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Titre :
Le cri de Québec : organe de l'Association de la jeunesse libérale de Québec
Éditeur :
  • Québec :Association de la jeunesse libérale de Québec,1925
Contenu spécifique :
samedi 23 mai 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le cri de Québec : organe de l'Association de la jeunesse libérale de Québec, 1925-05-23, Collections de BAnQ.

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[" Suite û In page 4 0 eù bien a J g la (om*ni5$iof> WI'W lilpllliiliili SSÜliiâiiiiil ISSUS! Igg H» \u2018IdMSBsSàs^ësâèSss: l\u2019idée libé Billet de la SAMEDI, LE 23 MAI 1925 Le numéro sous Rédaction et administration 39 i, rue St-Louis, LEVIS.Abonnement : $2.00 Si les conservateurs attaquent, il faut bien qu\u2019ils pensent que la jeunesse libérale est prête à répondre.Journal politique et littéraire COURAGEUX, HONNETE ET VRAI Rédigé en collaboration COMMENT NAQUIT \u201cLE CRI DE QUÉBEC\u201d Un, de ccs soirs du commencement de nui, je faisais les cent pas sur la Terrasse, quand, zigzaguant à travers la foule îles marcheurs en train de digérer, je bousculai quelqu\u2019un au hasard.Je croyais avoir déchaîné une colère chez ce quelqu\u2019un, quand je l\u2019entendis éclater de rire.C\u2019était mon ami X.\u2014lin lin, je te trouve ! dit-il.Tu pous-rais peut-être marcher ailleurs que sur mes pieds, maladroit.N\u2019importe, j\u2019ai de la veine.Je te cherchais justement.\u2014Une mauvaise nouvelle, je suppose ?\u2014Plutôt bonne.Tu verras.l.à dessuN, nous poursuivons ensemble notre promenade, mon ami X et moi, d\u2019abord attentifs aux êtres qui déniaient près de nous, jeunes hommes, astiqués et musqués, épiant des rencontres, jeunes tilles aux parfums divers, dont la troupe, en s'éloignant, présente une forêt de couleurs ambulantes, couples murs et graves, dont la conversation est faite de monosyllabes, solitaires, canne au bras et nez au vent, venus IA pour voir du monde et ne penser à rien, enfin tous les visages de l\u2019amour, de l\u2019insouciance, de la déception, de la curiosité, de l\u2019indifférence, de la force ou de la dyspepsie.Spectacle amusant de la vie qui passe, intense et diverse, sous un ciel de printemps.Tout était bcsu : les étoiles, la colonne du Jardin du Fort, le front de la citadelle, et, en bas, le reflet d\u2019acier du fleuve noir, brutalement strié, par places, des rayons criards des ampoules électriques.Nous marchions ainsi, abandonnés au charme de cette soirée, parlant de tout et de rien, quand j\u2019interrompis mon ami X.\u2014An fait, tu me cherchais, tout A l\u2019heure ?Pourquoi ?\u2014Ah ! Oui, j\u2019oubliais.Plusieurs de nos amis, y compris moi-inême, se sont découvert des tas d\u2019idées derrière la tête, et ils considèrent que ce bagage est encombrant et plus ou moins inutile s\u2019ils ne le déversent pas quelque part.Alors, nous avons songé il toi.\u2014le ne comprends pas encore très bien.A-t-on envie de déverser sur moi ?Serais-je devenu, par hasard, une espèce île \u201cdompte\u201d à idées ?\u2014Tu ne comprends pas encorè ?Alors, je me demande si tu feras vraiment notre affaire.Enfin, puisque le vin est tiré, buvons-le !.Toi qui fais dans le journalisme depuis des années, tu dois te douter que le meilleur moyen d\u2019utiliser des idées est encore le journal et non le radio.Iîh ! bien, nous comptons sur toi pour fonder et diriger un petit journal, un bon petit journal, où nous dirons franchement, vigoureusement, bravement, ce que nous pensons, comme nous le pensons, ce que nous sentons, comme nous le sentons, où nous défendrons les hommes et les principes qui nous sont chers, où nous attaquerons au besoin les volontés perverses et les actes mauvais, où nous tâcherons de mêler la solidité de la pensée mûre à l\u2019ardeur de la jeunesse.Nous aurons l\u2019enthousiasme de la vérité avec la prudence de la réflexion et de la mesure.Peux-tu nous aider ?