La terre de chez nous, 16 mars 1949, mercredi 16 mars 1949
[" Volume XXI, No 3A ( LA TERRE DE CHEZ i NOUS, l'hebdomadaire agri- j role français le plus Impur- t tant d'Amérique, est l\u2019orga- j ne officiel et la propriété 1 de l\u2019Union Catholique des ( Cultivateurs.\tj REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue\tA\u2019iger\t; Montréal, (24), CANADA j - 5 Dans cette\tédition\ti Page\t; Discours de circonstance,\tj pur A.Létourneau .2\t( Deux interventions en fa-\tt veur de la margarine,\t} par D.Beaudln .3\t$ Le\tprix minimum du\tt beurre est-il applicable?par L.Arsenault .3\t5 Le rapport aunuel de la\t( Mutuelle-Vie .8\tj La\tCoopérative Fédérée 4 | Des\téleveurs de porcs,\t$ des\tporcs et des démons-\tî trations, par J.-B.Pot vin 10 j La Fermière .13\tJ Mangez-vous du miel?.It! l Cours à domicile .18 et 1!» ; L\u2019U.C.C.dans chaque pa-\t¦ roisse .20\tj Le Feuilleton .23\ti Les annonces classées .24 ?La Revue des Marchés .2(1 1 I.e Bûcheron .28\t$ L'A.B.C.clés nouvelles « D'Importantes réunions sc tiennent à Ottawa au sujet de la margarine et du prix minimum du beurre.DE CHEZ MOUS OTTAWA, LE MERCREDI, 16 MARS 1919 Les producteurs de lait rencontrent M.Gardiner fcflgÿdliwt j mi ,J*vL \u2022 La vente du beurre acheté par le gouvernement au \"prix de plancher\u201d relèverait du bon vouloir des provinces.\u2022 Le coût de la vie baisse quelque peu, mais seuls les vivres contribuent d cette baisse.Uniformisation de la législation sur la margarine.\u2014 Situation du beurre.\u2014 Réunion de la Fédération.Lundi, le 14 mars, la Fédération canadienne d\u2019Agriculture a tenu une réunion à Ottawa en vue d\u2019étudier le problème de l\u2019uniformisation des législations provinciales concernant la margarine.L\u2019on sait que la Cour suprême du Canada, dans un jugement désormais célèbre et qui est passablement discuté, a déclaré que le seul pouvoir fédéral en cette matière était d\u2019empêcher l\u2019importation de la margarine.La réglementation de la fabrication, de la distribution .et de la vente de ce substitut du beurre relève des gouvernements provinciaux.Trois provinces, Québec, l\u2019llc-du-Prince-Edouard et la Colombie anglaise, sont en voie d\u2019établir une réglementation propre à protéger l\u2019industrie laitière dans la lutte contre la margarine.Mais Ton ne.connaît pas encore les intentions 11 y a quelques années, on eut fuit sourire bien des gens en leur parlant d\u2019un cercle d\u2019étude dans des six autres provinces et Ton un chantier de bûcherons.Mais c\u2019est aujourd'hui devenu chose courante.Est-ce qu\u2019on en doute encore\u2019! sait que toutes les provinces doi- Voyez les propagandistes des camps coopératifs du Lac Granet, en Abitibi, qui étudient sous la direction vent adopter une attitude très 1er- de M.Jean-Marc Kirouac, chef de la propagande.Et en passant, regardez le décor et comparez avec tel me si 1 on veut assurer au produc-1 ou tel camp que vous avez connu, teur de beurre canadien une pis- l duct ion quelque peu efficace.Voilà pourquoi la Fédération avait convoqué cette réunion en y j invitant les représentants de tous ' les ministères provinciaux de Ta-1 grieulture.Six ministères étaient j représentés ainsi que la plupart .des giandes.organisations agricoles, Nécessité d\u2019une entente commune pour en arriver à assurer le maintien des prix du beurre et des produits laitiers.Mm \u2022 La Fédération ontarienne de l'Agriculture demande au gouvernement de Toronto de protéger l\u2019industrie laitière.Beurre et margarine font le sujet d\u2019entretiens à Ottawa \u2022 Les prix du beurre ont continué leur évolution vers la baisse au cours de la semaine dernière (voir page 26).\u2022 Le gouvernement provincial vote une loi visant à protéger la santé du bétail.\u2022 La Mutuelle-Vie de l\u2019U.C.C.termine une autre année cle progrès (voir page S).\u2022 Le bill autorisant le cabinet à prendre des mesures contre la margarine est voté au Conseil Législatif.\u2022 Les rapports indiquent que les cultivateurs et aviculteurs du Québec commandent, cette année, plus de poussins hâtifs.\u2022 M.Paul Bouclier est élu président de la Société canadienne d'Histolre naturelle.Le but de la réunion était d\u2019abord et surtout de tenter d\u2019amener j les provinces à passer une législa-j tioii qui soit la même d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada et qui, en même | temps, soit vraiment, efficace.La somme de travail abattue au cours de la journée a été fort considérable et Ton peut dire que tous les points concernant la margarine ont été abordés.Les recommandations de cette réunion seront rendues publiques lorsqu\u2019elles auront.été communiquées à chacun des gouvernements provinciaux et que ces derniers auront fait connaître leurs intentions aux dirigeants de la Fédération.Au moment ou nous allons sous presse les résultats de cette entrevue lie sont pas encore connus.Disons toutefois que le but de cette entrevue était de discuter avec le ministre de la présente situation du beurre.La délégation qui a rencontré le ministre mardi midi se composait de représentants de la Fédération et des Dairy Farmers of Canada.Les demandes faites au gouvernement avaient, trait au prix minimum du beurre et au maintien de ce prix.Le jugement de la Cour suprême du Canada içi encore est susceptible de causer des embarras au gouvernement fédéral.En vertu de la jurisprudence établie par cette dé» cision, le gouvernement fédéral peut acheter du beurre en surplus L\u2019an 1948 pour le fermier américain Les récoltes au cours de 1040 ont atteint un niveau rccor' quoique le nombre de personnes employées dans les travaux agricoles ait été de 10 pour cent inférieur à celui de 1047.Cependant, la situation financière des agriculteurs était moins aisée du fait de l\u2019augmentation des prix.Le nombre de tètes de bétail et la production laitière >.drivés ont été, au contraire des récoltes, les plus bas depuis 1041.Les prix pour les produits fermiers étaient légèrement supérieurs à ceux de 1047, Au début de cette semaine, il ¦ sentée par son comité exécutif dont se passe à Ottawa des événements M.Hannam est le président, qui pourront prendre une grande, On peut également s'attendre importance, vu la situation dans ' que l'application du prix minimum 20e anniversaire delà \u201cTerre\u201d Dirigeants de TU.t.'.C., anciens et actuels, chefs de service, amis de toujours et rédacteurs célèbrent la fondation du journal.laquelle se trouve le marché laitier par suite des premières baisses dans le prix du beurre.Lundi s\u2019est ouverte une conférence conjointe des dirigeants de la Fédération canadienne de l'Agriculture et des représentants des différentes provinces canadiennes en vue d\u2019étudier la possibilité d\u2019en arriver à une certaine uniformité dans la législation réglementant la fabrication.la distribution et la vente de la margarine au Canada.Plusieurs ministres provinciaux participeront personnellement aux délibérations alors que d'autre» y enverront des délégués ou observateurs.La Fédération canadienne de l'Agriculture y sera repré- Eleveurs Holstein et oleomargarine Au cours de la semaine dernièie, des quotidiens de langue anglaise de Montréal ont hardiment .soutenu que l\u2019Association provinciale pour maintenir ie prix minimum I des Eleveurs de Holstein était in evendre ; différente à la légalisation de la lui-même, le distribuer.Seules les margarine.C\u2019était tout juste c mais il ne peut pas le provinces ont le droit de distribuer en vue de la vente un produit quelconque.L'on voit immédiatement dans quelle impasse se trouve la Commission de Soutien des Prix agricoles.Ce sont ces questions et celles pouvant sc rappor-l contraire de la vérité.Le propagandiste de l'Association.M.H.Lajoie, nous communique, en effet, que lors de l\u2019assemblée annuelle du 7 mars dernier, les 350 éleveurs réunis à Montréal ions ei ccnes pouvant se rappurM - catégoriquement prononcés ter directement et indirectement i \u201c rintc,4cti de l\u2019oléomarga-a la présente situation des produe- P» .(>n.\t.vote de présente situation des pr tours de beurre qui ont incité la Fédération à demander une entrevue à M.Gardiner.L\u2019U.C.C'.était représentée à la réunion de la Fédération et à l'entrevue avec M.Gardiner par M.Louis-Philippe Poulin, son secrétaire-général adjoint.La Terre de Chez Nous tiendra scs lecteurs au courant de tous les résultats qui surviendront à la suite de cette réunion de la Fédération et de l\u2019entrevue avec le ministre.sur le beurre et les autres produits agricoles sera soulevée lors de cette conference conjointe.A ce sujet, on constate en effet que, pour donner suite à sa politique de soutien des prix agricoles, le gouvernement peut acheter sur lés grands marchés canadiens le surplus d'un produit donné, mais qu\u2019il ne peut le vendre sans le consentement de chacune des provinces où se fait la vente.Ce point de droit constitutionnel, clarifié par le récent jugement de ia Cour Suprême dans le cas de la margarine, laisse aux provinces une autonomie complète dans la distri-(Suite à la page 21) Quelques denrées sont à la baisse S\u2019appliquant à mesurer le coût de la vie, les statisticiens font remarquer que les denrées alimentaires diminuent dans la plupart des grandes villes alors que les articles divers, tabac, cigares, admissions aux cinémas, etc., augmentent.L'indice du coût de la vie se maintient à un liant niveau, quand mémo les aliments sont à la baisse.Voilà qui est moins intéressant pour celui qui produit les denrées.C\u2019est une nouvelle démonstration de la loi qui veut que le cultivateur soit le premier ' inquiété par les fluctuations des j prix.Une agence de presse a fait un j relevé qui indique une baisse dans rine.Ils ont adopté un vote remerciements à l'adresse du Con-1 ies prix du botuf, du beurre et de se il provincial des Ministres et plu particulièrement du premier ministre.Thon.M.Duplessis, et du ministre de l\u2019Agriculture, Thon.M.L.Barré.L\u2019Association Holstein | se réjouit précisément de l\u2019attitu-I de ferme adoptée par le gouvernement provincial et lui en exprime sa reconnaissance.Elle le loue d\u2019avoir adopté une loi apte à prohiber la fabrication et la vente de l\u2019oléomargarine dans la province.la graisse.Seul le porc a augmenté légèrement dans l\u2019Ouest et en Ontario.Le prix de la farine s\u2019est Une édition spéciale a rappelé à tous les abonnés de la \u201cTerre de Chez Nous\" que les vingt ans étaient révolus.L\u2019organe officiel de l\u2019U.C.C.vient d'entrer dans sa vingt et unième année.Connue il se tenait le 10 mars une réunion de l'Exécutif de TU.C.C., l'occasion a été mise à profit pour célébrer le 20c anniversaire de fondation du principal hebdomadaire agricole du Canada français.Ce fut, d'ailleurs, une fête restreinte à laquelle ont participé les anciens présidents généraux, les dirigeants actuels de l'Union les chefs de service, les rédacteurs anciens et actuels, quelques annonceurs et amis des premiers jours.Ainsi qu'il sied en pareille circonstance, quelques discours ont été prononcés.M.Thuribc Belzile, secrétaire général de l\u2019U.C.C., a présenté et remercié les orateurs.Dans Tordre même où ils ont pris la parole, ce furent: M.Aldéric La-londe, président général île l'U.C.C.au moment de la fondation de la \u201cTerre de Chez Nous\" en 11)20; le ltév.Père Léon Lebel, s.j.aumônier général de l\u2019U.C.C.en 1029 et Tune des plumes maîtresses du journal de l'U.C.C.: M.Gérard Filion, aujourd'hui directeur du \u2018\u2018Devoir\u2019, ancien sociétaire général de l\u2019U.C.qui s'est fait le porte-parole des anciens rédacteurs; Dominique lieaudin, directeur actuel de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d; M.Paul Bouclier, secré-j taire général de l'U.C.C.au moment de la fondation de la \"Terre de Chez Nous\u201d; M.Georges Mafieux, directeur du Service provincial de l'Information et des Recherches; M.J.