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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 1 mars 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1950-03-01, Collections de BAnQ.

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[" V» L\u2019A.B.C.des nouvelles ?Plus de 1,200 coopérateurs assistent à rassemblée annuelle de la Coopérative Fédérée tenue à Montréal la semaine dernière.Le chiffre d\u2019affaires de la Fédérée en 1949 a été de près de $52 millions, soit un million par semaine, $175,000 par jour en moyenne.Incroyable 'mais vrai! Les coopérateurs décident de prêter les trop-perçus au montant de plus de $200,000 à la Fédérée pour une période de 10 ans à 4c/o d\u2019intérêt.M.Hannam répond vertement aux insinuations malveillantes de l'adjoint parlementaire du ministre des Anciens Combattants, à propos du soutien des prix.M.J.-A.Pinsonneault est réélu président de la Fédérée.Parmi les nouvelles figures, on remarque MM.J.-B.Lemoine et Joseph Lalibertê, bien connus à l\u2019U.C.C.MM.Gérard Gauthier et Joseph Bouchard restent directeurs.Le chanoine Emile Couture et M.Adrien Lamarche s décorés de l'Ordre du Mêrî coopératif au banquet de la Fédérée.Les bûcherons seront assujettis à Vassurance-chômage à partir du 1er avril, en vertu d\u2019une récente décision du gouvernement fédéral.U Assurance- chômage pour les bûcherons Quelque 75,000 ouvriers de la forêt recevront l'assistance du gouvernement fédéral, selon une mesure annoncée au cours de la semaine dernière, et qui entrera en vigueur le 1er avril.Il y aura lieu d\u2019examiner la question plus longuement avant de la commenter dans ce journal.On a modifié la loi de 1040 qui excluait cette catégorie de travailleurs pour diverses raisons d\u2019ordre administratif, entre autres, le caractère saisonnier de l'industrie du bois, le fréquent renouvellement des employés, l\u2019emplacement inaccessible de certaines exploitations, etc.La nouvelle a été annoncée par l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du bien-être, au début de la présente session fédérale.C\u2019est après une étude de la question faite par la Commission de l\u2019assurance-chômage et le comité consultatif de l\u2019Assurance-chômage que le gouvernement a pris la décision d\u2019étendre la portée de la loi pour mettre les bûcherons et les employés à des travaux connexes sur un pied d\u2019égalité avec les autres travailleurs bénéficiant des allocations de l'assurance-chômage.Un million d\u2019affaires par semaine ¦¦\u20220 C\u2019est le chiffre d\u2019affaires de la Cooperative Fédérée en 1949 \u2014 Transactions pour un montant total de $51,790,000 \u2014 Près de $175,000 par jour \u2014 Les ristournes au montant de plus de $200,000 sont prêtées pour 10 ans à la Fédéréo \u2014 Une assistance de plus de 1,200 personnes (Par Bernard BERUBE) Comme les activités professionnelles proprement dites, tout ce qui touche à la coopération ne peut laisser les cultivateurs indifférents.L\u2019assemblée annuelle de la Coopérative Fédérée \u2014 la 28e depuis sa fondation \u2014 n\u2019a pas manqué de susciter, comme par les années passées, un vif intérêt chez la classe agricole.Rien de plus normal puisque la Fédérée existe avant tout pour rendre service aux cultivateurs.Sans leur concours actif et soutenu, elle aurait vite fait de cesser d\u2019exister ou prendrait une autre forme qui ne serait ni dans la ligne coopérative ni à l\u2019avantage des cultivateurs de notre province en général.FORTE ASSISTANCE Comme toujours, mais plus qu\u2019autrefois pourrait-on dire, l\u2019assistance à l\u2019assemblée de la Fédérée tenue la semaine dernière à Montréal était nombreuse.On l\u2019a évaluée à au moins douze cents personnes en chiffres ronds.Les cooperatives affiliées étaient représentées par un nombre imposant de délégués et l\u2019on remarquait en outre beaucoup d\u2019amis de la coopération venus encourager et appuyer, au moins de leur présence, ceux qui sont sur la sellette.Les délibérations ont été conduites de façon.démocratique, çopv me il ¦ se doit qüand on est coopérateur.Chacun avait la faculté djexprimer son point de vue, de discuter les décisions prises ou à prendre, meme si tous ne se sont pas prévalus de ce droit.La discussion en forum ou autrement a été somme toute constructive en dépit de certaines divergences de points de vue oui n\u2019affectgnt en rien l\u2019essentiel de ce qu'il faut sauvegarder à tout prix: la liberté de parole et d\u2019opinion.NOUVEAUX ELUS Pour la plupart, les directeurs de la Fédérée ont été réélus.II faut mentionner au premier rang i M.J.-A.Pinseonneault, président depuis un bon nombre d\u2019années, qui a été maintenu à son poste, et M.Adélard Bellemare, réélu vice-président.Au conseil exécutif, on retrouvera les mêmes figures: M.Henri-C.Bois, comme président, qui remplit en même temps la charge de gérant général, MM.Orner Deslauriers, Alphonse Mi-chaud et Roméo Martin, ce dernier en qualité de secrétaire du comité exécutif.M.Joseph Renaud, décédé au cours de l'année, a été remplacé par M.Mastaï Dumontier, de Berthier.Parmi les nouveaux venus, on remarquera plusieurs figures familières aux membres de l\u2019U.C.C., dont M.J.-ll.Lemoine, qui remplace M.Albert Ni-col, MM.Joseph Lalibertê, de Ste-Anne de Roquemaure, Gérard Gauthier, de St-Jacques de Montcalm, et Joseph Bouchard, de St-Bruno, Lac-St-Jean.Tout sont directeurs ou membres du conseil exécutif de l\u2019U.C.C.UN MILLION PAR SEMAINE La Coopérative Fédérée, qui compte 454 sociétés coopératives affiliées groupant un total de 45,-000 coopérateurs dans la province, a connu une excellente année malgré un léger ralentissement dans les affaires et une baisse de prix UNE REPONSE DE M, HANNAM A UN ADJOINT PARLEMENTAIRE L'adjoint parlementaire du ministre des Anciens Combattants tient des propos désobligeants pour les cultivateurs à Toronto \u2014 M.Hannam répond en termes énergiques En réponse aux remarques désobligeantes faites à l'endroit des cultivateurs par l'adjoint parlementaire du ministre des Affaires des Anciens Combattants, M.Leslie Mutch, dans un discours qu\u2019il prononçait dernièrement au club des hommes d'affaires de Toronto, M.H.II.Hannam, président de la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture, a fait une très énergique déclaration dont nous donnons ci-dessous le texte.M.Mutch aurait dit que la demande presque générale de quelque forme de sécurité sociale était l\u2019indice d'un affaiblissement du sens moral, le narcotique des gens de volonté faible, l\u2019excuse de la paresse et le refuge des lâches.M.Mutch a place les cultivateurs canadiens au second rang parmi les mieux organisés des groupes \u201cmus par la peur,\u201d les ouvriers venant au premier rang.Dans une déclaration officielle publiée à Ottawa, M.Hannam déclare ce qui suit: \u201cSi l\u2019on doit pendre au sérieux les remarques de M.Mutch, il faut dire qu\u2019elles sont la manifestation d\u2019un très malheureux état d\u2019es- prit.Il y a lieu d\u2019espérer sincèrement qu\u2019elles ne reflètent aucunement les vues de son ministre ou celles du gouvernement.Dans scs propos, M.Mutch laisse entrevoir la possibilité d\u2019un retour â l\u2019anarchie économique du passé, alors que c\u2019était un sauve-qui-peut général.\u201cIl est possible de rencontrer dans notre monde moderne une minorité d\u2019hommes capables d\u2019assurer leur propre sécurité par leur effort personnel.Je suppose que M.Mutch est un de ceux-là.Et le\u2019 genre de sécurité qu'il a obtenu pour lui-même est de même sorte que ce que désirent la majorité des citoyens.Les remarques de M.Mutch ne tiennent pas compte de la grande majorité de la population qui n\u2019a aucun moyen d\u2019assurer sa sécurité sans le concours d\u2019un programme quelconque de sécurité établi sur une base nationale.\u201cSi les cultivateurs sont du groupe de ceux qui sont \u201cmenés par la peur,\u2019' comme le prétend M.Mutch, ils ont parfaitement le droit de l\u2019être après la raclée qu\u2019ils ont subie aux environs de Zpr.tizi.M.J.-B.Lemoine (è gauche), vice-président général de l\u2019U.C.C., et M.Joseph Lalibertê, président diocésain do la Fédération de l\u2019U.C.C, d\u2019Amos, qui viennent d'étre élus membres du bureau de direction de la Coopérative Fédérée de Québec à son assemblée annuelle tenue la semaine dernière è Montréal.Ce sont deux nouveaux venus è la direction de la Fédérée.assez prononcée au cours des derniers mois.Son chiffre d\u2019affaires a augmenté sensiblement sur celui de l\u2019an dernier.Il a été de près de $52 millions, exactement $51,790,-000.C\u2019est une augmentation de plus de quatre millions sur les transactions effectuées en 1948.On se souvient qu\u2019elles avaient été de $47,380,000 en 1948.(Il s\u2019agit toujours de l\u2019exercice se terminant le 31 décembre).C\u2019est un chiffre d\u2019affaires fort imposant pour une entreprise canadiennc-françaisc.Il se.compare avantageusement à celui des autres entreprises étrangères à notre groupe ethnique.On note aussi que les transactions faites avec les sociétés affiliées sont passées de 77.0% en 1948 à 84.1% en 1949.C\u2019est de bon augure.En résumé, la Coopérative Fédérée a fait des affaires pour un million par semaine et 5175.000 par jour en moyenne, en grande partie avec des membres ou des coopératives affiliées.Le bilan de l\u2019exercice laisse un trop-perçu de $242,-007.00, dont un montant de $203,-199.03 appartient directement aux 1930.Faut-il s'étonner s'ils cherchent maintenant à obtenir l\u2019aide et la collaboration du gouvernement pour les \u201csauver de l'effondrement des prix et des marchés d\u2019après-guerre\u201d comme le leur promettait le discours du trône du 31 janvier 1945?Et faut-il se surprendre s\u2019ils désirent aujourd\u2019hui se servir de la loi pour mettre sur pied un programme de mise sur le marché dans le but d\u2019obtenir un minimum de sécurité?\u201cJe me demande, poursuit M.Hannam, si M.Mutch considère le pacte de l\u2019Atlantique-Nord comme une invention pour les lâches.Je me demande s\u2019il croit que les allocations familiales, en tant que formule de sécurité, sont le refuge de la paresse.\u201cLes cultivateurs comme classe ne demandent pas que le contribuable soit \u201cpressuré\" au profit du cultivateur, comme le laisse entendre M.Mutch.En fait, ils sont déjà en tète de la procession, loin en avant des autres groupes, dans la marche vers la baisse des prix et du revenu.Ils demandent seulement qu\u2019on les aide de quelque façon à maintenir un niveau de prix raisonnable jusqu\u2019à ce que toute l\u2019économie du pays s\u2019oriante vers la baisse dans un mouvement d\u2019ensemble parallèle.Seul le gouvernement, par une législation appropriée et un programme de soutien des prix, est en mesure de fournir cette forme do sécurité à laquelle les cultivateurs, toujours les premiers à subir la baisse des prix ont droit en toute justice.\u201d coopératives affiliées.L'assemblée a décidé à l'unanimité de prêter en entier cette somme à la Fédérée pour une période de 10 ans à un taux d\u2019intérêt de 4%.REMARQUES DU PRESIDENT Au tout début du congrès de la Fédérée, M.J.-A.Pinsonneault, qui a présidé presque toutes les délibérations, a rappelé les efforts faits par la Fédérée pour retenir la descente brusque des prix des produits agricoles, pour prévenir les variations trop prononcées des prix des produits de la ferme et des marchandises d'utilité professionnelle.Elle a appuyé plus que jamais, a ajouté M.Pinsonneault, ics recommandations des techniciens de l\u2019agriculture afin de réduire le prix de revient de nos productions et ménager aussi des dollars aux acheteurs de nos produits.CE N\u2019EST QU\u2019UN DEBUT Après avoir analysé quelques chiffres du bilan, donnés peu après par le gérant général, M.Bois, M.Pinsonneault a déclaré que ccs résultats ne sont pas l\u2019effet du hasard.Nos coopératives et la centrale, dit-il, continuent le travail commencé 11 y a plus d\u2019un quart de siècle en s\u2019adaptant aussi rapidement que possible aux besoins et conditions actuels.Notre organisation peut être aujourd\u2019hui avantageusement comparée à toute autre organisation du genre au Canada et à l\u2019étranger.Je ne sais si vous réalisez bien ce que signifie pour l\u2019agriculture québécoise et canadienne ce million de dollars de transactions que notre centrale a fait chaque semaine au cours de l'année 1949.Si pour le faire réaliser à chacun, il fallait supprimer la Fédérée, je préférerais que vous ne le sachiez jamais.Je suis cependant persuadé qu\u2019en dépit des résultats obtenus jusqu'ici, nous ne sommes encore qu\u2019au tout début des développements de notre centrale et du mouvement de coopération agricole.UNE SITUATION DIFFICILE M.Pinsonneault a ensuite abordé la situation de plus en plus dif-f\u2018 ;ilo de notre agriculture.Il a fait remarquer que les prix des produits agricoles ont fléchi d\u2019environ 10% pendant que le prix des autres produits et des services, dont notre agriculture a besoin, augmentait d\u2019environ 2%.Il prédit une autre baisse des prix en 1950.Elle existe déjà dans le cas de certains produits comme le fromage, les oeufs et le porc.Jusqu\u2019où ira-t-elle?se demande-t-il (Suite à ia page 27) PiH 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS LE M FEVRIER 7950 Profitons du répit (le l'hiver pour dresser des plans de culture.Car à suivre les cours du marché, on se convainc qu'un dicton répandu en certaines croisses s'appliquera bientôt avec une force accrue: \"Le calcul vaut mieux que le travail!\u201d .Les almanachs, qui savent tout d\u2019avance, enchaînent la liberté de la température et empêchent .le soleil de luire quand ça plaît.Quand une organisation étrangère passe de porte en porte pour obtenir une souscription, les gens donnent avec une générosité qui les honore.Quand l\u2019U.C.C., qui ne demande pas la charité, sollicite une cotisation annuelle, on répond trop souvent: \u201cPas cette année!\u201d.| \u2014\u201cMes pieds ont besoin d'une paire de bottes et ils les auront.Mon cerveau a besoin de la lecture du journal agricole.Il ne l\u2019aura pas: j\u2019économise.\u201d .Les derniers rapports publiés in-diquent qu\u2019à la Colonisation tout va pour le mieux.Les maîtres de ce ministère ont droit au titre de membres honoraires du Club des Optimistes.Ottawa donne aux.bûcherons l\u2019assurance-chômage dont ils ne veulent pas.Résultat à prévoir: taxes déguisées, abondance de paperasse et plus de chômage que d\u2019assurance! .Le FAUCILLEUR.Billet AU PALAIS DES CHEVAUX La destinée de l\u2019espèce chevaline s'éclaire.Avant qu'on ne la relègue au musée pour de bon, des hommes de bonne volonté et de bons moyens ont voulu lui faire connaître un coin du paradis sur terre.On tic\u2019 murait dire ipii de l'homme ou de la béte, est \"la plus noble conquête\u201d .Si jamais vous passez par le chemin de la Côte de Liesse, sur Vile de Montréal, ne manquez pas de visiter la nouvelle écurie des fameux chevaux \"Black Horse\", à égale distance entre Dorval et Ville Saint-Laurent.C\u2019est une bâtisse très moderne disposée en forme de I majuscule, qui comprend le pavillon de l\u2019ouest où se trouvent les locaux réservés aux visiteurs (fauteuils.tapis, foyer, etc.), le pavillon de l\u2019est où sont logés les services d'entre tien (chambré pour !n pré/xirution des aliments, salle des harnais, pharmacie), et, au centre, l'Ecurie proprement dite, oui, avec un grand E.Proprement dite .et proprement tenue.Tout est en beau bois à peine recouvert d'une peinture protectrice de ton clair et reluisant.Vingt stalles nur ferrures d\u2019acier blanc polies et replies quotidiennement.Ventilation parfaitement contrôlée, fenêtres nombreuses, éclairage électrique pour chacune des stalles, le tout bien digne des seize champions noirs confiés aux soins de douze palefreniers.Lisez sur la porte de chaque stalle, inscrit sur une plaque aussi brillante que celle que vous voyez à la porte du bureau de votre docteur, le nom du pensionnaire de marque: Léo Magnus, qui a remporté 19 championnats; Caplwator, jugé le meilleur étalon percheron au Canada en 1932, 1933 et 1934; Paramount Carlaet, grand chain-pion aux alentours de 193S; Crescent Laet, celui des scire qui a remporté le plus de prit durant son existence, et d\u2019autres fines bates encore.Toutes n\u2019ont rien il autre à faire qu\u2019à se laisser ctnllcr et brosser pendant quelques heures, manger une ration bien balancée en vue de les préparer à bien figurer dans les expositions, et faire une marche aux alentours de la bâtisse.Pas d\u2019autre souci ni d\u2019autre distraction .L\u2019ancêtre de tous les sujets percherons enregistrés, Jean de Blanc, né vers 1823, doit hennir d'envie dans les prés \u2022célestes ! .On a ramené sur terre le Temple de la Renommée.Votes serez ébahis de voir tant, de luxe pour loger quelques chevaux.Mais ce sport de nos brasseurs a aussi son côté pratique, car depuis 1931, les beaux étalons Black Horse ont engendré, pour les cultivateurs de la province et du pays, plus de 19,090 poulains et pouliches de choix.L\u2019excuse est de taille.Léon NITHOF UN ANCIEN PRESIDENT CENERAL DONNE L\u2019EXEMPLE ¦'Vnr-i (ùacmxn.»¦««»\u2022\ti.' i B-iii rêvaasv»»: r«*3D» **: »-< Provinciaux de Québec.strait P** LA WÛ.»VNP CAf» CtfCf^SATieS Of:\t*kC La Caisse Populaire des Employés Civils /jTN\\ - \u2014»_1_J.Aultee.\t{\t- J ^ V 184 J * l mrololio S J\t4» .| Hôtel du Gouvernement, P;it|Oz o Tordre ilc.v/ jÂt'i No.h»?Dollars.faà-t'ÜZüi Vt'Uilvf* m'eCAiM?Lï fCwlC- OU VQt*f CO¥*»t Si t ***fXJEb&yr3)#xzK*jr'.+.t\t«feâs* *?< -ar~r>- *** zNEK&.* e Nous prenons la liberté tfe publier, à l\u2019insu du signataire, un chèque venant de M.Albert lïioux, aujourd'hui membre de l'Office de l\u2019Electrification rurale.Celui qui fut.président général de l\u2019U.C.C.de 1932 à 193(1 continue de payer sa coti.'i-tion annuelle.Il aurait pu se borner à être membre honoraire: il préfère l\u2019honneur d\u2019être membre actif.Le geste qu\u2019il pose est celui de, milliers de cultivateurs qui croient au salut de l\u2019agriculture par l\u2019effort concerté.Il devrait inspirer les autres, ceux qui veulent bien de l\u2019association, mais à condition qu'elle ne coûte rien; ceux qui attendent des récoltes sans fournir de semence.En l\u2019an 22 de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d POINTS DE VUE EN QUATRE POINTS Ce qui presse ces jours-ci, c\u2019est de faire signer des pétitions dans les cercles et syndicats priant le gouvernement d\u2019accorder de nouveau la prime sur le fromage de qualité supérieure.En sc rendant à cette demande, M.Duplessis rendrait un fameux service aux cultivateurs.Mais ces derniers doivent le demander avec insistance.Il y a les démarches officielles de l\u2019U.C.C., puis il y a les lettres personnelles à la députation.Ce soir, après que les enfants seront couchés, attablez-vous, prenez en mains plume et papier et écrivez à votre député provincial une lettre dans le genre de celle-ci avec les changements que vous jugerez opportuns.SAINT-X.Monsieur le député, J'ai signé avec les membres de notre Cercle local la pétition qui a été envoyée an sujet de la prime que nous demandons à M.üuplcssis de nous accorder pour le fromage.He plus, j\u2019ai pensé comme ça que vous me permettriez de vous écrire un petit mot pour insister davantage.L\u2019Angleterre va en acheter 80 millions de livres.Correct.Mais elle ne veut pas payer plus que 25 cents la livre.Ottawa va ajouter 3 cents.Correct.Mais à 28 cents nous perdons encore 3 cents par livre en comparaison avec l\u2019an passé, et cela datis le même temps où nous allons subir des pertes sur d\u2019autres produits.L'U.C.C.demande à M.Duplessis de rétablir la prime sur le fronmge no 1.J'espère que vous nous seconderez.J'ai écouté vos discours à l\u2019élection de 1948 et vous avez promis d\u2019aider la classe agricole.Je sais que vous êtes sincère.Alors, monsieur, parlez-en au premier ministre, à AT.Barré, notre premier président.Il y a aussi AT.Bona Dussault, AT.Elic et M.Tardif qui peuvent nous aider.Parlez-en aux caucus et en Chambre.Insistez beaucoup parce que pour nous c'est un très grand besoin.Nous sommes bien contents de voir qu\u2019il y aura de l\u2019argent votc pour le drainage et l\u2019électricité.C\u2019est très bien, mais la prime sur le fromage corrigerait un bobo qui va devenir inendurable.Il y a déjà la margarine, vous savez.Imaginez comme les habitants de votre comté seraient contents s\u2019ils apprenaient que vous vous êtes levé en Chambre et que vous avez dit: M.le Premier, vous avez toujours aidé les habitants.Cette année ils vous redemandent la prime sur le fromage.Ils s'adressent bien poliment, comme à un ami.J'espère que vous leur refuserez pas ça.En tout cas, monsieur le député, arrangez ça à votre manière.Cest pas moi qui prétends vous montrer à faire des discours.Mais j'ai voulu vous écrire pour vous dire que tous mes moisins pensent comme moi.Nous nous attendons à ce que vous nous donniez un coup d\u2019épaule.La classe agricole est inquiète.Bonjour, monsieur le député, et excusez mon style.Voire bien dévoué, Y.cultivateur de Saint-X.CetU: lettre, cher lecteur, vous paraîtra longue et vous demandera plus d\u2019effort qu\u2019une simple signature sur la pétition, mais elle aura beaucoup plus d\u2019effet.Si chaque cultivateur en écrivait une sur un ton analogue, les 3 cents additionnelles que vous demandez pour une livre de bon fromage vous seraient accordées.Notez bien qu\u2019il faut les deux : la pétition et la lettre, cette dernière pouvant être modifiée à votre goût.Votre député la lira avec soin et vous répondra personnellement.Ça vous aura coûté 4 cents de timbres et pris quelques minutes de votre temps, mais c\u2019est la manière moderne de se défendre.\u2022 Louis Bromfield, le célèbre écrivain-fermier américain, était ces jours-ci l\u2019invité d\u2019honneur à la convention de l\u2019Ontario Crop Improvement Association, un groupement d\u2019agriculteurs très à la page.L\u2019originalité et parfois la verdeur des propos de Bromfield sont bien connues.On a de l\u2019aplomb quand, avec énormément de talent, on expose une doctrine qu\u2019on a personnellement expérimentée \u2014 et cju\u2019on a un million de dollars à soi.C\u2019est pourquoi cet homme est à écouter, même si l\u2019on ne partage pas toutes ses opinions.L\u2019amour qu\u2019il porte à la terre a quelque chose de vraiment genuine, comme on dit dans la langue de son pays.\u201c11 y a trop de mauvais cultivateurs en Amérique, a-t-il dit l\u2019autre jour à Toronto.L\u2019agriculture traîne une \u201cqueue\u201d qui est franchement trop longue.Le grand nombre des pas bons fait un tort énorme au petit nombre des bons.En trop d\u2019endroits, le pionnier était à une enjambée d\u2019avance (a jump ahead) sur le shérif.11 minait le sol et s\u2019en allait ailleurs.Maintenant que toutes les bonnes terres sont prises, il faut recourir à de meilleures méthodes.Sans manquer de respect à qui que ce soit, on peut dire que nos fils vont cultiver plus avec leurs cerveaux qu\u2019avec leurs muscles.Même quand les conditions sont mauvaises, l\u2019exploitant qui peut récolter 100 minots à l\u2019acre fera encore de l\u2019argent, tandis que celui qui n\u2019en tire que 40 est un homme acculé au pied du mur.\u201d Sur son domaine de l\u2019Ohio \u2014 une réunion de sept fermes présentement appelées Malabar Farm \u2014 M.Bromfield sème très peu de grain, et compte n\u2019en plus semer du tout dans quelques années.Des herbages, soit pâturés soit ensilés, le remplacent.Avec de l\u2019herbe, scs rendements laitiers sont 50% plus élevés que ceux de la moyenne dans l\u2019Ohio.Plusieurs parmi ses auditeurs à Toronto ont pu vérifier ces faits au cours d\u2019une visite faite à Malabar Farm l\u2019été dernier.