La terre de chez nous, 14 février 1951, mercredi 14 février 1951
[" VOL.XXII \u2014 No 51 LA TERRE OE CHEZ NOUS l'hebdomadaire agricole tran çâis le plus important d'A mèrique, est l'organe officiel et la propriété de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Viger Montréal, (24).CANADA MONTREAL MERCREDI.I,E 14 FEVRIER 1951 LA.B.C.des nouvelles § Le comité exécutif de l'U.C.C.M.Marion en tète, a présenté son mémoire annuel au conseil provincial des ministres, à Québec, le G février.Contrairement à l\u2019habitude, le document a été mal reçu.Une longun discussion de deux heures s'en est suivie qui n'a donne aucun résultat.Voir, en cette même page, le fidèle compte rendu de cette entrevue.historique.A Ottawa, aujourd'hui même, la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture présente son mémoire annuel au conseil des ministres.Compte rendu élaboré la semaine prochaine.M.Gardiner explique en Chambre des Communes l\u2019attitude du gouvernement au sujet des importations de beurre de la Nouvelle-Zélande.M.J.A.Pinsonneault, président de l\u2019Association des producteurs de betteraves à sucre de la pro l'iiice de Québec, a été réélu dernièrement, à Toronto, vice-président de l\u2019Association natiomle qui groupe les producteurs du Québec, de l\u2019Ontario, du Manitoba et de l\u2019Alberta.V.A bel Marion est choisi, à titre de vice-président de la Fédé- j ration canadienne de l\u2019Agricultu-j re et représentant de la classe agricole du Québec, comme mem- \\ bre du nouveau conseil national consultatif de la main-d\u2019oeuvre, | Le gouvernement n\u2019attend que des éloges L hon.M.Duplessis et ses ministres opposent une fin de non-recevoir à la plupart des demandes formulées dans le mémoire de l\u2019U.C.C.\u2014Entrevue mardi le 6 février avec le Comité exécutif \u2014 \u201cVous ne pensez pas qu\u2019il est important de remercier le gouvernement?\u201d \u2014 Ce que nous avons, nous le savons; ce que nous n\u2019avons pas, nous le demandons, répond le président général de l\u2019U.C.C., M.Abel Marion \u2014 Deux heures d\u2019entretiens épineux Par Dominique B EAU DI N 'En termes courtois .rr et énergiques1 \u201cLe Temp.s\u201d, de Québec, porte-parole de l\u2019Union Nationale, résume en ces termes l\u2019entrevue de l\u2019U.C.C.et du Conseil provincial des Ministres: \u201cLes délégués avaient un mémoire qui a surpris le premier ministre et ses collègues par le ton qu\u2019on lui avait donné.Au lieu de reconnaître les améliorations apportées par le gouvernement actuel à la classe agricole, les délégués se contentaient de réclamer.Le premier ministre n'a pas manqué de faire les mises au point qui s'imposaient en termes courtois et énergiques\u201d.M.J.-P, Linotte, de Québec, a été réélu président de la Société Ayrshire du Québec.La Société pomologique et fruitière du Québec demande de nouveau au gouvernement provincial de légaliser la fabrication du cidre de pommes dans la province.L'âssemblée annuelle de la Fédérée La Coopérative fédérée de Québec, qu'on appelle communément la centrale des coopératives ou la fédération de coopératives, tiendra sa vingt-neuvième assemblée annuelle au cours de la semaine prochaine, plus précisément les 21 et 22 février en l\u2019hôtel Mont-Royal, à Montréal.Dans sa page hebdomadaire, qui parait chaque semaine dans la \u201cTerre de Chez Nous\u201d, la direction de la Fédérée a donné d\u2019abondants renseignements sur la tenue de cette assemblée.On n'a qu\u2019à se référer aux plus récents numéros ainsi qu'à celui-ci.Cette assemblée, qui dure deux jours comme à l\u2019accoutumé, sera présidée par M.J.-A.Pinsonneault.Le président, selon la cou-tuine, souhaite la bienvenue aux delegués et visiteurs et prononce le discours d\u2019ouverture qui est d'ordinaire une revue générale des principaux faits de l'année en niatière de coopération.Le gérant général.M.H.