-A.Nadeau, de la Maison Nadeau, et, pour la circons- maintemi.Les conserves se ven- ; tance, porte-parole des annonceurs dent moins cher dans certains cen- ! du journal; l'honorable Laurent très, surtout du Québec.Les prix Barré, ministre de l'Agriculture et du boeuf ont baissé jusque de sept premier président générai de TU.cents dans quelques villes, tandis C.C.; M.Abel Marion, président que le beurre descendait de deux de la fête et président général do, ou trois cents.Pour peu que cet- ; l'U.C.C.te tendanoe persiste, il y aura lieu ! de s'alarmer.\t\u2018 (Suite à la page 27) Page Z LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 16 MARS 19 J R llrdûiStl \"La Terre de Chez Notts'\u2019 a célébré son vingtième anniversaire sans prendre de bonnes résolu-fions: elle publie encore des \"chardons secs\u2019\u2019.Tout grand qu\u2019il soit, le nombre des BIEN pensants reste inférieur à celui des RIEN pensants .:s mima.a ù ours Discours de circonstance La baratte est dans le pétrin et l\u2019assiette à margarine gagne en popularité sur l\u2019assiette au beurre.L\u2019impôt sur le revenu devient payable pendant le carême et ce ne doit pas être un hasard.Depuis l\u2019arrêt de la Cour Suprême, les députés qui font les lois sont devenus impuissants devant les avocats qui les défont.Puisqu\u2019il y a des ouvriers qui tiennent assez à la margarine pour ruiner l\u2019industrie laitière, nous nous entendrons quand même avec eux: nous allons vendre nos vaches, nous serons promus ouvriers, nous mangerons de la margarine avec eux et nous chômerons ensemble.Un journal agricole de Belgique s\u2019exprime ainsi: Nous comprenons ceux qui défendent le gagne-pain des travailleurs, \"Mais le gagne-pain des cultivateurs est-il moins sacré ?\" L\u2019une des bonnes fortunes de l\u2019habitant, c\u2019est de V Hiver des solutions quand il n\u2019y en a plus.L\u2019histoire l\u2019enseigne.LE FAUCILLEUR Billet Qu'y a-t-il dans un nom?Par Jean Blanchet La mise sur le marché de la margarine fera couler chez nous d\u2019ici quelques an: ées beaucoup d\u2019encre et de salive.L\u2019apparition de ce substitut du beitrre dans diverses provinces du pays occasionnera des frictions dans le domaine politique et social.Elle aura certes comme conséquence de révolutionner certaines méthodes culturales sur nos fermes.J\u2019ose-r.iis affirmer que ces modifications profondes sont déjà un fai: accompli.Un certain nombre de savants, mus par un sentiment humanitaire de pur aloi et inspirés par une saine doctrine d.recherches scicntif ¦ues cl agricoles, sont enfermés aujourd\u2019hui dans deux ctables pour conduire des expériences très utiles.Ils prétendent qu'en changeant l\u2019alimentation actuelle de nos vaches laitières, en s\u2019attaquant surtout à la relation protéine-hydro-carbonc.et en augmentant dans le quatrième esto mac des ruminants l\u2019absorption de certaines graisses végétales, ils pourront obtenir à peu de frais un sous-produit du lait mi-heure et mi-margarine qui servirait d\u2019intermédiaire, de tampon entre l\u2019ancien beurre naturel ci la récente margarine artificielle.Ce nouveau produit aura certes d: nombreux avantages: il se vendrait moins cher que le beurre et plus cher que la margarine, il ferait l'affaire du producteur et celle du consommateur, et il melf ait fin une fois pour toute à la dispute beur-ro-margarinc ou margorino-beurre qui chez nous ne fait que commencer et qui, si on n\u2019y prend gatdc peut conduire un jour ou l\u2019autre à une vaste révolution so dale.Seul le communisme aurait à gagner d\u2019une lutte intestine entre nos classe\u201e laborieuses.Et cela doit à tout prix être évité.Les expériences entreprises dans ces deux étables sont gardées secrètes, mais après avoir interrogé certains animr.t.urs de cette nouvelle découverte physiologi que chez les laitièr on m\u2019a per mis de divulguer le travail qui se fait pour choisir le nom nu la marque de commerce de ce pro .(Suite ¦ Is page 21)\tl T \u2014 En ce jour du 10 mars, votre serviteur s'allongea dans son fauteuil et relut attentivement la lettre d\u2019invitation à la fête du 20ième anniversaire de la Terre de Chez Nous.Il y avait là tous les amis anciens et nouveaux du plus important hebdomadaire agricole français du Canada.Une cordialité champêtre \u2014 lisez franche et épanouie \u2014 régnait parmi les convives.M.Marion, là comme ailleurs virtuose de la présidence, demanda à certains journalistes de dire un petit mot.(Dans sa bonté, le doute ne lui vint pas qu'on a déjà assez de les lire sans les écouler parler!) Quand arriva mon tour, je me levai, et comme tous et chacun savent que je suis un très grand orateur, je m'exprimai en ces termes: Mes chers amis, Je vous remercie, monsieur le Président, de m\u2019avoir présenté comme le vétéran des journalistes agricoles.En cet humble clos du grand domaine de la presse, je suis en effet le plus âgé puisque mes premiers ravages remontent à 1914.Triste avantage que finissent par apporter les ans.Croyez bien, Messieurs, que l\u2019on devient vétéran malgré soi, qu'on y a aucun mérite et que les mots \"jeune débutant\" sonnent bien plus agréablement à l\u2019oreille.Mais il y a des compensations.C\u2019est ainsi, par exemple, qu'avec les calandriers effeuillés on finit par voir s\u2019accomplir des choses longtemps attendues, ardemment souhaitées.J'ai vu l'agronome gagner la confiance du cultivateur au point d'être devenu indispensable.J\u2019ai vu la coopération mise en pratique à un rythme qui ne cesse de s\u2019accroître.J\u2019ai vu l\u2019avènefnent d\u2019une union professionnelle agricole unique en son genre au pays, aujourd\u2019hui, puissante et invincible.J'ai entendu les balbutiements puis la grande voix d'une presse agricole indépendante, financée par les cultivateurs eux-mêmes.Longtemps attaché à une publication gouvernementale, je n\u2019en ai pas moins souhaité que l'agriculteur canadien-français ait un jour, bien à lui, un journal dans lequel il puisse dire ce qu\u2019il veut, et le dire comment, à qui et quand il le veut.Pendant 60 ans, le \"Journal d\u2019Agri-culture\u201d officiel a rempli une mission fort importante en vulgarisant la technique proprement dite, mais, parce que gouvernemental, il lui était interdit d\u2019aborder une foule de questions sociales.Dans tous les pays, le fonctionnaire est, en un certain sens, prisonnier de l'Etat, si généreux et magnanime que soit le ministre à la barre.Pour mon humble part, je me suis vite rendu compte que la liste des sujets interdits était d'une longueur impressionnante, que dis-je, énervante.Plusieurs fois je sortis de l\u2019officiel, et reçus de bonnes tapes sur les doigts de la part de M.Caron, que pourtant j'aimais bien.Le drôle, c\u2019est que cette petite guerre froide n\u2019échappa pas à un observateur de l\u2019extérieur.En effet, quand le JOURNAL disparut en 1Ù36, un rédacteur du DROIT, d\u2019Ottawa, écrivit en page éditoriale un long article dont je détache les lignes suivantes: \"Parlons uct.Il nous semble avoir pressenti (dans le JOURNAL) entre deux timides éloges, un blâme raisonné contre certaines méthodes (sous-entendu: du ministère de l\u2019Agriculture) .La chronique, ne dédaignait pas les pointes d\u2019humour .quoiqu\u2019il en soit, il s\u2019y est dit de dures et opportunes vérités, et c'est là un mérite estimable\".Tout cela pour vous prouver qu\u2019il était bon qu\u2019un journal naisse pour dire les choses non officielles.Ce fut la TERRE DE CHEZ NOUS.Dès mars 1929, l'U.C.C.se sentit dans ses propres meubles.Que dis-je?Elle se sentit dans une forteresse.Elle ne fut vraiment en possession de tous scs moyens que du jour où fut fondée la TERRE.Tant qu\u2019une association'n\u2019a pas en propre à elle un journal qui expose sa doctrine, concentre son tir, insuffle de la chaleur à scs membres, elle vagit et piétine.Je me souviens hier, de l\u2019arrivée des premiers numéros de la TERRE à Québec.Au ministère, on les scrutait avec curiosité et avec une sympathie qu'il fallait soigneusement tenir en veilleuse .Ils traduisaient la voix débile mais obstinée d'une classe restée jusque là muette et dolente.On avait bien l\u2019impression que l'écho s\u2019en amplifierait et que, par la force des choses, cette .'oix débonnaire venue des guérêts, des friches et des bois serait bientôt scandés puis orchestrée.Une magistrale série d\u2019articles par M.Albert llioux attira d\u2019abord l\u2019attention.Sans se lasser, avec une argumentation irréfutable, M.Riaux réclamait la création d\u2019un crédit agricole provincial, l\u2019aménagement de l\u2019électricité sur les fermes, une politique de drainage, sans parler de plusieurs réformes trop longues pour être énumérées ici.On lut ensuite les articles clairs et cassants comme cristal de M.Gérard Filion qui aujourd'hui, dans un autre domaine mais sans jamais oublier les habitants, frappe de grands coups au service de grandes causes.Les rédacteurs de quotidiens furent très surpris de le voir manier si dextrement les armes du polémiste.Les grains de philosophie rustique dont il saupoudre ses articles font l\u2019effet d\u2019un courant d\u2019air frais désinfectant une salle surchauffée.Je n\u2019ai pas revu M.Filion depuis 1943, époque où il ouvrit les colonnes de ce journal à mon humble prose.Lors de notre dernière rencontre, nous avons mangé ou plutôt essayé de manger ensemble chez S.un steak dont nous ne sûmes jamais, au juste, si c\u2019était de la peau de carriole ou du pneu vulcanisé.Nous avons bien ri.Je servi sans ménagement envers le directeur actuel, M.Dominique Beaudin, que j\u2019accuse de souffrir d\u2019un complexe de modestie.M.Beaudin ou l\u2019homme qui igriore sa grande valeur.Sa devise semble être: Je m\u2019efface \u2014 mauvaise technique en ce siècle de muflerie quasi généralisée.Au cours des congrès, quand vient l\u2019heure de poser pour le photographe, au lieu de se mettre au premier rang comme il se doit, M.Beaudin lève son collet de paletot, se défile et va fumer un cigare à la cantonade.Philosophie?Peut-être, mais je devine plutôt une inexplicable humilité, car il est un véritable maître dans son métier, et j\u2019ai découvert cela \u2014 et écrit cela en 1940 \u2014 bien avant de faire sa connaissance.Un grand nombre d\u2019agronomes bons juges en la matière sont du même avis.M.Beaudin a le sens de l\u2019habitant; il le comprend, le déchiffre et le satisfait.Sa psychologie des masses rurales lui permet d\u2019en être l'interprète au jugement sûr et serein.Cela avec des saillies d\u2019humour qui, au besoin, tourne à la satire bien assaisonnée.Ceux auxquels, par nécessité, il décroche quelques traits de sa plume restent joliment aplatis.Sur les questions sociales agricoles, il n\u2019est pas hygiénique d\u2019engager une polémique avec lui.En plus d\u2019avoir pour l'agriculteur un respect et un amour illimités, il a à son endroit le sens de la défense, une défense vigilante à base de mesure et de ténacité.Dans cette maison de l\u2019U.C.C.M.Beaudin est infiniment précieux et ses supérieurs comme ses compagnons en font le plus grand cas.Seul il ignore la qualité de son mérite.Ses assistants, un Bernard Bérubé, l\u2019homme aux tâches toujours bien accomplies, un G.