La terre de chez nous, 14 juin 1939, mercredi 14 juin 1939
[" CHEZ NOUS ORGANE OFFICIEL de l\u2019U.C!.C.et de la Coopérative Fédérée \u2014 Membre de l'A.B.C.Vol.XI, numéro 37 ur le relèvement de l\u2019industrie laitière ri'INDUSTRIE laitière a subi des se-*\tcousses en plusieurs pays au cours dernières années.Rien ne le prouve mieux que les mesures adop-i ¦ ;>ar les gouvernements pour lui rendre son équilibre.En France, par exemple, il y a eu comme chez nous surproduction du beurre.Pour se déb masser de l'excédent, on n'a pas trouvé de meilleure solution que celle que l'Union catholique des Cultivateurs avait préconisée pour le Canada \" Le gouvernement, nous dit un journal agricole de la mère-patrie, a prévu le financement d'une exportation de 4,000 quinl.iux\tCette mesure a obtenu le ré- sultat recherché : le dégorgement des marche.A remarquer, d'autre part, que certains journaux de France ont fait une recommandation identique à celle qui a paru à maintes ¦ reprises sous les yeux des lecteurs de la \u2018T e .i¦ ¦ Chez Nous\".On y lit en effet : \"Dan\trégions beurrières, qui sont en même temps presque toujours des régions delevagc, on est conduit naturellement à faire consommer plus de lait par les veaux, qui paient mieux en ce moment que la fabrication du beurre '.Dans la Belgique voisine, à côté de la surproduction du beurre, se présente la sous-production du fromage.Tandis que les revenus du paysan ne sont pas plus élevés qu'il ne faut, on importe environ 50,000,000 livres de fromage par année.Pour encourager le Product' ur, le gouvernement belge n'a pas trouve mieux que le gouvernement canadien : il a octroyé des primes à la production LA QUESTION DU BEURRE Nouj pouvons maintenant rentrer au Canada.Noue gouvernement, et plus que lui le cultivateur de l'Est, est aux prises avec les difficult! que soulèvent les problèmes de I industrie laitière.Pressés d'agir, les gouvernants ont décidé de faire don de 5,000,000 litres de beurre aux familles pauvres.Puis, acceptant de payer une prime sur le fromage, ils Ont cherche à restaurer l'équiljbre de l'indus- ,r|e en augmentant la fabrication de ce produit Les autorités fédérales n'avaient pas gâté Agriculteur de I Est jusqu'ici.Elles semblaient meme avoir oublié que les premiers blés canadiens ont été cultivés en Acadie et dans Vuébec I rop appliquées aux problèmes de uest, elles semblaient ne plus entendre les Peintes de l'Ontario ou des rives du St-Lau-re,\u2019t Le, dirigeants de PU.C.C.et les grou-Pes organisés des autres provinces de l'Est ont enfin n ussi à secouer l'apathie du Ministère edéral de I Agriculture et celui-ci s'est réso-u à venir en aide à l'industrie laitière.Nous recevons qu'une faible part de ses libéra-!CS' \" ¦ \"°us lui savons gré de ses bonnes ^positions nouvelles.Nou' ne rechercherons pas si la distri-U'0n 1\t\u2019.000,000 livres de beurre aux mi- = =-\u2022» séreux est une générosité pré-électorale.Nous constaterons simplement avec beaucoup de satisfaction qu'elle atteint, partiellement du moins, le résultat désiré et aue les prix du beurre remontent au moment même où s'ouvre la grande période de production DES PRIMES SUR LE FROMAGE Il y a beaucoup plus à dire sur la question du fromage Voilà déjà plusieurs années que l'on recommande à nos producteurs d'accroître leu( production de fromage.On remarque que ce produit canadien est avantageusement connu sur le marché britannique et qu'il y trouve assez facilement preneur pourvu que les clients puissent obtenir en tout temps la quantité dont ils ont besoin.Il s'agit donc pour nous de porter notre lait à la fromagerie plutôt qu'à le beurrerie.Si la chose se pratique davantage, la surproduction du beurre cessera d'elle-même.Pour atteindre cette fin et pour améliorer la qualité du fromage, le gouvernement fédéral a cru bien faire d'accorder une prime sur ce produit.L'intention est excellente; et la mesure adoptée, sans être parfaite, n'en reste pas moins bonne et louable Pendant vingt ans, les discours électoraux