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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 8 juin 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1949-06-08, Collections de BAnQ.

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[" Volume XXI, No_15A i \\ terre de chez nous, l\u2019hebdomadaire agricole français le plus impartant d'Amérique, est l\u2019organe officiel cl la propiété de l\u2019i nion C atholique des Cultivate-rs ItEDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Vigor Montréal, (21), CANADA Dans cette édition l.litre à tiens candidats, par A.I,étourneau\t2 Quelques réflexions sur le congrès do (iuclpli, par Bernard llérulié .\t3 j i.a Cooperative fédérée 4 ! Nouvelles sur le congrès île (iuclpli\t5, (> et 7 ! I.'Agriculture au Royaume du Saguenay, par l.a fermière\t13 Recherches et réalisations en construction rurale, par li.Chartier\tIX Notre feulloton\t22 l a Revue dos Marchés 2(i l e Bûcheron\t.28 CHEZ NOUS OTTAWA, LE MERCREDI, 8 JUIN 1919 À GUELPH, 2 JOURS DE SÉANCES PLÉNIÈRES L A B C.I nouvelles \u2022 Au nom clu Canada, le Dr , -II.-S.Burton, sous-minis-de iAgriculture à Ottawa, \u2022¦iihuite la bienvenue à Guclph ans représentants des pays étrangers gui assistent congrès mondial des Pro-iacteurs agricoles.Les travaux de la Fédération internationale des Producteurs^-agricoles, \u2014 Formation de comité; déclarations des délégations; discours de représentants d\u2019autres organismes in ernationaux.\u2014 La délégation canadienne.\u2014 Les représentants de la province de Québec.\u2014 Deux langues admises à la FI PA: le français et l\u2019anglais.\u2014 Du 31 mai au 10 juin.C est devant les délégués de plus de vingt nations et des observateurs de quelques .pays que le président de la Fédération internationale des Producteurs agricoles, Sir James Turner, a officiellement ouvert mardi dernier, le 31 mai la conference de Guelph.Le discours de Sir James avait été piecedé d une adresse du ministère canadien de l'Agriculture En I absence du très honorable J.-G.Gardiner, c\u2019est M.G.-H -S.Barton, assistant du ministre, qui a souhaité la bienvenue aux divers représentants de l\u2019agriculture dans le monde., La cérémonie, qui avait lieu au Memorial Hall du Collège 1 agricole de Guelph, a revêtu le calme et la dignité qui carac- i térisent généralement les réunions agricoles de haut ton Un ! journaliste habitue aux grandes assemblées internationales où 1 i seuls les intérêts politiques dominent le souci de la nrona- 1 gande nous disait sa surprise de ne pas avoir à rapporter de chicanes ou de mots aigres-doux dès la première journée.- \u2022\tSir James Turner, président de la PIPA, insiste sur la juste rémunération des travailleurs du sol, sur la solution des problèmes les plus urgents, sur la stabilisation de.- prix et sur une meilleure organisation des marchés.\u2022\tPlusieurs pays deviennent membres de la FIPA ou demandent leur adhésion: ce sont notamment l'Allemagne, l'Islande, la Jamaïque, l'Afri-quc-du-Sud, la Suisse.\u2022\t.4» nom de la délégation canadienne, M.H.-H.Hannam propose aux producteurs agricoles que des moyens cffica-trs S0le7\u2018l P™ afin que les j Ces prises de contact hors séance sur les terrains du Collège agrUolê surplus agricoles soient distri- de 1 °n,nrln \"*\t¦¦ bues dans le monde là où la production est déficitaire.¦ ! ronce einSnMfoLÎent8GriphnalU-eMCn,ent rn ?edC\u201cC à C0\"f*\u2019 Photo île Piton.Barré, ministre île l'Agriculture, adressant u parole aux délégués de la Fédération Internationale des Producteur)! Agricoles lors d un banquet offert par le ministère de l\u2019Agriculture et la cité uc Granby, le 25 mai dernier.Le ministre accompagnait les visiteurs durant une randonnée qui les a conduits de Québec a Montreal par Plcssisvillc, Granby, Si-Hyacinthe et Sl-llilaire A sa droite M Jules Simard, sous-ministre de l'Agriculture et M.iuu llceiand, délégué de Suède.A sa gauche, S.11.le maire Boivin, de Grapby, et M.hoint, délégué du Danemark.(Photo du Service de Ciuéphotographie) Le 25è\u2019me anniversaire de l\u2019U.C.C.Une manifestation au pied du monument Louis Hébert Comme aux jours de la fondation de l'U.C.C.\u2014 L\u2019honmage au premier agriculteur canadien et à ses successeurs.\u2014 Allocutions de M.le curé L.-Z.Moreau, de M.Gérard I\u2019ilion et de M.Pierre Martin.\u2014 Sous la présidence de M.Jean-Baptiste Lemoine.Les fêtes du 25ème anniversaire de l'U.C.C.soulèvent un joyeux intérêt chez tous les cultivateurs du Canada français Elles se dérouleront à Québec les 3 et 4 juillet et \u2022 Le Québec est représenté par l'entremise de la délégation canadienne.Au nombre de ses délégués ou participants se trouvent M.Abel Marion, président général de VU.('¦ C.M.Jean-Baptiste Lemoine, vice-président général, M.Henrl-C.Bois, gérant général de la Coopérative Fédé-rée.\u2022 Le commerce de l'orge et de l avoine tombe sous le coni'oie de l'Office du Blé (voir Page 11).¦» L agriculture québécoise est a l'Iwnncur lors de la colla-'\"\"l solennelle des grades à l'Université de Montréal (voir Page 101.rcncc internationale\tde Guclph Ils\tsont si*\tZ\t^\t7\tIrançals hnes se Crouleront à Quebec les 3 et 4 juillet et causent ici avec M.\tChurch, déiégué\tcanadien' venant\tde\tPARii-ii'*\t11 semble à Peu Près certain que la très grande majorité des Ccsiprises de contact\thors séance sur les terrains\tdu Collège\tagricole\tParoiss'\u2019s rurales y enverront des délégués.Elles s\u2019ouvriront -\t*\t\u2014- \u2022-¦\u2022\t.par une grande manifestation publique auprès du Monument j\tà Louis-Hébert, devant l\u2019hôtel-de-ville de la vieille capitale.i i,,,\t,\t,\t\u2022\tv \u2022 aill\tH-l I *1111! rte 1 Ontario ne sont pas les moins profitables.(Photo de l\u2019Office national du Film) \u2022 ( cite année encore, Québec \u2018 111 représenté à l'Exposition ¦i Industrie laitière d\u2019Ottawa.\u2022 Les fromagers de la pro-'ince sont invités par le ministère de l'Agriculture à participer à un nouveau concours.* Les aviculteurs-contrôleurs 110.P.se réuniront à Ste-Anne-dc-la-Pocatière, les 14 et 15 juin.La délégation canadienne était au grand complet.Elle était dirigée par M.H.-H.Hannam, prési-la Grandi.Jre tagne, c\u2019esi à-dire de l\u2019Agriculture cl troisième vice-président de la Fédération internationale (FIPA).Du Québec, on remarquait particulièrement MM.Abel Marion et Jean-Baptiste Lemoine, respectivement président et vice-président de l\u2019U.C.C.; H.-C.Bois, gérant général de la Coopérative Fédérée.M.T.Bel-zile, secrétaire général de l\u2019U.C.C.et délégué à la conférence de Paris, l\u2019an dernier, était aussi présent, de même que MM.McArthur, MacMillan, Shufelt et autres.Toutes les provinces canadiennes étaient représentées de quelque façon, généralement par leurs délégués à la Fédération Canadienne de l'Agriculture.Terre-Neuve y avait deux observateurs qui ont fait la tournée de l\u2019Ontario, MM.I Dowden et Gillis.PREMIERS TRAVAUX On ne peut prétendre qu\u2019il s\u2019est fait beaucoup de travail au cours j de cette première journée où la partie officielle a occupé tout le temps des séances: discours da bienvenue, d'ouverture, déclarations des chefs de délégations, adoption de l'ordre du jour.Il n\u2019est pas osé de dire, cependant, que Sir James Turner a donné le ton à toutes ces assises en affirmant qu'on ne pouvait éliminer la faim et la misère, asseoir la paix sur des bases solides sans assurer d\u2019abord la sécurité de l\u2019agriculture par une meilleure organisation j des marchés taut sur le plan na-| :i tional qu'international et une plus grande stabilité des prix.Comme on dut le lire ailleurs dans ce journal, Sir James a énoncé sans équivoque les principes directeurs de la FIPA, principes déjà rappelés à Ottawa par Lord Boyd-Orr.Dans ia même journée, M.Han-nam devait dire un mot de la proposition canadienne visant justement à rendre plus efficace la distribution des vivres, particulièrement des vivres excédentaires, dans le monde.Ce problème de la répartition mieux ordonnée des vivres dans le monde sera vraisemblablement la question dominante de tout le congrès de 1919.D'autres y seront aussi abordées si l\u2019on en juge par le grand nombre de comités mis sur pied lors de la deuxième journée.Les deux premiers jours ont en effet été affectés à des séances plénières après quoi la conférence travaillera aux comités pour reprendre les séances plénières pendant les deux derniers jours.PAYS PARTICIPANTS Immédiatement après les discours de bienvenue et d'ouverture, les directeurs de chaque délégation ont été priés d\u2019exposer la situation particulière de leur agriculture en relation avec le travail de la FIPA.Ce sont les délégués Scandinaves qui furent les premiers à prendre la parole.Les représentants du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Finlande se levèrent tour à tour pour faire part aux autres délégués des (suite à la page 27) Ce sera un peu comme une reprise de l'hommage rendu au premier agriculteur canadien le 2 octobre 1924.Les fondateurs de l'U.C.C.s\u2019étaient alors groupés vers midi auprès du monument et avaient déposé une superbe couronne faite d\u2019épis de blé.Quelques discours avaient été prononcés dont le principal par M.Louis Couillard de L'Espinay, de St-I Pierre de Montmagny, l\u2019un des nombreux descendants de Louis Hébert.L'inscription fixée à la souronne de blé portaient ces paroles: \u201cNous connaissons tes labeurs; nous apprécions tes effor.s; nous suivons ton exemple\".Les membres de l\u2019U.C.C.de 1949 pourront les redire le 3 jui let avec autant de sincérité.Car c\u2019est le 3 juillet 1949, à 4 heures de l'après-midi, que les fêtes du 25ème anniversaire débuteront.Tous sont invités à cette manifestation qui se déroulera en plein air et, il faut l\u2019espérer, sous un soleil bienveillant.Quelques i orateurs adresseront la parole.Ce seront M.le curé L.-Z.Moreau, M.Gérard Filion, M.Pierre Martin.et M.Jean-Baptiste Lemoine, qui agira comme président.M.l\u2019abbé L.-Z.Moreau, curé de Guignes, cédait sa place voilà deux ans comme aumônier du Tcmiscamingue.Il a appuyé l\u2019U.C.C.dès les premiers jours et i il fut l'un de scs aumôniers diocésains pendant de nombreuses années.Apôtre ardent de la colo-nisation, il a contribué de tout |son dévouement au développement de sa région et du nord-ouest québécois.En son allocution, i! évoquera l'histoire agricole du Canada français.M.Gérard Filion, aujourd'hui directeur du quotidien \"Le Devoir\", de Montréal, lui succédera ; à la tribune.On sait que, pendant p us de dix ans, il fut secrétaire général de l'U.C.C.Il a exercé comme tel tme influence profonde sur l'association professionnelle.En son discours, il montrera comment agriculteur» \"t colons poursuivent, en lui do n il toute son ampleur, l\u2019oeuvre commencée par les pionniers.M.Pierre Martin, actuellement au congrès international de Guclph, est le président de \u2019a Confédération générale de l\u2019Agri-'\u2022\u2022\u2022l'or-' en ny\u2014p - \u2022 nn-si vice-président de la Fédération ni ornât.onu.c ucs P.uc -ors agricoles.Bien que très pris par ces hautes fonctions, il a consenti à s\u2019attarder au Canada pour ê:re le porte-parole des paysans de la mère-patrie auprès des agriculteurs du Canada français.Le président de la manifestation, M.Jean-Baptiste Lemoine, vicc-présiden général de l\u2019U.C.C., S\u2019ra le den\u2019- \u2022 ore v.I dira pourquoi \"U C C., toujours plus pofvée au travail qu ,,u topos comme le cultivateur lui-même, se 'aisser aller à des réjouissances publiques à l\u2019occasion de ses vingt-cinq ans.Pourquoi ces discours et ces fêtes?.Mais gardons-nous de répondre.Il appartiendra à M.Lemoine de nous le dire. LE > Jl\u2019IN 19 ts l\u2019age t \u2014 ^-\u2014-¦ ¦-\t_j.LA TERRE DE CHEZ NOUS Billet «te route C.Montréal à Gut.pli et retour C\u2019est huit cents milieu au bas met.Quatre vents pour s'y rendre; autant pour en revenir.Ce n'est évidemment pas le tour du monde.La cil conférence de la terre mesure, au dirt de ceux qui l\u2019ont calculée, environ 25,000 milles.à l'étinateur.Ma'- au Cumula les espaces sont si vastes qu'on parcourt facilement quatre et cinq cents milles sans dépasser les limites d\u2019une seule province.Le voyage de lluclph st fait en une petite journée île dix heures y nice aux moyens modernes de ! locomotion.Cela suppose une bon- j nr moyenne de 40 millet à l\u2019heure.Ce qui veut dire qu\u2019il faut rou-Ici la plus grande partie du temps a 50 et OU mille à l'heure.Voyage ultra rapide si ou le compare à certaines expéditions des Marquette.des Ji licite, des La Vérendrye e antres explorateurs et.coureurs de bit's des premiers temps de la colonie.Les voyages d'aujourd'hui sont un enchantement comparés à ceux d\u2019autrefois.C\u2019est dîme une randonnée agréable, mais passablement éreintante si on m fait tout d'une traite.Il n'est pas question de tout voir, meme si l\u2019on possède deux bons yeux.Le paysage se déplace trop vite pour que l'oeil le plus pers-j picace puisse taut enregistrer.Le tableau qu'on voudrait faire de l\u2019Ontario dans ces conditions se- L ruit for treient incomplet.Le vinjt-1 ivme siècle a perdu eu puissance d'observation ce qu'il a gagné en vitesse.Le sud de l'Ontario ferait à lui seul tout un pays.Nombre de pays .