-N.Fortin, à la remarquable maturité intellectuelle en dépit de son jeune âge, un Lucien Arsenault, mon \"élève\u201d, savent que leur patron est un monsieur comme on en rencontre peu.J'aimerais faire mieux que mentionner les noms des premiers rédacteurs à LA TERRE: M.Robert Raynauld, dont le légitime succès à LA FERME cause un grand plaisir à scs collègues, M.R.-M.Pucet, si serviable, si cordial, M.Leroy Poulin.Mais mon discours n\u2019est ni une recension, ni un palmarès .Quant à mon ancien professeur et ami Firmin Letourneau, l\u2019ouvrier de la première heure qui partit avant la paye, celui auquel lu classe agricole doit tant et auquel elle a très peu donné, j\u2019attends que paraisse son dlistoirc de l\u2019U.C.C.pour faire un petit peu son histoire à lui.Que soient donc félicités tous ceux qui ont contribué au succès actuel du plus militant de nos journaux agricoles.Je lève mon verre à .*.A ce moment précis, la sonnerie du téléphone m'éveilla brusquement.Je n\u2019étais pas à Montréal mais à Québec, pas en tuxedo mais en robe de chambre, pas devant un auditoire attentif mais devant mon chat endormi, et comme breuvage il n\u2019y avait, à portée de main, qu\u2019une tasse de tisane.Au lieu, du menu de l\u2019hôtel Queen\u2019s, je m\u2019étais repu de légumes, comme l\u2019exige le M.D.(Ah, les légumes, ils sont bien ingrats! Moi qui ai passé ma vie à en conseiller la culture et la consommation, je les trouve maintenant intolérablement insipides.) J'étais loin de la table où m\u2019avait convié l'U.C.C.Mais ça ne change pas un mot au discours cité plus haut.Il reste véridique et sincère du commencement à la fin.C'est celui que j\u2019aurais aimé prononcer si j'avais été à Montréal, et si, par chance, j'étais capable de dire deux mots en public.Armand LETOURNEAU Lendemain d'anniversaire La \"Terre de Chez Nous\" vient d\u2019entrer en sa vingt-et-unième année.Elle a publié à cette occasion un numéro spécial dont on a bien voulu dire plus de bien que de mal.Cela ne s\u2019est pas fait tout seul.Beaucoup de collaborateurs nous ont prêté un concours extrêmement précieux et dont ils n\u2019ont pas été assez remerciés.Anciens présidents de l\u2019U.C.C., anciens dirigeants, aumôniers, anciens rédacteurs du journal, amis de toujours ont rivalisé de zèle; ce sont eux, à tout prendre, qui ont rédigé notre édition du 9 mars dernier.Par surcroît, tous ceux que nous avions invités A collaborer à ce numéro de la \"Terre de Chez Nous\" ont accepté cette tâche avec une grande bonne volonté.Aucun ne s\u2019est défilé, même avec de sérieuses excuses.Cette unanimité rare est un magnifique témoignage d\u2019estime en faveur du journal de l\u2019U.C.C.Nous devons aussi des remerciements à nos imprimeurs qui ont tout fait pour nous faciliter la tâche.Le vingtième anniversaire a été marqué par une fête fort restreinte et en laquelle l\u2019Exécutif de l\u2019U.C.C.et d\u2019anciens présidents tenaient, comme il se doit, la place d\u2019honneur.Tout cela représente maintenant de beaux souvenirs pour, les rédacteurs de la \"Terre de Chez Nous\u2019\u2019.Regardant l\u2019avenir, nous répétons la vieille devise française: \"Nous maintiendrons\" ! LA DIRECTION.Le mérite agricole 1947 On aura reconnu, sous ce titre, le rapport du Mérite agricole pour l\u2019année 1947.Ce volume de 300 pages près vient de nous être adressé par le Ministère provincial de l\u2019Agriculture.Nous exprimons sans retard nos remerciements à qui de droit.Nous constatons pour la deuxième fois que la formule bilingue, tentée pendant quelques années, a été abandonnée.La première page du volume, d\u2019ailleurs, s\u2019orne fièrement du drapeau fleurdelisé de la province.Du rapport 1947, il faut dire autant de bien que de ceux qui l\u2019ont précédé.Il est une bonne école pour les bous cultivateurs et les bons colons.Il csl un grand souvenir pour ceux que le travail et le succès ont mis à l\u2019honneur.Il est un exemple pour l\u2019agriculteur désireux de réussir.11 offre mille moyens de devenir un professionnel modèle et prospère.Il lionne l\u2019occasion de redire que le point le plus important dans le programme d\u2019amélioration d\u2019une ferme, c\u2019est un acte de volonté.Se décider un ban jour à sortir de la routine et à s\u2019avancer, par l\u2019étude, par le travail et la persévérance, aux premiers rangs de sa profession.A peu près ce que disait l\u2019humoriste Alphonse Karr à propos d\u2019autre chose: C\u2019EST DEJA AVOIR ACCOMPLI LE TIERS DU VOYAGE QUE I)E DESCENDRE SON ES-CALIER POUR ENTREPRENDRE LE TOUR DU MONDE.D.BEAUDIN.Un piteux argument , L\u2019un des plus piteux arguments des partisans de la margarine -consiste à dire qu\u2019elle ne nuira en rien à l\u2019industrie laitière.Etonnante affirmation ! Qu\u2019cst-eo qu\u2019ils en savent ?Cet argument est invoqué par l\u2019Association des Eire-trices .comme par certains chefs ouvriers.11 revient inlassablement dans les ardents plaidoyers qu\u2019on prononce pour les substituts du beurre.Il est faux et malhonnête.Il signifie véritablement que LE Hi MARS 194ft T.A TKRRK DE CHEZ NOUS 1 de C: ous I LK MERCREDI, 1ft MARS 1949 I.A TERRE RE CHEZ NOi S certains groupes veulent la margarine quoi qu\u2019il advienne de la vérité et de la justice et quels que soient les torts à subir par lu classe agricole.Ce sont les intéressés qui savent jusqu\u2019à quel point l\u2019industrie laitière peut être mise en danger et non pas ceux qui peuvent à peine distinguer une baleine d\u2019une vache.Si Par-«muent cité avait la moindre valeur, il faudrait déduire aussitôt que les cultivateurs sont assez im bécilcs pour livrer d'inutiles batailles et proférer de vaincs réclamations.I.a margarine causera tics torts certains à l\u2019industrie la'u tière; la dégringolade du prix du beurre avertit que c\u2019est déjà commenté.Mais on dit toujours le contraire'avec l\u2019aplomb de l\u2019ignorance satisfaite.Qu\u2019on se donne donc au moins la peine d\u2019invoquer l\u2019intérêt général et qu\u2019on prouve, si possible, que l\u2019interdiction de la margarine cause un mal plus grand que sa legalisation ! C\u2019est sur ce terrain que doit être portée la discussion.I>.It.L'expérience l'use d'outre» poy$ Jusqu\u2019au jugement de la Cour Suprême, le Canada était retardataire: il ne tolérait pas lu margarine.Etat de choses dont les partisans de la margarine tiraient un puissant argument.Partout ailleurs, disaient-ils, les substituts du beurre étaient légaux pour le plus grand bien de.toute la population.De là à laisser entendre que c\u2019était un bienfait pour les agriculteurs eux-mêmes, II n\u2019y avait qu\u2019un pas vite franchi.Isa vérité est bien différente.Kn réalité, dans les pays où lu margarine est admise, ceux qui se livrent à l\u2019industrie laitière ne cessent de se plaindra de sa ruineuse concurrence.Nous avons déjà cité \u201cLe Journal de la France agricole\u201d dont un grand titre afftrmait: \"La margarine ruine l\u2019industrie laitière\u201d.Volel que nous arrive un journal de Belgique ou réparait lu même constatation.\u201cL\u2019Alliance agricole befge\u201d, (Bruxelles), écrit, en effet, ce qui suit: \u201cGraduellement la concurrence de lu margarine se fait sentir davantage\".Et ce même journal de demander protection pour les producteurs de beurre aux prises avec des surplus.La crainte de la concurence de la margarine n\u2019est pas un.mythe.Le libre commerce des substituts du beurre conduit directement à l\u2019affaiblissement de l\u2019industrie laitière.Cela est vrai en France, en Belgique, où i\u2019cxpérience est faite, et malheureusement vrai au Canada mi elle est en train de se faire.II.K.Ayez l'oeil ouvert On ne saurait trop inciter les cultivateurs à suivre attentivement l\u2019évolution vers la baisse qui sc produit sur le marché du beurre.L\u2019histoire veut qu\u2019une première chute dans les prix de ce produit soit le présage d\u2019autres événements peu agréables.Lu baisse d\u2019une denrée n\u2019est pas toujours très significative si elle est accompagnée ou immédiatement suivie d\u2019une baisse correspondante des matières premières qui entrent dans le produit fini.I,e producteur maintient alors sa marge de profit, continue d\u2019y trouver les moyens de vivre et de faire vivre sa famille.Malheureusement, ce n\u2019est pus toujours le cas.L\u2019hls-foire enseigne aussi un autre fait: que les prix aux producteurs sont les seuls à baisser, surtout en agriculture.Et quand une baisse au producteur n\u2019est pas pussée au consommateur, vous savez où va la différence.C\u2019est un autre point sur lequel il vaut d\u2019être attentif.« /expérience nous enseigne que, pour se plaindre en bonne et due tonne, Il faut exposer des faits aussi eu bonne et duc forme.Le temps est venu de surveiller les faits,\tI L.ARSENAULT.I H c b il o in n (I n i r t.\tn i i t o I e lundi\ttu i lJ J *1 Strie!» propriété dca cultivateurs l.A TERRE Oh CHE'4 NOUS est i\u2019oigene clhciei et J'Unicr Cothc.'igi.» ü®» Cultive?.» d» la Coopérât.ve Fédcrce de Québec et de T Union Catholique dea Fermières DIRECTEUR : Dominique BEAUDIN; REDACTEURS: Bernard BERUBE.Georges N.fOflliN «t Lucien ARSKNAULI-ABONNEMENT : S1.00 par année ou $2.50 pour trois ans au Canada; o l'étranger Si.50 par année.PUBLICITE : Toute annonce ou tout avis d'annulation «saut en ce qui concerne le» annonces classrlieea) doit parvenu e non bureaux de Montreal 10 iourn avant In date de publication.Le tirage de !a \"Terre de Cher Nous\" auiourd nu voisin de 80,000 est certitié par l'AUDIT BUREAU Ol CIRCULATION.CORRESPONDANCE : Toute correspondance concsman: la rédaction, l'administration io publi< it*» i'cibonu*ai*tu »tc doit être expédié» à l'udrrss» suivante : LA TERRE DE CHEZ NOUS 51û, avenue Viger, Montréal CM), I1.Q.\tTéléphone; l.Ancaster GÏ7.\u2018i.\\,*-paTtenant n l'U.C.C.LA TERRE DE CHF.2 NOUS est administre peu i'Exècutil ae l'Unlcn dont M.Abe Mm.c; -a' president et M.Thuxibo Relzile.