(Suggestion au passage : pourquoi la Corporation des Agronomes ou l\u2019U.C.C.n\u2019invite-t-clle pas M.Bromfield à son congrès annuel ?Il parle très bien le français, ayant pendant une vingtaine d\u2019années habité Sentis, près de Paris, où ses travaux en horticulture lui ont valu la décoration du Mérite agricole de France.Il est au surplus Chevalier de la Légion d\u2019IIonneur.Durant la guerre, il a cédé à des oeuvres patriotiques françaises ses droits d\u2019auteur.AT.L.P.Poulin, de l\u2019U.C.C.connaît bien M.Bromfield.) \u2022 Des photographies ont été prises pendant le discours de AL Gardiner au congrès de\" Niagara.A sa gauche, est assis AI.IL TIannam tenant en main le petit marteau présidentiel, et arborant la moue d\u2019un homme que l\u2019éloquence officielle ne transporte pas de joie.Regardant attentivement ces instantanés, on se demande si, à certains moments, AL Ilannam n\u2019a pas eu envie de donner un bon petit coup ije marteau sur ln tête du ministre.Mais non, AI.Ilannam est beaucoup plus diplomate, et At.Gardiner, il faut le reconnaître, ne manque ni de courage ni de sincérité.A ce congrès de la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture, notre province, et en particulier l\u2019U.C.C., ont été pas rien qu\u2019honorablement, mais brillamment représentées.\u2022 Sélectionnez mieux vos troupeaux, améliorez la qualité de vos produits, abaissez vos prix de revient, dit-on aux agriculteurs.Ceux-ci répliquent que rien n\u2019est plus sensé, mais que ce ne sont pas là des phrases bien nouvelles, des remèdes bien immédiats.Ils ont déjà entendu ça.Alême les plus belles chansons finissent par lasser.Bien sûr, il ne faut jamais cesser de sélectionner et d\u2019améliorer, mais il faut aussi autre chose.Il ne faut pas répéter indéfiniment à un malade qu\u2019il vaudrait mieux être en santé.Qui mieux que lui le sait ?A quoi tout cela rime-t-il ?A ceci: il faut maintenant une politique permanente et généreuse de soutien des prix, sans quoi l\u2019agriculture va traverser une crise dans le style de celle de 1926-193B.ARMAND LETOURNEAU Avec le présent numéro, le \"Terre de Chex Nous\" entre en se vingt-deuxième année.Notre jour, nal a été fondé en 1929, moins de cinq ans après l'U.C.C.\u2014 Il était alors adressé aux membres de l'union principalement.Son tirage était relativement restreint.Les premières années ne furent pas exemptes de difficultés: l'U.C.C.bataillait encore pour sa vie.C'est depuis 1938 que la \"Terre de Chez Nous\" a enregistré ses progrès les plus marquants.Elle est devenue le journal de confiance de la moitié des foyers ruraux du Canada français.Elle est maintenant pour l'U.C.C.une source importante de revenus.Elle exerce une influence considérable depuis l'humble maison de campagne jusqu'aux bureaux impressionnants des ministres de l'Agriculture.Elle épaule l'U.C.C.et ses services.Elle est le propriété des cultivateurs syndiqués et, selon la compétence de ses rédacteurs, ne peut servir que la classe agricole.Entrant en l'an 22, \"La Terre de Chez Nous\" re-i nouvelle sa promesse de faire tout son possible pour rester digne ¦ de la lonfiance de ses maîtres.D.BEAUDIN 1 Les taxes exécrables A Québec, les députés sont en session et l'usine des projets de 1 loi opère en pleine capacité.Si les | désirs de quelques commissions scolaires urbaines sont exaucés, la taxe de vente grimpera d'un degré ici et lé.Ce sera, par exemple, le cas de Coaticook, Sorel, Trois-Rivières, etc.Où sont donc les temps où était promise l'abolition de l'exécrable taxe de vente?Ils sont oubliés comme des promesses d'élection.La taxe de vente procède par échelons; elle est provinciale, municipale, scolaire.On aboutit au chiffre rond.de 5 pour cent.Cette taxe directe, frappant dur les grosses familles, se renouvelle sans cesse à la mémoire de l'acheteur.Et cela ne regarde pas que les villes concernées.Car ce serait alors aux cit dins de se plaindre.Mais les cultivateurs sont les clients du commerce des villes.Et alors ils sont soumis à des impôts qui sont affectés à l'administration des villes ou au financement de leurs commissions scolai-flfs.L'injustice est flagrante.Dans les campagnes, chaque famille paye déjà è la municipalité, à la commission scolaire, à la fabrique, au seigneur, des redevances annuelles dont la somme est fort respectable.C'est assez que les ruraux payent leurs propres impôts sans être tenus de payer ceux des citadins.Il y a là, encore une fois, une injustice dont les législateurs prennent bien du temps à s'aviser, L'Opinion rurale devra gronder.D.B.Chercher midi à quatorze heures \"Le Front Ouvrier\", de Montréal, \u2014 un journal bien-pensant comme le nôtre, \u2014 fait des efforts \"Terre de Chez Nous\" en contra* très remarquables pour mettre la diction avec elle-même.M.Fernand Bourret, son rédacteur, qui vient de publier un volume d'éco-; nomie que l'humanité attendait avec impatience, y défend la prime è la consommation.Dans une polémique imaginaire, il allègue que la \"Terre de Chez Nous\" s'y oppose.Nous n'avons même pas considéré le cas.Nous avons envisagé un problème qui exigeait une solution immédiate.L'U.C.C.et les associations agricoles du pays ont demandé au gouvernement fédéral d'empêcher une chute radicale des prix des produits agricoles.Elles ont réclamé l'intervention de l'Office de soutien des prix créé à cette fin.Elles ont obtenu que , fussent fixés des minima pour un certain nombre de produits.C'était chose urgente et nécessaire.Il fal-; lait agir au lieu de se lancer dans ; la spéculation.La crise agricole qui s'annonçait a dû moins été légèrement freinée.Nous ne voyons pas que ce soit au détriment de la justice ou de la charité.Il semble bien, au contraire, que c'é- iSuite à la oaL'c 27) 3 erre de eus \u201cRepensons l\u2019élevage\u2019* Ce titre d'un éditorial récent de la \"Revue de l'Elevage et des productions animales françaises\" (Fa-ris) invite le cultivateur à améliorer son élevage, non seulement par l'application aveugle de quelques recettes, mais par i'étuue et la réflexion.Il décrit assez justement ce qui se dit un peu partout dans notre province: campagnes radiophoniques en faveur de l'abaissement du coût de production, pour la culture des herbages; articles nomareux dans les |ournaux agricoles sur les* mémos sujets, etc.En raison des conditions economiques actuelles, en effet, le cultivateur, aussi bien au Canada qu'en France, doit rechercher le maximum de rentabilité de toutes ses spéculations animales: diminuer le prix de revient et, en même temps, offrir des produits de qualité.Si vous lisez régulièrement notre page des marchés, vous avez déjà constaté p.usieurs faiblesses de notre production animale: porcs de mauvais type et mai finis, béliers chétifs et mauvais raceurs, agneaux quelconques et mal préparés, et enfin, ces fameux veaux de champ.Il y a là de quoi penser et \"repenser\" longuement.Ü.-N.FORTIN Trop petites ou trop grandes ?Nos terres sont-elles trop petites ou trop grandes?Cette question a fait comer beaucoup d'encre et provoque encore bien des discussions entre agronomes.Il y \u2022 une réponse assez simpie.Supposons deux fermes sur lesquelles on garde le mémo nombre ae vacnes, soit la vôtre et celle de l'un de vos voisins.Chez vous, il faut cultiver un arpent de terre pour obtenir une tonne de foin, tandis que votre voisin prend sa tonne de foin dans un tiers d'arpent seulement.Vos champs de grains vous donnent de 15 à 20 minots à l'arpent, mais si vous regardez pardessus la clôture, vous voyez que voire voisin va \"friser\" les 35 ou 4ü minots.Laquelle de ces deux terres est trop grande ou trop petite?.Vous vous rendez compte qu'une terre peut avoir une superficie de 1Û0 arpents et suffire à l'alimentation d'un troupeau égal à celui qui pâtit sur une terre de 150 arpents.En l'occurrence, c'est la vôtre qui est trop petite, indépendamment de sa superficie actuelle.Mais augmentez-en le rendement par unité de surface, et vous la verrez s'agrandir par le dedans, sans que vous ayez à louer ou à acheter d'autres morceaux de terre.Votre pâturage, devenu pius productif, prendra moins de place.L'espace économisé vous permettra de cultiver plus de grain, ou bien de semer du fourrage vert, ou encore d'adopter une culture spéciale comme la betterave à sucre.Pour en arriver là, c'est un programme assez complexe qu'il faut vous tracer.et suivre.Pen- Iser et repenser.G.-N.F.Nos monuments historiques Voulant attirer l'attention sur la nécessité de prendre des mesures pour conserver nos monuments historiques, en particulier nos vieilles maisons, un communiqué de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec cite l'exemple d'un fermier français poursuivi par la Commission des Beaux-Arts de France et la Société historique de l'Orne, et condamné à 50,000 francs d'amende pour avoir détruit une chapelle du XVe siècle.Le bonhomme, qui voulait empierrer son chemin, n'avait pas cherché plus loin les quelques voyages de pierres qu'il lui fallait.Il avait là de la bonne pierre toute taillée., et à bon marché.Cinquante mille francs, c'est un chiffre, mais ça ne fait toujours qu'un peu moins de 5160.Ce fermier négligent, malhonnête, inconscient, mauvais patriote, et tout ce que vous voudrez, est, en tout cas, un homme avisé! Un autre, poursuivi par une tentation semblable, pourrait faire de même.Nous suggérerions que les Sociétés Saint-Jean-Baptiste, que l'on prie d'être aussi vigilantes qu'on l'est en France, soient plus exigeantes et demandent pour les coupables une punition qui vaille vraiment la peine.G.-N.F.MONTREAL, MERCREDI, le 1er MARS 1950 Page 3 (lôufcnmx Hebdomadaire agricole fonde en 1929 Stricte propriété des cultivateurs.LA TERRE DE CHEZ NOUS est rorgune otllciel de l\u2019Union CulhoUquc (les Cultivateurs de la Coopérative Fédérée de Québec et do l\u2019Union Catholique des Fermières DIRECTEUR Dominique BEAUDIN.REDACTEURS Bernard BERUBE et Ucorgcs-N FORTIN.ABONNEMENT $1 00 oat année ou S2.50 pour trois ans au Canada : é l\u2019étranger- $1.50 pur année PUBLICITE Toute annonce ou tout avis d\u2019annulation (saut en ce qui concerne les annonces classifiées! doit parvenir a nos burcuux de Montréal 10 Jours avant la date de publication Le tirage de la \u2019Terre de Chez Nous\u2019 est aujourd\u2019hui voisin de 85.000 et certifié par l\u2019AUDIT BUREAU OF CIRCULATION CORRESPONDANCE ¦ Toute corresjiondance concernant la rédaction, l\u2019administration la publicité, l'abonnement etc., doit être expédiée a l'adresse sulvuiuc : LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avenue Viger, Montréal (24), P.Q.\tTéléphone : LAncatter 6272 Appartenant A TU C.C LA TERRE DE CHEZ NOUS est administrée par l'Exécutll de l'Union dont M Abel Marion est (président et M Thuribe Bclzlle, secrétaire général.Elle est Imprimée à Montréal aux niellera de l'Imprimerie Populaire AUTORISEE COMME ENVOI DE DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES, OTTAWA.Une organisme de protection et de défense Il s\u2019agit de la Coopérative Fédérée de Québec dont ce congrès annuel vient de s\u2019achever à Montréal.Comme les précédents il fut un succès tant au point de vue de l\u2019assistance, nombreuse et enthousiaste à souhait, que de l'importance sans cesse grandissante de cette institution économique de chez nous créée par les cultivateurs et pour les cultivateurs.On a pris l\u2019habitude, en certains milieux, de décrier tout ce qu\u2019entreprennent les Canadiens français.On se plait trop souvent à monter en épingle les échecs, les insuccès, prétendent prouver par là notre incompétence, notre incapacité totale à nous organiser par nos propres moyens sur le plan économique.Nous voyons trop facilement les faillites et pas assez les réussites.Le succès incontestable de la Coopérative Fédérée depuis quelques années est le plus éclatant démenti à l\u2019assertion qu\u2019il ne peut rien sortir de bon chez les Canadiens français.Voici une institution organisée et soutenue par les cultivateurs, sans l'aide des milieux de la grosse finance, qui non seulement réussit à se maintenir, mais enregistre chaque année des progrès constants.Quelles sont les entreprises canadiennes-françaises qui font des affaires pour près d\u2019un million par semaine, $175,000 en moyenne par jour?On pourrait facilement les compter sur les doigts d\u2019une seule main.Bien plus, il s'agit d\u2019une entreprise coopérative où le service passe avant le profit.Et c\u2019est un point sur lequel il convient d\u2019attirer l\u2019attention.Qu\u2019une poignée d'hommes, alléchés par des profits plantureux, réussissent, avec l'appui de gens qui disposent des capitaux, à s'entendre pour mettre sur pied une entreprise durable et prospère, c\u2019est déjà quelque chose d\u2019étonnant.Les Canadiens français, ce n\u2019est un secret pour personne, sont en général plus riches de courage et de bonne volonté que d\u2019écus sonnants.Mais que des cultivateurs, qu\u2019on dit individualistes forcenés, ignorants et pauvres, parviennent en un peu plus d\u2019un quart de siècle à bâtir une organisation bien à eux qui fait des transactions d\u2019une valeur de $52 millions en une seule année, qui vend leurs produits sur tous les marchés du monde, leur fournit au prix coûtant les marchandises d\u2019utilité professionnelle, voilà un fait dont on sousestime trop l\u2019importance parce qu\u2019on l\u2019a constamment sous les yeux.Et cette organisation qui s\u2019appelle la Fédérée n\u2019est pas une entreprise comme une autre qui encaisse des profits au lieu de ristournes et qui les distribue chaque année en dividendes à quelques actionnaires triés sur le volet.N\u2019importe quel cultivateur peut être membre de la Fédérée, devenir sociétaire.La porte est largement ouverte à tous.Il peut siéger au conseil d'administration aussi bien de sa coopérative locale que de sa centrale, envoyer des délégués pour parler en son nom, veiller à ses intérêts.En fait, la coopérative a ceci de particulier que ce sont les membres qui la font.Ce sont eux qui la contrôlent, la dirigent et en bénéficient tant pour l\u2019achat que pour la vente.C\u2019est un instrument de libération économique qui vise une double fin: assurer la protection des cultivateurs, livrés autrement sans aucune défense à une nuée d\u2019exploiteurs et d\u2019accapareurs qui ne se font aucun scrupule de manipuler à leur guise les prix de ce que les cultivateurs ont à vendre; les défendre contre les variations brusques des prix dont certains tripatouilleurs se font une spécialité.Si la Coopérative Fédérée, si scs 454 sociétés coopératives agricoles affiliées cessaient demain d'exister, ce ne serait peut-être pas la fin du monde, mais ce serait quand même un grand malheur.Cela voudrait dire que le cultivateur serait désormais seul à lutter contre l'exploitation du plus faible par le plus fort, qu\u2019il ne pourrait résister efficacement à l\u2019accaparement.Ce sont là des considérations qu'on perd trop facilement de vue.On les apprécie d\u2019autant mieux qu\u2019on comprend tout ce qu'on perdrait à en être privé.Nous entrons dans une période difficile pour notre agriculture.Rien ne sert de le cacher, d'enfouir sa tête dans le sable comme l\u2019autruche, il vaut mieux voir les choses telles qu'elles sont.Nous avons assisté en ces derniers mois à une dégringolade anormale des prix de plusieurs produits agricoles de base, sans compensation équivalente dans les prix des autres produits.Et la chute ne fait probablement que commencer.Le président de la Coopérative Fédérée faisait justement remarquer à ce propos que les prix ont fléchi de 10% dans le secteur agricole tandis qu\u2019ils se maintenaient et même enregistraient une hausse de 2% dans les autres secteurs.C\u2019est le temps plus que jamais de resserrer les rangs autour de nos organisations professionnelles et coopératives.Les unes et les autres travaillent de leur mieux à la protection et à la défense de l\u2019intérêt général des cultivateurs.11 ne saurait y avoir divergence de vues sur l\u2019essentiel, même si les moyens d\u2019action diffèrent quelque peu dans les détails, sans compromettre de quelque façon le but à atteindre qui est le même pour tous: le bien-être et la prospérité de la classe agricole.Tant qu'on vendait ce qu\u2019on voulait et à qui l\u2019on voulait, à n\u2019importe quel prix, on pouvait se croire justifié d'agir à sa guise, de prétendre pouvoir se passer d'organisations qui ne paraissaient pas faire de merveilles.Les temps sont changés.Les prix baissent dans un sens, tandis qu\u2019ils se raffermissent dans l\u2019autre.Les consommateurs ou autres milieux étrangers à l\u2019agriculture, où l\u2019an commence aussi à ressentir les premières atteintes de la crise, où le chômage prend des proportions alarmantes, manifestent de la nervosité, ne sont pas loin de jeter le blâme sur les cultivateurs qui, à leurs yeux, paraissent des privilégiés.Le moment critique approche.Il faudra donc avoir l'oeil ouvert pour éviter la répétition des erreurs d\u2019il y a une vingtaine d\u2019années.Il faudra s\u2019armer d\u2019une cuirasse pour parer les coups mortels.Notre agriculture a réussi tant bien que mal, sans y perdre trop de plumes, à traverser l\u2019autre crise.Rien ne nous garantit qu\u2019elle s\u2019en tirera aussi facilement la prochaine fois.Si elle était insuffisamment préparée à faire face à l'orage, elle risquerait peut-être cette fois de rester sur le carreau.11 n\u2019y a toutefois aucune raison d\u2019être pessimiste.Le inonde en a vu bien d\u2019autres.Les cultivateurs aussi.Nous sommes mieux armés qu\u2019il y a vingt ans pour tenir le coup.Encore faut-il que nous sachions nous servir de ce que nous avons entre les mains.Ce ne sont heureusement pas les organismes de défense et de protection qui font et feront jamais défaut.La Fédérée, comme les coopératives agricoles qui lui assurent l\u2019existence et même la prospérité, en même temps que celle des cultivateurs, a depuis longtemps fait ses preuves.A condition qu\u2019on sache les appuyer, s\u2019en servir comme il convient, l\u2019agriculture et les agriculteurs de chez nous n\u2019ont pas à craindre le retour de ce qu\u2019on appelle avec trop de fatalisme \u201cles années de vaches maigres\u201d.S\u2019ils ne peuvent empêcher malgré tout un rajustement désirable vers la baisse, que ce soit du moins sur un pied d\u2019égalité avec les autres classes de la Bernard BERUBE | La margarine { en France | Lorsque les jxirtisans de la mar-' narine Imitaient campagne, ils nous ont affirmé qu'elle était une sorte île bénédiction pour les pays qui l'avaient.Ce n'était guère conforme à la réalité d'hier et encore moins à celle d'aujourd'hui.En France, l\u2019autorisation de colorer la margarine vient d\u2019être annulée.Les producteurs laitiers demandent maintenant au gouvernement d'appliquer sa dérision sans délai.Ils s'alarment de l'accumulation de leurs produits à laquelle lu concurrence de la margarine est loin d'etre étrangère.Un paragraphe de M.L.Ilarmel, à la \"Voix de l'Elevage\u201d.(Faris).résume lu situation présente en industrie laitière.\u201cLa production laitière est en hausse verticale et chacun se demande comment les produits vont s\u2019écouler.S'il y a des concurrences à éviter, ce sont bien celles qui peuvent se produire dans notre pays même: nous subissons déjà assez durement celles de l\u2019étranger, sans augmenter nous-mêmes nos difficultés.La vente de la margarine colorée en pleine période de production et après l'arrêt du conseil d'Etat prendrait le earaelère d'une véritable provocation\u201d.Fumure cl.cotisation I.e syndicalisme agricole est nécessaire: il a à accomplir des tâches qui ne s'exécutent pas sans lui.Les services qu\u2019il rend, si haut qu'on le souhaite, ne peuvent être gratuits.Associations et syndicats subsistent par \u201cle nerf de la guerre\", par le payement d'une cotisation annuelle.Cela est-il bien compris partout'.\u2019 Réponse: NON ! \u2014 Un journal de France, organe d'une fédération de Syndicats: \"Le Paysan Nantais\" (Nantes), invite les paysans à renouveler leur cotisation.Sous le titre \u201cFumure et cotisation\", il dit, en somme, que la terre ne rapporte pas sans préparation.Si l'on veut les oeuvres du syndicalisme, il faut aussi prendre le moyen minimum de les obtenir et c'est de payer sa cotisation.Ce problème, bien connu de l\u2019U.C.C., M.Albert Doucher l\u2019expose ainsi ù nos cousins des camixigncs de France: 11 serait dangereusement naïf d'attendre que \u201cles cailles nous toml>cnt toutes rôties dans le bec\u201d.Nous sommes tous inquiets sur notre avenir.Eh bien! il ne sera que ce que nous l'aurons fail.Nous sommes les plus nombreux, il ne tient qu'à nous d\u2019être les plus forts.Ceux qui critiquent aujourd'hui le syndicat chercheront à y entrer demain quand nous serons tous dans la misère, mais il sera sans doute trop tard.Déjà, je crois que la catastrophe est à notre porte et les choses vont très vite de nos jours.Nous ne pourrons donc l\u2019éviter que de justesse.Incessamment, les cotisations vont être mises en recouvrement dans nos syndicats locaux.Il faut qu\u2019à cette occasion tout le monde se mette à la propagande pour décider ceux qui hésiteraient encore.Nous sommes certains \u2014 je le répète \u2014 que si nous ne faisons pas les frais de fumure nécessaires, nous n'obtiendrons que des récoltes de misère.Pouvoir d\u2019achat et minimum vital Sous un titre qui ne l'est guère, \u2014 \u201cCochons à vendre\u201d, \u2014 le journal \u201cFamille et Cité\" (Paris), fail des considérations très élevées sur la surproduction, la crise, le chômage, le pouvoir d\u2019achat.Le porc ne se vend plus, dit-il.On explique qu\u2019il y a surproduction.Surproduction jKir rapport au pouvoir d\u2019achat?Peut-être.\u2014 Par rapport aux besoins réels?Certainement pas.\u2014 C\u2019est déjà la crise avec ses misères et ses paliatifs.On songe à l'exportation pour liquider les surplus tandis que les \u201cbesoins insatisfaits\u201d cn France y suffiraient.La solution qu'il envisage, le journal cité l\u2019exprime dans un paragraphe: \u201cQue l\u2019on commence par donner aux familles un minimum vital et, par les achats des familles, c\u2019est la production tout entière, agricole comme industrielle, qui retrouvera un débouché.c\u2019est toute l\u2019économie qui sera ranimée\".Précédemment, \u201cF» (Suite à la page 27) r«|* 4.Lf TERRE DE CHEZ NOUS LE, 1er MARS 1950 89 LJ I 11 1* bb SIÈGE SOCIAL.130 EST.RUE ST-PAUL.MONTRÉAL.Assemblée annuelle de la Fédérée Ouverture par le president M.J.-A.Pinsonnault 22 février 1950, Hôtel Mont-Royal, Salle Dorée.n\u2019est pas le résultat du simple ha sard.Nos coopératives agricoles et notre Centrale continuent le travail commencé il y a près d'un demi-siècle en s'adaptant aussi rapidement que possible aux besoins et aux conditions actuels.Je vous dis avec une réelle fierté que notre organisation aujourd\u2019hui peut être avantageusement comparée à toute autre organisation du genre au Canada et à l\u2019étranger.Je ne sais pas si vous réalisez bien ce Ristournes 1949 A son assemblée du 21 février, le Conseil d\u2019administration a décidé d\u2019accorder les ristournes suivantes aux coopératives affiliées, sur leurs opérations avec la Centrale au cours de 1949.Cette décision a été ratifiée le lendemain par l\u2019assemblée générale: Produits de la ferme Oeufs .Volailles .Semences .Utilité professionnelle Grains en vrac, grains ensachés, grains moulus, etc.Moulées normalisées et suppléments .2'i Semences .1 Engrais chimiques .2'j Insecticides et fongicides .\t4 Peintures et pinceaux .\t3 Trayeuses mécaniques .