Le cri de Québec : organe de l'Association de la jeunesse libérale de Québec, 7 août 1925, vendredi 7 août 1925
[" Vol.1, No 11 VENDREDI, LE 7 AOUT 1925 Le numéro 2 sou.Rédaction et administration Casier postal :\t85 Haute-Ville, QUEBEC.Abonnement : $2.00 Organe de l\u2019Association de la Jeunesse Libérale Québec Journal politique et littéraire COURAGEUX, HONNETE ET VRA ON PREDIT ONE GRANDE VICTOIRE A M.VENIOT AU NOUVEAU-BRUNSWICK Le gouvernement libéral attend avec confiance le jour où les électeurs se prononcero nt sur sa politique de développement des pouvoirs d\u2019eau \u2014 Des nouvelles encourageantes Détails de l\u2019entreprise du Grand Saut.LES ELECTIONS LUNDI PROCHAIN Immédiatement après qui* U* résultat des elect ions, t\u201811 Nouvel le- Ecosse, fut connu, (les clameurs venant d'Ottawa et poussées par un groupe d'ambitieux que; senti l'appât du pouvoir aveugle, essayèrent île faire croire à 1 electoral de ce pays que c'en était liui du libéralisme dans les Provinces Maritimes et que le Non venu-Brunswick, dirigé depuis quelques années par l\u2019iiou.M.P-J- \\ eniot inn Acadien de race) cliangerait d\u2019allégcan ce, aux prochaines élections provinciales, liées dans le luit spécial Les gens sérieux et qui suivent le mou l'énergie hydraulique dt veulent politique en ce 1 tomiuion, les ci fuyons intelligents qui connaissent les tactiques de la clique Meiglien, les elcc leurs tant soit peu au courant de l\u2019état sles a Maires, au Nouveau-Brunswick m se sont pas laissés prendre à ces prédic fions p ré ut a tu fées.L\u2019avenir leur donnera raison.Les nouvelles que nous rece\\ -ns, de la part de nos amis, au Nouveau-Bruns ick, sont excellentes.\u2022 La victoire du gouvernement ne l'ait plus aucun doute ,q |c parti ministériel attend avec cou Mance le jour où l\u2019électorat se prononce- t ti.(\u2019\u2019est lundi prochain, le 10 août, que la population du Nouveau-Brunswick iin aux urnes.L\u2019Iion.M.Veniot et ses collègues demandent il l'électoral une appro hntiou de la politique suivie par le gouvernement en rapport au harnachement des forces hydrauliques de la Province.Le principal item de ce programme e~ l'entreprise de Brand Falls dont la réalisation implique un déboursé de plusieurs millions.Attendu que ce projet intéresse non seulement le Nouveau-Brunsw'ick mais la Province de Québec où coulent des tribu La ires de la rivière Saint-Jean, nous erevolts intéresser nos lecteurs eu lent donnant les détails de celle entreprise.LIO RANI» SALT L\u2019eut reprise du Brand Saut, une fois réalisée, coûtera environ *S,I)()I).IH)().File a.pont objet de desservir toutes les par tics de lu province outre certaines sellions du nord du Maine et une traction ,de territoire de la province de Québec.La production initiale sera de o(),()00 chevaux-vapeur.et la capacité ultime de Ttl.llDO.Les travaux seront ell'ertués aux trais de la province, sous la direction il une commission ayant à sa tête le premier ministre lui-même, aidé de trois membres pour la partie exécutive et de quatre autres pour la partie consultative.Le premier acte de la t\u2019ommissiou Uy-ilrnélectr que du Nouveau-Brunswick fut l\u2019octroi d\u2019un contrat pour la construction (l'une voie ferrée de raccordement conduisant ù l\u2019endroit où l\u2019on projette d ériger l'usine génératrice, au bassin inférieur de >ii approuva A celte date le développe ment évent m-J de Brand-Falls, moyen liant une alimentation de -,000 chevaux- I.'oeuvre que ee gi-|iml homme ;T la large on- [vergure baissent au pays sera le beau laurier li\u2019iim* grande victoire, ;T bien noble ligure, Victoire d'niifiiut plus belle que \u201cl'or y est\".Four la voir ilppnrailre â tous grandi* et bien [sûre.Louis GAGNE, Journaliste.-o- LA RECOLTE SERA EXCEPTIONNELLE Les perspectives de lu récolte.da-s l'ouest, sont excellentes:\tles Conservateurs vont se.décourager.Dans Québec, on assure que lu récolte sera exceptionnelle.?-OMS\".Si les conservateurs attaquent, il faut bien qu\u2019ils pensent que la jeunesse libérale est prête à répondre.Rédigé en collaboration LA PROTECTION, DANS LE PASSE ABRITA BIEN DES TURPITUDES Comment, à l'abri des barrier *s tarifaires, des peuples souffrirent de l\u2019odieuse exploitation des grands producteurs \u2014 I.\u2019origine du libre-échange en Angleterre \u2014 Les Corn Laws \u2014 Ce qu\u2019on désire faire en notre pays (DEUXIEME ARTICLE) A DROITE ET À GAUCHE Les mineurs (d'élections générales ù l'au-loiime oui engagé les chefs bleus il dresser une liste eoniplèle des Individus eonsorvu-i.*iii-s susceptibles d'accepter une euudidulti-i-c et cil paille (remprunter, sur hypothèque, une somme d\u2019au moins deux cents dollars.* * * Aucun d'eux ne* voulant se sneritier sur l'autel du parti, il a élé décidé de tirer les noms nu sort, il la manière dont on s\u2019y prend pour former le corps du petit jury.