«eczetuiie qânéial.Elle est imprimée a Ottawa aux atelieia du Syndicat d'Ce.i t sociales.Limitée.AUTORISEE COMME ENVOI POSTAL DE DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES.OTTAWA Deux interventions en j I faveur de la margarine I Au cours de la semaine dernière, dei.x corps publics iu.portants de la ville de Montréal se sont prononcés pour la margarine et ont fait connaître leurs vues à ce sujet au gouvernement provincial.Ce sont la Chambre de Commerce et le Conseil central des Syndicats nationaux.Dans un cas comme dans l\u2019autre, il faut préciser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019organismes montréalais et non pas provinciaux.Jusqu\u2019à preuve du contraire, nous aimons penser que la Chambre de Commerce de lu Province de Québec et que la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada adopteront une-attitude un peu plus sérieuse.I.u Chambre de Commerce de Montréal a déjà été mieux avisée.Les mémoires qu\u2019elle a îédigés, par exemple, concernant le fonctionnarisme, l\u2019immigration, l\u2019impôt sur le revenu, etc., reflétaient plus de réflexion et exprimaient fort-bien l\u2019intérêt commun des Canadiens français.Pourquoi faut-il que cette .maturité de pensée s\u2019affaiblisse et que la boussole du pilote s\u2019égare au moment précis où l\u2019Industrie laitière es! mise en cause ?C\u2019est que peut-être les procédures habituelles n\u2019ont pas été suivies.Des informateurs, qui sont membres rie la Chambre, constatent que 104 membres seulement, sur près de 3,000, ont assisté à la séance du 3 mars.Ils-assurent aussi que la coutume établie jusqu\u2019ici était de recourir au vote écrit, ce qui permettrait à tous les membres de faire connaître leur point de vue.Cela n\u2019a pas été fait cette fois.Une toute petite minorité s\u2019est arrogé le droit de déeider au nom des absents et de signifier cette décision au gouvernement au nom de toute la Chambre de Commerce de Montréal.Les informateurs mentionnés s\u2019étonnent encore que les avocats de la margarine aient eu du temps à satiété pour prononcer leur plaidoyer tandis que la réplique n\u2019a obtenu que quelques minutes bien comptées.Tout cela étant, on a le droit de récuser l\u2019opinion rendue publique la semaine dernière et d\u2019en appeler d.1.- Chambre rie Commerce mal informée à la Chambre mieux informée, de la Chambre de Commerce-miniature à la Chambre de Commerce complète.Ce qui s\u2019est passé au Conseil central des Syndicats nationaux de Montréal est infininv t plus lamentable, et nous avons regret à le dire.Du moins, la Chambre de Commerce, en dépit du manque de forme, avait-elle cherché à appuyer sa décision sur quelques arguments sérier-:.Aux Syndicats, d\u2019après les comptes rendus (bv journaux, on ne s\u2019est pas donné tant de peine.Pourvu que ce soit à l\u2019avantage des ouvriers, a dit M.Georges-Aimé Gagnon, cela suffit.Après la margarine, le déluge ! Comme exemple de démagogie ouvrière, on ne saurait trouver plus typique.Vous présumons que l\u2019aumônier, le R.p.Cousineau, a été mal cité, \u201cil a affirmé\u201d, disent les journaux, \u201cque la Laisse actuelle du pix du beurre n\u2019est qu\u2019un jeu pour empêcher la vente c.c la margarine et qu\u2019une fois lu menace passée 'e prix du beurre remonterait\".Quelques dirigeants de 1 U.C.C., à la lecture de cos lij.ncs n\u2019ont pu s\u2019empêcher de dire~et nous .\u2019écrivons à contre-coeur\u2014que'c\u2019était montrer de l\u2019ignorance crasse.Le beurre est la clef du marché de tous les produits laitiers Il-suffit que son prix tombe poui entraîner la chute des prix du lait endu à t état naturel, de la crème, du fromage, des laits condensés.On constate précisément des surplus a heure actuelle dans toutes les avenues où sont du-igcs les produits de l\u2019industrie laitière Suuf Pendant les années de guerre, alors que le îegnne d Ottawa a délibérément affamé le ma.ché domestique pour alimenter l\u2019Angleterre il v a toujours eu surplus de beurre et jusqu\u2019à \u2019 un ccr,.ani point mévente au Canada J réoèroUîüeHPart'~et la \u2018'Tcrre da Chez Nous\u201d sc icpete lu-dessus(\u2014ce n'est pas au nom \u2019ar-'u \"m rdSVr lH Classe\trêcuT.; \u201c\u201cUdiction de la margarine.Celle-ci neut lu\th\"\" y tfientl7*le «odût de l'ambroisie et alite d une fontaine de jouvence.Il restera Dominique BKAIJDI.Y (Suite à la page 25) i Le prix minimum du\ti i beurre est-il applicable?i Us prix du beurre sont à la baisse.Est-ce alarmer la classe agricole que d\u2019en admettre le fait ?Le mouvement, déclenché dans l\u2019Ouest, s\u2019est vite propagé à l\u2019Est.Des arrivages plus considérables de beurre de qualité secondaire (de l'Ouest) ont joué le tour à notre beurre de première qualité.Déjà, le prix minimum de JH cents, décrété par la Commission de Sont n des Prix, fait parler de lui.Les conjectures vont leur train.Sans verser dans le pessimisme, il est perini de se demander ce qui se produirait si les ; ;ix continuaient à s'affaisser et tombaient en dessous du \u201cprix de plancher\u201d.On verrait alors le gouvernement fédéral contraint de se faire commerçant, de devenir acheteur sur les grands marhés, tout comme Pierre, Jean, Frank, Ben, C.P.et lu C.F.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être grand prophète, pour prévoir que cette initiative donnera naissance à bien des embêtements.L\u2019Etat fonctionne lentement, lourdement, dispendieusement et, au vingtième siècle, la simplicité n\u2019est pas sa \"hache\".Mais il y a plus.Légalement, le gouvernement fédéral peut devenir acheteur, mais il ne peut se faire vendeur saua le consentement des provinces où il fait affaire.C'a', dans ce sens, parait-il, qu'a été rendu le jugement de lu Cour Suprême dans le cas de la margarine, la majorité des juges a décidé que la distribution et la vente des produits du commerce relèvent des provinces.Autrement dit, si du jour au lendemain la situation obligeait le gouvernement férié rai à acheter du beurre, disons sur le marché de Montréal, il ne pourrait le vendre à Toronto sans le consentement du gouvernement ontarien.Voilà une perspective qui peut s\u2019avérer embarr: ssante et qui est susceptible de paralyser de.A à /, l'application de la politique de soutien des prix agricoles.Par simple antipathie politique, un gouvernement provincial peut refuser son assentiment à la demande du gouvernement central.Un parti politique ail pouvoir, dominé par les intérêts de la margarine, est libre (le rendre inopérante dans une, deux, cinq ou huit provinces, une loi d'intérêt national comme celle visant a soutenir les prix du beurre et, par ricochet, ceux de tous les produits laitiers.Ce petit point légal peut donc être grave de conséquences.Le gouvernement, fédéral arrivera-t-il à le contourner ?Prendra-t-il des mesures à eet effet ?Ainsi que le disait récemment le président général de l\u2019U.C.C., M.Marion, on ne peut mettre en doute la bonne foi du ministre de l\u2019Agriculture, M.Gardiner.Il peut arriver cependant que d\u2019autres ministres du même cabinet.quo M.Gardiner profitent de cette porte ri : sortie pour sc défiler et laisser sans lendemain des engagements solennels pris envers les producteurs de beurre au cours de la dernière guerre On sc souvient qu'on avait alors demandé à ces producteurs de consentir certains sacrifices équivalant a un état de sujétion quand à la production, aux prix et aux revenus du beurre.En r-tour, le gouvernement fédéral Hvait convenu de les pi otë-ger au moment critique des rajustements d'après-guerre.Ce moment parait arrivé.Il ne faudrait pas que se répètent les espoirs déçus, les pro messes vaines, !cs paroles sans lendemain.I.a Commission de Soutien des Pi'y est )* mécanisme dont on se servira vraisemblablement pour donner suite à ces engagements d\u2019il j a quelque : années.Mais il faudra que ce mécanisme puisse fonctionner.Une campagne excessivement habile menée par les intérêts de la margarine a couvert les yeux des individus d\u2019un noir bandeau, de la collectivité, d\u2019un, écran de fumee.Cette campagne nous u valu une chute premathrée des prix dit beurre que les \u201cgens de la baisse\" aimeraient bien voir tourner en dégringolade.Avec de l\u2019argent plein les mains, on n-tinuera de s apitoyer sur le sort du malheureux ouvrier incapable de \u201cgraisser\u201d son pa!n autrement qu\u2019avec du beurre à 75 cents la livre.Avec de la centralisation plein l'esprit, on contin.*ra Lucien ARSENAULT (Suite à la page 25) Cooperatives et syndicats Un hcbdomaditii c etc )\u2022\u2019 ni FOYER RVRAIt (Pana), traite îles relations entre cooperatives et syndic its et expose les j rincipct qui tloireut il j)résilier.Son cr-tide l'tr.it intitulé: \"I.a Coopént-tire va-t-elle tuer le si/mlient \u201d Ses constatations sont .huilaihv il celles que l'U.C.C.a faites tb ni I\"' /i .murent en plusieurs de , ci j paroisses.Le groupement professionnel fotide des entreprises: ci!\u2022 les r/ grandissent et prosyin t taudis que l'artisan de lit fondât'' i dépérit on disparait.Même phénomène en /''raine, an tcinoiquuge de FOYER RURAL.L'article de ce journal, fort intéressant pro r to \u2022 ri n.i' qui tentent de résoudre le problème des relations proft s-sionni'lles et coopérât ires est ici reproduit au complet: Qu'on s\u2019en réjouisse comme nous ou qu'on le déplore, la multiplication des coopératives en France est un fait.Dans la seule profession agricole.-elles sont passées de 2.911(1 a 15,000 en trente ans Bien que plus récentes, les coopératives de consommation ont pris, elles aussi, une grande extension, soit dans les usines, soit dans les organisations familiales.Nous entrons, semble-t-il, dans \"l'àgc de la coopération\".Les difficultés nouvelles que commit le monde rural depuis quelques mois ne ralentiront pas cette poussée.Au contraire.Car, quand \"ça vu niai\", on éprouve plus que jamais le besoin de s\u2019unir pour se défendre.Pim-que jamais, il estrindixpensable de s'entendra, pour utiliser lés machines ou les techniques modernes Lu coopération est \u2014 et sera davantage encore \u2014 une puissance: à cause des.dévouements qu'elle suscite \u2014 des techniciens qu\u2019elle exige \u2014 du rôle vital qu'elle joue \u2014 des énormes capitaux \u2014 par centaines de milliards*! \u2014\tdont elle dispose.Il vu falloir compter avec elle.Nous serons les premiers à nous ou féliciter.Mais nous no voulons pas méconnaître non plus les risques de cotte, expansion.L'un d\u2019entre eux, c\u2019est que la masse rurale se désintéresse «fn syndicat, de l\u2019association familiale, trop vagues, trop théoriques pour elle, et n'attache bientôt plu* d'importance qu'aux organisation* \u2014\tcoopératives, mutualité, crédit \u2014\tqui leur rendront des services palpables et immédiats.Lu coopérative va-t-elle tuer \u2014 involontairement \u2014 l'association familiale ?C'est la question brutale que nous posons.Qu\u2019importe, penseront certains; ce sont les résultats qui comptent.Sans doute.Mais les résultats ne sc mesurent pas tous en outillage et en ristournes.Si la coopération joue un rôle économique essentiel \u2014 il faut vivre -, elle n'a pas pour mission du prévoir l'orientation du monde rural, les formes nouvelles d\u2019entreprises, l\u2019aménagement des raie ports patrons-ouvriers, propriétaires-fermiers, l'éducation* des jeunes.les services familiaux.A chacun sa tâche.Quand la coopérative prend en main -et dirige pratiquement le service social.les cours agricoles, le cinéma ou iu consultation des nourrissons, elle déborde ses fonctions.Ne renversons pas les rôle.-: la coopération n\u2019est pas un but, mais un moyen.Le but, c\u2019est 17-panouissement, le bonheur des la-milles et des individus.Los organisations qui rcprésci lent l\u2019ensemble des besoins (à la fois matériels, intellectuels, moraux) doivent donc avoir la pré-dominance sur les autres, comme la tête sur les membres.Sinonj' c'est la dictature du rendement et du profit.Il est trop clair que.1« syndicalisme traverse actuellement une crise difficile.Il a donné naissance à des enfants (coopératives, mutuelles, etc.) qui sont maintenant plus forts et plus riches quo leur père.