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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 18 février 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1948-02-18, Collections de BAnQ.

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[" Volume XX, no 2$J LA TERRE DE CHEZ NOUS, l\u2019hebdomadaire agricole français le plus important d\u2019Amérique.est l\u2019organe officiel et la propriété de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Viger Montréal, (24), CANADA OTTAWA, MERCREDI LE 18 FEVRIER 1948 Assemblée annuelle et 25ème anniversaire de fondation \u2018\tC La Coopérative Fédérée tient l\u2019assemblée générale de ses membres en même temps qu\u2019elle célèbre ses noces d\u2019argent.\u2014 Plus de 1,000 coopérateurs en Congrès.\u2014 Deux conférenciers de marque: MM.Edouard Montpetit_et Joseph Folliet.\u2014 Plusieurs millions de plus au bilan de 1947.M.J.-N.Bcrard, de St-Na/alre d'Acton, qui fut président de la Coopérative Fédérée de Québec de 1931 à 1940.Cours avancée de coopération A l\u2019Ecole d\u2019Agricullurc Noé-Ponton, de Sherbrooke, du 1er au 20 mars prochain.\u2014 Conditions d\u2019inscription.La jeune école d\u2019agriculture Noé-Ponton, de Sherbrooke, tente une initiative qui devrait rem-' porter du succès et susciter des imitations.Du 1er au 20 mars prochain, on y donnera des cours avancés de coopération.Il ne s\u2019agit plus de transmettre les ru-\u2022 diments de la science coopérative à des novices, mais d\u2019approfondir les aspects de la coopération théorique et pratique.C\u2019est pourquoi il faut souligner l\u2019expression COURS AVANCES qui dit exactement ce qu\u2019elle veut dire et n\u2019a pas été choisie au hasard.Bien qu'à cette date-ci il reste des points à préciser, on sait dès maintenant que des leçons porteront sur l\u2019organisation coopérative, sur la comptabilité des coopératives, sur la préparation des bi-' lans, etc.Les professeurs, com-nu les élèves sans doute, seront à la hauteur môme de ces études plus poussées.Mais justement quels élèves attend-on ?On souhaite recruter les assistants à ces cours de trois semaines parmi les anciens des cours de coopération, désireux d'étendre le champ de leurs connaissances ou \u201cde se remettre en forme\u201d, aux gérants et aux directeurs de coopératives et de caisses populaires.Les intéressés feront bien de communiquer sans délai à ce sujet avec M.le chanoine A.Ma-louin, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Agri-culture Noé-Ponton.Sherbrooke.Ils recevront, sur demande, tous les renseignements supplémentaires.On.peut dire ici que le Service provincial de L\u2019Aide à la Jeunesse accorde son concours à cette heureuse initiative.Il payera le transport des élèves et une partie de leur pension.Il reste aux élèves même à payer pour leurs frais de séjour et de pension, environ 75 sous par jour.C\u2019est d la science à bon marché.Encore une fois toute autre tre \u2019formation «pourra être obtenue du directeur de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture Noé - Ponton, à t\u2019adresse indiquée.Nous voulons des coopérnteurs compétents et convaincus.A nous d\u2019en former ! Une suoerbe occasion se présente pour les Cantons de l\u2019EsL A tenir des dates un compte rigoureux, c\u2019est l\u2019automne dernier que la Coopérative Fédérée aurait célébré son vingt-cinquième anpiversaire de fondation.Les circonstances s\u2019y prêtaient mal alors et on a fait coïncider ces réjouissances bien légitimes avec l\u2019assemblée générale annuelle.Au moment donc où ce numéro de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d parviendra dans les foyers ruraux, plus de 1,000 coopérateurs du Québec et délégués des autres parties du Canada français seront réunis à l\u2019hôtel Mont-Royal rour prendre connaissance des rapports de l\u2019année 1947 et aussi pour se remémorer un passé auquel est due une très remarquable réussite.Car la célébration du vingt-cinquième anniversaire de la Coopérative Fédérée est tout à la gloire du cultivateur québécois.Personne ne veut lui disputer les fruits de son patient travail.Le point de départ est modeste.C\u2019est l\u2019amalgame, par une loi 'provinciale en 1922, de trois coopératives existantes.Mais à ce moment même, rien n\u2019est fait et tout reste à faire.Il a fallu passer par des difficultés sans nombre.Il a fallu se rapprocher des véritables principes de la coopération et regagner la liberté des eoopérateurs contre la puissance de l\u2019Etat.Les cultivateurs eux-mênos ont été, un temps divisés, entre eux.L\u2019entente faite, ils ont SKI** FJ.\t: >\t- \\ ¦ '\t¦ X: .M.J.-A.Pinsonneault, cultivateur de Sherrington, le président actuel de la Coopérative Fédérée de Québec, est entre en fonction tion en 1943.avancé à pas de géant en même temps que les aidaient les circonstances devenues plus favorables.Le tableau de la coopération dans la province en 1948 n\u2019a plus que des ressemblances, tant les progrès sont considérables, avec le tableau de 1922.Aujourd\u2019hui, par leurs coopératives affiliées, les cultivateurs sont maîtres et propriétaires d\u2019une centrale puissance qui possède des succursales dans les points stratégiques du Québec.Ils font par elle un chiffre d\u2019affaires qui dépasse les 40 millions et ce qui est aujourd\u2019hui la réalité aurait pu être pris, voilà vingt-cinq ans, pour un rêve irréalisable.Voilà aussi ce qu\u2019ont fait la foi en la coopération et l\u2019action commune.C\u2019est le triomphe de la solidarité agricole et de l\u2019entr\u2019aide.C\u2019est un peu tout cela qu\u2019on se répète ces jours-ci en célébrant 1< vingt-cinquième anniversaire de la Coopérative Fédérée.On en parlera à la sortie des séances de l\u2019assemblée générale annuelle comme au banquet, d\u2019ailleurs simple, qui aura lieu jeudi le 19 fé rier à l\u2019hôtel Mont-Royal.En dépit des grands souvenirs qui sont évbqués, la date ne marque pas un arrêt dans^les préoccupations courantes des coopérateurs.Utilité et service marquent le programme de l\u2019assemblée annuelle et môme des conférences qui seront données.Les assistants trouveront grand profit à écouter deux maîtres de la doctrine sociale, l\u2019un français, l\u2019autre canadien-français, leur parler de la France paysanne et des réalisations coo*pératives du Canada français.Comme ce journal l\u2019a annoncé.MM.Joseph Folliet, secrétaire des semaines sociales de France, et M.Edouard Mont-petit.secrétaire de l\u2019Université de Montréal et pionnier des études économiques chez nous, se- ront les principaux orateurs de la soirée plus solennelle du 19 février.Quant à l\u2019assemblée générale, elle se déroulera en bonne partie splon la coutume établie jusqu\u2019ici.On y fera, comme il va de soi, de fréquentes allusions au passé, mais on reviendra rapidement aux affaires présentes pour faire les vérifications d\u2019usage, s\u2019e.nquérir de la marche des départements et résoudre les problèmes de l\u2019heure.Le 19 février sera, en particulier, une forte journée de travail.Les délégués seront accueillis par M.J.-A.Pinsonneault, président de la Coopérative Fédérée.Il y aura présentation du rapport financier de l\u2019année 1947 et élection du conseil d\u2019administration.L\u2019après-midi, on se livrera à l\u2019étude des questions agricoles les plus pressantes et on reverra les rapports des divers services.Le lendemain, on reprendra les questions laissées en plan la veille et on clôturera la dernière séance par l\u2019adoption de résolu-t'ons et voeux.L\u2019un des voeux de circonstance serait sans doute que tous puissent célébrer le cinquantenaire et enregistrer de nouveau à cette époque des pro-grè qui dépassent les conceptions de l\u2019imagination.O-:\u2014:- La Semaine du Dimanche La Semaine du Dimanche approche.Cette année, elle prendra place du 29 février au 7 mars.Le respect du Dimanche est la grande pitié de notre siècle.Notre âge moderne ne manque pas de ees situations intolérables qu\u2019il faut corriger.Apportons toute notre attention à ce grave problème durant la semaine du 29 février au 7 mars.M.Henri-C.Bois, cultivateur-agronome, docteur en Agriculture, est gérant de ia Coopérative Fédérée de Québec depuis 1943.Il rem plit aussi, depuis 1944, les fonc tions de président du Comité exécutif.Les vingt-cinq ans de Coopérative Fédérée Par J.-A.Pinsonneault, président général de la Coopérative Fédérée de Québec la La Coopérative Fédérée de Québec date de 1922.Je ne veux pas revenir sur la vieille ou la moins vieille histoire de cette fédération de coopératives agricoles qui, pour l\u2019année terminée 'le 31 décembre 1947, a fait, avec ses 406 coopératives-sociétaires, des affaires pour près de quarante-deux millions de dollars.Je pourrais dire, cependant, qu\u2019elle ne marque pas les débuts de la coopération dans la province et encore moins les débuts de la coopération agricole.Elle marque cependant une étape, puisqu\u2019avec la Fédérée commence réellement un mouvement de coordination dans les activités coopératives agricoles.Depuis près d\u2019un demi:sièele et même davantage, la pratique de la coopération a trouvé place chez nous, et le.mouvement s\u2019est enrichi de tous les efforts, de tous les succès et aussi de tous les insuccès.Le dévouement et les essais dçs pionnier ont rendu possibles les réalisations actuelles.A tous ces pionniers, je suis heureux de l\u2019occasion qui m\u2019est fournie de, payer tine dette qui est celle de tous les eoopérateurs agricoles de cette province.S\u2019ils avaient vécu dans notre temps, peut-être auraient-ils fait beaucoup mieux que tous ensemble nous avons pu faire depuis.La reconnaissance est une grande richesse.Les cultivateurs la possèdent, mais ils ne l\u2019expriment peut-être pas assez souvent.A tous les eoopérateurs actuels, aux administrations qui ont précédé la nôtre et aux employés de la coopération, je veux rendre le témoignage d\u2019avoir réussi à mettre sur pied des entreprises qui nous ont rendu service (Suite à la page 4) x»:\\ S > : M.Orner Milot, de Yamachiche, a été pendant trois ans, de 1940 à 1943, président de la Coopérative Fédérée de Québec.La Fédération internationale Après Londres, Angleterre, et La Haye, Hollande, c\u2019est la ville de Paris qui a été choisie pour le lieu du troisième congrès de la Fédération Internationale d\u2019Agriculture.Les délégués canadiens à Paris seront le président de la Fédération Canadienne, M.H.-H.Hannam, et les deux vice-présidents, MM.W.-J.Parker et J.-A.Marion, président général de l\u2019U.C.C.; R.Marier, président de la Fédération de l\u2019Alberta; J.* H.Wesson, président du Saskatchewan Wheat Pool; R.-W.Mor-risson, vice-président de la Federation de l\u2019Ontario; H.-C.Bois, gérant général de la Coopérative Fédérée de Québec; R.-A.Pro'.it, représentant les Provinces maritimes; J.-J.-E.McGaguo, président des Dairy Farmers ot Canada; R.-S.Law, président des United Grain Growers (Winnipeg); L.-F.Purrows, secrétaire - gérant du Conseil Canadien de l'Horticulture.Le blé de 1948 à $1.55 le boisseau?Le gouvernement canadien serait bientôt appelé à voter sur un projet de loi autorisant l\u2019Office canadien du blé à fixer le prix du blé, avec pouvoir de le changer de temps en temps sans consulter le Parlement.On croit que le prix minimum projeté est de $1.55, soit une augmentation de $0.20 sur 1947.Ce prix est encore inférieur de $0.45 au prix fixé dans le contrat britannique de 1948.Cette infériorité des prix serait voulue pour trois raisons: 1) nécessité d\u2019accumuler des réserves de blé au Canada; 2) assurance contre les pertes financières par le gouvernement qui a garanti aux producteurs $1.25 par boisseau pour cinq ans; 3) lutte contre l\u2019inflation au pays.Manquerait-on de beurre en avril?Le ministre du Commerce, l'hon.C.