La terre de chez nous, 27 décembre 1950, mercredi 27 décembre 1950
[" VOL.XXII \u2014 No 44 la terre de chez nous.l'hebdomadaire agricole français le plus important d'Amérique, est l'organe officiel et la propriété de l'Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Viger Montréal, (24).CANADA DE CHEZ NOUS MONTREAL.MERCREDI.LE 27 DECEMBRE 1950 TjTF?L'A.B.C.des nouvelles Le comité exécutif de l'U.C.C.a fait siennes les demandes du congrès de l\u2019industrie laitière de St-Hyacinthe et adressé une lettre au \u2022premier ministre et au ministre de l'Agriculture du Canada.Ottawa soutiendra le marché des oeufs, comme il l'a fait en 1950.La Mutuelle-Vie de l\u2019U.C.C.a reçu des propositions pour $3,400,000 en 1950, contre $2,800,000 en 1949.C'est une augmentation de 20 pour cent.La société a près de $20,000,-000 d\u2019assurance en vigueur.Le Service forestier de l'U.C.C.obtient de la Commission de l'assurance-chômage la prolongation de la période d\u2019exemption de cotisation.Les premiers résultats du concours mtioml de l\u2019orge tenu en 1950 ont été annoncés.Dans ses souhaits du Jour de l\u2019An, l\u2019hon.Laurent Barré souligne que l\u2019année 1950 a été fructueuse pour la classe agric \u2019e d.: Québec.La coopération en forêt au Saguenay Près de 400 bûcherons coopérateurs dans cette région \u2014 Leur devise: \u201cLa Croix en forêt\u201d (devise de la Fédération des Chantiers coopératifs de l\u2019U.C.C.du Saguenay).Les chantiers coopératifs affiliés à la Fédération des chantiers coopératifs de l\u2019U.C.C.du Saguenay opèrent déjà depuis quelques semaines.Ils s\u2019énumèrent comme suit: Saint-Augustin et Saint-Prime 61 hommes: Saint-Joseph d\u2019Alma et Saint-Bruno 66 hommes: Saint-Charles et Saint-Méthode 55 hommes: Saint-David et Saint-Honoré 55 hommes; Saint-Coeur-de-Marie et Sainte-Hedwidge 40 hommes; Notre-Dame de la Doré 110 hommes.Ces chantiers opèrent à la rivière La Malbaie, à la rivière aux Rats, à Girardville, aux lacs Chi-bougamau, Chicoubiche, Onatchi-way ou Schitagama.Les membres qui y travaillent ont tous signé les mêmes contrats et observent les mêmes règlements.Ils s\u2019engagent à demeurer sui- les lieux des opérations entre deux dates détermi-, nées, à combattre le blasphème et les conversations malhonnêtes, à étudier et à travailler en équipe.Près de 40 bûcherons de cette région pratiquent donc la coopération en forêt selon les mêmes méthodes s\u2019inspirant de la même doctrine.Plusieurs paroisses qui ne pouvaient, à elles seules, former un groupe assez fort ont contribué à la formation des chantiers paroissiaux sus-énumérés; les bûcherons de ces paroisses sont membres auxiliaires de ces chantiers, qui jouent ainsi le rôle qui incombait, l\u2019an dernier, aux chantiers-écoles.Ces membres auxiliaires sont, au nombre de 72, répartis dans 5 chantiers.Un nombre considérable de bûcherons travaillent aussi dans des chantiers paroissiaux non affiliés à la Fédération.Enfin, plusieurs entrepreneurs individus de Charlevoix ayant ouvert leurs camps à des jeunes gens résolus à établir (Suite à la page 15) Prix minima demandés pour le fromage et autres produits laitiers (Dessin de MAURICE GAUDItllAU) * //v r (S 1 WriL -L M'il < mwM mrm.A la mode de chez nous, bonne et heureuse année !.Les écoles catholiques el françaises de l'Ontario sont gravement menacées par le rapport Hope Si le rapport était adopté, l\u2019élève franco-ontarien ne pourrait pas après l\u2019âge de 12 ans apprendre sa religion et sa langue à l\u2019école L\u2019enseignement du français et de la religion catholique dans les écoles franco-ontariennes vient de subir un coup de la part de la Commission d\u2019enquête qui vient de publier son rapport et de le soumettre au gouvernement de l\u2019Ontario au bout de près de six ans de discussions et de délibérations.D\u2019après le \u201cDevoir\u201d, qui publie la nouvelle sous un titre de huit colonnes, le rapport Hope constitue une \u201cmachine infernale\u201d qui pourrait bien déclencher une nouvelle lutte scolaire en Ontario, si le gouvernement de M.Frost s\u2019avisait de le mettre en application.ATTEINTES AU FRANÇAIS En bref, ce rapport, qui compte plus de 1,000 pages et renferme plus de 300 recommandations, vise à restreindre l\u2019enseignement catholique et français dans les écoles ontariennes aux six premières années du cours primaire, soit aux enfants de moins de 12 ans.Les écoles séparées devraient donc, si ces recommandations étaient mises en vigueur, renoncer à dispenser l\u2019enseignement au-delà du cours primaire ou de la sixième année.A toutes fins pratiques, l\u2019écolier franco-ontarien et catholique ne pourrait plus, passé l\u2019âge de 12 ans, recevoir l\u2019enseignement du français et de la religion.COMME AU TEMPS D'ANDERSON L\u2019une des recommandations du rapport Hope frappe l\u2019Ecole normale bilingue-de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Il recommande en fait la suppression de cette école qui est la clef de voûte de tout le système des écoles bilingues de l\u2019Ontario.De plus, ce rapport, injuste, qu\u2019on compare à la pire campagne d\u2019ostracisme religieux du gouvernement Anderson de la Saskatchewan vers 1930, recommande l\u2019adoption de règlements interdisant l\u2019usage de symboles religieux dans les écoles et le port de l\u2019habit- religieux dans les classes des écoles publiques.Il est vrai que ce règlement n\u2019atteindrait pas directement les écoles séparées, mais on fait remarquer que dans les arrondissements à forte population française et catholique l\u2019école publique est en fait confessionnelle.LES IMPOTS Quant aux impôts scolaires, le rapport Hope établit que les écoles primaires devront se contenter du produit de l\u2019impôt personnel le produit de l\u2019impôt des corporations étant affecté aux écoles se- condaires et aux collèges qui tombent tous sous la juridiction de l\u2019administration des écoles publiques.On sait que le principal grief fait au système scolaire de l\u2019Ontario par les Franco-Ontariens catholiques portait précisément sur le partage des impôts.On donnait tout aux écoles publiques, laissant les miettes aux écoles séparées.C\u2019est dire qu\u2019on a rétrogradé depuis le fameux Règlement XVII.DES DISSIDENTS La Commission présidée par le juge Hope, de la Cour suprême de l\u2019Ontario comptait vingt membres.Quatre d\u2019entre eux ont présenté un rapport minoritaire.Ils ont enregistré leur dissidence absolue, surtout en ce qui a trait aux écoles confessionnelles, dites séparées.Le rapport qu\u2019ils ont préparé porte la signature de MM.E.F.Henderson et Arthur Kelly, de Toronto: J- M.Pigott, de Hamilton; et Henri Saint-Jacques, d\u2019Ottawa.Ils réclament le maintien des écoles catholiques séparées à tôus les stades de l\u2019enseignement primaire.Ils reprochent au rapport de la majorité son manque de réalisme dans son projet de réforme de l\u2019enseignement en Ontario.Ils soutiennent que les (Suite à la page 15) Lettre du secrétaire general de l\u2019U.C.C.au très hon.Louis Saint-Laurent et au très hon.j.C.Cardincr \u2014 L\u2019exécutif de l\u2019U.C.C.appuie les demandes du congrès de l\u2019industrie laitière tenu à St-Hyacinthc, le 12 décembre Le comité exécutif de l'U.C.C.vient de s'adresser au premier ministre du Caiuida, M.Louis Saint-Laurent, et au ministre de l'Agriculture, M.J.G.Gardiner, pour appuyer les demandes des producteurs laitiers pour des prix minima plus élevés que ceux qui ont été en vigueur au cours de l\u2019année 1950.On sait yue le congrès de l\u2019industrie laitière, tenu le 12 décembre à Saint-Hyacinthe a demandé un prix minimum de 32 cents la livre de fromage.Au nom du comité exécutif, 1\\l.Thuribe Belzile, secrétaire général de VU.C.C., a rédigé la lettre que voici et qui parle par elle-mcme : Le 22 décembre W50.rent, Premier ministre du Canada.Hôtel du Gouvernement, Ottawa, Ontario.Monsieur le premier ministre, Une nouvelle récente transmise par la Canadian Press laisse entendre que votre gouvernement serait sur le point de conclure avec le gouvernement de la Grande-Bretagne des contrats pour la rente de bacon au prix de $0.21) la livre et pour la vente de fromage au prix de $0.25 la livre.On laisse entendre également que votre gouvernement n'aurait pas l\u2019intention d'ajouter de subsides à ces prix de vente, comme il l'a fait en 1950.Notre comité exécutif vient de se réunir.Venant des différentes regions de la province, nos dirigeants ont été unanimes à déclarer que la publication de cette nouvelle a provoqué chez les cultivateurs un véritable désarroi et un mécontentement facile à comprendre.Aussi m\u2019a-t-on chargé de vous jaire connaître sans returd les vues unanimes des cultivateurs du Québec en ce qui concerne les prix du bacon et du fromage pour l\u2019an-nee 1951.Il est évident que pendant l\u2019an-_ nee 1950, tant que le fromage a été\" réquisitionné pour exportation à la Grande-Bretagne, le prix payé aux producteurs a été trop bas, compte tenu du coût de production et des prix obtenus pour les autres produits.Le 12 décembre, nous avons Suint-Hyacinthe, un congrès d industrie laitière auquel ont participe plus de mille cultivateurs venant de toutes les régions de la province.Nos congressistes ont été unanimes à demander que pour l nnnee 1951 le prix minimum paye aux producteurs pour le fromage soit $0.32, à la fabrique.Nous ne cherchons pas à dicter au gouvernement une ligne de conduite concernant les contrats qu'il peut négocier avec le gouvernement de la Grande-Bretagne, mais nous ne pouvons pas admettre que, pour remplir de tels contrats, le gouvernement force les cultivateurs à a livrer leurs produits à un prix inferieur au prix coûtant.D\u2019ailleurs, nous sommes convaincus que pendant l'année 1951 le gouvernement pourra, sans assumer des frais considérables, consentir un prix de $0.32 aux producteurs pourvu qu\u2019on laisse écouler sur te marché national tout le fromage Qtu y sera demandé.En ce qui concerne le prix du bacon, il serait désastreux d\u2019envisager une baisse au moment pré-cis ou le coût de production est particulièrement élevé et ne sem-b.e pas devoir baisser avant très (Suite à la page 15) ~ LE 27 DECEMBRE 1950 Pas* 2 -T.-:^=î LA TERRE DE CHEZ NOUS A to ils une bonne et heureuse année.une année sans épines et sans chardons! La plus piètre discipline vaut le plus souvent mieux' me la plus juste critique.La Ligue canadienne de santé, en cette période contagieuse du Jour de l'An, recommande de n'embrasser gue les personnes qui boivent du lait pasteui 'sé.Ceux qui sont nés en janvier ont le tempérament du lion; ceux qui sont nés en février réussiront en affaires; ceux qui sont nés en avril feront un heureux mariage, etc.Et ceux qui croient à ces horoscopes ont une faiblesse aux méninges! Dit un jourtml qui s\u2019en prend à Audette, directeur du service forestier de l\u2019U.C.C.: \"Mais si la oalle destinée au mensonge atteint if.Audette, ce n\u2019est peut-être pas no s qu\u2019on devrait en tenir responsables!.\u201d Solution admirable: les victimes sont averties de ne jamais le placer devant un revolver! C'est déjà beau de faire des souhaits et la coutume mérite de durer; mais il serait plus beau encore de faire quelques efforts pour réaliser ses propres souhaits.Le FAVCILLEUR Billet Devant un autre calendrier A l'instant où ce numéro pénètre dans les foyers, on est à la veille de changer de calendrier.Dans quelques heures poindra l\u2019aube de l\u2019an neuf.Quelques réflexions devant le nouveau calendrier ne seront pas de trop au moment où le coq s\u2019apprête à saluer d'un sonore cocorico l'année de grâce 1951.Les réjouissances et les réunions de famille commencées ù la Noël durent encore.On a l\u2019impres-ùon que la marche du temps mar-tue un cran d'arrêt pour mieux permettre de savourer le présent.Ce n'est toutefois qu\u2019un mirage trompeur.Les jours, les heures fuient avec la même célérité.On lera vite en face de la dure réalité de l'existence, de l\u2019avenir incertain que l\u2019on a délibérément oublié pour être tout entier aux Ioies du moment.L\u2019an nouveau, au fond, ne chante rien, si ce n\u2019est qu'on se rapproche du terme de la course terrestre.On se retrouve, après les réjouissances d\u2019usage, devant les mêmes problèmes, toujours posés it jamais résolus complètement, devant les mêmes incertitudes qui ont pris ces derniers temps une particulière acuité.Il ne faut pas trop s\u2019en étonner.Il y a des siècles que cela dure.C'est là le lot commun des mortels.L\u2019accessoire, les circonstances peuvent varier, l\u2019essentiel de la condition mortelle de l\u2019homme demeure.A tout prendre, la vie n\u2019est pas un rosier perpétuellement en fleurs.Même au milieu des fleurs ii se glisse des épines.Jamais, semble-t-il, autant qu\u2019en notre siècle de contradictions, de luttes et de conflits entre les peuples et les nations, la terre n\u2019a paru une vallée de larmes.A peine une tuerie a-t-elle pris fin qu'on s\u2019apprête à en recommencer une autre à l\u2019échelle mondiale.Que ce fléau dont fait mention l\u2019une des Litanies des Saints te passe aux antipodes ou ailleurs, cela n\u2019a plus qu\u2019une mince importance.Le globe terrestre est devenu trop petit, on y est à l\u2019étroit à cause de la cupidité des nations, des ambitions démesurées des hommes.Malgré tout, il ne faut désespérer de rien, surtout en cette fin d\u2019Année sainte qui a marqué un! renouveau certain de ferveur au I coeur de millions d\u2019hommes.Cela console des petitesses d\u2019un trop grand nombre.La vie en somme n\u2019est qu'une étape dont le caractère essentiel est d\u2019être transitoire.Sa longueur varie selon les individus, les constitutions physiques héritées ou acquises.Le terme reste le même pour tous; la mort, l\u2019éternité.L\u2019année qui s\u2019achève a été mar- (Suite à la page 15) li 1 S3£a\u2014,,mi1 ut LA BENEDICTION PATERNELLE DU JOUR DE L'AN: une tradition à continuer là où on l'a conservée et à faire revivre partout où elle s\u2019est éteinte.(Dessin d« Maurice Gaudreai) Prière pour l'an qui vient Votre serviteur est allé avant-hier saluer un vieil agronome de ses amis en le bon jugement de qui tous ont confiance.C\u2019est un homme plein de sérénité et le trait marquant de son caractère est de toujours placer l\u2019oeuvre avant les ouvriers.