\t3 Ces ristournes se totalisent à la somme de $203,199.03.I.es coopérateurs, à l\u2019assemblée générale, ont décidé de prêter la totalité de ces ristournes à la Centrale, pour une période de 10 ans, à 4% d\u2019intérêt.R.MARTIN, secrétaire.soient en relation des prix que nous payons pour nos marchandises de fermes et les services qu\u2019il nous faut acheter.Récemment, les fermiers laitiers du Canada et la Fédération Canadienne d\u2019Agricul-ture, dont votre Centrale fait partie, ont fait des représentations auprès des autorités du gouvernement canadien.Dans les journaux, revues et un peu partout dans le public consommateur, ces représentations des agriculteurs du Ca que signifie pour l'agriculture québécoise et canadienne ce million de dollars de transactions que no tre Centrale a fait chaque semaine au cours de l'année 1949.Si, pour le faire réaliser à chacun, il fallait supprimer la Fédérée, je préférerais que vous ne le sachiez jamais.J\u2019ai cependant la certitude qi \u2019en dépit des résultats magnifiques que nous avons obtenus jusqu\u2019ici, nous ne sommes encore qu\u2019au tout début des développements de notre Centrale et du mouvement de coopération agricole.En 1949, notre agriculture a connu certaines difficultés.I.e prix des produits de la ferme a subi une diminution d\u2019environ 10% pendant que le prix des marchandises d\u2019utilité professionnelle et des services de toute sorte, dont notre agriculture a besoin, aug-f0 ; mentait légèrement, soit d\u2019environ 2%.La perte partielle dans certains cas et complète dans d'autres, des marchés d\u2019exportation dont nous avons bénéficié au cours des années précédentes, imposera vraisemblablement une autre baisse des prix en 1950.Cette baisse existe déjà dans le cas de certaines productions, comme le fromage, les oeufs et le porc.Jusqu'où ira-t-elle?Nous ne saurions le dire.11 est certain toutefois qu\u2019en tant que producteurs, nous ne sommes pas intéressés à maintenir le prix de nos produits à un niveau trop élevé, mais nous avons bien le droit de prendre les moyens qui s\u2019impo- nada ont provoqué des commentaires injustes pour les producteurs agricoles.En certains milieux, on a accusé les agriculteurs du pays de vouloir notamment se faire donner, aux dépens de tout le public, une sécurité et une protection exagérées.On oubliait qu'une (Suite à la page 27) Mesdames, Messieurs, J\u2019ai l\u2019honneur de déclarer ouverte la 28èmc assemblée générale annuelle de la Coopérative Fédérée de Québec.Au nom du Conseil d\u2019administration, je souhaite la plus chaleureuse bienvenue à tous les délégués, officiers et employés des coopératives sociétaires de la Centrale.L\u2019assemblée générale de la Fédérée groupe chaque année le plus grand nombre de personnes intéressées directement au progrès de l'agriculture dans notre province, et la situation actuelle des marchés fait que la réunion de 1950 est la plus importante de toute l\u2019histoire de notre organisation.Je salue aussi avec grand plaisir tous les amis de la coopération agricole qui, cette année encore, ont bien voulu se joindre à nous.En votre nom, je leur dis combien nous avons apprécié leur collaboration.Les années se suivent mais ne se ressemblent pas toujours.Au cours de 1948, vous vous souvenez des efforts que la Fédérée a faits pour retenir la descente brusque du prix des produits agricoles.En 1949, notre Centrale s\u2019est encore efforcée, dans la mesure de ses moyens, de prévenir les variations brusques du prix des produits de la ferme et des marchandises d'utilité professionnelle.Elle a appuyé plus que jamais les recommandations des techniciens de l\u2019agriculture, afin de réduire le prix de revient de nos productions de ferme et ménager ainsi des dollars aux acheteurs de nos produits.Dans quelques instants, notre gérant général, le Dr H.-C.Bois, vous présentera le bilan, le compte des opérations et de surplus de la Fédérée pour l\u2019année écoulée.Sans vouloir anticiper, je crois pouvoir vous dire dès maintenant que nous avons pour 1949, un excellent rapport.Le Conseil d'administration, le Conseil Exécutif, chacun de nos officiers et tous nos employés, ont fait de leur mieux pour conduire à bonne fin les tâches nombreuses et difficiles qu'il a fallu entreprendre dans l\u2019intérêt de la Centrale elle-même, de chacune des coopératives et de tous les cultivateurs.En votre nom, je leur exprime notre gratitude pour la collaboration active et intelligente qu\u2019ils ont donnée.Je désire également remercier les bureaux de direction et les gérants de nos coopératives locales pour la meilleure coopération donnée en 1949.Cette meilleure coopération s\u2019exprime de bien des façons, mais l\u2019augmentation considérable de notre chiffre d'affaires et la proportion plus élevée de nos transactions faites avec nos coopératives sociétaires l'attestent principalement.En 1949, le chiffre d\u2019affaires est passé de $47,380,000 à $51,790,000.et le pourcentage des affaires tran-sigées avec nos coopératives s\u2019est augmenté de 77.6% en 1948 à 84.1% en 1949, soit 6.5%.Dans les produits d'utilité professionnelle, nons avons atteint cette année le pourcentage de 92.1%, soit le plus élevé jamais atteint._\t, .\tsent Pour Que les prix auxquels Ce que nous avons fait en 1949,nous vendons nos productions Les noüvèaux administrateurs Conseil d\u2019Adminlstratton J.-A.Pinsonneault, président, Sherrington (Napierville); Adélard Bellemare, vice-président, Ya-machiche (Saint-Maurice); Joseph Laliberté, Ste-Anne de Roquemau-re (Abitibi); G.-E.Dallaire, St-Coeur-de-Marie (Lac Saint-Jean); Léopold Lefebvre, Thurso (Papineau); Albert Gingras, St-Jérôme (Terrebonne); Emile Paiement, Vaudreuil (Vaudreuil); Orner Deslauriers, R.^ No 5, Granby (Shef-ford); Armand Girardin, R.R.No 1, Danville (Richmond); Alphonse Michaud, Plessisville (Mégantic); Armand Ostiguy, Richelieu (Rouville); Pierre Turgcon, St-An-selme (Dorchester); L.-Théophile Bernier, Cap St-Ignace (Mont-magny); Alexis Chamberland, St-Joscph de Lepage (Rimouski); Mastaï Dumontier, Berthierville (Berthier); Gérard Gauthier, R.R.No 2, St-Jacques (Montcalm); J.B.Lemoine, RR.No 2, Ste-Vic-toire (Richelieu); Joseph Bouchard, St-Bruno (Lac SUIean); secrétaire, Roméo Martin; trésorier, Ravnald Ferron; trésorier adjoint, Henri Beauregard.Conseil Exécutif Henri-C.Bois, président; J.-A.Pinsonneault, Orner Deslauricrs, Adélard Bellemare, Alphonse Mi-chaud, R.Martin, secrétaire.BILAN CONSOLIDE AU 31 DECEMBRE 1949 Actif DISPONIBILITES En caisse .Comptes débiteurs (réserve déduite) Inventaires : Marchandises .Matériel d'exploitation .$\t48,563.47 3,304,764.70 $2,276,355.33 104,438.65\t2,380,793.98 $5,734,122.15 PLACEMENTS Créances hypothécaires .Divers placements et dépôts Intérêts courus .IMMOBILISATIONS Immeubles .Equipement .Ameublement Autos et camions Limites à bois Coût 1,929,612.14 474,507.60 153,149.74 57,174.91 50,414.65 64,609.03 135,168.58 879.00\t200,656.61 Réserve pour dépréciation 442,746.37 290,461.79 93,195.78 28,864.01 6,930.14 2,664.859.04\t862,198.09\t1,802,660.95 FRAIS DIFFERES \u2014 applicables au prochain exercice ESCOMPTE SUR EMISSION D\u2019OBLIGATIONS (amortissable) 103,346.57 7,940,786.28 54,000.00 Passif COMPTES CREDITEURS .EMPRUNTS 7 Emprunts et avances de banques .$2,271,068.14 Sur bons de caisse .460,107.82 Sur ristournes (affiliées) .505,818.90 $7,894,786.28 $ 861,429.51 OBLIGATIONS Première hypothèque \u2014 Echéances 1950 à 1966 HYPOTHEQUE \u2014 sur terrains.INTERETS COURUS \u2014 sur obligations et emprunts.3,237,054.86 2,160,000.00 20,000.00 19,922.23 RESERVES Réserve générale Fonds de pension et d'éducation Contingences diverses Capital et surplus PARTS SOCIALES Ordinaires \u2014 $10.Ordinaires \u2014 $25.SURPLUS 200,000.00 30,000.00 5,481.08 25,519.92 233,442.19 258,902.11 1,101,936.49 6,298,406.60 235,481.08 1,360,898.60 $7,894,786.28 Compte de surplus Exercice 1949 SOLDE DECLARE AU 31 DECEMBRE 1948 .$ 832 295 61 A déduire : Ristournes 1948 réglées en 1949 SOLDE DU 31 DECEMBRE 1948 (amendé) A ajouter : Plus-value provenant d\u2019échange de valeurs de placement .$\t392.00 Surplus provenant de réalisation d\u2019actif capitalisé .1,835.31 Profit de change réalisé lors du rembouriement de l\u2019emprunt de Co-operative Wholesale Society, Ltd.82,666.67 TROP-PERÇUS \u2014 Exercice 1949 A déduire : Provision pour l'impôt sur le revenu 1949 SOLDE AU 31 DECEMBRE 1949 (avant le paiement des ristournes) .$1,101,936.49 46,760.70 785,534,91 84,893.98 242,007.60 1,112,436.49 10,500.00 Vérifié et certifié conforme aux livres, sujet à notre rapport de ce jour.PELLETIER, GRAVEL, DESLIERRES, \u201e\t.\tComptables agréés, Montreal, le 18 février 1950.\tVérificateurs. i mm.-*\u2022*?*, '¦A w Wm§ we Ur MARS ltM LA TBRRI M CMRI NOUS M.Hannam s'adresse aux coopérateurs A l\u2019assemblée annuelle de la Cooperative Fédérée tenue à Montréal la semaine dernière M.II.H.Hannam, président de la Fédération canadienne de l'a\"riculture et président de la F.I.P.A., ne manque jamais une occasion de rencontrer les cultivateurs de la province de Québec malgré de pressantes occupations qui le retiennent à Ottawa.Que ce soit le eonerès général de l'U.C.C.ou l\u2019assemb'ée annuelle de la Coopérative fédérée, on est presque sûr de le trouver parmi les cultivateurs à qui il se fait un devoir de transmettre un message de félicitations et d'encouragement.M.Hannam s'est donc cette année encore rendu à l\u2019invitation de la Fédérée.Il a prononcé dès le premier jour \u2014 mercredi dernier \u2014 une brève allocution et a assisté au banquet donné dans la soirée du même jour.Soulignant d\u2019abord la collaboration très anpréciée des dirigeants de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture, qu'apporte la Fédérée à l'oreanisation nationale dont elle est membre, M.Hannam déclare que c\u2019est en se donnant la main et en coopérant avec ses voisins par tout le Canada que le cultivateur s'est acquis une réputation de dignité et une influence enviable dans notre économie nationale.Notre Fédération, a-t-il ajouté, a été un agent très actif de l\u2019unité canadienne.Par votre attitude de magnifique collaboration, par exemple, la contribution aux Quebec Farm Forums, votre Fédérée a fourni une contribution particulièrement appréciée à l\u2019unité qui se manifeste en agriculture et elle sert d\u2019exemple à tout le Canada.Faisant allusion à la situation de l\u2019agriculture qui, dit-il, nous cause de graves soucis, M.Hannam affirme que \u201cnos prix commencent à s'effondrer tandis que le coût de production reste très élevé ou hausse encore en certains cas.Nous avons, a-t-il dit, engagé le combat pour obtenir un niveau de prix satisfaisant pour les produits agricoles comme le bacon, le fromage et les oeufs.Ce que nous, voulons, de préciser M.Hannam, c\u2019est simplement de trouver le moyen de maintenir (Suite à la page 26) Assemblée Holstein à Montréal le 6 Lundi prochain, le 6 mars, l\u2019Association Holstein Friesian du Canada, section du Québec, tiendra son assemblée annuelle à l\u2019hôtel Queen\u2019s à Montréal.A cette occasion, des certificats de haute production seront distribués ainsi que des certificats de maître-éleveur.Au banquet traditionnel, qui sera servi à 1 heure p.m., le conférencier sera Me René Paré, président général de la Société des Artisans Canadiens - Français.L\u2019assemblée sera présidée par M.E.E.Richmond, de South Durham.L\u2019organisateur est M.Hermas Lajoie, de Montréal, secrétaire-trésorier.Quelquet-uns det membres du bwraau da direction da la Coopérative Fédérée photographiés i l'occasion assemblée annuelle tenue è Montréal la semai ne dernière.Cette photo a été prise avant les élections, c'est ce qui explique que le bureau de direction ne soit pas au complet.On remarque au premier rang, de gauche è droite, M.Henrl-C.Bols, gérant gé néral, M.Alphonse Michaud, M.J.-A.Pinsonneault, président réélu, M.Adélard Bellemara, vice-président ; seconde rangée dans le mime ordre, MM.L.Lefeb-vre, A.Ostiguy, O.Gauthier, L.-T.Barnier, Pierre Turgeon, Alexis Chamberland, Albert Nicol, E.Paiement et A.Gmgras, tous directeurs.MM.Orner Deslauriers, Armand Glrardin, Joseph Bouchard, J.-B.Lemoine, Joseph Latiberté et G.-E.Dali aire, dont quelques-uns comptent parmi les nouveaux directeur élus n'apparaissent pas sur cette phote.Le chanoine E.Couture et M.Adrien décorés du Mérite coopératif A l\u2019occasion du banquet annuel de la Fcdcrée \u2014 Mc René Paré fait l\u2019éloge des décorés \u2014 M.le chanoine Couture suggère de fonder une.paroisse de coopérateurs Il est de tradition de réunir les copoérateurs et les amis de la coopération à un grand banquet le soir du premier jour des délibérations à l\u2019assemblée annuelle de la Coopérative Fédérée de Québec.On n\u2019y a pas dérogé cette année.M.J.-A.Pinsonneault, président réélu, a présidé le banquet et présenté les orateurs.Le conférencier invité était M.Benoit Brouillette, professeur è l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, qui a traité de l\u2019évolution de notre commerce international au cours des dernières années.(On trouvera en page- 6 un résumé substantiel, de la conférence de M.Brouillette) On a profité de l\u2019occasion pour admettre dans le Club des Vingt-Cinq ans M; Alphonse Caouette, qui est au service de la Fédérée depuis 25 ans.M.Caouette est en charge du hangar des grains et moulées de Plessisville.R s'agissait ensuite de reconnaître les mérites de deux coopérateurs émérites en les décorant de l\u2019Ordre du Mérite coopératif, institué depuis quelques années pour récompenser les services des coopérateurs les plus méritants.A la demande des dirigeants de la Fédérée, Me René Paré, président du Conseil supérieur de la Coopération, est venu décorer au quatrième degré de l'Ordre du Mérite coopératif un vaillant curé de l'Abitibi en la personne de M.le chanoine Emile Couture, curé de Taschereau, et M.Adrien Lamarche, cultivateur entreprenant et progressif de St-Esprit, comté de Montcalm.On a fait mention de M.Anthiine Charbonneau, agronome, qui a reçu sa décoration au dernier congrès général des coopérateurs.M.Gérard Gauthier (è gauche) et M.Joseph Bouchard, respectivement présidents diocésains de l'U.C.C.de Joliette et du Saguenay, qui viennent d'être choisis de nouveau comme représentants de l'U.C.C.au bureau de direction de la Coopérative Fédérée lors de son assemblée annuelle tenue è Montréal.En termes fort élogieux, M.Paré a rappelé les mérites de l'un et de l\u2019autre et souligné d\u2019une façon particulière le travail gigantesque accompli par le chanoine Couture, à Ste-Anne de Roquemaure d\u2019abord, puis à Tachereau.(On a pu lire la semaine dernière en page 4 une biographie des nouveaux décorés).En réponse à l\u2019honneur qui lui était conféré, M.le chanoine Couture a déclaré que cet honneur est pour lui un rayon de soleil en ses quinze années consacrées à la cooperation.Il dit son admiration pour le travail fait par la Cooperative Fédérée dans la région, où elle n\u2019est pas allée pour faire de l'argent\u2019\u2019 et a insisté sur le rôle que jouent .les agronomes dans la province.- Ils sont, dit-il, les héros obscurs qui ont fait notre agriculture ce qu\u2019elle est et ont contribué le plus à la survivance et au progrès de nombre de coopératives.Pour le trentième anniversaire de la Coopérative Fédérée qui s'en vient è grands pas, M.le chanoine Couture a saisi l\u2019occasion où il était un peu le héros d'une grande fête de famille pour faire certaines demandes.Nous avons, dit-il, des jeunes à établir.Il se demande s'il n'y aurait pas moyen de fonder une paroisse qui appartint à la Coopérative Fédérée et serait peuplée par des coopérateurs.Je fais un \u201ccoup de tasse\" à ma manière, de dire M.le chanoine Couture.Je suis un ardent défenseur de la colonisation.Je veux que les nôtres demeurent attachés à la terre.Pourquoi la Coopérative Fédérée n'aurait-elle pas une paroisse à elle quelque part dans la province, une paroisse qu\u2019elle aurait fondée et aidée de ses derniers.Je fais cette suggestion sans exiger de réponse immédiate.Mais j\u2019ose espérer que lors de son trentième anniversaire de fondation la Fédérée l'aura cette paroisse.Vous feriez là une oeuvre nationale et chrétienne.Je vous sais capables de la réaliser cette oeuvre.M.Adrien Lamarche a aussi dit quelques mots de remerciements pour l\u2019honneur qui venait de lui être fait.Les expériences du ministère de l\u2019Agriculture des Etats-Unis sur l'exploitation des pâturages démontrent toujours que la rotation des récoltes et des pâturages produit une plus grande valeur alimentaire que les pâturages permanents.La production du charbon au Canada a augmenté de neuf pour cent en novembre par comparaison au mois correspondant en 1948, et\u2019 de trois pour cent au cour des onze premiers mois de l'année.Le Saguenay était bien représenté A la demande de la Coopérative fédérée, tous les membres du conseil d\u2019administration de la Chaîne coopérative du Saguenay se sont rendus rencontrer l\u2019exécutif de la Fédérée et assister à l\u2019assemblée annuelle de cette dernière qui se tenait à Montréal les 22 et 23 février.La majorité des coopératives agricoles de la région s\u2019étaient fait représenter à cette assemblée par le président ou le vice-prési dent de leur organisation.La région du Saguenay Lac Saint-Jean était donc largement représentée à cette occasion.M.Joseph Bouchard, président de la Chaîne coopérative du Saguenay, dirigeait la délégation.L\u2019exécutif de la Fédérée tenait à rencontrer les administrateurs de la Chainc dans le but de discuter des relations qui doivent exister entre ces deux institutions.Un bottin du Mérite agricole L\u2019année 1950 marquera le soixantième anniversaire- de fondation de l\u2019Ordre du Mérite agricole.C\u2019est ce que nous apprend un communiqué du Service de l\u2019Information du ministère de l\u2019Agriculture précisant que, bien que fondé en 1889 par l\u2019hon.Honoré Mercier, premier ministre de la province, c\u2019est en 1890 que se tint le concours inaugural du Mérite agricole auquel prirent part 34 cultivateurs de la première région englobant treize comtés de la région de Montréal.Entre autres manières de souligner cet anniversaire qui couronne une fructueuse étape de l\u2019agriculture progressive du Québec, le Service de la propagande du ministère de l\u2019agriculture a f>ris l\u2019initiative de publier le catalogue complet des décorés du Mérite agricole.On y relève les noms de 216 commandeurs, 2,046 officiers et 1,516 chevaliers, soit 3,778 médaillés depuis 1890.Le comté d\u2019origine a servi de base de classement de sorte que l\u2019on peut voir le nombre d\u2019agriculteurs de chaque comté de la province qui ont mérité les honneurs du Mérite agricole en raison de leurs succès.Le communiqué souligne également le fait què le concours.1950 se tiendra précisément dans la région où eut lieu le concours initial.=^~'\t11 Fa#e \u2022 Le cas des employés des meuneries M.Laurent1 Caron profite de l\u2019assemolcc de la l-cdc-rce pour convoquer les memurcs des bureaux do direction des meuneries à une réunion à Québec M.Laurent Caron, gérant de la Coopérative agricole de Saint-Anselme de Dorchester, a profité de 1\u2019assembloe annuelle de la Coopérative Fédérée pour demanucr aux membres des bureaux de direction et aux dirigeants des coopératives de meunerie qui se trouvent dans un rayon de cinquante milles des cités de Québec et Levis, de se réunir dans l\u2019après-midi du 27 février à 371, boulevard Charest, à Québec, pour discuter des mesures à prendre pour parer aux conséquences de l\u2019application à la campagne du décret no 2347, concernant le commerce de l\u2019alimentation en gros.On sait que d\u2019après cette loi, les employés de coopératives aussi bien que ceux des commerces indépendants des petites villes et villages situés dans un rayon de cinquante milles des cités de Lévis et de Québec sont assujettis aux mêmes conditions de travail et de salaire que ceux des cités de Quéocc et de Lévis.Ce qui est manifestement injuste.M.caruti a fait un bref historique de cette question controversée.Les employés des établissements de campagne.dit-il, doivent techniquement payer les mêmes salaires que les trente-neuf marchands de gros de Québec et observer la semaine de 48 heures, alors qu\u2019un bon nombre d\u2019employés du commerce rural travaillent actuellement soixante heures.On a réussi, a ajouté M.Caron, à faire exclure un certain nombre d\u2019organisations de cette loi arbitraire.Il reste le cas des meuneries qui n\u2019est pas encore réglé.C\u2019est pour cela que l\u2019on a décidé de convoquer les membres du bureau de direction des entreprises concernées à une assemblée tenue lundi de cette semaine à Québec.M.Jobin a donné quelques aperçus de l\u2019aspect légal de la question, après qqoi M.Bois a demandé instamment aux entreprises concernées de se faire représenter à Québec.Le commerce organisé, dit-il, veut assujettir les entreprises de libération économique aux mêmes conditions qui existent dans les villes, fl endosse l\u2019opinion de M.Jobin en affirmant que le décret no 2347 est une \"décision bâtarde\".Les chemins de fer en 1950 En 1350, il n\u2019y avait que 55 milles de voie de chemin de fer au Canada.Ces quelques milles ont été amalgamés au réseau Canadien national qui compte maintenant plus de 24,000 milles de voie servant les dix provinces canadiennes et onze Etats des Etats-Unis.REVETEMENT ISOLANT IMITATION DE BRIQUE AUBAINES DANS LES MATERIAUX LEGEREMENT IMPARFAITS Faites d\u2019une pierre trois coups Ajoute/ à votre maison ou à vos bâtiments de la valeur du ronfort de la beauté, en leur faisant une nouvelle toilette X l\u2019aide de ce revêtement très épais, Imitant la belle apparence de la brique.Vous ave?le choix de six routeurs avec lignes de mortier blanches ou noires.Matériaux légèrement imparfaits, Prix: $8.75 au carré.Transport aux frais du client.Les quantités sont limitées.Hâtez-vous d\u2019écrire pour plus de détails au : DEPOT MANUFACTURES DE I.\u2019EST, Case Postale 231 Outremont.Qué.Le tracteur à chenilles par Louis-Philippe Poulin, B.S.A.Une brochure éminemment pratique que devraient diftuser les coopératives ou syndicats d\u2019utilisation des tracteurs à chenilles (bull-dozer).Prix : $0.25 l\u2019unité, $2.50 la douzaine.Au Service de Librairie de TU.C.C.515, avenue Viger, Montréal, (24) LE 1er MARS 1950 Pü*t LA TERRE DE CHEZ NOUS AU BANQUET ANNUEL DE LA COOPERATIVE FEDEREE Photographia prise au banquet traditionnel de la Coopérative Fédérée de Jibuti J'?eiîï«.dî«î!î2uît semblée annuelle.Une partie seulement de la tab e d'honneur monlront.»BarUxeij* d.d |« FédéH* RL uns de* dirigeants et des amis de la Fédérée : M.J.-A.Pinsonneault, président réélu de le Pédereo, *«.René Paré, président du Conseil supérieur de la Coopération, M.Benoit!BrouiHette, le^\u2018Séet'irSTltt de la soirée, M.le chanoine Emile Couture, curé de Taschereau (Abitibi), le nouveau décoré du .\u2018SVlï! coopératif, M.Adélard Betlemare, vice-président de la Fédérée, et M.Adrien Lamarche, de Saint-Esprit de Montcalm, un autre décoré du mérite coopératif.On fonde une section urbaine Au soin de l'Association des Commissions scolaires du diocèse de Québec Pour répondre au désir d\u2019un bon nombre d\u2019intéressés, en considération des besoins de plus en plus pressants, l\u2019Association des Commissions scolaires du diocèse de Québec a décidé de fonder une section pour les commissions scolaires urbaines.Une première réunion a eu lieu, à Québec, le 4 mars dernier.Le but principal de la réunion était l\u2019étude de la constitution et règlements devant régir cette section.En annonçant cette nouvelle, le secrétaire p.énéral de l\u2019Association, M.Napoléon Voil-lcux, a précisé que le Conseil exécutif considère comme commissions scolaires urbaines colles qui ne sont nullement mêlées aux problèmes ruraux.Le Canada est devenu pays adulte au point de vue commerce extérieur Il est passé du 5c rang, avant la guerre, au troisième\u2014 Nos exportations agricoles \u2014 La part du Québec dans le commerce extérieur \u2014 Une conférence^ de M.Benoît BrouiHette au banquet de la Fédérée.La situation financière de la Fédérée est parfaitement saine C\u2019est ce que déclare M.Raymond Ferron, trésorier de la Fédérée, à l\u2019assemblée annuelle tenue la semaine dernière à Montréal \u2014 M.Ferron indique comment financer la centrale des coopératives.Rendements des grandes cultures Le plus récent estimé du Bureau provincial des Statistiques, division agricole, concernant les récoltes de grande culture en 1949, révèle les chiffres suivants pour le rendement moyen obtenu: Blé, 18.3 _ boisseaux à l\u2019acre; avoine, 24.9; orge, 24.0; seigle, 16.0 pois, 14.3 ; fèves, 15.0 ; sarrasin, 20.3; grains mélangés, 26.0.Pommes de terre: 80 quintaux à l\u2019acre; navets, 168 quintaux.Foin et trèfle, 1.20 tonnes à Tache; luzerne, 1.80; maïs fourrager, 9.47; betterave à sucre, 10.32.A remarquer que, par comparaison aux rendements de 1948, ceux de 1949 sont tous légèrement inférieurs, exception faite du maïs et de la betterave à sucre.M.Benoit BrouiHette, professeur à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, était le conférencier invité au banquet traditionnel de la Coopérative Fédérée tenu à l\u2019occasion de son vingt-huitième congrès annuel.M.BrouiHette avait intitulé sa causerie, \u201cLe Canada agricole dans le monde.