-D.Ilowe, a~ déclaré aux Communes, la semaine dernière, que le Canada doit s\u2019attendre à une pénurie de beurre en avril.Il a ajouté que le gouvernement a renoncé à son intention d\u2019en obtenir ac l\u2019Australie et de ia Nouvelle-Zélande, par suite de la demande continuelle du Royaume-Uni dans ces deux pays. Page 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS Les 25 ans de la Fédérée Un tableau fort impressionnant il existe heureusement, au milieu du désarroi général dans lequel deux guerres atroces en moins de 25 ans ont plongé le momie, de nombreux motifs de consolation, des garanties sérieuses (l'un avenir meilleur.Et cet cspo'r en des jours moins sombres, nous le trouvons en notre propre province.Cet espoir nous le fondons sur une entreprise créée par les nôtres et pour les nôtres, qui a déjà rendu, depuis 25 ans, et continuera de rendre de précieux services à la classe agricole.Quatre ans à peine apres la commémoration du centenaire de \u2018°, première coopérative, celle des Pionniers de llochdalc, le Canada peut à juste titre s\u2019enorgueillir de posséder une coopérative de iopératives qui a ses vingt-cinq ans bien comptés.Nous voulons parler, on l\u2019aura deviné sans peine, de la Coopérative Fédérée de Québec dont l\u2019assemblée annuelle de cette semaine coïncide avec La célébration de son jubilé (l\u2019argent.C\u2019est à tout cela que nous songions ces jours-ci- au sortir d\u2019une entrevue avec le secrétaire général actuel de cette organisation gigantesque, vieille à peine d\u2019un ipiart de siècle, mais déjà chargée d\u2019oeuvres pour le bénéfice des cultivateurs du Québec.Dans une vue à vol d\u2019oiseau des informations recueillies au cours de notre bref entretien avec M.Martin, nous voulons surtout appuyer ici sur les grandes lignes des nombreuses réalisations de la Coopérative Fédérée, avec l\u2019appui sans cesse grandissant des cultivateurs.Treize succursales ou places d'affaires situées aux endroits stratégiques du commerce des produits agricoles et de la distribution des marchandises d\u2019utilité professionnelle, voilà le centre nerveux de toute l\u2019organisation matérielle qui a son point de départ dans la plus modeste des coopératives locales pour aboutir au coeur de l\u2019organisme, à la centrale des coopératives.Tout ce réseau d\u2019activités se résume comme suit: deux abattoirs pour gros anifhaux, deux postes d\u2019abattage pour volailles, trois centres de réception et de classification des oeufs, quatre postes de fabrication de moulées, une agence de vente des animaux vivants, un élévateur à grains, deux centres de réception des animaux abattus, une manufacture de boites à beurre et à fromage, des chambres froides et entrepôts pour les produits de la ferme et des marchandises d\u2019utilité professionnelle, sept cents employés répartis dans'plus d\u2019une douzaine de services assurent le f.nctionncment de tout le mou-vcment.Voilà, en quelques mots, le schéma des principales activités de la Fédérée et de scs filiales.Et ce n\u2019est pas tout.Le réseau se complète par toute une phalange de coopératives affiliées à la centrale et disséminées aux quatre coins de la province.En tout, 467 coopératives locales affiliées à la centrale et groupant quelque 45,000 cultivateurs.Une moyenne d\u2019environ cent membres par coopérative.Le chiffre d\u2019affaires total de la Fédérée et de ses filiales atteint presque les $42 millions, pour l\u2019année 1947.Chacune des succursales atteint ou dépasse largement le million.Quant aux coopératives affiliées, leur chiffre d\u2019affaires varie entre $20,000 et $25,000 jusqu\u2019à $2 millions.Au inoins 25 à 30 d\u2019entre elles ont dépassé le demi-million.En 1946.la Fédérée a versé aux membres plus de $200,000 en ristournes.C'est fort incomplet comme tableau.Dans le détail il est autrement impressionnant.Mais cela devrait suffire, avec ce qu\u2019on en dit ailleurs, à démontrer qu\u2019avec la volonté de réussir il n\u2019y a pas d\u2019obstacle qu'on ne puisse vaincre.La réussite de la Fédérée est d\u2019autant plus remarquable qu\u2019elle a dû s\u2019accomplir en dépit d'un individualisme foncier chez classe agricole, qui paraissait à jamais indéracinable.Les résultats acquis depuis vingt-cinq ans sont le plus solide témoignage que la coopération en agriculture a fait ses preuves chez nous.Notre devoir est de continuer dans cette voie de l\u2019émancipation économique de notre agriculture.Bernard BERUBE.\u2022 ¦ Nous voici maintenant face aux élévateurs à grains du port de Montréal, à St-IIenri.La Coopérative Fédérée y reçoit en consignation d\u2019immenses quantités de grains.C\u2019est aussi un gros centre de fabrication des moules.Son chiffre d\u2019affaires s\u2019élève approximativement à seize millions.7s fnmiia i ¦\t-a»\u2019.11.\\ s tours Dialogue sur la Coopérative Fédérée Par Armand Létourneau Travaux et Jours Nous avons surpris l\u2019autre jour une conversation intime entre trois agronomes sur un sujet tout actuel: l\u2019oeuvre accomplie par la Coopérative Fédérée depuis sa fondation.Ils exprimaient là-dessus trois opinions différentes, sans être divergentes.Nous écoutâmes avec l\u2019idée d\u2019en faire profiter les lecteurs de cette colonne.Souvent ces messieurs parlaient tous à la fois, et leur conversation n\u2019engendrait pas la tristesse.Nous avons fait cependant de notre mieux pour traduire fidèlement leur pensée respective.Ces fonctionnaires ne nous pardonneraient pas de les mettre en scène, aussi recourrons-nous à des noms fictifs.Nous leur cédons la parole.Calixte \u2014 Les réunions annuelles des actionnaires de la Coopérative Fédérée n\u2019eurent pas toujours le caractère pacifique et conventionnel qu\u2019elles ont depuis quelques années.Vous rappelez-vous la fameuse assemblée tenue à l\u2019Hôtel de Ville de Québec en 1023?J\u2019entend?d\u2019ici M.Jules Simard poser des questions à M.Arthur Paquet.Séance houleuse, disaient les journaux du lendemain.Au fait, vous rappelez-vous de quelle façon M.Paquet reçut les pleins pouvoirs à la Fédérée?Eusèbe \u2014 1923! Hum! C\u2019est bien loin.Qui se rappelle ce qui a caractérisé cette époque géologique?Nous étions jeunes alors.Ephrem (sur le ton farce) \u2014 .et beaux! Eusèbe (même ton) \u2014 Le bon Dieu aurait dû nous donner plus d\u2019argent et moins de beauté.Mais vous, Calixte, ne pourriez-vous pas abandonner la préhistoire et en venir à l\u2019époque contemporaine?Vous êtes poison avec vos souvenirs de l\u2019ancien temps.Calixte \u2014 Bon! Bon! Je la ferme.Mais ce passé n\u2019est pas si ancien.Dès 1915, vous, Eusèbe, vous étiez un des glorieux fleurons du ministère de l\u2019Agriculture.Vous trouvez-vous si vieux que ça?Mais je croyais que le passé.Eusèbe \u2014 .est bien où il est, et laissons-lc en paix.Calixte \u2014 J\u2019ai déjà lu à Washington, sur une stèle en granit en face d\u2019un édifice public, les mots suivants: \u201cThe Past is the Prologue\u201d.Traduction libre: Le Passé prépare l\u2019Avenir.Ephrem (qui* ne semble pas avoir entendu un mot de ce qui précède) \u2014 Moi.je n\u2019aime pas la Fédérée parce que la tête de X.(ici le nom de l\u2019un des dirigeants de la Fédérée) ne me revient pas.Pour tout dire, une tête qui me reste sur l\u2019estomac.Eusèbe \u2014 En d\u2019autres termes: vous faites passer l\u2019homme avant l\u2019oeuvre.Faible cervelle.Vous jugez du particulier au général.Vous me faites penser à un monsieur de ma connaissance qu\u2019un serre-frein du Pacifique Canadien traita un jour de façon discourtoise.Le monsieur fit tout un drame, et le serre-frein devint chez lui une obsession.Un vrai polisson, disait-il à qui voulait l\u2019entendre.Et il s\u2019échauffa progressivement au point d\u2019en venir à appliquer ce qualificatif au Pacifique tout entier.Pour lui, le P.C.en bloc et sans rémission, devint une compagnie de polissons.Rien que des polissons, de haut en bas, et, par malheur, d\u2019un océan à l\u2019autre.Il habitait la banlieue de Montréal, et comme il ne voulait pas encourager un réseau feroviaire qui, à l\u2019entendre, spécialisait dans la polissonnerie, il utilisait pour se rendre quotidiennement à son bureau un autre mode de transport qui l\u2019occommodait moins mais, affirmait-il, n\u2019employait pas de polissons.La tête du serre-frein malappris lui était restée sur l\u2019estomac.Calixte \u2014 Vous fustigez là un travers bien humain et, qui sait, peut-être plus répandu à la campagne qu\u2019à la ville Aux champs, on ne patronne pas la caisse populaire, la coopérative ou le cercle ucéciste parce que, dans le décor, le nez d\u2019un président, d\u2019un directeur, d\u2019un gérant, souvent d\u2019un simple employé, ne nous plait pas.On ne regarde pas l\u2019oeuvre dans son tout, dans sa portée générale, dans le besoin auquel elle répond, dans le bienfait collectif qu\u2019elle apporte.Non, on ne voit trop souvent qu\u2019un nez à l\u2019horizon, le nez d\u2019un homme qui nous semble déplaisant.Horizon lamentablement borné, il faut le dire.Toute une oeuvre que l\u2019on sait bonne en son principe, saine dans son but, progressive dans ses méthodes, prospère dans son administration, toute une oeuvre, dis-je, est jugée tn fonction d\u2019un seul homme, alors qu\u2019elle est la résultante d\u2019une collectivité.Voyez ce chiffre 1 que j\u2019oppose aux chiffres 50,100,200 ou plus.Eux plairaient, mais lui ne plait pas, alors on boude, en donne un coup de dent, on chique de la guenille.Cette mentalité ne devrait pas exister quand il s\u2019agit d\u2019oeuvres coopératives parce que là on s\u2019attend à ce que l\u2019homme qui veut travailler en commun avec ses frères s\u2019élève peu à peu au dessus de l\u2019égoïme, de la méfiance, du parti-pris.Il faudrait avoir assez de caractère pour se dire: Un tel me tombe sur le gros nerf, il a peut-être tort ou j\u2019ai peut-être tort, mais il n\u2019est pas tout seul là-dedans: moi non plus je ne suis pas seul; ce n\u2019est pas rien que notre affaire à nous deux.Derrière lui, derrière moi, il y a l\u2019oeuvre, l\u2019oeuvre reconnue indispensable et bonne, l\u2019oeuvre salvatrice dont j\u2019ai besoin autant que les autres, l\u2019oeuvre commune, qui veut de la largeur d\u2019esprit et surtout de l\u2019esprit tout cc -Tt.\tt Eusèbe \u2014 Il faudrait aussi de temps en temps se regarder dans ie miroir, et se demander si on a soi-même un nez bien plaisant, une tête aussi sympathique qu\u2019on le croit.Peut-être ceux que nous trouvons haïssables ne nous trouvent gucre aimables; peut-être gommes-nous franchement haïssables.H y a quelquefois la paille ailleurs et la poutre chez soi.Mais je me demande si nos propos offensent ce brave Phrem, qui semble perdu dans la fumée de sa pipe.Daigne-t-il même nous écouler?Ephrem \u2014 Rassurez-vous, Mesieurs, je d?igne.Même que je ne dédaigne pas vous arguments.En réalité, quand je dis que je ne digère pas la tête de X.