\u2014Je cherche, lui dis-je, pour les lecteurs de la \"Terre de Chez Nous\u201d, les éléments d\u2019une prière pour l\u2019an qui vient.\u2014Alors vous ne frappez pas à la bonne porte.En somme, questionna-t-il, vous souhaitez que je fasse votre article ?\u2014Pas tout à fait.\u2014Mais presque ?Et la conversation tourna à la plaisanterie.Mais, par la fenêtre, regardant tomber les flocons de neige, mon ami redevint sérieux et fit remarquer: \u2014Dites donc aux cultivateurs de prier pour demander un bel hiver.Je ne dis pas prier pour qu\u2019il fasse froid; cela ne profiterait qu\u2019aux marchands de combustible et le froid fait souffrir tout le monde, mais prier pour qu\u2019il neige davantage.Pour les sports d\u2019hiver ?Oh, non, je suis bien éloigné de cette pensée, encore que je n\u2019aie rien contre les sports, au contraire.Mais, en agronome, je sais tout simplement qu\u2019une bonne couverture de neige est une excellente chose pour le sol.Nos anciens n\u2019étaient pas loin de tenir la neige pour une sorte d\u2019engrais et, au fond, ils n\u2019avaient pas tout à fait tort.Ne l\u2019appelons ni engrais ni amendement, mais appelons-la un non négligeable adjuvant.Vous savez que le trèfle reprend mal sur une terre dénudée.Par chance, la science agronomique a réussi à fixer des variétés de trèfle de plus en plus rustiques, c\u2019est-à-dire de plus en plus résistantes, mais j\u2019en tiens tout de même pour nos bons hivers d\u2019autrefois parce que la neige est le plus naturel des abris.Ce n\u2019est pas pour rien que produisent davantage les planches le long des clôtures.La neige amoncelée y forme une sorte de manteau confortable, une chage protectrice.Prions pour que la nature ne se dénature pas trop.Puis il changea de propos, et j\u2019essayai de le ramener à l\u2019objet de ma visite.\u2014Je vois, dis-je, que vous lisez dans Relations l\u2019article du R.P.Dugré au cours duquel il est question, avec justes éloges, de la raffinerie de St-Hilaire.Estimez-vous qu\u2019il est opportun que les cultivateurs prennent en propres mains la direction de cette vaste entreprise entrée désormais en profitable voie ?Ah ! dites donc, s\u2019exclama mon interlocuteur, c\u2019est un guet-apens que vous me tendez là.Vous oubliez qu\u2019en ces graves matières un fonctionnaire ne doit pas avoir d\u2019opinion.\u2014Non, mais défend-on d\u2019avoir une opinion technique ?\u2014Hum ! ça dépend.Blague à part, je vous avouerai que sur cette question j\u2019ai eu deux points de vue: l\u2019un avant la défaite américaine en Corée, et l\u2019autre après, c\u2019est-à-dire depuis que la menace d\u2019une troisième guerre mondiale se précise d\u2019une façon alarmante.J\u2019ai longtemps pensé que l\u2019entreprise était mûre pour passer aux mains des intéressés.Elle marche maintenant sur sa propre vapeur, comme on dit dans le commerce.Elle offre tous les signes d\u2019un air d\u2019aller stable et fructueux.L\u2019U.C.C.a joué en ce renflouement un rôle providentiel.Le ministère a également été à la hauteur des besoins.Une élite de producteurs s\u2019est recrutée qui indique, une fois de plus, que la classe agricole peut maintenant trouver dans ses rangs de vrais chefs.Elle aussi \u2014 cette classe rurale \u2014 grâce à l\u2019U.C.C.est parvenue à un point de maturité inconnu il y a seulement dix ans.Nos gens sont certainement aussi fins que ceux de l\u2019Ontario, là où fleurissent de similaires industriels.Le capital humain, pour employer un terme cher à nos contemporains, ne manque donc pas En principe et en fait, la \u201cbetteraverie\u201d de St-IIilaire repose sur du solide: site idéal, région excellemment appropriée, aptitude à affronter n\u2019importe quelle concurrence, nécessité de doter notre agriculture d\u2019une source additionnelle de revenus, tout enfin, tout fait reposer l\u2019affaire sur de saines bases.La partance a été laborieuse.Quand ne l\u2019est-elle pas dans le cas d\u2019une industrie de cette envergure ?C\u2019est le lot habituel de tout ce qui résiste au temps.En définitive, des revers au départ ont peut-être été plus salutaires que des succès trop hâtifs.M.Duplessis peut se vanter d\u2019avoir, à point nommé, écouté de judicieux conseils et d\u2019avoir apporté une généreuse aide financière.Les \"betteraviers\u201d \u2014 ils se recrutent parmi la crème de la classe agricole \u2014 ont, semble-t-il, les reins assez forts pour acheter l\u2019usine à prix forfaitaire, comme il se doit quand on attend un geste de ce genre de la part de l\u2019Etat, et pour la faire fonctionner à leurs propres frais.Voilà ce que je me disais jusqu'au début de novembre.Mais depuis, est-ce pessimisme, est-ce effet de la psychose de guerre dans laquelle nous vivons, est-ce plutôt défaitisme ?je ne sais pas, mais il me semble que l\u2019achat prémédité parait plus hasardeux à effectuer.Le pétrin sans fond dans lequel nous allons vraisemblablement tomber avant longtemps va bien changer et la face et le fond des choses.Rationnement, restrictions, régies, tracasseries multiples et variées formeront une atmosphère peu favorable à l'essor d\u2019une industrie en somme naissante.Simple appréhension de ma part, sans doute, et qui n\u2019engage que moi.\u2014Comme elle n\u2019engage en rien, interjetai-je, la responsabilité de la Terre de Chez Nous.\u2014Et qui, poursuivit mon ami, pourrait peut-être, au contraire, apporter un argument additionnel en faveur de l'achat en 1951.Mais avec un pays voisin en état d\u2019urgence \u2014 on devrait dire d\u2019alerte \u2014 une censure sur les nouvelles, une propagande frénétique, l\u2019inquiétante moustache de Jos.d\u2019un côté et le sourire énigmatique de Mao de l\u2019autre, on ne peut s\u2019aventurer dans les pronostics, surtout ceux où prédomine l\u2019optimisme, mais l\u2019ensemble de la situation invite à la plus grande prudence.A mon humble avis, les cultivateurs doivent garder prise sur leur raffinerie et éviter qu\u2019elle ne soit vendue à d\u2019autres qu'à eux, et puis attendre un peu les événements.M.Duplessis a une manifeste sympathie pour la classe agricole.Crédit et électrification \u2014 à la suggestion de l'U.CC \u2014 sont des oeuvres qui éclatent au grand soleil.Si M.Godbout a fondé la raffinerie, on peut dire que M.Barré l\u2019a consolidée.Il faudra, quand le temps sera venu, élever deux statues en avant de 1 usine, face au Richelieu.\u2014Ce serait vraiment mettre l'agriculture au-dessus des partis.mérites, laissez-moi vous signaler non pas rien q 1 excellence mais l\u2019indispensabilité, si vous i passez ce mot, des services qu\u2019a rendus et qi Dieu merci, rend encore à l\u2019industrie betteravièi M.Emile Lemire.C\u2019est à lui que fut confiée plus lourde tâche, à savoir, faire produire de betterave, car une raffinerie sans betteraves, fait mauvaise figure dans le décor.M.Lemire e a convaincre autant les agronomes que les cul valeurs puisqu'il s\u2019agissait d\u2019une culture entièi ment nouvelle.(Aujourd\u2019hui, il lui faut refrén l enthousiasme, et vous êtes au courant, je si pose, qu il est possible qu\u2019une seconde usine si plus tard construite ailleurs).Vous auriez dû voir arriver presque sur chaque ferme, plein d\u2019i zèle contenu mais si sincère, se saisir d\u2019une peti gratte de son invention et donner lui-même la pl probante des démonstrations sur l\u2019éclaircissage la betterave.En sueur, il ne partait qu\u2019après av< convaincu son homme.Il en fut de même po tout ce qui regarde les procédés culturaux.C\u2019c ce qui m\u2019autorise à affirmer que le princir aitisan du succès de toute l\u2019entreprise, c'est c agronome.Evidemment si l\u2019U.C.C.n\u2019avait pas i Armand LETOURNEAU.(suite à Ut page 8) Criblure; j une g-jroe de souhaits C\u2019est encore, Dieu merci, le temps des souhaits comme celui des étrennes.Un bon nombre ont commencé l\u2019échange traditionnel la veille de Noël.Mais au Jour da l\u2019An, cela raste dans la plus pura tradition da nos p&ras.Donc, nous na tommes pas en retard.Que souhaiter aux cultivateurs de ches nous?Outra la formule classique ; \"Une bonne et heureuse année et le Paradis i la fin de vos [ours\", on peut en glaner une bonne gerbe d\u2019autres qui pourraient s'énoncer comme suit: Que tes cultivateurs, en 1951, s'occupent plus de leurs affaires: ce qui veut dire qu'ils donnent à leur association professionnelle sa raison d'être qui est d'englober non pas une minorité, mais tous les cultivateurs sans exception; qu'ils s'instruisent davantage des choses de leur profession: marché, prix, concurrence, coopération, collaboration de tous les instants; que les parents n'attendent pas, les bras croisés, qu'on installe leurs fils sur des terres \"sans hommes\"; qu'ils ne comptent pas trop sur les autres, sur l'Etat puisqu'il faut le nommar par son nom, car les octrois à la cuit-1er finissent par anlevar la sens r\u2019es responsabilités, les quelques \"bribes de liberté\" qui nous restent.Quant i l'Etat, on souhaita qu'il n'outrepassa pas ses droits et pouvoirs, qu'il reste dans ses attributions, bref qu'il se mêle de ses affaires, mais qu'il t'an mêle; qu'il cesse de se donner comma la Providence de tous \u2014 car il en existe UNE authentique qui peut parfaitement remplir son rôle \u2014; i vouloir trop gouverner on finit par ne plus gouverner du tout.Et il arrive ce qui devait arriver: quand tout le monde veut s'occuper de tout le monde, personne ne s'occupe plus de personne.Et la situation davient pire que si chacun s'occupait de soi.On pourrait ajou-tar en guise d'appendice les quelques voeux que voici: que la colonisation marche plus rondement que sur le papier; que la margarine ne nuise pas trop au beurre en 1951; que les produits laitiers soient au moins aussi considérés du public que les eaux gazeuses à huit cents le verre; que les prix des produits agricoles ne sautent pas d'un extrèma à l'autre, mais correspondent davantage au coût de production et soient plus en harmonie avec les prix des produits de l'industrie et du commerce; que les cultivateurs soient plus fiers de leur profession et ne plient pas facilement l'échine devant les sarcasmes des ignares soi-disant évolués, etc.On pourrait continuer l'énumération, mais le main qui serre celle du voisin aurait te temps de te disjoindre.Du reste, le programme n'est pas nouveau: l'U.C.C.et ses dirigeante l'ont proclamé toute l'année qui vient de s'achever.Il s'agit dé le réaliser en tout ou en partie au cours de celle qui commence.Si le rêve que chacun fait plus eu moins au début de chaque année devenait réalité, ce serait vraiment trop beau.Il n'emoêche que si la classe agricole réalisait seulement l'un des articles les plus importants du programme, elle ae don-narait à aile-même l'una des plus belles étrennes qui soient.B.BERUBE La Cour suprême et les Témoins Les augustes juges de la Cour suprême, le plus haut tribunal du pays depuis que le Conseil privé de Londres n'a plus à te mettre le nez dans nos affaires, viennent de rendre un verdict assez étonnant.Sans être sortis de la cuisse de Jupiter, on tient néanmoins ces honorables messieurs en assez haute estime, et ils le méritent dans l'ensemble.Or voici qu'ils viennent d'acquitter un agent de désordre et de sédition déjà condamné maintes fois par les plus hauts tribunaux du Québec.Il s'agit d'un adepte de la secte des Témoins de Jéhovah, c-tte eng'anca qui rivalise evec les fanatiques baptisés pour créer, pour ainsi dire par U force, du désordre dans une province soucieuse de l'ordre et de la morale catholique.Cette décision sans appel, rendue d'ailleurs par une seule vole de majorité \u2014 quatre |uges sur neuf ont en effet (Suite à la page 3) 3 La Terre de Chez Mous MONTREAL, MERCREDI.LE 27 DECEMBRE 1950 Pag* 3 (Suite ae ta page 2) \u2022xprimâ leur désapprobation \u2014 ne manquera pas de surprendre les hommes de bon sens, respectueux des lois et de la morale.SI on n'avait d'avance une si haute opinion de la cour de dernière instance du pays, on pourrait douter de la sagesse de ce jugement.S'il s'agissait d'un juge obscur, mal renseigné ou fanatique, on pourrait croire, à la rigueur, à une erreur de jugement, on pourrait l'accuser de servir la cause du désordre.Mais tel n'est pas le cas.Voici que l'opinion d'un seul homme suffit à renverser et k annuler celle de quatre autres hommes qu'on doit, jusqu'à preuve du contraire, supposer au moins aussi honorable que la sienne.'C'est, paraît-il, de c~tte façon que doit fonctionner la démocratie.En politique, on s'en accommode faute d'un régime plus parfait.Dans le domaine juridique, c'est nette-met prêter flanc à des abus regrettables.Il y a plus grave.La juge-1 ment de la Cour suprême, outre qu'il crée un dangereux précédent, porte une sérieuse atteinte à la souveraineté du seul Etat catholique du Canada à qui la Constitution et la justice ont reconnu le droit de s'administrer et de gouverner ses subordonnés selon ses croyances et sa mentalité particulière.Le jugement rendu à Ottawa ces jours derniers ne fait pas honneur au plus haut tribunal du pays.C'est le moins qu'on puisse dire.B.BERUBE Souhait à ia mode ie!=io«tsj=itsî=tt=iiaeï!=^^ Hebdomadaire agricole fondé en 1929 Stricte propriété des cultivateurs, LA TERRE OS CKr.Z NOUS est ''organe officiel de l\u2019ilulon Catholique des Cultivateurs, de la Coopérative Fédérée de Québec et de l'Onlnn Catholique des Fermières DIRECTEUR : Dominique BEAUDIN; REDACTS (J RB Bernard BERUBE et Georges-N FORTIN ABONNEMENT : Il 00 par année ou 12.50 pour trois ans au Canada, à l'étranger 11.50 par année.PUBLICITE : Toute annonce ou tout avis d'annulation (saut en ce qui concerne les annonces classiflV-si doit parvenir à nos bureaux de Montréal 10 tours avant la date de publication Le tirage de la 'Terre de Chez Nous\" est aujourd'hui voisin de 80.000 et certifié par t'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION CORRESPONDANCE : Toute correspondance concernant, la rédaction, l'administration, la publicité, l'abonnement, etc., doit être expédiée * 1 adresse suivante : LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avenu* Viger, Montréal (24), P.Q.