Dimanche-matin, 3 septembre 1978, Cahier 5
[" VAYNVI nv INIA \u2014\u2014 La J de re La EE as it ar GPE, a \u2014 N »\u201d hs Saunt « » Ee po N Lk eli 7 Fo PERE, od « f g Ye on % 38 + dia : ét # «fw 3 : * x3 To 4 * +R, f ; ky I 4 +.a, ï PL.or + 1e À ; i | pi * $ Jai T aut Wy hi, +o 7 = ë ! = gy =\" » lis > PI rT SS » VE 5 ; +» * NishD { 2 # Bn, \u2014 3 2d ! a Tes ¢ wv.en Nel fx APU = 0 \u201crm 7 ye ge fl thar en, NN tens WE a, al oy OO ta se vou bis cap PT # y / : HE a, \u201c AM.& N ?eo NN N SN eo.ne SN 30% SN me \u2014\u2014 \u20184 ne Nh A \u201cie \u2014 So ; Fe So ) \"ESS > 7 = f pd Co 4 17 - » 4 0 3% >» (ue 7 3 et) & 12) 14 ~~ a er a Z Se - :» aps + ts 0 9 ih ha» a 4 et 1] bb ; fé PAGES BOTTES w TOUTES SAISONS pe tops dpi \u2014 PAR JACQUES RENAUD di Nous aimons les légendes, les contes, les histoires d'Anc fantastiques.A moins que nous n\u2018ayons beaucoup | d\u2019être vieilli, le merveilleux nous attire.Nous nous rappelons » réinc: peut-être certains contes de notre enfance comme celui ~ suiva de ce musicien qui, à l\u2018appel d\u2019un maire dont la ville | pas à avait été envahie par les rats, les fit sortir à sa suite et les .-n i I éme noya grâce au charme hypnotique de sa flûte.Nous .bang connaissons les trompettes de Jéricho qui, dans la Bible, - : extra firent s\u2019écrouler par leur musique les murailles de la éthér célèbre citadelle.On cite aussi parfois le cas de cette , .ld note de piano qui, dans un salon oi l'on trinque, A cause HARPISTE IL A REALISE SUR CASSE I | ES de to de certaines lois vibratoires que la physique connait, \u2019 ) celle fait éclater le verre entre les beaux doigts blancs d\u2018une PLUS DE | 500 INPROVISATIONS suscit belle dame médusée.; Ls musique nest peut-être pas qu'un plaisir passager QUI AURAIENT EU DES EFFETS BÉNÉFIQUES quer Elle pourrait peut-être se faire science.Non seulement ; h une oes du point de vue moderne, comme celle qui SUR LES PERSONNES - ce # dénombre les décibels ou celle qui calcule la vitesse 3 \u2019 É laquelle un avion franchit le mur du son, mais aussi une A QUI ELLES ETAI ENT DESTIN ES ce science du point de vue magique, comme celle qui peut .se se substituer à la volonté collective d'une meute dé NT A ex rongeurs et les conduire, grâce à son charme, au fond d'u d\u2019un lac pour notre plus grand débarras.Il y encore le ro poète-musicien Orphée qui, dans l\u2019Antiquité grecque, per charmait les hommes et les animaux aux accents de sa un Ce lyre et qui les guérissait ainsi non seulement dans leur ph corps mais aussi dans leur âme et leur esprit.La a no médecine que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui psychosomati- cent que, qui s'adresse à la fois à l'esprit et au corps et qui a tro oy tendance a voir dans les phénoménes psychiques les fin.! causes directes des maladies physiques, est peut-être dn plus près d'Orphée, par son esprit; que l\u2019on pourrait le E o croire a premiére vue: les Grecs ne voulaient-ils pas pH réaliser une âme saine dans un corps sain?Mais cet Jan .Orphée jouait sur, une lyre grecque qui comptait, aussi paraît-il, sept cordes.Le musicien-guérisseur très moder- au ne, très vivant, pas du tout légendaire ni mythique dont um je veux parler et qui charme et guérit par sa musique, por joue pour sa part depuis trente ans d\u2019un instrument ane prestigieux, à peu près aussi haut qu\u2018un homme de taille ea ! moyenne: il joue de la harpe de concert (beaucoup plus pe ; de cordes que la lyre) et peut, grâce à son instrument, d u faire sortir de nos caves intérieures les rongeurs qui s\u2019y ans trouvent et ce pour notre plus grand bien.\u2018 Cos c Ce musicien ressemble un peu à Orphée.Pas dans physiquement, bien sûr, car là il a tout de l\u2019Américain M.C banal avec ses instruments de travail on ne peut plus sens.modernes: automobile station-wagon pour transporter cette sa harpe, magnétophones et jeu de microphones pour ne \u20ac enregistrer ses improvisations musicales.| peut méme réali faire penser à un vendeur de brosses avec sa valise remplie de cassettes de toutes sortes.- C\u2019est un homme assez grand, sympathique, très le chaleureux même s\u2019il semble être enveloppé d\u2019une sorte com de protection presque lumineuse.I! s'appelle Joel casc Andrews et il est dans la quarantaine avancée.Il a en ( étudié la harpe avec des maîtres comme Alice Chalifoux rong et Carlos Salzedo et les techniques de guérison grair psychique à la Fondation Edgar Caycee, en Virginie.Il a \u201c colle les tempes grises mais il a gardé quelque chose de l\u2019ém l'enfant, comme bien des artistes.Car avant d'être un dans savant en quoi que ce soit, Joel Andrews est d\u2019abord et cette avant tout un artiste et c'est grâce à la profondeur de \u2014 des « Son art que sa musique atteint l'efficacité quasi pour scientifique que nombre d'auditeurs ont pu constater man jusqu\u2019à maintenant.l\u2019am L'être profond\u201d dan: un Depuis 1971, Andrews a réalisé sur demande plus de tenc 1500 improvisations individuelles à la harpe \u2014 au prix 4e qu\u2019il de 60 dollars l'unité \u2014 improvisations qui auraient eu exté des effets bénéfiques sur les personnes à qui -elles Je p étaient destinées.I! affirme, entre autres, pouvoir lire meil dans la musique les vies antérieures de ceux pour qui il nos 4 2 - 3 septembre 1978 3 se; 1978 improvise.L'élément le plus «sensationnel» de la production d\u2019Andrews, ce sont ses improvisations, sur le thème de «l'être profond» d\u2019un individu, cet être qui est censé se réincarner.Sa caractéristique semble être en gros la suivante: il y a une part de cet &tre que le temps n\u2018altére pas, autrement dit qui ne meurt pas, et c\u2019est, semble-t-il, l'émergence dans la conscience du «nez de cette banquise» sous l\u2019effet de la musique qui procure une extraordinaire sensation de bien-être et de pureté éthérée.Il y a une part qui porte, elle, les conséquences de tous nos actes et leurs tendances à se répéter de vie en vie.En accentuant la force de la première dimension, celle que le temps n\u2019altère pas, on peut, semble-t-il, susciter une tension bénéfique dans l\u2019être et provoquer l'éclatement de certaines tendances et l\u2019enrichissement de certaines autres, en plus de procurer l\u2019expérience vivante de quelque chose qui échappe au temps et que l\u2019on peut pourtant sentir dans cette vie même.Ces improvisations musicales peuvent être faites en présence du musicien ou à grande distance.Dans les deux cas, nous dit Andrews, le résultat et le procédé sont les mêmes.Andrews utilise \u2014 un peu à la manière d'un voyant qui lit dans les cartes \u2014 les noms de la personne et sa date de naissance qu'il transpose, grâce à un code, en notations musicales à partir desquelles il improvise sous l\u2019inspiration des «forces supérieures».Il affirme que ces improvisations faites en état de transe \u2014 il n\u2019en fait jamais plus de deux par jour \u2014 contiennent dans leur trame musicale les éléments de trois vies antérieures et de l\u2019existence présente jusqu\u2019à la fin.En écoutant la bande de la musique qu'il vient d'improviser, comme je l\u2019ai vu faire récemment à Eastman, il improvise un commentaire qui donne les «lignes de force» des existences antérieures et la raison d\u2019être de l'existence présente.Il fait toujours remarquer aussi que l'audition de la cassette permet à l\u2019indiyidu lui-même d'aller beaucoup.plus loin encore que son propre commentaire, Andrews n'entre presque jamais dans les détails des existences.Mais durant l\u2019improvisation qu'il fit à Eastman pour M.G., de Montréal, j'ai eu-la vision dé scènes qu\u2019il ne mentionna pas.Certains, sous l'effet de la musique, font de véritables «voyages dans le temps» tels qu\u2019on en a rapportés plusieurs au cours des dernières années.Andrews remonta dans le cas de M.G.