\u201e c\u2019est un peu pour blaguer, car sa tête est probablement aussi comestible que la mienne.On a tort, en effet, de tenir compte de petits accrochages personnels quand il s\u2019agit d\u2019oeuvres coopératives, qu\u2019elles soient de petite ou de grande envergure.Et la Fédérée est quelque chose de positivement indispensable à la classe rurale.Eusèbe \u2014 Vous êtes-vous demande cc que serait l\u2019agriculture québécoise si la Fédérée n\u2019existait pas?Pensons à cela pendant quelques minutes.Essayons de faire le portrait imaginaire du Québec agricole sans sa puissante coopérative centrale.Supprimons la maison-mère rue St-Paul, à Montréal, la succursale du Marché Champlain à Québec, les entrepôts régionaux, les abattoirs de Québec-Ouest et dé Princeville.Remplaçons le tout par.rien, ou plutôt par des filiales de trusts.Coupons le courant qui relie la Fédérée à toutes les coopératives qui lui sont affiliées.Bref faisons le vide ou, comme disent les automobilistes, mettons-nous au neutre.Ephrem \u2014 Aie, stop! Vous n\u2019allez pas soutenir que sans la Fédérée aucune roopérauvc paroissiale ou régionale ne se développerait dans la province?Eusèbe \u2014 Non, je n\u2019irai pas jusque là, quoique vous serez forcé d\u2019admettre que toutes les coopératives, petites et grandes, gont nées après la Fédérée, c\u2019est-à-dire les Fromagers de 1910.Où trouvait-on des coopérateurs avant 1910?Alors puisque nous voulons faire .une rétrospective hypothétique.Ephrem \u2014 Une quoi?Eusèbe \u2014 Un tableau imaginaire de ce que serait l\u2019agriculture sans la Fédérée, il faut se reporter à 1910.Sans elle, l\u2019idée de la coopération (Suite à U page 1C) LE 18 FEVRIER 1948 1VSwûiïûüc L'agriculture dans l'histoire De tous nos hebdomadaires régionaux, le \u201cProgrès du Golfe\u2019\u2019, de Rimouski, a sans doute la distinction d\u2019accorder le plus d\u2019importance et, partant, d\u2019espace à l\u2019histoire canadienne.Tirées d\u2019un article intitulé \u201cvocation de peuple agricole\u201d, voici quelques li-gnes .qui - rappellent les débuts de l\u2019agriculture en notre pays.Louis Hébert fut, ainsi qu\u2019il est convenu de croire, le premier cullivateur au Canada.Sa terre était située sur les remports.11 arriva à Québec en 1617.Ce fut, dit Champlain, \u201cle premier chef de famille résidant au pays qui vivait .de ce .qu\u2019il .cultivait\u201d.Avant Hébert, les Français qui vinrent à Québec ne s\u2019étaient occupés que de la traite, de la chasse et de la pêche.Aussi, aucun n\u2019avait-il songé à s\u2019établir d\u2019une façon permanente.Le premier habitant, en dehors de Québec, fut Robert G if-fard, à Beauport, dont il était le seigneui.11 fut ainsi le premier habitant des paroisses canadiennes.Talon et Colbert prêtèrent particulièrement attention au développement de l\u2019agriculture dans la colonie.Sous l\u2019administration de M.de Tracy, arriva à Québec une escadre emmenant des boeufs, des moutons et douze chevaux, ces chevaux étant les premiers qu\u2019on ait vus dans ie pays, hormis celui qui avait été donné au gou-\u2022verneur de Montmagny vingt- ans auparavant.Les officiers du régiment de Carignan, intrépides soldats, furent de grands colonisateurs et de vaillants cultivateurs.La désertion des compagnes Mal séculaire et mal du siècle, telle est la désertion des campagnes.C\u2019est une plaie économique et sociale dénoncée dans tous les âges et toujours renaissante comme une maladie incurable.\"La Survivance\u201d.d\u2019Edmonton, invite les jeunes ruraux de l\u2019Alberta à bien peser les avantages de la vie sur la terre avant de fuir éperdument vers les villes.Des conseils qui valent ici aussi bien que là-bas.Lisons: Mais avani tout, et c\u2019est là le point important, commençons par garder nos propres gens sur la terre.A quoi servirait d\u2019amener du sang nouveau, si nous laissons ici se perdre notre propre population rurale.Il faut garder nos familles, en particulier nos jeunes, à la vie rurale, et pour cela leur en montrer les avantages et la valeur.Il est effarant de constater que dans Québec, par exemple, on ne compte plus que 20 pour cent de la population qui vit sur la terre Le mal commence à se faire sentir ici, quoiqu\u2019n un degré beaucoup moindre.Il faut l\u2019enrayer.Les faux attraits de la ville n\u2019auraient aucune emprise si dans nos familles et dans nos écoles on inculquait aux jeunes i amour de la terre.11 faut en plus introduire des méthodes ra-tionnelles d\u2019agriculture.Plusieurs des nôtres commencent à réaliser que l\u2019agriculture peut rapporter aussi bien et mieux que bien des salaires, tout en laissant au cultivateur sa pleine liberté.Sachons enfin rendre la vie à la campagne attrayante sous tous rapports.Maigrement\u2019 satisfaits Collaborant à la page agricole du \u201cDroit\u201d, M.Antonin Lalondc, sccrétave de l\u2019Union des Cultivateurs franco-ontariens refuse de prendre pour vérités d\u2019Evangile que les cultivateurs canadiens sont satisfaits et \u201cn\u2019ont jamais si bien vécu\".Il s\u2019exprime de la sorte à ce sujet: \"Le Canada\u201d, journal du matin de Montréal, coiffe son rapport (Suite à la #age W n Nos anciens ILa Verre de Citez Nous MERCREDI LE 18 FEVRIER 1948 l\u2019;ige 3 aumôniers Depuis un an, plusieurs aumôniers régionaux ou diocésains de VU.C.C., nous ont quittés.Quelques-uns ont acquis l\u2019âge de la retraite; d\u2019autres passent à d\u2019autres champs d\u2019apostolat.Tout ce que notre association leur doit ne peut .-être assez élogieusement dit.Nous avons reçu d\u2019eux gratuitement, en bons conseils, en dévouement, en labeur, un appui efficace et sans lequel, en tel ou tel diocèse, notre union n\u2019aurait pas atteint l\u2019expansion actuelle.Clergé et classe agricole se prêtent avec raison une mutuelle estime et une mutuelle affection, les agriculteurs doivent beaucoup à l'Eglise.Parmi eux, le prêtre est aimé et honoré.Il faudrait ici inscrire des noms; mais il vaut mieux sans doute dire aux aumôniers qui nous quittent noire gratitude, notre bon souvenir et notre très sincère attachement.D.B.Hebdomadaire agricole fondée en 7929 Stricto propriété dos cultivateurs, LA TERRE DE CHEZ HOUS ait l'organa officiel de l'Union Catholique de* Cultivateurs, de la Coopérative Fédérée de Québec et de l'Union des Fermières.DIRECTEUR i Dominique Beaudin.REDACTEURS ADJOINTS : Bernard Bérubé.Goorges-N.Fortin, agronome.ABONNEMENT : SI.00 par année ou S3.S0 pour trois ans au Canada, à l'étranger $1.50 par année.PUBLICITE : Toute annonco ou tout avis d'annulation (saut en ce qui concerne les annonces classiiiées) doit parvenir à nos bureaux de Montréal 10 Jours avant la date de publication.Le tirage de la \"Terre de Chez Nous\" aujotir* d'hui voisin de 80.000 est certifiée par l'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION.CORRESPONDANCE : Toute correspondance concernant la rédaction^ l'administration, la publicité, l'abonnement, etc.doit être expédiée à l'adresse suivante : LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2022 515, avenue Viger, Montréal (24) Téléphone ; L An caster 6272 Apport.nant à l'U.C.C.LA TERRE DE CHEZ HOUS *.t administré, par l'Exécutlt d.l'Union dont M.Ab.l Marion *.t présidant «t M.Tharlb.B.lsila.s.crétalr., Eli.ast imprimé, à Ottawa aux at.ll.rs du Syndicat d Oau.r.s sociales, Limité.- - 1\u2014i\t- AUTORISE COMME ENVOI POSTAL DE LA DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES, OTTAWA.St les grains de semence manquent, nous aurons profusion de graines de chardon.Mais c'est une consolation épineuse.Aux- derniers jours de février, l\u2019hiver commence à regarder vers la porte.La chanson ta plus populaire cette semaine à la Cooperative Fédérée: \u201cOn n'a pas toujours vingt-cinq ans.\u201d La Coopérative Fédérée de TU.C.C.C\u2019est en 1947, à l\u2019automne, que la Coopé-| rative Fédérée de Québec a atteint ses vingt-cinq ans.Qu\u2019elle célèbre cet anniversaire au début de l\u2019année' 1948, cela ne change pas grand\u2019chose aux événements.Il s\u2019agit de s\u2019arrêter, à un moment donné, Prêt* pour les semences?.Nous'n\u2019avons aucune précision I pour marquer une étape, pour revoir le pas-à ce sujet, mais nous supposons, sé, pour mesurer les services rendus, pour en nous basant sur les lois du bon se réjouir de l\u2019incroyable succès obtenu et sens, que le délai accordé »ux pour peser les motifs qui incitent à croire à cultivateurs pour obtenir nd*s un avenir plus grand, grains de semence a du être pro-\t* longé.Dans le cas contraire, In II y 3-urait un vide immense aujourdhu période déterminée par le minis- dans l\u2019agriculture québécoise si la Coopéra-tère provincial de l\u2019Agriculture tive Fédérée n\u2019existait pas.Nous pouvons aurait pris fin le 14 février.** dire qu\u2019il en serait de même si l\u2019Union Caserait aussi[injustei que peu logi- thollque des cultivateurs n\u2019avait pas été FoctroTd\u2019une*faveur ou^\u2019une^aîde fondée.Cependant, il est curieux de cons soient tellement rigoureuses que tater que la puissante centrale des coopé la faveur ou l\u2019aide ne puisse jamais ratives, et l\u2019association professionnelle agri-ê'tre accordée.Conclusion néces- coje ont pris naissance à des dates très rap-saire: prolonger le délai et rendre 0chées.C\u2019est en 1949, en effet, que l\u2019U.C.C.véritablement aux cultivateurs £ célébrera à son tour le vingt-cinquième service qu ils attendent puisque\t.\t, tel était le but précis d\u2019une mesure anniversaire de sa fondation, spéciale.\tEntre ces deux grands anniversaires, il D.B.I convient surtout ici d\u2019en signaler un qui e$t moins avancé en âge, mais qui est tout aussi sage.Dans quelques semaines, on pour rait, en effet, souligner que, voilà dix ans l\u2019Union Catholique des Cultivateurs a conclu ________________une entente en vertu de laquelle la Coopé- La semaine dernière, téléphone I rative Fédérée est devenue la seuleî org* du secrétaire d\u2019un syndicat de I nisation coopérative centrale des cultiva l\u2019U.C.C.\u2014 Il n\u2019agit bien de grains teurs de notre province.H y aura sûrement de semences.Impossible, dit cet unanimité à affirmer que cet événement fut homme, d\u2019arriver dans le 'délai grandement profitable à la classe agricole prevu.Nous n\u2019avons pas le temps |\t______________________________________ qu\u2019il faut pour tenir une séance spéciale du conseil municipal et recueillir les commandes.Par surcroit, trois conseillers sont de langue anglaise et sont loin d\u2019ëtre intéressés à l\u2019affaire.N\u2019y a-t-il Un cas entre plusieurs outres Le percepteur de l\u2019impôt sur le revenu va sc ruiner à essayer de lever des taxes dans les campagnes et, comme conséquence, on imposera de nouvelles taxes.Le litVe d\u2019un journal assure qu\u2019on fait \u201cla chasse aux producteurs du beurre\u201d.Ce ne sera pas la première fois qu\u2019on entend l\u2019histoire des chasseurs qui reviennent bredouille ! et qu\u2019il n\u2019est pas étranger aux succès grandissants qu\u2019elle a obtenus en maints domaines au cours des dernières années.Voici donc - trois dates associées: 1922, année de fondation de la Coopérative Fédé rée; 1924, année de fondation de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs; 1938, année de la conclusion de l\u2019entente entre les deux.Aux hommages qu\u2019on adresse aujourd\u2019hui à sa doyenne la Coopérative Fédérée, l\u2019U.C.C éprouve donc beaucoup de plaisir à joindre les siens.Après vingt-cinq ans d\u2019activité, laTîoopé-rative Fédérée est devenue une entreprise colossale.Son chiffre d\u2019affaires est peut-être le plus considérable de toutes les entreprises canadiennes-françaises.Elle traite sur un pied d\u2019égalité avec lès plus grandes entreprises commerciales et financières du Canada et de l\u2019étranger.Et elle appartient en propre aux cultivateurs de notre province.Le vingt-cinquième anniversaire qui se célèbre en ce moment, c\u2019est celui de l\u2019affirmation du droit des cultivateurs à l\u2019entière gestion de leurs affaires par l\u2019entremise de la Coopérative Fédérée.U convient que tous les cultivateurs de la province expriment d\u2019une voix unanime leurs félicitations aux dirigeants de la Coopérative Fédérée, à ceux d\u2019hier comme à ceux d\u2019aujourd\u2019hui, et leur souhaitent de rendre cette magnifique entreprise de plus en plus utile à la classe agricole.Thuribe BEEZILE, secrétaire général de l\u2019U.C.C.Il y a une forte prime à payer sur l\u2019importation d\u2019une automobile de l\u2019étranger, mais il n\u2019y en a pas sur l\u2019importation des immigrants.La préférence impériale joue toujours.Réflexion d\u2019un cultivateur à la lecture de la page des marchés: \u201cLes prix sont bons; dommage qu\u2019on aie rien à vendre !