Le cri de Québec : organe de l'Association de la jeunesse libérale de Québec, 13 novembre 1925, vendredi 13 novembre 1925
[" VOL.1, No, 26 Rédaction et administration Casier postal :\t85 Haute-Ville, QUEBEC.Abonnement : $2.00 VENDREDI, le 13 NOVEMBRE 1925 Organe de l\u2019Association de ta Jeunesse Libérale de Québec Le numéro 2 todti Si les conservateurs attaquent, il faut bien qu\u2019ils pensent que la jeunesse libérale est prête à répondre.Journal politique et littéraire COURAGEUX, HONNETE ET VRAI ,\u2019RECTEUR : Jean-Charles Harvey V?\u2022 QUAND AURONS - NOUS CE PONT SUR L\u2019ABIME ?LES QUESTIONS DE RACES ENTRE ONTARIO ET QUEBEC Quand sera-t-il possible de faire de la politique en faisant abstraction des nationalités ?\u2014 Le point de vue de Québec vaut-il celui de l\u2019Ontario ?- Les éléments de justice dans l'une et dans l\u2019autre \u2014 La race supérieure.Nous voilà de nouveau dans un conflit de races.Les prudents et les diplo mates essaient de voiler le fait sous des périphrases.Le fait existe quand même : les dernières élections, avec leur déplorable résultat, ont réveillé, entre Ontario et Québec, des hostilités que nous croyions assoupies.La.première rejette sur nous la responsabilité de la crise politique actuelle ; la seconde répond, avec rai- #\tf'\tf son, qu'elle a voté conformément à des principes supérieurs, dans l'intérêt national ; la première prétend que le suffrage québécois s\u2019est exprimé de façon absurde ; la seconde riposte qu elle n'a pas songé un instant, au cours de la lutte, à se coaliser contre sa voisine, et que, tout au contraire, une grande partie de la population ontarienne s'est concertée contre la FRENCH DOMINATION.Les choses en sont là.Aux yeux de l\u2019orgueil saxon, les Canadiens français n\u2019ont pas voté sur des questions politiques, puisqu\u2019ils ont beaucoup parle de l\u2019impérialisme de M.Meighen.Comme si l\u2019impérialisme n\u2019était pas le plus grave et le plus actuel de nos problèmes nationaux ! On a blâmé notre race d\u2019avoir condamné pour la troisième fois en huit ans l'attitude forcenée du chef tor', durant la guerre.Comme s\u2019il n\u2019importait pas à un peuple jaloux de ses liberté, de revendiquer l\u2019autonomie et la souveraineté de son parlement ! Comme si un peuple, écrasé par une participation sans limite aux aventures impériales, n\u2019avait pas le droit et le devoir de songer à l\u2019économie du trésor national ! Pour mieux ameuter le sentiment des loyalistes, une partie de la presse ontarienne, en ce moment, traduit et reproduit les articles les plus violents qui se soient imprimés chez nous durant la lutte.Elle détache des textes de leurs contextes, extrait les phrases les plus vives, les images les plus expressives, les tournures les plus suggestives, pour en composer un plat de colères à donner en pâture à nos frères ontariens.Sans s'occuper de l'idée générale qui accompagne des textes, sans tenir compte du fond même du raisonnement, elle travaille à fausser l'omnion et à prépaie?, eu e s d'une autre élection, une nouvelle ruée de 1 Ontario contre Quebec.Le procédé n'est pas canadien, il est sectaire.Un tel esprit creuse plus profondément l\u2019abîme qui sépare les deux grandes races du Dominion et que les hommes de bonne volonté s\u2019efforcent de combler.Au moment même où nos compatriotes emploient les moyens les plus conciliants pour obtenir justice en faveur des\u2019minorités françaises des autres provinces, il est mauvais que la politique menace de faire crouler le pont d\u2019amitié qui semblait s'élever entre les deux frontières.La.largeur de vues manque à d'une des parties de ce pays.Cette partie n\u2019est assurément pas la province de Québec.Celle ci n\u2019a pas songe du tout au \u201cbloc ontarien\", quand elle\ta jeté GO\tde scs\tcomtés dans\tun seul plateau de la balance.Pas un seul de nos\torateurs,\tpas un\tseul de nos\tjournaux, pas une seule de nos circulaires n\u2019a