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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 7 février 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1951-02-07, Collections de BAnQ.

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[" VOL.XXII \u2014 No 50 LA TERRE DE CHEZ NOUS l'hebdomadaire agricole Iran çais le plus important d'A mérique.est l'organe officiel et la propriété de l'Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Viger Montréal, (24), CANADA MONTREAL.MERCREDI.LE 7 FEVRIER 1951 DE CHEZ NOUS L\u2019A.B.C.! des nouvelles II L\u2019U.C.C.fait plusieurs recommandât ions importantes dans son mémoire présenté hier au conseil des ministres à Québec.On note des demandes à propos d'un comité consultatif, des tracteurs de ferme, d'un projet de loi de conventions collectives, de l\u2019industrie laitière, de /'exploitation forestière, de la voirie, etc.(Lire le texte du mémoire en page 2).Les Producteurs de betteraves à sucre au nombre de près de 2,000 tiennent leur congrès annuel à St-Hyacinthe.Ils demandent une augmentation de $2.15 la tonne.L\u2019Association veut négocier des contrats avec la Raffinerie.Le comité exécutif de VU.C.C.tient séance à Montréal le 31 janvier.On étudie le mémoire de VU.C.C.et on désigne les délégués à la Coopérative fédérée.Les dirigeants de VU.C.C.rencontrent le 1er février ceux de la C.T.C.C.aux bureaux des Syndicats catholiques.Il fut question de la protection à assurer aux travailleurs de la forêt.\u2014 Dans l\u2019après-midi, rencontre avec linéiques représentants du Conseil supérieur de la Coopération.Le ministre de l'Agriculture, l'hon.M.Barré, soumet ù l'Assemblée législative, en session à Québec, les activités de son ministère.La margarine et les producteurs de lait A son congrès tenu samedi, l'Association des Producteurs de lait de Montréal loue le gouvernement provincial de son attitude sur la margarine \u2018\u2018La province de Québec doit être félicitée de son attitude sur la question de la margarine\u201d.C\u2019est ce que déclarait, samedi dernier, M.P.D.McArthur, président de l\u2019Association coopérative des Producteurs de lait de la région de Montréal en .congrès dans la métropole.S\u2019adressant aux quelque 400 producteurs de lait réunis en assemblée en l\u2019hôtel Mont-Royal, M.McArthur a dit : \u201cNous sommes heureux que notre gouvernement provincial ait agi fermement et avec célérité sur cette question, avec le résultat que nous avons en cette province une loi interdisant le commerce de la margarine\u2019\u2019.I.e président des Producteurs de lait a ajouté que les producteurs de tout le Canada sont inquiets de la menace que fait planer sur l\u2019industrie laitière \"ce substitut du beurre fabriqué avec des huiles végétales importées et produites à bon marche par une main-d\u2019oeuvre rie bas salaires\u201d.Les producteurs, a poursuivi M.McArthur, opt demandé au gouvernement fédéral d\u2019imposer des droits d\u2019accise sur toutes les huiles importées entrant dans la fabrication de la margarine, cette taxe étant suffisante pour permettre au beurre de concurrencer les succédanés sur une base équitable.Notre attention est aussi attirée sur un nouveau produit à bon mai.a base de lait qui peut se coin 1er au beurre.M.McArthur d\u2019avis que les producteurs de 1 devraient tout faire pour dévêt per ce produit.I-e président a aussi aboi d autres .sujets, dont la campai de publicité entreprise par producteurs de lait en faveur c ne plus grande consommation produits laitiers, la propagai en faveur rie^ l\u2019association, le uonnage, les contrôles en ten (suite a lu page 3) L\u2019U.C.C.soumet son\tau Gouvernement tesm M.Marion lit le document au nom de l\u2019U.C.C.\u2014 Les principales recommandations contenues dans le mémoire Au moment où nous nous disposons à fermer les pages de ce numéro le comité exécutif de l\u2019U.C.C.s\u2019apprête à soumettre son mémoire annuel au conseil des ministres de la province de Québec.Quand on ira sous presse, mardi, ce sera chose faite.Comme il y a loin de Montréal à Québec et que la Terre de Chez Nous ne dispose pas de services de télégraphie, sans fil ou avec fil, et (pie, d\u2019autre part, la publication du journal ne peut être différée même pour un événement de cette importance, on est forcé de remettre à la semaine prochaine le résultat de l\u2019entrevue du comité exécutif de l\u2019U.C.C.avec le Premier Ministre et ses principaux collègues.On lira toutefois en page 2 le texte complet du mémoire de l\u2019U.C.C., évidemment préparé d\u2019avance pour la circonstance.Comme les plantes du jardin, les arbres peuvent être atteints de jnaladies et subir les attaques des insectes Il faut diagnostiquer le mal, comme le font les deux spécialistes que nous montre cette photo, soigner la maladie à sa racine si Von veut qu\u2019ils croissent et se développent normalement.L'Association des producteurs de betteraves veut négocier les contrats avec la Raffinerie Assistance record de près de 2,000 personnes au congrès de St-Hyacinthe \u2014 M.j.-A.Pinsonneault est réélu président, MM.J.-B.Lemoine et A.Rouleau, vice-présidents \u2014 Conseils concernant la main-d\u2019oeuvre en 1951 L\u2019Association des Producteurs de Betterave à sucre de la province de Québec a tenu son assemblée annuelle, mardi dernier, le 30 jan te.Elle a demandé et obtenu la création d\u2019un poste de réception à Ste-Marie-Salomé.Elle a placé des surveillants à la réception à Ce mémoire comprend plusieurs demandes répondant au désir général des cultivateurs de la province et résume aussi les besoins les plus pressants de la classe agricole.Dès le début, l\u2019U.C.C.suggère la formation d\u2019un \u201ccomité consultatif qui jouerait le rôle indispensable de chambre de compensation et de lien entre les services du ministère de l\u2019agriculture et les différentes sections de l\u2019agriculture organisée\u201d.Ce comité consultatif serait l\u2019organisme tout désigné pour étudier la réforme de nos lois coopératives.Concernant les permis pour tracteurs de ferme, le mémoire de l\u2019U.C.C.déclare que la réglementation actuelle impose aux cultivateurs des déboursés trop onéreux et in- vier, à St-Hyacinthe.I.\u2019assistance St-IIiiaire et Ste-Marie-Salomé.En- trés nombreuse, évaluée à près de 2,000 personnes, se massait dans la nouvelle salle très spacieuse des HR.PP.Dominicains, rue Dessaules.L\u2019assemblée était présidée par M.J.-A.Pinsonneault, de Sherrington.fin.l\u2019Association a revendiqué une augmentation de $2.15 par tonne de betteraves récoltées en 1950.Le rapport financier de l\u2019Association a été représenté par le vérificateur.M.Lucien Bolduc.Les membres sont au nombre d\u2019environ 1,200 et ont payé $9,681.en cotisations.L\u2019actif de l\u2019Association est de $11.839.83 et le surplus net pour l\u2019année, une fois comblé le déficit de la Revue, a été de $4.175.11.ELECTIONS Trois directeurs sortant de charge ont été réélus, de même que Au début, M.Gilbert Dionne, secrétaire de l\u2019Association, a donné lecture des minutes de l\u2019assemblée générale du 17 janvier 1950 et de l\u2019assemblée spéciale du 13 décembre dernier.Puis il a résumé les activités de l\u2019année écoulée, se plaisant à souligner que les associaces ont, à quelques reprises, félicité 1\t™^s,i,!ui fV^°.SOinM^!i.0b\\ar les producteurs du Québec pour ] b°uifiue, de St-Gerard-Majella; An- la façon dont ils conduisent leur i propre organisation.M.Dionne a 1 ensuite rappelé les honneurs méri- ; tés par M.J.-B.Lemoine, vice-pré-1 sident, récipiendaire de la médail-1 le \u201cBene Merenti\", et par M.J.-A.! Pinsonneault.élu vice-président de 1 l\u2019Association nationale des produc-! teurs de betterave à sucre.A son tour, M.Pinsonneault a parlé des principales activités de l\u2019année, notamment au sujet de l\u2019avenir de la Raffinerie de Saint-Hilaire.L\u2019Association a demandé au gouvernement de ne pas se départir de l\u2019usine autrement qu\u2019en faveur des producteurs et elle a obtenu une réponse encouragean- L'article de M.Letourneau Le texte du Mémoire annuel de l'U.C.C.présenté cette semaine au Conseil des ministres de Québec couvrant en entier la deuxième page, l'article hebdomadaire de notre assidu collaborateur, M.Armand Létour-neau, n'a pu trouver place à l'endroit habituel.Nos lecteurs sont priés de se reporter, pour une fois qui n'est pas coutume, en page 9 de ce numéro.tonio Rouleau, de St-Viateur, et Louis-Philippe Bélair, de St-Barthé-lemy.Les substituts sont MM.Laurier Migué, de St-Jacques, Gustave Thibodeau, de Crabtree Mills, et Antonio Lincourt, de St-Barthéle-my.Les autres directeurs en charge sont MM.J.-A.Pinsonneault, S f- Robert ! ' ^a n ' Gu er t i n?de° SUT hm I Edifie?fi, éfileS'^ Jè mas, P.-E.Rivard, de St-Simon, II.modifier immédiatement cette lé- (Suite à la page 23)\ti\t(Suite à la page 22) Le Comité exécutif de l'U.C.C.en séance le 31 janvier à Montréal Etude et approbation du mémoire de l\u2019U.C.C.\u2014 Délégués désignés à la Coopérative Fédérée \u2014 Rencontre, le 1er février, avec des représentants de la C.T.C.C.et du Conseil supérieur de Coopération Les membres du Comité Exécutif de l\u2019U.C.C.ont vécu des journées fort remplies à Montréal le 31 janvier et le 1er février dernier.Ils ont d\u2019abord, comme tout le monde, pris leur part de la grande tempête de neige de l\u2019année.Ils ont tenu séance le 31 janvier pour régler les affaires coui.ntes de l\u2019U-C.C.et notamment pour étudier et approuver le mémoire à soumettre au gouvernement provincial.Le lendemain, ils ont conféré avec les dirigeants de la Confédératio générale des Travailleurs catholiques du Canada et avec des représentants du Conseil supérieur de Coopération.Voilà du temps bien occupé.L'Exécutif en séance Le Comité Exécutif de l\u2019U C.C.a siégé le 31 janvier sous la prési- dence de M.Abel Marion, revenu de Rome récemment.En dépit du ralentissement des.transports, tous les membres ont fini par être présents : MM.Jean-Baptiste Lemoine et Samuel Audette, vice-présidents généraux, MM.Benjamin Manseau, Gérard Gauthier, Joseph Boucher, Napoléon Mathieu, directeurs, M.Thuribe Belzile, secrétaire général.I.e R.B.Léon Lebel, s j., et le R.P.E.Laçasse, s.j., étaient aussi présents.Rapport a été fait des voyages entrepris au nom de l\u2019U.C.C.\u2014 M.Marion a narré quelques points de son pèlerinage; il a dit sa joie et son émotion d\u2019avoir vu à Rome le Père commun des fidèles; il a pu entendre le pape dire en parlant (suite à la page 8) 1329 9 Pag* 7 LA TfcRRE DE CHEZ NOUS LE 7 FEVRIER 1951 Texte du mémoire annuel soumis par TU.C.C.au conseil des ministres de la province de Québec On lira ci-dessous le texte entier (moins l'une des annexes qui a déjà paru) du mémoire annuel soumis par l'U.C.C.aux membres du cabinet provincial mardi de cette semaine (hier), le 6 février.M.Abel Marion, president yénéral, a lu le mémoire au nom de l\u2019U.C.C.Ce document porte au bas la signature de to us les membres du comité exécutif.M.le Premier Miniifre, MM.le» Ministres, Au mois de mars dernier, nous vous avons demandé \u201cd\u2019opposer la résistance requise à toute intrusion des services fédéraux dans le domaine culturel et éducationnel\u201d.Nous avons eu l\u2019occasion de préciser notre attitude sur ce point, en faisant des recommandations à la Commission Royale d\u2019Enquête sur l\u2019avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada.Il nous a paru opportun, pour votre gouverne, de vous faire part de ces recommandations dans une annexe au présent mémoire (annexe A).Nous croyons pouvoir, en outre, vous promettre l\u2019appui sincère de nos membres dans toutes les initiatives que prendra votre gouvernement pour affirmer de façon positive les droits inconstestablcs de l\u2019Etat provincial dans les domaines de l\u2019éducation et de la culture.COMITE CONSULTATIF En 1947 et l\u2019an dernier, nous vous avons demandé d\u2019instituer un comité consultatif, \"qui serait chargé de transmettre à votre ministre de l\u2019Agriculture les avis et les recommandations des principales catégories de producteurs agricoles de notre province\u201d.Notre demande n\u2019a sûrement pas reçu l\u2019attention qu\u2019elle méritait.L\u2019honorable ministre de 1 Agriculture nous a déclaré qu\u2019il croyait plus efficace de consulter individuellement les dirigeants des organisations agricoles que de recevoir leurs recommandations et leurs suggestions en comité officiel.Les événements démontrent pourtant qu'au-jourd'hui plus que jamais un comité consultatif jouerait le rôle indispensable de chambre de compensation, et même de lien indispensable, entre les services du ministère de l'Agriculture et les différentes sections de l\u2019agriculture organisée.Un exemple d\u2019actualité nous en est fourni par le projet de législation concernant les coopératives que vous avez l\u2019intention de faire étudier par une commission d\u2019enquête.Nous avons manifesté en temps utile notre opposition à la lorme actuelle de ce projet de législation, mais nous tenons à dire bien clairement que nous sommes disposés à discuter avec tou* les intéressés, soit le projet actuel, soit tout autre projet de réforme à la législation concernant les coopératives.Un comité consultatif serait l\u2019organisme tout désigné pour aborder l'étude de tout projet de cette nature.D\u2019un autre côté, nous serions très heureux d\u2019entendre au sein d\u2019un comité consultatif toutes les remarques opportunes concernant les demandes que nous vous soumettons chaque année.Il est de notre devoir d'insister de nouveau pour que vous accordiez à ce problème toute l\u2019attention qu\u2019il mérite.Sur ce point comme sur quelques autres, selon la formule consacrée, nous ne cesserons de prier.PERMIS POUR TRACTEURS DE FERME 11 est admis de tous que la réglementation actuelle concernant les permis pour tracteurs de ferme impose aux cultivateurs des déboursés hors de proportion avec l\u2019usage qu\u2019ils font des chemins publics.Vous avez fait, il y a quelques années, des améliorations qui ont été sincèrement appréciées.Il reste qu'une nouvelle amélioration s'impose, d\u2019autant plus qu\u2019à l'heure actuelle le tracteur devient l\u2019instrument de ferme de la majorité des cultivateurs.Depuis plus de deux ans, nous avons fait à l\u2019honorable trésorier provincial des recommandations qui nous paraissent entièrement justifiées et qui semblent avoir recueilli l\u2019approbation de presque tous les ministres et députés consultés.Nous avions espéré qu'une nouvelle réglementation serait adoptée sans qu'elle vous soit demandée dans notre mémoire annuel, mais nous sommes maintenant portés à croire que vous avez attendu cette démarche officielle.Les cultivateurs comprennent de moins en moins qu\u2019on les oblige à payer des droits variant de $12 à $21) par année pour parcourir quelques centaines de milles de chemin.Aussi espérons-nous que vous allez modifier immédiatement la réglementation qui existe, de façon à traiter avec justice les cultivateurs, de plus en plus nombreux, qui utilisent des tracteurs.Cette modification des règlements est d\u2019autant plus urgente que dans quelques semaines les propriétaires de tracteurs devront se munir de nouveaux permis pour l\u2019année courante.CONVENTIONS COLLECTIVES En 1940, 1947 et 1940, nous vous avons demandé de faire voter par les Chambres une législation qui serait destinée à régir les relations entre cultivateurs et acheteurs de leurs produits.Au mois de décembre 1948, dans un mémoire portant uniquement sur ce sujet, nous vous avons fourni des précisions sur la portée de la loi que nous désirions faire inscrire dans les statuts.D\u2019après l\u2019accueil que vous aviez fait à ce mémoire, nous étions portés à crqire que vous prendriez l\u2019initiative de faire préparer un projet de loi.Cela nous paraissait normal, étant donné qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une loi d\u2019intérêt général, et non pas d\u2019une loi intéressant seulement les membres de notre asssociation.Depuis ce temps, vous nous avez demandé de préparer nous-mêmes un texte de projet de loi.Nous nous rendons aujourd\u2019hui à votre demande, en vous soumettant, en annexe au présent mémoire (annexe B), un projet de loi qui prend la forme d\u2019une quatrième section de la loi des syndicats professionnels.Le texte que nous vous soumettons incorpore les données essentielles de la convention collective de vente des produits agricoles et forestiers.Sans doute peut-il appeler certaines corrections de détail, mais nous sommes convaincus que dans l\u2019ensemble il peut être soumis aux Chambres tel quel.Nous vous demandons instamment de l\u2019approuver et de le faire