\u201d C\u2019est en quelque sorte la préface d\u2019un ouvrage que M.BrouiHette se propose d\u2019écrire sur le rang du Canada dans le commerce mondial, ouvrage envisagé plus du point de vue géographique que strictement économique.M.BrouiHette souligne d\u2019abord que le Canada est devenu au cours de la première moitié du XXe siècle un des plus grands pays commerçants du monde.Il occupait le 5e rang avant la dernière guerre, après la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l\u2019Allemagne et la France.Aujourd\u2019hui, les Etats-Unis occupent le premier rang, la i D\u2019après M.S.W.Fairweather, vice-president directeur du service des recherches du Canadien National, le district d\u2019Alberta est aujourd'hui l\u2019un des secteurs pétrolifères les plus actifs en hémisphère occidental et Edmonton ; est devenu la capitale de l\u2019huile de l'Amérique du nord.Cette province a une réserve de pétrole de quelque 1,100 millions de barils et une réserve d\u2019environ 6,000 milliards de pieds cubes de gaz naturel.\" Journées d'étude dans Québec-Sud Les membres de TU.C.C.de le Fédération Be Québec-Sud voudront bien noter ce qui suit.La semaine prochaine, le président de la Fédération, M.Napoléon Mathieu, l'aumônier diocésain, M.l'abbé Arthur Nadeau, le propagandiste, M.Emile Bol-duc, ainsi qu'un représentant du bureau central de TU.C.C.visiteront les paroisses suivantes: Sainte-Hénédine, lundi, le 6 mars; Saint-Théophile, mardi, le 7; St-Samuel, mercerdi, le 8; St-Benoit-Labre, jeudi,\u2019 le 9; Ste-Hermine, vendredi, le 10; et St-Benjamin, lundi le 13 mars.La journée d'étude commencera par une messe avec sermon et durera toute la journée.Tous les cultivateurs de cos paroisses sont cordialement invités.Il y aura d'intéressantes conférences suivies de discussions sur la doctrine sociale de l'Eglise, les services économiques de TU.C.C., les moyens d'action de TU.C.C.et le travail de ses comités.M.Marc HUDON, B.S.A., qui vient d'être élu à la présidence de Hudon et Orsali Ltée en remplacement de M.Albert Hudon, décédé récemment.iPhoto Adolphe) et trois quarts en 1948 et 1949.En volume, nos exportations ont augmenté de 73% et nos importations de 81% par rapport à 1938.M.Brouillet poursuit son exposé en donnant quelques chiffres sur la balance commcrcile du Canada depuis 1914, indique la composition de notre commerce reparti en produits de l\u2019agriculture et des ressources naturelles soif _ l\u2019état brut, soit semi-ouvrés, soit manufacturés et montre les changements survenus depuis 1910 soit à l\u2019importation, soit à l\u2019exportation, sur les diverses catégories de produits.Dans le groupe des produits agricoles, le blé occupe toujours le premier rang.Il dépasse en valeur le papier à journal en 1949.Nous exportons cinq fois plus de farine qu\u2019en 1938, cinq fois plus de céréales secondaires, 14 fois plus de semences.Dans le groupe animal, nous n\u2019exportons que deux fois plus de bacon qu\u2019en 1938, mais six fois plus de bétail, 13 fois plus de viandes préparées, 4 fois plus de lait préparé et 80 fois plus d\u2019oeufs.Maintenant quels sont les principaux pays qui font affaires avec le Canada?Les deux plus grands en importance sont naturellement les Etats-Unis et la Grande-Brcta gne.M.BrouiHette en donne les raisons, qui sont d\u2019ordre géographique, démographique et racial, en plus de quelques autres motifs secondaires.Peu à peu, au 20e siècle, le Canada se libère de Tern prise britannique, au double point de vue politique et économique.Nous exportons plus de la moitié de nos produits en Grande-Bretagne au début du siècle, mais moins du quart aujourd'hui.Vient ensuite la position de notre commerce avec les pays du Commonwealth et quelques autres pays d\u2019Europe et d\u2019Amérique Latine, de l\u2019Afrique et de l\u2019Asie.M BrouiHette signale que notre corn meree avec l\u2019Amérique latine est en train de supplanter les pays d\u2019Extrême-Orient à cause de leur instabilité politique.Tout cela est assez compliqué et exigerait de longs développements qui ne peuvent trouver place ici.Il est ou il serait intéressant de savoir quelle part le Québec prend dans le commerce extérieur.Malheureusement, il est impossible de l\u2019estimer exactement parce que les statistiques du commerce extérieur ne sont connues que pour l'ensemble du Canada.Pour en avoir une idée anoroximative, faudrait estimer l\u2019excédent de la production chose connue à l\u2019échel le provinciale\u2014 sur la consomma tion provinciale ou nationale.BrouiHette déclare cependant que le Québec se place au premier rang parmi les provinces canadiennes pour l\u2019exportation du papier à journal et de la pulpe, au deux ième rang pour le bois d\u2019oeuvre au premier rang pour l\u2019amiante et peut-être quelques produits industriels.Pour les produits agricoles, l\u2019Ouest et l\u2019Ontario nous dépassent largement.C\u2019est à peine si nous avons des excédents pour certains produits animaux comme les viandes.le fromage et les oeufs.Quant aux courants commerciaux, M.Urouillette est en mesure d\u2019en parler d'une façon plus concrète.Il indique, en pourcentage, l\u2019entrée et la sortie des marchandises à destinations ou en provenance des pays étrangers.On constate que le gros du commerce extérieur canadien se fait par les ports douaniers de l'Est: \"3% aux importations.Le Québec est \u2018\u2018Nous pouvons dire que la Coopérative fédérée est parfaitement saine du point de vue financier.Sa valeur morale ne peut être meilleure; aucun item de son actif n\u2019est surévalué, les inventaires ont été minutieusement scrutés et prélevés d\u2019une façon con servatrice, la réserve pour comptes douteux est suffisante pour parer à toute éventualité, \u2019 les engagements futurs sont dans une position favorable et les paiements sont tous faits à échéance.Enfin, ce qui semble être la meilleure garantie, les coopératives affiliées or.l augmenté d\u2019une façon très tangible leurs transactions avec la centrale.\" Voilà ce que déclarait M.Ray-nald Ferron, trésorier de la Coopérative fédérée, à la fin de son expose sur la situation financière de la Fédérée au cours de l'assemblée annuelle tenue mercredi et eudi de la semaine dernière à Montréal.M.J.-A.Pinsonneault, président de la Fédérée, présidait cette séance du jeudi matin comme la plupart des autres séances.Une brève discussion suvit cet exposé.M.Ferron fit d\u2019abord remarquer que les transactions étant d\u2019un million par semaine, ou de $175,000 par jour en moyenne, c\u2019est un pro-ilèmc assez ardu que de financer au ;our le jour une organisation comme la Fédérée.M.Ferron a donne des indications sur la provenance des capitaux et de leur utilisation en regard des besoins présohts et futurs.L\u2019actif de la Fédérée était de près de $8 millions au 31 décembre dernier, soit exactement $7,894.786.28.Après avoir indique comment est constitué cet actif, provenant soit d\u2019emprunts extérieurs, de créanciers ou fournisseurs de marchandises, soit d\u2019emprunts provenant des membres sous diverses formes, M.Ferron se demande s\u2019il n\u2019y aurait pas moyen de modifier cette répartition de manière à augmenter la liquidité de l\u2019entreprise.Ceci, d\u2019après M.Ferron, aurait pour avantage de faciliter les échanges commer-ciaux, bénéficier du plus grand nombre possible d\u2019escomptes et profiter des transactions* les plus avantageuses.M.Ferron examine à ce propos chacun des postes de l\u2019actif: valeurs immobilières, inventaires, comptes à recevoir, qui forment plus de 41% de l\u2019actif, pour faire remarquer tju\u2019un bon nombre de ces comptes pourraient disparaître au grand avantage de la centrale.Une semblable situation, d\u2019ajouter M.Ferron, oblige la centrale à faire des prodiges de finances, car il lui faut trouver, pour couvrir\u2018les seuls comptes à recevoir, un demi-million de finance liquide supplémentaire sans pouvoir offrir aucune garantie en retour.Quoi qu\u2019il en soit, le financement de la centrale est bon, M.Ferron en trouve de nombreuses preuves.Les emprunts hypothécaires sont consentis à un taux d intérêt raisonnable et échelonnés sur une période de 17 ans, ce qui en facilite le remboursement.De plus, la valeur morale de l\u2019organisation est bien établie parce qu\u2019on a toujours honoré les engagements a terme et transigé d\u2019une façon honnête.On peut assez facilement cm-(Suite à la page 23) Des numéros publiés par La Terre' de Chez Nous le 5 mars 1930 \u2014 il y a vingt ans.le « mars 1935 \u2014 il y a quinze ans.et le 7 mars 1940, il_ V a dt.r ans.nous avons tiré les notes suivantes: Voilà vingt ans .Grande-Bretagne le deuxième et le Canada le troisième.Nous avons dépassé l\u2019Allemagne et la France.Cette dernière ne vient pas loin derrière le Canada.La Belgique est au sixième rang (en 1948).Après avoir cité quelques chiffres indiquant le rang des principaux pays du monde quant à la valeur totale de leur commerce extérieur, M.BrouiHette souligne la nécessité pour le Canada de commercer avec les pays étrangers.Nous devons vendre à l\u2019extérieur le cinquième de ce que nous produisons.Il faut acheter en dehors du pays 14 ou 15% de ce dont nous avons besoin.Les raisons: le marché intérieur canadien ne peut absorber toute notre production d'un autre côté, les conditions géographiques du pays interdisent certaines cultures de produits dont nous ne pouvons plus nous passer le développement incomplet des industries canadiennes nous obi' go à importer certains produits fabriqués.La valeur de notre commerce extérieur a triplé au tournant du 20e siècle.Elle atteint un milliard en 1914 et deux milliards de 1919 à 1924.On note ensuite une forte baisse durant la crise économique de 193034.Notre commerce remonte à près de deux 1939.La deuxième guerre lui imprime un élan inconnu jusqu i.Il nt'o\u2019nt en valeur cinq milliards bon premier avec 40%, TO->ta-:o vient au second rang avec 25% et les provinces maritimes ensemble 18%.Les courants commerciaux sont nettement orientés de l'ouest vers l\u2019est et notre province est en tête.On notera avec intérêt que le quart de toutes les exportations canadiennes passent par Montréal.Pour les importations, l'Ontario vient en tête avec 49%, le Québec au second rang avec 29%.Cette particularité indique bien la provenance de nos importations qui sont en grande partie de source américaine.En conclusion, M.BrouiHette note qu\u2019il passe par notre province des quantités considérables de marchandises, surtout à destination de l\u2019étranger.Le Canada, devenu troisième pays commerçant du monde, a tisse autour du globe un réseau commercial digne de ses ressources naturelles et de l\u2019initiative de ses citoyens.Il manifeste en cela le caractère d\u2019une nation adulte.La Terre de Chez Nous rapportait les statistiques de la production laitière pour 1929.Notons que le prix moyen paye pour le beurre, en 1929, fut de 37.8 ce-nts, et pour le fromage, 17.5 cents.\"Je L\u2019importante coopérative de Granby, telle qu\u2019on la connaît aujourd'hui, a commencé en petit, il y a vingt ans, rapporte la Terre de Chez Nous, les coopérateurs de Granby se mettaient ensemble pour acheter un char de son et de gru à Montréal, par l'intermediaire du Bureau central de TU.C.C., au lieu de l\u2019acheter individuellement à Granby même.Résultat: économie de $112.50.Voilà quinze ans .Traitant des achats en coopération, le rédacteur éccrit: \"L\u2019U.C.C.veut la justice, elle ne désire pas la disparition du commerce.Bien au contraire, ce qu'elle réclame, c\u2019est que le profit des intermédiaires ne soit pas dans l'ensemble à la charge de la classe agricole seulement.\u201d -f-\t4f- Un collaborateur signant \"Sois Franc\" publie les dix commandements du membre de l\u2019U.C.C.En voici un qui ne manque pas d\u2019à-propos: \u201cTa contribution du paieras, \"Tous les ans fidèlement\u201d.Voilà dix ans .La Mutuelle-Vie de TU.C.C.présente son troisième rapport annuel.Elle a déjà $912,000 d'assurances en vigueur.En même page, un dessin montre la disproportion des primes d\u2019assurances payées aux compagnies canadiennes-françaises et aux autres: $4,-000,000 contre $57,000,000 par année.Une déclaration de orincipei Les valeurs humaines dans dans le domaine rural Ce document émane de l\u2019Union internationale d\u2019études sociales, groupe fondé à Matines (Belgique) en 1920 sous la présidence du cardinal Mercier, remplacé à sa mort par le cardinal Van Roey.Des Canadiens ont été invités à en faire partie: en 1933, le sénateur Rodolphe Lemieux, le R.P.Joseph-P.Archambault, S.J., et M.Paul Fontaine, et eu 1949, le R.P.Georges-Ilenri Lévesque, O.P.Cette brochure qui étudie 1) les valeurs rurales et 2) les principes d'un r-mouveau rural, est un tract de l'Institut social populaire.On peut se le procurer au prix de 16 sous l\u2019exemplaire, ou $1.50 la douzaine, au Service de Librairie de TU.C.C.515, avenue Viger, Montréal (24), P.Q. LE Ur MARS 1950 LA TIR*! OC CHEZ NOUS A la retraite du Saguenay 58 cultivateurs de 20 paroisses assistent à la dernière retraite sociale de l\u2019U.C.C.du Saguenay à la Villa S.Ignace La dernière retraite religieuse et sociale organisée par la Fédération de l\u2019U.C.C.du Saguenay s\u2019est terminée il y a quelques jours par un réel succès.Cinquante-huit cultivateurs de vingt paroisses se sont rendus à Villa Saint-Ignace des Pères Jésuites pour y séjourner six jours consécutifs afin de faire, les trois premiers jours, une retraite religieuse ordinaire et les trois derniers entendre des conférences et participer à des forums sur inaction sociale et professionnelle.La retraite religieuse a été pré-chée par le R.P.Primeau, S.J., et les cours de sociologie donnés par MM.Marcel Clément, C.-E.Couture, Jean-Marie CouiH, agronome, Joseph Bouchard, président de la Fédération de l\u2019U.C.C.du Saguenay, M.l'abbé Gérard Bouchard et le R.P.Engelbert Laçasse, S.J., assistant aumônier général de l\u2019U.C.C.C\u2019était la quatrième retraite religieuse et sociale organisée par la Fédération de l'U.C.C.du Saguenay depuis novembre dernier.Deux cent dix cultivateurs ont participé à ces retraites.L\u2019U.C.C.espère se constituer ainsi une élite parmi les cultivateurs et leurs employés.Elle entend également contribuer pour sa part à implanter dans l\u2019économique les principes du catholicisme social.Le Syndicat de Grande-Baie L'asùemblée annuelle du syndicat coopératif agricole de Grande-Baie a eu lieu jeudi dernier, sous la présidence de M.Liguori Bergeron.Tous les membres étaient présents ainsi que MM.J.-Marie Couct et Léon Talbot, respectivement propagandiste et vérificateur de la Fédération de l\u2019U.C.C.du Saguenay.ETATS FINANCIERS Le secrétaire gérant donna lecture des états financiers préparés par le Service coopératif de l\u2019U.C.C.qui indiquaient un chiffre d\u2019affaires de $47,601.46, comparativement à $40,012.45, l\u2019an dernier.Le trop-perçu s\u2019est élevé à $1,055.-22, représentant un pourcentage de 22% du chiffre d\u2019affaires.L\u2019actif du syndicat est de $12,617.-10.PRINCIPALES DECISIONS Il a été décidé qu'au cours de la prochaine année, le syndicat coopératif tienne deux assemblées générales afin de permettre aux membres de suivre leur affaire de plus près et que le service coopératif de la Fédération de l'U.C.C.du Saguenay soit chargé de faire la vérification des livres deux fois par année.Les membres ont voté à l'unanimité un montant représentant .1 de 1% du chiffre d\u2019affaires de leur syndicat au fonds d'éducation, de propagande et d\u2019orientation coopérative de l\u2019U.C.C.Les deux tiers de ce montant seront versés à la Fédération et \u2022le tiers au syndicat paroissial de l'U.C.C.M.LEON TALBOT M.Léon Talbot, vérificateur du Service coopératif de la Fédération de l'U.C.C.du Saguenay, a commenté les états financiers.Il insista sur la nécessité d\u2019augmenter le capital social et de supprimer les ventes à crédit.Il expliqua également aux membres la façon dont devrait être tenue la comptabilité.M.JEAN-MARIE GOUET M.Jean-Marie Couët, propagandiste de l\u2019U.C.C., insista sur la nécessité d'approfondir les principes et les méthodes coopératives et de les pratiquer.Il termina en affirmant que tous les cultivateurs devaient se faire un devoir de devenir des membres actifs de la coopérative et de l'association professionnelle afin d\u2019en retirer certains avantages économiques, mais aussi afin de contribuer à édifier un monde nouveau selon les données du catholicisme social pour éloigner les menaces du communisme et dti r\"\"ialisme qui tentent de nous envahir.Ji ; \u2022 ' :''v \\ ¦ yv : mlsSèSm La grande nouvelle, cetle semaine, l'unique nouvelle, c'est qu'enfin nous avons un hiver, avec de la neige et des \"falaises\".Nos deux petits bonshommes n'ont pas attendu qua la journal en parle pour gagner le flanc du coteau et se payer quelques pintes des bons plaisirs de la glissade.Ils ont bien fait.La Fédération de l'Agriculture n'a pas demandé des prix maximums Dans son mémoire au conseil des ministres fédéraux \u2014 Elle a simplement demandé de maintenir les prix au niveau de décembre 1949 \u2014 Mise au point de M.Hannam \u201cIl n\u2019existc absolument aucun fonds de vérité à l\u2019accusation lancée par certaines gens de milieux autorisés, à savoir que les cultivateurs, en recommandant le soutien des prix des produits agricoles, demandent au gouvernement de maintenir les prix à leur niveau le plus élevé\u2019\u2019.Voilà l\u2019importante mise au point que vient de faire M.H.-H.Hannam, président de la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture dans une déclaration qu\u2019il faisait tenir à l\u2019U.C.C.il y a quelques jours.Dans son mémoire présenté récemment au conseil des ministres fédéraux, déclare M.Hannam, la Fédération a demandé que les prix de certains produits agricoles soient maintenus au niveau de ceux de décembre 1949.Il ne s\u2019agissait certainement pas de prix maximums.Le niveau du revenu des cultivateurs a été sensiblement moins élevé en 1949 qu\u2019au cours de l'année record de 1948, à cause de l\u2019augmentation du coût de production.Cela représente un total de 30% dû à l\u2019augmentation des taux de fret, ajoutée à la hausse des prix des engrais alimentaires et autres frais généraux d\u2019exploitation de la ferme.Ces frais, d'ajouter M.Hannam, sont encore au même niveau que celui de 1949.Les cultivateurs, dont les revenus ont déjà dégrin- Ce qu'on oublie trop facilement .En certains milieux, on a accusé les agriculteurs du pays de vouloir notamment se faire donner, aux dépens de tout le public, une sécurité et une protection exagérées.On oubliait qu\u2019une heure de travail aux salaires actuels achète plus de pain, plus d\u2019oeufs, plus de beurre, plus de lait et plus de viande qu\u2019à pratiquement n\u2019importe quel moment depuis 50 ans.Et l\u2019on perd de vue que le cultivateur n\u2019est pas seulement un producteur.C\u2019est aussi un consommateur, et probablement le plus intéressant.Comme tout le monde, il a besoin d\u2019un revenu qui ne peut être en permanence égal à son coût de production.Ce qu\u2019il veut, c\u2019est d\u2019éviter le retour à la situation désastreuse de 1929 à 1939.(M.J.-A.Plnsonne&ult dans sou discours d'ouverture du congrès annuel de la Fédérée) golé d'un échelon en 1949, ont à subir une autre baisse plus sérieuse en 1950, du fait de la diminution des prix attribuable à la perte ou à la contraction des marchés.C\u2019est ainsi que les cultivateurs se sont trouvés, dès le premier mois de 1950, en bien moins bonne posture, au point de vue prix et revenus, par rapport à la période des hauts prix de 1948 et si on les compare aux revenus encore élevés des milieux industriels et ouvriers.C\u2019est pourquoi la Fédération s\u2019est crue justifiée de demander, au nom des cultivateurs du Canada, un programme de soutien des prix qui maintiendrait le.revenu du cultivateur au niveau de 1949, jusqu\u2019au moment où toute l'économie nationale dans son ensemble s\u2019orienterait vers une baisse équilibrée.D\u2019après les chiffres publiés par le gouvernement, conclut M.Hannam, l\u2019indice de parité des prix de tous les produits agricoles était, en décembre 1949, de 7% inférieur à celui de 1948.L\u2019indice combiné du prix des oeufs, des Pour les équipes .(Suite de la page 28) chefs d\u2019équipes doit réunir ses gars régulièrement avant chaque séance d\u2019étude.Ils verront ensemble l'exposé de doctrine et le Questionnaire.Puis à l'aide du GUIDE des chefs, ils répondront aux questions posées.Cette réunion des chefs leur fournira l\u2019occasion de se communiquer leurs difficultées et de discuter les questions laissées sans réponse.L\u2019équipe ne devrait pas grouper plus d'une dizaine de membres.Autrement il serait difficile de faire participer tous les équipiers à la discussion.La durée de la séance doit être limitée à une heure raisonnable.Il est conseillé de tenir une assemblée générale à toutes les trois semaines pour se faire donner les rapports des secrétaires.Ces compte - rendus donneront probablement lieu à des discussions très avantageuses.Elles auront pour effet de mettre de l\u2019unité dans la manière de penser et d\u2019agir.(1) Extrait de la brochure \u201cLes Chantiers Coopératifs\u201d, par M.l\u2019abbé J.-B.Caron.Les livres SCANDALES DE L' SPRAM0T0R < par Fernand BOURRET De quels \u201cscandales\u201d s\u2019agit-il?| De l\u2019insécurité, do la faim, de la \u201cmisère imméritée\u201d, des \u201cpéchés\u201d contre une abondance telle, qu\u2019on en vient à la stérilisation de la production, aux destructions massives pour sauvegarder le profit.L\u2019auteur de ce livre, Fernand Bourret, est rédacteur en chef du journal Le Front Ouiwricr, de Montréal.Il écrit dans une langue simple et accessible à tous.11 s\u2019adresse aux patrons, comme aux ! chefs syndicaux, aux intellectuels i comme aux ouvriers.Il leur ex-1 plique les réformes économiques nécessaires pour l\u2019édification d'un monde meilleur.Scandales de l\u2019économie a été l'objet, d\u2019un précieux témoignage d\u2019anpréciation de la part du cé-'èbbre écrivain français, Daniel-Rops.Cet ouvrage de 240 page?a été publié aux Editions ouvrières, 1037, rue Saint-Denis, Montréal (18)\t11 est en vente partout au prix de $1.50 (par la poste $1.60).\\ meilleur pincement \u2014 UN M'HAMOYOlt _ I*.SPKAMOTOIt S-113 vous offre un pulvérisateur à toutes fins: de meilleure performance «\u2019t d'opération douce pour une puverlsatlon facile, plus rapide et plus efficace.Il y u des SPKAMOTOIt S depuis Hi k 05 pal.p.m.et ac 30 A 1000 lbs au p.c.Aiicmentez vos profits à l\u2019aide d\u2019un SPKAMOTOIt.Spécialistes t*n Irrigation _ Rele- vés gratuits \u2014 stock complot de tuyaux d'aluminium transportables, gtc'curs Buckner et accouplements McDowell.CATALOGUE GRATIS ECRIVEZ AUJOURD'HUI SPRAMOTOR LTD 1103 York St.LONDON, Ont.Echantillon d\u2019un Traitement contre le produits laitiers et des porcs était de 13% plus bas en décembre 1949 qu\u2019eu 1948.Or, tandis que certains autres groupes réclament encore des augmentations, les cultivateurs demandent simplement que les prix des produits agricoles soient maintenus au même niveau que ceux de décembre 1949.Pour maintenir ses locomotives en bon état, le Canadien National exploite 230 remises à locomotives au Canada.La plus considérable est située à Turcot, près de Montréal.On y fait chaque jour, en moyenne l'inspection de 128 locomotives.GRATIS MAUX D'ESTOMAC (dub u l'acidlie gastrique) mmm\tPourquoi continuer HjSB\t^Vv%|\t\u2018 \u2018\u201c\u2019Uifrir ch* brûle- \u2019 ¦\t\u2022»«\u2022!!* de maux 'SHhDS*\t¦IVstomac causés 'Pup \u2022\t-M\tut! lucidité quand JS ous Pouvez être *\tÆM\touiujjé prompte- nont et sûrement grâce aux tablette» CANADIAN V O N ?Ce lamcux traitement a soulage des centaines de gens qui souffraient depuis de nombreuses années.Les TABLETTES CANADIAN VON combattent l\u2019excès d'acidité gastrique, soulagent de cette sensation de gonflement et adoucirent l\u2019estomac \u2022rrlté par l'acidité.Vous n'avez pas À vous soumettre û une diète strictement liquide Si vous souffrez d'irritation de gastrite, de brûlements d'estomac, de gonflement, de douleurs, apres les re-oas.causés par l'excès d'ueldlté gastrique.essayez les VON GRATIS Dt»man-dez Immédiatement l\u2019échantillon.Ecrivez à CANADIAN VON CO.Dépt 791-G.