La terre de chez nous, 27 septembre 1933, mercredi 27 septembre 1933
[" at, I It :aü «I VoU N^r.l BULLETIN OFFICIEL DE L'UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS INC.5505 Blvil S.-Laurent Montréal.I EDITORIAL S.-Jérôme, 27 septembre 1933 Le port des lumières I.automne approche, les jours raccourcissent, beaucoup de personnes vont voyager sur toutes les routes, aussi bien les automobilistes que les conducteurs de voitures hippomobiles, les cyclistes et les piétons, qu'il nous soit permis d\u2019adresser de sages conseils à tous.Il est indéniable qu\u2019à certaines heures du jour et de la nuit, nos routes sont encombrées, le progrès qui.au cours de la dernière décade surtout, a avancé à pas de géants, a été la cause primordiale de cet encombrement : l'automobile permet des déplacements rapides, le commerce sous toutes scs formes emploie des camions pesants que l\u2019on rencontre un peu partout : les autobus qui relient les principaux centres sillonnent la Province: seul le nombre des voitures hippomobiles a diminué d\u2019une façon prodigieuse et, sauf le dimanche, aux heures des offices, on n\u2019en rencontre que très peu sur nos routes les plus fréquentées.Est-ce une raison suffisante pour que l\u2019entente soit impossible entre les divers systèmes de locomotion ?Il nous semble que si chacun voulait y mettre du sien, il serait facile d\u2019assurer la sécurité sur nos routes sans être obligé de recourir aux mesures vexatoires.entraînant ave elles des punitions légales.Nous sommes d\u2019autant plus à notre aise pour parler de .tte question que dans certains milieux, mal renseignes on se figure que l'Union Catholique des Cultivateurs est opposée à la sécurité du trafic, du fait qu\u2019elle lutte contre une loi rendant obligatoire l'éclairage des voitures hippomobiles.Rien n\u2019est plus faux, si l'U.C.C.est opposée à la loi.est pour la raison qu\u2019une telle loi sera pour la classe agricole une source d'ennuis, voire de procès coûteux.Si le projet n' avait pour but que de rendre le port d'une lumière obligatoire, si la pénalité en cas de délit, net .rit que d\u2019une simple amende, si nous ignorions que les frais de justice s\u2019élèvent à des montants exhorbitants pour la moindre offense, nous n\u2019aurions pas protesté avec autant d'énergie contre le port obligatoire des lumières, mais sachant ce que nous savons et craignant ce que nous avons raison de craindre, nous avons préféré travailler à instruire les cultivateurs en leur démontrant la nécessité de se protéger par une lumière, de préférence &>ar un réflecteur.Nous disons réflecteur, parce qu\u2019une lanterne allumée ne peut assurer une aussi grande sécurité, elle peut s\u2019éteindre, on peut oublier de la garnir et puis, en cas d'accident, elle pourrait occasionner un incendie : de plus, si tel accident survenait et que la lumière s'éteigne, qui prouverait que la lanterne était allumée ?tandis qu\u2019avec un réflecteur, aucune discussion n est possible, les preuves sont là.L\u2019U.C.C.a recherché un réflecteur solide, puissant, pas une simple plaque de mica, et après une étude approfondie et des expériences sérieuses, elle a présenté aux intéressés un appareil réellement protecteur à un prix tout à fait abordable.Quelques centaines de cultivateurs en ont profité à date, ils nous en ont, pour la plupart, exprimé leur satisfaction, malheureusement, la masse néglige sa protection, et nous ne disons pas cela par esprit de lucre, puisque l'U.C.C.cède ses réflecteurs au prix qu\u2019ils lui coûtent, mais simplement pour démontrer que bon nombre des nôtres n\u2019estime pas leur sécurité et celle de leur famille à sa réelle valeur.Nous ne sommes pas disposés à admettre que la icsponsabilité de la plupart des accidents incombe aux conducteurs de voitures