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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 9 novembre 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1949-11-09, Collections de BAnQ.

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[" VOL.XXI \u2014 No 37 LA TERRE DE CHEZ NOUS, rh*bdomad«ir« agricole français la plus Important d*A-miriqui, att l'organa official at la propriété de l'Union Catholique de* Cultivateur*.REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Vigor Montréal, (24), CANADA fc»e»eo»o%»»»%»»%o»o*»»o%»oo%ooar L'A.B.C.des nouvelles Le 16 novembre, à l'hôtel Mont-Royal, réunion annuelle des maraîchers de la région de Montréal, En veillée, une danse du bon vieux temps.La Fédération Canadienne d\u2019Agricult ure recommande dans un mémoire que les frais de transport par chemin de fer soient réduits et ternis à un strict minimum.Le beurre entreposé par l\u2019Office de soutien des Prix sera mis en vente dans Québec et Ontario au prix de 60 sous et demi pour la qualité no 1.A Columbus, Ohio, M.Jean-Baptiste Lanctôt, secrétaire de la Société canadienne d\u2019E-tablissement rural, expose en quoi consiste la vie rurale au Canada français.La pénible situation économique de l\u2019Angleterre est un coup dur pour le commerce des produits agricoles canadiens.(Page 5) De nombreuses assemblées de propagande dans les paroisses rurales du diocèse de Nicolet.(Page 6).On attire l\u2019attention sur le chômage imposé à de nombreux bûcherons.(Page 6).Saint-Anselme se réjouit de Vérection de sa nouvelle meunerie coopérative.(P.7).Un bon cours d'agriculture et une belle ferme.(Un reportage de M.Roland Lespé-rance en page S).Le crédit agricole mis de plus en plus à la portée des jeunes ruraux qui s'établissent.(Un rapport sur ce sujet.en page 12).En grand nombre, hommes et femmes, jeunes et vieux se jettent dans l\u2019étude de la deuxieme leçon du Cours à Domicile qui parait en page 15 de ce numéro.MONTREAL, MERCREDI, LE 9 NOVEMBRE 1949 LA FEDERATION D'AGRICULTURE ET LES CHEMINS DE FER Le congrès de nos maraîchers Le congrès annuel de l\u2019Association des Jardiniers-Maraîchers de la région de Montréal aura lieu mercredi le 16 prochain, en l\u2019hôtel Mont-Royal.L\u2019inscription est fixée à 9 hres a.m.Pour assurer la présence de tous les intéressés dès le début des délibérations, il y aura à flhres 40 projection d\u2019un magnifique film sur le développement de la tomate et de l\u2019industrie des conserves alimentaires.C\u2019est là un documen taire à ne pas manquer.Deux questions sont à l\u2019étude au cours de l\u2019avant-midi: l\u2019importance \u2022t les avantages d\u2019un bon système (Suite à la page 22) m Stâe kf* J .\ty, afc\\ ^ ,\\ ;V/ ¦ V.X v< >>\u2022>\u2022 \u2022 \u2022' .'v.Un mémoire soumis par M.H.-H.Hannon, president, à la commission royale qui enquête sur le transport ferroviaire Un* photographia pris* le 1* octobre è proximité do la Raffinerie de tuera de S»-Hilaire.C\u2019etf le triomphe de la betterave.A la date citée, il n\u2019y avait avr lot ro utes de la région que des camions chargés de betteraves.Cette photo représente^ le résultat d'un referen dum dans nos campagnes en faveur d'une magnifique industrie agricole canadienne-françaiee.\t(Photo transmise par M.l\u2019abbé E.Arsenault, St-Camillc)) Mise en vente du beurre entreposé par l'Etat NL J.-B.Lanctôt fait connaître nos organisations agricoles aux Américains Dans une conférence prononcée à Columbus, Ohio, devant les délégués de la \u201cNational Catholic Rural Life Conference\" \u2014 Un exposé du travail accompli [yar l\u2019U.C.C., la J.A.C.et autres organisations Ces jours derniers \u2014 exactement du 4 au 9 novembre \u2014 se tenait à Columbus, dans l\u2019Ohio, le vingt-septième congrès annuel de la \u201cNational Catholic Rural Life Conference\u201d.Comme son nom l\u2019indique, cette organisation qui jouit d\u2019une grande faveur dans les milieux catholiques américains, s'occupe de christianiser le milieu rural des Etats-Unis, qui est malheureusement moins bien préservé que chez nous du matérialisme, s\u2019efforce de répandre le catholicisme à la campagne par divers moyens, dont le retour a la terre des catholiques et une intensification de la vie religieuse à la campagne.Le secrétaire de cette organisation est Mgr Ligui Li-gutti, qui est déjà venu au Canada se renseigner sur nos organisations professionnelles agricoles et coopératives.Au cours de ce congrès, qui vient tout juste de se terminer, plusieurs orateurs de marque de divers pays ont exposé ce qui se fait chez eux dans l\u2019apostolat catholique en milieu rural.M.Jean-Baptiste Lanctôt, agent de la colonisation au Canadien National, a donné une conférence sur \u201cLe développement de la vie catholique dans les milieux ruraux de la province de Québec\".Après avoir fait l\u2019historique du catholicisme dans la province de Québec, tracé les grandes lignes des faits héroïques des premiers temps de la colonie, de la conquête du sol par la hache, l\u2019épée et la charrue, de l\u2019expansion 1* long des rives du Saint-Laurent et de l\u2019Outaouais de toute une armee de missionnaires et de colons, de la mission providentielle de la race française en Amérique, M.Lanctôt insista sur le rôle joué par les évêques et le clergé, les missionnaires dans l'oeuvre du défrichement et de l'attachement au sol de la population rurale du Québec.Il cita en particulier le travail accompli par Mgr Bourget, l\u2019abbé Pilote et Mgr Labcllc et celui des missionnaires colonisa- teurs qui ont marché sur les traces de leurs devanciers.Après cette brève entrée en matière, M.Lanctôt énumère les divers plans de colonisation mis en oeuvre dans Québec à partir de 1929 \u2014 l'année de la crise \u2014 souligne la participation du gouvernement au mouvement d\u2019établissement rural, les octrois et privilèges accordés aux colons qui veulent s\u2019étabblir sur des terres, d\u2019abord comme mesure de lutte ii i.i 11\t:* :\ty t v>?v | .\tN - ¦\tMwV'4 { ' , V - \u2022\t.i :\t¦\t%.\\ ¦ < ¦#\u2022- spiiii ¦\ti \u2022 \u2022\u2022\u2022> ¦ : USA $\u2022> ' ?______ mm .m*.a.ms M.Jean-Baptiste Lanctôt contre le chômage, signale que de 1929 à 1949 on a fondé 123 nouvelles paroisses là où régnait auparavant U forêt Ce fait à lui seul, d\u2019ajouter M.Lanctôt, est une importante contribution au progrès de la civilisation chrétienne en Amérique.Ces nouvelles paroisses sont pour la plupart situées dans le nord-ouest du Québec, particulièrement en Abitibi, et dans le nord de l\u2019Ontario.IL Lanctôt fait ensuite un parallèle entre les méthodes pénibles d\u2019autrefois et des (Suit* à U page 19) L\u2019Office de soutien des prix revendra le beurre de crémerie no 1 au prix de 60 sous et demi dans Ontario et Québec Conformément à la déclaration faite le 11 août dernier par le ministre de l\u2019Agriculture, le très honorable J.-G.Gardiner, le beurre acheté par le gouvernement sera mis en vente au prix coûtant, plus les frais d\u2019entreposage, annonce aujourd'hui la Commission de Soutien des Prix Agricoles.La nouvelle précise que le beurre, après reclassification à sa sortie de l\u2019entrepôt, pourra être acheté par le commerce, en quantité d\u2019un wagon, au fur et à mesure des besoins du marché.La Commission prévoit que les prix annoncés resteront en vigueur d'ici la fin de décembre.Elle se réserve cependant le droit, après étude de la situation, d\u2019effectuer les changements ou ajustements de nature à assurer une meilleure distribution du beurre au pays.Dans l\u2019Ontario et le Québec, le prix du beurre de crémerie No 1 sera de 6OV2 cents, par quantité d'un wagon, livraison faite au lieu où l\u2019acheteur tient commerce.Dans les autres provinces ou zones, le prix variera suivant les frais de transport des centres de production aux centres de distribution.C\u2019est ainsi que le beurre de crémerie No 1, en tinettes, se vendra 61 cents dans les Provinces Maritimes, 59% cents en Colombie britannique et \u201957 cents en Saskatchewan.Cette échelle de prix tient compte du prix payé par le gouvernement, des frais d\u2019entreposage depuis avril, date à laquelle le gouvernement a commencé ses achats, et des frais de livraison.Le gouvernement a cru préférable d\u2019effectuer la livraison à l\u2019acheteur afin de maintenir à travers le pays des prix uniformes et.autant que possible, avantageux aux consommateurs.La Commission de Soutien des Prix Agricoles, par l'intermédiaire de l\u2019Office des Produits Laitiers, vendra le beurre au wagon selon la méthode décrite ci-dessus.On trouvera les renseignements voulus quant à la procédure à suivre et au mode d\u2019achat sur des formules de demande préparées à cette fin.On obtiendra ces formules en s\u2019adressant à l\u2019Office des Produits Laitiers, Ministère de l\u2019Afri-culture, Ottawa.(suite à la page 18) La Fédération canadienne de l'Agriculture a présenté, au cours de la semaine dernière, un mémoire de 21 pages à la commission royale chargée de faire enquête sur le$ transports par chemin de fer.Ce mémoire porte la signature du président de la Fédération, M.H.-H.Hannam, et de son expert économiste, M.E.