Le cri de Québec : organe de l'Association de la jeunesse libérale de Québec, 31 juillet 1925, vendredi 31 juillet 1925
[" Vol.I, No.10 VENDREDI, LE 31 JUILLET 1925 Le numéro 2 sous Rédaction et administration Casier postal :\t85 Haute-Ville, QUEBEC.Abonnement : $2.00 Journal politique et littéraire A *.ar de Québec Organe de l\u2019Association de la Jeunesse Libérale Si les conservateurs attaquent, il faut bien qu\u2019ils pensent que la jeunesse libérale est prête à répondre.COURAGEUX, HONNETE ET VRAI Rédigé en collaboration POLITIQUE INJUSTE, MALHONNETE ET ABSURDE LA PROTECTION EST ABSURDE ET CONTRAIRE A LA LIBERTÉ DU COMMERCE Toute barrière qui n\u2019a pour but que de faire vivre telle et telle entreprise particulière est injuste, contre nature et malhonnête \u2014 Le peuple n\u2019est pas obligé de se taxer pour le bénéfice de quelques-uns ou d\u2019un seul \u2014 La réciprocité Le protectionnisme est '(indéfendable, eombrant.Il est en effet injuste et tnal-Scr tenants n\u2019ont pas de doctrine.Leurs honnête de faire payer par un peuple en-discours et leur littérature se réclament tier les frais exorbitants de quelques fade la pratique des affaires : mais quand j briques incapables de se sustenter par nous leur demandons de concrétiser leur j leurs propres ressources, étrange argument, ils ne nous présentent Supposons un moment, par exemple, que des faits enfantins et nullement rat j qu\u2019il prenne un jour fantaisie à M.Loek- taeliés ail fond même de la question.Il n\u2019y a là qu'impuissanee et néant.Lu outre, leurs maladresses du début les m\u2018-lient tout droit, à la défaite.Leurs chefs h ne sauraient, inspirer confiance.Qu\u2019ont-ils à leur tête ! Une association de manufacturiers trop intéressée pour juger sainement du problème cl présidée par un gros marchand de Québec, qui cherche sûrement plus à tirer profit de ses charrues et de ses machines à laver qu\u2019a soulager les maux de l'humanité.Le \u2019 ¦ n\u2019ignore pas qu\u2019un tel groupe a la phobie de la concurrence et vit de l\u2019espoir de grandir indéfiniment à l'ombre de taxes douanières imposées à l'ensemble des contribuables au profit d-quelques-uns.Quand les protectionnistes auront pour les diriger des hommes vraiment libres, c\u2019est-à-dire, ni marchands ni industriels et détachés de convoitises manufacturé res en quête de proies chez les consommateurs, alors nous commencerons à croi re en eux.D\u2019ici là, nous lions en tiendrons aux principes du libéralisme, qui tend à la réciprocité.La malhonnêteté de la haute protection (.'Inique fois que nous disons à nos adversaires : \u201cL'échange plus libre a pour résultat de baisser le coût de la vie\u201d, ils nous répondent : \u201cIl n\u2019est pas pratique de faire baisser le coût de la vie par la ruine des industries nationales.\u201d Ces mots contiennent, une énormité.On ose baptiser du nom de \u201cnationales\u201d des entreprises incapables de se tenir debout devant une diminution de douanes?Qu\u2019est-ce à dire ?Y a-t-il quelque chose de moins national que ces fabriques vaincues d\u2019avance par celles du pays voisin et qui seraient balayées par un torrent de produits à meilleur mardi' dès la première brèche pratiquée dans le mur tarifaire?Quelle contradiction dans les termes ! L\u2019industrie vraiment nationale n\u2019a pas besoin d\u2019être protégée, elle : elle est de taille à se défendre contre tout venant, par son essence même, car elle fait partie des ressources premières et caractéristiques du pays.Ainsi, nos forêts, nos mines d\u2019or, notre blé, notre houille blanche, nos pêcheries sont capables de sc défendre toutes seules.Elles ii\u2019ont rien d\u2019artificiel, elles sont nationales.D\u2019autres pays ont discuté avant nous le protectionnisme.En France, au siècle Lm dernier, il se produisit contre lui une violente et efficace réaction.Les partisans d\u2019un mur de Chine sc réunirent en comité sous la présidence d\u2019un député maître de forges, M.Memmerel, et.ce wdl i u à M.Monty de cultiver en serre chaude des bananes canadiennes.Ce monsieur aura beau nous dire que ce sont es fruits nationaux, nous ne serons pas eiuivaincus de la nécessité d\u2019interdire ceux des Indes Occidentales pour maintenir prospères les serres chaudes de -M.Ci-(Jit.Or, nous avons, eu notre pays, plusieurs industries qui ressemblent pas mal a ees bananes là, et nous ne voyons pas qu'il soit essentiel de tendre à la liante protection uniquement, pour elles.Qu 'ou n'aille pas croire, cependant, que je désire la destruction de ces aeti virés faites uniquement dans un but spéculatif.Si, comme nous l\u2019espérons, la réciprocité est de nouveau offerte au Canada.il faudra procéder avec lenteur et graduellement, de façon à leur permet-tr de changer