\tTéléphone : LAncaster 6272 Appartenant à l'U.C.C., LA TERRE DE CHEZ NOUS est administrée par l'Exécutif de l'Union, dont M Abel Marion est président et M.Thurlbs Belzlle.secrétaire général Elle est Imprimée A Montréal aux ateliers de l'Imprimerie Populaire.AUTORISEE COMME ENVOI DE DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES OTTAWA iaa^aaagt^acaaa^aapaaiiat^qaagaaaaucaQQQaaQGQcxiaci'.1 Hommage à un disparu Le vice-président général présente ses voeux de Tan 2000 Cette façon que nous avons d'exprimer aux absents nos voeux annuels à l'aide de cartes de fantaisie ou d'articles de journal durera-t-elle encore cinquante ans?L'an 2000 aura sans doute sa manière à lui de faire des souhaits qui se réaliseront ou ne se réaliseront pas.On s'aidera de l'électronique et de la télévision pour transmettre aux amis l'imago du rêve qu'on fait pour eux.Je voudrais que cela fût possible dès à présent et que je puisse illustrer aussi clairement que possible le simple voeu que voici.L'écran ferait voir l'intérieur d'une classe d'une école moyenne d'agriculture, dix minutes avant la fin de l'étude.C'est l'heure où l'on pense, qui au prochain repas, qui à la récréation, qui A sa blonde, l'heure où personne n'étudie plus, ou presque.Mais lo professeur est un homme sage, pratique et pédagogue.D'un signal, il attire l'attention des élèves.\"Nous allons reprendre notre lecture sur l'histoire de l'agriculture.Nous en étions au chapitre qui parle de la création du ministère de l'agriculture de Québec.etc.\" Les documents ne manquent pas.En attendant que se publie un vrai manuel de l'histoire de l'agriculture québécoise, nous avons quelques souress à la portée de la main, surtout las livres de M.Firmin Létourneau, \"L'histoire de l'U.C.C.\" et \"L'hls-tolre de l'agriculture : Canada français* - Qu'en pensent les élèves ?Ils n'y perdent rien, en tout cas.Plus tard, espérons-le, l'histoire de l'agriculture sera au programme eu même titra qu* la français, l'arith-métiqua ou l'horticulture, et notre voeu sera tout à fait comblé.Année prospère de la Mutuelle-Vie La Mutuelle-Vie de l'U.C.C.se maintient è merveille sur la vole du progrès et de la prospérité sur laquelle elle s'est engagée, pour ainsi dire, dès sa naissance.Un rapport terminé le 15 décembre Indique que la Mutuelle-Vie a reçu, an 1950 .20 pour cent de plus de propositions d'assurance qu'en 1949.A date, elle a près de $20,' 000,000 d'assurance en vigueur.Le fait que les cultivateurs du Québec ont placé dans l'assurance-vle, et rien qu'à la Mutuelle-vie de l'U.C.C., $600,000 de plus qu'en 1949 démontre assez clairement qu'ils ont connu une certaine prospérité sur la ferme au cours de l'année qui s'achève.Il convient de s'en réjouir et d'en remercier le Ciel.Cola confirme aussi une autre chose, à savoir que les cultivateurs comprennent de plus en plus la nécessité de s'inscrire dans cette société d'assurance-vie bâtie pour aux et administrée par des of fi' ciers choisis dans leurs propres rangs.La semence jetée il y è peine quinze ans a donc bien germé et déjà donné de bons fruits, G.-N.FORTIN Une année finit, une autre commence.Voici revenu le moment où, selon l\u2019ancienne coutume, nos gens échangent leurs voeux.Le président général de l\u2019U.C.C., M.Abel Marion, se plaisait à cette époque à offrir ses souhaits à la classe agricole en y joignant parfois quelques mots d\u2019ordre opportuns.Il est présentement en Europe où il vient d\u2019accomplir le pèlerinage de l\u2019Année sainte.Plaignons-le de passer le Jour de l\u2019An loin des siens et loin de nous.Sachons bien que sa pensée est avec les ruraux du Canada français quand se renouvellent les traditions familiales.En son absence et à sa place, le premier vice-président général de l\u2019U.C.C., M.Jean-Baptiste Lemoine, exprime ici les souhaits de la Terre de Chez Nous à tous ses lecteurs et particulièrement à scs pioprictaircs, les membres de l\u2019Uniou Catholique des Cultivateurs.La REDACTION.Au Canada français, nous parlons souvent de nos coutumes.Il en est une que nous devons conserver intade parce qu\u2019elle apporte un peu de chaleur au coeur humain dans son pèlerinage terrestre : c\u2019est le caractère social du Jour de l'An.S'il est heureux que la famille se réunisse pour se réjouir et resserrer des liens d'amitié, je crois qu'il est tout à fait normal que nous répétions un geste semblable dans la grande famille professionnelle que composent tous les çultivateurs, membres de l'U.C.C.Nous n'avons pas réussi tout ce que nous avons entrepris en 1950, Je crois, cependant, que les obstacles rencontrés ont affermi notre foi dans l'union professionnelle.Nous sommes maintenant plus convaincus que les efforts que chacun de nous a faits pour intensifier dans son milieu l'union des forces agricoles ont contribué au bien commun des cultivateurs de la province.Au terme de l'année 1950, faisons monter vers le Ciel notre reconnaissance ; car ta Providence a récompensé les efforts des cultivateurs de cette province en les faisant bénéficier de récoltes abondantes dans presque tous les domaines.Les conditions économiques qui ont prévalu en 1950 n'ont peut-être pas été ce que nous aurions désiré.C'est le moment, au début de l'an nouveau, de rappeler à nos frères cultivateurs qui restent encore en dehors de l'U.C.C.l\u2019urgente nécessité de joindre nos rangs pour la défense de nos intérêts professionnels.Le proverbe \"Aide-toi, le Ciel t\u2019aidera\" s\u2019applique ici avec une singulière importance.En ce premier de l\u2019an 1951, la menace de guerre pèse de nouveau sur nos têtes.Nous regardons nos grands garçons avec un sentiment d'inquiétude que nous sommes incapables de dissiper.Toutefois, nous avons confiance, parce que nous sommes catholiques, que la promesse de \"Paix aux hommel de bonne Volonté\" sera, enfin, entendue de toutes tes nations et que l\u2019homme, jetant par-dessus bord son orgueil et sa vaine ambition, lèvera les yeux vers le Ciel d'où lui viendront les Vraies solutions aux difficultés tragiques de l'heure présente.Malgré tout nous gardons, nous, cultivateurs catholiques du Québec, notre confiance en la divine Providence.En terminant, je suis heureux de souhaiter aux lecteurs de la \"Terre de Chez Nous\", à tous les cultivateurs, à leurs épouses et à leurs enfants, ainsi qu'aux employés de l'U.C.C.et à leurs familles mes voeux de bonne, heureuse et sainte année, Jean-Baptiste LEMOINE, vice-président général de l\u2019U.C.C.Ou a porté en terre vers la ml-décembre la dépouille mortelle d'une artiste né en France et gui s'était établi depuis longtemps parmi nous.Un quotidien de Montréal, le \"Canada\", retrace la carrière de M.Smet et lui rend un hommage auquel souscrit la \u201cTerre de Chez Nous\u201d.Voici donc ce qu'écrit votre confrère montréalais: C\u2019est avec un vif regret que nous avons appris, au \u201cCanada\u201d, le décès de M.Fernand-Paul Smet, l\u2019époux de notre excellente collaboratrice Françoise Gaudct-Sinet.M.Smet présentait un bel exemple de ces Français qui, venus se fixer en notre pays sont devenus de véritables Canadiens \u2014 plus Canadiens, peut-être, que beaucoup de nos compatriotes de naissance.Né à Montscci'ct, dans l\u2019Orne, en 1892, M.Smet avait servi dans l'armée française durant toute la première Grande Guerre, dans la cavalerie.Venu en 1929 s'établir au Canada, il devait donner à notre pays, au cours de la deuxième Guerre Mondiale, deux de ses fils, qui périrent en mer avec un navire de la marine marchande canadienne, en 1941.Après avoir été chargé de cours à l\u2019Ecole du Meuble de Montréal, M.Smet achetait en 1942 la terre qui, par son goût et son travail, est devenue le domaine de Claire Vallée, près do Nicolet.Occupé d\u2019horticulture durant l'été, il avait établi pour les mois d\u2019hiver un atelier de sculpture sur bois et d'ébenisterie où, entouré de jeunes apprentis choisis dans le voisinage, il s\u2019appliquait à faire \u201cde la belle ouvrage\u201d.Il faut espérer que cotte belle oeuvre d\u2019artisanat canadien se poursuivra mal-j gré la disparition de celui qui en fut l'initiateur.L\u2019arbitrage des prix \"C'est l'application de la charité chrétienne\" Dans une causerie prononcée ces jours-ci aux Trois-Rivières, M.le sénateur Cyrille Vaillancourt a repris une définition déjà formulée de la coopération.Il a dit: c\u2019est \u201cl\u2019application de la charité chrétienne\u201d.On peut concéder aux théoriciens que cette définition est incomplète ; ils admettront, en retour, qu\u2019elle est la plus haute et la plus noble et qu\u2019en plus elle détermine une fin qui est celle de l\u2019homme lui-même.Le gérant de la Fédération des Caisses populaires de la province de Québec est l'interprète de la pensée du Commandeur Desjardins, et il s\u2019appuie sur sa propre expérience qui est longue et féconde.Dans la causerie qu\u2019il a prononcée aux Trois-Rivières, il a montré d\u2019abord que la coopération diffère nettement du socialisme, d\u2019une part, et que, d'autre part, elle ne cherche pas à éliminer le capitalisme.La coopération rend, au contraire, un service très méconnu au capitalisme.\u201cPeut-être pourra-t-elle l\u2019assagir\", a souhaité le sénateur Vaillancourt.En réalité, dans le domaine économique, la coopération a pour résultat la diminution des abus.Elle introduit une concurrence salutaire.Elle empêche que la société soit à la merci de clans ou d\u2019individus qui l\u2019exploitent.Sa présence ramène à la raison des trafiquants ou des groupes qui auraient trop tendance à ériger le profit en but suprême.La réaction qu\u2019elle entraîne, en s'opposant d\u2019abord au désordre économique, est néanmoins d\u2019ordre social et c\u2019est pour aider les hommes les plus dépourvus qu\u2019elle a d\u2019abord été conçue.Dans un pays catholique, la coopération doit être animée de charité chrétienne; autrement, elle n\u2019est plus qu\u2019une arme comme une autre sur le champ de bataille économique et ce qui fait sa grandeur et son idéal disparaît dans la lutte féroce pour la possession des biens de ce monde.Dans la mesure où une fin d\u2019année porte à la réflexion, ce rappel sur la coopération vient bien à son heure.Chaque cultivateur doit savoir qu\u2019il n\u2019appartient pas à une coopérative uniquement pour réduire ses dépenses ou pour accroître ses revenus, mais aussi pour mettre plus de charité dans la répartition et la distribution des richesses.La réponse du petit catéchisme, réplique d\u2019un passage d\u2019Evangile, vaut au bureau de la coopérative comme à la sacristie: \u201cQue sert à l\u2019homme de gagner l\u2019univers s\u2019il vient à perdre son âme?\u201d Le coonérateur ne peut donc être dissocié de sa religion, de son milieu national, de sa profession.Comme l\u2019a dit avec autorité le sénateur Vaillancourt, il met en pratique la charité chrétienne.Que cette pensée soit mieux réali^'e et plus clairement rnmnrice, ce ne peut ê^o que l\u2019un des meilleurs voeux de l\u2019année Dominique BEAUDIN On a beau tendre à ia perfection; elle n'est jamais atteinte.Quand les produits agricoles se vendent un peu plus cher, les produits dont l'agriculteur a besoin se hâtent de monter.Dans les villes, quand les ouvriers obtiennent un meilleur salaire, immédiatement l'industrie relève ses pria;.La situation n\u2019est améliorée qu'en apparence; on a plus d'argent, mais aussitôt il faut en dépenser davantage.Aussi les syndicats qui bataillent souvent pour des augmentations de salaires et qui doivent aller à l\u2019arbitrage le plus souvent, demandent qu'il y ait aussi arbitrage des prix.Il y a là une tendance qu'il faut connaître.Voici comment le Front Ouvrier (Montréal), expose \"l'arbitrage des prix\": Quand les travailleurs réclament des augmentations de salaires, ils sont obligés de négocier, d\u2019aller à la conciliation et.en dernier ressort.devant un tribunal d\u2019arbitrage qui pèse le pour et le contre, qui étudie les pièces justificatives que possèdent les travailleurs pour demander une augmentation de salaire.Mais parviennent-ils à faire augmenter leur salaire que tout de suite, on majore le prix des produits de 5 ou 10 pour cent de plus que l\u2019augmentation de salaire accordée; les taxes de toutes sortes qui sont greffées automatiquement aux prix augmentent proportionnellement, ce qui fait que le travailleur ne gagne rien à réclamer des augmentations de salaire.Ccst dur à dire, mais les organisations syndicales n\u2019ont pas ou peu réusi à donner un meilleur niveau de vie aux travailleurs.Le réel problème, celui que l\u2019on doit attaquer de front, c\u2019est le problème des prix.Depuis doux ou trois ans, la C.T.C.C.réclame un tribunal d\u2019arbitrage des prix.Il serait temps que les bonnes volontés appuient énergiquement cette demande; il serait temps que les gouvernements qui \u201cont lo souci du bien-être du peunle\u201d, à ce qu\u2019ils disent, lient la proposition de la C.T.C.C.On a tout à gagner avec l\u2019arbitrage des prix.Actuellement, on tourne simplement en rond. f»9* 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 20 DECEMBRE 1950 X X ?A Nosseigneurs les Archevêques et Evêques, aux membres du clergé régulier et séculier, aux autorités civiles, provinciales et municipales, à tous les responsables de l'administration de la chose publique, aux institutions d'enseignement agronomique et agricole, à la corporation des agronomes et à ses membres, au conseil supérieur, au conseil canadien de la coopération et à leurs officiers, à tous les secteurs coopératifs et à leurs membres, aux sociétés religieuses et patriotiques, aux membres, aux aumôniers, aux propagandistes et aux administrateurs de l'U.C.C., à \"La Terre de Chez Nous\" et à son personnel, * à toutes les personnes et institutions qui collaborent au progrès de la coopération, aux sociétaires, administrateurs et employés des coopératives agricoles, ainsi qu'à leurs familles, ?Les membres du Conseil d'administration et du Conseil exécutif, les chefs de services, les gérants de succursales, et tout le personnel de La Coopérative Fédérée de Québec présentent leurs meilleurs voeux de Bonne et Heureuse Année et souhaitent à tous, le Paradis à la fin de leurs jours I ? LE 27 DECEMBRE 1950 Souhaits de i'hon.Laurent Barré , - zi l'occasion de Noël et du Jour de l'An, il m'est très agréable d'offrir mes voeux de bonheur et de succès aux cultivateurs, à la population rurale et à tous les amis de l\u2019Agriculture.La Providence a voulu que Québec soit richement pourvue de toutes les ressources qui assurent la vie d'une popidation à croissance rapide, qui sont les garants de la prospérité présente et future de