adopter par la législation dès la présente session.Il est évident que notrp projet de législation, tel qu\u2019il vous est présentement soumis, ne réglera pas dé- finitivement tous les problèmes des relations entre cultivateurs et acheteurs de leurs produits.Il pourra tout au plus préparer la voie à une loi générale concernant les relations entre cultivateurs et acheteurs de produits agricoles ou forestiers.Pour compléter la législation que nous vous prions d\u2019adopter dès la présente session, nous vous demandons en même temps la collaboration de vos officiers en loi à la préparation d\u2019une loi, complète en elle-même, régissant toutes les relations entre cultivateurs et acheteurs.Si vous voulez bien nous assurer cette collaboration, vous serez en mesure, dès la prochaine session, de soumettre aux Chambres un projet de loi qui garantira l\u2019efficacté de la loi de conventions collectives insérées, en annexe, dans la loi des syndicats professionnels.Sans doute serait-il opportun d'avoir également une loi qui régirait l\u2019administration des conventions collectives de vente des produits agricoles et forestiers.Il nous semble, cependant, qu\u2019il serait difficile d\u2019édicter une loi de cette nature tant que les intéressés n\u2019auront pas mis à l\u2019épreuve, d\u2019abord la loi définissant la convention collective de vente des produits agricoles et forestiers et, en outre, la loi régissant les relations entre cultivateurs et acheteurs de leurs produits.U y a quatre ou cinq ans, lorsque nous vous avons soumis nos premières demandes pour l'adoption d\u2019une loi de conventions collectives applicable à la vente des produits de la ferme, une telle législation pouvait paraître prématurée.Entretemps, les études poursuivies dans nos syndicats et les tentatives de négociation faites par des groupes de cultivateurs auprès de certains acheteurs ont démontré, d\u2019abord que nos cultivateurs sont bien préparés à faire usage d\u2019une législation de cette nature, d\u2019un autre côté qu\u2019il leur est indispensable d\u2019espérer obtenir un traitement équitable de certaines grandes entreprises sans l\u2019appui d'une législation qui leur permette de traiter d\u2019égal à égal avec les acheteurs de leurs produits.Nous traduisons fidèlement le désir de tous nos membres en insistant pour que vous mettiez à exécution sans plus de retard les projets précis que nous vous soumettons actuellement.INDUSTRIE LAITIERE L\u2019année 1950 a été tellement défavorable aux producteurs de lait de notre province que plusieurs d\u2019entre eux ont envoyé à la boucherie une partie de leurs troupeaux, à la faveur des prix alléchants qui étaient offerts pour les produits du boeuf.Cette désorganisation désastreuse ne se serait sûrement pas produite si tous les gouvernements provinciaux avaient imité la conduite que vous avez tenue jusqu'ici en ce qui concerne la margarine.Nous tenons à vous redire l\u2019admiration et les sincères remerciements de tous nos membres, et même de tous les cultivateurs de notre province, pour votre législation interdisant la vente de la margarine dans la province de Québec.On demande cependant que vous fassiez appliquer cette législation avec toute la rigueur nécessaire, car il est évident que dans les régions avoisinant l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick il se fait une contrebande nettement préjudiciable à tous les cultivateurs de notre province, en même temps qu\u2019à la réputation d\u2019efficacité des lois du Québec.Nous n\u2019avons pas l\u2019impression qu\u2019il serait onéreux de faire appliquer cette loi avec rigueur, d\u2019autant plus que dans les provinces avoisinantes les cultivateurs multiplient leurs démarches et leurs efforts pour obtenir une protection de même nature.Nous sommes heureux de signaler à votre attention une initiative nouvelle, qui démontre l\u2019ambition des cultivateurs de faire leur large part pour régler les problèmes de leur profession.Au cours du mois de juin dernier, répondant à un appel lancé au nom de la Fédération des Producteurs de lait du Canada par la Coopérative Fédérée, l'Union provinciale des Associations de Producteurs de lait et l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, les producteurs de lait de notre province ont souscrit librement un montant de $75,000 pour constituer un fonds de publicité en faveur des produits laitiers.Nous avons l'impression qu'ils sont disposés à répéter le même geste chaque année, tout comme le font les industriels qui veulent vendre leurs produits.Cependant, les contributions versées au fonds de publicité en 1950 ont été entièrement libres, ce qui a exigé une campagne d\u2019éducation coûteuse, à laquelle votre ministère de l\u2019Agriculture a bien voulu contribuer, et suscité, comme il fallait s\u2019y attendre, certains embarras attribuables à des malentendus ou à l\u2019opposition de petits groupes retardataires.Nous vous avons demandé, il y a deux ans, .d'amender la loi des produits laitiers en vue de légaliser les retenues qui seraient faites sur les payes de produits laitiers, pourvu qu\u2019elles soient demandées par les deux tiers des cultivateurs intéressés.Les producteurs (|e lait ont prouvé de façon non équivoque qu\u2019ils sont disposés à se soumettre à une législation de cette nature.Ils ont même prouvé qu\u2019ils sont capables d\u2019agir sans la protection ou l\u2019aiguillon de la loi.Ce devrait être assez pour convaincre votre gouvernement d\u2019amender la loi des produits laitiers selon notre demande de 1948.Nous vous prions instamment de vous rendre à cette demande dès la présente session.Les changements radicaux qui se sont produits depuis quelques années dans l\u2019industrie laitière, aussi bien dans le domaine de la transformation que dans celui de la distribution, ont amené nos producteurs de fromage à compter de plus en plus sur le marché domestique pour écouler leurs produits.Il devient de plus en pius évident que si nous pouvions compter sur une consommation normale de fromage chez nous, nous n\u2019aurions plus guère besoin d\u2019expédier ce produit vers les pays qui sont disposés à le consommer, mais sont incapables de le payer a un prix raisonnable.Nous vous demandons aujourd\u2019hui, avec encore plus d\u2019instance que dans le passé, d\u2019instituer une prime sur le fromage de qualité pour encourager davantage la consommation domestique du fromage canadien.En vous rendant à cette demande, vous rendrez service à tous les contribuables, aux consommateurs en leur permettant de compter sur un produit de haute qualité en même temps que parfaitement salubre, aux cultivateurs en les encourageant à soigner a manutention de leur lait de façon à rencontrer les exigences d'une clientèle d\u2019autant plus difficile à se;, vir qu\u2019elle a les moyens de se payer un train de > plu* élevé.TRACTEURS A CHENILLES ET PELLES MECANIQUES La marge de plus en plus étroite qui tend à s\u2019établi de façon permanente entre le coût de production et le prix de vente des produits agricoles oblige le cultivates a augmenter sa production par unité, tout en éliminan autant que possible la main-d\u2019oeuvre rétribuée, pou s'assurer un revenu qui lui permette de subsister.Il réussit en mécanisant sa culture.La mécanisation de fermes suscite d\u2019épineux problèmes de finance, mais le problème le plus ardu qu\u2019elle pose aux cultivateurs es: l\u2019adaptation du sol arable au travail motorisé.Cette adaptation requiert des travaux considérables de nivelage, d'épierrement, de drainage etc.Depuis plusieurs années votre gouvernement encourage ces travaux, en mettan.des tracteurs à chenilles à la disposition des cultivateurs D\u2019une année à l\u2019autre, les cultivateurs demandent de plus en plus de bénéficier de ces travaux indispensables.Les demandes, établissent que votre politique d\u2019encouragement aux travaux d\u2019amélioration du sol est hautement appréciée, mais dans toutes les régions de la province on désire que soit augmentée la part du budge: du ministère de l\u2019Agriculture attribuée à cette fin.Il y a quelques années, les octrois accordés sur les travaux d'amélioration du sol pouvaient être considérés comme faisant partie d\u2019une politique d\u2019éducation.Il en va différemment aujourd'hui.Le cultivateur a besoin d\u2019améliorer son sol pour rendre sa culture rentable, mais les améliorations qu\u2019il fait d\u2019une année à l'autre, il lui est impossible de les vendre à leur prix coûtant, s\u2019il lui arrive de vendre sa terre.En faisant des améliorations, il risque donc de contribuer sans espoir de retour à l\u2019amélioration du revenu général de l\u2019agriculture, au détriment de sa famille.D\u2019un autre côté, les améliorations faites chaque année contribuent au progrès de toute la population.Il est done normal que le gouvernement contribue largement aux travaux d\u2019amélioration du sol.non pas simplement pour venir en aide aux cultivateurs, mais pour garantir la stabilité et le progrès de l\u2019agriculture, qui sont à la base de la stabilité et du progrès de toute la population de notre province.Dans tous les congrès tenus par nos fédérations au cours de l\u2019été dernier, on a demandé que vous augmentiez le budget attribué à l\u2019amélioration du sol, en particulier que disparaisse ou que soit élargie la limitation des heures d'utilisation des tracteurs à chenilles par un cultivateur ou par les cultivateurs d\u2019une paroisse ou de tout un comté.On demande, en outre, que l\u2019octroi accordé actuellement le soit, non seulement pour les travaux effectués par les tracteurs à chenilles sous le contrôle du ministère, mais pour tous les travaux approuvés ou recommandés par les agronomes officiels.Dans le domaine particulier du drainage, on demande avec instance que soit aygmenté le nombre des pelles mécaniques des ministères de l\u2019Agriculture et de la Colonisation.Ces demandes, vous pouvez le constater, démontrent que les cultivateurs et les colons /ont disposés à faire leur large part pour améliorer les conditions rie culture du sol de notre province.Dans ces circonstances, iis peuvent sûrement compter sur une contribution généreuse de l\u2019Etat au succès de leurs initiatives.EXPLOITATION FORESTIERE Dans certains milieux on s\u2019inquiète sérieusement sur la possibilité de conserver à nos réserves forestières lt rendement qu\u2019elles ont fourni jusqu\u2019ici et dont toute notre population, en particulier la population de nos campagnes, a grandement besoin pour s\u2019assurer une économie stable.On va même jusqu\u2019à demander que l\u2019Etat réglemente les coupes, non seulement sur les terres de la couronne, mais sur les terres concédées à des compagnies et sur les fermes des cultivateurs-.Une telle mesure est-elle nécessaire ?serait-elle opportune ?serait-elle efficace ?Il est permis d\u2019en douter.Nous croyons préférable de vous recommander l\u2019institution d\u2019une requête permanente sur les récoltes annuelles de bois, en regard des réserves, du pouvoir de reproduction et du reboisement.Une enquête de cette nature devrait porter, non seulement sur les forêts de la couronne, mais sur toutes celles des compagnies et des particuliers, car c\u2019est probablement sur les terres concédées par bail à long terme et sur les lots patentés que se pratique la saignée la plus dangereuse.Si l\u2019on savait exactement ce que la récolte de bois prise chaque année dans la province représente par rapport à la récupération annuelle, il serait possible d\u2019entreprendre auprès de tous les intéressés une propagande méthodique tendant à garantir la permanence et même l\u2019accroissement progressif du revenu de la forêt.Votre ministère des terres et forêts possè de, sur ce point, des renseignements précieux.Il resterai: à les compléter par une statistique précise de l\u2019exploitation possible et de l\u2019exploitation réelle.Le problème des chantiers cause toujours des soucis aux cultivateurs de notre province.Depuis quelque-années, nous avons collaboré activement à la fondation de chantiers coopératifs.Ces entreprises paroissiales transportées dans la forêt ont contribué à l\u2019assainisse ment des conditions de vie et de travail des cultivateurs et fils de cultivateurs qui vont y chercher un complement de revenu nécessaire.La formule des chantiers coopératifs est cependant trop délicate pour qu\u2019on puisse espérer la voir se généraliser en quelques années.Il est evident que longtemps encore une grand partie des bu cherons d_e notre province devront compter sur l\u2019organi sation syndicale pour les mettre à l\u2019abri des ambition démesurées des entrepreneurs, en même temps que des menées insidieuses des trafiquants d\u2019idées subversives Comme l'immense majorité des bûcherons viennent d.nos paroisses rurales, notre association a le devoir de leur venir en aide.Depuis plusieurs années, grâce à 1.généreuse collaboration de votre ministère du Travail, nous avons ici même, à Québec, à notre Maison du Bûcheron, un bureau d\u2019engagement qui rend de précieux services aux hommes qui veulent trouver du travail dan: les chantiers sans risquer de se faire imposer des con- 'Svite à la page 27) ÜLa Hferre de MONTREAL.MERCREDI.LE 7 FEVRIER 1951 Page 3 Par upproppriation, la \u201cTerre de Cite; No us\" ne connaît qu'un grand homme: c'est le cultivateur! Avec les neiges de l\u2019hiver, le printemps réussit à faire de l'eau.Au fond des poudreries les plus raides, c\u2019est un consolant espoir de savoir que la terre reverdira et qu'avant trois mois pointeront les premiers chardons .\u201cMA ferme\u2019\u2019 prend de la valeur à mesure qu\u2019elle sait mieux aider ù toutes NOS fermes.L'inflation n\u2019est pas uniquement causée par la hausse des produits de la ferme.\u201cA qui le dites-1 vous?\u2019\u2019 On dit que certains évaluateurs municipaux n\u2019ont pas la meme échelle pour toutes les propriétés .mais ça se peut pas! Une prétendue \u201cunion de bûcherons\u201d se défend bien d'être communiste et on se demande le diable pourquoi.Quand un cultivateur ne reçoit qu\u2019un journal agricole, c\u2019est le SIEN, autrement dit, c\u2019est la TERRE DE CHEZ NOUS.LE FAUC1LLEUR Hebdomadaire agricole fondé en 1929 Stricte propriété des cultivateurs, LA TERRE DE CHEZ NOUS est l'organe officiel de l'Union Catholique des Cultivateurs, de la Coopérative Fédérée de Québec et de l'Union Catholique des Fermleres.DIRECTEUR ; Dominique BEAUDIN; REDACTEURS .Bernard BERUBE et Oeorges-N FORTIN.ABONNEMENT : 11.00 par année ou S2.50 pour trois ans au Canada; à l'étranger : tl.50 par année.PUBLICITE .Toute annonce ou tout avis d'annulation'(saut en ce qui concerne les annonces classifiées) doit parvenir A nos bureaux de Montreal 10 louis avant la date de publication Le tirage de la 'Terre de Cher Nous\" est aujourd'hui voisin de 80,000 et certifié par l'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION.CORRESPONDANCE : Toute correspondance concernant la rédaction, l'administration, la publicité, l'abonnement etc., doit être expédiée a l'adresse suivante : | r LA TERRE DE CHEZ NOUS I 515, avenue Vigcr, Montréal (24), P.Q.Téléphona : LAncaster 6272 Appartenant A l'U.C.C., LA TERRE DE CHEZ NOUS est administrée par l'Exécutif de l'Union, dont M Abel Marion est président et M.Thurlbe Belztte, secrétaire général.Elle est Imprimée & Montréal aux ateliers de l'Imprimerie Populaire.AUTORISEE COMME ENVOI DE DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES.OTTAWA.yiQWuiûm Le voyage annuel à Québec Enterrement de vie de garçon Voilà dont on parle plutôt rarement dans les journaux et, généralement, on ne dit pas tout.Le carnet mondain et les courriers de paroisse ont de nécessaires pudeurs.