-C.Bois, présente ensuite le rapport des activités de l'année écoulée et esquisse le programme du prochain exercice.Cette assemblée est très importante pour les coopérateurs qui l\u2019attendent toujours avec impatience.On compte, comme par les années passées, sur une très nombreuse assistance.Les importations de beurre el M.Gardiner Explications données por le Ministre au sujet des importations de la Nouvelle-Zélande \u2014 La régie sera imposée si c'est nécessaire \u201cLes régies sur l\u2019importation de beurre au Canada seront probablement imposées au cours des prochaines années si le besoin s\u2018en fait sentir\".C\u2019est ce qu\u2019à déclaré ces jours derniers à la Chambre des Communes le ministre fédéral de l\u2019Agriculture, Thon.J.-G.Gardiner, qui a expliqué le geste posé par le gouvernement qui avait adopté un arrêté ministériel en ce sens puis l\u2019a révoqué.Cet arrête avait été adopté au moment où l\u2019on savait que des importateurs canadiens avaient commandé 4,500,000 livres de beurre de la Nouvelle-Zélande qui ne devaient, au dire des intérêts concernés, porter aucun préjudice aux producteurs canadiens.Le beurre de la Nouvelle-Zélande peut actuellement être expédié au Canada.Le Canada a imposé une régie sur les importations à venir, a expliqué M.Gardiner, sans avoir recours aux moyens légaux.Voici comment, d\u2019après M.Gardiner: Les importateurs ont consenti à remettre à la Commission de l\u2019industrie laitière une livre de beurre importé pour chaque livre qu\u2019ils achèteraient par l\u2019entremise de cet organisme.Cela veut dire, a ajouté M.Gardiner, que la régie profitera à la fois au producteur et au consommateur.Le gouvernement verra à ce que, durant la morte saison, les prix ne haussent pas au-dessus du prix en cours pendant la saison de production.Le ministre rappela ensuite qu\u2019il y avait eu conflit entre le gouvernement et quatre grandes compagnies importatrices quant à la nécessité de faire entrer du beurre au Canada.Le gouvernement fit savoir à ces compagnies qu\u2019elles devraient d\u2019abord avoir l\u2019autorisation du fédéral avant d\u2019importer du beurre, puisqu'il y avait assez de beurre au Canada pour satisfaire aux besoins de la population jusqu'au 1er mai.L* Comité Exécutif d» l'U.C.C.» été reçu mardi, la 6 février, dan* l'avant-midi, par le premier ministre de la province, l'hon.Maurice Duplessis et quelques-uns de ces collègues.Le président général, M.Abel Marion, a lu le mémoire dont la \"Terre de Chex Nous\" a publié le texte complet en page 2 la semalna darnièra, La radio et les journaux quotidiens ont déjà donné da cette entrevue des rapports Incomplets, mais dont le ton restait, malgré tout, généralement correct.Nos lecteurs déjà informés savant donc que la réception da l'année a tranché avec celle des années précédantes et qu'alla a pris l'allure inattendue d'une assemblée contradictoire.Dans la mesura où deux heures de conversation peuvent être objectivement résumées, la \"Terre ds Chai Nous\" s\u2019efforcera d'évoquer cette atmosphère parlementaire et cet échange de discours et do propos.LA GRANDE DECEPTION Toi que rédigé, le mémoire de l'U.C.C.a grandement déçu le Conseil provincial des Ministres.Il n'exprimait pas suffisamment haut la reconnaissance des cultivateurs; il ne louait pas da )uste façon l'oeuvre agricole accomplie par la meilleur gouvernement que nous ayons ou depuis la onfédération; il avait la tort da contenir des demandas formulées dans nos congrès au lieu d'étra la panégyrique unanime at absolu du premier ministre et da ses collègues.Il a donc été pour eux une grande déception.A la suite d'interruptions fréquentes, M.Abel Merion e dit : \"Nous reconnaissons l'oeuvre accomplie par la Gouvernement; mail quand nous présentons un mémoire, c'est d'exposer les demandes de la classe agricole.Ce que nous avons, nous le savons; ce que nous n'avons pas, nous le demandons I \" Ceux qui ont lu le mémoire de l'U.C.C.reconnaîtront qu'il exprime une part raisonnable de gratitude et qu'il n'hésite pas à dire merci lorsqu'il le faut.Mais personne ne pouvait supposer chez les gouvernants une aussi Impérieuse soif d'éloges.Comme dit le poète, \"que cet exemple è tous serve au moins de leçon\" I En résumé, le premier ministre et ses collègues ont opposé une fin de non-recevoir ^ plupart des demandes formulées au nom de ses membres par l'U.C.C.En ce faisant, ils sont convaincus de bien servir les