Le cri de Québec : organe de l'Association de la jeunesse libérale de Québec, 27 novembre 1925, vendredi 27 novembre 1925
[" « VOL.1, No,^ LL CRI DE QUEBEC, VENDREDI, LE 27 NOVEMBRE 1925 Le numéro 2 ioBI f Rédaction et administration Casier postal :\t85 Haute-Ville, QUEBEC.Abonnement : $2.00 Journal politique et littéraire J\tT» I \u2022 ¦ r*?Jînorç\tconservateurs 's\u2018\u201c»a 48 0*g\tlent,\til faut 1930AS 'Xlpjçj \u2018OJOiaan\t.11\tqu ils\tpensent que\tla jeunesse libérale est\tprête à répondre.Organe de l\u2019Association de la Jeunesse Libérale COURAGEUX, HONNETE ET VRAI DIRECTEUR : Jean-Charles Harvey CE NEANT DES BLEUS DE MONSIEUR SAUVE?Quel homme supérieur luttera contre nous?J\u2019ai passé trois mois dans la galerie de la presse, lors de la dernière session.J\u2019en suis sorti plus convaincu que jamais que M.Sauvé et ses lieutenants ne sont pas sérieux.On me dira que je juge en bon libéral.Je réponds que je ju ge en bon citoyen.Je défie qui que ce soit d\u2019écouter l'opposition trois mois durant sans ressentir profondément l\u2019inanité de sa critique.Jusqu\u2019ici, je n'ai connu qu\u2019un seul journaliste qui ait eu assez de santé pour endurer sans dégoût les dégobillages du parti tory de ,'uébeei Ce journaliste, c est Louis Dupire.Il est partisan indécrottable et je le soupçonne fort d\u2019inspirer la prose de M.Bon rassa ; mais M.Bourassa devrait venir en personne dans notre tribune, à l'époque des grands débats.Il changerait d\u2019idée, même s\u2019il était plus têtu qu\u2019un Breton.Il s\u2019apercevrait, malgré son orgue 1, que le chef de l\u2019opposition pousse jus qu\u2019à l\u2019exaspération l\u2019art de ne rien dire, qu\u2019il a érigé en système l\u2019éloquence à peau de tambour, qu\u2019il porte beaucoup d\u2019accusations en vingt minutes et qu\u2019il n\u2019en prouve pas une en trois mois de harangues.A la fin.il sortirait solennel leinent de notre galerie comme il se re tira autrefois de la vie publique, où il n\u2019avait plus rien à faire.Je ne ferai pas le procès de M.Sauvé.On a dit de lui qu\u2019il n\u2019était pas né pour être chef.C\u2019était avouer que le paiti bleu de cette province est acéphale.En d\u2019autres termes, les hommes de valeur s\u2019en désintéressent.Il n'y reste en activité qu\u2019un groupe de médiocres et d\u2019attardés qui caressent le vague espoir (\u2022'un revirement de l\u2019opinion publique.Car.entre nous, 1 opposition n a pas de quoi former la moitié d'un ministère.On imagine difficelcment M.Sauvé premier ministre, M.Renaud secrétaire provin cal, M.Bray procureur général, M.Gault trésorier, M.Houde ministre de l\u2019agriculture.Pourquoi cette pénurie de compétences dans un parti qui, un jour, eut toutes les faveurs du peuple ?Pourquoi?c\u2019est bien simple.Aucuun homme d\u2019une intelligence supérieure ne consentira à gravir la colline parlementaire pour aller y enfoncer des portes ouvertes.Il suffit d'un peu de clairvoyance et de sincérité pour admettre que les diverses adminis rations libérales, depuis vingt-sept ans, ont répondu aux espérances de notre province.Garder les finances dans un état parfait, augmenter les revenus, protéger la fortune publique et privée, créer des oeuvres conformes aux besoins du temps, régler Jes nobièmeajcontemporains à la satisfaction de tous, relever le niveau in-~**fellecnBHr la socvHH?\u2019intéresser de façon pratique aux institutions socialiF ou humin(ftrcs, n'esteras l\u2019idéal d\u2019un gouvernement?Avons-nous fait autre chose depuis plus d\u2019un quart de siècle ?Je n\u2019 ainle chanter les louanges de personne.La vocation à l\u2019encensoir est contre mes instincts.Mes amis eux-mêmes connaissent, là-dessus, ma sobriété.Rien n\u2019est parfait en ce monde.Les institutions humaines les meilleurs partici pent de la faiblesse des hommes qui les mènent.L\u2019infaillibilité s\u2019est réfugiée dans le sein de Dieu.Elle n\u2019en sortira qu\u2019au jugement dernier à moins que Ter tendement de M.Bourassa n\u2019en ait dérobé une parcelle.Aussi serait-il téme raire de prétendre qu\u2019un gouvernement puisse être au dessus de tout reproche.Seuls ceux qui n\u2019agissent pas sont hors d\u2019atteinte.Mais un homme d\u2019esprit a dit : \u201cCelui qui agit peut commettre mille fautes celui qui ne fait rien n\u2019en commet qu\u2019une seule, mais c\u2019est la plus grosse do toutes.