La terre de chez nous, 19 janvier 1955, mercredi 19 janvier 1955
[" L\u2019hebdomadaire agricole français le plus important d\u2019Amérique VOL.XXVI \u2014 No 46 Rédaction et administration 515, avenue Viger Montréal, Canada MONTREAL, MERCREDI, LE 19 JANVIER 1955 \t MpH\tçSLjrl fjgiffi g $ 1\t ORGANE DE L\u2019U.C.C.Trois compagnies accusées de coali I i on de l\u2019importation du fromi-gc nco-zélandais \u2014 A la Conférence de l'Est L\u2019A.B.C.| des nouvelles y Les protestations s'accumulent contre l'arrivée de 2,250,000 livres de iromage néo-zélandais dans nos ports d'ici quelques mois.La conférence agricole de l'Est désapprouve l'attitude du ministre férié-ta! du Commerce en cette affaire.Se basant sur une enquête poursuivie par l l/.C.C.de Mont-Laurier, le député de Gatineau dénonce aux Communes l'effort coalisé de trois compagnies forestières en vue d\u2019exploiter les cultivateurs et les bûcherons.L\u2019V.C.C.vient de fonder dans le comte de Portneuf un syndicat spécialisé de producteurs de pommes de terre.Le sons ministre de l'Agriculture à Ottawa.M.Georges Bouchard , prendra bientôt sa retraite et remit remplacé par M.S.-J.Cha-gnou.Cne à une.les fédérations de l'C.C.C.attirent l'attention de la deputation fédérale sur les problèmes agricoles de l\u2019heure.Quatre retraites sociales sont annoncée-¦ en divers endroits tie la province.(Voir en page 17).DDHDfl r fv vr v Réponse de l'hon.C.-D.Hov/e, qu'endosse M.Gardiner Aux (.'omnium's, le 10 janvier, le députe de Middlesex-Est, M.ll.-O.White, s'est adressé au ministre de l'Agriculture pour lui demander s\u2019il se proposait d'apporter des changements au règlement qui autorise en ce moment l'importation de t'roniage de la Nouvelle-Zélande alors que nous avons déjà au Canada un excédent de fromage et d\u2019autres produits laitiers.C'est le très lion.C.D.llowe, ministre du Commerce, qui a répondu : \"Itien n\u2019empêche l'importation de fromage, a-t-il dit.Ce produit est frappé d'un droit douanier et, en théorie, n\u2019importe qui peut expédier du fromage au Canada s'il consent à payer le droit douanier.Au moment où nos expeditions sur le marché britannique nous causaient des difficultés, nous avons conclu une entente verbale avec la Nouvelle-Zélande.On a demandé à ce pays de no pa, expédier de fromage au marché canadien.Mais les circonstances ne sont plus les mêmes, l a Nouvelle-Zélande a insisté pour être dégagée de cette entente verbale et nous n'avons, semble-t-il, aucune raison valable de nous y opposer.1.'expédition de fromage était une simple transaction commerciale ordinaire, c\u2019est-à-dire que ce fromage a été exporté au Canada de la même façon que n\u2019importe lequel produit.A mon avis, on a ton de dire que nous avons autorise l'importation.Nous avons tout simplement laissé la loi suivre son cours, en l'occuranee\u201d.Immédiatement après, le ministre de l'Agriculture, le très bon.J -age I I) Blâme d'un député au sujet du fromage I.o député du comté ontarien d\u2019Oxford, AL Wallace Nesbitt, a blâmé en Chambre des Communes le gouvernement d\u2019avoir permis l\u2019importation de fromage de la Nouvelle-Zélande au Canada.Al.Nesbitt a soutenu que ce n'est pas le temps d\u2019importer 2,250,000 livres de fromage néo - zélandais quand il y a au pays un surplus de 4G millions de livres.Une dépêche de Halifax annonce par ailleurs qu\u2019une cargaison d'environ 1.200 tonnes de fromage néo-zélandais.destinée à des importateurs de Montréal et Toronto, vient d\u2019arriver dans ce port de la Nou-1 velle-Ecosse. Pag* 2 Billet Il nous faut du sang nouveau SZé'- LA TERRE DE CHEZ NOUS OÙ LE 19 JANVIER 1951 \"La paroisse de St-Edouard se développe merveilleusement e t promi t la plus chaleureuse hospitalité aux familles qui viendront s'installer chez nous pour nous apporter la richesse de leurs traditions, la chaleur de leur foi rive et le témoignage de nos frères du Québec qui se souviennent de ceux qui sont sortis de la vieille Province pour remplir une Mission, celle réservée aux Canadiens français\u201d.D'où vient ce titre qui invite à l'action'.\u2019 \u2014 Il coiffe un article bouleversant paru en la livraison de janvier 1955 de la revue mensuelle \"La Voix Nationale\".Et la citation du début?\u2014 C'est la conclusion du même article émouvant de la meme revue, à peine sortie des presses au moment où se déroulait à quelques ¦milliers de milles de la vieille province un drame aussi pathétique qu'inexplicable du simple point de vue humain.Quelle est cette paroisse de St-Edouard et de qui est cet appel lancé aux Québécois par delà les frontières de trois provinces?On aura tout de suite deviné sans autres explications.C'est bien de St-Edouard.petite paroisse du diocèse de St-Paul, Alberta, qu a s'agit ici.Et l'auteur de l'article de \"La Voix Nationale\" n'est autre que le jeune (il n'avait pas encore 44 ans.donc en pleine force de l'âge) et dynamique curé de cette localité alberta inc, maintenant cou oie de si lamentable façon dans tout le pays.Ce curé, c'est l'abbé Alfred Quirion.directeur de l\u2019Etablissement rural au diocèse île St-Paul, cette victime de trois jeunes écervelés qui vrai meut ne savaient pas ce qu'ils faisaient Dire, comme Son Exe.Mgr Baudoux, qu'il aurait tout donné si seulement on le lui avait demandé! .Depuis l'heure tragique qui a enlevé tout à la fois à sa famille \u2014 selon le sang du pays beauceron \u2014 un être doublement cher; à scs compatriotes canadiens-français, un apôtre au coeur de feu: à sa paroisse de léi-bas.un pasteur d'une débordante charité, la lettre du testament s\u2019est accomplie.Il dort du sommeil du juste à quelques pas de ce presbytère que les paroissiens ont \"peinturé t u corvée\", ilit la légende d'une photo que nous avons sous les yeux.Il repose à l'ombre de son église ci de cette humble maisonnette de bois qui a abrité, en attendant un foyer à elles, nombre de familles de chez nous qui ont émigré là-bas et qui ont mangé à sa table.Ils forment maintenant une garde d\u2019honneur auprès de sa tombe.Le testament du prêtre, du curé aimé hier et