\t\u2014 WINDSOR, Ontario Si vous croyez n'avoir pas besoin de l'U.C.C., songez que l'U.C.C.a besoin de vous.GILLETTS DU SAVON À MOINS DE F LE PAIN! 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restent et faire ciiauf- * 1er.Lorsque tout le gras est dissous, y ajouter Ja lessive et le borax fondus./ Laisser mijoter pendant deux heures, ¦ < en brassant 1 fond une fois de temps i ' autre.Quand le mélange a pris une J consistance épaisse, retirer du feu et! verser dans un moule.Laisser reposer trois jours avant de couper en pains.SAVON DE NAPHTE Suivre la recette du savon semi-I bouilli.Après avoir retiré du feu, j laisser refoidir pendant une demi-heure, puis ajouter }- au syn dicat paroissial de l\u2019U.C.C et de -3 à la Fédération de l\u2019U.C.C.ELECTIONS Trois nouveaux directeurs ont été élus.Ce sont MM.Joach'm Plourde, Paul-Emile Maltais et Alphonse Côté.Les deux autres directeurs réélus sont MM.Huoul Si mard et Jacob Boivin.Les cultivateurs de Saint-Jérôme semblent vouloir se donner de plus en plus de services par la voie de la coopération et par ce fait, ils s\u2019entraident au sein de leur paroisse et contribuent pour 'eur part au développement des forces coopératives régionales.A propos du prix des poussins Le prix des poussins fut l\u2019une des questions étudiées lors de l\u2019as, semblée générale spéciale des membres de La Coopérative Avicole du Québec, le 26 janvier dernier.11 fut unanimement décidé de maintenir en vigueur les prix adoptés lors de l'assemblée générale annuelle du 15 septembre.C\u2019est dire que les couvoirs membres de La Coopérative Avicole se sont engagés sur leur honneur à vendre leurs poussins à un prix uniforme.Cette mesure a pour but de supprimer toute concurrence ruineuse et déloyale entre les membres d\u2019une même association, ainsi que de protéger les acheteurs car au coût actuel des oeufs d'incubation, un accouveur ne peut couper les prix fixés sans réduire la qualité des poussins qu'il vend.L'aviculteur qui désire élever de bons poussins en 1950, doit dortc les.acheter d\u2019un couvoir qui s\u2019en tient à la liste de prix adoptée par La Coopérative Avicole du Québec, Si des poussins lui sont offerts à des prix inférieurs, il peut douter sérieusement de la qualité de cette marchandise qui ne peut trouver preneurs qu\u2019à des prix de rabais.Un produit d\u2019excellente qualité trouve toujours un acheteur et il n\u2019est point besoin de.l'offrir à un coût d\u2019aubaine pour en amorcer la vente.Nous recommandons donc aux aviculteurs d\u2019être sur leurs gardes et de ne pas se vanter trop vite de s\u2019être procuré des poussins à bon marché.Les résultats de leur élevage pourraient les obliger à déchanter.Le maintient.des prix: Le maintien du prix des poussins chez les membres de La Coopérative Avicole du Québec repose uniquement sur le bon vouloir des couvoirs, ou plus exactement sur l'honneur des membres.La Coopérative n\u2019entend sévir contre personne.Il ne lui appartient pas de faire la police, ni de poursuivre les délinquants.En eût-elle les pouvoirs, qu\u2019il ne serait pas sage d\u2019agir ainsi.B vaut beaucoup mieux, à tous points de vue, que les sociétaires se fassent confiance mutuellement et respectent leur engagement.Quant à ceux qui renient le parole donnée et coupent les prix, tôt ou tard, ils perdront la confiance du public après avoir encouru la réprobation de leurs confrères.La tentation de couper les prix vient surtout à la suite d\u2019un surplus d\u2019incubation.Les surcroiLs do poussins 11c doivent être qu\u2019accidentels.On les évite en 11c mettant dans les incubateurs que le nombre d'oeufs correspondant à la quantité de poussins vendus.Si par hasard, un surplus imprévisible de poussins se présente parce qu\u2019un client refuse la livraison de sa commande, il doit y avoir moyen de l\u2019écouler chez un autre éleveur.S\u2019il faut s\u2019en départir, écou-lons-le discrètement sur un marché d\u2019occasion.Qu\u2019on agisse ainsi qu\u2019en dernier ressort sans fa:re grand état de cette vente qui ne devra porter préjudice aux autres couvoirs.Le maintien des prix et les surplus d\u2019incubation sont des problèmes dont la solution repose sur la collaboration des intéressés.Le respect de la parole donnée, l\u2019honnêteté en affaires, la confiance mutuelle sont l\u2019apanage des vrais coopérateurs.Ils valent beaucoup mieux que l\u2019application de règle- Anciens combattants devenus agriculteurs Tout le personnel du ministère des anciens combattants en charge de l\u2019établissement des vétérans sur des terres ou dans des établissements de pêche dans Québec s\u2019est réuni, ces derniers 15 jours, à Montréal, pour discuter de divers points d\u2019administration en même temps que pour suivre des cours sur la technique agricole.En souhaitant la bienvenue au groupe, le brigadier E.Blais, C.B.E., M.C., surintendant du district de Québec, a déclaré que 3,444 vétérans ont été établis sur des terres dans la province, ce qui représente une dépense de $20.000.000.Il croit que le travail a été bien exécuté étant donné les difficultés actuelles, le coût élevé des terres, le manque de capitaux des aspirants cultivateurs.Au point de vue pêcherie, le coût élevé du matériel ne permet pas de multiplier les établissements.L\u2019objectif pour Québec est le placement de 10,000 vétérans.ments rigides et les sanctions les plus sévères.Mcfiez-vous des \u201cPeddlers\u201d Chaque printemps, * nos campagnes sont infestées de véritables peddlers, petits vendeurs à commission qui passent de porte en porte pour offrir des poussins à des prix dérisoires.Dans la majorité des cas.ces agents s'approvisionnent à l\u2019étranger et trompent l\u2019acheteur sur la qualité, la race,i le sexe, etc.L'aviculteur ne de-l vrait pas se laisser impressionner par les belles phrases de ces vendeurs car leur marchandise est toujours payée trop cher.Nos couvoirs certifiés, coopératifs et privés, membres de La Coopérative Avicole du Québec, ont aujourd'hui une capacité d\u2019incubation qui leur permet de répondre aux besoins de tous les aviculteurs.Les importations des autres provinces n\u2019ont donc plus leur raison d\u2019être, puisque ces poussins sont souvent de qualité inférieure aux nôtres.Des éleveurs sont tentés d\u2019acheter leurs poussins à l\u2019étranger parce qu\u2019on surprend leur bonne foi par une publicité insidieuse ou des prix \"qui défient toute compétition\" On nous permettra de leur rappeler ceci: l\u2019expérience démon- v=>-T==r.3-\u2014 PH* 11 tre que ces poussins sont souvent de qualité médiocre, porteurs de maladies infectieuses, et arrivent à destination affaiblis après un long transport.La forte maladie qui décime par la suite ces troupeaux, décourage l\u2019éleveur et entrave le progrès agricole.Le succès en élevage dépend pour une bonne part de la qualité des poussins et les poussins des couvoirs membres de la Coopérative Avicole du Québec donnent toutes les garanties de satsifaction puisqu'ils sont synonymes de vigueur, uniformité et économie.Il vaut toujours mioux ETRE PRÊT \u2022 Ne vous exposes pss h manquer d'Absorbine lorsque voua en sures besoin 1 Achetés-en une grande bouteille durable & $2.50 la prochaine fois que voua ires à la pharmacie.Vous sures alors ce qu'il vous faut pour traiter sans délai Ica cas de boiterie, foulures, contusions ou endures qui pourront se présenter.L'Abaorbine ne causa PM d'ampoules ni ne fait tomber le poil W.F.Young, Inc., Lyman House, Montréal.jABSORBINE Écoutas las Ma» to Ira s vsevas é» Tanta lu cia cha- ^ qua après-midi t Vandradl \u2022\u2022 \u2022 Rfiast ?dit: \u2019GRAND\u2019MÈRE remporta un grand succès avec Miÿàf£xfa9-SM0/mx LE SAVON QUI FACILITE TOUT TRAVAIL ÉBLOUISSAIT^TA^É 'V f/f/ètwg/ys nnnea de sut infliction envoyé» spontanément pur des ami» d\u2019ALL-DK AN.Si l'oit» HoutTrez de cou* Htipation due au manque de volume dans votre régime, mange/, une once par iour de croustillant ALL-HUAN de Kellogg, et buvez beaucoup d\u2019eau.Si von» n\u2019ête» pa» entièrement satisfait après 10 jour», renvoyez le carton vid» A Kellogg\u2019», London, Ont.On voua remboursera le DOUBLK I)U PRIX! faudra y mettre du temps et du tact; leur donner des punitions pas trop apparentes mais qui leur permettent de réfléchir, les contrarient bien qu\u2019ils n\u2019en laissent rien voir.Et c\u2019est ainsi dans tous les détails de la formation de la personnalité.Cette formation ne consiste pas seulement dans la correction des défauts et le développement des qualités morales, il y a aussi le problème de l\u2019éducation extérieure, des aptitudes intellectuelles, des talents, de la vocation.Problèmes difficiles que les parents ne peuvent résoudre qu\u2019avec une puissante grâce d\u2019état qu\u2019ils doivent demander, une observation attentive de leurs enfants et de leurs réactions dans les diverses circonstances, en recourant aux conseils des personnes d\u2019expérience.La maman ne voudrait pas négliger la levée de son enfant, elle qui veille avec tanÇ de précaution sur la levée de la semence prometteuse de la richesse prochaine.Il y a en germe, dans son petit, la richesse d'une génération.Jeanne L\u2019ARCHEVEQUE-DUGUAY Faites de l'argent dans vos heures de loisirs grâce â une MACHINE A TRICOTER \"Auto Knitter\" !\u2022* véiitub!» machin» à tricoter \u201cAuto Knitter\u201d vendue avec deux cylindre* au choix : 60, 72.RO ou 100 alfulllw.En usage dans dee milliers ds familles.Compagnie existant depuis plus ds 80 ans.Livraison Immédiats.ASSORTIMENT COMPLET HE LAINE Auto Knitters fir Hosiery Ltd.Autrefois de Toronto, maintenant à l'odressa Huita MU, Station IC.Oépt T.Montréal.Elles sont exquises faites avec l'étonnante levure SÈCHE qui lève vite! BRIOCHES À LA GELÉE Mesurez dans un petit bol 1 tasse 0.111 tiède, 2 c.à thé sucre granulé, brassez jusqu'à disso- lution du sucre.Saupoudrez-y le contenu de 2 enveloppes de Levure Séché Kleischtnann\u2019s Royal qui lève vite.Laissez re- poser 10 min.,PU 1S brassez bien.llattcz en crime % tasse shortening et mélangez*y graduellement 1 tasse sucre granule, 2 c.A thé sel et 1 c.A thé muscade râpée.Ajoutez eu brassant 2 oeufs bien battus.Incorporez Vi c.à thé essence de citton, '/a tasse lait porté au point d\u2019ébulli* tiou puis tiédi, et le mélange de levure.Incorporez 3 tasses farine à Iiain tamisée une fois et battez lisse.ncor|H4 tasse de céleri haché 5 tasees de fèves cultes au four ou en conserves 1 tranche de bacon cru coupé en morceaux Faire cuire les trois tranches de bacon, l\u2019oignon et le piment vert (si utilisé) jusqu'à ce que le bacon soit croustillant et l\u2019oignon doré.Enlever le gras fondu.Mélanger le céleri et les fèves cuites, ajouter le bacon cuit, l'oignon et le piment vert.Verser le tout dans une casserole.Dispercer à la surface des morceaux de bacon cru et cuire à un four modérément chaud, 375°F., jusqu\u2019à ce que le A VOTRE SANTÉ 1 I coyez, voyez, dit la poulette crise » | voyez, voyez, j'ai pondu dans l'iylise je t\u2019tux bien faire ma part s pour Ifoui vous rendre forts s mançez mes | oeufs souvent, ils sont toujours de mise MiNiltlM II la |t«î| ml«»ul H \u2022» \u2022*\" ItM Un boisseau de blé pesant 60 livres contient environ un million de grains.Le blé est moins susceptible d\u2019être avarié par le 2, 4-D.que l\u2019avoine ou l\u2019orge, et le meilleur temps de le traiter avec cet herbicide est lorsqu'il a atteint une hauteur de 7 i 10 pouces.La chaudronnée de poisson Comme Marseille, Québec a sa propre bouillabaisse.Dans la très vieille langue culinaire, on l\u2019appelait \u201c une bonne chaudronnée \u201d sans même ajouter le mot poisson, tellement il était naturel que ce terme signifiât toujours un mélange de poissons frais et d\u2019aromates.Avec le temps, on est venu à dire \u201cune chaudrée,\u201d à cause du chaudron de fer utilisé pour cuire \u201cla chaudronnée.\u201d On dit aussi \u201cbouillature\u201d ou \u201cbouillotte,\" selon la région.En voici la recet te : Ingrédients 6 portions 2S portions Persil haché\u2018,4 tnsae ?tasse» AU, émtnct 1 gousse 5 gousses Echalotes 4\t3\tpaquet» Poissons de votre choix 2 à 3 lbe 16 k 18 lbs Thym la c.à thé le .A table Laurier 1 feuille 6 feulUe» Poireaux 1 (tranché mince) S Beurre 1 c.A tblc livre RECETTE Recouvrir le fond d\u2019une casserole épaisse avec beaucoup de persil attaché, un peu d\u2019ail et assez d\u2019é chalotes tranchées minces.Sur ce lit de vert, placer la quantité de poisson désirée.Il est nécessaire pour faire une bonne chaudronnée.de cuire ensemble plusieurs gen res de poissons.On peut se permettre tous les mélanges.Couvrir ensuite d\u2019eau tiède, saler, poivrer, aromatiser avec un peu de thym, une feuille de laurier et un poi reau tranché.Couvrir et amener lentement à l\u2019ébullition.Cuire jus qu\u2019à ce que les poissons soient tendres.Ajouter quelques dés de beurre.Servir dans des assiettes à soupe garnies de quartiers de citron, avec un peu de bouillon de la cuisson dans chaque assiette, pour que chacun y trempe son pain.dessus soit brun, environ 40 minutes.Quantité: cinq à six portions.POTAGE AUX FEVES 1 dusse de fèves blanches 6 tas**» d\u2019eau bouillante 1 c.à thé de eel 1 c.à table de graa «i tasse d\u2019oignons émincés 1 c.à table de farine 1 pinte (5 tasses) de lait chaud 1\tc.à thé de sel \\ c.à thé de poivre Recouvrir les fèves d\u2019eau froide et laisser tremper une nuit.Egoutter, ajouter l\u2019eau bouillante et 1 cuillerée à thé de sel; laisser mi-, oter sous couvercle, jusqu'à ce que les fèves soient tendres, environ 2 heures.Si une marmite à pression est utilisée, recouvrir d\u2019eau les fèves qui ont trempé et cuire à 15 livres de pression durant 50 minutes.Faire revenir l\u2019oignon dans le gras, ajouter la farine, mélangeant bien.Délayer avec le lait chaud; cuire en brassant jusqu\u2019à épaississement.Ajouter les fèves cuites, égouttées, assaisonner de sel et de poivre.Servir chaud.Quantité: six portions.ROULEAU AUX FEVES ET AU FROMAGE 2\ttasses de fèves blanches cultes 1 Vu toese de fromage rtipé (Cheddar moyen) 1 petit oignon haché finement '/t tusse de céleri haché finement (ou pomme) 1 c.à thé de persil haché 1 c.A thé de sel Pincée de poivre 1\toeuf 2\tc.A table de gras 2 taœes de chapelure Ecraser les fèves__ égouttées.Ajouter le fromage, l\u2019oignon, le céleri ou la pomme, le persil, le sel et le poivre.Ajouter l\u2019oeuf légèrement battu et mêler parfaitement.Faire fondre le gras dans une casserole, y faire dorer la chapelure mêlant bien; ajouter suffisamment de cette chapelure au premier mélange afin qu\u2019il soit assez épais pour être moulé en un pain.Rouler ce pain dans le reste de la chapelure, le cuire à four modéré, 350°F\u201e jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit à point et d\u2019un brun doré, environ 20 minutes.Servir chaud avec une sauce aux tomates.Quantité: six portions.LA MONTEE (Suite de la page 10) reux de les voir s\u2019accomplir pour votre bonheur.\"Pourtant c\u2019est l\u2019année sainte, l\u2019année de la justice et de la charité sociales; entrez dans votre association professionnelle.Pourtant c\u2019est mon jubilé d\u2019or sacerdotal, devenez donc ces prototypes décrits par M.Marcel Clément.\u201d Puis Son Exc Mgr l\u2019Evêque nous bénit.et récite les grâces.Nous voilà dans la salle de la Maison Querbes.Son Excellence s\u2019assied et invite les chefs ruraux à répondre à ses questions et à lui en poser.Quelqu\u2019un demande à Monseigneur s\u2019il est en faveur du Comité diocésain de Coopération tel que l\u2019U.C.C.l\u2019a forme depuis quelques années?\u201cOui, de répondre Son Excellence, la comparaison de l\u2019érable avait ce but de vous faire comprendre mon désir de ne pas séparer coopératives professionnelles de l\u2019association professionnelle.Même si chacune a son autonomie, elles ne sont pas indépendantes.l\u2019érable sans ses branches n\u2019est pas joli, les branches détachées du tronc ne le sont guère plus.\u201d Son Excellence, appuie fortement sur la nécessité pour chacun des syndicats de l\u2019U.C.C.de voir à organiser chaque année un groupement paroissial pour la retraite fermée à la Maison Querbes de Joliettc.Il est impossible de former des apôtres vraiment sociaux sans la retraite fermée annuelle.Puis ce sont d\u2019autres questions.et d\u2019autres réponses toujours empreintes de sagesse et de bonté.C\u2019était beau de voir le Père spirituel heureux au milieu de ses fils éclairés et réconfortés: c\u2019était la montée.d\u2019une classe ! Le C.N.R.et la Croix-Rouge Répondant à un appel de la Croix-Rouge canadienne plus de 400 employés du Canadien National, à Montréal, ont donné volontairement de leur sang.Cent d\u2019entre eux se sont rendus à la clinique de la Croix-Rouge.On sait que cette association fournit à 24 hôpitaux de Montréal le sang qui sert aux transfusions gratuites.Sweat &vçuûe/ IF CAFE SALADA SCELLÉ À VIDE ; V.-.v'm, : :: > Simples \u2014 et tout\t¦ J \t\\ ¦' ' ,>0.30 (taxe Incluse).Instructions eu anglais.Prière de commander avant un mois.PATRON No 7181 Ces motif© ©ont Joli» et facile© à confectionner, Ils égayeront vos tôles de cuisine.Le© i>olnt.4 sont tellement élémentaires qlie mémo un enfant peut effectuer ce travail de* bro«-derle.Le putron comprend 6 motifs de 5J* x 8 pouce©.Prix $0.30 (taxe Incluse).Inatruc-tions en anglais.Prière de\u2019commander avant un mois.PATRON No 7222 Vous pouvez confectionnez de très Jells tapis en utilisant de© retaille© Je toutes sorte©.Le© Instructions vous aideront à réaliser des merveille©: vous aurez le choix de 9 modèle», la liste Je.* tissus à employer ©t le» patrons nécessaires.\t^ Prix $0.30 (taxe Incluse).lus truc* llons en anglais.Prière de commander avant un mots.PATRON No 7265 Des fauteuils ornés d'appliqué* font très Joli dan© un foyer.Ces appliqué© que nous Illustrons ici.sont faits à l\u2019aide de deux aigiplles et vous utilisez du fil & tricot.Prix $0.30 (taxé Incluse).Instructions en anglais.Prière de commander avant un mois.7222 r/9 V'VV 7205 i?fa is.!P ».r _ 6ZZ0- PATRON VENNAT k- J Patron rio 6220; NAPPE DE .TABLE; ilëli- 5-1 x 72 pes $4.00; 72 x 90 pes $6.50.G set*-' cats courants de richelieu et marguerite rem-, yiettes.dë 17.pcs' $1.75.Eil à broder $1.5Q, plis, courts et faciles à faire.Patron à tra- Dentelle.pour le bord, belle valeur, 2 pd» de-cer au crayon 55c.Grand carbon bleu ou largeur, ,1a verge-35c.jaune 2oc.\tCerceau \u2022 à broder français .en bois solide ; qvec vis !ajustalilé G5c.Ciseauxii .broder-en Etampée sur coton fini toile de 1ère qualité acier $1.35.Nom .^W^dresse \u2014\tADRESSEZ TOUJOURS TOU TES VOS COMMANDES AU\t^ S E R V ICE DES P A T R ON S LA TERRE DE C NEZ N0US 515, ovenue Viger, Montréal >4X*!>t^ VMiLau-, LC lar MA»# 1##®\t.~\t¦ \u2014-LA TKRCC DC CHEZ NOUS (lUproducikm autorité* par la Société des Srnt de Lettrée de France) Par PIERRE L'ERMITE RANDE Résumé des chapitre parus Nous avons tait la connaissance d'Albcrte, fille d'un gros industriel qui veut Installer ses usines au Val d\u2019Apl, malgré l'opposition des paysans.Nous connaissons aussi un peu Odile qui habite avec sa tante la propriété ancestrale de l\u2019Abbaye, voisine de La Ferlandlère, où Jeanne demeure avec son frère Jacques.C'est ce Jacques de la Ferlandlère qui a défendu courageusement, mais sans succès, les droits de la terre contre l\u2019usine.Il a perdu aux mains du cafetier Eoupot et de ta bande soudoyés par les rusés Industriels qui n\u2019ont méuic pas daigné se montrer.En quittant le conseil, où 11 vient d\u2019essuyerc un échec, Jacques médite sur ce qui vient de se passer.Il rencontre Sylvain la facteur qui lui raconte do quelle façon le progrès a empiré sa situation et qui trace un sombre tableau de ce qui va survenir au Val d\u2019Api après l\u2019Installation des usines.Sur les entrefaites, trois hommes, dont le fameux Soupot, passent en voiture sur la route.Ils viennent Inspecter le pays dont ils s\u2019apprêtent ù s\u2019emparer.CHAPITRE V Dans le cabinet de consultation du bon et vieux docteur B., médecin en chef de la Maison-Dieu.Odile se tient toute droite, toute gracieuse dans sa simple toilette, devant le vieillard assis à son bureau.\u2014\t.Et alors, mon enfant, ce fameux voyage s\u2019est bien passé.?\u2014 Délicieusement, docteur.Un rêve!.Quelque chose qui jamais ne devrait finir! Et elle dit cela, les yeux fermés.la figure ardente.comme si déjà clic revivait dans son ûme scs impressions d\u2019Italie.\u2014 Mais alors.pourquoi revient-on si vite!.Il n\u2019y a pas beaucoup plus de deux mois que vous êtes partie.?\u2014 Docteur, on ne peut pourtant pas être toujours sur les grands chemins; on a son bon chez soi; et ma tante, soyez-en bien convaincu, est heureuse de retrouver sa chère Abbaye.\u2014 C\u2019est que, voilà, répond le médecin, vous savez que je suis l\u2019ami, le vieil ami de toute votre famille; je comprends très bien que vous aimiez l\u2019Abbaye: quand on possède une aussi belle propriété où, sur la tombe des morts, fleurissent tant de souvenirs, c\u2019est un crècc-coeur de ne pas toujours y vivre.Cependant, avouez-le, je suis désolé d\u2019être aussi platement pratique, elle est humide, votre Abbaye!.\u2014 Oh! en hiver, docteur! \u2014 Mais l\u2019hiver, mon enfant, c\u2019est demain.c\u2019est presque aujourd\u2019hui.Savez-vous que, ce matin, il y avait juste un degré à mon thermomètre.en plein Paris!.Et alors, au Val.?\u2014 On y fait du feu!.des flambées superbes avec des arbres entiers dans la cheminée du salon.Je vous assure que le bois n\u2019y coûte pas cher.et même, si vous en voulez.?Justement, notre ami, M.de la Ferlandière, nous écrit qu\u2019il loue, cette année, tout le Bois-Roux.\u2014 Croyez-moi, ma bonne Odile, rien ne chauffe et rien n\u2019éclaire comme le soleil du bon Dieu; et c\u2019est pour cela, grande désobéissante, que j\u2019aurais aimé, cette année.ah! rien que cette année, à vous voir passer tout l\u2019hiver dans le Midi.\u2014\t.A.cause de ma petite poitrine?.\u2014 Mais non.! Pas plus poitrine que.système nerveux.ou état général!.Avouez, orgueilleuse, qu\u2019entre le Pont-Neuf et vous, il y a tout de même une différence?.Vous êtes, comment dirais-je, car il faut bien choisir ses mots, avec une raisonneuse comme vous.vous êtes plus délicate.moins solide que lui.\u2014 Aussi, docteur, fait Odile en riant, je prends des précautions.une foule de précautions) \u2014 Il faut en prendre trop, mon enfant, afin d\u2019en prendre assez.Moi, voyez-vous, dans deux ou trois «ns, quand on vous mariera, je voudrais présenter à l\u2019heureux coquin charge de faire le bonheur de ma chère Odile une jeune fille forte-bien taillée.avec les joues bien rouges.des mains bien remplies ¦ri qui puisse passer de sa chambre «w grand salon sans risquer un rhu- me.comme cela vous arrive quelquefois, n\u2019est-ce pas, Mademoiselle?Et Odile alla se poser en riant devant la glace de la cheminée, examina quelques instants ses cheveux blond cendré, ses yeux très bleus, sont teint plutôt pâle que doré, scs mains trop blanches, toute sa \"délicate personne\u201d, comme avait dit le docteur, et fit une moue: \u2014\t.Il y a de la marge!.mur-murc-t-ellc avec un soupir presque comique.\u2014 Nous la remplirons!.\u2014 Pas trop pourtant!.Le médecin eut un geste qui signifiait: \"Oh! ma pauvre Odile, quant à cela, n\u2019ayez pas peur!.Et ce geste inquiète un peu la tante, une bonne vieille demoiselle de l\u2019ancien temps, aux yeux clairs, au tranquille visage encadré de cheveux blancs: \u2014\t.Pourtant, n\u2019est-ce pas, docteur, nous sommes moins sous pression qu\u2019à notre passage à Paris.?\u2014 Oh! sans aucun doute, dit le médecin; le changement, le voyage, la distraction.choses excellentes pour les petites nerveuses.Puis il se lève, met lè doigt sur le front d\u2019Odile, et, avec une voix très paternelle: \u2014 Seulement, je voudrais que cette petite tête-la ne travaille pas trop.surtout, qu\u2019on ne broie pas du noir.! \u2014\t.Mais qui vous a dit.docteur.?