\" Admettons qu\u2019aucun gouvernement, sur le globe terrestre, n\u2019est de nature absolument séraphique.Mais j\u2019ajoute ceci, et je ne crains nullement d\u2019être démenti : le gouvernement liberal est le plus bienfaisant que la province \u2014 je dirais même le pays \u2014 ait eu depuis toujours.Toutes les critiques qu\u2019on en a faites sont sans conséquence en regard do l\u2019oeuvre accomplie ; les erreurs qu\u2019on a pu lui imputer ne le défigurent pas plus que quelques grains de.poussière sur un monument de marbre.La première tâche de l\u2019Etat est de veiller sur les derniers du peuple.Dépositaire de la fortune de tout le monde, il lui incombe de bien administrer les finances.Or, en dépit d\u2019une crise indénable et de graves embarras économiques dans tous les pays, notre gouvernement a réussi, pendant et après la guerre, incessamment, à équilibrer parfaitement ses revenus et ses dépenses, à susciter une foule d\u2019oeuvres nouvelles à même scs revenus ordinaires, a rester dans les bornes d\u2019une prudente économie et à pourvoir à tous les besoins de l\u2019heure.Qui peut reprocher un déficit aux libéraux do Québec ?Qui peut nier leurs surplus ?Il suffit de consulter les statistiques d\u2019autrefois pour constater que les an citnnes administrations, de 1874 à 1898, ont eu dix-neuf années de déficits.Pendant cette période, le total des excédents de dépenses sur les revenus s\u2019éleva à $6,300 000.Ce fut une ère conservatrice, et si l\u2019on songe que les recettes annuelles n\u2019atteignaient presque jamais $4,009,000, on admettra que les tories n\u2019y allaient pas do main morte, ün les voit assez bien en compagnie des sept vaches maigres.Dès 1898, tout se transforme.On débute d\u2019abord par un modeste surplus de $34,000.Peu à peu le chiffre grandit : en 1908, il dépassait le million ; en 1915, il atteignait $1,270,000 ; en 1922, $5,033,419.45.Tant et si bien que, en vingt sept ans, les surplus additionnés forment la somme de $22,000,000.Comparaison : $22,000,000 de surplus en vingt-sept ans de régime libéral contre $6 300,-000 de déficits en dix-neuf ans d\u2019administration conservatrice.N\u2019insistons pas.\"Glissez mortels, mais n\u2019appuyez pas!\" Je voudrais tout dire.Impossible en un si court résumé.Un mot seulement des bons chemins.La politique des chaussées n\u2019existait pas du temps des bleus.C\u2019est une création libérale.Nos gouvernements ont fait plus de 6,000 milles de chemins améliorés en moins de quinze ans.Us ont payé la plus large part du coût de $60,000,000, et l\u2019entretien de plus do 2,000 milles est entièrement sous La responsabilité du ministre de la voirie.Ces routes facilitent aujourd'hui le commerce et.l\u2019industrie sur tous les points de notre territoire.Nos plages et nos sites sont mis en valeur.Durant la saison de 1925, le tourisme a rapporté $35,000,000 à Québec.En dix ans, la curiosité de l'étranger nous aura procuré, en passant par les voies de l\u2019Etat, en viron $400,000,000, soit huit fois le coût de nos réseaux.M.Sauvé pourrait il en faire autant ?Le gouvernement Taschereau a institué la régie des alcools.Il a tué du coup l\u2019un des vices qui abrutissaient le plus notre race : l\u2019ivrognerie.Il a sauvegardé la liberté individuelle en évitant la monstrueuse et impossible prohibition.En outre, 1er, revenus des liqueurs, si j'ai bonne mémoire ont permis à l\u2019E GARE LA BOMBE! EN MARGE DE L\u2019HISTOIRE PORTEURS D\u2019EAU ET SCIEURS DE BOIS à r- Lord Durham blâme sévèrement la L\u2019on m\u2019écrit pour me dire que