\u2022->* \u2014 ¦ ;\t\u2022\u2022 I fi WÊfW La Coopérative agricole de Maniwaki, dont le plus récent chiffre d\u2019affaires annuel a été d\u2019environ un demi-million de dollars, vient de se choisir un nouveau comité executif.Les membres en sont, de gauche à droite, première rangée: MM.Léopold Grondin, secrétaire-gérant, Emile Paradis, président, Daniel McConnery, viceéprésident, Bern ird Boulais, agronome du comté de Gatineau; deuxième rangée, même ordre, MM.Calixte Piché, Eugène Carle, Wilfrid St-Amour, Albert Bernatchcz, et récemment, un rapport qui indique les progrès rapides de cette coopérative.Lettre à deux candidats /['< tjmm et les ionrs Presque en même temps, Messieurs, j\u2019ai reçu vus deux lciires m\u2019invitant à voler et à faire voter ma famille en votre faveur.Belles lettres, beau papier, be les promesses.Aujourd\u2019hui dimanche, l\u2019idée me vient de vous répondre sans grandes phrases, sur du papier bon marché et sans rien promettre.Car s\u2019il y a à la maison f! personnes qui ont droit de vote, je n\u2019impose pas mes volontés autrement que pour calmer les enfants quand la discussion devient trop animée.Ah! Messieurs, la partisannerie politique, comme j\u2019en reviens! comme j\u2019en déchante! Depuis 50 ans, ça nous a fail tort à nous, Canadiens français, de tant nous buter sur un parti bleu ou sur un parti rouge, je comprends qu\u2019un homme qui profite d\u2019un gouvernement se loque sur le parti politique qui le soigne \u2014 c\u2019est pas toujours une excuse \u2014 mais pour la majorité îles cultivateurs, pour ceux qui n\u2019attendent rien d\u2019un député ou d\u2019un homme en place, pour ceux qui, comme moi, vivent dans la paix des champs, trop attelés le jour et trop fatigués le soir pour s\u2019occuper de politique, je vous assure que nous pouvons difficilement nous passionner.En tout cas^ nous voyons les choses avec froideur, je dirai même avec sérénité.Et puis les conditions ont changé, et, avec les années, les illusions aussi.Mon grand-père courait au devant du député pour lui serrer la main; mon père, sans courir, aimait à être salué; moi-même, je dis toujours bonjour quand l\u2019occasion s\u2019en présente, mais les enfants, eux, vous m\u2019excuserez, Messieurs, de vous dire ça sans cérémonie, les enfants s\u2019en laissent bien moins imposer.C\u2019est peut-être parce que, sous tous les régimes, la plupart ries députés nous déçoivent.Miel avant les élections, beurrage après.Beurrage, c\u2019es.-dire bourrage.Je dis ça pour vous fâire fâcher.J\u2019ai déjà lu dans un livre que l\u2019homme d\u2019Etat s\u2019occupe de la prochaine génération et que le politicien ne s\u2019occupe que de la prochaine élection.Ayant 12 enfants, j\u2019avoue que leur avenir est mon constant souci, et je me demande, Messieurs mes candidats rouge et bleu, ce que vous comptez faire pour les habitants de demain.Vous voyez, je vous traite déjà en hommes d\u2019Etat.Quels sont vos projets pour garder la jeunesse au sol?J\u2019en vois pas grand trace dans vos lettres.Vous êtes au courant, je suppose, que les jeunes n\u2019ont jamais tant tiré de plans pour se sauver dans les villes.Moi, j\u2019en ai déjà 5 de partis, et je ne suis pas sûr que les autres n\u2019ont pas envie d\u2019en faire autant., , Ça me fait penser à un type très drôle qui disait: Je n\u2019ai que trois amis et encore sur les trois, je pense qu\u2019il y en a deux qui ne m\u2019aiment pas.Une chose frappe dans vos lettres: rouge comme bleu, vous promettez de réduire les taxes et d\u2019augmenter les subventions de toutes sortes.Je me demande à l\u2019aide de quelle alchimie vous ferez ces merveilles.Ah, vous avez bien des twists, vous autres les politiciens! Ici, sur ma ferme, je n\u2019arrive pas à faire des dépenses sans pratiquer de» trou* dans me» finance*.Je lis souvent des articles sur l\u2019unité nationale canadienne, c\u2019est-à-dire sur la nécessité de bâtir un pays pacifique et fort, basé sur la solidarité des aspirations.J\u2019en suis.Il ne faut pas croire que, parce que nous sommes des habitants, nous restons étrangers à ces questions qui, en définitive, intéressent tout le monde.L\u2019unité nationale, nous la reconnaissons comme une chose qui s'impose pourvu qu'on ne nous demande pas a nous, les premiers maîtres de ce pays, de ne faire rien que des concessions et des sacrifices.11 ne faut pas que ce soit toujours les memes qui mangent les meilleurs morceaux.Nous voulons partager le même lit à condition que le voisin ne tire pas les 34 de la couverte de son côté, et, au surplus, ronfle au point de nous empêcher de dormir.Nous voulons bien jouer à la balle, mais nous ne voulons pas que les nôtres soient toujours des fielders.L\u2019unité nationale est une grande et belle chose à laquelle chacun de nous doit apporter sa pierre pour bâtir, non pour lapider.Prenez, par exemple, la liste des fonctionnaires au ministère de l'Agriculture.Combien de Canadiens français y jouent-ils un rôle de prime importance?On peut les compter sur les doigts d'une seule main.A l\u2019emploi des Fermes expérimentales, il y a 42 hauts .fnoctionnaircs.Combien de Canadiens français?4, Messieurs, rien que 4.C\u2019est écrit au verso des bulletins en distribution.Nous ne voulons déplacer personne, mais il faut tout de même qu'il y ait place pour les nôtres.Je reconnais d'ailleurs que M.St-Laurent a commencé à nous rendre justice sur ce point.Souhaitons que ce droit si légitime nous soit encore reconnu.C\u2019est le temps d en parler; après le 27, notre voix aura moins d\u2019écho.Une fois aux Communes, que vous soyez rouge ou que vous soyez bleu, penserez-vous aux habitants avec l\u2019idée bien arrêtée que de leur prospérité dépend celle des au.res casses de la société?Il y a longtemps que les politiciens nous répètent que nous sommes à la base de rcei et à la base (le cela.Ces vérités élémentaires font bien dans un discours.Il faut surtout les mettre en application.Je suis un fermier-laitier.En ce moment, notre industrie iaitière est handicapée par la margarine.Le lait en poudre se vend moins bien.Alors sans crier au péril, le moins que nous puissions dire, c'est que nous ne savons pas trop où nous allons.Engagez-vous, Messieurs, à faire dès l\u2019automne quelque chose de sérieux et d\u2019immédiat pour stabiliser l\u2019industrie laitière.L ennui avec des citadins comme vous deux excusez ma franchise \u2014 c'est que, quand vous voyez un produit agricole vendu très cher en ville, vous concluez tout de suite à des profits exorbitants.Le jambon cuit se vend ces jours-ci $1.05 la livre.Il faut écouter les plaintes, les accusations contre celui que l\u2019on tient pour un profiteur éhonté.En fait, je vais vous dire une chose: le cultivateur ne touche pas le tiers de (Suite i la page 27) Les honneurs universitaires Les universités n'échapiit-ni pas aux critique*, mais elles s'abstieu-j neat le plus sonvon d\u2019y participer.Au \u2022 unitaire elles 'confèrent des honneur- à des citoyens quelles iugent particulièrement méritants pour une raison ou pour une autre.Elles se gardent d\u2019insinuer, par ailleurs, que les hommes qui ne reçoivent d\u2019elles aucun doctoral, en sont indignes.A ravers les personnes, elles veulent en plus reconnaître les mérites des classes ou des groupes divers de la société.En posant la question de la sorte, on peut donc affirmer que toute la (lasse agricole a eu sou jour de gloire la semaine dernière à l\u2019Université île Montreal.Des doctorats en agriculture ont été décernés à l'hnn.Laurent Barré, ministre de l\u2019Agriculture à Qubco, à M.E.-ll.Loris, (lu collège MacDonald, à M.I\u2019.-ll.Vézina, de l\u2019Insiitui agricole «l'Oka.M.Jules Simard, sous-ministre de l\u2019Agriculture à Québec, a été fait docteur en médecine vétérinaire et M.Firmin I étourneau, docteur en sejem-es sociales.I.a plupart de ces hommes sont bien connus des agriculteurs québécois.Quelques-uns d\u2019entre eux sont fort rap-! proches de ITninn Catholique des Cultivateurs à laquelle ils ont grandement aidé pendant 1rs misères des débuts.C\u2019est nommer de façon plus paiticulière un ane'eit président général, un ancien secrétaire général, un ami des premiers jours.MM.Barré, Letourneau et Simard.A eux comme aux techniciens d\u2019Olia et de MacDonald que i\u2019Universilé de Montréal a voulu lionorei en même tennis, la \u201cTerre de Chez Nous\" préseme ses hommages et félicitations.I).BEAUD1N L'établissemenf des jeunes .Notre journal commencera la semaine prochaine la publication d\u2019une série d\u2019articles sur ce sujet.Nous n\u2019avons pas à présenter l\u2019auteur à nos lecteurs: c\u2019est le collaborateur >e plus ancien et le plus fidèle de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d, le Révérend l\u2019èrc Léon I.ebel, s.i., aumônier général de l\u2019U.C.C.rt de I\u2019U.C.F \u2014 Ceux qui ont bonne mémoire se souviennent que notre aumônier général a souvent pris l\u2019allure d*un novateur.Il a conduit, voilà déjà de nombreuses années, toute une campagne de presse en faveur des allocations familiales I.a mesure qu\u2019il préconisait alors avait l\u2019air d\u2019une chimère en politique canadienne.Aujourd\u2019hui les chefs de famille touchent *eurs chèques mensuels sans penser peut-être qu\u2019ils en doivent line partie au K.I.ebel.Il nous parait heureux que celui-ci s'applique maintenant à faire mieux tomprendie en quoi consiste le problème de l'établissement des jeunes, ruraux au Canada français.C\u2019est un problème réel, de grande urgence, de solution dVficile, perpétué d\u2019une génération à l\u2019autre.Le R.I\u2019.I.ebel promet que l'U C C fondera l\u2019an prochain son service «l\u2019établissement si l\u2019Union réussit à recruter ses 50.000 membres.Il aura à faire sur ce sn'et des considérations et des suggestions dont l'hi'érel est évident.L'établissement de notre jeunesse a et\" trop abandonné ail petit bonheur par les gouvernements, n-ir les naroisses, par les associations, ois encore, par les famines elles mêmes.Et qui peut se d\"sintéresser de la ques1 ion iianni nos lec'eurs?vftremcnt pas ; les parcn\u2019s dont les foyers regorgent d\u2019enfants et (pii n\u2019osent seni\u2019er sle lendemain.i.ec riirnljv é\u2019Is\u2019CtfOnS Ce n\u2019est pas l\u2019affaire de l'U.C.C.et de son journal de se meler de politique Mais c\u2019est leur affaire propre de dire aux agriculteurs de se choisir de véritables MCréscmants de la classe agricole pour les env«i/r au Parlement.(suite à la page 3) O Ti de C ous MERCREDI, LE 8 JUIN 1949 l'âge :i Car il peut y en avoir dans tous les partis.En ces dernières années, rc.t'.C.a tenté et non sans succès de faire mieux comprendre les problèmes agricoles et les revendications des ruraux aux députés de Québec et d\u2019Ottawa.Pendant les périodes électorales, il appartient aux électeurs des campagnes de choisir des candidats qui sauront prendre leurs Intérêts légitimes sur le\u2019parquet île la Chambre tt auprès des Ministères.Ceux qui comprennent le mieux les cultivateurs et qui peuvent les mieux défendre suit des cultivateurs competents.Nous ne faisons aucun tort aux autres groupes de la société en souhaitant que des agri-culteurs familiers avec la chose publique soient élus pour représenter des comtés vraiment ruraux.Il est de constatation fréquente que des députés envoyés à Ottawa par les provinces des Prairies veillent avec une attention étroite sut les intérêts agricoles de l\u2019Ouest.Ils ne font que leur devoir et cette observation n\u2019est nullement un reproche.Nous souhaitons que' lis délautés élus dans l\u2019Est le 27 juin aient des réactions similaires lorsque tes Intérêts agricoles du Québec seront en Jeu au Parlement^ l.a question de parti ne Be pose plus alors, mais bien celle de la loyale exécution du mandat reçu.I.es cultivateurs doivent donc voir à être représentés au Parlement par des hommes capables, qui les lonnalssent, qui les estiment, qui les défendent.Autrement, & quoi bon voter et pour qui?D.B.L'Internationale agricole Il n\u2019a pas échappé, présumons-nous, à aucun de nos lecteurs qu\u2019il se tient présentement à (iuc)|ph, Ontario, un congrès de la Fédération internationale des Producteurs r.grieolos.Nous avons signalé l\u2019Importance de ces réunions.Nous avons noté que le point essentiel, ( n ce qui nous concerne, était la composition même de cette assemblée et le caractère des délégations étrangères.L\u2019U.C.C, applique chez elle un principe qui donne toute sa valeur à l\u2019organisation mondiale: ce sont les cultivateurs qui doivent sans contrainte parler pour eux-mêmes et qui doivent être représentés par les leurs.C\u2019est pourquoi la FII\u2019A, comme on l\u2019appelle eu résumé, apporte dans le inonde un élément nouveau: elle réunit sur le plan mondial des associations libres de producteurs agricoles.Et s\u2019il y a chance qu\u2019un organisme mondial existe pour ceux qui vivent de la terre à travers le monde, c\u2019est à l\u2019application de ce principe qu\u2019on le devra.