\u2014 Mon petit doigt, Odile.il me raconte tous vos péchés: quand on se couche après 10 heures.quand ou prend du café.\u2022\u2014 Je n\u2019en prends plus! \u2014 Très bien.quand on dîne trop en ville.quand on dépense pour une chose dix fois plus de forces qu\u2019elle n\u2019en exige.Je sais tout cela! Ah! si j\u2019étais M.le curé!.\u2014 Mais je vous écoute aussi, docteur, presque autant que M.le curé.\u2014 Et vous avez raison: il le faut, mon enfant, car vous savez combien je vous aime; je puis dire cela, moi, n\u2019est-ce pas, à soixante-cinq ans?Je vous aime beaucoup, Odile, et, dans ma carrière, j\u2019ai pris tant de fois contact avec la souffrance, que je voudrais courber sous vos pas toutes les épines de la route.Mais il me semble, à certains moments.peut-être cela provient-il de mon anxieuse affection.je me figure que vous n\u2019êtcs pas toujours très raisonnable.\u2014 Raisonnable!.Et Odile eut un geste presque impatienté: \u2014 Mais, docteur, savez-vous ce qu\u2019est une vie très raisonnable, comme vous la demandez pour moi?.une vie où l\u2019on étouffe, où l\u2019on manque des deux choses les plus essentielles: l\u2019air et la liberté!.Quand il faut tant de précautions pour conserver la vie.alors, tant pis pour la vie!.\u2014 Odile!.fait la vieille tante d\u2019un ton attristé.Et aussitôt, sa nicce, déjà repen-tente, va l\u2019embrasser avec un affectueux regret.\u2014 C\u2019est vrai, tante, tu as été une vraie maman depuis la mort des miens; j\u2019ai eu tort envers toi, car tu es bonne et providentielle.Mais si tu savais comme je tiens peu à la vie pour moi toute seule!.Aussi, docteur, ce n\u2019est pas aimable ce que je vais vous dire là.mais je ne voulais absolument pas venir vous voir !.J\u2019ai fait une véritable scène à ma tante dans la voiture pour brûler Paris.Et pourtant, abstraction faite du médecin, moi aussi, je vous aime, et de tout mon coeur encore!.\u2014 Voilà, docteur, comment elle me fait bien des fois pleurer, intervient tante Berthe; si vous saviez à quel point c\u2019est lumineux et gai parfois à l\u2019Abbaye, quand Mademoiselle \"broie son noir\u201d, comme vous disiez si justement tout à l\u2019heure, et qu\u2019elle m\u2019expose ses théories sur la vie.\u2014 Je les devine bien, répond le médecin en jouant avec son lorgnon.Et Odile, restée sur le canapé, blottie contre sa tante, se défend, presque câline: \u2014 Allons, tante, sois sincère, je ne te les expose pas si souvent!.\u2014 Pardons, ma grande, tu pars de cette erreur qu\u2019on ne parle qu\u2019avec sa bouche; mais, pour celui qui aime, tout a un langage: les yeux qui ont dû pleurer la nuit.une figure triste, une attitude, une rêverie de Schumann qu\u2019on me jouera six fois par jour.des regards levés au travers des carreaux de l\u2019Abbaye sur un ciel monotone et gris.une simple boutade même.Ainsi, quand tu veux absolument sortir seule, quand tu me soutiens que tu aimes l\u2019automne!.les bois après la pluie!.les champs déserts!.tu crois que je ne coni: prends pas?.C\u2019est si naurel d\u2019ai-iner le monde, la vie, le soleil, le rintemps!.Et lorsque tu laisses droite la bonne grand route, pour aller à la Ferlandière au travers des étangs, tu t\u2019imagines que tout cela ne dit pas à ta vieille tante : \u201cOdile s'ennuie !.\u201d Et s\u2019ennuyer à vingt ans .au milieu de toutes les sympathies, de toutes les admirations .sans aucune préoccupation matérielle !.Tu verras que le bon Dieu t\u2019enverra un vrai malheur.Alors, Odile se lève.\u2014Voyons, docteur, vous avez de l\u2019expérience, et vous n\u2019allez pas me traiter en petite fille : répon-dez-moi franchement : la vie est-elle bonne, heureuse, gaie à vivre ?.\u2014 Oui.pour certaines personnes en belle santé.\u2014 Or, reprend Odile, avec aux lèvres une expression de douloureux triomphe, quelquefois tôt.et toujours tard, on finit par vous .médecins du corps ou médecins de l\u2019âme.il y a toujours quelque chose à réparer dans notre pauvre machine humaine !.Donc la dernière note de la vie, sa dominante, c\u2019est la note triste.Pressez toute chose, un gémissement en sortira .et je suis parfois à me demander, avec Victor Hugo : Où Pieu trouve-t-il ce noir [qu\u2019il met Dans les coeurs brisés et [ les nuits tombées ?.\u2014 Ce n\u2019est pas chrétien, mon enfant.\u2014 Pas chrétien !.mais vous oubliez l\u2019épithète que l\u2019Eglise donne à notre malheuscuse terre ; el-lq l\u2019appelle \"une vallée de larmes\u201d; l\u2019abbé Hans répète tous les jours cette prière à la fin de sa Messe.\u2014 Je vous assure, Odile, que votre raisonnement n\u2019est pas chrétien.\u2014Alors .je ne vois plus .\u2014 C\u2019est pourtant bien simple : la question n\u2019est pas de savoir si la vie est heureuse et gaie à vivre; vous savez très bien, et l\u2019abbé Hans, auquel vous n\u2019oublierez pas de dire mille choses aimables de ma part, vous dira mieux que moi que nous sommes ici-bas comme des voyageurs dans une chambre d\u2019hôtel.nous ne comprenons pas grand\u2019chose aux épreuves par lesquelles Dieu nous fait passer ; nous sommes entre ses mains comme mes malades sont entre mes mains, à moi.Souvent, pour leur indiscutable bien, je les fais atrocement souffrir.Eux ne voient que la souffrance présente, et protestent ; mais je tierns bon, car je suis certain que l\u2019avenir me justifiera.Voyons, réfléchissez, Odile, comment voulez-vous que les projets relatifs à l\u2019avenir de chacun de nous, projets issus de l'intelligence divine, puissent toujours, dès ici-bas, être compris par nous .?Il faut donc faire crédit à Dieu ! Nous ne comprendrons tou$ les lacets, tous les détours, toutes les incohérences apparentes de la route, qu\u2019arrivés au but.au sommet .quand nous nous retournerons en arrière, et que nos yeux, illuminés par la foi, embrasseront la totalité du chemin.Et puis, la souffrance a encore un autre rôle providentiel à jouer .c\u2019est l\u2019attaoue puissante qui fait vibrer une Sme tout entière comme vibre l\u2019instrument sous la pression de l'archet.Vous me citiez tout à l\u2019heure Victor Hugo, laissez-moi vous répondre par une pensée de ce pauvre Musset, que mon père a bien connu jadis : il écrivait, dans une de ses heures noires, ces beaux vers qui sont presque chrétiens :\t.L\u2019homme est un apprenti, la [douleur est son maître : Et nul ne se connaît tant qu\u2019il [n\u2019a pas souffert ! C\u2019est une dure loi, mais une [loi suprême, Vieille comme le monde et la [fatalité, Qu\u2019il nous faut du malheur recevoir le baptême, Et qu\u2019à ce triste prix tout doit [être acheté.Les moissons, pour mûrir ont [besoin de rosée ; Pour vivre et pour sentir, [l\u2019homme a besoin de pleurs ! .Aussi, croyez-moi : c\u2019est mal de faire du pessimisme à votre âge .jeune, charmante comme vous êtes, avec de l\u2019avenir.mieux que cela .de l'amour devant vous .Odile, vous tentez Dieu !.\u2014 Comment, je tente Dieu?\u2014 Oui! 11 a tiré un voile sur l\u2019avenir, il l'a tiré volontairement.\u2014 Par pitié pour nous! \u2014 C\u2019est possible; mais enfin, il l\u2019a tiré afin que vous jouissiez du présent.Quand ses apôtres lui ont demandé:\t\u201cSeigneur, comment faut-il prier?\u201d 11 leur a répondu: \"Vous direz: Notre Père qui êtes aux cieux .Donnez-nous aujourd\u2019hui notre pain d'aujourd'hui)\u2019\u2019 Pain matériel.pain mystique du coeur aussi! 11 faisait une répétition.lui, Dieu, presque une faute contre la langue, et il la faisait exprès, pour obliger cette vérité à entrer dans nos âmes, pour nous la cheviller ail fond du coeur, afin que les désespérances de la vie ne viennent jamais l\u2019ébranler.Je ne compte plus, dans ma vie de docteur, toutes les personnes qui auraient pu être cent et mille fois heureuses, si elles avaient été chrétiennes à ce point de vue.Mais, presque toujours, l\u2019heure actuelle ne comptait pas pour leur impatience .elles se levaient, pour ainsi dire, sur la pointe des pieds, afin de scruter anxieusement leur avenir.Alors, qu\u2019arrivait-il?Elles souffraient dans le présent de maux que l\u2019avenir ne leur apportait presque jamais.Odile, c\u2019est votre volonté de vous affirmer partout une absolue chrétienne; or, vous ne l\u2019êtes pas sur le point le plus essentiel: la confiance en Dieu!.Venez donc seulement à ma croisée .Je m'amusais tout à l\u2019heure, quand vous êtes arrivées, à regarder ce petit tableau de genre, et je vous avoue qu\u2019il m\u2019intéressait beaucoup.Et le docteur emmène la jeune fille à la fenêtre, soulève les lourds rideaux et lui montre, dans la cour intérieure, une toute petite pelouse bien silencieuse, bien solitaire, qu\u2019on aperçoit de son balcon.On se croirait à cent lieues de Paris, et pourtant, la place de la Concorde est là, tout près, à deux minutes.Sur cette place, dans le calme matutinal, un petit bassin égrène ses gouttelettes sur toute une bande d\u2019oiseaux, pigeons ramiers des Tuileries, sansonnets chassés jadis de l\u2019ancienne Cour des comptes, pierrots et pierrettes qui ont élu domicile dans la sécurité du jardin particulier.(suite à la page 27) \u2022f Teme W ,cc»d«nt c.«-sir.- H0\\W AUCUN BOUTON APPARENT DANS MON OREILLE î \u2018La perte de l'ouïe me rendait terriblement malheureuse.Et puis un jour, grâce à un accident, heureux.J\u2019ai découvert comment je pouvais entendre de nouveau en lisant un petit livre.Maintenant, grâce à un \u201cmiracle\u201d électronique, j\u2019entends avec une clarté surprenante ! Et grâce à un dispositif transparent, presque invisible, il n\u2019y a pas de bouton apparent dans mon oreille\u201d.Postez le coupon, vous recevrez votre copie GRATUITE de cette brochure utile, vous disant comment vous aussi, pouvez EN-TENDRE DE NOUVEAU ! Faites-lc aujourd'hui même ! ' \u2022\u2022\u2022*!»* *>s' haïtes venir le LIVRE GRATIS BELTONE \u2014 HEARING AID CO.Ilépt LT-Z Mill W.lüttl Si., Chicago 8, III.^\"\"neltone Hearing Aid Co., Dépt à/r-2 , | 1450 West\t19th\tSt., Chicago\t8,\t111.\t1 \u2022\tS.V.I*.m'envoyer\tsans\tobligation,\t| 1 votre livret utile GltATIS indiquant \u2022\tcomment ceux qui sont sourds peu- I î vent ENTENDUE DE NOUVEAU sans i 1 bouton apparent dans l'oreille.I Nom .I | Adresse .| I Province .| Agents llcltoiiu dans chaque grande ville canadienne.Voyez votre annuaire du téléphone.;i vous êtes faibles, nerveux, sans entrain Retrouvez vitalité, vigueur, énergie e noufTrr» plu* «te falblenee.liumlturie.dfpremtoil \u2022rveuae, dut» à lu pauvreté du «an*.llôvelljea-voua uth et dlapoa.«oyei plein d\u2019entrain mute a Journée, ,-eg une réserve d\u2019énrrgte pour le m>lr.rrenea Htruz.contient fer, vitamine Ni, cnlotuin, Idiot-mre.l'ont de le eaug.reconstitue lorauntirme, limite et rentorclt.améliore l\u2019apnétll et la dtgee-ou.Coûte peu.Nouveau format a essai eeulemeut )c Keanyes ausel le* eomprtmée-tniiliiuea Oetrex aur recouvrer vigueur, entrain, vitalité, S partir mm 'msm- Au nom de ceux qui souffrent.« Au nom de cette jeune victime que.Vincendie met sur le pavé .Au nom de tous ceux qui souffrent, la Croix-Rouge nous tend la main.Elle a besoin de $5,000,000 pour combattre la misère humaine sous toutes ses formes.amvre n'eei Jmmml* terminée k LA UIOIX-MI1CB CANADIENNE Caaipag Ml ¦tara 1(1.10 Objectif do Québec! «1,250,000 LE lar MARS ISM PH* 1* LA TERRI DE CHEZ NOUS 'fiMriMr La Fédération dos Caisses populaires Limitée Caraquet, N.-B.REGLEMENTS DU GRAND CONCOURS D'EPARGNE DUREE Du 1er janvier 1950 au 31 décembre 1950.POINTS ACCORDES Un point pour chaque augmentation d'un dollar de l'actif de la Caisse.Par exemple, si une Caisse avait un actif de $50,000 au 1er janvier 1950 et qu\u2019au 31 décembre 1950 elle a atteint $75,000 soit une augmentation de $25,000, elle recevra 25,000 points.D'autres points pour chaque nouveau membre enregistré au cours de l\u2019année.Afin de donner chance égale à toutes les paroisses, on a basé le nombre de points pour chaque nouveau merh-bre d\u2019après la population des paroisses: Paroisses de moins de 200 familles, 30 points par membre.Paroisses de 201 à 300 familles, 25 points par membre.Paroisses de 301 à 400 familles, 20 points par membre.Paroisses de 401 familles et plus, 10 points par membre.RAPPORTS MENSUELS Toutes les Caisses qui participeront au Concours devront nous faire parvenir une copie de leur bilan a la fin de chaque mois à moins qu\u2019elles soient membres de la Société d'assurance car dans ce cas la Fédération a déjà une copie de leur bilan.GAGNANTS POUR CHAQUE MOIS Un gagnant sera proclamé à la fin de chaque mois et la Fédération se chargera de publier une historique de cette Caisse sur nos journaux acadiens ainsi qu\u2019à Radio-Acadie.En plus cette Caisse recevra un Certificat de Mérite.GAGNANTS FINALS A la fin de l\u2019année, des gagnants seront proclamés pour chaque zone ainsi qu\u2019un gagnant provincial.Les gagnants de chaque zone recevront un petit trophée et le gagnant provincial une magnifique coupe.ADMISSION Chaque Caisse qui désire participer au concours devra s\u2019adresser à LA FEDERATION.'assemblée des pomicuiteurs Succès du 45ème congrès annuel de l'Association des Producteurs de Fruits du Nouveau-Brunswick \u2014 Résumé des opinions émises Plus d\u2019une centaine de délégués assistaient au 45e congrès annuel de l\u2019Association des producteurs de fruits du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, le 24 janvier dernier.Le président, M.Murray Estcy, donna un résumé des activités de l\u2019Association et révéla que la récolte de pommes pour l\u2019année 1948-49 avait dépasse la moyenne normale.Les pommes hâtives furent vendues à de bons prix, mais la récolte des principales variétés, comme la McIntosh et la Cortland, n\u2019a pas rapporté autant que l\u2019on avait prévu.Les temps chauds du mois d'octobre et le manque d'entrepôts ont diminué les revenus.Il ne faut pas pour cela, conclut-il.négliger les vergers à cause de ces conditions.L'année 1949 Dans son rapport, M.A.G.Turney, secrétaire-trésorier de l\u2019Association, déclara que, le printemps dernier, seulement une centaine d\u2019acres de terre furent converties en nouveaux vergers, contre une moyenne annuelle de 175 acres durant les dix dernières années.Les revenus nets de l\u2019année 1949 furent les plus bas obtenus depuis 1929 pour les producteurs.Le coût des contenants, barils, etc., et des taux de fret, ainsi que de la main-d\u2019oeuvre fut très élevé.On compte 92 char» de pommes expédiées en dehors de la province, dont 71 chars dans la province de Québec, 19 chars en Nouvelle-Ecosse et 2 chars dans l\u2019fle du Prince-Edouard.Ceci veut dire que 85 à 90 pour cent de la récolte fut vendue au Nouveau-Brunswick ou y est présentement en main.Par contre, la province en a reçu six chars de la Colombie canadienne et 6,500 barils de la Nouvelle-Ecosse.On estimait une production de 330.000 à 350,000 barils pour l\u2019année 1949.La McIntosh vient en tête avec 41,000 barils, suivie par la Cortland avec 12,000 barils.Il insista pour la mise sur le marché des pommes de bonne qualité.Los pomicuiteurs peuvent aider à bien faire conserver les pommes en entreposage pour qu\u2019elles soient saines, bien colorées en recourant à de bonnes méthodes de culture.L\u2019application d\u2019engrais chimi-nues et la taille peuvent contribuer à la bonne conservation des friîTts.Il faut aue les pommes \u2018\u2022oient aussi cueillies au bon moment et doivent pousser sur des oemmiers en santé, de vigueur n-'Tnaie et dont le feuillage n\u2019est -T- trou dense.La température, et l\u2019âge du pommier aussi peuvent inwluenccr sa conservation.L\u2019irrégularité des chutes de pluie et des heures de soleil, comme en 1949 par exemple, peuvent également nuire â leur maturité.Un verger qui est bien exploité produit généralement une bonne proportion de pommiers qui se conservent bien.Résolutions On passa plusieurs résolutions.En résumé: que le Conseil des engrais chimiques recommande aux compagnies de continuer la vente du mélange 9-5-7 pour les vergers; que le Conseil d'horticulture demande au gouvernement fédéral d\u2019accorder un subside de Î 14.00 aux pomicuiteurs pour l\u2019en-èvement des pommiers de qualité indésirable, comme en profite la Nouvelle-Ecosse présentement; que la classification soit obligatoire pour les pommes offertes sur le marché, avec le nom de la variété, la classe et le nom de l\u2019cmpaquc-tcur et son adresse sur chaque contenant, excepté dans le cas des producteurs qui vendent leurs produits dans des contenants ouverts aux détaillants ou au consommateur; qu\u2019un conseil des marchés pour les pommes soit établi afis de régulariser l'écoulement des pommes sur le marché et pour s\u2019occuper d\u2019annonces; qu\u2019un comité de classification soit établi afin de renseigner les délégués du Conseil canadien d\u2019horticulture, sur la classe, la grosseur et la couleur requises dans l'intérêt des producteurs du Nouveau-Brunswick; que les présents officiers et directeurs soient sur ledit comité jusqu\u2019à la prochaine assemblée annuelle.Maniement des pommes M.Roswell Thompson, d\u2019Ab-botsford, P.Q., a décrit d\u2019une manière très instructive les méthodes à suivre pour obtenir les meilleurs résultats avec un verger.Le maniement dans la cueillette est très important et on ne peut jamais prendre trop de soin en cueillant les fruits et surtout les pommes.Il importe aussi, lors de la cueillette, de séparer les pommes qui se conservent mal de celles qui se conservent bien.La formation d\u2019une bonne association, préférablement sur une base coopérative, verrait au marché des pommes, s\u2019occuperait de la vente des pommes de la deuxième catégorie et verrait à l\u2019addition de nouveaux entrepôts.M.R.S.Graham annonça que l\u2019Association avait l'intention de Lè concours des Caisses Le 1er janvier dernier, la Fédération des Caisses Populaires Acadiennes lançait un grand concours d'épargne et de recrutement dans le but de commémorer le cinquantième anniversaire de la fondation des caisses populaires en Amérique.Ce concours prend une ampleur inespérée et, à chaque jour, de nouvelles admissions nous parviennent de tous les coins de la province.Les résultats obtenus au cours de janvier dépassent toutes les espérances et il est évident que la course à la victoire sera très intéressante.Malgré que les temps soient un peu durs, plusieurs caisses ont pu s\u2019accumuler de nombreux points au cours du mois de janvier et si elles continuent sur le même ton pendant toute l'année, on devrait voir l'actif des caisses augmenter considérablement.Des témoignages d'encouragement viennent de partout, mais ceux qui ont le plus particulièrement touché les organisateurs furent ceux du dévoué archevêque et des deux évêques de la province.Les gagnants du mois de janvier seront connus ces jours-ci, afin de donner chance à toutes les caisses de s\u2019inscrire.Nous voulons rappeler aux caisses qui ne nous ont pas encore fait parvenir leur formule d'inscription de le faire sans tarder, car il faut que toutes les caisses participent à ce concours.Afin que le public soit bien renseigné sur les règlements de ce concours, nous en publions ici une copie plus bas.tenir une exposition de pommes, l\u2019automne prochain, à Fredericton.11 suggéra que notre Province ne fait pas assez de propagande pour la vente de son produit et cita quelques méthodes qu'emploie la Colombie canadienne et qu\u2019il nous faudrait suivre.M.R.E.Robinson, chef du service de l\u2019Inspection des Fruits, d'Ottawa, expliqua les nouveaux règlements appliqués en rapport avec la législation provinciale au Nouveau-Brunswick.Sous ces nouveaux règlements, on élimine les classes No 1 et Domestic pour les classes Extra, Fancy, Fancy et Cee.Les provinces de la Nouvelle-Ecosse et de la Colombie canadienne ont approuvé ces changements et la province de l\u2019Ontario approuve ce principe.M.Roy Butland, inspecteur en chef pour le Nouveau-Brunswick, révéla qu\u2019il n\u2019y eut pas d\u2019infraction aux règlements de classification, car très peu de pommes classifiées ont été vendues aux détaillants, ceux-ci achetant leur produit non classifié dr.s camionneurs.Après d\u2019intéressantes discus sions, M.R.D.L.Bligh, horticulteur de la Ferme expérienmtale de Kcntville, N.-E., expliqua la situation de la pomme en Nouvelle-Ecosse.S\u2019il n\u2019y avait pas' eu, en Nouvelle-Ecosse, un conseil de marché de pommes, les producteurs auraient fait de grosses pertes lorsque la Grande-Bretagne diminua ses achats.C\u2019est grâce à ce conseil qu\u2019il a été possible de traiter avec les gouvernements afin d\u2019obtenir quelques bénéfices.M.J.L.Ilowatt, du laboratoire de la Pathologie des Plantes donna un résumé du travail fait pour prévenir les maladies sur les fruits ainsi que les insectes qui nuisent au bon rendement.De nombreux essais d\u2019arrosages furent prouvés \u201catisfaisants, tandis nue d\u2019autres donnèrent très peu de résultats.M.W.Maxwell, également employé au laboratoire, énuméra plusieurs maladies de pommes à combattre, rappelant que, il y a 25 an», on n\u2019en connaissait aucune.M.J.K.King, sous-ministre dr l'Agriculture, insista sur les rè \"lements à suivre pour la classification.Comme exemple, il cita la classification des pommes de terre de l\u2019Ile du Prince-Edouard qui stimula cette industrie dans cette province.Egalement, la classifica-t:on des oeufs qui a favorisé une plus forte consommation et obtenu des prix élevés.C\u2019est certain qu\u2019une bonne classification et un embellage attrayant contribueront à une meilleure demande sur les march?-: de chez nous.PATRONS I par \u201cL'ELEGANTE\u201d PATRON No T-2001 Voici le plus élégant des déshabillés, digne du plus beau voyage de noce.L\u2019empiècement, \u2019 surmonté d\u2019un minuscule collet, peut être réussi tout aussi bien en tissu léger qu\u2019en dentelle.Les sachets, longs et souples, drapent le plissé du corsage et de la jupe, en avant seulement, puisqu\u2019ils commencent aux coutures du côté, ce qui dégage la taille légèrement allongée dans le dos.Grandeurs: 12, 14, 16, 18 et 20 ans.Prix: $0.35 (taxe incluse).Instructions en français.Patron no T-6006 Pour la saison qui s\u2019en vient, la silhouette élancée* a beaucoup de vogue.Tous les artifices de coupe mettent en valeur une taille fine en soulignant les hanches.La garniture, simulant une poche, est simplement appliquée sur un manteau-redingote.Il vous sera donc possible de la supprimer si vous le désirez.Le col écharpe est très chaud.Grandeurs: 12, 14, 16, 18 et 20 ans.Prix: $0.75 (taxe incluse).Instructions en français.A NOTER AVEC SOIN.\u2014Les patrons achetés ne sont pas échangeables et, à moins d\u2019erreur ou de défaut grave, il est inutile de les retourner à nos bureaux.Cette stricte condition ne souffre pas d'exception.Les timbres-poste, les timbres d\u2019accise et autres effets non négociables ne sont pas acceptés en paiement de ces patrons.Prière d\u2019effectuer le paiement en bons de poste ou en timbres-BONS DE POSTE qu'il ne faut pas confondre avec les timbres-poste.PAS DE C.O.D.Vu les conditions commerciales actuelles, il peut arriver qu\u2019un certain délai s'écoule avant que vous ne receviez le patron commandé.ADRESSEZ TOUJOURS TOUTES VOS COMMANDES AU Service des patrons Dépt EL.LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avenue Viger\t\u2014\tMontréal T ) ! h LE 1er MARS 1950\t*r~- r^==z^.~- J\tVingt-quatrième cours il\tà domicile de l\u2019U.C.C.:?- I ELEMENTS D'ECONOMIE { SOCIALE RURALE > par Louis-Philippe POULIN, B.S.A.; ; ï\tif ir if if\tDix-septième leçon: LA LEGISLATION ACRICOLE L\u2019étude des deux leçons précédentes nous a permis de constater que l\u2019Etat intervient dans le domaine agricole à la fois comme législateur et comme gouvernant.Les gouvernements fédéral et provincial appliquent différentes lois concernant l\u2019agriculture et aident le cultivateur de diverses façons.L\u2019étude de l\u2019organisation des deux ministères nous a démontré comment les deux gouvernements s\u2019y prennent pour atteindre ces deux objectifs.Si nous avons d\u2019abord commencé par expliquer les cadres et fonctions des deux ministères, c\u2019est parce que nous croyons que l\u2019élève comprendra mieux maintenant les deux leçons qui vont suivre.L\u2019intervention de l\u2019Etat Le rôle que.l\u2019Etat doit jouer dans notre monde moderne a été étudié dans le cours à domicile de I an dernier ( 1 ).Nous n\u2019y reviendrons pas si ce n\u2019est pour rappeler que l\u2019Etat doit non seulement assurer la paix et la justice aux citoyens comme législateur mais que, comme gouvernant, il doit aussi contribuer à favoriser la prospérité nationale.