-C.Hope.L'une des principales recommandations formulées dans ce mémoire a trait à une revision de la législation adoptée en 1933.La Fédération recommande au gouvernement fédéral de prendre des mesures efficaces pour réduire les frais du transport par chemin de fer et d'éliminer tes doubles emplois dans nos deux grands réseaux de transport ferroviaire.La Fédération de l\u2019Agriculture ne propose pas la nationalisation des chemins de fer ni la fusion complète des deux réseaux.Elle déclare cependant que les économies réalisées en vertu de la toi da 1933 ont été à peu près nulles.Et cela, d\u2019après la Fédération, en grande partie parce que les deux réseaux en questions se sont montrés trop réticents sur le chapitre des économies réelles à effectuer ou ont été impuissants à collaborer de façon efficace, La Fédération propose la création d'un tribunal nanti de pouvoirs suffisamment pour trancher la question.Au début de ses remarques, la Fédération souligne d'abord l\u2019importance considérable de l\u2019agriculture dans l\u2019économie du Canada Elle fait remarquer que l'agriculture constitue l\u2019occupation lu plus importante tant par le capital engagé \u2014 plus de sept milliards de dollars \u2014 que par le nombre de ceux qui y tirent leur subsistance \u2014 plus d'un million de travail-i leurs.La valeur nette de la production agricole poursuit le mé-; moire, est trois fois plus élevée .que celle de l'industrie minière et i plus considérable que celle de tou-1 te autre industrie prise séparément.\"L'agriculture a également contribué dans une plus grande mesure à l\u2019expansion du commerce d\u2019exportation que toute autre industrie primaire ou industrie manufacturière de même nature.En : 1948, l'exportation de produ'.ts : agricoles formait près de 30 p.c.1 des exportations totales du Canada.Au sujet du coût du transport par chemin de fer.le mémoire de la Fédération affirme que des changements radicaux dans les frais de transport peuvent disloquer très rapidement notre système d'agriculture depuis longtemps basé sur les différences naturelles de sot et de climat.Tout changement important dans les frais de transport affectera, toutes proportions gardées, beaucoup plus les cultivateurs que les consommateurs dans les prix des produits agricoles.L\u2019agriculture, précise le mémoire, se trouve affectée de deux façons par l\u2019augmentation des tarifs ¦ferroviaires.Tout d\u2019abord, les prix des produits agricoles sont fixés aux marchés des grands centres.Le cultivateur est payé d\u2019après ces prix, déduction faite des frais de transport à partir de la ferme.D\u2019un autre côté, le cultivateur doit payer pour ce qu'il achète au prix de la manufacture, qui se trouve également dans les grands centres, plus les frais de transport jusqu'à la ferme.Ces deux anomalies, déclare le mémoire, sont le cauchemar des cultivateurs dont un grand nombre vivent parfois à de grandes distances des marchés.Quant aux dédoublements de service, la Fédération est fermement convaincue que les deux ré- (Suife à la page il) Page 2 LA TWMtl DC CHEZ NOUS LE 9 NOVEMBRE 1949 La neige, qui protège les plantes contre les froids trop rigoureux recouvre aussi bien le chardon que le fraisier.*\t* V La température de l'année pro- j ehaine est déjà toute faite : il n'y ; a.pour la connaître, qu\u2019à consulter les almanachs qui sortent présentement des presses.*\t* * Maintenant que tout le monde est à l'heure ancienne, nous avons devant nous six mois de parfait bonheur.* * * Les citoyens mécontents de leurs gouvernements oublient fort vite la responsabilité des électeurs.* * * Les confessions les plus arden-1 Us se font sur la poitrine des autres.* * * Quand on est vraiment humble, il y a là de quoi être orgueilleux.X * * la première entente collective qui s\u2019impose, c\u2019est, sur ce sujet même, une entente collective des cultivateurs avec le gouvernement.Résultat attendu : la loi qui manque.¥ ¥ 9 Lei vente des produits agricoles tommence à \"tirailler\" et on voit l\u2019ombre de la crise dans le mois des revenants.* * * Grâce à l\u2019esprit nouveau qui règne aujourd\u2019hui, il n\u2019est plus besoin de réclamer des écoles d\u2019agriculture : le gouvernement les donne de lui-même.9 9 4 Ce qui faciliterait singulièrement l\u2019établissement des jeunes dans les campagnes serait que les jeunes consentent à s\u2019y établir.* * * Il est possible, espérons-le, de \"chardonner\u2019\u2019 sans tomber dans la médisance et la calomnie.Le FA UCILLEUR 1 Les ententes collectives en agriculture \u201cNous pourrions multiplier indéfiniment les cas concrets de producteurs agricoles qui auraient intérêt à se grouper sous une loi d entente collective, mais les faits sont trop connus pour qu\u2019il vaille la peine d insister davantage.Nous pourrions aussi reprendre une à une les objections soulevées contre un tel projet, mais le principe est tellement clair à I esprit de nos gens que ces objections tombent d\u2019elles-mêmes.Nous du Québec préconisons le maintien de la ferme familiale comme base de notre agriculture; nous y avons foi.Mais il ne faut pas s\u2019y méprendre.La ferme familiale isolée ne pourra subsister longtemps si l\u2019on s\u2019entête à nier aux propriétaires de ces fermes et à leurs fils le pouvoir légal de se grouper en un faisceau qui leur permettra, tout en conservant leurs caractéristiques bien distinctes, de produire et de commencer aussi efficacement que les grandes entreprises.Ce pouvoir, nous le voyons pour notre part dans une loi d\u2019entente collective.Un homme, passé maître en sociologie disait, après avoir pris connaissance d\u2019un exposé sur la question: \u201cÇ\u2019a trop de bon sens pour ne pas arriver un jour\u201d.Abel MARION, président général de l\u2019U.C.C.Les requêtes de Mont-Laurier BILLET En posant les contre-châssis Vous vous levez, un bon malin, et vous faites votre programme pour la journée: arrêter à la banque, payer cette prime d\u2019assurance, réparer la planche à repasser, écrire au dépulé, acheter des suces, poser les contre-châssis, et caetera,.et peut-être, si vous êtes journaliste, écrire frois petits articles et un billet.\u2014 Si je pensais à ce billet tout en posant les châssis, êtes-vous tenté de songer, victoriexisement.Aussi mal pris que vous pouviez l\u2019être, c\u2019est ce que j\u2019ai fait, avant-hier, figurez-vous.Je vous garantis tout de suite que les \u201cchâssis doubles\", comme on dit.ça ne suggère pas nécessairement des phrases à double sens.La reflexion la plus profonde que cela m\u2019a inspirée, à moi, c\u2019est que je ne serais pas surpris d\u2019être condamné, une fois arrivé au Purgato-re, à poser des contre-châssis pour un temps indéfini.Il y a là-dedans tous les éléments d\u2019un châtiment efficace pour les jureurs.A part de jurer, j\u2019ai dû aller dix fois à la cave pour dix châssis.Les laver, frotter, nettoyer, ça allait bien.Mais les mettre en place!.Chaque année, il faut recourir au marteau et à la varlope.Comprenez-vous ça?Vingt fois j\u2019ai dû rallumer ma pipe.Quarante fois, au moins, j\u2019ai dû prier le fiston aine, toujours prêt à rendre service.(fôter son petit nez et sa petite personne de deux ans et Jemi.Au Purgatoire aussi, il y en aura de tes petits lutins empressés.Ils retarderont le travail; ce ne sera que mieux pour satisfaire au exigences d* grand monsieur saint Pierre.Allez donc imaginer un billet en posant des contre-châssis! Mon expérience est faite.Impossible même d\u2019écouter attentivement une émission de nouvelles.Fintilemcnt, vous régler le cas du dernier châssis et vous laissez aller les questions agricoles.et le fameux billet.Lion SITROF UN AGRONOME AMERICAIN SE RETIRE Le dernier numéro du Country Gentleman, \u2014 mastodonte des journaux agricoles américains, \u2014 rend un bel hommage à un agronome qui vient de prendre sa retraite après 36 ans de services dans le comté de Lancaster, en Pennsylvanie.Comme cet article contient plusieurs aperçus originaux de nature à instruire nos lecteurs, nous nous permettons de le résumer, tout en en laissant le crédit à son auteur, M.Howard Bloomfield, et au périodique qui, sans exagération, s'intitule America\u2019s Foremost Rural Magazine.Aux Etats-Unis, le technicien qui correspond à notre agronome de comté est appelé le county agent.Il est payé partie par l'Etat et partie par les culti vateurs.Il y a naturellement de nombreuses simili tudes entre celui de là-bas et celui de chez nous quoique la manière d'approche, si l\u2019on peut dire ne soit pas toujours la même, le climat moral diffé rant parfois de façon sensible.Donc M.F.S.Bucher vient de quitter ses amis de Lancaster.Agé de 62 ans, il était entré au service de la classe agricole en 1913.M.Bloomfield est allé l'interviewer, mais il y parvint difficilement parce que M.Bucher n'aime pas parler de lui et, au surplus, le panier de sa motocyclette \u2014 le sidecar \u2014 se prête mal à la conversation.Deux jours durant, Us parcourent le comté, l\u2019un des plus riches et des plus pittoresques qui soient : sol très fertile, grosses granges, outillage moderne, etc.U est peuplé d\u2019Américains d\u2019origine hollandaise, de Mennonitcs et en particulier des gens de la curieuse tribu des Amish.