La terre de chez nous, 25 décembre 1929, mercredi 25 décembre 1929
[" Ms Prix de l\u2019abonnement\t Un an\t\t Trois ans\t .\t A l\u2019étranger, un an.\t.11.50 ï±=Bulletin officiel de VUnw^^atholique des Cultivateurs de W=&£ovince de Qu&èec Administration at Rédaction 1231 Est, rue Démorvtigny Montréal, P.Q.Tel.: Frontenac 5998 Publié >\\ 3AHDENVALE.P.a 25 DECEMBRE 1929 Vol.II, No.6 3 tous; ses lecteurs;, colla= b orateurs et annonceurs, la Btrection be la Œerre be \u20acf)t) üous souhaite, à Taurore be Tannée 1930, Joie, êmnté, et :Pro£périti 82 LA TERRE DE CHEZ NOUS 25 DECEMBRE 1929 Les raisons de notre foi (12) J'ai ma religion a moi, répliqué orgueilleusement l\u2019homme sans religion ,* je sers Dieu à ma maniéré.H.\u2014 I\u2014Ce serait bel et bon si Dieu avait dit: \u201cChacun pourra me servir à sa manière: \"mais il n\u2019en est pas du tout ainsi; il y a une forme de religion établie pour tous les hommes.Or, Dieu est le maître; n'est-ce pas le droit du maître d\u2019être servi comme il 1 entend : Que ferait le patron à l'ouvrier (pii viendrait lui dire: \u201cMoi.je travaille à ma guise: je n\u2019entends pas recevoir d'instructions de personne ?\u201d Que ferait le caporal au conscrit (pii lui dirait: \"Moi.j entends taire l\u2019exercice à ma manière; j\u2019ai mon svstème.et il me sut lit: Ou ne discute pas de pareilles sottises.II\u2014En général, cette raison \u201cj\u2019ai ma religion à moi veut donc dire tout simplement\" \".le n\u2019ai pas de religion.et je n\u2019en veux pas avoir .11 serait mieux d\u2019être franc et d en convenir.Peut-être cependant avez-vous eu sérieusement la pensé(.comme plusieurs philosophes, de faire une religion nouvelle; ce serait votre religion à vous, que vous chercheriez ensuite à faire devenir la religion des autres.Il est bon de savoir que la chose n\u2019est pas si facile qu\u2019elle en a l\u2019air.Voici ce qui est arrivé a l\u2019un de ces inventeurs de religion.C\u2019était au lendemain de 93.L\u2019un des chefs de la république, qui avait assisté au pillage des églises et au massacre des prêtres.Laréveillère-Lepeaux, se dit à lui-même: \u201cLe moment est venu de remplacer Jésus-Christ: je vais faire une religion toute neuve, dans le goût du progrès.Bref, il épuise les ressources de son génie, avec celles de son imagination, et la religion neuve apparaît.riante, commode et charmante, SOMMAIRE HP Les raisons de notre foi (12) .\t82 L\u2019année qui s\u2019en va .L'année qui s'en vient.82 Nos souhaits.83 A propos du plan de coopération 83 Echos des cercles : St-Félicien, Ste-Clothilde, W\u2019eedon, Ste-Rose de Poularics, Ste-Kmélic de Lotbi- nière, Landrienne.84-85 L\u2019Enfant au prie-Dieu (P.L\u2019Ermite) 85 Page féminine\u2014Conte de Noël, Correspondance, Voeux d'un enfant à ses parents ( poésie).86 Cours-à-dotnicile : Catéchisme agricole : Les travaux du sol .\t87-88 Cours d'Aviculture.89-90 Noël quand même (P.L'Ermite) .91 Tribune libre: Réflexions politiques 02 A la mémoire de J.N.Ponton .\t92 Loi\u2014Vétérinaire.93 Père Mauricr (poésie).94 La Vierge et l'Enfant (poésie) .\t94 Marché de la dernière heure .\t95 Le Concours du Mérite Agricole .\t96 lie a u succès d\u2019un éleveur du Lac St-Jean .96 un vrai bijou de religion.11 y a-vait de la poésie, de la philosophie, de la philanthropie.11 y avait des fêtes, des chants, des fleurs, des danses, des boeufs et des moutons aux cornes dorées.Au bout de quelques mois, l'inventeur s'en vient déconfit vers Bonaparte, le premier consul.\u2014 Le croiriez-vous, citoyen général, ma religion si jolie! ça ne prend pas!.Citoyen collègue, répond Bonaparte, tenez-vous sérieusement à faire concurrence à Jcsus-C\u2019hrist?il n\u2019y a qu\u2019un moyen: faites comme lui.Faites-vous crucifier un vendredi, et tâchez de ressusciter le dimanche !.L\u2019autre ne jugea pas à propos de tenter l\u2019aventure, et la religion neuve s\u2019en alla, au bruit des sifflets, rejoindre les vieilles lunes.5.\u2014Autre rengaine île ceux qui font bon marché îles lois religieuses: I.a meilleure religion c\u2019est d'être honnête homme.IL\u2014I\u2014A ce compte-là, tout le monde pratique la meilleure religion.Avez-vous jamais rencontré quelqu\u2019un qui ne se flattât point d\u2019être honnête homme?.Adressez-vous un peu à cet ouvrier débauché, dont le coeur est un foyer de corruption, qui blasphème du matin au soir, s'enivre chaque semaine, maltraite sa femme et ses enfants, ne recule enfin devant aucun excès; il vous dira avec aplomb et fierté: \"Je n\u2019ai tué ni volé, je suis un honnête homme !\u201d Si la religion de ce monstre vous paraît la meilleure, gardez votre opinion pour vous, il ne nous plaît pas de la partager.Il\u2014Mais direz-vous peut-être, ce n\u2019est pas là ce (pie j\u2019entends par honnête homme.Je veux parler de celui qui remplit ses devoirs envers la patrie, envers la société, envers ses amis, envers sa famille.Et pourquoi pas envers Dieu?Votre honnête homme ne sera qu\u2019un misérable à mes yeux, s\u2019il méconnaît les devoirs qu'il a à remplir envers son premier Maître et son souverain Bienfaiteur.Un ingrat, un révolté peut-il se dire: Je n\u2019ai rien à me reprocher, je suis honnête homme?Eh bien, cet ingrat, ce révolté, c'est précisément celui qui néglige ses devoirs envers Dieu, qui ne le prie pas, (pii ne l\u2019adore pas, qui ne se soucie d\u2019aucun de ses commandements.Avec toute son honorabilité humaine, il mérite d\u2019être tenu pour un mauvais fils et un sujet rebelle.III\u2014Mais il faut aller plus loin.L\u2019homme du monde, quelque vertueux qu\u2019on le suppose, ne saurait remplir, constamment et intégralement, les devoirs dont vous venez de parler, s\u2019il n\u2019a pas de religion.Viendra le jour où ses passions se feront sentir: la gourmandise, l'ambition, l\u2019avarice, la jalousie, l\u2019impureté se soulèveront tour à tour au fond de son coeur et demanderont impérieusement à être satisfaites.Qui mettra un frein à leurs emportements! La religion scale est callable de le faire d\u2019une manière efficace; et votre honnête homme qui n\u2019aura pas de religion sera vaincu dans ce combat.Si ses faiblesses et ses chutes n'apparaissent pas au grand jour, c'est qu\u2019il les aura dissimulées sous le voile d'une honteuse hypocrisie ! Donc ne parlons plus de la religion de l\u2019honnête homme; elle ne saurait suffire, puisqu'elle est nulle, (\u201cest un palliatif, aux yeux du monde, des misères morales qu'on ne veut pas corriger; devant Dieu, c'est de toutes les impiétés la plus détestable.