fait allusion aux attaches et aux idées de l\u2019Ontario.Au contraire, nous pensions tellement que nos frères anglo-canadiens allaient oublier l\u2019imaginaire FRENCH DOMINATION, que nous avions compté sur une trentaine de sièges dans la province voisine.C\u2019est avec une certaine angoisse que nous avons constaté, le lendemain des élections, l\u2019existence d'une forte coalition contre le sentiment québécois.Nous le regrettons, mais nous ne pouvons renoncer à nos convictions les plus chères.Les principes qui\tnous ont\tguidés\tméritent le\trespect.Les abandonner pour plaire au voisin serait une\tlâcheté\ten même\ttemps qu'un aveu d'infériorité intellectuelle.Hélas ! deux nationalités vivant en commun, sous un même drapeau, ne peuvent guère s'entendre.Qui sait si nous nous comprenons ?Qui sait si les mêmes idées, exprimées en deux langues, signifient exactement la même chose, suscitent les mêmes sentiments ?Mystère ! Il est certain toutefois que nombre de nos compatriotes anglo-canadiens ont constamment la tentation de s'imposer à nous.C\u2019est l'éternelle suprématie du vainqueur sur le conquis.Le prince Bernhard von Bulow, qui fut chancelier imperial allemand de 1000 à 1909, écrivait dans son livre intitulé \u201cL'Allemagne impériale\u2019\u2019 : \u201cS'il était possible à des gens de différentes nationalités, de langues et de coutumes variées et d'une vie intellectuelle également différente, de vivre cote à côte dans un même Etat sans succomber à la tentation de s'imposer mutuel lement leur propre nationalité, les choses prendraient sur la terre un aspect plus pacifique.Mais c\u2019est une des lois de la vie et une constatation de l\u2019histoire que partout où deux civilisations nationales se rencontrent, chacune d'elles : \u2019efforce d\u2019imposer sa suprématie à sa voisine.Et dans ces luttes de nationalités, il arrive toujours qu\u2019une nation devient le marteau et l\u2019autre l'enclume.\u2019\u2019 L observation est un peu brutale.Elle ne manque pas de vérité.L'origine de bien des malheurs, de bien des crises, se trouve dans un orgueil de race.Actuellement, plusieurs Ontariens croient que Québec a tort, parce que ces Ontariens sont convaincus de l\u2019infériorité de notre jugement.Il est vrai que les institutions britanniques nous ont permis de vivre notre vie.mais, en agissant ainsi envers nous, on a cru faire une faveur et non concéder un droit sacré et inviolable.Ce sentiment devient évident, en Ontario, quand les Canadiens français qui y vivent sont traités, quant à leurs écoles, comme les Polonais, les Lithuaniens et les Juifs., On ne nous y reconnaît pas.sur cette terre canadienne, des droit-s égaux avec les citoyens de langue anglaise.Puisque, au point do vue langue, on nous considère, là-bas, comme des immigrés de l\u2019Europe centrale ou méridionale, il n'est pas étonnant qu'on s'v insurge contre un prétendu empiètement de notre race dans le domaine politique.Tant que cette sourde animosité durera, comment espérer l'harmonie dans la confédération ?Cette harmonie viendra temporairement et périodiquement, par la force et l\u2019ascendant de certains hommes supérieurs.Et après ?Nous retomberons dans nos divisions pitoyables.La paix ne sera qu\u2019intermittente.La vanité humaine, la vanité de race, le fanatisme de clocher auront tout gâché.Ces pensées sont pessimistes, j\u2019en conviens.Je ne les exprime que pour chercher pioi-rpépie à m'éclairer sur un avenir moins que rassurant CSUCT evt- M U )uk-\u2018 «JioWi all)i.f il fair evil e 'tem wim SÜM mmjiïh api Billet de la semaine A PROPOS DE BOLIVAR BOUTADES Noms BRUV liS I I Victoire 1.oirc POINTUS SLiCMIÏS oiro I gueulait le C'est parfois un âcre plaisir, selon coq île la Femme Libre, le lendemain du i rc scrutin.\"Vieille poule I\u201d lui répondait le | nos dispositions mélancoliques, i/ue de peuple.relire les boutades des hommes supérieurs.Parmi ce s \u201chommes\" exception- M.