nous ont promis des primes et, depuis dix ans, nos cultivateurs en réclament avec une persévérance et une ténacité qui méritaient meilleure récompense.Car la prime sur le fromage, ne s'appliquant qu'aux catégories de 93 et de 94 pts, ne sera payée dans notre province que sur une faible partie de la production.Un grand nombre de nos producteurs en toucheront peu de chose et seront aussi déçus que s'il n'existait pas de prime du tout.On ne saurait, en effet, demander à l'homme moyen de fournir des efforts éperdus\tpour gagner une récompense pratiquement inaccessible.QUE REVIENDRA-T-IL A QUEBEC?En 1938, les fromagers de la province de Québec ont produit en tout 297,383 btes de fromage dont S7 p.c.appartenaient à la qualité no I Voici, d'ailleurs, un tableau plus explicite : Qualité\tPointage No\tI\t94 pts 93\t\" \"\t92\t\" (de 91 à 87) (86 et 851 No 11 No III ¦ Inférieure A supposer que Quantité 62 btes 41,484\t\" 217,622\t\" 37,055\t\" 991\t\" 219\t\" la production de 1939 soit en tout point semblable à celle de 1938, nos producteurs réunis auront à se partager une somme de $40,000.environ.C'est l'équivalent de 25 sous par cultivateur dans la province de Québec.C'est dire que nos fromagers retireront peu de chose à moins que leur pro- duction ne s'améliore miraculeusement en 1939.Les Ontariens seront plus favorisés parce que, pour s'en rapporter à la classification officielle, ils produisent un fromage de meilleure qualité.Près de la moitié de leur production retient ou 93 ou 94 pts à la classification.En chiffres ronds, si leur production de l'année ne diffère pas de celle de l'an dernier, ils auront droit en 1939 à plus de $400,000.de primes.C'est dix fois plus que ce que le Québec est susceptible de recevoir.EN FAVEUR D UNE PRIME PLUS GENEREUSE En regard de ces chiffres, il est évident que les producteurs québécois avaient raison de réclamer que la prime vint s'appliquer à toute la qualité no 1, et donc au fromage qui n'obtient que 92 pts à la classification.Une prime de ce genre eût coûté au gouvernement fédéral environ $200,000.de plus dans la province de Québec.Cette somme n'est que la 250ème partie des 50 millions octroyés aux producteurs de blé de l'Ouest; pour un gouvernement qui doit trois milliards, cela n'est qu'une bagatelle ! Les fromagers du Québec et nos cercles, ici et là, adoptent des résolutions qui réclament une distribution plus généreuse des primes sur le fromage.Ils ont en cela l'appui des fromagers de l'Ontario qui, lors de leur congrès annuel au début de cette année, avaient suggéré des primes de trois sous sur la catégorie 94, de deux sous sur la catégorie 93 et d'un sou sur la catégorie 92 pts.Il est sûr que l'objet des primes aurait été plus sûrement atteint si l'on avait accepté cette échelle ou une semblable.Car en même temps que l'on vise à relever la qualité du fromage, on se propose aussi d'en obtenir une plus grande quantité.C'est pourquoi l'on établit une prime dont la fin est de stimuler à la fois la production et l'amélioration du produit.Mais la fin n'est pas atteinte et le stimulant n'aqit plus lorsque le fromager sait qu'il se leurre d'inutiles espoirs.TIRER PARTI DE LA SITUATION Malgré tout, il faut bien pour l'année accepter la situation telle qu'elle est.Ce serait sottise de dire : nous boudons la prime.Le gouvernement a fait un pas dans une voie jugée excellente.En attendant qu'il aille plus loin, efforçons-nous de profiter des avantages qui se présentent à nous.Répétons la phrase connue : Puisque la montagne ne vient pas à nous, allons à la montagne.Comme la prime ne s'applique pas sur le fromage à 92 pts, fabriquons du 93 et du 94 pts.C'est chose difficile, non pas chose impossible.Notre province peut produire plus que 62 btes de 94 et que 40,000 bts de 93.D'un autre côté, par suite d'un enregistrement dif-( Suite à la pare 5) nnvwxv< LA TERRE DE CHEZ NOUS\tPage 1, -*r-*r-*r~*rmyr La voix de nos évêques Quatrième article Encore la lettre îles Everities sur le problème rural?\u2014 Oui, justement.