\u201cLa Gazette des Campagnes\", (Ste-Anne de la Pocatière), aborde le sujet avec sa fraiwhise coutumière.Elle a raison de s'élever contre les excès auxquels se livrent certains organisateurs des fêtes de l\u2019amitié.It y a des stupidités et des bassesses qui n'ont de place nulle part.Mais cela est dit déjà dans l\u2019article qui suit et qui recevra l\u2019approbation des gens honnêtes et sensés : Voici ce que nous trouvons dans une nouvelle de journal hebdomadaire : \u201cUn groupe d\u2019amis dont l\u2019humour et la fantaisie se sont donnés la main ont fêté dernièrement l\u2019enterrement de la vie de garçon de M.X.de- lis procédèrent d\u2019abord à son arrestation chez la modiste dé sa promise, à.en lui passant les menottes aux mains ; d\u2019où on le reconduisit à.pour l\u2019habiller de plusieurs épaisseurs et le pendre à l\u2019arrière de la remorqueuse du garage.et lui faire accomplir ainsi le tour des rues de.avec station chez ses parents, et en attirant l'attention des passants par le klaxon des automobiles à la suite\u201d.L\u2019affaire se termina par la remise d'un magnifique cadeau, ajoute le reporter.Mais fallait-il vraiment que le supplicié subisse cette mascarade d\u2019assez piètre goût avant qu'on lui remette un cadeau ?La plaisanterie a bien pu avoir son comique; mais franchement, a distance, rien que par ce que vous venez d'en lire, dites-moi, est-ce qu\u2019on ne fait pas fi de la dignité de l\u2019homme et du sacrement qu\u2019il s'apprête à recevoir ?Dans les pays où l'on divorce à tour de bras on peut bien se moquer du mariage.Mais ici ?.La coutume est établie : tous les ans, le comité exécutif de l'U.C.C.fait solennellement le voyage de Québec.Il va soumettre au premier ministre de la province et à ses collègues les demandes principales de la classe agricole.Pourvu que des circonstances imprévues ne démolissent pas l\u2019article écrit d\u2019avance, on peut dire que cette importante rencontre a eu lieu hier au Parlement.C\u2019est donc ici un commentaire avant le fait.Il y a un point que nous soulignons d\u2019année en année en semblable occasion.C\u2019est que l\u2019intervention des cultivateurs auprès de leur gouvernement est rendue possible par l\u2019existence de l'association qui les lie les uns aux autres.Et seule une association, groupant un nombre considérable - d\u2019agriculteurs, peut raisonnablement parler au nom de tous.Dans la mesure où il est utile et profitable que les ruraux fassent connaître aux autorités leurs opinions et leurs revendications, l\u2019union qu'ils maintiennent joue un rôle irremplaçable.Si les délégations de comté peuvent laisser supposer les besoins d\u2019ensemble de l\u2019agriculture, il est manifeste que l'union provinciale peut seule les mettre en pleine clarté en tenant davantage compte des intérêts géné-ranux de la classe agricole entière.Si on admet que cette intervention de PU.C.C.auprès du gouvernement de la province s\u2019impose, les cultivateurs se doivent, par voie de conséquence, d'accorder leur plein appui à leur association.Autrement c\u2019est le régime du laisscr-faire et des plaintes stériles qui doit prévaloir.Sûrement, les campagnes veulent autre chose ! Les représentants des cultivateurs syndiqués sont toujours accueillis aimablement au Parlement de Québec.La cérémonie qui se déroule à la salle du conseil exécutif de la province est dénuée d'apprêt.Le président général de l\u2019U.C.C.lit le mémoire de l\u2019année et la réponse est donnée par le premier ministre et le ministre de l\u2019Agriculture.Jusque là, tout va bien et l\u2019attitude du gouvernement est irréprochable.Mais, au retour et à mesure que le temps passe, on constate que le mémoire soumis n\u2019a pas été converti en lois ou en mesures opérantes le jour de sa présentation.Et alors il reste à souhaiter qu\u2019une courtoise réception soit suivie d\u2019une plus rapide exécution 1 Cette expérience des dernières années explique qu'on assiste en 1951 à un renouvellement de demandes.L\u2019exécutif de l'U.C.C.revient cette année sur des réformes, des mesures, des projets familiers aux milieux ruraux.Il formule avec pondération des demandes modérées.On n'a qu'à en lire le texte dans la page voisine et cette lecture tiendra lieu de preuve.On y verra que les membres de l\u2019U.C.C.ne sortent pas du sensé et du raisonnable.Mais, en retour, sans rien nier du bien fait par le gouvernement à l\u2019agri culture, en tenant compte pleinement de la bonne volonté du ministère, ils souhaitent que leurs revendications soient prises en plus sérieuse considération.Car les demandes de l'U.C.C.représentent les conclusions de multiples congrès d\u2019étude et la volonté certaine des cultivateurs qui \u201cse mêlent de leurs affaires\u201d, Dominique BEAUDIN La pen crave a sucre s\u2019implantera Il ne peut plus y avoir de doute, à en juger par le résultat des deux U dernières années, la betterave h 1 sucre est établie pour rester dans la province de Québec.La dernière }T saison a été en tous points excep-;J tionnellement bonne.Le rendement i] à l\u2019acre, sans être mirobolant, ¦ été satisfaisant.La récolte totale se chiffre à plus de 138,000 tonnes, le sucre tiré de la betterave s'élève au total jamais atteint de 36,500,-000 livres.L'usine de St-Hilaire a eu raison de l'énorme tas de betteraves en 107 jours exactement grâce à l'amélioration constante du procédé de fabrication.On a élevé la moyenne d'usinage à 1,320 tonnes par jour, ce qui n'a d'égal nulle part ailleurs dans les industries similaires.Bref, il y a motif à réjouissances.Quant au mérite de cette réussite, il s'applique à des degrés divers à nombre de personnages, les uns fort connus, les autres moins.Maintenant que l'aventure \u2014 car aux yeux de certains, c'en était une comparable à faire le voyage à la lune il n'y a pas encore si longtemps \u2014\u2014 a parfaitement réussi, on comprend qu'il y ait controverse sur l'attribution des mérites.Ceux qui ont produit de la betterave comme ceux qui l'ont transformée en sucre et amélioré constamment le procédé de fabrication en ont sans doute une bonne part.Quant aux indifférents et aux non convaincus, il* ont en un sens contribué indirectement au succès de cette industrie dans la mesure où ils n'ont pas ''mis de bois dans les roues\".Les adversaires, s'il s'en trouve encore, auront tôt fait de se rendre è l'évidence.Au fond, il importe asset peu de savoir qui a créé et mis au monde cette industrie qui ouvre des horiions nouveaux è notre agriculture.L'histoire finira bien par donner è chacun \"ce qui lui est dû\".L'essentiel c'est que la betterave s'implante ches nous comme ailleurs peur servir de revenu d'appoint è notre agriculture._________1.BIRUBI L\u2019affaire du beurre de la Nouvelle-Zélande L'immigration de France au Canada Depuis la fin de la dernière guerre, il ne se passe pas de semaine sans que la Terre de Chez Nous ait à répondre à des demandes de renseignements de paysans français désireux de venir résider au Canada.Notre pays est mieux connu en France que jamais dans le passé et il est manifeste que beaucoup de nos \u201ccousins\u201d aimeraient s\u2019établir au milieu de nous.Ce résultat est hautement désirable, surtout si on tient compte de l\u2019ampleur du mouvement d\u2019immigration actuel au Canada.Pour des raisons assez évidentes, les campagnes canadiennes-françaises ont été traditionnellement opposées à l\u2019immigration.C\u2019est que, dans l\u2019esprit de nos gens, les préoccupations d\u2019Ottawa étaient beaucoup plus de noyer le groupe fiançais que de peupler le pays.Il a, depuis, coulé de l\u2019eau sous les ponts.Officiellement, du moins, le gouvernement fédéral a adopté une attitude plus juste envers l\u2019élément canadien-français et plus généreuse envers la France.D\u2019autre part, pour de hauts motifs de charité, les Canadiens français acceptent davantage de partager leur patrie avec de nouveaux venus.Il faut, aussi, envisager une situation de fait : «1 l\u2019immigration ne se fait pas avec nous, elle se fer» contre nous.Donc, puisque immigration il y a, nous devons souhaiter que l\u2019apport des Européens renforcisse notre peuple autant que les Anglo-Canadiens.Il est donc fort désirable, encore une fois, que des familles rurales de France viennent s'établir dans les régions françaises du Canada et qu\u2019une fois arrivées, elles se sentent parfaitement chez elles.Ce qui était autrefois impossible est aujourd'hui du domaine des réalités accessibles.A regret, sans doute, le gouvernement de France consentirait au départ d'un nombre restreint de ses paysans.Par contre, un bon nombre de Français rêvent de l'Amérique.Voilà donc une occasion rare dans notre histoire.Il devient possible pour la première fois presque depuis 1760, qu'un contingent de France vienne qui se répète à un* vingtaine d'an-prêter main-forte à notre groupe.Ce courant d\u2019im Le beurre est un sujet sur lequel les cultivateurs canadien* ne sont pas le moins du monde enclins à badiner et à faire de* concessions.Pour une grand* partie de la population qui vit de l'agriculture, le beurre est la plus grande source de revenus.Selon qu'il s* vend bien ou moins bien, les conditions de vie de centaines de mille cultivateurs peuvent en être affectées.On s'en est rendu compte dans les milieux officiels.Quatre ou cinq qros importateurs ayant entrepris de faire venir quelques millions de livres de beurre de le Nouvelle-Zélande, le gouvernement est intervenu promptement.M.Gardiner a profité de la récente réunion de la Fédération canadienne de l'Agriculture, tenue ces jours derniers à Calgary, pour dégager la responsabilité du gouvernement sur cette initiative qui va è l'encontre non seulement des producteurs de beurre de chez nous, mais de la politique de soutien des prix du gouvernement fédéral.Le beurre est en effet l'un des principaux produits dont le gouvernement soutient le prix (à 53 cents la livre) pour l'empêcher de baisser.Dorénavant, a déclaré le ministre de l'Agriculture, M.Gardiner, il faudra un permis du gouvernement fédéral pour importer du beurre.Cette politique ne paraît pas s'appliquer aux importations déjà en cours d'exécution, mais on devra en tenir compte i l'avenir.Selon M.Gardiner \u2014 et les producteurs de beurre seront sans doute du même avis \u2014 il est illogique que le gouvernement fédéral subventionne les producteurs de la Nouvelle-Zélande et les consommateurs anglais.Son rôle doit s* borner à protéger d'abord les producteurs et les consommateurs canadiens.Quant à la protection des étrangers, c'est l'affaire de leur gouvernement respectif.Il faut espérer que cette affaire du beurre de la Nouvelle-Zélande, nées d'intervalle, n'aura pas de .conséquences trop graves pour les migration est à encourager et la France elle-même j producteurs canadiens et le systè- a intérêt à rétablir avec nous des contacts de vie.1 me de soutien des prix du gouvernement.Des initiatives aussi dou-Notre parenté allait se perdre : le temps est venu teuses que celle-là ne devront pas de la ressouder.L\u2019immigration de France, bien se reproduire trop souvent.Sinon , .,\t,\t.\til affaire du beurre de la Nouvelle- choisie, peut être pour nous un enrichissement.| zélande pourrait bien, comme il y 1 a vingt ans, causer des déboires au régime politique qui oserait répé-°-\ti ter l'expérience.B.BIRUBH '»g« 4 3 LA TERRE DE CHEZ NOUS ' LE 7 FEVRIER 1951 8r©e 0D © SOCIAL.130 AST.QUE ST-PAUL.MONTQÉAL., Assemblée générale 1951 AVIS L'asiemblée générale annuelle de la Fédérée aura lieu celle année lei 21 et 22 février 1951, an l'Hétel Mont-Royal, é Montréal.L'Hôtal Mont-Royal e*t situé rue Peel, pré* Ste-Catherine, du côté nord.La rue Peel est la continuation de la rue Windsor, qui passe devant l'hôtal Queen's et la gare Windsor.La gare Bona-venture est é quelques pas du Queen's.Nnous donnohs ci-après tous les détails concernant cette assemblée générale, présumant que tous ceux qui viendront è l'assemblée auront soin da Ifs lire très attentivement'.LETTRE DE CREANCE Tous les secrétaires de coopératives affiliées ont reçu ces jours-ci la formule de lettre de créance.Cette formule devait être remplie en trois exemplaires, dont l'un devait nous être retourné et les deux autres remis au délégué et au substitut, après certification par le secrétaire de chaque coopérative affiliée.La lettre de créance, est-il nécessaire de le rappeler, est la copie certifiée de la résolution passée par l\u2019assemblée générale de la coopérative affiliée, qui désigne le délégué et un substitut à l'assemblée annuelle de la Fédérée.Cette lettre de créance devra être remise entre les mains de ceux qui seront chargés de la recevoir au moment de l'inscription à la porte d'entrée de la salle de délibérations.DELEGUE ET SUBSTITUT Pour être qualifiés, par conséquent pour pouvoir exercer leur droit de vote, le délégué et le substitut doivent : 1\t\u2014 Etre membres actifs de la coopérative membre de la Fédérée; 2\t\u2014 Avoir été nommés délégués ou substitut par l'assemblée générale de leur coopérative et non par le bureau de direction; 3\t\u2014 Avoir produit leur lettre de créance au moment de l'inscription.LOGEMENT Cette année, il a été possible à la Fédérée de retenir un certain nombre de chambres à l'hôtel Mont-Royal pour la durée de l'as-iemblée générale.Ces chambres sont toutes retenues pour le 20 au soir.Toutefois, ceux qui arriveront le matin du 21 pourront avoir leur chambre, à condition qu\u2019ils en aient eux-mêmes averti par lettre personnelle le préposé à la location des chambres de l\u2019hôtel Mont-Royal, tel qu\u2019indique plus loin.Ces chambres, pour la plupart, sont des chambres doubles, ce qui rend la location moins onéreuse.Vous insistons doiw auprès des délégués, substituts, gérants, directeurs qui ont l'intention de venir à l'assemblée annuelle de la Fédérée de prévoir s'ils auront à retenir une chambre.Dans ce cas, le sfftl moyen à prendre, c\u2019est d\u2019écrire personnellement et de s'adresser à l\u2019hôtel Mont-Royal, spécifiant qu\u2019on vient assister à l\u2019assemblée générale de la Fédérée.On fera sa demande de réservation en adressant sa lettre comme suit: HOTEL MOST-ROYAL rue Peel, Montréal Att.M.R.O.Murray Sous faisons remarquer, plus, que les chambres doivent être réservées le plus tôt possible, car deux jours avant l\u2019assemblée, les clutmbres qui n'auront pas été réservées seront irrémé-diablemnt rayées de la liste.Nous conseillons fortement de ne pas atteiulre à la dernière minute pour essayer de se loger.Seules les réservations à temps vous éviteront des ennuis.Qu\u2019on ne se fie pas sur la Fédérée pour trouver des chambres à la dernière minute, puisqu'il nous est matériellement impossible de Renseignements prendre ces risques.Il y aura bien encore cette année, comme cela arrive toujours, des gens .de la onzième heure! A ceux-là la Fédérée ne peut pas promettre de miettes .Il faut se rappeler qu\u2019à ce temps-ci dé l\u2019année, les hôtels regorgent de visiteurs et que c\u2019est t\u2019epoque des conventions.Alors, c\u2019est bien entendu, le problème du logement regarde celui qui a à se loger.REDUCTION DE TAUX DE CHEMIN DE FER Comme par les années passées, tous ceux qui assisteront è l'assemblée générale de la Fédérée et qui s'y rendront par chemin de fer, pourront bénéficier de taux réduits en se soumettant aux conditions suivantes : 1 \u2014 Acheter, au point de départ, un billet simple, c'est-è-dire, bon seulement pour se rendre è Montréal.Acheter avant le 16 février.2\u2014Exiger de l'agent qui vend votre billet un reçu sur la formule 24 de l'Association de Voyageurs, ou au moins un reçu attastant que vous avat acheté, è telle date, un billet bon pour un passage de (.votre localité .) è Montréal; 3 \u2014 Lors de l'assemblée annuelle, on vous dira où, quand et è qui vous devrez présenter ce regu.On vous remettra alers une autorisation pour obtenir votre billet de retour pour la moitié du billet régulier.(25 cents en plus).Pour bénéficier de cette réduction, il faut utiliser ce billet avant le 27 février inclusivement.INSCRIPTION Dès leur arrivée au Mont-Royal, les délégués, substituts ou invités sont priés de passer au vestiaire qui sera à létage de la porte d\u2019entrée principale, près des ascenseurs.On se rendra ensuite, le plus rapidement jrossible, à la salle des délibérations, sise au neuvième étage.Cette salle est communément appelée la salle de Bal.A l\u2019entrée de cette salle, se trouveront les deux bureaux d\u2019identification et d'inscription.L\u2019un de ces bureaux sera à la disposition des delegués et substituts, l\u2019autre à l\u2019intention des invités.C\u2019est à cet endroit que les délégués et les substituts devront présenter leur lettre de créance.On leur remettra au même moment un insigne qui servira de laisser-passer pour entrer dans la salle des délibérations.Les invités devront suivre la I même procédure eu pussant an bureau qui leur est réservé.Afin d'aider les préposés à l\u2019inscription à faire leur travail avec le plus de célérité possible, en raison du grand nombre d\u2019assistants à l\u2019assemblée générale, nous prions chacun de ne pas paralyser la circulation en se présentant prestement devant les tables d\u2019inscription pour ensuite prendre place immédiatement dans la salle des délibérations.Nous insistons de nouveau pour que les assistants portent l\u2019insigne qui les identifiera, car il ne sera pas possible de pénétrer dans la salle sans identification.C\u2019est l\u2019assemblée de la Fédérée On saisira ce que nous voulons dire.BILLETS DE BANQUETS On pourra se les procurer au moment de l'inscription et pas ailleurs, ni autrement.On verra par le programme détaillé, ci-con-de j tre, que le banque» a lieu le soir du 21, dans la même salle que celle où auront lieu les délibérations.L'heure-limite pour se procurer un billet de banquet est fixée à 1 heure de l'après-midi, parce qu'il faut alors dire au maître d'hôtel combien de convives seront à table.Il est important de se procurer un billet le plus tôt possible après son arrivée, d'autant plus que le nombre ne peut excéder le nombre de places disponibles.Le prix en sera de $1.50.T.