\u2014Assurément, je le veux, protestai-je.Malgré la difficulté de l\u2019entreprise,\u2014car un journal, si peu volumineux soit-il, est plus difficile il conduire au succès qu\u2019une grande industrie de savon et de pâte â dents,\u2014je ne me suis jamais refusé à propager des idées et à défendre le bien et le vrai.Mais quel nom donneras-tu aH poupou ?\u2014Je ne sais pas encore.Cherchons, veux-tu ?.J\u2019ai songé à quelque chose qui sortît comme des entrailles de ce vieux rocher, à des syllabes sonores où fussent comme condensés l\u2019esprit, la mentalité, l\u2019opinion et la volonté de ce petit coin de patrie, plus beau que tous les autres et dont nous sommes un reflet, un écho.Appelons-le.\u2014J\u2019ai trouvé, m\u2019écriai-je : \u201cLe cri de Québec 1\u201d \u2014Merveilleux ! \u201cLe Cri de Québec !.Et maintenant, marchons ! Le cri de Québec, c\u2019est la voix qui veut le progrès dans l\u2019ordre, le respect aux homines qui le méritent et l\u2019estime aux partis auxquels nous devons de la grandeur, du prestige et de la confiance en l\u2019avenir.C\u2019est dire que nous nous occuperons de politique.D\u2019aucuns, les faux sages, di- sent souvent avec mépris: \u201cLa politique, une immense blague !\u201d Les malheureux, ils ignorent tout ce que nous devons, nous, ù la politique qu\u2019ils dénigrent, Si, dans le passé, nous avons en, au sommet de l\u2019Etat, des hommes qui ont pris notre défense, qui nous ont conquis des droits, nous ont épargné des hontes, nous ont poussé même de l\u2019avant pour gagner de grandes batailles nationales et économiques ; si l\u2019honneur de notre nom fut de tout temps soutenu, au siège du gouvernement, avec un talent qui a réduit nos adversaires au silence ; si quelques grandes figures, formées de notre chair et de notre sang, ont prouvé au monde et â l\u2019histoire, notre force et notre vitalité; si, dans le présent même, grâce A des chefs que le peuple s\u2019est donnés, nous respirons la sécurité, la tranquillité et la fierté, si nous sentons qu\u2019il se trouve, parmi les nôtres, des coeurs courageux et honnêtes, des intelligences éclairées, des esprits audacieux, entreprenants et féconds en oeuvres de progrès, de grandes âmes faites de dévouement, sacrifiées depuis des années à la chose publique, est-ce que la politique est une immense blague ?\u2014J\u2019aime t\u2019entendre parler ainsi, lui dis-je.La politique doit être prise au sérieux sous peine de désastre national, 11 est enfantin de la traiter de blague quand nous devons tous compter avec elle.Elle est A la racine de tous les biens, de tous les progrès généraux, et, parfois, hélas ! de tous les maux.Car il ne faut pas oublier que la blague existe, dans la politique.Tous ceux qui n\u2019ont d\u2019autre but, en s\u2019occupant d\u2019elle, que des ambitions mesquines, qui désirent, s\u2019y faire une place aux dépens de la vérité et de la justice, qui calomnient, vilipendent, faussent les paroles et les intentions, sèment délibérément des doutes dangereux dans l\u2019âme du peuple, inventent des histoires, fabriquent des scandales fantômes, détruisent des réputations honnêtes, critiquent des oeuvres essentielles et bonnes, entravent des actions bienfaisantes, tous ceux-lâ font de la blague, ils le font avec effronterie et incontinence, et c\u2019est eux qu\u2019il faut tenir responsables de cette fable malfaisante qui fait dire â tant de naïfs: \u201cElle est une immense blague !