j'ai at par le fait d une oligarchie arrogante, tribué à Lord Durham des paroles, cupide et tyrannique (Page *.62).blessantes pour nous, qui ont été dites ¦ par Sir Edmund Head, le dix-neuviè- ; me gouverneur général du Canada politique suivie par le gouvernement fl854-1861).savoir : \"que la race cana- anglais après la cession de la colonie dienne française était composée de \"Il y a.dit il, deux modes d action à -cieurs de l-ois et de porteurs d\u2019eau \"adopter envers un pays conquis, et Je n\u2019ignorais pas que Sir Edmund \"l\u2019on a pris le plus mauvais.On aurait \u2022dû ouvrir aux conquérants le territoi- LH PERE: DU MENSONGE JLLET DE LA SEMAINE , LES ELECTIONS PROVINCIALES ET M.BOURASSA O uoi qu'admira tour du talent de Alonsieur ! Bourassa, nous sommes contraints de consta ter qu\u2019il a conservé ses défauts, et In demi Head avait lancé danz notre direction cette expression charmante (sic) et pittoresque ; je n ignorais pas, non j plus, qu\u2019à part Durham et lui, plusieurs de nos gouverneurs-généraux, comme Sydenham, Cathcart, Metcalfe et au très, sans s'exprimer aussi ouvertement, avaient cependant partagé les mêmes sentiments francophobes et le même hautain mépris à l'égard de \"ces pauvres paysans bretons du Canada\".Sans doute, je le savais, mais je voulais indiquer que Lord Durham était, à notre endroit, le père du dénigrement intégral et de tous les ex-gouverneur.de l\u2019Union, celui qui avaient fourni air autres gouverneurs (et a la masse !) ses arguments, ses préjugés et ses desseins d\u2019anglicisation.Je n\u2019ai pas cnco-le mis la main sur son \"Report on affairs of British North America\" mais j\u2019ai trouvé dans le quatrième volume du Cour d\u2019Histoire du Canada de l'honorable Monsieur Thomas Chapais des wîbÿfcBXtraits suffisants pour justifier tout JSÆjfçé «W \u2019.'ai écrit ici la semaine dernière et bien davantage.J\u2019étais res\u2019té bien on deçà de la vérité ! Les yeux fixés sur le Rapport Durham, Monsieur Chapais en tire la subs- __-\u2014-;-\t' tance de ce qui suit : (pages 260 et sui- losophie déterministe, prétend toujours sa vantes) \"que jamais les anglais ne se voir Je quelle façon tel homme t^.ra en face \u2022\u2022soumt.ttront à la domination canadien-telle circonstance.Dans la multitude, des\tfrançaise dans le Bas POUDROYANT ! de Canada.I \"re conquis, encourager leur immigra-\"tion, leur faire REGARDER LA RA-\"CE CONQUISE comme entièrement \"subordonnée à la race anglaise, et 1 on \"aurait dû travailler aussi rapidement \"que possible à assimiler le caractère et \"les institutions des nouveaux sujets à \"ceux du peuple de l\u2019Empire.\u2014 Aux \u201cyeux de Lord Durham, soixante cinq \u201cmille canadiens français étaient une \u201cquantité absolument négligeable.Ce \u201cpetit peuple ne devait pas s\u2019attendre \"à ce que l\u2019on respectât ses traditions \"nationales\".Et ce que Lord Durham reprochait a l\u2019Angleterre, c\u2019était précisément de n'avoir pas persévéré dans le système d\u2019absorption des canadiens français, système qu\u2019elle avait paru adopter aux premiers jours qui suivi- ient la Cession.\u2014 Lord Durham considérait comme un malheur que la révolution américaine eût arrête l'oeuvre d'anglicisation des canadiens français.Depuis 1774, la métropole s'était efforcés d'isoler les canadiens 1:8 ai.:.éri- tional.(Oui cela est vrai mais c ce prix-là seulement que nos père avaient consenti A SAUVER LE CA NADA POUR L\u2019EMPIRE BRITANNIQUE.une première fois à Qucb«c en 1 775, une seconde fois à Chateau-guay en 1813!) \u2014 D\u2019après Durham, l\u2019Acte de Québec 1774, et les Ordon- (aincs qualités réelles de courage et de désin | téressement.Ces défauts\u2014l\u2019esprit de con-! tradiction absolue, surtout, et ces idées erro- nées, faisaient le désesp: îr de ce pauvre Pour- j u.j mj|jeu» souvent sans qn\u2019il s\u2019en rende compte, dans le monde dn subconscient.L\u2019homme pour lui- \u2019race d\u2019arriérés, des ignorants, ennemis nitiative.