\\rmainl I «vergue a I il toujours l'in nels, il faut ici placer Madame de Lotion de se présenter dans Bagot V Mans Staël (sic) et ses deux amis Benjamin ! ,'oft'irnM\"ivc' cc tomW scri' \"°»* llc lnrmcs el Constant et Talleyrand qui en ont pondu de bien bonnes ! !.J.Munlnier a I il renonce a son projet Avant eus, Beaumarchais, Rivard, s'établir a Saint Isidore t Chant fort, Mirabeau, Maury et Vol-' taire aussi, sans doute, dont l'esprit se ¦ Il désirait faire cesser tout le chômage du uutre chose.Il y a aujourd'hui sept ans écoulés depuis la signature de l 'armistice ! Qui s\u2019en douterait, si l'on devait juger de notro guerre victorieuse par ses résultats ! ¦I5 ?\t^\t' \u2022 Je me rappelle ce jour de l\u2019armistice .comme si ce jour était hier ! Parti vers 10.45 hrs, A.M., des hauteurs de St-Claud, je n'avais pas, en direction do Surcsnes, dépassé le Mont Valérien, que le canon commençait à tirer sa salve do victoire, qui mettait instantanément la joie dans Paris et dans toute la région.En moins d\u2019un quart d\u2019heure, Paris pavoisa, et les boulevards s\u2019animèrent, se remplissant d'une foule bruyante! L\u2019émotion était grande.On voulait savoir jusqu\u2019à quel point on \u201cles avait eus\u2019\u2019 ! * * +\ti Je traverse rapidement le Boulevard , des Capucines et le Square de l\u2019Opéra, je fais une course au Boulevard des Italiens, puis je reviens sur mes pas devant les édifices du Matin et du Petit Journal où l\u2019on affiche les conditions exigées obtenues des Allemands.L'on s'aborde sans se connaître ; la joie est délirante t Le peuple tout entier à son enthousiasme danse la farandole sur le carré de l'Opéra ! Des lycées de jeunes filles attribués aux premières familles de France, ouvrent toutes grandes leurs portes, et I on voit soudain arriver à la Concorde ries centaines de fraîches pensionnaires avec de fortes cordes destinées à la cap- i ';n' mum ¦ Hom mfl ,!.ClémenJui on a fait couvrir la place de la Conco'B ¦ et maintenant les jeunes filles des cl| vents de Paris viennent les lui enlever un par un ! La foule grossit partout, hél I soldats alliés sont acclamés, embrasses! Ont diable «Unit il faire dans cette guie-1 portés en triomphe, le canon tire doux ?dil te bon tVI.Sauvé.\t,\t.\t.\t.\t., cents coups en quarante minutes, et 1 délire do la foule devient alors inexpri niable ! Je restai au coin du Boule /ar des Capucines jusqu\u2019à l\u2019arrivée du Pèr La Victoire qui fut acclamé comme Bo imparte revenant d\u2019Austerlitz ! Le so: Paris, couvert de drapeau illumina b al \\ j et hou ami SativÇ.Il > perd du mémo coup l\u2019a tcnnudc et Jacques Cartier.Mais il regrette surtout le comte.* * * .Sllnn Urne deviendrait le lieutenant du Del Je l'opposition, sans lui porter ombrage.\u2022 I \u2022 On a prié Al.Renaud, le distingue député dt l.aval, de préparer les discours que pro nouccront les opposilionnistes lors de In pro- chaine session, blanches\" et de bandages Je roues.il > sera question de \"fates iiininient et la grande fête se continua éii manifestait sous toutes les formes comme une suite de jiétarades éblouissantes ! Plus tard Dupin, Veuillot, Hugo (et icttc liste est forcément incomplète !) en ont réussi de vraiment fameuses.Taine en a aussi plusieurs à son crédit dont je ne veux donner ici de mémoire que les deux meilleures pour peindre l'humour particulier qui se glissait au fond de son âme désenchantée : AMOUR ET MARIAGE : \"L'on se courtise durant trois ans ; l'on s\u2019aime pendant trois mois, l'on s'embête pendant trente ans et les enfants recom- conité en employant tout le monde à un bee de construction.Les Américains avaient projeté, il v a deux ou trois ans, de lancer un homme dans la lune à coup de canon.C'est le cas de (iuuthicr : le Camion l\u2019a expédié dans la lune.Il parait que Monsieur Roméo l.anglais .1 décidé d'entreprendre de nouvelles exploita lions dans le Comté de Alntmie, les dernières n'uyant pas très bien réussi.