( \u2019est en veillant eux-mêmes sur leurs intérêts à Guelph, à Londres, à Paris, à Genève ou à Washington nue les agriculteurs seront les mieux défendu1' La F'/\u2018A en est encore à scs débuts.Elle ne groupe Pas tous les pays du monde.I.es nations, sous régime communiste, sont absentes.Cela exclut beau (oup de monde.D'autres pays ne sont représentés que par des ob-M-rvateurs I.\u2019Empire Britannique est représenté avec excès tandis que la France et scs colonies ne l< sont pas suffisamment.II y a IA, u (pendant, un point de départ qui ne doit pas être Immédiatement condamné.Il faut donner à la FIFA le temps de s\u2019organiser en se souvenant que son travail s'exécute dans un monde imparfait.On se rappelle qu\u2019en mars 1948 le Parlement canadien accordait à l'Office -lu Blé la juridiction ex-tlusive sur le commerce de l\u2019avoine et de l\u2019orge de provende, cela à la demande générale des cultivateurs du pays, line seule condition manquait pour l\u2019entrée en vigueur de la loi: le consentement légal des provinces des Prairies.Celles-ci \u2022 vaut adopté les lois nécessaires, l'Office du Blé se propose d'entrer en action dès le 1er août ptochain.La Bourse des grains de Winnipeg n\u2019a pas encore commenté la nouvelle, mais 11 ne fait aucun doute que l'intervention fédérale lui fera grand mal Après lui avoir (Suite à U page 4) Hebdomadaire agricole fondé en 1929 Strict* propilété des cultivateurs, LA TERRE DE CHEZ NOUS *»t l'organe ofticiel d# l'Union Catholique des Cultivateurs de la Coopérative Fédérée de Québec et de l'Union Catholique des Fermières.DIRECTEUR i Dominique BEAUDIN ; REDACTEURS .Bernard BERUBE.Georgee-N.FORTIN et Lucien ARSENAULT.ABONNEMENT! $1.00 par année ou $2.50 pour trois ans au Canada; à l'étranger t $1.50 par année.PUBLICITE t Toute annonce ou tout avis d'ann- \u2019 ilion (saut en ce qui concerne les annonces classifiées) doit parvenir à nos bureaux de Montréal 10 lours avant la date de publication.Le tirage de la \"Terre de Ches Nous\" aujourd'hui voisin de 80,000 est certifié par l'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION.CORRESPONDANCE : Toute correspondance concernant la r édaction l'administration, la publicité, l'abonnement, etc., * doit être expédié* à l'adresse suivant* t w LÀ TERRE DE CHEZ NOUS 515, avenue Viger, Montréal (24), P.Q.\tTéléphone : LAncaxter G272 Appartenant à l\u2019U.C.C.LA TERRE DE CHEZ NOUS est admi nistrée par l'Exécutif d* l'Union dont M.Abel Marion est président et M.Thuribe Belzlle, secrétaire général.Elle est imprimée à Ottawa aux ateliers du Syndicat d'Oeuvres sociales, Limitée.AUTORISEE COMME ENVOI DE DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES.OTTAWA.Quelques réflexions sur le congrès de Guelph Le troisième congrès annuel de la FIPA qui se déroule présentement à Guelph, en Ontario, est l\u2019un des rares événements agricoles de portée internationale auxquels le Canada soit appelé à participer sur son propre territoire.Ce n\u2019est pas la première fois évidemment que notre pays prend part aux conférences internationales.Il a déjà joué un rôle actif, sinon prépondérant, à maints entretiens de caractère international, à l\u2019étranger et sur son territoire même.Mais ces réunions avaient pour la plupart un caractère politique et étaient convoquées surtout pour résoudre des problèmes politiques.A Guelph, il s\u2019agit de questions d\u2019aspect purement agricole, même si elles se rattachent de quelque façon à des problèmes politiques, sociaux ou économiques.Ces questions sont envisagées à l\u2019échelle mondiale.C\u2019est là un fait dont l\u2019importance ne devrait échapper à personne.Qui aurait cru, il y a quelques années seulement, que les agriculteurs d\u2019une vingtaine de pays enverraient des représentants chaque année en divers pays pour étudier leurs problèmes et tâcher de leur trouver des solutions d\u2019un commun accord et dans le meilleur esprit de fraternité et de concorde?Il y a quelques années, on aurait jugé impossible la collaboration des agriculteurs sur le plan international.Ils étaient réputés trop individualistes pour oser espérer qu\u2019ils en viendraient prochainement à se réunir pour discuter ensemble leurs problèmes communs.C\u2019est à peine si l\u2019on a réussi à grouper dans quelques pays une minorité de cultivateurs en des associations qui, faute de la force du nombre, ne peuvent exercer toute l\u2019influence qu\u2019il faudrait.C\u2019est tout juste si l\u2019on réussissait à intéresser le cultivateur à sa propre localité.Les temps ont bien changé.Nous avons eu successivement, en ces dernières années, des congrès agricoles internationaux à Londres, à Paris et à La Haye.Cette année, c\u2019est le tour du Canada.C\u2019est un fait digne d\u2019être souligné.Le Canada, hier encore petit pays de peu d\u2019importance, est aujourd\u2019hui porté à l\u2019attention des agriculteurs du monde entier.C\u2019est sûrement un honneur qu\u2019il ait été choisi pour la tenue d\u2019un congrès international comme celui de Guelph, où pas moins de vingt nations sont représentées.Voilà qui démontre mieux que tous les discours que le Canada a atteint la stature d\u2019adulte et qu\u2019il est devenu \u2019\u2019puissance internationale\u201d, au point de vue agricole comme aux points de vue industriel et commercial.De plus, la place marquante qu\u2019y occupent les associations agricoles et coopératives canadiennes, dont l\u2019U.C.C.et la Coopérative Fédérée, prouve que notre pays ne le cède à aucun autre en matièro de syndicalisme agricole et de réalisations coopératives.C\u2019est là un autre fait dont il y a lieu de se réjouir, non pas pour en tirer vanité, mais simplement pour éviter toute fausse modestie.La première impression que l\u2019on se fait en assistant abx délibérations de Guelph, c\u2019est l\u2019évidente préoccupation de tous les délégués d\u2019en venir à une formule efficace de collaboration agricole sur le plan mondial.Tous se rappellent l\u2019état anarchique de l\u2019agriculture dans le monde dans les années d'avant-guerre.On se souvient de la crise de surproduction que seule la guerre est venue résoudre de la déplorable façon que l\u2019on sait en transformant la situation d\u2019abondance en une affreuse disette.Personne ne souhaite le retour de cette ère désastreuse pour tous, les agriculteurs comme les autres.Sans rien abdiquer des intérêts nationaux et des particularités propres à chaque pays, ou sent m™4, -\t-v V# néanmoins chez tous une volonté bien arrêtée de ne pas rester Isolés et l\u2019ardent désir d\u2019éviter\u2019 les erreurs du passé.L\u2019objectif de chaque délégation est d\u2019assurer par tous les moyens possibles un niveau de vie convenable pour tous les peuples tout en sauvegardant le mieux possible les intérêts des agriculteurs du monde entier, à quelque pays, à quelque race qu\u2019ils appartiennent.On peut regretter ici que des pays qui ont tout de même une certaine importance au point de vue agricole, comme l\u2019Espagne, le Portugal, l'Italie, l\u2019Irlande et les pays de l\u2019Amérique latine, sans parler de tous les autres pays de ce que l\u2019on appelle le \u201cbloc soviétique\u201d ne soient pas, pour une raison ou pour une autre, représentés à cette conférence qui devrait, pour atteindre pleinement son but, refléter le point de vue des agriculteurs de tous les pays.On ne conçoit pas davantage qu\u2019un groupe de nations ait quelque prédominance que ce soit sur les autres dans la marche des délibérations.Pour que la FIPA atteigne vraiment son but, il faut que tous les pays soient en état d\u2019y participer et de traiter entre eux d\u2019égal à égal.Organisme professionnel international, la FIPA doit se garder de se laisser asservir par l\u2019influence politique.Ce serait signer son arrêt de mort.Il ne parait pas du reste qu\u2019elle soit prête à cette abdication.Dans l\u2019ensemble, on note au congrès de Guelph une grande cordialité et une familiarité de bon aloi entre races que l\u2019on dit peu faites pour s\u2019entendre.A part cette inévitable confusion des langues qui crée parfois des inconvénients assez sérieux, on n\u2019a pas à déplorer ce ton volontairement agressif, cette hargue constance qui ont caractérisé tant de conférences internationales de caractère politique depuis la fin de la guerre.A cet égard, on peut dire que l\u2019atmosphère qui règne à Guelph est une preuve de plus que l\u2019esprit de concorde et d\u2019entente entre nations aux intérêts parfois diamétralement opposés est chose tout à fait possible avec un minimum de bonne volonté.Qui sait si la puissante armée pacifique des agriculteurs n\u2019est pas appelée à faire plus pour la paix mondiale que les discussions et controverses politiques qui se succèdent sans interruption depuis quatre ou cinq ans! Nous avons déjà dit plus haut quel honneur rejaillit sur le Canada, à titre d\u2019hôte des délégations étrangères, et sur les associations agricoles qui forment sa délégation au congrès de Guelph.Les agriculteurs du Québec, par l'intermédiaire de l\u2019U.C.C.et de la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture, peuvent y faire entendre leur voix.C\u2019est un privilège dont on trouve peu d\u2019exemples dans le passé.La délégation canadienne ne s\u2019est évidemment pas privée de faire des suggestions qûi figurent parmi les plus réalistes et les plus constructives.On le constatera en lisant la déclaration de M.Hannam en page 5 de ce numéro.11 est toutefois une proposition sur laquelle il y a lieu d\u2019attirer l\u2019attention, parce qu\u2019elle est de nature à atténuer le malaise chronique dont souffre le monde.On sait que le Canada est grand exportateur de produits alimentaires.A cet égard, il ne peut vivre sans exporter une proportion considérable de sa production agricole.Or, certains pays dans le besoin ou qui souffrent constamment de disette ou de sous-alimentation ne peuvent acheter faute de fonds disponibles.La délégation canadienne propose, par la voix du président de la Fédération canadienne de l\u2019Agri-Bernard BEIIUBE (Çulte à la page 27) les frontières La presse quotidienne du Canada n'a pas semblé altaeher toute l'importance qu'il méritait au congrès international des Producteurs agricoles qui se tient à Guelph, en Ontario.Il y d îles exceptions.Quelques journaux ont commenté l'évén \u2022vent.\"L'Action Catholique\".de Québec, est de ce nombre.M.André lioy y signale la tendance internationale de l'heure et cite les exemples donnés par le monde ouvrier depuis le début du siècle.Les rencontres internationales entre hommes d'une même profession peinent être être bienfaisantes pour l'humanité.I/csprit de compréhension et d'en-tr\u2019aide ne peut occuper trop de place sur la surface du globe.Mais laissons parler M.hoy: Tenus dans cet esprit, ces congrès internationaux ne peuvent qu\u2019apporter des avantages.Ces avantages ressortent principalement du fait que les échanges du vues sont plus libres, moins subordonnés aux intérêtts purement politiques.Même si elle s\u2019exerce d\u2019une façon totalement différente et porte sur des objets différents, la similitude de profession établit entre les représentants des pays les plus opposés dans l\u2019ordre politique une atmosphère de confiance, un climat de compréhension privilégiés.Certains ne manquent pas de voir dans ces associationsà l\u2019échelle internationale un précédent dangereux.Telle serait bien la chose si elles cherchaient à se substituer aux groupements-membres ou à orienter directement leur action sur le plan national.Mais si elles limitent leur tâche à favoriser les contacts entre les divers groupements d\u2019une même profession, à leur fournir des renseignements par les congrès et les imprimés, à stimuler des échanges d\u2019idées ou encore à les représenter devant des organismes internationaux officiels, il n\u2019y a lieu que de se réjouir de telles initiatives.D\u2019ailleurs, il en existe depuis longtemps dans des domaines d\u2019activité plus restreints et plus spécialisés.Pourquoi s\u2019opposerait on à ce que cultivateurs et travailleurs agissent dans le même sens en vue d\u2019apporter à leur classe respective plus de bien-être, plus de stabilité et plus de sécurité?Le souvenir d'un | homme de bien L\u2019Acadie rurale est en deuil.L\u2019un de ses techniciens, amant de la terre natale, est décédé après auoir rempli une carrière émine-nient utile à ses compatriotes.Une revue qui lui était chère, \"Le Fermier acadien\", lui rend un juste \\hommage.Nous reproduisons ici un trop bref extrait de cet arti- I cle: Arthur Gaudet, agronome, un pionnier, dort maintenant du sommeil des justes dans le cimetière paroissial, protégé par un grand Calvaire et à l\u2019ombre des érables en attendant le jour du réveil général.Il dort à côté d\u2019un Lafrance, d\u2019un Lefebvre, d\u2019un Guertin, d\u2019un Landry, tous des pionniers dans différentes sphères d\u2019activités, à côté de ses