\u201d Le journaliste agricole n\u2019est pes reçu comme journaliste dans I monde du journalisme: il n\u2019est pas reçu comme agriculteur ou technicien dans le monde de l\u2019agriculture; c\u2019est le type de l\u2019homme qui cherche à se définir.Le FAUCILLEUR.Des numéros publiés par \"La \u2019Ierrc de Chez Nous\u201d le 15 février 1933 \u2014 il y a quinze ans \u2014 ta le 16 février 1938 \u2014 il y a dix ans \u2014 nous tirons les quelques notes qui suivent.Voilà quinze ans .attendu soit vraiment rendu.I).B.L'Annuaire du Canada Est-ce vrai que l\u2019événement date à peine de pas moyen d\u2019obtenir la prolonga-1 25 ans?lion du délai èt de transiger par L\u2019existence de la Coopérative Fédérée de Qué-l\u2019entremise du Syndicat de l\u2019U.C.C.bec se confond tellement avec l\u2019agriculture québé-qui est prêt à payer comptant?coise qu\u2019on imagine mal le temps où elle n\u2019était Les règlements sont faits autre- pas.Il est devenu si naturel d\u2019en parler et d\u2019en ment.Mais ils devraient être entendre parler que c\u2019est presqu\u2019une surprise de assez souples, encore une fois, constater qu\u2019elle fête son vingt-cinquième anniver-pour que le service réclamé et | saire de fondation.Une institution économique dont tous reconnaissent aujourdhui le caractère indispensable est née, a crû, s\u2019est développée à sa taille actuelle, et continue de progresser.Et cela s\u2019est accompli en 25 ans.Il faut croire au prodige puisqu\u2019il est sous nos yeux.Les promesses faites par les premiers coopérateurs sont dépassées.Les plus extravagants et les plus enthousiastes d\u2019entre eux, malgré leur foi absolue en la coopération et en la t _____ \u201e\u201e\u201e I fécondité des efforts mis en commun, auraient pris L Annuaire du Canada est une\t22\t- t la r6alit6 dc 1D48.publication d\u2019une grande utURé.P n annivcrsaire de ce gqenrc mérite à bon droit ioa-j .Ïü.on.«(à d\u2019être souligné comme le sera l\u2019an prochain le ,l\"etkïr,Sa,r,i:i,crs\u201clre de ru,\"\u201c\" un communiqué officiel, elle ne 9UC dcs Cultivateurs pourra être remise aux intéressés Evidemment, si la Coopérative Fédérée avait \u201cque dans une couple dc mois\u201d, tenu absolument à se vieillir, elle aurait pu reporter Cela pourrait être considéré pms loin ses origines.Elle n\u2019avait qu\u2019à faire sien comme affaire de routine.C\u2019est le passé des sociétés coopératives qui l\u2019avaient précoutume établie d\u2019en agir ainsi, cédée et dont elle est devenue l\u2019héritière par la non seulement dans ce cas, mais loi provinciale de 1922.Il est probablement plus dans une foule d\u2019autres.Beau- raisonnable d\u2019accepter cette dernière année comme coup de Canadiens français ont étant celle de la fondation.Toute discussion sur ce réclamé déjà la publication simul- point se trouve ainsi éliminée, tanée.Est-ce là chose impossible?jj es^ notoire que la coopération n\u2019a pas tou-Lertaincment pas.Le retard habi- jours pratiquée dans la province selon la rigidité luel est attribuable a la traduc- des jmmortels principes de Rochdale.Le Ministère ion.Il suffirait d\u2019organiser le de PAgrjculture, régi en 1922 par l\u2019hon.J.-E.Caron, bureau de traduction pour que le se soucja|t assez peu alors de la représentation retard soit supprime.Cela serait perS0nnelle et démocratique.11 régnait sur la coo-vite fait dans une grande entre- pdratjon comme sur l\u2019agronomie.\u201cA quelque chose prise d affaires.Mais le gouver- nlanlcur cst bon\u201d.L\u2019intervention du gouvernement nement federal, lui, n\u2019est pas assez parmj ies coopérateurs aboutit à la fusion de trois puissant pour réussir ces toutes organisnies coopératifs et à la constitution d\u2019une petites reformes.\tcentrale qui devait être la Coopérative Fédérée 1).BEAUDIN de Québec.Ainsi disparaissait dans l\u2019amalgame Le Un grand anniversaire agricole Comptoir Coopératif de Montréal, La Coopérative des Producteurs de Grains de Semence et La Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec.Ces organismes remontaient, selon chaque cas, aux années 1913, 1914, 1911.Fondés peu de temps avant la première guerre mondiale, ils avaient survécu à travers des hauts et des bas et menaient une existence assez pénible lorsqu\u2019ils furent réunis, après consultation platonique des intéiessés par la loi dc 1922 qui constituait \u201cLa Coopérative Fédérée de Québec\u201d.Cette loi elle-même était fort imparfaite et faisait du ministre de l\u2019Agriculture le coopérateur le plus imposant de toute la province.11 gardait, en effet, sur la nouvelle centrale un droit de regard excessif.Dans une brochure éditée par la Coopérative Fédérée voilà quelques années, on lit ces lignes mélancoliques: \u201cC\u2019était sortir d\u2019une ornière pour tomber dans une autre.La loi donna progressivement à l\u2019Etat une influence trop large contre laquelle les coopérateurs protestèrent avec raison\".Pendant une dizaine d\u2019années, dans Québec, la coopération eut donc à se mieux définir, à préciser davantage ses principes et surtout à les appliquer plus justement.Elie n\u2019était pas alors un mot dc paix et de ralliement; elle était un cri de guerre.Toute intervention abusive d\u2019un gouvernement entraîne avec elle les querelles politiques.De vives luttes furent engagées pour restaurer la pureté de la doctrine et pour rendre à la Coopérative Fédérée la liberté démocratique.L\u2019U.C.C.naissante fut entraînée dans cette bataille et amenée à fonder son propre Comptoir coopératif.Ces querelles, évidemment nuisibles à plus d\u2019un point de vue, poussèrent malgré tout à des réformes nécessaires.La loi de la Coopérative Fédérée fut amendée pour le mieux pendant l\u2019éphémère passage de l\u2019hon.J.-L.Perron au Ministère de l\u2019Agriculture.C\u2019était en 1929.Neuf ans plus tard, une entente était conclue entre la Coopérative Fédérée et l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.\u201cCette entente, dit la brochure déjà citée, s\u2019il faut en juger par les résultats, fut proii-table aux meilleurs intérêts de l\u2019agriculture\u201d.On peut donc, en rappelant quelques dates mar-(f iite à la page 27) Dans son éditorial, M.Albert Rioux mesure lès résultats déjà merveilleux qu\u2019ont obtenus les Caisses populaires, mais se demandent quels capitaux nous aurions accumulés si l\u2019épargne était chez nous comme une seconde nature.Le débat de l\u2019heure tournait autour du projet de loi voulant imposer aux cultivateurs l\u2019usage du réflecteur sur les voitures à traction animale.M.Robert Raynauld, ex-rédae-teur de \u201cLa Terre de Chez Nous\u201d donnait sous les auspices dc l\u2019U.C.C.une causerie sur un nouveau sous-produit du lait, le yoghourt.Il entrevoyait le jour où Montréal en consommerait 60,000 bouteilles par jour.M.Albert Rioux, président général de l\u2019U.C.C., est élu au Conseil central des Syndicats catholiques.Déjà ouvriers et cultivateurs songeaient à échanger les fruits de leur expérience syndicale.Voilà dix ans .Il y a dix ans, le porc sélect se vendait de $9.35 à $9.50 les cent livres; la vache de choix, $4.00 à $4.25; le veau de choix, $9.50 à $10.00; l\u2019agneau du printemps, $7.00 à $7.50; les bouvillons, $6.00_ à $6.25, et ainsi de suite.Par ^contre, on payait le son (prix de gros) $34.00 la tonne, le gru, $36.00, le tourteau de lin, $40.La moulée d\u2019orge se vendait $1.75 le sac dc 98 livres, le grain d\u2019orge, $1.85, l\u2019avoine no 1 d\u2019alimentation, $1.75, l(f blé d\u2019Inde, $1.60 à $1.75.On pouvait acheter les rations balancées pour toutes sortes d\u2019usage à des prix variants de $1.95 à $3.25.On n\u2019a qu\u2019à consultée la revue des marchés, à la fin de ce journal, pour faire la différence avec les temps actuels.On vend plus cher, mais ça coûte plus cher àussi pour produire. Tage 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 18 FEVRIER 1948 «ura nïm-, >V^' M.Orner Deslauriers, président de la Société Coopérative Agricole de Cancon - de Granby, siège au ' comité exécutif de la Coopérative Fédérée depuis 1946.M.J.-Abcl Marion, président général de l\u2019U.C.C., est membre de l'Exécutif de la Coopérative Fédérée depuis huit ans.Qui finance la Fédérée?Qui finance la Coopérative Fédérée de Québec?Question toute naturelle pour le lecteur et à laquelle il est facile de répondre.La première finanec est fournie par les sociétaires eux-mêmes, puisque toute coopérative qui devient membre de la Centrale doit souscrire et payer, une somme égale à 10 pour cent de son capital social payé.Le-capital social et les réserves accumulées représentent la contribution permanente des sociétaires au financement de l\u2019entreprise.Cette contribution est de l\u2019ordre de 25 pour cent.Le solde des capitaux nécessaires esb emprunté soit dans le grand public, soit aux institutions de finance.Disons que le grand public a montre sa confiance envers la Fédérée en souscrivant en 1947, à des taux très bas, une émission globale de $1,000,000.00 d\u2019obligations et que lef\" institutions de crédit n\u2019ont jamais refuse les avances nécessaires à la conduite des opérations parce que la Fédérée a la réputation de toujours faire face à ses obligations.Soulignons que la confiance manifestée par le grand public et les institutions de financc à l\u2019endroit de la Fédérée est justifiée par l\u2019attitude des so ciétaires eux-mêmes qui, chaque année, apportent de nouveaux capitaux à leur propre ^entreprise, capitaux provenant principalement des ristournes gagnées.Elle est justifiée aussi par la prudence et l\u2019honnêteté des administrateurs et par le caractère de permanence des activités de la Fédérée.Nos coopératives Par Henri-C.Bois, agronome Gérant général de la Coopérative Fédérée de Québec.i;, Barque expédiée par rail Une barque de pêche de 40 pieds de long est partie de Goderich, à bord d\u2019un wagon plateforme du Canadien National à destination de McDiarmid sur le Lac Nipigon.C\u2019est la première lois qu\u2019une barque de pêche construite à Gdderich est expédiée par chemin de 1er.La Coopérative Fédérée de Québec est née du besoin d\u2019unité ressenti par les forces éparses et souvent adverses du monde coopératif do 1922.Elle célèbre, cette année, son vingt-cinquième anniversaire.11 ne faudrait pas croire que le mouvement coopératif dans la province date de cette année-là.Les gens qui sont au courant des événements et qui aiment les anniversaires pourraient, avec raison, faire remarquer que, dans quelques années \u2014 cinq ou six au plus \u2014 nous pourrions célébrer-le centième anniversaire de l\u2019institution de la première coopérative dans la province.Pour le moment, occupons-nous de la Coopérative Fédérée.Vingt-cinq ans d\u2019activités durant une période aussi agitée que celle qui a suivi la première grande guerre (laquelle, nous disait-on dans le temps, devait être la dernière des dernières), .qui couvre la prospérité factice de 1925-1930, qui passe à travers l\u2019interminable misère de 1930-39, qui s\u2019étend aux années mouvementées du dernier conflit, et qui dure encore dans les temps d\u2019incertitude qui se prolongent depuis la victoire, ces vingt-cinq années, disions-nous, comportent bien de l\u2019inattendu, des déceptions, des succès, des reculs.Aucune institution ne peut passer à travers tant de situations sans en porter les marques, même si, après un quart de siècle, elle peut se vanter de posséder une vitalité assez grande.Pour faire le tableau plus complet, disons que, dans ces vingt-cinq ans, les luttes politiques furent fort acerbes, pas toujours justes, pas toujours loyales ni courtoises, et qu\u2019inévitablemont la Centrale d\u2019une fédération de coopératives agricoles de la province de Québec était fatalement vouée à souffrir tout' autant de certaines amitiés que des effets d\u2019une méfiance qui n\u2019était pas plus méritée.Tout compte fait, ces épreuves ont probablement plus aidé que toute autre chose à doter l\u2019agriculture de la province d\u2019une institution qui'est à l\u2019avanLgardc de son progrès.En somme, si la Coopérative Fédérée a survécu et si elle est allée de l\u2019avant, c'est