hippomobiles : ce que nous leur ivcommandons, c\u2019est d\u2019avoir un réflecteur, sans y être obligés par une loi ; quoi qu'il,arrive, on les laissera tranquilles et quand un accident surviendra, on n\u2019aura plus de raisons de crier sus à l\u2019habitant, * * * L\u2019Union des Municipalités, à son dernier Congrès, a exprimé le voeu qu'un projet de loi rendant obligatoire le port d\u2019un réflecteur, soit présenté à la prochaine session, les clubs d'automobilistes vont certainement venir à la rescousse, et si la classe agricole ne fait rien pour entraver le mouvement, nul doute qu\u2019à une session ou à une autre, une loi sera votée qui forcera les conducteurs de voitures hippomobiles de se munir d'une lumière, quand ils circuleront sur les routes, la nuit.Pourquoi attendre et ne pas faire volontairement ce que la loi ordonnera : est-ce négligence ?est-ce parti-pris ?nous nous le demandons.Il ne faudrait pas se figurer que lorsque toutes les voitures seront munies d'un réflecteur, il n\u2019y aura plus d\u2019accidents, nous sommes convaincus que très peu d\u2019accidents sont attribuables à l'absence de lumière : si un danger réel existe, c\u2019est dans les courbes, mais dans l\u2019ensemble, nous nous permettrons de dire que si tous les automobilistes respectaient le code de la route, le nombre des accidents serait considérablement réduit dans notre Province.Combien peu nombreux sont ceux qui ne commettent pas d'infractions : excès de vitesse, doublée dans les montées, dans les courbes, tenir le milieu de la route, phares éblouissants, voitures borgnes, etc., etc., oh ! si les officiers de circulation ne fermaient pas un peu 1 oeil, quelle source de revenus serait assurée par les amendes ?Si nous ajoutions à ces cas les conducteurs sous l\u2019influence de l\u2019alcool, ceux qui sont plus occupés par leurs voisines que par le volant et les dangers de la route : à quel pourcentage arriverions-nous ?* * * Notre intention n'est pas de changer de place les responsabilités, chacun doit accepter les siennes : après avoir demandé aux cultivateurs de faire leur devoir, nous nous permettons de dire aux dirigeants de clubs automobiles de faire l\u2019éducation de leurs membres, de leur recommander de respecter les règlements de la route, de ne pas les protéger quand ils se mettent en contravention, et tous ceux qui circulent sur les routes seront assurés d'une plus grande sécurité.Il existe une mentalité regrettable dans notre Province, comme ailleurs, du reste, l'homme des champs est considéré comme une gène sur les routes, aussi bien de jour que de nuit : aux yeux d\u2019un bon nombre, la place d\u2019un cultivateur est aux mancherons de sa charrue, sur le siège de sa faucheuse ou penché sur son sillon et c'est généralement ceux qui ont passé leurs premières années dans une cour de ferme qui crient le plus fort, oubliant qu'ils ont un père, un frère, quelque part dans la Province qui peut se trouver sur une route et être insulté par un \"chauffard\" discourtois, pour ne pas dire davantage.* * * Comme notre intention n'est pas de faire le procès des cultivateurs ni celui des automobilistes, nous nous contenterons de dire qu\u2019il y a des erreurs des deux côtés et nous demandons qu\u2019ils soient renvoyés dos à dos, c'est le moyen le plus sûr pour éviter des accidents ; les rencontres face à face sont beaucoup plus dangereuses ! ! Nous dirons aux automobilistes de se conduire sur la route en citoyens respectueux des lois et des règlements en vigueur, et nous leur promettons, au nom de l'U.C.C.de travailler de tout notre pouvoir pour décider les conducteurs de voitures hippomobiles à se protéger par un réflecteur.L'U.C.C.demandera à ses 600 cercles paroissiaux, dans toute la Province, d'étudier cette question sans parti pris, dans