* » \u2022 Ci-git I.ockweli et compères songent avec angoisse qu'il fiiiidra au moins .soixante-cinq noms sur la liste.* * * On complétera les entires au cours d'une tournée de taudis, s'il le faut.* * ?Et il le faudra.* * * Ti-Tolne a une envie folle de se présenter et c\u2019est depuis qu'il est sorti du séminaire ipu* pays cl tous les continents : la vapeur, l'élec-tricitc et I essence ont supprimé pinti-queutent les distances et les frontières \u2022 2.\u2014Le crédit sk s| généralisé et les capitaux, sans patrie, se portent instinct i-veinent partout où les appellent leurs interets ; d.\u2014déjà solidaires dans l\u2019ordre économique, ù tel point que la prospérité de I tilt profite A tous les attires ; les peuples tendent A établir entre eux la solidarité politique : L\u2014l\u2019art de la fabrication n a plus de secret et les découvertes de la science sont devenues le patrimoine de l'humanité; à.\u2014les corporations ont disparu et le travail esl libéré de tuâtes se.* vieilles entraves ; ti.\u2014.une science économique s\u2019est l'iiviiqv.qui n'existait pas il y a pcfit claquante ans ; 7.\u2014l\u2019arislo-*'i'alte de l\u2019argent lait peser de mqjfiN en moins, sur nu peuple plus éveillé et plus au fait, ses odieuses expiait niions.(\u2019es coinlit ipfis étaient, absolument étrangères qtix époques antiques, en sorti que la discussion qui ne porterait que sur le temps semj-bnrbare ne nous avait- Unis, pourquoi ne pas aller passer la jiu de semaine à la campagne t Hourra ! I\to us voilà un samedi.Vous appareillez.Au téléphone : \u201c I quelle heure, le train pour.la Malbale f C'est bien, merci.Monsieur\u201d.Hâtons-nous.Allons! mu raque Ile, mes souliers, mon habit de bain.II\tesl quatre heures et treille.Il fail chaud, lion ! l'a *\u2022enfant ide Marie\u201d (un tari bleu-hlanc) ideal vous chercher.Tout en nage, rous arrivez à la gare.Idieu chaleur, poussière, fumée.On pari dans un wagon Iruiné pur une locomotive haletante.A on! ou ne pari pas.dans un wagon traîne par une locomotive haletante.\u2018'le train u démarré, Monsieur''.Mais on m\u2019a dit qu'il parlait à -I h.temps solaire ce qui fait fi li.temps de lu ville.\"A o a.Monsieur, le convoi laisse Québec ù -1 h., heure, avancée\u2019'.\u2014.1 quand le prochain convoi f \u2014Lundi, Monsieur.Reste mon vieux.C'est tout en Québec, en élé, el c'est bien autre chose aussi.CRISPIN \"Que.dans l'abo- ce ait pas.Hu réalité, tout, dans la so-monopoles et \u2019 ciété actuelle, prédispose ù la réciprocité entre pays voisins.Seul le tarif de revenu et pour le revenu sera tnt jour légitime.L\u2019HXKMI\u2019LH FRAPPANT KH LA BKANKH-¦BRHTABNH Pour confirmer celte thèse, nous trou-de vous, dans h* siècle dernier, des exemples frappants et péremptoires de la déchéance protectionniste.(\u2022n sait que la grande réforme tarifaire de la Brando Bretagne s\u2019est effectuée en 1 S-H!, époque du retour A cette politique de libre-échange qui a fait l\u2019immense prospérité de ce pays.Cette réforme .i iulliié profondément sur les mesures tarifaires du monde entier.Pour l'Angleterre, ce fut une délivrance, tut triomphe populaire sans précédent.Jusque-là, l'impitoyable domination de l\u2019aristocratie anglaise étouffait dans le peuple les germes d\u2019égulilé déposés dans le monde par la révolution française.Pour maintenir tout son prestige et tonie sa richesse, elle avait imposé A son pays une dette de 22 milliards, dette qui ii\u2019étail pas encore entièrement payée A.la lin dit dix-neuvième siècle, Contcmp-i en f des classes laborieuses, les grands propriétaires ne se faisaient donc aucun scrupule de les pressurer pour les mieux écraser.Ils avaient donc Imaginé un système de protocion qui leur permettait de provoquer A volonté les hausses et les baisses et de commander les prix au moyeu de disettes factices.Possesseurs de grandes terres qu\u2019ils louaient A très haul prix, ces landlords avaient fait proscrire les céréales exotiques en les frappant de droits énormes, équivalant A me véritable prohibition.Eux qui avaient déjà des revenus A milliers proposèrent ou imposèrent les fameuses Font Laws, dont l\u2019Angleterre garde tin cuisant souvenir.Voici quelle était la teneur de ces lois : l.e prix minimum des grains était de *2.21) le boisseau.A ce niveau, on permettait 1 entrée en franchise.Si les prix dimiiruaient jusqu\u2019à $2.00, $1.80 ou $1.50, on frappait les céréales d\u2019un droit minimum de $0.0-7 H plus selon que la baisse se faisait plus ou moins profonde.Un moment venait ainsi où le tarif était absolument prohibitif, si l\u2019on réfléchit que la production annuelle de l'Angleterre, en ces teuips-là, était de 55 A 72 millions \u2022!