premièrement parce que ~les cultivateurs l\u2019ont voulu, et deuxièmement parce qu\u2019elle a su leur rendre à meilleur compte les services qu\u2019auparavant ils attendaient du commerce et de l\u2019industrie.Si les agriculteurs n\u2019avaient pas voulu, avec' ténacité, souvent avec un grand esprit de sacrifice, conduire eux-mêmes leurs affaires, il n\u2019y aurait pas eu de coopératives locales, il n\u2019y aurait pas eu de fédération, il n\u2019y aurait pas eu de Coopérative Fédérée.Si cette dernière, à son tour, avait été impuissante à faire mieux que ses concurrents de l\u2019entreprise privée, elle n\u2019aurait pas duré.Emanant des coopératives locales, leur donnant et recevant en même temps d\u2019elles exemples et directives, la Coopérative Fédérée participe à la vie pleine et saine qui est celle de scs affiliées.Avec le temps, avec l\u2019expérience acquise, les ressources accumulées, elle est devenue le complément indispensable des activités ordonnées d\u2019une agriculture qui d\u2019année en année, se perfectionne et s\u2019affirme.Il existe, dans la province de Québec, 623 coopératives agricoles locales.On peut aisément imaginer quel gâchis ce.serait si chacune d\u2019elles entendait mener ses affaires indépendamment.C\u2019est ce qu\u2019ont voulu prévenir les 466 coopératives locales qui se sont fédérées et qui sont devenues les seuls sociétaires, les seuls propriétaires de leur Centrale.Chacune de ces coopératives a gardé sa complète autonomie administrative.Elle choisit ses diïecteurs, ses employés, prend telle ou telle décision de gestion que les circonstances rendent nécessaire, et elles sont les seules responsables de leurs actes.Pouf renforcer leur action \u2014 peut-être aussi pour se protéger contre l\u2019occasion prochaine du péché \u2014, elles se sont unies; elles sont les seuls sociétaires de la Coopérative Fédérée, elles l\u2019administrent, la gouvernent, la contrôlent.Si les bénéfices s'accroissent, elles sc les partagent ou les utilisent à organiser d\u2019autres activités; si les déficits remplaçaient les bénéfices, elles devraient les combler.C\u2019est bien cette forme d\u2019organisation, solide et cohérente en même temps qu\u2019assez souple pour laisser à chacun sa liberté d\u2019agir, qui fait Les vingt-cinq ans de la.en nous aidant, pàr exemple, à traverser la période difficile de 1930, d\u2019avant la dernière guerre, et qui nous aideront davantage, à n\u2019en pas douter, à passer à travers les difficultés inévitables qui seront peut-être prochainement notre sort.La Coopérative Fédérée, après vingt-cinq ans, occupe une place importante dans notre économie et elle est une véritable coopérative.Elle est possédée et administrée par les coopératives locales qui k composent, et elle est gérée dans le sens des meilleurs intérêts de l'agriculture.Les hommes qui la dirigent ne sont pas infaillibles, mais il in\u2019est agréable de souligner la bonne foi, le désintéressement et la compétence dont ils ont fait preuve jusqu\u2019ici.Quand je parle de ceux qui dirigent la Fédérée, je parle des habitants de la province et j\u2019associe ceux qui, depuis un quart de siècle, ont reçu le mandat d'exécuter leurs volontés et leurs décisions.La Fédérée, dans son organisation et dans son administration, observe les règles connues de la coopération: un homme, un vote; adhésion libre; distribution des trop-perçus au prorata des transactions; intérêt limité au capital; éducation.Tout en étant une coopérative, la Fédérée ne «aurait te désintéresser des bons résultats finanr l\u2019admiration des coopératives des autres provinces et souvent des autres pays.Il est peut-être peu de gens qui savent qu\u2019à l\u2019çxeeption des grands \"pools\u201d de l\u2019Ouest \u2014 dont les dimensions colossales s\u2019expliquent par l'immense étendue du territoire de trois provinces dont les conditions de production agricole sont presque identiques, de même,que lcs_ méthodes de production \u2014, les coopératives agricoles de la province de Québec et leur fédération \u2014 la Coopérative Fédérée de Québec \u2014 représentent ce qu\u2019il y a de mieux dans le Dominion, ce qu\u2019il y a aussi de plus puissant/ C\u2019est un motif de fierté et une raison d\u2019avoir foi dans l\u2019avenir.Les années qui viennent présenteront sûrement des difficultés peut-être plus grandes que celles que nous avons surmontées jusqu\u2019ici.Si les coopérateurs de la province savent- rester unis, s\u2019ils envisagent leurs problèmes avec la même intelligence et dépensent la même énergie à leur trouver des solutions convenables, nous retrouverons, dans cinq ou dix ans, des institutions encore plus grandes, encore plus solides.De 1930 à 1948, moins de 3% des coopératives agricoles ont disparu par faillite ou par fusion.C\u2019est un record, pour parler le langage d\u2019aujourd\u2019hui, qu\u2019on ne trouve pas dans l\u2019entreprise capitaliste.Ces coopératives s\u2019adonnent à des activités très diverses: vente, transport, transformation, achat de marchandises d\u2019utilité professionnelle, et on ne peut raisonnablement prétendre ,que leur succès dépend \"de la facilité et de la simplicité de leurs opérations.\t___ Nous souhaitons que tous les agriculteurs comprennent que la formule la plus efficace et la plus féconde qui soit à leur disposition pour améliorer leurs conditions de vie, tant matérielle que sociale, est la coopération.Ce n\u2019est pas que nous y voyions une panacée à tous les maux dont souffre ou prétend souffrir l\u2019agriculteur.C\u2019est plutôt parce que nous y voyons une doctrine qui, lorsqu\u2019elle est convenablement appliquée, produit des résultats bienfaisants dans presque tous les cas.Dans la coopérative, les membres apprennent à administrer une entreprise commune, ils s\u2019initient aux règles de l\u2019administration.Bailleurs de fonds en même temps qu\u2019usagers de leur entreprise, les sociétaires sont intéressés à la comprendre, à analyser ses actes, à lui donner le bénéfice de leurs idées ou de leur expérience.Us apprennent en plus à connaître l\u2019interpédenec qui existe ontre les différentes entreprises du pays, entre les événements économiques, politiques et sociaux qui s\u2019y déroulent.Les coopérateurs apprennent la bienveillance à l\u2019égard des voisins et de leurs co-sociétaires, la nécessité de l\u2019entr\u2019aide, en un mot ils apprennent à vivre la charité chrétienne.Les coopératives forment des hommes meilleurs parce que plus compétents dans leurs propres affaires et possédant un sens social plus affiné.Dans Québec, les coopératives agricoles font des transactions dont la valeur, en 1946, dépassait les $105 millions.C\u2019est un facteur très important de notre économie rurale.La Centrale leur a remis, depuis ces toutes dernières années, au delà d\u2019un million et un tiers de dollars qui sont partis des centres pour aller s\u2019éparpiller dans toutes les paroisses et pour grossir d\u2019autant le pouvoir d\u2019achat de chacun des membres des coopératives locales.Ces faits entraînent par eux-mêmes des conséquences importantes et faciles à voir au double point de vue social et économique, et ce qu\u2019il y a de plus beau, c\u2019est que tout cela a été accompli par les agriculteurs, pour les agriculteurs.C\u2019est de la démocratie économique vécue et nous préférons celle-ci à la démocratie politique tout court.Nous souhaitons qu\u2019avec le temps et avec un mouvement coopératif de plus en plus puissant, les cultivateurs de chez nous parviennent à recevoir la rémunération, les soins et la considération qui leur sont dus., (Suite de la première page) ciers, puisque la recherche des trop-perçus d\u2019opération est tout simplement un acte de bonne administration.Depuis une dizaine d\u2019années, la Centrale a remis aux locales-sociétaires près d\u2019un million et demi de dollars en ristournes.Cela représente la valeur de plusieurs -coopératives et d\u2019un plus grand nombre de fermes.Je ne veux pas insister davantage sur la valeur économique des coopératives ni sur les services qu\u2019elles ont rendus, mais je ne voudrais pas non plus passer sous silence ce que les coopératives signifient au point de vue social, car avant d\u2019être des entreprises, les coopératives sont des associations de chefs de famille exploitants de ferme.La Fédérée d\u2019aujourd\u2019hui, au dire des gens de l\u2019extérieur, est la plus belle réalisation coopérative au Canada.Nous avons raison d\u2019en être fiers, mais il ne faut pas nous arrêter en aussi bonne voie.Le chemin parcouru en vingt-cinq ans est long; celui qu\u2019il reste à parcourir est plus long encore.Il sera peut-être pim difficile.Appliquons-nous dès maintenant à consolider nos entreprises coopératives, fournissons-leur le capital nécessaire et apprenons à être meilleurs coopérateurs bans vingt-cinq ans, la coopération agricole «£xa ce que nous l'aurons faite.M.A.Bellemare, de Yamachichr, fait partie du comité exécutif de la Coopérative Fédérée depuis 1911.m* rsï F* M.Roméo Martin, agronome, secrétaire de la Coopérative Fédérée, depuis 1943.\t\u201e Qui administre la coopérative?Vous êtes-vous déjà posé cette question?\u201cQui administre la Coopérative Fédérée?Qui e$l propriétaire de scs immeubles, de ses fabriques, de ses abattoirs, de tout ce qu\u2019elle possède devant la loi sous ce nom?\" En tout cas, si on vous posait 4a question et si vous vouliez que votre répohse obtienne la note 10, il faudrait répondre à peu pré-ceci: En chaque paroisse, en chaque région, les coopératives dignes de ce \u2022 nom appartiennent à leurs membres qui les administrent.La Coopérative centrale, cooperative de coopératives, est administrée par les représentants dûment autorisés et démocratiquement élus des coopératives affiliées.C\u2019est la grande règle et le contrôle démocratique se trouve parfaitement assuré par des règlements qui la développent et la complètent.Les délégués des coopératives agricoles désignent, par régions, leurs représentants au bureau de direction général.Le bureau de direction désigne à son tour l\u2019Exécutif.Encore le pouvoir de ce dernier est limité et toute question importante revient devant le bureau de direction qui exprima l\u2019opinion et les volontés des cultivateurs.Les employés, même les plus élevés, se définissent eux-mêmes comme des \u201cexécutants\u201d.Us sont à l\u2019emploi dés cultivateurs.Telle est la situation.Coopératcur, vous avez votre part de propriété et votre part de responsabilité dans l\u2019administration.La Coopérative Fédérée est à vous.Plus d'un million de téléphone Le réseau \u2014téléphonique Bell raccordent 1,306,975 appareils dans le Québec et l\u2019Ontario.L\u2019un dernier, la compagnie Bell a ajouté plus de 12,000 téléphones à son réseau rural et aménagé quelque 800 nouveaux circuits r* LE 18 FEVRIER 1948 LA TERRE DE CHEZ NOUS Page 5 ?- Une contribution Par Romeo Martin, agronome SecrcChirc général de la Coopérative Fédérée de Québec La coopération n\u2019est pas une panacée, et les entreprises coopératives ne sauraient être envisagées comme étant capables de guérir tous les maux dont souffre la société et plus particulièrement la société rurale.