(Sidle à la page 19) LA TERRE DE CHEZ NOUS le 16 mars ia:e La finance des cooperatives ! Nous commençons aujourd\u2019hui, j pour le bénéfice des coopérateurs agricoles, la publication intégrale du travail que présentait M.Léo Filion, agronome, à l'assemblée mutuelle de la Coopérative Fédérée.M.H.Je savais très bien, en acceptant île présenter, à cette assemblée un travail sur la finance des coopératives agricoles, que le sujet avait, été maintes fois traité précédem Au banquet de la Coopérative Fédérée de Qué-nient.Malgré cela, il y a lieu d\u2019y bec, donné à l\u2019occasion de l\u2019assemblée générale revenir, non pas avec l\u2019intention de : annuelle, le 10 février, Me René Paré, président le résoudre définitivement, mais j du Conseil Supérieur de la Coopération, présentait bien plus pour vous inviter à la décoration de VOrdre du Mérite Coopératif à prendre à son sujet les mesures ; M.Omer-Edmond Milot en reconnaissance de ser-qui s imposent.\t| vices rendus à la Coopération.Nous présentons au lecteur le texte de Mc Paré.M.H.\u201cNous avons recueilli de nos premiers parents, comme suite de la tache originelle, une foule de choses qui rendent l\u2019homme souvent désagréable, en même temps que misérable.C\u2019est l\u2019hérédité, contre laquelle nous avons si souvent à combattre.Chaque individu que nous sommes est un composé mal défini de ce qu\u2019ont été nos ancêtres, depuis Adam et Eve.L\u2019important, pour devenir quelqu'un, c\u2019est de faire prévaloir les qualités et d\u2019atténuer les défauts.Car il n'y a pas que du mauvais dans notre hérédité; il y a aussi le beau côté de la médaille.Parmi les qualités héréditaires que l'on puisse rencontrer chez un individu, il n\u2019y en a pas, je crois, de plus belle ni de plus intéressante que l'amour natif du sol.Monsieur Omer-Emond Milot, c\u2019est certain, jouit d\u2019une belle hérédité terrienne.Il est issu d\u2019une longue lignée paysanne.Deux Milot vinrent au pays vers 1750; Antoine et Pierre.Pierre, l\u2019ancêtre de notre héros de ce soir, s\u2019établit d\u2019abord aux Vieilles Forges, puis se fixa, un peu plus tard, à Yamachiche, dans le rang appelé \u201cVidepoches\u201d.La Cooperative Fédérée SIÈGE SOCIAL, 130 EST, BUE ST-PAUL, MONTRÉAL., Les coinéreteiirs de Warw'dt en marche OMER-EDMOND MILOT _Est-il besoin de rappeler ici le rôle économique du mouvement coopératif agricole?Je ne le crois pas.Vous vous doutez de son influence.Est-il nécessaire de vous indiquer l\u2019importance du problème du financement des coopératives?Sans doute; non pas parce qu\u2019on l\u2019ignore mais parce qu\u2019il est important.Les coopérateurs n\u2019ignorent pas le rôle primordial de la finance dans l'organisation et le maintien d\u2019une entreprise, mais ils n'ont probablement pas eu le loisir d\u2019en prendre connaissance à tête reposée et de prendre ainsi les mesures appropriées à l\u2019édification d\u2019une finance saine, au sein de leur coopérative.Vous n'avez qu'à jeter un coup d\u2019oeil sur les statistiques d\u2019hier et d\u2019aujourd'hui pour constater que les coopératives rythme très accéiéré*dans ta pro-[ Pa!* à s\u2019inquiéter du nom de son pays d\u2019origine, agricoles se développent à un ^ Xal rvthme 1res nrrr,]SrS Hnnc lu nm.I 11 n a\t_\t__________________ M utl (lfc puisqu'un ancien premier ministre des deux Canada! Auguste-Norbert Morin, est né, lui aussi, dans un rang appelé \"Videpoches\u201d, dans la paroisse de I.aDurantaye, comté de Bellechasse.Monsieur Milot a succédé à ses pères et possède encore la plus grande partie du lot que défricha l'ancêtre.vince de Québec.Omettons intentionnellement les statistiques d'hier pour ne considérer que celles d'aujourd\u2019hui.Le dernier rapport sur les coopératives agricoles, préparé par le Ministère de l\u2019Agriculture, indique en effet qu\u2019au 31 mars 1940, on comptait 645 coopératives agricoles, groupant 62,500 cultivateurs, ayant un actif de $27 millions et demi et un chiffre d'affaires d\u2019environ $83 millions.Ces shiffros sont imposants.Ils font réfléchir.Ils nous imposent les questions suivantes: Quelles sont donc les sources de capitaux qui alimentent ces entreprises?Quel est le mécanisme financier qui en assure le rouage?Leur structure financière a-t-elle la solidité nécessaire pour subir le contre-coup des crises?Cet immense mouvement peut-il résister à la panique sans crouler?Voilà autant de points d\u2019interrogation qui frappent l\u2019esprit du profane à leur étude.Et vous, membres, officiers et gérants de coopératives, vous êtes-vous posé ces questions ou d\u2019autres analogues à l\u2019étude des divers postes du bilan de votre coopérative?Les membres se sont-ils demandé s'ils avaient fourni le capital nécessaire à la mise sur pied d'une organisation viable?Ont-ils abusé de l'achat à crédit et empêché ainsi- leur coopérative d\u2019honorer des engagements, et subir ainsi de graves mécomptes?Ont-ils été assez loyaux envers coopératives pour permettre à ces dernières d\u2019avoir le débit et le pouvoir d\u2019achat nécessaires pour rivaliser avantageusement avec les concurrents?Ces questions font penser et permettent de conclure qu\u2019une finance saine est vitale aux coopératives agricoles comme aux autres entreprises.Disons cependant que la situation, en général, n\u2019est pas périlleuse, mais qu'elle doit être étudiée attentivement.Le développement du mouvement, la tendance vers l\u2019industrialisation, la création de nouveaux services, la situation générale sur le marché du crédit, la concurrence effrénée, laissent prévoir une situation beaucoup plus sérieuse d\u2019ici quelques années.\u201cLa famille est originaire de La Flèche, en Anjou, France.Les Angevins, paraît-il j possèdent line tranquille ténacité, qui leur fait poursuivre l\u2019exécution de leurs desseins avec une patience toujours renouvelée; ils ont de la persévérance et de la détermination réfléchie.Monsieur Milot est bien Angevin! Les plus violentes attaques le laissent impasible et, quels que soient les revers qu\u2019il éprouve, il continue à rechercher le même but avec une inaltérable bonne humeur.Cela ne veut pas dire que l\u2019ancien président de la Coopérative Fédérée ne soit pas capable d\u2019admettre l\u2019argument de l\u2019adversaire ou de reconnaître l\u2019importance des difficultés qu\u2019il affronte.11 possède à un degré remarquable cette variété de bon jugement que les gens désignent sous le nonï do \"bon sens\u201d.Et sa gaieté habituelle fait assez aisément pardonner ce que sa ténacité pourrait avoir d'irritant.\"Né le 1er septembre 1883, M.Milot a épousé Dame Marie-Anne Milot.L\u2019heureux ménage a cinq enfants: une fille et quatre garçons, dont l\u2019un est à l\u2019emploi de la Coopérative Fédérée.\u201cMonsieur Omer-Edmond Milot possède, à Yama-chice, une ferme de 250 arpents qu\u2019il exploite avec deux de ses fils.Il s\u2019occupe activement, depuis de nombreuses années, des organisations agricoles ou municipales.11 fut conseiller municipal dans sa paroisse pendant quatre ans et maire pendant quatre autres années, directeur du la Société d\u2019agriculture, pendant cinq ans, président du Cercle agricole pendant huit ans, officier du Syndicat d\u2019achat et de vènte, organisé en 1929 et, ensuite, président et officier de la Beurrerie coopérative d\u2019Yamachiche, qui s\u2019affiliait à la Fédérée en 1934.\"Membre ' de l\u2019U.C.C.depuis 1924, il en fut directeur et président de l\u2019Union diocésaine des Trois-Rivières de 1930 à 1948.\"Monsieur Milot est absolument de 1932 et fut président de 1940 convaincu, paraît-il, que le cheval | à 1943.11 lui a fait grand honneur AI-t ln mnlll aiim\t1 .1 a % \u2022\t¦\t\u2022 .\t.belge est le meilleur de tous les chevaux.Des vaches Holstein, des moutons Hampshire et Shropshire et des porcs Yorkshire constituent le principal du cheptel de sa ferme.Mesdames et messieurs, les coopérateurs remarqueront sans doute le choix judicieux des races; en tout cas, je vous en donne mon témoignage.\"C\u2019est Socrate, je crois, qui a dit qu\u2019il faut considérer comme un dieu celui qui sait bien définir et bien diviser.Et combien c\u2019est vrai.En coopération, en choses professionnelles, comme pour la ménagère, il faut \u201cune place pour chaque chose et chaque chose à sa place\u201d.Ne soyons pas comme cette dame à qui son mari s'informait où elle mettait son thé: \"Il est dans l\u2019armoire à couture, répondait-elle, dans une boite vide de café, marquée: Allumettes\u201d.Une des idées qui sont les plus chères à M.Milot, c'est celle de l\u2019union de la classe agricole.Il s'est appliqué, depuis des années, à faire disparaître les divisions qui affaiblissent la classe agricole.Chez lui, nous retrouvons, chacune à sa place, l\u2019idée de l'association professionnelle et l'idée de coopération.\u201cBon éleveur, bon cultivateur, bon coopérateur, M.Milot fut directeur de la Fédérée à compter garder jeunes et les uns et les autres.Hier et aujourd'hui Pour vous rassurer, cependant, il m\u2019apparait utile de rappeler l\u2019évolution très appréciable qui s\u2019est accomplie dans le domaine des idées et des faits sur la participation des sociétaires au financement de leur coopérative.Cette évolution est très facile à retracer zszm ïælsiï «\"KL* \u2014; souvenez sans doute qu avant 1930, il s\u2019est organisé de nombreuses coopératives avec plus ou moins de capital.L\u2019expérience, les fail-s\tje ~U\u201c.»\t\u2014;\t.\u2014\tlites et d\u2019autres raisons\tont re- très lourd\tpour L le cultivateur'\t!qA.C.fjr~S ?hoscs ct.\tdécl^é\tles so-\trentes,\tmais\til\test\ttoujours\trïgoù- sociétaire.Cette relation de situa-\tI reusempnt exigé de promouvoir des tion entre la ferme et la coopéra 1\t\u201c I?r \u201d d\u2019au- idées-honnêtes.C\u2019est sur une corn- le \u201e \u2022\tEaS\tî\"ê\u2018\tPréhension mutuelle,\tbasée sur\tune mes dimensions que\tcelles\td autre-\t¦\t-\t- coopérative est le prolongement de la ferme, il faut alors accepter son influence sur la situation financière de l\u2019exploitation agricole du membre.Une coopérative mal et lui a rendu d\u2019inappréciables services.\u201cLe Conseil supérieur de la Co opération a l\u2019honneur et la joie, ce soir, de le décorer de l\u2019insigne du quatrième degré de l'Ordre du Mérite Coopératif.\" Et monsieur Milot répond: \"Je vous remercie du fond du coeur, Maître Paré, de m'avoir décoré au nom du Conseil Supérieur de la Coopération, dont vous êtes l\u2019excellent président.\"Vous auriez facilement pu en trouver d\u2019autres dont les mérites, le zèle ou le travail\u2014s'ils eussent été mieux connus\u2014auraient suffi à attirer votre attention.Votre choix s\u2019est arrêté sur moi probablement parce que j\u2019ai été, à un moment donné, mis en évidence lorsque mes collègues du bureau de direction de la Coopérative Fédérée me chargèrent, à mon corps défendant, de présider leurs délibérations.Je me suis bien'des fois demandé pourquoi c\u2019était moi que l\u2019on désirait à ce poste.Durant tout le temps où je fus membre ou officier de la Coopérative Fédérée, tout comme, lorsqu\u2019avec d\u2019autres, je fondais à Yamachiche quelques organismes qui survivront, j\u2019ai recherché l\u2019union.L\u2019union de toutes les forces, de toutes les bonnes volontés, l\u2019union de toutes les loyautés.C'était\u2014et c\u2019est encore\u2014le seul moyen que je connaisse d\u2019arriver à des résultats qui comptent.Je sais fort bien que ni l'eau ni l'huile ne se mélangent, mais je sais fort bien que l\u2019huile peut être très utile pour calmer les eaux tourbillonnantes ou trop^gourmandées par des vents qui toujours sont passagers.Aussi, ai-je voulu, toujours et partout, mettre de l'huile lorsque les engrenages grinçants menaçaient de se briser et j\u2019ai tenté, chaque fois que l\u2019occasion m\u2019en a été fournie, de modérer des revendications excessives ou des prétentions injustifiées.Après tout, il n\u2019est pas défendu d\u2019avoir des idées diffé rentes, mais il est toujours rigou opération, chez nous, progresse non seulement en étendue mais aussi en profondeur, et je pense aussi que l\u2019association professionnelle doit progresser en étendue ct en profondeur.