ancêtres, pionniers eux aussi et fondateurs de paroisse.Mort à la tâche, il aurait pu prendre une retraite bien méritée à G5 ans mais cédant aux demandes de son chef, il continua dans ses fonctions jusqu\u2019à ce que le mal le terrasse.Cet homme de devoir voulait remplir jusqu\u2019au bout sa | mission.L'essentiel | est-il oublie?La revue \u201cPelotions\u201d, (Mont-Irëa/), publiait en sa dernière livraison un article de M.Louis Pas-quicr, gérant de la Raffinerie de sucre de Saint-Hilaire.Nous aimerions citer ce texte au complet.Nous rééditons ici un passage apte déjà à faire naître d'abondan-I tes réflexions.M.Pasquier relit (suite à la page 15) rage 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS as 0Q 00 La Coopérative Fédérée SIÈGE SOCIAL,130 EST, RUE ST-RAUL, MONTREAL.; Le revenu du cultivateur Le cultivateur n'est pas sans avoir réalisé que le revenu qu'il tire de sa ferme a considérablement varié depuis 20 ans.Même si les méthodes de culture lui ont grandement aidé à simplifier son travail, à le rendre plus agréable et plus productif; même si de nouvelles méthodes de préparation, de conservation et de mise sur le marché de son produit lui ont aidé à améliorer les marchés existants et à ouvrir de nouveaux débouchés; même si une amélioration constante et suivie de sa ferme lui a permis d\u2019obtenir plus de la même superficie et de réduire sensiblement ses frais à l'unité, il n'en reste pas moins vrai que son revenu, considéré sur une longue pé- riode, a subi des hausses et des baisses assez considérables.C\u2019est que le cultivateur, même s\u2019il réussit à contrôler quelques facteurs de production qui sont aujourd\u2019hui entre ses mains, perd complètement le contrôle des facteurs les plus importants en agriculture, facteurs qui déterminent en fin de compte le volume et la qualité du sol, il a réussi à produire ce que le marché demandait, il a \u2019\u2022éussi à rendre de façon économique son produit même sur les marchés les plus reculés, il a réussi à contrôler les insectes et les maladies jusqu'à un degré assez ; blic peut difficilement se faire une prises qui lui permettent encore de contrôler ses assez bonne idée de le comparaison satisfaisant, il a réussi à organiser ses propres entre- | entre le revenu du fermier et le produits presque jusqu\u2019à la table du consommateur, pas à penser à cette différence.Mais si l'on savait ce qui revient au cultivateur en dernière analyse, on hésiterait à l'accuser de profiteur.Des chiffres Le Bureau Fédéral de la Statistique fait des relevés annuels sur les revenus de la ferme, auxquels on fait toujours une publicité assez tapageuse dans les journaux et à la radio.Evidemment qu\u2019on peut faire dire ce que l'on veut à des chiffres.Et cette publicité nous le prouve.En effet, étudiés sous sous un seul point de vue, ils peuvent impressionner, mais si or fait quelques comparaisons, ils deviennent moins impres-sionants et même pas impressionnants du tout.Et qu\u2019on nous permette ici de dire qu\u2019il est beaucoup plus facile d'obtenir et d\u2019étudier des chiffres sur le revenu de la ferme pour n'importe quel autre groupe de travailleurs au pays ou même pour n\u2019importe quel industrie.C\u2019est ce qui explique que le pu Facteurs de risques Mais le cultivateur n\u2019a jamais réussi à .-ontrôler les pluies, les vents, le soleil, les gelées, la grêle .Le cultivateur a toujours semé en espérant .Il espérait que la récolte serait bonne .Et il regardait le ciel .Pour concurrencer la nature et bien de nos grands journaux ont eu à coeur d\u2019éclairer honnêtement l\u2019opinion publique sur le revenu de la ferme, sur les comparaisons avec les revenus des autres groupes de citoyens, sur les conséquences probables (aujourd\u2019hui assurées) de la fabrication et de la vente de la margarine sur le marché canadien.On ne s\u2019est pas don- perron à chaque matin, ou du 10 livres de pommes de terre qu\u2019on trouve chez le marchand du coin.Le lait en nature ou pasteurisé comme les pommes de terre en 10 livres n\u2019ont certainement pas subi une somme de transformations équivalentes à celles subies par la peau du boeuf ou du veau d\u2019Australie avant de devenir une belle .\t.«\tné la peine de le faire parce qu\u2019on .\t_\t, ses éléments, le cultivateur a dû a semblé prendre pour asquis que Palle de bottines.On ne sanête s\u2019équiper de\u2019 façon adéquate.On le cultivateur gagnait trop .peut penser que les labours se Si le coût de la vie a augmenté font n\u2019import'- quand, que les , depuis quelques années, il est éve- revenu d'une autre personne de l\u2019industrie par exemple.En 1946, d\u2019après le bureau fédéral de la Statistique, le revenu national net au Canada était de l\u2019ordre de $9,600,000,000.00.Ceci veut donc dire que 13% du revenu national net est applicable aux cultivateurs.Le recensement de 1941 nous dit que la population rurale représentait 27.4% de toute la population du Canada.=== LE 8 JUIN 194 Criblures.(Suite de la page 3) enlevé le blé en 1943, on lui ôte l\u2019avoine et l\u2019orge 11 ne lui reste plus que le seigle et la graine de lin, deux denrées qui sont déjà en surplus.Ainsi s\u2019achève, sein-hlc-t-il donc, un long règne de «2 ans au cours desquels producteurs et consommateurs de provende ont beaucoup trop souffert des fluctuations du marche.Il est irop facile de noter, comme d\u2019aucuns l\u2019ont fait qu'on ait pu profiter de la période électorale pour annoncer à la classe agricole cette mesure bienfaisante.Mais tous les cultivateurs aux vues larges se rappelleront qu\u2019i' ne soufflait aucun vent politique quand, il y a quelques a.nnces, par l\u2019intermédiaire de leurs associations agricoles provin-riales, ils ont crlifié à la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture le soin de leur gagner ce point.Ils y verront surtout un exemple de l\u2019efficacité de l\u2019union sur le pian professionnel G.-N.FORTIN.11 y a donc 27.47o de la population canadienne qui touche 13%.du revenu net canadien.Le cultivateur touche-t-il sa juste part du revenu national?La classe agricole devrait recevoir le double au moins de ce que la statistique lui donne.M.Hardy, agronome.foins peuvent se faire n\u2019importe quand, que les semences ça se fait au printemps sans plus .Les\ttravaux\textérieurs sur\tla ferme\tdoivent\tse\tfaire quand\tla température le permet d\u2019abord et quand\tle sol\ts\u2019y\tprête ensuite.Deux choses qui n\u2019arrivent pas souvent ensemble, ou pas pour longtemps.Le cultivateur a dû s\u2019équiper pour faire ses travaux rapidement et de la bonne façon.Ça lui permettait aussi\tde diminuer\tses frais.Et cet équipement ne s\u2019obtient pas encore avec des prunes .Et ce qui pousse dans le champ, ça pousse pas avec rien .Et les facteurs incontrôlables font souvent la différence entre une bonne et une mauvaise récolte.C\u2019est avec ses facteurs qu\u2019il faut compter et surtout espérer.Voilà un peu pourquoi le revenu de la ferme subit des hausses et des baisses.On comprend mal le rôle du cultivateur Mais il est infiniment regrettable de constater qu\u2019une grande partie de la population comprend mal le rôle précieux et noble- du cultivateur et semble comprendre de façon bien curieuse qu\u2019il ait le droit légitime et juste de réclamer lui aussi un salaire qui puisse le faire vivre avec sa famille et qui puisse l\u2019assurer qu\u2019à son départ, sa famille n'aura pas le chemin du roi comme partage.On se rappelle la campagne menée pa-\u2019 \u201cl\u2019Association des Payeurs de Taxes\u2019\u2019 contre les coopératives quand on sait qu'à ce moment les coopératives visées étaient surtout les coopératives de producteurs; on se rappelle la campagne, il y a à peine quelques mois, pour l\u2019introduction de la margarine; contre qui était-elle dirigée?Et pourquoi cette campagne?Après tout ça, est-ce que le peuple n\u2019est pas resté sous l'impression que c\u2019était là deux campagnes dirigées contre des gros profits?Et il y a eu la hausse du coût de la vie qui fait des siennes depuis quelques deux ans et demie.A qui est allé le premier blâme peur cet état de choses?Pas au cordonier, pas au brasseur, pas au tailleur, pas au boulanger, pas au mi-.eur, pas au manoeuvre, pas au médecin, ni à l\u2019avocat.La responsabilité de cette hausse a été en grande partie jetée sur les épaules du cultivateur.On a dit et répété que le revenu du cultivateur était trop élevé.On n\u2019a jamais essayé ou réussi à le prouver.C\u2019est autre chose dire et prouver.En fait, durant les quelques mois qu\u2019a duré la campagne de ia margarine, corn- dent qu\u2019il en dépend d\u2019une foule de facteurs et non pas seulement de la ferme.L\u2019homme mange, mais il se loge et il doit se vêtir.Augmentation du revenu Mais si le revenu du cultivateur a augmenté, le revenu des autres citoyens canadiens est-il resté le même depuis quelques années?Est-ce que chaque travailleur n\u2019est pas en droit d\u2019attendre et souvei.t d'exiger un salaire normal raisonnable, qui correspond à la responsabilité inhérente à la fonction qu\u2019il occupe ou à la somme de travail qu'il fournit?Les commis de tavernes exigent un salaire, les garçons d'ascenseur exigent un salaire, les barbiers exigent un salaire, tous ceux qui travaillent sont en droit d'exiger un salaire que chacun dans son domaine peut croire juste et raisonnable.Et le salaire du cultivateur?Celui-ci n'aurait pas le droit d'en exiger un?On croit peut-être que le salaire du cultivateur est mesuré au .18c qu'on donne pour la pime de tait.Soyons donc sérieux.Est-ce que le cultivateur aurait le droit de juger du salaire de l\u2019ouvrier de la ville par le prix qu'il donne pour une paire de bottines?Qu\u2019on sache faire la part des choses et le jugement sera plus juste et l'image plus précise.Beaucoup plus précise.La hausse du coût de la vie a elle aussi affecté le cultivateur.On semble l\u2019oublier.Si le cultivateur paye plus cher ses engrais chimiques, semences, machineries, salopettes, bottines et sa main-d\u2019oeuvre salariée, il doit essayer de vendre ses pommes de terre plus cher.Si l\u2019ouvrier paye sa nouriture, son vêtement, son logement plus cher, il devra vendre plus cher son travail.On a répété que les prix des produits agricoles avaient augmenté à un point tel que le revenu de la ferme avait atteint un niveau jamais vu auparavant.Le revenu de la ferme a augmenté te puis quelques années comme d\u2019ailleurs le revenu de l\u2019ouvrier ou du médecin.Il est certainement plus élevé aujourd\u2019hui qu\u2019il ne l\u2019était durant les années 1930 et suivantes.Durant ces années-là, à quel niveau s\u2019établissait le revenu des autres oupes de citoyens canadiens?On est peut-être plus porté à critiquer le revenu du cultivateur parce qu\u2019on se croit plus en position de le connaître.Comine nous le disions plus haut, on ne peut juger du salaire de l\u2019ouvrier en fonction du prix de détail de la paire de bottines.Mais quand il s\u2019agit du cultivateur on se croit plus en mesure de dire son salaire en fonction de la pinte de lait que l\u2019on trouve sur son Offre exceptionnelle Pneus Coop pour tracteurs de fermes QUANTITE LIMITEE \u2014 VENTE IMMEDIATE \u2014 PRIX TRES AVANTAGEUX \u2014 CAOUTCHOUC PUR 100% \u2014 PNEUS NEUFS \u2014 POUR TOUS LES GENRES DE TRACTEURS PREMIERS ARRIVES, PREMIERS SERVIS \t\t\tPrix spécial pour \t\t\tun temps limité Pneus, avant \u2014\t400-15\t4 plis \t\t\t $ 7.48 Pneus, avant \u2014\t400-19\t4 plis\t8.78 Pneus, avant- \u2014\t550-16\t4 plis\t\t 9.49 Pneus, arrière \u2014\t9-24\t4 plis \t\t\t 27.10 Pneus, arrière \u2014\t- 10-28\t4 plis \t\t\t 37.02 Pneus, arrière \u2014\t-\t10-38\t4 plis \t\t\t 47.51 Pneus, arrière \u2014\t-\t11-38\t6 plis\t\t\t61.94 Pneus, arrière \u2014\t-\t12-38\t6 plis\t\t 66.33 Pneus, arrière \u2014\t-\t13-28\t6 plis\t\t 62.72 Tubes \u2014 9-24\t\t\t\t 5.85 Tubes \u2014 10-28\t\t\t\t 7.83 Tubes \u2014 10-38\t\t\t\t 9.75 Tubes \u2014 11-38 .\t\t\t\t 11.70 Tubes \u2014 12-38\t\t\t\t 14.30 Tubes \u2014 13-28\t\t\t\t 11.05 D\u2019ICI QUELQUES JOURS FOUR UN I*NEU COOP A UN PRIX EXCEPTIONNEL Adressez-vous à votre coopérative locale membre de LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Là où il n\u2019y a pas de coopérative, adressez-vous directement à la Centrale Ï.E 8 JUIN 194T.LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 Page 5 LA VOIX DU CANADA AU CONGRÈS DE LA FIPA.Déclaration\t1 Bienvenue officielle de la délégation (\u2014jrüonne M.H.-IL Hannam, cle la Fédération canadienne de l'Agriculture, expose le point de vue des associations qui lui sont affiliées.Au nom des producteurs agricoles de tout le Canada, M.H.