aujourd\u2019hui vénéré, qui n'a pas voulu abandonner les siens, même dans la mort, ce testament est accompli à la lettre.Il y a aussi le testament du patriote.Celui-là, comme l\u2019autre, restera, puisqu'il est désormais rédigé en caractères d\u2019imprimerie ineffaçables.Il datera à jamais de janvier 1955 comme la tragédie insensée qui a mis brusquement fin à sa brillante carrière d\u2019apôtre et de patriote.En quoi consiste ce testament patriotique?On n\u2019a qu'à lire l'article de \"La l'oix Nationale\u201d.Le titre l\u2019indique à lui seul sans ambiguité: \"U nous faut du sang nouveau: Eue paroisse à consolider en Alberta\u201d.Et cet autre appel que n oublieront pas ses compatriotes du Québec, venant d'un île leurs fils enterré là-bas selon scs ultimes volontés et qui continue de faire entendre sa voix: \u201cNous avons besoin de sang nouveau pour noms rajeunir et nous donner de nouveaux élans\u201d.Ecrite au seuil de la vie éternelle.signée presque du sang de l\u2019innocente victime, celte consigne vivra comme le souvenir de celui qui l\u2019a inscrite sans le savoir dans ce qu'on pourrait appeler son testament de patriote et de chrétien.Pierre LeBasque ffÙ h\t| ViV > - tj if/, ¦ t il A/J: \u2014 Jt faisais remarquer à ma femme que nous n'avions jamais in d'accith ut.Alors elle u dit: \u201cTouchons du hais !\u201d (Reproduit du \"Foyer Rural\", Paris, France) Dans les numéros de \"La Terre de Chez Nous\", publiés le \u201d3 janvier 1935.il y a 20 ans \u2014 et le 24 janvier 1940 \u2014 il y a 15 ans, nous tirons les quelques notes qui suivent:\t, Voilà vingt ans .A l'occasion du 25ième anniversaire du journal il Henri Bon-cassa, M.Albert Rioux signale les services que le \u201cDevoir\u201d a rendu à l\u2019agriculture québécoise.L\u2019U.C.'.-.lui est reconnaissant de l\u2019avoir hébergée gratuitement pendant deux ans en attendant la fondation de\t\u201cLa\tTerre\tde\tChez Nous\".t\tY 'f\t-Y Ce numéro du journal fait comme\tles\tprécédents\tet\tcommentent les\tméfaits\tde la\tcrise économi- que.Ottawa vient de voter une lr.j qui a pour objet de faciliter des compromis entre les cultivateurs et leurs créanciers, la Loi du Concordat.Notre journal publie >>n article sur le fonctionnement de cette mesure.Voilà quinze ans .Uu discours Irès courageux du député de Gatineau aux Communes M.Rodolphe Leduc réclame un juste prix pour le bois de pulpe vendu par les colons et cultivateurs \u2014 Enquête nécessaire \u2014 Texte du discours, d'après le compte rendu des Débats de la Chambre de Commune Parlant le 14 janvier à la Chambre des Communes.M.Rodolphe Leduc, député de Gatineau, a dénoncé l'in justice dont sent victimes les cultivateurs et vidons qui vendent du bois de pulpe am puissantes compagnies de papier de sa région.S'exprimant en français, il a pris part ainsi au débat sur le Discours du Trône.Nous reproduisons ici.d'après le Hansard, le texte de cette courageuse intervention.Selon l'image.M.Leduc a tout d'abord décerné félicitations et remerciements au président de la Chambre, aux proposeur et secondent de l'adresse, au premier ministre.Il s\u2019est ensuite attaché à parler du comté qu'il représente.C'est alors qu'il s'est élevé contre les exactions des compagnies forestières et a réclamé un juste traitement pour les cultivateurs et colons obligés de demander à la forêt un supplément de revenus.Voici en quels termes le député de Gatineau s'est exprimé : L\u2019industrie agricole clans la partie sud de mon comté est très bien organisée et les cultivateurs possèdent des marchés avantageux pour l'écoulement de leurs produits.Dans la partie nord du comté, et sur la Lièvre, les cultivateurs ont fondé des coopératives agricoles mais, étant plus éloignés des grands marchés, leur exploitation agricole est moins avantageuse.Toutefois, le cultivateur apprécie l'effort que le gouvernement canadien fait pour aider l\u2019agriculture et les prix de soutien des produits agricoles sont un apport considérable pour la réussite du cultivateur.Le cultivateur de mon comté ne s'occupe pas exclusivement de l\u2019agriculture mais il s'occupe également, et principalement durant les mois d\u2019hiver, de l'exploitation du boisé de ferme.L'exploitation des bois de sciage et des bois de platinage est la plus réménératrice car les prix qu'ils obtiennent sur les marchés sont élevés et la demande la vente du bois de pulpe, soit l'épinette, le sapin et le tremble que les grandes industries de la pulpe et du papier achètent.Trois compagnies importantes de pulpe achètent le bois de pulpe du cultivateur et du colon dans mon comté, la E.B.Eddy de Hull, la Canadian International Paper, dont le moulin à papier est à Gatineau Mills, et la James MacLaren\u2019s dont le moulin de pulpe est situé à Masson.Le prix payé par ces compagnies pour le bois de pulpe est ridicule si on le compare au prix du papier à journal et autres papiers et matériaux de construction à base de pulpe que vendent ccs compagnies.La raison des bas prix payés aux cultivateurs et aux colons, c\u2019est qu\u2019il existe une coalition entre ces compagnies qui exploitent le cultivateur et le colon pour leur propre avantage.Cette coalition existe, malheureusement, depuis trop longtemps.Dans ce temps-là.le Royaume-Uni envoyait des émissaires au Canada pour acheter tous 1rs* nro-dujts agricoles disponibles.En quinze ans, la situation a bien changé.\u2022V- Y Y Quelques nom;: fions annoncées cette semaine là : M J.-A.Grenier.ex-sous-ministre de l\u2019AuricuI-ture, à la présidence de l'Office du crédit agricole; M.J.-P.Fleury.en remplacement de M.Sté-nhane Roily, chef à Montréal pour le service fédéral d'industrie animale.