à plus de 25 000 ans en arrière, en Chine, dans un contexte de politique et d\u2019art.Pour l'instant, M.G.retire surtout, de l\u2019audition de sa cassette, cette sensation bienheureuse que procure la proximité de cette dimension de notre être que le temps, semble-t-il, ne détruit pas.Après la science-fiction, la science- réalité?Ces rongeurs,en nous Le phénomène de Joel Andrews est plus facile- à comprendre si on peut saisir ce qui s\u2019est passé dans le cas du flütiste qui charmait les rongeurs.Le flOtiste s'est en quelque sorte substitué à l\u2019instinct collectif des rongeurs.Les bêtes couraient ici et là, dévoraient le grain, semaient la panique et la maladie selon leur loi \u2018 collective, la loi des rats.Vient quelqu\u2019un qui, grâce à l'émission de certains sons, parvient à se substituer, dans les profondeurs du système nerveux des rats, à cette loi de l\u2019espèce et à modifier entièrement le cours des choses, à modifier tout le destirr d\u2019une ville.Les gens pourront dorénavant travailler plus à l\u2019aise, ils pourront manger le fruit de leurs récoltes, ils pourront faire l\u2019amour en paix, évoluer: il fait soudainement plus clair dans les consciences.On pourrait comparer cette ville à un individu et les rongeurs qui l\u2019infestaient à des tendances néfastes en nous.Nous savons par expérience qu\u2019il ne suffit pas de vouloir que nos obsessions les plus exténuantes nous abandonnent pour qu\u2019elles le fassent.Je parle ici de tout ce qui appauvrit la vie.Même la meilleure volonté du monde souvent n\u2019y suffit pas et nos défauts ou encore les angoisses qui nous rongent Fseptembre 1978 - 3 cra me cm continuent de nous ronger, de nous jouer des tours, de diminuer nos capacités, de nous empêcher d'agir selon notre plein potentiel.C\u2019est alors que nous nous mettons à chercher une solution et, quand nous avons essayé beaucoup de choses et qu\u2019elles ont toutes plus ou moins raté, la musique de Joel Andrews est peut-être la prochaine étape et peut-être l\u2019une des plus étonnamment transformatrices que l\u2019on puisse avoir la chance de croiser dans sa vie.A la manière du flôtiste du conte, Andrews a ce don assez rare de pouvoir canaliser dans sa musique une.une quoi?Une «vibration»?Une «volonté»?Une «conscience»?Un peu tout ça à la fois et il n\u2019est pas facile de parler avec précision de la complexité, surtout aux oreilles et aux yeux du profane, du phénomène de l'inspiration artistique.En fait, il faut peut-être ici apporter une précision avant de poursuivre, une précision nous permettant de faire la différence entre un simple magicien qui, comme le flôtiste du conte, a le pouvoir, par on ne sait quelle chance, de connaître les lois cachées des sons dans leurs relations avec l\u2019hypnose, et un poéte-musicien dont toute la science et tout l'art sont orientés dans le sens d'une sorte de «consécration» à la lumière divine, en vue de la communiquer aux êtres, selon leurs besoins et pour leur bien-être, à travers l'exécution musicale.Andrews ne se considère aucunement comme un magicien mais bel et bien comme un «canal» \u2014 channel \u2014 et il définit ses oeuvres musicales comme des «canalisations» \u2014 channelling \u2014 de certains «plans de conscience» qu\u2019il qualifie lui-même d\u2019angéliques sans pour autant croire que ces «anges» aient des visages humains ou des ailes comme l\u2019imagerie de notre enfance nous y a habitués.Ces «anges» sont plutôt, selon ses termes, des sortes de vortex d'énergie consciente et non pas, comme l\u2019eau par exemple, ou l'électricité, des énergies passives, sans autonomie.\u2018 Ce qui différencie Andrews du simple marchand d'effets magiques, la fin du conte du flûtiste l\u2018illustrera à merveille: le maire de la ville étant un avare et un homme sans parole, il refusa de payer au musicien les services inestimables qu'il en avait reçus.Le flûtiste alors, pris de rancoeur, se vengea en charmant les enfants du village et en les conduisant, comme les rongeurs, au fond du lac.Joel Andrews m'a dit que même s\u2019il avait besoin d'argent, il ne ferait jamais ça.oo Il n\u2019avait pas besoin de le dire car, encore une fois, il ressemble plus à Orphée, héros bénéfique et bienveillant, qui alla jusqu\u2019à descendre aux enfers pour en ramener sa bien-aimée \u2014 qu\u2019il ne put ramener, d'ailleurs \u2014 qu'au flûtiste.- L\u2019Ordre d\u2019Orphée Joel Andrews fait de plus partie d'un groupe de musiciens qui se nomme incidemment The Order of Orpheus \u2014 l'Ordre d'Orphée \u2014, groupe fondé dans le but de développer l\u2019art de s\u2019harmoniser les uns aux autres et d'obtenir, grâce à cette harmonie de leurs membres et grâce à l'expression musicale de cette harmonie, le contact avec,ce qu\u2019ils appellent les «plus hautes forces».Ils improvisent des musiques ayant des \u201c propriétés curatives pour les individus, les animaux, les plantes, tes groupes, même les régions du pays qu'ils habitent: les Etats-Unis.Andrews, pour sa part, a improvisé une musique qui obtient beaucoup de succès dans les milieux du «New Age» \u2014 Nouvel Age \u2014 américain, la Flamme violette, inspirée, dit-il, par sainte Germaine.L'on sait que le «New Age» américain est un- mouvement qui, en deux mots, cherche actuellement à transformer la terre en un paradis de l'art, de l\u2019amour et de la connaissance.La Flamme violette a pour effet sur \u2018le système nerveux de le laver de tôute espèce de négativité.Son effet est parfois surprenant, nous le savons nous-mêmes pour l\u2019avoir écoutée plusieurs fois en vaquant aux occupations de la maison \u2014 c\u2019est dire Qu'il n\u2019est pas toujours indispensable, pour jouir des bienfaits de la musique d\u2019Andrews, de s'y arrêter avec attention, de s\u2019immobiliser.Il suffit d'être un peu tranquille à l\u2019intérieur et de bonne volonté.La musique fait le reste.Dans certains cas elle peut même avoir un effet subtil sur les mauvaises volontés notoires.C'est un bon tour à jouer qui, après tout, s\u2019il peut rendre la vie plus douce et plus belle, en vaut bien des mauvais.C\u2019est dans l'esprit de ce Nouvel Age américain que Joel Andrews est venu au Québec récemment.Invité par les membres d\u2018une commune de Montréal et ceux d\u2019une autre communauté d\u2019Eastman pour y animer un atelier de techniques de guérison, Andrews a tellement aimé le Canada et le Québec \u2014 il donnait son dernier concert, avant de repartir, à l\u2019université d'Ottawa en juillet dernier \u2014 qu\u2019il a décidé de revenir en octobre prochain, toujours invité par les- membres de la communauté d\u2019Eastman, fondée par le chiropraticien Réal Choinière, de Montréal, qui y-possède un domaine.En quoi la musique de Joel Andrews est-elle une musique à part?En fait l\u2019est-elle vraiment?Bien des musiques sont belles et si celle d\u2019Andrews est souvent d\u2019une beauté prenante, subtile peut-être mais magiquement irrésistible, il reste que ces caractéristiques peuvent se trouver ailleurs.La pratique quotidienne par exemple de la neuvième symphonie de Beethoven, ou de certaines cantates de Bach, écouteürs sur les oreilles, peut avoir sur la conscience des effets profondément transformateurs.Mais je n\u2019en connais pas qui, comme celle d'Andrews, puisse avoir sur la conscience un effet presque chirurgical comparable seulement à l'effet radical de la flûte sur les rongeurs.L'effet d\u2019une de ses pièces m'a, de ce point de vue, pris personnellement par surprise.Andrews, avant de venir au Québec, avait fait parvenir à Réal Choinière une cassette de sa musique, «pour s'annoncer», celle qu'il intitule Ambiance.Le même concours de circonstances qui m\u2018avait fait savoir qu\u2019un harpiste guérisseur venait 3 Montréal m\u2019avait permis de me faire une copie de cette cassette et en rentrant chez moi le soir je Favais fait jouer assez distraitement.Quelques instants plus tard, j'étais assis sur une chaise, les yeux fermés, et j'étais comme tiré à l\u2019intérieur de moi, comme si la musique m'avait pris par «l'âme» ou par «l'esprit» pour me tirer presque note à note dans la région d\u2019où elle semblait émaner.