-E.B.Qu'est-ce qu'une Fédération de coopératives ?A l\u2019occasion de l\u2019assemblée annuelle de la Fédérée, il est peut-être bon de rappeler ce qu\u2019est une Fédération de coopératives, puisque la Fédérée en est une.Les coopératives locales naissent de besoins communs à chacun de leurs membres et constituent de petites unités locales.C\u2019est à partir de ces unités locales que s'établit la structure fédérative.Il existe, en effet, une communauté de besoins entre coopératives de même catégorie tout comme entre les sociétaires d\u2019une même coopérative locale.Voilà pourquoi les coopératives ont une tendance à s'associer.Ce peut être en vue de satisfaire un besoin commun d\u2019ordre moral, (éducation, propagande, etc.).(La Fédérée y pourvoit dans une certaine mesure) ; ce peut être en vue de satisfaire un besoin commun d'ordre économique.C\u2019est ainsi que la Coopérative Fédérée est devenue la fédération des coopératives agricoles de la province de Québec.Il n\u2019y a aucun danger que la structure fédérative n\u2019aboutisse à un trust, parce que la concentration coopérative est différente de la concentration capitaliste dpns sa fin et dans le résultat.Dans le mouvement coopératif \"la fin et le résultat de la structure fédérative, s\u2019élevant graduellement des sociétés locales aux organisations provinciales, nationales ou internatio-les, c\u2019est de mettre à la disposition de ses unités constituantes les plus petites tous j les avantages que confère l\u2019ex- j trême concentration financière, administrative et technique.\u201d Au lieu de viser à n\u2019enrichir que quelques privilégiés, cette concentration coopérative se donne pour but de rendre les biens matériels ac- j cessibles au plus grand nombre et d\u2019affranchir de la domination du capital les travailleurs, les salariés, tous les petits épargnants.Les unités locales sont individuellement faibles, mais elles deviennent une force lorsqu\u2019elles sont unies ensemble.Les mêmes motifs qui ont suggéré la fon-1 dation d\u2019une coopérative locale leur commandent de s\u2019associer dans une fédération.Il y a plus: \"les unités conservent pleinement leur personnalité et leur autonomie\u201d.Sans doute s\u2019astreignent-elles volontairement à certaines règles, conformément à leurs besoins, mais en dehors de ces règles elles continuent à se régir et à s\u2019administrer en pleine indépendance.La concentration coopérative ne signifie ni absorption, Coopérative Fédérée de Québec 29e assemblée annuelle PROGRAMME MERCREDI, LE 21 FEVRIER 1951 (Salle de Bal) 9h.30 a.m.\u2014 (En français et en anglais) 1.\tBienvenue aux délégués et aux visiteurs, (,1e président).2.\tLecture de l\u2019avis de convocation.3.\tLecture et adoption du procès-verbal de la dernière assemblée générale, (le secrétaire).4.\tPrésentation et adoption des rapports financiers couvrant l\u2019execice terminé le 31 décembre 1950.5.\tElection des membres du Conseil d\u2019administration pour l'année 1951.2h.20 p.m.\u2014 (En français) 1.\tLes activités de la Fédérée en 1950 et programme pour 1951.2.\tDiscussion des rapports présentés et adoption.3.\tVoeux et résolutions.2h.30 p.m.\u2014 (En anglais) (Salon I, 2e étage) 1.\tCa-op Greetings.(The President and the General Manager).2.\tWhy follow the principles of co-operation ?(The secretary of the Co-operative Union of Canada).3.\tWhat could a District Farm Forum Buying Club accomplish ?7h.30 p.m.\u2014 BANQUET (Salle de Bal) 1.\tLe Mérite Coopératif.2.\tVingt-cinq ans au service de la Fédérée.3.\tL'évolution des coopératives et la législation.(Le président du Conseil supérieur de la Coopération).4.\tQuelques impressions de voyage en Europe.(Le gérant général).JEUDI, LE 22 FEVRIER 1951 (Salle de Bal) Bh.30 a.m.\u2014 1.\tLes activités de la Fédérée en 1950 et programme pour 1951 (suite).2.\tDiscussion des rapports présentés et adoption.2.Voeux et résolutions.2h.00 p.m.\u2014 1.\tLes activités de la Fédérée en 1950 et programme pour 1951 (fin).2.\tDiscussion des rapports présentés et adoption.3.\tVoeux et résolutions.4.\tConclusions.(Le gérant général et le président du Conseil d\u2019administration).NOTEZ BIEN: a)\tToutes les séances, ainsi que le banquet ont lieu dans la Salle de Bal, au neuvième étage.b)\tPour aider au bon ordre et pour faire de la bonne besogne, po- sez vos questions au moment opportun, parlez distinctement et identifiez-vous comme suit, à chaque fois: \"Gaston Beaupar-iant, de la coopérative de.(nommez-la).\u201c et allez-y! ni assimilation, ni sujétion, biais coordination.C\u2019est exactement selon la formule suggérée par Pie XI en 1930, lorsqu\u2019il s\u2019adressait à la France du travail: \"Unir sans unifier, coordonner sans absorber, grouper sans confondre\u201d.La preuve de son caractère démocratique en sera de nouveau donnée lors de l\u2019assemblée générale prochaine, puisque tout membre fera valoir ses «pinions en toute liberté et si elles rencontrent l\u2019avis de la majorité, elles traceront la ligne de conduite à suivre.0 De la base au sommet s\u2019appliquent les deux principes complémentaires de la moralité coopérative: le \"self-help\u201d et l\u2019entraide, l\u2019effort personnel et la coordination.T.-E.BOIVIN, agronome.LA TRAYEUSE (O OP est vendue dans la province de Québec exclusivement par les coopératives agricoles; est fabriquée en plusieurs modèles, pour satisfaire les divers besoins des cultivateurs de Québec; est vendue avec une garantie d'un an.Le compresseur de la trayeuse C0-0P est offert avec un cylindre, permettant d'utiliser .ou 3 unités, ou ovec deux cylindres, permettant d'utiliser 3 à 7 unités.Renseignez-vous sur l'assortiment complet de trayeuses CO-OP à votre coopérative locale ou à La Coopérative Fédérée de Québec 3 ph« r LE 7 FEVRIER 1951 LA THRRI DI CHIZ NOUI » ' » Le Mémoire de l'U.C.C.C.Texle \" .de loi soumis par l'U.C.C.L'U.C.C., par la i ix de son président général, a présenté son mémoire annuel au conseil des ministres de la province de Quebec mardi de la semaine dernière.Le texte de ce mémoire parait au complet en page 2 de ce numéro, sauf les annexes, dont l\u2019une (ANNEXE A), au sujet des recommandations faites par l\u2019U.C.C.à la commission royale d'enquête sur l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada, a déjà paru dans la \u201cTerre de Chez Nous\".L\u2019annexe B, que nous publions au texte ci-dessous, concerne la convention collective de vente des produits agricoles et forestiers.C\u2019est un projet d\u2019annexe à la loi des syndicats professionnels préparé par l\u2019U.C.C.à la demande même du gouvernement.L'U.C.C.dans son mémoire demande instamment au conseil des ministres de Tip prouver et de le faire adopter dès la présente session de la Législature.Voici le texte de ce orojet de loi: Projet d\u2019annexe à la loi des syndicats professionnels, Section IV: De la convention collective de vente des produits agricoles et forestiers., 27.\tLa convention collective de vente des produits agricoles et forestiers est un contrat relatif aux conditions de vente desdits produits conclu entre, d\u2019une part, soit un syndicat professionnel de cultivateurs, soit une fédération eu une confédération de tels syndicats, et, d\u2019autre part, soit un ou plusieurs acheteurs, soit un syndicat d\u2019acheteurs, soit une fédération ou une confédération de tels syndicats.28.\tPeuvent faire l\u2019objet d\u2019unt» convention collective de vente des produits agricoles et forestiers tous les engagements concernant les conditions de vente desdits produits qui ne sont pas défendus par la loi.29.\tTout acheteur de produits agricoles ou forestiers est tenu de reconnaître comme représentant collectif des cultivateurs qui lui vendent ces produits un groupement (syndical professionnel, fédération ou confédération de tels syndicats) ayant pour membres la majorité absolue desdits cultiva teurs et de négocier, de bonne fol, avec ce groupement une convention collective de vente des produits agricoles et forestiers.20.Sont liés par la convention collective de vente des produits agricoles et forestiers: a)\tD\u2019une part, tout membre du groupement professionnel de cul tivateurs partie à cette convention: d\u2019autre part, tout acheteur ou membre du groupement d'acheteurs partie à cette convention; b)\tD'une part, tout cultivateur membre d\u2019un groupement adhérant ultérieurement à cette con vention qui vend ses produits à tout acheteur ou à tout membre du groupement d\u2019acheteurs partie à cette convention: d\u2019autre part, tout acheteur de produits agrico les ou forestiers membre d'un groupement adhérant ultérieurement à cette convention.31.\tLa convention collective de vente des produits agricoles et 'o restiers doit être par écrit, sous peine de nullité.Elle ne prend effet qu\u2019à partir du dépôt par l\u2019une des parties, chez le ministre de 1 Agriculture, d'une copie authentique ou, dans le cas de sous seing privé, d\u2019un double de l\u2019écrit qui en arrête les dispositio is.32.\tLa convention collective de vente des produits agricoles et forestiers donne ouverture à tous les droits et recours établis par la loi pour la sanction des obligations.33.\tLes groupements capables d\u2019ester en justice qui sont parties a la convention collective de vente des produits agricoles et forestiers peuvent exercer toutes les actions qui naissent de eette convention en faveur de chacun de leurs mem bres, sans avoir à justifier d\u2019une cession de créance de l\u2019interessc pourvu que celui-ci ait été averti et n'ait pas déclaré s\u2019y opposer.L'intéressé peut toujours interve-r dans l\u2019instance .îgagée par le groupement.34.\tLorsqu\u2019une action née de la convention collective de vente des P doits agricoles et forestiers est Intentée, soit par une personne, T^rrr > ¦ m*Êm SmbB Création d'un mouvement catholique pour la paix Le congrès annuel de \u201cI.\u2019Aula maxima\u201d vient de se terminer à Lille, en présence du cardinal Lié-nart, par une allocution de Mgr Ancel, évêque auxiliaire de Lyon, sur la paix.\u2018\u2018Trente millions de signatures n\u2019empèchent pas une bombe atomique d\u2019éclater, a déclaré l\u2019orateur.Tant que le inonde sera dominé par l'égoïsme, le.s hommes se combattront.Travaillons à nous convertir, c\u2019est la réponse de l\u2019Eglise au problème de la paix.Se convertir, c'est-à-dire \u2018\u2018vivre pour Dieu et pour les autres\u201d.Nous devons créer un mouvement catholique pour la paix et travailler efficacement pour la justice sociale\u201d.LE PONT DUPLESSIS \u2014\u2022 Voici l'aspect qua prêtant# aujourd'hui la pont Duplattis rodant la villa des Trois-Rivières au Cap-da-la-Madalaina après l'écroulemant, marcradi darniar, des quatra pramièrat arches situées du cité des Trois-Rivières.Catta tragédie a antraîné la mort de quatra personnes et a causé des dommages considérables è tous las moyens de communications.L'hon.Maurice Duplessis a déclaré qu'il s'agirait de sabotaga mais qu'une enquêta complète sera tenue pour déterminer la cause de cet accident.L\u2019établissement rural Réunion du comité au bureau central Le comité d\u2019établissement rural de la Confédération de l\u2019U.C.C.s\u2019est réuni, vendredi le 2 février dernier.L'ordre du jour comportait plusieurs questions importantes pour l\u2019orientation de notre jeunesse rurale.L\u2019opinion générale des membres du comité c\u2019est que le problème de l\u2019établissement des fils de cultivateurs ne peut se résoudre tout simplement par l\u2019argent.Il faut, tout d\u2019abord, créer au foyer*une atmosphère de gaieté et de sécurité pour que les enfants apprennent dès leur jeune âge le vrai sens de la vie rurale et de la profession de cultivateur.Ce travail d\u2019éducation doit se faire auprès des pères et mères de famille; il devient de plus en plus nécessaire qu\u2019ils comprennent l'importance d'une instruction plus poussée pour leurs enfants et tout spécialement pour les garçons.L\u2019instruction est un premier moyen d\u2019enrayer ou de diminuer la désertion des campagnes par la jeunesse, parce qu\u2019un jeune homme réussit mieux sur une ferme et s'intéresse davantage au progrès de l'agriculture s\u2019il est plus instruit.Un deuxième moyen, c\u2019est de faciliter aux jeunes l'achat de bonnes terres productives.Ce travail d\u2019orientation l\u2019U.C.C.l\u2019accomplit en collaboration avec la Société Canadienne d\u2019établissement rural.En matière de lots à défricher, les missionnaires-colonisateurs et le ministère de la colonisation sont en mesure de répondre aux demandes de tous les jeunes sincèrement désireux de faire de la \u201cterre neuve\u201d.Il y a aussi un troisième moyen de faciliter aux jeunes leur établissement sur une terre: c'est la caisse d\u2019établissement.On sait que (Suite il la pape 8) soit par un groupement, les autres groupements capables d\u2019ester en justice dont le.s membres sont lié', par la convention peuvent tours intervenir dans l'instance engagée, à raison de l\u2019intérêt collectif que la dilution du litige peut présenter pour leurs membres.35.Les actions néii de la con vention collective de vente des produits agricoles et forestiers, in- La session provinciale L'hon.L.Barré soumet à la législature le rapport des activités de son ministère L\u2019honorable Laurent Barré vient de déposer en chambre le rapport des activités de son département pour l\u2019année 19.49-50.Ce document donne un aperçu du travail considérable exécuté par les onze services du ministère, trois commissions ou offices, quatre écoles spéciales ou fermes-écoles, et trois écoles supérieures subventionnées.Au chapitre de la propagande le rapport nous apprend que 129 agronomes, dont 78 de comté, sont répartis dans les campagnes et travaillent en contact direct avec les cultivateurs, Ces professeurs ambulants d\u2019agriculture ont donné pendant l\u2019année 4,492 cours ou conférences et 1,780 démonstrations devant une assistance globale de 295,000 ruraux.Par ailleurs, 98 sociétés d\u2019agriculture et 493 cercles agricoles groupant 48,000 membres ont maintenu leur activité.Les concours de ferme sont au nombre de 42 et comptent 1,130 participants.Au delà de 5,000 cultivateurs ont subi l\u2019entrainement de cette excellente école pratique d\u2019agriculture depuis une quinzaine d\u2019années.Le ministère a aidé par ses octrois, son personnel technique, son outillage, à la réalisation d\u2019importantes améliorations foncières : drainage, égouttement, terrassement, épierrement, débroussaillage.chaulage.Des milliers d\u2019acres de terre, puisque là inutilisées, ont ainsi été mise en valeur et incorporées aux fermes.Le drainage de la savane de Sainte-Cloti de, à lui seul, a rendu à l\u2019agriculture ou considérablement amélioré plus de 100,000 acres de terre noire qui sont rapidement accaparées par les horticulteurs.L\u2019élevage a été l\u2019objet d\u2019une attention toute particulière dans tous ses secteurs.La production laitière s\u2019accroît graduellement avec la qualité des troupeaux.La valeur des produits laitiers s\u2019est élevée à $172,898,000 en 1949.Cent cinquante-deux couvoirs ont fourni aux aviculteurs 10*535,566 poussins et dindonneaux.Le contrôle laitier postal reste populaire : 2,400 cultivateurs ont fait contrôler la production de 24,520 vaches.La production du porc accuse de remarquables progrès au point de vue volume et qualité, tentées soit par une personne soit | 0n COmpte dans la province, pré-par un groupement, sont prescrites ! cjse ie rapport, 24 institutions d\u2019en-par un an lorsque l\u2019engagement j saignement agricole moyen et trois est pour moins d\u2019une année, et j 6u degré supérieur.Plus d\u2019un mil- ( ->\u2022 deux ans dans tous les autres ( lier de \u2019e,,n''S gens et 200 jeunes ras.\ti filles en ont suivi les cours.Les i cercles de jeunes agriculteurs groupent 3,250 garçons et filles.Leurs représentants ont remporté j (Suite à la page 10) SPHAiïwxK 170 Le petit pulvérisateur parfait pour la répression des lnsertes dans les vergers, les cultures de légumes, les pépinières, les Jardins et les srrres.Applique les Insecticides contre les mouches, les engrais liquides, les désinfectants et la chaux à blanchir, Peut détruire 1rs mauvaises herbes et les broussailles.Capacités de l' j A 3 gallons 3 la minute A des Tressions allant jusqu'à 250 lo-vres au pouce carré.Le pulvérisateur qu\u2019il vous faut aujourd'hui.DEMANDEZ LE t CATALOGUE GRATIS 8PRAMOTOK I.T1) 1103 York St.,\tLondon, Ont.C0UV0IR DE LA FERME DU Dr VIAU LTEE Tropeau \u201cCanadien\" accrédité Couvoir \u201cCanadien\u201d accrédité ioui la surveillance du Ministère Fédéral de l'Agriculture.Spécialités : Race Plymouth Rock ltarrée Poussins Hybrides (Croisés) N.H.X B.R.