l'espèce de leurs produits ou de mourir sans secousses, de façon à donner aux ouvriers le temps de trouver un autre gagne-pain.On a dit qu'il est des aceonnulements avec le ciel, il en est sûrement, avec les traités.Le protectionnisme est contraire à la.paix entre les hommes L'idée d\u2019un échange plus libre est tellement ancienne dans notre parti, que les expressions d\u2019opinions d\u2019il y a trente-cinq à quarante ans sont identiques aux ilôt res.Le 12 octobre 1888, Max écrivait dans l\u2019Union Libérale de Québec : \u201cC'est à main armée qu\u2019on défendit son territoire contre l\u2019envahissement dis produits étrangers.C\u2019est en versant des flots de sang que fut établi le système protecteur.Ainsi naquit la protection.Elle est due à l\u2019ambition et à la jalousie.Elle n\u2019ungendre que la haine et la guerre entre les peuples.Le libre-ecluii: ¦ origine du ilrojt naturel ; il est la cou lusion du principe admis : l\u2019homme (-.' e-seiitiellomeiit sociable.La protection est la négation de ce principe.Le 1 ili -e-échange permet à un peuple placé sur un sol aride de compter sur son voisin plus favorisé.La protection enseigne (pu- ce peuple doit périr.La néce ité donna naissance au libre-échan go ; la.convoitise enfanta les systèmes protecteurs.\u201d Avant notre compatriote Max, un célè-\u2022onuicique français, Frédéric Bas Il f/llll(l/// iln !hj/ IÇIÛA Jè A iü LETTRE D\u2019OTTAWA M.Mcighen sue sang et eau pour apprendre le français dans le but de gagner le coeur de la province de Québec comme il a gagné celui d\u2019Armanda.A DROITE ET À GAUCHE Al.Monty prétend que les modifications tarifaires ont tué des centaines d'industries en 1022.Or, en 1022, ees modifications u'n-vaient pas encore été faites.Donc, eioii l'aspirant ministre, l'effet vient avant la can- H\u2019.# # # il n'y a que les self selected lieutenants de M Mcighen qui puissent inventer de lets phénomènes, * * * Cette absuilité dans l'argumentation est une preuve nouvelle de l'absurdité protectionniste.* * \u2022 Qu\u2019ost-cr que la protect Ion ?Un système pli protège une industrie incapable de sc maintenir naturellement et, que doivent faire vivre tous les contribuables.De telles industries sont donc une nuisance pour le publie, puisque celui-ci, s'il ne les avait pas, paierait moins cher les produits qu\u2019elle manufacture.# * * Lu haute protection est injuste, parce qu'elle favorise des individus aux dépens de la masse ; elle est malhonnête, prend Varient du peuple pour le donner A des entre-prires factices et de pire spéculation.* * * lire liai, écrivait, dans se.s Harmonies économiques :\t.\u201cL\u2019échange est un droit naturel corn-i propriété.Tout citoyen qui a crée ou acquis un produit doit avoir l\u2019option on de l\u2019appliquer immédiatement à son usage ou de le céder à quiconque, sur la surface du globe, consent à lui donner u échange l'objet qu\u2019il préfère.Le pri- elioix seul était de mauvaise politique, ver de eette faculté, quand il n\u2019en fait car les rcvcinlications des intérêts privés ain-iin usage contraire à l\u2019ordre public et percèrent bientôt dans ce concert dis- ;I!X bonnes moeurs, et uniquement pour cordant.Tous les arguments de eette satisfaire la convenance d'un autre ci-col crie, qui correspondait exactement à toye», c\u2019est légitimer une spoliation, notre Association de manufacturiers ea-j,.',.st blesser la loi de la justice, maliens, portaient sur la nécessité de j\t\u201cC'estencore violer les conditions de protéger le travail national.On leur re- |\u2019, r,|n- ; car quel ordre peut exister au pondit victorieusement par des chiffres sein d'une société où chaque industrie, que le véritable travail national (\u2018tait aidée en cela par la loi et la force publi-hien de force a si1 protéger tout seul el ¦ ques, cherche son succès dans l\u2019oppres-que toute industrie qui n\u2019était pas née don de toutes les autres ! viable devait disparaître comme ne répondait à aucun besoin public.Le l haut proteetionisme fut vaincu.On s'était rendu compte, en France, il y a longtemps, que toute entreprise dont l\u2019effet est d\u2019élever le coût de la vie et d\u2019accroître les taxes était un fardeau en- \u201c(' e (Il lit ici moines, d méconnaître la e qui préside aux Le peuple n'a pas été fait pour les industries, mais les industries ont été faites pour ie peuple.Tel est le principe libéral.* * * Le principe conservateur est celui-ci : 'Le peuple a été fait pour les industriels\u201d.Cette lutl-rible maxime est digne de in barbarie.