\t, ¦V* Y -Y Son Exe.Mgr Alexandre Va-ehon recevra la consécration épiscopale le If février.Y Y Y Le duel King-Hepburn nrécipc-rait-il les élections nationales, c'est ce que se d.de la presse.L\u2019Union catholique des cultivateurs de mon comté et les représentants des coopératives agricoles de la partie nord de mon comté m'ont demandé de dénoncer cette coalition afin qu'ils puissent obtenir un prix juste et équitable pour le bois de pulpe qu\u2019ils vendent chaque année à ces compagnies et qui représente en moyenne une centaine de mille cordes annuellement.C'est mon devoir, à titre de député, de protéger et de défendre les intérêts de mes électeurs; c'est surtout mon devoir de protéger je faible et le pauvre contre ces riches compagnies, qui sont nécessaires, auxquelles la province de Québec a fait de très généreuses concessions forestières et hydroélectriques dans le but d\u2019aider les bûcherons, les colons et les cultivateurs et non de les exploiter uniquement pour leur profit.Je voudrais faire mieux connaître et apprécier le bûcreron et le rôle essentiel qu\u2019il joue dans l\u2019importante industrie du bois.Les bûcherons sont, en majeure partie, des fils de cultivateurs et de colons de mon comté.Ce sont des hommes fiers, gais, courageux, intelligents, habiles et d\u2019une force physique étonnante.Li bûcheron est un travailleur inlassable.11 quitte sa famille et son foyer et pendant des semaines il des mois, il s'exile en forêt où il travaille ferme non pas huit heures par jour, mais du matin jusqu'au soir, six jours par semaine.Les bûcherons travaillent souvent dans des conditions excessivement difficiles, à la pluie, a la neige, dans la boue, etc., et ils sont exposés a des accidents nombreux et souvent mortels dans l\u2019accomplissement de leur tâche quotidienne.Ils ne sont pas syndiqués et 1 important travail qu\u2019ils accomplis-jsent n\u2019est pas rémunéré à sa juste valeur.Ils méritent plus que notre i admiration, ils méritent un salaire \u2022plus élevé.Il est donc urgent que les grandes compagnies forestières reconnaissent l\u2019importance et le ! rôle social de ces honnêtes gens jet qu'elles leur payent un juste salaire.Je n\u2019ai pas d\u2019animosité ni de rancune personnelle envers ces compagnies et encore moins envers leurs fonctionnaires, spécialement ceux de la Canadian International Paper a Maniwaki, que je connais personnellement très bien et qui sont d\u2019honorables citoyens et de dévoués employés de leurs compa-jgnies.Je suis en faveur de i\u2019entreprise privée mais je suis opposé aux abus des capitalistes et c\u2019est le devoir des gouvernements de réprimer les abus de certaines i grandes corporations q u i n\u2019ont d\u2019autre but que de réaliser des profits au détriment de la justice sociale.Le prix payé aux cultivateurs et aux colons pour l\u2019épinette et le sapin, \u2014 le prix de 1953-54 est de S13.90 la corde sur la rivière Gatineau ou sur la rivière La Lièvre, car la plus grande partie du bois destinée à ces compagnies est flotté sur ees deux rivières jusqu au moulin, \u2014 est inférieur au prix payé par ces mêmes compagnies aux entrepreneurs qui coupent le bois sur les réserves forestières qui appartiennent à ces compagnies.Certains entrepreneurs de la Canadian International Paper et de la compagnie James MacLnrcn, sur la rivière La Lièvre, reçoivent un prix beaucoup plus élevé pour couper le bois sur les réserves de ees mêmes compagnies.Si vous ajoutez maintenant au prix payé aux entrepreneurs pour couper le bois de pulpe sur les réserves des compagnies, les droits de coupe, la protection contre les feux de forêt et les dépenses da\u2019dministration, ; vous en arrivez à un montant bien au délà de .$20 la corde et, cependant, les compagnies s\u2019entendent pour ne verser que $13.50 le corde aux colons ou aux cultivateurs pour leur bois.Je sais que ees mêmes compagnies achètent chaque année dans mon comté plus d\u2019une centaine de mille cordes de bois de papier des j colons et des cultivateurs et, si elles payaient le prix qu\u2019elles seraient sensées payer en toute justice, les colons et les cultivateurs recevraient chaque année des centaines de mille dollars de plus, j fl y a un fait brutal a remarquer: plus le prix du papier journal est élevé, moins les compagnies payent (Suite à la page 5) iwflMijBUB Hasmm *\u2018LA TERRE DE CHEZ NOUS\" est l'organe officiel de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, de lu Coopérative Fédérée de Québec et de l'Union Catholique des Fermières Elle parait le mercredi de chaque semaine haie a été fondée par l'U.CC.en 1929.Elle appartient aux cultivateurs-membres de cette Union et elle est administrée par le Comité Exécutif de l'U.CC\tdont M.Aboi Mario»* est président\tet M Louis-Philippe Poulin secrétaire généri., DIRECTEUR : DominiqcH tleaudin; REDACTEURS: Bernard tlérubé et Ceorges-N.Fortin Le tirage de \"LA TERRE UE CHEZ NOUS\" est vérifié par l'Audit Bureau of Circulation.L'impression est faite aux ateliers de l\u2019Imprimerie Populaire Montréal Toute correspondance Concernant la < réduction, l'administration l\u2019abon- > nrincnt, la pu'il\u2019ctté.etc.doit être / adressée comr«« *»»\u2022»\t?LA TERRE DE CHEZ NOUS J 515 avenue Vlger.Montréal < Tél.j UNiversité 6-8936 J AUTORISEE COMME ENVOI POS- j TAL DE DEUXIEME CLASSE.MI- J NISTERE DES POSTES OTTAWA 5 L'Octave de l'Umîé chrétienne l.e IS janvier, c\u2019est la fêle de la Chaire de saint Pierre à Rome.Le 25 janvier, c'est la fête de ht conversion de saint Paul.Entre ees deux dates, il y a l'Octave de l\u2019Unité chrétienne.C'est pendant huit jours, une croisade collective de prières pour que tous ceux qui croient au Christ rentrent au bercail de l'Eglise unique.L'univers contient deux milliards et demi d'humains.Les chrétiens sont au nombre de 300 millions environ et.à ce chiffre, les catholiques fournissent quel\u2022 que 450 millions.C\u2019est un scandale devant les paie ns.les musulmans, les Sans-Dieu que eetle il vision parmi les chrétiens.Il faut prier pour obtenir l imite voulue par le Christ.\"Qu'ils soient un!\u201d L\u2019Octave de l'Unité a été instituée en 1903 par un pasteur protestant qui s\u2019est eonvirti l\u2019année suivante au catholicisme.Aujourd'hui petulant les jours qui séparent une fête de l'apôtre saut Pierre et une fête de l'apôtre suint Paul, l'Eglise nous demande de prier pour le retour à la foi intégrale de tous les chrétiens.Il faut donc nous joindre généreusement à cette intention.Tout récemment, l'abbé Qui-rion dont on vient de refermer la fosse à St-Edouard d\u2019Alberta, écrivait dans le \"Monde Rural\": \"Après votre âme, d'autres âmes sont attachées.