvent le trajet «juste de la bonne longueur».Qu\u2019est-ce qu\u2019ils ont le plus aimé?«Le beau temps» bien sûr, mais aussi «découvrir de nouveaux sites à Montréal», «faire connaissance avec la ville (nouvelle immigrante)», «la diversité des quartiers», «les endroits méconnus de Montréal», «le regard particulier sur Montréal», «hors des sentiers battus», «coins insolites», «je me suis senti comme un touriste dans ma ville natale !», «le choix entre plusieurs trajets», «avoir fait le parcours avec une participante que je ne connaissais pas au départ», «le sentiment d'appartenance: rencontrer les autres participants au hasard du rallye», «la collaboration en équipe», «le sourire des bénévoles», «les animateurs chaleureux», «la cordialité des pointeurs», «la liberté de pouvoir s\u2019arrêter», «le tracé-du Bonheur d\u2019occasion», «la vue du fleuve».J\u2019invente rien ! C\u2019est tiré directement des sondages de fin de journée ! Et le moins aimé ?«ne pas pouvoir tout faire», «trop de cyclistes et de patins en ligne sur les pistes cyclables», «le Vieux-Montréal bondé VENTE SERVICE RÉPARATION Le spécialiste en cyclotourisme LA PORTE À BICYCLETTE Wire HOTEL DEVILLE Simon Roy Prop.Tél.: 849-7954 vi NOUVELLE ADRESSE 1308 Mont-Royal Est Montréal, Qc, H2J 1Y5 re o> É PEUGEOT.ot DBS Le core dvaind 5 c>PORT PLUS mps.2, ad (eu VÉLOS neufs et d'occasion a 10 523 e 6480 LRH CTE cadre el | MARINONI BIANCHI FRANÇOIS VERMETTE #2 de monde», «les bouts à contresens où il faut marcher», «la circulation sur les artères», «le tracé du Grand large un peu long », «.devrait rapporter deux billets», «plus d\u2019eau aux relais»\u2026 KILOMÈTRES SUR MESURE En effet, la construction même du rallye \u2014 en six «tracés» indépendants donnant chacun une chance de gagner permet de l\u2019ajuster aux capacités de toutes sortes de pousse-pédales.74 % des participants ont fait quatre ou cinq tracés, alors que 6 % d\u2019entre eux ne faisaient qu\u2019un ou deux tracés, et que 8 % réussissaient à parcourir le carnet de route au complet.Une bonne balade qui les amenaît en hauteur jusqu\u2019aux environs de l\u2019avenue Dr Penfield, ou les emportait aux abords de la rive-sud sur le remblai de la Voie maritime, escapade qu\u2019on pouvait couronner d\u2019une bonne douche sous le soleil au Jeu des pompes à eau de l\u2019Ile Ste-Hélène ! Un participant, baptisé par une mouette de I'lle de la Couvée (vous connaissez ?Non ?Hoooonnnn!) a vu sa chance confirmée au tirage de fin de journée et se méritait un prix.DES INDICES MALICIEUX Saviez-vous que le 8 dans l\u2019écriture amérindienne symbolise une consonne pour laquelle il n\u2019y a pas d\u2019équivalent français ?Qu\u2019un poste de péage remplaçait jadis la station-service à l\u2019angle de la rue Sherbrooke et de la montée Saint-Laurent ?Que Louis Cyr parvenait à soulever 4337 livres sur son dos à partir de chevalets ?Que le nouveau Forum a LE MONDE À BICYCLETTE © VOL.XX, #3 - AUTOMNE 1995 » PAGE 6 coupé le rail sous les trains de la gare Windsor ?Vous saviez pas ça ?Ah: bon ! Il faut dire que les recherches ont été grandement facilitées cette année par la quête incessante \u2014 à l\u2019année longue - du comité de repérage des sites qui court tout ce qui bouge en visites guidées \u2014 visites de l\u2019Autre Montréal, cours universitaires, bouquins de toutes sortes- et grâce à la précieuse collaboration d\u2019Héritage Montréal \u2014 dont c\u2019est incidemment te vingtième anniversaire de fondation.Si les quatre sites du tracé «Pression centripète» témoignaient de la difficulté de survie des joyaux architecturaux du centre-ville, alors que l\u2019Hôtel Queens connaissait définitivement le pic des démolisseurs quelques Jours seulement avant le rallye.Sur la même lancée, le Monde À Bicyclette permettait aux cyclistes de savourer sa récente victoire \u2014 l\u2019aménagement d\u2019un lien cyclable aux abords du pont Champlain - et s\u2019inquiétait du futur de la piste cyclable de l\u2019Estacade, menacée par des projets de monorail ou de voie réservée aux autobus -visant en réalité à restaurer une voie automobile sur le pont Champlain.MULTIPLES FACETTES Rares sont les événements cyclistes où on fait travailler les mollets\u2026 et les méninges des pédaleurs.Le Cyclo- rallye tombe en plein coeur du mandat du Monde à Bicyclette: cycliste, urbain, intelligent, amusant, social et politique.Si les cyclistes viennent et surtout pour le fun (49%), beaucoup recherchent le contenu éducatif (21 %) Les Coccinelles étaient ravies de pouvoir partager cette expérience entre amis.ou la balade en groupe (19 %).La publicité de bouche à oreille (57 %) est la plus efficace: il n\u2019y a rien comme d\u2019entendre un participant vous raconter ses exploits pour vous convaincre de vous joindre à l\u2019aventure ! Les prix à gagner sont la cerise sur le sorbet: 10 % des cyclistes pédalent dans l\u2019espoir de les emporter.Le grand prix de cette année \u2014 un voyage d\u2019une semaine pour deux en Martinique, hôtel et déjeuners compris \u2014 avait vraiment de quoi faire rêver ! Le Cyclo-rallye attire un peu plus d\u2019hommes (57 %) que de femmes.