-H.Hannam, président de la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture, souhaite d\u2019abord la plus cordiale bienvenue aux délégués présents A celle troisième assemblée générale de la FIPA.Il salue de façon spéciale les visiteurs d'outremer.Ceux d\u2019entre vous, dit-il, qui se proposent de faire la tournée avec nous jusqu\u2019au littoral di Pacifique se rendront compte que certains membres de notre délégation sont aussi loin de chez eux que la plu-j pari d\u2019entre vous.Veuillez croire que la cordialité de notre accueil est à l\u2019échelle de l\u2019immensité de no'ce pays.M.Hai\u2019.r.am rappelle qu'à la première conférence, tenue à Londres en la délégation canadienne a insisté sur l\u2019importance de mettre en oeuvre ce qui serait de nature à établir la bonne entente entre les nations et de supprimer quelques-uns des obstacles au commerce mondial qui empêchent la production et la distribution maxima de tout ce que la terre peut produire.A la deuxième conférence \u2014 celle de la Haye en 1 >M7 \u2014 la délégation canadienne s\u2019est ,-lainte de la lenteur avec L\u2019Office National du Film s\u2019affaire à la préparation d\u2019un docu mentairc sur le congres international des Producteurs agricoles.Cette photographie, que nous lui devons, représente au centre M.le Dr Harion, sous-ministre de l\u2019Agriculture à Ottawa, en train de causer avec M.John-ll.Davis (à gauche), de Washington.Etats-Unis, et M.J.-Linhorst Homan, délégué des paysans de Hollande.Discours du président Turner à la séance d\u2019ouverture du congrès de la FIPA Nous assistons actuellement au troisième principe établi par la\t__________ ______ ____ troisième congres annuel de la FIPA portait donc sur la nécossi-1\tduction\ttandis\tquc\t'd\u2019âuties'\tla' ré- FIPA.C\u2019est la quatrième fois que , té d\u2019une juste rémunération pour!\tduisent\ten raison\td'une\tmoindre nous nous réunissons en confé- ' le cultivateur et l'ouvrier agricole.I\tdemande.Par\tailleurs,\tle\tcours rence internationale.La Fédéra- Enfin, nous avons décidé que la des denrées agricoles et le coût des lion ' '¦\t-i- i- -n - \u2014- M.le Dr G.-H.Harion, sous-ministre de l\u2019Agriculture à Ottawa, accueille les délégués au nom du gouvernement canadien.L'hoii.J.-G.Gardiner, ministre.de l'Agriculture à Ottawa, devait souhaiter la bienvenue aux délégués des pays étranger*> v«c « muico «ta\t: - - -.-\t; internationaux en ce qui concerne 194».le Canada se réjouissait de! dans une mesure suffisante, c\u2019est-, pulations qui en tirent leur sub-j,es pi.odujts agricoles le monde l\u2019accord sur le blé et appuyait à-dire plus grande que celle que sistance dégénéreront avec elle fajt [lt! grands progrès dans la sur l'importance vitale de le rati- plusieurs d\u2019entre elles ont connue et 1 appui énorme qu elles peuvent technology* de la production et de fier.Malheureusement il ne la pas été.Depuis, un autre accord est intervenu.La délégation canadienne espère que les états membres seront maintenant plus enclins à le ratifier.Si cet accord réussit, d\u2019autres accords sur les denrées principales pourront y faire suite.L\u2019accord sur le blé, de l avis de la délégation canadienne, serait la première étape d\u2019une nouvelle formule de commerce international.M.is un accord sur le blé n\u2019est pas la seule tâche que s\u2019est assignée la FIPA.Il serait bon que les nations s'entraident en fournissant l\u2019outillage de production, les engrais, le crédit, mais ce qui compte encore plus, c\u2019est d\u2019aider à introduire de bonnes méthodes de production et de meilleurs procédés de culture, à profiter de l\u2019économie agricole doit être relevée au mente niveau que les autres économies.Si l\u2019exploitation agricole est un état de vie, elle est avant tout une entreprise commerciale exigeant l\u2019immobilisation d\u2019un capital considérable.I.c niveau de vie rural, même si, à plusieurs égards, il diffère du niveau de vie urbain, doit être maintenu grâce à la production agricole.Avant la guerre, on n\u2019attachait là une situation que le monde ne peut accepter sans courir à des résultats désastreux.Nous inspirant des principes que je viens de mentionner, nous avons cherché à jeter les grandes lignes de programmes de production et de distribution de vivres, coin portant l\u2019utilisation des progrès techniques réalisés dans ces deux domaines.Dans la poursuite de cette tâche, nous avons déjà établi la /I I Ulll Ici\t1\tWll II (llllivillllb\tt pas une assez grande importance bienveillance internationale entre à cet aspect de l\u2019économie rurale.: ^cs collectivités rurales.Nos con-Les organisations agricoles du tncts, individuels et collectifs, au monde, et à plus forte raison les j se'n de *a T'T \"' nulls onT Perrn's cultivateurs de nationalités diffé- (*c mieux saisir nos problèmes res-rentes, ne se connaissaient pas et pectifs.Ce premier pas franchi, les régimes internationaux de dis- : n.ous pouvons envisager avec contribution des vivres créaient trop 1 fj-mee et dans toute sa réalité la souvent des situations désastreu- situation qui existe dans le monde .-\tses pour les collectivités rurales ce que peuvent offrir les nouveaux Unt\t,es pays exportateurs (Suite à la page 10)\tI que dans les pays importateurs.Le que la fertilité du sol s\u2019épuise et que l\u2019érosion continue ses ravages; on accorde de nouveau une haute priorité à l'indépendance maximum au chapitre des besoins alimentaires, situation qui a accompagné la crise économique mondiale et provoqué l\u2019inondation des marchés internationaux; l'industrie continue à se développer, le chômage est inexistant et les salaires atteignent un niveau sans précédent, mais les prix des produits agricoles dans quelques-uns des pays les plus évolués, sont les premiers à fléchir.L\u2019orientation qu'on attend de votre organisation et de tous ses membres, aussi bien que de la FAO, n\u2019aura peut-être jamais été aussi précieuse que dans les pro La cotisation à l'U.C.C.Nous croyons nécessaire de rappeler que depuis aval dernier, la cotisation annuelle ù l\u2019U.C.C.a été portée à $r,.oo.Pour être en rèç/le avec l\u2019Union et obtenir la carte de membre, c\u2019est ce montant qu\u2019il faut payer.Cette règle, nous le répétons, ne souffre plus d\u2019exception.Par inadvertance ou autrement, il arrive encore que des syndicats n\u2019envoient que $3.00 par membre.La chose crée beaucoup d\u2019ennuis et oblige le secrétariat à d\u2019inutiles échanges de correspondance.Tous les syndicats et membres sont donc priés de noter avec soin que la seule cotisation acceptée depuis avril dernier est.la cotisation à $6.00.Pour être membre en régie de l'U.C.C., le paiement de cette contribution, à ce prix, est indispensable.Dans le cas des fils de membre*, lu cotisation annuelle n\u2019est que de $2.00.Mais ceux qui ont droit à un rabais à ce titre doivent indiquer, en même temps qu\u2019ils payent la cotisation de S2.00, le nom de leur père.La vérification qui s'impose sera ainsi faite avec rapidité.Encore une fois, nos dirigeants de syndicats et tous nos membres sont priés d\u2019accorder à' ces précisions la plus grande attention.actuellement, trois ans après l\u2019or-\t-\t.\t- ganisation de la Fédération.Nous|cl)a*ns mois et les prochaines an-pouvons nous féliciter de ce que nees.l'établissement de la FIPA soit ve-1 ______________________ nu à une heure aussi opportune.; Si J\u2019optimisme béat n'était pas: permis en 1946.il l\u2019est encore I moins aujourd'hui, et je manquerais à mon devoir si je ne prévenais pas la conférence que les | problèmes latents d\u2019il y a trois ans ¦ sont aujourd'hui des problèmes j imminents.La rapidité avec laquelle la situation économique mondiale s'est j modifiée et se modifie exige que 1 nous ne quittions pas Guelph avant d\u2019avoir arrêté un programme d'action propre à protéger l\u2019économie agricole contre les facteurs qui, déjà, tendent à compromettre sa stabilité.Cette tâche fait appel à toutes les ressources de la conférence et exige d\u2019elle cette clairvoyance dont ont fait preuve les conférences piécédcntes.Le marché nu vendeur des dernières années commence à se transformer en marché de l\u2019acheteur, cette tendance se manifeste dans l\u2019agriculture aussi bien que dans d'autres industries.Si on la laisse TÔLE et matériaux de construction ü l'ôlc gaufrée KOVAL\u201d en alu minium 1ère qualité, gauge 24.feuilles de 'Mi pouces de largeur couvrant 32 pouces.Feuilles de U.7.8, 9.10.lO*/j, 11, 111*,.12.l-'c.13.13U-.14 et i4*,«.pieds de longueur Economisez en em ployant des feuilles appropriées à votre toit.Estimés et éelian tilIons envoyés gratuitement en nous envoyant la grandeur de la couverture, soit du faite ei des chevrons N.H.\u2014Nous acceptons les com mandes pour tôle gaufrée gai vanisée.Veuillez communique! avec nous immédiatement, car la quantité est limitée.PAPIER IMITATION DE BRIQUE en rouleau \u201cALGO-BKIQUE\u201d Joulours rouge, vert, chamois, et gris avec joints noirs ou blancs Papier à couverture en rouleau couleur rouge, vert et bleu.Bardeaux Asphalte, coulevrs rouge, vert et bleu.ALGO BRIQUE par planches V d\u2019épaisseur, couleur rouge, chamois, 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isolé, ENSEMBLE, nous sommes une Force Soyez des nôtres ! La Coopération, si elle exige parfois des sacrifices, apporte toujours des bénéfices aux Coopérateurs.Pour le placement de vos assurances, notre GROUPE vous offre l\u2019expérience de ses courtiers, des contrats bien rédigés, des Compagnies d\u2019Assurance choisies avec soin et au lendemain d\u2019un incendie, l\u2019influence nécessaire pour vous obtenir un règlement honnête.Service coopératif de l'Assurance Coopérative Fédérée de Québec MONTREAL Pa Re 8 I.E 8 JUIN* 1948 LA TERRE DE CHEZ NOES Déclarations de pays étrangers au congrès de la Fl PA La déclaration du Royaume-Uni I.a délégation du Royaume-Uni continence son exposé en affirmant que \u201cle temps est venu pour la FI PA de démontrer et de démontrer vigoureusement qu'elle est capable d\u2019élaborer des programmes pratiques qui permettront aux producteurs agricoles de conserver leur indépendance et leur initiative à travers les difficultés qui nous attendent dans l'avenir immédiat.\u201d Le porte-parole de la délégation, M- -I.-K.Knowles, s'étonne ensuite qu'\"à un moment où la domende est plus considérable qu'elle ne l'a jamais été dans le passé, des régions d'abondance soient ores-que entiè'emtnt séparées de leurs inarcnés d\u2019exportation traditionnels par suite d\u2019un manque de pouvoir i d'achat et de difficultés monétaires.La menace d\u2019un marasme des affaires, ajoute M.Knowles, est aujourd'hui une réalité vivante \u2014 et je dis bien AUJOURD\u2019HUI.\u201d M.Knowles note en troisième lieu que \"les éléments du problème peuvent provenir du contraste entre les pénuries et les difficultés monétaires et que l'abondance du Canada pourrait bien de nouveau être inutile par suite d\u2019excédents impossibles à écouler.C'est apparemment, dit-il, l\u2019avis des agriculteurs de bonne foi \u2014 eux qui sont habitués à estimer au jour le jour les tendances générales.\" La délégation du Royaume-Uni estime qu\u2019\"il est inouï de penser que ce spectre du gaspillage d\u2019abondantes ressources apparaisse à nouveau alors que chaque pays a passé, il n'y a pas si longtemps,1 par l'amère expi.d- n.ie agricole ei de la crise économique\" Kilo voit cependant \u2022 .c.-, unices (pii montrent clairement qu\u2019à moins que des mesures pratiques ne soient prises pour les prévenir, il faudra s'attendre à des difficultés sur les marchés intern-ttonnnx.L'agricubeur canadien, d\u2019ajouter jM.Knowles, n\u2019es, pas le sou.a 'en rendre compte.Nous le savons également, et la seule différence qui existe entre les agriculteurs du Royaume-Uni et ceux des pays exporteurs de produits alimentaires, c\u2019est que le Royaume-Uni est un importateur sur un marché qui a toujours été très considérable.\u201d i I.a situation actuelle du Royaume-Uni, d\u2019après le porte-parole de lai délégation, est que ce pays n'est I en mesure de solder scs impor-1 tâtions que par ses exportations de marchandises et ses services (de transport).La limite où il peut importer des produits alimentaires et des matières premières est, en fait, en raison directe de ces recettes, et il n'existe littéralement aucune marge.Si ce problème n\u2019est pas résolu, le délégué britannique estime qu'il faut s\u2019attendre à une crise des affaires, ce qui aura de graves répercussions sur la structure sociale, économique et politique du monde démocratique.I.a délégation britannique croit qu'un développement de la production est compatible avec une bonne organisation des marchés.Elle estime que la solution de ce problème consistera en la conclu-1 sion d'accords visant les produits | de base.Il est, selon elle, particulièrement important de s\u2019assurer! à l'avance que les e\u2014'-nts locaux et provisoires ne viendront pas détruit'\u2022 tmu I écliai.ua;,^ des prix.\"Nous ne pouvons, dit M.I Knowles, nous permettre de dif-1 férer davantage l'application de ce programme; nous devons pousser les gouvernements à l'action.Ni le présent programme, ni aucun autre programme ne nous mèneront très loin, à moins qu'ils ne soient poursuivis avec la dernière énergie dans nos différents pays.\" I.a délégation britannique se dit enfin ('\u2014'te à ev - n-.,- d\u2019un point de v.it ci nstructif les moyens qui permeitron de ,cai>»,rodults sl!