(Votre chroniqueur a déjà parcouru cette région et l\u2019impression rapportée est celle d\u2019un pays de cocagne.C\u2019est l\u2019opulence dans la frugalité, encore que ces mots paraissent se contredire.Deux soirs de suite, U a couché chez les fermiers offrant le gîte aux touristes.L'un d'eux, un M.Van Meer, exploitait un verger d\u2019une douzaine de cents pommiers.Mon mari, dit en riant la maîtresse de céans, ne vit pas à la maison, pas dans les bâtiments et pas davantage au village : il vit les douze mois de l\u2019année dehors, dans son verger).Les cultivateurs de Lancaster allient au labeur l\u2019économie, l\u2019ingéniosité et aussi l\u2019entêtement.Le comté est à la tète de la nation pour ce qui est de porter les \u201coveralls\u201d \u2014 les salopettes \u2014 les plus rapiéciées.C'est à qui amassera le plus d\u2019argent par acre en culture.L\u2019agronome Bûcher, en 36 ans, s\u2019est acheté 36 motocyclettes, estimant ce mode de locomotion le plus économique.Il n\u2019a jamais eu d'auto, mais en certains endroits, il put disposer de chevaux de selle.Les cultivateurs ne lui prodiguent pas l\u2019argent, au contraire, une somme de $2,500 devant suffire, pendant trois ans, aux dépenses de voyage.Il faut donc faire durer le dollar aussi longtemps que possible.En 36 ans, il n\u2019a eu qu\u2019un accident : des côtes cassées le lendemain de l'achat de sa première motocyclette.Après ça, tout a marché sur des roues, sinon sur des roulettes, et Dutch \u2014 c\u2019est son surnom \u2014 avec sa moto est devenu le plus constant usager de la route.Il file comme le vent et quand il pleut, il s\u2019abrite derrière un pare-brise.On n\u2019est mouillé rien que quand on arrête, dit-il.Dutch a toujours été profondément indifférent et à l\u2019argent et aux honneurs.Scs comptes de voyages furent toujours envoyés en retard, et, chaque fois qu\u2019on lui a offert un poste ou une décoration, il a toujours refusé en souriant, mais refusé net.Sa seule passion est l'agriculture \u2014 qu\u2019il enseigne et pratique lui-même.Il est resté célibataire, et maintenant qu'il est au vert, les gens lui demandent s\u2019il ne prendra pas femme.A quoi il répond évasivement en racontant qu\u2019un vieillard de 102 ans, trois fois marié, lui a demandé s\u2019il serait sage de se remarier.Dutch lui a conseillé d\u2019attendre au moins pendant un an avant de prendre une décision.M.Bloomfield note, avec humour, que dans le comté de Lancaster un homme arrive à se faire pardonner un crime mineur, mais jamais une journée de paresse.C'est dire que les gens y sont extrêmement laborieux, et M.Bucher l\u2019est comme eux.Fréquents sont les appels durant la veillée et même durant 1a nuit.Aussi, quand il sent le besoin d\u2019une nuit de repos complet, va-t-il (\u2019étendre mt mm hamac dans une remise à ta-jac près de la maison de ferme où il demeure avec son frère.Alors la maman Bucher, soucieuse de ne pas mentir, peut honnêtement répondre : \"Dutch n\u2019est pas encore dans son lit.\u201d Quand ses confrères ont voulu lui décerner une décoration, l\u2019an dernier, à l'Exposition de Chicago, il a répondu par télégramme : \u201cTrop occupé.\u201d Ses débuts ne furent pas faciles, loin de là.Rien de plus complex1} que de chercher à s\u2019imposer dans un comté où les cultivateurs sont déjà prospères.Frais émoulu de-l\u2019Université de la Pennsylvanie, il était le classique \u201cblanc bec qui veut en remontrer aux cultivateurs.\u201d Aussi lui fit-on grise mine et sourde oreille.Autre désavantage ; il était un enfant du comté.Enfin ses propres parents étaient désappointés de ne pas le voir engagé dans une carrière plus décorative.Les gens de Lancaster \u2014 surtout les Amish aux longues barbes \u2014 ont une mentalité très particulière.11 est on ne peut plus difficile de gagner leur confiance; leurs moeurs sont austères et même un peu farouches.Pensez à l\u2019état des esprit en 1913.Pour ces raisons, Dutch, au début, se posa des points d'interrogation.Il parcourait les routes, à l\u2019instar de ces jeunes médecins qui se déplacent en vitesse pour faire croire qu\u2019ils ont de la clientèle.On semblait faire le vide autour de lui et il avait décidé d'abandonner la partie, quand un Mennonitc s\u2019amena dans son boghic.gris et le consulta sur une portée de cochons attendue chez lui.L\u2019homme partit content, et d\u2019autres vinrent.Bucher resta à son poste pendant 36 ans, imbu d\u2019un véritable esprit d'apostolat à l'endroit de la chose agricole.Son premier travail spectaculaire fut l\u2019amélioration de la culture du maïs par le recours à la semence hybride.En peu de temps, les parcelles expérimentales cultivées par ses soins chez les meilleurs producteurs mirent en lumière la prééminence de certaines variétés.Le résultat était patent, palpable : le rendement augmentait à vue d\u2019oeil.I-c maïs hybride devint vite populaire et accrut la notoriété de Lancaster.Les gens s\u2019habituèrent aux pétarades de la moto de leur agronome.\"J\u2019ai travaillé avec des fermiers épatants, dit-il.Peut-être furent-ils un peu trop soupçonneux au début, mais une fois la confiance gagnée, c\u2019est pour la vie.\" Econome en tous points, Dutch rechercha avant tout des solutions économiques.C\u2019est ainsi qu'il ne conseilla la fertilisation chimique qu'après avoir épuisé les ressources du fumier de ferme.\u201cLe fumier 1 monsieur, dit-il, avec insistance, presque avec respect.Le fumier est irremplaçable comme apport de matière organique.C\u2019est la viande du sol.Peu de cultivateurs peuvent se vanter de tirer parti de tous les fumiers de ferme.\" Et Dutch, quand le journaliste le pressait de questions trop personnelles, arrêtait sa moto, en descendait et montrait un beau champ, une belle récolte.Voyez, coupait-il, le résultat de l\u2019usage intensif du fumier.Un jour son esprit de justice fut délicatement mis à l'épreuve.A la suite d\u2019un concours intercomtés entre producteurs de maïs, le premier prix allait être remis aux gens de Lancaster, quand il s\u2019aperçut qu\u2019un fermier avait, volontairement ou involontairement, violé une clause des règlements.Bucher, seul à le savoir, n\u2019hésita pas.Courant le risque de déplaire fort à son monde, il fit adjuger le prix à qui de droit, prenant sur lui de souffrir en silence les commentaires plutôt acides.A son insu, la chose fut découverte plus tard et ne fit qu\u2019augmenter le respect à son endroit.Quand furent édictés de rigoureux règlements pour enrayer la tuberculose bovine, Dutch fut souvent dans l\u2019eau bouillante.Aller annoncer à quelqu\u2019un que son troupeau doit être abattu n\u2019est pas une tâche agréable.Un soir qu\u2019en public, non seulement il expliquait mais motivait les règlements draconiens, il sentit monter autour de lui la colère de son auditoire.Un fermier s\u2019était déjà suicidé à la suite de la perte de plusieurs laitières.L\u2019Etat avait réduit l'indemnité promise.Tout cela rendait très difficile le rôle de l\u2019agronome.Comme on com- (Suite à la page 23) Les suppliques anciennes se terminaient invariablement par la phrase: \"Et nous ne cesserons de prier.\" Les résolutions se rapportant A l\u2019Ecole d\u2019agriculture d» Mont-Laurier ne l\u2019emploient pas, mais elles s\u2019en inspirent.Elles sont légion et viennent de partout; c\u2019est le diocèse entier qui demande au gouvernement provincial de lui construire l\u2019édifice devenu nécessaire et d\u2019assurer par là la continuation de l\u2019enseignement agricole dont jouissent sas jeunes agriculteurs.Ces requêtes sont parfaitement raisonnables et nous supposons que les autorités ne manqueront pet d\u2019y faire droit.Rappelons que des mémoires de l\u2019U.C.C., soumis au Conseil des Ministres de la province, ont déjà attiré l\u2019attention sur l'absence d'écoles d'agricultures dans la région de Saint-Hyacinthe et dans la vallée de l\u2019Outaouais.Quand on réejame de nouvelles maisons d\u2019enseignement, on est, cela va de soi, en faveur de colles qui existent déjà.Il est, d'ailleurs, dans l'intérêt général de la classe agricole que la province tout entière soit dotée d'institutions de ce genre.Par voie de conséquence, c'est toute l'U.C.C.qui appuie les requêtes provenant de Mont-Laurier et il ne peut ' en être autrement.Puisque le gou-j vernement provincial a pris à ses chargj* de construire les écoles d\u2019agriculture, c\u2019est bien à lui maintenant qu\u2019il faut les demander.Un refus en cette matière ne se conçoit plus.D.BEAUDIN \u201cRelations\u201d et l'agriculture La revue \"Relations\", peut-être la plus importante au Canada français en son genre, fait volontiers large place aux paroles et aux actes de la classe agricole.Cheque livraison exprime ou les opinions des ruraux ou les résultats de lour travail.Voilà quelque temps, cette publication invitait M.Jean-Baptiste Lemoine à exprimer les vues des cultivateurs relativement à la margarine.Son dernier numéro contient un article de M.Abel Marion sur \"les ententes collectives agricoles en agriculture\".A un public de choix, M.Aboi Marion a pu ainsi expliquer ce que l\u2019U.C.C, entend par là.Notre association ne demande pas un bouleversement, mais bien plutôt un parachèvement ds l\u2019ordre établi.Elle veut pour les agriculteurs la libeità, reconnue par la loi, de conclure des ententes entre eux et avec ceux qui achètent leurs produits.Rien de pius, rien do moins.Mieux connue, cette demande des agriculteurs n\u2019effarouchera personne et c'est pourquoi l'article de M.Marion contribuera à faire avancer une cause qui nous est chère.La \"Terre de Chez Nous\", qui n'a pas souvent cette aubaine, rééditera dans l'un de ses prochains numéros le remarquable article du président général de l'U.C.C.D.B.L'élevage du mouton La déchéance de l'industrie ovine, dans le Québec comme dans tout le pays, a eu bien dos causes, notamment les dégâts causés par les animaux carnassiers et l\u2019attrait d\u2019autres productions animales plus payantes pour les cultivateurs.Mais il est une autre cause importante qu\u2019un expert en cette production, le professeur Hamilton, du collège Macdonald, déplorait je printemps dernier.\"C\u2019est, dit-il, l\u2019absence de tout organisme capable d\u2019attaquer de front d\u2019une façon réaliste les problèmes des éleveurs de moutons.Je ne connais aucun plan, aucune initiative qui ait eu quelque portée sur le sort de cette industrie.Le peu d\u2019intérêt que l\u2019on a montré jusqu\u2019ici pour'le mouton est la cause principale des maigres résultats que l\u2019on obtient avec cet élevage dans l\u2019est du Canada.