«L\u2018intériorité» n'est pas une abstraction, c\u2019est une chose bien concrète.Puis graduellement un état dépressif monta en moi, un état que je connais bien et qui m\u2019empêche souvent de donner le meilleur de moi-même et peut aller jusqu\u2019à l\u2019obsession du suicide.Or, ce que provoquait d\u2019une façon claire cette musique inédite, c'était une sorte de transmutation énergétique de ce phénomène dépressif, et ce, sans que j'aie le moins du monde à intervenir, au contraire.C'était comme au centre de cette masse noire, très compacte, faite de rancoeurs accumulées et de toutes sortes d\u2019amertumes, comme une montée, une ouverture sur une toute nouvelle sorte d'énergie vitale, une grande énergie de volonté et d'amour.La musique alla encore plus loin.Elle fit ressurgir en quelques minutes l'image et l'expérience que j'eus il y a quelques années avec une femme et qui provoquait depuis ces états dépressifs, ou en tous cas les accompagnait.Je dois dire qu\u2019au fond de | moi-même j'avais gardé comme une sorte de gros noeud, souvent refoulé, un .gros noeud de haine à l'endroit de cette femme.Or la magie de cette musique opérait sur Ce contenu une chirurgie et une transformation, à la manière sans doute de la guérison psychanalytique.Mais en plus la musique ptransformait en profondeur cette haine en amour.Depuis je n'ai souvent eu qu'à me rappeler cette expérience profondément libérante pour que la magie opère de nouveau, inexplicablement.Magie?Science?Art?Un peu tout ça, sans doute.La musique d'Andrews avait fait sortir un rongeur.Orphée serait-il parmi nouste A.2 . SRE QU'ELLE AË _ RAMENESONÉE «TIGRE» Photo Denis Plain \u2014 Persp PAR JEROME ROBERT I y à près de quatre ans, comme nous déambulions nonchalamment par les ruelles de Malacca, l\u2019ancienne capitale de la Malaisie, admirant les gamins lancer leurs cerfs-volants à l\u2019assaut des brises humides, notre oreille perçut les miaulements aigus d\u2019un chaton effaré.A nos pieds, une miniscule boule de poils tentait désespérément de faire son chemin dans la foule de cette chaude soirée de décembre.Nous nous penchs- mes instinctivement vers le chaton qui, sentant une présence attentive, se calma un moment.Que faire?Dans plusieurs villes du sud-est de l'Asie, de Tokyo à Manille, de Hong- Kong à Singapour, nous avions dû faire face à cette même situation désolante: chats abandonnés, perdus ou blessés.A chaque occasion, nous trouvions une quelconque solution de dernière minute.Cette fois, je proposai qu\u2019on mette le chaton à l\u2019écart des passants; la mère était probablement dans les parages, elle finirait bien par retrouver son petit.Mila avait pourtant raison lorsqu'elle revint à l'hôtel deux heures plus tard, le chat dans le creux de la main.Il était certes trop petit pour s'être échappé et c\u2019était en désespoir de cause qu\u2019il hurlait de la sorte.A le voir si menu \u2014 il n'avait pas plus de cinq ou six jours, se tenant à peine sur ses pattes \u2014, nous crûmes qu\u2019il était irrécupérable.Mais, le lendemain matin, à notre surprise, il but son lait avec avidité.Nous prîmes donc, comme prévu, le taxi commun pour Kuala Lumpur et, en plus de nos valises et de nos paniers, nous serrions Malacca dans nos bras.Comme il était résolu à vivre! Il apprit aussitôt à boire à la cuiller, que nous lui tendions comme à un bébé.Assis sur ses pattes de derrière, il levait la tête et avalait goulûment le précieux liquide à petites gorgées.Il commença même à faire sa toilette en s'appuyant sur le pied du lit pour ne pas rouler par terre.Mila lui faisait faire son pipi qui jaillissait comme une fontaine.Après une semaine, déjà plus fort, il essayait de courir après sa queue et trébuchait dès le premier rond.I fallait néanmoins prendre une décision.Nous n\u2019allions pas nous éterniser à Kuala Lumpur malgré les charmes séduisants de la ville.Mila m\u2019avoua alors l'idée qu'elle caressait: ramener Malacca à Montréal.Comme nous achevions notre périple, il n\u2019était pas -timité de là part de ceux qu\u2019il a ment.Un panier de paille de plus, voilà tout.Un secrétaire de l'ambassade nous expliqua qu'il n\u2019y avait aucune restriction à l'entrée des chats au Canada.Notre décision fut d'ores et déjà prise.Malacca serait le veinard de l\u2019année! Les origines de notre félin sont difficiles à cacher, c\u2019est un fait reconnu et.c'est aussi notre plus fier orgueil! |- Racé jusqu\u2018a la pointe des griffes, il ne se déplace pas sans se revêtir, tel ses ancêtres d\u2019Abyssinie, de toute la noblesse de sa race.A le voir s\u2019avancer si posément, on dirait un fauve sorti des brousses asiatiques.Il rejette, au premier abord, toute démonstration d'in- spécifiquement préférés, à moins qu'un possible qu\u2019il nous suive tout bonne- lien secret ne s\u2019établisse avec l\u2019heureux Suite page 6 { A : a + i = Ra\" RS 2% 43 oH LS \u201d fr 2, ki 3 È % i is i st 57 A: ] i 1 Ter a ik % pif} [3 te à Sfr a 3 Ê La 5 \\ + Idd * iF ee + NM a iY wp Hes ; TH oy 5.7 3 4 JH i ä pus ~ # # = pgs 4 tt} ¥ fg: 7 4s Hi « os 5 i, Ki À mat, Lt Ane Ty yen 1] Ny ki % 1 i qe a 3 § 4, ll it I H- \u2018>, 1} PA +5 \u201c4 ik hy is sas.76 £3 Ni i => nm M a) on À xT x \u201c> ?Ih hired Hp Ti A hi b pi u \u201cHil, 5 Le 3 i?sc { p4 ce His \u2014 ÿ Gel # 5 Pp 1] UE PA ds - h fs Ma ha Jr si ee Hy 7 re: 2) fe 24 +H i 7 Se Ng I! be I 5 HR Phir» Rs 25 ?# YY [4d # ed C/GAre Tre King Size 17: 4 \u20185 ae i ï «fy QUE x.Pd Lay Li > ze eur 5 or BE + ae nez x %.or T hy: >I + * # Le {F es + 11] 145 AE TE [a ui être Cor rar qu re pr an a ver À Moyenne par cigarette-\u2014Format King So: \u201cgoudron\u201d 4 me, nicotine .4 mg.Ete pe De. 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Malacca aime I'affrontement: il se lance hardiment au-devant de l'adversaire et ses chants de guerre sont les plus mélodieux, les plus vindi- \u2018catifs qui soient.Je pourrais décrire encore longtemps la beauté sauvage de notre fauve mais continuer à en faire l'éloge servirait-il à la cause que nous nous sommes fixés?Sans Malacca, par contre, nous serions-.nous lancés dans cette aventure dont on ne prévoyait pas toute l'emprise?C\u2019est possible.Mais il reste que notre affection pour Malacca nous a sûrement préparés à assumer le poids de nos responsabilités actuelles.La quasi-vé- nération que nous lui portons nous a fait voir à quel point des milliers d'animaux dans cette société développée et civilisée deviennent d'innocentes victimes.Mais je me glorifie à tort parce que les honneurs de la Société pour la survie des animaux errants (S.S.A.E.) reviennent à 95 p.c.