__ glo-canadiens nous sont de quand l\u2019être est tout imprimé, on\t! \"beauc0up supérieurs, dit-il :\tplus ao jours crier à coup sûr \u201cPrenez garde ! Cet\t,\t.'\t.\t.\t,\t¦ et il suait l\u2019Influence | tifs, plus industrieux, meilleurs agri- lui une seule solution était désormais possible et serait efficace: celle d\u2019assimiler la population de la province de douzaine d\u2019idées faurses qu'il n\u2019a cessé de j mi.nlc n',.st qu'un automate, muis les autres \"c]u progrès et manquant d'ir traîner avec lui toute sa vie, mélangées à cer-||c conna.sscnti et rcnd\u201e à un certain âge, \u201eLeB an\u201el0-canadiens nous S homme a tel caractère, niei, qui pourtant l\u2019uinu.it et lui avait donné .On est certain de ne \u201cculteurs, meilleurs négociants.Les ta pas se tromper \u2022\t|\tIII 1 I (IIIV1IIOV U1UI.1 ÏÏ^-ne \u201cest impossible, dit Durham, qu'une ra-lnance8 de 1791 avaient été deux er-CC ce qu\u2019il va faire en raison directe de son \"ce qui se sent supérieure en activit - ,eurs capitales.Il fallait reagir.Poui caractère connu, permanent, il semble être \"politique et EN INTELLIGENCE se lui-même Inconscient des motifs qui le font ^ ^\tpatjence à prédominance agir, et qui proviennent de 1 essence me me \u2022 .{j>une majorité qu\u2019elle ne respecte pas son être.Scs mobiles naissent et s élaborent Durham nous représente comme une Québec à cellc de la province voisine j en un mot de l\u2019anglisiser.\u2014 \"Ce doit j \"être dorénavant le dessein ferme et \u201cdéterminé du gouvernement anglais : \"d\u2019établir une population anglaise avec j \u201cLES LOIS ET LA LANGUE ANGLAISE dans cette province, ET DE \"nadiens français ressentent.dit-il \"NE CONFIER SON GOUVERNE-nous : \"très vivement cette supériorité des' \"MENT QU\u2019A UNE LEGISLATURE Pavons dépeint comme un nouveau Mo.se\tct cn SOIlt aigris.Les anglais j \"DECIDEMENT ANGLAISE (Voir descendant de la Montagne, avec les labks b\t.\t.p-.mn, constatent que 1 esprit anti-progressn \"Rapport, page 212.) En un mot c était \u201cdes canadiens français arrête le deve- j la suppression totale de la nationalité \u201cloppement de la province et ils s\u2019en j canadienne française que recommandait \"irritent De là le sentiment d\u2019hostili-: Lord Durham.\"té entre les deux éléments de la population.11 existe, conclut-il, une in H\taussi \"que le Bas Canada \"compatibilité radicale entre Anglais e\u2019 I \"n'était qu\u2019une partie des possessions \"Français au Canada.\" (Ce sentiment j \"britanniques dans l\u2019Amérique du francophobe existant du temps de; 'Nord; que la race anglaise formant f nrrl Durham, et qu\u2019il a, lui, plus que \u2019presque toute la population dans les c'cs' nouveaux\" hébrTux.\"et cTrôic\ttout autre contribué à répandre est le' \"provinces voisines; que- Ut Hot de Patcnaude, tu t\u2019es déjà trop père les préjugés ontariens artuels 1 immigration 1 augmenterait sans ces contre notre province!).Bourassa, les plus belles années de st vie.Entrant de nouveau uans la politique acti- Dans le cas de Monsieur ve, à l\u2019âge de cinquante-sept ans, a titre de député fédéral pour le comté de Labelle, après une absence de treize années, nos compatriotes qui avaient gardé le souvenir de son élo-gancc au sein des assemblées parlementaires, I espéraient qu\u2019il conserverait cette flamme, et que, par ailleurs, assagi par I experience de l\u2019inutilité de sa vie passée, il pourrait enfin devenir utile à son pays avant que la vieillesse n\u2019arrive, et ne vienne éteindre le souffle de sa voix ardente ! Ils espéraient, ces braves ¦compatriotes, lui voir suivre dorénavant le ! programme d\u2019une politique cohérente et net- teinent définie.Ils auront probablement à déchanter ! Au cours des dernières élections nous avons mis nos électeurs en garde contre le caractè-1 \u201ccompi omis avec LI: V LAI.D OR , retourne re.ou l'absence de caractère politique de vcrs les