\" Il paraît bien que ce plan, cette initiative vient d\u2019être prise et que, i partir de ce temps-ci, les cultivateurs du Québec seront appelés à regarder l'élevage du mouton avec une autre paire de lunettes.Puisse le \"Comité d'amélioration ovine\", dont notre journal parlait an dernière page la semaine der- (St'ite à la page 3) (Suite de la page 2) nièro, réaliser sans encombre l'intéressant programme qu'il s'est tracé.C'est avec tes mêmes principes, ou ê peu prés, que la production du porc et de la volaille est devenue ce qu'elle est, chez nous.Il n'y a pas de raison pour ne pas attendre de semblables résultats de la campagne qui s'amorce en faveur de l'élevage du mouton.G.-N.F.Pourquoi revenir au mouton?Il y a d'ailleurs plusieurs bonnes raisons de revenir é la production du mouton.La première nous est imposée par la présente situation économique.Nous entrons dans une période de bas prix.L'économiste de la Fédération canadienne de l'Agriculture, M.Hope, ne vient-il pas de prédire que la baisse des prix du porc, du boeuf, du lait et des produits laitiers, dos volailles et des oeufs, sans pouvoir annoncer un soulagement dans les prix des engrais alimentaires?Quel sera le sort de la production ovine dans tout cela?Probablement pas le moins bon.D'abord, le mouton, l'agneau et la laine ne sont pas pour nous l'objet de contrats avec l'étranger.Par ailleurs, il n'y a pas de surplus de viande de mouton ou de laine, et on ne semble pas craindre qu'un tel surplus ne survienne.Notre marché domestique accueille bien .ces produits et ne serait pas insensible A une bonne campagne de publicité.Sans doute, les prix de l'agneau et de la laine subiront-ils l'influence de la baisse générale, mais encore \u2014 c'est ce qu'on affirme aux Etats-Unis \u2014 l'agneau se vendra relativement cher A comparer avec le porc et le boeuf, si on fait entrer en ligne de compte le facteur coût de revient.Or, pour un éleveur compétent, bonne qualité et bon marché ne sont pas nécessairement contradictoires.G.-N.F.Amendement» à la loi de» épizootie» Titre un peu effrayant pour une bonne nouvelle.Il s'agit d'un projet de réajustement dans les indemnités versées aux propriétaires d'animaux abattus parcs que tuberculeux, dont la chair est cendam-née comme impropre A la consommation et n'a aucune valeur récupérable.Depuis longtemps, nés as-eoclatiens agricoles demandaient «tue le montant en soit augmenté proportionnellement A la valeur merchande actuelle de ces animaux.En présentant la motion, que le Chambre des communes A acceptée, le très hon.ministre Gardiner a précisé que le montant oulag«m«nt prompt, prouva, agrâabla au moyaotl* NOVORO Doacemcut et aisément, ce laxatif «I toniauo-stomachiqun fait fonctionner les boyanx paresseux et les aide à éliminer la matière obstruante, aide.à chasser les gax de la constipation, donne i l\u2019citomac ce sentiment réconfortant de chaleur.L'éfficacitè éton* nunto du Novoro est dûe A une for» mule scientifique qui combine 18 (paa seulement une ou deux) des herbes, racines et botaniques médicinales de la Nature \u2014 une formule secrète perfectionnée pendant une période de 78 ans.Oui pour le soulagement prompt, prouvé agréable des misères de la constipation procures vous, aujourd'hui dons votre voisinage le Novoro ou bien faites venir L'offra Introducteur»\t.Spécial*\tf U boutallia da 11 oncas pour eeulemant $1.00 ax- \u2018 Eadtào franco da port\t1 rtU cher.voue.\t/ | Envoyex ce coupon \u201cOffre I ! 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forestière et de l\u2019industrie laitière, en particulier, ne cachent pas leur anxiété.A Ottawa, le secrétaire du Conseil national de l\u2019Industrie laitière, M.St.John, a déclaré: \u201cNous ne savons pas du tout ce qu\u2019il adviendra du contrat de fromamc avec le Royaume-Uni et l\u2019accumulation des surplus nous inquiète.\u201d II y a quelques jours, un forestier éminent disait: \u201cNous , aimerions savoir bientôt si le mar- i ché anglais va nous être fermé, de j sorte que nous puissions regarder ailleurs pour refaire notre clientèle.\u201d Les producteurs laitiers n\u2019avaient qu\u2019à se féliciter de la façon dont furent remplis leurs contrats avec la Grande-Bretagne, au cours des dernières années.Aujourd\u2019hui, le j gouvernement fédéral possède 13,-500,000 livres de fromage qui sont de surplus depuis que le dernier contrat a été rempli.La consommation domestique pourrait-elle prendre soin de ce surplus?C\u2019est la principale raison de la présente Semaine nationale du fromage, commencée lundi.\u201cLa situation est tendue, a dit St.John, et il est impossible de prédire quoi que ce soit.Il est important de dire qu\u2019une sur six personnes au Canada dépend de l\u2019industrie laitière.\u201d Bref, les Ca-natRens feraient mieux de manger le fromage de sulplus.car ils devront le payer, de toute façon.\u2014 ABONNIS RURAUX PLUS NOMBREUX En 3 ans.on a ajouté plus de 3,000 lignes aux réseaux ruraux desservis par la compagnie Bell.Plus de 00% des habitations rurales ont maintenant le téléphone.Mais il reste encore beaucoup à faire.Outillage perfectionné Les recherches des ingénieurs permettent d'améliorer constamment l'outillage.Ainsi le fil téléphonique qu\u2019on emploie aujourd'hui est tellement robuste qu\u2019on peut doubler l'espace entre les poteaux, ce qui permet de réduire de moitié le nombre des poteaux.« i /Tfjut * ; LE TÉLÉPHONE NÉCESSAIRE AU CULTIVATEUR Le bétail représente un capital important pour bien des cultivateurs; le téléphone aide à protéger ce capital et i en tirer meilleur profit.Partout depuis la fin de la guerre, le téléphone a été l\u2019objet d\u2019une trè.z fnriF HpinanHr.Nnlrp nmtrrnmnip»\trI'nM-.n.i!_ très forte demande.Notre programme d\u2019expansion et d\u2019agrandissement a battu tous les records du passé, bien qu\u2019il reste encore beaucoup à faire.Nous avons pour but de procurer un service téléphonique efficace à tous ceux qui en ont besoin, aux lieu et moment voulus.Nous n\u2019avons pis encore atteint ce luit, mais nous nous employons de notre mieux à fournir le téléphone dans les régions rurales, tout en diminuant le nombre de» abonnés par ligne.LA COMPAGNIE SE TÉLÉPHONE BELL OU CANADA Page 6 Jiï2*% ^yeacâ» îRTt*s mMMLi -£ïï>; mmm wimim \u2018T~!-rnm -iw \u2014 mm Une suggestion de S.Exc.Mgr Labric Au cours d\u2019un discours prononcé devant les étudiants de l\u2019Uni-versité Laval, Mgr N.-A.Labric, 1 évêque du diocèse du Golfe Saint- j Laurent, a vivement recommandé j que l\u2019on accorde de petites con- ; cessions forestières aux bûcherons.Mgr Labric a en effet fait remar- j quer que les bûcherons avaient be- i soin d\u2019un emploi régulier et qu\u2019ils ne travaillent en fait que sept mois par année.Mgr Labric a suggéré que le sys- : tème suivant lequel les bûcherons i seraient propriétaires d\u2019une petite concession et vendraient directement leur bois aux compagnies serait de beaucoup préférable.LE 9 NOVEMBRE 1949 Jeunes éleveurs du Témiscamingue Les cercles de jeunes éleveurs de Laverlochère, Nédelcc et Guérin ont tenu leur exposition de bovins laitiers les 6, 7, et 8 octobre, sous la direction de M.Robert Samson, propagandiste fédéral, et de l\u2019agronome M.Grégoire Sirois.Appelé à porter la parole à Laverlochère, M.Bonin, agronome de comté, a appuyé sur l\u2019importance de ces expositions.Il a invité les parents à y participer en plus grand nombre afin d\u2019encourager les jeunes.Il formula le voeu que les écoles soient fermées en de telles circonstances afin de permettre aux jeunes ruraux d\u2019apprendre des choses utiles sur la profession d\u2019agriculteur.Jeunes ruraux de Warwick Conférence de M.Lemoine à Granby M.Jean-Bantistc Lemoine, président de la Fédération de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs du diocèse de Saint-Hyacinthe, était le conférencier invité à une réunion de l\u2019U.C.C.du comté de Shef-ford, tenue rémemment au sous-sol de l\u2019église Saint-Eugène de Granby.Soixante-quinze directeurs, délégués par les cercles lo- : eaux des diverses paroisses du secteur de Sheffnrd de l\u2019U.C.C., étaient présents à l\u2019assemblée.L'U.C.C.est cher elle à Rimouski.Lo maison que l'on voit ici abrite le secrétariat des deux fédérations et leurs services.Le Ministère provincial du Travail y tient aussi un bureau de placement.Retraite sociale à Val Racine Le R.P.Engelbert Laçasse, s.1., aumônier général adjoint de l\u2019U.C.C., sera le prédicateur de la partie religieuse de la première retraite sociale de la Fédération de l\u2019U.C.C.du Saguenay qui aura lieu à Val Racine, à la Maison des Pères Jésuites, du 13 au 19 novembre.L\u2019an dernier, 150 cultivateurs ont pris part à trois retraites semblables.Les trois premiers jours sont une retraite fermée ordinaire et les autres sont consacrés à la formation sociale proprement dite.M.l\u2019abbé Gérard Bouchard et M.C.