La terre de chez nous, 30 mars 1938, mercredi 30 mars 1938
[" LATERRE DE CHEZ MOUS ORGANE OFFICIEL DE L*U.C.C.\t\"\tV»!.X, numér^ L\u2019Ouest d\u2019abord et avant tout! rr^N quoi une disette dans l'Ouest diffère-t-elle d'une disette fi j^J dans l'Est ?En quoi le sort d'un fermier de la Saskatche-wan dont la récolte manque est-il plus pitoyable que celui d'un cultivateur du Québec qui ne retire rien des champs qu'il a ensemencés ?Entre des cas et des situations assez semblables, le ministère fédéral de l'Agriculture réussit à trouver des différences ; et s'il ne les trouve pas, il les établit.On sait, par exemple, que les moissons de l'an dernier n'ont pas enrichi les agriculteurs de notre province.Plusieurs, parmi eux, ont à peine récolté l'équivalent des grains qu'ils ont mis en terre et encore la qualité même était médiocre.Il en résulte que beaucoup de nos paroisses devront cette année se procurer des grains de semence et qu'à moins de recevoir de l'aide, sous forme d'octrois ou de prêts, plusieurs cultivateurs n'auront pas besoin de semeuses.Cet état de choses, bien qu'il n'y paraisse pas, doit être connu du ministère fédéral de l'Agriculture.On ne voit pas que celui ci ait pris des mesures pour y remédier.Autrement grave, à ses yeux, est la pénurie des fermiers de la Saskatchewan et de l'Alberta.Pour eux, le parlement doit voter des millions et c'est tout le pays qui doit s'émouvoir de leur détresse et venir à leur secours.On proclame que c'est une question nationale et que tous les Canadiens doivent donner un coup de main aux Saskatons, quitte aux Québécois de secourir ensuite les Québécois .Le parlement fédéral s'apprête, en effet, à garantir aux banques le remboursement de $1,900,000.pour les cultivateurs de l'Alberta qui doivent acheter des grains de semence et de $14,500,000.pour ceux de la Saskatchewan.Mais pour Québec où les mêmes besoins se font sentir, il n'est question de rien.Sans doute la sécheresse a causé bien des ravages à travers les Prairies et nous concédons facilement qu'il puisse être du devoir du ministère fédéral de lAgriculture d'aider les fermiers de là-bas.Mais nous n'admettons pas qu'il puisse se comporter autrement vis-à-vis des cultivateurs du Québec qui sont forcés cette année d'acheter des grains de semence.Toute la question est là.L'on objecte que les gouvernements mêmes des Prairies sont à deux doigts de la faillite, qu'il leur est impossible eux-mêmes de fournir aux banques des garanties acceptables.\u2014 Mais alors, peut-on répondre, la récompense de leur mauvaise administration, c'est de puiser dans le trésor fédéral et dans les bourses de tous les contribuables.Quant à ceux qui n'ont pas eu la \"sagesse\" de ruiner leurs gouvernements, qu'ils se débrouillent ! Au train où vont les choses, d'ailleurs, nous ne connaîtrons bientôt plus le ministère fédéral de l'Agriculture que par les fonctionnaires unilingues qu'il nous délègue et que par les impôts que nous devons payer pour venir en aide, d'une manière ou d'une autre, aux fermiers de l\u2019Ouest.Nous avons déjà porté sur nos bonnes épaules le fardeau de la mévente du blé.L'hon.M.Bennett a raclé nos cinq sous pour que cette céréale touchât un meilleur prix.Nous avons eu la loi du rétablissement agricole des Prairies.Nous avons à soutenir les habitants des zones affectées par la sécheresse^ II y a le transport gratuit des bestiaux, etc.L'on parle maintenant d'investir des millions à la centaine pour exécuter des travaux d'irrigation, conserver les eaux et rendre leur fertilité aux régions que désole la sécheresse.En un temps où nos chômeurs prennent