# * * Le veau d'or est toujours debout ! # # # (\u201cest pourquoi le bal proteetionisme est toujours conduit par les puissances manufacturières, qui ne vivent que du produit les impôts douaniers.» * * l\u2019ourquoi voudrait-on forcer le contribuable iT payer cent sous un article qu'il pourrait- acheter A cinquante ailleurs ?I\u2019our permettre A Monsieur l'ansu de devenir plus pansu.On se préoccupe guère, dans ce cas, du bien-être des ventres vides.* * * Mcighen et son groupe se rendent coupables d\u2019une lâcheté : ils essaient de rejeter toute la responsabilité des formidables erreurs de guerre sur Sir Sam Hughes.Sir Snra Hughes est mort, il ne peut se défendre et ses lâches collègues le savent bien.C\u2019est une \u2022anaillerie indigne.\u2022 \u2022 \u2022 Les anciens camarades de Sir Sam Hughes insultent A sa mémoire.Qu'ils aient donc le courage de leurs actes ! Ne savent-ils pas que la solidarité ministérielle n'est pas un vain mot ?* * # Sara vivait, Billet de la semaine NOS BELLES FUMENT l)u lentpx île nos grands-pères, 1rs jeu ms fille ue fumaient pus.C'était un ne e.roc île moins tiens le budget mensuel du chef de fil mille.Aujourd'hui, en taillis filles d\u2019Eve foui un usage régulier el immodéré du labile.La fantaisie de ai il 1er une cigarette, de temps u nuire, dans 1rs réunions intimes, est devenue, eli : elles, une habitude dont elles ne savent plus se défaire.Plusieurs sont incapables de se raisonner.Elles fument le matin, ni se levant.ijne dis-je, tirant d< se terer, l'après-midi, le soir, à toute heure du jour, et s'endorment, nu.r petites heures, npn s avoir brille, depuis leur ir n il, vingt-cinq ou trente cj/lindres de lull ne.Il g a iplehiues années, lorsque les fi nîmes ont décidé i/ue lu nicotine ne leur était pus plus dommagciib'c ipi'mer hommes, elles éprouvaient une nrlitine tjém à si exhiber en publie, avec, aux lèvres, un \"clou /le cercueil , pour cm ploya une expression.qui a de la barbe.Ce il'est qu'en petit comité ipi'elles alla niaient succombant ainsi parfois au.i sollicitations de compliquons peu sent-pilleur île re eédé-lù.Ii/.r premières boni fées, ou étouffait, (\"était une tour tupi rile, arec, des soubresauts de tour l< corps, quand les efforts pour imiter lean.Jacques ou Alphonse qui e.rhalaicut leur juniée par h nez, valaient.Pour quel qiics-tincs, cc\tihs indigestions mé- morables.L\u2019état général du pays et à l\u2019optimisme \u2014 En somme tout va bien \u2014 Le piètre programme de l\u2019opposition Et puis, si Sir Sam vivait, le groupe pensée provi-j Mcighen ne chanterait pas sur le même ton.destinées hu- H n\u2019oserait pas dire A un vivant ce qu'il dit' vont J)(JS s'cxhiber sous Us regards manifestées par l\u2019infinie variété :luiour,rhui propagande alarmiste, déprimante, nuisible contre lu Canada.Tout va bien.Tout va bien el â preuve il suffit do jeter un coup d'oeil autour de -ni.Nous jouissons l\u2019une température merveilleuse, idéale.Une quantité suffisante d'humidité garde aux prés leur luxuriante beauté ; tissure aux \u2022luimps une moisson ahondaute et tout le monde se réjouit de cet élut de choses.L'Industrie el le commerce font des procès rapides el les affaires, dans tous les do in lines sont dans un étal llorlssant.Il suffit l'ouvrir la page llnaneière de nos quotidiens pour se bien rendre rompt\" de la vérité de cite assertion.Les industries qui eonvicn-eiit A notre pays, A notre climat et qui trouvent un marché elu-z nous s'établissent eu lend nombre ions lis jours.On doit aussi remarquer que le chômage -1 pnil iquement disparu.C\u2019est signe que es affaires sont bonnes, que la construetio.i si active si nous absorbons toute la tnaiu-.l'oeuvre qui était A rien faire au commencement de la saison.De plus, les conditions sociales sont excellentes ail Canada â l'heure actuelle.A l'exception de la grève de la .Nouvelle-Ecosse qui st une affaire locale avec un aspect politique, il n\u2019existe pas de eompllentioiis ouvrières au Canada â l'heure actuelle.Nous nous la paix sociale, l'harmonie entre les li verses classes de notre société.C'est un changement radical avec- les eou-idlons qui suivirent la guerre.Les sommes folles accumulées par les uns.In pauvreté relative des autres avait créé une sorte d'état ie guerre sociale plus dangereux encore que les conlltts A main armée.Sur re terrain, le I\u2019remier Ministre King a remporté un grand .succès.