(î\u2014l.a religion c\u2019est la philanthropie.Je ne vis que pour faire du bien à mes semblables.R.\u2014C\u2019est très beau de passer votre vie à faire du bien autour de vous, mais ce n\u2019est là que la moitié de la loi.Jésus-Christ nous a donné sans doute ce grand commandement : \"Tu aimeras ton prochain comme toi-même:\u201d mais c'est justement après avoir dit: \"Tu aimeras le.Seigneur ton Dieu de tout ton coeur\u201d.\u201cEn ces deux commandements, a conclu Jésus-Christ, consiste toute la loi\u201d.Comment donc votre religion pourra-t-elle être bonne, puisque vous supprimez la moitié de la loi.celle qui sert de principe et de fondement à l'autre?Si vous voulez avoir de la religion, observez la loi toute entière! Il importe d\u2019ailleurs de remarquer que cet amour du prochain, qu\u2019on appelle philanthropie, n\u2019est pas l\u2019amour surnaturel, demandé par le bon Dieu, (\"est un amour tout humain.inspiré par la sensibilité naturelle et fondé sur l'amour-propre ; il ne saurait être religieux, ni mériter une récompense après cette vie.La vraie charité la charité chrétienne est celle qui s\u2019exerce en vue de Dieu, pour l\u2019amour de Dieu.Concluons qu\u2019il faut se défier grandement de tous ces beaux systèmes de philanthropie d\u2019humanité, de fraternité.Tout cela est vain et stérile sans la religion.L\u2019année qui s\u2019en va .l\u2019année qui s\u2019en vient Ainsi (pie deux nobles Dames, (pii se rencontrant soudain au détour d\u2019un sentier, se saluent avec grâce, puis continuent leur route, de même deux années se sont données la main, en cette grave minute où sonna janvier à l'horloge du temps.L\u2019une, déjà vieille, et fatiguée du poids des jours, allait franchir, solennelle, le temple du passé, tandis (pie l\u2019autre, éblouissante de jeunesse, engageait ses pas assurés dans la voie mystérieuse de l\u2019avenir.La première emportait, le pressant sur son coeur, un vase superbe peint de myosotis, et d\u2019où émergeaient des fleurs d'une merveilleuse beauté.La seconde, s'accompagnant d\u2019une lyre d\u2019or, chantait l'espérance.\u2014 Entrez dans ce royaume (pie je quitte, dit l\u2019aînée à sa brillante et jeune soeur.Mon règne est fini, h vôtre commence.Puissent, sous votre empire, les humains goûter un peu de bonheur, objet de tous leurs soupirs.Que des pluies de petites joies inondent les foyers, familiaux et au très, et soient le partage quotidien de tous les coeurs droits.Qu\u2019un bienfaisant soleil de justice réchauffe ci vivifie la terre.Que la souffrance, adoucie par la résignation, purifie les âmes, les rende plus fortes et meilleures.Et vous, nouvelle aime., continuez vos chants d\u2019espoir.C'est cette musique divine (pii soutient h coeur de l'homme.Aussi longtemps qu\u2019à ses oreilles vibre ce refrain mystérieux, il va son chemin, s'aper cev.unt à peine (pie nous passons.les unes après les autres.le pous saut sans cesse vers Ja tombe.Et c\u2019est encore aux mélodies de l\u2019espé rance que le croyant s'endort mu dernière fois.( liante auprès des berceaux, Pour la mère ravie.Chante sur les tombeaux, l.\u2019hi/mne d\u2019une autre vie Chante pour les époux, Qu\u2019un tendre amour unit, Pour la vierge à genoux.Pour le granit, le petit.Pour ceux que la douleur Ou le remords oppresse, Pour le bien, le malheur.Chante, chante sans cesse.Et la nouvelle année dit à celle (pii partait: \u2014Quelles sont donc ces fleurs rares que vous rapportez de là-bas: Cette urne me semble ravissante et bien précieuse ! \u2014En effet, ma mie, répond l'année finissante.Ce vase contient ce qu'il y a de plus cher au coeur d.ceux (pii ont vécu: ce sont les perles précieuses et les fleurs embaumées du souvenir.Quand les jours se sont enfuis, rapides comme l\u2019hirondelle : quand les modulations variées de tous les beaux et nobles sentiments ont cessé de vibrer dans l\u2019air (pie nous respirions, que reste-t-il, si ce n'est le souvenir.Aussi, est-ee avec mi soin jaloux (pie j\u2019emporte dans le cénacle du passé, ces perles de prix, dont l\u2019éclat me rappclcra mes jours de gloire, et ces fleurs, dont le parfum me parlera les instants parfumés de ma jeunesse et je punirai revivre ainsi cette époque, qui.malgré tout, a eu ses charmes et ses enchantements.A l\u2019horloge du temps, une autre minute avait sonné.L\u2019année (pii s\u2019en va entra dans le passé, avec ses souvenirs; l\u2019année (pii s\u2019en vient, s\u2019avuiupi vers l\u2019avenir, en chantant l\u2019espérance.Mde CAMILLE DUGUAY La Voix des Bois Francs Vietoriaville Un 100 lbs.de muriate de potasse ajouté à 12 tonnes de fumier, 400 lbs.de superphosphate et 1 tonne de pierre à chaux a produit 4 tonnes de choux de Siam de plus chez M.Eusèbe Barbeau de Manseau, Nivolet. 25 nl'.CKMKRK 1929 I-\\ TERRE DE CHEZ NOUS S3 Bureau de direction: AldêRic Lalonde, Président Rigaud.JULIEN MÊTHÉ, Vice-President.St-Sébastien.Paul Boucher, Secrétaire, Boucherville.K.p.LÉON l.EHEL S.j., Aumônier.Robert Kaynauld, B.A.M.S.A Rédacteur Mtrf.Ois Henri I.alonoe.C.R Aviseur legal.Directeurs: Diocèse de Chicoutimi: Antoine Kiverin, Chicoutimi Diocèse de Caspc: Abbé Edmond Ploukoe, l\u2019aspébiac (Bon.) Diocèse tic llaileylmry: J B Laçasse, Notre-Dame du Nord.(Tém.I B.L.Alarie, \\mos (Abiiiiii).La Terre de Chez Nous Bulletin officiel de VUnion Catholique des Cultivateurs de la Province ' de Québec Adresser toute* oommunUaMom â 1U.c.c.1281 EST, RUE DEMONTIGNY, MONTREAL, P.Q.Tél.: Frontenac sttl Une* non pour contredire et confondre, ni non plu» pour croire aTeu*Ument et répondre, mais bien plutiM pour peser et approfondir.\u2014Rofer Bacon.Sachons remonter île In parole d'autrui soutent trop étroite 4 lu pen»é.e souvent encore partielle mais Bien plu' liirise encore que la parole; de la pensé* 4 l\u2019intention souvent meilleure que la pensée; de l'une et de l'autre enfin nu rayon d\u2019ét*mette vérité que notre frère qui pense et parle pour nous le dire a entrevu ou pressenti.