notre belle province de Québec.Bien que l\u2019étendue de nos terres arables soit limitée à 10% de la superficie totale, il n\u2019en reste pas moins que déjà 9,000,-000 d'acres sont en pleine production.L\u2019activité créatrice de nos défricheurs et laboureurs ne s\u2019est pas relentie depuis que Louis Hébert, en un geste sublime et fécond, confiait au sol vierge de la Nouvelle-France les premiers grains de froment.L'élan était donné, il ne s\u2019est pas ralenti.Pendant les cent années écoulées depuis 1850, le domaine agricole du Québec est multiplié par huit; le siècle qui suivra verra s\u2019ouvrir graduellement à la culture une L'HON.LAURENT BARRE aire considérable et s\u2019accroître le nombre de nos fermes.Grâce au solide appoint de la terre, le peuple canadienfrançais peut envisager l\u2019avenir avec confiance pour peu qu\u2019il sache utiliser sagement les ressources raises à sa disposition.L\u2019année qui se termine a été assurément la plus fructueuse de toute notre histoire au point de vue de la production agricole.Toutes les cultures enregistrent des rendements inespérés et la valeur globale des revenus agricoles atteindra probablement $150,-000.000.SU est vrai que la santé de l'agriculture conditionne l\u2019économie de la nation, Québec se portera bien en 1951.Ces faits sont bien de nature à nous réjouir.En dépit de l\u2019état d\u2019instabilité de l\u2019économie mondiale, nous sommes fondés de croire, et nous souhaitons de tout coeur, que nos vaillants producteurs de vivres pourront écouler leurs produits à des prix qui leur assurent un salaire raisonnable et donnent satisfaction au consommateur.Unis dans une môme pensée, rendons grâce à Dieu de l\u2019abondante moisson qu\u2019il nous a généreusement accordée et demandons-lui de nous continuer ses faveurs.Puissions-nous tous vivre un 1951 heureux dans la paix, la joie, la fraternité féconde.A tous et chacun : Joyeux Noël ! Bonne et heureuse année ! Laurent Barré, cultivateur, Ministre de l\u2019Agriculture.M.Denis Daoust dans le deuil A Montréal, le 24 décembre, est décédé M.I.s-J.Emile Daoust, ancien employé civil, à l\u2019âge de 77 ans.1! était le père de M.Denis Daoust, publiciste de La Terre de Chaz Nous.Les funérailles auront lieu demain matin, en l\u2019église St-Ednuard.L\u2019U.C\u2019.C.et La Terre de Chi\u2019; Noils prient M.Denis Daoust et sa famille d\u2019agréer l\u2019expression île louis plus vives condoléances.6 = LA TERRE DR CHEZ NOUS &=11~ \u2019¦\t^.t-, p#g.§ D'un oeil exercé, te servent au besoin de la loupe, les juges des concours régionaux de l'orge sont ici \u2022 I oeuvre sous la direction de MM.André Auger.Paul Méthot et Robert Thomas.Il ne fait aucun dou te, à en juger par le sérieux qu'ils mettent à la tâche,que leur verdict sera consciencieux.¦ .Premiers résultats du concours d'orge 1950 Sur le plan régional, 49 prix ont cté attribués \u2014 Fête en l'honneur des lauréats le 23 janvier prochain \u2014 Amélioration sensible du rendement et de la qualité de l\u2019orge depuis 5 ans, grâce à ce concours Le prochain Atlas sera-t-il bilingue ?Le dernier date de 1915\u2014 Publication attendue en 1952 Le Canada publiera, en 1952, un Atlas qui sera certes reçu avec intérêt, puisque le dernier remonte à 1915.11 sera demandé et lu non seulement par les Canadiens qui l\u2019attendent avec impatience mais aussi par tous les pays du monde.Il importe donc que cet Atlas soit présenté en son entier dans les (Jeux langues officielles du Canada qui se trouvent par un heureux hasard à être les deux grandes langues internationales de l\u2019univers.Les Nations Unies et leurs services comme l\u2019Unesco et le Bureau International du Travail publient tous leurs annuaires statistiques, rapports et mémoires en français et en anglais.Le Canada, .seul pays au monde ayant l\u2019avantage d\u2019avoir le français et l\u2019anglais comme langues officielles, ne manquera pas de suivre, dans la publication de son nouvel Atlas de 1952, un exemple qui vient de si haut.Soutien du marché des oeufs en 1951 Les résultats du concours provincial de l\u2019orge de 1950 ont été rendus publics lors d\u2019une récente réunion du comité du concours d\u2019orge tenue à Montréal.Voici la liste des gagnants qui ont été proclamés par M.André Auger, président du comité, au cours d\u2019une réception donnée par l\u2019Association des Brasseries de la province de Québec aux membres du comité de la division de Québec de l\u2019Institut pour l\u2019amélioration de l\u2019orge, aux membres da jury et aux officiels des ministères fédéral et provincial de l\u2019Agriculture, ainsi qu\u2019aux représentants des malteries.REGION NO 1 1er prix, J.-Alph.Ooutu, Satnw-ïÆl-aabeth de Jollette; 2e Ouatave Robl-chaud, Salnte-EUtt&beth de Jollette; 3c, Pierre Telller, Salnte-Ellaabeth de Jollette; 4a J.-Edouard Leblanc, Salnt-Jacquea de Mou te aim; 5e Eustach* Dcs-noyers, L\u2018Assomption; 8e, Oermaln Oervala, Saint-Barthélemy, Berthler; 7e Médèrlc Turcotte.Salnte-EMaabeth de Jollette.REGION NO 2 1er prix, Maroelln Oa#non, L'Acadie.Saint-Jean; 2e.Antonio Deland, L'Aca-dle, Saint-Jean; 3e C.-A.Deland, L'Aca die, Saint-Jean; 4e Antonio Oranger, Saint-Jean, Saint-Jean; 5e.Dlonls Thl bodenu, Saint-Biaise Saint-Jean; 6e Alphonse Breault, L'Acadie, Sa.nt-Jean; 7e, Roger Roy, L'Acadie, Saint-Jean.REGION NO 3 1er prix, Orval Smart, SawvUle, Pontiac; 2e, Séminaire, Sainte-Thérèse, Terrebonne; 3e, Rolaild OueLlet.Saint.Janvier, Terrebonne; 4e.Henri Dion, Sainte-Thérèse, Terrebonne; 5e, E.-P.Fulfond, ShawvUle, Pontiac; 6e Eucll-de Mêuard, Salnt-Polycarpe, Boulangea; 7e, Iverson A.Harrl», Shaw.-llle, Pontiac.REGION NO 4 1er prix, Alpliérto Beaulieu, Salnte-Marttue, Chèteauguay; 2e, Emile Lefebvre, S&lnte-Philomène, ChAteau-guay; 3e.Henri Brault, Sainte-Martine, Chéteauguay; 4e Armand Prlmeau, Sainte-Martine, ChAteauguay; 5e.Roger Lazure, Saint-Urbain.ChAteauguay; 8e LouL Pruneau, Satnte-Phllo-mène, Oh&teauguay; 7e, Elzéar Daoust, Howtck, ChAteauguay.JÎHC.U m, 4 Pendant que sa femme fait la grasse vie à la campagne, chez ses parents, à l\u2019occasion des Fêtes, le pauvre mari, qui n\u2019a pas de vacances et qui tient à sa petite \"job\u201d en ville, se débrouille seul à la tiuiison.A chaque crise d\u2019ennui, il se confie par téléphone: \u2014 Si tu savais, ma chère, comme tu me manques en ce momentl (Desstn reproduit de La France agrtsole, Paris, Frunoe) REGION NO 5 1er prix, Roger Jodoln, Saint-Hubert.Chambly; 2e.Alexis Surprenant, Bios-senu Station, Lapralrle; 3e, Ernest Plourde, Saint-Basile, chemin Beloetl, Chambly; 4e Angelbert Mongeau.Saint-Basile, ChnmblyA 5e Paiü Blgonease, Chambly Baaaln; 6e Ernest Haillon, Chambly Bassin, C.P.Saint-Hubert; 7* Paul Desamels, Saint-Basile, Chumbly.REGION NO 6 1er prix, Paul-Emile Girard, Sainte-Rosalie, Bagot; 2e, Donat Glard.Sainte-Rosalie.Bagot; De, Bernard Blouln, Salnt-Earuabé, Saint-Hyacinthe; 4e Iré-nôe Boulay.Saint-Thomas d'Aquin, Saint-Hyacinthe; 5e Laurent Gauthier, Saint-Thomaa d'Aquin, Saint-Hyacinthe; 6e, Armand Girard, Saint-Simon, Bagot; 7e.Roland Sylvestre, Salut-Sl-mon, Bagot.REGION NO 7 1er prix.Rosario Brault.SaLnt-EJ-mond, Drummond.B.P.R.R.no 2.St-GuLUuume, Yamaska: 2e, Paul-Emile Bernard, Bèloell.Chambly, B.P.Sa nt-Baslle; 3e Albert Glrouard.Saint-Antoine sur Richelieu, Verchère; 4e, Louis Pasquler, Beloell, Chambly; 5e Léan-dre Chagnon.Verclières; 6e Adrien Ol-rouard, Saint-Antoine sur Rlcelleu.Verehérea; 7e Ernest Bourgeois, Saint-Ours, Richelieu.Les cultivateurs des quarante-deux comtés situés à l\u2019ouest d\u2019une ligne imaginaire des Trois-Rivières à Richmond, pouvaient concourir.11 y eut 243 concurrents, dont 43 furent éliminés lors de l\u2019inspection des champs par les juges au cours de l\u2019été, principalement à cause de la présence de grains étrangers ou d'accidents dus à la température.A l\u2019inspection d\u2019automne, 40 autres furent éliminés parce qu\u2019ils n'avaient pas suffisamment bien préparé les quarante minots requis suivant les règlements du concours.Des 140 échantillons livres au laboratoire pour l\u2019analyse, 108, soit 77 p.c., appartenaient à la catégorie no 1 semence.On réalisera l\u2019importance de ce Résultat d'expérience?sur les tomates Etant donné la maturation tardive des tomates cette année, des expériences sur la défeuillaison des plants en vue de hâter la maturation ont été entreprise par les experts en horticulture de la Ferme expérimenale centrale.Les progrès réalisés ne sont pas encore suffisants pour pouvoir offrir des recommandations aux producteurs, mais les résultats obtenus sont encourageants.Entretien sur les céréales en Europe La Commission économique pour l'Europe a annoncé que la Russie a consenti à envoyer une délégation à la réunion des représentants d\u2019autres gouvernements européens le 14 novembre, pour tenir des pourparlers sur les céréales.Les gouvernements du Royaume-Uni, du Danemark, de la France, de l\u2019Italie et des Pays-Bas, entre autres, ont également accepté l'invitation de la commission susmentionnée en vue de discuter l'achat d'environ 4 millions de tonnes de céréales de sources européennes.On sait déjà que le gouvernement canadien, par l'entremise de l\u2019Office du soutien des prix agricoles, prendra des mesures pour stabiliser le marché des oeufs en recommandant pour 1951 un programme d'entreposage similaire à celui de 1950.En vertu de ce plan, l\u2019Office du soutien des prix agricoles s\u2019engage à acheter, à la fin de 1951 lorsque la période d'entreposage sera terminée, tous les oeufs alors invendus qui auront été entreposés selon les prescriptions de l\u2019Office durant la période de décembre 1950 mai 1951.L\u2019Office paiera à tous les endroits d\u2019entreposage au Canada 38c.la douzaine pour les oeufs classés \u201cA gros\" au moment de la mise en entrepôt et 36c.la douzaine pour les oeufs \"A moyens\" au moment de l'entreposage, plus un montant stipulé pour défrayer les dépenses.Un programme semblable exécuté en 1950 a contribué à stabiliser le marché des oeufs.PEINTURE GARANTIE ih r « i : i nu n ( J>i ni\t'iiritf S3.00 .il, \\ 1 K\\|s 1 M \\ 11 /), !M\ti Iii.in .\u2019 I -1 - il ¦ : r IX ( ii de Feint un > i N i rnis ' \u2022 ! SO' sol IJ, Il pëv MUS I KL Al.O chiffre en sachant qu\u2019une grande partie de ce grain sera vendue comme semence dans le milieu où il a été produit.On notera également que le principal facteur qui a contribué à l\u2019amélioration du rendement et de la qualité de l\u2019orge dans les régions où ce concours existe depuis 5 ans, c\u2019est l\u2019emploi par les concurrents de semence enregistrée et de variétés à haut rendement.FETE SPECIALE I/Association des brasseries offrira un banquet aux lauréats régionaux et provinciaux ainsi qu\u2019à tous ceux qui ont bien voulu assurer le succès de ce concours, le 23 janvier 1951, à l\u2019hôtel Queen\u2019s, de Montréal.Lors de la éunion du 13 décembre, outre M.Auger, on remarquait MM.J.-A.Sainte-Marie, régisseur de la Station expérimentale de Lennoxville, Domina Fortin, agronome de Saint-IIyacinthe, IL-Georges Gonthier, secrétaire de l\u2019Association des Brasseries du Québec, M.P.-J.Dax, chimiste en chef de la Canada Malting, Robert Thomas, surveillant de district, division des produits végétaux, H.-G.Letch, maître brasseur à la National Breweries Ltd., Frank L.Jeckell, gérant de l\u2019Association canadienne des Brasseries, Paul Méthot, du ministère provincial de l\u2019Agriculture, ainsi que M.C.Hugh Hanson, président de l\u2019Association des Brasseries de la province de Québec, qui a annoncé la tenue du banquet de janvier. Pw 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2022 ; it\tii ¦ , i mm ¦ - z iÆïi'iM ¦\tX-» :>,*?\u2022 MM HI* * *¦#*#¦;¦¦:\u2022< £.ict ** \u2022> A> mm IJliA-Ufiii mm , Jfe ,v'.eK 'A \u2014\u2014L.Les d ux tracteurs que l'on voit ci-detsus, l'un do 65 ot l'autro do 85 c.v., sont attelés è la charrue dé-fonseuse utilisée par les cultivateurs du comté do Champlain pour amender les terres sablonneuses par l'apport de glaise extraite du sous-sol.(Voir en page 7 d'autres photos et l'article de M.Fleury).(Photo du Service provinylal de Clne-Phuiocraphie) Revue des principales manchettes de la \"Terre de Chez Nous\" de 1950 A janvier \u2014 Signature d\u2019un contrat avec l\u2019Angleterre pour la vente de 60 millions de livres de bacon à 29 cents la livre.Perte de $3.50 par 100 livres.11 janvier \u2014 Le gouvernement annonce la levée partielle de l\u2019embargo sur l\u2019expédition de certains produits du porc aux Etats-Unis.18\tjanvier \u2014 Quinze aumôniers et une soixantaine de dirigeants de l\u2019U.C.C.assistent aux journées d\u2019étude, provinciales tenues à Sherbrooke.\u2019 25\tjanvier \u2014 On demande une prime sur le fromage de qualité au congrès d\u2019industrie laitière tenu A Québec.L\u2019Angleterre paiera le fromage canadien 25 cents la livre.\u2014 Un subside de 3 cents.1er février \u2014 Ottawa fixe un prix minimum de 36 et 38 cents, selon la qualité pour les oeufs.Pour les producteurs cela signifie 30 et 32 cents.8 février \u2014 La Fédération canadienne de l\u2019Agriculture se prononce pour le soutien permanent des prix agricoles à sa réunion de Niagara.15 février \u2014 La Fédération de l\u2019Agriculture soumet son mémoire annuel au cabinet fédéral.M.Marion demande que le prix du beurre soit fixé à 58 cents la livre.1er mars \u2014 La Fédérée a fait un chiffre d\u2019affaires de près de $52 millions, soit près d\u2019un million par semaine.8 mars \u2014 On fait pression pour obtenir un prix minimum de 30 cents la livre pour le fromage.22 mars \u2014 L\u2019U.C.C.présente son mémoire annuel au conseil provincial des ministres.\u2014 La production de la margarine dépasse celle du beurre.29 mars \u2014 S.Exe.Mgr Paul-Emile Léger est nommé par Rome archevêque de Montréal.11 succède à S.Exc.Mgr Charbonneau.5 avril \u2014 L\u2019U.C.C.redemande au gouvernement provincial une prime sur le fromage de qualité.19\tamil \u2014 Une quarantaine de Rimouskois vont s\u2019établir à la Ri-vière-la-Paix.26\tavril \u2014 On annonce la pré- aration d\u2019une campagne de pu- licité en faveur des produits laitiers.3 mai \u2014 Le prix du beurre est fixé à 53 cents la livre : perte de $40 millions par année pour les producteurs.10 mai \u2014 Un désastreux incendie détruit de fond en comble le tiers de la ville de Rimouski.Ca-bano est aussi très éprouvé deux jours plus tard.17 mai \u2014 La proposition Euler pour l\u2019abolition de la taxe de vente de 8% sur la margarine est défaite par 38 voix contre 14 au Sénat.24 mai \u2014 L\u2019Association des Jardiniers-maraîchers rencontre les dirigeants de l\u2019U.C.C.en vue d\u2019une collaboration plus efficace.31 mai \u2014 L\u2019U.C.C., par la voix de son président général, présente un mémoire sur les pensions de vieillesse.Achat d\u2019un immeuble voisin pour loger les services de l\u2019U.C.C.en croissance.7 juin \u2014 M.H.