* # * Le chef conservateur, M.Mcighen, livra bataille lors de la dernière élection générale \u2022 nr une seule ligne, la protection ; avec me senti- arme, la protection ; et un seul remède pour les malades, les blessés Industriels, la protection.Après plusieurs mois de llelission, le peuple décida de ne pas accepter cette prescription qui n'est pas un remè-1 (* A tous nos maux.Cette altitude de la part des conservateurs ruina leurs chances auprès des classes rura-L'ouest refusa d'élire un seul conservateur.Le fermiers se groupèrent sous l'élen-iurd opposé celui du libre-échange.Comme groupe, ils s\u2019assurèrent un nombre plus considérable que les conservateurs.Les libéraux s'efforçant d\u2019offrir un programme polit blue national, assez large, assez généreux pour accueillir la députation de tout le pays, se tinrent .1 l'écart du libre-' -h/ingo doctrinaire et du programme réactionnaire conservateur.Us restèrent lidèles A lu politique traditionnelle du parti qui évite les extrêmes en tempérant les exigences li-bre-éehangtstes de l'Ouest, par les besoins industriels de l'Est.Il est: vrai qu'il y a de* protectionnistes modérés dans les rangs du parti libéral, comme il y a aussi des libre-écbangistes raisonnables.l'endant un débat, sur l'une ou l'autre théorie, les tenants des deux écoles soutiennent de tout leur talent, de toutes leurs ressources le point de vue qui leur est citer, mais cela ne veut pas dire qu\u2019ils sont ennemis, qu'lis cherchent A faire triompher leur point de vue personnel, sans tenir compte de l\u2019Intérêt publie, de l'intérêt national.C'est ta présence d'éléments sains, actifs, courageux autour de la table du Conseil, auprès du premier ministre qui peut seule obtenir et préserver l'harmonie dans un pays vaste comme b Canada, avec des intérêts aussi divers et même aussi différents.Vcst-ee pas l'honorable Ernest Lapointe, alors ministre de la Marine qui déclarait franchement aux populations de l'Ouest, A l'automne de 102.'f \u2022\u2018qu'elles pouvaient mieux faire valoir leurs .-éelnmations en appuyant un gouvernement modéré ; en élisant des députés qui sont sympathiques au gouvernement ; mieux que eeia en prenant une part active A l'administration des affaires publiques au moyen de ministres qui siègent autour de la table du Conseil ?Et il ajoutait qu'il était plus facile de faire entendre ses réclamations lorsqu'on est près, \u201cde l'intérieur plutôt que de l'extérieur.'\u2019 Sur le terrain strictement politique, le gouvernement King n\u2019a jamais été en danger.Ses budgets ont toujours été adoptés par des majorités écrasantes.C'est une preuve que sa politique tarifaire est sage, juste, et devi- see de manière A assurer A toutes les indtis-i ries une protection suffisante, en laissant au commerce la plus grande liberté possible.A preuve (pie eette politique est raisonnable, citons l'augmentation du chiffre des affaires, la diminution de lu dette et surtout l'économie dans l'administration publique.Voici les chiffres officiels tout récemment.ll> sont simples, clairs mais complets.Usons, \u2014 \u201cLe dernier rapport mensuel du Ministère des Finances Indique une diminution de lu dette nationale de onze millions de piastres, la- .'SO Juin dernier, ht dette était de *2,.'17*.000,000.A la même date l'an Plissé, elle était de $2,3811,000,000.Au tirs tu mois de juin, 11124, il y eut une augmentation de la dette de $4,648,727 et eette ailin' < pendant le même mois, il y a eu une df-minutiou de $175,000.L\u2019an dernier, le t-f>-venil des douanes, eu juin fut de 88,800,000 ; eette année pour le même mois il est de $10.-700.000, soit une augmentation de deux millions de piastres.\u201d * # * \\'avions-nuns lias raison dq dire (pie b*( affaires s'améliorent sensiblement ; que tout vu bien ; que le pays est en bonne voie de prospérité \u2019! PROTECTION ET MISÈRE Le pays le plus \"protégé\u201d, A notre connaissance, es! celui qui1 nous avoisine.D'antres appliquent un tarif, mais il est moins élevé ; certains imposent des droits considéra Idea, mais comme Ils sont par nécessité Importateurs, les droits sont effectivement une surtaxe aux citoyens censés protégés et 11ni ne le sont lias du tout \u2014 nu sens of! l'entendent nos manufacturiers.Les Etats-Unis formant tut bloc qui se suffit ou peut se suffire pratiquement A lui-même \u2014 a self contained state \u2014, il ne s\u2019y fuit, comparativement A l'étendue et A lu population, qu\u2019un minimum d'importations.D\u2019où il suit qu'il y a peu d\u2019exportations, puisque dans la mesure du possible, un pays importateur pale ses 11 chuts avec ses propres produits.Sans nécessité d'exporter pour avoir de l\u2019argent, handieappés par une mnin-d\u2019oeuvre chère et (l\u2019onéreux frais de transport, les Américains exportent de moins en moins.Us exporteront encore moins, si possible, le jour ou la France, la Belgique, l'Italie et les autres états d'Europe entreprendront le versement des annuités qui éteindront leur dette.Et ainsi nous voyons un pays étouffé pur la masse de ses monceaux d\u2019or, se boucher si l'on peut (lire par le moyen stupide d\u2019une protection outrée les quelques avenues par où pourraient encore affluer des éléments de vie.Lu vie n\u2019est pas IA où se trouve une masse de métal inerte, la vie existe IA où circule vigoureusement un sang généreux.La protection a frappé de sclérose les artères de l'Onde Sam, et le voilà prématurément impotent comme le vieillard chez qui s'est ralentie lu circulation du sung.