à Mila.Choupette, Hugo, Lélé A l'automne 1976, Mila, toujours à l'affût des miaulements, trouva au fond de la cour voisine cinq chatons d\u2019environ deux mois.Fils et filles de Choupet- te, autre voisine pacifique, ils attendaient au froid le foyer nourricier qui leur offrirait le gîte.Mila décida dy voir.Une de mes étudiantes en prit un, une collégue, un autre, une annonce dans le journal s\u2019occupa.du reste.La semaine suivante, Mila demandait à notre voisine si elle n'avait jamais pensé faire opérer sa Choupette qui mettait bas tous les quatre mois.Quelques jours plus tard, la chatte revint chez elle «guérie» de ses maternités.Puis il y eut les deux chatons gris trouvés sur le balcon du premier étage de notre immeuble pour qui je dus inventer une histoire abracadabrante afin de les sortir de l'appartement infect où nous les avions par malheur conduits.Et Hugo, qui s'amusait à notre insu à déterrer nos plantes, puis Lélé, la chatte blanche, terrorisée par Malacca qui la sentait si craintive, puis Isis, foile de nourriture, puis Ulysse, le vieux matou au visage massacré, puis Cassandre qui faisait son caca au beau milieu du tapis de Perse, puis Ludovic et son frère Farouk, tapis sous le canapé du salon pendant plus d\u2019une semaine, puis Gogol, Bulle, Cybele, Antoine.Tous abandonnés, errants, perdus et non réclamés, en route pour la Société protectrice des animaux.C'est à la suite de I'annonce parue pour les deux chatons gris \u2014 nous n'avions pas encore commencé à baptiser nos pensionnaires \u2014 que Jean Smith nous téléphona.«Prenez garde à qui vous donnez ces chats.Les gens ne sont pas toujours aussi responsables qu'ils en ont parfois l\u2019air\u2026» Jean recueillait les- chats errants \u2014 et parfois les chiens \u2014 de son quartier et les «recyclait», comme elle se plaisait à nous dire.Elle avait conçu tout un système qui garantissait le plus possible le bien-être futur de l'animal.Mila l\u2019aida à le perfectionner après la fondation de ia S.S.A.E.Aussitôt le chat recueilli, examen chez le vétérinaire, castration ou hystérectomie.Une fois l\u2019animal physiquement sain et opéré, la deuxième étape consistait à le faire adopter par l'intermédiaire des annonces classées.A elle seule, cette mise en adoption demandait plus de temps et d'énergie que tout le reste: .nom et numéro de téléphone des intéressés, rendez-vous à l\u2019appartement, explication des buts de l'organisme, \u2018demande d'une contribution \u2014 - nécessaire à une partie des frais du vétérinaire \u2014, enfin visite chez l\u2019intéressé et remise de l'animal.Combien de vies sauves, de souffrances épargnées depuis la mise sur pied de la S.S.A.E.! Mais là n\u2019est pas la question.Trop de parents prennent un chat pour faire plaisir à fiston, puis, deux mois plus tard, fiston se lasse de minet et minet est mis à la porte.Qu'advient-il ensuite du chaton qui, habitué à ses repas quotidiens et à un abri confortable, erre dans la rue?Les deux premiers jours sont bien supportables mais l'estomac se creuse et, bientôt, il devra se mettre à fouiller les poubelles pour chipoter quelques restes pourris.Si par malheur, c\u2019est l\u2018hiver, les plus forts parviendront à résister au froid en s\u2019entassant les uns sur les autres, peut-être sous une vieille galerie.Mais ils vivront dans l\u2019indigence la plus totale et, au printemps, leur - estomac sera gonflé de vers.Les plus faibles mourront gelés.Si seulement les parents de fiston avaient été plus responsables\u2026 , \u2014 Animaux en détresse ; Heureusement nous ne sommies pas les seuls à Montréal à oeuvrer dans ce sens.Il y a, entre autres, Irène Pelchat \u2018 .qui depuis trois ans, hiver comme été, | prépare quatre fois par jour des potées | de nourriture qu\u2019elle distribue à ses ! chats errants.Animaux en détresse | (AID) s\u2019occupe comme nous de placer | les chats \u2014 et parfois quelques chiens | \u2014 sans foyer.«Le Collectif pour la! libération des animaux» (sic) demande | l'assistance de la Ville de Montréal afin ! qu'une clinique administrée par les | autorités municipales soit ouverte pour opérer à des prix modiques les animaux domestiques.Ce type de Clinique a déjà ; été mis sur pied dans plusieurs villes des Etats-Unis et du Canada.Comme l\u2019ani- | mal familier ne peut s'adapter aux : conditions environnementales de nos ; villes, il est nécessaire de prévenir la naissance de milliers de petits qui feraient face à une existence misérable Et la S.P.CA.de Montréal, Vorganismele plus vaste, le plus connu, qui fonctionne a coups de trois quarts de million par année avec 4 000 membres et un personnel de 40 employés, quel rôle joue-t-elle dans ce réseau, hélas! trop souvent sectionné, d'assistance à la gent animale?Une amie à nous a adapté selon ses convictions le sigle notoire: Société pour la destruction des animaux.Il ñe faut évidemment pas prôner l'anarchie sans raison mais force nous est de constater que cet organisme aurait besoin de se recycler.On n\u2019a pas «endormi» 86 000 animaux l'an passé à la S.P.C.A.: on les a bel et bien tués.Bien sûr, il n\u2019est pas question de trouver un foyer.à toutes ces bêtes.Toutefois, si tous les animaux à qui la S.P.C.A.donne un maître \u2018étaient opérés, si elle faisait une campagne de publicité pour tenter de contrôler les naissances, si elle usait de son influence pour forcer la ville à établir une clinique, enfin si elle disait aux gens qui lui apportent leurs animaux que ceux Padi SF > Cd 5 4 ce hs : dt 1 oh ps wl 2e a = rag] ok feet, oe 3 2 eh ai 3 A + è = A se at \u20ac, sx 10 ts v3 i ve A 3 A #4 am ie Le A re oy SX 2 wi E er À 4 Es $ 4 \u201chn + E Satay ++ 4 # A 644 va HE 5 ÿ VE + 7 y EX A SE tar A Ni = GE VEN Fe Rx us : hk sy à 5 35695 ges Tes Fh ; Th i 6 \u201cer à * 7 A xr ad v \u20ac À a a te À, a # Sa La + LA i rem \u20ac Yan ahd ye + te oF fa 3 $3) Tl, za ra LE Sg 4 # 0 sd oy 5 a see ox / SH.¥; by # + p HS $.ï + 4 = at X 2 ne Es 3 ve, ax oy 5 5 + \u2018 = SA NW ~ 3 be pu se A : a a ; { ® i Ë AE 4 \u201c se A \",; es + 6 4 2 \u201cA A rd ï 2 se ol} 2 i ; Fi 1- a rasé 3 + { i An ; 2 z a Pg: & 8 a #- ABS om ; { 2 i ot 2 3 at \u20ac $- i | 2 Ae J a es ; =.ciné « se = din sy 4 pe 2% i 7 i £ i a oy | RE = si Ï >» a8 24 A 43 04 3 > n a i ot oP 4 2 7, Sr > Fe = § * 5: 5 54 Le a eer, # J a\" \u20ac wi si 5% N i : fi Amy | 12 4 ~ | Ey 4 ¥, i > LF 5, = pe Re + wg i 3! 54, a, are 3a 7 à Le che?A + ot a A En v.A Le w Ta] ~m Gg.= \u201cVt wlll 5 À qu\u201d Pow 1 = S 1.-\u2014 - hes + + & we oF a an 2 tem: x x RE Ed 4 er > RE dat ce ê.A pel dE Zk ra a wy ix 4- Fy 44 © { æ, y CA A {> ra $ LY 4 Ly: eg 4 $ i 3 = + #7 se = i ; ; ns 5 £1 + [3 Es da po pur #3 Die : a Éd an Anh mer > i r ag \u201cRonn, 2 tm Sat A .24 3 Sopa Ay = wy CE 3 hy, = pays ¥ 4 ol eu & Le Se Son.: RÉ.se A # a * ww i oF.7% NÉ na J j a, et 2 f à Ae 2, JS 18 .- A, nes Le xo Er >, Ag cs 4 =» 3 An A AY 45% wl ~ MR = \u201ca & 4A ge eH 4 3 #, He e ot ¥ 44 4373 a 0 ti 1 A or ob, rE FEI PA iE + Kgl = : ng * a Ps 34 al % sq % ei : 5 W 2 #2 z À qu 3 To FE i *% A a ÿ 7 ; éd di Bh se de i La er § 4 : a PF uk PA ba a 44 dd me we -, + a; & is [Ee wy \u2018J *, 4 0g 4 oh tk 3 A A = v \"a > + i» Xr Phe À dE ga haw: ++ M x \u201d» # pe x X = 5 a + pt > 4 £7y ry 6 SE EE #, Kray, wd eu Li + i; 5 > 5 ps ZA { foe #4 a 2 \u201cBy oh, Ry F 7 4 x +4 1 Ps ok a $ i 5 i $ #, ir 1 i & Re a i = 5 2 LA ; +.i LÀ 4 \u201cua FF 6 2 LC: pry = ieee pe X =a a.{ : ® Wy a + ë sf He .£ PS F Via «yr ue w, 3 + ; oN.À C5 pieds Si | b Vy sr F A at | TENN fy nous i tv wk yet = bien au 2 Jr A \\ { vw pa le ; 1 J a i tn ttes d seçet Chat à ga : 1 Ua - +0 ta e (Fay ad & = 7 r - Ex.TV gp yo % 3 \u2019 botté pro.1% Se * #77 i~ 4e er À Ww | rey rhea\u201c = ean - ry .?¢ rue-Poi ar cha: 4 cuw uw à = : we ++ 0 nt # 3 ait en cuishu ¥ i \u201c4 * = Sp pow ge od bo 3 # 3 Show So ; Fo at mi Ww Las = Photos Denis Plain \u2014 Perspectives UNE FEMMEDOUEE / POUR LE BONHEUR EE PAR ANDRÉE THIBAULT x À «Je suis comédienne d'abord, une comédienne qui chante et qui danse.M J'adore mon métier: quand je travaille, # je suis Heureuse.Je peux partir de chez moi avec des soucis, mais dès que j'arrive en studio, sur un plateau, en I répétitions, j'oublie tout.» La voix et les paroles d'Olivette Thibault \u2018sont cordiales, le ton est ME assuré, ses mots sont frappés comme des répliques.La comédie lui a appris à a voir la vie, Nous sommes chez elle a la lumière du jour alors qu\u2019elle est habituée à la lumière des projecteurs, et, moi, à l\u2018obscurité de la salle.Quand elle se meut à l\u2019aise dans l\u2019espace inventé à d'une émission de télévision, moi je suis à l\u2019aise dans mon salon, et il y a un écran entre nous.Face à face dans son studio, nous sommes dépaysées.La réalité fait irruption dans le monde imaginaire où nous vivions toutes les deux, elle comme comédienne, moi comme spectatrice.