-H.Hannam préside le 4ième congrès de la FIPA tenu à Stockholm, en Suède.14 juin \u2014 Inauguration de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Brigham.21 juin \u2014 M.Hannam est réélu président de la FIPA à Stockholm.\u2014 Ottawa continue à soutenir le prix du porc et le subside au transport du grain.28 juin \u2014 Les propagandistes de l\u2019U.C.C.ont leurs journées d\u2019étude à Sherbrooke.5 juillet \u2014 M.Nolasque April est réélu président de la Corporation des Agronomes.\u2014 Les congrès régionaux annuels s\u2019ouvrent dans Québec-ouest.La question des conventions collectives est partout inscrite à l\u2019ordre du jour.19 juillet \u2014 Huit fédérations tiennent des journées spéciales de recrutement.2 août \u2014 La Fédération de l\u2019Agriculture veut faire cesser le commerce de l\u2019avoine et de l\u2019orge par la Bourse de Winnipeg.16 août \u2014 Le feu détruit la grange-étable de l\u2019Ecole de laiterie de St-Hyaeinthe.23 août \u2014 La grève des chemins de fer retarde la livraison de la \u201cTerre de Chez Nous\u2019\u2019.\u2014 La Fédération de l\u2019Agriculture suggère la saisie des chemins de fer.30 août \u2014 Plus de 3,000 personnes au congrès international des Caisses populaires Desjardins à Lévis.\u2014 M.Michel Denis, de St- Ubald, proclamé lauréat de la Médaille d\u2019Or du défricheur.6 septembre \u2014 M.F.-X.Rivest, de l\u2019Assomption, est fait commandeur de l\u2019Ordre du Mérite agricole 1950.\u2014 Le congrès du Saguenay met l\u2019accent sur le problème de l\u2019établissement rural.13 septembre \u2014 Remise des décorations aux nouveaux lauréats et commandeurs de l\u2019Ordre du Mérite agricole à l\u2019Exposition de Québec.20\tseptembre \u2014 La fédération de Valleyfield lance une grande campagne d\u2019établissement rural.27\tseptembre \u2014 La campagne de souscription en faveur de l\u2019établissement rural bat son plein.Objectif: $250,000.4 octobre \u2014 Le dollar canadien redevient libre, la prime de 10% accordées au dollar américain est abolie.11 octobre \u2014 Une soixantaine de cultivateurs des régions de Québec et de Nicolet visitent quelques fermes du Vermont.18 octobre \u2014 La \u2018Terre de Chez Nous\u201d publie son numéro spécial annuel : 40 pages bourrées de textes choisis.25 octobre \u2014 Congrès général de l\u2019U.C.C.à Québec.\u2014 On annonce que le prochain congrès aura lieu aux Trois-Rivières.M.Marion est réélu président, les deux vice-présidents le sont également.1er novembre \u2014 L\u2019Assomption de la Sainte Vierge au ciel est proclamée dogme de fol par Sa Sainteté Pie XII.8 novembre \u2014 La Commission de l\u2019Industrie laitière de Québec autorise de légères augmentations du prix du lait en nature pour les producteurs.15 novembre \u2014 Les Jardiniers-maraîchers décident de continuer de négocier avec l\u2019U.C.C.sur le projet d\u2019entente.22 novembre \u2014 S.Exc.Mgr Courchesne meurt à Rimouski à l\u2019âge de 70 ans; l\u2019U.C.C.est en deuil.Service à Grenoble pour les victimes du mont Obiou dans les Alpes françaises.29 novembre \u2014 Les bûcherons retireront $1,500,000.de plus par mois grâce â l'augmentation de 20% accordée par la Commission du salaire minimum.6 décembre \u2014 La Grande-Bretagne achèterait 130 millions de livres de bacon et 77 millions de livres de fromage aux mêmes prix que l\u2019an dernier.13 décembre \u2014 La Coopérative agricole de Granby fait un chiffre d\u2019affaires de plus de $4 millions.20 décembre \u2014 De Paris, M.Abel Marion, qui représente l\u2019U.C.C.à la clôture de l\u2019Année sainte, écrit à la \u201cTerre de Chez Nous\u2019\u2019.Le chanoine Armand Ma-louin.aumônier de l\u2019U.C.C.de Sherbrooke, l\u2019accompagne à Rome.Nouveau roman canadien \u201cSois toujours bonne pour ta mère\u201d est le titre d'un nouveau roman dû à la plume de M.Hector Peloquin.de Ville-Marie, Témisca-mingue.L\u2019auteur a puisé dans la vie de tous les jours des exemples et des faits qui démontrent une fois de plus que la vocation rurale, basée sur un amour indéfectible du sol, est toujours gardienne des vertus ancestrales.Le récit sans apprêt démontre en plus l\u2019influence que peut avoir sur l\u2019avenir d\u2019un enfant l\u2019éducation familiale.\u201cSois toujours bonne pour ta mère\u201d est un roman dont la lecture sera reposante au cours des longues veillées d\u2019hiver, soit à la maison, soit au camp, n est en vente chez l\u2019auteur, au prix de $1.25 franco.Voeux de Î'U.C.C.diocésaine de Joliette La Fédération diocésaine de l\u2019U.C.C.est heureuse de présenter ses hommages et sa filiale soumission à S.E.Mgr J.-A.Papineau, son patron d\u2019honneur.Nos félicitations et nos meilleurs voeux à tous les officiers et à tous les membres des syndicats et des cercles de l\u2019U.C.C.\u2014 aussi à nos chefs du bureau central.Notre gratitude et nos souhaits à tous les cqopérateurs gui ont compris l\u2019importance du Comité diocésain'de coopération et gui volontairement y ont adhéré.Nos membres ont augmenté; nos services vont de l\u2019avant.La réfection de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Saint-Barthélemy et l\u2019égouttement des savanes de Lanoraie et de Lavaltrie nous permettent de remercier publiquement les autorités civiles.L\u2019installation des bureaux de la Fédération diocésaine de l\u2019U.C.C.au Centre social diocésain est un nouveau et splendide gage de la sollicitude de l\u2019Eglise pour la classe rurale.A tous les cultivateurs: BONNE, HEUREUSE ET SAINTE ANNEE .AVEC LE PARADIS.Gérard Gauthier, président, C.Brousseau, agronome, secrétaire.LE 27 DECEMBRE 195B Le point de vue d\u2019un vétérinaire praticien sur.LA MAMMITE par Paul Gambel, D.M.V., Winnebago, Illinois C'est à la demande d\u2019un cuit ivateur de nos abonnés que nous reproduisons cet article tiré de la revue \"Veterinary Medicine\", vol, XLV, no 3, mars 1950.Cette traduction, qui n'est pas de nous, a été publiée dans \"Le Québec Laitier\u201d, Vol.IV, no 10, octobre 19501 /l cause de sa longueur, l'article passera ici en trois tranches.Les vétérinaires, spécialement ceux qui pratiquent dans les centres où l\u2019on fait l\u2019élevage de bovins laitiers pour la production laitière, sont tous trop familiers avec la mammite.La gravité de cette maladie qui fait perdre des millions de dollars aux éleveurs de bovins laitiers chaque année est un problème d\u2019actualité.Heureusement, la plupart des producteurs laitiers peuvent dépister la maladie même dans ses premières phases.Et heureusement aussi, il y a des moyens d\u2019en établir le diagnostic et il y a des remèdes pour traiter cette infection.Mais le traitement et le moyen d\u2019en enrayer les ravages d\u2019une façon permanente demeurent un plus grand problème que jamais pour la science vétérinaire et le producteur laitier.L\u2019auteur du présent article devient de jour en jour convaincu que la solution aux problèmes de la mammite dans nos troupeaux doit être une responsabilité supportée conjointement par les vété-rinajres et les éleveurs.Les vétérinaires peuvent faire leur part dans une lutte de contrôle et peut-être plus même, s\u2019ils sont mandés assez tôt; mais c\u2019est de celui qui fait la traite des vaches que dépend le succès ou la faillite du traitement.Les précautions que prend le trayeur contre les infections, la manière de traire et la sorte de trayeuse mécanique qu\u2019il utilise, voilà ce dont dépend la réussite ou l\u2019insuccès dans le contrôle du problème de la mammite dans un troupeau laitier.L\u2019idée sous-entendue dans l\u2019exposé précédent n\u2019est pas exactement nouvelle, mais d\u2019après mon expérience personnelle dans les étables de producteurs laitiers locaux, il vaut la peine de la répéter.De fait, plusieurs belles vaches ont perdu leur valeur parce que l\u2019auteur de ces lignes a déjà prodigué et suivi de près le traitement approprié, sans coopération, pour finalement constater son insuccès, et ce, pour des raisons hors de son contrôle.La mammite n\u2019est pas un problème sur certaines fermes, tandis que c\u2019en est un constant sur quelques autres.Pourquoi?Ayant grandi au foyer d\u2019un vétérinaire praticien, passé cinq ans au Michigan State College à étudier la mammite sous la direction du Dr Bryan, et pratiqué la médecine vétérinaire depuis sept ans chez des éleveurs dont la plupart exploitent un troupeau laitier, la question de la mammite devient à l\u2019ordre-du jour bien des fols.Au début, l\u2019auteur croyait que la solution était des bactéries, tout comme le croyaient la plupart des spécialistes vétérinaires.Une identification correcte et précoce des genres de mammite présente dans un troupeau des précautions rigoureuses contre l\u2019étendue de la maladie et le traitement médical pour tuer l\u2019infection chez les vaches qui présentaient des symptômes, c\u2019était là à peu près tout ce qui se faisait.Mais on ne peut dire que c\u2019est une solution entièrement satisfaisante.Même avec l\u2019addition récente de la pénicilline et autres antibiotiques aux moyens de défense avec lesquels nous combattons la mammite, le dépistage des symptômes ne produit pas toujours son effet.En allant d\u2019un cas à l\u2019autre sur différentes fermes pour la mammite ou quelque autre chose, il devenait évident que l\u2019apparition subite d\u2019une inflammation mammaire variait en proportion des différents genres et sortes de trayeuses mécaniques utilisées.Cependant ce n\u2019était pas une proportion qu\u2019il eût fallu juger comme un fait.Un de mes premiers clients, un jeune homme gradué en industrie laitière au même collège que je fréquentais débutait dans l'exploi-talion d\u2019un troupeau laitier justement avant que moi-même, je commençasse ma pratique en qualité de médecin-vétérinaire.Dans les débuts, quelques symptômes de mammite se présentèrent dans son troupeau et nous appliquâmes le traitement approprié.Durant cotte période de traitement, il installa une trayeuse mécanique, genre suspendu, et commença à faire la traite avec cette machine.Peu de temps après, la mammite était disparue et ne lui a pas causé beaucoup de troubles depuis qu\u2019il fait usage de ce genre de trayeuse.Nous étions donc sur une bonne voie pour enrayer la mammite, mais sans le réaliser dans le temps.Nous pensions que l\u2019infection avait été guérie avec le» remèdes.Il nous semble maintenant que ce producteur laitier a résolu le problème de la mammite en changeant son système de trayeuse.(A suivre) Les machines sont arrivées A la Chaîne Coopérative du Saguenay, pour l\u2019abattoir de St-Bruno La Chaîne Coopérative du Saguenay, a reçu la semaine dernière un char de machinerie pour compléter les départements d\u2019abattage et d\u2019utilisation des sous-produits de son abattoir.Le char comprenait un broyeur d\u2019os, une \"laveuse\u201d pour le nettoyage des sous-produits, une moulange pour les sous-produits également, un compresseur, et du petit outillage pour le plancher d\u2019abattage.La machinerie pour compléter le département de la charcuterie est attendue sous peu.H est fort probable qu\u2019un premier abattage pour la vérification de l\u2019outillage soit fait à la fin de décembre ou au début de janvier.Les officiers et le personenl de la Chaîne déploient toutes leurs activités aux préparatifs de la mise en opération des abattoirs de Saint-Bruno.La Chaîne groupe 1,700 membres.Eleveurs réunis à Deschambault Pour la troisième fois au cours de l\u2019année qui s\u2019achève, le Syndicat des Eleveurs de Bovins Canadien, du district de Québec s\u2019est rassemblé, ces jours derniers, à la Ferme-Ecole Provinciale à Des chambault.L\u2019assemblée était présidée par M.Armand Leclerc, de Pont-Rouge.Après quelques mots de bienvenue de celui-ci, M.Marc Leclerc, agronome au Service de l\u2019Industrie Animale à Québec, rappela 1 e s moyens d\u2019améliorer le cheptel bovin: classification, sélection, contrôle laitier et inscription au Livre d\u2019Or.M.Andréa St-Pierre, régisseur de la Ferme de Deschambault, après avoir souligné le dévouement du secrétaire du Club, M.Jean Dion, passa en revue les activités de la Société et déclara que les éleveurs de bovins Canadiens contribuent largement au progrès de l\u2019élevage en général dans Québec.Il s\u2019ensuivit une discussion ns sez longue sur la classification des reproducteurs et les exigences de l\u2019inscription au Livre d\u2019Or.Les officiers du club sont: M.Armand Leclerc, président; MM Albert Côté, de Grondines, et Alex Paquet, de St-Raymond, vice-présidents; et M.Jean Dion, de Deschambault, secrétaire. p«h y ' L* tf DICIMBRI\t~ ^-^L=~=a La TCRKI N CNIZ NOUB TUsS #4 æsæüîg .#**\u2022\t-\"j .\u2022ViV a* > Ï ÎÉP*8 A - M.Vf.; .¦ -ï t \u2022¦à'* w: **¦>»'\u2022 wmê &wdA Mm mÈÆ Le \"glaisage\" des ferres sablonneuses par le labour profond par Frs Fleury Dans l\u2019intéressant bulletin de M.André Auger, directeur du Service provincial de grande culture intitulé \u201cL\u2019exploitation rationnelle de la ferme\u201d, on peut lire, au chapitre traitant des amendements du sol, que le fait d\u2019apporter de la glaise sur des terres de sable a pour effet de leur donner du lien et de leur permettre de mieux retenir les engrais et l\u2019humidité.