\u2014H.P.Oratry.Diocèse de Joliette; Arthur Forest, St-Ambroi*e de Kildare.Diocèse de Mont-Laurier: P.Z.Desjardins, l'Annonciation Diocèse de MontrieU: A.Langlois, St-Jean.Diocèse de NicoleI: Léon Turcotte, Victoriaviile.Diocèse d\u2019Oltauui: Albert Lamarche, Lachute.Diocèse de Québec: Eugène St-Geruain, St-Caaimir.Diocèse de Rimtuski: Albert Rioux, Sayabec.Diocèse de Sherbrooke: Abel Marion, St-Edwidge Diocèse de St-Hyacintke: F.X.Blanchard, St-Jean-Baptiste Diocèse des Trois-Riiiirss: Omer E Milot, Yamachiche.Diocèse de Valleyfield: J.F.Prud'homme, Ste-Philomène.Nos sincères souhaits Cnicc et Sratro- ¦ pri' mit l'I detim miei I l1.'1 (I.'ilis t|iicl(|iics heures sera du passé.Ce m\u2019est un réel plaisir lie venir vims présenter mes voeux les meilleurs à cette occasion.Et d\u2019abord, L vont a tous nos membres qui ont bien accepté de seconder nos efforts .lin (h jrandir toujours notre belle .Association.Souhaitons que 1930 soit .i pi\"spere que l\u2019année qui s\u2019en va et pour notre Union et pour ses membres.A lu s nombreux collaborateurs qui malgré leurs nombreuses occupa-11dis mit bien ' '111111 s\u2019intéresser a notre oeuvre, nous offrons également l\u2019hom-m.tue ri eonnaissant île nos souhaits les plus sincères.Signalons en passant ï\u2019neovrt- ili : Institut d\u2019Oka dont les autorités ont bien voulu se charger des Cours-: -11.'înieile si bien rédigés et fort appréciés des 15,000 élèves qui les 'Uivetit.Nul ne peut douter du moins ceux qui connaissent nos ressources tiv n:.s maigre l\u2019aide substantielle de notre ministère d\u2019agriculture qu\u2019une uni'! imt ative exige de ceux qui la lancent non seulement du talent beaucoup de dévouement.Aussi, leur disons-nous à la fin de ¦:tte :.niiie 1929 un merci ému, et reconnaissant.I ' st un groupe de personnes aussi auquel nous ne saurions manquer .\".Il i llos Voeux de succès et de prospérité.Cette classe de dévoués * use, pour être demeurée dans l\u2019ombre durant toute l\u2019année, ne ; moins fourni son precieil.x et persévérant encouratremcnt; on l\u2019a s 1 ~it de nos annonceurs! Nous comptons qu\u2019on appréciera encore 1 ii.ills de 1 l.sll 1 efficacité de I,a 1 erre de Chez Nolls\u201d comme mé\\iimn de publicité! 1 hfin a tous membres, lecteurs, éducateurs et annonceurs nous disons' \"\"mie ii Heureuse Année! Aidé rie I.AI.ONDE.A propos du plan de coopération Notre attitude\ts Au dei nier congres, il fut décidé que notre comité de coopération devrait mntii (-n relation avec celui du conseil de l\u2019agriculture afin d\u2019en arriver 1 um l'nUntt'- I.\u2019entrevue eut lieu le 12 décembre et se révéla des plus cordiales.Il y a bon espoir qtfc nos suggestions seront acceptées du ministère.\"1 T' cette entrevue ne peuvent être maintenant rendus publics.I ' 'iti fois, nous croyons opportun d\u2019exposer ouvertement et à nouveau.Ém.iiii,, Ht- 1 U.C.C.en matière de coopération.En certain milieux, nous \"L \"ni i unieur tend a s\u2019accréditer: l\u2019union serait absolument réfractaire j '\"ll\" ' Uti lité ; l\u2019union s\u2019opposerait carrément au plan de coopération du -\"ou\"icnient; l\u2019union ne voudrait pour aucune considération de la Fédérée \"U|n\u20191 '' '\"\"dçlée; l\u2019union enfin serait décidée à établir elle-même des oriranis-\u2019 \u2019\u2019 \u2018¦\"opération avec un centrale propre.p l.ueils bruits mettent l\u2019U.C.C.en mauvaise posture devant le desservent même auprès de ceux qui jusqu\u2019ici lui ont accordé t\t9i:r ci leur patronage.Nous ne pouvons les laisser c.Aussi 1,1 jU'Us-notis brièvement la vérité des faits.|(.r i ,M,IIM Cultivateurs ne sort pas de son rôle, ainsi que certains \"ntiiir ('n'1tn v,!ul:ml \u2019\"^''U'iscr la coopération parmi ses membres.Sa -\"lente lui assigne pour but d\u2019unir les cultivateurs et de promou- voir leurs intérêts, et cela, par la mise en commun de leurs efforts.N\u2019est-ce pas la la définition même de la coopération?D\u2019ailleurs les fondateurs ont modelé les constitutions de l\u2019U.C.C.sur le \u201cBocrcnbond\u201d belge, qui n\u2019est pas autre chose qu\u2019une vaste fédération de coopératives locales; fédération qui s\u2019est organisée, comme on le sait, grâce au concours actif du clergé-belge, s\u2019est développée avec une extraordinaire rapidité et constitue aujourd'hui la plus forte organisation agricole du monde entier.Des la fondation de l\u2019U.C.C., les dirigeants ont travaillé à répandre chez leurs membres une mentalité favorable à la coopération; depuis 1927, il existe un comité permanent chargé de préparer les voies à la création il organismes coopératifs au sein des cercles.Après avoir étudié la question avec les meilleurs experts de la province, ce comité a décidé de choisir le syndicat coopératif comme s\u2019adaptant mieux à l\u2019esprit de l\u2019union et à la consitution de nos cercles.Déjà les règlements en étaient publiés et dis-tribues aux membres, déjà plusieurs syndicats s-\u2019étaient fondés et l\u2019on s'apprêtait a poursuivre avec activité une campagne d\u2019organisation syndicale, quand parut le plan de coopération du département de l\u2019airriculture.D\u2019emblée, les chefs de l\u2019union se rendirent compte que l\u2019intégrale exécution de ce plan, en ce qui concerne les coopératives paroissiales, leur rendrait fort difficile la tâche de maintenir en existence l\u2019association dont on leur avait confié la d.rection.Le programme en effet exclut les syndicats coopératifs et ne comporte que des coopératives agricoles paroissiales.Les cultivateurs qui voudront en faire partie devront souscrire une part de ÿlB.OO par versements annuels de $2.50 pendant quatre ans; à partir île la cinquième année, ils devront continuer à payer une contribution annuelle de ÿ2.00.Dans ces conditions, il sera moralement impossible d\u2019induire les cultivateurs a verser une seconde contribution de $2.00 pour soutenir une as-Hiciation qui n\u2019aurait plus à leur offrir aucun avantage concret et matériel.Cette manière de voir fut confirmée lors du congrès: les aumôniers des cercles, bien au courant de la neutralité de leurs ouailles, affirmèrent unanimement qu\u2019ils jugeraient impossible de maintenir dans leur paroisse un cercle de l\u2019union à côté d\u2019une coopérative conçue d\u2019après le plan du Département de l\u2019agriculture.Certes nous sommes heureux de voir le ministère s\u2019engager à fond dans sa campagne de relèvement de la classe agricole; nous n\u2019avons manqué aucune occasion de lui en faire des éloges.Nous approuvons qu\u2019il s\u2019efforce de donner une nouvelle impulsion â la coopération dans notre province.Mais nous maintenons que les officiers chargés d\u2019en élaborer le programme doivent tenir compte des facteurs existants, sous peine de commettre une injustice et d\u2019aboutir à un échec.Or nous croyons que l\u2019Union des Cultivateurs est un de ces facteurs.Un programme de coopération impliquant sa disparition à brève échéance ne saurait être ni équitable, ni applicable; en tout cas, il ne saurait être accepté sans modifications par les dirigeants de l\u2019union.