«ll est difficile de parler de son métier quand on est comédien.Quoi, cette soirée de théâtre avec ses émo- tions-multiples se résumerait à un titre?Quoi, les mois de répétitions pour une pièce se résumeraient à dire le nombre de représentations, à donner des dates, le nom des interprètes, Ces camarades de travail avec qui j'ai sué sang et eau pour que tous nous réussissions un spectacle, cette tentative de séduction pour qu'entre le public et nous se passe quelque chose qui s'appelle l\u2019amour du mouvement, la modulation de ma voix pour créer un personnage se résume- Est-ce possible que cet ailleurs dans lequel j'ai vécu les très belles heures de ma vie ait pignon sur rue et que je dise que c'était à l\u2019Arcade, au Monument national, dans un studio de télévision?» Olivette Thibault habite à Saint- Lambert un cottage confortable avec un jardin où poussent fruits et légumes.Sur le terrain, quatre immenses érables et un jeu de balançoires pour enfants.Elle aime bien ses érables et les oiseaux qui viennent s\u2019y abriter.«L'été, c\u2019est un vrai bocage i ici», dit-elle.Elle le sait, elle n\u2019a jamais travaillé l'été.Durant les vacances des enfants, elle tenait à être OLIVETTE THIBAULT théâtre?Et la-respiration, le geste, le raient à dire le nom de ce personnage?.chez Mad avec eux et à voir à sa maison.Olivette Thibault a: été la femme de Max Lemenu et ils ont eu trois enfants, Maxime, François, Jacqueline.Son mari n\u2019a> jamais voulu qu\u2019elle cesse de travailler, il l\u2019a toujours encouragée à faire son métier.«Quand mon mari est décédé il y a quatre ans, le travail m'a : sauvée.Nous avons été mariés trente- quatre ans.Il est mort après avoir laissé ses affaires dans la coiffure, au moment où nous aurions pu avoir plus de temps ensemble.Ma mère, qui aurait pu m'offrir de la consolation, est morte un mois plus tard.Ces deux personnes qui m'ont aimée m'ont prodigué, tout le temps de leur vie, leurs conseils éclairés et désintéressés.» DEPUIS L'ENFANCE ï Olivette Thibault est née à Outre- mont dans une famille qui aimait les arts.Les amis de ses parents sont les musiciens Rodolphe Mathieu et Afexis Contant et le peintre Georges Delfosse.On passe des soirées à faire de l\u2019opérette et on amène les enfants à l'atelier du peintre.Après un séjour de la famille à Paris, l'enfant, qui s\u2019est fait l'oreille au ton et à l'accent français, est inscrite au Conservatoire Lasalle pour conserver - cet acquis et s\u2019initier à l\u2019art dramatique.Elle y apprend la diction, le chant, la .danse.Elle y fait l\u2018entraînement de la voix et du corps qui sont les atouts principaux de ceux qui jouent la comédie.Sa carrière s\u2019est donc préparée tout naturellement, sans qu'elle eût à y songer.Olivette Thibault connaît tous les pas des czardas, du menuet, du ballet, du tango et de la danse à claquettes.On peut imaginer l\u2019étendue de son répertoire d'airs et de chansons quand on sait quelle a chanté tant de rôles aux Variétés lyriques durant vingt ans! Et, dans sa mémoire, combien de répliques des divers personnages qu\u2019elle a incarnés depuis Madelon des Précieuses ridicules à douze ans, Chimène à l\u2019âge de quatorze ans et l\u2019Aiglon à seize ans.Elle décrit ainsi le rôle du duc de Reichstadt: «C\u2019est un rôle.plein de panache, d\u2019affection, de révolte, de réve, d'exaltation.ll a des morceaux de bravoure, de l\u2019envol, des reparties qui - sonnent.» La pièce fut jouée par les élèves de l\u2019Académie Saint-lgnace où elle poursuivit ses études secondaires.«Ce fut un succès fou.Nous avons aussi donné trois représentations pour le grand public à la Bibliothèque Saint- Sulpice.» .Malgré ses talents et les hommages qu\u2019elle reçoit, il n\u2018est pas question pour Olivette Thibault de faire une carriére de comédienne.Après avoir terminé le cours Lettres et sciences, elle fait des travaux de secrétariat pour son père qui est avocats Puis la jeune fille s'inscrit Jeanne Maubourg, chanteuse et femme de théâtre.Elle y parfait ses connaissances artistiques.Le hasard va bien faire les choses.Henri Letondal, 10- 3 septembre 1978 ON TN EP US of Sm AR mmm gmp meme A mn md pen opm mp oon | og om aug MA = A ame LA SC Pu A vette Max ants, mari de ée à ri est | m'a : ente- aissé ment emps t pu le un s qui ut le airés Jutre- it les it les \\fexis osse.péret- er du ille à le au te au erver - ique.nt, la .de la touts ome- > tout à y 35 pas t, du 5.On ertoi- n sait ; aux s! Et, iques incar- euses l'âge pe ans.c de n de e, de ux de s qui ar les ce où laires., aussi ur le Saint- mages » pour arrière iné le it des re qui inscrit chan- parfait rasard ondal, e 1978 qui a besoin de comédiennes pour de petits rôles dans des émissions radiophoniques, s\u2019adresse à Madame Mau- bourg.Estelle Mauffette et Olivette Thibault sont désignées.Celle-ci est prête à faire le plus naturellement du monde ie passage entre l\u2019art d'agrément et une carrière professionnelle.Et c\u2019est I'enchainement.Elle fait partie de la troupe Barry-Duquesne; elle joue dans les revues d'actualités d'Henri Letondal \u2018et de Gratien Gélinas, au Montreal Reportory Theater, au Théâtre du Nou- veau-Monde.Quand arrive la télévision, elle a des rôles dans les continuités: Toi et moi, le Pain du jour, Quelle famille, la Petite Semaine, Dominique.Au cinéma elle joue dans Kamouraska, Mon oncle Antoine.Partout son aplomb, sa vivacité, sa sensibilité, son piquant s'expriment dans des personnages qui deviennent d'emblée attachants.«Le métier exige beaucoup de maîtrise.Il faut sortir de soi.Quand on travaille, on ne peut pas se laisser aller.I] peut arriver, par exemple, qu\u2019un rôle exige que l\u2019on dise des choses terribles à une personne que l\u2019on aime.Entre comédiens, on se connaît, ôri ne se juge pas.Quand on fait du théâtre, tout le monde est égal.On joue ensemble.Il n\u2019y a pas de raisons d\u2019être jaloux.» SORTIR LE PUBLIC DESON ORDINAIRE Olivette Thibault m'a paru une femme douée pour le bonheur.Il y a du courage et de la politesse dans cette attitude devant la vie.A-t-elle eu des modèles stimulants pour la mener au succès qu\u2019elle a?«Ma mère, dit-elle.Ma mère était une personne très forte physiquement et moralement.Je ne l'ai \u2018jamais entendue se plaindre.Elle a eu une règle de vie qui se traduisait par ces mots qu'elle me répéta souvent si je n'étais pas contente de quelque chose: «Mais souris, souris.» Ce fut une femme d'un goût très sûr.Elle chantait \u201d falbalas de mes costumes de scène, elle : qui provoquent des moments mar- Jj et jouait du piano.Elle avait un grand talent pour la.décoration.Elle m\u2019accompagnait, enfant.à mes cours au Conservatoire.Elle lavait et répassait les m'a fait répéter mes rôles, elle m'a guidée.Elle n\u2019a jamais manqué de venir me voir en spectacle.» Selon Olivette Thibault, le théâtre a le devoir de distraire.Le métier de comédien est subtil et mystérieux.