\u2014 R.R.X N.II.EU CANADA \u2014 EN FRANCE \u2014 EN ANGLETERRE \u2014 AUX ETATS-UNIS.Premier couvoir et troupeau accrédités dans le Dominion.Premier couvoir au Canada A expédier des oeufB d\u2019incubation en France et en Angleterre.Poussins R.O.P.\u2014 Poussins engendrés Il.O.P.Plus de 5,000 pondeuses.Couvoir d\u2019une capacité de 60.000 oeufs.Nos oeufs d\u2019incuba-tlon proviennent exclusivement de notre troupeau Chapons de six .semaines garantis 90%.Liste de prix sur demande Bienvenue A notre couvoir.Poulettes d\u2019élevage 2-4-6-S semaines.Pousslus sexés ou non.Les exigences pour les expéditions en France et en Angleterre sont très sévères Notre troupeau a subi avec succès toutes les épreuves contre les maladies.Il est exempt de tuberculose, typhoïde, pncumo-encéphallte (new-castle).pullorose, etc.AVIS : Les éleveurs de poulets-grill (broilers! peuvent se procurer des poussins A l\u2019année, provenant de coqs R.O.P accouplés A des poules d\u2019un an ou plus.Santé, vigueur et croissance rapide assurées La Ferme du Dr Viau Limitée Tél^^^our^O^^eoir^^^^^^SMlemijhLApierville, Qué.Aides-fermiers disponibles Il sera nécessaire de parer à la rareté de main-d'oeuvre agricole en sollicitant des aides-fermiers étrangers.Aussi les cultivateurs désireux d'obtenir les services d'ouvriers de fermes devraient s'adresser immédiatement à l'agronome officiel de leur comté ou au Bureau du Service National de Placement de leur arrondissement.A ces deux endroits, on tient des formules officielles de demande.Comité Fédéral-Provincial de la main-d'oeuvre agricole i ^531 p.g« A -\t- -\t_____jT.-^ LA TERRE DE CHEZ NOUS =-t=- \u2014 LE 7 FEVRIER 1951 Les prochaines réunions ags ScoSes Février est l\u2019un des mois les plus actifs de l\u2019année pour diverses organisations agricoles qui l\u2019ont choisi pour la tenue de leurs assemblées annuelles.Nous avons déjà donné par avance quelques unes des dates et des lieux «le réunions.Nous les rappelons de nouveau dans l\u2019ordre chronologique nu cas où on les aurait oubliés, et nous en ajoutons d\u2019autres qu'on vient d'annoncer dans le tableau qui suit : 8\tfévrier : Assemblée générale de la Société Ayrshire du Québec, à 2 h.p.m., en l'hôtel Mont-kuyal, à Montréal.9\tfévrier : Assemblée annuelle de le Société Ayrshire du Canada, à 8 h.a.m., en l'hôtel Mont-Royal, é Montréal.9 février : Assemblée annuelle du Comité des Industries avicoles du Québec, à 7 h.30 p.m., en l'hôtel Mont-Royal, à Montréal.8, 9 et 10 février : Assemblée de la Société pomologique et fruitière en l'hôtel Queen's, à Montréal.14\tfévrier : Assemblée de la Société des éleveurs de bovins et de chevaux canadiens, en l'hôtel Victoria, à Québec.15\tfévrier: Assemblée de la Société des éleveun d'animaux de raco du Québec ou même endroit.21 et 22 février : Assemblée annuelle de la Coopérative Fédérée de Québec, à 9 h.30 a.m., en l'hôtel Mont-Royal, à Montréal.24 et 25 février : Exposition de lapins au Manège militaire des Fusiliers Mont-Royal, à Montréal.N.11.\u2014 Lundi de cette semaine, le S février, a eu lieu à Ste-Doro-thée, le congrès annuel des maraîchers de la région de Montréal sous les auspices de la fédération de l\u2019U.C.C.de Montréal et, le même jour, le congrès de l\u2019Association des Grossistes en fruits et légumes au Château Frontenac, à Québec, l.e 6 février (hier) les éleveurs de lapins de la région de Victoriavilte ont tenu leur assemblée à cet endroit.I.es numéros publiés pur la \"Terre de Chez Nous\u201d le 11 fé-brier 1931 \u2014 il y a vingt uns \u2014 le 12 février 1936 \u2014 il y a quinze uns \u2014 et le 12 février 1941 \u2014 il y a dix uns \u2014 nous tirons les notes qui suivent: Voilà vingt ans .¦ .On annonce la nomination de S.Exe.Mgr Desmarais comme auxiliaire de Saint-Hyacinthe.L\u2019Association avicole provinciale tient à Montréal une exposition qui marque de nouveaux progrès.Les inscriptions se chiffraient à 2,500.De nombreux élèves des paroisses de Saint-Luc, Saint-Louis, Mont-Carmel et Saint-Narcisse suivent des cours d\u2019agriculture à Saint-Maurice.Les prix en 1!>31: le porc de choix se vend $0.50; le veau de lait $10.50; l\u2019agneau, $8.50; la douzaine d\u2019oeufs $0.20.La crise se continuait.Voilà quinze ans .Les cultivatem-s du comté de Laval tiennent à Sainte-Rose une réunion que la rédaction estime \u2018\u2018intéressante à tous points de vue\u201d.On s\u2019est prononcé sur trois questions brûlantes: le marché central _à Montréal, la classification des fruits et légumes et le tarif saisonnier.La rédaction commente la célébration du 35e anniversaire de fondation de la première caisse populaire à Lévis.On reprend le mot de S.Em.le cardinal Ville-neuve: \u201cA côté de léglise et de l\u2019école, il faut la caisse populaire, source de richesse et d\u2019économie\u2019\u2019.Voilà dix ans .L\u2019assemblée de la Fédérée réunit une assistance plus nombreuse que jamais.M.Orner Milot, président de l\u2019U.C.C.des Trois-Rivières, est réélu président de la Fédérée.MM.Abel Marion, Charles Castonguay et Léopold Faquin sont les représentants de l\u2019U.C.C.La Terre publie une photo montrant feu S.Exc.Mgr Courches-ne en visite dans les chantiers de la Madawaska Corporation à Cau-sapr-ai.Autre fait du passé qui! m n're la scü\u2019citude du p-é\u2019at d\":s-P \"j envers les classes laborieu scs.ZSweSS ï?;«-NV .W'^' :i/SK\\\u2018 :.+&A- :*&w.%: vx ' * A '.«r -s;>' \u2022\u2022V>\tV, V.J- \u2022-.-*, l À-*' :\t^ -,»?.'fl :4 .yS^V Un père corrige son fils LE 7 FEVRIER 1951 LA Les travaux et les jours A l'automne 1921, il y eut dans notre pays des élections fédérales.Auguste Trudel, jusque-là gérant de la Coopérative des Fromagers de Québec \u2014 l\u2019actuelle Coopérative Fédérée \u2014 sous l\u2019impulsion des idées semées par Noé Ponton, se présenta dans Champlain, son comté natal.Une douzaine d'autres cultivateurs se présentèrent ailleurs sous l\u2019égide d'un embryonnaire parti de Fermiers-Unis.Ce fut une sorte de bombe dans le monde politique québécois.Bien que non directe-meiU concerné, le ministre provincial de l'agriculture d'alors, Joseph-Edouard Caron, n\u2019en décoléra pas pendant un mois.Bien à tort il en vint à considérer Pontôn comme un caillou dans son soulier.Le programme Trudel était le bon sens môme: rendre la classe ^agricole consciente de ses droits, et lui apprendre à les revendiquer avec équité et esprit de suite, bref l\u2019émanciper dans une légère mais saine mesure.Le jour du vote venue \u2014 6 décembre 1921 \u2014 Auguste Trudel \u201e -?,.xU 51\u2019 autant que îe me appelle, battu à plates coutures après HJ® îJi t\\ dur^ cam!>a°ne- Le ministre Caron dut dormir heureux ce °.®\u2018r'la-.Vans le P*1!1 monde administratif agronomique, la-lutte avait ete suivie avec un intérêt intense.Tout en restant loyaux envers leur ministre les agronomes, en presque totalité, étaient séduits par les \u2022glandes lignes du programme pontonien.Ils connaissaient trop les besoins rçels du cultivateur québécois pour nier l\u2019évidente nécessité o un réveil, disons mieux : d\u2019un secouage de l\u2019apathie générale.Seulement ils restaient fonctionnaires, autant dire encarcannés.Dernière-ment, i un d\u2019entre eux nous montrait avec, une légitime fierté la lettre que lui écrivit son père quelques jours après les élections.Cette missive est typique d\u2019un certain état des esprits un peu avant la fondation de 1U.C.C.(1924).Le signataire, homme modeste mais assez instruit, jugea nécessaire de faire en douceur une petite leçon à son ^produire au tcxLI eS\u2018 CCrivU Ced qu'on n0Us a permls de .\"La fin de ta lettre m'a lui peu surpris.Oui, surpris que tu te réjouisses de la défaite d'Auguste Trudel, un homme de notre comté./weu entendu, je ne veux, pas que tu t'occupes le moindrement de poli-tique, niais je pensais que dans ton for intérieur tu souhaitais que les liai,liants comprennent enfin la nécessité d'organiser un peu leur de/ctise.L erreur fut c \u2019en .faire un parti politique, mais il y avait tout ae meme la des hommes qui essayèrent de relever un peu la liasse agricole, lu connais mon idée: serons-nous des \u201cpetits chiens\u201d tou.e notre vie ?Ça en a l'air.Dans les autres provinces les \u201cfarmers\u201d s unissent pendant qu'ici nous nous contentons de brailler.Il y a des moments ou je me dis que les habitants de notre province manquent Ue comprendre.Que ça nous prend donc du temps à voir clair dans nos vrais intérêts : Il est certain que Trudel, guidé )«r Ponton, avait un excellent programme.Notre comté est exclusivement rural.Trudel dc- l \"W ¦PA si*.,4h«s» v*»»**' L'histoire d'une coopérative par ALCIDC COURCY, sgrsnoms, iicritiirt^irint d» U Société Coopérative Roysl-Roussillon ot Poularia# do Makamik, Abitibi.Save co titro.mus pyMiam loa lottroi adrmalu é ia \"Torro do Chaa Mou»- par aao abonné* ot la* mombro* do l'U.C.C.Nous laissons i chacun la liirté do so* opinions ot la responsabilité do ses écrits.Comme l'aspaco dont nos» disposons est restraint, nous prions nos correspondants d'aapoaor très MIC- VEMENT lours vu**.Le contrôle de la mammite Noyan, le 11 décembre 1950.M.Dominique Beaudin, directeur, \u201cLa Terre de Chez Nous\u201d, Montréal.Cher monsieur Beaudin, Je vous remercie de vouloir bien publier cette lettre en \u201ctribune libre\u201d.Quand nous pourrons contrôler par nous-mêmes l\u2019état dans lequel se trouve notre grange dans la lutte contre la mammite, non d\u2019une lapon douteuse mais certaine, et ce jour-là est proche, les trente millions de dollars que nous payons à cette infection tomberont en ligne droite.La question est trop grave pour laisser faire et se résigner à traiter de la mammite pour le reste de nos jours.Quelle protection a-t-il, le fermier qui a dépensé gros d\u2019argent pour se mettre indemne, s\u2019il n\u2019est pas capable comme par le passé d\u2019acheter une vache ?Je comprends que certains vont hausser les épaules jusqu\u2019au jour où ils seront aux prises avec dette infection.Je ne veux pas discuter des trayeuses, celles-ci existaient avant l\u2019infection générale qu\u2019on voit actuellement.H n\u2019y a pas que ceux qui ont des trayeuses qui ont de la mammite, ils étaient bons trayeurs il y a dix ans, très rarement ils perdaient un quartier; ils prennent plus de soin de propreté qu\u2019avant et, malgré tout, la\u2019mammite subsiste.On a appris à la traiter, mais de quelle façon ?L\u2019un par son vétérinaire, un autre par son voisin, d\u2019autres par des réclames.Voyant que le quartier redevenait normal, nous étions contents, mais l\u2019infection gagnait de plus en plus.Je l\u2019ai vécu personnellement, jusqu\u2019au moment où je pus faire la preuve que toute ma grange était infectée de la mammite, sans plus perdre un seul quartier; je n\u2019en crus pas mes yeux jusqu\u2019au moment où une deuxiè-m ¦ preuve vint confirmer la première.J\u2019ai amélioré mon traitement par divers procédés et ma grange devint mon laboratoire pour étudier le moyen le plus économique de m\u2019en débarrasser par m^-méme.Ce que je fais bien, d\u2019autres peuvent le faire sars grand danger, ni même petit.De la bonne volonté, et ça y est ! Un chercheur.Ce nouvel atlas.Nicalet, le 15 janvier 1950.M.Dominique Beaudin, directeur, \u201cLa Terre de Chez Nous\u201d, Montréal.Monsieur le Directeur, Il y a quelques semaines, je lirais dans votre journal que le gouvernement fédéral se proposait de publier un nouvel atlas des provinces du Canada.Je me soutiens.Je me suis souvenu d\u2019un atlas publié au temps du ministre de l'Intérieur, Thon.Frank Oliver, dans lequel les cartes étaient bonnes, nettes et contenaient les derniers établissements.\u2019 Les imprimés justes et assez intéressants.Les gravures rendaient attrayantes les provinces anglaises et celles destinées à la province de Québec laissaient entendre aux lecteurs que dans notre province l\u2019industrie du mouton était prospère.J\u2019imagine le plaisir qu\u2019il dut y avoir dans le bureau ce jour où l\u2019on s\u2019entendit pour exprimer ce gage délicat de bonne entente.Ces atlas, il me semble, ont été distribués à foison dans nos écoles et dans les pays d\u2019Europe, \u2018je crois.Quelqu'un dans notre province devrait être désigné pour qu'une diplomatie plus élégante soit observée.Bien à vous, Arthur Goudreault.A propos des pensions de vieillesse M.Dominique Beaudin.directeur, \u201cLa Terre de Chez Nous\u201d.Montréal.Monsieur le Directeur, Dans une lettre que \u201cLa Terre de Chez Nous\u201d a publiée, je trouvais que la promesse qu\u2019avait faite notre premier ministre d\u2019améliorer les pensions de vieillesse paraissait une promesse mourante, car on n'en entendait plus parler.Par la suite, il y a eu un réveil et les idées émises paraissaient avoir un certain bon sens, parce qu\u2019on voulait donner 1* pension à tous les vieillards sans évaluation des ressources et avec une contribution.Mais en y réfléchissant sérieusement.ça devient un non-sens.Il faudrait à tout prix n\u2019y plus penser du tout.Et pourquoi donc, ne donnerait-on pas simplement ces pensions aux vieillards avant qu\u2019ils aient commencer à dépenser le dernier mille piastres de leurs petites économies, leur laissant ce qui leur reste pour qu\u2019ils se voient en sécurité et s\u2019assurer des funérailles honorables, selon ce qu'ils auront à payer pour- des frais de maladie ?Pourquoi donc, lorsqu\u2019on ne sait pas où puiser les ressources pour arriver à payer ces pensions, songer à donner à ceux qui en auront jamais besoin, à ceux qui, ayant eu des wantages, ont en même temps eu Ja sagesse de se faire des économies pour leurs vieux jours, cette sagesse que tous devraient avoir de profiter des avantages nue donne parfois la Providence pour se créer des ressources afin de n\u2019avoir pas à demander cette pension.Cette pension est de la vraie justice, sociale pour ceux qui, s'étant débattus comme des diables dans' l\u2019eau bénite, n'ont jamais pu malheureusement se créer de res- sources, et ces derniers sont en très grand nombre.A tout considérer, si la pension était donnée de cette manière, les promesses du premier ministre seraient assez bien réalisées.C\u2019est tout ce qu\u2019il faut pour le présent.Un abonné.La biologie et l\u2019agriculture M.Dominique Beaudin.directeur, La Terre de Chez Nous, Montréal, P.Q.Monsieur le directeur, Une coquille de typographie! Et ! voilà qu\u2019une polémique vient s'engager autour d'une vache attachée et d'une vache libre.Pour éclairer la discussion, disons qu\u2019il aurait fallu lire non pas 100 à 200 livres de superphosphate et par jour et par bète, mais bien une à deux livres par jour et par bète.Pour arriver à trouver a ma proposition quelque tort, on préconise la remise à fumier.Cela est une excellente affaire qui a rendu des services incalculables et qui devra continuer à en rendre encore longtemps selon les besoins et les circonstances.Mais c\u2019est bien malheureux, le mois de décembre 1950 est chose du passé.Ce qu\u2019il faut vivre, ce qu\u2019il faut quasi aimer même malgré tout, ce sont des mois nouveaux qui, avec eux, apportent des choses nouvelles.On parle même de détasser le fumier jusque dans la remise à fumier pour le remettre en contact avec la purin.C'est beaucoup de peine pour arriver peut-être à un mauvais résultat.Il serait très heureux ici que quelqu\u2019un, ayant le droit de parole et d\u2019écriture, de par un parchemin universitaire, intervienne.Cela me rendrait service, à moi d'abord et peut-être à d'autres.L\u2019exposition du cycle du carbone, du cycle de l\u2019azote, les effets du pH, du rll, de la chaleur, enfin les différents modes de fermentation en aérobiose, en anaérobiose, ainsi que les différentes classes de mi-eroorganismes qui participent à cette besogne et également le résultat ou même leur travail selon qu\u2019il est fait par Pierre, Paul ou Jean, aideraient de beaucoup à résoudre la question.J'ai moi-même étudié ces choses, mais n'ayant ni le droit de parole, ni le droit d\u2019écriture sur de tels sujets, il me faut attendre en tribune publique qu\u2019on me passe le mot.Ce n'est pas que je ne l'ai sur le bout de la langue ou encore au bout de ma plume.D'ici là, je préfère et malgré tout, je recommande la vache libre, mais je salue quand même