\u2019\u2019 Le Cri de Québec clamera contre ces chacals, qui ont toujours faim de réputations â dévorer et qui portent en eux cet instinct que j\u2019appellerai canavérique et qui les incite à faire mourir des hommes et des causes dont nous avons besoin.Nous serons ainsi le cri du gardien vigilant.Nous donnerons l\u2019alarme.Le bien, le vrai, l\u2019honnête, le courageux et l\u2019actif seront saufs : On les confondra ! Nous eûmes un moment de silence.Los étoiles luisaient de plus en plus nombreuses sur la foule.Des bribes de conversations nous arrivaient de tous côtés.Les mots nous arrivaient incomplets ou confus.Un moment, nous entendîmes distinctement des syllabes qui signifiaient que nous n\u2019étions pas seuls A parler politique : \u201clibéral.\u201d \u2014As-tu entendu ?me dit X.\u201cLibéral\u201d, il y a tout un programme dans ce vocable.Il signifie l\u2019action, le progrès, l\u2019audace, la foi en l\u2019évolution intellectuelle et matérielle des peuples.Mou esprit ne peut se faire au mot \u201cconservateur\u201d.Conserver est bon.Acquérir est mieux.Nous surtout, race naissante, nous avons peu A conserver, mais énormément A acquérir.Les trésors des siècles nous manquent, il nous est nécessaire, si nous voulons vivre, de compter sur ceux de l\u2019avenir.Le libéralisme canadien nous le donnera.J\u2019y ai une foi entière : il ne nous a jamais trahi, c\u2019est pourquoi il a rallié toutes les bonnes volontés nationales.Nous planterons son drapeau dans nos coeurs et le conduirons allègrement A toutes les victoires \u2014Mais, fis-je remarquer, la politique n\u2019est pas tout, dans un journal.Je tiens A ce qu\u2019on s\u2019eu éloigne quelquefois.La littérature, les arts, la science, l\u2019histoire, les grands événements domestiques ou étrangers, combien d\u2019autres sujets méritent d\u2019arrêter notre attention.Dans divers domaines, nous devrions introduire courageusement l\u2019esprit de critique, condition aine que non du souci de la perfection.Si la critique injuste, par DANS LE CIMETIERE DES JOURNAUX DE QUEBEC Hait-on que depuis ccnt-soixunte ans plus de deux cents journaux ont vu le jour, à Québec ! En portant celui-ci sur les fonds baptismaux nous avons jeté un coup d\u2019oeil dans le cimetière de la qua-trieme puissance.Il y a là des épitaphes très b itères qui donnent à réfléchir sur l'existence précaire de la presse.Tous les quotidiens ft les périodiques ont la leur.1 les lire, on conclut que la vie des journaux ressemble un peu à celle de ceux, qui les dirigent.Les uns naissent vigoureux, grandissent et se taillent dans le monde une plan; prédominante ; les autres erres dans des conditions difficiles, s'en vont boitant quelques mois, quelques semaines durant, et disparaissent.t'hes nos journaux, les octogénaires sont rares.La mortalité infantile a étouffé dans leur berceau plusieurs feuit-les destinées « révolutionner l\u2019univers.Jl y a quelques années, l'instabilité de la presse était telle (/ne des écrivains faisaient mine de s'étonner des qu\u2019une feuille ne disparaissait pus dans les premieres lunes qui suivaient sa mise en circulation.Cariant un jour de l\u2019\u201cUnion Libérale\u201d dont il a été l'un des collaborateurs les plus spirituels, Edmond Paré, dans l'une de scs chroniques toujours si pleines de verre et d\u2019entrain, écrivait : \u201cCe n'est pas sans étonnement que je vois l'\u201cUnion Libérale\u201d parvenue à son cinquante et unième numéro.\u201cJ'ai déjà assisté à la naissance de quelques journaux.\u201cJ'étais charité généralement du prospectus, et le prospectus tuait Je journal.\u201cLe dernier que je vis naître était \u201cLe Hoir\u201d.Il n'est paru qu'un numéro du \"Hoir\".Des difficultés financières l'étouffèrent dans son berceau, quoique, d'après le prospectus, nous annoncions sa vie assurée pour un an \u201cgrâce aux généreux sacrifices de quelques amis.\u201d Quel journal ça devait être, mes chers amis ! Heureusement qu'il est mort à son aurore car il aurait créé une révolution dans le journalisme.Le \"Hoir'\u2019, de même, que Paré l'expliquait dans le même article, était né des Suite ft lu liage 4 exemple, est.condamnable en littérature comme en politique, elle est salutaire chaque fois qu\u2019elle redresse des torts réels et tend vers un idéal.Il faudra donc y mettre un courage tempéré d\u2019honnêteté, par respect pour la vérité.