rarement leurs trois repas, nous veillons à ce que la faim ne tourmente pas le bétail de Bone-Creek, de Ravenscrag et d'autres endroits où le gouvernement fédéral fait expédier des tonnes de fourrage .Et chaque fois qu'une crèche est vide, un bon \"Westerner\" se lève au parlement fédéral et mugit .Il est évident qu\u2019à Ottawa on considère les Prairies comme le grenier du Canada.On semble, cependant, avoir trop oublié qu'il se pratique encore quelques \"petites cultures\" dans les provinces industrielles de l'Est.Si on songeait, cette année, par exemple, à aider de quelque façon les cultivateurs du Québec qui ont besoin de grains de semence, on aurait une excellente occasion de prouver que le ministère fédéral de l'Agriculture .est vraiment fédéral.Dominique BEAUDIN.® Le centenaire agricole du Saguenay t E 1er septembre 1535.dit l\u2019histoire canadienne.Jacques Cartier décou- ____.vrait la grande rivière du Saguenay.Tadoussac devait, un siècle plus tard, devenir I un des postes de traite importants de la Nouvelle-France.Des missionnaires, des ex-plorateurs, des coureurs de bois allaient ensuite, sous le régime français, suivre jusqu'à ses sources le fleuve \u201cmystérieux et profond\u201d.Sous le régime anglais, la traite des pelleteries se continue, puis commence l\u2019exploitation des forêts.C'est dire que l'histoire du Sague- naV débute et se confond avec celle du Canada.S' I on parle aujourd'hui de célébrer le centenaire de cette région, c'est qu\u2019il s\u2019agit du centenaire agricole.fn 1838, il y a, échelonnés le long de 3 nvière et sur les bords du lac St-jean, que es Postes de traite.Mais la \u201cSociété des Vmd' et un allait tout changer.Transfor-mant en réalité ce qui n\u2019était qu\u2019une ambi-tl0use exPression, elle allait véritablement fonder le \"royaume du Saguenay\".L'on se souvient de cette année 1838.C\u2019est le temps où les \u201chabits rouges\u201d écrasent l\u2019insurrection des patriotes dans les comtés du sud.C\u2019est alors que, pour avoir cru aux libertés britanniques, douze Canadiens sont attachés aux échafauds.C\u2019est le moment où Durham écrit : \"Ils sont un peuple sans histoire et sans littérature, appelés à disparaître .\" C\u2019est l'année de la défaite et de l\u2019abattement ! Grâce à 21 colons de Charlevoix, ce fut aussi, pour nous, une année de conquête.Mieux que la petite Canadienne de la légende, ces cultivaturs, qui bâtissaient de l'histoire sans s'en douter, ont prouvé que Durham mentait.Leur pacifique courage, leur endurance invincible, leur amour de la terre canadienne ont magnifiquement tracé les premières pages de l\u2019histoire agricole du Sague- recrues nouvelles l\u2019ont achevé.Le Saguenay qu\u2019on avait considéré un moment comme un territoire stérile représente aujourd'hui l une des plus riches régions agricoles de la province.L'U.C.C., pour sa part, se réjouit d'y compter des cercles nombreux, actifs et vigilants.Ce qui s\u2019est accompli au \u201croyaume du Saguenay\" au cours du siècle écoulé tient du merveilleux.Des paroisses \u2014 parfois les plus belles de chez nous \u2014 et des villes ont succédé à la forêt.Les deux seuls comtés de Chicoutimi et du Lac St Jean avaient en 1931 une population de 105,977 habitants.Une région magnifiquement organisée a été en un siècle rattachée à notre province.C\u2019est bien une conquête véritable et définitive que le Canada français doit aux intrépides colons de Charlevoix et l'on a mille fois raison de vouloir célébrer avec éclat le centenaire agricole du Saguenay.Dominique BEAUDIN Québec, le 30 mars 1938 nay.Ce qu\u2019ils avaient commencé au milieu des épreuves et des difficultés, leurs fils aidés de LA TERRE DE CHEZ NOUS Front Catholique Les péchés contre la vertu de religion ES péchés contre la vertu de religion sont : l'idolâtrie, la superstition et le sacrilège.L\u2019idolâtrie est le culte qu'on rend à tout excepté Dieu.