«\u2019 boisseaux inférieure ù la eousomitia-liott.on jugera dt* l'importance de la dîme que les landlords prélevaient sur le peuple affamé.UN ABIOTAGE INFAMANT L\u2019agiotage s\u2019ajoutait A cette taxe formidable.Un emmagasinait les blés de tous les marchés d\u2019Europe pour provoquai' une hausse artificielle.On se gardait bien de livrer les provisions A la consommation do peur de provoquer une baisse qui eût amené une élévation de droits correspondants.Pour arriver A lie pas payer de droits du tout, il suffisait d( suspendre les entrées pendant trois ni quatre mois.Le blé se raréfiait.Le peuple jeûnait A côté d\u2019entrepôts remplis de froment.Les prix atteignaient $2.30 (\"était le moment guetté par la spéculation.Pendant quelques semaines, le commerce -anglais ouvrait ses digues, et la blé se précipitait sur un marché famélique.On jetait A la consommation plusieurs millions de boisseaux de blé entrés en franchise, on en obtenait les plus hauts prix, on en profitait pour importer en franchise, puis, la baisse se produisait.Alors, on refermait les vannes et on attendait une hausse nouvelle pour vendre A des bénéfices scandaleux, affamer encore les consommateurs et lancer d'autres ventes aussi fructueuses.Le fisc élail frustré par ce jeu de bascule, les landlords n\u2019y perdaient rien, et le peuple Suite il la page *1 Page 2 LE CRI DE QUEBEC, VENDREDI LE 7 AOUT 1925 L\u2019INTELLIGENCE MENACÉE ANCIEN PRIX Hue piété attentive a recueilli eu volume les notes, articles et discours que Maurice Barres consacra, depuis la guerre, il la défense de la \u201chaute Intelligence\u201d française.Recueil émouvant, et de quelle signification ! Après avoir si longtemps dressé ses angoisses et ses rêves sur la frontière, le grand écrivain, la victoire venue, découvrit le péril qui menace l\u2019esprit même de notre peuple, compromet le progrès et le prestige de l\u2019in-telllgencc nationale.Au moment oil cessait la profession matérielle de l\u2019ennemi sur les membres de la patrie, l'éluu Intellectuel île notre société se trouvait brusquement arrêté par les conditions économiques et financières qui résultaient de la guerre.Ce mal, qui n\u2019était alors qu\u2019en surface, a gagné, depuis, en profondeur et en complexité.Il Justifie plus que jamais la phrase de Barrés : \u201cl\u201dest un grand problème que celui de la protection de l\u2019Intelligence française.\u201d Quand llarrês se vouait il la défense de l\u2019Intellectualité et de la science nationales, fi ne s\u2019agissait encore que de fournir une aide ft l\u2019enseignement supérieur, aux laboratoires et aux étudlunts.Mais, si former l\u2019intelligence de l\u2019élite constitue une tftche capitale, celle tâche perd son utilité ou son objet même quand les tendances politiques et le milieu social ruinent précisément les avantages que devrait procurer l\u2019Intelligence â qui sut l\u2019acquérir.I, intelligence, au sens actif, et la culture, nu sens social, ne s'épanouissent, comme l\u2019art, que dans un milieu qui les ayant fait naître, les soutient, les honore et les récompense.Ou se plaint, aujourd'hui, de la décadence des aptitudes Intellectuelles que montrait notre mulot-, et on mi fait volontiers reproche ft la Jeunesse.Au vrai, ce lit* sont pas les aptitudes Intellectuelles qui ont fléchi, c\u2019est l\u2019utilité du travail intellectuel que discréditent les conditions politiques et sociales du milieu.L'orientation collective des générations se fait en conformité avec les phénomènes dominants dans le corps social.lin fait, l\u2019in tclllgenee et la culture demeurent uujour-.d'hui île la même utilité qu'autrefols.Mais cette utilité st obscurcie par deux grands phénomènes :\tla pression politique d'une masse Inculte, ft la buse, et la pression économique des forces d\u2019argent, au sommet.Plâtre ces deux pressions, qui résistent l\u2019une ft l'autre avec des fortunes diverses, c'est l'\u201clu-tellectuel\" qui devient de plus en plus la victime.Or, le plus bel enseignement ne fera pas que les Jeunes gens se voueront ft un sort DE ROME M.André Billy, daus \u201cLe Petit Jour-ancien De nul\u201d : Ou a ramassé sur le trottoir un Prix de Rome qui mourait de faim.\u201411 n\u2019avait qu\u2019il travailler, qu\u2019il faire n\u2019importe quoi.Ce n'est pus le travail qui manque en Prance pour ceux qui ont bras et deux jambes.deux Au lendemain île notre fête nationale, une réflexion se présente d'elle-même il 1 esprit, au souvenir d\u2019un détail qui se reujavelle d'une année il l'autre, et, entre temps, ft Vox* LE MODELE LE CRI DE QUÉBEC \u2014La question n\u2019est pas lift.La question est celle-ci : faut-il conserver l'Ecole des Beaux-Arts ?Oh.je ne suis pas le premier il la poser, cette question.Mais chaque année qui s\u2019écoule apporte un argument de fait qu'il est bien difficile de réfuter.Chaque année, l\u2019Ecole des Beaux Arts lance dans la vie, dans la lutte pour la vie, une équipe de jeunes gens pleins de diplômes et d\u2019illusions.Qu'est-ee qu'ils deviennent ?Jetez un coup d\u2019oeil sur la liste des élèves des Beaux-Arts qui, depuis cinquante ans, ont obtenu le Prix de Rome, Mil seul d'entre eux peut être considéré comme une personnalité Importante et l\u2019auteur d\u2019une oeuvre qui compte : Albert Besnaril.Les autres, ou bien ils avalent un vrai tempérament d\u2019artiste, et renseignement officiel l'a étouffé ; ou bleu ils étaient falls pour fabriquer route autre chose que de la peinture, et c'a été autant de forces perdues pour le commerce des cols en cellifiil ou l'Industrie des pâtes alimentaires.A quoi bon routiner d'entretenir il grands frais une instttuion (l'Etat dont le plus grand tort n\u2019est pas de enfiler cher aux contribuables?Ce qu\u2019il y a de plus fâcheux dans le cas de l'Kcole des Beaux-Arts, c\u2019est que toute son utilité consiste ft produire en série des déchets sociaux, des ratés.