\u201cL\u2019effet de la glaise\u201d, est-il dit plus loin, \u201cpeut se faire sentir pendant plusieurs années\".Voilà pour la théorie.A-t-elle jamais été appliquée par les cultivateurs?Oui.On a déjà glaisé et on glaise encore.C\u2019est le cas présentement des cultivateurs de quelques paroisses du comté de Champlain, notamment à Saint-Luc et' kt Sainte-Geneviève où quelques exploitants ont profité d\u2019un octroi du ministère de l\u2019Agriculture pour amender leur sol de cette manière et en obtenir des récoltes au moins satisfaisantes.Dans la zone du comté de Champlain qui nous occupe, le sol de la plupart des terres est franchement sablonneux.Il repose, cependant, sur une couche d\u2019argile compacte, très imperméable que l\u2019on rencontre à une profondeur variant de 18 à 42 pouces.Ces terres, on le réalise, s\u2019égouttent difficilement et, si on frappe une saison printanière très moullleuse, les champs ne peuvent être ensemencés avant la mi-juin quelquefois, cela s\u2019est déjà vu, en fin de juin seulement.Des semailles aussi tardives lorsque la période de végétation est déjà relativement courte, quand elle n\u2019est pas davantage raccourcie par des gelées hâtives, veulent trop souvent dire des demi-récoltes et de qualité fort médiocre.Un labour très profond pratiqué avec une charrue qui défonce jusqu'à une profondeur de 48\u201d comme celle que l\u2019on a employée à Saint-Luc, sur les fermes de MM.Ed.et Marcel Grand\u2019maison, et chez quelques autres cultivateurs, corrige cette situation.Par ce dèfoneement, on ramène à la surface une couche appréciable de glaise tandis qu\u2019une bonne partie de la couche superficielle de sable tombe au fond du sillon.Ainsi on fait d'une terre de sable un sol sablo-argileux au sous-sol poreux et plus absorbant.Complété par un égouttement superficiel \u2014 fossés et rigoles \u2014 ces terres se drainent facilement, se réchauffent plus vite et seront ensemencées assez tôt pour que les récoltes atteignent maturité en temps normal.Tels sont les faits que M.Ed.Grand-maison nous communiquait lorsque par une belle après-midi d\u2019octobre nous nous rendions à la ferme de son fils, Marcel, voir les travaux en cours.On y labourait à une profondeur de 42\" un champ de 15 arpents.L\u2019automne dernier, M.Ed.Grand\u2019maison fut le premier cultivateur de Saint-Luc à requérir les services de cette charrue géante, propriété de l'Outillage de Ferme Enr.de Québec.Il fit labourer ainsi un champ de 8 arpents, lequel, nous déclarait M.Grand\u2019maison, a donné une bonne récolte d'avoine cette année et porte une pousse de trèfle prometteuse.L\u2019outillage employé comprend une charrue pesant 3!j tonnes, mesurant 20 pieds de longueur avec versoir géant; elle trace un sillon de 38\" de large et dont la profondeur se règle à volonté.Le travail est payé à l\u2019heure et le ministère de l\u2019Agriculture défraie une partie du coût en vertu d'un octroi spécial.(suite à la page 17) Voici un exemple do labour à 42 pouces do profondeur effectué sur la ferme de M.Marcel Grand\u2019Meiion, de t-Luc de Champlain.Ce labour permet do ramener à la eurfaco une quantité appréciable d'arfile de la couche Inférieure det terre* tablonneuie* de cette partie du comté de Champlain.Debout dana la tranchée, on reconnoitre M.Grand-Maiton (Photo du Service provincial de Claé-PhoU>fraphle) La qualité des renards élevés dans le Québec s'améliore de façon considérable L\u2019exposition provinciale de renards, tenue dernièrement sous les auspices de la Coopérative des producteurs de fourrure, attira un nombre plus considérable de concurrents qu\u2019on ne l\u2019avait d\u2019abord prévu.Les bâtisses de la Ferme-Ecole, mises gratuitement à la disposition des éleveurs pouvaient à peine contenir les 425 renards des diverses variétés exposés par 30 concurrents venus du Lac St-Jean, Charlevoix, Sherbrooke, Montréal, Wolfe et du district de Québec.Les juges.Mm.René Otis et F,-X.Bouchard, instructeurs à la division provinciale des animaux à fourrures, eurent un travail ardu à faire pour placer d\u2019abord chaque sujet dans sa classe d\u2019après la nuance de sa fourrure et faire ensuite l\u2019expertise des diverses classes de Platine, Perlés, Glaciers Bleus, et Argentés.Ils s\u2019acquittèrent de leur tâche à la satisfaction générale des éleveurs.Au témoignage de ces experts la qualité des sujets était de beaucoup supérieure, dans l\u2019ensemble, à celle des années précédentes, amélioration attribuable à la sélection rigoureuse résultant de la réduction du cheptel vulpicole sur les fermes.Une somme de $2,000 avait été accordée par le ministère de l\u2019Agriculture pour être distribuée 'en prix, soit $34 répartis en six prix dans chacune des sections indivi-duélles et $50 répartis en cinq prix dans les sections de progénitures.M.Stephen Poliquin, agronome, agissait comme secrétaire de l\u2019exposition.Vu* d* côté d* la charru* difonceui* qui m*tur* 20 pieds d* longueur.Propriété de l'outillage de ferme de Québec, cette charru* rend d* grand* services aux cultivateurs de St-Luc d* Champlain.D'un poids d* trois tonnes et demie, elle trace un sillon d* 38 pouces d* largeur.La profondeur est réglé* à volonté (l\u2019hoto du Servira provincial île Clné-Photoeraphte> A l\u2019U.C.C.diocésaine de Joliette Sur un double anniversaire La mort do Pierre Dalcourt etc l'arrivée de M.Eugène Aubin au Comptoir avicole de St-Félix \u2014 Anniversaire marquants pour les aviculteurs de St-Félix et des environs \u2014 Le premier aura-t-il son monument un jour ?Par l'abbé P.Mousseau, aumônier d* l'U.C.C.d* Joliette C\u2019était, le 15 décembre 1950, un double vingtième anniversaire pour les aviculteurs de St-Félix de Valois et des paroisses environnantes, c\u2019est, en effet, le 15 décembre 1930 que Pierre Dalcourt, pionnier de l\u2019aviculture à St-Félix de Valois, rendait à Dieu sa belle âme de chrétien.Le 17, après un service en l\u2019église paroissiale, il était inhumé dans le cimetière du lieu.Et l\u2019acte de sépulture porte les noms des proches du défunt: Eml-lien Dalcourt, Joseph, Louis, Isaïe, Albert et Nazaire Guérard.Pour rappeler ce que fut Pierre Dalcourt, U faut l\u2019avoir connu, l\u2019avoir écouté faire modestement le récit de son existence, il faut surtout avoir entendu les sons que rendait sa grande âme.Appartenant à une de ces familles, écrivait M.Orner Héroux, le 20 janvier 1931, dans le Devoir, qui firent la navette entre les Etats-Unis et le Canada, Pierre était doué d\u2019un joli talent musical.Et nous nous rappelons avoir vu souvent son nom dans le récit des manifestations artistiques\".Au fait, il devint professeur de violon, eut de nombreux élèves et pensait bien passer toute sa vie.La maladie survint sous forme d\u2019affaissement du système nerveux.DANS LA MUSIQUE Un de ses amis lui conseille alors, pour le distraire, d\u2019aller travailler dans une ferme avicole.Ayant la passion de bien faire tout ce qu\u2019il avait à accomplir et constatant que ce travail nouveau le guérissait de ses fatigues musicales, Pierre Dalcourt écouta, étudia et lut beaucoup sur l\u2019aviculture.Suand il fut entièrement rétabli, eut à se poser le problème suivant: \u201cvais-je reprendre le violon, que j\u2019aimais toujours, ou bien retournerai-je à St-Félix, où était ma mère et où je pourrai vivre avec le revenu 'de trois ou quatre cents poules?\" J\u2019irai à St-Félix! Et il y vint s'installer.Lorsqu'il commença à élever des volailles pour la ponte, on crut, chez les voisins, que son affaissement nerveux n\u2019était pas guéri! Il me racontait ces souvenirs savoureux sans aucune amertume et avec un brin de joie maligne.Mais lorsqu\u2019on s'aperçut que Pierre faisait de l\u2019argent avec ses poules, vite on voulut l\u2019imiter.On lui demandait des conseils, et toujours il en donnait.Laissons la parole à Orner Héroux: \u201cPierre Dalcourt parait avoir été un de ces hommes qui ne refusent à personne le bénéfice de ce qu\u2019ils possèdent.On raconte qu'il recevait des Inconnus, leur prodiguait les trésors de son expérience et qu\u2019il rédigeait même de longues consultations pour de lointains correspondants.Et tout cela gratuitement.On imagine bien que l\u2019homme qui se donnait ainsi aux grangers ne de- vait point se refuser à ses proches et à ses compagnons d\u2019enfance et de jeunesse\".Un grand propriétaire avicole disait au lendemain de sa mort: \u201cC\u2019est à Pierre Dalcourt que je dois le gros de mon succès!\" Tout le monde l\u2019appelait: le bon Pierre! Mais le bon Pierre était loin d\u2019être sans clairvoyance ni fermeté.Et souvent il me disait: \u201c11 y a belle lurette que les aviculteurs auraient dû s\u2019organiser pour la vente de leurs oeufs.Mais, aujourd\u2019hui que la production est assez considérable et stabilisée, c\u2019est le temps plus que jamais\".Comme il était malade et obligé de se servir d'une canne pour marcher, il protestait contre son élection comme directeur dans le bureau provisoire de la fondation du Comptoir.Au fait, il ne vint qu\u2019une fois ou deux aux réunions.Mais toute sa vie avait préparé cette oeuvre qui commençait.Il mourut avant la première assemblée générale du Comptoir qui eut lieu le 21 janvier 1931.Ce soir-là, on lut l\u2019éloge de Pierre Dalcourt paru la veille dans le Devoir.Une joie intense remplissait les coeurs en écoutant cette lecture et de longs applaudissements la suivirent, Un agronome, ami de Pierre Dalcourt, fut alors invité à prendre la parole.Après avoir félicité M.Laforest pour son bilan, il ajoute \u201cqu\u2019il assiste pour la première fois à une assemblée du genre.Et il est heureux de constater le plein succès qu\u2019a remporté le Comptoir pour son premier an\".' Le même invité continue l\u2019éloge de Pierre Dalcourt.Il rappelle le peu de goût qu\u2019il avait pour l\u2019aviculture pendant ses études agronomiques.\u201cC\u2019est que de son temps, il ne pouvait entrer dans l\u2019idée de personne que l\u2019élevage de la volaille pût devenir entreprise payante\u2019*.Arrivé dans Joliette et venant à St-Félix, il fit une visite à Pierre Dalcourt qui le reçut avec son affabilité coutumière.M.Pierre convainquit son interlocuteur que l\u2019un des facteurs principaux pour réussir l\u2019entreprise avicole individuelle, c\u2019est l\u2019alimentation, et pour l\u2019entreprise collective, la coopération, le Comptoir avicole coopératif.L\u2019agronome revint voir M.Pierre et la sympathie s\u2019accrut vite.M.Pierre donna même ses formules ou recettes de mélanges qui furent imprimées sur pancartes et signées.par l\u2019agronome.11 le fallait ainsi, nous déclare l\u2019agronome concerné, pour que le gouvernement défrayât les frais d\u2019impressions.Pierre Dalcourt fit aimer l'aviculture à cet agronome et devint (Suite à la page 19) L\u2019Opinion Rurale Proposition d'un jeune Français Un jeune Français d\u2019origine noi mande aimerait faire un stage au Canaan afin ae se jamiuamser avec l\u2019agriculture canadienne.Il formule ce désir dans le texte publicitaire qui suit.Il aimerait séjourner dans une famille rurale canadienne-française et, comme on dit, \u201ctravailler pour sa pension\u201d.Ou encore il propose un échange.Et cela veut dire que, pendant son séjour au Canada, la famille ru raie qui le recevrait pourrait en voyer un de ses membres en Frau ce pour y faire un stage.Cette proposition sera favorablement re Çue, nous le croyons.Tous ceux qu\u2019elle intéresse pourront écrire directement à M.G.Denissé don' l\u2019adresse est indiquée au long plu:, bas.\u201cJeune homme catholique, agronome diplômé de l\u2019Etat de Fribourg, (Suisse), 22 ans, apparie liant à une famille terrienne de Normandie, (Seine Inférieure), désirerais venir passer plusieurs mois dans une famille canadienne agricole et prendre part aux travaux de l\u2019exploitation en échange de sa pension, ou bien, sa famine recevrait volontiers en échange un jeune Canadien en Normandie quand il le voudrait et aussi loiv temps qu\u2019il le désirerait\".G.DENISSE, Sainte-Genevière en C\u2019aux, Par Auffay, (Seine-Inférieure), France.Problèmes coopératifs Plusieurs directeurs et gérants de sociétés coopératives agricoles et de caisses populaires des corn tés de Québec, Montmorency et Lévis, se sont réunis pour une journée d\u2019étude tenue à l\u2019Hôtel Victoria, récemment.Cette réunion était conjointement organisée par le Service de l\u2019Economie Rurale du Ministère de l\u2019Agriculture de Québec et la Coopérative Fédérée de Québec.Au cours de l\u2019avant-midi, M.Raoul Cloutier, vérificateur pour la région, dirigea un forum sur les dangers auxquels s'expose la coopérative qui vend à crédit à ses membres.On a conclu que cette dernière devrait toujours vendre au comptant et que les sociétaires devraient recourir aux institutions créées spécialement pour le crédit.Durant l\u2019après-midi, on a passé en revue le problème de l'impôt des coopératives, avec l\u2019assistance de M.Raymond Houde, de la Coopérative Fédérée.MM.Romuald Belzile, Théo Busqué et M.Cloutier, tous de la filiale de Québec de la Fédérée traitèrent diverses questions, relations commerciales et autres des coopératives locales avec la centrale, la situation des grains, etc.Soulagement rapide des fcfIL j* lin {dll!** rm Mettre quelques \"\tgouttes de Va-tro-nol aosts chaque narine.I#£ Le soulagement sera VI%H# rapide.Essavez-le! VA-TRO-NOL NASALES fag* I LA TERRI Dl CHEZ NOUS LE 27 DECEMBRE 1950 siseasjsissss assassasssa: t & LA FAMILLE -S*rvlc* des;-.jsessjessss p»» p™i boucher, d.sc.s.La tradition a fait du temps des Fêtes celui des réunions de famille.Quelle bonne chose en effet qu\u2019il y ait un temps de l'année où les liens de la jxircnté brisent tous les autres, où le désir de se rencontrer et de fraterniser l\u2019emporte sur les obli- traditions ancestrales\".Parcourez nos campagnes: partout où vous trouverez plusieurs familles du même nom \u2014 tout un rang parfois \u2014 vous êtes en face des rejetons d\u2019une telle souche, superbes échantillons d\u2019une race qui ne saurait mourir, puis- Dations courantes de la vie dont rien, en d\u2019autre- qu\u2019il y a en elle des gages infaillibles de survie.it nous détacher! Mais ces réu- Cela est si vrai que Frédéric LePlay a écrit que temps, ne saurait nions gardent-elles le caractère qu\u2019elles avaient an trefois?Concevons-nous l\u2019esprit de famille de la même façon que nos pères?Avons-nous autant qu\u2019eux l'amour de la famille?Qu'est-ce qui la me-nace?Voilà des questions qui, une fois passées les \"visites du Jour de l\u2019An\u201d devraient se poser dans l\u2019esprit de plusieurs.Qu\u2019il s'ensuive une méditation profitable! Nous apprécions la bonne fortune que nous avons de pouvoir publier, à ce propos, le présent article de M.Moucher.LA REDACTION la famille-souche, plus encore que sa constitution politique, a fait la grandeur de l\u2019Angleterre.Cela donne à réfléchir et se vérifie même dans le passé de notre jeune peuple.Nous devons très peu i l\u2019immigration étrangère, ou encore à la migration venant des autres provinces canadiennes.Aussi est-il consolant de constater que notre taux de natalité est parmi les plus élevés du Canada: 24.8 par 1,000 âmes; dans nos campagnes, elle n\u2019est jamais descendue en bas de 30; après la conquête anglaise, elle atteignit même le taux fabuleux de 65! La famille, qui constitue définitivement la paroisse, a réalisé ce que l\u2019on a appelé \u201cle miracle canadien\u201d.Et cette survivance est due précisément à tout ce qu\u2019il y avait de proprement familial dans la famille canadienne: le respect des lois divines et le respect de l\u2019autorité des parents.Notons enfin que, chez nous, c\u2019est à la campagne que la famille a surtout tenu autant de promesses.En effet ,\"c\u2019est dans l'industrie agricole que la famille connaît son plein épanouissement.L\u2019on peut très bien réussir dans tous les métiers et dans toutes les professions sans les soutiens d\u2019une famille.HW*T-\\ \u2022>\t' J\tL\u2019ouvrier célibatai- sont que les délé- WÀ , lUiU-vi -v>.