-E.Couture ont accepté de donner des cours lors de cette retraite.On fête 20 ans de bons services Les cultivateurs et les représentants des diverses organisations agricoles du comté de Richmond ont fêté, dernièrement, M.Donat Salvas, agronome du comté depuis 20 ans.En leur nom.M.Aimé Brochu, cultivateur de Richmond, a présenté au jubilaire une bourse de $500 et une magnifique montre-bracelet.On offrit à Mme Salvas une corbeille de chrysanthèmes.M.Albert Nicole, président dioeécain de l\u2019U.C.C., prit la parole.ainsi que les agronomes Gérard Martineau, Alphonse Schiller, Henri I.auzièrc, M.Alhert Gou-dreau, député provincial.MM.les abbés O.Parcnteau et J.Roy.M.Lorenzo Michaud, maire de Richmond, M.Bruno Potvin et M.Picr-re-A.Dorion, agronomes.Cette fête groupait plus de 500 person-, nos.agriculteurs, confrères et j amis des jubilaires.de Nfcolet Au cours de la semaine prochaine, les Syndicats de l'U.C.C.du diocèse de Nicolet dont les noms suivent recevront la visite des dirigeants de la Fédération.Lundi, le 14 novembre: avant-midi, Ste-Marie; après-midi, St-Pierre; soir, Ste-Cécile.Mardi, le 15: a.m., Manseau; p.m., St-Louis; soir, Ste-Anne.Mercredi, le 16: a.m., St-Ra-phaël; p.m.St-Rosaire; soir, Vic-toriaville.Jeudi, le 17: a.m., Kingsey-Falls; p.m., Ste-Séraphine; soir, Ste-Clothilde.Vendredi, le 18: a.m., St-Lu-cien; p.m., St-Célestin.Le but de cette visite par l'aumônier diocésain, quelques directeurs diocésains et les pro-* pagandistes c'est, d'une part, de faciliter certaines rencontres des cultivateurs avec les dirigeants de leur association professionnelle et, d'autre part, seconder le travail des apôtres de l'U.C.C.dans chacune des paroisses.Déjà, il y a eu des assemblées semblables dans 21 paroisses.La voie ferrée du Tcmiscouata Le réseau d\u2019Etat acquerrait et engloberait, prochainement, au \u2019 coût de $480,000, la ligne indépen- ' dante de chemin de fer couvrant ; les 113 milles qui vont de Rivière- 1 du-Loup.dans le comté de Té-miscouaia, à Edmundston et Connors, au Nouveau-Brunswick.C\u2019est du moins la teneur d\u2019un bill dont la première lecture a été faite à la Chambre dos Communes, la semaine dernière.En présentant le bill, le ministre des Transports, M.Lionel Chevrier, a expliqué qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une ligne qui n\u2019a jamais connu de déficits ni de profits élevés.En ses années les plus achalantées, cette ligne, qui fait circu\u2019er quatre convois par semaine.a transporté au maximum 242,.200 tonnes de messageries et 11,000 voyageurs.Semaine consacrée au fromage Cheddar Le marché domestique doit absorber les surplus de fromage \u2014 Un des meilleurs au monde Cette semaine du 6 novembre est la \"Semaine nationale du fromage\u201d décrétée par le Conseil national de l\u2019Industrie laitière dans l\u2019espoir de populariser dans les maisons canadiennes la consommation d\u2019un produit très en vogue à l\u2019étranger: notre fromage Cheddar.Bien qu\u2019il soit le sixième pays producteur de fromage, le Canada est celui où il se consomme le moins de fromage.Durant la guerre, le Cheddar canadien était tellement apprécié à l\u2019étranger que les Canadiens n\u2019en pouvaient mettre sur leur propre table.La presque totalité de la production était exportée vers le Royaume-Uni.Maintenant que le marché anglais s\u2019est affaibli, le fromage canadien est revenu sur le marché domestique et l\u2019industrie du fromage est à la recherche de nouveaux débouchés, au pays comme en dehors du pays.La production de la dernière saison a été particulièrement élevée, surtout dans Québec et Ontario qui ont bénéficié d\u2019un automne très favorable.A la fin de septembre, on avait produit 90,000,-000 de livres de fromage canadien à comparer avec 75.000.000 pour les 9 premiers mois de 1948.La production d\u2019octobre a été, M.Jean-Charles Magnan exalte les beautés de la vie des campagnes Une fête d\u2019un caractère spécifiquement rural eut lieu le 4 octobre dernier à Ste-Elisabeth de Warwick.Cette fête était organisée par le cercle des jeunes agriculteurs de l\u2019endroit sous la direction de M.Vincent Lanouette, avec le concours de Mlle Madeleine Morin, lauréate du Mérite agricole juvénile, en l\u2019honneur de la reine de la jeunesse rurale personnifiée par Mlle Gisèle Desrochers.M.Lanouette présenta à la reine les hommages des paroissiens de Ste-Elisabeth et expliqua à l\u2019assemblée tout le bien que les jeunes cultivateurs peuvent retirer de leurs cercles d\u2019étude.M.Jean-Charles Magnan, qui représentait le ministre de l\u2019Agriculture, M.Barré, établit un parallèle entre la vie paiisble de la campagne et la vie trépidante de la ville.Le député du comté, M.Wilfrid Labbé, se dit fier de représenter un comté qui, pour la première fois, s'honore de compter une rei ne de la jeunesse rurale et les premiers lauréats du Mérite agricole qui, dans la suite, furent très nombreux.M.Labbé fit ensuite l'éloge de nos écoles d\u2019agriculture et exhorta les cultivateurs à y envoyer leurs fils.Dernier orateur, M.le curé Rondeau demanda aux jeunes de prendre tous les moyens à leur disposition pour s\u2019instruire, de s\u2019intéresser à leur cercle, de suivre les conseils de leurs agronomes et de suivre les traces de leurs parents.Mlle Madeleine Morin et M.Clément Pépin, président du cercle des jeunes agriculteurs, dirent aussi quelques mots.Comme programme récréatif, des chanLs du terroir, de la msuique populaire, quelques \u201csketches\u201d et des danses canadiennes exécutés sous l'oeil bienveillant de M.le curé.d\u2019après les estimés, de 50 à 60 pour cent plus élevée qu\u2019en octobre 1948.Cette augmentation de la production fromagère est attribuée en partie à une plus grande abondance de lait, en partie à la présence de la margarine dans neuf provinces, et en partie à la perte des marchés pour les laits évaporés.A la fin d\u2019août, le Canada avait remnli son contrat de 50,000,000 de livres de fromage avec le Royaume-Uni.Depuis ce temps, le gou vernement a acheté tout le fro mage produit, soit 13.500.000 li vres, au prix de 30 cents la livre On tentera par tous les movens d'obtenir de nouveaux contrats d\u2019exportation au Royaume-Uni et dans d\u2019autres pays, en même temps qu\u2019on travaillera ft rehauser la consommation domestique de fromage.Le chômage chez les bûcherons TONTE FACILE, RAPIDE pour Le député du jac St-jean1 maintenir la propreté demande qu\u2019ils bénéficient de l\u2019ass-urancc-chômagc La loi de l\u2019assurancc-chômage devrait être appliquée sans délai ft l\u2019industrie forestière, même si certaines compagnies, \u2018 exploitant nos forêts, continuent de s\u2019opposer à cette mesure.' C\u2019est ce qu\u2019a déclaré aux Communes, où il participait au débat ' sur le budget, M.André Gauthier.1 libéral de Lac-St-Jean, dans son \u201cmaiden speech\u201d.M.Gauthier a rappelé qu\u2019à cause de l'actuelle incertitude qu\u2019il y a sur le marché du papier dans le monde on ne travaille plus qu\u2019au ralenti dans la forêt.Beaucoup de bûcherons de son comté sont actuellement en chô mage et parce que la loi de l\u2019as surance-chômage ne s'applique pas à eux ils se trouvent dans une situation pitoyable.II faudrait se hâter de leur four nir de l\u2019emploi.M.Gauthier croit que le minis tère fédéral des Travaux publics pourrait à ce sujet se montrer d'un précieux secours en mettant à exécution plusieurs projets de tra-vaux_ dont il a déjà été saisi pour la région du Lac-St-Jean et particulièrement pour la ville de St-Joseph-d\u2019Alma.M.Gauthier a aussi demandé que l\u2019on accorde sans plus chercher à évaluer leurs revenus pour cela la pension de vieillesse à tous les Canadiens âgés de 65 ans et plus.L\u2019industrie se refuse maintenant à emnloyer ces personnes, même si elles sont encore capables de travailler.des vaches avec le puissant CLIPMASTER ELECTRIQUE Stîibèàm STEWART Fonctionne sur 110-120 volt» CA-CC, 25 ou G0 cycle» Les autorités de l'industrie laitière et de l'hygicne disent: La tonte prévauit l\u2019accumulation de saleté\u2014principale tourte de sédiments dans le luit.L'entretien des vaches tondues est plus facile et plus rapide\u2014il y a alors moins de bactéries et de sédiments dans le lait - le lait étant meilleur il se vend plus cher.1 C'Iipmaster vous donnera 1rs meilleurs résultats.Moteur doux, puissant rt refroidi à l\u2019air dans la poignée commode.Régulateur «le tension breveté; la tension par faite des lames se maintient facilement.Iintiossible de surcharger le moteur.Approbation C.S.A.No.3100.Tond vaches, chevaux, chiens et «lièvres Accessoire pour moutons disponible pour usage avec cette machine.Tondes vos moulons 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intervention à ce su jet de M.Wilfrid Lacroix députe de Québec à Ottawa Pour boiterie causée pai &* i V employez Sur la ferme de M.Emile Charpentier, è St-Méthode de Frontenac.C'eet une photographie d'époque, d'épo-que rurale du moins.Les dindonneaux ont fait bien des progrès au cours de l'été et.avec l'approche des fetes, leur brève existence touche è son terme.(Photo de M.l\u2019abbé E.Arsenault, curé de St-Camille) Des numéros publiés par La Terre de Chez Nous le 8 novembre 1929 \u2014 y a vingt ans.le 7 novembre 1934, \u2014 il y a quinze ans.et le 8 novembre 1939 ¦ il y a dix ans.nous avons tiré les notes suivantes: Voilà vingt ans.Au congrès général de l\u2019U.C.C.de 1929, les prix spéciaux avaient été remis aux plus dévoués et plus méritants des secrétaires et des dirigeants locaux de l\u2019U.C.C.Doux secrétaires reçurent chacun la somme de $5.00.Ce furent MM.Samuel Audette.de Landrienne, Abitibi, aujourd\u2019hui vice-président général et directeur du Service forestier de l\u2019U.C.C., et M.Arthur Perron, de Nédélcc, Témiseamingue.Une médaille fût remise à M.F.-X.Blanchard.f.c cercle de Landrienne reçut un drapeau, grâce à.la générosité d\u2019un ami de l\u2019U.C.C.de la première heure, M.E.-C.Chartier.Voilà vingt ans, on était à mettre sur pied les premiers syndicats coopératifs de l\u2019U.C.C.M.Orner Milot avait fondé celui de Yama-chiche et en faisait un succès.Le congrès de 1929 lui décerna aussi une médaille.Voilà quinze ans.Du 10 au 17 novembre 1934, semaine nationale du fromage en vue de -faire augmenter au Canada la consommation de notre fromage Cheddar, \u201cle meilleur au monde\u201d selon le témoignage du principal acheteur, la Grande - Bretagne.Quinze ans après, nous avons aussi une semaine nationale du fromage dont le but est de faire absorber par la population canadienne le surplus de fromage présentement dans les entrepôts.De son côté, la Grande-Bretagne, en mauvaise posture financière, fait des manières et ne se presse pas de faire connaître la quantité de fromage Cheddar qu\u2019elle entend acheter en 1950.L\u2019histoire se répète à peu près dans les mêmes gammes.La brochure souvenir de l\u2019U.C.C.publiée à l\u2019occasion du congrès de 1934 citait des discours de deux fondateurs disparus de l\u2019U.C.C., Noé Ponton et l\u2019abbé W.