(tu a ramassé sur le trottoir un Prix île Rome qui mourait de faim.anei'ii de victimes.\u201c(irund problème politique\", écrivait Barrés.Oui , mais parce que le problème est grand, ne croyez qu'il faille négliger l'Influence des détails.Les exemples abondent.L'autre jour, lu Chambre vota des mesures fi > eu les qui dél mlrnienl les exploitations agricoles de quelque étendue.Coup porté contre In richesse V Non du tout, mais, bleu sftr, | coup porté contre l\u2019intelligence :\t\u201cAinsi, nous écrit un agronome, ou détourne de la profession agricole cette élite qui sort de nos grandes écoles, élite sans laquelle il ne peut y avoir de progrès profonds et durables.\u201d (le Figaro) Lucien Ramier.cuslou des manifestations de la Société St-.1 eau-Baptiste.Pourquoi représentons-nous lu Précurseur, notre patron, aussi fréquemment couime l\u2019eufunt qui fut le compagnon do iet» de l'Bnfant-Dleu, ou encore, pourquoi faut-li que son effigie soit aussi souvent un défi au bon goflt, au sens commun, il la vérité liisto tique ?Qu\u2019on prenne en mains les périodiques divers qui servent d\u2019organes officiels ft notre société nationale et qu\u2019on y eherefie l'image de saint Jcan-Baptlsn .combien en trouvera-t-ou qui soient une représentation digne du Précurseur ?Presque toutes ees fl gures hiératiques manquent de naturel : on nous donne un type* qui n'est ni prophète ni crétin, mais dont l'expression tient des deux: une face figée, sans virilité ni réalité ; une sorte d\u2019être légendaire qui ne correspond ft rien de ce que l\u2019Imagination se persuade comme devant être le courageux nazaréen qui avait l\u2019énergie d\u2019en remontrer il ses semblables et d\u2019élever la voix contre les turpitudes des grands.Le Baptiste était un ascète, l.se vêtait et se nourrissait pauvrement, mal il n'avait certes pas dans la vit celte at'ltn de et cette expression stupides qu'une lma ge de mauvais goflt lui donne le plus sou vent.L'autre genre.\u2014 la représentation di Baptiste enfant \u2014 est généralement mieux réussie ; c\u2019est aussi celle que l'on s\u2019attach* le plus souvent il reproduire dans les allège ries.Il plait ainsi ft la jeunesse, qui se n rappelle avec charme un peu conque elle s-plait il penser ft l'Knfant de la Crèche.1 messlêrait de critiquer le fait et la coutume n'êtatt que nous sommes trop enclins, nain relleinent, il prendre modèle sur le Précurseur enfant île nos représentations de para de.La jeunesse canadienne a pour .tevise l-sto vir, sois homme.Mlle a raison.Comme modèle d'homme \u2014 après l'Homme Illeu hlm, entendu \u2014 nous n\u2019avons pas de meilleur modèle, de modèle plus idoine il nous propose) dans les circonstances oil nous vivons, que le Baptiste, le patron de notre race et de notre nationalité.Jean-I!aptiste fut avant tout un homme, le type viril qui ne cesse pas l'être pieux, ur votre présence.Votre tout dévoué.Pour la Société St Jean-lin' ;istc de Montréal.Léon TREPANIER.Montréal, JR Juin lb'J.Y A M.Léon Trépanier, Président-général de la Société Saint Jean - ltaptiste de Montréal.Mon cher Président, Dans sou ensemble, la situation du peuple canadien ne me paraît pas justifier le débordement de Joie qui marquera cette année le 21 Juin.Le caractère donné A la fêle ne me parait pus non plus le plus propre A nous préparer des Jours meilleurs.J'ai vu A l'oeuvre la section de la paroisse Salut-Jeiin-llnptiste :\tde puis des mois dans ce quartier de la métropole, des douzaines d'hommes intelligents, dé slntéressés et, j'en suis sfir, intensément patriotes (du moins d'iulcutlonsl.sacrifient tous leurs loisirs, mettent A contrihulhm lu paroisse entière, pour aider A l'organisation de la fête.Déployé par toits h - groupes, ce bel effort aurait mis sur pied ¦ ou solldé un hôpital, un asile de vieillards, un orphelinat, une société d'habltuf ions ouvrières, une grande coopérative de con-mmmation, linéique oeuvre de presse essentielle au -alu! national (mais pas forcément imbue de bondieuserie).tju'en résultera,-1 il n i contraire?Une procession qui apportera aux badauds le même plaisir que les montagnes russes ou le cinéma, mais qui.avec ses chants populaires chantés du nez par des choeurs de