(43 %).Les 30-39 ans sont les plus nombreux (43 %), suivis des 20-29 ans (23 %) et des 40-49 ans (17 %).Un peu plus du tiers des participants pédale une fois par semaine ou moins, alors que 27 % pédalent cinq fois par semaine ou plus.19 % des rallyistes utilisent leur vélo pour aller travailler, ce qui ne les empêche pas de l'utiliser également pour un événement de loisir, comme le Cyclo-rallye ! Faut aussi mentionner le magnifique travail des bénévoles, de toutes provenances, qui ont mis leur touche personnelle dans l\u2019événement.Cellulaires en mains, estampille au poste, ils ont jalonné le parcours de leur cordialité et les participants l\u2019ont beaucoup apprécié.Dans le Cyclo-rallye, il y en a donc pour tous les goûts, Si vous désirez Être informé de la tenue du prochain Cyclo-rallye, téléphonez au Monde à Bicyclette, et laissez vos coordonnées, on vous postera un coupon d\u2019inscription l\u2019an prochain.Manquez pas ça une autre fois ! + Mme Roselyne Girondin de l'Office du Tourisme de la Martinique a ouvert le tirage en pigeant le premier coupon gagnant.Elle est accompagnée de l'animateur Pierre Chaussée et de Marie-France Bonefant.LES GAGNANTS DU CECLO-RALLYE André St-Jacques, un voyage d\u2019une semaine pour deux en Martinique incluant l\u2019avion, l\u2019hôtel et le petit déjeuner (Office du Tourisme de la Martinique); Brigitte St- Martin, bon d\u2019achat de 50$ (D\u2019un sport à l\u2019autre); Geneviève Boivert, Une pompe à vélo (Le Vélociste) et une mise au point (The Lazy Walker Bicycle Co.); Carol Gagnon, une passe de saison de ski de fond (Centre Plein Air Far-Hills) et deux consommations gratuites (Bar Pastel); Guylaine Lebreux, une passe de saison de ski de fond (Centre Plein Air Far-Hills) et deux consommations gratuites.(Bar Pastel); Philippe Gauthier, casque à vélo (La porte à Bicyclette) et T-Shirt et casquette (STCUM); Francine Dupont, randonnée de cyclotourisme pour deux (Aventures douces Plein Air) et 2 mises au point (The Lazy Walker Bicycle Co.); Serge Théroux, diabolo (Valet d\u2019coeur) et T-shirt et casquette (STCUM); François D\u2019Avignon, un séjour de deux nuits pour deux personnes incluant le petit déjeuner (Auberge de la Grande Ligne) et T-shirt et casquette (STCUM); Michel Trottier, Cadenas Kryptonite (Outdoor Gear); Roberto Nieto, mise au point (Bicycletterie JR) et T-shirt et casquette (STCUM); Nicole D\u2019Avignon, mise au point (Bicycletterie JR) et T- Shirt et casquette (STCUM); Jacques Dupont, une passe de saison de vélo de montagne et de randonnée pédestre (Centre de Plein Air Far-Hills) et un bon d\u2019achat de 20$ pour repas (Café les Entretiens); Jean Lamy, un support à vélo mural (Copigraph inc) et une lumière à vélo (Vél\u2019aube); Michèle Hogue Thériault, randonnée de cyclo-tourisme pour deux (Aventures douces Plein Air) et 1 coupon de 15$ pour repas (Au Messob d\u2019or); Benoît Boucher, casque à vélo (Sur deux roues) et T-shirt et casquette (STCUM); Julie McDonald, une passe de saison de vélo de montagne et de randonnée pédestre (Centre de Plein Air Far-Hills) et un bon d\u2019achat de 20$ pour repas (Au Messob d\u2019or); Mourier Fulleer, un voyage en autobus pour deux Ottawa-Montréal incluant une excursion en bateau (Voyageur); Jacques Drolet casque a vélo (Sur deux roues) et T-shirt et casquette (STCUM); Nathalie Gratton, randonnée a la marche (Randonnées Plein Air du Québec) et un T-shirt et casquette (STCUM); Denis Caron, Randonnée de cyclo-tourisme pour deux (Aventures douces Plein Air) et installation gratuite de deux pneus neufs (The Lazy Walker Bicycle Co.); Alain Pelletier, cuissard (Garantie Bicycle) et T-shirt et casquette (STCUM); Pauline Ouellette, une passe de saison de vélo de montagne et de randonnée pédestre (Centre de Plein Air Far-Hills) et une installation gratuite de pneux de vélo de montagne (The Lazy Walker Bicycle Co.); Claude Lemieux, randonnée de cyclo-tourisme pour deux (Aventures douces Plein Air) et deux mises au point (The Lazy Walker Bicycle Co.); Mathieu Lamothe, cadenas Kryptonite (Outdoor Gear); Catherine Desjardins, un support à vélo mural (Copigraph inc) et une lumière à vélo (Vél\u2019aube); Pauline Ouellette, une passe de saison de ski ~~ =~ LE MONDE A BICYCLETTE ¢ VOL.XX, #3 « AUTOMNE 1995 ¢ PAGE 7 CBCliiicom TELECOPIEURS & TECHNOLOGIES SANS FIL Bell Mobilité de fond (Centre Plein Air Far-Hills) et T-shirt et casquette (STCUM); Roberto Nieto, odometre (Cyclo Pop) et T-shirt et casquette (STCUM); Karl Morin, randonnée à la marche (Randonnées Plein Air du Québec) et deux consommations gratuites (Bar Pastel); Brigitte St-Martin casque (McWhinnies cycle enr) et T-shirt et casquette (STCUM).UN GROS MERCI À NOS COMMANDITAIRES ET À TOUS CEUX ET CELLES QUI NOUS ONT AIDÉ! Nous aimerions remercier chaleureusement: Mme Marie-Claude Bellance, Mme Roselyne Girondin et Marilyn de l\u2019Office du Tourisme de la Martinique pour avoir offert le grand prix; M.Antoine Daoud de la compagnie Labrador pour avoir fourni l\u2019eau de