cul* ?ivateurs pour lesquels ils ont, jour et nuit, un amour de prédilection.O trop heureux l'habitant québécois s'il connaissait son bonheur ! LES MINISTRES PRESENTS Los délégués de l\u2019U.C.C.sont entrés un peu après 10 hrs de l\u2019avant-midi dans la salle du Conseil Exécutif.Les ministres présents étaient : l\u2019hon.M.Maurice Duplessis, premier ministre, l\u2019hon.Laurent Barré, ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.Onésime Gagnon, trésorier provincial, l\u2019hon.Antonio Talbot, ministre de la Voirie, l\u2019hon.Paul Sauvé, ministre d\u2019Etat.M.Hercule Itiendeau, député de Laprairie-Napierville, assistait aussi à l\u2019entrevue.0 L'U.C.C.Le Comité Exécutif de l\u2019U.C.C.était presque au complet.Les délégués étaient donc M.Abel Marion, président général, MM.Jean-Baptiste Lemoine et Samuel Audette, vice-présidents généraux, MM.Gérard Gauthier, Joseph Bouchard, Napoléon Mathieu, directeurs, M.Thuribe Belzile, secrétaire général.Me Jean-Paul Verchelden, conseiller juridique de l\u2019U.C.C., était présent de même que le directeur de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d, Dominique Beaudin.M.Abel Marion a donné lecture du mémoire et l\u2019entrevue a duré j environ deux heures.L'HON.M.BARRE L\u2019hon.Laurent Barré, ministre de l\u2019Agriculture, a d\u2019abord dit quelques mots en guise de présentation.Il n\u2019est guère besoin, a-t-il déclaré, de présenter l\u2019U.C.C., cai elle est bien connue.A jouer ce rôle, le ministre éprouve un sentiment d\u2019orgueil.Les cultivateurs comptent aujourd\u2019hui dans la province.Pour les recevoir, le premier ministre a interrompu la session.Quand l\u2019hon.Barré était jeune, ce n\u2019était pas brillant d\u2019être habitant.Ils ont bien monté depuis, les cultivateurs, et c\u2019est un sujet d\u2019orgueil.11 y a des gens aujourd'hui qui, sans l\u2019être, se vantent d\u2019être cultivateurs.Le dernier mouvement d\u2019orgueil du ministre est provoqué par les oeuvres agricoles du gouvernement depuis 1936.M.ABEL MARION I-e président général dit, en premier lieu, qu\u2019il concourt en ce qui a été dit par le ministre.La profession agricole a atteint aujourd\u2019hui un niveau plus élevé qu\u2019autrefois et c\u2019est un honneur que de pouvoir se dire cultivateur.M.Marion passe ensuite à la lecture du mémoire de l\u2019année, un mémoire qui était la reprise de Le comble pour M.Tancrède Labbé L\u2019hon.Tancrède Labbé, ministre.d\u2019Etat, assistait d l\u2019entrevue accordée par le Conseil provincial des ministres au Comité exécutif de l\u2019U.C.\u2014 Pendant la présentation dit mémoire, parlant haut à un voisin, il s'est exprimé comme suit: \u2014 \"Je n'ai jamais vu un rapport de cochon comme ça depuis le temps que je viens ici.\" Il a été le seul, d\u2019ailleurs, à parler d\u2019industrie animale.Un mémoire au cabinet fédéral Le président général de l'U.C.C., M.Abel Marion, est.parti hier soir pour Ottawa afin de prendre part aujourd'hui à une réunion du conseil exécutif de la Fédération Canadienne de l'Agriculture.On sait que M.Marion a été réélu vice-président de.cet organisme national, lors de la dernière assemblée générale tenue à Calgary.Les directeurs de la Fédération sont à mettre la dernière main au mémoire annuel qui doit être lu demain devant le cabinet des ministres fédéraux.\u201cLa Terre de Chez Nous\" de la semaine prochaine racontera dans le détail cette entrevue des cultivateurs avec leurs gouvernants d\u2019Ottawa.Dans le passé, l'accueil du cabinet fédéral a toujours été courtois et empressé.demandes formulées depuis quelques années et qui ne différait, ni par le ton ni par la forme, des documents de même genre déjà soumis aux autorités provinciales.EDUCATION ET CULTURE Le premier paragraphe du mémoire rappelle la position prise par l\u2019U.C.C.devant la Commission Royale d\u2019Enquête sur l\u2019avancement des Arts, des Lettres et des Sciences au Canada.Il promet l\u2019appui de l\u2019union aux initiatives que prendra le gouvernement \u201cpour affirmer de façon positive les droits incontestables de l\u2019Etat provincial dans les domaines de l\u2019éducation et de la culture\".Le