aimablement qui aime comme Fâpè-re la vache attachée.Bien à vous, Alphonse DUFRESNE, Sainte-Emélie de PEnergie.Puisqu\u2019il m\u2019incombe de vous ra-conter l'histoire d'une coopérative, je choisirai celle que je connais le plus: La Société Coopérative Agricole Royal-Roussillon et Poularies de Makamik, Abitibi.En 1915, il n\u2019y avait que du bois à cet endroit.L'appât du gain attire plusieurs exploiteurs de la forêt.Ceux-ci sont suivis par des gaillards intrépides qui cherchent un revenu pour soutenir leur famille, en travaillant dans les chantiers ou sur les moulins à scie.Avec cette population cosmopolite, le commerce s'organise et grandit.La belle forêt se range pour forcément donner sa place à ce sol vierge qui n'attend que des travailleurs aux bros vigoureux et à l\u2019âme généreuse, lesquels l'ouvriront et lui feront donner directement par leur travail, la nourriture nécessaire à leur vie.Nos braves bûcherons rendus sur les lieux, d\u2019autres cultivateurs d'en-bas, venus les rejoindre, défrichent enfin les terres et fondent la paroisse.Les années passent.Nos terres grandissent.La crise sévit.La situation devient plus difficile.Le curé et les agronomes voient la situation et conseillent donc aux cultivateurs de se protéger eux-mêmes.A l\u2019automne 1937, après avoir étudié le système coopératif suggéré, ces nobles travailleurs du sol décident de donner à leur ferme le complément de leur organisation individuelle.Répondant à un besoin, cent vingt-six membres s'unissent et fondent une coopérative avec un capital soucrit de $50.00 chacun.partis dans l\u2019espérance que l\u2019union fait la force.Peu de capital payé, mais de la bonne volonté plein leur coeur.A certain moment il y eut des passes embarrassantes, mais aidés et gui dés de la Coopérative-Mère, les difficultés t\u2019aplanissaient et lente ment la route se déblayait.Les di recteurs ne faisaient que suivre leur devise déjà tracée: Lentement mais sûrement.Après onze années d\u2019opération, la petite entreprise des habitants, dirigée par eux, pour eux, leur a fait économiser la jolie somme d\u2019environ $50,000.00.De plus, ils se sont donné un service qu\u2019indi-viduellement personne d\u2019entre eux ne pouvait réaliser.Ils ont pris le contrôle de leur commerce.Ils sont donc devenus non seulement maîtres de leur production mais aussi leur propre intermédiaire dans la vente de celle-ci et dans l\u2019achat des produits de consommation.Un bon jour, après étude, nos habitants qui vendaient au prix de gros leurs animaux et rachetaient des viandes importées de moindre qualité souvent, au prix de détail, s\u2019organisent des casiers frigorifiques dans leur entrepôt.Quel beau sendee ils opèrent et quelle économie ils réalisent.Ils mangent leur propre production par cette méthode de conservation.Pour donner plus de satisfaction aux villageois, lesquels coopèrent grandement avec nos habitants, cette coopérative organise une usine de pasteurisation pour le fait et en fait la distribution.Daprès -ce que nous pouvons Cette mise de fonds permet l\u2019a-\t\tfêteront que le jour où ils auront\t chat d\u2019une vieille beurrerie et d\u2019un\t\tétablis tous les services dont ils\t vieil entrepôt.\tImmédiatement, à\tont besoin.Pour résumer, et afin\t la fondation ils s\u2019affilient à la\t\tde démontrer la marche progressi-\t Coopérative Fédérée et les voilà\t\tve de cette Société, le tableau\t ces cultivateurs\tunis, organisés et\tcomparatif suivant\ta été préparé: Année\tmembres\tChiffre d\u2019affaires\tActif 1938\t126\tS 61,500\t$ 21,000 193»\t128\t67,000\t22,500 1940\t126\t76,000\t23,500 1941\t127\t140,000\t24,000 1942\t150\t153,000\t31,000 1943\t163\t174,000\t36,000 1944\t170\t192,000\t41,000 1945\t202\t203,000\t50,000 1946\t223\t234.000\t86,000 1947\t233\t353,000\t103,000 1948\t241\t412,000\t120,000 194»\t250\t418,000\t150,000 Augmentation\t\t\t en 11 ans:\t124\t356,500\t129,000 Par l\u2019etude de\tces chiffres, nous\tde ces cultivateui\ts progressifs.pouvons constater que par l\u2019enten-\t\tCes succès sot\tdus à la sincé- te tout peut réussir.\t\trite des membres\teux-mêine.s, aux Et aujourd\u2019hui l\u2019on voit à Maka-mik un entrepôt neuf et une beur-rerie moderne, faisant l\u2019orgueil directeurs qui ont su prendre leur responsabilité honnêtement et aux employés francs et ambitieux.Des conférences agricoles en France La Société des Agriculteurs de ! France organise un cycle de cou-! férences sur le thème : \u201cLue agriculture prospère pour un mieux-être général, par une | meilleure liaison entre l\u2019industrie et l\u2019agriculture\u201d.Elles auront lieu Je dernier mer- ! credi de chaque mois.DE L'ARGENT POUR VOS LOISIRS Vendez nos produits de pépinière dans votre localité.Ils sont bien connus.L'expérience n'esf pas nécessaire.Travail agréable et intéressant.Généreuse commission pour ternps partiel ou complet.PEPINIERES LUKE FRERES Dépt C.159 olient, rue Craig,\tMontréal LE 7 FEVRIER 195]\t^ \"* LA TERRE DE CHEZ NOUS Vingt-cinquième cours à domicile de l\u2019U.C.C.L'ECOULEMENT DES PRODUITS AGRICOLES par Louis-Philippe POULIN, B.S.A.* * * Douzième leçon: LES PRODUITS AGRICOLES CANADIENS (suite) Au Canada, l\u2019industrie laitière revêt une importance très grande.En effet, si l\u2019on excepte les trois provinces des prairies, elle constitue la base de l\u2019agriculture.Dans Québec et Ontario, le troupeau laitier est l\u2019épine dorsale de la ferme et détermine, , dans une bonne mesure, le niveau de prospérité de l\u2019entreprise.Avec la présente leçon, nous commençons l\u2019étude de notre production laitière.Avant le dernier conflit mondial, la production canadienne de lait s\u2019établissait en moyenne à 15.2 milliards de livres par année.Au cours de la période 1943-47, elle a atteint les 17.3 milliards de livres.Depuis, elle tend à se maintenir autour de 16.7 milliards de livres, en moyenne.Au cours (les trois dernières années, la production québécoise s\u2019est maintenue aux environs de h.7 milliards de livres, soit un peu plus que le quart de la production totale canadienne.L\u2019utilisation du lait Comment utilisons-nous ces milliards de livres de lait?Les bestiaux eux-mêmes en absorbent environ 5% tandis que la famille agricole elle-même en consomme à peu près 10%.Ces chiffres n\u2019ont guère changé depuis les années qui ont précédé la guerre de 1939.La situation est différente pour le lait vendu à l\u2019extérieur de la ferme.Pendant la période 1935-39, 18.8 % de notre production totale de lait était vendue à l\u2019état nature tandis qu\u2019aujourd\u2019hui le même débouché absorbe environ le quart de la production totale.Dans le cas du beurre, la situation se renverse.Avant la guerre, la production beurrière utilisait environ 53% de notre production laitière comparativement à environ 45% depuis deux ans.Il s\u2019agit ici du beurre de ferme aussi bien que de celui de la beurrerie.Durant les années 1943-47, 10.3',r, de notre lait était transformé en fromage cheddar à comparer à 8.9% pendant les années d\u2019avant-guerre.Depuis 1947, environ 6.5% de notre lait est dirigé vers les fromageries.De plus en plus, les différents laits concentrés et la crème glacée absorbent une plus grande partie de notre production laitière.Avant la guerre, les usines de concentration de lait entier achetaient 1.7% du lait canadien tandis qu\u2019aujourd\u2019hui, elles en acquièrent près de 5% en moyenne.Et il semble bien que cette tendance à la hausse de la fabrication de ces laits va se continuer.Autrefois, la crème glacée n\u2019absorbait pas un pour cent du lait alors que pendant les trois dernières années, environ 2.5% du lait entrait dans ce produit.Ces divers pourcentages varient évidemment d\u2019une année à l\u2019autre mais, dans l\u2019ensemble, ils indiquent assez bien les tendances actuelles de l\u2019utilisation du lait.D\u2019une façon générale, l'on peut écrire qu\u2019environ 6*0% de notre production totale de lait est transformée en divers produits laitiers tandis qu\u2019environ Jt0r/o est consommée à l\u2019état fluide par la population humaine et les bestiaux.Il est intéressant de noter que le Canadien moyen consomme chaque année un peu plus qu\u2019une demi-tonne de lait et de produits laitiers.En étudiant chaque produit, nous verrons comment se répartit cette quantité._ L\u2019industrie beurrière L\u2019on vient de le constater: le beurre est le premier des produits laitiers canadiens.Il absorbe à lui seul 45% de notre production laitière totale.En 1949, le Canada a produit 332 millions de livres de beurre.De cette quantité, 53 millions de livres étaient du beurre de ferme consommé en très grande partie par la famille agricole elle-même.La production de 1950 était légèrement inférieure à la précédente.Le beurre de ferme ne présentant aucun problème d\u2019écoulement sera dorénavant ignoréT Page 19 Les cours à domicile de FU.C.C.Au cours des dernières années, notre production de beurre de fabrique s\u2019établit en moyenne à 275 millions de livres; avant la guerre la moyenne dépassait légèrement les 250 millions de livres.Québec est la province canadienne qui produit.le plus de beurre, soit une moyenne de 75 millions de livres avant la guerre à comparer à 96 millions en 1948, 92 millions en 1949 et environ 85 millions de livres en 1950.Si l\u2019on étudie la production et le commerce du beurre au Canada au cours des dernières trente années, l\u2019on constate que notre pays réussit à peu près à satisfaire la dtffnande domestique.Nos exportations aussi bien que nos importations n\u2019ont jamais dépassé\u2022 cinq pour cent de notre production totale.Excepté pour les importations danoises assez récentes, notre beurre importé était acheté de la Nouvelle-Zélande.Nous exportions à Terre-Neuve, un peu aux Antilles.Malgré l\u2019apparition de la margarine au Canada, noire surplus n\u2019est pas encore considérable.L\u2019on prévoit même que nous devrons pept-être importer du beurre néo-zélandais cette année.Les stocks actuels ne sont pas considérables et l\u2019on se demande s\u2019ils suffiront à la demande d\u2019ici le début de la prochaine saison de production.Il n\u2019est pas désirable que le Canada devienne un pays exportateur de beurre.Le marché mondial du beurre s\u2019établit toujours à des prix inférieurs à ceux en cours chez nous parce que le beurre offert aux grands pays importateurs provient de régions où les prix de revient sont inférieurs aux nôtres.Alors nous devrions vendre à ces prix même si notre produit est reconnu comme l\u2019un des meilleurs au monde.En dépit du fait que Québec et Ontario sont les deux plus grosses productrices de beurre du pays, elles ne produisent pas suffisamment de beurre pour répondre à leurs besoins.11 en est ainsi de la Colombie canadienne et des Provinces Maritimes.Québec doit importer de 10 à 20 millions de livres de beurre par année.Les seules provinces ayant des surplus sont les trois provinces des prairies.Un fait intéressant, en passant.La production moyenne des beurreries de la Saskatchewan est d\u2019environ 600,000 livres de beurre par année, soit 21% fois plus élevée que la production moyenne des fabriques ontariennes et 3Vg fois la production moyenne des fabriques québécoises.En 1939, le consommateur canadien a mangé 31.6 livres de beurre.Le plus haut sommet atteint le fut en 1942 alors que la consommation par personne atteignit 33.12 livres.Jusqu\u2019à 1948, elle est restée au-dessus de 28.5 livres; en 1949, elle était tombée à 23.27 livres par personne par année.Conséquence de l\u2019intrusion de la margarine.En 1950, la consommation s\u2019améliore pour atteindre environ 24.5 livres par personne.Si la consommation restait à ce niveau et que la population canadienne continuât d\u2019augmenter au présent rythme sans une augmentation correspondante de notre production beurrière, le Canada ne tarderait pas à compter parmi les pays importateurs de beurre.Notre industrie fromagère La production du fromage a beaucoup varié au Canada au cours des derniers vingt ans.Pendant la crise, notre production annuelle s\u2019est établie au-dessous de cent millions de livres.A la suite de la guerre, le gouvernement canadien adopta des mesures pour favoriser la production qui, en 1942, atteignit 207 millions de livres.De 1942 à 1949,1a production déclina graduellement pour atteindre seulement 89 millions de livres en 1948.La production augmenta au-dessus de 110 millions de livres en 1949 mais tomba à 98 millions l\u2019an dernier.Comme on peut le constater, notre production de fromage est loin d\u2019être régulière.Notre production québécoise a suivi les mêmes courbes quoique d\u2019une façon encore plus prononcée.Au cours des derniers dix ans, la production québécoise a varié entre 10 et 50 millions de livres, s\u2019établissant à un peu au delà de 20 millions de livres en 1949 et 1950.La production commerciale canadienne de fromage se centralise dans Québec et Ontario.En 1949, ces deux provinces ont produit 94% de la production totale canadienne.Notre province produit généralement un surplus de fromage.Au cours de la dernière année pour laquelle nous avons des chiffres précis, soit 1949, le marché domestique a absorbé 53.8 millions de livres de fromage cheddar tandis que nous en avons exporté 39.8 millions de livres.La balance était en entrepôt à la fin de l\u2019année.Cette année-là fut une période de haute consommation domestique parce que le gouvernement canadien ne réquisitionna pas le fromage destiné à remplir nos engagements envers l\u2019Angleterre.Et notre opinion est que ce chiffre peut représenter assez bien le niveau de notre consommation domestique lorsque le consommateur peut obtenir du fromage régulièrement.Par personne, par année, a la ferait donc un peu au-dessus de quatre livres.Il s\u2019agit là d\u2019une très faible consommation.Le Canadien se classe au 18e rang comme consommateur de fromage.Le Danois en consomme 17.8 livres par année.Le Français 9.6 livres, l'Anglais 8.6 livres, l\u2019Américain 7.2 livres, etc.Ces chiffres aideront l\u2019élève à comprendre pourquoi les producteurs de lait croient que l\u2019on peut augmenter notre consommation de fromage par une bonne publicité.Il faut apprendre à ht ménagère canadienne la valeur de notre fromage cheddar.Si le Canadien était simplement un consommateur moyen de fromage, notre marché domestique réussirait à absorber notre production nationale.Nous pourrions assez facilement obtenir ce résultat par la mise sur le marché de notre pays de notre fromage de première qualité mûri à point.Depuis quelques années, l\u2019on note au pays une tendance assez nette vers une plus grande consommation de fromage fondu.Aujourd\u2019hui, le Canada produit une quarantaine de variétés de fromage qui, dans le commerce, sont désignés sous divers noms.Nous importons aussi régulièrement des fromages européens de la Suisse, de la France, etc., tels le Roquefort, le Gruyère suisse, le Ca-menbert, le Gouda hollandais, le Limburger, etc.Quelques-uns de ces types étrangers de fromage sont fabriqués au Canada mais ne sont pas vendus sous les désignations européennes.En 1948, les manufacturiers de fromages autres que le cheddar ont acheté 50.8 % du cheddar mis à la disposition du public canadien pour le transformer en divers fromages fondus.L\u2019on compte au delà d\u2019une vingtaine de ces manufacturiers au pays et, en 1949, leur production globale atteignit 34 millions de livres.Le fromage cheddar qui n\u2019est pas consommé tel quel an pays ou transformé en fromage fondu est exporté principalement à l\u2019Angleterre.Et cela depuis des années.Avant la dernière guerre, nous en vendions un peu ailleurs, entre autres aux Etats-Unis et à certaines possessions anglaises.A partir de 1940, tout notre fromage cheddar destiné à l\u2019exportation a exclusivement été vendu aux Anglais.Non seulement avons-nous expédié nos seuls surplus mais, en outre, le gouvernement canadien réquisitionnait le fromage pour remplir les engagements qu\u2019il avait contractés envers le Royaume-Uni.Le fromage canadien jouit sur le marché anglais d\u2019une grande réputation.Notre cheddar se rapproche du cheddar produit sur les fermes anglaises, fromage le plus estimé par le Britannique.En plus notre produit étant fait de lait non pasteurisé, il mûrit mieux.D\u2019une façon générale, les acheteurs britanniques ont toujours payé une prime au fromage canadien marquant par là une préférence décisive.Si nous perdons le marché anglais pour une raison ou une autre, nous devrions pouvoir assez facilement écouler notre surplus ailleurs.Le nombre de pays importateurs de fromage dépasse la trentaine.Dans la plupart d\u2019entre eux, le cheddar est transformé en différentes variétés nationales.Il s\u2019agira de savoir si ces pays peuvent nous payer un prix raisonnable et s\u2019ils disposent de ressources financières suffisantes.Nous exportons également un peu de fromage fondu, environ un million de livres pjir année en moyenne.En retour, nos importations de fromage fondu ont, par exemple, atteint les deux millions de livres en 1949.Il y a quelque temps, le Canada a acheté environ quatre millions de livres de fromage néo-zélandais.Ce fromage cheddar est fait de lait pasteurisé.Il a été entièrement acheté par les manufacturiers de fromage fondu.Habituellement, le Canada n\u2019importe pas de cheddar, cela se comprend.Une telle pratique est justifiable seulement dans le cas d\u2019une rareté.Questionnaire 1.