\u2014 Mais comment?te n\u2019était pas fini?Voilà déjà trois articles sur ce sujet?\u2014 Exactement, trois articles.Mais ce n'était que le préambule.I-e sujet est d'importance.Et.Puisque nos Evêques eut parle, tâchons de bien examiner le sens et la portée de leurs directives, pour les faire servir ensuite à quelque chose.D'abord, puisqu\u2019il y a un \u2018problème rural\", e'est qu\u2019il existe au sein de nos populations agricoles un malaise généralisé, un ensemble de difficultés communes à la masse de nos cultivateurs.C'est ce que veulent nous faire bien voir Nos Seigneurs\tles Evêques, avant de proposer les remèdes.C'est pourquoi, dans une première partie,\tils examinent avec soin les \u201cdangers qui menacent notre classe rurale.\" xxx lx1 premier et le pire danger, source de tous les autres, c'est \u201cune désaffection générale pour le métier d'habitant \", déclarent d'abord nos chefs religieux.C\u2019est-à-dire que l'on semble avoir perdu un peu partout l'estime et le goût de la profession agricole.A moins d'y cire forcé par les circonstances, «n ne veut plus se résigner au labeur de la terre; la vie campagnarde semble devenue pour la masse de nos gens le moins enviable des sorts.Sur ce point, je le crains bien, nos Evêques trouveront d'accord avec eux la totalité des lecteurs des Annales.Mais ce dégoût, ee mépris pour la vie de la terre, d\u2019où viennent-ils?Comment ont-ils envahi peu à peu l\u2019âme de nos campagnards, jadis encore si profondément attachés au sol ?C\u2019est ce que nous tâcherons de découvrir en analysant point par point la terre des Evêques, xxx 1-\u2014H y a bien longtemps que les hommes labourent la terre, n\u2019est-ce pas?H y a bien longtemps qu\u2019ils suent pour ameublir, ensemencer les champs, et qu'à grands efforts de muscles, ils récoltent du grain.! C\u2019est vrai, 1\u2019agTiculture, c\u2019est bien ancien et c\u2019est devenu très banal! Aujourd\u2019hui, surtout, que des machines puissantes, d\u2019une si parfaite ingéniosité, vous fabriquent tout à souhait et comme par enchantement.! Depuis que tout \u2018\u2018marche à l\u2019électricité\u2019\u2019 et que tout se façonne \u2018\u2018à la machine\u201d, on trouve cela bien pauvre et bien insignifiant d\u2019avoir à travailler tant et.à attendre si longtemps pour récolter quelques grains! Et l\u2019on a raison, car l\u2019agriculture a bénéficié moins que les autres industries des Inventions de la science moderne.Même avec les machines perfectionnées qu\u2019en lui offre aujourd'hui, le cultivateur n'arrive pas à supprimer le labeur ni la lenteur des opérations agricoles.Comment en serait-il autrement?La production agricole doit suivre le rythme de la nature: elle ne saurait violenter les lois immuables qui font lentement germer et mûrir les moissons.Et, pourtant, c'est la loi commune depuis les origi- \u2014- \u20ac\u2022?««== nés du monde: l'homme doit faire germer le blé \"à la sueur de son front\".Aucune invention humaine ne peut l\u2019en dispenser et l'industrie foncière consistera toujours à arracher au sol le pain quotidien, xxx 2.\t\u2014C'est connu et répété sur Ions les tons: l\u2019agriculture ne Paye pas! Voilà peut-'\u2022Dre ne qui dégoûte et rebute le plus le courage de nos paysans.Les Evêques le reconnaissent.Ils admettent que \u2018\u2018le bonheur de la vie rurale disparaitrait même tout à fait si l\u2019on ne parvenait à rétablir dans un équilibre plus stable l'économie rurale\".Le désavantage vient surtout du fait que \"la marchandise mise en vente par le cultivateur ne trouve pas un prix égal à celui des produits de l'industrie\".Ainsi, pendant que les salaires montent en ville, grâce à des lois protectrices dites \"lois du salaire raisonnable\u201d, les revenus restent médiocres à la campagne.Pareillement, l'ouvrier de la ville, du moment qu'il touche un salaire, peut se relever des suites du chômage, tandis que le cultivateur, souvent endetté et pressé par des créanciers exigeants, sort avec peine et toujours lentement des années de crise.La jeunesse surtout s'impatiente de cette gêne, et le plus maigre salaire dans les usines, les mines ou les chantiers, lui parait préférable à la misère \"d'un petit habitant\u201d.Ainsi donc, la pauvreté de ses revenus n\u2019est pas la moindre des raisons qui font dédaigner la terre.xxx 3.