fortune, ses représentations de fours A pain, de vieil les charrues et de métiers A tisser ipie la moitié de la population de Montréal a abandonnés d\u2019un coeur gai pour venir décrotter les rites A deux piastres par Jour, produira une impression de (iiniuvul.L'institution même de h Saint-Jean Map-tite comme fête légale, quand les Anglais, les Ecossais et les (iallois ne se croient lui-tenus de suspendre leurs travaux pour glorifier leurs patrons respectifs, n'a eu pour objet, A mon sens, que de Hatter cette pa-sion des pique-niques et des \"frolics\" que beaucoup de nos compatriotes des grandes villes partagent avec les nègres, les eréo! - et les nez-percé.Les journaux de tonte nuance les nationalistes coniines les autres ont rivalisé de démagogie pour prouver A mere Peuple que c'est par ces moyens qn'il \"s'éga fera aux Anglais\".SI jamais un p\u201eiiMrieu s'avise de demander l'Institut ion législativ e d une fête de Dollard, il aura lui aussi ,|< .,,u côté tous les sagamos du pic et de h pe\u2019|c qui se croient riches quand Ils ont mie squaw au ventre bien ballonné, vi\\- enfants vivants et douze nu cimetière, vingt piastres de *:i laire par semaine de mal A novembre et pas plus de trois mois de loyer en souffrance.T.o troll lez-\\ous .J la perspective de ce nouveau triomphe me laisse froid \u201ceffrayant\u201d.i.es habitants d'un joli village des enviions de Montréal m'ont invité à leur adresser ,a parole dimanche JS juin, à l'occasion de la ,st-Jcun-lîuptisle qu'il' fêtent ce jour-la (V sont pour la plupart de modest es euîtêra lents.Ils ne soul pa- encore grungrenés paint paiesse dé' grande» villes.C est grâce A leur.' solide' vérins et A leur rude labeur que ,e.éléments parasitaires de lu population montréalaise peuvent encore vivre relativement bon marché malgré la cupidité ties ira-hquanls.Ces brave' gens me plaisent.J ui uccopié leur invitation avec empressement, certain que j'étais de pouvoir leur parler bon sens miio m'exposer A me faire lapider, l'n discours de Saint-Jean-Raptlsto par aune.il n'en faut pas demander davantage A mou |eitriolisme.1 \u2022 vous en prie, donnez ma place A un autre ; il y aura tant de papas A consoler de n'avoir pu faire accepter leur gosse pour la llguralion du petit saint Jciiu-Kailes icni plutôt I- plaisir de lire la lettre! cl-joiuic qui* j\u2019éel'ivais le JT février dernier comme ancien pre'idelit general, et en celle qualité (-(invoqué A l\u2019élection q uit groupe j d'administrateur .au pré'idiiit do la Nalio mile de Hducie, gérante de vos Intérêts ma It riels, iiolnminent de lu Caisse nationale d'économie.l'otir volts Indiquer une fols de dus comment ta Société Saint-Jean ltaptiste pourrait contribuer A la solution de la question du logement eu notre ville, je serai toujours A vus ordres.Kn ntlendani, ce n\u2019est pas sans tristesse que j'ailniirerat, aux défi-] lés patriotiques, la fraîcheur de vos gants et V reflet chatoyant de votre liant de forme Md aussi, hélas! je fus de \u2018elle corvée: -nais c'était en ronchonnant.Volts ou verrez m jour ou l'autre la futilité, car vous êtes, au fond, un bon Canadien.Comme vous êtes ;iii surplus un homme d'esprit.Je me permets le vous quitter salis vous crier bc-ê è Respectueusement A vous, Votre prédécesseur iliins la procession, Olivar ASSELIN.Montréal.JT février Itcj.T.M le l'résiilciit de la Société Nationale de l-\u2019idticii*.Une St .Iniques.Montréal, l'lier monsieur, Je regret le de n'avoir pu assister A votre | réunion d'hier soir.Vus élections ne m'intéressent pas et Je crois bien que ce serait une ! dépense inutile de m'y convoquer A l'avenir.l'aurais cependant profité île l\u2019uceasion pour i vous dire combien II est iléphirithic, A mon ! avis, que la Caisse natlunule (l'économie ne nielle pas A l'étude, dans l'Intérêt de la | elas'e ouvrière remploi il\u2019une forte partie I de ses fonds en construction d'habitat huis sa | labres et d'un loyer raisonnable, (juin,il la crise dit liigemeiil est devenue sr aiguë qu'il ! faille s\u2019adresser aux pouvoirs publies pour faire interdire lu construction de logis de 12 | pieds de largeur, l'indifférence des administrateurs de la Caisse A ces problèmes en dit i long sur l'effroyable égoïsme de notre bourgeoisie.Maintenant qu'on a fait ferler le Jt Juin.! nous aurons de plus beaux cortèges que ja [mais : mais nos béleries patriotiques, u\u2019em-! pêcheront pus notre race d'être la plus proli ! Ilqlte.celle aussi tpij a le plus besoin de se re-! produire et par 'conséquent le plus A souffrir ! de la mortalité infantile.Je pourrais volts te nir ce discours tous les jours de l'année sans en changer le ton ni la teneur.Si vous me faites l'honneur de l'écouter, je m'en réjoui irai pour nolle r,i e.Autrement, je eherohe-rui A le faire entendre d'un plus vaste midi-I toil e.Respectueusement A vous.Olivar ASSELIN.L'ALCOOL QUI EMPOISONNE Ee whiskey fabriqué clandestinement fait de nouvelles victimes.