|! | faut faire croire que «je est un autre».Les répétitions, les essayages, le maquillage, les générales sont autant de préparatifs pour un rendez-vous avec le public qu'il faut séduire, entraîner ailleurs pour le sortir de son ordinaire.Olivette Thibauit a surtout joué des rôles de fantaisiste.Dans la continuité télévisée la Force de l\u2019âge, le réalisateur Jean Valade lui a fait jouer un rôle différent.Elle fut une femme d\u2019ouvrier, mère de famille: emploi loin de ses personnages habituels.Les comédiens aiment les metteurs en scène qui leur proposent des défis et quants dans« leur Carrière.Olivette Thibault travaille beaucoup pour le plus grand plaisir du public qui l'aime.Olivette Thibault est entourée de l'affection de ses enfants Maxime, François, Jacqueline, et de ses petits- enfants: une fille, deux garçons.Elle joue au golf, lit les journaux, revoit des compagnes de classe, participe aux soupers-rencontres de ses camarades comédiennes; elle fait du jardinage, ses mots croisés: «une passion que j'ai depuis le temps de mes études.» Elle regarde la télévision, en particulier les «continuités».Elle veut voir comment cela est fait, comment on fait pleurer, comment jouent les interprètes et fonctionne la réalisation.Elle manque de temps pour tout faire.Elle, qui a déjà beaucoup voyagé en Europe, aimerait le faire encore.Elle aime bien les clubs Méditerranée.Elle trouve le monde si plein d'enseignement et de romanesque.«Je suis une sentimentale.» Elle est fidèle à ses camarades de travail, elle les connaît tous, les vieux camarades et les jeunes, ceux qui viennent d'arriver.Certaines petites choses, cependant, lui déplaisent: les camarades qui arrivent en retard, les caractères renfermés et les personnes rancunières.Olivette Thibault est une enthousiaste.Elle l\u2019a toujours été.«Vous comprenez, on s\u2019exaltait facilement dans ce temps-là», du temps où la légèreté et la distraction avaient des droits.Mais Olivette Thibault n\u2019est pas une femme à regretter quoi que ce soit.Elle est une femme trop résolue pour cela.Elle a ce qu\u2019on appelle, dans les termes du métier, de l\u2019abattagee 3 septembre 1978 - 11 LUCwe lo Td qui jpspirede plus de tonfiance au Canada, © CY ix id! Velma fortis (Ri uceq GAS DON godt au et la qualité exceptionnell u produit original.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère le la santé croît \u201d - Filtre King Size et Filtre Régulière: goudrons 5 mg, nic.04 mg. Henri Barras vous 108 spectacles LES \u201cHEURES\u201d DE PLACE DESARTS 2 invite oad hi I \u2018 A g.Henri Barras, devant Place des arts; ci-contre, un concert Son et brioches, le dimanche matin; a l'extréme droite, Barras, en tant qu\u2019animateéur de l\u2019Art du mouvement, spectacle de danse présenté le jeudi midi.; « PHOTO DENIS PLAIN \u2014 PERSPECTIVES Est-ce que nous ne nous disons pas bien souvent, qui que nous soyons, secrétaire, étudiant, maîtresse de maison, mais aussi ingénieur, patron ou simple ouvrier: «je n'ai pas le temps d'aller au théâtre, au musée, au concert, je n\u2019ai pas le temps.ou pas le courage.ou pas les moyens.ou pas le droit.» et encore: «La culture, ça n\u2019est pas pour moi»?Est-ce que nous ne nous enfermons pas bien souvent dans une vie bornée, ignorant les clés prodigieuses qui nous ouvriraient l\u2019univers si nous voulions nous en servir?Car la musique, le théâtre, la danse, la peinture, ce ne sont pas que des vues de l\u2018esprit, un- plaisir réservé à quelques happy fews.À Montréal \u2014 mais pas accessibles aux seuls Montréalais, il s\u2019en faut \u2014 les Heures de la Place des arts nous affirment énergiquement que ces plaisirs doivent être, qu\u2019ils sont de plus en plus à notre disposition.«Avant», à l'heure du lunch, entre deux bouchées de sandwich, ma copine pendue au téléphone y placotait de tout et surtout de rien; ma soeur courait les boutiques à la recherche d'illusoires aubaines; mon voisin, devant une bière mousseuse, les coudes sur la table, les yeux dans le vague, révait d\u2019un impossible ailleurs; mon cousin étudiant musardait jusqu\u2019à la reprise des cours, et moi, je restais dans ma cuisine.' «Depuis», nous faisons la fête, à midi, le mardi, le mercredi, le jeudi, fesse à fesse sur le tapis du Piano Nobile de Place des arts.Ces midis-là, la Place, rendue au monde ordinaire, devient enfin maison de la culture.Ce n\u2019est pas la culture triste et prétentieuse, c\u2019est la culture vivante, joyeuse, pas sectaire pour deux sous.La plus que centaine d'activités que Place des arts annonce, ces jours-ci, le proclame jusqu\u2019au vertige.Au coeur du jour, à là tombée du soir, à l'heure dominicale, bref à tout moment, nous attendent à Place des arts des pfogrammes divers et parfois savants._ Ah! vous pensez, pour sûr, aux célèbres conférences du professeur .Planchard, lequel, à coups de diapositives et d\u2019érudition, nous mène de la civilisation byzantine au Montréal romantique en passant par Pompéi, la Flandre et Versailles.Eh bien, pas du tout! C\u2019est la série «lArt du mouvement» qu'Henri Barras a créée et qu'il anime depuis quatre ans, qui est désormais au menu de l'Education permanente à l\u2019université Concordia.Pourquoi n\u2019en parlerions-nous pas enfin de cet animateur-védette qui conduit une originale expérience- de démocratie culturelle et qui engage, heure par heure, Place des arts dans un étonnant maelstrôm de programmes didactiques, illustrés par des artistes chevronnés: chanteurs, musiciens, peintres, danseurs, marionnettistes et comédiens.Henri Barras est un homme passionné et solita re qui parle a fleur de peau, a fleur de mots, avec de grands élans puis une retenue subite, que lui confère un certain repli d'éducation calviniste.: Animer, crest donner des clés «L\u2019art, dit-il, ce n\u2019est qu\u2019une pile, une pile qui fournit de l'information.Il faut apprendre à détecter ce qu\u2019elle veut exprimer, à dénicher les fibres porteuses de réflexion, a sentir passer le courant, de cette pile a soi.Evidem- ment, la pile ne se mettra a fonctionner que si nous sommes en activité devant elle.Mais pour avoir cette ouverture d'esprit, cette faculté de pouvoir interroger les choses en face de soi, il faut déjà des éléments de connaissance.On ne peut pas arriver devant l'inconnu et tout comprendre.Pour moi, poursuit-il, Fanimation se résume à cela: donner des clés, fournir aux gens des éléments de connaissance qui leur permettront justement de poser eux-mêmes les questions pertinentes et d'apprécier à sa valeur une chorégraphie ou un tableau, une pièce de théâtre.ou un morceau de musique.Ainsi, le spectateur n\u2019est plus cet individu passif et morne a qui on dogne a voir comme on donne une carotte au lapin; il devient un participant.Et c'est passionnant.Rien n\u2019est plus enrichissant que de participer à cette découverte-là, à cette vérité-là; c\u2019est une ouverture totale et magnifique sur la culture, sur les autres, et aussi sur soi.» Les expositions Flammarion; par exemple, son nées de cette conception de l'animation.Place des arts, c'était un endroit merveilleux où prendre le public par surprise.On venait écouter Aznavour, Deschamps, l'Orchestre symphonique de Montréal, eË on avait les oeuvres des peintres sous le nez: Borduas, Toupin, Bruneau, Cosgrove.On ne pouvait pas faire autrement que de s\u2019habituer.Aujourd\u2019hui, dès 9 heures le matin et jusque tard le soir, on file du métro vers les boutiques et les bureaux du complexe Desjardins, on fait un petit crochet par le hall de la salle Wilfrid- Pelletier, et on reluque à loisir.D'\u2019ailleurs, puisque l'oeuvre d'art est une aventure vivante, continue, et non quelque chose de sévère et de figé qu\u2019on vénère de loin, les expositions s'ouvrent, cette année, sur le social.Septembre célèbrera là nourriture; il y aura des oeuvres rares, \u2018de l'information pratique; un marché de fruits et légumes dans le couloir qui conduit au\u201d complexe Desjardins, et un concours de tourneurs de pizza.Et puisque.nous parlons concours, permettons-mous une parenthèse pour citer le concours de dessins d'enfants de 10 ans et moins que lance Place des arts.Il s\u2019agit d'illustrer un conte québécois anonyme: Bâton vole, dont des copies seront distribuées dans les écoles et disponibles.aux présentoirs de la Place.Les gagnants verront leurs dessins exposés avec ceux des professionnels puisque décembre célèbrera les {llustrateurs du livre d'enfants.