source gratuitement aux participants; Mme Audrey Sebag de CBCI Télécom ainsi que M.Michel Touchette de Bell Mobilité pour le prêt de téléphones cellulaires et l\u2019accès à des lignes; M.Lorenzo Calle de la compagnie Autocar Connaisseur pour le transport du matériel et le prêt d\u2019un autobus; Mme Bouchra El Haïli et M.Michel Harvey de CIBL pour la production et la diffusion de notre publicité, de même que Mme Suzanne Matte pour nous avoir reçu deux fois en entrevue; M.Ion Valceanu du Centre Info-Tourisme pour la distribution des cartes de Montréal et Mme Sylvie Giroux de la ville de Montréal pour le permis et le prêt d\u2019équipement sonore.UN GROS MERCI AUX BÉNÉVOLES! On ne saurait trop remercier l\u2019ensemble des bénévoles à l\u2019accueil, sur les sites de pointage et l\u2019équipe de réparation vélo qui ont offert leur temps et leur assistance avec générosité et une gentillesse exemplaire: Tarek Allam, Maria Barba, Danielle Béchard, Gaetan Besner, Marie-France Bonenfant, Christian Boulais, Pierre Chaussée, Johanne Delauniers, Estelle Demers, Maria Dobreva, Jean-Charles Gayet, Paul Lagassé, Michèle Lebeau, Marielle Luneau, Bruno Mainville, Peter McQueen, Claire Morissette, Diane Rioux, Jeanne Tourgeon, Siobhan Ua\u2019Siaghail, Martin Vaillancourt, Francois Vermette, Michael Thibault, Michel Thibault, Lise Thibeault et Diane Rioux.tous les jours de 9h30 a 24h les entretiens 1577, Laurier est Biére, vins et spiritueux café près de Fabre 521-2934 = Messob oS Cuisine éthiopienne Terrasse rafraîchissante après * Une cuisine originale à découvrir Montréal (Québec) H4A 1E4 une randonnée dans l'ouest 5690, ave Monkland Tél.: (514) 488-8620 4408 St-Denis, 499-9970 Plus qu\u2019une boutique de jeux * BARD ANSANT, 4483 Saint-Laurent 845-8443 + oy - = \u2014- 22e eme rm a ee = TETE ai pra Y ee rt ee\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 YT eri FEES DANS LE TUYAU Racontez-nous votre vécu de cycliste urbain.Que ressentez-vous quand vous vous écoulez dans les tuyaux d'écoulement de la circulation automobile que sont malheureusement les rues urbaines.Par Danielle Béchard | 9 envie souvent ces cavaliers et cavalières urbains à cheval sur leur monture, qui s\u2019envolent allégrement sur leur bicyclette pour aller tricoter serré avec les autos.C\u2019est plus rapide que l\u2019autobus ou que les jambes, mais les dangers sont multiples et le fait d\u2019aller travailler ou de faire des courses en vélo, devient un acte quotidien de courage et de sangfroid.Pai peur des chars! Même à pied! Alors, imaginez sur un vélo! Quand je surmonte mes craintes, espérant retrouver la liberté et les plaisirs de mon enfance, le flot du trafic impatient, la vitesse avec laquelle les autos me frôlent, une porte de véhicule qui s'ouvre brusquement, le bruit agressant ou le fait de me faire couper sauvagement au coins des rues, me stresse tellement que j'ai plus mal aux bras qu\u2019aux jambes! L\u2019automobiliste dira qu\u2019il possède de bons freins ou de bons réflexes mais\u2026 pas toujours! Certains conducteurs considèrent que leurs déplacements sont essentiels ou très urgents et nous répondent: «Vas vivre à la campagne ou en banlieue, si tu veux faire du vélo en paix.Tasse-toi, ma tante!».J\u2019aime ma ville et c\u2019est ici que j'ai l\u2019intention de vivre.La ville et la rue m\u2019appartiennent aussi.Quand il s\u2019agit d\u2019aller au travail, à l\u2019école ou d\u2019aller faire des courses, on n\u2019a pas nécessairement accès à une piste cyclable à côté de chez soi.Ce n\u2019est pas qu\u2019un simple loisir, c\u2019est aussi, et de plus en plus, une façon de vivre.Pourquoi ne pas partager NOTRE espace et redonner à NOTRE métropole une dimension plus humaine.La ville doit être plus accueillante et offrir une meilleure qualité de vie (moins de bruit, moins de pollution, sécurité pour les enfants) à ceux qui ont choisi d\u2019y vivre.On s'étonne que de plus en plus de gens quittent la ville pour la banlieue.laquelle, chaque jour, nous ramène : DE LA CIRCULATION POUR CONCILIER QUALITE DE VIE URBAINE ET CIRCULATION AUTOMOBILE.TT OS Avant Tr 0 0 oA î 777 L777 77 777 7 F | | ] Après \u2018IL NE MANQUE QUE L'INTELLIGENCE | DE LES IMPLANTER.ss.uv ao a © = WE A QE LTV NV NN NNN l our head:Wear à helmêl rs v, ee DE ASSURANCE a une constipation urbaine contrariante! Et je trouve que ça pue! Bannir l\u2019auto?Il ne s\u2019agit pas de ça ! Mais il faudrait ra ee à qu\u2019elle soit plus discrète afin que nous n\u2019ayons pas à nous défendre de son envahissement grandissant.Un coeur de ville en santé, aux artères moins asphyxiées, plus paisibles rajeuniront le milieu et le rendront plus dynamique, plus chaleureux et\u2026 plus beau.On y vivrait plus sereinement avec une meilleure «cohabitation».J'ai l\u2019intention, malgré tout, de rées- : Le 1er août dernier nous recevions la visite de groupe américain Bike Aid.Ce groupe pédale pour amasser des fonds qui servent à aider des groupes comme le Monde à Bicyclette.Cette année leur trajet partait de Montréal et les menait jusqu'à Washington DC.Deux