\t\u2014Mais ce qui, plus que tout le reste encore, peut dégoûter l'habitant de son métier, c\u2019est l'idée qu\u2019il se fait d'appartenir à une classe inférieure et méprisée.Comme disent Nos Seigneurs, \"l'opinion plus- ou moins consciente existe tfliez la plupart que la condition de cultivateur en est une à laquelle on ne doit Le temps, c\u2019est de l\u2019argent.Et la lecture c\u2019est du temps bien employé.© Tout cultivateur doit connaître son ASSOCIATION professionnelle © conséquence, il doit En lire \u201cL\u2019UNION DES CULTIVATEURS\u201d .Ce 'qu\u2019elle est .Ce qu\u2019elle a fait .Ce qu\u2019elle fera Par Cérard Filion, secrétaire général de l\u2019U.C.C.En vente au SERVICE DE DE L\u2019U.C.C.515, avenue Vigcr, Montréal.Une brochure de 50 pages :\t10 sous l\u2019exem- plaire, $1.00 la douzaine.se résoudre que de mauvais grc\".N\u2019cst-cc pas bien ainsi?.L\u2019on attache si peu d\u2019estime à sa profession que l\u2019on a conscience, en s\u2019y résignant, d\u2019accepter une situation d\u2019infériorité sociale.' Le temps n\u2019est pas si loin, en effet, oû un père de famille, décidant de l\u2019avenir de scs enfants, raisonnait à peu près comme ceci: \u201cM«n Jacques e. a s, ee serait l\u2019amoindrir.Contenions-nous de dire «i !'executif et à tous eeii.r n c 1 i o ii ii a ri miiii» Au cours de l\u2019année, le Ministère fédéral des Mines fera eJ>é-! enter des travaux de néologie et de topographie dans tout le pays et donc dans Québec.Ils sont confiés dans notre province aux fono-\u2022 tionnalres suivants:\tG.-W.-H.j Norman, M.-E.Wilson.J.-W.Am-I brsse, G.Shaw, A.-M.Perry, S.-II.de Jong, C.-M.Duncan, R.-F.! Doré, A.-M.Floyd.Ces noms ili-: sent la nationalité du personnel employé.Même chez.nous, mé-; me sur nos terres, le gouvernement fédéral délègue ses plus purs britanniques,.Plu1, maigre que ia-| mais est In \u201cpart du parent p.iu- \u2022 L\u2019un des chars que l\u2019on verra défiler le Jour de la fête nationale à Montréal est consacré à l\u2019agriculture et II évoque \u201cL\u2019amour du sol\u201d.Ôn en volt plus haut la photographie.\u201cQuand nous repassons, a dit un ancien, l\u2019histoire des temps écoulés, l\u2019émotion nous gagne au souvenir des luttes de ce passé glorieux, du dévouement et des talents mis à leur service, des sacrifices dont elles ont été l\u2019occasion, des succès qui les ont couronnes.Mais ces dévouements, ces talents, ces sacrifices auraient été stériles, si nos dirigeants n'eussent senti derrière eux cette forte et féconde race d\u2019agriculteurs ancrés à leur fol et au sol, et formant au sein de leur organisation paroissiale, le plus formidable obstacle à l\u2019envahissement de leur pa\u2019-rie par l\u2019influence étrangère\".Ce char est gracieusement offert à la société St-Jean-Baptiste par le gouvernement de la province de Québec.La baisse de la\tnatalité REACTION DANS LES PAYS D\u2019EUROPE - i.avaient, en chiffres ah-¦ 'e plus grand nombre du \"es.Quant aux cercles,' on 'une de très forts cl de.très à la page 17) démocratiques et de prendre sur elles une revanche définitive (Suite Québec, le 14 juin 1939 Il serait trop long d'énumérer les dispositions prises par les divers Etats pour faciliter la création de nouveaux foyers et pour venir en aide aux chefs de famille : Prêt au maria-J)ro_ ge, Allocations Familiales, dégrèvement d'im-_ pots de toute sorte, réduction de tarifs sur les chemins de fer, sur les bateaux et dans les | hôtels, bourses d'étude, primes diverses accordées par l'Etat, réduction du service militaire en faveur de familles nombreuses, etc., etc Toutes ces mesures sont excellentes; mais la plupart ne sont que des