\u201cPour terminer, s\u2019il m\u2019est permis d\u2019exprimer un modeste avis, je me risque à conseiller aux coopérateurs de rester absolument maîtres chez eux, et aux membres de l\u2019association professionnelle de garder la complète maîtrise des affaires de leur association.Il y aura vraisemblablement quelques échauf-fourées lorsqu\u2019il s'agira de délimiter les deux champs d\u2019action, mais rien de grave ne se produira, j\u2019en suis convaincu, sr ceux qui, à ce moment, auront des responsabilités savent les accepter avec intelligence, droiture et aussi avec un peu de la charité dont on nous parle si souvent.\"Monsieur le président du Conseil Supérieur de la Coopération, je vous remercie du fond du coeur.Vous m'avez honoré: j'essaierai de demeurer digne de la décoration que votre extrême générosité m\u2019a donnée.Elle sera un motif de fierté pour mes enfants et ma famille.En leur nom comme au mien, je vous réitère mes plus sincères remerciements.\" tion entre la ferme ct la coopéra live constitue, à n'en pas douter, une raison de plus qui milite en faveur d'une étude plus approfon die ct plus suivie de ce problème.I-a finance est une source rie soucis pour les gérants et les officiers; c\u2019est elle qui, parait-il, fait vieillir les uns ct les autres.Prenons don» le* moyens nécessaires pour fois; leurs activités sont infiniment plus complexes et la finance n'est donc plus une affaire secondaire mais une affaire de première importance.(à suivre) Léo FILION, agronome.loyauté parfaite, que se fondent, se maintiennent ct se développent les associations, qu\u2019elles soient professionnelles ou coopératives.\"Pour ma part, et malgré ce que les apparences pourraient en faire croire à ceux qui ne voient que les apparences, je constate que la co- La Compagnie Téléphone Bell Une expansion accélérée et une amélioration soutenue du service ct des facilités ont été les traits dominants d'une autre année exceptionnelle dans les opératinos de la Compagnie de Téléphone Bell du Canada selon le 69e rapport annuel de la compagnie publié récemment.Le revenu net disponible pour les dividendes pour l'année clôturée au 31 décembre 1948 s\u2019est élevé à $10,576,574, ou l\u2019équivalent de $2.08 par action d\u2019une valeur au pair de $25, et l\u2019on a payé des dividendes au taux de $2.00 par action.Le revenu net pour.1947 s\u2019est chiffré par $9.701,652 bu $2.20 par action d\u2019une valeur au pair de $25.Bien que le revenu global ait augmenté de 13%, les dépenses d\u2019exploitation accusent une augmentation de 16% sur 1947.Le réseau de la compagnie Bell comprend 1,455,956 téléphones, soit 148,981 appareils de plus que l\u2019an dernier et environ deux fois plus qu\u2019en 1937.Nous avions l\u2019occasion, il y a quelques jours, soit le 10 mars, d\u2019assister à la réunion annuelle des membres de la Société coopérative agricole de Warwick.Au delà de 150 membres, sur un total de 169, assistaient à l\u2019assemblée.La Coopérative de Warwick est solidement assise et ses administrateurs ont réussi à inculquer à tous leurs sociétaires un magnifique esprit d\u2019équipe, de travail, d\u2019étude.C\u2019est ainsi qu\u2019on rencontre à Warwick une très belle compréhension entre administrateurs ct sociétaires et surtout \u2014 ce qui n\u2019est pas peu dire \u2014 ce désir ardent d\u2019aller de l\u2019avant avec prudence, mais d\u2019aller de l\u2019avant en donnant aux membres un service qui sera en tout temps économique, en créant un magnifique esprit de corps qui ne peut que semer la bonne entente et la concorde dans cette grande famille qu\u2019est la paroisse.Depuis sa naissance, il y a huit ans, la Société coopérative agricole de Warwick a réalisé plus de $86,000.de trop-perçus, dont $53,-000.ont été ristournés aux sociétaires.Ces derniers, conscients du rôle que doit jouer leur coopérative chez eux, n\u2019hésitent jamais à laisser à leur coopérative une partie de la ristourne qui, leur revient chaque année.En 1948, la Société \"\"coopérative agricole de Warwick a transigé avec ses sociétaires pour tout près de $800,000.Son actif est aujourd\u2019hui de $121,190.14.L\u2019assemblée annuelle de la Société coopérative agricole de Warwick est toujours un grand événement chez les cultivateurs de cette paroisse agricole.Tous les coopérateurs ont l'occasion de prendre le diner ensemble ct c\u2019est la fête de famille.Monsieur le Chanoine Arthur Leblanc, V.F., curé de Warwick, assistait aux délibérations du matin ainsi qu'au dîner.Très heureux d\u2019être avec les coopérateurs à cette occasion, il les encouragea fortement à continuer de bien faire et surtout de donner ce bel exemple de la charité bien comprise et bien pratiquée qui se reflétait si bien sur les délibérations.Monsieur Hector Béliveau, agronome à Victoriaville, qui s\u2019intéresse au progrès de ses cultivateurs, était de la famille des coopérateurs lui aussi.MM.G.Géli-nas, R.piette et E.Hallé, du Ministère de l'Agriculture, avaient donné les explications touchant le bilan et certains aperçus sur des plans de financement à long terme.Les cultivateurs de Warwick, intéressés pour la plupart dans l\u2019élevage du porc ct de la volaille, eurent l\u2019occasion de rencontrer M.G.-A.Beauchesne, gérant de l'abattoir de la Fédérée à Princeville, et M.Bernard Chagnon, agronome, gérant de l\u2019abattoir avicole des Bois-Francs.La Société coopérative agricole de Warwick a fait une excellente année.Le souci continuel des administrateurs est de continuer à aller de l\u2019avant.C\u2019est pour cette raison qu\u2019ils ont mis à l\u2019étude pqur quelques semaines un plan de finance économique et efficace leur permettant de consolider leur entreprise et surtout de continuer à donner le service requis par les membres, service qui devient de plus en plus complexe.Qu\u2019on nous permette, en terminant cette note, de féliciter les directeurs, le personnel et les membres de la Société coQpérative agricole de Warwick pour; les résultats obtenus jusqu\u2019ici et pour la détermination et le sérieux (apportés à l\u2019étude de la consolidation de leur entreprise afin de mieux savoir où ils vont, de prévenir les difficultés et d'aplanir le terrain avant d\u2019y tracer un chemin.M.IIARDY, agronome. LE 16 MARS 1919 00 livres était la risée des voisins \"Il ne sait pas soigner un cochon il n\u2019élève que des \"grands flancs\" et des \"maigri-chettes\", disait-on de lui en souriant moqueusement.(On me pardonnera mps expressions entre guillemets d\u2019autant plus facilement que ceux de ma génération les ont entendues.On admettra aussi que tout ce qui précède est l\u2019exacte véiité) Celui qui, au con traire, élevait un porc court et dodu était considéré comme un expert en industrie porcine.L\u2019auteur se souvient des luttes que les agionomes menaient, vers 1922, pour introduire des verrats reproducteurs Yorkshire ou Tam-worth dans les paroisses .Les cultivateurs ne voulaient pas produire \"du cochon maigre\".Le Chpste-White, de race pure ou croisée, avait la faveur des éleveurs.On aviit Peau expliqué que l\u2019Angleterre désiroit acheter du bacon à haut prix, nos gens se laissaient difficilement convaincre.\"Si les Anglais veulent du \u201cbé-conne\" qu\u2019ils en élèvent\", nous répondait-on ! Le ministère de l\u2019Agriculture accordait une prime pour l\u2019achat et l\u2019entretien de verrats de type à bacon, Yorkshire, Tamworth et Berkshire, mais rien pour les Chester ou autres races à gros lard Un expert en alimentation démontrait-il, chiffres en main, que le coût de production de la livre de viande était plus é-levé avec des porcs gras qu'avec des sujets à bacon, on répondait- \"Ca fait rien, c\u2019est nous autres qui payons\u201d.Petit à petit l\u2019éducation s'est faite, les 'mltivateurs se sont rendus compte qu\u2019il est plus payant de produire ce que le marché demande, qu'on ne peut forcer qui que ce soit à acheter une manchan-dise autre que celle qu'il désire et qu\u2019il est consentant de payer cher.L\u2019importance du marché d'exportation a été reconnue, les cultivateurs qui icnaient une comptabilité se sont convaincus qu\u2019il fallait tenir compie du point de vue é-conomique du coût de production comparé aux prix de vente, etc.Us ont éliminé graduellement\u2014à regret parfois ! \u2014 les verrats et truies de mauvais type et ont adopté des reproducteurs du type reconnu meilleur, mais en choisissant dans les trois races mentionnées des individus qui se rapprochaient le plus en longueur et en développement dec cujetc qu'on abandonnait les types Chester, Duroc-Jersey ou Poland-China.C'est alors, croyons-nous, que fut institué le système de primes de $2.00 et $1.00 pour les sujets abattus j qui répondaient le mieux aux exigences du marché: flèches Wiltshire de 29 pouces de largeur, entre l\u2019os de la hanche et la première côte d\u2019en avant 2 pouces de gras à l'épaule, et l!i pouce au rein, bonne distribution des couches de gras dans la chair, fermeté des tissus et fuites proportions de maigre par rapport au gras, etc.Le Ministère fédéral de l\u2019Agriculture a institué l\u2019enregistrement supérieur des reproducteurs pendant que le provincial les classifiait, après inspection, X, XX, XXX et : Il est alors facile pour lui de se j rendre compte là où il pèche, ou ! plutôt là où ses porcs pèchent: ! trop gras, trop lourds ou trop lé-1 gers, trop courts etc.Sur sa feuil-! le de paye i! constate, par exem-| pie, que sur 10 cochons expédiés, 2 ont été classés A, 3, Bl, etc.etc.Révolu le temps où il vendait ses | animaux \"en travers\u201d ou \"à la ; piastre\u201d sans en avoir jamais de , nouvelles par la suite ! L\u2019éleveur i sérieux aime à recevoir des com-! pliments et des primes, mais, quand j il n'en reçoit pas, il veut savoir pourquoi ! Curiosité intéressée, mais bien légitime, n\u2019est-ce pas 7 Il est nécessaire de régulariser la production du porc et la répartir aussi également que possible sur les 12 mois de l'année.accordait des primes d\u2019achat et d\u2019entretien \"au taux croissant\" selon le nombre de cette 24ème lettre de l\u2019àlphabet tatouée dans l\u2019oreille des \u201ccandidats\" aux honneurs de la classification ! C'est ainsi qu\u2019on a éliminé des races et lignées de cochons trop enclins à l\u2019embonpoint prématuré et la race \u201cGrand Corkshirc amélioré\" a réussi à conquérir la faveur des producteurs de porcs, et cela d'un bout à l'autre dh pays.Les asso ciations agricoles\u2014Cercles agricoles et de l\u2019U C C.