-A.Meunier.Quelques prix en novembre 1934: le porc, $7.85; vache de choix, 2V4 a 2xk cents la livre; veau de lait, de choix, 6 à 7 cents la livre; agneaux du printemps, bons, 6 à O'/j cents la livre; les oeufs, A large, 44 cents la douzaine; le miel, 9 cents la livre; les patates, 40 à 45 cents le sac de 80 livres.pour celles du Nouveau-Brunswick; celles du Québec valaient de 35 à 40 cents.Voilà dix ans.Un concours de propagande or-ïanisé par l\u2019U.C.C.se termine par la victoire du cercle de St-Samuel, région de Nicolet, qui a enrégimenté tous les cultivateurs de la paroisse.La Fédération du Témisca-mingue occupait la première place pour le recrutement.Les suivantes étaient les fédérations de Rimous-ki, Abitibi, et Mont-Laurier.La bénédiction de la meunerie coopérative de Saint-Anselme C\u2019est une belle fête à laquelle assistent un grand nombre de ruraux de la paroisse et de toute la région \u2014 On loue les pionniers de la coopération et ses serviteurs actuels M.l\u2019abbé Eugène Dumas, curé de Saint-Ansèle a béni, le 2 novembre dernier, la nouvelle meunerie construite par la Société Coopérative agricole paroissiale.Ic vénérable nasteur a également béni une belle statue du Sacré-Coeur, sous la protection duquel a été placé le nouvel établissement.Avant la cérémonie qui s\u2019est déroulée dans l\u2019après-midi, en présence des directeurs, de nombreux invités et d\u2019une foule de nlus de 500 personnes, M.l\u2019abbé Dumas a félicité les administrateurs de leur excellente initiative en érigeant ce moulin, complément logiaue du magnifique ré-reau d\u2019établissements coopératifs actuellement au service des agriculteurs et des citoyens de Saint-Anselme.M.Roland * Castonguay, ci-devant agronome de cette partie du comté de Dorchester et dont les services ont été retenus comme gérant de la nouvelle menuerie, agissait comme maître de cérémonie.Il a invité M.Pierre Turgeon président de la société Paul Bru-nelle, ancien agrinome du comté aujourd\u2019hui cultivateur à Batis-can; M.ITenri-C.Bois, gérant général de la Coopérative Fédérée, M.Laurent Caron, et M.Maurice Dryennc, agronome, à prendre la parole.M.Turgeon a parlé de l'évolution du mouvement coopératif dans la paroisse de Saint-Ansèlme depuis 1939, alors qu\u2019un petit groune d\u2019agriculture jetait les bases de la première société d\u2019achat et de vente.En 1941, elle était en état d'acheter la beurrerie locale; en 1945, fondait le poste de mirage d'oeufs; en 1946 organisait une boulangerie coopérative, enfin, en 1949, réalisation d'un voeu formulé dès la formation du premier noyau do coopérateurs: l\u2019érection de la meunerie inaugurée aujourd\u2019hui.M.Turgeon a déclaré que si les sociétaires décidaient de liquider l\u2019actif des organismes qu\u2019ils ont fondés pour s\u2019occuper de leurs affaires, Il leur resterait, toutes dettes payées un avoir de $70,000.Parlant du dévouement et de la compétence du gérant de ces entreprises depuis la première heure, M.Laurent Caron, il en a fait un bel éloge en déclarant que si Dans la verger de M.le curé è 51-Camllle de Bellachasse.le dévouement et la compétence pouvaient s\u2019évaluer en parts sociales, M.Caron posséderait 51% des actions de tous ces organismes.Félicitant ses collègues de l'administration et tous les sociétaires, M.Turgeon affirme que ce n\u2019est pas tant les actionnaires qui font les coopératives prospères mais la fidélité des membres à effectuer toutes leurs transactions par l\u2019intermédiaire de leurs organisations coopératives.Parlant de la Coopérative Fédérée, l\u2019orateur déclare que la centrale travaille au profit des sociétés locales affiliées tout comme ces dernières n'ont d\u2019autre ambition que servir les intérêts de leurs sociétaires.M.Henri-C.Bois a félicité les coopérateurs de Saint-Anselme de leurs magnifiques réalisations.Il les met en garde toutefois contre le danger de l\u2019isolement.\u201cPersonne ne peut se suffire, dit-il, il y a dans cette province, d\u2019autres paroisses, d\u2019autres régions où les cultivateurs ont eu les mêmes idées que vous et poursuivent le même but, il vous faut vous entraider.A la Fédérée, nous voulons précisément ce que vous voulez: vous libérer des puissances économiques.Soyez fidèles à vos entreprises coopératives.Il est certain que si vous leur faites entièrement confiance elles parviendront à vous assurer la maîtrise de vos destinées, car la liberté ne s\u2019acquiert totalement que par l\u2019émancipation économique\u201d.Parlant de l\u2019abus du crédit dans les sociétés coopératives, le gérant de la Fédérée déclare qu\u2019il est le plus grand obstacle en ce moment à leur développement.M.Laurent Caron a fourni d\u2019intéressants détails sur la nouvelle construction et son aménagement.Il affirme que le coût de i\u2019im-mcubblc et l'installation de la maohinerie ne dépasseront pas $42,000.\t11 rend aussi hommage à la compétence du contre-maitre des travaux, M.Laflamme.Par suite de l\u2019engagement de M.R.Castonguay, M.Caron explique qu\u2019il doit abandonner le secteur agricole de l\u2019organisation coopérative pour consacrer tout ion temps au Syndicat agricole de consommation, propriétaire d'un grand magasin général.Il remercie les directeurs et membres de la confiance et de la collaboration qu\u2019il en a reçu.Il assure M.Castonguay de son entière collaboration dans la mesure où il pourra lui être utile.Il rappelle que les réalisations coopératives de Saint-Ansèle sont le fruit des connaissances acquises dans les équipes d\u2019études de l\u2019U.C.C.\u201cMaintenez ces équipes, continuez d'étudier vos problèmes, sans quoi vous courrez grand risque de voir vos entreprises coopératives ralentir leur marche vers le progrès\u201d.La nouvelle meunerie est un immeuble de 100 pieds par 42, à deux étages.On peut y emmagasiner 12 wagons de grains.Le moulin est aménagé d\u2019une mou-lange, une mélangeuse, une mélas-scuse, un élévateur à grain et d'un monte-charge, tous de marque \u201cOmega\u201d.On y préparera les moulées équilibrées pour toutes les espèces animale de la ferme.La Société coopérative agricole de Saint-Ansèlme opère en outre une beurrerie et un poste de mirage d'oeufs.Les cultivateurs sont prêts à acquitter leru impôt, mais ils ré-clement un traitement équitable.L\u2019impôt qu\u2019on exige d\u2019eux à l\u2019heu-rel actuelle est trop élevé pour leur revenu.C\u2019est ce qu\u2019a affirmé le député de Québec-Montmorency, M.Wilfrid Lacroix, à la Chambre des Communes, au milieu de la semaine dernière.M.Lemieux a demandé au gouvernement: 1.\tDe ne pas percevoir d\u2019impôts quand l\u2019africulteur lègue son bien à son fils ou à un membre de sa famille.2.\tDe permettre aux agriculteurs de déduire de l\u2019impôt l\u2019équivalent du saalire qu\u2019ils paieraient à des engagés s\u2019ils n\u2019avaient leurs enfants qui travaillent pour eux.3.\tDe nommer des agronomes ou d\u2019autres personnes connaissant l\u2019agriculture pour percevoir l'impôt des cultivateurs.M.Lacroix soutient qu'en vertu de la loi actuelle, si un fermier décide de passer la terre à son fils, il doit payer de l\u2019impôt si la valeur de sa terre dépasse $4,000.La taxe est alors de 10 p.100 sur le premier $1,000, de 12 p.[ 100 sur le deuxième $1.000.de 14 ! p.100 sur la troisième $1,000 et 1 ainsi de suite jusqu\u2019à 25 p.100.M.Lacroix demande que cette taxe soit supprimée.L\u2019ABSORBlNE \u2022 Réputée depuis 50 ans, l\u2019Alworbtne est jMU-ticulièrement efficace pour le soulage* ment de* troubles congestifs ordinaires.Elle active la circulation, aide à prévenir raideurs et frisson, ne cause pas 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LI » NOV IMBUE 1MB Pm a LA TIBRE DC CHIZ NOUS \u2022¦ jjpTt.*.>5: i 'S\t¦ X\\A P Ai * A '%& y> *\u2022«£ \u2022* s - .Jtïi* \"wr.^ V*< Mf* tt&Af\u2019; a-.' V* r;*i ¦*»&*/ !£&«[& >\u20224 ^ A \u2022 œ&itifi Au trécarré de la ferma \"Val La|oie\".Trà» belle* récoltes d'avoine et de pomme* de terre, obtenues dans tes sol sablonneux, naturellement pauvre.\t.(photo du Service de Clné-photographir) Un rayonnant.\u2022 (Suite de la page 8) gion de Montréal, à 300 milles de là, vers l\u2019ouest, tant l\u2019industrie laitière imprime à de nombreuses campagnes québécoises un air de famille, de proche parenté, un caractère commun de beauté champêtre, de vie sereine et relativement prospère.M.Laurent Lajoie Saint-Arsène est aux confins du territoire de recrutement de l\u2019Ecole d\u2019agriculture de Rimouski.L'on m'a signale que j\u2019y trouverais un diplômé qui a pu et a su tirer pleinement parti de son cours d'études: Laurent Lajoie, fils de Joseph.Je le rejoins sur la ferme d\u2019un co-paroissien qui a fait appel à son aide.Je l\u2019y surprends en plein travail, au volant de son tracteur.Les circonstances ne nous permettent qu\u2019une brève conversation, mais je comprends sans peine que scs maîtres l'aient considéré comme un élève de Donne volonté et un sujet d'avenir.C\u2019est un homme jeune encore (vingt-cinq ans en 1947), taillé en force, plutôt volubile, donnant l'impression d\u2019être très actif et entreprenant.Mais il est un trait qui le caractérise avant tout autre: l'amour passionné des travaux agricoles.J\u2019aurai l\u2019occasion, l\u2019été suivant, de lui rendre une plus longue visite et, cette fois, sous la conduite de ce guide enthousiaste, je devrai visiter l\u2019exploitation des Lajoie dans tous ses coins et recoins, y constatant maintes améliorations récentes dont tout cul- Pièce de terre adjacente aux bâtiments de ferme, chez Laurent Lajoie; excellente jeune prairie de luzerne sur soi autrefois rocheux.