\u201d C'est une vérité rigoureuse déduite du dogme de la Communion des Saints.S'il reste dans le monde lain de paie ni et à côté d'eux tant de demi-chrétiens, c'est peut-être puree ipie nous sommes de piè'rcs catholiques.Ce n'est donc pas un devoir de surplus de prier pour l'unité, c'est le devoir tout rouit.Jaccques Saint-Yves Aujourd'hui même La Bienheureuse Marguerite T.urgcoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, a été L\u2019atificc par Sa Sainteté Fie XII le 12 novembre 1950.Sa fêle liturgique a été fixée au 19 janvier et a été célébrée pour la première fois en 1951.\t, MONTREAL, MERCREDI, LE 19 JANVIER 1955 Une gouDc d\u2019eau dans l\u2019océan Une \u201cQuebec Farmers\u2019 Union\u201d Arbres et papier pour la vie des hommes et des familles Il y ;i îles années que le* eu U i va leurs et colons qui vendent du bois de pulpe aux gra iules compagnies de papier se plaignent des bas prix qui leur sont imposés.Ils ont repris la question sous bien de- angles dans les réunions.dans les congrès, dans les résolutions.Mais ils n\u2019ont pu la résoudre et la situation de 1931 n'est pas plus satisfaisante pour eux qu'elle l\u2019était voilà.25 ans.Ils ont persisté à rester désunis et k traiter, un à un.avec des puissances t géantes qui mènent le jeu à leur guise.Sans organisme adéquat de vente, ils ont reçu le prix du pauvre, un prix ai bitrairement tixé par 1 acheteur.l)ans les profits que touchent les administrateurs et actionnaires des compagnies de papier, il y a un pourcentage qui, en justice sociale, appartient aux bûcherons, colons et cultivateurs.A cette part d\u2019exaction, nous ne donnerons pas de nom.I\tn problème de ce genre peut être porté par les intéressés jusqu'aux vestibules des Parlements.Il va rarement plus loin, (\"est donc avec étonnement et admiration qu'on voit un député de la Chambre des Communes l'exposer hardiment devant ses collègues.Ce n'est pas un mince ré-contort que de découvrir des représentants du peuple élus par les hommes plutôt que par les piastres.Ces parlementaires ont droit notre appui et i\\ notre gratitude.I.e discours prononcé à Ottawa le l i janvier par M.Rodolphe Leduc, députe de Catineau, doit être compté comme un service rendu non seulement à son comté, mais aussi a tous le.- cultivateurs et colons qui doivent; tirer de j la vente du bois de pulpe de maigres revenus supplémen-taires.Il s\u2019en trouve dans toutes les régions du Québec où le sol arable voisine avec la forêt.Bornant son étude au comté de Gatineau, M.Leduc établit que le prix payé pour le bois de pulpe acheté des1 cultivateurs et colons est bien inférieur à ce qu\u2019il devrait être.Il en coûte un minimum de $30 la corde aux compagnie- pour obtenir ce bois sur leurs propres limite- tandis qu'elles ne payent que $lîi.50 aux cultivateurs isolés qui le leur fournissent.M.Leduc observe : \u201cPlus le prix du papier-journal est élevé, moins les compagnies payent les colons et le- cultivateurs pour le bois de pulpe\u201d.Devant, pareille situation, il se voit contraint d\u2019affirmer: \u201cLa raison des bas prix aux cultivateurs et aux colons, c\u2019est qu\u2019il existe une coalition entre ces compagnies qui exploitent le cultivateur et le colon pour leur propre avantage.Cette coalition existe malheureusement depuis trop longtemps\u201d.L\u2019exposé du député de Gatineau reste très objectif.Ce «/est nullement une attaque contre la propriété et l\u2019initiative privée.Tout en soumettant à ia grande opinion publique îles faits qui sont graves et même odieux, il sait garder le langage de la raison et de la modération.Il vise à un résultat depuis longtemps appelé par les voeux de nom-! b ceux colons et cultivateurs : c\u2019est que cessent les exactions historiques dont ils sont victimes.Il conclut donc son dis-! cours par une proposition précise: il demande qu\u2019en vertu I de la loi fédérale sur les coalitions, une enquête soit instituée contre le monopole de fait qui existe dans le commerce du bois de pulpe.li faut souhaiter maintenant que cette requête ne s\u2019endorme pas du sommeil de Rip Van Winkle dans le Compte rendu des Débats.Si enquête il y a.elle doit déborder les limites du comté de Gatineau et s\u2019étendre à toute la province.Il ne s\u2019agit pas là d'une affaire de mince importance.En 1904, d\u2019après un spécialiste en matière forestière, les compagnies de papier ont acheté 32 pour cent du bois de pulpe dont elles avaient besoin, le reste venant de leurs propres réserves.II\tn'.v a donc pas d\u2019exagération à affirmer, comme l'a dit ie député Leduc, que si les cultivateurs et colons recevaient un juste prix pour leur bois, il faudrait leur remettre chaque année des centaines de mille dollars de plus.Il est sans doute difficile de démontrer léyalenunl l'existence d'une coalition, car il arrive fréquemment que la vérité ne soit pas légale.L\u2019enquête aura du moins l'avantage d\u2019attirer l\u2019attention sur un cas traditionnel d\u2019injustice sociale et d'opérer peut-être un commencement de sagesse.Elle n\u2019est pas l\u2019unique remède.Les compagnies de papier, exploitant des terres qui appartiennent à tous, jouissent dans la prospérité d\u2019étomiants privilèges.Ne pourraient-elles pas comprendre par elles-mêmes que leurs fonctions économiques se doublent d\u2019un mandat social '.