\u2014Avertissement an pu blic.DEUX MORTS Deux hommes sont mints, ces jnujs derniers.dans un grand villugeNles environs de tjllébee.Les cii'i-onstuui'fs qui entoure ut ces deux décès sont tellement ilrainnttqucs qu'ils serviront, de leçon, nous l'espérons, A ceux qui achètent et consomment des alcools el.an- j destins.l es deux hommes avaient obtenu d'un j trafiquant qui fuit la contrebande du vvhls i key.sop en Important des alcools étrangers | \"U eu fabriquant lui-même, une certaine quantité de bols.on\tIls ne l'avalent pus en- core bue en entier que les mailielirelix devinent subitement fous et absorbèrent d\u2019an 1res liqueurs aussi dangereuses que celle qui | avait cause leur aliénation mentale.|,e tende nain, on les trouvait morts dans leur demeure et une enquête du cor.révéla que les deux hommes avaient été empoisonnés par des boissons clandestines.I.es lois de prohibit Ion établies dans le passé ont active la contrebande des alcools \u2022 t de la fabrication clandestine de illfféren les boissons, liien que le nouveau régime des j liqueurs dans notre province offre au publie nies boissons de première qualité, il se vend ' neore en cachette toutes sortes de liqueurs alcooliques que l'on .considérer comme de véritables poisons.Lu tragédie qui s'e*t | déroulé,¦ dans ce village des environs de ijitébee en est une preuve convaincante.I.t* publie doit être mis eu garde contre res ali ools clandestins, qui lui sont vendus quelquefois A (les prix un peu moins élevés que a vie de ceux qui les achètent.a ma i.ne pourra assez dénoncer les iqunnts qui attentent A ht vie de leurs citoyens en leur affiant des buissons ruinées eu cachette, dans ,jrs conditions -hygiéniques Cl par des procédés cri mi-< es alcools sont presque toujours des \u2022ous violents qui peuvent .-iiltser les pires LA DETTE DIMINUE Durant les lenders lottze mois.In dette du i anaiiii a été réduite de onze millions.ENCOt RAOEANT I.es stntistiqu \u2022* b*s pies récentes indiquent une augmentation notable de nos ex-porfatiotis sur nos Importations, (\"est bon signe.Chronique littéraire LES HABITS ROUGES I.es lettrés ctiiuHlicnuc' uMi-Miluh-ut impu-.i moitié i.es Habits Rouges.(\u2019e romati de .d.Hoc de Koquebi une.édité par une maison Paris et annoncé depuis plusieurs mois, nous promettait une supériorité.Enfin, le livre est venu.Je 1 ai parcouru avec curiosité, et.au moment où je ferme la .eruière page de ee récit A peine h -lit.sériant de trop près l\u2019exactitude de la.Is cou-, mis je me demande 'i c\u2019est liien IA un roman que je viens de lire, 'i ee n'est pas plu tôt un de ces recueils corrects dont on dit : T'est de l'histoire presque aussi intéressai,-;e que du roman.\" i es Habits Rouges ont bien la clarté, la obriété et l'impartialité de l'oeuvre historique : mais ils sont dépourvus des qualités d'imagination, de sensibilité, de chaleur, de (iloris et d'intérêt soutenu qui sont le propre i\u201c ht trame romanesque.Il n'y a pas d'intrigue IA dedans.Seuls des profils s v dessinent au lil d'une narration limpide où évoluent les principaux acteurs du Ir-iniê de ts.'iT.Ee litre des Habits Rouges a été emprunté à la couleur de l'uniforme anglais, du temps le la rébellion.L'époque que l\u2019auteur rail (-vivre est celle où quelques centaines de nos | compatriotes, chauffés A blanc par les arden- harangues de Louis-Joseph Papineau.»,m* armes, >uiis urgent sans l'approliatiuii ics classes dirigeantes, luttèrent contre les; armées anglaises au nom d'une liberté inaccessible.la* livre comprend trois parties : I.\tI a* prélude de la rébellion, où sont ru cuti-! ni les activités des \"tils de la liberté\", qui propagent partout l'espoir de la libération el le In création d'une république canadienne ; J.\tl.a lutte ouverte, ayant pour centre les a,mitais de Saint Denis et de Sninl-t'hnrles ; ; fi.Lu défaite, suivie de l'emprisonnement, i lie l'exil (-1 de l\u2019i-xécutiou des chefs du sotilè-\\ émeut.Tous les Camidieiis ronnnissciH ce fou i ; Historique.Inutile de nous y attarder.Mais -i l'histoire impartiale ci froide domine, dans ce livre, la fiel liai n'y est pas étrangère.A \u2022nié de 1 *iipint\u2019iitt.Nelson, Lord llosford, du général t'olboriiê, de Chenier, de l.orimier et lu ira il ru Brown, il y a plusieurs personnages inventés, dont le plus intéressant est l'énergique et pure Henriette de Tliuveiict.Par ¦ ¦11( s'ébauche un semblant d'intrigue.Au l eurs d'une soirée chez le gouverneur, lu pe Mit* Enmidieimo Française u entrevu un olïi '\u20221er anglais, jeune, beau, loyal et brave, le lieutenant l'Vnvvl.-k.\tDès l'instant, i> >e (soit aimés : mais llenrielle ignore le .