\u2018 la te.rme' s\"l.,f I rement a certains concentrés.Production de rouis d\u2019un voyage de trois jours dans la province d\u2019Ontario, avant que s'ouvre le congres de , Principales récoltes: blé d\u2019autom-\t()p semencc pour |0 marché (iiiel|t,.les délégués de la Fédération Internationale des Producteurs\tagricoles\tse\tsont\tarrêtés à\tla .ne, inaïs à grain, navets et pommes fonderie de la compagnie Massey-HarrU à Brantford.\t| de terre.Un peu de\tlin\tet de En voici quelques-uns, de gauche à droite: Mme J.-K.Knowles, épouse\td'un délégué\tdu\tRoyaume-Uni; i seigle d'automne; trois\tou\tquatre à l'arrière-plan.M.W.-R.Ogg, conseiller de l\u2019Amcrlcan Farm Bureau Federation:\tM.\tJ.-K.\tKnowies,\tse- ] grands vergers, notaire de la British National Farmers\u2019 Union; M.W.-A.Hill, de la même association; M.F.-H.-S.Scott, délégué britannique; à l\u2019arrière-plan, M.A.-H.-J.Wenhorn, délégué de la Rhodésie-Sud; Mme F.-R.-S.Scott, épouse d\u2019un délégué britannique.\t(Photo de l\u2019Office National du Film) Les délégués à la conférence de Guelph font une randonnée en Ontario Arrêt à la ferme Berlzner.Le propriétaire est un ancien résident de la Fédération ontarienne de l'Agriculture.C\u2019est la sixième génération successive sur le bien paternel.Un total de 200 acres de terre semi-argileuse.00 vaches Holstein de race pure, plus de 6,000 poulettes Rhode-Island rou-i ges.Lait du troupeau vendu eu Tournée magnifique organisée par la Fédération ontarienne de l\u2019Agriculture de Guelph à nature sur le marché de Toronto.London, de là à Niagara Falls et retour à Guelph.\u2014 Région riche, au sol fertile, au ! Ferme caractérisée par un drai-climat tempéré, bien pourvue de marchés.\u2014 Campagnes et villes se donnent la main 1 *out*rra'n naturel qui est pour recevoir dignement les représentants de l\u2019agriculture dans le monde.\u2014 Présence ^gravier.* ce'^ut\" ime'des' pre-de Sir James Turner, président de la FIFA.\u2014 SL Hannam accompagne les délégués.m^res ^ être colon .sées dans le Par Lucien Arsenault, envoyé de la Terre de Chez Nous\tcomté de Waterloo.Au sud, les villes de Kitchener et de Water- Ontario, Huron et Erié.Ses deux dont on avait retarde la tenue en extrémités sud aboutissent du côté j leur honneur.C\u2019était à Clinton, est de la ville américaine de Bud- j dans le comté de Huron, renommé falo et du coté ouest, à celle de pour son exposition de bétail, La Federation ontarienne de l'Agriculture, de concert avec le gouvernement provincial, les organisations agricoles régionales et les conseils de comté, a fourni aux délégués d'une vingtaine de pays l\u2019occasion de faire une tournée magnifique dans la partie ouest de l\u2019Ontario.Toute cette randonnée a pris un aspect quasi féerique quand, à la fin d'un voyage qui les avait conduits jusqu'à London, les visiteurs revinrent dans la région de Niagara et se rendirent un soir dans la ville même de Niagara contempler les chutes si Detroit, au Michigan.Dans le premier cas, elle se termine par la péninsule de Niagara et.dans le deuxième, par celle de Windsor.Faute de temps, la randonnée ne s'est pas poursuivie jusqu\u2019à Windsor.Elle a toutefois atteint London, petite ville de 90,000 habitants et située à peu près à mi-distance entre Guelph et Windsor.Elle a ensuite repris la route vers l\u2019est en déviant légèrement vers dont la tradition remonte à plusieurs années en arriére.Région ugrirole par excellence Pour mieux situer en peu de mots la partie de l\u2019Ontario visitée par les délégués à la Fédération internationale, disons qu\u2019elle est l\u2019une des plus belles régions agricoles du Canada.Pourvue d'un sol riche, fertile, légèrement val-lonneux ou plat, elle jouit d\u2019un climat tempéré, d'excellents marchés et s\u2019adonne à une variété de productions qu'on retrouve à i>cu près nulle part ailleurs, productions qui vont du blé à la laitue, du bétail de boucherie au poussin d\u2019un jour pour l'exportation.Cer- | taines de ces productions ont été ; développées d\u2019une façon très in- j tensive.C\u2019est ainsi qu'on parle ; couramment des porcs des comtés j de Huron et de Perth, du fromage | et des volailles d\u2019Oxford, des fruits j et légumes de Brant et de Went- I worth, du lait en nature et des fruits de Lincoln et de Welland.1 Des Européens sont étonnés d'apprendre que certains de ces comtés étaient d\u2019immenses forêts il y a à peine 125 ans.Comme le prouve un monument érigé à Burlington.à la tète du Inc Ontario, c'est Cavelier de la Salle qui les a explorés.En certains endroits, des Français les ont colonisés, mais à mesure qu'on pénètre dans les terres, ce sont surtout des descendants de Hollandais, d'Ecossais.d'Anglais, d\u2019Irlandais et d'Allemands qu'on y trouve.loo, la première d'une population de 35.000 à 40,000 âmes.Les délégués prennent le diner à la ferme Bertzner et sont les hôtes local.Main-d'œuvre: un fils et un immigrant hollandais.Huron Les visiteurs atteignent ensuit» le comté de Huron où la production dit boeuf de boucherie exist» sur une grande échelle.Dans les cantons du sud, on engraisse pendant l'hiver des bovins qu\u2019on achète de l'Ouest en octobre et novembre.Petits troupeaux d* vaches laitières pour la production de la crème.Plusieurs bons producteurs de porcs et éleveurs de volailles.Blé d\u2019automne cultivé un peu partout.Production remarquable de fèves blanches dans certaine» parties, aussi, betteraves à sucre, betteraves et navets de table, carottes.choux, maïs et pois verts pour la mise en conserve.Un entrepôt d\u2019une capacité de 150.000 (suite à la page 21) L'exposition du printemps à Lachute LES 15 - 16 - 17 et 18 JUIN Quatre grands jours \u2014 Quatre grandes soirées BETAIL \u2014 COURSES DE CHEVAUX \u2014 MIDWAY VAUDEVILLE \u2014 ATTELAGES DE SIX CHEVAUX Alex.Both w ell secrétaire J.II.Black président wmmm ¦yy.yy.y.v.\u2019.y.y.Les poussins Roy Poussins Light Sussex.New-llamnshi re, Rock Barrés et hybrides.Produits pat le plus important couvoir privé le transport.certifié de la province.Nous payons Dénian.lç: ta liste ie r-ru COUVOIR ROYAL St-Jude.Comté St-Hyacinthe.Qué.BATTEUSES D\u2019ACIER Avec ou sans dôcortiqueurs A trèfle.! du voyage, le pré-Fédération interna- A la suite d\u2019une réception donnée aux délégués à Brantford, un groupe d'indiens des Six Nations exécutent une danse de leur folklore.Tout le Ion Invité à les accompagner.Sir James Turner, président de la FIPA, sident de la a acquiescé de bonne grâce.On le volt ici au milieu de ses compagnons tionale.Sir James Turner, a ac- ] et compagnes de circonstance.\tcompagne les délégués et, à (l\u2019hoto de l'Office National du Film) ! maintes reprises, a dû prendre la' \u2014\u2014 -\u2014\u2014 - parole soit pour traduire les senti- le sud pour aboutir à St.Catha- monts des visiteurs, soit pour sou-rines et Niagara Falls, d\u2019où elle a j ligner l\u2019importance de l\u2019agncul-tourné vers le nord-ouest pour se lure et des problèmes agi .coles rendre à Guelph où se tient le dans le monde d\u2019aujour l\u2019hui.congrès annuel de la FIPA.Par- Chaque fois, il la fait avec un à- juxtemenl renommées à travers le monde.Ce fui pour eux le point culminant d\u2019une tournée qui leur avait permis de voir l'une des régions les mieux pourvues du pays en ce qui concerne l\u2019agriculture.Quelques notes géographiques Après avoir traversé de nuit I est le centre de la province-soeur Pour mettre pied à terre à Guelph, située j une cinquantaine de milles au nord-ouest de Toronto, les délégués ont immédiatement monté en autocar pour visiter ce qu'on est convenu d'appeler la Western Ontario.Pour ceux que la géographie intéresse, disons que le coin de pays parcouru en partie Par les délégations de 1» FIPA est \u2022ompris» «nlr» les grand» lacs tout, sur le parcours, les délégués ont été reçus quasi royalement par les populations des villes et des campagnes et se sont rendus\t.compte \u2014 avec grand plaisir, d\u2019ail- president general de leurs \u2014 que les Canadiens de ce j Marion, exprimait de coin de pays ont une juste idée du rôle de la FIPA et attachent beaucoup d\u2019importance aux délibérations qui se tiennent présentement au collège d\u2019Agriculture de propos mêlé d'humour qui a visi- i blement p u à ses auditeurs ur- ! bains et ruraux.A l'inten ion des j visiteurs de langue française, e l\u2019U.C.C.M.nouveau en français ces mè nes sen imen s ce qui, au dire de M.Turner lui-même, contribuait à leur miner plus de valeur.Le vice-président : de l\u2019U.C.C\u2019., M.Jean-Baptis.e Le- l'Ontario.Dans une petite ville, moine, accompagnait, lui aussi, les j ils ont été accueil'is au son de la fanfare et ont dû défiler lentement à travers la localité pour se rendre à une exposition de printemps délégués des pays étrangers.La tournée était sous l'habile direction de MM.Morrisson et Hannam, respectivement président et aecré- Modèl» 20-30 Batteuse» d\u2019acier Forano, d'un prix modique, avec ali-mentateurs Hart ou Ebersol.Modèles réguliers ou combinés pour le décortiquage du trèfle, sur roues d'acier ou pneumatiques.Peuvent être fournies avec projecteurs à grain ou équipement Hart.Écrivez-nous pour prix et bulletin descriptif.Territoires disponibles pour agents progressifs.ijni i muii 111\tinr oBsiNMîussiKmotms.ntamaoK rnDSXTl } BUIEA» CHIT i MIlllll A JL w, JUkMi\triissisvitic.o o i L I M I T ¦\t¦ FnhMnnnt/l rit MjUlHlrLaA.d-t Qlinlitrf .DEPUIS 1873 Page S LA TERRE I)E CHEZ NOUS LE 8 JUIN 19 Notre journal faisait écho dernièrement à une journée d\u2019études sur le pore, tenue à l'abattoir de la Coopérative fédérée de l'rinccville.Cette photo donne une idée de l'enseignement très pratique que retirent les éleveurs de porcs à cet endroit.On leur montre ce qu\u2019il y a de mieux en flèches Wiltshire.11 y a même un concours.Celles-ci ont été exposées et jugées à cette occasion.Elles ont été produites par des éleveurs des comtés de iVolfe et de Mégantic.Les deux flèches de gauche ont remporté le championnat de réserve.\t(Photo Foucault) lmp- tissions agronomiques LÀgriculture au Royaume du Saguenay Division agronomique de ChicouHmi-su d \u2014 M.Jean Gagnon, agronome officiel \u2014 16 paroisses \u2014 Beau pays, bonnes ferres, bons cultivateurs \u2014 Port de mer, industries nombreuses \u2014 Excellents marchés locaux pour les produits agricoles En mai dernier, nous avons éert bons marchés locaux pour les cul- pour cause rie mortalité, mauvaises ici meme ce qui suit: \"Le comté de Chicoutimi est divisé en deux pour fins agronomiques: Lhieouti-mi-nord et Chicoutinisud.Au cours d\u2019une randonnée a>- Royaume du Saguenay, l'an dernier, il a été donné à l\u2019auteur de vi-.cr au moins une partie de Chicoutimi-nord et de causer longuement avec l'agronome divisionnaire, M.Maurice Hamel, de Jonquière.Quant à M.Jean Gagnon qui a charge de l'autre division du comté avec bureau ii Chicoutimi, j\u2019espère avoir le plaisir de le visiter et l\u2019interviouer bientôt.\u201d M.Jean Gagnon Eli bien, l'auteur a le grand plaisir de vous présenter l\u2019agronome de C icoutimi-sud, M.Jean Gagnon, C'est un ancien de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka d'où il est sorti B.S.A., ou bachelier ès sciences agricoles, en 1937.Après quelques mois à l'emploi du ministère de la Colonisation, en Abitibi, il est nommé sous-agronome à Macamic, dans le même comté de 1937 à 1943, puis sous-agronome à Chicoutimi, avec M.Avila Charboncau auquel il a succédé comme agronome officiel en 1944.M.Gagnon est possesseur d\u2019une ferme qu\u2019il a entrepris d'améliorer, à Valin, partie de SU-Anne-de-Chieoutimi, sur les bords du majestueux Saguenay qui forme une anse immense à cet endroit.Quels bons moments M.Gagnon ne doit-il pas passer à cet endroit ci cultivant sa ferme selon les method ; qu'il enseigne à ses cultivateurs ! Les localités de cette division sont Laterrière (qui a tant f it parler d\u2019elle, ces dernières années! C\u2019est là que débouche la nouvelle route Québec-Chicoutimi qui traverse les Laurentidcs e aussi droite ligne que possible).Ragot-ville, Port-Alfred, Grande-Baie, St-Félix-d\u2019Otis, St-Gabriel-de-Fcrland, Ste-Bernadette-de-Boileau, Petit-Sa-guenay, Anse-St-Jean, Rivièr -Eternité, Ste-Rose-du-Nord, St-David-de-Falardeau, St-Fulgence, St-Honoré, Ste-Anne et Chicoutimi.Il y a aussi la ville d'Arvida, ville de l\u2019aluminium réputée dans le monde entier, qui ne compte pas de cultivateurs mais qui constitue un excellent marché pour les produits agricoles.Chicoutim Capitale du Saguenay.Population 25,000 âmes dont environ 1,600 sur les 200 fermes qu'il y a dans ses limites.Siège épiscopal de Son Exc.Mgr Mélançon, évêque de Chicoutimi.Séminaire, hôpital, école moyenne d\u2019Agriculture, industries diverses, ville des plus modernes.Bagotvillc et Port-Alfred, siamoises, si on peut dire, puisqu\u2019elles se touchent.La première est le port d'attache des bateaux de plaisance de Canada Steamship Lines et des fréteurs océaniques qui ne peuvent se rendre à Chicoutimi à cause de leur gros tirant d'eau.Grosses pulperies qui emploient plusieurs centaines d'hommes.Cea deux villes, en plus de Chicoutimi et Axvida, sont de très tivateurs.La région est très accidentée.