(\"est surtout à la périphérie, si l'on peut dire, que se fait sentir ce néfaste engourdissement.Passé une certaine distance des ports de la Nouvelle-Angleterre et du Pacifique, de la lAmislunne et des frontières nord et sud, les frais de transport constitueraient A eux seuls la plus efficace des protections pour l'Industrie et l'agriculture.C\u2019est donc près des limites qui bornent le territoire tout autour, que l'on perçoit davantage la paralysie provoquée par lu protection tarifaire.De sorte qu\u2019A part les articles de luxe et de fantaisie que les riches veulent avoir A tout prix et A n'importe quel prix, ou n'importe plus.Conséquence, on n'exporte plus.Ceux qui achetaient ntix Etats-Unis se procurent en d\u2019autres pays, demeurés clients, ce qu\u2019il leur faut, où Ils l\u2019achètent IA où la concurrence est plus avantageuse, quitte A payer avec des effets signés de clients 'Vautres lieux.En d'autres termes, il s'est établi comme qui dirait un autre système circulatoire, presque entièrement en dehors de lu grande république de Washington.Les échanges se continuent A peu près égaux en volume A ceux, du passé, mais ils 11e se font pas suivant le même circuit : Washington a décrété le blocus économique de son propre territoire par la politique de protection qu\u2019il a adoptée et A laquelle il se cramponne désespérément.Et c\u2019est ainsi que nos compatriotes sont dans la gêne dans la Nouvelle-Angleterre.Il ne leur suffisait pas que que l\u2019établissement des filatures dansria zone du coton minOt en partie de vieilles maisons A Lawrence, A Lowell et ailleurs : votlA que les commandes se raréfient \u2014 naturellement \u2014, et nou seulement les salaires ne progressent pas, mais Suite A la page 4 1 5 Page 2 LE CRI DE QUEBEC, VENDRE DI, LE 31 JUILLET 1925 SOTTISES COMMISES SOUS UN GOUVERNEMENT D\u2019ÉCERVELÉS Ottawa.I.e premier volume de l'histoire officielle du rôle joué par le Canada pendant la grande guerre, vient de paraître sous la signature de sir Andrew Mael\u2019liail, professeur d\u2019histoire de la médecine il l\u2019uuiversité McGill.C'est la condamnation de sir Sain Hughes et du 1 >r Herbert ltruee, de Toronto, dont le raport concernant le service médical est vivement dénoncé, et la continuation des accusations portées contre la conduite de la guerre.Sir Sain Hughes, ainsi vu l'histoire, fut d'abord cons doré comme l'homme réservé par la Providence, pour conduire nos armées il la victoire, nie espèce de Corlolan, mais la réalité fut d'une amère déception.\u201cA Vuleurtler, dii lu chronique, l'eutratne-meut militaire de façon générale ne valait rien.On passait le temps il organiser et il réorganiser, il distribuer des uniformes et du matériel, il examiner et A Inoculer les recrues, A écrire de nouvelles attestations et A se préparer aux revues.\"Les services médicaux manquaient de matériel tel que des draps et des dessus d'oreillers, dej couteaux, des fourchettes, des plats, des lits, des couvertures et des paillas ses, qui étaient encore dans leurs enveloppes.Ce matériel fut expédié eu Angleterre dans l\u2019état où 11 avait été empaqueté et il fallut des mois de travail en Angleterre pour dégager ce matériel de cette masse et le distribuer aux différents régiments.Le matériel de tous les corps était affreusement mélangé dans les cales des bateaux ci la seule méthode pour t'ussostir était de l'éparpiller sur la plaine de Salisbury et de laisser A c haque régiment le soin de choisir le sien, l'endant des mois, le matériel, les effets personnels, les magasins et les pièces de voiture pépurés des régiments dans la confusion qui régnait A Québec et au débarquement A Plymouth furent trhVs sur tes quais sans abri, qui bordaient les plaines île Salisbury.\u201ctin avait tenté l'impossible.Le Canada n'était fort qu'en hommes.Le matériel faisait presque abso'uuieut défaut.Des entrepreneurs parurent sur la scène.Sans-modèles, sans surveillance et sans direction, ils liront afflue: A Québec de fournitures qui u'a-vuient am un rapport avec les dures eomll tions de la guerre.Des hommes partant pour le service actif étaient munis de bottes qui aillaient pu faire pour un cultivateur eu excursion A ses granges h dimanche ou A parades, ces bottes étaient réduites eu pâte et le pupb-i doul les talons étaient faits retournaient A -a forme première.