premier ministre, l\u2019hon.M.Duplessis, déclare aussitôt son intention de discuter le mémoire point par point.Enchaînant immédiatement, il assure que la position du gouvernement, en matière d\u2019éducation et de culture est bien claire et que les droits de la pro-| vince seront sauvegardés.Le gouvernement provincial a refusé de i comparaître devant lu Commission ; fédérale Massey parce que la no-I initiation de cette commission par I Ottawa était une intrusion dans le ¦domaine de l\u2019éducation qui relève des provinces.La participation de ! Québec aurait été l\u2019admission im-1 plicite d\u2019un mandat que le gouvernement provincial considérait comme \u201cune usurpation\".UN COMITE CONSULTATIF M.Abel Marion reprend ]a lecture du mémoire de l\u2019U.C.C.\u2014 Le passage suivant redemande la création d\u2019un comité consultatif de l\u2019Agriculture.Maintenant son attitude des années passées, l\u2019hon.Laurent Barré, ministre de l\u2019Agriculture, répond par la négative.Il lui apparaît préférable de consulter des spécialistes chaque fois que se pose un problème particulier.Cette méthode lui semble préférable à l\u2019établissement d\u2019un comité qui prétendrait avoir sui tout \u201cune compétence générale\", mais qui, en ré-\u2019ùé, n\u2019en aurait aucune.La demande d\u2019un comité consultatif se termine par la formule consacrée : \"Nous ne cesserons de prier.\u201d j Le premier ministre intervient : [\u201cVous ne cesserez de prier.**et nous, nous ne cesserons de réali-1 scr\".Nous anticipons, déclare l\u2019hon.M.Duplessis, sur les demandes des cultivateurs.Il n\u2019y a malheureusement pas au pays, ajoute-t-il, de Pie de la Mirandole.Nous consultons au besoin.C\u2019est pourquoi nous avons forme une commission afin de faire rapport sur les lois coopératives.Au gouvernement.\u201con réalise, on étudie et on consulte\".LES PERMIS POUR TRACTEURS Le mémoire ranpellc ici les dô marches faites pas l'U.C.C.au (Suite en page 16) Pigt 2 r?LA TIRKI DB CHKZ NOUS LI 14 FEVRIER 1951 Le Canada nie le droit d'asile J.e gouvernement fédéral, avec une lenteur assoupissante; a finalement décidé de renvoyer en France le comte de liernonvillc entré illégalement au Canada comme réfugie politique.Indépendamment du cas particulier dont il est ici question, c'est la dénégation du droit d'asile reconnu d\u2019habitude par les pays civilisés et même par les peuples barbares.Avant d\u2019être un geste de haine, l'acte que pose notre ministère de l Immigration est d'abord un geste de honte.Le comte île Bernonville a été condamné ci mort eu France par un pseudo-tribunal d'après-guerre sous prétexte de collaboration arec ! les Allemands.Or, aujourd'hui le Canada reçoit comme immigrant:, et comme citoyens des Allemands qui ont combattu contre ses pro pres soldats.V oyez ce superoe exemple de pharisaisme ! Aussi juge-t-on que la décision d'Ottawa est l'expression du mépris des hauts fonctionnaires fédéraux à l\u2019égard îles Canadiens français qui ont demande d'accueillir ici le comte de Berlin-ville.Chez nous, d'autres observa teurs vont plus loin: ils voient là la preuve que nos ministres et députés sont incapables de s'affir mer et de défendre en haut lieu nos intérêts collectifs.Il y a là beaucoup plus que la vie d'un homme: c\u2019est la trahison d'un principe de droit commun.L'Etat el l'association professionnelle La Lettre pastorale collective des évêques de la province de Québec sur le \u201cProblème rural au regard de la doctrine sociale de l\u2019Eglise\u2019\u2019 reste la grande charte des travailleurs du sol.C\u2019est un document capital qu\u2019on ne cessera de citer.Il dépasse en portée les contingences de temps, de lieux et de personnes pour s\u2019attacher avant tout aux principes de la sociologie catholique.Les quelques paragraphes reproduits ci-dessous conservent toujours leur actualité ; \u2022Que l\u2019on favorise l\u2019association libre sous la protection des lois de l\u2019Etat et la sauvegarde de celles de l\u2019Eglise, et l\u2019association professionnelle rendra à la province tous les services que la sociologie en exige.L\u2019attention des gouvernants sera moins absorbée par les problèmes particuliers, dont la solution peut être abandonnée à des organismes intermédiaires entre l\u2019Etat et l\u2019individu.