\u201cIl est assez rare que, de la maison, on puisse voir le trécî'ré ou fronteau, à l\u2019autre bout de la terre\u201d nous fait remarquer M.Gagnon.Ce qui constitue un grave problème pour les cultivateurs qui doivent exécuter des travaux considérables pour construire des chemins de ferme carrossables.Le sol cultivable est constitué de terre franche sur une couche arable très épaisse.Ici et là, comme à Petit Saguenay, Falardeau et St-llonoré, par exemple, il y a de la terre sablonneuse qui convient bien aux cultures sarcées.Il y a 2,000 colons et cultivateurs dans la division de M.Gagnon.La superficie de terre en culture et pâturage est d\u2019environ 150,000 arpents.Les activités de l'agronome Disons-le de suite, les activités de M.Gagnon et les résultats qu\u2019il obtient sont en raison directe avec la bonne volonté et le travail des cultivateurs.Certes, l\u2019agronome a du mérite d\u2019organiser telle ju telle chose, mais les cultivateurs en ont encore plus, parce que cv sont eux qui exécutent le travail recommandé par le premier.Passons donc rapidement en revue les initiatives de M.Gagnon.Nivellement, terrassement, chemins de fermes Pour cultiver bien et sans trop de difficultés, il faut un terrain propice, égoutté, convenablement nivelé, débarrassé des cailloux les plus nuisibles.Il faut aussi pouvoir se rendre aux champs.Depuis deux ans, M.Gagnon a coasacré une partie de son temps à frire effectuer des travaux de terrassement et de déblaiement au \"Bull-Dozer\".Grâce à l\u2019aide fir ncière du ministère de l\u2019Agriculture, ces puissantes machines ont travaillé 2,000 heures durant sur les fermes en 1947 et 4,000 heures les deux années précédentes.Cette année, l\u2019agronome prévoit que c\u2019est pendant au moins 3,000 heures que les tracteurs - déblayeurs amélioreront j les fermes de Chicoutimi.Ventes et achats de fermes I/agronome Gagnon a une ma- j nière personnelle et spéciale de travailler et je ne suis pas prêt à dire qu\u2019elle n\u2019est pas bo ne.Tout I est relatif en ce bas monde .et j certains actes posés à telle date et ! en tel lieu ne conviennent pas ail- j leurs ni à une autre date.Chaque j agronome a sa manière propre «le j rendre service aux cultivateurs, se- ; Ion les régions, les circonstances, scs aptitudes.M.Gagnon s\u2019attaque de front à quelques .oblèmes particuliers quitte à entreprendre d\u2019autres tâches plus tard, dans d\u2019autres domaines.Nous avons vu qu\u2019il s\u2019applique à faire améliorer les fermes par le terrassement, etc.Il i s\u2019intéresse aussi, de très près, aux transactions de fermes, ventes et achats.Apprend-il qu\u2019un cultivateur veut ou doit vendre sa ferme, finances ou manque de main-d\u2019oeuvre, immédiatement il cherche et trouve un acheteur sérieux susceptible d\u2019augmenter de un le nombre des cultivateurs modèles de son district.11 agit comme agent d\u2019affaires et entremetteur et prend l\u2019intérêt des deux parties.11 veut empêcher qu.celui qui vend sa ferme la sacrifie à un tiers qui la revendra ensuite à un autre, avec un gros profit évidemment.Y a-t-il un homme mieux qualifié que l\u2019agronome du comte pour évaluer une terre, les animaux et les instruments?Les cultivateurs le comprennent de plus en plies et profitent des connaissances de l\u2019agronome qui ne travaille pas \"à commission\u201d comme on le sait.L\u2019enseignement agricole Sans doute, l\u2019Ecole moye ne d\u2019A-griculturc de Chicoutimi dispense l\u2019enseignement agricole à une cinquantaine de fils de cultivateurs chaque année.Mais ce n\u2019est pas suffisant pour atteindre t.us les cultivateurs.Aussi M.Gagnon, à part ses conférences et ses nombreuses visites à domicile, fait de l\u2019enseignement à sa manière.Il utilise la malle ou la poste de Sa Majesté puur ce faire.L\u2019agronome distribue d\u2019innombrable publications agricoles qu\u2019il obtient des ministères provincial et fé.aral de l\u2019Agriculture.Il introduit aussi dans les foyers de cultivateurs les cours d\u2019agriculture de l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka.\"Ces cours établissent l\u2019agronome à demeure chez ceux qui les ont en bibliothèque\" nous dit M.Gagnon.I.es jeunes et les moins jeunes, parfois indifférents à la lecture de ces cours tout d\u2019abord, finissent par les lire et à y trouver de l\u2019intérêt.Ils retiennent mieux ce qu\u2019ils y apprennent que ce qu\u2019ils ont entendu en conférences.La radio Les émissions agricoles .la ra- M.Alphonse Genest élu président des manufacturiers canadiens de moulées Les membres de l\u2019Association canadienne des Manufacturiers de moulées alimentaires pour les bestiaux ont tenu leur congrès annuel à bord du vapeur \"Québec\" de la Canada Steamship Lines, les 26-27-28 et 29 mai.Ils ont fait une croisière au Saguenay avec des arrêts à Québec, La Malbaie, Ba-gotville, Trois-Rivières.Us ont aussi visité les usines d\u2019aluminium d\u2019Arvida et le barrage de Ship-shaw.Le congrès était sous la présidence de M.R.-L.Martin, de Montréal, et de M.Jacques de Broin.Voici les noms des conférenciers et les titres des sujets traités au cours du congrès: M.J.S.McGowan, directeur de l\u2019Agriculture (Colonisation) C.N.R., \u201cNouvelles tendances des productions agricoles canadiennes\u201d; \"L\u2019Industrie alimentaire à travers le Canada.Un rapport de la situation actuelle par un représentant de chaque division\u201d; Dr W.Swales, Macdonald College, \"Le pour et le contre des moulées médicamentées\u201d; M.H.K.MacCharles, Ministère de l\u2019Agriculture, Moncton, N.B., \"Une dixième province devieni partie du Canada\u201d; M.Hamilton Hazel, Dustex Corp.Buffalo, N.-Y.\u2018Ce qu\u2019il y a de nouveau dans l\u2019outillage industriel\u201d; M.J.II.Burrell, St-Louis, Mo.U.S., \u201cDéshydratation des produits alimentaires', son but et sa valeur\u201d; M.Jacques de Broin, \"Les Manufacturiers d\u2019engrais alimentaires sur le Gril\"; M.Walter C.Berger, Chicago, 111.\u201cL\u2019Europe et les Etats-Unis\u201d.Samedi soir, le 28, les délégués au nombre de quelque 250 ont été conviés à un grand banquet au Château Frontenac présidé par M.Jacques de Broin.Outre M.W.C.Berger, conférencier, ont adressé la parole MM.Geo.Mungall, D.McLaren, président du Conseil national, et R.L.Martin, un des organisateurs du congrès.Le nouveau président pour la division de l\u2019Est des Manufacturiers de moulée est M.Alphonse Genest, de Sherbrooke, qui a été élu au cours du congrès.Les délégués sont repartis samedi soir pour Montréal et ont fait un arrêt de quelques heures à Trois-Rivières.dio complètent les conférences et la lecture des revues d\u2019agriculture.L\u2019agronome de Chicoutimi est un des habitués du poste émetteur de sa ville et communique par les ondes hertziennes avec les cultivateurs au moins une fois la semaine.On fait actuellement campagne pour l\u2019installation de radios dans les étables.Pourquoi pas?Pendant que le cultivateur vaque \"à son train\u201d il peut écouter la radio qui lui apporte un tas de choses intéressantes sans compter que cette innovation contribuera certainement à intéresser les jeunes à aller \"faire le train\u201d assurés qu\u2019ils seront de pouvoir suivre leur programme radiophonique , référé.M.Gagnon a des imitateurs.En effet dans toutes les villes où se trouve un poste émetteur, les agronomes vont régulièrement donner des causeries agricoles à la population et ils font d\u2019une pierre deux coups: en même temps qu\u2019ils renseignent leurs cultivateurs ils intéressent les citadins et tous les auditeurs.C\u2019est un magnifique moyen de faire mieux connaître et aimer l\u2019agriculture par c< ux qui n\u2019en vivent pas directement.\"Charpente économique\" C\u2019est la puissante Société coopérative de Chicoutimi que M.Gagnon a ainsi baptisée.Toute l\u2019organisation économique agricole de la division est cette Société qui compte 260 membres et qui a transigé pour plus d\u2019un million de piastres d\u2019affaires l\u2019an dernier avec la centrale de lait et l\u2019entrepôt à pommes de terre.Les autres coopératives du district lui sont en quelque sorte affiliées et font des affaires avec elles.Outre le lait et les patates, cette société s\u2019occupe de moudre les grains, C.la réfrigération des produits laitiers et autres, vend à peu près tout ce dont les cultivateurs ont besoin sur leurs fermes, reçoit en c i.signa-tion les produits des cultivateurs, opère un poste de réception et de classification d\u2019oeufs, un poste d\u2019abattage de volailles.Toute la production de patates de la région est consignée à la société qui en fait le criblage et la classification et les met sur le marché au temps propice.Elle contribue à équilibrer et maintenir les prix à un niveau raisonnable par une distribution régulière et continue.Sans rien négliger du travail entrepris jusqu\u2019à date, M.Gagnon veut maintenant entreprendre de faire doubler, au moins, la production du lait dans Chicoutimi-sud.Il veut d\u2019abord débarrasser les troupeaux des maladies qui y font des ravages: mammite, tuberculose, avortement contagieux.Ensuite, faire faire une sélection rigoureuse des vaches laitières par le contrôle laitier et faire abattre sans pitié les \"pensionnaires\".L\u2019emploi de reproducteurs de choix s\u2019imposera ensuite sur toutes les fermes.A bat les petits taureaux bâtards! Une meilleure alimentation, par des pâturages fertilisés, en été, de bons foins de légumineuses, des légumes-racines et des moulées, en hiver, est une autre article du \u201cprogramme laitier\" de l\u2019agronome avec une production régulière répartie sur les 12 mois de l\u2019année.En effet, la nouvelle (uite à la page 9) PUITS ARTESIENS 6\u2019 8 ou 10 pouces de diamètre Foreuse moderne et à point EAU GARANTIE THEOPHILE PROULX Puisatier St-Pierre de Montmagny, Qué.Tél: 318W4 Salut les Fumeurs! Cest qui vous parle! fe: Qui veut la fin veut les moyens.Qui veut du bon tabac veut du tabac La Salle.tUN PRODUIT H O U D E GROTHE LTEÇ, LE 8 JUIN 194 == LA TERRE DE CHEZ NOUS l'a S«-> 9 Avec les éleveurs d\u2019Aberdeen Angus Ces jours derniers, à Montréal, a été tenue une assemblée des principaux dirigeants de l'Association des éleveurs de bétail Aberdeen Angus sous la présidence I : de M.A.-C.McTaggert, de Aurora, Ontario, président de l'As oe'ttinn.Les congressistes ont étudié la possibilité d\u2019augmenter le nombre d\u2019éleveurs de cette race bovine dans la province de Québec qui n\u2019en compte présentement ! qu\u2019une quinzaine, à peu près tous localisés dans le sud-ouest de Montréal.La Société Aberdeen Angus Photo prise lors de la récente exposition de flèches Wiltshire, à e?mPt?actuellement 71G membres Princcville.I)e gauche à droite, M.E.Nault, de Wotton, qui a rem- répartis comme suit: Ontario, porté le championnat, M.G.Iteauchesne, gérant de l\u2019abattoir de la Québec et Provinces Maritimes, Coopérative Fédérée, et M.J.Dion, de Wotton également, gagnant\tManitoba, 99; Saskatchewan, du championnat de réserve.\t\\°T< Alberta et Colombie Anglaise, Agriculture.centrale de réception de lait de Chicoutimi opérera avec profit pour les producteurs de lai.si elle peut compter recevoir régulièrement de ces derniers tant de mille livres de lait par jour.Une vaste organisation de transport du lait et des moulées par camions est à s\u2019édifier pour que les intéressés n\u2019aient même pas à se déplacer pour aller porter l\u2019un et rapporter les autres.Voilà pour l'industrie laitière dans un avenir rapproché.Aviculture et agriculture Deux branches de l'agriculture très importantes dans Chicoutimi-siid.lx; marché local, répétons-le, est particulièrement avantageux là-bas.11 n'y a pas de nombreux gros aviculteurs dans Chicoutimi, mais on y garde, en moyenne, une cinquantaine de poules par ferme.D'après M.Gagnon, il y aurait avantage à doubler au moins ce chiffre.Le couvoir de Chicoutimi produit une centaine de mille poussins par année.Les mêmes remarques peuvent s'appliquer à l'apiculture \u201cIl est regrettable que, en général, les cultivateurs ne possèdent pas chacun 2 ou 3 ruches, les conditions de climat et de floriculture s\u2019y prêtent bien\u201d.M.Gagnon dixit.Culture maraichère Les maraîchers occasionnels de Chicoutimi ne produisent qu'une infime partie des légumes , nsom-més par une population de 50,000 âmes des villes et villages de la région.Il y aurait place pour de nombreux maraîchers spécialisés comme il y en a dans la région de Montréal.La \u201cmanne bleue\u201d ., .\u201cCulture spontanée\u201d disait un ancien agronome du Lac St-Jean, M.J.-L.Langevin.Il s\u2019agit des bleuets qui poussent à l\u2019état sauvage dans la région.Les bleuets rapportent plus de $100,000 par année à ceux qui vont les cueillir.