faibles pécheurs, et laisse moi ix Monsieur Bourassa.L\u2019homme, l\u2019animal hu- \u201cpliquer au peuple de Dieu les volontés du main, n'échappe pas\u2019a son idem.te, La phi-\tSuite lu |>.Ia*- Saintes sous le bras, et s'efforçant de rame lier dans le droit chemin le peuple de Dieu ! Nous n\u2019avons pas commis d\u2019erreur.1-e rôle d\u2019un homme ordinaire ne suffit certainement pas à Bourassa.Il croit s\u2019être aperçu qu il avait des facultés supérieures a tous ceux qui l\u2019entouraient.Alors, il tonne comme Ju piter ! Quand il a vu Patenaude s arroger le droit de \"sauver\u201d le peuple à lui seul, hou rassa a bondi et s\u2019est écrié \u201cDe quoi s\u2019occupe \u201ct il, celui-là, qui veut me ravir mon titre de C\u2019est moi qui suis le Moïse de \u2018tient loi, sc: que le Canada français serait un obstacle au progrès général; que les Lord Durham poursuit ainsi; \"Il ne \"anglais avaient la supériorité du capi- a !a tat de distribuer une douzaine de millions à l\u2019agriculture, à 1 éducation, 1 voirie, à la colonisation et à diverses oeuvres d'intérêt primordial.Qu\u2019aurait fait M.Sauvé?Qu'en pense M.Bray?Que dire de l'Assistance publique, qui a permis au gouvernement de donner près de quatre millions aux institutions de charité en moins de quatre ans, des bourses aùx étudiants qui veulent parfaire leurs études en Enronc, des en couragements à la littérature et aux arts la création du liar , enseignement 1 commercial, des écoles technique, la îéforme du jury et une multitude d'autres mesures qu'il serait trop long d\u2019énumérer dans un seul article ° Les conservateurs auraient-ils fait davantage ?M.Sauvé, depuis les quelques années qu'il est chef \"peT accidens de son troupeau dépeuplé, n\u2019a trouvé que deux scandales contre le gouvernement libt rat : celui de Blanche Gnrneau, que M.Lavergne a réussi à faire sombrer dans un ridicule total et sans recours ; celui de la Commission des liqueurs, qui s est tei miné par la mise en évidence de M.Allan Bray.Voilà pourquoi le parti tory de la province de Québec ne trouve plus un seul homme de valeur pour lui rendre son ancienne splendeur.Il ne lui reste qu'une poignée d\u2019incompétents que M.Sauvé conduit, de quatre ans en quatre ans, à l\u2019abattoir.Jean-Charles HARVEY \"peut-être question de rétablir un état \"de choses où les canadiens français \u2018auraient l\u2019ascendant dans la Lcgislatu- tal et de ININTELLIGENCE ; qu\u2019ils \"étaient destinés a dominer irrévoca- J \u201cblement en ce pays; que par consé- \u2019re.\u2014Ce serait trop dangereux, car ja- < \u201cquent l'unification de la population \u201cmais la génération actuelle des Cana \u201ccanadienne devait se faire dans le sens \"diens français (1840) NE RENDRAf\u201cde la prépondérance anglaise.\"Les canadiens français écrivait-il, NE SONT QUE LES RESTES D\u2019UNE ANCIENNE COLONISATION; ils se trouvent et sont destinés à être toujours exilés au milieu d un monde \u2018anglo-saxon; QUOI QU'IL ARPIVE.35).\" Monsieur ; \u201cQEUL QUE SOIT LE GOU VEENE-\"Sans doute, il \"MENT SOUS L\u2019EMPIRE DUQUEL ILS SERONT PLACES ILS NF_ point, de D \"PEUVENT CONCEVOIR AUCUN du moins.: \u201cESPOIR POUR LEUR NATIONA-ntc par le \"LITE.(VOIR RAPPORT, pages 212 avaient été \"à 215) Et d\u2019ailleurs cette nationalité par la Ion- \"des canadiens français ne pouvait que s de justice \"Jçs tenir dans un état d\u2019irrémédiable \"UNE SOUMISSION LOYALE AU \"GOUVERNEMENT ANGLAIS, et \"jamais la population anglaise du Bas \"Canada ne tolérera l'autorité d\u2019une assemblée dans laquelle les français posséderont la majorité.(Voir le Rap \u201cport pages 9 jusqu\u2019à Chapais dit très bien: y avait des préjugés nationaux.Mais ces préjugés n'atteigna part\tdes\tcanadiens\tfran\tçais, le d\tégré\td\u2019animosit\té re\tprêt Rap\tport.\tEt ce- .\tréjug\t;és f ûmentés\t\ten gram.\t\trtie g Ut*\tsérie\td\u2019ablus e\tt de\tdén aùx
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