\u2019 Dominique BF.AUD1N En l'espace de huit ans, le soutien des prix de-produits agricoles a coûté au gouvernement d'Ottawa, donc aux millions de contribuables du pays, un peu plus de HO millions de dollars, exactement $80,163.658.Ces chiffres, déposés ces jours derniers en Chambre des Communes, sont tirés du rapport de 1053-54 de l\u2019Office de Soutien des prix.Depuis 1046, année où il commençait ses opérations.l'Office a dune versé en moyenne chaque année la somme d'environ 10 millions de dollars pour maintenir les prix des produits agricoles a un niveau raisonnable qui permette au cultivateur de l\u2019Ouest comme de l'Est, aux quelque 400.000 familles agricoles du pays sinon de vivre dam la prospérité, tout au moins d'éviter de trop dures privations.Car il ne faut pas oublier que le prix de soutien n\u2019est pas un maximum destine à enrichir les cultivateurs.Dans certains cas, il ne tient compte que des frais de production du cultivateur qui sait conduire habilement son exploitation de layon à éviter les pertes.Pour les autres, c\u2019est simplement la soupape de sûreté qui empêche la faillite, une assurance contre la débâcle des prix des produits agricoles maintenus au minimum grâce au soutien des prix.Il est intéressant de noter que de ces 80 millions de dollars, on ne relève qu'un montant de $1,606,742 affecté au prix de soutien du beurre, le plus gros de la somme \u2014 $69 millions de dollars près\u2014 étant utilisé pour soutenir les prix du pore et du boeuf dans une circonstance exceptionnlle: la fièvre aphteuse de 1952 dans l'Oues( qui a déclenché 1 embargo américain.On ne saurait prétendre par conséquent que l\u2019argent employé pour le maintien du prix du beurre à 58 cents la livre ait ruiné le gouvernement et le peuple du Canada.C'est une bagatelle, une goutte d'eau dans l\u2019Océan en comparaison du budget de 30 ou 32 milliards do dollars que le gouvernement a lait voter au cours de ces huit années, ou même des centaines de millions que coûtera aux contribuables la seule canalisation du St- I.aillent.Non.il ne faut rien exagérer.T.e< cultivateurs du Québec ont des appétits fort modestes en réclamant.comme ils le font un peu partout dans la province, un prix minimum de 58 cents pour leur beurre.Ils sont en droit d'espérer que leurs députés, qui se sont montrés jusqu'ici fort sympathiques à leur cause, s'en souviendront en temps et lieu au Parlement d\u2019Ottawa.: B.Bérubé La clef de la prospérité Il y a quelques jours s'est tenue à Toronto une assemblée conjointe des producteurs de lait de l'Ontario, des producteurs de fromage et de la Fédération ontarienne de l'Agriculture.On en a donné un bref compte rendu la semaine dernière.Celte semaine parait eu page 9, un résumé substantiel du discours d\u2019ouverture du président de l'Association des Producteurs de fromage de l'Ontario.Plusieurs points de ce discours mériteraient des commentaires élaborés.Faute d'espace on s\u2019en tiendra à une remarque de M.Coon, \u2014 c'est le nom du président de l\u2019Association des Producteurs de fromage de la province voisine.S\u2019appuyant sur une élude faite aux Etats-Unis, M.Coon constate que le cultivateur est en moyenne 2.4 fois meilleur clienl de l'industrie que le citadin.Il n'est pas difficile de saisir jusqu'où peut mener une diminution, si petite soit-elle, du pouvoir d'achat de l\u2019agriculture.On a d\u2019ailleurs observé aux Etats-Unis que chaque fois qu\u2019il y eut diminution du revenu agricole, le revenu de l\u2019ouvrier a suivi la même courbe.11 en a été de même, mais â l'inverse, lorsque le revenu agricole était à la hausse.De plus, la même étude a démontré que chaque dollar de revenu agricole a amené dans une localité donnée $1.27 en prolit sur la vente d\u2019instruments aratoires, de marchandises et de services.Ainsi pour chaque dollar de revenu chez le cultivateur ii en est résulté une circulation de $2.27 sur le plan local et.au terme du circuit, le même dollar a apporté $7 dans l'économie nationale.C'est peut-être là un calcul compliqué à la mode américaine et qui ne dit pas grand\u2019chosiy II reste néanmoins, comme le fait remarquer M.Coon, que la clef de la prospérité économique d\u2019un pays est et demeure en fonction de la prospérité de la classe agricole.Si c'est vrai aux Etats-Unis, ce l'est davantage au Canada dont l\u2019économie est centrée ! sur l\u2019agriculture.On a payé cher pour l'apprendre dans le passé.Il ne faudrait pas qu'on l'oublie j pour l'avenir.I\tB.Bérubé I.e comité exécutif de la Quebec Farm Forum Association lance le projet d\u2019une Quebec Farmers' Association qui serait le porte parole des cultivateurs do langue anglaise de celle province.Celte Proposition sera soumise aux intéressés au collège Macdonald, les 2 et 3 février Pour ceux qui ne sont pas au courant, précisons que la Q.I-.I-.A.fait partie d\u2019un groupement national anglophone qui utilise la radio comme principal médium d'éducation.Toutefois, de l'aveu des responsables eux mêmes, la formule n'a encore obtenu que l\u2019adhésion du petit nombre parmi nos confrères québécois de langue anglaise.I.a Q.F.F.A.recruterait un millier de membres à peine.L\u2019intérêt serait sans doute plus fort, (le penser les dirigeants, si les cadres étaient modifiés, si le groupe affichait non seulement des buts éducatifs mais un programme d'action dans le champ de |a p0|iij,iuc agricole \u2022 Sans doute, et grand bien leur fasse Mais comme la \"tiazette\" de Montréal rapporte la nouvelle, elle met dans la bouche du secrétaire, noire ami Bol) MacDonald, une couple d'inexactitudes.Tout d\u2019abord, elle fixe â 15,000 le nombre des cultivateurs de langue anglaise chez nous, alors qu\u2019il n'en reste peut-être pas 5,000.El elle ajoute que jusqu a date, la Q.F.F.A.durait été comme le \"bon bras\" (action arm) des cultivateurs québécois.Comme telle, elle aurait constitué l\u2019unité québécoise de la Fédération Canadienne de l'Agriculture.Et si les délégués décidaient de fonder la nouvelle association, cette dernière assumerait celte fonction rc-piésentative, tandis que la Q.F.F.A.continuerait de jouer, comme les groupes correspondants des autres provinces, le rôle d'une association d'éducation adulte.Ainsi donc, jusqu'ici \u2014 pour les lecteurs non avertis de la \"(lazette\" \u2014 les cultivateurs québécois \"'auraient jamais été représentés â la Fédération que par une poignée d\u2019environ 1,000 membres.Loin (le nous l\u2019idée île partir en guerre contre les excellentes gens de la Q.F.F.A.et leur projet, mais | une mise au point s\u2019impose.Dos cultivateurs du i Québec étaient représentés à la Fédération dès sa 1 naissance, tant par l\u2019U.C.C.et ses 30.000 membres d'alors, que par la Coopérative Fédérée et un nom bre égal de coopérateurs.Et dix-neuf ans après, les (leux organisations en sont toujours.Pour sa part, l'U.C.C.y parle au nom de 40,000 membres et cela lui coûte déjà assez cher pour qu\u2019elle prenne son ro,e ¦'Ul sérieux.Elle se réjouit d'ailleurs de ce que | son travail au sein de la Fédération puisse profiter a la minorité anglophone du Québec rural.' G.