\u2014Tu viens de dire trois mots qui me donnent la devise du Cri de Québec : Courageux, honnête et vrai ! Et maintenant, notre journal est fondé.Marche ! \u2014Et moi, tu m\u2019as fait tout mon premier article. droite et à gauche \u2022Monty est monté.Il a découvert que le gouvernement King ne faisait pas assez d\u2019é-eojioiuies.C'est pourquoi il veut le retour de Melghen, avec les $2,«00,000,000 de dettes de son parti, les $500,000,000 gaspillés en pure perte dans l\u2019organisation de l\u2019armée et autres dépenses.Il volt lft une garantie d'économie.j ¦\t\u2022\t\u2022\t« jb\u2019éternel enfant, Armand I.avergne, est, copuiie Monty, monté sur le uiulet tory.Successivement nationaliste, libérul et conservateur, 11 npparuft A la foule comme une espèce de politicien de carnaval, enveloppé d\u2019une peau blanc-rouge-bleu.Seule sa monture, hybride comme ses idées, le prendra au sérieux ; chez les autres, ce sera un Immense éclat de rire.* \u2022 * Avec Gauthier, le transfuge, le cirque sera alïlcomplet, Celul-lft aussi a passé par toutes les sauces : Artisan, libéral et tory.Plus loni'd et plus ridicule dans ses gambades que sorç compagnon Armand, 11 n\u2019aura lias même, cpialme celui-ci, le mérite de fuir» rire.11 sera hué au chant de : ¦'Les Artisans ! I.es Artisans sont lil ! \u2022 * * Armand a dit île Laurier qu\u2019il était l'homme» le plus néfaste de la politique canadiennes La gloire du vieux chef n\u2019en est pas mans agrandie, ear, certaines Insultes prouvent la supériorité de ceux â qui elles s\u2019adressent.* * * Gray eut des conférences, en pays étranger, avec des hommes en pyjamas.Pourquoi ees; conférences et pourquoi ces pyjamas ?Allait-il, avec ces hommes légèrement vêtus, chercher les moyens de faire observer la loi dC' prohibition aux Etats-Unis ï Pourquoi l\u2019opposition n\u2019a-t-elle pus approfondi l\u2019en-qu\u2019éte de ce oêté ?* * * XI, Sauvé est-11 satisfait de l\u2019enquête sur la contrebande dans la province de Québec V Approuve-t-il le boolcgglug 1 * * * Xf.Rmirnssa, qui nlme tant les causeries et qiV-folt imprimer et vendre toutes les siennes, devrait inviter le chef de l\u2019opposition ft donner une conférence sur la contrebande des boissons.» * * XI.Durauleau, dans son manifeste de lin d\u2019enquête, n\u2019a lias nommé les personnes compromises par certains témoignages.* \u2022 \u2022 Mais où sont les tories d\u2019antnn ?* * * A-t-on déjft rangé M.Belley dans le musée aux fossiles politiques ?On ne lui volt pins la figure, depuis quelque temps.S\u2019il n\u2019est plus qu\u2019une relique, est-ee que cette relique n\u2019est pas montrable ?On devrait l\u2019en-chftsser en mémoire de sa brillante lutte dans Rlmouski.* \u2022 * Ci-gît Loekwell portera, cet été, des culottes bouffantes en souvenir de son déculottage de ltlmouskl.Ce sera bouffe sur bouffe, \u2022 * » Il paraît que Tlt-Toine s\u2019apprête ft marcher dans le sillon Monty-Lnvergne-Gau-thlor.Cet enfant-lft, ne pouvant être vu, éclipsé derrière ses volumineux compagnons de route, vent être entendu ft tout prix.B parlera des économies de M.Melghen.* * \u2022 La \u201cFemme-Libre\u201d, débraillée et fanée, gueule comme une fille de rue.Cette créature est Inquiétante : elle finira par le violon.LE DR BELAND A QUEBEC Dans l\u2019aveuir, quand on voudra résumer lu vie et le caractère du docteur Belaud, on dira de lui : \u201c11 n\u2019avait pas d\u2019ennemis.\u201d Et l\u2019on trouvera unique, dans les annales politiques d\u2019un pays où l\u2019assaut du pouvoir donne lieu souvent A
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