\"Par ses lois, l\u2019Etat détermine le droit naturel de prospérité, assure son existence, permet sa transmission, l\u2019applique selon les exigences du bien commun, le protège, l\u2019encourage; il précise le droit naturel de liberté, fixe ses bornes, réglemente les contrats, intervient dans l\u2019activité privée, oriente la production, agit sur le commerce intérieur et extérieur, corrige les mauvais effets de la concurrence, contrôle les instruments d\u2019échange; il détermine le droit naturel d\u2019association, autorise l\u2019organisation des professions, facilite les ententes, encourage la coopération; il préside au fonctionnement de l\u2019activité économique, lui dresse ses cadres, exerce ce que Léon XIII appelle la providence générale.\u201d | \u2014 .25.25 Bridge.Montréal.\t'\t| Légers .r.25.00 Sur les 477 bêtes à cornes arrivées dans les cours à bestiaux à Montréal lundi dernier, il y avait 285 bonnes têtes d'animaux de boucherie.La demande était très bonne, en particulier pour les bouvillons et les vaches de boucherie dont les prix ont monté de 50 cents par rapport à ceux de la semaine précédente.Les bouvillons ont atteint $25.50, mais il faut dire que leur qualité était supérieure à ce que nous avons reçu depuis quelques semaines.Chose incroyable mais vraie, quelques vaches de boucherie de choix et non de type laitier, ont rapporté jusqu\u2019à 1!) cents la livre.Quant aux taureaux, les prix n\u2019ont pas changé, mais on se trouve à avoir payé- plus cher eu égard à la qualité des sujets offerts.On a constaté avec quelque surprise que les arrivages de veaux étaient très légers, probablement à cause du temps qu\u2019il a fait.Presque tous étaient des veaux de lait en provenance de l\u2019Ontario.Les prix n'ont pas changé.Il n\u2019y avait pas assez de moutons sur le marché pour qu\u2019on puisse établir des cotations.Il n\u2019y avait que 527 porcs à vendre, lundi matin, dont 111 \u201cfeeders\u2019\u2019.Deux lots provenant la vallée de la Matapédia et du Témiscamingue se distinguaient par une grande variation dans le poids et le type.V -\t¦ de la truie portière par Vict.PELCHAT, agr., du Sarvlce provincial» dt l'nldustrie animal» Depuis quelque temps, il nous a été donné de lire ou d\u2019entendre dire que, pour celui qui pourra réduire son coût de prqduction et produire de bons porcs, il y aura possibilité de réaliser des profits avec son élevage.Lorsque l\u2019on parle de réduire le coût de production, ceci ne veut pas nécessairement dire de réduire la quantité de nourriture qui doit être donnée aux porcs, mais plutôt en donnant une alimentation bien balancée, on contribuera à réduire la quantité de grain né-ccssaire pour rendre un porc iu poids de 200 livres.Le Dr Cramp ton l\u2019a bien prouvé par des expé rienccs poursuivies au Collège MacDonald.On oublie cependant trop sou vent que le succès ou l\u2019insuccès de son élevage est directement rattaché aux soins qu\u2019il faut donner a la truie portière.Des petites por tées, des porcelets faibles à la nais sance et dont un fort pourcentage meurent avant le sevrage causent une augmentation du coût de pro duction.Ce sont des choses qu\u2019il y a souvent possibilité de prévenir en donnant tout simplement une meilleure alimentation aux truies en gestation.A ce sujet, voici ce que disait le professeur J.M Brown, de l\u2019Université du Mani toba, tel que donné dans le der nier numéro de la lettre mensuelle intitulée: \u201cUne lettre sur les pro duits dérivés du bétail canadien\u2019\u2019 \u201cLorsqu\u2019une truie portière n reçoit pas une alimentation adé quatc, cette dernière doit prendre sur scs réserves, mais il ne faut cependant pas oublier que ces ré serves ne sont pas inépuisables et une carence alimentaire prolongée durant la période de gestation re tarde le développement des jeu nés.Certaines déficiences ont des effets plus marqués: d\u2019autres sont plus insidieuses.Ainsi le manque d\u2019iode dans la ration de la truie est la cause de la naissance de porcelets sans poil, ce qui peut entrai ner la perte de toute une portée La mauvaise assimilation ou le manque de calcium ou de phosphore sont cause de rachit\u2019«me chez les nouveau-nés.Les effets de la privation de certaines protéi nés et vitamines durant la «esta \t(Les sept agences * commission < t membres du MONTREAL LIVE- ( STOCK EXCHANGE sont la Coope- J ( ratlve Canadienne du Bétail de Que- 1 ) bec: M.-G Donovan: Ryan f, Bay- ' >\tne: W H.Maher Enr., Mitchell Si > Beall: Emery Lauzun; Meunier et < Erére).\ti i Pris payés aux Cours i Bestiaux J J de Montréal (Pointe St-Charles) le : ( lundi, le 27 février 1950.\tj VOLAILLES EN BOITES Semaine finissant te 23 février 1950 Inclusivement POULETS ABATTUS (au-dessus de 5 Ibs) Spécial\tde lait.41e-47e A de\tlait.40c-46e B .34c-43c C .25c 30c (De 4 i 5 livres) Spécial de\tlait.34c-43c A de lait.33c-42c B .28c-37c C .20c-27c (De 3 à 4 livras) Spécial de\tlait .31c41c A de lait.30c-40c B .27c-35c C .19c-25c POULETS A GRILLER (1% à IVt Ibs) Spécial de\tlait.34c-38c A de lait.32c-37c B .27c-33c C .19c-25c POULES ABATTUES lau-dessus de 5 livres) Spécial .3üc-33c A .29c-32tfec B .26c-30c C .17c-24c Communs .17.00-22.00 Veaux d\u2019herbe .14.00-16.00 Antcnnais (un an) .12.00-14.00 Vachet Choix (type à boucherie Moyennes \t\t15.50-17.00 Communes \t\t14.00-15.00 Très communes \t\t12.00-13.00 Taures\t Choix \t\t22.00-22.50 Bonnes \t\t21.00-22.00 Moyennes \t\t19.00-20.00 Communes \t\t14.00-17.00 Taureaux Choix (type à\t boucherie \t\t19.50-20.00 Bons \t\t18.00-19.00 Moyens \t\t16.50-18.00 Communs \t\t14.00-15.00 Bouvillons\t Choix \t\t25.00-25.50 Bons \t\t\t24.00-25.00 Moyens\t\t22.00-23.50 Communs \t\t19.00-21.00 Nouvelle hausse du prix Ides oeufs\u2014Marche ferme aussi pour les volailles Nous donnons ici, chaque semai-.e, le rapport iu marché des oeufs et ae la volaille, tci que fourni par Al.Noé Hénault, chef du Service d\u2019aviculture Je la Division de l\u2019in-custrie animale ministère fédéral de l'Agriculture, à Montréal.L»s réceptions d'oaufs ont diminué au cours d» la dernière semaine et toutes las catégories ont monté.Les approvisionnements de A gros sont suffisants pour les besoins, tandis que les autres catégories sont rares.Certains commerçants reçoivent trop peu d'oeufs et doivent se procurer ce Le marché des produils avicoles Prix payés sur I» marché de ( Montréal, d'après l»s renseigne- 1 ments fournis par le Service fé- , déral d» l'Aviculture (Division V de l'Industrie animale), é Mont- \\ réal, pour de I» volaille classi- ( fiée et emballée en boîtes stan- r dard.\t\u2022 (De 4 à 5 livres) Spécial .28c-31c A .27c-30c B .24c-28c C .15c-22c (Moins d» 4 livres) Spécial .22c-26c A .21c-25c B .19c-23c C .13c-30c VOLAILLES VIVANTES Poules 5 livres et plus.27c-31c 4 à 5 livres.24c-28c Leghorns .18c-24c Poulets De gril .28c-32c mauvais état des routes a gêné l'influx ordinaire de leurs recettes; il y a néanmoins un léger excédent qui est huilé pour être erf-treposé.Les ventes aux détaillants sont bonnes et marquent une légère amélioration sur celles de la semaine précédente.Le marché des volailles abattues est ferme, et les prix des poules ont monté; ceux des poulets ont aussi enregistré quelques hausses.Les envols provenant des abattoirs de la campagne sont insignifiants et la demande de détail est alimentée par les stocks d'entrepôt ,\t.locaux et des wagons amenés des Semaine finissant le 23 février 1950 autres provinces.Le trafic vers OEUFS inclusivement Prix de gros (caisses gratuites) A-Gros .39Vèc-40c Moyens .37Vzc-38c Poulettes .35e B .35c C .24c-25c Prix de gros aux détaillants (en vrac) A-Gros .41e-43c Moyens .39c-41c Poulettes .38c-39c B .38c-39c C .34c-36c Prix de détail aux consommateurs | (en cartons) A-Gros .44c-51c\tI Moyens .!.42c-48c Poulettes .41c-46c B .41c-46c C .33c-36c\t| DERNIERE HEURE Prix de gros des oeufs payés lundi, le 27 février 1950 A-Gros .40c-40V4 c'| A-Moyens .38c-39c Poulettes .35c B .35c C .25c les détaillants fait preuve d'activité sans exception d'espèces ni de poids.Les livraisons de volailles vivantes sont de nouveau en baisse et comprennent surtout des poules.Il est arrivé tout juste assez de volailles pour fournir la demande de volailles fraîches tuées, et on a dû se rabatre sur les stocks d'entrepôt pour combler le déficit.Les prix ont encor» monté mais les ventes restent bonnes.Noé HENAULT, inspecteur régional.pommes de terre A la fin de la semaine dernière, sur le marché de Montréal, les prix du gros au détail pour les pommes de terre étaient les suivants, pour la catégorie No 1 en sacs d» 75 livres et en bon état marchand : Blanches de l'lle-du-Prince-Edouard Blanches du N.-B.135 à 1.40 1.20 à 1.25 Blanches du Québec 1.05 1 1.15 Le marché aux fruits et aux légumes M.Hannam Les prix des fruits et des légumes à Montréal, tels que fournis par le Ministère de l'agriculture, Bureau des inspecteurs, 424A, Place Jacques-Cartier, le lundi, 27 février 1950.(Suite de la page 5) BETTERAVES \u2014 moyennes, $0.50 à $0.60; petites, $0.75 pour 50 livres.CAROTTES \u2014 lavées No 1, $1.15 à $1.20; No 2, et non lavées.$0.70 à $0.75 pour 50 livres.CHOUX \u2014 $0.60 à $0.75 pour 50 livres.CRESSON \u2014 de serre, $1.la douzaine de paquets MENTHE \u2014 de serre, $1.la douzaine de paquets.NAVETS \u2014 No 1, $1.10 à $1.25; No 2, $0.75 à $0.80 pour 50 livres.OIGNONS \u2014 roug-îs, gros, $2.15 à $2.25; moyens, $1.75 pour 50 livres.PANAIS \u2014 lavés, $1.à $1.10; non lavés, $0,75 le minot.PERSIL \u2014 $0.50 la douzaine de paquets.Les prix\tdes Prix fournis par la maison A.Pion & Cic, 336, rue St-Vallier.Québec.Peaux BOEUFS, 20 à 50 Ibs, moins 2 Ibs par peau\t 20c\tla Ib.Peaux BOEUFS.52 Ibs et plus, prises à 50 Ibs nettes\t.20c la 1b.Peaux KIPS de ville, 15 à 25 Ibs, moins 2 Ibs par peau.27c la lb.Peaux KIPS campagne, 15 à 25 Ibs, moins 2 Ibs par peau .24c la lb.\u2014 peaux avec fumier, 2 Ibs supplémentaires de moins par peau.Peaux de VEAUX engraissés, 15 Ibs et moins, 40c la lb.moins 1 lb.par peau.nos familles agricoles sur un pied d\u2019égalité avec la population industrielle et ouvrière.La population agricole a parfaitement ce droit puisqu\u2019elle nourrit le pays et travaille de plus longues heures que la olupart des autres grou-, pes.Si nous ne pouvons attein-POIREAUX \u2014 gros, $0.30 à $0.35; moyens, $0.20 à dre cet objectif par le soutien des $0.25 la douzaine.\tprix, il nous restera alors à trou- SAUGE ET SARRIETTE \u2014 $0.30 à $0.40 la douzaine ver une autre formule efficace, de paquets.\t| y a une ^ose dont nous som- mes certains, ajoute M.Hannam, c\u2019est que le travail que vous_ accomplissez au sein de la Fédérée, Pb.\ti dans vos solides coopératives lo- e\tII\tI\t*\t«\tcales, dans vos comtés et vos pa- §\tH\tK\t1\troisses ainsi que le gros chiffre ¦\t¦¦\t¦\tw\t\u2022\td\u2019affaires que fait votre centrale, ,\u201e-,AITv iu\t,u\t.\t-\tne\ttout cela fournit \u2019lune des meil- Peaux de VEAUX de champ, 15 Ibs et moins, 35c neures réponses que l\u2019on puisse la lb., moins 1 lb par peau.\tdonner au problème agricole.Vos Peaux de VEAUX DEACONS 75c à $2.00 la peau J^Us sont mis sur le marché Peaux de CHEVAUX, completes, 50 Ibs\tselon la méthode ordinaire du et plus.$10.50 la peau commerce et vous faites baisser le Peaux de CHEVAUX, manquant parties\tprix des produits que le cultiva- pattes ou tête.$10.00 la peau teur doit acheter.Bien plus, vous Peaux .'e CHEVAUX, sans oueue ou\tusez de la méthode de vous aider crigne .$1.00 de moins la peau vous-mêmes.Vous avez droit à nos Peaux de JOUTONS .25c à $1.50 la peau félicitations pour les remarquables Peaux séchées, chauffées, endommagées, payées à | succès qu'a obtenus votre lede-leur valeur.PRIX SUJETS A CHANGER SANS AVIS \u2014 buées jusqu'ici à l\u2019hérédité peu vent être produites chez les porcelets par une ration déficitaire de la truie gestantc.Bien plus, le développement interne de la portée fatigue l\u2019organisme - de la truie sous-alimentée au point de lui causer parfois un tort permanent et d\u2019affecter les gestations subséquentes.\u201d \u201cNous trouvons une des preuves les plus concluantes de l'influence de l'alimentation durant la gestation dans les résultats d'expériences récentes poursuivies à l\u2019Université d\u2019Alberta.Ces expériences I rée.J\u2019ai travaillé en faveur du mouvement coopératif et pour les coopératives presque toute ma vie, conclut M.Ilannam, et je suis fermement convaincu que la formu- ont même démontré que l\u2019influen ce des rations déficitaires sur es performances en élevage ont un 1 le coopérative constitue l\u2019un des effet cumulatif qui se prolonge meilleurs moyens de sauvegarder dans les générations suivantes.\u201d la liberté tant politique qu\u2019éeono-Nous continuerons, la semaine mique et que la coopération est prochaine, cette citation du prof, un très efficace instrument de for-Brown.\tImation pour le peuple.792354 LE M FEVRIER 1950 Un million d'affaires par semaine (Suite de la page 1) Nous ne saurions le dire.Il est certain toutefois qu\u2019en tant que producteurs, nous ne sommes pas intéressés à maintenir les prix de nos produits à un niveau trop élevé, mais nous avons bien le droit de prendre les moyens qui s\u2019imposent pour que les prix de nos produits soient en relation des prix que nous payons pour nos marchandises de ferme et les services.A propos des commentaires injustes pour les agriculteurs qu\u2019on a faits dans les journaux, revues et un peu partout dans le public consommateur, M.Pinsonneault a fait une déclaration appropriée que nous reproduisons ailleurs textuellement.Il a terminé son allocution en affirmant que tandis qu\u2019on critique les cultivateurs lorsqu\u2019ils demandent pour 1950 des prix équivalant à ceux de 1949, on oublie que le prix des produits de la ferme s\u2019est abaissé en moyenne de 10% et que depuis le début de 1950 une autre diminution s\u2019est produite.Pendant le même temps, les salaires n\u2019ont pas diminué et le coût des services non plus.REMARQUES DU GERANT Dans son analyse du bilan (publié en page 4 de ce numéro), le gérant général, M.Henri-C.Bois, a fait remarquer qu\u2019en meme temps qu\u2019on réduisait les frais d\u2019opérations, on augmentait les gains.Cela représente, dit-il, le bilan d\u2019une maison en santé et d\u2019une affaire solidement établie.Pendant sept ans la Fédérée a réalisé pour $2 millions de bénéfices.Son actif est passé de $3 à $7 millions en sept ans.Chaque dollar placé dans la Coopérative Fédérée représente aujourd\u2019hui $7.2.Du point de vue capitaliste, une action de $10 vaudrait $72.CE QU'EST LA FEDEREE Devenu au programme au cours de l\u2019après-midi, M.Bois définit comme suit la Coopérative Fédérée.C\u2019est, dit-il, une \u2019\u2019coopérative de coopératives\u201d.Elle n\u2019est pas et ne peut pas être autre chose.Elle vaut, elle vaudra ce que vaudront les coopératives qui l\u2019ont faite, (\"est votre portrait agrandi.Elle est exactement et à tous points de vue l\u2019expression en plus grand de ce que sont les cooperatives qui la composent.Elle r.les mêmes qualités et aussi les mêmes défauts.UN GUIDE SUR Vis-à-vis du monde des affaires, des industriels et des commerçants, la Coopérative Fédérée est un guide.C'est-à-dire qu\u2019on s\u2019appuie sur elle pour fixer les prix qu\u2019on paiera.Elle est donc un guide.A-t-elle été un bon guide?se demande M.Bois, qui rapporte à ce prdjjos ce qu'on lui a dit à Niagara.I.es gens des autres provinces, dit-il, déplorent qu\u2019il n\u2019y ait pas chez eux un organisme qui ait autant d\u2019influence sur les cultivateurs, un organisme qui signifie des millions pour les cultivateurs de la province de Québec.Si nous voulions faire de la Fédérée seulement une entreprise de gain, elle ne durerait pas dix ans.Nous avons affaire à l\u2019élite des cultivateurs.Si vous avez confiance dans votre organisation, si vous êtes convaincus de ce qu'elle vaut, vous devez aider les autres.ORGANISME DE CONTROLE Da Coopérative Fédérée est un bon guide, un guide sûr.Elle est aussi un organisme de contrôle.On a dit, déclare M.Bois, que la Fédérée est un \u201ctrust des habitants\u201d.Tel n\u2019est pas le cas, si l\u2019on sait que la production agricole du Québec est de l'ordre de $375 millions.Nous ne faisons que $50 millions.Dans le domaine de l\u2019abattage des animaux seulement, trois entreprises font 60% des abattages des animaux au Canada.Nous avons essayé de stabiliser le marché, mais sans provoquer de hausse de prix.Nous avons simplement essayé d'exercer un contrôle sur la tenue du marché.ET LE CONSOMMATEUR M.Bois affirme que la Fédérée n\u2019exploite pas le consommateur, malgré les occasions qu\u2019elle aurait de le faire.Quand on sait, dit-il, que sur un dollar, il n\u2019y a que 45 cents qui va à l\u2019habitant, le consommateur doit se rendre compte qu\u2019il ne peut être nourri en bas de ce que ça coûte.Les oeufs à 25 cents, c\u2019est un Drix oui ruine l'ha- bitant.Le consommateur doit apprendre qu'il doit faire vivre celui qui le nourrit.Pendant les années de crise, le consommateur s\u2019est habitué à tout avoir presque pour rien.Des gens avec qui je causais, ajoute M.Bois, ont été surpris d\u2019apprendre que pour faire un cochon ça prend de 6 à 8 mois.Réduire la production, c\u2019est bien beau.Mais ça ne se fait pas, c\u2019est la truie ou la vache qui fournit la réponse.En terminant, M.Bois demande aux coopérateurs de se rendre bien compte de ce qu'est la Fédérée et de ce qu'elle fait, de ce que serait le commerce des produits agricoles si la Coopérative Fédérée n\u2019existait pas.La seub conclusion à tirer est celle-ci: les vendeurs prennent en général le maximum de ce qu\u2019ils peuvent exiger, à moins qu\u2019il n\u2019y.ait un organisme qui leur fasse concurrence.Le but de la Fédérée, c\u2019est avant tout de bâtir quelque chose de solide, quelque chose qui se tienne debout et aide les autres à se tenir debout.RAPPORT DU SECRETAIRE Dans son rapport, le secrétaire de la Fédérée, M.Roméo Martin, souligne que le conseil exécutif a tenu une douzaine de réunions au cours de l\u2019année.Les effectifs de la Fédérée sont de 454 sociétés affiliées,, chiffre légèrement inférieur à celui de l\u2019an dernier.Une douzaine d\u2019organisations, dont les membres se sont associés à d'autres organisations existantes, ont cessé leurs activités.Il s\u2019agit d'un mouvement de consolidation et de coordination qui se poursuit depuis quelques années.M.Martin fait ensuite remarquer que pour fabriquer des moulées il faut un permis du fédéral.Sur 133 meuneries coopératives dans la province, 125 ont un contrat de fabrication avec la Fédé-j réo.Quelques-unes ont leur propre i marque de commerce.Il note qu'on ; devra renouveler les contrats de ! moulées avant le mois d\u2019août pour se conformer aux lois fédérales.; M.Martin énumère ensuite les or-! ganisations avec lesquelles la Fé-! dérée collabore, notamment la Fédération canadienne de l\u2019Agrieultu-' re, les Fermiers laitiers du Canada, l'U.C.C., les \u201cFarm Forums\u201d, le Conseil supérieur de la Coopé-i ration, etc.Il mentionne que le ! gérant général a participé à l\u2019enquête royale sur les prix, que M.J.-E.Lussier a été nommé membre du \u201cDairy Products Board\u201d, que M.Iloude, en qualité de directeur du service de l\u2019impôt à la Fédérée, ne fait pas la loi, mais a la charge de renseigner parfaitement les coopérateurs, de leur dire exactement les obligations qui découlent de la loi de l\u2019impôt.M.Martin termine son bref exposé en expliquant sommairement le but et le fonctionnement du service des assurances de la Fédérée, dit un mot de l\u2019assurance de responsabilité patronale et publique, du service d\u2019éducation ou de propagande, du service des relations extérieures.On a transformé le petit bulletin de la Fédérée qui s\u2019intitule \u201cLe Coopérateur Agricole\u201d.Son tirage dépassait les 15,000 copies en décembre et l'on espère atteindre les 30,000 en 1950.M.Martin a enfin expliqué en détail le plan d\u2019assurance responsabilité des employés des coopératives affiliées, qu\u2019on a étudié entre plusieurs autres, et qui comporte certains avantages en cas de maladie, d\u2019hospitalisation, pour l\u2019employé et les membres de sa famille en retour d\u2019une prime variable selon les obligations de famille de l\u2019employé et le niveau de son salaire.M.Martin demande aux dirigeants des coopératives locales d\u2019étudier ce plan qui n\u2019a pas été imposé, mais qui peut comporter certains avantages découlant de la loi des grands nombres.LA DERNIERE SEANCE La dernière séance a été consacrée à la discussicn en forum des affaires générales entre les délégués, substituts, gérants et autres coopérateurs avec les chefs de service, gérants de succursales et propagandistes de la Fédérée.Il a été question du coût des abattages du boeuf et du porc, du coût de l\u2019assurance-incendie pour les coopératives agricoles, des grains et graines de semence, des.moulées, enfin des machines agricoles.A propos des machines aratoires, signalons que la Fédérée, en vertu d\u2019un contrat avec la comnaenic LA TERRE DE CHEZ NOUS Dans la Sibérie .(Suite de la page 28) blés.Familles pauvres, où nous ne rencontrons que le strict nécessaire, quand ce n\u2019est pas la misère.Pourtant, la physionomie des parents nous dit qu\u2019ils ont travaillé dur.Demandons aux pères, comment il se fait, qu\u2019après tant d\u2019énergies dépensées, ils ne peuvent pas donner plus d\u2019aisance à leurs familles.Us nous répondront presque tous.\u201cJe m* suis ruiné, dans le bois\u201d Faisons-les parler, ces pères de familles de 40 ans, à qui on en donnerait 60.Ils se plaindront d\u2019infirmités de toutes sortes, membres disloqués.fractures mal raboutées.mains écorchées.estomac descendu.coeur gonflé.foie engorgé.rhumatismes., ulcères., hémorroïdes, etc.Devant notre, étonnement de voir des santés aussi délabrées, en pleine campagne, au grand air, sous le soleil du bon Dieu, infailliblement, ils nous diront: \"Ja me suis tué, dans le bois\" On dira communément d\u2019eux; \u201cC\u2019est un homme de bois,\u201d comme on dira des chevaux ruinés,l\u2019âge de 10 ans: \u201cC\u2019est un cheval de bois\u201d; laissant entendre, par là, qu'ils no sont pas, plus bons qu\u2019à faire les commissions.Si nous faisions parler les mères; que de choses pénibles elles raconteraient, en rapport avec la vie de bois de leurs époux! Pour moi, quand je consulte les registres de la paroisse; que je découvre tant de naissances prématurées!.tant de mortalités infantiles! quand je visite les écoles et que je constate si peu de santé, chez le plus grand nombre de nos enfants, je me dis: \u201cRien de surprenant que ceux-ci aient si peu de vie et que ceux-là n\u2019en aient plus du tout, parce que.quand ils les ont engendrés, leurs pères avaient déjà laissé la moitié de la leur, dans les travaux en forêt, à faire de la \u201cpitoune\u201d pour les compagnies.Telle est, une tranche du bilan de la deuxième industrie de notre province.Je n\u2019accuse personne; nous sommes tous un peu coupables; les bûcherons, comme les autres.Je constate; je déplore; et me pose souvent cette question: Jusqu'à quand notre forêt, si pleine de fécondité et de vie sera-t-elle le théâtre du suicide de notre race?