-N.Fortin __J Bien entendu.c'est.le coq qui fait lever le sa-leil: mais il doit se souvenir de temps en temps que le Hou Dieu lui donne un pros coup de main ! Ils étaient trois jeunes malfaiteurs.Pour le piller, ils ont tué un prêtre.Ce forfait leur a rapporté $90.\u2014 Faites avec eue le partage: ù chacun cela donne exactement 30 deniers.Vu roi d'Angleterre, vaincu sur le champ de bataille, eut ce mot à demi héroïque: \"Mon royau-me pour un cheval:\u2019\u2019., f,es élèves de nos Cours à Domicile, étudiant la mécanisation.diront plutôt: ' Mon cheval pour un diplôme\u2019.\" La courtoisie au volant est une belle et grande vertu.Mais il y a plus beau, plus efficace, plus profond et plus méritoire: c\u2019est la charité envers le prochain.j\t___________ A Ottawa, un député bien documenté a passé i l\u2019écorceuse aux compagnies de papier de son coin-! lé.Files n\u2019en sont ]>as plus blanches .Vue curieuse résolution nous arrive de la paroisse de Sainte Oreille.File veut que les résidants soient tous sur nue seule ligne de télé-phone .afin que personne n'apprenne après les autres ce qui se passe chez le voisin.i\t___________ Il parait qu\u2019à mesure que les villes el l\u2019inclus-! Die dévorent le territoire la valeur du sol arable | monte.C\u2019est une consolât ion pour ceux qui savent se consoler de peu.Fc besoin agricole No 1 reste toujours le Ira\u2022 i vail d\u2019ensemble, autrement dit l\u2019UNION.I\tLe FAUCILLE U R. Page 4 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS kl 19 JANVIER mf Les cours à domicile de l\u2019U.C.C.Mécanisation agricole rationnelle f\tpar Pierre-Emile ROY, agronome T Chef & la division de l'équipement de ferme fî.\tSociété Coopérative Agricole de Granby DIXIEME LEÇON Coût d'utilisation des semoirs l e senioii.ili $8®ï& Ffre éclairé et vouloir!.I! apparaît tie plus en plus evident cutisations économiques et sociales contemporaines, ils se doivent tn des rares moyens d\u2019assainir la vie economique que les excès d'un capitalisme abusif avaient singu-librement durcie et déviée.Mais, précisément parce que nous avons i et te prétention.\u2014 légitime d'ailleurs et fondée sur la réalité \u2014 de vouloir corriger les vices d\u2019une concurrence effrénée et humaniser les relations humaines, nous avons l'impérieux devoir de voir nettement ce que nous voulons et de travailler ô le réaliser.La réalité et les besoins de la Coopération l'exigent.Voir nettement ce que nous voulons signifie que nous devons nous rappeler \u2014 en tâchant de nous en convaincre \u2014 les principes de la formule coopérative et l\u2019idéal qu\u2019ils appellent.Ceux-ci, en somme, exigent le rassemblement de tontes les bonnes volontés dans nu effort commun pour régler démocratiquement les problèmes économiques et sociaux que pose à la conscience de l'homme la satisfaction de ses besoins essentiels en utilisant tous les moyens legitimes suggérés par le progrès.Travailler à réaliser ce que vous voulons, c'est mettre sur pied des entreprises au moyen desquelles vous réussirons à régler nous-mêmes les problèmes de production, de transformation, de distribution, de consommation, d'habitation.de crédit, etc.que fait vaitre la vie en société.f.'t puisque nous avons librement choisi la coopération pour nous aider à régler ces nombreux problèmes, nous ne pouvons nous abandonner stoïquement à la fatalité que les seules venus de la tooperution finiront tout de même par transcender et gagner la partie.Son, cela ne se fera pas si nous n y apportons notre concours actif.t du suppose que nous ayons des intelligences éclairées, car \"Un agit mieux lorsque l\u2019on sait où Ton I\tn ¦ L est aussi loin que ça que l\u2019éducation coopérative plonge ses lacines.C'est de la netteté de nos idées sur le réalisme de la coopé-\u2019 al ion que dépend notre propre volonté de s'en servir efficacement pour atteindre notre objectif.L avenir de la coopération oé-T' nd donc, dans une large mesure ne ce qu\u2019un auteur en coopération appelle \u201cnotre hygiène mentale\u201d.II\test d\u2019ailleurs en parfait accord arec la philosophie qui affirme que c\u2019est l\u2019esprit qui informe 1rs choses.C'est-à-dire, qui leur douve un sens, une signification.Tor la coopération, nous avons I ambition de \"remettre au peuple le soin de ses propres affairas *i le contrôle des entreprises mises à son service\u201d.Cela présujjjxj-que ce \u201cpeuple\" ait une connu,usance suffisante pour exercer ce contrôle.I)e là seulement procédé sa volonté de l\u2019exercer.D\u2019où la nécessité de l\u2019éducation coopé-'Otive qui fera des coopératevi \u2022 (luire', (.\u2019est dans la mesure où ceux-ci seront éclairés, qu\u2019ils sciant fidèles à leurs entreprises coopératives, et que celles ¦ a snout solides.T K.Boivin, agronome.Notre assemblée annuelle Aux directeurs et aux officiers des coopératives affiliées Messieurs,\tt Les propagandistes du Service des Relations Extérieures de la Coopérative Fédérée insisteront d'une façon particulière, cette année, pour que les Administrateurs et les gérants des coopératives affiliées viennent assister à notre assemblée annuelle.A ce sujet, je tiens à dire que nos propagandistes travaillent ainsi en plein accord avec les autorités de la Coopérative Fédérée.Ce n'est pas que nous ayons eu,.dans le passé, à déplorer une trop faible représentation à nos assemblées annuelles.Au contraire, l\u2019assemblée de la Fédérée a toujours été l\u2019événement agricole qui a rassemblé .le plus grand nombre de coopérateurs dans la province de Québec.Si nous insistons davantage, cette année, pour avoir une assistance-record, c'est