* Que réclamons-nous donc du gouvernement?Uniquement de modifier légèrement son plan de coopération de façon à y inclure les syndicats eoopé-ratils en les mettant sur le même pied que les coopératives.Pourquoi les syndicats seraient-ils devenus tout à coup inaptes à faire partie d\u2019une fédération coopérative, nous ne le voyons pas bien.La loi de la Coopérative Fédérée les mentionne pourtant explicitement parmi les membres qui peuvent souscrire des actions collectives.Loin donc de vouloir se mettre en travers du plan de coopération, l\u2019union demande au gouvernement d\u2019accepter sa collaboration.Quant a la I-ederee, nous ne savons vraiment pas ce qui a pu donner que nous n\u2019en voulons à aucun prix.Nous avons dit et Suite à la page 94 naissance a la rumeur LA TERRE DE CHEZ NOUS S4 25 DECEMBRE 1929 « ECHOS DES CERCLES », -,\tContribution au Secrétariat Général l St-Félicien A l\u2019assemblée mensuelle du cer-(Lac St-Jean) ele local de l\u2019U.-C.C.tenue en la salle publique sous la présidence de M.Ths.Ouellet, il y avait le Rév.Chanoine Bluteau, aumônier, quo-rurn du bureau, et environ 100 personnes.Le Secrétaire E.-M.Girard fit la lecture du procès-verbal de la dernière assemblée qui fut adoptée sans discussion.L\u2019orateur désigné, M.Ths.Ouellet remercie les directeurs de l\u2019avoir délégué à l\u2019assemblée générale de l\u2019U.C.C.dont il nous lut le programme, tel qu'il a déjà paru dans notre journal professionnel.L\u2019Aumônier prenant la parole nous donne exactement en résumé les impressions de l\u2019assemblée générale de l\u2019U.C.C.qui se vaut déjà l\u2019attention honorable de l\u2019Etat ecelé-ciastique et civil du Canada.Les fermiers non unis au lieu des fermiers unis c\u2019est la même différence qu\u2019il y a entre des petits ruisseaux et une grosse rivière.Il dit que notre Union marche droit et sûrement mais qu\u2019au lieu de 12,000 membres, elle devrait en compter 150,000.A propos de la formation d\u2019un syndicat qui ne s\u2019impose pas fortement tant que nous aurons une succursale de la Coopérative Fédérée.MM.Leboeuf, J.-A.Bouchard et V.Girard objectent que la Coopérative et le syndicat c\u2019est la même chose.Mais l\u2019aumônier dit que ça diffère en ce que la Coopérative est régie par le Gouvernement tandis que le Syndicat le serait par l\u2019U.C.C.qui n\u2019est ni bleu ni rouge et tout comme ça se fait aujourd\u2019hui dans les pays expérimentés de l\u2019Europe moderne.La loi actuelle des syndicats n\u2019a aucun changement à subir pour le moment.A titre d\u2019essaie, M.J.-M.Paquet est déjà engagé à vendre les chargements des Syndicats à raison de $8.00 par char pour 000 chars par an.Sur l\u2019emploi d\u2019engrais chimiques, l\u2019aumônier nous cite qu\u2019à St-Irénée et à Elle Verte, un minqt de patates avec les engrais chimiques a rapporté 82 minots et sur même terre sans ces engrais 22 minots.En remerciant, au nom de l\u2019assemblée, le Rév.Chanoine, M.Vil-mond Girard dit qu\u2019il y a deux classes de semeurs, les semeurs de grains et les semeurs d\u2019idées.M.le Chanoine est vraiment un semeur d\u2019idées et à condition que sa semence tombe dans de la bonne terre, tout ira bien.L\u2019orateur suivant sera M.Yilmond Girard.Une assemblée aura lieu dans 15 jours pour former un syndicat.Eudore Maurice GIRARD, sec.-lrcs.Ste-Clothilde A l\u2019issue de la grand\u2019messe, dans (Arthabaska) notre salle paroissiale, M.E.Masson rendait compte de sa délégation au sixième congrès annuel de l\u2019U.-C.C.Près de cinquante membres et autres personnes y assistaient.Après quoi, il y eut réunion du bureau de direction (pii a décidé de choisir le premier lundi de chaque mois pour sa séance d\u2019études.On a proposé MM.Joseph Richard et Eph.Boucher pour nous parler à la prochaine séance.Puisse chaque membre bien lire son journal et assister à chaque séance.tel est le voeu du secrétaire.E.MASSON, sec.-trcs.c, rr ,\u2022\tA une réunion des icjue Directeurs laquelle (Soulanges) une assistance assez nombreuse s\u2019était rendue, laquelle était présidée par M.Alfred Rinfret, après lecture des minutes de la dernière séance et de leurs signatures, il fut proposé par M.Avila Cadieux et unanimement appuyé que le Secrétaire Trésorier.M.Ludger Véronneau soit autorisé de faire venir trois douzaines de blancs de déclaration du Secretaire de 1 1 .G.C.afin (pie prochainement nous puissions fonder un Syndicat Coopératif.Finalement tel que proposé à l'avant dernière séance, M.le Président invita M.\\ ictor Dubord à donner une conférence sur l\u2019avicultuure.I.e conférencier traita le sujet en maître en débutant par la formation de l\u2019oeuf et de la nourriture nécessitée pour former le jaune ainsi que la partie albumineuse (pii est le blanc.M.Dubord a réalisé un profit notable avec ses poules qui lui ont donné une moyenne de ponte de KiO oeufs par sujet, au coût de Fj (h sous par jour pour chaque poule.L'assistance l\u2019écouta avec une grande attention et ce ne fut qti'ax-sez tard dans la soirée que le conférencier pu quitter la salle après a-voir répondu à une infinité de questions.La prochaine séance, il traitera de l'incubation et l\u2019élevage du poussin.Tous se séparèrent avec la résolution d\u2019augmenter l\u2019effectif de nos membres notablement.La prochaine assemblée aura lieu des (pie nous aurons reçu nos blancs de déclaration.Wccdon (Wolfc) Sur convocation spé ale du secrétaire du ci ele local de l\u2019U.C.C., cultivateurs de la paru se de Fontainebleau se réunirent la salle de l\u2019église de Wccdon.le décembre, pour discuter la forn tion d\u2019un Syndicat Coopératif Ag cole d\u2019après les statuts et règlemei de l\u2019U.C.C.M.l\u2019Aumônier était le principal orateur.Les cultivateurs décidèrent de former un Syndicat Coopératif Agricole, l(i cultivateurs signèrent immédiatement une déclaration en double à cet effet et prirent chacun une part sociale de $50.00.la formation du bureau de direction est remise à plus tard.Le dimanche, 8 décembre, après la grand\u2019messe grande assemblée de tous les cultivateurs de la paroisse.Monsieur le Chanoine, G.Gervais, Aumônier du cercle avec les talents (pie nous lui connaissons démontra la grande nécessité pour les cultivateurs de s'unir comme les autres classes de la société, rendit un tribut d éloges au fondateur de l\u2019U.C.