\u2018 L\u2019idolâtrie très fréquente chez les peuples anciens, est un péché très grave quand on sait bien ce que l\u2019on fait et qu on le veut pleinement.La superstition est un culte intempestif 1\tdes objets qui ne le méritent pas.Il y en 2\ttrois sortes : La vaine observance, la divination et la magie.Les vaines observances sont des pratiques auxquelles on attache des effets que Dieu n'y a pas attachés.On emploie, par exemple, des remèdes singuliers, on récite des prières non approuvées croyant obtenir infailliblement la guérison des hommes ou des animaux.Certains croient à tort que se trouver 13 à table, voyager le vendredi, etc., portent malheur !.L\u2019usage des neuvaines à la sainte Vierge et aux saints n\u2019est recommandable que tout autant qu\u2019on ne leur attribue pas une efficacité infaillible- La plupart des vaines observances ne sont pas très coupables parce qu\u2019elles procèdent plus de l'ignorance que de la malice.La divination consiste à découvrir les choses secrètes ou futures par des moyens inefficaces en soi et qui supposent l'intervention du démon.Quand il y a invocation expresse du démon, c'est un péché grave.Si on cherche à nuire au prochain par des maléfices ou des sortilèges, on commet un péché grave à cause de l'intention mauvaise.Le spiritisme consiste à communiquer avec les esprits au moyen de personnes spé dales appelées médiums qui font tourner les tables et les interrogent.La plupart du temps, dans ces expériences, il y a tromperie ou inconscience.L\u2019hypnotisme consiste à provoquer un sommeil artificiel qui paralyse complètement la volonté du patient.C'est à cause de cela, que la loi civile comme la loi ecclésiastique, ne le permettent qu\u2019aux médecins dans un but thérapeutique.Le sacrilège est la profanation d\u2019une per sonne ou d\u2019une chose consacrée à Dieu.On commet un sacrilège, par exemple, quand on vole les biens d'Eglise, qu\u2019on les revend, qu\u2019on les achète ou qu\u2019on les loue, sans consentement formel du propriétaire.L\u2019irréligion est le péché de ceux qui refusent à Dieu le culte qui lui est dû, qui combattent ou qui s\u2019en moquent, en tournant en dérision son culte ou ses ministres.Ne confondons pas les superstitions qui nous ravalent au rang des sauvages arriérés avec les pratiques de piété autorisées par I\u2019E glise après une étude longue et minutieuse.t » » s \"gouffres de résilier \"humaine, au boni de \"quelqu es généra lions \"les races périssent ou \"dégénèrent, il faut les \"renouveler, et c'est lou-\"jours la campagne qui \u201cfournit à ce rcnouml-\u201clemcnl\u201d.Depuis ce temps, on a vidé la campagne de sa substance sans prendre les mesures necessaires pour tenir à l'r-tiage suffisant ce riser- * voir d\u2019ordre, d\u2019épargne ; et d\u2019hommes.Ne cher- je chons pas d'autres run- * ses à la situation dans r laquelle nous sommes.C A oui co i.o\tC \\ Viiuiii nm ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ nn»»iG LE CHfTIF.mrnmnn OUI,N't'P lX .PAREES-EN DfS fENWES, LA Coi-ËRE iNCAEN^e/ Tiens, ms PLUS FARD QU\u2019HlEfi, MA Eê-M-mE, ifS QUE JE PASSAI tA PORTE ME CASSA UNE CHAISE Suif?LA TETE.REPONDIS EN LUI ENVOYANT\" BON COUP DE POIpù DANS LBS ÛENClYES.ELLE PRIT L£ PorA LA IT JETA À LA Ei6 U
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