à cause, d'abord, du développement de la Centrale.Nous voulons rester en accord absolu avec le principe véritablement démocratique de la souveraineté de l'assemblée générale délibérante.Plus il y aura de cooperateurs présents à notre assemblée, plus ils prouveront, par leur participation aux délibérations, qu'ils sont vraiment les maîtres des destinées de leur Centrale.Une deuxième raison vient de la nécessité de plus en plus urgente de préciser la nature de l\u2019orientation à donner, dans la conjoncture économique actuelle, aux activités principales à déployer sur les fermes et dans nos coopératives.Nos succès futurs dépendront largement des décisions suggérées par l'examen de notre situation et de celle de l\u2019agriculture.Léo Filion, directeur, Service des Relations Extérieures et de la Publicité.Une invention sensationnelle: le X0-121 Oliver fabrique un moteur de tracteur tout simplement révolutionnaire \u2014 Un rapport de compression de 12 à 1 Nous annonçons, pour la première fois au Canada, la création d'un moteur de tracteur expérimental réalisé en collaboration par THE OLIVER CORPORATION et ETHYL CORPORATION: l\u2019incroyable et révolutionnaire XO-121.On voudra bien se reporter en dernière page pour y lire notre annonce.Le XO-121 esst un moteur expérimental qui révolutionne littéralement la conception la plus audacieuse qu'on aurait pu avoir sur la fabrication d\u2019un moteur de tracteur.De patientes et longues recherches des compagnies OLIVER et ETHYL ont abouti à l'obtention d\u2019un moteur de tracteur, mû avec un carburant à très haut pourcentage d'octanes (100 et plus), dont le rapport de compression.si incroyable que cela paraisse, est de 12 à 1.Pour obtenir ce moteur, dont le rendement et l'cconomie sur tout ce qu\u2019on avait connu prccé- ! demment sont extraordinaires, on a fait appel au principe de la haute compression des cylindres, j Plus le mélange carburant-air est comprimé, plus la puissance jaillissante du cylindre est forte.Ce qui a nécessité l\u2019emploi d\u2019un carburant presque pur, pour prévenir tout \u201ccognage\u201d au moteur.En fabriquant le moteur expérimental XO-121, la compagnie OLIVER a voulu se rendre compte jusqu\u2019où on pouvait aller dans l\u2019obtention progressive de plus de force de traction et de plus d\u2019économie avec un moteur dont le registre de compression est plus étendu.Evidemment, ce moteur expérimental XO-121 ne sera jamais mis sur le marché comme tel.On a constaté que sa fabrication imposait des limitations quant à la résistance du matériel, au modèle de la chambre de combus-1 tion et ii la pureté du carburant surtout.Ensuite, on a dû traiter avec grand soin quantité d'autres item inhérants a la fabrication d\u2019un tel moteur à combustion de si haute compression.Mais, ces recherches ont permis d\u2019obtenir, de façon pratique, la famille des OLIVER SUPER Ces tracteurs marquent déjà un progrès considérable sur ce qu'on avait encore vu.Lis OLIVER SUPER sont en effet, les seuls tracteurs au monde, à l'heure actuelle, dont le rapport de compression est de 7 à 1.Le XO-121 au Salon National Grâce à la collaboration de la compagnie OLIVER, la Coopérative Fédérée aura IJinsignc privilège de pouvoir montrer ce fameux XO-121 au Salon National de l\u2019Agriculture, du 17 au 24 février, au Palais du Commerce, à Montréal.Ce moteur est monté sur un châssis de tracteur OL! VER 77.Ceux qui s'y entendent quelque peu en mécanique seront fort intéressés d\u2019en examiner les principales caractéristiques qui placent ce moteur dans une catégorie à part et bien en avant de tout autre moteur de tracteur, quelle qu\u2019en soi la marque.Le XO-121 est muni d\u2019un moteur à quatre cylindres dont l'ali» age et la course sont de 334\u201d\t412 \u201d.La cylindrée est de 199 pouces cubes.11 a des valves en tête et sa rotation est de 1600 RPM (révolutions par minute).Comme déjà dit, son rapport de compression en de 12 à 1.Le XO-121 exige un carburant spécial à très haut pourcentage d\u2019octanes i 100 et plus) qui a été préparé dans les laboratoires de recherches de ETHYL Corporation, a Détroit.Il ne s\u2019agit pas de carburant synthétique ni mystérieux.On aura une idée de la puissance de ce moteur expérimental si l\u2019on dit que, dans les essais comparatifs du réputé OLIVER 70 et du 77 actuel avec le XO-121, basés sur le rendement spécifique du \u201chorsepower\u201d, ce dernier a fait 99% mieux que l\u2019ancien moteur de 19 ans, le OLIVR 70.et 44% mieux que le OLIVER 77 actuel.Au point de l\u2019économie de carburant, les gains ont été respectivement de 36%) et de 30% sur les deux modèles ci-devant nommés.N'est-ce pas formidable, poui ne pas dire incroyable?Cette réalisation conjointe de OLIVER et de ETHYL a placé la compagnie OLIVER \"En avant de 2ème avis d'assemblée générale Par décision du bureau de direction, avis est, par les présentes, donné que l\u2019assemblée générale annuelle des sociétaires de la Coopérative Fédérée de Québec aura lieu à Montréal, en l\u2019hôtel Mont-Royal, les 2 (à 9 h.30 le matin) et 3 février 1955.l.e secrétaire général, R.MARTIN.Donné à Montréal, ce 5 janvier 1955.Réunion générale de tous les gérants des coopératives affiliées A la demande expresse des gérants des coopératives affiliées, à leur réunion de l'an dernier, la veille de notre assemblée annuelle, il y aura, encore cette année, une semblable réunion.Cette réunion, à laquelle sont expressément invités tous les gérants, aura lieu à Montréal, dans la salle au 130 est, rue St-Paul, l'ancien bureau-chef de la Coopérative Fédérée, MARDI.l.E 1er FEVRIER, à 10 heures a.m.