-('., les luttes qu\u2019elle eût à supporter pour se maintenir par le passé.Monsieur 1 Aumônier résuma les activités de l'U.C.C., rendit compte du congrès tenu à Montréal, les 12 et 13 novembre, commenta chaque séance du Congrès où il assista comme délégué, mit les cultivateurs en garde contre ceux qui par différents moyens essaient d\u2019empêcher l\u2019avancement de l\u2019U.C.C., fit un vibrant appel à tous les cultivateurs de faire partie de leur Association professionnelle, de faire partie du Syndicat et de l'encourager, demanda do tenir des réunions mensuelles et soumit un projet d\u2019assemblée mensuelle qui comme il le dit si bien joindrait Futile à l\u2019agréable consistant en séance récréative donnée par les élèves de nos écoles à nos séances de cercle.L\u2019assemblée par des applaudissements remercia notre dévoué Aumônier.J.S.FONTAINE, .ver.\\\tnue .isseumie StC-RoSC de ,l,.s membres de l\u2019U.Poularics\t1 ( \u2022\u2022\t\u2022'\u2022nue au sous .\tsol de\tl\u2019église parois (Abitibi)\tNiai\u201e\tic huitiftlI1 jour de décembre, mil neuf ecu vingt-neuf a laquelle étaient pré sents Rev.J.Nap.\tLévesque, Ali mônier.MM.Victor Blanchard, pré sident Adélard I.ctendre, vice-prési dent.John Morton.Cléophas Bot: rnssa, Philippe Grenier, Ilormisda l\u2019inard, directeurs et de vingt an très membres et paroissiens.Rev.J.Nap.Lévesque, aumônie donne des renseignements très pré cis sur l\u2019U.C.C.et engage tous le cultivateurs à s\u2019unir en leur démon trant tous les avantages qui peuveu être obtenus étant unis.Ensuite les résolutions suivante furent adoptées, à savoir: Considérant qu\u2019une des causes d malaise agricole et de l\u2019exode ver les villes des fils de cultivateur consiste dans h* fait (pie les revenu du cultivateur ne sont pas en pr< portion du traitement des fonction naires, ainsi que du tarif d\u2019indemni té accordé aux professionnels.Attendu que l\u2019Association des s, crétaires-trésoriers de la Province de Québec est à préparer un pro je! de loi fixant, dans notre Code un tarif minimum de salaire aux se crétaires-trésoriers des municipal; tés et que ce salaire devra être assez élevé pour permettre au secrétaire trésorier de vivre de ce salaire et d\u2019assurer l\u2019éducation de ses enfants; Attendu (pie \u2019ce projet de loi M ra présenté à nos députés dès la prochaine session.U est proposé par M.John Mor ton, secondé par M.Philippe Gr, nier et résolu unanimement que le cercle de Stc-Rose de Poularics il, («approuve ce projet de loi comme étant contraire aux intérêts des cultivateurs en général et des colons en particulier et que l\u2019exécutif de I I .C .C.soit prié de s\u2019occuper de la chose pour que ce projet de loi n, soit pas admis dans nos lois.Adrien MOREL.SCC.-tics.Stc-Emélic ,A !,sscmbl\" T .generale tenue le (Lotbimerc) H) décembre ]pg:i.à huit heures de 1 .après-midi, a la salle du conseil municipal à laquelle sont M.le cun , aumônier du cercle et environ 30 cultivateurs, membres de l\u2019U.C.C.M.L.-E.Tousignant, président du cercle est absent et l\u2019assemblée nomme M.Joseph Auger pour présider la présente séance.M.le Curé ouvre la séance par la prière, le seen taire donne lecture du procès-verbal de 1 assemblée précédente qui est adopté sans discussion.Le se cretaire donne ensuite un résumé du rapport du dernier congrès général annuel après avoir fait quelques commentaires il conclut que la ques-tion la plus importante pour le mo ment est la coopération et l\u2019assemblée lui demande de préparer un tra-vail pour la prochaine séance sur la cooperation.M.Eug.Caron prend ensuite la parole, il dit qu\u2019il possède deux lots pour scs fils et qu\u2019il est parfaitement en règle pour ses de voirs de colon vis-à-vis le Ministère de la Colonisation et cependant qu\u2019il éprouve certaines dificultés avec le Ministère parce que celui-ci reçoit de faux rapports, il se demande si l\u2019Union ne pourrait pas faire quelque chose pour protéger les colons (pii se trouvent dans une telle situation.11 fait remarquer aussi que souvent les meilleurs colons sont ceux qui ne résident pas sur leurs lots et (pi il n est pas juste que l\u2019on prive des primes de résidence les jeunes colons qui restent avec leur père.M.Eugène Caron propose secondé par M.Elzéar Hébert que le cercle de l\u2019U.C.C.de Stc-Emélic aprou-vc et appuie fortement la résolution adoptée par le congrès général annuel dernier (pii sc lit comme suit: 85 25 DECEMBRE 1929 LA TERRE DE CHEZ NOUS \"Que tous les pères tic famille ayant plusieurs fils résidant avec eux ob-tifiincnt les primes de résidence sur tous lis terrains défrichés ou labouras avec résidence ou non au même degré\".I.os membres discutent ensuite sur différents sujets: emploi d\u2019engrais chimiques, culture de patates, etc., etc.On fixe les assemblées à venir au deuxième mardi de chaque mois.Léonard LE MAY, sec.j .\tA une assemblée Landriennc tenue Cll ce jour à la (Abitibi)\tsalle ordinaire, à la- quelle étaient présents: MM.Orner Frigon, Prés., liée.H.Desjardins, aumônier, T.Savard, Jos.I.anglais, Achille Iti-vard.Adélard Trépanier, directeurs, formant (|Uormn.A 8 heures préoi-ses le président déclare l\u2019assemblée otivi rte et demande à l\u2019Aumônier de réciter la prière.Après l'acceptation des minutes de la dernière assemblée.M.Samuel Audcttc fit une brève conférence sur la question de la fondation de syndicat.Le conférencier traita des obstacles qui nuisent à la fondation des syndicats et des moyens à prendre pour le bon fonctionnement de ceux-ci.On passa i ii-nite aux résolutions à adopter: l onsidérapt que cette région qui est mie région de colonisation, les colons dont les terres sont encore sous billets de location ne peuvent jouir du crédit agricole actuel.Considérant (pie les lots de colon non patentés ont aussi besoin d\u2019un crédit que celui dont les terres sont patentées.Il est proposé par M.Tréfilé Savard, secondé par M.J os.L:malais que demande soit faite à qui d.droit, qu\u2019un crédit spécial dit de colonisation à 4% soit accordé aux colons dont les terres sont cn-eori .us billets de location.1 onsidérant (pic dans Landricnne et dans la région présentement il y a une grande quantité de foin, surplus des années précédentes et surabondance de cette année.