~\\\t» Peut vivre dans gués et les repré-1- une pension, 1 avo- sentants des pa- Le dîner du Jour île l\u2019An et le couronnement du Roi et de dans un apparents.Aussi, mê- /a\trenouent les liens de famille.Cultivons jalousement i Pécule c est\t.\t\u201e\t.\t.ministre ou cana- encore l\u2019influence des traditions.Dans ce tableau d Edmond Massicotte, on voit da, à Laurier Hou-ile la famille qui les Anciens se préparant à manger en famille le Gdteau des se.Un cultivateur se prolonge.\tRois.\tcélibataire, c\u2019 e s t Il serait fasti-\tune espèce rare, dieux de faire ici l\u2019analyse de la vie cellulaire et qui a la vie courte.Même le simple ménage sans C\u2019EST un lieu commun de dire que la famille est notre grand facteur de survie nationale.Mais au fait, qu\u2019est-ce donc que la famille?C'est la première et l\u2019indispensable société humaine, puisque c\u2019est elle qui assu re la conservation de l\u2019espèce.En saine philosophie, la famille est le foyer domestique et la cellule social qui dé veloppe la vie physique, fait éle re la vie de rçla tion et infuse la vie morale, reli-geuse, intellectuelle et nationale.En effet, tous les éducateurs qui vien nent en contact , avec l\u2019enfant ne TJL Vf c la htt» Kl M v*'V ' T-M,\t$*1 j,\tàœf.afêP h mf d\u2019établir les rapprochements qui s'imposent entre la famille, noyau de la société, et la cellule, unité anatomique de l\u2019être vivant.Parlons plutôt, oh! brièvement, de l'esprit de famille, cette manière de sentir, de penser, de parler et d\u2019agir qui s'inspire du bien général de la famille.C\u2019est là une sorte d\u2019amour-propre, de dignité et de fierté qui impose la solidarité à tous ceux, chez qui coulent le même sang; c\u2019est une disposition de l\u2019esprit et du coeur qui nous porte à nous solidariser pour aider son papa, sa maman, son enfant, son frère, sa soeur, son cousin, son neveu.C\u2019est en somme le premier échelon de la Communion des saints.Et tout cela, chez nous, prend naissance auprès de l\u2019autel nuptial et puis autour des fonds baptismaux.Plus on a l'esprit de famille, ou sens familial, moins on est tenté d\u2019oublier la famille, de la quitter ou de la trahir.Si la vie nous oblige à vivre loin d\u2019elle, ce sera toujours avec une joie indicible qu\u2019on y reviendra; ce sera toujours avec une douce émotion qu\u2019on évoquera son souvenir.Il suffit de penser un peu aux bienfaits de la famille pour évaluer tout ce qu\u2019on lui doit.Par contre, elle a ses épreuves: il y a parfois des nuages, des dissensions.Le sens familial exige des sacrifices, des renoncements, une soumission, enfin une bonne volonté.Néanmoins, plus on cède, plus on se sacrifie pour sa famille, plus on l\u2019aime, plus on se sent attaché à elle, et puis, plus en retour elle nous aide.Aimer sa famille, c\u2019est vouloir son bien, sa stabilité, son progrès dans tous les domaines.L\u2019aimer, c\u2019est se serrer les coudes et se sentir unis.On travaille, on s\u2019efforce alors à faire cesser les troubles, les divisions, les chicanes, si contraires à la charité chrétienne.On met alors de côté les susceptibilités, les méfiances, les jalousies.Et tout cela est au grand profit des individus, de la communauté familiale et de la collectivité nationale.Et nous voici en face de la famille-souche, où \"le foyer se perpétue par une succession ininterrompue d\u2019héritiers de la même lignée, du même métier et de la même profession, qui se transmettent, avec le bien héréditaire, les coutumes, les méthodes de travail et surtout le dépôt sacré des enfant ne tient pas longtemps sur la terre : il devient vite un couple de rentiers au village\u201d (Gérard Filion).Particulièrement de nos jours, bien des maux menacent la famille.Ce sont les fausses doctrines philosophiques, sociales et économiques que l\u2019on peut résumer comme suit: 1) l\u2019individualisme qui prêche l\u2019égoïsme; 2) le communisme qui prétend substituer à la société familiale des collectivités d\u2019individus; 3) l'étatisme qui veut priver les parents des droits inaliénables qu\u2019ils ont sur l\u2019éducation des enfants et sur les ressources qui leur sont nécessaires pour faire face aux responsabilités de la famille; 4) l\u2019industrialisme qui arrache les nôtres à la propriété rurale; 5) la démocratie abusive qui tend à supprimer toutes les hiérarchies, i commencer par celle de la famille; 6) la soif des richesses qui pousse à limiter le nombre des enfants, à nier aux familles nombreuses le droit à des logements, par ailleurs, souvent trop petits, etc.Les \u2018dangers qui menacent la famille ne sont pas seulement extra-familiaux; il en est au sein même des familles: l\u2019impréparation aux responsabilités du mariage: souvent le peu de santé physique des conjoints; l\u2019ignorance de l\u2019hygiène de la mère et de l\u2019enfant; l\u2019absence trop courante de la science domestique, de la diététique; le travail à l\u2019extérieur de la mère de famille; l\u2019utilisation de vêtements antihygiéniques, et puis la pratique, à des degrés divers, de tous les péchés capitaux.Pour aider la famille, il faut prêcher le respect des devoirs familiaux, et puis mettre tout en oeuvre pour aider la famille, la fortifier et la développer, puisqu\u2019elle est le vrai réservoir de la santé et de la prospérité nationale.Comment y parvenir?Par l\u2019existence toujours plus nombreuses et plus efficaces d\u2019oeuvres de préparation ou de préservation, d\u2019oeuvres de formation proprement dites, enfin par des initiatives diverses de sur-salaire, de compensations, d\u2019exemptions d\u2019impôts, de secours et de retraites.Et c\u2019est ainsi que la famille assurera notre survie et notre prospérité nationale toujours grandissante.Prière pour l'année qui vient (Suite de la page 2) là pour réclamer le maintien et le soutien de l\u2019oeuvre, si AI.Duplessis n\u2019avait pas prêté une oreille favorable, tout le bazar allait à l\u2019eau.Au fond, que manquait-il à la \"betteraverie\u201d ?Rien que des betteraves.M.Lemire en a fait pousser plusieurs milliers d\u2019acres.\u2014J\u2019enregistre ce témoignage, en le corroborant.Alais, au fait, nous sommes passablement éloignés de notre point de départ: une prière pour 1951.\u2014C\u2019est très simple, répliqua mon ami; il faut prier pour que 1951 soit .une année marquée par une plus grande concorde au sein de la classe agricole.Vit-elle dans le désaccord, cette classe ?Non, pas au sens littéral du mot.Afais il est clair que trop peu d\u2019accord règne dans la pratique_je parle d\u2019accord effectif et organisé, militant et concret.En fait, combien de cultivateurs posent des actes visant à défendre collectivement leurs intérêts ?Un sur trois ou un 6uy quatre ?Vous voyez que ce n\u2019est pas assez.Résultat: la classe rurale est, dans la voie des réalisations syndicales, 15 ou 20 ans en arrière des autres classes.Pourquoi être ainsi du nombre de ceux qui s\u2019accordent si difficilement ?Que rapporte un isolement allant parfois jusqu\u2019à l\u2019hostilité?Rien que des déceptions.Aussi, conclut mon ancien d\u2019Oka, n\u2019est-il pas mauvais de suggérer aux cultivateurs de prier pour qu\u2019entre eux règne à l\u2019avenir une paix harmonieuse et opérante.Armand LETOURNEAU.PATRONS la 'Terr* d* Chez Nous'*î5v5*î«^ 4» 61-3 3481-3 RONS i/tNNfi 4BH No 3411 TROUSSEAU DE BAPTEME \u2014 Motif simple et de bon goût très facile à faire soi-même.PATRONS A TRACER au crayon; Alanteau, 35c; bonnet, 20c, ch&le, 30c; robe, 35c; jupon, 30c.(Ne se vend pas au fer chaud).Grand carbone jaune, 25c.Etampé sur cachemire rayonne ou sur crêpe de soie : Alanteau, $4.00; bonnet, 60c; châle, $2.50; robe, $2.50; jupon, $2.10.Même prix sur satin.L\u2019étampage donne la coupe.Soie spéciale pour la bi derie, $1.50.ro PAT fi OU VSAJfA T No 5253 CENTRE de 36 pes, grandeur très pratique pour tabl* ronde et ovale, aussi sur une table de bridge.Patron à tracer ai crayon, 40c; grand carbone bleu ou jaune, 25c.Etampé sur simili-toile blanche ou écrue, $1.65.Sur superbe toil* huître ou écrue, $2.75.Le tour est fini au goût par un picot au crochet ou par un point de feston.La broderie sera entièrement de la nuance du tissu ou avec les roses nuancées du rose au rouge et feuillage vert.Cerceau à broder français en bois solide avec vis ajustable, 55c.Ciseaux à bouts pointus pour découper le richelieu, $1.75.Fil à broder environ 60c.Veuillez ajouter à ces prix 2% pour la taxe provinciale plus ?O OA pour couvrir les frais de port lorsque votre commande est d\u2019une rt-leur inférieure a S1.00.\u201eA, î,'3TER AVEC SOIN \u2014 Les patrons achetés en sont pas échangeable» »*, rJï* nî ?®rreur ou de défaut grave.Il est Inutile de les retourner à nos bureaux, cette stricte condition ne souffre pas d\u2019exception.Les timbres-poste, les timbre* d accise et autres effets non négociables ns sont pas acceptés en paiement é* rnM£an£n™otÏre ^\u2019effectuer le paiement en bons de post* ou en timbra-cnNnDv\u2019P?8TE 9U11 ne faut pas confondre avec les timbres-poste.PAS I>* ,/u es conditions commerciales actuelles.11 peut arriver qu\u2019un ccrtxl» délai s écoule avant que vous ne recevle* le oatron commandé AJRE5SEZ toujours toutes VOS commandes au Service des patrons LA TERRE DE CHEZ NOUS $15, avenu* Vlgtr\t_\tMontréal LE 77 DECEMBRE 1950 LA TERRI DI CHEZ NOUS zzsrr: sa l'Union catholique des Fermières officiel de Bulletin jtoBM Hi v I! O * ¦fc»\" ; '&sïï&*3 Sla fa#it#&lctîott paternelle Marcel a sept ans et Lucienne, six ans.Maman leur a tenu un soir des propos solennels.\u201cDemain, a-t-elle dit, avec un air sérieux et doux, un air qu\u2019on ne lui voit qu\u2019aux grands jours et qui vous enlève l\u2019envie de parler, demain, c'est le Jour de l\u2019An.Ce n\u2019est pas un jour comme les autres.C\u2019est un jour qui commence une année.Une année?c\u2019est un calendrier.Voyez-vous toutes les feuilles?Douze en tout.Sur chaque feuille, toutes ces lignes de jours: les jours où l\u2019on va à l\u2019école, les jours de congé, les beaux jours où l\u2019on va à la messe.Cela fait beaucoup de jours.Demain, c\u2019est le premier.C\u2019est le commencement de l\u2019année.\u201cQuand on commence une action, on la commence bien.Demain matin, commence l'année, il faudra faire quelque chose de spécial\u2019\u2019.\"La bénédiction paternelle\", d'après un dessin da E.-J.Massicotte.\u2019\u2022\u2022tÿA'fcV, \u2022\u2022J .» S, .tjfcwit t?'itÆrrj;, & ,\\ ' mm Les.ycux des enfants sont tout ronds.La gravité de maman les a gagnés.Ils ont hâte de connaître ce quelque chose de spécial et qui doit être beau, puisque le visage de maman est si rayonnant.\u201cVoici ce que vous ferez.Quand vous verrez votre père vous direz: Bonne année, papa.Il vous embrassera.Puis, vous vous mettez à genoux et vous direz: Papa, s\u2019il vous plaît, donne-nous votre bénédiction.Il vous bénira en faisant une croix sur votre front.Il dira: \u201cQue le Dieu tout-puissant, Père, Fils et St-Esprit, vous bénisse comme je vous bénis! \u2014 Comme le prêtre à l\u2019église?\u2014 Oui.A l'église, c\u2019est le prêtre qui tient la place du bon Dieu.A la maison, c'est papa.\u2019\u2019 Les deux jolis marmots se sont couchés avec un reflet de ciel dans le régard.Leur âme naïve ressent des sentiments nouveaux et inexprimables: Papa et le bon Dieu! Papa tient sa place.C\u2019est quelqu\u2019un, ce papa-là.C\u2019est vrai que notre papa à nous n\u2019est pas un homme comme les autres.Pas comme le voisin qui parle si fort quand il vient causer dans la porte de la remise.Pas comme.