| En tenant cette assemblée la veille de notre assemblée annuelle, les gérants peuvent ainsi faire d\u2019une pierre deux coups.Ils peuvent d\u2019abord rencontrer, le mardi, tous les chefs de Service de la Fédérée avec lesquels ils ont d'ailleurs besoin de discuter d'une foule de choses d\u2019intérêt immédiat et futur pour leur coopérative qu'ils s'appliquent à servir toujours de mieux en mieux.C\u2019est donc, pour eux, une importante réunion d\u2019affaire.Ensuite, ils peuvent assister, demain\u201d, ainsi que le disait XI.McCord, président d\u2019Oliver Corporation, lors de la présentation du XO-121.Et, du même coup, elle nous a placée \"En avant de demain\u201d, puisque la Coopérative Fédérée de Québec est le représentant officiel, et le seul pour la pro-j vinee de Québec, d'OLIVER Corporation dans le domaine des tracteurs et de l'outillage agricoles.I Nous sommes donc très fiers de présenter aux cultivateurs de la province de Québec, avec OLIVER Corporation, les tracteurs les plus modernes et les plus avancés au point de vue de la compression, de la force de traction et de l\u2019économie de carburant.Notre Service des Machines 1 Agricoles possède un personnel compétent et des moyens adé-.quats pour répondre, dans le domaine des ventes comme dans celui du service, aux demandes de la classe agricole.Notre seule limitation, à l\u2019heure actuelle, nous est imposée par le surcroît de demandes d'achat par rapport aux possibilités de livraisons de la OLIVER Corporation.Toutefois, de récentes démarches nous permettent d\u2019espérer que nous aurons un nombre additionnel de tracteurs SUPER.Mais nous croyons utile d'avertir (pie tous 1 ceux qui désirent faire l'achat d'un OLIVER SUPER pour le printemps feraient bien de placer leur commande sans délai.| Car, au rythme, où rentrent les commandes, nous ne sommes malheureusement pas certains de pouvoir toutes les remplir à temps.Et, qu\u2019on le note bien, ceci 11\u2019est pas dit dans un but publicitaire, mais pour renseigner honnétemnet les intéres.-és.T E.BOIVIN, agronome.le lendemain, aux délibérations de l\u2019assemblée annuelle.C\u2019est là qu'ils prendront connaissance des résultats de leur Centrale au succès de laquelle ils ont d'ailleurs largement contribué.Ils ont également besoin de connaître les décisions (pii y seront prises afii d'en faire bénéficier leurs sociétaires, surtout ceux qui ne peuvent venir à cette assemblée.De plus, ils ont autant besoin que quiconque engagé dans le Mouvement coopératif de connaître les désirs et les réactions des coo pérateurs agricoles.Ils pourront ensuite, comme nous d'ailleurs, aider plus efficacement encore les cultivateurs de leur localité respective à considérer la coopérative agricole comme le meilleur moyen de solutionner leurs problèmes.Donc, que pas un gérant ne manque cette occasion de venir rencontrer nos chefs dr Services T.E.H.Vision et télévision ! Selon un optométriste américain, il n'y a aucun indice que la télé vision fatigue les yeux.Mais, ajoute le docteur Sylvester K.Gutb, de Cleveland, certains défauts de la vue peuvent se manifester davantage chez ceux (pii passent des heures entières les yeux lixés sut l\u2019écran de leur appareil.D'après le docteur Gutb, l'intensité de la lumière (pii se dégage d'une télévision où la mise au foyer est satisfaisante, est plus grande que celle (pii émane d'un écran cinématographique.Mais il faut toutefois qu'à ce niveau, le mécanisme d\u2019éclairage soit au point pour éviter les éblouissements.L'intensité de la lumière a été considérablement augmentée par les ingénieurs de la lumière au cours des 40 dernières années.Mais même alors, selon le docteur Gutb, elle est encore insuffisante dans certains bureaux et usines.En général, on peut dire qu'une personne (le 60 ans a besoin de trois fois plus de lumière qu'un adolescent de Di ans.Les oeufs Si vous manipulez les oeufs correctement, ils conserveront plus longtemps leur haute valeur nutritive.Refroidissez-les promptement et ronservcz-les au froid jusqu'au moment de vous en servir.Les oeufs se détériorent en quelqiii s jours à une température de 7i paix el sur tous les marchés dépend du revenu de l\u2019a-I gricult'ure.On l'a constaté main I tes fois d ms le passé el M.Coon se lennti l \u2022 m on n'esl pas eil train -de faire la même expérience M.Coon aborde la question de l'importation de 2,250,000 livres de 11 Nouvelle-Zélande afin, dit-on, d\u2019équilibrer la balance corn merciale avec ce pays.Nous n'avons pa-.besoin de ce fromage, déclare nettement M.Coon.S'il fallait réellement importer un produit laitier, ajoute-t-il, poui quoi avoir choisi un produit dont les producteurs soutiennent eux-mêmes le prix?Pourquoi avoir choisi notre marché pour écouler uu produit \u2018ailier venant d'un pays aux conditions économiques et climatiques beaucoup plus ta-vorables que le nôtre?Si le pouvoir d'Jchat des agriculteurs était \u2022an équilibre avec le reste de l\u2019éco-aoinie du pays, les exportations et ies balances commerciales ne seraient pas aussi importantes ni lussi nécessaires Avec cette imputation.M.Coon n'est plus aus- porter suflisamment de fromage (Suite à lu page 14) COUVOIR COOPERATIF DE MARlEViLl & Marievill», Co.Rouville POUSSINS D\u2019UN JOUR R»e«» Pures : Plymouth Rock Barré \u2014 New-Hampshira Light Sussex.Hybrides: New-Hampshire X Plymouth Rock Barré Light Sussex X New-Hampshire New-Hampshire X Light Sussex Dindonneaux : Bronzés et Jersey Butf.Poulettes de quatre semaines.Poussins vendus transport payé.Demandez nos dépliants et prix courants.Geo.-H.ARES, gérant MARIEVILLE, Que VOICI LE NOUVEAU SUPER 88, un tracteur à quatre charrues \u2014 avec de l\u2019énergie \"à revendre\".OLIVER PRESENTE LES SUPER UNE NOUVELLE SERIE DE TRACTEURS ., ., * * .^\t., .K t la meilleure nouvelle de toutes: ces nouveaux de tracteurs qui sont encore \"des années en\" arrière\u201d.ET LE NOUVEAU SUPER 77.Assez fort pour ,\tvol,'e\toliver ' Voyez les Super .la tirer trois-quatre charrues, aisément, écono- 1\t0SS poste uniquement, sinon cotre commande vous sera retournée.; DE C.O.D.Vu 1er n nditioiis commerciales actuelles, il peut ors \u2022 qu un certain délot \u2022 i route avant que vous ne receviez te poh- ¦ commandé.ADRESSEZ TOUJOURS VOS COMMANDES AU .1 \u2014 \"¦ Service des Patrons j LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avenue Viyer Montréal, (24 je-A-A-A A A A A A AA A/AAAA//A/////z/z//yA// / // / / / / ///././ /\ti\tA-A A A / A / \u2022+ \u201c *+
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