\tv Dans les coopératives agricoles, locales et centrales, nous pouvons, sans exagération aucune, voir une contribution importante au bien-être des populations rurales et, partant, à l\u2019économie générale.Sur le plan économique, les coopératives sont la réalisation c'oncrète d\u2019une formule désirée par les mieux pensants et désirable au point de vue humain, à savoir la décentralisation des bénéfices de l\u2019industrie et du commerce au profit du producteur.Les coopératives agricoles deviennent, au fur et à mesure de leur développement, de petites industries bâties dans un cadre naturel, puisqu\u2019elles s\u2019alimentent des produits de la ferme en même temps qu\u2019elles approvisionnent les fermes de marchandises d\u2019utilité professionnelle.Elles contribuent en même temps à garder plus de bras et plus de cerveaux à la terre, en rendant l\u2019exploitation agricole plus stable et plus rémunératrice.L\u2019obligation de travailler ensemble, que la coopération impose aux agriculteurs, crép un lien d\u2019ordre économique et d\u2019ordre social qui nécessairement enrichit l\u2019individu et la collectivité.Pour arriver à conduire dans la voie du progrès des entreprises petites, moyennes ou grandes, il est évident que les cultivateurs ont dù étudier leurs problèmes et apprendre comment on les règle.Bien que la coopération ait une fin économique, on ne saurait la pratiquer en ignorant son aspect social et humain.Les actes qui contribuent à rendre l\u2019homme plus instruit et plus responsable ont indiscutablement une valeur humaine.La pratique de la coopération est une grande école qu\u2019on ne saurait fréquenter sans devenir plus moral, car elle introduit dans les relations économiques et humaines des habitudes plus prononcées de justice et de charité.C\u2019est là, croyons-nous, une contribution vraie qu\u2019il convient de souligner à l\u2019occasion du vingt-cinquième anniversaire de la Coopérative Fédérée.On veut savoir où est allé le beurre Accapareurs et spéculateurs recherchés Le comité parlementaire fédéral chargé d\u2019enquêter sur la hausse des prix a commencé d\u2019étudier la question du beurre.Ou y a rappelé que durant la saison d\u2019été le beurre se vendait entre 33 et 45 cents la livre et que la production «dépassait alors deux fois la consommation.Aujourd\u2019hui, le beurre se vend jusqu\u2019à 80 cents la livre dans certaines villes, durant la saison de rareté, alors que Formation de deux syndicats \u2022\ti La \u201cGazette Officielle\" de la Province de Québec signale, dans son édition du 7 février 1948, la formation de deux syndicats de l\u2019U C.C.sous la Loi des Syndicats professionnels, à St-André d\u2019Acton (Acton Vale, comté de Bagot), et Villbois, district d\u2019Abitibi.- Monsieur veut-il un oeuf mauve?Allez à Warwick, en Australie .vous y aurez des oeufs de poule couleur cyclamen ou mauve.Un mûrier et la complicité des écureuils volants qui firent tomber ses fruits dans une basse-cour seraient responsables de l\u2019affaire.Les poules ont fait bombance et c\u2019est ainsi qu\u2019elles donnent des pontes polychromes.Comme l\u2019indique clairement l\u2019enseigne placée à la devanture de cet établissement, nous sommes ici en face de la succursale de la Fédérée, cette fois, celle du Marche Champlain, dans la vieille capitale.Plusieurs cours abrégés d\u2019aviculture donnés en mars dans la province A Victoriaville, Sle-Cécile de Lévrant, Lévis, St-Félicien, Sl-Hyacintlie, St-Barthélémi.\u2014 Collaboration du Service de l\u2019Aide à la Jeunesse.les cultivateurs ne produisent que le tiers de la consommation canadienne.Où est donc allé le beurre d\u2019été?Le comité a accusé un groupe de spéculateurs d\u2019avoir manipulé le beurre dans le but de faire hausser les prix.11 réclame les noms de ceux qui se livrent habituellement au commerce ou à la spéculation sur le beurre et qui en auraient accumulé de gros approvisionnements dans les entrepôts du Canada.M.Taylor, président de la Commission des Prix, a fait remarquer que le prix maximum fixé au cours de l\u2019hiver est très élevé, mais qu\u2019on l\u2019a applique dans le but de protéger les cultivateurs qui produisent durant la morte saison.Mais le comité a tous les pouvoirs requis pour pincer les spéculateurs.M.J.-R.Pelletier élu président Un Canadien français a été élu résident, de l\u2019Association Canadienne des Eleveurs d\u2019Ayrshire, lors de l\u2019assemblée annuelle tenue à Toronto, récemment.C\u2019est M.J.-R.Pelletier, régisseur le la Fermé Expérimentale fédérale de Ste-Anne-de-la-Pocatière, Qué.MM.W.-E.Rogers, de Lachute, le professeur G.Toupin, d\u2019Oka, P.-D.McArthur.d\u2019Howick, J.-P.Beauchemin, de Verchères, et F.-A.Ness, de IIo-wick, font partie du bureau des directeurs.RAJEUNISSEZ VOS VIEILLES VOITURES A L\u2019AIDE DE PNEUS DE CAOUTCHOUC ET DE VHf&W* Les roue* d\u2019ae tm Préparez vos voitures pour le printemps \u2014 montez-les sur un jeu de roues d\u2019acier Otaco et de pneus d\u2019auto usagés.aeler Otaaro sont facilite à ajuster \u2022 \u2022 \u2022 disponibles en deuxtfdlmensions: 4 roues 16 x 606 avec fusées 16\u201d x 3%H 4 roues 16 x 606 arec fusées 10** x 3%\u201d Chez votre agent local ou en écrivant â: DE PT.LTW-3 OTACO LIIV1ITED , Orillia Ontario Poursuivant .sa propagande éducative au bénéfice des jeunes aviculteurs des deux sexes, le service de l\u2019Industrie Animale du Ministère provincial de l\u2019Agriculture en collaboration avec le service de l\u2019Aide à la Jeunesse, organise présentement des cours abrégés sur l\u2019aviculture qui seront donnés en février et mars aux endroits suivants: Victoriaville, comte d\u2019Ar-thabasca, Stc-Cécile de Lévrard, comte de Nicolct; Lévis, comté de Lévis; St-Fclicien, comté du Lac-St-Jean; St-Hyaeinthe, comté de St-IIyaeinthc; St-Barthélémi, comte de Berthier.Les techniciens en charge seront les instructeurs avicoles R.J.Paiement, L.A.Bélisle, Ulric Gauthier, Camille Gucrtin, Lucien Bissonnetle, Raoul Dumaine.Ils ont été choisis parmi les meilleurs spécialistes du Ministère de l\u2019Agriculture et sont assurés d\u2019avoir la collaboration des agronomes.Les jeunes sauront tirer profit pour leur bénéfice personnel et celui de leurs parents de l\u2019expérience et des données scientifiques qui leur seront fournies durant ces journées d\u2019étude.En mars, ces semaines d\u2019études auront lieu à St-Barthélémi, du 1er au 6; à Victoriaville, du 8 au 13; à Stc-Cécile de Lévrard, du 15\tau 20.\u2022 Tous les jeunes aviculteurs de 16\tà 30 ans sont invités à suivre ees cours donnés par des spécialistes du Service de l\u2019Industrie animale et du Service fédéral des Marchés.L\u2019admission est gratuite et le Service de l\u2019Aide ?la Jeunesse rembourse les frais de transport des élèves et défraie partiellement le coût de leur pension.Les cours portent sur l\u2019aviculture en général:\torganisation, élevage, Réélection de M.H.-H.Hannam M.H.-H.Hannam, président de la Fédération canadienne d\u2019Agri-culture, a été réélu à ce poste pour un neuvième terme, lors de la der-la j.Fédération.M.W.-J.Parker, nière réunion des directeurs de président des Manitoba Pool Elevators, et M.Abel Marion, président général de l\u2019U.C.C., ont été respectivement réélus premier et deuxième vice-président.alimentation, production, vente, marches, maladies, etc.A Victoriaville toutefois, les professeurs insisteront davantage sur la production du chapon et plusieurs séances seront consacrées à l\u2019organisation de cette spécialité.Les cours sont sous la direction générale de M.J.R.Brassard, agronome, instructeur avicole.Les candidats sont priés de s\u2019inscrire le plus tôt possible.Ils peuvent demander leur admission à l\u2019un ou l\u2019autre des instructeurs avicoles suivants: Raoul Dumaine, St-Bar thélémi; Roger J.Paiement, Victo riavillc; Louis-A.Bclzile, St-Fran-çois du Lac, pour les cours de Ste-Céeile de Lévrard.On peut aussi envoyer sa demande aux agronomes locaux.D\u2019autres cours sont en organisa tion à Lévis, St-Félicien et SI Hyacinthe.Læs dates seront an noncées incessamment.La Bourse fléchit aux Etats-Unis La fin de-l\u2019inflation ou le début d\u2019une nouvelle crise économique?\u2014 Pas encore de répercussion au Canada.Une chute des prix, la pire qu'on, ait encore vue sur le marché des vivres, des céréales en particulier, s\u2019est produite au cours de la semaine dernière, aux Etats-Unis.Le prix du boeuf, par exemple, a baissé de 16 cents en dix jours.\u201cLever Brothers\u201d, gros manufacturiers de savons, ont annoncé une réduction de 5 pour cent dans les prix de tous leurs produits.Us avaient auparavant coupé le prix du saindoux.Cette baisse a soulevé les commentaires les plus divers aux Etats-Unis et dans le monde.I.c président Truman a dit que, malgré cela, le citoyen américain devait continuer de lutter contre l\u2019inflation.Les répercussions sur le marché* canadien sont jusqu\u2019aujourd\u2019hui imperceptibles.Cela est dû à ce que le coût' de la vie au Canada est demeuré bien en deçà du coût de la vie aux Etats-Unis.Le gouverneur de la Banque du Canada, M.G.Towers, a déclaré que le fléchissement des denrées aux Etats Unis aurait un effet salutaire sar les prix de notre pays, s\u2019il ne s* prolongeait pas trop.VIKING Cf NOM SUR UNE ECREMEU \u2022\tÉcrémage parfait \u2022\tFrais d\u2019eatretiea minimes \u2022\tFacilité à teemer \u2022\tNombreuses années d\u2019wsege \u2022\tService constant Vous pouvez vous procurer les modèles électriques avec pied bus et poulie à friction.Voyez votre agent local ou écrivez pour de plus amples détails à .SWEDISH SEPARATOR COMPANY LIMITED Il n\u2019existe qu\u2019une publication à défendre constamment et sans jamais flancher les intérêts des cultivateurs canadiens - français : c\u2019est la \u201cTerre de Chez Nous\u201d qui leur appartient.Protégez vos arbres quand les spores de la tavelure dès pommes deviennent actifs L e KOLOSPRAY contient une forte proportion de soufre qui s\u2019étend et adhère parfaitement.Ce souffre est en poussière très fine et traité au sulfur de bentonite dissout.Cette combinaison prévient la réaction caustique sur des feuilles.Vos arbres doivent être protégés par un bouclier de soufre depuis la fin de la période de repos et durant la majeure partie de la saison de croissance, afin d\u2019empêcher la tavelure des pommes de se loger sur le fruit ou le feuillage.Le KOLOSPRAY est spécialement préparé en vue des conditions de la culture des fruits dans la province de Québec.NIAGARA donne une assistance pratique personnelle aux producteurs commerciaux de* fruits et légumes.Pour obtenir ce service, consultez votre propagandiste local Niagara.Vendu dans la province de Québec par La Coopérative Fédérée de Québec NIAGARA BRAND SPRAY CO.LIMITED Burlington, Ontario '^¦'TZyW, ÜI ¦¦¦*£$${ < ¦'¦\u2022 \u2022.«.¦»»;\u2022 >0tgy à*** I; m&mm .vv*v.;>>,>-v:*: ¦ t ¦¦ \u2022 Üf# X»ôs»r fêjBMpB $$*$!$&£ rage « LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 18 FEVRIER 1948 Les membres do conseil d\u2019administration et de l\u2019exécutif de la Coopérative Fédérée de Québec, pour l\u2019année qui se termine, apparaissent sur cette photo.De gauche à droite, assis, NM.P.Turgeon, IMi.Ferland, Théo.Fortier, ancien directeur, H.-C.Bois, président de l\u2019exécutif et gérant-général, J.-A.Pin-sonneault, président de la Coopérative et membre de l\u2019exécutif, A.Bellemarre, membre de l\u2019executif, J.-A.Marion, président de l\u2019U.C.C., membre de l\u2019exécutif, O.Deslauriers, membre de l\u2019exécutif, et A.Lamarche.Debout, de gauche à droite, MM.A.Massé, A.Michaud, A.Gingras\u201eL.Gouin, E.Bégin, A.Nicole, K.Martin, secrétaire de l\u2019exécutif, L.-Th.Bernier, L.Legris, A.Girouard, E.Paiement.M.Chs Castonguay était absent.Les services administratifs de la Coopérative Fédérée Par Georges-Noël Fortin, agronome La fabrique de boites à beurre et à fromage de Victoriavillc est la seule du genre dans la province établie sur une base coopérative.Cette succursale de la Fédérée fabrique un demi-million de boites «haqus \u2014inéo.Transiger pour une quarantaine de millions de dollars par année au nom de 50,000 commanditaires groupés dans quelque 500 organismes différents à travers toute la province de Québec,.voilà qui n\u2019est pas une mince besogne.C\u2019est la tâche accomplie avec succès par la Coopérative Fédérée de Québec; c\u2019est le service qu\u2019elle- rend à ses 466 coopératives actionnaires et leurs 50,000 cultivateurs membres.Service est le mot juste.Car, la Fédérée n\u2019achète pas les produits agricoles pour les revendre à son propre profit, mais elle les reçoit en consignation seulement et s\u2019efforce de les vendre dans le meilleur intérêt de ses fournisseurs, les producteurs.Ces derniers reçoivent, dès la vente faite, une première \u201cremise\u201d qui est le prix moyen déterminé par les arrivages et les ventes d\u2019une semaine ou d\u2019une période définie, moins les frais de transport, entreposage, courtage, commissions, etc.La transaction ne se termine pas là, mais seulement à la fin de l\u2019exercice financier, c\u2019est-à-dire après l\u2019établissement du bilan annuel.Alors, les excédents d\u2019opération doivent être répartis aux sociétaires, sous forme de ristourne, selon la part qu\u2019ils ont prise au chiffre total des affaires.y-\u2014\t.