\t* Les paupières sont tombées, le sommeil est venu.Au matin, ce sont deux enfants pleins de révérence si gauche, mais si charmante, qui s\u2019agenouillent devant papa.Ce sont deux enfants qui seront obéissants et aimants toute l\u2019année parce que papa remplace le bon Dieu sur la terre.Marie-Ange-BOU CHAUD Mon Dieu, bénissez la nouvelle année Page 9 aêSSSZéSZcSXéSt'^\u2019^ A l\u2019oc- \u2022\tcasion du Nouvel An, la directrice des pages fé tu i ni h es prése n -te aux lectrices de La Terre de Chez Noua ses meilleurs voeux de bonheur, santé et prospérité en disant ce souhait ancien, mais toujours émouvant BONNE ET HEUBEUSE Et le Paradis à la fin de vos jours! I)aus quelques jours, 1951 fera son apparition.Que nous réserve cette année nouvelle?Nous pouvons être assurés que si nous acceptons de vivre en baptisés, en parfaite conformité avec notre dignité d\u2019enfants de Dieu, cette année nouvelle nous apportera des grâces de choix, une ascension continuelle dans les voies de la sainteté.Et nous savons tous que la volonté de Dieu est que nous soyons tous des saints.Alors, pourquoi ne pas répondre à cette volonté de Dieu sur nous?Pourquoi refuser notre amour à ce Dieu qui nous aime?Pourquoi lésiner avec Dieu, quand II nous veut tout à Lui, quand 11 nous réserve le bonheur éternel du ciel?Pourquoi vouloir nous contenter de demi-générosités, de demi-dons, quand Dieu nous appelle à la plus haute générosité, au don total de nous-mêmes?Pourquoi nous diminuer si frénétiquement, quand Dieu nous veut si grands?Pourquoi nous contenter des lucioles de la terre, quand c\u2019est la Lumière sans ombre que Dieu désire verser en notre coeur?Pourquoi nous attacher à ce qui passe, quand nous sommes faits pour l\u2019éternel?Pourquoi toujours attendre des créatures un bonheur que seul Dieu peut nous donner?Et nous pourrions continuer la liste interminable des pourquoi! Il est si triste que les catholiques du monde soient, en si grand nombre, des simulacres de ce qu\u2019ils devraient être.Demandons-nous sérieusement si notre lâcheté au service de Dieu ne retarde pas la conversion du monde?Si tous les catholiques étaient des sains, mais il y a longtemps que le milliard de païens qui restent encore à évangéliser, auraient connu la véritable foi.Nous qui avons tant reçu de Dieu et de Marie, que nous sommes ingrats de ne pas le reconnaître! \"CANADA 1950\" Le ministre du Commerce du Canada annonce la publication et la mise en distribution de l\u2019édition française de CANADA 1950, revue officielle de la situation actuelle et des progrès récents.Cet ouvrage, publié par le Bureau fédéral de la statistique et dont le prestige grandit d\u2019année en année, est une source précieuse de renseignements officiels sur tous les domaines de l\u2019activité économique et sociale du Canada.Il se présente sous un format très commode et de consultation très facile.Moins volumineux que l\u2019AN-NUAIRE DU CANADA, il répond parfaitement au besoin souvent signalé d\u2019un exposé concis et à la fois complet des principaux événements qui marquent d'année en année les progrès du pays dans tous les domaines.Il s\u2019adresse tout particulièrement aux hommes d\u2019affaires, aux étudiants, aux conférenciers et à tous ceux qui ont ] à coeur la prospérité du Canada I et le bien-être de ses habitants.Il peut devenir, pour les instituteurs et leurs élèves un manuel peu dispendieux dont la consultation en marge des matières enseignées en classe serait d\u2019un apport très précieux à l'enseignement.CANADA 1950 est un volume de quelque 200 pages.Il contient, en plus de ses chapitres réguliers, un article spécial sur l'évolution politique du Canada.Abondamment et richement illustré, il offre 100 tableaux statistiques ainsi que des diagrammes et graphiques et une carte lithographiée en hors-texte.CANADA 1950 est dès maintenant en vente au prix de 25c.l\u2019exemplaire, chez l\u2019Imprimeur du Roi, à Ottawa.Contre le rhume Les mesures de précaution qu'il y a lieu de prendre contre les rhumes sont une diète bien raisonnée, suffisamment de repos, le bon air et la propreté.Il faut également éviter tout contact avec des personnes enrhumées.Pieds nus dans l'aube par Félix LECLERC La poésie enveloppe d\u2019un reflet diffus tous les personnages de ce roman qur marque un pas dans l\u2019oeuvre encore jeune de Félix Leclerc ! PIEDS NUS DANS L\u2019AUBE, c\u2019est une chanson de printemps, c\u2019est l\u2019hymne à la vie d\u2019un petit bonhomme qui s\u2019éveille aux réalités extérieures, danS\u2019un décor de pays neuf canadien.Félix Leclerc qui nous a déjà donné ADAGIO \u2014 ALLEGRO \u2014 et ANDANTE, trois fruits qui pesaient déjà lourd, nous présente cette fois une famille nichée dans une grande maison, bâtie à même la montagne, dans un petit village de rêve.Onze enfants piailleurs et bruyants animent la grande maison.Le père, un bâtisseur de village, a infuse à ses petits la hantise de la découverte, des pays à tailler.C\u2019est avec lui qu\u2019ils prendront contact avec la forêt frémissante et mystérieuse, qu\u2019ils apprendront à l'aimer.Les petites gens, les humbles, les coeurs simples, voilà bien ceux avec qui se complaît Félix Leclerc.Il sait découvrir en eux une telle valeur humaine, que ses livres sont accessibles à tous parce qu\u2019ils atteignent chez tous une région d\u2019âme commune.Le style de PIEDS NUS DANS L\u2019AUBE récemment paru à FIDES, est d\u2019une vitalité extraordinaire, les images sont riches et neuves.Le roman, d\u2019une grande puissance d\u2019émotion est sûrement le meilleur témoignage du talent de Félix Leclers.C\u2019est le 18e mille de la 3e édition.Volume de 242 pages en vente partout au prix de $1.25.Cornman-dez-le dès aujourd'hui chez Fides, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal\u20141, PL.8335.Petit carnet de nouvelles Dans la vie publique Mlle Charlotte Whitton, la première femme à faire partie du Conseil de ville d\u2019Ottawa détient un record: elle a recueilli le plus grand nombre de votes jamais accordés à un membre du Bureau des commissaires.Mlle Whitton agira comme mairesse suppléante durant deux ans.Femmes élues Les élections municipales de la province d'Ontario ont fait entrer dans les fonctions publiques une vingtaine de femmes.Sept ont été élues échevins, 12 membres de commissions d\u2019éducation, une commissaire d'école publique.Poste élevé Mme Mesta, ambassadeur des Etats-Unis au Luxembourg, est la première femme à remplir une si haute fonction diplomatique.Honoré à Paris Mlle Cécile Chabot, poétesse ca-nadienne-française, a été l\u2019objet d\u2019une manifestation d\u2019estime à la Galerie d\u2019Art Devêche, à Paris.Avant son retour au Canada qu\u2019elle a quitté il y a près de deux ans, ses nombreux amis ont tenu à applaudir ses oeuvres dont quelques-unes ont été récitées à cette occasion par l\u2019acteur canadien Alfred Brunet et par le poète Yves le Dantec.Semaines sociales de France La prochaine session des Semai-nés sociales de France se tiendra à Montpellier du 17 au 22 juillet 1951, sur le thème \u201cSanté et Société\u201d.En Corée Le nombre des églises, résidences, écoles catholiques détruites depuis le début de la guerre de Corée devient impressionnant.A Séoul, évêché, cathédrale, grand séminaire n\u2019existent plus.Il en est de même pour les oeuvres de Tait-jen, Nonsan, Kongtjou, Chonan, Antong, Kinchen, Yetchen, Po-hang, Waikoan, Chinjou, etc.La semaine sociale de 1951 La Commission générale des Semaines sociales du Canada vient de se réunir à Montréal.Il a été décidé que la Semaine sociale de 1951 aurait lieu à Sherbrooke, sous le patronage de S.Exc.Mgr Des-ranleau, du jeudi soir, 29 septembre, au dimanche, 23.On y étudiera \u201cLe rôle social de la Charité\u201d.Famille missionnaire Un chirurgien espagnol, Arturo Gonzales, sa femme et ses quatre fils ont pris la décision d'aller s'installer en pays de mission.La femme du chirurgien est infirmière; elle aide son mari dans l\u2019exercice de sa profession.Cette famille ne recherche que l\u2019efficacité apostolique: elle a demandé aux associations missionnaires de lui désigner le pays où elle pourrait être utile.Abandonnant leur vio coutumière, bientôt tous les six partiront en pays de mission pour y porter le témoignage d\u2019une charité vécue.On voit ici Mlle Estelle Mouffette, vedette bien connue de la radio, examinant deux statuettes que l\u2019on conserve au musée de la Congrégation de Notre-Dame, à Montréal.Ces deux pièces ont été sculptées par des Indiens et datent de l\u2019époque de la Bienheureuse Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la communauté; elles ont été sauvées de deux incendies qui ont détruit, en 1683 et en 1768, l'édifice de la Congrégation.Mlle Mouffette interprète le rôle de Marguerite Bourgeoys dans la série d\u2019émissions intitulée \u201cLe ciel par-dessus les toits\" et qui passe tous les dimanches, à 5 h.p.vi., sur le réseau français de Radio-Canada.Les textes et la réalisation sont respectivement de MM.Guy Dufresne et Guy Mouffette. Pip* 10 r3 LA TERRI DE CHEZ NOUS 1 4 i k k.Cm photographies représentent trois de nos dévouées institutrices qui ont reçu du Département de l'Instruction publique une gratification de vingt dollars pour succès dans l'enseignement.Ce sont de gauche à droite, Mlle Marie-Jeanne Jutras, de la Visitation; Mlle Gabrielle Desrosiers, institutrice au couvent des Soeurs de St-Joseph à Granby, qui reçoit cette récompense pour la huitième fois; Mlle Yvette Belzile, de St-Clément, Rivière-du-Loup, qui enseigne à St-François-Xavier de Viger, récompensée pour la cinquième fois.atimnniiitiiiuiiiiniiiiiiiiiiiuinniiiiiiiiiiiiiiiiiHtiiiiiniiiuiHiniumiiHitiiniistuuiininiii.Lu reproduction de cette prière a été payée par une dame pour laveur extraordinaire reçue de Marie Reine des Coeurs, dont le sanctuaire est situé à Saint-Théodore de Chertsey, avec promesse de publier dans l\u2019espérance qu'elle bénéficiera à d'autres.*\t- t *, A, > Va, i ' M > }/ / \u2022 w\t.y ,1 i n k ¦ ' 7 't * f J , -y PRIERE EFFICACE A Marie, Reine des Coeurs O Marie, Rein* des Coeurs, avocat* de* cause* désespérées, Mère si pure, si compatissante, Mère du Divin Amour et plein* de lumière divine, |* mets entre vos mains si tendres, les favours que nous attendons de vous aujourd'hui.Regardez nos misères, no* coeurs, no* larmes, nos peines Intérieures, no* souffrances; vous pouvez nous exau-cer par les mérites de votre divin Fils, Jésus-Christ.Nous promettons, si nous sommes exaucés, de répandre votre gloire et de Vous faire connaître sou* le titre de MARIE, REINE DES COEURS'' et Rein* de l'univers entier.Exaucez-nous près de votre autel, où tous les jours vous donnez tant de preuves de votre puissance et amour pour lo guérison de l'ime et du corps.Nous ospérons contre tout* espérance : demandez è Jésus notre guérison, notre pardon, et notre persévérance final*.O Marie, Reine des Coeurs, guérissez-nous.Nous avons confiance en vous.(3 fois).Réciter cette prière B Jours consécutifs, se confesser et faire la sainte Communion.Imprimatur: J.-C.CHAUMONT, P A., v.g.Montréal.9 mai 1938.LE COURRiÉ^DEll'TERRE PENCHEZ NOUS\"! - RENSEIGNEMENTS 4 > conseils; et Mums ' CONFIDENCES \u2022 jÊv ViUcttict: /ï/ai/f-yfüce cn \u20222.2Sn^SiF muur nos GRAINES de CHOIX -deicmmiiAion à 10c la paquet.Commandez immédiatement pour payable après la vente .L'UNION DES JARDINIERS ENRG.Dépf.F\t5, Victoria, Lévis, P.Q.\"Le Terre de Chez Nous\" répond ici aux demandes de renseignements et de conseils qui lui sont adressés par ses abonnés.Avec sagesse et prudence, la directrice de cette rubrique s'efforce de résoudre les problèmes familiaux, moraux, domestiques, sentimentaux ou autres qui lui sont soumis.Tout* discrétion est parfaitement gardée.On peut donc écrire en toute confiance: LE COURRIER DE LA TERRE DE CHEZ NOUS, 515, avenue Viger, Montréal (24), P.Q.sujets de conversation faut-il entretenir, etc?Une qui a hâte de savoir R- \u2014 On entend par fréquentations les visites que fait un jeune homme à une jeune fille qu\u2019il veut connaître en vue du mariage.Les sorties que le couple fait ensemble sont comprises dans ce terme.Pour que ce temps s\u2019écoule d\u2019une façon convenable et propre à réaliser le but dans lequel les fréquentations sont poursuivies, il importe que chacun des deux jeunes gens soit naturel, aimable, respectueux de l\u2019autre.C\u2019est une période pendant laquelle chacun s\u2019efforce de bien connaître l\u2019autre afin de réaliser si elle ou il fera un bon compagnon de route sur le chemin de la vie.Il faudrait que les jeunes gens commencent leurs fréquentations avec quelques notions de psychologie, et c\u2019est pour-quoi des cours se donnent maintenant sur ce sujet dans les écoles d\u2019enseignement ménager.Si vous n\u2019avez pas eu l\u2019avantage de suivre ces cours, je vous suggère de lire: \u2018\u2018Lui.et toi, jeune fille\u201d, \u2019\u2019Elle .et toi, jeune homme\u201d ou d\u2019autres volumes du même genre que vous pourrez choisir en faisant venir le catalogue de la maison Fi-des, Montréal.De tels volumes vous renseigneront mieux que je ne puis le faire dans un courrier sur la bonne manière de faire des fréquentations.Ils vous donneront aussi des sujets de conversation.De plus, pour être intéressante, il est une regie qui est toujours bonne: c\u2019est de s\u2019intéresser aux goûts et aux occupations de la personne à qui on parle.Parler sport à une personne que le pratique, musique à celui qui la goûte, discuter des programmes de radio, des lectures, etc.Ce qu\u2019il ne faut pas dire?Ce qui est désagréable, inconvenant, impoli, peu charitable, etc.C\u2019est affaire de tact.C\u2019est au jeune homme à offrir des sorties à une jeune fille qu\u2019il fréquente.Cette dernière peut lui demander de l\u2019accompagner lorsqu\u2019elle est invitée à une réunion \u201caccompagnée\u201d.Pour monter un escalier, on peut indifféremment suivre la mode française ou la mode américaine, c\u2019est-à-dire que selon l\u2019une, le jeune homme passe le premier, et selon l\u2019autre, le deuxième.En toute occasion, le jeune homme s\u2019occupe de frayer le chemin à la jeune fille, de lui ouvrir les portes, d\u2019être galant, en un mot.Patricia.\u2014 11 n\u2019y a pas lieu de vous inquiéter au sujet de vos fréquentations avec ce cousin éloigné.Même si l\u2019amour venait un jour, ce degré de parenté n\u2019est pas un obstacle.L\u2019emploi de vos loisirs, consacrés à la musique et au sport, est des plus sains.Ma réponse va malheureusement vous arriver trop tard pour Noël, mais j\u2019imagine que vous avez réglé votre problème pour votre plus grand agrément.J.P.R.\u2014 Le programme \u201cUn homme et son péché\u201d est joué par des acteurs dans les studios de Radio-Canada.Il arrive parfois qu\u2019il soit préparé à l\u2019avance sur disques, mais rarement.\u201cLe catéchisme du diocèse de Sens\u201d, par Mgr Jean-Joseph Langue!, archevêque de Sens, est le premier livre publié en français dans la province de Québec.Auparavant on n\u2019avait édité que des textes de loi.Ledit catéchisme fut publié en 1765, chez Brown & Gilmore, Imprimeurs du Roi, et tiré à 2,000 exemplaires.Il contenait 173 pages plus 3 pages-table.Le format est un petit in-8.Vous pouvez en voir un exemplaire à la Bibliothèque municipale de Montréal, collection Gagnon.Chacun des exemplaires qui restent vaut de $150 à $200.Le dernier qui fut mis en vente provenait de la collection de M.Victor Morin et fut évalué $195.Vous pourriez peut-être vous en procurer un à la Librairie Ducharme, 995, rue Saint-Laurent, Montréal.Q.\u2014 Qu\u2019est-ce qu\u2019on entend par des fréquentations?Quelle conduite faut-il suivre pour faire de bonnes fréquentations?Quels OA**1 $7.50 LE 27 DECEMBRE 1950 *8 PATRONS par ANNE ADAMS La grande Yogue des jolis tabliers 4665 S\u2014H \u201416 M\u201418\u201420 L\u201440\u2014 44 «.L\u201446\u201450 SIZES S-14\u201416 M-18-20 M-36,38 1-40,44 E».1-46,50 S\u201414\u201416 18\u201420 L\u201440\u201442 dan«Pl«\tT-A1?et 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