-senti-1 tuent qui l\u2019a prise.I.il veille de l'éebanffolll'ée de Sailli Denis, lienriet\ti passer, dans l'ombre du soir, le régitm lits rouges qui alblielit déloger du village les patriotes assemblés et prêts A la [ b.Mtaillo.Alors, malgré la nuit, elle monte A cheval et vole vers les siens, dans l'espoir de devancer l'ennemi et de porter nu mcsstl s'e A ses amis.Chemin faisant, elle se lutte A un bivouac anglais.Alors, gardant tous ses 1 nerfs, elle va droit aux chefs de la Irnitpe, qui li ng en t dans le manoir de M.de RiutviUç.I-A.elle rencontre encore le lieutenant l-'en-\u2022vii-U.\u2022 11 ¦ i lui fait un aveu.Froissée île cette léidaratiim brusque, elle insiste pour obtenir un laisser-passer.quoi, lui accorde.I.ilire.elle file A grande allure vers Saint-Denis, où, le le,,donnai,,.elle assist,.A la victoire des pa-Irldlis.Elle est présente aussi A la défaite de Suint-Charles, elle y volt même tomhr le lieutenant Fenwick.'.bland le drame est consommé, Henriette \u2018ornent au nom du be! ofi\u2019icier «pii l'avait al-mi-o.Elle découvre in blessure de sut, coeur ¦: murmure : \"Je l'aimais !' \u2019 ICI est le per-((linage que M II.le Ile quolirune a mis eu évidence dans les quel -; pies actes historiques auxquels il lionne le nom de roman.Le portrait de cette lien-nette est assez finement tracé, lînmç courageuse et ntluolmute.elle anime le récit de su silhouette |>Ure et tragique.Mais on lis voit 'ci- bien son Ame, ou la devine plutôt.Ou la (\"garde agir sans percevoir >a pensée.Elle c-t glaciale.Deux lignes A peine, A la tin du volume, révèlent une iluulcur.l.a personne physique d'Ileiirlette nous ¦ ('\"\u2022huppe totalement.« »li i.s dit bien qu'elle | (\"d \"d'une beauté ronde et enfantine\", nu \"\"iis la montre bien cbarnumle et tournant I -> têtes, nu bal chez le gouverneur : mais il nous est impossible de la saisir un seul 1 instant, et* qui fait qu'elle est beaucoup .ills intéressante, l'ont- qu\u2019elle vive mieux.(1 attrait éle nécessaire de présenté!* d'elle \"ne caractéristique de physionomie qui ne-\u2022usât un tempérament.Il est téméraire d'aspirer an titre do ro-j innneier sans avoir ce qu'il faut pour faire j vivre les personnages avec lu complexité de unir ciiriicfêre.avec le tourment des Ames, leurs combats.leurs blessures intimes, leurs bonheurs, leurs déceptions cl leurs triom-| filles.I.es accents les plus prenants et les si-i(citions les plus pathétiques se firent «les filtres secrètes et profondes.Et en cela, le romantisme, malgré son \u2022\u2022(libérant e du début, nous a laissé d'excellentes traditions, l.a gratuit* école du dix neuvième siècle a ajouté au classicisme (les \"déments d'art et d'esthétique dont la littê-aturo tu* pourra désormais se départir sans 1 déchoir.Fusionnée avec tin réalisme modéré, j 'lb- a fait atteindre A la fiction des sommets dont il serait téméraire et vain de vouloir ! t< sectaire.\"Nos pensées ont été fortement \u2022efotilées en nous mêmes, «lisait Clraud.en \u2022¦'riant de l'èrt* nouvelle.Ainsi, la littératu-e sent plus intime : elle nous révélera «!e~ ((¦crêtes parties du coeur.: elle exprimera '¦¦s sentiments, b s passions qui l'auront le \u2022'tiré : elle nous donnera enfin In poésie, cari ¦¦ malheur est.de toutes les inspiration* \u2022 j \"(étiques, la plus féconde.l\u2019otir revenir au sujet, je dois dire que tes j D ibits Ronges, qui expriment une époque de j douleur et de drame, pèchent pur leur im-(üssildHté Ils ont été vus par une Aille de \u2022\u2022arrntsslcn.M ti\"\"'i!r fallu tirer, des situa- ioi.s psychologique*.«Se* cris «le donloureq- I -e -li(*ér11 é de* tristesses et «les agonies (in* \u2022\u2022bonté\" s.tir.i! -c trouve que l'oeuvre (le AI.H \u2022 \u2022 ib Koquebnme ressemble aux rigides1 palais de glace du temps du carnaval.Tou» plu- simple que les autres.que *\u2022¦' \"senti niciie ne sont pas compliqué* ci qu il faioül vprimer telle qu'elle et.Mais il a ass**z duré, c» préjugé qui veut nous fair*- ut.c vie psychologique esseutitdh ment dis'in te ''on me le disait fort bien M.l'abbé Cal fille Roy.t.n'est pas nécessaire d* grutier hmg:ei.,p' un compatriote pour y trouver l\u2019homme.L'homme! H existe ch \u2022'/.nous comme pat-tout ailleurs, avec se- vertus, ses vices.>,, peut en dét\u201e | citer plusieurs passages qui sont des pierres [ de prix serties duns un bon métal.Telle cet IC image de la page s.fi : \"Et il fut recouvert doucement et comme sculpté par la neige, et il devint une forme 1,lut,cite qui se coi,fondit avec tout ce qui l'entourait.Il était blanc j comme le Saint -1 .aitrelit, comme les villes et j I''\" villages sur les «Ii,x rives, comme le fa Hilda tout entier, île I Atlimtiqm* an I'aclfi qu\u201d.du lac Champlain A la b,fie tl'Hudson.\u201d Quelques coups fie pincent, sont comme \u2022cia.R c't dangereux que s,.s descrlpl ions j ne -oient pas débarrassées d'une foule de pe lits mots parasites qui les appauvrissent.I''online elle emit plus légère et plus parfaite.poésie de eerlnilies parties, si le livre était i un jour éêhonillf*.Disons en tenninunt que M.Rue de Knquc leuiie pourri! nous dm,lier nue oeuvre rcmar-! qualile, quand il aura choisi lit, genre bien A | lui et qu\u2019il aura appris les mille et un secrets ' I * i\" langue f ram.',lise, Arthur Raies érri voit : \"Un naif écrivain sans doute, de même | qo\u2019on n,lit artiste ou poète, mais personne ne ! unir avec l'intuition des règles (1e l'art mi du .s't.vlc.Rien plus, ou lie se corrige jamais 1,'IR que lorsqu'on est le plus près de la per-! feet Ion.