> Les jeunes Amis dela danse Henri Barras avait amené la peinture jusque sur les murs de la Place; il s\u2019occupa ensuite de faire évoluer les danseurs sur le parquet du Piano Nobile; cela restait dans l\u2019ordre de ses préoccupations.«ll n\u2019y a pas, dit-il, de forme d'art plus près de notre siècle que la danse.It y a, bien sûr, des gens pour penser que c'est démodé et d\u2019autres pour y aller comme à un pur divertissement, alors que c'est un monument d'information, une fantastique réflexion sur notre époque.À ce momént-là, je me disais qu\u2019il fallait l\u2019apprendre aux jeunes.Je me suis donc attaqué à Québec.J'ai fait le tour des cégeps en commençant par le plus difficile, celui de Limoilou qui est une sorte de cégep- 12 - 3 septembre 1978 \u20ac \u2014\u2014 \"pe \u2014.Late A) em Ay em Ww os Aa aD OL an -\u2014 La arras, arts; ncert ches, natin; roite, n tant ur de ment, danse midi.non » figé itions al.ure; il \"infor- its et uit au\u201d urs de ; nous Js une irs de moins s'agit anony- seront sponi- e.Les xposés uisque urs du s inture ice; il ier les Piano de ses t-il, de le que Ss pour \u2018autres diver- ument flexion t-là, je re aux qué a eps en >, celui cégep- re 1978 « pilote en plein quartier ouvrier.Là-bas, on ne va pas raconter n\u2019importe quoi, et moi, j'allais oser leur parler ballet! » Il sourit rétrospectivement à ce souvenir.-«J'ai été aussi agressif avec eux qu'ils le furent à mon égard.«Oui, je sais, ai-je dit, le ballet, ça vous em.Si \u2018vous n\u2019aviez pas vu de match de soccer, la première fois vous vous diriez: «Qu'est-ce que c'est que ces vingt-deux abrutis qui tapent dans un ballon?» Pour aimer, il faut connaître la règle du jeu.Le ballet, c\u2019est pareil.Je vais vous expliquer\u2026» JI faut croire qu\u2019il expliqua bien puisqu\u2019une association fut formée: «Les Jeunes Amis de la danse».En quinze jours, On recruta 500 membres dans les Cégeps et, chose curieuse, il y avait autant de garçons que de filles, et plus personne pour se moquer de «cette affaire de tutus et de dentelles», pour comparer la danseuse qui fait une pointe à une toupie.IO8 spectacles «ll n\u2019est de bonheur pour l'homme, a dit le philosophe Alain, que de vouloir et d'inventer.» C\u2019est ce bonheur-là gu'Henri Barras nous promet encore 108 fois cette année.I fait bien mieux qu'occuper nos midis.Il s\u2019est occupé de nos enfants, ouvrant le Port-Royal le samedi aux marionnettes; le Théâtre de l'Avant-Pays reviendra cet automne avec une comédie musicale: «L'Enfant de l'étoile».- L\u2019an dernier, il osait une expérience audacieuse: une heure de spectacle à la fermeture des bureaux le mercredi, selon l\u2018aventure tentée et réussie depuis dix ans par Jean Mercure au Théâtre de 3 septembre 1978 - 13 \u201c la Ville, à Paris.«Son et brioches» (et garderie), le dimanche matin, était une sorte.de rendez-vous familial; Intermezzo pouvait devenir le rendez-vous des célibataires qui, à cette heure-là, n\u2019ont pas envie d'entrer chez eux se colleter à-la solitude, et celui des gens de l'âge d\u2019or retrouvant dans une des salles de la Place les.grandes voix des artistes qu'ils aiment\u2026 pour pas cher et pas tard! A vingt heures, parole! ils sont rentrés chez eux.Mais ce n\u2019est guère facile, s\u2019appel- lerait-on Henri Barras, de défaire des habitudes solidement ancrées ou d'\u2019abattre les préjugés des critiques qui murmurent: «Ça ne nous intéresse pas, vos petits concerts!» Ah! il pouvait bien imaginer dans ses cauchemars de hautes palissades qu\u2019il construit autour de la scène pour cacher à l'artiste une satle tout à fait vide! En vérité, chaque concert atteignit en moyenne 216 personnes; c'était quand même loin des 800 prévues.De plus, il n\u2019est toujours pas prouvé que le 17 h 30 est viable.Seulement, il y a un revers à cette histoire: la satisfaction et l\u2019enthousiasme du public présent, les réflexions des artistes: Georges Coulombe qui a «fait un malheur», Claude Corbeil, Robert Savoie et Colette Boky qui sont contents, et Joseph Rouleau qui avoue: «ll y a trente ans que je chante et c\u2019est le premier récital que je donne à Montréal!» Tout cela bien considéré, Henri Barras récidive.C\u2019est son côté paysan: quand on a commencé à faire quelque chose, il faut continuer.Comédienet touche -à-tout des arts Mais d\u2019où vient-il donc cet homme: qui s'amuse à déplacer les foules à des heures inhabituelles, à démocratiser la culture, qui comme en se jouant va chercher $75 000 dans l\u2019industrie pour commanditer «ses» heures?Il vient du théâtre.Arrivé à Montréal au printemps 1960 avec une troupe de tournée du théâtre Hébertot; il joue le rôle de\u2019 saint Jean dans Procès à Jésus.Fin renard, impresario Nicolas de Koudriavtzeff l\u2019avertit: «Attention! si vous restez ici six mois, vous y passerez votre vie».Comédien donc, et Suisse du pays de Gruyères, Henri Barras est formé à jouer les jeunes premiers à l\u2019européenne, gracieux, élancés et un peu fluets.Il s'adapte mal au modèle américain qui veut que ses jeunes héros aient la solidité de Brando, les biceps de Bronson et les épaules de Jacques Godin.«On m'offrait des rôles de composition et je n'avais pas la maturité qui m\u2019aurait permis de les bien interpréter.Maintenant que j'en ai l\u2019âge, je crois que je pourrais les jouer, mais en ai-je seulement envie?Finalement, je me rends compte que j'adore organiser, donner des conférences, faire de l\u2019animation\u2026 » Touche-à-tout des arts, il conduit donc cette carrière par accident qui tourne autour de trois charnières essentielles: le ballet qu\u2019il a découvert tout petit, un soir où sa mère l'avait amené voir Jean Babilée dansant «Le Jeune Homme et la mort»; puis la peinture où il est entré de pldin-pied en préparant une licence en histoire de l\u2019art à la Sorbonne, tout en tapant pour vivre les manuscrits dé Marcel Sauvage qui fut l'ami de René Huygues et de Jean Cocteau.Au Québec, Barras travailla au- Musée d'art contemporain avec Gilles Hénault.L'équipe du musée était si D réduite que, pince-sans-rire, Hénault avait coutume de dire: «Quand Barras ou moi On s'en va, c'est 50 p.c.du personnel qui part.».Le théâtre enfin, comme on sait, et dont il n'a peut-être | pas tout à fait perdu le goût puisque, le 31 octobre, il ouvrira, toujours dans le cadre de Place des arts, un café-théâtre de cent places, rue Sainte-Catherine, dans l\u2019ancienne Calerie des peintres canadiens, sous la salle Maisonneuve.A dire vrai mais tout à fait entre nous, ce théâtre est toujours à faire, mais 1a- dessus on peut lui faire confiance: de mémoire d'Henri Barras, il n\u2019est pas de projet qui ne se soit concrétisé Si, d'aventure, vous le rencontrez, ne vous fiez pas à votre impression \u2018première: la froideur de cet homme n'est qu\u2019apparente.Bien sûr, il avoue: «j'ai un contact passionné avec les choses et avec les gens, mais ça me réussit mieux en général avec les choses qu'avec les gens.» Cet introverti élevé à la protestante est un timide avide de relations humaines.A Place des arts, vous ne risquez d\u2019ailleurs pas de le manquer.ll est partout tout le temps, efficace et indispensable.Un peu arrogant peut-être, trop direct, à coup sûr exigeant; il n\u2019a pas l'amitié de tous, tant s'en faut.Mais il ne craint pas la besogne et accomplit des journées de 18 à 20 heures puisque, dit-il, aje ne sais pas quoi faire quand je n\u2019ai rien a faire».H a trouvé une aide décisive dans l\u2019attention chaleureuse que lui porte Gérard Lamarche, directeur de Place des arts.