\"\t»-*»-*-»- - «\t.»-»-M-«-*'-\u201c-«-\u201d-M-«-f | Les services d'achat et de vente j Far Georges-Noël Fortin seulement quant au montant de l\u2019impôt à _ verser, ' mais aussi, et peut-être surtout^quant aux fro-malités et .règles ennuyeuses de procédure qui sont le lot des contribuables.Mais c\u2019est la loi, et il faut la suivre.La Coopérative Fédérée a donc voulu se charger de renseigner les coopératives sur cette loi, préparer leurs déclarations d\u2019impôt sur la base des états financiers, et agir comme intermédiaire dans les «dations des coopératives avec les autorités fiscales.L\u2019uniformité qui résulte du travail ainsi accompli sauvegarde les intérêts des producteurs et leur fait faire certaines économies appréciables.\u201d EDUCATION Sans l\u2019éducation, le rouage coopératif est gourd.Dans le système coopératif, on n\u2019a pas besoin de service de propagande et de publicité au même degré}quc les entreprises du type commercial, puisque les coopératives sont gérées pour le service et ne s\u2019emploient qu\u2019à satisfaire des besoins réels, et non à faire des profits.Sociétaires sont à la fois actionnaires et usagers de la coopérative: ils doivent bien comprendre la nature et l\u2019objectif de la Coopération.Le Service éducatif de la Fédérée fait la campagne d\u2019éducation nécessaire par le journal, la radio, les réunions de coopérateurs, les assemblées des sociétés coopératives, par le contact avec les officiers et gérants de coopératives et avec la collaboration avec les groupements professionnels, les techniciens de l\u2019agriculture et de l\u2019industrie, et encore tous ceux qui peuvent aider de quelque façon.M.Maurice Hardy, agronome, est responsable de ce Service auquel tout le personnel de la Centrale apporte son concours.Le travail consiste (1) à informer les sociétaires au point de vue coopératif, technique et commercial; (2) à orienter les coopéra-tcurs vers la réalisation d\u2019un idéal réellement coopératif ou démocratique, puisque la coopération, c\u2019est la démocratie en économie.CONSERVATION DU SOL La nroduction agricole intense aux Etats-Unis crée d/s problèmes du sol et le président Truman a demandé au Congrès d\u2019autoriser des dépenses de 300 millions de dollars pour le programme de conservation agricole en 1949 au lieu du.montant de 150 millions affectés à cette fin cette année.COMPTABILITE cl TRESORERIE Pour qui a une simple notion du commerce et de ses exigences, il est clair que la Fédérée requiert un personnel competent et actif, autant qu\u2019un outillage souple et adéquat.Et les Services de Comptabilité et de Trésorerie les lui fournissent.Le système de comptabilité en usage à la Fédérée est l\u2019un des plus mécanisés et des plus modernes qui soient.Voyez vous-mêqie: 55 machines-comptables pour tenir le grand livre, 2 machines à émettre les chèques, 30 calculateurs électriques, 72 machines à additionner, un système à poinçonner pour fins de statistiques, sans compter les machines à apposer les timhres de postes, d\u2019accise et d\u2019assurance-chômage; 134 , employés, dont 18 comptables et assistants-comptables, 96 commis et 29 sténos.Tout ce monde, entraîné par le regretté Théo.Noël, et maintenant dirigé par M.IL Beauregard, contrôle les stocks, émet les chèques, vérifie les conditions de paiement, le recouvrement des comptes, la préparation et l\u2019envoi des remises, etc., etc.En un mot, ce personnel contrôle toutes les transactions faites au siège social et dans les succursales.Le Service de la Trésorerie a charge de la finance.Il voit à maintenir en disponibilité les fonds nécessaires au paiement des sommes qui doivent être versces pour achatr de marchandises, remises sur consignations, dépenses ou remboursements d\u2019emprunts, et le reste.TRANSPORT ET DOUANES Sendee précieux encore que celui des transport et douanes, dirigé par M.Cl.Milette.On y vérifie tous les comptes soumis par les compagnies de transport ferroviaires ou océaniques pour en autoriser le paiement.Ce service surveille les expéditions locales ou internationales, s\u2019occupe d\u2019assurer les marchandises, prend soin des réclamations faites aux compagnies de transport, etc., et enfin règle les questions de douanes.Et tout cela dans le but de protéger les intérêts de l\u2019organisation et satisfaire les clients.IMPOT Le cadet des Services de la Fédérée, c\u2019est celui de l\u2019Impôt, organisé à l\u2019automne 1946.M.Raymond Iloude, agronome et expert comptable, qui en a la direction, nous a expliqué comme suit la raison de ce service: \u201cDepuis janvier 1947, dit-il, les coopératives agricoles ont à observer les innombrables exigences du fisc et à supporter tous les embarras qui en résultent, non temps de guerre ont fait renaître en lui donnant un essor considérable.Parmi les 22 usines de préparation du lin, 19 sont coopératives.Le lin a été et il reste l\u2019une des plus payantes parmi les récoltes de la grande culture.(5)\tPommes de terre Dans le domaine de la .pomme de terre, la Fédérée veut ordonner la mise sur le marché de ce produit.Elle ne vend que des patates classifiées et s\u2019efforce de livrer au consommateur une marchandise dont le prix convient et au producteur et au consommateur.Elle travaille aussi à populariser la pomme de terre du Québec, qui ne le cède en rien à celle de l\u2019étranger, et qu\u2019on produit maintenant très convenablement dans plusieurs centres de la province.(6)\tPomme Ainsi en est-il de la pomme des vergers québécois, la meilleure cultivée au Canada.La Coopérative Fédérée déplore cette préférence outrée du consommateur pour les fruits provenant de l\u2019étranger et son indifférence pour ceux de chez nous, et en particulier, la pomme.Tous ses efforts tendent présentement à favoriser la vente des deux millions et demi de minots de pommes récoltées dans nos vergers.(7)\tCaséine, poudre de lait La Coopérative Fédérée a débuté en 1947 dans la vente de la caséine.Elle possède son propre laboratoire d\u2019essai et livre une caséine classifiée et broyée suivant le degré de finesse désiré.11 en est de même pour la poudre de lait, un produit qui se fabrique de plus en plus chez nous, résultat d\u2019une évolution normale de notre industrie laitière.La Coopérative de Granby, par exemple, le plus gros établissement du genre dans la province, est affiliée à la Coopérative Fédérée.II \u2014 PRODUITS POUR LA FERME Si nous repassons maintenant, brièvement, la liste des produits de base nécessaires au cultivateur, nous voyons que la Fédérée maintient encore de nombreux services spécialisés.(1) Grains et moulées Le Service des grains et moulées de la Fédérée a été organisé en 1930.Aujourd\u2019hui, il possède un élévateur d\u2019une capacité de 750,000 minois de grains, des entrepôts à Montréal, Lévis, Québec, Princevillc, Rimouski et LaSarre pouvant loger 150,000 sacs de moulées; dix moulangcs pouvant moudre plus de mille sacs de grain par heure de travail, et six malaxeurs permettant de fabriquer chaque jour l\u2019équivalent de dix wagons de moulées normalisées.L\u2019élévateur de Montréal fait aussi bien le déchargement des wagons que celui des bateaux.(Suite à la page 27) Le temps n\u2019est plus où le cultivateur du Québec ne produisait les vivres et le vêtement que pour les besoins de sa famille et de sa ferme.Il est devenu un producteur par definition, sur lequel doivent compter les populations des villes et les marchés du monde entier.\u2019 Le cultivateur est aussi un client intéressant, puisque sa ferme ne peut lui fournir toutes les matières premières ni les outils nécessaires; un client qui a décidé de prendre ses propres affaires en main, par la pratique de la coopération.Et petit à petit, en cinquante ans d\u2019efforts, le cultivateur québécois a monté l\u2019édifice dont on célèbre aujourd\u2019hui le 25ème anniversaire de fondation.I \u2014 LES PRODUITS DE LA FERME (1)\tBeurre et fromage La Coopérative Fédérée, ou plutôt son ancêtre immédiat, la Coopérative des Fromagers, a été l\u2019une des pionnières de la classificaton du beurre et du fromage.Aujourd\u2019hui, de tout le beurre et de tout le fromage classés et vendus sur les grands marchés, un pourcentage de 50 à 60 passe par la Fédérée.Améliorer la qualité des produits laitiers et en abaisser le coût de distribution voilà l\u2019objectif poursuivi, et c\u2019est vouloir la stabilisation de l\u2019industrie laitière québécoise.(2)\tOeufs et volailles La Coopérative Fédérée possède trois centres de réception et de classification des oeufs et deux postes d\u2019abattage pour la volaille.Ajoutez-y les centaines de postes de classification et dizaines d\u2019abattoirs organisés à la campagne par les producteurs eux-mêmes, et vous eoncluerez que notre agriculteur se préoccupe de diminuer son coût de production et réduire au minimum les charges de distribution, tout en travaillant à donner aux acheteurs '\"des produits de meilleure qualité.(3)\tBétail 11 fallait aussi * au cultivateur un système de vente des animaux vivants sur le marché public.La Coopérative Fédérée n\u2019eut pas à en mettre un 'sur pied.A la dissolution de la Coopérative Canadienne de Bétail, Limitée, une organisation nationale, il y a une vingtaine d\u2019années, la Fédérée obtint de maintenir la section québécoise et d\u2019en faire un de scs propres services.C\u2019est celui connu sous le nom de Coopérative Canadienne du Bétail de Québec, Limitée, qui fait un chiffre d\u2019affaires annuel de trois millions et demi de dollars.Le service vend directement les animaux pour le compte du producteur-«t lui transmet un paiement qui réflète les conditions de la vente.Son personnel est chargé de recevoir les bestiaux et les placer dans les cours à bestiaux.Bêtes à cornes, veaux et moutons sont classifiés par la Coopérative, tandis que les porcs le sont par les experts du gouvernement fédéral.Les pesées les plus exactes qui soient sont exécutées par les experts des Montreal Stock Yards.La Coopérative envoie un rapport complet et détaillé à l\u2019expéditeur.La Coopérative du Bétail s\u2019est toujours employée à stabiliser dans la mesure du possible le prix des animaux vivants sur le marché public, et à informer les expéditeurs sur les conditions du marché et les principes du commerce des animaux.Depuis sa formation, elle a sûrement aidé les cultivateurs à mettre plus économiquement sur- le marché des animaux de meilleure qualité.