\"Des voitures étaient assemblées qui auraient pu faire sur une* prairie.Kilos étaleut de toutes les foru.es possibles, car chaque cité vou'ail profiter de l'occasion de s'enrichir A même le trésor publie, il n'y avait pas un chemin assez huge on Kuropo pour leur permettre de tourner.I.a mobilisation eut lieu eu réalité sut- la plaine de Salisbury après que la plus grande partie du matériel eut été mis 'le côté.Les ambulances tie campagne avaient besoin de voitures pour le transport sur les premières lignes, de voitures générales _*l d'ambulances mais il n'y en eut qu'au bout de plusieurs mois.Passer les troupes en Angleterre au plus vite était le seul principe de la mobilisation.Il lie fallait pas faire manquer au Canada et au monde l'occasion d\u2019assister au spectacle île celte '.oiiviile Armada, ue pas laisser pur-dre le prix de toute cette réclame.Des hommes compétents dans leurs sphères proclamaient que la guerre serait terminée A Noël, sans pré lire quelle eu serait la fin et le ministre tit part de sa résolution île se jeter dans la mêlée si la guerre durait jusqu'au printemps.\"L\u2019entrainement et l'équipement au Canada furent changés contre l'eiitraiiieiueiit ci l\u2019équipement en Angleterre.Kt le ministre pouvait dire dans un discours au Canadian Club A Port Arthur, le ltî janvier Ittlô.qu'à son a'is Us trou pi s sur la plaine de Salisbury n'étalent guère plus eu état de se battre que lorsqu'elles étaient, parties de Valeur! 1er.I.mil Kitchen.T en réponse A lord Curzou qui lui dcnuiliduit A la Chambre des lords pourquoi les Itoupcs canadiennes u'étaient pas envoyées au front, répondait quelles u\u2019é-tulcnt pas suffisamment entraînées.Vulear-ticr fut un.* erreur et Salisbury Plain eu fut lu conséquence.\" Sir Andrew mentionne qu\u2019il y avait dans les pharmacies 211.000 bottes d'un remède secret pour le mal de mer.(tu erojnlt que la première division enna-dienne était parfaitement entraînée et êt |iil-pée.( \"est pourquoi ht plaine de Salisbury fut choisie pour cantonner ees troupes en préparation de leur départ pour le front.Or, pendant le mois de décembre il tomba n l'ignore, dus, s'il y avait un doute, ce doute serait en faveur de Lumlru : ces I os minuscules avaient été brûlés longtemps ; après le décès de ceux ou celles auxquels ils j appartenaient.Il faudrait supposer que 1\u201c criminel procédait â la crémation après avoir laissé un long temps les cadavres en telle ' inhumation, exhumation, incinération.Mieux encore, l'hypotncse de cette inciné ration dans la cuisine de (iambais est pure! folle.IOlie était abandonnée de tous, à com ineticer par .M.Ducrocq, A cette époque iprec- | leur de la police judiciaire, et qui, on celle j qualité, mena toute l'enquête.Noya-t-il les cadavres ?(in a fouillé les étangs voisins, lin vain : ils ont gardé ce que Latidru leur avait conliê, si tant est qu'il leur ait confié quelque chose.Les inhumait-il '/ On peut dissimuler un cadavre, t >n n'en inhume pas dix sans qu aucune fosse se retrouve.Alors V Alors, il reste les protestâtiot.s d'iuno-j ceitco de Latidru.Ne sourions pas.lilies étaient dési; téressées.Cet homme se sou- I fiait licit de sauver sa tête.V fût-il parvenu, il tombait sous le coup de la rcléga'ion, qu'il redoutait plus que la mort.S'il niait toute culpabilité, c'était par amour de la vérité.! \u2022 *n ne peut pas ne pas les prendre en considération.L tous ceux qui l'ont approché' sont unanimes :\t\u201cNon, cet homme n'a pas t ué ! \u201d l'n instant, l'idée du meurtre rituel le plaidoyer de M.de Moro i lia ft cri le prouve avait été effleuré par l'éminent défenseur, j dont les efforts surhumains et convaincus : pour sauver la tête de Latidru sont connus de tous :\tâ (Iambais, l\u2019eau et le feu, la puri- rflleation de la victime, après sa mort.Mais il faudrait admettre la théorie, controii-vée, de l'incinération et de la noyade.Donc.Landru n'a pas tué.Alors que sont devenues ces neuf femmes et ce jeune boni- | me V \"Laisseü-les où elle sont\u201d, disait-il â : son avocat.\u201cKlls sont bien.Biles rovien- ! dront.\u201d n a parlé de départs pour l'Améri- 1 pue du Sud.Il resterait au service des passeports des traces de leur passage, ne se-raieut-ce que leurs photographies.Mais une hypothèse s'impose, hallucinante.Landru.incontestablement, était un hypnotiseur de première force.Rationaliste ' oui, mais comme tous les grands tenants de l'occultisme, il ne croyait pas au surnaturel.\"Il était\", me disait M.de Moro-t lia fferl.\u201cle dernier chaînon entre le matérialiste et ! le diaboli.- ait \".Il ne croyait qu'il des force-naturelles inconnues du vulgaire, mais dont 1 le maniement intelligent donne une puissance sans Mini es.Que l'on se rappelle cet événement terr fiant, prédit par la lettre de Lan j dru, écrite par lui-même, sans aucune aide j du samedi l.S au mardi \u201cI février, â M.(îo-defroy, avocat général.U avait, de sa pri son, lancé une incantation contre ses ju I ges : un mois après.M.Bonin allait dans! l'au-delà rejoindre le décapité.II\tcoiinab sait donc et pratiquait l'envoû-| tentent â di dance, par projection de la volonté.