remèdes palliatifs qui n'atteignent pas tous les chefs de famille d'une façon proportionnelle à leurs charges.Il en est deux qui sont aujourd'hui considérées comme essentielles et qui finiront pat être généralisées dans tous les pays civilisés, si l'on veut assurer le salut de la race blanche : les Allocations Familiales et le Prêt au mariage.Les allocations familiales sont une création des patrons catholiques français.Dès la fin de la guerre, en 1918, elles furent instituées comme un moyen de soulager les famil les nombreuses dans cette époque difficile où le coût de la vie était particulièrement élevé en France.Elles ne tardèrent pas à se développer et elles se répandirent avec une extraordinaire rapidité dans les principales industries.Pendant plus de dix ans les allocations familiales ont fonctionné sous la libre initia- Ce nouveau catalogue est for' j beau.Ses illustrations sont nettes; l'impression a de la tenue.Su l'aménagement moderne de la ferme, U contient des renseignements tout à fait \u201cvingtième siè \u2022 ele\u201d.Si vous ne l'avez pas reçu, ! il vous manque.Et s\u2019il vous man-ouvriers ([tie.vous n'avez qu'à l'obtenir.I Ecrivez à la \u201cCompagnie Julras .Il faut bien se rappeler, en effet, que pendant les premières années,, les allocations n'étaient pas obligatoires : seulement une partie des patrons en firent bénéficier leurs employés; et depuis 1932, seuls les chefs de famille salariés ont l'avantage de les recevoir Les classes professionnelles, les autonomes et toute la classe des cultivateurs c'est-à-dire plus de la moitié de la popula-1 Limitée, Victoriaville, I\\Q.\u201d On tion du pays en ont été privés depuis vingr vous enverra sans retard la copie ans, et c'est précisément dans ces classes que qui vous était destinée, le déclin de la natalité a fait le plus de ra-i vages depuis la guerre.On a enfin trouvé une formule qui permet, d\u2019étendre le bénéfice des allocations familia-les aux pères de famille non-aslariés.Une loi votée en 1938 les a rendues obligatoires.Elle devait s'appliquer à la classe agricole à partir! de janvier 1939; mais, pour des raisons d'ordre administratif, la mise en force en a été retardée à janvier 19-40.L'application des Allocations familiales à la classe agricôle, qui forme encore la moitié de la population de la France, devra avoir pour effet de remonter d'une façon notable le taux de la natalité française, surtout si on complète les allocations par le Prêt au mariage.Cette dernière mesure, qui est déjà pratiquée avec succès en Allemagne et en Italie, est actuellement réclamée avec insistance par la Ligue des Familles nombreuses et par les organisations agricoles françaises.Nous en reparlerons dans un prochain ar- ticle.L LEBEL, *.t*rofi/ons-vn Il e.st tellement rare qu\u2019on nous offre gratuitement une chose utilu que ce serait bêtise de la refuser.Or, à Ottawa comme à Québec, on publie et on expédie sur demande aux eultivaleurs des brochures sinon toujours très intéressantes, du' moins pleines de valables renseignements.Réc' a-mcz-les sans cesse.I\u2019our aujourd'hui nous signalons la publi a-lion d\u2019un bulletin de grande actualité.Il s\u2019agit de \"L\u2019Exploitation du Troupeau laitier\".Voila un thème auquel tout cultivateur de chez nous doit s'intéresser parce que c\u2019est l'augmentation même de ses revenus qui le presse de le faire.On obtient \"L\u2019Exploitation du Troupeau laitier, (Bulletin no 138), du Ministère provincial de l\u2019Agriculture, Québec, F.Q.D.B.v N-.y.v.vvvvv TERRE DE CHEZ NOUS Page 3 \"«-¦y ?