autres trajets traversaient les États-Unis d'ouest en est.L'an dernier nous avons rofité de leur générosité.Merci encore et bonne chance! sayer encore mon vélo, sinon, je pourrai toujours me contenter de longer les ruelles ou, illégalement, d'emprunter les trottoirs, plus sécuritaires.Vive l\u2019apaisement de la circulation! À bas l\u2019angine de quartier! Aux arbres citoyens! Vive le vélo libre! Une ma tante qui lâche pas\u2026 ses poignées! J ED.La GARNEA DECHETS EN RESSOURCES LE MONDE À BICYCLETTE * VOL.XX, #3 * AUTOMNE 1995 » PAGE 8 SL LACTION ENVIRONNEMENTALE T TRANSFORMER LES | VOUS INTERESSE, ?Action RE-buts, la coalition montréalaise pour une gestion écologique et économique des déchets-ressources, offre une formation de 26 semaines pour permettre à des personnes sans emploi d'aider à la mise sur pied de projets de réduction, de réutilisation et de recyclage-compostage (3R) des déchets- ressources.À la fin de la formation, les écoanimateurs(trices) seront en mesure d\u2019outiller les groupes et les individus afin qu'ils réalisent leurs propres projets 3R.La formation commence le 2 octobre 1995 et se termine le 29 mars 1996.Elle est offerte aux résidants et résidantes sans emploi de l\u2019arrondissement montréalais Plateau/Cen- tre-Sud.Tous les cours sont gratuits.Intéressé(e)?Contactez ActionRE-buts au 398-7457.La formation professionnelle des écoanimateurs(trices) à la coalition Action RE-buts a été rendue possible grâce au support de la SQDM et de la CDEC du Plateau Mont-Royal/Centre-Sud.- RANDONNEES EN MON AGNE - MARCHES TOURISTIQUES - WEEK-ENDS - VOYAGES Demandez notre programme RANDONNEES PLEIN AIR ououe Kingston, Abitibi-Témiscamingue, New-Hampshire\u2026.Costa Rica, Grand Canyon, Rocheuses, lles-de-la-Madeleine\u2026 514-278-3577 419 boul.Rosemont, # 201 Métro Rosemont SOYONS RAISONNABLES, DEMANDONS L'IMPOSSIBLE- VILLES SANS AUTOS ne ville verte ne pourra pas être autrement qu'une ville dont le système de transport est | adapté aux exigences de la vie urbaine et des limites écologiques, une ville organisée et aménagée pour favoriser les modes non-motorisés et collectifs, faisant de l'automobile un mode de soutien.Amen.Amèn'z-en un plan de transport adéquat.Poursuivant son idéal d\u2019une ville «place publique», écologique et faite pour l\u2019humain, le Monde à Bicyclette compte bien faire connaître, dans ses pages, la pertinence de la ville sans automobile (dans le sens de ville dotée d\u2019un système de transport dans lequel l\u2019automobile ne sera qu\u2019un mode de transport complémentaire).Le projet de ville sans autos est de plus en plus pris au sérieux.Dans un document daté de 1992, la Communauté Européenne (structure politique devenue en janvier 1993 l\u2019Union européenne, unifiant 14 pays d\u2019Europe, dont la France et 1\u2019 Allemagne) considere que la proposition de villes sans automobiles est tout a fait recevable.Si le projet humaniste d\u2019une ville sans autos ne vous semble pas en lui-méme assez rationnel, prosternez- vous devant les chiffres.En effet, le système de transport d\u2019une ville bannissant l\u2019automobile pourrait coûter beaucoup moins cher à opérer, si on considère l\u2019ensemble des coûts, qu\u2019ils incombent aux autorités municipales ou aux particuliers directement.Ainsi, le coût global des transports dans une ville sans voitures pourrait être jusqu\u2019à cinq fois inférieur à celui de la ville automobilisée (cité par Whitelegg, J., 1993, Transport for a sustainable future, the case for Europe, Belhaven Press, p.156).CB Montréal n\u2019en fait pas partie.LE CLUB DES VILLES SANS VOITURES par Benoit Lambert.Il vit a Genève depuis plusieurs années.Son texte a été raccourci et quelque peu adapté par Christian Boulais, en espérant qu\u2019il ne lui en voudra pas trop! En mars 1994, se concrétisait à Amsterdam une idée lancée deux ans plus tôt par le Commissaire à l\u2019environnement de la Communauté européenne, M.Carlo Ripa di Meana: la création d\u2019un Club des villes sans voitures.Il s\u2019agit d\u2019un réseau qui compte désormais 47 villes.Elles souhaitent promouvoir la mobilité des personnes et des biens par des moyens autres que l\u2019automobile, dans le but de réduire radicalement son utilisation.Le maire de Grenade (Espagne), M.Jésus Quero Molina, président du Club pour sa première année d\u2019existence, résuma bien l\u2019ampleur du projet en mai 1994 lorsqu\u2019il affirma: «La ville sans voitures est un style de vie».Pour M.Molina, dans une ville comme la sienne qui vit du tourisme, la diminution du trafic ne va pas contre les intérêts des commerçants.Diminuer l\u2019utilisation de l\u2019automobile est pour lui une opération qui consiste à «conjuguer des intérêts en apparence contradictoires».On peut se demander, en effet, dans quelle mesure la pollution et le bruit sont une attraction touristique\u2026 Les objectifs du Club tels que définis dans sa Charte sont: redonner la ville à ses citoyens; leur offrir une qualité de vie améliorée; renforcer leur mobilité à l\u2019intérieur d\u2019une ville viable sur le long terme.Pour cela, les villes s\u2019appliqueront à encourager une utilisation réduite de l\u2019automobile privée et à promouvoir des modes de transport pour les passagers comme pour le commerce, qui soient favorables à l\u2019environnement: transports publies et collectifs, vélo, marche et automobile à utilisateurs multiples.