( onsidérant que dans la région il i* exi'lo pas ou presque pas de por chéries et, (pie l\u2019industrie du pore doit nécessairement aller de pair a-vee l\u2019industrie laitière pour le plein rendement de celle-ci.Considérant que en général les écuries manquent ou que celles qui existent manquent de confort et de 1 hygiène necessaire au bon maintien du troupeau pendant l\u2019hiver.Considérant que la construction des bâtisses étant une nécessité mais ne rapportent pas de profit direct, il est proposé par M.Achille Rivard, secondé par M.Adélard Trépanier 'P'\u2019un crédit spécial dit de constructin'1 ;l T% qui favoriserait la construction de bonne bâtisses, soit organisé le plus tôt possible.Considérant que dans la région, il n\u2019y a pas d\u2019arpenteur et (pie les lignes de démarcation des lots ne sont pas tirées et (pie les cultivateurs souffrent beaucoup de cette lacune en vue de la confection des fossés de 1 ignés.11 est proposé par M.Adélard Trépanier, secondé par M.Achille Rivard que demande soit faite afin d avoir les services d\u2019un arpenteur le plus tôt possible.Considérant que dans la paroisse.les vaches ont presque toutes subi avec succès l'épreuve à la tuberculine et (pie le nombre de celles qui réagissent est très restreint.Il est proposé par M.Achille Rivard.secondé par M.Trefflé Savard que le cercle appuie la requête (pii est faite demandant*que l'Abitibi soit érigée en zone réservée.( onsidérant (pie la division agronomique Est de l\u2019Abitibi comprend tout près de 302 milles de parcours et (pie nos agronomes malgré leur bonne volonté sont loin d\u2019arriver à satisfaire les demandes de renseignements de: Construction de bâtiments, élevage et amélioration des troupeaux, drainage et assainissement des terres, etc.etc.En considération de cette résolution, il est proposé par M.Achille Rivard, secondé par M.dos.I.anglais que demande soit faite au Ministère de T Agriculture d\u2019augmenter le nombre d\u2019agronomes dans l'est de l\u2019Abitibi.Samuel AU DETTE, sec.-très.KAWES Biackh 'omt nafuu/A Màbkn'mUit ï\u2019enfant au $rte=Bteu Ear PIERRE Albert Saucier entendit la porte de son hotel se refermer derrière ses domestiques, autorisés par lui à se rendre à la messe de minuit.Il était seul.et.soudain le silence lui sembla hostile.Il feuilleta d\u2019un doigt rapide les journaux du soir, il échafauda daps la cheminée des bûches bientôt environnées de flammes joyeuses, qui drapèrent d\u2019or et de pourpre les armures et les précieuses étoffés, dont l\u2019harmonieux désordre conférait à l\u2019atelier cette note si personnelle louée discrètement par toutes les revues d\u2019art.Et puis, se jetant, morose, au creux d\u2019un fauteuil, le maître estima qu\u2019il n\u2019était vraiment pas la peine d\u2019être le grand Saucier, commandeur de la Légion d\u2019honneur, portraitiste raffine de toutes les élégances, pour passer une veillée de Noël telle que n\u2019en admettrait point le plus ignoré des bourgeois.Afin d\u2019oublier, en retrouvant les sourires du passé, les maussaderies d\u2019un présent que le caractère difficile du romancier avait enveloppés de solitude, il s assit devant son secrétaire et commença d\u2019en fouiller les tiroirs.Vieux papiers, rubans flétris, lettres endormies sous la cendre légère des souvenirs, se pressèrent entre ses doigts qui frémissaient un peu.Et soudain, le vieil homme, d\u2019un geste sec, rejeta un carton au fond du tiroir: le portrait d\u2019un bébé aux boucles folles, que le l'ère avait fait photographier en 1918 avant que de repartir pour le front de Champagne, d\u2019où il ne devait pas revenir.Albert Saucier n\u2019aimait pas à se rappeler qu\u2019il y avait quelque part, dans un quelconque faubourg de la cité, une veuve et un enfant portant son nom et menant une vie précaire, à la suite d\u2019un de.ces dissentiments puérils et redoutables qui ravagent les familles parfois.Le peintre, son secrétaire fermé, vint appuyer au vitrage de l\u2019atelier un front brûlant.La grande ville s etendait à ses pieds, baignée dans la nappe laiteuse d\u2019un clair de lune qui faisait paraître plus blanches les maisons des hommes, pressées, de part et d\u2019autre du fleuve, sous la coupole sombre d\u2019un ciel clouté (l\u2019or.Il y avait dans l\u2019air une particulière allégresse, faite de la rumeur d\u2019une foule en fête et de cette fluide lumière dans laquelle flottaient des carillons lointains.Le maître éprouva tout à coup le désir, le besoin impérieux.de se mêler à cette humanité, aux veines de qui chantait, comme coule un flot de sang intarissable, la joie millénaire de la Rédemption.Albert Saucier prit son chapeau et revêtit sa pelisse fourrée, que la rosette étoilait d\u2019un point vermeil; par une vieille habitude, l\u2019artiste glissa dans sa poche son carnet de croquis; ensuite, il sortit d\u2019un pas vif.