#\t* tf Certains bruits avaient couru la semaine dernière à Québec que le Major Théo.Caquet était élu dans Itonav triture.C'était une ir.reur télégraphique compliquée d\u2019un retard dans l\u2019arrivée des boites de scrutin.Les cou tous lieux ! Cette fête devait durer quelques semaines ou quelques mois ; les résultats acquis ne devaient guère durer plus longtemps, ni pour la France ni pour aucun des Alliés, sauf pour les ^ Etats-Unis et pour le Trésor Public amé-méricain.tellectuelle et morale comme celle que nous traversons actuellement.au milieu de tant de contradictions et d'embéte-I ments de toute nature, qui laissent lu 1 | plupart de nous mécontents des autres | j et de soi-même, on peut tou jours se j j donner une amère jouissance d'cxliu- j servateurs québécois n'en ont pas moins poussé un chant de gloire, en répétant les der nier* vers d'une spirituelle pièce de firene Mancuurt, que nos lecteurs et qui s'appelle la Mouche mencent.isirsr esr-1 L- t \"U\ti- ¦ mer ces explosions d'humeur chagrine BIOLOGIE ! Une morue ordinaire\t1\ta ,\t,\t,\t,\t.t contre la vie et la nature des choses depose lors du frai quatre millions .\t.afin de guérir la tristesse par la tnstes- d oeufs dont a peine deux cents arn-\t6\t1 .\t-\t,\t, .\t, -\t\u2022\t1\t\u201e\t.I se et pour ne pas s'abandonner tout a vent a leur plein dégre de maturité.]\t1\t1 -j,\t,\t,\t,\t\u201e ,i\tfait à une sombre hvpocondrte.Iout est ainsi dans la natme.Dois-je être étonnné\td'appartenir (sic) aux\\\tComme disait Iigaro\tHâtons-nous trois millions\tneuf cent quatre vingt1\trire ^e ,outei' choses\tde peur d être dix-neuf mille\thuit cents autres P\u201d ¦\tobligés d en pleurer ! En voici ujie\tde Bismark qui n\u2019est pas!\tNodier écrivait plus\ttard avec une mal du tout :\tnuance encore plus juste, parce qu'elle FETE MA NQUEE : Pour qu'une fê- est plus sérieuse et plus générale : \"Il te soit complète, il faut qu'elle soit un faut rire avant d être heureux de peur peu manquée : C'EST SANS DOUTE, de mourir sans avoir ri !\" CE QUI A FAIT LE SUCCES DE LA j Ces vieux auteurs méritent bien d'é-CREATION !\tI ire relus les dimanches de pluie durant OTTO VON BISMARK j l'absurde période que nous traversons ! Aujourd'hui après sept ans que voyons-nous ?La France épuisée en hommes, en argent, sans aucune bonne direction politique, avec deux guerres colonia-., les sur les bras, profondément divisée à connaissent bien l\u2019intérieur, et profondément critiquée à\" l\u2019extérieur, ne recevant des Etats-Unis Le Capitole, un jour, fut sauvé par les oies, mépris et injuies, pour la réconipen-Voici Bona venture sauvé par un Canard.,;cr de son aide d\u2019autrefois.\u2022 * \u2022\tL'Angleterre, un peu mieux assise Vf) l'héo.Caquet s'est cru ministre pendant nancièremcnt, mais ayant perdu son prestige en Orient et sentant graduellement venir la désaffection de ses colonies rt\u2019outre-mer dont elle a exigé un trop gtand effort au cours de la guerre ; ayant d\u2019ailleurs des millions de chômeurs chez elle et la perspective très sombre d\u2019irn long marasme industriel.L'Italie ruinée financièrement s'abandonnant comme une duchesse tombée dans les bras d\u2019un acteur, mais ne re-trouvant pas son équilibre industriel, ni son équilibre moral ; la Russie ayant ï une soirée et une nuit.lin ce court temps, il avait fait plus de nominations de Canadiens français à lui seul que Meighen en quatre uns.Cuis, la nuit, il eut des rêves gais.On l'entendait chanter : Mon coeur s'ouvre à fa voix .Mais, le matin venu, il serait pas même ministre s'aperçut qu'il ne sans portefeuille.Roméo a vu Meighen, en songe, accompa .né des sept vaches grasses.Dans une période de dépression in- Doctcur U.MOORE J'ai appris à douter, au cours de mes observations, des générosités que certains attendent de la majorité ethnique.Nous, de Québec, nous accordons des droits égaux à toutes les nationalités.Notre scrupule, notre délicatesse, notre esprit de justice, sur ce terrain, sont