«ll a fait plus que me permettre de rêver, explique Barras reconnaissant, il m\u2019a donné les moyens de concrétiser mes rêves.» Son travail est la vibration même de sa viee Choux à l\u2019orange Quelle pâtisserie délicate que les choux! On les dirait toujours faits de main de maître.Et pourtant, avec un peu d'attention, n'importe qui peut les bien réussir.Ne voulez-vous pas essayer?1 tasse d\u2019eau YA tasse de beurre 1 tasse de farine à tout usage, tamisée 4 oeufs Le zeste râpé de 1 orange Crème à l\u2019orange (notre recette) Glace à l\u2019orange (notre recette) Le zeste râpé de 1 orange Chauffer le four à 400°F.Mettre l\u2019eau et le beurre dans une casserole moyenne.Chauffer, à feu vif, jusqu\u2019à pleine ébullition.Baisser le eu.Ajouter la farine, d'un seul | \u2018coup, et brasser vigoureusement, 1 minute ou jusqu\u2019à ce que la pâte forme une boule et se détache des parois de la casserole.Retirer du feu.Ajouter les oeufs, un à la fois, en battant bien après chaque addition.Ajouter le zeste râpé de 1 orange en même temps que le dernier oeuf.Continuer à battre jusqu\u2019à ce que la pâte soit bien lisse et veloutée.Déposer, par grosse cuillerée, sur une plague non graissée.Faire ainsi 12 petits amas de pâte en laissant un espace de 3 pouces entre eux.Cuire au four, de 45 à 50 minutes ou jusqu\u2019à ce que les choux soient dorés et bien gonflés ainsi que secs et fermes au toucher.Faire refroidir sur une clayette.Couper le dessus des choux, au moment de servir.Enlever, s\u2019il y a lieu, les petits filaments de pâte un peu trop molle, à l\u2019intérieur, et remplir de crème à l'orange.Replacer les couvercles de pâte et déposer un peu de glace à l'orange sur le dessus de \u2018chaque chou.Saupoudrer de zeste d'orange râpé, si on le désire.(12 choux moyens) Crème à l'orange 1 paquet de 7% onces de mélange pour garniture de tarte au-citron 2 oeufs, légèrement battus \"A tasse de jus d'orange 2 cuil.à thé de zeste d'orange râpé 200 ml de crème double (35 | p.c.) Préparer la garniture au Citron, selon les indications sur le paquet, en remplaçant toutefois les jaunes d'oeufs par des oeufs entiers et V2 tasse du liquide mentionné par YA tasse de jus d'orange.Laisser refroidir.Incorporer le zeste d'orange râpé.Fouetter la crème bien ferme et l\u2019incorporer au mélange.Remplir les choux de cette crème, comme nous l\u2019indiquons plus haut.Glace à l'orange 1% tasse de sucre à glacer, tamisé 1 jaune d'oeuf 2 cuil.à thé de zeste d'orange râpé Approximativement 1% cuil.à table de jus d'orange Mêler le sucre, le jauñe d'oeuf, le zeste-d'orange et suffisamment de jus d'orange pour que la glace soit un peu coulantee AO NAT IL PT CSE ou UE Be PL ETE ni Crewe a ao ge ope 14- 3 septembre 1978 Si ce pauvre Sigmund Freud revenait sur terre, il serait traumatisé par l'usage abusif qu'on fait de la terminologie qu'il a patiemment inventée à force de triturer le subconscient de ses clients.Il en ferait un complexe, le pauvre.Comme tout le monde, d\u2019ailleurs: con- naissez-vous quelqu\u2018un qui ne soit la proie d'un complexe?Complexe d'infé- fiorité ou de supériorité, complexe d'Oedipe ou d'\u2019Electre, ou complexe tout court, le complexe explique tout, excuse tout, résume toutes les situations embarrassantes ou inexplicables.C'est le mot de la fin, le mot passe- partout qui met fin à toutes-les discussions.Mais personne non plus ne peut vous en donner une définition acceptable.Les pauvres parents d'aujourd'hui peur de leur donner un complexe; pourtant, les écoles sont remplies d\u2019enfants complexés; les seules créatures plus complexées qu\u2019on y trouve, ce sont les professeurs.On les comprend: quand on vit dans la hantise de cet ennemi évasif qu'est le complexe, il y a de quoi devenir névrosé! Mais attention! Le complexe ne n\u2018osent réprimander leurs enfants de CNNESSY vous propose son cognacVS.Pour vous I\u2019 offrir, fleurit\u2014pas\u2014que\u2014dans\u2014les\u2014chambres complexes s\u2018attrapent quand on est jeune, on les traine souvent toute sa vie.Vous êtes peut-être un complexé qui s\u2019ignore; interrogez votre inconscient.Le monde est-il généralement hostile à votre égard, surtout quand vous bousculez vos voisins dans le métro?Vous empêche-ton de vous exprimer lorsque vous avez envié de chanter dans la rue a trois heures du de persécution! Vous arrive-t-il d'être déprimé quand il fait mauvais et que vous venez de faire-une crevaison?Avez-vous un sentiment d'échec quand votre patron menace de vous mettre à la porte?Hum! Vous avez un complexe de dépression.Avez-vous des idées grivoises lorsque vous regardez un film érotique?Vous arrive-til de tourner la tête si vous apercevez une jolie fille (ou un beau garçon)?Vous avez un complexe d'obsession.Vous sentez-vous coupable lorsque vous avez envie de tromper votre conjoint ou lorsque vous venez de tricher aux cartes?Voilà un me, vous osez exprimer une opinion qui n\u2019est pas en accord avec celle de votre bile à trancher les légumes pour la salade?Il vous arrive d'avoir mal à la tête alors que votre conjoint est dans les dispositions pour la chose?Vous avez un complexe de castration.Monsieur, avez-vous un physique plutôt délicat?Aimez-vous les fleurs?Faites- vous des cadeaux -à votre mère?Oh! Oh! Complexe .d'Oedipe et tendances homosexuelles! Ces diagnostics, n'importe quel psychiatre de salon vous les fera gratuitement, à propos de vous-même ou des autres, surtout des absents.Ces psychiatres amateurs souffrent eux-mêmes d'une maladie très répandue; la psycho- logite.Ils sont prêts à passer votre libido au peigne fin, à démêler vos maindres traumatismes, à vérifier à la loupe vos motivations profondes, en un d'enfants et les salles de classe.Si les.matin?Ah! Ah! Vous avez un complexe.beau complexe de culpabilité.Mada- époux?Vous êtes particulièrement ha- so .mot, -a& analyser vos complexes passés, présents et futurs.Si vous offrez quelque résistance à cés tentatives d\u2019invasion de votre subconscient, on vous traitera, bien sûr, de complexé(e), et de complexé hostile par-dessus le marché! Surtout, ne vous plaignez pas.de maux de tête, d\u2019indigestion ou de cors aux pieds: il se trouvera toujours un psychologue amateur pour affirmer sentencieusement que vos malaises sont «psychologiques».Si vous osez insinuer que la question est quand même plus complexe, on vous répondra avec un sourire entendu que, même si vous êtes névrosé, ce n'est pas la peine d'en faire un complexe.Les gens qui souffrent de psychologi- te ont réponse à tout: il n\u2019y a qu\u2019un domaine où ils semblent incapables de diagnostic: c\u2019est lorsqu'il s\u2019agit de faire face à leurs propres problèmes.Eux ne souffrent pas de complexes: ils compensent, ils projettent, ils dominent les situations.Après avoir lu quelques bouquins de vulgarisation; ils ont acquis un minimum de jargon spécialisé avec lequel ils assomment joyeusement leur entourage: ce sont les nouveaux sorciers de village, les nouveaux cha- mans de l'ère moderne.Ii ne faut surtout pas le leur dire, mais ils souffrent d\u2019un complexe de supériorité.Si vous êtes une victime de la psychologite, si certaines personnes de votre entourage font de vous la cible favorite de leurs analyses impromptues, méfiez-vous! La psychologite, ça s\u2019attrape, t tout comme les complexes, d'ailleurs.Henriette Major 3 septembre 1978 - 15 Co réserves de cognac les plus vieilles et les plus grandes au monde. 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