\u201cA fortiori\", rien ne lui était plus fa Rcs.: rue du Collège, BEAUPORT RAOUL CHÈNEVERT Architecte de Tanguay & Chcncvert Téléphone : î-ijôft 201, Rue d\u2019Aiguillon, QUEBEC.\\|Q .v) feè (W .\"\t)l f 0 -fl -.t t-i JT f- 't \\ *2» fl!9 i(«x> >\\\\M \\ \\ uux Médecins delà Province de Quebec VOUS tenez entre vos mains, grâce à votre expérience et votre savoir, la santé et l\u2019avenir de la province de Québec.C\u2019est donc à vous qu\u2019incombe la responsabilité du succès ou de l\u2019insuccès de la campagne contre la tuberculose et la mortalité infantile.Pour dépister la tuberculose et les causes de la mortalité infantile dès le début, comme pour en diminuer la propagation, la population doit se fier à vous.Quand, avec votre dévoué concours, secondés par une opinion publique éclairée, nous aurons atteint notre but, l'histoire glorieuse de la profession médicale déjà si pleine de dévouements héroiques, se sera enrichie d\u2019un nouveau chapitre.L\u2019action du gouvernement doit nécessairement se borner à porter l\u2019attention du public sur le danger de ces deux fléaux, à enseigner les moyens ordinaires de prévention, à organiser et à installer les dispensaires aux endroits stratégiques.Nous voulons pour cela attirer les indigents vers les c ispen maires.Nous voulons pousser le public à consulter plus souvent le médecin et à suivre ses avis.Si vous pénétrez dans une famille, ne vous arrêtez pas au seul malade pour lequel on vous appelle, mais préoccupez-vous de la santé de la famille entière.Elle est contagionnée ou elle peut l\u2019être.Vous devez dans l\u2019armée qui s\u2019organise pour la lutte contre la tuberculose et la mortalité infantile, jouer le rôle d\u2019officiers.Vous êtes sûrs d\u2019un bon accueil dans tous les foyers.Vos moyens d\u2019action sont immenses.Dans votre ministère quotidien parmi nos familles vous pouvez donner un exemple stimulant à vos collègues qui consacrent leur temps et leurs talents à l'amélioration de la santé publique, soit comme hauts fonctionnaires du Service provincial d\u2019hygiène, soit comme membres du Conseil d'hygiène, soit comme inspecteurs régionaux d\u2019hygiène, soit comma directeurs de dispensaire.' Chers confrères: Si depuis un certain nombre d\u2019années la mortalité par tuberculose et ta mortalité infantile ont subi une diminution dans ta province, c\u2019est grâce à vous, à votre dévouement, à votre travail.Vousavez été pendant de longues années les premiers ouvriers du sauvetage des vies.Vous avez droit à la reconnaissance de toute la population.Aujourd'hui, si le Service Provincial d'Hygiène désir intensifier la lutte, c\u2019est plutôt pour coopérer avec vous que pour essayer de vous enlever le mérite que vous avez acquis.Pour mener à bien cette campagne sociale, humanitaire et nationale, nous avons besoin de vous tous et nous faisons appel à votre concours, concours qui n\u2019a jamais manqué quand il s\u2019est agi du bien de la race.La diffusion parmi notre population des connaissances de l\u2019hygiène est de nature à aider le médecin, meme au point de vue de ses intérêts professionnels.C\u2019est l\u2019expérience acquise dans tous les pays où des campagnes du genre de la nôtre sont entreprises.Aidez-nous! Le directeur du Service Provincial d'Hygiène Le Service Provincial d\u2019Hyjiéne Ante ris é par le Secrétaire de la Province de Québec V 'X {7 die que d'endormir eu tète â tête ses victimes.l\u2019cuir mieux le- s)iulier, i! leur euleviiil imite mémoire et les renvoyait pur le vaste momie, \u2018ayant dédoublé leur personnalité et leur ayant donné une autre âme.\" Et dépouillés de tout, de leurs quelques economies, de leur- pauvres meubles, de '\"IM-Imrdes, de leur conscience même, elle- se sont fondues dans la foule : peut-être ugoni-seut-elles dans une maison de fous.peut etre t ra va il ieu t-elles dans quelque proviei i perdue, entièrement oublieuses de ce qu'eür furent, se souvenant parfois, comme au tra vers d'une brunie épaisse, d'une existence, lointaine â laquelle, aujourd'hui, elles sont complètement ét ran gères.lit lui b' seul qui ail eo mu leur -fl ret.ce secret qui fut aussi le sien, le seul capable de le- rappeler â la vie de ja lis.est \"'ternelle-meiit enfoui dau- ce- téi èbres extérieures dont mi n'a jamais entend i dire que personne ne ''fit revenu.l'étais allé méditer 1 ti utes ees choses dans P-, leux '111i furent b \u2022 muets conli lents les desseins el des geste.