\t\u2014Quelle est la proportion de la production ca- nadienne de lait produite dans Québec?2.\t\u2014Quelle est la proportion de notre production totale de lait qui doit subir une transformation avant la consommation?3.\t\u2014Quelle est la province canadienne qui produit le plus de beurre?L\u2014Québec produit-il suffisamment de beurre pour répondre à ses besoins?5.\u2014Quelles sont les deux provinces qui produisent à elles seules presque tout le fromage canadien?0.\u2014Le Canadien est-il un grand consommateur de fromage?7.\u2014Quel a été jusqu\u2019ici notre principal acheteur de fromage? Pag* 70 3 LA TERRE DE CHEZ NOUS ~ t-E 7 FEVRIER 1951 «WP* -, -\u2022 \u2022$: *?:Æ y*#?j pC 3K«sk \u2014'C'nv >X4?£- fab#.au p?£°ramada ,a cô?a nord du »0,,« Burrard accueille Ut citoyens d* Vancouver par cat froldet fe n.Jo,nV*rdu P«m0nU9rM ;rndl8\u2018M b*ifln4V d* nüa9\u201c\tda d* \u2022« paquebo' rrincess Joan du Pacifique Canadien au moment ou il part pour Nanaimo.RUIWÜ Cet honneur est certainement mérité, car cette caisse est une des plus actives de la province et l\u2019une des plus considérables.Au cours du mois d\u2019octobre, son actif a augmenté de plus de $4.000 pour atteindre le montant de $100,057.99 et se placer ainsi dans la catégorie ds caisses qui ont atteint leur premier cent mille dollars.La caisse de Saint-Basile fut fondée le 1er mars 1939.par le grand apôtre des' Caisses populaires du Madavvaska, M.l'abbé Ben Saindon.Le premier gérant fut M.Côme-L.Fournier, remplacé l\u2019année suivante par M.Alpjiée Michaud.En 1942, M.Maurice Voisine acceptait la gérance de la caisse et, depuis, il sest dévoué sans compter ses peines, de sorte qu\u2019on peut attribuer une large part de son succès à l\u2019esprit de dévouement de son gérant.Le premier bureau d\u2019administration comprenait les personnes suivantes: MM.le Dr Honoré Cyr, Côme Fournier, Lévite Laforge, Nérée Cyr et Albert Lord.Cette caisse s\u2019est développée normalement.Le tableau suivant indique bien l\u2019esprit progressif des membres: Années\tActif\tSociétaires 1939\tS 360.70\t131 1910\t2,034.41\t213 1941\t3,853.72\t243 1942\t6,121.52\t255 1943\t18,806.93\t289 1944\t34.706.72\t396 1945\t67,049.08\t532 1946\t83,654.80\t613 1947\t87,580.80\t620 1948\t102.081.36\t609 1949\t97,666.42\t626 1950\t100,057.99\t741 Depuis sa fondation, la caisse a prêté la somme de $191,387.Elle compte, en moyenne, deux membres par famille, puisqu\u2019il y a dans la paroisse 350 familles.C\u2019est une belle réalisation.Le curé de cette paroisse, si active dans tous les domaines, est M.l\u2019abbé Ernest Lang, qui est également l\u2019un des pionniers du mouvement coopératif dans le comté.Sous la sage direction de ce coopérateur éclairé, la caisse de Saint-Basile obtiendra de plus grands ' isuccès \u2018encore dar; l\u2019avenir.Les directeurs actuels de la ca se sont MM.Adrien Durepos, président, Maurille Voisine, gérai:: Léopold Bédard, vice-président Alphonse Plletier, Nerée Cyr, \\ fred Lévesque et Thaddée Voisine Le comité du crédit est conipo \u2022\u2022 de MM.Willie Albert, Joseph Sou cy et Fred Lajoie.Le comité do surveillance, de MM.Elphège Le vasseur.Conrad Soucy et Henri Pelletier.AUTRES CAISSES GAGNANTES Dans le comté de Westmorland, la caisse de l\u2019Assomption de Moue-ton s\u2019est classée première avec 3.884 points, soit quelques [Joints seulement de moins que la caisse gagnante.Cette caisse a fait des progrès remarquables depuis quelque temps.Avec les grandes possibilités d\u2019avenir que possède cette organisation, nous pourrions voir bientôt une caisse très puissante dans la paroisse-mère.C\u2019est la caisse de Saint-Isidore qui remporte la palme pour le comté de Gloucester, avec 2,179 points.Dans Kent, la Caisse de Rngersville se classe première avec 2,254 points.Dans Restigouche, la caisse de Kedgwick a réussi à se classer première avec 1,290 points.Elle se rapproche sensiblement de celle de Saint-Quentin.CLASSEMENT.GENERAL Dans le classement général, c\u2019est encore la caisse de Saint-Antoine qui domine avec 16,882 points.C\u2019est une confortable avance de 3,676 points sur sa plus proche concurrente, la caisse de Cara-quet, qui compte 13,206 points.En troisième place, nous trou- (Suite à la page 27) Activités coopératives acadiennes Le Magasin coopératif de Hautc-Aboujaganc Le magasin coopératif de Hau-te-Aboujagane, fondé il y a quatre ans, est un foyer coopératif déjà très prospère.On attribue ce succès à l\u2019entraide qui unit les membres, au dévouement du gérant.aux directeurs qui comprennent leur devoir et au dévoué curé, M.l\u2019abbé Calixe Richard, venu prêter main-forte en maintes circonstances.L\u2019assemblée annuelle, qui avait lieu récemment groupait plus de 60 membres et plusieurs visiteurs.Le bilan présenté par M.Gérald Arseneault, propagandiste en coopération, montre que cette coopérative a fait un chiffre d\u2019affaires de plus de $65,000, soit une augmentation de 14 p.c.sur celui de l\u2019an dernier.L\u2019actif se chiffre à $14,922.Le surplus net atteint le montant de $3,704.Un intérêt de 3 p.c.sera payé sur les parts et une ristourne de 5 p.c.sur les achats.On a déjà payé en ristournes la somme de $11,400 depuis la fondation de la coopérative qui compte 91 membres.Elle en avait 81 l\u2019an dernier.On achète beaucoup de la centrale, la \u201cMaritime Co-operative Services\u201d et la ristourne qui s'accumule forme déjà un beau montant.On a aussi acheté 25 parts de $25 chacune de cette coopérative de gros.Le gérant, M.Jacob Drisdelle, fait du beau travail à l'administration de cette coopérative, et les directeurs, dont M.Edgar Forest, est le président, font un magnifique travail dans la surveillance de leur coopérative.M.Forest présenta un exposé des activités de la coopérative des devoirs des directeurs, des projets d\u2019avenir comportant l\u2019expansion des services coopératifs, des appréciations pour les services reçus de part et d\u2019autre, montrant le bon esprit coopératif des membres.M.Fis Blanchard analysant le bilan, fit remarquer que la coopérative s'est améliorée financièrement d'année en année.Elle est en bonne posture financière, quoiqu\u2019il y ait un peu d'amélioration à faire au point de vue capital, \u201cmais en laissant les ristournes en parts-actions, dit-il, vous avez là ce qui vous manque.L\u2019administration est très bonne.Le roulement de la marchandise est de dix fois au cours de l\u2019année.La marge brute est bonne elle aussi.Les dépenses étant peu élevées, vous pouvez constater le beau surplus obtenu\".Les directeurs suivants furent réélus: MM.Willie Léger, Albert Melanson, et Alphonse Léger.Ceux-ci s\u2019étaient réunis chaque mois durant l'année.La moyenne dps directeurs qui assistaient aux assemblées a été de 10.4.M.Blanchard parla surtout d\u2019agriculture.Il déplora le fait que nos jeunes s\u2019en vont travailler ailleurs, parfois pour ne plus revenir.Il les encouragea à aimer la terre qui produit si bien lorsqu\u2019elle est bien travaillée et qui paie si bien lorsqu'on sait l'administrer.A propos des forêts, il déplora le fait que l\u2019on pratique la coupe du bois d'une façon ruineuse et que, dans un avenir rapproché, l'on ne pourra plus retirer ce que l\u2019on est en droit d'en attendre.M.Gérald Arseneau félicita le gérant, le bureau de direction et les membres du beau travail accompli durant l\u2019année.Il souligna l\u2019entraide qui existe dans la paroisse.11 fit remarquer que c\u2019est une qualité qui existait chez nos ancêtres.11 faut tout faire pour la conserver.La coopération bien organisée est une garantie pour l'avenir.Il faut soutenir l'union cooperative, car T'union fait la force\" et nous avons besoin de finances.C\u2019est par nos coopératives que nous les obtidndrons.L\u2019héritage à laisser à nos enfants sera meilleur.Il les encouragea à continuer d'appuyer leur coopérative comme par le passé, et encore mieux si possible.\u201cEncouragez les jeunes à suivre vos pas\u201d.M le curé Calixte Richard, dont tous connaissent le dévouement envers les oeuvres paroissiales, dit que cette réunion annuelle est réellement un banquet, c'est-à-dire un bon repas intellectuel.Il félicite tous les membres qui appuient si bien leur magasin coopératif, les directeurs qui se dévouent pour assurer la bonne marche de leur association et le gérant qui administre si bien le magasin.Il fait remarquer qu\u2019avec la coopérative, l\u2019on a plus besoin de se déranger pour aller aux villes voisines faire les achats nécessaires, ce qui épargne du temps et de l\u2019argent.M.le curé exhorta enfin les membres à ne pas négliger l\u2019étude et leur demanda de continuer leur bon travail afin que l\u2019an prochain on puisse présenter un aussi bon rapport.Un vote de remerciements fut présenté à M.l\u2019abbé Richard, au gérant, aux directeurs ainsi qu'à ceux qui s'étaient dérangés pour assister à cette réunion.Le concours des Caisses acadiennes Les dernières statistiques pour le grand concours d\u2019épargne et de recrutement de la Fédération des Caisses populaires indiquent que la Caisse de Saint-Basile de Ma- ! dawaska s'est classée première de la province pour le mois d\u2019octo-bre.cc U vC|f?% POUSSINS CERTIFIÉS Les Couvoirs Coopératifs Certifiés i°nt reconnus, non seulement dans la province, mais ailleurs au Canada et aux Etats-Unis, comme producteurs de poussins de haute qualité.LES COUVOIRS COOPERATIFS CERTIFIES OPERENT SOUS LA SURVEILLANCE DU MINISTERE PROVINCIAL DE L'AGRICULTURE LES POUSSINS CERTIFIES DES POUVOIRS COOPERATIFS VOUS OFFRENT LES MEILLEURES GARANTIES DE QUALITE DEMANDEZ INFORMATIONS ET PRIX Couvoir coopératif de Marieville Etabli en 1932 \u2014 Approuvé Achetez vos poussins de qualité garantie.Expédiés transport PAYE.Choix de 8 races à 1 Jour ou en croissance.Dindonneaux bronzés.Geo.-H.ARES, gérant Couvoir coopératif d« St-Antoine Comté Verchères Demandez notre liste de prix.Capacité : 108,000.Races : : P.R.B., L.s., hybrides.Epreuve : Rapide.Reaction : 0'-.Poulettes de 4 semaines et plus à veudre.Thos MARCHESSAULT, gér.Couvoir coopératif certifié de St-Augustin Comté de Portneuf Capacité : 68.000 oeufs.Races : P.R B.- L.B.Hybrides \u2014 R.I.R Epreuve rapide, Reactlou : 0'.:,.Raymond COTE, gérant Couvoir coopératif de St-Eugène Capacité : 18,000 oeufs Races : New-Hampshire, Sussex Hybrides : N.H.avec Sussex.Eugène FRECHETTE, gérant Couvoir coopératif de St-lsidore Comté de Dorchester Epreuve : rapide.Reaction : 0't.Capacité : 72,000 .veufs.Races : P.H.B \u2014 N.H.\u2014 L.S Hybrides.Epreuve : rapide.Réactlou : 0' .Benoît PARENT, gérant Société Coopérative agricole des Fermes du Nord St-Jovite Comté de Terrebonne, C.P.40 Capacité : 32,000 oeufs par semaine.Races : P U B.Hybrides : N.H.x P.R B Yyandotte : N.H Epreuve rapide avec Antigen Connaught.Réaction : O'.Gabriel LAJEUNESSE, gér.Couvoir coopératif de Ste-Louise L'ISLET Capacité : 85.000 Oeufs.Races : Broad-Breast.P.R B.x H.H.\u2014 Dindes bronzées Epreuve rapide.Réaction : 0%.Martial TARDIF, gérant Couvoir coopératif de dindons St-Pamphile L'Islet Capacité : 28.008 oeuls.Races : Bronzé : Standard-Broad Breast, Broad-Breast x Standard i Hybride i.Réaction : 0',.Reproducteurs de qualité, éleveurs d\u2019expérience.L an dernier, un résultat d'éclo-slon de 72\", pour la saison d'in-cubatlo.i.sujet rejeté non compris.Edmond LEVESQUE, gérant RACES : \u2014 P.R.B., Plymouth Rock Light Sussex; P.R.B.x N.H., DINDES : \u2014 B.B., broadbrested; B Syndicat avicole de Vallée Jonction Beauce Capacité : 66.000 oeufs.P.acr-s : P.R.B._ N.H.R .L.S P.R B.x N.H H , L.S X NH.R Réaction : 0'/,.Valérien CLOUTIER, gérant huHrfHe:«L^B ol'e9horu blanebe; N H-A\u201e New-Hampshire rouge; L.S., hybrides de Plymouth Rock barré avec New-Hampshire.bronzes; STD., standard. I*H« 31 LK T PIVRIIR 1*S1 LA TIRRI M CHIZ NOUI Ancienne tradition à.d* la page 16) nisé une autre fête pour tous les petits enfants de la paroisse.Au jour fixé, tous accoururent au rendez-vous, accompagnés de leurs parents venus des rangs les plus reculés de la paroisse, comme ceux du village.Après un moment de silence.et au signal donné, les chants de Noël se firent entendre: Sainte-Nuit, Ça bergers assemblons-nous, les Anges dans nos campagnes.Et voici que tout à coup, le petit Jésus, (personnifié par un bel enfant de la paroisse) apparut au milieu des anges et accompagné de sa Mère, souriant à tous et à chacun.Puis, grâce à la générosité d\u2019un de nos touristes, M.Alphée Ladouceur, grand ami des enfants, il distribua a tous, petits et grands, les douceurs que jadis, nous attendions avec la foi naïve et sincère inspirée pas nos mères chrétiennes.Et les chants continuèrent.Il est né le Divin Enfant, Gloire au Sauveur de l\u2019univers, etc, etc.Devant çe tableau magnifique et ravissant, M.le curé ne put s\u2019empêcher de féliciter les organisatrices d'une telle fête, et fit comprendre aux petits que tous les biens nous viennent du petit Jé-aus, qui les fait passer par les mains de sa sainte Mère.Puissions-nous, dit-il, continuer ces belles traditions d\u2019autrefois, qui sont ni plus ni moins qu\u2019un avant-goût de la réalité qui nous attend un jour dans le ciel.Il leur doit aussi de prier pour ce bienfaiteur généreux, qui malgré la distance, a trouvé le moyen de faire plaisir à tous les petits enfants et paroissiens de Pontmain.Enfin, un dernier chant, suivi de la bénédiction de M.le curé, et le beau tableau disparut laissant dans le coeur de tous, l\u2019impression d\u2019une fête des cieux.Emma DUPONT, présidente DOUBLE FETE Dernièrement, sur l\u2019invitation de Mine Ernest Bondu, vice-présidente actuelle du cercle, les Fermières se sont rendues au Lac des Ours, afin de célébrer discrètement l\u2019anniversaire de naissance de leur présidente, Mlle Emma Dupont, et lui témoigner en même temps, leur reconnaissance pour son inlassable dévouement à l\u2019U.C.F.Cependant, ayant appris, que par une heureuse coïncidence, Aime Bondu était née le même jour, les Fermières avaient préparé une double \"fête, dans le but de ménagère à cette dernière, la même surprise, et lui prouver également, qu\u2019elles n\u2019oublient pas les nombreux services qu\u2019elle a rendus au Cercle depuis sa fondation.Arrivées sur les lieux, toutes les Fermières étaient anxieuses de voir se dénouer leur joyeuse intrigue, puis, voici que tout à coup, Mlle Thérèse Bondu, accompagnée de charmantes jeunes filles, se fit l\u2019interprète de toutes ses compagnes, pour exprimer aux deux héroïnes de la fête, les sentiments de reconnaissance et les voeux formulés pour chacune.Les jeunes filles s\u2019avancèrent pour présenter deux magnifiques bouquets, ornés d'une substantielle offrande, composée des dons personnels offerts par les Fermières.Quoique très surprises et émues, les deux récipiendaires remercièrent cordialement leurs compagnes, les assurant une fois de plus, de leur entier dévouement aux membres et à l\u2019U.C.F.Ensuite, un véritable banquet fut servi à toutes les personnes présentes, qui se Vous vous sentez étourdi?Vous n'avez pas d\u2019entrain?LA CONSTIPATION peut être la cause Défi millions de personnes se sentent mieux grâce aux tablettes NR qui soulagent des maux de tête, de la sensation de fatigue, causés par l\u2019irrégula-ri r.Action complète, plaisante.Les NR font effet le matin, sont toutes végéta es.Deux forces, NR et NT junior (1 ;i de la dose) pour une action très douce.I.régulières ordinaires ou en robées I 'Te.Les Juniors enrobées de su-c lenient, 25c, 50c et $1.PRENEZ NIt au coucher RIEN-ETRE au lever.sont régalées de» bonnes choses servies par les demoiselles Bondu, sans oublier les succulents gâteaux offerts par les Fermières, en l\u2019honneur de leur présidente et de leur vice-présidente.Enfin, un répertoire de bonnes chansons fut exécuté par nos fermières, et, comme nous étions encore dans l\u2019atmosphère des Fêtes, tous les chants de Noël y ont passé.Puis, après s\u2019être récrées chrétiennement, toutes sont retournées dans leur foyer, heureuses et satisfaites, d\u2019avoir accompli un devçir reconnaissant envers leurs directrices, tout en passant une agréable soirée.Nouvelle méthode de conservation des oeufs On applique maintenant en An gleterre une méthode pour Panic lioration de la conservation des oeufs par immersion dans l\u2019huile.Des épreuves faites avec une huile spéciale ont démontré que le traitement à l\u2019huile d\u2019oeufs frais pondus, avant le dépôt à l\u2019entrepôt frigorifique, en conserve le goût et la qualité jusqu\u2019à sept mois durant L\u2019huile pénètre dans les pores de la coquille, ce qui réduit la déperdition d\u2019humidité et de bioxide de carbone et rend difficile aux microbes la pénétration à l\u2019intérieur.Ces huiles sont inodores, incolores et sans saveur; elle ne nuisent aucunement à l\u2019oeuf.La v«rtu de tempérance (suite de U page 14) Vertu cardinale, la tempérance consiste à rechercher tout ce qui est nécessaire à la santé du corps et à rejeter tout ce qui peut lui nuire et le rendre mauvais serviteur à l\u2019âme, pour mieux remplir son devoir d'état et mieux servir Dieu.C\u2019est donc dans un sens restreint qu'on définit la tempérance: la modération dans le boire et le manger.Elle se distingue de l'abstinence qui consiste à se priver totalement d\u2019une jouissance légitime, comme de l'usage de boisson alcoolique par exemple, pour des raisons d'hygiène, de ¦mortification ou de défense sociale.Pareille attitude est louable, vu les intentions.L\u2019abstinence sur'un point est un entraînement à la modération dans les autres domaines.Les grands moyens de conquérir la vertu de tempérance sont encore la mortification et la prière.Mortification d'abord, parce qu\u2019elle s\u2019oppose directement au désordre que l\u2019on veut corriger ou prévenir.Mais pour vouloir se mortifier, et savoir s\u2019imposer de petites privations quotidiennes, il faut une grâce intérieure fortifiante que Dieu seul peut produire dans l'âme.C'est pourquoi la prière est aussi nécessaire que la mortification pour acquérir la maîtrise de soi.