\u2014les fermes expérimentales les Ecoles d\u2019Agricul-ture, les gros et moins gros éle-I veurs de cochons de race pure se I sont donne la main pour n\u2019offrir en vente que des sujets de choix pour la reproduction.Aujourd'hui .U reste bien, ici et là, quelques \"contrebandiers\u201d qui permettent à des sujets croisés ou des enregistres de second choix de se reproduire mais, dans 90% des cas, ce sont les cultivateurs qui élèvent des descendants de ces \u201cmarchés noirs' qui écopent en perdant la prime de $2.00 ou $1.00 l\u2019unité accordée aux porcs classés A ou Bl, apiès l\u2019abattage, par le ministère fédéral de l\u2019Agriculture, plus une diminution de quelques sous la libre.Mais ce n\u2019est pas tout d\u2019utiliser les meilleurs sujets des meilleures familles ou lignées de la meil-eure race de type à bacon, il faut savoir alimentei convenablement les porcs et abattre en temps ceux destinés au marché.Le problème de l'alimentation est relativement facile à résoudre, puisque les fabricants de moulées offrent des \"rations balancées\u201d pour les verrats repro luctcurs, les truies portières, les porcelets au sevrage, des moulées de début, de croissance et d\u2019engraissement.L\u2019éleveur n\u2019a qu\u2019à suivre les directives données par les agionomès et les experts ! en alimentation qui tiennent comp le dans leuis recommandations des possibilités qu\u2019a le premier de fournir à ses porcs du lait écrémé, un pâturage de légumineuses, et ] les grains produits chez lui.La classification après l'abattage est le oaromètre qui indique i à quel point précis en sont les producteurs.On sait que tous les porcs expédiés sont marqués distinctement pour chaque éleveur.Ces journées de cochons .comme on appelle communément les conférences et démonstrations que les ministères fédéral et provincial de l\u2019Agriculture organisent ici et là dans la province, en coopération avec le Conseil des Maisons de Salaison, ont pour but de dévoiler aux cultivateurs les plus grands secrets de réussite.Sans doute il faut de bons reproducteurs, de bonnes méthodes d\u2019élevage, une alimentation appropriée, mais il faut également savoir apprécier les porcs vivants et abattus, être capables de déterminer la date aussi exacte que possible où il faudra les abattre afin de ne pas les nourrir inutilement, être organisés pour les expédier économiquement et sans blessures qui les dévalueront sur le marché, et que sais-je encore 7 Le programme de ces journées porcines, si l\u2019ont peut dire, peut se résumer comme suit: 1)\tà 10 heures, a.m., ouverture de la séance par l\u2019agronome local (MM.Arthur Rioux, dans Rimous-ki, R.Langlois pour Matane-Est; W.Chaméerland, dans Matane-Ouest; E-X Lavoie, Bonaventure; Pintal, dans Lotbinière,) et explications sur le programme de la journée pai le propagandiste fédéral v.MM.P E, Côté, dans la région du Bas du fleuve et Camille Bouchard, dan' la région de Lévis).2)\tDémonstration et expertise sur un groupe de porcs vivants par M.Adalbert Marcoux, chef fédéral du Service des Marchés pour la province de Québec.3)\tElevage et alimentation, par M.Marc A Dionne, du Ministère provincial ce l\u2019Agriculture.4)\tIndispensabilité de peser les porcs vivants de temps à autre, srrtout à l\u2019approche de l\u2019expédition, par M.Pli.Côté.Démonstration sur l\u2019emploi de la balance spéciale à peser les porcs et qu\u2019on peut se procurer en s'adressant à M.J-P.Fleury, Ministère Fédéral de l\u2019Agriculture, 407 rue McGill, Montréal, pour vl2.00 environ.I 5) Démonstration sur une classe de carcasses ou porcs abattus, par 1 M.Marcoux 1\t6) Faits et nouvelles sur la si- tuation du marché du porc à bacon au Canada et à l\u2019étranger, par M.Adrien Morin, du Conseil des Maisons de Salaison.7)\tHygiène et maladies, par M.le Dr Lahelle, M.V.du ministère provincial.8)\tRemai ques générales et con-j elusions pa: l\u2019agronome local.Vues j animées, par un officier du Ser-| vice provincial de Ciné-Photo.Jusqu\u2019à date les démonstrations : ont été données aux endroits sui-I vants: Luoville, St-Simon et Bic, ; dans le comté de Rimouski; Mata-j ne, Baie-Jes-Sabics et Mont-Joli, j dans le comté de Matane; Caplan, j Maria et Bonaventure, dans le comté du même nom; St-Pierre-ies-Bec-quets, dans Nicole!; Parisville et St-Flavien dans Lotbinière.Plus tard, vers la fin de mars, les producteurs de porcs de la Beauce, de Dorchester et du Lac-St-Jean auront les mêmes avantages.Des centaines de cultivateurs ont assisté à ces contérences et démonstrations jusqu\u2019à date et nul doute que ceux des comtés non encor* Pour conclure == LE 16 MARS 1949 Un pis en santé RAPPORTE Pour conserver les tissus tendres, propres, mous, flexibles et les protéger contro l'infection, employez le Hag Halm.Garde ses qualités au contact.Idéal pour les massages, pour réduire les durillons, guérir les plaies de surface, gerçures, meurtrissures, contusions.Economique, il s'étend et adhère.Tous les conférenciers ont insisté sur la nécessité de régulariser la production du porc et la répar- ; tir aussi également que possible ! sur les 12 mois de l\u2019année.Une distributio-.normale de nos porcs sur le marché d\u2019exportation s\u2019impose si les cultivateurs canadiens veulent garder ce marché que d\u2019autres pays nous envient et aux exigences duquel ils seraient heureux de se plier.Jusqu'à date, nos j (Suite à la page 27) __________ 10 onc«« 75e.DAIRY ASS'N CO Rock 1.1.ml.P.Q y a un bon moyen de payer abonnement moins souvent, ; de prendre un abonnement de i ans qui ne coûte que $2.50.Un autrm elimnt Do Lava J nous dit: k il et \\e saiwe ¦tatted w® ,«« c'® *\"* , OIWIP, till l y* M.P.Quenneville cultive une ferme de 160 acres à la Cite de Liesse, Dorval, et trait un troupeau de 20 vaches.Voici ce qu'il dit: ''Depuis que j'ai ma trayeuse De Laval, la production de tait a augmenté.Et te temps et le travail épargnés me laissent plus de temps pour mes autres travaux.VOUS POUVEZ FAIRE LA MÊME CHOSE! 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UNITES DE TRAITE Sbefuud.plul de 70 oui ManufjactusUeSiA.du meiüeusi et^uep^meut laitiesi au Canada LA COMPAGNIE DE LAVAL LTÉE 135, rue St-Pierr# 103, rue St.Roch 12 Euston Street Montreal\tQuebec\tMoncton, N.B. LK 16 MARS 1949 LA TERRE DE CHEZ NOUS Page U î -rî Y f m-ÇRS>wïî k Aa&Ü M.Eucher Lefebvre, cultivateur, maire de la municipalité de Saint-Clément de Beauharnois et secrétaire du cercle de l\u2019U.C.C.de Beauharnois pendant sept ans, a été choisi par la Fédération de l\u2019U.C.C.de Vallcyficld comme propagandiste de la Mutuelle-Vie de l\u2019U.C.C.et de la Société Mutuelle d\u2019Assuran-ces générales de l\u2019U.C.C.\u2014 Le territoire qui lui est accordé corn- ' prend le.comté de Beauharnois et j les paroisses de Ste-Barbe et de St-Anicct, dans le comté de Huntingdon.Les cultivateurs de ce district, désireux d\u2019assurer leur vie ou leurs biens, savent à qui s\u2019adresser.Statistiques sur la \u201cmotocolonisation\u201d Grâce à la motocolonisation, la superficie des lots détenus par les colons de la province s\u2019est accrue de 56,430 acres durant la seule année 1948; on a amélioré 517 acres grâce au labour en profondeur (de 18 à 24 pouces), 2,-641 acres travaillées au noyen du labour de 12 à 18 pquees, ainsi que 220 acres qui ont été pier rccs, 7.678 acres de petit labour et 4,320 de hersage Ces chiffres que vient de rendre publics l\u2019hon.M.J.-D.Bégin montrent que la dernière saison de travaux motorisés dans les colonies a été fort active.Ces entreprises ont nécessité un total de 130,846,61 heures de travail et entraîné une dénense globale de S956.511.63.dont $549,780.63 prvés par le ministère de la Colonisation, le solde constituant la part du colon.Durant l\u2019été 1948, un total de 189 tracteurs, dont 64 apparie i naient au ministère et 125 avaient j été loués ou de syndicats ou de , particuliers, on fait 44,35714 heures de .travail (38,525 heures ] effectives! cependant que la machinerie sous location accumulait 86.525.12 heures.(A venir jusqu\u2019à l\u2019an dernier, les travaux de la motocolonisation se calculaient, à l\u2019acre; on a changé cela pour le travail horaire).La motocolonisation se développe constamment dans la province.Ainsi au seul chapitre de l\u2019essou-rhement c\u2019est un total de 138, 07\".03 acres depuis l\u2019exercice fi-nr -ier 1944-45 c\u2019est naturellement toujours en Aoitibi que s\u2019effectue la grosse part des travaux motorisés.Ceux-ci ont entraîné l\u2019an dernier une dépense globale de $460,737.31 dans les deux circonscriptions de cette seule région.Le service responsable de la motocolonisation est celui de l\u2019Agronomie que dirige M.Jean Par-rot, b.s.a.La cotisation à $6.00 en vigueur le 1er avril 1949 En octobre 1918, le congrès général de l'U.C.C.a décidé de porter la cotisation annuelle à $6.00 par année.Le Comité Exécutif de l\u2019Union a, par suite, décrété que cette décision s\u2019appliquerait le 1er avril 1919.On voudra donc noter qu\u2019à partir de cette date toutes les cotisations à percevoir devront être de $6.00 dans toute la province de Québec.Il reste quelques semaines d\u2019ici au 1er avril.Nos membres peuvent donc en profiter pour se mettre en règle avec leur association en payant à l\u2019ancien taux de $3.00.Ce privilège vaut pour tous ceux dont la cotisation devient échue avant septembre 1949, mais à la condition expresse que le payement soit effectué avant le premier avril prochain.IL Y A EXCEPTION pour les membres des Fédérations de Jolictte et du Saguenay qui ont décidé de mettre la décision du congrès général en vigueur dès octobre 1948.En ces régions et pour tous, la contribution à l\u2019U.C.C.est maintenant de $6.00 par année.Dans tous les cas, la cotisation comprend l\u2019abonnement à la \u201cTerre de Chez Nous\u201d qui est resté au même prix de 1.00 par année.S\u2019il est necessaire, les bureaux des Fédérations de l\u2019U.C.C.ou le bureau central de l\u2019U.C.C.fourniront à ce sujet des renseignements supplémentaires.La situation des grains fourragers s\u2019est si\t\u2022 Il est urgent de commander vos engrais dîintloues pour éviter d«s désagréments I.e Conseil provincial des En- \u2019 pre ou du moins à ralentir const-grais Chimiques croit devoir at- déraillement le travail de fabri-tirer l\u2019attention des cultivateurs :cation.sur un problème qui ne peut les La situation s\u2019est déjà présen-laisser indifférents.\ttée l\u2019hiver dernier, mais elle se- A l\u2019heure actuelle, les usines voit plus grave encore celte an d\u2019engrais chimiques sont remplies née.Pour peu qu\u2019elle se proion à pleine capacité d\u2019engrais bien i \u2022 I* cs* .\u201c craindre que la pro- mûris, mais dont la livraison s\u2019effectue avec une extrême lenteur.Il en résulte un encombrement qui forcera les fabricants à remettre à plus tard la réception de matières premières, et à interroin- Bonne propagande à St-Denis de Bromoton (ludion des engrais chimiques devienne inférieure en volume -.aux besoins de l'agriculture.De plus, les engrais qui devront élre fabriqués à la veille des semailles seront insuffisamment mûris i et de moindre qualité.Seule la collaboration des cultivateurs-acheteurs d'engrais peut résoudre le problème.Il leur est | donc conseillé de placer sans re-1 tard leurs commandes et de pren ; dre livraison immédiate des en-i grais dont ils ont besoin.C'est le Isoul moyen, pour ceux qui tien .nenl à fertiliseï leurs récoltes, du s'éviter de possibles désappointe-i ments.Il s\u2019est fait un gros travail de propagande en faveur de l\u2019U.C.C.PsQn QG IJ DI1S à St-Denis de Brompton, demie- i renient Un propagandiste, M.J.