La terre de chez nous, 17 septembre 1947, mercredi 17 septembre 1947
[" -ri'.vt *.>' V >>ï>y.v \u201e*rç§5?¦V'V /¦ It IkSSiCl VOL.XIX, No 50 »,A TERKE DE CHEZ NOUS, l'hebdomadaire agricole français le plus important d'Amérique, est l'organe officiel et la propriété de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION : 515, avenue Viger Montréal, (24), CANADA SOMMAIRE I\u2019age U«i médecin d'autrefois 2 .Nouvelles coopératives 1 Programme de la Semaine Sociale de ltiinouski .f, l,e problème de l'avorte-ment contagieux dans la région de Québec\t7 I,e coût de production du lait .to formation morale des membres de l\u2019U.C.E.11 Des écoles rurales spéciales pour la formation professionnelle des ruraux 14 Des milliers d'acres de terres arables mises en culture .n I,'opinion rurale .\t19 Mon foyer rural .\t21 OTTAWA, MERCREDI LE 17 SEPTEMBRE 1947 Congrès de Vicloriaville Le congres diocésain de l\u2019U.C.C.le Nicolet aura lieu le 22 septembre prochain, à Victoriaville, sous \u2022\u2022 patronage de Son Excellence Mgr Albini Lafortune.En voici ¦ programme en détail: 130 hrs: Eglise Sainte-Victoire.Messe célébrée par M.le chanoine A.Leblanc, curé de Warwick.!0 il 30.Défile de l'église au Manège militaire.Manège militaire (c Victoriaville.11 lires: Inscription des délégués.Il 05 lires: bienvenue par le maire Je la ville.Bienvenue par le maire de la campagne.11\t15 lires: Ouverture du Congrès par le président.1130 lires: Rapport des activités par It.Cloutier.11.45 lires: Rapport des finances par M.Du hue.12\tlires: Etude des résolutions.12 30 lires: Diner en commun (à la salle).1 30 hres p.m.: Réunion des délégués.Election.Choix d'un vérificateur.l hres: Conference par M.G.Mo-'cl, cultivateur (Les assurances).2-30 lires: Etude des résolutions, t 15 hres: Conférence par M.Edgar Pinard, cultivateur, sur L\u2019esprit de fraternité et de charité qui doit régner dans l'U.C.C.\u201d 3 10 lires: Monsieur Samuel Au-Ici.vice-pyrésident général de l'U.C.C.; Monsieur l'abbé Georg's Pinard, aumônier diocésain le l'U.C.C.: Monseigneur Roméo Gagnon, vicaire général.Congrès de L\u2019Outaouais I )\t0 plusieurs contrôles La Commission des Prix et du ( otnmercc en temps de guerre annonce l'abolition des contrôles suivants: le pain, tous les matériaux de ¦ construction entrant dans! la construction des bâtiments.Le gouvernement fédéral rclà-cne peu a peu son emprise sur tacuvite economique du pays.,,a Commission des prix vient d annoncer l'abolition des restrictions sur un grand nombre de produits qui avaient été plafon-nés pendant la guerre pour em-pécher la hausse des prix.La réaction du publie varie scion lés milieux et les intérêts particuliers.Ce qui semble certain, c'est que les prix de nombreux produits sur lesquels il n\u2019y a plus aucun contrôle vont prendre la spirale ascendante.A compter de lundi, le 16 septembre, il n'y a plus aucun contrôle sur le pain.On s'attend à une augmentation de deux à trois cents sur le prix du pain.11 est difficile de préciser quand surviendra cette hausse, mais il ne semble faire aucun doute qu\u2019elle viendra.On retire en même temps les subsides payés aux meuniers pour empêcher les prix de monter.Ces subsides s'élevaient à environ trois millions par mois.Les boulangers devront maintenant payer un prix plus élevé pour la farine.Avec la disparition du contrôle, ils pourront majorer le prix du pain afin de combler la différence entre l'ancien et le nouveau prix de la farine.La Commission des prix a aussi révoqué les contrôles sur les prix des fèves au lard, le pain tranché e divers matériaux de construe lion.Tous les produits qui en trent dans la construction d\u2019un immeuble, de la cave au grenier, ne sont plus soumis à aucun contrôle sur les prix.Il n'existe par conséquent plus de contrôle suites clous, les tuyaux, le* bois de construction et antres matériaux.On n'a pas tenté de prédire que'» les seraient les répercussions de cette décision sur l\u2019industrie du bâtiment et la construction en général, mais il y a aura sûrement augmentation.Le contrôle des prix ne subsiste plus que sur une douzaine d'articles de nécessité ou de service.Ainsi le rationnement du sucre reste en vigueur de même que le contrôle des prix sur le sucre.les loyers.la