\u2022Mais il faut prendre soin de ne Pas cueillir ceux qui ne sont pas mûrs, laisser ceux qui le sont trop et éliminer les brindilles et autres déchets.Ceux qui ne suivent pas ces recommandations à la lettre sont responsables des bas p ix obtenus parfois.Il y a là un beau motto coopératif: \"la bonne volonté d'un chacun pour le bénéfice de tous\u201d.Industrie laitière La population bovine laitière est de 15,000 environ avec une production moyenne de 140 livres de gras par vache.Le lait est vendu localement dans les villes et villages de la région ou envoyé aux neuf fromageries et à une beurrerie (cette dernière est coopé- five) de 1 p division.Il y a aussi, comme on l\u2019a déjà mentionné, la grande laiterie centrale de Chicoutimi qui absorbe de grosses quantités de lait.Les organismes agricoles de Chicoutimi-sud Trois Cercles agricoles, 1 Société d\u2019Agriculture, 10 Cercles de l\u2019U.C.C .9 Cercles de Fermières, 4 Sociétés Coopératives,'10 Caisses Populaires permettent à M.Gagnon de se faire aider dans son travail d'éducation et de propagande agricoles.Très enthousiaste et très actif, M.Gagnon est un jeune agronome que l\u2019on peut suivre .en marchant vite! Sans doute, les cultivateurs de Chicoutimi ont de nombreux bons ami» et pr ?teeteux», (suite de la page 8) mais ils n\u2019en ont pas de meilleur que leur agronome qui ne ménage ni son temps ni ses peines pour leur rendre service en tout temps et en tous lieux.Huit jeunes.(Suite à la page 28) tourne dans leur famille raconter leur expérience, et qui sait, prendre la décision de fonder leur foyer au royaume de la paix .pardon, de la Rivière La Paix, Leurs noms: Benoit Beauchemin, de Varennes, fils de M.Louis G.Beauchemin, directeur de la fédération de l\u2019U.C.C.de St-Jean, ! lui-même président diocésain de la J.A.C.de St-Jean; G.-M.Sahou-i vin, fils de Lorenzo, de Hull, élève finit;\"nt de l\u2019Ee e d\u2019agriculture de Ste-Marie, Bertrand Dostie, fils de Gédéon, de St-Hubert de Spalding; Wilbrod Bolduc, fils ' d\u2019Alfred, de Lac Mégantic; J.-Paul Roy, fils d\u2019Etienne, de St-Fabien de Rimouski; Lucien Chouinard, fils d\u2019Ernest, d'Albertville, comté de Matapédia; Paul-Emile Guillc mette, fils de Josaphat, de St-Mé-thode, Lac St-Jean; et Pierre Fraser, fils de Gonzague, de St-Moïse, 211.Ont pris part à la discussion le professeur L.IL Hamilton, du (Sullc à la page 20) 5 R IB SPECIAL 5 CÔTES m 6\u2019i 6\" nin 6\u2019 6\u2019 TOITURE D'ALUMINIUM Ondulée \u2014 Economique Feuilles 28\" de largeur, (i, 7, 8, 9 et 10 pieds de longueur, GA.No 20\u2014$10.00 le carré, 100 pds GA.No 24\u2014$11.00 le carré, 100 pds F.A.B.entrepôts, Montréal.Voici qurlqur* avantagr* qui militent en faveur de l\u2019aluminium ondule de premier» qualité: Il ne rouille pai \u2014 Il eut léjier (un tiera du polda de l'acier) \u2014 réduit la roût d\u2019eipédition \u2014 apparence iinprrralile \u2014 or requiert ni entretien ni peinture \u2014 dure toute une vie \u2014 reflète Ira rajoni du aoleil ce qui rend la aranue plu* fraîche en ete -inromhustihlr et non-toxique \u2014 facile k poser \u2014 coûte moim cher que l\u2019acier uni vanné de même épaisseur.Livraison immédiate Montreal Roofing Company 2125, rue Ste-Catherinc est, Montréal comté de Matapédia.Ces jeunes gens ont été recrutés .Hour la plupart dans les chantiers j c impératifs de l\u2019U.C.C., au cours de l\u2019hiver dernier.Ils sont accompagnés de M.l\u2019abbé J.-P.Bélanger, vicaire de la paroisse de St-Moïse, comté de Matapédia, qui séjournera environ un mois et demi dans l\u2019Ouest.Ce stage nouveau genre est une initiative de la Société Canadienne d\u2019Etablissement Rural et a été préparé par MM.J.-R.Lanctôt et C.-E.Coulure, avec la collaboration de la J.A.C.Les jeunes gens ne seront pas dispersés, mais travailleront tous dans le vicariat apostolique de Grouard, notamment à Falhcr, Girouxville et Guy.Deux-peut-être travailleront dans le secteur français d\u2019Edmonton.Là-bas, les jeunes gens seront confiés au comité d\u2019établissement rural de l\u2019Association canadienne-françaisc de l\u2019Alberta, et particulièrement aux agronomes J.-M.Fontaine, d\u2019Edmonton, et Paul Gi-beault, de Falher.Nous leur souhaitons un excellent et fructueux voyage.i.-'\u201d j M.Félix MILLETTE, natif de L\u2019Orignal, Ontario, et diplômé de Guelph, vient d\u2019être nommé assistant agronome des comtés unit de Prescott et Russell.U&feVli et Louise et Pierre et Jeanne Nous en sommes fiers.Fait digne de mention, le personnel des banques a dépassé, l\u2019an dernier, le chiffre de 40,000.Cela représente une augmentation de plus de 65% par rapport à la période d\u2019avant-guerre.C\u2019est là un événement, parce que cela prouve que la public utilise beaucoup plus les services des banques canadiennes.Elles ont plus de comptes de dépôts: le nombre de ceux-ci dépasse maintenant sept millions.Elles ont plus de fonds: les dépôts de la clientèle atteignent maintenant près de sept milliards de dollars.Elles rendent plus de services: aux cultivateurs, aux particuliers, à la petite entreprise, aux militaires retraités, aux personnes qui touchent des allocations familiales.C\u2019est aussi un événement à cause des qualités des hommes et des femmes qui se sont joints à nous.Désireux de réussir, ils trouvent dans la banque un emploi intéressant, une carrière qui suscite l\u2019émulation.Ils vous diront combien le secret des opérations de banque importe au maintien des us et coutumes de notre pays.\tW/ Avoir affaire à un bureau du gouvernement, au lieu de trailer avec votre banque, ce lerait bien différent,\u2014 mail le monopole d'Etat vaut y contraindrait.ANNONCE COMMANDITÉE PAR VOTRE BANQUE LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 8 JUIN 1949 Page 10 SSI»: L'hon.Laurent llarré (à gauche), ministre de l\u2019Agriculture de Québec, M.Jules Simard, sous-mi-bistre de l\u2019Agriculture (à droite), et M.E.-A.Lods, professeur au collège Macdonald, étaient du nombre «les huit décorés à qui l\u2019Université de Montréal a décerné des doctorats honorifiques, vendredi dernier, de même que MM.ï'irmin l.étourneau et l'aui-Henri Vézina, professeurs à Oka.L\u2019Université de Montréal rend hommage à l\u2019agriculture (Miébecoise en décernant cinq doctorats \" Doctorat d\u2019honneur à l\u2019hon.Laurent Barré.\u2014 Doctorat en agriculture à MM.Lods et Vézina.\u2014 En sciences sociales, à M.Letourneau.\u2014 M.Jules Siinard, docteur en médecine vétérinaire \u201cin absentia\u201d.L\u2019agriculture était à l\u2019honneur lors de la brillante cérémonie de Sont ensuite tour à tour décorés le T.H.I*.Jean-Charles Lafrain- vendredi dernier qui a marqué la boise,\trecteur de l\u2019Univer- 22ème collation solennelle des gra des à l'Université de\u2019 Montréal.Mais il serait encore plus vrai de d.'e que l\u2019agdculture québécoise avait la vedette.En plus de la remise de 1600 diplômes réguliers aux élèves de diverses facultés, l'Université a octroyé huit doctorats honorifiques dont cinq à des personnalités agricoles du Quebec, nommément l'hon.Laurent Bai ré, ministre de l\u2019Agriculture, et les agronomes Jules Simard, sous-ministre de l\u2019Agriculture, E.-A.Lods, professeur au collège Macdonald, F.Létourneau et F.-H.Vézina, professeurs à l'Institut agricole d\u2019Oka.La cérémonie était présidée par Son Excellence Mgr Joseph Char-bonneau, archevêque de Montréal cl chancelier de l\u2019Université.Les parchemins furent remis par Mgr Olivier Maurault, recteur de l\u2019Université, aux candidats dont les noms furent lus par le secrétaire général, M.Edouard Montpetit.Four chacun des nouveaux docteurs \u201chonoris causa\u201d, Mgr le [lecteur a résumé les principaux traits de leur carrière.Le H.P.Adrim Malo a ensuite remercié l\u2019Université au nom de ses confrères décorés.\u201cLa collation des grades honorifiques que nous commençons en ce moment, a dit Mgr Olivier Maurault, vous frappera sans doute par la série de doctorats que nous décernerons à des hommes d'une même catégorie L'Université distinguera, il est vrai, deux recteurs magnifiques, un maitro ès sciences bibliques, mais elle honorera aujourd\u2019hui, en plus grand nombre, des agriculteurs.Il ne lui déplait pas de rendre ainsi hommage à la terre nourricière et aux hommes qui lui consacrent leur vie, la soi jsité d'Ottawa, ce qu\u2019on peut interpréter comme un témoignage envers cette Université dont l\u2019attitude envers le français a été verte- diplômé du collège Macdonald en 1912, fonctionnaire fédéral jusqu\u2019en 1945, il s\u2019occupe de la production des graines de semences dans diverses provinces; il prit part à l'organisation de l'U.C.C.; devint sous-ministre provincial de l\u2019Agriculture en 1945.Après avoir constaté que cette graduation de 1949 à l\u2019Université de Montréal est sous le signe de l\u2019Agriculture, le It.P.Malo déclare: \u201cN\u2019est-ce pas nous qui avons découvert le sol canadien, qui l\u2019avons exploré, défriché, sillonné de : nos charrues soumis à la moisson?Notre économie a débuté par la ! mise en valeur du sol; et même \u2019 après l\u2019expansion du commerce et de l'industrie, elle repose encore en bonne partie sur l\u2019exploitation du sol.C'est là la pièce maîtresse de notre économie, notre meilleure contribution à la vie de la province, le fond solide de notre fortune, le principe de notre stabilité sociale, la raison de notre survie et le gage de notre avenir.\u201cVoilà, continue-t-il, un fait économique, social et national, où l'Etat et l'Institut agricole se sont acquis des droits réels à la reconnaissance universitaire; il '-évitait le souvenir que lui réserve aujourd\u2019hui l'Université de Montréal.Puisque cette idée amène celle de la survivance nationale et de la riche nature canadienne, c'est avec raison que dans cette physionomie, où se dessine déjà la silhouette du Trappiste, prennent place un représentant des Oblats, champions M.Firmin LETOURNEAU, agro nome et professeur à l'Institut Agricole d\u2019Oka, à qui l\u2019Université de Montréal vient de remettre un ____________ ____ __________ _________ doctorat ès-sricnces sociales, poli- ; chez nous de la survivance fran- tiques^ et économiques \"honoris çaise, et un fils du grand saint causa \u2022\t1 d'Assise qui fut un sincère de la ment critiquée au cours de l'hiver dernier; le R.P.Adrien Malo, j O.F.M., qu'il est superflu de présenter aux auditeurs de Radio-Collège et de l\u2019Heure Catholique; j le R.P.Gcmelli, franciscain, con- j verti au catholicisme en 1903 et recteur depuis 28 ans de l\u2019Univer- ! sité qu\u2019il a lui-même fondée, l'université du Sacré-Cocur de Milan.Puis viennent M.Paul-Henri Vé- ! nature.\u201d gnent, l\u2019enrichissent, l\u2019améliorent, z'na- nouveau docteur en agricul- la rendent plus aimable it plus belle.Mgr le Recteur fait ensuite le portrait du premier décoré, l'hon.Laurent Barré, ministre de l\u2019Agriculture à Québec.Après avoir décrit la carrière de M.Barré, soulignant entre autres choses sa participation à la fondation de l\u2019U.C.turc: \"le type de l\u2019agronome diplômé, professeur dans un institut universitaire où rien ne lui est étranger, et membre d\u2019une communauté rurale où les préoccupations, les intérêts et les progrès lui tiennent à coeur\u201d; M.Emile-A.Lods, docteur en agriculture, dont la réputation A La Pocatière les 14 et 15 juin Congrès de l\u2019Association des Aviculteurs contrôleurs R.O.F.à la Ferme expérimentale.C.dont il fut le premier président, ! n\u2019est plus à faire dans !c domaine Mgr le Recteur ajoute:\tde la recherche et de l'éducation ' \"On pouvait tout attendre d un aSricolei créateur des orges Byng j tel ministre.Nous n\u2019entrerons pas ct -'lontca'm i.a expérimenté sur dans le détail de son oeuvre de- Ies avoincs Cartier, Lasalle, Mablo puis cinq ans, mais qu'il soit per- el ,: ancien président de la mis au Recteur de l'Université de Corporation des Agronomes; Montréal de souligner l\u2019aide puissante apportée par l\u2019honorable M.Barré a la réorganisation de l\u2019Ecole de Médecine Vétérinaire de Saint-Hyacinthe, une de nos plus anciennes écoles affiliées.Grâce M.Firmin Letourneau, agronome, professeur, économiste, journaliste: -> fondé le \u201cBulletin des Agriculteurs\" avec Noé Ponton et élaboré la constitution de l'U.C.C.en 1924, à titre de premier seeré-a lui, 1 Ecole connaît un renou- taire gérera!: auteur d'une mono v eau dont Je bienfait sera considé-! graphie sur le comté de Nicolet et rable dans le milieu agricole de de l\u2019histoire de l\u2019U.C.C.; professeur la province.|à Oka depuis 1929, et à l'Univcr- \u201cMinistre laborieux et modeste sité (,° -'Iontrcal depuis 1944; doc-dont toute ia carrière témoigne de t?rat honorifique en sciences so- 1 .\t* __\u2022 t \u2022\tA \u2022\t¦\t.\tni O Ini' nnnn nm innnn auvés après la conquête; ¦ te qualité de la production québe-iL nous ont montré la voie droite coise, notamment du fromage type \u2022 out le long de notre histoire; ils , \u201cCheddar\", sont un merveilleux nous offunt encore la solution du, stimulant à la fabrication de pro-problème le plus angoissant de duits de grande classe.Ils ont en-l\u2019heure piésente (l\u2019exode rural).\u201d couragé les dirigeants de l\u2019indus-Voilà dix -ms\ttri
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