\"Au reste, même quand l\u2019Etat se croit en devoir d\u2019assister et de réglementer par des dispositions législatives particulières les institutions professionnelles recommandées par les Papes, en particulier dans les encycliques Quadragesima Anno et Divini Redemptoris, il doit le faire sans préjudice du respect qu\u2019il doit à ia liberté et aux initiatives privées.Le rôle de l\u2019Etat se précise donc de lui-même.Il suffira que tous comprennent bien l\u2019importance et la sphère propres des activités politiques.Un trop grand nombre les confondent avec tout l\u2019ordre social.Ils oublient que l\u2019ordre social consiste dans la juste hiérarchie des classes, chacune heureuse de son sort et jouissant du bonheur qui lui revient légitimement.Ils oublient que la politique doit se tenir en dehors de ces classes elles-mêmes, pour les maintenir chacune à sa place et lui faire jouer son vrai rôle dans tout l\u2019ensemble de la société.Il n\u2019appartient donc ni au ministre ni au député, en tant que tel, ni au parti ni au gouvernement.de sc faire industriel ou spéculateur, ou d\u2019absorber le rôle des syndicats patronaux, agricoles et ouvriers.11 lui suffit de favoriser leur création, de leur assurer la part de liberté nécessaire au jeu facile du mécanisme social, de les retenir de tout empiétement, comme de les en protéger eux-mêmes contre les autres corps de la société.\"Ainsi, à la lumière de la doctrine chrétienne et sous la protection publique qui lui garantira sa juste liberté, l\u2019union professionmlie des cultivateurs contribuera-t-elle à leur assurer une ère nouvelle de progrès et de prospérité matérielle.\" Autos anglaises et chemises japonaises D H billet Cette vie de chien ! Le rideau s'ouvre, au premier acte, sur un mariage.C\u2019est un événement dont toute la paroisse de St-Pancrace se souviendra longtemps.Marie-Pose, la fille d\u2019un gros commerçant du village, a accepté d'unir sa destinée à Joseph-Ernest, le fils du plus gros habitant de la paroisse.Cela se comprend aisément, l.e père de Marie-Rose, qu\u2019on dit fort cossu, a \u201cavantagé\u2019\u2019 sa fille d\u2019une [ dot toute rondelette qui fait l'envie dè toutes les jouvencelles de j la paroisse.De son côté le père ! d'Ernest n'a pas voulu être eu reste.A la St-Michel il a promis de passer son bien au nom de son fils dès que les futurs auraient échangé les serments d\u2019usage devant M.le curé.Et pourtant, le croira-t-on, il se trouve des gens pour douter du bonheur des nouveaux époux.Sans doute des envieux, des esprits chagrins qui s'attristent du bonheur des autres.Ou insinue déjà méchamment que Marie-Rose ne fera jamais une bonne femme d\u2019habitant.N'aime-t-elle pas trop les toilettes, les sorties pour s\u2019accommoder d'une vie austère, rude, qui demande du renoncement, des sacrifices quotidiens ?C\u2019est ici que se place le deuxième acte.Comme pour faire mentir tout le monde, y compris les beaux-parents qui n'ont pas vu d'un bon oeil tout d'abord leur fils courtiser \"une fille en dentelle\u201d et n'ont donné qu\u2019à regret leur consentement, la jeune bru débute en mé-nage avec toute l\u2019ardeur d\u2019une néophyte.Elle ne cannait rien ou à peu près de la besogne d'habitant.Jusque-là elle n'a fait que de la broderie de fantaisie, joué du piano, consacré de longues heures a sa toilette.Qu\u2019à cela ne tienne.Marie-Rose veut à tour prix faire mentir les prophètes de malheur.Elle vient du reste à lieux doigts de la réussite.Malgré des gestes gauches qui trahissent son inexpérience, des ampoules aux mains faites pour autre chose que la grosse beso£ ï&yy$\\ #IIé PlnnHI ¦g! fp$ilMra| P&îhsss^ MWKfiKVy; .»:.::>^.mm >, ave Viger Montréal gMMg ÎIRVICI WMËm, 18E PRESENTEE PAR IMPIIIAL w&m ¦\" il Hfï !ss*S!Sw s\u2014 Voici une magnifique perspective de la belle terre *:planche\" de M.Henri Breault, de Ste-Martine, et quelques vaches de son troupeau Holstein demi-sang.(Photo du Service provincial de Ciné-Pl
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