viande, certaines liuîles et certaines catégories de grains.On apprend que la viande et les sous produits de la viande devaient être libérés du contrôle, mais le gouvernement aurait révoqué cette décision à cause de la grève des salaisons.de la nalnr* 1° f\t.d°,,Be Se'S beaUX ioUrs et Se* beautés de la nature L automne est surtout remarquable chez nous par la couleur des feuillages et la maturité des fruits de la terre.Sur cette \u201cn l>omr\"ier \u2018lont les branches plient sous le poids de l'abon-dance de la production des délicieux fruits rouges.Menace imminente d\u2019une disette de viande dans toutes les villes du pays l*;»r suite de la grève générale des employés des grandes maison de salaison, un cheptel imposant est bloqué sur les fermes.\u2014 Mésentente au sujet de l'arbitrage.a uension de Chacune des 21 grandes maisons de salaison du Canada est maintenant dans l'inaction, par suite de l'entrée en grève de près de 12,000 de leurs 14.000 employés.Ces derniers ont commencé à quitter le travail par groupes irréguliers, mercredi le 10 septembre.Le lendemain, il y en avait 5,000 en chômage.Si la grève continue, et il n'.v a aucun indice qu'elle doive se régler bientôt, le Canada tout entier sera menacé de la pire disette de viande de son histoire.Le conflil a été déclenché par l'Union des Employés des Salaisons, affiliée aux C.I.O., pour demande une augmentation moyenne de salaire de 17 cents l'heure en vue d'obtenir un salaire mini- mum de 92 cents l'heure, et la semaine de 40 heures.Comme cette grève s'étend à tout le pays, il y a eu d\u2019abord une \u2022 iscussion, qui n'est pas encore terminée, afin de savoir si l'arbitrage revenait aux gouvernements de chaque province ou au gouvernement fédéral.Certains c ficiels fédéraux ont déclaré que les efforts de conciliation devaient être entrepris par le gouvernement dans chaque province.La Colombie-Britannique et le Manitoba ont averti le Congrès Canadien du Travail qu'ils accepteraient la nomination d'un conciliateur pour toutes les provinces, j Li Saskatchewan consentirait à l\u2019abandon temporaire de ses (Suite à la page 171 Sou-, le distingué patronage de Son Excellence Mgr,\t\u2022 mi Alexandre Vachon, art-lie- Vi6Hl6SS6 vè(|iie d\u2019Ottawa, lundi le 22 septembre 1947, à Fassett.Le congrès général Programme de la journée (heure avancée) 1 1 h Messe par M.le curé Dahlia Brisebois, de St-Emilc de Suf-b'Ik.Sermon par M.l'abbé Ed-4\u2018tr Bisson, de Thurso.! 1 h.Discours d\u2019ouverture par le président diocésain, M.Léon Ipporciel, de Montebello.Rapport dos activités de l'année, et i apport financier, par le set-ré-! ure, M.l'abbé Ernest Préseault.>'! h.Dîner.1 h.30 Réunion des délégués officiels des syndicats.Election ( des (lirecteurs de la Fédération.- i Elude des résolutions, dirigée (Suit* A la page 23) La pension de vieillesse a été augmentée de $5 par mois.Cette augmentation est rétroactive au 1er mai 1947.C'est ce que vient d'annoncer une circulaire distribuée par le gouvernement provincial à tous les vieillards qui bénéficient de cette pension.La pro vince compte environ 55.000 pensionnaires.On sait que les deux gouvernements contribuent à cet tu pension.Ottawa contribue pour 75 pour cent et Québec pour 25 pour cent.On fait cependant remarquer que si le montant versé est maintenant $30 au lieu de $25.on n'accorde pas nécessairement le maximum à tous les bénéficiaires.Il reste a établir les revenus personnels de chacun avant d\u2019oc-Iroycr la pension.Du n'a guère I habitude chez la classe agricole de verser dans le sensationnel.Il y a tout de même des événements qu'il faut signaler de façon particulière et mettre davantage en relief.Le congrès général annuel est un de ceux-là.C\u2019est l\u2019événement agricole le plus important de l'année pour le cultivateur qui tient à faire partie de son association professionnelle ou qui a au moins le désir d'y adhérer un jour ou l'autre.Les dirigeants de l\u2019U.C.C.ont déjà fixé la date du prochain congrès.Il aura li\u201cii à Montréal les 22 et 23 octobre prochain.C\u2019est le vingt-troisième depuis la fondation de l'U.C.C., en 1921.Le programme s\u2019élabore lentement et l'on s'occupe présentement de faire le choix des principaux conférenciers qui y