(NDLR: Élément très important, le Club constitue aussi un forum d'échange pour le partage des expériences dans l'atteinte de ces objectifs.D'où l\u2019avantage pour Montréal d\u2019adhérer a ce Club.Morte couille, mais qu\u2019attend Montréal ?).À Brême en Allemagne avec une subvention de l\u2019Union Européenne, on a planifié un quartier dans lequel les habitants s\u2019engagent à ne pas posséder de voitures (voir le texte de Stephanie Roth).En fait il y aura 30 places de stationnement pour les personnes handicapées, les visiteurs et les voitures à utilisation partagée entre les habitants de ce «quartier sans voiture».Comme le souligne un responsable du projet : «Il s\u2019agit de rompre avec un certain modèle, un dogme qui dit que posséder une voiture est un signe de prospérité».La formation de groupes s\u2019opposant au «tout-voiture», particulièrement en milieu urbain, a débuté 11 y a une vingtaine d'années avec les «cyclo-écologistes» et n\u2019a cessé de croître en nombre et en ampleur depuis.Les «cyclo-écologistes»sont organisés en un véritable réseau international qui fait pression pour la réalisation d\u2019aménagements favorisant l\u2019usage de la bicyclette comme moyen de transport au quotidien.Mais ces associations écologistes spécialisées dans le domaine des transports ont été précédées par quelques grands penseurs, savants ou hommes de lettres.II est certainement pertinent de parler ici du plus européen d\u2019entre eux: Denis de Rougement.défenseur d\u2019une Europe des régions et des cultures, défenseur de la participation du citoyen à la vie publique, du citoyen responsable, il fut un farouche opposant à Pétalement urbain et à la domination des villes par l\u2019automobile.Dans son livre-testa- ment, L'avenir est notre affaire, il explique les enchevêtrements qui font de l\u2019abus de l\u2019automobile une voie anti-démocratique: «L\u2019auto a tué la ville en permettant de lui donner une extension kilométrique qui fait éclater toute communauté et un encombrement qui rend impraticable l\u2019usage quotidien des commodités qui font la raison d\u2019une cité-transports;, marché, culture, beauté des perspectives, sécurité, surprises de la rue, vie des places publiques.Chassant les piétons des artères livrées au «fleuve des voitures» et des places transformées en parkings, l\u2019auto dévaste ou interdit les lieux où se formait l\u2019opinion vivante au gré des rencontres et des attroupements».Les choix techniques ne sont donc pas neutres: ils impliquent la qualité de vie dans les villes, la culture, la démocratie.> N RESTAURANT SPÉCIALITÉ OUSCOUS | SERVICE DE TRAITEUR OUVERT TOUS LES JOURS DE 17H A MINUIT (Avec réservations, le midi et après minuit) 73 rue Duluth Est,@a Montréal 844-7405 Vélo -Mobile On roule vers vous 523-8976 Deux mécaniciennes repondent a vos appels (plateau Mont-Royal et les environs) le tou Vitamines | Mets cuisinés Produits en vra eee, \u20ac Suppléments alimentaires flemèdes homéopathiques Produits naturels de soins du corps 1251, rue Beaubien est (angle de Normanville) Montréal, H2S 1V1 «Téléphone : (514) 274-3629 esol ETE.DE ASSURANCE MOBILE DU QUEBEC] JE SP LE MONDE A BICYCLETTE * VOL.XX, #3 + AUTOMNE 1995 - PAGE 9 7 cole L de mecanique cycliste DeniserBelzil Formation en mécanique cycliste de débutant à spécialiste pour particuliers et entreprises.Oo» Techno CYCLE 2713 Notre-Dame Ouest Montréal, P.Q.H3J 1N9 Tél.: (514) 937-3626 Fax: (514) 937-0249 Atelier et boutique LED, SUR, IR TOR VIVRE EN VILLE SANS VOITURES?Stephanie Roth printemps.Il est 7h30, vous prenez une dernière tasse de café en regardant par la fenêtre ouverte de votre appartement, dans un quartier central de la ville.Une brise vous apporte des chants d\u2019 oiseaux et l\u2019odeur sucrée des lilas en fleur près de la maison.Vous apercevez le voisin qui donne un dernier coup de pompe aux pneux de la bicyclette de sa fille, prête pour aller à l\u2019école, avant qu\u2019il chevauche son propre vélo pour se rendre au travail.Non loin de là, un petit groupe de garçons se rend à l\u2019école en se poussant, en courant, en rigolant sans souci.Une voisine passe avec une poussette pour aller avec ses deux petits à la garderie du quartier.Vous fermez la fenêtre parce qu\u2019il est l\u2019heure de vous rendre à l\u2019arrêt d\u2019autobus à trois coins de rue et d\u2019aller travailler.I maginez-vous un lundi matin au Vous me dites qu\u2019il manque quelque chose dans mon scénario paisible: les voisins qui démarrent leur voiture pour se rendre au travail et la voiture stationnée depuis dix minutes en double avec le moteur en marche qui fait vibrer les verres dans l\u2019armoire.Le bruit d\u2019accélération et de freinage des voitures aux coins de rue.Ou