\" liUni dans le Soleil sm,s |e pseudonym \u2022 de Benjamin Doré.) -O-\u2014 L* niinistùrr «le* Travaux publics recevra midi (heurt* avancée), le mercredi 19 août 19: soumissions j> «le I» compagnie du chemin «le fer National-Car ou «les I ons et un chèque, si c\u2019est nécessaire, pour pléter le montant.l\u2019ar ordre, S.E.O H Kl EN\u2019 Ministère dps Travaux publies, Ottawa, le 1er août 1925.DANS LES BOIS qui ,,'aim,- voir fin ciel A travers la ramée?Le bien tpii s'infiltre dams les trou* du feuil-uige.lorsque nous marchons sous bois, nous l'ait l\u2019impression de larges gouttes de sérénité claire qui pleuvent dan* l'Ame.Ou mur-i .-lie ( ans des senders couvert' du dôme des brauehes.ou coniempie le sol frais, qui se mordoré d'ombre e' de relicts de soleil, ou entend des bruits d'ailes dans la feilillée,.ou passe sur de petits ponts faits de troues bruns.*fi l'on songe A ces mots tie Rostand: \".du po n t tremblant qui veut sentir passer | [quelqu'un Et remuer encor doucement, sur ses planches, Le* ombres des oiseaux dans les ombres des - [branches.Cela, c'est l'effet de la lumière dans l'obscure beauté fie la forêt, le chaut de la clarté lançant >a vérité azurée dans du mystère, l.a sensation qu'eu reçoit l'être est indéfinis- : sable: un mélange de bonheur sain et profond autant que délicieusement confus et imprécis, un mariage fie la ( ie ne nos corps rafraîchis avec la vie des bouleaux blancs « comme des vierge* très blondes, des trembles qui seule,Il bon après une rosée généreuse.des résineux 'qui répaiuleut une senteur balsamique, des lotigèrcs longues, dont les ombrelles tinemeul dessinées *e déploient au-dessus des rieurs sauvages, de celle étrange solitude do,U le silence a mille voix secrètes rhytinnées par le murmure éperdu des cimes balancées par un veut chargé d'harmonies et de parfums.l'olir certaines gens, le bois est la seule dc-j meure où elles se sentent \"raiment chez \"Iles.Celui surtout liai est las du bruit des ! foules et qui se sent fatigué de la parole et [des pensées des autres, éprouve tut apaisement au contact des arbres qui ne parlent pas et qui font songer.Ce n'est pas quand le remous humain nous emporte, dans le mu j gissemeut de toutes les passions et de toutes [les di tresses, que nous pouvons faire l'inventaire de uns cerveaux et compter les trésors ! qu'y dépose lu vie courante ; ce n'est pas dans l\u201e bousculade quotidienne que nous trouvons le temps d'ouvrir, comme un livre ! de chevet, le bouquin de nos esprits où le [temps.A chaque heure, ajoute une pensée, une expérience et.aussi, une page éiinu,vante du roman que nous poursuivons sans cesse.Et c'est justement pour me récapituler moi-même, que j'aime A marcher, tout seul, dans les sentiers étroits et bordés des h,nom lira Ides colonnes du t emple où je me plais A entendre les battements de mon coeur.R y a quelques jours A peine, je me trouvais au chalet rustique de Roi,gaie, un chalet fait de pièces équarrlcs A la huche et j \"calfatées \" d'étoupe.Abri modeste s'il eu lut.mais si ldi',, dans son cuire :\tH \u201e une porte liasse en phl,,elles brilles.Dr la fenêtre du 'levant, la vue plonge dans le miroite ment d'un lac dormant au pteir d'une côte ,itidc.boisée partie eu épiueties er partie en (\u2022raides.E'érhii de l'eau fait un joli coi,trusté avec le sombre velouté des bords boisés.Des trois autres cotes, s l'tt'lidcn! des enclos pleins d'herbes, t, niveaux défrichés où lu végétation a poussé dru A la faveur des cendres lerondes.Et.pji* loin, (\u2022'est ht rangée dense d nuancée des essences vertes qui ceintu-l'ent les prairies neuves.Vers le sud, tout au : fond, la céiltière.formée des troncs serrés et tors, répand ses parfums s,tins et vivifiants, tandis que d,.grands oiseaux de proie, les ailes tendues dans l\u2019azur, glissent, sans mouvement, con,me culmines par un souffle mys-[ téi ictix.Au liant d une colline, une clairière large s'ouvre comme une blessure.Des lus i de foin fraîchement eottpés exilaient leur senteur forte et grisante.Une trnnquillté iih-s\"l,,(\u2018 s'étend sur ce paysage primitif, sur Tiqti' ferme de colon que baigne une atmosphere de netteté, de saveur et d\u2019espoir.l'ai t ont, autour, dans le sous-bois, les sentiers ourles dt* mousse et couverts de tiges inconnues, serpentent.Vous y marchez seul avec VOS pensées et avec votre sensibilité qui s aiguise dans la douceur des êtres.\\ ous rêvez A Mitre aise, cur vous êtes plus vibrant.Le moindre chant d'oiseau, le moindre cri
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