-A.Pelletier, de St-Malo, a visité j: pour rebôâsemerEt La production de grains fourragers en 1948 augmente dans la plus grande partie du pays et particulièrement dans les provinces centrales, de sorte que la campagne agricole courante se caractérise généralement par une amélioration de la situation domestique des grains fourragers, d\u2019après la revue trimestrielle des grains secondaires du Canada, publiée par le Bureau fédéral de la statistique.Jusqu'à présent, une plus forte proportion de toutes les cultures de grains fourragers a été retenue sur les fermes, comparativement à 1947.En plus de l\u2019avoine et de l\u2019orge de l\u2019Ouest sur le marché jusqu\u2019au 10 février il est estimé que quelque 29 millions de boisseaux d'avoine et 16,500,000 d\u2019orge sont gardés sur les fermes de l\u2019Ouest pour être vendus avant la fin de la campagne agricole.Les stocks de prover.de sont déclarés suffisants dans tout le pays et certaines régions déclarent des surplus.Les stocks Le 10 février.Us stocks visibles d\u2019avoine et d'orge reflètent les baisses des arrivages et l'augmentation des exportations; ils déclinent vivement en comparaison des stocks commerciaux à la même date l\u2019an dernier.Les stocks visibles d\u2019avoine s\u2019établissent à 16,-700,000 boisseaux, sont près de 15 millions de moins que l'an dernier, tandis que les stocks visibles d\u2019orge diminuent de plus de 13 millions pour s\u2019établir à 20,200,000 boisseaux.La baisse des stocks commerciaux entre les deux dates est commune à presque toutes les Importation:; britanniques Au cours des récentes négociations en vue de l\u2019accord commercial anglo-yougoslave, la Grande-Bretagne était surtout intéressée à obtenir du bois d\u2019oeuvre et des poteaux de soulèvement de la Yougoslavie.En échange, la Grande Bretagne s\u2019engageait à acheter 6 tonnes de houblon, 50 tonnes de fécuie de maïs.20 tonnes de tripe à saucisse.75 tonnes de sauge.3,000 tonnes d\u2019huile essentielle de sauge, 100 tonnes de paprika, et mille tonnes ou moins de chacune de 13 autres dentées.M.leur, Jos.-P.Beauchcmin, cultiva-maire de Verchèrcs, vient d\u2019être clu préfet du ccmté du même nom.M.Beaucheinin remplit d\u2019importantes fonctions dans plusieurs associations agricoles, notamment celle de membre du Co-Imité d\u2019industrie laitière de l'U.C.C.positions, sauf dans les ports des Etats-Unis où les stocks en mains s'élèvent à 2.800.000 boisseaux d'a voine et 1,500,000 boisseaux de seigle et de lin augmentent eonsidé- Les stocks commerciaux de seigle et d elin augmentent considérablement en comparaison de l\u2019an dernier.Le 10 février, les stocks visibles de seigle au Canada s\u2019élèvent à 9.200,000 boisseaux, eon tre 900,000 à la même date l\u2019an dernier.Les stocks de lin augmentent aussi vivement de 6,600,000 boisseaux à 11,400,000.Les stocks commerciaux de seigle sont divisés à peu près également dans les élévateurs du pays, les terminus à la lête des lacs et les autres positions.Les expéditions Dans les provinces des Prairies, les expéditions d'avoine et .forge par les fermiers diminuent durant la période du 1er août au 10 février de la présente campagne a-gricole, en comparaison de la période correspondante de 1947-1948 Durant la péiiode, les expéditions d'avoine s\u2019élèvent à 56,200,000 boisseaux, soit une baisse de 1,-300,000, tandis que les expéditions d\u2019orge s'établissent à 50,600,000.Durant la période, les expéditions dé seigle et de graine de lin s'élèvent à 13,300,000 et 13,000,000 boisseaux, soit respectivement 3,-800,000 et 3,700,000 boisseaux de plus que l\u2019année précédente.Du-dant la présente campagne agrieo le, c\u2019est la Saskatchewan qui se classe au premier rang pour la vente d\u2019avoine; l'Alberta pour forge et le seigle; et le Manitoba, pour la grains de lin.Les exportations Depuis que les restrictions à l\u2019exportation de grains fourragers ont été abolies, il y a un mouvement assez prononcé d\u2019exportation d\u2019avoine et d\u2019orge.Durant les premiers six mois de la présente campagne agricole, l\u2019exportation d\u2019avoine en tant que grain s\u2019élève a 12.300,000 boisseaux; de ec total, seulement 1,300,000 boisseaux ne vont pas aux Etats-Unis.Durant la même période, les exportations commerciales d'avoine en flocons et en farine représentent 1,200,000 boisseaux d'avoine.Les exportations d'orge se montent à 13,500, 000 boisseaux, dont 5,800,000 aux Etats-Unis.Les autres pays importateurs d'orge canadienne sont les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique et la Norvège, qui en reçoivent chacun plus d\u2019un million de boisseaux Durant le semestre, le Canada exporte 4.500,000 bois seaux de seigle et 2,900,000 boisseaux de graine de lin.la paroisse.11 y a eu des réunions chez M.Israel Beauehênc, président local depuis cinq ans, et chez MM.André Lebrun et Henri Labrie, directeurs.Plusieurs nouveaux membres se sont inscrits et plusieurs ont renouvelé leur cotisation.Le secrétaire, M.Gérard Cour temanche, prie notre journal de remercier M.Pelletier pour le bon travail accompli en eompa-pagnie du président M.Beauchêne.En plus des directeurs déjà nommés, le bureau de direction comprend aussi MM.Urbain Gagné, vice-président, Ernest Camiré, Pour quelques régions qui, depuis 63 ans, souffrent de sécheresse tous les trois ans en moyen ne.les Russes ont entrepris un plan de reboisement échelonné sur une période de 15 ans pour la protection des champs et l'aménagement de points d\u2019eau.Ce i sont les travaux de l\u2019Institut Do-i kouyehaiev qui ont permis la ron-, ception de ce projet.Le chêne j dominera dans les nouvelles fo-j rets, mais on y plantera 10 pour I 100 de la surface en arbres frui-j tiers, ce qui équivaudra à plus d'un\tdemi-million\td\u2019hectares\tdu nouveaux\tvergers.\tIl y aura\t45,- 000 étangs et réservoirs dont 4L-Henri-Louis Quirion, Henri-Louis ] 300 dans les kolkhoz (fermes col-Oubé et Weilie Gagnon directeurs.\u2019 lectives).PNEUS Usagés, ayant roulé sur le pavé, bonnes semelles, (garantis) parfaites conditions.600 x 16 Spécial .S4.00 Tubes, condition\tA-l .S1.00 Toute autre dimension .St.50 Pneus à pitons pour neige 600 x 16\tS8.95 PNEUS I)E CAMIONS, bonne semelle garantie 750 x 20 \u2014 10 plis .S 15.00.Tube S2.50 825 x 20 \u2014 10 plis .$17.00.Tube S3.00 GRATIS\u2014 catnlojrue il'uoceuiolrnt d'auto et do sports.BEACON TIRE York (Corner Queen) Sts.\tHamilton 20, Ontario U ; /Il BATISSONS L'AVENIR PAR L'ETUDE VIENT DE PARAITRE \"LES CONVENTIONS COLLECTIVES APPLIQUEES A LA VENTE DES PRODUITS DE IA FERME\" par Roger Cloutier, agronome, propagandiste de la Fédération de l\u2019U.C.C.de Nicolet.Cette brochure est en vente au prix de 10 sous !'e::cm-plaire, ou $1.00 la douzaine.Le Service de Librairie de L'U.C.C.515, avenue Viger\t.Montréal (24) 90233231902330 I Viigr 12\t- Inventaire fini dans 27 comtés - l.\u2019in von taire des sols se pou r- suit La classification dos sols déjà commencée' depuis quelques années dans la province de Québec, se poursuit à un rythme régulier sous la direction de la Division des ; Sols du Service de la Grande Culture.Ce travail terminé au cours de l'automne dans le comté de .lac \u2022lues Cartier, porte à 27 le nombre dos comtés où l\u2019analyse des terres a été complétée.Des cartes indiquant la nature 'les diverses couches de sol sont ! dessinées pour chaque comté.Kl les sont accompagnées de rapports j d'analyses physiques et chimiques des divers sois que l\u2019on y rencon I re.Le ministère de l'Agriculture a entrepris ce travail de longue por j lée pour répondre à la demande I des cultivateurs et aussi des fer-1 mes expérimentales, des instituts agricoles et de plusieurs industries comme celle des conserveries, qui (\u2022 ; iront naturellement s\u2019établir dans les régions les plus favorables : aux récoltes qui alimentent leurs usines.i\u2019our mener à bien cette importante entreprise, le ministère de l'Agriculture maintient six équipes de techniciens qui, du 1er juin a.la mi-octobre, explorent autant de comtés, y pratiquent des son- , dages et prélèvent des échantillons : des divers types de sols.D'autre part, afin d'aider les cultivateurs à déceler les déficiences de leurs terres en chaux et au-1res éléments fertilisants, le Minis I 1ère maintient à l\u2019Ecole d\u2019Agricul-t tire de Ste-Annc-dc-la-Pocatière mi laboratoire des sols, ou chimis- j tes et bactériologistes analysent les nombreux échantillons de terre expédiés par les cultivateurs.Des rapports sont envoyés dans chaque , eus avec des directives sur la fa yon de traiter le sol pour en améliorer lu fertilité.Au laboratoire se poursuivent aussi des recherches bactériologi- j ques portant sur la cuisson des pois et le contrôle de lu flétris-* 1 sure des pommes de terre.Il est difficile d\u2019évaluer en dollars la portée économique de tous ces travaux.L'inventaire des sols est une aide fondamentale que le Ministère de l\u2019Agriculture apporte aux cultivateurs en général et aux industries agricoles pu particulier Coopérateurs à Bonaventure La récente assemblée annuelle de la Société Coopérative agricole -de Bonaventure a donné lieu à un ralliement de près de 200 cultivateurs.Après la lecture du bilan qui ré-' èlc un chiffre d\u2019affaires de $177,- 000\tdurant l\u2019année se terminant, le 01\tdécembre 1048, le président, M.Alfrcd-E.Arsenault, souligna que l'actif de la société est de $08,000.2t)ü des 325 cultivateurs de cette paroisse sont membres de cette coopérative réorganisée en 1044.M.Arsenault a rappelé les débuts très modestes du mouvement coopératif dans la paroisse, alors qu'en 1015 les cultivateurs vendaient en coopération pour la pre- ! ntière fois sept wagons de pommes de terre laissant un bénéfice 1 net de $200.l.e.s produits manipulés pat* la société sont les oeufs, les viandes, le foin, les pommes de terre, les m ittlécs, l\u2019épicerie et la mercerie.\u2022\tLes sociétaires ont adopté une resolution par laquelle ils conseil tenl ii prêter a la société les ristournes gagnées pour une durée de 5 ans.M.F.-X.Lavoie, agronome du comté, assistait à la réunion »l adressé la parole.?\u2022 Nomination au C.N.R.MONCTON, mars\u2014M.il.A.Mar surintendant régional de» telégra f'bcs du Canadien National, an nonce la promotion de Al.Armand l.Bourgeois, surveillant de nuit, | au poste d'opératein chef du bu I \u2022\teau du chemin de ici à Moncton.AI Bourgeois possède plus de 87 »ns d\u2019expérience dans les télégra I (ihes.Il est né à Moncton.\t* LA TKKKK DK orez 6 c.À soupe shortening haché fin.Faites un nid nu centre, veraez-y 1 trmse lait et mélangez légèrement A la fourchette.Etendez les Js de la pâte duns une lèchefrite graissée de 4 x 8^\u201c.H uni plisser avec le mélnngo de viande et recouvrez avec le reste de ln pâte.Scellez les bords et faites des incisions sur le dessus pou: permettre A ln vopeur de s\u2019échapper.Cuisez environ 30 minutes A four vif, 450rF.Servez avec sauce aux tomates.Suffisant pou: 4 ou 6 portions.\u20144&£jL- LE 16 MARS 1949 Puift 14 LA TERRE DE CHEZ NOUS T O *
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