encore impitoyable bruit de klaxon chassant un cycliste ou un piéton qui se retrouve dans la rue et les systèmes d\u2019alarme qui partent souvent sans raison.Et vous me dites que la brise du printemps vous apporte plutôt l\u2019odeur des gaz d\u2019échappement des voitures et camions, dont la plupart sont mal réglés, et les gaz qui s\u2019évaporent des taches d\u2019huile à moteur sur l\u2019asphalte au soleil.Mais non, je n\u2019ai rien oublié de tout cela, car dans ce quartier, imaginez, il n\u2019y a pas de voitures.Vous me dites que je rêve en rose, que c\u2019est une belle utopie?Non, cette vision est, ou sera, bientôt la réalité pour certains citadins en Europe.LES QUARTIERS URBAINS SANS VOITURES En effet, depuis quelques années les urbanistes en Europe conçoivent les quartiers résidentiels où la circulation des voitures s\u2019arrête aux entrées du quartier.Des stationnements collectifs y sont aménagés, les derniers 200 m jusqu\u2019à la porte de la maison se font donc à pied, comme toute la circulation à l\u2019intérieur du quartier se fait à pied ou bien sûr, à bicyclette.L'aménagement est fait en conséquence, pas de rues, pas de trottoirs, pas d\u2019entrées de stationnement, seulement des chemins permettant l\u2019utilisation polyvalente, la place est laissée à la verdure, aux aires de jeux et de pique-nique, aux jardins communautaires, etc.Et en cas d'urgence, vous me dites?Tout y est congu pour que les pompiers, l\u2019ambulance et aussi le camion de vidänge puissent passer; les 4 à 5 m.des chemins polyvalents sont largement suffisants pour ces cas d'urgence.Mais le propos ne s\u2019arrête pas là.Depuis peu, des nouvelles d'Europe nous parlent des quartiers résidentiels à Amsterdam (Pays-Bas), Edimbourg (Angleterre), Brême et Nuremberg (Allemagne) qui sont conçus pour des citadins ne possédant simplement pas de voiture.On estime qu\u2019environ 30 à 40% des ménages des grandes villes ne possèdent pas de voiture.Dans ces nouveaux quartiers urbains, on leur donne la possibilité de jouir ensemble des avantages de ne pas avoir de voiture: pas de bruit de moteur, pas de gaz d'échappement et pas d\u2019accident causé par la voiture.Le projet-pilote le plus strict est celui du quartier Hollerland, à Brême.Les propriétaires et locataires de ce quartier s\u2019engagent, dans le contrat de vente ou dans le bail, à ne jamais posséder de voiture pendant qu\u2019ils y habitent.Les 1 500 unités d\u2019habitation de ce projet domicilaire ne posséderont pas de larges rues, ni les 1,5 places de stationnements obligatoires, en vertu du Code d\u2019urbanisme allemand.Cet espace sera donc disponible pour les futurs habitants du quartier sous forme de jardins communautaires, de terrains de jeux et d\u2019espaces verts.Le fait d\u2019avoir renoncé à leur voiture ne nuira cependant pas à leur mobilité: pour les distances de 5 à 10 kilomètres, la bicyclette est la favorite entre tous les moyens de transport, les services pour les besoins quotidiens se trouvant à proximité, les stations de tramway ou les arrêts d\u2019autobus ne sont pas loin et donnent accès à un réseau de transport en commun cohérent pour toute la région.Pour des occasions particulières où la voiture est le moyen de transport le plus approprié, il y aura accès aux voitures communautaires stationnées aux portes du quartier.(Nous avons présenté le principe des voitures communautaires (car-sharing) dans un numéro précédent (vol XIX, #2 été 1994, page 7).Dans les quartiers de la vieille ville de Nuremberg, un tel projet semble plus plausible qu\u2019à la périphérie de Brême.Le projet à Nuremberg s\u2019inscrit en effet dans une planification globale visant la réduction de la voiture individuelle de 70 à 50% du volume de trafic en ville.La circulation y est menée en boucles, le transit de la vieille ville n\u2019est donc plus possible, les stationnements y sont réduits et le transport en commun y est privilégié par des voies réservées, par une signalisation, etc.Pour les habitants du quartier pilote, la renonciation à l\u2019automobile se fait sur une base strictement volontaire et sans obligations fixées dans des baux.Les stationnements pour les voitures sont ici simplement aménagés sous terre pour regagner de la place vitale en surface pour les habitants, dans ce quartier densément construit.Les cours et les rues sont aménagés en conséquence pour faciliter le partage des espaces libres urbains.Les coûts de construction pour les quartiers sans voitures ne sont pas moins élevés que pour les quartiers avec voitures.Les coûts de stationnements, de garages, etc., y sont substitués par un réaménagement pour: la circulation efficace et confortable à vélo; les stationnements pour vélos contre le vol et les intempéries aux stations de métro, de tramway et aux arrêts d\u2019autobus; les réduits pour les vélos qui vont avec les appartements et les maisons, etc.Le paradis pour cyclistes a également son prix.Dans le quartier Westerpark à Amsterdam, l\u2019interdiction de posséder une voiture a cependant fait naufrage au récif du droit actuel.Dans ce paradis des cyclistes, on revient au modèle plus souple des quartiers sans circulation automobile.Les Néerlandais y sont en train d'aménager des stationnements aux entrées de ce quartier.Est-ce qu\u2019il faut déjà conclure que la bataille pour une vie en ville sans voitures est perdue d\u2019avance?Les futurs habitants du quartier Hollerland, 2 Bréme, prendront possession de leur maison ou de leur appartement en 1996.L\u2019avenir nous montrera si ce quartier sans automobiles restera pour toujours un beau réve écologique ou un premier pas sur la voie (cyclable) vers une planète vivable.Source: Focus No.21 (22.05.) 