- de Landru.Le crépuscule tombait sur le- taillis courts en pleine effervescence de printemps.Mélam-o- , iiques.des saules se peuebaient sur l'eau j glauque et lourde des étangs.Parfois, dans la fouillée, des ombres passaient.quasi immatérielles, l'n malaise Indéfinissable pesait comme une chape de fièvre -ur ce paysage de.mystère.le marchai sur mi de ees fantômes : il disparut, comme ab-orbé par l'humus gras, pétri de la mort des -Misons, lût pourtant, des traces de pas s'étaient imp: imers sur ht terre molle.J\u2019allai a une autre : un buisson l'avait engouffrée.-le me hâtai (le quitter ees lieux hantés.P.-J VEN10T TRIOMPHERA AU NOUVEAU-BRUNSWICK Les élections générales, au Nouveau-Brunswick.ont été fixées au 10 du mois d\u2019iiofft.Déjà, dans foutes les circonscriptions, les candidats ministériels ont été choisis.Les partisans du gouvernement sont très oon- Hantés '! Pourtant, je le jure, ce n'étaient pas des ombres i Maurice Pelletier.liants dans le résultat de la lutte.Ils présoti-1 tent un front uni â l'adversaire.Ce dernier est divisé et ses chances de succès sont minées.L'iioii.M.P.-.î.Venint, premier ministre, a beaucoup augmenté* sa popularité avec l\u2019entreprise île Brand Falls qu'il a su mettre eu marche de la façon énergique que l'on sait.Sa politique sera approuvée.\u201cI.e Cri de Québec\u201d est imprimé par LA CIE DE PUBLICATION Bp.LEVIS, .19-39%.rue St-Louis, Lévis. Page 4 LE CRI DE QUEBEC, VENDREDI, LE 31 JUILLET 1925 LE FOUET, LA POTENCE, LA GARROTTE Nous vlvous dans une époque de civilisation.C'est le plus banal des truismes de le dire.Et cependant, je ne puis m'empêcher d\u2019y trouver une Ironie eu lisant tes comptes-rendus d'exécutions récentes, les polémiques eu faveur de la peine capitale, les relations de la dernière application du fouet sur les cou b us de la métropole, la nouvelle du rétablissement de la garrotte il Cuba.lVudaison flageilation, strangulation, tout cela a un relent de barbarie.Je sais très bien que, sans aller plus loin, maint lecteur va s'écrier: \u201cBon! en voilé encore un qui va faire du sentiment!\" et rappeler tout aussitôt le principe fameux :\t\"Que messieurs les bandits commencent les premiers!\u201d.Non, je ne vise pas il faire du sentiment, cependant je trouve Injustifiable le maintien de ces sanctions barbares dans un temps qui se prétend civilisé.Civilisé, c\u2019est-il-dire, aux moeurs mloie ies, polies.Ce n'est pas parce que votre adversaire est grossier que vous avez raison de l\u2019être.Ce n\u2019est pus parce qu'un homme est brutal que la société doit nécessairement l'être à son égard.L\u2019attentat et le crime ne sont pas des raisons suffisantes pour poser des actes dont 1a nature révolte et dont l'exécution est une monstruosité.La peine capitale en soi ne donne rien il qui que ce sol:.Elle ne répare pas le crime commis et elle donne lieu il un tort irrépura bie si lu justice u fuit erreur.Ce n\u2019est pas une amende honorable posthume qui fait ressusciter le défunt, ni une Indemnité péeuniai re è sa famille qui fait un bien appréciable un trépassé.Quant A l'effet que cette mesu re produit sur le criminel de fait ou potentiel, j de haine pour l'autorité et ses représentants Chronique littéraire UNE OPINION QUI DATE DE LOIN mais il ravale presque également celui qui l'applique ; l'homme qui n'a que U* fouet [suir se protéger de situ semblable contre le vol ou le viol n'a guère progressé de lu condition barbare des primitifs, il n\u2019est pas civilisé.Le fouet est un recul de la civilisa -titm.Bleu plus, lorsqu'il s\u2019agit d'affaires de moeurs sou application est une erreur manifeste : il est reconnu eu effet que la tlugella-tion n'est pas un remède aux excès de la cüutr, elle constitue plutôt un excitant.la: sadique que ses liassions emportent ne s'arrêtera pas lorsqu'il croira l'occasion propice A cause du fouet reçu ou A recevoir.Ce chft-tlincnt peut détourner plus efficacement le bandit de grand chemin, mais en ce eas-lA une bonne part de l\u2019ignominie retombe sur '¦eux qui l'appüqueut.Lisez donc par exemple dans le Star de l'autre mercredi le récit d'une tlagellatlou exécutée la veille A Saint-Vincent de I\u2019aul, et vous serez tiers d'être membres d\u2019une société au nom de laquelle sont ordonnés ees.(\"est hommes au chevalet, eli votre nom qu\u2019on les | /1, fouette de lanières sur le dos nu.en votre nom que sons prétexte d'antiseptie on frotte de sel vif les lacérations produites par le chat-aux-neuf queues, oh! nous pouvons nous ' rons votre joli nuit de eette Litre en n mit que l\u2019idée canadienui a et jeter dans un moule uiiiqut il NOS BELLES FUMENT A DROITE p i , illUii!, Drue thuriféraires de lu chu pelle littéraire de Québec oui protesté contre mai erili'/UiS une line entaille véhémente.Le s h/le dont ils ont use à mon a'tresse t st un e.récitent échantillon de leur talent, tl< h ilis pensées et de leur t sprit.I.'itu tl't iu\u2022, qui s'intitule pin te, écrirait à nue
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