prendront part.Ce ne sont pas les sujets de discussion qui manquent.Ils suffit de repasser mentalement le travail accompli au cours de l\u2019année par les fédérations diocésaines, les syndicats locaux et les cercles d'étude pour deviner qu\u2019il y aura du pain sur la planche en quantité.La \u201cTerre de Citez Nous\" donnera plus de précisions dans ses numéros subséquents.Le congrès de la coopération Les coopératcurs de langue française tiendront leur congrès annuel de la coopération au Jardin Botanique de Montréal, le 10 et 11 octobre prochains.Les coopérateurs de langue française du Canada et ceux de la province de Québec en particulier tiendront leur congrès général annuel les 10 et 11 octobre prochair au Jardin Botanique de Montréal.Ce congrès sera sous les auspices conjointes du Conseil canadien et du Conseil supérieur de la Coopération.On se rappelle que le premier organisme, qui groupe tous les coopérateurs français du pays, a été fondé à Québec en février 1946.On sait également que le premier président élu au congrès de fondation fut M.Henri-C.Bois, gérant général de la Coopérative Fédérée de Québec.Les principaux articles du programme de ce congrès sont marqués par le discours d\u2019ouverture du président, M.Bois, vendredi matin, le 10 octobre.Au cours de la même séance, les représentants de chacune des provinces donneront leur avis sur les relations entre les unions coopératives provinciales et le Conseil canadien de la Coopération.Au cours de l'après-midi, il y aura causerie sur les Coopératives de blé de l'Ouest, par M.J.Desroches, du M-nitoba, et présentation d'un film sur ces coopératives.Le soir, séance publique, au cours de laquelle on entendra comme conférencier d\u2019honneur M.le sénateur Cyrille Vaillancourt, qui parlera des Caisses populaires Desjardins.11 y aura aussi projection (Suite à la page 19» Succès de la récolte de l\u2019Ouest La récolte de blé de l'Ouest canadien est maintenant estimée à 316,000,000 de boisseaux.Les moissonneurs sont à l'oeuvre presque jour et nuit.En dépit de la pluie continue vers la fin du mois d'août et la rareté de la main-d'oeuvre, les cultivateurs sont 0)>-timistes.Le Manitoba s\u2019attend à produite 46,000,000 de boisseaux, la Saskatchewan, 170,000,000 et l'Alberta, 100,000,000.Environ 30 pour cent de la récolte était faite à la fin de la première semaine de septembre.Un rapport de Washington mande que la récolte mondiale de blé et de seigle dépassera celle du 1946.Le mouvement de main-d'oeuvie agricole de l'Ontario et du Québec vers les provinces de la Prairie s\u2019est accéléré durant la pro-mière semaine du mois dernier, alors qu\u2019environ 700 travailleurs sont partis pour la moisson de l\u2019Ouest durant les cinq jours du 2 an 6 septembre inclusivement.Le Manitoba a signalé que ses exigences présentes sont satisfaites.Toutefois, il est possible qu'on augmente le premier chiffre de 2,400 s\u2019il fallait des travailleurs agricoles additionnels dans l\u2019Ouest a déclaré le ministre du Travail.Jusqu'à présent on a placé au Manitoba et en Saskatchewan le grand nombre des moissonneurs rendus dans l'Ouest.Mais on dirigera désormais la grande majorité des travailleurs qui s\u2019en vont maintenant dans l'Ouest vers la province du l\u2019Alberta où les besoins augmentent alors que commence le moissonnage en cetta# région, faisait remarquer le nu-nistxe.^ LA TERRE I>E CHEZ NOUS e =LE 17 SEPTEMBRE 19-j- lîillet lin petit voyage à Montréal Il i sf bon de faire un petit nyage de temps ti autre, de voir uii peu sa province et le travail tin.s'y fait dans les différentes légions.La saison d\u2019été ne laisse guère le loisir de prendre la rouit .d faut être chaque jour aux champs, mais maintenant que les travaux s\u2019achèvent, il est possible pour beaucoup des cultivateurs de songer à faire ce petit voyage.Il t'est pas nécessaire de choisir une occasion particulière, il suffit de ] savoir que le Congrès général de ll'.C.C.a lieu cette année dans hi Métropole.les 22 et 23 octobre.I De tous les événements de l\u2019ati-nci qui font la vie de l\u2019Associa-1 tien professionnelle des cultiva- , fi tirs, le Congrès général vient au premier rang.Il marque la force île l'union.C'est le signe public lie l'entente qui règne entre les nombres de la profession agrieo-L.ia voie normale d'exprimer leurs revendications et.leurs es-pairs Pans ce sens, le congrès constiaue une sorte de mise au point.une grande fête agricole eu même temps que deux importantes journées d'études.Il permet aux cultivateurs tic toutes les régions de la province de se rencontrer, de mieux se connaître et surtout de faire la synthèse des besoins de chacun et l'orientation ii itO'.