l\u2019intérêt bien compris de leurs membres, et nous avons tout lieu d'espérer qu\u2019une loi sera inutile pour que la sécurité de la route soit, nous ne dirons pas assurée, mais tout de même, un peu moins imparfaite.R.M.P.Le Problème du Blé La production mondiale de blé, si elle subit cette année un changement considérable dans sa répartition, n\u2019en sera pas sensiblement modifiée dans son ensemble.Très abondante en Europe et en Asie, la moisson est relativement faible aux Etats-Unis et au Canada ainsi que dans l\u2019Afrique septentrionale.A tout prendre, cependant, on estime que la pléthore qui existe en Europe et en Asie ne compensera pas le déficit de ¦ l\u2019Amérique et de l\u2019Afrique du Nord.En Australie et en Argentine, où l\u2019on a d\u2019ailleurs quelque peu réduit les cmblavurcs, l\u2019état peu satisfaisant des cultures jusqu\u2019ici paraît justifier la prévision que les moissons ne dépasseront guère la moyenne.Les stocks mondiaux restent très élevés.Pendant la campagne terminée le 31 juillet, le Canada a exporté 240 millions de boisseaux de blé, à rapprocher de 182 millions pendant les douze mois précédents, mais il n\u2019en conserve pas moins un report de' quelque 200 millions de boisseaux.La rapide ascension des prix qui s\u2019est produite pendant le premier semestre de cette année ne se justifiait pas par une modification appréciable du rapport entre l\u2019offre et la demande sur le marché mondial.Elle tenait plutôt à des causes d\u2019ordre spéculatif, notamment aux variations des cours des monnaies.Malgré la baisse récente, les prix sont sensiblement plus élevés aujourd\u2019hui qu\u2019ils n\u2019ont été depuis près de trois ans.II est évident toutefois qu\u2019on ne peut escompter une hausse importante et durable tant que les stocks mondiaux ne se seront pas en grande partie résorbés.C\u2019est précisément là l\u2019objet de l\u2019entente internationale du blé, qui vient d\u2019être conclue à Londres.Aux termes de cet accord, les principaux fournisseurs du monde consentent à réduire leurs exportations au moyen d\u2019un contingentement, tandis que les pays importateurs s\u2019engagent à ne plus stimuler la production nationale, à encourager la consommation, à abaisser les tarifs douaniers au fur et à mesure que les prix mondiaux se relèveront, à supprimer les mesures de restriction dont sont frappés les blés étrangers.L\u2019entente internationale du blé, dont la mise à exécution ne sera pas exempte de difficultés, ne saurait influer sur les marchés avant plusieurs mois.Elle aura puissamment contribué à la restauration de l\u2019économie mondiale si elle réussit à rétablir quelque équilibre entre la production et la demande effective du principal produit de l\u2019agriculture.795. ! A .TERRE DE CHEZ NOUS 27, septembre 1 rasv- sAurmis tiJUTOsaosute De tournent te ville Mont iff ni.se s'î e coilffa e thieu.tan ré u s du uj*à \u2022 païd1, les yeux t\" .viv.GravciODiivü'.poli- y.[ ¦ *;o.mi:\u2022»e de o onquèiv quérir .Recon-rdu par \u2022uec a Une it itic aut( .ssicrue, 2500 inillos île Séné mi- cro îonne Hirer cte.no peau la survival;\tdu no\tm ranacuen français c\tt do notre\trelie,ion dans Ic-s ce.itv\tas do rois\tics t.Ain îi c\t,ue tous\t:\u2022 clii'H\t-,\t.le collé i\tt- Mathieu a .son his.-\tu.-: hist oi-\ta que sa si- tuatio i t\tson entoi\tlui ont laite pli1 '\tcomplexe\tci plus .spé- cia K nic* i'.\tmou venu\t\\- près avoi\t;\u2022 traversé, les phases\t difficiles c\t:ie l\u2019implat\tn-iation, rc-n- duc plus .\ti relue encc\t;re par i'am- bianc.i \\.vi\t3 tes tante t\tanglaise, il a dû lut ic\tr pendant\tplus de quin- ze année.\t; contre i\ttn péril tou- lotus ira :i\ta\u2019lie Ut.T;\tan: bien que :> Ci m: Kiiait- lai,me pal i imoin
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