(Photo du Service de C\u2019iné-photographie) de la ferme (érochage, défrichement, drainage) reçoit son ardente attention.Je ne signalerai que ses travaux de drainage.En ces années 1942-44, où Laurent Lajoie bénéficiait de scs cours d'agriculture, à Rimouski, il restait encore beaucoup à faire pour suppléer au manque d\u2019égouttement naturel de la-ferme paternelle.Première réalisation: il creuse des fossés; il fait du labour Richard (planches bombées de 90 pieds de largeur); il utilise le bulldozer pour combler de profondes dépressions de terrain; il pose enfin, de 1943 à 1948, quelque 8,000 pieds de tuyau de drainage.CHARMEUSE DE BEAU CITE, jeune vach* pure sang Ayrshire, de belle conformation, inscrite au livre d\u2019Or.(Photo du Service de Clné-iihologratihle) tivateur aurait d'ailleurs raison de se montrer fier.Réalisations professionnelles Nous n'allons pas entreprendre Ici une monographie de la ferme \u2018\u2018Val Lajoie\u201d, mais consigner seulement quelques notes significatives sur les améliorations qui, depuis six ou sept ans, ont été apportées au sol, aux récoltes et au troupeau laitier.Le sol.\u2014 Comme beaucoup de nos compatriotes, Laurent Lajoie appartient à la famille spirituelle des Samuel Chapdelaine.C\u2019est un faiseur de terre.Et tout moyen d'agrandir la superficie cultivable Il faut entendre notre jeune diplômé raconter ces travaux dont les résultats, si apparents et si du râbles, le comblent d\u2019un bonheur sans cesse renouvelé.Par les beaux dimanches d'été, il ne con naît de plus grand plaisir, de plus intime satisfaction, que de faire lentement la visite des champs s\u2019arrêtant davantage aux pièces de terre basse autrefois humides, sourceuses, dont certaines absolu ment inutilisables, qui ont été mi ses en pleine valeur par son ini tiativc et sa large part de labeur, et qui poussent aujourd\u2019hui de belles et profitables récoltes.Donc le sol est drainé, mais | aussi amendé, fertilisé, et abondamment.En 1942, les achats se limitaient à 5 ou 6 tonnes de chaux et à 8 ou 9 tonnes d\u2019engrais chimiques; en 1947, on aurait employé 65 tonnes de chaux et 19 tonnes d\u2019engrais chimiques.Quant à l\u2019engrais de ferme, on le conserve aujourd\u2019hui à l\u2019abri des intempéries, dans une remise de construction récente.Les récoltes.\u2014 Les récoltes répondent à ce traitement généreux du sol et les photos plus ou moins réussies qui accompagnent le texte en disent déjà quelque chose.A la vérité, l\u2019organisation générale de la ferme est à peu près restée la même qu\u2019en 1942, alors que le père de Laurent, M.Joseph Lajoie, excellent cultivateur lui-même, obtenait au Concours du mérite agricole la médaille d\u2019argent.Aujourd\u2019hui comme alors, le plan de culture comprend deux rotations: l\u2019une de trois ans pour la production spéciale de la pomme de terre, l\u2019autre de quatre ans pour la production des grains et des plantes fourragères.Les développements notables tiennent à l\u2019intensification de certaines cultures, à l'accroisse ment du rendement et de la qua lité de presque toutes les récol tes.D\u2019une part, la superficie en pommes de terre a passé de dix arpents en 1942 à vingt-deux arpents en 1948.Et il ne s'agit plus seulement de pommes de terre pour la consommation, mais aussi de la production de semences, c'est-à-dire de patates certifiées, de la catégorie Fondation A et dont on aurait vendu trois wagons on 1946 et quatre wagons en 1947.Que de progrès, d\u2019autre part, du côté des emblavures et des herbages! Bon an, mal an, les fourrages produits sur la ferme suffisent aujourd\u2019hui aux besoins d\u2019un cheptel plus nombreux qu'autrefois et combien plus productif, et sont aussi de meilleure qualité.Trèfle et luzerne poussent en abondance.Quant aux grains, l\u2019on me dit qu\u2019il s'en récoltait quelque 500 minots vers 1940, contre 2,200 minots en 1946.Et le rendement atteindrait en moyenne, sur un sol naturellement ingrat, une quarantaine de boisseaux à l'arpent.Résultats du drainage, du chaulage et de la fertilisation du sol (6 tonnes d\u2019engrais chimiques sur les grains), de l\u2019emploi de bonnes variétés de céréales et de bons mélanges de graines fourragères, etc.La ferti lisation des pâturages (4 tonnes d\u2019engrais chimiques en 1947) aussi beaucoup contribué, indirectement, à l\u2019accroissement de la production des grains et des fourrages.Le troupeau laitier.\u2014 L'amélioration du troupeau laitier Ayrshire va-t-elle de pair avec colle des cultures?A prime abord, il est difficile de s\u2019en rendre compte.C\u2019est que, disons-le tout bonnement, les écritures (comptabilité, contrôle laitier) ne sont pas le fort de Laurent Lajoie ni, semble-t-il, des autres membres de la fa- (Suite à la page 21) L'Aliment le moins coûteux sur le marché avec environ 90% de la valeur nutritive des grains LA MELASSE PURE DE SUCRE DE CANNE s\u2019emploie de p.u; en plus par ceux qui recherchent des résultats aux plus bas prix dans l\u2019alimentation du bétail.Vous aurez avantage de faire venir la brochure GRATUITE sur l\u2019alimentation : \"COMMENT ALIMENTER\" Pemamlrz-la en écrivant à : CANADA WEST INDIES MOLASSES CO.LTD.5400 \"L\" est, rue N.-Dame, Montréal Tous les cultivateurs de la province ont reçu de grands service* de l'U.C.C.et il n\u2019y a pas d\u2019exceptions.Plus de 40,000 cultivateurs sur 150,000 reconnaissent les services rendus en payant leur cotisation annuelle à l\u2019U.C.C.\u2014 Que font les autres ?Itwf.1 T m leu* |M 104949 du lundi ou vondfdl \u2022 \u2022 e ftdaoon Matois.à/f: \u201cME VOUS (PUISEZ PAS A LAVER ET A NETTOYER- SUNLIGHT Extra-Savonneux Accomplit Toute Besogne Ptos m/\" Iss MÉNAGÈRES, de tou* les Sges, sont toutes d\u2019accord que a Surflight extra-savonneux facilite tous les travaux de ménage.Le linge devient plus propre, plus frais que jamais.Planchers, boiseries, tout brille.Constatez par vous-même ccs résultats merveilleux.Procurez-vous du Sunlight, savon Soleil, aujourd\u2019hui.ÉBLOUISSANT I ECLATANT- EPATANT OUI, SUNLIGHT REND LE LINGE ÉBLOUISSANT !»\u2022*\u2022 10 LE 9 NOVEMBRE 1949 LA TERRE Ml CHEZ MOUS sA!ffi WM Le crédit agricole et l'établissement Un grand nombre de nos paroisses rurales souhaitent voir naître cher, elles une industrie, petite ou moyenne, qui pourrait occuper un bon nombre de jeunes gens et de jeunes filles et intensifier l'activité économique de la paroisse.A cette fin plusieurs d'entre elles forment certains comités dont le but assigné est de rencontrer les industriels des grandes villes et de les amener à établir leur usine dans la paroisse.Nous n\u2019avons pas l'intention de blâmer cette façon d\u2019agir, car elle peut, certes, obtenir d\u2019excellents résultats.Elle comporte, cependant, un grave danger lorsque les industriels auxquels on facilite l\u2019entrée chez nous sont des Anglo-protestants ou des Juifs.Pourquoi ne verrait-on pas plutôt à ce que nos paroisses se préparent elles-mêmes les hommes compétents dont elles ont besoin pour assurer leur vie économique normale et organiser dans ses propres cadres les différents services scientifiques ou techniques dont scs citoyens ne peuvent pas se dispenser?L\u2019idée n\u2019est pas neuve, mais Quelles sont les croisses qui l\u2019ont éjà au moins partiellement réalisée?Quelles sont les paroisses qui ont accepté de finatwer les études en médecine d\u2019un de leurs fils pour, ensuite, reprendre ce jeune médecin au service de la paroisse?Quelles sont les paroisses agricoles qui ont eu l\u2019initiative de se prépa rer pour elles-mêmes un bon agro nome qui, après ses études, est revenu s\u2019établir dans la paroisse au service de toute la population agricole?Quelles sont les paroisses qui ont préparé un bon comptable susceptible de servir la communauté paroissiale à la coopérative, à la caisse populaire, au conseil municipal et partout où la chose est requise?Combien de paroisses ont pensé qu\u2019il serait commode pour tous les paroissiens d\u2019avoir a leur service régulier un menuisier, un cordonnier, un forgeron, un ferblantier, un mécanicien, un plombier, un maçon, un boulanger et combien d\u2019autres hommes de métier?Même un dentiste et un pharmacien pourraient assez facilement se tenir au service de trois ou quatre paroisses.Ceux qui habitent des paroisses centenaires \u2014 et elles sont nombreuses \u2014 peuvent jeter un regard sur le passe et ils constateront que de telles initiatives n\u2019ont jamais été prises.Pourquoi?Sont-elles impossibles ou trop coûteuses?Chose certaine, elles permettraient d plusieurs jeunes d'assurer leur avenir, et de mener une vie utile au service de la paroisse qui les a vus naître et où ils ont grandi.D\u2019autre part, la paroisse recevrait des services précieux de ce jeune homme qu\u2019elle aurait formé, car ce serait pour lui le paiement d\u2019une dette de reconnaissance.Ne serait-ce pas là une excellente façon d\u2019établir les jeunes ruraux que la Providence a doués de qualités particulières?J.