sans bornes.L'exemple que nous donnons n'a porté aucun fruit hors de chez nous.Pourquoi ?Parce que ceux que nous traitons bien ne se croient pas obligés à la reconnaissance.Ils ont l\u2019impression d\u2019être une race supérieure, qui peut tout se permettre, a côté d\u2019une race inférieure, qui fait ce qu'elle peut Jretn -Charles HARVEY Armand, le lendemain des élections, décla rait : des \u201cblocs solides\" :\tNous irons, nous bleus, nous faire élire dans Ontario, tandis que les ronges d\u2019Ontario viendront se faire élire dans Ouébec.Alors, on ne pourra pins parler de bloc solide : les Canayens seront élus par les Anglais et les Anglais par les Canayens.\" jf ÿ ?Cet Armand a toujours des idées neuves.\u2022 \u2022 \u2022 \"I n ministre ne saurait être le même homme au pouvoir et hois du pouvoir.Au pouvoir il s\u2019occupe des intérêts généraux.Hors du pouvoir il perçoit surtout ses intérêts personnels, dont le plus essentiel est de remonter au pouvoir ! (Cette pensée est du docteur LcBon, mais comme elle parait s'adresser à Arthur Meighen dont la rancoeur est grande < ri proportion du vide d- son gousse» t}\" \"J'ai trouvé une solution au problème cessé d'appartenir au monde civilisé ou \u2018blocs solides\" :\tNous irons, nous les ^ peu pr£s .l\u2019Allemagne, notre ennçmi, d'hier, manufacturant et exportant à vil ( prix : un grand malaise régnant dans le j monde entier par suite de la mésentente | et de l\u2019égoïsme des nations ! Ici au Canada, notre dette est énormej par suite de nos extravagances du temp de la guerre, et nous n\u2019avons pas encore] assez de population pour assumer raisor r.ablement le fardeau des impôts.On a trop gaspillé nos deniers pobÊ?\" i sous l'influence d\u2019une crise de jingoïc comme le Canada n\u2019en avait jamai||iq ; miq ! Aujourd'hui, tout le Suit?de t?page i monde L\u2019ECUEIL EPHEMERIDES 11\t< NOVEMBRE 1918 Page 2 LE CRI DE QUEBEC, VENDREDI, LE 13 NOVEMBRE 1925 f A QUOI SERVIRAIENT DE NOUVELLES ELEC TIONS GENERALES?Devant le résultat peu satisfaisant îles dernières élections, on demande en certains quartiers d\u2019en faire de nouvelles.Cela esi facile à dire : mais il convient avant de laisser cette demande prendre corps, d\u2019examiner exactement ce qui -e passerait si on y faisait droit.Les élections sont un bouleversement général pour tout le pays ; tous les hommes d'affaires vous diront que c\u2019est une période morte pour eux.11 faut y songer à deux fois avant de recommencer une pareille expérience à quelques mois de distance.Les élections coûtent au trésor fédéral plusieurs millions pour la seule organisation des différents districts et des poils de votation.Elles coûtent à chaque parti des ~om-uies considéra les.et elles sont une occasion inévitable* tie dépenses extravagantes et peu frutueusos pour le bien général Enfin, i! ne faut pas oublier non plus, l\u2019effort prolongé qu'elles demandent à tous les partisans de chaque groupe : le dérangement profond qu\u2019elles causent en tous lieux ; avant de reprendre la lutte, il faudrait s'assurer si l'avantage d\u2019un nouveau verdict peut compenser ces multiples et très sérieux inconvénients Or, rien n'est moins sûr que cela.Omit-on sérieusement que dans deux ou trois mois, le verdict sera sensiblement différent de ce qu\u2019il a été le 2!) octobre '.\u2019 Nous voulons discuter la situation sali-esprit, de parti.Il se peut que l'affaiblissement du gouvernement King ait un effet, sur certains esprits et.lui fasse perdre des partisans.Mai-, n\u2019est-il pas évident, par contre, que le gouvernement reprendrait, un bon nombre de sièges où des progressistes et des libéraux sc sont fait la lutte cl qui ont élu des conservateurs par une minorité de voix ?Supposons qu'une nouvelle election, a cause de ees facteurs en conflit, ne donne un déplacement que d'une douzaine de équités dans le total.Si cette moyenne était iavorablc au parti libéral, elle ne viendrait que s\u2019ajou- j ter