-K-\t*\t* La flânerie du peintre le mena dc- L\u2019ERMITE vaut lui, au hasard.Sans qu\u2019il y prit garde, il suivait simplement, plongé dans ses pensées, l\u2019un des courants populaires qui parcouraient gaiement les rues.Ainsi Albert Sancicr parvint a Saint-Médérie, au moment où l\u2019hymne grandiose de l\u2019orgue jetait le peuple à la prière, pour là messe de minuit.L\u2019âme de l\u2019homme, racornie par une misanthropie aigue, ne se laissait plus guère emporter aux clans de la foi; mais l\u2019esprit de l\u2019artiste \\ ibrant comme une lyre noblement accordée, demeurait infiniment sensible à toute vision d\u2019art.Les buissons lumineux des cierges, entourant l\u2019autel d\u2019une cascade d\u2019or, l\u2019éclairage ardent du choeur, se dégradant peu a peu en une pénombre d\u2019où jaillissaient les fûts des piliers, veloutés par une patine séculaire, coin posaient une harmonie de tons qui aussitôt enchanta le.peintre, et soudain, quelque chose qu\u2019il vit fit sortir de la pelisse l\u2019album d\u2019esquisses que.songeur.Albert Sancicr caressait de la main.A trois pas de lui.un groupe d\u2019enfants priaient.Quelle candeur ingénue.quelle ferveur reflétaient l\u2019expression des fins visages, ainsi que la pose des corps fragiles agenouilles.et cependant tendus vers le ciel! Rien éclairée de haut par le ruissellement d\u2019un lustre, une fillette surtout découpait son profil délicat.encadré des boucles d\u2019or sombre échappées aux bords de son chapeau.T.e maître eut l\u2019intuition brusque du tableau qu\u2019il pouvait faire, qu\u2019il devait faire, et sur-le-champ' se reculant, dans l\u2019omKre d\u2019un pilier, il traça, en quelques traits fiévreux] inspirés l\u2019esquisse de ce qui serait pour le prochain Salon: \u201cl\u2019Enfant au prie-Dieu .Quand la cérémonie s\u2019acheva dans un tonnerre d\u2019allégresse.1 etude était terminée.T.a fillette se levait; une vieille femme, de mise fort simple, lui jetait sur les épaules un petit manteau élimé.L\u2019oeil aigu de l\u2019artiste nota ces détails: sa sensibilité s\u2019émut assez pour qu\u2019il sortit de l\u2019église en meme temps (pie son innocent modèle.Sous le porche, parmi le tumulte de la foule qui s\u2019écoulait il s'approcha de 1 enfant; et lui glissant, un billet bleu dans la main: \u2014Tenez, petite, pour votre Noël.La fillette retira vivement ses doigts, comme si le contact du présent les eut brûlés.Le vieil homme, alors abaissa avec plus d\u2019attention les veux vers elle, et dans les prunelles de myosotis posées sur lui, il vit passer une lueur si douloureuse et si fière à la fois, qu\u2019il tressaillit de tout son être.Il reconnaissait ces yeux, où se reflétait un pan de ciel.Il y avait bien longtemps, il en avait vu de semblables s\u2019ouvrir à la vie, et exprimer tour à tour la surprise, la candeur, la tristesse, la joie, la tendresse, et toujours cette nuance de (Suite à la page 94) 1 LA TERRE DE CHEZ NOUS S6 9A 5 DECEMBRI 92') PAGE FEMININE SOUS LA DIRECTION D'ATALA S Conte be J^oel Les cloches lançaient vers le ciel leurs notes d\u2019allégresse, qui semblaient percer la voûte constellée pour aller se confondre dans l\u2019hymne des Anges:\u2014 \u201cGloire à Dieu dans le ciel et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!\u201d.Les deux voilaient, comme toujours, leur sublime mystère, mais les effluves célestes enveloppaient la terre d\u2019un charme immatériel d\u2019une douceur exquise.Les gens pieux, hommes et femmes, suivis de leurs petits enfants s\u2019en allaient, le coeur pénétré de la suave impression, vers le vieux temple du village pour v adorer dans une tendre ferveur le Roi des Grands et des Petits.La pauvre vieille Marguerite Auteuil, toute courbée sous le fardeau des ans et des souvenirs, s\u2019acheminait, elle aussi, toute seule, sans appui, vers la Maison du Seigneur.Le son \u201cqui fait courir les vieilles\u201d accélérait son pas.Il lui déplaisait d\u2019arriver l\u2019office commencé.De sa démarche un peu \u201ctrotte-menue\u201d elle entra dans l\u2019église et s\u2019en alla ployer révérencieusement ses genoux à la place accoutumée.Après avoir formulé un fervent acte d\u2019adoration, elle releva la tête et mue par ce sentiment propre à toutes les filles d\u2019Eve, ¦ Ile regarda avec curiosité attendrie le beau coin verdoyant et lumineux.La crèche lui sembla plus jolie qu\u2019à la Noël précédente; l\u2019Enfant-Dieu lui parut plus ravonnant de beauté candide.La pieuse fille en était toute à son admiration, lorsque l\u2019accent d\u2019une voix virile, pleine de dévotion, la fit tressaillir dans toute la profondeur de son âme.La voix grave, et pour elle inoubliée, entonnait, \u201cGloria in excelsis Deo!\u201d Lui! .oh! c\u2019est Lui! balbutia-t-elle dans un mouvement d\u2019extase poignante.Tout son être déjà brisé par l\u2019âge, frémissait violemment sous le choc d\u2019une surprise qui la remplissait d\u2019une émotion indicible.Sa tête se mit à branler plus vivement, tous ses membres tremblaient sous l\u2019effet de la subite commotion, et les pauvres veux presqu\u2019éteints laissèrent couler sur les joues parcheminées, les larmes chaudes d\u2019une douleur inconsolée.\u2014Oh! cette messe de minuit étrange, si pleine d\u2019imprévu morose, à laquelle elle assistait dans son vieil âge avancé, comme elle lui rappelait péniblement la messe de minuit de ses vingt ans, alors que brillante de jeunesse ' u de grâce, elle était venue l\u2019entendre toute joyeuse accompagnée de l\u2019élu de son coeur! Elle revoyait dans cette même église la place où tous deux, ils \u2022'\u2019étaient agenouillés, l\u2019un près de l\u2019autre; elle retrouvait dans sa mémoire lis traits chers qu\u2019elle reconnaissait encore; elle revivait les sentiments d\u2019alors et se rappelait son juvénile espoir d\u2019une causerie affectueuse au réveillon de Noël, où il serait question de fiançailles, d\u2019union projetée, de bonheur attendu! et voilà, qu\u2019au retour de cette messe de minuit aux perspectives délicieuses, son tendre ami, Paul Larot, lui avait dit en cheminant tout songeur auprès d\u2019elle.\u201cMarguerite, avez-vous bien prié cette nuit?Seriez-vous capable maintenant d\u2019un grand sacrifice?\u201d Il avait dit cela'sur un ton étrange, vibrant et profond; \u2019 elle en avait été toute remuée; un noir pressentiment l\u2019avait saisie, et d\u2019une voix sourde, effrayée, elle avait dit à son tour:\u2014Paul qu\u2019allez-vous me demander?\u2014Calmez-vous, ma petite amie, vous savez combien je vous aime! et jamais, jamais, je vous le jure, nulle autre fleur humaine ne vaudra pour moi la Marguerite chère, mais le Dieu des belles plantes, le grand Dieu de la Nature a bien le droit, Marguerite, de cueillir à son choix l\u2019humble Tourne-sol qu\u2019il attire à Lui! Elle était devenue d\u2019une pâleur livide, ton e sa perspicacité se refusant à comprendre la part de sacrifice qu\u2019il attendait d\u2019elle.Il s\u2019était fait plus doux, plus tendre, plus suppliant, mêlant a l\u2019amerture de ce déchirement la suavité des promesses divines.\u201cJe rendrai .-.u centuple tout sacrifice fait pour Moi!