1995: 182, The European, Januar 3-9, 1995; The Toronto Star 15.08.1992: D6 Guerrier-ére-s recherché-e-s Un-e guerrier-ère est une personne responsable.et libre qui met sa testostérone, son cœur et sa matière grise au service d\u2019une pas pire cause de cette fin de 20e siècle: la bicyclette pour une petite planète : Mouillez-vous activement dans Le | Monde à Bicyclette : et joignez-vous | aux efforts pour faire de la ville ce | qu\u2019elle doit être, une place publique.Collaborateurs/trices qui adoptent un circuit dans leur milieu et qui donneraient deux où trois heures de temps pour la distribution du journal à vélo.s correcteurs/trices, des traduc- eurs/trices (allemand, italien) et deg jOurnalistes, recherchistes, dessina- feurs/trices et surtout poètes.Tél: (514) 539-2455 JUVENILES, HYBRIDES UNE BICYCLETTE DE RENOMMEE MONDIALE VISITEZ VOTRE DETAILLANT POUR VOIR NOTRE SELECTION DE BICYCLETTES De RANDONNÉE, \u20acT De MONTAGNE.FABRIQUÉ AU CANADA Raleigh Industries of Canada Limited Les Industries Raleigh du Canada Ltée 5480, Boul.Industriel (CP 640) Waterloo, P.Q.JOE 2N0 Fax: 1-514-539-2508 LUTTE BIOLOGIQUE À L'AUTOMOBILE PUCERONS 1 AUTO 0 Christian Boulais oi qui voulais sélectionner une variété souvlaki de la bactérie Bacillus thurengien- sis, pour qu\u2019elle bouffe des affairistes reaganiens et qu\u2019elle excrète du Nutella.J\u2019aurais mieux fait de me concentrer sur le puceron anti-auto.Dans plusieurs zones de la région de Montréal, l\u2019automobile, ce fléau écologique, se fait bouffer la carcasse par l\u2019action des pucerons, sous les yeux horrifiés de ses propriétaires.Les pucerons se nourrissent en plantant leurs pièces buccales dans les feuilles des érables ou des tilleuls notamment.À l\u2019autre bout de leur tube digestif, ils excrètent une drôle de merde, le «miellat».Il s\u2019agit d\u2019une substance très sucrée qui épate les fourmis.Le miellat colle d\u2019aplomb à la peinture des automobiles garées sous les arbres, lui donnant du relief, disons.Éventuellement, un champignon s\u2019installe dans la décoration, ce qui ajouterait à la rigolade.Dans les zones infestées cette année, la quantité de pucerons peut Être quatorze fois plus élevée que l\u2019an dernier.D\u2019après les observations en agriculture, les poussées de population de pucerons suivent les hivers doux, explique Eduardo Palma de PHYTO- DATA, une firme d\u2019agronomes qui met de l\u2019avant les méthodes de «lutte intégrée» aux ravageurs de plantes, méthodes complexes mais efficaces pour réduire les infestations d\u2019insectes avec un minimum de pesticides.Ces méthodes tiennent compte d\u2019un seuil d\u2019abondance des populations de ravageurs au-delà duquel il faut intervenir pour prévenir les dommages qu\u2019ils peuvent causer.Grâce à ces méthodes, on a pu réduire de 80% l\u2019épandage de pesticides dans la culture de la carotte, par exemple.Face au pucerons en ville, PHYTODATA travaille actuellement avec les villes de Montréal, St-Léonard et Ville Mont-Royal.Évolution des mentalités, la population est de plus en plus récalcitrante face aux applications de pesticides.Mais pour protéger leur «char», certains réclament qu\u2019on coupe les arbres.Or, il existe quand même des moyens de combattre les pucerons, comme asperger les arbres d\u2019une solution d\u2019Arctic Power.La lutte intégrée aux pucerons en milieu urbain n\u2019en est en fait qu\u2019à ses premiers pas.On envisage aussi l\u2019introduction d\u2019insectes prédateurs qui s\u2019attaquent spécifiquement aux pucerons.Mais tout reste à mettre au point.Face à ces intéressants efforts de PHYTODATA, Le Monde à Bicyclette fera mieux: nous comptons faire la lutte intégrée à l\u2019automobile.Nous sélectionnerons un puceron résistant aux savons à lessive et qui se moque des prédateurs, en les dressant contre tous ceux qui se servent abusivement des automobiles.Nos cyclo-pucerons, qui suceront la sève des bungalows, excréteront du miellat par dizaines de litres tant que le nombre d\u2019automobiles par habitant dépassera 0,1.Actuellement, il est de 0,5, soit deux habitants par auto.Et comble de raffinement, nos super-pucerons pourront grignoter les fautes d'orthographe dans le journal du MaB.e \u201cL'AVENIR D GESTIO Par : Michel Séguin Co-président Action RE-buts adaptation d\u2019un texte paru dans Wasteless Times, no.23, mars 1995, p.15 a gestion des déchets solides L est un enjeu environnemental important.Plus