à la majorité petit»1, mais réelle, qu'il t actuellement.en comptant -tir le volt - ,\u2014*\u2022*\t-V-\t\u2022\t\u2014*- - - pnTgrosMc LART DE LA POIGNEE DE MAIN DES AUXILIAIRES INATTENDUS il y a plusieurs façons de donner une de mains.La mode change, d'ail-avant la guerre, les personnes portaient la main d\u2019autrui à La trentaine flotte autour coup de visages de jeune» filles, et si discrètement que s\u2019annonce la venue de eette visiteuse, eLle les assombrit plus poignet leurs : \u201ctrès bien la hauteur de leur nez.et eela passait pour *tu tmc catastrophe, une manière on ne peut plus comme il N est-ce pas pour elles le gouffre oû faut.Aujourd\u2019hui, au contraire, on étreint leur jeunesse, rieuse et riche d\u2019espoirs, vu s\u2019accomplir la main de ce même autrui \u2014 sans la secouer, surtout ! en tenant son bras abaissé presque devant soi, à peu près perpendiculaire an sol.et tout raide: tel est le dernier bon ton.Mais en dehors même de ces coquetteries.exquises aux yeux (te ceux qu'elles in-téro\u2014ent, on peut, discerner, non moins qu'indiquer bien des nuances par l\u2019empressement plus ou moins grand que l\u2019on ap- vu s\u2019ensevelir sans avoir leurs plus chers désirs.' Demain, traits se seront effacés et leur taille U\u2019aura plus ht souplesse de leur vingtième année.Leur sensibilité s\u2019agite et elles en souffrent.Souvent elles font souffrir leur entourage.Ce ne sont plus des jeunes filles eu fleurs, mais de» jeunes filles en pleurs.A la pensée «pie leurs filles ne trouveront pus de maris, les mères s\u2019affo- fois mém indécente, fait preuve peu de bon sens, car elle s\u2019expose a ce qu\u2019on lit prenne pourvue quelle n\u2019est |ms, Celle, au contraire, qui ne sont pas, .d\u2019ailleurs, les ennemies de l\u2019élégance et le beau- j ,lu |MJn goût, s\u2019attire l\u2019estime des gens Misés: Aussi, malgré toutes les raisons que vous pourriez nu* citer, je reste per-| stiadé que toujours, surtout, où l\u2019on voit combien les extravagances dans lu toilette ont créé de taux ménages et de ménages mauvais, vos filles trouveront plus facilement les leurs I prétendants de leurs rêves en renonçant le bien ot pour qu\u2019ils les entendent.Ils's\u2019éprennent de celle qui les reçoit dignement, prêtant à leurs explications une oreille attentive; de celle qui; tapotant là-bas, d\u2019une main légère sur sa machine, ne se détourne pas pour les regarder, mais s\u2019applique sincèrement à sa besogne; de celle qui ne bronche pas aux effronteries de sa qui les sert ai-s aujourd'hui i compagne délurée; de celle poliment, sans gentillesses excessives, mais avec le souci de les bien servir.Les uns et les autres sont sûrs que celles qu'ils choisissent ainsi n\u2019étant pas pos-de l\u2019insatiable désir de paraître, se- n i confier leui un\u2014puisque toutes leurs bonnes amies et toutes les personnes influentes de leur entourage, et même au delà, le savent | dpuis longtemps et comment ! à un journal spécial ou a la quatrième page porte à serrer une main, par la cordialité ou les précautions du regard, la gentillesse j lent.Et, comme elles ne veulent pas .uniquement polie du sourire, ou 1 abandon .s\u2019adresser aux agences matrimoniales la bonhomie,1 la bonne franquette \u2014 si- ni confier leur secret qui n\u2019en est plus non la mauvais! :\tcar il existe une matt- vnisc franquette, et on Ja connaît bien dans notre Paris d'après guerre.I)e> photographies de Locarno, parues dans les journaux, nous ont montré .M.Priant! donnant de paisibles et courtoises1 poignées île main à M Luther et à M.Stiv-cmann (leste fort naturel, de part et, d'autre, et sourires de bonne société que! l'on m doit non seulement entre diplomates bien élevés, heureux d\u2019un accord.considérable, et qui en outre savent leur métier, mais encore, sans aller plus loin,! entre simple.- citoyens de nations eivili-\u2022 -i\u2019es.(
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