^ V ' Une solution au problème de la surproduction du beurre RESOLUTION D\u2019UN CERCLE Tuii.i les cultivateurs se sont aperçus, par lu baisse leurs revenus, (pie l'in-fi ustrie laitière était fortement ébranlée.Les men i-Imes de l'U.C.C.ont, cependant, par rapport aux cultivateurs non organisés, le mérite d'avoir recherché I s causes d\u2019une telle situation et d'avoir propose leurs propres solutions.C'est le U- r,\t.s H enregistrés, les sujets s,\tml classés, identifiés cl primés.I .es sujets mâles [lassés XXX et XX el quali-fiés a renregistcnicivl siipé-,.j,.iir olilieniient une prime ,1,.sl'J.Un animal classé \\\\\\ mais non qualifié à i'ciircgistrenienl supérie u r olilicnl une prime de $10.Quand il est classe XX la prime est de $5.Les femelles classées XXX obtiennent un, prime de $5.U.es marques sont l\u2019indice de la valeur de l\u2019animal.Des subventions sont accordées aux cercles de l\u2019t C ainsi qu'aux cercles agricoles pour le maintien de reproducteurs mâles de race pure, type à bacon.Dans l'un mi l\u2019attire cas, les sttb-\\calions sont calculées d\u2019apres le nombre de membres bu cercle.Un groupe de 25 cultivateurs retirera u n e prime de $10.si l\u2019animal utilisé est âgé de 7 à 17 mois, s 15.,'il est plus âgé.Un cercle il II à (50 membres aura droit à trois subventions.tandis que celui de XI membres el plus en recevra cinq, soit $o(l.ou $75.selon l\u2019âge des animaux en service.Nos progrès quant aux volume et à la qualité des pores sont aussi dus à l\u2019institution de concours de porcs à bacon.10.000 cultivateurs ont adhéré à ce mouvement l\u2019ait dentier.Km vertu de cette politique, le ministère prime les porcs de marché se classant \u201cchoix\u201d et \u201cbacon\u201d; 75 sous par porc dans le premier cas et 50 sous par sujet dans le second.Les membres de clubs ont expédié .d) p.c.de la production porcine classée l\u2019année dernière.X2 p.c.sont passés dans les catégories primées, (\u2019.lie/, les producteurs non groupés en clubs, les expéditions se sont élevées à lX.'t.OOO avec 5X p, c.des sujets passant aux catégories \u201cchoix\u201d el \u201cbaron\".Pour promouvoir l\u2019clevage du mouton Afin de promouvoir l\u2019élevage ovin dans les régions de colonisation, chez les cultivateurs qui ne gardent pas plus de cinq moulons, le ministère propose celte année l\u2019organisation de cercles d\u2019éleveurs.Ceux-ci devront grouper 10 membres au moins.Chaque sociétaire devra acheter cinq sujets d\u2019élevage de moins de trois ans.Un mâle de race pure sera maintenu au service du cercle.Aucun cercle ne sera fondé dans une paroisse où les contribuables n\u2019auront pas présenté une requête au conseil municipal pour se prévaloir de ht Loi de l\u2019indemnisation des possesseurs de moutons.Aux membres de cercles, le gouvernement accorde une subvention de $0.sur l\u2019achat de chaque agnelle de race pure, de $2.pour agnelle croisée; de $1.si les brebis sont de race pure el âgées de moins de \u2022\u201d> ans, de $0.dans le cas de sujets croisés.Un concurrent ne peuI recevoir de subvention pour plus de 10 brebis.\u2022l\u2019ai louché là les productions les plus importantes de la ferme.L'espace ne me permet pas «l\u2019entrer dans le détail de ce 0 livres de gras par année doit céder sa place à une plus productive.Le îr le leurs se sont prévalus du système de contrôle laitier postal.La plupart font partie de cercles paroissiaux de contrôle organisé par les agronomes.Constitués en cercles, les membres oui ainsi l\u2019avantage d\u2019étudier plus sérieusement un programme d\u2019élevage raisonné, .l'insisterai sur un point : c\u2019est que le contrôle de la production d\u2019un troupeau fuit plus que dépister les sujets improductifs, il invile l\u2019exploitant à améliorer le régime alimentaire en donnant aux bêtes une ration proportionnée au rendement.On peut soigner mal en servant d\u2019aliments aussi hi.trop ****** T°uretA v/\\ NU-BELL COUNCIL STANDARD Core* rr\" \"odiri,' N°28-«eibS.AUCARRE N»26-78lb>.AUCARR Cinq c»,e\u2018 P,°r i T»*'\"'d* '\u2022\u201c\u2018\"Y0?.\"* T\u201crpied1' COTATION ET ÉCHANTILLONS GRATUITS Mallez-nous les mesures de vos toitures, en mentionnant la longueur du faite et des chevrons si vous couvrez les deux côtés ou un seul et une cotation gratuite vous sera soumise, sans obligation de votre part.MONTREAL ROOFINC COMPANY HOS AVE.DEIORIMIE* \u2022 MONTRÉAL.f.
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