-icr au travail de l'année.Si bon nombre de cultivateurs sont convaincus depuis longtemps (li la nécessité d\u2019assister à cette reunion, il en reste encore un trop grand nombre pour qui le Congrès général n\u2019a aucune sorte d'importance.Tous les cultiva- j leurs sont ('gaiement intéressés : aux buts du Congres, car tous les\", culit tuteurs, quel que soit le gen -re de culture qu'ils pratiquent et j quc'.\u2019e al recommence.,\ttoujours lorsqu\u2019il s\u2019agit le défenilre les gros, c\u2019est la \u201cGa-\u2019 U,,\" de Montréal qui bat la ,\u2018irihe Affectant île prendre la léteii,,\u2019 du consommateur, cet or-,'J1U.(le I I haute finance réclame ;,i lion énergique pour la fa-lirication cl la vente de la margarine ni ( anaila.Il s\u2019agirait, d\u2019a-gens désintéressés, de freinei la hausse tlu prix beurre et de réparer une inji V.\u2022 qui , trop dîne.1,\u2019exemple des Etats l ui, i|ii .ijipotle la \u201cGazette\u201d est :-11 ronvaincant puisque le prix do heurte a atteint là-lias un niieau inconnu an Canada.Il se u n i si .(H) la livre en maints en MERCREDI Hebdomadaire agricole fondé en 1929 Cultivateurs do |a Coopérative''rédéré.k\"11!1' DE CHEZ NOUS osl fortjano officiel de l'Union Catholique de» I -an.Factor.,, do Quoboc et do l'Union Calholiqiio de» Fermière».nrnarTrim.\u201e DIRECTEUR : Dominique Boaudin.ABONNEMENT- SI.00 DJOmiS: B8rnard Berube Lourent Lauvior el Georqes N.Fortin.PUBLICITE : Toute annonce\tannC°i °U\tpour trois ans au Canada; a l'étranger $1.50 par année.no* bureaux du Montreal\t\u201e'!.an,niila,\\0n t*aul en c® liui concerne le:; annonces classifiée;) doit parvenir à d\u2019hui voisin de 00.000 eqt r«rtifiE CHEZ NOUS BB La Cooperative Fédérée uejoee SIÈGE SOCIAL,130 EST, RUE ST-PAUL,MONTRÉAL.M Les producteurs agricoles et la grève aux abattoirs La grève des membres du C.I.O.employés par les abattoirs se prolongera vraisemblablement quelques jours, peut-être même une semaine ou deux.Elle affectera ces jours prochains (ces lignes sont écrites le 12 septembre) nos établissements de Québec-Ouest et ne Princcville.Des citadins comptent sur le marché noir, qui, à la faveur des circonstances, va redevenir profitable pour ceux qui l\u2019organisent et le font fonctionner.Le consommateur et le producteur y perdront.Cette grève, déclanchée au moment où les arrivages deviennent plus considérables, sera définitivement payée par le producteur.En même temps, elle désorganisera la production à venir, en réduisant les quantités de grains et moulées déjà, insuffisantes.Des répercussions inattendues se révèlent tous les jours.Hier, c\u2019étaient les protestations des marchands de glace de Toronto approvisionnés auparavant par des établissements qui subissent la grève.Le marché des oeufs, dans la province, montre déjà des indices assez inquiétants.Par contre, il est probable que la vente des volailles sera plus aisée si la grève dure suffisamment pour épuiser les quelques réserves de viande disponibles dans les boucheries et épiceries.Il ne faut pas croire, comme certains journaux semblent le laisser entendre, que les petits établissements de campagne pourront suffire à ap- -provisionner la population de la Métropole.Je n\u2019entreprendrai pas de discuter de la grève elle-même, de sa légalité et de la valeur îles raisons invoquées par les grévistes.J\u2019ai dit plus haut que ce seraient encore les cu.tivateurs qui paieraient les pots cassés, et c\u2019est ce que j\u2019entends établir pour le moment.Premièrement, les animaux prêts pour le marché, surtout les porcs, vont nécessairement prendre du poids s\u2019ils sont gardés sur la terme pendant encore dix ou quinze jours.De ce fait, ils seront classés, au mieux, dans les \"B\", ce qui signifie déjà une réduction notable de prix.Deuxièmement, ces mêmes