\"Sans Moi, dit Notre-Seigneur, vous ne pouvez rien faire\".\"Demandez et vous recevrez\".ANNONCE\u2014 Pour enrayer une foux obstinée, faite» cette mixture chez vous Voici une Ylolllo recette qui constl tue un bon moyen de soulager une toux d\u2019hiver, comme des milliers de ménagères l\u2019ont constaté.Elle re prépare en tin moment, est peu coûteuse, et elle procure un soulagement rapide.Procurez-vous A n\u2019Importé quelle pharmacie une boutell'e de 2>3 onces de Plncx.Mettez dans une bouteille de 16 onces et remplissez cello-cl de sirop de sucre granulé, composé de 2 tasses de sucre et d\u2019une tusse d\u2019eau que vous agitez quelques Instants Jusqu\u2019A dissolution.Pas besoin de feu.Se prépare facilement.Ou vous pouvez employer du sirop de maïs eu de miel liquid,i au lieu de simple sucre.Vous faites ainsi 16 onces d\u2019un remède efficace et vous en avez quatre fols autant pour votre argent.11 ne se gAtera Jamais et les enfants l\u2019alnunt.Cette préparation domestique adoucit les membranes enflammées de la gorge nvcc une atsc surprenante.Elle détache le phlegme et mime la toux de façon vraiment surprenante.Plncx est un composé concentre d\u2019ingrédients rulmants recommandé pour ses effets adoucissants sur les membranes de la gorge.Argent remis si l\u2019on n\u2019est pas entièrement satisfait.VOUS TROUVEREZ PLUS PRATIQUE DE VOUS PROCURER l.E PINEX PREPARE, PRF.T A SERVIR.L'U.C.C.\u2022 été, dans bien daa paroiists, é l'origine de la caitae populaire, de la coopérative où d'une autre oeuvre économique ou sociale, il ne faut pat oublier.V.7 \u2022 é 1 On écrit de partout: donne plus de mousse.plus vite ! / Jure »u »oIcui L'opinion rurale (s- de la page vingt) vons la caisse de Saint-André avec 11,907 points, et en quatrième position, la caisse de Memramcook, avec 10,954 points.La cinquième place est occupée par la caisse de Saint-Quentin, qui compte 9,655 points.Dieppe vient ensuite avec 9,556 points.En septième place, on trouve la caisse de Pointe-Verte avec 8,659 points.Celle de Kidgwick occupe le huitième rang avec 8,628 points.Voici les autres caisses qui ont j plus de 5,000 points: Sainte-Anne de Madawaska, 6,496; Grande-Anse, 6,352; Scoudouc, 6,063: l\u2019Assomption, 5,712; Lewisville, 5,552.Les chances de gagner restent assez bonnes pour n'importe quelle de ces caisses.L\u2019avenir réserve des surprises agréables pour certaines caisses et moins intéressantes pour d\u2019autres.Aviculteurs Progressifs Pour\tde mell- fl I TP Mil fl fl leur* profits, comman-nilUHUUII.daz vos poussins à bonne heure.\t\u2014- Offrons des poussins de première qualité, issus de coqs' R.O.P.A votre choix dans les races suivantes : PLYMOUTH ROCK BARRE \u2014 LEGHORN \u2014 NEW-HAMPSHIRE SUSSEX \u2014 HYBRIDES (P.R.B.A New-Hampshires).Avons aussi des dindonneaux bronzés, ainsi que poulettes âgées, de première qualité, de deux semaines et plus.Aucun réacteur.Capacité : 132,000 oeufs.Première éclosion pour l\u2019année 1951, le 5 février.Demandez notre liste de prix et commandez immédiatement, au Couvoir Coopératif Certifié ef Approuvé ST-RAYMOND, Co.PORTNEUF.B.P.477\tTél.: 16 SERVICE et QUALITE fas* 21 LA TERRI DI CHEZ NOUS Visile aux (tataiooitérafifs de Québec-Sud Une visite aux chantiers coopératifs est toujours un plaisir pour reux qui ont l'avantage de s'y ren-Ire et de prendre contact avec les Sûcherons.Ce plaisir et cette joie furent lonnés à M.Emile Bolduc, de St-Teorges, propagandiste et secrétaire de la Fédération de l\u2019U.C.C.de Québec-Sud, M.l\u2019abbé J.Patry, vi-j raire à Saint-Georges de Beauce, I (t M.l\u2019abbé J.-Arthur Nadeau, ' ruré de Saint-Alfred et aumônier | régional de l\u2019U.C.C., au cours de j la semaine du 14 janvier.Grâce à l'obligeance de M.Bol-luc, organisateur du voyage, qui mit gracieusement à la disposition des voyageurs son automobile et la conduit de main de maître, le voyage se fit dans des conditions on ne peut plus avantageuse.Le départ, fixé au lundi après-midi, 15 janvier, s\u2019effectua sans encombre et rapidement jusqu\u2019à Pintcndre, puis le mauvais temps, déjà menaçant, se change en véri- Nous passons la nuit dans la ville de Québec, qui a essuyé la tempête au cours de la journée et ne semble pas trop en porter de marques sensibles.Mardi avant-midi, départ de Québec vers Valcartier et Rivière-aux-Pins; temps magnifique, un peu froid, les routes sont en bonne condition.L\u2019auto roule à vive allure, traverse la ville, remonte vers le nord, traverse le camp Valcartier et atteint bientôt, vers Il heures, les camps du chantier no 1 et le dépôt de la Fédération des chantiers coopératifs de l'U.C.C.de Québec-Sud, non sans qu\u2019il soit nécessaire de pousser une fois encore dans une côte assez raide que de malencontreux camions nous précédant ont obstruée, sur le haut.Au chantier no 1 et dépôt de la Fédération, il est très agréable de rencontrer et de saluer le président de la Fédération, M.Benoit Gosselin, le secrétaire, M.Fabien Roy, M.R.Lantagne, gérant du nons par un autre chemin, afin de voir ce qu'on appelle la \"slousse\u201d, espèce de dalle en bois rond, servant à faire glisser les billes en bas de la montagne jusqu'à la jetée où les camions les prendront pour les transporter à la rivière.Le \u201chalage\u201d présente des difficultés, à preuve la fatigue visible des chevaux, les dires des charretiers, et les petits contretemps I constatés, entre autres, une voiture renversée sur le côté et brisée, le conducteur étant allé aux réparations.Un autre descend sa lourde charge qui s'allonge de deux respectables \u201cveaux\" ralentissant l\u2019allure de l\u2019équipage.A la \u201cslous-se\u201d, toutes les billes sont lancées et dévalent à qui mieux mieux faisant un bond prodigieux au bout de leur course folle.L\u2019opération au chantier no 1 a demandé beaucoup d'attention et de calcul avisé de la part des organisateurs et exige de la générosité et du courage de la part des bûcherons?Tous, cependant, sont r tient un forum.Plusieurs questions, sur divers sujets, sont posées et résolues.Le lendemain, la messe st dite à la cuisine, à 5 heures.Beaucoup de communions là encore.Après le déjeuner les hommes retournent au travail.La journée s\u2019annonce belle.Température plutôt douce.Les camions \u2014 au delà d'une douzaine \u2014 continuent le charroyage du bois des chantiers nos 1 et 2, tandis que la niveleuse ouvre les chemins de sorties des chantiers nos 3 et 4.le r pivriir mi Voici l\u2019aspect qua présentent i la vue ¦«u visiteur le dépôt de la Fédération des chantiers coopératifs de Québec-sud et les camps de bûcherons de ce chantier é la Rivière-aux-Pins.L\u2019aumônier de la Fédération de l\u2019U.C.C.de Québec-sud, M.l\u2019abbé J.-Arthur Nadeau, a récemment visité ce chantier.Dans l\u2019article qui parait en cette page, il résume ses impressions.table tempête et ouragan: neige abondante, vent impétueux, froid intense et poudrerie aveuglante.Le trajet se poursuit sans doute un ' peu à l'aveuglette, mais sans trop d\u2019ennuis grâce à l\u2019habileté du chauffeur.Mais voilà que nous donnons sur un camion stationné en plein chemin, encombrant et fermant la route.Impossible d\u2019aller plus loin et pour cause: la route est complètement obstruée en avant par des voitures empêtrées dans des bancs de neige; il y a embouteillage.En peu de temps notre suite s\u2019allonge démesurément.Enfin, une souffleuse employée au déblaiement du chemin, passée en cours de route, s'amène et ouvre la voie.Nous suivons à allure, plus que modérée; très souvent, il faut s\u2019arrêter, parfois pousser à la roue pour dégager la voiture qui a de trop près frôlé le remblai et s\u2019est engagée dans la neige molle ou une ornière peu sûre.A la côte \u201cCouture\", près de Lévis, c\u2019est tout un rassemble-i- ment de voitures de toutes sortes qui se rencontrent sur les deux côtés, précédées de part et d'autre par un chasse-neige.Enfin, Lévis apparaît sous ses lumières scintillantes à travers la rafale, offrant aux voyageurs l'hospitalité accueillante de ses rues déblayées.Il serait téméraire d\u2019essayer de! nous rendre à la Rivière-aux-Pins1 le soir même, tel que projeté: la I tempête a dû faire des siennes là aussi; d\u2019ailleurs le retard subi \u2014t trois heures pour franchir quel-) que six à huit milles \u2014 ne présa-, ge rien d'avantageux pour en parcourir 25 en pleine nuit.chantier et autres connaissances.Une visite des camps a tôt fait de révéler l\u2019activité débordante qui y règne et la bonne organisation qui préside à la coupe et au transport du bois.Au diner qui suit, les hommes reviennent pour la plupart, \u2014 quelques-uns dînent sur la montagne, dans un petit camp aménagé à cet effet \u2014 les salutations se font de part et d\u2019autres.La variété des mets, l\u2019abondance des victuailles contribuent à aiguiser l\u2019appétit des bûcherons et des voyageurs qui font honneur au repas et rendent témoignage à l\u2019habileté et au savoir-faire des cuisiniers.D\u2019ail leurs, il en est de même aux autres chantiers de la Fédération.Les locaux sont bien tenus, l\u2019ordre et la propreté y régnent, révélant le souci constant de l\u2019ouvrage bien fait.Dans l\u2019après-midi, sous la direction de M.Lantagne, gérant du chantier no 1, nous escaladons la montagne voisine sur les versants de laquelle les hommes abattent et chaiTOyent le bois.L\u2019ascension est longue et fatigante, tellement qu'un compagnon et non des moins courageux, M.Emile Bolduc, rebrousse chemin sous prétexte de rencontrer les gens de Saint-Georges.Le panorama, du haut de cette montagne, serait magnifique et réjouissant si les hommes et les chevaux ne devaient pas escalader cette hauteur une ou deux fois par jour.Nous causons avec les bûcherons au travail; ils paraissent encouragés et la besogne est bien faite.Comme les Mages, nous reve- à la hauteur de la situation et escomptent un succès de l\u2019entreprise particulièrement difficile, vu les conditions peu avantageuses du terrain.Ce chantier comprend des bûcherons venant de sept ou huit paroisses de la Beauce et de Dorchester.C\u2019est un chantier coopératif école.Le soir, après la prière et le chapelet, selon l'usage et le règlement, on cause par petits groupes.La nuit vient apporter à tous un repos bien mérite.Mercredi matin, messe matinale à la cuisine, nombreuses communions, puis après le déjeuner, aux premières lueurs du matin, les hommes repartent vers la forêt poursuivre leur travail.Bientôt après nous nous dirigeons vers le chantier no 2, ou travaillent les gens de Lambton et de Saint-Zacharie; chemin faisant, des bagages sont laissés à la fourche du chemin du chantier no 3 \u2014 ciiantier paroissial Saint-Georges et Saint-Philibert \u2014 où M.l'abbé Patry et M.E.Bolduc iront passer la nuit et près d'une journée au milieu de coparoissiens.L\u2019abbé Nadeau restera au chantier no 2.M.Donat Gaulin, gérant du chantier no 2, nous reçoit très aimablement.Les hommes rentrent pour le diner qui se prend avec gaieté et bonne humeur.On fait honneur aux mets succulents préparés sous l'habile direction de M .Dominique Cloutier, cuisinier.L'après-midi nous trouve sur le parcours des équipes de travail vers les camps du chantier no 3.Il y a, le soir, réunion au camp.Après la prière et le chapelet, on Dans l'après-midi, M.Bolduc et son compagnon, M.l\u2019abbé Patry, reviennent prendre l'auto pour se rendre au chantier no 4, autre chantier coopératif école.Le trajet se fait rapidement, quoiqu'il faille aider à sortir la voiture de l'ornière qu\u2019elle s\u2019obstine à ne pas vouloir quitter de bon gré et l'abandonner à quelques arpents des camps.Les bagages et autels portatifs sont apportés à bras et i la voiture reste à la fourche du ) chemin à la garde des bons an-! ges.La réception au chantier no 4 est cordiale, comme aux autres j chantiers.Un visiteur enhardi et dont l'appétit a été aiguisé par la j marche, manifeste discrètement le désir de grignoter quelque chose.Aussitôt on fait préparer une collation qui ressemble plutôt à un repas complet qu\u2019à un goûter.Puis on visite les camps, on rencontre les préposés à leur entre- : tien, on prend un contact plus intime avec la vie et les opérations du chantier.Le souper réunit les quelque cinquante hommes, gais I et affables malgré la fatigue du jour.Un forum très animé et intéressant suit la prière du soir et le chapelet.Vendredi matin, messe très matinale, comme dans les autres chantiers.Après le déjeuner, préparatifs très peu compliqués de retour retardés quelque peu par le fait que M.Bolduc fait bénéficier plusieurs jeunes des avantages des assurances de l\u2019U.C.C.en prenant leurs propositions.Au retour, arrêt au dépôt de la fédération où nous rencontrons M.Paul Archambault, ingénieur con- -seil de la fédération, et M.Louis-Philippe Fillion, secrétaire de la1 Confédération des chantiers coopératifs de la province.La température s'est adoucie sensiblement et laisse présager ou de la neige ou de la pluie, ce qui serait un contre-temps sérieux j pour le charroyage par camions et pourrait affecter grandement les chemins en forêt.De fait, il neige j bientôt; la chaussée est glissante j et il faut la prudence et le savoir-fàire du chauffeur pour éviter à la voiture de prendre le fossé.Il est consolant de constater combien les chantiers coopératifs font oeuvre salutaire au point de vue moral et social, sans pour cela qu\u2019on néglige le point de vue économique.Nos jeunes \u2014- ils le sont en grande majorité \u2014 prennent conscience de leurs responsabilités, les assument généreusement et s\u2019en acquittent à la satisfaction de tous les intéressés.Les petites difficultés qui peuvent surgir, comme cela est normal, sont réglées dans un esprit de justice et de charité chrétiennes.Les opérations forestières, coupe et charroyage du bois, sont des travaux fatigants, mais la vie morale aide puissamment à les sanctifier et à les envisager autrement quand ils sont faits dans un chantier coopératif avec l'esprit et la mentalité qu'on doit y trouver.UNE POMPE A PRESSION ^ OTACO POUR PUITS PEU PROFONDS VOUS OFFRE LECONFORI DE LA VILU SUR LA FERME Voici des pom pes compactes, solides, allant jusqu\u2019à 3(X gallons à l'heure.Ceci signifie toute l\u2019eau nécessaire pour toute farm.«ee un surplus en cas de besoin.Renseignez-vous sur ces pompes aujourd'hui même.Améliorez l'efficacité et le confort de vivre sur la ferme.Aussi pompes pour puits profonds pouvant donner jusqu'à MO gallons d'eau à l'heure dans des puits allant Jusqu\u2019à Ru pieds de profondeur.Voyez votre a^ent Otaro ou écrivez à : Dépi I.TQ-1 THE OTACO LIMITED 515 avenue Viser, .Montréal 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