\t» Ernest ARSENAULT, ptre, curé de St-Camille, rage La Grande Amie Journaux et Revues Assembiée.i Suite de lu page 1) heure de travail aux salaires actuels achète plus de pain, pins d\u2019oeufs, plus de beurre, plus de lait et plus de viande qu\u2019à pratiquement n\u2019importe quel moment depuis 50 ans.Et l\u2019on perd de vue que le cultivateur n\u2019est pas seulement un producteur.C\u2019est aussi un consommateur et probablement le plus intéressant.Comme tout le monde, il a besoin d\u2019un revenu qui ne çjut être, en permanence, égal à son coût de production.Ce qu\u2019il veut, c\u2019est d\u2019éviter le retour à la situation désastreuse de 1929 à 1939.Alors que les agriculteurs demandent pour l\u2019année 1950 des prix équivalents à ceux obtenus en 1949, on les critique.N\u2019oublions pas cependant qu\u2019en 1949, le prix des produits de la ferme s\u2019est abaissé en moyenne de 10% et que depuis le début de l\u2019année 1950 une autre réduction s\u2019est produite.Pendant le même temps, les salaires n\u2019ont pas diminué et le coût des services non plus.Messieurs, au cours des deux journées que nous consacrerons à la discussion de nos affaires, nous devrons aviser aux moyens à prendre pour maintenir à un niveau raisonable le revenu de l\u2019agriculture du Québec et assurer à notre Centrale les moyens indispensables pour continuer sa marche en avant.Souhaitons que la Providence éclaire nos délibérations et qu\u2019elle nous favorise d\u2019une saison profitable.(Suite de la page 17) Tout ce monde-là se baigne, se lisse, chante éperdument sous le soleil déjà pâli d\u2019un matin de septembre.\u2014 Vous voyez, Odile?\u2014 Oui, on se croirait presque à l\u2019Abbaye.\u2014 Eh! bien, rappelez-vous' la | parole du Christ: Ces oiseaux n\u2019ont pas de greniers .Tous les matins, en s\u2019éveillant, ils ne savent pas où ils trouveront leur nourriture, et s\u2019ils vivront lé soir encore .Et pourtant, pas un seul ne tombe sur le sol sans la permission de Dieu! Vous valez mieux oue les oiseaux des champs.Ayez donc confiance!\t, Et.le front aopuyé sur la vitre ; froide, OdUe, rêveuse, regarde le j petit monde.\u2014 C\u2019est juste, docteur.Comme elle disait cela, une fe-, nôtre s\u2019ouvrit en face: un rayon I de soleil vint se réfléchir, se poser I sur les cheveux blonds de la jeune fille, paUnant d\u2019or son méditatif visage.Et ee rayon, oui la réchauffe et l\u2019idéalise, fait resplendir l\u2019éclat trop délicat de sa j jeunesse.\u2014 A la bonne heure, s\u2019écrie la ! tante, voyez, docteur, en une seconde.vous la convertissez! \u2014 Pourvu que la ma'adie ne revienne plus! reprend Odile oui ne compte pas beaucoup sur elle-même.\u2014 Cela dénend de vous.\u2014 Vrai?fait-elle avec un air de doute.\u2014 Soyez la femme forte! \u2014 On tâchera.\u2014 Ce n\u2019est pas suffisant! 11 faut | dire: \u201cJe veux devenir la femme : forte!\u201d \u2014 Eh! bien, je veux, docteur!., je le veux pour tous ceux que j\u2019ai-1 me.Et, en un bon ceste d\u2019affection, elle tend au médecin ses deux mains gantées.\u2014 .Allons, ma pauvre Odile, on sera donc raisonnable?\u2014 Je vous le promets.\u2014 Sérieusement?\u2014 Oui.Et elle dit ee mot avec tin petit geste têtu qui lui était très particulier.Dans l\u2019entrée, les re conduisant, le docteur retint la tante un peu en arrière: \u2014 Ecoutez, mademoiselle.je n\u2019ose nas vous dire: Mariez-moi! Odile le plus tôt pas ble.Et pourtant?qui sait! J\u2019ai vu des choses bien curieuses à eet égard 1 dans ma vie de médecin.Puis il lui serra la main et ren tra chez lui.Mais tante Berthe n\u2019était pas arrivée au milieu de l\u2019escalier, ' qu\u2019Odüe, très fine oreille, se lais-j sait rejoindre.\u2014 Eli! bien, tante?demande la ! jeune fille en boutonnant sa ja- i quette.\u2014 Eh! bien, Odile?répète la tante, qui affecte de ne pas corn- i prendre.\u2014 Je pourrais savoir?\u2014 Quoi donc?\u2014 Ce que vient de te confier, ' tout bas, cet excellent docteur?! \u201411 m\u2019a dit.hum.oui, il m\u2019a dit : \u201cSurtout.à l'Abbaye, ! cet hiver, chauffez bien votre ca- j lorifère!\u201d Alors, en riant, Odile, qu\u2019on ne trompe pas facilement, embrasse sa tante: \u2014 Et toi, surtout, lui dit-elle, n\u2019oublie pas, samedi prochain, de t'accuser à l'abbé Hans d\u2019une petite restriction mentale!.Et la tante-ne répondit pas.(à suivre) (suite de la page 3) mille et Cité\u201d avait écrit au sujet du pouvoir d'achat: 11 faut augmenter le pouvoir d\u2019achat, certes; mais va-t-on une fois de plus s\u2019y prendre n'importe comment?Alors qu\u2019un impératif devrait aujourd'hui l\u2019emporter sur tous les préjugés et sur tous les partis pris politiques: celui de combattre le chômage et de vaincre la crise, \u2022 va-t-on distribuer de nouveaux milliards à tort et à travers pour faire monter les prix et diminuer le pouvoir d'achat de la monnaie, sans améliorer l'écoulement de la production?Quand bien même un ménage à deux salaires, qui ne se prive de rien d'essentiel, recevrait 20% de plus, ou bien le double, doublerait-on aussi la capacité de son estomac?Et mangerait-il le lendemain deux rôtis de porc au lieu d\u2019un seul?On distribuera plus d\u2019argent, en effet; mais il s'en dépensera davantage pour les mêmes quantités de marchandises.Les ventes ne seront pas accrues, ou n\u2019aura pas mis fin a l'asphyxie économique; on n'aura pas diminué le chômage; on aura fait seulement un pas de plus dans la voie de l'inflation qui submerge impitoyablement les vieux, les économiquement faibles.Conseils aux aviculteurs Oliver, va entreprendre incessamment la vente de toutes les machines aratoires en usage sur une ferme.Elle vient d\u2019acquérir un im-nnuble situé tue St-Paul où elle installera ses Dureaux et convertira en partie l\u2019autre immeuble en entrepôt ou salle de démonstration des machines aratoires Oliver dont la Fédéréo a l\u2019exclusivité dans la province de Québec.20 milfÊons de formules d'impôt Le ministre du Revenu national, l\u2019honorable Dr J.J.McCann, vient j d\u2019annoncer que la Division de l\u2019Impôt a expédié quelque 20 millions ; de formules d\u2019impôt sur le revenu ; aux bureaux de district de l\u2019impôt sur le revenu et aux bureaux de ; poste à traverse le Canada.Ces formules sont destinées aux particuliers, au nombre d\u2019environ 3,250,-000, qui doivent produire une déclaration d\u2019impôt sur le revenu pour 1949.Seules les personnes qui reçoi-i vent un traitement, salaire ou pen-: sion, ou un revenu de placement ne dépassant par S2.400, peuvent se servir de la formule- T.l Abré-Jte.Tous les autres contribuables, médecins, avocats, dentistes, cultivateurs, pêcheurs et particuliers en affaires, doivent se servir de la formule T.l.Générale.L\u2019optimisme gui remit! chez 1er aviculteurs marque le pas avec l'amélioration du marché des oeufs depuis la mise en application d'un prix de soutien.I.a baisse gui a suivi la cessation île nos exportations en Grande-Bretagne est définitivement enrayée et l'intervention opportune du Gouvernement a redonné confiance aux bons aviculteurs.Dans l\u2019intervalle malheureuse ment, un grand nombre de pondeuses ont été.sacrifiées, plusieurs éleveurs ont abandonné définitivement la partie, et les cottvoirs ont opoéré au ralenti.Aussi prévoit-on une rareté d\u2019oeufs et des prix élevés pour l'automne prochain, comme conséquence de la réduction de nos basses-cours.Pc l'avis des autorités de la Coopérative Avicole du Québec, les bons aviculteurs devraient, s'organiser immédiatement pour profiter de la situation, avantageuse qui prévaudra à la fin de l\u2019été et au début de l'automne, en suivant les recommandations suivantes: 1\u2014\tFaire un élevage normal pro portionne à la capacité des locaux et à la main-d'oeuvre disponible; 2\u2014\tCommander ses poussins immédiatement et en prendre livraison le plus tôt possible afin d'avoir des oeufs et des volailles à vendre lorsque le marché sera à son meilleur.3\u2014\tAcheter des poussins de bonne qualité même si leur prix parait élevé à première vue car des poussins médiocres sont toujours dispendieux.Les poussins certifiés du Québec protègent l'aviculteur parce qu\u2019ils sont classifiés et proviennent de parents éprouvés contre la diarrhée blanche.Les bons aviculteurs se rendent de plus eu plus compte qu'il y aura de l'argent à faire avec les volailles en 1050 et ils se préparent à en profiter.Importation d'eau fraîche Cinquante \u2022 six mille gallons d\u2019eau fraîche faisant partie d\u2019une cargaison transportée par le \u201cCanadian Cha'.'cnger\u201d de la Canadian National Steamships ont été livrés à Hamilton, port des Bermudes, récemment, alors que ce navire était en route pour les Antilles.L\u2019eau avait été transportée de Halifax afin d\u2019aider l\u2019ilc à maintenir à son niveau habituel sa provision d\u2019eau fraîche.Des précautions spéciales avaient été prises à bord du navire pour éviter toute contamination avant que la cargaison ne soit livrée.CRIBLURES.(Suite de la page 2) tait dans l'intérêt de tout le pays, donc des citadins comme des ruraux.Et cela pressait infiniment p!us que la discussion de théories très approfondies, sans doute, mais irréalisables dans l'immédiat.En ces circonstances, nous avons préféré le soutien à la production plutôt que le soutien à la consommation.Nous nous bornons ici à ne demander que le possible.D B LES CHANTIERS COOPERATIFS DE L'U.C.C.AVANCENT RAPIDEMENT LEURS OPERATIONS Au cours de l'automne dernier, par suite d'une diminution substantielle dans les opérations forestières des compagnies de pulpe, plusieurs se demandaient si les Chantiers Coopératifs auraient chance de maintenir leurs positions et s'ils auraient suffisamment de contrats pour continuer leur marche progressive.' D\u2019après les nouvelles que nous avons, les cinq Fédérations des Chantiers Coopératifs de l\u2019U.C.C.terminent une saison très satisfaisante.Ainsi, nous apprenons que les Chantiers Coopératifs de la région de Sherbrooke viennent d'achever leurs travaux pour le compte de la Quebec North Shore à Baie Comeau.La Région de Québec Sud a égale-ment fini les siens avec Price Brothers.La Fédération des Chantier\u2018c Coopératifs de l\u2019U.C.C.du Saguenay exécute rapidement un important contrat de bois de sciage en faveur d\u2019un industriel local.Celle de Rirnouski a fermé plusieurs camps, tant sur la rive sud, pour le compte de Price Brothers, que sur la rive nord, de la Quebec North Shore à Baie Comeau; il en reste quelques-uns dont les opérations seront complétées sous peu.La Fédération de l\u2019Ouest québécois, enfin, entrevoit la fin de ses opérations.Des membres de ces divers chantiers nous disent tous la satisfaction qu\u2019ils ont éprouvée de vivre au sein de ces organismes où la morale est bien observée, où il n\u2019y a pas de sacres, ni d\u2019histoires sales, ni de jeux à l\u2019argent, les grandes plaies dans certains autres chantiers.De plus, les bûcherons coopérateurs nous disent toute leurs appréciations pour le souci continuel de la Justice et de l\u2019équité qu\u2019ils sentent dans leurs chantiers coopératifs de l\u2019U.C.C.Ils ont aussi apprécié d\u2019une façon particulière les attentions dont ils ont été l\u2019objet de la part du Rév.Père Engelbert Laçasse, S.J., aumônier général des Bûcherons, ainsi que des nombreux prêtres qui se sont dévoués partout pour assurer aux bûcherons un service religieux à l\u2019occasion des fêtes, alors que la Îiius garnde partie des chantiers coopératifs ont eu \u2019avantage d\u2019avoir la Messe de Minuit.De plus, la Confédération a pu préparer et organiser un chantier-école provincial composé de membres de différentes parties de la province et qui, si nous en jugeons par l\u2019enthousiasme et les nombreuses adhésions reçues, va être un succès au point de*true de la formation de noyaux qui pourront répanclf\u2019e dans leurs milieux respectifs les principes de la coopération appliquée à la forêt.Que sera, l\u2019an prochain, la situation des chantiers dans la province?Il est évidemment encore trop tôt pour se prononcer avec certitude, mais plusieurs indices nous indiquent qu\u2019il est très probable que les prochaines opérations forestières seront plus considérables qu\u2019eles ne l\u2019ont été cette année, et nous espérons bien que les Chantiers Coooératifs de l'U.C.C.pourront avoir leur part de cette augmentation et que le mouvement connaîtra une exjxmsion nouvelle.- Les bûcherons semblent de plus en plus vouloir donner leur faveur et leur confiance aux chantiers coopératifs.Présentement, nous pouvons dire qu'ils nourrissent un immense espoir dans cette nouvelle formule qui a été suffisamment expérimentée pour prouver clairement qu\u2019elle est des plus efficaces au point de vue de la protection morale, sociale et économique des bûcherons.Nous espérons aussi que du côté des Compagnies d\u2019exploitation forestière, les exjiérienccs faites à date ont prouvé que ces chantiers leur\"fournissent une main-d\u2019oeu-vre plus stable, plus sociale, qui prend pleinement en mains ses propres responsabilités.Or dans ces conditions, nous sommes persuadés que les Compagnies ne voudront pas décevoir le grand espoir des bûcherons dans la formule des Chantoers Coopératifs de l\u2019U.C.C.et qu'elles leur accorderont des contrats substantiellement augmentés afin de leur permettre d\u2019asurer leur progression normale.Comme l'étude est à la base de la formation des chantiers coopératifs, il va falloir que les bûcherons qui aspirent à faire partie des chantiers coopératifs pour les prochaines opérations commencent très à bonne heure à s\u2019organiser et de tenir leurs cercles d\u2019études, afin que dans les mois de mai ou juin les nouveaux chantiers s\u2019organisent et soient prêts à négocier des contrats dès le début de juillet.Pour répondre à une question souvent posée \u201cComment préparer les cercles d\u2019étude?\" nous conseillons à tous ceux que la question intéresse de se procurer (au service forestier de l\u2019U.C.C.) une magnifique petite brochure, écrite par l\u2019abbé J.-B.Caron et qui s\u2019intitule LES CHANTIERS COOPERATIFS, pour la modique somme de f0.35 franco.De plus, les Fédé-ratios diocésaines de l'U.C.C.et le Service Forestier de l\u2019U.C.C.se feront toujours un plaisir de donner toutes les informations que l\u2019on voudrait avoir.Donc allbns-y résolument, par l\u2019étude de nos problèmes, verse la rénovation morale, sociales et ècoonmique du Chantier.Samuel AUDETTE Le sort de nos bûcherons DANS LA SIBERIE QUEBECOISE Un beau jeune homme de 25 ans, marié, père de famille, sort de mon presbytère.Il est venu payer son banc.Je l\u2019avais vu, lors de ma visite paroissiale.plein de vie; assis à côté du ber., dans la maison qu'il s\u2019était construite., sur la terre qu'il s\u2019était faite.J\u2019ai eu peine à le reconnaître: .maigre, .les yeux cernés; .la respiration gênée, pas de façon.Le curé de campagne qui compte tant, sur ses jeunes ménages, pour faire la relevée des vieux qui tombent, est consterné.Quand il en découvre un, attaqué dans sa racine.Je n\u2019osais pas demander fi mon jeune homme ce qu\u2019il avait; j\u2019avais peur que le coeur lui crève.Il finit, par me dire qu\u2019il sortait du bois.Je bondis; .moi, qui, la veille, , avait eu la visite d\u2019un vendeur de boisson qui sortait de prison; .frais, .bien portant, .enchanté de la manière dont il avait été usé.Tant mieux pour lui; .mais l\u2019autre?En vérité, lui dis-je, t'ont-ils saigné?Non, mais ils m\u2019ont donné ça: .Us nous ont fait bûcher, dans la glane, à $3.00 la corde; .à cinq milles du camp; .il fallait marcher une heure soir et matin.et \u2018apporter notre \u201clunch,\u2019\u2019 Les meilleurs hommes faisaient XVs corde par jour.1VÏ corde à $3.00 la corde \u2014 $4.50, \u2014 pour douze heures d\u2019ouvrage.Mais dira-t-on.C\u2019est mieux que rien.C\u2019est pire que rien Ceux qui savent: 1.\t\u2014 Ce que c\u2019est que de bûcher, dans du bois clair.2.\t\u2014 Ce que signifie \u201capporter son \u201clunch\u201d, préparé la veille, ni par sa mère, .ni par son épouse; et l\u2019avaler gelé, assis sur une bûche.3.\t\u2014 Ce que coûte la vie du bû-\u2022r-CHéron, en forêt: a) Pension, $1.05 par jour, b) Habits et chaussures.Sait-on nn'il an nnnlo nine rhar pour s'habiller, à un bûcheron qu\u2019à un ministre?c) Loyer des outils, remèdes, assurances, impôt, cct.De sorte qu\u2019il n\u2019est pas exagéré d'évaluer la vie du bûcheron le plus économe, à $2.00 par jour.4.\t\u2014 Que pas un travailleur n\u2019est plus affecté par les intempéries, que le bûcheron, en forêt.5.\t\u2014 Que les frais de voyages, aller retour, varient entre $50.00 et $80.00.6.\t\u2014 Que le jeune homme marié est, assez souvent, obligé d\u2019engager une fille pour rester avec son épouse.Ceux qui savent tout ça et qui, d\u2019autre part, sont tçmoins de la vie ennuyante et des privations de la femme et des enfants restés seuls, comprennent, en disant: \u201cà ces sa-laires-là, on est mieux de rester chez soi; .on ne gagnera rien, mais on ne se tuera pas.\u201d Un autre, père de famille de huit enfants, dans l\u2019absolu besoin de gagner, .gros travaillant, sobre et économe, a travaillé 52 jours, dans les forêts de l\u2019Abitibi.Il a bûché 6,000 billots.On lui remit, en partant, un chèque de $200.00.Là-dessus, il a dû prendre $49.00 pour ses passages.$2.90 par jour, pour un homme qui dépense, quatre fois, l\u2019énergie de n\u2019importe quel autre travailleur.Ce ne sont pas là, des cas isolés;- je pourrais les multiplier par 50, dans ma seule paroisse.On a payé convenablement nos bûcherons, pendant les quelques années où la demande était beaucoup plus forte que l\u2019offre et on profite, aujourd\u2019hui, d\u2019un léger surplus de main-d'oeuvre, pour les ramener à leur vie de papas, quand, ni la pâte à papier, ni le bois marchand n\u2019ont encore baissé.Notre scandale social Ceux qui vivent, avec le peuple, surtout celui de nos montagnes et de nos terres arides et rocailleuses et qui ont les yeux et l\u2019esprit ouvert, ne peuvent pas ne pas s\u2019indigner, devant le tableau qu\u2019ils ont eonslnmment snus les veux et nui Les bûcherons qui désirent participer aux opérations forestières d'un chantier coopératif de l\u2019U.C.-C., l\u2019hiver prochain, feraient bien de\u2019se mettre immédiatement à l\u2019étude de cette question.La formule, les méthodes et les exigences du chantier coopératif sont autant de choses nouvelles pour les bûcherons.Sa réalisation suppose des connaissances, des convictions et un esprit coopératif qui ne s\u2019achète pas en petit sacs au magasin du coin.L\u2019étude et l\u2019action reste les seuls moyens de formation du coopérateur.C'est pourquoi nous vous conseillons fortement d\u2019organiser tout de suite vos équipes d'études et d\u2019inviter les bûcherons de votre paroisse à étudier cette formule nouvelle.Il faudrait les avertir que seuls ceux qui auront assisté régulièrement aux équipes d\u2019études seront admis aux chantiers coopératifs de l\u2019U.C.C.l\u2019automne prochain.Comment procéder pour organiser les équipes d\u2019études ?De la façon suivante : a)\tConvoquez tous les bûcherons de la paroisse à une assemblée générale.b)\tDiscutez ensemble des avantages d\u2019ordre moral, social et économique du Chantier Coopératif de l'U.C.C.c)\tAttirez l'attention des bûcherons sur l'importance et la nécessité de l\u2019étude.d)\tDélimitez les secteurs des équipes.e)\tChoississez de bons chefs d\u2019équipes et désignez-lcur un président Dans le cas d\u2019uhe paroisse où il existe un Chantier Coopératif de l\u2019U.C.C., il appartient au bureau de direction du Chantier de choisir les chefs d\u2019équipes et de nommer le président.La responsabilité de chef d\u2019équipe ne devrait être confiée qu\u2019à ceux qui sont qualifiés pour faire ce travail.Le rôle du chef d\u2019équipe consiste à diriger la discution de manière à ce quelle ne dégénère pas en vaine par-lotte ou en chamaillerie.Pour réussir, le chef d\u2019équipe devra multiplier les questions et s\u2019efforcer de garder les équipiers sur la cer de garder les équipiers sur le sujet.Il y parviendra s\u2019il accepte de se préparer.Le président des .(Suite à la page 7) COMPLET WPÏE/IPE ts pour Synonyme de duree et de qualité Une fabrication de chez nous Elz.Fortier, Ltée 117, rue Saint-Dominique, Québec le p» complot, lit pages.\twdm »s»v wKmamÆ UMtU CMUMTMM g.MMMIIMSTM Wiww nuwuiowilii A QUEBEC LE BUCHERON S'HABILLE, SE LOGE ET SE NOURRIT i »\u2022 Maison du Bûcheron 319, rue St-Paul, Québec, P.Q.leur montre: D\u2019un côté, le petit nombre de ceux qui ne touchent, à peu près pas, au bois, et qui s\u2019enrichissent avec.De l\u2019autre, la multitude de ceux qui s\u2019arrachent le coeur, pour bûcher, hâler, piler, charroycr, faire le flottage du bois et qui sont toujours de plus en plus pauvres.Sur quoi, en effet, ont été édifiées les fortunes fabuleuses de plusieurs compagnies étrangères et de l\u2019immense majorité de nos compagnies canadiennes?' Sur la forit Allons demander aux cossus de nos villages et de nos petites villes, qui ne dépensent pas grande énergie et qui prêtent de l\u2019argent, où ils ont amassé leurs magots ?Qu\u2019ils soient avocats, médecins, dentistes, notaires, marchands ou qu\u2019ils ne soient rien du tout, ils vont nous répondre, dans la proportion de 75%: Dans l\u2019industrie forestière: et ils devraient ajouter: en monnayant les verdoyantes érablières de la Beauce et des Cantons de l\u2019Est, en tuant les terres, et en envoyant nos familles blondes s\u2019engouffrer et étouffer dans nos villes.Qui voyons-nous, l\u2019hiver, dans les salons d\u2019hôtels, et l\u2019été, confortablement installés sur les bords de nos lacs?.Des représentants de grosses compagnies, à terminaison \u201clumber\" ou \u201cpaper\u201d, qui transigent nos forêts, entre deux bouteilles de scotch.Jusque là, rien de bien scandalisant, si de l\u2019autre côté du tableau, on ne voyait pas forcer nos milliers de gueux,\" qui, de peines et de misères, traînent la forêt, sur les chaînes sans fin de ces millionnaires.Regardons-les ceux-là: C\u2019est la population stabl#* de nos campagnes reculées; ce sont ces milliers de foyers égrenés, dans nos côtes, sur des terres à moitié mortes que les pilleurs n\u2019ont pas réussi à tuer, parce qu\u2019elles n\u2019étaient pas tua-(Suite à la page 27) *.-l» GonnevlUe, Omette, comté Saint-Maurice, P.Q.Envoyex-mol détails sur 1* matériel mentionné à la snlte de mon nom.Nom .Adresse .Suis Intéressé dans.A.L.GONNEVILLE DE PT.©.CH A R ET TE, CTÉ,ST.MAURICE POUR I0US LES MATERIAUX DE CONSTRUCTION LA TOLE GAUFREE D\u2019ALUMINIUM \"ROYAL\u201d DE GONNEV1LLE que nous fabriquons sous permet d\u2019économiser de trois manières, par comparaison avec tous les autres produits semblables présentement sur le marché.Voici comment : 1\u2014Nous sommes les seuls manufacturiers au Canada A vous offrir des longueurs de taie gaufrée d\u2019aluminium aUant jusqu\u2019à 1S pieds, ce nul voua permet d\u2019économlaer aussi bien sur la maln-d\u2019oeuvre que sur le no-ib\u2014 de feuilles de matériel à acheter.AUCUNE PERTE.p\u2014Vous économisez également sur la largeur quand vous C> achetez la TAIe Gaufrée d\u2019Alumlnlum \u201cRoyal\u201d Nous nous spécialisons dans la taie de 36 pouces couvrant 3Z pouces de largeur net, ce qui représente encore un autre avantage appréciable aussi bien qu\u2019une économie de main-d\u2019œuvre, par comparaison avec des matériaux de moindre largeur.3\u2014L\u2019épaisseur ds la Tdle Gaufrés d\u2019Alumlnlum \"Royal\u201d est dans le 24 ga\u201e absolument le plus épais qui soit offert par aucun fabricant.Tous ces avantages, dont plusieurs sont exclusifs à la Télé Gaufrée d\u2019Alumlnlum \u201cRoyal\", représentent uns économie pour vous, une meilleure apparence pour vos constructions st uns pins longue durée.Ecrlvez-nous en nous donnant la grandeur de la couverture, soit du faite et des chevrons, et nous nous empresserons de vous fournir un estimé gratuit.Rappelez-vous qu\u2019il y a une offre spéciale pour ce temps-d de l\u2019année.A vous d\u2019en profiter 1 Rappelez-vous que le fameux revêtement ALGO-BRIQUE donne A votre maison et A vos dépendances le fini et la durée de la brique.Toutes les couleurs en stock avec joint blanc ou noir.Aussi les papiers A couvertures, bardeaux d\u2019asphalte, planches murales, peinture et vitre, etc.\u201cACHETEZ DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER\u201d Servez-vous du coupon d-dessous.Demandez nos estimés aujourd\u2019hui.BENEFICIEZ DE L\u2019OFFRE 81\u2019ECIAt.E \u2022 "]
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