animaux consommeront du grain qui ne pourra être remplacé, puisque déjà, dans le pays, les disponibilités sont très minces, ce qui veut dire en définitive moins de porcs pour les mois à venir ou des animaux non finis Enfin, les maisons de salaison elles-mêmes, lorsque le travail reprendra, seront en assez mauvaise posture puisque les premiers arrivages seront certainement faits d\u2019animaux trop lourds que le \u201cMeat Board\u201d n\u2019acceptera pas pour l\u2019exportation et qui.devront être vendus à rabais sur le marché domestique.Comme on le voit, tout le monde y aura perdu: le cultivateur, d\u2019abord, le propriétaire d\u2019abattoir ensuite, et finalement l\u2019ouvrier qui aura été en vacances forcées pendant une semaine ou deux.Ce n\u2019est pas sans raison, à mon sens, que l\u2019Association des producteurs de porcs de l\u2019Ontario demandait à son gouvernement provincial d\u2019obtenir voix au chapitre lors de la discussion entre ouvriers et patrons.L\u2019expérience de ces cultivateurs, comme la nôtre, est qu\u2019invariablement les frais de ces disputes sont payés par les producteurs.Les éleveurs de porcs de la province devront songer à ces choses.Quant à la Coopérative Fédérée, elle n\u2019a même pas été consultée par les organisateurs de la grève.On demande à nos ouvriers de faire une grève de sympathie.Sympathie pour qui?Lait on nature Je l\u2019ignore et je ne vois pas où l\u2019intérêt de\t(100 lbs) nos employés peut leur indiquer de se mettre j 11 4'Vtoo^bs) en grève.Le contrat intervenu entre la Co- ! Fromage (livre) Le calendrier Co-op.1948 Depuis quelques années, le Conseil Supérieur de la Coopération présente son calendrier Co-op.Mil neuf cent quarante-huit nous apportera encore un calendrier Coop tout à fait nouveau.Aux dessins suggestifs, il marie de belles photos en couleurs et des textes pro-pices aux méditations coopératives.C\u2019est un chef-d\u2019œuvre et nous souhaitons que toutes les coopératives se feront un point d\u2019honneur d\u2019obtenir, aussitôt que possible, les quantités dont elles auront besoin.Les entreprises coopératives pourront, si elles le désirent, y faire imprimer leurs nom, adresse et genre d\u2019activité.Le calendrier Co-op 1948, contenant 12 pages, est un excellent moyen de propagande et un instrument d\u2019éducation que tous les coopératcurs, de quelque secteur qu\u2019ils soient, devraient avoir sous les yeux.Voici les prix: \tSans nom A\tvcc nom L\u2019unité\t$\t0.25\t$\t 100\t20.00\t30.00 200\t30.00\t46.00 300\t51 00\t66.00 400\t64.00\t84.00 50(1\t75.00\t90.00 600\t90.00\t108.00 700\t105.00\t126.00 800\t120.00\t144.00 900\t135.00\t162.00 1000\t140.00\t170.00 Pour é\\\titer des retards.\tpour ob- tenir entière satisfaction et prévenir des déceptions, qu\u2019on commande le calendrier Co-op immédiatement au Conseil Supérieur de la Coopération, 30 rue Hébert, Québec.M.HARDY, Agronome.$1.56 $4 17 1 24\t3 69 opérative Fédérée et les unions ouvrières beurre (livre) 0.13 0 25 0.38 0.63 expirait le premier août.Dans le temps, on nous a dit qu\u2019on demanderait ceci ou cela lors de son renouvellement.Nous n\u2019avons été invités à aucune entrevue, et les négociations ayant failli avec les autres employeurs.la grève a été déclarée.A tout prendre, cette grève est une erreur : à cause de la possibilité qu\u2019il y aurait eu, j en suivant les voies légales, d\u2019arriver à une i entente.Elle est une injustice à l\u2019endroit i M.Bartlett se demande quand nous aurons la baisse.Il termine toutefois en disant: \"Si l\u2019histoire se répète, les prix de tous les produits de la ferme tomberont d\u2019ici quelques années\".Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'histoire piétine.Toutefois, il nous semble qu\u2019il y aurait nombre d\u2019autres produits qui devramnt subir une monumentale baisse avant les produits de la ferme des cultivateurs et elle indique un manque de vision de la part de nos employés qui j Notre agriculture et pourraient demain perdre leur gagne-pain l\u2019industrie porcine si la concurrence que nous subissons d\u2019en- I (\u201cFinancial Post\u201d \u2014 M.J.-S.Mc-treprises beaucoup plus puissantes nous dé- Le-an\u2019 p\u2018^s'
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