\u201d et quand la grandeur d\u2019âme et l\u2019ineffable bonté de son ami avait eu raison de sa faiblesse et de son désespoir, quand il lui eût appris sa vocation irrésistible pour le Sacerdoce, il l\u2019avait ramenée chez elle, le coeur meurtri, tout sanglant, mais plus fort pour l\u2019épreuve.La dure et longue épreuve! elle avait duré toute sa vie! Marguerite avait l\u2019âme trop haute et le coeur trop profond pour faire de son amour une banale aventure.Elle s\u2019était repliée doucement, tristement Mir elle-même, comme la sensitive qu\u2019un grand vent aurait courbée, laissant aux autres jeunes filles, les plaisirs, les espoirs et les bonheurs de son âge; elle mura son coeur tout vivant, et résignée chrétiennement à vivre puisqu\u2019elle ne pouvait mourir, elle fit deux parts de sa vie: l\u2019une, pour le Dieu auquel elle avait déjà sacrifié le grand amour de sa jeunesse, l\u2019autre, pour les malheureux qu elle sut comprendre mieux qu\u2019aucun tant son coeur ulcéré avait pris de temps à guérir sa blessure.La vie avait passé, monotone et fade ne lui apportant, ni grandes joies, ni grandes douleurs, les enfants des alentours suffisant a peine a étancher son immense besoin d\u2019affection, et dans sa cham brette aux tentures fanées, la pauvre vieille fille avait bien des fuis u dans le creux de son oreiller, tous les regrets de son bonheur perdu, ,|.maternité manquée.Et maintenant, cette ultime messe de minuit venait de se terminer I prêtre aux cheveux blancs, tout recueilli, priait au p'ed de l\u2019autel, en mémorunt, sans doute, les souvenirs de son enfance et de sa jeunesse lieux qui l\u2019avaient vu grandir, qui l\u2019avaient vu aimer.Quand ii eut disn aux yeux de Marguerite, elle se releva avec peine et s\u2019en retourna un plus courbaturée vers le logis désert, toute grelottante de fièvre, les ,, noires filant leur toile au plafond de sa frêle personnalité.Les clochettes des dernières berlines faisaient entendre leurs tintenun: joyeux en se mêlant aux rires argentins des petits enfants; les piétons n' tous regagné le seuil de leur foyer; seule, l\u2019ombre vacillante de la vieille ! avançait à travers les arabesques de la grande route blanche, éclairée par E .-dieuse lune de Noël; Marguerite Auteuil ouvrit fébrilement la porte b,,, de sa demeure, et après avoir bu, sans tête-à-tête, sa tasse de chocolat, el! mit lentement au lit, toute rapetissée dans son corps frêle et neru-ux t \u2022 brisée dans son coeur agonisant dont la large plaie venait de se rouvrir, ,, .anéantie dans son âme de vierge troublée.Elle pleura, elle san-lnt < elle s\u2019endormit et rêva d\u2019amours, d\u2019extases, d\u2019autels, d\u2019aubes, de similis', : cierges, et sourit doucement à la crèche, à l\u2019Enfant Jésus! la Correspondance Brin d'espoir.\u2014.le ne connais pas Jeune fille dont vous nie parlez.Par le nom de ses parents, peut-être saurais-je où la placer.Sa mère, me dites-vous, est venu au Congrès.Oh alors, c\u2019est bien sûr qu\u2019elle nie connaît et que je la reconnaîtrais, tant toutes ces bonnes figures des dames-fermières m'ont frappée.Rlvire n'a pas donné de ses nouvelles depuis longtemps.Par contre, Marie-Rvo semble bien attachée ù la famille du foyer.Mlle a tant de coeur cette Murie-Rve! et si gentille.en effet! Vos correspondants vous plaisent, tant mieux- si je les ai bleu choisis pour vous.Rn effet, une année de moins, c'est beaucoup \"pour qui aime il vivre\".Merci de vos bonne paroles et île vos pieuses prières.Puissent vos bons souhaits se réaliser! Habitante.-\"Philosophe\" est un di mes bons amis, et je vois qu'il sait discerner entre toutes les \"habitantes\" comme vous dites, la plus charmante des \u201chabitantes\".C\u2019est qu\u2019il a du coeur ce philosophe-là et de l'esprit donc! rien d'étonnant que vous vous compreniez si bien.Tant mieux si cette correspondance brise un peu la monotonie de votre vie.\u2014Vous me faites une si jolie description de l'hiver et de ses charmes que je suis tentée de vous demander un petit article pour ma page.Y avez-vous déjà pensé?.(\"es: ainsi que se cultive un joli talent littéraire.Certes oui.de l'avis d'un chacun, le Congrès a été un franc succès, comme le dit aussi votre bon Curé.Ce (tue les officiers de \"La Terre de Chez Nous\" ont travaillé pour le réussir ainsi! Rn effet, le sort ries institutrices m'intéresse beaucoup, et je crois le leur avoir prouvé.A mon avis, il n'y a qu'un remède: une ligue, si elle n'existe déjà, car je suis peu au courant de leurs activités.Mais une ligue de toutes les institutrices do la Province serait très imposante, et dès lors, i] me semble que leurs pétitions produiraient un meilleur effet.Qu'en pensez-vous ?\u201cL'union fajt la force\u201d.C'est vieux- et vrai comme le monde.Marie-Eve.\u2014Vrai, vous avez un petit amoureux! .le ne m'étonne pas que, étant assis tirés de vous, il ait tout de suite deviné votre pseudo.Vous avez l'esprit tellement prime-sautier que je ne crois pas qu'il existe deux \"Maric-Rve\" semblables dans le monde.Là.êtes-vous contente?Cela vous donne sûrement un cachet de personnalité, peu ordinaire.Gardez votre gaîté, Marie- Rvc, vous eu malades.Vous êle; \"deux bonnes petites étoili mailler le firmament de '¦jouirez VOS e| ¦lialicense d\u2019a \" peu: dre .tence, lequel serait un peu trop seuil \u201cans cela, n\u2019est-ce pas?Rt le amoureux?C'est votre rayon de celui-là, je suppose.Frileuse.Heureuse de savoir votre santé s\u2019améliore.Ainsi \"I.mystérieuse\" vous est devenue c \u2022le le comprends, elle a tant de ta!.:-et de tact.C'est \"une charmeuse\" devons.c'est qu\u2019elle est charmante .ci votre sympathie mutuelle nie r \u2022 plaisir L'abonnement à lu Revue Deux - M ondes se prend chez \"l'ien braire, rue Ste-Catherinc Rst, ou , core à la Librairie St -1 is rue l\u2019vuis.Cette revue est très inn saute et contient des articles pi.: ques et littéraires concernant les deux hémisphères, .le transmets \\m- m liés à \"Liane mystérieuse et Coinin', i 1 tenez soin de votre convoles, .n.-cause des rechutes toujours dut .i euses.NOTA : - A toutes mes chères !¦\u2022 ces et correspondantes, je réitère m voeux de \"bonne et heureuse ami,\u2019 A TA LA Voeux de Bonne Année d'un enfant à ses parents .III.1 certes, via peine est extreme.(
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