de 80 % de ce que nous jetons pourrait être réutilisé, recyclé ou composté.Cependant, plus de 90 % de ce que nous jetons actuellement trouve le chemin de l\u2019enfouissement pêle-mêle (dépotoirs) ou de l\u2019incinération (avec enfouissement subséquent des cendres).C\u2019est DES DE une des raisons qui explique pourquoi plusieurs groupes communautaires et environnementaux, comme la coalition montréalaise Action RE-buts, travaillent à transformer nos déchets en ressources.Que nous réserve l\u2019avenir de la gestion des déchets?Voici quelques réponsess à cette question, inspirée de prédictions sur les paramètres caractérisant la gestion des déchets solides en l\u2019an 2015, soit d\u2019ici 20 ans: L\u2019accord de libre-échange (ALÉNA) fera en sorte qu\u2019il y aura beaucoup plus de matières recyclables en transit, l\u2019ensemble de la réglementation devra être harmonisé.Le HETS?\u201d Mexique renforcera plusieurs aspects de sa réglementation concernant la gestion des déchets.Le Canada et le Québec auront une réglementation de gestion des sites d\u2019enfouissement beaucoup plus sévère.Le recyclage et le compostage seront les filières de traitement privilégiées au Canada et aux États-Unis.Ces filières domineront la gestion des déchets solides.La part du marché occupée par l\u2019incinération des déchets solides en Amérique du Nord n\u2019augmentera pas.La gestion des déchets dangereux et toxiques sera axée sur la prévention.Le public et l\u2019industrie auront à travailler ensemble, afin de réduire de façon importante les substances toxiques actuellement trouvées dans les biens de consommations.Les déchets des secteurs industriels, commerciaux et institutionnels seront gérés publiquement et les tarifs de gestion seront établis dans un forum public.Ce sont les gouvernements locaux des grandes villes ou encore des régies qui auront le contrôle absolu des déchets générés sur leurs territoires et il n\u2019y aura plus de partenariat entre les secteurs publics et privés.Les sites d\u2019enfouissement accepteront uniquement la matière inerte ou encore la matière préalablement traitée, ce qui signale la fin de l\u2019enfouissement pêle-mêle.Alors qu\u2019en pensez-vous?Plausible ou farfelu?Qui pensez-vous aurait pu faire de telles prédictions?Si vous croyez qu\u2019elles proviennent de groupes communautaires ou environnementaux, vous vous trompez.Cette liste de prédictions est le travail de H.Lanier Hickman, le directeur de la Solid Waste Association of North America.C\u2019est dans un éditorial de la revue MSW Management des mois de juillet-août 1994 que M.Hickman présente sa vision de l\u2019avenir.M, Hickman explique qu\u2019il n\u2019est pas heureux de la direction annoncée, à laquelle son association d\u2019industries de gestion de déchets devra s\u2019adapter.M.Hickman n\u2019est peut-être pas content, mais il y en a d\u2019autres qui sont encouragés par cette vision de l\u2019avenir.Il y a en a même qui y verrait un indicateur socio-politique qualitatif permettant de penser que le travail largement bénévole de groupes communautaires et environnementaux laisse des traces importantes sur le tissu social et provoque des changements en faveur d\u2019une gestion plus écologique et démocratique des déchets-ressources.Bref, le travail de bénévoles militant en environnement, ça donne quelque chose\u2026 + PLATEAU: AHUNTSIC: CANDIAC: l\u2019hiver, d'octobre à la mi-mai cueillette gratuite sur Mie de Montréal a seulement 45$ avec misc au point complète 978, ree Ruckel E, 524+7102 2076, rue Gouin E,, 383+4507 878, rue Morie-Victorin., 44402527 assurances incluses, LE MONDE À BICYCLETTE © VOL.XX, #3 » AUTOMNE 1995 « PAGE 11 de | he.Lelie, SRE.Th.+ on A rr em C.P.1242, SUCC.LA CIT MONTREAL (QUEBEC) H2W 2R3 onde \u2018Bicyclette La bicyclette pour une petite planète ETRE MEMBRE DU MONDE A BICYCLETTE, C'EST: ¢ Un abonnement d\u2019un an (4 numéros) au journal frére du Monde Diplomatique e Etre en avance (malheureusement) sur son époque et rallonger son espérance de vie de quelques décennies.Délirer aux assemblées générales ou aux différentes réunions.: LJ - A = < pet peint LC Donner son appui a un organisme d\u2019avant-garde qui, depuis 1975, poursuit ses efforts pour donner au vélo sa juste place en ville.adresse: vilie: Pensons, par exemple, au Chainon manquant, le lien sécuritaire que les cyclistes ont acquis entre l\u2019Ile Notre- Dame et la Rive-Sud, ou au Chaînon Champlain, la piste cyclable entre l\u2019Ile code postal: U 10 $revenus modestes U 20 $cotisation de base D 30 $ soutien Q Je désire un reçu pour fins d'impôt.(30 $ou plus) Faites votre chèque au nom de: «La Société d'éducation pour le cyclisme à Montréal».Le Monde à Bicyclette C.P.1242, Succ.La Cité Montréal (Québec) H2W 2R3 TS CL SET des Sœurs et Montréal, ou au développement du stationnement sur les rues commerciales et au règlement sur le stationnement dans les édifices publics, ou à l\u2019accès aux trains de banlieue, ou\u2026 Mais il reste encore beaucoup à faire."]
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