(4)\tLin C\u2019est en 1940 que la Fédérée a organisé son Service de vente du lin et s\u2019est appliquée à établir sur des bases permanentes cette culture industrielle qui fut lancée en 1928 et que les besoins du L\u2019entrepôt et la beurrcrle coopérative de La Sarre, en opération depuis une douzaine d\u2019année, desservent toute la vaste région de l\u2019Abitibi et du Témiscamingue. LE 18 FEVRIER 1948 LA TERRE DE CHEZ NOUS Paire La margarine.ou le péril jaune Les Anglo-Canadiens recourent fréquemment à la radio à cette forme de discussion publique à laquelle ils ont donné le nom de \u2018 forum\u201d.Pendant le congrès de la Fédération Canadienne d\u2019agriculture à Brockville, il y eut justement un \u201cforum\u201d agricole sur le réseau national.On discutait de la margarine.M.Sinclair Lewis, député de Van-c uver, plaidait la cause du \u201cpour\", et M.Gordon Love, d\u2019Edmonton argumentait en faveur du \u201ccontre\u201d.Un passage de cette discussion a fort amusé, au dire de M.Marion, président d*> l\u2019U.C C., les congressistes de Brockville.Il faut se souvenir que les Colombiens, dont est M.Lewis, sont férocement opposés à l\u2019entrée des Chinois, des Japonais et des Hindous Ceci dit, on jugera mieux en quelle position il fut mis au cours d\u2019un dialogue assez vif d\u2019allure.Argumentant pour la margarine, M.Lewis soutenait que le manque de beurre, par suite d\u2019une consommation plus élevée, pouvait devenir permanent.En ces circonstances, disait-il, pourquoi ne pas admettre l\u2019importation des huiles asiatiques?Ce à quoi, M.Love répondit: \u201cLe manque de main-d\u2019oeuvre agricole est aussi un problème embarrassant et qui peut devenir permanent.Pourquoi .ne pas importer, pour le résoudre, des foules d\u2019Hindous, de Chinois et de Japonais\u201d ?.La flèche frappait un point faible.M.Lewis, un peu confus, trouvait que \u201cce n\u2019était pas la m me chose\u201d.Les congressistes de la Fédération qui entendaient cette discussion ont dit quelque chose comme ceci: \u201cC\u2019est une bonne !\u201d L\u2019hon.Barré aux éleveurs de porcs Dans un communiqué à la presse et à la radio l\u2019honorable Laurent Barré demande aux cultivateurs de bien finir les porcs qu\u2019ils envoient aux marchés s\u2019ils veulent éviter l\u2019avilissement des prix.Voici le texte de l\u2019avertissement du ministre de l\u2019Agriculture: \u201cLes cultivateurs ne doivent pas oublier qu\u2019ij est impossible de conserver un marché pour leur porcs s\u2019ils ne fournissent pas la qualité demandée.On nous informe que des lots considérables de porcs trop légers sont envoyés aux abattoirs.Or, le marché local ne peut absorber les porcs trop légers.Il est encombré comme conséquence de la grève des salaisons et des expéditions prématurées qui ont suivi la grève et la hausse des grains et moulées.\u201cDe plus, le marché d\u2019exportation n\u2019accepte pas les sujets non finis.Tout cela se traduit par une baisse ruineuse des prix.Nous demandons à nos cultivateurs de protéger leurs intérêts en ne vendant que des porcs finis à point et pesant le poids exigé\u201d.Les producLeurs de tanins L\u2019Association des Producteurs de lapins, récemment constituée dans la province de Québec, a tenu une intéressante assemblée, à Montréal, jeudi, le 12 février.Deux films sur la croissance et les Vitamines A.B, C et D, ont été : résentés par le Service Ciné-photographie et commentés par le Dr Pratte, M.V.Dans son adresse, M.E.Mouf-fe, .résident, a demandé aux producteurs d\u2019augmenter le nombre de _ I^urs sujets: \u201cL\u2019élevage du lapi î ne sera plus désormais un plaisir d\u2019amateur, mais il deviendra professionnel.\u201d \u2014 Le buccau de direction de 15 Association comprend, outre M.Mouffe, de Montréal, MM.G.Chai.ienois, de Lachine, vice-président, Dr J.-E.Simard, de Montréal, H.Asselin, de Napierville, J.-E.Richard, de Montréal, R.Molleur, de Mackayville, A.Archambault.de St-Gabriel de Brandon, directeurs, E.Legault, T.D., de Verdun, secrétaire, et A.-A.Finel, de Montréal, cuniculteur conseil.M.J.-O.Girard a été nomme publiciste de l\u2019Association.f Voici une vue générale des abattoirs de Princeville.Cet établisse-l ment, l\u2019un des mieux outillés du Canada, prépare toutes espèces de viande, en vue surtout de l\u2019exportation.Son chiffre d\u2019affaires est d\u2019environ trois millions par an.L\u2019assurance est d\u2019abord et avant tout une question de sécurité Résumés des conférences prononcées par MM.A.Demers, R.Brisson et P.-E.Proulx, lors de la semaine d\u2019étude 1 provinciale de l\u2019U.C.C.Lors de la semaine d\u2019étude provinciale pour dirigeants de l\u2019U.C.C., à l\u2019Ecole Noé-Ponton de Sherbrooke, quelques séances furent consacrées à l\u2019étude de l\u2019assurance.Des conférences furent prononcées.M.Adrien Demers, surintendant de la Société Mutuelle d\u2019Assurances \u2022 générales de 1\u2019 '.C.C.fut le premier à porter la parole.Il s\u2019attacha tout par-ticuFèrement à l\u2019assurance-incen-die.M.DEMERS Faisant quelques commentaires sur les débuts de l\u2019assurance de l\u2019U.C.C.M.Demers précisa que le but principal de l\u2019institu-tiin de l\u2019assurance mutuelle, mise en opération en 1945, était d\u2019aider 1er mutuelles de paroisse.Un fait à souligner c\u2019est que de toutes les compagnies d\u2019assurance existantes, nos taux sont les plus bas.S\u2019il est vrai que cer-t ines compagnies semblent offrir des meilleures conditions, elle.se réservent toujours le droit de ne verser que les deux tiers du montant assuré.Parlant de la reconstruction, M.Demers a défini le but de cette clause.\u201cLa reconstruction est exigée après le passage de l\u2019incendie pour éviter que les cultivateurs éprouvés abandonnent 1 jrs terres.La chose toutefois est plutôt rare chez nos membres.\u201cNous nous sommes limités au .>maine agricole on matière d\u2019as-sura-.ce incendie.Nous avons dû refuser les domaines mercantiles, genre commercial, tels que hôtel de ville, meunerie, etc., parce que nous voulons tout d\u2019abord rendre service à nos cultivateurs.\u201d M.BRISSON M.Brisson, secrétaire-trésorier de la même société, entretint 1er membres de l\u2019U.C.C.de l\u2019assurance-automobilo.Il déclara à cette fin que \"l\u2019assurance-automobile était pour le bénéfice exclusif des membres de l\u2019U.C.C.'2, < \u2022M '!-' .jVv-.-a v - î,, mm?'- \u2022¦¦¦ ! « M.Francisque Gay, journaliste et célèbre éditeur français, membre du Mouvement Républicain Populaire, est le nouvel ambassadeur de France arrivé récemment au Canada.et opérait depuis avril 1946.Celte année-là, plus de 500 contrats d\u2019assurances - automobiles furent signés.En 1947, le nombre dépassait 2,000.L\u2019expérience tentée s\u2019est avérée excessivement benne puisque en 1946 seulement 8% Jes assurés subirent des accidents et que le pourcentage se chiffrait à 10% en 1947.Le total des réclamations payées n\u2019atteint que 25% des primes reçues.Il existe là aussi comme dans tout domaine un problème d\u2019éducation é.résoudre.Selon les statistiques moins de 40% des automobilistes sont assurés dans le Québec bien que les accidents soient toujours de plus en plus nombreux.Aux propagandistes revient donc le devoir de protéger le cultivateurs et de semer les idées protectrices à travers nos campagnes.Nous rendons ainsi un grand et immense service à la classe agricole.M.PROULX Le secrétaire de la Mutuelle-Vie, M.Proulx, esquissa sommairement la marche générale du service.Il précisa que si les rapports finaux des chiffres indi-quen* une légère baisse dans les polices émises au cours de la dernière année, il fallait tout de même considérer que le succès avait été éclatant et que si les récoltes et la température avaient été meilleures nous aurions connu une année merveilleuse.Actuellement les propagandistes travaillent jdans 10 régions de la province.Nous sommes fiers et devons l\u2019être: fiers parce que noire compagnie est la 'seule d» genre au Canada qui fut organisée par des cultivateurs pour des cultivateurs.M.Proulx insista plus particulièrement sur les \u201cvirements\u201d de police.Il y a toujours désavantage ' pour l\u2019assuré d\u2019abandonner son assurance.Nous tenons comme toute société à augmenter notre effectif mais nous visons avant tout la protection du cultivateur.Nous avons déjà 15,000 assurés satisfaits.En 1946 nous avions $25.000 à distribuer en ristourne.Un fait est a mentionner c\u2019est que plus de 98% des assurés ont payé leur prime à temps.Ce qui démontre encore une fois la satisfaction des assurés et' cn qui constitue pour tous les directeurs de la compagnie mutuelle un précieux encouragement.Assemblée des cercles de Jeunes L\u2019assemblée annuelle du Conseil Canadien des Jeunes Cultivateurs aura lieu au Château Frontenac, à Québec, les 2 et 3 mars 1948.Les dé'égués seront les hôtes de la province do Québec à deux banquets, l\u2019un sous les auspices du ministère de la Jeunesse, et l\u2019autre, du ministère de l\u2019Agriculture.Les honorables Maurice Duplessis et Paul Sauvé y adresseront la parole.A la Société Pomologique C\u2019était, la semaine dernière, l\u2019assemblée annuelle de.la Société pomologique et fruitière de la Province de Québec M.Lucien Fontaine a été élu président, e\u2019 remplacement de M.R.Thompson, et M.Floyd Stevenson, vice-président.U- e des décision» les plus importantes qui aient été prises par la société est l\u2019organisation d\u2019un secrétariat permanent, dont le titulaire sera connu dans quelques semaines.Les nouveaux directeurs de la Société sont MM.M.Hudon, O.Pelletier.VV.-J.Tawse, J.-E.Duchesne, U.-C.Standish, et les directeurs ré-élus, le R.P.Fernand, de la Trappe d\u2019Oka, M.Gérard Beaudin, N.Morin, J.-N.Petit.G.-A.Baillargeon, H.Laberge, C.Petch, Mme J.Simard, et M.J.-M.Gillespie.Signalons parmi les résolutions adoptées celle qui demande à l\u2019hon.P.Martin, président du comité parlementaire qui enquête sur la hausse des prix, de faire enquête sur l\u2019éeard entre le prix du producteur et celui du détail.La Société demande au gouvernement provincial d\u2019aider le développement de l\u2019industrie de la pomme selon les suggestions de la Société.Elle demande aussi la classification obligatoire des pommes: l\u2019addition, dans la loi des produits agricoles du Québec, d\u2019une classe comprenant les pommes pour fins industrielles.Plusieurs conférences instructives ont été prononcées et ont fourni matière à délibérations au cours des deux jours de ce congrès.French Ad No.39 On a éventé un complot communiste La police de Montréal a mis à jour, la semaine dernière, un complot communiste international dans le but de recueillir de l\u2019argent au Canada afin de venir en aide au parti communiste italien.On a saisi des billets de loteries contresignés par- le chef communiste italien, Palmiro Togliatti, des documents et de la littérature communistes, y compris la photo de Tim Buck, chef communiste canadien.Cette découverte montre bien la solidarité des communistes de tous les pays.Elle devrait aussi nous mettre en garde.Pourquoi Souffrir Dr.Peter Fthrntr 1840 \u2022 1905 de Maux de tête Dérangement d'estomac Indigestion Nervosité Gaz et Gonflement Insomnie et manque d\u2019appétit causé par la constipation?Procures voui le eoulagement prompt, prouvé, agréable su moyen du NOVORO Doucement et aisément, ce laxatif et tonique-stomachique fait fonctionner les boyaux paresseux et Ica aide a éliminer la matière obstruante, aide à chasser les gaz de la constipation, donne à l\u2019estomac ce sentiment réconfortant do chaleur.L\u2019efficacité étonnante du Novoro est due à une formule scientifique qui combine 18 (pas seulement une ou deux) des herbes, racines et botaniques médicinales de la Nature \u2014 une formule secrète perfectionner pendant une période de 78 uns.Oui pour le soulagement prompt, prouvé agréable des misères de la constipation procurez vous, aujourd\u2019hui dans votre voisinage le Novoro ou bien faites venir L\u2019offr* Introductoire Spécial* la bouteille da 11 ancaa i ^ pour aaularaant $1.00 \u2022*- î p* die* franco da port\t7 liviia chas voua.\t/ I Envoyez ce coupon \u201cOffre Spéciale\" Maintenant ?a - Inclus *1.00.Envoyez mot franco de port une bouteille régulière de 1 1 oncee de NOVORO.Q Envoyât C.O.D.(Plus les frais).Nom .| Adresse j Bureau de Poste.I DR.PETER FAHRNEY !i SONS C0.Dept.C4TS-39P L2501 Washington Bird.Chicago 12, U.! 256 Stanley St, Winnipeg.Man., CceJ Vous nous aidez quand vous renouvelez de vous-mcmc votre abonnement à la \u201cTerre de Chez Nous\u201d.\u2022 FAITES DURER DES ANNÉES DE PLUS vos bâtimchts AGRICOteS! 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