-Alphonse LAPOINTE, secrétaire.L'Office du Crédit agricole accorde une attention toute spéciale aux prêts demandés pour fin d\u2019établis-rcment sur les fermes \u2014 Ce qu\u2019en disent les chiffres On discute beaucoup en certains milieux d« l'établissement des fils.Est-il inopportun d'examiner ce qui s'est accompli par la truchement du Crédit agricole depuis la création de l'organisme provincial en 1936 ?On sait que les premiers prêts furent consentis le 20 mars 1937 et depuis, d'année en année, les cas d'établissement se sont multiplies.Nos lecteurs savent que dans la première phase du Crédit agricole qui avait été tellement réclamé par l'U.C.C., l'Office s'est tourné tout d'abord vers les cas de concordat, vers les cas de dépossession urgents.Si nous jetons un coup d'oeil sur une statistique que l'on nous communique, nous constatons qu'en 1937, l'Office avait consenti des prêts pour $15,000,000.00, et sur ce nombre, 331 étaient des cas d'établissement.Nous publions plus bas un tableau montrant le nombre de cas d'établissement effectués chaque année par l\u2019Office du crédit agricole :\t.Année!\tNombre de prêt* 1937\t\t 331 1938\t\t 671 1939\t\t 900 1940\t\t 490 1941\t\t 541 1942\t\t 341 1943\t224 1944\t\t 501 1945\t652 1940\t\t 892 1947\t\t 1,163 1948\t\t 1.395 TOTAL :\t8,101\t Le bel essor.(Suite de la page 24) jeunes étaient intéressés à leurs animaux et aux précieux conseils qu\u2019on leur donnait.Les membres actuels du Cercle des jeunes sont-une promesse pour l\u2019avenir agricole de Saint-Lambert.L\u2019avenir Les citoyens de St-I.ambert, fiers de leurs succès, n\u2019ont pas l\u2019intention de dormir sur leurs lauriers.Heureux de vivre convenablement en cultivant un sol fertile, ils aimeraient que d\u2019autres puissent jouir du meme bonheur.La paroisse de St-Lambcrt compte encore au moins cinquante lots disponibles.Oc ce nombre il faut en garder quelques-uns pour les besoins de la paroisse mais il y aurait certainement de la place pour 25 à 30 nouvelles familles.Avec un sol fertile, des citoyens intelligents et un curé comme M.l'abbé A.Reaucnge, il n\u2019y a aucun doute que Saint-Lambert va continuer a se développer très rapidement.Dominique LKMAY, agronome et propagandiste.Si nous prenons cette statistique depuis l\u2019inauguration du crédit agricole, nous constatons que pour les années 1937 à 1948 inclusivement, 8,101 cas d\u2019établissement ont été effectués pour un total de $21,-172,075.On voudra bien noter que le nombre des cas d\u2019établissement à tendance à s\u2019accroiitre continuellement.On remarquera, par exemple, que l\u2019Office a déboursé en 1948, 1,380 prêts d\u2019établissements représentant un montant de $4,-195,400.00.Le pourcentage des cas d\u2019établissements en 1948 a atteint 64% de l\u2019ensemble des prêts ac- fres publiés plus haut L'Office a également traité d'une façon spéciale le cas des requérants-emprunteurs ayant terminé leurs études aux Ecoles Moyennes d\u2019Agri-culture et qui convoitaient des terres d\u2019un prix raisonnable.Chaque fois que l'Office a eu h traiter de ces cas d\u2019établissement, la plus grande attention a été accordée aux cas soumis: les terres ont été vues, les emprunteurs questionnés et une solution équitable a été trouvée.On conviendra par ces chiffres que si l\u2019Office du crédit agricole au début, pendant un certain temps, et encore aujourd\u2019hui, fournit le capital hypothécaire à bas taux essentiel, cet Office aujourd\u2019hui tourne ses efforts surtout vers les cas d\u2019établissement.On peut donc établir que depuis 1937 au 31 décembre 1948, plus de 33% des prêts consentis au cours de cette période de douze années ont servi à de nouveaux établissements.Ainsi que nous le notions il y a un moment, le pourcentage des cas d\u2019établissement tend a s\u2019accroître et la majeure partie des subsides accordés à l\u2019Office du crédit agricole va maintenant vers l'établissement de* fil*.En ce domaine comme en d'autres, il faut bien faire entendra que l\u2019Etat pro- vincial comme n'importe quel organisme prêteur exige du requérant une mise de fonds réelle.C\u2019est là mesure de justice, de prudence et de saine administration.Aller plus loin serait mettre à la disposition de personnes des terres sur lesquelles les requérants-emprunteurs n\u2019auraient pas .fourni une mise de fonds raisonnable.La politique suivie par l\u2019Office fut toujours à l'effet que les cas d\u2019établissement avaient préséance, mais seuls sont acceptés évidemment les cas de requérants-emprunteurs qui offrent en garantie une terre qui peut faire vivre son exploitant du produit de la culture ou de l\u2019élevage et qui contribuent eux-mêmes d\u2019une mise de fonds initiale raisonnable.Si on considère que l'Office ne consent pas de prêts supérieurs à $6,000 et que toutes les dettes du requérant-emprunteur doivent être payées du .produit de l\u2019emprunt, il n'est donc pas vrai de dire que l\u2019Office (Suite à la page 22) CE SOIR.Soulagez les Souffrances de Son Rhume tendant ou elle dort rTfo.Quand vous lui fric* mTionnez, au coucher, -\u20144^4 sa gorge Irritée par le rhume, sa poitrine et son dos, avec du VapoRub réchauffant, il commence à agir rapidement.Et tandis qu\u2019elle dort, l\u2019action calmante spéciale du VapoRub continue pendant des heures.Souvent, au réveil, les pires souffrances du rhume sont soulagées.Essay- WICKS ez-en ce soir! Vvaporu» J Vous pouvez communiquer avec l\u2019U.C.F.en adressent : L\u2019Union catholique des Fermières, 6240, rue des Ecores, Montréal.Le numéro de téléphone est TA.1940.le pain géant de PALMOLIVE Le village rural, où tous les rangs aboutissant par de bons m de mauvais, point central des établissements agricoles.En l\u2019occurence, le village de la jeune paroisse de St-René-Ooupil, Matono.% ULTRA-DOUX ¦ - ¦ BAIN VOUS DETEND LA DOUCHE VOUS RAFRAÎCHIT sque U fatigue vous accable, plongez-vous dans un bon bain Palmolive.Couvrez tout votre être de la mousse Palmolive qui est ultra-douce.Paressez dans la baignoire et laissez ce bain Palmolive vous calmer les nerfs, vous détendre les muscles.Si vous devez vous remettre ù la tâche, quelques secondes sous une douche cinglante .et, grâce au pain géant de savon Palmolive, vous en sortirez complètement rafraîchie! Pour le bain comme pour la douche, vous aimerez le PAIN GEANT, ultra-gros, ultra-doux de Palmolivel Une douceur incompo,ob|e, Un nouvel orôme exotique I Des montagne» de mousse bienfaisanteI SI ferme d durablel Pour Plus de Charme LE PAIN GEANT DE PALMOLIVE cordés.Cette proportion sera vraisemblablement dépassée en 1949.Chaque année, depuis cinq ans, l\u2019Office du crédit agricole engage une nouvelle somme de $5,000,000.-00.Au moment où nous obtenons ces chiffres, l\u2019Office peut déclarer qu'une somme de $70,000,000.00 a été prêté aux cultivateurs depuis l\u2019octroi du premier prêt en 1937.Nos lecteurs savent que les emprunteurs de l'Office du crédit agricole ont non seulement payé régulièrement leur dû mais ils ont versé en plus de ces versements, une somme de $12,631,860.60.L\u2019Office ne devait donc plus à la province, au 30 septembre 1949, qu\u2019une somme de $45,475,000.00.Ces prêts n\u2019ont entraîné pour l\u2019Office que des pertes infinitésimales.C\u2019est ainsi, par exemple, que depuis l'inauguration de l\u2019Office au 31 décembre dernier, une somme qui ne sc chiffre qu'à $270.59 a été perdue.L\u2019Office s\u2019est tourné avec sollicitude en ces récentes années vers les jeunes gens mariés ayant une mise \"de fonds initiale, possédant l\u2019expérience de l\u2019agriculture, et leur a prêté à un taux d\u2019intérêt de 216% l\u2019an.Ces emprunteurs avaient 39V4 ans pour rembourser le capital emprunté.Ils avaient par conti\u2019e le privilège de rembourser sans indemnité n\u2019importe quelle somme en tout temps et ils l'ont fait, comme nos lecteurs peuvent s\u2019en rendre compte par les chif- l\u2019e*Ÿ\u2018iueUfe> \\ AROME CONSERVE AU VACUUM LE 9 NOVEMBRE 1949 LA TERRE DE CHEZ NOUS Pag* H Bulletin officiel de l'Union catholique des Fermières \"La grâce sanctifiante III\u2014Ce que vaut un degrc de grâce Par le Rev.Père Léon Lebel, S.J., aumônier général de l'U.C.C.et de l'U.C.F.Nous avons affirmé que nous pouvons, au cours de la vie présente, augmenter facilement notre grâce sanctifiante et que le plus petit degré de celle-ci vaut plus que tout l\u2019or du monde et que les richesses de la terre.Il n\u2019est pas difficile de saisir l'évidence de cette dernière vérité.En effet, toue degré de grâce sanctifiante augmente d\u2019un degré notre bonheur éternel.Or il est certain que le moindre degré de bonheur éternel l\u2019emporte sur totis les bonheurs réunis de la vie présente.Supposez, en effet, que vous possédez légitimement une fortune d'un milliard de dollars et que Dieu vous accorde la faveur d\u2019en jouir pendant un siècle.Avec cette somme fabuleuse vous pourriez vous procurer une quantité incal-culahle de satisfaction, de plaisir, de joie et de bonheur de toutes sortes pour vous et pour les autres.Mettons ensemble tous ces bonheurs et toutes ces joies; bien plus ajoutons ensemble toutes les joies et tons les bonheurs dont on joui tous les coeurs des hommes depuis le commencement du monde et mettons tout ce bonheur dans un même coeur: il semble bien que ce coeur va éclater sous la pression de la fclécité dont il serait rempli.Cependant cette somme immense de bonheur ne serait encore qu\u2019un bonheur humain, un bonheur de créature.Or.le premier instant de bonheur dont jouit le petit enfant qui meurt cm es son ftnntêmc.qui n\u2019a qu'un deqré de grâce et de bon- j heur, puisqu'il n'a reçu qu\u2019un sacrement.est un bonheur d\u2019ordre do-in, un bonheur infini, le bonheur de Dieu même; et après ce premier instant, il u en a un se-coud, puis un troisième et cela durera toujours, sans qu'il n\u2019u ait jaunis de fin.Ce bonheur de Dieu c
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